Un site de covoiturage pour les parents d’enfants hospitalisés

1 trajet 1 sourire, c’est le site de covoiturage lancé pour mettre en relation les parents d’enfants hospitalisés.

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Son petit nom est « Un trajet, un sourire » : il s’agit du tout nouveau site de covoiturage solidaire à destination des parents d’enfants hospitalisés. Lancé le week-end dernier, il a été imaginé par les parents en question, porté par la Jeune Chambre économique de Touraine et mené à bien par Delphine Dubillot-Bigot, pédiatre au sein de l’hôpital Bretonneau à Tours.

Le site, gratuit bien sûr, est accessible en créant son compte personnel. Si vous êtes conducteur/trice, vous pouvez proposer un trajet, mais si vous êtes passager(e), vous pouvez également en chercher un. 

Un trajet Un sourire n’est pour l’instant destiné qu’aux parents d’enfants hospitalisés à Bretonneau et Clocheville. Mais Delphine Dubillot-Bigot a précisé que l’équipe espérer étendre le projet aux établissements privés, ainsi qu’aux autres hôpitaux de la Région. Voire plus loin ?


31695855_170853803613056_3635680989906206720_n> Pour se connecter :1trajet1sourire.fr

> Infos sur leur page Facebook

Gamètes : don de sperme et d’ovocytes, comment ça marche ?

Le don de sperme et d’ovocytes est peu connu. Tmv vous explique comment il se déroule dans la région, alors que les stocks ne suffisent plus à répondre à une demande accrue.

zefPOUR DONNER À QUI ?
En France, le don de gamètes (spermatozoïdes et ovules/ovocytes) est encadré par la loi pour l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il est anonyme et gratuit. Les couples hétérosexuels qui n’arrivent pas à avoir d’enfant de façon naturelle y ont recours lorsqu’un problème médical est avéré : infertilité, ménopause précoce, maladie génétique grave.
À ce jour, les couples de femmes homosexuelles et les mères seules ne peuvent donc pas y avoir accès, mais cela pourrait changer à l’occasion de la révision de la loi de bioéthique en 2018.

SUR QUELS CRITÈRES ?
En France, les futurs parents ne peuvent choisir leur donneur. Ce choix reste à la discrétion des médecins qui prennent uniquement en compte les caractères physiques des parents, tels que le groupe sanguin, la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. À Tours, les donneurs d’origines maghrébine et africaine sont vraiment recherchés pour aider des familles en attente de ces caractéristiques, moins nombreux.

OÙ SE RENDRE ?
Direction l’hôpital et plus précisément le Cecos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains).
Pour la région Centre, il faut se rendre à Tours, à l’hôpital Bretonneau, dans le secteur Médecine et Biologie de la Reproduction.

C’EST DÉJÀ FINI ?
En moyenne, un donneur permet de réaliser 40 paillettes de sperme. La loi limite à dix naissances réalisées par donneur. Une fois ces dix enfants nés, les paillettes restantes ne pourront plus être données. Un homme pourra réaliser trois dons maximum.

→PROFIL DU DONNEUR de

>Âgé de 18 à 45 ans.
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé.
>À Tours, ils ont en moyenne entre 19 et 44 ans et 57 % n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
C’est le grand jour, celui de la première consultation médicale au Cecos. Le rendez-vous est pris selon les disponibilités du donneur, le matin en semaine. Un psychologue vérifie si le donneur est à l’aise avec la démarche et connaît le processus médical. Un premier recueil de sperme s’effectue dans une salle dédiée. Pas de panique, cela arrive souvent que ça ne fonctionne pas. « Pas envie, pas le jour… on ne se formalise pas », explique la Dr. Cynthia Frapsauce. Des prises de sang sont aussi réalisées pour des examens approfondis.

2E RENDEZ-VOUS
Suite des examens médicaux à travers un entretien pour rechercher une éventuelle maladie génétique chez le donneur et une autre prise de sang. Un second prélèvement de sperme est réalisé et congelé en paillettes. Voilà, c’est terminé !

