L’Europe : comment ça marche ?

Dans un mois, c’est les élections et, franchement, vous le savez, vous, comment les lois sont votées en Europe, le poids qu’elles ont vraiment et qui tient la barre du bateau ? Allez, en quelques mots et deux-trois dessins, on essaie d’y voir plus clair.

LE PARLEMENT EUROPÉEN :
LA VOIX DES PEUPLES

C’est la seule institution européenne dont les membres sont élus directement par les citoyens européens, au suffrage universel direct. Ils seront 705 après les élections de mai. Le mandat est de 5 ans.

Il représente les 512,6 millions d’habitants des pays membres de l’Union (446,6 millions quand les Britanniques seront sortis de l’UE).

Chaque pays a un nombre de députés qui dépend de l’importance de sa population, mais pas de façon strictement proportionnelle, ce qui fait que les petits États sont sur-représentés par rapport aux plus peuplés.

Les députés ne se regroupent pas par nationalités, mais en fonction de leurs opinions politiques. Les partis européens de sensibilités voisines se rassemblent dans un même groupe.

Chaque député siège dans, au moins, une des 20 commissions chargées de préparer le travail du Parlement avant les sessions plénières.

Le Parlement se réunit 18 fois dans l’année, 12 fois à Strasbourg (siège du Parlement) et 6 fois à Bruxelles pour des sessions plénières additionnelles.

Le Parlement se prononce sur les propositions de lois faites par la Commission Européenne. Il soumet ensuite son avis (le texte amendé et voté) au Conseil. Le conseil peut proposer une nouvelle version du texte sur laquelle le Parlement doit de nouveau se prononcer. Sauf exception, une loi ne peut pas être adoptée en cas de désaccord entre le Parlement et le Conseil.

Le Parlement intervient dans l’adoption du budget européen, qui détermine les grandes orientations de la politique communautaire.

Le Parlement élit le Président de la Commission Européenne, sur proposition du Conseil. Il peut censurer la Commission ou destituer un Commissaire. Il peut poser des questions écrites à la Commission et ouvrir des commissions d’enquête. Il dispose d’un droit de recours devant la Cour de Justice de l’UE.


LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE :
LA VOIX DES GOUVERNEMENTS

C’est l’autre versant du pouvoir législatif, partagé avec le Parlement.

Il réunit les ministres des États membres (un par État). D’ailleurs, on l’appelle parfois le Conseil des ministres de l’Union. Sa composition dépend de l’ordre du jour puisque ce sont les ministres concernés par le sujet qui y siègent : Agriculture et pêche, Compétitivité, Justice et des affaires intérieures, Emploi, politique sociale, santé et consommateurs, Transports, télécommunications et énergie, Environnement, Affaires générales, Affaires étrangères, Affaires économiques et financières et Éducation, jeunesse et culture.

Il est présidé par un État membre pour une durée de 6 mois, selon une rotation précise.


LA COMMISSION EUROPÉENNE :
LE CŒUR DE LA DÉCISION

La Commission comporte un membre par État et fonctionne un peu comme un « gouvernement de l’Europe », chaque commissaire ayant son domaine de compétence propre.

Le Président est désigné par le résultat des élections européennes. En effet, les groupes politiques se sont mis d’accord pour désigner des têtes de liste destinées à prendre la présidence de la Commission en cas de victoire aux élections.

Les autres membres sont désignés par les gouvernements (un par État membre) mais, une fois nommés, ils sont indépendants des gouvernements. Leur mandat est de 5 ans (comme celui du Parlement).

La commission présente les propositions de loi, veille à la bonne application des décisions et applique le budget.


LA CONSEIL EUROPÉEN :
L’ORGANE SUPRÊME
(à ne pas confondre avec le Conseil de l’UE, eh oui, c’est subtil !)

C’est le lieu où se définissent les priorités de la politique européenne et où se règlent les conflits entre États.

Il est composé des chefs d’État de chaque pays membre, du président de la Commission et du Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Soit 30 membres (29 après le Brexit).

Il se réunit tous les trimestres, à Bruxelles ou à la demande de son président (le Polonais Donald Tusk depuis 2014) en cas de nécessité.


LES AUTRES INSTITUTIONS

→ Cour de Justice de l’UE : chargée d’examiner la légalité des actes européens et de résoudre les conflits juridiques entre institutions et/ou Etats membres. Son siège est à Luxembourg.
→ Banque Centrale Européenne : qui gère la monnaie unique pour les 19 membres de la zone euro, assure la stabilité des prix et mène la politique monétaire de l’UE. Elle est basée à Francfort (Allemagne).
→ Cour des comptes : sa mission est d’améliorer la gestion financière de l’UE.

