Une galerie d’art éphémère et écoresponsable

Sept artisans d’art de Touraine et de Bretagne ouvrent une galerie d’art éphémère à Tours. À découvrir pendant une semaine.

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Estelle est fédératrice ! », apprécie l’artiste Almaviva Sara. Céramiste tourangelle, Estelle Réhault-Boisnard réunit autour d’elle un collectif d’artisans d’art qui s’apprête à ouvrir une galerie éphémère rue Lavoisier à Tours, le temps d’une semaine : « J’avais envie de créer un événement afin d’exposer avec des personnes dont j’apprécie les créations. »
Le groupe est né de ses rencontres lors du salon des métiers d’art de Ballan-Miré ou du marché des créateurs de Truyes. De Julie la savonnière à Nicolas le designer végétal, qu’est-ce qui fédère ce collectif éphémère ?

FAIRE VIVRE L’ARTISANAT

« Nous voulons exister et faire vivre l’artisanat, commence Nicolas Chapleau, créateur de cadres et de décorations végétales. C’est un combat de tous les jours. Car sur Amazon, on trouve de tout à des tarifs défiant toute concurrence. Par exemple, des tableaux végétaux produits en série. » Leur manière de se démarquer ? « Nous proposons des produits uniques, locaux et de qualité. »

DU LOCAL

Les sept artisans veillent à la provenance de leurs matières premières. Pour ses savons, Julie Denis se fournit auprès de producteurs bio locaux en miel, bière, jus de pomme, lait de vache, tournesol, colza… Des ingrédients dignes d’une recette de cuisine ! Le tout à un tarif abordable pour favoriser « l’accès au bio pour tous ». Même éthique pour Noémie Varet, la Bretonne du groupe, qui choisit des matières écologiques, bio ou recyclées pour ses objets de décoration et de papeterie : du bois de Normandie, du papier certifié FSC… Et pour limiter les transports, elle imprime ses créations en sérigraphie à la main dans son atelier breton.

ZÉRO DÉCHET (OU PRESQUE)

« Rien ne se perd, tout se transforme ». Les deux céramistes du collectif, Estelle Réhault-Boisnard et Sandrine Menanteau, se réapproprient l’adage : « Nous ne jetons jamais la matière. La terre, même sèche, se travaille et se recycle en permanence. » Idem pour Julie Denis, qui récupère le moindre copeau de savon. Le collectif s’inscrit dans une démarche écoresponsable.

DAME NATURE

La nature est leur source d’inspiration. Plasticienne à Beaumont-la-Ronce, Sandrine Housseau s’est constitué au fil des années une étonnante collection de matières premières naturelles : mauvaises herbes, plumes, plant de courgette desséché… « Comme une enfant, j’amasse de petits trésors qui n’ont d’intérêt qu’à mes yeux. Ce sont des végétaux morts, fanés, secs ou défleuris. D’autres passent à côté sans les voir », raconte cette amoureuse de la nature. Estelle Réhault-Boisnard complète : « La nature, je la dessine, je l’incruste… Je ne peux rien concevoir sans en laisser une trace. » Quant aux tableaux photographiques d’Almaviva Sara, ils convoquent l’imaginaire : « Le cercle est toujours présent dans mon travail : c’est le cycle de la vie. »

> Galerie d’art et boutique éphémère, 10 rue Lavoisier, à Tours. Ouvert du 30 novembre au 6 décembre, de 10 h 30 à 18 h 30.
> Sur internet

Nathalie Picard

L’Alchimiste : l’éditeur de l’imaginaire

La maison d’édition L’Alchimiste s’est installée en Touraine. Son credo ? L’imaginaire comme questionnement du réel avec, notamment, science-fiction et fantasy au programme. Le tout dans une démarche écolo !

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Publier peu, mais mieux. » Lionel Cruzille, un auteur qui s’est lancé dans l’aventure de l’édition, sait ce qu’il veut et où il va. Accompagné d’Étienne Ramond et Marie Noël, il vient de créer la maison d’édition L’Alchimiste, à Genillé près de Loches.