→PROFIL DE LA DONNEUSE d

>Âgée de 18 à 36 ans (plus haute fertilité).
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé et sans antécédent gynécologique.
>À Tours, elles sont en moyenne âgées de 25 à 36 ans et n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
Il faut compter une journée pour ce premier rendez- vous. Gynécologue, échographie, prise de sang, psychologue, entretien médical sur les antécédents génétiques et familiaux… tout est passé en revue pour ne prendre aucun risque. Si tout est ok, la donneuse passe au rendez-vous suivant.

2E RENDEZ-VOUS
La seconde rencontre vise à expliquer à la donneuse le traitement hormonal pour stimuler les ovaires qu’elle devra prendre. Ce sont des injections sous la peau au niveau du ventre à réaliser soi-même pendant une dizaine de jours et surveiller via des analyses régulières. « L’objectif est que pendant un cycle, plusieurs ovocytes se développent en même temps au lieu d’un seul naturellement », précise la Dr. Cynthia Frapsauce. Quelques effets secondaires comme des sautes d’humeur, des bouffées de chaleur peuvent être ressentis.

edOPÉRATION 
Il faut compter une hospitalisation d’une journée. Au bloc, les médecins introduisent une aiguille dans le vagin, à l’aide d’une sonde ovarienne, pour ponctionner les ovocytes situées dans les trompes. Une opération de 10 à 15 minutes. En moyenne, un don permet de récolter une dizaine d’ovocytes, contre un million de sperme. Les ovules seront congelés.

C’EST FINI ?
Une donneuse peut aider seulement un, voire deux couples maximum car il faut en général plusieurs tentatives pour que l’ovulation réussisse. Elle est limitée à deux dons à cause du traitement hormonal.

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Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir.

CECOS TOURS
> Service de biologie et de reproduction, Hôpital Bretonneau, 2 boulevard Tonnellé à Tours.
>Tél. 02 47 47 88 97
> Mail : cecos.tours@chu-tours.fr
> Site internet

Cet hiver, nouveau dispositif pour les femmes en détresse

Grâce au CHU de Tours et à la Croix Rouge, un dispositif d’hébergement hivernal est mis en place pour les femmes en détresse et à la rue.

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(Photo archives NR)

Mardi 5 décembre, c’est dans l’enceinte du CHU de Tours qu’un nouveau dispositif d’hébergement d’urgence ouvrira pour l’hiver, jusqu’au 31 mars.
Ce lieu est réservé aux femmes en détresse – de plus en plus nombreuses malheureusement – qu’elles soient seules ou avec enfants.

L’idée vient de l’hôpital et de la Croix Rouge qui, pour l’occasion, se sont associés. C’est le 115 qui fera le lien, afin qu’elles soient prises en charge.

Ces femmes à la rue seront donc logées et réparties dans une vingtaine de chambres situées dans une enceinte de l’hôpital Bretonneau. Les enfants en bas âge auront eux aussi droit à des lits (cinq au total).

Un travailleur social, ainsi que des agents d’accueil, seront présents. Cette initiative est une première en région Centre Val-de-Loire. À Tours, une personne à la rue sur trois est une femme.

Un petit tour au Rendez-vous du Botanique

Nouveau venu, Au Rendez-vous du Botanique porte bien son nom. Installé dans un cadre très agréable, l’établissement-terrasse est un moment d’évasion bienvenu.

au rendez vous du botanique

Il y a l’hôpital Bretonneau, la fac de médecine, les voitures sur le boulevard… et puis, il y a le jardin botanique. Son calme, une bulle de sérénité. C’est dans ce coin de paradis que Richard Plateau a installé son établissement.

