Le handicap au travail en 3 questions

Mon entreprise est-elle obligée d’embaucher des travailleurs handicapés ? Puis-je demander à mon entreprise des aménagements liés à mon handicap ? Entreprise adaptée : qu’est-ce que c’est ? On fait le point dans tmv, à l’occasion de notre dossier spécial sur le handicap au travail.

Mon entreprise est-elle obligée d’embaucher des travailleurs handicapés ?

Toute entreprise de plus de 20 salariés a pour obligation d’avoir 6 % de son effectif reconnu comme travailleurs handicapés. Si le quota n’est pas respecté, l’entreprise passe à la caisse, et verse à l’État une contribution OETH (Obligation d’emploi de travailleurs handicapés). L’argent servira à l’insertion des travailleurs handicapés.

Sous-traiter certaines tâches à des ESAT est un moyen de réduire le montant de cette taxe. Cependant, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent déclarer leurs travailleurs handicapés auprès du ministère du Travail. But du jeu ? Motiver les entreprises à mener une politique inclusive en termes de handicap au travail.

Puis-je demander à mon entreprise des aménagements liés à mon handicap ?

Non seulement je peux, mais l’entreprise est obligée d’adapter mon poste à mon handicap, si j’ai bien la reconnaissance de ma qualité de travailleur handicapé, délivrée par la Maison départementale des personnes handicapées. Si vous aimez les sigles, on parle donc de la RQTH donnée par la MDPH. CQFD !

Bon, ne poussons pas le bouchon trop loin : le toboggan pour accéder à votre bureau, hors de question. Les aménagements doivent être « nécessaires et appropriés », selon la loi. Fauteuil, rampe d’accès, recours à un interprète en langue des signes française… C’est à voir en concertation avec votre employeur, la médecine du travail ou des professionnels de l’ergonomie par exemple. Et pour tout cela, le chef d’entreprise peut solliciter un financement spécifique.

Entreprise adaptée : qu’est-ce que c’est ?

Attention ! À ne pas confondre avec un ESAT ! L’Établissement et Service d’Aide par le Travail relève du Code de l’action sociale, et en partie du Code du travail. L’entreprise adaptée est quant à elle une entreprise du milieu ordinaire.

Donc la référence, c’est le Code du travail, comme pour toutes les autres entreprises. La seule différence, c’est la proportion d’employés reconnus en situation de handicap, l’adaptation des tâches réalisées, et les aides dont bénéficie l’entreprise pour l’emploi de personnes handicapées. En Touraine, vous en connaissez peut-être certaines : le centre d’appel Handicall Tours, Socia 3 et ses services comptables, ou l’entreprise multi-services ANRH, entre autres.

Texte : Maud Martinez / Photo ouverture : archives NR ESAT de Montlouis Photo Hugues Le Guellec

Canelle Penot, la pro de l’animation périscolaire : « Un métier toujours prenant »

#VisMaVille Canelle Penot est animatrice périscolaire. À Tours, elle jongle entre différentes écoles et l’association Courteline pour un métier prenant mais précaire.

Ce mercredi, autour de la table basse à hauteur d’enfant, Canelle Penot lance une partie de « La Chasse aux monstres » avec une poignée de petits de grande section maternelle, inscrits à l’accueil de loisirs du centre Courteline. Très vite, la quasi-totalité des autres enfants la rejoignent, attirés par ce qu’elle raconte, et sa voix à la fois grave et chaleureuse.

C’est ainsi que l’animatrice périscolaire aime son métier. « Utiliser et réinterpréter des jeux classiques pour leur apprendre des choses, comme leur raconter des histoires, les faire rire, réagir, fabriquer des objets qui a priori ne servent à rien… »

La pédagogie de l’animatrice s’appuie sur l’émerveillement et l’imaginaire des enfants qu’elle apprécie tant pour « leur inculquer des savoirs de base, sans stress, sans devoirs à rendre à la fin. Ainsi, en ce moment, on travaille sur l’espace et les planètes. Pour les mettre dans l’ambiance, je me suis mise, pendant le temps calme, à dessiner un ciel étoilé et ça les a intrigués ».

Canelle Penot voit son métier comme « jamais rébarbatif, toujours prenant », elle qui jongle entre l’accueil du midi dans des écoles de Tours, les fins d’après-midis dans l’aide aux devoirs et l’accompagnement des enfants et parents en difficulté à George Sand et Paul Racault, et l’accueil de loisirs à Courteline le mercredi ainsi que certaines vacances scolaires.

« J’adore cette diversité, avec des niveaux d’enfants différents et c’est aussi enrichissant pour eux d’avoir des animateurs avec leurs propres compétences. »

Mais Canelle Penot ne cache pas les revers de la médaille : l’épuisement parfois et la précarité. Car le rythme est décousu. Un animateur peut faire des journées de 7 h 30 à 18 h 30, parsemées de pauses, avec au final un contrat de 24 heures par semaine, comme celui de Canelle. Les contrats des 49 animateurs périscolaires actuels de Courteline oscillent entre 4 et 28 heures.

La tendance est à la professionnalisation du métier alors que certains le voient encore comme un job d’étudiants qui, en réalité, viennent plutôt en renfort lors des vacances scolaires. Le profil de Canelle Penot, 39 ans, arrivée à l’animation il y a 7 ans en reconversion, n’est en fait pas banal. Diplômée en librairie et histoire de l’art, elle a exercé différents métiers avant de pousser la porte de Courteline en 2015. Elle qui voulait être bibliothécaire s’est découverte dans ce métier.

« Au début je ne savais pas trop où j’allais mais je me suis rendue compte très vite que j’aimais ce travail et l’évolution que cela permet, de l’animation à la direction. » Aujourd’hui, la jeune femme ambitionne de passer son BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), de faire ainsi plus d’heures, pour parvenir peut-être à un temps plein, combinant animation pure et direction. Elle cite en exemple le parcours du directeur actuel de Courteline, Romain Ménage, qui a démarré ici-même en étant… animateur.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

 

Horoscope WTF du 22 au 28 juin 2022

Pourquoi ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Toutes ces questions hautement philosophiques ne trouveront pas réponse dans notre horoscope wtf.

Bélier

Amour

C’est cool, les échecs s’enchaînent,
mais vous gardez espoir.

Gloire

Comme disait la philosophe
Afida Turner dans l’émission Carré
VIIIP : « Vous êtes vraiment des never
been washed up ».

Beauté

Aaaaaaah, une bonne tête de
vainqueur, ces Béliers !

Taureau

Amour

Pas besoin de flinguer son
empreinte carbone cet été pour partir
en vacances, on voyage suffisamment
avec vous sous la couette.

Gloire

A cœur vaillant, rien d’impossible.
Mais vous n’êtes pas vaillant et
vous n’avez pas de cœur.

Beauté

La vie est pleine d’imprévus.
Aujourd’hui, tout va bien et demain,
un poney vous mangera le bras. C’est
con, la vie.

Gémeaux

Amour

Yahouuuuu, vous voilà sur l’autoroute
du bonheur. Mais la semaine prochaine,
vous serez sur la départementale
de la dépression.

Gloire

Les 2e décans seront sponsorisés
par Pigeon Gratuit.

Beauté

Arrêtez de gonfler les gens, vous
êtes Impératrice Chichis.

Cancer

Amour

Délicate semaine, lorsque vous
vous apercevrez que vous êtes le fantasme
ultime de tout votre entourage

Gloire

Cancer / symbole du crabe / vous
êtes une pince. COÏNCIDENCE ?

Beauté

Une bien belle carrure de mollusque
; ce qui collera parfaitement à vos
vacances à la plage.

Lion

Amour

La constellation de la Christine
Boutin vous conseille de vous calmer au
niveau des pensées lubriques.

Gloire

Vos ami(e)s sont ridicules. Heureusement
que vous êtes là pour remonter
le niveau.

Beauté

Le sachiez-tu ? Le poulpe possède
9 cerveaux. C’est 9 de plus que vous.

Vierge

Amour

Votre fantasme caché de vous
déguiser en lardon pendant l’acte ne
rassure pas l’être aimé.

Gloire

Ouvrez une cagnotte Leetchi. Pour
vous acheter un peu de dignité.

Beauté

Vous vous prenez pour Mike
Tyson, mais vous ressemblez davantage
à Elie Semoun.

Balance

Amour

Les, gens, qui, voient, des,
virgules, entre, chaque, mot, ne, font,
pas, assez, l’amour.

Gloire

Cette semaine, on fête les Alban,
Audrey, Prosper et Jean-Baptiste. Que des
bons prénoms de loser !

Beauté

(Votre prénom aussi est moche,
mais vous êtes sexy)

Scorpion

Amour

Bientôt les
vacances d’été, l’occasion idéale de
piquer une tête dans la piscine du
célibat. Bisou les Scorpions !

Gloire

Alors ? Comment vont vos
ami(e)s imaginaires en ce moment ?

Beauté

Vous êtes le dindon de
la farce. D’ailleurs, regardez bien,
vous avez aussi le même cou qu’un
dindon.

Sagittaire

Amour

Pimentez votre vie sexuelle.
Parlez-lui en allemand pendant les
préliminaires.

Gloire

A-à-à la queue leu-leu, touuut le
monde s’éclaaaaate… Sauf vous, car vous
êtes juste chiant(e).

Beauté

Ooooh, regardez, un rouleau
de printemps avec des bras ! Ah non, c’est
vous…

Capricorne

Amour

Personne ne vous aime. Mais
boooon, tant qu’on a la santé, comme on
dit !

Gloire

Ne baissez pas les bras. Il vous
reste tant de personnes à décevoir.

Beauté

Épidémie de conjonctivite en
Touraine : normal, vous êtes tellement
canon qu’on se crame la rétine en vous
matant

Verseau

Amour

Vous vous sentez seul(e) ? Pas de
souci : une semaine bien pourrie va vous
accompagner !

Gloire

Grosse surprise cette semaine,
puisque vous apprendrez que vous allez
êtreparent. UnKinderSurprisevousattend.

Beauté

Même Ryan Gosling a un visage
plus expressif que vous.

Poissons

Amour

Vous allez faire un beau voyage,
cet été… UN VOYAGE DANS LA FRIENDZONE.

Gloire

Votre vie professionnelle est
comme la série InspecteurDerrick. Longue
et monotone.

Beauté

Incroyable, mais vrai : vous ressemblez
à un mérou.

Handicap : accompagner grâce au travail

L’ouverture du Café joyeux, à Tours, a mis en lumière l’emploi des personnes en situation de handicap. Dans l’ombre, les personnes handicapées n’ont pas attendu ce café pour travailler, comme c’est le cas dans les ESAT, Établissements et Services d’Aide par le Travail. Envie d’en savoir plus ?

Vendredi. Tout le monde s’affaire. On passe le balai, et on déplace les meubles pour accueillir le public. L’ESAT Les Vallées, à Luynes, a en effet choisi d’ouvrir ses portes au public le mardi 21 juin : « l’événement s’adresse aux personnes handicapées et à leurs proches intéressés par notre structure, bien sûr. Mais nous avons aussi déposé des dépliants dans les boîtes aux lettres du quartier, où les voisins ne savent pas toujours ce que nous faisons ici », explique Aline Palleschi, directrice adjointe de la structure.

Et la publication récente du livre-enquête Handicap à vendre par le journaliste Thibault Petit, pour dénoncer l’exploitation à bas coût des travailleurs et le filtrage en fonction de la productivité des candidats, n’est pas faite pour arranger les choses : « Bien sûr, les réalités décrites existent malheureusement dans certains ESAT, mais pas ici. Il faut bien comprendre qu’un ESAT n’est pas une entreprise, c’est un établissement médico-social. Mais nous avons conscience du risque de glissement », complète Aline Palleschi.

À Luynes, dans les ateliers « conditionnement », on fabrique des caissettes en bois pour des fromages de chèvre, on assemble boulons et pièces de plastique, on fabrique des boîtes de toutes sortes. Un peu plus loin, des ordinateurs servent aux prestations de saisie informatique. À l’atelier « espaces verts », on prend l’air : pour des entreprises ou chez des particuliers, l’équipe entretient les arbustes, pelouses et autres massifs de fleurs. D’autres travailleurs interviennent aussi pour du nettoyage de voiture 100% écologique (sans eau ni produits chimiques).

« Mais on n’est pas là pour faire du chiffre ! Le travail est un support à l’accompagnement des personnes que nous accueillons. » François est moniteur, et suit une douzaine de travailleurs dans leurs parcours respectifs. Avec ses collègues, ils créent des modes d’emploi illustrés, découpent les missions en tâches successives, ou adaptent les gabarits par exemple.

« On est là pour adapter le travail aux capacités de chacun, et pour valoriser leurs compétences. On se questionne en permanence : est-ce que la personne se sent bien dans son travail ? Je ne suis pas sûr que des employeurs du milieu ordinaire se posent ce genre de questions pour leurs salariés ! ». En témoigne la variété des temps de travail (partiels, mi-temps, temps plein), ou cet écran situé dans le deuxième atelier, qui diffuse chaque matin une vidéo de la kiné pour un échauffement physique avant d’attaquer la journée.

Moniteurs, assistante sociale, psychologue, kinésithérapeute… Ils sont en effet une vingtaine de salariés pour encadrer et accompagner une centaine de travailleurs. « C’est un métier riche, où l’humain a toute sa place. En dix ans passés ici, j’ai vu aussi comment évoluait la société, et notre défi est que l’ESAT évolue aussi. Ce sont des enjeux liés à la citoyenneté, » commente François.

Travailleurs extra-ordinaires

Manuela, 40 ans, est arrivée il y a dix jours. « Dans la restauration rapide, mon statut de travailleuse handicapée n’était pas pris en compte. L’aggravation de mes problèmes de dos m’a motivée à me tourner vers les ESAT, car je ne veux pas rester chez moi sans travailler. Ici, on travaille à son rythme, et après quatre ans sans emploi, je me remets dans le bain. » Son but : retourner dans ce qu’on appelle ici « le milieu ordinaire ».

Comme Manuela, de plus en plus de personnes arrivent à l’ESAT après un passage dans le monde des travailleurs lambda : « Historiquement, nos établissements accueillaient des personnes avec déficience intellectuelle, issues des IME (Instituts Médico-Éducatifs). Mais depuis la loi de 2005, le handicap psychique et social est aussi reconnu, et les parcours sont donc de plus en plus divers », ajoute Aline Palleschi.

L’ESAT est pour certains une simple étape après un monde ordinaire qui les a abîmés, où ils ne trouvent plus leur place ; pour d’autres, c’est un aboutissement. L’équipe y accompagne donc chacun vers son projet, qui signifie parfois aller travailler seul au sein d’une entreprise extérieure… toujours sous le regard vigilant et bienveillant des moniteurs, anges-gardiens de ces travailleurs qui ne sont pas sous nos yeux, mais qui n’en ont pas moins l’air joyeux.

Maud Martinez

Horoscope WTF du 15 au 21 juin 2022

Comme chaque mercredi, voici votre dose d’astrologie. Un horoscope garanti 100 % vérités. (bon ok, presque)

Bélier

Amour

Vous êtes tel un canard sans
tête, courant droit dans le mur.

Gloire

Bien des années après, il
s’avère que vous êtes toujours en train
de chercher Ornicar. Sans l’avoir jamais
trouvé (boulet).

Beauté

Météo France prévoit qu’il
fera très chaud cet été. (normal, quand
on vous regarde oh oh)

Taureau

Amour

On ne toucherait
même pas votre ex avec un
bâton. Et pourtant, c’est votre ex.
Posez-vous les bonnes questions,
gnurf.

Gloire

COMME DE PAR HASARD,
quand on change 328 lettres
à Taureau, ça fait Illuminati poil au
kiki. COMME DE PAR HASARD !

Beauté

Taureau/rototo, c’est du
pareil au même. Débrouillez-vous
avec ça.

Gémeaux

Amour

Soyez la baguette de pain des
relations : contentez-vous des miettes.

Gloire

Dimanche, vous serez attaqué(
e) par un lynx. Ce qui est tout de
même plutôt con en Touraine.

Beauté

Vous êtes plutôt canon pour
quelqu’un qui n’a pas inventé la poudre.

Cancer

Amour

Vous êtes la Élise Lucet de
l’amour : toujours à fouiner et chercher
la m…

Gloire

Après le pipi sous la douche,
vous sauverez la planète en prenant
votre douche à plusieurs. C’est bien.

Beauté

Vous faites la bouche en culde-
poule sur les photos. Mais ça ne vous
rend pas plus joli(e), vous savez ?

Lion

Amour

On dit pas que vous avez
chaud aux fesses, on dit juste qu’on
pourrait faire cuire un oeuf d’autruche
sur votre postérieur.

Gloire

Aucune, vous concernant.

Beauté

Votre petit slip en cuir, une
virée au donjon hot : zoupla, votre
week-end s’annonce caliente !

Vierge

Amour

Vous êtes constant(e) dans l’inconstance.
Et ça, c’est beau.

Gloire

La constellation du Patrick Sébastien
vous voit très haut placé(e) sur l’échelle
de la beaufitude.

Beauté

Que de sex appeal ! Dommage
que vous soyez Vierge, ça casse tout.

Balance

Amour

Vos goûts douteux et votre
désespoir vous pousseront à avoir une
amourette rapide avec un(e) Sagittaire.

Gloire

Le monde irait bien mieux si vous
mangiez des bébés les soirs de pleine lune,
mais booon, forcément vous n’écoutez jamais
cet horoscope. Retournez lire celui de
Femme Actuelle, tiens

Beauté

Fou mais vrai : vous sentez
l’endive au jambon.

Scorpion

Amour

Arrêtez de croquer dans le fruit
défendu. Y en a qui sont morts pour moins
que ça.

Gloire

Sans amis, vous finirez seul(e)
avec vos chats…

Beauté

… Puis ces chats vous mangeront.
Quelle fin bête et triste. A+ pour
une nouvelle dose d’optimisme !

Sagittaire

Amour

Au lit, on vous surnomme
« la girafe ». Car vous êtes un bon cou.
OUAAAAARF.

Gloire

Vous pensez toujours bien faire.
C’est chouette, mais arrêtez de faire tout
court, en fait.

Beauté

L’été approche, mais vous
avez le teint d’un Doliprane. La carrure
également, ceci dit.

Capricorne

Amour

Simuler, à votre âge ? Rooooh…

Gloire

Personne n’ose vous le dire, à part
moi : mais vous chantez faux.

Beauté

Votre caboche est comme
vos poches : vide. (allez vlan, celle-là
elle est méchante, mais je fais ce que
je veux, je suis payé pour)

Verseau

Amour

N’oubliez pas que tout finit toujours
par une rupture ou la mort. Bisou !

Gloire

grprgi’à) »(àç$ gio’u(ç»)’à-)_
rà(ç)_ »’(

Beauté

Oups désolé pour au-dessus,
mon chat a marché sur mon clavier.

Poissons

Amour

Si vous arrivez répéter 10 fois
de suite « Ce chat se sèche au chaud sans
chichis », votre vie amoureuse sera géniale. Sinon, tant pis, vous allez en BAVER !

Gloire

Un test de QI prouvera que vous
n’êtes pas le pingouin qui glisse le plus loin
sur la banquise.

Beauté

Une fois de plus, le mystère
est total avec vous, puisque vous sentez
le basilic.

Dans le quotidien de Jessy Gerin, conservatrice-restauratrice de tableaux

#VisMaVille Jessy Gerin est conservatrice-restauratrice de tableaux et d’objets d’art en bois. Elle vient tout juste de s’installer dans le quartier des arts à Tours, ajoutant à sa palette le métier de copiste.

Un atelier de restauration de tableaux ouvert en pleine rue, ce n’est pas si courant. En général, le conservateur-restaurateur d’œuvres d’art recherche le calme propice à la concentration. Jessy Gerin, qui a connu pendant quatre ans l’effervescence du château de Chenonceau où elle s’occupait des collections et des restaurations en public, se trouvait au contraire trop isolée dans son atelier-domicile de Francueil.

Alors, quand elle a su que le local de la Boîte Noire, rue du Grand Marché à Tours, se libérait, elle a sauté sur l’occasion. Dans cet espace, le public peut se rendre compte de son double métier : restauratrice et copiste de tableaux.

Des toiles inspirées de Rubens, Rembrandt, Vermeer et Picasso s’y côtoient sous sa signature. Jessy Gerin aime tout peindre, « sauf les paysages et le contemporain », selon différentes techniques, découlant des époques, de la cire, à la tempera à l’œuf, en passant par l’huile. Quant à la restauration, « les techniques évoluent beaucoup, explique la jeune femme trentenaire. Elles deviennent très chimiques, comme le solvant appliqué en gel, le travail de plus en plus fréquent avec le PH pour mesurer la réaction de l’œuvre. Il faut régulièrement se former ».

Jessy Gerin voit sa mission de restauratrice comme celui d’une passeuse d’œuvres d’art. « Ce qui m’intéresse, c’est leur sauvetage. Je suis dans la peau du médecin et dans la transmission. On nous amène quelque chose qui est détérioré et notre objectif est de le rendre sain et lisible pendant des années. Que ce soit une œuvre de famille ou une œuvre classée, c’est du patrimoine que l’on transmet selon la même importance. »

Et si ce métier demande une maîtrise totale du geste, l’erreur est toutefois permise. « Dans le code déontologique, tout ce qu’on fait doit être stable dans le temps et réversible. Heureusement il existe des produits qui permettent de reprendre son geste si on était pas dans un bon jour », sourit celle qui maîtrise également la basse dans un groupe de musiciens professionnels.

Jessy Gerin fait ce métier depuis dix ans, après s’être essayée à la coiffure dans les salons de ses parents, en région parisienne. « Ce n’était pas pour moi. Je peignais et dessinais depuis toute petite, c’était ma voie. J’ai repris des études dans une école spécialisée pour cinq ans. » C’est le château de Chenonceau qui lui commande son premier chantier qui la fait venir en Touraine qu’elle n’a pas quittée depuis.

Son activité de conservation-restauration l’occupe en grande partie même si elle compte désormais se consacrer plus à la copie, en ouvrant aussi son atelier à des cours en septembre. « J’ai commencé par enseigner la copie, j’ai envie de m’y replonger. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Gagnez votre pass pour Avoine Zone Groove !

Skip the use, Grand Corps Malade, ou encore Volo et Rover… Tout ce beau monde se réunit au festival génial Avoine Zone Groove. Et cadeau rien que pour vous : on offre des pass ! Attention, ça va aller très très vite, car le tirage au sort a lieu le 27 juin.

Envoyez un mail avec nom et prénom à redac@tmvtours.fr (objet : Avoine Zone Groove) et croisez les doigts, vous serez recontactés d’ici peu si vous avez gagné.

Gagnez vos 3 parties de lasermax à Maxx Parc

Aaaah, l’été, les vacances, le repos… et la fraîcheur de Maxx Parc ! Cette semaine, vous pouvez participer à notre jeu concours et peut-être remporter non pas une, non pas deux, mais trois parties de lasermax là-bas.

Pour le tirage au sort, c’est tout simple : un petit mail avec nom+prénom à redac@tmvtours.fr (objet : Maxx Parc). Bonne chance !

Horoscope WTF du 8 au 14 juin 2022

Un malheur n’arrive jamais seul : si votre semaine était difficile jusqu’à maintenant, elle le sera encore plus avec notre dose d’astrologie.

Bélier

Amour

Il y a deux mystères sur Terre :
comment les pharmaciens arrivent à
lire les ordonnances et comment les
Béliers peuvent être aussi parfait(e)s ?

Gloire

Comme l’a dit si bien dit
Franck Ribéry : « On dirait que c’était
comme si y avait rien changé hier. »

Beauté

TOUS A POIL ! (surtout vous)

Taureau

Amour

L’être aimé, c’est comme un
soutif. On n’a pas forcément envie de
se le coltiner toute la journée.

Gloire

Who does le malin, falls in
the ravin.

Beauté

On se moque, on se moque,
mais les Taureaux sont quand même les
personnes les plus canon de la planète.

Gémeaux

Amour

Force est de constater que
votre envie de percer les boutons blancs
de l’être aimé fait de vous un(e) véritable
psychopathe.

Gloire

Vous restez là, les bras ballants,
le slip au vent. Bougez-vous !

Beauté

Ah, ces copieurs… Les gens
font toujours tout comme vous. Mais
en mieux.

Cancer

Amour

Écoutez votre ventre plutôt
que votre cœur. C’est plus prudent.

Gloire

Votre seul neurone est parti
en vacances cette semaine.

Beauté

Vous ne cassez pas trois pattes
à un canard. Fort heureusement, je n’ai
jamais vu de canard à trois pattes.

Lion

Amour

Pour trouver l’amour, travaillez
sur vous et vos émotions. Conseil
d’ami ! (mais par chance, je ne suis pas
votre ami. Et heureusement, d’ailleurs)

Gloire

L’argent ne fait pas le bonheur.
Tant mieux, puisque vous n’en avez pas.

Beauté

Ouiiii bon… peut-être qu’en
cherchant bien, de dos, dans le noir, les
bras levés, tout ça tout ça…

Vierge

Amour

C’est pas la taille qui compte.
Et heureusement pour vous dans la vie.

Gloire

La vérité sort toujours de la
bouche des enfants. (Alors cassez-leur
les genoux a ces petits malins !!!)

Beauté

Le sachiez-tu ? Les flatulences
des Vierges se font en ré mineur.

Balance

Amour

N’accusez pas la voiture du
réchauffement climatique. Vous êtes
seul(e) responsable en ayant si chaud
aux fesses.

Gloire

La vie, c’est comme une boîte
de chocolats. On tombe toujours sur le
plus dégueu à la liqueur.

Beauté

Malédiction ! Les beaux jours
reviennent, vous ne pourrez donc plus
cacher ces auréoles sous les bras.

Scorpion

Amour

Vous êtes bien trop lubrique
en ce moment. LA FRANCE A PEUR !

Gloire

Riez du malheur des autres.
Ça fait du bien.

Beauté

Mettez-vous à l’allemand,
achetez des sandales et des chaussettes
et barrez-vous aux Canaries.
#bonplanpourlété

Sagittaire

Amour

Au jeu de
l’amour, vous reculez de 3 cases.
Bisou !

Gloire

Le sachiez-tu ? Les serial-
killers sont la plupart du temps
Sagittaires. (et c’est vrai. Autant dire
qu’on a zéro confiance en vous)

Beauté

Votre tête de croque-lardon
incite vos amis à la méfiance.

Capricorne

Amour

Pluton prédit une amourette
avec un(e) Verseau. Ce qui prouve que
vous n’avez aucun goût.

Gloire

Ce week-end, vous perdrez
un bras de fer contre Élie Semoun. Les
gens se moqueront de vous.

Beauté

Dure semaine pour les Capricornes
qui apprendront dans l’horoscope
que personne n’aime leur coupe
de cheveux.

Verseau

Amour

Marathon du sexe ce dimanche
! Mais en solo.

Gloire

La constellation du Darmanin
vous rappelle que vous mentez très mal.

Beauté

Votre entourage se plaint.
Selon lui, vous êtes aussi expressif/
ve qu’une poutre. (mais on veut pas
balancer)

Poissons

Amour

L’étoile d’Amel Bent vous dit
que viser la lune, ça ne vous fait pas
peur. (mais en parlant de lune, vous
ne visez que la raie)

Gloire

La personne à votre gauche
est celle qui vous aidera lors de l’apocalypse
zombie. Celle en face rêve de
vous faire un kilikili salace.

Beauté

Vous vieillissez. Et ça se voit.

Circuits courts, la conso façon produits locaux : nos bons plans

Envie de consommer local, mais sans savoir comment ? Vous pouvez aller au marché, faire la tournée des fermes ou fréquenter votre épicerie locale préférée… Et aussi suivre nos bons plans !

MAGASINS DE PRODUCTEURS

AVENTURES COLLECTIVES POUR FAIRE VIVRE NOS CAMPAGNES

La Ferme du Mûrier a ouvert à Saint-Cyr-sur-Loire en novembre 2021. C’est le magasin de producteurs le plus récent sur la métropole, où La Charrette à Chambray-lès-Tours et Tours de Fermes à Joué-lès-Tours fonctionnaient déjà sur le même principe. Lequel ? Des producteurs locaux s’associent pour créer leur propre magasin ! À Saint-Cyr, ils sont 14 associés (dont 11 qui assurent des permanences au magasin).

Pour Odile Canon, éleveuse de moutons à la Ferme de Touchelion, « l’aventure collective est passionnante, même si cela prend du temps. Et cela nous permet de vendre nos produits en direct, sans obliger les clients à se déplacer de ferme en ferme ». Les avantages sont finalement nombreux pour les clients comme pour les fermiers tourangeaux : « En faisant disparaître un intermédiaire entre nous et le consommateur, la rémunération est plus juste, et nous sommes plus sereins car on a un débouché assuré, à prix contrôlé. Cela peut permettre de développer nos activités et d’embaucher des salariés sur nos fermes. »

Au magasin aussi, des emplois ont été créés, avec une directrice, deux employés polyvalents, un traiteur, un boucher et une gestionnaire. Dans les rayons, 70 % des produits proviennent des fermes associées. Le reste est choisi en local (sauf pour des produits qui ne poussent pas chez nous, bien sûr), avec rencontre des producteurs et visite des fermes, afin de proposer de la qualité aux clients. Une clientèle qui se développe petit à petit, et que les producteurs souhaitent convaincre autour d’arguments simples : « Acheter ici, c’est soutenir le territoire, des familles entières qui font vivre nos campagnes. »

PANIER DE TOURAINE

DU LOCAL SUR LE WEB !

Depuis 2015, Christophe Marquis ouvre les portes de son garage du quartier des Prébendes deux fois par semaine. Aucune voiture n’en sort. À la place, des fruits et légumes, du fromage, des viandes ou des glaces rejoignent les paniers des clients qui ont pris le temps de commande en ligne leurs courses, avant de venir les chercher les jeudis et vendredis, ou de se faire livrer à domicile.

« En bons Parisiens, quand nous venions en Touraine avec ma conjointe, nous faisions le tour des fermes pour ramener de bonnes choses. Quand nous avons emménagé ici, les systèmes des AMAP ou Ruche qui dit Oui ne nous convenaient pas. Convaincu qu’il fallait aller vers le web, j’ai donc rencontré des producteurs, pour sonder les possibilités, et eux aussi avaient envie d’être présents sur internet, sans avoir le temps ou les moyens de le faire. C’est comme ça que Panier de Touraine est né : une plateforme de vente en ligne, alimentée par des producteurs locaux, et je m’occupe des ventes, des livraisons, du marketing, de la logistique ».

Cinq producteurs en 2015, une quarantaine aujourd’hui, et une centaine de clients chaque semaine : Panier de Touraine a ses habitués, retraités soucieux de leur santé, jeunes adeptes du circuit court ou familles du quartier. Les rejoindrez-vous ? Commande jusqu’au mardi soir chaque semaine sur www.panierdetouraine.fr

Et au supermarché ?

Prononcez le mot « circuit court », et dans certains esprits surgissent des images de bobos et autres hippies armés de paniers en osier qui font le tour des fermes ou des magasins spécialisés pour se nourrir en produits locaux. Mais faut-il forcément sortir des circuits classiques de la grande distribution pour consommer local ? « On travaille avec des producteurs locaux depuis très longtemps ! ».

Lionel Perrone, directeur du Auchan Tours Nord, n’hésite pas une seconde : « Nous avons une soixantaine de produits locaux en rayon aujourd’hui, des salades de Saint-Genouph, des charcuteries Hardouin, des bières locales… Il y a de tout ! ».

Chez Système U, le local a aussi toute sa place : « On fait ça depuis toujours, c’est dans l’ADN de la coopérative Système U », explique Stéphane Guillou, patron du Super U Chinon. Ce sont bien sûr les vins locaux qui tiennent là-bas la première place côté produits locaux. Mais ce n’est pas tout : « Crèmerie, charcuterie, fruits et légumes, miel, biscuits, farines… On a une vingtaine de fournisseurs autour de chez nous, chez qui nous achetons en direct. Mais les approvisionnements via la coopérative permettent aussi de miser sur du local : notre entrepôt de Savignyen- Véron (qui fournit les magasins U dans les départements 36, 37, 18, 41, 45 et 49) s’approvisionne dans la région. »

Pour les deux dirigeants, les réalités sont les mêmes, avec une vraie liberté dans le choix des produits qu’ils peuvent commercialiser, même si les produits locaux représentent une petite part du chiffre d’affaires et du nombre de produits en rayon. Tantôt des producteurs viennent à eux, désireux de commercialiser leurs produits en grande ou moyenne surface. Tantôt ce sont les enseignes qui partent à la recherche de nouveautés, pour répondre aux attentes de la clientèle.

Côté prix, Lionel Perrone explique ne pas négocier de la même manière qu’avec les grossistes, tout en essayant de conjuguer prix juste pour le producteur, et attractif pour le consommateur. Vient-on cependant en supermarché pour consommer local ? « Une partie notre clientèle est sensible au manger local, mais il existe aussi d’autres circuits pour cela. Et peut-être que nous ne faisons pas assez savoir que l’on peut trouver du local en supermarché ? » s’interroge S. Guillou. Les lecteurs TMV le sauront désormais !

Textes : Maud Martinez / Photos : M.M + Adobe Stock

Drone : ce qu’on fait… et ce qu’on ne fait pas !

Les drones privés sont de plus en plus nombreux en Touraine. Mais pour prendre de la hauteur et admirer Tours depuis les cieux, les règles du jeu sont strictes.

Pour un pilote de drone débutant, l’idéal est un drone à 4 hélices (quadricoptère). Léger, petit, solide, et maniable, pour un budget d’une centaine d’euros pour les premiers prix. Évidemment, si votre objectif est de faire des vidéos ou des photos, autant préférer les modèles déjà équipés plutôt que de scotcher votre vieux smartphone à l’appareil !

Formation : obligatoire ou pas ?

La formation au pilotage de drone est obligatoire si l’appareil pèse plus de 800 g. Et si c’est le cas, il faut aussi enregistrer l’appareil sur le site alphatango. aviation-civile.gouv.fr.

Nuit/Jour

La règle est simple : pas de vol de nuit ! Tout simplement pour éviter de gêner les hélicoptères de secours qui pourraient ne pas voir votre drone.

Distances à respecter

On pense d’office au fait de ne pas voler trop près des bâtiments. Le survol des personnes est par ailleurs interdit. Mais il y a aussi une altitude maximale autorisée ! 150 mètres au plus, et encore… Si vous êtes proche d’un terrain d’aviation militaire, ou d’un aérodrome ou aéroport, il faudra voler encore plus bas.

Tours or not Tours ?

Avec l’aéroport, la base militaire, et les hélicoptères de l’hôpital Trousseau, l’espace aérien de Tours est très strictement réglementé, y compris pour les drones. Pour savoir où voler, une seule solution : se géolocaliser sur www.geoportail.gouv.fr. Les zones en rouges sont interdites, et Tours centre en fait partie. Tout vol suppose donc une demande d’autorisation

Arsène Kouakou, l’épicier du soleil, de la Côte d’Ivoire à Tours

#VisMaVille Arsène Kouakou, 26 ans, est le gérant de Konu, l’épicerie du soleil. Ce jeune commerçant veut mettre en lumière les produits exotiques, inspirés des saveurs de son enfance, en Côte d’Ivoire.

Rue Constantine, à Tours, une nouvelle devanture attire l’œil des passants, près de la fac des Tanneurs : celle de Konu, l’épicerie du soleil. Son gérant, Arsène Kouakou, a fait le choix de s’installer il y a 9 mois en plein centre-ville pour se démarquer des épiceries du monde de quartiers, plutôt tournées vers les communautés.

« Je souhaitais m’ouvrir à tous, partager, faire découvrir les produits exotiques que l’on ne connaît pas forcément, au plus grand nombre de personnes, dans une boutique lumineuse et aux rayons aérés. »

Et ça marche, puisque les étudiants et les habitants d’à côté s’arrêtent volontiers. Sur les étagères, se côtoient des produits essentiellement venus d’Afrique et des Antilles mais aussi d’Asie et d’Amérique latine : du baobab, du manioc, du taro, du gombo, de la pulpe d’açaï, de l’igname…

Arsène Kouakou a également sélectionné des produits moins connus comme la bouillie de mil du Mali, le netetou « qui vient du Sénégal et que l’on utilise dans la confection du plat traditionnel, le tierboudien ».

De prime abord discret et réservé, Arsène Kouakou devient intarissable lorsqu’il parle de ses produits, de leurs bienfaits à leurs usages en cuisine. Par exemple, « le fonio est la plus vieille céréale d’Afrique, nous révèle-t-il. Cela ressemble au sorgho, avec la consistance du sable ». Ce qu’il aime mijoter par-dessus tout ? L’attiéké alloco qui correspond à un couscous au manioc et du mafé accompagné d’un jus de bissap (à base de fleur d’hibiscus).

« Certains produits sont rares et nous allons les chercher directement auprès des producteurs, grâce à mon frère qui est grossiste en région parisienne et fait les allers-retours ainsi qu’à mes contacts locaux. » Arsène Kouakou compte d’ailleurs travailler encore plus étroitement avec des producteurs du Sénégal, de Côte d’Ivoire et de Madagascar pour renforcer les circuits courts et développer sa propre marque, Konu. On trouvera notamment du chocolat ivoirien, une rareté.

 

La Côte d’Ivoire est le pays d’origine d’Arsène Kouakou, arrivé en France lorsqu’il avait une dizaine d’années pour rejoindre son grand frère, suite au décès de sa mère qui l’élevait seule. Sa maman tenait une boutique de cosmétiques en Côte d’Ivoire et cela ne semble pas un hasard dans le fait d’ouvrir une épicerie pour Arsène Kouakou. « Je la suivais partout, dans sa cuisine, dans son magasin, j’ai le souvenir du beurre de karité frais. »

Ouvrir cette boutique représentait donc plus qu’un pari professionnel pour ce diplômé de commerce : un retour aux sources, à la famille. « Cela me tenait à coeur », avoue-il sobrement.

Texte et photos : Aurélie Dunouau


> L’info en + 

Selon Arsène Kouakou, « Konu » signifie « bienvenue » dans un dialecte du Zimbabwe.

Horoscope WTF du 1er au 7 juin 2022

Cette semaine, découvrez quel est le signe le plus canon du monde. Et quand arrivera la fin du monde (oui, rien que ça).

Bélier

Amour

Pluton revient dans votre
champ astral. Et votre ex aussi, pas
d’chance mes p’tits gnous.

Gloire

Vous êtes une pierre qui roule
mais n’amasse pas mousse. Dur dur.

Beauté

Votre prénom n’est pas beau.
Changez le.

Taureau

Amour

L’amour avec un(e) Taureau,
c’est comme un marathon : faut tenir
tout du long ! #conseilsexo

Gloire

Du caca restera toujours du
caca, même emballé dans un papier
cadeau. #philosophie #penséemaline

Beauté

Personne ne vous arrive à la
cheville. (à part vos chaussettes)

Gémeaux

Amour

Olala tellement relou en
amour que même un chauve s’arracherait
les cheveux avec vous.

Gloire

Arrêtez de compter sur
moi pour prévoir votre avenir. Je
n’aime pas les Gémeaux.

Beauté

N’oubliez pas cette formidable
invention et qué s’appelerio
« déodorant ».

Cancer

Amour

Sans vouloir vous péter votre
journée, mais Cancer, ça rime avec célibataire.
COÏNCIDENCE.

Gloire

R.A.S. (non en vrai, c’est juste
qu’on sait pas quoi dire, car on s’en fout)

Beauté

Aérophagie + gros bouton sur
le front. Désolé, c’est pas votre semaine.

Lion

Amour

Votre partenaire va enfin se
confier à vous. Pas d’bol, vous vous en
foutrez complètement.

Gloire

Ouais, c’est « show must go
home » pour vous, sorry.

Beauté

Vous aimez les poneys et
votre chambre ressemble à une écurie.
Déduisez-en ce que vous voulez.

Vierge

Amour

Un proverbe célèbre dit « il
faut se quitter souvent pour s’aimer
toujours ». Débrouillez-vous avec ça.
(et flippez un peu)

Gloire

Commencez à acheter des actions
dans le vaccin contre la variole
du singe. #conseildami

Beauté

Force est de constater que
vous ressemblez étonnamment au célèbre
grumpy cat d’Internet.

Balance

Amour

L’amour, c’est comme les slips.
Des fois, ça pique. A+ !

Gloire

Le premier objet que vous
voyez sera votre arme durant la prochaine
attaque zombie.

Beauté

Arrêtez d’être mochophobe.
Même si on comprend qu’une telle perfection
comme vous ait les yeux qui
piquent face à cette plèbe.

Scorpion

Amour

Votre hypoténuse aurait bien
besoin de son angle droit…

Gloire

La fin du monde est prévue
pour le 23 juillet 2035. Et seuls les Scorpions
lisant cet horoscope le sauront.
C’est con.

Beauté

Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi
les Scorpions sentent bizarre des
aisselles ? Tant de questions existentielles
sans réponse.

Sagittaire

Amour

Votre coeur est fermé à
double-tour. Et personne n’a la clé
(mais personne ne la cherche non plus)

Gloire

Non, la vie n’est pas un long
fleuve tranquille. À la fin, y a un gros
tsunami et on meurt tous. Bisou.

Beauté

Super, vous n’avez pas d’idées
noires. (normal, vous n’avez pas d’idées
tout court)

Capricorne

Amour

L’amour, c’est comme les
toilettes. Parfois, il faut savoir tirer la
chasse. (de rien pour le conseil)

Gloire

Faites-vous un gros kif : volez
le ballon d’un enfant qui ne vous a rien
fait. (les enfants, c’est nul)

Beauté

Votre ressemblance avec un
kiwi est troublante.

Verseau

Amour

L’orgasme du cochon dure 30
min. (vous savez en quoi vous réincarner
maintenant)

Gloire

Vous vous achèterez un livre
de cuisine, mais n’y trouverez pas la
recette du bonheur. Normal, la vie est
triste, morne, inutile.

Beauté

Vous avez le poil rebelle. Brossez-
moi ces fichues aisselles !

Poissons

Amour

Vous êtes un peu le pangolin
des temps modernes. Mal-aimé(e), incompris(
e), alors que vous n’avez rien
fait.

Gloire

Si vous êtes triste et déprimé(
e), n’oubliez pas que les daltoniens
non plus ne voient pas la vie en rose.

Beauté

Votre empreinte carbone est
catastrophique. Mais normal : vous êtes
un avion de chasse. POH POH.

Vadrouille : voir la Ville de Tours… d’en haut

Aujourd’hui, on prend de la hauteur dans tmv ! Comment trouver le meilleur point de vue à Tours ? On a essayé… À vous de nous dire si on y est arrivé !

Notre première pensée va à la Tour Charlemagne : depuis qu’elle a rouvert ses marches au public en 2016, elle offre une expérience hors-norme aux touristes désireux de découvrir Tours d’un autre œil. Cinquante-six mètres de hauteur, et 248 marches. L’ascension est déconseillée aux personnes en mauvaise forme.

Après deux ans de Covid et d’arrêt du sport, nous grimpons donc à nos risques et périls jusqu’en haut de la tour, sous laquelle gît Luitgarde, épouse de Charlemagne (qui lui, donne son nom à la tour, merci les misogynes des siècles passés). Nous optons pour la visite-apéro, car « après l’effort, le réconfort ». Essoufflé, mais revigoré par l’air pur des hauteurs, pas de doute : le panorama vaut le détour.

Contrat rempli ? Non. Telle une Tina Arena cherchant toujours à « Alleeer plus hauuut », direction la Cathédrale Saint-Gatien et ses tours de 68 et 69 mètres. Malheureusement, l’accès est interdit au public, et seuls les services de sécurité ou les ouvriers intervenant sur l’entretien du bâtiment peuvent grimper. Nous rangeons donc notre robe d’Esmeralda (à moins que ce ne soit notre bosse de Quasimodo). Cap sur le quartier Verdun, car là-bas, un autre promontoire nous nargue.

Avec son teint rougeaud et son horloge, la tour de la caserne des pompiers promet une belle grimpette et une belle vue. Le soldat du feu qui nous reçoit n’hésite pas longtemps : « C’est une tour qui servait à sécher les tuyaux, à l’époque où ceux-ci étaient en toile. » Et ils sont hissés par un système de treuil. Donc on n’y grimpe pas, en tout cas pas jusqu’en haut. Retour à la case départ…

… Ou presque ! En sortant sur le boulevard Wagner, deux grands immeubles nous font les yeux doux. Au sud du carrefour de Verdun, encadrant l’avenue Grammont, ces bâtisses construites en 1966 sont hautes de 23 étages. Et elles pourraient bien être les tours les plus hautes du centre-ville ! La tour Lumière bâtie aux Deux-Lions en 2015 ne fait « que » 16 étages. Au Sanitas, la championne culmine à 21 étages, et du côté des quartiers des Rives du Cher ou des Fontaines, on grimpe au maximum jusqu’à 19.

Devant l’interphone comme une poule devant un couteau, le journalisme d’investigation local se révèle trépidant. Sonner au hasard, ou attendre qu’un habitant entre pour se glisser à l’intérieur ? Ce sera l’option 2, et le bouton 23 dans l’ascenseur.

Au dernier étage, Claude, retraitée qui vit là depuis à peine plus d’un an, nous reçoit gentiment. « L’immeuble est un peu vieux, il faudrait que je fasse réparer certains volets » s’excuse-t-elle en poussant la lourde porte-fenêtre qui mène au balcon. Claude a une vue… sur le Cher. Il aurait fallu prendre l’autre ascenseur pour atterrir au Nord et voir le centre-ville historique. Mais chez Claude, le panorama est magnifique aussi. La rivière navigue entre les barres d’immeuble dont la blancheur contraste avec l’horizon verdoyant.

Pour Claude « c’est l’emplacement idéal, j’ai les bus en bas de l’immeuble, et je suis tranquille. La chaleur est moins forte qu’en bas, près du bitume. Et lorsqu’il y a des feux d’artifice, mes petits-enfants courent d’une fenêtre à l’autre pour tout voir ! ». Claude tutoie donc les cieux au quotidien, avec l’horizon le plus dégagé qui existe en ville.

Direction le ciel !

Les cieux… Et si on s’envolait ? Direction le Tours Aéroclub, à Tours Nord. Dominique Janssens, vice-président de l’association, nous donne toutes les infos : l’altitude minimale pour survoler Tours est de 5 500 pieds (soit quasiment 1,7 kilomètre), avec l’autorisation de la tour de contrôle. « Mais à cette altitude, vous ne voyez pas grand-chose. Si c’est pour faire du tourisme, ça ne vaut pas le coup, il vaut mieux aller voler du côté des châteaux de la Loire où vous pouvez vous approcher un peu plus ! ».

Retour en centre-ville. Pour nous cultiver l’esprit, la bibliothèque universitaire des Tanneurs et la Bibliothèque Centrale sont au rendez-vous. Au dernier étage de chacune, on profite d’une belle vue aussi, à condition qu’un événement (conférence, colloque, soutenance de thèse ou remise du Prix du roman tmv en juin !) y soit organisé pour nous permettre d’y accéder !

La fatigue se fait sentir après ces pérégrinations de plus ou moins haute volée. Ça tombe bien, il nous restait un endroit à explorer : la suite panoramique du tout nouvel hôtel Hilton Garden Inn, sur la place Anatole France, avec vue sur la Loire. Reste à négocier la note de frais pour achever cette mission très spéciale…

Texte : Maud Martinez / Photos : JC Coutand (ouverture), Maud Martinez et NR-Julien Pruvost (article)

Dans le quotidien de Véronique Mathis, la « gardienne » du CDI

#VisMaVille Véronique Mathis est professeur-documentaliste au collège Anatole-France, à Tours. Une vocation pour celle qui anime de nombreux projets autour de la lecture.

Il est 13 h 55, la sonnerie retentit dans tout le collège Anatole-France mais il ne s’agit pas d’une reprise des cours classique. Elle signe le début du quart d’heure lecture. Dans chaque classe, les 500 élèves se plongent dans leur bouquin pour quinze minutes silencieuses. Tel un sas de décompression.

Cette initiative du collège Anatole-France, tout comme la boîte à livres installée dans la cour, démontre la place accordée à l’apprentissage de la lecture, ce qui fait le bonheur de sa professeur-documentaliste, Véronique Mathis.

Depuis 13 ans, elle est celle qui accueille les collégiens au CDI pendant la pause méridienne, les heures de permanence et lors des ateliers pédagogiques dédiés. « Les élèves aimeraient bien que le CDI soit ouvert de 7 h 30 à 18 h non-stop mais ce n’est pas possible », sourit-elle.

Car l’emploi du temps de notre professeur- documentaliste est aussi rythmé par un gros travail administratif : l’inventaire, la gestion des prêts (« il faut courir derrière les élèves pour les prêts en retard ! »), le rangement des documents, les achats de livres…

Côté pédagogique, elle participe également, avec ses collègues professeurs, aux cours interdisciplinaires, travaille avec les élèves sur leur « parcours avenir », anime le club lecture qui regroupe une quinzaine de petits lecteurs fidèles. « C’est passionnant dans ce collège car nous menons beaucoup de projets. Regardez l’exposition sur les femmes célèbres faite par les élèves ! Ils viennent beaucoup au CDI pour leurs recherches documentaires, ils me demandent des conseils, notamment au niveau informatique. Mon but c’est de les rendre autonomes pour qu’ils sachent faire des recherches dans n’importe quelle médiathèque. »

Véronique Mathis a su qu’elle serait professeur-documentaliste dès qu’elle a franchi la porte du CDI de son lycée à Amboise. Elle enchaîne ensuite par un diplôme de documentation à l’IUT de Tours, une licence en langues étrangères appliquées et le CAPES en 1990, sésame indispensable pour entrer dans la profession.

Elle a choisi d’exercer en collège parce que « ce n’est pas le même rapport avec les élèves qu’au lycée. Il y a encore tout à faire au niveau lecture, on peut encore raccrocher ceux qui en ont besoin ».

Véronique Mathis s’occupe des groupes de soutien à la lecture ainsi que de l’apprentissage par les élèves allophones (des sessions d’une heure par semaine). En fin d’année, ces groupes iront faire la lecture devant des maternelles, « une façon de les valoriser ». Pour les plus à l’aise avec la lecture, Véronique Mathis leur partage ses coups de cœur. « Dès la 5e, je commence à connaître leurs goûts. Au niveau de l’achat des livres, j’évite les BD et mangas qu’ils trouvent facilement ailleurs. Je mets la priorité sur les collections vendues en librairies indépendantes. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 25 au 31 mai 2022

En mai, fais ce qu’il te plaît. Mais c’est bientôt la fin du mois. Alors on continue jusqu’au bout à être méchants avec TOUS les signes. Pas d’pitié !

Bélier

Amour

« C’est pas
toi, c’est moiii, blablabla
». Olala que vous êtes relou…

Gloire

Fantastique nouvelle, vous
allez acheter une maison avec une
chambre d’amis ! … Mais vous n’avez
pas d’amis.

Beauté

Tout fout l’camp dans
votre vie. Même vos cheveux.

Taureau

Amour

Au fond, on vous aime. Mais
vraiment et seulement au fond.

