Au Café-concept, on sert au plateau !

Place de la Victoire, le Court-Circuit a laissé la place au Café Concept. Un restaurant – mais pas que – qu’on a décidé de tester pour vos beaux yeux… et vos papilles !

En ce jeudi midi ensoleillé, nous avons décidé d’aller tester le Café Concept. À peine entrés, Florence et Cyril Gomez nous accueillent. Au menu ce midi – celui-ci change tous les jours – quatre plats dont un végétarien : « Nous proposons un plat végétarien tous les midis, c’est important ! », insiste Florence.

Pour ce déjeuner, nos papilles découvrent un wok de dinde façon basquaise et ses tagliatelles fraîches et une blanquette de cabillaud accompagnée de son riz basmati. Florence nous avait prévenu en prenant nos commandes : « Ici, on sert au plateau ! Vous aurez vos plats et vos desserts en même temps ».

Servis, nous sommes amusés de voir que ce dernier, en inox, est divisé en portions. Au premier abord, cela nous fait penser à un plateau-repas de cantine, mais seulement d’apparence, parce que gustativement parlant : c’est excellent.

En dessert, le cake au potiron accompagné de son caramel beurre salé nous laisse en bouche un goût de cannelle. Le café-concept tient son pari : revisiter des plats traditionnels pour toutes les bourses. Une sympathique adresse pour manger un bon repas, comme à la maison, entre deux réunions !

Marie Lebrun, étudiante à l’Ecole de journalisme de Tours (EPJT)


> Le service brasserie ne se fait que pour le déjeuner. Il existe trois formules pour le midi allant de 9,50 € à 17 €. Boissons en supplément. 

> C’est où ? 16 bis place de la Victoire, à Tours. Ouvert du mardi au dimanche de 8 h à 19 h. Contact au 02 47 77 94 35 ou par mail au contact@lecafeconcept.fr 

Les Z’Imbert et Moreau : « Les petits colibris de l’écologie musicale »

Le groupe les Z’Imbert et Moreau s’est formé en 1967. Très engagés dans l’éducation des enfants, Françoise Moreau et François Imbert ont également participé aux luttes écologistes.

« Notre engagement pour l’environnement a commencé il y a déjà très longtemps », se remémorent Françoise Moreau et François Imbert. Dans la cuisine, attablés devant la grande baie vitrée qui mène au jardin, ils replongent dans leurs souvenirs.

En plus de cinquante années de carrière, les chanteurs du groupe Les Z’Imbert et Moreau sont toujours restés concernés par les enjeux écologiques. Pionniers dans l’élaboration de chansons dédiées aux enfants, ils ont très vite décidé d’intégrer un de leur combat dans l’élaboration des textes. Leur nouvel album « Magique ! » est sorti le 20 septembre 2019.

« Des chanteurs concernés »

« Le choix de mettre le titre Tout va bien en première place n’est pas anodin. Tout le monde s’emporte contre la petite Greta (Thunberg, Ndlr) alors qu’elle est magnifique à tenir tête à tous ces vieux politiques », explique François. La chanson présente un monde qui ne tourne plus très rond et dont le refrain « Tout va bien », entonné gaiement en chœur par des enfants, accentue l’ironie.

« Nous sommes des chanteurs non plus engagés, mais concernés. Nous avons des petits enfants de 10 et 15 ans qui sont très sensibles à ces questions. » Françoise explique que leurs propres enfants, Jérémie et Corentin, qui sont aussi membres du groupe les Z’Imbert et Moreau, avaient essentiellement des jouets en bois. François se lève pour aller chercher les albums qui sont très utilisés par les enseignants dans les écoles. La pile est impressionnante.

« La lune saigne », en 1976, « La baleine au supermarché » en 2001, « Les éléphants » en 2009, sont autant de titres qui traitent d’enjeux écologiques. « Pierre Rabhi a théorisé cette idée du petit colibri que je reprends un petit peu dans ce que nous faisons. Depuis des années, nous semons des petites choses pour que les enfants et les parents se les approprient », précise François.

La conjoncture environnementale ne laisse pas les Z’Imbert et Moreau très tranquilles. Tous deux m’invitent à les suivre dans le salon où François lance son lecteur vinyle. « Nous allons replonger dans une époque hippie », plaisante-t-il, avant de lancer leur première chanson engagée, sortie en 1970, « Vivre et survivre ».

Tandis que leurs voix, d’une autre époque, entonnent conjointement un pamphlet musical contre les centrales nucléaires, François glisse : « Cette chanson est passée une fois sur France Inter à midi moins deux. La personne qui l’a diffusée a été virée pour cela. C’est un combat de longue durée et tant mieux si ce sont les jeunes qui se mobilisent aujourd’hui. »

Textes : Fabian Lavalade / Photo : Sophie Podevin
Etudiants à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

> www.les-zims.com

 

Redécouvrir la nature avec Couleurs Sauvages

L’association Couleurs Sauvages, basée à La Riche près de Tours, propose des activités pour sensibiliser la Touraine aux grandes problématiques environnementales locales. Des actions et des ateliers sont notamment proposés aux jeunes, jusqu’à 18 ans.

Avec 427 interventions pour sensibiliser plus de 9 200 personnes en 2019, l’association Couleurs Sauvages a mené de nombreuses opérations. Les trois quarts d’entre elles, concernent les jeunes entre 0 et 18 ans.

Créée en 2004, l’association a pour but de valoriser le patrimoine naturel de la région Centre- Val de Loire. Elle organise des animations en pleine nature, tout en soutenant les initiatives écologiques.

« Nous éduquons à l’environnement en stimulant l’imaginaire, le sensoriel et le ludique », explique Nathalie Blanc, éducatrice à l’environnement et coordinatrice de l’association. « Nous aiguisons la sensibilité de ces jeunes à des thèmes comme la faune, la flore, l’eau, l’air, le sol, les énergies, les modes de consommation… ».

Intervenir auprès des scolaires

Le but ? Montrer aux jeunes que la nature est belle et porteuse de bien-être. Positive, l’éducatrice nature estime que beaucoup de jeunes sont très intéressés par la cause environnementale. « On ne peut pas dire qu’ils ne comprennent pas ce qu’il se passe », précise-t-elle. Elle explique avoir rencontré un public « hyper motivé » et « prêt à faire beaucoup pour agir en faveur de la nature ».

Si Couleurs Sauvages intervient souvent dans les écoles primaires et les collèges, elle ne souhaite pas exclure les adultes : « On ne peut pas mettre le sauvetage de la planète seulement sur les épaules des jeunes, c’est l’affaire de tous ».

L’association met ainsi en place des sorties natures, des ateliers et des stages destinés à tout âge. Pour s’organiser et agir efficacement, l’association est présente au sein du réseau régional pour l’éducation à l’environnement : Graine Centre-Val de Loire. Ce regroupement permet aux éducateurs de travailler conjointement et de pouvoir élargir leur champ d’action dans la région. Au niveau local, elle fait également partie du Réseau d’éducation à l’environnement d’Indre-et-Loire (REE 37). Celui-ci regroupe des associations œuvrant pour la cause environnementale dans le département.

« À Tours, la population est en partie sensibilisée, cependant, nous sommes bien conscients que chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses moyens », déclare-t-elle. Ainsi, Couleurs Sauvages tente de rassembler, chaque année, des financements auprès de la région et de la métropole afin de proposer « un maximum d’actions gratuites » en fonction de la demande.


Textes : Rachel Herman et Amel Zaki / étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)
Photo : Association Couleurs Sauvages

Horoscope WTF spécialement écrit (oui encore) par les étudiants en journalisme

#EPJTMV L’astrologue de tmv étant encore en congés dans sa villa aux Seychelles, ce sont les étudiant(e)s de l’Ecole publique de journalisme de Tours qui ont pris la relève. Voici leur horoscope rien qu’à eux !

Bélier

Amour

S’aimer soi-même c’est un
bon début.

Gloire

Vous gagnerez une partie
de fléchettes et ne paierez pas votre
tournée.

Beauté

La seule beauté durable est
la beauté du coeur. Qui a dit que les
Béliers n’étaient pas romantiques ?

Taureau

Amour

Vous pouvez draguer une
fois, vous pouvez draguer deux fois,
Vous pouvez draguer quinze fois…
vous n’avancerez toujours pas.

Gloire

On récolte que ce que l’on
sème. Une courgette, donc.

Beauté

Halte. C’est un début de
calvitie qu’on vous voit-là. Mettez de
l’huile de ricin, ça marche bien.

Gémeaux

Amour

Apollon, vous faites le fanfaron
mais gardez cet adage à l’esprit,
un tu l’as vaut mieux que deux
tu l’auras.

Gloire

Petits chanceux que vous
êtes, Pluton va vous brancher avec
Jimmy Neutron.

Beauté

L’originalité c’est bien. Mais
peut-être pas tous les jours.

Cancer

Amour

Ainsi disait le grand philosophe
Roméo Elvis, « une de perdue,
une de perdue, autant dire les choses
comme elles sont… »

Gloire

Les seuls billets que vous allez
compter sont ceux du Monopoly.

Beauté

Le verdict de Cristina Córdula
: « Ma chérie c’est pas possible.
On va vous préparer psychologiquement
mais ça va être dur. »

Lion

Amour

Fuis-moi je te suis, suis-moi
je te fuis, l’adage ne marche pas quand
on s’appelle Jean-Michel Toutseul.

Gloire

Hier vous étiez Jean-Michel
Torché, aujourd’hui vous serez
Jean-Michel Banqueroute.

Beauté

Conseil de Jean-Michel
Atrobu : Deux demis, deux vomis et
hop au lit.

Vierge

Amour

Pour trouver l’amour
évitez les Lions, les Sagittaires,
les Poissons, … ah bah en fait évitez-
les tous !

Gloire

La routourne va tourner,
mais pas tout-tout de suite.

Beauté

La constellation Cristina
Córdula est de retour, « C’est
pas possible là, vos sourcils c’est
la forêt amazonique. »

Balance

Amour

La constellation de Lomepal
vous indique que dans votre caleçon
c’est plus chaud qu’au Népal.

Gloire

Né pour briller, vous allez
devoir imposer vos idées.

Beauté

Le lever de coude ne fera
pas gonfler vos biscottos.

Scorpion

Amour

Si ça ne marche pas à deux,
essayez à trois !

Gloire

Laissez les emplois fictifs
aux assistants parlementaires.

Beauté

Les jaloux diront Photoshop.

Sagittaire

Amour

Votre mec assure, votre mec
assume, votre mec est pur, il vous
trompe pas, j’en suis sûre…

Gloire

Vous n’êtes pas dans un hémicycle.
Quand vous n’êtes pas là, on
le voit.

Beauté

Miroir, miroir, dis-moi qui
est la plus belle ? Pas encore vous.

Capricorne

Amour

Pas de bol pour vous, les
astres ne sont pas alignés. Vous pourrez
tout tenter, mais il/elle finira par
se barrer.

Gloire

N’est pas Steve Jobs qui veut.

Beauté

Vous regrettez déjà de vous
être fait tatouer le prénom de votre
conjoint(e).

Verseau

Amour

Le légendaire Hervé Bazin
écrivait « une vie sans amour, c’est une
vie sans soleil »

Gloire

Tu sens l’ouragan arriver ?

Beauté

Vous êtes trempés de la tête
aux pieds.

Poissons

Amour

« Femme qui rit à moitié
dans ton lit » : il vous faudra choisir
laquelle.

Gloire

Les brosses à dents se
changent tous les deux mois. À bon
entendeur.

Beauté

Soyons honnête, vous n’êtes
pas au top… Heureusement il vous
reste encore 342 jours pour vous perfectionner
un summer-body de qualité.

Biodivercity, l’apiculture… urbaine !

#EPJTMV La disparition des abeilles est une problématique environnementale préoccupante. Anne Desnos et Laurie Dufrenne sont apicultrices au sein de l’association Biodivercity qui propose des ateliers de sensibilisation à la vie de la ruche.

« Je vous propose d’aller chercher les tenues, nous allons aller sur le rucher. » Ce vendredi 17 janvier, Anne Desnos et Laurie Dufrenne animent le « Club Api » de l’association Biodivercity.

Dans le domaine du Château de Taillé à Fondettes, l’association possèdent sept ruches dont les salariés s’occupent toute l’année. Le « Club Api » se réunit une fois par mois pour former à l’apiculture une poignée de volontaires.

La mission du groupe aujourd’hui : bricolage d’hiver et visite des ruches pour vérifier que les abeilles vont bien. Sur le chemin, Laurie explique : « Pendant la période hivernale, les abeilles sortent peu. Elles sont en période d’hibernation et consomment leurs réserves dans la ruche. »

Ne pas déranger les butineuses

Laurie est apicultrice depuis dix ans. Elle a commencé sa formation sur le terrain en Allemagne, en production biologique de miel. Elle s’est rapidement tournée vers les associations jusqu’à intégrer Biodivercity en 2014. Ce qu’elle aime le plus, surtout dans « ce contexte de difficulté pour l’environnement, c’est sensibiliser et faire connaître le rôle de l’abeille dans l’environnement ».

Concernant les ruches, les deux animatrices insistent sur la nécessité de ne pas déranger les butineuses et de ne pas ouvrir les ruches si ce n’est pas nécessaire. Le parcours d’Anne Desnos jusqu’à l’apiculture est différent. Elle a intégré l’association en 2017 pour un service civique et ne l’a pas quittée depuis. « Je me suis formée sur le tas, à Biodivercity », confie-t-elle.

« J’ai longtemps eu un projet d’animation autour de l’environnement. J’ai un lien très fort avec la nature et il est très important pour moi de le partager pour la protéger. »

Sur le rucher, les deux animatrices expliquent au groupe comment s’assurer que la ruche est en bonne santé. Il faut la peser et vérifier les réserves de nourriture. Les volontaires écoutent attentivement mais toujours dans une ambiance détendue.

Pendant cette séance, aucune n’a eu besoin de nourriture (du sucre) supplémentaire. Les deux animatrices mettent en place une approche douce de l’apiculture. Pour Laurie, « le consentement doit aussi être avec les abeilles. Il faut comprendre les abeilles et ne pas déranger les colonies nerveuses par exemple. » Elle confie, avant de partir, que grâce à ce métier, elle a « appris à avoir une certaine humilité face à l’abeille ».

Texte : Cassandre Riverain / Photos : Jeanne Gerbault, étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)


> En savoir plus sur l’association Biodivercity : www.biodivercity.fr

 

A la Gloriette, les enfants s’interrogent sur l’urgence climatique

Au parc de la Gloriette, des élèves de CM2 sont invités à s’interroger sur les questions liées à l’urgence climatique à travers diverses activités. C’est aussi l’occasion pour ces enfants citadins de sentir et déguster les plantes de saison.

« Vite, vite, vite mon équipe » s’exclame Lucien, 10 ans. Un questionnaire dans une main, un crayon de bois dans l’autre, l’atelier climat commence pour la classe de CM2 de l’école André-Gide. Pendant deux heures, les 25 enfants vont participer à différentes activités.

Au programme, questionnaire sur l’hiver, dégustation de plantes aromatiques et visite de la serre du parc. Ce jeudi 16 janvier, leur terrain de jeu s’étend sur deux parcelles du potager de la Gloriette. Leur mission ? Identifier les plantes, les légumes et les animaux typiques de la saison hivernale. Par groupe de trois, les élèves déambulent en remplissant leur questionnaire.

L’animal phare de la matinée est le ver de terre. Anis le ramasse en premier avant de le montrer fièrement à ses camarades. « Touche, touche, touche ! », dit-il au petit groupe qui s’est formé autour de lui. Intrigués, les enfants tendent timidement leurs mains.

Après vingt minutes, Sophie Legland, l’animatrice de la Gloriette en charge de l’atelier, rassemble les élèves. « Qu’estce que vous avez répondu pour la météo du jour ? » Aussitôt, les mains se lèvent et les réponses fusent. « Froid », « nuageux », « soleil », réagissent les enfants. Sophie Legland leur explique alors que le climat est relativement doux avec une température de 10° C, plus du double de la température moyenne pour la saison.

« Rassembler des enfants d’un milieu urbain autour d’un projet commun lié à l’écologie »

« Regardez, un ver de terre qui marche ! », s’exclame un élève. Une nouvelle fois, le lombric vole la vedette à l’animatrice. Pendant un an, la classe de CM2 va participer à différents ateliers autour du climat. Tantôt dans leur classe, tantôt à la Gloriette. Une initiative de leur enseignant, Stéphane Burel, pour qui « il est intéressant de rassembler des enfants d’un milieu urbain autour d’un projet commun lié à l’écologie ».

Leur vision du réchauffement climatique témoigne de leur vie citadine. Lors de leur deuxième séance en décembre, Sophie Legland a présenté à sa classe plusieurs photos liées au dérèglement du climat : des embouteillages, des radiateurs, des catastrophes naturelles ou encore des panneaux solaires. Instinctivement, la plupart des élèves se sont tournés vers des images de pollution ou de déchets.

Avant les vacances de Noël, Sophie Legland était venue dans la classe des CM2 pour un atelier bouture. Le but était qu’ils se questionnent sur l’effet de serre. La moitié de la classe a réalisé un pot avec un couvercle et l’autre moitié a laissé la plante à l’air libre.

Tous les matins, les élèves suivent le même rituel ; après avoir regardé Arte journal junior, ils observent l’évolution de leurs boutures. « Des élèves jouent les jardiniers dans la classe et s’occupent des plantes tous les jours », précise leur professeur. Il est maintenant l’heure pour les élèves de se rendre dans la serre, pour enfin comprendre ce qu’est ce fameux effet de serre.

Mais avant, petit détour par le potager où une dégustation de plantes aromatiques s’improvise. Devant la lavande, les réactions ne se font pas attendre : « Ça se mange ça ? » Sophie Legland répond par la négative et les invite à sentir la plante. Quelques mètres plus loin, le groupe s’arrête devant un plan de légumes. Ici, l’animatrice leur fait goûter des feuilles de céleri. D’abord sceptique, « ça se mange cru ça ? », demande l’un deux, les enfants se prêtent finalement au jeu. Souriant, ils semblent avoir apprécié.

Avec le froid qui commence à se faire sentir, les enfants sont de plus en plus pressés d’arriver à la serre. Une fois à l’intérieur, ils découvrent l’espace et observent avec attention les différentes plantes qui y poussent. L’animatrice les rassemble devant les plantes aromatiques. Persil, origan, basilic… Les enfants poursuivent leur dégustation.

Avant qu’ils retournent à l’école, Sophie aborde la problématique de l’effet de serre. Les accessoires sont de mises : globe terrestre, saladier, lampe torche et tableau. Les enfants se concentrent et écoutent avec attention. Sophie aborde le parcours des rayons du soleil et des rayons infrarouges avant de demander aux enfants quels sont les gaz à effet de serre. Les réponses sont diverses : CO2, O3, CH4 ou encore N2O. L’animatrice est bluffée.

Le mois prochain, ils se transformeront en petits rats de laboratoires pour comprendre les effets du réchauffement climatique à travers des expériences chimiques.


Enquête : Mélanie Guiraud et Cassandre Riverain / Photos : Jeanne Gerbault
Étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

TMV du 22 au 28 janvier 2019 (spécial EPJT)

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2020/01/TMV_A_20200121_TMV_001_T_Q_0-BD.pdf

Et voilà le deuxième numéro de tmv intégralement réalisé par les étudiant(e)s en journalisme de Tours ! Le fil conducteur ? L’écologie et les bonnes idées pour se mettre au vert avec, au programme, l’apiculture en ville, des musiciens écolos, des ateliers à la Gloriette ou encore l’association Couleurs Sauvages. Pour le reste, retrouvez également Le Innocents, le début de la campagne des municipales et la suite de notre série Tmv vous coache !

Quinte de toux dans le tennis

Comme chaque année en janvier, le monde de la petite balle jaune débarque à Melbourne pour l’Open d’Australie. Mais attention cette année, l’homme à suivre ne s’appelle pas Nadal ou Djokovic, mais bien Brayden Schnur.

Comment suivre un joueur qui ne jouera pas le tournoi (car non qualifié) me direz-vous ? C’est très simple. Il ne vous aura pas échappé que l’accueil de ces millionnaires en tenue de sport (et d’un milliardaire depuis deux semaines : bravo Roger Federer !), a été éclipsé par les flammes destructrices qui ravagent l’Australie.

Écoutez la toux des joueurs sur les courts à cause de la qualité de l’air. Sentez le malaise s’installer en imaginant les forêts calcinées non loin de Melbourne, alors qu’ici, on joue au tennis.

Mais écoutez plutôt les grands joueurs répondre, hésitants, aux questions qui leurs sont posées sur la légitimité du tournoi dans ce contexte. Brayden Schnur (103e ATP) s’est posé en porte-parole de ce malaise et a récemment déclaré : « Federer et Nadal ne pensent qu’à eux ».

Jules Liévin

Les Innocents : « Nous voulions retrouver cette complémentarité musicale »

#EPJTMV Les Innocents reviennent avec un sixième album : 6 ½. 22 ans après leur dernier passage à Tours, le groupe de pop français se produira à Joué-lès-Tours le 25 janvier prochain.

Les Innocents seront en concert à l’Espace Malraux, le 25 janvier (Crédit Yann Orhan)

Quatre Victoires de la musique, un Bus d’Acier, un disque de diamant avec Fous à lier (1992)… Les Innocents ont marqué leur génération. Lors de leur séparation en 2000, le groupe comptait quatre membres. Mais en 2013, Jean-Christophe Urbain et Jean-Philippe Nataf (tous deux chanteurs et guitaristes) ont décidé de faire renaître le groupe en revenant cette fois en duo.

« Avec Urbain, nous voulions retrouver cette complémentarité musicale qu’il y a entre nous », raconte Jean-Philippe Nataf, fondateur du groupe en 1982. Depuis leur premier grand succès en 1987 avec le single Jodie, Les Innocents restent fidèles à leurs influences. « Ceux qui nous inspiraient quand nous avions vingt ans nous inspirent encore aujourd’hui. Je pense notamment à Bob Dylan, The Clash ou Paul McCartney. »

« L’industrie musical a évolué »

Celui que l’on surnomme “Jipé” (Jean-Philippe Nataf) confie être aussi un fan de musique moderne : « J’écoute beaucoup de musique brésilienne, éthiopienne et même du rap américain ! » Ils restent, malgré tout, attachés à leur style musical de prédilection avec une direction “pop” anglo-saxonne en langue française.

« L’industrie musicale a évolué : l’offre est incroyable et la musique gratuite. Il n’y a plus la même rareté. Nous voyons le monde avec des yeux de vieux », s’amuse J-P Nataf. Même si tout a changé, eux, ont décidé de faire comme avant : « C’est comme si nous étions des pâtissiers et que nous avions fermé boutique puis rouvert. Tout est pareil, mais nous prenons encore plus de plaisir », raconte-t-il.

Une authenticité qui paye. En 35 ans de carrière, ils ont fidélisé un large public qui ne manque pas l’occasion de venir les écouter pour découvrir leurs nouvelles créations ou se remémorer des souvenirs de jeunesse. « Nous avons accompagné la vie du public dans ses joies et ses tristesses. Nous sommes dans un partage joyeux. Notre musique s’écoute avec les gens que l’on aime ».

Rachel Herman

> A 20 h 30, le 25 janvier. Espace Malraux de Joué-lès-Tours. Tarifs : de 17 € à 34 €. Billetterie : 02 47 53 61 61. Réservez rapidement.

 

Municipales : c’est le top départ !

Alors que les élections municipales approchent, la campagne s’est lancée avec un premier grand débat, mercredi dernier, à Tours.

Le débat a réuni plusieurs candidats aux municipales (Photo Sophie Poidevin)

Les faits

Mercredi 15 janvier à 19 h, s’est tenu au Centre de vie du Sanitas, le premier grand débat des municipales de Tours. Une soirée organisée par cinq étudiants de deuxième année de l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT). La rencontre réunissait quatre candidats au siège de maire : Xavier Dateu (centre-droit), Benoist Pierre (LREM), Emmanuel Denis (EELV – PS – LFI) et Claude Bourdin (C’est au Tour(s) du peuple).

Un seul manquait à l’appel : le maire sortant Christophe Bouchet, justifiant un « problème d’agenda ». Un événement qui a intéressé de nombreux Tourangeaux puisqu’ils étaient près de 200 dans la salle.

Le contexte

Le premier tour des municipales se tiendra le 15 mars prochain. S’ils n’étaient que quatre à débattre mercredi soir, ils sont pour le moment une dizaine à prétendre à la mairie. L’élu succédera à un dernier mandat municipal quelque peu agité. Le débat s’est déroulé dans les règles de l’art : tirage au sort, temps de parole chronométré… Lydia Menez et Léo Juanole, journalistes en formation ont animé la soirée.

Les enjeux

Comme pour chaque débat politique, l’objectif était de confronter les différents candidats aux sujets portant sur le quotidien des Tourangeaux. Quatre thèmes ont été choisis pour animer une discussion parfois enflammée : les mobilités et l’aménagement, la sécurité, la démocratie locale et la métropole. Chacun des candidats a pu donner son avis à propos de la gratuité des transports, du prix du stationnement ou encore des projets municipaux.

Point de vue

Le débat a démarré sur les chapeaux de roue avec la prise de parole inattendue du candidat Mickael Corto, non invité au débat, qui a manifesté son mécontentement. Suite à cela, l’affrontement a démarré avec quelques pointes d’ironie de la part des candidats sur l’absence du maire sortant. Les esprits se sont parfois échauffés autour de la table des invités mais aussi dans le public, sur des sujets de société comme la sécurité, les SDF ou les femmes battues.

Marie Lebrun

AMAP de la Fuye-Velpeau : le succès de la vente directe bio

L’association pour le maintien d’une agriculture paysanne de la Fuye-Velpeau distribue des paniers de fruits et légumes à ses adhérents chaque semaine depuis 2016. Le projet rencontre un tel succès qu’une liste d’attente a été mise en place pour l’année prochaine.

Le 16 janvier 2020, dans la salle du 4 rue Montesquieu, les habitants du quartier défilent comme tous les jeudis soir et ressortent avec leurs paniers garnis de légumes bio. L’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) de La Fuye-Velpeau est la seule présente dans le centre de Tours. Elle accueille les 80 adhérents de l’association à partir de 18h30. Deux paniers leur sont proposés : le grand panier à 17 euros et le petit panier à 12 euros. Le paiement se fait chaque trimestre, pour toute l’année, et garantit aux paysans une juste rémunération de leur travail.

En plus de soutenir l’agriculture paysanne, la vente en AMAP s’inscrit aussi dans une démarche de consommation plus saine, locale et de saison.  Toutes sortes de légumes composent ainsi les paniers. Au menu cette semaine : courges butternut, choux blanc, ail, carottes, et fenouil. C’est ce qui plaît à Mireille : « Avec l’AMAP, je découvre des légumes. Ce sont toujours des produits de saison variés ». Des pâtes, du pain, des produits laitiers et d’autres aliments bio et locaux peuvent aussi être commandés chaque trimestre.

Sylvain Le Thuault, maraîcher, est présent depuis le début. Il fournit l’AMAP depuis sa ferme Les bio de l’Isle. Il est à la fois producteur et intermédiaire entre les agriculteurs et les clients. Pour lui, l’AMAP est un moyen de « ne pas vendre ses légumes à des anonymes, de valoriser ses produits et créer du contact humain ».

Un réel engouement 

Pour l’année 2020, le carnet de commandes des paniers est d’ores et déjà rempli. Le projet rencontre un tel succès qu’une liste d’attente a été mise en place pour en bénéficier l’année prochaine. 

Ce système de vente directe s’avère rassurant pour les consommateurs. Beaucoup pensent comme Thierry Bodin, 39 ans et membre de l’AMAP depuis sa création en 2016. Il explique : « Quand je paye, je sais à qui je donne mon argent et pour quels produits j’achète. »  Pour le maraîcher Sylvain Le Thuault, se rendre à l’association le jeudi est aussi une récompense qui lui permet de voir dans quelles assiettes finissent ses produits. « Cela participe à un certain équilibre », précise-t-il.

Si les bénévoles précisent qu’entre les départs et les arrivées d’adhérents, une forme de roulement s’installe ; le maraîcher a choisi de limiter cette année le nombre de paniers disponibles par semaine à 75 . Il envisage éventuellement d’augmenter le nombre l’année prochaine en fonction de la demande. Néanmoins, ils sont beaucoup à préférer que d’autres AMAP se développent au centre de Tours. Comme la retraitée et consommatrice Mireille le précise, « il ne faut pas que cette AMAP devienne démentielle ».

Texte : Lise Lacombe et Théo Hesnard / Photos : Sophie Podevin – étudiants à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Albane De Voort, la jeune championne sur roulettes

#EPJTMV Le roller ? C’est sa passion. Et tout roule pour elle ! Rencontre avec Albane De Voort.

« Un jour, ma mère m’a emmenée au gymnase pour essayer le roller et ça m’a plu », raconte Albane De Voort. Six ans plus tard, à 13 ans, elle est vice-championne de France en slalom classique et vitesse.

« Aller vite ou faire des sauts, ce n’est pas mon truc. Moi j’aime la danse, le côté artistique avec de la musique. J’aime créer mes programmes et les faire en compétition. »

La jeune sportive a débuté dans une section loisirs aux Nordiks de Touraine. Pour atteindre ce niveau, elle s’est entraînée seule : « J’allais dehors, sur des places ou des parkings. J’ai beaucoup travaillé », confie-elle. Le club s’est développé depuis, ce qui permet aujourd’hui à Albane de Voort et ses coéquipiers de participer aux compétitions nationales.

La vice-championne benjamine a même eu sa place dans l’équipe de France en 2017. Malgré son talent, Albane De Voort ne pense pas à la professionnalisation. « Même si ce serait un rêve, ce n’est pas un sport assez connu pour en faire un métier, relativise-t-elle. Mais plus tard, j’aimerais coacher dans un sport de glisse. »

Coline Davy, étudiante à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

Occuper sa retraite en jardinant

Les jardiniers de l’Amicale des jardins ouvriers Saint-Symphorien-Sainte-Radegonde entretiennent 114 jardins dispersés sur cinq sites à Tours. Carottes, tomates, poireaux… Chacun récolte ses fruits et légumes dans une ambiance solidaire et conviviale.

« Quand on se retrouve à la retraite, du jour au lendemain on n’a plus rien à faire. Jardiner, ça prend du temps et ça permet de voir du monde », explique Gérard Goyon, membre de l’Amicale des jardins ouvriers Saint-Symphorien-Sainte-Radegonde.

Au cœur de l’Amicale : entraide et échanges

« Même si on connaît deux ou trois jardiniers un peu égoïstes, tout se passe bien, on organise des repas et des voyages pour se réunir », se réjouit Laurette Forestier. Présidente de l’Amicale depuis cinq ans, elle vérifie régulièrement l’état des cabanes et des jardins sur ses cinq sites à Tours-Nord : Sapaillé, Calais, le Clos-Moreau, Daniel Mayer, Alphonse Lecomte et l’Ile Aucard.

Gérard Goyon et Laurette Forestier s’investissent quotidiennement dans l’Amicale des jardins ouvriers Saint-Symphorien-Sainte-Radegonde.

Chaque parcelle dispose d’un composteur, une cabane et une réserve d’eau. Le jardinier doit payer chaque année un fermage (un loyer) à la mairie et adhérer à l’Amicale. Chacun est libre de faire pousser ce qu’il veut sur son terrain : carottes, poireaux, pommes de terre, ail, oignon… mais aussi des fleurs et parfois des fruits. « Moi, j’aime bien décorer mon jardin, installer des mangeoires pour les oiseaux », explique Laurette Forestier. Souvent, les jardiniers ont des récoltes trop importantes. Chacun a sa méthode pour écouler ses stocks : « Je laisse mes excès dans une caisse, à l’entrée de mon immeuble », « Je donne ce que j’ai en trop à des associations » racontent Gérard Goyon et Laurette Forestier.

Toute l’année, les jardiniers font pousser fruits et légumes sur leurs parcelles.

Le jardinage demande un investissement important : « Je viens m’occuper de ma parcelle au moins deux heures tous les jours. C’est pour cela que nous sommes beaucoup de retraités », explique Laurette Forestier. Chronophage mais économique, le jardinage est un bon plan, la plupart des adhérents n’ont même plus besoin d’acheter de légumes.

Texte : Alice Porcher / Photos : Chadi Yahya – étudiants à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT)

On a testé un institut de beauté bio à Tours

Dans le centre de Tours, rencontre avec un institut respectueux de votre peau et de l’environnement.

Un institut entièrement bio ? C’est en tout cas ce que propose Fabienne Gabard dans son institut de beauté situé rue du Rempart à Tours. Chez Essentiel Bio Esthétique, on utilise les produits de la maison du Docteur Hauschka.

Créée il y a 53 ans, la marque allemande s’est exportée à l’international. Selon la gérante, deux mots-clés sont essentiels : « rythme et globalité ». Des produits aux soins, tout est pensé selon ce principe. Les gammes sont conçues à partir de plantes élevées en biodynamie (prise en considération de l’influence des rythmes lunaires et planétaires, NDLR). Labellisés, les produits misent sur l’autocorrection de la peau.

Fabienne Gabard dans son institut.

« Mon institut est à mon image » 

Dans son établissement, un seul mot d’ordre : utiliser uniquement des produits bio et faire des efforts pour que toute la structure soit écologique. Elle a par exemple remplacé les serviettes en coton par des serviettes en fibres qui consomment moins d’eau et d’énergie lors de leur nettoyage et de leur séchage. Des actions mises en place dans le respect des valeurs de leur fournisseur.

En effet, la marque Docteur Hauschka soutient le commerce équitable et tente de réduire son impact sur l’environnement, à l’image de ses produits en verre pour éviter le plastique. C’est ce qui a séduit Fabienne Gabard. Elle tient son goût pour le naturel et le bio de sa mère qui était, nous dit-elle, « allergique à tout ».

Elle travaille seule dans son salon : « Mon institut est à mon image » et fait ses propres choix. Celui de ne pas pratiquer l’épilation en est un. Un choix courageux puisqu’une partie importante de la clientèle est générée par l’épilation. Mais Fabienne ne veut pas céder à cette facilité et veut garder la pratique des soins de visage et de corps au cœur de son institut.

« L’être humain est un ensemble »

Véritable rituel, le soin classique – 130 € – dure deux heures et sollicite tout le corps. Bain de pieds chaud, massage des pieds, relaxation de la nuque, étirements des bras et des jambes… Des pratiques rythmiques se mêlent au soin pour en faire un moment de relaxation justifiant le prix.

Une pratique étonnante mais en accord avec la philosophie de l’établissement : « L’être humain est un ensemble ».  Fabienne vend également les produits de la gamme Docteur Hauschka. Comptez des prix classiques entre 30 et 50 € pour une crème de 100 ml. Du maquillage entièrement bio est aussi en vente (la rédaction de TMV a testé pour vous, voir la vidéo ci-dessous). Fabienne, pinceau en main, vous propose un maquillage sur mesure : « Le maquillage, c’est comme un tableau ! ». A vos palettes !

Texte: Lise Lacombe et Louise Grange / Photos et vidéo : Jeanne Gerbault – étudiantes à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT)

Au Tonnelé, les apprentis sont aux commandes !

Le Tonnelé ? C’est le restaurant pédagogique du CFA, à Tours. Vous pensez bien qu’avec un numéro spécial sur la jeunesse, nous nous devions de tester l’établissement…

Ambiance établissement étoilé au Tonnelé, restaurant d’application de la Cité des formations ! Nous sommes accueillis dans une salle spacieuse aux grandes baies vitrées. Les apprentis de deuxième année en CAP hôtellerie accrochent nos vestes sur des cintres.

Nous sommes conduits à notre table par un élève de 18 ans, Yousuf Hussain, notre serveur attitré pour ce vendredi midi. En cuisine, des jeunes également en deuxième année de CAP s’activent. Ce repas constitue une séance de travaux pratiques pour les apprentis. Quarante couverts pour ce midi, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer.

Le serveur nous propose un apéritif. Nous acceptons bien entendu mais sans alcool… Nous sommes en service ! Ce sera un cocktail de jus de fruits. L’entrée arrive peu après : une assiette de poisson fumé présentée harmonieusement et accompagnée d’un petit pain. Le service est souriant et investi. Les jeunes semblent réussir l’exercice pédagogique supervisé par Mickaël Aupère, formateur du CAP hôtellerie.

Nous enchaînons avec le plat principal : filet mignon de porc rôti et légumes du moment. Le filet mignon fait une entrée remarquée. Sur sa tablette roulante, la pièce de viande arrive entière. Yousuf, avec l’aide de son formateur, découpe notre morceau sous nos yeux et dresse l’assiette avec les légumes encore présents dans la sauteuse. Un service en direct !

Les légumes du moment sont des champignons de Paris, une pomme de terre et une sucrine cuite à la poêle. L’heure du dessert sonne. Une part de pithiviers, le nom chic de la galette des rois, nous est servie. « Si vous avez la fève, il faudra porter la couronne. » Nous voilà prévenus. Nous ne l’avons pas. Ouf !

Après un thé, on passe à l’encaissement. Dix-sept euros, menu et extras compris, un vrai bon plan qui vaut le détour. Prévoyez deux heures de déjeuner pour cet entraînement grandeur nature avec des apprentis appliqués.

Lucie Diat, de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)


> Tarifs : De 8,50 € à 11 € pour le service brasserie et de 13,50 € à 19 € pour le service restaurant, composé de trois à cinq plats. Les boissons sont en supplément. Le prix varie selon le niveau d’études des apprentis (CAP, brevet professionnel, mention complémentaire).

> À La Cité des Formations (ex-CFA), 8 allée Roger Lecotte, dans le quartier Les Douets à Tours-Nord.

> Ouvert les midis du mardi au vendredi et les mardi et jeudi soirs. Réservation obligatoire au minimum 48 h à l’avance au 02 47 88 51 00 ou par mail à nathalie.boisgigou@citeformation.com.

 

 

Environnement : une licence pro pour l’avenir

#EPJTMV En France, La seule licence professionnelle de médiation scientifique et d’éducation à l’environnement se trouve à l’IUT Jean Luthier de Tours-Nord. Portraits de trois étudiants pour qui la cause environnementale est aussi un métier.

Vingt-quatre étudiants ont été sélectionnés dans toute la France pour apprendre à sensibiliser le public aux causes scientifiques et environnementales. Une licence professionnalisante qui vise à  les former  à développer et concevoir des projets pédagogiques, s’adressant à tous les publics. Si les actions se dirigent majoritairement à destination des écoles, elles ne le sont pas seulement. Pour Sylvie Fortin, responsable de la formation : « Avant les adultes voulaient savoir, désormais ils veulent savoir pour agir ».

Trois étudiants partagent leurs aspirations, leurs parcours et engagements.

Alice Porcher et Théo Hesnard, étudiants à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Foodtruck écolo : Adeline Le Goix fait « son truc à part »

#EPJTMV Toutes les semaines, Adeline Le Goix arpente Tours. À bord de son foodtruck « Mon truc à part », elle partage ses plats végétariens et ses valeurs aux quatre coins de la ville.

13 h 30. C’est la fin du service pour Adeline Le Goix dans son foodtruck. Il ne reste plus grand-chose dans son petit frigo. Elle vient d’intégrer à sa rotation le site de l’IUT Jean Luthier, à Tours Nord, tous les mardis midi. Nouvelle sur les lieux, elle ne se fixe pas encore d’objectifs de vente précis. « C’est un peu au petit bonheur la chance pour l’instant », indique-t-elle.

Avec son foodtruck, elle est présente depuis juin 2018 sur quatre emplacements : à la rédaction du journal de la Nouvelle République le lundi, à l’IUT de Tours Nord le mardi, à l’École de la Croix Rouge à Chambray le mercredi et à la fac de Grandmont le jeudi.

Au menu : muffins salés, soupes, quiches aux légumes… Tout ce qu’elle propose est végétarien. Et pourtant, elle ne l’est pas elle-même : « Pas besoin d’être végétarien pour réduire sa consommation de viande et de se sensibiliser à la cause. » Elle fait preuve de pédagogie en partageant avec ses clients son savoir sur les fruits et légumes de saison, comment les cuisiner et toujours avec le sourire.

Adepte de fleurs et plantes sauvages, elle les intègre au fur et à mesure à ses plats. En utilisant uniquement des produits issus de l’agriculture locale, elle « travaille avec des producteurs qui n’ont pas forcément le label bio mais qui s’engagent pour la valorisation de la terre et qui restent respectueux de l’environnement », explique-t-elle. Un réseau qu’elle avait commencé à développer bien avant, en s’investissant d’abord dans la vie associative, écologique, sociale et solidaire.

Écolo et humaniste

Cette ancienne éducatrice spécialisée a travaillé près de dix ans dans la prévention et la demande d’asile, tout en jonglant avec le milieu associatif. Lassée, elle décide de donner à sa vie un nouveau souffle.

Etant intolérante au lactose, se nourrir au quotidien lui revient cher. Pour réduire les coûts, elle passe son temps aux fourneaux. C’est l’élément déclencheur : « Je passais mes journées à cuisiner pour moi, alors autant cuisiner aussi pour les autres », résume-t-elle. Après un an d’hésitation, elle décide finalement de se lancer à son compte. C’est ainsi que « Mon truc à part » est né.

Toujours en adéquation avec son mode de vie authentique et simple, elle ne souhaite pas dégager plus de bénéfices que nécessaire. Son but ? « Pouvoir vivre dignement et rendre [son] activité pérenne. » On lui souhaite une affaire qui roule.

Texte : Alice Porcher et Théo Hesnard / Photos : Chadi Yahya – étudiants à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT)

L’horoscope WTF spécialement écrit par les étudiants en journalisme !

#EPJTMV Cette semaine, ce sont les étudiant(e)s en école de journalisme qui prennent le pouvoir… et remplacent l’astrologue de tmv. Voici leur horoscope rien qu’à eux !

Bélier

Amour

Vivre libre c’est aussi vivre seul disait Renaud. Vive la liberté.

Gloire

15 appels manqués de ton banquier. Tu vas prendre cher.

Beauté

Arrête d’exploser tes points noirs, on ne voit que ça et c’est dégueu !

Taureau

Amour

Tu fais défiler tous les profils Tinder, même ceux de tes ex

Gloire

La constellation de la moula te conseille de ne pas revenir et de prendre tes affaires.

Beauté

À Noël, on t’a offert des masques de beauté, des gels douches et du parfum. Pense à prendre soin de toi de temps à autre…

Gémeaux

Amour

À priori, c’est mort. Oublie cette personne, tu ne la mérites pas.

Gloire

10/10 pour le superbe vomi de ta dernière cuite. Arrête de boire.

Beauté

Grâce à toi, on sait que le combo raclette-galette des rois, ce n’est pas top pour la peau.

Cancer

Amour

Une licorne a une vie sexuelle plus torride que la tienne.

Gloire

Tu es comme une musique de film porno, tu es là mais personne ne t’écoute…

Beauté

Si tu es triste, ne baisse pas la tête, ça te fait un double menton, c’est horrible.

Lion

Amour

Une discussion s’imposera entre toi et ton partenaire, mais tu bégaieras et tu auras tort à chaque fois.

Gloire

Si tu vois le verre à moitié vide, verse-le dans un verre plus petit et arrête de nous soûler.

Beauté

Arrête d’accuser le père Noël, tu étais déjà gros avant.

Vierge

Amour

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ton partenaire ne va pas tarder à prendre la porte.

Gloire

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ton patron ne va pas tarder à te faire prendre la porte.

Beauté

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ça commence à se voir sur ton faciès.

Balance

Amour

Tes performances sont au plus bas, pense à aller voir un médecin.

Gloire

Ton boss te guette, t’épie, il y a fort à parier qu’il se jette sur toi au détour d’un couloir et te foute à la porte.

Beauté

Après les fêtes, tu te couvres de boutons, de bourrelets et d’autres prépondérances graisseuses.

Scorpion

Amour

Ton date avec un syndicaliste CGT… Échec. On aurait dit Philippe Martinez !

Gloire

Tu t’essaies à la pole dance. Tu ressembles à la viande du kebab du coin qui rôtit sur la broche.

Beauté

Ton animal totem, le blobfish ou le poisson le plus laid du monde.

Sagittaire

Amour

Tu trouveras les réponses à tes doutes dans une chanson de Britney Spears.

Gloire

Arrête de te plaindre de ne pas avoir assez d’argent et continue à faire la queue pour la soupe populaire en silence.

Beauté

Deux mots : coupe mulet.

Capricorne

Amour

Ton couple est aussi en forme que le Tours F.C.

Gloire

Un matin, tu te réveilles au lit, des questionnements plein la tête. Arrête-toi, tu ne réaliseras jamais tes rêves.

Beauté

Tu glisses sur une peau de banane, tu tombes face contre terre et tu te fracasses le nez habilement.

Verseau

Amour

« L’âme soeur » ne signifie pas forcément que tu la trouveras dans ta famille. Cesse de draguer ta cousine.

Gloire

Ta récente conversion au véganisme te donne le charisme d’un navet. Arrête avant qu’il ne soit trop tard.

Beauté

N’hésite pas à utiliser ton abonnement à la salle de sport.

Poissons

Amour

Ta famille en a marre de découvrir un nouveau partenaire à chaque réveillon.

Gloire

Ton boss veut te découper. Sushi.

Beauté

Qu’attends-tu pour te remettre au sport ? 2021 ?

« C’est un pari risqué de devenir musicien »

#VisMaVille Tours ne manque pas de bars et de salles de concerts pour écouter de la musique. En vous y aventurant, vous pourrez sûrement y croiser Rémy, un jeune bassiste professionnel, qui fait tomber les clichés sur les musiciens bohèmes.

On va faire avec deux amis un concert d’une heure, puis les musiciens présents pourront venir jouer s’ils veulent ! », explique Rémy Rouland en sortant sa contrebasse d’une camionnette.

Ce 8 janvier, le bassiste et contrebassiste intermittent de 23 ans, à l’air timide, reprend les standards de jazz au bar Le Strapontin à Tours. Ce soir, c’est « jam session », une séance d’improvisation musicale. L’ambiance est feutrée, des jeunes côtoient des plus vieux et se détendent autour d’un verre.

Rémy Rouland fait partie des nombreux musiciens très actifs à Tours. Loin de la vie bohème, il renvoie l’image d’un professionnel rigoureux, comme le remarque Jérôme Bonvin, gérant du Strapontin : « Il est très sérieux, on n’a pas besoin de lui courir après. » Originaire du Mans, il découvre la basse à 16 ans dans un groupe de funk. Rémy Rouland arrive à Tours en 2013 pour des études en musicologie.

Sa licence en poche, il souhaite pratiquer davantage. Il entame une formation de bassiste à l’école de musique Jazz à Tours. « J’y ai rencontré beaucoup de musiciens et j’ai commencé à me perfectionner dans le jazz pour devenir professionnel », avoue-t-il.

Ce n’est pourtant pas sans appréhension qu’il s’est lancé. « C’est un pari risqué de devenir musicien. Cela demande beaucoup de travail et le résultat n’est jamais au rendez-vous lorsqu’on débute ». Rémy a pu gagner de l’expérience dans une ville où l’émulation musicale est forte. « Il y a un gros vivier de musiciens à Tours, explique Jérôme Bonvin, avec deux écoles de musique et des salles comme le Petit Faucheux. »

Une aubaine pour les jeunes musiciens, qui peuvent former des groupes, se produire dans plusieurs salles et se perfectionner. « C’est en jouant avec des musiciens différents qu’on se forge, et c’est ce que j’ai trouvé ici », confesse Rémy Rouland. De son point de vue, « Tours est l’une des villes jazz du grand Ouest, avec Nantes et Rennes ».

