Dans le quotidien de Véronique Mathis, la « gardienne » du CDI

#VisMaVille Véronique Mathis est professeur-documentaliste au collège Anatole-France, à Tours. Une vocation pour celle qui anime de nombreux projets autour de la lecture.

Il est 13 h 55, la sonnerie retentit dans tout le collège Anatole-France mais il ne s’agit pas d’une reprise des cours classique. Elle signe le début du quart d’heure lecture. Dans chaque classe, les 500 élèves se plongent dans leur bouquin pour quinze minutes silencieuses. Tel un sas de décompression.

Cette initiative du collège Anatole-France, tout comme la boîte à livres installée dans la cour, démontre la place accordée à l’apprentissage de la lecture, ce qui fait le bonheur de sa professeur-documentaliste, Véronique Mathis.

Depuis 13 ans, elle est celle qui accueille les collégiens au CDI pendant la pause méridienne, les heures de permanence et lors des ateliers pédagogiques dédiés. « Les élèves aimeraient bien que le CDI soit ouvert de 7 h 30 à 18 h non-stop mais ce n’est pas possible », sourit-elle.

Car l’emploi du temps de notre professeur- documentaliste est aussi rythmé par un gros travail administratif : l’inventaire, la gestion des prêts (« il faut courir derrière les élèves pour les prêts en retard ! »), le rangement des documents, les achats de livres…

Côté pédagogique, elle participe également, avec ses collègues professeurs, aux cours interdisciplinaires, travaille avec les élèves sur leur « parcours avenir », anime le club lecture qui regroupe une quinzaine de petits lecteurs fidèles. « C’est passionnant dans ce collège car nous menons beaucoup de projets. Regardez l’exposition sur les femmes célèbres faite par les élèves ! Ils viennent beaucoup au CDI pour leurs recherches documentaires, ils me demandent des conseils, notamment au niveau informatique. Mon but c’est de les rendre autonomes pour qu’ils sachent faire des recherches dans n’importe quelle médiathèque. »

Véronique Mathis a su qu’elle serait professeur-documentaliste dès qu’elle a franchi la porte du CDI de son lycée à Amboise. Elle enchaîne ensuite par un diplôme de documentation à l’IUT de Tours, une licence en langues étrangères appliquées et le CAPES en 1990, sésame indispensable pour entrer dans la profession.

Elle a choisi d’exercer en collège parce que « ce n’est pas le même rapport avec les élèves qu’au lycée. Il y a encore tout à faire au niveau lecture, on peut encore raccrocher ceux qui en ont besoin ».

Véronique Mathis s’occupe des groupes de soutien à la lecture ainsi que de l’apprentissage par les élèves allophones (des sessions d’une heure par semaine). En fin d’année, ces groupes iront faire la lecture devant des maternelles, « une façon de les valoriser ». Pour les plus à l’aise avec la lecture, Véronique Mathis leur partage ses coups de cœur. « Dès la 5e, je commence à connaître leurs goûts. Au niveau de l’achat des livres, j’évite les BD et mangas qu’ils trouvent facilement ailleurs. Je mets la priorité sur les collections vendues en librairies indépendantes. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Et le Prix du roman tmv 2022 est attribué à…

C’est Laurine Thizy, 31 ans, qui a remporté l’édition 2022 de notre Prix du roman tmv ! Retour sur la délibération du 20 mai, entre débats et des bons petits plats.

Le ciel est orageux ce vendredi, mais le moral à l’hôtel de l’Univers est au beau fixe ! C’est ici, comme à son habitude, que la team tmv s’est réunie pour délibérer et choisir pour le ou la lauréat(e) du Prix du roman, compétition lancée en 2014 avec nos petites mimines et La Boîte à livres.

À nos côtés, bien sûr, nos fidèles partenaires (*) et Catherine, Adeline et Antoine, tirés au sort par une main pas si innocente pour intégrer le jury lecteurs. Bref, que du beau monde – miam, un peu d’auto-flatterie – attiré par l’amour de la lecture (et du bon repas qui nous attend, ok on avoue).

Pas l’temps d’niaiser : les débats commencent directement, tandis qu’est servie l’excellente mise en bouche dans nos assiettes. « La Tour », chronique du quotidien d’habitants vivant dans une tour à Paris,est « atypique », « bien raconté », « riche et documenté » d’après le jury. L’ouvrage de Doan Bui a plu dans l’ensemble, sans non plus transcender. La plume un poil « trop journalistique » de l’autrice (journaliste de profession, donc) et les « innombrables notes de bas de page » auront toutefois divisé les jurés.

La question qui tue

Ô joie, voilà qu’arrive le cabillaud dodu et délicieux dans nos assiettes ! Autour de ce bon petit plat, nous voilà maintenant à parler du « Duel des grands-mères » de Diadié Dembélé, récit d’apprentissage d’un enfant malien envoyé loin de la capitale, dans un petit village. « Un vrai conte » pour Joël de La Boîte à livres qui a « enchanté du début à la fin » notre lectrice Catherine qui a « voyagé » dans ces pages bourrées d’expressions locales, pourtant non-traduites.

Le jury réuni à l’Hôtel de l’Univers pour délibérer.

L’éminemment sympathique Jacques, du groupe Duthoo, « a aimé cette approche du Mali et cette poésie », quand Arthur, à la comm’ chez Fil bleu, a apprécié « cette écriture qui file et qui fuse ». Mais on est plus mitigés du côté d’Adeline, Elisabeth et Antoine par exemple.

Jusqu’à ce que le dénommé Philippe, alias mister NR Communication, pose THE question qui tue : « Mais en fait, est-ce le bon titre ? » Foule en délire, lancer de quignons de pain en l’air et quasi-unanimité face à ce propos ô combien pertinent : oui, ce n’est pas peu dire que le titre ne reflète pas la teneur du roman ! De quoi « frustrer bien des attentes », comme l’ont rappelé Danielle et Béatrice, du Crédit Mutuel, appuyées par Antoine qui souligne « la juste attente vis-à-vis du titre ».

Maison ou villa ?

Viennent ensuite les deux romans qui se sont retrouvés au coude à coude pour la finale : « Les Maisons Vides » et « Villa Royale ». Marion, du cabinet d’avocats Orva Vaccaro, a « adoré Villa Royale » qu’elle résume parfaitement avec « sa famille fusionnelle, mais blessée » : on suit effectivement ici les pérégrinations d’une fratrie soudée, après le décès du père, où l’impossible deuil imprègne chaque page.

À la bibliothèque de Tours, Astrid indique que le livre a « provoqué un vif débat sur le personnage de la mère, même si le roman a plu dans l’ensemble ». « C’est aussi à ça qu’on voit un bon livre : quand ça secoue, quand ça provoque le débat au-delà de l’histoire même », dit Elisabeth. Geneviève met tout le monde d’accord en rappelant « la fin un peu étrange, un peu abrupte » qui a sûrement coûté des points.

Laurine Thizy, grande lauréate du Prix du roman tmv 2022 (Photo Patrice Normand /éditions de l’Olivier)

Mais quand vient le café (on remercie encore au passage Geneviève et sa superbe équipe), on voit venir le gagnant… Car « Les Maisons vides » a visiblement marqué bien des esprits ! Du côté de Fil bleu, on a été « chamboulés », Adeline a « adoré la structure, l’aspect assez mystique » et le désigne comme « son préféré », Philippe également. Idem pour Antoine. Joël a « beaucoup aimé le destin de cette jeune femme qui a un problème d’asthme » ; c’est un « coup de cœur » pour Geneviève, Danielle a « adoré », et à la bibliothèque, « on a trouvé ça fort et bien mené ». Elisabeth a été impressionnée par « la construction maîtrisée ; cet accordéon qui se déplie ». Alors que la structure en flashback n’est pourtant pas forcément évidente de prime abord.

L’autrice Laurine Thizy, en effet, a bâti son récit en alternant passé et présent, pour mieux raconter le silence des familles et l’histoire de Gabrielle, gamine affranchie et débrouillarde, rongée par ces araignées dans ses poumons. Poésie douce et sombre, et mélancolie nourrissent ce roman magnifique et énigmatique, ponctué par un vrai uppercut final.

La tablée, après un vote à main levée, a donc choisi de sacrer Laurine Thizy, 31 ans, lauréate du Prix du roman tmv. Interview évidemment à suivre prochainement, afin de mieux découvrir cette romancière qui, avec cette première œuvre, risque très fortement de faire parler d’elle…

Aurélien Germain

(*) Partenaires : La Boîte à livres, Galeries Duthoo, Orva Vaccaro, Mc Donald’s, Fil bleu, Oceania Hotels, Crédit Mutuel

Entre les étals, paroles de marchands tourangeaux

Cette semaine, tmv s’est baladé dans les allées des marchés tourangeaux pour un dossier spécial. On en a profité pour discuter et mieux connaître trois commerçants que vous voyez probablement souvent… Rudy, Thierry et Flavian nous racontent leur quotidien.

Thierry Savattier : « Être honnête avec les clients »

Au hasard des allées du marché Velpeau, on croise Thierry Savattier, derrière un étal très bien pourvu en fruits et légumes appétissants. Thierry n’est pas maraîcher : « Un producteur fait pousser les légumes, le commerçant comme moi est là pour les vendre, faire les deux c’est compliqué. »

Depuis trente-six ans, l’habitant d’Esvres-sur-Indre sélectionne donc ses fruits et légumes aux halles de gros de Rochepinard, en privilégiant les producteurs locaux, avant de les mettre en valeur sur un stand bien garni. Et pour Thierry, le principe est simple : « être honnête avec les clients, c’est essentiel ! S’ils trouvent du brocolis français sur les étals en ce moment, avant la mi-mai, c’est qu’on se moque d’eux, car ce n’est pas la saison ici. » Pour les melons par exemple, Thierry indique à ses clientes du jour qu’il n’y en a pas beaucoup en ce moment, pour cause de période charnière entre les cultures sous serre et les cultures pleine-terre.

 

Au fil de la conversation, Thierry nous indique qu’il est vice-président de l’association des Commerçants des Marchés de Touraine, forte d’environ 160 adhérents. Et s’il a le sourire pour servir ses clients du jeudi matin, le commerçant est tout de même préoccupé : « Le Covid avait ramené la clientèle vers les marchés, mais ça s’est un peu tassé. Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je vais bientôt prendre ma retraite, comme beaucoup d’autres, mais on n’arrive pas à trouver de repreneurs ! Toute une génération va partir en même temps, et on ne sait pas ce qui va se passer pour les marchés ».

La vie de marchand ambulant n’est pas toujours simple. Les horaires, notamment : Thierry et ses collègues travaillent les weekends, et l’installation de la marchandise se fait parfois dès 5 h 30 du matin. Il a transmis ce goût du commerce au grand air à sa fille et son gendre (respectivement fromagère et poissonnier). Si le contact avec la clientèle et la vie ambulante vous attirent, c’est peut-être le moment de songer à vous lancer comme commerçant sur les marchés !

Flavian Chauvin : « L’ambiance des marchés me manquait »

Boucher-charcutier, Flavian Chauvin fait partie des commerçants du marché Blanqui, qui reprend vie depuis qu’il a lieu le vendredi après-midi. « En peu de temps j’ai trouvé une clientèle ici, de vrais habitués qui viennent depuis le début. » Passé par la case « salarié en boutique », Flavien n’avait qu’une hâte : reprendre un camion et parcourir les marchés pour y proposer ses viandes.

C’est ce qu’il fait depuis septembre 2021 avec O Billot des Saveurs, allant de Montbazon à Saint-Avertin en passant par Monts, Joué-lès-Tours et Tours (Beaujardin et Blanqui). « J’aime l’ambiance, ce n’est pas la même vente, pas le même contact avec les clients, et d’un marché à l’autre on ne voit pas les mêmes clientèles, c’est toujours différent. »

Rudy Coignard : « J’ai opté pour un coffee-shop ambulant »

« J’ai travaillé dans la sécurité, et avant de finir en burn-out j’ai voulu me reconvertir, avec l’idée d’un coffee-shop. Mais je n’ai pas été soutenu dans mon projet pour ouvrir un lieu fixe. J’ai donc opté pour un coffee-shop ambulant. » Derrière son comptoir, Rudy nous sert donc des cafés (bien sûr), mais aussi des thés savoureux et des boissons fraîches. On s’installe sur les tabourets, devant le food-truck devenu « coffee-truck », façon café du commerce mais dans les allées du marché, ou on emporte son breuvage un peu plus loin.

Depuis son camion, Rudy voit défiler les clients : « C’est à Heurteloup que je me suis fait connaître. J’y sers quelques étudiants, et les personnes sur le chemin du travail. À Velpeau il y a plus de monde, mais c’est une clientèle de quartier ». Également présent à Athée-sur-Cher, Amboise, Monts et Véretz, et bientôt sur les bords du Cher à Azay-sur-Cher pendant l’été, le trentenaire a en tout cas trouvé ses marques, et commerçants ou chalands ont pris chez lui leurs habitudes.

Textes et photos : Maud Martinez
Photo illustration : NR Thierry Roulliaud

Tours : cet été, les épiceries de nuit ne pourront plus vendre d’alcool dès 22 h

Municipalité et préfecture veulent prendre des mesures pour éviter les soucis dans le Vieux-Tours. En interdisant notamment la vente d’alcool dans les épiceries nocturnes dès 22 h.

Les faits

Hyper-centre de Tours + nuit + alcool = cocktail explosif. Pour éviter cette recette et les excès, la Ville de Tours et la préfecture d’Indre-et-Loire ont décidé de renforcer leur arsenal de mesures contre l’alcoolisation nocturne. Un arrêté a ainsi été pris, interdisant aux épiceries de nuit de vendre de l’alcool entre 22 h et 6 h du matin.

Cette mesure – qui court jusqu’au 15 octobre – concerne un secteur bien précis, celui du Vieux-Tours et de Colbert, ainsi que la zone allant de l’avenue de Grammont à la place de la Liberté. La mairie espère ainsi limiter les troubles dans le centre, durant cet été.

Les débits de boisson, eux, resteront ouverts jusqu’à 1 h ou 2 h du matin, que ce soit à Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Joué-lès-Tours ou Chambray. Les boîtes de nuit peuvent fermer à 7 h.

Enfin, des médiateurs seront mobilisés cet été et jusqu’en septembre, pour sensibiliser les consommateurs, durant des tournées les jeudis et vendredis soirs.

Les risques

Mairie et préfecture ont donc annoncé conjointement que les contrevenants s’exposeraient à une amende de 150 €, accompagnée d’un avertissement, pour la première fois. Mais en cas de deuxième infraction, il pourra y avoir fermeture partielle ou totale de l’établissement.

Le contexte

« Nous avons fait le constat l’été dernier que, malgré une interdiction de consommation d’alcool sur la voie publique, il y avait des débordements dans l’hypercentre », a expliqué le directeur de cabinet de la préfète, Charles Fourmaux, à la Nouvelle République.

Même son de cloche du côté de la direction départementale de la sécurité publique qui précise « que la moitié de la délinquance sur la voie publique à Tours se produit la nuit » et que les plaintes pour tapage nocturne liées à des personnes alcoolisées avaient fortement augmenté. « Notre objectif est de ramener le calme et la sécurité », a indiqué Nicolas Galdeano, directeur de la police municipale.

Aurélien Germain

Sandra Baujard réalise des « soins suspendus » pour les personnes fragilisées

#VisMaVille Sandra Baujard est à la tête de Sonara, une association portée sur le bien-être solidaire. Elle rend massages et soins esthétiques accessibles aux personnes les plus vulnérables tout en insufflant de la solidarité.

Le local de Sonara, aux petites salles intimes et accueillantes, est situé au cœur de Tours, au croisement des rues Nationale et du Commerce. « Ce lieu accessible et central, c’était important pour le projet », souligne Sandra Baujard, la fondatrice et coordonnatrice de l’association.

« Déjà que les personnes des quartiers fragilisés se déplacent jusqu’ici et acceptent de recevoir un soin dans un lieu normal, c’est un premier pas vers leur bien-être et leur inclusion. » Bien-être et inclusion sont d’ailleurs les deux objectifs de Sonara, complétés par l’aspect solidarité.

L’association fonctionne selon un concept original : ici, personnes vulnérables mais aussi personnes lambda viennent suivre des cours de yoga, gym posturale, des séances de réflexologie, sophrologie, massage ayurvédique ou d’esthétique. Tous sont mélangés lors des séances collectives et ne savent pas qui est qui.

Certains viennent suivre une séance comme dans n’importe quel autre centre de bien-être et paient leur prestation à tarif normal. D’autres font partie du « programme Sonara ». Ils sont envoyés par des structures sociales et débourseront le prix qu’ils pourront pour leur séance.

« Je me suis inspirée du principe des cafés suspendus, explique Sandra Baujard. Je voulais que ceux qui viennent ici le fassent avec du sens en plus, celui de la solidarité. De 20 à 40 % du prix de leur séance est provisionné pour les soins suspendus, le reste en gros pour le loyer du local. »

Depuis quatre ans déjà, cette graphiste de métier s’est reconvertie dans le projet de sa vie, « mon deuxième bébé », dit-elle. Il lui prend beaucoup de son énergie mais lui donne, à elle aussi, du sens. « Petite, je voulais être assistante sociale, cela m’a rattrapée aujourd’hui, j’avais besoin d’un métier plus tourné vers les autres », sourit cette empathique.

Sandra s’est formée sur le tard en ayurvéda, la médecine indienne, à la réflexologie et sophrologie, ce qui lui permet de dispenser ces soins pour Sonara. « Ces séances de massage individuel permettent un véritable échange avec les personnes qui arrivent recroquevillées parfois et retrouvent le sourire, osent se confier sur leur vie personnelle dans ce moment de détente. Je considère que c’est une première étape dans leur parcours de soin. »

Aujourd’hui, Sandra Baujard tente de développer son association, elle va enfin se rémunérer grâce à une aide de la Région (emploi CAP’Asso). Les liens avec les centres sociaux, le Secours Populaire, Entraide et solidarité et autres structures sociales fonctionnent bien. « Le projet serait aussi d’aller dans les quartiers populaires pour développer des ateliers avec les personnes encore plus vulnérables ».

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Grève des éboueurs : les poubelles de la colère

Les trottoirs de la ville sont envahis par les poubelles. La faute à un conflit entre les agents métropolitains et municipaux et leurs employeurs à propos de congés.

Les faits

Les agents métropolitains et municipaux de Tours sont en grève depuis le 5 mai. À l’origine de cette grogne, la suppression annoncée de 1 à 5 jours de congés d’ancienneté (selon les cas). La Ville de Tours et la Métropole expliquent qu’elles sont obligées de les supprimer suite à l’adoption d’une loi, en 2019, sur le temps de travail.

Le maire de Tours, Emmanuel Denis, avait proposé l’instauration, en compensation, de deux jours supplémentaires de RTT et le paiement des 3e et 4e jours. Une proposition rejetée par les syndicats qui entendent élargir les revendications sur la question des salaires.

Ils réclament une augmentation de 300 € mensuels et une prime annuelle de 1 500 €. « Ces congés d’ancienneté ont été instaurés en 1983 par Jean Royer car les agents étaient mal payés », rappelle Koffi Ghyamphy, secrétaire général CGT des agents municipaux de Tours et du CCAS. « On est fatigués, on sort de la pandémie où les agents ont été très sollicités, on mérite ces congés ! »

Le contexte

Depuis le déclenchement de cette grève, les poubelles ne sont plus ramassées dans les villes de l’agglomération et les détritus commencent à envahir les trottoirs des 22 communes de la métropole. De même, les employés de la propreté urbaine ayant rejoint le mouvement à partir du 10 mai, les trottoirs et les marchés ne sont plus nettoyés.

Les diverses rencontres entre les collectivités et les syndicats se sont soldées par des échecs. Depuis 11 mai, la situation semble même assez figée.

Pour la Métropole, le blocage des dépôts qui rend impossible le ramassage des poubelles rend également impossible les négociations. « On est sur quelque chose contraire au code du travail », explique Maria Lépine, vice-présidente de la Métropole en charge notamment des ressources humaines. Pour assurer l’hygiène dans les secteurs les plus sensibles (foire de Tours, centre-ville de Tours), la Métropole a annoncé faire appel de façon ponctuelle à des prestataires.

Vers une solution ?

Vendredi 13 mai, les premières avancées ont été enregistrées. La Métropole a proposé une augmentation de salaire de 120 € mensuel, mais a refusé d’évoquer la possibilité d’une prime annuelle. Les discussions devraient s’intensifier, au cours de cette semaine qui promet d’être une des plus chaudes du printemps.

Texte : Matthieu Pays / Photo : A.G.

L’esport : c’est du sérieux en Touraine !

Équipes sportives qui créent leur avatar esport, joueurs professionnels, chargés de communication… L’esport a le vent en poupe en Touraine, et c’est du sérieux.

En mars dernier, La Parenthèse de Ballan-Miré affichait complet pour ses trois tournois d’esport avec récompenses à la clé, durant les Gaming Days. Les personnels avaient dû tirer au sort les 96 joueurs, parmi 350 candidats. Un joueur a même fait le déplacement d’Orléans. « Il y a assez peu de tournois grand public en France, ce qui peut expliquer ce succès », nous dit Victor Simon, référent numérique de la médiathèque, qui organisera désormais un tournoi par trimestre.

Un succès peu étonnant lorsqu’on jette un œil aux résultats du baromètre Esport 2021, commandé par l’association France esports : 19 % des internautes de plus de quinze ans seraient spectateurs ou joueurs d’esports, soit plus de 9 millions de Français. Parmi eux, 1,6 million de personnes seraient joueuses d’esport en amateur.

Pas question d’être affalé au fond du canapé pour papoter avec les copains par jeu interposé : on parle là des joueurs qui s’inscrivent à des compétitions, avec confrontation et classement final.

Quand le sport rencontre l’esport

Au club de hockey-sur-glace des Remparts de Tours, certains joueurs sont éparpillés aux quatre coins de la France. Ils sont hockeyeurs… virtuels. « Nous sommes neuf, et nous participons à la ECL (European Championship League) en équipe de six, ce qui nous permet de nous relayer selon nos disponibilités », explique Geoffrey Baratto, gardien des eRemparts, et chargé de communication de l’équipe.

Des entraînements hebdomadaires pour mettre en place des réflexes de jeu et des combinaisons, des périodes intensives à raison de deux ou trois soirs par semaine durant les phases de championnat ECL…

« Je vous assure qu’après une soirée de matchs, on est épuisés physiquement et mentalement ! » raconte le joueur. Et encore, il joue en amateur : « les joueurs pros ont souvent un programme alimentaire, un entraînement mental et physique, une discipline de fer ».

Pour Sylvain Taillandier, qui gère la communication du club des Remparts, l’esport est une opportunité : « bien sûr que l’esport est un sport ! C’est une question qu’on ne se posera plus dans quelques années. Et pour le club, c’est un axe de développement comme un autre, au même titre que l’équipe féminine ou le handisport. Avec les eRemparts, seule la glace est virtuelle ».

Notoriété, nouveaux publics, partenariats… Les avantages sont nombreux pour le club tourangeau, dont l’équipe esport joue déjà sa troisième saison en ECL, et accède pour la deuxième fois aux play-offs. Un beau succès, et peut-être une montée en division « Lite » (on n’a pas tout suivi sur les divisions – notre côté nuls en maths -, mais apparemment c’est très bien). Ces ehockeyeurs ne sont pas rémunérés. Ce n’est pas le cas des joueurs professionnels de Solary, arrivés en Touraine en 2018 après avoir découvert la ville lors des DreamHack. Ces tournois gigantesques au Vinci ou au Parc Expo ont fait briller la Touraine à l’international.

Déclencheur ou conséquence, une chose est sûre, ces événements ont révélé le potentiel local. « Il existe une vraie économie de l’esport en Touraine, et la CCI cherche à sensibiliser les acteurs économiques à ce sujet depuis 2018 », explique Magali Aveline, responsable esport et divertissement numérique à la CCI. Solary, WSC, Breakflip, Malorian, Connectesport, Need for seat, ESL… Ces noms d’entreprises, c’est peut-être du chinois pour vous, mais pour les pros du domaine, ça veut dire beaucoup !

Dernière nouveauté en date, la création d’une formation « chargé de communication esport » au Cefim. Quatorze étudiants l’ont suivie l’an dernier, et continuent l’aventure avec leur association OneShot. Pour Noémie Chamblet, jeune diplômée, « l’esport se structure en France depuis une vingtaine d’années, il y a donc tout à créer ! Le secteur n’est pas normé comme d’autres, on peut innover, avoir une vraie liberté en communication ».

Eh oui ! Autour des gamers toute une galaxie de métiers se met en place ! « L’esport ne fait plus sourire aujourd’hui, et la Touraine fait partie des régions qui se mobilisent pour développer le secteur », complète Magali Aveline. Autour du jeu, c’est du sérieux !

Texte : Maud Martinez / Photos : archives NR Julien Pruvost / Guillaume Souvant / Dreamhack Tours

A Tours, la course au passeport !

Les vacances arrivent à grands pas et bien des Tourangeaux cherchent à refaire leurs papiers d’identité en vue d’un voyage. Pas simple en ce moment…

Les faits

À Tours-Centre, en s’y prenant le lundi 9 mai, en début d’après-midi, nous obtenions un premier créneau pour le mercredi 3 août. Soit 55 jours d’attente avant de pouvoir faire sa demande de passeport. Pour les mairies annexes, c’était encore pire, puisque des rendez-vous nous étaient proposés en septembre ou octobre. Il reste encore, après ce rendez-vous, à attendre que le document soit prêt. Les délais restent normaux pour cette phase, compris généralement entre deux et trois semaines.

Le contexte

Cette situation inédite n’est évidemment pas propre ni à Tours ni à l’Indre-et- Loire. Anne-Gaëlle Baudoin, directrice de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) indiquait récemment à nos confrères de France-Info, que les délais pour l’obtention d’un rendez-vous dépassaient en moyenne les deux mois actuellement, contre quinze jours à trois semaines en période normale.

Cette situation inédite est liée, en grande partie, à un effet de rattrapage. Durant la période de la crise sanitaire, 1,3 million de documents officiels n’avaient pas été renouvelés puisque les déplacements étaient très difficiles.

Les solutions

Pour remédier à cette situation, les administrés ont d’abord recours au système D. En demandant des rendez-vous dans des secteurs ou des communes moins peuplées, on peut trouver des créneaux plus rapidement. L’Indre-et-Loire compte 23 communes équipées d’un (ou plusieurs) dispositifs de recueil, indispensables à l’établissement d’un document d’identité.

Elles affichent des délais pouvant aller du simple au double. Il est également possible de guetter sur internet les éventuels désistements qui libèrent des créneaux. Mais ils sont aléatoires et ils partent vite.

L’État à la rescousse

Le gouvernement à récemment annoncé un effort exceptionnel en mettant 400 dispositifs de recueil supplémentaires à la disposition des communes. L’ambition étant de revenir à une situation normale pour la prise de rendez-vous avant l’été. Une solution mise en avant depuis longtemps par Cédric de Oliveira, maire de La Riche et président de l’association des maires d’Indre-et-Loire.

Matthieu Pays

Accusations de violences sexuelles : la fac de la médecine de Tours dans la tourmente

Après des collages dénonçant les viols d’un étudiant de la fac de médecine de Tours, l’Inspection générale de l’Éducation, du sport et de la recherche a été saisie.

Les faits

Tout a commencé à la mi-avril, lorsque des photos de messages collés sur les façades de la fac de médecine de Tours sont devenues virales sur Internet. « Aujourd’hui ton violeur, demain ton docteur », « Ici sont formés et protégés des violeurs », pouvait-on notamment lire sur les écrits placardés par le collectif Actions Féministes Tours.

En cause ? Une affaire qui concerne des faits qui se sont déroulés de 2013 à 2020, avec cinq dépôts de plaintes de femmes incriminant un étudiant de 24 ans pour un viol et quatre agressions sexuelles. Ce dernier, fils de médecins réputés, avait ensuite été mis en examen, puis placé en détention provisoire. Sous contrôle judiciaire, « il avait été autorisé par le juge d’instruction du tribunal judiciaire de Tours en août 2021 à poursuivre ses études à la faculté de médecine de Limoges, en préconisant des mesures de surveillance », comme l’a rappelé La Nouvelle République.

L’étudiant accusé avait ensuite pu effectuer un stage en gynécologie dans un CHU de Nouvelle-Aquitaine. De quoi bouleverser les jeunes femmes plaignantes.

La polémique

La fac de médecine de Tours se retrouve alors plongée dans la tourmente. Le collectif féministe l’accuse d’avoir « protégé » l’étudiant et étouffé l’affaire. Une plainte du doyen et de l’université pour « diffamation et dégradations » va par ailleurs être déposée.

Les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur ont saisi l’Inspection générale de l’Éducation, du sport et de la recherche, comme l’a annoncé France Info. Ce, pour faire la lumière sur la façon dont a été gérée cette affaire au niveau universitaire. Selon le site d’information, à l’époque, aucune procédure disciplinaire n’avait été engagée contre le suspect à Tours.

Le point de vue

Face à la polémique, l’Université de Tours a souhaité apporter des précisions, « consciente de l’incompréhension et de la colère suscitées » et a rappelé qu’elle avait « sollicité auprès du rectorat une enquête externe » le 22 avril. Ajoutant, dans son communiqué, qu’elle ne ferait aucun commentaire « dans l’attente du rapport », mais renouvelait « son soutien aux victimes », soulignant avoir mis en place depuis plusieurs années « des dispositifs de prévention qu’elle continuera à renforcer ».

Aurélien Germain / (Photo capture d’écran Instagram @actions_feministes_tours)

 

Tours : ville verte et ville fleurie ?

22, v’là l’printemps ! Les parterres sont en fleur. Les romantiques lorgnent les marguerites pour pouvoir effeuiller leur amour, les bucoliques veulent se rouler dans l’herbe… et les sceptiques se demandent si Tours est une belle fleur dans le jardin de la France.

On attrape nos deux mains, et on commence à compter : la Gloriette (200 hectares environ), le parc de la Cousinerie et les Grandes Brosses à Tours Nord (45 hectares), le bois Grandmont- Montjoyeux (25 hectares), l’île-parc Honoré de Balzac sur le Cher (24 hectares), le parc Sainte-Radegonde (15 hectares), le jardin botanique bien sûr (6 hectares), le jardin des Beaux-arts (1,2 hectares)… Déjà 7 parcs et plus de 290 hectares.

Mais en réalité, on n’a pas fini de compter ! Sur le territoire de la Ville de Tours, une cinquantaine de squares et jardins s’ajoutent à cette courte liste des plus grands espaces verts tourangeaux. Pour s’occuper du fleurissement et de l’entretien de ces parcs et jardins, la mairie emploie environ 230 personnes dans son service « patrimoine végétal et biodiversité ».

Pour Betsabée Haas, l’adjointe qui chapote les politiques liées à la nature en ville, l’objectif est simple : « offrir à tous les Tourangeaux un espace vert de qualité à côté de chez eux, et mettre de la beauté en ville, avec ce petit supplément d’âme que sont les fleurs, les massifs, les parcs. » La municipalité s’est donc mise au travail : création de nouveaux parcs (Saint- Exupéry à Tours Nord, Villa Rabelais à Tours Centre), programme Récré en Herbe pour végétaliser les 58 cours d’écoles, et une diversification des pratiques avec la conviction que « la biodiversité et l’horticulture peuvent fonctionner ensemble ».

Sont ainsi apparues des zones de fauche sur les grands boulevards de Tours Nord, avec leurs herbes folles qui ont déconcerté plus d’un citadin, tout comme la mosaïque du jardin des Beaux-arts remplacée en 2021 par des légumes, pour renouveler les sols et freiner l’invasion de l’Oxalis articulata.

Le fossé des générations ?

Les Tourangeaux voient-ils donc leur ville fleurie ? Du côté des horticulteurs du marché aux fleurs, le bilan est en demi-teinte. Christophe, producteur de plants à Richelieu, participe au marché depuis une trentaine d’années.

Et avec Michel, retraité qui lui donne un coup de main, ils observent : « Ici à Tours, on vient surtout nous acheter de quoi fleurir les balcons. Mais ce sont les personnes d’un certain âge qui fleurissent. Des gens qui ont vécu une époque où c’était important d’avoir un beau massif devant sa maison. Aujourd’hui, les plus jeunes partent souvent en week-end, voyagent, et ils ne veulent pas s’embêter avec des plantes qu’il faut entretenir. »

Ce n’est pas la journaliste trentenaire qui écrit ces lignes qui les contredira : dans son appartement survivent tant bien que mal un cactus et un spathiphyllum (plante increvable qui signale d’elle-même qu’elle a soif en abaissant ses feuilles). L’arrêt du concours des balcons fleuris cette année, en raison d’un faible nombre de participants (tous assez âgés), semble confirmer que les Roméo content aujourd’hui fleurette à des Juliette aux pétales un peu fanés.

Du côté des jardins familiaux, on évite aussi de peu la bataille Anciens contre Modernes, entre jardiniers « traditionnels » et permaculteurs dont les terrains ont une allure plus bohème. Le concours des jardins familiaux comportera donc dorénavant deux catégories, pour que tous puissent concourir, et comprendre les habitudes de chacun.

Dans ces jardins comme en ville, certains habitants s’emparent en effet du fleurissement et plus globalement de la végétalisation urbaine. Plus de 700 participants ont saisi l’opportunité offerte depuis 2016 par le programme municipal « À fleur de trottoir » de cultiver des fleurs et plantes au pied des murs.

Du côté du quartier de la Victoire, c’est l’association Victoire en Transition qui s’affaire pour créer des lieux et des moments de convivialité. Tout d’abord autour d’un petit potager partagé et ses apéros mensuels, et bientôt avec un verger place Robert Picou, grâce à la collaboration entre l’association et la mairie.

Les Jardinières Masquées ont quant à elles planté fruits et légumes dans des espaces publics pour produire notre alimentation au plus près des habitants. Vivre ensemble, équilibre climatique, relocalisation de notre alimentation : jardiner serait-il un acte plus politique et citoyen qu’on ne le croit ?

Texte : Maud Martinez / Photos : M.M. + archives NR + adobe stock

(Re)découverte des Deux-Lions, quartier multifonctions

Si vous partez à la chasse au printemps, sachez qu’il est aux Deux-Lions. Un quartier verdoyant, où se mélangent étudiants, travailleurs et habitants. Voici le dernier épisode de notre série sur les quartiers tourangeaux.

Thésée, perdu en son labyrinthe, suivait le fil déroulé par Ariane pour retrouver sa belle. Pas d’amour ni de Minotaure au bout de la passerelle Fil d’Ariane pour nous, mais deux lions. Ou plutôt le quartier des Deux-Lions, auquel on accède depuis les Rives du Cher à pied par ce pont piéton ouvert dès 2001.

Instant confession : comme nombre de Tourangeaux, les rares fois où TMV vient ici, c’est pour aller au ciné, s’affronter au laser game ou faire les boutiques à l’Heure Tranquille. Sur place, on trouve aussi des dizaines d’entreprises et plusieurs établissements d’enseignement supérieur.

Clément, la trentaine, a vu le quartier bouger : « J’ai étudié aux Deux-Lions il y a cinq ou six ans, et j’y travaille en intérim depuis quelques mois. Ça a beaucoup changé, tout a poussé ! ». Même constat pour Mathieu, ancien étudiant qui travaille aujourd’hui encore dans le quartier : « Depuis que je suis venu y étudier en 2005, j’ai toujours vu ce quartier en travaux. Mais avec l’Heure Tranquille, le tramway, et depuis peu l’ouverture d’une école, les choses bougent… Il y a une vraie volonté de créer une vie de quartier, mais malgré cela je n’aurais pas envie d’y habiter. »

On y travaille… et on y vit !

Heureusement, tout le monde n’est pas de cet avis ! La preuve ? On compterait presque 4 000 habitants aux Deux-Lions. Jeanne est de ceux-là. En 2008, elle a eu le coup de cœur : « J’ai découvert ces maisons colorées en bois le long du Cher, qui m’ont rappelé la Norvège où j’avais vécu un an. »

On voyagerait donc aux Deux-Lions ? Les pays scandinaves ici, mais aussi l’inspiration à l’américaine du projet de départ conçu par le maire Jean Royer, avec son « technopole » réunissant entreprises et facultés, pour un bouillonnement intellectuel et économique. Et doit-on considérer que l’appellation « rambla » pour désigner l’esplanade entre l’Heure Tranquille et les habitations reflète une influence espagnole ?

On cherche malgré tout l’Afrique et ses lions. Même si des girafes du sculpteur Fred Chabot sont apparues il y a quelques semaines, on a tout faux pour les influences africaines. Ces « deux-lions » sont en réalité les statues qu’on trouve à l’entrée du château de Rigny, en bordure du quartier. On repassera pour l’exotisme !

Par contre, côté nature, les Deux-Lions recèlent bien des secrets. « C’est un quartier où la verdure est très présente, alors qu’on ne s’y attend pas au premier abord ! explique la guide-conférencière Aurélie Vialard-Goudou. La Loire à Vélo le traverse, il est bordé par le lac de la Bergeonnerie, le parc de la Gloriette et le Petit Cher, et au cœur même du quartier on trouve ce qu’on appelle « la coulée verte » avec ses arbres et pelouses entre les immeubles ».

Faire bouger le quartier

« Des cygnes et des canards volent parfois au-dessus de la maison », s’émerveille par exemple Catherine Cornette, actuelle présidente de l’association de quartier Vivre les 2 Lions. Installée depuis 2004 aux abords du Cher, elle ne quitterait pour rien au monde cet endroit paisible, même si elle considère comme beaucoup que c’est « un quartier un peu conçu à l’envers ».

 

Les habitations sont arrivées après le technopole, formant un quartier-dortoir qui a eu du mal à prendre vie. La mise en place d’un marché a échoué, mais l’ouverture d’une école est un gros progrès. Et c’est donc pour créer une vie de quartier qu’une trentaine d’habitants motivés proposent avec l’association des animations, et font le lien avec la municipalité pour défendre les intérêts des Deux-Lions.

Les ateliers de co-construction lancés l’an dernier par la Ville pourraient ainsi voir la verdure s’installer sur la rambla, et des commerces de proximité arriver – enfin – dans les parages.

Frédérique, Eric, et leurs enfants Pierre et Valentine ne diraient pas non à l’arrivée de collègues. Derrière le comptoir de Saveurs Gourmandes, ils sont les seuls indépendants du centre commercial. Aux fourneaux dès 6 h, pour proposer viennoiseries, sandwichs, salades et boissons de 8 h 30 à 20 h, ils font partie des rares à jouer dans la catégorie « commerces de proximité », avec la pharmacie de quartier. « Mais si on est là, c’est que ça marche ! La galerie s’est bien dynamisée, et nous habitons le quartier, qui est de plus en plus vivant aussi », raconte Pierre, entre deux cafés à servir.

C’est finalement Aurélie Vialard-Gaudou qui nous donnera le dernier mot : « Le quartier s’est construit étape par étape, avec plein d’architectures et de projets différents. Il évolue petit à petit. C’est long de se construire une histoire ! ».

Texte : Maud Martinez / Photos : M.M. + archives NR Julien Pruvost


> Rendez-vous le 30 avril

Groupenfonction fait partie des compagnies artistiques hébergées aux Granges Collières. Depuis quelques semaines, les artistes et les habitants volontaires pour participer au projet « Pride » mené par Arnaud Pirault travaillent sur des chorégraphies et interventions artistique. Pour découvrir leur travail et suivre cette déambulation artistique dans les Deux-Lions, rendezvous samedi 30 avril aux Granges Collières.

Présidentielle 2022 : comment a voté l’Indre-et-Loire ?

Dans son ensemble, l’Indre-et-Loire a de nouveau opté pour Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle. Mais une fracture se dessine entre les zones rurales et urbaines.

Plus qu’au niveau national

Le résultat est donc tombé dimanche soir, à 20 h. Emmanuel Macron, président sortant, a été réélu face à Marine Le Pen, en obtenant 58,54 % des voix.

Mais quand on s’intéresse à l’Indre-et-Loire, le score y est encore plus élevé. En effet, le candidat a obtenu 62,69 % des voix dans notre département. Il a gagné près de 88 000 voix comparé au premier tour. Pareil du côté de la candidate du Rassemblement national qui a obtenu 42 000 voix supplémentaires.

Un département fracturé

Toutefois, on observe de grosses différences et une certaine fracture sur la carte d’Indre-et-Loire. Concrètement, le nord-ouest, davantage rural, a favorisé Marine Le Pen.

Mais ce sont dans les villes qu’Emmanuel Macron a réalisé ses meilleures percées. Dans les zones urbaines, le président réélu a par exemple obtenu 73 % des voix à Saint-Cyr-sur-Loire et Tours, et même 68 % à Saint-Pierre-des-Corps, ville où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête au premier tour, loin devant les autres candidat(e)s.

On remarque également que la candidate du RN s’est imposée à Château-Renault (50,82 %). Dans les territoires ruraux, Marine Le Pen est en tête (et de loin) dans de nombreux petits villages, souvent de moins de 1 000 habitants.

Participation… et abstention

En Indre-et-Loire, 331 793 électeurs et électrices sont allés voter dimanche. Une participation en légère baisse, depuis la dernière présidentielle (77,03 % en 2017, contre 75,30 % en 2022). Toutefois, et comme à l’échelle de la France, c’est aussi l’abstention qui est gagnante avec plus de 24 %.

Les votes blancs, quant à eux, représentent 22 207 bulletins dans l’urne, mais ne sont pas décomptés dans les votes exprimés. Idem à l’échelle locale, où à Tours par exemple, les votes blancs (3 810) et nuls (1 219) atteignent un niveau important.

Et maintenant ?

Reste, désormais, à attendre les législatives qui auront lieu les 12 et 19 juin prochains. Il reste un mois et demi. Le vote déterminera ainsi et aussi le futur visage du département. Il y a cinq ans, quatre députés macronistes sur cinq avaient été élus.

La situation n’est clairement plus la même qu’en 2017 ; il reste donc bien des inconnues, avant d’y voir plus clair…

A.G. / Photo : NR

Ouverture de la guinguette de Tours le 4 mai et premières festivités

Top départ de la Guinguette de Tours (et de Tours sur Loire) dans quelques jours ! Et, déjà, des festivités programmées pour cette première semaine.

Certain(e)s trépignent depuis des semaines… Se retrouver, sur les quais de Loire, à la Guinguette entre ami(e)s, amoureux ou en famille. Qu’ils se rassurent, c’est pour bientôt ! La Guinguette de Tours ouvrira le 4 mai à 18 h 30, lors du lancement de saison de Tours sur Loire.

Deux jours plus tard suivra l’ouverture de Chez Dupont, puis du Foudre le 13 mai et, enfin, de la Plage le 14 mai. Les Tourangelles et Tourangeaux auront jusqu’au 25 septembre pour en profiter.

Des festivités programmées la première semaine

Pas l’temps d’niaiser, on pourra faire la bamboche dès l’ouverture de la saison, cette semaine du 4 mai (le reste du programme suivra un peu plus tard sur le site de Tours sur Loire).

Au menu notamment ? Les arts de la rue avec Calixte de Nigremont, le 4 mai à partir de 18 h à la guinguette principale (http://www.nigremont.com/). Même jour à 19 h 15, et arts de rue toujours, avec Les Mijorettes, spectacle 100 % féminin et féministe (https://lesmijorettes.wordpress.com/) et la musique de The Green Line Marching Band (https://musazik.fr/green-line-marching-band/)

Le lendemain, 5 mai à 20 h 30, place aux musiques orientales d’Elie et Samuel, pour un voyage à travers le Maghreb et le Proche-Orient, avec le Duo Garcia.  Le lendemain, changement d’ambiance avec la cumbia tourangelle de Chiva Rumbera, à 19 h. Avant, la prestation afro funk, le 7 mai à 19 h de Jumbo System et la présence de la compagnie Titanos.

L’intégralité sera dévoilée lors du lancement de saison le 4 mai.

Retour de l’événement Vitiloire les 21 et 22 mai 2022

Après deux éditions annulées en raison de la crise sanitaire, le Vitiloire fait son grand retour au centre-ville de Tours !

Une nouvelle qui fera plaisir aux amateurs/trices de vin, aux Tourangelles et Tourangeaux et… bref à tout le monde ! La municipalité a annoncé le retour du Vitiloire, « la plus grande manifestation grand public autour des vins du Val de Loire et de la gastronomie ». Rendez-vous est pris les 21 et 22 mai prochains.

L’événement revient donc après deux éditions annulées en raison de la crise sanitaire. Pour ce retour en force, la 18e édition s’articulera autour « d’ateliers de cuisine en présence de chefs, ateliers œnologiques, dégustations auprès des producteurs ». Au total, 150 vignerons et 10 chefs seront présents.

Un programme complet sera présenté lors d’une conférence de presse, le 2 mai.


* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

En Touraine et ailleurs, nos bonnes idées d’escapades pour le printemps

« Viens à la maison, y’a le printemps qui chante ». Merci Claude, mais si le printemps se met à chanter, on préfère aller l’écouter en prenant l’air. Vacances ou pas, TMV vous embarque pour des escapades en Touraine, et au-delà !

Tout en croquant dans un lapin en chocolat, la rédaction TMV vous propose de vous échapper du quotidien pour des balades hors des sentiers battus. Mais en restant dans la région. Pour la bonne et simple raison que les grandes vacances, c’est pour bientôt.

Pour le printemps, le besoin de s’aérer est donc bien là, mais à deux conditions : sur un temps court et à petit budget. Vous trouverez donc dans notre dernier numéro (en date du 6 avril 2022) de quoi casser le ronron quotidien et profiter du printemps pour vous évader en famille ou entre amis, le temps d’une journée !

TOUTES NOS IDEES D’ESCAPADES A RETROUVER DANS NOTRE NUMERO EN CLIQUANT JUSTE ICI ! 

Avec les petites mains de la Ressourcerie La Charpentière

#VisMaVille Florian Hein donne de son temps libre à la Ressourcerie La Charpentière. Entre l’accueil et le tri, il offre une seconde vie aux objets récoltés, au sein d’une équipe de bénévoles très active.

Ils s’appellent Hugues, Danielle, Maryse, Elliott, Florian. Ils sont une soixantaine de bénévoles à faire vivre la Ressourcerie La Charpentière, située à La Riche, près du stade Tonnellé. Ces chevilles ouvrières s’affairent ce mercredi après-midi alors que ça grouille de monde dans le local, des acheteurs mais aussi des donneurs venus se délester d’objets divers.

Accueil, tri, rangement, nettoyage, test des appareils électriques et informatiques, relooking de meubles, aménagements des rayons, ateliers d’éducation à la couture… Les missions des bénévoles sont variées, au côté de la directrice et unique salariée, Sophie Robin, qui mène le tout, derrière la caisse de la boutique, avec bonne humeur et énergie.

Florian Hein, 25 ans : pour lui, c’est un bonheur d’être ici.

Florian Hein, 25 ans, vient de rejoindre l’équipe en tant que bénévole depuis l’été dernier. Il semble comme un poisson dans l’eau, naviguant avec aisance entre les rayons et les étages du local, échangeant avec entrain un mot avec d’autres bénévoles. « On discute de tout, des actualités, de nos vies, c’est sympa. »

Cette sociabilité, c’est une des raisons qui le pousse à venir donner un coup de main les jours d’ouverture, le mercredi, vendredi et samedi après-midi. La Ressourcerie est devenue incontournable dans le quartier, de nombreux habitués sont de passage ce mercredi. En moyenne, ce sont 100 acheteurs qui chinent des livres, de la vaisselle, de l’électroménager à bas prix, des outils, durant les quatre heures d’ouverture. Des jeunes, des retraités, des budgets modestes, des convaincus de la seconde main, des antiquaires,… la mixité sociale est évidente ici.

Et à l’accueil, Florian a le sourire accroché aux lèvres. D’ailleurs Sophie Robin, la directrice, trouve que c’est un poste tout trouvé pour lui tant il est « avenant ». Florian s’occupe aussi du tri, du recyclage. « Je fais un peu de tout, il y a tellement à faire, nous ne connaissons pas de temps mort ici. »

Sensible aux enjeux environnementaux, Florian Hein est venu à la Ressourcerie par un stage de découverte des métiers. Il est en reconversion professionnelle et finalement ira vers l’animation informatique, sa passion. Mais après son passage à la Ressourcerie, l’évidence s’est imposée de prolonger son action par du bénévolat.

« C’est une association indispensable. Notre société pousse à la surconsommation. Ici nous récoltons les dons et nous leur donnons une seconde vie. » L’année dernière, la Ressourcerie a reçu 50 tonnes d’objets apportés par des particuliers, de la bille au meuble. Seuls 10 % ont été jetés, un très bon score. Ce qui ne peut être revendu à la boutique est recyclé par des entreprises partenaires, filières et autres ferrailleurs.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

> Contact : 09 51 04 54 19
contact@ressourcerielacharpentiere.
com

 

SOS Médecins à Tours : consultations finies entre minuit et 7 h

Depuis le 1er avril, SOS Médecins ferme ses portes de minuit à 7 h. En cause ? Plus assez d’effectifs pour la nuit. Le cabinet doit se réorganiser.