Quand les médias débarquent sur Snapchat

L’une des applications préférées des ados est également utilisée par des médias traditionnels. Entretien avec Noémie Pennacino, rédactrice en chef du site et du Snapchat de Society.

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Depuis quand le magazine Society publie-t-il des contenus sur Snapchat ?
On n’a pas de compte Snapchat privé mais nous publions dans Snapchat Discover qui est une plateforme où les médias, et depuis quelque temps les influenceurs, font paraître leurs stories. Les gens peuvent ainsi voir nos contenus dans la partie “Découvrir” de leur application. Nous faisons ça depuis juillet 2017, c’est Snapchat qui est venu nous chercher. On ne choisit pas d’y aller. Ils nous ont dit pour nous convaincre que de grands journaux, comme The New York Times, s’y trouvaient. Et que les gens, quand ça les intéresse, pouvaient finalement lire des articles longs également sur leur téléphone.

Pourquoi avoir dit oui ?
C’est pour toucher un public que nous n’atteignons pas forcément avec le magazine papier. Notre cœur de cible pour Society sont les 25-45 ans alors que Snapchat intéresse les 13-24 ans. Dans notre stratégie, on essaie de pousser aux 13-30 ans, même si ce n’est pas évident de parler à un adolescent et à un trentenaire de la même façon.

Publiez-vous souvent sur ce réseau social ?
Non, seulement une fois par semaine, chaque dimanche à 6 h du matin. C’est en général une story de 10 snaps.

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Y a-t-il une armée de geeks pour s’en occuper dans vos locaux ?
Il n’y a pas de rédaction dédiée au web à Society, chacun fait un peu de tout. Pour Snapchat, nous sommes deux, avec Michaël Simsolo qui est aussi rédacteur en chef du site, avec parfois la contribution de pigistes du magazine. Nous avons quand même recruté une motion designer quand nous avons commencé : elle s’occupe des animations graphiques des « tops snaps » et des infographies des articles que l’on peut lire en dessous, quand on « swipe » vers le haut. Les textes, les vidéos, les tests de personnalité ou les quiz que l’on ajoute, c’est aussi nous qui les faisons. On peut mettre trois à cinq jours pour terminer une story.

Dans vos dernières stories, on peut lire un sujet sur les soirées en appart, la PMA, le Burkina Faso… Comment choisissez-vous vos sujets ?
Sur le fond, c’est un peu au feeling, mais comme c’est une publication qui était au départ visible une semaine seulement après sa publication, on ne faisait pas trop d’actualité. Depuis six mois environ, ces stories ne sont plus éphémères puisque Snapchat permet de les archiver. Donc il faut qu’on trouve des sujets que les gens pourront lire plusieurs mois après. On peut savoir quelles stories sont les plus vues et partagées, mais en dehors des articles qui fonctionnent grâce à l’interactivité des quiz ou des votes, il n’y a pas vraiment de logique pour que ça décolle ou non. Donc on essaye de se détacher des statistiques.

Quels sont les retours depuis un an et demi ?
L’audience est très forte, plus que sur notre site ou pour le magazine. On ne peut donner de chiffres car Snapchat nous l’interdit, on ne peut donc pas se comparer aux autres médias. Mais les retours sont bons. Les stagiaires de 3e qu’on reçoit nous disent aussi qu’ils consultent nos stories. On sait que les très jeunes ne vont pas lire d’articles sur les sites et préfèrent se rendre sur les réseaux sociaux pour s’informer et éventuellement cliquer sur un lien.

C’est une sorte de conquête d’un nouveau lectorat pour Society ?

Le magazine Society a été fondé en 2015.
Le magazine Society a été fondé en 2015.

En étant présent sur Snapchat, on ne va pas chercher à conquérir de nouveaux lecteurs pour le magazine, mais on se dit que ce qu’on propose peut quand même les intéresser. On utilise parfois des sujets déjà publiés qu’on réédite, qu’on va rendre plus explicatifs ou pédagogiques, tout en gardant notre ton. On fait aussi beaucoup de sujets uniquement pour Snapchat. Ces mini-sites sont différents de ce que nous faisons sur le plan technique. Après, au niveau éditorial, nous avons déjà des formats variés dans le magazine.

Parlons argent, ça rapporte ?
Les revenus viennent uniquement de la publicité, glissée tous les trois snaps dans nos stories. C’est à 95 % Snapchat qui s’occupe de vendre ces espaces publicitaires et nous découvrons les contenus à la publication.