Que ce soit au Strapontin, au Petit Faucheux ou encore à l’Oxford pub, chaque concert ou jam rassemble une communauté tourangelle de musiciens. « Tout le monde se connaît, il n’y a que des belles personnes à Tours », dit Rémy en souriant. Ce petit monde crée une effervescence qui, selon lui, n’est pas prêt de s’arrêter : « Beaucoup de projets continuent de se mettre en place. Nous sommes des acteurs de la culture, nous avons tous quelque chose à raconter. »

Textes : Victor Dubois-Carriat / Photos : Nathan Filiol et Lucas Bouguet

Mohamed Boumediene, de Chrétiens Migrants : « L’espoir partira seulement quand je serai mort. »

#EPJTMV Dans l’association Chrétiens migrants au cœur du quartier Sanitas, Mohamed Boumediene est devenu indispensable. D’abord aidé par les bénévoles, il s’est ensuite engagé pour soutenir les réfugiés.

Quel a été votre parcours de vie jusqu’en France ?
Mon père était officier de police en Algérie, mais il nous a toujours dit de ne pas entrer dans l’armée ou dans la police. Moi, je n’aimais pas le système corrompu. J’ai reçu des menaces là-bas, et mon pays sortait à peine de la guerre civile. Je suis arrivé en France en 2004.
Je voulais avoir une vie meilleure. Je suis d’abord passé par Reims, puis j’ai été accueilli près de Chinon. En 2012, je suis venu à Tours et mon frère, qui était déjà installé en France, m’a orienté vers l’association. J’ai rencontré Rose-Marie Merceron, la bénévole qui m’a accueilli et, comme elle avait besoin d’aide, je suis resté. J’ai toujours voulu aider les autres, c’est dans ma nature.

Comment se passe votre engagement quotidien au sein de Chrétiens migrants ?
J’accompagne les migrants qui viennent trouver refuge ici. Je sers de traducteur pour remplir des papiers administratifs. L’association avait besoin de quelqu’un qui puisse aider les arabophones qui viennent d’Irak, de Syrie, du Tchad, du Soudan, de Libye ou encore d’Algérie. Je remplis les dossiers de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR), je les accompagne à la préfecture, à l’hôpital…
En contrepartie, je suis logé par l’association, qui met à ma disposition un petit appartement. Je fais aussi la vaisselle. Il y a entre vingt et trente personnes qui sont logées par l’association, parfois des familles entières.

Que pensez-vous de la situation dans votre pays d’origine ? Vous voyez-vous retourner en Algérie ?
J’ai définitivement fait une croix sur l’Algérie. Je n’y retournerai plus. Je suis plus utile ici. J’ai de l’espoir mais je ne sais pas vraiment comment les manifestations vont se terminer.
L’espoir, il partira seulement quand je serai mort. La jeunesse porte les espérances du peuple, mais il faut du temps pour changer ce système. Tant qu’ils manifestent par centaines de milliers, on peut y croire. Après tout, l’Algérie est un pays riche, il faut juste arrêter toute cette corruption.

Bastien David, étudiant à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

Étudiantes, elles luttent pour l’égalité des chances

Emma Fauquembergue et Aurore Desruisseaux, camarades de promo à Sciences Po, ont des idées plein la tête. Le mot « solidarité » ancré en elles.

La réplique que lui a lancé, il y a deux ans et demi alors qu’elle était en terminale L, sa prof du lycée Vaucanson, est encore gravée dans sa mémoire. « Je venais de lui dire que je voulais faire Sciences Po Paris, elle m’a regardé et m’a dit : “ Allons Aurore, sois sérieuse, tu es à Vaucanson. À Tours. Comment veux-tu réussir le concours d’entrée à Sciences Po. ” Je ne lui en veux pas. Elle avait dit, tout haut, ce que les autres profs pensaient tout bas. »

Vous devinez la suite de l’histoire, Aurore Desruisseaux est aujourd’hui en 2e année à Sciences Po Paris. L’an prochain, elle prendra la direction du Caire, Beyrouth ou Amman pour son premier grand stage. Son objectif : travailler dans la diplomatie ou les relations internationales. Mais en attendant, la jeune étudiante de 20 ans, a fait de la lutte pour l’égalité des chances dans les études son cheval de bataille.

Avec Emma Fauquembergue, camarade de promotion à Sciences Po, diplômée (Bac ES) au Lycée Grandmont, elle a créé, l’an passé, l’associa-tion De l’Indre-et-Loire aux Grandes Ecoles. S’appuyant sur trois constats paralysant : le manque d’information sur les grandes écoles, l’autocensure (« Quand on vient de Tours, on ne peut envisager briller ailleurs »), l’enjeu financier (« Aller à Paris, cela coûte trop cher »), elles ont puisé dans leurs relations et les réseaux sociaux pour fédérer au-tour d’elles et s’attaquer aux préjugés.

« J’ai préparé le concours de Sciences Po Paris en moins d’un an. Quant au manque d’argent pour vivre à Paris, il y a des tas de combines. » Les actions de l’association « se concentrent pour l’instant sur l’information en direction des élèves de première. Les deux étudiantes se sont tournées vers les lycées qu’elles ont connus.

« Grâce à des enseignants de Vaucanson, nous avons pu retrouver d’anciens élèves, aujourd’hui ingénieurs. À travers notre association, ils peuvent aujourd’hui conseiller les jeunes sur la voie à suivre, assure Aurore. »

Emma, elle, partira l’an prochain à Brisbane, en Australie. Après avoir pensé se diriger vers le journalisme, elle réfléchit également à une carrière dans le domaine juridique. Formée à la dure école de la natation – elle était licenciée au club des Enfants de Neptune à Tours –, elle sait ce que l’effort signifie. Outre leurs interventions en lycée, lors de forums d’informations, ou comme courroie de transmission mettant en lien les jeunes avec des étudiants des grandes écoles, Aurore et Emma réfléchissent à un autre vecteur de progression : les concours d’éloquence.

« Les études deviennent de plus en plus orales et s’il y a bien une chose qui définit les origines sociales et les freins qui en découlent, c’est la façon de s’expri-mer, expliquent-elles. Lorsqu’on n’a pas eu l’habitude d’entendre des émissions de radio, de débattre en famille sur un sujet, de défendre un point de vue, cela se sent immédiatement. »

Th. M

À Tours, l’amour est dans les applis

#EPJTMV. À Tours aussi les jeunes cherchent l’amour. Tinder, Fruitz, OkCupid, les applications ne manquent pas. De jeunes tourangeaux parlent de leurs expériences.

Utilisez notre simulateur d’appli de rencontre pour découvrir les témoignages (cliquez sur le portable).

Caroline Frühauf et Émilie Chesné, étudiantes à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Pauline, opticienne tourangelle en mission humanitaire

Opticienne depuis plus de quinze ans dans l’agglomération, Pauline Le Moign s’est déjà rendue quatre fois en Afrique pour des missions humanitaires. Rencontre

Cela fait déjà quelques semaines qu’elle est rentrée. Sa clientèle dans le magasin d’opticien qu’elle dirige au centre commercial La Riche Soleil l’a retrouvée avec plaisir. Un mois plus tôt, en novembre, elle avait laissé entendre qu’elle partait en vacances. Aux plus familiers, elle avait évoqué l’Afrique, le Bénin.

Des vacances ? Façon de parler. Car Pauline, jeune femme de 37 ans, sportive, est impliquée dans l’humanitaire avec l’association Afrique Amitié. Pour la quatrième fois depuis 2010, elle est partie avec Michel Brosseau (fondateur) et Nicolas, un autre opticien, durant trois semaines au Bénin, apportant dans ses valises près de 2 000 paires de lunettes récupérées dans les magasins de l’agglomération pour en faire profiter une population pauvre.

Certes le Bénin, pays encastré entre Togo, Burkina Faso, Niger et Nigéria, est stable politiquement et sur les rails du développement mais dès qu’on parle de soin et de santé, le choc est brutal.

Des vacances pour aider

Au-delà de la notion d’aide, qu’est-ce qui peut bien pousser Pauline à donner ainsi 95 % de ses vacances annuelles pour une telle action ? « Un engagement personnel, sans doute mais je ne peux l’affirmer ainsi. Comme toutes les choses que l’on fait naturellement dans la vie, cela s’impose à moi comme une évidence », affirme-t-elle.

Durant le séjour (quinze jours dans la capitale économique, Cotonou, puis une semaine dans une autre ville, Grand Popo), le trio va accueillir quotidienne-ment, de 8 h 30 à 16 h 30 environ (avec une pause déjeuner) une centaine de personnes, effectuant des examens oculaires au bout desquels ils vendront pour une modique somme d’argent une paire de lunettes avec des verres adaptées à la correction nécessaire.

« Nous par-tons avec 2 000 paires récupérées dans des grands bacs à l’entrée des magasins à Tours. C’est d’ailleurs ainsi que j’avais rencontré Michel Brosseau en 2009. Notre premier travail consiste à réparer les lunettes et à monter des verres retravaillés sur une gamme complète de corrections visuelles. Quant au prix à payer, c’est nécessaire afin d’éviter les trafics. Si tout était gratuit, ce serait un risque », explique-t-elle.

« Ne pas faire de déçus »

Sur place, des relais locaux de l’association s’occupent de l’organisation et de la gestion des files d’attente, notamment. « A Cotonou, nous recevions dans la clinique de la police et à Grand Popo, c’était dans une salle municipale. Dans les premiers jours, tout va bien car la population sait que nous sommes là longtemps. En revanche, la dernière semaine, nous devons être plus vigilants dans la gestion de notre stock pour ne pas faire de déçus. »

Parallèlement à cette activité quotidienne, Pauline, Michel et Nicolas ont pu juger des progrès apportés par l’association. « L’argent qu’on récupère est réinvesti dans d’autres actions parfois immédiates. Nous avons ainsi pu acheter des matelas pour un orphelinat et débloquer des fonds afin de payer des bourses d’études jusqu’à la fin de l’année 2020 pour deux jeunes garçons. Si nous ne l’avions pas fait, leur scolarité se serait arrêtée le 31 décembre. Nous avons également rendu visite à Florencia. Une petite fille devenue aveugle lors d’une opération. Le père a abandonné la mère et les deux enfants. L’association paye le transport lui permettant de se rendre au foyer des aveugles », ajoute Pauline.

Lorsqu’à la fin de notre entretien, je lui pose une nouvelle fois la question sur le sens de son engagement,. Dans un sourire, Pauline me dit : « C’est hyper enrichissant. Bien sûr, ce n’est pas banal, mais je ne m’en rends pas compte. Il y a plein de gens qui s’impliquent dans l’humanitaire. »

Thierry Mathiot

Cat-sitter, un job au poil

#EPJTMV Pour les jeunes la garde d’animaux contre rémunération s’est imposé comme nouveau job étudiant. Amandine Penaranda en a fait sa carrière. Elle s’est spécialisée dans le comportement des félins et a créé son entreprise Chatypique en août dernier.

Un chat qui file entre vos pattes, vous mord à la moindre caresse, griffe les enfants… C’est loin de l’image du petit chaton mignon que vous vous faisiez quand vous avez adopté Croquette.

Amandine Penaranda voit ce genre de cas tous les jours : elle est comportementaliste félins. Elle raconte : « C’était un chat qui mordait une dame et sa petite fille au niveau du visage, des épaules et du cou. Le vétérinaire n’a rien trouvé de particulier. Je n’ai pas encore terminé avec ce chat, mais je pense qu’il y a aussi une part de responsabilité des propriétaires. Dans ces cas, les chats sont souvent brusqués pour avoir des câlins ou quand les enfants jouent avec eux ».

Mais le métier plutôt singulier d’Amandine a parfois des côtés amusants. La jeune femme propose également ses services comme cat-sitter. Elle s’amuse : « Il y a un chat qui est fan des infusions de croquettes. Il adore aller à l’autre bout de la pièce chercher ses deux croquettes puis retourner les plonger dans sa gamelle d’eau avant de les manger ».

 « Je suis tombée sur ce métier par hasard »

Après plusieurs années en tant qu’assistante dentaire, Amandine Penaranda décide d’arrêter cette activité qui ne l’épanouie pas : « Dans ce métier, nous sommes très peu reconnus par la hiérarchie. »

Elle décide alors de créer son entreprise. Sa reconversion professionnelle est le fruit du hasard : « Je voulais faire un métier avec les animaux, je revenais d’un week-end au ski, j’ai regardé ce que je pouvais faire et je suis tombée sur ce métier. »

Elle s’est alors renseignée sur ce job insolite et trouve un organisme de formation, Vox Animae, qui lui permet d’apprendre à lire dans nos boules de poils. Elle éradique les urines intempestives et évite que des chats, considérés comme inadaptés, soient euthanasiés. Au quotidien, il s’agit de donner beaucoup d’amour aux chats dont elle s’occupe, mais aussi d’ « éduquer les humains ».

« Il faut de la pédagogie et un poil de psychologie pour apaiser les relations entre les chats et les propriétaires. » Une philosophie qui ne demande qu’à se développer.

 

 

Pour plus d’informations : site internet de chatypique

Manon Bernard et Emilie Chesné, étudiantes à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Portfolio : manifestation du 9 janvier

#EPJTMV Ce jeudi 9 janvier a eu lieu la manifestation contre la réforme des retraites. Retour en images sur la mobilisation tourangelle.

Crédit photo : Lucas BOUGUET.
Les jeunes du Parti communiste sont également présents. Crédit photo : Noémie FURLING.
Le camion du syndicat CGT recouvert d’affiches ironiques à l’égard d’Emmanuel Macron. Crédit photo : Lucas BOUGUET.
« Vos étudiants, vous les voulez saignants ou bien cuits ? » Crédit photo : Nathan FILIOL.
Crédit photo : Nathan FILIOL.
« Pour l’amélioration de nos pensions et de nos droits ! Retraite à points, c’est non ! » Crédit photo : Nathan FILIOL.
Mouvement jeunes communistes de France. Crédit photo : Nathan FILIOL.
La jeunesse mobilisée contre la réforme des retraites. Crédit photo : Nathan FILIOL.
Les jeunes et les plus âgés défilent côte à côte. Crédit photo : Nathan FILIOL.
« Qui sème la misère récolte la colère ». Crédit photo : Nathan FILIOL.
Crédit photo : Nathan FILIOL.
Crédit photo : Nathan FILIOL.
Le barreau de Tours mobilisé contre la réforme. Crédit photo : Nathan FILIOL.

« Notre président fait l’autruche »

#EPJTMV La manifestation contre la réforme des retraites a eu lieu ce jeudi 9 janvier en France. À Tours, les manifestants ont battu le pavé, sous le signe de la convergence des luttes. Le cortège comptait 8 000 personnes selon les syndicats, 5 800 selon la police.

Il est 11 h lorsque les manifestants s’engouffrent rue nationale, la banderole en tête de cortège annonce la couleur : « Pour l’amélioration de nos pensions et de nos droits ! Retraites à points, c’est non ! ».

Les manifestants sont nombreux à battre le pavé rue Nationale. Crédit photo : Laura ALLICHE.

Rue nationale, grève générale

Parmi les manifestants, Clément, étudiant en première année de licence d’histoire à l’université des Tanneurs : « Bougez-vous parce que notre Président fait l’autruche. C’est le moment de se mobiliser, on est jeunes, on a de l’énergie à revendre. » Il est venu ce jeudi 9 janvier pour « combattre ce système des retraites. » Fils de cheminot, il manifeste pour son père, qui en est à son 36ème jour de grève, mais aussi contre la misère étudiante. « Certains de mes potes ne peuvent pas payer leur loyer, le Crous tarde à leur envoyer leurs bourses. »

Au fil de la discussion, Clément explique qu’une partie de la jeunesse ne croit plus en ces manifestations « classiques », type CGT, FO. Clément met en avant un problème de représentativité : « Les jeunes pensent que les manifestations calmes ne changeront rien. Ils se rendent compte que ça ne bouge pas. Je ne suis pas pour la violence mais je peux la comprendre, notamment lorsque des grands groupes sont visés comme Amazon et McDonalds. »

Les jeunes en première ligne de la manifestation. Crédit photo : Laura ALLICHE.

Les jeunes en première ligne

Dans la foule, se mêlent drapeaux de syndicats, bruits de klaxons et fumigènes multicolores. Sur les visages, les sourires témoignent d’une ambiance bon enfant. Un peu plus loin, Nathan, élève en terminale au lycée Vaucanson (Tours Nord). Il souhaite l’abandon de la réforme des retraites. « J’espère que ça va être un déclencheur pour que le système change ou du moins qu’il s’améliore. Je parle souvent avec mes parents qui ne soutiennent pas les grévistes. Je leur dis régulièrement qu’en ne se mobilisant pas, ils condamnent les générations futures. »

Baptiste, lycéen en première au lycée Paul-Louis Courier, confie : « Personne n’a appris à notre jeunesse à s’impliquer. Je suis aussi là pour lutter contre la précarité étudiante. Ça devient difficile de joindre les deux bouts, certains étudiants sont obligés d’accumuler les petits jobs pour boucler les fins de mois. » Face à la foule, il lance un message aux étudiants en colère : « On est les premiers visés. Si on ne se défend pas, personne ne le fera à notre place. »

Laura Alliche et Paul Boyer, étudiants à l’École publique de journalisme de Tours (EPJT).

 

 

 

 

 

 

 

 

Romane, une stagiaire Bibliovore

#EPJTMV Romane, en troisième au collège Paul-Louis Courier, effectue son stage à la librairie le Bibliovore. Elle présente ses coups de cœur littéraires.

 

Romane replace un livre sur l’étagère. Crédit photo : Nathan Filiol.

Romane est une vraie bibliovore, c’est pour cette raison qu’elle envisage de s’orienter dans les métiers du livre ou de l’édition. Passionnée par le fantastique, elle présente sans hésitation les livres qui l’ont marquée.

Le livre…

  • Qui t’a donné envie de faire ton stage ici : Le quatrième tome de la saga fantasy La Passe-miroir de Christelle Dabos. Une fille vit dans un monde sans planète mais constitué d’arches (blocs de terre qui flottent dans l’espace). Elle possède le pouvoir de traverser les miroirs.

 

  • A changé ta vie : Je suis ton soleil de Marie Pavlenko. C’est l’histoire d’une jeune lycéenne qui doit faire face à des problèmes personnels tout en préparant son bac.

 

  • Que tu recommanderais à tes amis : Les Gardiens des Cités perdues de Shannon Messenger. « L’histoire est belle, les personnages sont attachants ».

  • Qui t’a fait peur : Harry Potter et la Coupe de feu de J.K Rowling. « Il ne faut pas le lire dans une pièce tout seul ».

  • Le premier livre que tu as lu : La série Fantômette de Georges Chaulet avec son personnage double. « J’avais adoré ces livres quand j’étais petite ».

  • Que tu as commandé à Noël : Les Sept sœurs de Lucinda Riley. C’est l’histoire d’une famille de six sœurs adoptées. À la mort de leur père, elles trouvent des indices pour remonter la piste de leurs origines. « Je l’ai déjà fini et adoré ».

  • Que tu as préféré : Harry Potter à l’école des sorciers de J.K Rowling. « J’ai commencé à les lire dès sept ans ».

  • Qui t’a fait rire : Les livres de Gilles Legardinier et surtout Complètement cramé ! 

  • Ta saga préférée : Oksa Pollock de Anne Plichota et Cendrine Wolf. Une adolescente se découvre des dons et apprend que sa famille et elle sont originaires d’un autre pays, invisible aux yeux des humains.

  • Que tu as toujours sur ta table de chevet : La bande dessinée Dad de Nob. C’est l’histoire d’un père qui a quatre filles de quatre mères différentes. « Elles lui mènent la vie dure, c’est très drôle ».

  • Ta pièce de théâtre préférée : L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau. « J’ai vu la représentation de la pièce au théâtre ».

  • Ta BD préférée : Entre chiens et loups de John Aggs (adapté du roman du même nom). C’est l’histoire d’un monde dans lequel les gens sont très racistes, particulièrement envers les blancs.

 

Laura Alliche et Caroline Frühauf, étudiantes à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

On a testé pour vous les bons plans soldes

#EPJTMV La rédaction de TMV a testé quelques bons plans pour le début des soldes. Est-il toujours possible de s’habiller sans se ruiner lorsqu’on est jeunes et fauchés ? Nous avons tenté de relever le défi de s’habiller pour moins de vingt euros.

Mercredi 8 janvier, en ce premier jour des soldes, nous allons essayer de nous vêtir de la tête aux pieds pour vingt euros ou moins. Impossible diront certains ? Mission acceptée. Direction rue nationale, les boutiques sont pour la plupart au-dessus de notre budget. Après un bref passage dans la Galerie Nationale, nous rebroussons chemin car les prix nous donnent le tournis.

Mistigriff : le temple des petits prix 

Des chaussettes à petits prix sont en vente dans le magasin Mistigriff. Crédit photo : Noémie Furling.

Un client nous conseille d’aller au magasin Mistigriff, au 90 rue des halles. L’enseigne propose des articles dégriffés à des prix variés. Une fois la porte passée, nous sommes agréablement surpris par l’accessibilité des prix. Au rez-de-chaussée, vous pouvez trouver de belles chaussures à moins de quinze euros, des jupes de toutes les couleurs à six euros, des jeans aux alentours de dix euros. Des bacs sont disposés au premier et au deuxième étages, ils proposent des chaussettes et des sous-vêtements à des prix très raisonnables. Sur un présentoir, vous pouvez acheter des bijoux fantaisie à partir d’un euro.

Une fois sortis du magasin, direction rue de Bordeaux. Le magasin Caravelle propose des jeans à prix cassés. Comptez environ 8 euros. En face, le magasin C’est deux euros est ouvert, bingo ! À l’intérieur, comme son nom l’indique, une pièce suffit pour se faire plaisir. Les choix sont tout de même minces : chaussettes, sous-vêtements et parapluie.

Une friperie branchée et bon marché 

À la friperie Kilo Shop il faut peser ses articles pour connaître le prix. Crédit photo : Noémie Furling.

Dernier stop au magasin Kilo Shop place Jean Jaurès pour ne pas rentrer bredouille. L’intérieur est branché et vintage. Le concept est simple : le client pèse ses articles sur une balance disposée au milieu du magasin, puis il paie en fonction du poids indiqué. Un système de couleur sert à distinguer les prix : le rouge équivaut à vingt euros le kilogramme, le vert à trente euros le kilogramme, le bleu à quarante euros et l’orange à soixante. De quoi rendre heureux chaque client ! Mission réussie.

Notre sentence est irrévocable : il est possible de se vêtir pour moins de vingt euros mais cela au prix de quelques sacrifices. Le temps perdu à crapahuter entre les boutiques ainsi que la qualité discutable des produits peut être un frein pour les acheteurs.

Émilie Chesné et Paul Boyer, étudiants à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

 

 

 

 

 

Gymnastique rythmique : par la grâce de Maëna Millon

Elle apprend vite, très vite. Rencontre avec Maëna Millon, jeune prodige de la gymnastique rythmique.

La jeune Tourangelle, junior prodige de la gymnastique rythmique, est entrée en 2019 dans le grand bain des épreuves seniors. Autant le dire, à seize ans, elle apprend très vite.

Entraînée au Pôle national de gym rythmique à Orléans, sous la houlette d’Isabelle Jean et Snejana Maldenova, Maëna Millon a disputé l’an passé les championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan) dans trois des quatre épreuves de la discipline. Pour engranger de l’expérience.

Engagée pour le ruban, les massues et le cerceau, elle doit à un manque de régularité avec le ballon, cette entame… aux trois-quarts. « J’adore mon sport, confiait-elle il y a quelques semaines. C’est un des rares à pouvoir se pratiquer en musique.

Des médailles à tout va

Derrière un gros travail physique, il permet de véhiculer l’émotion. Avec chaque engin, on peut raconter une histoire. J’évoluerai en 2020 sur une musique bulgare avec le ballon, un morceau d’Oscar Benton pour les massues, et Carmen avec le ruban. » Dans une discipline dominée par les Russes et notamment les sœurs Averina (Dina et Arina) ainsi que les Israéliennes (Linoy Ashram), Maëna Millon sait tout le chemin qui lui reste à accomplir pour rejoindre l’élite mondiale.

Toutefois, ses belles prestations lors des épreuves de Coupe du monde 2019 (Minsk et Tartu) sans oublier ses performances aux championnats de France à Créteil, en avril dernier, où elle a pris la médaille d’argent (2e) au concours général et au cerceau, ainsi que le bronze (3e) au ballon, alors qu’elle rendait quelques années à la plupart de ses adversaires, lui ouvrent de belles perspectives.

Et si le visa olympique pour les JO de Tokyo, début août, ne devrait pas échapper à Kséniya Moustafaeva côté français, d’autres rendez-vous, comme les championnats d’Europe à Kiev, en mai, sont au programme de la Tourangelle… si elle parvient à décrocher son ticket lors des tests à l’Insep, début février.

Thierry Mathiot

Service civique : Un engagement pour soi et pour les autres

#EPJTMV Le Bureau Information Jeunesse (BIJ) d’Indre-et-Loire organise une réunion d’information sur le service civique le 8 janvier 2020. Quatre jeunes volontaires expliquent pourquoi ils se sont engagés dans cette voie.

 

Le service civique s’adresse à des jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent s’engager dans des missions d’intérêt général, en France ou à l’étranger. Selon Chloé, animatrice au BIJ « il permet aux jeunes de réaliser une mission tout en les accompagnant dans leur avenir ». Elle organise une rencontre d’informations le mardi 8 janvier 2020. Les participants sont invités à présenter et échanger avec les autres jeunes autour de leurs projets.

Quatre jeunes sont volontaires au BIJ. Ils parlent de leur engagement.

 

 

Infos : Réunion au BIJ, mardi 8 janvier 2020 de 14h à 16h.  57 avenue de Grammont, 37000 Tours

Émilie Chesné et Caroline Frühauf, étudiantes à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT)

Ambiance décontractée à l’auberge de jeunesse de Tours

#EPJTMV L’auberge The People Hostel, ouverte depuis octobre 2019, accueille des touristes du monde entier et met à l’honneur l’univers du cyclisme.

Rencontre avec Émilie Lebreton et Alexandre Giroux, les deux gérants à l’initiative de la nouvelle auberge de jeunesse tourangelle The People Hostel. À peine passé la porte d’entrée, le monde du cyclisme saute aux yeux. L’atmosphère se veut décalée : vélos accrochés aux murs, maillots du Tour de France encadrés… Alexandre Giroux, lui-même cycliste et fan de vélo de route, est à l’origine de la décoration.

Des clients du monde entier  

« On préfère parler d’hostel que d’auberge de jeunesse, notre modèle s’inspire de l’international », confie Émilie Lebreton. Les clients sont de diverses nationalités (Américains, Canadiens, Asiatiques). Contrairement à leurs attentes, les gérants constatent une clientèle assez variée : « Nous pensions recevoir essentiellement des « backpackers », de jeunes baroudeurs parcourant le globe. Finalement, nous accueillons des familles mais aussi des salariés qui viennent travailler à Tours. Le cadre est moins froid qu’un hôtel traditionnel. » Le bâtiment appartient à la mairie de Tours, à qui les deux jeunes gérants versent un loyer chaque mois : « En reprenant la franchise de The People Hostel, nous gardons tout de même une indépendance en ce qui concerne les choix d’agencement et de décoration. »

Alexandre Giroux (à gauche) derrière le comptoir du bar « Étape 84 ». Crédit : Lucas Bouguet.

Le vélo roi de la déco

Émilie Lebreton évoque le partenariat de l’auberge avec des artisans de vélos de route sur-mesure haut de gamme (CYFAC). Situés à trente kilomètres de Tours, ce sont les derniers constructeurs de cadres de vélos artisanaux qui existent encore en France.

Le premier jeudi du mois, c’est afterwork à The People Hostel de 19 h à minuit. Au menu : vin local et bières belges. La carte du restaurant Étape 84 – qui fait référence au numéro de la rue de Grammont – propose principalement des produits faits maison, locaux et régionaux. See you soon !

Laura Alliche et Paul Boyer, étudiants à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Votre horoscope WTF pour l’année 2020 !

L’horoscope de 2020, avec plein de prédictions super cool et super vraies (si, si, on ne ment pas)

Bélier

Amour

Rappelez-vous de votre première fois… C’était bien, hein ? Ben ça n’arrivera plus jamais.

Gloire

Bon… Pas sûr sûr, mais je crois que vous irez au bout de vos rêves, tout au bout de vos rêves, où la raison s’achève.

Beauté

En 2020, vous vous découvrirez une passion insoupçonnée pour les sous-vêtements en pilou pilou.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Une truie. Car vous avez le même rire.

Taureau

Amour

Cette année, vous vous essayerez à la relation libre. Sauf que votre moitié ne sera pas au courant.

Gloire

Faute avouée… bah faute pas pardonnée, faute avouée qu’on vous dit bande de larves.

Beauté

Votre tête de croque-lardon ne vous apportera pas que des amis cette année.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le ver solitaire, ce formidable animal de compagnie pour petits et grands.

Gémeaux

Amour

En 2020, vous retournerez auprès de votre ex. Puis mariage. Puis nuit de noces pourrie. Puis 3 gosses, dont un qui s’appellera Jean-Eudes et sera fan d’Hanouna. Votre vie est foutue.

Gloire

Telle la vieille clope écrasée, vous renaissez de vos cendres.

Beauté

« Si tu pisses contre le vent, le vent te pissera dessus. » N’oubliez jamais ce chouette adage.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un dromadaire. Car vous êtes un vrai chameau avec les gens.

Cancer

Amour

La constellation de U2 vous rappelle que with or withouuut youuuuuu, ben c’est du pareil au même.

Gloire

C’est avec 4 grammes de champagne dans chaque œil que l’astrologue tmv vous annonce que la fin du monde est prévue pour cette année. Eh ouais, mes gnous !

Beauté

Un tatouage de loup, une couette de lit avec un aigle : vous voilà fins prêts, les Johnny !

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un poney shetland. Car la ressemblance entre sa crinière et votre coupe de cheveux est tout de même quelque peu troublante.

Lion

Amour

Ne vous inquiétez pas, la roue tourne. Et elle va écraser bien salement votre ex.

Gloire

Comme dirait Donald Trump (oui, oui) : « Devenir riche est facile. Rester riche est plus dur. »

Beauté

Jour après jour, année après année, vous avez l’élégance d’un veau marin.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Une mouche. Parce que ça emmerde tout le monde, une mouche. Ça fait bzzbzzz, ça sait pas voler, ça se coince dans les rideaux et c’est pas fichu de sortir alors que la fenêtre est grande ouverte.

Vierge

Amour

Si vous changez 9 lettres à « relation amoureuse », ça fait hippopotame. Dingue, non ?

Gloire

Va p’tet falloir vous bouger un peu au travail. On dirait un emploi fictif là.

Beauté

Rien de neuf à signaler de ce côté-là. Vous resterez LE signe canon, THE beauté de l’univers intergalactique of the world et… (fiou, c’est coton d’être lèche-cul)

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un tamanoir. Que vous achèterez en février prochain. Et que vous appellerez Léon.

Balance

Amour

Surprenez votre partenaire. Mangez un bon cassoulet avant d’aller vous coucher et laissez faire le destin.

Gloire

……………………………………………………… (voilà, vous pouvez écrire ce que vous voulez à ma place, au lieu de râler. Roh, c’est infernal les Balances)

Beauté

Vos fesses tirent la tronche. Va falloir se ressaisir pour 2020 !

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un crocodile. Court sur pattes, mais grande gueule. Bref, tout à fait vous.

Scorpion

Amour

Débarrassez-vous de cette chose superflue qui vous stresse. (on parle de votre partenaire)

Gloire

Vous savez, ça se revend sur Internet, les cadeaux de Noël pourris…

Beauté

Votre carrure de bout de bois devrait malheureusement vous fermer quelques portes cette année.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Aucun. Vous n’aimez pas les animaux car vous êtes sans cœur. L’association animaliste PETA va donc venir vous péter les genoux.

Sagittaire

Amour

Cupidon en a plein la couche de vous et vos conneries. Il laisse tomber, désolé mes petites cailles.

Gloire

Avez-vous remarqué à quel point vous étiez un(e) véritable orchidoclaste ?

Beauté

Oh purée… c’est fait exprès ce look ou…??

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le fameux Urechis unicinctus, appelé communément « poisson-pénis ». Ne nous demandez pas pourquoi.

Capricorne

Amour

Vous avez la libido comme une baraque à frites. Ça va être chaud dans les slips pour 2020, tchikaaaaa !

Gloire

Votre historique Google parle pour vous : vous êtes vraiment un(e) gros(se) dégueulasse.

Beauté

Vous êtes beaucoup trop lent(e) pour ce monde. Mais aussi trop canon. Alors ça passe.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le hamster. Car comme lui, vous êtes dodu(e), doux/ce, bouffez tout le temps et courez après rien du tout sans raison.

Verseau

Amour

Sachez-le, les jeunes saumons migrent vers l’océan jusqu’à leur maturité sexuelle. (êtes-vous un saumon ?)

Gloire

Vous dormez avec votre solitude. (pfouah, c’est profond, c’est beau)

Beauté

Uranus prédit que vous serez quelque peu patenteux en janvier. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Bah nous non plus.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un petit panda. Car c’est tout mignon, tout choupi, tout kiki. Bref, tout votre contraire.

Poissons

Amour

La constellation du Jean-Marie Bigard vous prédit que cette année, ça va rentrer comme dans du beurre.

Gloire

Selon nos calculs, vous alignez votre carrière sur celle de Philippe Risoli. Aïe.

Beauté

Attention aux sushis de santé (Poissons / soucis / sushis, ouaaaaaarf z’avez pigé ?)

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un paon. Car c’est toujours en train de faire le fier, de se la péter, tranquilou bilou làààà, faire des bruits bizarres. Ouais ouais, vous êtes pareils !

En Touraine, une création sur l’artiste Frida Kahlo

La compagnie La Course Folle consacre sa quatrième création à une icône de la peinture : l’artiste mexicaine Frida Kahlo.

Rendez-vous en janvier pour découvrir cette création ! (Photo Marie Pétry)

Après Annie Ernaux, Frida Kahlo. La peintre mexicaine est le coeur du prochain spectacle de La Course Folle, créé d’après les écrits que l’artiste iconique a laissés à la postérité. Une pièce née du désir de Laurence Cordier, directrice artistique de la compagnie tourangelle créée en 2014, « de parler de la puissance du féminin ».

« Au départ, je voulais rendre la puissance émotionnelle des tableaux de Frida Kahlo au théâtre, détaille la metteure en scène. J’ai alors découvert qu’elle était aussi une femme de mots, aux textes très poétiques et aux formules bouleversantes ! ».

Alitée une grande partie de sa vie en raison — notamment — du très grave accident de bus dont elle sera victime dès ses 18 ans, l’artiste passera beaucoup de temps, allongée, à peindre mais aussi à écrire, laissant une correspondance dense ainsi qu’un journal tenu durant les dix dernières années de sa vie, jusqu’à sa mort en 1954.

Pas un biopic

La création de Laurence Cordier, dont le titre Ni les chiens qui boitent, ni les femmes qui pleurent reprend une citation de la peintre, n’est pas un biopic mais vise à raconter « un rapport au monde universel » par le prisme d’une femme complexe, profondément libre, dans sa vie personnelle comme dans son oeuvre. Sur scène, quatre comédiens et comédiennes interprètent Frida et la donnent à voir dans sa relation passionnelle avec le peintre mexicain Diego Rivera, comme dans son processus créatif.

« Le tableau de la vie de Frida Kahlo peut sembler assez noir ; c’est une femme handicapée, trompée, souffrant terriblement physiquement, observe Laurence Cordier. Et pourtant, il n’y a jamais aucun misérabilisme chez elle, elle invente sa vie et illumine la noirceur de ce qui lui arrive ».

Flore Mabilleau


> Ni les chiens qui boitent, ni les femmes qui pleurent, mis en scène par Laurence Cordier le 24 janvier à l’Espace Ligéria de Montlouis-sur-Loire (de 5,30 à 17,80 €) et le 31 janvier à la Pléiade à La Riche (de 8 à 14 €).

 

Plongée dans le quotidien d’une maître-nageuse

#VisMaVille Bérengère Gault est maître-nageuse à la piscine du Mortier de Tours-Nord. Surveiller, apprendre à nager, développer des cours aquatiques… petite plongée dans son quotidien.

25 degrés, du soleil, et des maillots de bain… Non, nous ne sommes pas partis en vacances sous les tropiques mais nous avons simplement rendez-vous à la piscine du Mortier en ce tristounet mois de décembre.

Gris, bleu, vert, jaune, les couleurs extérieures automnales se reflètent dans les trois bassins de la piscine, grâce à l’imposante baie vitrée. Comme « l’impression d’être dehors en étant dedans », observe Bérengère Gault. Ici, les maîtres-nageurs sont un peu hors du temps, en short, T-shirt et claquettes.

10 h 30 à la pendule, les cours battent leur plein. Dans le bassin, Bérengère remue sa joyeuse troupe en aquagym tandis que Jérôme tente de rassurer les récalcitrants en aquaphobie. De son côté, David initie aux premiers gestes de nage à ses élèves du jour. Dans son travail, Bérengère Gault, vive blonde aux grands yeux clairs, « aime transmettre le côté dynamique de l’exercice » et apprécie de tenter de « pousser les limites ».

La surveillance ? « Pas le gros de notre temps »

La dimension sportive du métier représente une motivation importante pour elle qui a toujours nagé. Mais pas que. La base, c’est la surveillance, « mais ce n’est pas le gros de notre temps. Les activités prennent de plus en plus de place. On a au moins deux heures par jour rien qu’avec les scolaires. Et les cours du soir, enfants et adultes pour apprendre à nager ou se perfectionner ».

L’amplitude horaire est vaste, de 8 h à 21 h. Le côté relationnel est important dans ce métier. « On a des habitués, tous les jours à la même heure ; ils nous demandent des nouvelles, nous préviennent quand ils partent en vacances. »

Ce que préfère Bérengère ? « La diversité des publics. L’avantage de travailler avec des enfants le matin et l’après-midi avec des adultes. Cela va de 6 mois aux personnes âgées. Et le plaisir d’apprendre à nager. C’est super sympa de voir un enfant qui part de zéro, réussir à avancer au bout de quelques séances sans matériel. »

Peut-être que ça lui rappelle ses débuts à la piscine du Lude, dans la Sarthe, à quelques kilomètres de Château-La-Vallière, où elle a appris à nager à 6 ans, puis s’est affirmée en club avant d’y prendre son premier poste de maître-nageuse, après des études en sport études au lycée Balzac de Tours puis en STAPS, à Poitiers. Aujourd’hui, Bérengère est éducatrice sportive de la fonction publique territoriale et apprécie sa vie en eaux tourangelles, à l’extérieur et dans le bassin, aux côtés de ses six collègues du Mortier.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Football : les Pogba aux manettes de 48 h pour la Guinée

A la fin du mois, l’événement caritatif 48 h pour la Guinée prendra place au stade de la Vallée du Cher. L’occasion d’y voir de grands noms.

(Photo archives NR – Julien Pruvost)

Dans la famille Pogba, il y a trois footballeurs de grand talent mais aussi de grande générosité. Et lors du dernier week-end de l’année, ils vont nous le prouver à l’occasion d’une belle opération caritative dénommée 48 heures pour la Guinée.

Paul, Matthias et Florentin seront aux manettes des festivités, dont Tours sera le cadre, proposant notamment concert, dîner, vente aux enchères de maillots (le samedi 28 décembre), et match de foot (le dimanche 29 décembre, à partir de 15 h au stade de la Vallée du Cher).

De Grizou à Matuidi

Si Paul Pogba est né il y a 26 ans en région parisienne, ses deux frères Matthias et Florentin (deux jumeaux) ont vu le jour trois ans auparavant à Conakry, en Guinée, pays d’origine de leurs parents, avant que la famille ne rejoigne la France quelques mois plus tard. C’est la raison pour laquelle les deux aînés portent aujourd’hui le maillot de leur pays en sélection, tandis que Paul (69 sélections, 10 buts), milieu de terrain vedette de Manchester United, est un des leaders de l’équipe de France, avec laquelle il est devenu champion du monde en 2018.

La rencontre, toute amicale, dont la recette reviendra à l’association 48 heures pour la Guinée, mettra aux prises une équipe All Star à une sélection guinéenne. De très grands noms du foot français (Antoine Griezmann, Blaise Matuidi, Amandine Henry…) et du foot guinéen (Pascal Feindouno, Titi Camara…) sont annoncés. Matthias Pogba, qui a évolué au Tours FC en 2018, joue actuellement en Espagne. Le prix des places est de 15 à 22,40 €.

Thierry Mathiot

Horoscope WTF du 18 décembre 2019 (jusqu’à… janvier allez)

Et voilà. Ce qui devait arriver, arriva : voici le dernier horoscope de l’année. Promis, l’astrologue de tmv reviendra en janvier 2020 !

Bélier

Amour

Un(e) de perdu(e), ben…
un(e) de perdu(e), et on l’a dans le… !

Gloire

Votre dignité ressemble à
ce vieux slip échoué sur le bord de
la route.

Beauté

Vous êtes aussi appétissant(
e) qu’un cookie tout chaud qui
sort du four.

Taureau

Amour

Jésus vous aime. (lui, au
moins)

Gloire

Marc Dorcel a essayé de
vous joindre. On lui a filé votre
adresse mail, no souci.

Beauté

Dur dur quand on est mou
mou comme vous !

Gémeaux

Amour

Tromper tue. Je sais, ça fout
les boules.

Gloire

Et si vous partiez élever des
poules au Népal au lieu de faire ce
job chiant ?

Beauté

Petit bourrelet deviendra
grand. Eh oui, c’est Noël !

Cancer

Amour

Non, là y a plus rien à faire.
Rabattez-vous sur la bouffe, plutôt.

Gloire

Vous êtes au courant, vous,
que lasciatemiiii cantaaareee, perché
ne sono fieroooo ?

Beauté

Vous n’avez donc aucun
amour-propre ?

Lion

Amour

Vous avez une touche.
(avec votre main droite)

Gloire

Cette semaine, vous excellez
dans tous les domaines, youpi…

Beauté

…ah bah pour la précédente,
on s’est trompé finalement !

Vierge

Amour

Vous êtes le Judas de
l’amour : avec vous, tout n’est que
trahison, cupidité et poil aux pattes.

Gloire

Prenez une tartine de second
degré chaque matin pendant
2 mois.

Beauté

Force est de constater que
vous avez autant de prestance que
Poutine chevauchant un ours.

Balance

Amour

Bon bah, c’est en regardant
votre vie amoureuse qu’on se rend
compte que la nôtre n’est pas si horrible.

Gloire

Vous n’avez pas la langue
dans votre poche…

Beauté

…uniquement dans la
bouche de vos potes. Berk.

Scorpion

Amour

« Le ramollissement du sexe
durcit le coeur », disait Maurice Chapelan.
Voilà voilà.

Gloire

L’important, c’est de participer…
Une belle phrase de loser ça !

Beauté

Adaptez-vous au réchauffement
climatique : baladez-vous à poil.

Sagittaire

Amour

Même une pizza à l’ananas
a plus de chance de trouver grâce
aux yeux de quelqu’un.

Gloire

Bon après, le célibat c’est
cool. Z’êtes pas obligés de fermer la
porte des WC.

Beauté

Nos neurones se liquéfient
devant tant de beauté… POH POH
POOOH. (Pour une fois qu’on est
sympas)

Capricorne

Amour

Vous êtes comme un
meuble Ikea : gonflant à monter
mais bon, quelle satisfaction une
fois qu’on parvient !

Gloire

D’après une étude, les
personnes dormant du côté
droit au lit sont les plus relous.
À bon entendeur…

Beauté

Vos accessoires sadomasochistes
seront du plus bel
effet sous le sapin à Noël.

Verseau

Amour

Que dalle. Et ce, jusqu’à janvier
prochain.

Gloire

Attention… Votre meilleur
ami a le bras long (c’est bien le seul
truc qu’il a de long, d’ailleurs)

Beauté

Eh ouais, un miroir c’est pas
comme Instagram : y a pas d’filtre !

Poissons

Amour

Vous rencontrerez l’être
aimé la veille de Noël. Il s’appellera
Jean-Eudes. Voilà, c’est tout, bisou.

Gloire

La vie est dure. Vous souffrez
désormais de scalaglobophobie.
(Google est votre ami ! Le seul, d’ailleurs
ouarf)

Beauté

Vos écailles sexy et votre
odeur de cabillaud font tourner des
têtes.

Noël : la recette du chef Jérôme Roy (l’Opidom)

#RecettesDeChef Pour vos fêtes de fin d’année, nous avons demandé à plusieurs chefs tourangeaux de nous proposer une recette de Noël. Voici celle de Jérôme Roy, de l’Opidom.

GNOCCHI DE CHÂTAIGNES GRILLÉES, BOUILLON DE VOLAILLE AU POIVRE BLANC

>Le chef : Jérôme Roy – l’Opidom
Après un parcours international le Lochois Jérôme Roy est revenu s’installer en Touraine et plus précisément à L’Opidom, à Fondettes, dont il a repris les rênes le 7 novembre dernier. Le « chef baroudeur » nous propose une recette réconfortante et gourmande pourtant tout en légèreté qui peut être servie en entrée ou en accompagnement.

Ingrédients (pour 6 personnes) :
Pour les gnocchi :
140 g de châtaignes
Huile de cuisson Q.S
15 g de beurre frais
90 g de bouillon de volaille
20 g de parmesan râpé
20 g de farine
25 g de jaunes d’oeuf
Sel et poivre blanc du moulin

Pour la garniture :
90 g de compote de coing
1 Botte de cresson
25 g d’amandes effilées grillées
15 g de beurre noisette
50 g de parmesan

Préparation
Les gnocchi :
Faites saisir les châtaignes dans une poêle avec un filet d’huile de cuisson.
Ajoutez le beurre, salez et poivrez.
Laissez cuire 5 minutes dans le beurre mousseux.
Mixez l’ensemble au blender avec le fond de volaille puis tamisez.
Ajoutez le parmesan, la farine, les jaunes d’oeuf et travailler à la spatule.
Façonnez les gnocchi à l’aide de 2 cuillères et faites-les cuire aussitôt dans un bain d’eau bouillante salée avec un filet d’huile.
Réservez au froid.

Le bouillon:
Mélanger tous les ingrédients, portez à ébullition et laissez infuser.
Émulsionnez avec le mixer à soupe avant de servir.

Finition et dressage:
Faites griller les gnocchis à la poêle avec un filet d’huile de cuisson.
Dans une assiette creuse chaude, déposez une cuillère de compote de coing, dressez harmonieusement les gnocchis, les pousses de cresson, les amandes, le beurre noisette, la fleur de sel et râpez le parmesan.
Servez le bouillon dans une saucière à table.


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Noël : la recette de Didier Edon (Les Hautes-Roches)

#RecettesDeChef Pour vos fêtes de fin d’année, nous avons demandé à plusieurs chefs tourangeaux de nous proposer une recette de Noël. Voici celle de Didier Edon, des Hautes Roches.

LES SAINT-JACQUES DANS LEUR COQUE, « SOLEIL D’HIVER »

>Le chef : Didier Edon – Les Hautes Roches (*)
Dans la cuisine étoilée de Didier Édon nous avons pu déguster ses saint-jacques « Soleil d’hiver », un vrai festival de saveurs simples et délicieuses. Un mélange terre et mer festif et facilement adaptable selon la saison ou l’occasion.

Ingrédients :
2 à 3 Saint-Jacques par personne
15 cl d’huile d’olive
Fleur de sel, poivre du moulin

Pour le « Soleil d’Hiver » :
1 coing poché au sirop, en dés
1 pomme Golden poêlée, en cubes
50 g de jambon de canard, en dés (magret fumé)
Quelques grains de raisin
2 têtes de Shitaké (champignons) en quartiers
1 tranche de foie gras cuit en cubes
2 poires tapées « réhydratées » dans le vin de Vouvray, en morceaux

Les Saint-Jacques :
Habiller les Saint-Jacques. Les laisser attachées à leur coque, ôter le nerf sur le côté de la noix, bien les nettoyer.
Garnir la coque, autour de la noix, avec les ingrédients du « Soleil d’Hiver » : les dés de pommes poêlés, les cubes de coing, les dés de jambon de canard, les poires tapées, les grains de raisin (Les dés de foie gras seront répartis dans les coquilles au dernier moment.)
Verser un filet d’huile d’olive et 1 petit cube de beurre, saler de quelques grains de fleur de sel, puis poivrer avec un moulin.
Enfourner dans un four chaud (180°C), une à deux minutes, surveiller.
Servir bien chaud en disposant les coquilles Saint-Jacques sur un socle de gros sel légèrement humidifié, pour les maintenir « à plat » dans l’assiette.