Les trois compagnons voulaient opter pour une ligne éditoriale originale : « Notre leitmotiv ? L’imaginaire comme questionnement du réel. Car on aime tous réfléchir sur le monde. » Des ouvrages qui poussent à s’interroger, donc. Centrées sur l’imaginaire, l’humain et la vie intérieure, les éditions L’Alchimiste proposent un catalogue allant du fantastique à la science-fiction (« Regardez comme les uchronies ou les dystopies nous poussent à réfléchir », rappelle Lionel Cruzille), en passant par la fantasy ou le développement personnel.
« On publie ce qui touche à la quête intérieure à travers des fictions ou des essais », résume l’éditeur.

Une dizaine d’ouvrages sont déjà disponibles, que ce soit en version papier ou en format numérique. Parmi eux, Cartographie du désastre, un recueil de nouvelles SF signé Cyril Amourette et véritable carton des éditions L’Alchimiste. Ou encore Arrête Margaret d’Adeline Russier, livre feel-good sur une râleuse qui doit arrêter de… se plaindre !

Une démarche écolo et environnementale

Mais au-delà d’une ligne éditoriale qu’elle qualifie « d’audacieuse », la maison d’édition a également souhaité s’associer à une démarche « écologique et environnementale ». Consigne a donc été donnée de fonctionner avec l’impression à la demande – P.O.D pour les intimes – pour se glisser au mieux dans cette approche écoresponsable.
« Énormément de livres sont amenés au pilon », se justifie Lionel Cruzille, rappelant qu’un livre sur quatre est détruit. Soit 142 millions d’ouvrages par an. « Une absurdité » qui l’a poussé à imprimer à la demande, afin d’éviter les stocks inutiles et répondre rapidement aux demandes des lecteurs.
« Tant de livres sont stockés pour rien. C’est un vrai problème et ça coûte cher. C’est un immense gâchis. On ne peut pas continuer des tirages délirants qui finissent à la poubelle. » Zéro stock, zéro destruction et moins de déchets. De quoi sortir les créateurs de L’Alchimiste d’un système qui leur déplaisait : « On voulait être libres… »

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Un exemple des livres disponibles chez L’Alchimiste.

Cette liberté, elle les a également menés à découvrir d’autres auteurs et à s’ouvrir. Il suffit de farfouiller quelques secondes sur le site de la maison d’édition pour découvrir la rubrique « Envoyer un manuscrit ». « N’importe qui peut nous envoyer son ouvrage. Je suis d’ailleurs étonné : on en reçoit pas mal de toute la France et même du Québec ! Notre comité de lecture, composé de 7 ou 8 personnes, se réunit et fait le tri pour sélectionner les auteurs que l’on éditera. » Ainsi, qui sait, les éditions L’Alchimiste trouveront peutêtre leur Coelho à elles ?

> A retrouver sur Facebook et sur Internet 

Couche lavable pour bébé éco(lo)

Économique, écologique et même pratique. Loin des langes de nos grands-mères, la couche lavable nouvelle génération est plébiscitée par une association tourangelle

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« Combien de couches un enfant utilise-t-il de sa naissance à l’âge de la propreté ?, interpelle Marianne Bertrel, de la Maison des familles de Touraine. Environ 2 000 à 3 000. Ça remplirait la piscine d’un particulier ! » À l’ère de la réduction des déchets, existe-t-il un plan B ? Oui, répond Marianne. Maman d’une fillette de 18 mois, elle a adopté les couches lavables à la maison et au sein de la micro-crèche qu’elle a créée. Désormais, elle partage son expérience dans le cadre d’ateliers.

Ce mercredi-là, à quelques pas du jardin botanique, deux femmes enceintes participent. Si Mélanie et Cindy sont venues seules, elles comptent bien embarquer leur compagnon dans l’aventure. Leur motivation ? « Le côté économique et écologique », affirme Mélanie, qui compte se lancer pour son deuxième enfant.
Convaincue, Marianne Bertrel confirme : il faut investir au départ, mais à terme les couches lavables reviennent environ moitié moins cher. Sans compter qu’on peut les réutiliser pour un autre enfant. « Elles sont plus saines », ajoute Cindy, enceinte de son premier. En janvier, une enquête de 60 millions de consommateurs pointait la présence de résidus toxiques dans des couches-culottes jetables.