Gloire

N’écoutez pas les gens, vous
êtes parfait(e). Ces méchants ne méritent
qu’une gastro fulgurante dans un
embouteillage.

Beauté

Force est de constater que
vous êtes aussi sexy qu’un petit grain
de beauté sur une fesse blanche.

Gémeaux

Amour

Vous êtes à l’amour ce que
Christophe Maé est à la chanson. Un
enfer.

Gloire

Vous êtes juste bon(ne) à faire
l’amour et dormir. Quelle vie.

Beauté

En ces temps de grandes chaleurs,
Météo France vous rappelle de ne pas lever les bras dans les transports
en commun. (Par pitié)

Cancer

Amour

Les soldes, c’est dans un mois !
L’occasion rêvée de reprendre contact
avec votre ex.

Gloire

Pas de doute, vous êtes aussi
agaçant(e) qu’une chanson de Kyo.

Beauté

Si vous avez lu cet horoscope,
un maxi bouton vous poussera au milieu
du front. (eh ouais, ça vous apprendra
à lire les conneries de tmv)

Lion

Amour

Vous galérez autant qu’un
ours polaire dans le désert.

Gloire

Si vous n’avez pas confiance
en vous, repensez à Anne Hidalgo à
l’élection présidentielle. #astuce

Beauté

Rototos en cascade ce dimanche.
Bon courage à votre entourage
!

Vierge

Amour

Le proverbe populaire dit
« Avant d’être capable de recevoir, il
faut savoir donner ». Ce qui ne vous
ressemble pas du tout en matière de
zigouigoui sous la couette.

Gloire

Profitez de vos derniers instants
de liberté. Vous ferez moins les
malins quand les Balances seront les rois du monde.

Beauté

Force est de constater que
vous avez la dégaine d’un Allemand
en vacances aux Canaries.

Balance

Amour

Alors ? Ça fait quoi d’être le
fantasme vivant de tous les êtres de
cette maudite planète ?

Gloire

(petit conseil : lisez la partie
« gloire » de l’horoscope des Vierges)

Beauté

La constellation du Patrick
Juvet vous conseille une petite cure
de Botox.

Scorpion

Amour

Aussi vide que mon frigo.

Gloire

En inversant 2 lettres à Scorpion,
ça fait Scoripon. Comme le nom
de l’extraterrestre qui va vous enlever
et vous féconder artificiellement. (oui,
encore lui)

Beauté

Vous avez les tétons qui virevoltent.
C’est mignon.

Sagittaire

Amour

Tel Pierre Perret, vous savez
vraiment tout, tout, tout sur le zizi.

Gloire

La roue tourne, oui. Mais vous
concernant, pas dans le bon sens.

Beauté

Vous êtes mi-ange, mi-démon,
mi-molette.

Capricorne

Amour

Vous coucherez avec Pascal
Obispo avant de finir avec Pascal au
bistrot. Dure semaine.

Gloire

La constellation du Patrick
Bruel vous rappelle que qui a le droiiit,
qui a le droiiiiiiit d’faiire çaaaaa ?

Beauté

Sous vos bras, ça sent comme
chez mémé.

Verseau

Amour

MST en mai, mois de juin
gâché !

Gloire

Aaaanw la vie ne vous laisse
jamais tranquille, hein ? Mes pauvres
petits gnous…

Beauté

France 2 vous contactera
pour remplacer Père Fouras dans Fort
Boyard. Pas de doute, vous vieillissez
vraiment.

Poissons

Amour

En amour, vous êtes exceptionnel(
le), le must du must, la cerise
sur le gâteau, la saucisse sur la choucroute.

Gloire

Une bonne semaine en perspective
: votre sextape avec Francis
Lalanne et Dorothée fera un carton et
vous deviendrez riche.

Beauté

Concernant vos fringues, on
vous rappelle qu’il y a une différence
entre originalité et mauvais goût.

Entre les étals, paroles de marchands tourangeaux

Cette semaine, tmv s’est baladé dans les allées des marchés tourangeaux pour un dossier spécial. On en a profité pour discuter et mieux connaître trois commerçants que vous voyez probablement souvent… Rudy, Thierry et Flavian nous racontent leur quotidien.

Thierry Savattier : « Être honnête avec les clients »

Au hasard des allées du marché Velpeau, on croise Thierry Savattier, derrière un étal très bien pourvu en fruits et légumes appétissants. Thierry n’est pas maraîcher : « Un producteur fait pousser les légumes, le commerçant comme moi est là pour les vendre, faire les deux c’est compliqué. »

Depuis trente-six ans, l’habitant d’Esvres-sur-Indre sélectionne donc ses fruits et légumes aux halles de gros de Rochepinard, en privilégiant les producteurs locaux, avant de les mettre en valeur sur un stand bien garni. Et pour Thierry, le principe est simple : « être honnête avec les clients, c’est essentiel ! S’ils trouvent du brocolis français sur les étals en ce moment, avant la mi-mai, c’est qu’on se moque d’eux, car ce n’est pas la saison ici. » Pour les melons par exemple, Thierry indique à ses clientes du jour qu’il n’y en a pas beaucoup en ce moment, pour cause de période charnière entre les cultures sous serre et les cultures pleine-terre.

 

Au fil de la conversation, Thierry nous indique qu’il est vice-président de l’association des Commerçants des Marchés de Touraine, forte d’environ 160 adhérents. Et s’il a le sourire pour servir ses clients du jeudi matin, le commerçant est tout de même préoccupé : « Le Covid avait ramené la clientèle vers les marchés, mais ça s’est un peu tassé. Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je vais bientôt prendre ma retraite, comme beaucoup d’autres, mais on n’arrive pas à trouver de repreneurs ! Toute une génération va partir en même temps, et on ne sait pas ce qui va se passer pour les marchés ».

La vie de marchand ambulant n’est pas toujours simple. Les horaires, notamment : Thierry et ses collègues travaillent les weekends, et l’installation de la marchandise se fait parfois dès 5 h 30 du matin. Il a transmis ce goût du commerce au grand air à sa fille et son gendre (respectivement fromagère et poissonnier). Si le contact avec la clientèle et la vie ambulante vous attirent, c’est peut-être le moment de songer à vous lancer comme commerçant sur les marchés !

Flavian Chauvin : « L’ambiance des marchés me manquait »

Boucher-charcutier, Flavian Chauvin fait partie des commerçants du marché Blanqui, qui reprend vie depuis qu’il a lieu le vendredi après-midi. « En peu de temps j’ai trouvé une clientèle ici, de vrais habitués qui viennent depuis le début. » Passé par la case « salarié en boutique », Flavien n’avait qu’une hâte : reprendre un camion et parcourir les marchés pour y proposer ses viandes.

C’est ce qu’il fait depuis septembre 2021 avec O Billot des Saveurs, allant de Montbazon à Saint-Avertin en passant par Monts, Joué-lès-Tours et Tours (Beaujardin et Blanqui). « J’aime l’ambiance, ce n’est pas la même vente, pas le même contact avec les clients, et d’un marché à l’autre on ne voit pas les mêmes clientèles, c’est toujours différent. »

Rudy Coignard : « J’ai opté pour un coffee-shop ambulant »

« J’ai travaillé dans la sécurité, et avant de finir en burn-out j’ai voulu me reconvertir, avec l’idée d’un coffee-shop. Mais je n’ai pas été soutenu dans mon projet pour ouvrir un lieu fixe. J’ai donc opté pour un coffee-shop ambulant. » Derrière son comptoir, Rudy nous sert donc des cafés (bien sûr), mais aussi des thés savoureux et des boissons fraîches. On s’installe sur les tabourets, devant le food-truck devenu « coffee-truck », façon café du commerce mais dans les allées du marché, ou on emporte son breuvage un peu plus loin.

Depuis son camion, Rudy voit défiler les clients : « C’est à Heurteloup que je me suis fait connaître. J’y sers quelques étudiants, et les personnes sur le chemin du travail. À Velpeau il y a plus de monde, mais c’est une clientèle de quartier ». Également présent à Athée-sur-Cher, Amboise, Monts et Véretz, et bientôt sur les bords du Cher à Azay-sur-Cher pendant l’été, le trentenaire a en tout cas trouvé ses marques, et commerçants ou chalands ont pris chez lui leurs habitudes.

Textes et photos : Maud Martinez
Photo illustration : NR Thierry Roulliaud

Cuisine du monde à Tours : « elle y est largement représentée »

Kilien Stengel est auteur gastronomique et enseignant-chercheur à l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA), situé à Tours. Cet ancien restaurateur, spécialiste du culinaire, du vin et de l’alimentation, nous décrypte les spécificités et évolutions de la gastronomie du monde à Tours.

Quelle est la place de la cuisine du monde à Tours ?

Elle y est largement représentée. Il est simplement dommage qu’il n’y ait aucune mise en lumière de cette diversité culturelle. S’y mélangent les établissements traditionnels, de qualité, avec des établissements marketings qui ne transmettent pas une identité culturelle. Il faudrait que l’on arrive à créer, sur la place de Tours, un réseau de restaurants traditionnels étrangers, qui transmettraient leurs spécialités culinaires et participeraient ainsi à l’offre touristique.

Existe-t-il à Tours des particularités dans la présence de cuisines du monde ?

On peut penser à la cuisine coréenne, discrète, mais qui était réputée avec le Vanne, plus que les enseignes de certains restaurants asiatiques qui ne représentent peut-être pas toujours la sincérité et la diversité de la cuisine qui existe dans chaque pays en Asie et non dans sa globalité. Les restaurants africains qui émergent à Tours sont aussi sympathiques et font aussi vivre leur cuisine par pays et sans la franciser : la Côte d’Ivoire pour l’Akan, Makeda et Karamara pour l’Éthiopie.

Constate-t-on des évolutions ces dernières années dans la présence des cuisines du monde à Tours ?

On constate des vagues plus que des effets de mode. Nous avons actuellement des offres de qualité autour des restaurants libanais, assez traditionalistes, avec une communauté très présente à Tours. Nous avions eu le Portugal mais le Douro a fermé et reste La Bonne Assiette. L’offre japonaise a considérablement augmenté. Le chef franco-japonais du Nobuki avait le monopole il y a quelques années.

Depuis, une vague d’enseignes comme Oshi Moshi est arrivée sur la ville. De l’autre côté, certains restaurants traditionnels ont disparu comme la cuisine maghrébine (Le Palmier, La Maison Berbère) qui étaient réputée à Tours. Le couscous était un temps l’un des plats préférés des Français, mais les goûts évoluent.

Qu’en est-il d’une « cuisine européenne » ?

C’est une question que je me pose. Existe-t-il à Tours une offre globale de cuisine européenne, comme nous parlons de cuisine asiatique ou africaine ? En tout cas, là-bas, ils parlent de « cuisine européenne ». Mais est-ce qu’on ne fonctionne pas plutôt par spécialité ? En Italie, les restaurants sont connus pour leurs pizzas ou pâtes, en Grèce pour ses rouleaux de vigne. Également, comment sont représentés les Outremers chez nous, leur cuisine est-elle considérée comme européenne, française ou pas ?

Horoscope WTF du 18 au 24 mai 2022

Bélier

Amour

Ne vous reproduisez pas. Ne
gâchez pas la potentielle vie de futurs
êtres humains.

Gloire

Comme disait Socrate : « Wesh
bande de larves, du nerf pour la semaine
»

Beauté

Les murs ont des oreilles.
Par chance, ils ne vous entendront
pas, puisqu’on ne comprend jamais
rien quand vous parlez.

Taureau

Amour

Un sentiment qui a l’air cool ?
Mais qui n’est pas pour vous, vu que
vous avez un coeur de pierre.

Gloire

Arrêtez de dessiner des zizis
partout, bande de gamins…

Beauté

Vous êtes encore plus désirable
qu’une pizza pepperoni.

Gémeaux

Amour

Les Gémeaux sont une
énigme. Mais les énigmes, c’est chiant.
Donc les Gémeaux sont chiant(e)s.

Gloire

Votre travail portera enfin ses
fruits ! Mais ils seront pourris.

Beauté

Deux d’tension, lent(e), toujours
à pioncer ou à bouffer la bouche
ouverte : vous êtes un koala.

Cancer

Amour

L’étoile du Nikos Aliagas vous
conseille de tenter l’amour libre. (et si
c’est Nikos qui le dit…)

Gloire

Vous vous sentez seul(e) en ce
moment ? Les embrouilles vont venir
vous tenir compagnie d’ici peu.

Beauté

N’oubliez pas d’aérer. Pas
pour le Covid, mais pour votre od…
enfin… bref.

Lion

Amour

Vous avez envie de redonner
du piquant à votre vie sexuelle. Aspergez
votre amant(e) de tabasco.

Gloire

C’est à cause de gens comme
vous que la France va mal.

Beauté

Troublante ressemblance avec une éponge. Vous êtes tout(e) mou(e)
du dessous, mais vous grattez du dos.

Vierge

Amour

Vous êtes condamné(e) à faire
l’amour uniquement à des Sagittaires.
Quel enfer.

Gloire

Vous vous achèterez un Jamel
Debbouze de poche. Et ça vous coûtera
un bras.

Beauté

Si on change 3 lettres à Vierge
et qu’on en enlève 7, on obtient « biscotte
». Comme votre carrure. Étonnant,
non ?

Balance

Amour

Balance : déf. Signe astrologique
relou qui ne prend jamais de
décision. Synonyme : gêne, malaise,
« olala pas eux »

Gloire

Courage, plus que 2 semaines
et il ne vous restera que
6 mois pour finir cette année et
en commencer une autre qui sera
encore plus pourrie.

Beauté

Un couple de poissons
rouges va vous adopter. Normal,
vous avez la même mémoire.

Scorpion

Amour

Comme quoi, on est peu de
choses… Regardez, je suis 100 fois plus
génial que vous par exemple.

Gloire

Vous voyez toujours le verre à
moitié vide. Normal, puisque vous êtes
toujours complètement plein.

Beauté

C’est difficile d’être vous.
Vous êtes tellement superbe.

Sagittaire

Amour

Confessez-vous. À ce niveau-
là de cochonneries, c’est plus
humain.

Gloire

Euh… lisez l’horoscope des
Vierges, tiens…

Beauté

Sagittaire, ça rime avec claque
sur le derrière. Et comme en mai, fesse
ce qu’il te plaît : COÏNCIDENCE ? JE
NE CROIS PAS.

Capricorne

Amour

Quand ça veut pas, ça veut
pas. Même les acteurs X ont leur instant
de faiblesse.

Gloire

Les idées fusent dans votre
esprit. Dommage que ce ne soient pas
les bonnes.

Beauté

Chouette semaine, vous
gagnerez plein de choses. Deux kilos
notamment.

Verseau

Amour

Les plus courtes sont les
meilleures, vous savez… (on parle des
relations.

Gloire

Abandonnez vos ami(e)s sur
l’autoroute. Ils ne vous aiment pas, de
toute façon.

Beauté

Si vous vous sentez serré(e)
dans votre pantalon, ce n’est pas votre
ventre. Juste vos chevilles.

Poissons

Amour

Élu « signe le plus chaud
comme une baraque à frites » depuis
1948.

Gloire

Poissons, ça rime avec « zéro
ambition » et « fesses de triton ». Vous
en déduirez ce que vous voulez.

Beauté

Force est de constater que
vous ressemblez à un saumon. Mbop
mbop.

Et si on faisait un petit tour(s) du monde culinaire ?

Nous vous proposons un tour des cuisines du monde sur la place tourangelle, très subjectif, non exhaustif, mais gourmand !

Rien qu’à Tours, il y aurait au moins 80 restaurants et boutiques proposant des produits étrangers, selon le recensement de la CCI Touraine. Alors, par où commencer ?

L’Europe, tiens. Et à tout seigneur tout honneur : l’Espagne, puisqu’on sort tout juste de la Foire et que les sangrias nous inspirent encore. Et si on allait prolonger du côté d’El Pintxo, rue Colbert, bar à tapas tenu par un Tourangeau qui importe ses produits d’Espagne ! Ou bien à la boutique Iberic’Halles ou encore Capricho Diaro, rue Nationale, qui en plus de ses jambons bellota propose de très bons pasteis de natas.

Le Portugal justement, présent à Tours avec sa communauté, n’aurait plus qu’un digne représentant parmi ses tables, La Bonne Assiette, rue Courteline, toujours garnie des travailleurs du coin les midis et franchement bien sympathique (ah, le poulet grillé et la morue !).

Traversons la Méditerranée, direction l’Italie. L’offre est dantesque à Tours mais retenons Gusto, à Plumereau, avec son chef venu des Pouilles et à deux pas de la gare, Mi faim Mi raisin, avec Cesare, son chef mi anglais mi italien originaire de Toscane. Au menu de cette trattoria, une cuisine authentique avec la pasta faite maison. Les pizzas de Chez Pia sont également réputées, avec la pâte sortie du four et mozzarella di buffala, presque comme à Naples.

D’ailleurs pour les bons produits italiens, une adresse incontournable : l’épicerie-traiteur Cas’Al Dente, aux Halles. Valérie, sa propriétaire, se rend régulièrement en Italie faire le tour des producteurs et retrouver ses racines. Pays voisin par-delà l’Adriatique : la Grèce. Dionysos vient de reprendre le flambeau du Mille-Pattes, dans le vieux Tours, et ses épopées culinaires sont déjà célèbres dans les enceintes de la ville.

Reprenons notre croisière culinaire vers le Liban. Une des gastronomies les mieux représentées dans notre ville, avec la rue Colbert, qui pourrait être un jour rebaptisée rue de Beyrouth. Un restaurant portant ce nom y trouve place ainsi que Le Sidon, La Bekaa, Au Liban, et non loin le Zein. Des restaurants dans la pure tradition libanaise, pris d’assaut par les connaisseurs.

Direction l’Asie !

La frontière passée (mais toujours dans la même rue Colbert) posons nos valises en Syrie, où le restaurant Alep est tenu par un couple adorable et propose une cuisine sans chichis mais savoureuse. Toujours en Asie, vaste continent culinaire, la Russie, avec son bout européen, a son épicerie typique place de la liberté, nommée Masha. Les nans et currys indiens se dégustent dans la rue Colbert (décidément multiculturelle en termes de spécialités culinaires), avec le Surya et Le palais du Raja.

En street food courue, l’Asie compte le chinois Mei Wei, dans le vieux Tours, dont on ressort avec l’odeur des mets sur soi. Des pépites culinaires qu’on trouve nulle part ailleurs se nichent avenue de Grammont chez Star d’Asie , et une nouvelle adresse plus confidentielle et spécialisée dans le Japon, Kulila, dans le quartier Paul Bert.

Au pays du Soleil levant, la cuisine raffinée du Nobuki est un incontournable ainsi que les sushis et le tiramisu au thé matcha du Zen, à côté de la gare. On aimerait bien continuer le voyage en Asie car il reste nombre de cuisines nationales à découvrir dans la ville, mais il est temps de reprendre la mer. Côté Océanie, à vrai dire, on a pas trouvé grand chose. Peut-on classer la chaîne des Poke-Bowl qui fleurissent aux quatre coins de Tours dans cette catégorie ? Cette cuisine inspirée d’Hawaï avec ses bols fraicheurs « healthy » mêlant un peu de tout a ses adeptes.

 

En Amérique latine, deux adresses à visiter : Papaye et chocolat à Tours-Nord pour le Pérou et Saveurs du Brésil qui vient de s’installer dans le quartier Velpeau. On avoue ne pas bien connaître ce continent mais on compte sur vous pour y traîner vos papilles.

En revanche, toujours côté exotique et plus spécialement en Afrique, une toute nouvelle épicerie vaut le détour : Konu, l’épicerie du soleil, rue Constantine qui propose des produits africains et antillais, parfois méconnus. Les saveurs des îles sont représentées depuis longtemps par le restaurant Bœuf à Boss situé rue Edouard-Vaillant dont le chef cuisine sur le bout des doigts les standards malgaches et réunionnais.

L’Afrique est d’ailleurs peut-être en train de devenir le top en matière de découverte culinaire à Tours. L’Akan et sa cuisine de Côte d’Ivoire, le Makeda et Karamara pour l’Ethiopie ont pris leurs galons gastronomiques auprès des curieux tourangeaux.

Et si on terminait cette balade autour du monde tout simplement par un dessert ? Avec de bonnes pâtisseries orientales, à déguster à la Maison Rabel de Tours Nord, en face de la médiathèque, ou bien à picorer dans le quartier du Sanitas, sur le marché Saint-Paul.

Texte : Maud Martinez
Photos : Freepik et archives tmv


> Certains de ces restaurants ont été testés dans notre rubrique « chronique resto ». N’hésitez pas à les rechercher en cliquant ICI ! 

 

Eric Pasquier, du château Gaudrelle : le viticulteur bio

#VisMaVille Éric Pasquier est le propriétaire du Château Gaudrelle, en appellation Vouvray. Après des années en conventionnel, son domaine s’est converti en agriculture biologique et entame une nouvelle étape : le passage en biodynamie.

Eric Pasquier n’est pas né dans le vin, il y est venu sur le tard. Après vingt ans passés à vendre des fromages sur les marchés de Tours, il commence à donner un coup de main à Alexandre Monmousseau en 2008, connu pour ses vouvray.

Pendant dix ans, il dirigera une partie de son domaine, le château Gaudrelle, installé sur les quais de Loire, à Rochecorbon. En 2020, il rachète les parts et vole désormais de ses propres ailes, à 60 ans. S’il n’est pas vigneron de formation et s’occupe plutôt de la direction, gestion et partie commerciale de l’entreprise, « une équipe engagée, attachée au domaine » l’épaule au quotidien.

En premier lieu, Cyril Nenin, son maître de chai et chef de culture. Six autres salariés complètent son attelage, dont son jeune fils Émile, destiné à reprendre le domaine. Son autre fils, Robin, s’il ne travaille pas directement dans le vin, participe à les faire découvrir dans son restaurant de Tours, Chez Gaster.

Tous trois sont fondus de vin nature. Le déclic s’est produit pour Éric Pasquier en 2014. L’équipe ne reconnaît pas ses vins lors d’une dégustation à l’aveugle. Le breuvage est jugé sans défaut, sans expression. Tout ce que n’aime pas Éric Pasquier. « Moi j’aime l’expression, que ça vive, que le vin donne des émotions. Je ne voulais pas d’un vin neutre. »

Il décide alors de changer ses méthodes et passe progressivement au bio, transition qui s’est achevée l’année dernière. Les 20 hectares du domaine sont désormais travaillés à la main « grappe par grappe » dont deux hectares au cheval, avec le moins d’intrants possibles. « C’était une période pas facile car il est difficile de passer au bio, il faut du temps et apprendre. »

Les deux dernières années marquées par le gel et la grêle ont été catastrophiques. « L’an dernier, il n’y avait quasiment pas de récoltes. J’ai pleuré dans les vignes, ça prend à la gorge », avoue-t-il du haut de sa stature imposante. Éric Pasquier ne se décourage pas pour autant et, convaincu de la qualité accrue de ses vins en bio, tente d’aller plus loin.

Le domaine entame son chemin vers la biodynamie, qui demande de la rigueur pour appliquer ses principes : préparations spécifiques, dynamisation des vignes en travaillant avec les principes actifs, respect du calendrier lunaire…

« Faut pas se louper, mais les vins sont encore meilleurs quand ils sont réussis. Je m’intéresse aussi à la géobiologie qui prend en compte les différentes vibrations de l’environnement qui agissent sur les vignes, la fermentation dans les barriques… je pense qu’on pourrait encore améliorer les choses. » Éric Pasquier aime tout ce qui vibre, et son vin d’abord.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Horoscope WTF du 11 au 17 mai 2022

Pas l’temps d’niaiser ! C’est l’heure de l’horoscope et de votre dose d’astrologie à la sauce tmv…

Bélier

Amour

Vous ne savez toujours pas
comment on fait les bébés. Mais la personne
à votre droite va vous montrer

Gloire

« On a toujours besoin
d’un(e) pote Bélier pour se foutre de
sa tronche. » (Socrate)

Beauté

Votre chiffre fétiche de la
semaine ? 6. Comme le nombre de
boutons qui vont venir faire coucou
à votre front.

Taureau

Amour

C’est potentiellement la période-
anniversaire des Taureaux. Si le
vôtre tombe cette semaine, on vous
aime. Les autres, on s’en fout.

Gloire

Votre surnom « P’tit poil » n’est
pas usurpé. Coeur sur vous nonobstant.

Beauté

Ouais ouaiiis, on sait que
vous avez un beau popotin. Arrêtez
de frimer…

Gémeaux

Amour

Votre ex est, ce qu’on appelle
dans le jardon, l’ahuri(e) de la bourgade,
le simplet du village. Vous avez bien fait.

Gloire

Arrêtez de vous plaindre si
votre vie est naze. Ça pourrait être pire.
Vous pourriez vivre à Limoges.

Beauté

Vous ressemblez à un canard.
Mais chauve.

Cancer

Amour

Votre vie amoureuse sera
extraordinaire. Sauf si vous êtes né(e)
entre le 22 juin et le 22 juillet.

Gloire

Comme on dit souvent : « Die
Feder ist mächtiger als das Schwert. »
HAHAHAHA !

Beauté

Vous allez embaucher et vous
entraîner avec un coach. Un coach en
raclette.

Lion

Amour

Eeeeh bééé… C’est l’hôpital
qui se fout de la charité de la grandmère
qu’on pousse dans les orties, là.

Gloire

La constellation de Oasis vous
rappelle que Today is gonna be the
day that they’re gonna throw it back
to yoooooooouuuu.

Beauté

Cette semaine, on souhaite
courage à vos WC !

Vierge

Amour

À l’image du
Titanic : un naufrage.

Gloire

L’erreur est humaine. Mais
vous êtes un poney, alors ça ne vous
concerne pas.

Beauté

Ce n’est pas votre avenir
qui brille. C’est juste votre front.

Balance

Amour

C’est en observant vos ex
qu’on a effectivement le droit de douter
de vos goûts.

Gloire

Félicitations, vous avez passé
votre doctorat de langue de bois avec
brio.

Beauté

Ce mois-ci, vous recevrez le
Melon d’Or 2022. Bravo !

Scorpion

Amour

Le mot qui accompagnera
votre semaine sentimentale est « grosse
poisse ». Voilààà bisou bisou !

Gloire

Le sachiez-tu ? Le 26 juillet
tombera un mardi. Flippant, non ?

Beauté

Contre toute attente, on vous
trouvera cette semaine une ressemblance
avec Jean Lassalle.

Sagittaire

Amour

Il ne se passe plus grand-chose
en ce moment. Faites une bonne grosse
tartine avec votre frustration.

Gloire

Vous retrouverez votre amourpropre
au service des objets trouvés
de la mairie.

Beauté

Non, vous ne pétez jamais.
Vous murmurez dans votre slip, nuance.

Capricorne

Amour

Force est de constater que
vous êtes plus proche de l’animal de
compagnie que de l’amoureux/se rêvé(
e)

Gloire

Les erreurs, c’est comme les
prouts. Tout le monde en fait.

Beauté

Une étude sri-lankaise affirme
qu’être beau ou belle rend drôle. Pas
de chance pour vous.

Verseau

Amour

Bonne nouvelle ce week-end :
vous réaliserez enfin votre fantasme de
faire l’amour dans des rillettes.

Gloire

Ahaha, vous êtes vraiment une
imposture !

Beauté

Une sombre étude affirme que
si l’on scanne les Verseaux sur Yuka,
leur nutri-score est E.

Poissons

Amour

Vous n’avez lu que l’horoscope
dans tmv aujourd’hui, n’est-ce pas ?…

Gloire

…Eh bien si oui, vous serez
frappé(e) de malheur sexuel pendant
15 jours. Et hop !

Beauté

Poissons rime avec « perfection
». Coïncidence ? Je ne crois pas !

« Les gens demandent de plus en plus de fleurs françaises »

Julie Miquel a arpenté pendant plus de deux ans les marchés tourangeaux avec Georginette, son estafette. Sur son étal, des fleurs, des bouquets, des sourires, qu’on retrouve depuis quelques jours dans sa boutique de la place du Grand Marché où elle a pris le relais de Véronique Van Uffelen. Avec ses salariées Cécile et Camille, Julie est passionnée, et convaincue que la production française et locale peut séduire les clients.

Une fleuriste ambulante, ce n’est pas courant ! Qu’est-ce qui vous avait amené à parcourir les marchés tourangeaux ?

Après avoir été fleuriste à Paris pendant six ans, je suis arrivée à Tours où j’ai eu un enfant, puis j’ai voulu monter mon projet professionnel pour ne plus être salariée. Et j’ai choisi les marchés pour avoir une certaine liberté, une clientèle et des collègues variés. Cela m’a permis de commencer à petite échelle, en travaillant avec de la production française et locale.

Mais si trouver des plantes en Indre-et-Loire est facile, trouver des fleurs coupées, c’est très compliqué ! Il faut aller dans le Loir-et Cher, dans la Sarthe ou le Maine-et-Loire pour se fournir en fleurs coupées.

Vous faites d’ailleurs partie du Collectif de la Fleur Française : ça consiste en quoi ?

Le collectif permet de mettre en relation les fleuristes avec les producteurs et les grossistes. Il organise aussi des événements réguliers, afin de sensibiliser tout le monde à l’importance d’avoir une production locale. On parle souvent de la Touraine comme le « Jardin de la France », alors essayons de soutenir la production de fleurs coupées, pour que les fleuristes n’aient pas à s’approvisionner à l’autre bout du pays !

Les fleurs locales sont-elles de meilleure qualité ?

Elles tiennent souvent plus longtemps que les fleurs qui ont voyagé dans des frigos. Mais attention : certaines fleurs hollandaises se tiennent aussi très bien. Et qui dit local ne dit pas forcément bio sans pesticide. C’est un autre point sur lequel je souhaite m’engager, en trouvant des producteurs bio. Il y a une jeune productrice à Authon par exemple, ou un pépiniériste de Bréhémont, qui travaillent sans intrants chimiques. Et d’ici quelques mois, j’aimerais avoir 80 % de fleurs françaises dans la boutique.

Et la clientèle est sensible à ce genre de choses ?

Les clients ont toujours été exigeants sur la qualité, mais on sent qu’ils demandent de plus en plus de fleurs françaises. Mais l’éducation se fait en permanence. Pour la Saint-Valentin par exemple, je n’ai pas vendu de roses sur les marchés, ce n’est pas de saison. Nous avons de quoi faire avec les anémones, le mimosa et les renoncules.

Propos recueillis par Maud Martinez

Horoscope WTF du 4 au 10 mai 2022

En mai, fais ce qu’il te plaît : comme par exemple, prendre ta dose d’horoscope 100 % authentique et plein de vérité.

Bélier

Amour

Hahaha, vous bouffez
vraiment à tous les râteliers, hein… ?

Gloire

Un seul Bélier vous
manque et rien n’est dépeuplé.

Beauté

Rien à faire, vous n’êtes
toujours pas le couteau le plus aiguisé
du tiroir.

Taureau

Amour

Il n’y a pas de fumée sans feu
(surtout dans votre slip, vu votre libido
enflammée. Kikoo les baraques à frites)

Gloire

Sur l’autoroute de la réussite,
vous êtes resté(e) bloqué(e) au péage.

Beauté

Outchiii, vous êtes à magnitude
9,2 sur l’échelle de la beaufitude.

Gémeaux

Amour

Seuls les suppositoires
trouvent grâce à vos yeux en ce moment…

Gloire

Personne n’a envie d’être pote
avec les Gémeaux. #lavéritéblesse

Beauté

De loin, vous ressemblez à
une pomme de terre.

Cancer

Amour

Le dernier plat que vous avez
mangé sera votre surnom au lit.

Gloire

Cette semaine, vous ferez pipi
dans l’eau à la piscine. Ce que tout le
monde remarquera, les gens se moqueront
et vous lanceront des cailloux.

Beauté

D’ailleurs, vous êtes aussi
expressif/ve qu’un caillou.

Lion

Amour

Il y a 3 choses insupportables
sur Terre. Les doudounes sans manches,
les trottinettes électriques et les relations
amoureuses avec un(e) Lion.

Gloire

En mai, fais ce qu’il te plaît !
(nous lâcher la grappe, par exemple)

Beauté

Force est de constater que
vous avez des airs de mouflon.

Vierge

Amour

Elle court, elle couuurt la
maladie d’amour… (et vous l’auriez
rattrapée si vous vous étiez mis au
footing, bande de feignasses)

Gloire

Et si vous vous réécoutiez un
petit Larusso pour vous rappeler à quel
point vous êtes has-been ?

Beauté

Vous avez la fesse qui
bloblotte, mais chez vous c’est mignon.

Balance

Amour

On ne dira rien, mais on vous
donne un indice : combinaison en latex,
Jean Castex, tex mex.

Gloire

Vous êtes un poids pour la
société. C’est méchant et gratuit, mais
c’est vrai.

Beauté

Poussée d’acné pour tous les
3e décans, allez bim c’est cadeau !

Scorpion

Amour

Célibataires, unissez-vous !
Ou faites des trucs entre vous, ça ne
nous regarde pas. Berk, dégueu.

Gloire

La constellation d’Uranus
vous ordonne de vivre fesses à l’air
dès samedi

Beauté

Purée, mais qu’est-ce que vous
êtes lent(e)… !

Sagittaire

Amour

Vous draguez absolument tout
ce qui est potentiellement sexy de près
ou de loin (surtout de loin).

Gloire

Y a rien qui va dans votre vie
en ce moment, mais la mienne est tout
aussi pourrie si ça peut vous rassurer.

Beauté

Poh poh poh, c’est qu’on choperait
une migraine ophtalmique en vous
regardant, tellement vous êtes canon.

Capricorne

Amour

Ne perdez pas espoir. Le kebab
que vous êtes trouvera un jour sa
broche. Cœur sur vous.

Gloire

auvez la planète, mangez un
hippie

Beauté

Vous ressemblez aux bonhommes
du dessin-animé « Il était une
fois la vie ».

Verseau

Amour

Avec vous place Plumereau, le
cœur a ses raisons que l’alcool ignore.

Gloire

Pas de doute, vous devez probablement
être le/la meilleur(e) ami(e)
du vendeur de Prozac.

Beauté

Oulaaa… C’est quoi ce petit
bouton, là ? Ça ne vous inquiète pas ?
Allez sur Doctissimo. C’est probablement
le début de la peste.

Poissons

Amour

Vous êtes un bon coup, mais
personne ne le sait. Dommage.

Gloire

Cette semaine, vous n’aurez
pas de souci d’argent. Ce qui est normal,
puisque de toute façon, vous n’en
avez pas.

Beauté

Les étoiles sont alignées pour
que vous montriez votre (jolie) lune.

Tours : ville verte et ville fleurie ?

22, v’là l’printemps ! Les parterres sont en fleur. Les romantiques lorgnent les marguerites pour pouvoir effeuiller leur amour, les bucoliques veulent se rouler dans l’herbe… et les sceptiques se demandent si Tours est une belle fleur dans le jardin de la France.

On attrape nos deux mains, et on commence à compter : la Gloriette (200 hectares environ), le parc de la Cousinerie et les Grandes Brosses à Tours Nord (45 hectares), le bois Grandmont- Montjoyeux (25 hectares), l’île-parc Honoré de Balzac sur le Cher (24 hectares), le parc Sainte-Radegonde (15 hectares), le jardin botanique bien sûr (6 hectares), le jardin des Beaux-arts (1,2 hectares)… Déjà 7 parcs et plus de 290 hectares.

Mais en réalité, on n’a pas fini de compter ! Sur le territoire de la Ville de Tours, une cinquantaine de squares et jardins s’ajoutent à cette courte liste des plus grands espaces verts tourangeaux. Pour s’occuper du fleurissement et de l’entretien de ces parcs et jardins, la mairie emploie environ 230 personnes dans son service « patrimoine végétal et biodiversité ».

Pour Betsabée Haas, l’adjointe qui chapote les politiques liées à la nature en ville, l’objectif est simple : « offrir à tous les Tourangeaux un espace vert de qualité à côté de chez eux, et mettre de la beauté en ville, avec ce petit supplément d’âme que sont les fleurs, les massifs, les parcs. » La municipalité s’est donc mise au travail : création de nouveaux parcs (Saint- Exupéry à Tours Nord, Villa Rabelais à Tours Centre), programme Récré en Herbe pour végétaliser les 58 cours d’écoles, et une diversification des pratiques avec la conviction que « la biodiversité et l’horticulture peuvent fonctionner ensemble ».

Sont ainsi apparues des zones de fauche sur les grands boulevards de Tours Nord, avec leurs herbes folles qui ont déconcerté plus d’un citadin, tout comme la mosaïque du jardin des Beaux-arts remplacée en 2021 par des légumes, pour renouveler les sols et freiner l’invasion de l’Oxalis articulata.

Le fossé des générations ?

Les Tourangeaux voient-ils donc leur ville fleurie ? Du côté des horticulteurs du marché aux fleurs, le bilan est en demi-teinte. Christophe, producteur de plants à Richelieu, participe au marché depuis une trentaine d’années.

Et avec Michel, retraité qui lui donne un coup de main, ils observent : « Ici à Tours, on vient surtout nous acheter de quoi fleurir les balcons. Mais ce sont les personnes d’un certain âge qui fleurissent. Des gens qui ont vécu une époque où c’était important d’avoir un beau massif devant sa maison. Aujourd’hui, les plus jeunes partent souvent en week-end, voyagent, et ils ne veulent pas s’embêter avec des plantes qu’il faut entretenir. »

Ce n’est pas la journaliste trentenaire qui écrit ces lignes qui les contredira : dans son appartement survivent tant bien que mal un cactus et un spathiphyllum (plante increvable qui signale d’elle-même qu’elle a soif en abaissant ses feuilles). L’arrêt du concours des balcons fleuris cette année, en raison d’un faible nombre de participants (tous assez âgés), semble confirmer que les Roméo content aujourd’hui fleurette à des Juliette aux pétales un peu fanés.

Du côté des jardins familiaux, on évite aussi de peu la bataille Anciens contre Modernes, entre jardiniers « traditionnels » et permaculteurs dont les terrains ont une allure plus bohème. Le concours des jardins familiaux comportera donc dorénavant deux catégories, pour que tous puissent concourir, et comprendre les habitudes de chacun.

Dans ces jardins comme en ville, certains habitants s’emparent en effet du fleurissement et plus globalement de la végétalisation urbaine. Plus de 700 participants ont saisi l’opportunité offerte depuis 2016 par le programme municipal « À fleur de trottoir » de cultiver des fleurs et plantes au pied des murs.

Du côté du quartier de la Victoire, c’est l’association Victoire en Transition qui s’affaire pour créer des lieux et des moments de convivialité. Tout d’abord autour d’un petit potager partagé et ses apéros mensuels, et bientôt avec un verger place Robert Picou, grâce à la collaboration entre l’association et la mairie.

Les Jardinières Masquées ont quant à elles planté fruits et légumes dans des espaces publics pour produire notre alimentation au plus près des habitants. Vivre ensemble, équilibre climatique, relocalisation de notre alimentation : jardiner serait-il un acte plus politique et citoyen qu’on ne le croit ?

Texte : Maud Martinez / Photos : M.M. + archives NR + adobe stock

Come back

Cette semaine, Thierry Ardisson recevait Dalida dans sa nouvelle émission, « L’hôtel du temps », en prime time sur France 3. Oui, oui, Dalida ! Celle qui a chanté Bambino et « Gigi l’Amoroso ». Celle qui nous a quittés en 1987. Elle est plus belle que jamais, souriante et fraîche comme une ablette.

D’ailleurs lui aussi il a rajeuni, Thierry. On le retrouve jeune homme, on se croirait dans « Tout le monde en parle ». Elle aussi a parlé, Dalida, de plein de choses. Elle s’est vraiment livrée. Ça se passait dans un bel hôtel, ambiance chic et détendue. Très belle émission.

Juste un regret, pourquoi il ne lui a pas demandé s’il n’y avait pas un nouvel album et même, pourquoi pas, une tournée en prévision ? Non, parce qu’avec la technologie du « deepfake » utilisée par Ardisson et celle des hologrammes de Jean-Luc Mélenchon, il y a moyen pour elle de se programmer une petite tournée des Zénith. Sinon, le prochain invité de Thierry, c’est Coluche. On espère que cette fois, il viendra en vélo…

Matthieu Pays

Printemps de Bourges 2022 : on revit le festival, entre concerts et découvertes

Du 19 au 24 avril, la 46e édition du Printemps de Bourges a fait souffler un vent de folie sur Bourges après deux années difficiles. On notera que la manifestation s’est de nouveau déployée dans les bars, dans les rues et sur les places emblématiques avec une fréquentation comme aux beaux jours.

Des concerts de folie

Beaucoup de beaux moments auront marqué cette édition 2022. On notera aux W, les prestations spectaculaires de IAM, incisifs et impériaux. On y a aussi revu avec nostalgie les Dutronc, Jacques et Thomas, en duo, et apprécié la belle découverte que fut Emma Peters, promise à un bel avenir.

Lors des deux soirées WKD, saluons une fois de plus Deluxe, malheureusement bien trop méconnu ! Autre découverte : Blaiz Fayah et son dance-hall de très haute volée.

Quant à la Halle aux Blés et ses deux soirée hip hop, ce fut un véritable bonheur validé avec une Laeti (bientôt en concert au Temps Machine !) en grande forme et un Josman carrément en feu.

Le 22 est définitivement notre lieu préféré quand on a la chance d’y découvrir des belles révélations comme Glauque ou Annael, ou revoir un Malik Djoudi et des Last Train toujours aussi géniaux.

Du off et de la découverte

C’était aussi le moment de faire le plein de concerts « off », pour pimenter le tout :

On retiendra donc, sur la scène French VIP de la SACEM, les beaux concert de Théophile ou des Tourangeaux de Toukän Toukän.

On saluera aussi une fois de plus la belle délégation du Canada avec les prestations d’artistes du cru, notamment les pimpantes Hay Babies et l’incandescente Naya Ali. Le tout, dans une chouette ambiance et des mises en scène au top, avant de croiser par hasard Nina Atal, virevoltante sur la scène du SCPP.

Petit bémol : qu’il n’y ait pas eu cette année de scène Fracama/Région Centre, mais on notera le gros succès des DJ de la scène Riffx Party Club sur une place Séraucourt surchauffée tous les soirs

Des Inouïs

C’est donc la rappeuse Eesah Yazuke, Prix du PDB, et les chansons pop Oscar les Vacances, Prix du Jury (auxquels il faut rajouter St Grall, Prix du public) qui sont les lauréats de cette année. Le jury présidé par le charismatique Abd Al Malik a eu apparemment beaucoup de mal à se décider.

Un véritable travail de fond des Antennes du Printemps de Bourges à travers la France, auquel on souhaite de nous proposer aussi des découvertes de nos DOM TOM qui mériteraient exposition. Une sélection à laquelle on aurait bien rajouté la pop classieuse de Yoa, sans oublier les Tourangeaux de Meule avec leur set intense et psychédélique.

Des créations et des capsules

Comment ne pas saluer ce plateau fastueux, rassemblé pour un hommage magnifique à Brigitte Fontaine ? Se sont succédé Philippe Katerine, Arthur H, Bertrand Belin, Areski, les actrices Anna Mouglaglis et Béatrice Dalle, Jarvis Cooker, le chanteur de Pulp, PR2B, Mathieu Chedid en invité surprise… Le tout mis en scène par Gustave Kerven et Benoît Delepine du Groland !

Tout aussi forte fut la création « Qu’est-ce qu’on attend… », avec d’anciens Inouïs comme Fleche Love, Tracy De Sa ou Terre Noire, proposant, sous la direction d’Adrien Soleiman, un beau répertoire de chansons engagées.

On notera également dans ces moments exceptionnels la venue de Michel Houellebecq qui, avec trois complices et le DJ Traumer, a proposé « Existence à basse altitude », lecture musicale de haute volée.

Le NFT du Printemps

Terminons avec cette opération surprenante, le premier NFT offert à un public d’un festival ! Conçu avec Le Centre, une structure d’innovation artistique passionnée de blockchain, et sur un design original de Kiblind, le Printemps de Bourges a décidé d’offrir à tous les festivaliers leur premier billet NFT. Une expérience et une création pour ce beau cadeau, afin de permettre à tous et toutes d’entrer dans un monde novateur.

Hervé Bourit

Stéphane Balzeau, le souffle du Conservatoire

#VisMaVille Stéphane Balzeau est professeur de musique au Conservatoire de Tours. Il y a développé la filière tuba, aujourd’hui en pointe.

Il est au cœur de la spécialité musique du Conservatoire de Tours, un important complexe artistique niché entre la rue du Petit Pré et celle des Ursulines. Parmi les 82 professeurs de musique, Stéphane Balzeau imprime sa marque, donne du souffle depuis près de 25 ans pour que soit reconnue sa filière, celle du tuba.

Cet instrument, le plus grave de la famille des cuivres, n’a pas la réputation flamboyante du piano ou du violon. Méconnu, il regroupe deux familles, celle des tubas et celle des saxhorns, aux formes et tessitures variées. « Il a pour rôle d’accompagner l’orchestre, permettre que tout sonne bien, c’est la fondamentale. Il est très utilisé aussi dans les brass band et permet de tout jouer des classiques aux thèmes, comme les Beatles », précise Stéphane Balzeau.

S’il a choisi cet instrument, c’est par hasard. « J’ai commencé à jouer en Harmonie à 11 ans, mon père qui jouait de la clarinette en était le président ; et il manquait une « basse », c’est ainsi que cela s’appelait à l’époque. On m’a donné l’instrument, et j’ai adhéré. »

Depuis 1998, Stéphane Balzeau, formé aux conservatoires de Poitiers et Paris, enseigne le tuba au Conservatoire de Tours. C’est d’ailleurs l’année de création de cette filière qu’il n’a eu de cesse, depuis, de développer. « J’ai beaucoup donné d’énergie car c’est un métier passion. Il faut se bouger dans ce milieu pour donner envie aux enfants de découvrir cet instrument. Aujourd’hui, nous sommes deux professeurs de tuba pour une trentaine d’élèves. »

Ce qui en fait une filière majeure et une singularité tourangelle. Stéphane Balzeau enseigne au Conservatoire la pratique du tuba 16 heures par semaine (pour 24 h de préparation instrumentale, d’arrangement, de répétition, de réunion avec ses collègues).

Les cours d’une heure se déroulent en petits comités de un à trois musiciens. Ce jour-là, Elie, en Diplôme d’enseignement musical, s’échauffe et répète avec Stéphane. Avant le cours et dans ses interstices, les échanges se font parfois personnels, détendus. « Nous avons une relation privilégiée avec nos élèves, je ne suis pas seulement leur professeur de tuba, mais je les accompagne dans leur vie. Pour certains, de 7 ans à l’âge adulte ! »

Stéphane Balzeau apprécie également les cours donnés à l’extérieur via l’opération Orchestres à l’école « qui touche des enfants qui n’ont pas forcément accès à la musique ».

Moteur dans son domaine, il a également créé le concours international de tuba regroupant 180 candidats du monde entier. Il a aujourd’hui « passé la main », ce qui lui permet de retrouver le temps de jouer en brass band, quintet de cuivre ou encore à l’orchestre symphonique de Tours et celui de chambre de Nouvelle-Aquitaine.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 27 avril au 3 mai 2022

Les vacances sont finies, l’astrologue de tmv (quel feignant) est de retour. C’est l’heure de votre horoscope WTF !

Bélier

Amour

Samedi, vous aurez un coup
d’un soir. Avec vous-même.

Gloire

Vous commencez à avoir tellement
de casseroles aux fesses que
vous pourriez ouvrir un resto.

Beauté

Il va falloir penser à dire adieu
à ces sous-vêtements si laids.

Taureau

Amour

Aïe. Tel le homard, vous n’êtes
pas hyper hyper motivé(e) à passer à
la casserole cette semaine.

Gloire

Saturne forme un trigone intéressant
avec l’alliance du Bélier. Mais
je ne sais absolument pas ce que ça
signifie, vu que je m’en fous totalement.

Beauté

Rien n’échappe à votre oeil
de lynx. Ce qui rattrape quand on a une
haleine de chacal.

Gémeaux

Amour

Vous avez la braguette qui
réclame qu’on la dézippe.

Gloire

Dur dur. Votre vie est en ce
moment comme la soupe que je me suis
préparée ce midi : insipide.

Beauté

Aïe, mauvaise nouvelle. Cette
semaine, vous perdrez un de vos tétons.

Cancer

Amour

La tension sexuelle entre vous
et Jean Lassalle n’a toujours pas diminué
après ces élections.

Gloire

Mais où est donc Ornicar ?
Aucune idée, mais défoncez-lui deux
trois dents quand vous le retrouverez.

Beauté

Qui porte des sandales, mérite
une bonne mandale. A+ pour d’autres
conseils lifestyle.

Lion

Amour

« Je ne m’attendais à rien, mais
je suis quand même déçu » (Dewey
dans Malcolm, mais valable pour votre
vie amoureuse)

Gloire

Arrêtez de regarder des gens
tout nus sur internet.

Beauté

Pour sauver la planète, on
vous a dit de faire pipi sous la douche. Mais sous la vôtre, pas celle des gens.
#onvousvoit

Vierge

Amour

On ne change pas de capitaine
pendant une tempête. (c’est une métaphore
sur votre fidélité hein)

Gloire

Le 1er mai, c’est la Journée
mondiale du jardinage nu (véridique).
Autant dire que c’est la journée rêvée
pour vous.

Beauté

En parlant de gens tout nus,
les Vierges sont les plus canons du
monde à poil.

Balance

Amour

Vous ne
m’aimez pas, mais je ne vous aime
pas non plus. On est quitte.

Gloire

*Alerte disparition* Le charisme
des Balances a disparu depuis
vendredi dernier. Si vous le localisez,
n’intervenez pas vous-même.

Beauté

On dirait une pâle imitation
de Canteloup. Mais non, c’est
bel et bien votre voix.

Scorpion

Amour

Une fin avril bien pourrie,
puisque cette semaine, vous serez
enlevé(e) et fécondé(e) par un extraterrestre.

Gloire

Vous chantez faux. Tout le
monde le sait, mais personne n’ose le dire.

Beauté

Vous étiez sex drugs & rock’n’
roll. Vous êtes désormais sieste, sans
gluten & bal musette.

Sagittaire

Amour

Vous flirtez avec le danger.
Et c’est bien le seul qui veuille de vous.

Gloire

Vous pensez tout haut ce que
tout le monde dit tout haut. Du coup,
on s’en fout.

Beauté

Napoléon avait toujours la
main dans son gilet ; vous, vous avez
toujours la main dans le slip. Un bel
avenir vous attend.

Capricorne

Amour

Tel le caniche en rut, vous
frétillez un petit peu trop de la truffe
en ce moment.

Gloire

Votre côté rebelle intéresse
fortement Netflix qui vous contactera
pour sa série Wesh Side Story.

Beauté

Vous sentez le salami.

Verseau

Amour

Difficile de croire que vous
fantasmez secrètement sur la personne
qui se trouve à votre gauche…

Gloire

Votre orgueil froisse vos ami(e)s.
Repassez-les. (ouaaaarf, en voilà une
bonne vanne bien pourrie. Allez bisou)

Beauté

Faites une révolution ; optez
pour le slip kangourou.