On peut, à sa guise, composer sa garniture selon la saison, ses envies et humeurs, une région… Par exemple : Poire / Gorgonzola / Pancetta ; Foie gras (en terrine) / Magrets / un peu de truffe / poire tapée Cocos de Paimpol / Chorizo ; etc.


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Noël : la recette du chef Benoît Pasquier (Saint-Honoré)

#RecettesDeChef Pour vos fêtes de fin d’année, nous avons demandé à plusieurs chefs tourangeaux de nous proposer une recette de Noël. Voici celle de Benoît Pasquier, du Saint-Honoré.

TARTARE DE DORADE ROYALE MARINÉE AUX CHOUX ET NOISETTE

Le chef : Benoît Pasquier – Le Saint-Honoré
La recette que nous propose Benoît Pasquier, chef du St-Honoré, est une entrée fraîche composée uniquement de produits de saison, simple à réaliser et pleine de saveurs. Les noisettes torréfiées et l’huile de noisette lui donnent un côté très gourmand et l’avantage de cette recette, c’est qu’elle convient à tous les budgets, puisque n’importe quel poisson à chair blanche peut faire l’affaire. On peut également la ressortir pour le réveillon du 1er de l’an.

Ingrédients (pour 4 personnes) :
Huile de noisette La Tourangelle
2 filets de dorade royale
200 g de chou-fleur cru
100 g de chou rouge cru
50 g de noisettes grillées, concassées et torréfiées
200 g de chou romanesco cru
Poivre Cubèbe (de Terre Exotique), sel

Préparation :
Commencer par découper les choux en brunoise.
Pour la préparation de la marinade minute : dans un récipient, ajouter de l’huile de noisette et les noisettes préalablement concassées et torréfiées.
Découper les filets de dorade en petits morceaux et les ajouter à la marinade.
Dans un mortier, piler quelques grains de poivre cubèbe, les ajouter sur la dorade et saler.
Pour le dressage : à l’aide d’un emporte- pièce, déposer la brunoise de choux puis le tartare de dorade.

L’astuce de Benoît : Ajouter des fleurs comestibles comme le cosmos, de la bourrache ou encore des fanes de carotte ou de cerfeuil.


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Hervé Dion au chevet de la Fédération d’athlétisme

Les affaires de dopage touchant le monde de la course de fond en France ont ébranlé la Fédération d’athlétisme. Hervé Dion a du travail !

Membre de la commission d’éthique et de déontologie de la Fédération française d’athlétisme, l’ancien athlète tourangeau, Hervé Dion, docteur en droit, a du pain sur la planche.

Les affaires de dopage touchant quelques-uns des ténors des courses de fond en France ont sérieusement ébranlé l’instance dirigeante à quelques mois des JO de Tokyo et à un peu plus de quatre ans du rendez-vous olympique de Paris 2024. Hervé Dion multiplie les allers-retours entre Saint-Avertin, où il habite, et Paris, où siège la fédé.

« Les dernières affaires nous ont obligé à amender et compléter la charte d’éthique. À la commission, nous pouvons convoquer des athlètes ainsi que des dirigeants dont le comportement n’est pas conforme au droit. »

Les déboires actuels d’Ophélie Claude-Boxberger l’affectent également. « J’ai bien connu Jacky Boxberger lors de stages en équipe de France et en compétition. Nous étions copains et je me souviens l’avoir emmené sur les bases de son record en 1973. À chaque fois que nous nous retrouvions, c’était une grande émotion. »

À la retraite depuis une dizaine d’années, après avoir été professeur de droit et chef du département gestion des entreprises à l’IUT de Tours, ainsi que chargé de cours à la faculté de pharmacie, Hervé Dion est également un des membres actifs du Groupement des Internationaux français d’athlétisme (GIFA).

C’est d’ailleurs, grâce à lui, que Montlouis a été le cadre en juin dernier de la visite d’une cinquantaine d’anciens athlètes, médaillés olympiques ou finalistes européens venus lors de l’AG du GIFA découvrir les charmes de notre région.

Thierry Mathiot

Madeline chante pour les enfants autistes

#VisMaVille Madeline Ardouin est musicienne (son groupe est Jane is beautiful) et chanteuse. Elle s’est spécialisée dans l’expression auprès des enfants en situation de handicap. Reportage à l’hôpital Bretonneau où ses notes enchantent les enfants.

Quelques notes de ukulélé résonnent dans la toute petite salle d’activités nichée au sein du centre pédopsychiatrique de l’hôpital. Madeline Ardouin accueille en chanson et par leur prénom les trois enfants présents pour la séance.

Wellan, ravi, bat des mains, Nazim est un peu sonné par son rhume mais n’en perd pas une miette tandis que Sharif s’agite dans un coin de la salle. Ils sont tous trois atteints de troubles autistiques. Ils ont 7 ans. Depuis la rentrée, ils participent, tous les quinze jours, à une séance musicale de trente minutes avec Madeline Ardouin.

Artiste de scène avec Jane is Beautiful, elle chante et joue du ukulélé, de la guitare, du violon et du balafon auprès des tout-petits. Madeline endosse le rôle de chef d’orchestre, les enfants de musiciens. « Ce que je recherche, c’est qu’ils puissent s’exprimer et prendre du plaisir. Il n’y a pas d’objectif thérapeutique. J‘ai le luxe de pouvoir prendre le temps avec eux. Parfois, c’est abstrait et difficile, d’autres fois c’est fort et poétique. »

Improviser et s’adapter aux enfants

Le débrief après la séance avec l’équipe soignante le confirme. « On recherche la spontanéité, pas le cadre », explique Clotilde, infirmière. « C’était génial aujourd’hui, Wellan n’a jamais autant parlé. Et ta chanson sur la bulle d’eau et le poisson les a scotchés ! » Madeline improvise beaucoup, s’adaptant aux réactions des enfants. « Il faut accepter que ce ne soit pas un long fleuve tranquille. Comme ce sont des enfants fragiles, la moindre chose prend son importance. Je suis là pour les entendre et recevoir leurs propositions. Ils me touchent et je m’éclate. »

Pour en arriver là, Madeline s’est formée il y a quatre ans auprès du Centre de Formation des Musiciens Intervenants de Fondettes par un diplôme Musique et tout-petits et enfants en situation de handicap. Elle travaille à présent en crèches, auprès du centre médico pédopsychiatrique de Langeais et mène ses ateliers d’expression musicale à Bretonneau depuis un an. Avec Rémi Claire, cadre du service, elle s’est associée pour trouver des financements, aujourd’hui assurés par une fondation de lutte contre l’autisme (l’AESPHOR).

Mais cela reste « un combat » de chercher des subventions, chronophage pour une artiste. Cependant, Madeline et ses doux yeux noisettes gardent la flamme. La joie et l’évolution des enfants lui donnent l’énergie nécessaire. Elle aimerait d’ailleurs les amener voir un concert au Petit Faucheux.

Aurélie Dunouau

Bûches de Noël : le méga-test de la rédac’ (ne nous remerciez pas)

Pour son dossier culinaire de Noël, tmv s’est vraiment donné à fond, jusqu’à sélectionner pour vous les meilleures bûches du coin. Et oui, nous les avons toutes goûtées ! Petit compte-rendu de nos coups de cœur et de celles qui nous ont le plus marquées.

Bigot

Nous avons eu la chance de tester deux des nouveautés de cette année, qui nous ont séduites par leur légèreté et la profondeur des saveurs. La Forêt noire (biscuit brownie, mousse chocolat pure origine Caraïbes 66 % de cacao, mousse blanche — crème pâtissière et chantilly —, coulis griottes, cerises Amarena) nous a conquis notamment grâce à son léger cœur de mousse blanche et, pour ceux qui aiment la cerise mais pas forcément les gâteaux alcoolisés, le goût doux sans être trop prenant de la cerise.

Quant à la bûche Rubis (mousse myrtille, coulis fraise-framboise, ganache montée à la vanille, biscuit Joconde et sablé de Plougastel), elle a fait plusieurs ravis pour son mélange subtil des goûts de fruits rouges avec le cœur à la vanille. À tester absolument, cela vaut vraiment la promenade !
2 rue Nationale (place du Château), à Amboise. 5,30 € par personne.

Chartier

Parce qu’il n’y a pas que les grandes maisons tourangelles très connues, nous avons voulu ajouter une adresse réputée dans l’agglomération. Chez Chartier on aime la pâtisserie généreuse et cela se sent dans la bûche Élégance (mariage d’une mousse chocolat Guanara 70 %, crémeux chocolat lait-caramel et son croustillant praliné, le tout posé sur un biscuit moelleux chocolat) qui a séduit par son côté gourmand.

Amateurs de chocolat corsé, allez-y les yeux fermés !
88 avenue de la République, 37700 Saint- Pierre-des-Corps. 3,95 € la bûche individuelle. 4,40 € par personne pour une grande.

Maison Caffet

Bien que la bûche Merveilleuse (recette emblématique de la maison au praliné et au chocolat) ait plu à l’ensemble de la rédaction, la bûche Lumineuse (noisette, chocolat au lait, caramel Bourbon et notes de citron verts subtiles) a été la vraie agréable surprise de cette dégustation. Impeccable alliance du chocolat et de l’agrume, cette bûche a fait l’unanimité.
Les Halles, à Tours. 5,20 € la bûche individuelle, 42 € la 4-6 parts (généreuses).

Esprit Cacao

Cette année la Mûroise se transforme en bûche pour notre plus grand plaisir (biscuit moelleux au chocolat, compotée « mûroise » — mûre et framboise —, mousse au chocolat et habillage framboise) et nous prouve qu’on peut faire du gourmand et du savoureux sans lactose ni gluten. Le mélange chocolat / fruits rouges est parfaitement équilibré et l’ensemble très léger.
19 bis avenue de Grammont, à Tours. 24 € la bûche 4 parts (généreuses).

Nicolas Léger

La bûche fraîcheur (croustillant praliné noisette, biscuit amande, crémeux citron jaune, compotée cassis et crème légère à la citronnelle) ravira les amateurs de gâteaux aux fruits avec ses arômes frais mais c’est la Forêt noire (biscuit chocolat, crème légère amande, griottes au kirsch, compotée griottes, mousse au chocolat noir de Madagascar) qui nous a le plus plu. Le biscuit aéré donne à l’ensemble une légèreté inattendue.

Attention toutefois, il faut aimer les cerises au kirsch ! Pour les amateurs de goûts plus doux, la Symphonie (craquant noix de pécan, crème brûlée vanille bourbon et mousse chocolat noir 75 %) devrait faire des heureux.
59 place du Grand Marché, à Tours. 4,30 € la bûche individuelle, 6 € la part pour une grande. Forêt noire en taille unique 5-6 parts (généreuses) : 33 €.

Le plateau de fromages de Noël de Rodolphe Le Meunier

Meilleur ouvrier de France et Meilleur fromager international en 2007, Rodolphe Le Meunier, reconnu pour son talent et chouchou des Tourangeaux amateurs de bons fromages, nous a reçus dans sa cave d’affinage de La Croix-en-Touraine pour nous présenter son plateau idéal pour Noël.

« C’est un plateau abordable car on peut trouver ces fromages presque partout — les gens ne sont pas obligés de prendre les fromages chez moi, même si je serai ravi de les servir !, nous a expliqué le fromager-affineur. Il met à l’honneur le chèvre de Touraine et il y a de quoi satisfaire tous les palais. Par ailleurs, c’est un plateau équilibré : quel que soit le sens dans lequel on mange les fromages les goûts ne s’effaceront pas les uns, les autres. »
Présentation avec un ordre de dégustation conseillé (mais pas obligatoire, donc).

BÛCHETTE FUMÉE

Il s’agit d’un chèvre de type sainte-maure-de-touraine que Rodolphe Le Meunier fume lui-même dans sa toute nouvelle cave de fumage. Un goût surprenant et auquel on se fait vite avec cette exclusivité de la fromagerie des Halles (5,05 €).

DÉLICE AFFINÉ AU CHABLIS

Un air de fête avec ce fromage de type époisses mais plus doux et sucré grâce à sa méthode d’affinage (8,97 €). COMTÉ DE 30 MOIS Un fromage qui fait généralement l’unanimité. Le fait de le choisir bien affiné permet de garder un plateau bien équilibré (35,64 € / kg).

CRÉMEUX DES CITEAUX AUX TRUFFES

Une tuerie (oui, on se lâche, il n’y a pas d’autres mots). Ce crémeux aux truffes est doux, la truffe se sent bien et nombreux sont les Tourangeaux à l’avoir adopté. Nul doute qu’il sera la star de ces fêtes.

SHROPSHIRE

Un bleu anglais coloré à la graine de rocou. Eh oui ! selon Rodolphe Le Meunier, les British savent faire de très bons fromages, et toc ! Et « leurs bleus d’été sont parfaits au moment des fêtes », ajoute-t-il. (37,70 €/kg).

Horoscope WTF du 11 au 17 décembre 2019

Attention, attention ! Voici l’avant-dernier horoscope de l’année, après une pause bien méritée de l’astrologue aux Seychelles, dans sa villa de luxe, payée par les Tourangeaux.

Bélier

Amour

« Wem nicht zu raten ist,
dem ist auch nicht zu helfen ! » EH
OUAIS !

Gloire

En ce moment, vous êtes
comme l’hiver. Glacial et pénible.

Beauté

Force est de constater que
vous avez une tête à vous enjailler
sur du Patrick Sébastien.

Taureau

Amour

Détendez-vous le string,
z’êtes trop stressé(e) au plumard.

Gloire

Fais de ta vie un rêve et de
tes… Oh merde, on sait plus. Bref,
mangez une tartiflette.

Beauté

Beeh, c’est tout flasque.

Gémeaux

Amour

L’infidélité fait maigrir. Pesez-
vous.

Gloire

On passe sous un tunnel,
faudra vous débrouiller.

Beauté

Suite à une soirée arrosée,
vous vous tatouerez la tête de l’astrologue
de tmv sur la fesse droite.
Pas cool.

Cancer

Amour

Il serait judicieux de lui
offrir des perles de pluie venues de
pays où il ne pleut pas.

Gloire

En parlant de Brel, votre
boss en est une.

Beauté

Le temps de vos cheveux
est révolu. Bientôt, vous serez
chauve.

Lion

Amour

Elle n’est pas hyper passionnante
votre vie, n’est-ce pas ?

Gloire

Petite pensée pour votre dignité
portée disparue.

Beauté

Envie d’avoir un ventre plat
comme l’astrologue ? Faites comme
lui, rentrez le ventre et cessez de respirer
(soyez balèze en apnée)

Vierge

Amour

Le dernier film que vous
avez vu résumera votre vie sexuelle.

Gloire

L’objet à votre gauche représente
l’arme que vous utiliserez
en cas d’invasion zombie.

Beauté

Le dernier plat que vous
avez mangé sera le surnom de ce qui
se trouve dans votre slip.

Balance

Amour

Aujourd’hui, tout le monde
vous aime, vive vous. (trop de gentillesse,
ça prépare une méchanceté)

Gloire

Envie d’un plat au fromage
ce soir ? Ben, regardez entre vos orteils.

Beauté

(et voilààà, celle-là est bien
bien dégueu)

Scorpion

Amour

Vous êtes comme les
chocolats Mon Chéri. On vous
prend uniquement pour faire
plaisir.

Gloire

Bon sang, mais vous
êtes aussi lourdingue que les
chants de Noël dans les rues de
Tours !

Beauté

D’ailleurs, le Père Noël
me dit de vous dire qu’il a bien
reçu votre liste de cadeaux avec
le slip en cuir, le fouet, tout ça.

Sagittaire

Amour

Après analyse, les résultats
sont formels : votre ex a une tête
d’endive.

Gloire

Partez à la pêche aux moules
moules moules. Ça collera avec votre
Q.I d’huître (wooo violeeence)

Beauté

Vous le saviez, vous, que
de Nantes à Montaigu, la digue la
diiigue ?

Capricorne

Amour

Vous êtes aussi fuyant(e)
qu’un pet.

Gloire

Tout irait mieux dans votre
vie si vous offriez des chocolats à
l’astrologue de tmv…

Beauté

Votre derrière est comme
un Doliprane : tout blanc, mais
qu’est-ce que ça fait du bien d’en
avoir sous la main.

Verseau

Amour

Votre coeur est cassé. Faites
comme pour un iPhone, mettez-le
dans du riz.

Gloire

Vous êtes aussi rock’n’roll
qu’une soirée Scrabble/cassoulet.

Beauté

L’expression dit « on est ce
qu’on mange ». Vous êtes donc une
grosse raclette bien coulante.

Poissons

Amour

La constellation d’Harry
Potter vous conseille d’enlever le balai
coincé où-vous-savez.

Gloire

C’est pas juste que les Poissons
soient si cool.

Beauté

Des fois vous êtes canon,
des fois moche. Allez A+ pour
d’autres prédictions astrologiques.

Mets de Noël et vins : les conseils dégustation du vigneron Frédéric Bourillon

Impossible de parler de Noël et de Touraine sans évoquer le vin. Rencontre avec le vigneron Frédéric Bourillon (médaille du mérite agricole en 2018 et en 2019 la médaille du tourisme pour son vin de vouvray), afin qu’il nous donne ses conseils de dégustation mets de Noël/vins.

Une piqûre de rappel qui ne peut faire que du bien pour éviter les impairs !

LES ENTRÉES

Le traditionnel foie gras sera toujours accompagné d’un blanc moelleux, qu’il s’agisse d’un vouvray, d’un montlouis ou d’un touraine sauvignon. On choisira en revanche un blanc demi-sec pour le saumon et les saint-jacques. Un vouvray sec puissant (comme la cuvée Indigène Bourillon-Dorléans de 2009) accompagnera merveille les langoustines, langoustes et homards.

LES PLATS

On suit bien sûr ses goûts mais avec la dinde et autres volailles, on peut choisir un blanc demi-sec puissant si l’on a choisi de piquer la peau de de lamelles de truffe. Sinon, un rouge léger, comme un gamay de Touraine, ou un rouge précoce comme un chinon ou un bourgueil de printemps. Avec les gibiers, rien d’autre qu’un rouge riche, qui ne sera pas annihilé par le goût de la viande, lui-même puissant — par exemple un côt de Touraine (chinon, touraine, cabernet) de six mois à un an minimum.

LES DESSERTS

Au dessert, on repassera au blanc, moelleux ou même pétillant (vouvray, montlouis) pour un peu plus de légèreté.

LES FROMAGES

Là encore, on laisse jouer les préférences de chacun mais Frédéric Bourillon aime partager une règle qui lui réussit assez bien en ce qui concerne les fromages de chèvre de la région : plus il est frais, plus il aura tendance à l’accompagner d’un vin rouge léger ; plus il sera fait, plus le blanc deviendra adapté d’autant plus sec que le fromage aura du coffre.

On garde un blanc demi-sec ou moelleux pour un fromage crémeux à la truffe ou même un fromage bleu doux (pour Fred Bourillon, les tanins du rouge ne vont pas bien « avec les moisis », que ce soit du bleu ou du chèvre, d’ailleurs). Les bries et camemberts sont en revanche toujours accompagnés d’un rouge, chinon ou bourgueil par exemple.

Chloé Chateau

De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité

Le centre LGBTI de Touraine et le festival Désir… Désirs proposent trois courts-métrages d’une vingtaine de minutes pour réfléchir à la place des minorités dans la religion.

 

Skyes are not just blue, de Lysandre Cosse-Tremblay, Des thérapies bidon pour guérir l’homosexualité, de Brigitte Noël et La Religion face à l’homosexualité : Être croyant et homosexuel, de Panos. Trois films qui posent la question de la relation complexe des minorités (et des femmes) avec la religion.

Le choix de cette thématique s’explique notamment par le développement actuel des thérapies de conversion qui prétendent guérir l’homosexualité ou l’identité de genre d’une personne par des traitements psychologiques ou médicaux. Mickaël Achard, co-organisateur du festival Désir… Désirs, précise : « Les députés se posent la question de légiférer sur ces pratiques qui viennent des États-Unis et se diffusent en Europe avec de plus en plus d’ampleur. Au niveau européen, les députés ont déjà signalé ces groupes dont les pratiques néfastes peuvent malheureusement mener au suicide. »

Intolérance religieuse

En mars 2018, le Parlement européen a adopté un texte non contraignant appelant les États à les interdire. Des réflexions sont en cours en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. « Tantôt chassées, tantôt jugées, tantôt tolérées, les minorités doivent encore faire face à l’intolérance religieuse. Si des paroisses progressistes et des associations LGBTI religieuses tendent à l’acceptation, demeurent toujours des personnes condamnées à vivre leur foi, cachées. Cependant, minorités et spiritualité religieuse ne sont pas nécessairement incompatibles. »

La projection aura lieu en présence du journaliste et sociologue Frédéric Martel, auteur de « Sodoma : enquête au coeur du Vatican » et de la députée française Laurence Vanceunebrock- Mialon, à l’origine d’un projet de loi contre les thérapies de conversion.

Et on en profite pour rappeler que la prochaine édition du festival ‘Désir… désirs’ aura lieu du 22 au 28 janvier 2020.

Claire Breton


> De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité / Jeudi 12 décembre, à 20 h, aux cinémas Studio, 2 rue des Ursulines à Tours. Tarifs : de 3,5 à 4,5 €.

 

Horoscope WTF spécial Noël (qui n’a rien à voir avec Noël) du 4 décembre

Parce que Noël approche, l’astrologue est encore de plus mauvaise humeur. Est-ce possible ? Eh bien, oui. La preuve.

Bélier

Amour

Il en faut peu pour être heureux : regardez l’état de votre vie sentimentale.

Gloire

La vérité est difficile à entendre, mais vous n’êtes rien sans l’astrologue de tmv.

Beauté

Vous êtes rayonnant(e) cette semaine ! Non, on déconne.

Taureau

Amour

La personne à votre droite est cocue. Ça pique, ah ouais ?

Gloire

Vous êtes du genre à dire « titine » au lieu de voiture. Bref, vous êtes officiellement un crouton.

Beauté

Excusez-vous d’exister. Z’êtes trop parfait(e) pour ce monde.

Gémeaux

Amour

À la minute où vous lisez ces lignes, 69 000 couples sont en train de s’envoyer en l’air. Fou, non ?

Gloire

Eh bien oui mes chers gnous, on en apprend tous les jours dans tmv. Allez, biz !

Beauté

Elle est sympa votre raie du plombier.

Cancer

Amour

Tant de romantisme en vous que vous avez envie de rouler une pelle à un arc-en-ciel

Gloire

Olala, arrêtez de vous plaindre, on dirait Damien Saez.

Beauté

Vous, on ne vous voit pas de loin. Mais on vous sent de loin.

Lion

Amour

M’en fous.

Gloire

La constellation du James Brown vous rappelle que… WOAAAAAAAAAAA, I Feel good, Ta dada dada dada

Beauté

Vos poils, vos cernes, votre derrière : pas d’doute, vous êtes un panda.

Vierge

Amour

Votre ex est con comme un balai. C’est gratuit et méchant pour les balais, mais ça fait du bien.

Gloire

Vous aimez rester dans l’ombre…

Beauté

… ce qui est tant mieux, parce que ce style vestimentaire, c’est vraiment plus possible.

Balance

Amour

Reconnaître ses torts est signe d’humilité et de force. Vous savez ce qu’il vous reste à faire avec votre ex.

Gloire

Tel le ventilateur, vous brassez de l’air.

Beauté

Gastro prévue ce week-end. Allez kissou !

Scorpion

Amour

Ce n’est pas parce que vous aimez le foot qu’il faut autant simuler hein..

Gloire

Les gens qui disent chocolatine, qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Beauté

Pas de secret : tout se joue à la naissance, hein CLIN D’OEIL.

Sagittaire

Amour

En Amour, vous êtes ce
qu’O-Zone est à la musique.

Gloire

Pensez aux lunettes. De vos toilettes.

Beauté

L’argent n’a pas d’odeur. Mais vous, oui, par contre.

Capricorne

Amour

Les relations amoureuses, c’est comme les crêpes. On foire toujours la première. Allez A+ !

Gloire

Au fond de chaque Capricorne somnole un gros boulet.

Beauté

Vous avez la consistance d’une tartiflette mais malgré tout, vous restez un missile nucléaire de la beauté.

Verseau

Amour

Vous tomberez amoureux/se d’un morse.

Gloire

Vous allez apprendre à communiquer en morse.

Beauté

Vous avez une tête de morse.

Poissons

Amour

Vous allez vous accoupler avec un Sagittaire, un Bélier et un Balance…

Gloire

… Berk, ça en fait du monde du coup !

Beauté

Par chance, vous avez l’élégance d’un poney.

UTBM : Marius Chambre tient le haut du panier

Joueur virevoltant, véritable révélation de l’UTBM, Marius Chambre brille durant les rencontres.

Marius Chambre, de l’UTBM, face à Lorient.

Arrivé cet été en provenance d’Orléans pour occuper le poste de meneur de jeu de l’équipe première de l’UTBM aux côtés des expérimentés Aldo Curti et Gérald Guerrier, Marius Chambre (21 ans ; 1,81 m) se plaît à Tours. Et son temps de jeu ne cesse d’augmenter.

Les blessures de Guerrier et, vendredi soir à Tarbes, de Curti, l’ont propulsé aux manettes de l’équipe. Auteur de 10 points lors de la victoire de son équipe dans le sud-ouest (83-75), le jeune meneur est pour beaucoup dans l’excellente première partie de saison de son équipe, actuellement 5e de Nationale 1.

« J’ai démarré tout petit en région parisienne à Fontenay-le-Fleury avant de jouer en minimes jusqu’en cadet à Versailles. Puis je suis allé à Mulhouse, avant de jouer quelques mois au Canada et à Monaco. » A Orléans, où il fit notamment la connaissance de son futur partenaire de jeu, et ex-limougeaud Aldo Curti, il fit quinze apparitions en équipe première (Pro B), évoluant le plus souvent en Nationale 3 (14,5 pts de moyenne en 2018 et 12,7 pts en 2019) avant de prendre la direction de Tours.

Joueur virevoltant en gros progrès sur le plan collectif, il reconnaît s’intéresser à beaucoup de choses. Ses passions : l’actualité sous toutes ses formes (écologie, politique étrangère), les séries télé et aussi les jeux vidéo. Samedi 30 novembre, il portera la responsabilité de conduire le jeu de l’UTBM contre La Rochelle, dans la salle de Tours-Nord, à Monconseil. Avant d’attaquer les matches retour par un périlleux choc contre Angers, actuel leader du championnat de Nationale 1.

Thierry Mathiot

Compagnie 2si2la : clown un jour, clown toujours

La Compagnie 2si2la joue son dernier spectacle Just like a woman, parallèlement à ses stages de clown pour adultes.

Clémentine Serpereau, de la compagnie 2si2la.

Son fil rouge, c’est le clown. Ce personnage haut en couleurs, joyeux ou triste, né sous les chapiteaux de cirque, a porté, formé et inspiré Clémentine Serpereau. Après deux années au Samovar, l’école de clown de Bagnolet, l’actrice a co-créé la Compagnie 2si2la aujourd’hui basée à Saint-Pierre-des- Corps. C’était en 2008.

Depuis, le clown de théâtre, émancipé de l’univers circassien, s’est installé dans son jeu d’actrice et ses créations teintées de musique et de danse. « Il est toujours un peu présent dans mes spectacles », analyse l’artiste de 38 ans. « On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé, comme une personnalité que l’on interroge, ajoute-t-elle. Le mien a les mêmes caractéristiques depuis 10 ans, même s’il évolue, grandit ; il est très féminin, a un côté bon élève, ne supporte pas la triche, les injustices. Mais c’est aussi une parfaite victime, ce qui n’est pas du tout mon cas dans la vie ! »

« On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé »

Chaque année, Clémentine Serpereau organise des stages de découverte du clown pour adultes, amateurs et professionnels. « Grâce à des jeux, ils trouvent rapidement les traits caractéristiques de leur clown, certains trichent, d’autres dénoncent », sourit-elle.

Just Like a woman, le quatrième spectacle de 2si2la, est l’adaptation d’un texte de Jalie Barcilon, elle-même clown, auteure et metteuse en scène. Le thème de ce duo comédienne/ guitariste ? La maternité et une question : « Qu’est-ce qu’être une femme d’une trentaine d’années aujourd’hui, avec ou sans enfants ? », résume Clémentine Serpereau. Qui jouera des éléments de réponses avec le musicien et compositeur Messaoud Bouzid, dans une mise en scène de Delphine Poudou et Nathalie Pellé.

Flore Mabilleau


> Just Like a woman, à 20 h 30 le 7 décembre au Patronage Laïque La Riche Lamartine à Tours. Tarifs : de 8 à 12 €.

> Stages clown les 18 et 19 janvier et les 8 et 9 février 2020. Tarifs : de 60 à 80 €.

Parlons champignons avec le chef Maximilien Bridier

Le chef du sublime restaurant La Roche Le Roy, Maximilien Bridier, nous a accueillis pour parler champignons et gastronomie. A table !

Maximilien Bridier, du restaurant La Roche Le Roy.

Quand on l’a appelé, il nous a répondu illico : « Venez au restaurant demain matin à 9 heures ! » Le sujet de l’interview nous avait ouvert les portes. Parler de champignons avec Maximilien Bridier ne nous paraissait pourtant pas si évident mais, d’entrée, ses premiers mots allaient nous rassurer.

« Merci d’écrire sur les aliments de saison. La saisonnalité comme la proximité des produits sont les clés de la qualité. » Et d’ajouter : « Les champignons, cela me replonge dans mon enfance à Blois. Avant d’apprendre à les cuisiner auprès de mes maîtres d’apprentissage, je les ai découverts en tant que jeune cueilleur en compagnie de mes grands-parents, de ma mère et de mon père. » Dans le mille !

Le grand (également par la taille) chef du restaurant La Roche Le Roy, au pied de Saint-Avertin, se souvient des paniers remplis de cèpes, de pieds de moutons, de coulemelles ou de trompettes de la mort. « Bien sûr, je ne connais pas tous les champignons mais, comme tout bon cueilleur, je sais qu’il ne faut ramasser que ceux qui nous sont familiers. »

Pour son restaurant, Maximilien Bridier s’approvisionne auprès de vendeurs professionnels, et dans les marchés réservés notamment aux restaurateurs (à Rochecorbon ou Rochepinard). La période des bolets est maintenant passée mais pas de soucis pour lui. « On en a rentré beaucoup cette année, après deux ans plus difficiles. Nous pourrons ainsi en proposer jusque fin décembre. On les a nettoyés, pochés dans de l’huile puis stérilisés. On les conserve ensuite dans cet état dans des chambres froides. »

On se régale…

Le bel automne des champignons n’est pas fini. Restent à venir notamment les trompettes de la mort, si le grand froid ne se met pas à sévir. Actuellement à la carte de La Roche le Roy, Maximilien Bridier et son équipe (15 à 18 personnes) proposent cèpes et pieds de moutons en accompagnement de pluma ibérique. Cette viande de porc espagnol, située dans l’échine noble, voit sa tendreté ainsi décuplée. Et quand le temps des champignons de forêt est passé, ceux de Paris prennent le relais.

« Nous faisons des champignons tournés, explique le chef. Cela nécessite une grosse technique pour les réaliser. Une minute par champignon, soit 1 heure 30 de travail pour 90 spécimens. » Le chef sort alors son téléphone et nous montre la photo du résultat. Les champignons délicatement striés sur le dessus ressemblent à de délicieux macarons.

« Pour ne pas qu’ils noircissent, nous les plongeons dans un jus citronné, évitant ainsi l’oxydation. » Quant à la simple omelette aux champignons, si elle ne figure pas à la carte de ce restaurant de standing, c’est pourtant avec elle que Maximilien Bridier, cette année, a dégusté ses premiers bolets. Comme à la maison !

T.M.

Horoscope WTF du 27 novembre au 3 décembre 2019

On souhaite bonne chance aux Poissons et aux Béliers qui, une fois n’est pas coutume, prennent cher.

Bélier

Amour

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Gloire

Une étude prouve que la
frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Beauté

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Taureau

Amour

Vous êtes solo de la saucisse.

Gloire

Arf, vous voilà bloqué(e) au
péage de l’autoroute du 2nd degré.

Beauté

1 à 5 % de la population est
touché par la polythélie (le fait d’avoir
un 3e téton). Voilà, c’est tout, bisou.

Gémeaux

Amour

Pensez à un plan B plutôt
qu’à un plan Q.

Gloire

La constellation du Mélenchon
vous rappelle que la République,
c’est vous.

Beauté

Au réveil, vous ressemblez
aux machins tout bleus dans le film
Avatar.

Cancer

Amour

Vous êtes un joli papillon,
butinant à peu près toutes les fleurs
qu’il croise.

Gloire

Eh bien… Vous et vos ami(e)s
formez une belle brochette de beaufs !

Beauté

« Quand on gratte, c’est gagnant
à tous les coups » (sponsorisé
par vos boutons)

Lion

Amour

Vous n’allez pas tarder à
vous prendre un vent. Mais un gros,
un bien gros.

Gloire

Roh, mais ouiii, vous êtes un
pauvre bichon, on sait.

Beauté

Vous êtes pas mal. Mais pas
top non plus, ne vous enflammez pas.

Vierge

Amour

Dur, dur mais dites-vous qu’un
jour, il y aura prescription avec votre ex.

Gloire

Vos collègues parlent dans
votre dos. Mais vous avez de belles
fesses, alors ça va.

Beauté

Vous avez l’oeil bovin. C’est
pas très beau.

Balance

Amour

Il serait judicieux d’éditer
un mode d’emploi pour comprendre le
fonctionnement de votre vie sexuelle.

Gloire

Tous à poil ! On avisera après.

Beauté

N’hésitez pas à utiliser un
déodorant. Osez, que diable !

Scorpion

Amour

Vous vous vautrez dans le
stupre et la fornication. Berk.

Gloire

La constellation d’Aya Nakamura
vous conseille de fermer la
porte, car vous avez le pookie dans
l’sas.

Beauté

Votre passion des slips en
cuir fait du mal à votre porte-monnaie.

Sagittaire

Amour

Bouarf, continuez de creuser.
Au point où vous en êtes.

Gloire

La constellation du Boris Eltsine
indique que vous avez 3 grammes
dans chaque œil.

Beauté

Vous êtes sexy. Profitez-en,
on vieillit vite.

Capricorne

Amour

Dites, les margoulins, vous
n’en avez pas marre de faire tourner
les têtes ?

Gloire

Sans vouloir cafter, un drone
vous observe depuis 2 mois et vous
voit tout(e) nu(e) chez vous.

Beauté

Le fait est désormais avéré :
votre nombril est la chose la plus sexy
du monde.

Verseau

Amour

Vous saviez que votre meilleur
ami avait eu des pensées coquines
en pensant à vous hier ?…

Gloire

…Eh ouép, il vous en apprend
des trucs l’astrologue (50 € sur mon
Paypal please).

Beauté

Les peaux mortes, ce tue
l’amour…

Poissons

Amour

Vous foncez dans le mur,
mais après tout pourquoi pas ?

Gloire

Faites du yoga. Ou du gras.
Notre boule de cristal est dégueu, désolé,
on voit rien.

Beauté

Vos photos sur Facebook
nous rappellent que même Photoshop
a ses limites.

Champignons : les rois de la cueillette

Hôtes de nos forêts quand l’humidité automnale est au rendez-vous, bolets, cèpes, pieds de moutons et maintenant trompettes de la mort et autres girolles ravissent les promeneurs et fins gourmets de Touraine. À consommer avec grande attention !

(Photo Adobe Stock)

Le dimanche matin, le Bois des Hâtes de Saint-Avertin est bien connu pour être un terrain de jeu idéal pour les coureurs à pied et les vététistes. Mais depuis trois semaines, une autre catégorie de bipèdes a rejoint les sportifs dominicaux. Panier à la main, ils s’enfoncent dans les sous-bois, le regard panoramique.

Les cueilleurs de champignons, puisqu’il s’agit d’eux, ont investi les lieux. « On a eu des conditions idéales, explique Didier Raas, pharmacien-mycologue, membre de Botamyco 37. Pour qu’il y ait une poussée de champignons, il faut une conjonction de trois chocs : chaud-froid, sec-pluie et jour-nuit. Après l’été qu’on a connu ainsi que la sécheresse, les conditions actuelles sont idéales. »

Didier Raas est un spécialiste-passionné mais également un homme averti des risques induits par cette activité. Et quand on lui rappelle que dans les années 1970-1980, un médecin vosgien, le Dr Bastien, s’était mis en tête de démontrer que l’amanite phalloïde était moins dangereuse pour la santé qu’un hamburger un peu trop gras, il nous arrête tout de suite. « Le professeur Bastien était un original. Certes, il a voulu démontrer qu’en mettant en place des protocoles médicamenteux précis, on pouvait manger des amanites phalloïdes, mais au final il y a laissé un rein, une partie de son foie et il est mort. » Le message est passé !

« On ne peut pas trouver de bolets ou de cèpes dans nos forêts en décembre »

D’autant qu’avec la poussée d’octobre-novembre, les cas d’intoxications ont été multipliés par dix en quinze jours. Alors si les cueilleurs, via Internet, semblent mieux informés que jamais, les accidents ne disparaissent pas pour autant. Jean-Pierre, un de ces amateurs culinaires, rencontré en lisière de bois, y va lui aussi de son anecdote. « Lorsque j’étais enfant, notre voisin nous donnait une partie de sa cueillette mais ma mère ne nous les cuisinait pas avant d’avoir vérifié le lendemain que le voisin était encore bien portant. »

L’histoire fait rire Didier Raas. « Certains symptômes très graves peuvent apparaître jusqu’à douze jours après avoir mangé des champignons. Généralement, les premiers signes sont des nausées, quelques maux de ventre et puis après une accalmie et deux ou trois jours, l’enzyme du champignon attaque le foie et le rein. C’est catastrophique. »

Jean-Pierre et quelques autres en sont pour une belle peur rétroactive. Stéphane Burdin, pharmacien dans le quartier Beaujardin, voit souvent passer dans son officine des cueilleurs venus faire expertiser leur « récolte ». « C’est au cours de la 5e année de nos études que nous apprenons à les connaître. Parfois, les gens viennent me voir, en ayant mélangé par ignorance les comestibles et les toxiques. Résultat, ils me laissent tout. Le conseil à donner consiste à cueillir les champignons qu’on connaît. Et là, c’est sans risque. »

Il y a, bien sûr, un autre moyen plus rassurant de se fournir en champignons de saison. Anne, Loir-etchérienne vivant à Bourré, nous accueille devant son étal au marché des Halles, à Tours (le lendemain, elle sera à Velpeau puis au marché Saint-Paul). Elle ne vend que des champignons et bondit quand on lui parle de notre article : « Expliquez bien aux gens qu’ils ne peuvent pas trouver des bolets ou des cèpes de nos forêts au mois de décembre ou alors c’est qu’il s’agit de champignons venus des pays de l’Est et on ne sait pas où ils ont poussé. »

En effet, car si Louise Lépine, diététicienne à Tours, nous explique que « les champignons sont une excellente source de fibres, mais aussi de protéines végétales, de vitamines B et D », ce sont aussi de véritables aspirateurs à pollution. Tous les garde-fous mis en place, la cueillette suivie d’une dégustation reste toutefois un moment divin. Et gageons que les omelettes de cèpes ou de trompettes de la mort ne sont pas prêts de disparaître de nos assiettes. Ce serait dommage.

Thierry Mathiot

La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté

À travers un récit épique et captivant, le nouveau spectacle du collectif NightShot questionne l’hégémonie culturelle américaine.

Mai 2011. Les forces spéciales américaines attaquent Abbottabad au nord du Pakistan pour capturer Ben Laden. Mars 2013, un magazine américain publie l’interview de l’un des soldats de cette opération. C’est le point de départ de la nouvelle création théâtrale du collectif Nightshot.

Composé d’une petite dizaine d’artistes aux talents divers et nombreux, NightShot est un collectif artistique, né de la rencontre entre jeunes comédiens de Tours. Après leurs études au Conservatoire puis dans des écoles nationales de théâtre, ils sont revenus créer ce collectif avec pour objectif de « pratiquer l’art vivant à partir de questions actuelles, générationnelles, intemporelles ».

Adapté d’un roman d’Emmanuel Adely, La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté veut « proposer une expérience immersive dans notre inconscient collectif biberonné à la culture américaine et questionner ce perpétuel paradoxe qui est d’adorer et détester ce pays ». La pièce ne raconte pas la traque telle qu’elle a eu lieu mais « comment nous, les occidentaux, sommes incités à l’imaginer en questionnant les clichés dont nos cerveaux sont encombrés ».

Après le très réussi Nous allons vivre en 2016, cette nouvelle création promet de nous secouer : « Nous voulons proposer un spectacle sensoriel, drôle, angoissant et épidermique, notamment par l’utilisation de références musicales et visuelles des plus populaires, dont ce pays a abreuvé et abreuve encore la planète entière. »


> La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté : Du 21 au 26 novembre. Théâtre Olympia de Tours. / Mise en scène de Clément Bertani et Edouard Bonnet 

> Tarifs : de 9 à 26 €. www.collectifnightshot.com

 

Natation : Sylvie Le Noach-Bozon, mélodie en dos majeur

On a remonté le temps avec Sylvie Le Noach, grande nageuse au parcours impressionnant.

Sylvie Le Noach et Michel Sauger.

Elle a quitté Tours, il y a quelques mois, pour s’installer dans la région nantaise, pas loin de sa fille Alicia (35 ans) et de ses petits-enfants. Elle n’a pourtant pas oublié ce que la Touraine lui a apporté. La remarque vaut également dans l’autre sens. Avec Gilbert Bozon (décédé en 2007), son entraîneur avant de devenir son mari, elle a écrit les plus belles pages de la natation tourangelle.

Prof de sport puis entraîneur, après sa carrière de nageuse, elle occupa durant de nombreuses années la présidence du club des enfants de Neptune. Lorsqu’on lui rappelle les incroyables péripéties de son parcours aquatique, des Jeux de Munich à ceux de Montréal, elle s’esclaffe : « Oh, ne me parlez pas des JO de 1972. J’avais à peine 17 ans. Vous vous rendez compte, je n’avais pas encore disputé de grandes compétitions et on me voyait déjà sur le podium ! »

Spécialiste du dos (100 m et 200 m), Sylvie Le Noach était promise à une trajectoire à la Kiki Caron, vice- championne olympique en 1964. « J’étais trop jeune et je me suis plantée. » L’année suivante, lors des premiers championnats du monde de natation disputés à Belgrade, elle se qualifiait pour la finale du 200 m dos. Enfin lancée.

Jusqu’aux championnats d’Europe à Vienne

« Mais, en tant que nageur, on ne gagnait pas un centime. Alors j’ai poursuivi mes études pour devenir professeur de sport. J’avais pensé faire médecine, mais c’était trop difficile. J’ai fait l’UREPS à Poitiers continuant à m’entraîner six heures par jour, trois heures le matin et trois en soirée. »

Aux championnats d’Europe de Vienne, en 1974, elle remporta sa seule médaille en grande compétition, décrochant le bronze avec le relais 4 x 100 m. nage libre, associée à Guylaine Berger, Chantal Schertz et Claude Mandonnaud. « C’était l’époque où les nageuses de l’Est (RDA, Bulgarie, URSS), boostée par le dopage, monopolisaient les podiums. »

Dans ces conditions, sa 4e place sur 100 m dos et la 5e sur 200 m dos en disent long, trente-cinq plus tard, sur son immense talent. Sa carrière de nageuse pliée, elle se souvient de ces quatre premières années de prof de sports : « J’ai fait trois ans à Amboise et un au lycée Choiseul. Pas des grands souvenirs. »

Compétitrice dans l’âme

Compétitrice dans l’âme, Sylvie Le Noach ne se satisfait pas du sport fait à moitié, de la dilettante. « Je suis parvenue ensuite à intégrer la direction technique nationale, Tours devenant également pôle espoirs de la natation française. Et là je me retrouvée dans mon élément. » Elle a vu arriver et percer de jeunes nageurs pétris de talents comme Christophe Bordeau, Gaëlle Verger, Vincent Hamelin et… Alicia Bozon, sa fille.

« Alicia a arrêté sa carrière au moment où elle commençait à s’entraîner, confie Sylvie Le Noach. J’avais disputé deux JO, son père avait été médaillé à Helsinki (1952) et elle s’était fixée comme objectif de participer elle aussi à des Jeux Olympiques. Ce qu’elle a fait… » A 16 ans, Alicia Bozon disputa la finale des JO de Sydney (2000) avec le relais 4 x 200 m. L’année suivante, elle était finaliste sur 400 m aux mondiaux de Fukuoka. Et puis basta ! « C’était fini alors que cela commençait à peine. Mais mon mari comme moi n’avons pas voulu la forcer… »

Aujourd’hui, Alicia s’est installée dans la région nantaise où un autre élément liquide l’accapare, étant devenue commerciale dans le domaine viticole. Et Sylvie Le Noach passe du temps avec les enfants d’Alicia, se distrait en pratiquant la danse country et le chant chorale, tout en continuant à nager une ou deux fois par semaine. On ne se refait pas à 64 ans.

Thierry Mathiot

La bibliothèque municipale, mémoire sonore de Tours

#VisMaVille Dans cette discothèque-ci, on ne danse pas, on écoute. Avec plus de 7 000 vinyles d’hier et d’aujourd’hui, la bibliothèque municipale de Tours se transforme en mémoire sonore, entre les mains du bibliothécaire Guióm Virantin.

Jeudi après-midi. La bibliothèque centrale de Tours est fermée au public, mais derrière ses portes, une véritable ruche est en mouvement. Tout le monde est sur le pont : mise à jour des catalogues, réunions, accueil de groupes… et même émission de radio !

C’est au micro de Radio Campus Tours que nous retrouvons Guióm Virantin, bibliothécaire en section Musique & Cinéma. Avec lui, direction les coulisses, puisque sur les huit niveaux que compte l’établissement, seuls deux et demi sont ouverts au public. Sur les rayonnages qui nous attendent en réserve, aucun livre.

Et pour cause : Guióm est en charge du fonds de disques vinyles. Sur une étagère, des bombes aérosols : « C’est notre outillage, rudimentaire mais efficace : une brosse en poil de soie, une chamoisine, de l’eau déminéralisée, et ces soufflettes ! On a même investi dans une machine à nettoyer les disques, car si ceux de nos collections sont en général en bon état, ce n’est pas toujours le cas pour les dons. »

7 000 vinyles chouchoutés

Plus de 7 000 vinyles sont ainsi chouchoutés et préservés du temps qui passe. Un travail d’orfèvre qui s’inscrit dans le rôle de conservation de la bibliothèque municipale, gardienne des trésors culturels d’hier. Mais Guióm est aussi un homme de son temps !

Mélomane autodidacte, il maîtrise aussi bien les chants grégoriens que les nouveautés internationales et les sorties tourangelles, via le réseau des bibliothèques Scène Locale 37, branché sur l’actualité des artistes locaux. Rester à l’écoute Côté vinyle, « on achète des disques récents, lorsqu’ils ont été enregistrés ou mixés en analogique, ce qui rend au vinyle tout son intérêt ».

