50 idées de sorties pour les vacances d’été en Touraine

On vous propose un petit guide pratique avec de bonnes idées et des idées d’escapades en Indre-et-Loire.

Il n’y a pas à chipoter : rester, un peu ou beaucoup, en Touraine cet été, c’est l’assurance de trouver un paquet de chouettes sorties à faire. Que ce soit en famille, avec ses enfants, en solo ou avec les copains-copines, on vous a dégoté un tas d’idées pour vous occuper jusqu’à la fin août, dans notre joli département de l’Indre-et-Loire.

Ce guide pratique, vous pouvez le grignoter, le picorer tout doucement, et le prendre dans votre sac à dos pour vous accompagner.
Lectrices et lecteurs, on vous souhaite de bonnes vacances !

Retrouvez 50 idées de sorties pour l’été dans notre numéro 472 à télécharger EN UN CLIC ICI !

 

#Législatives. Ce qu’il faut retenir du second tour en Indre-et-Loire

Dans les quatre circonscriptions où un candidat Rassemblement national (RN) était en lice, aucun d’entre eux n’a finalement été élu. En Indre-et-Loire, la majorité présidentielle est en tête.

L’Indre-et-Loire avait, au premier tour, vu une poussée du Rassemblement national (relire notre article ici). Mais finalement, dans les circonscriptions où l’on comptait un candidat RN (soit les circonscriptions 2, 3, 4 et 5), aucun n’a réussi à être élu. Il n’y aura donc pas de député(e) RN en Indre-et-Loire.

Dans tout le département, on remarque surtout que la majorité présidentielle est passée en tête (45,65 % au total), très largement devant le RN qui n’obtient que 25,72 % des voix. Le Nouveau Front Populaire (NFP), lui, a récolté 19,91 % des voix.

Petite exception, comme au premier tour : la première circonscription (celle de Tours) a fait le choix de Charles Fournier, député sortant, du NFP (EELV) face au candidat macroniste Benoist Pierre.
Tout comme la 4e circonscription qui a placé Laurent Baumel, du NFP, en tête face à Jean-François Bellanger du RN.

Quant au taux de participation, il a de nouveau été relativement haut : 68,6 % des 444 992 électeurs appelés aux urnes se sont déplacés dans les bureaux de vote.

A.G.

Avec l’Enquête Tourangelle, un véritable escape game dans les rues de Tours

#VisMaVille De retour en centre-ville, la camionnette de l’Enquête Tourangelle intrigue. Nous y avons rencontré Franck Dupety, cocréateur du projet avec son frère Pierre, et Maxence Lelièvre. À nous de mener l’enquête !

Le soleil tape fort. Ça nous change des derniers mois marqués par la pluie. Pour Franck, Pierre et Maxence, la météo a un peu perturbé le début de saison, mais à en croire les gérants de l’escape game urbain L’Enquête Tourangelle, « on ne s’en sort pas si mal ».

La camionnette postée sous les arbres des bords de Loire abrite les entrepreneurs, qui viennent d’envoyer quatre-vingts employés de l’université de Tours sur les traces d’un meurtrier. Quels secrets cache l’estafette ? On y voit les rangées de sacoches que les joueurs emporteront pour parcourir la ville, mais aussi une petite table, un fauteuil en tissu, un ordinateur… Elémentaire mon cher Watson : ceci est le bureau de l’entreprise !

La légèreté du dispositif convient aux frères Franck et Pierre Dupety, à l’origine de cette aventure lancée en 2021, et rejoints depuis par un troisième larron, Maxence Lelièvre. Contrairement aux escape games classiques qui nous enferment dans une pièce dont on doit sortir en moins d’une heure top chrono, ici on joue au grand air, dans l’espace public. Donc pas besoin de louer ou acheter des locaux, ce qui allège les investissements de départ.

Les suspects : respectivement infirmier (Pierre) et couvreur (Franck), les deux frères sont des passionnés de jeux ayant découvert l’escape game urbain dans d’autres villes. Mais pour eux, l’aventure ne s’est pas jouée que dans les rues de Tours : « En plus d’être notre premier escape game, c’était notre première création d’entreprise, avec ce que ça implique côté gestion ou comptabilité », explique Franck.

Il a fallu une année de réflexion et de tests pour faire naître l’énigme du « Meurtre du conservateur » il y a trois ans. Depuis, le duo devenu trio s’est rodé, et a gagné en efficacité.

L’arme du crime ? Des aptitudes en création et bricolage pour fabriquer certains indices, et pas mal de neurones pour imaginer deux nouvelles enquêtes, dont la toute nouvelle, « Les Mystères de Saint-Martin », plus historique que les autres. « C’est complexe de monter une enquête, ça suppose pas mal de balades en ville, pour repérer les lieux qui nous intéressent, à conjuguer avec les idées d’histoire et d’énigmes qu’on a en tête », précise Franck.

Les amis et la famille servent de cobayes aux nouveautés, pour des jeux que l’équipe n’hésite pas à affiner si besoin, au fil des retours des 3 000 joueurs accueillis chaque année. Après tout un été à faire jouer les autres, en octobre, Franck retournera sur les toits, Pierre auprès de ses patients, et Maxence face à ses toiles d’artiste. Pas de regret ? « Si la météo le permettait on ferait ça avec plaisir toute l’année ! » Mais le trio reprend sans difficulté d’autres chemins à l’automne, car ils gardent en mémoire les bons moments. Pour Maxence, « quand un joueur me dit qu’il vit à Tours depuis vingt ans et qu’il a découvert de nouveaux lieux pendant le jeu, j’ai le sourire ! » 

Emilie Mendonça

 

Résumé actu : nouveau festival dédié à la Corée du Sud, événement littéraire et « RER tourangeau »

Trois infos en trois minutes : c’est le résumé actu 37 avec un nouveau festival créé à Tours sur la pop culture et la Corée du Sud, un autre déjà établi qui va faire venir bon nombre d’auteurs et d’autrices, sans oublier un point sur le RER métropolitain qui a obtenu le label de l’Etat.

TOURS
Nouveau festival dédié à la Corée du Sud

Les équipes à l’origine du Japan Tours Festival viennent d’annoncer la création d’un nouveau festival tournant autour de… la Corée du Sud et de la pop culture ! Les 22 et 23 février 2025, la première édition du Korean Tours Festival se déroulera au Palais des congrès de Tours.

Au programme ? Des invité(e)s, des exposants, des animations, le tout autour de la culture coréenne, de la K-pop, avec aussi gastronomie, cosmétiques, mode, cosplay et gaming au menu. Le tout, sur les 23 000 m² du lieu.

La billetterie est déjà ouverte : comptez 12 € le pass 1 jour en prévente et 20 € le pass 2 jour.

> koreantoursfestival.com

LITTÉRATURE
Les écrivains chez Gonzague

Le dimanche 25 août, Chanceaux-près- Loches accueillera de nouveau le festival des écrivains chez Gonzague, événement littéraire très couru. « Nous recevrons de grands écrivains reconnus, des académiciens, de véritables icônes de la littérature », rappellent les organisateurs.

Les invité(e)s ont été annoncé(e)s. Aux côtés du parrain Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, on retrouvera aussi Pascal Ory, Pierre Assouline, Sergueï Jirnov, Marine Jacquemin, Céline Laurens, Tiphaine Auzière, Denis Westhoff, Henri Leconte, Raphaël Zaoui, ou encore Cali, Didier Barbelivien, Patrice Duhamel, Nathalie Saint-Cricq et bien d’autres.

Chaque année, des milliers de visiteurs se retrouvent à cet événement littéraire. (Photo archives NR)

RER TOURANGEAU
Label de l’État

L’État a validé le projet de service express régional métropolitain (Serm), le fameux « RER tourangeau ». Sur sa page Facebook, le maire Emmanuel Denis souligne qu’il s’agit là « d’une première étape pour décrocher des financements publics et nous ouvre la voie à des ressources supplémentaires en matière d’ingénierie ». De quoi densifier le réseau ferroviaire tourangeau avec une multiplication des horaires et de nouvelles gares. Fin 2025, la gare de Fondettes-Saint-Cyr doit notamment être rouverte.

À l’instar de Tours, 14 autres villes ont vu leur projet de RER métropolitain retenu par le ministère de la Transition écologique.

 

Législatives : poussée du RN en Indre-et-Loire, mais la gauche en tête à Tours

Comme partout en France, l’Indre-et-Loire aussi fait face à la poussée du Rassemblement national pour ce premier tour des législatives. Sauf à Tours où la gauche est arrivée en tête.

Les faits

Confirmation des européennes du 9 juin dernier, le premier tour des législatives a donc vu la vague Rassemblement national déferler en France. L’Indre-et-Loire non plus n’y échappe pas : avec quatre candidats prévus au second tour, le RN et ses alliés font une percée dans tout le département, plaçant le parti en tête.

Toutefois, c’est la première circonscription, celle de Tours (sauf le nord-ouest), qui s’est de nouveau distinguée : résistant au RN, elle a placé en tête l’écologiste et député sortant Charles Fournier, candidat du Nouveau Front Populaire (NFP).  

La participation

Dimanche 30 juin, 444 733 électeurs et électrices d’Indre-et-Loire étaient donc appelé(e)s aux urnes. Le taux de participation a bondi, passant à 69,4 %. C’est près de 19 points de plus qu’en 2022, date des dernières législatives. Inédit. 

En détail

Dans la première circonscription (Tours), Charles Fournier a rassemblé près de 45 % des voix au premier tour, l’emmenant en duel au prochain tour le 7 juillet face à Benoist Pierre, candidat du camp présidentiel. Lisa Garbay, candidate du RN, n’a pas rassemblé assez de voix pour se maintenir au second tour. Dans le département, c’est la seule circonscription où le Nouveau Front Populaire est en tête. 

Dans la seconde circonscription (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire…), le RN avec Corine Fougeron arrive en tête avec 35 % des voix, talonné par le député sortant Daniel Labaronne (Ensemble) à 32,58 %, ce qui annonce un duel serré pour le 7 juillet. 

Dans la 3e circonscription (Saint-Pierre-des-Corps, Chambray-lès-Tours, Saint-Avertin…), c’est une triangulaire qui s’annonce : le député sortant (Horizons-Ensemble) Henri Alfandari, du camp présidentiel, se retrouvera face à Jules Robin (A droite ! Les amis d’Eric Ciotti), investi par le RN, et Sandra Barbier (NFP).  [Mise à jour 3/07 : Sandra Barbier se désiste finalement]

Côté 4e circonscription (Joué-lès-Tours, Chinon…), Jean-François Bellanger du RN est arrivé en tête, devançant ainsi Laurent Baumel du NFP qu’il retrouvera au second tour, puisque la députée sortante Fabienne Colboc (Ensemble), arrivée troisième, a annoncé se désister. 

Enfin dans la 5e (Saint-Cyr-sur-Loire, Tours nord-ouest, Bourgueil…), le RN arrive largement en tête. François Ducamp, son candidat, affrontera la députée sortante du MoDem Sabine Thillaye. Arrivée troisième, Marina Coccia du NFP s’est retirée « pour faire barrage au RN ».

Aurélien Germain
Photo : NR – Julien Pruvost


> Le second tour des élections législatives aura lieu le dimanche 7 juillet 

 

Peggy, la « madame logistique » de la guinguette de Tours

#VisMaVille Depuis vingt ans, la guinguette marque à Tours l’arrivée des beaux jours. Raté pour cette saison, débutée sous la pluie. Mais cela n’empêche pas Peggy et ses acolytes d’être sur le pont pour que tout tourne rond !

Aurait-elle voulu convoquer le soleil qu’elle ne s’y serait pas mieux pris, avec son gilet d’un jaune chaleureux. S’extirpant de son petit bureau niché au cœur du bâtiment de la guinguette principale pour nous recevoir, Peggy aime être au cœur de l’action. « Cela me permet d’être au plus près du terrain et de ses réalités. » Vous ne l’y verrez pourtant pas le soir, à moins qu’elle ne reste dans les environs pour son plaisir personnel. Pour elle, le boulot à la guinguette, c’est 9 h-18 h du lundi au vendredi, et pour une simple et bonne raison : elle n’est pas derrière le bar, mais du côté administratif et logistique.

Peggy fait en effet partie de l’équipe de coordination de la guinguette, ou plutôt des guinguettes, puisqu’au fil du temps l’aventure a essaimé des deux côtés de la Loire. La Plage rive nord, Chez Dupont à l’Est, Le Foudre à l’Ouest, et la Principale, chaque site a son responsable et son équipe. Une cinquantaine de personnes au total, sans compter les extras.

Peggy épaule les responsables et leurs équipes dans la gestion des lieux, tout en harmonisant l’ensemble. Ne parlons pas de « chef d’orchestre » ! Elle semble allergique à la notion de direction ou management, et insiste sur le travail d’équipe : « Mon rôle est de créer une organisation harmonieuse pour toutes les guinguettes, pour que chacun se sente bien dans son travail. Ça passe par de la gestion administrative, de la centralisation d’informations, des RH… ».

Le matin, c’est ordinateur, gestion, paperasse. Et l’après-midi, elle est sur le terrain, avec des questions-réponses pour accompagner les responsables de site et leurs employés dans la gestion des imprévus ou des zones d’ombres qui pourraient subsister. Du renouvellement du stock de papier toilette aux éternels « et ça, c’est où ? », Peggy a souvent réponse à tout, grâce à ses vingt ans de présence sur les lieux. Serveuse dès la première année de la guinguette en bords de Loire, elle est aussi bénévole « depuis toujours » de l’association Le Petit Monde qui s’occupe de la programmation culturelle.

Les années de service au bar ne lui manquent pas plus que cela, même si elle peut remplacer au pied levé un absent de temps en temps. Mais rester enfermée dans sa box ne lui convient pas non plus, « l’administratif ne me nourrit pas assez, j’ai besoin du contact avec les gens, de l’interaction avec les équipes et avec le public », précise-t-elle le matin où nous la rencontrons.

Le premier mois d’ouverture est souvent celui où les équipes se construisent, comme le raconte Peggy : « Certains vont vivre ensemble durant cinq mois. Au-delà de la formation aux différents postes, il y a donc aussi beaucoup de cohésion de groupe. » Symptôme révélateur de l’esprit collaboratif qui règne sur les guinguettes, les réunions débutent toujours par un petit bilan de tout ce qui fonctionne bien, car pour Peggy « c’est le plus important ! » On n’aurait pas dit mieux !

Emilie Mendonça

 

Fête de la musique 2024 : tout le programme à Tours

Retrouvez tout le programme de la Fête de la musique à Tours dans notre numéro spécial (à écouter !).

La Fête de la musique approche à grands pas ! A cette occasion, tmv vous propose dans son numéro 471 tout le programme et ce qui vous attend dans les rues le 21 juin.

Et nouveau : en scannant les QR Codes qui accompagnent certaines de nos présentations de groupes, vous pourrez découvrir leur musique !

Un numéro spécial à télécharger en un clic ICI !


Mise à jour 20/06/2024 17 h 01 : Les organisateurs nous préviennent des changements suivants :

–          Le conservatoire des cuivres ne sera plus au bois du Mortier mais au Parc Mirabeau

–          La Clinique du Street Art ne sera finalement plus au parvis de la Cathédrale mais chez eux à la Clinique du Street Art et leur programmation est présente dans le tableau

–          Le groupe des Deejays reste au Jardin Meffre mais seulement de 12 h à 18 h au lieu de 12 h à minuit.

Mauvais Tours : un nouveau festival de cinéma à Tours en octobre

Tout nouveau, tout chaud, le Festival Mauvais Tours débarque à Tours en octobre et célébrera les cinémas de genre et de l’imaginaire. Une campagne de crowdfunding est lancée.

On rejoue le film

C’est l’histoire de deux amis travaillant à Paris mais qui se sont rencontrés au Festival Mauvais Genre à Tours. Et qui, à l’arrêt de ce dernier, se sont retrouvés orphelins, mais titillés par l’envie de créer quelque chose ensemble. Ces deux amis ? Simon Riaux et Nicolas Martin, deux noms bien connus dans le circuit du cinéma et du journalisme, qui ont donc créé le Festival Mauvais Tours.

« Il y a une filiation symbolique avec Mauvais Genre, car notre amitié est née là-bas. Le jeu de mots était facile ! Néanmoins, la ligne sera différente, précise Simon Riaux. Ce n’est pas un festival de genre ou d’horreur simple, car on n’a pas envie de le dédier à un seul genre. Mauvais Tours, c’est un festival des cinémas de l’imaginaire, un festival qui secoue, un peu branque, avec des films qui nous surprennent. »
Fantastique, épouvante, étrange, SF, thriller, Mauvais Tours ne veut rien s’interdire : « Même s’il y a une comédie folle, on prend ! »

Plus que du cinéma

Toutefois, pour Simon et Nicolas, accompagnés de leur fine équipe tourangelle, il s’agit plus que d’un simple festival de cinéma stricto sensu. « Ce qui nous taraudait, c’était d’avoir autre chose qu’une série de projections. On veut aussi en faire un lieu de créateurs qui parlent, qui échangent », indique Simon qui rappelle son « plaisir fou » pris aux Utopiales, festival international de science-fiction regroupant littérature, cinéma et BD.

L’objectif ici à Mauvais Tours est de se gaver de films à tout va, certes, mais aussi de partager via des conférences, des tables rondes, des concerts et des rencontres autour des cinémas de l’imaginaire. Le tout est prévu aux cinémas Studio et au Bateau ivre.

Financement et crowdfunding

Preuve que la ville se sentait en manque d’un festival de ce genre, une campagne de crowdfunding a été lancée par Mauvais Tours et démarre fort ! En moins de 3 semaines, plus de 6 300 € ont été récoltés. « C’est encourageant et ça nous surprend en bien. Mais à Tours, le tissu associatif et culturel est super fort ! », se réjouit Simon.

La cagnotte est prête à « péter », le public prêt à débarquer. Rendez-vous est donc donné du 17 au 20 octobre.

Aurélien Germain


> pour participer au crowdfunding : kisskissbankbank.com/ fr/projects/mauvais-tours

> Mauvais Tours sur les réseaux sociaux : @mauvais.tours sur Insta et sur Facebook 

> retrouvez l’interview intégrale de Simon Riaux en un clic ICI

 

« Mauvais Tours est un festival des cinémas de l’imaginaire, un festival qui secoue »

Un nouveau festival de cinéma débarque à Tours au mois d’octobre. Son petit nom ? Mauvais Tours. On a passé au grill des questions l’un de ses créateurs, Simon Riaux.

Bonjour Simon ! Alors il se trouve qu’avec Nicolas, vous avez eu cette folle idée de nous refaire un festival de cinéma à Tours ? Est-ce né des cendres du festival Mauvais Genre ? D’où vient l’idée ?

Il y a une filiation symbolique : mon amitié avec Nicolas est née à Mauvais Genre il y a plusieurs années. On est vraiment devenu amis et, autour de nous, il y avait tout un noyau dur. Quand le festival s’est arrêté, on se retrouvait certains week-ends, on se disait ‘’ce serait bien si ça reprenait’’, mais on n’avait ni les épaules ni le temps. À l’époque, j’étais encore rédacteur en chef d’Ecran Large et Nicolas était à France Culture. Ensuite, quand on a quitté nos postes, on s’est dit : ‘’en vrai, ça nous manque. On sait regarder des films, et si on faisait un truc ensemble ?’’ Pas un Mauvais Genre bis, car ce ne sera pas la même ligne, mais le jeu de mots était facile !

Quelle sera la philosophie du festival ?

Il se jouera sur deux axes. Le premier, c’est que ce n’est pas un festival de genre ou de simple horreur. On n’a pas envie d’un événement dédié à un seul genre. Mais c’est un festival des cinémas de l’imaginaire, un festival qui secoue, branque, avec des films qui nous surprennent. Il y aura du fantastique et de la SF, mais pas que. C’est ouvert : s’il y a une comédie folle, on prend aussi, tant que la matrice est l’imaginaire.

Le deuxième axe vient du fait qu’on a écumé des festivals littéraires. Ce qui nous taraudait, c’est de montrer autre chose qu’une série de projections. Mauvais Tours, ce sera aussi un lieu de créateurs qui parlent, qui échangent, des tables rondes… On a pris un plaisir fou aux Utopiales par exemple.

Le festival se déroulera aux cinémas Studio et au Bateau ivre notamment. Comment ça s’est fait ?

Oui le Bateau ivre aussi, car on prévoit des échanges et avec un lieu comme ça, c’est top ! Cette salle est modulable. On peut organiser des rencontres, un ciné concert, boire un coup, etc. Et bien sûr, les projections se feront aux cinémas Studio qu’on adore.

Vous avez lancé une cagnotte de financement participatif. À quel état en est le projet ?

On a de la chance, on est soutenus par la Ville, la Drac, etc. Elles fournissent une aide matérielle, car nous ne sommes qu’à notre première édition. Donc on a besoin de financer les déplacements des invité(e)s, les films à transporter, aider à loger etc. Tout ça, ce sont des frais. Par conséquent, on a besoin des gens ! La cagnotte en est à plus de 73 % pour les 8 000 € demandés, c’est donc viable mais ric-rac.

Avec un peu plus, on peut par exemple organiser une masterclass supplémentaire, inviter une autre personne à une table ronde, faire un lieu plus accueillant, etc. L’ambition est de dégager suffisamment de trésorerie pour les futures éditions. N’oublions pas que toute l’équipe du festival est bénévole, Nicolas et moi y compris.

Une partie des membres et bénévoles de Mauvais Tours. (Photo https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/mauvais-tours)

D’ailleurs, il a démarré fort ce crowdfunding ! C’est une surprise ? Avez-vous senti une réelle demande de la part des Tourangelles et Tourangeaux pour un festival de ce type ?

C’est super encourageant et ça nous surprend en bien. Même si tu es Squeezie et que tu es hyper suivi, il faudra quand même toujours que ton projet soit excitant en fait. Là, à Tours, on voit bien que le tissu culturel et associatif est super fort. On ne fait doublon avec personne, ça a du sens, il n’y a aucune tentative de prendre l’aspiration de quelqu’un.

Et puis Tours, c’est tout près de Paris en train, donc d’autres talents et créateurs peuvent venir. On a envie d’un festival où l’on se dise : « Purée, d’où il sort ce film ?! »

Concrètement, qu’est-ce qu’on aura ? Du long-métrage, du court ? De la compétition ?

Du long-métrage en priorité avec compétition et de l’international également. Il y a une énergie dingue dans le cinéma français, ça s’électrise, alors on le mettra aussi en avant. Le tout, face à un jury professionnel. Côté films, je ne peux évidemment pas t’en dire plus pour le moment, héhé ! (flûte, pourtant on sait garder un secret à tmv, hum hum ! – NDLR)

Propos recueillis par Aurélien Germain / Photo ouverture : DR – Simon Riaux (à gauche sur la photo)


> Mauvais Tours, du 17 au 20 octobre, aux cinémas Studio et au Bateau ivre. Et pour le cagnotte participative, c’est PAR ICI ! 

> Retrouvez notre article sur le festival Mauvais Tours en un clic ICI ! 

 

 

 

Retour sur les Européennes : à Tours, Glucksmann (PS) en tête

Contrairement à de nombreuses villes en Indre-et-Loire (et en France), Tours a placé la liste PS en tête des suffrages. Quelques autres et rares communes se distinguent également. Dans le département, l’abstention est de 46,60 %.

Face au raz-de-marée RN, Tours s’est quelque peu distinguée. En effet, hier aux élections européennes, la Ville a placé Raphaël Glucksmann (PS) devant, avec 19,29 % (8 042 voix). Le candidat a réalisé de bons scores notamment dans les quartiers Febvotte, Velpeau, Michelet et Les Halles.

Juste derrière lui, Raphaël Bardella (RN) arrive en deuxième position avec 17,88 %. Soit à peine 586 voix d’écart entre lui et Glucksmann. Le candidat du Rassemblement national a été particulièrement plébiscité dans les quartiers des Fontaines, Douets et Europe.

Quant à Valérie Hayer, la candidate de la majorité présidentielle, elle arrive troisième avec 15,59 % des voix. C’est du côté de place Rabelais et aux Douets qu’elle a réalisé de bons scores.

Les Verts, eux, n’ont réalisé qu’un 8,89 % dans une ville pourtant emmenée par un maire écologiste. C’est loin derrière LFI, à 14,68 %. Pour le reste, François-Xavier Bellamy (LR) termine à 7,91 %, et Marion Maréchal à 5,24 %.

Quid du reste du département ?

Aux alentours, le RN l’emporte dans de nombreuses communes. A Joué-lès-Tours, Jordan Bardella est arrivé en tête avec 25,71 %, suivi de Valérie Hayer puis Raphaël Glucksmann. Sont également dans le même cas Fondettes, La Riche, Ballan-Miré et Chambray-lès-Tours, tout comme Montlouis-sur-Loire et Monts.

Saint-Cyr-sur-Loire et Saint Avertin font de la résistance et ont placé Valérie Hayer en tête des suffrages.

Idem du côté de Saint-Pierre-des-Corps, où la gauche s’impose, puisque l’insoumise Manon Aubry est arrivée en tête.

En Indre-et-Loire, seules neuf villes n’ont pas placé le Rassemblement national en tête de scrutin. L’abstention, elle, grimpe à 46,6 %.

A.G.

 

Résumé actu : Vegan Place, CCNT, mois pluvieux et « graffik party »

Le résumé de l’actu en 4 infos : de la Vegan Place à Tours au futur du CCNT, en passant par les graffik party qui se profilent et un mois de mai qui a été sacrément arrosé.

ÉVÉNEMENT
Vegan Place

Et de cinq éditions, pour la Vegan Place de Tours ! Organisée par l’association Educ Pop Animaliste, elle aura lieu le 15 juin prochain, boulevard Heurteloup. Cet événement autour de la cause animale réunira des associations, un village d’autrices et d’auteurs, des artisans vegans et des entreprises et proposera également une exposition sur le militant Louis Raimbault et la communauté végétalienne qu’il fonda dans les années 30 à Luynes.

L’autre temps fort de la Vegan Place sera le Prix Maya, « seule récompense littéraire animaliste de France », comme le soulignent les organisateurs.

> Le 15 juin, de 10 h à 18 h. Gratuit.


DÉCOUVERTE
Art « graffique »

Prêt(e) pour une graffik party ? (Photo F.Bouroullec – DR)

« Nous sommes des metteurs en fête », voilà le slogan du festival Graffik Party Tour[s] qui débute le 13 juin et se déroulera jusqu’en septembre dans divers lieux en Touraine. Porté par l’association Val de Loire, Centre d’Art, le projet se base sur une idée originale artistique de Franck Bouroullec : « quatre à cinq artistes peintres ou dessinateurs de presse ou BD illustrent des mots proposés et imaginés par le public » durant des « graffik party » de 5 minutes. À la fin, les dessins sont offerts au public.

Top départ de la tournée le 13 juin, à 19 h, au Parcillon à Parçay-Meslay.

> Infos : facebook.com/graffikpartytoursofficiel


CCNT
Cap sur 2029

Ouf, c’est acté ! Le nouveau Centre national chorégraphique de Tours (CCNT) verra bien le jour et sera construit à l’horizon 2029. Pour rappel, le premier projet datait de 2016 mais avait été abandonné en 2022, en raison de l’explosion des coûts de construction (+38 % portant le chantier à 23 millions d’euros).

Celui-ci coûtera 17,7 millions et se situera aux casernes Beaumont- Chauveau, sur 1 609 m² (contre 700 actuellement). Le nombre de places passera de 136 à 205. On y retrouvera notamment une zone d’accueil, une zone de création avec un studio pour les représentations, mais aussi un espace « zones pratiques et pédagogie ».


PRÉCIPITATIONS
+101 % !

Pas beaucoup de soleil durant ce mois de mai qui vient de se terminer ! Plutôt pluvieux, même, puisque les relevés de la station météorologique de Tours – Parçay-Meslay ont indiqué qu’il était tombé 115,7 mm de pluies entre le 1er et le 31 mai 2024, soit +101 % de précipitations ! Seul le week-end de l’Ascension avait été quelque peu épargné.

L’ensoleillement cumulé, lui, a atteint 172 h et 42 minutes, soit 19 % de soleil en moins qu’habituellement (sans oublier le mémorable mai 2020 et ses… 317,7 h ensoleillées). Mai 2024 n’est toutefois pas le plus arrosé : en mai 1997, il y avait eu 144,9 mm de précipitations. Alors, rassurés ?

A.G. / Photo : archives NR

La Touraine vibre-t-elle pour les Jeux Olympiques ?

La flamme ne passe pas par la Touraine, et alors ? Est-ce une raison pour laisser de côté les Jeux Olympiques ? Dans les clubs sportifs ou le secteur touristique, on regarde en effet de près cet événement mondial.

À l’office de tourisme de Tours, pas l’ombre d’une Phryge. « Une quoi ? » nous direz-vous. Une Phryge, la mascotte des Jeux Olympiques de Paris 2024, inspirée du bonnet phrygien des révolutionnaires de 1789 (certains y ont vu un grand clitoris, on vous laisse juger sur pièces). Est-ce à dire que la Touraine et ses visiteurs se désintéressent de la grand-messe sportive mondiale, qui n’a pourtant lieu que tous les quatre ans, et que la France a l’honneur d’accueillir cette année ?

La Touraine n’hébergeant aucune compétition olympique, l’office de tourisme Tours Val de Loire n’a pas vu l’intérêt d’investir dans des peluches qui seraient restées sur les étagères. Mais les acteurs du tourisme ont quand même mis quelques espoirs dans les J.O., comme l’explique Henri Poignet, directeur de l’office de tourisme Tours Val de Loire : « On mise sur le fait que les visiteurs étrangers qui feront 12 000 km pour venir aux J.O. en profiteront pour visiter le reste de la France. Mais à l’heure actuelle, on n’a pas de mouvement important en ce sens. Les J.O. pourraient même avoir l’effet inverse, à savoir motiver certains étrangers, qui souhaitaient venir en France cet été, à repousser leur voyage pour éviter les Jeux, mais il est difficile d’évaluer pour l’instant l’impact à venir des Jeux Olympiques sur le tourisme. »

Un résultat mitigé ?

Les Jeux, un repoussoir ? C’est une des hypothèses envisagées par l’office de tourisme, l’Agence départementale et le comité régional du tourisme. La campagne de communication coordonnée misait sur l’exode des Parisiens vers la province, refuge pour télétravailleurs fatigués des contraintes olympiques.

Résultat : très mitigé, selon Peggy Boutin, directrice générale de Val de Loire Tourisme – Gîtes de France pour la Touraine : « On croyait fort à cet exode, mais l’afflux qu’on attendait n’a pas eu lieu. Ou peut-être pas encore ? En tout cas les réservations dans les 659 gîtes d’Indre-et- Loire sont à peu près identiques à l’an dernier, sans frémissement particulier. »

On s’active dans les clubs sportifs

Et si, après tout, c’était du côté sportif et chez les Tourangeaux qu’il fallait chercher un véritable effet J.O ? Au comité départemental olympique et sportif, évidemment, on s’active ! Antenne locale du comité national olympique, cette instance fait la promotion du sport et accompagne les clubs de Touraine dans leur structuration. En 2024, les Jeux et le label « Terre de Jeux » sont en haut de la pile des missions à gérer !

À la Foire de Tours en mai, ou lors des 24 étapes sportives prévues sur le territoire régional pour les scolaires et le grand public, avant la caravane sportive du Département en milieu rural : toute occasion de promouvoir le sport et l’esprit olympique est bonne à prendre.

Objectifs adhérents

Ces événements sportifs et festifs sensibilisent à l’esprit J.O., mais ont aussi « un véritable impact sur la prise de licences dans les clubs à la rentrée » précise Francis Moulinet, directeur du CDOS 37. Plus d’adhérents ? C’est l’objectif du club de tir sportif de Monts. Dans le cadre des nombreux événements organisés par la ville, sous le label « Terre de Jeux », l’association propose des séances d’initiation aux femmes, tous les mercredis soirs du 5 juin au 31 juillet : « Notre activité a souvent avec une connotation masculine. Nous profitons donc des J.O. pour faire découvrir le tir au public féminin, encore peu présent dans nos clubs ! », précise le président, Pascal Vrignault.

Pascal ira d’ailleurs assister à certaines épreuves olympiques. Non pas à Paris, mais à Châteauroux, seule ville de région Centre Val de Loire à accueillir des épreuves.

Encourager les sportifs ? C’est une autre histoire pour Clémence, maman de Lilian, jeune handballeur de onze ans : « 145€ par place pour aller voir un match de l’équipe de France féminine en phase de qualification, à Paris. Donc c’est le système D pour le logement et le transport, pour compenser ! »

Heureusement pour les petits budgets (ou les fainéants ?) on pourra voir des sportifs de haut niveau à Tours d’ici quelques semaines. La ville sera en effet le camp d’entraînement de cinq équipes de rugby à 7 et l’équipe canadienne de volley-ball, et des rencontres avec le public devraient être organisées. Histoire de raviver notre flamme pour les J.O. ?

Emilie Mendonça / Photo : Adobe stock

Emma Tholozan, lauréate des 10 ans du Prix du roman tmv avec « Le Rire des autres »

Un premier roman décalé, porté par une belle plume et un sous-texte pertinent : « Le rire des autres » d’Emma Tholozan a remporté le Prix du roman tmv 2024. Rencontre avec l’autrice de 27 ans qui raconte son ouvrage drôle et original.

Que feriez-vous si un beau jour, votre conjoint(e) se mettait à vomir… des billets de banque ? Oui, on ne va pas se mentir, la question est plutôt incongrue. Certes, cette situation ubuesque n’est pas prête d’arriver dans la vraie vie (enfin… normalement !), mais elle est centrale dans le livre d’Emma Tholozan, « Le rire des autres », qui vient tout juste de remporter le Prix du roman tmv.

Dans son premier roman paru aux éditions Denoël, l’autrice de 27 ans originaire de Toulon raconte l’histoire d’Anna, jeune femme pleine d’espoir, master de philo sous le coude, qui voit ses rêves dézingués par Pôle emploi : ses études ? Bof, elles ne valent finalement rien. Exit la vie fantasmée, bienvenue le boulot alimentaire comme chauffeuse de salle sur un plateau télé.

Cynique, un poil désabusée, Anna rencontre alors Lulu, smicard également, et tombe sous le charme. Mais son nouveau compagnon se met subitement à vomir des billets à cadence soutenue. De quoi transformer leur situation précaire et leur vie ? « En fait, j’avais envie de parler d’argent, mais de manière rigolote !, résume Emma Tholozan. Autour de moi, tout le monde cherchait du travail. On gagne tous de l’argent grâce à, d’une certaine manière, notre corps qui va au travail. Je me suis demandé : et si on en produisait spontanément ? »

Un conte d’un nouveau genre

Voilà donc sur la table ce premier roman, sorte de conte moral moderne, tirant sur la fable. « Au départ, ce n’était pas pensé comme ça. Mais c’est vrai que j’ai en fait utilisé les mêmes mécanismes. C’est une écriture métaphorique », dit-elle. Un récit qui montre finalement bien la société actuelle et aborde différentes thématiques : « Le couple, l’amour – ou du moins la relation – mais aussi l’amitié, l’ambition… J’explore aussi le thème de l’exploitation : le compagnon d’Anna régurgite des billets, mais pas elle. Elle, c’est son corps qui est exploité au travail, dans un job alimentaire qui la fatigue. Et en retour, elle exploite le corps de son copain. »

De manière sous-jacente se dessine aussi la notion du paraître, avec une Anna devenue aussi superficielle qu’imbuvable, profitant allègrement de son cher Lulu pour s’acheter une tripotée d’objets de luxe. « Finalement dans le texte, l’argent est secondaire, analyse la romancière. Pour Anna, c’est surtout ce qu’il procure : notamment l’apparence. Elle le voit quand, lorsqu’elle a un nouveau sac, on commence enfin à retenir son prénom. »

Un sous-texte qui, en filigrane, emmène aussi le lecteur/lectrice dans une réflexion intéressante, dépassant le registre comique du livre et allant plus loin que l’aspect invraisemblable, farfelu et fantastique du récit.

Aujourd’hui, Emma Tholozan travaille à Paris, en tant qu’assistante éditoriale « dans une petite maison qui s’appelle Éditions des femmes – Antoinette Fouque ». À peine « Le rire des autres » publié (et digéré !), elle a déjà un œil sur le futur et sur les prochaines pages à écrire. Elle pense à un second roman. Dit qu’elle a « déjà des idées » et qu’il sera différent du premier.

En attendant, à tmv, on n’oublie pas le personnage d’Anna et ses punchlines (« j’étais tellement fatiguée que même mes cernes avaient eux-mêmes des cernes »). Ni celui de Lulu, le cracheur d’oseille touchant et si terre-à-terre. Ni cette interrogation, qu’aurait-on fait, nous, face à pareille situation ? Mais tiens, d’ailleurs… Et Emma Tholozan, comment réagirait-elle si son conjoint se mettait lui aussi à vomir des billets ? « On me pose souvent la question… » Elle rit. « Eh bien… Je ferais comme Anna ! »

Aurélien Germain / Photo : Eric Garault


> Le rire des autres, d’Emma Tholozan (éditions Denoël).

> En dédicace le 8 juin à Cultura (Chambray-lès-Tours), de 10 h 30 à 12 h. [et en dédicace inédite dans le train Paris>Tours du 7 juin, départ 12 h 24]

 

Tours a désormais son école bois-paille

Une façade en bois et une isolation en paille : la Ville vient d’inaugurer sa première école bioclimatique à Tours Nord. La première d’une série de rénovations écologiques.

Les faits

C’était l’un des projets-phare de l’équipe municipale : c’est désormais fait. La Ville a inauguré sa première école « bois-paille », l’école maternelle Jean de la Fontaine, à Tours Nord. Après deux ans de travaux, pour un coût total de 9,7 millions d’euros, l’établissement a été entièrement rénové.

L’objectif ici est double : cette école d’un nouveau genre a une grande ambition écologique (un gain de rejet de CO2 supérieur à 10 tonnes par an) et pédagogique (plus de confort, de matériel ergonomique, d’espace).

Une construction écologique et biosourcée

En très résumé, la façade et les structures de l’établissement sont donc construites en bois et l’isolation est en paille. Ce qui pourrait surprendre. Or, il ne faut pas oublier que ce matériau offre une très bonne isolation naturelle qui allie performance et économie. « Elle permet à la chaleur de rentrer en hiver, mais pas en été, soulignait Martin Cohen, adjoint au maire chargé de la transition écologique et énergétique lors de l’inauguration. Et il y a une chaufferie biomasse pour chauffer l’hiver. »

Les murs extérieurs sont faits en revêtement bardage bois en mélèze et pare-pluie. Quant au bitume extérieur, il a été remplacé par un béton peluché aérant et perméable. Le reste du sol est constitué d’épais coupeaux de bois et la cour est arborée.

Élèves et enseignants

À l’intérieur de l’école, on note également de très larges baies vitrées qui permettent aux élèves de voir ce qu’il se passe à l’extérieur. Ces derniers ont d’ailleurs désormais accès à un self, afin de gagner en autonomie. Il y a aussi du mobilier entièrement modulable pour les classes. Franck Gagnaire, adjoint au maire chargé de l’éducation, indiquait à nos confrères de la Nouvelle République : « On peut faire classe dehors. C’était une vraie demande des enseignants. »

Et après

L’école Jean de la Fontaine n’est que la première d’une longue série de projets du même acabit souhaité par la municipalité. Ceux-ci doivent effectivement s’étaler sur plusieurs années, puisqu’elle a en tête de rénover dix-huit écoles. Avec, à chaque fois, le souhait de développer une approche bioclimatique dans ses établissements scolaires.

Aurélien Germain / Photos : Julien Pruvost – NR

Le Sceptre et la quenouille, une expo autour de la place des femmes au Moyen-Âge

#VisMaVille Elsa Gomez est conservatrice au Musée des Beaux-arts de Tours. On lui doit (avec sa collègue Aubrée David-Chapy) l’exposition Le Sceptre et la quenouille, autour des femmes durant le Moyen Âge. Le présent résonne-t-il avec ce passé ?

N e pas confondre « conservatrice du patrimoine » et conservatrice en termes politiques. On serait loin du compte. Même si Elsa Gomez réfute toute ambition de proposer une exposition engagée avec Le Sceptre et la Quenouille, visible au Musée des Beaux-arts jusqu’au 17 juin 2024, on ne peut s’empêcher d’y jeter un regard curieux pour comparer la place réelle et imaginaire de la femme au passé et dans le présent.

Elle le rappelle, « l’exposition n’est pas là pour juger, mais pour apporter un éclairage sur cette période de l’Histoire ». Et d’ajouter : « c’est intéressant de voir à quel point certains stéréotypes sexués remontent parfois jusqu’à l’Antiquité ! » Il en aura fallu de l’énergie et du temps (deux ans et demi) pour rassembler à Tours livres, gravures, peintures, sculptures autour de cette thématique qui a émergé progressivement.

En coulisses s’exerçait alors tout l’art du métier de conservatrice et commissaire d’exposition : « Tout a commencé avec un élément sculpté du tombeau des Ducs de Bretagne, démonté à Nantes le temps d’une restauration, et qui nous a été prêté. » Un chien, pour être exact, qui met la conservatrice sur la trace d’Anne de Bretagne, puis sur la piste des femmes à la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance.

Il faut alors débusquer les œuvres au détour de nombreuses lectures, un vrai travail de recherche appuyé par un comité scientifique, un petit bout de chasse au trésor pour trouver les œuvres, avant que les collègues ne prennent le relais pour négocier les prêts entre institutions. Et la tâche ne s’arrête pas là ! Il faut encore faire des choix sur ce qu’on va montrer et raconter : « On sait dès le début qu’on ne pourra pas tout dire, qu’il faudra faire du tri avec l’aide des historiens qui nous ont accompagnés. »

Reste encore à imaginer l’organisation spatiale de l’exposition avec la scénographe, rédiger le catalogue avec Aubrée David-Chapy, deuxième commissaire de l’expo, assurer des visites guidées… Un monde sépare-t-il les femmes occidentales d’hier, de la dame apparue sur le jeu d’échecs à celle du marchand de poissons de la fin XVIe, des femmes d’aujourd’hui ? « On voit bien que du chemin a été fait… et que d’autres choses n’ont pas bougé. Certaines tendances propagées par les réseaux sociaux, comme les trad wives qui prônent de rester à la maison et servir leur mari, sont plutôt un retour en arrière. »

Et peut-on aller de l’avant lorsqu’on est une femme dans le monde des musées ? Elsa Gomez admet qu’ « on m’a parfois demandé de faire plus, car j’étais une femme, dans des expériences antérieures. Mais ce milieu professionnel s’est très largement féminisé, y compris au niveau des postes de direction ! » Les actrices de la société qu’étaient les femmes d’autrefois mises à jour dans l’exposition n’auraient sans doute pas à rougir de leurs héritières !

Emilie Mendonça

 

Le guide des festivals en Touraine

Dossier spécial cette semaine, dans notre nouveau numéro ! Au programme ? La programmation des festivals en Touraine, de la fin mai à la fin de l’été.

L’été approche et avec lui… la saison des festivals bien sûr ! On vous a concocté un guide des festivals en Touraine, avec le plein de rendez-vous, que ce soit pour faire le plein de concerts, ou d’arts de rue, de théâtre et bien d’autres…

Pour faire votre choix, direction le numéro 469 de tmv.

A retrouver et télécharger en CLIQUANT JUSTE ICI !

Chantier du Nouvel Hôpital Trousseau : le futur du CHRU

Les travaux vont bon train sur le site du Nouvel Hôpital Trousseau. C’est l’un des plus gros projets hospitaliers de France, un chantier colossal sur 80 000 m².

Les faits

Là, c’est sûr qu’on ne parle pas d’un petit agrandissement ou de légers travaux… Non, on est davantage dans du changement XXL : car le chantier du Nouvel Hôpital Trousseau se dessine sur une surface de 80 000 m² ! Sans compter les 13 000 m² qui seront dédiés à la psychiatrie.

Coût du contrat du chantier ? Près de 410 millions d’euros. Il devrait s’achever en 2028 pour une ouverture espérée en 2029.

Bouygues à la manœuvre

Au mois d’octobre dernier, c’est Bouygues Construction qui signait le contrat et décrochait le marché du futur CHRU de Tours. Le géant du BTP, avec AIA Architectes, va réaliser deux bâtiments étroitement liés.

Le principal sera sur quatre niveaux, abritant par exemple les services d’urgences, un important plateau d’imagerie, les unités de réanimation, etc. Le second abritera, sur quatre niveaux également, des unités de médecine ambulatoire et d’hospitalisation ou encore un plateau de biologie.

Dans sa synthèse de présentation, le CHRU et Bouygues Construction indiquent : « Le projet du Nouvel Hôpital Trousseau vise à restructurer l’offre de soins et à améliorer la prise en charge des patients pour cet hôpital situé au cœur de la métropole de Tours. » Le nouveau complexe hospitalier sera doté de 541 lits, 25 salles d’opération et 13 salles interventionnelles.

Les travaux

Les travaux ont débuté le 8 avril 2024 et continuent coûte que coûte en ce moment, malgré les averses de ces dernières semaines et les intempéries qui n’ont pas franchement aidé les ouvriers… Dans les colonnes de la Nouvelle République, Jean-François Mari, directeur de projet chez Bouygues, indique : « Le rythme est soutenu, mais on est dans les temps. » Actuellement, trois grues sont sur le site, mais elles passeront à sept cet été. Certains murs de béton sont déjà coulés dans les fondations et dressés. Le gros œuvre, le « squelette », sera terminé fin 2025.

En période de pointe, en 2026, plus de 500 personnes seront mobilisées pour ces travaux d’ampleur. C’est l’un des plus gros projets hospitaliers lancés en France.

Aurélien Germain / Photos : illustration AIA Architectes

7 (ou 8) bonnes raisons d’aller à Aucard de Tours

On vous rappelle pourquoi il est toujours bon d’aller traîner du côté de la Gloriette…
Rendez-vous dès le 4 juin pour la 37e édition d’Aucard de Tours.

1. Parce qu’il y en a pour tous les goûts

On ne va pas se mentir, il faut être difficile pour ne pas trouver son bonheur dans la programmation d’Aucard de Tours. Parce que l’affiche s’est toujours voulue hétéroclite, variée et piochant dans tous les styles. Electro, rap, rock, musiques du monde…, on pourra profiter de Johnny Mafia, d’ODG Prod (joyeux anniversaire !), 8Ruki, Chill Bump, Maraboutage ou encore des mythiques Asian Dub Foundation !

2. Parce que sur scène, les femmes ne sont pas sous-représentées (et ça fait plaisir)

On n’y pense pas assez, mais il n’empêche : régulièrement, les festivals programment un bon nombre d’artistes masculins, laissant les femmes aux oubliettes. Le CNM, le Centre national de la musique, s’était penché sur ce manque de visibilité et avait dénombré seulement… 14 % de femmes sur scène dans les festivals de musiques actuelles.