Vous allez donc continuer avec ce petit fantôme ?
Oui, ça fonctionne bien. Bon, ils ont perdu pas mal de médias quand ils ont choisi d’inclure les influenceurs (ndlr : Nabilla, Jeremstar, Cristiano Ronaldo, Vitaa… ) car tout était mélangé mais depuis, les lecteurs peuvent s’abonner à des comptes et suivre plus facilement les médias qu’ils apprécient dans l’interface de Discover. Sur les autres réseaux sociaux, nous ne sommes pas les meilleurs, faute de temps et à regret, mais le fait d’avoir recruté une motion designer nous pousse à développer des stories sur Instagram aussi.

>> Retrouvez également le magazine Society sur Facebook.

Propos recueillis par Pauline Phouthonnesy

Castel IT : data universe

Le centre de données Castle IT vient de fêter ses deux ans. Basée au sud de Tours, l’entreprise est vite devenue une référence en région Centre-Val de Loire. Elle héberge physiquement des données numériques pour des clients de la région.

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L’ÉQUIPE

La société existe depuis janvier 2016 et a été lancée par six associés, dont quatre productifs : Louis-Baptiste Paillot, le président, Yoann Thomas, le directeur technique, Mikaël Leblanc, le responsable du développement et Maxime Paillot, le directeur financier. « Il manquait une véritable offre qualitative de moyens et d’outils permettant de paramétrer certains serveurs », estime Louis-Baptiste Paillot. Le complexe de Castle IT, situé dans la ZA Les Brosses III à Larçay, a une superficie de 1 300 m2.

DATA CENTER ?

« Cloud, data center : des mots souvent utilisés sans savoir ce que c’est. Pour vulgariser, le cloud est la technologie permettant de virtualiser et d’accéder aux données. Un data center est un centre d’hébergement pour stocker et protéger des données. »

LES CLIENTS

« Beaucoup d’entreprises spécialisées, des infogéreurs, s’occupent de l’informatique des sociétés. La plupart d’entre elles sont d’une certaine taille : des hôteliers, des grands groupes… Des petites sociétés peuvent aussi venir pour des microservices, ainsi que quelques start-up dans le numérique. »

SÉCURITÉ

« Il y a de la redondance dans toutes nos salles pour la climatisation, l’électricité, etc. En cas de coupure le groupe électrogène prend le relais. Le matériel est régulièrement testé, le bâtiment protégé. Tout est fait pour sécuriser les clients. »

ÉNERGIVORE ?

« Nous avons fait le choix de l’énergie verte et notre équipement est éco-efficient. Nous voulons consommer le moins possible. De manière générale nous faisons tout ce que nous pouvons : trier les déchets, séparer les cartons, les plastiques… »

LE MARCHÉ

« Les data centers consomment 10 % de l’électricité française et le marché est en pleine croissance. On estime qu’aujourd’hui chaque personne possède entre deux et cinq objets connectés. Voitures, montres, téléphones : d’ici 2025 on s’attend à cinquante objets connectés par personne. Or chaque objet envoie des données : plus il y en a plus il y a besoin de serveurs pour les stocker, d’unités pour stocker ces serveurs… Le marché est porteur et il y a encore beaucoup à faire. Nous ne sommes encore qu’au début. »

COMMENT SE DÉMARQUER ?

« Nous prenons le temps de discuter avec chaque client. Il va peut-être consommer moins de services chez nous mais appliqués à quelque chose dont il a vraiment besoin. Tout est informatique ici, donc on se base sur l’accompagnement humain. »

Textes : Daryl Ramadier & Photos : Alizée Touami (étudiants à l’EPJT)

Gamètes : don de sperme et d’ovocytes, comment ça marche ?

Le don de sperme et d’ovocytes est peu connu. Tmv vous explique comment il se déroule dans la région, alors que les stocks ne suffisent plus à répondre à une demande accrue.

zefPOUR DONNER À QUI ?
En France, le don de gamètes (spermatozoïdes et ovules/ovocytes) est encadré par la loi pour l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il est anonyme et gratuit. Les couples hétérosexuels qui n’arrivent pas à avoir d’enfant de façon naturelle y ont recours lorsqu’un problème médical est avéré : infertilité, ménopause précoce, maladie génétique grave.
À ce jour, les couples de femmes homosexuelles et les mères seules ne peuvent donc pas y avoir accès, mais cela pourrait changer à l’occasion de la révision de la loi de bioéthique en 2018.

SUR QUELS CRITÈRES ?
En France, les futurs parents ne peuvent choisir leur donneur. Ce choix reste à la discrétion des médecins qui prennent uniquement en compte les caractères physiques des parents, tels que le groupe sanguin, la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. À Tours, les donneurs d’origines maghrébine et africaine sont vraiment recherchés pour aider des familles en attente de ces caractéristiques, moins nombreux.

OÙ SE RENDRE ?
Direction l’hôpital et plus précisément le Cecos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains).
Pour la région Centre, il faut se rendre à Tours, à l’hôpital Bretonneau, dans le secteur Médecine et Biologie de la Reproduction.