Poissons

Amour

Les personnes en manque
sexuel et affectif ont souvent l’impression
de lire 3 fois la même chose.

Gloire

Les personnes en manque
sexuel et affectif ont souvent l’impression
de lire 3 fois la même chose.

Beauté

Les personnes en manque
sexuel et affectif ont souvent l’impression
de lire 3 fois la même chose.

(Re)découverte des Deux-Lions, quartier multifonctions

Si vous partez à la chasse au printemps, sachez qu’il est aux Deux-Lions. Un quartier verdoyant, où se mélangent étudiants, travailleurs et habitants. Voici le dernier épisode de notre série sur les quartiers tourangeaux.

Thésée, perdu en son labyrinthe, suivait le fil déroulé par Ariane pour retrouver sa belle. Pas d’amour ni de Minotaure au bout de la passerelle Fil d’Ariane pour nous, mais deux lions. Ou plutôt le quartier des Deux-Lions, auquel on accède depuis les Rives du Cher à pied par ce pont piéton ouvert dès 2001.

Instant confession : comme nombre de Tourangeaux, les rares fois où TMV vient ici, c’est pour aller au ciné, s’affronter au laser game ou faire les boutiques à l’Heure Tranquille. Sur place, on trouve aussi des dizaines d’entreprises et plusieurs établissements d’enseignement supérieur.

Clément, la trentaine, a vu le quartier bouger : « J’ai étudié aux Deux-Lions il y a cinq ou six ans, et j’y travaille en intérim depuis quelques mois. Ça a beaucoup changé, tout a poussé ! ». Même constat pour Mathieu, ancien étudiant qui travaille aujourd’hui encore dans le quartier : « Depuis que je suis venu y étudier en 2005, j’ai toujours vu ce quartier en travaux. Mais avec l’Heure Tranquille, le tramway, et depuis peu l’ouverture d’une école, les choses bougent… Il y a une vraie volonté de créer une vie de quartier, mais malgré cela je n’aurais pas envie d’y habiter. »

On y travaille… et on y vit !

Heureusement, tout le monde n’est pas de cet avis ! La preuve ? On compterait presque 4 000 habitants aux Deux-Lions. Jeanne est de ceux-là. En 2008, elle a eu le coup de cœur : « J’ai découvert ces maisons colorées en bois le long du Cher, qui m’ont rappelé la Norvège où j’avais vécu un an. »

On voyagerait donc aux Deux-Lions ? Les pays scandinaves ici, mais aussi l’inspiration à l’américaine du projet de départ conçu par le maire Jean Royer, avec son « technopole » réunissant entreprises et facultés, pour un bouillonnement intellectuel et économique. Et doit-on considérer que l’appellation « rambla » pour désigner l’esplanade entre l’Heure Tranquille et les habitations reflète une influence espagnole ?

On cherche malgré tout l’Afrique et ses lions. Même si des girafes du sculpteur Fred Chabot sont apparues il y a quelques semaines, on a tout faux pour les influences africaines. Ces « deux-lions » sont en réalité les statues qu’on trouve à l’entrée du château de Rigny, en bordure du quartier. On repassera pour l’exotisme !

Par contre, côté nature, les Deux-Lions recèlent bien des secrets. « C’est un quartier où la verdure est très présente, alors qu’on ne s’y attend pas au premier abord ! explique la guide-conférencière Aurélie Vialard-Goudou. La Loire à Vélo le traverse, il est bordé par le lac de la Bergeonnerie, le parc de la Gloriette et le Petit Cher, et au cœur même du quartier on trouve ce qu’on appelle « la coulée verte » avec ses arbres et pelouses entre les immeubles ».

Faire bouger le quartier

« Des cygnes et des canards volent parfois au-dessus de la maison », s’émerveille par exemple Catherine Cornette, actuelle présidente de l’association de quartier Vivre les 2 Lions. Installée depuis 2004 aux abords du Cher, elle ne quitterait pour rien au monde cet endroit paisible, même si elle considère comme beaucoup que c’est « un quartier un peu conçu à l’envers ».

 

Les habitations sont arrivées après le technopole, formant un quartier-dortoir qui a eu du mal à prendre vie. La mise en place d’un marché a échoué, mais l’ouverture d’une école est un gros progrès. Et c’est donc pour créer une vie de quartier qu’une trentaine d’habitants motivés proposent avec l’association des animations, et font le lien avec la municipalité pour défendre les intérêts des Deux-Lions.

Les ateliers de co-construction lancés l’an dernier par la Ville pourraient ainsi voir la verdure s’installer sur la rambla, et des commerces de proximité arriver – enfin – dans les parages.

Frédérique, Eric, et leurs enfants Pierre et Valentine ne diraient pas non à l’arrivée de collègues. Derrière le comptoir de Saveurs Gourmandes, ils sont les seuls indépendants du centre commercial. Aux fourneaux dès 6 h, pour proposer viennoiseries, sandwichs, salades et boissons de 8 h 30 à 20 h, ils font partie des rares à jouer dans la catégorie « commerces de proximité », avec la pharmacie de quartier. « Mais si on est là, c’est que ça marche ! La galerie s’est bien dynamisée, et nous habitons le quartier, qui est de plus en plus vivant aussi », raconte Pierre, entre deux cafés à servir.

C’est finalement Aurélie Vialard-Gaudou qui nous donnera le dernier mot : « Le quartier s’est construit étape par étape, avec plein d’architectures et de projets différents. Il évolue petit à petit. C’est long de se construire une histoire ! ».

Texte : Maud Martinez / Photos : M.M. + archives NR Julien Pruvost


> Rendez-vous le 30 avril

Groupenfonction fait partie des compagnies artistiques hébergées aux Granges Collières. Depuis quelques semaines, les artistes et les habitants volontaires pour participer au projet « Pride » mené par Arnaud Pirault travaillent sur des chorégraphies et interventions artistique. Pour découvrir leur travail et suivre cette déambulation artistique dans les Deux-Lions, rendezvous samedi 30 avril aux Granges Collières.

Printemps de Bourges 2022 : le grand retour

Comme tous les festivals, celui du Printemps de Bourges a souffert de la crise sanitaire. Mais 2022 signe son retour. Et un retour en grand. On vous fait le point, avant d’y faire un petit tour et vous ramener des souvenirs.

C’est reparti comme avant !

Le Printemps de Bourges retrouvera cette année son format habituel. Oui, il y aura bien un W plein à craquer pour voir Dutronc père et fils, Vianney ou Clara Luciani. On retrouvera aussi les belles soirées week-end (toujours au W) avec une programmation de rêve : excusez du peu, Polo & Pan, Vitalic, Vendredi sur Mer, ou Poupie.

Retour aussi du « rap 2 dayz » dans le cadre magnifique de la halle au Blé avec un plateau très relevé à base de Oboy, Josman et autres Jok’Air. Idem pour le cocon du Théâtre Jacques Cœur avec là aussi des petites merveilles comme Crystal Murray, Charlotte Cardin ou Chien Noir.

On va pouvoir enfin de nouveau trainer tard le soir au 22 , pour les Inouïs bien sûr, mais aussi pour une programmation haut de gamme avec là encore des propositions d’exception, comme Glauque, Rouquine, ou Last Train. On découvrira en revanche les deux salles de la nouvelle Maison de la Culture. Sacré plateau là-bas, puisqu’y seront notamment les deux régionaux PR2B et Florent Marchet, mais surtout deux créations, l’une autour de Brigitte Fontaine, juste avant qu’elle ne prenne sa retraite musicale, l’autre baptisée en clin d’œil à NTM « Qu’est-ce qu’on attend !  »

Les Inouïs et les créations 2022

Ces Inouïs (ex-Découvertes) qui sont véritablement l’ADN du Festival avec, cette année, pas moins de 33 groupes repérés dans toute la France mais aussi en Suisse, Belgique et Québec.

Rock, pop, électro, hip hop ou urbain, vous pourrez vous frotter à ce qui sera la crème des futures scènes. On notera par exemple la prestation des tourangeaux de Meule, représentants de la Région Centre cette année.

Côté créations également, elles prendront cette année une place importante. On saluera le duo entre Pomme et la Québécoise Safia Nolin, sans oublier les prestations hors du commun de Michel Houellebecq en compagnie de Traumer (Romain Poncet) et ce titre houelbecquien « Existence à basse altitude », de Albin de la Simone, avec Sylvain Prudhomme ou de l’actrice Céline Salette avec Chloé Thevenin.

Pour finir, deux duos magnifiques seront à découvrir à l’Abbaye de Noirlac autour de l’électro, du jazz et du classique.

Retour du printemps dans la ville

On rajoutera à cela une multitude de scène ouvertes, un village du Printemps, des rencontres à foison, du cinéma, des expositions, des concerts dans des bars, des actions culturelles, des initiatives éco responsables…

Une pléiade d’initiatives en parallèle aux concerts mais tout aussi intéressantes. Le tout, à découvrir à Bourges du 19 au 24 avril prochains.

Texte : Hervé Bourit / Illustration ouverture : Printemps de Bourges


> www.printempsdebourges.com

 

 

En Touraine et ailleurs, nos bonnes idées d’escapades pour le printemps

« Viens à la maison, y’a le printemps qui chante ». Merci Claude, mais si le printemps se met à chanter, on préfère aller l’écouter en prenant l’air. Vacances ou pas, TMV vous embarque pour des escapades en Touraine, et au-delà !

Tout en croquant dans un lapin en chocolat, la rédaction TMV vous propose de vous échapper du quotidien pour des balades hors des sentiers battus. Mais en restant dans la région. Pour la bonne et simple raison que les grandes vacances, c’est pour bientôt.

Pour le printemps, le besoin de s’aérer est donc bien là, mais à deux conditions : sur un temps court et à petit budget. Vous trouverez donc dans notre dernier numéro (en date du 6 avril 2022) de quoi casser le ronron quotidien et profiter du printemps pour vous évader en famille ou entre amis, le temps d’une journée !

TOUTES NOS IDEES D’ESCAPADES A RETROUVER DANS NOTRE NUMERO EN CLIQUANT JUSTE ICI ! 

Avec les petites mains de la Ressourcerie La Charpentière

#VisMaVille Florian Hein donne de son temps libre à la Ressourcerie La Charpentière. Entre l’accueil et le tri, il offre une seconde vie aux objets récoltés, au sein d’une équipe de bénévoles très active.

Ils s’appellent Hugues, Danielle, Maryse, Elliott, Florian. Ils sont une soixantaine de bénévoles à faire vivre la Ressourcerie La Charpentière, située à La Riche, près du stade Tonnellé. Ces chevilles ouvrières s’affairent ce mercredi après-midi alors que ça grouille de monde dans le local, des acheteurs mais aussi des donneurs venus se délester d’objets divers.

Accueil, tri, rangement, nettoyage, test des appareils électriques et informatiques, relooking de meubles, aménagements des rayons, ateliers d’éducation à la couture… Les missions des bénévoles sont variées, au côté de la directrice et unique salariée, Sophie Robin, qui mène le tout, derrière la caisse de la boutique, avec bonne humeur et énergie.

Florian Hein, 25 ans : pour lui, c’est un bonheur d’être ici.

Florian Hein, 25 ans, vient de rejoindre l’équipe en tant que bénévole depuis l’été dernier. Il semble comme un poisson dans l’eau, naviguant avec aisance entre les rayons et les étages du local, échangeant avec entrain un mot avec d’autres bénévoles. « On discute de tout, des actualités, de nos vies, c’est sympa. »

Cette sociabilité, c’est une des raisons qui le pousse à venir donner un coup de main les jours d’ouverture, le mercredi, vendredi et samedi après-midi. La Ressourcerie est devenue incontournable dans le quartier, de nombreux habitués sont de passage ce mercredi. En moyenne, ce sont 100 acheteurs qui chinent des livres, de la vaisselle, de l’électroménager à bas prix, des outils, durant les quatre heures d’ouverture. Des jeunes, des retraités, des budgets modestes, des convaincus de la seconde main, des antiquaires,… la mixité sociale est évidente ici.

Et à l’accueil, Florian a le sourire accroché aux lèvres. D’ailleurs Sophie Robin, la directrice, trouve que c’est un poste tout trouvé pour lui tant il est « avenant ». Florian s’occupe aussi du tri, du recyclage. « Je fais un peu de tout, il y a tellement à faire, nous ne connaissons pas de temps mort ici. »

Sensible aux enjeux environnementaux, Florian Hein est venu à la Ressourcerie par un stage de découverte des métiers. Il est en reconversion professionnelle et finalement ira vers l’animation informatique, sa passion. Mais après son passage à la Ressourcerie, l’évidence s’est imposée de prolonger son action par du bénévolat.

« C’est une association indispensable. Notre société pousse à la surconsommation. Ici nous récoltons les dons et nous leur donnons une seconde vie. » L’année dernière, la Ressourcerie a reçu 50 tonnes d’objets apportés par des particuliers, de la bille au meuble. Seuls 10 % ont été jetés, un très bon score. Ce qui ne peut être revendu à la boutique est recyclé par des entreprises partenaires, filières et autres ferrailleurs.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

> Contact : 09 51 04 54 19
contact@ressourcerielacharpentiere.
com

 

Horoscope WTF du 6 au 26 avril 2022

Profitez de cette petite dose d’astrologie 100 % véritable ! Bisou aux Taureaux !

Bélier

Amour

La découverte de votre âme
soeur, c’est comme un bus Fil Bleu :
ça ne vous attendra pas 107 ans. Alors
magnez-vous.

Gloire

Cette semaine, on fête les Marcellin.
(mais ne vous moquez pas, z’avez
vu votre prénom ?)

Beauté

Comme le dit le célèbre proverbe
« En avril, nettoie ton nombril »
(le vôtre est sale)

Taureau

Amour

Les 2e décans connaîtront une
semaine de bonheur et d’amour fou. Les
autres, on sait pas, mais on s’en fout.

Gloire

Promis, on ne juge pas votre
fétichisme des pieds.

Beauté

Y a pas à dire, les Taureaux
sont les plus sexy. Et on dit pas ça parce
que notre amie est Taureau et nous fait
flipper à nous menacer pour faire un
horoscope sympa…….

Gémeaux

Amour

C’est beau de se réveiller
aux côtés de l’être aimé… Mais c’est
vachement mieux de monter un poney
Shetland en slip licorne.

Gloire

Force est de constater que vous
êtes aussi intéressant(e) à écouter qu’un
caillou.

Beauté

Vous êtes une larve. Mais
une jolie larve.

Cancer

Amour

Votre dernier film vu résume
votre vie sexuelle du moment.

Gloire

Vous êtes cool, mais on a l’impression
que vous avez une patate dans
la bouche quand vous parlez.

Beauté

Il serait judicieux d’acheter
des lunettes. Toujours plus pratique
pour voir votre dignité s’échapper.

Lion

Amour

Utilisez un peu plus le Kama-
sutra (et pas seulement en guise
de cale-porte)

Gloire

Suivez cet habile conseil de
Jean-Claude Van Damme : « Mon modèle,
c’est moi-même ! Si je prends un
autre modèle comme modèle, comment veux-tu que ce modèle puisse modeler
dans la bonne ligne ? »

Beauté

Tout le monde n’a pas forcément
envie de voir votre raie du
plombier.

Vierge

Amour

Vous recherchez l’amour avec
une personne mature. C’est ce qui arrive
à force de traîner trop près des maisons
de retraite.

Gloire

Alors ? Comment vont vos amis
imaginaires ?

Beauté

Votre date de péremption
approche.

Balance

Amour

Netflix recherche des personnes
pour un documentaire sur les
relations foireuses. On dit ça, on dit
rien.

Gloire

Félicitations, votre ego surdimensionné
est visible depuis l’espace.

Beauté

On ne choisit pas sa famille…
mais on ne choisit pas non plus son
physique.

Scorpion

Amour

Pour tenter de raviver la
flamme entre vous, vous tenterez les
jeux de rôle et rejouerez le remake « La
Casa de Popol ». Bien tenté, mais non.

Gloire

On a les amis qu’on mérite.
C’est-à-dire aucun pour vous.

Beauté

Votre vie est une succession
d’échecs, mais vous êtes archi-canon.
Donc bon.

Sagittaire

Amour

Oh oooh, le grand amour
est au rendez-vous ! Mais comme
vous n’êtes jamais foutu(e) d’être
à l’heure, il sera déjà parti à votre
arrivée

Gloire

Adoptez un perroquet : au
moins, quelqu’un qui vous répondra
quand vous parlez.

Beauté

Vous titillez un peu trop
le pissenlit.

Capricorne

Amour

Vous allez vous taper la saga
Star Wars des ex. La Guerre des ex,
L’Empire des ex contre-attaque, Le
Retour de l’ex…

Gloire

L’argent n’a pas d’odeur. Ce qui
tombe bien, puisque vous n’en avez pas.

Beauté

De loin, vous ressemblez à
un burrito.

Verseau

Amour

La roue tourne, oui. Mais la
roue tine, surtout pour vous.

Gloire

Quoi ? Les gens n’ont pas encore
compris à quel point les Verseaux
étaient divins, parfaits et extraordinaires
??

Beauté

Eh bééééééé, c’est une belle
tête de vainqueur que vous avez là !

Poissons

Amour

Sans vouloir balancer, la
personne en face de vous a des délires
louches avec vos fesses.

Gloire

Comme disait Xavier Dolan,
« Tout est possible à qui rêve, ose, travaille
et n’abandonne jamais ». Bref,
pas vous.

Beauté

Oupsi… Bon bah bon courage
à vos WC !

Véronique et Malvina : le quotidien de deux maraîchères en famille

#VisMaVille Véronique Jeanneau et Malvina Bouet sont maraîchères à La Riche. Elles produisent des légumes de saison dans une ferme familiale à taille humaine.

Leur visage n’est pas inconnu des habitués des marchés des Halles, de Strasbourg, à Tours, ainsi que de celui de Notre Dame d’Oé. Les deux maraîchères associées à la tête de la ferme du Saugé, à la sortie de la Riche en direction de Saint-Genouph, sont en effet appréciées pour la fraîcheur de leurs légumes, herbes aromatiques et fleurs comestibles, cultivés sans pesticides.

Dans la vie, Malvina, 31 ans, est la nièce de Véronique. Elles ont toutes deux repris la ferme familiale en 2016. Une ferme maraîchère qui date de 1917. Ce sont Auguste et Thérèse, les grands-parents de Véronique qui y officiaient alors. Leurs descendantes sont aujourd’hui passées à la permaculture depuis deux ans, cultivant avec le calendrier lunaire et des engrais verts.

Sur leur petite ferme d’un hectare, elles aiment produire des variétés atypiques telles que la chayotte, la poire de terre ou remettre au goût du jour les légumes anciens comme le cardon, le rutabaga, les ocas du pérou ou l’héliantis. « Nous faisons en permanence des tests de semis, des renouvellements de cultures, comme sur les concombres ou les aubergines. »

Véronique et Malvina sont des maraîchères d’une nouvelle génération, travaillant avec passion sans se tuer à la tâche pour autant. D’ailleurs elles n’habitent pas sur place, ce qui leur permet « de couper ». Elles prennent quatre semaines de congés par an, et le dimanche, c’est repos. Les parents de Malvina qui habitent toujours sur la ferme, se chargent d’ouvrir et de fermer les serres ainsi que d’arroser si besoin.

Leur ferme à taille humaine fonctionne grâce à leur organisation au cordeau et leur complémentarité. Véronique s’occupe plus des serres, Malvina des productions extérieures. Les tâches sont bien réparties. « Le lundi tout le monde est là pour de l’entretien, du désherbage, des plantations. Ensuite, on prépare les récoltes pour les marchés les mardis et vendredis. Et quand l’une est au marché, l’autre est à la ferme, sauf le samedi où nous sommes toutes les deux de marché. »

Les deux femmes sont aidées par Althéa, la fille de Véronique, et Antoine, le salarié. Si « le rapport à la terre, voir pousser leurs productions » constitue leur principale satisfaction, elles apprécient aussi le côté vente directe sur les marchés et les échanges avec les clients.

Tôt le matin, vous croiserez des restaurateurs du quartier des Halles venus se fournir sur le stand de Malvina. Dans l’idéal, les deux maraîchères se verraient bien reprendre la vente à la ferme « pour nourrir les habitants d’à côté », expérience qu’elles ont appréciée durant le confinement.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

JoggInTours : les bienfaits de l’entraînement en groupe

Autour du lac de la Bergonnerie, le long de la Loire ou du Cher, à Sainte-Radegonde… Les coureurs sont partout, à toute heure du jour ou de la nuit. Mais qui a dit que la course à pied était un exercice solitaire ? Fondé en 2014, le club JoggInTours en fait une pratique collective : Fanny et Olivier nous expliquent pourquoi.

« Au début nous étions six ou sept, à l’initiative d’Alain Blanchard, qui court depuis longtemps et m’a initié », raconte Olivier Roffini, actuel vice-président de l’association JoggInTours. Aujourd’hui, ils sont plus de 160 adhérents à venir s’entraîner toutes les semaines au stade des Tourettes, à Tours Nord, ou en plein-air, le dimanche.

Et si l’association sportive tourangelle compte aujourd’hui une section « compétition », son ADN reste celui de la course à pied loisirs : « L’idée est vraiment de proposer cette activité au grand public, pour tous les niveaux ! », précise Olivier. Sont ainsi les bienvenus les coureurs qui s’ennuient à force de courir seuls, les personnes qui veulent s’y remettre après avoir arrêté quelques mois ou quelques années, et les néophytes (souvent quadragénaires) qui n’y connaissent rien mais veulent commencer à se bouger.

S’entraîner en groupe

Tout ceci avec une particularité : l’entraînement en groupe, qui présente bien des avantages si l’on en croit Olivier, et Fanny Bourdelas, salariée du club et éducatrice sportive. Au programme des séances au stade des Tourettes : quelques tours de piste pour se mettre en jambes, puis un programme de courses sur différentes distances, parfois un peu de renforcement musculaire, et un dernier footing pour clôturer…

Mais pourquoi tout cela plutôt que d’aller faire sa petite sortie tranquillement dans les bois ? « On vient pour se dépasser et sortir de sa zone de confort. Le fait d’avoir un encadrant sportif permet aussi de progresser en toute sécurité. Et chacun est sûr de trouver des gens ayant le même profil sportif, pour être en groupe, ce qui est très motivant », explique Fanny.

Pour Olivier, l’aspect social est en effet primordial : « Chacun court à son rythme, donc même ceux qui débutent dans la course à pied finissent la séance. On a d’ailleurs un slogan : on part ensemble, on arrive ensemble. »

Olivier a d’ailleurs lui-même bénéficié des bienfaits de la pratique du running au club : lui qui courait tout au plus cinq kilomètres au début, s’inscrit désormais sur des marathons. Même si le club JoggInTours a aujourd’hui bien grandi, avec ses coureurs compétiteurs et même des activités « forme santé » pour les non coureurs, l’esprit reste donc le même : courir à plusieurs, dans la joie et la bonne humeur !

Maud Martinez

Horoscope WTF du 23 mars au 5 avril 2022

Cette semaine, on n’a pas grand chose à dire aux Lions. Mais comme on est payés pour écrire des bêtises, vous savez…

Bélier

Amour

D’après Google, « le bélier
sait qu’une brebis est prête à être saillie
grâce à l’odeur qu’elle dégage. Il renifle
ses poils ». Un peu comme vous,
finalement.

Gloire

Votre QI est égal à la température
du jour + le nombre de doigts
qu’il vous reste.

Beauté

Exceptionnellement, comme
c’est potentiellement la période de
votre anniversaire, vous êtes le/la plus
canon cette semaine. (mais que de dos)

Taureau

Amour

Taureau, ça rime avec « maxi
libido » mais aussi « zizi zéro ». A vous
de voir.

Gloire

Soyez vous-même. De toute
façon, personne n’a envie d’être vous.

Beauté

Le string à rayures affine la
taille. #pensezy #conseilmode

Gémeaux

Amour

Ne soyez pas dans le déni,
voyez à quel point tout le monde rêve
d’être en couple avec un(e) Gémeaux.

Gloire

Vous n’avez pas toujours été
aussi lent(e). Fut un temps, dites-vous
que vous avez été le plus rapide des
spermatozoïdes.

Beauté

Faites comme Forrest Gump.
Courez. Courez encore. Et ne vous arrêtez
jamais. A+ !

Cancer

Amour

L’amour, c’est comme un ongle
incarné. Ça fait mal. Wesh.

Gloire

La constellation du Joey Starr
vous conseille de vous laisser zoom
zoom zang dans votre Benz benz benz.

Beauté

Sachez-le : plus votre pilosité
est élevée, plus vous faites preuve de
maturité.

Lion (mais cette
semaine, on vous
fait la tronche)

Amour

Je boude, je dirai rien.

Gloire

Je dirai rien, je vous ai dit,
rooooh, je suis pas astrologue de
toute façon.

Beauté

‘M’en tape toootalement.
(alors, bien bien déçu(e) par cet horoscope,
non ? Héhé, vous n’avez
qu’à lire celui de Femme Actuelle)

Vierge

Amour

Tout miser sur votre intelligence
est peut-être un peu audacieux…

Gloire

La constellation du Gilbert
Montagné ne voit pas votre avenir
d’un très bon œil.

Beauté

Aaaah, avril approche, en
avril ne te découvre pas d’un fil tout
ça tout ça…Vous vous en foutez, vous
êtes toujours à poil.

Balance

Amour

Vendez votre amour-propre
sur Le Bon Coin. Sait-on jamais…

Gloire

Le sexe fait vendre. Vendez
le vôtre.

Beauté

Vous ressemblez à un nem
quand vous dormez.

Scorpion

Amour

Tel le pédoncule, vous pédonculez

Gloire

Même le bilboquet est moins
vieux jeu que vous.

Beauté

« C’est pas la taille qui
compte » (citation préférée des Scorpions
depuis 1947)

Sagittaire

Amour

Vous êtes dans le top 12 des
signes qu’on préfère.

Gloire

Vous rentrez dans le lard de
tout le monde. Normal, vous êtes un
jambon. (haha)

Beauté

Jaloux de votre divine crinière,
un poney vous croquera la main
ce week-end. C’est con.

Capricorne

Amour

Tchou tchouuuuu, le train
pour Sexe Land est parti sans vous
cette semaine.

Gloire

Tel Didier, vous avez le bourdon.

Beauté

Ah bah visiblement, vous êtes
plus bison que futé.

Verseau

Amour

Copulez uniquement avec les
Gémeaux. Les autres signes ne valent
pas grand-chose.

Gloire

Vous êtes là, les bras ballants,
le slip au vent : qu’attendez-vous pour
vous motiver ?

Beauté

Il est certain que nu(e), vous
êtes le/la plus sexy. Par contre, avec
les habits…

Poissons

Amour

Le fruit défendu, le fruit défendu,
mouiii… Le vôtre n’est pas si
défendu que ça, krrkrrr !

Gloire

Chaque jour qui passe est pour
vous une nouvelle opportunité de tout
gâcher.

Beauté

Beaucoup de Poissons nous
ont dit avoir été vexés quand on a écrit,
dans le n°407, que Poissons rimait avec
tête de thon. Bah, pour la peine, on le
redit ! Bisouuu.

A Tours, le sport amateur reprend du souffle et des couleurs

On le sait, la crise sanitaire a pesé sur notre motivation. Plus trop d’énergie pour faire du sport. Et, on le sait aussi, il est temps de s’y remettre. Ça tombe bien : les clubs de Tours, en sports collectifs comme en sports individuels sont là et bien là. Structures et encadrement sont au taquet pour vous accompagner. Alors, on s’y remet ?

« Nous sommes de retour à nos chiffres habituels ! ». Au CEST, le moral est donc au beau fixe pour attaquer le printemps. Ce club multisport fondé en 1955 en a vu d’autres, mais le Covid, c’était une première. Le président de l’association, Gérard David, admet que le club a perdu des adhérents… Mais ça, c’était avant !

Et plus précisément à la rentrée de septembre 2020, marquée par les incertitudes (le nouveau confinement d’octobre 2020 et la refermeture des salles de sport allaient d’ailleurs donner raison aux sportifs hésitants).

Mais depuis septembre dernier, le club affiche de nouveau plus de 1 500 adhérents, tous âges et toutes pratiques sportives confondus. D’un club amateur à l’autre, les chiffres varient un peu mais témoignent d’un quasi-retour à la normale, avec parfois quelques pertes – pertes de motivation pour les sportifs, et donc pertes d’adhésions pour les associations.

Fin du scan du pass sanitaire

On peut comprendre les frileux : pass sanitaire, se désinfecter les mains, et les doutes sur le port du masque ou une pratique sportive « normale » pouvaient décourager. Émile Renner, formateur en judo (au CEST et dans d’autres structures) a donc vu arriver mars avec soulagement : « Nous avions déjà adapté nos pratiques, avec pendant plusieurs mois du judo sans contact, pour respecter les distanciations. Mais avec la fin du scan du pass sanitaire, on va aussi gagner beaucoup de temps en début de séance ».

Au Paul Bert Volley, fini la désinfection de tous les ballons ! Fini aussi le contrôle du pass sanitaire, ce qui n’était pas une mince affaire, comme le raconte Frédéric Rodrigues, l’un des piliers du club : « Le pass sanitaire, le pass vaccinal… il a fallu réfléchir et prendre des décisions pour voir comment appliquer les protocoles, et la municipalité a été à notre écoute pour tout cela. »

Survivre aux fermetures

Bref : on souffle et on respire enfin, pour reprendre les entraînements comme avant ! Même si, côté compétition, le calendrier a été bouleversé : « Avec la fermeture des gymnases en 2020 et 2021, nous n’avons pas pu jouer pendant neuf mois. La saison de championnat Ufolep a été coupée, certaines équipes ont disparu des radars, la fédération a dû revoir le calendrier pour la reprise ». Un peu plus que du sport…

Pourquoi et comment le Paul Bert Volley a-t-il survécu aux fermetures, contrairement à d’autres équipes adverses ? « Au-delà de l’effet J.O qui a bénéficié au volley, la cohésion a perduré ! L’esprit du club est resté, nous avons maintenu le lien, et il y avait encore plus de joie quand nous nous sommes retrouvés ! » explique Frédéric, qui évoque avec enthousiasme la reprise des troisièmes mi-temps. Au-delà de l’entretien physique, c’est donc le lien humain qui fait vivre les clubs sportifs amateurs de Touraine.

Aux Enfants de Neptune, entre le Covid et les travaux à la piscine Bozon, les entraînements ont été suspendus pendant presque un an. Pas de quoi décourager les nageurs, comme Raphaël : « Avec des amis du groupe, on se voyait pour aller courir, ou pour nager dans d’autres piscines en attendant de retrouver “ la nôtre ”. Car aller nager seul, c’est possible, mais pas toujours motivant. Avec le club, l’entraîneur, les copains, on progresse. » Avec un objectif : les championnats de France Interclub Maîtres à Tours les 2 et 3 avril prochains.

Même son de cloche du côté de la capoeira. Alors que l’association Itaparica prépare son festival du 24 au 27 mars 2022, Bachir Cherif constate lui aussi l’importance du contact humain : « Nous avons perdu quelques adhérents, à cause du pass sanitaire, ou par peur de ne plus être au niveau. Mais pour ceux qui sont restés, qui ont participé aux activités en extérieur et qui sont là depuis la réouverture des gymnases, le groupe est plus solide qu’avant, comme si ces épreuves avaient forgé un noyau dur et décuplé leur amour de la capoeira ! ».

Le printemps amènera-t-il de nouvelles inscriptions dans les clubs ? Les motivés attendront peut-être la rentrée de septembre, mais une chose est sûre : les bénévoles et formateurs les attendent de pied ferme pour partager l’amour d’un sport, et plus encore.

Texte : Maud Martinez

Festival de la BD d’Angoulême : entre récompenses, superbes découvertes et hommages à l’Ukraine

De la BD, de la BD… et encore de la BD ! Pour qui aime le 9e Art, le festival de la BD d’Angoulême est « the place to be ». On y a fait un tour et on vous raconte (presque) tout !

Sur la façade de l’hôtel de Ville d’Angoulême, sur fond de projection du drapeau ukrainien, un mapping de feux d’artifices pour cacher le bruit des bombes, là-bas, très loin. Et très proche aussi, avec pour la soirée d’ouverture au théâtre, un émouvant concert de dessins d’auteurs d’une douzaine de nationalités différentes, soutenu par les notes virtuose du pianiste franco-ukrainien Dimitri Naiditch.

L’Ukraine encore, dès la sortie de la gare ou sur des panneaux géants : Manara, Walter Minus, Riad Sattouf et d’autres disent leur soutien, dans ces couleurs bleu et jaune , que l’on retrouve en pin’s et en ruban chez beaucoup.

Dans ce contexte un peu particulier, la participation à cette 49e édition fut un peu moindre mais ô combien réjouissante. Des expositions à n’en plus en finir, comme celle consacrée à l’immense René Goscinny, le scénariste de Astérix, Lucky Luke, Iznogoud et tant d’autres. Un monstre de travail qui imposa ce terme « scénariste », quand celui-ci n’existait pas encore.

Astérix qui fut aussi à l’honneur cette année, avec rien moins que deux fresques, une dessinée par Boucq et l’autre par Catel, et le dévoilement d’un menhir place de la gare pour dire toute la place d’Uderzo (décédé l’an passé) et de Goscinny, inauguré par leurs deux filles.

Que dire aussi de celle sur Chris Ware, un grand monsieur qui après Angoulême, sera présenté au Centre Pompidou avec son art de l’architecture et de la composition époustouflant. On notera aussi celle de « Mortelle Adèle », très rafraichissante, tandis que le Pôle Manga explosait tous les records de fréquentations avec la magnifique exposition sur Mizuki, auteur prolifique.

Palmarès et récompenses

Ce foisonnement, cette richesse, on la retrouve aussi dans le palmarès. C’est donc Julie Doucet, la Canadienne qui récolte le Grand Prix, histoire, aussi, de lui dire qu’on adorerait qu’elle se remette à la BD ! (elle qui n’a rien publié depuis plus de 20 ans…). Car ses ouvrages féministes et pleins d’humour sont toujours autant dans l’air du temps.

Concernant les prix, le Fauve tout en or du brésilien Marcello Quintanilha pour « Ecoute Jolie Marcia » est une récompense amplement méritée, tout comme la série « Bergères Guerrières » de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais pour le Prix jeunesse.

On remarquera aussi, côté auteurs, une belle avancée avec l’annonce de la rémunération des dédicaces dans une dizaine de festivals et la visite de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, qui a affirmé avoir au moins 1 500 BD chez elle. Elle a salué les 85 millions de livres vendus en 2021 et la progression fulgurante du 9e Art, (merci les confinements et le pass culture !).

Angoulême 2022 fut une belle réussite, sous une météo clémente et un esprit de fête retrouvé. Ne reste maintenant plus qu’à attendre un an avant de fêter le 50e anniversaire de l’événement.

Hervé Bourit

Anthony Coué veille sur les jardins de Villandry

#VisMaVille Anthony Coué est chef-jardinier au château de Villandry. Arrivé apprenti, il y mène depuis 10 ans une belle carrière, régnant sur les buis, tilleuls et charmilles des jardins Renaissance.

Les allées du jardin de Villandry sont désertes en ce début mars. Le calme plat en attendant les milliers de touristes qui devraient affluer dès le printemps. Chaque jour, les dix jardiniers du domaine mesurent leur chance de travailler dans ce cadre exceptionnel, hérité de la Renaissance et de la gestion actuelle de la famille Carvallo.

Anthony Coué, le nouveau chef-jardinier, savoure chaque instant passé le nez dehors tout en inspectant les derniers travaux effectués. « Nous venons de tailler les 1 500 tilleuls. Cela a occupé quatre jardiniers pendant deux mois, détaille le chef-jardinier à la tête d’une équipe de dix personnes. Nous profitons également de l’hiver pour remettre du gravier dans les allées, faire un dallage sous les buis, tondre les deux hectares de gazon, faire un peu de binage, couper du bois pour chauffer le château… ».

Anthony Coué dit ne pas s’ennuyer tant son métier est diversifié. De 7 h à 16 h, « le planning est précis mais peut varier selon la météo. » Nettoyer le matériel ou travailler dans la serre peuvent être des solutions de repli en cas de grosse pluie ou de grand froid. Véronique, la responsable de la serre, est en train de préparer les 1 900 pots de semis de fèves. Anthony a élaboré avec elle les plants de culture du potage pour ce printemps.

Arrivé apprenti en 2002, il a gravi tous les échelons du domaine, depuis son stage de découverte effectué ici-même, devenant chef-jardiner l’été dernier, en remplacement de Laurent Portuguez. Passé l’effet de surprise, il dit que cela représente pour lui « un beau challenge ».

Ce rôle le ravit, même s’il passe un peu moins de temps dehors car il gère désormais l’équipe, les plannings, les commandes. « C’est beaucoup d’anticipation et de gestion », concède-t-il. Ce qu’il aime surtout, « c’est la taille. Tailler les buis, les fruitiers – pommiers et poiriers, les rosiers… c’est l’essence, mon domaine. Former et maîtriser les végétaux, c’est sympa et ça demande de la précision. »

Autre aspect particulièrement apprécié par le chef-jardinier : son cadre de travail. « Travailler ici, ce n’est pas comme en entreprise classique. On prend le temps de faire les choses pour avoir un bon résultat. On cherche la finition et la propreté. »

Des jardins à la française, rigoureux, appréciés par les touristes, connaisseurs ou non. « Ils nous interpellent souvent, et c’est plaisant, valorisant d’échanger avec eux. » Certains les qualifient d’ « artistes », ce qui n’a pas l’air de déplaire à notre chef-jardinier du château de Villandry.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 16 au 22 mars 2022

Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui sont les plus beaux… Eh bien les Balances, voyons, le signe de l’astrologue de tmv !

Bélier

Amour

Au lit, vous êtes un mix entre Fast & Furious et l’Inspecteur Derrick.

Gloire

Une étude canadienne a montré que les Béliers étaient les plus susceptibles de violer la loi que les autres signes astrologiques. (Olivier Besancenot est Bélier. #Flippant)

Beauté

Comme le dit le proverbe chinois, « Un homme laid ne doit pas reprocher au miroir d’être de travers ». Et vlan dans les dents.

Taureau

Amour

On ne mélange pas les torchons et les serviettes. (vous êtes un torchon)

Gloire

Vous pensiez que 2020 était une année pourrie. Tout comme 2021. Rassurez-vous, 2022 sera encore pire.

Beauté

Si vous êtes bossu(e), sans bras, ni jambes, pas d’inquiétude : vous êtes une madeleine.

Gémeaux

Amour

Vous recherchez la pièce manquante du puzzle de l’amour… (roh la vache, c’est beau, quel horoscope de fou)

Gloire

Comme l’a dit un jour Einstein, « Les Gémeaux, ça a 3 poils aux fesses et ça se prend pour des rebelles ».

Beauté

Gaulé(e) comme du pain de mie.

Cancer

Amour

Vous marcherez sur votre ex du pied gauche. Mais ça porte chance.

Gloire

Si vous voulez gérer le stress, serrez les fesses.

Beauté

Y a pas d’justice. Les Cancers sont beaucoup trop beaux pour ce monde. (slurp)

Lion

Amour

Trop chouette, vous allez enfin trouver l’amour. À vous les poils étrangers dans la douche, les ronflements, les engueulades, la jalousie… !

Gloire

C’est la mer noire ?

Beauté

Vous avez le poil soyeux d’un lévrier afghan. Et c’est beau.

Vierge

Amour

Olala mais quel désespoir… On dirait un chameau sur la banquise.

Gloire

Vous êtes le genre de personnes à dire « pas d’sushis » en allant au resto japonais. Rien que pour ça, vous devez être mal-aimé(e).

Beauté

Vous n’avez toujours pas payé de bière à l’astrologue de tmv. Sinon on aurait dit que vous étiez canon. Too late, baby.

Balance

Amour

L’astrologue de tmv étant Balance, on est d’accord pour dire qu’on mérite tout l’amour du monde tellement on est parfait(e)s, non ?

Gloire

Et voilà. Encore une bonne semaine, encore une semaine passée sans avoir eu besoin d’utiliser ce théorème de Pythagore pourri !

Beauté

Votre visage ressemble à un papyrus.

Scorpion

Amour

On ne dit pas que vous êtes vieux/vieille. On dit juste que vous auriez pu croiser les dinosaures.

Gloire

Votre vie ressemble à celle de Jésus. Mais vous êtes quand même vachement moins connu(e).

Beauté

Sans vouloir balancer, votre pote Capricorne a des délires louches sur vos pieds.

Sagittaire

Amour

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures… (hashtag vous aimez les seniors)

Gloire

Sagittaire, ça rime avec galère et p’tite glaire. J’dis ça, je dis rien…

Beauté

Fabriquez votre propre slip et imprimez dessus « je pense donc je sue ».

Capricorne

Amour

Vous êtes la motocrotte de l’amour.

Gloire

Vous suivrez le conseil de la tremper dans l’huile et de la tremper dans l’eau pour en faire un escargot tout chaud, mais vous vous rendrez compte de votre erreur.

Beauté

Le sachiez-tu ? Le sanglochon (hybride entre un sanglier et un cochon domestique) est aussi appelé sanglichon ou cochonglier. Ce qui vous irait parfaitement comme surnom.

Verseau

Amour

Paraît-il que les Verseaux sont de bons coups. Mais bon, les rumeurs, vous savez…

Gloire

La semaine s’annonce radieuse. Mais seulement pour les Scorpions. Et vous n’êtes pas Scorpion.

Beauté

Votre vie n’a pas d’allure. Mais vous non plus, alors ça passe.

Poissons

Amour

Les gens ne vous aiment que pour vos jolies fesses et votre argent. C’est beau et triste à la fois.

Gloire

La constellation de Manau vous rappelle que daaaans la vallée, oh oh, de Dana lalilala, dans la vallée oh oh, j’ai pu entendre les échos.

Beauté

Petit problème de caca d’oeil dimanche matin.

Tours, une ville (vraiment) gastronomique ?

Une question s’impose : on mange vraiment bien à Tours ? Nous, on vous dit oui ! Mais notre
ville apparaît aussi chaque année dans le « classement de la malbouffe », dans le trio de tête des villes où les fastfoods sont rois. Est-ce que les Tourangeaux ne nous feraient pas un petit dédoublement de personnalité, entre fast-food bon marché et belles tables gastronomiques ?

Rue du commerce. Vous passez devant un kebab, puis la Deuvalière et le Léonard de Vinci ; on croise ensuite d’autres kebabs et des enseignes de tacos du côté de la place du Monstre, avant d’arriver aux Halles pour faire escale chez Olivier Arlot. Voilà un parcours gastronomique digne de montagnes russes gustatives, non ?

C’est ce paradoxe que met en lumière le fameux classement « malbouffe » édité par le site web acontrecorps.com. Et pour 2021, Tours est la deuxième ville où les fastfoods des grandes enseignes sont les plus nombreux, rapportés au nombre d’habitants.

Pour bien faire, on pourrait calculer le ratio entre le nombre de restaurants gastronomiques et le nombre d’habitants, pour créer un classement du bien-manger. On laisse cette mission à ceux qui aiment les statistiques. De notre côté, on a préféré interroger quelques spécialistes de la gastronomie pour y voir plus clair.

Une assiette travaillée au restaurant La Roche Le Roy – photo crédit La Roche Le Roy

Pour Loïc Bienassis, chercheur à l’IEHCA (Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation, basé à Tours), rien de bien étonnant ici : « Tours reflète quelque chose d’assez français ! La France est, par exemple, le deuxième pays consommateur de pizzas après les États- Unis. La France est à la fois un pays qui aime la fast-food et qui accorde une place forte à la gastronomie. »

Avant d’ajouter : « Le classement de la malbouffe reste assez arbitraire, il ne prend en compte que certaines enseignes nationales. Pour étudier la question, il faut s’attacher à d’autres indicateurs, et ne pas se focaliser sur quelques marqueurs spectaculaires, comme ce classement, ou à l’inverse, le nombre d’étoilés Michelin. »

Y a pas que les étoiles dans la vie !

Catherine Barrier, fille du chef étoilé Charles Barrier et directrice d’une agence de communication spécialisée dans la gastronomie, ne dit pas autre chose : « La gastronomie ce ne sont pas seulement des étoiles. Aujourd’hui, on trouve en Touraine un vrai maillage de restaurants riches de talents, sur le registre de la gastronomie pour tous. Ce qui importe, c’est que chacun travaille à être le meilleur dans la catégorie qu’il a choisie, ce qui se traduit de plus en plus par des valeurs environnementales dans lesquelles les clients se retrouvent. À ce titre, une étoile verte au Michelin, qui récompense la cuisine gastronomique et durable, est aussi importante que d’autres distinctions ».

Pour la professionnelle qui travaille avec de nombreux chefs en Touraine et partout en France, la nouvelle génération de chefs cultive donc des valeurs et une philosophie dans lesquelles les convives se retrouvent, et qui fait la force de la Touraine gastronomique, et pourrait transformer Tours en capitale du goût.

Au Martin Bleu, à Tours, le chef Florent Martin n’a pas attendu que le « locavore » soit à la mode pour proposer à sa table vins de la région et poissons de Loire. Pour lui, « un étoilé pourrait servir de locomotive au secteur, mais la région compte beaucoup de très bons restaurants ».

Et lui, court-il après les récompenses ? « Être dans un guide fait toujours plaisir, mais ma récompense la plus importante c’est être complet tout le temps, et entendre un client satisfait dire qu’il n’avait jamais si bien mangé. »

Un vrai dynamisme du secteur gastronomique

Alors, Tours, ville gastronomique ? Pour Loïc Bienassis, dans les faits, pas de contestation possible. « Il y a un vrai dynamisme du secteur gastronomique en Touraine : une dizaine de Bibs Gourmands, de très belles tables, des formations en métiers de bouche et de bons produits locaux. »

Prochaine étape ? « Bâtir la réputation de la Touraine comme territoire gastronomique. » Selon le chercheur, Tours n’a pas toujours été au rendez-vous côté promotion de ses richesses : rillettes de Tours tombées dans l’oubli fin XIXe siècle, pruneaux tourangeaux supplantés par Agen… « Lyon a construit sa réputation de ville gastronomique pendant l’entre-deux guerres, rien n’est donc gravé dans le marbre ! Mais cela nécessite un travail collectif et sur la durée. » À tmv, pour contribuer à l’effort collectif, on repart explorer les bonnes tables de la métropole !

Maud Martinez / Photos Adobe Stock sauf mentions


> Retrouvez notre dossier spécial gastronomie & best-of restos dans le n°408 de tmv du 16 mars 2022 ! 

 

Dans quelques jours, top départ pour le Festival de la BD d’Angoulême

Du 17 au 20 mars, place au festival international de la bande-dessinée d’Angoulême. Notre chroniqueur BD y fera un petit tour pour vous rapporter des souvenirs…

 Le 17 mars prochain, place au Festival de la bande-dessinée d’Angoulême ! Après une annulation en 2021, un report de janvier à mars en 2022, des polémiques à n’en plus finir (le prix Eco-Fauve Raja au hasard…), des défections d’éditeurs emblématiques (Glénat ne sera pas présent cette année par exemple), l’événement international de la BD maintient le cap malgré tout.

Avec le génial Chris Ware en porte étendard comme grand Prix de cette 49e édition, Angoulême est en recherche d’apaisement. La programmation tous azimuts de cette année, de Goscinny a Mizuki, de Thomas de Pourquery à Alexandre Astier en passant par d’innombrables propositions toutes aussi essentielles et surprenantes les unes que les autres, est un véritable régal et un remarquable tour de force.

Cette édition verra aussi la célébration comme jamais de la place des femmes autrices, en couronnant parmi Julie Docuet, Pénélope Bagieu et Catherine Meurisse, celle qui sera la reine de 2023. Bref de l’année de tous les dangers on passera à l’année de tous les plaisirs dans la capitale de la BD. On vous rapporte un compte-rendu après ces trois jours à buller !

Hervé Bourit / Photo archives NR – Léa Aubry

> www.bdangouleme.com

 

Horoscope WTF du 9 au 15 mars 2022

Dur dur d’échapper à votre destin : tout est raconté et prédit dans notre super horoscope de la mort qui tue.

Bélier

Amour

Le sachiez-tu ? Le sexe des
abeilles mâles se détache après l’accouplement.
(ce qui réduit vos envies
de réincarnation en abeille)

Gloire

Cette semaine, on fêtera les Vivien,
Rosine, Justine et Rodrigue. Bref,
que des prénoms pas faciles à porter.

Beauté

Vous auriez beaucoup de
succès au Népal.

Taureau

Amour

On vous surnomme Cupidon :
toujours à poil et à vous occuper des
autres couples, mais pas du vôtre.

Gloire

Vous découvrirez un nouveau
variant du Covid, mais tout le monde
s’en foutra vu qu’on est passé à autre
chose. Désolé mes loulous.

Beauté

Lisez la ligne « beauté » des
Gémeaux.

Gémeaux

Amour

C’est à l’image du titre du
livre de Sartre, « L’Être et le Néant ».

Gloire

En ce moment, tout fout l’camp
dans votre vie. Même votre slip.

Beauté

Rien n’est plus beau que vous,
les Gémeaux…… (ah non oupsi, on s’est
trompé de ligne, c’était pour les Taureaux
ça, sorry)

Cancer

Amour

Arrêtez de briser autant de
coeurs. Vous faites aussi mal que si on
marchait sur un Lego.

Gloire

Vous quitterez tout pour réaliser
enfin votre rêve : devenir toiletteur
de poneys.

Beauté

Une sombre prédiction indique
que Jean Castex vous massera le
dos avec son crâne, ce week-end.

Lion

Amour

Faites pas les coincés, introduisez
une 2e personne dans votre couple.

Gloire

Aïe ! Peu de portes s’ouvrent
à vous professionnellement. Normal :
vous avez le charisme d’un caillou.

Beauté

Le peuple maya disait que
les Lions étaient le plus beau signe
du monde. Bon, d’un côté, les Mayas prédisaient aussi la fin du monde pour
2012, alors…

Vierge

Amour

A chaque fois que vous copulez,
un bébé panda meurt quelque
part dans le monde. #pensezy

Gloire

Y a rien qui vaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Beauté

Cette nuit, vous grandirez de
2 mètres 37. Et vous mourrez, car vous
serez trop grand(e). C’est bête.

Balance

Amour

On sait très bien que vous
faites des choses pas très catholiques le
soir. C’est la constellation de la Christine
Boutin qui nous l’a dit.

Gloire

Il faut savoir accepter que
certaines personnes ont un déficit de
neurones, vous savez…

Beauté

Vous êtes beau/belle quand
vous dormez. (et accessoirement, vous
vous taisez enfin)

Scorpion

Amour

Appelez votre ex et dites-lui :
« Je te conchie, dindonneau ! » Ça vous
détendra.

Gloire

Vous voyez la vie comme vos
tétons : rose.

Beauté

Vous êtes tellement sexy
que même les hommes-tronc vous
courent après.