À côté d’un album très recherché de Nino Ferrer, on trouve donc le groupe local Verbal Razors ou le dernier Antibalas, prêts à intégrer la mallette de nouveautés qui navigue chaque mois d’une médiathèque à l’autre. « On essaie aussi de faire vivre nos vinyles avec des expositions de pochettes, et les Rendez-Vous du Mange-Disque : le vinyle devient alors un support pour inciter le public à travailler l’écoute, tout comme un musicien travaille son instrument. »

Bientôt au Conservatoire pour une écoute de vinyles ou sur les ondes de Radio Béton, Guióm est donc comme ses collègues, loin du cliché vieillot du bibliothécaire qui s’encroute : « Notre but est de créer des actions qui parlent aux gens », à l’écoute du public et du monde d’aujourd’hui.

Textes et photos : Maud Martinez

Nicolas Mercier, 16 ans, engagé pour la planète

Portrait de Nicolas Mercier, un jeune homme qui mène son combat pour la planète sur plusieurs fronts.

« C’est le combat de ma vie, alors je le vis à fond. » À 16 ans, Nicolas Mercier est déterminé. Son combat pour la planète, il le mène sur plusieurs fronts. D’abord, dans la rue : le jeune homme est l’un des dix élus au collège de Youth for Climate Tours, l’organe décisionnel du mouvement.

Il se souvient de la manifestation du 15 mars, la plus grosse mobilisation tourangelle des jeunes pour le climat avec 3 000 participants, puis de celles qui ont suivi en mai et septembre. « Nous protestons contre l’inaction politique et le capitalisme. »

Le lycéen, en terminale au lycée Balzac à Tours, agit également dans son établissement scolaire, où il participe à un projet environnement. L’objectif ? Installer des ruches. « Ces actions au lycée sont complémentaires », estime-t-il.

Mais l’adolescent s’engage également chez lui, au quotidien : « Aujourd’hui, je ne mange quasiment plus de viande, et je souhaiterais arrêter totalement. » Le jeune homme a convaincu ses parents d’utiliser des produits ménagers qu’il fabrique lui-même, et avec sa mère, il cultive un potager afin « d’aller vers plus d’autosuffisance ». Loin des clichés sur les jeunes fainéants et insouciants.

 

Tours : la jeunesse en action pour la planète

Face à l’urgence climatique, l’appel de Greta Thunberg a déclenché une mobilisation des jeunes sans précédent. Dans le monde, en France… et à Tours.

(15 mars 2019 à Tours : 3 000 lycéens manifestaient pour le climat)

Et 1, et 2, et 3 degrés ! C’est un crime contre l’humanité ! » À Tours, le 15 mars 2019, 3 000 jeunes en grève scolaire manifestaient pour le climat. Une première à Tours ! L’objectif ? Dénoncer l’inaction des dirigeants politiques.

« L’appel de la militante suédoise Greta Thunberg a déclenché ce mouvement transnational. Les jeunes se reportent sur une personne de leur âge, figure d’apaisement et d’indignation morale », analyse Joël Cabalion, sociologue à l’université de Tours. En août 2018, l’adolescente avait commencé seule devant le Parlement suédois, sa pancarte « grève scolaire pour le climat » à la main.

La première mobilisation tourangelle était organisée par des lycéennes de Grandmont et Notre- Dame-La-Riche au sein du collectif « Pas de printemps silencieux ». Une seconde grève a suivi en mai, puis une troisième en septembre, avec un millier de lycéens et d’étudiants à chaque fois.

(Manifestation d’Extinction Rebellion, le 7 octobre à Tours)

Depuis, le collectif s’est structuré. En août dernier, il a rejoint le mouvement de jeunes Youth for Climate France (YFC) : « Nous sommes engagés pour le climat et l’écologie, contre le capitalisme et toutes les discriminations (racisme, sexisme…) », présente le lycéen Nicolas Mercier, membre de YFC Tours et chargé de la communication. Le mouvement se veut horizontal, sans hiérarchie : un collège tourangeau de 10 jeunes (tous lycéens) est élu tous les trois mois afin de prendre les décisions et d’organiser la vie du groupe.

« Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour l’avenir »

D’autres initiatives sont nées de l’urgence écologique, avec des jeunes en première ligne à Tours. Comme ANV-Cop 21 et ses actions non-violentes (les décrochages de portraits présidentiels par exemple) ou Extinction Rebellion (XR), mouvement de désobéissance civile lancé fin 2018 au Royaume-Uni. « Il faut agir face à l’urgence », résume ChaBou (pseudo), 20 ans, membre d’XR Tours.

Le groupe a manifesté devant la métropole pour dénoncer les subventions à l’aéroport, organisé une marche funèbre devant la mairie ou éteint les enseignes lumineuses de magasins. « Ce sont des mouvements disparates, avec diverses formes de mobilisation (grèves, marches, actes de désobéissance civile…), mais aussi des points communs : l’environnement devient une cause dont s’emparent des jeunes, plutôt urbains, issus des classes supérieures », poursuit Joël Cabalion.

Selon les études du collectif de chercheurs Quantité critique, la jeunesse des classes populaires reste la grande absente. À noter cependant, l’initiative #MaCitéVaBriller, où des jeunes des quartiers se lancent le défi de nettoyer leur cité. À Joué-lès-Tours, l’association Salade tomate union, créée par des jeunes du quartier La Rabière, a relevé le challenge en septembre. Ce nouvel élan profite aussi à des associations historiques, comme la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO Touraine).

Fin septembre, elle lançait son groupe jeunes, avec 57 recrues (90 % d’étudiants). Du jamais vu ! « Cet engouement va nous permettre de démultiplier nos actions », se réjouit Baptiste Boulay, animateur et coordinateur du groupe à la LPO Touraine.

« La pensée politique est en pleine ébullition »

De quoi changer certains regards portés sur la jeunesse ? Assurément, « cela remet en cause une vision individualiste et je-m’en-foutiste des jeunes », pointe Joël Cabalion. Pour autant, certains adultes gardent un avis négatif sur leur mobilisation, n’y voyant qu’une seule motivation : sécher les cours… « Non, nous ne sommes pas une bande d’individus amorphes ! Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour notre avenir. Nous voulons construire le futur dans le respect de la planète. Nous portons des alternatives tournées vers l’écologie et le social. Nous aussi, nous voulons réaliser nos rêves ! Et nous nous en donnerons les moyens », assure Nicolas Mercier à Youth for Climate.

Difficile de dire si ces mouvements changeront la donne. Une chose est sûre : « Ils transforment les individus. D’autant plus les jeunes, dont la pensée politique est en pleine ébullition », précise le sociologue. En tout cas, l’action continue. Lycéens et étudiants se donnent rendez-vous à la fin du mois, le 29 novembre, pour une nouvelle grève mondiale pour le climat.

Texte : Nathalie Picard / Photos : Hugues Le Guellec & Julien Pruvost NR

Horoscope WTF du 20 au 26 novembre 2019

C’est l’heure, c’est dur, voire très difficile à encaisser, mais bref… voilà le retour de l’astrologue tmv et son horoscope presque 100 % vrai.

Bélier

Amour

Dites, c’est vous qu’on a vu(e) sur Canal+, samedi dernier à minuit ?

Gloire

Vous êtes aussi utile qu’une valise sans poignée.

Beauté

Ça nous fait mal de l’avouer, mais force est de constater que vous êtes les plus canons cette semaine.

Taureau

Amour

Eh bien voilà. Vous êtes arrivé(e) à un point où vous n’en avez plus rien à foutre.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous conseille de caaaasseeeer laaa voiiiix.

Beauté

Vos flatulences au goût de Tchernobyl ne plaisent guère à votre entourage.

Gémeaux

Amour

Galipette, bistouquette, raclette. Votre programme de dimanche s’annonce fifou.

Gloire

Le diagnostic du docteur Bichon est sans appel : votre ego est bien trop surdimensionné…

Beauté

… Mais bon, c’est de notre faute. L’horoscope tmv est bien trop gentil avec vous.

Cancer

Amour

Comme disait le grand philosophe Tonton David, « chacun sa route, chacun son chemin »… Vous pigez où on veut en venir ?

Gloire

Parler comme Yoda désormais vous devez…

Beauté

… Car la même face fripée vous avez.

Lion

Amour

Arrêtez de faire semblant au lit… ça commence à se voir.

Gloire

On devrait tous avoir un(e) pote Lion dans sa vie…

Beauté

… POUR LUI PÉTER LES DENTS !! MOUAHAHA.

Vierge

Amour

Pour plaire, essayez d’être un peu moins déprimant qu’un lundi.

Gloire

On sait tous que vous aimez dessiner des choses obscènes dans les toilettes des bars.

Beauté

Vous avez la fesse frivole.

Balance

Amour

Promis, on n’est pas en train d’écrire dans 30 000 exemplaires de tmv que vous aimez les fessées.

Gloire

C’est l’histoire d’un pingouin qui respire par les fesses. Un jour, il s’assoit et il meurt. Allez A+.

Beauté

Il faut s’y faire, votre carrure de mortadelle ne fait plus effet.

Scorpion

Amour

Mouais. Beaucoup de transpiration pour pas grand-chose au niveau des galipettes.

Gloire

Netflix va vous contacter et vous proposer de jouer dans sa nouvelle série, La Casa de Popol.

Beauté

Vous sentez le mammouth.

Sagittaire

Amour

Vous êtes l’équivalent d’un crashtest au niveau des relations amoureuses.

Gloire

D’après la constellation de la Sylvie Vartan, ce soir vous serez la plus belle pour aller danser…

Beauté

… Mais pas d’pot, vous dansez aussi bien qu’un cul de jatte sous Lexomil. Bisou.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes aussi jubilatoire qu’un solo de Jimi Hendrix.

Gloire

Vous êtes bien trop gentil(le) pour ce monde. Pas de doute, l’astrologue prédit que vous vous réincarnerez en peluche…

Beauté

… ou en slip pilou-pilou. (mais ça, ce serait la honte)

Verseau

Amour

Vous avez le bonjour de Jacquie et Michel.

Gloire

Qui a besoin d’ennemi quand on a un(e) ami(e) comme vous ?

Beauté

La bigorexie est la dépendance à l’activité physique et sportive. Bref, tout votre contraire. (hop c’est gratos)

Poissons

Amour

Pluton va vous brancher avec un(e) Sagittaire. Lundi. Midi.

Gloire

Alors mes p’tites loutres, ça fait quoi d’avoir l’esprit aussi pervers que l’astrologue de tmv ?

Beauté

Vous êtes aussi sexy qu’un dindonneau. Glouglouglouglou.

Winnie Baltazar de Almeida fait pétiller Montlouis

C’est une révélation du football : retour sur le parcours de Winnie Baltazar de Almeida, l’homme qui enflamme Montlouis.

À Montlouis, on y croit dur comme fer et on compte sur lui. Révélation du début de championnat de nationale 3, Winnie Baltazar de Almeida a tout juste 20 ans mais ce week-end en Coupe de France, il tentera de propulser l’AS Montlouis au 8e tour.

La tache n’est pas insurmontable pour l’attaquant français, rapide et altruiste, auteur avec son club d’un étonnant début de saison. Il y a trois semaines, ses deux buts avaient terrassé une des grosses cylindrées du Championnat, Vierzon (battu 3-2 en Touraine) et depuis, c’est lui qui assure le spectacle.

Face à la formation normande de l’AF Virois, actuellement 10e de son groupe de Nationale 3 et tenue en échec par Dieppe (1-1), samedi dernier, Winnie, comme tout le monde l’appelle, voudra une nouvelle fois faire parler la poudre et permettre à Montlouis de poursuivre l’aventure en Coupe de France. Cela fait vingt ans que l’équipe n’a pas atteint ce niveau !

Débarqué en Touraine il y a deux saisons pour s’imposer comme meilleur buteur de son équipe en Régionale 1, il avait semblé marquer le pas l’an passé. « J’ai manqué d’assiduité, reconnaissait-il. Mais je me suis reconcentré sur mes objectifs. J’ai le sentiment d’avoir franchi un palier. »

Son entraîneur, Emmanuel Hamon, porte exactement le même diagnostic : « Il a fait de vrais progrès et, dans le jeu, je l’encourage à prendre plus de responsabilités ». Joueur rapide à la frappe puissante et soudaine, Winnie est un véritable poison pour les défenses. Samedi, à 18 heures devant son public, face à l’AF Virois, gageons qu’il sortira le grand jeu.

Thierry Mathiot

Les nouveaux coiffeurs : encore une petite coupe ?

Du salon cosy au coeur de Tours au rendez-vous express en galeries commerciales, en passant par l’intervention à domicile de votre coiffeuse préférée, se faire (bien) couper les cheveux n’a jamais été aussi facile.

Nelly Dubost a toujours voulu être coiffeuse. « J’aime rendre les gens beaux », nous glisse la propriétaire du salon franchisé Carpy, du centre commercial des Atlantes. Formée à la coiffure à l’âge de 14 ans, selon le cursus classique CAP + BP (brevet professionnel permettant d’ouvrir un salon et d’encadrer une équipe), elle a pendant sept ans managé un ensemble de 17 salons dans toute la France avant de se poser dans la galerie commerciale attenante à l’hypermarché Carrefour en 2015.

« Je ne regrette pas ; c’est la meilleure galerie de la région en nombre de visiteurs. On a une clientèle variée, certes de plus en plus exigeante, mais comme j’adore le relationnel et la coiffure, je suis en plein dans mon élément. »

Dur dur de trouver du personnel

Deux autres coiffeurs cohabitent au centre commercial : les franchisés Fabio Salsa et Franck Provost. Comme pour toutes les autres enseignes mixtes, la clientèle se compose d’un quart d’hommes pour trois quarts de femmes. En ce qui concerne les tarifs, on est ici à 25 euros pour les garçons et 38 euros pour les filles, en moyenne.

Se définissant comme coiffeur visagiste-coloriste, Nelly Dubost travaille avec Aziza, Sandra, Clarisse et Khasa. Et pour elle, le seul bémol tient (comme pour beaucoup d’autres patrons coiffeurs) dans la difficulté à trouver du personnel. « Notre plage d’ouverture va de 9 h 30 à 20 h 30, on travaille le samedi et pas de vacances à Noël. Si l’on ajoute la station debout, cet ensemble d’éléments semble rebuter les jeunes. On a un vrai problème. »

Thomas Petitcollin, actuel gérant et futur propriétaire d’un des cinq salons Joël Sicard (« Les inédits »), 72 bis avenue de Grammont, porte le même diagnostic. Vice-président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) sur le département, il a fait ses armes aux côtés de Brigitte et Joël Sicard, et à 30 ans, il manage, coiffe, forme en CFA et conseille les professionnels.

Le secteur de la barbe

Également barbier, c’est lui qui, au virage des années 2010-2012, a convaincu ses propriétaires de se lancer dans ce nouveau business. Aujourd’hui, il forme son personnel afin de développer le secteur de la barbe. Car, vous l’ignorez peut-être mais, selon tous les coiffeurs rencontrés, trois hommes sur quatre portent aujourd’hui barbe, bouc ou moustache. Un véritable marché.

Manager des salons Authentic Men de Tours (Place de Châteauneuf, rue Charles-Gilles, rue de la Scellerie + deux salons à Chambray et Saint- Cyr), Steeven Laffont Delchet se passionne pour la barbe. Il aurait pu percer dans le monde du foot, évoluant il y a cinq ans en Nationale 3 en Bretagne, mais depuis deux ans et alors qu’il a seulement 24 ans, il impressionne. « Tailler une barbe, réaliser une coupe de cheveux en rapport, j’adore. Le contact manuel à travers le rasoir, la tondeuse, les ciseaux est unique. »

Pour le client, le passage chez Authentic Men revient à 25 euros pour la coupe de cheveux et 21 euros pour la barbe. « Nous ne pouvons pas faire de tarification groupée, et le calcul d’une prestation se fait selon le critère 1 minute = 1 euro. Même si la tendance hipsters s’est calmée ces deux dernières années, l’avenir des barbiers s’annonce prometteur », insiste-t-il.

Thierry Mathiot

Coups de feu sur Broadway… près de Tours !

La Musical Company, créée à Tours en 2011, joue sa dernière création, la comédie musicale Coups de feu sur Broadway, jeudi 14 novembre, à Montlouis.

L’esprit de Broadway soufflerait- il en Indre-et-Loire ? Loin de l’effervescence de Manhattan, une troupe d’artistes bénévoles, a créé, à Tours, la Musical Company. Leur credo : la comédie musicale à l’américaine.

« On joue, on chante, on danse sur scène, résume Thomas Lourenço, le président de l’association aux 27 printemps. La musique fait partie intégrante de l’histoire, est intégrée dans les scènes : les couplets chantés racontent autant que des répliques ».

« On joue, on danse, on chante sur scène »

La troupe, composée actuellement de dix comédiens, chanteurs, danseurs et de trois musiciens, a vu le jour en 2011 sous l’impulsion de Thomas Thuillier, alors étudiant à la fac de droit. Aujourd’hui, la Musical Company n’est plus une association étudiante, mais reste toujours un « projet de copains » qui, en plus de leurs activités professionnelles, passent des heures à créer, répéter, construire les décors, etc.

Après avoir joué Chicago ou encore Grease, la troupe s’est lancée dans son septième projet, l’adaptation de Coups de feu sur Broadway. Le pitch de cette histoire tirée d’un film de Woody Allen ? En 1929, à New York, un jeune metteur en scène voit son rêve se réaliser : sa pièce va enfin être produite à Broadway. Mais le producteur est un parrain de la mafia locale, qui exige que sa copine, sans talent, obtienne le rôle principal…

« Nous avons réalisé un gros travail de réécriture et d’adaptation des standards de jazz des années 20, qui sont le cœur du spectacle », décrit Thomas Lourenço. La couleur musicale — de cette reconstitution burlesque des années 20, mêlant comédie satirique et film de gangsters ? « Très très swing ! »

Flore Mabilleau


> Le 14 novembre, à 20 h 30, à l’Espace Ligéria (9 rue de la Croix Blanche, à Montlouis-sur- Loire). Tarifs : de 7,30 à 14,30 €.

 

« À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher »

#VisMaVille Patrick a rejoint la communauté d’Esvres, il y a une dizaine d’années. Il réceptionne, trie, classe et vend des objets donnés. Sa spécialité : les livres. Sa vie : un roman.

Des magasins de Tours-Nord ou Saint-Pierre-des-Corps à celui d’Esvres-sur-Indre, c’est bien de travail dont il s’agit. Si vous déboulez un samedi sur les coups de 14 heures à l’ouverture des magasins d’Emmaüs, le rideau tombe et c’est le grand rush garanti.

À Esvres, du côté des meubles d’occasion, vous tomberez sur Simon, compagnon, plaisanterie en bandoulière et éclats de rire assurés. Un peu plus loin, aux Bibelots, c’est Danièle (une bénévole d’Emmaüs, ancienne de France Télécom) qui bichonne les verres, les vases et belles assiettes.

Pas loin, on retrouve Patrick et Odilon. Ils s’occupent des livres. Autant Odilon, la quarantaine, originaire du Congo Brazzaville, arrivé en France au début des années 2000, est calme et observateur, autant Patrick porte haut l’élégance vestimentaire et le verbe.

Des chemins particuliers

Ces deux-là s’entendent bien. Tôt le matin, lorsque je les ai retrouvés dans un des hangars de la communauté d’Esvres, ils réceptionnaient des kilos de cartons remplis de bouquins. D’un côté, une benne pour évacuer (et recycler) et de l’autre une pile d’ouvrages divers qui seront mis en vente. Patrick connaît son affaire. « Des bouquins, dans ma vie, j’en ai acheté 7 000, 8 000… », assure-t-il.

On imagine déjà le prof de lettres, ou quelque chose dans le genre : « Non, je suis diplômé en droit des affaires ; j’ai été avocat, expert- comptable, haut placé à la Générale des eaux, au crédit foncier. » Une carrière et une vie peu commune. « Aujourd’hui, je suis retraité, malade aussi, Emmaüs m’apporte une sécurité. Comme j’ai tout eu en biens matériels avant, je n’ai pas besoin d’autre chose que ce que je trouve ici. »

À bien y regarder, la cinquantaine de compagnons d’Esvres ont tous des chemins particuliers qui les ont menés ici. Patrick y trouve son compte. Son expertise sur les livres est sa richesse. « Avant 1800, les livres se vendaient en vrac, aux feuillets. Ce sont les acheteurs qui les faisaient relier. Par la suite, tout s’est industrialisé. J’aime moins. »

Dans une remise au chaud, jouxtant le hangar, Patrick et Odilon classent, rangent et donnent un prix à chaque ouvrage. « En moyenne, on vend à un quart du prix neuf. » Sous les beaux livres reliés, j’aperçois une collection complète de la série écrite par George Martin, Game of Thrones. Les cinq tomes, en parfait état, partiront pour le prix d’un seul volume neuf. De retour dans la salle des ventes, Odilon réceptionne les achats tandis que Patrick discute, explique, conseille.

« Depuis le temps, je connais les habitués », insiste-t-il. Mais à côté des collectionneurs, il y a monsieur et madame Tout-le-monde à la recherche d’un titre particulier… L’autre jour, quelqu’un voulait un livre sur la langue bretonne, il est reparti avec la bio souvenir de Michel Drucker. Car comme le dit Patrick : « À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher ».

Thierry Mathiot


> En règle générale, les dons peuvent être déposés les jours d’ouverture le matin et tous les jours à Esvres. Tél. 0247264325. www.emmaus-touraine. org

 

Horoscope WTF du 13 au 19 novembre 2019

On salue les Cancers qui auront Stéphanie de Monaco dans la tête et les Poissons qui se transforment cette semaine en Schtroumpfs.

Bélier

Amour

On vous surnomme la
chaudière.

Gloire

Continuez de vous
sous-estimer. Vous excellez
dans ce domaine.

Beauté

C’est un fait. Vous êtes
désormais ce que l’on appelle un
croûton.

Taureau

Amour

Comme le dit le proverbe :
une rencontre n’est que le début
d’une séparation. A+ !

Gloire

Vous agissez comme un
spermophile…

Beauté

…et bien sûr, dégoûtants
comme vous êtes, vous avez cru à un
mot salace. Que nenni, mes gnous,
jetez un oeil au dico.

Gémeaux

Amour

C’est pas bien de simuler.

Gloire

Ding ding ding, la constellation
du on vous a pas sonnés vous
rappelle à l’ordre.

Beauté

Vous ressemblez à un carlin
triste et célibataire.

Cancer

Amour

La constellation de Stéphanie
de Monaco vous rappelle que
comme un ouragan qui passait sur
moi l’amour a touuut emportéééé.

Gloire

Vous êtes comme la Danette
: si bon à tout moment de la
journée.

Beauté

Pois chiche le midi, tempête
dans le lit.

Lion

Amour

Vous avez tendance à être
le Balkany de la vie sentimentale.
Bref, un(e) escroc.

Gloire

Poussez mémé dans les orties,
juste pour voir

Beauté

Cette semaine, les gens
n’auront aucune pitié avec votre tête
d’oeuf.

Vierge

Amour

Triste mardi en perspective,
puisque vous serez arrêté(e)
pour attentat à la pudeur.

Gloire

Vous ressemblez à un hamster
dans sa roue. À courir bêtement
après rien du tout.

Beauté

Fatale. (mais juste un peu
et des fois hein)

Balance

Amour

Votre coeur est comme sur
un bateau. Gare à l’amour, ça donne
le dégueulis.

Gloire

Vous avez mauvais goût. (allez
bim, c’est gratuit)

Beauté

Pas de doute, vous êtes un
subtil mélange entre Justin Trudeau
et Justin Bridou.

Scorpion

Amour

Tu veux savoir si ton ex
t’aime toujours ? N’envoie RIEN au
61313.

Gloire

Vous allez marcher dedans,
lundi prochain.

Beauté

La chance vous sourit.
Vous avez des airs de gros lamantin
ronflotant paisiblement sur la plage.

Sagittaire

Amour

Vous faites les sauvages au
lit, alors que vous n’êtes qu’un petit
truc tout tendre en réalité.

Gloire

Hé ho Jeanne d’Arc, personne
vous a causé. Arrêtez d’entendre
des voix.

Beauté

En changeant 9 lettres à
Sagittaire, on obtient « furoncle ».
Coïncidence ?

Capricorne

Amour

C’est dans les vieux pots
qu’on fait les meilleures confitures…
De rien pour le conseil, bisou.

Gloire

Comment vivez-vous votre
passion pour le nudisme ?

Beauté

Vous ne sentez pas très
bon. Mais c’est ce qui fait votre
charme

Verseau

Amour

En amour, vous êtes tel un
aspirateur. Vous ramassez seulement
les miettes.

Gloire

Selon nos prédictions, vous
avez le charisme d’un caillou.

Beauté

Boulet mais canon.

Poissons

Amour

Vous schtroumpfez plutôt
bien quand on vous schtroumpfe la
schtroumpf.

Gloire

Aïe… Il fallait que ça arrive.
Votre schtroumpf menace ce que
vous schtroumpfez.

Beauté

Vos schtroumpfs font palpiter
le schtroumpf.

Nouveau Bac : la foire aux questions

Le nouveau bac change vraiment la donne. Pour y voir plus clair, nous avons choisi de répondre à quelques-unes des questions les plus souvent posées par les lycéens.

C’est vrai que le bac, ce ne sera que du contrôle continu ?

Non. La part du contrôle continu dans le nouveau bac, c’est 40 % de la note. 10 % provient des bulletins de 1ère et de terminale et les 30 % restant viennent d’épreuves de contrôle continu. Chaque lycéen doit passer deux épreuves en première et une en terminale et il peut choisir le moment où il veut les passer, en fonction de son avancée. Ce seront des devoirs ou des exercices sur table, sur le modèle des bacs blancs actuels. Et, pour que tous les lycéens soient égaux, les sujets des épreuves seront choisis dans une liste nationale de sujets, les copies anonymes seront corrigées par d’autres professeurs que les vôtres.

Quelles sont les matières qu’on ne passera plus en épreuves terminales ?

Ce sont l’histoire-géo, les deux langues vivantes, l’enseignement scientifique (grande nouveauté assez contestée de la réforme) et l’enseignement de spécialité que vous aurez décidé d’abandonner en 1re et qui seront évalués dans le cadre du contrôle continu en fin d’année. L’EPS reste évaluée comme actuellement en terminale.

Cette réforme, c’est vraiment la fin des séries ?

Oui, pour les séries L, ES et S. Tous les lycéens en voie générale suivent les mêmes enseignements : français en première, philosophie en terminale, histoire-géographie, enseignement moral et civique, deux langues vivantes, EPS, enseignement scientifique. Puis tous choisissent 3 enseignements de spécialités en 1re (4 h chacun) et deux en terminale (6 h chacun). On peut ajouter une option au cocktail si on le souhaite (3h) et même en prendre un en terminale (dans un liste spécifique), même si on n’en avait pas en première. Du coup, si on a envie, on peut reproduire les anciennes filières avec le jeu des enseignements de spécialités, mais on peut aussi panacher en fonction de son profil et de son projet.

Et pour la voie techno, ça se passe comment ?

Les séries ne changent pas, puisqu’elles ont été repensées il y a peu. La nouveauté, c’est que tous les lycéens suivent désormais les mêmes enseignements communs. Les enseignements de spécialités en 1re puis en terminale changent selon la série choisie.

Finalement, on passera quoi en terminale ?

À la fin de la terminale, il y aura quatre épreuves pour les bacs généraux : deux épreuves de spécialités, une épreuve de philo pour tous et un oral. Tout cela comptant donc pour 60 % de la note. L’épreuve de français en première (écrit et oral) reste inchangée.

C’est quoi cette histoire d’oral final ?

C’est une des grandes nouveautés de la réforme. Cet oral durera 20 minutes et portera sur un projet mené par l’élève depuis la classe de première, en lien avec un de ses enseignements de spécialité de l’élève. L’intérêt est de préparer les lycéens à s’exprimer à l’oral et devant des personnes étrangères. C’est une compétence essentielle dans le monde professionnel.

Est-ce qu’il y aura toujours le principe du rattrapage ?

Oui, bien sûr. Pour obtenir son bac, il faut avoir une moyenne de 10/20 à l’ensemble des épreuves. Si on obtient moins de 8 de moyenne, on est recalé, mais si on obtient entre 8 et 10, on peut aller aux épreuves de rattrapage. Le candidat est interrogé dans les enseignements qui ont fait l’objet d’une épreuve terminale écrite : français, philosophie, et les deux enseignements de spécialité suivis en terminale. Si les notes obtenues à l’oral sont supérieures aux notes initiales obtenues à l’écrit dans ces enseignements, elles s’y substituent et le jury recalcule la note globale à l’examen en tenant compte de la meilleure note dans chaque enseignement. Et voilà !

Et les options, ça sert à quoi ?

À part le latin et le grec qui offrent des possibilités de points bonus coefficient 3 (pour encourager les élèves à étudier les langues anciennes), les options ne donnent plus de bonus. Elles sont intégrées à l’évaluation des bulletins de 1ère et de terminale qui compte pour 10 % de la note globale.

Spectacle : manipuler les serpents de Serge

Une digression poétique et savante sur nos amis les reptiles, dans un des lieux les plus atypiques de la culture en Touraine, ça vous dit ?

Les reptiles vous fichent la trouille ? Eh bien vous avez tort, et Serge Rigolet va vous expliquer pourquoi. Tout jeune, il côtoie les serpents qui grouillent sur les coteaux de Saint-Avertin. « On habitait chez eux ». C’est assez logiquement qu’il est devenu chasseur de nuisibles, mais aussi guérisseur. Dans son nouveau spectacle qu’il peaufine depuis trois ans, il mêle mythologie, récit et musique et nous dévoile une autre facette des serpents.

« Dans l’histoire et les religions, le serpent a longtemps été une divinité positive. Les serpents étaient des symboles de santé et de fécondité. À l’inverse de ce que disent nos peurs instinctives, j’associe le serpent au pouvoir de guérison. »

Manipuler les serpents

D’ailleurs, Serge a même chassé des serpents pour l’Institut Pasteur. Son spectacle est aussi une réflexion intime car la manipulation des serpents lui a permis de grandir. « D’un seul coup, j’ai commencé à comprendre que j’avais du pouvoir parce que ça faisait peur. Manipuler les serpents s’apparentait aux rites de passage à l’adolescence. ».

Toujours peur ? Alors c’est le lieu du spectacle qui devrait vous rassurer. Au bout d’un petit chemin de campagne tortueux, ce havre de paix fondé par Serge et animé par une douzaine de bénévoles, reçoit chaque année une quarantaine de spectacles, autant de résidences d’artistes et touche environ 4 000 spectateurs.

Catherine Raynaud, l’autre figure historique de Vaugarni, toujours à l’affût de nouveaux talents à programmer, assiste à plus de 150 spectacles par an « sans jamais se lasser ». Des chiffres qui ne disent pas la chaleur et l’humanité qui font de ce lieu un cocon pour spectateurs et artistes.

Claire Breton


> POUR QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR VOS TÊTES ?

> Samedi 9 novembre, à 20 h 30. Dimanche 10 et lundi 11 novembre, à 16 h 30. Grange théâtre de Vaugarni, à Pont-de-Ruan. Tarifs : de 10 à 13 €.

Marc-Eric Bourque, notre « cousin » hockeyeur

Il vient tout droit de la belle province de Québec, au Canada. Rencontre avec Marc-Eric Bourque, hockeyeur aux Remparts.

La Gaspésie, vous connaissez ? Cette région, située à l’Est du Canada, en bordure du fleuve Saint-Laurent, fait partie du Québec. C’est là-bas que Mar- Eric Bourque a grandi et fait ses premiers pas sur la glace.

Aujourd’hui, à 21 ans, ce hockeyeur au gabarit atypique (1,69 m pour 85 kg) est une des clés de voûte des Remparts de Tours. Débarqué au club, cet été, après avoir été le meilleur défenseur des Titans de Princeville, au Canada, dans une ligue mineure, il s’affirme de match en match.

Car s’il apporte beaucoup par sa rigueur en défense, c’est aussi par la qualité de sa passe qu’il fait briller ses coéquipiers. Le weekend dernier à Marseille, c’est une de ses assistances qui a permis à Carmy-Sarty de marquer alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2). Vainqueur (5-2) sur la glace phocéenne, les Remparts ont engrangé un troisième succès de suite.

« C’était mon but de venir jouer en Europe »

« Avant de débarquer à Tours au mois d’août, j’ai été en contact avec les Remparts durant plusieurs mois. C’était mon but de venir jouer en Europe et comme le club est ambitieux… », explique-t-il. Quand on étudie de près son parcours au Canada, on découvre que malgré son gabarit et une brillante dernière saison, il ne s’est pas fait connaitre par une vraie carrière au plus haut niveau, notamment chez les jeunes.

« C’est peut-être un problème de timing. À un moment donné, il faut être dans le bon wagon. Mais en Europe, je pense qu’il a une vraie carte à jouer », confiait Rodolphe Garnier, le coach tourangeau, à son arrivée en Touraine. Sûr qu’aujourd’hui, personne ne regrette la présence du Québécois car dans un Championnat au long cours, les Remparts auront bien besoin de ce perceur de défense.

Thierry Mathiot

« Il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire »

Parce que l’économie sociale et solidaire prend tout son sens dans les quartiers prioritaires, nous avons rencontré Julien Keruhel, directeur du centre social Pluriel(le)s au Sanitas à Tours. Pour que la rénovation du quartier ne se fasse pas sans ses habitants, l’association co-pilote le projet Sanitas du Futur, présenté dans l’exposition du Cré-sol « C’est quoi l’économie solidaire ? », un événement du mois de l’ESS.

Julien Keruhel

L’économie sociale et solidaire (ESS), ça vous parle ?
Bien sûr. Aujourd’hui, en France, on valorise beaucoup les start-ups, mais à mon avis, il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire, créateurs d’emplois non délocalisables, dans une recherche constante d’innovation sociale. Au centre social, même si nous n’en parlons pas chaque jour, nous vivons les principes de l’ESS au quotidien. La vocation sociale est notre ADN et notre gouvernance est vraiment démocratique : l’indépendance de notre conseil d’administration, composé de personnes d’origines et d’âges variés, la plupart issues du quartier, constitue une réelle force.

Parmi vos projets phares, il y a Sanitas du futur…
L’objectif est de redonner aux habitants du pouvoir d’agir. Leur permettre de transformer leur vie, c’est la vocation d’un centre social. Avec près de 9 000 personnes, le quartier le plus pauvre de Tours rassemble le pire comme le meilleur : la solidarité du village et la violence du ghetto. Les habitants, qui subissent méfiance et stéréotypes, sont fatigués des promesses non tenues…

Lorsqu’on organise une réunion publique, la salle est vide. Pourtant, ils ont des choses à dire. Pour leur redonner du pouvoir, du poids sur les décisions publiques, nous devons changer de méthode. Tout le monde — professionnels, élus et habitants — doit s’y mettre ! Le projet, qui rassemble l’association Pih-Poh (le chef de file), le centre social et d’autres partenaires comme des coopérateurs d’Artefacts et le Cré-sol, s’inscrit dans la rénovation du Sanitas.

Comment rencontrez-vous les personnes isolées ou désabusés, celles qui ne fréquentent jamais le centre social ?
Nous allons les voir dans la rue. Nous avons formé 20 bénévoles et 20 professionnels du quartier à l’outil « porteurs de parole ». A partir de questions affichées sur un panneau, ils animent des débats dans l’espace public. Cela passe aussi par les actions de Pih-Poh, qui propose aux habitants des chantiers participatifs de création artistique (autour du textile notamment) dans des lieux de leur vie quotidienne, et par nos « Anim’actions » : pendant l’été et les vacances, le centre social s’installe dans les parcs et les jardins du Sanitas.

Toutes ces actions nous permettent de rencontrer les habitants et de recueillir leurs paroles. Elles ont nourri le dossier que nous venons de déposer dans le cadre de l’appel à projets urbains innovants Devenir Tours. En espérant que cette fois-ci, leurs demandes seront entendues.

Propos recueillis par N. P.

Horoscope WTF du 6 au 12 novembre 2019

Les vacances de la Toussaint sont passées. L’astrologue est de retour. Voici la dose d’horoscope WTF de la semaine !

Bélier

Amour

Bon bah… vous savez ce
qu’on dit des signes cornus… héhé.

Gloire

En changeant 2,9 lettres à
« Bélier », on obtient Strudel. Coïncidence
? Je ne crois pas.

Beauté

Les tétons de l’être aimé ne
vous font nichon ni froid.

Taureau

Amour

Sexuellement, vous êtes un
très bon coup (mais juste pour vousmême).

Gloire

Telle la girafe, vous êtes
dans le coup. (TURBOLOL)

Beauté

Bon, vu que tout tourne autour
du cou(p) ici, sachez que euh…
votre cou est beau. Voilà, A+.

Gémeaux

Amour

Vous pédalez grave dans la
semoule du couscous de la vie amoureuse.

Gloire

Il vous reste 55 jours pour
finir l’année en beauté. (Non, parce
que pour l’instant, ça pue)

Beauté

Porter vos sous-vêtements
par-dessus votre pantalon ferait de vous
un superhéros. Je dis ça, je dis rien.

Cancer

Amour

Tromper tue.

Gloire

La constellation du j’comprends
rien te conseille de tirer la
chevillette et la bobinette cherra.

Beauté

La nuit, vous ressemblez à
un gros lamantin échoué sur la plage.

Lion

Amour

Vous multipliez les
rencards de la rancoeur… (rah la
vache, c’est profond ça)

Gloire

Le ridicule ne tue pas.
Vous seriez mort(e) depuis bien
longtemps sinon.

Beauté

Abracadabra, le moment
est venu de révéler pourquoi
vous portez des slips si
moches.

Vierge

Amour

Vous avez une ouverture
avec la personne qui se trouve sur
votre droite.

Gloire

On est toujours le con d’un
autre. Bisou.

Beauté

Dimanche, votre fétichisme
pour les pieds éclatera au
grand jour.

Balance

Amour

Dans le puits sans fond
de la déchéance amoureuse vous
tombez. (wow)

Gloire

Y a toujours pire dans la vie.
Vous auriez pu vous appeler Kévin
ou Kimberley par exemple.

Beauté

On se répète, mais vous êtes
quand même vachement canon de
dos.

Scorpion

Amour

C’est la salsa du démon
dans votre slip.

Gloire

Vous êtes aussi malin(e) que
ces chanteurs qui beuglent « est-ce
que vous êtes lààà ce soiiir ? »

Beauté

« Les pantalons de jogging
sont un signe de défaite. » (Karl Lagerfeld)

Sagittaire

Amour

Hausse de la libido mais
baisse de l’estime. Pas d’pot mes p’tits
gnous.

Gloire

Olala, détendez-vous, vous
êtes tendu(e) comme un string.

Beauté

Frottez vos lobes contre
l’être aimé.

Capricorne

Amour

Votre moitié raconte n’importe
quoi. Il serait plus judicieux de
nous écouter nous, plutôt.

Gloire

Au boulot, vous faites partie
du FC Feignasse.

Beauté

Vous pétez des paillettes.
Pas de doute, vous êtes une licorne.

Verseau

Amour

L’amour, c’est naze. (A+
pour de nouvelles prédictions)

Gloire

On ne veut pas vous faire un
coup au coeur mais… Jacques Chirac
est mort

Beauté

Marquer son territoire
avec son pipi à votre âge ? Roooh…

Poissons

Amour

Cupidon est en dépression
avec vous

Gloire

Conseil : si vous voyez ce
qu’il faut faire, faites-le. (de rien)

Beauté

On vous surnomme Le Téton
de Feu (The Tétoune of fire, en
anglais).

L’économie sociale et solidaire au service de l’humain

Santé, culture, commerce… Dans tous les secteurs d’activité, l’économie sociale et solidaire propose une nouvelle manière d’entreprendre. Et donc de vivre.

 

Il est 8 heures. Radio Béton vous réveille. Comme tous les matins, la radio associative vous dévoile les bons plans de son agenda culturel local. Au menu du petit déjeuner, lait et beurre de la laiterie de Verneuil, coopérative agricole bien connue des Tourangeaux. Dès 9 heures, vous emmenez votre petite dernière chez le pédiatre sans oublier votre carte de mutuelle. Puis vous filez à la crèche Douce-Lune à Tours, association gérée par des parents.

Ce matin-là, vous accompagnez les petits voir les marionnettes de la compagnie Luciole spectacles. Vous profitez de votre après-midi pour faire réparer votre voiture au garage Solidarauto 37 de Jouélès- Tours, histoire de donner un coup de pouce à cette association permettant à des personnes en difficulté d’acquérir et d’entretenir leur véhicule à des tarifs solidaires. Le soir, vous emmenez votre grande au club de basket. Vous en profitez pour déposer des vêtements à Emmaüs Touraine et récupérer votre panier de légumes bio produits aux Jardins de contrat, support d’insertion professionnelle à Montreuil-en-Touraine. Sacrée journée !

Le point commun de toutes ces organisations ? Ce sont des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Finalement, un peu comme Monsieur Jourdain (le personnage de Molière qui dit de la prose sans le savoir), nous vivons l’ESS au quotidien, sans vraiment nous en rendre compte.

Voilà pourquoi, chaque année en novembre, le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRESS) organise le Mois de l’ESS. Au programme dans la région : 60 événements coordonnés par la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Centre-Val de Loire. Ateliers, projections ou expositions permettent de connaître les initiatives locales et de mieux comprendre ce mouvement.

« On fait tous de l’économie sociale et solidaire sans le savoir »

Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Depuis la loi de 2014, cette manière d’entreprendre est reconnue et mieux définie. Les entreprises de l’ESS se rejoignent autour de 3 principes : une gouvernance démocratique, une lucrativité limité et une utilité sociale. Toutes les associations, mutuelles, coopératives et fondations en font partie, mais aussi certaines sociétés commerciales suivant ces principes.

En Touraine comme ailleurs, les coopératives ont particulièrement le vent en poupe. À Bueil-en-Touraine, l’épicerie coopérative La Chariotte est née au printemps dernier, tandis qu’à Tours, la société coopérative Ohé du bateau prépare la réouverture du Bateau ivre en 2020. « Auparavant, il y avait les méchantes entreprises et les gentilles associations. La loi sort de cette vision manichéenne : ce n’est plus seulement le statut qui compte, mais aussi le projet et les valeurs », décrypte Cyril Carteau, coordinateur du service ESS à ID 37, une association qui accompagne gratuitement les structures de l’ESS dans leurs évolutions.

Des associations tissent des liens entre paysans locaux et consommateurs. Ici, l’Amap de La Grenouillère, née en 2019 dans l’écoquartier Monconseil à Tours-Nord.

L’ESS serait-elle un monde merveilleux ? Non, la loi n’empêche pas les dérives : gouvernance faussement démocratique, salariés précaires… C’est pourquoi certains acteurs vont plus loin avec l’économie solidaire, portée à Tours par le Cré-sol (centre réseau économie solidaire).

« Cette économie naît de la rencontre humaine : des partenaires travaillent ensemble pour avoir un impact fort sur leur territoire. C’est un travail de terrain basé sur la coopération », présente la coordinatrice Alice Oeschner. Elle cite en exemple le projet Sanitas du futur, dont le Crésol a animé les réunions de partenariat. « La coopération prend du temps mais n’est pas une perte de temps. Au contraire, elle est source de sobriété », insiste la coordinatrice.

L’ESS est aussi une réponse aux enjeux écologiques. Face à l’urgence climatique, ses acteurs multiplient les initiatives. Début octobre, par exemple, c’était la semaine nationale des ressourceries. Celle de La Riche, La Charpentière, vient de fêter ses 4 ans et d’agrandir ses locaux. Cette association récupère, répare et valorise des objets apportés par les habitants. Leur donner une seconde vie permet de réduire les déchets, créer des emplois et du lien social. L’humain, encore et toujours.

Nathalie Picard

Audrey Zarif et la passion du tennis de table

La néo-Jocondienne Audrey Zarif possède un fort potentiel. Zoom sur cette joueuse de tennis de table qui a un bel avenir devant elle.

Audrey Zarif (à droite).

Actuellement 49e française et 4e européenne dans sa catégorie d’âge, la néo-jocondienne Audrey Zarif, 21 ans, n’a pas eu beaucoup de temps pour découvrir son nouveau club après un été marqué par les compétitions.

« Avec le TT Joué, j’ai bien l’intention de m’épanouir et surtout de faire de grandes choses. Le maintien, ce sera le minimum. Je pense qu’on peut créer des surprises. C’est un nouveau défi pour le club de parier sur la jeunesse. On sera sûrement les seules à jouer en Pro A, avec trois Françaises dans l’équipe ! », expliquait-elle à son arrivée en Touraine.

Les deux premières journées de championnat (deux défaites) ont confirmé que le TT Joué devrait s’accrocher pour se maintenir dans l’élite nationale. Prochaine rencontre : le 19 novembre contre Lys Lille Métropole.

Un gros potentiel

Sous la houlette de Claude Bard qu’elle connaît bien et en qui elle a une grande confiance, la jeune pongiste est prête à s’éclater et à progresser aux côtés de Sannah Lagsir, – « une grande copine avec qui j’ai disputé les Jeux olympiques de la jeunesse en 2014 » – ainsi qu’avec Nolwenn Fort, rencontrée il y a des années dans les différents stages nationaux.

Quant à la numéro 1 de Joué, Li He, Audrey ne tarit pas d’éloges sur elle. Claude Bart reconnaît à Audrey un gros potentiel, même s’il avoue qu’elle devra d’abord s’enlever la pression qui souvent lui joue des mauvais tours. Dans ce cas, les plus grands rêves pourraient se concrétiser pour elle.

Texte : Thierry Mathiot

Tir à l’arc : physique et mental à toute épreuve

Laurie Lecointre, archère et compétitrice de haut niveau, parle du tir à l’arc.

Le tir à l’arc, c’est vraiment du sport ?
On ne ressort pas en sueur comme après une course d’athlétisme, mais on sent vite les muscles travailler, car il faut de la force et de la coordination, une maîtrise du corps. Et c’est aussi un sport mental. C’est vraiment un sport complet, à tout âge.

Quelles qualités faut-il ?
La concentration et la maîtrise de ses émotions, car on a tout de même une arme entre les mains ! On améliore aussi sa coordination et sa capacité de dissociation, puisque le bras droit et le bras gauche ne réalisent pas les mêmes actions. Et bien sûr on appréhende mieux l’espace.

On s’y met à quel âge ?
La fédération a développé l’accueil des poussins, dès 8 ans (j’ai eu cette chance à Saint-Avertin). Certains clubs sont encore réticents et n’acceptent les enfants qu’à partir de 10 ans. Mais plus on commence tôt, meilleur on sera !

Et pour le matériel et la compétition, on choisit quoi ?
Les clubs prêtent souvent des arcs en bois aux débutants, puis on passera sur un arc plus lourd et puissant, en métal, avec une meilleure précision. La discipline-reine c’est le tir olympique, sur cible à 70 mètres, mais il en existe d’autres : la salle, en hiver, à 18m sur des blasons plus petits. Et tous les parcours, où on se balade d’une cible à l’autre, un peu comme au golf. J’ai découvert cela récemment et j’adore !

Propos recueillis par Maud Martinez

> Les 19 clubs de Touraine : www.tiralarc-37.com

 

« Les projectionnistes sont des travailleurs de l’ombre »

Éric Besnier veille à la bonne diffusion des films aux Studio, depuis 37 ans. La révolution numérique a transformé son métier mais pas modifié sa passion pour le cinéma.

Les ordinateurs ont remplacé les bobines 35 mm. Et pourtant, lorsqu’on entre dans la salle de projection des cinémas Studio, « le cœur du réacteur », comme il dit, Eric Besnier, assis devant son écran, téléphone en main, baigne au milieu du passé.

Certes, les unités centrales informatiques gèrent la diffusion des films dans les sept salles, mais lorsqu’on jette un regard autour de lui, des vestiges du 7e Art l’entourent. Ici, un empilement de bobines vides. À côté, une vieille machine qui servait à découper les films et à les coller pour les enchaîner avec les pubs locales.