Aucard, lui, est très bon élève. Cette année, on assistera aux venues d’Angelica Garcia, Belinda Mnesie, Cobrah Cousines Like Shit, Crenoka, Dream Wife, Jane & les autres, Los Bitchos, Mo’Kalamity, Nuxx Vomica, les Spicy Peaches, Vulves Assassines, sans oublier les autres groupes à majorité masculine, mais comptant tout de même des musiciennes…

3. Parce que c’est un « village »

Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Enzo Petillault, le programmateur et l’un des big boss du festival. Parce qu’à tmv on est plutôt feignant, on est allé récupérer ses dires dans une interview qu’on avait publiée en 2016. À l’époque, en demandant pourquoi les gens venaient (tête d’affiche, programmation, ambiance…), mister Petillault avait répondu : « C’est un tout. Je pense que 50 % d’entre eux viennent “ parce que c’est Aucard ”. L’autre moitié est attirée par un groupe, une tête d’affiche. Aucard, c’est une ambiance à part, c’est un village. »
(si tu veux prendre un coup de vieux, clique ICI et relis cette interview de 2016)

4. Parce qu’il y a les copains et copines

« Tu vas à Aucard ? », c’est un peu la phrase que la moitié des Tourangelles et Tourangeaux se lance avant le jour-J. Aucard, c’est une famille, c’est les ami(e)s. On se retrouve sur le parking, on boit un verre, on entre sur le site tout sourire et… on fait coucou à celles et ceux qui passent les trois quarts du festival assis dans l’herbe à discuter avec les copains, copines. On ne dénoncera personne, bien entendu…

5. Parce que c’est toujours un succès

L’an dernier, il y en avait du monde sur la plaine de la Gloriette ! Tout comme en 2022 d’ailleurs (succès colossal) et 2024 ne devrait pas déroger à la règle. La preuve ? Les organisateurs ont annoncé, le 7 mai, que tous les pass 5 jours étaient écoulés (un mouchoir pour pleurer à celles et ceux qui viennent de le découvrir…). « Vous êtes des fous, on n’a jamais vu ça », est-il écrit sur la page Facebook.

Pour les retardataires, il reste encore quelques pass 1 jour… Go !

6. Parce qu’on respecte les anciens

Cette année, Aucard fête sa 37e édition. Et rien que ça, ça force le respect. Aimons nos aînés.

7. Parce que ça commence un peu avant en fait

Bah oui, le 30 mai c’est l’apéro Béton spécial Aucard ! Une sorte de before au Parc Mirabeau, si vous voulez. À cette occasion, on pourra récupérer son bracelet 5 jours et ses tickets conso en avance, boire la bière d’Aucard et profiter des shows de Jozeph (pop), Tartar (blues rock) et La Ciguë (bal trad’ moderne) pour un petit concert de préchauffe. Trois groupes à découvrir en avant-première puisqu’ils seront aux Apérocks.  Tiens, les Apérocks : la voilà, notre raison n°8 !

Aurélien Germain / Photo archives NR

> Aucard de Tours, plaine de la Gloriette du 4 au 8 juin.

 

Future ligne du tramway à Tours : enquête publique en septembre

À partir du 15 septembre prochain, les habitants pourront participer à l’enquête publique concernant la deuxième ligne de tramway et donner leur avis.

Les faits

Oui ou non, le projet de ligne B du tramway est-il bien reçu par la population ? C’est, en substance, ce qu’on déterminera avec l’enquête publique qui va être mise en place à la rentrée prochaine, concernant ce gros projet qui a déjà pris énormément de retard, notamment en raison des hésitations sur le tracé.

Du 15 septembre au 15 octobre, les habitant(e)s pourront donc donner leur avis et participer à l’enquête publique. Le maire de Tours, Emmanuel Denis, prévoit qu’elle « sera sûrement prolongée de deux semaines ».

Le calendrier

Au préalable, cet été, diverses réunions publiques seront organisées sur le territoire : elles débuteront le 5 juin à Chambray-lès-Tours, puis les 7 et 18 juin à Tours, le 12 juin à La Riche, le 26 juin à Joué-lès-Tours et le 2 juillet à Saint-Pierre-des-Corps.

Une fois que l’enquête publique de septembre- octobre sera passée, il faudra attendre la déclaration d’utilité publique espérée pour début 2025 qui permettra enfin de lancer, officiellement, les travaux. Ceux-ci devraient – si le calendrier est respecté bien sûr – débuter le 1er juillet 2025.

Un débat qui tourne en rond

Le 13 mai dernier, la Métropole a adopté, lors de son conseil, une délibération validant le projet de construction de la deuxième ligne de tramway, entre La Riche et Chambray. Celle-ci ouvre donc la voie à ladite présentation du projet en enquête publique, mais certains élus étaient encore dans le doute (11 abstentions et 7 votes « contre » sur 84 voix).

Le débat a, une nouvelle fois, tourné en rond, et certains ont de nouveau critiqué le tracé passant par le boulevard Jean-Royer, le retard pris ou encore les coûts engendrés.

Ligne B

Pour l’instant, 35 000 passagers sont espérés sur cette future ligne, les jours de semaine (contre 65 000 pour la ligne A). D’une longueur de 12,5 km, elle reliera La Riche à Chambray-lès-Tours, en passant par Tours et Joué-lès-Tours. Tours Métropole rappelle, dans sa présentation, qu’il y aura « 22 stations, espacées d’environ 500 mètres, desservies en 40 minutes » et « 900 places de stationnement réparties sur quatre parkings-relais ».

La mise en service officielle est, quant à elle, toujours espérée et prévue pour fin 2028…

Aurélien Germain / Photo tmv

Résumé actu : Marche des fiertés, solidarité au centre équestre, opération zéro déchet…

C’est l’heure du résumé de l’actu en 4 infos : les dates de la Marche de la fierté 2024, le rapport du Secours catholique sur la pauvreté dans le département, le succès de l’opération Zéro Déchet et la cagnotte pour aider le centre équestre après un incendie.

MARCHE DES FIERTÉS

Rdv le 15 juin

La 18e Marche des fiertés aura lieu le samedi 15 juin à Tours. Les participant(e)s se réuniront d’abord à 12 h 30 au château de Tours pour l’ouverture du Village associatif. Cette marche sera axée autour de la problématique du harcèlement scolaire, le Centre LGBTI de Touraine ayant reçu de nombreux témoignages de jeunes victimes de harcèlement en raison de leur identité de genre.

À noter également que, du 10 au 15 juin, la ville vivra au rythme de conférences, de spectacles, de performances ou encore de drag shows et d’expos.

> Programme complet sur centrelgbt-touraine.org/ edition-2024 


INDRE-ET-LOIRE

Quel Taux de pauvreté ?

Le Secours catholique vient de publier son rapport d’activité. Il y fait notamment état d’un taux de pauvreté de 12,8 % en Indre-et-Loire (14,5 % à l’échelle nationale). Un habitant sur dix serait considéré « comme pauvre » : c’est-à-dire, d’après l’association qui s’appuie sur les données de l’Insee, à partir du moment où une personne seule touche moins de 1 158 € par mois (ou moins de 2 295 € à deux, avec deux enfants de plus de 14 ans).

C’est à Saint-Pierre-des- Corps que le taux de pauvreté est le plus élevé, suivi de Descartes, Tours, Château-Renault et La Riche. Fondettes concentre le moins d’habitants en grande précarité.


CENTRE ÉQUESTRE

La solidarité se met en place

Dans la nuit du 15 au 16 mai, un hangar du centre équestre du Buisson, à Tauxigny-Saint-Bauld (à 30 km de Tours) est parti en fumée. L’incendie a notamment détruit des tracteurs, brûlé l’équivalent d’une année de foin et de fourrage de paille et provoqué la mort d’un poney, sans oublier le traumatisme pour les chevaux.

Depuis, la solidarité s’est mise en place pour aider les propriétaires. Une cagnotte en ligne a été ouverte et a suscité un réel engouement. À l’heure où nous imprimons, elle avait déjà atteint les 22 910 € pour 403 participants.

> Cagnotte : leetchi.com/fr/c/urgenceincendie–100-chevaux-anourrir- 2132892


ZÉRO DÉCHET

La bonne idée

L’an dernier, l’opération Zéro Mégot organisée par la Ville avait permis de ramasser 31 kilos de mégots. Le 18 mai dernier, la municipalité a renouvelé la manœuvre, mais cette fois avec l’opération Zéro Déchet. Celle-ci a réuni de nombreux bénévoles et volontaires. Au total, la pesée finale a montré que plus de… 100 kilos de déchets avaient été ramassés en deux heures !

La Ville de Tours voulait mettre « un accent particulier sur la pollution générée par les déchets d’emballages abandonnés » qui mettent « de nombreuses années à se désagréger, quand c’est possible » et peuvent être « ingérés par la faune locale ».

A.G. / Photo ouverture : archives NR

Plan d’apaisement de la Ville et mobilités : qu’en pensent les Tourangeaux ?

Face aux annonces de suppression de places de parking et d’ajouts de voies cyclables, entre autres projets du plan d’apaisement de la Ville, pour les Tourangeaux que nous avons rencontrés, les avis sont divers et variés.

Commençons par une question classique mais essentielle : qui fait quoi ? Le(s) tramway(s) et le réseau de bus, c’est la Métropole. Le réseau cyclable structurant, avec ses 13 itinéraires et 350 km à l’horizon 2028, c’est la Métropole aussi. Le futur réseau ferroviaire en étoile ? La Métropole, encore. La Ville de Tours suit, et relance d’un plan, avec le « plan d’apaisement ».

Son principe ? Faire le lien entre les réseaux développés à l’échelle de la métropole, et apaiser la vie dans les cœurs de quartier. Dans la pratique : diminution du trafic automobile (déporté vers les grands axes), baisse de la vitesse (avec un objectif 30 km/h dans la plupart des zones urbaines), suppression de 600 places de parking, et un accent mis sur les autres types de mobilités avec le bus gratuit jusqu’à 11 ans ou les voies cyclables.

Ce à quoi ressemblera ensuite le mail Béranger avec l’intersection rue Marceau. (Photo image Urbanica / Tours Métropole)

Les chiffres sont là, énoncés par le maire Emmanuel Denis : 1 200 places inoccupées dans les parkings souterrains, bientôt remis à l’honneur avec des panneaux d’information en temps réel ; 30 % de trafic automobile dans Tours qui n’est qu’un trafic de transit pour aller ailleurs ; des dizaines de plaintes quotidiennes de riverains à la Mairie, sur la dangerosité des voitures. Voilà pour le concret.

Ensuite, il y a le ressenti, l’expérience individuelle, et les habitudes. Nicolas, le caviste, tout comme Jérôme, co-gérant du bar le Strapontin, viennent travailler en voiture quartier Châteauneuf-Grand Marché, récemment piétonnisé. Au volant, ils ne sont pas ravis. « Je ne peux pas dépenser 80 € de parking par mois pour travailler, raconte Nicolas, et depuis Saint-Avertin en transports c’est 1 h 30, sans compter mes livraisons, donc impossible pour moi. Moins de places disponibles, ça va compliquer les choses. »

Comme commerçants, le son de cloche est différent. Nicolas raconte que « les clients qui s’arrêtent vite-fait acheter un carton, sur la route du retour, c’est fini. Les achats ont évolué », sans confesser de baisse des ventes cependant. Et Jérôme a gagné en terrasse et en tranquillité ; la rue Châteauneuf à double-sens, trop étroite pour s’y croiser, est enterrée sans regret. Encore faut-il pouvoir accéder au quartier et se garer…

Il est loin, le temps où l’on pouvait se garer place Plumereau ! (Photo archives municipales)

Tentons un pas de côté auprès de Lionel, Tourangeau revenu sur nos terres après huit ans à Lyon, où il a adopté le vélo : « Je vois que les choses ont bougé et qu’il y a plus de voies cyclables qu’avant. Mais ici je prends plus facilement la voiture. Pour deux raisons : il y a moins de bouchons et de difficultés qu’à Lyon, et parce que les itinéraires vélo pour aller hors du centre-ville sont moins pratiques et moins agréables. »

Il habite Febvotte depuis 2023, tandis que Carole s’est installée aux Prébendes en 2021. Pour cette ancienne Parisienne, la difficulté se situe plutôt du côté des transports en commun, avec un réseau insuffisant. Bilan ? Vélo et marche à pied, avec la voiture pour les loisirs en famille. À ces deux néo-Tourangeaux, on met une bonne note en décarbonation et mobilités douces.

Du côté de Febvotte, la municipalité espère aussi changer les choses et l’imagine ainsi. (Image Urbanica/Tours Métropole)

Mais pas de voiture hors du centre-ville, est-ce possible ? Lucille vit à Esvres et travaille à Tours centre. Sa solution ? Le bus Rémi. Cinquante minutes de trajet, contre trente en voiture, « mais c’est sans compter le temps de trouver une place gratuite où me garer, finalement c’est la même durée. » Émilie, Esvrienne elle aussi, travaille aux Deux-Lions, et ça change tout : « En transports en commun ? Ça me rajouterait une heure par trajet. Et en plus des bouchons en voiture, il n’y a pas assez de places de parking, comme si le quartier n’avait pas été réfléchi sur la durée. »

Pour notre Parisienne-Tourangelle Carole, « Tours semble être en transition entre le tout-voiture et les mobilités partagées ». Dans le mille ! Mais comment achever la mutation ? Sullivan et Marine y sont parvenus en participant à l’opération Fil Bleu « Un mois sans voiture » en 2021. Forcés de lâcher le volant, le premier a adopté le vélo électrique, devenu son moyen de transport quotidien de Tours Nord à La Riche puis de Velpeau à Saint-Avertin. Et la seconde prend le train et la trottinette pour travailler à Orléans.

Ainsi, l’air de rien, on retombe sur l’éternelle question de tout changement profond de société, comme celui induit par le réchauffement climatique en cours : l’évolution se fera-t-elle volontairement, ou par la contrainte ? En attendant, les travaux, c’est dès maintenant !

Emilie Mendonça

Résumé actu : début des travaux, Années Joué, convention tatouage et TER en danger

C’est l’heure du résumé de l’actu en 4 infos. On y parle des travaux rues Marceau et Constantine, des Années Joué et de la nouvelle convention tatouage à Tours, ainsi que la pétition qui réclame le maintien de la ligne TER Lyon-Tours.

RÉSEAU CYCLABLE

Début des travaux

Les travaux rues Marceau et Constantine ont débuté ce lundi 13 mai. Ils s’inscrivent dans le schéma du réseau cyclable (lire aussi ICI) qui verra davantage de pistes pour vélo, mais aussi des places de stationnement supprimées. Durant ces travaux, la circulation rue Constantine et rue Marceau sera maintenue, des déviations seront mises en place aux intersections.

Tours Métropole a annoncé le maintien des cheminements piétons et cycles sur le mail Béranger et « la fermeture de la traversée à la circulation automobile ». Rue Marceau, le stationnement disparaîtra définitivement du côté ouest. Les commerces restent ouverts.

Ce à quoi ressemblera ensuite le mail Béranger avec l’intersection rue Marceau. (Photo image Urbanica / Tours Métropole)

TATOUAGE

Convention à Tours

Cela faisait bien des années que Tours n’avait plus sa convention tatouage, au grand dam des passionné(e)s. Mais d’ici quelques jours, on pourra enfin profiter de nouveau de l’événement ! La première édition du Tours Tattoo Show se déroulera en effet les 24, 25 et 26 mai au Parc des expositions. Près de 260 artistes tatoueurs et tatoueuses, venu(e)s de toute la France et de l’étranger, seront présent(e)s. Deux pierceuses, des exposants et des food trucks seront aussi de la partie. Des concerts et des spectacles d’hypnose rythmeront les trois journées.

> 15 € la journée / 35 € le pass 3 jours. @tourstattooshow sur Instagram

TRANSPORTS

TER en danger ?

Pour effectuer un Tours-Lyon en train, on peut prendre un TGV rapide, un Intercités sans changement (en 4 h 45) ou encore un des rares TER directs qui effectuent la liaison en 5 h 48. C’est cette dernière ligne qui serait actuellement menacée de fermeture.

D’après l’association d’usagers Adélifpaly, la région Bourgogne-Franche Comté ne souhaite plus participer à son financement aux côtés des régions Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône Alpes. Cette ligne TER pourrait être supprimée dès 2028. Sur change.org, une pétition a été mise en ligne et a, à ce jour, récolté plus de 27 000 signatures en un peu plus d’un mois.

FESTIVAL

Les Années Joué

La 27e édition des Années Joué, à Joué-lès-Tours, battra-t- elle encore des records de fréquentation ? Après le succès de l’an dernier (une affluence de 50 000 personnes !), le festival jocondien devrait de nouveau amener des dizaines de milliers de curieux, avec sa soixantaine de représentations prévues, articulées autour de trente-deux compagnies d’arts de la rue et de grandes déambulations.

Décliné sur le thème « Oh ! Naturel », l’événement (gratuit, on le rappelle) se déroulera du 31 mai au 2 juin. La programmation intégrale a été dévoilée sur le compte Facebook des Années Joué.

> facebook.com/anneesjoue

La compagnie Danka – Contre Temps sera notamment présente aux Années Joué.

Réseau cyclable : début des travaux le 13 mai rues Marceau/Constantine et places de stationnement supprimées

Les travaux de voirie vont commencer lundi 13 mai pour la piste cyclable, parcourant les rues Marceau et Constantine, jusqu’au boulevard Béranger. Rue Marceau, le stationnement disparaîtra définitivement côté ouest.

A partir du 13 mai, il va y avoir du changement au centre-ville de Tours. C’est en effet à cette date que débuteront les travaux pour le réseau cyclable urbain Vélival, intégrant le fameux plan d’apaisement de la circulation qui a tant fait causer (article à retrouver en un clic ICI !).

« Les premiers travaux de voirie s’échelonneront en plusieurs phases entre le 13 mai et le 27 septembre, sous réserve d’aléas », prévient le service communication de Tours Métropole.

Places de parking supprimées

Ces travaux vont avoir plusieurs conséquences. Tours Métropole annonce donc la « neutralisation définitive du stationnement à l’ouest de la rue Marceau », ainsi que celle, « temporaire, des places de stationnement côté est ». Il y aura possibilité de rabattement vers les parkings Anatole-France, du Palais-Jaurès et Tours Halles.

Une piste cyclable va voir le jour rue Constantine et Marceau, descendant jusqu’au mail Béranger. (Image illustration Tours Métropole)

Quid de la circulation ?

La circulation sera tout de même maintenue rues Constantine et Marceau. Mais des déviations seront mises en place au niveau des intersections. Tours Métropole annonce aussi le « maintien des cheminements piétons et cycles sur le Mail Béranger » et « la fermeture de la traversée à la circulation automobile dès le 13 mai ».

Petit rappel…

A noter évidemment que pendant cette période de travaux, les commerces restent ouverts et les points d’apport volontaires de la collecte des déchets resteront accessibles aussi.

Aurélien Germain / Illustration Tours Métropole

Tours : quel programme pour la guinguette ?

Ce jeudi 2 mai, c’est l’ouverture tant attendue de la guinguette de Tours sur Loire. Et pour son vingtième anniversaire, elle réserve quelques nouveautés et un joli programme.

Ouverture

Et c’est parti ! Ce jeudi 2 mai, c’est le top départ pour la guinguette de Tours sur Loire qui fête, au passage, ses 20 ans. Ce soir, pour démarrer les festivités, l’artiste américaine Nicole Rochelle foulera les planches de la toute nouvelle scène.

L’inauguration officielle de Chez Dupont suivra le lendemain vendredi 3 mai, puis quelques jours plus tard, ce sera celle du Foudre (le 8 mai). Tours sur Plage, quant à elle, n’ouvrira ses portes que le 10 mai.

Des nouveautés

Pour cette 20eme édition, on ne change pas une équipe qui gagne et une formule qui marche. Toutefois, quelques changements sont à noter : cette année en effet, la scène de la guinguette principale sera installée face à la Loire. Toute nouvelle, elle mesure 7,50 mètres de large et sa structure est en métal, donc bien plus solide que le bois.

L’intérieur du bar a lui aussi été rénové, au niveau du plancher et du revêtement. L’accès aux toilettes se fait désormais par une autre entrée, mais son emplacement reste le même.

Du côté de chez Dupont, un petit prolongement a été réalisé au sol pour permettre aux gens de danser. Le Foudre, lui, a été restauré.

Côté programmation

Là aussi il y a de la nouveauté. Car pour ses 20 ans, la guinguette va voir débarquer un festival ! Appelé « Peuple de Loire », il se déclinera sur trois week-ends et trois temps forts. Les 24, 25 et 26 mai, trois spectacles auront lieu, dont « Le Rite de feu » le samedi 25, par la compagnie Machine.
Les autres temps forts se dérouleront les week-ends du 5, 6 et 7 juillet, puis les 30 août et 1er septembre.

Mais en attendant, la fête commence dès ce week-end ! Car le samedi 4 mai, la guinguette principale a prévu un événement pour son anniversaire. Dès 19 h, une équipe de tournage décalée sera là pour filmer et immortaliser la soirée et fera revivre le meilleur des 20 ans du lieu. Ensuite, on aura droit au Gang Of Musette pour un bal-rétro façon années 30, suivi de Prosper, DJ et producteur iconoclaste avec rock, électro et funk au programme pour faire l’after.

A noter également que l’esprit de la guinguette se retrouvera aux casernes Beaumonts et à la Clinique du Street Art qui verront toutes deux des événements estampillés Tours sur Loire tout au long de l’été.

A.G.   / Photo ouverture : archives NR 


  • La Guinguette : du 2 mai au 28 septembre
  • Bar à mômes : du 2 mai au 28 septembre
  • Chez Dupont : du 3 mai au 15 septembre
  • Le Foudre : du 8 mai au au 6 septembre
  • La Plage : du 10 mai au 1er septembre

Vitiloire : rendez-vous les 25 et 26 mai à Tours (avec deux nouveautés !)

Le célèbre rendez-vous des amoureux du vin revient dans un peu plus d’un mois. Avec, cette année, un grand test des vins de Loire ouvert à tous et des ateliers culinaires parents-enfants.

Plus de 160 exposants, dont près de 140 vignerons et vigneronnes, 10 chefs et des milliers de visiteurs sur deux jours… La nouvelle cuvée de Vitiloire devrait de nouveau être un succès, suite à une édition record l’an dernier avec 38 000 personnes.

Le rendez-vous, qui aura lieu les 25 et 26 mai prochains à Tours, s’articulera autour de plusieurs temps forts :

  • une expo photo « Vigne et matières » de David Darrault
  • des animations en bord de Loire
  • des ateliers de cuisine en présence de grands chefs : le fameux pavillon des chefs accueillera notamment Juan Cervera Punzano, chef de la ville de Dénia en Espagne
  • et évidemment… la dégustation libre auprès des exposants !

Des nouveautés

Pas facile de se renouveler étant donné le format de la manifestation, ou même de changer une formule qui gagne. Mais cette année, on peut tout de même noter deux nouveautés à Vitiloire !

Déjà, quatre ateliers de trente minutes seront proposés aux parents et enfants pour cuisiner des produits locaux. Ils seront menés par des chefs cuisiniers opérant au sein des collèges du département. Ils « auront pour but de travailler les produits issus des Labels Grand Bœuf et Veau Bio, accompagnés de légumes et spécialités locales », précisent les organisateurs. « Un éleveur sera aussi présent durant les ateliers pour expliquer son métier et ses pratiques d’élevage. »

Vitiloire samedi 21 mai 2022 a Tours.

Ensuite, autre nouveauté : le « Grand Test des vins de Loire » ! 125 amateurs de vins (attention, il faut s’inscrire et c’est premier arrivé, premier servi…) pourront participer à ce concours organisé le dimanche au Palais des congrès, de 8 h 30 à midi. Ils devront reconnaître à l’aveugle 12 vins issus des indications géographiques protégées et appellations d’origines contrôlées des vins de Loire. « Ouvert à tous les amateurs de vin : tentez de découvrir à l’aveugle le cépage, la région, l’appellation et pourquoi pas le millésime proposé », expliquent les organisateurs, rappelant par ailleurs que des bouteilles de vin de la région seront à gagner.

Tarif pour ce concours ? 15 € et inscription obligatoire sur www.helloasso.com/associations/federation-des-associations-viticoles-d-indre-et-loire-et-de-la-sarthe/
La remise des prix aura lieu à 12 h 30 au Pavillon des chefs.

Aurélien Germain / Photos : ©Ville de Tours-F.-Lafit


> Vitiloire. Samedi 25 mai de 10 h à 19 h et le dimanche 26 mai de 10 h à 18 h à Tours : Boulevard Heurteloup, Jardin de la préfecture, place de la gare.
> Programme complet sur tours.fr ou en cliquant ICI

Nouveaux tarifs, lignes, gratuité, desserte Tours Nord : tout ce qui va changer sur le réseau Fil bleu

Gratuité pour les moins de 11 ans, augmentation de tarif pour d’autres, ligne de nuit ou encore desserte de Tours Nord : le réseau Fil bleu évolue. On fait le point.

Gratuité jusqu’à 11 ans

L’annonce avait été faite par Emmanuel Denis au micro de nos confrères de France Bleu Touraine : c’est désormais acté, les enfants de moins de 11 ans bénéficieront de la gratuité de l’abonnement des transports en commun. Cette mesure phare de la nouvelle grille tarifaire entrera en vigueur au 1er août 2024. Attention toutefois, il faudra aller récupérer ce « pass 0 € » à l’agence Fil bleu et non voyager les mains dans les poches…

Le tarif de l’abonnement pour les moins de 26 ans et les étudiant(e)s reste inchangé. Idem pour celui des personnes en situation en handicap.

Gamme tarifaire solidaire élargie

 » Face à l’augmentation des minimas sociaux, un nouveau seuil a été ajouté à la tarification solidaire pour les foyers ayant un quotient familial entre 551 € et 700 € par mois », annonce le SMT. Le tarif de cet abonnement sera de 23 €.

Augmentation de tarifs

En revanche, pour les 26-64 ans, l’abonnement va augmenter. Il passera de 45 € et à 49 €. Idem pour les plus de 65 ans qui verront leur pass coûter 30 € au lieu de 29 €.

Même chose pour les voyageurs plus occasionnels ! Si le tarif unitaire d’un voyage était de 1,60 €, il sera désormais de 1,80 €. Autre mauvaise nouvelle et autre hausse de 20 centimes avec le voyage « Liberté » qui passe quant à lui de 1,40 € à 1,60 €.

Sécurité : des arrêts à la demande

On repasse aux bonnes nouvelles avec cette chouette initiative : « Pour améliorer la sécurité des passagers, la descente à la demande sera mise en œuvre sur les deux lignes de bus de nuit à partir de la rentrée », indique-t-on.
On pourra donc descendre entre deux arrêts en le demandant simplement au conducteur. « Le dispositif sera étendu sur l’ensemble des bus qui circulent après 22 h dès début 2025. »

Ligne de nuit

Par ailleurs, il y aura une nouvelle ligne de bus de nuit. Celle-ci desservira les quartiers universitaires de Tours Nord. Cette « N2 » circulera du jeudi au samedi, toutes les heures, entre 1 h et 4 h du matin. Et reliera l’IUT, Monconseil, Europe, Maginot, Tranchée, place Choiseul et le centre de Tours.

Evolution de la desserte Tours Nord/Saint-Cyr-sur-Loire

Enfin, on peut noter le renforcement du réseau à Tours Nord. Au total, ce sont vingt nouveaux arrêts qui seront mis en place à la rentrée. La zone commerciale de la Petite Arche ou encore la clinique NCT+ seront aussi mieux desservies, et les bus seront plus nombreux du côté du quartier Saint-Symphorien.

Aurélien Germain / Photo tmv


> A lire aussi : le plan d’apaisement de la circulation fait réagir 

 

Le plan d’apaisement de la circulation à Tours continue de faire réagir

Le « plan d’apaisement » annoncé par la municipalité n’a pas fini de faire causer. Au menu ? Davantage de pistes cyclables, 600 places de parking en moins et une ville métamorphosée.

Les faits

Il a été présenté le 4 avril, mais il continue de faire réagir : le maire Emmanuel Denis et son équipe a donc dévoilé ce fameux « plan d’apaisement » de la circulation en ville, une « révolution des mobilités » tant voulue. Un plan qui en a séduit certains, agacé d’autres, et qui a aussi été critiqué par l’opposition. Thibault Coulon (Avec vous pour Tours) y a par exemple vu « un plan d’asphyxie » plutôt qu’un plan d’apaisement.

Une pétition vient aussi d’être lancée (*). Déplorant le fait que ledit plan ait « été annoncé sans consultation préalable avec les riverains et les commerçants » et « affecte directement leur vie quotidienne et leurs activités commerciales », elle réclame une concertation publique.

Place au vélo

Concrètement, qu’est-ce qui attend Tourangelles et Tourangeaux ? Déjà, une place accrue réservée aux vélos. En juillet et août, l’avenue de la Tranchée sera fermée pour des travaux de réalisation de piste cyclable. Une autre sera mise en place dans les rues Marceau et Constantine (cf. photo d’ouverture) et ce, jusqu’au boulevard Béranger (les travaux devraient durer du 13 mai à début septembre).

Selon Christophe Boulanger, conseiller délégué au plan de circulation, « il nous faut apaiser les cœurs de quartier et renvoyer le trafic automobile de transit vers les axes structurants, comme les grands boulevards, les avenues, la rocade ». Par exemple, en raison de filtres modaux, on ne pourra plus couper le boulevard Béranger pour filer de la rue Marceau à la rue George-Sand.

Un exemple de filtre modal qui attend automobilistes, cyclistes et piétons.

La Ville espère sept itinéraires cyclables – pour 110 km de longueur – d’ici à 2026. Et à noter également qu’à la rentrée 2024, la rue Nationale sera interdite aux vélos.

Moins de voitures

L’annonce qui a provoqué bien des remous, ce sont également les 600 places de parking qui vont être supprimées, dont 265 gratuites. La municipalité argue que 1 200 places sont libres en permanence dans les parkings souterrains. Par ailleurs, la vitesse sera abaissée à 30 km/h, sauf sur les grands axes, à partir du 1er janvier 2025.

Christophe Boulanger a confirmé : « On va réduire l’espace de la voiture. On ne va pas interdire… on va organiser différemment ! » Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Tours va changer. Et pas qu’un peu.

Aurélien Germain / Photo : (©Images Tours Métropole)


(*) A retrouver sur https://www.change.org/p/pour-une-concertation-des-riverains-et-commer%C3%A7ants-sur-le-plan-d-apaisement-de-tours

Actu37 : 10&20 km de Tours, guinguette, affaire Augis et fermeture de la patinoire de Joué

L’actu du 37 en quatre infos et en deux minutes chrono : l’excellent démarrage des inscriptions des 10&20 km et du marathon, les suites de l’affaire Augis, sans oublier la fermeture de la patinoire de Joué-lès-Tours et l’ouverture de la guinguette dans quelques jours.

10 & 20 KM
Carton en vue

L’édition 2024 des 10 & 20 km de Tours et du marathon est bien partie pour être une sacrée réussite ! « Pour l’instant, on a déjà le double d’inscriptions comparé à l’an dernier. Et ce, pour toutes les épreuves », nous confiait il y a peu Elsa Rotureau, chargée de communication, alors que le top départ des courses ne sera donné que le 22 septembre.

L’objectif de l’équipe organisatrice serait d’avoir 14 000 inscrit(e)s, contre 13 000 l’an dernier. Un chiffre possible, d’autant que l’épreuve du marathon fêtera ses dix ans (et un parcours 100 % urbain qui avait déjà beaucoup plu en 2023) et que le 20 km inaugurera un nouveau tracé.

GUINGUETTE
C’est reparti !

En mai, fais ce qu’il te plaît… Comme aller à la guinguette par exemple. Dans quelques jours, celle de Tours rouvrira sur les bords de Loire. Le top départ de la principale est donné le jeudi 2 mai (avec deux petites nouveautés : l’intérieur du bar refait et une petite scène face à la Loire), tandis que Chez Dupont ouvrira le lendemain. Le Foudre, quant à lui, débutera sa saison le 8 mai et La Plage, le 10 mai.

Dans la même période, ce sera également la Foire de Tours qui démarre le 3 mai et se tiendra jusqu’au 12 mai au Parc expo, sous le thème de l’olympisme. Une partie du programme des animations est disponible sur lafoiredetours.fr

JOUÉ-LÈS-TOURS
Adieu, patinoire

Elle avait été construite en 1975, mais elle disparaîtra le 2 juin prochain : la patinoire de Joué-lès-Tours va définitivement fermer ses portes, en raison de sa « consommation énergétique considérable » et de « signes évidents de vétusté », comme le précise la municipalité dans un communiqué. La mairie rappelle également qu’elle « nécessiterait de gros investissements de mise aux normes ». « Autant d’éléments qui ont poussé la Ville, ainsi que le Joué Sports de Glace et le Hockey Club des Hérissons » à prendre cette décision.

Les activités scolaires liées à l’utilisation de la patinoire seront également supprimées.

AFFAIRE AUGIS
Les suites

C’est une peine plus lourde que celle requise par la procureure de la République, un mois plus tôt (lire tmv #463)… Cette fois, Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours et président de la Métropole, a été condamné à 12 000 € d’amende dont 4 000 avec sursis, ainsi qu’un an d’inéligibilité dans l’affaire dite de l’insulte raciste. L’an dernier, il avait insulté le vice-président de la Métropole, Cédric Oliveira, de « sale Portugais » (qui n’avait pas porté plainte) lors d’un conseil métropolitain agité.

Les représentants de la Licra et de SOS Racisme se sont dit « satisfaits » de sa condamnation, mais appellent à sa démission.

Jusqu’au 6 avril, une semaine olympique et paralympique à Tours

Différents sports sont à découvrir toute la semaine, avec des activités ouvertes à toutes et à tous, pour la semaine olympique et paralympique organisée à Tours.

Les faits

Cinq jours, une dizaine de sports, deux sites. Cette semaine, Tourangelles et Tourangeaux pourront découvrir les disciplines olympiques, à l’occasion de la Semaine olympique et paralympique organisée par la Ville de Tours. À quelques mois de l’ouverture des JO, il sera possible d’essayer et de s’initier à différents sports, à la salle du Hallebardier et au Centre municipal des sports (piscine Bozon, patinoire et salle Grenon).

Toutes les activités seront ouvertes à toutes et à tous, sans inscription préalable, et gratuites. Commencée le 2 avril, cette opération durera jusqu’au samedi 6 avril.

Quels sports ?

Il devrait (normalement !) y en avoir pour tous les goûts… Hockey sur glace, judo, basket, tennis de table, athlétisme, nage avec palmes, escrime, natation et natation artistique sont au programme avec, également, la possibilité de s’essayer à des battles de hip-hop (le break dance étant cette année au programme des Jeux olympiques).

Des professionnel(le)s seront aussi de la partie. Un simple exemple ? Ce mercredi 3 avril, à 13 h, avec une initiation au basket en présence des joueurs de N3 ou encore l’après-midi avec la présence des joueurs de D1 pour la séance publique de hockey sur glace. L’équipe féminine des Remparts prendra quant à elle le relais, vendredi soir.

Puisqu’il s’agit en même temps d’une semaine paralympique, l’opération « inclusion par le sport » s’étirera jusqu’au 5 avril, avec du basket 3×3 et de l’athlétisme.

L’expo bonus

En parallèle de cette Semaine olympique et paralympique, une exposition est présentée dans la salle Grenon du Centre municipal des sports. Elle retracera l’histoire des JO, de ceux d’Athènes en 1896 (les tout premiers de l’ère moderne) à ceux de Paris, en 2024. Différents jeux, quiz et concours sont par ailleurs organisés avec la possibilité de gagner un tee-shirt « Terres de Jeux 2024 ».

Texte : Aurélien Germain / Photo :  © Ville de Tours – F. Lafite


> Programme complet, horaires et lieux sur tours.fr (rubrique actualités)
> Le Centre aquatique du lac organise aussi, jusqu’au 5 avril, des animations destinées à sensibiliser le jeune public au handicap (nage à l’aveugle, avec membre bloqué, etc.)

 

10 ans du marathon de Tours : tarif préférentiel jusqu’au 31 mars

Cette année, le marathon de Tours souffle ses dix bougies. Et il est encore temps de profiter du tarif préférentiel…

Amateur de bonnes affaires et de course à pied, c’est votre moment ! Vous connaissez le principe, plus on s’inscrit tôt et moins on paye. Ainsi, si vous vous inscrivez pour le prochain marathon de Tours avant le 31 mars, vous pouvez bénéficier d’un tarif préférentiel de 60 € (55 € pour les licenciés FFA, les demandeurs d’emploi et les étudiants). Après, ce sera un peu plus cher (mais pas trop quand même…)

Bon, OK, nous direz-vous, mais courir un marathon, ce n’est pas seulement une affaire de prix. Ce à quoi nous vous répondons que oui, justement, 2024 sera une année particulière pour le marathon de Tours, puisqu’il fêtera ses 10 ans et que c’est vraiment l’occasion de se lancer dans l’aventure.

Un joli parcours

Le parcours vous amènera d’abord sur les bords de Loire, pour une première petite balade d’une dizaine de kilomètres. Là où les coureurs du 10 rentrent au bercail, vous plongerez ensuite vers le sud, via la rue Léon Boyer. Un passage près du jardin des Prébendes, un saut de puce au-dessus du fleuve, un coucou au golf de la Gloriette, un passage au lac de la Bergeonnerie, grand spot des coureurs tourangeaux et vous voilà déjà au semi. Comme qui rigole !

Après, on remonte : l’île Balzac, le Sanitas, la place de la Liberté, le palais des Sports, la place Jean-Jau et vous voici de retour dans le centre-ville. On se refait la petite boucle du début en bord de Loire et le tour est joué. Ce parcours 100 % urbain qui rappelle de jolis souvenirs aux anciens coureurs du 20 km, initié en 2023, a été plébiscité par les finishers.

Ajoutez à cela une ambiance de feu tout au long des 42,195 km et vous obtiendrez la recette d’une journée inoubliable pour vous. Encore un argument pour vous convaincre ? Paris 2024, année olympique ici, chez nous, le marathon en est une des épreuves reines. Essayez et vous saurez pourquoi !

M.P.


EN PRATIQUE

Le 22 septembre 2024 : Départ à 7 h 30. Meneurs d’allure sur 3 h 15, 3 h 30, 3 h 45, 4 h, 4 h 15, 4 h 30. Retrait des dossards au Salon Running Loire Valley (Palais des Congrès – 37000 TOURS) pour retirer leur dossard et cadeaux, le vendredi 20 septembre, de 15 h à 20 h et le samedi 21 septembre, de 10 h à 19 h. Pas de retrait de dossards le jour de la course.

La Ville de Tours cherche ses jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour la Corée du Sud

Vous avez entre 18 et 24 ans ? La Ville de Tours recherche deux jeunes ambassadeurs ou ambassadrices
pour la représenter en Corée du Sud. Il est possible de candidater jusqu’au 7 avril.

Les faits

C’est dans le cadre d’un programme bilatéral d’échange que la Ville de Tours est en ce moment à la recherche de jeunes ambassadrices et d’ambassadeurs pour la représenter en Corée du Sud. À Suwon plus exactement, « notre ville amie depuis 2019 », souligne la municipalité.

Âgé(e)s de 18 à 24 ans, ils et elles devront séjourner une dizaine de jours là-bas durant les vacances scolaires d’automne 2024, en octobre ou novembre. Les billets d’avion, de train, l’hébergement en famille d’accueil et les repas seront pris en charge par les deux villes.

Quel rôle ?

Un ambassadeur de Tours à Suwon, ça fait quoi ? Eh bien plein de choses. Les personnes retenues devront « mettre en valeur les liens d’amitié entre les deux villes et faire découvrir Tours et la culture française aux Coréens ». Elles interviendront auprès de différents publics, que ce soient des scolaires, des associations, ou des services municipaux, ainsi que dans quelques classes où l’on enseigne le français.

Des activités en anglais ou en coréen qu’elles auront travaillées au préalable devront être proposées, afin de promouvoir Tours et la culture française. Toutefois, il est précisé « qu’au moins un projet sur la transition écologique » doit y figurer. Enfin, il faudra élaborer un projet de communication durant tout le séjour, et le travailler en amont… sans oublier l’après, avec une restitution « pour maintenir le contact ».

À quelles conditions ?

Évidemment, avec pareil rôle à tenir, l’appel à candidatures a ses critères à respecter. Outre le fait d’avoir entre 18 et 24 ans maximum avant le 31 décembre, il faut également étudier ou résider sur Tours et maîtriser impérativement l’anglais et/ou le coréen, sans oublier de se conformer aux réglementations en vigueur en Corée du Sud. Il faut aussi, bien sûr, connaître suffisamment la ville de Tours, puisque les ambassadeurs en feront la promotion au quotidien. Et inutile de préciser que son passeport doit être en cours de validité…

Les intéressé(e)s peuvent candidater et déposer leur dossier sur https://linktr.ee/villedetours avant le 7 avril minuit.

Aurélien Germain / (Photos © Ville de Suwon)

Cérémonie du Guide Michelin, amende pour Augis, surpopulation carcérale, rue de Suède réaménagée : l’actu en 4 infos

L’actu tourangelle de la semaine en quatre infos à lire rapidement, c’est par ici.

GUIDE MICHELIN
Étoiles à Tours

Lundi 18 mars, c’est au Palais des Congrès de Tours que se déroulera la célèbre cérémonie de remise des Étoiles Michelin. « L’intégralité des cheffes et des chefs à la tête des restaurants étoilés français, ainsi qu’un large parterre de professionnels, célébrités du secteur (…) seront conviés », a annoncé le groupe.

En amont de ce rendez-vous (non ouvert au public), un Village gourmand, quant à lui accessible à tous, prendra place le dimanche 17 mars, de 11 h à 19 h, sur le terre-plein central du boulevard Heurteloup. On y trouvera des restaurateurs, des producteurs locaux, des viticulteurs ou encore des food-trucks.

JUSTICE
Amende pour Augis

Frédéric Augis, le président de Tours Métropole, était jugé au tribunal le 7 mars dernier pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » et « injure publique à caractère racial par dépositaire de l’autorité publique » (lire tmv #462).

Au mois d’avril dernier, il avait dit à Cédric de Oliveira, vice-président de la Métropole, « je t’emmerde, sale Portugais » lors d’un conseil métropolitain agité. SOS Racisme et la Licra avaient porté plainte, mais pas Cédric de Oliveira. La procureure a requis une amende de 12 000 euros, dont 8 000 avec sursis. La décision a été mise en délibéré au 11 avril prochain.

PRISON
Surpopulation carcérale

Triste record pour la maison d’arrêt de Tours : la surpopulation carcérale y a frôlé les 240 % en février. Un chiffre historique, d’après les syndicats. Ce qui a poussé le directeur à alerter les autorités judiciaires. La prison dispose effectivement d’une capacité de 145 places réparties en 135 cellules, mais au 26 février, 307 personnes y étaient détenues.

Des transferts ont donc été réalisés vers d’autres établissements périphériques, baissant le taux de surpopulation à 206 %. La situation est la même partout : en France, au 1er février dernier, on comptait 76 258 personnes incarcérées pour 61 737 places.

RUE DE SUÈDE
Nouveau visage

La rue de Suède, à Tours Nord, va être réaménagée dès juillet. À l’occasion de travaux pour la collecte des eaux usées, la Métropole va refaire entièrement cette rue et la sécuriser (une vingtaine d’accidents en 10 ans), avec une vitesse abaissée à 30 km/h et des carrefours surélevés. Une piste cyclable bidirectionnelle doit aussi être mise en place.

Renaturer le ruisseau de la Petite Gironde et améliorer la gestion des débordements sont aussi au programme. Une réunion publique se tiendra le 14 mars, salle des Compagnons des devoirs. Les habitants sont aussi invités à donner leur avis en ligne sur tours-metropole.fr jusqu’au 2 avril.

A.G. / Photos : archives NR – J.Pruvost

Une structure douleur chronique pédiatrique labellisée au CHRU de Tours

À Clocheville, l’unité Consultation douleur pédiatrique du CHRU vient d’être labellisée
par l’Agence régionale de santé. Elle est consacrée aux douleurs chroniques des enfants.

Les faits

Une nouvelle unité labellisée au CHRU de Tours ! Localisée à l’hôpital de Clocheville, elle est « la seule de la région Centre Val-de-Loire, labellisée par l’ARS, comme structure de prise en charge de la douleur chronique pédiatrique », annonce le CHRU.

Rattachée au pôle Enfant, elle est composée de trois médecins, d’un psychologue, d’une infirmière, d’une cadre de santé et d’une secrétaire. Au-delà de cette équipe pluridisciplinaire, « nous travaillons aussi avec des kinés, des psychomotriciens, des psychologues, des hypnothérapeutes… », précise la Dr Florence Uettwiller. « L’objectif est de constituer un réseau de soins, un véritable maillage de professionnels, au plus près des patients. »

Quelle prise en charge ?

Maux de tête, douleurs aux membres ou encore au ventre… Certain(e)s jeunes patient(e)s, avec un long parcours médical derrière eux, souffrent et continuent d’avoir mal même si la maladie n’est plus « active ». Cette unité intervient à ce moment-là.

Elle va, en priorité, prendre en charge les douleurs chroniques, c’est-à-dire de plus de trois mois, et liées, donc, « à des pathologies (notamment maladies inflammatoires du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, céphalées, migraines ou douleurs post-opératoires) ainsi que des douleurs dysfonctionnelles inexpliquées mais ressenties (douleurs abdominales ou ostéoarticulaires fonctionnelles, céphalées, syndromes douloureux diffus…) ».

En deuxième lieu, l’objectif « est de donner un avis d’expert dans des situations difficiles de douleur aiguë ou provoquée par les soins », explique l’unité dans un communiqué.

Aider l’enfant

Dans les colonnes de la Nouvelle République, la Dr Florence Uettwiller indiquait que l’unité fait tout pour être au plus près de l’enfant et l’aider : « D’abord, on le rassure. On le croit ! Ensuite, on remet du sens, on tente de faire la différence entre la douleur, la peur… On les remet en mouvement dans leur vie. »

Aurélien Germain

Journée internationale des droits des femmes : une série d’événements à Tours

Ce 8 mars à Tours comme partout ailleurs, divers événements seront organisés pour la Journée internationale des droits des femmes. Voici une petite sélection !

Evénements, actions sociales, militantes ou culturelles, et même sportives… Le programme est on ne peut plus chargé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Wake up ladies !

A compter de ce 5 mars par exemple, ce sera la deuxième édition du Wake Up Ladies par l’association Dance Hope. Jusqu’au 7 mars, à partir de 9 h, le Centre social Pluriel(le)s accueillera des ateliers chorégraphiques sur différentes thématiques liées aux droits des femmes. Animations et conférences, récits d’expériences dans les milieux professionnels sont également prévus le 8 mars à partir de 18 h à la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville. Des battles de danse clôtureront la soirée.

Le 9 mars, la même association organisera un défilé dansé de la restitution de la création chorégraphique. Celui-ci démarrera de la rue de Bordeaux à 15 h, pour remonter jusqu’à l’esplanade de la gare.

La rue est à elles

Le 8 mars à 14 h, une fresque de Gil KD, célèbre et talentueuse street artist de Tours, sera dévoilée à l’Etoile bleue. Cette pièce d’art, collaborative, fera référence à la lutte contre les violences de genre.

Plus tard à 18 h, l’artiste Rouge Hartley inaugurera sa fresque au niveau du Passage du Pèlerin, près de la Tour Charlemagne. Son travail tourne autour de différents axes, comme les enjeux de valeurs et de propriétés dans l’espace public, le féminisme et les précarités dans le milieu urbain.

Egalement à noter dans son agenda, l’exposition « La Rue est à nous » du 6 au 13 mars (sauf les 9 et 10) dans le péristyle de l’Hôtel de ville. La municipalité avait décidé de féminiser le nom de certaines rues de Tours (on vous en parlait JUSTE ICI) lors d’une grande consultation auprès des habitant(e)s. On découvrira donc cette semaine le portrait de 22 femmes dont le nom a été choisi pour cette action. Vernissage prévu le 8 mars à 17 h 15 !