Les faits

Ce qui devait arriver, arriva… Depuis le vendredi 1er avril, SOS Médecins à Tours est contraint de fermer ses locaux entre minuit et 7 h du matin. Pas de gaieté de cœur, évidemment, mais les effectifs se sont tellement réduits et la difficulté de trouver du personnel est telle, que le cabinet a été contraint de prendre cette mesure.

En six mois, deux titulaires sont partis : « Nous ne sommes plus que dix, a souligné le Dr Adam Liance, nouveau président de SOS Médecins, à nos confrères de la Nouvelle République. Et on peine à les remplacer du fait de la pénibilité de l’exercice (nuit). » D’autant que, comme le dit cet ancien des urgences, « on était écartelés entre ces consultations (de minuit – NDLR) et les visites à domicile demandées par le Samu ».

Toutefois, fermer de minuit à 7 h du matin permettra de proposer plus de créneaux de 20 h à minuit, assure le Dr Adam Liance. Désormais, il faudra donc appeler le 15 ou demander une visite pour une consultation après minuit.. « On assurera ces dernières jusqu’à la fin avril. » Ensuite, « nous demandons à partager la charge avec d’autres généralistes de l’agglomération ». Sur 350 médecins contactés par le Conseil de l’Ordre, une cinquantaine a répondu. Et l’ARS précise que des échanges sont en cours pour une meilleure organisation.

Le contexte

En septembre 2021, une grève de SOS Médecins avait déjà alerté les Français sur « la disparition programmée de la visite à domicile » en raison du « manque de moyens dédiés ». L’antenne tourangelle avait pris part à ce mouvement national. Elle craignait déjà que des médecins ne partent.

Les enjeux

Une journée à SOS Médecins Tours comporte plusieurs pics. De 7 h jusqu’à la fin de matinée, on assiste à une montée en flèche, avant un relatif calme… puis le retour des appels de la fin de journée jusqu’au début de la nuit. Entre minuit et 7 h, le Dr Adam Liance précise qu’il y avait entre 10 et 15 appels, « alors qu’à 20 h, on a les quatre lignes qui sonnent en continu ». Et pour lui, le constat est clair : « On a fait 80 000 actes en 2021 ».
Soit 10 000 de plus par rapport à 2020 ! « Si on n’est pas plus nombreux, on ne tiendra pas. »

Aurélien Germain / photo archives NR

Festival du cinéma asiatique de Tours : le grand retour !

Le Festival du cinéma asiatique revient à Tours la semaine prochaine. Au programme, projections à tout va, événements et une rétrospective immanquable.

En 2020, il avait été purement et simplement annulé (un certain vilain pas beau appelé « Covid » était en cause). En 2021, il avait été repoussé trois (!) fois avant, enfin, d’avoir lieu en juin : cette fois, le Festival international du cinéma asiatique de Tours peut prendre place sans restriction, ni peur de se voir sabré au dernier moment.

Du 28 mars au 5 avril, le Ficat – son petit surnom – revient par la grande porte et investira les cinémas Studio pour sa 23e édition, ainsi que divers lieux de l’agglo pour ses événements parallèles.

Avant-premières, inédits et rétrospective

Ce n’est pas un secret pour les cinéphiles : la production asiatique est aussi féconde que créative. Le Ficat le prouve de nouveau en mettant en valeur une programmation éclectique, à coup d’avant-premières (« Juste sous vos yeux », de Hong Sang soo), de films jeune public (« Kiki la petite sorcière » du géant Miyazaki) ou d’inédits, comme la claque « Atlantic City », signée Juhyoung Ra (preuve une nouvelle fois que « depuis les débuts du festival, nous ouvrons nos écrans aux réalisatrices », comme le disait en 2021 Lucie Jurvillier, responsable du Ficat).

Reste, également, une rétrospective qui change un peu de l’ordinaire. Car cette année, le festival met un coup de projecteur sur le réalisateur Satoshi Kon, via une rétrospective, cinéaste plutôt méconnu, comparé aux grands noms du genre. « Et pourtant, c’est un grand maître de l’animation japonaise, mort trop jeune à 46 ans », rappellent les organisateurs dans leur communiqué. Au menu, quatre films, quatre chefs-d’œuvre. Le programme s’annonce chargé.

Aurélien Germain

> Ficat. Du 28 mars au 5 avril, aux cinémas Studio de Tours, mais aussi à Montbazon, Chambray, Joué-lès-Tours, Saint-Avertin… Lieux, tarifs et programmation complète : studiocine.com et cineasia37.wordpress.com

 

A Tours, le sport amateur reprend du souffle et des couleurs

On le sait, la crise sanitaire a pesé sur notre motivation. Plus trop d’énergie pour faire du sport. Et, on le sait aussi, il est temps de s’y remettre. Ça tombe bien : les clubs de Tours, en sports collectifs comme en sports individuels sont là et bien là. Structures et encadrement sont au taquet pour vous accompagner. Alors, on s’y remet ?

« Nous sommes de retour à nos chiffres habituels ! ». Au CEST, le moral est donc au beau fixe pour attaquer le printemps. Ce club multisport fondé en 1955 en a vu d’autres, mais le Covid, c’était une première. Le président de l’association, Gérard David, admet que le club a perdu des adhérents… Mais ça, c’était avant !

Et plus précisément à la rentrée de septembre 2020, marquée par les incertitudes (le nouveau confinement d’octobre 2020 et la refermeture des salles de sport allaient d’ailleurs donner raison aux sportifs hésitants).

Mais depuis septembre dernier, le club affiche de nouveau plus de 1 500 adhérents, tous âges et toutes pratiques sportives confondus. D’un club amateur à l’autre, les chiffres varient un peu mais témoignent d’un quasi-retour à la normale, avec parfois quelques pertes – pertes de motivation pour les sportifs, et donc pertes d’adhésions pour les associations.

Fin du scan du pass sanitaire

On peut comprendre les frileux : pass sanitaire, se désinfecter les mains, et les doutes sur le port du masque ou une pratique sportive « normale » pouvaient décourager. Émile Renner, formateur en judo (au CEST et dans d’autres structures) a donc vu arriver mars avec soulagement : « Nous avions déjà adapté nos pratiques, avec pendant plusieurs mois du judo sans contact, pour respecter les distanciations. Mais avec la fin du scan du pass sanitaire, on va aussi gagner beaucoup de temps en début de séance ».

Au Paul Bert Volley, fini la désinfection de tous les ballons ! Fini aussi le contrôle du pass sanitaire, ce qui n’était pas une mince affaire, comme le raconte Frédéric Rodrigues, l’un des piliers du club : « Le pass sanitaire, le pass vaccinal… il a fallu réfléchir et prendre des décisions pour voir comment appliquer les protocoles, et la municipalité a été à notre écoute pour tout cela. »

Survivre aux fermetures

Bref : on souffle et on respire enfin, pour reprendre les entraînements comme avant ! Même si, côté compétition, le calendrier a été bouleversé : « Avec la fermeture des gymnases en 2020 et 2021, nous n’avons pas pu jouer pendant neuf mois. La saison de championnat Ufolep a été coupée, certaines équipes ont disparu des radars, la fédération a dû revoir le calendrier pour la reprise ». Un peu plus que du sport…

Pourquoi et comment le Paul Bert Volley a-t-il survécu aux fermetures, contrairement à d’autres équipes adverses ? « Au-delà de l’effet J.O qui a bénéficié au volley, la cohésion a perduré ! L’esprit du club est resté, nous avons maintenu le lien, et il y avait encore plus de joie quand nous nous sommes retrouvés ! » explique Frédéric, qui évoque avec enthousiasme la reprise des troisièmes mi-temps. Au-delà de l’entretien physique, c’est donc le lien humain qui fait vivre les clubs sportifs amateurs de Touraine.

Aux Enfants de Neptune, entre le Covid et les travaux à la piscine Bozon, les entraînements ont été suspendus pendant presque un an. Pas de quoi décourager les nageurs, comme Raphaël : « Avec des amis du groupe, on se voyait pour aller courir, ou pour nager dans d’autres piscines en attendant de retrouver “ la nôtre ”. Car aller nager seul, c’est possible, mais pas toujours motivant. Avec le club, l’entraîneur, les copains, on progresse. » Avec un objectif : les championnats de France Interclub Maîtres à Tours les 2 et 3 avril prochains.

Même son de cloche du côté de la capoeira. Alors que l’association Itaparica prépare son festival du 24 au 27 mars 2022, Bachir Cherif constate lui aussi l’importance du contact humain : « Nous avons perdu quelques adhérents, à cause du pass sanitaire, ou par peur de ne plus être au niveau. Mais pour ceux qui sont restés, qui ont participé aux activités en extérieur et qui sont là depuis la réouverture des gymnases, le groupe est plus solide qu’avant, comme si ces épreuves avaient forgé un noyau dur et décuplé leur amour de la capoeira ! ».

Le printemps amènera-t-il de nouvelles inscriptions dans les clubs ? Les motivés attendront peut-être la rentrée de septembre, mais une chose est sûre : les bénévoles et formateurs les attendent de pied ferme pour partager l’amour d’un sport, et plus encore.

Texte : Maud Martinez

Tours : Un tiers-lieu citoyen aux casernes Beaumont

La réhabilitation des casernes Beaumont-Chauveau a débuté ce lundi 21 mars. Un tiers-lieu citoyen va y ouvrir ses portes pour accueillir les projets des habitants.

Les faits

Il n’y a encore rien… mais ça ne devrait pas durer ! Le projet de réhabilitation des casernes Beaumont-Chauveau vient de débuter ce lundi 21 mars avec l’ouverture du tiers-lieu des Beaumonts. C’est ici, et jusqu’au 21 octobre, que les habitant(e)s de Tours, les associations locales et les acteurs de la Ville pourront tester leurs idées.

« On ne sait pas ce qu’il va y avoir dans ce bâtiment », a avoué, dans les colonnes de la NR, Clément Mignet, directeur général de la Société d’équipement de Touraine (SET) qui aménage le lieu. L’objectif est donc de partir de rien pour accueillir les projets des Tourangelles et Tourangeaux.

Comment ça va marcher ?

Léa Finot, cheffe de projet urbanisme culturel et collaboratif à la SET, sera présente pour assurer les permanences. On pourra venir avec son projet, sans nécessairement appartenir à une structure. « L’idée, c’est de ne pas juste dire “ donnez vos idées ”, mais plutôt “ venez les tester ”. » Aucun critère particulier n’est défini, si ce n’est une durée d’occupation des installations de trois heures à trois mois « pour faire tourner les projets ».

Ces six premiers mois serviront de phase-test : une période qui devrait servir à « voir ce qui prend et ce qui ne prend pas », d’après Léa Finot. Une façon, aussi, de mettre en lien les quartiers Rabelais et Maryse-Bastié. La gestion du lieu devrait d’ailleurs finir par se faire de manière autonome par les habitants.

Le contexte

Ce tiers-lieu citoyen fait partie du projet de rénovation des casernes, un chantier important de la Ville et « tournant urbanistique majeur », selon elle. La municipalité parle de « vaste opération de reconquête » visant à « ouvrir cet espace sur la ville et à l’intégrer au tissu urbain ». Les travaux devraient débuter avant la fin du mandat, « vers 2023-2024, pour se terminer vers 2027- 2028 », a estimé Emmanuel Denis, le maire de Tours.

Une journée d’inauguration est prévue le 2 avril. En attendant, la permanence attend vos idées les mardis, mercredis et vendredis.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – Hugues Le Guellec

Match retour de la CEV : bien sûr que c’est possible pour le TVB !

Le TVB n’aura pas la tâche facile, ce mercredi soir, à Grenon, en match retour de la Coupe d’Europe CEV. Après le 3-0 encaissé à Monza, les joueurs n’ont pas le droit à l’erreur. Perdre deux sets, c’est perdre tout court. Et pourtant, le TVB a encore toutes ses chances. Et cela pour, au moins, cinq bonnes raisons.

1. UNE INCROYABLE CAPACITÉ À SE SUBLIMER

On le sait pour l’avoir vu à de nombreuses reprises : quand le TVB donne toute sa puissance et qu’il a décidé de ne vraiment rien lâcher, il est carrément invincible.
Et rien de tel pour galvaniser ce TVB-là que de se savoir au pied du mur. Cette force, le TVB la tient peut-être des difficultés qui ont marqué son début de saison et dont elle a su se sortir par le haut. On ne compte plus les matchs mal embarqués où cette force de caractère a pu faire la différence.

2. LA FORCE, EN ÉQUIPE

Si le TVB peut, bien sûr, s’appuyer sur des individualités fortes (voir le point 3), elle puise une grande partie de sa force dans la puissance de son collectif. Le TVB a connu une quinzaine de compositions d’équipe différentes depuis le début de la saison.
Depuis son premier match, à Poitiers, le 9 octobre, trois liberos différents, trois pointus, quatre centraux et sept réceptionneurs-attaquants ont été alignés. « Peu importe qui joue, ça gagne ! », comme le titrait La Nouvelle République récemment.

3. DES INDIVIDUALITÉS FORTES

 

Au sein de ce collectif en béton, il y a quand même plusieurs individualités qui, pour des raisons diverses, sont capables de faire la différence. Citons-en trois parmi d’autres. Kévin Tillie, fort de son titre olympique, fait clairement figure de boussole et de maître à jouer.
Pierre Derouillon, qui a su s’imposer au poste de pointu qui ne lui était pas destiné au départ est un peu le symbole de ce groupe « résilient ».
Enfin, à la passe, le capitaine Zeljko Coric est là pour faire gagner tout le monde ensemble. Et ça marche…

4. L’EXPÉRIENCE D’UN CLUB

Certes, à Monza, plusieurs joueurs ont déjà connu, la pression d’une finale internationale et savent comment la gagner. Oui, mais le TVB est fort d’un palmarès hors-norme qui lui confère une grande expérience collective. Une ligue des champions en 2005, une coupe CEV en 2017, le TVB, c’est aussi huit titres de champion de France, dix Coupes de France et quatre Super Coupe. Gagner des titres, ici, on sait faire.

5. LA FERVEUR DU PUBLIC

Quand c’est tendu, quand c’est difficile, c’est évidemment lui qui peut tout changer. Grenon, c’est un chaudron, c’est roc infranchissable pour les adversaires. Ce mercredi, il faudra être à 200 % derrière les joueurs, à tous les instants du match, pour que le feu emplisse la salle et que l’énergie collective transcende l’équipe.

Texte : Matthieu Pays / Photos : archives NR – Julien Pruvost

Tours, une ville (vraiment) gastronomique ?

Une question s’impose : on mange vraiment bien à Tours ? Nous, on vous dit oui ! Mais notre
ville apparaît aussi chaque année dans le « classement de la malbouffe », dans le trio de tête des villes où les fastfoods sont rois. Est-ce que les Tourangeaux ne nous feraient pas un petit dédoublement de personnalité, entre fast-food bon marché et belles tables gastronomiques ?

Rue du commerce. Vous passez devant un kebab, puis la Deuvalière et le Léonard de Vinci ; on croise ensuite d’autres kebabs et des enseignes de tacos du côté de la place du Monstre, avant d’arriver aux Halles pour faire escale chez Olivier Arlot. Voilà un parcours gastronomique digne de montagnes russes gustatives, non ?

C’est ce paradoxe que met en lumière le fameux classement « malbouffe » édité par le site web acontrecorps.com. Et pour 2021, Tours est la deuxième ville où les fastfoods des grandes enseignes sont les plus nombreux, rapportés au nombre d’habitants.

Pour bien faire, on pourrait calculer le ratio entre le nombre de restaurants gastronomiques et le nombre d’habitants, pour créer un classement du bien-manger. On laisse cette mission à ceux qui aiment les statistiques. De notre côté, on a préféré interroger quelques spécialistes de la gastronomie pour y voir plus clair.

Une assiette travaillée au restaurant La Roche Le Roy – photo crédit La Roche Le Roy

Pour Loïc Bienassis, chercheur à l’IEHCA (Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation, basé à Tours), rien de bien étonnant ici : « Tours reflète quelque chose d’assez français ! La France est, par exemple, le deuxième pays consommateur de pizzas après les États- Unis. La France est à la fois un pays qui aime la fast-food et qui accorde une place forte à la gastronomie. »

Avant d’ajouter : « Le classement de la malbouffe reste assez arbitraire, il ne prend en compte que certaines enseignes nationales. Pour étudier la question, il faut s’attacher à d’autres indicateurs, et ne pas se focaliser sur quelques marqueurs spectaculaires, comme ce classement, ou à l’inverse, le nombre d’étoilés Michelin. »

Y a pas que les étoiles dans la vie !

Catherine Barrier, fille du chef étoilé Charles Barrier et directrice d’une agence de communication spécialisée dans la gastronomie, ne dit pas autre chose : « La gastronomie ce ne sont pas seulement des étoiles. Aujourd’hui, on trouve en Touraine un vrai maillage de restaurants riches de talents, sur le registre de la gastronomie pour tous. Ce qui importe, c’est que chacun travaille à être le meilleur dans la catégorie qu’il a choisie, ce qui se traduit de plus en plus par des valeurs environnementales dans lesquelles les clients se retrouvent. À ce titre, une étoile verte au Michelin, qui récompense la cuisine gastronomique et durable, est aussi importante que d’autres distinctions ».

Pour la professionnelle qui travaille avec de nombreux chefs en Touraine et partout en France, la nouvelle génération de chefs cultive donc des valeurs et une philosophie dans lesquelles les convives se retrouvent, et qui fait la force de la Touraine gastronomique, et pourrait transformer Tours en capitale du goût.

Au Martin Bleu, à Tours, le chef Florent Martin n’a pas attendu que le « locavore » soit à la mode pour proposer à sa table vins de la région et poissons de Loire. Pour lui, « un étoilé pourrait servir de locomotive au secteur, mais la région compte beaucoup de très bons restaurants ».

Et lui, court-il après les récompenses ? « Être dans un guide fait toujours plaisir, mais ma récompense la plus importante c’est être complet tout le temps, et entendre un client satisfait dire qu’il n’avait jamais si bien mangé. »

Un vrai dynamisme du secteur gastronomique

Alors, Tours, ville gastronomique ? Pour Loïc Bienassis, dans les faits, pas de contestation possible. « Il y a un vrai dynamisme du secteur gastronomique en Touraine : une dizaine de Bibs Gourmands, de très belles tables, des formations en métiers de bouche et de bons produits locaux. »

Prochaine étape ? « Bâtir la réputation de la Touraine comme territoire gastronomique. » Selon le chercheur, Tours n’a pas toujours été au rendez-vous côté promotion de ses richesses : rillettes de Tours tombées dans l’oubli fin XIXe siècle, pruneaux tourangeaux supplantés par Agen… « Lyon a construit sa réputation de ville gastronomique pendant l’entre-deux guerres, rien n’est donc gravé dans le marbre ! Mais cela nécessite un travail collectif et sur la durée. » À tmv, pour contribuer à l’effort collectif, on repart explorer les bonnes tables de la métropole !

Maud Martinez / Photos Adobe Stock sauf mentions


> Retrouvez notre dossier spécial gastronomie & best-of restos dans le n°408 de tmv du 16 mars 2022 ! 

 

Actu37 : protection et transports gratuits pour les réfugiés ukrainiens, empire immobilier et féminisation du nom des lieux publics

C’est l’heure de « Actu37 », l’actu tourangelle en quatre infos, de l’abonnement gratuit Fil Bleu pour les réfugiés ukrainiens au projet de féminiser le nom des lieux publics de la Ville, en passant par l’empire immobilier de Philippe Briand qui s’étend.

UKRAINE
Protection temporaire

La Préfecture d’Indre-et-Loire a fait savoir que le dispositif de protection temporaire, voté par le Conseil de l’Union européenne début mars, est désormais en place dans le département. Il est possible de prendre rendez-vous à distance en écrivant à pref-etrangers@indre-et-loire. gouv.fr Et les ressortissants ukrainiens désirant bénéficier de cette protection pourront maintenant se présenter au 15, rue Bernard-Palissy à Tours, entre 8 h 30 et midi.

Les documents sont en français et en anglais, et suite à la demande (la Nouvelle République du 14/03), une traduction en ukrainien et en russe ne devrait pas tarder.

UKRAINE (BIS)
Transports gratuits

L’annonce a été faite par Wilfried Schwartz, président du SMT, le Syndicat des mobilités de Touraine de Tours Métropole. Le bureau du SMT « va prendre en charge l’abonnement mensuel Fil Bleu des Ukrainien(ne)s qui arrivent sur notre territoire ». Le réseau de transports sera donc gratuit pour les réfugiés et déplacés de ce pays en guerre, arrivant en Touraine.

« À travers cette initiative, le SMT souhaite mettre en œuvre une aide concrète pour faciliter les déplacements des réfugiés ukrainiens accueillis, et ainsi participer à l’élan de solidarité national », a-t-il indiqué. Les modalités seront bientôt précisées.

TOURS
Féminisons le nom des lieux publics !

« La rue est aussi à nous », c’est le nom de la campagne lancée le 8 mars, lors de la Journée internationale de la lutte des droits pour les femmes. La Ville de Tours lance un appel aux Tourangelles et Tourangeaux, pour donner des idées de noms de femmes (écrivaines, réalisatrices, chercheuses, etc.) à une trentaine de lieux et d’équipements publics.

Les habitant(e)s ont donc jusqu’au 25 avril pour déposer leurs suggestions sur la plateforme de démocratie participative mise en place (*). Un vote aura lieu, ensuite, jusqu’au 31 mai. La liste retenue par le jury sera communiquée en septembre.

(*) decidonsensemble.tours.fr

IMMOBILIER
L’Empire Briand

La galaxie fondée par Philippe Briand continue de s’étendre. L’enseigne Nestenn a effectivement cédé la majorité de ses parts à la holding Arche, maison-mère de Citya, fondée par Philippe Briand donc.

Le chef d’entreprise, maire de Saint-Cyr-sur-Loire et homme politique (également condamné dans l’affaire Bygmalion en septembre 2021) se retrouve à la tête du numéro 1 de l’immobilier en France, 32 ans après avoir racheté sa première agence immobilière. Car outre Citya Immobilier, le groupe Arche était déjà propriétaire de Century 21 France, Guy Hoquet et Laforêt. Une vente sur trois passe par l’une de ces agences.

Texte : A.G. / Photo : archives NR

La baignade dans la Loire sera-t-elle bientôt autorisée ?

Actuellement, l’Atelier d’urbanisme, relié à la Métropole, planche sur une grande enquête. Objectif ? Voir sous quelles conditions la baignade dans la Loire pourrait être autorisée.

Les faits

On ne va pas se mentir : en observant les nombreuses personnes qui font trempette dans la Loire l’été, difficile de croire que la baignade y est interdite… Et pourtant, elle l’est bel et bien ! Et même passible d’amende. Pas facile de résister à un petit plongeon rafraîchissant sur les berges, mais cela est prohibé depuis bien des années.

Pourquoi ? Au menu, courants et trous dans le sable, bouts de verre ou troncs d’arbres présents dans l’eau, zones non-surveillées, mais aussi risques sanitaires et cyanobactéries. Mais en ce moment, l’Atelier d’urbanisme (Atu) de l’agglomération, relié à la Métropole, est en train de mener une grande enquête, afin de voir sous quelles conditions la baignade pourrait être de nouveau autorisée.

Elle va ainsi mettre en lumière les dangers, mais aussi l’encadrement éventuel, les espèces qui seraient potentiellement dérangées lorsque nous nous baignons ou encore voir comment il est possible de mieux appréhender le milieu lorsque l’on nage. Cette étude sera menée en partenariat avec le Polau (Pôle arts et urbanisme).

Comment ça va se passer ?

Un livre blanc, contenant des propositions, sera ensuite publié fin juin, ou début juillet. Une audition publique se tiendra également le samedi 30 avril (la première a eu lieu le 5 mars). Sont également menés des entretiens avec des biologistes, des praticiens et même des écoles de natation.

Tous les aspects devront être abordés : de la protection de l’environnement aux risques sanitaires, en passant par les conflits d’usage entre baigneurs et pêcheurs, rappelle le directeur de l’Atu, Jérôme Baratier, dans les colonnes de la Nouvelle République.

Le contexte

L’idée de pouvoir se baigner dans la Loire fait écho à « Envies de Loire », une démarche qui visait à « replacer la Loire au cœur de projet métropolitain ». Après ce concours d’idées, il avait été clair que les Tourangeaux exprimaient un fort désir de baignade dans le fleuve. Et même s’il est ici question de la Loire, cette enquête « sera adaptable au Cher, d’autant qu’il est plus domestique », souligne Jérôme Baratier.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – Hugues Le Guellec

Chantal Charron, sage-femme tout-terrain

#VisMaVille Chantal Charron est sage-femme libérale à Tours. Un métier passion qu’elle aime pratiquer à domicile, au plus près des histoires personnelles.

Le mot « passionnant » revient comme un leitmotiv lorsqu’elle décrit son activité de sage-femme libérale. Cela fait plus de 30 ans que Chantal Charron exerce dont 14 à Tours et la flamme ne s’est pas éteinte.

Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si petite elle voulait devenir archéologue pour finalement se tourner vers « les origines de l’homme avec un petit h ». C’est au lycée, à Tours, qu’elle découvre sur une pancarte « ce métier mystérieux » et rencontre une sage-femme qui lui transmet sa passion.

Pour Chantal Charron, son métier est très « riche, il combine l’aspect médical, physiologique et éducatif. Une sage-femme, explique-t-elle, c’est la gardienne de la physiologie tout au long de la vie. Elle suit celle de la jeune fille, pour sa première contraception, celle de la femme lors de ses grossesses, et même celle de la grand-mère pour la rééducation de son périnée ».

Consultations gynécologiques, suivi médical de grossesse, échographies, rééducation périnéale, IVG médicamenteuse, acupuncture (et même shiatsu pour Chantal Charron !),… l’activité s’est diversifiée et intensifiée ces dernières années avec une montée en compétences. Une sagefemme poursuit désormais des études de médecine, de niveau bac + 5.

En libéral, la sage-femme reçoit à son cabinet pour des consultations d’une demi- heure minimum, mais se rend aussi à domicile pour le suivi de sa patiente, dès 48 heures après l’accouchement afin de surveiller le bien-être du bébé et de sa maman. C’est la partie que préfère Chantal Charron. « Voir comment les gens vivent, rentrer dans leur intimité, c’est touchant et cela permet de mieux appréhender des situations complexes. »

Des familles démunies, sans aucun matériel à domicile, ni compresses ni sérum, pour soigner le bébé et la maman, elle en voit à Tours. Des familles aux situations difficiles mais aussi des gens « extrêmement accueillants, notamment des familles africaines qui m’invitent à manger chez elles ». Chantal Charron, qui a le goût des voyages, affectionne ces échanges humains.

« Des histoires de vies, j’en ai connues », sourit-elle dans son bureau tapissé des faire-part des bébés qu’elle a accompagnés dans la naissance. Elle ne compte plus leur nombre depuis longtemps, mais se souvient de moments intenses, comme lorsqu’elle travaillait en Nouvelle-Calédonie où les femmes accouchaient sur la table du dispensaire au milieu des poules. Elle caresse désormais le rêve de travailler dans une maison de naissances. Pour boucler sa découverte totale du métier après la crèche, l’hôpital, la clinique, le dispensaire et le libéral.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Quartier Cathédrale : plongée dans un quartier pluriel

Au fil des rencontres et de la balade, il est venu le temps d’explorer le quartier Cathédrale… Après le Vieux-Tours et les Halles, voici le troisième volet de notre série sur les quartiers tourangeaux.

Notre périple débute jardin Mirabeau, aux confins de la zone qui nous a été assignée. Caché entre la porte de l’école et la rue Jules-Simon, l’accès au parc est discret. Des petits signes témoignent d’une vie active, comme ce gant abandonné sur un banc.

C’est là que nous rencontrons Schweppes. Brun, baiser humide, il respire la joie de vivre, et court dans tous les sens sur la pelouse, tandis que des enfants s’essaient au toboggan. C’est normal, c’est un chien que sa maîtresse vient promener tous les jours par ici. Sur les conseils de Schweppes, nous découvrons les jardins secrets du quartier. Le jardin des Vikings, rue des Ursulines, n’est fréquenté que par des habitants qui se passent le mot : belle lumière, restes des fortifications gallo-romaines, un vrai havre de paix (en dévoilant ce bon plan nous craignons les représailles des habitués).

Troisième escale verte : le jardin des Beaux-arts. Pas le jardin François-Sicard et sa circulation, non : le jardin à la française qu’on découvre après avoir dépassé le cèdre monumental. Mais il faut admettre une fois sur place que l’endroit n’est pas si secret.

Migrations

« On se pose aux Beaux-arts quand il fait beau ». « Oh dans le quartier, il y a les Beaux-arts, c’est sympa ». Filles ou garçons, en Seconde ou en Terminale, il y a comme de l’écho à la sortie du lycée Paul-Louis Courrier. À l’heure du déjeuner, les baskets et chaussures à talons parcourent souvent l’itinéraire qui va jusqu’au jardin du musée.

On assiste au même moment à une autre migration surprenante, qui n’a rien à voir avec les noms de rue des environs (rue du Cygne ou Jules Moineaux, de rien pour les mauvais jeux de mots). Des instruments de musique à dos d’adolescents remontent la rue du général Meusnier puis celle de la Porte Rouline. On circule, sans un regard pour l’église orthodoxe qui surplombe la petite colline.

C’est qu’on en aurait presque oublié qu’à deux pas des cinémas Studio, le Conservatoire à Rayonnement Régional est dans le quartier ! Victor, Skay et Nathan foulent ces pavés quotidiennement pour jongler entre cours d’instrument et cours au lycée : « On aime bien le quartier, il n’y a pas trop de voitures », glissent-ils en marchant d’un pas rapide, déjà en retard pour leur prochain cours. Plus tranquilles, Ruby, Mazarine, Adèle, Lysa et Kelly complètent : « Le quartier est calme, l’architecture est vraiment belle, on est dans un meilleur environnement que d’autres lycées du centre-ville. »

Les bâtisseurs de la cathédrale Saint-Gatien n’avaient sans doute pas anticipé que le chevet de l’édifice servirait de banc aux lycéens. Mais il faut vivre avec son temps. Le coeur de la première cité de Tours témoigne d’un passé lointain, avec sa cathédrale, les restes des fortifications, les maisons à colombages. Mais aujourd’hui, ce décor abrite d’autres destinées.

Anciens et modernes

Prenons l’exemple de la rue de la Scellerie, que les plus anciens surnomment la rue des antiquités. Certes, on y trouve encore la fine fleur des antiquaires locaux. Poussez cependant la porte du 66, et vous serez surpris : « Ici c’est une rue d’artistes, une belle rue avec du passage, facile d’accès, où nous avons trouvé ce grand local pour nos activités. » Les activités de Marina Molero, Julien Lavergne et Luciole ? Le tatouage !

Le studio Borderline s’est installé ici il y a bientôt trois ans, et ne regrette pas ce déménagement. En regardant la rue de la Scellerie à la loupe, on découvre ainsi des galeries d’art (Galerie 21, Galerie Olivier Rousseau ou le Cygne Noir par exemple), des concept-stores comme Nomad ou le Zempi, le café Molière, une pharmacie… Vous l’aurez donc compris : pas de généralité qui tienne avec le quartier Cathédrale !

Un village d’irréductibles ?

Rue Colbert, le café associatif La Barque est une escale revigorante pour les naufragés de la vie ou les étudiants du quartier, la supérette voit passer les mamies du coin et les passants pressés… « Toute l’humanité est là ! Ici, c’est un village, tout le monde connaît tout le monde, il y a une vraie mixité sociale, c’est populaire dans le bon sens du terme » s’enthousiasment Corentin et Valérie Halley.

Pour le couple, installer la librairie d’occasion Le Bibliovore rue Colbert, c’était une évidence. Eux qui se sont rencontrés au lycée Paul Louis-Courier comme profs débutants ont toujours gravité dans le quartier, et participent aujourd’hui à sa dynamique avec l’association des commerçants Colbert-Scellerie. Il est temps pour nous de bivouaquer. Les options sont nombreuses, du kebab au gastro en passant le petit resto du midi, la crêperie ou les empanadas argentines.

À deux pas, la terrasse du Bergerac est encore vide, tandis qu’une guitare résonne du côté de celui qu’on surnomme Le Balka’. La soirée s’annonce donc bohème, dans une fièvre nocturne chargée des bières du pub The Pale, de la bonne humeur de ma Réserve, ou de l’énergie latine du Pintxo.. Cathédrale by night, autre aventure à venir ?

Textes et photos : Maud Martinez (sauf photo ouverture : Adobe Stock)


> Retrouvez notre série sur les quartiers de Tours :

  1. sur le Vieux Tours en téléchargement ICI
  2. sur les Halles en téléchargement ICI  

Actu37 : actions pour l’égalité femmes-hommes au CHRU, journée des droits des femmes et économie locale

Quatre brèves, quatre infos qui vont faire l’actualité tourangelle cette semaine.

ÉGALITÉ FEMMES-hommes
Le CHRU s’engage

Une charte de promotion à l’égalité femmes-hommes a été signée entre la faculté de médecine, celle de pharmacie et le CHRU. Les trois co-signataires s’engagent ainsi à mener des « actions formalisées dans un plan d’action conjoint ».

Celui-ci sera mené en plusieurs axes, comme, par exemple, respecter les règles de la parité dans les instances, mettre en oeuvre les plans d’action égalité professionnelle et suivre leur état de réalisation ; former les professionnels aux notions et à la gestion des discriminations et des situations de violences ; ou encore promouvoir l’accès des femmes aux postes à responsabilités.

SOLIDARITÉ
Droits des femmes

Alors que la Journée internationale des droits des femmes vient d’avoir lieu le 8 mars, d’autres événements en lien sont encore prévus jusqu’au 12 mars à Tours. On retiendra par exemple l’exposition « Illustres inconnues » du collectif Osez le féminisme!37, dans le péristyle de l’Hôtel de ville. Elle présente des portraits de femmes de sciences, religieuses, mais aussi de résistantes.

Le samedi 12 mars également, se tiendra « Le Silence des Femmes », à la salle des fêtes de la mairie de Tours (de 10 h à 18 h), une expo sur le harcèlement de rue, avec des temps forts et la présence d’associations et d’intervenant(e)s.

ÉCONOMIE
Nabab du kebab

Et de… 200 ! Au mois de mars ou d’avril prochain, le Tourangeau Hakim Benotmane ouvrira son 200e « Nabab Kebab » rue de Bordeaux, à Tours. Fondateur de la franchise du même nom, l’entrepreneur avait ouvert son premier restaurant de kebabs place Jean-Jaurès en 2003, à l’âge de 19 ans seulement. Sur ses 200 établissements, on en compte une centaine implantée à l’étranger, notamment en Asie ou encore aux États-Unis.

Ce 200e restaurant franchisé « appartient à Serge Claverie qui va développer 10 enseignes différentes », a annoncé Hakim Benotmane dans les colonnes de la NR, soulignant également des créations d’emplois à venir.

JOUÉ-LÈSTOURS
Eiffage mue

Du changement à prévoir du côté de Joué-lès-Tours ! Et plus particulièrement sur le site de la société Eiffage Energie, installée sur ces plus de deux hectares depuis les années 70. D’ici à la fin de l’année 2024, le vieux bâtiment sera détruit et remplacé par deux neufs. Un premier dédié aux bureaux – livraison estimée à la mi-2023 – et le second consacré aux ateliers qui arrivera normalement un an plus tard. Il devrait également y avoir un toit végétal, afin d’œuvrer au mieux dans la gestion énergétique et environnementale.

Auparavant dispersées sur deux sites, toutes les équipes seront aussi réunies en un même lieu.

Aide à l’Ukraine : la Touraine se mobilise

Des familles ukrainiennes sont arrivées en Indre-et-Loire. Un peu partout, des initiatives naissent et vient la question de l’hébergement et de l’accueil.

Les faits

Suite à la guerre qui sévit dans leur pays, des familles ukrainiennes sont arrivées en Indre-et-Loire il y a quelques jours. Et comme partout en France, la Touraine cherche également à aider. Ainsi, plusieurs initiatives ont fait surface.

À Tours par exemple, une toute nouvelle association est née début mars. Touraine-Ukraine, son petit nom, se mobilise pour venir en aide aux Ukrainien(ne)s en Touraine et sur place. Dotée d’une quinzaine de membres, l’asso menée par Elena Velesco est aussi en lien avec les communes du département qui organisent des collectes.

À Saché, une cérémonie de soutien et d’amitié avec le peuple ukrainien a eu lieu. On note même le départ de Tourangeaux pour aider sur place ou surtout des appels à solidarité et aux dons, ainsi que des collectes comme à La Riche, Ballan-Miré, Joué-lès- Tours, Tours ou encore Saint-Avertin.

Quid de l’hébergement ?

Toutefois, la Préfecture d’Indre-et-Loire se prépare à une arrivée plus massive de déplacés ukrainiens et a annoncé chercher à mettre en place une plateforme d’orientation et d’accueil. Elle est également en train de recenser les hébergements possibles (73 pour l’instant à travers la Touraine), que ce soit des logements vides ou chez des particuliers. Deux cents lits d’hébergement d’urgence pourront être déployés par la Protection civile.

L’idée d’un centre d’accueil temporaire est également étudiée. « Un peu comme pour les Afghans, mais pas au même endroit », a précisé Charles Fourmaux, chef de cabinet de la préfète, à nos confrères de la Nouvelle République. « Nous étudions toutes les pistes. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un énorme élan de solidarité avec beaucoup de gens qui proposent d’héberger des familles chez elles. »

À Château-Renault, la maire Brigitte Dupuis- Jaubert a également organisé une cellule de crise, « afin de s’organiser pour accueillir en famille des femmes et enfants ou familles d’Ukraine. Je souhaite que ces familles soient entourées, accompagnées par ces familles renaudines ».

Charles Fourmaux précise enfin que « si des ressortissants ukrainiens arrivent en Touraine, il faut qu’ils se signalent à la mairie et à la préfecture sans craindre d’être en situation irrégulière ».

Aurélien Germain  / Photo : NR –  Julien Pruvost

Vêtements de seconde main : on change aussi les habitudes côté shopping

Anciennes pros de gestion de patrimoine, Anne-Sophie Carrois et Sandrine Besnard ont créé Twice Upon a Time en 2020. La boutique physique a ouvert en 2021, avec pour spécialité les vêtements de seconde main.

Lorsque vous poussez la porte de la boutique Twice Upon a Time, avenue Maginot, deux options : vous venez chercher un colis, après une commande en ligne, ou vous venez faire du shopping dans cette boutique de vêtements de seconde main.

Pour Sandrine Besnard et Anne-Sophie Carrois, pas de contradiction dans le fait d’être point-relais. D’une part, car elles ont elles-mêmes débuté par la vente en ligne avec leur site www.vide-dressing-twice.fr, faute de pouvoir ouvrir une boutique en période Covid.

Mais ce n’est pas tout : « Cela nous permet de capter la clientèle de Vinted et d’autres plateformes ! À vue de nez, 80 % des colis que nous réceptionnons, ce sont des vêtements ou des chaussures. Lorsque les clients viennent les chercher, ils découvrent donc la boutique, voient qu’on peut acheter aussi en local, et il n’est pas rare qu’ils fassent un tour dans nos rayons. »

Economie micro-locale

Au-delà du mini coup de pouce financier (quelques centimes par colis), le duo de Twice Upon a Time fait donc un peu de pédagogie. Car ici, on est dans l’économie « micro-locale : on est une boutique de quartier, ce sont des voisins qui viennent vendre ou acheter », comme le dit Sandrine. Local, donc, mais aussi circulaire et écoresponsable, puisque sur les portants de la boutique, on trouve des vêtements impeccables, mais d’occasion : « Nous achetons aux particuliers, sur rendez-vous, à des prix de vide-greniers. Cela va de 80 centimes pour un t-shirt par exemple, jusqu’à 40 ou 50 € pour les plus belles pièces ».

Les vendeurs viennent pour plusieurs raisons : « Le manque d’envie d’aller sur Vinted, et lorsqu’on a des vêtements auxquels on tient, on hésite parfois à les donner à Emmaüs ou à d’autres associations. La vente en boutique peut aider à s’en séparer, en se disant qu’ils auront une belle deuxième vie. »

Quant aux clients, ils ont l’assurance de traiter avec des professionnelles, et le plaisir de pouvoir essayer sur place ce qui leur plaît. Acheter ou vendre en seconde main ? Un mode de consommation qui tient compte de la planète et du porte-monnaie, et qui semble bien fonctionner à Tours. Twice Upon a Time ouvrira en effet en avril une deuxième boutique en centre-ville, où l’on trouve déjà d’autres pros du prêt-à-porter d’occasion.

Maud Martinez

Planète conso : les habitudes ont-elles changé ?

Boom du circuit court et explosion des livraisons : le confinement a-t-il laissé des traces dans nos habitudes de consommation ? Petit tour d’horizon pour voir où nous en sommes en 2022.

Avec le confinement, le fait de ne pas pouvoir sortir de chez moi, j’ai beaucoup eu recours à Uber Eats, alors que ça ne colle pas trop avec mes convictions. » Mais Diane, la trentaine, avoue avoir tout de même pris cette habitude il y a bientôt deux ans. Et elle n’est pas la seule ! Il y a cinq ans, l’enseigne affichait une cinquantaine de livreurs indépendants sur la métropole tourangelle. Aujourd’hui, on estime qu’ils sont environ 500 à parcourir la ville à vélo, en scooter ou en trottinette électrique pour livrer des repas achetés en ligne.

Si le confinement n’a pas fait naître la commande en ligne, il aurait donc accéléré le mouvement. Et pas seulement pour la nourriture ! Côté vêtements, l’application d’achat-vente de vêtements entre particuliers Vinted aurait bénéficié en France de hausses de 16 à 17 % du nombre de marchandises échangées en ligne.

Quant au click’n’collect, il existait aussi depuis un bout de temps. Dans la grande distribution, les premiers « drive » sont apparus en 2017 par exemple.

Mais encore une fois, la pandémie a propulsé le système au plus haut au printemps 2020. +81 % de chiffre d’affaires pour les pros du drive alimentaire à l’époque, puis une croissance qui redescend, mais en restant tout de même comprise entre +40 % et +50 % dans les mois suivants (étude « L’essentiel Drive » 2021, éd. Dauvers).

Par la force des choses, de nombreux commerces de Touraine se sont d’ailleurs orientés vers la vente en ligne et le cliquer- collecter pour pallier la fermeture de leurs boutiques. Les Tourangeaux ont-ils joué le jeu du commerce local ?

La naissance du consom’acteur ?

Un peu partout en Touraine, producteurs et consommateurs ont uni leurs forces pour créer des Associations pour le maintien de l’agriculture (Amap).

En 2020, la Chambre d’agriculture n’a pas hésité à transformer sa plateforme de vente professionnelle en boutique en ligne ouverte aux particuliers : Mangez Touraine (boutique.mangeztouraine.fr) offrait ainsi aux maraîchers et arboriculteurs du 37 une option pour pallier la fermeture de leurs débouchés habituels (restauration collective et restaurants notamment).

À Saint-Pierre-des-Corps comme à Saint-Ouen-les-Vignes, producteurs et consommateurs ont uni leurs forces pour créer des Amap (association pour le maintien de l’agriculture paysanne). Les maraîchers des Quatre Saisons de la Morinerie, Jeanne et Guillaume, trouvent ainsi un débouché régulier pour leurs légumes. Et Agnès et Aurélien, qui avaient transformé leur bergerie la Corbinière en point de click’n’collect pour les clients habitués et les collègues durant le confinement, ont donné ainsi l’impulsion à la création de l’AMAP’tite Grange.

 

Acheter conscient

Autant d’exemples qui témoignent du retour des Tourangeaux vers la vente directe et les producteurs locaux en 2020, et de leur volonté d’acheter « conscient », comme l’ont fait 64 % des Français (étude Kantar/Pourdebon.com). Et sur la durée ? À Chambray-lès-Tours, le Drive du Bon Sens, avec ses produits locaux et en vrac, n’a pas passé l’hiver 2021. Et à Tours, l’épicerie vrac « Sur la Branche » a lancé un appel à l’automne (relayé dans nos pages) pour motiver les clients à maintenir leurs habitudes d’achats locaux et écoresponsables.

À l’échelle nationale, nos épiceries vrac ont en effet connu -30 % de fréquentation en moyenne en 2021. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? D’un côté, des magasins de producteurs qui ouvrent à Saint-Cyr ou Amboise, de l’autre, des maraîchers qui s’inquiètent de la baisse de leur clientèle, et des Tourangeaux toujours aussi fans de la vente en ligne ! Une chose est sûre : nos habitudes ont donc bougé, mais en se diversifiant. Reste à choisir à quel mode de consommation nous donnerons la priorité !

Texte : Maud Martinez / Photos : Freepick

Festival Bruissements d’Elles : les femmes artistes s’affirment

Un festival consacré uniquement à l’art féminin, c’est le concept de Bruissements d’Elles. Tout au long du mois de mars, une douzaine de villes en Touraine y participe. Au menu ? Concerts, expos, théâtre ou encore cinéma. Girl power !

Deux années perturbées par la situation sanitaire, deux années chahutées par un vilain monsieur appelé Covid (à tmv, on refuse de féminiser ce virus)… Mais cette fois, c’est la bonne, le festival Bruissements d’Elles revient en force.

Avec plus de vingt années au compteur – l’événement a été créé en 2000 par les Villes de Joué-lès- Tours et La Riche – Bruissements d’Elles poursuit sa route et son but, celui « de valoriser la création artistique féminine, domaine dans lequel les femmes sont encore trop peu connues », dit-on du côté de l’organisation, rappelant que cette création, justement, est plurielle et essentielle.

Vivre au féminin pendant un mois

Tombant pile au mois de mars, articulé autour de la Journée internationale des droits des femmes, le festival s’installera cette année dans douze villes en Indre-et-Loire, de Tours à Ballan-Miré, en passant par Notre-Dame d’Oé, Luynes ou encore Saint-Pierre-des-Corps. Nombre de spectateurs/ trices espérés ? Près de 5 000.

La Touraine va donc vivre au féminin pendant quasiment un mois complet, affichant une grande variété de propositions, entre théâtre, concerts, expos, danse et récital.

Difficile, évidemment, d’être exhaustif, mais on peut par exemple noter « Oé les filles », week-end de la création féminine les 5 et 6 mars à Notre-Dame d’Oé, avec arts visuels, musique, conférences et ateliers d’écriture. Une nouveauté pour la commune, marquant ainsi « cet engagement via notre fil rouge femmes et art », dixit la municipalité. Autre temps fort, à Pont-de-Ruan cette fois : le 6 mars, Sylvie Boivin campera Gisèle Halimi, dans « Une Farouche liberté », spectacle théâtral retraçant les grandes étapes de la vie de cette féministe tunisienne partie en France pour devenir avocate.

Expos et musique en rab

Bruissements d’Elles fait aussi la part belle aux expositions, puisque quatre sont prévues en mars, avec « Bleu de travail » à Luynes, « Regards de femmes » à Notre-Dame d’Oé, « Fantaisie poétique » à La Riche et « Femme, feu, glace », à Langeais. Côté musique, on retiendra également les noms de Laura Cahen, en concert à La Pléiade (11 mars) ; Unio, à la Ville-aux-Dames (12 mars), ou encore Armande Ferry-Wilczek à la médiathèque de La Riche (lire tmv du 23/02) le 18 mars.

Et quitte à inscrire le festival sur une belle partition, c’est au Bateau ivre que la soirée de lancement, exceptionnellement, se fera ce mercredi 2 mars avec présentation des spectacles prévus et concert de Pottok on the sofa. Histoire de commencer le festival sur une bonne note.

Texte : Aurélien Germain / Photos : ouverture Eric Michot

> Festival Bruissements d’Elles, du 2 au 30 mars, dans 12 lieux d’Indre-et-Loire. Infos, programme complet et billetterie sur bruissementsdelles.fr

Tours Métropole : Bientôt des bus au gaz pour un virage écolo

Les prochains bus de Fil Bleu rouleront au gaz et seront plus écologiques. Commandés par le Syndicat des mobilités de Touraine, ils rouleront sur le territoire métropolitain.

Les faits

Ça va changer sur les routes de l’agglo tourangelle ! D’ici à 2024, quarante-cinq bus roulant au gaz naturel compressé circuleront sur la Métropole. Ces nouveaux autobus de Fil Bleu ont été commandés par le Syndicat des mobilités de Touraine (SMT) et seront, donc, bien plus écologiques. Dès la fin 2022 d’ailleurs, quinze véhicules remplaceront les vieux modèles diesel qui parcourent près de 60 000 km par an.