« Quand le numérique est arrivé, il y a douze ans, j’ai cru que j’allais perdre mon âme, confiet- il. Mais en six mois, je m’y suis fait. Et puis, il y a encore quelques réalisateurs qui tournent en argentique nous donnant l’occasion d’utiliser l’ancien matériel. »

Eric Besnier a 54 ans. Il se remémore avec passion ses débuts, à 17 ans, dans la salle polyvalente de Charentilly puis au Vox, « un cinéma qui était en haut de la Tranchée, à Tours » ; il raconte avec émotion sa rencontre, en 1981, avec Henri Fontaine, le fondateur des Studio (1963). « Je préparais l’école Louis-Lumière pour être projectionniste. Il m’a dit : ‘’Faites votre formation, je vous embauche en alternance.’’ Et c’était parti. »

Devenu un as de l’informatique

« Via une caméra, je vois s’il y a encore du monde qui fait la queue. Alors j’attends. Pas grave si on prend un peu de retard… » Travailleur de l’ombre, comme il aime à se dépeindre, Eric Besnier raconte l’avant et l’après de l’envers du décor. « De 1981 à 2007 environ, mon boulot a presque toujours été le même. Les distributeurs nous envoyaient les copies chaque semaine. Ça leur coûtait l’équivalent de 1 500 euros par film. Imaginez le prix de 40 ou 50 copies dans toute la France ! »

Un travailleur manuel devenu as de l’informatique Aujourd’hui, pas de collage de bande ni de risque de cassure de film. « Tout est immatériel et ultra protégé. Pour que je puisse avoir le film, il faut que j’entre un certain nombre de codes cryptés qui donnent accès à des clés informatiques. Je récupère alors le film dans une librairie numérique et le charge sur un disque dur. »

De travailleur manuel, le chef projectionniste est devenu un as de l’informatique. « Au début, ce qui m’a le plus manqué, c’est le bruit du film dans le projecteur. Il a quand même fallu que je fasse mon deuil. » Responsable d’une équipe de six projectionnistes travaillant de 9 h à 18 h ou du début d’après-midi jusqu’à minuit, il se définit comme un passionné de cinéma, mais pas un cinéphile. Son genre préféré ? Les péplums. Un titre ? Spartacus de Kubrick (1960). On est aux Studio, tout de même…

Textes et photos :  Thierry Mathiot

 

Les mimes bruyants de la Compagnie Discrète

Le duo de la Compagnie Discrète pratique un mime original, au service d’un nouveau spectacle jeune public, « Sauve mouton ».

Crédit photo : Horizon©M[Art]ha
Du « mime cartoon » : c’est ainsi qu’Adrien Fournier et Alexandre Finck nomment leur art. Une dénomination incitative destinée, notamment, à ne pas effrayer les programmateurs cultivant « une image figée et poussiéreuse du mime », forcément muet.

Loin du duo plutôt bruyant de la Compagnie Discrète. « Dans nos spectacles, il y a des bruitages, des claquements de portes, décrit Alexandre Finck. Certains disent que ce n’est pas du mime. Pour nous, c’est une forme de mime. »

Les deux acteurs trentenaires se sont rencontrés au Conservatoire de Tours, en 2009, avec, dans leurs mémoires, des Charlie Chaplin, des Jacques Tati ou encore le Baptiste Deburau des « Enfants du Paradis » de Marcel Carné (1945).

« C’est un défi »

« J’étais fan de Michel Courtemanche que je regardais petit à la télévision, ajoute Adrien Fournier. Cette envie de transmettre au-delà de la parole a toujours raisonné en moi ; c’est un défi de raconter une histoire sans paroles et sans textes. »

Après des détours artistiques personnels, le duo s’est reformé en 2014. Depuis, Adrien et Alexandre interviennent en ateliers auprès de scolaires, de professionnels ou encore d’étudiants de l’Université de Tours et ont déjà monté trois spectacles : Le son du silence, Playwar et Horizon.

Les deux acteurs travaillent actuellement à Sauve mouton, leur prochaine création. Dans ce spectacle destiné au jeune public, un bibliothécaire et un lecteur voient des livres prendre vie. Notamment Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry!

Texte : Flore Mabilleau

> Play war, le 30 novembre, à Saint-Branchs.

> Première de Sauve Mouton, le 25 janvier, à la Médiathèque d’Esvres-sur- Indre.

Lutte contre le cancer : les travaux prometteurs de Sanaa Ben Djemaa, 29 ans

À la faculté de pharmacie, à Tours, Sanaa Ben Djemaa fait le pari de poser ses premiers jalons scientifiques en vue d’un traitement pour les cancers du sein de type « triple négatif », les plus agressifs et compliqués à soigner. Elle mène des travaux de recherche complexes mais prometteurs qui s’appuient sur le développement de la technologie des nanovecteurs.

 

Sanaa n’a pas encore passé sa thèse, que déjà ses recherches sont publiées dans des journaux scientifiques. Il faut dire qu’à 29 ans, Sanaa Ben Djemaa, doctorante, ne manque pas d’énergie et d’enthousiasme pour ses travaux.

« Ce cancer est la maladie de l’époque. J’ai eu l’opportunité de venir à Tours pour développer une nouvelle stratégie pas encore utilisée dans la recherche clinique. Cela donne de l’espoir pour traiter le cancer, du moins améliorer son traitement. »

À l’initiative de ce sujet de recherche, le laboratoire EA 6295 Nanomédicaments et Nanosondes de l’Université qui encadre les travaux de Sanaa. La Ligue contre le cancer, la Région Centre-Val de Loire, le Cancéropôle Grand-Ouest ainsi que la bourse d’Université de Sanaa ont permis de financer ce projet.

Elle n’est évidemment pas toute seule à plancher sur le sujet du cancer du sein à Tours, d’autres équipes s’y activent. Elles sont quatre au total. En revanche, sa méthode de recherche est originale. Son approche pluridisciplinaire mêle chimie, biologie et pharmacologie.

Pour résumer, disons qu’il s’agit d’introduire des acides ribonucléiques dits siRNA (les petits ARN interférents qui sont des molécules proches de l’ADN) dans les cellules cancéreuses via des nanovecteurs (cette haute technologie permet de transporter des molécules à l’échelle nanométrique). Le but étant d’inhiber le mécanisme des protéines défectueux et de rétablir l’équilibre physiologique.

Et les résultats ?

Sanaa précise : « L’accumulation des défauts au niveau des gènes peut être une cause des cellules cancéreuses. Le fait d’inhiber ces gènes peut rétablir l’état normal de la cellule. On utilise donc les séquences siRNA comme une molécule thérapeutique. Et notre méthode pour les délivrer dans le corps, ce sont les nanovecteurs qui protègent efficacement, lors de leur transport, les siRNA de la dégradation ».

Là réside sans doute la nouveauté car jusqu’à présent aucune méthode n’a permis d’utiliser efficacement les ARN (siRNA) pour le traitement du cancer. Et les résultats ? « On a testé sur des cultures cellulaires avec succès mais de là à tester sur le corps humain, il reste beaucoup à faire ! ».

Sanaa vient de boucler un travail de trois ans. Dans la recherche, on ne voit pas souvent les effets de son vivant, mais l’essentiel est là : l’espoir pour traiter les cancers du sein les plus lourds de type triple-négatif décuple grâce à des recherches de longue haleine. De Tours aux quatre coins du monde.

A. D.

Horoscope du 23 au 29 octobre 2019

Profitez, profitez ! Comme tmv ne paraîtra pas le 30 octobre prochain, on se fait une double-dose de méchanceté dans l’horoscope WTF de tmv !

Bélier

Amour

Les erreurs ça arrive, c’est
pour ça que les crayons ont des
gommes…

Gloire

Tel le pâté, vous êtes impérial(e).

Beauté

Ça va, votre melon est pas
trop lourd à porter ?

Taureau

Amour

On va vous prendre comme
la Bastille.

Gloire

Vous êtes talent-tueuse
BIIIM ! (désolé, ce subtil jeu de mots
ne marche que pour les filles. Désolé
les mecs, A+)

Beauté

L’acné, c’est comme le
whisky : c’est meilleur quand ça a 20
ans d’âge.

Gémeaux

Amour

Dites bonjour au Kinder
Surprise qui sera là dans 9 mois.

Gloire

Quittez votre taf et partez
à dos de poney avec les parents de
l’astrologue tmv.

Beauté

Les fesses, c’est bien. Vos
fesses, c’est mieux.

Cancer

Amour

Salut les Lucky Luke, on est
un peu pressés, à ce que je vois, hm ?

Gloire

Sans vouloir vous faire flipper,
il se peut qu’une caméra soit cachée
dans votre salle de bains.

Beauté

Vous ressemblez de plus en
plus à Elvis. Mais le Elvis en fin de vie

Lion

Amour

Peut-être que l’amour de votre
vie se trouve en Picardie. Ça craint.

Gloire

D’après toutpourlechien.
com, « physiquement, socialement,
mentalement ou de manière olfactive,
le caniche aura besoin de stimulations
régulières et quotidiennes »…

Beauté

… Bref, comme vous. (êtesvous
un caniche ?)

Vierge

Amour

L’étoile de la Lara Fabian
indique que tout, tout, tout est fini
entre nous.

Gloire

D’ailleurs, vous n’avez plus
la force du tout, d’y croire et d’eeespéreeeer.

Beauté

Tout est parfait chez vous.
Sauf l’haleine.

Balance

Amour

Quel bonheur de se dire que
votre ex n’est qu’un petit pet fuyant.

Gloire

Vous êtes aussi increvable
qu’Iggy Pop.

Beauté

Vous êtes au sommet du
firmament du zénith de la beauté-attitude.

Scorpion

Amour

Vos goûts en matière de
relations amoureuses sont plutôt
douteux.

Gloire

Quelle idée d’être Scorpion,
franchement…

Beauté

Sale lundi en perspective.
Vous perdrez votre doigt et ne pourrez
ainsi plus jamais faire d’autostop.

Sagittaire

Amour

Votre vie sentimentale
ressemble à un trip sous LSD.
C’est du n’importe quoi.

Gloire

Tel le yorkshire, tout
ce que vous savez faire, c’est
d’aboyer contre votre ombre.

Beauté

Votre style vestimentaire
et vos goûts musicaux
pousseraient même le monde à
remettre la Tektonik à la mode.

Capricorne

Amour

En amour, vous êtes aussi
insaisissable que Xavier Dupont de
Ligonnès.

Gloire

À force de prendre autant de
place dans le lit, on vous surnomme
le sac à patates

Beauté

Vous donnez autant envie
qu’une raclette.

Verseau

Amour

Roh, c’est pas la taille qui
compte, on a dit.

Gloire

Allez, on répète après moi :
« J’arrêterai de martyriser le stagiaire
de 3e »

Beauté

Vous avez le poil luisant.

Poissons

Amour

Le chaud lapin que vous
êtes aime courir après deux lièvres
à la fois.

Gloire

Tel le bigorneau, vous vous
collez partout où vous allez.

Beauté

La constellation du McDo
vous conseille de venir comme vous
êtes. C’est-à-dire nu(e), bande de gros
dégoûtants.

Cancer du sein : à Tours, accompagnement et bien-être

Au CHRU de Tours, les femmes atteintes de cancer du sein disposent d’un large panel de soins d’accompagnement, des conseils en maquillage à la reconstruction de l’aréole mammaire.

Un visage qui s’éclaire tandis que Virginie applique méticuleusement du vernis rose sur les ongles de sa patiente, lui caressant au passage la main et la réconfortant de ses mots. Virginie Doguet est socio-esthéticienne à l’hôpital de jour de cancérologie de Bretonneau.

Salariée par la Ligue du cancer, son rôle ne se limite pas à prendre soin des mains, des visages et dispenser des conseils en maquillage pour cacher les plaies. « Le dialogue fait partie de mon métier. On est dans le soin du toucher, le bien-être et ainsi les tensions des patients se lâchent, ce sont des moments de confidence. On peut parler de choses superficielles comme d’autres plus graves, la maladie ou la mort. Cela permet de désamorcer les tensions et ensuite, je relaie aux équipes soignantes ou au psychologue. »

La socio-esthétique fait partie du panel des soins d’accompagnement (dits « soins de support » dans le jargon médical), proposés depuis des années, mais en toute confidentialité. « L’arsenal de la prise en charge est très large, mais ce n’est pas toujours su à l’extérieur de l’hôpital », confirme la docteur Marie-Agnès By, oncologue, qui coordonne l’activité en hôpital de jour.

« Et pourtant, c’est important pour nous. Pendant une chimiothérapie, si on constate une perte ou une prise de poids, le patient verra une diététicienne ; une assistante sociale est aussi nécessaire car on oublie souvent l’impact financier d’un arrêt maladie de longue durée, la baisse de revenus liés à l’aide à domicile… Tandis que le psychologue aidera aussi bien la personne que ses proches, le binôme est souvent épuisé ».

Les soins d’accompagnement s’adressent à tous les patients atteints d’un cancer suivis par l’hôpital et sont remboursés par la Sécurité sociale, tout le temps du parcours de soin, pendant et après la maladie. « Il a fallu plusieurs années pour motiver les patients. Ce n’est pas simple et après, les retours sont à 100 % positifs », souligne la docteur Marie-Agnès By.

« L’hôpital Trousseau propose la reconstruction de l’aréole mammaire »

Plus les années passent, plus le nombre d’activités augmente, tant les équipes soignantes sont convaincues des bénéfices sur le bien-être. « L’atelier d’éducation thérapeutique aux médicaments avec infirmier et pharmacien apprend à gérer son traitement à domicile, connaître les interactions médicamenteuses avec les plantes ou compléments alimentaires. L’hypnose permet d’améliorer la tolérance du traitement de la chimiothérapie. On propose aussi de l’art thérapie, des activités sportives adaptées comme du yoga en collaboration avec la Ville, et bientôt de la danse de salon. »

Un espace est dédié à cette palette d’activités, la salle ATOLL, dont les murs sont recouverts de photos invitant au voyage et les larges baies vitrées à l’évasion. À l’hôpital Trousseau, les femmes atteintes du cancer du sein bénéficient d’un soin médical particulier après l’opération chirurgicale, qui laisse des séquelles esthétiques et peut aller jusqu’à l’ablation. C’est pourquoi, depuis dix ans, le CHRU propose la reconstruction de leur aréole mammaire.

Là encore, cette activité médicale s’exerce de manière confidentielle, même certains personnels de l’hôpital de Bretonneau l’ignorent ! Trois infirmières, Dina, Eugénie et Aurélie y sont chargées de la dermopigmentation médicale. Il s’agit d’une technique visant à pigmenter le derme de la peau. Dina Castanheira, qui la pratique depuis huit ans maintenant, explique : « Cela n’a rien à voir avec du tatouage. C’est un acte médical simple, sans anesthésie, à l’aide d’un dermographe et de pigments. On dessine, en collaboration avec la patiente, l’aréole, sa forme puis elle choisit la couleur. On essaie de faire un trompe-l’oeil. »

À raison de deux séances, la nouvelle aréole ainsi formée durera de 4 à 5 ans, ensuite elle s’estompe et il faudra la refaire. « Ça ne fait pas mal », précise, satisfaite du résultat, une patiente, qui en a bénéficié l’année dernière. Surtout, souligne Dina Castanheira « c’est essentiel car ce qui définit la féminité du sein, c’est l’aréole. On a voulu que ce service perdure à l’hôpital, on s’est battus pour que tout le monde y ait ainsi accès. »

Textes : Aurélie Dunouau

Le Bibliovore : « La crise du livre, on ne connaît pas »

Valérie et Corentin Halley, ex-profs de lettres en Touraine, sont unis par la passion des livres. Ils ont ouvert depuis un an et demi une librairie bien particulière. Au 104 de la rue Colbert à Tours, Le Bibliovore vous propose pas loin d’un millier d’ouvrages d’occasion et en excellent état. Dans l’arrière-magasin, il y en a trois fois plus. Et tout cela, à petits prix : 3 euros pièce, 10 euros les quatre.

Valérie et Corentin Halley, du Bibliovore.

Quand on franchit la porte du Bibliovore, rue Colbert, on se sent d’emblée dans une librairie. Une vraie. Seule la petite odeur caractéristique du papier ancien nous rappelle que Corentin Halley, ex-prof de lettres et fils de bibliothécaire, a passé beaucoup de temps dans les brocantes après avoir quitté l’Éducation nationale.

Dénicheur de beaux et bons livres, ouvert à tous les genres littéraires, il a surfé dans les années 2000 sur une intuition et aujourd’hui, il a embarqué avec lui son épouse Valérie, dans une aventure passionnante. « Tout est transparent, dit-il. Nous achetons les livres aux particuliers. C’est au poids : 1 kilo, 1 euro. Et nous les revendons 3 euros à l’unité ou 10 euros les quatre. Nous mettons deux conditions à l’achat : que les livres soient en bon état et qu’ils ne soient pas datés, du genre guide des États-Unis de 1986, ou essai politique des années 90. »

Dans les rayons, pas mal de bonnes surprises et des associations originales : Frédéric Beigbeider est à portée de pages du poète Henri Bauchau, et Amélie Nothomb pourrait lever les yeux en direction de Vladimir Nabokov. « Merci d’exister, m’a dit l’autre jour une dame, ajoute Valérie Halley. C’est chouette, non ? »

Ouvert 4 jours par semaine

Durant l’heure et demie pendant laquelle je discutais avec les deux libraires, le magasin n’a pas désempli. Entre un couple venu vendre un sac de livres et reparti avec 7 euros dans la poche, un petit monsieur apportant cinq livres de jeunesse de sa fille (2 euros) et plusieurs acheteurs de tous âges, Le Bibliovore ne fait que des heureux.

Ouvert quatre jours par semaine (mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures), la librairie d’occasion se transforme le dimanche en festival du livre de poche. « J’enlève tous les ouvrages situés au centre du magasin et je les remplace par des Poche, ajoute Corentin. Nous participons aussi au festival des langues et là nous proposons des livres étrangers. »

La proximité, le réseautage grâce à une page facebook suivie par 5 000 fans, l’endroit aussi (« La rue Colbert permet de se garer en voiture pour déposer des livres mais reste largement piétonne ») expliquent aussi le succès grandissant.
« La crise du livre, on ne connaît pas. Nous ne sommes pas dans l’obligation d’exposer un catalogue d’ouvrages proposé par une maison d’édition. Et plus globalement, nous nous rendons compte que beaucoup de gens lisent, des plus jeunes au plus anciens. Je suis même très optimiste », assure Corentin.

Julien Devanne, le marathon man tourangeau

Course après course, Julien Devanne – de l A3 Tours – brille et remporte les médailles.

(Photo archives NR)

Bien sûr son chrono réalisé dimanche à Metz, lors du championnat de France de marathon n’a rien à voir avec les 1 h 59’40’’ du Kényan Kipchoge à Vienne, samedi, ni même avec les 2 h 14’ 4’’ de sa compatriote Kosgei, dimanche, à Chicago. Pour devenir champion de France de marathon, le coureur de l’A3 Tours, Julien Devanne s’est imposé en 2 h 25’’ 37’’. Et ce chrono permet de confirmer qu’il est désormais un des tous meilleurs Français de la spécialité.

À 30 ans, l’athlète lyonnais licencié à l’A3 Tours, via sa section free run, s’est imposé non sans difficulté. « J’ai pris un coup de froid et j’ai commencé à avoir mal au ventre au quinzième kilomètre, explique-t-il. Mais pour être champion de France, il faut se sortir les tripes. »

Autre mésaventure pour le coureur de l’A3T : une erreur d’aiguillage au 6e kilomètre a contraint le groupe de quatre coureurs de tête, dont il faisait partie, à revenir sur ses pas. « On a fait un aller-retour qui nous a fait perdre 1’30’’ », ajoute-t-il. Finie la possibilité d’un bon chrono à l’arrivée.

Bientôt l’équipe de France

Julien Devanne a toutefois montré qu’il était l’homme en forme en ce moment. Vainqueur du championnat de France de semi-marathon, il y a moins d’un mois à Vannes, puis de Paris-Versailles, il y a quelques jours, il portera pour la première fois le maillot de l’équipe de France, dans deux semaines, à l’occasion du challenge méditerranéen de course sur route disputé sur la dure épreuve du Sud-Est, Marseille-Cassis.

Avec un meilleur temps sur 10 km, établi cette année (29’ 39’’) et un record sur semi-marathon en 1 h 4’ 7’’, Julien Devanne aura pour objectif la saison prochaine d’abaisser sa meilleure marque sur les 42,195 km. Sixième meilleur performeur français de la saison (2 h 17’ 21’’, temps réalisé au marathon de Paris, en avril dernier), il vise pour 2020 un chrono sous les 2 h 15’. Mais auparavant ce sont les mondiaux de semi-marathon, en Pologne au mois de mars, qu’il a dans le viseur. Pour y participer, il devra descendre sous les 1 h 4’ afin de décrocher sa sélection..

Ludothèque pour tous : paradis des jeux

#VisMaVille Myriam Schoenn, avec l’aide d’une dizaine de bénévoles, gère la ludothèque pour tous du quartier Mirabeau. Un lieu magique où près de 80 familles empruntent jeux, jouets et déguisements.

La ludothèque pour tous de l’îlot Mirabeau a fait peau neuve. Lorsque l’on pousse la porte du 15 de la rue Gutenberg, une petite odeur de peinture fraîche indique le chemin à suivre pour s’y rendre. À travers les couloirs, on entend les éclats de rire des mômes. Ici on s’amuse.

Une dizaine de mètres, à gauche, après le hall d’entrée, place aux Jeux ! D’emblée, c’est un chêne et un grand sourire qui nous accueillent. Myriam Schoenn, 72 ans, rayonne dans cet univers. 1 200 jeux, jouets ou déguisements sont exposés aux regards des enfants et de leurs parents dans les deux grandes pièces de l’association.

Deux jeunes bénévoles sont également là : Norah, étudiante saoudienne venue à Tours pour perfectionner son français et Angélique, déjà ancienne. Mais au fait, qu’est-ce qui a bien pu conduire Myriam à participer à la création de cette ludothèque, il y a près de quinze ans ? La passion des jeux et des jouets ? Tout faux.

« Cela peut surprendre, mais je n’étais pas une grande spécialiste des jeux, lâche-t-elle. Non, vraiment, c’est le projet global qui m’a intéressée. Créer un lieu de rencontres et de partage en m’appuyant sur mes qualités de gestionnaire et ma passion pour le bénévolat. On a fait une tentative un samedi au jardin Mirabeau en s’appuyant sur le bouche à oreille et cela a tout de suite pris. »

Les mêmes services que dans une médiathèque

Avec l’aide d’Agnès et de l’association Culture et Bibliothèque pour Tous (CBPT), la ludothèque a donc vu le jour. L’affaire de sa vie, aujourd’hui. Presque trois fois par semaine (mardi, mercredi et un samedi matin par mois), Myriam pousse la porte de la ludothèque. Mais de chez elle, à Saint-Cyr, elle garde aussi un œil sur la gestion de la structure, via un logiciel de prêts. « Nous offrons tous les services que l’on peut retrouver dans une médiathèque, par exemple, avec le suivi, la réservation, les retards… Nous avons une mission d’accueil, de conseil, d’écoute aussi. »

Entourée d’une dizaine de bénévoles qui se relaient pour réceptionner les retours de prêts, vérifier qu’il ne manque rien, s’assurer qu’ils sont en bon état, Myriam est bienveillante avec tous. Mais dès que la conversation s’enclenche, on perçoit très vite la femme d’affaires qu’elle a été, la créatrice d’entreprise aussi. Vive dans ses réponses, mais toujours très à l’écoute, elle s’intéresse d’abord à vous. « C’est toute la richesse de sa personnalité », glisse Angélique.

Quand un jeu revient incomplet ou abîmé, la règle est simple : en cas de retard, une amende est demandée et si le jeu est détérioré, il devra être remplacé ou un dédommagement devra être versé. L’argent perçu lors du prêt (1,20 euro par jeu en moyenne) est vite réinvesti. « Dès qu’on a 20 euros, on achète un nouveau jeu, insiste Myriam. On n’est pas là pour faire du profit. On s’approvisionne auprès des magasins de jeu et aussi via Internet, bien sûr. »

Texte & photos : Thierry Mathiot

Horoscope WTF du 16 au 22 octobre 2019

Cette semaine, allez savoir pourquoi, seuls les Verseaux trouveront grâce aux yeux de l’astrologue. Pour le reste : bonne chance !

Bélier

Amour

L’être aimé se trouve au club de bridge du club Seniors++.

Gloire

On vous rappelle que le Parlement français a interdit la fessée.
À bon entendeur.

Beauté

Certains ont l’auréole au dessus de leur tête. Vous c’est sous les bras. À+ !

Taureau

Amour

Tolstoï disait « tout raisonnement sur l’amour le détruit ». Mais Tolstoï portait des slips blancs. Et je ne fais aucunement confiance à des types qui ont un slip blanc.

Gloire

Gilbert Montagné vous regarde d’un mauvais oeil. Pétez lui la tronche.

Beauté

Votre aérophagie en gêne plus d’un.

Gémeaux

Amour

Fuyez. Il est encore temps.

Gloire

Dans le royaume du twerk, vous régnez en maître.

Beauté

Bientôt un gros bouton sur le front. On vous surnommera le cyclope.

Cancer

Amour

L’amour est un long fleuve tranquille… qui se finit par une méga cascade brutale où tout le monde meurt. Allez À+.

Gloire

Le monde devrait vous vénérer autant que la raclette

Beauté

Faites du vélo tout(e) nu(e).

Lion

Amour

Il serait temps de faire la grève de la main.

Gloire

(pensez-vous qu’il y avait un truc dégoûtant dans ce que j’ai dit ci-dessus ?)

Beauté

Un combat de catch dans la boue vous opposera à Elie Semoun et vous perdrez.

Vierge

Amour

Cette semaine, vous coucherez avec un(e) communiste. Ouép.

Gloire

La constellation du Balavoine vous rappelle que vous n’êtes pas un héros, vos faux pas vous collent à la peau.

Beauté

Vos poignées d’amour sont comme vos convictions politiques. Une fois à gauche, une fois à droite.

Balance

Amour

Vous êtes à la drague ce que Kev Adams est à l’humour.

Gloire

Qui mange de l’ail, ne doit pas faire la bise au travail.

Beauté

Être bon, c’est vachement dur mais être dur, c’est vachement bon. Allez biz.

Scorpion

Amour

Carglass répare, Carglass remplace (votre petit coeur brisé en mille morceaux).

Gloire

Un astéroïde va bientôt nous percuter et le monde mourra. Personne ne le saura à part vous qui lisez l’horoscope des Scorpions.

Beauté

« Morpion dans l’caleçon, Scorpion grognon. » (proverbe euh, disons, hindou allez)

Sagittaire

Amour

Pimentez votre couple. Déguisez-vous en gros burrito.

Gloire

En ce moment au travail, vous marchez sur des œufs…

Beauté

Ce qui est plutôt raccord avec vos mollets de poulet.

Capricorne

Amour

Vous êtes l’équivalent de l’emoji aubergine, krrkrrrr

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Donc sûrement pas vous déjà.

Beauté

C’est donc ça, la perfection ? Admirer un(e) Capricorne.

Verseau

Amour

Votre cœur dit oui mais votre tête dit non.

Gloire

(la vache, c’était profond cet horoscope ! On se croirait dans celui de Top Santé Magazine)

Beauté

On croirait que vos fesses sourient.

Poissons

Amour

Faites un CTRL+ALT+SUPPR de votre vie sentimentale

Gloire

Partez auTutfoupademagueulistan.

Beauté

Votre charisme de barquette de frites n’impressionne pas vos adversaires.

Le « Tours » des bonnes affaires

Acheter, récupérer, échanger, prêter : les moyens de consommation n’ont jamais été aussi divers. Et certains ne manquent pas d’imagination pour trouver ce qu’ils recherchent.

Ceci n’est pas un catalogue ni une liste exhaustive. Non, c’est juste une petite balade dans notre ville, carnet ouvert, stylo à la main, afin de comprendre comment vous vous en sortez pour trouver les meilleurs plans et faire de bonnes affaires.

Vous, les étudiants aux petits budgets et de plus en plus mobilisés dans la lutte contre le gaspillage (alimentaire, vestimentaire) surfez ainsi sur les applications mobiles pour dénicher, même tardivement, un bon repas !

Renseigné par une étudiante en psycho, de vingt ans, experte dans ce genre de consommation, je débarque chez Sushi shop, place Jean-Jaurès. Alexandre et Youenn sont aux manettes. L’essentiel du service a été fait. Mais ils savent que dans quelques minutes quelqu’un va débarquer, téléphone en main, l’application Too good to go ouverte, pour récupérer un panier constitué de sushis et makis invendus qui auraient été jetés en fin de soirée.

« Ce panier, vendu 6 ou 7 euros, permet au consommateur de faire une économie de plus de 50 %. Et nous, nous ne jetons plus ou beaucoup moins. C’est une belle opération anti-gaspillage », expliquent-ils. Depuis Paris, Stéphanie, responsable de la communication de Too good to go est ravie : « En France, 8 millions de repas ont été ainsi sauvés et proposés l’an passé. Et en termes de déchets économisés, cela représente plus de 22 000 tonnes de CO2. »

À Tours, d’autres restaurants ou chaînes comme Starbucks coffee surfent également sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram) pour faire profiter des bonnes affaires en fin de service, avec de belles réductions à la clé.

Des habits au marché

L’association Active, engagée dans un programme d’insertion à travers la récupération de vêtements et la revente dans deux magasins de la ville, note également à quel point les jeunes sont de plus en plus mobilisés par les questions éthiques autour du recyclage et de l’anti-gaspillage. Arrivé au 155 rue Edouard-Vaillant, on pourrait se croire dans une boutique de fringues.

« Certes, nous permettons à des gens d’acheter à faible coût mais sachez que très souvent, nos donateurs sont aussi nos consommateurs. Quant aux plus jeunes, ils revendiquent de porter des vêtements en 2e ou 3e main afin que leur achat ait un sens », me dit-on.

 

Poursuivant mon périple, le lendemain, j’arrive au marché de Beaujardin. J’y retrouve Momo, maraîcher et vendeur depuis une dizaine d’années. Il me confirme que, même si ce n’est pas une démarche garantie à tous les coups, il n’hésite pas (comme d’autres commerçants) à donner en fin de matinée, peu de temps avant de remballer, les fruits et légumes, parfois un peu mûrs, qu’il sait ne pas pouvoir vendre. « Je fais cela depuis longtemps et je me rends compte que les gens sont de plus en plus nombreux à venir me voir… »

Si l’alimentaire et le vestimentaire sont deux gros budgets ainsi passés au tamis des bonnes affaires, nous tombons quelques heures plus tard sur Jean-Luc, amoureux, lui, des nourritures spirituelles. Habitué du jardin botanique, il n’est pas là uniquement pour apprécier l’écrin de verdure mais aussi pour récupérer un livre parmi la vingtaine d’ouvrages que compte « la boîte à livres », borne gratuite de livres d’occasion où chacun peut faire son marché.

 

Jean-Luc a récupéré un Comte de Monte-Cristo et promet d’amener un Balzac en échange, la prochaine fois. Ces bornes sont gérées par des associations (Touraine Propre-Livr’libre), des comités de quartier ou des particuliers. Regardez bien autour de vous. Sûr qu’il y en a une pas loin ! Et c’est totalement gratuit

Texte : Thierry Mathiot

Lee Fields : le soulman aux neuf vies

Après un début de carrière dans l’ombre de James Brown, le chanteur américain Lee Fields est finalement dans la lumière, pour un succès mondial sur le tard. Enchaînant les vies tel un chat aguerri, il sera à l’espace Malraux ce vendredi.

 

Comme les chats, Lee Fields a plusieurs vies. Et l’homme semble toujours retomber sur ses pattes. Lorsqu’il se lance comme chanteur de soul music à la fin des années 1960, le succès lui sourit. Il enchaîne les 45 tours, et trace son sillon dans l’ombre de James Brown, auquel on le compare presque toujours.

« Little JB » (le « petit James Brown ») ne résiste pourtant pas aux assauts du disco. Les concerts se font si rare au tournant des années 80 que notre homme se lance dans l’immobilier ! Il chante donc les louanges de maisons à vendre pendant dix ans, en attendant que le vent tourne à nouveau en sa faveur.

La 3e vie du félin Fields se profile à l’horizon 1990, lorsque l’artiste se remet en selle, côté blues. Mais la grande vie, elle, commence à l’aube des années 2000, lorsque les artistes hip-hop et autres DJ s’emparent des trésors du soulman.

Martin Solveig, en 2006, invite l’artiste sur un album et dans ses clips : « Martin m’a demandé de le rejoindre pour chanter certaines chansons, et cela a joué un rôle important dans la suite de ma carrière ! Des gens qui n’avaient sans doute jamais entendu parler de moi m’ont découvert, et je lui en suis redevable. »

 

Depuis, d’autres se sont frottés au talent de Lee Fields, comme le trio néerlandais Kraak & Smaak, le Français Wax Tailor, ou les rappeurs américano- australiens Bliss N Eso. Pour les collaborations « en chair et en os » ou un sample de ses titres, le chanteur s’entoure aujourd’hui d’une équipe qui gère les autorisations de droits d’auteur et autres détails administratifs.

Après avoir collaboré avec les musiciens d’Amy Winehouse ou Sharon Jones, il s’entoure aussi depuis 2009 d’un groupe fidèle, The Expressions. Sur scène, ils sont ainsi une quinzaine autour du chanteur. Choeurs, cordes, et bien sûr des cuivres, pour faire pleuvoir l’amour sur les spectateurs… car avec son récent album It rains love, Lee Fields enchaîne tubes sucrés et morceaux rythmés, tantôt chat d’intérieur, tantôt tigre racé.


> Vendredi 18 octobre 2019. À l’espace Malraux en co-accueil avec le Petit Faucheux. Placement libre, à 20 h 30. Tarifs de 16 à 32 €

 

Architecte des Bâtiments de France : « Veiller sur la ville et le patrimoine de demain »

#VisMaVille L’Architecte des Bâtiments de France Régis Berge est un gardien des monuments et secteurs patrimoniaux, qui regarde vers l’avenir des villes et villages de Touraine. De chantier en réunion, ses journées ne se ressemblent pas.

Ce matin-là, Régis Berge arpente la rue Nationale avec les services de la municipalité. Mission du jour : valider la couleur des futurs réverbères. La question semble anodine, mais pour l’Architecte des Bâtiments de France arrivé à Tours en juin dernier, il en va de tout l’équilibre visuel de cette artère majeure.

Alors, oui, il est l’homme qui viendra vous taper sur les doigts si vous avez choisi une couleur de volets un peu trop olé-olé au centre de Tours, secteur sauvegardé. Mais avec l’équipe de dix personnes de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine, sa mission ne se niche pas (seulement) dans ces détails : « Notre rôle est de veiller au respect des règles urbaines, qui permettent d’insérer harmonieusement un projet dans la ville. »

Lors de ses rendez-vous avec les municipalités et les maîtres d’oeuvres, publics ou privés, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF, pour les intimes) accompagne donc les projets dès l’étude des plans. « J’aime ce dialogue avec les architectes, au stade de l’avant-projet, pour faire en sorte qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et contribuer à la constitution du patrimoine de demain. »

Chantier des Portes de Loire, plans de rénovation des Halles, réunion pour le choix des sites « d’architecture contemporaine remarquable » à labelliser, où l’on retrouve les grands ensembles des Rives du Cher ou la chapelle Saint-Martin du quartier Monconseil… Notre ABF n’est décidément pas homme du passé, comme le voudrait le cliché. Quand il s’occupe des monuments d’hier, c’est donc les pieds ancrés dans le présent.

On le suit ainsi dans les travées de la cathédrale Saint-Gatien et au cloître de la Psalette, monuments historiques qu’il connaît comme sa poche, puisque l’Unité doit en assurer l’entretien et la sécurité. Là, il se passionne tout autant pour les reliques médiévales que pour les vitraux contemporains, témoins de leur époque. De retour sur le parvis, Régis Berge s’interroge : que deviendra l’ancienne clinique Saint-Gatien ? « Les cyclotouristes ne savent pas où faire leur pause, il n’y a pas de commerces… On peut tout repenser, imaginer un café, des boutiques… pour favoriser un vrai espace de vie. »
Car derrière le bâti, c’est l’humain qui émerge, au cœur du métier.

Textes et photos : Maud Martinez

Basket : Un café avec les recrues de l’UTBM

Huit joueurs sont arrivés à l’intersaison à l’UTBM. La sauce a pris et les Tourangeaux enchaînent les succès. Et, avant le match de vendredi contre Challans (dont tmv est le parrain), nous vous en présentons quatre d’entre eux, côté coulisses.

ALDO CURTI (32 ans) « Un quartier sympa à Saint-Cyr »

« Je vis dans une maison à Saint- Cyr auparavant occupée par un joueur américain, alors mes voisins doivent se douter que je suis également basketteur. Ou peut-être pas. Je suis plutôt discret. Le quartier est sympa. Dans la vie, j’écoute beaucoup de musique, y compris de la musique classique. Mais quand je m’échauffe avant un match, j’ai des playlists bien précises avec plutôt des musiques anglo- saxonnes. Sur le parquet, nous devons gagner la confiance de notre public et le meilleur arrivera. »

 VINCENT POURCHOT (27 ans) « Avec vue sur le lac de Tours »

« Bien sûr, avec mes 2,22 m, je ne passe pas inaperçu. Et quand nous sommes allés au cinéma CGR des Deux-Lions avec des coéquipiers, on a dû se faire remarquer. Je vis en face du lac de Tours et le coin me plaît beaucoup. Mais en fait, je suis quelqu’un assez famille-famille ; assez tranquille. J’aime regarder les séries comme Game of Thrones ou Breaking Bad. Côté basket, le club a de l’ambition et notre public est près de nous. Nous avons un réel potentiel pour jouer le haut du tableau. »

MARIUS CHAMBRE (21 ans) « Tours, c’est le petit Paris »

« Je suis arrivé le 15 août à Tours et j’ai un appartement dans le quartier des Prébendes. Je m’y plais. Quand j’étais à Orléans, en centre de formation, on m’avait parlé de Tours comme d’un ‘’petit Paris’’. Ça tombe bien car j’ai grandi en région parisienne où vit ma famille. J’aime le mélange de ville commerçante et puis aussi historique. Dans la vie, je m’intéresse à l’actualité, à l’écologie. Mon père travaille à TF1 et ma mère est professeure d’histoire-géo. Ils m’ont inculqué un esprit critique. Sinon, je regarde beaucoup de séries. J’ai adoré ‘’Years and Years’’. »

GÉRALD GUERRIER (25 ans) « Je prends des cours de danse dominicaine »

« Je vis à Tours-Nord, pas loin de notre salle. J’apprécie l’esprit qui règne dans le club et dans l’équipe. Personne ne tire la couverture à lui. Dans la vie, même si je suis fan de beaucoup de sports, j’aime aussi me changer les idées avec d’autres gens et d’autres activités. J’adore danser et une fois par semaine, je prends des cours collectifs de bachata. C’est une danse dominicaine. Cela m’aide à me vider la tête. Je n’ai pas dit que j’étais basketteur à l’UTBM. Pas sûr que les autres danseurs le sachent. J’ai une taille standard, alors… »


> Match de l’UTBM contre Challans, ce vendredi 11 octobre, à 20 h. 

 

Tours : un bar à chats, temple de la ronron-thérapie

Prendre son thé ou son goûter tout en câlinant un félin qui n’est pas le sien, ce sera possible en fin d’année avec l’ouverture du premier Bar à Chats de Tours.Avec l’aide de la future barmaid Ludivine
Darmon, faisons le point sur ces lieux surprenants.

Un bar. Des chats. Jusque-là, rien de bien compliqué. Et pourtant, l’initiative surprend. En lançant un financement participatif sur la plateforme en ligne kisskissbankbank pour la création d’un bar à chats tourangeau, Ludivine Darmon a ainsi suscité la curiosité des médias et du grand public.

Aujourd’hui, elle rassemble plus de 2 000 personnes sur sa page Facebook Le Bar à Chats, et a dépassé son objectif de financement participatif. Plongée dans les dernières formalités, la jeune femme de 22 ans revient sur cette aventure qui démarre bien : « J’ai toujours été passionnée par les félins et bien sûr les chats, et j’avais l’envie d’entreprendre. J’avais initié le projet en 2018, et je l’ai relancé en mars 2019 pour le mener à bien cet hiver, en ouvrant le bar dans le quartier de la Victoire. »

« On ne dérange pas un chat qui n’a pas envie de se laisser caresser »

Pour cela, Ludivine a d’ores et déjà obtenu son ACACED, l’attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques, obligatoire pour ouvrir un établissement hébergeant des animaux. Ceux-ci seront bien traités, selon des normes déjà éprouvées : une pièce privée pour que les matous soient tranquilles, des étagères et autres recoins où ils peuvent s’amuser ou se poser, et des règles strictes pour les visiteurs. On se lave les mains avant d’entrer, et on ne dérange pas un chat qui n’a pas envie de jouer ou de se laisser caresser. Mais, pour les fans, on pourra en emporter !

« Le bar sera en quelque sorte leur famille d’accueil, puisque je compte y accueillir des chats en recherche d’adoption, via une association. Vaccinés, stérilisés, en bonne santé, ils seront bien traités, et pourront donc être adoptés. »

 

Tous les bars ne font pas ce choix. Créé à Paris en 2013, Le Café des chats, pionnier français en la matière, possède des chats à demeure. L’établissement parisien est ainsi le digne héritier des neko café taiwanais et japonais. Là-bas, le bar à chats permet surtout aux citadins d’assouvir leur envie d’animal de compagnie, frustrée par des appartements trop petits, des règlements de copropriété stricts et un rythme de vie trépidant.

À Tours, avec ou sans adoption, nul doute que la ronron-thérapie tournera à plein régime pour les amateurs de câlineries.
M.M.

Horoscope WTF du 9 au 15 octobre 2019

Vous ne lirez même pas cette accroche. Alors ma foi, passons aux choses sérieuses : voilà l’horoscope de la semaine !

Bélier

Amour

Une cure de Christophe
Maé 3 fois par jour et vous verrez
qu’il y a bien pire que le célibat

Gloire

L’ouverture d’esprit n’est
pas une fracture du crâne.

Beauté

Tu veux mon Sarkozizi, oui
oui oui oui.

Taureau

Amour

En matière de sexualité,
vous manquez d’entraînement. En
piste, mes p’tits gnous !

Gloire

Mais qu’est-ce que j’en sais ?
Cessez de me lire, voyons.

Beauté

Vous avez des airs de Robert
Hue sous Lexomil.

Gémeaux

Amour

Un doute sur sa fidélité ?
Torturez-le/la en lui passant l’intégrale
de Kev Adams en DVD.

Gloire

J’ai une nouvelle difficile à
vous annoncer…

Beauté

… Votre enfant finira journaliste.
Désolé, je sais que c’est dur
à accepter.

Cancer

Amour

Patatras. Vous vous rendrez
compte cette semaine que l’amour
n’existe pas.

Gloire

Et que votre patron est un
Illuminati reptilien macroniste.

Beauté

Et que votre beauté intérieure
ne compte pas. Bref, sale semaine
en perspective.

Lion

Amour

Sous la couette, vous êtes
redoutable tel le guépard et malinx
tel le lynx.

Gloire

Un coup de pied aux fesses
de votre boss et le monde s’en portera
mieux.

Beauté

Rencontres du Troisième
Slip.

Vierge

Amour

C’est ça, vous avez compris
l’intérêt d’aller voir du côté du 3e âge.

Gloire

La malédiction lancée sur
votre génération par l’astrologue de
tmv il y a 600 ans s’achèvera demain.

Beauté

Votre conduit auditif fait
sploutch sploutch.

Balance

Amour

Vous êtes la zone piétonne
de la vie sentimentale.
(tout le monde vous passe dessus
quoi)

Gloire

C’est moche, la vie, sans
un(e) Balance. (non on déconne,
tout doux)

Beauté

Vous voyez, il y a les
gens parfaits comme moi. Et
puis, il y a le reste. Il y a vous.

Scorpion

Amour

Votre vie sentimentale est
aussi passionnante qu’un épisode de
Derrick sans sous-titres.

Gloire

Tristesse. Vous finirez votre
vie en tofu.

Beauté

Franchement, vous nous
rendez dinguedingue dinguedingue
dingue quand vous avez votre poom
poom shoooort.

Sagittaire

Amour

La constellation des Black
Eyed Peas vous indique que you
gotta feeling, whooo ooouh, that tonight’s
gonna be a good night…

Gloire

Bref, vous l’avez compris
ci-dessus : vous avez le derrière en…

Beauté

… FEU ! Graou !

Capricorne

Amour

Moi j’vous aime bien
(même si – défaut ultime – vous êtes
Capricorne).

Gloire

Saturne vous conseille de
vous magner le train et d’arriver à
l’heure pour une fois.

Beauté

Force est de constater que
vous avez le nez le plus mignon de
toute cette foutue planète.

Verseau

Amour

D’après Wikipédia, « la
pêche au saumon est réputée être
sportive ». Seriez-vous un saumon ?

Gloire

On n’a rien sans rien. (voilà,
c’était le conseil débile et inutile du
jour. À+)

Beauté

Vos fesses disent bravo.

Poissons

Amour

Amourette, bistouquette et
tartiflette.

Gloire

Tout le monde a des instants
de faiblesse. Même Rocco. C’est bon,
rassurés ?

Beauté

Les rhododendrons sont
précoces. Sachez-le.

SPA de Luynes : un refuge après l’abandon

Au refuge SPA de Luynes, les journées ne se ressemblent pas, mais suivent un même rythme. Chaque après-midi, les portes s’ouvrent au public, et nous en avons profité. Visite guidée.

La SPA de Luynes recueille (trop) souvent des animaux abandonnés.

« On n’abandonne pas un animal comme on jette une paire de chaussettes ! ». Naïs Venanzi, responsable du refuge SPA de Luynes, laisse échapper un cri du cœur dans l’intimité de son bureau peuplé de chats.

Après un pic d’activité cet été, le refuge héberge à l’heure actuelle environ 80 chiens et 80 chats attendant de trouver leur nouveau maître. Toute une ménagerie choyée par une équipe dévouée : quinze salariés, et une cinquantaine de bénévoles actifs, qui vont et viennent entre les bâtiments cachés au milieu des bois.

Après une matinée consacrée aux tâches administratives, aux soins vétérinaires, aux promenades et au nettoyage des locaux, le refuge a ouvert ses portes au public. Il est 14 h. Les futurs adoptants débarquent à l’improviste.

Mais pour un abandon, il faut obligatoirement prendre rendez-vous : « On n’essaie pas de dissuader le propriétaire, mais on lui donne des conseils de gestion du comportement animal, au cas où cela l’aiderait. »

Ce jour-là, les conseils n’auront pas suffi : après plusieurs entretiens téléphoniques avec l’un des onze agents animaliers, un jeune homme se présente pour abandonner son chien, devenu trop agressif avec celle qui partage sa vie. Il remplit les papiers et s’acquitte de frais de 80 €, avant d’aller pleurer dans sa voiture, à l’abri des regards indiscrets.

« Les chiens nous témoignent un amour incroyable »

Départ en EHPAD, décès, déménagement… Les causes d’abandon au comptoir sont multiples, mais concernent moins de 20 % des pensionnaires à quatre pattes que nous croisons. 80 % proviennent de la fourrière, qui prend en charge durant huit jours les animaux perdus ou abandonnés en pleine nature, avant de les confier à des associations comme la SPA.

« Dans ces cas-là, nous ignorons tout du passé de l’animal : il faut donc apprendre à le connaître, pour l’aider à écrire une nouvelle histoire avec de futurs adoptants », explique la responsable. Dans les couloirs des chenils, sur chaque porte, des ardoises témoignent de cette découverte mutuelle entre l’homme et le chien : « Farceuse. Attention : un peu craintive au début ». « Lanco. Attention aux autres chiens ».