Enfin au programme, l’expo du collectif Osez le féminisme 37 , le 8 mars à 18 h. Son intitulé ? « Les illustres inconnues ».

Planning familial

Lui aussi sera présent : le 7 mars à la Mission locale située à Tours Nord, le planning familial organise tout une journée d’ateliers et de rencontres. Pour parfaire le tout, la structure a prévu la création d’une fresque et d’un clip vidéo.

Sans oublier le sport

Pour finir la semaine, un stage d’initiation de self-défense est prévu le dimanche 10 mars au gymnase des Minimes. Il durera de 14 h à 17 h et est le fruit d’une collaboration entre KMC37 et Pink Run Tours’N. C’est Fodil Chougrani, instructeur de krav maga, qui animera le stage.

L’intégralité des bénéfices récoltés lors de la journée seront reversés à Pink Run Tours’N « et serviront à financer encore plus de dispositifs médicaux post opératoires non remboursés (vêtements compressifs…) et de soins de dermographie pour les femmes qui se feront opérer sur le département », précise l’association.

Avec, bien sûr le même jour, la désormais traditionnelle course à pied Pink Run Tours’N !

A.G. / Photo :  redgreystock sur Freepik


> Programme complet et détaillé à retrouver en cliquant juste ICI ! 

 

Bientôt un skatepark aménagé à Tours ? La Ville lance une enquête en ligne

La Ville de Tours lance une réflexion sur l’offre en équipements de sports de glisse sur le territoire. Les participant(e)s peuvent répondre à une enquête en ligne jusqu’au 25 février.

Ce n’est pas un secret pour les amateurs de sports de glisse du coin : Tours fait depuis des années figure de parent pauvre du côté des équipements et n’a jamais eu vraiment de skatepark digne de ce nom. Les skateboardeurs et skateboardeuses, tout comme les passionné(e)s de roller n’ont par exemple pas d’endroit couvert pour pratiquer toute l’année.

Un skatepark aménagé verra-t-il donc le jour ? La Ville de Tours a lancé une réflexion sur la question. Sur son site, elle invite « les usagers pratiquants, débutants ou confirmés » à répondre à quelques questions « portant sur la pratique du skateboard, de la trottinette, ou du roller ». [le formulaire est disponible en cliquant ICI]

« Cette enquête a pour objectif de mieux cerner les habitudes et les attentes autour de ces sports ou loisirs, et notamment sur l’usage en lien avec les skateparks. C’est une première étape dans l’association des usagers à cette thématique », précise la Ville en préambule de son formulaire.

Une enquête en ligne

Les usagers sont donc invités à répondre à une enquête en ligne, afin de mieux cerner leurs habitudes et leurs attentes. Différentes questions sont posées sur les lieux de pratique et l’offre à Tours.

Le formulaire est ouvert jusqu’au 25 février 2024. Ensuite, des ateliers participatifs devraient être proposés et des études seront menées. Fin décembre 2023, l’équipe municipale promettait le lancement du chantier en 2025. En attendant, les riders pourront se réconforter en jetant un œil aux Jeux olympiques, le skate faisant désormais partie des épreuves.

A.G. / Photo illustration : Freepik


> Enquête en ligne à retrouver ICI.

 

Stationnement à Tours : 307 places gratuites en moins

À compter du 26 février, le stationnement payant sera élargi dans plusieurs endroits de la Ville de Tours. Au total, 307 places gratuites vont disparaître.

Les faits

L’annonce a d’abord été faite dans un communiqué de la municipalité. « À compter du 26 février 2024, la ville de Tours étend le stationnement payant dans plusieurs rues situées aux abords de l’hypercentre. »

De quoi faire râler de nombreux automobilistes et commerçant( e)s qui ont rapidement exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Car au total, ce sont 307 places exactement qui vont perdre leur gratuité et passer payantes à la fin du mois.

Pourquoi ce choix ?

Pour justifier cette mesure, la Ville indique que « ces zones à dominante résidentielle sont confrontées à un phénomène de stationnement prolongé qui pénalise les riverains et les commerces de proximité ».

Pour la municipalité, l’objectif est double : « favoriser la rotation des véhicules durant les heures d’ouverture des commerces et inciter les stationnements plus longs dans les parkings à ouvrage – dont les tarifs ont baissé parfois jusqu’à 30 % – ainsi que dans les parkings-relais. » Des affiches et prospectus seront déposés durant tout le mois dans les rues concernées par ces nouveaux emplacements payants et sur les véhicules stationnés.

Quels secteurs concernés ?

La partie nord voit un changement au niveau de l’avenue de la Tranchée (27 places deviennent payantes) et une sur la place Paul- Bert. Pour le reste, il s’agit surtout du centre de Tours. Le quartier Colbert est le plus impacté, puisque 163 places de stationnement passeront en payant (rues Benjamin-Constant, Moquerie, André-Malraux, Jacobins, Amandiers, Tour de Guise, Cygne, Hopiteau, Barre, Auber et Jules-Moinaux).

Sont également concernées les rues Juliot-Curie et Dublineau (16 et 9 places), Descartes et Léonard de Vinci (8 et 9 places), ainsi qu’une partie de la rue Jules-Simon (27 places). D’autres emplacements perdent la gratuité comme les 16 places de la rue Auguste-Comte près du cinéma CGR Centre, tout comme le parking Jean-Jacques Noirmant et ses 19 places, et une partie du boulevard Béranger (12 places).

Une pétition côté Colbert

[Mise à jour 15/02] Dans le quartier Colbert, une pétition a récemment recueilli plus de 1 620 signatures. Riverains et commerçants se mobilisent contre l’élargissement du stationnement payant de leur secteur qui va voir disparaître la majorité des emplacements gratuits. Les pétitionnaires déplorent également un manque de concertation de la part de la municipalité.

Aurélien Germain / Photo : archives NR


 

David Jackson, la musique au « chœur » de tout

#VisMaVille Chef d’orchestre et pianiste franco-britannique, David Jackson est chef de chœur de l’Opéra de Tours depuis deux ans. Il multiplie les initiatives auprès des Tourangeaux, à l’instar de la « Maîtrise populaire » pour les enfants.

Installé au fond d’un fauteuil en velours rouge, David Jackson porte son regard sur la mise en place du décor du spectacle qui sera joué le soir même. Les plissures de chaque côté de ses yeux bleus trahissent son profond enthousiasme et sa joie contagieuse. Il plaisante : « J’ai le même âge que le chœur de l’Opéra de Tours (Rires). » Pour information, celui-ci a fêté ses 40 ans l’année dernière.

Chef de chœur de l’Opéra de Tours depuis deux ans, David Jackson initie de nombreux projets, qu’il appelle des « planètes ». Il préfère la métaphore céleste à celle du cœur. « Le soleil, c’est le chœur de l’Opéra, explique-t-il, et tout autour, nous avons les planètes. La première est la chorale populaire. »

Deux fois par semaine depuis deux ans, 220 participants se rassemblent pour chanter. Le virtuose souligne l’implication de ces Tourangeaux : « Les amateurs sont des éponges. Quand ils commencent à chanter ensemble, il y a de la joie. Ce n’est pas difficile de les motiver. »

Sur un autre astre, David Jackson reçoit, avec Marie Saint-Martin, professeure de chant, une trentaine d’enfants de moins de 11 ans issus de tous les quartiers de Tours. « Après un an de travail dans ces lieux, ils s’y sentent chez eux », confie-t-il en souriant. Les deux groupes se retrouvent sur scène, scellant ainsi la volonté de répandre la musique dans chaque recoin de la ville. Une autre planète encore, celle de « À Voix Haute », située à l’église Saint-Julien. Passants, habitués ou personnes isolées s’y retrouvent une fois par mois pour chanter à l’unisson.

Les deux années passées à l’Opéra de Tours ont été « fortes en projets de toutes tailles ». David Jackson a fait entrer cet art à l’école comme à l’Ehpad. Il retient tout particulièrement son expérience de préparation du chœur pour Thaïs de Michel Plasson, chef d’orchestre français.

Quand il dirige, David Jackson se laisse totalement happer par la musique. Il sautille au piano et ne peut s’empêcher de chanter. Impossible de le voir avec le traditionnel nœud papillon ou la baguette ! « Les choses dorées ne m’intéressent pas du tout. Moi, je suis ému par la musique. Je veux la partager avec les gens. »

 

Diplômé de l’Université de Durham et de la Royal Scottish Academy of Music and Drama de Glasgow, il quitte sa terre natale pour son premier poste en tant que chef de chant à l’Opéra national de Cologne, en Allemagne. Après des années à travailler à Paris, il s’est lui-même surpris à vivre à l’étranger : « C’est quelque chose qui m’a étonné. Je n’étais pas du tout comme ça quand j’étais adolescent. […] Je n’aurais jamais imaginé que je vivrais dans un autre pays, et encore moins que je parlerais d’autres langues (Rires). »

Une chose semble essentielle pour le franco- britannique : laisser les portes de l’opéra grandes ouvertes pour tous. Quand il commence à en parler, il perd ses mots. Sa langue natale revient au galop. « Je suis sensible au…. Comment dire ? (Longue pause) Politically, I’m very motivated dans ma vie privée. […] Si je peux amener ça dans le cadre professionnel, ça me fait vraiment plaisir. Musically, on a une responsabilité. »

Texte : Lou Attard, journaliste en formation à l’EPJT
Photos : Emma Sikli, journaliste en formation à l’EPJT

Tours : ces 10 jeunes sur qui compter en 2024

Les moins de 30 ans vont de l’avant ! Découvrez dix Tourangelles et Tourangeaux qui pourraient bien faire la différence au cours de cette nouvelle année.

Kaylia NEMOUR

Spécialité : gymnastique artistique (et plus spécialement les barres asymétriques).

Pourquoi on compte sur elle ? À 16 ans tout juste, la gymnaste franco-algérienne qui s’entraîne au club d’Avoine a toutes ses chances pour les Jeux olympiques de Paris. Après sa médaille d’argent aux barres asymétriques à Anvers en 2023, et l’argent à la poutre ainsi que le bronze aux barres aux Internationaux de France 2023, elle est un grand espoir de la gym hexagonale…

Mais c’est cependant sous les couleurs de l’Algérie qu’on la retrouvera à Paris Bercy, suite à des tensions entre ses entraîneurs et la Fédération française de gymnastique. Pour la jeune femme, l’essentiel, c’est de pouvoir donner le meilleur d’elle-même aux agrès !

La date à retenir : du 27 juillet au 5 août pour les épreuves de gym de ces J.O. parisiens.

(photo archives NR)

Camille GUINOT

Spécialité : dénicher les spectacles à voir dans l’agglo tourangelle.

Pourquoi on compte sur elle ? En à peine plus d’un an, l’Instagram de Camille (@Keskonvavoircam) est devenu ZE place to be pour retrouver des conseils de pièces de théâtre ou spectacles dansés à ne pas manquer. Cette community manager formée à l’ESCEN et passionnée de culture nous partage régulièrement ses coups de cœur à la sortie des salles de spectacles. Quelques minutes de vidéos dynamiques qui s’ajoutent aux agendas des dates à retenir coté planches.

L’adresse à retenir : @keskonvavoircam sur Instagram et TikTok.

Adrien FONTENEAU et Pauline LEVEQUE

(photo NR – Julien Pruvost)

Spécialité : le plaisir des papilles.

Pourquoi on compte sur eux ? Auréolés de leur prix au Top des Entreprises 2023, le couple a du succès auprès des gourmands de Monts. En reprenant l’ancienne boulangerie-pâtisserie le Fournil Montois, le pâtissier-chocolatier et sa conjointe ont trouvé le magasin qu’il leur fallait.

L’ouverture officielle, en octobre 2021, a ravi les gourmets comme les habitués. L’équipe a donc dû s’agrandir pour pouvoir soutenir le rythme. Avec aujourd’hui douze personnes, Monts et Merveilles fabrique et vend des pâtisseries, ainsi que des produits de boulangerie et de snacking, sans mettre de côté la créativité d’Adrien, formé à bonne école (Campus des Métiers de Joué-lès-Tours puis les maisons d’Eric Rivero et Nicolas Léger). Prochain objectif pour le duo ? Ouvrir une boutique à Tours.

L’adresse à retenir : Monts et merveilles, rue du Val de l’Indre à Monts – sur Facebook @montsetmerveilles37

Tom et Matthieu NANTIER

(photo archives NR)

Leur spécialité : la charentaise. Non, c’est pas ça : la savate.

Pourquoi on compte sur eux ? Les deux frères jumeaux de 26 ans ont débuté la boxe française (dite « savate ») il y a à peine dix ans, et pourtant ils tutoient déjà le haut-niveau. Coups de pieds et de poings, cardio, stratégie… Les deux frères ont trouvé là le sport qui leur convenait après en avoir testé plusieurs autres. Pour le club de Joué-lès-Tours BFSJ où ils s’entraînent, aucun doute : ils ont la trempe des grands !

La date à retenir : finale nationale d’élite B pour Tom Nantier le 20 janvier 2024. On croise les doigts à l’intérieur de nos gants !

Frédéric MANAS

(photo TheConversation)

Sa spécialité : coach en séduction pour les mouches qu’on peut manger.

Pourquoi on compte sur lui ? Certes, observer des mouches toute la journée ça ne vous fait peut-être pas rêver. C’est pourtant le quotidien de Frédéric Manas, doctorant à l’Université de Tours (Institut de recherche sur la biologie de l’insecte).

Puisque la mouche soldat noire pourrait être un aliment dans quelques décennies, il faut s’assurer de sa capacité à se reproduire pour avoir des « élevages » dignes de ce nom. Le jeune chercheur a réussi à tout nous faire comprendre de sa thèse en participant au concours « Ma thèse en 180 secondes » où il s’est présenté comme « coach en séduction » pour ces mouches. Certes, il n’a pas remporté le 1er prix, mais on a tout saisi de ses recherches autour des spermathèques, fécondation, œufs, collecte d’échantillons, comparaisons… Un travail de fourmi !

La date à retenir : patientons jusqu’à 2025 pour la soutenance de thèse.

Angéline FERREIRA

(Photo Worldskills heroes)

Spécialité : brosses et pinceaux pour refaire une beauté… à vos murs.

Pourquoi on compte sur elle ? Après un bac Arts Appliqués, des stages lui ont permis de découvrir le métier de peintre en bâtiment. Dans un secteur plutôt masculin, Angéline Ferreira a trouvé son bonheur. À 21 ans, elle rechampit comme personne et manie le rouleau et les brosses à la perfection. Pas une goutte de couleur qui dépasse, et des murs impeccables après son passage. Plus qu’un métier, une passion.

Pour se dépasser et continuer à flirter avec la perfection, elle a participé à la compétition « World Skills » en 2023 : épreuve de vitesse, esthétique, porte peinte… Les épreuves se sont enchaînées, et Angéline en est sortie parmi les meilleurs. Ce qui lui vaut de participer à la compétition internationale dans quelques mois.

La date à retenir : septembre 2024 pour les finales internationales à Lyon, avec 52 métiers représentés par 1 500 participants venus de 65 pays.

Luca RAMON

photo TVB)

Spécialité : libérééééé…. Ah non : libéro, au TVB.

Pourquoi on compte sur lui ? Arrivé en juin dernier au Tours Volley-Ball, le jeune Tourangeau a rejoint l’équipe pro au poste de libéro après avoir joué à Poitiers et Narbonne. A bientôt 24 ans, il a même été élu meilleur libéro de ligue A la saison dernière ! Une recrue de choix pour le TVB et son entraîneur Marcelo Fronckowiak qui mise cette année sur un effectif jeune à consolider pour atteindre les sommets.

La date à retenir : l’affrontement TVB / Ljubljana le 17 janvier pour la coupe européenne CEV, à la salle Grenon. Et la suite sur toursvolleyball.com

Le Cluster Ensemble

(Photo DR Le Cluster Ensemble)

Leur spécialité : faire de la musique, ensemble.

Pourquoi on compte sur eux ? On avait déjà craqué en les découvrant à Terres du Son l’an dernier. On est tombés sous le charme aux Rockomotives d’octobre à Vendôme. On a chaloupé en écoutant leur premier album sorti en novembre.

Sous un visuel un peu passé de mode, à l’image des photos noir & blanc granuleuses qu’on retrouve dans les archives de leur page Facebook comme sorties d’une époque révolue, cette bande originale mélange textes rappés, percussions corporelles ou instrumentales, riffs de guitare sèche et chaleur des chœurs parfois teintés de sonorités latines. Comme un groupe de potes autour d’un feu de camp, les copains-copines du Cluster Ensemble chantent autour de la table, posés. Mais on espère qu’en 2024 ils prendront d’assaut les planches de scènes d’envergure !

La date à retenir : le concert du 26 janvier au Bateau Ivre, pour fêter la sortie de l’album du Cluster Ensemble.

Jean Poirier

(photo archives NR)

Spécialité : caresser nos papilles dans le sens du poil.

Pourquoi on compte sur lui ? En 2021, Jean Poirier, à peine le quart de siècle passé, avait ouvert le restaurant Le Chien Fou, en lieu et place du Zafferano, rue de la Grosse Tour, à quelques mètres de la rue du Grand Marché. Un pari réussi si l’on en croit nos amis gourmands ou gourmets. En 2023, cap sur la rue Bernard-Palissy pour reprendre le Chien Jaune. Hasard ou destinée, allez savoir.

En tout cas les chiens aboient et la caravane passe, puisqu’après avoir remis un coup de neuf au mythique bistrot situé à deux pas de la gare, le jeune entrepreneur a repris une carte 100 % bistrot qui fonctionne. Pour Noël, le Chien Fou a coorganisé avec la Croix-Rouge un repas solidaire. Et pour 2024 ? De nouveaux projets, car Jean Poirier a encore de la moëlle !

Les adresses à retenir : Le Chien Fou – 7 rue de la Grosse Tour, Le Chien Jaune – 74 rue Bernard Palissy à Tours.

Amanda YAHIA

(Photo @Ville de Tours – F. Lafite).

Spécialité : les bons produits près de chez nous.

Pourquoi on compte sur elle ? Armée de ses convictions et amoureuse des bons produits, Amanda Yahia a repris en septembre dernier le local de l’épicerie vrac Sur la Branche pour y installer La Fourchette Paysanne. On y retrouve des produits vracs et du frais, des petits plats à emporter, mais pas seulement : en s’installant en cœur de ville, Amanda veut retisser les liens entre les urbains et les campagnes qui les nourrissent, à travers des rencontres, des conférences, des dégustations…

Elle connaît déjà sur le bout des doigts les meilleurs artisans et paysans de Touraine, et on se lèche les babines rien qu’à l’écouter parler des bonnes choses qu’elle propose à la vente. Une chose est sûre, en 2024, La Fourchette va cartonner !

L’adresse à retenir : La Fourchette Paysanne, 2 bis pl. de la Victoire à Tours

Indre-et-Loire : des colis cadeaux pour les sans-abri

La collecte de sacs cadeaux pour les personnes démunies et sans-logis a repris. Fanny et Marine, à l’origine de l’initiative, effectuent aussi des maraudes. Avec un mot d’ordre : aider.

« On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un. » Depuis 4 ans maintenant, cette phrase est devenue le leitmotiv des deux Mères de Noël de Main dans la main 37. Des Mères Noël car chaque année, ces deux héroïnes de l’ombre – Fanny et Marine – effectuent des maraudes les samedis à Tours et distribuent des colis aux personnes sans-logis. Avec 5 000 boîtes cadeaux distribuées aux sans-abri, cette initiative a été un succès en 2022.

Mais cette année, par manque de temps et de moyens, Fanny et Marine avaient annoncé que la collecte ne pourrait pas se faire… Jusqu’à ce que la bonne nouvelle tombe un mois après : les deux amies ont finalement décidé de relancer leur action, « face à l’enthousiasme général que génère la collecte et au soutien dont ont besoin les centres d’accueil ».

Comment ça marche ?

L’opération « Colis de Noël » a donc démarré. Et pour y participer, c’est très simple. Dans un sac cadeau ou une boîte à chaussures décorée, on met « un truc chaud, un truc bon, un produit cosmétique, un jeu » et si possible, un petit quelque chose pour un animal, puisque nombre de personnes sans-abri ont un chien. Il faut également préciser si le colis est destiné à un homme ou une femme.

Les sacs cadeaux seront ensuite « distribués en priorité à nos amis de la rue et les boîtes cadeaux dans les centres d’accueil », précise-t-on du côté de Main dans la main 37.

Les points de collecte sont ouverts jusqu’au 20 décembre et sont affichés sur la page Facebook : UDAF à Tours, Terre Y Fruits à Saint-Cyr-sur-Loire et Sainte-Maure-de-Touraine, ou encore O Bistrot Quai à Esvres, GSM Immobilier dans plusieurs villes et même certaines écoles…

Des maraudes

Régulièrement, Fanny et Marine font également des maraudes dans les rues de Tours. Et là encore, elles aident et apportent bonheur, réconfort et petites attentions. Elles redistribuent des dons de duvets ou encore les invendus de la boulangerie Les Toqués du pain (Veigné) qui les soutient dans cette démarche d’aide aux démunis. Elles lancent des appels sur Facebook (« Maurice aurait besoin d’un survet taille XL ») et partagent leur expérience.

La prochaine maraude doit avoir lieu vendredi ou samedi. Et comme Fanny et Marine l’écrivent sur leur page Facebook : « Donc videz vos placards de vêtements chauds que vous ne mettez plus, et faites une belle action en les donnant à ceux et celles dans le besoin. »

Aurélien Germain / Photo : archives NR


> Main dans la main 37 sur Facebook

 

Aux côtés de Mathieu Tupin, infirmier libéral, tous les jours au service des patients

#VisMaVille Mathieu Tupin est infirmier libéral à Tours. Un métier qui lui permet d’être un acteur social essentiel au système de santé mais qui n’est pas simple tous les jours.

Mathieu Tupin ne croit pas à la vocation mais, aujourd’hui, cet ancien étudiant en biologie exerce son métier d’infirmier libéral comme une évidence, mixant ses deux intérêts, le relationnel et la technique. Après une première expérience en centre de personnes handicapées puis en tant qu’infirmier en clinique psychiatrique, il choisit, il y a 21 ans, de se lancer en indépendant au sein du cabinet de soins Jean Royer, juste à côté de la place de la Liberté.

« Au départ, j’étais intéressé par la santé mentale. Puis les évolutions ont fait que j’ai recherché plus de liberté, d’autonomie. Il n’y pas la contrainte de temps ici, quand vous êtes chez un patient, vous n’avez pas d’autres urgences, le téléphone qui sonne. »

L’infirmier de 46 ans est désormais son propre patron, au côté de ses trois collègues infirmières, ne comptant pas ses heures. « On fonctionne à deux équipes qui se relaient 7 jours sur 7, chacun travaillant un week-end sur deux, principalement sur Tours centre. On commence notre journée à 6 h 30 et on ne sait pas quand on finit dans l’après-midi ou le soir. Certains rendez-vous durent 5 minutes comme la distribution d’un traitement auprès d’une personne âgée, d’autres plutôt 45 minutes chez un patient en chimiothérapie. C’est très varié. »

Le cabinet visite une quarantaine de patients par tournée journalière. Certains seront des patients éphémères, d’autres chroniques recevront la visite de Mathieu et de ses collègues chaque jour durant des années.

« Ce sont des patients pour lesquels on peut commencer par faire un prélèvement sanguin et que l’on va finalement accompagner jusqu’à la fin de leur vie. Cela crée forcément des liens. Au quotidien, le métier, au-delà de la technique intéressante comme lorsqu’il s’agit de poser une perfusion, c’est aussi de redémarrer le modem internet ou d’aider à boire un café. »

Mathieu Tupin souligne cette place unique tenue par l’infirmier : « Nous sommes le seul métier de santé à travailler 365 jours sur 365. Les cabinets d’infirmiers sont au chevet des patients toute l’année. »

Si le rôle premier de l’infirmier est « d’appliquer les prescriptions décidées par le médecin », celui-ci peut se révéler parfois frustrant. Mathieu Tupin déplore un manque de marge de manœuvre. « J’aimerais pouvoir faire des sutures, cela permettrait de désengorger une partie des urgences de l’hôpital .»

Autre frustration : le temps passé à l’administratif qui représente environ 20 % de son travail. « Le soir chez nous, nous devons recenser tous les actes de soins et les transmettre à la sécurité sociale via un logiciel. Il existe une nomenclature pour rémunérer chaque acte, c’est assez complexe puisqu’après il faut gérer les retours de la Sécu, les ordonnances manquantes… »

Le professionnel souligne aussi la partie commerciale du métier. La rémunération dépend du nombre et de la nature des actes de soins prodigués par l’infirmier, auxquels s’ajoutent 2,50 € par déplacement. Un temps de déplacement qui peut coûter bien plus cher en réalité, surtout pour les infirmiers de campagne. Mathieu, lui, songe à passer au vélo électrique pour parcourir la ville de Tours.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Tours : A quoi vont ressembler les futures crèches Tonnellé et Confetti ?

Les crèches Tonnellé et Confetti vont être reconstruites et étendues. Un nouveau bâtiment plus écolo les accueillera d’ici à 2026. Un projet à 6,2 millions d’euros.

Les faits

Il va y avoir du nouveau dans le secteur Maryse- Bastié ! La municipalité de Tours a annoncé et dévoilé le projet de reconstruction et d’extension de la crèche Tonnellé et Confetti. C’est un nouveau bâtiment, prévu rue Merlusine, qui les accueillera à l’horizon 2026. Un choix stratégique dans le sens où le quartier est appelé à se développer, entre les casernes, la future ligne de tramway et la reconstruction du groupe scolaire Mermoz-Bastié.

Budget prévisionnel de ce gros projet de crèche ? Un peu plus de 6,2 millions d’euros, dont une participation de la Caf à hauteur de 916 000 €.

100 % écolo ?

C’est le cabinet parisien Giet Architecture qui a remporté l’appel d’offres. De quoi cocher toutes les cases environnementales souhaitées par la Ville ? Il semblerait que oui. Les deux futures crèches, dans un bâtiment en longueur, seront en ossature bois avec une isolation en papier ou coton recyclé.

Le toit sera végétalisé, des panneaux photovoltaïques seront installés et les matériaux utilisés sont issus du réemploi. Le cabinet parle également, dans son communiqué, d’une « forte végétalisation contribuant au confort thermique (…) et participe à la biodiversité du site » et la municipalité, par la voix de l’adjoint à l’urbanisme Cathy Savourey, indique que « pour l’écologie, ce bâtiment va plus loin que la réglementation environnementale RE 2020 ».

Meilleur accueil

L’objectif de ce projet était également d’augmenter la capacité d’accueil de 10 %. L’établissement sera construit sur 1 215 m² de terrain, comprendra deux niveaux et pourra recevoir 50 enfants pour Tonnellé et 22 pour Confetti.

Histoire, aussi, de faire grimper le nombre de places d’accueil pour la petite enfance, un secteur en tension partout en France, et répondre à la forte demande des parents (actuellement à Tours, on compte 2 668 places pour environ 3 600 enfants de 0 à 3 ans).

Et maintenant

Le chantier débutera dans quelques mois. La démolition débutera en octobre 2024. Suivra la reconstruction l’année d’après. Quant à cette nouvelle crèche, elle doit ouvrir et accueillir ses premiers enfants en septembre 2026.

Aurélien Germain
Visuels : © Giet Architecte

Festivités de Noël : tout le programme des animations à Tours

Top départ des animations de Noël ce vendredi 24 novembre avec la mise en lumière du sapin à Jean-Jaurès et des guirlandes ! Pour le reste du programme, suivez le guide…

Les festivités de Noël vont débuter à Tours. La municipalité a dévoilé le programme des animations qui auront lieu tout le mois de décembre.

Illumination du sapin

Elle aura lieu ce vendredi 24 novembre, à 18 h, place Jean-Jaurès. Ce sera aussi le moment d’allumer les trois kilomètres de guirlandes lumineuses (en led) qui brilleront dans les rues.

Il n’y aura en revanche aucune guirlande place Plumereau. Une pétition vient d’ailleurs d’être lancée par le gérant du magasin L’Acropole qui s’en est ému. Il faut également noter que la municipalité a divisé par deux le budget des illuminations (soit 170 000 € cette année).

Beaucoup plus de chalets

Cette année, on comptera 100 chalets (contre 80 habituellement) dans la Ville. Le parcours se fera de la gare à la place Anatole-France (Porte de Loire) où l’on trouvera par exemple les chalets gourmands. Les autres seront évidemment sur le boulevard Heurteloup et tous ouvriront dès le 24 novembre. Ils resteront jusqu’au 26 décembre, de 11 h à 20 h, sauf les vendredis et samedis jusqu’à 21 h.

A noter également que des chalets « solidaires » seront installés à Heurteloup et place de la Résistance. Les fonds récoltés iront à des associations.

Il y aura toujours les marchés de Noël ! (photo archives NR – Hugues Le Guellec)

Un village gourmand

Vous le savez, à tmv, on aime bien manger. C’est donc du côté d’Anatole-France que l’on va personnellement flâner : c’est là où se trouvera le Village gourmand avec des chalets culinaires et… un bar ! Ouverture le 24 novembre également, jusqu’au 7 janvier prochain.

Mon beau sapin

Au total, la Ville a prévu 200 petits sapins qui seront répartis dans différents quartiers. Les enfants pourront aussi les décorer avec certaines associations.

Ouvertures du dimanche

C’est la tradition également pendant les fêtes : les magasins pourront ouvrir les dimanches. Et ce, dès le 26 novembre. Cette ouverture dominicale concerne aussi l’entièreté du mois de décembre.

Animations gratuites

Cette année, on pourra se faire maquiller gratuitement place de la Résistance, de 16 h à 19 h tous les mercredis, samedis et dimanches. Un caricaturiste itinérant se baladera aussi sur les marchés de 14 h à 18 h 30, samedi 25 et dimanche 26 novembre, ainsi que les dimanches 3, 10 et 24 décembre.

Un tour en manège

Les manèges de la Ville se trouvent sur le parvis de la gare (vous ne pouvez pas le manquer !), place de la Résistance et Porte de Loire où se trouvera la piste de patinage à roulettes (la patinoire en glace ayant été supprimée).

Des marchés de commerçants

Eux aussi seront de la partie ! Organisés par des commerçants et des associations, des marchés seront installés un peu partout à Tours. Notamment à l’Heure tranquille, du 24 novembre au 7 janvier ; au centre commercial de Montjoyeux le 9 décembre, tout comme place Michelet le 9 décembre également.

Pour le reste : parking de Leroy-Merlin à Tours Nord les 9 et 10 décembre ; place Châteauneuf le 16 décembre ; place de Strasbourg le 16 décembre ; hôtel de ville Marché de Lëon les 16 et 17 décembre et enfin le marché aux truffes et au safran à l’hôtel de ville le 23 décembre.

Ow, ow, ow c’est le Père Noël

Bah oui, il faut bien que le Père Noël déambule dans les rues. Ce sera chose faite les mercredis et les samedis du mois de décembre, ainsi que les dimanches, de 13 h à 16 h 15.
A.G.  / Photo d’ouverture : archives tmv

Restaurant La Roche Le Roy : deux millions d’euros de travaux de modernisation

Sept ans après avoir acheté le restaurant La Roche Le Roy, le chef Maximilien Bridier aspire à une renaissance du lieu. Des travaux d’envergure vont débuter en janvier 2024.

Deux millions d’euros… C’est le coût estimé des travaux de modernisation du célèbre restaurant La Roche Le Roy, à Saint-Avertin, juste après la sortie de Tours. Ces travaux, qui débuteront le 3 janvier 2024, doivent durer jusqu’à la mi-mai. Soit cinq mois de fermeture pour l’établissement tenu par le chef Maximilien Bridier.

Au menu ? Déjà, la destruction du bâtiment qui jouxte le restaurant abritant la cuisine (le but est d’en construire une bien plus adaptée aux ambitions du chef et à sa technique), ainsi que l’installation de nouveau matériel (3 fours de plus, un fourneau sur mesure, des outils connectés…). Ce nouveau bâtiment servira donc de cuisine, mais aussi d’accueil.

Le futur bâtiment abritera la nouvelle cuisine et l’accueil. (Photo illustration Caroline Tissier)

Oubliez aussi l’intérieur qui, s’il avait certes son charme, méritait un petit lifting. Les quatre salles vont voir disparaître moquette et mobilier ; elles accueilleront une décoration plus moderne et plus claire pensée par l’architecte d’intérieur Caroline Tissier.

A noter également que la capacité de La Roche Le Roy augmentera de dix couverts. Soit 50 grand maximum par service.

Aujourd’hui, le restaurant atteint un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros. Le chef souhaite l’augmenter de 10 % dans deux ans.

Aurélien Germain

Photo ouverture : La Roche Le Roy

Un petit tour avec Christophe Girardet et la déchèterie itinérante « Tri Mobile »

#VisMaVille Christophe Girardet gère la Tri Mobile, la déchèterie itinérante de Tours Métropole. Avec son camion, il va à la rencontre des habitants, collectant les déchets recyclables et renseignant sur le tri.

Le vent souffle sur le carreau des Halles de Tours ce jeudi après-midi. Peu importe les conditions météo, Christophe Girardet et son collègue de la Métropole installent leur stand, bricolant des astuces pour que leurs prospectus et panneaux d’informations ne s’envolent pas.

Depuis 2015, la Tri Mobile sillonne tous les matins et après-midis de la semaine les marchés et les places clés de la métropole, à Tours et alentours, collectant tout sauf les gros encombrants, gravats, déchets verts et produits toxiques.

Aujourd’hui, le camion fait étape durant deux heures trente aux Halles, des habitants du quartier semblent des habitués et s’arrêtent volontiers déposer piles, ampoules, vêtements, lunettes et petits appareils électriques endommagés. « Vous pouvez prendre cette vieille poêle aussi ? Oh, je vous aime vous ! », lance une mamie taquine aux deux collecteurs.

Depuis le mois de septembre, Christophe Girardet est devenu le responsable de ce service itinérant de collecte des objets usagés de la Métropole, choisi par sa direction pour son « dynamisme et son sens de la communication ». Cet ancien commerçant, qui a exercé durant 15 ans comme pâtissier d’apprenti à patron, adore échanger avec les visiteurs de passage.

« C’était aussi ce que j’appréciais lorsque je travaillais en déchèterie juste avant, donner des renseignements, apporter de la joie de vivre en plaisantant aussi. Les gens sont contents de nous voir car nous sommes un service de proximité. »

En effet, Christophe Girardet observe que nombre de personnes âgées, de personnes en manque de mobilité ou n’ayant tout simplement pas de voiture, fréquentent la Tri Mobile. Par ailleurs, les habitudes changent. « Avec le télétravail, nous avons aussi beaucoup de jeunes qui viennent déposer leurs objets en journée à Velpeau et place de Strasbourg. Ce sont d’ailleurs deux lieux qui marchent fort, jusqu’à 200 personnes par passage à Velpeau. D’autres endroits sont moins fréquentés, il faut le temps de se faire connaître », souligne l‘agent du tri.

Actuellement, les questions autour de l’obligation de compostage en 2024 fusent. Les consignes de tri ne cessent d’évoluer, ce qui renforce la mission pédagogique de Christophe. « Dans chaque département, c’est différent. De plus en plus d’objets sont devenus recyclables, alors il est difficile de s’y retrouver, mais cela tend à s’harmoniser avec l’Ademe qui chapeaute tout ça », explique Christophe Girardet.

Pour lui, le tri fait partie de son ADN. « Mon père était agriculteur et a toujours trié à la ferme, dès les années 60. » Ce n’est peut-être pas tant un hasard si cet ancien pâtissier, titulaire d’un BEP passé au lycée agricole de Fondettes s’est reconverti dans le secteur. « Au début c’était un choix financier, j’ai intégré la fonction publique la boule au ventre après mon aventure en pâtisserie, mais aujourd’hui je suis ravi de travailler dans l’environnement. De voir les gens satisfaits du service que nous apportons, c’est ce qui compte. »

La collecte terminée, Christophe Girardet et son collègue remballent le stand, direction la déchèterie pour décharger la collecte en seulement 20 minutes.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Solidarité : une collecte de « sacs de l’Avent » pour les femmes en situation de précarité ou victimes de violences

L’association Poulettes l’assaut lance son action « Sacs de l’Avent », des sacs solidaires qui seront offerts à Noël aux femmes en situation de précarité ou victimes de violence.

Les faits

L’idée, excellente, est signée les Poulettes l’assaut, une association qui organise des événements culturels et mène des œuvres caritatives, portée notamment par Andréa Brochard et Julie Van Der Linde. Le but de leur opération « Sacs de l’Avent » est simple : elles recherchent des sacs de Noël solidaires, pour une grande collecte.

Et c’est tout simple : il suffit de prendre un sac et y déposer des produits d’hygiène (brosse à cheveux, à dents, crème hydratante, produits d’hygiène féminine et protections hygiéniques), des loisirs (un livre, des jeux, des crayons, des cartes, une BD…), un accessoire pour tenir chaud (gants, bonnet, écharpe) et pourquoi pas une carte de Noël (un petit mot peut toujours réchauffer le cœur).

Ces sacs, collectés dans différents lieux du département, seront ensuite distribués, pendant la période de Noël, à des femmes en situation de précarité, ainsi qu’aux victimes de violences conjugales.

Collecte solidaire

L’an dernier, Poulette l’assaut avait récupéré soixante-dix sacs en Indre-et-Loire. L’objectif pour 2023 est bien sûr de faire encore mieux pour offrir encore plus de bonheur.

L’association, dont la devise affichée sur son Instagram est « Circle pit, paillettes et sororité », souhaite pousser tout le monde à un peu plus de solidarité. Un petit geste mais qui peut faire beaucoup, car n’importe qui peut se retrouver en difficulté, un jour ou l’autre.

Un sac bien rempli

Attention toutefois à ne pas mettre n’importe quoi dans le sac de l’Avent ! On évite donc les objets coupants comme les rasoirs par exemple. Sont aussi interdits briquets, bougie et vêtements comme un pantalon ou un haut, puisqu’on ne peut pas savoir si la taille correspondra.

Quant au sac, on favorise évidemment le sac à dos qui se ferme. Parce qu’en plus de pouvoir transporter beaucoup de choses, il reste un objet très utile pour ces femmes qui ne seront que de passage dans les centres où auront lieu les collectes.

Différents lieux

La collecte a déjà débuté. Il est désormais possible de déposer son sac de l’Avent à Tours, au Piraat Café, au Day by Day et au Buck Mulligan’s, mais aussi à l’Eden Bar à Reugny et au Salon Claire à Nazelles-Négron. Et ce, jusqu’au 15 décembre.

Aurélien Germain / photo tmv

> facebook.com/Poulettes.Assaut, asso.poulettes-sisters.fr, @poulettesassaut sur Insta

 

Sorties familiales, châteaux, gastronomie… Retrouvez nos escapades d’automne pour les vacances

Vacances ou pas vacances, c’est décidé, on s’aère un peu pour fêter officiellement le début de l’automne (puisque les derniers jours étaient plutôt… estivaux !), ses températures douces et ses belles couleurs.

Il y a un an, nous écrivions que le prix de l’essence n’encourageait pas à planifier un déplacement en bord de mer. Au risque de nous auto-plagier, disons que le contexte n’a pas énormément changé… Les escapades qu’on a en notre escarcelle, par contre, ont évolué !

Pour une journée, voire deux si vous voulez vraiment vous dépayser à deux pas de chez nous, les options sont nombreuses, à petits prix et en passant maximum une heure en voiture ou dans les transports en commun.

On vous propose quelques suggestions détaillées pour vivre la vie de château, vous balader en famille, mêler tourisme et gastronomie ou partir à la découverte des lointaines contrées (situées juste après les frontières de l’Indre-et- Loire), et vous aurez là une mine d’or d’idées sympas pour égayer la Toussaint !

>>> Retrouvez toutes nos escapades et bonnes idées pour ces vacances dans le dernier numéro de tmv #456 à télécharger ICI ! <<< 

Stéphane Bern vent debout contre le projet d’éoliennes près d’Amboise

Un projet d’éoliennes est prévu à Auzouer-en-Touraine, près d’Amboise. Le château royal est contre. Quant à Stéphane Bern, il annonce qu’il alertera Emmanuel Macron et estime qu’on massacre le patrimoine.

Les faits

Oratorio. Huit petites lettres qui donnent des sueurs froides à beaucoup. Oratorio, c’est un projet de parc éolien qui doit s’implanter dans le Castelrenaudais, plus précisément à Auzouer-en-Touraine, à une vingtaine de kilomètres d’Amboise et à une demi-heure de route de Tours. Quatre éoliennes seront construites par le fournisseur d’énergie indépendant Innergex.

En juin dernier, le projet a reçu avis favorable de l’enquête publique… malgré « un éventuel risque de déclassement de l’ensemble du Val de Loire » au patrimoine mondial de l’Unesco, comme il est écrit dans sa conclusion.

Opposition de Bern

De quoi faire bondir Stéphane Bern. Tout récemment, l’animateur, à qui Emmanuel Macron a confié la Mission « Patrimoine en péril », s’est prononcé sur le sujet. Il s’est dit « tout à fait opposé au projet Oratorio, car il contrevient de façon flagrante à la protection du patrimoine mondial de l’Unesco ».

Celui qui est également membre du conseil du conseil d’administration de la Fondation Saint-Louis, propriétaire du château d’Amboise, a indiqué à la NR : « On est dans un cône de visibilité des jardins du château d’Amboise et du château de Chaumont-sur-Loire. On ne peut pas, d’un côté, se battre pour que le Val de Loire soit protégé par l’Unesco et le dénaturer, détruire des paysages et la pérennité des sites par de l’éolien. »

Des opposants à la pelle

Stéphane Bern n’est clairement pas le seul à s’alarmer. Avant lui, le député Daniel Labaronne s’était déjà étonné des conclusions de l’enquête publique. Contestation également de Brigitte Dupuis, présidente de la Communauté de communes du Castelrenaudais. Marc Métay, directeur du château royal d’Amboise, voit rouge aussi. Dans un récent communiqué, il insistait sur la menace des éoliennes sur le classement au patrimoine mondial. En rappelant aussi qu’une perte de ce label égale à une perte de touristes.

Jusqu’à l’Élysée

Stéphane Bern doit rencontrer le Président de la République dans quelques jours. Il a assuré qu’il évoquerait avec lui le sujet. En attendant, le projet entre dans sa phase décisive. Car la préfecture d’Indre-et-Loire doit rendre son avis d’ici à la fin novembre.

Aurélien Germain / Photo : archives NR

Octobre Rose : les événements sportifs pour mettre le cancer au pas

Se bouger pour la bonne cause, tel pourrait être le slogan d’Octobre Rose ! Derrière la mobilisation des associations se trouvent de nombreux enjeux pour les malades, et pour nous tous.

Ce dimanche, plus de 700 personnes se sont élancées sur le parcours de la Pink Run. Pour Stéphanie, c’est une évidence : courir, c’est forcément pour une bonne cause. « Les 10 km de Tours ne m’intéressent pas ; quand je participe à une course, c’est quand elle a du sens. » Quant à Pierre, il dit avoir atteint l’âge où l’on prend conscience des maladies qui peuvent nous toucher, nous et nos proches.

Dans les événements sportifs de cet Octobre Rose, on trouve ainsi des Tourangeaux et Tourangelles ayant bon pied bon œil, mais aussi des personnes malades ou en convalescence, car le sport est un ingrédient essentiel d’une guérison plus rapide (lire notre article sur la thérapie sportive ICI), et d’un moral au top.

Un élément important du parcours de soin

Jean-Christophe Bonnin, kinésithérapeute et président de l’association Rose & Blu, ne dira pas le contraire : « L’activité physique adaptée est un élément important d’un parcours de soin. » Au-delà des bienfaits physiques (rebouger cette épaule affectée par la mastectomie par exemple), le sport est aussi un lien social qui fait du bien au moral.

Les membres des Cher Dames de Loire, parties cet automne naviguer du côté d’Annecy sur leur dragon-boat, confirment par leurs exploits et leurs activités régulières que l’effort physique, la bonne humeur et le sens du collectif sont essentiels pour aller de l’avant.

 

Le défi sportif Rose & Blu, qui a lieu chaque début d’été à Tours, permet aussi aux malades et à leurs proches de se fixer un objectif, de regarder vers l’avenir avec optimisme et l’envie d’y arriver.

Mais revenons au temps présent : octobre 2023. À l’heure où vous nous lisez, Sophie Auconie est au travail, et reprendra sa Marche Rose vendredi. Rien ne sert de courir, il faut marcher à point ? L’ancienne députée, diagnostiquée en 2020 d’un cancer aux deux seins, va aujourd’hui de l’avant sans oublier l’épreuve qu’elle a traversée puisque la Marche Rose vise à sensibiliser au dépistage, récolter des dons pour la Ligue contre le cancer, et promouvoir un soin de qualité pour toutes et tous, et partout.

Elle raconte l’importance du dépistage, qu’elle avait négligé : « Avec une maman touchée par un cancer du sein à récidive, deux tantes, et ma cousine décédée de cette maladie, j’étais une personne à risque, mais je reportais toujours la mammographie au profit d’autres obligations… jusqu’au jour où on m’a découvert un cancer déjà avancé. »

Heureusement rétablie aujourd’hui, elle mène pour la deuxième fois cette marche de 250 km, accompagnée par le Comité départemental de la randonnée pédestre, des élus, et des citoyens et citoyennes venus marcher pour la bonne cause.

Mais au-delà des dons récoltés lors de ces journées de marche souvent festives, Sophie Auconie souligne d’autres sujets de mobilisation : « Être malade à Yzeures-sur-Creuse ou à Tours, ce n’est pas la même chose, l’accès aux soins est différent. Et 20 % des femmes qui subissent une ablation du sein ne se font jamais reconstruire. On peut ajouter aussi que la reconstruction du mamelon ou du téton n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale, alors que c’est un véritable soin, un bienfait psychologique, et non un simple confort. »

Aides et initiatives

Soins médicaux versus soins de confort : l’Assurance maladie distingue ce qui relève du médical, et ce qu’elle considère comme facultatif. De nombreuses associations viennent donc pallier cette défaillance, car le facultatif est souvent essentiel et onéreux.

La course pédestre Pink Run Tours’N transforme ainsi les dons des particuliers en coupons de financement pour des vêtements compressifs post-opératoires (qui coutent près de 75 €) et des dermographies (pigmentation de la peau pour simuler un mamelon).

L’association Esprit Papillon est elle-même née d’un arrêt de financement par l’Agence régionale de santé des ateliers d’éducation thérapeutique du patient : Stéphanie Coutoux a donc pris le relais pour proposer sophrologie et conseil en image aux femmes.
Les Roses Poudrées amènent la socio-esthétique mêlée de moments conviviaux à leurs adhérentes, tandis que Flamme en Rose finance des aides à domicile, pour prêter main-forte aux patientes trop « fortunées » pour obtenir des financements publics. Car l’union fait la force.

Maud Martinez / Photos : freepick & Ville de Saint-Avertin

Au CHRU de Tours, la thérapie sportive face au cancer

Au sein du CHRU de Tours, les pôles « Sport & Cancer » permettent aux patients atteints d’un cancer de bénéficier de séances de thérapie sportive. Un atout face à la maladie.

Les faits

Début octobre 2022, le CHU Bretonneau ouvrait les pôles « Sport & Cancer ». Inaugurée le 4 octobre dernier, cette unité coordonnée par la Dr Catherine Barbe et dirigée par la Dr Bérengère Narciso permet aux patient(e)s de bénéficier de séances collectives de thérapie sportive dans les services d’oncologie et d’hématologie.