Ces bus au gaz de la marque suédoise Scania sont fabriqués en Pologne, puis assemblés à Angers. Prévus pour être moins polluants et moins bruyants, ils devraient représenter entre 30 et 40 % d’économie d’énergie, d’après Wilfried Schwartz, président du SMT.

Le design

Côté visuel, du changement est également à prévoir. C’est la société de design Yellow Window qui a remporté l’appel d’offres. Le SMT voulait une identité forte et un design épuré (voir photo). Et qui rappelle le tram ! Alors la paroi de ces prochains bus sera de couleur grise et noire, les barres verticales sur les portes rappelleront celles de Buren. Du vert complétera les parties supérieures. Exit aussi les films plastique autocollants, place à la peinture : qui dit moins d’autocollants, dit plus de facilité à nettoyer. Les surfaces vitrées seront plus importantes.

À l’intérieur, il est à noter qu’on trouvera aussi des ports USB et deux plateformes pour transporter deux personnes en fauteuil roulant. Enfin, dernier petit détail : ces bus seront un tout petit peu plus hauts que les précédents.

Et en chiffres ?

Sur ces 45 bus, quinze seront des articulés (dits « en accordéon »). Les autres, standards, feront 12 m de longueur. Un bus standard au gaz coûte 230 000 €, tandis qu’un articulé revient à 300 000 €. Montant de cette flotte de 45 véhicules commandés ? Quinze millions d’euros.

S’ajoutent 6,5 millions d’euros pour l’aménagement du dépôt de Saint-Pierre-des- Corps, avec, évidemment, des stations de recharge et de compression, obligatoires et nécessaires pour ces bus nouvelle génération.

Texte : Aurélien Germain
Photo / visuel Yellow Window

Prix du roman tmv : que sont devenus les lauréat(e)s ?

Huit ans d’existence pour le Prix du roman tmv et huit auteurs et autrices qui, repérés par notre équipe et notre jury de lecteurs et de partenaires, ont marqué les esprits. On remonte le temps et on regarde le chemin parcouru ?

2014

LÉONOR DE RÉCONDO POUR « PIETRA VIVA »

2014 ou la première édition du Prix du roman tmv… À l’époque, pour les débuts, l’équipe sacre l’écrivaine et violoniste Léonor de Récondo. Son roman « est de ceux qui ne s’éteignent pas une fois le livre refermé et qui laissent une touche d’humanité au cœur de ceux qui l’ont lu », écrit-on alors à propos de ce Pietra Viva.

Les années suivantes, de Récondo reçoit divers prix (grand prix RTL en 2015 ou encore prix du roman des étudiants France-Culture en 2017). Les pages, elles aussi, se remplissent puisqu’elle signe plusieurs livres (dernier en date, « Revenir vers toi », éd. Grasset), tous remarqués et remarquables. A-t-on eu fin nez ? Oui. #modestie

2015

OCÉANE MADELAINE POUR « D’ARGILE ET DE FEU »

La première lauréate était romancière et violoniste ; la seconde est romancière et… céramiste ! Océane Madelaine se distingue en 2015 avec « D’Argile et de feu », où elle modèle les mots comme elle modèle la terre. Un roman singulier, puissant. Pas le premier écrit, mais le premier publié qui récoltera également le Prix Première en Belgique. Il faudra attendre cinq ans pour voir arriver son second, « L’Anse des coquelicots » (éd. Des Busclats).

2016

RACHEL KHAN POUR « LES GRANDES ET LES PETITES CHOSES »

(Photo archives tmv – Hugues Le Guellec)

Coup d’essai réussi pour la Tourangelle Rachel Khan qui récolte les suffrages avec ce premier roman autour de l’héritage culturel et familial. Lors de la remise du prix, Rachel Khan confie qu’il y a également « une dimension politique » dans son écriture. La politique, justement, prendra le pas sur l’écriture ensuite. L’essayiste de « Racée » se retrouve parfois dans des polémiques (ses prises de position sur l’antiracisme et le féminisme, son déjeuner avec Marine Le Pen…).

Elle finit par être recrutée en 2021 par LREM pour piloter un groupe de travail sur « l’immigration, l’intégration et la laïcité », pour la future campagne d’Emmanuel Macron…

2017

ANTOINE CHOPLIN POUR « QUELQUES JOURS DANS LA VIE DE TOMAS KUSAR »

Un langage simple, sans fioritures, une histoire, un destin… Des ingrédients qui ont porté Antoine Choplin, né à Châteauroux, à la première place du podium cette année-là, grâce à un roman inspiré d’une histoire vraie autour d’un cheminot tchèque qui croise le chemin de Vaclav Havel. Baignant dans le monde de la culture — monsieur est directeur artistique du festival de l’Arpenteur — Antoine Choplin a quand même continué à tracer sa route littéraire.

Trois sympathiques romans ont suivi en 2018, 2019 et 2020, avec un joli petit dernier, « Nord-Est » (éd. La Fosse aux ours).

2018

 BRIGITTE GIRAUD POUR « UN LOUP POUR L’HOMME »

(Photo archives tmv)

« Il m’a fallu plus de 20 ans pour écrire ce livre », nous confiait Brigitte Giraud, à la réception du Prix du roman tmv. Une histoire dure, sensible, celle d’un appelé qui ne voulait pas porter d’arme, celle d’une femme refusant de vivre séparée de son fiancé, lors d’une guerre qui ne dit pas son nom. « Un Loup pour l’homme » fera l’objet d’une lecture musicale. Passée par les métiers de journaliste et de libraire, Brigitte Giraud reprend la plume pour « Jour de courage » (éd. Flammarion), marquant ainsi la rentrée littéraire 2019.

2019

MANUEL BENGUIGUI POUR « UN BON RABBIN »

« J’ai beaucoup de mal avec les gens qui ne comprennent pas le second degré », nous a dit Manuel Benguigui lors de notre entretien il y a trois ans (Et ce n’est pas nous qui allons le contredire à tmv !) Au coude à coude avec Fabrice Caro, il vient alors de gagner de justesse notre prix avec « Un bon rabbin », un roman drôle, ironique, impertinent. Bref, tout ce qu’on aime. Et l’auteur est tout sourire (même s’il vient de s’asperger malencontreusement avec de l’encre) : c’est son premier prix, lui qui avait bourlingué une quinzaine d’années dans une galerie d’art tribal.

L’art, d’ailleurs, Benguigui ne l’a jamais oublié. C’est vers ce thème qu’il a choisi de revenir dans « Port Franc », son nouveau roman sorti il y a à peine un an.

2020

LUC BLANVILLAIN POUR « LE RÉPONDEUR »

(Photo Quidam éditeur)

Tout juste sortis d’un confinement interminable et aussi douloureux qu’un visionnage de l’intégrale de Kev Adams, les Tourangeaux découvrent le nom de Luc Blanvillain dans tmv : c’est lui qui remporte cette 7e édition du Prix du roman avec une petite pépite d’inventivité et de drôlerie qui fait du bien en ces temps moroses.

Son histoire — celle d’un auteur célèbre qui, pour être tranquille, confie sa vie à un imitateur sans-le-sou qui doit se faire passer pour lui au téléphone — est tout sauf téléphonée. Et preuve que la team tmv a bon goût (#modestie encore), le romancier nous a indiqué que les droits du livre avaient été achetés pour le cinéma. (PS : on attend un pourcentage, hein !)

2021

MADELEINE ASSAS POUR « THE DOORMAN »

(Photo Carole Parodi)

Dernière lauréate en date, Madeleine Assas a marqué notre édition 2021 avec son Doorman, roman inspiré et inspirant sur la ville de New York vue et perçue à travers les yeux et le quotidien d’un portier. Un roman d’atmosphère et contemplatif. Invitée à La Boîte à livres à Tours, l’autrice et comédienne nous avait confié, toute sourire, être très émue de recevoir son premier prix. Quelques mois après, elle en recevait un autre. Celui du roman d’entreprise et du travail en partenariat avec Marianne. Un livre qui voyage, assurément.

Texte : Aurélien Germain / Photo ouverture : L.De Récondo par Astrid di Crollalanza

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [3/3]

#Série [3/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

ELSA ADROGUER

1 H / 37 H

En une heure seule en scène, la comédienne Elsa Adroguer en raconte 37, et les années qui suivent. Les 37 h de conduite pour pouvoir passer le permis, mais aussi la naissance d’une situation d’emprise entre le moniteur et l’adolescente qui n’y connaissait pas encore grand-chose aux relations homme-femme.

Si l’on sourit ou l’on rit des petites obsessions de l’ado mal dans sa peau, ou du flic pas psychologue pour deux sous, on s’émeut surtout de voir tomber ce personnage dans une situation qui semble inextricable.

Auteure et interprète de ces 37 heures, la Tourangelle Elsa Adroguer dépassera bientôt la barre des 37 ans. Un timing pas calculé pour un sou, mais qui tombe à point nommé : la jeune femme pourrait bien connaître un grand succès avec sa pièce à voir ou revoir au festival WET°, à les 25 et 26 mars prochains.

(Photo Marie Pétry)


NINA ROUYER

JEUX DE GAMBE

De loin, en n’y faisant pas trop attention, on pourrait croire un violoncelle (surtout car on ne s’y connait pas plus que ça en matière d’instruments à cordes). Mais si c’est bien par le violoncelle que Nina Rouyer s’est initiée à la musique dès son plus jeune âge, ce que vous verrez le plus souvent entre ses mains est en réalité une viole de gambe. C’est en 2005 qu’elle adopte définitivement cet instrument venu d’autrefois.

Mais Nina Rouyer ne semble hésiter devant aucune opportunité de le faire résonner en écho aux arts d’aujourd’hui. En plus de créer son propre ensemble de musique baroque et contemporaine Les Obstinés, avec Lucy Perkins, Lore Hillenhinrichs, et François Le Lyon, elle participe au projet slam Poezyk – Re-Naissance.

Depuis 2018, les slameurs Zurg et Yopo mettent leurs mots sur la musique interprétée par Nina Rouyer et ses compères Obstinés. À retrouver en live à Ockeghem le vendredi 6 mai.


OCÉANE HALPERT

Organique

Lors d’une des célèbres soirées du collectif La Saugrenue, Océane Halpert avait présenté une amorce de son projet solo. C’était… on ne sait plus quand, avant le Covid. Celle qu’on connaît comme chanteuse du Balluche de la Saugrenue sortira d’ici peu un premier EP de cette aventure nommé OS. Boucles, percussions, voix… une musique et des paroles qui prennent au coeur et au corps… jusqu’à l’os ? Rendez-vous à la médiathèque des Fontaines le 5 mars pour découvrir Os.

Maud Martinez

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [2/3]

#Série [2/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

DIANE BONNOT

Princesse Diane

1 ,75m. C’est l’un des rares faits tangibles qu’on puisse écrire sur Diane Bonnot, tant la comédienne surprend à chaque création. Et encore, d’ici une trentaine d’années peut-être aura-t-elle perdu quelques centimètres. Mais là n’est pas la question. La co-fondatrice de Spectralex vient de participer au cabaret de son compère Arnaud Aymard « On a marché sur l’Oiseau Bleu », cette semaine à l’espace Malraux.

Mais en parallèle d’expériences improvisées ou écrites jouées avec d’autres compagnies, c’est aussi en solo qu’elle crée. Diane Bonnot fourmille d’idées qui prennent forme dans le cadre de ce drôle de « trust artistique cachant un immense empire financier et subversif destiné à provoquer des tsunamis culturels et identitaires » qu’est Spectralex. Elle y devient l’étudiante qui vulgarise l’œuvre de l’artiste contemporaine et méconnue Virgina Vulv, avant d’incarner Princesse Diane, puis une femme plurielle dans Je ne suis pas venue seule.

Femmes d’hier et d’aujourd’hui y sont seules face au miroir qui va les révéler… En attendant que la comédienne et dramaturge n’achève sa quatrième création… en 2022 ?

(Photo Jean-François Caire)


SÉVERINE BENNEVAULT CATON

DANSER EN L’AIR

Cela fera cette année vingt ans tout juste que Séverine Bennevault Caton s’est initiée au tissu aérien. Pour la danseuse formée à haut niveau en danse classique et contemporaine, c’est alors une vraie découverte : le sol n’est pas le seul endroit où danser ! Avec sa compagnie A Fleurs d’air, fondée en 2012 (décidément tout se joue dans les années en -2 !), elle propose en effet de danser en suspension. Danser en l’air, sur les façades, suspendue, accrochée… mais aussi libérée ?

C’est en tout cas la légèreté et la poésie qui restent en tête lorsqu’on observe Séverine Bennevault Caton évoluer sur une façade d’immeuble pour les festivals Itinéraires Bis de La Riche ou aux Années Joué (entre autres). Mais comme pour toute création artistique, celle-ci requiert un véritable travail : au-delà de la création même de la chorégraphie, il faut s’adapter à l’espace public où elle sera interprétée. Et ainsi mettre l’art au cœur de la ville… et de nos vies ?


MÉLANIE LUSSEAULT

Les p’tits papiers…

« Laissez passer les p’tits papiers… ». C’est avec cet air en tête qu’on parcourt les oeuvres de Mélanie Lusseault. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle travaille sur de vieux supports où naissent ses personnages et scènes de la vie quotidienne. Personnages colorés dessinés d’un trait fin, ils semblent surgir des mots imprimés sur les vieux journaux, les partitions jaunies, les vieilles ardoises et autres planches que la créatrice déniche dans les greniers. Un mélange des époques et des univers à savourer du 4 au 30 mars à la médiathèque de La Riche.


NASTASIA PACCAGNINI & LAURE BERNEAU

La route du son

On les croise depuis quelques années sur les projets musicaux les plus captivants de Touraine. L’aventure Boys in Lilies tout d’abord. Surgi en 2012, sous forme de quartet à majorité féminine, le groupe évolue en duo avec les deux jeunes femmes.

Puis chacune suit alors sa route, et depuis 2018 Laure s’est lancée avec Toukan Toukän, en duo avec puis son projet solo Tilö. Quant à Nastasia, c’est aussi en duo qu’elle évolue dans Thé Vanille, avant de proposer elle aussi un solo : Crenoka. Entre pop et électro, les deux Tourangelles bâtissent des univers dans lesquelles nos aventures ne font que commencer !

Textes : Maud Martinez

Actu37 : dons de cheveux, festival Bruissements d’Elles, Gentiana repris et le baromètre vélo

Toute l’actu tourangelle à venir : entre un don de cheveux organisé par des étudiantes pour les personnes atteintes de cancer, le festival Bruissements d’Elles en mars, la reprise de Gentiana par Courteline ou encore le classement des villes cyclables.

Cancer : Dons de cheveux en mars

« Cut them off », c’est le nom du projet d’un groupe d’étudiantes de l’IUT de Tours qui se déroulera le 19 mars prochain au centre de vie du Sanitas. Durant une journée, femmes et hommes pourront faire don de leurs cheveux qui seront ensuite remis à une association créant des perruques pour des personnes atteintes de cancer.

Un seul critère est nécessaire pour cette action : « avoir un minimum de dix centimètres de cheveux à disposition (peu importe le type de cheveux ou sa couleur) », précisent les étudiantes tourangelles dans leur communiqué. L’événement se fera en partenariat avec des coiffeurs de Tours.

> Instagram : cutthemoff37


Bientôt le festival au féminin Bruissements d’Elles

La Touraine s’apprête à vivre au féminin ! La 23e édition de Bruissements d’Elles approche, un festival qui a pour but de valoriser la création artistique féminine, « domaine dans lequel les femmes sont encore trop peu connues », souligne l’organisation directrice.

Tout au long du mois de mars, douze villes d’Indre-et-Loire vont ainsi organiser diverses manifestations artistiques autour de la femme, du théâtre à la danse, en passant par la peinture et le cinéma. Nouveauté cette année : la soirée d’ouverture et de découverte, elle, se fera le 2 mars au Bateau ivre. Plus d’infos dans notre prochain numéro…

> bruissementsdelles.fr


Associatif : Gentiana repris

En fin d’année, la Ville de Tours avait lancé un « appel à manifestation d’intérêt » pour la gestion de l’espace Gentiana. C’est finalement l’association Courteline qui a été choisie, en raison d’un « très bon dossier », comme l’a indiqué l’adjointe au logement et à la politique de la Ville, Marie Quinton.

Bonne nouvelle donc, puisque l’asso reprendra tous les contrats de travail. Une personne devrait également être recrutée pour la direction. « Nous souhaitons proposer un projet ambitieux dans un secteur où nous n’intervenons pas du tout, développer le volet social à Tours-Nord », a indiqué Romain Ménage, directeur de Courteline.


Classement : Tours, ville cyclable ?

Alors que la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) a tenu son congrès national à Tours, son classement des villes cyclables a été dévoilé. Et Tours gagne des places, en se classant 7e des 38 grandes villes françaises. Avec une note de 3,46/6 (3,03/6 en 2019), le FUB a noté une grosse progression venant « de la volonté politique de la Ville, ainsi que des services proposés, en tête les nombreux ateliers de réparation ».

Reste à améliorer « les carrefours complexes, la sécurité à vélo sur les grands axes, les stationnements de véhicules sur les espaces dédiés aux cyclistes » et, ultime point noir, le… vol de vélos !

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [1/3]

#Série [1/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

ARMANDE FERRY-WILCZEK

UN MONDE EN SOI

A l’époque de nos premières rencontres, elle était la voix féminine et le violoncelle du Madera em Trio. Des musiques du monde revisitées en trio acoustique, tandis qu’en parallèle croissait le duo Jane is Beautiful aux côtés de Madeline Ardouin.

Aujourd’hui, le trio vocal Unio qu’elle forme avec Juliette Rillard et Elise Kusmeruck, réarrange à sa manière des chants du monde entier. Il y a un an tout juste sortait son premier album solo : Qui nait dort plus. « C’est le premier projet dans lequel j’assume entièrement la composition, les textes, avec l’aide d’Antonio Placer qui a cru en moi et m’a permis de prendre confiance. »

Les paroles de cet album sont presque toutes en français, mais les compositions résonnent encore une fois avec les musiques d’ailleurs. En solo avec sa guitare, en duo ou en trio avec Antonio Placer ou Loïc da Silva, elle arpente désormais les scènes avec son album en bandoulière et son univers sans frontières.

À découvrir le 18 mars à la médiathèque de La Riche, le 31 mars en première partie d’Antonio Placer à l’Escale de Saint-Cyr-sur-Loire (et avec Unio le 12 mars à La Ville-aux-Dames).

(Photo © Julien Poulain)


Emmanuelle Gorda

Dansons !

Déjà, dans sa création Jour de Bal, la danseuse et chorégraphe s’amuse, et s’adresse à un public multigénérationnel. Au CCNT, elle continue d’ailleurs son travail auprès des enfants et du grand public, avec un objectif : amener la danse auprès de toutes et tous. En tant que chargée des pratiques artistiques et de l’animation culturelle, elle anime cette année l’atelier chorégraphique amateur du CCNT, et des stages tous niveaux… et même parents-enfants, comme le 7 mai prochain. Avec elle, une chose est sûre : il n’y a pas d’âge pour danser !


ÉMILIE COUSTEIX

AU CORPS DES MOTS

Photo © Louise Maurice / M[Art]ha
Aimerait-elle qu’on évoque sa première vie d’orthophoniste ? Sans doute pas. Mais travailler le son et les mots au corps dans ce premier métier n’aurait-il pas influencé son travail actuel de dramaturge ? Formée comme comédienne à Paris puis Tours, la jeune femme aime monter sur les planches, mais elle écrit aussi pour le théâtre, ou pour les projets du collectif PoSo (Poésie Sonore).

Sa première pièce, Crâne, posait la question de l’amour après l’accident, quand l’autre n’est plus lui-même. Dans Samhain, c’est sous la forme du spectre que l’être aimé revient. « Je suis allergique à l’autofiction, mais j’ai réalisé que même en prenant un point de départ éloigné de moi, c’est de moi que je parlais. Et la question du deuil impossible (faire le deuil de quelqu’un qui est encore là, ou qui ne disparaît jamais vraiment tout à fait) est au coeur de mon travail. »

En parallèle de la création en cours de Samhain, la comédienne et dramaturge donne à entendre ses textes avec le collectif PoSo sur Radio Béton chaque deuxième mardi du mois à 21 h 30. Et elle sera ce samedi 26 février à la galerie EXUO.


VALÉRIE LESAGE

IMPROVISATION DIRIGÉE

L es fans de Catch-Impro la connaissent en arbitre sévère sur un ring régulièrement installé dans l’espace Yves-Renault de Chambray-lès-Tours. Elle est alors le point fixe autour duquel gravitent quatre comédiens créant des histoires rocambolesques en direct. Lorsqu’elle monte elle-même sur les planches comme improvisatrice, elle profite elle aussi de cette liberté absolue d’inventer sur l’instant.

Pour les enfants dans Impro Marmots, pour les grands avec le nouveau projet qui lui tient à cœur : Rewind, un spectacle improvisé d’une heure où l’histoire débute par la fin. Mais fouillons un peu plus l’emploi du temps de l’artiste : mise en scène pour des dramaturges tourangeaux, coaching et spectacles en entreprise, animation de stages, et même quelques heures consacrées à la gestion des fiches de paie et autres joyeusetés administratives (peut-être en souvenir de son diplôme gestion des entreprises et administrations ?)… La créatrice et responsable artistique de la compagnie la Clef a plus d’une corde à son arc, qu’elle fera vibrer encore quelques années.

Textes : Maud Martinez

Future ligne du tramway : le tracé déraille

Emmanuel Denis ne veut plus d’une future ligne de tramway qui passerait par le boulevard Béranger. Pas franchement du goût de Wilfried Schwartz, maire de La Riche. Alors que fait-on ?

La photo ? La maquette du tramway de Tours dans une poubelle. La légende de ce post Facebook signé Wilfried Schwartz ? « Performance : un projet mené à Tours par la volonté d’un seul homme. #tramalapoubelle » Outch. Le maire de La Riche, également président du Syndicat des mobilités de Touraine, n’est pas franchement ravi de la récente annonce d’Emmanuel Denis : le maire tourangeau s’est en effet publiquement opposé au passage du tramway par le boulevard Béranger. Un coup de théâtre (et de tonnerre).

La semaine dernière, sur les ondes de France Bleu Touraine, l’élu écologiste a annoncé vouloir revoir le tracé de la deuxième ligne de tram. Selon lui, le trajet initial par le fameux boulevard est à abandonner, suite aux résultats de la troisième et dernière étude racinaire. Les platanes du mail central subiraient bien trop de dégâts.

« On avait acté ce tracé par le boulevard Béranger en décembre 2018 sans avoir toutes ces informations extrêmement importantes », a justifié Emmanuel Denis à nos confrères. Avec ces nouvelles données, « il faut qu’on puisse en redébattre et reprendre une décision collective. »

L’avis d’un comité d’experts attendu mi-mars

Alors, quel plan B ? Que faire ? Et, surtout, le futur tramway passera-t-il par La Riche ? Quelques jours avant son post Facebook, Wilfried Schwartz assurait, dans les colonnes de la Nouvelle République, qu’il n’y avait « aucune certitude de risques pour les arbres ». Enchaînant : « On ne découvre pas les racines ! On ne balaie pas un tel projet, très sérieux, pour lequel 50 millions d’euros ont déjà été engagés depuis 2017. »

En attendant, Wilfried Schwartz, également vice-président de la Métropole, persiste et signe, et affirme que le projet du tram par Béranger est compatible et que les risques seraient « limités ». Le Syndicat des mobilités qu’il préside a sollicité un comité d’experts qui étudiera les hypothèses d’un tracé des voies côté nord du boulevard ou alors de part et d’autre du mail central. Les conclusions sont attendues le 15 mars.

Un débat (chaud chaud) au Conseil métropolitain, instance décisionnaire, est à prévoir lors de la prochaine séance le 28 février. Le feuilleton n’est pas terminé. Loin de là.

Aurélien Germain / Photo : NR – Julien Pruvost

 

Yzeures ‘N’ Rock : le festival annonce sa programmation complète

-M-, Naâman, Roméo Elvis et les Têtes Raides se rajoutent à l’affiche d’Yzeures ‘N’ Rock, qui a également programmé des soirées électro et des concerts découvertes.

En décembre dernier, le festival Yzeures ‘N’ Rock annonçait les premiers noms de son affiche, avec Damian « JR Gong » Marley, Damso et Debout sur le Zinc…

Comme prévu, c’est ce 21 février que l’équipe a annoncé les autres noms qui complèteraient la programmation ! Prévu du 5 au 7 août prochain, Yzeures ‘N’ Rock fait donc également venir :

  • -M- Matthieu Chedid

« Grand retour tant attendu de -M- sur les grandes scènes des festivals en
France avec son nouveau spectacle plein de surprises. Artiste programmé en 2020 mais annulé à cause de la pandémie, est heureusement reprogrammé chez nous pour le plus grand bonheur de tous. »

  • Roméo Elvis

« Roméo Elvis a décidé de revenir plus fort que jamais et de mettre le feu sur la scène du festival. C’est l’un des rappeurs les plus doués de sa génération. Il incarne la nouvelle vague du rap belge et français. »

  • Naâman

Naâman est de retour sur les routes avec son nouvel album « Temple Road». Après son premier passage chez nous en 2017, il avait déchainé les foules avec son charisme et son aura que l’on ne peut oublier.

  • Têtes Raides

« C’est LE groupe de rock français, entre rock alternatif et bal musette, qui mélange la musique de cirque moderne, la poésie, la peinture et le théâtre. Chaque concert est considéré comme une œuvre d’art ! »

A noter également que Panda Dub, Mandragora et Roland Cristal animeront les fins de soirée électro. Et que « des groupes émergeants de toute la France viennent aussi compléter cette programmation », précisent les organisateurs. Au menu ? Magenta (ex-groupe Fauve), You DEE, Stéphane et les 3 Fromages.

Enfin, côté groupes « découvertes », spécialité du festival, sont prévus Mirq et Opac.


> Yzeures ‘N’ Rock : du 5 au 7 août 2022 à Yzeures-sur-Creuse. Tarifs : Pass 3 jours à 79 € ; 2 jours à 55 € ou la journée à 34 €. Billetterie sur www.boutiques.yzeuresnrock.com

 

Les Îlots électroniques reviennent les 25 et 26 mars pour faire la bamboche

Bon anniversaire ! Les Îlots fêtent leurs 8 ans. Et à cette occasion, proposent deux nuits de concerts sur le thème de l’espace et des OVNI.

Les amoureux/ses de musique électronique et de bonne humeur devraient être ravi(e)s ! Les organisateurs des Îlots électroniques ont annoncé leur retour au printemps, « après deux ans de frustration » liés à la pandémie et aux restrictions sanitaires.

Rendez-vous est donc donné les 25 et 26 mars prochains, de 22 h jusqu’au petit matin, pour deux grosses soirées au Point Haut, avec la Compagnie Off. « Le thème ? L’espace ! Nos îlotiers seront plongés au milieu de la galaxie, planètes disco et OVNI en tous genre ! Autant vous dire que ça va être la teuf dans la zone 51 ! », indique-t-on du côté des Îlots.

Grosse affiche jusqu’au petit matin

Pour cet anniversaire (8 ans déjà), on retrouvera une programmation bien chargée (et avec du gros son), puisque seront réunis notamment des habitués comme Damussel, GL8, Peligre, Rowan, Pasteur Charles, Hausruff, ISHKR et, bien sûr, les inénarrables Arno N’Joy et Rubin Steiner.

Mais pour parfaire l’affiche, les Îlots ont aussi pioché dans les grands noms de la scène européenne : Camion Bazar, Cuften, Stranger, Sentimental Rave, S3A, ou encore la très jeune prodige u.r.trax. Un gros plateau réuni sur deux scènes durant deux jours.

Bref, la bamboche, la vraie.

A.G. / Photo ouverture : Maxime Hillairaud


> Le 25 mars de 22 h à 8 h du matin : le 26 mars de 22 h à 9 h du matin. Au Point Haut, à Saint-Pierre-des-Corps. Tarifs : 14 € la soirée ou 39,90 € les 2. Billetterie sur https://shotgun.live/fr/festivals/les-ilots-fetent-leurs-8-ans
> Des navettes seront proposées au départ de la bibliothèque de Tours. 

Vente solidaire tmv : un chèque de 936 € au profit de l’association Les Blouses Roses

En décembre, tmv mettait en vente des boîtes de bonbons pour les fêtes, afin d’aider l’association Les Blouses Roses. Cette opération, qui s’est déroulée à La Grande Récré de Tours, a permis de reverser 936 € à ces bénévoles qui se mobilisent auprès des personnes hospitalisées, en particulier les enfants, et des personnes âgées pour qu’elles soient moins seules. Merci de les avoir aidés !

C’est la première fois que nous organisons une opération solidaire. Grâce à la solidarité des Tourangeaux, cette vente de bonbons a permis de récolter la somme de 936 € pour les Blouses Roses…

Elisabeth Chambon, présidente des Blouses Roses de Tours : Eh bien, je vous remercie du fond du cœur. Cet argent ira dans les formations agréées que nous dispensons et, bien sûr, dans l’achat de matériel pour les enfants malades ou à destination des personnes en Ehpad.

Vous disiez rechercher également des bénévoles ?

Effectivement ! Et ce, pour tous les services à Clocheville, y compris les urgences. Comme beaucoup d’associations, nous avons perdu certains bénévoles pendant la pandémie. Là, on recherche des étudiant(e)s, des professionnels, des gens qui travaillent mais peuvent donner un peu de temps (par exemple, pour faire les « marchands de sable », le soir), des jeunes retraité(e)s… On demande une demi-journée par semaine. Le ou la bénévole sera dans la même équipe, dans le même service. Pas de changement d’une semaine à l’autre !

Vous avez besoin de dons. Comment se répartit votre budget ?

Le gros du budget se répartit entre les fournitures et la formation. Car oui, on forme nos bénévoles ! Il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir. Pendant deux jours, il y a un stage d’hygiène hospitalière – d’autant plus important en ce moment – et en savoir-être. Ensuite, on peut oeuvrer en Ehpad ou avec des enfants, ou les deux.

Propos recueillis par Aurélien Germain / Photo : L’équipe de la Grande Récré, de tmv et Élisabeth Chambon (au centre) des Blouses Roses.


> Encore merci à notre partenaire François Grolleau, gérant de La Grande Récré, ainsi que toute son équipe pour avoir aidé à vendre nos bonbons solidaires. Et mille mercis aux Tourangelles et Tourangeaux qui ont acheté ces boîtes et ont permis d’aider les Blouses Roses !

 

Orientation : les formations dans les métiers du numérique en plein boom

Jeunes bacheliers, étudiant(e)s reconverti(e)s ou pros qui changent de métier : le numérique attire des publics variés pour des métiers diversifiés. Et à Tours, on peut se former !

PAM ! Ça, c’est le bruit de la grosse patte d’un mastodonte de la tech’ qui débarque en Touraine. Le 19 janvier dernier, Microsoft a en effet inauguré sa première école dans notre région : une formation de développeur en Intelligence Artificielle à Tours. Déjà présent dans différentes régions avec 37 écoles créées avec son partenaire Simplon, Microsoft n’avait pas encore mis les pieds en région Centre-Val de Loire.

Dans la pratique, cette formation accueille déjà depuis fin novembre 16 élèves. Profil type ? Aucun ! Agés de 22 à 45 ans, femmes et hommes, Français et étrangers… Leur seul point commun est de déjà maîtriser un langage de programmation et d’avoir quelques notions de mathématiques, statistiques et autres matrices.

Aux côtés de Microsoft et Simplon, on retrouve le Greta Val de Loire, et la région Centre-Val de Loire coté financement, ainsi que des entreprises partenaires qui misent sur le projet : après sept mois de formation intensive, les élèves les rejoindront pour une alternance d’un an. « C’est l’originalité de ce dispositif qui débouche sur un titre professionnel : répondre à des vrais besoins de recrutement », explique Olivier Rouet, conseiller en formation au Greta, en charge de la filière numérique.

Innovant sur la forme, le projet Microsoft ne l’est pas dans les motivations : répondre à la demande du terrain, tout simplement ! Le CEFIM en fait l’expérience depuis sa création en 2002. « La France n’était pas leader dans le secteur numérique, même avec de belles sociétés, elle accusait un petit retard technologique, lié au retard des filières de formation », commente Frédéric Dufau. « La révolution numérique a commencé il y a trente ans, elle accélère graduellement, avec des coups de boost de temps en temps. Ça a été le cas avec le Covid, car il a transformé nos usages numériques. »

« Informaticien » : non !

À la question « tu veux faire quoi plus tard ? », ne dites donc plus « informaticien ». Le terme est si générique qu’il ne veut plus dire grand-chose. Serez-vous spécialisé sur la maintenance système ? Ou branché codage (tous ces chiffres et symboles qui défilent incognito derrière les pages web que vous consultez et les programmes que vous utilisez) ? L’analyse des données ? La cybersécurité, qui a le vent en poupe ?

A la Wild Code School, on code en intensif ! (Photo Wild Code School)

Cette diversification et spécialisation des métiers reflète les évolutions techniques et les besoins du monde de l’entreprise. Résultat : les formations s’adaptent. À chaque école son credo : à la Wild Code School, comme son nom l’indique, on code en intensif pendant cinq mois, entre présentiel et distanciel. On pourra ensuite se spécialiser en sécurité ou data. Chez Supinfo, installée à Tours depuis 2006 (mais créée à Paris en 1965), on touche à tout pendant trois ans avant de se spécialiser.

Face à l’évolution du secteur, l’école s’adapte, avec l’ouverture en septembre 2022 de bachelors en marketing digital et web design. Dans ces deux écoles comme au CEFIM, qui propose développement web, infrastructures et cybersécurité, et webmarketing, l’alternance est possible, et séduit de nombreux étudiants.

Job garanti ?

95% des étudiants Supinfo ayant choisi l’alternance se voient proposer un contrat de travail avant même d’avoir décroché leur diplôme. 84 % des « Wilders » décrochent un emploi ou une formation après l’école. Même succès pour les écoles Microsoft existant dans d’autres villes. Avec un emploi quasi garanti, les salles de classes sont donc pleines d’étudiants tout frais sortis du bac, mais aussi de reconvertis venus de secteurs plus ou moins éloignés.

Du travail, il y en a. Mais le marché a un peu évolué avec le Covid, comme le précise Fanny Klauk, accompagnatrice agile chez Absydes : « Le confinement a développé le télétravail, ce qui ouvre les frontières de l’embauche. Les recherches peuvent se faire sur toute la France. En RH, on doit donc repenser la fidélisation de nos salariés, pour qu’ils ne soient pas tentés d’aller voir ailleurs », explique la jeune femme. Autre facteur-clé à ne pas oublier : l’adaptabilité. F. Dufau (CEFIM) souligne ainsi l’intérêt des recruteurs pour les « soft skills » (le savoir-être comme disaient les anciens).

« Dans ces métiers, il faut être en capacité de s’adapter, de se former, car on évolue dans un environnement qui bouge très vite ! ». D’ailleurs, qui sait ? Peut-être que notre article sera déjà dépassé au moment où vous le lirez ?

Textes : Maud Martinez / Photos : Pixabay, sauf mentions

Ce mercredi soir, le TVB à l’assaut de l’Europe

Ce mercredi 2 février, c’est un match du TVB à ne pas manquer ! Le volley européen va vibrer et en plus, c’est à voir exceptionnellement en direct sur TV Tours.

Ne nous y trompons pas. C’est un événement historique pour le TVB et un vrai cadeau pour les supporters. Le club dispute, ce mercredi soir à Tours et la semaine prochaine à Karlovarsko (République Tchèque), un quart de finale de coupe CEV. Une possibilité de se qualifier pour un final four européen, ce qui serait le signe que le club a désormais toute sa place dans l’élite continentale.

Le TVB a, bien sûr, déjà gagné la Ligue des champions en 2005 et la coupe CEV en 2017 mais, depuis, l’économie du volley a creusé les écarts et intégrer le wagon des meilleurs est devenu une véritable gageure. D’ailleurs, la preuve en est que pour se hisser au stade des quarts de finale, les Tourangeaux ont dû réaliser l’exploit de sortir Modène, un ogre sur le continent.

Une rencontre diffusée en direct sur TV Tours

Mais le match de ce mercredi soir est aussi un cadeau pour les amoureux du volley et, on l’espère, tous les Tourangeaux. Car la rencontre sera diffusée en direct sur TV Tours-Val de Loire, ce qui permettra à tous de participer à cette grande fête sportive. Un événement exceptionnel, offert par le TVB, avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire.

Depuis des années, le TVB fait vibrer le public de Grenon mais, une fois de plus, la salle est bien trop petite pour accueillir la foule des supporters. Alors, on met son beau maillot blanc et on sort les vuvuzelas de salon !

Texte : Matthieu Pays / Photo : archives NR – Julien Pruvost

> Pour voir le match TVB-Karlovarsko, quart de finale aller de la Coupe CEV. Le mercredi 2 février, à 19 h 45, sur TV Tours-Val de Loire. TNT : chaîne 37. 

 

Budget participatif à Tours : à vos projets !

La Ville de Tours vient d’ouvrir sa plateforme numérique de participation citoyenne. Les habitant(e)s peuvent proposer leurs projets pour ce budget participatif.

Les faits

« Changeons les règles, décidons ensemble », c’est le slogan du budget participatif mis en place par la municipalité de Tours qui a ouvert, le 31 janvier, une plateforme numérique de participation citoyenne.

L’objectif ? Que les habitant(e)s aient un pouvoir budgétaire. L’enveloppe ? 500 000 euros au total. De quoi financer une grosse dizaine de projets. Grâce à cela, les Tourangeaux pourront donc proposer leurs idées en ligne, sur decidonsensemble.tours.fr. Les propositions seront recueillies jusqu’au 8 avril.

Le contexte

Ce budget participatif XXL avait été annoncé en novembre 2021 par la Ville de Tours. Des réunions avaient suivi avec les habitants, notamment en décembre.

Cette opération avait été annoncée pour répondre à certains objectifs. Ceux de « rénover la démocratie locale, développer le vivre-ensemble, dynamiser les quartiers en travaillant l’inclusion de tous, améliorer la qualité, la lisibilité et la transparence de l’administration en modifiant les modes de faire ». Ainsi que « renforcer la confiance et la participation citoyenne ».

Comment ça marche ?

Tourangelles et Tourangeaux vont donc proposer et déposer leurs projets sur le site internet dédié. Les idées seront ensuite « soumises au vote des habitantes et habitants de Tours du 21 septembre au 18 octobre 2022 », précise la Ville. Avant de souligner : « Si votre projet est retenu par les habitants, vous participerez à toutes les étapes de réalisation : du travail de conception avec les services municipaux jusqu’à l’inauguration. » Il n’y a pas vraiment de restrictions, si ce n’est que les idées de projets doivent être nouvelles, nécessiter jusqu’à 70 000 € pour être réalisées et ne pas avoir d’impact négatif sur l’environnement.

En attendant, des permanences téléphoniques sont mises en place durant l’opération au 02 47 21 60 00 (en mentionnant « budget participatif ») tous les lundis après-midi et jeudis matin, si vous avez besoin d’aide.

Aurélien Germain

> Budget participatif sur decidonsensemble.tours.fr

 

Fabrique d’usages numériques (FUN) : Carol Simonet, une femme à la tête des « makers »

#VisMaVille Carol Simonet est présidente de la Fabrique d’Usages Numériques (la FUN), installée à Mame. Cette prof d’arts appliquée y expérimente connaissances et pratique numérique, sous le signe du partage.

Ce mercredi après-midi, ça ponce, ça découpe et ça modélise au Funlab-Fablab de Tours. Alexia, l’artiste, utilise l’imprimante laser pour ses découpes de bois tandis qu’un groupe de jeunes hommes s’affaire sur son projet d’économie circulaire dans le textile.

C’est cela l’esprit Funlab, du partage et de la créativité. Cet atelier de fabrication, installé dans les locaux de Mame, à Tours, « facilite la mise en commun de machines et favorise l’esprit du faire soi-même ».

Des profils diversifiés s’y croisent, ce qui ravit la présidente de l’association La Fun, Carol Simonet. « Nous avons des particuliers mais aussi des projets sur lesquels nous collaborons, qu’ils soient artistiques, écologiques ou pédagogiques. Par exemple, j’ai créé en 3D pour la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), cinq espèces de chauves-souris qui vivent en Touraine, ce qui leur sert pour leurs actions pédagogiques. »

Le Funlab était également en première ligne lors des débuts de la crise du Covid et a fabriqué 100 000 visières lorsque les masques manquaient. Carol Simonet, par ailleurs professeur d’arts appliqués dans un lycée tourangeau, n’est certainement pas arrivée ici par hasard mais « dans des circonstances particulières ».

En 2019, elle obtient un congé formation et se passionne pour la fabrication additive par des stages au Funlab, puis partout en France, « afin d’acquérir de nouvelles compétences et, entre autres, pouvoir les réutiliser ensuite dans l’Éducation Nationale. » Sa formation finie, elle devient membre de la FUN puis, un an après, elle prend la tête de l’association. Elle en rigole : « Une femme présidente des makers, ce n’est pas si courant. Je suis là aussi grâce à la confiance de la directrice, Catherine Lenoble ».

Depuis, c’est simple, si Carol Simonet ne travaille pas au lycée, vous la trouverez forcément à l’atelier, en train de modéliser, fabriquer ou bien de former d’autres makers. « J’ai toujours eu la volonté d’apprendre et de transmettre. Ici c’est la débrouillardise, l’autonomie et la collaboration, des manières bien différentes de faire de l’Éducation nationale. »

Elle apprécie aussi le côté économie circulaire : « Les machines permettent de réparer, pas que de créer de nouvelles pièces. C’est un système D qui solutionne des problématiques de l’industrie. » Ici à Tours, le Funlab reste amateur mais certains en France ont franchi le pas de la professionnalisation. Carol Simonet tient au modèle associatif. « Cela nous permet d’accueillir tous types de projets et de profils, à tout âge et horizon social. » Un complément salutaire à son métier de prof.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

La coloc’ intergénérationnelle pour « bousculer ses habitudes »

#EPJTMV Vous pensez que la colocation ne concerne que les jeunes ? Détrompez-vous ! De plus en plus de personnes âgées accueillent des étudiants sous leur toit. Un peu de compagnie et un loyer réduit, tout le monde y trouve son compte.

Hannie et Monique* partagent leur dîner, discutent de tout et de rien et vivent dans le même appartement, en centre-ville de Tours. Cela ressemble à une colocation comme les autres. Mais voilà, Hannie est une étudiante mexicaine de 22 ans et Monique, retraitée, en a 88.

Hannie a quitté le foyer étudiant où elle résidait, pour vivre deux mois avec Monique avant de repartir au Mexique. Étudiante en médecine et envisageant de devenir gériatre, elle n’a pas hésité à s’installer avec Monique. « Cela m’évite d’être toute seule. Ma famille était ravie que je puisse avoir un peu de compagnie à Tours. »

L’étudiante partage des moments de complicité avec Monique. Les deux femmes expliquent avoir beaucoup de points communs, comme le goût du voyage et de la découverte de nouvelles cultures. Cette relation s’est construite peu à peu, en prenant quelques précautions. « Avant d’emménager ensemble, on se rencontre et on discute pour être sûres que l’on s’entende bien. » Les deux femmes essaient de dîner ensemble le plus souvent possible. C’est parfois un peu compliqué avec l’emploi du temps d’Hannie. Pour ce qui est des sorties extérieures, c’est assez limité à cause du Covid. De même, Hannie n’invite pas d’amis chez elles. Pas que cela embête Monique, mais l’étudiante ne souhaite pas la déranger.

Se sentir en sécurité et éviter la solitude

« C’est très instructif d’accueillir un étudiant chez soi. Cela forme le caractère », explique Monique. Depuis 1980, elle a accueilli de nombreux jeunes, souvent étrangers. C’est l’occasion pour eux d’apprendre le français et de se faire une amie. La vieille dame garde contact avec ses anciens colocataires et cela donne lieu, parfois, à des événements insolites : « Un Allemand que j’avais accueilli s’est marié chez moi. Il est revenu me rendre visite avec ses enfants, cela faisait quatorze ans que je ne l’avais pas vu. »

Cette colocation intergénérationnelle permet à Monique de se sentir en sécurité et d’éviter la solitude. Mais elle a aussi d’autres objectifs : « Ça m’apprend à être plus tolérante. Ce n’est pas pour tout le monde, il faut aimer bousculer ses habitudes. » La pandémie a changé la donne mais le lien entre les deux femmes est fort : « On se fait des amis et c’est précieux, surtout en vieillissant. »

Texte : Clémentine Louise et Marion Galard, journalistes en formation à l’EPJT

*Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (4/4)

#EPJTMV – Pour ce dernier volet de notre web-série sur les relations amoureuses des étudiant(e)s, Anouck, jeune étudiante à Tours, décrit sa relation à distance. Elle revient sur les difficultés qu’elle rencontre avec son copain pour communiquer et sur le futur qu’ils dessinent ensemble.

Épisode 4 : Anouck, loin des yeux, près du coeur 

« J’ai choisi de venir à Tours, c’était un projet professionnel et du coup, je voulais le kiffer toute seule », explique Anouck. En couple depuis deux ans et demi, elle a entamé une relation à distance en septembre avec son copain. Son BUT [Bachelor universitaire de technologie, NDLR] en carrière sociale a bouleversé ses habitudes. Avant qu’elle quitte Nantes cet été, seulement quelques kilomètres la séparaient de lui. « On se voyait au moins tous les week-ends et pendant les vacances », confie-t-elle. Puis septembre est vite arrivé. Nouvelle ville, nouvelle formation, presque une nouvelle vie. « Je ne ressentais pas le manque, se rappelle Anouck. Je me suis ensuite rendu compte que ce n’était pas grave, car je l’aimais toujours ». 

Lui travaille, elle étudie. Pour passer du temps tous les deux, ils ont besoin de s’organiser. Mais lorsqu’elle rentre en week-end chez ses parents, l’étudiante se sent rapidement dépassée. « Tu viens pour voir ton copain mais aussi tes potes, donc les moments à deux il n’y en a pas beaucoup. » Alors, ils cherchent des solutions et essaient de caler leurs emplois du temps. « Comme il ne travaille pas le lundi, c’est plus simple qu’il vienne me voir à Tours. On passe beaucoup plus de temps ensemble. » 

Le bon équilibre

Petit à petit, elle trouve ses marques entre la distance et ses études. Niveau communication, Anouck estime qu’elle peut faire quelques efforts. Les textos, ce n’est pas son truc. Et ce n’est pas parce qu’elle est loin de son copain que le téléphone est devenu son meilleur ami. « Je suis incapable de faire ça, car j’ai l’impression qu’au téléphone, je suis coincée. » Néanmoins, l’étudiante sait que c’est une question d’équilibre et d’attention mutuelle. « Si je sens qu’à un moment il a un coup de mou, je vais faire des efforts de mon côté pour l’appeler plus souvent. »

Dans sa relation, elle estime que la confiance doit être primordiale. « Il faut être sincère sur ce que l’on ressent et ne pas se raconter de bobards ». S’exprimer quand cela ne va pas, mais aussi se laisser de l’espace et de la liberté. « Je n’ai pas envie d’avoir quelqu’un sur mon dos qui me demande ce que je fais tout le temps. » En parlant de sincérité, Anouck assume ne pas être particulièrement attachée à l’exclusivité. « Comme je sais qu’il n’en a pas envie, tant qu’il n’est pas d’accord je ne vais pas m’autoriser à aller voir d’autres personnes. Ça c’est de la confiance . »

L’amour sur pause  

Les études d’Anouck créent une bulle autour de leur couple. Et pour cause, ils ne se projettent pas sur les deux années à venir où ils seront loin de l’autre, mais davantage sur le long terme : « On se dit que l’on va voyager en Europe quand j’aurais eu mon diplôme. Pour l’instant, on met les choses entre parenthèses car ça devrait se passer comme ça pendant quelque temps encore. » Pour l’heure, Anouck se consacre à son projet professionnel : « J’ai décidé de partir, il a décidé de rester. Ce sont des choix qu’on fait pour notre bien personnel. »

Sarah Chevalier, Dorali Mensah et Lilian Ripert.

Illustration : Lady M et Coline Poiret

 

Des distributeurs de protections menstruelles gratuites pour les étudiantes

#EPJTMV Marie Devaux, ancienne étudiante de l’IUT de Tours, est à l’origine de l’installation de distributeurs de protections menstruelles gratuites pour les étudiantes. Rencontre avec une jeune femme engagée et son combat contre la précarité.

Comment est né ce projet ?

Il est né d’une volonté d’entreprendre et de servir la société selon mes idées féministes. Une amie qui était en mobilité en Écosse m’avait parlé de leurs distributeurs de protections menstruelles gratuites. Je me suis demandé pourquoi on n’avait pas ça ici et j’ai voulu me lancer. Au début, il y a eu beaucoup de réserves, certains craignaient que les étudiantes en abusent. Et la crise sanitaire a aussi compliqué les choses. Malgré ces difficultés, les distributeurs ont été installés en septembre 2021.