Au fil des jours, bénévoles et salariés prennent note de la personnalité de chaque pensionnaire… et s’y attachent. Pour Emilien, bénévole devenu salarié, la fameuse « tournée de caca » du matin, avec le nettoyage des couvertures et le ramassage des déjections, n’est presque plus une corvée. « Je ne m’attendais pas à vivre ici autant de moments forts, les chiens nous témoignent un amour incroyable, cela rend presque dépendant ! ».

Nicole et Laëtitia seraient donc aussi accros ? La retraitée et la jeune femme sont entourées de chats, comme tous les jours depuis deux ans. Pierre-Martial, étudiant de 20 ans tout juste arrivé dans l’équipe, résistera-t-il à cette drogue des plus douces ? Caresser et faire jouer les chats, sortir les chiens en balade : chaque jour, ils sont une dizaine de bénévoles aux petits soins pour les résidents. Ceux-ci trouveront bientôt de nouveaux maîtres, triés sur le volet.

Car pour adopter une boule de poils, il faut montrer patte blanche. Naïs Venanzi précise : « Nous posons beaucoup de questions : le chat vivra-t-il dedans ou dehors, avec des enfants, des personnes âgées, des allergiques… ? À quel rythme le chien pourra-t-il sortir ? Quelle est la hauteur de la clôture ? Il peut nous arriver de nous déplacer au domicile, et si la famille possède déjà un animal, elle doit l’amener pour que les deux se rencontrent. »

À la manière d’une agence matrimoniale, la SPA tâche ainsi d’accorder les personnalités, pour assurer le succès de l’adoption. Dans l’un des 15 parcs de détente, le coup de foudre est confirmé entre le gros Sam et son futur maître Damien, qui vient chaque semaine depuis un mois. Le croisé labrador attend avec impatience de pouvoir repartir avec ce propriétaire qui n’a d’yeux que pour lui.

Lorsque sonnent 17 h, l’heure de la fermeture, nous rejoignons le parking sous la rumeur des aboiements. Une manière pour ces petites bêtes de signaler qu’elles attendent LA rencontre qui leur changera la vie.
Textes & photos : Maud Martinez


> Animal abandonné : qui contacter ?

Si vous repérez un animal domestique abandonné, le numéro à contacter est celui de votre police municipale, qui se chargera de le récupérer pour le mettre en fourrière. L’identification des animaux de compagnie est obligatoire en France et permettra de retrouver rapidement le propriétaire. Mais s’il ne se manifeste pas dans les huit jours, l’animal sera transféré vers une association comme la SPA.

Le festival Quartier Libre en images !

#EPJTMV Dernier épisode dans la couverture du festival Quartier Libre par les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT). Voici les moments forts, en photos, de l’événement tourangeau.
(Photo : Cassandre Riverain)

Le public a enchaîné les pas de danses devant les endiablés Lehmanns Brothers. (Photo : Coline Salmon)
L’artiste Dawal était présent sur le site pour grapher un mur de trois mètre de long. (Photo : Simon Philippe)
L’artiste kenyane Muthoni Drummer Queen a investi la scène avec ses danseurs et accessoires pour le plaisir du public. (Photo : Amel Zaki)
Une semaine en amont du festival, une soirée préchauffe, en partenariat avec la guinguette de Tours, a été organisée. (Photo : Simon Philippe)
Le collectif La Fine Équipe a clôturé le festival avec un set impressionnant. (Photo : Lise Lacombe)

La Fine Equipe : « On a l’impression d’être guidés vers une autre dimension »

#EPJTMV La tête d’affiche de Quartier Libre, La Fine Équipe, a clôturé le festival en beauté. Rencontre avec Oogo et Blanka, deux membres de ce groupe de beatmakers.

Pouvez-vous commencer par vous présenter, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Oogo : Moi c’est Brigitte et lui, c’est Bardot (rires). Plus sérieusement, on fait partie de La Fine Équipe, un groupe de DJs et beatmakers. Notre dernier album s’appelle 5th season. On a également un label qui s’appelle Nowadays Records et deux studios d’enregistrement.
Blanka : La Fine Équipe, c’est quatre personnes : Oogo ici présent, moi-même Blanka, et les deux qui ne sont pas là c’est Chomsky et Mr Gib.

Vous venez d’horizons musicaux assez variés. Quelles sont vos influences musicales ?

B. : Je dirais plutôt d’horizons assez complémentaires.
O. : La base de notre musique, c’est d’aller chercher plein de styles différents et de les arranger à notre sauce. Mais on a tous cette base de hip-hop américain soul jazz, avec des groupes comme The Roots, Mos Def, Tribe Called Quest. Parmi les artistes récents qu’on aime, il y a Kaytranada et Tyler the Creator. Toute la scène électronique française nous a aussi beaucoup influencés.

Blanka et Oogo sont deux des quatre membres de la Fine Équipe.

Votre dernier album sonne différent. Par exemple, vous vous êtes détachés du sample …

O. : Nos manières de composer sont différentes. Cet album, on l’a vraiment composé à quatre. Il y a beaucoup plus de compositions et de featurings que sur les anciens albums. Les morceaux sont aussi plus longs. Ça nous a donc pris plus de temps.

Pourquoi ce titre, 5th season

O. : La cinquième saison, c’était le mood (humeur, ndlr) général. C’est à propos des changements qu’il peut y avoir aujourd’hui sur la planète. La notion de fin du monde était présente dans nos esprits, comme si on arrivait au bout d’un cycle. D’ailleurs, le clip animé de 5th season avec Fakear est dans cette optique. Ce n’est pas forcément très engagé. C’est de l’ordre du rêve, de l’abstrait.

Le fait que le nom de l’album 5th Season soit une collaboration avec Fakear, c’est le fruit du hasard ?

O. : On était cinq sur le morceau. Chacun a participé à une partie, ce qui donne des phases différentes. Sur chacune d’entre elles, il y a cette connexion avec la planète. On a appelé l’album « la cinquième saison » parce qu’on a l’impression d’être guidés vers une autre dimension. Mais c’est un hasard que le morceau soit en collaboration avec Fakear.

Vous êtes principalement des beatmakers. Ce genre musical a souvent été au second plan, derrière la voix des rappeurs notamment. Aujourd’hui, est-ce que vous remarquez un certain affranchissement des beatmakers ? Je pense notamment à Ikaz Boy qui a sorti un projet en solo la semaine dernière. 

O. : Ikaz, un de mes artistes préférés en France, avait sorti un projet obscur qui s’appelle Brain Fuck, sur notre label il y a quelques années. Le beatmaking en France, il est super présent, surtout à travers les voix. En ce moment, pour moi, les beatmakers sont mis en avant et pourtant ils restent au second plan. Nous les premiers. Au début on a commencé à produire pour des rappeurs. Au bout d’un moment on a voulu produire notre propre son.

La Fine Équipe a conquis le public de Quartier Libre samedi soir.

Vous avez créé votre propre label. C’est important pour vous d’être indépendants ? 

O. : Au-delà du fait d’être indépendants, au départ c’était pour que cette musique puisse exister tout court. Les gens veulent tout faire eux-mêmes, mais ça n’est pas du tout notre délire. On a toujours fait de la radio, fait découvrir des musiques qu’on aimait bien. La démarche, c’était de créer un collectif, produire des artistes qu’on kiffe, et leur donner les moyens de faire ce qu’ils veulent. Il y avait aussi l’envie de proposer en France quelque chose qui n’existait pas.

Cinq années séparent votre dernier album de 5th season. C’est dû au label ?

B. : C’est pas vraiment cinq années parce qu’en 2018, on a sorti Back Burners (à l’occasion des 10 ans du lancement de La Boulangerie, ndlr). Le label et les studios ont été très prenants. C’est marrant que tu dises ça parce que je m’étais fait la remarque. J’ai réalisé qu’on avait rien sorti pendant quatre à cinq ans et ça correspond pile au moment où le label a été lancé. Mais on a jamais lâché La Fine Equipe.
O. : Le label nous a ouvert des perspectives. On a vraiment appris dans les techniques de production, dans les mixs. Je pense qu’il fallait qu’on mûrisse un petit peu. Cet album là, on aurait pas pu le faire il y a cinq ans !

Comment définiriez-vous votre groupe en un seul mot ou en une seule pâtisserie ? 

O. : Une pâtisserie hyper compliquée et chargée (rires). Un mille-feuilles peut-être, ou un gros beignet bien gras.
B. : Un stylo quatre couleurs (rires).

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

A Quartier Libre, échanges autour de l’accompagnement des migrants

#EPJTMV Le festival éco-citoyen Quartier Libre offre plus que des concerts. Lors d’une conférence, les festivaliers ont pu échanger avec Coallia et Utopia56, deux associations qui accompagnent des personnes migrantes.

En plus des concerts, trois conférences étaient proposées par le festival Quartier Libre, samedi 4 octobre. Les festivaliers avaient l’occasion de rencontrer des associations étudiantes, de débattre sur la démocratie représentative ou d’échanger sur l’accompagnement des migrants à Tours.

« Le thème des migrants est un sujet très abordé dans l’actualité, mais souvent déformé », explique Christèle, intervenante de la conférence et salariée de Coallia, une association d’accueil et d’accompagnement des personnes migrantes.

« À quoi le mot migrant vous renvoie ? » C’est la question qui a été posée en ouverture de la conférence. « C’est une personne qui recherche la vie qu’il n’a plus la chance d’avoir chez lui », répond l’un des participants. Cette vie, les migrants n’ont pas la chance de la trouver dès leur arrivée dans l’hexagone. Les deux associations présentes œuvrent au quotidien à leur insertion dans la société française.

Les festivaliers échangent avec Marine, bénévole chez Utopia56. « Nourrir, loger, soigner : c’est notre rôle », leur explique t-elle. Avec leur association, Marine et Angelo accompagnent les jeunes qui se voient refuser le statut de mineur. Avant ce verdict sur l’âge, le département se doit d’assurer la sécurité des jeunes. L’Ofpra (Office Français de La Protection des Réfugiés et Apatrides) « a pour fonction de rencontrer les demandeurs d’asile et de définir si oui ou non ils relèvent d’une protection de la France afin d’être reconnu réfugié ».

Marine, Angelo, Christelle et Camille ont animé la conférence sur l’accompagnement des migrants.

Cependant, les participants ont découvert que le département d’Indre-et-Loire a été condamné par le Conseil d’État en janvier 2019, suite à un recours en justice d’Utopia56. Il devra verser des dommages et intérêts pour ne pas avoir assuré la mise à l’abri de mineurs non-accompagnés.

En effet, il appartient aux départements d’assurer la protection de ces jeunes, le temps de reconnaître ou non leurs statuts de mineurs. Lorsque le Conseil départemental manque à sa mission, les associations tourangelles prennent le relais. Marine en vient à penser que « nos actions leur font peur ».

Entraide entre les associations tourangelles

Marine est d’accord avec Camille de Coallia : « Le réseau et la communication entre les associations sont très bien développés à Tours », affirme t-elle. Camille fait partie du service premier accueil des demandeurs d’asiles de Coallia. Elle s’occupe de récolter les récits de vie des migrants pour appuyer leurs dossiers. Elle ne dispose cependant que de deux heures pour échanger avec les demandeurs.

Christèle expose à son tour son travail dans le service du centre d’accueil des demandeurs d’asiles. Elle les prépare pour leurs rendez-vous à l’Ofpra, cruciaux dans l’obtention de la reconnaissance du statut de réfugié. Contrairement à Camille, Christèle peut donc « prendre le temps d’instaurer la confiance dans sa relation avec les migrants ».

Les bénévoles d’Utopia56 estiment « qu'[on] se prend tout dans la gueule », en parlant de la défaillance de l’État à, parfois, assurer sa mission de protection. Quant à Camille et Christèle, elle parviennent à mettre de la distance par rapport aux récits de vie des migrants. « Ça m’arrive de repenser à mes premiers entretiens avec des migrants, mais avec le temps on arrive à s’en détacher », confie Camille en réponse à une question du public. Avant de se quitter, les deux associations nous font part de récits de Guinéens, emprisonnés et torturés sur leurs parcours migratoires.

Une fois de plus, le festival Quartier Libre a prouvé qu’il n’était pas qu’un lieu festif musical, mais aussi un espace de débats et d’échanges.

Lucas Bouguet et Chadi Yahya.

Guts : « Je suis un enfant du vinyle »

#EPJTMV En tournée internationale, Guts a enflammé le public du festival Quartier Libre à Tours. On a parlé de vinyles, de GTA V et de philanthropie, avec celui que beaucoup considèrent comme un sampler de génie.

Tu es un pionnier du digging (dénicher), qui consiste à fouiner dans les bacs pour trouver la perle rare. C’est un truc d’amoureux des vinyles. Depuis quelques années leur vente est en plein essor face au CD. Qu’est-ce que ça te fait ce retour en force ?

Guts : Évidemment ça me réjouit. Je suis un enfant du vinyle. Le vinyle c’est une écoute active. C’est un son analogique et, à ma plus grande surprise, j’ai l’impression que toute la génération digitale a envie d’un truc nouveau, une façon différente d’écouter la musique. Je vois plein de jeunes de 20-25 ans qui sont en kiff sur le vinyle. Et nous, avec le label Heavenly Sweetness, on fait systématiquement du vinyle. On essaye de faire en sorte que l’objet soit esthétique, séduisant et qu’il ait surtout un bon son.

Un de tes titres est joué dans les stations de radio virtuelles du jeu vidéo GTA V, l’un des jeux le plus vendu au monde. Comment l’as-tu vécu ?

G. : Très très mal. Non je plaisante (rires). Au début, pour être honnête, j’étais très sceptique. Déjà, je ne suis pas du tout gaming à la base et c’est un jeu qui apparemment est assez violent. De pouvoir associer ma musique à un jeu vidéo violent, je n’ai pas trouvé ça très cohérent. Mais j’ai vu que les développeurs travaillaient avec des grands producteurs et des grands artistes, comme Flying Lotus et Dr. Dre. Moi, je suis dans la radio virtuelle de Gilles Peterson. Dans ce cadre-là, ça me rassurait. J’aime l’idée que des gens attirés par la violence découvrent ma musique, qui est plutôt le contraire, sereine et apaisante.

Malgré sa notoriété, Guts insiste pour ne pas être photographié.

Parlons de ton nouvel album, Philantropiques. Ton amour des musiques africaines, brésiliennes, caribéennes en est à l’origine. Tu te vois plus comme un philanthrope, un amoureux des gens de toute la planète, ou un amoureux des musiques du monde entier ?

G. : C’est un peu les deux, c’est pour ça qu’on a fait le jeu de mot. L’idée, c’est de jouer sur la diversité, sur l’amour bien sûr. Ça fait sens pour moi qui suis connecté à plein de musiques différentes et qui met en avant toutes les couleurs musicales. Le but du jeu est de fédérer les gens. Ça a toujours été ce que j’aime faire, rassembler les gens.

Beaucoup te définissent comme un sampler de génie. Quelle est la recette du bon sample pour toi ?

G. : C’est purement instinctif. C’est vraiment les deux secondes dans un titre qui, pour moi, sont comme une étoile filante. Pendant deux secondes, il y a une magie, quelque chose qui va tout de suite me toucher, m’interpeller et surtout m’inspirer. Ces deux secondes, ça va être cette petite étoile qui va justement m’emmener vers une création et certainement devenir un morceau. Je viens du hip-hop, une musique née avec le sample, le recyclage. Comme on n’avait pas d’argent, c’était un moyen de détourner la musique, de la recycler et d’être créatif.

Tu es depuis peu à la tête d’un label de musique. C’était une suite logique de passer du dénichage de vinyles à celui de nouveaux talents ?

G. : Ça fait complètement sens. Quand tu découvres des disques rares, tu découvres des œuvres et les artistes derrière. Et quand tu œuvres auprès d’un label, tu déniches des talents. C’est dans l’esprit de mon goût de la recherche, de la découverte.

Est-ce que tu connais la ville de Tours et sa région ?

G. : Pour être honnête, je ne connais pas vraiment. Comme on est dans des configurations de tournée, on est toujours de passage. On n’a malheureusement pas le temps de découvrir, de visiter, de discuter avec les locaux. C’est très frustrant pour un voyageur comme moi. Il faudrait une journée off après chaque date. Aujourd’hui, je n’ai même pas eu le temps d’aller fouiner chez les disquaires tourangeaux.

Rémi Carton et Cassandre Riverain.

La Chimba : « On veut partager des moments de live »

#EPJTMV Sonorités sud-américaines, psychédélisme et fiesta s’invitent au festival Quartier Libre de Tours. La Chimba, jeune groupe tourangeau, nous raconte leur musique, leurs projets et leurs envies. Rencontre avec ceux qui veulent faire danser la Touraine.

Vous êtes des habitués de la scène tourangelle, comment vous sentez-vous dans un festival, ici, à Tours ?

Antoine : On est fiers parce qu’on fait l’ouverture de la grande scène. Pour nous c’est vraiment cool de faire ça. On n’est pas originaires de Tours mais on y habite. Le groupe est basé ici et on y répète.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nico : C’est le grand patron Eugène qui nous a tous réunis (rires).
Eugène : C’est surtout grâce à des rencontres de musiciens tourangeaux. On a constitué un groupe ensemble. Par exemple, Mauricio avait un duo avec une amie. Ensemble, ils jonglaient et faisaient de l’art de rue. Je l’ai croisé un jour et ça s’est construit naturellement. Ça fait deux ans maintenant.

Pourquoi avoir choisi « La Chimba » comme nom de groupe ?

E. : La chimba c’est une expression de Colombie qui veut dire « c’est très cool ». Par exemple quand on dit : ¡ Que chimba !, on peut traduire ça par « j’aime ça, c’est cool ». On cherchait un nom qui sonnait bien et ça a matché (sic).

Votre point commun, au départ, c’était la musique sud-américaine ?

E. : Plutôt la musique de manière générale puisqu’on est tous musiciens dans d’autres groupes. C’était surtout l’occasion de monter un autre projet avec une esthétique particulière, dans notre cas, la musique colombienne.

Vous vous inspirez de la cumbia, un style musical colombien qui n’est pas très connu ici. Comment le décririez-vous ?

A. : Il y a plusieurs sortes de cumbia, c’est comme le jazz ou le rock. C’est un monde très vaste. Le style dont on s’inspire le plus c’est la chicha. Ça va vite et c’est électrique. Ça vient en particulier du Pérou. L’univers de la jungle nous plaît beaucoup, ainsi que tout ce qui peut être psychédélique. Ça excite notre imaginaire.

Le groupe s’inspire de la cumbia, une musique sud-américaine.

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers ce style de musique ?

Mauricio : Eugène a des racines colombiennes, comme la cumbia. C’est un mélange de musique africaine et sud-américaine, le tout mélangé à des voix et des percussions. Eugène a importé ça d’Amérique du Sud. Aujourd’hui notre style commence à changer : on mélange la cumbia à du merengue, du ska …
A. : Il y a deux éléments vraiment très forts dans notre musique. La dimension festive et l’aspect psychédélique avec l’idée de voyage, d’exploration. On est un groupe dynamique et on veut partager des moments de live.

Quels sont vos projets à venir ?

M. : Aujourd’hui on va lancer notre première composition sur scène. Notre idée, c’est de poursuivre sur cette voie. On veut continuer à créer notre propre voyage dans la cumbia avec notre style, et à faire danser les gens !

Lise Lacombe et Amel Zaki.

Le festival Quartier Libre : plus que de la musique !

#EPJTMV Les Tourangeaux se sont donné rendez-vous vendredi 4 octobre au parc Sainte-Radegonde de Tours pour profiter du festival Quartier Libre. De nombreux concerts sont au programme, mais les festivités ne se limitent pas à la musique.

En entrant bracelet au poing, Fabien, habitué des festivals, est intrigué par le totem illuminé, point central de la fête. Alors qu’il écoute la fanfare ambulante La Vaginale de la faculté de médecine de Tours, Fabien n’a pas encore fait son choix parmi les différents quartiers qui s’offrent à lui.

Un peu à l’écart des fêtards, se trouve le quartier général avec diverses associations locales. Installée sous une tente, Clémence résume le travail de son association aux passants. La Ressourcerie La Charpentière fait dans la consommation alternative. Depuis quatre ans, bénévoles et volontaires récupèrent des objets en tout genre pour leur redonner une nouvelle vie.

En face, Jean-Louis et Jackie sont en train de plier bagages alors que la nuit tombe. Tous deux représentent le Réseau Afrique 37, une fédération d’associations tourangelles en lien étroit avec l’Afrique. L’objectif est simple : favoriser les échanges interculturels à travers le festival Plumes d’Afrique, temps de rencontre autour des expressions littéraires et artistiques d’Afrique francophone prévu en novembre 2020.

Les festivaliers découvrent les associations et talents locaux lors du festival Quartier Libre.

Quartier Libre, point de rendez-vous des artistes locaux

Le quartier jeux se trouve de l’autre côté du festival. Mélanie est accroupie pour préparer les jeux proposés par son association Le bus des rêves. Sous une tente colorée, les curieux sont invités à un étrange rituel afin de devenir un super-capant. « Vous n’avez pas votre cape ! », s’exclame-t-elle, la cape étant l’accessoire indispensable des super-capants. « C’est un moyen de se reconnecter au bonheur » résume-t-elle. Seize animateurs du Bus des rêves ont pour mission de divertir les festivaliers. Au programme, jeux en bois, un « Qui-est-ce ? » géant ou encore un espace jonglage, animé par Oscar, un jongleur tourangeau.

D’autres Tourangeaux arpentent la plaine entre deux concerts. Julien, Laure, Marion, Héléna ne viennent pas de loin. Julien ne cache pas son enthousiasme pour la soirée qui débute : « On habite à 200 mètres, la programmation est cool, le prix est plus qu’abordable et on aime bien les festivals ». Pressé, le groupe se dirige vers le chapiteau, pour le concert de La Chimba.

Près de l’entrée, Eser et Etienne profitent de leur soirée avant de donner des couleurs au festival, le lendemain. Habitués à faire du street art, les deux graffeurs vont exprimer leur art sur une planche de trois mètres, visible par tous les festivaliers. En attendant, l’heure est au repérage. Il s’agit de trouver le meilleur spot pour exposer leurs talents.

Les œuvres d’Eser et d’Etienne, mais également les super-capants du Bus des rêves et les nombreuses associations sont à retrouver ce samedi 5 octobre au festival Quartier Libre.

Rémi Carton et Chadi Yahya

Le groupe tourangeau Raoul Jazz Clan : un mélange entre jazz et slam

#EPJTMV Raoul Jazz Clan c’est « deux cultures brutes qui se rencontrent et créent une forme hybride ». À l’occasion du festival Quartier Libre, les Tourangeaux nous ont fait découvrir leur univers musical.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Vincent : À la base, ça a commencé avec mon projet de fin d’études au conservatoire, en novembre 2016. On s’est rencontrés au Strapontin (un bar à Tours, ndlr) qui diffuse beaucoup de jazz. Et là, je lance à Charlie : « Viens viens viens ! J’suis sûr que t’as plein de trucs à dire. » Il est venu prendre le micro. On a joué quasiment jusqu’à la fermeture. Le bar s’est rempli de nouveau. C’était vraiment LA rencontre. On se revoit quatre jours après. Je lui présente mon idée de projet et direct, ça « matche » à donf (sic). On se dit qu’on jouera la prochaine fois. Après avoir fini de boire le café il me dit : « T’as du temps ? ». De là est né le premier morceau : Aimer. L’histoire est un peu romancée (rires).

Et vous Samuel (basse) et Romain (clavier), comment avez-vous rencontré les autres ?
Samuel : Avec Romain on gravite autour du groupe. J’étais au conservatoire de jazz à Tours où j’ai rencontré Vincent et Romain. Vincent avait besoin d’un bassiste et il a donc pensé à moi.

Comment définiriez-vous votre identité musicale ?
V. : Aujourd’hui on parle de « slam-jazz-hip-hop ».
Charlie : Jazz hip-hop, parce que nous on fait pas forcément de slam. Le slam c’est sans musique, c’est vraiment la rythmique du texte qui importe. Par moment on se laisse aller avec des envolées lyriques. C’est peut-être pour ça qu’on se rapprocherait plus du slam.
V. : Après quand on parle de slam, c’est plutôt pour la poésie que ça évoque.

Est-ce que vous vous sentez proches du rap ?
C. : Dans ma formation, complètement. J’ai fait mes premières armes avec des rappeurs, puis des crews dans la culture hip-hop et un peu de mic (sic) à l’arrache.
Samuel : On écoute nous-mêmes beaucoup de rap. C’est un style qui nous influence à fond.

Avec quels musiciens avez-vous grandi ?
V. : Du Dalida ! (rire général).
S. : Je pense à un truc qui nous a fait kiffer avec Vincent : BadBadNotGood, notamment l’album en collaboration avec Ghostface Killah : Sour Soul. Il mélange vraiment le gros rap ‘ricain (sic) avec des instrus géniales.
C. : Dans le rap français, je suis très influencé par Oxmo Puccino, et le Saïan Supa Crew.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer ce style de musique particulier ?
C. : Deux cultures brutes se rencontrent et créent une forme hybride : la culture de Vincent, très jazz et la mienne avec des textes plus libres. Vincent est affranchi des codes du rap français. Moi, j’en suis plus imprégné. On ne cherche pas à rentrer quelque part, on cherche à faire un son qui nous fait kiffer.

Le groupe a participé à l’édition 2019 du festival Jazz à Vienne.

Vous avez participé au festival Jazz à Vienne, qui a réunit plus de 220 000 festivaliers pendant 16 jours. Une belle expérience ?
V. : Ça fait une belle vitrine. De supers conditions, avec des équipes compétentes. Se retrouver un peu loin de Tours, au soleil, aller tester ce répertoire avec un public de connaisseurs, c’est une belle expérience. On a peut-être des pistes pour des festivals dans ce coin l’an prochain.

Dans quels lieux préférez-vous jouer ?
V. : Chaque lieu a ses spécificités. J’aime bien le bar pour la proximité. Être vraiment avec les gens, contrairement à la scène. L’enjeu est de créer un lien, peu importe le lieu.
S. : Les gens ne savent pas ce qu’ils viennent voir, c’est ça qui est intéressant. Notre objectif est de faire ressentir des émotions, une vraie énergie qu’on transmet à notre public.

Est-ce que vous avez des projets en cours ?
V. : Il y a un clip qui va sortir en avant première sur France 3 Pays-de-la-Loire, le 23 octobre. On aimerait également enregistrer en 2020.

Et pour finir, un mot pour qualifier votre groupe ?
V. : Cactus mon gars ! (rires)
S. : Energisant.

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

Vivez le festival Quartier Libre en direct avec les étudiants de l’EPJT

#EPJTMV Le 4 et 5 octobre, des étudiants surmotivés de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) vous feront vivre le festival Quartier Libre de Tours comme si vous étiez.

Les étudiants en master de l’EPJT s’apprêtent à couvrir le festival Quartier Libre à Tours.

C’est avec un enthousiasme non-dissimulé que les étudiants de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) couvriront, pour TMV, le festival multi-culturel et éco-citoyen Quartier Libre, qui aura lieu vendredi 4 et samedi 5 octobre à Tours.

L’occasion pour eux de mettre leur plume à l’épreuve et de vous faire vivre (ou re-vivre) cette 2e édition, grâce à de nombreux reportages et interviews. Cette collaboration inédite est fidèle à l’esprit voulu par l’organisatrice du festival, Marie Petit, qui souhaite « décloisonner le monde étudiant du grand public ».

Les étudiants de l’EPJT ne seront pas les seuls à mettre la main à la pâte, puisque ceux des Beaux-Arts construiront un totem de 6 mètres de haut en plein cœur du festival.

L’équipe d’étudiants journalistes tient à chaleureusement remercier TMV pour la confiance accordée, ainsi que toutes les personnes qui ont permis la réalisation de ce beau projet.


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.

> quartierlibrefestival.com

 

Horoscope WTF du 2 au 8 octobre 2019

Octobre a débuté. Avec lui, les rhumes, la tristesse, la grisaille. Mais aussi un horoscope plein d’optimisme.

Bélier

Amour

Bah… Soyez en couple avec vous-même, c’est déjà pas mal.

Gloire

Tout vient à point à qui pousse mémé dans les orties.

Beauté

Votre ronflement de tractopelle agace votre entourage.

Taureau

Amour

La constellation du Francky Vincent prédit que tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi.

Gloire

Sauvez la planète. Mangez des gens…

Beauté

… (sauf votre beau-frère. Lui, ‘l’est périmé).

Gémeaux

Amour

Vous avez la braguette qui crie famine.

Gloire

Vous ressemblez à une petite crevette. Une petite crevette toute rose qui se tortille.

Beauté

Félicitations, vous sortez tout droit de l’usine qui fabrique les gens beaux.

Cancer

Amour

Anw, trop choupi, vous aimez papillonner partout en ce moment…

Gloire

… (mais vous êtes une vraie larve ceci dit)

Beauté

Vous êtes aussi délicieux/se que des pâtes carbo. Si, si ma gueule.

Lion

Amour

Le ridicule ne tue pas. La preuve, regardez la tronche de votre ex.

Gloire

Toc, toc, toc. Y a quelqu’un qui frappe à la porte. C’est votre découvert bancaire !

Beauté

Votre corps a la consistance d’une chips.

Vierge

Amour

Personne n’est amoureux/se de vous. Mais au moins, vous avez la santé !

Gloire

Il va se passer un truc le vendredi 18 octobre. Quoi ? Je ne sais pas et je m’en fous complètement.

Beauté

Bouton de fièvre. Jeudi à 8 h 38. Biz.

Balance

Amour

Eh bien cette semaine, je ne vous aime pas. Mais c’est question de goût.

Gloire

Qui peut nier votre statut de super-star ?

Beauté

Vous êtes beau/belle de la tête aux pieds. Enfin, non. Pas des pieds, car ça c’est moche. Vos panards de hobbit là.

Scorpion

Amour

Trompez la mort. Elle au moins, vous avez le droit.

Gloire

Achetez-vous une humilité. Ça peut servir.

Beauté

Odeur délicate sous les aisselles. Bisou.

Sagittaire

Amour

L’être aimé attend un coup de fouet.

Gloire

La constellation du Patrick Sébastien vous rappelle que vous êtes serrés au fond de cette boîte.

Beauté

Votre carrure de Leerdammer n’impressionne guère.

Capricorne

Amour

Vous pourriez offrir une bière à l’astrologue. Ça fait une semaine qu’il est sympa avec vous.

Gloire

N’oubliez pas. Il faut toujours avec les fesses propres avant de la ramener.

Beauté

Comme disent les djeunz, votre regard de braise nous rend merguez.

Verseau

Amour

Oh, l’onanisme c’est cool aussi hein..

Gloire

Méfiez-vous de l’eau qui dort. (prenez une bière)

Beauté

L’achat d’un slip fluorescent est désormais devenu une nécessité.

Poissons

Amour

Votre présence est aussi rafraîchissante que l’autre côté d’un oreiller un soir d’été.

Gloire

Vous écrasez vos adversaires avec vos gros pieds velus.

Beauté

Je profite qu’il me reste 2 % de batterie sur cet ordi pour vous écrire que

Yasser Musanganya rêve des Jeux Paralympiques de Paris

Vous l’avez probablement vu briller aux 10 km de Tours. Rencontre avec Yasser Musanganya.

(Photo NR JULIEN PRUVOST)

On l’avait un peu perdu de vue depuis le début du mois d’août mais, dimanche dernier, à l’occasion des 10-20 km et marathon de Tours, on l’a retrouvé. Yasser Musanganya, actuel membre du pôle espoirs athlétisme handisport de Saint-Cyr, champion du monde des moins de 20 ans sur 200 m en fauteuil, il y a un mois et demi en Suisse, était le parrain des 10 km.

Engagé sur la distance dans l’épreuve paralympique, il s’est classé deuxième. Après l’arrivée, il confiait : « Je me suis bien amusé. C’était une belle course. J’ai géré mon effort, et même si je suis un peu déçu de ne pas m’être imposé, je prends cette deuxième place avec plaisir. »

Mais c’est bien vers un objectif à long terme que l’athlète de 17 ans se tourne désormais : conquérir une médaille aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Son entraîneur à Saint-Cyr, Gwénaël Lanne-Petit l’affirme : « Pour ce rendez-vous, il est bien dans les temps. »

Yasser Musanganya aura alors 22 ans et ce sera, comme il l’espère, son heure. Actuellement classé autour de la cinquantième place mondiale sur 200 m, tous âges confondus, il lui reste cinq années de travail pour s’approcher de son rêve.

Revenu d’un hiver 2017-2018 plutôt hésitant (« J’étais démotivé », lâche-t-il) , il a retrouvé au pôle de Saint-Cyr toutes les conditions pour se relancer. Et ça paye !

Thierry Mathiot

Very Bio : le bien-être sous toutes ses formes à Tours

Pour sa 3e édition, le Very Bio élargit sa palette d’exposants et d’activités pour deux journées consacrées au Bio et au Bien-être, les 28 et 29 septembre à Tours.

« Pourquoi Very Bio ? Parce que le salon s’adresse à des personnes qui s’intéressent au bien-être, au sens large du terme : le corps avec les soins variés, les massages, l’alimentation, mais aussi tout ce qui relève du spirituel, et le bien-être chez soi, pour se sentir bien dans son environnement. »
Pour Sophie Ehrhardt, spécialiste de l’organisation intérieure avec sa société Ordolys, participer au salon Bio & Bien-être ces samedi 28 et dimanche 29 septembre allait donc de soi.

Il en va de même pour les 71 exposants réunis ce week-end au Palais des Congrès, pour une 3e édition du salon Very Bio qui s’intéresse au bien-être sous toutes ses formes.

On y retrouve les thématiques incontournables du secteur : un marché bio et gourmand, des spécialistes de santé et soin du corps avec des pratiques classiques comme le shiatsu, les conseils diététiques, la relaxation ou les produits cosmétiques naturels, et d’autres propositions moins courantes (le magnétisme ou la thérapie par les arbres par exemple).

Mais le salon du Bio & du Bien-être voit large. Des associations environnementales, des agences de voyages qui sortent des sentiers battus et des spécialistes mode et déco seront donc également de la partie. Les organisateurs ont aussi prévu quelques nouveautés.

Tout d’abord, un nombre de conférences et ateliers en augmentation, avec près de 30 rendez-vous au cours du week-end. Atelier fabrication de dentifrice, découverte du voyage solidaire, les plantes sauvages dans la santé… Le panel est varié !
S’y ajoutent pour la première fois six « conférences d’experts » : Daniel Ballesteros, Julie Bourges, Au vert avec Lili, Lionel Levy, Slow Cosmétique et Corinne Collin Bellet prendront la parole dans l’auditorium du Palais des Congrès. Si vous cherchiez une sortie sympa qui ne vous fera pas culpabiliser, vous savez donc où vous rendre ce week-end, car c’est bien connu : y’a pas de mal à se faire du bien !

Maud Martinez


> Infos pratiques : sam. 28 et dim. 29 septembre de 10 h à 19 h au Palais des Congrès de Tours. Tarif 3 à 5€/adulte. Gratuit – 16 ans.

> www.verybio.fr

Librairie Libr’Enfants : des livres pour bien grandir

#VisMaVille Rachel est libraire depuis 11 ans chez Libr’Enfant, la librairie jeunesse de Tours. Un métier qu’elle prend très à cœur.

Enthousiaste, elle est aussi très sérieuse. « Un enfant, si tu lui racontes des histoires, il n’y aura pas de problème pour le faire grandir . C’est le rôle du libraire jeunesse que d’aider l’enfant à développer son autonomie, sa liberté et son sens des responsabilités ».

Sous les anciennes poutres de cette belle librairie du quartier Colbert, Rachel rayonne. Dynamique, espiègle et surtout très impliquée, elle sait qu’on n’est jamais trop petit pour lire.
Pas étonnant vu son parcours : autrefois dyslexique, elle a toujours exercé des métiers liés à l’enfance. Un cheminement atypique mais très cohérent. Maîtrise de psychologie de l’enfant et master de littérature jeunesse pour la théorie, Maison de la presse et médiation socio-culturelle pour la pratique.

Du temps libre pour lire

Deux fois par semaine, c’est la livraison. Rachel et ses collègues réceptionnent les colis, parfois avec un coup de main d’amis de la librairie. Les yeux pétillants, elle précise : « C’est un peu Noël à chaque fois que j’ouvre les cartons de nouveautés ! »
Toute la semaine, elle accueille et conseille les clients en priorité mais elle passe aussi beaucoup de temps devant l’ordinateur (commandes, comptabilité, préparation des animations et de la communication). Parfois, elle quitte la librairie pour intervenir dans les écoles ou les bibliothèques. Mais ce n’est pas tout ! Une fois la journée terminée, environ 80 % de son temps libre consiste à… lire.

Un métier-passion où les moments de grâce font oublier les plus pesants. Comme ce jour où un petit garçon, client régulier, est venu transmettre le goût de la lecture en demandant un livre pour sa petite sœur qui venait de naître.

Surtout, en cette période de rentrée littéraire, Rachel insiste : « il en existe aussi une vraie pour les adolescents ». Parmi toute la production, si elle ne devait garder qu’un seul titre, elle choisirait « Félines » de Stéphane Servant. Un roman coup de poing sur la quête de soi, la différence et la place des femmes dans la société. Preuve que, contrairement aux idées reçues, en littérature jeunesse, les auteurs sont bien vivants.
Textes et photos : Claire Breton


Librairie Libr’Enfant

48 rue Colbert. Tél. 02 47 66 95 90

www.librenfant.fr

Le Zempi : de sa chaise à l’assiette, tout est à vendre !

Cette semaine, on a testé le Zempi, à deux pas de l’Opéra de Tours. Ici, on peut manger bien sûr, mais aussi découvrir des expos temporaires et… acheter la déco !

C’est dangereux comme resto. Ben oui, parce que figurez-vous qu’ici, vous pouvez tout acheter. Le siège sur lequel vous êtes confortablement assis, la table basse, la lampe sur le comptoir, les tableaux aux murs, tout.

Car le Zempi, c’est aussi (et surtout) une boutique, domaine de Karine, ancienne cadre en entreprise et passionnée de déco.
Et, comme les objets proposés, c’est le concept, sont des objets en exposition et qui servent tous les jours, ils sont vendus au prix de l’occasion.

Autant le dire d’emblée, côté déco, c’est vraiment très réussi. Des objets de créateurs sont très bien choisis et comme ils sont mis en situation, ça marche évidemment encore mieux.

Mais, ne l’oublions pas, nous sommes dans la page resto de tmv. Donc, côté assiette, ça donne quoi ?
Eh bien, c’est du tout simple. Pas de plats cuisinés (Karine n’a pas l’ambition de détrôner les grandes tables bistronomiques de la place), mais que du très bon.

Les salades sont copieuses (plusieurs clients avouent en fin de repas avoir eu du mal à finir !) et composées avec de savoureux produits, frais et de saison, bien sûr. Quant aux planches (de charcuterie ou de fromage) elles calent les plus gourmands.

Heureusement, à la commande, Karine nous précise que deux planches moyennes pour trois, c’est largement suffisant. Et elle a raison. Du superbe chorizo, un serano goûtu à souhait, deux petits pots de rillettes pour la touche locale, tout est bon. Les fromages sont à l’avenant : parfaits !

Côté boisson, trois bières à la pression, des jus de fruits made in Vergers de la Manse et des vins issus de cépages français, mais produits sous d’autres latitudes. Rien à dire non plus sur l’accueil qui est vraiment attentif et chaleureux.

C’est un peu comme si elle nous invitait à la maison, Karine. Alors, il faut lui laisser le temps de préparer les assiettes, mais comme il y a plein de choses à regarder partout et qu’en plus, elle est adorable, on y passerait la journée.


> Au 38 rue de la Scellerie, à Tours. Ouvert du mercredi au dimanche. Contact : 06 59 64 52 12 ou sur Facebook

> Tarifs : La planche moyenne est à 8 €, la grande à 10 €. Les salades s’affichent à 7,50 €. 

La pollution : danger numéro 1

A quelques jours de la journée sans véhicules motorisés à Tours, ce dimanche, on fait le point avec l’association Lig’Air qui nous parle pollution de l’air.

Carole Flambard est chargée de communication à Lig’Air. L’association créée en France en 1996, effectue depuis 1999 des mesures précises sur l’état de l’air dans notre ville.

« Si globalement, l’état de l’air s’améliore depuis vingt ans sur Tours, explique t-elle, n’allez surtout pas croire que tout va bien. La pollution à cause des particules fines est réelle et, plusieurs jours par an, nous sommes proches voire au-delà des normes recommandées. C’est très simple, si vous me demandez un conseil, je vous dirais qu’il ne faut pas rouler en trottinette ou à vélo aux périodes de pointe des voitures. »

Le constat est clair. Les particules fines, qui adorent voyager, et nous arrivent parfois d’Europe de l’Est, ont une capacité à trouver des terrains propices pour stagner chez nous comme ailleurs. Et n’allez pas croire qu’en hiver, c’est mieux !
« Les anticyclones hivernaux permettent aux particules de se poser et de s’agglomérer », ajoute-t-on à Lig’Air.

Dangereux pour les sportifs aussi

Alors faudrait-il rouler avec des masques sur le nez et la bouche pour se protéger ?
« Nous enregistrons la présence de particules dont la taille est dix ou vingt fois inférieure à celle d’un cheveu, insiste Carole Flambard. Ce sont des poussières qui, lorsqu’elles sont respirées en plein effort par un enfant de moins de sept ans, une personne âgée, ou un sportif, sont très dangereuses. Elles passent très rapidement dans le sang et les organes. Il n’y a pas grand-chose à faire. Pour les éviter, il faut les fuir. »

Quid des épisodes de canicule, comme ceux que nous avons connus cet été ? « Le danger concerne alors l’ozone présent dans l’atmosphère. Sous l’effet de la chaleur, l’ozone s’oxyde et devient un polluant extrêmement dangereux. Un jogger ou un cycliste qui fait un gros effort, un soir vers 19 heures, après une journée de canicule, prend des risques pour sa santé. Picotements aux poumons, larmoiements sont des signes à prendre très au sérieux. »
Th. M.

Horoscope WTF du 25 septembre au 1er octobre 2019

L’automne est là. La tristesse, le ciel gris, les nez bouchés et les feuilles qui tombent aussi vite que notre triste vie s’écoule. Bref, voici l’horoscope WTF de tmv plein d’espoir et d’optimisme.

Bélier

Amour

Mouaif, vous êtes encore plus sceptique que la fosse.

Gloire

C’est dans le pire que vous êtes le/la meilleur(e).

Beauté

Votre cuir chevelu est gras.

Taureau

Amour

Contentez-vous de vos sextos.

Gloire

Comme on dit, faut laisser braire les ânes ! (bon y a un sacré troupeau dans votre entourage, mais bon)

Beauté

Tout irait mieux si vous aviez la coupe de Pascal Obispo.

Gémeaux

Amour

Votre ex, c’est comme de l’herpès. Ça finit toujours par revenir.

Gloire

Vous êtes un peu l’équivalent d’un +4 au Uno. Bref, vous aimez bien casser les krzzkjjjkz.

Beauté

Vaccinez-vous contre la grippe. Et la lèpre. Et la malaria. Et contre Hanouna.

Cancer

Amour

Sur la route de l’amour, vous restez bloqué(e) au feu rouge.

Gloire

Vous entendez le loup, le renard et la belette, vous entendez le loup et le renard chanter…

Beauté

… Donc bon, va falloir arrêter de fumer la moquette hein.

Lion

Amour

Poursuivez vos rêves. De toute façon, on va tous mourir en 2040.

Gloire

La légende raconte que vous êtes l’eau qui jaillit et qué s’appelerio Quézac.

Beauté

Libérez vos poils d’aisselle.

Vierge

Amour

Rolala, vous êtes aussi compliqué(e) qu’une housse de couette à enfiler.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous demande qui a le droit, qui a le droiiiit d’faire çaaa ?

Beauté

Souvenez-vous comme vous étiez beau/belle à l’époque.

Balance

Amour

Vous êtes une étoile encore plus brillante que celle de Sirius. AAANW choupi !

Gloire

Ça fait du bien un petit coup de flatterie bien placé, ah ouais ?

Beauté

Une étude très objective dit que les Balances sont les plus canons du monde.

Scorpion

Amour

Vu la situation, la constellation du Jean-Pierre Foucault vous conseille de faire appel à un ami.

Gloire

L’important, c’est de ne pas participer !

Beauté

Moi je vous trouve canon. Mais ce n’est que mon avis.

Sagittaire

Amour

Entre vous et moi, vous êtes trop bien pour être en couple.

Gloire

Sans vouloir balancer, je crois que la jument de Michao s’en repentira.

Beauté

Je sais pas vous, mais moi oui. Surtout le samedi.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes encore plus olé olé qu’un bonobo sous aphrodisiaque.

Gloire

Il est triste de constater que votre investissement financier dans le lancer de nain n’a pas porté ses fruits.

Beauté

Vos fesses filent des papillons dans l’estomac.

Verseau

Amour

Quel sex appeal. Vous faites twerker les cœurs !

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Genre 14 h 30 du matin.

Beauté

Prenez soin de votre zigouigoui.

Poissons

Amour

Tant d’attente pour si peu de plaisir : pas de doute, vous êtes le Space Moutain.

Gloire

Pour vivre heureux, vivons cachés (comme votre dignité).

Beauté

Nettoyez-vous le nombril. C’est dégoûtant là-dedans.

Ces Tourangeaux qui ont coupé le moteur

Finie la voiture (trop polluante), adieu les transports en commun (pas assez pratiques). La ligne droite est, pour eux, le plus sûr moyen d’arriver à l’heure ! A quelques jours d’un nouveau dimanche sans voitures à Tours, rencontre avec qui ont lâché les véhicules motorisés.

Oui, j’avoue : je suis arrivé avec des idées toutes faites. Je sais, ce n’est pas terrible… Mais avant de m’y mettre, je me disais que la trottinette électrique c’était surtout pour les bobos voulant faire « djeuns », que le vélo électrique c’était pour les retraités à court de forme, que les hoverboards ne séduisaient que les nostalgiques de Marty McFly (Retour vers le futur, pour ceux qui ne suivent pas) et que le skateboard, c’était casse-gueule.

Car faut vous dire que même quand j’étais jeune et en forme, je n’ai jamais réussi à rester plus de deux minutes sur des rollers sans finir sur le derrière.
En vrai, j’étais mal embarqué.

Mais ça, c’était avant. Avant de rencontrer Dimitri, Valentin, Grégory et Bérénice. Ces quatre-là m’ont raconté comment ils échappaient aux bouchons. C’est simple, ils ont même (re)trouvé le plaisir d’aller au taf ou au lycée.

À chacun, j’ai demandé de me faire la pub pour leur moyen de transport préféré. Et pour les départager, je suis allé voir la police municipale de Tours. Attention, je n’ai pas cafté mais j’ai bien compris que certains faisaient des trucs pas très réglo. Du moins en centre-ville. Dimitri a 28 ans. Il habite à Saint-Cyr et travaille à Tours-Sud, zone commerciale. Vous voyez le trajet : plongée vers le quai Paul-Bert, pont Wilson, rue Nationale, avenue de Grammont, côte de l’Alouette, Route du Grand Sud.

« Ça me fait 12 km en vélo électrique. Quand je prenais la voiture, c’était 20 km par la rocade (sortie Joué, etc.) ou 14 km par l’autoroute avec le péage en plus (90 centimes). Maintenant je mets 28 minutes. Réglé comme du papier à musique. En voiture, je mettais 35 minutes. Avec un vélo normal, c’était 30 minutes mais vous imaginez dans quel état j’arrivais. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais fait 20 minutes de balade à pied pour venir au boulot. Je me suis testé avec un cardio, je ne dépasse pas les 90 pulsations/minute. Du coup, j’arrive hyper zen. »
Les vélos électriques (700-1 700 euros) n’ont pas séduit 338 000 Français en 2018 par hasard.

Sur ma trottinette…

Avec Valentin, je passe à la trottinette. À 32 ans, c’est le type même du grand gaillard qui s’y est mis pour aller au boulot. Deux acheteurs sur trois l’utilisent pour cette raison. Si pour le vélo électrique, hommes et femmes se partagent les achats, la trottinette (100-700 euros), elle, est masculine à 80 %.