C’EST DÉJÀ FINI ?
En moyenne, un donneur permet de réaliser 40 paillettes de sperme. La loi limite à dix naissances réalisées par donneur. Une fois ces dix enfants nés, les paillettes restantes ne pourront plus être données. Un homme pourra réaliser trois dons maximum.

→PROFIL DU DONNEUR de

>Âgé de 18 à 45 ans.
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé.
>À Tours, ils ont en moyenne entre 19 et 44 ans et 57 % n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
C’est le grand jour, celui de la première consultation médicale au Cecos. Le rendez-vous est pris selon les disponibilités du donneur, le matin en semaine. Un psychologue vérifie si le donneur est à l’aise avec la démarche et connaît le processus médical. Un premier recueil de sperme s’effectue dans une salle dédiée. Pas de panique, cela arrive souvent que ça ne fonctionne pas. « Pas envie, pas le jour… on ne se formalise pas », explique la Dr. Cynthia Frapsauce. Des prises de sang sont aussi réalisées pour des examens approfondis.

2E RENDEZ-VOUS
Suite des examens médicaux à travers un entretien pour rechercher une éventuelle maladie génétique chez le donneur et une autre prise de sang. Un second prélèvement de sperme est réalisé et congelé en paillettes. Voilà, c’est terminé !

→PROFIL DE LA DONNEUSE d

>Âgée de 18 à 36 ans (plus haute fertilité).
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé et sans antécédent gynécologique.
>À Tours, elles sont en moyenne âgées de 25 à 36 ans et n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
Il faut compter une journée pour ce premier rendez- vous. Gynécologue, échographie, prise de sang, psychologue, entretien médical sur les antécédents génétiques et familiaux… tout est passé en revue pour ne prendre aucun risque. Si tout est ok, la donneuse passe au rendez-vous suivant.

2E RENDEZ-VOUS
La seconde rencontre vise à expliquer à la donneuse le traitement hormonal pour stimuler les ovaires qu’elle devra prendre. Ce sont des injections sous la peau au niveau du ventre à réaliser soi-même pendant une dizaine de jours et surveiller via des analyses régulières. « L’objectif est que pendant un cycle, plusieurs ovocytes se développent en même temps au lieu d’un seul naturellement », précise la Dr. Cynthia Frapsauce. Quelques effets secondaires comme des sautes d’humeur, des bouffées de chaleur peuvent être ressentis.

edOPÉRATION 
Il faut compter une hospitalisation d’une journée. Au bloc, les médecins introduisent une aiguille dans le vagin, à l’aide d’une sonde ovarienne, pour ponctionner les ovocytes situées dans les trompes. Une opération de 10 à 15 minutes. En moyenne, un don permet de récolter une dizaine d’ovocytes, contre un million de sperme. Les ovules seront congelés.

C’EST FINI ?
Une donneuse peut aider seulement un, voire deux couples maximum car il faut en général plusieurs tentatives pour que l’ovulation réussisse. Elle est limitée à deux dons à cause du traitement hormonal.

Capture
Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir.

CECOS TOURS
> Service de biologie et de reproduction, Hôpital Bretonneau, 2 boulevard Tonnellé à Tours.
>Tél. 02 47 47 88 97
> Mail : cecos.tours@chu-tours.fr
> Site internet

Changer de maire en cours de mandat, comment ça marche ?

Serge Babary se présente aux sénatoriales. Bon, d’accord. Mais changer de maire en cours de mandat, comment ça marche ? On vous dit tout !

Dessin de Giovanni
Dessin de Giovanni

LE MAIRE DÉMISSIONNE

Ben oui, les démissions de maire en cours de mandat, ça arrive. Pour raisons personnelles, de santé, pour prendre des responsabilités ministérielles ou pour devenir parlementaire à l’Assemblée nationale ou au Sénat. Car, depuis le 31 mars, il est impossible de cumuler deux mandats électifs. Encore faut-il que le maire actuel soit effectivement élu au Sénat, ce qui, dans le cas de Serge Babary, est probable, mais pas totalement certain.
Réponse le 24 septembre. Cette démission n’entraînera pas une nouvelle élection municipale, mais le conseil municipal devra se choisir un nouveau maire parmi les élus municipaux.