Comment ont-ils été financés ?

Grâce au budget participatif organisé par le Département. J’ai postulé à un appel à projets et ai été primée. Le reste a été pris en charge par la CVEC (contribution à la vie étudiante et de campus, NDLR) et la Mission Égalité de l’université. Puis nous avons lancé un appel d’offres pour trouver un prestataire. C’est Les Petites Choses, qui produit des protections hygiéniques en coton bio et sans perturbateurs endocriniens, qui l’a remporté.

Pourquoi était-il important d’agir contre la précarité menstruelle étudiante ?

Cette situation touche une étudiante sur dix. L’hygiène menstruelle représente un budget de 90 euros par an. Au début du projet, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’aide pour cette dépense, selon la Fédération des associations générales étudiantes. Certaines renonçaient à aller en cours par peur des fuites et que leurs règles ne soient vues.

Quelques mois après l’installation de ces distributeurs, quel bilan tirez-vous ?

C’est un début encourageant. Un peu moins de 40 % des protections ont été utilisées. Nous craignions d’être rapidement à court, mais ce n’est pas le cas. Les distributeurs ont été installés dans les toilettes pour que les personnes qui en ont besoin puissent se servir en toute discrétion. Certaines n’osent pas y aller et d’autres ne savent pas où les trouver. C’est pour cette raison qu’un plan a été diffusé. Il indique la localisation des 32 distributeurs disponibles sur les sites universitaires de Tours et de Blois. J’espère que cela va aider. Je pense que les étudiantes y auront de plus en plus recours.

Propos recueillis par Nina Chouraqui, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : illustration Julien Pruvost – NR

Plongée dans la nuit étudiante : des visages et des vies

#EPJTMV La nuit, les étudiants s’activent. Si certains filent côté Plumereau, d’autres sont occupés par bien d’autres activités nocturnes. Que ce soit pour travailler, étudier, militer ou explorer. Portraits de jeunes Tourangelles et Tourangeaux.

20 H 45

Mélanie, agent de soins en maison de retraite

 

La course commence pour Mélanie Violet à la Villa Eléonore. Jusqu’à 7 h 45, cette étudiante de 20 ans en soins infirmiers va enchaîner les visites de chambres et répondre aux appels des patients de cet Ehpad situé à Montlouis-sur-Loire. « C’est intense physiquement », explique-t-elle.

Deux à quatre nuits par semaine, Mélanie est agent de soins en maison de retraite, en plus de ses études à l’Institut de formation des professions de santé de Tours. À la fin de son service, il lui arrive même de se rendre directement en cours.

Mélanie a grandi entourée d’infirmières et d’aides-soignantes. Elle quitte sa Sarthe natale une fois son baccalauréat en poche pour venir étudier à Tours. L’été et certains week-ends, elle y retourne pour enfiler son équipement de sapeur-pompier volontaire : « J’ai toujours besoin d’aller aider les autres. Les études médicales m’ont toujours attiré : pouvoir soigner les autres, c’est gratifiant. »

Manque de chance, elle tombe malade au moment des examens à la fin de sa première année d’études et doit redoubler. Même si elle n’a que quelques matières à repasser, l’emploi du temps de Mélanie change souvent, elle préfère ainsi rejoindre l’équipe de nuit de l’Ehpad de Montlouis. Les conditions de travail sont délicates et la rémunération n’est pas toujours au rendez-vous. « Dans un Ehpad privé, nous sommes moins bien payés que dans les structures publiques. »

Lors de leurs gardes, elles ne sont que trois aides-soignantes pour 123 résidents. Elles sont appelées environ deux fois toutes les dix minutes. Il est déjà arrivé à Mélanie de se confronter à des situations délicates. Lors d’une visite, une résidente était tombée de son lit et a finalement fini la nuit aux urgences. À l’avenir, elle aimerait rejoindre l‘équipe de soignants du Samu.

22 h 00

Achille, passion twitch

Achille Martin lance Sea of Thieves, un jeu d’action-aventure dans un univers peuplé de pirates. Après ses journées à la Faculté de musicologie des Tanneurs, il aime pouvoir « s’échapper dans un monde virtuel et immersif ». Lorsqu’il ne joue pas seul, Achille se connecte avec quelques copains sur Discord, un logiciel de chat vocal et lance League of Legends, la référence du jeu d’arène en multijoueurs dit MOBA (multiplayer online battle arena, NDLR).

Il peut enchaîner les parties jusqu’à minuit ou 1 h du matin. Mais jamais plus, il ne faut pas que sa passion empiète sur ses études. « Je ne voudrais surtout pas arriver en retard en cours, parce que j’ai joué trop tard la veille. J’y mets un point d’honneur ! »

L’année dernière, durant quatre mois, Achille s’est essayé au stream. Il diffuse en direct ses parties de jeux-vidéo, sur la plateforme Twitch. « Je trouvais ça marrant de partager mes sessions avec des gens. » Il pensait aussi pouvoir en faire quelque chose de lucratif, pour mettre du beurre dans les épinards. Mais il s’est assez vite rendu compte que cela ne porterait pas ses fruits. « Je dépensais beaucoup d’énergie pour pas grand-chose. Et puis, je n’avais pas un assez bon niveau pour que ce soit intéressant à regarder pour les viewers (spectateurs en direct, NDLR). »

Lorsqu’on lui demande combien de temps il a consacré au jeux vidéos, il nous répond : « Il faudrait multiplier cinq années d’études, par 365 jours et trois quatre heures (rires) ». Cela fait 5 475 heures, soit environ sept mois et demi de jeu cumulés. « J’avoue que parfois je ne suis pas fier du temps que j’y consacre chaque jour. » Il nuance ce sentiment en disant que ces coupures dans un autre monde lui permettent de reconnecter avec des amis, « notamment pendant les confinements, où on se retrouvait régulièrement pour jouer ensemble malgré la distance ».

23 h 00

quentin, nuit de couture

La machine à coudre vrombit dans l’appartement. Quentin Pott, étudiant en troisième année pour son diplôme d’Arts et Métiers de la mode à Tours, apporte les dernières finitions à une des pièces de sa collection. L’étudiant de 22 ans est entré dans cette formation en septembre et a directement intégré la troisième année du cursus grâce à sa marque, Silly Collapse, qu’il a co-créée.

Le concept : une marque de vêtements éco-responsable qui utilise des matériaux recyclés. Passé par une Licence d’Anglais à Nantes, il quitte l’université pour se consacrer à la mode à plein temps. Après s’être réinstallé sur les bancs de l’école, dans un cadre plus pratique que théorique, il développe aujourd’hui sa marque au travers de son activité étudiante.

Ainsi, il consacre à son projet les ateliers de sa journée de cours de 8 heures à 17 heures. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de continuer à travailler chez lui, le soir venu. « En général je préfère travailler la nuit, explique Quentin et puis, les impératifs de la marque me prennent du temps que je n’ai pas forcément la journée. » Lorsqu’il rentre de l’université, il se réserve quelque trente petites minutes pour se détendre et manger un petit peu avant de se remettre au travail.

Les nuits de Quentin peuvent être assez courtes : il débute vers 18 heures et finit généralement vers minuit lorsqu’il est fatigué, sinon vers 2 heures ou 3 heures du matin. « Je fais souvent de la couture, c’est un travail assez calme et j’écoute des podcasts ou des livres audio pour accompagner le tout », raconte-t-il. Des nuits bien remplies que le jeune styliste semble quand même apprécier.

C’est une activité créative qui lui plaît et qu’il ne perçoit pas vraiment comme un travail. « J’essaie quand même de grapiller du temps de sommeil quand je peux », reconnaît Quentin. Si les nuits sont chargées, la vie étudiante l’est par conséquent beaucoup moins. Il sortait régulièrement comme beaucoup de ses amis de promo lorsqu’il était en Licence d’anglais, mais les études de mode et sa marque limitent sa vie sociale. Ce qui selon lui, est le cas de beaucoup de ses camarades. Nous le rencontrons une semaine où les nuits ont été particulièrement bien occupées comme souvent, mais cette fois, il s’agissait de la préparation de l’ouverture de son Pop-up store à Paris. Les nuits courtes de Quentin ont fini par payer.

1 h 00

urbex dans la nuit

Lampe au front, tout de noir vêtu, c’est le moment pour Thomas* et ses amis de commencer l’exploration nocturne. Maisons, usines, ou même avions abandonnés, cet étudiant de 22 ans est un habitué de l’urbex. Contraction de « urban » (urbain en français) et d’ « exploration », cette activité consiste à visiter des lieux abandonnés.

Mais n’est pas « urbexeur » qui veut : « Il faut respecter les règles d’or, ne rien casser, ne rien voler et ne rien laisser d’autre derrière soi que la trace de ses pas », explique Thomas. Tout a commencé en 2014. Thomas a alors 15 ans et découvre une maison abandonnée dans la forêt qu’il visite. Dans le même temps, il se passionne pour la photographie et l’histoire des lieux. Désormais en Master, il part à la recherche d’un nouvel endroit environ une fois par mois. Dernier en date en Touraine, un orphelinat. Mais c’est un château qui l’a le plus marqué : « C’est le plus bel urbex que j’ai fait de ma vie, car il y avait tout sur place : les tableaux, un billard, les bijoux de famille. Le lit était fait et la table était mise. »

La plupart du temps, Thomas préfère explorer le jour. Mais les photos de nuit sont plus belles et « les sensations sont différentes. La nuit fait ressortir le poids du passé », raconte-t-il. On peut aussi faire des rencontres insolites : « Une fois, il y avait d’autres urbexeurs qui se sont cachés en nous entendant. C’était une mauvaise idée, car on s’est mutuellement surpris en ouvrant une porte ce qui nous a tous fait crier de peur. »

La nuit, il explore entre 1 heure et 4 heures du matin, au moment où tout le monde dort. L’urbex reste illégal et dangereux. Les lieux laissés à l’abandon sont fragiles et surveillés : un plafond peut tomber, la police arriver. Ainsi, Thomas prend ses précautions pour évaluer les risques : « Je passe entre dix et vingt heures à enquêter sur les lieux avant de me rendre sur place. » Le rêve de Thomas est d’élargir son cercle de visites, d’explorer les ruines de l’ancienne République démocratique allemande (RDA).

*Les prénoms ont été modifiés.

1 h 15

collages féministes

Sur la place Jean-Jaurès à Tours, Violette* a prévu tout le matériel qu’il faut pour cette nuit : pinceaux, colle et lettres imprimées. Étudiante en psychologie au campus des Tanneurs le jour, Violette est aussi une « colleuse » la nuit. Au moins une fois par mois, elle colle des messages féministes dans les rues de Tours.

Cela lui permet de se réapproprier l’espace public : « C’est d’autant plus vrai que nous le faisons la nuit, c’est un moment de la journée où nous les femmes et minorités de genre, avons peur de sortir. C’est très symbolique. »

La jeune femme consacre une part importante de son temps libre au féminisme. Elle lit sur le sujet et s’occupe du compte Instagram Actions féministes Tours où elle poste les photos des collages et graffitis. « J’ai toujours été sensible aux discriminations. C’est à la fac que je suis passée de la théorie à la pratique. » En décembre 2019, elle participe au mouvement social contre la réforme des retraites et rencontre d’autres féministes dans son université. Elles forment alors un des premiers groupes de collages à Tours.

« Pendant les collages, il y a parfois des hommes qui nous insultent, font des réflexions, certains draguent et nous sifflent. » Coller sur des propriétés est illégal alors Violette prend des précautions. Elle rappelle qu’au-delà de l’illégalité, ce sont surtout les idées qui choquent : « Nous avions collé un slogan “révolution féministe” et c’est seulement le dernier mot qui a été enlevé. C’est arrivé deux fois. Cela montre que les gens n’ont aucun problème avec la notion de révolution, mais que c’est le féminisme qui les dérange. »

*Les prénoms ont été modifiés.


Textes : Marion Galard, Zoé Keunebroek, Célio Fioretti, journalistes en formation à l’EPJT
Photos : Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT, sauf photos Quentin et Urbex (Quentin Pott / DR)

Lutte contre le GHB : « Il fallait une campagne de prévention »

#EPJTMV Manon Rossignol, responsable de l’Association tourangelle des étudiants en droit (Ated) a organisé, fin 2021, une distribution de « capotes à verre ». Ces couvercles en silicone protègent les boissons, il est alors impossible d’y verser du GHB. Explication.

Comment vous est venue l’idée d’une distribution de « capotes à verre » ?

Dès le début de l’année scolaire 2021, nous avons vu de nombreux témoignages de personnes ayant été droguées (au GHB ou à d’autres substances) apparaître sur les réseaux. Le compte @girlssnightintours a été un de ceux qui nous ont alertés sur la situation. Il était donc essentiel de lancer une campagne de prévention pour que les étudiantes puissent passer leurs soirées en toute sécurité.

Cette opération a été financée par la mairie de Tours et l’Université. Comment cette collaboration s’est-elle déroulée ?

En tant qu’association affiliée à l’université de Tours, nous avons dû passer par le Service de Santé Universitaire (SSU) et la Feviosese (Fédération contre les violences sexuelles et sexistes). Cette dernière dispensait déjà des formations sur les réactions à adopter face à une victime et comment la conseiller. Mais les capotes à verre coûtent cher, dix euros les trois. Il fallait trouver un moyen de financer la campagne car il était inconcevable de faire payer les étudiantes pour leur sécurité. Et c’est le SSU qui a trouvé une solution en parlant de nous à la mairie.

La distribution a eu lieu lors d’un afterwork début décembre. S’est-elle bien déroulée ?

Oui, le bilan a été très positif. Nos adhérentes et les étudiantes ont été ravies de cette initiative. Les retours ont été très positifs. Nous avons acheté des capotes avec un trou qui laisse tout juste la place pour y introduire une paille. Disons qu’elles sont conçues pour s’adapter à toutes les boissons. La plupart des personnes étaient soulagées et rassurées de pouvoir avoir un couvercle pour protéger leur verre et se protéger d’éventuelles agressions en soirée.

Avez-vous d’autres projets prévus dans les prochains mois ?

Pour le moment, tout a été mis à l’arrêt à cause des mesures sanitaires. Mais nous cherchons à pérenniser des actions qui avaient déjà été mises en place dès septembre. Nous avons adopté le code « Angela » dans nos différents évènements. D’ailleurs, la suite des distributions a repris sur les campus le 20 janvier dernier.

Propos recueillis par Zoé Keunebroek, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

Des dons en partance pour Haïti grâce à des étudiantes tourangelles

#EPJTMV Depuis septembre, un groupe d’étudiantes œuvre pour l’association humanitaire Agir pour l’enfant. Une tombola destinée à récolter des fonds est actuellement en cours.

Les faits

Plus de 1 000 euros et autant de dons en nature. C’est ce qu’ont récolté sept étudiantes en Gestion à l’Université de Tours en faveur de l’association Agir pour l’enfant. C’est dans le cadre de leur projet d’étude, étalé sur toute l’année universitaire, que les étudiantes collaborent avec les bénévoles. « On voulait de l’humanitaire, aider les autres », explique Laury, en deuxième année et cheffe du projet.

La mission

Envoi de livres, manuels scolaires, produits d’hygiène ou encore jouets, Agir pour l’enfant œuvre en faveur des enfants haïtiens en détresse depuis 2001. L’argent récolté permet également de financer des services et infrastructures à destination directe des enfants dans le pays.

L’équipe des jeunes étudiantes a pour mission de gérer la communication de l’association sur les réseaux sociaux et d’augmenter sa visibilité auprès du public. Elles organisent également des opérations de collecte de dons.

Les actions

Après avoir réuni près de 100 kg de dons sur le campus des Deux-Lions, une cagnotte Leetchi* a été mise en ligne et comptabilise déjà 310 euros de dons. En décembre, des objets haïtiens ont été vendus sur le marché de Noël et un stand d’emballage de cadeaux a été installé dans une enseigne de jouets pour enfants. Une tombola, dont les étudiantes espèrent récolter 700 euros supplémentaires, est également en cours.

Les résultats du tirage seront révélés sur le compte Instagram de l’association (@_agirpourlenfant_) le 22 février prochain.

Le point de vue

« La situation sécuritaire en Haïti n’a pas permis d’envoyer du matériel ces deux dernières années », regrette Guy Brault, le président d’Agir pour l’enfant. Alors, depuis quelques mois et à l’approche du prochain envoi de ressources matérielles vers Haïti, prévu pour fin avril, les étudiantes multiplient les opérations de récolte, animées par la volonté de venir en aide.

Selon le président de l’association, ces aides bénéficient à plus de 1 000 enfants haïtiens. Jusqu’en avril, l’équipe d’étudiantes est mobilisée pour organiser des collectes, notamment dans les supermarchés ou les établissements scolaires.

Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT

* leetchi.com/c/agir-pour-lenfant

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (3/4)

#EPJTMV Un groupe d’amis, de l’amour, et une passion commune : la musique. Voilà la bonne recette pour ce troisième volet, où trois amis musiciens discutent et partagent leurs expériences sur le milieu dans lequel ils évoluent.

Épisode 3 – Faire l’amour en musique

Des regards qui se croisent dans un bar, une discussion, le cœur qui s’emballe et puis… Le lendemain, la cellule de crise peut débuter. Le burger et les frites sont disposés sur la table basse, à côté du thé et du café. Aymeric, étudiant musicien interprète, a convoqué Thibaud, son colocataire trompettiste, et leur amie Léa, flûtiste, pour débriefer de la nuit dernière. En couple depuis peu, Aymeric est embarrassé. Il décrit la situation de la veille :  « Je ne suis même pas foutu de tenir une relation de deux semaines. C’est un peu comme le “dry january” [mois sans alcool, NDLR], ça fait deux soirs que je me mets des caisses alors qu’on est le 14 janvier. » Thibaud et Léa l’écoutent calmement et lui donnent quelques conseils. « Même quand nos expériences ne se passent pas très bien, c’est cool d’en parler, résume Léa. Ça permet d’en rire et c’est libérateur. » 

Une passion commune

Tous les trois au Conservatoire de Tours, ils partagent ensemble la même passion pour la musique. Leur cercle d’amis s’étend au-delà de leurs formations respectives. Ils côtoient souvent d’autres musiciens lors d’orchestres, de stages ou de concerts. Ces moments passés ensemble les rapprochent. Des liens se font et se défont : « De l’extérieur, les gens doivent se dire que c’est le ‘’baisodrome’’  », plaisante Aymeric, en dévorant son burger. « Sur les 70 musiciens de notre orchestre, il y en a 20 ou 30 qui ont couché ensemble », ajoute Thibaud. 

En jouant ensemble régulièrement, des amitiés se créent et peuvent aboutir à d’autres formes de relations. Ces expériences s’immiscent jusque dans les groupes d’amis, au risque de faire quelques dégâts. « Avec mon ancienne copine, on était dans le même groupe de potes. On savait que l’on allait être amené à se revoir donc autant que ça se passe le mieux possible. On se dit bonjour, c’est poli, c’est correct », explique Thibaud. Dans cette situation, mettre de la distance a été la solution pour que le groupe reste stable. 

Mélodie et vie de couple

C’est d’ailleurs pour cela que Léa s’est inscrite en licence d’histoire en parallèle du conservatoire. « Être tout le temps entre musiciens c’est bien, mais par moment ça peut être un peu lourd », confie-t-elle, thé à la main. Elle a l’impression de s’être enfermée dans un microcosme et peine à rencontrer de nouvelles personnes. De son côté, Thibaud estime qu’il est difficile d’être dans une relation avec un(e) musicien(ne) : « Les deux filles avec qui je suis sorti avaient envie de gravir les échelons pour évoluer, alors que moi je veux faire de la musique pour me faire kiffer, explique-t-il. Du coup, on s’engueulait sur le point commun que l’on avait. » Aujourd’hui célibataire, Thibaud a pris du recul sur ses relations passées et souhaite trouver le bon rythme entre sa passion omniprésente et sa vie de couple : « Il faut avoir une ouverture, car si tu parles uniquement de musique, tu exploses. » Les heures défilent, les sujets aussi. Aymeric raconte son coming out, Léa parle de sa rupture… Le café est maintenant froid. La cellule de crise s’achève, en musique.

Sarah Chevalier et Lilian Ripert, avec l’aide précieuse de Dorali Mensah

Illustration :  Coline Poiret et Lady M

 

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Paula : « SANS REPÈRES, MAIS BIEN ENTOURÉE »

#EPJTMV [4/4] Munie de son français qu’elle parle depuis son plus jeune âge, Paula Georgeș (20 ans) est désormais seule à plus de 2 000 kilomètres de sa famille. Prête à faire de la vie tourangelle son quotidien, elle compte bien profiter un maximum de ses cinq prochains mois en France. Rencontre avec un étudiant international – épisode 4.

Pour son tout premier voyage en solitaire loin de sa famille, Paula a choisi la ville de Tours comme lieu de résidence pour ses cinq prochains mois à l’université. À 20 ans, la jeune Roumaine née à Bistrița porte un grand intérêt pour la langue de Molière. Les cours de français renforcé n’ont donc pas fait peur à la lycéenne qu’elle était.

SANS REPÈRES

Le parcours de l’étudiante ne s’arrête pas là. Elle a poursuivi ses études à l’université BABȘ-BOLYAI de Cluj-Napoca intégrant une licence en Langues étrangères appliquées (LEA) français/anglais.

À la rentrée 2021, elle a même choisi de suivre des cours d’espagnol, une quatrième langue dans son escarcelle. À Tours, elle suit les cours de français pour les étudiants d’échanges, des cours d’anglais dispensés aux deuxième année de licence et des cours d’espagnol pour débutants.

Arrivée en France le 7 janvier avec un niveau C1 (utilisateur expérimenté selon Le cadre européen de référence pour les langues, NDLR), interroger les passants ne fut pas compliqué pour Paula. « Le plus difficile a été de m’orienter dans la ville », confie l’étudiante. Sans repères dans une agglomération qui compte plus de 360 000 habitants, dénicher la résidence Crous du site des Tanneurs n’a pas été une mince affaire. Le tout pour se retrouver finalement « dans une chambre vide où il n’y avait rien de familier », se désole-t-elle.

Paula n’a cependant pas baissé les bras. Elle nous explique : « Les premiers jours, une étudiante marocaine m’a indiqué les nombreux points importants de la ville. » Récemment, elle a tissé des liens amicaux avec d’autres étudiants internationaux, « une Taïwanaise et une Italienne avec qui je suis désormais amie ». Il s’agit évidemment de contacts qui sont nécessaires pour prendre ses marques dans un pays étranger. « Petit à petit, je vais m’accommoder », dit-elle en souriant.

UNE PLACE QUI VAUT CHER

Paula a commencé ses études supérieures il y a maintenant deux ans et demi. Elle n’avait pas encore pu fréquenter les bancs de son université de CLUJ, car la pandémie l’avait forcée à suivre ses cours en distanciel. Une monotonie qu’elle peut enfin briser en France grâce au présentiel. 

« C’est un avantage d’être présente en classe et je trouve ça plus intéressant. » Une place à l’université de Tours qui vaut cher puisqu’à sa connaissance, Paula qui est étudiante boursière Erasmus, est la seule Roumaine sur le campus. Sans cette aide précieuse, il aurait été très difficile pour Paula de venir à Tours, car ses parents n’auraient pas pu financer l’ensemble des coûts du voyage. « La ville de Tours n’est pas aussi petite que je le pensais et l’on peut facilement s’y déplacer. En plus, j’ai l’impression d’être dans les films français que je voyais en Roumanie. »

L’étudiante roumaine doit également s’adapter au système français : « J’attends toujours pour avoir un compte bancaire, pour m’inscrire à la CAF mais j’ai réussi à obtenir mon abonnement Fil Bleu. » Côté gastronomie, Paula reste sur sa faim : « La nourriture est bonne ici, mais je ne trouve pas tous les ingrédients de la cuisine roumaine et je dois donc m’adapter. » Il faut également savoir que le coût de la vie en France n’est pas le même qu’en Roumanie : un euro correspond à cinq lei roumains.

VOYAGE, VOYAGE

Outre les études, l’objectif de Paula est de revoir ses amies roumaines (elles sont six). Si elle a déjà visité Paris et les châteaux de Bois et de Chambord, elle compte bien organiser des voyages de groupe avec les autres étudiants internationaux avec qui elle s’entend très bien.

« Il y a des étudiants de plusieurs pays et même de plusieurs continents ce qui est très intéressant pour échanger nos cultures. » Paula porte une grande importance à sa capacité de pouvoir « aider les gens et contribuer au bien être de la société », des valeurs qu’elle souhaiterait peut-être mettre à profit par la suite à travers le métier d’interprète.

Billet spécial sur le Centre universitaire d’enseignement du Français pour étudiants étrangers

Service commun de l’université de Tours en liaison avec la direction des relations internationale, le CUEFEE est une structure qui accueille de nombreux étudiants internationaux sur le site universitaire des Tanneurs. Cette année encore, « ils sont environ 150 étudiants venus des quatre coins du monde avec un niveau de français qui varie du niveau A2 à C1 », indique Christian Gaujac Directeur du CUEFEE.

Au-delà de l’objectif scolaire, les étudiants peuvent  également participer à la vie sociale française par l’intermédiaire des activités proposées par le Service universitaire des activités physiques et sportive (SUAPS), le Passeport culturel étudiant (PCE) ou l’association Erasmus Student Network (ESN).

Texte : Florian Wozniak, journaliste en formation à l'EPJT

Crédit photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l'EPJT

Sapologie étudiante : quand la mode court les facs

#EPJTMV Dans les couloirs de l’université, les vêtements ont une place à part. Des Tanneurs à l’IUT de Tours, des étudiant(e)s expliquent et décrivent leur rapport à la mode.

Ainsley et Inès – L’expression de soi

 

À l’IUT de Tours, Ainsley et Inès expliquent que leur rapport au vêtement est lié à l’expression de leur personnalité. « J’ai toujours été contre les uniformes à l’école, parce que ça ne permet pas de montrer comment on est chacun », raconte Ainsley. Son amie Inès partage son point de vue : « Le style, c’est unique. Ça nous représente nous et comment on se sent dans notre peau. »

En plus de l’exprimer, s’habiller peut permettre de mieux assumer sa personnalité. « Je m’habille vraiment pour moi. À la période collège/lycée c’était plutôt pour les autres, mais à partir de la terminale, j’ai décidé de vraiment m’assumer », poursuit Inès. Se sentir confortable, c’est aussi ce qui compte. Le regard des autres – les copains mais aussi les parents – « maintenant, on s’en fiche un peu », assume Ainsley.

Enola – Fidèle à ses envies

Lingerie versus jogging, tous les habits sont bons pour se sentir le plus à son aise. « C’est marrant comme on est toutes les trois différentes », s’amuse Aurélie entourée de ses deux amies à la sortie de leur cours aux Tanneurs. « Mon style n’a pas vraiment de sens, lance Enola. Quand j’aime un truc je l’achète, et je fais en sorte que ça fonctionne », confie-t-elle.

« Ambivalent », c’est ce qu’elle choisit pour définir son style en un mot. Pour le choix du style, c’est au petit matin que tout se joue : « Parfois, je me réveille, j’ai envie d’impressionner les gens et de me sentir au top. » L’humeur du jour façonne aussi l’outfit du jour. « Ça va dépendre de mes envies », glisse Flavie. « J’essaye de toujours bien m’habiller quand il y a des circonstances particulières », renchérit Aurélie.

Alice et Faustine – Façon friperie

« Ça fait trois jours que tu t’habilles de la même façon ! », ricane Faustine s’adressant à Alice, son amie. Les deux étudiantes en deuxième année de psychologie partagent le même goût pour le vêtement acheté en friperie, la petite pépite dénichée en ressourcerie ! « Je chine plein de trucs un peu partout », explique Faustine. Récupérer, recycler, troquer, c’est un esprit bien éloigné de celui du neuf plastifié et emballé de la fast fashion.

« Quand je choppe un vêtement, qu’il vienne de fripe, des parents ou d’ailleurs, j’ai l’impression  que ça a une âme… c’est chaleureux », précise Alice. « J’aime bien le côté usé, je trouve ça plus doux, moins rigide », ajoute son amie. Les vêtements ont une histoire qui peut être continuellement réinventée. « Mon voisin, c’est un papy qui jette plein de fringues que je récupère dans la poubelle. Et il met des trucs cools ! Je ne l’ai encore jamais croisé avec un truc à lui sur moi…», s’amuse Faustine. 

Antoine – Esprit libre

En première année de licence d’histoire, Antoine est lui aussi un adepte des friperies. « Ça fait cinq ans que je n’achète rien en magasin. Je ne trouvais pas ma taille, et je n’aimais pas ce qu’ils vendaient. »

Quand il fait ses achats, il ne réfléchit pas trop. Il bricole, mélange, adapte des pantalons trop larges à sa taille. « Je m’habille comme je l’entends. J’essaie de tout mélanger, explique le jeune homme de 18 ans. Je ne cherche pas quelque chose de précis, je sélectionne ce dont j’ai envie. » Dans son placard rempli de vêtements, il affectionne particulièrement un pantalon de costume et sa chemise noir, son ensemble préféré.

Texte : Dorali Mensah et Lilian Ripert,  journalistes en formation à l’EPJT.

Photos : Charles-Edouard Bury,  journaliste en formation à l’EPJT.

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Sayyora : « Ce qui m’attire en France, c’est la nature »

#EPJTMV [3/4] Originaire d’Ouzbékistan, Sayyora Umarova a découvert la Ville de Tours il y a moins d’un mois. L’étudiante âgée de 52 ans a pu partir en Erasmus et entame un semestre à l’université avant d’obtenir son doctorat. Rencontre avec une étudiante internationale – épisode 3.

Telle mère, telle fille. Depuis l’âge de 20 ans, Sayyora Umarova s’engage dans la voie de l’enseignement du français en Ouzbékistan, comme sa mère avant elle. Cela fait trente ans qu’elle exerce ce métier dans son pays. « Le français est presque ma deuxième langue maternelle », dit-elle avec émotion. Sayyora est également l’une des conceptrices des manuels de français locaux dédiés aux primaires et aux secondaires. Depuis le début des années 2000, elle bénéficie même de l’appui de l’Académie française qui s’est engagée dans le développement de la langue française dans ce pays d’Asie centrale.

A présent, elle a repris les bancs de l’école à l’Université nationale d’Ouzbékistan, à Tachkent. Celle-ci propose des partenariats avec l’université de Tours depuis 2018. L’occasion rêvée pour Sayyora de retourner en France, pour la sixième fois.

« Il y a beaucoup de papiers, trop »

Après Paris, Montpellier, Nantes et Saint-Germain-en-Laye, Sayyora est arrivée à Tours le 9 janvier 2022. « Ce qui m’attire dans ce pays, c’est la nature, les fleurs, les espaces et les gens aussi. » L’une des choses qui l’a le plus impressionné, à son arrivée, est la largeur de la Loire. En somme, le paysage et le climat tourangeaux sont bien différents de ceux qu’elle connaît, en Ouzbékistan :

Mais loin d’une image bucolique de la France, Sayyora a déchanté face à l’afflux de papiers administratifs à gérer. « Il y a beaucoup de papiers, trop. Le plus dur pour nous, les étudiants étrangers, c’est d’ouvrir un compte bancaire. On nous demande de remplir de nombreux formulaires, comme des justificatifs de paiement d’électricité ou de gaz : à quoi bon pour nous ? »

En recherche d’une colocation

Inondée par ces complications administratives, elle trouve néanmoins du soutien auprès de ses proches. En effet, Sayyora n’a pas fait le voyage seule. Accompagnée de Madina Irgaseva, étudiante ouzbek de 20 ans, elle s’est installée dans la résidence universitaire Saint-Symphorien de Tours. Sayyora est comme une mère pour Madina, qu’elle appelle « mon étudiante ». Au Crous, elles ont déjà pu faire quelques rencontres :

Mais si l’ambiance jusqu’ici est plutôt bonne, la jeune femme souhaite élire domicile ailleurs. « Nous payons 255 € de loyer par mois chacune, c’est un peu cher. Alors nous recherchons un studio en colocation », précise-elle. Pour vivre plus confortablement, Sayyora aimerait également donner des cours de russe, la langue que parlait son père. Elle sait qu’elle retournera en Ouzbékistan fin juin et veut s’organiser jusque-là.

Au moment où on l’a laissé, Sayyora allait faire une visite de Tours, accompagnée par Michelle Bouyssou, l’une de ses amies françaises. Elle lui avait fait découvrir l’Ouzbékistan quand la Française s’était rendue à Tachkent. Son amie voulait donc lui rendre la pareille en lui faisant découvrir la cité tourangelle.

Texte : Prunelle Menu, journaliste en formation à l’EPJT

Crédit Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (2/4)

#EPJTMV L’arrivée en études supérieures entraîne de nombreux changements. Entre attentes et envies, déceptions et inquiétudes… Ce deuxième volet parcourt les réflexions de quatre étudiantes fraîchement débarquées du lycée.

Épisode 2 : à la recherche de soi 

« Avant d’être avec mon copain, je voulais absolument trouver quelqu’un », avoue Elyse, en première année à l’IUT de Tours. Pour les étudiant(e)s, les relations amoureuses peuvent être synonyme de pression. Cela peut commencer dès le lycée où l’envie d’être en couple, d’avoir des relations sexuelles ou d’expérimenter de nouvelles choses devient grandissante. Depuis qu’elle a commencé ses études supérieures et qu’elle est majeure, Elyse se trouve plus mature. Elle se souvient avec autodérision de sa course effrénée à la recherche de l’amour. Maintenant qu’elle détient « le Grâal », il lui arrive de s’imaginer célibataire : « Parfois, je me dis que ça serait bien d’être seule pour sortir, rencontrer des nouvelles personnes », exprime-t-elle en riant. 

Recoller les morceaux

À côté d’Elyse, son amie Juliette a le visage fermé, le regard fuyant. Elle fait mine de fixer  un des bâtiments de l’IUT. La jeune étudiante semble sûre d’elle quand elle dit avoir tiré un trait sur les relations amoureuses. « Je suis toute seule et je ne veux personne. Pas de mecs, ni de meufs d’ailleurs. » Après une histoire qui s’est « mal terminée », Juliette s’est forgée une carapace. « Si des mecs viennent me parler sur Instagram, je ne réponds pas ou après  quelques messages, j’arrête, explique-t-elle. En soirée, j’ai déjà eu quelques contacts avec des mecs mais ça ne va pas plus loin. Si je sens que je vais m’attacher, j’arrête. » Juliette ne se confie à personne sur ses relations et sur ce qu’elle ressent. Elle n’y arrive pas. Pour extérioriser, elle préfère écrire : « J’aimerais bien parler à quelqu’un d‘autre que mes notes de téléphone », ironise-t-elle. 

À l’autre bout du campus, Axelle explique qu’elle n’a jamais eu de relation. L’étudiante de 21 ans confie que les remarques liées à son célibat peuvent être pesantes. De nature introvertie, elle a déjà envisagé de s’inscrire sur des applications de rencontres, avant d’y renoncer. « La première rencontre après avoir parlé en ligne serait encore plus angoissante pour moi », assure-t-elle. S’épanouir dans le célibat, se défaire de ses craintes ou rechercher l’amour… Il n’est pas toujours évident de savoir ce qui est bon pour soi.

« Je vais d’abord gérer mes problèmes »

De son côté, Héloïse, en première année de DUT, sait ce qu’elle veut. En relation quelques semaines au début de l’année universitaire, elle s’est séparée de son copain récemment : « Il a embrassé une autre personne. Certains disent que ce n’est pas tromper, mais pour moi si. » Affectée par cette rupture, elle se remémore ses relations passées et ne se ment pas à elle-même : « J’ai déjà fait du mal moi aussi. » Aujourd’hui, elle est consciente qu’elle doit prendre du temps pour se reconstruire. « Me remettre avec quelqu’un est inenvisageable. Je vais d’abord gérer mes problèmes, mes traumas avant de me lancer dans une nouvelle relation, analyse-t-elle. J’ai l’impression que tous mes partenaires ont essayé de les régler mais ça ne fonctionne pas. »

*Le prénom a été changé.

Sarah Chevalier et Lilian Ripert, avec l’aide précieuse de Dorali Mensah

Illustration : Lady M

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Abdallah : « La Ville de Tours, moi je l’aime beaucoup »

#EPJTMV [2/4] À 27 ans, le jeune étudiant tchadien arrivé en septembre 2020 sur le territoire français s’épanouit pleinement en Touraine. Nous sommes allés à sa rencontre pour échanger sur son intégration dans notre région. Rencontre avec un étudiant international – épisode 2.

Titulaire d’une Licence d’Histoire obtenue à l’université Adam Barka d’Abéché (Tchad) et en pleine rédaction d’un mémoire sur les relations franco-tchadiennes dans le domaine militaire, Abdallah Moussa Atitallah n’a pas hésité à quitter son pays natal pour s’envoler vers la France. Né en 1995 à Abéché, au Tchad, ce n’est qu’à 24 ans que le jeune Abdallah s’est installé en Touraine. Arrivé visa en poche, le 4 septembre 2020, en pleine pandémie de Covid-19, la mission s’annonçait périlleuse.

Premières semaines compliquées

Installé à la résidence du Crous de Grandmont, il rejoint dès la rentrée le Master de recherche en Histoire de la faculté d’Arts et Sciences Humaines des Tanneurs. « Le choix de venir étudier en France me semble tout à fait normal, nous explique Abdallah. Le français a une place prépondérante au Tchad et nous avons de nombreux accords et traités qui lient nos deux pays. »

Mais les premières semaines se sont vite compliquées pour l’étudiant. Malade, il est rapidement pris en charge par l’Institut régional pour la santé (IRSA) et le Centre de lutte anti-tuberculose (CLAT 37) avant d’être hospitalisé pendant un mois à l’hôpital Bretonneau.

Soutien étudiant

Face au pays champion des démarches administratives, Abdallah a réussi à s’en sortir. « Je suis quelqu’un de rationnel, qui aime discuter. Je suis venu d’un monde différent, avec une autre culture, mais je ne pouvais pas l’imposer aux Tourangeaux. » Grâce à cela, il s’est fait sa place auprès de ses pairs. Ses camarades l’ont rapidement aidé dans ses démarches avec la Faculté Arts et Sciences Humaines. Une université qui n’a plus de secret pour lui :

La technologie présente en France contraste avec les moyens plus limités dont il bénéficiait au Tchad. Les autres élèves ont également conseillé Abdallah afin qu’il soit affilié à la sécurité sociale et qu’il adhère à une complémentaire santé. S’il mentionne « une société qui ne [le] reconnaissait pas au départ », Abdallah se sent désormais pleinement intégré malgré les obstacles qui se sont dressés sur son chemin. Il peut également compter sur le soutien des étudiants et professeurs tchadiens avec qui il garde de très bons contacts.

Visa et titre de séjour

« Mon ambition finale, c’est d’être une personnalité de renommée à l’international. J’accorde également de l’importance au métier d’enseignant. La meilleure des choses, c’est de partager notre savoir et ce que chacun a d’unique. » Sa volonté d’échanger des connaissances et de rencontrer de nouvelles personnalités l’ont ainsi amené jusqu’en France : « Depuis toujours, mon ambition personnelle était de partir à l’étranger. »

Le Tchad bénéficiant de relations étroites avec la France, Abdallah n’a pas eu de difficultés à postuler dans les universités françaises via la plateforme Campus France. Il explique cependant qu’il n’a obtenu aucune aide financière, exceptée celle de sa famille. Contrairement à d’autres étudiants africains, comme ses amis gabonais qui bénéficient de bourses à l’intention de jeunes étrangers.

Titulaire d’un visa d’un an obtenu à l’automne 2020, Abdallah a renouvelé ce dernier afin de continuer ses études, son Master d’Histoire en poche. Une fois qu’il sera sur le marché du travail, il devra cependant faire une demande de titre de séjour afin de s’installer et de trouver un emploi sur le territoire français. Peu importe la prochaine destination qu’il choisira, Abdallah gardera toujours un très bon souvenir de  son passage en Touraine :

Texte : Florian Wozniak / journaliste en formation à l’EPJT

Crédit photo : Charles Bury / journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (1/4)

#EPJTMV Célibataires ou en couple, satisfaits ou égarés, amoureux ou déçus… Des étudiant(e)s se livrent sur leurs relations amoureuses. Ils et elles partagent leurs réflexions et anecdotes autour de ce sujet omniprésent dans leurs discussions. Découvrez cette web-série en quatre volets

Épisode 1 : Chloé, Leïla et Lila se questionnent.

« Je n’ai pas eu beaucoup de relations », plaisante Chloé, sur la terrasse de la fac des Tanneurs. Pendant qu’elle roule une cigarette, Leïla et Lila tentent de la surprendre, arrivant derrière elle en riant. Ses deux amies prennent la conversation en cours de route. « Ah c’est drôle, on était justement en train d’en parler sur le chemin ! », s’amuse Leïla. Les trois copines ont la vingtaine et font les mêmes études depuis deux ans. L’amour rythme leurs discussions. 

Leurs relations et leurs sexualités ne sont pas des tabous entre elles : « Ça ne fait que deux ans que l’on  se connaît et on en parle beaucoup, s’enthousiasme Lila, en regardant ses amies. Vous en savez plus que toutes mes autres potes. » Chloé acquiesce et ajoute : « Je pars du principe qu’il n’y pas de gêne. C’est quelque chose dont on doit parler. » Mais en famille, elles abordent peu ces sujets. C’est en se retrouvant qu’elles partagent leurs expériences et réfléchissent ensemble.

« Je ne prends pas les humains pour des chaussettes»

Contrairement à Chloé, Leïla et Lila sont plus ou moins engagées dans une relation. La première peine à décrire ce qu’elle vit depuis un an : « Si on me demande, je dis que c’est un plan cul mais en réalité ce n’est pas ça. C’est un ami que je valorise, que j’affectionne. » Leïla n’envisage pas de fréquenter quelqu’un sans lien ou proximité. « Je ne prends pas les humains pour des chaussettes. » C’est la première fois qu’elle expérimente ce genre de relation et pour elle, la communication est indispensable. «  C’est important de régulièrement mettre à jour les termes du contrat avec son partenaire », dit-elle en riant.

De son côté, Lila est en couple depuis sept mois. Avant de rencontrer son copain, elle est restée célibataire un an : « J’ai enchaîné les longues relations depuis le lycée. Ça m’a fait du bien de me retrouver seule », précise-t-elle. « Moi c’est tout l’opposé », rétorque Chloé. Très bien toute seule, elle ne recherche rien en particulier.

Pression amoureuse

Et pourtant, Chloé ressent de temps en temps une pression vis-à-vis de sa vie sentimentale. « Je me sens bien toute seule, mais parfois j’ai l’impression d’avoir besoin de quelqu’un… » Rare célibataire parmi ses amis, ce stress n’est pas évident à gérer. Leïla s’est quant à elle libérée du regard des autres. « Avec l’arrivée de la sexualité au lycée, j’ai ressenti une certaine pression à être en couple. À force, j’ai compris que ça ne me ressemblait pas de chercher quelqu’un. C’est comme si on avait envie de consommer de l’affection ! » 

Les trois amies reviennent sur leurs diverses expériences : elles ont grandi et la perception de leurs relations a évolué. Aujourd’hui, elles souhaitent garder leur indépendance. « Avec mon premier copain, on habitait ensemble et ça ne s’est pas très bien terminé », confie Lila. Elle souhaite maintenant vivre seule et voir son partenaire quand elle le désire. Soucieuse d’avoir du temps pour elle, Leïla conclut : « Si j’habite avec quelqu’un un jour, j’aimerais avoir ma propre chambre . »

Texte : Sarah Chevalier et Lilian Ripert, journalistes en formation à l’EPJT

Illustration : Coline Poiret et Lady M

 

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours – Lorenzo : « Ça passe ou ça casse »

#EPJTMV [1/4] Il parle anglais, français, créole haïtien et espagnol. Autant dire que Lorenzo Kavens Colin est un amoureux des langues. Né d’un père canadien et d’une mère haïtienne, l’étudiant de 21 ans a trouvé sa place dans la Ville de Tours, depuis son arrivée en 2020. Rencontre avec un étudiant international – épisode 1.

 

Regard rieur, tempérament insouciant et particulièrement éloquent, Lorenzo Kavens Colin n’a pas froid aux yeux. En troisième année, il suit une double licence de droit et de langues étrangères appliquées (LEA) et parle quotidiennement l’anglais à l’université. C’est ce goût pour l’étranger qui l’a poussé à quitter son pays d’origine, Haïti, en 2019.

Des anecdotes plein le sac

Lorenzo pose ses valises à Tours en août 2020 avec une idée en tête : se lancer dans le commerce international. « Je me dis toujours : ça passe ou ça casse. » Et justement, cette rentrée scolaire est restée gravée dans sa mémoire comme la fois où ce n’est pas passé :

Depuis, Lorenzo a pris ses marques à Tours. « Je suis déjà en troisième année, j’ai trop le seum (grande déception, NDLR) », lâche celui qui s’est laissé déborder par le temps et les « soirées entre potes ».

L’étudiant ne chôme pas. Pendant les vacances, il trouve toujours un job étudiant. « Quand il faut être sérieux, Lorenzo sait l’être. Et quand il faut rigoler, il sait aussi profiter », raconte son ami Adja Ba, qui l’a rencontré lors d’un contrat saisonnier au Burger King de Joué-lès-Tours. « C’est quelqu’un de simple qui ne se prend pas la tête », ajoute-t-elle.

En effet, la philosophie de Lorenzo peut se résumer ainsi :

Un grand orateur avide de connaissances

Après une première année en LEA à Strasbourg, Lorenzo est resté sur sa faim. Pendant le confinement, il s’est découvert un nouvel intérêt : « Je me suis pris d’amour pour le droit », déclare-t-il. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a rejoint la ville tourangelle dont l’université dispensait la double licence droit et LEA.

Avide de connaissances et jeune homme ambitieux, Lorenzo ne dirait pas non à une carrière politique. Un homme, récemment, l’a « captivé » : Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. « Il est comme un modèle pour moi, confesse Lorenzo. J’ai vu qu’il avait fait des études de droit et de sciences politiques… », s’interrompt-il en suggérant que c’est lui qui l’a inspiré dans son orientation.

Ce qu’aime Lorenzo, avant tout, c’est l’échange et l’art oratoire. Vice-secrétaire et membre actif de l’association Munto, il participe aux débats en anglais organisés par le collectif étudiant. En Haïti, il faisait déjà partie d’un groupe de débat nommé Fokal. Habitué à se prêter à l’exercice, il a même gagné le tournoi régional de débat à Jacmel, en Haïti, en avril 2018.

Le regard tourné vers l’international

Ces expériences l’ont amené, petit à petit, à vouloir travailler au contact de l’humain. « Avant, je voulais être psychologue parce que j’aime aider les gens. Mais ça ne me suffisait pas et sans passion, je n’aurais pas été un bon psychologue » Aujourd’hui, Lorenzo voit les choses en plus grand. Passionné par les sujets juridiques et internationaux, il rêve de travailler à l’ONU.

Insatiable voyageur, il aimerait continuer son voyage à travers le monde l’année prochaine. Pour choisir sa destination, il a sa méthode bien à lui : le quadrilingue ne choisit pas en fonction d’un territoire mais en fonction d’une langue à perfectionner. Cap sur un pays anglophone ou hispanophone.

Texte : Prunelle Menu, journaliste en formation à l’EPJT

Crédit Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

Actu37 : la « Place du Monstre » piétonne, un peu plus de verdure rue Nationale, un numéro spécial de tmv…

L’actu de la semaine et à venir en résumé ! On y parle des changements qui attendent la place du Grand-Marché, la rue Nationale, ainsi qu’une Nuit de solidarité et un numéro de tmv réalisé par les étudiant(e)s en journalisme de Tours.

Urbanisme
La « Place du Monstre » devient piétonne

Exit les voitures et les pots d’échappement ! Le maire de Tours, Emmanuel Denis, a annoncé que la place du Grand-Marché allait devenir piétonne. Seuls les riverains pourront y accéder (par borne), les livraisons seront également possibles. Oubliez donc la circulation rue Bretonneau et de Châteauneuf.

Celle qu’on appelle « place du Monstre » va également se faire un petit lifting, puisqu’elle sera revégétalisée avec des arbustes et des massifs de fleurs (entre temps, quatre arbres malades vont disparaître). Autre changement : des bancs seront installés et il devrait y avoir plus de place pour les terrasses.

Les travaux doivent commencer dans quelques jours et devraient être terminés entièrement cet été. Coût de la transformation ? 1,8 million d’euros pris en charge par Tours Métropole.