Pour autant, est-ce si simple à utiliser ? On imagine le côté peu ragoutant de la chose… Et puis, on a tellement à faire avec un nouveau-né ! « C’est vrai, ça prend un peu de temps. Ça nécessite 2 à 3 lessives de couches par semaine, concède Marianne. Mais si l’on est bien conseillé et qu’on choisit des modèles adaptés, c’est assez facile. » Et l’animatrice de montrer les différentes couches existantes : celle à placer dans une culotte imperméable, la couche tout-en-un… Finalement, c’est comme l’allaitement ou le repas fait-maison, « il faut se lancer si l’on a envie. »

Nathalie Picard

Pédibus : à pattes sur le chemin de l’école

A Monts, tous les matins, des « pieds malins » marchent vers leur école. Une initiative écologique et conviviale qui remporte un franc succès.

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C’est un bus sans roue ni fenêtre. Il tourne à l’énergie humaine et n’émet pas de particules fines. Pour seul moteur, la motivation d’un groupe de parents et d’enfants. Son nom ? Le pédibus ou carapatte : un ramassage scolaire à pied encadré par des adultes. Ce mercredi-là, Patrick Bélliard et ses deux garçons enfilent leur gilet jaune. Sur le dos, inscrit en lettres noires : « Pieds malins ».

C’est le nom de l’association montoise qui gère les 5 lignes de pédibus. Le papa est responsable de celle des Hautes-Varennes. Dès 8 h 15, les parents déposent leurs enfants rue Charles Baudelaire. Comme Gaëlle, maman de trois petits : « C’est génial ! Pour les enfants, c’est bien plus ludique que de se presser à monter en voiture », lance-t-elle emballée. Une fois les derniers arrivés, le convoi se met en marche avec, ce jour-là, 18 enfants et 4 parents accompagnateurs. Cap vers l’école Joseph Daumain à 800 mètres, soit 10 minutes de marche tranquille et de bavardages.
« Nous, on est des pieds malins ! Marcher, ça nous fait du bien, même si on a un peu de fumée de voiture. On a même le droit de courir lorsqu’on arrive », raconte Maël, 7 ans. Avantages pour les parents : éviter la garderie périscolaire ou les difficultés pour se garer devant l’école. C’est d’ailleurs l’encombrement du parking qui a incité une enseignante, Nelly Vivet, à lancer cette initiative il y a plus de 4 ans.

Aujourd’hui, elle y voit un autre intérêt : « Les enfants à pied sont plus détendus, plus disponibles pour travailler. Cette marche est un sas de décompression, un temps pour discuter et s’aérer. » Envie de créer un pédibus ? Les conseils de Patrick : « Se renseigner sur les initiatives existantes. Le réseau Mille-pattes, dont nous faisons partie, propose des outils utiles, comme un logiciel pour gérer le planning. » Il n’y a plus qu’à se lancer.

Nathalie Picard

Informations : piedsmalins.blogspot.fr ou reseaumillepattes.org ou centre.ademe.fr/carapattes-et-caracycles-en-region-centre

Lycée Vaucanson : cap sur la COP22

Le projet scientifique Distilla’Sun, mené par un groupe d’élèves du lycée Vaucanson de Tours, continue de plaire. Maintenant, place à la COP 22 en novembre !

Ils ne s’arrêtent plus ! Les élèves du lycée Vaucanson, participant au projet scientifique Distilla’Sun, ont enquillé les récompenses, ces derniers temps : un prix à Paris, une médaille d’or au Salon des jeunes inventeurs de Monts, les félicitations de la ministre de l’Education… Et maintenant ? Rien de moins qu’une invitation à participer à la COP22, conférence mondiale annuelle sur le climat, qui se déroulera à Marrakech au mois de novembre !

Ce groupe de Terminales S, emmené par leur professeur Emmanuel Thibault, a mis en place Distilla’Sun : ils ont réfléchi à un dispositif d’hydrodistillation des eaux florales (une vraie tradition au Maroc) tout en utilisant un système solaire et écolo. En mars dernier, ces chercheurs en herbe avaient enchanté autorités politiques et responsables culturels marocains. Cette invitation à la COP22 coulait donc de source.