Le dispositif a pu être lancé « grâce à l’action conjointe du CHRU et de l’association Cami Sport & Cancer, avec le soutien du Fonds de dotation du CHRU de Tours, du groupe de protection sociale Malakoff Humanis, du laboratoire Pfizer et du Conseil régional Centre-Val de Loire », précise l’hôpital.

Thérapie sportive

Cela a été démontré de nombreuses fois : l’activité physique est un atout pour les patients face au cancer. Cette thérapie sportive « présente de nombreux bénéfices », souligne le CHRU : « réduction du risque de récidive et de la mortalité, diminution des effets secondaires des traitements et amélioration de la qualité de vie des patients… »

L’activité physique joue aussi « un rôle important de socialisation ». Sorte de bulle d’évasion dans une période difficile, elle permet aussi de réduire l’isolement des malades.

Comment ça se passe ?

À Tours, ces séances collectives durent une heure par semaine, pour une durée minimum de trois mois. Elles peuvent se faire en position debout ou assise, et même alitée, suivant les capacités et l’état des patient(e)s. Le Pr Gyan, médecin référent du pôle Sport & Cancer explique qu’il est important de mobiliser ces patient(e)s affaiblis pour « améliorer leur autonomie et favoriser un retour précoce à domicile plutôt qu’en service de rééducation ».

En hématologie (tout ce qui concerne le sang et ses composants), on combine « l’activité physique adaptée avec une approche nutritionnelle proactive ». De quoi en faire, selon le médecin, une « combinaison gagnante sport + nutrition » qui conduit à l’amélioration notable de l’état clinique.

Depuis son ouverture, le pôle Sport & Cancer de Tours a déjà accueilli près d’une centaine de patient(e)s.

Aurélien Germain / Photo illustration Adobe stock

Restaurant rooftop, école, résidence d’artistes… le Haut de la Tranchée va changer !

Le projet ambitieux de réhabilitation du haut de la Tranchée a été présenté aux habitant(e)s de Tours. Il y aura notamment un restaurant avec terrasse panoramique, une salle de quartier, une résidence d’artistes, ou encore la restructuration de l’école Victor-Hugo.

Il faudra encore patienter, mais d’ici à 2030, le haut de la Tranchée, à Tours, va changer de visage. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Le but de ce projet était de redonner un peu de vie à ce carrefour urbain du nord de la Ville, en accord et en concertation avec les riverains, et que celui-ci soit « partagé par le plus grand nombre », dixit la municipalité.

Pour le maire Emmanuel Denis, il fallait en faire « un projet exemplaire ». Du côté des services de l’urbanisme, on parle du « plus ambitieux possible ». Alors qu’y trouvera-t-on, au juste ?

Le Rooftop

C’est probablement ce qui va marquer le plus les Tourangeaux. Le bâtiment de l’ancienne mairie de Saint-Symphorien va être totalement transformé, puisqu’il deviendra une « maison de la démocratie permanente », « un lieu d’expression culturelle avec une programmation publique ».

Et sur les toits, on y retrouvera un café associatif et à côté… un restaurant (une brasserie normalement) avec terrasse panoramique ! De quoi offrir une vue assez folle sur Tours !

Des commerces sont également envisagés en rez-de-chaussée, mais pas de logement.

Rénovation de l’école

C’est l’un des éléments centraux du projet. L’école Victor-Hugo sera rénovée et restructurée. Les travaux vont débuter dès l’été 2024. Le reste du chantier, le plus important (rénovation énergétique notamment), se fera normalement en 2028.

A noter aussi qu’une nouvelle salle de quartier sera installée au nord de l’école. Et dans l’ancienne grange rénovée ? Une résidence d’artistes !

Plus de vert

Le projet laissera également plus de place à la verdure. C’était un des souhaits des habitant(e)s. Ainsi, square et jeux seront créés. Et surtout, la place de la Tranchée sera végétalisée, tout comme les contre-allées.

Une piste cyclable devrait également voir le jour.

Combien ça coûte ?

Ce projet, très ambitieux il est vrai, doit coûter 10 millions d’euros. Le maire a précisé que dans cette somme, rien que 3 millions étaient déjà estimés pour la rénovation de l’école.

La fin des travaux est prévue quant à elle pour 2030.


Textes : Aurélien Germain / Esquisses : Amélie Desman – ville de Tours

> Le projet détaillé peut se télécharger sur le site de la mairie, en cliquant ici 

Jean-Loup Hadjadj, le médecin des terrains de rugby

#VisMaVille Jean-Loup Hadjadj est médecin du sport et ostéopathe. Sa particularité : il est un des médecins spécialistes en France des joueuses et joueurs de rugby au plus haut niveau.

Rue des Tanneurs, juste en face de la faculté, le bureau du docteur Jean-Loup Hadjadj regorge d’objets inattendus : des vitrines de collection de médicaments anciens qu’il chine dans les brocantes, complétés par ses patients, côtoient des maillots, médailles et accréditations souvenirs qu’il a collectés au gré de son parcours en tant que médecin des équipes de rugby, que ce soit à Tours ou au niveau international.

Un médecin assurément atypique qui vous reçoit pieds nus, décontracté. Celui qui s’occupe aujourd’hui des féminines de l’équipe de France de rugby à 7 en tant que médecin salarié de la Fédération française de rugby (FFR), a connu aussi avec le XV féminin, deux tournois des 6 nations et une Coupe du monde, il a également accompagné les équipes masculines avec les Barbarians et les espoirs.

Le rugby, il a plongé dedans à la faculté de médecine de Tours en intégrant l’équipe universitaire – en même temps qu’il pratiquait la trompette, précise ce personnage éclectique et curieux. « Un sport collectif de combat », qui nécessite un suivi médical étroit, souvent sous le feu des projecteurs avec les cas de traumatologie.

Jean-Loup Hadjadj, diplômé de pathologie du rugby, était d’ailleurs de ceux qui ont connu les débuts de la prise en charge des commotions cérébrales. « Notre rôle, en parcours d’excellence, commence avec l’évaluation de la capacité du jeune joueur à supporter les contraintes cardio-respiratoire, musculo-squelettique et psychologique. Ensuite, nous l’encadrons dans son développement jusqu’au maximum de ses performances. Puis nous assurons le suivi médical réglementaire et la surveillance des entraînements et compétitions, avec prise en charge des blessures. »

Et c’est là qu’on le voit, le médecin de l’ombre, courir sur le terrain voler au secours de ses joueurs. Si ce poste de médecin salarié à la fédération compte aujourd’hui pour 70 % de son temps, les 30 % restants sont dédiés à son cabinet tourangeau et ses 6 000 patients en médecine du sport et ostéopathie. « Ici, je pratique une médecine axée sur le musculo-squelettique pour des sportifs de haut niveau ou non mais aussi pour des non-sportifs », précise le docteur.

Une fois les valises posées des compétitions qui l’ont amené en Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande, Jean-Loup Hadjadj redevient un médecin presque lambda dans sa ville, n’oubliant pas son ancrage, auscultant aussi le pôle espoir de canoë-kayak. Après la faculté, il avait installé son cabinet à Autrèche pendant une dizaine d’années avant de se poser à Tours.

Exerçant depuis 33 ans, il transmet aujourd’hui son expérience, enseignant un temps à la faculté de Tours la médecine manuelle-ostéopathie, et auprès des nouveaux médecins du sport, lui qui a une vision globale, sur l’évolution du rugby et sur sa pratique au niveau des hommes et des femmes. « J’y tiens à cette mixité souligne-t-il. Ce n’est pas encore acquis dans ce sport. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Tours ne brille pas au classement des villes « marchables » de France

La Ville de Tours écope d’un petit 9,7/20 de la part du collectif Place aux piétons, dans son dernier baromètre des « villes marchables de France ».

Les faits

Outch… 9,7/20, c’est la note de satisfaction globale attribuée à Tours par le collectif Place aux piétons. Sur une échelle de A+ à G, la Ville obtient un D comme indicateur (c’est-à-dire « moyennement favorable »). Le collectif estime que Tours n’est pas une ville très « marchable », même si sa note n’a que peu changé depuis 2021 et que la moyenne nationale – il faut tout de même le préciser – est de 9,2/20.

La note des aménagements et services s’est certes dégradée (presque un point de moins), en revanche celle sur les efforts proposés par la Ville a bien augmenté (de 7,4/20, on passe à 9/20). La piétonnisation récente de la place du Grand-Marché en est un exemple. Il s’agit là d’une « vraie réalisation », selon David Sellin, référent local de Rue de l’avenir, association d’usagers membre de Place aux piétons.

Plan piéton

D’après l’étude menée par le collectif, 68 % des piétons se sentent en sécurité à Tours. Quant à la question du partage des voies, les trois-quarts pensent qu’il est important d’être séparé de la circulation automobile.

Même son de cloche avec les deux roues : 67 % estiment qu’il est important d’être séparé des vélos et des trottinettes électriques. Les référents locaux, pour le collectif Place aux piétons, indiquent qu’il faudrait donc mettre en place un vrai « plan piéton ».

Quant aux piétons participant à l’étude, ils ont tendance à souhaiter des trottoirs plus larges et sécurisés, une verbalisation plus fréquente du stationnement sur les trottoirs, et davantage de bancs et de toilettes.

Des efforts

En juin 2023, pour son bilan à mi-mandat, le maire Emmanuel Denis déclarait déjà au micro de France bleu Touraine qu’il restait encore « beaucoup de projets à sortir », comme par exemple « l’extension de la zone piétonne dans le Vieux-Tours ».

Suite à la publication du baromètre de Place aux piétons, la municipalité est consciente qu’il « reste beaucoup à faire ». Mettant en avant ses efforts (piétonnisation, reprise des trottoirs, etc.), elle précise qu’un « plan bancs sera également mis en place ».

Il reste donc encore à faire et du chemin à parcourir. Mais que les Tourangeaux se rassurent : Tours est loin d’être la pire. Marseille notamment, pointe en bas de classement, essuyant, quant à elle, un minuscule… 4,3/20.

Texte : Aurélien Germain / Photo NR Lisa Darrault

Tours et son agglo : Retrouvez notre numéro spécial Saison culturelle 2023-2024

Chaque année, tmv vous propose un numéro spécial. Au sommaire ? Un condensé de la saison culturelle de Tours et son agglo, d’octobre 2023 à avril 2024.

Et c’est reparti pour un tour ! Si vous êtes un(e) habitué(e) de tmv, vous le savez : chaque année, au mois de septembre, notre petite équipe se démène pour vous offrir ce numéro spécial saison culturelle. Cette rentrée n’échappe donc pas à la règle, vous voilà en possession d’un condensé de tout ce qui vous attend dans vos salles de spectacle, d’octobre 2023 à avril 2024 !

Concerts, expositions, pièces de théâtre, conférences, sorties sympas et bons plans culture, nous avons répertorié, sur 32 pages, un agenda non-exhaustif de ce qui se passera à Tours et son agglo ces prochains mois.

Sortez, découvrez, amusez- vous, vibrez et émerveillez-vous dans tous ces lieux vivants. Ils n’attendent que vous. Car on se répète et on reprend ces mots de l’année dernière : la culture n’est pas qu’essentielle, elle est vitale.

Aurélien Germain


> Téléchargez notre numéro spécial Saison culturelle 2023-2024 en cliquant ICI !

10 & 20 km de Tours : bientôt le top départ !

10 km ? Ou 20 km ? Voire carrément le marathon ? Le dimanche 24 septembre, on va courir – et pas qu’un peu !- dans les rues de Tours.

Attention, nous entrons dans ce qu’il est convenu d’appeler le « Money Time ». Les 10, 20 km et marathon de Tours, c’est le 24 septembre, c’est-à-dire dans un peu plus de deux semaines. Trop tard pour vous lancer sur les 42,195 km ou même pour monter sur le 20 km si vous n’avez jamais couru plus de 50 minutes.

Mais pas trop tard pour participer à la grande fête de la course à pied en Touraine. Les 10 km, c’est vraiment la course festive par excellence. Un parcours qui fait la part belle à la Loire, mais qui n’oublie pas le centre-ville et un public qui sera là pour vous soutenir tout au long de votre effort. En prime, une programmation musicale assurée par l’équipe de Terres du son. Franchement, même sans chrono, même juste pour rigoler et passer un bon moment entre copains ou entre collègues, c’est à ne pas rater.

« Alleeeez ! »

Et si vous décidez de rester de l’autre côté de la barrière, c’est bien aussi. Le jour des 10 et 20 km de Tours, c’est toute la ville qui est dehors ! Dans le long défilé des coureurs, vous ne manquerez pas de retrouver des visages connus. Ne loupez pas l’arrivée du marathon. Les meilleurs bouclent la distance en un peu plus de deux heures et ils ont encore l’énergie de sprinter à la fin.

Mais c’est important d’être là pour encourager aussi les autres, ceux qui souffrent et qui vont au bout d’eux-mêmes. Running Loire Valley, c’est aussi un salon du running, une épreuve de marche nordique et c’est un événement citoyen et engagé pour l’environnement.

Et puis, dernière chose, depuis l’année dernière, pour notre plus grand plaisir, la course des jeunes a refait son apparition, après plusieurs années off. Elle a lieu le samedi 23, à la Gloriette. C’est gratuit, mais il faut s’inscrire avant. Encore un beau moment de fête sportive !

Matthieu Pays / Photos archives NR – Julien Pruvost

> Infos et tarifs sur www.runningloirevalley.com

 

Coupe du monde de rugby : des effets sur l’économie en Touraine ?

En ville, les commerçants pratiquent leur anglais au cas où les journalistes et supporters irlandais auraient la bonne idée d’une sortie shopping in Tours city. Mais pour les businessmen locaux, les enjeux dépassent la période de la Coupe du monde de rugby. En ligne de mire : le développement des liens avec l’Irlande, et les J.O 2024.

On pensait naïvement que le tourisme et l’hôtellerie allaient connaître un boom grâce à la Coupe du monde de rugby. Il faut bien accueillir les journalistes et les supporters irlandais, qui trouvent en Touraine un point central pour aller voir les matchs à Paris, Nantes ou Bordeaux, non ?

Mais Pascal Brault, directeur du château d’Artigny et président de l’association professionnelle Touraine Hôtels tempère : « Septembre est toujours une période très forte en Touraine. On reçoit encore des touristes français (des seniors surtout) et des étrangers encore nombreux à cette période. C’est aussi le redémarrage des voyages d’affaires, dans un mois riche en événements (cocktails d’affaires, réunions de clubs…). La Coupe du monde sera donc un booster, mais cela ne va pas doubler non plus nos chiffres d’affaires ! »

Sur le long terme ?

C’est sur le long terme que la présence du XV irlandais peut tout de même changer la donne : « Les joueurs, le staff, les journalistes vont faire des sorties (les joueurs aiment le golf par exemple). On aura donc sans doute des articles sur la Touraine à l’international. Et avec les J.O. dans un an, les prix qui explosent à Paris et notre proximité avec la capitale, cela pourrait aider la Touraine à sortir son épingle du jeu l’an prochain. »

À la Chambre de commerce et d’industrie Touraine, on est aussi penché sur l’avenir. Philippe Roussy, son président, nous explique que l’accueil des Irlandais est une heureuse nouvelle : « Avec la sortie du Royaume- Uni de l’Union européenne, la France devient le plus proche voisin de l’Irlande dans l’UE. Il faut en profiter, et nous avons déjà commencé à tisser des liens, avec des webinaires, et le voyage d’une délégation tourangelle partie là-bas pour rencontrer la fédération irlandaise et des acteurs économiques du milieu digital et start-up ».

Liens entre universités et entre entreprises du secteur pharmaceutique sont aussi à l’ordre du jour. Pour la CCI, la Coupe du monde est l’occasion de sensibiliser les chefs d’entreprise locaux au potentiel irlandais : « L’événement va créer du lien, des passerelles entre Tours, la région Centre Val de Loire et l’Irlande. » Et en coulisses, on s’affaire déjà pour espérer accueillir à Tours d’autres sportifs pour les J.O 2024. Affaire à suivre…

Maud Martinez

Coupe du monde de rugby : les Tourangelles et Tourangeaux sont « ready » !

C’est bientôt le premier match de la Coupe du monde de Rugby : France vs. Nouvelle-Zélande. En fanzone, dans les bars ou chez soi, les Tourangeaux sont prêts à plonger dans ce Mondial à la saveur particulière.

Plus de 10 000 places qui s’envolent en quelques heures, des files d’attente dès l’aube devant les lieux de retraits… A la surprise des organisateurs, « l’entraînement » du XV Irlandais samedi dernier à Tours a suscité un engouement inespéré ! Dans les tribunes, on croisait des curieux aussi bien que des passionnés.

Pierre-Antoine, la vingtaine et joueur de rugby, était descendu de Paris exprès pour assister à l’événement avec Sylvie, une amie de la famille. Pour lui, pas de canapé-télé pour le mondial, mais sept ou huit matchs à vivre dans la chaleur des stades.

Philippe, la cinquantaine, a fait le déplacement pour les Irlandais, mais il restera chez lui à Saint-Pierre-des-Corps pour savourer la rencontre de vendredi : « Mon père a toujours regardé le rugby, moi aussi. Devant la télé avec une bière, pour vivre le match à fond ! Le rugby c’est l’ambiance, la convivialité, des sportifs qui se rentrent dedans pour le match mais boivent un coup ensemble après, rien à voir avec le foot ! »

 

Preuve de cet état d’esprit ? Les joueurs irlandais, qui ont dû faire une croix sur un « vrai » entraînement pour cause de pelouse fragilisée par des champignons (ça ne s’invente pas…), ont tout de même fait le déplacement.

Pendant une heure, on enchaîne : photo sur fond de Champs-Élysées de Dassin, discours, jeu avec une grosse baballe puis quelques passes avec le ballon de rugby, et des passages devant les tribunes pour faire applaudir en chœur les spectateurs. Les sportifs ont joué le jeu, avec signature d’autographes aux premiers rangs. Fair-play.

Retransmissions dans les bars de Tours

Il faudra donc attendre le samedi 9 septembre pour les voir véritablement jouer, face à la Roumanie, par écrans interposés. Des écrans, on en trouvera un peu partout en ville, dans la plupart des bars et brasseries habitués des retransmissions sportives.

The Pale, bar irlandais par excellence situé rue Colbert, est évidemment de la partie. Mais il n’est pas le seul. À l’Irish Company, place Plumereau, tout est prêt : un vidéoprojecteur et grand écran mural dans la salle du fond, et des écrans télé dans tous les recoins de la brasserie, qui reçoit déjà les réservations pour certains moments-clés du tournoi.

 

Au Camden Pub, rue du Grand-Marché, même combat, avec en bonus le retour de la Guinness en pression, dans un lieu dont le propriétaire est fan de rugby.

D’autres bars accrocheront un écran spécialement pour l’occasion. C’est le cas de la P’tite Maiz, place du Grand-Marché, où l’on retrouvera à la pression la bière créée pour l’occasion par la brasserie du même nom. Cette Irish Harvest, irish ale à la manière irlandaise, est déjà un succès : « D’autres établissements vont la proposer, en Touraine mais aussi à Nantes ou à Paris grâce à notre réseau habituel de distributeurs. On ne sait pas quelles seront les retombées économiques pour nous, mais ce qui est sûr c’est que tous les reportages que nous avons eus dans les médias nous font connaître ! », ajoute le brasseur.

Rugby dans l’assiette

Geoffrey Nivard profite lui aussi de la Coupe du monde pour se faire connaître, avec ses dégustations bières Art is Ale (d’Amboise) et fromages tourangeaux de Rodolphe Le Meunier. Le Tourangeau longtemps expatrié à Londres marque ainsi son retour sur ses terres avec des événements dans des bars partenaires, juste avant la diffusion des matchs. La Touraine gourmande n’a qu’à bien se tenir !

Fan zone

Mais au-delà des bonnes idées gastronomiques ou commerciales, la Coupe du monde reste surtout le moment des retrouvailles de l’Ovalie. Et celles-ci auront lieu ce vendredi 8 septembre au stade Tonnellé, converti en fan-zone par l’US Tours Rugby. Un investissement pour le club tourangeau, heureux de voir son sport à l’honneur.

Alors que le stade accueille 600 à 1 500 personnes pour les matchs de l’UST, ce sont 5 000 personnes qui pourront assister à la retransmission de France/Nouvelle-Zélande, avant les quarts de finale en octobre. Régis Radureau (commission communication) souligne qu’ « un tel événement met en avant la discipline, cela peut encourager enfants, ados, féminines à se lancer ». Ça tombe bien, ce weekend c’est le forum des associations Tours en Fête. Prêts à marquer l’essai ?

Grand chantier sur l’A10 : les travaux débutent

Depuis ce lundi 4 septembre et jusqu’au 20 octobre, d’importants travaux sont prévus sur l’autoroute A10. La circulation sera modifiée. Attention aux bouchons !

Les faits

C’est tout simplement le plus gros chantier depuis son ouverture : l’autoroute A10, construite en 1970, va connaître sept semaines de travaux (et donc de perturbations) jusqu’au 20 octobre. Et ce, de jour comme de nuit, ainsi que les week-ends « pour limiter au maximum la durée des travaux et la gêne aux usagers », tient à préciser Vinci Autoroutes.

Ces travaux d’ampleur concernent notamment la portion de six kilomètres entre les échangeurs de Tours-Nord et de Chambraylès- Tours. Un passage emprunté, chaque jour, par près de 70 000 véhicules…

Quels travaux ?

Vinci Autoroutes mène cette fois une phase de travaux d’entretien d’ouvrages, au-dessus des voies ferrées à Saint-Pierre-des-Corps, du Cher, de l’avenue du Lac et de la rue Charles-de-Foucauld. Il va falloir réparer le béton de la structure des ponts, remplacer l’étanchéité les joints de chaussée, et refaire les les appareils d’appuis du pont de l’avenue du Lac. Un chantier qui durera donc sept semaines.

Et pour les usagers ?

Concrètement, la sortie Saint-Avertin en direction de Bordeaux sera fermée. Il faudra également rouler sur deux voies et non trois, entre Tours-Centre et Saint-Avertin (avec voie de doublement à gauche interdite aux poids lourds). La circulation se fera dans les deux sens. Autant dire que vu le trafic habituel de l’autoroute A10, des perturbations et des bouchons sont à prévoir jusqu’à la date butoir.

Objectif 2025

Entretien des six viaducs, des neuf ponts, rénovation des 12 km de chaussée… Une fois ce programme terminé – ce qui doit nous emmener en 2025 – l’A10 sera donc entièrement reliftée. Vinci Autoroutes assure en outre qu’une fois les travaux réalisés, l’autoroute « offrira plus de confort tant aux usagers qu’aux riverains ».

En attendant, Vinci Autoroutes préconise aux usagers de l’A10 de favoriser le covoiturage et de prendre d’autres moyens de déplacement si possible. Le déroulement des travaux peut être suivi sur a10-amenagement.com et vinci-autoroutes.com

Aurélien Germain / Photo : illustration archives NR

A Tours, des associations comme à la maison

Il y a toutes sortes d’associations. Certaines disposent de leurs propres locaux et d’un ou plusieurs salariés. D’autres n’ont ni les uns ni les autres. C’est pour elles, d’abord, que la Maison des Associations a été créée. À la fois lieu d’accueil et lieu ressource, cette structure municipale est à la fois une pépinière et une… association d’associations.

Ouverte depuis 2019 dans l’ancien collège Louis Pasteur, quartier du Sanitas, la Maison des Associations est désormais bien installée dans le paysage de la vie associative locale. Certaines associations tourangelles y ont élu domicile, d’autres viennent y trouver aides et conseils ou y travailler leurs dossiers, quand il ne s’agit pas d’y organiser son assemblée générale ou ses rendez-vous hebdomadaires. Petit tour du propriétaire…

Des étages du collège Louis-Pasteur, on ne verra rien : la Maison des Associations n’occupe que le rez-de-chaussée de l’ancien établissement scolaire. La faute à l’amiante. Au début du couloir, les bureaux du Service de la vie associative. Ici, on gère les demandes de subventions, on répond aux questions sur des sujets aussi variés que la recherche de bénévoles, l’embauche de salariés ou la réservation de locaux, quand on n’organise pas des ateliers pour accompagner dirigeants et bénévoles dans les aléas de la gestion associative.

C’est ici aussi que Marie Rousseau, animatrice et coordinatrice de la Maison, chapeaute l’organisation de Tours en Fête. L’événement qui se déroulera le dimanche 10 septembre au lac de la Bergeonnerie est une importante vitrine pour les associations tourangelles.

Une vie associative « dynamique » à Tours

Elles seront 76 associations culturelles cette année, et plus de 200 associations sportives. Tout ceci sans compter la face immergée de l’iceberg piloté par Nathalie Tibolla, responsable du service vie associative : participation à divers réseaux (réseau national des Maisons des Associations, Guid’Asso 37…), gestion du « Portail des associations » pour les démarches en ligne, etc.

Sept personnes travaillent à plein temps pour tout cela. « La vie associative a toujours été dynamique à Tours, rappelle Catherine Reynaud, adjointe au maire déléguée à la vie associative et à la cohésion territoriale. C’est une tradition de longue date, certains patronages ont été créés dans les années 1930 ! Les municipalités successives ont toujours pris au sérieux les associations, jusqu’à créer le service en 2014. »

Aide et appui

Et depuis l’arrivée de la nouvelle municipalité, la vie associative est vécue comme une opportunité supplémentaire d’encourager la démocratie permanente : « L’entraide, les échanges entre générations, la proximité sont des valeurs communes, d’autant que les associations participent à la dynamisation des quartiers », souligne l’élue.

Au-delà des subventions (7 603 160 € en 2023 pour 444 associations), ce soutien se traduit par la mise à disposition de locaux et de matériel, l’appui à la communication… et cette Maison des Associations qui ne se contente pas d’héberger le service vie associative. Boîtes aux lettres, espace coworking, deux salles de réunion et deux salles d’activités disponibles sur réservation : tout pour que les associations s’y sentent comme à la maison !

M.M. / Photo Maison des Assos – © Ville de Tours – V. Liorit

Monde associatif à Tours : des réseaux sociaux in vivo

À l’approche de la rentrée, toutes les associations sont sur la ligne départ. Objectif ? Trouver des adhérents pour leurs activités… et des bénévoles pour les faire tourner !

la Société Chevaleresque des Programmeurs 37, pas d’épée en vue, mais des pirates, puisque l’association prévoit un atelier hacking informatique, avec le soutien du Crous et de l’Université de Tours. L’occasion pour ces étudiants d’éveiller l’intérêt des nouveaux arrivants dans leur filière, et de « recréer du lien entre les étudiants d’informatique », selon le président, Andreas Mulard (qui entame sa 3e année).

Le lien humain ? C’est ce qui a poussé les habitants de la rue Chanzy à créer leur association au printemps : La Commune Libre de Chanzy. Au départ, une conversation Whatsapp née pendant le confinement de 2020, comme le raconte l’actuel président, Stéphane Fouassier : « À l’origine on échangeait pour des achats de paniers de légumes ; cela a attiré beaucoup de voisins, et des liens durables se sont créés. »

Echange et coopération

En juin, la Fête des Voisins fait ainsi le plein, avec presque cent participants cette année, et d’autres idées ont germé… Tellement d’idées que les voisins motivés ont lancé une association pour pouvoir les porter. Bientôt une boîte à livres, un vide-greniers, des activités culturelles… La rue Chanzy va continuer de s’animer, tandis que le groupe Whatsapp poursuit sa vie pour l’organisation d’apéros, des balades à vélo ou des échanges d’outils, dans un quartier « où les gens se connaissent, il n’y a plus d’anonymat, mais un esprit village », se réjouit Stéphane.

L’échange et la coopération sont tout aussi essentiels pour Alain Herault, président de l’Ardente, qui est un vrai dinosaure du monde associatif tourangeau.

« Une association sans convivialité, ça n’est pas une association ! »

Créée en 1936, l’association désormais basée dans le quartier de la Bergeonnerie a pour devise « entraide et convivialité ». « Une association sans convivialité, ça n’est pas une association ! » ajoute Alain. Dans la section football, où s’entraînent une soixantaine d’enfants, tous les animateurs sont bénévoles. Idem pour les responsables des cinq sections de l’Ardente : football, gymnastique, danse, sarbacane, et « Bebbo », la section dédiée à la vie de quartier (Bergeonnerie Est Bois Bergeonnerie Ouest) qui a pour objectif que « les gens fassent connaissance entre eux et se sentent bien dans leur quartier ».

Mais tout cela n’est pas de tout repos ! Si créer une association est assez simple (deux personnes pour former le bureau, des statuts souvent inspirés de modèles trouver en ligne, un compte en banque et une assurance pour enregistrer tout cela sur le site web de la préfecture), la faire fonctionner est parfois une gageure.

Lors de l’assemblée générale de l’Ardente, en juin dernier, Alain avait fait les comptes : comité directeur, responsables de sections, animateurs… les bénévoles avaient consacré à eux tous plus de 6 500 heures à l’Ardente au cours de l’année écoulée, pour faire vivre les activités qui réunissent près de 170 adhérents.

Et si le bénévolat est une manière de partager un bon moment, des compétences, ou les deux, c’est aussi parfois un sacerdoce ! Les mesures sanitaires mises en place pendant la pandémie ont ainsi mis à rude épreuve les nerfs de nombre de responsables associatifs, responsables légaux en cas d’incident. Pas toujours simple !

Et pas toujours attractif ? Richard Lévrier, vice-président de France Bénévolat Touraine, souligne en effet la baisse du nombre de bénévoles en France en 2023. « Pendant le Covid, de nouvelles personnes se sont investies dans des actions bénévoles, mais on constate tout de même une perte de 2 millions de bénévoles entre les périodes avant et après Covid. »

Et le bénévolat change de physionomie : les séniors sont moins nombreux qu’avant (25 % des bénévoles contre 38 % en 2019), ce qui ne devrait pas s’arranger avec le recul de l’âge de départ en retraite. Il est également difficile de trouver des bénévoles sur le long terme ou pour des missions à responsabilité. Le défi pour les associations, qu’elles œuvrent dans la culture, le social, l’environnement ou le sport ? « Fidéliser les bénévoles en maintenant le plaisir et l’envie de s’engager. » Alors, prêts à vous lancer ?

Maud Martinez / Photos : Tours en Fête @ Sébastien Pons

Le coût de la rentrée universitaire en forte hausse

L’Unef a fait paraître son classement annuel sur le coût de la vie étudiante, où Tours pointe à la 35e place. Et la rentrée 2023 va coûter plus cher aux étudiant(e)s la Ville…

Les faits

Comme chaque année, l’Unef a de nouveau dévoilé son classement des villes universitaires, en se demandant quelle était la moins chère pour y faire ses études. Le syndicat en a ainsi analysé une cinquantaine. Et le constat est sans appel : « L’inflation n’épargne aucune ville. »

Sans trop de surprise, l’Île de France (Paris, Nanterre, Créteil, etc.) se retrouve en tête du classement, le bassin parisien étant « une nouvelle fois le lieu le plus cher de France », note l’Unef.

Et Tours ?

Tours est classée trente-cinquième : c’est « une ville dont le coût de la vie augmente davantage que l’année dernière (+ 5,86 %) », est-il indiqué dans l’enquête. « Face à une augmentation des bourses de seulement 37 € pour 23 % d’entre eux et elles, les étudiant(e)s s’enfoncent de plus en plus dans une précarité extrême. » (1)

Et malgré une « stagnation du prix des transports, cependant toujours bien trop élevé (230 €), les loyers augmentent de 2,40 % soit 120 € en plus par an ».

Dans son classement du coût de la vie par ville universitaire, l’Unef estime ainsi qu’un(e) étudiant(e) à Tours devra débourser 1088,60 € mensuels pour subvenir à ses besoins basiques. Il en faudrait par exemple 1 245,84 € pour Bordeaux (12e), 1 109,02 € pour Orléans (26e) ou 1 027,29 € pour Limoges, en bas de classement (47e).

Une rentrée plus chère

L’Agate, l’Association générale des assos tourangelles étudiantes, a quant à elle alerté sur la hausse, très forte, du coût de la rentrée. Elle serait de 3,7 % pour 2023, soit une augmentation de 92 € sur l’année, c’est-à-dire une somme de 2 524,32 € (obtenue en additionnant « les frais de vie courante, les frais spécifiques de rentrée, les frais modulaires et les frais complémentaires calculés pour septembre », indique l’Agate).

Ainsi, l’étude démontre que tout a augmenté : matériel pédagogique (papeterie notamment), contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC), loyer, etc. Seul point positif : l’association a remarqué que les frais d’agence pour le logement et le prix des repas du Crous restaient stables.

Aurélien Germain / Photo : archives NR


(1) Pour lire le classement et l’étude dans son intégralité, c’est par ICI 

Passage du Convoi de l’eau : la circulation sera perturbée à Tours

La préfecture prévient que la circulation en Indre-et-Loire sera perturbée jusqu’au 23 août, en raison du passage du « Convoi de l’eau », protestation itinérante de militants écologistes. A Tours, des bouchons sont à prévoir ce mardi 22.

La manifestation itinérante du « Convoi de l’eau » a démarré. Celle-ci doit traverser plusieurs départements – les militants sont partis des Deux-Sèvres – et doit également passer par la Touraine.

La préfecture d’Indre-et-Loire a donc annoncé, dans un communiqué, que la circulation serait perturbée à cette occasion.

> Mardi 22 août : il faut prévoir des perturbations dans le secteur de la vallée de l’Indre, le matin entre Dolus-le-Sec et Chambray-lès-Tours.

Le centre-ville de Tours risque d’être pris dans ces perturbations routières entre 11 h et 14 h. Sont concernés : la rue du Général-Niessens, le pont du Lac, le pont du Sanitas, l’avenue de Grammont, la place Jean-Jaurès, l’avenue Georges-Pompidou, le carrefour des Français-Libres, le quai de la Loire. Et aussi la levée de la Loire par la D751 jusqu’à l’île de la Métairie puis vers Lussault-sur-Loire par les D752-D142-D82 et D751.

> Mercredi 23 août : il est recommandé d’éviter le secteur d’Amboise, Chargé et Mosnes par la D751 le matin.

Attention toutefois, les services de la préfecture préviennent que « les informations sont communiquées à titre indicatif et seront susceptibles d’évoluer »

Le Convoi de l’eau, kézako ?

Il s’agit d’une manifestation itinérante, partie depuis Lezay dans les Deux-Sèvres. Elle vise à « dénoncer les projets de méga-bassines » qui avaient fait l’objet d’une violente manifestation il y a quelques mois, en mars dernier, et milite pour « la défense de l’eau ».

A.G. / Photo : archives NR illustration

Sewra Mehretab, l’ambassadrice du tourisme Tours Loire Valley

#VisMaVille Sewra Mehretab est conseillère en séjour à l’Office de Tourisme & des Congrès de Tours. Accueil, conseil mais aussi vente constituent la palette de cette ambassadrice qui garde constamment son sourire.

Derrière le comptoir de l’Office de Tourisme de Tours & des Congrès Loire Valley, face à la gare et au Palais des Congrès Vinci, Sewra Mehretab et ses quatre collègues titulaires se relaient chaque jour pour assurer l’accueil et renseigner les touristes et curieux. Une équipe du matin, une de l’après-midi, complétée par les saisonniers d’avril à fin septembre, avec des roulements les week-ends et jours fériés à la clé.

Le métier de « conseiller séjour », Sewra Mehretab l’exerce depuis 13 ans ici au siège de la rue Bernard-Palissy, après avoir tenu la boutique touristique de la place Plumereau durant sept ans.

Titulaire d’un BTS Tourisme passé à Blois, cette Tourangelle maîtrisant l’allemand et l’anglais, a pourtant cru qu’elle devrait faire une croix sur son métier. Elle est, en effet, issue de la promo du 11 septembre 2000. Les perspectives de recrutement dans le tourisme étaient alors au point mort. Sewra a dû exercer un job alimentaire de vendeuse de vêtements avant de pouvoir enfin embrasser son objectif.

« J’aimais voyager, les langues, j’avais envisagé de travailler pour des tours opérateurs et puis j’ai changé d’image sur les offices de tourisme que je trouvais alors trop statiques, répétitifs dans les tâches. En fait, le métier évolue constamment avec les nouveaux produits à proposer et la technologie. »

Le cœur du métier de conseiller séjour réside toujours dans l’accueil et le conseil. La vente d’excursions, de balades en montgolfières ou en canoë, de visites dans les châteaux du Val de Loire surtout, mais aussi d’hébergement touristiques et de souvenirs prend de plus en plus de place. Avec une diversification dans les prestations proposées. « Les dégustations de vins dans des sites insolites sont devenues tendances », souligne Sewra Mehretab.

Les conseillers séjours accueillent physiquement le client, mais répondent également à leurs demandes par téléphone, mail et messagerie en ligne. En arrivant le matin à 9 h, le point est fait sur les affiches, le panneau indiquant la météo, les documents disponibles pour le public et les mails donc. « Nous essayons de répondre le plus vite possible, entre deux clients, assure Sewra. Nous jonglons, nous essayons d’être efficaces, de poser les bonnes questions pour affiner la demande, la recentrer car beaucoup d’informations circulent sur internet. »

Sewra insiste sur sa mission de service public. « Notre but est de promouvoir la destination et le département. » Elle apprécie les retours positifs et les échanges qui peuvent s’instaurer, avec une clientèle large, du jeune couple aux séniors, de tous horizons sociaux et géographiques. « Les gens viennent d’abord chez nous pour découvrir la ville, je sors la carte de Tours maintes fois, mais ce n’est jamais la même explication, la même approche, car chaque personne a une façon différente de visiter. »

Et parfois les échanges prennent une autre tournure. « Quelque part, nous voyageons aussi à travers nos clients. Dernièrement, un Québécois m’a proposé de venir voir les caribous l’automne, c’est tentant. »

Aurélie Dunouau

 

L’ex-clinique Saint-Gatien accueillera bar rooftop, maison de l’hospitalité et école

L’ancienne clinique Saint-Gatien va être totalement transformée. Le futur projet urbain prévoit une Maison de l’hospitalité, une école et même un bar rooftop !

Gros projet

La Ville de Tours et la Société d’équipement de Touraine (Set) ont annoncé le lancement d’un énorme projet de rénovation de l’ancienne clinique Saint-Gatien, située à deux pas de la cathédrale de Tours. Celle-ci était fermée depuis plusieurs années.

Le bâtiment, haut de cinq niveaux, possède 12 000 m² de surface de planche, mais 8 925 m² sont concernés par cette transformation. Il abritera notamment une maison de l’hospitalité, mais aussi une école d’ingénieurs, des bureaux, des commerces, un restaurant et même… deux terrasses rooftop !

Maison de l’hospitalité

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Denis. Le site de Saint-Gatien accueillera donc une Maison de l’hospitalité, avec un accueil de jour, pour orienter et informer les personnes en grande précarité. Un espace douche, bagagerie, médical et informatique sera mis en place, tout comme un accompagnement dans l’insertion sociale et professionnelle.

Mon beau rooftop !

C’est visiblement l’un des volets du dossier les plus attendus (et surprenants) : au dernier niveau des terrasses, on pourra boire un verre sur les toits. Ce bar rooftop donnera sur la rosace de la cathédrale et sur les toits historiques de la Ville.

Une activité commerciale est également prévue avec un restaurant et des commerces donnant sur la place en rez-de-chaussée.

Le plan du futur projet (©CTOUTVU)

700 étudiants attendus

Le bâtiment devrait également abriter, à l’horizon 2025-2026, une école d’ingénieurs. Celle-ci accueillera 700 étudiant(e)s. La Set parle aussi « d’activité tertiaire pouvant accueillir jusqu’à 100 emplois ». Les discussions « avec les preneurs sont en phase finale ».

En attendant…

Coût total de cette réhabilitation ? 18 millions d’euros. Un gros budget financé par la Set pour le clos, le couvert et les parties communes. Les travaux doivent commencer en septembre 2024.

Pour patienter, une exposition de street art est à voir au rez-de-chaussée de l’ancienne clinique (du mercredi au dimanche, 5 €). Ensuite seulement, vous pourrez enfin boire votre coup sur le rooftop…

Aurélien Germain / Photo ouverture : Visadrone

Violences urbaines : arrêt des tramways après 19 h et des bus après 20 h ce vendredi

Après les violences urbaines qui se sont déroulées les deux dernières nuits, Fil bleu a annoncé que la circulation des tramways s’arrêterait ce vendredi 30 juin à 19 h. Et celle des bus, à 20 h.

Nouvelles restrictions pour ce vendredi 30 juin, au soir. Fil bleu a annoncé qu’il n’y aurait plus aucun tramway après 19 h et plus aucun bus après 20 h. Une décision prise en raison des violences urbaines qui se sont déroulées hier et avant-hier.

Tramway

Dernier départ de Vaucanson vers Lycée Jean-Monnet à 17 h 22
Dernier départ de Jean-Monnet vers Vaucanson à 18 h 15

Bus

Pour les lignes de bus, les derniers départs s’effectueront :
Plan B :

  • de Vaucanson vers Lycée J. Monnet :
  • 1 départ toutes les 5 à 10 mn à partir de 17 h 35
  • Dernier départ à 18 h 25
  • Dernier départ de Lycée J. Monnet vers Vaucanson à 18 h 25

Ligne Tempo 2 :

  • de CHU Trousseau vers Les Douets à 18h35
  • de Les Douets vers CHU Trousseau à 18h33

Ligne 3 :

  • de Grand Sud vers La Pléiade à 18h08
  • de Onze Arpents vers La Pléiade à 18h20
  • de La Pléiade vers Grand Sud à 18h37

Ligne 4 :

  • de Rempart vers Les Atlantes à 18h19
  • de Les Atlantes vers Rempart à 18h18

Ligne 5 :

  • de St Pierre Gare vers Parc Grandmont à 18h38
  • de Parc Grandmont vers St Pierre Gare à 18h18

La Ligne N1 ne circulera pas.

 

Toit, toit, mon toit… Notre dossier spécial immobilier à Tours

Achat ? Location ? Neuf ? Ancien ? … Retrouvez notre dossier spécial immobilier cette semaine et suivez le guide.

On le sait, le logement traverse actuellement une crise importante. Matériaux trop chers, taux d’intérêt en hausse, inflation, normes environnementales de plus en plus drastiques… Ça secoue sérieusement sur le secteur.

Pour se loger, il y a plusieurs stratégies possibles. On peut opter pour le neuf ou préférer l’ancien. On peut choisir du clé en main ou se lancer dans des travaux. Ou alors, on peut choisir de rester en location…

Retrouvez notre dossier spécial immobilier dans le numéro 449 de tmv.

A télécharger en cliquant juste ici !

Ecrivains chez Gonzague Saint Bris : le rendez-vous littérature

La prochaine édition des Ecrivains chez Gonzague Saint Bris se déroulera fin août. La liste des invités a été dévoilée. L’éclectisme sera encore de mise.

C’est quoi ?

Appelez-le « Ecrivains chez Gonzague Saint Bris » ou « Forêt des livres », le rendez-vous est devenu un incontournable en Touraine. Direction Chanceaux-près-Loches, à une quarantaine de minutes en voiture de Tours : c’est ici que se tient cet événement littéraire, une sorte de grande fête culturelle et du livre qui prépare la rentrée.

La prochaine édition aura donc lieu le dimanche 27 août. Et l’équipe organisatrice a dévoilé une grosse partie de ses invité(e)s, qu’elle qualifie de « plateau exceptionnel ».

Les stars

Pour cette fournée 2023, un auteur devrait ramener du monde au stand de dédicaces : Bernard Werber. L’écrivain français, connu et reconnu pour sa fameuse trilogie des Fourmis, viendra dévoiler en avant-première son nouveau roman, prévu pour le mois d’octobre.

L’autre grand nom de cette édition, c’est celui de Boris Cyrulnik. Développeur du concept de résilience, neuropsychiatre célèbre, auteur de livres grand public sur la psychologie, il participera à un colloque autour de son dernier ouvrage.

Des immanquables

Certains auteurs et autrices devraient également voir du monde à leur table. Par exemple, Sergueï Jirnov, ancien du KGB, auteur de « L’Escalade », mais aussi Marek Halter pour « La Juive de Shangaï », roman vrai sur un exode méconnu et oublié.

Quant à Sarah Barukh, elle viendra avec son « 125 et des milliers », ouvrage tristement indispensable, puisqu’il raconte 125 victimes de féminicide.

Personnalités, people et politiques : l’éclectisme

Deux personnalités politiques seront aussi là. Manuel Valls déjà. L’ex-Premier ministre y présentera « Le Courage guidait leurs pas », dans lequel il raconte les personnalités qui l’inspirent. En face (enfin pas trop près quand même, on espère), sera présente, Ségolène Royal avec « Refusez la cruauté du monde ! Le temps d’aimer est venu » (qui est vraiment le titre de son livre).

Dans la liste d’invités également, on trouve de nombreuses personnalités. À commencer par des journalistes, comme Bruce Toussaint, Guillaume Auda, Catherine Nay, Sonia Mabrouk. Mais aussi d’autres noms plus surprenants, comme Jean-Jacques Debout, l’interprète de Starmania Fabienne Thibeault et… Jean-Claude Drouot, qui fut le Thierry La Fronde de 1963 à 1966.

D’autres écrivains seront également présents (liste complète sur lesecrivainschezgonzaguesaintbris.com, ils seront dévoilés prochainement) pour cet avant-goût de la rentrée littéraire. Un événement qui, comme chaque année, sera gratuit…

Aurélien Germain / Photos : ouverture NR, B.Werber par Michel Restany

L’extinction de l’éclairage public s’étend à Tours

Dans le cadre de sa politique de réduction de l’éclairage nocture, la Ville a annoncé l’installation de systèmes de détection sur des candélabres autour de la rue Colbert.

Les faits

Trente-six lampadaires à led situés dans six rues perpendiculaires à la rue Colbert (rues des Jacobins, de la Barre, du Cygne, de Guise, Jules-Moineaux, de la Moquerie) vont être équipés d’un système de détection. Entre 22 h 30 et 6 h 30 et plus tard en hiver, la lumière (trois luminaires) s’allumera à l’arrivée d’un piéton.

Le reste du temps, la rue ne sera pas éclairée. Une idée née du premier budget participatif de la Ville.

Le contexte

Depuis le 14 novembre 2022, l’éclairage public s’éteint entre 1 h et 5 h du matin dans trois quartiers de la ville de Tours : Blanqui, une partie de la rue Febvotte et le quartier des Douets à Tours nord.

Une étude menée sur ces secteurs indiquent que les habitants sont globalement satisfaits (à 55 %) de cette initiative. Aucune agression n’a eu lieu dans les secteurs concernés. De même, les données fournies par la police montrent que la mesure n’a eu aucune incidence sur le nombre de cambriolages qui, contrairement à une idée reçue, se déroulent majoritairement en journée, quand les habitants sont absents de leur domicile.

Un éclairage à détecteur de mouvement, à Tours.

Les enjeux

Pour la Ville, limiter l’éclairage nocturne répond à trois enjeux majeurs. Il s’agit, tout d’abord, de limiter la consommation d’énergie. Éclairer des rues vides, de fait, ce n’est pas ce que l’on peut faire de mieux par les temps qui courent. Il s’agit, aussi, plus prosaïquement, de faire baisser la facture liée à l’éclairage public de la Ville, qui se monte quand même à près de 2 millions d’euros cette année, contre 1,2 million l’année dernière.

Enfin, le but est de favoriser la biodiversité en ville, en limitant les effets néfastes de l’éclairage nocturne.