LA MAJORITÉ CHOISIT SON CHAMPION

Les élus majoritaires étant… majoritaires, ils sont concrètement les seuls à pouvoir être élus. La première étape, c’est donc de se mettre d’accord au sein de la majorité municipale. C’est le premier adjoint qui a en charge les aspects pratiques de la transition. Il va donc organiser un conseil de la majorité municipale.
Les élus candidats au poste de maire pourront défendre leur projet devant leurs collègues. Les trois noms qui reviennent le plus souvent sont ceux de Xavier Dateu (adjoint au sport), Christophe Bouchet (adjoint au rayonnement et au tourisme) et Thibault Coulon (adjoint au développement économique). Un vote à bulletin secret désignera un vainqueur et plusieurs tours seront peut-être nécessaires pour obtenir les 22 voix de la majorité absolue (le groupe majoritaire compte 42 élus).

ON ÉLIT LE NOUVEAU MAIRE

Le champion de la majorité constitue son équipe et désigne ses adjoints. Ensuite, tout le monde se retrouve pour une séance plénière du conseil municipal et une élection en bonne et due forme est organisée.
Mais sans suspense, puisque l’option majoritaire l’emporte forcément. À noter que même élu au sénat, l’actuel maire de Tours peut rester conseiller municipal et qu’il dispose, à ce titre, d’un droit de vote qui compte et qui, même, pèse assez lourd.

Dans les baskets d’un(e) député(e)

Ernestine Bonvoisin vient d’être élue députée. La fête avec ses amis et ses soutiens dans sa circonscription à peine passée, la voilà à la porte du Palais Bourbon. Un huissier en queue-de-pie lui lance un « Bienvenue dans votre maison » et Ernestine comprend qu’elle vient de pénétrer dans un nouveau monde, qui lui est totalement inconnu. Elle comprend aussi que la vie de député ressemble souvent à un marathon… qui ne s’arrête jamais.

1.Une des premières choses que l’on demande à Ernestine, c’est de s’affilier à un groupe parlementaire. Pour faire un groupe, c’est un peu comme sur Facebook, pas besoin d’être amis pour de vrai : il faut être 15 au minimum et être d’accord sur les choses importantes. Et, c’est comme en classe : il faut bien choisir parce qu’après, on est assis à côté des gens du groupe pendant toute la législature. Si pas de dissolution, ça nous fait du cinq ans, quand même…

2.Le jour du discours de politique générale du Premier ministre, l’Assemblée nationale, c’est vraiment THE place to be. Le principe de l’exercice est simple : il parle, il dit ce qu’il veut faire et, ensuite, les députés votent la confiance… Ou pas. Pour de vrai, le suspense est limité, selon la composition de l’hémicycle, on connaît à l’avance le résultat des courses.

3.Autre truc important à gérer pour le déCaptureputé fraîchement élu, intégrer une commission. C’est obligé. Tous les groupes sont représentés dans chaque commission, au prorata de leur nombre de députés. Il y en a huit et ça a une certaine importance parce que toutes les lois passent par une commission avant d’être votées en séance. Il paraît même que c’est là que se fait le vrai travail parlementaire. On discute des amendements, on écoute l’avis des gens concernés… Donc, si un mercredi Ernestine n’est pas en séance, n’allez pas la dénoncer à Mediapart : elle est peut-être en commission. Eh oui…

4.S’il est particulièrement inspiré ou en pointe sur un sujet, un député peut rédiger un texte de loi. Dans ce cas, on appelle ça une « proposition de loi » (quand c’est le gouvernement qui porte un texte, c’est un « projet de loi »). Soyons clairs, pour avoir une chance de la voir adoptée un jour, il vaut mieux être affilié à un groupe majoritaire.

5.Mercredi, c’est ravioli, mais c’est aussi le jour des questions au gouvernement. La séance est télévisée, c’est un peu la vitrine de la boutique. Chaque question dure deux minutes, montre en main. Et le gouvernement a aussi deux minutes pour répondre. Les ministres sont présents et ils n’ont pas eu les questions avant, c’est du direct live !

6.En plus des commissions traditionnelles (Affaires sociales, Affaires étrangères…), Ernestine peut se retrouver au sein d’une commission d’enquête dont la création est décidée par la conférence des Présidents. Elle concerne un sujet d’actualité précis. À l’issue de ses travaux, la commission doit remettre un rapport. Ces commissions comprennent une vingtaine de députés, un président, des vices-présidents, des secrétaires et un rapporteur

7.Le vote de la loi, c’est LE boulot du député. Il en vote en moyenne une centaine par an. C’est un moment qui va très vite. Le temps qui s’écoule entre « Le scrutin est ouvert » et « Le scrutin est clos », est à l’appréciation du président de séance mais il est toujours très bref, autour de deux secondes. Ernestine doit être derrière son pupitre et choisir entre POUR, CONTRE et ABST, en appuyant sur le bon bouton. Et c’est comme dans Qui veut gagner des millions, parfois, il y en a qui se trompent…

8.Rédiger un amendement, c’est-à-dire un bout de texte qui va corriger une partie d’une loi, c’est monnaie courante. Parfois, c’est vraiment pour améliorer la loi, parfois, c’est juste pour ralentir le travail parlementaire puisque tout amendement, aussi loufoque ou anecdotique soit-il, doit être examiné.