De loin, on aperçoit des petits chaises toutes colorées, roses, vertes, oranges. Environnement agréable et chaleureux, comme l’accueil de Richard et Anouck, tout sourire. Le Rendez-vous du Botanique est tout nouveau, tout chaud : il a ouvert le 7 décembre. Et ses premiers pas nous ont laissé une impression très favorable. On s’installe sur cette sympathique terrasse couverte. Les tables sont joliment dressées. La motivation et l’accueil d’Anouck et Richard font plaisir à voir.

Notre choix se tourne vers les gambas à l’ail, accompagnées de légumes au wok et nouilles asiatiques. Cuisson, préparation, qualité des produits et saveurs : tout y est. Le binôme, humble, est aux petits soins. « N’hésitez à nous faire des remarques, positives ou négatives. L’important est de faire plaisir au client et de pouvoir s’améliorer si besoin », souffle Richard qui, en plus de changer la carte tous les jours, a vraiment « la volonté de bien faire ». Image18

De toute façon, cet endroit, c’est son bébé. Un projet qu’il chouchoute depuis le début. Quand la sauce a pris avec la mairie à qui il a soumis son idée, cet ex-hôtelier « reconverti dans la restauration » s’est vu « ravi ». Désormais, il cuisine et offre « une pause gourmande » aux passant(e)s, aux visiteurs du parc ou de l’hôpital. Un instant pour se poser et s’évader. Et c’est réussi.

> 35 boulevard Tonnellé. Fermé le lundi. Ouvert de 9 h à 17 h (hiver) et jusqu’à 19 h l’été. Brunch le dimanche prochainement. aurendezvousdubotanique.net ou facebook.com/aurendezvousdubotanique
> Formule à 11 € (plat, dessert, boisson), formule sandwich à 7 € (entrée ou dessert, sandwich, boisson)… Sur place ou à emporter !

Paul Brunault : « prévenir l’addiction »

Paul Brunault est psychiatre et addictologue à l’hôpital Bretonneau. Il répond à nos questions sur la digital detox et les accros au numérique.

Pascal Brunault, addictologue à Bretonneau
Paul Brunault, addictologue à Bretonneau

L’addiction au numérique : qu’est-ce que c’est ?
Il existe deux types d’addiction : avec ou sans drogue. Il s’agit donc de la seconde. Ce qui est particulier dans ce type d’addiction, c’est que la personne n’est pas dépendante au digital en tant que tel mais plutôt à l’expérience agréable permise par les outils numériques. Internet est un média plus qu’un objet d’addiction. Par exemple, une personne dépendante des jeux en ligne va utiliser massivement Internet.

Comment identifier une addiction ?
Premièrement, il existe le critère dit de perte de contrôle. Lorsqu’on envisage de rester une heure sur l’ordinateur et que finalement on y reste cinq heures sans pouvoir s’en empêcher, c’est une envie irrépressible. Ensuite, la dépendance physique se traduit par un état anxieux, stressé ou irritable et par une augmentation progressive des doses pour avoir le même effet. Au départ, j’ai besoin de trente minutes par jour sur Facebook, puis pour me procurer le même plaisir, j’y reste une heure, puis deux…
Une addiction entraîne aussi des conséquences personnelles et sociales, lorsque l’activité emmène la personne à s’isoler. Un autre critère est celui de l’utilisation à risque. Il est moins appliqué dans les addictions sans drogue, mais il existe. Notamment au volant, lorsqu’une personne ressent le besoin de consulter son téléphone et qu’il y a donc un risque d’accident. Finalement, la question du temps passé devant un écran ne suffit pas pour diagnostiquer une addiction. Quelqu’un peut y passer beaucoup de temps sans que cela n’entraîne de dommages. L’addiction est présente lorsqu’une personne voudrait s’arrêter mais qu’elle n’y parvient plus.

Que pensez-vous des digital detox ?
Ce qui est intéressant dans la digital detox, c’est de rompre avec ses pratiques et prendre du recul sur celles-ci. Ça peut aider une personne à prendre conscience de son degré d’usage et de son besoin à utiliser les outils numériques. En revanche, après une cure, une dimension importante à prendre en compte est le retour dans le monde réel.