Sagittaire

Amour

OEdipe a appelé. Il aimerait
bien que vous lui rendiez son complexe,
merci.

Gloire

Le travail, la vie, les amis… Tout
commence à vous pomper le navet.

Beauté

Vos mollets tout poilus font
de l’effet à votre entourage qui fait tchiki
tchiki oulili en les voyant

Capricorne

Amour

Le ridicule ne tue pas. Il suffit
de voir vos anciennes relations.

Gloire

Vous jouez du black metal les
soirs de pleine lune en sacrifiant des
bébés roux. Pas cool, mais chacun ses
hobbies, mes p’tits gnous.

Beauté

Si seulement j’étais aussi beau
que vous… Heureusement, je suis surtout
plus riche et beaucoup moins bête

Verseau

Amour

Vous allez finir au lit avec
un(e) Balance ou un(e) Gémeaux.
Quelle déchéance…

Gloire

Et si vous souquiez les artimuses,
histoire de nous laisser un peu
tranquille ?

Beauté

Vous êtes vachement canon,
mais seulement de dos. Ce qui est déjà
pas mal.

Poissons

Amour

Rien à battre, ça me regarde
pas.

Gloire

Ça y’est, vous mettez vos
mains dans le dos quand vous marchez.
Vous êtes donc officiellement
vieux/vieille.

Beauté

Poissons, ça rime avec
tête de thon. Si ça c’est pas une
coïncidence… !

Vêtements de seconde main : on change aussi les habitudes côté shopping

Anciennes pros de gestion de patrimoine, Anne-Sophie Carrois et Sandrine Besnard ont créé Twice Upon a Time en 2020. La boutique physique a ouvert en 2021, avec pour spécialité les vêtements de seconde main.

Lorsque vous poussez la porte de la boutique Twice Upon a Time, avenue Maginot, deux options : vous venez chercher un colis, après une commande en ligne, ou vous venez faire du shopping dans cette boutique de vêtements de seconde main.

Pour Sandrine Besnard et Anne-Sophie Carrois, pas de contradiction dans le fait d’être point-relais. D’une part, car elles ont elles-mêmes débuté par la vente en ligne avec leur site www.vide-dressing-twice.fr, faute de pouvoir ouvrir une boutique en période Covid.

Mais ce n’est pas tout : « Cela nous permet de capter la clientèle de Vinted et d’autres plateformes ! À vue de nez, 80 % des colis que nous réceptionnons, ce sont des vêtements ou des chaussures. Lorsque les clients viennent les chercher, ils découvrent donc la boutique, voient qu’on peut acheter aussi en local, et il n’est pas rare qu’ils fassent un tour dans nos rayons. »

Economie micro-locale

Au-delà du mini coup de pouce financier (quelques centimes par colis), le duo de Twice Upon a Time fait donc un peu de pédagogie. Car ici, on est dans l’économie « micro-locale : on est une boutique de quartier, ce sont des voisins qui viennent vendre ou acheter », comme le dit Sandrine. Local, donc, mais aussi circulaire et écoresponsable, puisque sur les portants de la boutique, on trouve des vêtements impeccables, mais d’occasion : « Nous achetons aux particuliers, sur rendez-vous, à des prix de vide-greniers. Cela va de 80 centimes pour un t-shirt par exemple, jusqu’à 40 ou 50 € pour les plus belles pièces ».

Les vendeurs viennent pour plusieurs raisons : « Le manque d’envie d’aller sur Vinted, et lorsqu’on a des vêtements auxquels on tient, on hésite parfois à les donner à Emmaüs ou à d’autres associations. La vente en boutique peut aider à s’en séparer, en se disant qu’ils auront une belle deuxième vie. »

Quant aux clients, ils ont l’assurance de traiter avec des professionnelles, et le plaisir de pouvoir essayer sur place ce qui leur plaît. Acheter ou vendre en seconde main ? Un mode de consommation qui tient compte de la planète et du porte-monnaie, et qui semble bien fonctionner à Tours. Twice Upon a Time ouvrira en effet en avril une deuxième boutique en centre-ville, où l’on trouve déjà d’autres pros du prêt-à-porter d’occasion.

Maud Martinez

Alain Michel, Défenseur des droits face aux casse-têtes administratifs

Alain Michel est délégué du Défenseur des droits. L’ancien édile de La Riche poursuit ainsi son engagement public, d’une autre manière. Un rôle majeur pour la défense des droits du citoyen.

Ce jeudi matin, au Centre de vie du Sanitas, à Tours, son carnet de rendez-vous est plein. Dans son étroit bureau dépouillé, pourvu d’un téléphone et d’un ordinateur que très récemment fourni par la mairie, le délégué du Défenseur des droits reçoit d’abord un habitant en bisbille avec la Maison départementale des personnes handicapées au sujet de la reconnaissance rétroactive de son handicap.

Les quatre délégués du défenseur des droits d’Indre-et-Loire sont ainsi saisis par les citoyens de leur département sur des problèmes d’accès aux services publics, que ce soit les impôts, la CPAM, les collectivités, et la CAF le plus souvent.

Défendre les droits des citoyens, quoi de plus normal pour Alain Michel, ancien maire de La Riche, qui souhaitait poursuivre son engagement public après la politique. En optant pour le bénévolat. « Je cherchais à m’occuper à la retraite et j’ai proposé ma candidature en 2017 au siège. Après une formation, j’ai commencé à Blois et Romorantin, puis depuis 2019 à Tours, où je reçois physiquement les réclamations au Sanitas et aussi à la maison d’arrêt. »

Une activité qui lui prend un jour de permanence par semaine, mais beaucoup plus de temps en réalité. « Un mi-temps », estime l’ancien fonctionnaire au ministère du Logement et des Transports qui ramène les dossiers à la maison, fouille, analyse, vérifie le droit et n’hésite pas à passer des coups de fil aux administrations concernées.

« Il y a un vrai problème de communication avec certaines administrations, je tombe sur les répondeurs comme tout le monde, même si avec l’expérience, je commence à avoir des lignes directes qui m’aident à faire avancer les dossiers », explique le délégué.

Beaucoup de cas se règlent à l’amiable, mais cela demande souvent de la patience. Alain Michel se souvient d’une jeune femme, assistante d’éducation, accusée de ne pas avoir réglé 25 excès de vitesse avec 18 voitures de luxe différentes, elle qui n’avait qu’une C3. « Une situation ubuesque » comme il en existe tant. Après avoir creusé le dossier, écrit à l’administration des contraventions, le délégué réussit à démêler la situation. La personne qui commettait ces excès possédait la même identité et la même date de naissance que la victime !

C’est ce genre de cas qu’aime « débloquer », Alain Michel. « Cela apporte une vraie satisfaction. C’est un bénévolat très enrichissant car les situations sont très diversifiées. » Parfois, le délégué peut régler la difficulté directement par téléphone. Souvent, il se plonge dans d’épais dossiers et toujours garde son sang-froid et sa part d’écoute attentive face à la personne qu’il reçoit. En Indre-et-Loire, les quatre délégués ont reçu près de 500 réclamations l’année dernière.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 2 au 8 mars 2022

Chaque semaine, votre dose d’astrologie 100 % véritable, avec rien que de super vérités dedans…

Bélier

Amour

Hashtag célibat.

Gloire

Le monde envie les Béliers. Faut dire que vous êtes le meilleur signe de la semaine (après Balance)

Beauté

Votre cou doit être super musclé pour supporter un melon pareil.

Taureau

Amour

Un petit 5 à 7 avec Philippe Poutou vous attend samedi prochain.

Gloire

lortograf é vou sa fai deu. Alor au bouleau bande de larv !

Beauté

Vous devriez faire comme Superman et porter votre slip par-dessus votre pantalon. Ça aurait de la gueule.

Gémeaux

Amour

Vous êtes un bon coup. (mais surtout pour vous-même)

Gloire

Félicitations, vous êtes beauf catégorie 4 !

Beauté

Vous avez de faux airs d’Eric Zemmour au réveil. À vous de voir comment vous le prenez…

Cancer

Amour

On ne veut surtout pas vous mettre la pression, mais vous serez peu performant(e) cette semaine. Désolé, bisou, A+ !

Gloire

Vous êtes à -400 sur l’échelle de la volonté.

Beauté

La police vous arrêtera ce week-end… pour excès de beauté. POUTCHAAAA !

Lion

Amour

Vous n’êtes que luxure, pratiques douteuses et déchéance. On vous juge.

Gloire

Aucune dans votre cas, ça c’est sûr.

Beauté

Les cheveux, c’est comme les amis. Ça se barre dès qu’ils peuvent. (si ça peut vous rassurer…)

Vierge

Amour

Visiblement, vous schtroumpfez pas mal quand on vous schtroumpfe schtroumpfement.

Gloire

Ce n’est pas parce que vous avez toujours tort qu’il faut tirer la tronche comme ça.

Beauté

Cette semaine, vous trouverez votre amour-propre dans une brocante.

Balance

Amour

Les gens vous aiment, vous respectent, les gens savent que les Balances sont les meilleurs.

Gloire

C’est fou comme les cons vous aiment. (bon, on se contredit avec ce qui est dit avant, mais on s’en fout, on dit ce qu’on veut)

Beauté

Rien ne vaut un(e) Balance tout(e) nu(e). Surtout vous. Mraoooow.

Scorpion

Amour

Vous participerez à la nouvelle émission sur M6, « L’Amour est dans le bourré ».

Gloire

Cette semaine, vous échangerez de vie avec une larve. Ce qui, au fond, ne changera pas grand-chose à avant.

Beauté

Vous sentez bon du nez.

Sagittaire

Amour

On critique pas vos goûts en matière de relations amoureuses. On dit juste que vous avez le droit d’aimer le low cost.

Gloire

Brad Pitt et Taylor Swift sont Sagittaires. Mais vous n’avez ni le physique, ni le compte en banque de Brad Pitt et Taylor Swift.

Beauté

(par contre, le bruit de vos flatulences fait « swiiifttt »)

Capricorne

Amour

Vous êtes l’aspirateur de l’amour, vous ne ramassez que les miettes.

Gloire

En mai, fais ce qu’il te plaît. Mais comme on n’est qu’en mars, on s’en fout complètement. A+ bisou !

Beauté

Tel le teckel, vous ressemblez à une saucisse avec des poils.

Verseau

Amour

Règle 1 : « L’horoscope tmv des Verseaux, tu ne liras point. »

Gloire

Eh bah voilààààà, vous avez déjà échoué. De toute façon, changez 17 lettres à Verseau et ça fait « échec ». COMME DE PAR HASARD.

Beauté

Oulaaaa, c’est plus un melon là, c’est une pastèque !

Poissons

Amour

Prout.

Gloire

Ahaha qu’est-ce qu’on s’marre avec vous ; vous êtes aussi drôle que Laurent Ruquier…

Beauté

Quand la marée monte, vous vous accrochez aux rochers et vous sentez bizarre. Pas de doute : vous êtes une moule.

Planète conso : les habitudes ont-elles changé ?

Boom du circuit court et explosion des livraisons : le confinement a-t-il laissé des traces dans nos habitudes de consommation ? Petit tour d’horizon pour voir où nous en sommes en 2022.

Avec le confinement, le fait de ne pas pouvoir sortir de chez moi, j’ai beaucoup eu recours à Uber Eats, alors que ça ne colle pas trop avec mes convictions. » Mais Diane, la trentaine, avoue avoir tout de même pris cette habitude il y a bientôt deux ans. Et elle n’est pas la seule ! Il y a cinq ans, l’enseigne affichait une cinquantaine de livreurs indépendants sur la métropole tourangelle. Aujourd’hui, on estime qu’ils sont environ 500 à parcourir la ville à vélo, en scooter ou en trottinette électrique pour livrer des repas achetés en ligne.

Si le confinement n’a pas fait naître la commande en ligne, il aurait donc accéléré le mouvement. Et pas seulement pour la nourriture ! Côté vêtements, l’application d’achat-vente de vêtements entre particuliers Vinted aurait bénéficié en France de hausses de 16 à 17 % du nombre de marchandises échangées en ligne.

Quant au click’n’collect, il existait aussi depuis un bout de temps. Dans la grande distribution, les premiers « drive » sont apparus en 2017 par exemple.

Mais encore une fois, la pandémie a propulsé le système au plus haut au printemps 2020. +81 % de chiffre d’affaires pour les pros du drive alimentaire à l’époque, puis une croissance qui redescend, mais en restant tout de même comprise entre +40 % et +50 % dans les mois suivants (étude « L’essentiel Drive » 2021, éd. Dauvers).

Par la force des choses, de nombreux commerces de Touraine se sont d’ailleurs orientés vers la vente en ligne et le cliquer- collecter pour pallier la fermeture de leurs boutiques. Les Tourangeaux ont-ils joué le jeu du commerce local ?

La naissance du consom’acteur ?

Un peu partout en Touraine, producteurs et consommateurs ont uni leurs forces pour créer des Associations pour le maintien de l’agriculture (Amap).

En 2020, la Chambre d’agriculture n’a pas hésité à transformer sa plateforme de vente professionnelle en boutique en ligne ouverte aux particuliers : Mangez Touraine (boutique.mangeztouraine.fr) offrait ainsi aux maraîchers et arboriculteurs du 37 une option pour pallier la fermeture de leurs débouchés habituels (restauration collective et restaurants notamment).

À Saint-Pierre-des-Corps comme à Saint-Ouen-les-Vignes, producteurs et consommateurs ont uni leurs forces pour créer des Amap (association pour le maintien de l’agriculture paysanne). Les maraîchers des Quatre Saisons de la Morinerie, Jeanne et Guillaume, trouvent ainsi un débouché régulier pour leurs légumes. Et Agnès et Aurélien, qui avaient transformé leur bergerie la Corbinière en point de click’n’collect pour les clients habitués et les collègues durant le confinement, ont donné ainsi l’impulsion à la création de l’AMAP’tite Grange.

 

Acheter conscient

Autant d’exemples qui témoignent du retour des Tourangeaux vers la vente directe et les producteurs locaux en 2020, et de leur volonté d’acheter « conscient », comme l’ont fait 64 % des Français (étude Kantar/Pourdebon.com). Et sur la durée ? À Chambray-lès-Tours, le Drive du Bon Sens, avec ses produits locaux et en vrac, n’a pas passé l’hiver 2021. Et à Tours, l’épicerie vrac « Sur la Branche » a lancé un appel à l’automne (relayé dans nos pages) pour motiver les clients à maintenir leurs habitudes d’achats locaux et écoresponsables.

À l’échelle nationale, nos épiceries vrac ont en effet connu -30 % de fréquentation en moyenne en 2021. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? D’un côté, des magasins de producteurs qui ouvrent à Saint-Cyr ou Amboise, de l’autre, des maraîchers qui s’inquiètent de la baisse de leur clientèle, et des Tourangeaux toujours aussi fans de la vente en ligne ! Une chose est sûre : nos habitudes ont donc bougé, mais en se diversifiant. Reste à choisir à quel mode de consommation nous donnerons la priorité !

Texte : Maud Martinez / Photos : Freepick

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [3/3]

#Série [3/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

ELSA ADROGUER

1 H / 37 H

En une heure seule en scène, la comédienne Elsa Adroguer en raconte 37, et les années qui suivent. Les 37 h de conduite pour pouvoir passer le permis, mais aussi la naissance d’une situation d’emprise entre le moniteur et l’adolescente qui n’y connaissait pas encore grand-chose aux relations homme-femme.

Si l’on sourit ou l’on rit des petites obsessions de l’ado mal dans sa peau, ou du flic pas psychologue pour deux sous, on s’émeut surtout de voir tomber ce personnage dans une situation qui semble inextricable.

Auteure et interprète de ces 37 heures, la Tourangelle Elsa Adroguer dépassera bientôt la barre des 37 ans. Un timing pas calculé pour un sou, mais qui tombe à point nommé : la jeune femme pourrait bien connaître un grand succès avec sa pièce à voir ou revoir au festival WET°, à les 25 et 26 mars prochains.

(Photo Marie Pétry)


NINA ROUYER

JEUX DE GAMBE

De loin, en n’y faisant pas trop attention, on pourrait croire un violoncelle (surtout car on ne s’y connait pas plus que ça en matière d’instruments à cordes). Mais si c’est bien par le violoncelle que Nina Rouyer s’est initiée à la musique dès son plus jeune âge, ce que vous verrez le plus souvent entre ses mains est en réalité une viole de gambe. C’est en 2005 qu’elle adopte définitivement cet instrument venu d’autrefois.

Mais Nina Rouyer ne semble hésiter devant aucune opportunité de le faire résonner en écho aux arts d’aujourd’hui. En plus de créer son propre ensemble de musique baroque et contemporaine Les Obstinés, avec Lucy Perkins, Lore Hillenhinrichs, et François Le Lyon, elle participe au projet slam Poezyk – Re-Naissance.

Depuis 2018, les slameurs Zurg et Yopo mettent leurs mots sur la musique interprétée par Nina Rouyer et ses compères Obstinés. À retrouver en live à Ockeghem le vendredi 6 mai.


OCÉANE HALPERT

Organique

Lors d’une des célèbres soirées du collectif La Saugrenue, Océane Halpert avait présenté une amorce de son projet solo. C’était… on ne sait plus quand, avant le Covid. Celle qu’on connaît comme chanteuse du Balluche de la Saugrenue sortira d’ici peu un premier EP de cette aventure nommé OS. Boucles, percussions, voix… une musique et des paroles qui prennent au coeur et au corps… jusqu’à l’os ? Rendez-vous à la médiathèque des Fontaines le 5 mars pour découvrir Os.

Maud Martinez

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [2/3]

#Série [2/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

DIANE BONNOT

Princesse Diane

1 ,75m. C’est l’un des rares faits tangibles qu’on puisse écrire sur Diane Bonnot, tant la comédienne surprend à chaque création. Et encore, d’ici une trentaine d’années peut-être aura-t-elle perdu quelques centimètres. Mais là n’est pas la question. La co-fondatrice de Spectralex vient de participer au cabaret de son compère Arnaud Aymard « On a marché sur l’Oiseau Bleu », cette semaine à l’espace Malraux.

Mais en parallèle d’expériences improvisées ou écrites jouées avec d’autres compagnies, c’est aussi en solo qu’elle crée. Diane Bonnot fourmille d’idées qui prennent forme dans le cadre de ce drôle de « trust artistique cachant un immense empire financier et subversif destiné à provoquer des tsunamis culturels et identitaires » qu’est Spectralex. Elle y devient l’étudiante qui vulgarise l’œuvre de l’artiste contemporaine et méconnue Virgina Vulv, avant d’incarner Princesse Diane, puis une femme plurielle dans Je ne suis pas venue seule.

Femmes d’hier et d’aujourd’hui y sont seules face au miroir qui va les révéler… En attendant que la comédienne et dramaturge n’achève sa quatrième création… en 2022 ?

(Photo Jean-François Caire)


SÉVERINE BENNEVAULT CATON

DANSER EN L’AIR

Cela fera cette année vingt ans tout juste que Séverine Bennevault Caton s’est initiée au tissu aérien. Pour la danseuse formée à haut niveau en danse classique et contemporaine, c’est alors une vraie découverte : le sol n’est pas le seul endroit où danser ! Avec sa compagnie A Fleurs d’air, fondée en 2012 (décidément tout se joue dans les années en -2 !), elle propose en effet de danser en suspension. Danser en l’air, sur les façades, suspendue, accrochée… mais aussi libérée ?

C’est en tout cas la légèreté et la poésie qui restent en tête lorsqu’on observe Séverine Bennevault Caton évoluer sur une façade d’immeuble pour les festivals Itinéraires Bis de La Riche ou aux Années Joué (entre autres). Mais comme pour toute création artistique, celle-ci requiert un véritable travail : au-delà de la création même de la chorégraphie, il faut s’adapter à l’espace public où elle sera interprétée. Et ainsi mettre l’art au cœur de la ville… et de nos vies ?


MÉLANIE LUSSEAULT

Les p’tits papiers…

« Laissez passer les p’tits papiers… ». C’est avec cet air en tête qu’on parcourt les oeuvres de Mélanie Lusseault. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle travaille sur de vieux supports où naissent ses personnages et scènes de la vie quotidienne. Personnages colorés dessinés d’un trait fin, ils semblent surgir des mots imprimés sur les vieux journaux, les partitions jaunies, les vieilles ardoises et autres planches que la créatrice déniche dans les greniers. Un mélange des époques et des univers à savourer du 4 au 30 mars à la médiathèque de La Riche.


NASTASIA PACCAGNINI & LAURE BERNEAU

La route du son

On les croise depuis quelques années sur les projets musicaux les plus captivants de Touraine. L’aventure Boys in Lilies tout d’abord. Surgi en 2012, sous forme de quartet à majorité féminine, le groupe évolue en duo avec les deux jeunes femmes.

Puis chacune suit alors sa route, et depuis 2018 Laure s’est lancée avec Toukan Toukän, en duo avec puis son projet solo Tilö. Quant à Nastasia, c’est aussi en duo qu’elle évolue dans Thé Vanille, avant de proposer elle aussi un solo : Crenoka. Entre pop et électro, les deux Tourangelles bâtissent des univers dans lesquelles nos aventures ne font que commencer !

Textes : Maud Martinez

Dans le quotidien de David Herbron, propriétaire de l’hôtel du Cygne

#VisMaVille David Herbron est le propriétaire gérant de l’hôtel du Cygne, à Tours. Cet hôtelier de métier s’y épanouit en alliant ses deux passions : la décoration et le contact client.

Des cheminées en marbre, un bel escalier d’époque en bois, des lampes et des vases de collection, des tableaux, des miroirs chinés, un vieux tourne-disque… l’hôtel du Cygne, niché dans le quartier Colbert à Tours, s’apparente à un vrai cabinet de curiosités, mêlant le moderne et l’ancien, le chic et le bohème.

Ses deux gérants, David Herbron et Cyril Alzy ont voulu un « lieu atypique, qui nous ressemble et dans lequel la clientèle se sente bien, décoré et coloré comme elle n’aurait pas osé le faire chez elle. On ose pour elle ! ».

David Herbron a le goût certain de la décoration comme il a celui du contact avec le client. Ce sont d’ailleurs les deux facettes du métier qui l’ont poussé à reprendre l’hôtel du Cygne en 2019.

Après une rénovation totale – un patio a même été créé en lieu et place d’un garage, l’ouverture s’est faite au gré des confinements. « Nous n’avons pas encore fait une année complète mais la clientèle est au rendez-vous, plutôt jeune et française pour le moment. »

Exerçant auparavant à Paris puis à Orléans, ce natif du Mans a jeté son dévolu sur Tours avec son compagnon et associé, comme une évidence pour celui qui aime travailler avec la clientèle étrangère, notamment américaine, friande des châteaux de la Loire. « J’étais prêt à lâcher le métier, et puis j’ai fait un bilan de compétences et tout me réorientait vers l’hôtellerie. Pour moi, c’est le plus beau métier en termes de contact car les gens se posent à l’hôtel et un échange se crée. »

Les 18 chambres réparties sur trois étages occupent bien les journées de David et Cyril, ainsi que des deux femmes de chambre. « Une toute petite équipe parce que je fais plus de l’hôtellerie pour le contact avec les clients que pour gérer du personnel », explique David Herbron.

De la mise en place des petits-déjeuners, à 7 heures du matin, à la fermeture de l’hôtel à 21 heures, « ce sont beaucoup d’heures. Les rôles sont répartis avec mon ami. Je m’occupe plutôt des réservations, de l’accueil des clients et de la partie réputation de l’hôtel. La visibilité d’un hôtel est une donnée déterminante de nos jours, entre les avis et les influenceurs qui passent nous voir. » Si l’hôtel du Cygne se fait discret dans sa rue du même nom, à deux pas de la gare et des restaurants du quartier Colbert qu’affectionne David Herbron, son établissement trois étoiles, au style chatoyant et à l’ambiance chaleureuse, ne semble laisser personne indifférent.

Photos et textes : Aurélie Dunouau


ALLER + LOIN

Le boom des ouvertures

Quatre nouveaux hôtels ont ouvert leurs portes en 2021 à Tours. Le plus visible avec ses deux tours qui bordent l’entrée de la rue Nationale côté Loire, les hôtels du groupe Hilton, le Hilton Garden Inn et le Hampton, respectivement quatre et trois étoiles. Un autre trois étoiles a vu le jour, rue du Maréchal Foch, à deux pas de la place Plumereau : le Ferdinand Hôtel, qui a pris la place de l’ancien hôtel Foch entièrement rénové et modernisé. Enfin, dernier né fin 2021, face aux halles, après d’importants travaux dans les locaux de l’Entraide Ouvrière, l’hôtel de luxe Les Trésorières vient d’obtenir ses cinq étoiles.

Horoscope WTF du 23 février au 1er mars 2022

Ouf, les vacances sont terminées ! L’astrologue de tmv n’a plus besoin de s’occuper de ses 38 enfants. Voici la dose d’horoscope WTF de la semaine.

Bélier

Amour

Pendant l’amour, vos râles
de chihuahua asthmatique déplaisent
à l’être aimé.

Gloire

Votre état larvaire vous incite
à lever le pied cette semaine…

Beauté

D’ailleurs, ivre, vous allez
vous faire tatouer « Born to be a larve »

Taureau

Amour

Sous la couette avec vous, ça dure pas
longtemps, mais ça passe pas vite.

Gloire

Le talent ne touche que les
surdoués. (donc pas vous)

Beauté

C’est chouette votre passion
du naturisme, mais ça devient
lassant de vous voir plus souvent à
poil qu’habillé(e).

Gémeaux

Amour

Vous désespérez de ne pas
trouver chaussure à votre pied. (d’un
côté, normal, vu la tronche de vos panards)

Gloire

D’Hercule, vous n’avez pas la
force, mais que le poireau. (ouais, cellelà
elle est subtile, mais que voulez-vous,
c’est un horoscope intellectuel)

Beauté

Vous avez le teint d’une langouste.
C’est vraiment pas beau.

Cancer

Amour

Dur dur en ce moment. Votre
vie amoureuse ressemble à « Coup de
foudre à Notting Hill » version low cost.

Gloire

Vous faites des rêves érotiques
avec Isabelle Balkany et Cyril Hanouna ;
cela gêne votre entourage.

Beauté

Personne ne surpasse les Cancers
en terme de beauté. PERSONNE

Lion

Amour

Vous sciez la branche sur
laquelle vous êtes assis(e). (c’est une
métaphore pour dire que votre vie sentimentale
se barre en vrille)

Gloire

Quand le chat n’est pas là, les
souris twerkent.

Beauté

Vous auriez beaucoup plus
de succès avec un monosourcil. Mais
comme d’hab, vous n’allez pas nous
écouter, voilàààà…

Vierge

Amour

Paraît-il que les personnes
fantasmant sur Jean Castex ont l’impression
de lire 3 fois la même chose.

Gloire

Paraît-il que les personnes
fantasmant sur Jean Castex ont l’impression
de lire 3 fois la même chose.

Beauté

Paraît-il que les personnes
fantasmant sur Jean Castex ont l’impression
de lire 3 fois la même chose.

Balance

Amour

Côté sentimental, tentez plutôt
un CDD avec période d’essai. Ça
vaut mieux.

Gloire

Au boulot, vous prenez des
pauses-clope. Mais personne ne le
remarque. Interrogez-vous sur votre
utilité.

Beauté

D’habitude, oui. Mais pas
cette semaine

Scorpion

Amour

Bon écoutez, je dois vous
avouer que tout, tout, tout est fini
entre nous… j’ai plus la force du tout.
D’y croire et d’espérer.

Gloire

Vous avez remarqué comme
ça sonne bien « Boycottons les Scorpions
» ?

Beauté

Rien n’y fait : vous n’êtes
toujours pas le couteau le plus affûté
du tiroir.

Sagittaire

Amour

La constellation du Sardou
vous rappelle qu’elle court, elle court,
la maladie d’amour. Alors faites-lui une
grosse balayette dans les jambes.

Gloire

Le mensonge prend l’ascenseur,
la vérité prend l’escalier… (c’est
beau, hein ? Mais c’est pas de nous)

Beauté

Changez d’ange gardien. Le
vôtre n’en peut plus de vous.

Capricorne

Amour

Vous manquez clairement
d’expérience, mais êtes le seul signe
potable cette semaine.

Gloire

Bientôt le mois de mars, la
célébrité, le pognon, la gloire. Tout ça
grâce à votre sextape « Les Capricornes
sont des baraques à frites, volume 2 »

Beauté

Gilbert Montagné vous trouve
canon. #gagedequalité

Verseau

Amour

J’en sais foutre rien, débrouillez-
vous.

Gloire

Cette semaine, vous tenterez
de changer votre housse de couette.
Vous ne serez de retour qu’après y être
arrivé. En juillet.

Beauté

Sachez-le, les parties de
jambes en l’air ne marchent pas avec
les cul-de-jatte.

Poissons

Amour

Avec cette cadence, ça ressemble
plutôt à un documentaire animalier,
votre truc là…

Gloire

Vous êtes aussi démodé(e) que
le prénom Kevin. (avalanche de mails
assassins de Kevin, dans 3,2,1…)

Beauté

Vos doigts ressemblent à des
bâtonnets de surimi. C’est mignon.

Femmes artistes : la scène tourangelle au féminin [1/3]

#Série [1/3] A l’approche du mois de mars, de sa journée internationale des droits des femmes et des multiples événements artistiques que la Touraine nous prépare, du festival Bruissements d’Elles à Femmes en Campagne en passant par le Printemps des Femmes, mise à l’honneur de personnes artistes et femmes qui font vibrer la culture tourangelle.

ARMANDE FERRY-WILCZEK

UN MONDE EN SOI

A l’époque de nos premières rencontres, elle était la voix féminine et le violoncelle du Madera em Trio. Des musiques du monde revisitées en trio acoustique, tandis qu’en parallèle croissait le duo Jane is Beautiful aux côtés de Madeline Ardouin.

Aujourd’hui, le trio vocal Unio qu’elle forme avec Juliette Rillard et Elise Kusmeruck, réarrange à sa manière des chants du monde entier. Il y a un an tout juste sortait son premier album solo : Qui nait dort plus. « C’est le premier projet dans lequel j’assume entièrement la composition, les textes, avec l’aide d’Antonio Placer qui a cru en moi et m’a permis de prendre confiance. »

Les paroles de cet album sont presque toutes en français, mais les compositions résonnent encore une fois avec les musiques d’ailleurs. En solo avec sa guitare, en duo ou en trio avec Antonio Placer ou Loïc da Silva, elle arpente désormais les scènes avec son album en bandoulière et son univers sans frontières.

À découvrir le 18 mars à la médiathèque de La Riche, le 31 mars en première partie d’Antonio Placer à l’Escale de Saint-Cyr-sur-Loire (et avec Unio le 12 mars à La Ville-aux-Dames).

(Photo © Julien Poulain)


Emmanuelle Gorda

Dansons !

Déjà, dans sa création Jour de Bal, la danseuse et chorégraphe s’amuse, et s’adresse à un public multigénérationnel. Au CCNT, elle continue d’ailleurs son travail auprès des enfants et du grand public, avec un objectif : amener la danse auprès de toutes et tous. En tant que chargée des pratiques artistiques et de l’animation culturelle, elle anime cette année l’atelier chorégraphique amateur du CCNT, et des stages tous niveaux… et même parents-enfants, comme le 7 mai prochain. Avec elle, une chose est sûre : il n’y a pas d’âge pour danser !


ÉMILIE COUSTEIX

AU CORPS DES MOTS

Photo © Louise Maurice / M[Art]ha
Aimerait-elle qu’on évoque sa première vie d’orthophoniste ? Sans doute pas. Mais travailler le son et les mots au corps dans ce premier métier n’aurait-il pas influencé son travail actuel de dramaturge ? Formée comme comédienne à Paris puis Tours, la jeune femme aime monter sur les planches, mais elle écrit aussi pour le théâtre, ou pour les projets du collectif PoSo (Poésie Sonore).

Sa première pièce, Crâne, posait la question de l’amour après l’accident, quand l’autre n’est plus lui-même. Dans Samhain, c’est sous la forme du spectre que l’être aimé revient. « Je suis allergique à l’autofiction, mais j’ai réalisé que même en prenant un point de départ éloigné de moi, c’est de moi que je parlais. Et la question du deuil impossible (faire le deuil de quelqu’un qui est encore là, ou qui ne disparaît jamais vraiment tout à fait) est au coeur de mon travail. »

En parallèle de la création en cours de Samhain, la comédienne et dramaturge donne à entendre ses textes avec le collectif PoSo sur Radio Béton chaque deuxième mardi du mois à 21 h 30. Et elle sera ce samedi 26 février à la galerie EXUO.


VALÉRIE LESAGE

IMPROVISATION DIRIGÉE

L es fans de Catch-Impro la connaissent en arbitre sévère sur un ring régulièrement installé dans l’espace Yves-Renault de Chambray-lès-Tours. Elle est alors le point fixe autour duquel gravitent quatre comédiens créant des histoires rocambolesques en direct. Lorsqu’elle monte elle-même sur les planches comme improvisatrice, elle profite elle aussi de cette liberté absolue d’inventer sur l’instant.

Pour les enfants dans Impro Marmots, pour les grands avec le nouveau projet qui lui tient à cœur : Rewind, un spectacle improvisé d’une heure où l’histoire débute par la fin. Mais fouillons un peu plus l’emploi du temps de l’artiste : mise en scène pour des dramaturges tourangeaux, coaching et spectacles en entreprise, animation de stages, et même quelques heures consacrées à la gestion des fiches de paie et autres joyeusetés administratives (peut-être en souvenir de son diplôme gestion des entreprises et administrations ?)… La créatrice et responsable artistique de la compagnie la Clef a plus d’une corde à son arc, qu’elle fera vibrer encore quelques années.

Textes : Maud Martinez

Formation / Orientation : quels métiers du numérique choisir ?

Envie de vous former aux métiers du numérique et de tenter l’aventure ? Voici sept métiers qui ont le vent en poupe et qu’on vous décrypte…

• ADMINISTRATEUR SYSTÈME

Si un métier devait se rapprocher de ce que vos grands-parents appellent « informaticien », c’est peut-être celui-là. Il (ou elle) gère le serveur informatique de l’entreprise. Installer (désinstaller), paramétrer, gérer les mises à jour, répondre à Claudette de la compta quand son ordinateur ne démarre pas… Un métier sympa quand on aime avoir les mains dans le quotidien de l’entreprise !

• DATA ANALYST

En bon français : analyste de données. Les données ? Toutes les infos de l’entreprise. Le fichier clients, les pourcentages de vente, la fréquentation du site web, les heures travaillées, le nombre de pièces produites… Le data analyst peut toucher à des domaines très variés, et son travail est capital car il va servir aux prises de décisions stratégiques. Inutile de vous dire que des p’tites connaissances en statistiques et en maths sont les bienvenues.

• DÉVELOPPEUR WEB

Codeur. Il tape des chiffres et des lettres (mais sans Laurent Romejko pour valider ses choix). Le but ? Que tout cela se transforme en page web ou en programme qui fonctionne bien. Ça bugge ? Il retourne en coulisses pour modifier les lignes de code. Aujourd’hui on prend soin de l’utilisateur : l’UX et l’UI sont essentiels (et ça vous permettra de briller en société). Comprenez par là User Experience / User Interface : se mettre à la place de l’utilisateur pour créer des applis et sites faciles d’utilisation.

• TECHNICIEN/ INGÉNIEUR CYBERSÉCURITÉ

Armé de sa lance et de son bouclier, il (ou elle) défend le système informatique de l’entreprise. Bon, ok, on remplace la lance et le bouclier par une souris et un clavier (mais libre à vous de porter un casque façon chevalier ou des lunettes noires façon agent secret). Il touche sa bille en développement, il connaît sur le bout des doigts le système informatique de l’entreprise qu’il doit protéger, et est à la pointe des dernières nouveautés côté virus, cyberattaques et autres méfaits.

• WEBMARKETEUR

Du marketing sur le web, on en voit tous les jours : pop-ups qui nous interrompent dans notre navigation, newsletter dans nos boites mails, promos dans le fil d’actu… Derrière tout cela se cachent des webmarketeurs dont la mission est d’augmenter le nombre de visiteurs sur leur site internet.

Ils s’assurent donc que celui-ci fonctionne bien, en lien avec les développeurs, ce sont des pros du commerce et de la relation clients, bref, des gens polyvalents !

• COGNICIEN

Son métier, c’est de créer des logiciels et des applications qui vont permettre aux machines de prendre la parole ou le contrôle de certaines actions. Un exemple ? La voiture qui vous dit ce qui ne va pas quand elle tombe en panne ou le jeu vidéo qui vous guide dans votre progression. Une activité qui mêle la psychologie humaine et les possibilités du numérique. On a le droit de trouver ça flippant…

• SOCIAL MEDIA MANAGER

C’est la version 2.0 de ce que l’on appelait jadis (c’est-à-dire il y a cinq ans) Community manager. Pour résumer, disons qu’il s’agit de promouvoir une marque sur les réseaux sociaux. Pour cela, il faut construire tout une stratégie et définir les moyens de la mettre en œuvre. Bref, il ne suffit pas d’avoir 254 followers sur Insta ou d’aller tous les jours sur Tik Tok pour se coller le badge sur la veste.

Pour se former, on peut suivre un cursus de communication ou choisir une formation spécialisée. À Tours, le Cefim propose une formation à tous les jeunes à partir de 16 ans ou aux personnes en reconversion professionnelle.

Pour finir…

Selon une étude réalisée par le fabricant Dell et l’Institut pour le futur, 85 % des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore. Or, ceux qui travailleront en 2030, ce sont les étudiants de 2022. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que ces métiers se situeront, pour la plupart, dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la robotique ou de l’analyse des données. D’ores et déjà, plus de 10 000 formations sont en place en France dans ces domaines et les étudiants qui en sortent font le bonheur des recruteurs. Alors, tentés ?

Texte : Maud Martinez

Horoscope WTF du 2 au 8 février 2022

Cœur avec les doigts pour tous les signes de l’horoscope. Sauf les Poissons qui, cette semaine, se sont transformés en poneys.

 

 

Bélier

Amour

Vous prendrez un aller sans retour pour Célibataire Land. Adios et bisou.

Gloire

Fiente de pigeon sur la tronche prévue ce samedi vers 17 h.

Beauté

De dos, vous ressemblez à une poire.

Taureau

Amour

Les Taureaux auront une libido de gros boeuf cette semaine. Ça va chauffer avec les Balances. Graou.

Gloire

« Si vous ne savez pas quelle direction emprunter, prenez le chemin que votre téton va vous montrer. » (tout droit, quoi)

Beauté

Vous brillez. Pas par votre intelligence, mais à cause de votre front tout luisant.

Gémeaux

Amour

Vous crèverez un pneu au kilomètre 4 de l’autoroute du bonheur amoureux. #PrendsÇaRimbaud

Gloire

Einstein ferait quand même vachement moins l’malin face à vous…

Beauté

Vous sentez mauvais du genou droit.

Cancer

Amour

Sous la couette, vous êtes plutôt un diesel qu’à essence, non ?

Gloire

Tel le saumon, vous remontez la rivière de cette chienne de vie, envers et contre tous.

Beauté

Vous narguez le monde avec votre beauté extraordinaire et incroyable. (héhé, tant de gentillesse, ça fait peur pour la semaine prochaine, hein ?)

Lion

Amour

Jean-Michel Blanquer vous fait de l’oeil. Vos fantasmes cachés pour lui ne tarderont pas à refaire surface.

Gloire

La constellation du Serge vous conseille de vous barrer, cons de mimes !

Beauté

Votre carrure de pixel n’impressionne pas grand monde, vous savez…

Vierge

Amour

Ohlala mais quel cirque dans votre slip… !

Gloire

Dans les mots qui riment avec « Vierge », il y a concierge, cierge et verge. Coïncidence ? Je n’crois pas.

Beauté

Quand vous parlez, on a l’impression d’être à la foire et entendre le type qui vend du jambon.

Balance

Amour

Hééé mais c’est bientôt la Saint-Valentin ! L’occasion de briser quelques couples, comme vous savez si bien le faire.

Gloire

Sea, sex & sun. Mais sans le sex et le sun pour vous.

Beauté

Olala, mais vous êtes bouché(e) comme le périph’. Vous n’entendez jamais rien, c’est agaçant.

Scorpion

Amour

À quoi bon aimer, puisqu’on va tous mourir d’ici peu ? (cet horoscope vous est offert par Mister Positive Attitude)

Gloire

En changeant 12 lettres à Scorpion, on obtient « signe le plus relou de la Terre ». C’est fou, non ?

Beauté

Votre vie ne se résume qu’à une seule chose : pandiculer. (Gngngngn, vite vite, on va voir sur Google ce que ça veut dire)

Sagittaire

Amour

C’est quiiii la bête de seeexe ? (bah c’est pas vous)

Gloire

Comme le dit le proverbe japonais, « sept fois à terre, huit fois debout ». Ce qui ne vous ressemble pas du tout lorsque vous êtes totalement torché(e) à place Plum’.

Beauté

Pour l’amour du ciel, jetez-moi ces horribles sous-vêtements !

Capricorne

Amour

Seul Jean Castex vous aime.

Gloire

La constellation du Freddie Mercury vous conseille de réparer cette porte qui Queen. (HAHAHA ON LOL TROP HEIN)

Beauté

Franchement, sans vouloir vous flatter éhontément, mais je suis interloqué comme un phoque quand on voit à quel point vous êtes parfait(e). Coeur sur vous et sur votre postérieur bifide.

Verseau

Amour

Olalaaaa mais c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, votre truc !

Gloire

Vous parlez souvent. Trop d’ailleurs. Et seul le vide vous répond.

Beauté

Personne n’est responsable de son physique, si ça peut vous rassurer.

Poissons (mais également poney)

Amour

Le sachiez-tu ? La période de monte du poney s’étire du 15 février au 15 juillet. Exactement comme vous.

Gloire

Les gens jalousent secrètement votre poil luisant de poney.

Beauté

Vous parlez souvent trop près du visage des gens. Ce qui n’est pas agréable, en raison de cette haleine de poney.

Orientation : les formations dans les métiers du numérique en plein boom

Jeunes bacheliers, étudiant(e)s reconverti(e)s ou pros qui changent de métier : le numérique attire des publics variés pour des métiers diversifiés. Et à Tours, on peut se former !

PAM ! Ça, c’est le bruit de la grosse patte d’un mastodonte de la tech’ qui débarque en Touraine. Le 19 janvier dernier, Microsoft a en effet inauguré sa première école dans notre région : une formation de développeur en Intelligence Artificielle à Tours. Déjà présent dans différentes régions avec 37 écoles créées avec son partenaire Simplon, Microsoft n’avait pas encore mis les pieds en région Centre-Val de Loire.

Dans la pratique, cette formation accueille déjà depuis fin novembre 16 élèves. Profil type ? Aucun ! Agés de 22 à 45 ans, femmes et hommes, Français et étrangers… Leur seul point commun est de déjà maîtriser un langage de programmation et d’avoir quelques notions de mathématiques, statistiques et autres matrices.

Aux côtés de Microsoft et Simplon, on retrouve le Greta Val de Loire, et la région Centre-Val de Loire coté financement, ainsi que des entreprises partenaires qui misent sur le projet : après sept mois de formation intensive, les élèves les rejoindront pour une alternance d’un an. « C’est l’originalité de ce dispositif qui débouche sur un titre professionnel : répondre à des vrais besoins de recrutement », explique Olivier Rouet, conseiller en formation au Greta, en charge de la filière numérique.

Innovant sur la forme, le projet Microsoft ne l’est pas dans les motivations : répondre à la demande du terrain, tout simplement ! Le CEFIM en fait l’expérience depuis sa création en 2002. « La France n’était pas leader dans le secteur numérique, même avec de belles sociétés, elle accusait un petit retard technologique, lié au retard des filières de formation », commente Frédéric Dufau. « La révolution numérique a commencé il y a trente ans, elle accélère graduellement, avec des coups de boost de temps en temps. Ça a été le cas avec le Covid, car il a transformé nos usages numériques. »

« Informaticien » : non !

À la question « tu veux faire quoi plus tard ? », ne dites donc plus « informaticien ». Le terme est si générique qu’il ne veut plus dire grand-chose. Serez-vous spécialisé sur la maintenance système ? Ou branché codage (tous ces chiffres et symboles qui défilent incognito derrière les pages web que vous consultez et les programmes que vous utilisez) ? L’analyse des données ? La cybersécurité, qui a le vent en poupe ?

A la Wild Code School, on code en intensif ! (Photo Wild Code School)

Cette diversification et spécialisation des métiers reflète les évolutions techniques et les besoins du monde de l’entreprise. Résultat : les formations s’adaptent. À chaque école son credo : à la Wild Code School, comme son nom l’indique, on code en intensif pendant cinq mois, entre présentiel et distanciel. On pourra ensuite se spécialiser en sécurité ou data. Chez Supinfo, installée à Tours depuis 2006 (mais créée à Paris en 1965), on touche à tout pendant trois ans avant de se spécialiser.

Face à l’évolution du secteur, l’école s’adapte, avec l’ouverture en septembre 2022 de bachelors en marketing digital et web design. Dans ces deux écoles comme au CEFIM, qui propose développement web, infrastructures et cybersécurité, et webmarketing, l’alternance est possible, et séduit de nombreux étudiants.

Job garanti ?

95% des étudiants Supinfo ayant choisi l’alternance se voient proposer un contrat de travail avant même d’avoir décroché leur diplôme. 84 % des « Wilders » décrochent un emploi ou une formation après l’école. Même succès pour les écoles Microsoft existant dans d’autres villes. Avec un emploi quasi garanti, les salles de classes sont donc pleines d’étudiants tout frais sortis du bac, mais aussi de reconvertis venus de secteurs plus ou moins éloignés.

Du travail, il y en a. Mais le marché a un peu évolué avec le Covid, comme le précise Fanny Klauk, accompagnatrice agile chez Absydes : « Le confinement a développé le télétravail, ce qui ouvre les frontières de l’embauche. Les recherches peuvent se faire sur toute la France. En RH, on doit donc repenser la fidélisation de nos salariés, pour qu’ils ne soient pas tentés d’aller voir ailleurs », explique la jeune femme. Autre facteur-clé à ne pas oublier : l’adaptabilité. F. Dufau (CEFIM) souligne ainsi l’intérêt des recruteurs pour les « soft skills » (le savoir-être comme disaient les anciens).

« Dans ces métiers, il faut être en capacité de s’adapter, de se former, car on évolue dans un environnement qui bouge très vite ! ». D’ailleurs, qui sait ? Peut-être que notre article sera déjà dépassé au moment où vous le lirez ?

Textes : Maud Martinez / Photos : Pixabay, sauf mentions

Fabrique d’usages numériques (FUN) : Carol Simonet, une femme à la tête des « makers »

#VisMaVille Carol Simonet est présidente de la Fabrique d’Usages Numériques (la FUN), installée à Mame. Cette prof d’arts appliquée y expérimente connaissances et pratique numérique, sous le signe du partage.

Ce mercredi après-midi, ça ponce, ça découpe et ça modélise au Funlab-Fablab de Tours. Alexia, l’artiste, utilise l’imprimante laser pour ses découpes de bois tandis qu’un groupe de jeunes hommes s’affaire sur son projet d’économie circulaire dans le textile.

C’est cela l’esprit Funlab, du partage et de la créativité. Cet atelier de fabrication, installé dans les locaux de Mame, à Tours, « facilite la mise en commun de machines et favorise l’esprit du faire soi-même ».

Des profils diversifiés s’y croisent, ce qui ravit la présidente de l’association La Fun, Carol Simonet. « Nous avons des particuliers mais aussi des projets sur lesquels nous collaborons, qu’ils soient artistiques, écologiques ou pédagogiques. Par exemple, j’ai créé en 3D pour la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), cinq espèces de chauves-souris qui vivent en Touraine, ce qui leur sert pour leurs actions pédagogiques. »

Le Funlab était également en première ligne lors des débuts de la crise du Covid et a fabriqué 100 000 visières lorsque les masques manquaient. Carol Simonet, par ailleurs professeur d’arts appliqués dans un lycée tourangeau, n’est certainement pas arrivée ici par hasard mais « dans des circonstances particulières ».

En 2019, elle obtient un congé formation et se passionne pour la fabrication additive par des stages au Funlab, puis partout en France, « afin d’acquérir de nouvelles compétences et, entre autres, pouvoir les réutiliser ensuite dans l’Éducation Nationale. » Sa formation finie, elle devient membre de la FUN puis, un an après, elle prend la tête de l’association. Elle en rigole : « Une femme présidente des makers, ce n’est pas si courant. Je suis là aussi grâce à la confiance de la directrice, Catherine Lenoble ».

Depuis, c’est simple, si Carol Simonet ne travaille pas au lycée, vous la trouverez forcément à l’atelier, en train de modéliser, fabriquer ou bien de former d’autres makers. « J’ai toujours eu la volonté d’apprendre et de transmettre. Ici c’est la débrouillardise, l’autonomie et la collaboration, des manières bien différentes de faire de l’Éducation nationale. »

Elle apprécie aussi le côté économie circulaire : « Les machines permettent de réparer, pas que de créer de nouvelles pièces. C’est un système D qui solutionne des problématiques de l’industrie. » Ici à Tours, le Funlab reste amateur mais certains en France ont franchi le pas de la professionnalisation. Carol Simonet tient au modèle associatif. « Cela nous permet d’accueillir tous types de projets et de profils, à tout âge et horizon social. » Un complément salutaire à son métier de prof.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Top 6 des étudiants musiciens à suivre à Tours

#EPJTMV Des étudiant(e)s musicien(ne)s, il y en a un paquet à Tours. Mais voici une petite sélection de six artistes qui méritent d’être découverts. Montez le son !

1. MOONBACK STAGE

Lancé en 2017, ce groupe puise dans différents univers musicaux. Base rock, influence rap et psychédélique, les quatre musiciens décrivent leur style comme du « rock fuzzion ». Basile et Claran composent et chantent. Nathan, étudiant en École d’ingénieur, s’occupe de la batterie et Pedro, en Master de musicologie, est le bassiste. Ils ont fait leurs gammes au Temps Machine mais jouent aujourd’hui dans les bars de Tours, comme au Pale en novembre dernier.

Leur objectif désormais ? Aller jouer sur Paris ou Nantes. Et attendant, un clip sortira très prochainement sur leur chaîne Youtube.

2. DJ FIL BLEU

C’est le nom de scène de Samuel, étudiant à Polytech et « dj tourangeau » comme il aime se décrire. Son credo ? Remixer des sons du tramway de Tours et en faire des musiques. Si vous tendez l’oreille, vous entendrez la voix féminine qui résonne dans nos transports annoncer « Palais des Sports » ou encore « Terminus ».

Tout cela, rythmé par des sons électro qui donnent bien envie de se trémousser. Alligatram, Orchestram ou Chilltram… Tous ses titres sont à retrouver sur Deezer, Spotify et Youtube.