Tours
Le « Monstre » s’en va… (pour mieux revenir)

Désolé, fausse frayeur pour celles et ceux qui continuent de détester cette statue ! Le fameux Monstre de la place du Grand-Marché va disparaître certes, mais quelque temps seulement. L’œuvre de Xavier Veillhan (inaugurée en 2004 (pour votre coup de vieux) va effectivement quitter le paysage pour se refaire une petite beauté. Le Monstre reviendra quand il sera plus propre.

La mairie a déjà annoncé qu’on pourrait suivre ses aventures durant son absence. Ouf.

Rue Nationale
Un peu de verdure

On ne va pas se mentir, le haut de la Rue Nationale est très… minérale, dirons-nous. Pour changer la donne, la municipalité a annoncé que des arbres y seraient plantés fin janvier, notamment le long des hôtels Hilton.

Solidarité
Une nuit pour les SDF

Jeudi 20 janvier, des agents de la Ville et des bénévoles vont aller parler aux personnes sans domicile fixe (SDF) à Tours pour les recenser. Un questionnaire sera aussi établi lors de cette « Nuit de la solidarité », pour comprendre leur situation et engager un travail de réflexion sur leurs attentes.

Médias
Un numéro de Tmv fait par les étudiant(e)s

Vous commencez à avoir l’habitude : chaque année, la rédaction de tmv s’acoquine avec l’EPJT, l’école de journalisme tourangelle. Les étudiant(e)s de la promo ont ainsi la main sur le journal et le réalisent entièrement, de A à Z.

Rebelote pour 2022 ! Le numéro qui paraîtra le 26 janvier sera intégralement écrit par une quinzaine d’étudiant(e)s en journalisme. Et cette semaine, des articles seront déjà proposés sur notre site tmvtours.fr On les laisse faire, nous on part se reposer aux Seychelles. Bisou !


Texte : Aurélien Germain / Photo d’ouverture : NR Olivier Pirot / Photo restructuration place du Grand-Marché : Ville de Tours

Justine Dubourg, cheffe d’entreprise engagée et présidente de Touraine Women

#VisMaVille Justine Dubourg est consultante en stratégie d’entreprise. Avec son incubateur d’entreprises José.e, elle aide les projets positifs et les femmes à émerger dans l’économie tourangelle.

La jeune cheffe d’entreprise reçoit dans un lieu à son image : moderne et chaleureux. Dans les salles de réunion de l’Étape 84, l’auberge de jeunesse new style de l’avenue Grammont de Tours ou bien au café Concer’thé près de la gare, elle aime donner rendez-vous à ses clients.

Ce jour-là, c’est le premier contact avec Matthieu qui souhaite se lancer dans un projet d’écotourisme. Ensemble, ils débroussaillent le projet, Justine lui prodigue ses conseils, ses pistes, les financements à aller chercher, les acteurs du territoire à rencontrer.

Comment définit-elle son métier ? « Je suis consultante en stratégie d’entreprise. J’accompagne les porteurs de projets de création d’entreprise, les aide sur le côté entreprenariat et communication. Je donne aux clients une méthode, une structure et surtout de la confiance. »

Créée cette année, sa petite entreprise nommée José.e se distingue par sa sélectivité. Tous ses clients qu’elle appelle « entrepreneur.e.s colibris » font leur part dans la société en ayant une résonance positive et écoresponsable sur le territoire. « Si je fais ce métier, c’est avant tout parce que je crois qu’on peut changer le monde par l’entreprise. Si les gens viennent me présenter des projets uniquement pour faire du cash, c’est non. »

Elle accompagne ainsi pas mal de reconversions professionnelles, des projets d’entreprises qui ont du sens telle une création d’épicerie en vrac ou de cosmétiques 100 % locales. Justine Dubourg n’a pas toujours baigné dans le monde de l’entreprise, ses parents étaient dans l’Éducation nationale. Mais elle s’y sent comme un poisson dans l’eau pour peu que l’humain y prime.

Son côté créatif et innovant, elle a commencé à le développer, à la fin de ses études supérieures, avec Régine Charvet-Pello chez RCP Design, une femme qu’elle admire. « Un modèle, j’ai beaucoup appris avec elle. »

Très vite, à 26 ans, elle monte sa première entreprise dans le consulting, formant 600 personnes à savoir parler vite et bien de leur entreprise. Elle prend conscience que des hommes en cravate sont plutôt attendus à ce poste. À 32 ans, Justine Dubourg s’est trouvé une voie, peut-être l’engagement d’une vie : présidente de Touraine Women(*), elle milite pour l’égalité entre les femmes et les hommes au travail. À côté de son activité de consulting, elle est en train de développer toute une expertise sur l’égalité au travail, qu’elle nourrit ardemment de lectures, podcasts, recherches. Déterminée, engagée, la jeune femme ne lâchera pas son combat féministe dans l’entreprise et rêve de « changer le monde ».

Texte et photos : Aurélie Dunouau


(*) Créée en 2020, l’association Touraine women vise à favoriser la visibilité des femmes dans l’économie tourangelle et sensibiliser à l’entrepreneuriat au féminin. Elle part du constat que les femmes ne sont pas suffisamment mises en valeur sur la scène économique tourangelle => www.helloasso.com/ associations/ touraine-women

En forme pour 2022 ? Faites le quiz tmv pour le savoir et gagner un lot bien-être !

A gagner ? Un bon massage, une séance de cryothérapie et un panier gourmand !

Après les fêtes, vous êtes en forme… de chamallow. La faute aux repas copieux et aux chocolats du calendrier de l’Avent, qui font du mal après quand on monte sur la balance. Et comme vous aimez les traditions, vous avez pris des bonnes résolutions. Mais par où commencer pour pouvoir les tenir ?

Découvrez-le en répondant à notre test conçu par nos éminents spécialistes, experts du tiercé canapé-télé-TMV qui nous ravit l’intellect mais nous ramollit les mollets. Sympas comme on est, on vous fait même gagner de chouettes lots si vous faites notre quiz !

A gagner :

  • Un panier gourmand d’une valeur de 100 € (offert par Coop Nature)
  • Une séance de cryothérapie (offerte par Centre One)
  • Une heure de massage à l’huile chaude (offerte par Ban thaï)

Retrouvez notre quiz et les conditions de participation dans le n°402 du 12 janvier 2022 ou en version numérique dans notre rubrique HEBDO PDF (en cliquant ici !)

Reprise du sport pour la nouvelle année : les bons conseils d’un coach

Prenant son courage à deux mains, l’équipe TMV va se remettre au sport. Et pour nous aider à nous lancer, et surtout à ne pas lâcher, nous avons rencontré le coach sportif Alexandre Diliakou.

Pas de surprise, nous faisons partie de la cohorte de motivés par des bonnes résolutions prises un verre de Vouvray à la main le soir du réveillon : « Janvier est une période de rush, mais ça commence de plus en plus tôt ! explique le coach Alexandre Diliakou. Je me glisse même au pied du sapin depuis deux ou trois ans ».

Attention ! N’attendez pas que le jeune homme soit physiquement sous les guirlandes : entendez par là que les cadeaux de Noël incluent désormais des forfaits de remise en forme. Message subliminal à l’adresse de Doudou et sa bedaine ? Ou réponse à un souhait que vous transformez en réalité ?

« Il faut y aller doucement »

En tout cas, les bonnes résolutions arrivent avant même les repas gargantuesques des fêtes. Mais comment faire pour qu’elles durent dans le temps ? « Si vous vous remettez au sport après une longue période d’inactivité, il faut y aller doucement ! On a parfois le réflexe d’en faire un maximum dès la première semaine, ce qui entraine une grosse fatigue, des courbatures… Des sensations pas agréables qui peuvent nous dégoûter de continuer. Il faut donc y aller en douceur. Je recommande de débuter avec une séance par semaine pendant un mois, puis on en ajoute une deuxième ensuite, voire une troisième au bout de trois mois. Le tout est de créer une habitude, avec une séance à jour et heure fixes. En général si on fait 4 séances, c’est bon, on tiendra sur la durée ! ».

Pour nous, ce sera le lundi soir, quand TMV est parti à l’imprimerie. Et on commence par quoi ? « Pour une reprise, on va chercher à améliorer la condition physique générale. Donc on travaillera aussi bien le cardio que le renforcement musculaire ou la souplesse, en variant les disciplines ». Ok. Reste une question délicate : le prix. Une séance individuelle avec un coach sportif, c’est 25 € à 60 € de l’heure. Une salle de fitness, c’est un forfait mensuel oscillant d’une trentaine d’euros à une soixantaine…

« Il faut surtout aller là où il y aura quelqu’un pour vous suivre. Chaque personne est différente, donc suivre une séance standard sur internet ou seul(e) dans une salle n’est pas forcément adapté à votre corps et vos besoins. En plus des coachs et des salles de fitness avec profs, pensez aussi aux associations, à des tarifs plus abordables ». Bilan : plus d’excuses pour ne pas s’y (re)mettre !

Texte : Maud Martinez / Photo d’illustration :  ©andrej Podobedov – Pixabay

Bientôt une ligne de train entre l’Atlantique et la Suisse, en passant par Tours ?

La société coopérative Railcoop a obtenu l’autorisation d’exploiter une ligne ferroviaire reliant Le Croisic à Bâle, en Suisse, en passant notamment par Tours. Mais il va falloir patienter…

Les faits

Ouverture du transport ferroviaire à la concurrence oblige, Railcoop a décidé d’entrer dans le jeu également. Cette société dite coopérative envisage de lancer quelques lignes voyageurs en France, notamment une qui relierait Le Croisic à Bâle, en Suisse, en passant par Tours. La Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Railcoop vient d’obtenir l’autorisation de l’Autorité de régulation des transports (ART).

La ligne proposerait ainsi deux allers-retours quotidiens, sans passer par Paris donc. Mais n’espérez pas un temps de trajet aussi rapide qu’un TGV ! Il faudrait 11 h 13 pour relier Le Croisic à son terminus suisse. La ligne s’arrêterait dans plusieurs gares d’Indre-et-Loire, comme Langeais, Tours, Bléré et Chenonceaux.

« L’offre projetée aura une capacité de 356 sièges (unités multiples) pour chaque circulation par le biais de rames X72 500 rénovées », est-il également écrit. Dans son rapport, l’ART précise que « la date envisagée » par Railcoop pour mettre en exploitation cette ligne serait « le 11 décembre 2022 ». Oui, mais…

Le point de vue

Sur Twitter, la municipalité de Tours s’en est réjouie : « Vous pourrez bientôt aller en Suisse depuis Tours en train (…) à partir de décembre 2022. »

Un enthousiasme qu’il convient de modérer. Car si l’annonce en tant que telle est évidemment intéressante (bon nombre de voyageurs n’ont pas forcément envie de passer par Paris pour ce genre de trajet), il faut toutefois la relativiser. En effet, si Railcoop envisage bien une mise en exploitation en décembre 2022, ainsi qu’il est indiqué sur le rapport de l’ART, la société coopérative reste une structure naissante. Il faut donc, aussi, acheter le matériel et embaucher du personnel.

Reste, également, à ne pas se précipiter. À ce titre, Ludovic Grandjacques, chargé du processus capacitaire chez Railcoop, indiquait début janvier dans les colonnes de nos confrères de Ouest France que Railcoop se « concentrait sur l’ouverture de notre ligne Bordeaux-Lyon fin 2022 ». Ajoutant : « Nous développerons les autres lignes progressivement à partir de 2024. »

Au final, la ligne Le Croisic-Bâle par Tours pourrait ne devenir réalité qu’en 2026.

Aurélien Germain

Actu37 : inclusion sociale à l’Heure Tranquille, cyberattaque et démographie

L’actu de la semaine en résumé, c’est par ici : L’Heure Tranquille agit pour les personnes atteintes de trouble autistique, quelles sont les suites de la cyberattaque du Pôle santé ? Et du nouveau côté démographie et tri des déchets.

HEURE TRANQUILLE
Inclusion sociale

Le centre commercial L’Heure tranquille met en place une action solidaire pour l’inclusion sociale des personnes atteintes de handicap. Ceci, dans le but « d’accueillir dans les meilleures conditions possibles les personnes atteintes de misophonie (une forte aversion aux sons et aux bruits – NDLR) ou de trouble autistique », est-il annoncé dans un communiqué.

Ces « heures silencieuses » se dérouleront tous les mardis de 14 h à 16 h. La musique de la galerie commerciale sera ainsi éteinte durant cette plage horaire. Trente-quatre enseignes participeront à cette action, comme Monoprix, Sephora, Bleu Libellule, ou encore Eat Salad.

PÔLE DE SANTÉ
Cyberattaque

Une attaque informatique visant le Pôle de santé Vinci, à Chambray-lès-Tours, a fortement perturbé ses activités. Cette cyberattaque a eu lieu dans la nuit du 6 au 7 janvier, entraînant la déprogrammation de plusieurs opérations chirurgicales. Lundi 10 janvier, des perturbations étaient encore en cours et l’on estimait que la situation n’allait pas revenir à la normale avant plusieurs jours. L’établissement hospitalier a déposé plainte.

Une équipe de policiers de Paris, spécialisée dans les attaques informatiques dites « malveillantes », est venue à la clinique. Les données sont en cours de traitement par une société spécialisée.

TRI
Du changement

C’est fait ! Depuis 1er janvier, les habitant(e)s de Tours Métropole peuvent en mettre davantage dans leur poubelle de tri sélectif (bac jaune). Désormais, vous pouvez également y glisser les pots de yaourt, les emballages plastique, les sachets, les films, ou encore les barquettes qui, jusque là, devaient être déposés dans les sacs de déchets ménagers.

Cet élargissement de la collecte devrait permettre de gagner environ 1 200 tonnes de déchets pour 2022. Un procédé qui pourrait aussi rapporter à la collectivité 400 000 euros cette année. De quoi éviter une hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ?

DÉMOGRAPHIE
Y a du monde !

La Ville de Tours continue de gagner des habitants. La population tourangelle s’établit à 137 087 habitants aujourd’hui, ce qui correspond à une hausse de 1,7 % comparé à 2013. Si la population a tendance à stagner à l’échelle de la Région, Tours a gagné 2 300 habitants entre 2013 et 2019.

Mais ailleurs dans le département, les autres communes continuent de grandir également : Joué-lès-Tours (38 444 contre 37 703), Saint-Pierre-des-Corps (15 967 contre 15 404), Chambray-lès- Tours (11 880 contre 10 881). Ailleurs, aux alentours, Orléans et Angers ont aussi gagné des habitants (+1,6 % et +3,8 %) ; Le Mans en a perdu (-0,3%).

Festival Désir… Désirs : un teaser, un tas d’événements et un paquet d’invité(e)s

Le festival tourangeau qui aborde les thématiques LGBTQ+, des désirs et la question du genre, revient pour sa 29e édition. Rendez-vous du 19 au 25 janvier !

C’est un événement culturel incontournable à Tours : du 19 au 25 janvier 2022, le festival de cinéma (mais pas que !) Désir… Désirs reviendra pour fêter sa 29e édition.

Considéré comme essentiellement LGBTQ+, Désir… Désirs aborde les thématiques liées aux désirs et à l’identité de genre. Il est d’ailleurs le plus ancien festival de cinéma de France dédié à ces thèmes.

Films, expos, événements

Ainsi, pendant une  semaine, les cinémas Studio de Tours, en lien avec les acteurs culturels, institutionnels et associatifs du département, vont proposer une trentaine d’événements. Et il y a de quoi se mettre sous la dent ! Le festival va notamment proposer un voyage dans « le cinéma de genre à travers le focus divinement affreux : Freaks ». La place des minorités dans le cinéma d’horreur sera également abordée lors d’une conférence, avant de  s’enjailler sur Francky Gogo et Britney Witch (rendez-vous au Temps Machine pour cela), ou encore en découvrant l’univers de Bertrand Mandico (son « After Blue » en avant-première, oui oui !).

Pour le reste, on devrait se délecter de l’inédit Los Fuertes, des avant-premières « UltraViolette & le gang des cracheuses de sang » et « A nos enfants » et de la projection du Rocky Horror Picture Show ! Sans oublier des events hors les murs, entre des expos au CCCOD, du théâtre à Notre Dame d’Oé et une soirée Queens à Saint-Pierre-des-Corps.

Des invité(e)s de choix

Une grosse quinzaine d’invité(e)s sont au programme de Désir… Désirs. Outre Mandico, donc, citons également l’artiste Sarah Al Atassi, le réalisateur Claus Drexel, Julie Bonhommet (docteure à l’Université de Tours) ou encore le professeur David Roche et la comédienne Maria de Medeiros.

Reste plus qu’à attendre patiemment le 19 janvier, en zieutant le teaser réalisé pour le festival. Histoire de faire monter le désir…

> Désir… Désirs, du 19 au 25 janvier 2022, notamment aux cinémas Studio. Tarifs, horaires et programmation complète sur https://www.festival-desirdesirs.com/

 

Un centre de vaccination « de grande capacité » au Parc des expositions en janvier

La Préfecture annonce le renforcement de la campagne de rappel pour les adultes. Le Hall A du Parc des expositions se transformera en centre de vaccination géant.

Dans les prochains jours, de nombreux pass sanitaires (le futur pass vaccinal espéré par le gouvernement) ne seront plus valides. Comme l’avait annoncé la Préfecture d’Indre-et-Loire mi-décembre, un « centre de vaccination de grande capacité » ouvrira ses portes du 4 au 29 janvier prochains.

Pour cela, il faudra se rendre dans le Hall A du Parc des expositions de Tours. Il remplacera celui de Joué-lès-Tours qui va fermer ses portes pendant cette période.

14 000 rendez-vous par semaine

« Ce mégacentre, porté par la CPTS O’TOURS et soutenu par la ville de Tours, la métropole, le SDIS, le CHRU et les services de l’Etat, est armé pour proposer 14 000 rendez-vous hebdomadaires », indiquent les services préfectoraux.

Il sera ouvert du lundi au samedi, de 9 h à 19 h. Près de 2500 patients par jour sont espérés.

« Le centre du Parc des expositions sera doté des trois types de vaccins utilisés dans cette nouvelle phase de la campagne : Pfizer pédiatrique, Pfizer adulte et Moderna adulte. Des files dédiées et une prise de rendez-vous spécifique pour chaque catégorie de population éligible seront mises en place.  » Des rendez-vous ont déjà été ajoutés sur le site ViteMaDose.

Pour rappel, le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran a indiqué dans une interview au JDD qu’il faudrait effectuer sa dose de rappel au bout de 4 mois et non plus 7 après sa deuxième dose pour conserver un pass valable.

Tmv spécial « kids & family » : notre petit guide pour parents et enfants

Dernier numéro de l’année et numéro spécial pour tmv. On vous propose un tas de bons plans qui serviront aux petits comme aux grands.

En cette fin d’année 2021, la rédaction de tmv a voulu offrir un numéro un peu particulier, un numéro spécial « kids & family », véritable guide pour les parents et les enfants, à Tours et aux alentours.

Retrouvez nos différentes rubriques : bien grandir, loisirs, sports, mode-déco-tendance et sortir en famille, avec les bonnes adresses tourangelles et des bons plans.

Pour découvrir notre n°401, filez télécharger notre numéro dans l’espace « l’hebdo en PDF » ou directement en CLIQUANT ICI ! 

 

Bientôt une nouvelle salle de sport pour les clubs tourangeaux ?

Frédéric Augis, le président de Tours Métropole, souhaite s’emparer de la question d’une nouvelle « vraie » salle dont bénéficieraient les clubs de sports de haut niveau.

Le débat sur la nécessité d’une nouvelle grande salle pour les événements sportifs de la ville a été relancé la semaine dernière, suite à une interview accordée par Frédéric Augis, président de la Métropole, à nos confrères de La Nouvelle République.

Au cours de cet entretien, Frédéric Augis a déclaré travailler sur le sujet avec la ville. Il a également donné sa vision du projet. « Je pense qu’il faut une grande salle multimodale (une salle modulaire). Mais le parquet de match n’est pas le parquet d’entraînement. Il faut changer ce prisme. Je n’ai jamais vu un club NBA s’entraîner sur son parquet de match. Que Monconseil soit très bien pour l’entraînement, c’est très bien. Qu’à un moment donné, on trouve une salle pour eux, oui ! Pareil pour le volley. Il va falloir changer la façon de faire : que des équipements soient faits pour l’entraînement et qu’il y ait une salle de match. »

Le débat est lancé

L’idée serait donc d’offrir une grande salle à l’agglomération, que les équipes fanions pourraient utiliser de façon partagée, tandis que chacune disposerait d’une salle dédiée pour ses entraînements. Le président de l’agglomération a souligné qu’il ne souhaitait pas imposer cette solution. Le débat, quoiqu’il en soit, est lancé, sachant que le Palais des sports, adapté en termes de capacité, est handicapé par son ancienneté et la halle Monconseil bien trop petite pour une équipe du TMB en pleine ascension.

Si les intérêts et les vues des uns et des autres seront sans doute compliquées à mettre en adéquation, le sujet, au moins, est posé de façon claire et concrète. C’est déjà ça…

M.P. / Photo : NR – Julien Pruvost

Aurélie Blanchard, le « couteau suisse » du Musée du compagnonnage

#VisMaVille Aurélie Blanchard est médiatrice pédagogique au Musée du compagnonnage. Polyvalente, elle s’occupe entre autres de dévoiler les trésors du musée aux yeux des enfants.

 

Comme soutenu par l’église Saint-Julien, le Musée du compagnonnage et sa magnifique charpente en forme de coque de navire inversée nous invite chaque fois à un fabuleux voyage à travers les créations des compagnons de France. Depuis 1968, il abrite près de 4 000 de leurs œuvres. Chaque jour, Aurélie Blanchard les observe, les interroge, pour en dévoiler leurs secrets aux enfants.

Depuis près de quinze ans, la médiatrice pédagogique propose aux tout-petits comme aux adolescents des animations et visites sur-mesure. « J’ai été embauchée en tant qu’agent d’accueil mais j’ai très vite évolué. Ici, chacun va vers ce qui l’attire. »

Et pour Aurélie Blanchard, qui a étudié les services aux personnes puis obtenu un BTS gestion d’animation de projets, ce n’est pas un hasard si elle souhaitait d’abord travailler dans des crèches et s’est finalement retrouvée, quelques années plus tard, à proposer au musée les premières visites pour les tout-petits. Ce sont ses chouchous avec les ados de 14 à 16 ans en recherche d’orientation, très curieux.

« Je m’adapte au public. Pour les 7-10 ans, nous proposons des thématiques, sur les voyages, les blasons, pour qu’ils comprennent ce qu’est le compagnonnage, les métiers manuels, les différentes matières premières utilisées…. Pour les 2 ans, ce sera différent, avec des chansons autour des animaux présents au musée, comme le cerf en pièce forgé et le petit escargot. »

Et Aurélie chante avec eux de bon cœur. À partir de 10 ans, un jeu de Cluedo est proposé aux familles, où chaque participant joue un personnage à travers les pièces du musée, les outils se transformant en armes du jeu. « Nous le reproduirons en 2022, C’est une animation qui plaît beaucoup », confirme Aurélie Blanchard.

Pendant les vacances de Noël, il s’agira de chercher l’intrus dans les vitrines, une quinzaine s’y sont glissés. Le renouvellement et la créativité rythment la vie du musée. Aurélie Blanchard cherche sans cesse de nouvelles idées pour concevoir ses expositions, avec ses collègues. Ils sont huit agents comme elle à animer le musée.

Car au Musée du compagnonnage, les petits effectifs obligent à la polyvalence. « Je m’occupe de l’accueil, de la surveillance des salles, des animations pour tous les publics. Ici, on m’appelle le couteau suisse du musée », rigole cette Bourguignonne d’origine qui ne se lasse pas d’admirer sur son œuvre favorite : les hospices de Beaune, réalisés en pâtes à nouilles.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Actu 37 : dépistage Covid le dimanche, du nouveau dans le tri des déchets, un chantier SNCF et des nouvelles du tram

L’actu de la semaine en résumé, c’est par ici ! Du nouveau pour le tramway, les tests Covid, mais aussi un chantier qui s’annonce important sur la ligne Tours-Vierzon.

Covid
Test le dimanche

Fermé au mois d’octobre, le centre de dépistage du Palais des sports a finalement rouvert ses portes le 7 décembre dernier. Et il a été décidé qu’il serait également ouvert chaque dimanche pendant le mois de décembre, de 9 h à 14 h. Géré par le laboratoire Cerballiance, il accueille les Tourangelles et les Tourangeaux sans rendez-vous pour effectuer un test. Pour rappel, ces derniers sont maintenant payants (22 € l’antigénique, 44 € le PCR) s’ils ne sont pas médicalement justifiés ou pour les non vacciné( e)s.

En Indre-et-Loire, le taux d’incidence dépassait les 340 cas pour 100 000 habitants le 10 décembre.

Déchets
Nouveau tri

Changement à prévoir le 1er janvier prochain ! À cette date, les habitant(e)s de Tours Métropole pourront jeter dans la poubelle jaune les emballages et papiers recyclables (barquettes, pots de yaourt, films plastiques, paquets de pâtes, barquettes de viande…). De nouvelles consignes de tri qui permettront de valoriser 4 kg de déchets supplémentaires par an et par habitant.

Des règles simplifiées qui concerneront les 22 communes de la Métropole. « Sont exclus tous les objets en plastique, les textiles, les jouets, les piles, les ampoules, etc. », prévient tout de même Tours Métropole, précisant de faire « attention aux erreurs ».

Tours-Vierzon
Chantier SNCF

A partir du 27 juin 2022, SNCF réseau engagera des travaux de renouvellement des voies sur la ligne Tours-Vierzon, plus précisément sur le tronçon Méry-sur-Cher reliant Bléré. Ce chantier, estimé à 93 millions d’euros, durera cinq mois. La ligne restera fermée entre Vierzon et Saint-Aignan jusqu’à la fin septembre 2022. Elle le sera ensuite entre Saint-Aignan et Bléré, à partir de la fin du mois d’août. Fin septembre, les travaux se feront de nuit. Les trains voyageurs circuleront entre Bléré et Saint-Pierre-des-Corps.

Cette voie vieillissante fêtera ses 58 ans l’an prochain, la moyenne d’âge des voies SNCF étant de 30 ans.

Tramway
Vue sur 2025

Il y a quelques semaines, un rapport rendu public indiquait que le chantier de la future ligne de tramway abîmerait 30 % des arbres du boulevard Béranger. Dans une interview à La Nouvelle République, le président de Tours Métropole, Frédéric Augis, s’est dit ennuyé et a précisé que « ces études sur les risques racinaires sont plus compliquées qu’on aurait pu l’imaginer ».

Mais, arguant que « la meilleure option, c’est de passer par Béranger », M.Augis a toutefois garanti la mise en service de la deuxième ligne pour le deuxième semestre 2025. Selon lui, le calendrier sera tenu : « Deux mois de retard, ça ne m’inquiète pas. »

Une nouvelle ère pour le CCNT

Les élu(e)s de Tours Métropole ont voté une subvention de 3,7 millions d’euros pour le futur chantier du Centre chorégraphique national de Tours. La structure sera-t-elle reconnue d’intérêt métropolitain ?

Les faits

Les travaux au CCNT, le Centre chorégraphique national de Tours, doivent commencer en avril prochain, pour une livraison à l’été 2023. Mais en attendant, c’est la question de la future répartition des charges de fonctionnement qui a récemment été abordée lors du conseil de Tours Métropole.

Les élu(e)s ont ainsi voté une subvention de 3,7 millions d’euros pour ce projet estimé à une quinzaine de millions d’euros. Un geste fort de la part des élu(e)s qui réclament la reconnaissance de l’intérêt métropolitain du CCNT, une question notamment soulevée en conseil par Christophe Dupin, adjoint à la Ville de Tours délégué à la culture et à l’éducation populaire.

Les enjeux

Reconnaître l’intérêt métropolitain du CCNT permettrait à la Ville de Tours de recevoir des aides de Tours Métropole, donc, pour les charges. Un sujet qui revient régulièrement depuis plusieurs années.

Frédéric Augis, le président, n’a pas fermé la porte à cette future prise en charge. Mais il a rappelé qu’il faudrait d’abord faire en sorte que ces coûts de fonctionnement soient stabilisés. Quand cela le sera « pendant un ou deux ans, on pourra envisager le transfert et ce sera gagnant-gagnant », a précisé Frédéric Augis.

Un CCNT tout neuf

Confié à l’architecte Lina Ghotmeh, le projet du « nouveau » CCNT prévoit un équipement à 450 places (actuellement, la capacité d’accueil n’est que de 136 places), un grand studio de 150 places, des loges pour les artistes, mais aussi un studio pédagogique pour les résidences.

Un chantier à 15,6 millions d’euros au final ; l’enveloppe de base ayant connu une augmentation de 2,3 millions d’euros supplémentaires en février dernier, en raison de l’avis contraire de l’architecte des Bâtiments de France concernant la paroi en briques. Le CCNT nouvelle version verra le jour dans le quartier des Casernes Beaumont- Chauveau.

Texte : Aurélien Germain / Photo : Un aperçu du projet du futur CCNT, à Tours. (Photo © Visuel Lina Ghotmeh – Architecture)

Yzeures ‘N’ Rock : Damso, Debout sur le zinc et Damian « Jr Gong » Marley annoncés au festival

Le festival Yzeures ‘N’ Rock vient de dévoiler ses premiers noms…

Et hop, début de programmation pour Yzeures ‘N’ Rock ! Le festival vient en effet d’annoncer les premiers noms qui constitueraient son affiche, lors de l’édition des 5, 6 et 7 août 2022.

Il s’agit de :

  • Damian « Jr Gong » Marley

C’est une exclu. « Ce chanteur, producteur, auteur-compositeur et musicien est l’artiste reggae le plus populaire au monde depuis plus de 15 ans, porté par son hit « Welcome to Jamrock », précisent les organisateurs.

  • Damso

« C’est l’artiste plus écouté avec son album « QALF Infinity » en France sur
Spotify en 2021 ! »

  • Debout sur le Zinc 

Vingt-ans de longévité pour le groupe qui aura, sous le coude, un dixième album à promouvoir.

Le reste de la programmation sera annoncée début 2022. La billetterie ouvrira le 13 décembre. 200 pass week-end seront mis en vente à un prix unique pour Noël. « Les premiers arrivés (ou les plus chanceux) sont les premiers servis », annonce Yzeures.

Festival : Prix : 1 jour : 32 € / 2 jours : 54 € / 3 jours : 78 €
Ouverture de la billetterie : 13 décembre 2022
Prochaine annonce de la programmation : Janvier 2022

 

PNL, Martin Solveig, Deluxe… Terres du Son dévoile ses premiers noms

De gros noms sont déjà programmés. Ouverture de la billetterie le 14 décembre !

Ce jeudi, le festival Terres du Son a fait un petit (gros) cadeaux à son public : l’organisation a annoncé les premiers noms qui composeront son affiche.
Du 8 au 10 juillet 2022, on retrouvera donc :
– PNL
– Juliette Armanet
– Deluxe
– Martin Solveig
– Kungs
 » Ça promet d’être monumental ! », lance le festival. Il se tiendra, comme à son habitude, à Monts.
La billetterie ouvrira le mardi 14 décembre à midi.
Pass 1 jour, 2 jours et 3 jours en vente exclusivement sur www.terresduson.com.
Une offre exclusive de Noël sera mise en vente mardi, dans la limite des stocks disponibles : Pass 3 jours à 75€ (hors frais de location).

Retrouvez notre numéro 400, édition spéciale de tmv dès le 8 décembre

Tmv fête ses 10 ans et son 400eme numéro !

Et deee… 400 ! Vos petites mimines tiennent en ce moment même le 400e numéro de tmv. Pour nous, osons le dire, c’est une petite fierté. Depuis le 9 mars 2011, toute l’équipe essaye, chaque mercredi, de vous apporter votre dose d’info locale, teintée de bonne humeur et de découvertes.

Alors certes, les derniers temps ne furent pas si faciles. Les premiers mois de la pandémie nous ont forcés à stopper notre parution pendant un temps. On avait le cœur serré, à tmv. Puis la machine s’est remise à tourner. Et aujourd’hui, mercredi 8 décembre 2021, voilà un numéro anniversaire, notre 400e bébé (oui, on est assez prolifique…).

Pour fêter ça, la rédac a convoqué un grand nombre des figures qui ont marqué et fait la Touraine, qui sont passées dans nos pages. Il y en a eu évidemment d’autres, ceci n’est pas un annuaire géant un peu ronflant. Mais nous avons essayé de vous donner un chouette aperçu de ces récentes années.

Merci à vous, lectrices et lecteurs, merci aux partenaires et annonceurs, merci aux fidèles ou à celles et ceux de passage, merci de nous faire confiance depuis dix ans. Cœur avec les doigts.

La rédaction


RETROUVEZ NOTRE N°400 EN TELECHARGEMENT EN CLIQUANT JUSTE ICI !

(ou partout en ville toute cette semaine)

Noël au pays des châteaux : nos 7 bonnes idées de sorties pour les fêtes

Depuis quelques années, Noël s’invite dans les châteaux de la Loire. Décors merveilleux, lumières inédites, animations… Il n’y a sans doute pas de meilleur moyen d’entrer de plain-pied dans la magie de la fête. Voici une petite sélection de sorties familiales à glisser dans vos journées de décembre…

CUISINER AVEC DAME BERTILLE

C’est l’esprit familier du lieu. Dame Bertille, la cuisinière du château d’Azay-le-Rideau, nous conduit dans les coulisses du château et elle nous parle des goûts et des gourmandises qui ont bien évolué avec les époques. À voir aussi, une très belle exposition de plats gastronomiques réalisés en papier mâché par la plasticienne et cuisinière Véronique Chauvet, qui investit et montre sous un nouveau jour toutes les salles du château.

Les secrets de la gastronomie du XIXe siècle, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 11 h (également, le mardi 21 décembre, à 17 h). Durée : 1 h. Tarifs : 13 € (enfants : 8 €). Visites gourmandes à travers l’évolution du goût et des gourmandises, du 20 au 30 décembre, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 15 h. Durée : 1 h 30. Tarifs : 14,50 € (enfants : 8 €).


COPIER À LANGEAIS

Nous voici invités dans l’atelier du copiste du château de Langeais. L’univers de la calligraphie est passionnant… Et, guidés par le maître, nous allons réaliser notre carte de vœux personnalisée. Le château propose aussi une balade contée pour les enfants, menée par une comédienne et des illuminations et décorations dans toutes les salles.

L’atelier du copiste, du 21 au 30 décembre, du mardi au jeudi, de 11 h à 14 h et de 15 h à 16 h. Sur réservation, à partir de 7 ans. Balade contée, du 26 au 28 décembre, à 11 h 30, 14 h 30 et 15 h 30. Egalement visite nocturne, le 30 décembre, de 17 h à 20 h.


RENCONTRER LE PÈRE FOUETTARD

C’est qui, en fait le Père Noël et d’où vient-il ? Qui sont ses cousins Saint-Nicolas et Père Fouettard ? Réponse avec l’exposition « Mythes et légendes de Noël », à la forteresse de Chinon. Pendant les vacances scolaires, il y a un atelier contes pour les enfants, tous les jours, à 11 h et une visite guidée de Noël, à 15 h.

Nocturne le 23 décembre, de 17 h à 21 h.

(Photo Christophe Raimbault CD37)

FAIRE LES CONTES À LOCHES

La cité royale de Loches propose de redécouvrir le conte musical de « Pierre et le Loup », de Prokofiev. Une exposition interactive permet de découvrir ce qui se cache derrière chaque instrument.

Lecture du conte, tous les dimanches, du 5 décembre au 2 janvier et les jeudis 23 et 30 décembre, à 11 h et 14 h 30. Nocturne le 29 décembre, de 17 h à 21 h.


VOIR LA NATURE À VILLANDRY

Un Noël en famille, au château de Villandry, avec la nature et les jardins qui s’invitent dans toutes les pièces, voilà ce que vous propose le château (et les jardins) de Villandry cette année. Des fenêtres du château, on redécouvre les jardins, dans le costume d’hiver.

Nocturne le 28 décembre, jusqu’à 20 h.


VOIR NOËL EN BLANC

Les magnifiques salles du château d’Amboise se parent de blanc, dans une scénographie enneigée totalement inédite. Le blanc, c’est la couleur de l’hiver, mais aussi le symbole de la royauté. Une magnifique mise en scène par l’artiste Coline Gaignard.

Visites de Noël avec l’assistante du Père-Noël, les 21, 22, 29 et 30 décembre, à 16 h 30. Spectacle pour enfants « L’heure du conte », le 23 décembre à 15 h et le 27, à 17 h 30. Visite nocturne le 27 décembre, à 19 h. Conte musical « Neige », le 28 décembre, à 15 h.


COMPTER FLEURETTE À CHENONCEAU

Le château de Chenonceau est sans doute le plus féminin et l’un des plus grâcieux du Val de Loire. Sa tradition d’art floral est devenue une de ses spécialités. Pour Noël, ses salles se parent de créations blanches et or, de bouquets somptueux et de sapins enneigés, créés par l’atelier floral du château, dirigé par Jean-François Bouchet, scénographe floral et meilleur ouvrier de France. Somptueux !

Nocturnes les 18 et 22 décembre, jusqu’à 20 h. Atelier de création floral pour les enfants avec les fleuristes de Chenonceau, les 21, 22, 23, 28, 29 et 30 décembre, à 15 h. Visite ludique pour les enfants, les 29 décembre et 5 janvier, à 15 h.


À voir aussi…

• Le « Noël en osier » dans le village de Villaines-les-Rochers.
• Le Noël scintillant et aquatique du Grand aquarium de Touraine, à Amboise.
• Les fééries de Noël, au Clos Lucé, à Amboise, du 1er décembre au 6 janvier, avec des chants de Noël par la maîtrise des Petits Chanteurs du Val de France, le 19 décembre, à 14 h, 15 h et 16 h 30.
• Le village du Père Noël à la forteresse de Montbazon.

Chroniques culture : un guide de la sexualité féministe, l’album de Thé Vanille et Axolot en BD

Au programme cette semaine, un petit guide de la sexualité féministe et épanouie à mettre entre toutes les mains, les curiosités d’Axolot, le disque des Tourangeaux de Thé Vanille, sans oublier la sélection BD du moment.

LE LIVRE

PETIT GUIDE POUR UNE SEXUALITÉ FÉMINISTE ET ÉPANOUIE

Pédagogique, intelligent et essentiel : trois adjectifs qui conviennent parfaitement à ce « Petit guide pour une sexualité féministe et épanouie » (éditions First), signé par l’association Osez le féminisme !.

Ici, on déconstruit les idées reçues, les schémas de pensée. Le collectif aborde tous les sujets, sans tabou : anatomie féminine, relations sexuelles et affectives, univers du porno, mais aussi d’autres thèmes comme le cyber-harcèlement ou encore la culture du viol.

Agrémenté par des illustrations colorées et toujours à propos, ce guide est d’abord destiné aux 14-20 ans, mais les femmes adultes y trouveront aussi grand intérêt, tant l’ouvrage aborde les sexualités au pluriel. « Les Frangines », ces 40 autrices qui ont participé à la rédaction, viennent de livrer un guide à mettre entre toutes les mains.

Aurélien Germain


LE CD

THÉ VANILLE – FIGURE 26

C’est qu’ils nous manquaient, les Thé Vanille ! Et ouf de ouf, voilà que nos chouchous tourangeaux reviennent avec un premier album sous le bras. Avec « Figure 26 », le groupe poursuit sa lancée des très bons EP et off re de nouveau un shoot de pop ultra-vitaminée (mais pas que), comme on aime le répéter, en n’oubliant jamais de varier son propos.

La voix de Nastasia, véritable bonbon tout sucré, fait toujours son effet, tandis que, derrière, Valentin et Théo s’éclatent littéralement (l’efficace et foufou « Fast Cars »). Un long-format qu’on attendait avec impatience, un plaisir.
A.G.


LE COIN BD

AXOLOT – TOME 5

Attention, coup de cœur ! L’auteur et vidéaste Patrick Baud revient pour la cinquième fois en offrant un nouveau tome d’Axolot, du nom de sa chaîne youtube (plus de 618 000 abonné(e)s au compteur), en format BD. Et voilà, de nouveau, une franche réussite !

Portée par le trait de multiples dessinateurs (Lucie Albrecht, Yannick Grossetête, Holly R, etc.), cette bande-dessinée coopérative est bourrée d’anecdotes, toutes plus curieuses et étonnantes les unes que les autres, offrant un panorama de faits insolites, anciens ou récents (une femme qui accouche de lapins, un pilote d’avion aspiré par le cockpit qui a survécu, une chaise maudite et bien d’autres). Drôle, ludique, passionnant.
A.G.


La sélection de la semaine

On continue notre sélection de Noël avec l’immanquable sortie du nouveau Blake et Mortimer « Le dernier Espadon » (éditions Dargaud). Sur un scénario incroyable de Van Hamme, Berserik et Van Dongen brillent grâce à leurs prouesses graphiques !

Le Tome 3 de « L’Espoir malgré tout » (Dupuis) nous ravit une fois de plus. Avec cette suite palpitante et humaniste, Emile Bravo, le papa de Jules, continue de nous faire vibrer aux aventures de notre groom préféré, un Spirou plongé en pleine Seconde Guerre mondiale. Lanfeust de Troy continue, lui, d’étendre son univers pour notre plus grand plaisir. Ce tome 9 « La Forêt Noiseuse » (Soleil) laisse Arleston et Tarquin déployer tout leur talent, jouer avec humour des codes de l’heroic fantasy.

Timothé Le Boucher est sans doute l’auteur le plus doué de sa génération : il le démontre avec ce « 47 Cordes » (Glénat) bluffant d’inventivité. Une belle histoire de métamorphe pleine de fureur et de romantisme. On termine avec une valeur sûre de la BD jeunesse : ce sympathique tome 16 des Sisters, « Cap ou pas cap » (Bamboo), à découvrir pour cet enchaînement de gags signé William et Cazenove.
Hervé Bourit

Des bonbons tmv pour aider l’association Les Blouses Roses

Durant tout le mois de décembre, Tmv met en vente des bonbons à la Grande Récré. Tous les fonds seront reversés à l’association Les Blouses Roses.

Si vous avez été attentif/ve lors du dernier numéro, vous avez pu lire dans notre « feel good page » l’annonce de notre Noël solidaire à nous : en effet, tmv a décidé de mettre en vente des boîtes de bonbons avant la sortie de notre numéro 400 (et toutes ses dents), à paraître le 8 décembre.

La bonne nouvelle, c’est qu’en plus de vous remplir le bidon (les friandises sont saveur orange/citron bio), vous pouvez faire une bonne action. Car tous les fonds de ces ventes seront reversés à l’association Les Blouses Roses de Tours qui se mobilise auprès des personnes hospitalisées, en particulier les enfants, et des personnes âgées pour qu’elles soient et se sentent moins seules.

Pourquoi aider les Blouses Roses ?

Bon, on aurait pu vous répondre « parce que l’association porte les mêmes couleurs que tmv »… Maiiis non. La rédaction a décidé d’aider, à son niveau, l’antenne tourangelle des Blouses Roses, car chaque jour, chaque semaine, chaque mois qui passe, les petites mains de ces bénévoles font de grandes choses.

Leur credo ? « Pour que les lieux de soins deviennent également des lieux de vie ! » Ainsi, ils interviennent auprès des enfants à l’hôpital Clocheville, certes, mais apportent aussi réconfort et présence aux personnes âgées. « Grands et petits, ils ont besoin de vous », se plaît à répéter l’association qui rajoute : « Âgés ou malades, notre sourire embellit leur vie. »

Des bonbons et des dons

C’est donc un immense plaisir pour tmv de participer de cette manière. Car les dons, quels qu’ils soient, aident les Blouses Roses de mille et une façons : permettre de rendre visite à plus d’enfants hospitalisés, d’offrir des activités ludiques, de multiplier les animations dans les Ehpad et maisons de retraite, former des bénévoles et faire face aux besoins…

Si vous avez envie de grignoter nos bonbons et faire une bonne action, rendez-vous aux caisses des magasins La Grande Récré, à Tours Nord ou au centre-ville !

Aurélien Germain


> En vente à La Grande Récré Tours Nord et Tours Centre. Prix : 5 €.

 

Actu 37 : du nouveau à Porte de Loire, dépistage VIH, marche blanche et nouvelles mesures Covid

Basic Fit s’installe en haut de la rue Nationale, des actions de sensibilisation au VIH menées à Tours, le retour du masque et une marche pacifique pour Marine.

PORTE DE LOIRE

Du nouveau !

Le haut de la rue Nationale va voir s’implanter une nouvelle enseigne. La salle de sport Basic Fit va s’installer à Porte de Loire, où les hôtels Hilton sont pour le moment bien seuls avec seulement un restaurant de burgers et bagels. Héraclès, propriétaire de ces espaces commerciaux, a encore 3 800 m² de locaux à louer. Trois nouvelles enseignes, dont le nom n’a pas été divulgué, sont prêtes à signer.

Un peu plus bas, l’îlot qui accueille notamment Les Frères Berthom sera détruit entre septembre et décembre 2022, d’après la Nouvelle République. En face, là où se situe le coiffeur Carpy, le bâtiment sera démoli début 2025.


VIH

Dépistage

Le 1er décembre, c’est la Journée internationale de lutte contre le Sida. À cette occasion, différentes actions seront menées à Tours et dans son agglomération. Ce mercredi donc, une journée dépistage est organisée sur le marché du Boulevard Béranger.

Le lendemain, le 2 décembre, une action de sensibilisation est prévue à l’Université de Tours, ainsi que des ateliers consentements. D’autres dépistages gratuits sont également programmés au rez-de-chaussée du bâtiment B1B de l’hôpital Bretonneau, tous les après-midis jusqu’au 5 décembre. Le Planning Familial 37 interviendra aussi dans les bars et discothèques, le 4 décembre.


COVID

On serre la vis

La Préfète Marie Lajus a annoncé de nouvelles mesures pour faire face à la cinquième vague en Indre-et-Loire. Ainsi, par arrêté préfectoral valable jusqu’au 31 décembre, le port du masque est devenu obligatoire dans les cinémas, restaurants et bars (durant les déplacements, mais pas à table), discothèques, stades et salles de gym. Il l’est aussi sur les marchés, brocantes et vide-greniers. Ainsi que dans les marchés de Noël, où le pass sanitaire devient lui aussi obligatoire.

Il n’y aura, en revanche, pas de nouveau centre de vaccination. Le taux d’incidence du département a franchi le seuil des 200 cas pour 100 000 habitants.


ACCIDENT

Marche pour Marine

Une marche blanche et pacifique est prévue le samedi 11 décembre, à 15 h, entre la Place de la Résistance à Tours et le boulevard Winston-Churchill, au niveau du rond-point Saint-Sauveur. C’est là que Marine, une jeune femme de 24 ans, avait été fauchée par une voiture début novembre, avant de décéder peu après à l’hôpital. Le conducteur avait pris la fuite après l’accident, avant de finalement se rendre au commissariat (âgé de 25 ans, il est placé en détention provisoire).

« Nous voulons une marche pacifique, sans casseur ni violence que nous condamnons d’avance », ont déclaré Stéphanie et Herland, les parents de Marine.

Handball : le CTHB à l’assaut de l’Europe

Les Chambraisiennes ont rendez-vous avec Viborg, Váci et Ramnicu Valcea, en janvier et février 2022, lors de la phase de groupes de la Ligue européenne.

 

Ce fut la grosse sensation de cette fin de mois de novembre : les handballeuses de Chambray sont entrées dans le club encore très (trop) fermé des clubs tourangeaux européens.

De fort belle manière, par une victoire à la Fontaine Blanche, puis par une nouvelle victoire à l’extérieur, elles ont éliminé Molde (Norvège) et se sont ouvertes en grand les portes de la phase de poule. Le tirage au sort avait lieu le jeudi 25 novembre.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que puisqu’elles aiment les défis, les joueuses du CTHB ne risquent pas d’être déçues. Les Tourangelles ont, en effet, hérité de la poule la plus relevée de la compétition.

Un plateau de choix

Comme un épouvantail, c’est le nom du club danois de Viborg qui vient en premier à l’esprit. Un très gros palmarès (Ligue des Champions en 2010) et un très gros effectif, habitué à un très gros championnat national. Les Roumaines de Ramnicu Valcea peuvent également impressionner. N’oublions pas qu’elles ont atteint les 1/8es de finale la saison dernière et comptent plusieurs internationales dans leurs rangs. Les Hongroises de Vaci complètent ce plateau de choix.

Pour se qualifier, il faudra terminer à l’une des deux premières places de la poule. Sur le papier, cela relèverait de l’exploit, mais les joueuses de Chambray ont pris l’habitude de ne rien s’interdire. Pour le club, cette première expérience européenne est aussi un moyen de s’étalonner à ce niveau. De ce point de vue une (bonne) surprise, n’est pas totalement à exclure. Réponse en janvier et février 2022.

M.P.