Et demain ?

Un nouveau point sur l’éclairage nocturne et les deux systèmes (extinction totale ou allumage automatique par détection de mouvement) sera effectué à la fin de l’année. Mais sans attendre, la Ville laisse déjà entendre qu’elle envisage d’étendre le principe de l’éclairage ciblé dans les mois qui viennent. Une mesure qui ne concernera pas les grands axes.

Si elle l’appliquait à tous les quartiers, elle pourrait économiser jusqu’à 300 000 € sur sa facture d’électricité.

Matthieu Pays / photos archives NR

Tours : La Semaine des fiertés a débuté

Événements, conférences, rassemblements… La Semaine des fiertés se tient jusqu’à dimanche 18 juin, alors que la communauté LGBTQI+ a récemment été tristement prise pour cible à Tours.

La semaine des fiertés, c’est quoi ?

Débutée le 12 juin et se terminant le 18, la Semaine des fiertés est un rendez-vous annuel pour mettre en lumière la communauté LGBTQI+, en organisant divers événements avec, en point d’orgue, la fameuse « Marche des Fiertés » samedi 17.

À chaque fois, tout est gratuit et ouvert à toutes et à tous et chaque jour est articulé autour d’un verbe (« s’aimer », « veiller », « se souvenir », etc.).

Un programme riche (1)

Cette semaine, on retrouve par exemple le mercredi 14 l’installation de stands d’information à la guinguette de Tours, allant de Stop Harcèlement de rue 37 au Strass (le Syndicat du travail sexuel), en passant par des artistes et créateurs/trices. À l’Hôtel de ville, on pourra aussi assister à des conférences avant de retourner, le soir, à la Guinguette pour des concerts et des performances.

Le jeudi au Winch, divers artistes seront présent(e)s (notamment l’excellente couturière Prima !), avant des shows au contenu érotique le soir (avec la performeuse Misungi Bordelle, par exemple). Le vendredi, de nouveaux stands seront installés à la guinguette (Queer d’Artichaut, God save the Queer…) et danseuses danseurs seront présent(e)s, avant de finir par le concert de NØNNE.

Une Marche importante

C’est le moment-clé de cette semaine : samedi 17, place à la Marche des Fiertés. Le départ est prévu à 15 h 30 au Château de Tours. Les organisateurs ont décidé d’un mot d’ordre pour cette marche, celui du « Mariage pour Tous-tes, 10 ans déjà, ne nous arrêtons pas là ».

Climat d’insécurité

Cette Semaine des fiertés se déroule dans un contexte tendu, alors que la communauté LGBTQI+ a été, ces derniers mois, la cible de plusieurs attaques à Tours et victime de nombreux actes de vandalisme : locaux du centre LGBT dégradés, jet d’une bouteille explosive à l’intérieur (un jeune de 17 ans a été mis en examen pour cette attaque), ou encore tout récemment la dégradation des liserés arc-en-ciel peints sur les passages piétons place Jean-Jaurès par trois individus masqués, le 9 juin (lire notre éclairage ICI).

Une semaine des Fiertés d’autant plus importante, donc, pour rappeler que les personnes LGBTQI+ sont libres d’assumer leur identité.


Aurélien Germain

(1) Programme complet sur magazine.tours.fr

Notre guide des festivals de l’été 2023

Dossier spécial cette semaine, dans le numéro 446 de tmv ! Au menu, toute la programmation des festivals de cet été en Touraine !

L’été approche et avec lui… la saison des festivals bien sûr ! On vous a concocté un guide plutôt costaud de tous les rendez-vous en Touraine, que ce soit pour faire le plein de concerts, ou alors d’arts de rue, voire de théâtre.

Retrouvez notre guide des festivals de l’été dans le numéro 446 de tmv, à télécharger en CLIQUANT ICI ! 

Et le Prix du roman tmv 2023 est attribué à…

Fabien Vinçon a remporté la dixième édition du Prix du roman tmv, avec son « Staline a bu la mer ». Retour sur la délibération du 25 mai, ses débats et ses avis… tranchés !

Et de dix ! En ce jeudi 25 mai, la team tmv fête déjà la dixième édition du Prix du roman, pas peu fière (un peu d’auto-flatterie fait toujours du bien) de voir l’aventure perdurer. Cette année encore, notre équipe, nos fidèles partenaires et trois lecteurs/lectrices de tmv font partie du jury, réunis par leur amour de la lecture et leur envie de s’étriper… pardon, de débattre pour élire le meilleur roman 2023.

Installés au restaurant de l’Hôtel Oceania L’Univers, une fourchette en main et un stylo dans l’autre, nous voilà partis pour une délibération enflammée.

J’ai tout dans ma tête (Rachel Arditi)

On commence par « J’ai tout dans ma tête » (éditions Flammarion) de Rachel Arditi ! Dans son premier roman, l’autrice raconte la belle relation entre un père souffrant d’Alzheimer persuadé que des Japonais vont lui racheter ses peintures et sa fille, comédienne pressentie pour adapter une pièce de Pouchkine.

Si l’auteur de ces lignes a trouvé ça bouleversant et très émouvant de par sa poésie, tout comme Magali (de Fil bleu) qui s’est « laissée transporter », Karine (Walter & Garance avocats) l’a trouvé « inégal, entre les passages sur la maladie d’Alzheimer que j’ai aimés et ce qu’elle raconte sur le métier de comédienne qui finit par tourner en rond ».

Qui tourne en rond, c’est aussi ce que pense Alix, lectrice de tmv sélectionnée pour participer au jury (une petite surprise de son époux pour leurs 10 ans de mariage, c’est trop meugnon !). Quant à Béatrice (Crédit Mutuel), c’est « la façon d’embellir Alzheimer qui ne m’a pas plu ». Notre estimée collègue Elisabeth pense quant à elle que « c’est très poétique, justement, comme façon de parler de cette maladie et c’est ce qui fait le charme d’une autofiction ».

Les avis fusent. Tous très tranchés. On aime, ou on n’aime pas. Un coup de cœur pour Geneviève (Hôtel Oceania) qui y voit une « magnifique déclaration d’amour à son père » et notre lectrice Marie-Eve qui a « beaucoup aimé cette relation père-fille ». Idem pour Franck (Auchan) qui, punchline à l’affût, déclare : « Je ne l’ai pas lu… je l’ai bu ! » (pas forcément l’avis de Lara, d’Acuitis, qui « aime lire quand ça fait vibrer », mais qui, là, « ne l’a même pas fini »).

Nuit nigériane (Mélanie Birgelen)

Dans ce roman paru aux éditions Calmann-Lévy, Mélanie Birgelen dresse le portrait d’un jeune styliste homosexuel qui espère percer dans le monde de la mode mais qui fait face à une société nigériane très conservatrice.

Problème dans ce livre, pour certains : cette double histoire avec une journaliste qui part à la recherche du protagoniste, « un rôle qui ne se raccroche à rien », comme le dit Déborah (Auchan). Philippe (mister NR Communication) n’y voit pas un roman, mais un « guide touristique » (et pan, dans les dents). Jacques (groupe Duthoo) lève sa fourchette : « Comme les copains : pas emballé ».

Un dernier pan dans les dents de la part de Franck, je vous prie ? « Ouh, j’ai mis deux ans à le lire. (Franck a une notion de l’espace-temps légèrement exagérée, vous l’aurez compris – NDLR) Je me suis jamais autant ennuyé. »

D’autres en revanche ont adoré, comme Béatrice ou notre lectrice Marion (« c’est un beau roman qui transporte et qui émeut ») et Lara (« j’ai TOUT adoré »). C’est même « le préféré » de Manon, de NR Com : « Le thème est très percutant : comment être soi-même dans un pays où il est compliqué de s’assumer ? »

Les membres du jury du Prix du roman tmv réunis.

Staline a bu la mer (Fabien Vinçon)

Le saviez-vous ? La mer d’Aral a disparu en raison d’un écocide orchestré par l’URSS en Asie Centrale. Et ce fait historique, Fabien Vinçon s’en inspire dans « Staline a bu la mer » (éditions Anne Carrière), où le dictateur fait vider ladite mer grâce à un ingénieur à sa botte.

Troisième roman de notre Prix à être discuté, il va de nouveau diviser. Danièle (Crédit Mutuel) a « un coup de cœur pour ce mélange de conte, de réel et de science-fiction ». Jacques prend l’accent russe pour parler à sa voisine de table, mais a beaucoup aimé ce roman, optant même pour « un coup de coeur » et nous gratifier d’un poétique : « Et grâce à lui, comme disait l’autre, ‘’on s’endort moins con’’. »

Déborah a adoré et veut défendre mordicus l’ouvrage. « Même si ce n’est pas gai, j’ai été happée ! » Car oui, ce côté sombre n’a pas forcément ravi tous les esprits. « Ce n’est pas ce que j’attends d’un roman. J’ai eu du mal », dit Manon. « Je n’ai pas aimé cet aspect folie du pouvoir, ça renvoie à l’état actuel », souligne Geneviève. Franck, pareil : « Avec toute cette actu du moment, bof… »

Mais en face, revigorés par leur coup de fourchette, Elisabeth et Philippe s’enflamment. « Il mérite même un point bonus pour avoir parlé de ça : c’est qu’on n’a rien appris, c’est toujours la même folie politique, écologique, juste pour son ego et sa carrière. C’est un livre courageux », s’exclame Elisabeth. Philippe, quant à lui, devient hyper lyrique, mais je dois avouer que je n’ai pas réussi à prendre des notes.

La poésie des marchés (Anne-Laure Delaye)

Dernier roman en lice, « La Poésie des marchés » (éditions Albin Michel), dans lequel Anne-Laure Delaye plonge dans le monde de l’open space aux côtés d’une analyste financière qui va apporter un peu de poésie dans la folie des marchés. Avec, en prime, un iguane, un SDF et une tripotée d’autres idées saugrenues.

Favori de Marion qui a « beaucoup ri et apprécié le ton optimiste du livre, son côté décalé et un peu surréaliste », l’ouvrage a également fait rire Marie-Eve « du début à la fin. Et c’est aussi poétique ! ». Même son de cloche # littérature tmv I 31 mai 2023 27 chez Alix qui a « adoré et vraiiiment rigolé » (plusieurs « i » parce qu’elle a VRAIMENT rigolé). Toutefois « trop déjanté » pour Déborah (à quoi son taquin collègue Franck lui rétorque « Quand je te dis que t’as pas d’humour… »), alors que Magali « s’est laissée aller » et indique que c’est son roman préféré, « humaniste, social et un peu léger ».

« Loufoque et sympa » pour Jacques, mais « pas vraiment bien écrit avec ce langage parlé » pour Danièle, le roman divise encore la tablée. Philippe, lui, a apprécié « la caricature du monde de l’entreprise et ses faux-semblants », poussé à la lecture par Elisabeth qui, jamais à court d’expressions bien troussées, le décrit comme « Bridget Jones chez les traders ». Pas de quoi émouvoir Karine pour qui « c’était trop délirant », ni Manon qui le trouve certes « farfelu, mais j’ai eu du mal. J’étais peut-être trop premier degré » (si on était vache, on dirait oui, mais on va se faire disputer en réunion de service).

Reste Geneviève qui mettra tout le monde d’accord avec la conclusion qui tue : « C’est une poésie dans un monde où il n’y en a pas. Je me suis dit à la fin : ‘’et si on réenchantait notre quotidien ? ».

 

Et le gagnant est…

Sauf que voilà. Les cafés sont terminés et il est déjà plus de 14 h (y’en a qui bossent, oh !). Un premier tour de table et les romans de Rachel Arditi et Fabien Vinçon, arrivent à égalité en tête. Les deux sont donc propulsés pour le vote final. Qui sera très serré…

Mais c’est finalement « Staline a bu la mer » de Fabien Vinçon qui récolte le plus de voix et remporte le Prix du roman tmv 2023. Qui l’eût cru que la démocratie voterait pour Staline ? [élue pire chute d’article de l’histoire de notre journal]

Ligne 2 du tramway : où en est-on ?

La future ligne du tram est toujours sur les rails… Mais des questions sur le financement demeurent et certaines oppositions se font entendre.

Les faits

La vie de la future ligne de tramway n’est pas un long fleuve tranquille… On rembobine : celle-ci devait initialement passer par le boulevard Béranger. Mais l’été dernier, l’option est finalement abandonnée, sauvant au passage les platanes du mail.

Exit donc, ce passage pour relier les hôpitaux Trousseau et Bretonneau ; bienvenue au nouveau tracé qui passe finalement par le boulevard Jean-Royer. Retardant, de fait, la livraison du projet.

Mais ce tracé, le collectif « Boulevard Jean- Royer contre le tramway » ne veut pas en entendre parler. Créé dans la foulée en juillet 2022, il a notamment mis en exergue la suppression des places de stationnement, la disparition des arbres du boulevard, les dangers aux intersections, le report de la circulation dans les rues adjacentes.

La Métropole continue

Même si ce collectif a récemment demandé aux élus de ne pas voter ce projet, pour Tours Métropole, c’est « le programme phare des cinq prochaines années », comme elle le mentionne dans sa communication. Elle a donc logiquement validé, le 22 mai dernier lors du conseil métropolitain, la poursuite du projet de ligne 2 du tramway qui passera par La Riche, Tours, Joué-lès-Tours et Chambray-lès-Tours.

Un conseil qui a été animé, puisque certaines questions, dont celui du financement de la ligne, demeurent.

Parce que voilà, cette nouvelle ligne par Jean-Royer verra probablement sa fréquentation bien moindre que celle escomptée par Béranger. On l’estime à 35 000 voyages par jour, soit 10 000 de moins qu’estimé.

Selon les membres de l’opposition tourangelle porteurs d’un amendement lors de ce conseil métropolitain, cette ligne 2 « sera un objectif difficilement atteignable sans augmenter les impôts ». Mais hors de question de faire ça pour le président du conseil départemental Jean-Gérard Paumier.

Suite (mais pas fin ?)

Les études sur la deuxième ligne se poursuivent donc. La Métropole sortira le portefeuille pour aider le SMT, le Syndicat des mobilités de Touraine. Les opposants – qui s’étranglent avec la hausse du coût de cette ligne estimée à plus de 530 millions d’euros – ne désarment pas et continuent de se réunir pour proposer des alternatives. La deuxième ligne de tramway doit entrer en service en 2028. Si le calendrier n’est pas encore modifié entre temps…

Aurélien Germain / Photo archives NR

Notre guide des restos à Tours : 50 idées et bonnes adresses

Cette semaine dans tmv, l’équipe a concocté un petit guide pratique des restaurants de Tours. On passe à table ?

Découvertes, tables incontournables ou encore coups de cœur, découvrez un petit guide utile des restaurants tourangeaux que nous avons, un jour ou l’autre, testés dans tmv.

Un annuaire évidemment non-exhaustif, compte tenu du grand nombre d’adresses existantes qui, forcément, ne pourraient pas toutes rentrer dans ces six pages de rédactionnel et de chroniques…

Pour lire ce guide, direction le numéro 445 de tmv, du 24 mai 2023, en CLIQUANT JUSTE ICI ! 

Photo ouverture : adobe stock

 

En Touraine comme ailleurs, l’homophobie progresse

Agressions physiques en hausse, idem pour les injures et insultes… En Touraine, des associations alertent face à une homophobie qui progresse.

Les faits

Six fois en moins de trois mois… Alors que mi-mai, le centre LGBTI de Touraine, à Tours, était victime d’un acte de vandalisme pour la cinquième fois, un individu a lancé une bouteille contenant un mélange explosif à l’intérieur du centre LGBTI de Touraine, ce lundi 22 mai. À peine quelques jours après que l’association SOS Homophobie a révélé son rapport annuel sur les LGBTI Phobies 2023. Une étude qui prouve que l’homophobie progresse…

Les agressions physiques ? En augmentation de 28 %. Et dans 60 % des cas, celles-ci sont accompagnées d’insultes et d’injures. Et la Touraine n’est pas épargnée.

« La situation de Tours reflète tout à fait ce qu’il se passe au niveau national, indiquait il y a peu Georges Ratineau, membre de la délégation Centre-Val de Loire de SOS Homophobie, dans les colonnes de la Nouvelle République. Nous sommes dans les mêmes proportions de chiffres de progression. »

Tours, LGBT friendly ?

Le constat est sans appel pour Georges Ratineau : « Tours est une ville de moins en moins accueillante pour les personnes LGBTI qui se sentent de plus en plus en insécurité. » D’après lui, le rapport montre bien que les appels de personnes en détresse absolue ne cesse d’augmenter. Il n’y en a jamais eu autant. Le délégué a confié avoir été lui-même victime de trois agressions à Tours. « Il y a ici une culture de rejet des LGBTI. »

Et ce ne sont pas les récentes dégradations du centre LGBTI de Tours qui vont aider. Boîtes aux lettres arrachées, serrures bouchées par de la colle, courrier déchiré, porte vitrée cassée… Les locaux ont tout subi, faisant maintenant craindre aux équipes et aux bénéficiaires des attaques physiques, ce qui a fini par se produire cette semaine.

Se mobiliser

Face à cet « ancrage de la violence contre les personnes LGBTI » en Touraine, Georges Ratineau et SOS Homophobie souhaitent une « nécessaire mobilisation » de tout le monde et « de vraies mesures prises par les pouvoirs publics ». A Tours, 300 élèves ont été sensibilisés en 2022, précise l’association qui a fait de même avec 1 200 élèves dans la Région.

Elle aimerait également des formations plus poussées au sein des commissariats et des administrations.

Aurélien Germain / Photo : archives NR

> À noter aussi que l’édition 2023 de la Semaine des fiertés aura lieu du 12 au 18 juin. Comme d’habitude, le moment-clé sera la Marche des fiertés. Celle-ci aura lieu le 17 juin.

 

Le commerce indépendant à Tours ? Ça bouge !

Une crise en chasse-t-elle une autre ? Covid puis inflation ont mis à rude épreuve les nerfs des commerçants. Mais le contexte socio-économique n’empêche pas des courageux de se lancer, faisant ainsi évoluer le paysage local du commerce indépendant.

Au bar Les Dix Fûts, rue Colbert, Valentin Coulon connaît un début 2023 mitigé : « 2022 était la meilleure année depuis mon installation en 2018, il y avait un effet reprise après les fermetures administratives de la période Covid. Mais depuis janvier c’est plus compliqué, et la météo n’a pas aidé. Ici, dès que le soleil revient, on a du monde. »

Samanta Nunes de la boutique Sapatos – Baia, dans le Grand Passage, attendait elle aussi de pied ferme le soleil pour pouvoir vendre sandales et ballerines. Mais il n’y a pas que la météo pour expliquer ce début d’année en demi-teinte. 2023, c’est aussi le moment de rembourser le prêt garanti par l’État souscrit pendant le Covid, pas toujours simple. Et l’inflation freine les achats plaisir.

Se renouveler sans cesse

Adieu vêtements, bijoux et gourmandises ? Pas pour tout le monde, puisqu’à la Boîte à Laine, rue du Grand Marché, Martine Bernard souligne à juste titre que tout dépend du produit proposé. Avec la laine, elle attire une clientèle venue de loin, qui n’a pas peur des intempéries.

Et en dépit de tous ces aléas, dans sa librairie Rosemonde ouverte en novembre 2022, Cloé Lebron a le sourire : « Malgré le contexte économique actuel, le démarrage a été bon, il y a vrai regain d’intérêt pour le petit commerce local », explique la jeune femme qui avoue tout de même que cette nouvelle aventure suppose un bel investissement (40 000 €), et des sacrifices.

Cloé n’est pas la seule à s’être lancée. Depuis plusieurs semaines, Damien Bonnot présente des jeux de société sur les réseaux sociaux de sa future boutique Le Sablier Curieux. L’ancien employé de Renault relève ainsi le défi d’allier sa passion des jeux de société au goût du contact clientèle, avenue Grammont.

Le pari sera-t-il gagnant ?

Pour Danièle Julien, conseillère à la Chambre de Commerce et d’Industrie, il est évident que « aujourd’hui le commerce n’est plus seulement une boutique physique, où le commerçant attend le client. Il faut aller le chercher, se faire connaître par tous les moyens, notamment les réseaux sociaux. On y entretient le lien avec la clientèle, on crée l’envie en partageant nouveautés ou vie du magasin ». Damien peut cocher cette case sur la to-do list du parfait commerçant. Et les deux suivantes aussi : choisir un emplacement où il y a du passage, et se distinguer de la concurrence.

 

Pour lui, cela passe par la vente de jeux neufs mais aussi d’occasion, et l’option café ludique, « pour me démarquer des deux super boutiques déjà présentes dans l’hypercentre ». Se démarquer, c’est ce que fait la boutique La Secourable, rue des Halles, en proposant des plantes sous toutes les formes (infusions, savons, bougies…) en même temps que des ateliers et soins bien-être.

C’est aussi l’objectif d’Émilie Tartarin avec sa boutique bio et vrac « Baucartier », quartier Paul Bert, ouverte il y a un an. « Il n’y avait pas de proposition de ce type ici, et je tenais à proposer des produits qui n’aient pas fait le tour du monde. Mais je ne m’attendais pas à ce que la rue Losserand soit aussi peu passante. »

Même difficulté pour les Sœurs Piqûres venues de Blois pour monter une deuxième boutique dans le Grand Passage : « Cet emplacement n’était peut-être pas le meilleur pour nos vêtements upcycling ? » Mais il leur faut le temps de se faire connaître ! Et les sœurs ne ménagent pas leurs efforts, en tissant des partenariats avec des influenceuses ou l’Armoire Sans Fin. Tous ces entrepreneurs sont ainsi seuls derrière le comptoir, à gérer les stocks, la relation-client, les imprévus, mais pas si seuls que ça !

« Je ne pensais pas tisser des liens aussi forts avec ma clientèle », explique Anne-Gwénolée Tu, qui a ouvert en 2017 l’épicerie Sur la Branche, place de la Victoire. Émilie Tartarin découvre ce même plaisir dans son épicerie de Paul Bert. « Des rencontres avec les clients, et aussi avec les autres commerçants », précise-t-elle.

L’entraide est en effet forte chez les commerçants tourangeaux, qui ont redonné un second souffle à leurs associations (Grand Passage, Colbert, ou les Vitrines de Tours devenues Com&A).

Lien avec la mairie, elles œuvrent aussi pour la dynamisation de leurs quartiers. D’ailleurs, on vous laisse car on a à faire : ce weekend c’est fanfare et brocante rue Colbert !

Maud Martinez

Salon des jeunes inventeurs à Monts : rendez-vous les 13 et 14 mai !

C’est reparti pour une 26e édition ! Le Salon des jeunes inventeurs revient à Monts les 13 et 14 mai. Un rendez-vous incontournable et une rampe de lancement assurée.

Les faits

C’est un rendez-vous incontournable en Touraine. Les 13 et 14 mai, le Salon des jeunes inventeurs se tiendra à Monts. L’événement, organisé depuis vingt-six ans, récompense des projets de jeunes âgés de 11 à 25 ans, dont les travaux portent sur le développement durable, l’environnement, la vie quotidienne ou encore la technologie. Cette année, le Salon mettra à l’honneur la transition écologique, un thème on ne peut plus actuel et qui, de plus, tient à coeur aux jeunes en ce moment.

Un jury déterminera ensuite les lauréats des différents prix parmi vingt-deux inventions collectives et quatre projets individuels.

Se faire remarquer

Pour ces jeunes, c’est évidemment une occasion en or de se faire connaître et de bénéficier d’un petit coup de pouce. En effet, le ou la gagnant(e) du premier prix gagnera une place au stand du célèbre concours Lépine, lors de la Foire de Paris. Côté visibilité, on peut difficilement faire mieux !

La Ville de Monts offrira également 1 000 € au projet le plus créatif et innovant (d’autres pourront aussi être récompensés par des prix financiers allant de 100 à 500 € et le public pourra décerner son prix coup de cœur).

Des précédents

Le Salon des jeunes inventeurs de Monts est un tremplin. Plusieurs anciens lauréats ont notamment été repérés et ont, depuis, eu un beau parcours. Par exemple, Kenny-Marcel Nyamugabo (photo), repéré en 2021 et vainqueur d’un prix dans la catégorie « senior individuel ». Le Tourangeau a maintenant monté sa propre start-up, afin de développer son invention la Smart-Borne, une borne de tri qui récompense ses utilisateurs (lire tmv #440 du 22 mars).

En 2014 à Monts, le Nantais Guillaume Rolland avait quant à lui présenté le SensorWake, un réveil olfactif avec diffuseur de parfums intégré. Deux ans après, Google le repérait et l’étudiant levait 1,6 million d’euros. Aujourd’hui, son invention se retrouve dans plus de 200 magasins en France, ainsi qu’en Allemagne et au Japon. Et sa société a été rachetée par Maison Berger Paris.

Aurélien Germain / Photos : archives tmv + archives NR

> Les 13 et 14 mai de 10 h à 19 h à l’Espace Jean-Cocteau à Monts

 

Aucard de Tours : une affiche toujours plus riche et variée

Dans un mois, c’est reparti pour Aucard de Tours ! Et cette année encore, le festival prouve son éclectisme, en offrant une affiche plus que variée et qui soutient – une fois n’est pas coutume – les scènes indépendantes

Ce n’est un secret pour personne. Et à moins d’avoir vécu dans une grotte les trois dernières décennies (c’est votre droit, on ne juge pas), chacun sait que le festival Aucard de Tours se fait toujours un devoir de proposer une programmation riche, éclectique, pointue mais ouverte.

Rebelote pour 2023 ! Du punk au hip hop, en passant par le techno jazz, le dub et le metal, la prochaine édition qui se déroulera du 6 au 10 juin ratisse large et affiche, de nouveau, un soutien sans faille aux scènes indépendantes.

Preuve en est avec la tripotée de noms qui composent cette nouvelle fournée. Impossible d’être exhaustif dans ces quelques lignes, mais citons par exemple le groupe Algiers qui mélange allégrement de la musique industrielle à des sonorités post-punk mâtinées de cold wave et… et bien d’autres choses en fait ! (jetez une oreille sur le titre « Blood », vous partirez même pour un trip blues/gospel)

Autre venue forcément attendue, celle de Totally Enormous Extinct Dinosaurs – TEED pour les intimes – où ce producteur et DJ britannique devrait faire remuer la Gloriette comme il se doit.

Cette année, on note également un retour en force des formations plus électriques. Au hasard ? Le thrash crossover incisif des Tourangeaux de Verbal Razors, les Allemands énervés de Slope, le punk culte de Ludwig Von 88 ou encore les locaux de Beyond the Styx et leur hardcore qui devrait faire péter deux trois plombages s’il reste encore des dents aux festivalier(e)s dans la fosse.

Enfin, Aucard joue aussi la carte du voyage, puisque débarqueront par exemple sur scène Nadia Mc Anuff & The Ligerians, un reggae bien roots comme il se doit, et Kutu, un mix improbable avec la fusion des voix de deux chanteuses éthiopiennes et de la rythmique d’un violoniste français. De l’éclectisme à tous les étages. De quoi espérer une nouvelle édition aussi réussie et folle que l’an dernier…

Aurélien Germain / Photo : archives NR Julien Pruvost


UN JOUR, UNE PROG’

Top départ le 6 juin, avec Agar Agar, Clinton Fearon, H JeuneCrack, Kutu, We Hate You Please Die, Nadia Mcanuff & The Ligerians.

Le 7 juin, Ludwig von 88, Rendez-vous, BCUC, Slope, Verbal Razors, Beyond The Styx.

Le 8 juin, TEED, A Place To Bury Strangers, San Salvador, Meule, Shark Mayol et Chikou.

Le 9, Youv Dee, Marina Satti, Romane Santarelli, Lambrini Girls, UTO, Ghoster.

Et le 10, Acid Arab, Algiers, Eloi, Kabeaushé, Tukan, Ada Oda et Unity Vibes Hifi.

Bateau Ivre : où en est le navire de la culture ?

Avec les beaux jours, le Bateau Ivre prend le large ! La salle de spectacles largue les amarres pour son assemblée générale en forme de festival : l’Archipel du Bateau, du 3 au 7 mai au Point Haut. Et si on faisait le bilan de cette année à flot ?

Cinq jours, dix-neuf concerts, des centaines de sandwichs confectionnés avec amour, et une grosse quantité de bonnes ondes : c’est le programme affiché par les équipes du Bateau Ivre pour l’Archipel du Bateau, festival organisé par la salle de concerts de Tours centre, délocalisée pour l’occasion au Point Haut du 3 au 7 mai.

Sur scène, groupes locaux, talents émergents et artistes confirmés se mélangeront allègrement chaque soir. Irène Drésel, Lysistrata, Vulves Assassines, Lo’Jo, les Australiens de Hard-Ons ou les Tourangeaux de Grauss Boutique, il y en aura pour tous les goûts !

Mais qu’on se le dise : ce festival est aussi et surtout le moment d’une assemblée générale décisive pour la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Ohé du Bateau, qui a racheté il y a maintenant presque sept ans la mythique salle de spectacles de la rue Edouard-Vaillant. « Nous sommes dans une urgence joyeuse », précise Franck Mouget, aujourd’hui en charge de la coordination générale et du développement coopératif.

Les moussaillons doivent en effet faire face aux réalités. D’un côté, la salle a ouvert ses portes à 24 000 spectateurs entre janvier et décembre 2022, avec 350 spectacles accueillis. Une vraie réussite, avec un Bateau de nouveau ancré dans les habitudes tourangelles, y compris auprès des générations qui n’avaient pas connu l’ancienne version du lieu.

Mais côté finances, le compte n’y est pas : « On a plus de 200 000 € de pertes, car l’emploi artistique et technique a un coût important », explique Franck Mouget. La voie d’eau n’est pas irréparable, à condition que tous les matelots soient sur le pont (on vous avait prévenus pour les jeux de mots !). Kevin Turpeau, chargé de communication, ajoute que « avec cette première année à un rythme normal, on a testé les possibles. On a exploré au fur et à mesure.

Mais on ne pourra pas envoyer beaucoup plus de bois : il faut que chacun, bénévole, sociétaire, habitant, vienne prendre part au rêve ! Le débat n’est pas que culturel, il est citoyen, car c’est une vraie démarche coopérative, qui touche au vivre-ensemble ».

Les rouages de la machine

Ni association, ni MJC, ni entreprise lambda, le Bateau Ivre est bien une coopérative. Dans ses statuts, et dans son fonctionnement. « La démocratie permanente, au quotidien, même si ce n’est pas toujours simple ! », commente en souriant Franck Mouget.

En plus d’un Conseil d’Administration de dix-huit membres, la SCIC fonctionne ainsi avec six « chaloupes » : des groupes de sociétaires qui se réunissent régulièrement pour faire avancer des dossiers variés. Communication, bar, administration, programmation, travaux, vie de la coopérative, à chaque chaloupe sa spécialité !

Cet engagement bénévole vient ainsi épauler le travail de « l’équipage », les huit salariés présents au quotidien en salle des machines (et hop, un jeu de mots de plus, qui ne marche que si le Bateau est un paquebot).

Pour sortir de la galère financière, qu’on espère passagère, les chaloupes et les salariés réfléchissent à plusieurs options. Réduire le nombre de soirs d’ouverture ; arrêter ou limiter les soirées à prix libre aux recettes souvent insuffisantes ; encourager la location de salle ou en modifier les tarifs… « Il est temps de partager avec les sociétaires, pour trouver ensemble une solution ! », s’exclame Franck Mouget.

Et ça tombe bien, puisque ce weekend aura donc lieu l’AG, l’assemblée générale de la SCIC Ohé du Bateau. Sur les 2 000 sociétaires actuels, il en faudra au moins 300 présents (ou représentés par procuration) pour valider les décisions qui y seront prises dimanche après-midi.

Et hors de question de baisser pavillon ou de faire grise mine, puisque cette assemblée générale sera aussi l’occasion d’évoquer une ligne d’horizon pleine de belles nouvelles ! Le Bateau s’installera en effet au Foudre de la Guinguette de Tours avec sa propre programmation pour onze semaines cet été, et les travaux sont imminents pour réhabiliter le balcon afin d’accueillir 150 spectateurs supplémentaires dès la rentrée ! Alors, prêts à monter à bord ?

Maud Martinez / (Photos Alain Bregeon / Bateau Ivre)

Top départ pour la Foire de Tours ce 5 mai

Village gastronomique, animations, exposants… C’est le retour de la Foire de Tours.
Avec, cette année, la Corée du Sud mise à l’honneur

La Foire en chiffres

C’est l’immanquable de l’année et, surtout, l’un des plus gros événements pour la Ville de Tours. La Foire revient donc à partir du 5 mai et s’attend à de nombreux visiteurs. L’an dernier, ce sont 328 000 personnes qui ont débarqué du côté du Parc expo (pour rappel, en 2019 avant la crise sanitaire, on comptait près de 350 000 visiteurs).

Environ 500 exposants seront présents, contre 456 en 2022. Parmi eux, 70 sont originaires de Tours, 180 du département. Notons qu’il y en aura aussi 9 de l’étranger. Et ce sera la première Foire de Tours pour 45 d’entre eux. Le tout, réparti sur 8 secteurs et univers d’exposition et 19 hectares.

« Il s’agit de la cinquième foire de France au niveau de la surface commerciale et du plus gros événement de la Région Centre-Val de Loire », souligne Iman Manzari, adjoint au commerce.

Honneur à la Corée du Sud

Chaque année, l’événement met à l’honneur un pays. Après l’Espagne en 2022, place à la Corée su Sud, notamment la ville liée à Tours, Suwon, capitale de la province de Gyeonggi. L’ambassadeur du pays, Jae-Chul Choi, viendra inaugurer le début de la Foire. Une délégation sera également de la partie.

Côté animations, il sera possible pendant dix jours de découvrir des institutions comme l’École coréenne de Tours Salangchae, le club de taekwondo, l’association Tours Korean, la calligraphie sur bâche de Jung Hwa-Lee, ou encore des spectacles de K-Pop avec le groupe YNS et la présence de restaurants coréens.

Manger, manger, manger !

C’est évidemment l’une des traditions pour nombre de Tourangeaux et Tourangelles. Cette année encore, le Village gastronomique prendra place durant dix jours. Cent-dix exposants seront présents et on devrait y découvrir une vingtaine de petits nouveaux, entre restaurants, brasseries ou encore bars à bière.

Top départ le 5 mai, donc. La Foire de Tours fermera ses portes le 14 mai.

Aurélien Germain / Photo : archives NR – J.Pruvost

> Entrée et parking gratuits. Programme en détail sur lafoiredetours.fr

 

Arbres, arbustes et végétaux plantés place du Grand-Marché

La place du Grand-Marché a enfin terminé sa mue. Dernière phase de ce lifting XXL : la plantation d’arbres, d’arbustes et de plantes vivaces.

Les faits

C’est bon, c’est (presque) terminé ! Rénovée l’an dernier, avec piétonnisation et agrandissement des terrasses notamment, la place du Grand-Marché aura bientôt son visage définitif, puisque la dernière étape a été enclenchée. Du 3 au 7 avril, c’est en effet près d’un millier de plantations qui ont été faites par les agents de la Direction du patrimoine végétal et de la biodiversité. Un objectif : rendre l’endroit plus vert, plus verduré.

En tout, six mimosas et un laurier ont été plantés, sans compter les 122 arbustes et 868 plantes vivaces, d’après les services municipaux de la Ville de Tours. Des végétaux qui sont mieux adaptés au réchauffement climatique, comme l’a précisé la mairie.

Un gros chantier

Il s’agit donc là de « la dernière pierre de l’édifice », pour reprendre les mots de l’adjointe à la biodiversité et de la nature en ville, Betsabée Haas. La réfection de la place dite du Monstre était l’un des chantiers importants de l’année. Au total, on estime qu’il aura coûté environ 1,8 million d’euros.

La Ville avait engagé les travaux nécessaires, estimant que « l’attrait » de la place du Grand-Marché était « bridé par un aménagement vétuste, trop routier et peu lisible ». Dans sa présentation, le projet de requalification de la place disait « conforter la nature en ville, en mettant à la même échelle de valeurs les patrimoines arboré et bâti ».

Une place plus… méditerranéenne

C’est en tout cas le souhait de Philippe Herlin, le paysagiste en charge du projet de végétalisation de la place. L’expert voulait donner à l’endroit « une inspiration de basilic, méditerranéenne, avec beaucoup de plantes aromatiques », a-t-il précisé dans les colonnes de La Nouvelle République. Un hommage ou un clin d’œil à la Foire à l’ail et au basilic qui a lieu chaque année, à Tours. La prochaine aura d’ailleurs lieu le 26 juillet 2023.

D’ici là, les plantes auront un peu plus poussé et la place du Grand-Marché aura sûrement retrouvé une couleur un peu plus verte !

Aurélien Germain / Photo NR

Dans le quotidien de Jean-Paul Baunez, président de la Banque alimentaire de Touraine

#VisMaVille Jean-Paul Baunez est le président de la Banque alimentaire de Touraine. Chaque jour, ce retraité donne de son énergie pour lutter contre la précarité et le gaspillage alimentaire.

11 h 30. L’activité bat son plein dans l’entrepôt de 2 200 m2 de la Banque alimentaire de Touraine, installée rue des Grands Mortiers, à Saint-Pierre des-Corps. Les quatre camions de collecte déchargent chacun leur tour les denrées collectées auprès des grandes surfaces de la Métropole.

Une trentaine de bénévoles est à pied d’œuvre, chacun à sa tâche : déchargement, tri, pesée, remplissage des données tracées par informatique, préparation des cartons pour les associations qui viendront les récupérer l’après-midi, administratif…

Au total, ce sont 123 bénévoles et trois salariés qui assurent la mission de collecte et de redistribution de l’aide alimentaire, du lundi au vendredi. Certains sont là de longue date comme Nicole, 82 ans.

Jean-Paul Baunez, le président depuis un an, est au poste depuis 6 h 45. Tous les jours depuis cinq ans, cet ancien expert-comptable tient sa place, imprégné et passionné. « J’ai toujours été attiré par le domaine du social. Je souhaitais donner du temps et de l’énergie à ma retraite. C’est à la Braderie de Tours que j’ai rencontré les membres de la Banque alimentaire sur un stand, et ça a tout de suite tilté. L’idée de se battre contre la précarité et le gaspillage alimentaire m’a parlé. »

La première mission de la Banque alimentaire est en effet de collecter les invendus des grandes surfaces, des plateformes agroalimentaires et des producteurs mais aussi les surplus de la cuisine centrale et de l’hôpital, qui représentent, avec les dons particuliers, 1 600 tonnes en 2022 soit trois millions de repas distribués.

Ensuite, les conserves, les légumes comme les produits frais gardés dans la chambre froide sont dispatchés entre les 62 associations tourangelles et le CCAS selon leur nombre de bénéficiaires. Ils étaient 15 760 à recourir à cette aide l’an dernier dans le département. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter.

« Ces derniers mois, nous avons de 9 à 10 % de bénéficiaires de plus tandis que la collecte a baissé de 3 %, détaille Jean-Paul Baunez. Nous sommes obligés de rééquilibrer par des dons et d’aller chercher des solutions. » Le président est, en effet, chargé de coordonner, de superviser les équipes, de gérer les finances mais aussi d’impulser des projets, comme une plateforme informatique pour que les petits producteurs en milieu rural référencent leurs surplus, ou encore le futur atelier de transformation des aliments (« les Restorés de Touraine »).

Cet aspect de lutte contre le gaspillage lui tient à cœur tout comme la sensibilisation à l’équilibre nutritionnel via la cuisinette ambulante qui se balade dans les associations et collèges. « Il ne suffit pas de donner de l’aide alimentaire, il faut aussi l’accompagner. » Ce qu’il aime aussi dans son bénévolat, c’est l’ambiance « chaleureuse ». Il n’y a qu’à le voir plaisanter avec les autres bénévoles, qui n’hésitent pas à faire des kilomètres pour rejoindre l’entrepôt malgré le coût du carburant, pour comprendre qu’il s’agit bien d’une « pette famille ».

Aurélie Dunouau

Maison des Femmes : projet d’agrandissement et Camille Cottin comme marraine

Des locaux bientôt agrandis et Camille Cottin comme nouvelle marraine : la Maison des Femmes du CHRU de Tours poursuit son chemin.

C’est quoi la Maison des femmes ?

Ouverte en juin 2021, la Maison des Femmes du CHRU de Tours est une unité de soins qui propose un accueil sécurisé pour les femmes victimes de violences, qu’elles soient physiques, sexuelles (y compris mutilations), ou psychologiques. Située à Bretonneau, la structure réunit une équipe pluridisciplinaire autour de la médecin-légiste Justine Canales : sagefemme, infirmière, psychologue ou encore éducatrice sont présentes.

Lorsque nous l’avions rencontrée l’an dernier (lire ici), Justine Canales détaillait son rôle : « Je pratique un examen général médico-légal, constate les blessures physiques et psychologiques pour établir un certificat qui pourra servir ensuite à la victime pour faire valoir ses droits, puis on leur propose un parcours de soin adapté à chacune. »

Projet d’agrandissement

Mais aujourd’hui, le lieu a besoin de prendre de l’ampleur. Un projet d’agrandissement est donc dans les tuyaux. Coût des investissements ? Environ 1,3 million d’euros. Un nouvel espace de 220 m2 est prévu, avec un extérieur sur le site de Bretonneau.

« Nous avons remarqué que des ateliers, comme l’art-thérapie, les groupes de parole, tout ce qui permet de se regrouper et de faire les choses ensemble, étaient porteurs de succès. C’est une des choses qui serait à développer, ainsi que les accompagnements sur le long terme, avec des psychologues et des assistantes sociales », précise la Professeure Pauline Saint-Martin.

Camille Cottin, marraine

Pour mettre en lumière tout ça et lever plus de fonds, c’est l’actrice Camille Cottin qui sera désormais la marraine de la Maison des Femmes du CHRU de Tours. La comédienne, vue notamment dans « Dix Pour Cent » ou encore « Connasse », déjà engagée pour les droits des femmes et des personnes LGBT+, a rencontré les équipes de la structure fin mars.

« Je voulais quelqu’un de lumineux pour cette structure où les femmes se reconstruisent », a expliqué Justine Canales. Camille Cottin soutiendra le projet des nouveaux locaux donc, mais aidera aussi aux futures actions et sera une aide précieuse au niveau de la communication. Car la Maison des Femmes n’a pas fini d’œuvrer. L’an dernier, elle a encore effectué plus de… 1 400 consultations.

Aurélien Germain / Photo : NR- Julien Pruvost

Création d’entreprise : ça bouge en Touraine !

En Touraine, rien qu’à la Chambre de Commerce et d’Industrie, on a enregistré près de 3 500 entreprises nouvelles en 2022. Les anciens étudiants de Pépite sont de la partie, mais ils ne sont pas seuls : reconversions en quête de sens et entrepreneuriat au féminin sont les grandes tendances observées depuis quelques années, loin des clichés du vieux patron assis dans son fauteuil en cuir pour diriger une entreprise à la papa.

« Le secteur de la création d’entreprise évolue beaucoup depuis quelques années », constate Vincent Gérard, vice-président de la CCI Touraine (en charge de la création-transmission d’entreprise) et vice-président d’Initiative Touraine.

« On observe un véritablement mouvement de fond de jeunes diplômés, souvent des bac+5, qui après un premier emploi qui ne les satisfait pas se tournent vers la création d’entreprise. Le plus souvent dans un domaine différent de leur spécialité de départ. » Viennent à l’esprit ces chercheurs devenus maraîchers, ces travailleurs sociaux transformés en épiciers, ou des ingénieurs rebranchés sur l’ébénisterie.

Pour le vice-président de la CCI Touraine, cette nouvelle génération d’entrepreneurs est en recherche non seulement d’indépendance, mais aussi de sens : « Ils créent des entreprises dans des secteurs qui les font vibrer, après avoir découvert que ce qui les passionnait pouvait devenir leur métier, quitte à baisser leurs revenus. »

Des femmes plus nombreuses

Autre tendance forte, la présence accrue de femmes dans le monde de l’entrepreneuriat : « Depuis deux ou trois ans, elles sont de plus en plus nombreuses, et c’est tant mieux ! » se félicite Gérard Vincent. La multiplication des récompenses, concours et autres associations de femmes entrepreneuses n’y est sans doute pas pour rien.

Le mois de mars 2023 voit d’ailleurs revenir pour une troisième édition le concours Kléopatres, « Césars de l’entrepreneuriat par les femmes » porté par l’association Touraine Women. En plus de ses rencontres régulières, l’association tourangelle créée en 2020 organise un Startup Weekend Women, et ce concours Kléopatres qui donne une visibilité accrue à l’entreprenariat au féminin. Après une édition 2022 récompensant dix lauréates, pour 116 candidates actives dans des domaines aussi variés que le bien-être, la gastronomie, le conseil, le patrimoine ou les transports, le concours Kléopatres recueille les inscriptions jusqu’au 15 avril, avant une remise des prix prévue pour juin 2023.

Femmes, étudiants, séniors, repreneurs d’entreprises ou créateurs d’entreprises, une chose est sûre : s’appuyer sur les associations, institutions et dispositifs d’aides existants semble indispensable pour partir sur de bonnes bases, et voir son projet prendre forme tel qu’on l’a rêvé !

M.M. / Photo : Adobe stock

La Compagnie La Clef fête ses 25 ans d’impro !

On peut être une compagnie d’impro théâtrale et choisir, pour son anniversaire, de ne rien laisser au hasard ! La compagnie La Clef fête ses 25 ans cette semaine et nous lui avons réservé quelques petits cadeaux…

Un petit Footix en mousse

Oui, Footix, la mascotte de France 98. Et pourquoi donc ? Eh bien, parce que c’est là que tout à commencé. Un groupe de comédiens est approché pour monter des ateliers à destination des enfants du département 93 au moment de la Coupe du monde 98 et c’est le début de l’aventure. Pour organiser tout ça, ils ont besoin d’une structure : ils fondent la Clef !

Une affiche de Paris-Tours 2001

Cette année-là, c’est notre Richard Virenque national qui s’était imposé avenue de Grammont. C’est aussi l’année où Valérie Lesage, une des comédiennes de la compagnie, décide de s’installer à Tours, une ville où elle travaille déjà de temps en temps. Elle amène la compagnie avec elle. Welcome !

Un slip en skaï rouge

Oui, du genre de ceux que portent les catcheurs. Parce qu’en 2007, la Clef invente le concept qui sera sa signature. Des spectacles d’impro construits sur le modèle des combats de catch. Deux joueurs de chaque côté, un arbitre qui essaye de maintenir le calme, des commentaires en direct, une bonne dose de mauvaise foi. Tout pour faire le show ! Ça marche et on en est à la 16e saison.

Un sac Eastpak®

Pour aller au collège ! D’abord parce que la Clef, c’est aussi une école d’impro ouverte à tous et aussi parce que la compagnie, depuis 2019, est référente du Trophée d’impro culture et diversité pour la région Centre-Val de Loire. Un trophée qui travaille sur l’égalité des chances. Et donc, la Clef organise des ateliers d’impro pour les élèves dans les collèges de la région.

Un paper-board

Pour les fois où les comédiens vont travailler dans des entreprises, une des spécificités maison. L’idée, c’est de rebondir sur ce que les personnes disent lors des réunions et de dédramatiser un peu tout ça. Du team building intelligent, quoi !

Un beau L en bois

Pourquoi un L ? Parce que, dans la Clef, le C, il veut dire Compagnie. Le E, c’est pour Evénementiel et le F pour Formation. Mais le L, ben… On sait pas ! Si vous avez des idées, n’hésitez pas.