Outre cette bonne nouvelle, les élèves tourangeaux attendent désormais la confirmation pour participer à la COY12, une conférence pour la jeunesse qui aura lieu début novembre.

NB : vous pouvez aussi retrouver la web série sur ce groupe de lycéen(ne)s tourné par France 3 Région Centre ICI

Marc Sitarz : des rails à la maille

Quel est le rapport entre un poisson-clown, un entrepreneur de Joué-lès-Tours et un tee-shirt ? Le projet Marc Sitarz : une marque de vêtements engagée… avec les poissons.

SON PARCOURS

D’abord ingénieur, « juste parce que j’étais bon en maths et en en sciences », Marc travaille pour de grandes entreprises ferroviaires mais ce métier est loin d’être une passion pour lui. Une expédition en Sibérie lui offre un électro-choc : « J’étais parti tout seul en randonnée et je me suis trouvé face à un ours ! » Ce drôle de rencard, ajouté à d’autres rencontres et à une réflexion personnelle, le poussent à réorienter ses priorités. Il abandonne le train et créé une marque de mode durable.

SON PROJET

Natureally, une ligne de vêtements inspirée par les motifs des animaux menacés de disparition, pour sensibiliser les coquets (et coquettes) à l’écologie, parce que « j’aimerais que mon fils puisse encore les admirer dans 10 ans. » Il a signé un contrat avec trois associations de sauvegarde de ces espèces et s’engage à leur verser 5 % du montant des ventes. La première collection comprend 6 t-shirts, 4 jupes, 3 chemises et 2 robes, et la campagne de financement participatif vient d’être lancée sur Ulule.

SON MENTOR

La nature. « Il n’y a rien de plus esthétique que la nature, c’est une source d’inspiration sans fin et elle a une force d’adaptation extraordinaire. » Plongeur, passionné de voyages et de grands espaces, Marc Sitarz est persuadé que l’environnement est la première cause qui peut faire l’unanimité entre les pays et les cultures.

SA PHILOSOPHIE

« Penser glogal, agir local », un précepte du monde de l’industrie que Marc Sitarz a repris pour créer la marque Natureally. Les vêtements sont dessinés à Paris, Nantes et Joué-lès-Tours, en collaboration avec une styliste, un graphiste et une designeur textile. Ils sont ensuite fabriqués dans un atelier au Portugal. Et Natureally soutient des associations de protection basées en Guyane, au Mozambique et en Corée.

SON AVEU

Il le dit lui-même, il est certainement le pire client qu’une marque puisse rencontrer. Il ne connaissait rien à la mode avant de se lancer mais reste persuadé qu’elle peut être un levier. Et surtout, il refuse de parler écologie en culpabilisant les gens : « Plutôt proposer du beau ! C’est plus constructif, non ? On a tous besoin de beauté. »

Au lycée Vaucanson, la COP21 bat son plein

C’est ce jeudi 17 décembre qu’aura lieu une simulation de la COP21 au lycée Vaucanson à Tours-Nord. Pour faire comme les grands (en mieux ?).

COP21

Devenir des mini-experts du climat. Voilà le défi relevé cette année par des jeunes du lycée Vaucanson, à Tours-Nord. Dans le cadre du projet Les changements climatiques, et après ?, la classe de Seconde 504 travaille depuis le mois de septembre sur ces questions. Des actions menées toute l’année, comme la Fête de la science ou la visite du Train du climat.

En point d’orgue, l’organisation d’une simulation de COP21 dans l’établissement. Ici, il n’y aura pas 195, mais 16 pays participants, qui présenteront leurs engagements pour tenter de contenir l’augmentation de la température en dessous de deux degrés. Chine, France, Brésil, Ethiopie…
« Nous avons sélectionné les pays selon leur niveau de développement et leur localisation géographique. La simulation se déroulera en trois rounds, entrecoupés de présentations des activités liées au projet. Chaque pays sera représenté par un binôme d’élèves », explique Anne Blin, professeure d’Histoire-géographie. La France, pays d’accueil, ouvrira la conférence. Pour les jeunes experts, c’est un peu l’angoisse… Il faut dire que le challenge est de taille. Et pour cause : il faut faire un vrai discours, ni trop long ni trop court, en trois minutes chrono. Dont une partie devra être en anglais.