Quelles sont les conséquences des innovations numériques ?
Plus un objet est proche, plus il y a risque d’addiction. Prenons l’exemple du portable, effectivement il y avait moins de risque d’addiction avec le téléphone fixe ! Désormais, on peut emmener notre téléphone partout avec nous. La société rend ce type d’addiction particulier, car les nouvelles technologies sont omniprésentes, utiles et désormais indispensables. Finalement, on entre dans une normalité en utilisant les appareils numériques. L’enjeu n’est pas de s’en passer totalement mais de développer la prévention à l’addiction.

Reportage chez les sages-femmes, un métier à couches

Non, les sages-femmes ne s’occupent pas seulement d’accouchements. Petite consultation de toutes leurs compétences à l’hôpital Bretonneau.

(Photo CHU Tours)
(Photo CHU Tours)

Des dizaines de photos de femmes sont collés aux murs du centre Olympe de Gouges. Ce grand bâtiment porte fièrement le nom d’une des premières féministes de l’histoire française, un symbole pour ce lieu dédié à la santé des femmes. Badinter, Simone de Beauvoir… les noms célèbres résonnent presque dans ces couloirs de la maternité de l’hôpital Bretonneau.
Au deuxième étage, dans son bureau, Christine Gibault ne porte pas de blouse. C’est la cadre supérieur, celle qui fait tourner toutes les unités gérées par les sages-femmes. Enchantée de pouvoir faire découvrir ce métier peu connu du grand public, elle raconte avec passion son évolution ses dernières années : « Le nombre d’années d’études et les compétences ont augmenté en 30 ans. J’ai fait partie des dernières promotions qui sortaient au bout de trois ans d’école. Depuis le début des années 2000, et son rapprochement avec le système LMD (Licence Master Doctorat), les sages-femmes étudient pendant cinq ans. Il nous reste encore à créer un doctorat en maïeutique (le nom donné à la science de leur métier, NDLR). » On frappe à la porte de son bureau. Liliane Arcangeli se présente, elle est aussi cadre sage-femme, et guide improvisée pour la matinée. La professionnelle marche d’un pas rapide, descend vite les escaliers. Après plusieurs virages dans les couloirs, deux étages descendus, elle rentre dans une petite salle.
Lunettes en forme de cœurs
Derrière son bureau, Françoise Guillot-Borget arbore un grand sourire et des lunettes en forme de cœurs. « Vous êtes ici aux consultations externes. Les femmes viennent faire un entretien d’étape. Le premier a normalement lieu au quatrième mois de grossesse. La plupart se passent bien. Mais parfois, la détresse est palpable. Depuis plusieurs années, la part de psychologie est de plus en plus importante dans ces entretiens. Les mamans sont en symbiose avec leur enfant. Si elles ne vont pas bien, le bébé aussi. Un jour, j’ai une patiente qui m’appelle pour m’apprendre que son mari avait eu un accident de voiture, qu’il était rentré dans le coma. Son bébé ne bougeait plus. Elle était bouleversée. J’ai essayé tant bien que mal de la rassurer. Il s’est réveillé. L’enfant s’est remis à bouger. »
Avec sa voix douce, elle représente parfois la seule bouée de secours des futures mamans. Elle est très attentive. « Nous voyons des femmes qui viennent parfois d’autres pays, peu importe la barrière de la langue, j’arrive toujours à trouver un moyen de savoir comme elles se sentent. » François Guillot-Borget parle des pères aussi, qu’elle voit pendant les préparations organisées avant l’accouchement. Leur rôle d’accompagnement est de plus en plus mis en avant.
(Photo CHU Tours)
(Photo CHU Tours)