L’adjointe Cathy Münsch-Masset et son mari poursuivis pour détournement de fonds : procès le 8 février 2022

L’adjointe PS Cathy Münsch-Masset est poursuivie avec son mari pour détournements de fonds au détriment de l’association pour handicapés Apajh37. Jugement prévu en février 2022.

Les faits

L’affaire qui a éclaté la semaine dernière fait grand bruit. Cathy Münsch-Masset, adjointe à la Ville de Tours et conseillère régionale PS, est poursuivie pour recel d’abus de confiance aggravé dans une affaire de détournements de fonds. L’élue est soupçonnée d’avoir bénéficié de fonds détournés par son mari, Guillaume Masset, directeur de l’Apajh37, cette association d’accompagnement d’adultes et de jeunes handicapés en Indre-et-Loire.

« Les investigations ont permis d’établir que Guillaume Masset avait assuré la direction générale de la structure à compter du mois de juin 2017 à la suite de son épouse Cathy Münsch-Masset », a indiqué le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin.

« Guillaume Masset, outre son salaire, encaissait sur des comptes personnels 24 chèques pour un montant de 350 600 € entre mai 2018 et novembre 2020, en établissant des fausses factures pour dissimuler ces détournements. Ces fonds transitaient en partie sur le compte joint du couple, afin d’assurer son train de vie et épurer d’importantes dettes. »

Guillaumet Masset aurait reconnu les faits, affirmant avoir agi seul. Cathy Münsch-Masset aurait contesté les faits de recel. Mais elle est soupçonnée d’avoir profité des sommes en toute connaissance de cause.

Placés sous contrôle judiciaire, tous deux sont convoqués au tribunal correctionnel le 8 février 2022.

Les points de vue

Tout de suite, la municipalité a pris les devants. Dans la foulée, l’adjointe a été suspendue de « ses délégations aux Solidarités, à l’égalité, à la cohésion sociale, à la santé publique et aux handicaps », a annoncé, dans un communiqué, le maire Emmanuel Denis.

L’opposition est montée au créneau : respectant évidemment « le principe de présomption d’innocence », elle parle d’un « fait inadmissible et choquant » (Benoist Pierre) et « de nouvelle catastrophique pour l’ambiance politique » et « d’affaire révoltante » (Christophe Bouchet). Le président de l’Apajh37, Jacques Biringer, s’est dit « trahi » et « sidéré » et souhaite porter plainte.

Avec pareille affaire, le prochain conseil municipal, prévu le 6 décembre, risque d’être animé.

Texte : Aurélien Germain
Photo : montage archives NR

Des bonbons tmv pour un Noël solidaire et aider Les Blouses Roses !

Votre journal Tmv met en vente des boîtes de bonbons pour les fêtes de Noël : les fonds seront reversés à l’association Les Blouses Roses.

Dis, chère lectrice et cher lecteur de tmv : est-ce que ça te dirait de te goinfrer de bonbons (la gourmandise, on connaît hein) ET de faire une bonne action par la même occasion ? Oui, oui, tu manges et tu joues la carte de solidarité. C’est possible, car on a le plaisir d’annoncer qu’en amont de son numéro 400 (prévu le 8 décembre), tmv met en vente de chouettes petites boîtes de bonbons (*) et ce, depuis le 24 novembre.

Les fonds récoltés iront directement à l’asso Les Blouses Roses de Tours, qui se mobilise auprès des personnes hospitalisées, en particulier les enfants, et auprès des personnes âgées pour qu’elles soient moins seules.

> Filez à La Grande Récré Tours Nord ou Tours Centre, pour les acheter !


(*) Prix de vente : 5 € 
Saveur : orange citron bio

Emile Coddens, vigneron star de TikTok : « Le vin, c’est pour tout le monde ! »

Son compte TikTok compte presque 500 000 abonnés. Ses fans raffolent de ses vidéos où il désacralise le monde du vin, vu de l’intérieur. Second de chai chez Plou & Fils, a 24 ans, il a été classé parmi les 50 meilleurs jeunes vignerons du monde. Et en plus, il vient de sortir un livre (Le vin, ça se partage, chez Équateurs). Rencontre avec Émile Coddens, vigneron à Chargé.

Il est né comment ce compte TikTok (@le.vigneron) qui cartonne actuellement ?

Chez Plou & Fils, je fais souvent des visites. J’avais donc cette habitude de transmettre ma passion et j’ai toujours vu aussi mes oncles le faire. J’adore ça, de voir les yeux des gens ébahis qui comprennent enfin comment on fait du vin ! Puis, le confinement est arrivé : plus de touristes, pas de visites. Je trouvais ça dommage qu’il y ait du raisin, du jus de raisin, plein de belles choses à montrer et qu’on ne puisse pas le faire. Comme il n’y avait pas de vigneron sur TikTok, j’ai eu envie de me lancer. Et tout cela a pris une ampleur assez folle en l’espace de quelques mois !

500 000 abonnés en moins d’un an : comment expliquez-vous ce succès incroyable ?

Je reste moi-même dans mes vidéos, je prends mon téléphone à la main et je me filme, en expliquant simplement les choses. Je pense être assez fun et assez simple. Du coup, ça fonctionne…

Avez-vous le sentiment de dépoussiérer le terroir ?

Oui, sans doute. Mais, en fait, je ne néglige pas du tout le côté terroir. C’est juste que ce n’est pas mon registre. Ce qui compte pour moi, c’est de montrer que le monde du vin est accessible à tous. Le vin, c’est un produit assez cool et qui ressemble à celui qui le produit. Boire du vin, cela suscite des sentiments personnels, souvent liés à des souvenirs ou à des sensations. Je trouvais dommage que des gens aient peur de ça. Parce que, c’est vrai, les gens ont souvent peur de dire des choses sur le vin par crainte de se sentir nuls.

Avec vous, les jeunes vont enfin pouvoir se dire que le vin, c’est aussi pour eux…

C’est vrai que ce que je fais tisse un lien direct entre les jeunes et le vin. Les jeunes se disent parfois que pour boire un bon vin il faut mettre un gros billet et qu’un vin à 5 € sera forcément mauvais. Alors qu’en fait, pas du tout, ça ne marche pas comme ça ! On peut trouver de très bonnes bouteilles à bas prix et de mauvaises bouteilles très chères. Au début, quand on demande aux jeunes qui viennent ici ce qu’ils pensent des vins qu’ils dégustent, ils n’osent pas en parler. Et nous, on leur demande de dire simplement s’ils aiment ou s’ils n’aiment pas. Après, on peut en discuter.

Diriez-vous que les goûts des consommateurs évoluent également ?

Oui, c’est sûr. Il y a 30 ans, le goût Parker faisait la loi à Bordeaux et même un peu ailleurs. Il y avait des stéréotypes sur les rouges qui se sont inscrits dans la tête des gens. Aujourd’hui, les gens aiment bien les vins plus simples. Il faut des vins à la fois faciles à boire tout de suite et qui puissent aussi se déguster dans 10 ans. C’est un véritable enjeu économique pour la filière. Le vin, ce n’est pas quelque chose de vital, c’est un plaisir. Donc, il faut écouter le goût des consommateurs.

Chez les vignerons aussi, la nouvelle génération arrive. Qu’est-ce que cela change sur la façon de faire du vin ?

Dans notre région en particulier, il y a beaucoup de jeunes qui s’installent. Les exploitations se rajeunissent. Chaque génération apporte sa pierre à l’édifice. Mes oncles font du vin d’une façon complètement différente de ce que faisaient leurs père. Moi, j’arrive avec ma petite fougue et mes nouvelles techniques. Ils ne me laissent pas totalement carte blanche mais ils apprennent de cette jeunesse comme moi j’apprends de leur expérience. On a surtout envie de faire des choses plus écologiques, moins énergivores. C’est aussi ce que veulent les nouveaux consommateurs. Chez nous, le passage en bio est pour bientôt.

Propos recueillis par Matthieu Pays / Photos : Cyril Chignot (ouverture), tmv (corps article)


*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

 

 

Covid, climat, bio, changements : le monde du vin en pleine mutation

Économie, société, climat… Le monde viticole s’adapte aux évolutions du monde actuel, sans négliger la qualité et l’amour du travail bien fait.

Au printemps 2020, les Français étaient confinés. Tous ? Non, d’irréductibles viticulteurs tourangeaux, ne pouvant délaisser leurs ceps trop longtemps, étaient au pied des vignes. En plein air et à distance les uns des autres, ils ne risquaient alors rien pour leur santé mais voulaient préserver celle de leurs vignobles.

Ont-ils bien fait ? La vigne n’a en tous cas pas attendu le déconfinement pour vivre sa vie : 2020 a été à Vouvray le débourrement le plus précoce de l’histoire de l’appellation. Et tout le cycle de vie de la vigne a suivi, avec des vendanges achevées en septembre dans certains domaines, quand elles trainent certaines années jusqu’à la mi-octobre.

Covid : repenser la commercialisation

Mais si les grappes de raisin ont fait fi du Covid pour faire leur petit bonhomme de chemin, les vignerons ne sont pas tous sortis indemnes de cette année 2020 pas comme les autres. « Le Val de Loire est en général bien représenté sur les cartes des restaurants, et certains vins s’exportent bien. La pandémie, avec ses confinements et fermetures, a donc eu un gros impact pour certains viticulteurs qui ont vu chuter leurs ventes. »

Pour Lionel Gosseaume, président d’InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire (de Sancerre à Nantes), le Covid aura donc des effets à long terme sur la santé économique de certaines exploitations viticoles. Toutes ne sont pas dans la même situation, comme le souligne Romain Baillon, conseiller viticulture au GABBTO (Groupement des agriculteurs biologiques et biodynamiques de Touraine) : « Pour nos vignerons qui avaient déjà une clientèle constituée de particuliers, ils s’en sont bien sortis, parfois même mieux que les années précédentes. Alors que pour ceux qui vendaient à l’export ou en hôtellerie-restauration, la situation a été compliquée, il a fallu trouver de nouveaux marchés. »

Quel que soit le profil, l’adaptation est apparue comme le maître-mot du monde viticole. Du côté de Chinon, la tradition a dû s’effacer durant quelques mois, comme le souligne Fabrice Gasnier, président du syndicat des vins de l’AOC : « Chez nous, on a l’habitude de venir au domaine, chez le vigneron, pour acheter ses bouteilles. Les portes sont ouvertes en permanence. Avec le confinement, certains se sont adaptés, ont développé la livraison à domicile par exemple. »

Au domaine du Margalleau, en AOC Vouvray, la famille Pieaux travaille par exemple à la création d’un site web. Valentin Pieaux nous dit pourquoi : « Les neuf mois de fermeture des restaurants ont été compliqués pour nous. Il faut diversifier nos moyens de commercialisation, et réfléchir à comment contrer ce genre de situation, car c’est le monde vers lequel on va. » Un monde qui n’en finit pas de changer… et de se réchauffer.

Climat : anticiper les aléas

Ça chauffe ! Ou ça gèle ? Bref : ça bouge ? 2020 a été une année précoce dans tous les vignobles de Touraine, mais 2021 a été marquée par le gel pour plusieurs appellations. Chinon est passé entre les gouttes. Mais chez d’autres, le verdict a été sans appel : plus de la moitié de la récolte tuée dans l’œuf (ou plutôt dans le bourgeon). Et on ne vous parle même pas des risques de mildiou qui ont fait transpirer nos vignerons tout l’été…

Au-delà de la seule récolte 2021, c’est toute une dynamique qui se trouve freinée, comme le rappelle Hervé Denis, le président de la cave des producteurs de Montlouis-sur-Loire (Maison Laudacius) : « Nous avons eu des gels à répétition en 2016, 2017, 2019 et 2021. Les récoltes sont donc irrégulières, il devient compliqué de planifier des investissements. Et avec l’incertitude sur la production, les projets commerciaux que nous avions sont au ralenti. Nous avons trois de retard par rapport à nos ambitions de développement ! ».

La coopérative montlouisienne a même dû contracter un prêt, tout en assurant le paiement mensuel de ses quinze adhérents, pour qui le dicton « l’union fait la force » n’a jamais été autant d’actualité. L’interprofession InterLoire et les syndicats de producteurs veulent anticiper l’accélération de ces changements climatiques, « des questions centrales et stratégiques » selon L. Gosseaume.

Coté commercialisation, une gestion des stocks adaptée pour ne pas reculer sur les nouveaux marchés où les vins de Loire sont concurrencés par d’autres vignobles français ou étrangers. Et côté prévention, une cartographie précise des terroirs pour identifier ceux à risque et le test de nouveaux cépages durant dix ans, plus adaptés à ces conditions climatiques coté prévention, pourraient aider à se préparer à ces changements inéluctables. Sur le terrain, certains cherchent d’autres parades.

Sophie Clair et Romuald Colin, au Chai de Thélème, réfléchissent aussi à la plantation de cépages adaptés à ce nouveau climat. Mais ils misent aussi sur l’ouverture d’un gite axé sur l’œnotourisme pour compléter leur activité.

Et le bio alors ?

Autre évolution à laquelle le monde du vin s’engage : le bio, le respect de l’environnement, et au passage, de notre santé. Là encore, regard sur le futur : d’ici à 2030, 100 % des exploitations viticoles en label environnemental ? C’est l’objectif que se fixe InterLoire. À l’heure actuelle, 50 % des exploitations (pour 30 % des surfaces viticoles) sont inscrites en label Bio, HVE3, Terravitis ou Agriconfiance entre Sancerre et Nantes, en passant par la Touraine. Au GABBTO, on compte aujourd’hui 80 vignerons adhérents, sur les quelques 180 à 200 que compte l’Indre-et-Loire.

Et les chiffres grimpent d’année en année. Les motivations sont multiples : convictions profondes de nouveaux venus, ou motivations économiques face à l’engouement de la clientèle grand public pour les produits labellisés bio. À la cave Laudacius (Montlouis), on évoque ainsi la « pression sociétale » et « l’évolution des demandes pour un respect accru des terroirs et de la nature ».

Mais comme le souligne Romain Baillon, « même si parfois la motivation première est l’intérêt pour la commercialisation, les vignerons qui se forment pour se convertir en bio découvrent tout l’intérêt de ces pratiques et deviennent eux aussi des convaincus ! ». Une chose est sûre : à tmv, on est convaincus que nos vins de Touraine sont partis pour durer, grâce aux efforts déployés par ces professionnels qui ne lâchent pas la grappe tant qu’elle n’est pas mûre à point.

Les jeunes prennent le relais

À Saint-Martin-le-Beau (AOC Montlouis), Céline Avenet a rejoint son père pour créer le GAEC Les Mons Gas. Elle avait pourtant débuté son parcours dans une autre voie : la statistique, dans l’industrie pharmaceutique. Mais après deux ans de vie parisienne, retour au bercail : « J’avais déjà hésité à rejoindre la viticulture, mais j’avais peur que ce soit trop difficile. Finalement ça l’est, un peu tous les jours, mais ça me passionne ! J’adore passer ma vie dehors à chouchouter mes vignes, voir pousser le raisin. Et être en coopérative est enrichissant, il y a de l’entraide, de l’échange. Mon père ne s’attendait pas et il était à la fois heureux qu’une nouvelle génération prenne le relais, mais aussi inquiet pour moi ».

Aujourd’hui, Didier est rassuré car sa fille assure ! À Chançay (AOC Vouvray), Valentin Pieaux a rejoint son père et son oncle au domaine du Margalleau. Pour lui, c’était évident : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, comme Obélix ! Je suis né juste avant les vendanges 1995, date de la création du domaine. J’ai tout de même suivi un BTS à Montpellier, qui m’a permis d’acquérir de l’expérience en Alsace et au Chili avant de revenir ici en 2017 ».

Avec lui, il a ramené un lot de belles idées, dont la fabrication de rosé sec en bouteille dont la première cuvée (2018) s’appelle « L’intronisé ». Et notre nouvel arrivant n’a pas fini d’innover : les trois Pieaux travaillent en effet sur la création d’une nouvelle gamme élevée en fut de chêne, pour monter en gamme et séduire une nouvelle clientèle.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock (ouverture) & archives NR et tmv (corps de l’article)
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.


Festivités de Noël : top départ ce vendredi 26 novembre !

Ce vendredi, la Ville se met en lumière pour entamer les fêtes de Noël. Nouveautés, pass sanitaire, marchés, commerces et manèges : on vous dit tout.

En chiffres

Et c’est parti ! Vendredi 26 novembre, à 18 h, les festivités de Noël débuteront à Tours avec, tout d’abord, la mise en lumière de la Ville. Au total ? Cinq kilomètres de guirlandes de couleur or et blanc ont été installées. La municipalité a fait le choix d’illuminations 100 % led. Consommation électrique estimée ? Près de 3 800 €. Quant à la pose et la dépose, elle a coûté 275 000 €.

Quatre marchés de Noël

Mais ce 26 novembre, c’est également l’ouverture des marchés de Noël. Ils seront installés jusqu’au 2 janvier au centre-ville : boulevard Heurteloup, place de la Résistance et Anatole-France/Porte de Loire. Mais la petite nouveauté, c’est l’arrivée d’un quatrième sur le parvis de la cathédrale qui, contrairement aux autres, n’ouvrira ses portes que du 13 au 26 décembre.

Les quatre marchés de Noël comptabiliseront 71 commerces, majoritairement locaux et artisanaux. L’adjoint au commerce Iman Manzari a précisé que 60 % d’entre eux venaient de Touraine ou de la Région.

Mooon beau sapiiin…

Vous l’avez vu, le fameux grand sapin est arrivé place Jean-Jaurès. Mais d’autres seront installés. Onze quartiers verront venir trois sapins chacuns, dont un que les habitant(e)s sont encouragé(e)s à décorer par eux-mêmes.

De la glace au ciel

Envie de garder les pieds sur terre ? La patinoire fait son retour. Il vous en coûtera 8 € l’entrée. La municipalité a encouragé le propriétaire à récupérer de l’eau de pluie et éviter le moteur de production du froid. La grande roue ne change pas d’emplacement non plus (3 € la place). Mais le sapin magique – ce gros manège pour enfants autrefois près de la gare – déménage et se trouve place de la Résistance.

Et le pass ?

La question qui fâche ! Pour le moment, la Préfecture n’a pas imposé l’obligation du pass sanitaire à l’entrée des marchés de Noël. Mais (il y a toujours un « mais ») il sera exigé si vous vous installez pour boire un verre ou vous restaurer. Et le port du masque sera obligatoire, à l’instar des marchés en plein air.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives tmv

Tours FC : un nouvel élan avec Omar da Fonseca ?

L’ancien joueur, aujourd’hui consultant à la télévision, souhaite évidemment sauver l’avenir du club, en redressement judiciaire.

« Un nouvel élan », voilà à quoi a appelé Omar da Fonseca, lors de la présentation du projet de reprise du Tours FC par la SCIC dont il est le président. Un élan sportif, mais surtout un élan de la ville tout entière derrière son club.

« Moi, en Argentine où j’ai grandi, tous les enfants font du sport. On va au stade pour jouer au foot, mais aussi au volley ou au basket. Et tous les gamins portent soit le maillot de leur club soit celui de la sélection nationale. C’est ce que je veux faire ici, à Tours. »

Sur le plan sportif, l’ancien joueur tourangeau qui a rappelé sa très grande proximité avec la ville, n’a pas promis monts et merveilles. « on ne vise pas la Champions League, mais cette dynamique de groupe nous offre de magnifiques perspectives pour l’avenir », a t-il affirmé.

Les aspects financiers ?

Ludovic Carteault, président de l’association Tours FC a indiqué, de son côté, que si le tribunal de commerce acceptait l’offre de reprise, la DNCG n’aurait pas la possibilité de s’opposer à une montée en N3 obtenue sportivement. Si l’équipe reste sur sa bonne dynamique, c’est donc peut-être à ce niveau que l’aventure pourrait repartir.

Pour ce qui est des aspects financiers, le maire de Tours, Emmanuel Denis, a indiqué qu’en l’état « ce n’est pas le sujet, puisque l’on parle d’un club qui évolue actuellement au niveau régional ». Les promesses de dons des supporters s’élèvent à 100 000 €, une somme que la Ville entend doubler pour soutenir le projet.

Tout cela, naturellement, est suspendu à la décision du tribunal de commerce qui aura à choisir entre le prolongement de la période de redressement, la cession à la SCIC soutenue par Omar da Fonseca ou la liquidation judiciaire pure et simple.

Texte : M.P. / Photo : NR – Julien Pruvost

Quiz : Connaissez-vous vraiment le Vieux-Tours ?

Êtes-vous vraiiiment sûr(e) de vous ? Voilà huit petites questions pour tester vos connaissances sur le centre historique de Tours.

 1. La rue des 3 pucelles fait référence :

A – au passage de Jeanne d’Arc à Tours
B – aux poissons de Loire pêchés à proximité
C – au bar à chicha installé là il y a quelques années

2. Rue des Halles, une partie de la rue est pavée car…

A – les ouvriers ont manqué de pavés pour finir le travail
B – on a voulu symboliser l’emplacement de l’ancienne collégiale Saint-Martin
C – la ville avait voulu piétonniser la rue, puis a changé d’avis

3. Place Plum’, une maison est entière couverte d’ardoises. Pourquoi ?

A – la propriétaire voulait exprimer ainsi le deuil de son défunt mari, parce que noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
B – les propriétaires étaient assez riches pour protéger leurs murs à pans de bois avec les ardoises
C – l’architecte n’avait pas assez d’argent pour rénover les pans de bois, donc on a tout caché

4. Encore place Plum’, pourquoi la façade du nº2 est-elle de travers ?

A – l’architecte qui l’a restaurée a voulu qu’elle soit aussi penchée que les maisons d’à côté
B – les ouvriers avaient trop fréquenté les bars du quartier au moment de travailler
C – elle n’est pas de travers si on penche la tête (ah si, maintenant les cadres de fenêtre sont penchés !)

5. Place Châteauneuf, les balustrades du nº5 rappellent que le bâtiment a été…

A – une fabrique d’épée et gourdins (dieu que certains ont l’esprit mal tourné !)
B – un cabinet d’architecte art-déco spécialisé en rambardes et balcons
C – une ancienne maison close (vous ne prenez pas des vessies pour des lanternes)

6. Sur la place Plumereau, l’Irish Company est en partie installé dans :

A – une ancienne maison close
B – une ancienne mairie
C – une ancienne église

7. La Tour de l’Horloge a une horloge. Mais la Tour Charlemagne porte ce nom car…

A – dire Tour Luitgarde, le nom de son épouse enterrée en-dessous, c’était moins vendeur
B – l’inventeur de l’école est venu sur place consacrer l’édifice au nom des rois de France
C – la collégiale avait été édifiée en l’honneur de l’empereur

8. Puisqu’on est dans les noms : rue et place Châteauneuf, car…

A – la muraille qui entourait ce quartier à l’époque le faisait ressembler à un château
B – il y avait un château à l’emplacement de la place, détruit au XVIIe siècle
C – c’était « chatouneuf » car des jeunes matous rodaient dans toute la ville


Réponses

1/B La pucelle est un poisson qui ressemble à l’alose.

2/B 110 mètres de long tout de même pour cette collégiale effondrée au XVIIIe siècle.

3/B Arrêtons donc les légendes urbaines sur la veuve éplorée !

4/A Merci monsieur Archambault et sa logique toute personnelle.

5/C On ne peut rien vous cacher, petits coquins !

6/C L’église Saint-Pierre-le-Puellier est encore visible depuis la cour, derrière le bar !

7/A Depuis on a essayé de rattraper le coup : la voûte de la tour s’appelle Voûte Luitgarde.

8/A Tout simplement ! Et pour en savoir plus, direction les visites de l’Office de Tourisme.

Le 23 novembre, tous à Grenon pour supporter le TVB face à Toulouse

Le 23 novembre prochain, le TVB affrontera Toulouse. Voici quelques (bonnes) raisons d’aller y faire tour…

Franchement, cela ne devrait pas être trop compliqué de vous convaincre d’aller voir ce TVB – Toulouse, car les arguments massues ne manquent pas. Vous pouvez, par exemple, venir pour voir une personne de l’équipe tenter de faire passer la balle au-dessus du filet lors du coup d’envoi fictif (on ne sait pas encore qui sera désigné !). C’est un classique et ça amuse toujours.

Mais vous pouvez aussi (et surtout) faire le déplacement pour prendre une bonne dose de ferveur et d’enthousiasme collectif. Sans chauvinisme mal placé, le public du TVB, c’est ce qui se fait de mieux. Surtout qu’en ce moment, c’est vraiment spécial. Suite à une série de blessures très handicapantes, le TVB joue actuellement sans pointu majeur.

Pierre Derouillon et le collectif

Catastrophique pour une équipe ordinaire, mais pas pour le TVB qui enchaîne les victoires, et avec la manière ! Poitiers, Nice, Cambrai, Tourcoing, Paris et, ce week-end, Montpellier en ont fait les frais en championnat. Sept matchs joués, sept matchs gagnés et seulement cinq sets perdus en route… Pierre Derouillon a su prendre en main le rôle de pointu et la responsabilité qui va avec, le collectif fait le reste.

Au final, avec du caractère, avec de la solidarité et avec beaucoup de talent, le TVB 2021/2022 sait renverser toutes les montagnes. En face, le 23 novembre, il y aura une bonne équipe de Toulouse, qui pointe à la 7e position au classement. Tout est réuni pour un spectacle total, autant sur le parquet que dans les tribunes. Les enjeux de la soirée : conserver la tête du championnat et, surtout, demeurer invaincu à Grenon, citadelle imprenable du volley français.

Texte : Matthieu Pays / Photo : NR – Julien Pruvost


NB : Tmv sera partenaire de ce match

 

 

Dans l’antre des archives municipales avec Lise Schnel

#VisMaVille Lise Schnel est archiviste. Nous l’avons rencontrée aux archives municipales contemporaines, situées à la mairie de Tours. Elle défend une vision vivante du métier.

Au deuxième sous-sol de la mairie de Tours, ce matin-là, dans la salle des archives municipales, Carole peaufine l’exposition à venir sur les 100 ans du Congrès de Tours(*) tandis que Lise nous a sorti quelques documents valant le coup d’œil : une photo sur plaque de verre, l’album du Lycée de Tours de 1891, des photographies du camp Beaumont lors de la Première Guerre mondiale, des plans rares de projets urbains de la ville ou encore les messages et objets conservés déposés par les Tourangeaux devant l’Hôtel de Ville après les attentats de 2015. Preuve de la diversité des documents municipaux conservés.

Les archives contemporaines rassemblent tous les documents écrits concernant la ville depuis 1945, les photographies, les gravures, mais aussi les documents numérisés historiques. Lise Schnel et ses six collègues archivistes naviguent entre deux lieux, les archives contemporaines de la mairie et les archives historiques situées à la chapelle Saint-Eloi.

Les archives contemporaines sont de loin les plus imposantes avec leur 4 500 mètres linéaires. Il faut dire que tout document administratif y est conservé, selon une procédure bien établie. « Nous sommes un service public, explique Lise Schnel. Nous collectons les archives auprès des services municipaux et leur volume reste croissant malgré la dématérialisation. »

Pour le reste, comment établir ce qui a valeur d’archive pour la ville ? « Nous nous référons aux Archives de France. Mais il y a une part de subjectivité, par exemple lorsque nous conservons les messages déposés après les attentats du Bataclan. Les documents privés, en rapport avec l’histoire de Tours, nous intéressent également. »

Lise Schnel, passionnée d’histoire et par sa Touraine natale, souligne cette part importante de collecte. Pour les particuliers, elle n’hésite pas à les solliciter directement. « Nous avons ici le fonds personnel de Jean Meunier, ancien maire de Tours (1944-47), remis par sa fille Mireille Saint-Cricq. Nous avons aussi des associations qui nous donnent leurs archives comme les Fêtes musicales de Touraine ou des sections sportives. On ne s’interdit rien pour la conservation. »

Egalement, l’archiviste suit de près les évolutions de la société pour ajuster sa sélection. « La veille est constante. Nous évaluons les changements sociétaux pour voir quels documents pourraient être importants à l’avenir et nous les conservons plus longtemps. Comme ceux du service petite enfance. »

La valorisation est une autre facette du métier d’archiviste qu’exerce Lise Schnel depuis 1990 à Tours. Présentation en salle de lecture, montage d’expositions, publication de brochures et d’ouvrages… Décidément, l’archiviste loin d’être enfermée dans des salles poussiéreuses s’ouvre vers le public. « Ici, les archives ne dorment pas », conclut Lise Schnel.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


(*) Grande exposition du centenaire, péristyle de l’Hôtel de Ville de Tours, du 20 novembre au 14 décembre.

Frenchy’s Burger et Le Cubrik : le goût des bonnes choses

TMV est parti à la rencontre de deux établissements : le Frenchy’s Burger installé place du Grand Marché depuis 2017, et le Cubrik, qui a ouvert ses portes rue du Change en 2019. Leur point commun ? Des changements autour du goût des bons produits !

Pionnier du burger tourangeau depuis 2013, Frenchy’s Burger n’entend pas arrêter d’innover. Depuis l’été dernier, Romain Meunier et ses équipes ont testé la « burgernomie » et sa fine cuisine, en parallèle de l’ouverture du SmartFood avec ses burgers de qualité pour les plus petits budgets.

En pleine recherche de la recette parfaite, qui pourrait voir se mélanger les deux services, Romain veut anticiper la fin annoncée des fast-foods : « Le centre-ville se “fast-foodise” depuis deux ans, les restaurants traditionnels tendent à disparaître (avec trois fermetures sur la place par exemple). Mais on ne pourra pas échapper à la fin de ce modèle du fast-food et sa nourriture de mauvaise qualité. Nous sommes déjà dans une phase de transition, de relocalisation de notre consommation, d’évolution de nos habitudes alimentaires. C’est pour cela que nous travaillons depuis toujours avec le souci de l’écologie et des produits locaux. »

Et au passage, le gérant n’oublie pas de prendre en compte le changement des comportements depuis 2020, avec le boom des livraisons : de nouveaux projets en perspective ? Affaire à suivre !

Le Cubrik : paradis du jeu

Ouvert rue du Change en 2019, le Cubrik a profité des périodes de fermeture forcée pour se repenser… ou plutôt revenir à l’essentiel : « Quand on avait présenté notre projet de reprise du restaurant Le Barju pour le transformer en bar à jeux, les banques avaient fini par nous suivre lorsque nous nous étions associés avec deux personnes ayant de l’expérience dans la cuisine et le bar », racontent Sylvain Petitprêtre et François Hotton, les deux gérants.

« Les banquiers misaient sur une activité 70 % restaurant et 30 % bar. Le confinement nous a obligés à nous endetter, mais c’était aussi l’occasion de réfléchir et de revenir aux fondamentaux : être le bar à boire, à manger et à jouer que nous avions imaginé ! ». Ouvert désormais à partir de 16 h tous les jours, avec une cuisine de tapas le soir, le Cubrik se place lui aussi sur l’échiquier des bars et restos où on mange des produits locaux : « On ne tient pas de discours militants, on agit. Notre équipe de cuisine fait tout maison, on valorise nos producteurs locaux y compris pour les boissons. »

Les barmen connaissent leur carte aussi bien que les sommeliers du jeu maîtrisent les dizaines de jeux de société proposés gratuitement sur place.

Texte : Maud Martinez
Photos : Frenchy’s Burger (ouverture)/Maud Martinez

Vieux-Tours côté pile, côté face : plongée dans le cœur historique de la ville

Les touristes seraient-ils insensibles aux aléas météo ? Glissée dans une visite de l’office de tourisme incognito (ou presque, puisque je suis la seule à prendre des notes), je constate que la pluie n’arrête pas les visiteurs motivés par la découverte du Vieux-Tours, guidée par Magali. « Tu vois vraiment plein de choses que tu ne verrais pas autrement », glisse un participant à sa bande de copains.

Avouons-le : même pour les Tourangeaux de longue date, l’expérience est instructive. 90 % des centres-villes anciens seraient en réalité des restaurations. Les maisons à pans de bois étaient moins chères à construire que les maisons de pierre (et nous qui pensions qu’elles étaient chics !). Les bâtiments de la cour Ockeghem étaient au XVIIIe siècle une église transformée en écuries pour l’auberge mitoyenne… Et tant d’autres informations !

Nuits d’ivresse

Mais le Vieux-Tours n’est-il pas plus qu’une carte postale pour vacanciers en goguette ? Vous nous répondrez : c’est le quartier des bars et restaurants. Pas faux. Un petit tour dans les rues pavées certains soirs suffit à le vérifier, à tel point que l’affichage public sur la limitation du bruit ne semble pas faire son effet (au grand dam des habitants amateurs de sérénité).

Veille de jour férié. Sur les coups de 23 h, malgré les frimas, les derniers mètres de la rue du Commerce qui mènent à Plumereau sont encore bondés. Même tarif pour la place du Grand Marché ou la rue Châteauneuf. Seule la rue de la Rôtisserie, une fois passés le New Hamac et la Vida Loca, se calme au rythme des terrasses de restaurants qui se plient pour la nuit.

Phare au bout chemin, l’enseigne de la Civette. Un bar-tabac (surtout tabac) qui ne désemplit jamais, même aux heures les plus avancées, sauvant du naufrage les fumeurs en manque de nicotine. « Il ne faudrait mettre que des fêtards dans ce quartier ! ». Attablé au Bombay pour se refaire une santé, Joseph, 18 ans, vit place du grand Marché. Et il assène cette phrase avec l’assentiment de ses trois comparses : « Habiter ici, c’est la vie ! »

Ce sont en tout cas ces jeunes qui font tourner les commerces nocturnes du quartier. Dans la rue des 3 Orfèvres, la discothèque n’est pas encore ouverte, mais la supérette voisine turbine : « Ce sont les clients des bars qui nous font vivre, on travaille surtout entre 19 h et 22 h pour la vente d’alcool », explique Menad derrière son comptoir. « Après 22 h c’est la nourriture, les chips, et les sodas qui accompagneront l’alcool. La clientèle est jeune, mais ça se passe bien, il y a rarement des problèmes. »

Pause. Lecteur ou lectrice de plus de 30 ans, vous venez de prendre un coup de vieux. Pas de panique ! À chaque bar son identité, à chaque coin de rue sa tranche d’âge. Le Canadian pour les concerts de rock et metal, le Strapontin pour le jazz, et des dizaines d’autres à explorer.

Nos divagations nous mènent jusqu’à la place de la Victoire. Dernier bar avant la fin du monde, le Duke y a ouvert ses portes il y a deux mois, à la place de l’Aventure. « L’esprit du bar ? Celui que vous voudrez ! » répond Pascal en souriant. « C’est comme le nom : Duke, certains pensent à Duke Ellington, d’autres à Booba, ou à la traduction française de « The Dude » dans le film The Big Lebowski. »

L’ancien du milieu pétrolier avait quitté la mer pour ouvrir le Shelter, et à soixante-trois ans, avec un nouveau bar, il n’entend pas prendre sa retraite : « Tant que je suis jeune il n’y a pas de raison ! ». Plusieurs générations sirotent des cocktails au son du rock qu’affectionne le patron. L’expérience nous confirme donc que le Vieux-Tours reste the place-to-be de toutes les générations lorsque l’envie de boire un verre se fait sentir.

Jours heureux

7 h, 8 h, 9 h du matin… Nouveau visage pour la vieille ville. Au fil des jours, vous croiserez les employés de la métropole en opération nettoyage ou les livreurs de fût de bières alimentant le quartier. Au Tourangeau comme ailleurs, c’est l’heure du café du matin. Le quartier s’anime petit à petit. La Bicyclerie et l’épicerie Sur la Branche à la Victoire, les concept-store de Châteauneuf, les libraires rue du Commerce…

Le Vieux-Tours diurne redevient l’antique quartier des marchands qui s’agglutinaient à l’époque dans les ruelles et sur les carrois aux alentours de la collégiale Saint-Martin, aimant à pèlerins. Tandis que les étudiants Léa et Guillaume font tourner leur linge à la laverie du Grand Marché, un peu plus loin, le peintre Laurent Vermeersch apprécie la vie de quartier. Rue Eugène Sue, il est « au cœur de la vieille ville mais en périphérie de la zone bruyante ».

L’artiste observe avec plaisir l’évolution du secteur Grand Marché-place de la Victoire : « Il y a de nouveaux commerces, une galerie, des projets avec l’association Victoire en Transition pour le carroi aux herbes… C’est de plus en plus attractif ! ». Quant au vitrailliste Pascal Rieu, il a choisi à dessein ce quartier pour y installer logement et atelier l’an dernier : « Le quartier est animé, c’est un quartier de nuit, mais on le sait quand on le choisit ! ».

C’est cependant en journée que leur association le Quartier des Arts entend faire vibrer la vieille ville (voir encadré). Il faut en arpenter les ruelles pour découvrir les ateliers… et les très bons restaurants cachés entre les pièges à touristes des grandes artères, et les petites rues discrètes, loin du tumulte. Mais à vous de les trouver, car c’est la seule manière de vraiment connaître le Vieux-Tours : l’arpenter en dehors des sentiers battus !

Reportage : Maud Martinez
Photos : ouverture Gérard Proust NR archives / Maud Martinez / Aurélien Germain

Ligne TGV Tours-Paris : des plaintes et des avancées ?

La ligne TGV Tours-Paris n’en finit pas de faire causer et d’être source de tensions, notamment concernant les tarifs. Mais quelques promesses apparaissent après la rencontre entre élus et SNCF. Les usagers, eux, ne sont ni satisfaits ni convaincus.

Les faits

Régulièrement sur Twitter, l’association d’usagers de la ligne TGV Tours-Paris (@TGVTOURSPARIS) n’hésite pas à taper sur les doigts de la SNCF et dénonce les tarifs « exorbitants » des trains. Des prix qui font causer : entre 2004 et 2021, ils ont effectivement doublé. Et déjà en 2017, l’UFC Que-Choisir prouvait que la ligne Paris-Tours était l’une des plus chères de France. L’association a ainsi demandé aux politiques d’intervenir et a réclamé une amélioration du service ferroviaire dans sa globalité.

Le président de Tours Métropole, Frédéric Augis, a donc écrit au président de la SNCF. Le maire de Tours Emmanuel Denis et d’autres élus ont aussi rencontré la directrice commerciale de l’axe TGV Atlantique.

Les avancées

Emmanuel Denis a annoncé « une bonne nouvelle », « le retour à partir du 13 décembre » de deux allers-retours quotidiens entre les deux villes. Pour le reste, il a été décidé que l’abonnement devrait passer de 565 € à 315 € en configuration télétravail. La SNCF a également promis de « formuler de nouvelles offres promotionnelles liées à des événements organisés » à Paris ou à Tours. Sans toutefois avancer de chiffres.

Enfin, l’entreprise a indiqué que ce genre de rencontres avec les élus de Touraine était amené à se poursuivre. Celle du 10 novembre a réuni le président de Tours Métropole, des députés, deux sénateurs/trices et le maire de Tours.

Le point de vue

Plutôt satisfaits de cette rencontre, les élus tourangeaux ont toutefois déploré qu’il n’y ait eu aucune solution quant à la question du prix du billet isolé. Proposé hors abonnement et sans carte de réduction, un aller-retour peut vite grimper à 90 € ! Un effort est donc attendu de ce côté-là. La SNCF en « a pris acte ».

L’association des usagers n’a, elle, pas été aussi ravie… Sous un hashtag #ArnaqueSNCF, le collectif s’est dit « très surpris du satisfecit général concernant les fausses avancées proposées par la SNCF », disant par exemple qu’il y avait tromperie sur les deux nouveaux allers-retours, puisqu’il s’agit en fait « du retour à la normale post-Covid ».

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR

Réorientation : changer de voie, c’est (toujours) possible !

Difficile d’avoir une vision claire des formations et des métiers quand on sort tout juste du lycée. Lors de ses études, si l’on se rend compte que ses choix ne correspondent pas à ses attentes, pas de panique ! De plus en plus de passerelles et de dispositifs permettent de changer et de trouver sa voie. Et des conseillers sont là pour accompagner cette période délicate.

«Je me rends compte que mon cursus ne correspond absolument pas à mes attentes. Je souhaiterais me réorienter. Est-ce trop tard ? Qu’est-il envisageable ? Je suis en plein questionnement et je vous l’avoue, complètement perdu… » Fin septembre, Mathis lançait cet appel à l’aide sur le forum en ligne du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ).

Jeune bachelier, il avait fait sa rentrée en première année de licence information-communication. Dès la troisième semaine de cours, il a compris que cette formation n’était pas pour lui : « Cette licence est très orientée vers l’art et les musées, or ce qui m’intéresse, c’est l’édition et l’événementiel. Je suis tombé des nues. »

« Un phénomène de masse », c’est ainsi que l’Inspection générale de l’éducation (IGESR) qualifie la réorientation dans l’enseignement supérieur, selon son rapport sur le sujet paru en juin 2020. Elle constate « une augmentation continue du nombre de réorientations », qui concernent « tous les types d’étudiants, quel que soit leur profil scolaire, quelle que soit leur filière de formation ».

Un(e) étudiant(e) sur quatre se réoriente

Ainsi, « plus d’un étudiant bachelier sur quatre se réoriente au cour de ses études, et dans la moitié des cas, c’est entre la première et la deuxième année après le bac (SIES 2018). » Comme Mathis, une bonne partie (38 %) des étudiants qui souhaitent se réorienter se rendent compte que leur cursus ne les intéresse pas. Certains l’ont choisi par défaut, car ils n’ont pas obtenu la formation souhaitée sur Parcoursup.

D’autres l’ont vraiment choisi mais ils s’aperçoivent que le contenu ne correspond pas à ce qu’ils en attendaient. Ce désintérêt concerne la moitié des étudiants en licence, un motif de réorientation loin devant l’échec aux examens (16 %).

Se réorienter, c’est toujours possible !

Nuance tout de même : chez les étudiants en médecine et en classes préparatoires aux grandes écoles, c’est l’inverse. Face à l’afflux de candidats à une réorientation, les universités multiplient les dispositifs. Sur la plateforme Parcoursup, la phase complémentaire s’achève mi-septembre. Ensuite, dès les mois d’octobre-novembre, les étudiants peuvent candidater à une réorientation. À l’issue de la première année, on peut aussi se réorienter via la plateforme Parcoursup. Son calendrier est une contrainte forte à prendre en compte.

Par ailleurs, les étudiants se retrouvent en concurrence avec les jeunes bacheliers. Ils doivent présenter un dossier très sérieux, avec un projet abouti et une bonne lettre de motivation. Parfois, accepter de déménager est la seule solution pour concrétiser un projet de réorientation. La mobilité est un frein important, surtout pour des familles aux ressources limitées. Mais l’anticiper peut permettre de trouver des solutions (demande de bourse, recherche d’un logement en cité universitaire…) et d’ouvrir le champ des possibles.

Mathis, lui, envisage de postuler en BUT information-communication ou en BTS communication à la fin de l’année universitaire, sauf s’il trouve dès le second semestre une autre licence qui lui plaît : « Désormais, je sais qu’il est possible de changer et de trouver sa voie ! »

Texte : Nathalie Picard / Photo : freepick


> EN SAVOIR + : De l’info Pour une écoute et un accompagnement gratuits :
– Services d’information et d’orientation des universités
– Onisep. Echanges par téléphone, tchat ou dans un centre d’information et d’orientation. www.monorientationenligne.fr
– Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ). Mêmes modalités ou dans une structure Info jeunesse. www.cidj.com

 

A Noël, des colis « cadeaux » pour les plus démunis

L’an dernier, la collecte de Fanny et Marine avait permis de distribuer 4 000 boîtes-cadeaux de Noël aux personnes précaires dans la rue. Elles remettent ça cette année.

« On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un ! » C’est le mot d’ordre de Fanny et Marine, deux Tourangelles qui, avec « Main dans la main »(1), organisent une grande collecte pour aider les plus précaires dans la rue. Elles distribuent ensuite ces colis de Noël aux sans-abri, à la période des fêtes. Ainsi, l’an dernier, près de 4 000 boîtes avaient été offertes aux démunis, suite à un appel sur les réseaux sociaux.

Mais face à cette charge titanesque et après avoir été vite dépassées, les deux amies ont décidé de se réorganiser. Pour cette troisième édition, « on va se servir du réseau Lidl, avec lequel on travaille au quotidien, pour acheminer les colis sur notre plateforme de Sorigny », indiquent-elles dans La Nouvelle République.

Les colis pourront être déposés dans les enseignes du même nom (à Tours, Joué, Chambray, etc.), mais aussi dans d’autres boutiques de Tours et son agglomération. On peut notamment citer des points de collecte comme Au Tour du vrac (Tours), dans les mairies de Veigné et Montbazon, à O Bistrot Quai (Esvres) et chez Ô P’tit Vrac (Amboise).

Comment ça marche ?

Si les fois précédentes, les gens participaient en déposant des boîtes décorées, il est désormais conseillé d’opter pour un sac à dos (les colis sont encombrants et font des déchets, mais ils resteront acceptés pour les centres d’urgence).

Et pour aider, c’est tout simple : on prend un sac et on y glisse « un truc bon, un truc chaud, un produit cosmétique, un divertissement ». On peut également y mettre un petit cadeau pour un animal et un mot doux ! « Notez bien dessus : enfant ou femme, ou homme, ou chien », précisent Fanny et Marine.

La collecte se déroulera du 24 novembre au 17 décembre. Suivra ensuite la distribution aux personnes sans-abri. Marine et Fanny ont d’ailleurs lancé un appel aux volontaires et aux bénévoles pour les aider à faire les maraudes, stocker et distribuer ces colis. Pour que Noël soit solidaire jusqu’au bout.

Texte : Aurélien Germain / Photos : ouverture NR Julien Pruvost

(1) Main-dans-la-main-37 sur Facebook

 

 

Indre-et-Loire : de nouvelles mesures sanitaires annoncées

Rassemblements, port du masque à l’école, dose de rappel : avec un taux d’incidence qui a remonté dans le département, la Préfecture d’Indre-et-Loire a annoncé de nouvelles mesures.

Le port du masque redevient obligatoire à l’école (Photo archives NR – Julien Pruvost)

« Le taux d’incidence dans le département d’Indre-et-Loire a dépassé le seuil d’alerte de 50/100 000 habitants depuis plus de 10 jours. Il est aujourd’hui de 58/100 000 habitants. » C’est par cette phrase que débute le communiqué de la Préfecture d’Indre-et-Loire qui a, par conséquent, annoncé la réinstauration de certaines mesures.

Rassemblements

Pour commencer, une première mesure sera instaurée à partir de ce lundi 8 novembre : « Les rassemblements de spectateurs debout venus assister à un concert devront respecter une jauge maximale de 75 % de la capacité d’accueil du lieu », prévient la Préfecture. Et ce, que ce soit une salle de spectacle, une salle polyvalente, un chapiteau, etc.

« Cette mesure s’applique notamment aux boîtes de nuit », est-il également indiqué.

Le port du masque à l’école

Comme de nombreux autres départements français, l’Indre-et-Loire est elle aussi concernée par le retour du port du masque pour les enfants (de plus de 6 ans) à l’école primaire dès lundi 8 novembre. Idem pour les activités périscolaires.

Vaccination : dose de rappel

Enfin, les autorités rappellent qu’il est fortement conseillé aux personnes âgées de plus de 65 ans d’effectuer une dose de rappel de vacin (à partir de 6 mois après la dernière injection). Les personnes sévèrement
immunodéprimées peuvent recevoir le rappel à partir de 3 mois après la dernière.

Dans le quotidien de Cassandre Richet, coach sportive et prof de yoga

#VisMaVille Cassandre Richet est coach sportive. Elle enseigne le yoga et le Pilates en indépendante à Tours et aux alentours. Elle nous dévoile l’envers du décor de son métier et de sa passion.

Les tapis sont posés, le bol tibétain est en place, les apprenties « yogi », jambes en tailleur et corps bien droit démarrent leur échauffement par des exercices de respiration. L’une d’elles est en visio, car elle n’a pas de pass sanitaire, la caméra est posée juste devant la coach. Inspirations, expirations… cinq minutes de détente et de concentration qui permettent de poser le poids de la journée et se centrer sur soi.

« On peut commencer les choses sérieuses, vous vous sentez bien ? Allez, vous me faites un vinyasa », les interpelle leur professeur de yoga Cassandre Richet. Les cours se déroulent en petit nombre, « dix personnes maximum », dans des salles louées par Cassandre, à Tours et La Riche, ce soir-là à la Dilettante, rue de la Mairie.

Car la vie de coach sportive indépendante, « c’est beaucoup d’organisation, de planification et de rigueur », souligne Cassandre Richet. « L’avantage c’est que je gère mon emploi du temps sans horaire fixe, sans patron, mais en réalité c’est très peu de temps libre, presque du non-stop. Je suis parfois fatiguée, au risque de la blessure et n’ai pas toujours assez de temps pour ma pratique personnelle. Mais avec l’expérience (elle s’est lancée en 2014 – NDLR), je gère bien à présent. »

Entre les cours collectifs et individuels qu’elle propose en yoga mais aussi en Pilates, en salle de gym ou en autonomie, auprès également d’une association comme l’Ardente à la Bergeonnerie ce qui lui permet de proposer des cours à des prix accessibles (« c’est important et de s’adapter à tous les âges et morphologies »), Cassandre jongle aussi avec les stages qu’elle organise au Center Parc de Loudun, les retraites qu’elle propose en yoga et les cours en entreprise.