Pour se préparer, ils ont recherché des informations au CDI. Connaître le niveau de développement du pays, ses particularités, sa position dans les instances internationales… En cours de français, les lycéens ont aussi travaillé sur des repères grammaticaux ou la manière de s’exprimer à l’oral. Tous les professeurs de la classe sont associés à ce projet, qui s’inscrit dans les enseignements au programme et s’intègre dans l’Agenda 21 du lycée (lire ci-contre). « Un projet fédérateur, pour les élèves comme pour les enseignants », estime Anne Blin.
Dix jours avant leur COP, lundi 7 décembre, les lycéens s’entraînent devant deux de leurs enseignantes. Debout au tableau, Eliot et Agathe, mini-experts français, lisent leur discours d’accueil. Le temps passe moins vite que prévu : en une minute, ils ont déjà fait le tour de la question. « Votre rythme est trop rapide, et le ton monotone. C’est lié à votre écriture. Nous allons retravailler les phrases pour qu’elles soient plus percutantes », annonce Claire Tastet, professeure de français. Anne Blin, elle, se concentre sur le contenu : vérifier que le propos soit étayé et que les engagements soient réalistes. « Bien sûr, on peut exagérer un peu, jouer un rôle, mais il faut rester dans les orientations décidées par le pays. » Aurélie et Doryan sont les mini-experts envoyés par les États- Unis. Leur déclaration, bien aboutie, se termine à deux voix : « Il n’y a pas de planète B, merci et vive notre planète ! »

Reportage de Nathalie Picard

> Pour retrouver d’autres initiatives locales COP21, suivez le lien !

COP21 : Mettez la ville en vert !

Certaines villes proposent à leurs habitants de faire pousser des plantes, des fleurs, tout ce qui pousse, sur l’espace public. Ça va se mettre en place à Tours, sans doute au printemps. Tenez-vous prêts !

PARTOUT EN FRANCE
Des villes comme Orléans, Lille, Angers, Marseille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Chartres, plus récemment Paris et bien d’autres proposent à leurs habitants de prendre en main la végétalisation de l’espace public : pieds d’arbres, façades de maison, potelets, espaces sablés ou simples pots sur les trottoirs, les possibilités sont immenses. Selon les villes, le service offert est plus ou moins développé. Certaines assurent le découpage du trottoir au pied des habitations, d’autres fournissent un kit de plantation. Une seule condition à chaque fois, avoir sollicité l’autorisation de la mairie.

SIMPLEMENT QUELQUES RÈGLES À RESPECTER !Image7
>Maintenir sur le trottoir un espace libre d’au moins 1,40 m et n’engendrer aucune gêne pour la circulation et l’accès aux propriétés riveraines.
>Ne pas utiliser de désherbants et produits chimiques.
>Ne pas mettre de plantes épineuses, urticantes, invasives.
>Privilégier les plantes résistantes et peu consommatrices en eau.
>Entretenir l’espace végétalisé, c’est-à-dire arroser, tailler, ramasser les feuilles mortes et déchets verts issus des plantations.
>Maîtriser le développement des plantes grimpantes.

ET POURQUOI FAIRE, DONC ?
Végétaliser la ville, c’est fixer les polluants, les poussières et le carbone émis par les gaz d’échappement ; offrir aux insectes, oiseaux et autres charmantes petites bêtes un habitat et donc favoriser la biodiversité, donc la survie de l’homme sur terre ! Le raccourci est un peu rapide mais en gros, c’est quand même ça ! Enfin, le long des façades, les plantes permettent de réguler les températures des bâtiments. En été, elles rafraîchissent en retenant le rayonnement solaire et en augmentant l’humidité de l’air ambiant, et en hiver, elles tiennent chaud en tant qu’isolant naturel.

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ALORS À TOURS ?
Vous avez remarqué que Tours n’était pas dans la liste des villes pré-citées ? Mais pas d’inquiétude, le projet est justement dans les cartons ! Dans le cadre du plan d’embellissement de la ville, le service voiries envisage d’offrir aux Tourangeaux la possibilité de verdir les façades.
Comment ça va se passer ? A priori, comme dans les autres villes, un formulaire de demande sera mis à disposition sur le site de la Mairie. Vous sera ensuite délivrée une permission de voiries à titre gratuit. La Ville effectuera, à sa charge, les travaux de découpage du trottoir (fosse de 10 à 15 cm de large) et pourrait même fournir la terre et les plants, type roses trémières. Mise en route prévu pour le printemps 2016.