Spécialités
Même constat pour Tomas Duris : « C’est de plus en plus rare que les femmes soient seules pendant l’accouchement, les maris sont là pour les soutenir dans la majorité des cas. » Changement de décors, cette sage-femme parle de son métier en préparant un café dans le bureau attenant aux salles de naissances. C’est ici que les femmes accouchent. Avec elle, Séverine Listrat, également sage-femme, elle est arrivée dans l’hôpital tourangeau depuis quelques mois. Les deux femmes viennent tout juste d’aider à la naissance d’une « 8e part ». Traduction : un huitième enfant. « C’est assez rare », lance Séverine Listrat. Tomas Duris ajoute : « Depuis quelques temps, les familles s’arrêtent au deuxième enfant. Est-ce que c’est la crise ? Peut-être. En tout cas, des familles nombreuses, il n’y en a vraiment plus beaucoup. »
Si elles s’occupent entièrement des accouchements, les deux sages-femmes mènent également une spécialité en parallèle. Tomas Duris est responsable du prélèvement du sang placentaire, qui sert ensuite à la transfusion pour les personnes atteintes, notamment, de leucémie. Séverine Listrat, elle, pratique l’échographie depuis 10 ans. En plus de son poste à l’hôpital, la sage-femme se rend une fois par semaine dans son cabinet de Poitiers pour réaliser l’échographie de ses patientes.
Les sages-femmes ne s’occupent pas seulement des naissances, de l’accouchement. Dans leurs métiers, leurs compétences sont nombreuses, multiples. Si on peut parfois les confondre avec une profession paramédicale, elles ont bien une place à part entière dans le monde de la santé. Elles peuvent prescrire des médicaments et sont responsables légalement encas de litige. Elles ne dépendent pas directement d’un médecin, font leurs propres diagnostic. Ce sont des praticiennes de la physiologie. En revanche, dès qu’elles détectent une pathologie, un problème, elles passent le relais au médecin concerné.
Oui, des hommes
Et, parfois, les sages-femmes sont des hommes. Yves Créhange fait partie des 2 % masculins de la profession. Il s’est lancé dans le métier en 1982, sa première année d’étude de sage-femme, et celle aussi de l’ouverture aux hommes. Yves Créhange passe la moitié de son temps dans le service de médecine et biologie de la reproduction. Il s’occupe de réaliser les échographies suite à une fécondation in vitro. « Je mesure la croissance des follicules (des cellules dans les ovaires, NDLR) qui se développent sur une période de dix jours. »
Les sages-femmes s’occupent également de Procréation médicalement assistée (PMA), en relation avec des médecins et des chercheurs (qui peuvent également faire partie de la profession). « Le manque de reconnaissance de notre profession ne m’a jamais fait souffrir, explique Yves Créhange. Mais j’ai parfois l’impression d’être plus féministe que certaines de mes collègues. Pour moi, c’est une condition indispensable pour faire ce métier. J’avais été choqué, en 2001, de l’attitude machiste de Bernard Kouchner (alors ministre de la santé, NDLR) envers les sages-femmes, quand elles s’étaient mobilisées. Je crois que ce manque de considération est surtout dû au fait que ce sont majoritairement des femmes dans la profession. »
Ambiance naissances
Retour au deuxième étage, Sophie Pomès sort sans bruit d’une chambre. Elle travaille dans l’unité des suites de couches physiologiques : « Nous aidons les femmes à prendre la mesure de leur bébé, nous leur donnons des conseils pour allaiter, pour le bain. Sans trop leur donner d’ordres, notre travail, c’est de les accompagner pendant ces quatre jours après l’accouchement. » Un bébé pleure dans une autre chambre. « C’est parfois une période compliquée. Au-delà du fameux baby blues, elle peut révéler des souffrances psychologiques profondes, chez les femmes ou leur compagnon. Nous sommes aussi là pour les détecter. » Sophie Pomès travaille par tranche de 12 heures. « La nuit, nous sommes constamment en activité. Un accouchement, c’est à n’importe quelle heure. Nous sommes parfaitement autonomes. »