Derrière cette diversité de prestations, un seul mot d’ordre : « Apprendre aux gens à prendre soin d’eux. On cherche dans les étirements, le renforcement et les postures un bien-être qui bénéfice au corps et au moral. Ça rebooste une séance quand ça ne va pas. En tout cas pour moi c’est vital, c’est ce qui m’a sauvé pendant les confinements. »

Formée en école de coach sportif à Tours après des études de danse au conservatoire et de langues à la faculté (elle a passé un an au Japon), Cassandre se remet en question, abandonne son job d’étudiante à Ikea et se lance avec passion dans la pratique du yoga et du Pilates, dites « méthodes douces » : Paris, Cambodge, Inde, elle se forme et continue d’ailleurs aujourd’hui avec le yoga thérapie.

Devant l’engouement des candidats à un job qui fait rêver, elle nuance : « Derrière nos belles photos sur nos sites internet, il faut savoir que nous avons beaucoup de gestion et d’administratif, beaucoup d’heures en dehors de la présence des cours. Je ne le conseille pas à tout le monde, la plupart peuvent pratiquer en loisir sans en faire un métier. Mais moi je ne ferai pas autre chose », sourit-elle.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Balade sur la Loire : un fleuve qui vous veut du bien

[Long Format] Un pique-nique en été, un footing pour se décrasser à l’automne, une balade en amoureux en hiver… Les Tourangeaux font leur retour sur les bords de Loire. Mais comment en faire un retour gagnant ? On remonte le fil de l’eau, et de l’histoire, de ce joli fleuve, tout en découvrant son écosystème.

Jusqu’au début du XXe siècle, la Loire tenait une place importante dans la vie des Tourangeaux, mais ils se sont peu à peu coupés du fleuve », explique Bruno Marmiroli, directeur de la Mission Val de Loire. Jusqu’au XIXe siècle, le fleuve était un axe commercial d’envergure nationale : « Il était un grand carrefour marchand, jusque dans les années 1850 où le train est venu le concurrencer, avec la garantie d’un fret qui ne souffrait plus des aléas climatiques.

La Loire était aussi un élément important de la vie quotidienne : on pêchait, on prenait le bac pour traverser d’une rive à l’autre », et on l’observait, car ses variations avaient un impact direct sur la ville et ses habitants. À La Riche, la rue du Port témoigne de ce passé de mariniers, tandis qu’entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, le Quai de la Gare du Canal rappelle l’existence du chemin navigable entre la Loire et le Cher qui séparait alors les deux villes…

L’équipe la Rabouilleuse (Clément, Malou, Faustine).

Lien cassé… bientôt retrouvé ?

Comment la relation des Tourangeaux à leur fleuve a-t-elle changé ? Prenez un désintérêt pour la navigation commerciale, ajoutez une guerre mondiale et ses bombardements, une reconstruction à grande vitesse et le développement d’une France des Trente Glorieuses tournée vers le progrès et l’international, et vous avez votre réponse !

Pour B. Marmiroli, « de 1960 à 2000 la ville s’est développée le long de son fleuve, mais pas avec lui. On construit alors des infrastructures qui coupent la ville du fleuve pour relier les métropoles, en cassant le lien entre le fleuve et les habitants ». De Tours à La Riche, on circule par exemple à grande vitesse en voiture, en oubliant qu’à quelques mètres s’écoule la Loire, rendue difficilement accessible aux quartiers voisins. Mais la reconstruction et le développement des axes autoroutiers comme des immeubles plus proches a un autre impact : on puise alors le sable dans le fleuve pour faire du béton, sans en mesurer les conséquences.

À ne pas confondre avec le ragondin venu d’Amérique du Sud pour perturber l’écosystème local, le castor d’Europe a fait son retour en Touraine dans les années 1950. Un bâtisseur à son aise dans la région ! (Photo MDL37)

Alix Tery-Verbe, de la Maison de la Loire de Montlouis-sur-Loire, dresse un bilan sans appel : on a extrait du lit du fleuve en 40 à 50 ans ce qui avait mis cinq siècles à s’y accumuler. L’eau se retrouve à circuler un peu plus profondément, et sans sable à charrier mais avec la même force qu’avant, provoquant une érosion accrue sur son passage. L’effondrement du pont Wilson en 1976 aurait-il pu être évité sans cette perturbation de l’écosystème ligérien ? Toujours est-il que l’accident a servi d’élément déclencheur pour motiver l’interdiction de l’extraction dans le lit mineur du fleuve.

Un monde à part entière

À la Maison de la Loire de Montlouis, on arpente régulièrement les bords du fleuve avec les visiteurs, à la recherche des traces de castors. Cette espèce emblématique a été réintroduite il y a une cinquantaine d’années dans la région, d’où elle avait disparu au XIXe siècle. Le ragondin s’est fait sa place alors qu’il vient d’Amérique du Sud et n’a pas de prédateur. Sur les îles, les oiseaux viennent se reproduire, tandis que des insectes peuplent le sable… C’est tout un écosystème qui s’épanouit dans et sur le fleuve.

Ce scarabée bleu (pour le mâle, la femelle fait profil bas avec des couleurs plutôt brunes) peuple les rives des cours d’eau. Et à La Ville-aux-Dames, il a donné son nom à une île de Loire : l’île aux Hoplias. (Photo MDL37)

Mais comme tout écosystème, il est fragile : « À chaque fois qu’on rompt l’équilibre, c’est irréversible », commente Bruno Marmiroli. Alix Tery-Verbe renchérit : « Ce sont plein de choses qui s’additionnent et interagissent entre elles. Le risque inondation, par exemple, est lié à l’impact des activités humaines sur tout le bassin versant de la Loire (qui s’étend sur un cinquième du territoire français).

L’enlèvement des haies sur les terres agricoles, l’imperméabilisation des sols avec l’urbanisation, le remblaiement des zones inondables contribuent à ce risque. » Un effet domino, dans lequel l’Homme n’a pas toujours conscience qu’il va déclencher des réactions en cascade ! La ville de Tours et la Métropole travaillent par exemple actuellement sur la situation de la Petite Gironde, un affluent de la Choisille, qui se jette ellemême dans la Loire.

La lycose des sables : Cette petite araignée vit dans les sables, au bord de l’eau. Elle se la joue incognito grâce à son dos rayé de beige, blond et gris. (Photo MDL37)

La Petite Gironde qui parcourt le quartier des Douets déborde souvent, et est polluée. Or, au-delà de ce minuscule cours d’eau, c’est toute la Touraine qui peut être affectée. Attention toutefois : les crues « ordinaires » de la Loire ne sont pas à redouter, au contraire. Elles sont indispensables à l’équilibre du fleuve, en arrachant une partie de la végétation pour laisser ainsi de la place aux oiseaux et à leurs nids, ou en permettant aux poissons de venir frayer tranquillement…

C’est pour faire connaître aux Tourangeaux ces délicates nuances que la Mission Val de Loire mène ses travaux de recherche sur le patrimoine et l’environnement du Val de Loire, et que la Maison de la Loire éduque au quotidien les générations présentes et futures de Tourangeaux… ou de Ligériens ?

Ligériens, habitants du fleuve

Si vous aimez marcher sur les bords de Loire à l’aube, vous les apercevrez peut-être. « C’est le moment où je croise les copains, nous sommes peu nombreux à naviguer sur le fleuve à cette heure, quand on se croise en bateau on discute, et parfois on boit un coup. » Dans son kayak ou sur sa barque, le photographe professionnel Jean-François Souchard en profite bien sûr pour capturer la lumière de l’aurore et la vie du fleuve derrière son objectif.

Qui croise-t-il ? Des bateliers, ou l’un des quatre pêcheurs professionnels d’Indre-et-Loire. Thierry Bouvet est de ceux-là. Comme Jean-François, il a d’ailleurs commencé sa vie d’adulte dans les études de géographie. L’étude du fleuve donne-t-elle envie de s’y plonger ? Pour le pêcheur, c’est un projet d’analyse des faits sociaux autour de la Loire qui l’amène au bord de l’eau, puis bientôt sur le fleuve en 2014. Il y a trouvé son rythme, entre le pont de Saint-Cosme à La Riche et Amboise, pour rester lié à la ville.

Sterne Pierregarrin : Vous la croiserez surtout en été, d’avril à août, puisqu’elle passe l’hiver bien au chaud en Afrique. Elle profite de son séjour dans la région pour se reproduire avant de repartir. (Photo MDL37)

Jean-François Souchard finançait quant à lui sa thèse de géographie en faisant des photos depuis l’eau, « les fesses dans mon kayak ». « C’est la Loire qui m’a fait rester en France », admet celui qui a vécu quelques temps au Québec. Le batelier Clément Sirgue, qui navigue avec l’association La Rabouilleuse depuis une quinzaine d’années, est aussi revenu vers la Loire pour y trouver son bonheur : « J’étais tiraillé entre la terre et la mer. Entre mon parcours dans la gestion de la nature et l’éducation à l’environnement, et mon plaisir de la navigation à la voile en mer. Avec le fleuve, j’ai trouvé une bonne synthèse des deux. Ici, tout commence et tout finit. Toutes les activités du vivant finissent dans le fleuve.».

On pourrait dire qu’Alain aussi finit dans la rivière… du moins il aime à y « naviguer », puisqu’il nous reprend sur le terme « nager » : « La nage est interdite dans la Loire. Comme nous y allons avec des flotteurs, nous sommes considérés comme navigants.». Le Tourangeau âgé de 75 printemps plonge dans l’eau tous les quinze jours environ, avec une bande d’une dizaine de passionnés. Combinaison, palmes, flotteur, et bon gueuleton à l’arrivée, c’est le programme habituel. « Il y a le côté sportif, pendant 2 h on palme, mais on voit aussi des choses assez extraordinaires. Les couleurs, les oiseaux, les lumières, être porté par le courant… c’est que du bonheur ! ».

Clément Sirgue définit ces bateliers, mariniers, pêcheurs, navigants qui parcourent la Loire comme des Ligériens. Les habitants du fleuve. Comme un Tourangeau connaît sa ville, un Ligérien connaît son milieu : « En formant des bateliers avec l’école de la Rabouilleuse, on forme des ambassadeurs et des veilleurs. Ils s’attachent à la Loire, ils la promeuvent, ils la connaissent et savent sur quel banc de sable on peut aller ou non, ils habitent le fleuve, et ils le défendent. »

Les bancs de sable qui bougent, les bîmes qui se créent lorsque le lit s’effondre et que l’eau tourbillonne vers la nappe souterraine, la faune et la flore… « Il faut lire le fleuve car il est très changeant » raconte le batelier, qui compare la navigation à la bourde, ce long bâton qu’on enfonce dans le lit du fleuve pour avancer, à un travail d’équilibre des forces entre l’homme, le bateau et le fleuve.

Retour à l’eau… en douceur

Le directeur et l’équipe de l’association la Rabouilleuse participent au Parlement de Loire, et ont été partie prenante des Assemblées de Loire, avant de naviguer jusqu’à Orléans pour le festival de Loire. Mais Clément Sirgue met en garde : « Le but n’est pas que tous les Tourangeaux et touristes soient sur la Loire, ce serait un désastre écologique. Mais il faut se demander comment on protège ce milieu, et comment on le donne à voir. Il faut accompagner ce retour des gens vers le fleuve. »

La relation des Tourangeaux à leur fleuve est en pleine évolution, mais pour tous les acteurs que nous avons rencontrés, le retour vers la Loire doit s’accompagner d’une véritable éducation qui permettra de retisser un lien équilibré entre le milieu naturel et ses habitants. Objectif : la réintroduction raisonnable et mesurée de l’être humain en milieu ligérien.

Texte : Maud Martinez / Photo d’ouverture : Jean-François Souchard

Deuxième ligne : quel design pour le tramway ?

Elle était déjà à l’œuvre pour la première ligne : l’agence tourangelle RCP a été retenue pour designer les rames et les stations de la deuxième ligne de tramway.

Les faits

C’est désormais officiel. L’agence tourangelle RCP, de Régine Charvet-Pello, a été retenue pour le design des rames et des stations de la future ligne de tramway. C’est déjà elle qui avait été en charge de la première ligne à l’époque.

Wilfried Schwartz, président du Syndicat des mobilités de Touraine (SMT), a par ailleurs précisé que ce design ne serait « pas forcément identique » à celui de la ligne A, mais qu’il resterait évidemment compatible (oubliez donc un tram’ aux couleurs de tmv…). Vingt-deux rames et vingt-sept stations sont concernées.

Le contexte

L’agence RCP a été retenue parmi sept autres candidats. Le montant du marché s’élève à près de 250 000 €. Installé dans le quartier des Deux-Lions, RCP a également été sélectionné pour le métro du Grand Paris, dont le lancement est prévu dans trois ans. L’agence est spécialisée dans les transports publics : les tramways du Mans, d’Angers ou même d’Alger et Constantine, c’est elle aussi !

Les enjeux

Reste désormais à établir le projet culturel du tramway, confié à l’époque à l’artiste Daniel Buren. S’il n’est pas candidat, ou s’il l’est sans être retenu, ses fameuses lignes blanches et noires ne seront pas réutilisées, puisqu’elles sont directement liées à son œuvre. Le projet n’a pas encore été attribué pour le moment. « Il reste encore à définir avec des artistes internationaux », a déclaré Wilfried Schwartz.

Il faudra aussi penser à la végétalisation autour de cette ligne, puisqu’elle doit s’accompagner « d’un véritable projet vert, marqueur identitaire d’un territoire résolument tourné vers son inscription dans un écrin naturel dans lequel tous les modes se retrouvent », promet Tours Métropole. À ce jour, le Syndicat des mobilités de Touraine peut compter sur 80 millions d’euros de subventions (lire tmv n°394).

La mise en service de cette deuxième ligne, qui doit relier Chambray-lès-Tours à La Riche en passant par Tours, est prévue pour 2025.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – Julien Pruvost

Dans le quotidien de Corinne Hamidat, la « vigie » du Sanitas

#VisMaVille Corinne Hamidat est surveillante d’un pâté d’immeubles, dans le quartier du Sanitas, à Tours. Du ménage au relationnel, un métier polyvalent et prenant.

Sous le soleil automnal qui pointe son nez après l’averse, elle retrousse ses manches, enfile ses gants et ramasse aussitôt les débris de meubles qui jonchent le sol au pied d’une barre d’immeubles du Sanitas. Direction « le monstre », le local qui sert de stockage pour les encombrants.

Corinne Hamidat ne compte plus les déchets déversés chaque soir, des « incivilités » qui occupent les surveillants d’immeubles et agents d’entretien de Tours Habitat – le gestionnaire des logements sociaux, une bonne partie de leur matinée.

En tant que surveillante principale d’immeubles, chaque jour de la semaine, depuis sept ans, Corinne Hamidat fait sa ronde du secteur qui s’étale du boulevard Général de Gaulle à l’allée de Moncontour, derrière la gare, bordé par la Rotonde et l’avenue Grammont. À l’embauche, à 7 h 30, après avoir fait le ménage des deux entrées dont elle est chargée, elle s’assure qu’ « il n’y a pas de danger pour les locataires, pas de bris de glace par terre, je vérifie aussi que les ascenseurs ne sont pas en panne, que les portes de hall se ferment bien ».

En chemin, elle interpelle les autres surveillants ainsi que les agents d’entretien et de maintenance qui officient dans le secteur. Corinne a un rôle pivot, chargée de recueillir les informations et de les retransmettre à Tours Habitat. « Il faut aimer le relationnel pour ce métier », pointe la gardienne. En contact avec les autres professionnels mais aussi les locataires, elle assure les états des lieux d’entrée et de sortie.

Le téléphone vissé sur son oreille, elle est régulièrement appelée pour « des changements d’ampoule, des fuites d’eau, une clé perdue ». La surveillante d’immeubles apprécie ces moments d’échange même si « parfois il faut prendre sur soi quand les gens sont agacés, j’attends qu’ils se calment et on parle après ».

Du haut de sa stature imposante, Corinne adoucit les moeurs. Ayant habité auparavant dix ans le quartier, elle connaît bien ses habitants, surtout les personnes âgées, notamment du boulevard de Gaulle, qui ne quitteraient leur logement pour rien au monde. « J’aide les petites mamies à porter leurs affaires quand je les croise à la sortie des courses. »

Pour le reste, il y a du roulement et pas toujours le temps de faire connaissance. Si Corinne Hamidat possède un bureau de gardienne au 12 allée de Luynes, spacieux mais dépouillé, elle n’y passe pas la majeure partie de son temps. « Je ne tiens pas en place, j’aime être sur le terrain et puis il faut que je marche depuis mon infarctus. »

Ses trois grands enfants lui font d’ailleurs la leçon et lui demandent de se ménager, elle qui a du mal à fermer l’oeil lorsqu’elle est d’astreinte les soirs et week-end, de « peur de ne pas entendre le téléphone sonner et ne pas répondre aux locataires. Le bien-être des locataires, c’est mon souci permanent. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Dans le ventre des Halles : plongée dans un quartier gourmand

Cette semaine, tmv commence son tour des quartiers, racontés par les habitants eux-mêmes et les commerçants. Première étape aux Halles.

Les préjugés ont parfois la vie dure, qu’ils soient positifs ou négatifs. Le ventre de Tours, son marché, ses artisans, ses restaurants. Une image parfois bourgeoise, l’impression d’un quartier bien campé sur ses acquis. TMV a voulu gratter un peu la surface de ce vernis, pour découvrir le quartier des Halles du côté de ses commerçants et de ses habitants.

Première étape de notre tour des quartiers de Tours que nous poursuivrons dans les mois qui viennent. Suivez le guide !


POUR RETROUVER NOTRE DOSSIER SPECIAL QUARTIER DES HALLES, CLIQUEZ ICI ! 

(ou direction notre rubrique « hebdo en PDF » pour télécharger le numéro du 13 octobre 2021)

 

Volley : Dans la tempête, le TVB démarre bien

Et c’est une bonne nouvelle pour le sport tourangeau !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la victoire du TVB à Poitiers (1-3), ce week-end, a fait du bien au moral. Il était important à plus d’un titre, ce match. D’abord parce qu’il s’agissait de la première rencontre du championnat et qu’il est toujours préférable de débuter par une victoire. Ensuite, parce que Poitiers-Tours, c’est le grand derby du volley et que ces confrontations ont toujours un goût particulier. Mais, surtout, il y avait le contexte de l’avant-saison, qui trottait lourdement dans les têtes tourangelles.

Sportivement, en effet, le TVB ne se présente pas du tout dans la configuration imaginée par le staff. En quelques jours d’octobre, le club a perdu deux de ses joueurs cadres sur blessure. Ce fut d’abord le réceptionneur-attaquant marocain Zouheir El Graoui, victime d’une blessure au pied, qui devrait être absent des parquets pendant plusieurs semaines. Puis, lors d’un match amical du TVB, c’est l’attaquant brésilien Aboubacar Drame qui s’est effondré au sol, victime d’une rupture totale du tendon d’achille droit. Pour lui, la saison est terminée.

Si pour le premier, un joker a été trouvé, en la personne du Tchèque Kamil Baranek, pour le second, aucun remplacement pérenne n’est annoncé pour le moment. Ce scénario, évidemment, rappelle celui de la saison dernière qui avait si mal débuté et que le club entend par-dessus tout effacer lors de cet exercice.

Annulation du contrat de naming

Mais à ces déboires médicaux qui, fort heureusement, n’ont pas eu de conséquences sportives ce week-end, s’ajoute la déconvenue financière liée à l’annulation du contrat de naming signé avec l’enseigne McDonald’s. Pour le TVB, c’est entre 150 000 et 200 000 € de manque à gagner. Une ligne en moins dans le budget du club qui pourrait avoir des conséquences dans les mois qui viennent si la situation n’est pas rétablie au moment de boucler les budgets.

On le sait, seuls les succès sportifs et la cohésion peuvent permettre de surmonter ces coups du sort. Le TVB a su trouver l’un et l’autre, samedi soir, à Poitiers. Une bonne nouvelle pour le sport tourangeau.

Texte : Matthieu Pays / Photo : archives NR

Les Salons de Choiseul feront leur retour les 27 et 28 janvier 2022

C’est officiel : les Salons de Choiseul signent leur retour ! Rendez-vous en janvier 2022 pour une quarantaine de conférences gratuites autour du thème « Le Végétal ».

Les faits

On les avait bien crus disparus à jamais… Mais non ! Tel le phénix, les Salons de Choiseul renaissent de leurs cendres et reviennent pour une septième édition, les 27 et 28 janvier 2022 au lycée Choiseul. Au programme, quarante-cinq conférences – toutes gratuites – pour comprendre le monde. Ouvertes à tou(te)s, elles tourneront cette année autour du thème « Le Végétal » (avec une fantastique affiche clin d’œil à l’artiste Arcimboldo). Elles réuniront géographes, philosophes, journalistes ou encore professeurs et scientifiques « pour échanger, communiquer et débattre », précisent les organisateurs.

Cette manifestation unique en son genre en France (les conférences sont organisées au sein du lycée, avec l’implication des élèves) sera retransmise pour la première fois sur Youtube, grâce à l’école de cinéma Escat, de Tours Nord.

On ne va évidemment pas trop spoiler la future annonce des conférences, mais le public peut déjà s’attendre à en apprendre plus sur « l’affaire des poisons sous Louis XIV », « la reconnaissance juridique et sociale de la criminalité environnementale », « les mots du vin », ou encore se questionner sur le sujet « les plantes sont-elles sensibles ? ».

Le contexte

En 2018, les Salons de Choiseul avaient fait carton plein avec 7 000 spectateurs et 62 conférences. Aux manettes depuis 2012, Sylvie Mercadal et Stéphane Genêt étaient – à juste titre – épuisés par cette organisation titanesque, malgré leur énergie folle. Un repos bien mérité devait avoir lieu, mais Sylvie Mercadal a obtenu sa mutation, tandis que Stéphane Genêt s’est lancé dans l’écriture d’un roman. Puis la crise du Covid est arrivée, annulant de fait l’édition 2020.

C’est finalement leur collègue, Emmanuel Gagnepain, qui, avec sept autres profs, a repris les rênes avec la bénédiction des fondateurs des Salons. Signant par là le retour de l’événement tant attendu pour 2022.

Aurélien Germain


> lessalonsdechoiseul.com et facebook.com/LesSalonsDeChoiseul

 

Octobre Rose : face au cancer, l’activité sportive reste essentielle

Octobre Rose est souvent l’occasion de randonnées. Rien d’étonnant à cela : les bienfaits de l’activité physique sont prouvés pour ces malades qui retissent alors un lien avec leur corps… et avec les autres. Les Cher Dames de Loire pagaient par exemple tous les samedis. Pour se prouver qu’il y a une vie après la maladie, et pour s’amuser !

« Ne pas rester entre le lit et le canapé ». L’expression revient aussi bien dans la bouche de Jean-Christophe Bonnin, kinésithérapeute et président de l’association Rose & Blu, que dans les paroles de Pascale Foussard, cofondatrice des Cher Dames de Loire. Pour le professionnel de santé comme pour l’ancienne malade du cancer du sein, l’activité sportive est essentielle dans la vie des patientes, qu’elles soient en cours de traitement, en convalescence ou en rémission.

« On encaisse mieux quand on est un peu actif », raconte Marion, 39 ans aujourd’hui, dont le diagnostic de cancer du sein avait été posé il y a deux ans. A l’époque, la jeune femme se rapproche des services de la Ville de Tours pour participer aux A.P.A, activités physiques adaptées. Pascale avait fait la même démarche un peu plus tôt : « J’ai fait du sport presque tous les jours, ne serait-ce qu’un peu de marche pour aller chercher le pain. Et puis j’ai testé la danse, le Pilates, la gym, le golf, j’ai découvert de nouvelles activités » raconte-t-elle.

 » C’est le fait de bouger qui va effacer cette sensation d’asthénie »

L’accès aux A.P.A est conditionné par un avis médical, et une rencontre avec un éducateur-référent pour cibler les sports qui pourront convenir. « La régularité de la pratique est essentielle, pendant le traitement ou la convalescence », explique Richard Alloncle, référent sport-santé et handicap pour la municipalité.

Depuis le début des années 2010, il est en effet démontré que si la maladie épuise, elle est aussi plus facilement vaincue quand la patiente pratique une activité régulière. Jean-Christophe Bonnin, le kiné, précise : « Paradoxalement, pour gommer l’état de fatigue que ressent le malade, se reposer ne fonctionne pas. C’est le fait de bouger, de s’activer même si on n’en a pas envie, qui va effacer cette sensation d’asthénie. On affronte alors mieux les traitements, et la spirale s’inverse ».

Pascale a par exemple vécu ce retour au sport durant sa maladie comme un défi : avant chaque séance de chimio, faire un peu d’exercice, pour arriver en forme, et repartir moins fatiguée. Puis recommencer. Éviter ainsi la fonte des muscles, prendre moins de médicaments… mais pas seulement. Bien dans son corps… bien dans sa tête Le slogan paraît éculé, mais il prend tout son sens pour les malades du cancer du sein. « J’ai fait de la gym, de l’aquagym, de la marche nordique avec la ville de Tours. Cela me permettait de sortir de chez moi, d’avoir un élément positif à mettre dans mon agenda, et de voir du monde », raconte Marion.

« Le sport, une bouée de sauvetage »

« Le sport, c’était une bouée de sauvetage, une bouffée d’oxygène psychologiquement, ajoute Pascale. On rencontre du monde, on se comprend sans se parler, on n’a pas peur du regard des autres ». Depuis un an, la nouvelle bouée de sauvetage de Marion, ce sont les Cher Dames de Loire, association créée par Pascale et quelques autres. À la façon de vikings affrontant les éléments au rythme du tambour, les adhérentes pagaient.

« Après mes traitements, j’étais très mal en point physiquement et psychologiquement. Tout à coup vous ne voyez plus les blouses blanches, et en même temps vous sortez d’une machine à laver, essorée par les chimios, l’opération, les rayons… J’ai découvert l’association. Pour ma première séance, je n’ai même pas pu finir l’échauffement, j’ai pleuré d’épuisement. Et les regards, les sourires, les étreintes, les paroles des filles m’ont permis de surmonter tout cela ».

Solidarité

En plus de regagner la mobilité de son épaule suite à son opération du sein et d’éviter ainsi les séances de kiné, Marion a pu compter sur les Cher Dames de Loire pour reprendre son corps en main : « Je suis à nouveau en accord avec ce corps qui m’avait trahi en laissant entrer la maladie ». Ana, retraitée diagnostiquée et traitée il y a 8 ans, a rejoint l’équipe il y a tout juste un mois. Attirée par la solidarité entre les membres, elle trouve dans la navigation l’exercice utile pour son problème de lymphome au bras, et une occasion « de ne plus penser au mal, et de prouver qu’on peut faire encore plein de choses malgré ce qui nous est arrivé ».

C’est fort de ces retours d’expérience que les associations comme Cher Dames de Loire, Cancen, Rose and Blu, la Ligue, IETO, et les professionnels de santé tourangeaux unissent donc leurs efforts pour intégrer l’activité physique au suivi des patientes. Et pour elles, voici un prochain défi à relever : le week-end Rose and Blu en juin 2022, qui réunira 200 participants pour des épreuves variées et un seul objectif, profiter de la vie !

Texte : Maud Martinez / Photo : Les Cher Dames de Loire

Cantines à Tours : un menu végétarien sera proposé aux élèves

La Ville de Tours proposera des repas végétariens en option dans les cantines de trois écoles après la Toussaint. Une mesure destinée à être étendue en septembre 2022.

Les faits

La Ville de Tours va proposer, au retour des vacances de la Toussaint, des repas végétariens dans trois écoles tourangelles. Elle souhaite ensuite étendre la mesure à toutes les cantines municipales dès la rentrée en septembre 2022. Les trois établissements qui essayeront cette alternative « végé » sont l’école Ferdinand Buisson-Molière et les écoles élémentaires Diderot et Ernest Pérochon. Un test grandeur nature pour voir comment déployer parfaitement ce dispositif à l’ensemble du parc scolaire d’ici quelques mois.

Il est évident que les enfants qui veulent continuer à manger de la viande ou du poisson pourront toujours le faire. L’équipe municipale a simplement précisé qu’ils auront aussi la possibilité de composer un menu végétarien si besoin.

Le contexte

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Denis (qui n’a d’ailleurs pas manqué de le préciser sur son compte Facebook, en partageant l’info). Mais c’est aussi l’une des mesures du Plan alimentation de la Ville. Lors du dernier conseil municipal, l’adjointe à l’alimentation Alice Wanneroy a indiqué que 8 000 repas étaient servis quotidiennement dans les écoles et que l’objectif était d’avoir « une cantine du bien manger, une cantine zéro déchet, une cantine faite ensemble ».

 

Les enjeux

Le but, pour la municipalité, est de diversifier les repas servis quotidiennement aux enfants, et de les améliorer. Un des objectifs du Plan alimentation est aussi de servir 100 % de fruits et légumes bio et locaux en 2025 (sauf les fruits exotiques), ainsi que 50 % de viande locale (au moins) en 2024. Chaque année, la Ville dépense 3,2 millions d’euros pour les achats alimentaires.

Il est également à noter que Tours souhaiterait réduire le volume de déchets. Par exemple, en arrêtant d’utiliser des barquettes jetables en plastique ou en aluminium.

Quant à la nouvelle cuisine centrale, point majeur du Plan alimentation, elle est censée être opérationnelle d’ici la fin de l’année 2024.

Aurélien Germain

A Tours, Isabelle Dimier-Poisson développe un vaccin nasal contre le Covid

Isabelle Dimier-Poisson est enseignante-chercheuse à l’Université de Tours. Des recherches menées depuis vingt ans qui l’amènent aujourd’hui à développer un vaccin nasal contre le Covid-19.

Elle n’en revient toujours pas du tournant pris par sa carrière depuis la médiatisation récente de sa découverte : un vaccin nasal contre le Covid-19 qui empêcherait également sa transmission. Isabelle Dimier-Poisson semble à la fois heureuse et « fière pour son équipe et ses étudiants » mais aussi surprise et un peu gênée de tirer la couverture.

Celle qui a commencé son parcours il y a vingt ans à l’Université de Tours, spécialisée dans l’immunité des muqueuses, dirige une équipe de recherche BioMAP (BioMédicaments AntiParasitaires) labellisée Inrae, à la faculté de pharmacie, sur le site Grandmont. Elle voit aujourd’hui porter les fruits de ses recherches, ce qui l’enchante.

« Pour un chercheur, il y a généralement de la frustration. Vous avez souvent des résultats, vous les publiez dans des revues prestigieuses, vous pouvez obtenir des brevets, mais il reste la frustration de ne pas aller plus loin et de mettre en place le développement, surtout pour des recherches appliquées comme la nôtre. »

Isabelle Dimier-Poisson a commencé par mettre au point un vaccin nasal pour les animaux, utilisé depuis quatre ans dans une dizaine de zoos en France. Aucune mortalité parmi les animaux vaccinés n’a été constatée à ce jour. « Sur cette base, nous sommes partis sur le Sars Covid- 19, en répondant à un appel à projets. La conception est la même mais on est repartis de zéro pour l’étudier. »

Avec son équipe d’une dizaine de chercheurs travaillant sur le projet, elle a ainsi conçu un candidat-vaccin nasal unique à base de protéines. Les fonds sont levés, notamment grâce à une entreprise locale, Recipharm. Isabelle Dimier-Poisson insiste sur ce point. « Notre vaccin sera 100 % français. »

Pour elle, il n’arrive pas trop tard. Au contraire. « Le vaccin fonctionnera comme un rappel annuel et il a une logistique simple d’utilisation, facilement conservable. Et surtout, il ambitionne d’être utilisé par tous dont les pays émergents. »

Depuis sa découverte qui attend d’être validée, Isabelle Dimier-Poisson mène une vie intense. Elle n’en oublie pas moins l’autre facette de son métier : l’enseignement. « J’adore enseigner, les relations avec nos étudiants sont fortes, régulières, ils nous remettent en place, en fait ce sont eux les futurs chercheurs ! ».

Gaie, souriante et accessible, Isabelle Dimier-Poisson se révèle une chef d’équipe inspirante et motivante. Avec toujours « l’envie d’aller plus loin ». Une nouvelle mission de sa vie de chercheuse s’ouvre à elle : codirigeante d’une start-up chargée de lever des fonds pour la future commercialisation de son vaccin.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

(mise à jour) Doni Doni, le festival inter-associatif et solidaire se déroulera finalement au Temps Machine

Doni doni, c’est le nouvel événement solidaire, inter-associatif et festif qui se tiendra à Tours cette semaine.

[MISE A JOUR 1/10 à 16 h 38]

Les organisateurs viennent d’annoncer l’annulation du Doni Doni Festival en plein air à la Gloriette, en raison des prévisions météo (rafales de vent violent et pluie) et du nombre de préventes pour un tel événement dehors. 

Une solution de repli a été trouvée : le Doni Doni Festival aura lieu au Temps Machine, même heure, même date, même programmation ! 


[Article initialement paru]

De la musique ? De la solidarité ? De la fête ? Et si on mélangeait tout ça ? C’est en tout cas ce que va proposer le Doni Doni Festival qui se tiendra à Tours, le 2 octobre.

« On était vraiment hyper frustrés de ne pas pouvoir organiser notre festival Quartier Libre l’an dernier avec la pandémie, retrace Marie Petit, en charge de la communication. Après avoir cogité et répondu à un appel à projets, on a décidé de s’unir avec l’association Les Halles de Rabelais et l’AGET pour porter ensemble ce nouveau festival, Doni Doni. »

La première lutte contre la précarité étudiante et la seconde aide les jeunes étudiants guinéens à s’intégrer à leur arrivée à Tours. Une co-production, donc, dans un principe de solidarité. « On s’est associés, car on a constaté à quel point la crise sanitaire avait beaucoup impacté les étudiants. »

Cet esprit se traduira aussi par des tables rondes et des ateliers post-confinement sur la condition étudiante et l’impact sur les liens sociaux. Une préoccupation au centre de la réflexion des organisateurs. Pour le reste, ça va être musique à tous les étages !

Une transatlantique musicale

« On a fait une grosse transatlantique musicale », image Marie Petit. Au menu ? Un voyage créole, nord-africain, avec un peu d’influences cumbia et jamaïcaines. Sont programmés David Walters, RofoRofo Jazz, Skarra Mucci, Taxi Kebab, Baja Frequencia, Deliii & Koro, sans oublier la fanfare de la Vaginale pour les interplateaux.

Mais au fait, ça veut dire quoi « doni doni » ? Marie Petit s’en amuse : « Cela signifie “doucement doucement’’ en dialecte africain, le dioula. Pour symboliser la reprise progressive du spectacle vivant. » Et que la culture redevienne, enfin, accessible.

Texte : Aurélien Germain / Photo : Facebook Quartier Libre Festival


> Doni Doni Festival, le 2 octobre. De 16 h à 2 h. Tarifs : 10 € (préventes), 12 € (réduit), 15 € (plein). Pass sanitaire. Infos : donidonifestival.com ou facebook.com/Quartierlibrefestival

 

Elle propose des prothèses capillaires aux personnes atteintes de cancer

Nathalie Combes a lancé son entreprise « A Votre Image », spécialisée dans la vente à domicile de perruques médicales et de prothèses capillaires, afin d’aider les personnes atteintes de cancer à se reconstruire.

Nathalie Combes ne coupe pas les cheveux en quatre, au contraire : elle en habille les têtes des malades du cancer. Elle-même passée par les services d’oncologie, elle a aussi accompagné sa fille dans le parcours vers la boule à zéro. Une expérience intime qu’elle met aujourd’hui au service des personnes ayant besoin de prothèses capillaires, en se déplaçant à domicile avec son entreprise À Votre Image.

Qu’est-ce que ces « perruques » ont de spécial ?

Parler de « perruque » peut faire penser à un costume, alors que ce n’est pas du tout le cas. Ce sont des produits de qualité, qui vont s’adapter à la personne. Nous faisons des essais quand la personne malade a encore des cheveux. Et lorsque cette personne le décide, je reviens pour lui raser les cheveux pour que les parties antidérapantes de la prothèse adhèrent bien, et on ajuste le bonnet de cette prothèse à la personne, pour que celle-ci soit à l’aise et ne risque jamais de perdre cette prothèse.

Ce sont des éléments qui coûtent cher ?

La sécurité sociale prend en charge jusqu’à 350 € pour une prothèse et un accessoire textile. Certaines prothèses peuvent coûter jusqu’à 500 € ou plus, notamment si elles sont montées à la main, ou si elles sont faites de cheveux naturels. C’est pour cela que j’ai préféré opter pour du synthétique de très grande qualité, avec une trentaine de possibilités, y compris des cheveux très longs, jusqu’à la taille. Mon but, c’est qu’il y ait un reste à charge zéro pour mes clientes. Je ne suis pas là pour vendre et faire du chiffre, mais pour conseiller et accompagner !

> Plus d’informations sur Facebook A votre image et au 06 66 49 69 78.

 

Tours : les Assises du journalisme pour le climat

À partir de ce mercredi, à Mame, les 14e Assises du journalisme s’interrogent sur le rôle des médias dans l’urgence climatique et sanitaire que nous connaissons actuellement.

Nicolas Hulot sera présent aux Assises du journalisme.

Les faits

Les Assises internationales du Journalisme de Tours mettent cette année au premier plan la question du rôle des médias dans la perception de l’urgence climatique. Trois jours d’ateliers, de débats et de rencontres, sur le site de Mame et à la salle Thélème (site universitaire des Tanneurs). Si les matinées sont plutôt destinées aux très nombreux journalistes qui viendront de toutes les rédactions de France, les après-midis et surtout les soirées seront des occasions de rencontres et de débats passionnants.

Mercredi soir, la venue de Nicolas Hulot, qui participera à un débat public, salle Thélème, marquera un moment fort. Le jeudi, place à la discussion autour du thème « Conjuguer fin du monde et fin du mois », avec Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT et le journaliste Patrick Cohen.

L’éducation aux médias est également au cœur de l’événement et c’est le journaliste militant Hugo Clément qui présidera le jury des prix dédiés à l’éducation aux médias, le mercredi.

Le contexte

Toutes les études d’opinion le montrent : le dérèglement climatique se place désormais tout en haut des préoccupations des Français, loin devant le chômage ou la sécurité. Ces Assises du journalisme se déroulent à sept mois de l’élection présidentielle, au cours de laquelle le dérèglement climatique devrait être un sujet majeur.

Les enjeux Ces Assises ont un double objectif. Tout d’abord, ouvrir une vraie réflexion à l’intérieur des rédactions locales et nationales sur le traitement des sujets environnementaux. Comment les rendre compréhensibles, comment susciter l’intérêt du public et sortir des visions catastrophistes ?

Le deuxième objectif, ensuite, est de créer les conditions d’une prise de conscience plus générale encore dans la population et faire en sorte que le public s’empare vraiment de ces sujets.
M. P.


> Les Assises internationales du journalisme, de mercredi à vendredi, à Mame. Suivies du Salon du livre du journalisme, le samedi après-midi. Tous les ateliers, débats et conférences sont gratuits et en accès libre sur présentation d’un pass sanitaire

 

Le mercredi et le dimanche, c’est « en famille » à l’Espace Malraux

Des sorties spectacles en famille et à tous les âges, c’est la belle proposition de l’Espace Malraux cette saison.

Des spectacles pour toute la famille et tous les âges à Malraux. (Photo Marie Pétry)

Entre l’Espace Malraux et le jeune public, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La salle de Joué-Lès-Tours a toujours été soucieuse de proposer une programmation exigeante et singulière, en aidant aussi à la création. Mais cette saison, l’Espace Malraux a décidé d’aller encore plus loin et de proposer aux plus jeunes et à leur famille des rendez-vous à partager les dimanches et mercredis après-midi, d’octobre à mai.

Parce que l’important, c’est de pouvoir vivre ensemble les émotions artistiques et de les prolonger, ensuite, à la maison. Au total, ce sont une douzaine de spectacles qui sont proposés, mêlant tous les genres : théâtre, contes, cirque, danse, théâtre de marionnettes, musique et chansons.

Pour tous les âges

Des rendez-vous familiaux qui s’adressent également à tous les âges. Les tout-petits ont rendez-vous avec « Pompon » (à partir de 2 ans) le 1er décembre puis avec « Emoi », pièce de théâtre chorégraphiée et sonore (à partir de 3 ans), 18 mai. Le 15 décembre, « Soonoo », de la compagnie Soazara, emmènera les enfants (à partir de 5 ans) dans un conte chanté.

Ceux qui préfèrent les chansons ont rendez-vous le 26 janvier avec la compagnie Pic et Colegram pour leur spectacle « Jeannot Jeannette ». Les plus grands sont conviés, par exemple, à un spectacle de création sonore et de marionnettes « Kant et autres contes » (20 octobre), ainsi qu’un spectacle de cirque et de clown, « Pss Pss », qui promet beaucoup (le 12 décembre).

On parlera d’amour le 3 avril, avec Pingouin, de voyage entre soeurs, le 27 avril, avec « Nulle part de partout » et on redécouvrira même la chèvre de Monsieur Seguin, le 21 novembre avec la compagnie Möbius-Band.


> Les dates, horaires et détails des « Mercredi en famille » et « Dimanche en famille » sont à retrouver sur le site internet de l’Espace Malraux www.espacemalraux. jouelestours.fr. Réservations, billetterie : tél. 02 47 53 61 61

 

En Touraine, la biodiversité en danger

En Touraine, la liste rouge des espèces en voie d’extinction ne cesse de s’allonger. Les estimations indiquent que 30 % des espèces régionales seraient menacées.

Les faits

Attention, danger ! Oiseaux, insectes, amphibiens ou encore mollusques : la crise de la biodiversité touche aussi la Touraine. La Société d’études pour la protection et l’aménagement de la nature en Touraine (Sepant) a lancé l’alerte, elle qui contribue à l’inventaire des espèces menacées dans la région Centre-Val de Loire. La liste rouge des espèces en voie d’extinction s’allonge. L’organisme estime que 30 % des espèces régionales sont désormais menacées.

Cité par La Nouvelle République, le chargé de mission biodiversité de la Sepant, Laurent Pallusière, note que « chez les insectes, nous assistons à un déclin majeur ». L’Azuré de la sanguisorbe, un petit papillon de la famille des Lycaenidae, est en danger critique d’extinction dans la vallée du Changeon. Alors que l’espèce faisait déjà l’objet de programmes de biologie de la conservation.

Le quotidien cite également la disparition de la grenouille agile. Tout comme le crapaud sonneur à ventre jaune.

La cause

Elle est malheureusement toute simple, car humaine… Sont responsables : l’artificialisation des terres, la destruction des habitats naturels et les traitements des cultures.

Le contexte

Il y a quelques jours, du 3 au 11 septembre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a organisé son congrès à Marseille. L’objectif était de créer « le plus grand événement mondial jamais organisé sur la biodiversité », le directeur général de l’UICN, le Dr Bruno Oberle, déclarant : « L’heure du changement fondamental, c’est maintenant ». L’engagement a été pris « de protéger et conserver de manière efficace et équitable au moins 30 % des terres et des mers d’ici à 2030 ».

En même temps, le gouvernement français a rendu publics plusieurs projets d’arrêtés ministériels dans le but de permettre de nouveau certaines chasses d’oiseaux dites traditionnelles, malgré la décision du Conseil d’État jugeant ces techniques… illégales.

Aurélien Germain

Avant les 10 & 20 km de Tours, paroles de passionné(e)s de running

Le retour du marathon et des 10 et 20 km de Tours ce dimanche 26 septembre est attendu de pied ferme par les fans de course à pied. Avant le départ, certains nous livrent leurs secrets.

Anne 39 ans
Son objectif : les 10 km

« Me dépasser, et profiter de l’ambiance » « C’est une course que j’aime bien, et m’inscrire m’aide à me motiver à courir régulièrement dans les mois qui précèdent ! Je courais quand j’étais ado, et j’ai repris il y a une douzaine d’années avec une copine. La course à pied pour moi, c’est me donner à fond, me dépenser, me surpasser… des sensations que je n’ai pas quand je nage par exemple. »

Sa préparation : « Je cours 10 km, ou alors 6 km en essayant d’aller plus vite ou d’augmenter la difficulté, avec des côtes par exemple. J’aime courir en silence, et j’ai le téléphone pour mesurer la vitesse et la distance. »


Aurélien 29 ans
Son objectif : les 10 km

« J’ai voulu me mettre un défi ! » « Je cours une ou deux fois par semaine, depuis un an environ… Le confinement a aidé je pense, même si je faisais de l’athlétisme quand j’étais plus jeune. Pour moi, courir est un moyen de me libérer un peu l’esprit. Je réfléchis quand même, mais sans tourner en rond. C’est agréable… et important. ».

Sa préparation : « Depuis mon inscription pour cette première participation, je cours sur des distances de plus en plus longues. Je ne suis pas accro aux objets connectés, et pas un pro du fractionné. J’ai juste une vieille montre-chronomètre ! ».


Doriane 36 ans
Son objectif : les 20 km

« Je veux aller au bout, peu importe le temps. Et pourquoi pas aller ensuite vers le marathon ? » « Vingt-cinq ans de football, ça use ! J’ai fini par arrêter il y a trois ans. J’ai alors commencé à courir : il y avait un lien avec le foot. Par contre, je cours seule, alors que jusque là j’avais toujours pratiqué des sports collectifs. Donc je me fixe des objectifs, des challenges… Et ce qui est sympa c’est qu’on peut courir où on veut, quand on veut. Très utile pendant le confinement pour moi qui n’ai pas d’extérieur ! ».

Sa préparation : « J’ai déjà couru les 10 km, je tente les 20 km avec mon propre programme d’entraînement, sans être une pro du running. Deux sorties par semaine, et un peu de fractionné. Tout ça avec de bonnes chaussures, une montre connectée et de l’eau car il faut s’hydrater, le corps est une machine qu’il faut alimenter ! ».


Frédéric 55 ans
Son objectif : le marathon

« Je ne suis pas là pour me mettre la pression, je cours pour me faire plaisir » « Je cours le marathon de Tours depuis qu’il existe, et j’en ai couru 14 au total. Je cours depuis huit ans, depuis que j’ai arrêté le football. Et dans le passé j’étais en sport études, donc on peut dire que je suis sportif depuis longtemps. La course à pied, c’est le plus simple : je chausse mes baskets et c’est parti ! En plus, ça permet de se vider la tête, et d’équilibrer avec les apéros entre copains ! Ça me permet aussi de rester dynamique, ça fait du bien au corps autant qu’à la tête. »

Sa préparation : « Je cours trois fois par semaine, pour 30 à 50 minutes, en musique avec des vieux tubes ou des choses plus actuelles. Cette année j’ai fait des sorties à 22 km, mais est-ce que ce sera bénéfique ? Je fais aussi cette année un peu de pilates. Et je mets des chaussettes de compression le Jour J, pour limiter les douleurs aux mollets. Je ne suis plus tout jeune, on n’est jamais à l’abri d’un souci musculaire. »

Propos recueillis par Maud Martinez


Infos pratiques

> Date limite d’inscription : jeudi 23 septembre à midi. Pas d’inscription au salon du running ni le jour de la course. Rendez-vous sur www.runningloirevalley.com pour vous lancer !
-Tarifs : 10 km – 22 € 20 km – 26 € marathon – 75 €
-Certificat médical et pass sanitaire obligatoires
-Retrait des dossards : 24 et 25 septembre, au Palais des Congrès.

 

10, 20 km de Tours, marathon : à chacun sa course !

Les 10 et 20 km de Tours (et le marathon, bien sûr), c’est ce week-end ! Et c’est la dernière ligne droite pour s’inscrire.

Attention, attention, vous n’avez plus que quelques heures pour vous inscrire aux 10, 20 km, au marathon de Tours ou 10 km marche nordique. Les inscriptions seront closes le jeudi 23 septembre à midi. Il ne sera pas possible de s’inscrire sur le salon Running Loire Valley, les 24 et 25 septembre. Et, conformément à la législation sanitaire en vigueur, tous les participants devront présenter un pass sanitaire valide pour prendre le départ.

Bon, ça, c’est dit. Pour ce qui est de la course en elle-même, les 10 km s’élanceront en deux temps. À 9 h 15, c’est le départ pour tous les coureurs qui se sont inscrits sur des temps inférieurs à une heure. Les autres partiront à 10 h. Cela permettra de fluidifier le peloton, chacun à son allure, chacun dans sa course. Pour le parcours, on est dans le déjà presque classique : départ de la place Anatole-France, pont Napoléon, quai Paul Bert, Marmoutier et retour par le Loire à Vélo puis le vieux-Tours. C’est varié, ça passe tout seul.