3. LENI

Vous avez dit rock ? Vous avez dit jazz ? Le groupe Leni emprunte des notes à chacun de ces deux univers et propose de la « pop joyeuse », comme ils aiment définir leur style. Chant, clarinette, trompette, synthé et batterie : un assortiment musical qui promet d’illuminer vos soirées. Le groupe est composé de trois anciens élèves ou élèves de Jazz à Tours : Hugo Torre, Nicolas Audouin et Léo Kappas.

Prochainement, le groupe Leni sortira des vidéos de ses lives et sera en concert le 24 février au Balkanic, 83 rue Colbert à Tours. À ne pas louper !

4. MANON CAPRON

Chanteuse lyrique au Conservatoire de Tours, Manon Capron fait partie du chœur Mikrokosmos depuis trois ans. En octobre dernier, elle a obtenu le premier prix dans la catégorie « Grands amateurs » au Concours international de chant lyrique Georges Enesco.

« J’aime chanter les airs dramatiques d’opéra, où les personnages sont tristes ou en colère, ça réveille quelque chose d’inexplicable en moi, comme si ma voix se métamorphosait. J’aime beaucoup Ah! Mio cor, extrait d’Alcina de Haendel ou encore Or sai chi l’onore, aire de Donna Anna dans Don Giovanni de Mozart. » Pleine d’ambition, elle souhaite aujourd’hui rejoindre la capitale et se faire un nom dans la musique.

5. COCONUT

Groupe de pop folk, Coconut propose des chansons douces et mélodieuses. Tous les deux joueurs de guitare, Louis compose la musique et Marine écrit les paroles et chante. La guitare se mêle à la voix claire de Marine pour un résultat tout à fait harmonieux.

À écouter par exemple, les titres Endless Moment ou Stay Close. Les étudiants préparent un clip de promotion de leur EP qui devrait sortir à la rentrée prochaine. En attendant, vous pourrez les retrouver le 17 mars, au bar Le Quartier, 40 avenue de la Tranchée à Tours.

6. LA TROMPETTE À LA FÊTE AVEC LE DECIBEL BRASS CLUB

Elle déambule dans vos rues et vous fait danser sur les places de marché : c’est la fanfare du Decibel Brass Club ! Cuivres, percussions, flûtes, autant d’instruments qui donnent le sourire. C’est à l’occasion de la fête de la musique, en 2021, que des étudiants du Conservatoire Francis Poulenc de Tours ont décidé de monter le groupe. « Il n’y avait rien de prévu avec le Covid, c’était triste, alors on a eu cette idée. », explique Théo, élève au sein de l’institution.

Pendant une heure, ils ont déambulé dans les rues de la ville, escortés par des policiers amusés. C’est dans cette atmosphère conviviale qu’ils réécrivent des morceaux du moment en version fanfare : Wejdene ou Magic System sont par exemple au répertoire. « L’idée c’est de s’amuser, de jouer pour le plaisir. Cela nous change des cours stricts du Conservatoire », raconte Manon, trompettiste.

Les deux étudiants tentent les concours des conservatoires supérieurs, à Paris pour Théo et à Strasbourg pour Manon. Et, entre deux cours de solfège, ils font danser les Tourangeaux et les Tourangelles. Pour les suivre dans leur aventure musicale, rendez-vous sur leur page Facebook, Decibel Brass Club. 

Texte : Clémentine Louise, journaliste en formation à l’EPJT

La coloc’ intergénérationnelle pour « bousculer ses habitudes »

#EPJTMV Vous pensez que la colocation ne concerne que les jeunes ? Détrompez-vous ! De plus en plus de personnes âgées accueillent des étudiants sous leur toit. Un peu de compagnie et un loyer réduit, tout le monde y trouve son compte.

Hannie et Monique* partagent leur dîner, discutent de tout et de rien et vivent dans le même appartement, en centre-ville de Tours. Cela ressemble à une colocation comme les autres. Mais voilà, Hannie est une étudiante mexicaine de 22 ans et Monique, retraitée, en a 88.

Hannie a quitté le foyer étudiant où elle résidait, pour vivre deux mois avec Monique avant de repartir au Mexique. Étudiante en médecine et envisageant de devenir gériatre, elle n’a pas hésité à s’installer avec Monique. « Cela m’évite d’être toute seule. Ma famille était ravie que je puisse avoir un peu de compagnie à Tours. »

L’étudiante partage des moments de complicité avec Monique. Les deux femmes expliquent avoir beaucoup de points communs, comme le goût du voyage et de la découverte de nouvelles cultures. Cette relation s’est construite peu à peu, en prenant quelques précautions. « Avant d’emménager ensemble, on se rencontre et on discute pour être sûres que l’on s’entende bien. » Les deux femmes essaient de dîner ensemble le plus souvent possible. C’est parfois un peu compliqué avec l’emploi du temps d’Hannie. Pour ce qui est des sorties extérieures, c’est assez limité à cause du Covid. De même, Hannie n’invite pas d’amis chez elles. Pas que cela embête Monique, mais l’étudiante ne souhaite pas la déranger.

Se sentir en sécurité et éviter la solitude

« C’est très instructif d’accueillir un étudiant chez soi. Cela forme le caractère », explique Monique. Depuis 1980, elle a accueilli de nombreux jeunes, souvent étrangers. C’est l’occasion pour eux d’apprendre le français et de se faire une amie. La vieille dame garde contact avec ses anciens colocataires et cela donne lieu, parfois, à des événements insolites : « Un Allemand que j’avais accueilli s’est marié chez moi. Il est revenu me rendre visite avec ses enfants, cela faisait quatorze ans que je ne l’avais pas vu. »

Cette colocation intergénérationnelle permet à Monique de se sentir en sécurité et d’éviter la solitude. Mais elle a aussi d’autres objectifs : « Ça m’apprend à être plus tolérante. Ce n’est pas pour tout le monde, il faut aimer bousculer ses habitudes. » La pandémie a changé la donne mais le lien entre les deux femmes est fort : « On se fait des amis et c’est précieux, surtout en vieillissant. »

Texte : Clémentine Louise et Marion Galard, journalistes en formation à l’EPJT

*Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.

A 19 ans, la handballeuse Flavie Le Doux voit grand

Flavie Le Doux, étudiante en deuxième année de psychologie à l’Université de Tours, joue au Chambray Touraine handball, Des objectifs plein la tête.

Nous la retrouvons à la fin de son entraînement le vendredi soir, lendemain de partiels et veille de coupe d’Europe. À 19 ans, Flavie Le Doux, étudiante en deuxième année de psychologie à l’Université de Tours et joueuse du Chambray Touraine handball, ne chôme pas. Elle a intégré le centre de formation du club après ses années lycée, passées au pôle espoirs de Segré handball (Maine-et-Loire).

La jeune femme, bavarde et joviale, n’a pas peur d’assumer ses objectifs : « Devenir professionnelle et être sélectionnée en équipe de France. Je ne fais pas tout ça pour rien. » Son quotidien ? Deux heures d’entraînement tous les soirs, six heures de cours par jour et parfois des séances matinales de musculation.

Aménager son emploi du temps entre sport et études

Flavie Le Doux « kiffe [sa] vie, c’est hyper rythmé ». Elle se sent parfois « oubliée » par la Faculté de Sciences Humaines. La sportive de haut niveau bénéficie du régime spécial d’études (RSE), qui lui permet d’aménager son emploi du temps. Mais elle doit effectuer de nombreuses démarches : « Faire des mails, des attestations, c’est du stress supplémentaire. L’université a besoin de justificatifs. »

Pour Flavie, les études sont un plan B, qu’elle est prête à mettre sur pause s’il le faut. Et peut-être dès l’an prochain, si elle doit changer de club et que l’université de sa nouvelle ville ne lui permet pas de poursuivre son cursus. Le contrat signé entre Flavie Le Doux et le centre de formation arrive à son terme à la fin de la saison. Ce qui ne fait qu’accroître sa motivation : « Mon objectif c’est de rester là, c’est l’idéal. »

Et ses efforts semblent payer. La handballeuse est entrée sur le terrain pour la première fois avec l’équipe professionnelle le samedi 15 janvier contre Viborg (Danemark), sous les yeux de ses parents. Trois minutes de temps de jeu qui suffisent à son bonheur : « La coupe d’Europe, ce n’est pas rien quand même ! » Prometteur pour la suite.

Texte : Honorine Morel-Jean, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (4/4)

#EPJTMV – Pour ce dernier volet de notre web-série sur les relations amoureuses des étudiant(e)s, Anouck, jeune étudiante à Tours, décrit sa relation à distance. Elle revient sur les difficultés qu’elle rencontre avec son copain pour communiquer et sur le futur qu’ils dessinent ensemble.

Épisode 4 : Anouck, loin des yeux, près du coeur 

« J’ai choisi de venir à Tours, c’était un projet professionnel et du coup, je voulais le kiffer toute seule », explique Anouck. En couple depuis deux ans et demi, elle a entamé une relation à distance en septembre avec son copain. Son BUT [Bachelor universitaire de technologie, NDLR] en carrière sociale a bouleversé ses habitudes. Avant qu’elle quitte Nantes cet été, seulement quelques kilomètres la séparaient de lui. « On se voyait au moins tous les week-ends et pendant les vacances », confie-t-elle. Puis septembre est vite arrivé. Nouvelle ville, nouvelle formation, presque une nouvelle vie. « Je ne ressentais pas le manque, se rappelle Anouck. Je me suis ensuite rendu compte que ce n’était pas grave, car je l’aimais toujours ». 

Lui travaille, elle étudie. Pour passer du temps tous les deux, ils ont besoin de s’organiser. Mais lorsqu’elle rentre en week-end chez ses parents, l’étudiante se sent rapidement dépassée. « Tu viens pour voir ton copain mais aussi tes potes, donc les moments à deux il n’y en a pas beaucoup. » Alors, ils cherchent des solutions et essaient de caler leurs emplois du temps. « Comme il ne travaille pas le lundi, c’est plus simple qu’il vienne me voir à Tours. On passe beaucoup plus de temps ensemble. » 

Le bon équilibre

Petit à petit, elle trouve ses marques entre la distance et ses études. Niveau communication, Anouck estime qu’elle peut faire quelques efforts. Les textos, ce n’est pas son truc. Et ce n’est pas parce qu’elle est loin de son copain que le téléphone est devenu son meilleur ami. « Je suis incapable de faire ça, car j’ai l’impression qu’au téléphone, je suis coincée. » Néanmoins, l’étudiante sait que c’est une question d’équilibre et d’attention mutuelle. « Si je sens qu’à un moment il a un coup de mou, je vais faire des efforts de mon côté pour l’appeler plus souvent. »

Dans sa relation, elle estime que la confiance doit être primordiale. « Il faut être sincère sur ce que l’on ressent et ne pas se raconter de bobards ». S’exprimer quand cela ne va pas, mais aussi se laisser de l’espace et de la liberté. « Je n’ai pas envie d’avoir quelqu’un sur mon dos qui me demande ce que je fais tout le temps. » En parlant de sincérité, Anouck assume ne pas être particulièrement attachée à l’exclusivité. « Comme je sais qu’il n’en a pas envie, tant qu’il n’est pas d’accord je ne vais pas m’autoriser à aller voir d’autres personnes. Ça c’est de la confiance . »

L’amour sur pause  

Les études d’Anouck créent une bulle autour de leur couple. Et pour cause, ils ne se projettent pas sur les deux années à venir où ils seront loin de l’autre, mais davantage sur le long terme : « On se dit que l’on va voyager en Europe quand j’aurais eu mon diplôme. Pour l’instant, on met les choses entre parenthèses car ça devrait se passer comme ça pendant quelque temps encore. » Pour l’heure, Anouck se consacre à son projet professionnel : « J’ai décidé de partir, il a décidé de rester. Ce sont des choix qu’on fait pour notre bien personnel. »

Sarah Chevalier, Dorali Mensah et Lilian Ripert.

Illustration : Lady M et Coline Poiret

 

Des distributeurs de protections menstruelles gratuites pour les étudiantes

#EPJTMV Marie Devaux, ancienne étudiante de l’IUT de Tours, est à l’origine de l’installation de distributeurs de protections menstruelles gratuites pour les étudiantes. Rencontre avec une jeune femme engagée et son combat contre la précarité.

Comment est né ce projet ?

Il est né d’une volonté d’entreprendre et de servir la société selon mes idées féministes. Une amie qui était en mobilité en Écosse m’avait parlé de leurs distributeurs de protections menstruelles gratuites. Je me suis demandé pourquoi on n’avait pas ça ici et j’ai voulu me lancer. Au début, il y a eu beaucoup de réserves, certains craignaient que les étudiantes en abusent. Et la crise sanitaire a aussi compliqué les choses. Malgré ces difficultés, les distributeurs ont été installés en septembre 2021.

Comment ont-ils été financés ?

Grâce au budget participatif organisé par le Département. J’ai postulé à un appel à projets et ai été primée. Le reste a été pris en charge par la CVEC (contribution à la vie étudiante et de campus, NDLR) et la Mission Égalité de l’université. Puis nous avons lancé un appel d’offres pour trouver un prestataire. C’est Les Petites Choses, qui produit des protections hygiéniques en coton bio et sans perturbateurs endocriniens, qui l’a remporté.

Pourquoi était-il important d’agir contre la précarité menstruelle étudiante ?

Cette situation touche une étudiante sur dix. L’hygiène menstruelle représente un budget de 90 euros par an. Au début du projet, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’aide pour cette dépense, selon la Fédération des associations générales étudiantes. Certaines renonçaient à aller en cours par peur des fuites et que leurs règles ne soient vues.

Quelques mois après l’installation de ces distributeurs, quel bilan tirez-vous ?

C’est un début encourageant. Un peu moins de 40 % des protections ont été utilisées. Nous craignions d’être rapidement à court, mais ce n’est pas le cas. Les distributeurs ont été installés dans les toilettes pour que les personnes qui en ont besoin puissent se servir en toute discrétion. Certaines n’osent pas y aller et d’autres ne savent pas où les trouver. C’est pour cette raison qu’un plan a été diffusé. Il indique la localisation des 32 distributeurs disponibles sur les sites universitaires de Tours et de Blois. J’espère que cela va aider. Je pense que les étudiantes y auront de plus en plus recours.

Propos recueillis par Nina Chouraqui, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : illustration Julien Pruvost – NR

Horoscope WTF (réalisé par les étudiants en journalisme, vu qu’on ne voulait pas travailler)

#EPJTMV A l’occasion de notre numéro spécial réalisé intégralement par les étudiants en journalisme de Tours, l’astrologue de tmv a décidé de se reposer un petit peu. Il leur a exceptionnellement laissé sa boule de cristal et les clés de la maison pour vous concocter un horoscope à leur sauce.

Bélier

Amour

Ça ne sert à rien de cracher sur votre ex sans cesse… Ne critiquez pas l’eau que vous avez bue quand vous aviez soif !

Gloire

Vous êtes payé à ne rien faire, alors il est normal de vouloir une augmentation pour commencer à travailler.

Beauté

Finalement, il y en a pour qui le masque, ce n’est pas si mal…

Taureau

Amour

Vous feriez mieux de ne pas être trop exigeant(e) pour trouver votre moitié. La liste interminable de critères, à la poubelle !

Gloire

Avec un peu de volonté, vous arriverez (peut-être) à vos fins.

Beauté

Pour être sûr de passer la Saint-Valentin avec la plus belle personne à vos côtés, vous devriez acheter un miroir.

Gémeaux

Amour

On dit que l’amour se trouve à chaque coin de rue…. Alors vous vivez sûrement sur un rond-point…

Gloire

Non, ce n’est pas parce que vous êtes gémeaux que vous pouvez tout vous permettre.

Beauté

Il va vous falloir miser sur votre autodérision et votre humour pour plaire…

Cancer

Amour

Attention, la dépendance affective ne présage rien de bon… Vous feriez mieux de vous concentrer sur vous.

Gloire

Une personne de votre entourage fantasme secrètement sur vous…

Beauté

La beauté d’un visage n’est rien comparée à celle du coeur. Allez, ça au moins vous y pouvez quelque chose !

Lion

Amour

Followers ne rime pas toujours avec lovers. Il va falloir se bouger pour trouver l’élu(e) de votre coeur.

Gloire

Vous aspirez à de grandes choses, certes. Mais il faut bien commencer en bas de l’échelle. Attendez-vous à servir beaucoup de café cet été.

Beauté

Vous illuminez la pièce par votre beauté et votre charisme ! Dommage que vous viviez dans un 12 m².

Vierge

Amour

Les vierges et votre sens bohème… Désolée de vous décevoir, mais votre prochain amour est loin d’avoir le charme d’Arthur Rimbaud.

Gloire

Même si c’est passionnant, la vente de pierres ne rapporte pas grand-chose. Il va peut-être falloir envisager une reconversion professionnelle.

Beauté

Pas certain que le gommage au citron et le masque à la cannelle ait vraiment fait du bien à votre peau. Il vous faut plus chimique !

Balance

Amour

À force de réfléchir mille ans avant de vous caser avec quelqu’un, votre crush est parti avec Élisa, la peste du lycée.

Gloire

Apparemment vous aurez besoin d’un masque et d’un couteau pour réussir. Ne nous demandez pas ce que ça veut dire.

Beauté

Certains portent leur masque comme un mouton, vous êtes plutôt Michael Myers. Cela explique le couteau deux lignes plus haut…

Scorpion

Amour

À force d’être méchante avec tout le monde, plus personne ne veut de vous. Prenez une tisane et mangez des carottes.

Gloire

Votre capacité à marcher sur les autres fait de vous le/la chouchou(e) du patron. Mais vos collègues vous détestent donc vous n’êtes plus invité aux soirées raclette.

Beauté

Vous buvez le sang de vos ennemis. C’est un peu incongru, mais ce remède est miraculeux.

Sagittaire

Amour

Pourquoi avoir un lit double si vous dormez toujours seul(e) ? Optez pour un lit simple, vous gagnerez de la place dans votre chambre.

Gloire

Vous gagnerez un abonné Instagram, mais en fait c’est un pervers qui vous enverra des photos de lui tout nu.

Beauté

Votre teint sera resplendissant malgré le mauvais temps.

Capricorne

Amour

Votre nez aquilin aura du succès, une nouvelle aventure pointe le bout de son nez…

Gloire

Vous ferez un selfie avec Jean-Michel Aphatie à Super U

Beauté

Vous êtes le troisième Bogdanov, attention à ne pas attraper le Covid ou vous savez ce qui vous attend.

Verseau

Amour

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Ce n’est pas demain la veille que vous ferez votre nid.

Gloire

Vous ferez une blague de Toto qui fera rire tous vos amis : bien joué !

Beauté

Les points noirs ne sont pas une malédiction, si on met beaucoup de fond de teint.

Poissons

Amour

L’âme sœur est une expression, laissez votre frangine tranquille.

Gloire

Ce penalty sera digne de Ronaldo, incroyable.

Beauté

En revanche, vous n’avez pas le physique de Ronaldo, pensez à bosser un peu les abdos.

Texte : Nina Chouraqui, Zoé Keunebroek, Clémentine Louise, journalistes en formation à l’EPJT

Plongée dans la nuit étudiante : des visages et des vies

#EPJTMV La nuit, les étudiants s’activent. Si certains filent côté Plumereau, d’autres sont occupés par bien d’autres activités nocturnes. Que ce soit pour travailler, étudier, militer ou explorer. Portraits de jeunes Tourangelles et Tourangeaux.

20 H 45

Mélanie, agent de soins en maison de retraite

 

La course commence pour Mélanie Violet à la Villa Eléonore. Jusqu’à 7 h 45, cette étudiante de 20 ans en soins infirmiers va enchaîner les visites de chambres et répondre aux appels des patients de cet Ehpad situé à Montlouis-sur-Loire. « C’est intense physiquement », explique-t-elle.

Deux à quatre nuits par semaine, Mélanie est agent de soins en maison de retraite, en plus de ses études à l’Institut de formation des professions de santé de Tours. À la fin de son service, il lui arrive même de se rendre directement en cours.

Mélanie a grandi entourée d’infirmières et d’aides-soignantes. Elle quitte sa Sarthe natale une fois son baccalauréat en poche pour venir étudier à Tours. L’été et certains week-ends, elle y retourne pour enfiler son équipement de sapeur-pompier volontaire : « J’ai toujours besoin d’aller aider les autres. Les études médicales m’ont toujours attiré : pouvoir soigner les autres, c’est gratifiant. »

Manque de chance, elle tombe malade au moment des examens à la fin de sa première année d’études et doit redoubler. Même si elle n’a que quelques matières à repasser, l’emploi du temps de Mélanie change souvent, elle préfère ainsi rejoindre l’équipe de nuit de l’Ehpad de Montlouis. Les conditions de travail sont délicates et la rémunération n’est pas toujours au rendez-vous. « Dans un Ehpad privé, nous sommes moins bien payés que dans les structures publiques. »

Lors de leurs gardes, elles ne sont que trois aides-soignantes pour 123 résidents. Elles sont appelées environ deux fois toutes les dix minutes. Il est déjà arrivé à Mélanie de se confronter à des situations délicates. Lors d’une visite, une résidente était tombée de son lit et a finalement fini la nuit aux urgences. À l’avenir, elle aimerait rejoindre l‘équipe de soignants du Samu.

22 h 00

Achille, passion twitch

Achille Martin lance Sea of Thieves, un jeu d’action-aventure dans un univers peuplé de pirates. Après ses journées à la Faculté de musicologie des Tanneurs, il aime pouvoir « s’échapper dans un monde virtuel et immersif ». Lorsqu’il ne joue pas seul, Achille se connecte avec quelques copains sur Discord, un logiciel de chat vocal et lance League of Legends, la référence du jeu d’arène en multijoueurs dit MOBA (multiplayer online battle arena, NDLR).

Il peut enchaîner les parties jusqu’à minuit ou 1 h du matin. Mais jamais plus, il ne faut pas que sa passion empiète sur ses études. « Je ne voudrais surtout pas arriver en retard en cours, parce que j’ai joué trop tard la veille. J’y mets un point d’honneur ! »

L’année dernière, durant quatre mois, Achille s’est essayé au stream. Il diffuse en direct ses parties de jeux-vidéo, sur la plateforme Twitch. « Je trouvais ça marrant de partager mes sessions avec des gens. » Il pensait aussi pouvoir en faire quelque chose de lucratif, pour mettre du beurre dans les épinards. Mais il s’est assez vite rendu compte que cela ne porterait pas ses fruits. « Je dépensais beaucoup d’énergie pour pas grand-chose. Et puis, je n’avais pas un assez bon niveau pour que ce soit intéressant à regarder pour les viewers (spectateurs en direct, NDLR). »

Lorsqu’on lui demande combien de temps il a consacré au jeux vidéos, il nous répond : « Il faudrait multiplier cinq années d’études, par 365 jours et trois quatre heures (rires) ». Cela fait 5 475 heures, soit environ sept mois et demi de jeu cumulés. « J’avoue que parfois je ne suis pas fier du temps que j’y consacre chaque jour. » Il nuance ce sentiment en disant que ces coupures dans un autre monde lui permettent de reconnecter avec des amis, « notamment pendant les confinements, où on se retrouvait régulièrement pour jouer ensemble malgré la distance ».

23 h 00

quentin, nuit de couture

La machine à coudre vrombit dans l’appartement. Quentin Pott, étudiant en troisième année pour son diplôme d’Arts et Métiers de la mode à Tours, apporte les dernières finitions à une des pièces de sa collection. L’étudiant de 22 ans est entré dans cette formation en septembre et a directement intégré la troisième année du cursus grâce à sa marque, Silly Collapse, qu’il a co-créée.

Le concept : une marque de vêtements éco-responsable qui utilise des matériaux recyclés. Passé par une Licence d’Anglais à Nantes, il quitte l’université pour se consacrer à la mode à plein temps. Après s’être réinstallé sur les bancs de l’école, dans un cadre plus pratique que théorique, il développe aujourd’hui sa marque au travers de son activité étudiante.

Ainsi, il consacre à son projet les ateliers de sa journée de cours de 8 heures à 17 heures. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de continuer à travailler chez lui, le soir venu. « En général je préfère travailler la nuit, explique Quentin et puis, les impératifs de la marque me prennent du temps que je n’ai pas forcément la journée. » Lorsqu’il rentre de l’université, il se réserve quelque trente petites minutes pour se détendre et manger un petit peu avant de se remettre au travail.

Les nuits de Quentin peuvent être assez courtes : il débute vers 18 heures et finit généralement vers minuit lorsqu’il est fatigué, sinon vers 2 heures ou 3 heures du matin. « Je fais souvent de la couture, c’est un travail assez calme et j’écoute des podcasts ou des livres audio pour accompagner le tout », raconte-t-il. Des nuits bien remplies que le jeune styliste semble quand même apprécier.

C’est une activité créative qui lui plaît et qu’il ne perçoit pas vraiment comme un travail. « J’essaie quand même de grapiller du temps de sommeil quand je peux », reconnaît Quentin. Si les nuits sont chargées, la vie étudiante l’est par conséquent beaucoup moins. Il sortait régulièrement comme beaucoup de ses amis de promo lorsqu’il était en Licence d’anglais, mais les études de mode et sa marque limitent sa vie sociale. Ce qui selon lui, est le cas de beaucoup de ses camarades. Nous le rencontrons une semaine où les nuits ont été particulièrement bien occupées comme souvent, mais cette fois, il s’agissait de la préparation de l’ouverture de son Pop-up store à Paris. Les nuits courtes de Quentin ont fini par payer.

1 h 00

urbex dans la nuit

Lampe au front, tout de noir vêtu, c’est le moment pour Thomas* et ses amis de commencer l’exploration nocturne. Maisons, usines, ou même avions abandonnés, cet étudiant de 22 ans est un habitué de l’urbex. Contraction de « urban » (urbain en français) et d’ « exploration », cette activité consiste à visiter des lieux abandonnés.

Mais n’est pas « urbexeur » qui veut : « Il faut respecter les règles d’or, ne rien casser, ne rien voler et ne rien laisser d’autre derrière soi que la trace de ses pas », explique Thomas. Tout a commencé en 2014. Thomas a alors 15 ans et découvre une maison abandonnée dans la forêt qu’il visite. Dans le même temps, il se passionne pour la photographie et l’histoire des lieux. Désormais en Master, il part à la recherche d’un nouvel endroit environ une fois par mois. Dernier en date en Touraine, un orphelinat. Mais c’est un château qui l’a le plus marqué : « C’est le plus bel urbex que j’ai fait de ma vie, car il y avait tout sur place : les tableaux, un billard, les bijoux de famille. Le lit était fait et la table était mise. »

La plupart du temps, Thomas préfère explorer le jour. Mais les photos de nuit sont plus belles et « les sensations sont différentes. La nuit fait ressortir le poids du passé », raconte-t-il. On peut aussi faire des rencontres insolites : « Une fois, il y avait d’autres urbexeurs qui se sont cachés en nous entendant. C’était une mauvaise idée, car on s’est mutuellement surpris en ouvrant une porte ce qui nous a tous fait crier de peur. »

La nuit, il explore entre 1 heure et 4 heures du matin, au moment où tout le monde dort. L’urbex reste illégal et dangereux. Les lieux laissés à l’abandon sont fragiles et surveillés : un plafond peut tomber, la police arriver. Ainsi, Thomas prend ses précautions pour évaluer les risques : « Je passe entre dix et vingt heures à enquêter sur les lieux avant de me rendre sur place. » Le rêve de Thomas est d’élargir son cercle de visites, d’explorer les ruines de l’ancienne République démocratique allemande (RDA).

*Les prénoms ont été modifiés.

1 h 15

collages féministes

Sur la place Jean-Jaurès à Tours, Violette* a prévu tout le matériel qu’il faut pour cette nuit : pinceaux, colle et lettres imprimées. Étudiante en psychologie au campus des Tanneurs le jour, Violette est aussi une « colleuse » la nuit. Au moins une fois par mois, elle colle des messages féministes dans les rues de Tours.

Cela lui permet de se réapproprier l’espace public : « C’est d’autant plus vrai que nous le faisons la nuit, c’est un moment de la journée où nous les femmes et minorités de genre, avons peur de sortir. C’est très symbolique. »

La jeune femme consacre une part importante de son temps libre au féminisme. Elle lit sur le sujet et s’occupe du compte Instagram Actions féministes Tours où elle poste les photos des collages et graffitis. « J’ai toujours été sensible aux discriminations. C’est à la fac que je suis passée de la théorie à la pratique. » En décembre 2019, elle participe au mouvement social contre la réforme des retraites et rencontre d’autres féministes dans son université. Elles forment alors un des premiers groupes de collages à Tours.

« Pendant les collages, il y a parfois des hommes qui nous insultent, font des réflexions, certains draguent et nous sifflent. » Coller sur des propriétés est illégal alors Violette prend des précautions. Elle rappelle qu’au-delà de l’illégalité, ce sont surtout les idées qui choquent : « Nous avions collé un slogan “révolution féministe” et c’est seulement le dernier mot qui a été enlevé. C’est arrivé deux fois. Cela montre que les gens n’ont aucun problème avec la notion de révolution, mais que c’est le féminisme qui les dérange. »

*Les prénoms ont été modifiés.


Textes : Marion Galard, Zoé Keunebroek, Célio Fioretti, journalistes en formation à l’EPJT
Photos : Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT, sauf photos Quentin et Urbex (Quentin Pott / DR)

Lutte contre le GHB : « Il fallait une campagne de prévention »

#EPJTMV Manon Rossignol, responsable de l’Association tourangelle des étudiants en droit (Ated) a organisé, fin 2021, une distribution de « capotes à verre ». Ces couvercles en silicone protègent les boissons, il est alors impossible d’y verser du GHB. Explication.

Comment vous est venue l’idée d’une distribution de « capotes à verre » ?

Dès le début de l’année scolaire 2021, nous avons vu de nombreux témoignages de personnes ayant été droguées (au GHB ou à d’autres substances) apparaître sur les réseaux. Le compte @girlssnightintours a été un de ceux qui nous ont alertés sur la situation. Il était donc essentiel de lancer une campagne de prévention pour que les étudiantes puissent passer leurs soirées en toute sécurité.

Cette opération a été financée par la mairie de Tours et l’Université. Comment cette collaboration s’est-elle déroulée ?

En tant qu’association affiliée à l’université de Tours, nous avons dû passer par le Service de Santé Universitaire (SSU) et la Feviosese (Fédération contre les violences sexuelles et sexistes). Cette dernière dispensait déjà des formations sur les réactions à adopter face à une victime et comment la conseiller. Mais les capotes à verre coûtent cher, dix euros les trois. Il fallait trouver un moyen de financer la campagne car il était inconcevable de faire payer les étudiantes pour leur sécurité. Et c’est le SSU qui a trouvé une solution en parlant de nous à la mairie.

La distribution a eu lieu lors d’un afterwork début décembre. S’est-elle bien déroulée ?

Oui, le bilan a été très positif. Nos adhérentes et les étudiantes ont été ravies de cette initiative. Les retours ont été très positifs. Nous avons acheté des capotes avec un trou qui laisse tout juste la place pour y introduire une paille. Disons qu’elles sont conçues pour s’adapter à toutes les boissons. La plupart des personnes étaient soulagées et rassurées de pouvoir avoir un couvercle pour protéger leur verre et se protéger d’éventuelles agressions en soirée.

Avez-vous d’autres projets prévus dans les prochains mois ?

Pour le moment, tout a été mis à l’arrêt à cause des mesures sanitaires. Mais nous cherchons à pérenniser des actions qui avaient déjà été mises en place dès septembre. Nous avons adopté le code « Angela » dans nos différents évènements. D’ailleurs, la suite des distributions a repris sur les campus le 20 janvier dernier.

Propos recueillis par Zoé Keunebroek, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

TMV du 26 janvier au 1er février 2022 (Spécial EPJT)

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2022/01/TMV_A_20220126_TMV_001_T_Q_0-web.pdf

Comme chaque année, tmv laisse les clés de la rédaction durant une semaine aux étudiants en journalisme de l’EPJT, à Tours. Rebelote en 2022 ! Cette fois, ils vous ont concocté un gros dossier sur la nuit et ces étudiant(e)s qui s’activent : qu’ils soient militants, travaillent, geekent ou explorent la nature. Pour le reste, on retrouve des sujets sur la lutte contre le GHB, la précarité étudiante, de la solidarité pour Haïti, ou encore nos rubriques habituelles, à la sauce EPJT !

Three more years !

À 79 ans, Joe Biden fête la fin de sa première année à la tête des États-Unis. Force est de constater que plus grand monde ne respecte l’aîné de la Maison-Blanche. Son infime majorité au Sénat l’a laissé tomber, mettant à l’eau une bonne partie des réformes qu’il voulait engager. Vladimir Poutine le titille en Ukraine et tente de le pousser à bout. Quand l’envie lui prend, le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un lance un ou deux missiles pour rappeler aux États-Unis qu’il existe.

Pire encore, un autre papy, connu pour sa chevelure orange, met déjà tout en place pour le flanquer à la porte lors de la prochaine présidentielle, en 2024.

Dur, hein ? En tout cas, nous, on préfère être peinards à boire un verre (d’eau, bien entendu) au bord de la Loire. Pourtant, Joe a l’air d’aimer ça. Il en a encore pour trois ans avec son mandat actuel, mais il compte bien en briguer un second et rester à la Maison-Blanche jusqu’en… 2028 !

On vous laisse faire le calcul pour l’âge du départ à la retraite. Les Américains, eux, commencent à trouver que la Maison Blanche sent un peu trop le vieux. Seulement 28 % des sondés souhaitent voir une nouvelle candidature Biden.

Léo Berry, journaliste en formation à l’EPJT

Des dons en partance pour Haïti grâce à des étudiantes tourangelles

#EPJTMV Depuis septembre, un groupe d’étudiantes œuvre pour l’association humanitaire Agir pour l’enfant. Une tombola destinée à récolter des fonds est actuellement en cours.

Les faits

Plus de 1 000 euros et autant de dons en nature. C’est ce qu’ont récolté sept étudiantes en Gestion à l’Université de Tours en faveur de l’association Agir pour l’enfant. C’est dans le cadre de leur projet d’étude, étalé sur toute l’année universitaire, que les étudiantes collaborent avec les bénévoles. « On voulait de l’humanitaire, aider les autres », explique Laury, en deuxième année et cheffe du projet.

La mission

Envoi de livres, manuels scolaires, produits d’hygiène ou encore jouets, Agir pour l’enfant œuvre en faveur des enfants haïtiens en détresse depuis 2001. L’argent récolté permet également de financer des services et infrastructures à destination directe des enfants dans le pays.

L’équipe des jeunes étudiantes a pour mission de gérer la communication de l’association sur les réseaux sociaux et d’augmenter sa visibilité auprès du public. Elles organisent également des opérations de collecte de dons.

Les actions

Après avoir réuni près de 100 kg de dons sur le campus des Deux-Lions, une cagnotte Leetchi* a été mise en ligne et comptabilise déjà 310 euros de dons. En décembre, des objets haïtiens ont été vendus sur le marché de Noël et un stand d’emballage de cadeaux a été installé dans une enseigne de jouets pour enfants. Une tombola, dont les étudiantes espèrent récolter 700 euros supplémentaires, est également en cours.

Les résultats du tirage seront révélés sur le compte Instagram de l’association (@_agirpourlenfant_) le 22 février prochain.

Le point de vue

« La situation sécuritaire en Haïti n’a pas permis d’envoyer du matériel ces deux dernières années », regrette Guy Brault, le président d’Agir pour l’enfant. Alors, depuis quelques mois et à l’approche du prochain envoi de ressources matérielles vers Haïti, prévu pour fin avril, les étudiantes multiplient les opérations de récolte, animées par la volonté de venir en aide.

Selon le président de l’association, ces aides bénéficient à plus de 1 000 enfants haïtiens. Jusqu’en avril, l’équipe d’étudiantes est mobilisée pour organiser des collectes, notamment dans les supermarchés ou les établissements scolaires.

Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT

* leetchi.com/c/agir-pour-lenfant

Croix de bois croix de fer, si je triche, je vais en enfer !

#EPJTMV Préremplir son brouillon, garder le portable à portée de main ou encore demander la réponse à son voisin… De manière organisée ou sur un élan soudain, les étudiant(e)s passent parfois au plan B : tricher.

Après les partiels, voilà la question qui fâche : vous avez triché ou pas ? « Oui, j’avoue, pendant les partiels, je me suis scotché une feuille de cours sur l’avant-bras. » Rien que ça. Mais si certains l’avouent à demi-mots, Max*, étudiant en première année de LLCER Anglais, n’y va pas par quatre chemins. « C’était facile : en remontant la manche de mon sweat, je pouvais voir mes notes », dit-il en mimant sa technique. Ce jour-là, devant les salles de classe du site universitaire des Tanneurs à Tours, tous les étudiants ont passé leurs examens. Et ils ont plein d’anecdotes à raconter.

« Attendez, vous n’avez pas remarqué au dernier partiel que tout le monde était sur son portable ? J’étais choquée…», lance Émilie, 19 ans, à ses deux camarades Ilhan et Sofiane. Il est devenu banal pour les étudiants d’apercevoir antisèches, portables et écouteurs sans fil dans les amphithéâtres les jours d’examens.

Mais bien évidemment, tous ne trichent pas gaillardement. Selon Max, environ 30 % d’entre eux ont triché à leur dernier partiel d’anglais. Un pourcentage qui paraît assez considérable mais qui passerait entre les mailles du filet. « Moi je pense que beaucoup de profs sont dans le déni ! », s’amuse Ilhan à ce propos.

De l’amphi au distanciel

Amory, étudiant en troisième année en science de gestion, assure que de sa L1 à sa L3, il n’a vu que trois personnes « se faire choper ». Certaines dispositions sont plus propices à la triche que d’autres. Pour Mounia, étudiante de 23 ans, c’est plus facile « en amphi » car l’espace est trop grand pour permettre aux professeurs de voir d’éventuelles filouteries. « J’ai demandé discrètement une réponse à ma voisine, le prof n’a rien vu. »

L’apparition du distanciel a également changé la donne. Là-dessus, les étudiants sont quasi unanimes : personne n’a échappé à la tentation de se servir de son cours, de ses camarades ou d’internet pour les examens en ligne. Nicolas, étudiant de 33 ans en master de psychologie, est lui plutôt réticent à la triche. Pourtant, cette fois-ci, il ne s’en est pas privé. Il récite même : « Tu mets ton partiel sur la page de gauche, ton cours en pdf sur la page de droite, CTRL F (raccourci qui permet de chercher un mot rapidement, NDLR), tu rentres tes mots clés et terminé ! Avec ça, de toutes les épreuves en distanciel, je n’en ai révisé aucune. »

Une question de connaissances ou de compétences ?

Récolter quelques points de plus aux partiels sans retenir tout par cœur, c’est la facilité. Encore faut-il aller au bout de sa démarche. Plusieurs étudiants ont témoigné avoir l’intention de tricher et ont finalement fait marche arrière pour diverses raisons (peur, flemme, connaissance du cours). Nicolas explique que tricher est d’abord une affaire personnelle. « Ce qui est intéressant à savoir, c’est comment la personne va vivre la triche et quelle image elle a d’elle- même par rapport à ça. » Pour l’étudiant en psychologie, le fait de tricher révèle finalement beaucoup de choses de soi.

Pas besoin de méditer très longtemps pour Victor, 21 ans, en troisième année de science de gestion : lui ne triche pas, il trie. Si la matière ne l’intéresse pas, il ne la révise pas et donc il peut tricher sans scrupules mais s’il l’apprécie, alors il préfère la réviser. Le but premier de l’école étant – rappelle-t-il – d’apprendre et d’acquérir des connaissances. Hugo, 22 ans et étudiant en anglais est d’ailleurs de cet avis : « Je trouve ça plus intéressant quand on est évalué sur nos compétences que sur nos connaissances ! »

Tricher, c’est même déjà adopter une posture professionnelle pour Nicolas. Il argumente : « Ton employeur ne va pas te demander de connaître tout un tas de théories par cœur. Par contre, il te demandera d’aller chercher l’info et, quand tu triches, notamment en distanciel, tu vas chercher l’info. » Si l’étudiant voit les aspects positifs de la triche, pas sûr que tout le monde – profs en tête – voit les choses… de la même manière !

* le nom a été modifié

Texte : Dorali Mensah et Prunelle Menu, journalistes en formation à l’EPJT

Crédit Photo : Charles Bury, journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (3/4)

#EPJTMV Un groupe d’amis, de l’amour, et une passion commune : la musique. Voilà la bonne recette pour ce troisième volet, où trois amis musiciens discutent et partagent leurs expériences sur le milieu dans lequel ils évoluent.

Épisode 3 – Faire l’amour en musique

Des regards qui se croisent dans un bar, une discussion, le cœur qui s’emballe et puis… Le lendemain, la cellule de crise peut débuter. Le burger et les frites sont disposés sur la table basse, à côté du thé et du café. Aymeric, étudiant musicien interprète, a convoqué Thibaud, son colocataire trompettiste, et leur amie Léa, flûtiste, pour débriefer de la nuit dernière. En couple depuis peu, Aymeric est embarrassé. Il décrit la situation de la veille :  « Je ne suis même pas foutu de tenir une relation de deux semaines. C’est un peu comme le “dry january” [mois sans alcool, NDLR], ça fait deux soirs que je me mets des caisses alors qu’on est le 14 janvier. » Thibaud et Léa l’écoutent calmement et lui donnent quelques conseils. « Même quand nos expériences ne se passent pas très bien, c’est cool d’en parler, résume Léa. Ça permet d’en rire et c’est libérateur. » 

Une passion commune

Tous les trois au Conservatoire de Tours, ils partagent ensemble la même passion pour la musique. Leur cercle d’amis s’étend au-delà de leurs formations respectives. Ils côtoient souvent d’autres musiciens lors d’orchestres, de stages ou de concerts. Ces moments passés ensemble les rapprochent. Des liens se font et se défont : « De l’extérieur, les gens doivent se dire que c’est le ‘’baisodrome’’  », plaisante Aymeric, en dévorant son burger. « Sur les 70 musiciens de notre orchestre, il y en a 20 ou 30 qui ont couché ensemble », ajoute Thibaud. 

En jouant ensemble régulièrement, des amitiés se créent et peuvent aboutir à d’autres formes de relations. Ces expériences s’immiscent jusque dans les groupes d’amis, au risque de faire quelques dégâts. « Avec mon ancienne copine, on était dans le même groupe de potes. On savait que l’on allait être amené à se revoir donc autant que ça se passe le mieux possible. On se dit bonjour, c’est poli, c’est correct », explique Thibaud. Dans cette situation, mettre de la distance a été la solution pour que le groupe reste stable. 

Mélodie et vie de couple

C’est d’ailleurs pour cela que Léa s’est inscrite en licence d’histoire en parallèle du conservatoire. « Être tout le temps entre musiciens c’est bien, mais par moment ça peut être un peu lourd », confie-t-elle, thé à la main. Elle a l’impression de s’être enfermée dans un microcosme et peine à rencontrer de nouvelles personnes. De son côté, Thibaud estime qu’il est difficile d’être dans une relation avec un(e) musicien(ne) : « Les deux filles avec qui je suis sorti avaient envie de gravir les échelons pour évoluer, alors que moi je veux faire de la musique pour me faire kiffer, explique-t-il. Du coup, on s’engueulait sur le point commun que l’on avait. » Aujourd’hui célibataire, Thibaud a pris du recul sur ses relations passées et souhaite trouver le bon rythme entre sa passion omniprésente et sa vie de couple : « Il faut avoir une ouverture, car si tu parles uniquement de musique, tu exploses. » Les heures défilent, les sujets aussi. Aymeric raconte son coming out, Léa parle de sa rupture… Le café est maintenant froid. La cellule de crise s’achève, en musique.

Sarah Chevalier et Lilian Ripert, avec l’aide précieuse de Dorali Mensah

Illustration :  Coline Poiret et Lady M

 

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Paula : « SANS REPÈRES, MAIS BIEN ENTOURÉE »

#EPJTMV [4/4] Munie de son français qu’elle parle depuis son plus jeune âge, Paula Georgeș (20 ans) est désormais seule à plus de 2 000 kilomètres de sa famille. Prête à faire de la vie tourangelle son quotidien, elle compte bien profiter un maximum de ses cinq prochains mois en France. Rencontre avec un étudiant international – épisode 4.

Pour son tout premier voyage en solitaire loin de sa famille, Paula a choisi la ville de Tours comme lieu de résidence pour ses cinq prochains mois à l’université. À 20 ans, la jeune Roumaine née à Bistrița porte un grand intérêt pour la langue de Molière. Les cours de français renforcé n’ont donc pas fait peur à la lycéenne qu’elle était.

SANS REPÈRES

Le parcours de l’étudiante ne s’arrête pas là. Elle a poursuivi ses études à l’université BABȘ-BOLYAI de Cluj-Napoca intégrant une licence en Langues étrangères appliquées (LEA) français/anglais.

À la rentrée 2021, elle a même choisi de suivre des cours d’espagnol, une quatrième langue dans son escarcelle. À Tours, elle suit les cours de français pour les étudiants d’échanges, des cours d’anglais dispensés aux deuxième année de licence et des cours d’espagnol pour débutants.

Arrivée en France le 7 janvier avec un niveau C1 (utilisateur expérimenté selon Le cadre européen de référence pour les langues, NDLR), interroger les passants ne fut pas compliqué pour Paula. « Le plus difficile a été de m’orienter dans la ville », confie l’étudiante. Sans repères dans une agglomération qui compte plus de 360 000 habitants, dénicher la résidence Crous du site des Tanneurs n’a pas été une mince affaire. Le tout pour se retrouver finalement « dans une chambre vide où il n’y avait rien de familier », se désole-t-elle.

Paula n’a cependant pas baissé les bras. Elle nous explique : « Les premiers jours, une étudiante marocaine m’a indiqué les nombreux points importants de la ville. » Récemment, elle a tissé des liens amicaux avec d’autres étudiants internationaux, « une Taïwanaise et une Italienne avec qui je suis désormais amie ». Il s’agit évidemment de contacts qui sont nécessaires pour prendre ses marques dans un pays étranger. « Petit à petit, je vais m’accommoder », dit-elle en souriant.

UNE PLACE QUI VAUT CHER

Paula a commencé ses études supérieures il y a maintenant deux ans et demi. Elle n’avait pas encore pu fréquenter les bancs de son université de CLUJ, car la pandémie l’avait forcée à suivre ses cours en distanciel. Une monotonie qu’elle peut enfin briser en France grâce au présentiel. 

« C’est un avantage d’être présente en classe et je trouve ça plus intéressant. » Une place à l’université de Tours qui vaut cher puisqu’à sa connaissance, Paula qui est étudiante boursière Erasmus, est la seule Roumaine sur le campus. Sans cette aide précieuse, il aurait été très difficile pour Paula de venir à Tours, car ses parents n’auraient pas pu financer l’ensemble des coûts du voyage. « La ville de Tours n’est pas aussi petite que je le pensais et l’on peut facilement s’y déplacer. En plus, j’ai l’impression d’être dans les films français que je voyais en Roumanie. »

L’étudiante roumaine doit également s’adapter au système français : « J’attends toujours pour avoir un compte bancaire, pour m’inscrire à la CAF mais j’ai réussi à obtenir mon abonnement Fil Bleu. » Côté gastronomie, Paula reste sur sa faim : « La nourriture est bonne ici, mais je ne trouve pas tous les ingrédients de la cuisine roumaine et je dois donc m’adapter. » Il faut également savoir que le coût de la vie en France n’est pas le même qu’en Roumanie : un euro correspond à cinq lei roumains.

VOYAGE, VOYAGE

Outre les études, l’objectif de Paula est de revoir ses amies roumaines (elles sont six). Si elle a déjà visité Paris et les châteaux de Bois et de Chambord, elle compte bien organiser des voyages de groupe avec les autres étudiants internationaux avec qui elle s’entend très bien.

« Il y a des étudiants de plusieurs pays et même de plusieurs continents ce qui est très intéressant pour échanger nos cultures. » Paula porte une grande importance à sa capacité de pouvoir « aider les gens et contribuer au bien être de la société », des valeurs qu’elle souhaiterait peut-être mettre à profit par la suite à travers le métier d’interprète.

Billet spécial sur le Centre universitaire d’enseignement du Français pour étudiants étrangers

Service commun de l’université de Tours en liaison avec la direction des relations internationale, le CUEFEE est une structure qui accueille de nombreux étudiants internationaux sur le site universitaire des Tanneurs. Cette année encore, « ils sont environ 150 étudiants venus des quatre coins du monde avec un niveau de français qui varie du niveau A2 à C1 », indique Christian Gaujac Directeur du CUEFEE.

Au-delà de l’objectif scolaire, les étudiants peuvent  également participer à la vie sociale française par l’intermédiaire des activités proposées par le Service universitaire des activités physiques et sportive (SUAPS), le Passeport culturel étudiant (PCE) ou l’association Erasmus Student Network (ESN).

Texte : Florian Wozniak, journaliste en formation à l'EPJT

Crédit photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l'EPJT

Sapologie étudiante : quand la mode court les facs

#EPJTMV Dans les couloirs de l’université, les vêtements ont une place à part. Des Tanneurs à l’IUT de Tours, des étudiant(e)s expliquent et décrivent leur rapport à la mode.

Ainsley et Inès – L’expression de soi

 

À l’IUT de Tours, Ainsley et Inès expliquent que leur rapport au vêtement est lié à l’expression de leur personnalité. « J’ai toujours été contre les uniformes à l’école, parce que ça ne permet pas de montrer comment on est chacun », raconte Ainsley. Son amie Inès partage son point de vue : « Le style, c’est unique. Ça nous représente nous et comment on se sent dans notre peau. »

En plus de l’exprimer, s’habiller peut permettre de mieux assumer sa personnalité. « Je m’habille vraiment pour moi. À la période collège/lycée c’était plutôt pour les autres, mais à partir de la terminale, j’ai décidé de vraiment m’assumer », poursuit Inès. Se sentir confortable, c’est aussi ce qui compte. Le regard des autres – les copains mais aussi les parents – « maintenant, on s’en fiche un peu », assume Ainsley.

Enola – Fidèle à ses envies

Lingerie versus jogging, tous les habits sont bons pour se sentir le plus à son aise. « C’est marrant comme on est toutes les trois différentes », s’amuse Aurélie entourée de ses deux amies à la sortie de leur cours aux Tanneurs. « Mon style n’a pas vraiment de sens, lance Enola. Quand j’aime un truc je l’achète, et je fais en sorte que ça fonctionne », confie-t-elle.

« Ambivalent », c’est ce qu’elle choisit pour définir son style en un mot. Pour le choix du style, c’est au petit matin que tout se joue : « Parfois, je me réveille, j’ai envie d’impressionner les gens et de me sentir au top. » L’humeur du jour façonne aussi l’outfit du jour. « Ça va dépendre de mes envies », glisse Flavie. « J’essaye de toujours bien m’habiller quand il y a des circonstances particulières », renchérit Aurélie.

Alice et Faustine – Façon friperie

« Ça fait trois jours que tu t’habilles de la même façon ! », ricane Faustine s’adressant à Alice, son amie. Les deux étudiantes en deuxième année de psychologie partagent le même goût pour le vêtement acheté en friperie, la petite pépite dénichée en ressourcerie ! « Je chine plein de trucs un peu partout », explique Faustine. Récupérer, recycler, troquer, c’est un esprit bien éloigné de celui du neuf plastifié et emballé de la fast fashion.