9.Ernestine le sait car elle connaît ses électeurs, le travail à Paris n’est qu’une partie de son job de député. Alors, plusieurs jours par semaine, elle revient chez elle et se consacre à sa circonscription. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est attendue. Tout remonte à un moment ou à un autre vers le député, les problèmes et les situations compliquées surtout. Rendez-vous en permanence, inaugurations, rencontres officielles… Ernestine ne va pas chômer !

10.À la maison, c’est Ernestine qui gère les comptes de la famille. Mais là, c’est carrément une PME qu’elle a entre les mains ! Pour elle, 7 100 € d’indemnités, de salaire donc, imposable sur 5 600 €. Pour ses collaborateurs (assistants parlementaires), une enveloppe globale à partager de 9 500 €. À cela s’ajoutent 5 770 € pour les frais de représentation (hors transports, puisque les députés voyagent gratuitement). Une somme dont l’utilisation n’est (pour le moment) pas contrôlée.

A Saint-Av’, João Gonçalves l’atout culture

SPÉCIAL #SAINTAVERTIN / À Saint-Avertin, la politique culturelle est « faite maison ». Pas de boîte de production pour faire la programmation des nombreux événements culturels. Mais un homme au carnet d’adresses bien rempli. Rencontre avec le programmateur, João Gonçalves.

João Gonçalves

Pourquoi la Ville de Saint-Avertin fait-elle sa propre programmation alors qu’elle pourrait faire appel à une boîte de production, comme le font d’autres villes de l’agglomération ?
C’est la volonté du maire. C’est un « cultureux ». Il veut que la culture soit accessible à tous. Il a compris que c’est en temps de crise qu’on donne la culture aux gens. C’est pour ça que notre tarification est assez basse, on est en dessous des 30 € pour un concert. C’est une force de vouloir travailler à l’ancienne encore aujourd’hui, parce que c’est presque ça, on fait tout de A à Z. Pour avoir une belle saison qui ne ressemble pas aux autres, il faut travailler autrement. De cette façon, j’ai un timing un peu différent des autres salles, ce qui me donne la chance d’avoir des têtes d’affiche qui ne sont pas censées encore tourner. Par exemple, Pony Pony Run Run n’avait même pas commencé à composer leur album quand je les ai signés. Pareil pour Aaron, ils n’avaient pas encore mis en place leur tournée.

Huit ans plus tôt, quand vous êtes arrivé, la Ville de Saint-Avertin n’avait pas encore de service culturel. Vous êtes vraiment parti de zéro ?
En 2008, il y avait une association, il faut reconnaître leur travail car ils ont œuvré pendant pas mal d’années, avec les qualités et les défauts que peut avoir une asso. On ne peut pas dire qu’il se passait rien, mais on n’a rien récupéré. À l’époque, il y avait pas mal de rediffusion de concerts au Nouvel Atrium. On pouvait regarder par exemple le live d’André Rieu. C’est assez marrant parce que la première année, on a reçu des grands noms et on m’appelait pour me demander si c’était en vidéo. Il a fallu plusieurs mois pour que les gens comprennent que c’était du vrai live, avec l’artiste en chair et en os. On est vraiment reparti sur quelque chose de neuf.

En tant que programmateur, quelle est votre mission ?
Je bosse pour se faire rencontrer un public et des artistes. L’objectif d’un service public comme le nôtre n’est pas de remplir la salle à tout prix, mais de faire en sorte que des choses se passent sur scène. En gros, on se dit qu’on a une famille entière et chaque membre, du grand-père à la petite-fille de 20 ans, doit trouver un spectacle qui lui plaît, pas forcément le même soir mais au moins dans la saison. C’est pour ça qu’on retrouve par exemple cette année à l’Intime Festival* Agnès Jaoui, qui est plutôt grand public, à côté de Raphaële Lannadère et de H-Burns, qui font de la musique un peu plus pointue.

Comment une ville comme Saint-Avertin peut se permettre de faire venir des Agnès Jaoui, Louis Chedid ou encore Jane Birkin ?
J’ai un budget artistique de moins de 100 000 € pour payer les artistes. Je pars du principe que c’est de l’argent public, donc je négocie tout. C’est hyper stratégique et c’est là qu’est ma plus-value. Je mets beaucoup d’humain, tout se joue dans la discussion, la confiance, l’accueil. Par exemple, Jane Birkin à l’époque n’avait pas compris pourquoi elle allait se produire à Saint-Avertin et pas à Tours. Sa boîte de production lui a dit : « Tu verras, tu seras bien accueillie ». C’est très symptomatique. Il y a un retour sur investissement en fait, les grosses productions savent qu’on reçoit bien les artistes. C’est des petites attentions. Et je ne parle pas de limousine avec chauffeur. Ça peut être tout simplement un petit bouquet de fleurs, des fraises Tagada® ou le petit jus que l’artiste aime bien. On reste hyper naturel.