Une belle soirée d’anniv’ !

Ça, en fait, c’est eux qui vont nous l’offrir. Le 24 mars, c’est Catch Impro avec un duo de comédiens locaux qui affrontera le duo d’humoristes multi talents Giroud et Stotz. Il y aura aussi plein de jolies surprises, dont un DJ set de Zoé Colotis après le spectacle, pour boire un verre et papoter tranquillement en musique. Préparez vos thèmes et venez souffler les bougies !

> Le 24 mars. À 20 h 30, à la salle Yves-Renault de Chambray-lès-Tours. De 10 à 13 € en prévente et 16 € sur place. Infos : compagnie.laclef@gmail.com Tél. 02 47 41 14 71

 

Les 30 et 31 mars, grand retour des Salons de Choiseul

Ouf ! Après quatre ans d’interruption, les Salons de Choiseul reviennent. Et vont refleurir avec comme volonté d’explorer le végétal sous toutes ses facettes.

De malheur en malheur, de galère en galère… Les derniers temps ont été mouvementés pour les mythiques Salons de Choiseul, à Tours, dont la dernière édition avait été un véritable triomphe. À l’époque, plus de 7 000 personnes s’étaient précipitées à la soixantaine de conférences organisées au lycée Choiseul. C’était en… 2018.

Ensuite, les têtes pensantes Sylvie Mercadal et Stéphane Genêt avaient préféré souffler un peu face à cette organisation dantesque. Puis est arrivé un certain vilain méchant pas beau (coucou le Covid-19). Puis la crise sanitaire. Puis les restrictions. Puis le pass sanitaire. Bref.

Mais 2023 signe enfin le retour des Salons ! Ce sera donc les 30 et 31 mars prochains, avec un tas de conférences loin d’être ronflantes (les intitulés le prouvent), de spécialistes et de professionnel(le)s, sur le thème du végétal.

Un objectif

Emmanuel Gagnepain, président de l’association des Salons de Choiseul, le dit : « L’idée, c’est d’ouvrir ces Salons à de nombreux champs disciplinaires, à la fois culturels et scientifiques. » Ce prof d’histoire-géo qui a repris les rênes de l’événement voulait, comme il le précise dans les colonnes de la NR, « faire venir les spécialistes les plus compétents dans leur domaines ».

De nombreuses conférences

Ainsi, on retrouvera par exemple au menu Gaëtan Evrard, le chef étoilé du restaurant L’Evidence, pour une conférence sur « le végétal en sources d’inspiration », ou encore Nathalie Guivarch et Vincent Courdavault, deux pros au CV bien rempli, puisque les deux chercheurs au CHU de Tours sont également professeurs de médecine et spécialistes de phytobiologie et interviendront sur « les nouveaux médicaments à base de plantes pour cutter contre certaines maladies ».

Pour le reste, on a également repéré d’autres conférences comme : « Coca, pavot, cannabis : une dimension géopolitique ? », « Léonard de Vinci et la botanique », « L’évolution des jardins de Villandry » ou encore, et bien sûr, le discours inaugural et la conférence du fondateur des Salons Stéphane Genêt sur « L’affaire des Poisons : complots et psychose au temps de Louis XIV ». Mais attention, les places partent vite, très vite…

Aurélien Germain


> Les 30 et 31 mars au lycée Choiseul. Gratuit mais réservation obligatoire sur lessalonsdechoiseul.com

 

 

Cet été, un train direct entre Saint-Pierre-des-Corps et Francfort

Du nouveau du côté du transport ferroviaire. Cet été, une nouvelle liaison reliera directement, sans changement, Saint-Pierre-des-Corps à Francfort, en Allemagne.

Les faits

Dans le cadre de leur coopération franco-allemande, la Deutsche Bahn, compagnie ferroviaire allemande, et la SNCF ont annoncé une nouvelle liaison qui devrait faire quelques heureux. Cet été, du 8 juillet au 26 août 2023, des allers-retours seront proposés entre Bordeaux et Francfort-sur-le-Main, sans changement de gare à Paris (ni même à Strasbourg ou Karlsruhe). Un train qui passera notamment par Saint-Pierre-des-Corps, permettant ainsi de relier la très belle ville allemande à la Touraine en direct.

Il est toutefois à noter que cette nouvelle liaison, éphémère donc, ne fonctionnera que les samedis.

Quel parcours ?

La ligne desservira plusieurs gares françaises et allemandes. Elle partira donc de Bordeaux, en passant par Angoulême, Poitiers, Saint- Pierre-des-Corps, Massy TGV, Marne-la- Vallée, Champagne-Ardennes TGV, Meuse, Lorraine TGV, Strasbourg, puis Mannheim, Karlsruhe et terminus à Francfort.

Il faudra compter entre sept et huit heures de trajet au total. Mais en partant de Saint-Pierre-des- Corps, la liaison se fera en moins de 6 heures.

Top départ

Les billets pour début juillet seulement ont déjà été mis en ligne sur le site de la SNCF. Nous avons tenté une réservation, histoire d’en savoir un peu plus côté horaires. Ce train direct partira le samedi de Saint-Pierre-des- Corps à 17 h 57, pour une arrivée à Francfort à 23 h 51. En sens inverse, départ à 6 h 56 de Francfort et arrivée à Saint-Pierre à 12 h 37, avec un trajet de 5 h 41 cette fois.

Avec un test réalisé le lundi 13 mars, certains billets pour le 8 juillet étaient proposés à partir d’une soixantaine d’euros avec une carte de réduction, et entre 84 et 150 € sans abonnement.

Coopération symbolique

Cette initiative menée de front par la Deutsche Bahn, en accord avec la SNCF, a pour objectif d’encourager les déplacements en train entre les deux pays. Les deux gouvernements allemand et français ont soutenu le projet et doivent d’ailleurs instituer, cet été, « un ticket binational » pour les jeunes, dont 60 000 exemplaires seront gratuits, comme il a été annoncé lors d’un Conseil des ministres franco-allemand.

Aurélien Germain / Photo archives NR

10 & 20 km de Tours : appel à candidatures aux associations

Le Comité d’Organisation du Marathon, 10 et 20 km de Tours a lancé un appel à candidatures à destination des associations de la Région Centre-Val de Loire. Attention, clôture des inscriptions le 17 mars !

On vous prévient tout de suite, il ne vous reste plus que quelques petits jours pour vous inscrire ! Dans le cadre des 10 & 20 km de Tours – ainsi que du marathon – un appel à candidatures a été lancé, en janvier, aux associations de la Région mettant en œuvre des actions sur des thématiques précises (environnement, solidarité, inclusion, handisport, sport, santé et solidarité).

L’heureuse élue sera ensuite mise à l’honneur lors de la prochaine édition de la célèbre course qui aura lieu le 24 septembre prochain, « via une communication tout au long de l’année et le versement d’un euro pour chaque inscription coureurs », rappelle le comité d’organisation.

Les associations intéressées peuvent donc encore se manifester jusqu’au 17 mars, en postulant via un formulaire disponible sur www.runningloirevalley. com (en bas de page ou EN CLIQUANT ICI).

« Le Comité Directeur sera particulièrement attentif à la qualité et la pertinence des projets menés par l’association mais aussi des valeurs véhiculées lors de ses actions », précise-t-on. Le vote aura lieu le 20 mars.

Ces cinq dernières années, 42 120 € ont été reversés à : la Ligue Contre le Cancer (9 500 € en 2018), Magie à l’hôpital (10 053 € en 2019), Vaincre la Mucoviscidose (6 767 € en 2020), Les Blouses Roses (6 500 € en 2021), Comité Handisport 37 (9 300 € en 2022).

A.G. / Photo : NR – J.Pruvost

A la SPA de Luynes, opération séduction

La SPA de Luynes, comme les autres sites de l’association en France, mise sur les réseaux sociaux pour séduire de nouveaux adoptants. Un pari réussi, qui ne résout pas pour autant l’engorgement des refuges.

« Voici notre nouveau compte Instagram. N’hésitez pas à vous abonner pour suivre notre quotidien. » Ce message posté sur la page Facebook du refuge SPA de Luynes le 20 février a attiré notre attention. Direction Instagram @la_spa_de_luynes. Là, on découvre Mouche et Lucile, Scoubidou et Pierre-Martial, Lynka et Mélany, Tyson et Marina, Angelo et Oréanne, Thibault et Clémence. Des duos pas comme les autres : des toutous en attente d’adoption et les agents animaliers du refuge !

« Heureusement qu’on a les réseaux sociaux ! » commente en souriant Jennifer Gavelle, responsable du refuge luynois depuis deux ans et demi. « Les vidéos, les photos permettent à certains de nos futurs adoptants de repérer des animaux qui leur plaisent avant de venir les rencontrer, et échanger avec l’équipe. »

Un match qui a du chien

Coup de foudre au premier regard ? Pour les portes ouvertes de la Saint-Valentin, c’est en tout cas sur la thématique du match façon Tinder que la SPA avait misé pour attirer les adoptants, avec succès. Mais les utilisateurs d’applis de rencontres le savent : y’a pas que le physique dans la vie ! « Malheureusement, les gens choisissent parfois un chien plus sur son physique que par rapport à leurs besoins et à ceux du chien », explique Jennifer Gavelle.

Résultat ? On retrouve au refuge des chiens victimes d’effets de mode : le malinois, l’american staff… et bientôt le berger australien ? « Il est à la mode en ce moment, mais c’est un chien qui a besoin de beaucoup d’exercice physique et mental, il est en demande d’activités ! C’est un super chien, mais qui demande du temps et de l’énergie. » C’est pourquoi une famille doit répondre à plusieurs questions avant de pouvoir adopter un chien à la SPA de Luynes (la chaterie est en travaux, donc pas de matous en ce moment). L’adoption peut même se dérouler en plusieurs visites pour faire connaissance, lorsque le chien a besoin d’être rééduqué, après des mauvais traitements par exemple.

À Tours, Armelle et son conjoint ont accueilli Swing il y a presque un an. Sensibilisés à l’adoption via le programme télé « Animaux à adopter », c’est par Facebook qu’ils se sont laissés tenter par l’adoption à la SPA, avant d’y aller un samedi. « On nous a posé des questions sur notre mode de vie : nous sommes en ville, nous aimons nous balader, nous avons un petit jardin. On cherchait donc un petit chien. Mais lorsque nous avons hésité à prendre un bulldog qui était au refuge, on nous a indiqué qu’il demandait beaucoup de temps par rapport à ce que nous pouvions lui consacrer. Et pour Swing, on nous a donné plein de conseils pour lui faciliter la vie chez nous. »

« Adopter un animal, c’est en sauver deux, celui qui part et celui qui arrive chez nous »

Aujourd’hui, le couple consacre une heure par jour au moins à son jack terrier, après quelques nuits blanches durant les premières semaines d’adaptation. Mais pas question de revenir en arrière !

C’est pourtant le pas que franchissent certains maîtres : abandonner un animal lorsqu’ils ne peuvent plus s’occuper de lui (personnes âgées qui partent en Ehpad, déménagements, prise de conscience…) : entre les animaux abandonnés apportés par les fourrières, ceux laissés au refuge, et ceux recueillis après maltraitance, les bâtiments débordent avec environ 140 chiens actuellement. Et dès qu’un chien est adopté, sa place est prise par un nouvel arrivant.

« C’est pour ça que je dis souvent qu’adopter un animal, c’est en sauver deux, celui qui part et celui qui arrive chez nous », souligne Jennifer Gavelle. Et le verbe « sauver » n’est pas un vain mot, puisque la SPA est également mobilisée sur les signalements de maltraitance sur animaux. Tout un chacun peut signaler sur le site web de la SPA un mauvais traitement (chez un particulier comme chez un professionnel), et les enquêteurs bénévoles de l’association prennent alors le relais.

Parfois quelques conseils suffisent pour renverser la situation. Dans d’autres cas, on finira par recueillir l’animal, pour donner à SPA son sens plein et entier, au-delà de la seule adoption : une Société Protectrice des Animaux.

Texte : Maud Martinez / Photos :  archives Anaïs Andos

Droits des femmes : un mois d’actions en mars

Durant le mois de mars, de nombreuses animations seront organisées pour mettre en lumière et en valeur les droits des femmes. Petit tour d’horizon (non-exhaustif !).

Une journée spéciale

Chaque année, le 8 mars est la date de la Journée internationale des droits des femmes. En France, il s’agit de rassemblements, manifestations, événements et autres animations, tout en faisant un bilan sur la situation des femmes, fêter victoires et acquis, ou encore et surtout faire entendre leurs revendications. Il ne s’agit donc aucunement de « journée des femmes », mais bel et bien des droits de ces dernières.

Wake up Ladies

Le projet Wake up ladies se déroulera sur plusieurs jours à Tours. Ayant pour objectif la lutte contre les inégalités hommes femmes et la valorisation du travail des femmes, il mettra notamment en place une création chorégraphique au centre social Pluriel(le)s du 4 au 10 mars. Artistes, danseuses, musiciennes et comédiennes tourangelles y participeront.

Le 8 mars, il y aura également des conférences sur les discriminations, suivies d’une battle de danse féminine à l’hôtel de ville. Un défilé dansé est aussi prévu le 11 mars.

Bruissements d’elles

C’est l’un des rendez-vous incontournables… et ce, chaque année depuis plus de 20 ans ! Le festival Bruissements d’Elles se tiendra tout le mois de mars, à Tours et dans son agglo pour « mettre en lumière la femme artiste, pas assez présentée sur le devant des scènes », souligne l’organisation.

Au total, une quinzaine de lieux pour accueillir comédiennes, danseuses, autrices ou encore chanteuses. Au hasard ? Le concert de DORRR le 2 mars au Bateau ivre à Tours ; la pièce de théâtre « La Femme qui ne vieillissait pas », le 3 mars à l’Escale ; la rencontre avec la romancière Laura Poggioli le 13 mars à la bibliothèque George-Sand ; le bouleversant « 37 heures » le 11 mars à Oésia…

Expo d’inconnues… …

Mais d’inconnues illustres et de Touraine ! Elle sera visible du 3 mars au 1er avril à la Bibliothèque centrale de Tours. Et mettra en lumière « des femmes de Touraine qui se sont illustrées dans l’art, la politique, les sciences et le sport, mais que l’Histoire écrite au masculin, a occultées ». Toujours utile pour rappeler à toutes les générations le rôle majeur que les femmes ont pu avoir.

Mais pas que !

Le reste du programme est tout aussi chargé. Course à pied avec la championne Salomé Brun, stage de self-defense, ateliers ludiques, rencontres, création d’un jeu éducatif… Le mois de mars se conjuguera définitivement au féminin !

Texte : Aurélien Germain  (Photo Freepik – Stephanie2212)

> Programme : tours.fr, bruissementsdelles.fr, tours-metropole.fr…

 

Villes où il fait bon vivre : Tours se classe 23eme

Tours, ville où il fait bon vivre ? En tout cas, elle apparaît assez haut dans le classement réalisé par l’association Villes et villages où il fait bon vivre, pour son palmarès annuel.

L’association Villes et villages où il fait bon vivre vient de dévoiler son palmarès annuel. Le classement prend en compte la qualité de vie, la sécurité, le commerce, l’éducation ou encore l’attractivité immobilière et la protection de l’environnement.

En parcourant quelque peu la liste, on s’aperçoit que plusieurs communes d’Indre-et-Loire figurent dans ce top 500.

On peut déjà noter que Tours est classée 23e (et onzième parmi les communes de plus de 100 000 habitants en France). Mais la ville perd cinq places comparé au précédent classement daté de 2022 ! Pour le reste : Joué-lès-Tours est 127e, Saint-Cyr-sur-Loire 218e, Saint-Pierre-des-Corps 229e et Chambray-lès-Tours pointe à la 429e place.

Pour ce qui est des villages, pas grand-chose en Touraine en revanche, si ce n’est Saint-Genouph qui se distingue et apparaît à la 212e place.

Texte et photo : A.G.

Aucard de Tours : le festival annonce ses 16 premiers noms

Ludwig von 88, Agar Agar, Acid Arab live ou encore Clinton Fearon feront partie de la cuvée 2023.

Enfin ! On l’attendait de pied ferme, mais c’est désormais chose faite : le festival Aucard de Tours a annoncé ce jeudi 9 février, ses seize premiers noms.

Au programme ? Déjà la venue des punks mythiques de LUDWIG VON 88 qui risquent de provoquer quelques pogos démentiels sous les chapiteaux ! Le punk sera bien représenté cette année, puisque joueront également RENDEZ-VOUS, ADA ODA, les LAMBRINI GIRLS et WE HATE YOU PLEASE DIE.

Pour le reste, on pourra aussi compter sur CLINTON FEARON et AGAR AGAR, sans oublier la noise de A PLACE TO BURY STRANGERS, le rap emo de YOUV DEE, les excellents ACID ARAB LIVE et ELOI.

A l’affiche d’Aucard, il faudra aussi jeter un œil (voire deux) aux WACKIDS, à SAN SALVADOR, KUTU, MEULE et NADIA MC ANUFF & THE LIGERIANS !

Cette nouvelle édition du festival culte tourangeau aura lieu du 6 au 10 juin prochains. Sur le thème « Faut qu’ça brille » !

A.G.  / Affiche et photo d’ouverture : Krusal’art

Tours : le nouveau visage de nos cours d’écoles

Dans les écoles Croix-Pasquier/Saint-Exupéry à Tours Nord, et Gide-Duhamel ainsi que Buisson- Molière à Tours centre, la cour de récré a changé de visage. Qu’en disent les principaux intéressés ?

Des copeaux. Encore des copeaux. Toujours des copeaux. Lorsqu’on évoque la nouvelle cour de l’école primaire Buisson-Molière de Tours avec les parents d’élèves, ou avec les enfants, le mot « copeaux » se fait étrangement une place dans la conversation.

« Il y a un amphithéâtre, des barrières autour du terrain de foot pour empêcher le ballon de sortir trop souvent, des ronds de couleur dessinés par terre, un potager, une grande structure en bois avec plein de choses où on s’accroche, on a les pieds sur un rouleau, on marche sur une poutre, on fait de l’escalade. À la maternelle ils ont des toboggans. Et il y a beaucoup de copeaux ! » s’exclame Jean, élève de CE2.

Lorsqu’on demande à sa camarade de classe Pauline ce qui est nouveau dans la cour, elle énumère : « des copeaux, le terrain de foot, la structure, et l’amphithéâtre ». Copeaux qui se retrouvent souvent collés aux chaussures ou pris dans les vêtements, au grand dam des parents.

Des copeaux… et des écoles en transition

Vient alors la question-clé : mais pourquoi ces copeaux de bois ? La réponse se trouve dans le programme de végétalisation des cours de récréation mené par la municipalité, dans le cadre du plan « Ecoles en transition ».

Franck Gagnaire, adjoint délégué à l’éducation, à la petite enfance et à la vie étudiante, résume ce programme « Récré en herbe » : « Les cours d’école en forme de grand rectangle de bitume ne correspondent plus aux attentes pédagogiques et aux nécessités climatiques actuelles. D’où le programme Récré en herbe qui consiste à « débitumiser » les cours, les végétaliser et les réaménager. On lutte ainsi contre les îlots de chaleur pour le bien-être des enfants et des personnels, on favorise la biodiversité et de nouvelles activités pédagogiques ou récréatives ».

Concertation durant plusieurs mois avec les élèves, les personnels enseignants et la municipalité, puis mise en place des nouveaux aménagements au fil de l’année scolaire suivante : il faut jusqu’à deux ans de travail pour voir naître une nouvelle cour comme celle de l’école Buisson- Molière. Là où l’éétablissement comptait 20 % de surface perméable non bitumée et 22 arbres, on trouve aujourd’hui 57 % de surface perméable et 62 arbres dans la cour. Un potager de 140 m2, un amphithéâtre extérieur, 930 m2 carré de gazon (contre 160 m2 auparavant). Et bien sûr, des copeaux, sur 453 m2.

« Les copeaux c’est bien car c’est mou », précise Pauline, l’une de nos deux expertes. On en déduit que pour tomber, ça fait moins mal. La maman de Jean confirme qu’elle a moins de bobos aux genoux à soigner, malgré une structure de jeux apparemment acrobatique.

Une cour de récré au top

Un grand succès, même si pour Pauline, cela remplace des jeux sympas : « Avant on jouait à chat, mais là tout le monde veut aller sur la structure », dit-elle, un peu déçue. Le terrain de foot n’est pas au centre de la cour, gommant un peu la domination sur l’espace commun de ce jeu masculin (eh oui, dès la primaire !). Le potager fait l’objet d’activités pédagogiques. La pelouse est pour l’instant un terrain de boue, du fait des courses-poursuites fréquentes. Les ronds de couleur peints au sol semblent délaissés. Pour Pauline, c’est sans doute un Twister, sans certitude.

« C’est le propre de l’appropriation d’un espace par ses usagers ! Parfois, les installations sont utilisées comme elles avaient été pensées. Mais pas toujours, du fait de la différence de points de vue et d’intérêt entre les enfants et les adultes », explique Julie Delalande, anthropologue de l’enfance et de la jeunesse travaillant depuis une vingtaine d’années sur les usages des cours de récréations dans les établissements scolaires (université de Caen / laboratoire Cirnef).

« Il y a vingt ans, la sécurité était la priorité : enlever les bacs à sable pour des questions d’hygiène, supprimer les haies pour pouvoir mieux surveiller, changer régulièrement les toboggans pour suivre les normes de sécurité. » Aujourd’hui, place à la verdure dans de nombreux projets à travers le monde, pour faire de la cour un espace agréable, pour le loisir, comme pour le temps pédagogique avec la classe à l’extérieur, comme c’est le permet l’amphithéâtre à Buisson-Molière.

Une chose est sûre : pour les principaux concernés, la cour est au top ! Pauline n’y voit qu’une seule amélioration possible, « ajouter des barrières pour protéger les plantes et la petite rivière ». Mission sensibilisation à l’environnement ? Réussie !

Textes : Maud Martinez – Photos : Ville de Tours

Vers un RER métropolitain en Touraine ?

Les élus ont signé un déclaration d’intention pour lancer un RER métropolitain. Tous et toutes aimeraient faire partie des dix lauréats nationaux du projet d’Emmanuel Macron.

Le contexte

Retour en arrière… ! Fin novembre 2022, Emmanuel Macron surprend son monde en annonçant vouloir développer un transport ferroviaire du quotidien, l’équivalent du RER dans dix métropoles françaises. « Le RER, ce n’est pas que sur Paris », plaide-t-il, donnant des idées à bien des élus… y compris chez nous !

Ni une, ni deux, le maire de Tours Emmanuel Denis dégaine alors un tweet dès le lendemain, dans lequel il écrit : « 100 fois OUI aux RER métropolitains pour décarboner nos mobilités. Mais pourquoi les réserver aux 10 plus grandes villes ? L’aire urbaine de #Tours est à la fois candidate et volontaire. »

Les faits

L’idée est donc restée en tête, puisque le 27 janvier, maires, présidents d’intercommunalité, accompagnés du président de la Région François Bonneau, se réunissent et signent une « déclaration d’intention » pour « mettre sur les rails » le RER Touraine.

Un document qui montre également que Tours aurait dans sa poche un argument fort. Celui d’une étoile ferroviaire. Soit un réseau à huit branches qui relierait par exemple Tours à Amboise, Chinon, Chenonceaux, Langeais, Château-Renault, Loches etc., tout en étant adapté aux mobilités et irriguant ainsi le bassin d’emploi.

Des élus… d’accord !

Incroyable, mais vrai : le projet met au moins tous les élus d’accord ! Peu importe leur bord politique, tous et toutes sont en faveur de ce réseau express métropolitain tourangeau. Pour Emmanuel Denis, cette étoile ferroviaire permettrait « de disposer d’une alternative robuste au tout voiture » et servirait à « sortir des énergies fossiles ».

Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours et président de Tours Métropole Val de Loire, est tout aussi partant, tweetant aussi que la mobilité était « un marqueur de notre territoire ».

Sur le même réseau social, la députée Sabine Thillaye a écrit que tous étaient « unis à Tours Métropole » pour « donner l’impulsion avec une ambition commune : s’engager pour les mobilités durables et irriguer tous nos territoires ».

Et maintenant ?

Eh bien, c’est là tout le mystère. Aucun calendrier précis n’a évidemment été dévoilé. Quant à la question du coût, celle-ci est prématurée pour Frédéric Augis. Reste donc désormais à se pencher sur les autres sujets et projets de la Métropole. Celui de la seconde ligne de tram, par exemple.

Aurélien Germain
Photo : NR + document ville de Tours

La Loire, un refuge pour les oiseaux

#EPJTMV Tours a la chance d’être traversée par la Loire, fleuve sauvage, relativement préservé de la bétonisation. Ce havre de paix ne manque pas d’attirer, au cœur de la Métropole, de nombreuses espèces d’oiseaux qui y trouvent une nourriture abondante et un environnement paisible.

« Ce n’est pas meilleure période pour voir des oiseaux », prévient Clément Delaleu, chargé d’études à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) du Centre Val de Loire. 

Ce passionné d’ornithologie depuis l’enfance sillonne les bords de la Loire, jumelles autour du cou pour observer les volatiles restés à Tours pour l’hiver.

Outre les cygnes et les couples de canards colvert que l’on peut apercevoir barboter près du pont Wilson, de nombreux oiseaux marins remontent la Loire depuis la côte. Selon Clément Delaleu, « ces oiseaux trouvent dans les grandes villes une nourriture plus abondante et des conditions climatiques plus favorables ».

On peut ainsi observer des cormorans, pêcheurs hors pair facilement reconnaissables à leur plumage sombre orné d’un point blanc sur le flanc.

Des mouettes rieuses et des goélands tourbillonnent dans les airs avant d’atterrir avec adresse sur les quelques bancs de sable quiémergent des eaux. Ces deux espèces aux plumes immaculées sont souvent confondues. La première est plus petite et pourvue d’un bec orangé. Celui de la seconde est jaune et les plumes de ses ailes sont plus foncée. Le héron cendré, échassier au long bec acéré est lui aussi un pensionnaire bien connu de la Loire tourangelle.

L’automne dernier, la LPO a mené une série d’action pour préserver l’habitat d’oiseaux moins connus : les sternes (aussi connues sous le nom d’hirondelles de mer). Pour favoriser leur reproduction, plusieurs îlots du fleuve ont été « dévégétalisés » pour permettre à cette espèce, qui pond à même le sable, de constituer plus facilement des colonies. Actuellement au chaud en Afrique, elles seront observables au printemps à leur retour de migration.

Toutefois, maintenir les sternes près de la Loire s’avère de plus en plus compliqué à mesure que les effets du changement climatique s’amplifient. Au printemps, les crues sont de plus en plus fréquentes et incitent la LPO à faire preuve d’inventivité. Ainsi, depuis deux ans, les équipes construisent et installent des îlots artificiels flottants pour les oiseaux. L’été, le faible niveau de la Loire attire les baigneurs qui peuvent facilement traverser à pied et involontairement piétiner les nids.

La sterne est loin d’être la seule espèce peu courante que l’on peut croiser à Tours. Une fois le retour des beaux jours, il est courant d’apercevoir des oiseaux rares qui s’arrêtent quelques heures sur les berges de la Loire pour reprendre des forces sur le chemin de la migration. 

Confidence d’ornithologue : vous pourriez même observer un faucon, perché au sommet du clocher de la cathédrale Saint-Gatien, prêt à fondre sur ses proies repérées depuis son nid panoramique.

La LPO organise plusieurs comptages par an ouverts aux initiés comme aux novices. Il suffit de téléphoner à l’association au  02 47 51 81 84 pour s’inscrire. Les prochains auront lieu le 2 avril, le 7 mai, le 23 juillet et le 3 septembre 2023.


Texte : Dorian Gallais, Zachary Manceau et Louise Monard–Duval, journalistes en formation à l’École publique de journalisme de Tours.

Photos : Kelvin Jinlack et Mathilde Lafargue, journalistes en formation à l’École publique de journalisme de Tours.

Dans le quotidien de Catherine Serin, la kiosquière des Halles de Tours

#EPJTMV Catherine Serin tient le kiosque du quartier des Halles. Depuis 2014, ses journées sont rythmées par les allers et venues quotidiens d’une fidèle clientèle, pour le plus grand bonheur de la commerçante.

Elle aime à dire qu’elle est « le dernier des Mohicans ». Catherine Serin, 60 ans, tient le dernier kiosque à journaux de Tours. Le déclin de la presse papier a fait d’elle une espèce en voie de disparition. « Je le comprends, concède la kiosquière, les prix de la presse écrite ont drôlement augmenté. Les gens n’achètent plus le journal tous les jours comme c’était le cas à une époque. »

Ouvert en mars 2014, face aux Halles, le kiosque est pourtant devenu, au fil des années, un lieu emblématique de la ville. Ici, les habitués viennent dès 6 h 30 chercher leur journal, et se succèdent au comptoir pour bavarder. « Cela fait cinquante ans que j’habite aux Halles et je viens acheter le journal chez Catherine tous les jours ! », s’enthousiasme Jacqueline, 85 ans.

Jean-Louis, lui, vient également saluer la kiosquière chaque matin avant d’acheter L’Équipe : « Elle est connue comme le loup blanc ! », s’exclame l’homme de 76 ans. Dans le quartier, sa bonne humeur est légendaire : « Il faut avoir un grand sens du relationnel », insiste Catherine Serin.

La plupart de ses clients sont des retraités mais il y a aussi tous les actifs des alentours, notamment les commerçants des Halles et les gérants de cafés. « Je ne les considère pas comme des clients. Je les appelle par leurs prénoms et ils m’appellent pratiquement tous Catherine », précise-t-elle. Certains d’entre eux en profitent même pour se confier : « Je pourrais mettre un divan dans le kiosque, je connais les histoires de tout le monde, » plaisante-t-elle.

Pour ne pas manquer les premiers arrivants, Catherine Serin se rend dès l’aube au kiosque. La presse a déjà été livrée au préalable à l’intérieur d’un sas. Elle prend le temps d’installer les présentoirs avec les cartes postales avant de déballer tous les journaux et magazines pour les mettre en place. C’est aussi le moment pour elle de retourner les invendus de la veille.

Parmi l’amas de revues qu’elle reçoit, un quotidien sort du lot. « Je suis le numéro un des ventes de la Nouvelle République de l’Indre-et-Loire ! », se vante-t- elle. C’est d’ailleurs en feuilletant les pages d’un numéro de la NR que Catherine Serin est tombée par chance sur une annonce qui proposait de tenir le kiosque aux Halles de Tours. Elle a alors décidé de passer l’entretien et a décroché le poste.

Catherine Serin travaille six jours sur sept, de 6 h à 17 h. « C’est très physique. Les bacs de journaux pèsent des tonnes. » Un rythme assez dense surtout en cette période hivernale. Doudoune chauffante, bottines fourrées, bonnet et écharpe, la voilà prête à affronter le froid. « Dans quelques années, je ne me vois pas faire ce que je fais aujourd’hui. » Avant de tenir le kiosque, Catherine Serin tenait une épicerie fine aux Halles de Jouélès- Tours. Elle a toujours été travailleuse indépendante et s’imagine mal faire autre chose. « Le kiosque, c’est mon bébé, conclutelle avec affection, j’en suis fière. »

Textes : Aya El Amri et Fanny Uski-Billieux, journalistes en formation à l’Ecole publique de journalisme de Tours. Photos : Mathilde Lafargue

La pénurie de médicaments persiste en Touraine

#EPJTMV Depuis plusieurs semaines, les Français rencontrent de nombreuses difficultés à se soigner : en cause, l’absence de certains médicaments en pharmacie. Un phénomène provoqué par des problèmes d’approvisionnements de principes actifs, produits majoritairement à l’étranger.

« Mon fils est malade et j’ai voulu récupérer du sirop contre la toux à la pharmacie. Comme le produit indiqué sur l’ordonnance était en rupture de stock, les pharmaciens ont dû appeler mon médecin pour le changer », s’agace Maude, animatrice en périscolaire. Cette situation, devenue commune pour des milliers de Français, persiste depuis le début du mois de décembre 2022.

Amoxicilline, paracétamol et d’autres médicaments ont disparu des étalages. Les malades doivent aller de pharmacie en pharmacie pour trouver ce qui leur manque. La région Touraine n’est pas épargnée et notamment à Tours où les pharmaciens peinent à délivrer tous les médicaments demandés.

« On manque de corticoïdes, de produits antitussifs et d’antibiotiques. Si une personne a besoin de vingt-et-un comprimés et qu’on n’a que des boîtes de dix, on ne peut pas lui donner lui en donner deux parce qu’on essaye de conserver au maximum nos stocks », confie Nathalie, pharmacienne dans le centre-ville.

Des conditions de travail difficiles que confirme François, lui aussi pharmacien dans un autre établissement tourangeau. « Il y a une vraie tension d’approvisionnement autour de l’amoxicilline, on essaye de s’adapter comme on peut. Dans cette pharmacie on a la chance de pouvoir préparer des médicaments manquants mais ça reste exceptionnel. » Avec la vague épidémique de grippe, bronchiolite et Covid-19 et l’arrivée des « pathologies d’hiver », les professionnels de santé alarment le gouvernement sur la situation et tentent de trouver des solutions.

S’adapter pour pallier l’urgence

« On essaye de s’accommoder de la situation : au lieu de donner des comprimés de 1 g, on va en donner plusieurs de 500 mg. Cela revient au même, mise à part que le patient doit être plus vigilant pour ne pas se tromper dans le dosage », indique François.

Un réflexe notamment pris pour certains médicaments pédiatriques en rupture de stock, en diluant les doses pour adultes. Il est également possible de trouver un équivalent aux produits en pénurie afin de répondre aux besoins des malades.

L’arrêt de la production de certains principes actifs par les laboratoires pharmaceutiques de l’Hexagone explique une telle situation. Depuis une trentaine d’années, ces derniers ont préféré se concentrer sur des produits innovants. Le principe actif est la substance présente dans le médicament qui lui concède ses propriétés thérapeutiques ou préventives. Il est donc nécessaire à la fabrication de certains comprimés comme le Doliprane par exemple. Celui-ci est produit dans deux laboratoires français appartenant à l’entreprise Sanofi mais le paracétamol, son principe actif, provient de l’étranger.

Au total, près de 80 % des principes actifs employés en Europe sont importés, notamment depuis l’Inde et la Chine selon l’Agence européenne du médicament. La France est donc dépendante d’autres pays et de leur situation sanitaire : le rebond de l’épidémie de Covid-19 en Chine, où se situent une grande partie des industries pharmaceutiques, rend complexe l’approvisionnement.

Le Sénat ouvre une commission d’enquête sur la pénurie de médicaments

Suite à la demande du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (CRCE), la conférence des présidents du Sénat a décidé, mercredi 18 janvier, d’ouvrir une commission d’enquête sur ces ruptures de stock.

Elle devra permettre « d’identifier les responsabilités face aux pénuries de médicaments », qui ont été « multipliées par trente en dix ans dans les pharmacies » selon Laurence Cohen, sénatrice CRCE. De plus, elle aura également pour vocation d’interroger la possibilité de relocaliser les usines de production en France.

Maëva Dumas, journaliste en formation à l’Ecole publique de journalisme de Tours

Réforme des retraites : les étudiants également mobilisés

#EPJTMV Dans un contexte de lutte contre la réforme des retraites, les syndicats étudiants ont répondu présents lors de la manifestation à Tours.

Les faits

Dans le froid glacial de cette matinée de janvier, 15 000 manifestants défilent dans les rues tourangelles, selon les syndicats, 11 600 selon la police. En ce jeudi 19 janvier, se trouvent dans ce cortège des personnes de tout âge et parmi eux, des syndicats étudiants. Il s’agit de la plus importante mobilisation à Tours depuis 2010.

Même scénario dans 16 autres villes de la région Centre-Val de Loire : à Bourges, à Orléans, à Vierzon, à Châteauroux, etc. À l’échelle nationale, ce sont près de 1, 2 million de Français qui ont battu le pavé selon le ministère de l’Intérieur, dont 80 000 à Paris. La Confédération Générale du Travail (CGT) parle de 2 millions de mobilisés.

Le sujet de leur colère ? La réforme des retraites portée par le président Emmanuel Macron et son gouvernement.

Le contexte

En amont a eu lieu dimanche 15 janvier une Coordination syndicale étudiante à l’université Paris XIII. Et Tours était de la partie. L’Unef et l’Alternative, avec sous sa bannière le SET (Syndicat étudiant de Tours), se sont ainsi entendus sur un texte commun pour lutter contre la réforme des retraites, des bourses et contre la sélection à l’Université. Ils déclarent également défendre la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.

Plus globalement, près de 7 Français sur 10 sont opposés à cette réforme selon une enquête de l’IFOP. Elle inquiète une partie des quelque 2 millions d’étudiants de l’enseignement supérieur, même si pour eux, la retraite est encore lointaine.

Les enjeux

La réforme des retraites, une histoire de vieux ? Ce n’est pas l’avis de Lisa Cordet, syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s Tours: « La peur de la majorité des étudiants, c’est de ne même pas avoir de retraite », avant d’ajouter: « On finira par travailler un jour et si on accepte cette réforme- là, ça veut dire qu’on ouvre la voie à des réformes pires. »

À côté de ça, « on sait que dans les périodes de forte mobilisation étudiante, on peut avoir des avancées parallèles », remarque Kereven Cerioli, président du SET.

Le point de vue

« Cette réforme des retraites, on a du mal à l’envisager autrement que comme la continuité d’une attaque perpétuelle contre les jeunes, c’est-à- dire qu’on a enchaîné, en très peu de temps, Parcoursup, Mastersup, qui viennent renforcer la sélection dans les universités », raconte Kereven Cerioli. Après cette manifestation tourangelle, les syndicats étudiants se sont mobilisés samedi 21 janvier pour continuer leur action.

Texte : Maylis Ygrand, journaliste en formation à l’Ecole publique de journalisme de Tours

L’inflation touche les micro-brasseries tourangelles de plein fouet

#EPJTMV Multiplication par trois du prix des céréales, par deux de celui des bouteilles en verre… Pour les micro-brasseurs, l’inflation due à la guerre en Ukraine fait mal et menace de fermeture ces artisans. Pour certaines exploitations, miser sur le local s’affirme comme une solution.

« Pour nous, ça représente un surcoût de 15 000 €. » Thierry, patron de la microbrasserie La Porcupine, exprime les difficultés que rencontre son entreprise depuis le début du conflit en Ukraine et surtout l’inflation qui en a découlé.

Installé à La Riche depuis deux ans, le brasseur admet que depuis son arrivée en Touraine, les choses n’ont pas toujours été faciles : « Entre le Covid, la guerre en Ukraine et maintenant les manifestations pour les retraites, ça a été un peu compliqué. Après, si on doit comparer, c’est clairement l’Ukraine qui nous fait le plus mal. »

Depuis le début de la guerre, tous ses frais ont été multipliés par deux voire par trois. Il explique : « Je commande 600 kg par mois de céréales, avant je payais 355 €, aujourd’hui c’est 900 €. Pour les bouteilles en verre, on est passé de 14 à 26 centimes d’euros la bouteille. Pour les cartons, c’est pareil. Tout a doublé. » 

 Tout miser sur le local

La micro-brasserie de la Porcupine, depuis sa création en 2016 en Brenne et encore plus depuis son déménagement en Touraine en 2021, fait le pari du local. Thierry qui « veut éviter au maximum la grande distribution », mise sur les épiceries fines et les cavistes de Touraine et du parc de la Brenne. Aussi, le brasseur souhaite accueillir dans ses locaux larichois les clients afin de faire visiter l’entrepôt et faire connaître son produit.

Dans le cas de la guerre, le parti pris du local lui a été bénéfique. En effet, grâce à cela, pour le malt, ingrédient essentiel à la confection de bières, il n’a pas vraiment fait face à des pénuries : « Mon malt, je le commande auprès de la malterie d’Issoudun, dans l’Indre, loin de l’Ukraine. J’ai donc aucun problème d’approvisionnement pour le moment, je touche du bois pour que ça continue comme ça. » 

Texte : Zachary Manceau, journaliste en formation à l’Ecole publique de journalisme de Tours

Photos : Kelvin Jinlack

« À la Cour, les chats sont rois »

#EPJTMV Depuis 2021, Perrine Courrejou, 23 ans, et son père Régis, 54 ans, tiennent leur commerce : un café-chat. L’une n’était plus intéressée par ses études de droit, l’autre avait perdu son emploi à cause de la pandémie. La Cour des chats leur a permis de se rapprocher autant physiquement qu’émotionnellement.

Discrètement situé au cœur de la rue Gambetta, entre un magasin de vélos et un hôtel, un troquet accueille quotidiennement sa fidèle clientèle dès 10 h 30 du matin. Le café pourrait presque passer inaperçu avec sa devanture aux dessins minimalistes. Et pourtant, à 11 heures tapantes, toutes les tables sont occupées. La raison de ce succès ? Des petites boules de poils se prélassent derrière la vitrine et séduisent les passants qui n’hésitent pas à pousser les portes du café.

La « Cour des chats », c’est une histoire de famille. Au comptoir, Perrine et Régis, un père et sa fille, gèrent les commandes. L’idée a germé en 2021, alors que Perrine suivait tant bien que mal des cours en distanciel – Covid oblige. De son côté, Régis avait perdu son emploi suite à la pandémie. Tous deux décident d’ouvrir un nouveau chapitre de leur vie et de se reconvertir professionnellement. D’abord méfiant à l’égard de ces petites bêtes, Régis a finalement succombé. « Il en est complètement gaga et en a cinq à la maison », confie Perrine.

Les deux propriétaires sont sur le qui-vive dès 7 h 30 du matin. Ils sont arrivés tôt, pour nettoyer le café et préparer les pâtisseries faites-maison (miam  !), à base de produits locaux : « Selon la saison, on propose différents gâteaux : en été, ce sont des tartes aux fraises et en hiver des cinnamon rolls », explique Perrine. Si vous êtes patients (et chanceux), peut-être qu’un chat viendra se nicher sur vos genoux pour quémander une caresse ou deux.

Le bien-être de leurs animaux est ce qui compte le plus pour Perrine. En entrant dans le café, quelques règles sont à respecter et on comprend bien que les chats sont les rois des lieux. Ils y sont totalement libres. Les animaux sont chouchoutés et dorlotés par leurs propriétaires et par la clientèle.

Depuis l’ouverture de la « Cour des chats », une centaine de matous ont déjà flâné entre les tables en bois du café ou se sont prélassés sur les nombreux perchoirs accrochés aux murs. Pour Perrine et Régis, les chats n’ont pas uniquement vocation à attirer le client. Père et fille ont travaillé longtemps en tandem avec plusieurs associations pour trouver une famille aux chats qui vivaient à temps plein au café. Seulement, cette recette gagnante a été victime de son succès. Les associations, qui s’occupaient du processus légal d’adoption, se sont rapidement retrouvées submergées par les demandes et n’ont pas pu suivre la cadence.

Perrine et Régis ont dû s’adapter. Ils sont actuellement à la recherche d’une association en capacité de traiter un nombre conséquent de demandes d’adoption. Mais les quatre chats (Taka, Topaze, Thanos et Tchoupi), qui passent aujourd’hui leurs journées au café, font officiellement partie de leur famille. Une fois la journée de travail terminée, ces matous repartent au domicile de leurs propriétaires pour une nuit au calme.

De temps à autre, les adoptants des anciens chats du café donnent des nouvelles de leur petit félin à Perrine et Régis sur Instagram. Pour l’instant, le café compte un peu plus de 4 500 abonnés sur ce réseau social. Pas mal pour des chats !

Texte : Camélia Aidaoui et Louise Monard-Duval, journalistes en formation à l’École Publique de Journalisme de Tours

Vidéo : Roméo Marmin

Photos : Mathilde Lafargue et Roméo Marmin

TGV Tours-Paris : usagers en colère

La rupture est bel et bien consommée entre les usagers du TGV Tours-Paris et la SNCF. Après la grève des billets, le bras de fer continue.

Les faits

Sur leur compte Twitter aux 1 300 abonnés, l’association d’usagers de la ligne TGV Tours-Paris n’y va pas par quatre chemins. « Un point de rupture est atteint », écrit-elle, avant d’énumérer ses griefs : « qualité de service en baisse (retards, horaires inadaptés, durée de trajets plus long…), tarifs en constante augmentation (+ 42 % en 10 ans), rupture de dialogue avec la SNCF (comités de ligne abandonnés). »

Chaque année, ces usagers alertent de la dégradation de la ligne Tours-Paris, l’une des plus chères de France. Récemment, les 4 000 abonnés de la ligne étaient appelés à refuser de présenter leurs abonnements aux contrôleurs. Revendication de cette grève symbolique ? Réclamer une indemnité de 150 € en compensation à la grève des contrôleurs à Noël dernier.

Mais la demande vient de leur être refusée en début de semaine. « Ils refusent cette indemnisation au motif que les abonnés ont été très peu impactés, car ils se sont organisés autrement, résume David Charretier, président de l’association dans les colonnes de la NR. C’est une réponse hallucinante de la part d’une entreprise commerciale. D’autant que la situation a causé beaucoup de stress. »

Pour la SNCF, c’est parce que très peu d’abonnés avaient réservé une place dans les trains restés à quai durant la grève.

Poursuite de la grève

Toujours en colère, les usagers vont donc poursuivre leur grève de présentation des cartes d’abonnement, une décision qui a visiblement inspiré d’autres associations de voyageurs, à l’instar de celle du TGV Le Mans-Paris. « La piste juridique, sur la notion de contrat qui existe entre nous et la SNCF » est également à l’étude.

Prochainement, les abonnés du TGV Tours-Paris devraient voir leur forfait augmenter à nouveau. De 454 € il y a dix ans, il est passé à 615 € aujourd’hui.

Des objectifs pour 2023

L’association a sollicité un rendez-vous avec Emmanuel Denis, le maire de Tours, qu’elle devrait rencontrer cette semaine, afin d’évoquer la baisse du nombre de TGV entre la ville et la capitale, le matin et le soir. Elle souhaite aussi un retour de la dégressivité du tarif des abonnements selon ancienneté et un prix de billet plafonné à 55 €, un retour des comités de ligne trimestriels et convaincre la SNCF de remettre en place « l’observatoire ponctualité ».

Aurélien Germain / Photo : archives NR – J.Pruvost

Une grande vente privée éphémère à l’Heure Tranquille

Le Hangar, boutique éphémère itinéraire, fait un passage à Tours. C’est à L’Heure Tranquille qu’il organisera une grande ventre privée éphémère.

La direction de L’Heure Tranquille se réjouit « d’un événement inédit » : du 4 au 7 janvier, le Hangar – une boutique éphémère itinérante spécialisée dans la vente de baskets et vêtements de grandes marques à prix cassés – y sera présent pour une vente privée géante.

Il est donc prévu « 800 m2 d’articles hommes, femmes et enfants (…) avec des prix allant de 5 à 69,90 € max ». La vente privée se déroulera de 10 h à 20 h, en face de Zara (l’ancien Max Plus).

En octobre dernier, le pop up store le Hangar avait également organisé ce genre d’événement à Lille, où une foule immense s’était réunie dans un centre commercial. 

France-Maroc : bus déviés, circulation neutralisée, feux d’artifice interdits

Ce mercredi soir, la France affrontera le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde. Avant l’effusion des fans de foot, à Tours, la municipalité et Fil bleu ont déjà pris les devants.

Tramway coupé

Côté tramway, Fil bleu a annoncé que la circulation serait coupée entre Gare de Tours et Porte de Loire. Impossible, donc, de s’arrêter à Jean-Jaurès et Nationale. Cette coupure sera effective à partir de 21 h 30.