« Quand je choppe un vêtement, qu’il vienne de fripe, des parents ou d’ailleurs, j’ai l’impression  que ça a une âme… c’est chaleureux », précise Alice. « J’aime bien le côté usé, je trouve ça plus doux, moins rigide », ajoute son amie. Les vêtements ont une histoire qui peut être continuellement réinventée. « Mon voisin, c’est un papy qui jette plein de fringues que je récupère dans la poubelle. Et il met des trucs cools ! Je ne l’ai encore jamais croisé avec un truc à lui sur moi…», s’amuse Faustine. 

Antoine – Esprit libre

En première année de licence d’histoire, Antoine est lui aussi un adepte des friperies. « Ça fait cinq ans que je n’achète rien en magasin. Je ne trouvais pas ma taille, et je n’aimais pas ce qu’ils vendaient. »

Quand il fait ses achats, il ne réfléchit pas trop. Il bricole, mélange, adapte des pantalons trop larges à sa taille. « Je m’habille comme je l’entends. J’essaie de tout mélanger, explique le jeune homme de 18 ans. Je ne cherche pas quelque chose de précis, je sélectionne ce dont j’ai envie. » Dans son placard rempli de vêtements, il affectionne particulièrement un pantalon de costume et sa chemise noir, son ensemble préféré.

Texte : Dorali Mensah et Lilian Ripert,  journalistes en formation à l’EPJT.

Photos : Charles-Edouard Bury,  journaliste en formation à l’EPJT.

Les remèdes de lendemains de soirée : à consommer sans modération

#EPJTMV Place Plumereau et ses pintes à moins de quatre euros en happy hour… Je ne vous fais pas de dessin, vous savez comment ça va finir. À l’occasion du numéro de tmv spécial vie étudiante (rendez-vous le 26 janvier !), on pouvait difficilement faire l’impasse sur les lendemains de soirées difficiles. Petit guide de survie pour tenter de vous remettre sur pied (on a bien dit tenter).

Boire de l’eau 

Oui, l’eau, ce liquide transparent et inodore qui a disparu de votre corps depuis quelques heures.  Si vous êtes assez malins, vous avez laissé une bouteille d’eau au pied de votre lit. Mais on suppose que vous aviez aussi promis d’alterner un verre d’eau et un verre d’alcool. Pourtant, malgré votre bonne volonté, au réveil, aucune goutte d’eau n’a touché vos lèvres depuis de longues heures. Réunissez-le peu de force qu’il vous reste et rampez jusqu’au point d’eau le plus proche. 

Laver ses pêchés

C’est bien joli de tenter de revenir à la vie en buvant un litre d’eau, mais la mission est un peu plus compliquée que ça. C’est comme la vieille plante qui traîne au fond de votre salon. Oui, vous avez oublié de l’arroser pendant deux mois et non, la plonger dans votre baignoire ne lui donnera pas sa vigueur d’antan.

Trêve de blabla, on passe à l’action. Si vous avez passé la nuit dans les bras de Morphée (ou d’un.e inconnu.e) habillé et non démaquillé, il faut agir vite. Vous sentez probablement la transpiration et on a surement dû vous renverser de l’alcool dessus. Restez donc sous l’eau le plus longtemps possible. Ce moment sera également l’occasion de faire un point sur la soirée de la veille. À vos risques et périls. 

Au jogging, la patrie reconnaissante  

Vous venez de passer 30 minutes sous la douche en espérant que tout aille mieux en sortant. C’est raté mais on salue ce bel effort. On vous aurait bien dit d’enfiler vos baskets et de partir pour quelques kilomètres sur les bords de Loire mais on ne croit pas assez en vous. Pour arpenter les bars il y a du monde ; pour aller courir en gueule de bois… eh bien il n’y a plus personne !

Au point où vous en êtes, enfilez votre jogging troué et le premier t-shirt qui vous tombe sous la main. Si votre état est si critique que vous voyez la fin arriver, ajoutez un sweat, un pull, un gilet ou un coupe vent. Ça ne réglera en aucun cas le problème, mais vous serez au chaud. 

Un petit roupillon pour être en forme

Vous vous êtes déhanchés sur le dance floor jusqu’à ce que vos pieds vous brûlent. Vous avez nagé toute la soirée dans un épais brouillard de fumée de cigarette et de chicha. Et les enceintes de la veille vous ont rendu sourd. Il est désormais temps de dire stop. Votre vision trouble et le tremblement de tous les membres de votre corps sont les signes qu’il est l’heure de mettre la machine en pause.

Vous pensez cependant que votre pseudo nuit de 7 h à 1 h du matin a été réparatrice ? FAUX : vous n’êtes pas plus forts que les autres et la seule chose à laquelle pense actuellement votre foie, c’est de pouvoir enfin se reposer jusqu’à ce qu’un nouveau combat approche. Alors fermez les volets et fuyez le bruit, la nuit porte conseil.

Inégalités face à l’alcool, les injustices de ce monde

Eh oui, comme à l’école, il y a les bons et les mauvais élèves. Encore une fois, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne en ce qui concerne les chances de réussir. La faute à qui cette fois-ci ? Difficile de dire si vous êtes l’unique fautif ou si vous devez rejeter la faute à vos parents.

En effet, face à l’alcool nous sommes tous inégaux (encore une fois oui). Désolé mesdames, mais de nombreux facteurs physiologiques vous rendent moins efficaces que vos homologues à barbe pour éliminer l’alcool de votre organisme. Par exemple, vous possédez une quantité d’eau environ 5 % inférieure à celle des hommes.

Ces inégalités ne s’arrêtent pas là : le corps de la femme possède une quantité de tissus adipeux (réserve de graisse) plus importante ce qui ne favorise pas  non plus l’élimination de l’alcool. Alors OUI messieurs, votre corps combat mieux l’alcool que celui de ces dames. Mais NON cela ne veut pas dire qu’il faut consommer plus qu’elle sous prétexte que vous êtes les plus résistants.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Si vous ne savez toujours pas comment éviter la gueule de bois (ou la veisalgie comme la nomment amis scientifiques) voici quelques conseils pour vous préparer : 

  • 1 verre d’eau = 1 verre d’alcool. Cette formule magique qui ressemble à une équation de chimie de première S est cependant un bon moyen de limiter la frénésie. Attention, nous déconseillons de mélanger les deux liquides auquel cas vous pourriez être déçu.
  • Si votre grand-père vous a toujours dit « un petit veau qui tête bien n’a pas besoin de manger », figurez-vous que cela reste à prouver. Ne lésinez pas sur la nourriture ce qui vous permettra bien entendu d’éponger.
  • Mélanger ? Mais pour quoi faire ? S’il y a bien une chose dont on est sûr, c’est comme la dit Collette :  « Il est bon de traiter l’amitié comme les vins et de se méfier des mélanges.» Vous risqueriez de vous créer des problèmes.

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.  À consommer avec modération. 

Texte : Sarah Chevalier et Florian Wozniak, journalistes en formation à l’EPJT

Crédits photos :  Lilian Ripert, journaliste en formation à l’EPJT

 

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Sayyora : « Ce qui m’attire en France, c’est la nature »

#EPJTMV [3/4] Originaire d’Ouzbékistan, Sayyora Umarova a découvert la Ville de Tours il y a moins d’un mois. L’étudiante âgée de 52 ans a pu partir en Erasmus et entame un semestre à l’université avant d’obtenir son doctorat. Rencontre avec une étudiante internationale – épisode 3.

Telle mère, telle fille. Depuis l’âge de 20 ans, Sayyora Umarova s’engage dans la voie de l’enseignement du français en Ouzbékistan, comme sa mère avant elle. Cela fait trente ans qu’elle exerce ce métier dans son pays. « Le français est presque ma deuxième langue maternelle », dit-elle avec émotion. Sayyora est également l’une des conceptrices des manuels de français locaux dédiés aux primaires et aux secondaires. Depuis le début des années 2000, elle bénéficie même de l’appui de l’Académie française qui s’est engagée dans le développement de la langue française dans ce pays d’Asie centrale.

A présent, elle a repris les bancs de l’école à l’Université nationale d’Ouzbékistan, à Tachkent. Celle-ci propose des partenariats avec l’université de Tours depuis 2018. L’occasion rêvée pour Sayyora de retourner en France, pour la sixième fois.

« Il y a beaucoup de papiers, trop »

Après Paris, Montpellier, Nantes et Saint-Germain-en-Laye, Sayyora est arrivée à Tours le 9 janvier 2022. « Ce qui m’attire dans ce pays, c’est la nature, les fleurs, les espaces et les gens aussi. » L’une des choses qui l’a le plus impressionné, à son arrivée, est la largeur de la Loire. En somme, le paysage et le climat tourangeaux sont bien différents de ceux qu’elle connaît, en Ouzbékistan :

Mais loin d’une image bucolique de la France, Sayyora a déchanté face à l’afflux de papiers administratifs à gérer. « Il y a beaucoup de papiers, trop. Le plus dur pour nous, les étudiants étrangers, c’est d’ouvrir un compte bancaire. On nous demande de remplir de nombreux formulaires, comme des justificatifs de paiement d’électricité ou de gaz : à quoi bon pour nous ? »

En recherche d’une colocation

Inondée par ces complications administratives, elle trouve néanmoins du soutien auprès de ses proches. En effet, Sayyora n’a pas fait le voyage seule. Accompagnée de Madina Irgaseva, étudiante ouzbek de 20 ans, elle s’est installée dans la résidence universitaire Saint-Symphorien de Tours. Sayyora est comme une mère pour Madina, qu’elle appelle « mon étudiante ». Au Crous, elles ont déjà pu faire quelques rencontres :

Mais si l’ambiance jusqu’ici est plutôt bonne, la jeune femme souhaite élire domicile ailleurs. « Nous payons 255 € de loyer par mois chacune, c’est un peu cher. Alors nous recherchons un studio en colocation », précise-elle. Pour vivre plus confortablement, Sayyora aimerait également donner des cours de russe, la langue que parlait son père. Elle sait qu’elle retournera en Ouzbékistan fin juin et veut s’organiser jusque-là.

Au moment où on l’a laissé, Sayyora allait faire une visite de Tours, accompagnée par Michelle Bouyssou, l’une de ses amies françaises. Elle lui avait fait découvrir l’Ouzbékistan quand la Française s’était rendue à Tachkent. Son amie voulait donc lui rendre la pareille en lui faisant découvrir la cité tourangelle.

Texte : Prunelle Menu, journaliste en formation à l’EPJT

Crédit Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (2/4)

#EPJTMV L’arrivée en études supérieures entraîne de nombreux changements. Entre attentes et envies, déceptions et inquiétudes… Ce deuxième volet parcourt les réflexions de quatre étudiantes fraîchement débarquées du lycée.

Épisode 2 : à la recherche de soi 

« Avant d’être avec mon copain, je voulais absolument trouver quelqu’un », avoue Elyse, en première année à l’IUT de Tours. Pour les étudiant(e)s, les relations amoureuses peuvent être synonyme de pression. Cela peut commencer dès le lycée où l’envie d’être en couple, d’avoir des relations sexuelles ou d’expérimenter de nouvelles choses devient grandissante. Depuis qu’elle a commencé ses études supérieures et qu’elle est majeure, Elyse se trouve plus mature. Elle se souvient avec autodérision de sa course effrénée à la recherche de l’amour. Maintenant qu’elle détient « le Grâal », il lui arrive de s’imaginer célibataire : « Parfois, je me dis que ça serait bien d’être seule pour sortir, rencontrer des nouvelles personnes », exprime-t-elle en riant. 

Recoller les morceaux

À côté d’Elyse, son amie Juliette a le visage fermé, le regard fuyant. Elle fait mine de fixer  un des bâtiments de l’IUT. La jeune étudiante semble sûre d’elle quand elle dit avoir tiré un trait sur les relations amoureuses. « Je suis toute seule et je ne veux personne. Pas de mecs, ni de meufs d’ailleurs. » Après une histoire qui s’est « mal terminée », Juliette s’est forgée une carapace. « Si des mecs viennent me parler sur Instagram, je ne réponds pas ou après  quelques messages, j’arrête, explique-t-elle. En soirée, j’ai déjà eu quelques contacts avec des mecs mais ça ne va pas plus loin. Si je sens que je vais m’attacher, j’arrête. » Juliette ne se confie à personne sur ses relations et sur ce qu’elle ressent. Elle n’y arrive pas. Pour extérioriser, elle préfère écrire : « J’aimerais bien parler à quelqu’un d‘autre que mes notes de téléphone », ironise-t-elle. 

À l’autre bout du campus, Axelle explique qu’elle n’a jamais eu de relation. L’étudiante de 21 ans confie que les remarques liées à son célibat peuvent être pesantes. De nature introvertie, elle a déjà envisagé de s’inscrire sur des applications de rencontres, avant d’y renoncer. « La première rencontre après avoir parlé en ligne serait encore plus angoissante pour moi », assure-t-elle. S’épanouir dans le célibat, se défaire de ses craintes ou rechercher l’amour… Il n’est pas toujours évident de savoir ce qui est bon pour soi.

« Je vais d’abord gérer mes problèmes »

De son côté, Héloïse, en première année de DUT, sait ce qu’elle veut. En relation quelques semaines au début de l’année universitaire, elle s’est séparée de son copain récemment : « Il a embrassé une autre personne. Certains disent que ce n’est pas tromper, mais pour moi si. » Affectée par cette rupture, elle se remémore ses relations passées et ne se ment pas à elle-même : « J’ai déjà fait du mal moi aussi. » Aujourd’hui, elle est consciente qu’elle doit prendre du temps pour se reconstruire. « Me remettre avec quelqu’un est inenvisageable. Je vais d’abord gérer mes problèmes, mes traumas avant de me lancer dans une nouvelle relation, analyse-t-elle. J’ai l’impression que tous mes partenaires ont essayé de les régler mais ça ne fonctionne pas. »

*Le prénom a été changé.

Sarah Chevalier et Lilian Ripert, avec l’aide précieuse de Dorali Mensah

Illustration : Lady M

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours. Abdallah : « La Ville de Tours, moi je l’aime beaucoup »

#EPJTMV [2/4] À 27 ans, le jeune étudiant tchadien arrivé en septembre 2020 sur le territoire français s’épanouit pleinement en Touraine. Nous sommes allés à sa rencontre pour échanger sur son intégration dans notre région. Rencontre avec un étudiant international – épisode 2.

Titulaire d’une Licence d’Histoire obtenue à l’université Adam Barka d’Abéché (Tchad) et en pleine rédaction d’un mémoire sur les relations franco-tchadiennes dans le domaine militaire, Abdallah Moussa Atitallah n’a pas hésité à quitter son pays natal pour s’envoler vers la France. Né en 1995 à Abéché, au Tchad, ce n’est qu’à 24 ans que le jeune Abdallah s’est installé en Touraine. Arrivé visa en poche, le 4 septembre 2020, en pleine pandémie de Covid-19, la mission s’annonçait périlleuse.

Premières semaines compliquées

Installé à la résidence du Crous de Grandmont, il rejoint dès la rentrée le Master de recherche en Histoire de la faculté d’Arts et Sciences Humaines des Tanneurs. « Le choix de venir étudier en France me semble tout à fait normal, nous explique Abdallah. Le français a une place prépondérante au Tchad et nous avons de nombreux accords et traités qui lient nos deux pays. »

Mais les premières semaines se sont vite compliquées pour l’étudiant. Malade, il est rapidement pris en charge par l’Institut régional pour la santé (IRSA) et le Centre de lutte anti-tuberculose (CLAT 37) avant d’être hospitalisé pendant un mois à l’hôpital Bretonneau.

Soutien étudiant

Face au pays champion des démarches administratives, Abdallah a réussi à s’en sortir. « Je suis quelqu’un de rationnel, qui aime discuter. Je suis venu d’un monde différent, avec une autre culture, mais je ne pouvais pas l’imposer aux Tourangeaux. » Grâce à cela, il s’est fait sa place auprès de ses pairs. Ses camarades l’ont rapidement aidé dans ses démarches avec la Faculté Arts et Sciences Humaines. Une université qui n’a plus de secret pour lui :

La technologie présente en France contraste avec les moyens plus limités dont il bénéficiait au Tchad. Les autres élèves ont également conseillé Abdallah afin qu’il soit affilié à la sécurité sociale et qu’il adhère à une complémentaire santé. S’il mentionne « une société qui ne [le] reconnaissait pas au départ », Abdallah se sent désormais pleinement intégré malgré les obstacles qui se sont dressés sur son chemin. Il peut également compter sur le soutien des étudiants et professeurs tchadiens avec qui il garde de très bons contacts.

Visa et titre de séjour

« Mon ambition finale, c’est d’être une personnalité de renommée à l’international. J’accorde également de l’importance au métier d’enseignant. La meilleure des choses, c’est de partager notre savoir et ce que chacun a d’unique. » Sa volonté d’échanger des connaissances et de rencontrer de nouvelles personnalités l’ont ainsi amené jusqu’en France : « Depuis toujours, mon ambition personnelle était de partir à l’étranger. »

Le Tchad bénéficiant de relations étroites avec la France, Abdallah n’a pas eu de difficultés à postuler dans les universités françaises via la plateforme Campus France. Il explique cependant qu’il n’a obtenu aucune aide financière, exceptée celle de sa famille. Contrairement à d’autres étudiants africains, comme ses amis gabonais qui bénéficient de bourses à l’intention de jeunes étrangers.

Titulaire d’un visa d’un an obtenu à l’automne 2020, Abdallah a renouvelé ce dernier afin de continuer ses études, son Master d’Histoire en poche. Une fois qu’il sera sur le marché du travail, il devra cependant faire une demande de titre de séjour afin de s’installer et de trouver un emploi sur le territoire français. Peu importe la prochaine destination qu’il choisira, Abdallah gardera toujours un très bon souvenir de  son passage en Touraine :

Texte : Florian Wozniak / journaliste en formation à l’EPJT

Crédit photo : Charles Bury / journaliste en formation à l’EPJT

WEB-SÉRIE – Mes amis, mes amours, mes études (1/4)

#EPJTMV Célibataires ou en couple, satisfaits ou égarés, amoureux ou déçus… Des étudiant(e)s se livrent sur leurs relations amoureuses. Ils et elles partagent leurs réflexions et anecdotes autour de ce sujet omniprésent dans leurs discussions. Découvrez cette web-série en quatre volets

Épisode 1 : Chloé, Leïla et Lila se questionnent.

« Je n’ai pas eu beaucoup de relations », plaisante Chloé, sur la terrasse de la fac des Tanneurs. Pendant qu’elle roule une cigarette, Leïla et Lila tentent de la surprendre, arrivant derrière elle en riant. Ses deux amies prennent la conversation en cours de route. « Ah c’est drôle, on était justement en train d’en parler sur le chemin ! », s’amuse Leïla. Les trois copines ont la vingtaine et font les mêmes études depuis deux ans. L’amour rythme leurs discussions. 

Leurs relations et leurs sexualités ne sont pas des tabous entre elles : « Ça ne fait que deux ans que l’on  se connaît et on en parle beaucoup, s’enthousiasme Lila, en regardant ses amies. Vous en savez plus que toutes mes autres potes. » Chloé acquiesce et ajoute : « Je pars du principe qu’il n’y pas de gêne. C’est quelque chose dont on doit parler. » Mais en famille, elles abordent peu ces sujets. C’est en se retrouvant qu’elles partagent leurs expériences et réfléchissent ensemble.

« Je ne prends pas les humains pour des chaussettes»

Contrairement à Chloé, Leïla et Lila sont plus ou moins engagées dans une relation. La première peine à décrire ce qu’elle vit depuis un an : « Si on me demande, je dis que c’est un plan cul mais en réalité ce n’est pas ça. C’est un ami que je valorise, que j’affectionne. » Leïla n’envisage pas de fréquenter quelqu’un sans lien ou proximité. « Je ne prends pas les humains pour des chaussettes. » C’est la première fois qu’elle expérimente ce genre de relation et pour elle, la communication est indispensable. «  C’est important de régulièrement mettre à jour les termes du contrat avec son partenaire », dit-elle en riant.

De son côté, Lila est en couple depuis sept mois. Avant de rencontrer son copain, elle est restée célibataire un an : « J’ai enchaîné les longues relations depuis le lycée. Ça m’a fait du bien de me retrouver seule », précise-t-elle. « Moi c’est tout l’opposé », rétorque Chloé. Très bien toute seule, elle ne recherche rien en particulier.

Pression amoureuse

Et pourtant, Chloé ressent de temps en temps une pression vis-à-vis de sa vie sentimentale. « Je me sens bien toute seule, mais parfois j’ai l’impression d’avoir besoin de quelqu’un… » Rare célibataire parmi ses amis, ce stress n’est pas évident à gérer. Leïla s’est quant à elle libérée du regard des autres. « Avec l’arrivée de la sexualité au lycée, j’ai ressenti une certaine pression à être en couple. À force, j’ai compris que ça ne me ressemblait pas de chercher quelqu’un. C’est comme si on avait envie de consommer de l’affection ! » 

Les trois amies reviennent sur leurs diverses expériences : elles ont grandi et la perception de leurs relations a évolué. Aujourd’hui, elles souhaitent garder leur indépendance. « Avec mon premier copain, on habitait ensemble et ça ne s’est pas très bien terminé », confie Lila. Elle souhaite maintenant vivre seule et voir son partenaire quand elle le désire. Soucieuse d’avoir du temps pour elle, Leïla conclut : « Si j’habite avec quelqu’un un jour, j’aimerais avoir ma propre chambre . »

Texte : Sarah Chevalier et Lilian Ripert, journalistes en formation à l’EPJT

Illustration : Coline Poiret et Lady M

 

Rencontre avec les étudiants internationaux à Tours – Lorenzo : « Ça passe ou ça casse »

#EPJTMV [1/4] Il parle anglais, français, créole haïtien et espagnol. Autant dire que Lorenzo Kavens Colin est un amoureux des langues. Né d’un père canadien et d’une mère haïtienne, l’étudiant de 21 ans a trouvé sa place dans la Ville de Tours, depuis son arrivée en 2020. Rencontre avec un étudiant international – épisode 1.

 

Regard rieur, tempérament insouciant et particulièrement éloquent, Lorenzo Kavens Colin n’a pas froid aux yeux. En troisième année, il suit une double licence de droit et de langues étrangères appliquées (LEA) et parle quotidiennement l’anglais à l’université. C’est ce goût pour l’étranger qui l’a poussé à quitter son pays d’origine, Haïti, en 2019.

Des anecdotes plein le sac

Lorenzo pose ses valises à Tours en août 2020 avec une idée en tête : se lancer dans le commerce international. « Je me dis toujours : ça passe ou ça casse. » Et justement, cette rentrée scolaire est restée gravée dans sa mémoire comme la fois où ce n’est pas passé :

Depuis, Lorenzo a pris ses marques à Tours. « Je suis déjà en troisième année, j’ai trop le seum (grande déception, NDLR) », lâche celui qui s’est laissé déborder par le temps et les « soirées entre potes ».

L’étudiant ne chôme pas. Pendant les vacances, il trouve toujours un job étudiant. « Quand il faut être sérieux, Lorenzo sait l’être. Et quand il faut rigoler, il sait aussi profiter », raconte son ami Adja Ba, qui l’a rencontré lors d’un contrat saisonnier au Burger King de Joué-lès-Tours. « C’est quelqu’un de simple qui ne se prend pas la tête », ajoute-t-elle.

En effet, la philosophie de Lorenzo peut se résumer ainsi :

Un grand orateur avide de connaissances

Après une première année en LEA à Strasbourg, Lorenzo est resté sur sa faim. Pendant le confinement, il s’est découvert un nouvel intérêt : « Je me suis pris d’amour pour le droit », déclare-t-il. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a rejoint la ville tourangelle dont l’université dispensait la double licence droit et LEA.

Avide de connaissances et jeune homme ambitieux, Lorenzo ne dirait pas non à une carrière politique. Un homme, récemment, l’a « captivé » : Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. « Il est comme un modèle pour moi, confesse Lorenzo. J’ai vu qu’il avait fait des études de droit et de sciences politiques… », s’interrompt-il en suggérant que c’est lui qui l’a inspiré dans son orientation.

Ce qu’aime Lorenzo, avant tout, c’est l’échange et l’art oratoire. Vice-secrétaire et membre actif de l’association Munto, il participe aux débats en anglais organisés par le collectif étudiant. En Haïti, il faisait déjà partie d’un groupe de débat nommé Fokal. Habitué à se prêter à l’exercice, il a même gagné le tournoi régional de débat à Jacmel, en Haïti, en avril 2018.

Le regard tourné vers l’international

Ces expériences l’ont amené, petit à petit, à vouloir travailler au contact de l’humain. « Avant, je voulais être psychologue parce que j’aime aider les gens. Mais ça ne me suffisait pas et sans passion, je n’aurais pas été un bon psychologue » Aujourd’hui, Lorenzo voit les choses en plus grand. Passionné par les sujets juridiques et internationaux, il rêve de travailler à l’ONU.

Insatiable voyageur, il aimerait continuer son voyage à travers le monde l’année prochaine. Pour choisir sa destination, il a sa méthode bien à lui : le quadrilingue ne choisit pas en fonction d’un territoire mais en fonction d’une langue à perfectionner. Cap sur un pays anglophone ou hispanophone.

Texte : Prunelle Menu, journaliste en formation à l’EPJT

Crédit Photo : Julie Cedo, journaliste en formation à l’EPJT

Justine Dubourg, cheffe d’entreprise engagée et présidente de Touraine Women

#VisMaVille Justine Dubourg est consultante en stratégie d’entreprise. Avec son incubateur d’entreprises José.e, elle aide les projets positifs et les femmes à émerger dans l’économie tourangelle.

La jeune cheffe d’entreprise reçoit dans un lieu à son image : moderne et chaleureux. Dans les salles de réunion de l’Étape 84, l’auberge de jeunesse new style de l’avenue Grammont de Tours ou bien au café Concer’thé près de la gare, elle aime donner rendez-vous à ses clients.

Ce jour-là, c’est le premier contact avec Matthieu qui souhaite se lancer dans un projet d’écotourisme. Ensemble, ils débroussaillent le projet, Justine lui prodigue ses conseils, ses pistes, les financements à aller chercher, les acteurs du territoire à rencontrer.

Comment définit-elle son métier ? « Je suis consultante en stratégie d’entreprise. J’accompagne les porteurs de projets de création d’entreprise, les aide sur le côté entreprenariat et communication. Je donne aux clients une méthode, une structure et surtout de la confiance. »

Créée cette année, sa petite entreprise nommée José.e se distingue par sa sélectivité. Tous ses clients qu’elle appelle « entrepreneur.e.s colibris » font leur part dans la société en ayant une résonance positive et écoresponsable sur le territoire. « Si je fais ce métier, c’est avant tout parce que je crois qu’on peut changer le monde par l’entreprise. Si les gens viennent me présenter des projets uniquement pour faire du cash, c’est non. »

Elle accompagne ainsi pas mal de reconversions professionnelles, des projets d’entreprises qui ont du sens telle une création d’épicerie en vrac ou de cosmétiques 100 % locales. Justine Dubourg n’a pas toujours baigné dans le monde de l’entreprise, ses parents étaient dans l’Éducation nationale. Mais elle s’y sent comme un poisson dans l’eau pour peu que l’humain y prime.

Son côté créatif et innovant, elle a commencé à le développer, à la fin de ses études supérieures, avec Régine Charvet-Pello chez RCP Design, une femme qu’elle admire. « Un modèle, j’ai beaucoup appris avec elle. »

Très vite, à 26 ans, elle monte sa première entreprise dans le consulting, formant 600 personnes à savoir parler vite et bien de leur entreprise. Elle prend conscience que des hommes en cravate sont plutôt attendus à ce poste. À 32 ans, Justine Dubourg s’est trouvé une voie, peut-être l’engagement d’une vie : présidente de Touraine Women(*), elle milite pour l’égalité entre les femmes et les hommes au travail. À côté de son activité de consulting, elle est en train de développer toute une expertise sur l’égalité au travail, qu’elle nourrit ardemment de lectures, podcasts, recherches. Déterminée, engagée, la jeune femme ne lâchera pas son combat féministe dans l’entreprise et rêve de « changer le monde ».

Texte et photos : Aurélie Dunouau


(*) Créée en 2020, l’association Touraine women vise à favoriser la visibilité des femmes dans l’économie tourangelle et sensibiliser à l’entrepreneuriat au féminin. Elle part du constat que les femmes ne sont pas suffisamment mises en valeur sur la scène économique tourangelle => www.helloasso.com/ associations/ touraine-women

Horoscope WTF spécial année 2022 !

Chanceux et chanceuses que vous êtes, l’astrologue de tmv a pris sa plus belle boule de cristal pour y voir l’avenir et, surtout, comment se déroulera votre année 2022. Ne nous remerciez surtout pas.

Bélier

Amour

Le bonheur que vous cherchez
se trouve en vous. (mais vous
pouvez arrêter de farfouiller profond
dans votre nez, c’est pas une raison)

Gloire

Il y a de l’écho quand vous
parlez (tellement ça sonne creux).

Beauté

Petit bouton d’acné deviendra
grand <3

Votre citation pour 2022

« Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu
importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de
moi ! » (Platon. Ou mon beau-père,
je sais plus)

votre résolution pour l’année

Grossir des fesses. Car d’après
une sombre étude scientifique
du Kazakhstan, avoir des grosses
fesses serait signe d’intelligence.

Taureau

Amour

Je veux pas balancer, mais la
personne sur votre gauche fantasme
secrètement sur vous (et c’est sale en
plus)

Gloire

Vous vous enfoncez toujours
plus. Vous n’avez pas trop mal aux bras
à force de creuser ?

Beauté

Vous avez le nombril dégoûtant.
Lavez-le, bon sang.

Votre citation pour 2022

« Un
boomerang, c’est comme un frisbee,
mais pour ceux qui n’ont pas d’amis. »
(Redouanne Harjane)

votre résolution pour l’année

Arrêter de vous prendre pour le
centre du monde ; tout ne tourne
pas seulement autour de votre
nombril (qui est tout sale d’ailleurs,
on vous l’a dit)

Gémeaux

Amour

Vous voulez savoir si votre ex
vous aime toujours ? Envoyez PIGEON
au 61212.

Gloire

Quand la vie vous donne des
citrons, il faut en faire une limonade.
(Pas d’bol pour vous, votre vie ne vous donne que de grosses pastèques dans la tronche).

Beauté

Wow, vous êtes aussi bien
coiffé(e) qu’une aisselle.

Votre citation pour 2022

« Travaillez moins pour vivre mieux. » (Sarkozy.
Ou p’tet pas)

votre résolution pour l’année

Assumer vos gaz intempestifs et
arrêter d’accuser à tort la personne
qui vous accompagne.

Cancer

Amour

Vous êtes fait(e)s l’un(e) pour
l’autre, moh ! (‘vous enflammez pas,
on parle de votre frigo)

Gloire

Pas grand-chose de fifou prévu
pour 2022, si ce n’est que la constellation
du Macron a très envie de vous
emmerder.

Beauté

Vous ressemblez à du
saint-nectaire. Ou à un nain sectaire.
On sait pas trop, notre boule de cristal
est méga sale.

Votre citation pour 2022

« Chaque année, je vieillis d’un an. » (Franck
Ribéry)

votre résolution pour l’année

Respecter les personnes âgées et
arrêter de leur passer devant dans
la file d’attente à la caisse. (on sait
tout, bande de larves)

Lion

Amour

Le chaos. Le néant. La
déchéance. Rien que ça

Gloire

L’alignement de Pluton et de
Tata Hortense prédit une année bien
naze en perspective

Beauté

La constellation du Jean
Castex vous déconseille de manger un
Twix dans le train sous peine de vous
faire péter la tronche par la pouliiiisse
et finir en prisoooon.

Votre citation pour 2022

« L’eau chaude n’oublie pas qu’elle a été
froide. » (proverbe africain)

votre résolution pour l’année

Oser couper les ponts. Et enfin
vous détacher de cette main
droite que vous aimez tant.

Vierge

Amour

Vous pourriez voir un peu
plus loin que le bout de votre nez (en
gros, allez plus loin que la page 3 du
Kama Sutra)

Gloire

[remplissez cette ligne vousmême
au lieu de toujours râler et nous
embrouiller, tiens]

Beauté

Vous êtes moumoute de la
choucroute.

Votre citation pour 2022

« Si ton
pantalon te semble trop serré, tu n’as
qu’à pas en porter. » (l’astrologue de
tmv)

votre résolution pour l’année

Calmer votre libido anormalement
haute. Votre slip est fatigué.

Balance

Amour

Sauvez la planète. Faites
l’amour à un(e) vegan.

Gloire

Uranus vous conseille de vous
sortir les doigts de là où ils sont.

Beauté

Vous êtes à deux doigts de la
perfection. Ne reste plus qu’à travailler
ce problème d’haleine de lapin.

Votre citation pour 2022

« Viser la lune, ça n’me fait pas peur. » (Amel Bent
ou Thomas Pesquet, on sait plus trop)

votre résolution pour l’année

Regarder vers l’horizon, d’un air
mystérieux, et vous rendre compte
à quel point la vie est tristement
pathétique.

Scorpion

Amour

Si vous êtes tellement désespéré(e), vous pouvez toujours copuler
avec un(e) Balance ou un(e) Sagittaire.

Gloire

La constellation du Jacques
Brel dit que vous avez voulu voir Vierzon
et vous verrez Vierzon. (mais c’est
moche, alors n’y restez pas)

Beauté

Vous avez froid aux fesses,
ce qui nous fait chaud au cœur.

Votre citation pour 2022

« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi ;
le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur,
le mou, qui a un grand cou. » (Pierre
Perret)

votre résolution pour l’année

Trouver l’amour… ET LUI DEGOMMER
SA P’TITE TÊTE !!!

Sagittaire

Amour

Vous êtes précoce tel le rhododendron.

Gloire

Aznavour vous a bien dit que
la misère était moins pénible au soleil.
Alors barrez-vous.

Beauté

Vu que vous faites tout le temps la gueule, on ne vous reconnaît
jamais quand vous souriez.

Votre citation pour 2022

« C’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire
des limaces. » (John David, grand philosophe
de Secret Story)

votre résolution pour l’année

Vous abonner à Cheval Magazine.
Histoire de voir enfin de beaux
étalons.

Capricorne

Amour

Simulation : nom féminin.
Synonyme : Capricorne.

Gloire

Si une poule est constipée,
est-ce qu’elle pond des oeufs durs ?
Vous avez 4 heures.

Beauté

Force est de constater qu’en
2022, vous resterez la personne la plus
canon de cette foutue planète. (mais
c’est uniquement parce que vous avez
de belles fesses)

Votre citation pour 2022

« Fais
plaisir à un ingrat, il te chiera sur les
doigts. » (proverbe d’on ne sait où)

votre résolution pour l’année

Faire des avances à Jean Castex.
Et enfin conclure.

Verseau

Amour

Vous allez voir la raie de
José au rez de chaussée. Mais qui sait :
peut-être pourriez-vous craquer… ?

Gloire

Vous frauderez le tram’. Mais
Fil Bleu vous rattrapera et vous torturera
en vous passant l’intégrale DVD
de Kev Adams.

Beauté

Beauté rime avec « raté ».
Mais on voudrait pas vous faire mal
au cœur, hein…

Votre citation pour 2022

« Si tu
parles à ton eau de javel pendant que tu
fais la vaisselle, elle est moins concentrée. » (Jean-Claude Van Damme)

votre résolution pour l’année

Éradiquer le Covid et sauver le
monde. Sans vouloir vous foutre
la pression bien sûr.

Poissons

Amour

Vous êtes le ver solitaire
de l’amour : tout(e) seul(e), relou et
parasite.

Gloire

La triche, c’est quelque chose
que vous connaissez sur le bout des
doigts. Un avenir à Koh Lanta vous
attend.

Beauté

Vous êtes comme un soutien-
gorge push-up. Vous surprenez au
premier abord, mais décevez ensuite.

Votre citation pour 2022

« Ah ! »
(Denis Brogniart. TOUT EST LIÉ !)

votre résolution pour l’année

Vous acheter un blob fish. Car vos
fesses font « blob blob » quand
on les touche.

Aurélie Blanchard, le « couteau suisse » du Musée du compagnonnage

#VisMaVille Aurélie Blanchard est médiatrice pédagogique au Musée du compagnonnage. Polyvalente, elle s’occupe entre autres de dévoiler les trésors du musée aux yeux des enfants.

 

Comme soutenu par l’église Saint-Julien, le Musée du compagnonnage et sa magnifique charpente en forme de coque de navire inversée nous invite chaque fois à un fabuleux voyage à travers les créations des compagnons de France. Depuis 1968, il abrite près de 4 000 de leurs œuvres. Chaque jour, Aurélie Blanchard les observe, les interroge, pour en dévoiler leurs secrets aux enfants.

Depuis près de quinze ans, la médiatrice pédagogique propose aux tout-petits comme aux adolescents des animations et visites sur-mesure. « J’ai été embauchée en tant qu’agent d’accueil mais j’ai très vite évolué. Ici, chacun va vers ce qui l’attire. »

Et pour Aurélie Blanchard, qui a étudié les services aux personnes puis obtenu un BTS gestion d’animation de projets, ce n’est pas un hasard si elle souhaitait d’abord travailler dans des crèches et s’est finalement retrouvée, quelques années plus tard, à proposer au musée les premières visites pour les tout-petits. Ce sont ses chouchous avec les ados de 14 à 16 ans en recherche d’orientation, très curieux.

« Je m’adapte au public. Pour les 7-10 ans, nous proposons des thématiques, sur les voyages, les blasons, pour qu’ils comprennent ce qu’est le compagnonnage, les métiers manuels, les différentes matières premières utilisées…. Pour les 2 ans, ce sera différent, avec des chansons autour des animaux présents au musée, comme le cerf en pièce forgé et le petit escargot. »

Et Aurélie chante avec eux de bon cœur. À partir de 10 ans, un jeu de Cluedo est proposé aux familles, où chaque participant joue un personnage à travers les pièces du musée, les outils se transformant en armes du jeu. « Nous le reproduirons en 2022, C’est une animation qui plaît beaucoup », confirme Aurélie Blanchard.

Pendant les vacances de Noël, il s’agira de chercher l’intrus dans les vitrines, une quinzaine s’y sont glissés. Le renouvellement et la créativité rythment la vie du musée. Aurélie Blanchard cherche sans cesse de nouvelles idées pour concevoir ses expositions, avec ses collègues. Ils sont huit agents comme elle à animer le musée.

Car au Musée du compagnonnage, les petits effectifs obligent à la polyvalence. « Je m’occupe de l’accueil, de la surveillance des salles, des animations pour tous les publics. Ici, on m’appelle le couteau suisse du musée », rigole cette Bourguignonne d’origine qui ne se lasse pas d’admirer sur son œuvre favorite : les hospices de Beaune, réalisés en pâtes à nouilles.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 15 au 21 décembre 2021

Dernier horoscope de l’année 2021, une année folle, riche en découvertes, en choses positives et… non rien, oubliez, l’astrologue de tmv se venge pour ces 365 jours insupportables.

Bélier

Amour

Vos fantasmes peu ragoûtants
sur Mélenchon refont surface.

Gloire

Oh, regardez là-bas ! C’est
votre dignité qui s’envole pour le
Nouvel an.

Beauté

Vous avez la peau sèche.
Rien de grave, vous êtes juste en train
de muter en rhinocéros.

Taureau

Amour

Arrêtez de butiner autant.
On n’est plus au printemps.

Gloire

Vous êtes un peu comme
Jules César. Le genre de personne
hyper importante, mais qui ne laissera
en héritage que le nom d’une
pauvre salade.

Beauté

Tant de vices planqués dans
une simple personne… C’est fou.

Gémeaux

Amour

Improbable mais vrai : vous
allez recevoir un gros poutou de Philippe
Poutou à Noël.

Gloire

Vous êtes du genre à dire
« Noyeux Joël et bon néné ». Vous
ne méritez donc qu’une grande tarte
dans la tronche.

Beauté

Arrêtez de passer autant
de temps sur les forums de Doctissimo,
vous flippez trop. Euh d’ailleurs,
il a une sale tronche votre grain de
beauté, non… ?

Cancer

Amour

Votre charisme de caillou
vous gâchera de potentielles rencontres
durant cette fin d’année.

Gloire

Sinon, vous savez faire autre
chose que râler constamment ?

Beauté

« Chauve must go on »,
comme dirait votre idole Vin Diesel.

Lion

Amour

Célibataire, envoyez-vous
en l’air. En couple, envoyez-vous en
trouple !

Gloire

La constellation du Jean-Pascal
vous rappelle que je suis un agitateur,
un provocateur, un animal, my
name is Jean-Pascal.

Beauté

Mais oui mes loulous, on
sait tous que vos abdos sont simplement
cachés à l’intérieur, on sait…

Vierge

Amour

Une de perdue, dix de retrouvées.
Vous excitez pas, on parle
de vos chaussettes.

Gloire

Force est de constater qu’à
quelques jours de Noël, vous n’avez
toujours pas payé une raclette à l’astrologue
de tmv. Nan mais bon ok,
voilà, sympa les Vierges.

Beauté

N’oubliez pas que même
en hiver, les MST ne prennent pas
de gants.

Balance

Amour

C’est fait exprès, autant
de mauvais goût en matière de
relations amoureuses ?

Gloire

Rappelez-vous qu’en tant
que Balance, vous êtes potentiellement
le résultat d’un Nouvel an
trop arrosé.

Beauté

Vos fesses font des
vagues quand on les fouette.
WAPAAAA ! (bruit de cravache)

Scorpion

Amour

Vous faites le même bruit
qu’un dauphin pendant l’orgasme,
c’est super chiant.

Gloire

Acné, belle-mère et ex collant
reviendront en force pour Noël.

Beauté

L’étoile du Bébé Charli vous
rappelle que qui a du caca kaki collé
au cucu ? Eh bah c’est vous.

Sagittaire

Amour

Vous allez lui donner les
deux minutes de sexe les plus folles
de sa vie. Bande de coquinous, va.

Gloire

En ce moment, vous avez le
bourdon comme Didier.

Beauté

Vous avez un petit yéti dans
le slip. C’est trognon.

Capricorne

Amour

Vous aurez un coup de
foudre pour une personne sans cou.
Ça vous en fout… UN COUP, hein ?
HAHAHA. On lole trop ici.

Gloire

Le sachiez-tu ? En tant que
vieille charrue, vous avez donné le
nom au festival du même nom.

Beauté

Faites gaffe, vous êtes assis(e) sur une raie.

Verseau

Amour

Mercure entre dans votre
3e décan par la gauche, avec Saturne
en degré ouest de la volupté de l’univers
intergalactique.

Gloire

Vous aimez Harry Potter ?
Tant mieux, prenez votre balai magique
et faites un foutu ménage.

Beauté

Comme le disait Platon :
« Vu qu’on est tous foutus, vivons
tous tout nus. »

Poissons

Amour

Vous touchez le fond à
chaque fois mais continuez de creuser.
Cool

Gloire

Vous allez adopter une poule
et vous lancer dans la construction de
piscine. Votre entreprise « Swimming
poule » fera un tabac.

Beauté

Des atomes essayent de former
une chips. Ah non désolé, c’est
votre corps !

Horoscope WTF du 8 au 14 décembre 2021

Avant-dernier horoscope de l’année, avant que l’astrologue ne prenne ses vacances et parte dans sa villa de luxe aux Seychelles.

Bélier

Amour

Winter is coming. Et votre
ex aussi. Désolé.

Gloire

Qui vole un œuf vole un
bœuf. Et se fait maraver la tronche
par le propriétaire du bœuf parce que
ça se fait vraiment pas de voler un
bœuf, arrêtez de faire les fous.

Beauté

Votre sueur a un goût de
reviens-y. (oui, c’est dégueu)

Taureau

Amour

Un coeur d’or se cache sous
sa face de pet.

Gloire

Bientôt Noël, la période
des gamins qui crient, de la gastro
et des chansons de Mariah Carey…
Déprimant, non ?

Beauté

Vos cernes font de vous
un hybride entre un panda et un(e)
gothique.

Gémeaux

Amour

On sait que vous prenez
du plaisir, mais on dirait surtout que
vous parlez flamand pendant vos cochoncetés.

Gloire

Comme disait Rabelais :
« Science sans conscience n’est que
ruine de l’âme, wesh ma gueule »

Beauté

Vos pieds sentent comme
chez mémé.

Cancer

Amour

Vous êtes comme le Covid.
Toujours à revenir à la charge quand
on pensait s’être débarrassé de vous.

Gloire

Les mecs qui roulent en vélo
sur la roue arrière toute long de la rue,
qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?
(PS : et non, ça n’impressionne pas
les filles)

Beauté

Oui, mais seulement les
jours impairs.

Lion

Amour

Votre pote Bélier a des fantasmes
louches avec vous

Gloire

La constellation du Jean-
Jacques Goldman vous rappelle que
vous avez pas choisi de vivre ici, entre
la soumission, la peur ou l’abandon

Beauté

Votre postérieur est côté
en Bourse. Bravo les canons !

Vierge

Amour

Un p’tit slip en cuir, et en
voiture, Simone !

Gloire

Vous allez être cryogénisé(e). Et vous réveiller en l’an 2048, quand Eric Zemmour sera le Premier
ministre de Cyril Hanouna. Vous déciderez
donc de vous re-cryogéniser.
Tout ça pour ça.

Beauté

Fin d’année rime avec poussée
d’acné. Bisou

Balance

Amour

zeoitu’ »mà(‘à »ç àçtugàç’rpueo
(oups désolé, mon chat
vient de marcher sur mon clavier)

Gloire

C’est donc vous, le nouveau
variant ?

Beauté

Ah, on me souffle dans
l’oreillette que vous êtes aussi fragile
que Neymar.

Scorpion

Amour

Il y a deux choses qu’on aime
cette semaine. La sortie du n°100 de One
Piece et vous. ANNNW cœur sur vous

Gloire

(‘vous excitez pas, vous restez
relou quand même)

Beauté

Crise de rototo pour tous les
Théo. Les autres s’en tireront simplement
avec de l’aérophagie.

Sagittaire

Amour

C’est la période anniversaire
des Sagittaires. Si vous êtes né(e) un
9 décembre, on vous surkiffe à donf’.
Les autres, on s’en fout total.

Gloire

On vous surnommera « Ma
fesse » et c’est amplement mérité, z’avez
le boule qui chamboule.

Beauté

Les fétichistes des pieds vous
adorent. Y a un filon à exploiter…

Capricorne

Amour

Vous avez la braguette
qui crie famine. Ressaisissez-vous.

Gloire

L’avenir appartient à ceux
qui se lèvent tôt. Sûrement pas
aux feignasses comme vous.

Beauté

Faites une campagne de
financement participatif pour de
nouveaux sous-vêtements là, ça
ne va plus.

Verseau

Amour

Sans vouloir balancer, la personne
à votre droite fantasme sur vous.

Gloire

Votre patience est aussi limitée
que le Q.I de votre ex.

Beauté

Vous êtes aussi doux/ce qu’un
loukoum. Qu’est-ce qu’on vous aime !

Poissons

Amour

Gruik gruik gruiiik, Poissons
ça rime avec « cochon ». On sait tout 😉

Gloire

En changeant 11 lettres à
« Poissons », ça fait « Covid variant
Omicron ». Perso, je flippe.

Beauté

Alerte enlèvement. La dignité
des Poissons a disparu depuis
jeudi dernier.

Noël au pays des châteaux : nos 7 bonnes idées de sorties pour les fêtes

Depuis quelques années, Noël s’invite dans les châteaux de la Loire. Décors merveilleux, lumières inédites, animations… Il n’y a sans doute pas de meilleur moyen d’entrer de plain-pied dans la magie de la fête. Voici une petite sélection de sorties familiales à glisser dans vos journées de décembre…

CUISINER AVEC DAME BERTILLE

C’est l’esprit familier du lieu. Dame Bertille, la cuisinière du château d’Azay-le-Rideau, nous conduit dans les coulisses du château et elle nous parle des goûts et des gourmandises qui ont bien évolué avec les époques. À voir aussi, une très belle exposition de plats gastronomiques réalisés en papier mâché par la plasticienne et cuisinière Véronique Chauvet, qui investit et montre sous un nouveau jour toutes les salles du château.

Les secrets de la gastronomie du XIXe siècle, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 11 h (également, le mardi 21 décembre, à 17 h). Durée : 1 h. Tarifs : 13 € (enfants : 8 €). Visites gourmandes à travers l’évolution du goût et des gourmandises, du 20 au 30 décembre, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 15 h. Durée : 1 h 30. Tarifs : 14,50 € (enfants : 8 €).


COPIER À LANGEAIS

Nous voici invités dans l’atelier du copiste du château de Langeais. L’univers de la calligraphie est passionnant… Et, guidés par le maître, nous allons réaliser notre carte de vœux personnalisée. Le château propose aussi une balade contée pour les enfants, menée par une comédienne et des illuminations et décorations dans toutes les salles.

L’atelier du copiste, du 21 au 30 décembre, du mardi au jeudi, de 11 h à 14 h et de 15 h à 16 h. Sur réservation, à partir de 7 ans. Balade contée, du 26 au 28 décembre, à 11 h 30, 14 h 30 et 15 h 30. Egalement visite nocturne, le 30 décembre, de 17 h à 20 h.


RENCONTRER LE PÈRE FOUETTARD

C’est qui, en fait le Père Noël et d’où vient-il ? Qui sont ses cousins Saint-Nicolas et Père Fouettard ? Réponse avec l’exposition « Mythes et légendes de Noël », à la forteresse de Chinon. Pendant les vacances scolaires, il y a un atelier contes pour les enfants, tous les jours, à 11 h et une visite guidée de Noël, à 15 h.

Nocturne le 23 décembre, de 17 h à 21 h.

(Photo Christophe Raimbault CD37)

FAIRE LES CONTES À LOCHES

La cité royale de Loches propose de redécouvrir le conte musical de « Pierre et le Loup », de Prokofiev. Une exposition interactive permet de découvrir ce qui se cache derrière chaque instrument.

Lecture du conte, tous les dimanches, du 5 décembre au 2 janvier et les jeudis 23 et 30 décembre, à 11 h et 14 h 30. Nocturne le 29 décembre, de 17 h à 21 h.


VOIR LA NATURE À VILLANDRY

Un Noël en famille, au château de Villandry, avec la nature et les jardins qui s’invitent dans toutes les pièces, voilà ce que vous propose le château (et les jardins) de Villandry cette année. Des fenêtres du château, on redécouvre les jardins, dans le costume d’hiver.

Nocturne le 28 décembre, jusqu’à 20 h.


VOIR NOËL EN BLANC

Les magnifiques salles du château d’Amboise se parent de blanc, dans une scénographie enneigée totalement inédite. Le blanc, c’est la couleur de l’hiver, mais aussi le symbole de la royauté. Une magnifique mise en scène par l’artiste Coline Gaignard.