Quand on vient du secteur culturel, comment s’intègre-t-on dans les objectifs municipaux ?
C’est très simple, parce que l’équipe municipale nous laisse de gros moyens et nous fait confiance. À partir de là, on arrive à avoir de bons résultats et c’est un cercle vertueux. Sans langue de bois, on n’est jamais en conflit. Le budget est constant d’année en année. On a la place d’innover tant que ça fait sens. On a vraiment de la chance, même si du coup ça nous met la pression, parce que tu ne peux pas dire « c’est le maire qui m’a dit de faire ça » !

Propos recueillis par Camille Petit.

Comprendre les Régionales en 5 minutes chrono

Au mois de décembre, on a plus l’habitude de choisir ses cadeaux que ses élus. Mais comme cette année, vous avez droit aux Régionales, on s’est dit qu’on allait vous faire comprendre l’élection en 5 minutes chrono.

POURQUOI VOTER ?

Si vous voulez plus de TER le matin, allez voter ! La région choisit ses axes de développement économiques et l’aménagement de son territoire. Par exemple :
– La gestion des lycées et financement des filières d’apprentissage (50 % du budget de la région Centre)
– La formation et l’orientation des étudiants (gestion des CROUS et CIO) – le financement d’actions de formation pour les salariés des secteurs en difficultés et les chômeurs.
– Le soutien aux PME et au tissu économique via des actions de filières (agriculture, industrie, recherche, tourisme…)
– Le transport ferroviaire : 20 % du budget de la région (TER, articulation des bus et des trains, transport scolaire à partir de 2017)

CaptureCOMMENT CA MARCHE ?

C’est un scrutin proportionnel, avec prime majoritaire. Au premier tour, le 6 décembre : si une liste recueille 50 % ou plus des votes, elle reçoit le nombre de siège proportionnel, plus un quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.
Au second tour (le 13 décembre) : si aucune liste n’obtient la majorité absolue, celles ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés participent au second tour. La liste qui arrive en tête obtient automatiquement la prime majoritaire, soit le quart des sièges au conseil régional en plus du nombre de sièges lié à son score. Le reste des sièges est ensuite réparti entre les listes ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés. A savoir : entre les deux tours, les listes peuvent fusionner avec d’autres ayant obtenu au moins 5% des votes. L’entre-deux tours est donc une période de fortes tractations politiques, chacun essayant de conserver son influence et de peser sur les futures décisions votées par la Région. Chaque département sera représenté par 2 conseillers minimum, 4 pour ceux de plus de 100 000 habitants.

ON NE SAIT PAS QUI ON ÉLIT

C’est vrai, pas facile de connaître chaque candidat puisque les listes sont communes à tous les départements. Mais elles sont tronçonnées par département, en fonction de son poids démographique. Plus un département va voter, plus il sera représenté au niveau régional. Ça vaut le coup d’être chauvin, pour une fois, non ?

COMMENT FONCTIONNE LE CONSEIL RÉGIONAL ÉLU ?

Les 77 membres du Conseil régional élisent le Président du Conseil régional : il dirige l’Assemblée régionale qui se réunit 4 fois par an pour voter les politiques de développement et le budget. En dehors de ces grandes orientations, les élus se répartissent en 11 commissions de travail.
Une Commission permanente composée de conseillers régionaux se réunit une fois par mois et prend les décisions sur les dossiers.

QUI SE PRÉSENTE ?

Huit listes ont été déposées en région Centre-Val-de-Loire. Elles sont présentées dans l’ordre, attribué par tirage au sort, dans lequel elles apparaissent sur les panneaux d’affichage.
Liste Front national présentée par Marine Le Pen, menée par Philippe Loiseau (conseiller jusqu’en 2014). Tête de liste pour l’Indre-et-Loire : Daniel FRACZAK

L’UPR avec François Asselineau Le parti qui monte malgré le silence des médias, menée par Thierry Fouquiau. Tête de liste pour l’Indre-et-Loire : Saïd HAREK

Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs, menée par Farida Megdoud. Tête de liste pour l’Indre-et-Loire : Jean-Jacques PRODHOMME

Debout la France avec Nicolas Dupont-Aignan, menée par Alix Penloup. Tête de liste pour l’Indre- et-Loire : Patrice COURT-FORTUNE