Bus déviés

Attention également si vous prenez le bus. Les arrêts de l’avenue de Grammont, du boulevard Heurteloup et boulevard Béranger ne seront pas desservis. Les lignes 2, 3 et 5 subiront des déviations.

Sur son site internet, Fil bleu « remercie le public de garder, en toutes circonstances, une attitude courtoise envers les agents en service ».

Place Jean-Jau ? Fermée à la circulation !

Le gros des perturbations se trouvera au niveau de la place Jean-Jaurès. La municipalité a annoncé que la circulation y sera totalement coupée ce mercredi donc, à partir de 21 h 30, mais également les 17 et 18 décembre prochains à partir de 17 h 30.

Aussi, les axes au niveau des intersections suivantes seront neutralisés :

–          Rue Bernard Palissy (voire rue Buffon si celle-ci est rouverte à la circulation) – Boulevard Heurteloup

–          Rue Charles Gilles – Avenue Grammont

–          Rue Boulevard Béranger – Georges Sand

Pétards et feux d’artifice interdits

La préfecture d’Indre-et-Loire, quant à elle, a pris deux arrêtés. Elle interdit donc « l’acquisition et utilisation de récipients contenant des produits chimiques, inflammables ou explosifs interdit sur l’agglomération de Tours » et « le transport, le port et l’usage d’artifices de divertissements, quelle qu’en soit la catégorie, d’articles pyrotechniques, de pétards et de fusées ». 

A.G. / Photo : archives NR

Indre-et-Loire : appel aux dons pour le Château de l’Islette

Après l’effondrement d’un plancher lors d’un tournage, les propriétaires du château de L’Islette lancent une cagnotte pour financer une partie du chantier.

Les faits

En septembre dernier, un plancher des combles du château de l’Islette, à Azay-le-Rideau, s’effondrait durant un tournage. Les membres de l’équipe de télévision, entraînés dans la chute, avaient été légèrement blessés.

Un accident imprévisible, mais qui « a révélé une fragilité de structure insoupçonnée, rendant le lieu aujourd’hui interdit à la visite », précisent Pierre-André et Bénédicte Michaud, les propriétaires du château. L’effondrement serait en effet dû à des infiltrations d’eau dans le toit, au cours du XIXe siècle.

Appel aux dons

Le chantier s’annonce donc complexe… et aussi coûteux. Les propriétaires ont ainsi décidé de lancer un « appel à soutien, notamment à destination des Tourangeaux, pour faire aboutir ce chantier indispensable à la réouverture de l’Islette, au 1er mai prochain », précise Pierre-André Michaud. Une cagnotte en ligne (1) a été mise en place.

L’objectif premier de cette campagne de financement est la réparation du sol des combles (effondrement et remplacement/renforcement des poutres) qui s’élève à 118 743 €, auxquels il faudra ajouter le traitement contre la mérule, un champignon qui ronge le bois.

Les propriétaires solliciteront également l’aide de l’État et les collectivités.

En contrepartie

Pour remercier les donateurs, des contreparties sont mises en place (billets d’entrée, livre, etc.). Et tout le monde sera automatiquement inscrit au tirage au sort, peu importe le don. Pour, peut-être, gagner une nuit avec petit-déjeuner, pour deux personnes, au château de l’Islette.

Histoire(s) de château

Si les Michaud espèrent ne pas être seuls dans cette délicate aventure, c’est parce qu’ils chérissent et souhaitent préserver du mieux possible le château de l’Islette. Classé monument historique, l’édifice typique de la Renaissance est connu pour être le berceau des amours tumultueuses de Camille Claudel et Auguste Rodin, dans les années 1890. C’est aussi ici que les deux artistes y ont créé La Petite Châtelaine et Le Balzac.

Aurélien Germain / Photos : NR Julien Pruvost + château de l’Islette

(1) jedonneenligne.org/demeurehistorique/ ISLETTE2/

Première annonce pour Terres du Son, avec notamment Shaka Ponk et Orelsan

L’hiver approche, les organisateurs des festivals d’été veulent déjà réchauffer les cœurs. Terres du Son vient de dévoiler les six premiers noms de son affiche pour 2023.

Dans 7 mois, ce sera le top départ de la 18ème édition du festival Terres du Son, à Monts, près de Tours. Ce mardi 6 décembre, les organisateurs viennent d’annoncer les premiers noms qui constitueraient l’affiche des 7, 8 et 9 juillet prochains.

Vendredi 7 juillet, place à Orelsan, rappeur emblématique de la scène française. A ses côtés, un deuxième artiste annoncé : Feder.

Le lendemain, samedi 8 juillet, Shaka Ponk devrait faire remuer la foule du popotin ! Même date, La Femme sera également là de la partie.

Enfin, deux derniers noms ont été dévoilés, avec Adé et le Tourangeau… Biga*Ranx !

A.G. / Photo : Alice Moitié

Fondettes : L’activité « colis » du centre de tri postal déménagera à Joué-lès-Tours

Il va y avoir du changement, en avril 2024… La Poste envisage de déplacer l’activité colis du centre de tri postal de Fondettes. Direction Joué-lès-Tours.

Les faits

Déménager l’activité « colis » du centre de tri postal de Fondettes à Joué-lès-Tours, c’est le projet de La Poste et dont l’annonce a été faite par Emmanuel David, le directeur du site. Ce déménagement se ferait du côté de la zone industrielle de la Liodière.

C’est en effet de là que la filiale de logistique Viapost va partir, laissant vacant un entrepôt de 12 000 m². Le centre de tri pourrait alors s’y installer sur une grande partie (8 000 m²), soit largement plus que les locaux de Fondettes. Le déménagement se ferait durant le printemps 2024.

Pourquoi ce changement ?

« On ne pouvait plus se développer, alors que la croissance des colis augmente », a souligné le directeur Emmanuel David dans les colonnes de la Nouvelle République. Car aujourd’hui à Fondettes, sur les 2 600 m² dédiés à cette activité (sur les 3 100 m² du centre), ce sont 8 000 à 10 000 colis quotidiens ! La majeure partie – un peu plus que la moitié – file en direction des communes de la métropole de Tours. Ainsi qu’aux centres postaux de Bourgueil, Château-Renault et Saint-Paterne-Racan. Alors le site de Fondettes, croulant sous les colis, est donc saturé.

L’investissement global de ce déménagement et de ce développement à Joué est estimé à 5 millions d’euros.

D’autres projets

Outre les colis et leur livraison, La Poste souhaite aussi diversifier son activité et a aussi un autre projet en tête : le centre tourangeau prévoit également de développer les livraisons à domicile de courses en drive en centre-ville. Ainsi, Fondettes ne garderait que l’activité courrier, « avec des changements immobiliers », comme le précise Emmanuel David, puisque le lieu serait alors sinon bien trop surdimensionné.

Colis = besoin de main d’œuvre

À noter également qu’en cette période de fêtes, La Poste voit la quantité de colis exploser. Il faut donc recruter d’urgence. Dans la région, on estimait il y a peu encore, à 250 le nombre de postes saisonniers, dont 65 en Indre-et-Loire.

Aurélien Germain / Photo : archives illustration NR

Eric Vasseur, l’agent de collecte tout terrain

#VisMaVille Éric Vasseur est agent de collecte à la métropole de Tours. Un métier loin de la routine, pas tous les jours facile mais qu’il mène, avec son trio, dans la bonne humeur.

8h 30 du matin. Peu à peu, les équipes d’agents de collecte arrivent au dépôt de Tours Nord, situé rue Huygens. C’est l’heure de la pause-café avant de repartir sur la seconde tournée de la journée. Depuis 5 h 45, Eric Vasseur et ses deux coéquipiers sont sur le terrain, après avoir préparé leur camion à 5 h 30.

L’un conduit, les deux autres sont debout accrochés à l’arrière du camion. Ils enchaînent les ramassages de déchets, s’activent, courent, plaisantent parfois entre deux bacs ou échangent quelques mots avec un habitant venu à leur rencontre.

 

Chaque jour, du lundi au vendredi, 10 bennes de 26 tonnes partent du dépôt de Tours Nord, avec chacune sa zone définie. Celle d’Eric Vasseur, Franck Porteboeuf et Richard Marcelline, tous trois agents de collecte de la métropole, anciennement appelés chauffeurs-ripeurs, arpente la zone commerciale du côté de l’hypermarché Auchan, de la zone industrielle et des lotissements de la Milletière.

Sous la pluie, le vent ou le soleil, peu importe les conditions météorologiques, 9 à 10 tonnes sont collectées en moyenne sur ce parcours, avant que les déchets soient amenés au centre d’enfouissement de Sonzay.

 

La journée d’un chauffeur-ripeur se termine vers 12 h 45 en règle générale. Eric Vasseur est, quant à lui, salarié de la métropole depuis juin 2009. Auparavant il exerçait comme chauffeur routier. « Ici les journées ne se ressemblent pas, selon la météo, les gens qu’on rencontre, les obstacles sur la route, ce n’est pas la routine ! Nous avons une tournée type avec des imprévus, des travaux souvent. On s’adapte. »

Une tournée bien rodée par le trio depuis plus d’un an. « On est toujours la même équipe et c’est agréable de travailler avec eux, dans la bonne humeur. » Le teint toujours halé par son travail d’extérieur, il apprécie également de ne pas être enfermé de la journée. « Je me voyais mal travailler dans une usine. »

Eric Vasseur voit son métier comme une manière de « se rendre utile pour les usagers. Nous avons une image de service public à donner ». Même si, parfois, les habitants râlent un peu envers les agents de collecte quand ils ralentissent la circulation. Sur le terrain, on se rend compte de la difficulté de leur mission : grosses voitures mal garées leur laissant peu de passage dans des lieux étroits, vélos et trottinettes circulant sur les trottoirs, il faut être un chauffeur hors pair pour exercer ce métier.

Également, la condition physique est une donnée importante. « C’est sûr qu’il faut avoir une bonne hygiène de vie, conseille Eric Vasseur, qui se lève à 4 h 30 et pratique souvent le VTT à travers le nord de l’agglomération pour se détendre. On n’est pas à l’abri de l’accident, de la blessure. Même si les véhicules sont aujourd’hui automatisés, vous appuyez sur un bouton et le bac se lève tout seul, il faut être en permanence vigilant ».

En moyenne, un agent de collecte parcourt 18 km à pied par jour et collecte 400 bacs à lui tout seul, précise Damien Fraillon, le responsable du dépôt de Tours Nord.

 

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Tours : Fréquence réduite pour certaines lignes de bus

Pas assez de conducteurs dans le réseau Fil bleu… Résultat ? Depuis le 28 novembre et jusqu’au 9 janvier, les bus passeront moins fréquemment sur certaines lignes.

Les faits

« Face aux difficultés de ressources de conducteurs, Fil bleu diminue l’offre de transports de certaines lignes à partir du 28 novembre. » L’annonce a été faite dans un communiqué de Keolis Tours, qui gère le réseau de transport dans la Métropole. Pénurie de conducteurs oblige, les conséquences vont donc se faire sentir sur huit lignes de bus qui verront, jusqu’au 9 janvier 2023, leur service amoindri du lundi au vendredi (hors vacances scolaires).

Quelles lignes concernées ?

Les lignes 2, 3, 4, 5, 10, 16, 30 et la C1 sont concernées. Dans le détail, il faut noter que la ligne 2 verra sa fréquence moyenne diminuer très légèrement : toutes les 8 minutes au lieu de 7 min 30 jusqu’à maintenant.

Pour les 3, 4 et 5, les bus ne passeront que toutes les 12 minutes et non toute les 10. Côté ligne 10, il faudra espérer un passage toutes les 20 minutes au lieu de 15.
Service encore plus espacé pour la 16, soit toutes les 30 minutes, et non toutes les 20. Idem pour la ligne 30 qui relie Ballan-Miré au CHU Trousseau.

Quant à la ligne C1, cette citadine parcourant le centre-ville de Tours, elle ne passera que toutes les 45 minutes au lieu des 15 précédentes.

Le contexte

Différents facteurs peuvent expliquer ce manque de personnel qui est d’ailleurs aussi visible dans le transport scolaire. Ce phénomène avait notamment été accentué après le Covid. Il y a également eu de nombreux départs à la retraite. Certains conducteurs ont par ailleurs dû récupérer des services et d’autres ont décidé de changer de poste, en raison des conditions de travail (service tôt le matin ou tard le soir, les dimanches, etc.).

Une situation temporaire

« Cette offre va permettre de fiabiliser le service et de retrouver un bon niveau de ponctualité ». Keolis l’a assuré : la situation ne devrait pas durer. Toutefois, ce n’est qu’au 9 janvier 2023 que la direction espère un retour à la normale. En attendant, elle poursuit ses sessions de recrutements. Des conducteurs qu’il faudra ensuite former. Sept nouveaux sont déjà arrivés.

Aurélien Germain

> Horaires en détail sur filbleu.fr

 

Imagine Dragons en concert au Château de Chambord en 2023

Dans le cadre de Chambord Live, Imagine Dragons sera de passage pour un show qui s’annonce dantesque. On attend 30 000 personnes.

On avait déjà eu Sting au Château de Chambord (pour un show archi-complet) en 2022… Pour sa deuxième édition, Chambord Live organisé avec AZ Prod, vient d’annoncer qu’Imagine Dragons serait en concert le 8 septembre 2023.

La billetterie – qui risque d’être prise d’assaut – ouvrira le 1er décembre à 10 h (sur chambordlive.com). Côté tarifs, comptez 78,50 € pour la fosse debout classique et 133,50 € pour la fosse debout « or ». 30 000 personnes y sont attendues.

Le groupe, qui a enquillé les hits (dont le célèbre « Radioactive ») et remplit les salles du monde entier, ne jouera sur deux dates en France. Chambord donc, mais aussi Paris.

A.G.

Grande collecte de colis de Noël pour les personnes sans-abri

L’opération reprend cette année ! Main dans la Main 37 organise une grande collecte pour distribuer ensuite des sacs-cadeaux aux personnes précaires et démunis dans la rue.

Les faits

« On remet ça cette année et c’est grâce à vous ! » Un petit emoji, les yeux en cœur, est accolé à cette phrase, postée sur la page Facebook de Main dans la main 37. Et dans la foulée, une tonne de réponses, de partages et de « likes ». L’opération de colis de Noël pour les plus démunis reprend donc, avec toujours ce mot d’ordre : « On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un. »

Pour rappel, le principe est tout simple : il s’agit d’une grande collecte pour aider les personnes précaires qui sont à la rue. Les colis de Noël récoltés sont ensuite distribués directement aux sans-abri, à la période des fêtes. Le succès est tel que Fanny et Marine, à l’origine de la démarche, avaient notamment récolté plus de 4 000 boîtes-cadeaux !

L’an dernier, il y avait de quoi distribuer ! (Photo Facebook Main dans la main 37)

Comment on fait ?

Pour cette quatrième édition, on ne change pas une équipe qui gagne. Les boîtes sont toujours acceptées, mais il est recommandé de prendre un petit sac (c’est moins encombrant et plus utile*), et on y glisse « un truc chaud, un truc bon, un produit cosmétique, un divertissement, un mot doux » et si besoin, un petit plus pour un chien qui reste souvent un bon compagnon pour les personnes sans-abri.

Il faut surtout penser à bien noter si le sac-cadeau est destiné à un homme, une femme, ou un(e) enfant.

Des points de collecte

Main dans la main 37 a cette année agrandi sa liste de points de collecte. On retrouve notamment My French agent, à Tours (boulevard Béranger), O Bistrot Quai à Esvres, l’épicerie Tour’n’Vrac à Descartes, ou encore la société STI à Larçay, le mairie de Montbazon, le centre social de la Vallée Violette à Joué-lès-Tours et bien d’autres. La liste complète est à retrouver sur la page Facebook du collectif.

La collecte a lieu jusqu’au 16 décembre. Tout sera ensuite redistribué aux personnes précaires. Pour qu’elles puissent, au moins l’espace d’un instant, bénéficier d’un peu de douceur et d’humanité à Noël.

Texte : Aurélien Germain / Photo ouverture : archives NR – Julien Pruvost

Main dans la main 37 sur Facebook

(*) Sac avec réduction de 10 % à Decathlon Chambray, partenaire de l’opération

Jeux de société : les entreprises tourangelles s’y mettent aussi

Il y a bien longtemps que le jeu est sorti du cadre du simple amusement domestique. Au niveau personnel, cette activité permet de recréer des liens, de partager et de découvrir plein de choses. Autant de bénéfices qui peuvent s’avérer très utiles dans d’autres secteurs. Le jeu a donc investi l’univers de la santé et, notamment, de la santé mentale. Mais il s’est aussi installé avec succès dans le monde de l’entreprise. Exemples in vivo avec des expériences tourangelles.

« Lorsqu’on joue, on se laisse aller, on s’oublie et notre personnalité s’exprime. Alors pourquoi ne pas mettre cela au service de l’entreprise ? ». Olivier Chanry, déjà éditeur de jeux historiques avec sa société Asyncron basée à La Riche, a donc lancé un nouveau projet : Team in Vitro. Une offre destinée aux entreprises en mal de bonnes idées pour leurs team-building.

Les premières séances d’afterwork autour du jeu Tchat Box imaginé par Guillaume Gleize et édité par Olivier sont prometteuses : chacun parle de soi, même les timides, et les participants font connaissance en douceur, dans la joie et la bonne humeur.

Pour le chef d’entreprise, les prochaines étapes passeront par l’utilisation des jeux Call Me Cthulhu et Nosferatu, avec un meneur de jeu de l’équipe de Team in Vitro pour rythmer la partie. Et une prestation autour du jeu historique Defcon 1, avec recadrage du scénario par l’auteur pour l’adapter aux problématiques spécifiques identifiées par un psychologue d’entreprise, qui observera la partie !

L’équipe de In Vitro précise : « Il faudra savoir mettre en œuvre et suivre une stratégie de groupe. Chaque équipe sera assistée par un aide de camp permettant d’entrer directement dans le jeu sans connaissance préalable. » (Photo http://www.team-in-vitro.fr)

Au bar à jeux le Cubrik, à Tours, François Hotton et Sylvain Petitprêtre ont aussi en préparation une prestation spéciale pour entreprises : un déjeuner du midi pimenté de parties de jeux de société. Du côté d’Arkham Studio (entreprise mère de l’éditeur Arkham Society), Tristan Boschet a les arguments pour convaincre : le directeur commercial propose aux entreprises des outils attractifs et sur mesure pour de la formation, « avec un meilleur taux de compréhension, de mémorisation et d’adhésion que sur une formation traditionnelle ».

Et dans le cadre d’un événement d’entreprise, le jeu est une option innovante qui permet encore aujourd’hui de se distinguer des concurrents. En plus de ses propositions digitales, Arkham fabrique ainsi des jeux de plateau, livrés clés (et règles) en main au client qui y retrouve une manière agréable de faire passer des messages à ses équipes. Que ce soit pour parler accidents du travail à la Carsat, ou sécurité et datas center chez OVH. Faire passer des messages, servir à cultiver l’esprit d’entreprise…

S’éloigne-t-on de l’essence-même du jeu telle que définie par tonton Larousse ? Une « activité (…) non imposée, ne visant à aucune fin utilitaire, et à laquelle on s’adonne pour se divertir, en tirer un plaisir ? » À vous de nous le dire.

M.M.

La folie des jeux de société à Tours : 1 001 façons de s’amuser

Le monde du jeu de société n’a pas attendu le Covid pour séduire de plus en plus de Français, sur un marché en croissance constante. Plongée dans le monde tourangeau des jeux, où chacun joue sa
partie.

Jeudi soir, Tours centre. Dans les canapés du bar le Jeu du Sort, une bière à la main, Thomas, Kevin et leurs amis viennent de se retrouver. À un moment ou à un autre, c’est sûr, ils sortiront un jeu de société : « On s’est rencontrés grâce aux soirées Loup-Garou du mardi soir, ensuite on s’est aussi retrouvés sur les soirées quiz, et on est devenus amis », raconte Thomas. Certains membres de la bande sont même devenus animateurs de ces parties où les joueurs doivent démasquer parmi eux le(s) loup(s)-garou(s) qui déciment le village.

Pour Fernando, attablé au Cubrik, ce n’est que la deuxième visite dans le bar à jeux de la rue du Change : « J’ai beaucoup aimé l’ambiance la dernière fois, et le fait qu’une personne t’explique les jeux. » Pour ce soir, ce sera Schotten-totten, un affrontement de clans écossais.

Au Cubrik, à Tours, c’est le paradis pour les amoureux de jeux de société ! (Photo archives NR)

« Une personne qui n’aime pas les jeux de société, ça n’existe pas ! C’est juste qu’elle n’a pas encore trouvé le jeu qui lui convient ! ». Et Justine, sommelière des jeux, est justement là pour ça : aiguiller les clients vers un jeu sympa, adapté à leurs envies. Compétitif ou coopératif ? À deux ou à plus ? Pour s’amuser ou pour réfléchir ? Pour un quart d’heure ou une heure ? Ce poste de sommelière des jeux est rare en France (à notre connaissance, seul un bar lillois propose ce service). Mais il apparaît pourtant essentiel, quand on découvre le monde du jeu de société.

Au Cubrik, 540 jeux sont disponibles ; au Jeu du Sort, environ 300 ; dans les boutiques du centre-ville (Sortilèges ou la Règle du Jeu), on tourne autour de 1 500 jeux de société en magasin, tandis qu’à la ludothèque de la Maison des Jeux de Touraine, on en trouve 2 500. Les chiffres donnent le tournis, et ce n’est pas fini ! Chaque année, en France, on dénombre un millier de nouveaux jeux de société !

Et le marché se porte bien : selon l’Union des Editeurs de Jeux de Société (UEJ), le secteur pesait 360 millions d’euros en 2021, avec une croissance de 11 % par rapport à l’année précédente.

Le Covid a-t-il provoqué ce boom ? La tentation de répondre oui est grande, mais pour Guillaume Callot, du magasin spécialisé Autour des Jeux, à Tours Nord, la réponse n’est pas si évidente : « Durant les confinements, les familles ont vite trouvé les limites du numérique ou de la télé. Mais la tendance existait déjà depuis une dizaine d’années : l’envie de se retrouver dans un moment vrai, autour d’une table, en famille ou entre amis. »

Benoît Houivet, de la boutique Sortilèges, remercie aussi les médias (de rien !) qui ont braqué leurs projecteurs sur les jeux et ont contribué à l’effervescence de 2020-2021. Des sites internet comme BoardGameArena (BGA pour les intimes) ont aussi permis à certains de découvrir des jeux pour ensuite venir les acheter en boutique. Verdict : les banquiers qui avaient rechigné à valider et financer le concept du Cubrik comme bar culturel où l’on peut boire, manger et jouer s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui !

Cette profusion de jeux est-elle une bonne chose ? Chez Sortilèges, on a agrandi l’espace de stockage de la boutique. Pour Stéphane Jamin, salarié de la Maison des Jeux de Touraine, cette profusion rend aussi les choix difficiles car on ne peut pas tout acheter. Et pour les auteurs, il est encore plus difficile de se faire une place !

Fabien Riffaud, comme beaucoup d’autres, ne vit pas complètement de ses jeux, malgré de chouettes coréalisations avec Juan Rodriguez comme Les Poilus, Décrocher la Lune, et bientôt Silex and the City. « C’est comme le monde du livre : beaucoup de gens écrivent, mais peu sont publiés, et très peu en vivent ! Ils sont une dizaine à peine en France », commente en souriant l’auteur.

Connaître des éditeurs et participer aux festivals spécialisés, c’est donc la clé pour percer ! Malgré la forte concurrence, de nouveaux projets voient le jour en Touraine, comme le nouvel éditeur de jeux Arkham Society. François Leognany et François Hotton, spécialistes ès jeux de société, éditeront leurs premiers jeux Poucave et Lucky Bastard au printemps prochain, avant de se faire une place sur le marché avec une innovation : un jeu hybride entre jeu de société et jeu de rôle, fin 2023. Pour y jouer, on vous donne donc rendez-vous dans quelques mois dans les boutiques spécialisées, ou les nombreuses ludothèques et associations ludiques de la région !

Maud Martinez / Photos : freepick, adobe stock

Toutes les cellules commerciales (enfin) occupées en haut de la rue Nationale

Centre médical, boutique du Musée du Compagnonnage, Monoprix… Prochainement, les cellules commerciales du haut de la rue Nationale seront toutes occupées. Il va y avoir de la nouveauté à Porte de Loire en 2023.

LES FAITS

Cela aura mis du temps, mais c’est enfin complet ! En 2023, de nouvelles enseignes s’installeront en haut de la rue Nationale, au pied des deux hôtels. Les cellules commerciales, propriété de l’investisseur immobilier Héraclès, devraient donc toutes occupées d’ici peu.

Jusqu’à présent, on comptait sur le café Starbucks, la salle de sport Basic Fit, mais aussi le restaurant B Chef. Depuis peu, le 7 novembre exactement, la Clinique des Champs-Elysées – considérée comme le leader de la médecine esthétique – a également ouvert. C’est sa neuvième en France, et la plus grande clinique en dehors de celle de Paris (600 m² répartis sur deux étages).

En 2023 donc, du changement est également à prévoir, puisque s’implantera un Cosem, un centre médical de médecine générale, spécialisée et dentaire, qu’on pouvait par exemple retrouver à Orléans jusqu’à présent. En septembre prochain, ouvrira aussi la future boutique du Musée du Compagnonnage : l’établissement de 100 m² permettra aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) de retrouver l’accès au musée.

Dernière enseigne à s’installer en haut de la rue Nationale, à l’angle côté ouest : un autre… Monoprix ! Déjà présent aux numéros 63-65, ce nouveau magasin aura pour lui une partie restauration et épicerie, d’après la Nouvelle République.

LE CONTEXTE

L’arrivée de ces nouveaux visages fait partie du projet Porte de Loire qui a vu se transformer le haut de la rue Nationale il y a quelques années. Lancé en 2011, il n’avait vu ses premières démolitions qu’en 2016. Et l’ouverture des deux hôtels Hilton qu’en… 2021 (ce qui avait fait jaser plus d’un Tourangeau), puis l’apparition des commerces au compte-gouttes qui devaient de base être des boutiques de luxe (ce qui fera jaser plus d’un Tourangeau, bis).

ET APRÈS ?

Reste désormais à démolir l’îlot sud-ouest prévu en 2023. L’endroit laissé libre verra naître un immeuble avec commerces et habitations. Suivra ensuite la destruction de l’îlot sud-est (au niveau du coiffeur Carpy) prévue pour 2025. La toute fin de ce vaste chantier est prévue pour 2027.

Aurélien Germain / Photo : archives NR

Agnès Caillieux, aide à domicile à Tours : « On s’attache forcément aux gens »

#VisMaVille Agnès Caillieux est aide à domicile à Tours. Un métier varié, qui au-delà des courses et du ménage, représente parfois le seul lien social maintenu avec des personnes âgées.

Leurs mains sont serrées et les sourires s’échangent. Les deux Scorpions de signe plaisantent sur leur anniversaire à venir sur un ton enjoué. Mme Deveau fêtera ses 90 ans, Agnès Caillieux ses 59 ans. La seconde est l’aide à domicile de la première depuis qu’elle exerce à l’association d’Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR 37).

Derrière ces quatre années et demi, deux heures passées ensemble les lundis et jeudis, se dessine une complicité évidente. « On s’attache forcément aux gens, je pense à eux même en dehors de mes visites », révèle Agnès Caillieux qui s’est reconvertie après 30 ans à travailler comme gestionnaire de stock à la pharmacie mutualiste.

Elle s’occupe à présent d’une dizaine de personnes, souvent âgées, dans les quartiers de Beaujardin, Bouzignac et de la rue Vaillant, à Tours. De 30 minutes à 2 h 30, le temps consacré aux personnes est flexible selon les besoins. « Cela va de la toilette du matin, à la préparation des repas en passant par le ménage, les courses, bref toutes les tâches qu’on a besoin de faire chez soi », détaille l’aide à domicile.

Au-delà de ces missions bien connues, s’ajoutent des petites choses du quotidien comme changer une ampoule, voir pourquoi la télé ne marche pas, un peu de couture. Agnès peut également accompagner les personnes chez le médecin, au marché, en promenade ou apporter son aide lors de la déclaration d’impôts. Mais c’est surtout le temps passé à créer du lien, à « papoter » comme elle le dit, qui est important.

Agnès a d’ailleurs pris ses habitudes, sur son temps personnel, le mardi midi chez un papy de 94 ans. « Je lui cuisine du poisson, ce qu’il préfère, et partage le repas avec lui. » Car certains sont seuls, d’autres entourés, certains malades, d’autres mieux portants, les situations se révèlent très différentes. Pour Agnès Caillieux, l’essentiel est l’attention portée aux autres. « Ces petites choses qui font plaisir. »

Le tout, avec discernement. « On rentre dans l’intimité des gens, il faut s’adapter à leur environnement. À nous de voir ce qui est faisable et quels sont leurs besoins. » Le métier d’aide à domicile, longtemps cantonné dans les esprits à la femme de ménage fait, depuis la crise du Covid, enfin figure de métier utile. « Tant mieux même s’il n’est toujours pas bien valorisé », assure Agnès Caillieux.

Si elle est passionnée par son métier, elle ne nie pas les difficultés. « Tout n’est pas rose, on voit des choses difficiles, on est souvent confrontés à la mort. Et puis, c’est un métier souvent pénible, le mal de dos, même si aujourd’hui, nous avons du matériel adapté. C’est plus compliqué pour celles qui travaillent en milieu rural et qui ont de la route à faire. »

Elle, de son côté, continue à « s’éclater comme une folle ». Bientôt à la retraite, elle n’envisage pas de couper net pour autant et va poursuivre par des extras à l’ADMR. « Je prendrai toujours de vos nouvelles », dit-elle, rassurante, en se tournant vers Mme Deveau.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Economie d’énergie : Tours expérimente l’extinction de l’éclairage public nocturne dans trois quartiers

La semaine prochaine, la Ville de Tours éteindra l’éclairage public dans trois quartiers, entre 1 h et 5 h du matin. Une expérimentation pour réduire la consommation électrique.

Les faits

Crise énergétique, économies, sobriété… À compter du lundi 14 novembre, la Ville de Tours va éteindre l’éclairage public entre 1 h et 5 h du matin, dans trois quartiers : Blanqui, Febvotte et les Douets. Il s’agit pour le moment d’une expérimentation qui doit durer six mois. Celle-ci s’inscrit dans le plan de sobriété énergétique voulu par la municipalité. Plusieurs milliers d’euros devraient ainsi être économisés.

Martin Cohen, adjoint délégué à la transition écologique et énergétique, a précisé que ce test sera aussi l’objet d’une évaluation dans trois mois. À ce moment-là, les habitants concernés seront interrogés et pourront répondre via un questionnaire en ligne « sur les sites de la Ville et de la Métropole ».

Pourquoi ces quartiers ?

La Ville indique : « Ces quartiers ont été choisis en raison du peu d’activité nocturne dans la mesure où ils sont résidentiels. Pour des raisons techniques, car ils sont équipés d’éclairages led qu’il est possible de rallumer à distance en cas d’intervention de secours. » Deuxième raison avancée : le bien-être animal et la protection de la biodiversité. « Notamment pour les jardins partagés de Febvotte et les espaces boisés autour du secteurs des Douets », est-il également souligné.

Le contexte

Jusqu’à présent, la Ville de Tours n’avait pas franchi le pas, contrairement à d’autres communes qui n’ont pas hésité à éteindre la lumière, parfois même dès 23 h et non 1 h du matin. Des voix se sont notamment élevées pour pointer les risques et les craintes (marcher dans le noir tout(e) seul(e) par exemple…). Mais de nombreuses municipalités rappellent que les cambriolages – redoutés – ont lieu à 80 % le jour.

Le média de l’écologie Reporterre note que « d’autres agglomérations pratiquent l’extinction nocturne de longue date, comme Saint-Nazaire depuis 2018 ». D’autres s’y sont mises récemment comme Nevers, Chambéry, Colmar ou encore Saint-Brieuc. Tours a donc rejoint la liste également.

Aurélien Germain

Festival Emergences : le jazz pour toutes et pour tous

Le jazz, une musique élitiste ? Oh que non ! C’est qu’affirme et prouve le festival Emergences à Tours, axé sur un jazz ouvert, vivant et pluriel. C’est parti pour un marathon de cinq jours de concerts.

Emergences, kézako ?

« Ouiii, le jaaaaazz, c’est snooob, c’est élitiiiiste, tout ça tout çaaaa… » Faites bien durer les voyelles, prenez un air pédant et levez les yeux au ciel. Ça y’est, le cliché est en place ! Le jazz, musique tournée vers le passé, beaucoup trop savante, faite pour des vieux intellos moustachus engoncés dans un canapé, un whisky à la main… Avec plus de 100 années d’existence au compteur, ce style musical a toujours ce genre de stéréotypes absurdes lui collant à la peau.

Mais le jazz, c’est loin, très loin d’être ça. Alors depuis plus de 20 ans en Touraine, Le Petit Faucheux et Jazz à Tours s’acoquinent pour dézinguer les poncifs et accoucher d’Emergences, un festival qui, justement, montre que le genre n’a pas dit son dernier mot, qu’il reste toujours aussi vivant, libre et curieux, accessible à toutes et à tous.

Une programmation jeune

C’est l’un des axes intéressants et forts qu’a voulu mettre en place l’équipe d’Emergences pour cette nouvelle édition. « C’est une programmation très ‘’jeune’’ portée sur les nouveaux talents du jazz, dans toute la diversité de ce style “ mutant ” », comme nous l’a indiqué Jérôme Preus, chargé de communication.

Jeunes talents locaux et nationaux s’y croisent, différentes générations se mélangent. Il suffit de constater, par exemple, la venue d’Erik Friedlander, grand habitué de la scène downtown new yorkaise, qui viendra certes avec son quartet, mais donnera aussi une masterclass aux élèves de Jazz à Tours.

Idem pour la carte blanche à Noise Gate, l’association des (anciens mais pas que) élèves de l’école qui organisent quatre concerts dans quatre bars de la ville lors d’un « Barathon ».

Jazz 2.0

Et qui dit mélange des générations, dit mélange des genres. Du jazz tradi ? Il y en a. Du jazz contemplatif ? Aussi. Du jazz un peu fou, voire électro ?… Également ! Notamment le 10 novembre au Bateau ivre, avec Bada-Bada, grosse gifle qui prend ses compos jazzy en impro libre, pour les bidouiller à la sauce… électro ! Casser les clichés, surprendre, encore et toujours.

Et les femmes, dans tout ça ?

Eh bien, les femmes, justement, elles sont bel et bien là ! En force. Pour cette édition, réflexion a été menée sur la place des femmes dans le jazz. À cette occasion, une table-ronde aura lieu le samedi, à la Bibliothèque, autour de ce thème. Mené par Glaire Witch – que les auditrices et auditeurs de Radio Béton connaissent bien – ce débat se focalisera sur les jeunes artistes et laissera la parole aux musiciennes Yohna Lalanne, Coline Busquet, Jasmine Lee et Lina Noui. Elles présenteront d’ailleurs leur création originale et plus qu’audacieuse Mysterium, sur les planches du Petit Faucheux le soir-même.

Et seront suivies, le lendemain, par l’entité Suzanne, portée notamment par Maëlle Desbrosses et Hélène Duret. Le jazz dans tous ses états, qu’on vous disait…

Aurélien Germain / Photos : ouverture René Pierre Allain + deuxième : Laurent Vilarem

> Festival Emergences, du 9 au 13 novembre, à Tours (Au Petit Faucheux, salle Ockeghem, au Bateau ivre, à la bibliothèque centrale et dans les bars). Concerts payants ou gratuits, programmation en détail sur festivalemergences.fr et facebook.com/emergencesfestival

 

Brigitte Giraud, prix Goncourt 2022 et… ancienne lauréate du Prix du roman tmv

Le nom de Brigitte Giraud, qui vient de recevoir le prix Goncourt 2022, dira peut-être quelque chose aux Tourangeaux. En 2018, elle apparaissait effectivement dans nos pages, en remportant le Prix du roman tmv !

De tmv au Goncourt… Oui, bon, on exagère peut-être un poil. Mais tout de même ! Le 3 novembre, c’est Brigitte Giraud qui a reçu le Prix Goncourt 2022 pour son livre « Vivre vite » (éditions Flammarion). Et cette même Brigitte Giraud nous avait déjà tapé dans l’œil quelques années auparavant – en 2018 plus précisément – puisque l’autrice faisait partie des sélectionné(e)s pour notre Prix du roman tmv.

Et cette année-là, après avoir parcouru les 288 pages de « Un loup pour l’homme », une œuvre poignante, c’est la révélation. Le jury, à l’unanimité, souhaite sacrer Brigitte Giraud. Il n’y a pas photo, c’est elle qui sera la lauréate du Prix du roman tmv 2018.

Ses mots nous ont touchés, sa façon d’écrire aussi (nous parlions même de roman quasi-olfactif), son histoire également, celle d’un appelé qui ne voulait pas porter d’arme, celle d’une femme refusant de vivre séparée de son fiancée lors d’une guerre qui ne dit son nom.

La treizième femme à obtenir le Goncourt

Lors de sa venue au CCC OD de Tours pour la remise du prix, le 14 juin 2018, elle nous confiait : « Il m’a fallu plus de vingt ans pour écrire ce livre. J’avais besoin de me sentir les épaules plus larges en tant qu’écrivain pour être sûre de ne pas le gâcher. » À l’époque, la rédaction de tmv avait eu l’impression que Brigitte Giraud irait loin, très loin. Le flair ? Oui ! Et tant pis pour la modestie ! Force est de constater que cette Lyonnaise, native d’Algérie, a su embarquer tout le monde dans son monde, son style et ses récits, que ce soient romans, nouvelles ou bien encore essais.

Désormais, c’est le sacre suprême : le Goncourt. Une superbe distinction. Brigitte Giraud est la treizième femme récompensée depuis sa création il y a 120 ans.

Aurélien Germain

TEDx Tours : la soirée retransmise en direct, mardi 25 octobre, à l’Etape 84

Comme chaque année, les places pour le TEDx Tours, ces mini-conférences passionnantes, sont parties comme des petits pains. Mais l’Etape 84 retransmet la soirée. Ouf !

Les places étaient parties vite, très vite. Encore plus vite que d’habitude… En moins de deux heures, les tickets pour assister à la huitième édition de TEDx Tours avaient trouvé preneurs.

Mais bonne nouvelle pour celles et ceux qui n’ont pas pu obtenir le précieux sésame pour cette soirée du 25 octobre au Grand Théâtre : les organisateurs vont rediffuser l’ensemble de la soirée en direct, au bar de l’Etape 84, avenue Grammont. Cette retransmission sera gratuite et ouverte à tous.

« Mais mieux vaut arriver tôt », prévient-on du côté de la page Facebook de l’événement. Car il y aura également « bar et food sur place » et « début de la retransmission à 19 h, alors être sur place pour l’apéro à 18 h 45 nous paraît être la meilleure des options », est-il également noté.

Un succès toujours plus grand

Pour rappel, TEDx est une série de mini-conférences tenues par des « speakers ». L’idée est née aux Etats-Unis, mais s’est ensuite invitée partout dans le monde et notamment en France. Le mot d’ordre ici est « des idées qui valent la peine d’être diffusées ». Chaque année, le succès ne se dément pas et sujets, thèmes et intervenants sont gardés secrets jusqu’au jour J.

A l’époque, en 2017, Fabien Boutard, qui avait lancé l’événement en Touraine résumait TEDx ainsi : « Il s’agit de partager des idées qui changent le monde. On sélectionne des idées innovantes, originales, puissantes. Tous les thèmes sont abordés : numérique, digital, gastronomie, santé, etc. » Seuls interdits ? « La politique et la religion. »

(Photo : flickr TEDxTours)

Justine Canales : la Maison des femmes, « c’est un vrai enjeu de santé publique »

#VisMaVille Justine Canales est médecin légiste à l’Institut Médico-légal du CHRU de Tours. À la tête de la Maison des femmes, elle soigne la prise en charge des femmes victimes de violences.

C’est une entrée tout en discrétion, à l’entrée de l’hôpital Bretonneau. À l’image de Justine Canales, à peine 33 ans, et déjà responsable depuis plus d’un an de la Maison des femmes. « C’est un vrai enjeu de santé publique », justifie celle qui porte cette « mission », ferraille avec ses collègues pour trouver les financements permettant d’alimenter cette nouvelle structure.

Elle le confie, si elle a accepté ce portrait, c’est pour mettre en avant son service, pas sa personne.

La Maison des femmes, créée en juin 2021, réunit une équipe pluridisciplinaire pour une prise en charge complète des violences faites aux femmes. Peu à peu, l’équipe se structure : le docteur Canales a débuté seule, puis une sage-femme, une infirmière, une éducatrice pour jeunes enfants, l’ont rejointe. Bientôt deux postes de secrétariat et de psychologue compléteront l’équipe.

« Nous avons un petit budget, heureusement nous nous appuyons sur l’Institut médico-légal du CHU dont nous dépendons et des professionnels partenaires : hospitaliers, permanence juridique de France victime et du CIDFF, ateliers de socio esthétique et de karaté. Ici les femmes trouvent un lieu dédié qui n’existait pas auparavant. C’était le chaînon manquant, nous pouvons même organiser le dépôt de plainte grâce à nos relations avec la police », explique Justine Canales.

À 80 % sur ce poste, la docteure reçoit dans son bureau les victimes pour les premiers rendez-vous. « Je pratique un examen général médico-légal, constate les blessures physiques et psychologiques pour établir un certificat qui pourra servir ensuite à la victime pour faire valoir ses droits, puis on leur propose un parcours de soin adapté à chacune », détaille-t- elle. Tous les types de violences sont ici traités : physiques, psychologiques, sexuelles, mutilations, violences au travail…

La médecine légale a très vite été une discipline évidente pour Justine Canales. À la faculté de médecine de Tours, puis à son internat à La Réunion et au service de médecine légale de Montpellier, elle choisit ce métier utile et concret, qui apporte des réponses juridiques et un aspect thérapeutique pour la victime.

Elle rejoint l’équipe de Pauline-Saint Martin à l’Institut-médico-légal du CHRU de Tours en 2018. « On a l’image cinématographique du métier, mais la médecine légale c’est pratiquer des constatations de blessures sur la demande de la justice à 90 % sur des vivants. Les autopsies sur les morts ne représentent que 10 % de notre activité. C’est une discipline exigeante avec des responsabilités par rapports à nos écrits, et également très riche car à la frontière de la médecine, de la justice, de la toxicologie parfois. »

La jeune femme brune pétillante est également médecin légiste d’astreinte sur toute la région. Motivée et animée, elle ne lâche rien.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Vacances d’automne : nos idées d’escapades pour tous les goûts

Le prix de l’essence (si vous en trouvez !) n’aide pas à envisager un déplacement en bord de mer. Profitons-en donc pour rester en Touraine ou aux alentours, avec une petite escapade à la journée. Et il y a de quoi faire !

D’après l’Agence Départementale du Tourisme, l’Indre-et-Loire compte pas moins de 2 000 km de voies cyclables (Loire à Vélo, mais pas seulement), et 6 800 km d’itinéraires pour la randonnée pédestre. Si l’envie de flâner ou de pédaler vous prend, vous avez donc de quoi vous occuper ! Idem pour les amateurs d’Histoire et de culture : pas de quoi s’ennuyer avec 34 châteaux, une centaine de caves touristiques, et des villages et villes aux labels variés. Beaulieu-lès-Loches, Luynes et Rochecorbon sont « Petites Cités de Caractère ».

Crissay-sur-Manse, Montrésor et Candes-Saint-Martin sont classés « Plus beaux villages de France », tandis que Chinon, Loches et Tours sont « Villes d’Art et d’Histoire ». Excusez du peu. Mais il y a fort à parier que vous connaissiez déjà tous ces coins et recoins (et si ce n’est pas le cas, c’est l’occasion d’aller les visiter !).

L’équipe tmv s’est donc décarcassée pour vous concocter des escapades sur mesure qui sortent de l’ordinaire, pour du cocooning, des expériences en famille, des alliances nature et gourmandises, ou des visites insolites… Laissez-vous guider !

A retrouver dans notre numéro 428, téléchargeable en cliquant ici !

 

Football : Stéphane Dalmat rejoint Omar Da Fonseca

C’est un nom qui ne dira sans doute pas grand chose aux plus jeunes d’entre vous, mais c’est un joueur qui a marqué l’histoire du foot tourangeau. Stéphane Dalmat, natif de Joué-lès-Tours, a annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux qu’il rejoignait le projet porté par Omar Da Fonseca et Guillaume Barré, le Tours Metropole Football.

Stéphane Dalmat, une carrière au plus haut niveau

Stéphane Dalmat, ce n’est pas n’importe qui dans le monde du foot. Né en 1979 à Joué-lès-Tours, il fait ses premières armes sous le maillot de l’US Joué-lès-Tours avec la ferme intention de passer professionnel. C’est finalement la Berrichonne de Châteauroux qui lui offre sa chance et qui assure sa formation. Et Stéphane monte dans le bon wagon puisque le club accède à la D1 en 1997.

Dalmat joue son premier match dans l’élite, contre Cannes. La Berri ne reste pas au premier échelon du foot français, mais Stéphane, lui, s’y installe définitivement. Il rejoint l’effectif du RC Lens et, au poste de meneur de jeu, il fait ses premiers pas en Ligue des champions et remporte la Coupe de la Ligue.

Dalmat s’est aussi essayé au beach soccer ! (Photo archives NR)

Une saison à Marseille, puis c’est le départ vers le club rival, le PSG. L’aventure ne dure que jusqu’à la trêve hivernale qui le voit faire ses valises pour Milan où il passera cinq ans. Dalmat passe ensuite par Tottenham, Bordeaux, Toulouse et Sochaux, entre autres, avant de raccrocher les crampons à la fin de la saison 2012.

Quel est donc ce projet que Stéphane Dalmat vient de rejoindre ?

Selon Omar Da Fonseca et son équipe, le projet de reprise du Tours FC avait pour ambition de recréer un grand club de football sur la métropole tourangelle. Comme on le sait, le tribunal de commerce n’a pas retenu l’offre de reprise présentée par le plus tourangeau des Argentins. Et le TFC a repris sa route en National 3, toujours avec le même propriétaire, Jean-Marc Ettori.

Pour autant, ni Da Fonseca ni ceux qui le suivent ne semblent disposés à mettre leur projet en sourdine. Ils ont donc choisi d’entamer la reconstruction d’un autre grand club métropolitain, à partir des bases jocondiennes.

Un projet qui porte aujourd’hui le nom de Tours Métropole Football et qui a vocation, selon ses initiateurs, à fédérer bien au-delà du seul club de Joué. Stéphane Dalmat sera donc un des ambassadeurs de ce projet et l’ancien meneur de jeu indique qu’il désire s’impliquer, plus spécialement, dans le social et la formation des jeunes.

M.P.

Autisme : Echo, un lieu d’accueil pour rompre l’isolement et créer du lien social

Rue Courteline existe Echo, le groupe d’entraide mutuelle lié aux troubles du spectre de l’autisme à Tours. Un lieu d’accueil chaleureux et forcément de soutien.

C’est quoi ?

Direction le 92, rue Courteline, à Tours. C’est ici qu’a ouvert Echo, « un groupe d’entraide mutuelle (Gem) lié aux troubles du spectre de l’autisme », comme le précise la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH37).