Visites de Noël avec l’assistante du Père-Noël, les 21, 22, 29 et 30 décembre, à 16 h 30. Spectacle pour enfants « L’heure du conte », le 23 décembre à 15 h et le 27, à 17 h 30. Visite nocturne le 27 décembre, à 19 h. Conte musical « Neige », le 28 décembre, à 15 h.


COMPTER FLEURETTE À CHENONCEAU

Le château de Chenonceau est sans doute le plus féminin et l’un des plus grâcieux du Val de Loire. Sa tradition d’art floral est devenue une de ses spécialités. Pour Noël, ses salles se parent de créations blanches et or, de bouquets somptueux et de sapins enneigés, créés par l’atelier floral du château, dirigé par Jean-François Bouchet, scénographe floral et meilleur ouvrier de France. Somptueux !

Nocturnes les 18 et 22 décembre, jusqu’à 20 h. Atelier de création floral pour les enfants avec les fleuristes de Chenonceau, les 21, 22, 23, 28, 29 et 30 décembre, à 15 h. Visite ludique pour les enfants, les 29 décembre et 5 janvier, à 15 h.


À voir aussi…

• Le « Noël en osier » dans le village de Villaines-les-Rochers.
• Le Noël scintillant et aquatique du Grand aquarium de Touraine, à Amboise.
• Les fééries de Noël, au Clos Lucé, à Amboise, du 1er décembre au 6 janvier, avec des chants de Noël par la maîtrise des Petits Chanteurs du Val de France, le 19 décembre, à 14 h, 15 h et 16 h 30.
• Le village du Père Noël à la forteresse de Montbazon.

Cindy Vesin, la cordonnière qui redonne une seconde vie au cuir

#VisMaVille À 32 ans, Cindy Vesin est cordonnière à Tours. Son commerce « L’Atelier de la cordonnière » cartonne. Ce qui l’anime : redonner une seconde vie au cuir.

Des chaussures sont posées un peu partout dans l’Atelier de la cordonnière, rue Courteline, à Tours. Depuis son ouverture en mars 2018, les clients affluent pour confier leurs savates à Cindy Vesin et sa petite équipe.

Trois jeunes gens passionnés avec chacun leur spécialité : à Cindy les gros travaux de cordonnerie, à Pierre la maroquinerie et à Muriel la mise en beauté du cuir. De la pose de patins au remplacement des semelles ou plus rarement à la coupe d’une botte en bottine, peu importe l’ampleur de la tâche, Cindy Vesin aime par-dessus tout « voir les gens contents du résultat ».

Cette ancienne commerciale avait besoin de faire quelque chose de ses mains, elle se sentait « bridée dans ses idées ». Voir son père tailleur de pierres lui fait comprendre que sa voie est dans l’artisanat. Un CAP cordonnerie du Campus des métiers de Joué-lès-Tours en poche, la voilà apprentie à Tours en haut de la Tranchée, puis elle travaille à Bordeaux, avant de monter sa propre boutique.

Ce sera un retour aux sources, à Tours dans le quartier de la Victoire, qui n’avait pas de cordonnerie. « Je suis très contente de ce choix, car c’est un quartier qui se redynamise, avec un esprit écologique, axé sur la durabilité des produits. »

Dans le métier de cordonnier, redonner une seconde vie aux chaussures est une évidence. Et ce concept sied à Cindy Vesin. « Je suis une fille de la campagne, on rafistolait tout ce qu’on avait. On achète si vraiment on a besoin, pas autrement. J’ai toujours trouvé bête de jeter des chaussures parce que le talon était usé. Les gens s’imaginent que ça coûte cher mais remplacer un patin, ça coûte 16 euros maximum. »

Dans ce même souci écologique et économique, l’atelier utilise au maximum pour ses cuirs des fi ns de série de marques de maroquinerie ou des cuirs non vendus avec défauts. Cindy Vesin donne aussi des conseils via des tutos sur Facebook et Instagram qu’elle a mis en ligne durant le confinement : apprendre à entretenir et cirer ses chaussures, nettoyer des tennis…

La jeune cordonnière avoue que ce temps passé à la communication, prendre en photos les réparations au fi l des étapes, s’ajoutant à la comptabilité et aux commandes, ne lui laisse que le dimanche comme temps libre. « Heureusement que j’habite à Château-la-Vallière sinon je ne couperais pas. »

Métier passion, il ne faut pas compter ses heures, « cela demande beaucoup de travail à la main ». Pierre acquiesce, lui qui est en train de redonner une seconde jeunesse à un vieux sac en cuir, retrouvé dans un grenier. Une commande passée par un client âgé pour sa femme, qui compte lui faire une surprise. Une attention qui touche les jeunes cordonniers et ajoute encore du sens à leur métier.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF spécial festivités de Noël (ou pas)

Les Grands Chefs Suprêmes qui dirigent tmv ont forcé l’astrologue à pondre une version pour Noël sous peine d’être privé de salaire et de vacances aux Seychelles. Mais il n’en a fait qu’à sa tête et n’a finalement rajouté qu’une ligne concernant le cadeau que vous recevrez sous le sapin. Comme dirait Gandhi : « ça vaut c’que ça vaut, bon horoscope mes p’tits gnous ! »

Bélier

Amour

Vous courez trop de lièvres à
la fois. (C’est bof, mais on sait que vous
avez la dalle)

Gloire

Prenez la décision de n’en prendre
aucune.

Beauté

On parie 50 € que vous allez
choper la gastro le soir du réveillon. Et
en général, nos prédictions sont plutôt
bonnes.

Votre cadeau pour NOël

Un sextoy à
l’effigie de Cyril Hanouna. Pour parfaire
votre collection secrète.

Taureau

Amour

Posez un oeuf sur vos fesses. S’il
se met à cuire, c’est que votre abstinence
n’a que trop duré.

Gloire

Vous n’avez ni amis, ni Curly.

Beauté

Vous vous titillez un peu trop
la moumoute en ce moment.

Votre cadeau pour NOël

Un rouleau
de PQ avec de petites têtes de Donald
Trump imprimées dessus. Faites-en un
usage raisonné.

Gémeaux

Amour

Évitez le cassoulet si vous ne
voulez pas de tsunami sous les draps.

Gloire

Professionnellement, vous êtes
quand même aussi utile que le brevet des
collèges.

Beauté

Vous inquiétez pas. Au final, la
beauté est une denrée périssable donc bon…

Votre cadeau pour NOël

Maiiiis c’est
plutôt VOUS le cadeau ; on devrait tous
avoir un(e) Gémeaux à ses côtés tellement
ces êtres sont faits de perfection.

Cancer

Amour

Le vide intersidéral. Z’avez qu’à
en commander un(e) pour Noël tiens.

Gloire

« L’important, c’est de participer
! » (comme disent les losers)

Beauté

Les gens acceptent tout à fait votre
carrure de coton-tige avec des cheveux.

Votre cadeau pour NOël

Une de ces
affreuses doudounes sans manches ou
des mitaines. Bref, le genre de truc qui
ne sert à rien.

Lion

Amour

Oh, tout vient à point à qui sait
attendre. C’est-à-dire : pas vous.

Gloire

La semaine prochaine, vous allez
vous faire manger par un poney. Je sais,
c’est pourri comme fin, mais que voulez-
vous, ainsi va la vie.

Beauté

Votre beauté est scandaleuse.

Votre cadeau pour NOël

Un boomerang.
Ça ne vous plaira pas et vous essayerez de
le renvoyer, sans succès. (bah oui, c’est un
boomerang, suivez un peu, purée !)

Vierge

Amour

Le sachiez-tu : tous les Sagittaires
vous détestent. (bastoooooooon)

Gloire

La légende raconte que si on prononce
5 fois votre nom devant un miroir,
vous apparaissez tout(e) nu(e). Et ça, c’est
flippant.

Beauté

En changeant 12 lettres à « Vierge »,
ça fait panaris au pied. J’dis ça, j’dis rien.

Votre cadeau pour NOël

Un voyage
avec Bernard-Henri Lévy, Christine & the
queens et Kev Adams. (oui, en fait c’est
un aller simple pour l’Enfer)

Balance

Amour

Tout le monde vous aime et fantasme
sur vous. On lance même petites culottes
et déambulateurs lors de votre passage.

Gloire

Y a du pain sur la planche. Mangez-la.

Beauté

Vous avez un bras plus musclé
que l’autre. On se demande bien pourquoi.

Votre cadeau pour NOël

Un sablier.
Pour regarder le temps qui passe, s’écouler
jusqu’à notre disparition et la fin du monde.
(* je reviens, je vais prendre un Xanax *)

Scorpion

Amour

Mouais, vous êtes un peu comme
un sèche-mains automatique. Ça chauffe
beaucoup au début, mais ça tient pas
longtemps.

Gloire

L’anagramme de Scorpion est
« psorcino ». Ce qui ne veut rien dire.
Comme votre existence

Beauté

(ça vaaaa on déconne. Au moins,
vous êtes canon. Toujours ça d’pris)

Votre cadeau pour NOël

Une place de
concert pour Christophe Maé. L’année
2021 sera vraiment naze jusqu’au bout.

Sagittaire

Amour

Attention, c’est comme pour les
trains : un(e) ex peut en cacher un(e) autre !

Gloire

N’oubliez jamais cet habile conseil
de Platon : « Si tu vois un oeuf moche avec
des poils, c’est sûrement un kiwi. »

Beauté

Vous provoquerez un malotru
en duel. Mais vous perdrez, car vous êtes
gaulé(e) comme un bâtonnet de surimi

Votre cadeau pour NOël

Une boîte de
préservatifs. Parce que ce serait vraiment
dommage de vous reproduire.

Capricorne

Amour

Bravo, vous avez gagné l’Oscar
! Votre jeu d’acteur formidable dans
les relations amoureuses valait bien une
récompense.

Gloire

Qui peut vous battre ? Eh bien à
part Croustibat, on ne sait pas vraiment
et c’est chiant.

Beauté

C’est pas la taille qui compte.
Vous en savez quelque chose.

Votre cadeau pour NOël

Un appareil
auditif. On vous avait bien dit que « ça
rendait sourd » (clin d’oeil lubrique)…

Verseau

Amour

Un(e) de perdu(e), dix de perdu(
e)s. Et ensuite, vous l’avez dans le… !

Gloire

Comme disait William dans
Loft Story : « Un lama, c’est comme un
kangourou. Mais ça crache. »

Beauté

Tant de sex-appeal en vous.
Ça devrait être interdit par la loi.

Votre cadeau pour NOël

Un dîner
en tête à tête avec Jean Castex. Autant
dire que la soirée risque d’être caliente,
graouuuu !

Poissons

Amour

Oublier de se protéger, c’est
dangereux ! Rappelez-vous que c’est
comme ça que votre ex est né(e).

Gloire

Essayez de lécher votre coude
et foutez-nous la paix.

Beauté

Vous avez de petits airs de
Oompa Loompa.

Votre cadeau pour NOël

Rien.
Vous êtes Poissons, vous ne méritez
aucun cadeau, le Père Noël
vous a dans le viseur.

Accords mets-vins : et si on changeait tout ?

Il n’y a pas de règle absolue en matière d’accord mets-vins (sauf celle de se faire plaisir), mais il y a quand même des habitudes et pas mal d’idées reçues. Avec Jérôme Boudin et Philippe Faivre, sommeliers-cavistes à Tours, essayons de dépoussiérer tout ça…

À l’apéritif

UN MONTLOUIS OU UN VOUVRAY SEC

Si on veut changer de la bulle (même si, en Touraine, nous avons de merveilleuses bulles), on peut partir sur un vin blanc sec, fruité, arômatique. Par exemple un montlouis, chez Damien Moyer. Sa cuvée La Source, en chenin, est travaillée à la fois en sec et en bulle extra- brut. C’est sec sans être agressif et ceux qui préfèrent la bulle pourront boire le même vin.

UN GIN’TO

Le Gin a vraiment fait sa révolution depuis 15 ans. Aujourd’hui, on est capables de proposer 30 Gin différents à nos clients. Signe d’une grande variété. Par exemple, le Gin Decroix, qui fait aussi un excellent cognac, en bio. Vous associez ça avec un tonic de qualité, type Archibald et c’est le paradis !


En entrée

SAINT-JACQUES SNACKÉES AU GINGEMBRE

Là, on pourrait partir sur l’Alsace qui, comme la Loire a évolué de façon remarquable. Par exemple, un Sylvaner sec, issu de ces parcelles replantées il y a quinze ou vingt ans, sur ce qui était autrefois de belles parcelles de Riesling.

LE FOIE GRAS

Pourquoi ne pas aller vers un blanc sec ? Par exemple, une belle cuvée de muscadet, bien travaillée. Sec et aromatique, c’est tout ce dont on a besoin pour équilibrer le gras.

TAJINE D’AGNEAU AUX POIRES

On pourrait aller sur une belle Syrah (oui, c’est un cépage féminin ;-)), par exemple dans le nord du Rhône, en Croze-Hermitage. On sera sur un vin fruité, sans être trop costaud, parce qu’on a besoin d’alléger le plat et d’équilibrer les saveurs.

POT AU FEU DE LA MER

On peut rester dans le Rhône, mais en blanc. On pourrait aller voir, par exemple, du côté de Saint-Péray, une appellation encore peu connue, mais très intéressante.


Avec le fromage

Blanc et fromage, c’est devenu la norme. Aujourd’hui, le twist, ça peut être de proposer du rouge sur du fromage mais, dans ce cas, ne sortons pas le vieux flacon, le grand cru qui attend dans cave depuis 20 ans. Apportons de la jeunesse et de la fraîcheur, quelle que soit l’appellation. Et, c’est là le moment de souligner que la Loire a bien évolué et a toute sa place ici. Par exemple, avec l’appellation Amboise, chez Xavier Weisskopf. Si on veut vraiment sortir des sentiers battus, on pourrait imaginer un cidre de Normandie sur le Camembert et une bière d’abbaye sur un Maroille.


Au dessert

DESSERT CHOCOLAT

On peut partir sur un Maury, un Banyuls ou un Rivesaltes. Ou, dans le même esprit, un excellent porto Tawny qui sera mieux là qu’à l’apéritif.

DESSERT AU FRUIT

Là, on a le choix. Soit la bulle pour finir en finesse, soit un moelleux en chenin, en Alsace ou Jurançon où l’on trouve des choses fantastiques.


*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Jeu concours : tentez de gagner le livre « Le vin, ça se partage », d’Emile Coddens, vigneron star de TikTok

Alerte jeu concours ! Tentez de remporter le livre « Le Vin, ça se partage » signé Emile Coddens.

Il compte bientôt 500 000 abonné(e)s sur son compte TikTok : Emile Coddens est le vigneron star du réseau social et dépoussière l’image du vin et du monde de l’œnologie.

Tmv vous fait gagner l’un des dix exemplaires de son livre « Le vin, ça se partage » (éditions Equateurs) ! Participez en envoyant vos noms, prénoms et coordonnées à redac@tmvtours.fr (objet : concours vin).

Un tirage au sort sera effectué le 9 décembre prochain ! 

 

« Le Sens de la vis » : Paul Huguen donne une seconde vie au bois

#VisMaVille Paul Huguen est concepteur et aménageur de mobiliers en bois, quai Paul-Bert, à Tours. Son entreprise « Le sens de la vis » accompagne aussi les particuliers à l’auto-construction. Avec un principe : du bois local et des palettes recyclées.

Au volant de sa camionnette orange, Paul Huguen part ce matin récupérer des palettes destinées à la benne, chez l’entreprise Epalia, à La Ville-aux- Dames. Depuis sept ans, il recycle des palettes pour leur donner une seconde vie. Entre 200 et 300 par an qui deviendront du mobilier de jardin, que l’on retrouve dans certaines enseignes tourangelles comme le café culturel Cubrik, ou bien qui serviront pour ses ateliers d’apprentissage aux particuliers.

« Il y a un côté pédagogique intéressant, car avec les palettes, qui n’ont pas grande valeur même si j’en récupère en chêne, les gens se mettent moins de pression et peuvent se tromper. » À 34 ans, le jeune concepteur de meubles en bois a cheminé avant de trouver sa voie. Le goût des sciences et du bricolage, des études en chimie et une école d’ingénieurs, un Erasmus au Danemark, puis un premier emploi comme fonctionnaire territorial à la métropole de Lille, chargé de gérer la plateforme du recyclage des déchets.

« J’y ai pris conscience de l’énorme gaspillage des ressources qui étaient détruites et notamment du bois. » Paul Huguen quitte alors son travail et Lille pour Tours, en 2015, avec sa compagne apicultrice. Dans son cabanon tourangeau, il monte ses premiers meubles pour sa famille.

Depuis, il s’est installé quai Paul-Bert en atelier partagé avec une menuisière et un maquettiste argentin. Lorsqu’il ne rabote pas ses palettes, il conçoit et monte, seul ou à l’aide du client, des meubles en bois nobles et locaux, principalement du chêne et du pin douglas.

« Je me fournis le plus localement possible, grâce à une scierie à côté de Loches qui coupe le bois dans un rayon de 150 km, jusqu’en en Sologne ; je refuse de travailler avec du bois exotique ou aggloméré. Pour moi, chaque morceau de bois est unique et travailler le bois local a du sens. »

Et ses clients partagent sa philosophie du bois : depuis trois ans, Paul Huguen vit de son travail, le carnet de commandes est plein pour six mois. À son actif, il a réalisé le nouveau mobilier de la bibliothèque universitaire de Tours et anime, avec une paysagère, un atelier avec les habitants dans le jardin partagé du Sanitas, dont une pergola, projet initié par l’association du quartier Pluriel(le)s. Ouvrez bien les yeux, les créations en bois de Paul Huguen essaiment un peu partout dans la ville de Tours.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 24 au 30 novembre 2021

Qui des Gémeaux ou des Scorpions aura le pire horoscope ? Faites vos jeux en prenant votre dose d’astrologie hebdomadaire.

Bélier

Amour

En ce moment, c’est l’amour flou. Mais vous ne le voyez même pas.

Gloire

Le 29 novembre, c’est la Saint-Saturnin. Voilà, c’est tout. A+ !

Beauté

On ne veut pas balancer, mais votre voisinage s’agace de vos balades nocturnes tout(e) nu(e). (et oui : toute la ville sait désormais que vous adorez être à poil).

Taureau

Amour

Aïe, aïe, aïe… Vous êtes en jachère ou quoi ?

Gloire

Arrêtez de faire toujours les choses à moitié. Moi par exemple, je

Beauté

Enlevez votre dentier, on ne comprend rien quand vous parlez.

Gémeaux

Amour

Vous frétillez de la truffe dès qu’un postérieur passe. Attention, vous êtes en rut et pas franchement difficile.

Gloire

Votre journée est triste, terne et pourrie ? Rassurez-vous, elle le sera encore plus avec cet horoscope !

Beauté

Tel le phoque, vous suez fortement, honk honk !

Cancer

Amour

Oui, oui, oui, votre vie sentimentale va changer et être absooolument fantastique le 33 juin 2041.

Gloire

Bonne nouvelle cette semaine, vous serez embauché(e) comme bras droit de Jamel Debbouze.

Beauté

Vous allez marcher dedans du pied droit… (et c’est bien faiiiiit haha)

Lion

Amour

Vous n’aimez personne. Mais personne ne vous aime non plus. Vous êtes quitte.

Gloire

Vous prendrez au pied de la lettre l’expression « parle à mon cul, ma tête est malade ». Et ce sera très étrange à observer.

Beauté

Changez de coupe. Et de vie. Et d’amis. Et de sexe, tiens.

Vierge

Amour

Grosse tension sexuelle entre vous et Jean-Luc Mélenchon…

Gloire

(… d’ailleurs, la République, c’est LUI ! Et pas vous. Vous, vous n’êtes qu’un lardon).

Beauté

(d’ailleurs [bis], avez-vous déjà remarqué votre étonnante ressemblance physique avec un lardon ?)

Balance

Amour

Votre vie prendra un tout autre tournant, lorsque vous apprendrez que votre ex est en vente sur Le Bon Coin. (pas cher, évidemment).

Gloire

En ce moment, vous êtes aussi motivé(e) qu’une dinde de Noël avant de se faire fourrer.

Beauté

Le summer body, c’est fini ! Place à la raclette party ! OUUIIIII

Scorpion

Amour

Vous êtes relou, mais vous êtes un bon coup. Toujours ça de pris.

Gloire

Votre vie ressemble à un mélange entre un Kamoulox et un article du Gorafi.

Beauté

Très joli sourire de constipé, vous avez l’air vachement à l’aise en ce moment.

Sagittaire

Amour

Rien de bien fou en ce moment, si ce n’est que vous attirez les fétichistes des pieds.

Gloire

Mon dieu, quelle vie insipide qu’est la vôtre…

Beauté

Force est de constater que vous avez une très jolie raie du plombier. (mais votre vie est quand même insipide)

Capricorne

Amour

Vénus forme un trigone avec Uranus. Ce qui veut sûrement signifier quelque chose, mais j’en ai aucune idée. Je suis pas astrologue et j’m’en fous.

Gloire

Vous allez vendre votre âme au diable. Mais bon, vu qu’elle vaut pas grand-chose…

Beauté

Le sachiez-tu ? Les méduses n’ont ni coeur, ni cerveau. (comme vous en fait).

Verseau

Amour

À force de fantasmer sur Jean Castex, ça commence à se voir.

Gloire

Ah ouaiiis, y a pas à dire, vous êtes vraiment aussi efficace et présent(e) qu’un député à l’Assemblée nationale.

Beauté

On vous respecterait davantage si vous visiez mieux aux toilettes. (vous aussi mesdames).

Poissons

Amour

Criez moins fort. On voit très bien que vous trichez.

Gloire

Vous connaissez la blague de la vache qui braque une banque ? Bah c’est une vache qui entre dans une banque et dit « halte, personne ne bouse ». Allez A+ !

Beauté

Cette semaine, on portera plainte contre vous… Pour excès de beauté POH POH POOOOH.

Covid, climat, bio, changements : le monde du vin en pleine mutation

Économie, société, climat… Le monde viticole s’adapte aux évolutions du monde actuel, sans négliger la qualité et l’amour du travail bien fait.

Au printemps 2020, les Français étaient confinés. Tous ? Non, d’irréductibles viticulteurs tourangeaux, ne pouvant délaisser leurs ceps trop longtemps, étaient au pied des vignes. En plein air et à distance les uns des autres, ils ne risquaient alors rien pour leur santé mais voulaient préserver celle de leurs vignobles.

Ont-ils bien fait ? La vigne n’a en tous cas pas attendu le déconfinement pour vivre sa vie : 2020 a été à Vouvray le débourrement le plus précoce de l’histoire de l’appellation. Et tout le cycle de vie de la vigne a suivi, avec des vendanges achevées en septembre dans certains domaines, quand elles trainent certaines années jusqu’à la mi-octobre.

Covid : repenser la commercialisation

Mais si les grappes de raisin ont fait fi du Covid pour faire leur petit bonhomme de chemin, les vignerons ne sont pas tous sortis indemnes de cette année 2020 pas comme les autres. « Le Val de Loire est en général bien représenté sur les cartes des restaurants, et certains vins s’exportent bien. La pandémie, avec ses confinements et fermetures, a donc eu un gros impact pour certains viticulteurs qui ont vu chuter leurs ventes. »

Pour Lionel Gosseaume, président d’InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire (de Sancerre à Nantes), le Covid aura donc des effets à long terme sur la santé économique de certaines exploitations viticoles. Toutes ne sont pas dans la même situation, comme le souligne Romain Baillon, conseiller viticulture au GABBTO (Groupement des agriculteurs biologiques et biodynamiques de Touraine) : « Pour nos vignerons qui avaient déjà une clientèle constituée de particuliers, ils s’en sont bien sortis, parfois même mieux que les années précédentes. Alors que pour ceux qui vendaient à l’export ou en hôtellerie-restauration, la situation a été compliquée, il a fallu trouver de nouveaux marchés. »

Quel que soit le profil, l’adaptation est apparue comme le maître-mot du monde viticole. Du côté de Chinon, la tradition a dû s’effacer durant quelques mois, comme le souligne Fabrice Gasnier, président du syndicat des vins de l’AOC : « Chez nous, on a l’habitude de venir au domaine, chez le vigneron, pour acheter ses bouteilles. Les portes sont ouvertes en permanence. Avec le confinement, certains se sont adaptés, ont développé la livraison à domicile par exemple. »

Au domaine du Margalleau, en AOC Vouvray, la famille Pieaux travaille par exemple à la création d’un site web. Valentin Pieaux nous dit pourquoi : « Les neuf mois de fermeture des restaurants ont été compliqués pour nous. Il faut diversifier nos moyens de commercialisation, et réfléchir à comment contrer ce genre de situation, car c’est le monde vers lequel on va. » Un monde qui n’en finit pas de changer… et de se réchauffer.

Climat : anticiper les aléas

Ça chauffe ! Ou ça gèle ? Bref : ça bouge ? 2020 a été une année précoce dans tous les vignobles de Touraine, mais 2021 a été marquée par le gel pour plusieurs appellations. Chinon est passé entre les gouttes. Mais chez d’autres, le verdict a été sans appel : plus de la moitié de la récolte tuée dans l’œuf (ou plutôt dans le bourgeon). Et on ne vous parle même pas des risques de mildiou qui ont fait transpirer nos vignerons tout l’été…

Au-delà de la seule récolte 2021, c’est toute une dynamique qui se trouve freinée, comme le rappelle Hervé Denis, le président de la cave des producteurs de Montlouis-sur-Loire (Maison Laudacius) : « Nous avons eu des gels à répétition en 2016, 2017, 2019 et 2021. Les récoltes sont donc irrégulières, il devient compliqué de planifier des investissements. Et avec l’incertitude sur la production, les projets commerciaux que nous avions sont au ralenti. Nous avons trois de retard par rapport à nos ambitions de développement ! ».

La coopérative montlouisienne a même dû contracter un prêt, tout en assurant le paiement mensuel de ses quinze adhérents, pour qui le dicton « l’union fait la force » n’a jamais été autant d’actualité. L’interprofession InterLoire et les syndicats de producteurs veulent anticiper l’accélération de ces changements climatiques, « des questions centrales et stratégiques » selon L. Gosseaume.

Coté commercialisation, une gestion des stocks adaptée pour ne pas reculer sur les nouveaux marchés où les vins de Loire sont concurrencés par d’autres vignobles français ou étrangers. Et côté prévention, une cartographie précise des terroirs pour identifier ceux à risque et le test de nouveaux cépages durant dix ans, plus adaptés à ces conditions climatiques coté prévention, pourraient aider à se préparer à ces changements inéluctables. Sur le terrain, certains cherchent d’autres parades.

Sophie Clair et Romuald Colin, au Chai de Thélème, réfléchissent aussi à la plantation de cépages adaptés à ce nouveau climat. Mais ils misent aussi sur l’ouverture d’un gite axé sur l’œnotourisme pour compléter leur activité.

Et le bio alors ?

Autre évolution à laquelle le monde du vin s’engage : le bio, le respect de l’environnement, et au passage, de notre santé. Là encore, regard sur le futur : d’ici à 2030, 100 % des exploitations viticoles en label environnemental ? C’est l’objectif que se fixe InterLoire. À l’heure actuelle, 50 % des exploitations (pour 30 % des surfaces viticoles) sont inscrites en label Bio, HVE3, Terravitis ou Agriconfiance entre Sancerre et Nantes, en passant par la Touraine. Au GABBTO, on compte aujourd’hui 80 vignerons adhérents, sur les quelques 180 à 200 que compte l’Indre-et-Loire.

Et les chiffres grimpent d’année en année. Les motivations sont multiples : convictions profondes de nouveaux venus, ou motivations économiques face à l’engouement de la clientèle grand public pour les produits labellisés bio. À la cave Laudacius (Montlouis), on évoque ainsi la « pression sociétale » et « l’évolution des demandes pour un respect accru des terroirs et de la nature ».

Mais comme le souligne Romain Baillon, « même si parfois la motivation première est l’intérêt pour la commercialisation, les vignerons qui se forment pour se convertir en bio découvrent tout l’intérêt de ces pratiques et deviennent eux aussi des convaincus ! ». Une chose est sûre : à tmv, on est convaincus que nos vins de Touraine sont partis pour durer, grâce aux efforts déployés par ces professionnels qui ne lâchent pas la grappe tant qu’elle n’est pas mûre à point.

Les jeunes prennent le relais

À Saint-Martin-le-Beau (AOC Montlouis), Céline Avenet a rejoint son père pour créer le GAEC Les Mons Gas. Elle avait pourtant débuté son parcours dans une autre voie : la statistique, dans l’industrie pharmaceutique. Mais après deux ans de vie parisienne, retour au bercail : « J’avais déjà hésité à rejoindre la viticulture, mais j’avais peur que ce soit trop difficile. Finalement ça l’est, un peu tous les jours, mais ça me passionne ! J’adore passer ma vie dehors à chouchouter mes vignes, voir pousser le raisin. Et être en coopérative est enrichissant, il y a de l’entraide, de l’échange. Mon père ne s’attendait pas et il était à la fois heureux qu’une nouvelle génération prenne le relais, mais aussi inquiet pour moi ».

Aujourd’hui, Didier est rassuré car sa fille assure ! À Chançay (AOC Vouvray), Valentin Pieaux a rejoint son père et son oncle au domaine du Margalleau. Pour lui, c’était évident : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, comme Obélix ! Je suis né juste avant les vendanges 1995, date de la création du domaine. J’ai tout de même suivi un BTS à Montpellier, qui m’a permis d’acquérir de l’expérience en Alsace et au Chili avant de revenir ici en 2017 ».

Avec lui, il a ramené un lot de belles idées, dont la fabrication de rosé sec en bouteille dont la première cuvée (2018) s’appelle « L’intronisé ». Et notre nouvel arrivant n’a pas fini d’innover : les trois Pieaux travaillent en effet sur la création d’une nouvelle gamme élevée en fut de chêne, pour monter en gamme et séduire une nouvelle clientèle.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock (ouverture) & archives NR et tmv (corps de l’article)
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.


Quiz : Connaissez-vous vraiment le Vieux-Tours ?

Êtes-vous vraiiiment sûr(e) de vous ? Voilà huit petites questions pour tester vos connaissances sur le centre historique de Tours.

 1. La rue des 3 pucelles fait référence :

A – au passage de Jeanne d’Arc à Tours
B – aux poissons de Loire pêchés à proximité
C – au bar à chicha installé là il y a quelques années

2. Rue des Halles, une partie de la rue est pavée car…

A – les ouvriers ont manqué de pavés pour finir le travail
B – on a voulu symboliser l’emplacement de l’ancienne collégiale Saint-Martin
C – la ville avait voulu piétonniser la rue, puis a changé d’avis

3. Place Plum’, une maison est entière couverte d’ardoises. Pourquoi ?

A – la propriétaire voulait exprimer ainsi le deuil de son défunt mari, parce que noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
B – les propriétaires étaient assez riches pour protéger leurs murs à pans de bois avec les ardoises
C – l’architecte n’avait pas assez d’argent pour rénover les pans de bois, donc on a tout caché

4. Encore place Plum’, pourquoi la façade du nº2 est-elle de travers ?

A – l’architecte qui l’a restaurée a voulu qu’elle soit aussi penchée que les maisons d’à côté
B – les ouvriers avaient trop fréquenté les bars du quartier au moment de travailler
C – elle n’est pas de travers si on penche la tête (ah si, maintenant les cadres de fenêtre sont penchés !)

5. Place Châteauneuf, les balustrades du nº5 rappellent que le bâtiment a été…

A – une fabrique d’épée et gourdins (dieu que certains ont l’esprit mal tourné !)
B – un cabinet d’architecte art-déco spécialisé en rambardes et balcons
C – une ancienne maison close (vous ne prenez pas des vessies pour des lanternes)

6. Sur la place Plumereau, l’Irish Company est en partie installé dans :

A – une ancienne maison close
B – une ancienne mairie
C – une ancienne église

7. La Tour de l’Horloge a une horloge. Mais la Tour Charlemagne porte ce nom car…

A – dire Tour Luitgarde, le nom de son épouse enterrée en-dessous, c’était moins vendeur
B – l’inventeur de l’école est venu sur place consacrer l’édifice au nom des rois de France
C – la collégiale avait été édifiée en l’honneur de l’empereur

8. Puisqu’on est dans les noms : rue et place Châteauneuf, car…

A – la muraille qui entourait ce quartier à l’époque le faisait ressembler à un château
B – il y avait un château à l’emplacement de la place, détruit au XVIIe siècle
C – c’était « chatouneuf » car des jeunes matous rodaient dans toute la ville


Réponses

1/B La pucelle est un poisson qui ressemble à l’alose.

2/B 110 mètres de long tout de même pour cette collégiale effondrée au XVIIIe siècle.

3/B Arrêtons donc les légendes urbaines sur la veuve éplorée !

4/A Merci monsieur Archambault et sa logique toute personnelle.

5/C On ne peut rien vous cacher, petits coquins !

6/C L’église Saint-Pierre-le-Puellier est encore visible depuis la cour, derrière le bar !

7/A Depuis on a essayé de rattraper le coup : la voûte de la tour s’appelle Voûte Luitgarde.

8/A Tout simplement ! Et pour en savoir plus, direction les visites de l’Office de Tourisme.

Horoscope WTF du 17 au 23 novembre 2021

Help ! S.O.S ! Au secours ! L’astrologue de tmv est de retour. C’est l’heure de votre dose d’astrologie 100 % vérifiée et véritable.

Bélier

Amour

Le titre du dernier film que vous avez vu résumera votre vie amoureuse du moment.

Gloire

Comme disait Alain Leblay : « Le doute est l’apanage des gens intelligents, les cons n’ont que des certitudes. »

Beauté

(allez pas croire qu’on vous vise avec cette citation…….)

Taureau

Amour

94 % des gens roux fantasment sur vous et imaginent des choses salaces. (source : sondage Ipsos pour tmv)

Gloire

Ah ouais, vous, le second degré, c’est vraiment pas votre pote, hein ?

Beauté

Les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Gémeaux

Amour

Vous recevrez un sextoy dédicacé par Cyril Hanouna en personne. Belle semaine en perspective.

Gloire

Le sachiez-tu ? Il reste 1 200 heures avant le 1er janvier 2022. 1 200 heures encore de cette année pourrie.

Beauté

Votre parfum sent mauvais. L’avantage, c’est qu’on ne peut jamais vous perdre.

Cancer

Amour

Allons, allons… Votre angle droit finira bien par trouver son hypoténuse…

Gloire

« Si on veut être chic, il faut avoir du fric », disait The Mask. Ce qui n’est pas prêt de vous arriver.

Beauté

Même avec votre carrure de poisson pané, vous restez le/la plus canon !

Lion

Amour

Si vous pouviez ne pas vous reproduire, cela arrangerait tout le monde.

Gloire

Un pigeon videra son sphincter sur votre tête. Pas d’bol.

Beauté

Pour le bien-être de la société, on vous rappelle de ne pas lever les bras dans les transports en commun, merci.

Vierge

Amour

Les gens ont envie de sexe. Problème : pas avec vous.

Gloire

N’oubliez jamais ce conseil : si un jour, vous vous sentez intelligent(e), sachez que vous avez tort.

Beauté

Votre carrière de mannequin pour tétons en forme de chorizo prend son élan.

Balance

Amour

Rah la vache, quelle déchéance…

Gloire

C’est fou de se dire que des gens ont choisi d’être amis avec vous. Et volontairement en plus.

Beauté

Les Balances sont les êtres les plus sublimes et fantastiques du monde. Et l’astrologue tmv est Balance. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Scorpion

Amour

Votre ex a le QI d’un trou noir. Ce qui explique peut-être votre situation actuelle.

Gloire

Dans la vie, il y a deux inventions du diable : les carrés SNCF dans les TGV et les Scorpions.

Beauté

Comme le vin, vous vous bonifiez avec l’âge. Et ça partait de loin, vu la piquette que vous étiez.

Sagittaire

Amour

Vous êtes excité(e) comme un morpion au salon des MST.

Gloire

Aucune. Vous êtes Sagittaire.

Beauté

Attention, la constellation d’Eric vous alerte d’une petite crise de zemmouroïdes cette semaine.

Capricorne

Amour

Bah… Carpe Diem ! (traduction : c’est la merde, mais qu’est-ce qu’on y peut)

Gloire

La constellation des Hanson vous rappelle que Mmmbop, ba duba dop Ba du bop, ba duba dop.

Beauté

Une sombre étude russe indique que les Capricornes sont ceux qui possèdent le plus beau boule qui chamboule.

Verseau

Amour

Dans vos relations amoureuses, vous êtes vraiment un(e) orchidoclaste.

Gloire

Et si vous osiez ENFIN faire du twerk en slip kangourou place Jean-Jaurès ?

Beauté

Vos curages de nez intempestifs rendent vos ongles tout dégoûtants. Beh.

Poissons

Amour

Tous les chemins mènent à Rome. Et dans votre lit, visiblement. Krrkrrr

Gloire

Tssssss… Tous ces sites internet lubriques que vous visitez… N’avez-vous point honte ?

Beauté

Vous ressemblez à un kiwi. Mais sans les poils.

Vieux-Tours côté pile, côté face : plongée dans le cœur historique de la ville

Les touristes seraient-ils insensibles aux aléas météo ? Glissée dans une visite de l’office de tourisme incognito (ou presque, puisque je suis la seule à prendre des notes), je constate que la pluie n’arrête pas les visiteurs motivés par la découverte du Vieux-Tours, guidée par Magali. « Tu vois vraiment plein de choses que tu ne verrais pas autrement », glisse un participant à sa bande de copains.

Avouons-le : même pour les Tourangeaux de longue date, l’expérience est instructive. 90 % des centres-villes anciens seraient en réalité des restaurations. Les maisons à pans de bois étaient moins chères à construire que les maisons de pierre (et nous qui pensions qu’elles étaient chics !). Les bâtiments de la cour Ockeghem étaient au XVIIIe siècle une église transformée en écuries pour l’auberge mitoyenne… Et tant d’autres informations !

Nuits d’ivresse

Mais le Vieux-Tours n’est-il pas plus qu’une carte postale pour vacanciers en goguette ? Vous nous répondrez : c’est le quartier des bars et restaurants. Pas faux. Un petit tour dans les rues pavées certains soirs suffit à le vérifier, à tel point que l’affichage public sur la limitation du bruit ne semble pas faire son effet (au grand dam des habitants amateurs de sérénité).

Veille de jour férié. Sur les coups de 23 h, malgré les frimas, les derniers mètres de la rue du Commerce qui mènent à Plumereau sont encore bondés. Même tarif pour la place du Grand Marché ou la rue Châteauneuf. Seule la rue de la Rôtisserie, une fois passés le New Hamac et la Vida Loca, se calme au rythme des terrasses de restaurants qui se plient pour la nuit.

Phare au bout chemin, l’enseigne de la Civette. Un bar-tabac (surtout tabac) qui ne désemplit jamais, même aux heures les plus avancées, sauvant du naufrage les fumeurs en manque de nicotine. « Il ne faudrait mettre que des fêtards dans ce quartier ! ». Attablé au Bombay pour se refaire une santé, Joseph, 18 ans, vit place du grand Marché. Et il assène cette phrase avec l’assentiment de ses trois comparses : « Habiter ici, c’est la vie ! »

Ce sont en tout cas ces jeunes qui font tourner les commerces nocturnes du quartier. Dans la rue des 3 Orfèvres, la discothèque n’est pas encore ouverte, mais la supérette voisine turbine : « Ce sont les clients des bars qui nous font vivre, on travaille surtout entre 19 h et 22 h pour la vente d’alcool », explique Menad derrière son comptoir. « Après 22 h c’est la nourriture, les chips, et les sodas qui accompagneront l’alcool. La clientèle est jeune, mais ça se passe bien, il y a rarement des problèmes. »

Pause. Lecteur ou lectrice de plus de 30 ans, vous venez de prendre un coup de vieux. Pas de panique ! À chaque bar son identité, à chaque coin de rue sa tranche d’âge. Le Canadian pour les concerts de rock et metal, le Strapontin pour le jazz, et des dizaines d’autres à explorer.

Nos divagations nous mènent jusqu’à la place de la Victoire. Dernier bar avant la fin du monde, le Duke y a ouvert ses portes il y a deux mois, à la place de l’Aventure. « L’esprit du bar ? Celui que vous voudrez ! » répond Pascal en souriant. « C’est comme le nom : Duke, certains pensent à Duke Ellington, d’autres à Booba, ou à la traduction française de « The Dude » dans le film The Big Lebowski. »

L’ancien du milieu pétrolier avait quitté la mer pour ouvrir le Shelter, et à soixante-trois ans, avec un nouveau bar, il n’entend pas prendre sa retraite : « Tant que je suis jeune il n’y a pas de raison ! ». Plusieurs générations sirotent des cocktails au son du rock qu’affectionne le patron. L’expérience nous confirme donc que le Vieux-Tours reste the place-to-be de toutes les générations lorsque l’envie de boire un verre se fait sentir.

Jours heureux

7 h, 8 h, 9 h du matin… Nouveau visage pour la vieille ville. Au fil des jours, vous croiserez les employés de la métropole en opération nettoyage ou les livreurs de fût de bières alimentant le quartier. Au Tourangeau comme ailleurs, c’est l’heure du café du matin. Le quartier s’anime petit à petit. La Bicyclerie et l’épicerie Sur la Branche à la Victoire, les concept-store de Châteauneuf, les libraires rue du Commerce…

Le Vieux-Tours diurne redevient l’antique quartier des marchands qui s’agglutinaient à l’époque dans les ruelles et sur les carrois aux alentours de la collégiale Saint-Martin, aimant à pèlerins. Tandis que les étudiants Léa et Guillaume font tourner leur linge à la laverie du Grand Marché, un peu plus loin, le peintre Laurent Vermeersch apprécie la vie de quartier. Rue Eugène Sue, il est « au cœur de la vieille ville mais en périphérie de la zone bruyante ».

L’artiste observe avec plaisir l’évolution du secteur Grand Marché-place de la Victoire : « Il y a de nouveaux commerces, une galerie, des projets avec l’association Victoire en Transition pour le carroi aux herbes… C’est de plus en plus attractif ! ». Quant au vitrailliste Pascal Rieu, il a choisi à dessein ce quartier pour y installer logement et atelier l’an dernier : « Le quartier est animé, c’est un quartier de nuit, mais on le sait quand on le choisit ! ».

C’est cependant en journée que leur association le Quartier des Arts entend faire vibrer la vieille ville (voir encadré). Il faut en arpenter les ruelles pour découvrir les ateliers… et les très bons restaurants cachés entre les pièges à touristes des grandes artères, et les petites rues discrètes, loin du tumulte. Mais à vous de les trouver, car c’est la seule manière de vraiment connaître le Vieux-Tours : l’arpenter en dehors des sentiers battus !

Reportage : Maud Martinez
Photos : ouverture Gérard Proust NR archives / Maud Martinez / Aurélien Germain

Réorientation, comment rebondir ? Les conseils d’une pro

Au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), la conseillère, Marie Lardreau, accompagne les jeunes dans leur projet de réorientation.

Comment s’y prendre lorsqu’on a des doutes sur son orientation ?

Il faut en parler, rencontrer des conseillers dans un service d’information et d’orientation à l’université, une structure Info jeunes, un CIO… Sur ce sujet délicat, un entretien téléphonique ne suffit pas : nous invitons les jeunes à venir nous voir. Nous leur proposons au moins deux rencontres pour les aider à traverser cette période et, le cas échéant, construire un projet réaliste en tenant compte des contraintes du calendrier (Parcoursup, dates des formations…).

J’ai en tête cette jeune, dans tous ses états, que j’ai reçue avec sa maman. Elle débutait une licence de droit mais ce n’était pas son choix et ça ne lui plaisait pas. Notre premier entretien l’a remobilisée. Dès le lendemain, elle est revenue me voir pour travailler sur son projet de réorientation dans le secteur social. Quand on a fait un choix qui ne convient pas, il ne faut pas continuer coûte que coûte.

Peut-on bien vivre sa réorientation ?

Ceux pour qui tout va bien par ailleurs, accompagnés par leur famille et leurs proches, la vivent plutôt bien, comme une étape de leur parcours. Mais la réorientation reste une période inconfortable. Certains la vivent très mal : ils la prennent comme un échec dramatique, ils pleurent… La dimension psychologique est essentielle. Selon les besoins des étudiants, nous sommes là pour les rassurer, les aider à accepter ce qu’ils considèrent comme un échec… pour mieux rebondir.

Comment mettre à profit cette période de transition ?

En attendant de démarrer une nouvelle formation, certains poursuivent l’année d’études en cours car ils sentent qu’elle peut leur être utile. D’autres ne sont pas en état de continuer. Ils peuvent profiter du temps libéré pour réaliser un service civique ou un stage en entreprise, sachant que l’université peut fournir les conventions de stage. Cela peut être une ressource précieuse pour se remotiver, l’idéal étant que la démarche s’inscrive dans le nouveau projet d’orientation.

Propos recueillis par Nathalie Picard
Photo : illustration Freepick

Dans le quotidien de Maxime Desmay, apprenti et futur chef pâtissier

#VisMaVille À 20 ans, Maxime Desmay poursuit des études de pâtissier. Nous l’avons rencontré en apprentissage chez Nicolas Léger à Tours, la main à la pâte.

Concentré, Maxime Desmay s’empare de la poche à douille et se met à verser des crémeux mangue-passion dans le moule. Ils sont deux apprentis et un ouvrier cet après-midi-là dans le petit local de fabrication de la pâtisserie chocolaterie de Nicolas Léger, dans le centre-ville de Tours. La température monte avec la chaleur des fours, bientôt ce sont des sablés qui en sortiront.

Entre deux préparations, Maxime supervise un autre apprenti en CAP et lui donne des conseils. Car le jeune homme commence à avoir un peu de métier et surtout pas mal de formation. Il est en deuxième année de BTM (Brevet Technique des Métiers) pâtissier-confiseur-glacier-traiteur qui prépare notamment à monter sa propre affaire.

Dans le cahier des charges, « le jour de l’examen, il faut savoir gérer un apprenti et confectionner durant 8 heures entremets, salés, viennoiseries, chocolaterie, pièce montée et notre spécialité », détaille Maxime. Une formation polyvalente où il faut savoir tout faire, des classiques aux gâteaux plus complexes. Dans sa promo du Campus des Métiers et de l’artisanat de Joué-Lès-Tours, ils sont 16 élèves inscrits dans sa spécialité de BTM.

C’est le chocolat qui a amené Maxime à vouloir exercer ce métier, et ce dès le plus jeune âge. « Depuis tout petit, je voulais être chocolatier. Mes parents m’ont poussé à faire ce métier en voyant ma passion. Mon père est mécanicien, mais il fait son propre pain, ses brioches, alors j’ai expérimenté avec lui. »

Après la troisième et un stage dans la boulangerie de son village à côté de Loches, Maxime enchaîne les formations : CAP pâtisserie, CAP boulangerie, mention complémentaire chocolaterie, le tout au Campus des Métiers.

À présent en BTM pâtisserie, équivalent à un niveau bac, il revendique son désir d’éclectisme et de maîtrise des différents mets. Nicolas Léger, son maître d’apprentissage, voit en Maxime « un jeune qui sort du lot, qui aime son métier, comprend et qui en veut. » Il est vrai que Maxime est passionné. S’il travaille habituellement le matin dans son entreprise de 6 h à 13 h et dès 4 h 30 les week-ends, « les après-midi et les week-ends, je m’entraîne ».

Il faut de la motivation pour ce métier, quand les jeunes de son âge se retrouvent pour fêter la fin de semaine, Maxime dort… ou se lève. « J’ai quand même mes week-ends après les cours, ça va », tempère le jeune pâtissier. Qui retient l’alliance de la rigueur et de l’esthétisme dans son métier.

« Ce que j’aime, c’est la minutie, le sens de l’esthétique, inventer de nouveaux mélanges de textures et de saveurs, c’est là qu’on se fait plaisir. » Et chez Nicolas Léger, les apprentis peuvent tester, laisser libre cours à leur créativité… sous l’œil encadrant du chef !

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 10 au 16 novembre 2021

L’astrologue de tmv est de retour de vacances ! C’est l’heure de votre dose d’horoscope complètement wtf…

Bélier

Amour

Vous pensiez tomber sur un grand cru, mais ça ne sera qu’une simple piquette. Désolé.

Gloire

Sans vouloir vous casser le moral, mais cette année, Noël et le 1er de l’an tombent un samedi. Oubliez les jours fériés, kissouuuuu.

Beauté

Ne vous plaignez pas de votre carrure de nem, ça se travaille.

Taureau

Amour

Beh dis donc, vous êtes en rut en ce moment !?

Gloire

Comme disait Jean-Claude Van Damme : « Si tu téléphones à une voyante et qu’elle ne décroche pas avant que ça sonne : raccroche ! ».

Beauté

La constellation de Saturne et de l’étoile polaire vous conseille de porter de nouveau ce string en cuir que vous n’assumez pas.

Gémeaux

Amour

Félicitations, vous êtes tout ce qui est à l’opposé du romantisme.

Gloire

Qui suis-je, où vais-je ? Quel est le secret de la Vie ? Pourquoi Christophe Maé chouine autant et les Gémeaux sont aussi chiants ? Que de questions existentielles sans réponses…

Beauté

Vous murmurez du postérieur. C’est mignon.

Cancer

Amour

La constellation du Mark Zuckerberg vous rappelle que pas grand monde ne vous like en ce moment.

Gloire

Veritas odium parit, obsequium amicos, comme on dit chez moi ! (fallait écouter en cours de latin, mes petites loutres).

Beauté

Votre pilosité de Georges Moustaki fait des ravages.

Lion

Amour

Ah ! Y a moyen avec la personne qui se trouve à votre droite. Krrkrrr !

Gloire

N’oubliez jamais cette info capitale et d’extrême importance :
… Duchmol l’a toute molle.

Beauté

Vous êtes comme Dracula, la palourde et Elizabeth II : immortel(le).

Vierge

Amour

Faites du bien à la planète, recyclez vos ex.

Gloire

(et recyclez vos slips tant qu’à faire).

Beauté

Trouver votre beauté intérieure, c’est comme trouver la sortie d’un Ikea : une galère.

Balance

Amour

Vous n’êtes pas le couteau le plus affûté du tiroir, mais on vous aime quand même. (parfois).

Gloire

Personne ne peut contester que les Balances sont les meilleur(e)s. PERSONNE.

Beauté

Balance rime avec déchéance, décadence et insignifiance. Coïncidence ?

Scorpion

Amour

Sentimentalement, vous êtes tel un prout : toujours à fuir et vous échapper discrétos.

Gloire

Sans vous, le monde ne serait rien. (sauf toi, là, qui lis cet horoscope).

Beauté

Arf, j’ai peur de balancer des saloperies, car c’est potentiellement la période anniversaire des Scorpions.

Sagittaire

Amour

Le sexe avec vous est aussi jouissif que percer du papier-bulles.

Gloire

Par contre, vous êtes vraiment de gros relous les Sagittaires. (eh oh, on allait pas être sympa trop longtemps non plus…).