ILS LE FONT DÉJÀ !
Certains précurseurs embellissent déjà la rue depuis quelques années. La librairie Lire au jardin a obtenu l’accord de la mairie pour poser des pots devant sa vitrine. Tout comme une propriétaire d’immeuble, dans le quartier des Halles. Chaque année, elle fait grimper des capucines le long de sa façade et propose aux passants de se servir en graines. Voisins, commerçants, passants apprécient.

Image9UN CRÉNEAU À PRENDRE
Surfant sur la vague, la société GreenCityZen conçoit des GreenPods, supports de végétalisation urbains à monter soi-même sur des potelets (poteaux anti-stationnement) ou des gouttières. monjardindansmarue.fr

Par Jeanne Beutter

Pour les autres initiatives locales, dans le cadre de notre série COP21, vous n’avez qu’à cliquer ICI 

CHRU Tours : le propre de la blanchisserie

Allier économie et écologie, c’est possible. La preuve à la blanchisserie du CHRU de Tours : ses travaux de modernisation lui ont permis de réduire son impact sur l’environnement, tout en économisant de l’argent.

Livrer du linge sain au niveau bactériologique et visuellement propre, telle est la mission de la blanchisserie du CHRU de Tours (centre hospitalier régional universitaire). Utilisé de manière intensive, son matériel dispose d’une durée de vie limitée. À partir de 2009, les responsables de la blanchisserie ont profité du renouvellement à venir pour monter un projet visant, entre autres, à améliorer la performance écologique de l’établissement.
Leur réflexion s’est structurée autour de trois axes principaux : économiser l’énergie, améliorer les conditions de travail des employés et respecter l’environnement. « Se doter de matériel innovant permet de consommer le moins possible d’énergie et de ressources naturelles, tout en respectant les obligations réglementaires », estime Philippe Gadesaudes, responsable de la blanchisserie. La modernisation, d’un coût de 4,4 millions d’euros, est un investissement pour au moins dix ans.

EN CHIFFRES

Avec ses six sites et ses plus de 2000 lits, le CHRU de Tours est un grand fournisseur de linge sale. Chaque jour, 12 tonnes sont lavées dans la blanchisserie, dont :
– 6 000 draps
– 3 000 alèses

– 9 000 pièces de « petit plat », comme les serviettes et les torchons
– 8 000 pièces de « linge en forme », comme les tenus du personnel ou les blouses pour les personnes opérées.
– 150 armoires de linge sont préparées chaque jour, puis livrées à l’occasion de 14 tournées.

EN DATES

1976- Installation de la blanchisserie à Joué-lès-Tours
1995 – Remplacement de l’ensemble du matériel et passage à un système de « tri au propre » : dans les services hospitaliers, un pré-tri du linge sale est réalisé grâce à des sacs de différentes couleurs. Une fois à la blanchisserie, ce linge est d’abord lavé, puis trié.
2009 – Montage d’un projet pour remplacer 95 % du matériel
2012 – Validation du projet par la direction de l’hôpitalImage4
2013 – Lancement de l’appel d’offres en onze lots puis choix des fournisseurs
2014 – Mise en service du nouveau matériel au printemps
À partir de 2016 – Démarrage de travaux de rénovation et d’isolation du bâtiment

MOINS DE CONSOMMATION PLUS D’ÉCONOMIE

Globalement, la blanchisserie a quasiment divisé par deux sa consommation d’eau, soit une économie de 32 000 euros. Dès 2014, elle a économisé 63 % sur la quantité de gaz consommée, soit un gain de plus de 280 000 euros. Des données qui se confirment en 2015. Le tout, avec la même qualité de traitement du linge.

Textes et photos de Nathalie Picard

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La COP21 en 7 chiffres

Fin novembre, la COP21 réunira États, ONG, scientifiques, militants, lobbyistes… Au total, 40 000 personnes attendues et des marches pacifiques organisées dans le monde entier, notamment les 28 et 29 novembre. Explications chiffrées de ce qui nous attend.