Ce lieu de soutien, d’écoute, a organisé une journée portes ouvertes il y a quelques jours, pour faire découvrir ses locaux, son rôle, et la grande aide qu’il apporte. Car ici peuvent venir personnes majeures, avec ou sans diagnostic médical, et qu’elles soient accompagnées ou autonomes.

Rompre l’isolement

Regarder un film, se reposer, jouer, parler et échanger, ou encore participer à des ateliers… L’espace Echo est avant tout un lieu pour rompre l’isolement. Il suffit de jeter un œil à la page Facebook du lieu (1) pour constater à quel point les animations sont nombreuses. Café-rencontre, bœuf musical, projet vidéo, atelier d’écriture, ou encore petit déjeuner et initiation LSF (langue des signes) étaient notamment au programme du planning d’octobre. Avec, en ligne de mire, créer du lien social.

Comment ça marche

Pour faire fonctionner tout ça, la structure est passée en association au printemps et des animateurs sont présents. Parrainé par les Maisonnées (maisons d’accueil en Touraine pour adultes autistes dont tmv parlait déjà en 2012), ce groupe d’entraide mutuelle qu’est Echo perçoit aussi un financement de l’ARS, l’Agence régionale de santé. De quoi payer par exemple le loyer et les charges.

En chiffres

On estime qu’un enfant sur 150 naît avec un TSA, un trouble du spectre de l’autisme. L’association internationale Autisme Europe, quant à elle, le chiffre à un sur 100. En France, environ 700 000 personnes sont atteintes d’un TSA, résume l’asso principale Volontaires pour les personnes avec autisme.

Aurélien Germain / Photos : archives tmv et NR


(1) facebook.com/GEMTSA37

> Echo, au 92, rue Courteline à Tours. Ouvert du lundi au vendredi de 13 h à 17 h (9 h 30 à 17 h le vendredi). Contact : gemtsa37@gmail.com. Tél. 06 37 35 39 53.

 

Juliana Bakaman et Sandrine Vrignaud, les bras solidaires de l’université

#VisMaVille Juliana Bakaman et Sandrine Vrignaud sont bénévoles à l’association « Les Bonnes Mines ». À la faculté des Tanneurs, elles mènent des actions concrètes pour redonner le sourire aux étudiants en situation de précarité.

Ce vendredi midi, au premier étage de la faculté des Tanneurs, le frigo est déjà vide. Chantal et Sandrine, bénévoles de l’association Les Bonnes Mines arrivent avec le chariot rempli de nourriture pour le réapprovisionner en prévision des étudiants qui passeraient par-là, le ventre vide : tomates, concombres, courgettes, pêches, champignons et yaourts prêts à consommer, et accessibles à tous, sans justificatif et surtout totalement gratuits.

Depuis le début du mois de septembre, ce frigo solidaire, financé par le Centre Communal d’Action Sociale de la ville de Tours, est géré par l’association « Les Bonnes Mines ». Un collectif aux trente bénévoles né à la faculté des Tanneurs en février 2022 du constat de « la précarité galopante des étudiants. Les malaises vagaux se multipliaient, beaucoup ne mangent pas tous les jours faute de moyens », observe Sandrine Vrignaud, bibliothécaire aux Tanneurs et chargée de communication à l’association.

Elle bénéficie de son expérience dans des associations caritatives telles que « La Table de Jeanne Marie », tout comme Chantal Lefort, la présidente de l’association côté personnel de l’université. Le partenariat est établi avec les associations caritatives et deux boulangers qui font des dons, tout comme les membres de l’université.

L’originalité des « Bonnes Mines » est d’associer à égalité personnel de l’université et étudiants, sans hiérarchie. Juliana Bakaman est la co-présidente, étudiante en 3e année de psychologie. Arrivée de Guyane pour ses études à Tours, elle connaît aussi son lot de difficultés.

La précarité guette nombre d’étudiants, que ce soit au niveau de la nourriture, du logement ou de la santé, surtout depuis la crise du Covid qui les a privés d’emploi. « J’ai toujours voulu m’engager dans une association, participer à une fondation, quelque chose de nouveau. Avec Les Bonnes Mines, on crée du lien social avec les étudiants, ils se sentent considérés, moins seuls. Je le constate certains sont isolés, sans relation sociale, on crée ainsi un premier contact. »

La distribution alimentaire menée trois fois par semaine, avant le déjeuner, tout près de la passerelle des Tanneurs, est un succès. Environ 200 étudiants viennent s’y approvisionner toutes les semaines. Juliana a aussi développé son anglais car les situations difficiles concernent également les étudiants étrangers. « Je suis un peu devenue la traductrice », sourit la pétillante jeune fille qui aimerait devenir plus tard, après son master, psychologue spécialisée pour les enfants et adolescents. Comme une continuité de son attention envers les autres.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Indre-et-Loire : économies sur les illuminations de Noël

Les municipalités d’Indre-et-Loire continuent de cogiter pour réduire leur facture énergétique. Dans le viseur, les illuminations de Noël.

Les faits

Dur, dur d’imaginer un Noël sans guirlandes et illuminations. Mais il va falloir réduire la voilure cette année ! Face à la flambée des prix et la situation actuelle, les municipalités du département réfléchissent aux moyens possibles pour baisser la facture énergétique (lire également tmv n°426), ce qui passera donc aussi par les équipements lumineux.

Ça change à Tours

À Tours par exemple, le choix a été fait d’installer moins de décorations dans l’hyper-centre. Ce qui avait déjà été le cas, comme nous vous le disions la semaine dernière, dès 2020 sans que pas grand monde ne s’en aperçoive. En 2021, un rang sur deux avait été supprimé rue Nationale.

La Ville a également décidé de les allumer un peu plus tard. Cela se fera à la tombée de la nuit, entre 17 h et 17 h 30. Elles brilleront jusqu’à minuit et non 1 h du matin, exception faite du soir de Noël et de Nouvel an. La facture devrait rester salée, mais un peu moindre, d’autant que « la plupart des illuminations sont en Led et consomment peu », a indiqué Martin Cohen, adjoint à la transition écologique et énergétique, dans les colonnes de la NR.

Amboise, Loches et les autres

Tours n’est pas la seule dans ce cas-là. La Ville de Loches a décidé d’allumer ses décorations de Noël le 15 décembre, au lieu de fin novembre. Des illuminations qui seront directement enlevées le 31 décembre. Idem à Ballan-Miré qui retirera tout ça dix jours plus tôt que prévu.

Du côté d’Amboise, les plages-horaires seront quant à elles réduites. À Monts, seuls certains carrefours de la commune seront éclairés.

Consultation citoyenne

À Château-Renault, la mairie a voulu laisser la parole aux habitant(e)s. « La période de Noël devant rester un moment magique, la Ville entend toutefois faire les choses de manière raisonnée », prévient-elle en préambule d’un document posté sur sa page Facebook : il s’agit d’un questionnaire à remplir, une consultation citoyenne concernant les secteurs à illuminer, leur durée, ou encore la période d’éclairage à favoriser.

Aurélien Germain / Photo NR

Energie : objectif économies dans le département d’Indre-et-Loire

Un peu partout en Indre-et-Loire, les municipalités se préparent à l’hiver avec, en tête, les pistes possibles pour réduire la facture énergétique.

Les faits

Ce n’est un secret pour personne : les factures énergétiques vont exploser cet hiver. Comme les habitant(e)s, les municipalités aussi prévoient de tout faire pour limiter les dégâts. À Tours par exemple, la Ville ambitionne de faire une économie de 500 000 € sur la facture annuelle. Une obligation, puisque d’après Martin Cohen, adjoint à la Transition écologique et énergétique, « dans le contexte de hausse du prix de l’énergie, nous allons passer de 4,5 millions d’euros en 2019 à 7 millions en 2022 et 10 millions en 2023 ».

Les idées et projets

Pour réduire la facture, il faut donc des idées. Dans le département, à Amboise par exemple, la mairie éteint désormais l’éclairage public, de 23 h à 5 h du matin (sauf 5 axes fréquentés par les piétons). Idem à Fondettes.

En Indre-et-Loire, les piscines ont aussi pris le pli. « La Plage » de Saint-Avertin avait notamment baissé d’un degré la température de son bassin et ce, depuis juin déjà. Tours a fait de même avec ses piscines municipales, mais aussi ses gymnases depuis la rentrée. Elle a aussi acté l’automatisation de l’extinction des ordinateurs et imprimantes raccordés aux réseaux.

Côté éclairage, le fameux « Parcours lumières » sera réduit d’une heure. Quant aux illuminations de Noël, elles seront repensées et un peu moins nombreuses, rue Nationale. « Ce qui avait déjà été le cas l’an dernier et personne ne s’en était aperçu », souligne-t-on du côté de la mairie de Tours.

Mais pas que…

Sauf que ça ne suffira pas. À plus long terme, la Ville de Tours a aussi prévu de ne déclencher la climatisation, l’été prochain, qu’à partir de 28°C et non 26. Elle réfléchit aussi à faire fonctionner moins souvent les fontaines publiques, très énergivores. Surtout, elle envisage de créer une société publique locale d’efficacité énergétique (SPL S2E), une sorte d’outil au service de la transition énergétique.

Même à la fac

Et même l’Université de Tours est concernée par le problème. Le Président et les doyens planchent actuellement sur des pistes de réflexion, tout en souhaitant le moins d’impact possible sur les 30 000 étudiant(e)s. Car la facture d’énergie, elle, s’annonce salée : près de 7 millions d’euros en 2023. Trois fois plus qu’en 2021.

Aurélien Germain

Festival Blagues [à part] : l’humour fait escale à Joué-lès-Tours

Ouf ! Après une longue attente due au Covid et aux restrictions sanitaires, le festival « Blagues [à part] » peut (enfin) présenter sa première édition. Au menu ? Trois têtes d’affiche, les humoristes de demain et des sourires à tous les étages.

Ziouuuf… retour en arrière ! En 2020 plus précisément : cette année-là, l’Espace Malraux, à Joué-lès-Tours, et AZ Prod s’associent pour lancer Blagues [à part], un festival d’humour qui doit se tenir en octobre. Têtes d’affiche et comiques en herbe sont au programme et doivent faire vibrer la Ville pendant trois soirs d’affilée.

Sauf que patatras ! À ce moment-là, durcissement des protocoles sanitaires, passage de l’Indre-et-Loire en « zone rouge » (oui, oui, vous vous souvenez…), jauges et distanciation physique dans les salles de spectacle compliquent l’organisation. Et entraînent l’annulation.

« On veut marquer les esprits »

En 2021, rebelote ! Pendant que l’on se demande quelle est notre narine préférée pour un PCR, le monde de la culture continue de souffrir et de faire avec ce qu’elle a. C’est-à-dire pas grand chose. Impossible donc de présenter une édition dite « normale » (avec restauration notamment), Blagues [à part] préfère alors de nouveau, et la mort dans l’âme, reporter à 2022…

En mai dernier, l’adjointe à la culture de Joué-lès-Tours, Caroline Chalopin, indiquait : « On ne voulait pas lancer une première édition en mode dégradé. On veut marquer les esprits avec un festival voué à se renouveler chaque année. Cette fois, tout est parfait. »

Oui, cette fois, tout est parfait. AZ Prod et l’Espace Malraux ont bétonné ce qui est leur première en Touraine. Les organisateurs se sont fixés sur trois soirs. Trois soirs où vont se succéder trois têtes d’affiche.

D’abord, François-Xavier Demaison le vendredi 7 octobre. Tout juste papa pour la deuxième fois – tmv, premier sur les potins ! – l’humoriste devrait être remonté à bloc et jouera son spectacle « Di(x)vin(s) », dans lequel il croque les personnages de sa vie, notamment son ado qui voudrait nettoyer la planète (« Bah, qu’elle range déjà sa chambre », balance-t-il), ou y raconte ses souvenirs de jeunesse.

Le lendemain, le 8 octobre, place à Verino qui affiche complet quasiment partout avec son « Focus », one-man show incisif qui n’épargne rien ni personne, en ratissant large, de l’écologie à la politique en passant par le racisme. Enfin, le 9 octobre, Alex Vizorek fermera le bal avec « Ad Vitam », où le chroniqueur belge réussit l’exploit de faire rire… avec la mort !

Mais loin de se contenter de ses trois « stars », les organisateurs du festival ont également souhaité mettre un coup de projecteur sur les artistes de demain. Quatre lauréats feront donc face aux mille personnes prévues chaque soir. Sélectionnés parmi des centaines de candidatures et suite à des auditions en public, Juloze, Cyrielle Knoepfel, Marina Izarra et Mouataz Guermah auront la lourde tâche de chauffer le public.

Un public qui pourra aussi profiter, avant les spectacles, d’un espace restauration, d’un cabaret et de la Ligue d’improvisation de Touraine. De quoi avoir le sourire aux lèvres du début à la fin.

Aurélien Germain


> Du 7 au 9 octobre, à l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours.
Tarifs : 35 € (réduit) ou 38 € (plein) la soirée.
Infos sur www.bap-festival.fr

 

Dans le quotidien des drôles de dames de la cinémathèque

#VisMaVille Agnès Torrens et Elsa Loncle animent la cinémathèque de Tours. Depuis plus de 15 ans, elles nous transmettent leur passion des films de patrimoine.

Le rendez-vous est bien connu des cinéphiles tourangeaux. Tous les lundis soirs, de septembre à juin, les fauteuils sont prisés aux cinémas Studio pour la séance hebdomadaire de la cinémathèque.

L’accueil par le trio de ses salariées, Agnès Torrens sa directrice, Elsa Loncle chargée de communication et Corinne Bellan de la comptabilité et logistique, est aux petits oignons. Un ou deux films du muet aux années 2000 sont diffusés, accompagnés d’une présentation fouillée par Agnès ou Elsa, d’un débat avec la salle, et souvent d’un invité.

 

Depuis 50 ans, la cinémathèque Henri Langlois de Tours a pour mission « d’intéresser les gens à l’histoire du cinéma, leur permettre d’accéder à une culture cinématographique, souligne Agnès Torrens. L’idée est que les jeunes générations puissent découvrir sur grand écran des classiques tandis que les gens qui viennent depuis plusieurs dizaines d’années puissent toujours découvrir un film, être étonnés ».

La programmation concoctée par Agnès Torrens et Elsa Loncle se compose en effet d’un subtil mélange de grands classiques (Ophüls, Lubitsch, Lynch, Pasolini…) et de nouveautés (deux films inuits inédits seront montrés), le tout relié par un fil conducteur, les femmes cinéastes et la question des rapports entre femmes et hommes pour cette saison.

« Nous aurons beaucoup de réalisatrices programmées comme Agnès Varda, Jane Campion, Sofia Coppola… Je suis partie du documentaire de Juliette Klinke qui rend compte de leur présence tant que le cinéma était un art, et qui constate que celle-ci s’est amoindrie lorsqu’il est devenu une industrie. Elle viendra présenter les deux soirées consacrées aux pionnières Lois Weber et Ida Lupino », détaille Agnès Torrens.

La programmation découle d’heures de recherches, d’inspirations, de visionnages, de lectures au fil de l’année et d’une part de hasard aussi. Quant à la logistique, elle est plus simple à présent car les films en 35 mm sont remplacés par le numérique. Un bouleversement dans leur fonctionnement et leurs habitudes. « Les gens ne sont plus habitués à voir une image qui saute ou entendre un craquement ! ».

Outre la construction de la saison, Agnès Torrens s’occupe des partenariats (Studio, médiathèque, musée des Beaux-Arts,…) et de l’accueil des tournages de films avec Elsa. « Nous sommes le guichet unique, nous faisons le relais des cinéastes auprès des services municipaux pour obtenir les autorisations de tournage », explique Elsa Loncle. Toutes deux possèdent en effet « trois ou quatre casquettes différentes. Nous sommes une toute petite équipe et il faut savoir tout faire », relève Agnès.

Gardant intacte leur flamme pour le cinéma et « le plaisir toujours présent d’accueillir notre public le lundi », elles espèrent que les 50 ans marqueront le début d’un nouvel élan car les spectateurs ont eu du mal à retrouver les salles depuis le Covid.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Nouvelle place du Grand Marché : un succès monstre ?

Avant, c’était cool, après, c’est encore plus sympa. Quoi ? Le relooking de la place du Grand Marché, alias la place « du Monstre ». Un bon prétexte pour s’y balader et rencontrer celles et ceux qui la font vivre.

Beaucoup d’enfants ont peur du Monstre, y compris mes petits-enfants ! ». N’en déplaise à Gilles, octogénaire qui fait une pause sur l’un des nouveaux bancs, le petit Augustin n’est pas apeuré pour un sou. Il court autour de la statue, pour passer sous ses jambes, puis recommencer. Sa maman Inès le surveille patiemment.

« On n’habite pas très loin, et dès qu’on sort et qu’on passe par ici, il réclame “ Le mon ” ». À bientôt 2 ans, Augustin a donc adopté le Monstre comme la plus marrante des aires de jeux pour petits citadins.

L’adoption n’a pourtant pas été simple. Lors de l’installation de cette statue de Xavier Veilhan, en 2004, certains commerçants de la place s’y étaient même opposés. Nathalie, du restaurant Le Zinc, était de ceux-là : « Je n’étais pas pour, on avait fait une pétition. Mais on s’y est fait. Et maintenant c’est sa place, on le garde ! ».

Christophe, qui a ouvert sa boutique de vêtements pour homme Monsieur Chris en 2012, a une relation ambivalente à ce gros bonhomme. « La statue coupe la place en deux, c’est un peu dommage. Mais c’est peut-être parce qu’elle me tourne le dos que je dis ça ? ». Dans un éclat de rire, le commerçant se satisfait surtout des nouveaux aménagements sur une place qui devient « un outil de travail comme on n’en a jamais eu avant ».

Bien sûr, les commerçants ont souffert des travaux, avec pour la plupart une baisse de leur activité. Et les nouveaux aménagements ne sont pas encore idéaux. L’accès aux véhicules de livraison est ainsi très difficile après 11 h du matin. Or les clients de Clémence qui viennent chercher leurs bouquets de fleurs séchées pour leur mariage dans sa boutique Stand 17, au 17 rue du Grand Marché, n’ont pas forcément des horaires de livreurs professionnels !

Quelques ajustements sont donc encore à faire, pour que la place du Grand Marché tourne rond. Mais badauds et commerçants se réjouissent de cette place désormais plus lumineuse la nuit, plus calme le jour. Certes, les places de stationnement ont disparu, mais Christophe nous invite à vérifier les tarifs du parking souterrain des Halles, à deux pas de là, où il y a toujours des places.

Résultat : dès qu’on reste plus de deux heures dans le quartier, le souterrain devient compétitif par rapport aux parcmètres (5,30 euros pour 3 h en souterrain contre 7 euros pour 2 h 15 en surface d’après les tarifs affichés sur internet).

 

À la sortie de la place, au bar-restaurant La Grande Ourse, les patrons Achille et Bettina profitent aussi de la piétonnisation de la place voisine. Leurs clients en terrasse ne se font plus frôler de près par les voitures. Le petit bonus ? « Sans les voitures garées, on nous voit bien, et de plus loin ! ».

Une place qui bouge !

Derrière ces vitrines mieux mises en valeur, on s’active. Créée en 1902, reprise en 1998 par Julie Chevallier, la Chapellerie Brun réceptionne sa collection d’hiver, et prépare déjà la collection de l’été 2023. Autour de la place, la librairie Le Livre, le bar Le Tourangeau, le Frenchy’s Burger, Milano Pizza ou le kebab Chez Sam sont autant de totems bigarrés, installés ici depuis de nombreuses années. Mais il y a du mouvement !

La boutique Twice upon a time.

La Balade Gourmande a fermé, tout comme l’armurerie-coutellerie. Côté nouveautés ? Le restaurant Les Frérots depuis 2020 et la boulangerie Les Blés de Demain en 2021, ou plus récemment la boutique de seconde main Twice Upon a Time ouverte en avril (avant une deuxième boutique rue Nericault-Destouches en août dernier). Sans oublier la brasserie locale La Ptite Maiz qui a désormais ici son propre bar !

Car la « place du Monstre » vit le jour et la nuit : vêtements, café du matin, pharmacie, boulangerie, restaurants et snacks variés, bars d’ambiance… « C’est une place un peu plus locale, moins touristique que Plumereau. » Guillaume, cogérant du bar Le Gorille, se prend même à rêver : « Il n’y a pas d’association commerçante, mais ça pourrait être sympa, pour organiser des concerts sur la nouvelle place ? ». Chez TMV, on dit OUI !


> Découvrez l’interview exclusive du… Monstre dans le n°424 de tmv (du 14 septembre 2022). Disponible en téléchargement EN CLIQUANT ICI ! 

Le projet de nouveau Centre chorégraphique abandonné, en raison de la hausse des coûts

Le nouveau Centre chorégraphique national ne se fera pas. Face à la hausse des prix des matériaux, le projet de l’architecte Lina Ghotmeh n’est pas tenable financièrement.

Les faits

Le futur chantier du Centre chorégraphique national de Tours avait déjà eu du plomb dans l’aile quand son budget avait été revu à la hausse une première fois. Puis, mi-juillet, les collectivités ont souhaité que le budget du futur centre soit resserré.

Cette fois, l’augmentation exponentielle du coût des matériaux s’est rajoutée à l’équation, tuant le beau (mais cher) projet de l’architecte Lina Ghotmeh (photo de l’article). Le budget initial en 2017, de 15 millions d’euros, était effectivement passé à 23,4 millions d’euros.

Quant au coût de fonctionnement, il était de 1,5 million au début, mais a grimpé à 2,2 millions par an aujourd’hui. Une facture bien plus importante, en raison d’une surface agrandie et des frais en hausse pour tout ce qui concerne l’énergie et l’entretien.

Le contexte

Ce projet de nouveau CCNT s’inscrivait dans le cadre d’un « projet culturel et artistique, porté par Thomas Lebrun et son équipe, ainsi que dans une ambition urbanistique nouvelle pour l’ouest tourangeau, via l’aménagement par la Ville du quartier des casernes Beaumont-Chauveau », précise la municipalité.

Confiée à l’architecte Lina Ghotmeh, donc, cette nouvelle version du Centre chorégraphique prévoyait notamment un équipement à 450 places, un grand studio de 150 places, des loges pour les artistes et un studio pédagogique pour les résidences.

Quel avenir ?

La copie devait donc être revue. Les partenaires financiers ont demandé à Lina Ghotmeh de retravailler un projet qui comprendrait « un bâtiment le plus sobre possible », comme l’a rappelé l’adjoint à la culture, Christophe Dupin. Las ! Même ainsi, le projet ne serait pas tenable financièrement.

Fini donc le plan B, place au plan C : « Il correspond à la sobriété, avec comme solution possible une mutualisation des salles avec d’autres salles, comme Malraux, le Vinci, le nouvel Olympia à envisager avec les partenaires, a précisé Christophe Dupin à la NR. Dans le projet, c’était surtout la salle de diffusion qui coûtait cher. Maintenant, il va falloir travailler soit pour rénover le bâtiment existant, soit investir pour en créer un, sobre. Nous allons chercher des solutions. »
Avant d’indiquer : « Pour moi, le projet est relancé, plutôt qu’arrêté. »

Aurélien Germain / Photo : illustration Lina Ghotmeh – projet initial

10 & 20 km de Tours : bon anniversaire !

Ce qui est bien avec les 10 et 20 km de Tours, c’est que l’on sait toujours ce que l’on fait le troisième dimanche de septembre ! Cela fait 40 ans que cela dure et pour rien au monde, nous ne pourrions rater le rendez-vous du 25 septembre ! D’autant que cette année, on souffle des bougies…

40 ANS !

Eh oui, la première édition des 20 km (seule distance au programme à l’époque), date de 1982. Le départ se prenait à Rochepinard et ils étaient déjà un petit millier de participants aux ordres du starter. Bien des innovations et beaucoup de variations dans les parcours sont venues ponctuer l’histoire de cette course qui a suivi et souvent accompagné le développement de la ville de Tours.

Pour fêter l’événement et retracer cette incroyable histoire, les organisateurs et la Municipalité ont organisé une grande exposition au Palais des Congrès. L’occasion de revoir les images publiées par La Nouvelle République et aussi de découvrir les photos inédites envoyées par les Tourangeaux.

7 ÉPREUVES

Eh oui, on est loin de la mono-épreuve de 1982. Aujourd’hui, c’est vraiment, à chacun sa course. Le 20 km est toujours là, tout comme le 10 km, qui reste la distance la plus populaire. Mais, depuis 2014, il y a aussi le marathon, pour les plus mordus. Pour les moitié-mordus, il y a le marathon-duo (coupé en deux, quoi) et, pour les entreprises, le marathon en relais (équipes de 4 coureurs).

A cela s’ajoute le 10 km marche nordique qui a su, dès sa première édition, trouver son public.

COURSES DES JEUNES : LE RETOUR !

C’est un des grands événements de cette édition 2022. Le retour de la course des jeunes ! Contrariée par les problèmes de sécurité liés aux attentats, puis par la pandémie de Covid, ce rendez-vous était absent du calendrier depuis plusieurs années. Mais les organisateurs ne voulaient pas se résoudre à l’abandonner. Ils ont donc eu l’idée d’en proposer une formule un peu différente, mais tout aussi séduisante.

Les jeunes se retrouveront le samedi (la veille, donc, des autres épreuves), ce qui permettra aux parents d’être présents sur les deux rendez-vous. Et cela se passera à La Gloriette, un site parfait pour cette belle fête : de l’espace, un cadre sécurisé. Des distances adaptées selon les âges, pas de chrono (donc pas de certificat médical), mais de la bonne humeur et une médaille à l’arrivée.


> Inscriptions en ligne sur www.runningloirevalley.com/les-courses/ Ou, les 23 et 24 septembre, lors du salon Running Loire Valley Tarifs 10 km : 20 € (réduit : 18 €) + 2 € au salon. Tarifs 20 km : 24 € (réduit : 22 €) + 2 € au salon. Toutes les infos et les tarifs sur le site internet de la course.

 

Abdelkader Zighem, le boxeur qui a plus d’un coup dans son gant

#VisMaVille Abdelkader Zighem est le directeur sportif du club de boxe de Joué-lès-Tours. Ancien champion international, il vit pleinement son rôle d’éducateur et de faiseur de lien social par le sport.

Abdelkader Zighem n’est pas du genre à tenir en place, à part peut-être sur les rings où il ne peut s’échapper de ses 7 m² de concentration imposée. Sa vie semble à l’image de son flot de paroles : inépuisable. Occupée d’abord par sa passion, la boxe.

Champion du monde de boxe française en 1995 et quadruple champion de France dans les moins de 74 kilos (les super mi-moyens), il est diplômé de l’Insep (l’Institut National du Sport), de la génération des David Douillet et Jamel Bouras.

Après ses titres, le champion revient dans son quartier jocondien où il fonde en 1998 le club « Bouge ton corps à La Rabière ». Les débuts ne sont pas faciles, à enseigner la boxe française dans une ancienne salle de danse, principalement à des filles.

Aujourd’hui, à 54 ans, directeur sportif, entraîneur de kick-boxing dans son club de 80 adhérents dorénavant nommé les Eagles Boxing Club Joué, il vit ce sport en famille (sa femme Fatia est la présidente du club). Pour s’y consacrer ainsi qu’à ses enfants qu’il voulait voir grandir, il a choisi pour gagner sa vie, lui l’éducateur, un poste de veilleur de nuit pour l’association dans laquelle il exerçait, le CAES 37 de Fondettes qui accueille des 10- 18 ans confiés par l’Aide sociale à l’enfance.

Les enfants, c’est aussi ce qui l’anime. Les siens d’abord, mais aussi les autres. En ce moment, il se bat pour accueillir sa nièce algérienne, un bébé atteint de surdité et cherche le financement de son opération d’appareillage qu’il souhaite voir réalisée à Clocheville. « C’est mon objectif et je m’en donne les moyens. »

La boxe, il la voit aussi comme un moyen, celui de créer du lien social. « Quand je vois les mamans qui amènent leurs enfants me demander d’essayer de boxer aussi, ça me rend heureux. Je les vois ensuite, grâce à la boxe, s’ouvrir, prendre confiance en elles, c’est incroyable. » Le cours de boxe éducative pour les ados est d’ailleurs constitué à 70 % de filles. « Elles ne sont plus les mêmes après », assure Abdelkader Zighem.

Avec Nedid Elbaja, fondateur et dirigeant de El Baja Boxing Académy à Tours, il travaille main dans la main pour faire découvrir les bases techniques de la boxe dans les quartiers via Poings Communs 37.

Cet été, ils ont installé des rings gonflables dans les quartiers sensibles d’Amboise, de Saint-Pierre des Corps et de la Riche. Avec comme idée de partager les valeurs de la boxe : respect, écoute et concentration. « C’est là que je m’enrichis, souligne celui que tout le monde appelle Kader. En créant du lien social. » Il n’est pas rare d’ailleurs de le voir improviser en vacances une partie de basket avec son fils et les estivants autour.

Texte : Aurélie Dunouau / Photos : Ficta Effect

Ces Tourangelles et Tourangeaux qui ont réussi hors de nos frontières (2/2)

[2/2] Talents confirmés ou en passe de l’être, en France ou à l’international, ces personnalités ont leurs racines en Touraine mais ont dépassé les frontières de la région.

Sami Nouri
La mode chevillée au corps

On fait un pari : un jour, un film sera consacré à la vie de Sami Nouri. Jugez plutôt : né en 1996 en Afghanistan, il fuit avec sa famille le règne des Talibans pour rejoindre l’Iran, puis l’Europe. Arrivée en Turquie, la famille se sépare. Sami grimpe dans un avion sans avoir où il va atterrir. Ce sera la France, puis Tours, où il est pris en charge et peut entamer sa scolarité au collège Jules-Ferry puis au lycée professionnel François Clouet. Son papa était tailleur, Sami ne l’a pas oublié, et avait même appris à manier la machine à coudre à ses côtés.

Ses talents lui valent de décrocher des stages chez John Galliano et Jean-Paul Gaultier, puis de décrocher un contrat d’apprentissage chez ce dernier. Aujourd’hui, à 26 ans, le jeune homme a sa propre maison de couture à Paris !

Benjamin Brillaud
L’histoire pour les nuls

Ok, on admet : notre sous-titre est un peu désobligeant pour tous les fans de Nota Bene. Mais il faut bien dire que le Tourangeau a l’art et la manière de vulgariser l’Histoire avec un grand H pour nous la rendre passionnante et surprenante, non ?

Avec 2 millions d’abonnés, sa chaîne Youtube reste le fer de lance des activités de Benjamin Brillaud, qui développe aussi avec toute son équipe des podcasts et des émissions sur Twitch, un nouveau livre qui vient de sortir, écrit avec Stéphane Genêt (Tourangeau également) sur les complots et les coups fourrés historiques.

(Photo archives NR Julien Pruvost)

Valérie et Corentin Halley
Jusqu’où ira le Bibliovore ?

 

Au départ présents sur les marchés avec leurs livres d’occasion, Valérie et Corentin Halley ont ensuite ouvert des comptoirs éphémères dans le Vieux-Tours, avant de s’installer durablement rue Colbert. C’était en 2018, au numéro 104. Depuis ils ont déménagé au 91, mais l’idée reste la même : des livres d’occaz qui sont comme neufs, un stock qui se renouvelle constamment, et des sourires et bons conseils au rendez-vous !

La formule marche si bien que Marco à Blois, Virginie à Orléans, Jean-Luc à Poitiers, Sophie à Angers, Joséphine à Limoges et Ambre à Clermont-Ferrand ont ouvert leur propre Bibliovore !

Adam Ounas
International du ballon rond

La nouvelle est toute fraîche : le footballeur né à Chambray, qui a fait ses premières armes au Tours FC, puis au pôle espoir de Châteauroux et au FC Ouest Tourangeau, vient d’être recruté au LOSC. Lille en ligue 1, voilà un beau transfert pour l’ailier qui alterne entre France et étranger : après ses des débuts de pro chez les Girondins, il a passé cinq ans au SSC de Naples (avec quelques incursions à Nice et au Cagliari Calcio, en prêt), sans oublier sa sélection en équipe nationale d’Algérie. À 25 ans, voilà qui promet !

Compagnie Off
Toujours IN !

Elle fait partie du paysage, à tel point qu’on oublie parfois que la Compagnie Off basée à Saint-Pierre-des-Corps est un des projets artistiques tourangeaux qui voyage le plus à l’étranger. Philippe Freslon, fondateur et toujours directeur artistique, est entouré d’une équipe hors pair pour imaginer des spectacles qui font le lien entre l’humain, le grandiose et le public. La parade festive de septembre 2020 rue Nationale, véritable explosion de joie après des mois confinés, c’était eux !

Du Burning Man américain en 2018 aux rues de Galway ou Berlin et Valladolid cet été, pas de doute, les Off sont toujours « In ».

Clara Blachier
Vol direct Québec – Grèce

Point de départ ? Fondettes et son club de basket. Point d’arrivée ? Pour la saison 2022-2023, ce sera la Grèce, à Giannina. Mais entretemps, la joueuse tourangelle a évolué six ans d’affilée sur les terrains québécois de l’UQAM. Une chose est sûre, la température va grimper pour cette étoile des parquets !

Vincent Pelluard
Ça roule

Il est né à Joué-lès-Tours en 1990. C’est dans cette ville qu’on trouve un des plus beaux terrains de BMX et le club qui va avec. Coïncidence ? Le trentenaire est en effet devenu un professionnel du BMX. Installé en Colombie (pays natal de son épouse), il participe à des compétitions nationales et internationales de haut niveau, avec une 4e place à la coupe du monde 2021. Fera-t-il mieux fin septembre ?

Nicolas de Jong
Saisir la balle au bond

Il n’aura pas foulé longtemps les parquets tourangeaux. Ce basketteur de talent a en effet rapidement quitté le Tours Joué Basket pour rejoindre les clubs de Pro A puis Pro B, en faisant aussi un passage par la sélection nationale néerlandaise puisqu’il a la double-nationalité. Vichy, Strasbourg, Antibes, Cholet, Châlons-Reims, et même l’Espagne à Saragosse, et plus récemment à Madrid : le joueur revient cette saison au Boulazac Basket Dordogne où il était passé en 2018-2019.

Ces Tourangelles et Tourangeaux qui ont réussi hors de nos frontières (1/2)

[1/2] Talents confirmés ou en passe de l’être, en France ou à l’international, ces personnalités ont leurs racines en Touraine mais ont dépassé les frontières de la région.

Abderzak Houmi
Danse(s)

Porter le flambeau des danses urbaines sur les scènes de danse contemporaine ? Abderzak Houmi l’a fait, au point de devenir l’un des grands noms en France et à l’étranger de ce mélange entre hip-hop et contemporain. Se jouant des codes, il va jusqu’à modifier la surface sur laquelle ses danseurs posent les pieds, il s’invite à la danse avec des artistes sri-lankais, et nous propose cette année Y’a plus d’saisons, une nouvelle création.

Wilfried Pene
Foot américain… en Amérique

Le club des Pionniers de Touraine a de quoi être fier : ces sportifs tourangeaux non seulement défendent le foot américain en Touraine, mais l’un de leurs joueurs est parti pour les Etats-Unis ! Wilfried Pene a rejoint le pôle France, puis l’équipe du lycée Saint Thomas Moore aux Etats-Unis, avant d’entrer dans l’antichambre de la cour des grands en 2020 avec l’équipe Virginia Tech au sein de la NCAA. Prochaine étape, la NFL, qui est au foot américain ce que la NBA est au basket ?

Vincent Dubois & Jean-Christian Fraiscinet
Star-system rural

Les Bodin’s ont démarré sur les petites scènes de Touraine. La dernière fois que vous les avez vus, ils remplissaient des Zéniths ou cartonnaient sur un écran de cinéma avec leur film Les Bodin’s en Thaïlande. Ça ne les empêche pas de revenir jouer à la ferme, du côté de Descartes, chaque été.

BeatMatazz
L’international au bout des doigts

Avec son projet BeatMatazz, Marco Pillitteri s’installe seul derrière ses machines. L’avantage, c’est qu’au fil du temps il a réduit son barda et ne se balade plus qu’avec une boîte à rythmes et un looper pour lancer en boucle certains des sons qu’il crée au bout de ses dix doigts. Voyager léger, pratique pour aller en Allemagne où il va régulièrement participer à des concours de beatmaking et fingerdrumming, ou proposer des démos.

Mais avant de le retrouver avec un projet mêlant musique et vidéo dans quelques mois, c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faudra aller chercher bientôt : BeatMatazz sera à Los Angeles, dans le cadre d’un appel à projet lancé par l’Institut Français et la région Centre Val de Loire. Le duo dont on rêve ? BeatMatazz x Flying Lotus, of course !

(Photo creditphoto@JulienPoulain)

Zoé Colotis
Comédienne ici, chanteuse ailleurs

Si vous êtes attentifs à l’actu théâtrale locale, vous la verrez improviser sur les rings de Catch-Impro et autres projets. Si vous aimez la musique, vous la reconnaîtrez en chanteuse du groupe Caravan Palace, qui prépare en ce moment un nouvel album. La tournée les amènera sans doute (comme d’habitude) en France, en Europe et aux Etats-Unis.

Double-casquette logique lorsqu’on connaît le parcours de l’artiste, entre cours de clarinette à l’école de musique de Saint-Avertin et cours de théâtre ! Elle se plaît d’ailleurs à mélanger les genres, comme elle l’a fait au Nouvel Atrium le 30 avril dernier avec un concert-conférence sur l’histoire de jazz.

Benoît Cerceau
Serial entrepreneur

Tourangeau, certes, mais ça fait un bout de temps que Benoît Cerceau a foncé vers la Californie. Après son BTS tourisme franco-français, le jeune homme avait envie d’ailleurs… et ça lui réussit ! C’est en effet lui qui se cache derrière la société OnSpot, interlocuteur privilégié des professionnels du voyage et leurs clients. Présent dans 37 destinations à travers le monde, OnSpot prend le relais de l’agence de voyage en étant au service des voyageurs dans le pays d’accueil. Fallait y penser !

L’info par les Tourangeaux

Est-ce grâce à l’EPJT, l’école de journalisme de l’IUT de Tours ? En tout cas, une chose est sûre, la Touraine est terre de journalistes ! La preuve : Nathalie Saint-Cricq est journaliste politique à France 2 (où elle a mené les débats des émissions Elysée 2022 durant la campagne présidentielle). Avant elle, une autre Tourangelle avait rythmé l’actu télévisée : Marie-Laure Augry, passée par l’IUT tourangeau, tout comme JD Beauvallet (les Inrocks) ou Harry Roselmack, qu’on ne présente plus.

(Photo archives NR – Julien Pruvost)

Graines de génie ?

-On se souvient de Benjamin Rimajou, médaille d’or au concours Lépine 2019 pour son invention « Hopoli » qui nous aide à ne plus jouer à Casper le fantôme pour enfiler une housse de couette.
-L’an dernier aussi, la moisson tourangelle côté inventions a été bonne : Kenny-Marcel Nyamugabo a reçu la médaille d’or pour sa smart-bone trieuse de déchets.
-Médaille d’or aussi pour François Beaudoin et son « Easy Chain » qui nous aide à remettre notre chaîne de vélo.
-Et Joséphine Moisson a été récompensée de la médaille de l’Association des inventeurs et fabricants français (AIFF) pour ses produits d’hygiène BIOLAO et notamment son flacon-doseur. Touraine, terre d’inventeurs ?

Textes : Maud Martinez

Indre-et-Loire : Emmaüs propose une remise de 50 % aux étudiant(e)s

Une opération lancée par les centres Emmaüs d’Indre-et-Loire permet aux étudiant(e)s d’obtenir des remises de – 50 % pour cette rentrée. Elle dure encore jusqu’au 11 septembre.

Les faits

Il reste encore quelques jours pour profiter de l’opération spéciale d’Emmaüs, en Indre-et- Loire. En effet, jusqu’au 11 septembre inclus, les étudiant(e)s peuvent bénéficier de remises de 50 % sur les prix pratiqués par l’association.

L’événement se déroule sur l’ensemble des sites Emmaüs du département, c’est-à-dire Auzouer-en-Touraine, Amboise, Chinon, Esvres, Joué-lès-Tours, et Saint-Pierre-des- Corps. Seul le local de Tours-Nord n’est pas concerné, puisqu’il est pour l’instant fermé en raison des travaux et ne rouvrira qu’en décembre.

Comment ça marche ?

Rien de très compliqué… Les jeunes concerné( e)s doivent simplement présenter leur carte étudiante en cours de validité et une pièce d’identité. Les rabais concernent aussi bien des vêtements, que des meubles et du mobilier, ou encore des appareils électroniques. L

es recettes contribuent ensuite aux actions solidaires d’Emmaüs, puisque les ventes permettent de financer les structures d’accueil et d’hébergement notamment.

Le contexte

L’association Emmaüs organise cet événement pour la deuxième année. Une opération qui apparaît plus que nécessaire, dans un contexte de forte inflation et à l’heure où la précarité étudiante se fait de plus en plus grande.

Dans sa récente étude, l’Unef – l’Union nationale des étudiants de France – a indiqué que la vie étudiante avait augmenté de 6,47 % par rapport à l’année dernière, soulignant également que tous les postes de dépenses avaient grimpé en flèche. Une hausse qui représente 428,22 € en plus par an, d’après le syndicat.

Le point de vue

Emma (*), étudiante à la fac des Tanneurs, est venue « chiner » dès le premier jour de l’opération, le 3 septembre. « Les prix avaient déjà explosé après la pandémie. Maintenant, tout est devenu hors de prix. Mon budget ne suit pas… », dit-elle.

À Emmaüs, elle a ainsi pu se trouver un petit meuble Ikea en parfait état et un vieux vélo pour vraiment pas cher : « Il me servira à aller au travail, car j’ai dû prendre un boulot partiel pour tenir les fins de mois. »

Aurélien Germain / Photo : archives NR

(*) Le prénom a été modifié, par souci d’anonymat

Actu 37 : réouverture de la ligne Tours-Loches, coût de la vie étudiante, travaux et festivals

L’actu du 37 en quatre infos et en deux minutes chrono : de la réouverture de la ligne Tours-Loches, au classement du coût de la vie étudiante à Tours, en passant par la bonne santé des festivals et les travaux du giratoire de Saint-Sauveur.

SNCF
Retour de la ligne Tours-Loches

Et c’est reparti ! Après un an d’absence, la ligne SNCF entre Tours et Loches a rouvert, ce lundi 29 août. Désormais, cinq trains effectueront le trajet en semaine (contre deux auparavant) entre Loches et Tours, ainsi que deux supplémentaires le samedi. En sens inverse, depuis Tours, un voyage en plus aura lieu le dimanche soir. Le prix du voyage reste inchangé, soit 9 €. Et les mêmes arrêts seront desservis.

Cette réouverture fait suite à des travaux sur plus de 27 km de voies ferrées entre Joué-lès- Tours et Reignac-sur-Indre, pour pérenniser l’exploitation de la ligne pour 15 ans et refaire une beauté à certains rails.

VIE ÉTUDIANT(E)
Quel coût de la vie ?

L’Unef, l’Union nationale des étudiants de France, a publié il y a peu son classement annuel des villes universitaires en terme de coût de la vie étudiante. Frais d’inscription et de restauration, téléphone, transports, ou encore prix du loyer sont autant d’indicateurs et de postes de dépenses qui ont servi à réaliser l’étude.

Tours apparaît à la 34e position (sur 47 villes répertoriées) avec 907,81 € de dépenses en moyenne par mois (contre 1 332,52 € pour Paris par exemple) pour les étudiant(e)s.

Dans ce tableau, Le Mans est la ville où le coût de la vie est le moins cher pour ses étudiant(e)s (850,44 €).

TRAVAUX
Giratoire Plus fluide

L’été à Tours a été marqué par de gros problèmes de circulation, dû à de nombreux travaux, notamment l’un des chantiers les plus importants : celui du rond-point de Saint-Sauveur. Mais la circulation devrait être un peu plus fluide, car ce giratoire – aux 50 000 voitures par jour – a finalement rouvert à la fin août.

Les travaux sont encore en cours, mais la circulation est maintenant autorisée sur des bretelles d’accès libérées. Ils seront terminés fin octobre. Toutefois, entre le 26 septembre et le 14 octobre, les voitures pourront rouler, mais risquent d’être impactées par les travaux réalisés par tronçons autour du giratoire.

FESTIVALS
Carton plein !

Deux ans de disette, puis un retour en fanfare ! Les festivals tourangeaux ont connu de belles fréquentations cet été. Citons par exemple Aucard de Tours qui a notamment affiché des soirées à 5 000 spectateurs/ trices, mais aussi le Festival des Horizons, avec 10 000 personnes, les Kampagn’Arts et leurs 7 000 personnes sur deux jours.

En juillet, Terres du Son a également fait carton plein, avec 38 000 festivalier(e)s. Avoine Zone Groove a réuni près de 6 000 personnes chaque soir. Gros succès également pour Yzeures ‘n’ Rock avec 24 000 fans en un week-end, dont rien que 9 000 qui se sont précipités le samedi.

Aurélien Germain / Photos : NR H. Le Guellec et J. Pruvost

A Tours, des bus de nuit à partir du 1er septembre

Le 1er septembre, Fil Bleu lancera le tant attendu service de bus de nuit. Baptisée N1, cette ligne reliera Tours-Centre et Tours-Sud, les jeudis, vendredis et samedis.

Les faits

Cela faisait bien longtemps que les usager(e)s de Fil Bleu réclamaient des bus de nuit ! C’est désormais chose faite, puisqu’à compter du 1er septembre, la petite nouvelle « N1 » sera mise en place, entre Tours-Centre et Tours- Sud. Ces bus circuleront donc les nuits de jeudi, vendredi et samedi, toute l’année sauf exceptions comme le 1er-Mai par exemple. Les départs se feront entre 1 h et 4 h du matin, effectuant une sorte de boucle à partir de la gare de Tours.

La N1 passera ainsi sur tout Grammont, avec un passage par le Lac, le quartier des Fontaines, le lycée Grandmont, avant de passer par Polytech, la fac des Deux-Lions, puis de filer vers Saint-Sauveur, Giraudeau, Saint-Éloi, avec un saut par les Halles et la place du Grand-Marché, puis par le boulevard Béranger pour terminer la boucle à la gare de Tours. Attention toutefois, Tours-Nord n’est pas desservi par cette ligne.

Le trajet en détail et les arrêts sont disponibles sur le site internet de Fil Bleu.

Quatre départs et de la sécurité

« Noctambules, étudiants et travailleurs de nuit bénéficient de quatre départs », résume Fil Bleu, rappelant qu’ils se feront à 1 h, 2 h, 3 h et 4 h du matin. À la question de la sécurité, qui peut évidemment se poser lors de trajets nocturnes, Fil Bleu précise qu’un « agent de sécurité sera à bord pour veiller à la tranquillité des voyageurs. »

Le contexte

Régulièrement, Fil Bleu était interpellé sur l’absence de service de nuit sur son réseau. Des expérimentations avaient toutefois été mises en place, comme par exemple à la nuit du Nouvel An, ou certains événements festifs comme des prolongements de service pour la Fête de la musique.

Du nouveau, Vallée du Cher

C’est l’autre grande nouveauté de la rentrée. La ligne 16 qui reliait Joué-lès-Tours à Saint- Pierre-des-Corps fera un passage par le complexe sportif de la Vallée du Cher, le Parc des expositions et les établissements scolaires Corneille et Becquerel.

Aurélien Germain

> NB : A l’heure où nous imprimons, un préavis de grève de 24 h renouvelable a été déposé par l’intersyndicale Fil Bleu, à partir du 1er septembre.