Centre-Val de Loire, la Renaissance !Union de la droite (UDI – LR – MoDem), menée par Philippe Vigier (conseiller jusqu’en 2014). Tête de liste pour l’Indre-et-Loire : Claude GREFF

Écologistes, citoyens et solidaires (Europe-Ecologie- Les-Verts), menée par Charles Fournier (conseiller jusqu’en 2014). Tête de liste pour l’Indre-et-Loire : Benoît FAUCHEUX

À fond ma région – Union de la Gauche (PS – PRG), menée par François Bonneau (président sortant). Tête de liste pour l’Indre-et- Loire : Jean-Patrick GILLE

Rassembler avec l’Humain au Centre (PCF – MRC), menée par Nicolas Sansu

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Catch impro : théâtre coup de poing !

Improviser sur un ring, avec un public qui choisit lui-même les thèmes : c’est le show proposé par La Clef.

(Photo Aude Segunier)
(Photo Aude Segunier)

« Vas y, le thème est : mon mari ronfle. Improvise. Qu’est-ce que tu ferais ? », demande Valérie Lesage, responsable artistique de la compagnie La Clef. Trou noir total. Le black-out, l’hésitation. Pas si évident de se lancer dans une improvisation, comme ça, en quelques secondes. C’est pourtant ce que vont faire les duos de comédiens pour un catch impro, les 4 et 5 avril à Tours.

Catch impro, kézako ? C’est une séance d’improvisation, mais transposée sur un ring, avec les codes du catch. « Rien n’est prévu à l’avance. À l’entrée, le public écrit un thème sur une carte. Ensuite, le spectacle commence : il y a une présentation haute en couleurs, avec un DJ qui envoie du son. Un arbitre rentre, il y a des commentateurs, un faux service d’ordre, des bunnies (jeunes femmes qui défilent avec des panneaux entre les rounds, NDLR)… Là, j’énonce le thème et ça improvise direct, après un décompte de 5 secondes », explique Valérie Lesage.
En fait, une sorte de show à l’américaine. « Le public va voter en criant des trucs. Un bazar monstre ! », rigole-t-elle. Si la compagnie travaille régulièrement avec des pros, le catch impro de ce week-end verra s’affronter des amateurs. « Des gens qui ont un autre métier dans la vie », mais qui sont vraiment doués à en voir les vidéos (lire ci-contre). Par duos, ils devront donc improviser sur des thèmes parfois plus qu’incongrus, à la merci du public. « Des fois, on a même eu des thèmes comme : demain, les ratons-laveurs auront le pouvoir ! »

Alors pour être au top, il faut bien sûr avoir quelques qualités… « Il faut absolument savoir écouter, accepter ce que dit l’autre et savoir surenchérir. Bien évidemment, il faut être prêt à tout et lâcher prise », énonce Valérie Lesage. A contrario, le défaut ultime est de « cabotiner ». Comprendre, quelqu’un qui se préoccupe plus de l’effet public que celui des partenaires. Un travail de longue haleine finalement. Car paradoxalement, « il faut beaucoup bosser » pour savoir improviser. Deux ans d’atelier minimum. « On a tous de l’imagination. Mais on n’accepte pas tous de la faire sortir. Improviser ne s’improvise pas… »
Aurélien Germain

Vendredi 4 avril, mini-tournoi et qualifications ; samedi 5 avril, finale. À 20 h 30, à l’Espace Jacques-Villeret de Tours. Tarifs : Pass 2 jours de 10 à 15 € ; un soir : 11 € sur place, 9 € en résa ou 6 € en réduit. Résas : 02 47 41 14 71 ou contact@laclef37.fr
EN BREF
√ LE CONCEPT
Le catch impro, spectacle interactif, est né à Strasbourg et existe en Touraine depuis 2007. « On n’a pas inventé le concept, mais on s’en est emparé », indique Valérie Lesage. Le public participe et a totale liberté pour les thèmes. Unique restriction : « On censure le graveleux ou encore l’actu politique brûlante… »
MATCH OU CATCH
Catch d’impro et match d’impro sont différents ! Le premier se joue sur un ring, avec les codes du catch ; le second, né au Canada, se réalise sur une patinoire.
LA CLEF
C’est de nouveau la compagnie La Clef aux commandes de cette soirée. Créée en 1997 par des improvisateurs professionnels, dont Séverine Denis et Valérie Lesage, elle propose des interventions basées sur les techniques de l’improvisation et des modules de formation. Ses locaux, occupés par Valérie Lesage et Eric Coatleven, chargé de diffusion, se trouvent au 106, rue de la Fuye. Site : compagnielaclef.fr
LA VIDÉO
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=LwL_kl9K9mU[/youtube]