Cop21

21

La 21e COnférence des Parties (d’où son nom COP21 !) se déroulera du 30 novembre au 11 décembre prochain à Paris. Il s’agit d’une conférence mondiale sur le climat, organisée chaque année pour mettre à jour la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, signée par les pays membres de l’ONU en 1992 au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro (Brésil). La première Conférence des Parties s’est tenue en 1995 à Berlin.

195

Le nombre de pays engagés. Ils devront s’entendre sur un accord global les engageant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) pour enrayer le réchauffement climatique, d’un part et instaurer une solidarité envers les populations les plus vulnérables d’autre part. Car les conséquences des changements climatiques, dus à 95 % aux activités humaines, se font déjà ressentir partout dans le monde.

100

En milliards de dollars, la somme que les pays riches s’étaient engagés à réunir par an et dès 2020 pour aider les pays en développement. Lors de la COP21, ils devront montrer comment sera réellement mobilisé cet argent. C’est un point clé de cette rencontre. Les pays en développement, dont la Chine et l’Inde, jouent le jeu et se sont fixés, pour la plupart, des objectifs de réduction de GES ambitieux. Mais il est clair que leurs efforts et donc leur accord dépendront de la mise en place de cette aide financière, encore un peu floue…

2°C

La limite de la hausse des températures d’ici la fin du siècle. C’est l’objectif. Et aussi le seuil au-delà duquel, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les conséquences seraient irréversibles. Entre 1980 et 2012, la température moyenne mondiale a déjà augmenté de 0,85°C.

7 %

Le rétrécissement de la surface maximale des terres gelées pendant la saison hiver/printemps dans l’hémisphère Nord depuis 1900. Sur tous les continents, le processus est enclenché : les glaciers de montagne fondent, la couverture neigeuse diminue, la banquise arctique également.

19 CM

L’élévation du niveau de la mer entre 1901 et 2010. Si le réchauffement se poursuit au rythme actuel, l’augmentation pourrait atteindre 1 mètre d’ici 2100. Pourtant, 400 millions de personnes habitent aujourd’hui à moins d’un mètre au-dessus du niveau marin (Bengladesh, îles, New York, Miami, Shanghai, etc.).

40 à 70 %

La réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’objectif fixé par le GIEC d’ici à 2050. Pour le moment, à cinq semaines de la conférence de Paris, les contributions annoncées des 195 pays ne semblent pas suffisantes et mèneraient la planète vers un réchauffement de 3°C. L’impact ? Diminution accrue de la biodiversité, déplacement de population, difficulté voire disparition de certaines activités agricoles, touristiques (le domaine skiable français est clairement menacé), etc. En France, les épisodes de canicules ou de fortes pluies deviendraient plus fréquents entraînant entre autres des conséquences sanitaires graves.

>> Chaque semaine, retrouvez les initiatives locales pour la COP21 à Tours et ses environs !

Jeanne Beutter

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Un éco-jean, c'est possible ?

Un jean au vin. Vous y croyez vous ?

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Étiqueté pollueur, le jean se taille un nouveau profil écolo. Les industriels ont soif d’innovations, et croyez-le ou pas, elles passent par la boisson. En janvier, le cow-boy géant à l’étiquette rouge prolonge son engagement pour que les mentalités bougent. C’est en recyclant des bouteilles de bière et de soda qu’il conçoit le tissus de sa nouvelle collection Waste- <Less, traduisez « gaspillez moins ». Préparez- vous à enfiler un denim « beer bottle brown » ou « soda pop green ». Le fabricant italien Denim ITV lui a préféré le vin. Il a présenté en novembre dernier ce nouveau procédé, Wine-Tex, qui utilise le vin et ses dérivés. Préférant la teinture naturelle à celle de l’indigo, connue pour ses ravages écolos. Voilà qui vient titiller votre fibre verte et vous rappeler qu’après l’achat, l’usage impacte. Réduisez le nombre de lavage, éliminez l’étape repassage et pensez à donner votre vieil ami quand vous aurez cédé au nouveau Levi’s® 511™ Skinny.