« J’ai une autonomie de 25 km avec trois paliers de vitesse (7-8 km/h, 10/15 km/h, 20/25 km/h). C’est assez pour faire mon aller-retour entre Tours et Joué, précise-t-il. J’utilise les pistes cyclables. Je mets un casque mais ce n’est pas obligatoire. J’en ai parlé avec mon assurance. La législation est encore floue. »

Pour Grégory, la quarantaine, spécialiste de longboard (vous savez, ce grand skate rendu célèbre par une pub pour un opérateur télécom montrant trois filles descendant une route au petit matin), sa planche (60-600 euros) est avant tout un moyen de tran… sport.
Mais quand on l’écoute, pas seulement. « On est sept sur Tours à faire du skate de descente. C’est un sport grisant mais très codifié, sécurisé. On peut atteindre 80, voire 100 km/heure. Les protections sont obligatoires (casques, gants). J’utilise aussi mon longboard en balade ; parfois je traverse la ville, la rue Nationale. Normalement on n’a pas le droit de circuler en skate en ville. C’est interdit car l’utilisateur ne fait pas corps avec la planche. Les risques de détérioration du mobilier urbain et de blessures d’autres piétons si le skate vous échappe, sont réels. »

Appelée en renfort pour évoquer la sécurité, la police municipale de Tours valide ce que Grégory nous dit. La rue Nationale, sur les rails, depuis Jean-Jau est interdite à la circulation des skates mais aussi des trottinettes et vélos, qu’ils soient électriques ou pas.
« Il y a une tolérance », me glisse-t-on avant d’ajouter : « On fait de la pédagogie mais certains récalcitrants ont dû être verbalisés… » Bérénice, qui va au collège Rameau, n’a pas entendu parler de cela. À 14 ans, elle utilise un hoverboard, cadeau de Noël, il y a deux ans.

C’était alors à la mode. « J’en ai pris soin, dit-elle. C’est fragile mais comme j’habite dans le quartier Montjoyeux, je l’utilise sur ce court trajet. J’ai vite trouvé ma stabilité. Mon père, lui, n’est pas très à l’aise avec. »
Normal car Bérénice pratique les rollers depuis l’âge six ans. Ça l’aide.
Thierry Mathiot


Un centre-ville sans voitures

> Un mois après avoir tenté l’expérience, Tours remet cela ce dimanche 29 septembre. Et ce sera encore le cas le 27 octobre et le 24 novembre. 19 points de contrôles leur donnent accès au coeur de Tours de 10 heures à 18 h.

Joué-lès-Tours : une prépa pour apprentis

Sibeth Ndiaye a inauguré jeudi une Prépa au campus des métiers de Joué-lès-Tours, destinée à ramener des décrocheurs scolaires vers la voie de l’apprentissage.

Sibeth Ndiaye au CFA de Joué-lès-Tours. (Photo NR Julien Pruvost)

Les faits

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement était ce jeudi à Joué-Lès-Tours, pour inaugurer la Prépa de l’apprentissage au Campus des métiers. Il s’agit d’une filière d’excellence destinée à ceux que l’on appelle les “ni-ni” (les jeunes qui ne sont ni en formation ni dans un emploi).
Un dispositif qui leur permet de se remettre le pied à l’étrier et d’intégrer ensuite une formation en apprentissage qui leur convient vraiment.

Ils ont, par exemple, la possibilité de suivre temporairement, une des 25 formations proposées au Campus des métiers pour valider (ou pas) leur choix et éviter les erreurs d’orientation. Cette formation dure entre une et dix semaines et s’adapte à chaque situation.

Le contexte

Ce projet est une réponse à un appel lancé par le gouvernement pour offrir des solutions à des jeunes sortis du système éducatif. 19 projets ont été retenus, parmi les 150 CFA  au niveau national. En tout, ils offriront 28 000 places à des jeunes décrocheurs.

Les enjeux

Selon une étude publiée par l’Observatoire des inégalités, qui recoupe toutes les autres études, les jeunes sans qualification sont les plus exposés au chômage. Le taux de chômage était de 39,2 % pour cette catégorie en 2017, contre 9,4 % pour l’ensemble de la population.

Les modules proposés travaillent sur la connaissance de l’entreprise et de son environnement, la détection des potentiels du candidat, la consolidation des savoirs de base et les techniques de recherche d’emploi. Certains jeunes engagés dans la Prépa pourront participer à un stage « d’immersion intensif » pris en charge par la championne de Natation Synchronisée, Muriel Hermine et son équipe de coach.

Le point de vue

A nos confrères de France Bleu Touraine, Sibeth Ndiaye a estimé que cette Prépa de l’apprentissage “permet de se reconnecter avec un milieu scolaire de manière adaptée. Cela permet aussi l’apprentissage du français, par exemple. ”
Elle a ajouté : “Cette prépa va permettre de se forger des savoir-être, des savoirs-faire qui permettront de faire réussir ces jeunes une fois qu’ils commenceront l’apprentissage.”

 

Horoscope WTF du 18 au 24 septembre 2019

Vous pensiez échapper à notre astrologue cette semaine ? Pas de chance, il n’est pas en RTT lui au moins ! Hmpf !

Bélier

Amour

Allez taquiner le goujon,
ça nous fera des vacances.

Gloire

Vous allez devenir l’égérie
d’une marque de préservatifs.

Beauté

Cette semaine, vous resterez
vivant(e). Une fois de plus.
Bravo !

Taureau

Amour

Ça ne sert à rien d’accuser
son miroir cassé pour votre malheur
sexuel.

Gloire

Vou ete du janre a penssé
que l’aurthograf s’est pas importan.
Erreure !

Beauté

Bordel de slip, mais qu’estce
que vous êtes magnifiquement
magnifique.

Gémeaux

Amour

Sous la couette, vous n’êtes
jamais mieux servi(e) que par vousmême.

Gloire

Vous allez perdre votre
oreille droite samedi…

Beauté

De toute façon, vous n’entendez
déjà rien. Bah oui, on vous
avait prévenu que hum hum rendait
sourd.

Cancer

Amour

Au lit, vous êtes aussi expressif/
ve qu’un visage de Ryan
Gosling.

Gloire

Tout irait mieux si vous appeliez
votre enfant Hypolite.

Beauté

#astuce pour votre prochain
régime > tentez la gastro.

Lion

Amour

Votre vie amoureuse ressemble
à un bouquin de Marc Lévy.

Gloire

(PS : c’était pas trop un
compliment hein)

Beauté

Méfiez-vous des gens laids.

Vierge

Amour

Votre patrimoine génétique
vous incite à ne pas vous
reproduire. Please.

Gloire

Chez vous, il va falloir
élargir la porte d’entrée. Votre
tête ne passe plus.

Beauté

Vous pétez le feu. Attention
à la diarrhée.

Balance

Amour

Votre moitié raconte
n’importe quoi. Il faut plutôt écouter
l’astrologue de tmv.

Gloire

Répétez « six slips chics »
très vite 10 fois d’affilée.

Beauté

Des fois, vous êtes beau/
belle. Ce qui en soit est déjà pas
mal.

Scorpion

Amour

Votre solitude vous pousse
à faire des « air bisous ». Et du air
sex.

Gloire

La constellation du Johnny
Hallyday vous rappelle que noir,
c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

Beauté

Une bien belle tête de poney
Shetland, vous !

Sagittaire

Amour

Vous êtes le fantasme vivant
pour tout être humain.

Gloire

Snif, snif… Vous sentez ? Ça
sent la semaine qui pue ça.

Beauté

Hashtag hémorroïdes.

Capricorne

Amour

Chacun fait en son âme et
conscience. (c’était le conseil inutile
du jour, bisou)

Gloire

Votre personnage préféré
de série va mourir. Vous serez triste.

Beauté

Physiquement parlant,
vous êtes à la croisée entre le sushi
et la patate.

Verseau

Amour

« Nan, mais tu comprends,
je préfère qu’on reste amis… »

Gloire

29 mai 2020. Retenez cette
date, c’est le jour de la Fête des voisins.

Beauté

Il vous reste du temps pour
qu’ils vous apprécient, car pour l’instant,
c’est franchement pas ça désolé
(surtout le voisin du dessus).

Poissons

Amour

Faites la grève du sexe et
obtenez touuut ce que vous voulez
mouahaha !

Gloire

Bon sang, mais c’est bien
sûr !

Beauté

Le monde a besoin de vous.
Faites un don de sperme ou d’ovocyte.

Costaud et agile grâce au street workout !

Entre gymnastique et musculation, ce nouveau sport fait des émules au lac de Tours où un groupe de mordus a convaincu la municipalité d’investir dans le projet.

Si vous êtes un habitué du lac de la Bergeonnerie, jogger, marcheur, nageur ou cycliste, vous ne pouvez pas les rater.

Les aficionados du street workout sont là tôt le matin, parfois le midi, souvent le soir et même quand il fait très chaud. À côté de la piscine, au grand air, dans un espace qui leur est réservé, ils ont fait installer par la mairie une structure composée de barres fixes, à différentes hauteurs, barres parallèles, espalier et autre banc de musculation, le tout sur un sol rempli de copeaux destinés à amortir les chutes.

Mains gantées pour mieux s’accrocher, ils se soulèvent, bondissent par-dessus les barres, ou enchaînent des figures qui font penser à la gymnastique.

Retour à l’Est

Le street workout (littéralement « entraînement de rue ») semble tout droit sorti des quartiers populaires des grandes villes des États-Unis. Et pourtant, c’est dans les pays de l’Est de l’Europe (Russie, Lituanie, Lettonie) que le sport s’est codifié. Le premier Championnat du monde s’est déroulé à Riga, en 2011.
Et l’an passé, c’est un Français Yohan Bounegab, surnommé « San Gohan », qui est devenu champion du monde.

Originaire de banlieue parisienne, le jeune athlète de 21 ans vit aujourd’hui à Marseille où il fait profiter les mômes de son expérience. Il nous explique comment le street workout a changé sa vie et pourrait bien changer la vôtre !

Pour quelle raison me conseilleriez-vous de me mettre au street workout ?
Yohan Bounegab : c’est un sport, une attitude, un état d’esprit mais avant tout un mix entre gymnastique et musculation. Comme le travail s’effectue au poids du corps, cela permet d’affiner sa taille, de se muscler du haut, tout en gardant une grande agilité. Ce sport trouve ses racines dans les rues des quartiers de New York, où au milieu des années 2000, les jeunes se sont mis à utiliser tout ce qu’ils trouvaient pour s’exercer… comme des bancs, des poteaux et même des jeux pour enfants. Et puis, ça a rebondi presque aussitôt dans les pays de l’Est de l’Europe, où la gymnastique est un sport très développé. À la musculation et à la force, les gymnastes ont ajouté la rapidité et l’agilité, voire l’acrobatie.

Comment cette discipline est-elle arrivée en France ?
Y.B. : il y a dix ans, lors de l’émission télé, La France a un incroyable talent (M6), un groupe d’athlètes s’est produit, faisant une démonstration qui a connu un beau succès, repris sur YouTube. J’étais gamin et je me suis dit : ‘’Je veux faire ça !’’ Je m’y suis mis sérieusement à 16 ans. Il y a deux sortes de street workout : le free style et le street lifting. Le premier, que je pratique, joue sur la force, l’agilité et aussi la musicalité. L’autre privilégie les tractions et le travail au poids du corps.

En cinq ans, vous êtes devenu champion du monde…
Y.B. : ça a été très vite. Je suis d’abord devenu champion de France et, il y a deux ans, lors d’une démonstration en Espagne, on m’a demandé d’affronter le champion du monde en titre, un Russe. Sur une battle de 9 minutes, nous devions enchaîner un maximum de techniques et je l’ai battu. Quelques mois plus tard, je devenais champion du monde à Moscou. Nous étions 20 en lice pour deux minutes de compétition chacun. Cette année, se déroulait une Coupe du monde à Stuttgart (Allemagne) et non un championnat du monde. J’ai pris la 2e place.

Sur quels critères, le classement se forge-t-il ?
Y.B. : les notes tiennent compte de cinq critères : force, agilité, continuité du mouvement, créativité et force. Mais il y a, pour l’heure, deux fédérations qui ont une manière différente de noter. C’est le point qui ne nous a pas permis de finaliser un dossier pour devenir discipline olympique à Paris en 2024. Mais en 2028, j’ai bon espoir que l’on puisse au moins concourir pour devenir discipline olympique.

Tout le monde peut-il pratiquer ?
Y.B. : le street workout, c’est une grande famille. Les classes sociales sont gommées quand je m’entraîne avec le fils du roi de Dubaï. Plein de sportifs d’autres disciplines pratiquent mais, plus banalement, n’importe qui peut venir, hommes et femmes. Une charte oblige au respect, et à l’entraide quand quelqu’un a besoin d’être soulevé ou dirigé.

Th. M.

Pompier : « Aucune intervention n’est à prendre à la légère »

#VisMaVille Jérôme Virton, 33 ans, fait partie des 80 sapeurs-pompiers professionnels de la caserne de Tours-centre. Des sauveteurs polyvalents qui s’entraînent tous les jours pour porter secours rapidement et en toutes circonstances.

À peine sorti de son appartement, il enfourche la rampe qui le mène en moins d’une minute trois étages plus bas.
Il est 7 h 30. Au rez-de-chaussée de la caserne, Jérôme Virton, pompier professionnel, commence sa garde par un rassemblement avec les membres de son équipe. « Une grande famille », sourit-il.

Des hommes, quasi exclusivement, portant l’uniforme réglementaire bleu marine et rouge, réunis pour 12 ou 24 heures, c’est selon.
Premier rituel de la journée ? Vérifier minutieusement le matériel avant de débuter, une demi-heure plus tard, l’entraînement physique obligatoire : 1 h 30 le matin, 45 minutes le soir, a minima. De quoi forger des muscles capables de soulever, entre autres, l’appareil respiratoire lourd de 15 kg, indispensable pour intervenir sur les incendies.

Entre ces séances de sport, il y aura aussi, forcément, des exercices de manœuvre (accident de la route, arrêt cardiaque, etc.) pour répéter inlassablement les gestes qui sauvent.
« Sauf intervention », nuance le pompier de 33 ans, volontaire durant 11 ans et professionnel depuis 2010.

30 à 40 fois par jour

Et elles sont nombreuses. Les 80 pros de la caserne de Tours, à l’organisation paramilitaire, sortent 30 à 40 fois par jour, bipés par un petit boîtier individuel qu’ils ne quittent jamais durant leur garde.
« Nous sommes capables de répondre très rapidement, 24 h sur 24, répète le caporal chef d’équipe. Aucune intervention n’est à prendre à la légère. On a toujours une petite appréhension, mais notre formation nous a permis d’acquérir des automatismes. Et puis, nous travaillons toujours en équipe ; il y a beaucoup de cohésion entre nous. »

Contrairement aux idées reçues, les incendies ne concernent que 7 % de leurs sorties, contre 8 % pour les accidents de la voie publique et 78 % pour les « secours à la personne » (malaises, hémorragies, etc.).
Mais les pompiers sont de plus en plus appelés « pour tout et n’importe quoi », regrette Jérôme Virton. Qui, outre la caractéristique de concevoir des formations pour ses pairs, a aussi une spécialité : le trentenaire fait partie « du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux ».

Traduction : Jérôme Virton est formé pour intervenir et coordonner des interventions en hauteur (grues, montagnes, etc.) ou en profondeur (fossés, ravins, etc.). Comme par exemple pour sauver cette personne âgée tombée au fond d’un puits sec de 20 mètres de fond. Sa devise, qu’il partage avec tous les pompiers professionnels : « Courage et dévouement ».

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Flore Mabilleau

Horoscope WTF du 11 au 17 septembre 2019

C’est parti pour une petite dose d’astrologie 100 % authentique !

Bélier

Amour

Vous vous dirigez vers l’amour les yeux fermés…

Gloire

… Du coup, vous vous taperez un poteau.

Beauté

Votre oeil bovin plaît à l’être aimé.

Taureau

Amour

Quelle lubricité ! Vous êtes de vrais bonobos.

Gloire

Samedi, vous rencontrerez un gnou. Qui s’appelle Léon. C’est fou, votre vie.

Beauté

Y a un truc magique qui s’appelle dentifrice. Je dis ça…

Gémeaux

Amour

Force est de constater que votre coeur est comme mon frigo : sombre, vide et gelé.

Gloire

Force est de constater que votre âme est comme mon placard : rognée par les termites et sentant la pizza.

Beauté

Force est de… Bon stop. Vive les Gémeaux (sauf toi qui lis cet horoscope).

Cancer

Amour

Tout laisse à croire que vu son physique, votre ex n’a pas été fini par ses parents.

Gloire

Mais haut les coeurs ! Le Cancer est le signe le plus cool, chanceux et majestueux.

Beauté

La vie, c’est comme vos tétons : c’est pas toujours rose.

Lion

Amour

Bon sang, quel enfer. Vous êtes aussi fiable qu’une livraison Chronopost.

Gloire

Vous êtes comme la SNCF, à être constamment en retard, à encombrer les voies et à percuter un chevreuil.

Beauté

La constellation Edithus Piafus vous rappelle que non, rien de rien, vous ne regrettez rien. Si ce n’est votre infâme coupe de cheveux.

Vierge

Amour

Vous séduisez surtout votre main droite.

Gloire

Certains ont la madeleine de Proust. Vous, c’est la madeleine de prout.

Beauté

Allez, A+ pour de superbes prédictions astrologiques !

Balance

Amour

Votre amour mièvre dégouline comme un camembert coulant au soleil.

Gloire

Comme le dit le dicton, « au mois de septembre, le feignant peut aller se pendre ».

Beauté

(c’est sympa, l’horoscope de tmv hein ? On lole, on positive, on s’enjaille)

Scorpion

Amour

Aussi vide que le Grand Canyon.

Gloire

Chute de popularité à prévoir. Mais pas grave, regardez l’astrologue de tmv : personne ne l’aime et pourtant…

Beauté

Berk, vous êtes tout(e) gluant(e)…

Sagittaire

Amour

Vous avez du potentiel niveau séduction. Du potentiel seulement.

Gloire

Un dicton dit « en septembre, le raisin ou la figue pendent »…

Beauté

… Mais « en septembre, les tétons du Sagittaire pendent » (ça, on l’a inventé).

Capricorne

Amour

Vous êtes une machine à distribuer du plaisir sous la couette.

Gloire

Tapez un mawashi-geri dans la tronche de votre patron.

Beauté

Oubliez pas votre suppositoire de second degré à 20 h.

Verseau

Amour

Certains croient au Père Noël ; vous croyez en l’amour. C’est pareil.

Gloire

Dring, dring ! C’est votre amour-propre qui vient de téléphoner, il est parti en année sabbatique.

Beauté

Vous avez des airs de Jet Li croisé avec Mireille Matthieu.

Poissons

Amour

Vous aimez titiller le pissenlit.

Gloire

Prochaine épreuve des J.O. : supporter les Poissons plus de 2 jours consécutifs.

Beauté

Attention, les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Course à pied : les pros parlent !

François Barreau, 59 ans, ancien athlète de haut niveau, président de FreeRun, section athlétique tourangelle qui truste les podiums nationaux de cross-country, et Rachid Hamdaoui, 44 ans, entraîneur de demi-fond à l’A3T, sont des spécialistes de la course à pied. Par leur expertise, ils éclairent le phénomène jogging et le développement du trail.

(Photo Adobe Stock illustration)

Ils se rejoignent sur un constat : la France n’est pas un pays de culture sportive.
« Ce matin, je discutais avec deux jeunes en BTS, raconte François Barreau, président de Free Run. Ils m’expliquaient que pour venir en cours, il fallait qu’ils se lèvent à 5 heures afin de prendre le train. Ils terminaient tardivement avant de rentrer chez eux. Comment voulez-vous qu’ils fassent du sport ? »

Quand on leur parle du phénomène jogging, de ces 13 millions de Français qui courent, l’analyse des deux athlètes expérimentés diverge cependant. « Avec la course à pied de masse, tout le monde est champion, poursuit Barreau ; mais au niveau des médailles, des records, des compétitions, ce n’est pas brillant. Regardez les performances globales, elles régressent. Je ne fustige pas la course plaisir. Mieux vaut se bouger que de ne rien faire, mais soyons sérieux. Des gens se lancent dans un trail de trente ou quarante kilomètres durant lequel ils vont plus marcher que courir. J’appelle cela de la randonnée. Où est le goût de l’effort, de l’exigence ? »

Rachid Hamdaoui porte un autre regard : « Je suis heureux de voir les gens courir, prendre du plaisir dans une épreuve. Mais intégrer un club d’athlétisme pour faire du demi-fond ou du fond, c’est autre chose. La différence s’appelle l’objectif, la performance. Mais pour ma part, j’estime que le niveau d’exigence de l’entraîneur doit toujours être celui que l’athlète se fixe. Et non pas l’inverse. »

Courir ou réussir ?

Quand on leur rétorque que la performance pour un jogger lambda, au départ en surpoids, est déjà de parvenir à faire un marathon en un peu plus de 5 heures, là encore, l’analyse diverge. « J’ai été un athlète de haut-niveau, explique François Barreau. Courir était, et est toujours une passion. Mais réussir, pour moi, reposait sur une accumulation de petits détails dans ma vie de tous les jours. »

Pour Rachid Hamdaoui, la passerelle entre le jogger, comme vous en voyez tous les jours à Tours, et l’athlète passe par les clubs. « C’est là que vous rencontrerez des entraîneurs qui encadreront vos séances et géreront avec vous votre progression. Mais avant de progresser, il y a beaucoup de travail, c’est vrai. Et tout le monde ne deviendra pas champion. »

(Photo illustration Adobe Stock)

Th.M.


EN CHIFFRES

35 000
L’estimation du nombre de coureurs en Indre-et-Loire. Une cinquantaine d’épreuves sont organisées chaque année dans le département. 14 % des Français disent avoir déjà envisagé de courir un marathon. 4 % l’ont déjà fait.

850
En millions d’euros, le poids économique du marché du running en France. À elles seules, les chaussures génèrent 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 8,2 millions de paires vendues chaque année en France.

33 %
Un Français sur trois pratique la course à pied, selon une étude réalisée en avril 2018 par Odoxa pour RTL et Groupama. 8 % courent au moins une fois par semaine.

A Tours, avec les passionné(e)s de running

Dimanche 22 septembre, 13 000 coureurs s’aligneront au départ des 10 et 20 km et du marathon de Tours. Les joggers que nous avons rencontrés ont une histoire unique avec la course. Sur route, sur piste ou sur trail. Rencontres.

 

(Photo illustration Adobe Stock)

« Je me suis inscrite sur 10 km alors que j’apprends à peine à courir ! » Gégé – comprenez Géraldine ! -, cheveux courts, petites lunettes, gabarit de poche, amuse le groupe.
On est lundi, 19 h 15, j’ai chaussé mes baskets, enfilé mon short et me voilà sur la piste d’athlétisme du stade des Tourettes (Tours-Nord), au beau milieu de 80 adhérents remontés comme des coucous. Autant de femmes que d’hommes.

Vu le nombre de licenciés, le travail s’effectuera sur deux tranches horaires, par niveau, aptitudes et affinités. Beaucoup ont déjà en tête les objectifs à venir. Le marathon du Medoc pour certains. Pour d’autres, pourquoi pas une échappée vers le triathlon.

La coach, c’est Céline (Degham) et, apparemment, elle est du genre à savoir ce qu’elle veut. « Courir, c’est facile. Bien courir, c’est difficile », lance-t-elle pour mettre tout le monde à l’aise.

Autour du lac de la Bergeonnerie (photo tmv)

Pour cette première, le groupe en entier tourne tranquillement sur la piste avant d’attaquer des allers-retours, montées de genoux, talons-fesses, fentes et accélérations. La couleur est donnée.
JogginTours a pour devise « Je cours pour le plaisir », mais côté entraînement, c’est quand même du sérieux.

Le lendemain, mardi, Les Copains coureurs d’Indre-et-Loire (ACC37) m’ont donné rendez-vous au Bois des Hâtes à 17 h 45. Ça nous fait même pas une journée de récup’ depuis mes aventures aux Tourettes, mais bon, l’info avant tout ! Nous sommes dans le poumon de Saint-Avertin et c’est là que cette association de Notre- Dame d’Oé, créée en 2012, regroupe ses adhérents-joggers.

Fractionné et accélération sont au programme

Autour de William Da Silva et son épouse Marie-Claude, le niveau semble plus hétéroclite que dans un club. Sylvie, Sébastien, Michel, Virginie, Corinne, Jacques sont dans les starts. La trentaine de coureurs a la bonne idée de se scinder entre les costauds et les moins forts. Fractionné et accélération sont au programme. Certains finiront en marchant quand les premiers, revenus à l’entrée du Bois, auront dressé une table… de récupération. Boissons, gâteaux, amandes, cacahuètes et abricots permettent de recharger les batteries.

Le groupe joue les prolongations. Ça discute, ça se raconte, ça rigole. « On s’y sent bien », me dit-on. L’association écume les courses d’Indre-et-Loire mais se projette aussi hors de France.
Le marathon d’Athènes, le 10 novembre est à leur programme. « Grâce à quelques sponsors, des connaissances, nous arrivons à tirer les prix, explique William Da Silva. Les quatre jours en Grèce, vols compris, et dossards nous reviendront à 350-400 euros. »

Entraînement du club Jogg’in Tours, au stade des Tourettes. (photo tmv)

La semaine suivante (il faut bien se reposer un peu…), l’état d’esprit est le même à l’ACIL (association des coureurs d’Indre-et-Loire), que nous retrouvons le mardi, à 17 h 30 au Stade des Fontaines.
Créée en 1984, c’est l’association originelle des coureurs du coin. Aujourd’hui, ils sont une trentaine réunis pour cette rentrée. Jean-Marc Pesson (« 2 h 48’ au marathon… il y a trente ans ») préside aux destinées de l’association et Alain Barral, grand ancien, veille sur ses ouailles.

Tous les mardis, le groupe s’entraîne aux Fontaines jusqu’à 20 heures (« La location nous coûte 1,56 euro de l’heure, l’adhésion à 25 euros fait le joint », explique Jean-Marc Pesson), et parfois, il s’en éloigne. Nathalie, Christophe et le groupe se dirigent vers le lac des Peupleraies. Le dimanche, c’est plus long, direction Ballan-Miré, Joué, la côte de l’Épan.
Marathons, trails, 10 et 20 km sont dans le viseur du groupe… et toujours dans la bonne humeur.

Thierry Mathiot

Le Tour Vibration revient place Anatole-France

Huit artistes dont Keen’V et Amel Bent donneront un concert gratuit à Tours le samedi 14 septembre, comme nous l’explique Jean-Eric Valli, créateur du Tour Vibration.

« Je suis sûr que tu es celle que j’ai toujours attendue, chante Keen’V, alias Kevin Bonnet. J’aurais aimé te dire des mots que tu n’as jamais entendus ».
C’est avec ces romantiques paroles que débute « Rien qu’une fois », titre aux 88 millions de vues sur Youtube…

Cet artiste français, que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait – à peu de choses près – le regretté Charles Aznavour, va enflammer la place Anatole-France, le 14 septembre prochain, en bonne compagnie. La philosophie d’Amel Bent, les vocalises de LEJ, la douceur folk de Cocoon, la jeune pop de Lenni-Kim seront de la partie, tout comme Ken Carlter, Elephanz ou encore Holseek.

12 000 personnes à Tours

En tout, huit artistes programmés dans le cadre du Tour Vibration – du nom de la radio organisatrice – Yep’s, une tournée exceptionnelle de 5 concerts gratuits, dans 5 villes de la région.
« L’idée, c’est de permettre à tous les spectateurs et notamment à nos auditeurs de rencontrer en direct les artistes qui, pour une bonne part, font la programmation de notre radio », explique Jean-Eric Valli, Président du Groupe 1981, à la tête de 10 radios, dont Vibration et ses 243 000 auditeurs quotidiens. L’année dernière, 100 000 spectateurs se sont pressés lors de ces concerts gratuits, dont 12 000 personnes à Tours.

« Nous avons commencé il y a 5 ans avec 57 000 spectateurs, c’est donc une évolution très positive », ajoute Jean-Eric Valli. En tout, 39 artistes vont se partager l’affiche. Les adorateurs de Clara Luciani devront migrer à Châteauroux le 24 septembre, ceux de Soprano, à Blois, le 26 septembre, tandis que les accros à Black M ou Mika, pourront se donner rendez-vous à Orléans, le 28 septembre. Entre autres.

Flore Mabilleau


> Concert gratuit le 14 septembre, à 21 h, place Anatole France, à Tours.

Théâtre Olympia : le retour de Marivaux

Avec L’Île des Esclaves, Jacques Vincey, directeur du Théâtre Olympia, met de nouveau en scène un texte de Marivaux.

(Photo crédit Marie Pétry)

D’un côté, le désir et l’infidélité dans La Dispute ; de l’autre, l’asservissement et la domination dans L’Île des esclaves. Deux textes de Marivaux (1688-1763) que Jacques Vincey a décidé de mettre en scène à trois années d’intervalle.

« Ces deux textes courts, en un acte, sont des prétextes à traiter une question philosophique par le biais de la fiction, déroule le metteur en scène. À chaque fois, Marivaux installe les personnages dans une utopie : avec La Dispute, dans un lieu hors du monde où les gens ont grandi sans contact les uns avec les autres et qui pose la question de l’inné et de l’acquis ; avec L’Île des esclaves, dans un endroit où les esclaves ont pris le pouvoir et où l’on assiste à un inversement des rôles. »

Lancement de saison

Dans cette dernière création qui lance la saison 2019-2020 du Théâtre Olympia (mais qui a tourné en version foraine dans des établissements de février à juin), quatre naufragés, deux maîtres et deux esclaves débarquent sur une île étrange où les dominants deviennent serviteurs et où les asservis se transforment en patrons.
Sauf que le personnage d’Arlequin, devenu maître, refuse in fine la reproduction de ce système millénaire.

« Cette attitude interroge le fonctionnement de notre monde et amorce un nouveau récit, ouvrant la voie à d’autres possibles, à de nouveaux rapports entre les uns et les autres », analyse Jacques Vincey. Un texte porté par les cinq comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire (JTRC), qui, dans un épilogue ou un prologue de la pièce, vont s’exprimer à la première personne sur ces rapports de domination…


> L’Île aux esclaves, à partir du 25 septembre au Théâtre Olympia. 

Texte : Flore Mabilleau

Sarah Guyot : un kayak sur orbite olympique

Et si la Tourangelle Sarah Guyot avait les Jeux olympiques en ligne de mire ?

Bien sûr, elle n’est pas encore certaine à 100 % d’être dans un an à Tokyo. Une méforme ou une blessure peut la priver de ses troisièmes Jeux Olympiques, après ceux qu’elle a disputés à Londres (2012) puis Rio (2016).

Mais quelque chose nous dit que la championne de kayak, licenciée depuis 2005 au CKC de Tours, a quasiment son billet d’avion en poche pour le Japon, depuis les championnats du monde de Szeged (Hongrie), il y a quelques jours.

« En terminant deux fois 5e en K2 (avec Manon Hostens) et en K4 (avec Lea Jamelot, Sarah Troël et Manon Hostens), nous avons qualifié les kayaks pour les JO de Tokyo (24 juillet-9 août 2020), confiait-elle au lendemain des épreuves. Il reste maintenant à peaufiner la composition des embarcations. Mais il y a de fortes chances que les sélectionneurs s’appuieront sur les filles qui viennent de s’illustrer. »

De retour à Vaires-sur-Marne, en Ile-de-France, où elle s’entraîne toute l’année avec les meilleurs françaises, Sarah Guyot (28 ans), kinésithérapeute, n’oublie pas la Touraine, où elle a grandi et encore moins ses ambitions à venir.
« Je termine 5e à Rio en K1 200 m, il y a trois ans, alors qu’un podium était possible, se souvient-elle. Je pense que pour l’an prochain, mes meilleures chances reposent sur le K2 500 m. Mais comme au Brésil, ça s’annonce très serré. »

Si elle se refuse pour l’heure, à envisager de disputer les JO de Paris, en 2024 – elle aura alors 33 ans -, elle est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour monter l’an prochain sur le podium olympique.

Thierry Mathiot


SON COEUR, TOUJOURS EN TOURAINE
>>Née le 1er avril 1991 à Vannes (Morbihan), Sarah Guyot s’est ensuite installée avec sa famille à Loches. Son talent naissant l’a propulsée en 2005 vers le club de Tours. Elle garde de cette époque de somptueux souvenirs et des amis fidèles.

Livreur Uber Eats : « Les gens nous appellent quand c’est galère de sortir »

#VisMaVille Depuis cet été, Nima* travaille pour la plateforme Uber Eats en tant que livreur de repas à domicile. L’objectif pour cet étudiant sportif ? Augmenter ses revenus en pédalant, même si l’été, les commandes se font plutôt rares.

Assis sur une marche, dans une ruelle du Vieux Tours, Nima* attend sa commande aux côtés d’une dizaine d’autres livreurs.
Baskets aux pieds, vélo prêt à démarrer, le jeune homme âgé d’à peine 20 ans, prend son mal en patience, son téléphone portable incrusté dans la main.

C’est ce smartphone qui lui indiquera le restaurant où il devra, ni une ni deux, aller chercher un repas pour ensuite le livrer.

Cet été, cet étudiant des Tanneurs a débuté son travail pour Uber Eats. Boursier, animateur durant les vacances, ce sportif positif a trouvé grâce à ce job le moyen « de se faire un billet à tout moment ».
Contrairement à nombre de ses collègues, pour qui la livraison à domicile est un travail vital, à l’année, parfois 7 jours sur 7, c’est un plus pour Nima. « J’ai créé mon statut d’auto- entrepreneur, je travaille pour Uber Eats quand j’ai le temps », explique-t-il simplement.

« Pour être livreur, il faut un bon vélo ; moi, on m’en a prêté un, tout comme le sac Uber Eats, pour lequel j’aurais dû laisser une caution de 120 €. Je suis en mode dépannage ! » plaisante-til. En un clic, une fois connecté, le jeune homme est géolocalisé et peut dès lors être sollicité à tout moment.

Ou pas. Car les temps d’attente pour ces travailleurs précaires, dont le nombre augmente, sont parfois très longs. « Les gens nous appellent plutôt quand c’est galère de sortir, analyse Nima. Comme par exemple, en hiver, lorsqu’il fait trop froid ou qu’il pleut… ».
Sans compter que l’algorithme qui dispatche les commandes à ces coursiers reste un vrai mystère. « Si je ne me connecte pas durant deux jours, mes commandes baissent » souffle d’ailleurs l’un d’entre eux.

Ses horaires ? « En attendant la rentrée, je travaille de 11 à 14 heures et le soir de 19 h à minuit, détaille-t-il. Si cela marche bien, je peux continuer jusqu’à 2 heures. Si cela ne marche pas, je peux rentrer vers 22 heures ». Chaque course lui rapporte en moyenne 5 €, soit 2,50 € minimum par commande, à quoi s’ajoutent 1,30 € par kilomètre parcouru (aller) et 1 € à la livraison.
« Une soirée, je n’ai eu que des commandes en haut de la Tranchée, se souvient-il. À la fin, j’ai poussé mon vélo. Je n’en pouvais plus. »

Les mauvais jours, les commandes et le nombre d’euros gagnés se comptent sur les doigts d’une main.

*Le prénom a été modifié

Flore Mabilleau

Horoscope WTF du 3 au 10 septembre 2019

Quoi de mieux, pour accompagner votre rentrée, qu’une petite dose d’astrologie 100 % véritable ?

Bélier

Amour

Félicitations, vous avez
touché le fond mais vous continuez
à creuser.

Gloire

Avoir Christophe Maé
comme modèle de réussite ne
vous mènera à rien.

Beauté

Il faut s’y faire, vous
ressemblez à un blob fish
lorsque vous râlez.

Taureau

Amour

Vous avez l’embarras du
choix, puisque tout le monde vous
désire, vous veut, vous GNAAAH.

Gloire

Les chauves vous veulent
du bien.

Beauté

Le gras, c’est la vie.

Gémeaux

Amour

L’être aimé vous aime surtout
de dos. (normal, vous avez de
belles fesses)

Gloire

La constellation du Gilbert
Montagné vous voit un avenir radieux.
Ça vaut c’que ça vaut.

Beauté

Les belles fesses, on a dit !
LES BELLES FESSES !

Cancer

Amour

Votre envie de chair fraîche
et votre libido en feu auront votre
peau.

Gloire

Personne ne vous écoute.
Mais c’est pour ça qu’on vous aime.

Beauté

Le saviez-vous ? Le vrai
nom de Julien Lepers est Ronan Gerval
Lepers. Ouaip, ça calme.

Lion

Amour

« C’est quand on touche le
fond qu’on rebondit » (parole de culde-
jatte)

Gloire

Vous n’avez visiblement pas
été vendu(e) avec du second degré.

Beauté

Des airs de bébé lamantin.

Vierge

Amour

Douchez-vous avec les
larmes de votre ex. POH POH
POOOH.

Gloire

On se sent toujours moins
bête en vous parlant.

Beauté

Les Vierges sont beaux
comme le jour. Surtout la nuit.

Balance

Amour

La libido aussi grosse
qu’une Berlingo.

Gloire

Prenez le destin du monde
en mains. Seuls les Balances sont
parfaits pour ce rôle.

Beauté

Les Balances sont également
les plus canons. On ne dit pas
ça parce que l’astrologue est Balance,
hein.

Scorpion

Amour

Oubliez pas, on n’est toujours
l’ex de quelqu’un. Allez bisou !

Gloire

Votre avenir est comme
toutes les photos que vous prenez :
flou.

Beauté

L’anti-cernes est votre ami.

Sagittaire

Amour

L’ivresse vous presse quand
on vous caresse les fesses. (roh, c’est
beau)

Gloire

Eh ouaip mes gnous, l’astrologue
est poétique. Et vous aime.
Allez cadeau.

Beauté

En revanche, vos airs de
morse quand vous êtes en rut, c’est
plus possible.

Capricorne

Amour

L’étoile du Stevie Wonder prédit que I just caaalled to say I love youuu.

Gloire

Rah, ça fait du bien un peu
d’amour dans ce monde de brutes et
dans votre triste vie.

Beauté

Votre dignité s’est échouée
telle une tong sur l’autoroute.

Verseau

Amour

Finis les tabous ! Désormais,
vous ferez l’amour tout(e)
nu(e) !

Gloire

N’écoutez pas les gens, gardez
intacte votre passion du naturisme.

Beauté

Comment ne pas avoir la
classe quand on sort avec un(e) Verseau
?

Poissons

Amour

Trempez-la dans l’huile,
trempez-la dans l’eau, ça fera un escargot
tout chaud. Et ça pimentera
votre vie coquine.

Gloire

Quoi de mieux que de traîner
avec des Poissons, les best of the
world ?

Beauté

Votre dégaine laisse à penser
que vous jouerez dans le prochain
Walking Dead.

TGV Tours-Paris en 1 h : la promesse impossible ?

Le trajet Tours-Paris en TGV et en une heure, c’est de l’histoire ancienne et cela ne facilite pas la vie des usagers. Mais la sécurité n’est-elle pas à ce prix ?

Sabine, 42 ans, a attaché son vélo devant la gare de Saint-Pierre-des- Corps. Pas d’inquiétude. Son train, « celui de 7 h 54 », arrive dans un quart d’heure. Sur la voie numéro 2, elle patiente comme une bonne centaine d’autres personnes. Souriante.

On est lundi matin, fin août, les vacances sont déjà loin et pour elle le train-train quotidien a repris depuis un mois.
Un mois ? En fait, il dure depuis huit ans. Sabine fait partie des 1 300 « banlieusards parisiens » vivant à Tours ou tout près et qui, chaque jour, effectuent matin et soir le trajet aller-retour entre Saint- Pierre-des-Corps et la capitale.

« Nous vivions près de Paris. Je suis venue à Tours parce que mon conjoint était muté. Au moment de décider, on avait noté qu’il y avait de nombreux TGV, chaque jour, en circulation ; qu’ils mettaient moins d’une heure. Et puis mon travail dans un cabinet d’avocats est proche de la gare d’arrivée, quartier Montparnasse. »
En fin d’après-midi, Sabine « attrape » le TGV de 17 h 26 pour rentrer au bercail. « À l’aller, en ce moment, comme il y a des travaux, je mets 1 h 12 et au retour, j’arrive à 18 h 39. Même durée à peu près. Le temps de récupérer mon vélo et je suis à la maison avant 19 h 30. En théorie… »

« Loin de l’eldorado promis »

Car c’est bien là le hic pour Sabine, un peu fataliste, ou Romain, 38 ans, cadre bancaire, beaucoup moins « philosophe » et habitué de la ligne TGV. « On est loin de l’eldorado promis, il y a une dizaine d’années, insiste-t-il. Il fait chaud, les trains ralentissent ; il fait froid, les trains ralentissent aussi. Novembre arrive, et ce sont les chevreuils qui viennent percuter les trains. Le TGV s’arrête une demi-heure. Et parfois, on stoppe parce c’est le TGV précédent qui a un pépin. L’accumulation des retards me stresse à l’aller. Quant au retour, c’est parfois une vraie galère. Vous espérez être chez vous pour 20 heures, et vous rentrez à 22 heures. La soirée est finie surtout quand on se lève un peu après 5 heures, le lendemain matin pour chopper le TGV de 6 h 20 et repartir travailler. »

La SNCF ne se défile pas devant la réalité de l’allongement des trajets entre Saint-Pierre-des-Corps et Paris. Si la durée actuelle dépasse allègrement 1 heure (de 1 h 02 à 1 h 15 suivant les TGV), c’est à cause de travaux sur les aiguillages à Dangeau (118 km de Paris).
Ils dureront jusqu’en octobre. Après, un train sera en mesure d’effectuer le trajet en 57 minutes (9 h 02). Mais dès que le TGV effectue un arrêt près de Vendôme, le temps de voyage s’accroît.

Pour ce qui concerne l’accumulation des retards, la SNCF affiche là aussi des statistiques efficaces : 90 % (environ) de trains à l’heure entre Tours et Paris. La comparaison des chiffres avec d’autres lignes, notamment dans le sud-est, plaide en faveur de ces résultats.

Et pourtant, comme l’a relevé l’association des usagers de la ligne Tours-Paris : « Si l’on se base sur certains trains du matin et ceux du soir au retour, la ponctualité diminue énormément. » La SNCF, qui avait misé toute une campagne de communication sur la ponctualité de ses trains, au début des années 2000, a changé d’optique, comprenant qu’il suffisait d’un retard mal vécu par un usager pour brouiller le message publicitaire. Me Alexis Lepage, avocat à Joué-lès-Tours, a potassé le sujet des retards et des compensations insuffisantes.

Compensations insuffisantes

« La SNCF ne reconnaît contractuellement que deux obligations lorsqu’elle vous vend un billet, explique-t-il, celle de vous acheminer à votre gare de destination et celle de vous transporter en sécurité. En revanche, rien sur le respect du temps de trajet et des conséquences pour vous en cas de retard. Certes, elle a mis en place un barème de remboursement partiel en fonction de sa responsabilité, mais à aucun moment elle ne prend en compte les conséquences (nuit d’hôtel, autre billet à acheter) et les préjudices (avion raté, entretien professionnel annulé, etc.) que peut vous faire subir un retard. »

Sécurité et ponctualité ne sont jamais mis en balance dans l’échelle des responsabilités et des métiers à la SNCF. Comme le confie un conducteur de TGV :
« Mon devoir est de vous transporter en toute sécurité à votre gare d’arrivée. Nous avons des procédures de vitesses très précises. Un TGV lancé à 300 km/h et qui doit passer à 160 km/h pour une raison extérieure (un choc, la météo, etc.) va perdre beaucoup de temps. Entre Saint-Pierre et Paris, nous sommes à vitesse maximum. Dès qu’on ralentit, cela se répercute sur votre heure d’arrivée. » Inéluctable.

> Lire les explications d’un conducteur de TGV juste ici ! 


Texte : Thierry Mathiot / Photos : Adobe stock

Retards et trains bloqués : tout s’explique

Un conducteur de TGV explique les raisons des retards ou les conséquences d’un train bloqué sur la voie.

Le rôle des conducteurs de TGV est essentiel car de leur jugement peut dépendre les fluctuations du voyage. En dehors bien sûr des pannes qui peuvent advenir et qui stoppent le train.

« Sur le trajet entre Saint-Pierre et Paris, le TGV est à flux tendu, analyse l’un d’entre eux. Les procédures de vitesse sont établies de façon à arriver à l’heure prévue. Le moindre changement a des conséquences. À Paris, un régulateur m’envoie des informations pour éventuellement faire baisser ma vitesse, en cas de ralentissement ou d’arrêt du train précédent. Cela passe par l’ordinateur. Il n’est pas obligé de me donner toutes les informations circonstancielles. Le contrôleur, en revanche, lui, est informé par un autre canal de façon à prévenir les passagers. Je suis moi-même en contact avec lui. »

Le conducteur s’appuie aussi sur son propre jugement. En cas de choc avec un animal, par exemple, il réduit la vitesse du TGV (de 300 km/h à 160 ou 80 km/h). Un bruit anormal après-coup l’oblige à s’arrêter. Il doit aller voir l’état de la rame. Si tout va bien, il repart mais faire toutes les manipulations de démarrage prend une dizaine de minutes.

« On nous parle souvent des trains bloqués à cause d’un autre qui est tombé en panne. Nous devons respecter une distance de sécurité de 12 km entre chaque TGV. Cela explique les retards en cascade. Mais, il n’y a rien d’autre à faire. » En cas d’intempérie, les caténaires, ces fils électriques chargés d’alimenter le TGV en électricité, sont vulnérables. La chaleur, la neige, le froid et le givre sont des menaces.

« Quand il neige, un TGV circule tôt le matin à vide pour ouvrir la voie et nettoyer les caténaires. C’est le train traceur ou train balai. Il ne dépasse pas 220 km/h. » En cas de collision humaine, l’intervention des forces de l’ordre et de la justice est nécessaire. Une procédure raccourcie existe mais elle entraîne un retard minimum de trois heures.
Plus anecdotique mais cause de retard, la SNCF a noté la recrudescence d’actes de vandalisme sous la forme de détérioration des grillages près des voies.

Th. M.


> EN CHIFFRES

615 ⇒En euros, le coût mensuel d’un abonnement en 2e classe pour voyager en TGV entre Saint-Pierredes- Corps et Paris. Les tarifs sont dégressifs pour les 2e et 3e années.

19 ⇒Le nombre de trains qui circulent au départ de Saint-Pierre-des- Corps pour se rendre à Paris, le lundi, 14 TGV et 5 TER. Le TER rejoint Paris-Austerlitz entre 2 h 03 et 2 h 25 et il est souvent bondé.

4 000 ⇒Le nombre de personnes vivant à Tours ou sa périphérie se rendant à Paris pour travailler dont 1 300 qui effectuent l’aller-retour chaque jour.

Léa Lecomte : 100 % pur foot

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, Léa Lecomte est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Léa Lecomte, 25 ans, est une vraie meneuse. Normal quand on a grandi dans une famille où le papa, Xavier, footballeur et entraîneur, a écumé tous les terrains de la région.

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, elle est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Au rendez-vous de la rentrée des équipes féminines, la semaine dernière à la vallée du Cher, elle espérait que son club allait profiter de l’engouement né de la dernière Coupe du monde.
« Nous comptions plus de 120 licenciées la saison dernière. Alors oui, on attend encore plus après cette Coupe du monde très médiatisée mais s’il y avait beaucoup de filles devant la télé, cela ne veut pas dire qu’elles vont toutes se transformer en joueuses. »

Le club a pourtant, un nouvel atout dans sa manche : le 10 décembre dernier, il a reçu le label école de foot féminine, niveau Or qui vient récompenser le travail des équipes autour du projet sportif, associatif, éducatif et du projet d’encadrement et de formation. Vital.