Beauté

Paraît-il qu’il n’y a rien de plus beau que les Sagittaires. (mais c’est totalement faux)

Capricorne

Amour

La vie est si belle quand on a un(e) Capricorne à ses côtés… (vous la sentez venir la vacherie dans le prochain horoscope ?).

Gloire

À la fin de Bambi, sa mère elle meurt. Et vlan dans les dents le spoiler !

Beauté

La moutarde est parfois fine, parfois forte. Comme vous.

Verseau

Amour

Être avec vous fait l’effet d’une dose de tabasco et de gros sel versé sur une plaie béante.

Gloire

Trouvez donc Ornicar et foutez-nous la paix.

Beauté

Franchement, vous êtes plutôt pas mal pour un(e) Verseau.

Poissons

Amour

Boh… de toute façon, l’amour c’est comme les enfants : c’est chiant.

Gloire

Votre historique Google est sale. Très sale.

Beauté

Vous êtes comme une tortue. Lent(e), ridé(e), risquant de mourir en avalant du plastique. (Ça ne veut rien dire, mais on s’en fout, on est payé pour ça).

Réorientation : changer de voie, c’est (toujours) possible !

Difficile d’avoir une vision claire des formations et des métiers quand on sort tout juste du lycée. Lors de ses études, si l’on se rend compte que ses choix ne correspondent pas à ses attentes, pas de panique ! De plus en plus de passerelles et de dispositifs permettent de changer et de trouver sa voie. Et des conseillers sont là pour accompagner cette période délicate.

«Je me rends compte que mon cursus ne correspond absolument pas à mes attentes. Je souhaiterais me réorienter. Est-ce trop tard ? Qu’est-il envisageable ? Je suis en plein questionnement et je vous l’avoue, complètement perdu… » Fin septembre, Mathis lançait cet appel à l’aide sur le forum en ligne du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ).

Jeune bachelier, il avait fait sa rentrée en première année de licence information-communication. Dès la troisième semaine de cours, il a compris que cette formation n’était pas pour lui : « Cette licence est très orientée vers l’art et les musées, or ce qui m’intéresse, c’est l’édition et l’événementiel. Je suis tombé des nues. »

« Un phénomène de masse », c’est ainsi que l’Inspection générale de l’éducation (IGESR) qualifie la réorientation dans l’enseignement supérieur, selon son rapport sur le sujet paru en juin 2020. Elle constate « une augmentation continue du nombre de réorientations », qui concernent « tous les types d’étudiants, quel que soit leur profil scolaire, quelle que soit leur filière de formation ».

Un(e) étudiant(e) sur quatre se réoriente

Ainsi, « plus d’un étudiant bachelier sur quatre se réoriente au cour de ses études, et dans la moitié des cas, c’est entre la première et la deuxième année après le bac (SIES 2018). » Comme Mathis, une bonne partie (38 %) des étudiants qui souhaitent se réorienter se rendent compte que leur cursus ne les intéresse pas. Certains l’ont choisi par défaut, car ils n’ont pas obtenu la formation souhaitée sur Parcoursup.

D’autres l’ont vraiment choisi mais ils s’aperçoivent que le contenu ne correspond pas à ce qu’ils en attendaient. Ce désintérêt concerne la moitié des étudiants en licence, un motif de réorientation loin devant l’échec aux examens (16 %).

Se réorienter, c’est toujours possible !

Nuance tout de même : chez les étudiants en médecine et en classes préparatoires aux grandes écoles, c’est l’inverse. Face à l’afflux de candidats à une réorientation, les universités multiplient les dispositifs. Sur la plateforme Parcoursup, la phase complémentaire s’achève mi-septembre. Ensuite, dès les mois d’octobre-novembre, les étudiants peuvent candidater à une réorientation. À l’issue de la première année, on peut aussi se réorienter via la plateforme Parcoursup. Son calendrier est une contrainte forte à prendre en compte.

Par ailleurs, les étudiants se retrouvent en concurrence avec les jeunes bacheliers. Ils doivent présenter un dossier très sérieux, avec un projet abouti et une bonne lettre de motivation. Parfois, accepter de déménager est la seule solution pour concrétiser un projet de réorientation. La mobilité est un frein important, surtout pour des familles aux ressources limitées. Mais l’anticiper peut permettre de trouver des solutions (demande de bourse, recherche d’un logement en cité universitaire…) et d’ouvrir le champ des possibles.

Mathis, lui, envisage de postuler en BUT information-communication ou en BTS communication à la fin de l’année universitaire, sauf s’il trouve dès le second semestre une autre licence qui lui plaît : « Désormais, je sais qu’il est possible de changer et de trouver sa voie ! »

Texte : Nathalie Picard / Photo : freepick


> EN SAVOIR + : De l’info Pour une écoute et un accompagnement gratuits :
– Services d’information et d’orientation des universités
– Onisep. Echanges par téléphone, tchat ou dans un centre d’information et d’orientation. www.monorientationenligne.fr
– Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ). Mêmes modalités ou dans une structure Info jeunesse. www.cidj.com

 

Horoscope WTF du 20 au 26 octobre 2021

Haut les cœurs (ou pas), voici l’heure de l’horoscope WTF de tmv, sauce salée !

Bélier

Amour

Une sombre étude guatémaltèque indique que 78 % de la population ne peut pas piffrer les Béliers.

Gloire

Dur dur, mais vous resterez coincé(e) aux toilettes ce dimanche et tout le monde se moquera de vous. Vous n’avez que ce que vous méritez.

Beauté

Mouette qui pète, galère sur votre tête.

Taureau

Amour

Votre vie amoureuse est aussi éphémère qu’une photo sur Snapchat. C’est triste, mais on s’en tape un peu au final.

Gloire

Le travail, c’est pas la santé. On vous a menti.

Beauté

Il serait désormais judicieux de travailler sur votre rire d’otarie asthmatique.

Gémeaux

Amour

Arf… Y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, n’est-ce pas ?

Gloire

Cette semaine, vous vous lèverez du bon pied. (sauf les unijambistes)

Beauté

Oui, mais que de dos.

Cancer

Amour

Votre libido libidonne salement en ce moment

Gloire

Et si vous preniez un suppositoire de second degré avant d’aller vous coucher ?

Beauté

En avril, ne te découvre pas d’un fil. Ça tombe bien, on est en octobre donc on s’en fout : TOUS À POIL !

Lion

Amour

Une rencontre amoureuse, c’est toujours le début d’une future séparation. Allez A+ !

Gloire

Arrêtez les sextos, c’est franchement plus de votre âge.

Beauté

Félicitations, vous êtes aussi adroit(e) qu’un manchot avec des moufles.

Vierge

Amour

Rime avec Zemmour. Flippant, non ?

Gloire

Dans votre vie professionnelle, vous êtes aussi utile qu’un parlementaire européen.

Beauté

Vous n’êtes pas une bouteille de pinard ; l’âge ne vous bonifie pas du tout.

Balance

Amour

Votre cœur est aussi froid et vide que mon frigo.

Gloire

Changez de métier. De femme ou de mari. Et d’enfants. Changez de vie en fait.

Beauté

Vous avez toujours faim, alors mangez. Mangez tout ce qui passe. Même votre belle-mère, pas d’pitié !

Scorpion

Amour

En ce moment, y a que moi qui vous aime à peu près. Bref, un ratio bien pourri.

Gloire

Vous frôlez la perfection (mais uniquement parce que vous passez à côté de moi héhé)

Beauté

Il y a deux choses génialement géniales sur Terre. La raclette et les Scorpions. AAAANW trop meugnon.

Sagittaire

Amour

Vous vous êtes pris pour un footballeur pour simuler autant ?

Gloire

Le ridicule ne tue pas. Il suffit de jeter un oeil à votre vie pour s’en convaincre.

Beauté

Vous rayonnez autant qu’un poisson à Fukushima. Cœur sur vous.

Capricorne

Amour

D’après l’horoscope du magazine Elle, « climat astral embrouillé pour les couples. Réagissez ! ». Voilà, ça vous apprendra à pas lire notre horoscope à nous.

Gloire

Les 2es décans sont géniaux et iront bien. Les autres, on s’en fout. (tiens, qu’est-ce que je vous disais juste au-dessus !)

Beauté

Aoutch, on pourrait vous apposer un nutri-score E rien qu’en vous analysant.

Verseau

Amour

Smiley triste, smiley qui pleure, smiley qui vomit.

Gloire

Vous êtes du genre à dire « chocolatine », non ? (Auquel cas on ne vous respecte pas)

Beauté

Vous avez la prestance d’un gallinacée, mais c’est pas grave.

Poissons

Amour

Vous avez parfois l’impression d’être un plan B ? Rassurez-vous : vous avez parfaitement raison.

Gloire

La seule personne qui rit à vos blagues, c’est vous. (et c’est déjà pas mal)

Beauté

Un bien joli teint de surimi.

Balade sur la Loire : un fleuve qui vous veut du bien

[Long Format] Un pique-nique en été, un footing pour se décrasser à l’automne, une balade en amoureux en hiver… Les Tourangeaux font leur retour sur les bords de Loire. Mais comment en faire un retour gagnant ? On remonte le fil de l’eau, et de l’histoire, de ce joli fleuve, tout en découvrant son écosystème.

Jusqu’au début du XXe siècle, la Loire tenait une place importante dans la vie des Tourangeaux, mais ils se sont peu à peu coupés du fleuve », explique Bruno Marmiroli, directeur de la Mission Val de Loire. Jusqu’au XIXe siècle, le fleuve était un axe commercial d’envergure nationale : « Il était un grand carrefour marchand, jusque dans les années 1850 où le train est venu le concurrencer, avec la garantie d’un fret qui ne souffrait plus des aléas climatiques.

La Loire était aussi un élément important de la vie quotidienne : on pêchait, on prenait le bac pour traverser d’une rive à l’autre », et on l’observait, car ses variations avaient un impact direct sur la ville et ses habitants. À La Riche, la rue du Port témoigne de ce passé de mariniers, tandis qu’entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, le Quai de la Gare du Canal rappelle l’existence du chemin navigable entre la Loire et le Cher qui séparait alors les deux villes…

L’équipe la Rabouilleuse (Clément, Malou, Faustine).

Lien cassé… bientôt retrouvé ?

Comment la relation des Tourangeaux à leur fleuve a-t-elle changé ? Prenez un désintérêt pour la navigation commerciale, ajoutez une guerre mondiale et ses bombardements, une reconstruction à grande vitesse et le développement d’une France des Trente Glorieuses tournée vers le progrès et l’international, et vous avez votre réponse !

Pour B. Marmiroli, « de 1960 à 2000 la ville s’est développée le long de son fleuve, mais pas avec lui. On construit alors des infrastructures qui coupent la ville du fleuve pour relier les métropoles, en cassant le lien entre le fleuve et les habitants ». De Tours à La Riche, on circule par exemple à grande vitesse en voiture, en oubliant qu’à quelques mètres s’écoule la Loire, rendue difficilement accessible aux quartiers voisins. Mais la reconstruction et le développement des axes autoroutiers comme des immeubles plus proches a un autre impact : on puise alors le sable dans le fleuve pour faire du béton, sans en mesurer les conséquences.

À ne pas confondre avec le ragondin venu d’Amérique du Sud pour perturber l’écosystème local, le castor d’Europe a fait son retour en Touraine dans les années 1950. Un bâtisseur à son aise dans la région ! (Photo MDL37)

Alix Tery-Verbe, de la Maison de la Loire de Montlouis-sur-Loire, dresse un bilan sans appel : on a extrait du lit du fleuve en 40 à 50 ans ce qui avait mis cinq siècles à s’y accumuler. L’eau se retrouve à circuler un peu plus profondément, et sans sable à charrier mais avec la même force qu’avant, provoquant une érosion accrue sur son passage. L’effondrement du pont Wilson en 1976 aurait-il pu être évité sans cette perturbation de l’écosystème ligérien ? Toujours est-il que l’accident a servi d’élément déclencheur pour motiver l’interdiction de l’extraction dans le lit mineur du fleuve.

Un monde à part entière

À la Maison de la Loire de Montlouis, on arpente régulièrement les bords du fleuve avec les visiteurs, à la recherche des traces de castors. Cette espèce emblématique a été réintroduite il y a une cinquantaine d’années dans la région, d’où elle avait disparu au XIXe siècle. Le ragondin s’est fait sa place alors qu’il vient d’Amérique du Sud et n’a pas de prédateur. Sur les îles, les oiseaux viennent se reproduire, tandis que des insectes peuplent le sable… C’est tout un écosystème qui s’épanouit dans et sur le fleuve.

Ce scarabée bleu (pour le mâle, la femelle fait profil bas avec des couleurs plutôt brunes) peuple les rives des cours d’eau. Et à La Ville-aux-Dames, il a donné son nom à une île de Loire : l’île aux Hoplias. (Photo MDL37)

Mais comme tout écosystème, il est fragile : « À chaque fois qu’on rompt l’équilibre, c’est irréversible », commente Bruno Marmiroli. Alix Tery-Verbe renchérit : « Ce sont plein de choses qui s’additionnent et interagissent entre elles. Le risque inondation, par exemple, est lié à l’impact des activités humaines sur tout le bassin versant de la Loire (qui s’étend sur un cinquième du territoire français).

L’enlèvement des haies sur les terres agricoles, l’imperméabilisation des sols avec l’urbanisation, le remblaiement des zones inondables contribuent à ce risque. » Un effet domino, dans lequel l’Homme n’a pas toujours conscience qu’il va déclencher des réactions en cascade ! La ville de Tours et la Métropole travaillent par exemple actuellement sur la situation de la Petite Gironde, un affluent de la Choisille, qui se jette ellemême dans la Loire.

La lycose des sables : Cette petite araignée vit dans les sables, au bord de l’eau. Elle se la joue incognito grâce à son dos rayé de beige, blond et gris. (Photo MDL37)

La Petite Gironde qui parcourt le quartier des Douets déborde souvent, et est polluée. Or, au-delà de ce minuscule cours d’eau, c’est toute la Touraine qui peut être affectée. Attention toutefois : les crues « ordinaires » de la Loire ne sont pas à redouter, au contraire. Elles sont indispensables à l’équilibre du fleuve, en arrachant une partie de la végétation pour laisser ainsi de la place aux oiseaux et à leurs nids, ou en permettant aux poissons de venir frayer tranquillement…

C’est pour faire connaître aux Tourangeaux ces délicates nuances que la Mission Val de Loire mène ses travaux de recherche sur le patrimoine et l’environnement du Val de Loire, et que la Maison de la Loire éduque au quotidien les générations présentes et futures de Tourangeaux… ou de Ligériens ?

Ligériens, habitants du fleuve

Si vous aimez marcher sur les bords de Loire à l’aube, vous les apercevrez peut-être. « C’est le moment où je croise les copains, nous sommes peu nombreux à naviguer sur le fleuve à cette heure, quand on se croise en bateau on discute, et parfois on boit un coup. » Dans son kayak ou sur sa barque, le photographe professionnel Jean-François Souchard en profite bien sûr pour capturer la lumière de l’aurore et la vie du fleuve derrière son objectif.

Qui croise-t-il ? Des bateliers, ou l’un des quatre pêcheurs professionnels d’Indre-et-Loire. Thierry Bouvet est de ceux-là. Comme Jean-François, il a d’ailleurs commencé sa vie d’adulte dans les études de géographie. L’étude du fleuve donne-t-elle envie de s’y plonger ? Pour le pêcheur, c’est un projet d’analyse des faits sociaux autour de la Loire qui l’amène au bord de l’eau, puis bientôt sur le fleuve en 2014. Il y a trouvé son rythme, entre le pont de Saint-Cosme à La Riche et Amboise, pour rester lié à la ville.

Sterne Pierregarrin : Vous la croiserez surtout en été, d’avril à août, puisqu’elle passe l’hiver bien au chaud en Afrique. Elle profite de son séjour dans la région pour se reproduire avant de repartir. (Photo MDL37)

Jean-François Souchard finançait quant à lui sa thèse de géographie en faisant des photos depuis l’eau, « les fesses dans mon kayak ». « C’est la Loire qui m’a fait rester en France », admet celui qui a vécu quelques temps au Québec. Le batelier Clément Sirgue, qui navigue avec l’association La Rabouilleuse depuis une quinzaine d’années, est aussi revenu vers la Loire pour y trouver son bonheur : « J’étais tiraillé entre la terre et la mer. Entre mon parcours dans la gestion de la nature et l’éducation à l’environnement, et mon plaisir de la navigation à la voile en mer. Avec le fleuve, j’ai trouvé une bonne synthèse des deux. Ici, tout commence et tout finit. Toutes les activités du vivant finissent dans le fleuve.».

On pourrait dire qu’Alain aussi finit dans la rivière… du moins il aime à y « naviguer », puisqu’il nous reprend sur le terme « nager » : « La nage est interdite dans la Loire. Comme nous y allons avec des flotteurs, nous sommes considérés comme navigants.». Le Tourangeau âgé de 75 printemps plonge dans l’eau tous les quinze jours environ, avec une bande d’une dizaine de passionnés. Combinaison, palmes, flotteur, et bon gueuleton à l’arrivée, c’est le programme habituel. « Il y a le côté sportif, pendant 2 h on palme, mais on voit aussi des choses assez extraordinaires. Les couleurs, les oiseaux, les lumières, être porté par le courant… c’est que du bonheur ! ».

Clément Sirgue définit ces bateliers, mariniers, pêcheurs, navigants qui parcourent la Loire comme des Ligériens. Les habitants du fleuve. Comme un Tourangeau connaît sa ville, un Ligérien connaît son milieu : « En formant des bateliers avec l’école de la Rabouilleuse, on forme des ambassadeurs et des veilleurs. Ils s’attachent à la Loire, ils la promeuvent, ils la connaissent et savent sur quel banc de sable on peut aller ou non, ils habitent le fleuve, et ils le défendent. »

Les bancs de sable qui bougent, les bîmes qui se créent lorsque le lit s’effondre et que l’eau tourbillonne vers la nappe souterraine, la faune et la flore… « Il faut lire le fleuve car il est très changeant » raconte le batelier, qui compare la navigation à la bourde, ce long bâton qu’on enfonce dans le lit du fleuve pour avancer, à un travail d’équilibre des forces entre l’homme, le bateau et le fleuve.

Retour à l’eau… en douceur

Le directeur et l’équipe de l’association la Rabouilleuse participent au Parlement de Loire, et ont été partie prenante des Assemblées de Loire, avant de naviguer jusqu’à Orléans pour le festival de Loire. Mais Clément Sirgue met en garde : « Le but n’est pas que tous les Tourangeaux et touristes soient sur la Loire, ce serait un désastre écologique. Mais il faut se demander comment on protège ce milieu, et comment on le donne à voir. Il faut accompagner ce retour des gens vers le fleuve. »

La relation des Tourangeaux à leur fleuve est en pleine évolution, mais pour tous les acteurs que nous avons rencontrés, le retour vers la Loire doit s’accompagner d’une véritable éducation qui permettra de retisser un lien équilibré entre le milieu naturel et ses habitants. Objectif : la réintroduction raisonnable et mesurée de l’être humain en milieu ligérien.

Texte : Maud Martinez / Photo d’ouverture : Jean-François Souchard

Dans le quotidien de Corinne Hamidat, la « vigie » du Sanitas

#VisMaVille Corinne Hamidat est surveillante d’un pâté d’immeubles, dans le quartier du Sanitas, à Tours. Du ménage au relationnel, un métier polyvalent et prenant.

Sous le soleil automnal qui pointe son nez après l’averse, elle retrousse ses manches, enfile ses gants et ramasse aussitôt les débris de meubles qui jonchent le sol au pied d’une barre d’immeubles du Sanitas. Direction « le monstre », le local qui sert de stockage pour les encombrants.

Corinne Hamidat ne compte plus les déchets déversés chaque soir, des « incivilités » qui occupent les surveillants d’immeubles et agents d’entretien de Tours Habitat – le gestionnaire des logements sociaux, une bonne partie de leur matinée.

En tant que surveillante principale d’immeubles, chaque jour de la semaine, depuis sept ans, Corinne Hamidat fait sa ronde du secteur qui s’étale du boulevard Général de Gaulle à l’allée de Moncontour, derrière la gare, bordé par la Rotonde et l’avenue Grammont. À l’embauche, à 7 h 30, après avoir fait le ménage des deux entrées dont elle est chargée, elle s’assure qu’ « il n’y a pas de danger pour les locataires, pas de bris de glace par terre, je vérifie aussi que les ascenseurs ne sont pas en panne, que les portes de hall se ferment bien ».

En chemin, elle interpelle les autres surveillants ainsi que les agents d’entretien et de maintenance qui officient dans le secteur. Corinne a un rôle pivot, chargée de recueillir les informations et de les retransmettre à Tours Habitat. « Il faut aimer le relationnel pour ce métier », pointe la gardienne. En contact avec les autres professionnels mais aussi les locataires, elle assure les états des lieux d’entrée et de sortie.

Le téléphone vissé sur son oreille, elle est régulièrement appelée pour « des changements d’ampoule, des fuites d’eau, une clé perdue ». La surveillante d’immeubles apprécie ces moments d’échange même si « parfois il faut prendre sur soi quand les gens sont agacés, j’attends qu’ils se calment et on parle après ».

Du haut de sa stature imposante, Corinne adoucit les moeurs. Ayant habité auparavant dix ans le quartier, elle connaît bien ses habitants, surtout les personnes âgées, notamment du boulevard de Gaulle, qui ne quitteraient leur logement pour rien au monde. « J’aide les petites mamies à porter leurs affaires quand je les croise à la sortie des courses. »

Pour le reste, il y a du roulement et pas toujours le temps de faire connaissance. Si Corinne Hamidat possède un bureau de gardienne au 12 allée de Luynes, spacieux mais dépouillé, elle n’y passe pas la majeure partie de son temps. « Je ne tiens pas en place, j’aime être sur le terrain et puis il faut que je marche depuis mon infarctus. »

Ses trois grands enfants lui font d’ailleurs la leçon et lui demandent de se ménager, elle qui a du mal à fermer l’oeil lorsqu’elle est d’astreinte les soirs et week-end, de « peur de ne pas entendre le téléphone sonner et ne pas répondre aux locataires. Le bien-être des locataires, c’est mon souci permanent. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Dans le ventre des Halles : plongée dans un quartier gourmand

Cette semaine, tmv commence son tour des quartiers, racontés par les habitants eux-mêmes et les commerçants. Première étape aux Halles.

Les préjugés ont parfois la vie dure, qu’ils soient positifs ou négatifs. Le ventre de Tours, son marché, ses artisans, ses restaurants. Une image parfois bourgeoise, l’impression d’un quartier bien campé sur ses acquis. TMV a voulu gratter un peu la surface de ce vernis, pour découvrir le quartier des Halles du côté de ses commerçants et de ses habitants.

Première étape de notre tour des quartiers de Tours que nous poursuivrons dans les mois qui viennent. Suivez le guide !


POUR RETROUVER NOTRE DOSSIER SPECIAL QUARTIER DES HALLES, CLIQUEZ ICI ! 

(ou direction notre rubrique « hebdo en PDF » pour télécharger le numéro du 13 octobre 2021)

 

Horoscope WTF du 13 au 19 octobre 2021

Retrouvez votre dose d’astrologie 100 % véritable, 100 % vérité, dans l’horoscope WTF de tmv.

Bélier

Amour

Ne faites plus rien avant le mariage. De toute façon, vous devez m’obéir, c’est moi l’astrologue.

Gloire

Telle l’éolienne, vous brassez du vent. Chuuuut, ça vaut mieux

Beauté

Attention, à venir : méga gueule de bois comme Pinocchio.

Taureau

Amour

Oh oh ! Comme on dit chez les beaufs, « y a bientôt une brioche dans le four ! »

Gloire

Terrible nouvelle pour vous cette semaine : quelqu’un vous offrira le livre « Ce que m’ont dit les Français », écrit par Cyril Hanouna et Christophe Barbier.

Beauté

Vous avez le poil soyeux, on est content pour vous.

Gémeaux

Amour

Ooooh pop pop, y a baleineau sous gravillon entre vous et les Balances !

Gloire

Vous n’avez pas encore compris que les chats contrôleront le monde d’ici peu. C’est ce qui causera votre perte.

Beauté

Arrêtez de toucher tous les orifices qui passent à votre portée.

Cancer

Amour

chaque fois que vous repensez à votre ex, un bébé panda meurt. Pensez-y.

Gloire

Il y a des jours, comme ça, où tout va mal. Alors on lit l’horoscope de tmv. Et c’est encore pire.

Beauté

Votre rire de phacochère en rut en agace plus d’un.

Lion

Amour

Je vous aurais bien dévoilé mes prédictions de ce côté là mais vous ne m’aimez pas, alors ça sert à rien

Gloire

On n’est pas bien là, à se moquer de ces gros nazes de Sagittaires, hein ??

Beauté

Vous avez la carrure d’un pissenlit, mais vous êtes une belle plante.

Vierge

Amour

No zob in job, on a dit.

Gloire

Rien n’y fait, vous avez la réactivité d’un lamantin.

Beauté

Vous participerez au prochain Mondial du fromage à Tours en 2022. Et vous vous fondrez parfaitement dans la masse (et dans l’odeur)

Balance

Amour

Arrêtez de chouiner sur votre vie sentimentale, on dirait Christophe Maé.

Gloire

Vous êtes aussi stressant(e) que ce moment où il ne reste plus qu’une feuille de PQ sur le rouleau.

Beauté

RIP petite dignité partie trop tôt <3

Scorpion

Amour

Vous irez sur Google pour vous renseigner sur la durée de l’orgasme du cochon. Et vous pleurerez à chaudes larmes, déçu(e), en apprenant la nouvelle.

Gloire

Un(e) seul(e) Scorpion vous manque et tout est dépeuplé.

Beauté

Vous êtes tellement canon que même vos pieds sont beaux. (et pourtant, c’est dégueu les panards)

Sagittaire

Amour

Vous êtes comme Cupidon. Toujours à vous mêler de la vie sentimentale des autres et toujours à poil

Gloire

Waouw, sacré rire. On dirait un phoque enrhumé

Beauté

Au final, vous êtes un peu comme un donut. Tout rond, sucré, avec un trou.

Capricorne

Amour

Et si vous arrêtiez de les choisir avec un QI de bulot ?

Gloire

Vous allez être enlevé(e) par des extraterrestres qui feront des expériences très sales sur vous. Je sais, c’est toujours con d’apprendre ça dans un horoscope.

Beauté

On veut pas vous mettre mal à l’aise, mais vous avez un mickey dans la narine droite.

Verseau

Amour

Arrêtez de faire des rêves érotiques avec Jean Castex.

Gloire

La réponse à toutes vos questions existentielles se trouve juste à la ligne en-dessous…

Beauté

… Votre ressemblance avec un pruneau est troublante.

Poissons

Amour

Toujours imité(e), jamais égalé(e) ! (aaaanw)

Gloire

Et si vous faisiez comme l’horloge parlante ? La ramener uniquement quand on vous sonne ?

Beauté

Force est de constater que vous étiez pionnier(e), puisque la mode du monosourcil revient.

Cancer : l’art-thérapie au service des patient(e)s

#OctobreRose Hypnose, sophrologie, activité physique, mais aussi art-thérapie : les soins prodigués aux patientes souffrant d’un cancer du sein à Tours sont nombreux. Car la guérison se joue au-delà des seules chimios et séances de rayons.

C’est sur un chariot qu’Elodie Larsonneur balade son attirail. Des crayons de couleur, des pinceaux, des palettes, des carnets de croquis, des feutres, et tout un tas de livres. Depuis dix-sept ans, l’art-thérapeute rencontre à l’hôpital Bretonneau les patients. Depuis plusieurs années, c’est en oncologie et hématologie qu’elle fait rouler son matériel d’une chambre à l’autre.

Souvent méconnue, l’art-thérapie fait en effet partie des soins proposés aux patients. C’est sur indication médicale que l’art-thérapeute ira donc à la rencontre d’un ou d’une patiente. « L’art-thérapie est proposée comme soin de support en oncologie, comme d’autres soins que sont la psychologie, l’hypnose, la diététique ou la kinésithérapie », explique élodie Larsonneur.

Pour les malades du cancer, passer par l’art peut être salvateur : « Certains vont arriver à exprimer l’indicible du bouleversement qu’ils traversent ». Et pas besoin d’être un artiste-né ! Tous les livres qui peuplent les étagères de ce chariot coloré sont aussi là pour montrer que l’art peut prendre mille et une formes. Et lorsqu’ils sont alités et voient venir à eux un atelier portatif, les patients laissent finalement tomber leurs barrières habituelles.

Dessin, musique, créativité

Sur le mode du « et finalement pourquoi pas », ils s’expriment par le dessin, ou la musique si cela leur convient mieux. « Les patients retrouvent leur enfant intérieur, ils n’ont plus rien à perdre et prennent plaisir à ces activités, ils découvrent leur créativité, cela stimule leur confiance en eux. Ils sont dans un état de mieux-être qui peut faire oublier la souffrance du quotidien et par exemple faire passer le temps de la chimio », décrit la thérapeute.

Il n’est d’ailleurs pas rare que l’œuvre d’art toute fraîchement créée soit accrochée sur le tableau blanc de la chambre. Elle servira alors de point de départ pour une conversation avec les soignants, qui trouvent ainsi une nouvelle porte d’entrée dans la relation au patient. Si la musique adoucit les mœurs, l’art apaise donc les douleurs…

Texte : Maud Martinez / Photo : Elodie Larsonneur

Horoscope WTF du 6 au 12 octobre 2021

Il y a des jours, comme ça, où tout va mal. Alors on lit l’horoscope de tmv. Et c’est encore pire.

.

Bélier

Amour

Au lieu de collectionner
les râteaux, roulez plutôt des pelles.

Gloire

Comme disait ma mère,
« quand on n’a pas de cerveau, il
faut avoir des jambes ». Voilà débrouillez-
vous avec ça, j’ai autre
chose à faire.

Beauté

Non, pas cette semaine.

Taureau

Amour

Avec vous sous la couette, c’est
« Fast & Furious » (tous les épisodes)

Gloire

Ah là, c’est plutôt Les Bronzés
(version Jean-Claude Dusse)

Beauté

Oh bah là, c’est plutôt Shrek
ou les Dents de la mer.

Gémeaux

Amour

Qui se ressemble s’assemble.
Mais parfois, il y a des exceptions…
CLIN D’OEIL CLIN D’OEIL !

Gloire

Et si vous arrêtiez d’aller voir
des gens tout nus sur Internet ? Ça vous
éviterait tous ces virus sur l’ordi.

Beauté

Alors oui, mais seulement les
semaines impaires.

Cancer

Amour

« Fais coooommeuh l’oiseauuu,
ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseauuuu
» (mais Michel Fugain vous a
pas dit que ça s’écrase contre un poteau,
l’oiseau)

Gloire

Arrêtez de mordre le facteur.
Achetez-vous un chien.

Beauté

Pour un(e) Cancer, vous êtes
plutôt pas mal. C’est louche.

Lion

Amour

Un(e) de perdu(e)… bah un(e)
de perdu(e). Arrêtez de vous rassurer
avec des proverbes stupides.

Gloire

Soyez fier(e) de votre parcours !
Si vous en êtes là aujourd’hui, c’est parce
que vous avez triché au bac.

Beauté

Même avec un slip kangourou,
vous restez sexy. Vive vous.

Vierge

Amour

Entre Cyril Hanouna mixé
à Carla Bruni et Eric Zemmour croisé
avec Jennifer Lopez, qui choisiriez-vous
pour une nuit ?

Gloire

(le fait même que vous ayez tenté
de répondre à cette question prouve
que vous êtes taré(e))

Beauté

cf. horoscope des Sagittaires.
Pour vous, c’est la même.

Balance

Amour

Votre vie amoureuse du moment
est comme un zombie : tout pourri.

Gloire

Quelque chose de DINGUE va
vous arriver samedi, 15 h, place Jean-Jaurès.
(que de suspense)

Beauté

Euh. Cette tenue vestimentaire,
c’est vraiment voulu ?

Scorpion

Amour

Une sombre étude lituanienne
prouve que le réchauffement climatique
est dû à la libido brûlante des Scorpions.

Gloire

Les astres sont formels, ils
ont parlé : tout le monde s’en fout des
Scorpions.

Beauté

Pour finir ces prédictions,
rappelez-vous que Scorpion rime avec
George Tron. Déduisez-en ce que vous
voulez, nous ça nous fait flipper.

Sagittaire

Amour

Appuyez sur la pédale de frein
côté cochonneries ; vous n’avez bientôt
plus d’essence.

Gloire

Tel l’unijambiste, vous allez
vous lever du mauvais pied cette semaine.

Beauté

Le nombril sale.

Capricorne

Amour

D’amour il n’y a point. Le
Capricorne se suffit à lui-même. Vous
êtes trop parfait(e) pour le petit peuple.

Gloire

Réincarnez-vous en moule.
C’est cool une moule, ça embête personne,
ça prend le soleil tranquilou une
moule.

Beauté

En changeant 7 lettres à
« Capricorne », on obtient « panaris
au pied ». Flippant, non ?

Verseau

Amour

L’amour de votre vie se trouve
sur 3615 Ulla. U-l-l-a. (oui, vous êtes un
vieux machin de 150 ans d’âge)

Gloire

Jésus vous aime. (et c’est le seul)

Beauté

N’écoutez pas les haters :
continuez à vous balader en slip chez
vous comme vous aimez tant.

Poissons

Amour

Si ça peut vous rassurer, votre
ex ressemble au plan Tinder de Gollum.

Gloire

Waouuuuw, votre vie professionnelle
est aussi passionnante qu’un
épisode version longue de Derrick.

Beauté

Vous illuminez la journée des
gens. (mais c’est seulement parce que
votre front est tout luisant, beeeh)

Vrac, local et bio, le pari d’Anne-Gwénolée Tu et de son épicerie « Sur la branche »

#VisMaVille Anne-Gwénolée Tu est gérante de l’épicerie locale et sans emballage, Sur la Branche, à Tours. Investie dans le zéro-déchet, elle se bat pour participer à une économie plus vertueuse.

Place de la Victoire, ce mercredi après-midi, le magasin ne désemplit pas. Familles, étudiants, retraités… tous passent faire leurs provisions et prendre des nouvelles. « Vous ne fermez pas, rassurez- moi ? » Car Anne-Gwénolée Tu, la gérante et fondatrice de Sur la Branche depuis 2017, traverse une mauvaise passe financière et vient d’en informer ses clients par mail (lire ci-dessous).

L’épicerie locale de quartier prend plus que jamais tout son sens. « Nous étions les premiers à Tours à allier vrac, produits locaux et bio, assure Anne-Gwénolée Tu. Nous sommes investis dans un réseau d’associations zéro déchet, nous aimons conseiller nos clients dans leurs démarches, leur donner des recettes, des astuces et les orienter vers les bonnes personnes. L’idée est d’avoir affaire à des hommes, loin de l’industrie agro-alimentaire. »

Bref plus qu’une épicerie, Anne- Gwénolée participe à la promotion du zéro-déchet et d’une alimentation de qualité au sein des réseaux tourangeaux. Ici les clients amènent leurs bocaux et emballages, ce qui permet de choisir la quantité. Dans le magasin, s’affichent les portraits d’une quarantaine de producteurs locaux, du maraîcher de Saint- Pierre-des-Corps aux huileries de Touraine. « Ce n’est pas juste vendre des pois chiches et des pommes de terre mon métier, je suis allée sur leurs exploitations, on partage une démarche. »

Le déclic s’est produit très jeune. Végétarienne à 18 ans, elle parcourt le monde en faisant du woofing et plonge dans ses intérêts : la nature et l’alimentation. Notamment grâce à son colocataire qui était brasseur. Alors installée en région parisienne, elle évoluait dans le milieu de la librairie de luxe. « Je suis passée de la vente de livres qui coûtait des milliers d’euros à des légumes », sourit la pétillante brunette, aujourd’hui 37 ans.

Un milieu dont il lui est resté la rigueur du travail et le goût de la qualité. Elle monte alors une section de la Ruche qui dit oui dans la brasserie de son ami. Elle découvre aussi Tours et tombe amoureuse de la ville. En 2017 la voilà lancée dans l’aventure Sur la Branche.

« Je voulais une épicerie du quotidien. Il est difficile de ne faire que du local et du bio, mais j’essaie que les produits viennent le plus près possible. 95 % de nos produits sont quand même bio avec des valeurs éthiques. » Ce qui n’est pas bio n’en est pas moins respectueux de l’environnement et local comme le garum du pêcheur Thierry Bouvet. Singularité, l’épicerie propose aussi des casiers de poissons frais deux fois par semaine, grâce au réseau Poiscaille, qu’il suffit de choisir sur internet. Et les paniers bio sont sans engagement.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


Épicerie bio en difficulté

Depuis la crise du Covid, la fréquentation de l’épicerie n’a cessé de décroître. « Nous étions à 1 600 clients par mois avant le Covid, nous sommes à présent à 1 000 clients par mois, cela s’est surtout creusé depuis le printemps dernier. Notre seuil de rentabilité n’est plus atteint », alerte Anne-Gwénolée Tu, la gérante de Sur la Branche. Résultat : – 30 % de chiffre d’affaires. « Si les clients ne reviennent pas et surtout durablement, nous ne pourrons pas continuer. » Elle signale d’autres cas similaires de boutiques indépendantes en difficulté. Le tout récent drive du bons sens à Chambray-lès-Tours vient de fermer ses portes.

> Sur la branche, 2 place de la Victoire, à Tours.

Octobre Rose : face au cancer, l’activité sportive reste essentielle

Octobre Rose est souvent l’occasion de randonnées. Rien d’étonnant à cela : les bienfaits de l’activité physique sont prouvés pour ces malades qui retissent alors un lien avec leur corps… et avec les autres. Les Cher Dames de Loire pagaient par exemple tous les samedis. Pour se prouver qu’il y a une vie après la maladie, et pour s’amuser !

« Ne pas rester entre le lit et le canapé ». L’expression revient aussi bien dans la bouche de Jean-Christophe Bonnin, kinésithérapeute et président de l’association Rose & Blu, que dans les paroles de Pascale Foussard, cofondatrice des Cher Dames de Loire. Pour le professionnel de santé comme pour l’ancienne malade du cancer du sein, l’activité sportive est essentielle dans la vie des patientes, qu’elles soient en cours de traitement, en convalescence ou en rémission.

« On encaisse mieux quand on est un peu actif », raconte Marion, 39 ans aujourd’hui, dont le diagnostic de cancer du sein avait été posé il y a deux ans. A l’époque, la jeune femme se rapproche des services de la Ville de Tours pour participer aux A.P.A, activités physiques adaptées. Pascale avait fait la même démarche un peu plus tôt : « J’ai fait du sport presque tous les jours, ne serait-ce qu’un peu de marche pour aller chercher le pain. Et puis j’ai testé la danse, le Pilates, la gym, le golf, j’ai découvert de nouvelles activités » raconte-t-elle.

 » C’est le fait de bouger qui va effacer cette sensation d’asthénie »

L’accès aux A.P.A est conditionné par un avis médical, et une rencontre avec un éducateur-référent pour cibler les sports qui pourront convenir. « La régularité de la pratique est essentielle, pendant le traitement ou la convalescence », explique Richard Alloncle, référent sport-santé et handicap pour la municipalité.

Depuis le début des années 2010, il est en effet démontré que si la maladie épuise, elle est aussi plus facilement vaincue quand la patiente pratique une activité régulière. Jean-Christophe Bonnin, le kiné, précise : « Paradoxalement, pour gommer l’état de fatigue que ressent le malade, se reposer ne fonctionne pas. C’est le fait de bouger, de s’activer même si on n’en a pas envie, qui va effacer cette sensation d’asthénie. On affronte alors mieux les traitements, et la spirale s’inverse ».

Pascale a par exemple vécu ce retour au sport durant sa maladie comme un défi : avant chaque séance de chimio, faire un peu d’exercice, pour arriver en forme, et repartir moins fatiguée. Puis recommencer. Éviter ainsi la fonte des muscles, prendre moins de médicaments… mais pas seulement. Bien dans son corps… bien dans sa tête Le slogan paraît éculé, mais il prend tout son sens pour les malades du cancer du sein. « J’ai fait de la gym, de l’aquagym, de la marche nordique avec la ville de Tours. Cela me permettait de sortir de chez moi, d’avoir un élément positif à mettre dans mon agenda, et de voir du monde », raconte Marion.

« Le sport, une bouée de sauvetage »

« Le sport, c’était une bouée de sauvetage, une bouffée d’oxygène psychologiquement, ajoute Pascale. On rencontre du monde, on se comprend sans se parler, on n’a pas peur du regard des autres ». Depuis un an, la nouvelle bouée de sauvetage de Marion, ce sont les Cher Dames de Loire, association créée par Pascale et quelques autres. À la façon de vikings affrontant les éléments au rythme du tambour, les adhérentes pagaient.

« Après mes traitements, j’étais très mal en point physiquement et psychologiquement. Tout à coup vous ne voyez plus les blouses blanches, et en même temps vous sortez d’une machine à laver, essorée par les chimios, l’opération, les rayons… J’ai découvert l’association. Pour ma première séance, je n’ai même pas pu finir l’échauffement, j’ai pleuré d’épuisement. Et les regards, les sourires, les étreintes, les paroles des filles m’ont permis de surmonter tout cela ».

Solidarité

En plus de regagner la mobilité de son épaule suite à son opération du sein et d’éviter ainsi les séances de kiné, Marion a pu compter sur les Cher Dames de Loire pour reprendre son corps en main : « Je suis à nouveau en accord avec ce corps qui m’avait trahi en laissant entrer la maladie ». Ana, retraitée diagnostiquée et traitée il y a 8 ans, a rejoint l’équipe il y a tout juste un mois. Attirée par la solidarité entre les membres, elle trouve dans la navigation l’exercice utile pour son problème de lymphome au bras, et une occasion « de ne plus penser au mal, et de prouver qu’on peut faire encore plein de choses malgré ce qui nous est arrivé ».

C’est fort de ces retours d’expérience que les associations comme Cher Dames de Loire, Cancen, Rose and Blu, la Ligue, IETO, et les professionnels de santé tourangeaux unissent donc leurs efforts pour intégrer l’activité physique au suivi des patientes. Et pour elles, voici un prochain défi à relever : le week-end Rose and Blu en juin 2022, qui réunira 200 participants pour des épreuves variées et un seul objectif, profiter de la vie !

Texte : Maud Martinez / Photo : Les Cher Dames de Loire

A Tours, Isabelle Dimier-Poisson développe un vaccin nasal contre le Covid

Isabelle Dimier-Poisson est enseignante-chercheuse à l’Université de Tours. Des recherches menées depuis vingt ans qui l’amènent aujourd’hui à développer un vaccin nasal contre le Covid-19.

Elle n’en revient toujours pas du tournant pris par sa carrière depuis la médiatisation récente de sa découverte : un vaccin nasal contre le Covid-19 qui empêcherait également sa transmission. Isabelle Dimier-Poisson semble à la fois heureuse et « fière pour son équipe et ses étudiants » mais aussi surprise et un peu gênée de tirer la couverture.

Celle qui a commencé son parcours il y a vingt ans à l’Université de Tours, spécialisée dans l’immunité des muqueuses, dirige une équipe de recherche BioMAP (BioMédicaments AntiParasitaires) labellisée Inrae, à la faculté de pharmacie, sur le site Grandmont. Elle voit aujourd’hui porter les fruits de ses recherches, ce qui l’enchante.

« Pour un chercheur, il y a généralement de la frustration. Vous avez souvent des résultats, vous les publiez dans des revues prestigieuses, vous pouvez obtenir des brevets, mais il reste la frustration de ne pas aller plus loin et de mettre en place le développement, surtout pour des recherches appliquées comme la nôtre. »

Isabelle Dimier-Poisson a commencé par mettre au point un vaccin nasal pour les animaux, utilisé depuis quatre ans dans une dizaine de zoos en France. Aucune mortalité parmi les animaux vaccinés n’a été constatée à ce jour. « Sur cette base, nous sommes partis sur le Sars Covid- 19, en répondant à un appel à projets. La conception est la même mais on est repartis de zéro pour l’étudier. »

Avec son équipe d’une dizaine de chercheurs travaillant sur le projet, elle a ainsi conçu un candidat-vaccin nasal unique à base de protéines. Les fonds sont levés, notamment grâce à une entreprise locale, Recipharm. Isabelle Dimier-Poisson insiste sur ce point. « Notre vaccin sera 100 % français. »

Pour elle, il n’arrive pas trop tard. Au contraire. « Le vaccin fonctionnera comme un rappel annuel et il a une logistique simple d’utilisation, facilement conservable. Et surtout, il ambitionne d’être utilisé par tous dont les pays émergents. »

Depuis sa découverte qui attend d’être validée, Isabelle Dimier-Poisson mène une vie intense. Elle n’en oublie pas moins l’autre facette de son métier : l’enseignement. « J’adore enseigner, les relations avec nos étudiants sont fortes, régulières, ils nous remettent en place, en fait ce sont eux les futurs chercheurs ! ».

Gaie, souriante et accessible, Isabelle Dimier-Poisson se révèle une chef d’équipe inspirante et motivante. Avec toujours « l’envie d’aller plus loin ». Une nouvelle mission de sa vie de chercheuse s’ouvre à elle : codirigeante d’une start-up chargée de lever des fonds pour la future commercialisation de son vaccin.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Elle propose des prothèses capillaires aux personnes atteintes de cancer

Nathalie Combes a lancé son entreprise « A Votre Image », spécialisée dans la vente à domicile de perruques médicales et de prothèses capillaires, afin d’aider les personnes atteintes de cancer à se reconstruire.

Nathalie Combes ne coupe pas les cheveux en quatre, au contraire : elle en habille les têtes des malades du cancer. Elle-même passée par les services d’oncologie, elle a aussi accompagné sa fille dans le parcours vers la boule à zéro. Une expérience intime qu’elle met aujourd’hui au service des personnes ayant besoin de prothèses capillaires, en se déplaçant à domicile avec son entreprise À Votre Image.

Qu’est-ce que ces « perruques » ont de spécial ?

Parler de « perruque » peut faire penser à un costume, alors que ce n’est pas du tout le cas. Ce sont des produits de qualité, qui vont s’adapter à la personne. Nous faisons des essais quand la personne malade a encore des cheveux. Et lorsque cette personne le décide, je reviens pour lui raser les cheveux pour que les parties antidérapantes de la prothèse adhèrent bien, et on ajuste le bonnet de cette prothèse à la personne, pour que celle-ci soit à l’aise et ne risque jamais de perdre cette prothèse.

Ce sont des éléments qui coûtent cher ?

La sécurité sociale prend en charge jusqu’à 350 € pour une prothèse et un accessoire textile. Certaines prothèses peuvent coûter jusqu’à 500 € ou plus, notamment si elles sont montées à la main, ou si elles sont faites de cheveux naturels. C’est pour cela que j’ai préféré opter pour du synthétique de très grande qualité, avec une trentaine de possibilités, y compris des cheveux très longs, jusqu’à la taille. Mon but, c’est qu’il y ait un reste à charge zéro pour mes clientes. Je ne suis pas là pour vendre et faire du chiffre, mais pour conseiller et accompagner !

> Plus d’informations sur Facebook A votre image et au 06 66 49 69 78.

 

Horoscope WTF du 29 septembre au 5 octobre 2021

Les astres sont formels, ils ont parlé : cette semaine, les Balances prennent cher, puisque c’est potentiellement leur anniversaire.

Bélier

Amour

Vous préférez la quantité à la
qualité. Lubriques que vous êtes.

Gloire

Franchement, vous êtes aussi
cool qu’une licorne et qu’un cours
d’aquaponey réunis.

Beauté

Et sinon, fermer la bouche
quand vous mangez, c’est en option ?

Taureau

Amour

Sincèrement, j’en ai aucune
idée et ça m’en touche une sans faire
bouger l’autre.

Gloire

Vous mettez la charrue avant
les oeufs. Ce qui ne veut rien dire. Tout
comme votre triste existence.

Beauté

Aïe, on a vraiment été méchants
sur ce coup-là. Pour nous faire
pardonner, sachez que vous êtes (ah
flûte, on n’a plus de place !)

Gémeaux

Amour

Un étalon n’est pas forcément
le meilleur cheval sur qui miser. Si vous
voyez ce que je veux dire, krrrkrr

Gloire

Vous aimez les morses corses
au torse extorse AAAAAAAAA JE PETE
UN PLOOOOMB !!!

Beauté

Beau rattrapage. C’était pourtant
mal parti à la naissance !

Cancer

Amour

R.A.S (comme depuis des
siècles)

Gloire

Comme dirait Kévin, en 4e B :
« La vi sa crain, sé trow dure. Fuck lé
rajeu ! »

Beauté

La constellation du Fabien
Barthez vous conseille de changer de
coiffeur.

Lion

Amour

C’en est fini pour vous ; les
culottes sont cuites.

Gloire

Vous allez manger un spacecake
et vous rendre compte que votre patron
n’est qu’un gros naze. Quelle vie.

Beauté

Vous ressemblez à un gros
bonbon qui donne mal au bide, mais
qu’on aime quand même manger

Vierge

Amour

M’en fous.

Gloire

Idem.

Beauté

Rien à battre, j’suis un œuf.

Balance

Amour

Trouver le chemin de
votre coeur est aussi compliqué et
chiant que trouver la sortie d’un
magasin Ikea du premier coup.

Gloire

Le Zoo de Beauval a appelé,
ils ont besoin de nouveaux
paresseux.

Beauté

Vous perdez vos poils
sur le canapé. Ce qui agace votre
entourage.

Scorpion

Amour

On sait, on sait, vous êtes
chaud(e) comme une baraque à frites.
Inutile de le rappeler à toute la ville.

Gloire

Obéissez aux Balances. Uniquement
aux Balances. Maintenant !

Beauté

Visage angélique, peau douce,
corps de rêve, nez parfait… Mais fichtre
diantre, comment est-ce possible que les
Scorpions soient aussi canons ?!

Sagittaire

Amour

« Toc, toc » « Qui est là ? »…
« Sam qui ? » « Sam semble mal parti
votre vie amoureuse ! »

Gloire

Qu’est-ce qu’on s’marre dans
cet horoscope, alala…

Beauté

Vous avez un périnée extraordinaire.
(héhé vous ne pensiez pas lire
ça dans un horoscope un jour, hein ?)

Capricorne

Amour

« C’est tellement simple,
l’amouuur ; tellement possible,
l’amouuur » qu’il chantait Daniel Lévi. Bah il s’est bien foutu de nous, le coquin !

Gloire

Vous êtes comme la vache qui
rit : toujours à rire bêtement sans raison…
Pourquoi ?

Beauté

Vous pensiez être à la mode.
Que nenni, les Capricornes sont sapés
comme des rouleaux de papier toilette.

Verseau

Amour

« Naaaan, mais tu comprends,
c’est pas toi, c’est moi, je préfère qu’on
reste amis, tout ça tout çaaaa… »

Gloire

La personne à votre gauche
fantasme secrètement sur vous.

Beauté

Waouw, une bien belle carrure
de sandwich SNCF !