Parcours en musique

Ça passe d’autant mieux que la programmation musicale en live a été concoctée par Terres du Son et que ça va envoyer sérieux. Les 20 km, lui, partira à 11 h 15 pour sur le parcours du 10 km, mais en version deux boucles.

Pour courir le marathon, il faudra être plus matinal (mais bon, sur un marathon, ce n’est pas de se lever tôt qui fait le plus mal…) puisque le départ sera donné à 8 h, pour une boucle qui commencera sur le parcours des 10 km et qui emmènera ensuite les coureurs jusqu’à Savonnières.

Enfin, la course de marche nordique, grande nouveauté de l’année, partira à 8 h 30 pour un parcours qui fait la part belle à la Loire. On va pouvoir recourir ensemble dans la ville… Enfin !

Matthieu Pays

Retrouvez notre numéro spécial saison culturelle 2021-2022

Comme chaque année, tmv fait paraître un numéro spécial qui retrace la saison culturelle qui vous attend à Tours et son agglo.

« Pas simple… Pas simple de concocter un agenda de la saison culturelle à venir par les temps qui courent. Encore moins simple de la monter ladite saison. Même un “ simple ” spectacle, quand il parvient à se tenir normalement, tient du miraculé. » Voilà ce que nous écrivions, l’an dernier, à la même date, lors de la parution de notre habituel numéro spécial saison culturelle.

365 jours plus tard, nous y revoilà. Le monde de la culture a souffert, terriblement souffert – comme bien d’autres – en raison de ce gros vilain pas beau (on parle d’un certain monsieur Covid) et des tas de restrictions engendrées. Tel le roseau, il a plié. Mais n’a pas rompu. Oh non, loin de là même : les acteurs et actrices du monde culturel reviennent plus forts que jamais. Avec l’envie de défendre leurs couleurs et leurs programmations, leur motivation à toute épreuve et le désir, encore plus grand, de vous proposer, à vous public, une saison 2021-2022 riche et grandiose.

Vous vous en apercevrez en feuilletant ce numéro 390 de tmv, où sont consignés les spectacles et moments à venir. Théâtre, danse, concerts, expos, one-man shows et bien d’autres… Ces quarante pages racontent la saison culturelle qui s’offre à vous ; un agenda forcément non exhaustif mais qui vous donnera un aperçu de ce qui vous attend.

Précipitez-vous dans les salles et dans ces lieux qui font du bien à la tête et au cœur. Parce que cette année plus que jamais, il faudra faire (re)vivre la culture. Et surtout ne pas la laisser tomber.

Téléchargez notre numéro spécial saison culturelle 2021-2022 ICI !


> NB : Malgré le soin apporté à ce numéro, il est évident que tout reste encore soumis aux évolutions de la situation sanitaire et que des modifications sont toujours possibles au cours de l’année.

 

Chroniques culture : le metal de Jinjer, dinos philo en BD et « Pitche ta saison »

Des dinosaures qui font de la philo ? Du gros metal complexe et génial ? Le monde de la culture qui pitche sa saison en une minute chrono ? C’est dans nos chroniques culture de la semaine !

MUSIQUE

JINJER – WALLFLOWERS

Les premières secondes de « Call me a symbol », titre d’ouverture du dernier album de Jinjer, donnent le ton : brisures de rythmes, technicité sans faille, voix féminine d’outre-tombe (les cordes vocales de Tatiana Shmaylyuk viennent de l’enfer !)… Les Ukrainiens reviennent en pleine forme avec cette nouvelle offrande qui a la délicatesse d’un bulldozer, condensé de gros metal moderne qui tâche et pète au passage quelques molaires.

Bestial (la montée en puissance de « Disclosure ! »), inattendu (les arrangements difficiles de « Vortex » sur voix claire) et toujours groovy malgré cette technique ahurissante : Jinjer élève encore son niveau de jeu sur ce « Wallflowers » surpuissant (le titre « Colossus » porte bien son nom…). Certes, il faut son temps pour appréhender les compositions parfois alambiquées et complexes du groupe, mais quel plaisir de voir souffler ce vent frais sur la planète metal ! Jinjer – dont la notoriété a explosé ces dernières années – force une fois de plus le respect.
Aurélien Germain


vidéo

LA CULTURE EN 1 MINUTE

Si vous nous suivez depuis un petit bout de temps, vous connaissez notre opération « Pitche ta saison » : chaque année, tmv rencontre les acteurs de la vie culturelle tourangelle et de l’agglo, afin qu’ils résument, face caméra, en une minute chrono, leur saison culturelle à venir. Cette fournée 2021-2022 est désormais dans la boîte !

Pour découvrir tout ça, il suffit de vous connecter sur notre page facebook (facebook. com/tmv.tours) et cliquer sur les vidéos qui vous font envie. CCNT, Théâtre O’, l’Escale, ou encore AZ Prod, Cheyenne Productions, mais aussi les villes de Montbazon, Veigné et bien d’autres ont participé. Bon visionnage !


LE COIN BD

LES PHILOSAURES

Prenez des dinosaures doués de parole, une appétence à la philo de comptoir : vous voilà en possession des « Philosaures », la nouvelle BD signée Marc Dubuisson et Régis Donsimoni, aux éditions Delcourt. Sur une centaine de pages, soit à peu près autant de strips, des dinosaures tout mignons dissertent (« peut-on se sentir petit dans l’univers quand on mesure 30 mètres ? ») et font face aux mêmes interrogations que le commun des mortels.

L’humour ne casse pas trois pattes à un dino, mais il est suffisamment bien dosé pour passer un petit moment tout doux, porté par le joli trait de Donsimoni. Divertissant et pas bête du tout.
A.G.


LECTURE

AGATHA RAISIN

Double dose d’Agatha Raisin, en ce début septembre ! Les tomes 28 et 29 de M.C. Beaton sortent ce mois-ci (éditions Albin Michel) pour retrouver ce personnage à succès, petite quinqua relativement « lourdingue » qui prend malin plaisir à marcher sur les plates-bandes de la police.

La recette est toujours la même pour « Sonnent les cloches » et « Chasse aux sorcières » et les amateurs de romans policiers à la sauce british devraient, une nouvelle fois, finir la lecture le sourire aux lèvres.

Il transforme vos vieux vélos en vélos à assistance électrique

À Bléré, Christophe Barreau convertit votre vieux vélo classique en VAE, le vélo à assistance électrique. Une affaire qui marche, pour un véhicule en plein boom.

Dans son atelier, Christophe Barreau a de quoi s’occuper : depuis mars 2021, il a déjà équipé une soixantaine de vélos. Vélo de route, VTT, VTC, triporteur, vélo couché, tout y passe ou presque : « Le plus vieux vélo datait de 1959 ! 90 % des vélos peuvent être convertis, les seuls qui posent problème, ce sont les vélos hollandais avec frein en rétropédalage, les vélos carbone car cela fragiliserait leur structure, et les vélos de course aux jantes très fines. »

Et pour se convertir au vélo à assistance électrique (VAE), on vient de loin : la Touraine bien sûr, mais aussi Saint-Nazaire, Romorantin, Vierzon ou les Deux-Sèvres. Dans sa boutique-atelier L’Heureux Cycle, les futurs clients qui passent la porte ont en général deux profils : des cyclistes convaincus qui veulent continuer à pédaler malgré des pépins de santé, et ceux qui veulent passer à l’électrique sans abandonner leur biclou adoré.

Derrière le comptoir, Christophe prêche donc souvent des convertis d’avance auxquels il n’a plus qu’à expliquer sa démarche : changer la roue arrière par une roue motrice 250 W, ajouter des capteurs de pédalier et de freinage, et monter une batterie sur le porte-bagage ou la poutre centrale en plus d’un afficheur LCD sur le guidon. En quelques heures, le tour est joué ! En quelques mois de recherches, d’études des normes européennes, de tests et de prototypes suite à un confinement qui lui a fait découvrir le VAE, cet ancien employé de l’aéronautique en quête de sens a trouvé sa voie.

« Il faut quand même pédaler pour que l’assistance fonctionne, et au final, on finit par faire beaucoup de kilomètres ! »

« J’ai toujours adoré mettre les mains dans les machines. Au collège la techno était mon cours préféré ! J’ai fait un bac génie mécanique, option productique, et une licence organisation-gestion de production et amélioration de processus… Et aujourd’hui je suis un autodidacte curieux qui aime toujours autant ça ! »

À tel point qu’il ne résiste pas à l’envie de nous proposer de convertir notre monture aux joies de l’électricité. On lui oppose la peur de devenir trop fainéant pour pédaler, mais il a la réponse : « Il faut quand même pédaler pour que l’assistance fonctionne, et au final, on finit par faire beaucoup de kilomètres ! Et vous pouvez rouler sans l’assistance, en conservant vos pignons et plateaux d’origine : à vous de décider quand vous avez besoin d’un coup de pouce. »

Il ne faut toutefois pas s’attendre à déclencher les radars, puisque les VAE sont forcément limités à 25 km/h avec leur moteur de maximum 250 W. Pour monter la Tranchée ou la côte de l’Alouette, de nombreux Tourangeaux ont déjà sauté le pas de l’électrique. Achat neuf ou recyclage de votre ancien deux-roues, une chose est sûre : le VAE a le vent en poupe.

Maud Martinez

Jérôme Boudin, caviste et nez divin de « 22 sur Vins »

#VisMaVille Jérôme Boudin est caviste. Sa boutique 22 sur vins, gérée avec son associé Philippe Faivre, est devenue incontournable pour les amoureux du vin. Retour sur son parcours..

À eux deux, ils cumulent les étoiles. Passés par les meilleurs restaurants gastronomiques, Jérôme Boudin et Philippe Faivre étaient sommeliers avant de monter leur propre affaire. D’ailleurs, ils ne dissocient pas les deux métiers.

« Ce sont les mêmes bases, la même façon de faire pour sélectionner un vin », explique Jérôme Boudin. Lui était sommelier dans le trois étoiles de Marc Meneau et en Angleterre chez Raymond Blanc, avant d’atterrir en Touraine, chez Charles Barrier et au château d’Artigny.

Depuis une dizaine d’années, il croisait régulièrement son compère Philippe Faivre dans des dégustations et l’évidence prit forme : ils partageront, un jour, leur passion ensemble. C’est chose faite en octobre 2013, avec la création de 22 sur vins, rue Néricault-Destouches, à deux pas du commissariat de Tours. Depuis, leur porte est toujours ouverte aux amateurs, aux amis, aux viticulteurs et l’heure de l’apéro n’y est jamais bien définie.

Né dans le milieu de bouche – ses parents avaient un restaurant dans le Loiret -, Jérôme Boudin se voyait plutôt « faire du kayak toute sa vie et profiter du grand air et des grands espaces », mais les gènes l’ont rattrapé. Son frère et sa sœur ont repris la tradition familiale et ont tenu chacun un restaurant. Jérôme était le petit dernier. « Je suis rentré en école hôtelière et mon premier stage dans un restaurant avec une grande cave fut une révélation. Je me suis rappelé que le vin faisait partie de moi, mes parents m’amenaient voir des vignerons quand j’étais jeune. »

 

 

Jérôme Boudin, un caviste qui a du nez !

Son apprentissage dans le Loiret à l’Auberge des templiers et ses 100 000 bouteilles en cave achève de le convaincre. Aujourd’hui, à 22 sur vins, les deux passionnés cumulent entre 1 500 et 1 800 références. Sans compter leur réserve en dessous du magasin. « Il faut qu’on se calme d’ailleurs sur nos rentrées mais on a du mal à dire non si ça nous plaît. On cherche aussi des producteurs de niche. Par exemple, nous avons du gin d’Afrique du Sud, une rareté. Ce qui compte le plus pour nous dans le choix, c’est l’équilibre d’un vin. Et on regarde le tarif ensuite pour voir si nous pouvons le vendre. »

 

Philippe (à gauche sur la photo), l’associé de Jérôme à 22 sur Vins.

La sélection, c’est ce qui définit la personnalité d’une cave. Et pour cela, Jérôme et Philippe courent les salons et les visites dans les régions viticoles. Cette année, ils sont allés chercher de nouvelles pépites dans le Languedoc, en Bourgogne et en Champagne. Lui qui ne tient pas trop en place, ce métier lui va comme un gant. La découverte est permanente. « Parfois, on s’emballe comme des gamins dans un jeu de Lego® », lâche-t-il.

Le sens du contact et la mémoire semblent aussi compter dans ce métier. Un jeune homme, client récent, pousse la porte de la boutique et aussitôt Jérôme l’interpelle. « La dernière fois, vous aviez pris Les Béates et c’était pour un samedi, vous étiez trois pour votre repas. » Le sommelier n’est jamais loin. Sans le costume dans lequel il était peut-être trop bridé. « Ici, je suis chez moi, en phase avec ce que je suis. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau


> Retrouvez la sélection coups de cœur de 22 Sur Vins dans la version papier de tmv !

 

Ces Tourangeaux qui ont lâché la voiture au profit du vélo

En mai dernier, ils avaient fait le choix de laisser leur voiture personnelle au garage pour le « Mois sans voiture ». Vélo, bus, autopartage, car ou train : pour la rentrée, ont-ils changé leurs modes de déplacement ?

Si je peux le faire, alors que j’ai la réputation d’être un peu partisan du moindre effort, c’est que tout le monde peut le faire ! ». Brice, participant au Mois sans voiture, se réjouit d’avoir étonné ses proches. « J’ai été agréablement surpris de voir que, si on s’en donne la peine, c’est possible. »

Ce n’était pourtant pas une mince affaire pour les participants, habitués à utiliser leur voiture au quotidien. Heureusement, pour les aider à relever le défi, ils avaient plusieurs options à disposition : abonnement Fil Bleu, tickets de car et train Rémi et billets SNCF, vélos électriques ou classiques Vélociti, accès aux voitures en auto-partage de Citiz. Et pour leur faciliter la vie, le Drive du Bon Sens pouvait livrer leurs courses à domicile, le CC37 et l’Accueil Vélo Rando offraient des conseils, et Décathlon des équipements vélo.

Pas si simple

Au jour le jour, se passer de sa voiture n’a pas été simple. « C’est difficile surtout les cinq premiers jours, il faut remettre ses habitudes en question, mettre le réveil plus tôt pour prendre le bus ou le vélo. Et la météo du mois de mai n’était pas motivante », raconte Séverine, 45 ans, qui vit à La Riche et travaille à l’école d’infirmières, près du pôle santé Vinci de Chambray-lès-Tours.

Pourtant, elle a laissé la voiture pour tester plusieurs options. Le bus pour aller au travail ? Vite écarté à cause de ses deux changements pour 1 h 10 de trajet. Autocar Rémi pour découvrir le marché de Loches, et le train pour flâner au marché d’Amboise ? Validés ! Mais au quotidien, c’est le vélo qui l’emporte : « J’ai dû trouver un itinéraire pour aller de La Riche jusqu’à mon lieu de travail à Chambray. Je passe par Joué-lès- Tours puis le quartier des Perriers, avec un trajet de 14 km, en 35 minutes au lieu de 15 en voiture par la rocade. » Et si elle en parle au présent, c’est qu’elle continue à se rendre au travail avec son vélo à assistance électrique !

À bicyclette…

Parmi les candidats interviewés, aucun doute : la petite reine a séduit. Marine, 20 ans, utilisait déjà le vélo pour sortir le soir. Elle l’a donc pris en journée pour aller de Tours Centre à Tours Nord, pour sa mission de service civique : « C’est un peu plus dur le matin pour se réveiller, mais on prend vite l’habitude, et c’est tellement agréable quand il fait beau ! ».

C’est décidé : pour son contrat en alternance à Orléans, elle mettra son biclou dans le train. À Tours Nord, Sullivan, 22 ans, avait déjà l’habitude de prendre le bus jusqu’à l’IUT pour ses études, ou vers le Auchan Drive où il travaillait. Mais le défi a coïncidé avec un nouvel emploi… à La Riche. « Aller en vélo au travail, je n’y aurais jamais pensé. Ce qui me faisait peur c’était la montée de la Tranchée, mais avec le vélo électrique c’est parfait ! Je mets 20 minutes en vélo, contre 15 en voiture. Aujourd’hui je ne la prends que s’il n’y a pas d’autre option. »

Brice, 30 ans, va lui aussi en vélo des Fontaines jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps où il travaille en 3-8. « Je mettais 10-15 minutes en voiture, j’en mets 20 à 25 en vélo électrique, avec un trajet de 7-8 km que je fais même de nuit, avec un itinéraire que je trouve sécurisé. » Et pour ses répétitions avec son groupe de rock Désinvolts à Mettray, il essaie de covoiturer dès que possible.

Et si on partageait sa voiture ?

À Fondettes, Barbara a tout testé avec ses deux enfants de 7 et 10 ans sous le bras : partir en vacances en Vendée en train, prendre le bus avec Fil Bleu, ou même tenter de visiter Azay-le-Rideau en car Rémi un dimanche (une aventure peu concluante). Elle a aussi ressorti le vélo pour des trajets auxquels elle n’aurait pas pensé.

Mais ce qu’elle retire de cette aventure, c’est l’envie de partager sa voiture : « Avoir une voiture avec un coffre est quand même pratique avec des enfants, ou pour les courses. Mais le défi m’a donné l’idée de louer ma voiture en autopartage, pour partager les frais et réduire mon impact carbone. » Car faire le choix des mobilités douces semble faire autant de bien à la planète qu’au porte-monnaie. Séverine a ainsi fait 80 € d’économies pendant le mois sans voiture, et ce n’est pas fini : son assurance lui propose de passer au tarif « petit rouleur » adapté à ses nouvelles habitudes.

Attention ! Nos participants ne sont pas devenus des militants anti-voiture. Mais l’expérience leur a donné envie de modifier leur mode de vie. En prenant la peine de repenser leur emploi du temps et leurs besoins, ils utilisent beaucoup moins leur véhicule. Et tout le monde est gagnant : en plus de faire du bien à la planète, ils profitent d’un peu de sport au grand air avec le vélo, de temps pour lire dans le bus ou le train, et d’un regain d’énergie avec toutes ces minutes qu’ils ne passent plus derrière le volant.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock + archives NR

Arrivée des réfugiés afghans à Tours : quel dispositif a été mis en place ?

Quarante réfugiés afghans viennent d’arriver à Tours. Préfecture, municipalité et associations se sont mises d’accord sur le dispositif adopté.

Quarante réfugiés afghans sont arrivés en Touraine. (Photo Adoma/NR)

Les faits

Quarante réfugiés afghans sont arrivés à Tours, la semaine dernière. La Ville s’était en effet portée volontaire pour les accueillir, suite à la situation qu’a récemment connu leur pays d’origine, à savoir la prise du pouvoir par les talibans. Au total, on compte notamment six familles accueillies par les équipes de la Croix Rouge et d’Adoma, un centre d’accueil pour sans-abris. Ils sont pour le moment logés dans les locaux du CTRO, le Centre technique régional omnisports de la Vallée du Cher.

La Préfecture d’Indre-et-Loire a rappelé, à deux reprises, qu’il ne s’agissait là que d’une « mesure temporaire », afin d’évaluer la situation des ressortissants et de proposer « un accompagnement plus durable ».

La Ville de La Riche également s’est proposée pour accueillir une femme afghane. Possédant le statut de réfugiée reconnu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, elle a pu bénéficier d’un logement du parc privé de la Ville. La Riche est effectivement inscrite comme membre du réseau des communes solidaires, lancé par le ministère de l’Intérieur et destiné à apporter une aide dans la politique migratoire française et européenne. Des démarches vont aussi être lancées pour obtenir un visa, afin que la jeune femme puisse rester et obtenir un laissez-passer pour son mari et ses deux enfants restés à Kaboul.

Le contexte

Il y a trois semaines, les talibans prenaient le pouvoir, entraînant alors une fuite en masse des civils. Un peu plus tard, un pont aérien a permis l’évacuation de 123 000 Afghans, hommes et femmes. Rapidement, le maire de Tours, Emmanuel Denis, s’était « fixé l’objectif de recevoir une trentaine de ressortissants afghans », indiquant, face à l’urgence de la situation, qu’il s’agissait là « d’une question d’humanité ».

Les enjeux

Le dispositif mis en place pour l’arrivée de réfugiés afghans en Touraine constitue une sorte « de sas d’orientation » pour eux, d’après la Préfète. Ils pourront ensuite faire valoir leurs droits – d’asile notamment – et voir afin d’être orientés vers les Centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Une cinquantaine sont actuellement disponibles dans le département.

Aurélien Germain

Dans le quotidien d’Aude Girardeau, bibliothécaire à la médiathèque de Joué-lès-Tours

#VisMaVille Aude Girardeau est bibliothécaire, coordinatrice des publics enfants à la médiathèque de Joué-lès-Tours. Un métier venu sur le tard qui l’enchante aujourd’hui.

Nichée au bord du parc de la Rabière, la médiathèque de Joué offre d’emblée une ambiance apaisée. De par son cadre verdoyant, ses rangées de livres appétissantes, sa taille accessible, mais aussi la bonne humeur de son équipe. Aude Girardeau n’est pas la dernière à plaisanter et à détendre l’atmosphère. « Tu as oublié de rendre Mortelle Adèle. Mais ce n’est pas grave, je vais te le prolonger, tu vas pouvoir en profiter pendant tes vacances. » Voilà la petite fille rassurée qui repart avec sa pile d’ouvrages et de magazines pour passer l’été.

Aude Girardeau fait partie des dernières recrues de l’équipe, en poste depuis presque deux ans. Sa directrice Christine Rico souligne « son profil atypique ». Aude est contractuelle, elle n’a pas eu le fameux concours d’assistant de conservation du patrimoine et des bibliothécaires (ACPB) qui permet généralement d’exercer le métier. Mais son expérience et son savoir-faire ont fait la différence.

Diplômée en art du spectacle, elle se voyait plutôt comédienne ou metteuse en scène. Elle a d’abord exercé dans le milieu associatif : la Boîte vocale où elle s’occupait des actions de formation des demandeurs d’emploi, puis à la Ligue de l’enseignement où elle se chargeait de la quinzaine du livre jeunesse. « C’était une période où j’ai eu mes enfants et fait mes armes sur la littérature jeunesse. »

Ce qui lui plaît dans ce secteur ? « La créativité, l’imaginaire développé par les auteurs avec de toutes petites choses, tout comme pour le spectacle jeune public, et la variété des histoires, des écritures, des illustrations… Des histoires qui nous bousculent et nous émerveillent. »

Aude Girardeau apprécie surtout le contact avec les enfants et les animations développées par la médiathèque en partenariat avec le service petite enfance de la Ville et les établissements scolaires. Derrière son guichet aux emprunts et aux retours, elle ne manque pas une occasion de donner ses conseils au jeune public. Mais ce qui est moins visible dans le métier de bibliothécaire, c’est l’activité déployée lorsque ses portes sont fermées. Souvent le jeudi matin, les bibliothécaires se réunissent pour discuter et choisir les nouveaux documents.

En secteur jeunesse, ils sont cinq et travaillent en partenariat avec les librairies de Tours, Libr’enfants et Bédélire, qui leur proposent une sélection. « Nous achetons 1 200 livres cette année, en comptant les renouvellements des livres abîmés, une centaine de DVD et 50 CD. » La bibliothécaire est aussi chargée de passer les commandes, de saisir les nouveautés dans la base de données, de cataloguer, mettre les étiquettes. Ensuite, mettre en rayon et ranger ! « Les mercredis et samedis soirs, nous avons un gros travail de rangement des mangas qui sont dispersés un peu partout », sourit Aude.

Une activité de tri permanente dans la réserve et, avec les tout-petits, les renouvellements sont plus nombreux. « On se retrouve vite avec des livres cartonnés en lambeaux ; soit on renouvelle, soit on désélectionne. » Ce travail de fourmi, les bibliothécaires l’assurent au quotidien.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


Les 40 ans de la médiathèque

La médiathèque de Joué-lès- Tours est en plein renouvellement : depuis cette année, elle est désormais gratuite pour tous les publics et tend à élargir ses horaires d’ouverture. Le mobilier est également renouvelé. Il faut dire qu’elle commence à prendre un peu d’âge puisqu’elle souffle ses 40 bougies cette année !

Les festivités démarrent à la rentrée. Une exposition retraçant l’histoire de la médiathèque sera visible à partir de mi-septembre. Une visite guidée aura lieu le 18 septembre pour les journées du patrimoine. Et l’équipe de la médiathèque nous annonce une belle journée festive le 27 novembre avec de nombreuses surprises.
> mediatheque.jouelestours.fr

Dans un mois, ouvrira La Comédie de Tours, le nouveau théâtre dédié à l’humour

Le 7 octobre, « La Comédie de Tours » ouvrira ses portes rue Michelet, à Tours. Un théâtre-salle de spectacle essentiellement dédié à l’humour.

Ce n’est pas si souvent que l’on annonce, dans nos colonnes, l’ouverture d’un nouveau lieu culturel. Et pourtant, à partir du 7 octobre, il faudra compter sur un petit nouveau en plein centre de Tours. C’est ici que débutera l’aventure du théâtre privé « La Comédie de Tours ». Au menu ? De la comédie et de l’humour principalement !

La salle de spectacle a pris ses quartiers rue Michelet, à la place de l’ancien magasin Thevenet Music. Soit une surface de 650 m² avec jauge de 270 places assises, une salle « accessible aux PMR », précise-t-on.

De Booder à François-Xavier Demaison

À la tête de La Comédie de Tours, on retrouve Christophe Desaint-Denis (ex-administrateur du théâtre Le Paris, à Avignon, qui a aussi travaillé avec Les Chevaliers du Fiel) et ses deux associés Julien Sigalas et Yoann Combronde qui ont fait leurs armes dans les salles grenobloises et messines. À l’époque, Christophe Desaint-Denis disait déjà espérer que La Comédie de Tours « se fasse une place importante dans le tissu des théâtres et lieux culturels tourangeaux ».

Pour ce faire, la programmation a déjà été dégainée : on a notamment repéré à l’affiche l’ouverture avec « 20 ans après » (le 7 octobre, donc), la venue de l’humoriste Booder (10/10), la comédie Célibataires (à partir du 27/10), le théâtre musical Mon Brel Préféré (9/11), ou encore François-Xavier Demaison (1er et 2/12), Redouanne Harjane (29/12), Donel Jack’sman (22/01/2022) et Élodie Poux (19/05/2022)… De quoi reprendre la saison culturelle avec le sourire.

Aurélien Germain


SPECTACLES ENFANTS ET ATELIERS…

La Comédie de Tours souhaite également se diversifier avec une programmation jeune public (La Petite Sorcière, Le Coffre Magique de Noël et Le Flocon magique sont déjà prévus d’octobre à décembre), mais aussi des ateliers théâtre et/ou chant. Il sera aussi possible de réserver la salle pour des séminaires par exemple.
> La Comédie de Tours, au 39 rue Michelet. Infos : comediedetours.fr

 

 

Bien préparer sa rentrée : les conseils d’un relaxologue et coach sportif

Jocelyn Neau est sophrologue-relaxologue, masseur bien-être et sportif, énergéticien et coach sportif à Tours. Un cocktail de spécialités parfait pour préparer la rentrée !

Les personnes que vous recevez ont-elles des besoins liés à la rentrée ?

Cette année, je remarque que les gens sont fatigués avant de commencer, ils ne se sont pas ressourcés, pour différentes raisons. Avec le Covid, les confinements, les couvre-feux, le télétravail…, nos vies ont beaucoup changé, heureusement l’être humain est capable de s’adapter. Mais cela a causé de la fatigue, et aussi de la frustration qui peut se muer en colère.

Comment gérer ou éviter cette fatigue et cette colère ?

La colère est un signal d’alarme, elle surgit quand un événement dans ma vie ne correspond pas à mes valeurs. Soit je libère cette colère sur les autres car j’ai du mal à m’écouter et à penser à moi. Soit je me connais, et je sais comment la libérer : le sport, la relaxation, la sophrologie, la cuisine, le chant, l’écriture…, toutes ces activités qui nous placent dans l’instant présent sont idéales.

Quels sont vos conseils pour bien aborder cette rentrée ?

Ne reprenez pas vos activités sur un rythme trop intense : si je dépasse mes limites, je me fatigue, je m’épuise au risque d’avoir des pépins de santé. Si vous aimez la course à pied par exemple, commencez par 10 minutes, puis 15, 20… L’effort et sa durée doivent être progressifs. Vous retrouvez ainsi la sensation de plaisir et vous continuerez plus volontiers. Au contraire, si vous faites une grosse séance qui vous amène courbatures et douleurs, vous aurez envie d’arrêter.

Et pour cette rentrée, je m’autorise aussi à prendre du temps pour moi. Prendre un bain, lire, méditer à l’aide d’une vidéo youtube, marcher, me passer une crème ou m’auto-masser (car le meilleur massage est celui qui fait du bien, pas besoin d’être un pro !)… Je m’accorde du temps !

Enfin, pensez à ce qu’on appelle « l’entraînement fantôme » : bien dormir, bien se nourrir et s’hydrater, prendre soin de son mental c’est aussi important que l’entraînement physique. Et ça fait toute la différence !

Et face au Covid, que faire ?

Il faut prendre conscience que je perds mon temps et mon énergie à vouloir agir sur quelque chose que je ne peux pas maîtriser, comme la pandémie. Cela ne veut pas dire que je suis dans la passivité, c’est l’occasion de prendre le temps d’observer ou de se poser des questions. Face à un événement sur lequel on n’a pas de prise (un décès, une perte d’emploi, le Covid…) demandons-nous « qu’est-ce que j’en fais ? ». Cela nous sort du négatif et nous pousse à l’action !

Propos recueillis par Maud Martinez / Photos : Thibault THOMAS / Atoutpict’

Covid : le CHRU de Tours a coordonné un essai international avec succès

L’équipe de médecine intensive-réanimation du CHRU de Tours a coordonné un essai international sur l’intérêt de placer les patients Covid non-intubés sur le ventre.

Les faits

Elles viennent du Canada, d’Espagne, des États-Unis ou encore du Mexique… Une quarantaine d’équipes de centres hospitaliers dans le monde ont travaillé sur l’intérêt du « décubitus ventral » – soit le placement sur le ventre – des patients non-intubés atteints du Covid.

Cet essai international, depuis publié dans le prestigieux journal scientifique The Lancet Respiratory Medicine, a été coordonné par l’équipe de médecine intensive-réanimation du CHRU de Tours.

On retrouve notamment, à la tête de cette recherche, le Dr Yonatan Perez, chef de clinique assistant de médecine intensive-réanimation ; Elsa Tavernier, biostaticienne et le professeur Stephan Ehrmann.

Le contexte

L’essai a débuté tôt, dès mars 2020. À cette époque, « comme tous les médecins français, nous voyions la vague arriver et nous nous posions les mêmes questions : comment faire pour ne pas avoir à intuber les patients gravement atteints par le Covid et ne pas voir nos services de réanimations submergés ? », retrace le Dr Yonatan Perez. C’est à ce moment que l’étude a été lancée, coordonnée par l’hôpital tourangeau.

Les enjeux

Si les patients intubés, en détresse respiratoire, sont souvent placés sur le ventre en réanimation, il fallait, là, prouver l’efficacité du décubitus ventral dans la prise en charge des non-intubés. C’est donc chose faite avec cet essai international. En appliquant cette technique, on évite plus largement le recours à l’intubation éventuelle future. Avec cette mise sur le ventre, on passe ainsi de 40 % à 33 % d’intubations « parmi les 1 121 patients analysés au total », précise l’étude du CHU.

Le point de vue

C’est « un résultat statistiquement significatif et cliniquement pertinent », conclut l’équipe du CHRU de Tours dans son communiqué. D’autant « qu’aucun signal en faveur d’effets secondaires significatifs n’a été observé ».

De quoi, aussi, voir plus loin : « Ces résultats ouvrent des perspectives de recherche nombreuses, comme d’évaluer les bénéfices à plus long terme, les facteurs favorisant la bonne tolérance de séances longues de décubitus ventral qui semblent associées à un bénéfice plus grand, les facteurs prédictifs du succès de la technique, l’évaluation dans le cadre d’autres infections pulmonaires que le Covid-19. »

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – Hugues Le Guellec

Tours : Ryanair ouvre une ligne vers Lisbonne

Après Porto, Lisbonne ! A partir du 2 novembre, la compagnie aérienne Ryanair effectuera des vols entre Tours et la capitale du Portugal.

Il y avait déjà la ligne Tours-Porto. Il faudra désormais compter sur une deuxième ligne vers le Portugal, cette fois à destination de Lisbonne. La compagnie aérienne Ryanair a en effet annoncé qu’elle relierait maintenant la capitale portugaise très prochainement.

Deux vols hebdomadaires seront assurés (les mardis et les samedis) et ce, à compter du 2 novembre prochain.

Les billets sont déjà en vente sur le site de la compagnie irlandaise (une recherche effectuée ce 26 août, au matin, nous a fait trouver par exemple l’aller à 33 € et le retour à 52 € pour un adulte).

 

La braderie de Tours aura lieu le 5 septembre… mais avec pass sanitaire

L’annonce a été faite aujourd’hui, mardi 24 août, par la municipalité. Professionnels et visiteurs devront toutefois être munis de leur pass sanitaire pour profiter de la braderie. Le masque sera obligatoire.

C’est donc désormais officiel et c’est la mairie de Tours qui l’a annoncé ce mardi 24 août : la braderie aura bien lieu le dimanche 5 septembre, de 8 h 30 à 19 h. En revanche, précise la municipalité, « elle sera soumise au pass sanitaire – pour les professionnels comme pour les visiteurs – et au port du masque obligatoire ».

Quant aux riverains, ils pourront accéder normalement à leur domicile « sous présentation d’un justificatif ».

Pour rappel, le pass sanitaire est valide si :
> certificat de vaccination complet
> ou test PCR/antigénique négatif de moins de 72 h
> ou certificat de rétablissement du Covid (au moins 11 jours et moins de 6 mois)

La Ville de Tours prévoit également d’installer deux points de dépistage antigénique.

Voici le plan des secteurs concernés par le pass sanitaire :

(Plan : crédit ville de Tours / photo ouverture : archives NR)

Jeux Paralympiques de Tokyo : ces trois athlètes qui représenteront l’Indre-et-Loire

La cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques de Tokyo s’ouvre aujourd’hui, mardi 24 août ! La Touraine y sera représentée par de grands athlètes, du saut en longueur au tir à l’arc en passant par le tennis de table.

Typhaine Soldé, Eric Pereira, Clément Berthier… Retenez bien ces noms, car ils risquent bien de briller au Japon, où s’ouvrent aujourd’hui les Jeux Paralympiques de Tokyo !

Ces trois athlètes handisport vont effectivement représenter les couleurs de Tours et de la Touraine durant la compétition. La première, Typhaine Soldé (saut en longueur), va vivre ses premiers Jeux à 19 ans seulement. La jeune Tourangelle tentera d’y battre son record de 4,84 m. réalisé à Dubaï en février, en catégorie T64, amputée tibiale. De quoi suivre la trace de sa consœur et championne paralympique du Loir-et-Cher, Marie-Amélie Le Fur, qui sera aussi à Tokyo.

Tennis de table, saut en longueur et tir à l’arc

Un poil plus âgé que Typhaine Soldé, le Jocondien Clément Berthier, 21 ans, participera lui aussi à ses premiers Jeux Paralympiques. Ce jeune pongiste amputé fémoral classe 8 s’entraîne au TT Joué-lès-Tours depuis un an.  Décrit comme « une force tranquille » par son entraîneur Claude Bard, il participera aussi à l’épreuve par équipes à partir du 31 août.

Enfin, Eric Pereira, quant à lui, fera tout pour représenter fièrement le Club des archers de Saint-Avertin. Pour le sexagénaire (paraplégique incomplet), spécialiste de l’arc à la poulie, ce sont déjà ses deuxièmes Jeux paralympiques ! Touché par le Covid en février dernier, l’athlète s’est remis d’aplomb et s’est dit maintenant prêt et confiant.

Les XVIe Jeux Paralympiques se déroulent du 24 août au 5 septembre à Tokyo. Cérémonie d’ouverture aujourd’hui à 13 h.


Photos : archives NR + Julien Pruvost + Claude Bard

Pass sanitaire obligatoire pour les 10 & 20 km de Tours, ainsi que le marathon

Il faudra être équipé(e) de son pass sanitaire (schéma de vaccination, certificat de rétablissement ou test PCR négatif) pour se lancer sur la mythique course tourangelle.

Le comité d’organisation des 10 & 20 km de Tours a annoncé, ce mardi 17 août sur son site internet et sur les réseaux sociaux, que le pass sanitaire serait « obligatoire pour participer au Marathon de Tours », ainsi qu’aux cours des 10 et 20 km, et la marche nordique. Il le sera également au Salon Running Loire Valley qui se tiendra les 24 et 25 septembre prochains.

Cette décision a été prise « suite aux annonces gouvernementales et sur la base du dernier décret en vigueur », précisent les organisateurs.

Pour rappel, le pass sanitaire est valide si :
> certificat de vaccination complet
> ou test PCR/antigénique négatif de moins de 72 h
> ou certificat de rétablissement du Covid (au moins 11 jours et moins de 6 mois)

« Les modalités de contrôle du pass Sanitaire, ainsi que l’ensemble du protocole sanitaire appliqué sur l’événement seront communiqués prochainement », est-il aussi indiqué.

Les 10 & 20 km, le Marathon et la Marche nordique se dérouleront le dimanche 26 septembre. Retrouvez toutes les précisions de la mythique course tourangelle en cliquant sur notre article ICI ! 

Marathon, 10 & 20 km de Tours : rendez-vous le 26 septembre !

Plus que quelques mois pour s’entraîner et s’inscrire aux 10 & 20 km de Tours (à moins que vous vous lanciez dans le marathon !). Nouveautés, parcours, tarifs : suivez le guide.

UN NOUVEAU PARCOURS POUR LE MARATHON

« La grande nouveauté de cette édition 2021, c’est le parcours du marathon qui se renouvelle », indique Christophe Chinette, président du Comité d’organisation. « Les dix premiers kilomètres seront les mêmes que la course des 10 km, ce qui offrira une belle balade dans la ville de Tours. Ensuite, on file vers Rabelais et Giraudeau puis on rattrape la Loire à Vélo (le long du Cher, donc) jusqu’au moulin de Ballan. Là, c’est le point de relais pour le marathon-duo, dont ce sera la seconde édition. On poursuit jusqu’à Savonnières puis on revient de l’autre côté du Cher, par Saint-Genouph. Un superbe parcours qui ne quitte pas le bord de l’eau ! Si le soleil est de la partie, ce sera superbe ! »

LA MARCHE NORDIQUE DÉBARQUE

« C’est l’autre grande nouveauté de l’édition 2021. Pour la première fois, les amateurs pourront se lancer sur un 10 km de marche nordique. Le départ sera donné de la place Anatole-France en direction du pont Napoléon. Un petit tour de l’île Simon puis on part le long de la Loire en direction de Saint-Cyr. Attention, la montée vers le parc de la Perraudière risque de creuser les écarts. On pousse jusqu’au pont du périphérique, puis retour vers le pont Napoléon que l’on dépasse pour rejoindre le pont de fil. Et de là, arrivée sur l’île Aucard. Bâtons obligatoires pour cette course pour laquelle nous attendons environ 500 marcheurs. Il faut savoir que la région est très active sur le plan de la marche nordique et l’objectif pour nous est d’obtenir le label FFA très rapidement. »

LE VIRAGE ÉCOLO

« Nous travaillons énormément sur l’impact environnemental de notre événement. Nous sommes dans une démarche pour respecter la charte des 15 engagements éco-responsables mise en place par le ministère des sports et le WWF. C’est une charte qui comprend des engagements de types sociétaux, sur lesquels nous sommes déjà très avancés. Sur la parité femme-homme, par exemple, nous sommes déjà une des seules courses en France qui donne les mêmes dotations aux podiums femmes et aux podiums hommes. Nous avons toujours, également, proposé une course handisport. Sur l’aspect environnemental, nous prenons un virage très fort et nous réfléchissons aux moyens de réduire l’impact environnemental sur tous les aspects de la course : les déchets, les ravitaillements, les maillots, les sacs, les accès à la course… »

Les tarifs

Marathon :

  • 70€ jusqu’au 31 août 2021 [65 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 75€ jusqu’au 23 septembre 2021 [70 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

10 km :

  • 20€ jusqu’au 31 août 2021 [18 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 22€ jusqu’au 23 septembre 2021 [20 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

20 km :

  • 24€ jusqu’au 31 août 2021 [22 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 26€ jusqu’au 23 septembre 2021 [24 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

Le salon du running

Pour tester les nouveaux équipements, pour recevoir des conseils de nutrition, pour assister à des tables-rondes sur le running ou tout simplement pour venir chercher votre dossard, rendez-vous au Salon Running Loire Valley, au Palais des Congrès de Tours, les 24 et 25 septembre.

> En cas d’annulation pour des raisons de crise sanitaire, l’organisateur proposera aux coureurs inscrits le report de l’inscription sur la course de l’année suivante, en 2022 ou son remboursement à 100 %.

 

Chroniques culture : Mosaïque le mag rap, un prix animaliste, le retour de Tom Morello et le plein de BD

Pour bien aborder l’été, la rédac de tmv vous présente un média 100 % rap et indépendant, le nouveau disque du guitariste de Rage Against The Machine, le vinyle du mois de Radio Campus, les résultats du Prix Maya et, bien sûr, une grosse dose de BD. Pour des vacances pleines de culture !

MEDIA

MOSAÏQUE, LE MAG RAP

C’est qu’on les avait à l’œil les loustics ! Eux, ce sont Lise Lacombe et Thibaud Hue, jeunes journalistes passés par l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) qu’on avait connus lors d’un numéro spécial de tmv. Désormais, il faut compter sur eux avec Mosaïque, leur petit bébé. Un mag’ web 100 % indépendant, 200 % rap.

Ici, Slimka côtoie Médine ; là, on interviewe Sean, avant de dévoiler la playlist du mois ou encore de chroniquer l’album de Khali. Mosaïque fait office de véritable petite pépite pour quiconque a le rap qui coule dans ses veines. Cerise sur le gâteau : les formats longs sont légion, permettant un traitement exhaustif et passionnant des sujets et des artistes. Filez-y !
Aurélien Germain

> lnk.bio/mosaiquefr

LE EP

THE CATASTROPHISTS

Tom Morello va bien et ne s’ennuie pas du tout, merci pour lui ! Coincé comme beaucoup par la pandémie, le guitariste de Rage Against The Machine s’est acoquiné avec les Bloody Beetroots pour sortir un EP collaboratif, où les gros riffs heavy rock fréquentent les nappes électro. Alors certes, la tambouille a de quoi surprendre, mais force est de constater que le groove de sieur Morello est dévastateur (« The Devil’s infantry »). Derrière, les Pussy Riot ou encore Ana Tijoux assurent un beau mélange des genres, porté par un son lourd et une production massive. À découvrir !
A.G.

LE VINYLE DU MOIS DE RADIO CAMPUS

Pat Kalla et le Super Mojo – Hymne à la vie On connaissait Pat Kalla ambianceur funk du duo Voilaaa avec le producteur et DJ lyonnais Bruno Patchworks. Le voici qui troque la musique électro pour une orchestration caribéenne et makossa pour nous proposer cet « Hymne à la vie » bienvenu, un album pour accompagner votre été. Pat Kalla, qui a grandi avec les musiques camerounaises, reprend à son compte les rythmes makossa tout au long de cet album qui redonne le goût des pistes de danse et vous emmène dans les nuits des maquis de Douala ou Yaoundé (au Cameroun, un maquis est un restaurant populaire où l’on peut manger debout et danser). Un album où le groove très funky de Pat Kalla et le makossa se conjuguent parfaitement aux sonorités brésiliennes et caribéennes.
Sébastien
>Sorti chez Pura Vida Sounds / Heavenly Sweetness

LITTERATURE

PRIX MAYA ET CAUSE ANIMALE

Comme chaque année à Tours, le Prix Maya (premier prix littéraire animaliste de France) a récompensé des ouvrages servant la cause animale. Alors, quels sont les lauréats de cette édition 2021 ? Il s’agit de « Mama Red » (Bren McClain), sacré meilleur roman animaliste ; « Milagro – Sea Shepherd » (Guillaume Mazurage) pour la meilleure BD et « Oust, du balai » (Vincent Dhuicque) comme meilleur ouvrage. Le jury était exclusivement composé de personnalités investies dans la cause animale, à l’instar de Yolaine de La Bigne, fondatrice de l’Université d’été de l’animal, par exemple.
A.G.

L’été des BD

Commençons avec l’épatant « Mon album Platini » (Delcourt), où Sylvain Venayre et le dessinateur ex-tourangeau Christopher nous font revivre avec émotion la demi-finale France-Allemagne de 1982, entre foot et digressions sur le temps qui passe. Avec « Fausses pistes » (Grand Angle), Bruno Duhamel alterne des allers retours entre présent et passé, avec duel de Tombstone, fake news et culte des armes à feu au menu. Après le western, un très bon récit de vampires avec « Sideshow » (Soleil) : Corbeyran et Despujol nous lâchent dans une série noire aux frontières du réel. Ambiance freaks garantie !

Passionnante également, la dernière collection « Affaires d’état » (Glénat), où une pléiade d’auteurs nous plonge dans la Guerre froide et dans les coulisses du Jihad notamment. À la manoeuvre, l’excellent Philippe Richelle et des dessinateurs de talent : Penet, Wachs et Buscaglia. On finira sur la réédition d’un chef d’œuvre pionnier du roman graphique, « Stuck Rubber Baby » (Casterman) dans lequel Howard Cruse pose les bases d’un récit sensible sur la lutte des droits civiques aux États-Unis.
Hervé Bourit

Dans les rues de Tours, Annabelle Tourne est la guide-conférencière du street art

#VisMaVille Annabelle Tourne est guide-conférencière. De l’époque gallo-romaine à l’art de rue, cette guide multicarte décrypte la ville sous tous ses aspects.

Rendez-vous est pris devant le parking Gambetta, rue Étienne-Pallu, entre les Galeries Lafayettes et le Monoprix. Dans ce parking souterrain, les œuvres commandées d’Hazul, Chanoir, Emyr, Mr Dheo, Inconito, Mr Plume ou encore Dominique Spiessert se côtoient dans un joyeux mélange de couleurs et d’inspirations.

Un lundi par mois depuis le mois de mai, Annabelle Tourne fait découvrir les créations de street art aux touristes et aux Tourangeaux. Une visite nouvelle proposée par l’Office de tourisme de Tours qu’elle peaufine depuis deux ans.

« J’ai découvert le street art à Lisbonne et cela m’a donné envie de le faire partager à Tours. Les mosaïques de l’artiste orléanais Mifamosa nichées dans les rues de la ville ont été mon second déclencheur. » Dans le Vieux Tours, elle met en valeur les œuvres parfois cachées, comme ces coquillages moulés sur les seins de l’artiste intra Larue. Ou plus visibles et poétiques, comme les pochoirs à la bombe des Filles du vent de Gil KD.

Annabelle Tourne apporte une vraie plus-value à ces visites car, souvent, elle parvient à échanger au préalable avec ces artistes invisibles pour connaître leurs intentions. « C’est l’avantage de cet art vivant. Je fais aussi régulièrement des repérages, les yeux toujours en éveil, car certaines œuvres disparaissent avec le nettoyage et d’autres naissent de cet art illégal. »

Au cours du parcours d’une heure trente, nous aurons croisé les créations d’une quinzaine d’artistes, qu’ils soient tourangeaux ou internationaux, pour une visite ludique. Annabelle Tourne apprécie cette nouvelle facette de son métier et les échanges avec son public qui se demande bien ce qu’a voulu représenter l’artiste.

Guide-conférencier reste une profession méconnue. « Pour les gens, je suis dans un château et je tourne en boucle mon discours. En fait, c’est un métier très diversifié et je bouge tout le temps. J’ai trois employeurs pour qui je propose des visites très différentes, l’Office de tourisme, le service patrimoine de la ville et l’institut de Touraine avec qui je fais des excursions dans la région et au-delà, jusqu’à Poitiers et Angers. »

Annabelle n’aimait pas l’histoire scolaire mais voulait travailler dans les langues, dehors et voir du monde. Elle entame donc des études en langues et tourisme après son bac et devient guide-conférencière. Ils sont 4 000 en France à posséder la carte professionnelle obligatoire, une dizaine à Tours.

À avoir particulièrement souffert aussi de la crise sanitaire car avec leur statut hybride, ils n’ont eu aucune ressource et certains sont restés sur le carreau. Annabelle, 30 ans de métier, est heureuse de reprendre peu à peu son activité depuis le mois de mai, même si « c’est en douceur pour le moment ». Elle a dû aussi composer et faire des petits bou