Thierry Mathiot

Bac : moins d’épreuves, mais pas moins de stress

Nouveau bac, nouvelle configuration. Mais pas de quoi enlever la dose de stress qui va avec…

Le bac 2021 auquel seront confrontés les élèves entrant cette année en première aura une configuration inédite. Quatre épreuves, comptant pour 60 % de la note finale, seront organisées en juin : la philosophie et deux spécialités à l’écrit et un grand oral de 20 minutes adossé aux spécialités.

« On voit rapidement où est le bénéfice, indique un enseignant tourangeau. Quatre épreuves au lieu de dix aujourd’hui, la différence en terme de coût financier a certainement été quantifiée. Mais ce n’est plus le même bac qu’aujourd’hui… »
Les 40 % complémentaires de la note seront obtenus par le contrôle continu et les notes du livret scolaire… « Là encore, insistent les enseignants, il est une nouvelle fois question d’économie. Les établissements savent organiser des bacs blancs plusieurs fois dans l’année. Les professeurs sont mobilisés. On s’arrange, pas de soucis. Le contrôle continu, on sait faire pour pas cher. »

Une autre enseignante de Tours s’interroge toutefois : « Je ne suis pas certaine que les contrôles continus auront la même valeur selon les établissements. Ma crainte est que, à l’avenir, des bacs obtenus dans certains lycées soient survalorisés par rapport à d’autres. Un contrôle continu reflète toujours le niveau d’une classe. »

L’ombre de Parcoursup

Et si, se demandent certains, derrière la grande réforme des lycées et du bac, on retrouvait la plateforme Parcoursup destinée à répondre aux vœux des élèves pour leur « placement » dans le supérieur ?
« Il est clair et pertinent d’envisager qu’en fonction des spécialités choisies en seconde et première, Parcoursup soit en mesure de faire des projections sur les besoins à venir, constate un enseignant tourangeau. Et là, on inverserait totalement l’utilité de Parcoursup. Les lycées deviendraient des flux d’élèves et Parcoursup indiquerait vers quelle spécialité il faut envoyer nos jeunes. »

Au-delà d’une analyse « orwellienne » de la réforme des lycées, le Snesup.FSU, syndicat enseignant et la FCPE, association de parents d’élèves, ont, à plusieurs reprises, interpellé le ministre pour lui faire part de leur inquiétude face à l’accroissement du stress des élèves et des familles à partir de la seconde.

« Il ne faudrait pas que les années lycées deviennent les années galères d’un choix d’avenir raté ou réussi pour un choix de spécialités quand on a 15 ans », indique un parent d’élève. Les enseignants, inquiets du stress grandissant de leurs jeunes élèves, tirent eux-aussi la sonnette d’alarme.

Texte : Thierry Mathiot

Beaux-arts : « C’est un endroit assez magique »

#VisMaVille Son métier pourrait se résumer en trois verbes : « conserver, étudier et exposer » les œuvres d’art dont il a la charge. François Blanchetière est conservateur du patrimoine au musée des Beaux-arts de Tours.

François Blanchetière est conservateur du musée des Beaux-arts de Tours depuis 2017

Le bureau de François Blanchetière se niche dans la partie gallo-romaine du musée des Beaux-arts de Tours.
Après onze années passées au musée Rodin, à Paris, le conservateur du patrimoine s’est installé, en janvier 2017, dans l’ancien palais des Archevêques, au pied de la cathédrale de Tours. Tout près des chefs-d’oeuvre : ici un petit Rembrandt, là un Rubens, pour les noms les plus connus du XVIIe.

« Un endroit assez magique, confesse-t-il. C’est un lieu que je découvre encore et qui continue de m’éblouir. »
Le bâtiment, aux origines antiques, conserve de sa superbe même s’il accuse le poids des ans. « C’est un des derniers grands musées de France à ne pas avoir été rénové », regrette-t-il.

Le travail de François Blanchetière ? À 42 ans, ce spécialiste de l’histoire de l’art est responsable de l’ensemble des sculptures, ainsi que des collections modernes et contemporaines (XIX-XXIe siècle) du musée, abritant quelques joyaux, comme une peinture de Delacroix, une Diane chasseresse de Jean-Antoine Houdon ou un Balzac drapé d’Auguste Rodin.

Ce multi diplômé (également multi tâches) doit s’assurer que les œuvres d’art souffrent le moins possible des blessures du temps ; il supervise leur restauration, les étudie afin de découvrir « d’où elles viennent, ce qu’elles racontent » et les donne à voir, via des expositions permanentes ou temporaires. Il lui arrive même de les accompagner à l’étranger. L’année dernière, il a ainsi suivi son Delacroix jusqu’à New York.

Après Balzac, Olivier Debré

La recherche, « c’est le coeur de métier », celui pour lequel ce passionné s’affaire dans les réserves, étudie des documents, scrute des archives, à Tours mais aussi ailleurs. Un temps un peu trop court à son goût. La vie d’un conservateur se passe aussi, plus prosaïquement, derrière un ordinateur, à répondre à des mails, à manager, à participer à des réunions (programmation, budget, etc.) ou encore à animer des visites.

Le conservateur a ainsi aimé commenter l’exposition « Monumental Balzac » dont il est le commissaire et qu’il a fait découvrir au public une vingtaine de fois. À l’automne 2020, c’est à Olivier Debré qu’il consacrera ses discours. François Blanchetière travaille actuellement à une exposition consacrée au peintre, à l’occasion du centenaire de sa naissance.


Texte et photos : Flore Mabilleau

Réforme du bac : le grand chamboule-tout

Branle-bas de combat dans les lycées tourangeaux où, le 2 septembre, la réforme aboutissant en 2021 à l’instauration d’un nouveau bac, enclenche la première ! Finies les séries S, ES, L… sauf pour les élèves de terminale, cette année. Place aux spécialités. Ça grince chez les profs et ça cogite dur dans les familles. Explications.

« C’est comme si on avait pris toutes les matières des séries S, ES, L, qu’on en avait modulé les horaires, puis ajouté deux ou trois autres disciplines, comme le numérique. Tout cela mis dans un grand sac, on aurait ensuite proposé aux élèves de se construire un parcours scolaire à la carte, en fonction de quelques critères, façon règle du jeu. À l’arrivée, un même bac pour tous. Bonjour le progrès ! Bonjour la pédagogie ! »

La réaction de ce professeur d’un lycée tourangeau d’enseignement général, pour aussi radicale qu’elle puisse paraître, témoigne d’un profond désarroi et de grandes craintes dans le corps enseignant à quelques jours de la rentrée des classes.
Alors, complètement révolutionnaire et casse-tête cette réforme qui verra, cette année, les élèves de première essuyer les plâtres du nouveau dispositif ?

 

L’inquiétude est également de mise dans les familles. Gabriel, 16 ans, élève au lycée Grandmont, a déjà goûté, l’an passé en seconde, au petit jeu du choix des spécialités qui feront désormais le sel du bac.
« Mes parents avaient des références claires avec les séries ES, L, S. Mais là, on nous a demandé de choisir trois spécialités que je devrais suivre en première parmi une douzaine proposée. Ça a été compliqué de faire un choix, alors avec mon père, on a décidé que je ferai des maths, parce qu’il faut faire des maths, et puis j’ai pris histoire-géo et sciences de la vie et de la terre pour varier le plus. »

« Usine à gaz »

Ce que Gabriel ne précise pas, c’est qu’avant la fin de l’année scolaire, il devra décider d’abandonner en terminale une de ces spécialités, tout en ayant été noté dessus dans le cadre du contrôle continu comptant pour le nouveau bac 2021.
« On voit déjà l’étendue de l’usine à gaz qu’on nous a concoctée », insiste un autre enseignant de Tours. Qu’ils soient professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT), de physique-chimie, d’histoire-géo ou de lettres, une très grande majorité des enseignants ont, à travers les syndicats ou par leur propre voix, fait part de leur inquiétude sur la déstabilisation complète du dispositif pédagogique que risque d’engendrer, selon eux, cette réforme.

La retenue des copies du bac a été, en juin dernier, une des manifestations fortes de la contestation. La déstructuration du modèle de la classe telle qu’elle existait jusqu’à maintenant avec les séries — « Sur un groupe de 35 élèves, dix feront physique-chimie, pendant que cinq autres iront en spécialité numérique, dix autres en Littérature étrangère, etc. Quelle pagaille ! », constate un autre prof —, mais aussi la mise en concurrence des matières-spécialités auprès des élèves, insécurise le corps enseignant.

« Coup d’arrêt à l’hégémonie des maths »

« Cette réforme avait pour but de ne plus faire la part belle à la filière S. Son but était de mettre un coup d’arrêt à l’hégémonie des maths. Résultat : dans mon lycée 90 % des élèves ont choisi les maths en spécialité. Et c’est bien normal, ça les sécurise », poursuit, désabusé, cet enseignant de SVT qui craint aussi d’avoir moins d’heures de cours si les élèves se détournent de sa matière, ou alors de devoir se dédoubler dans plusieurs établissements.

Destinée à limiter les échecs des étudiants dans le supérieur, en projetant les élèves dès la seconde vers leur devenir, la réforme des lycées et du bac porte également, selon les observateurs et les syndicats d’enseignants, la patte du pouvoir politique en place.
« C’est un changement de monde, insiste un professeur tourangeau de physique-chimie. Les proviseurs vont devenir des chefs d’entreprise, les élèves des utilisateurs et les enseignants seront des coachs, des managers. On me demande de faire de l’orientation pour les élèves mais ce n’est pas mon métier ! Je suis devenu professeur pour transmettre un savoir et pas pour devenir manager d’un groupe de jeunes. »

Dans tous les lycées tourangeaux, la tension a été palpable entre les hiérarchies administratives, tenues à un droit de réserve compréhensible, les profs inquiets et les familles dans le doute. Certains profs veulent toutefois être optimistes. Attendre que les choses se mettent en place. Car pour beaucoup, une réforme était nécessaire.

Une enseignante en lettres qui constatait que la liberté laissée aux enseignants de choisir les œuvres, support de leurs cours, engendrait de réelles inégalités entre les élèves lors du bac, regrette que le nouveau dispositif, au lieu de sélectionner un nombre moyen d’oeuvres littéraires en première, ait limité à trois les ouvrages par thème d’études.
« On passe de tout, et parfois n’importe quoi, à très peu et très dur. Ainsi, parmi les œuvres proposées au bac de première à des élèves qui ne sont, en majorité, pas littéraires, on trouve pour juin prochain une oeuvre de Marguerite Yourcenar que j’ai moi-même étudiée en classe supérieur d’hypokhâgne à la Sorbonne. »

Le constat est hélas le même pour les mathématiques, où désormais, seul l’ancien niveau de S sera au programme. Peu de chances donc pour les futurs économistes branchés, littéraires un peu lunaires ou humanistes bien-pensants de parvenir à conserver les maths jusqu’en terminale !


Texte : Thierry Mathiot / Photos Adobe Stock – Phovoir

Horoscope WTF du 28 août au 3 septembre 2019

« IL » est de retour. Revoilà l’astrologue de tmv après de loooongues vacances dans sa villa en or située dans un quelconque paradis fiscal. La dose d’horoscope, c’est par ici !

Bélier

Amour

Coucouuuuu ! Alors, l’astrologue
vous a manqués mes p’tits
gnous ?

Gloire

Oh ! Regardez sur votre
droite. Y a votre ego qui se barre…

Beauté

Voilà, c’est tout. À la semaine
prochaine pour d’autres prédictions
astrologiques moisies.

Taureau

Amour

Copulez avec un(e) communiste.

Gloire

Et si vous vous lanciez dans
le tuning de motocrotte ?

Beauté

Z’êtes sûrs que ça va ? Vous
êtes pâle comme une fesse.

Gémeaux

Amour

En amour, vous êtes
l’équivalent d’une touillette
pour le café : parfois utile, toujours
fragile.

Gloire

C’est un fait, votre air
de pigeon ne vous attire que des
ennuis en société.

Beauté

Finalement, de loin,
vous ressemblez à une galette-
saucisse.

Cancer

Amour

Votre ultime preuve
d’amour ? Percer les points noirs de
l’être aimé

Gloire

Cette semaine, vous vous
engueulerez avec votre boss. Et vos
amis. Et votre oncle. Et le boucher.
Et mamie. Bref, semaine pourrie.

Beauté

Demain, les pompiers
viendront vous désincarcérer de
votre slip.

Lion

Amour

Votre passion libidineuse
pour Stéphane Bern commence à inquiéter
votre entourage.

Gloire

Tout le monde sait que
votre vie professionnelle se barre en
cacahuète. Sauf vous.

Beauté

En parlant cacahuète,
faites le plein de Curly vu que vous
n’avez pas d’amis.

Vierge

Amour

La constellation de la
Christine Boutin prédit que vous
vous marierez avec votre cousin(e).

Gloire

Au boulot, vous prenez racine…

Beauté

… Normal, avec votre
tronche de vieille branche. OUARF.

Balance

Amour

Chaque jour qu’un(e) Balance
fait l’amour, un bébé phoque
meurt dans le monde.

Gloire

La constellation de Diam’s
rappelle qu’alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne, nan nan c’est
pas l’école qui nous a dicté nos codes.

Beauté

Vous sentez bizarre.

Scorpion

Amour

Aimer, c’est tout partager.
Même ses croûtes de pizza fourrées
au fromage.

Gloire

L’avenir appartient à ceux
qui croivent que le Bescherelle c’est
pas utile.

Beauté

Vous étiez plus sexy en
juin.

Sagittaire

Amour

Tout le monde connaît vos
délires louches sous la couette.

Gloire

Vous saviez que Plastic
Bertrand était mort ? Il s’est assis sur
un radiateur et il a fondu. (allez A+
pour de nouvelles blagues)

Beauté

Le charisme d’un lardon.

Capricorne

Amour

Vous avez un faible pour
les seniors.

Gloire

Ma boule de cristal est un
peu sale, mais apparemment vous
mangerez des canaris cette semaine…

Beauté

Ou des panaris. À vous de
choisir, camarade !

Verseau

Amour

On vous rappelle qu’il est
interdit de garder vos chaussettes
pendant l’acte…

Gloire

… (ouais ouais, faites pas les
innocents hein)

Beauté

Votre corps parfait ne
laisse pas les Poissons indifférents.

Poissons

Amour

Mmh, c’est plutôt tendancieux
avec les Verseaux. Graou !

Gloire

Le néant.

Beauté

Voulzy me dit que vous
avez un truc qui vous colle encore au
coeur et au corps. (et c’est dégueulasse)

Le poumon, vous dis-je !

Le problème de notre monde, ce n’est pas la tête. Ce n’est pas qu’elle soit spécialement bien faite ou bien pleine, mais elle est là, la tête. Elle était même confortablement posée sur le coussin douillet de Biarritz, ce week-end.

C’est sûr, toutes sortes d’idées plus ou moins saugrenues ou avouables la traversent, de l’arrogance d’un président à la mégalomanie d’un autre, d’un rêve de grandeur à une nostalgie mal placée. Mais bon, la Terre ne va pas s’arrêter de tourner pour une petite migraine. Le problème de notre monde, ce n’est pas le cœur. Il a en, du cœur, le monde.
Ça cogne et ça se bat, partout et tous les jours.

Non, le problème de notre monde, c’est le poumon. Et le malade n’est pas imaginaire. Notre problème, celui qui arrêtera, un jour, notre course folle, c’est le gros trou que nous nous faisons dans la forêt amazonienne qui part en fumée sous nos yeux, dans la couche d’ozone, dans la calotte glaciaire.

Ne nous y trompons pas : c’est l’oxygène qui va nous manquer, pas les idées et pas les bonnes âmes.

Matthieu Pays

Tmv Tours change de look !

Qui dit rentrée dit nouvelle formule. Tmv Tours s’offre un petit relifting et change de visage.

Eh bien voilà, c’est fait. On a tout changé dans tmv !

Au début, ça fait bizarre, un peu comme quand on emménage dans un nouvel appartement mais, en même temps, ça fait drôlement du bien.

Alors, pour résumer (mais vous verrez tout ça par vous-mêmes), nous vous offrons deux nouveaux rendez-vous chaque semaine : un dossier sur un sujet fort de l’actualité et Vis ma ville, le quotidien d’un Tourangeau en texte et en images.

Mais il y a aussi la Feel Good Page, qui vous offrira 5 minutes de fraîcheur dans ce monde de brutes et Ma ville en sport qui vous permettra de ne rien louper des exploits des équipes tourangelles et de suivre toutes les tendances du sport loisir.
Dans chaque rubrique, un invité, la lumière à tous les étages et tout le confort moderne !

Bienvenue chez vous et bonne lecture !
RENDEZ-VOUS LE 28 AOÛT POUR DÉCOUVRIR TOUT CELA. 

(et retrouvez-nous toujours sur tmvtours.fr juste ici et sur nos réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête)

 

Horoscope WTF spécial vacances d’été !

Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin (sauf les saucisses qui en ont deux, mais soit). Voici le dernier horoscope de la saison ! L’astrologue reviendra fin août pour le numéro de rentrée. Ouf !

Bélier

Côté love

Les 2e décans plongeront
dans l’immense piscine du célibat.
Pour les autres, on sait pas et on
s’en fout.

Côté flex

Vous jacassez comme un
goéland. Ça attire les mouettes et
ça agace.

la citation a retenir

« Même
si ton iPhone explose à cause de
la batterie / C’est la merde, ne
confonds pas Siri et la Syrie. »
(La Fouine, rappeur et visiblement
amateur de géopolitique et de
téléphonie)

L’accessoire des vacances

Un Denis
Brognart de poche. Ça peut toujours
servir.

Taureau

Côté love

On a un truc super
méchant qui nous vient en tête.
Mais on a décidé de se taire et de
vous épargner pour une fois. Gloire
à l’astrologue tmv, il est notre
Seigneur.

Côté flex

Vous serez enfin à
l’heure à tous vos rendez-vous
professionnels. Mais pas d’bol, vous
êtes en congés.

la citation a retenir

« Le borgne
n’a qu’un oeil mais pleure quand
même. » (proverbe bantou qu’on aime
beaucoup)

L’accessoire des vacances

Absolument aucun. Vous vivrez nu(e)
tout l’été, dévoilant votre corps de
rêve à la Terre entière.

Gémeaux

Côté love

Ce sera caliente cet
été : la Macarena dans votre slip !

Côté flex

Ces vacances seront bien
délicates pour vous. En cause ?
Votre sueur abondante, rapprochant
votre odeur de celle du gnou.

la citation a retenir

« Vrei să
pleci dar, nu mă, nu mă iei, nu mă,
nu mă iei. » (O-Zone, monument de la
musique classique)

L’accessoire des vacances

Des
lunettes de soleil. Afin de ne pas
être ébloui(e) par la beauté de
l’astrologue de tmv.

Cancer

Côté love

Courage, le bout du
tunnel est bientôt là. Ensuite, vous
tomberez juste dans le ravin mais
bon…

Côté flex

Votre corps flétri ne
supporte plus trop le soleil.
Le meilleur moyen est de rester
seul(e), dans votre grotte. Comme à
votre habitude, bande d’ermites.

la citation a retenir

« Un grain
de maïs a toujours tort devant une
poule. » (proverbe du Bénin)

L’accessoire des vacances

Une
boîte de préservatifs. Mais
uniquement pour faire des ballons.
(oui désolé, cet été, vous ne serez
que de gros gamins et n’aurez aucune
vie sexuelle)

Lion

Côté love

Votre ex reviendra au
galop, sur un poney Shetland, le
sourire Colgate et le corps huilé.
Arriverez-vous à résister à la
tentation cet été ?

Côté flex

Aïe. Le sport et vous, ça
fait deux. Résultat : sur la plage,
on vous confondra avec un mollusque.
Pas de chance.

la citation a retenir

« Vous êtes
vraiment des never been washed up. »
(Afida Turner, dans l’émission Carré
VIIIP. Rien de plus à ajouter.)

L’accessoire des vacances

Une bouteille de Cointreau. Car
Cointreau n’en faut (ouaaaaaaaarf)

Vierge

Côté love

La constellation du
nudiste nous indique que vous serez
plutôt porté(e) sur la braguette cet
été.

Côté flex

Telle la poule, ça roule
pour votre boule (ça ne veut rien
dire, mais ça rime donc c’est cool)

la citation a retenir

« Ce qui ne tue pas rend plus fort. Ou
handicapé. » (Booba, rappeur et
philosophe à ses heures perdues)

L’accessoire des vacances

Une fiole
de vodka. Pour oublier vos malheurs
et le fait que vous détestez
secrètement tous les mioches de
cette planète.

Balance

Côté love

La constellation de la
musique-rétro-qui-reste-dans-la-tête
vous rappelle que c’est l’amour à la
plage, aou-cha-cha-cha.

Côté flex

Non, vous ne transpirez
pas. Vous luisez, nuance.

la citation a retenir

« Kikoo les
potos. Qui veut du pain et du vin ?
J’en ai plein. » (Jésus, homme à
tout faire)

L’accessoire des vacances

Un
arrosoir. Pour arroser votre ego qui
ne cesse de grandir.

Scorpion

Côté love

Peu importe votre
sexualité, vous flirterez avec José,
66 ans, tatouage d’aigle sur le bras
et pilier du PMU de Saint-Léger-les-
Domart.

Côté flex

Même avec le cheveu gras,
vous aurez la classe.

la citation a retenir

« Je suis
têtue comme une moule. » (Daniella,
une lumière dans Secret Story 3)

L’accessoire des vacances

Un
déambulateur. Eh ouais, on vieillit,
hein ?!

Sagittaire

Côté love

Les vacances, c’est fait
pour les rencontres ! Vous allez
ainsi enfin rencontrer votre dignité.

Côté flex

Vos tétons aux
allures de rondelles de chorizo
impressionneront bien du monde cet
été.

la citation a retenir

« Tire mon doigt. » (Emmanuel Macron, en
reconversion cet été)

L’accessoire des vacances

Un sac
de courses Ikea. Pour vous fabriquer
un maillot de bain.

Capricorne

Côté love

Inspirez-vous de la
punaise de lit, cet insecte capable
de copuler jusqu’à 200 fois par jour
avec n’importe qui.

Côté flex

Décidément, vous n’avez
vraiment pas de tête. Mais voyez le
bon côté des choses : du coup, pas
de torticolis !

la citation a retenir

« Les Bâtons
de Berger Mini possèdent un vrai
sens de la fête et sauront apporter
sourires et éclats de rire à vos
apéritifs. » (en fait, on a un
paquet de saucissons sous le nez en
écrivant l’horoscope)

L’accessoire des vacances

Une cloche autour du coup. Pour coller
parfaitement avec votre regard
bovin.

Verseau

Côté love

Votre situation
amoureuse pour cet été vous fait
rire. De désespoir.

Côté flex

Vous êtes aussi
compliqué(e) que la conjugaison du
verbe « moudre » à l’imparfait du
subjonctif.

la citation a retenir

« Mélancolique, c’est quand on a bu
et après on cuve ? » (Vivian, Secret
Story 8 et peut-être ami de Bernard
Pivot)

L’accessoire des vacances

Un ami
végétarien, pour vous dire à quel
point vous envoyez du steak.

Poissons

Côté love

Bah alors du coup, pas
grand-chose pour ces vacances, car
vous avez un charisme de caillou.

Côté flex

Vous faites flipper, comme
le dauphin.

la citation a retenir

« Inconnu, inconnu, inconnu, tu ne sers à rien
comme un brocoli. » (Niska, rappeur
gourmand)

L’accessoire des vacances

Un pistolet à eau. Pour refroidir vos
ardeurs et éteindre un peu votre
libido. Tchika, tchikaaaa.

Tmv sort son numéro spécial été pour les vacances

C’est l’heure de la trêve estivale. Tmv s’absente quelques semaines et vous propose un numéro spécial pour tenir durant ces vacances.

Voici donc venu le temps de notre petite pause estivale.

Une fois de plus, vous avez été au rendez-vous, le mercredi, à prendre votre tmv sous le bras et piocher à droite à gauche, un horoscope, un reportage, une interview ou une critique ciné.

Mais Tmv va maintenant enfiler son maillot et ses tongs (sans les chaussettes, pitié) pour quelques semaines de repos, avant de revenir à la rentrée. Bien sûr, nous n’allons pas vous laisser comme ça, seul(e)s et fébriles, la main tremblante : pour ce numéro estival, voilà donc sept mini-tmv à grignoter tout au long des vacances jusqu’à notre retour, avec un paquet de bonnes idées et de sorties à faire si vous restez à Tours ou dans les alentours… et bien entendu, un horoscope plein de soleil en fin de journal.

Bel été à toutes et à tous et excellentes vacances !

Rendez-vous le 28 août !

>> Pour télécharger le numéro spécial été, c’est par là ! <<

Antoine Heurteux, l’athlète boulanger

Fin août, Antoine Heurteux défendra les couleurs de la France aux 45e Olympiades internationales des métiers, à Kazan. À 21 ans, l’apprenti boulanger tourangeau consacre toute son énergie à la préparation de ces jeux Olympiques. Avec un seul but : monter sur la plus haute marche du podium.

LA GAGNE

« Je vais à Kazan pour devenir champion du monde. Si c’est pour finir 2e ou 3e, autant rester chez moi. » Antoine Heurteux donne tout pour réussir : « Il ne se passe pas une minute sans que je pense au concours, et j’en rêve même la nuit. Je ne vis quasiment que pour ça. J’ai totalement arrêté de boire de l’alcool. Quand je sors avec mes copains, je rentre tôt. C’est beaucoup de sacrifices, mais c’est quoi, deux ou trois ans dans une vie ? »

PRIX

Une fois lancé, le jeune apprenti enchaîne les formations (mentions complémentaires en boulangerie puis en pâtisserie, brevet professionnel) et les distinctions, jusqu’à devenir meilleur apprenti boulanger de France à 19 ans, puis médaille d’or aux Olympiades nationales des métiers à 20 ans. Ce dernier prix lui ouvre les portes des Olympiades internationales de Kazan, où il affrontera 19 boulangers (Chine, Corée, Finlande, Suisse, Japon…). « Pour avancer, j’ai besoin d’être sous pression en permanence. »

DÉCLIC

L’école, ce n’était pas trop son truc. « Au collège, mon professeur d’histoire m’a conseillé l’apprentissage, mais moi, ça ne me disait rien… » Après deux stages en boulangerie, qui ne lui plaisent pas, il entame malgré tout un CAP en apprentissage à la boulangerie Les Gourmets à Saint- Cyr-sur-Loire. « La première année, j’ai failli me faire virer. Je n’appréciais pas que tout le monde me dise quoi faire. Puis un jour, mon patron m’a parlé d’un concours. J’ai eu le déclic. Ça m’a donné envie de me donner à fond. »

INTENSE

Depuis son entrée officielle dans l’équipe de France en mars dernier, le jeune homme suit une formation intensive. Au programme, préparation aux épreuves (viennoiseries, pains, pièces artistiques…) et entraînement physique et mental : « Il faut être capable de réaliser des efforts physiques intenses tout en gardant sa lucidité. Par exemple, on doit enchaîner des séries de 30 secondes de pompes rapides avec 30 s d’enfilage de coquillettes sur un fil. » Le savoir-être compte aussi : « Il faut avoir un comportement exemplaire : ne pas s’énerver, être humble et digne du maillot de l’équipe de France. »

ARTISANAT

Son produit préféré ? Le pain. Plus spécialement, la baguette de tradition française. « J’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans une entreprise artisanale, où tout est fait maison. Mon patron, Frédéric Flu, est mon modèle. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui. Moi aussi, dans quelques années, je transmettrai mon métier et ma passion à des jeunes. »


> En savoir plus : http://www.worldskills-france.org/

Texte : Nathalie Picard

Céramiste jusqu’au bout des doigts

Objets détournés, vases enluminés, tasses décorées. La céramique est désormais dans toutes les maisons. À Tours, Catherine Azoulai fait partie de ces rares artisans qui travaillent encore la terre.

Le modelage est la toute premières étape à suivre pour la fabrication d’une pièce.

Dans son petit atelier situé quai Paul Bert, sur les bords de la Loire, Catherine Azoulai forme, déforme, sèche, peint et décore. Elle est céramiste.
Vêtue de son tablier badigeonné de terre et entourée de ses créations, la jeune femme garde un peu de la magie de cet artisanat ancestral.

Quand elle parle de son art, ses yeux pétillent : « J’ai toujours su au fond de moi que je voulais faire quelque chose de manuel, un métier créatif ».
Pourtant, la jeune étudiante qu’elle était ne semblait pas destinée à la céramique. Loin des tours de potiers, des fours et de son tablier, c’est d’abord sur les bancs de Panthéon-Assas qu’elle va étudier le droit. Il s’en suivra une thèse. Un parcours brillant, peut-être un peu trop.

La céramiste confectionne aussi des objets classiques. Ici, un vase de style Renaissance.

« J’ai été très bonne à l’école, alors forcément, mes parents m’ont poussée à entreprendre de longues études ». Quelques problèmes pour trouver du travail, un mari qui doit s’installer à Florence, il n’en fallait pas plus à Catherine Azoulai pour changer de vie.
Le destin fait que la ville de Toscane est réputée pour son artisanat, « des milliers d’étudiants s’y rendent pour cela ». Elle découvre l’art céramique et rencontre surtout Romano Pampaloni, un vieil artisan. Durant cinq années, l’Italien va lui apprendre cette technique.

L’artisane utilise des outils plus précis pour donner à sa pièce une forme précise.

DES PIÈCES UNIQUES

Penchée sur son tour de potier, l’artisane modèle son futur vase à sa guise. Ses mains glissent sur la pièce, la terre virevolte au rythme des tours. Le vase prend de la hauteur, puis elle le fait redescendre.
Un peu comme une magicienne. Son regard est fixe. Sans doute se rappelle-telle les gestes appris, quelques années plus tôt, en Italie.

D’ailleurs, le pays n’est jamais très loin : « J’y retourne tous les ans et mes deux enfants sont nés là-bas ». Même si elle parle d’une voix détachée, on décrypte un respect immense pour sa discipline. Et pour cause. Même après cinq ans d’apprentissage et « des heures de labeur », Catherine Azoulai n’a pas fini de découvrir certaines facettes de son métier.
« J’apprends tous les jours. Je ne considère pas ma formation terminée. Il faut apprendre à maîtriser la matière ». Elle raconte avec amusement cet après-midi où, fière du travail qu’elle avait accompli, un petit oubli avait causé la perte entière de sa pièce.

« UN ART EXIGEANT »

Les minutes passent et la conversation prend une autre dimension. Les détails s’accumulent et on se rend compte de la difficulté et de l’engagement personnel que demandent le métier.

L’artisane se remémore, avec nostalgie, une phrase prononcée par son vieux professeur : « La céramique, c’est comme le mariage. Il ne suffit pas de confectionner l’objet. Il y a aussi l’après ». L’après, c’est tout un travail de surveillance et d’attente.
« Le séchage. Il faut que la pièce soit à un certain niveau pour ne pas qu’elle sèche trop vite. C’est un art exigeant », affirme-t-elle.

Catherine Azoulai applique minutieusement les gestes qu’elle a appris pendant sa formation en Italie.

La fabrication d’une pièce suit des étapes bien précises. D’abord, le modelage. Autrement dit, le travail de la terre. « Je le fais souvent en deux fois. J’y reviens le lendemain après avoir pris un peu de recul sur ce que j’ai envie de faire » précise-t-elle. Ensuite, vient le séchage, qui peut durer parfois trois semaines.
Quand la pièce est bien sèche, elle est cuite une première fois. L’objet est émaillé, puis repassé au four. Pour finir, la décoration, plus ou moins longue selon les motifs.

Toutes ces étapes, Catherine Azoulai les réalise avec la plus grande minutie. Dans la boutique, les objets sont presque tous de style « art-déco ». Beaucoup de couleurs, des motifs soignés… « C’est la grande mode », précise l’artisane. Mais elle confectionne aujourd’hui des pièces plus classiques, une sorte de retour aux sources : « Je fabrique des vases du style Renaissance. Cela me fait du bien de renouer avec mes racines italienne. Là-bas, tout est resté très classique ».

Quand on lui demande d’essayer de définir la céramique, les mots ne viennent pas. Sur l’appellation d’« art » ou « artisanat », Catherine Azoulai est plus sûre d’elle : « La qualification d’artisanat me va très bien. ll y a une dimension créative indéniable mais aussi un côté très technique », explique-t-elle.
Son discours est fort, ses créations sont raffinées. Pourtant, elle ne se considère pas comme une artiste. « Il y a quelque chose de plus intimidant quand on se met dans la catégorie d’artiste parce que l’on se dit que l’on doit donner un message. Moi je ne me pose pas cette question du message, je crée pour créer. » La différence est peut-être là.

Artiste ou artisane, finalement peu importe, le travail est là, pour le plaisir des yeux.

Emmanuel Haddek / Photos : Ulysse Potet

Horoscope du 3 au 9 juillet 2019

C’est l’avant-dernier horoscope de la saison, avant des vacances bien méritées. Profitez de cette dose de gentillesse avant l’horoscope spécial congés d’été la semaine prochaine… !

Bélier

Amour

Vous êtes aussi sensuel(le) qu’un
éléphant de mer.

Gloire

Les bons comptes font les bons
amis. Mais vous n’avez ni compte, ni amis.

Beauté

Votre sourire ravageur illumine
les journées de chacun. (flippant, tant de
gentillesse de la part de l’astrologue
non ?)

Taureau

Amour

Tous les chemins mènent à Rome. Et
dans votre lit.

Gloire

Arrêtez d’écouter les conseils de
vos meilleurs amis. Vous allez droit dans
le mur (et ça fait mal)

Beauté

D’ailleurs les murs ont des
oreilles (et plus propres que les vôtres).

Gémeaux

Amour

Avant vous, le soleil n’existait
pas. (c’est vous notre soleil, AAANW
choupi)

Gloire

Le réchauffement climatique vous
poussera à vous installer sur la banquise
parmi les vôtres : c’est-à-dire les
phoques.

Beauté

Pour le bien-être de tous, ne
portez pas de tongs cet été. Pitié.

Cancer

Amour

Chaos et néant rythmeront votre vie
sentimentale aujourd’hui.

Gloire

Le parti communiste a besoin de
vous.

Beauté

On m’indique dans l’oreillette
qu’on vous confondra avec une bouée de
sauvetage cet été.

Lion

Amour

Des rumeurs en ville prétendent que
vous êtes un bon coup.

Gloire

Dites… ? Vous pensez sincèrement
que les gens aiment votre musique ?

Beauté

Vous sentez comme un ado.

Vierge

Amour

Anarchy in the U.K (et dans votre
slip)

Gloire

D’ailleurs, le punk n’est pas
mort. Il suffit de voir votre compte en
banque.

Beauté

Vous serez le/la plus canon
pendant ces vacances d’été. Allez hop,
cadeau de l’astrologue !

Balance

Amour

Pour exciter votre partenaire,
parlez allemand pendant l’acte.

Gloire

Vous vouerez un culte soudain au
cassoulet.

Beauté

Faites un haka. Nu(e). Dans la
rue. Pourquoi ? Car je l’ai décidé.

Scorpion

Amour

Vous ne contrôlez plus votre
libido. Vous le savez, ça ?

Gloire

Pensez-y : Pierre qui mousse
n’amasse pas boule.

Beauté

Votre dégaine de loukoum ne vous
portera pas chance ces vacances.

Sagittaire

Amour

Va falloir remettre le pied à
l’étrier, maintenant. Allez, hue les
étalons !

Gloire

Une soudaine passion pour le
cyclo-nudisme.

Beauté

Il est temps de bronzer. Topless,
bien sûr. (les mecs, vous aussi)

Capricorne

Amour

Christine Boutin et Cyril Hanouna
vous aiment secrètement.

Gloire

La Grande Ourse croit en vous,
petit ours.

Beauté

Vous avez des cernes énormes. On
dirait un panda.

Verseau

Amour

La légende dit que l’imposture va
se concrétiser ce week-end… Hmpf

Gloire

La constellation du Johnny
Hallyday exige qu’on vous donne l’envie
d’avoir envie.

Beauté

« Bois un thé et arrête de faire
chier » (citation de Barack Obama, le
2/04/2008, à 13 h 37).

Poissons

Amour

Vous n’avez lu que l’horoscope dans
tmv aujourd’hui ?

Gloire

Si oui, vous serez frappé(e) de
malheur sexuel pour toute la semaine.

Beauté

Une étude dit qu’être beau/belle
rend plus drôle. Pas de chance pour vous !
Haha.

Yesterday : le monde sans les Beatles

Imaginez un monde dans lequel les Beatles… n’auraient jamais existé ? C’est ce que propose Danny Boyle dans son dernier film, Yesterday, en salles dès le 3 juillet.

Jack Malik mène une vie tout à fait banale dans un petit village du Sud de l’Angleterre. Il vit encore chez ses parents et travaille dans un supermarché.
A priori, le personnage ne fait pas rêver. Sa seule échappatoire : la musique.

Avec sa manager et amie, il enchaîne les concerts dans les piano-bars, sans grand succès. Une coupure de courant plonge le monde entier dans le noir pendant 12 secondes.
Le temps pour Jack Malik de se faire percuter par un bus. À son réveil, rien ne semble avoir changé, à un détail près : plus personne ne connaît l’existence des Beatles. Le jeune chanteur va en profiter et s’approprier tous leurs succès. Vient alors la gloire, mais jusqu’à quand ?

Dans ce scénario un peu fou, on peine un peu à s’y retrouver. D’autant plus qu’au fur et à mesure du film, on se rend compte que les Beatles ne sont pas les seuls à n’avoir jamais existé dans ce « deuxième monde ».
Plus de cigarettes, ni de Coca- Cola, ou encore d’Harry Potter. Une critique de la société de consommation de la part du géant Danny Boyle ?

La surprise du côté loufoque de l’histoire passée, le long-métrage se tient finalement très bien. On est tantôt amusé par le personnage de Jack Malik, interprété par Himesh Patel, hors de ses pompes du début à la fin. Tantôt ému par Ellie Appleton (formidable Lily James) qui en pince depuis pas mal de temps pour le chanteur devenu rock-star.
A noter, l’apparition d’Ed Sheeran (qui joue son propre rôle) dans une bonne partie du film.

Finalement, on s’en serait peut-être passé, la faute à son jeu un peu forcé. Les vrais héros du film restent les Beatles, omniprésents par le biais de leurs chansons. L’hommage à ce groupe mythique passe en filigrane, tout en douceur.
Et c’est ce qui montre que Danny Boyle a ici, encore une fois, réussi son pari.

Emmanuel Haddek

> Comédie / musical (Angleterre), de Danny Boyle. Durée : 1 h 57. Avec : Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon.

> NOTE : 3/5 

Années 2000 : une décennie d’actu

[Spécial années 2000] Retour sur les événements marquants des années 2000, une décennie pas forcément réjouissante. Bon, il y a quand même eu quelques trucs sympas (merci à Barack et à l’euro).

LES TOURS S’EFFONDRENT

Une journée d’horreur. Le 11 septembre 2001, deux avions percutent les tours jumelles du World Trade Center, dans le quartier de Manhattan à New York. Quelques heures plus tard, elles s’effondrent et le monde entier avec elles. Cet attentat, qui a fait au moins 3 000 morts, sera revendiqué par Al-Qaïda.
La réaction du président George W. Bush est quasi immédiate. En 2003, il envoie ses armées en Irak combattre le dictateur Saddam Hussein. Il sera abattu en 2006.

POUTINE ARRIVE

Vladimir Poutine, ancien membre du KGB, devient président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 en récoltant 52 % des voix, succédant à Boris Eltsine. Le début d’un règne, que dis-je, d’une ère Poutine, puisque 19 ans après, il est toujours là. Après avoir laissé la place à Dmitri Medvedev le temps d’un mandat, il a été réélu en 2012 et en est aujourd’hui à son troisième mandat. Sans aucun opposant sérieux.

FIN DE SERVICE

Établi depuis 1789 (rien que ça), le service militaire fait ses adieux aux français en 2001 grâce à Jacques Chirac. Finis les tests physiques et les levées de drapeaux à 6 h du mat’. Quoique, pas totalement.
Dix-huit ans après, Emmanuel Macron lance l’une de ses promesses de campagne : le service national universel. Et à première vue, ce service militaire 2.0 ne semble pas si éloigné de son ancêtre, esprit (ultra) patriotique et uniformes sont au rendez-vous.

GROSSES CHALEURS

En France et en Europe, l’été 2003 a été marqué par un épisode de canicule encore jamais vu. Dans l’Hexagone, le bilan est lourd. En deux semaines, 20 000 personnes sont décédées. Les températures ont pu atteindre jusqu’à 44° dans certaines villes (!).

L’ÉCLAIR BOLT

Du jamais vu sur une piste d’athlétisme. Aux mondiaux de Berlin en 2009, Usain Bolt, sprinter jamaïcain, va entrer dans l’histoire le temps de deux courses. D’abord, sur la finale du 100 m. Bolt pulvérise son propre record établi lors de JO de Berlin, un an plus tôt : 9’’58. Sur le 200 m, il arrive en tête : 19’’19. Son propre record battu. Encore.

COUP DE BOULE

9 juillet 2006, Berlin, finale de Coupe du monde de football. Alors que Zinedine Zidane et Marco Materazzi sont les deux héros du match, ayant inscrit un but chacun, les deux joueurs s’écharpent sur la pelouse. Jusque là, rien de grave. Mais après avoir été insulté par l’Italien, Zidane fait volte face et lui inflige un coup de tête au niveau du thorax. Le geste, qui sera évidemment sanctionné d’un carton rouge, restera dans les mémoires.

« OUI » AU QUINQUENNAT

En 2000, Jacques Chirac avait appelé les Français aux urnes pour qu’ils approuvent ou non le passage au mandat présidentiel de 5 ans. Et ils se sont prononcés : 79 % ont répondu « oui ». Le quinquennat entrera donc en vigueur à l’occasion des présidentielles de 2002 et est venu remplacer le septennat, le mandat de 7 ans (au cas où).

LE CONCORDE TOMBE

C’est l’une des plus grande catastrophe aérienne que la France ait connue. Le 25 juillet 2000, un concorde d’Air France se prépare à s’envoler pour New York. Mais quelques secondes après avoir décollé de Roissy Charles-de-Gaulle, l’appareil prend feu et vient s’écraser sur un hôtel. Les 113 personnes présentes dans l’avion sont mortes sur le coup, ainsi que 4 membres du personnel de l’hôtel. Cet accident signera le coup d’arrêt du modèle Concorde.

MONNAIE EUROPÉENNE

Après avoir été mis en place par le biais du traité de Maastricht, cette fois, ça y est : l’euro est là ! Les billets et pièces de monnaie en euros sont mis en circulation en 2002. En voyant certains de nos aînés qui convertissent, encore aujourd’hui, à peu près tous les prix en francs, on imagine bien l’ampleur de l’événement. Désormais, dix-neuf pays utilisent cette monnaie, devenue quasi universelle en Europe.

« YES, WE CAN »

Il est sans aucun doute l’un des personnage qui aura le plus marqué les années 2000. En 2009, Barack Obama devient le 44e président des États-Unis d’Amérique, succédant à Georges W. Bush. De ses deux mandats, on retiendra l’apaisement des relations avec Cuba, ses prises de position contre les armes à feu, son combat contre Daech en Syrie et la reconnaissance sur tout le territoire américain du mariage entre personnes du même sexe.
Des actions exemplaires qui lui vaudront le Prix nobel de la paix en 2009. Rien que ça.

C’EST LA CRISE !

Décidément, pas très réjouissant ce début de siècle… En 2008, Lehman Brothers, alors 4e banque d’affaire mondiale, fait faillite et entraîne dans sa chute les grandes places financières mondiales. C’est la crise des subprimes, la plus grave que le monde ait connu depuis 1929 et le fameux Black Thursday.

ILS NOUS ONT QUITTÉS

Le monde du spectacle perd deux de ses figures : le chanteur Charles Trenet et l’actrice Marie Trintignant, tuée par les coups de son compagnon, Bertrand Cantat.
On se souvient aussi de la mort de Yasser Arafat, activiste palestinien, décédé alors qu’il s’était réfugié en France. Le monde religieux, lui aussi, a été ébranlé par la mort du pape Jean-Paul II en 2005. Son successeur sera Benoît XVI. Enfin, en 2007, la France perd une figure, empreinte de solidarité et d’humanité : l’Abbé Pierre. C’est à cet homme que l’on doit notamment la création d’Emmaüs.

 

Café du Printemps : manger devant les sacs à main

Au magasin Printemps, on peut certes faire du shopping… Mais on peut également manger ! On a testé leur Café.

Ce midi, nous nous sommes rendus rue de Bordeaux à Tours, dans la galerie Printemps. Pas pour y faire du shopping mais bien pour y manger. Depuis novembre, la célèbre enseigne a ouvert un café, où l’on peut simplement s’octroyer une pâtisserie entre deux emplettes, ou carrément faire son déjeuner.

À l’entrée du magasin, un panneau indique la présence d’un restaurant. À l’intérieur, des valises, des chaussures, mais pas plus d’indications sur le café. Un peu déconcertant.
Après quelques instants de doute, on finit par trouver. « Tu vas tout droit et tu tournes à droite, juste après les sacs à main », indique une cliente à son amie qui, elle aussi, rencontrait quelques difficultés pour se repérer.

La déco est à l’image de la marque, soignée. Au comptoir, la serveuse, souriante, nous invite à faire directement notre choix. Elle prévient d’emblée : « Ici, tout est fait maison ». Les quiches, accompagnées de salade verte, sont à 9,90 €, tout comme les brushettas. Sinon, comptez 12,90 € pour l’assiette gourmande, le choix évident du jour : gaspacho, tartine au thon, salade de choux façon vietnamienne, et gougère. Alléchant.

L’espace ouvert sur les rayons de la galerie est un peu surprenant. Finalement, on s’y habitue vite. Manger au milieu des talons Gucci et des sacs à main Longchamp, le rêve. Moins de dix minutes d’attente et l’assiette gourmande arrive. Bien présentée. Un régal, les produits frais, cuisinés sur place, font la différence. Mention spéciale à la salade de choux.

Côté quantité, il y a juste ce qu’il faut pour une pause du midi et, si besoin, on peut se rattraper avec les pâtisseries, qui ont l’air tout aussi bonnes.

Emmanuel Haddek

> 24 Rue de Bordeaux à Tours. Du lundi au jeudi, 11 h-17 h 30. Vendredi & samedi, 11 h-18 h 30. Tarifs : plats de 9,90 € à 12,90 €
> Sur place ou à emporter. Contact : 02 47 31 32 32. Instagram : lecafe_printemps.

Horoscope WTF du 26 juin au 2 juillet 2019

Seule bonne nouvelle pendant cette canicule ? Une dose rafraîchissante d’horoscope WTF.

Bélier

Amour

N’étant pas d’accord
avec vos goûts amoureux, le
peuple réclame un référendum
pour vos prochains choix.

Gloire

Comme le dit le
proverbe luxembourgeois,
« une rondelle ne fait pas la
carotte » !

Beauté

Bientôt les couches !

Taureau

Amour

Vous mystifiez
l’amour, alors que l’amour
s’en contrefiche de vous.
Pétez les dents à Cupidon.

Gloire

Cette semaine, vous
aurez droit à un herpès.

Beauté

Oula non, un HERMES.
Désolé, nos doigts boudinés
ont glissé sur le clavier.

Gémeaux

Amour

L’astrologue
bipolaire vous aime fort
bande de nazes.

Gloire

À défaut de froisser
les gens, commencez par
repasser vos sous-vêtements.

Beauté

(ça veut pas dire
grand-chose, mais on avait
envie de faire un jeu de mots
pourri)

Cancer

Amour

Protégez-vous. Un
préservatif sur votre coeur
et hop.

Gloire

Telle la mouche,
vous rodez toujours près de
la bouffe et vous vous coincez
dans les rideaux.

Beauté

Vous avez le profil
d’un potamochère.

Lion