Huet et Pardo : buenisimo !

Tours est aux couleurs du monde. Cette semaine, on visite l’Espagne avec le nouveau venu Huet et Pardo, installé rue Michelet !

Ambiance familiale dans ce nouveau resto de la rue Michelet. (Photos tmv)
Ambiance familiale dans ce nouveau resto de la rue Michelet.
(Photos tmv)

Tours est bien pourvue en petits bistrots, en brasseries, en restaurants asiatiques ou bars à vin, mais les adresses espagnoles ne courent pas vraiment les rues. Huet et Pardo vient combler ce petit manque avec une formule plutôt originale. Pas vraiment restaurant classique ni tout à fait bar à tapas, Huet et Pardo propose avant tout une spécialité de la péninsule ibérique : le chocolate con churros. Pour ceux qui n’ont jamais testé, c’est une sorte de chocolat chaud très épais qui sert à tremper des beignets (style chichi) au sucre. C’est à tomber. Servi tout l’après-midi, c’est le goûter gourmand assuré.

Mais Huet et Pardo sert aussi des assiettes de tapas le midi. C’est cela que nous sommes allés tester. Nous y sommes passés le deuxième jour d’ouverture. Huet et Pardo est un peu caché, au début de la rue Michelet (juste en face du gymnase Caméo). C’est Carmen qui nous reçoit. Jean-Philippe, son mari, est en cuisine. L’accueil est agréable, souriant, presque familial. On sent que le lieu commence tout juste et qu’il vit déjà, des amis du couple passent dire bonjour.
Enjouée, Carmen met tout de suite à l’aise. À la carte, pas de choix pour manger le midi : c’est un plat unique. On a à peine le temps de regarder autour de nous que l’assiette de tapas arrive déjà. C’est frais, bien présenté, simple. Les tapas typiques (l’empanada, par exemple, ou la tortilla) côtoient les créations de Jean-Louis (on citera les aubergines farcies). Une vraie cuisine familiale. La déco est dans la même veine. les meubles et la vaisselle ne sont pas clinquants mais choisis avec goût. Les murs blancs apportent encore plus de lumière et donnent l’impression d’être dans un lieu plus grand que dans la réalité. Huet et Pardo fait partie de ces adresses honnêtes, rapides et de qualité qui vous raviront le midi.

DANS L’ASSIETTE
LE PLAT
Comme vous pouvez le voir, on picore plein de bonnes choses chez Huet et Pardo. On a adoré l’empanada et les aubergines farcies à la viande (ce n’est pas forcément espagnol, mais délicieux quand même). La salade est fraîche, bien assaisonnée. Le chorizo est de bonne qualité. Un vrai aperçu de la cuisine ibérique.

L’ADDITION
Pour l’assiette de tapas, comptez 12 euros. Avec le dessert (on a pris des fraises au caramel balsamique, c’était frais et rafraîchissant), vous rajoutez environ 3 € à l’addition. Et si vous venez goûter, le chocolate con churros vous coûtera 3,50 €, en plus, jusqu’au 30 mai, la deuxième portion est offerte.

PRATIQUE
Huet et Pardo se situe au 30 rue Michelet. Résa au 02 47 61 96 82. Pour plus d’infos, leur Facebook.

L’expo de la semaine : Aires Mateus

Les architectes portugais du futur Centre de création contemporaine Olivier-Debré investissent le CCC rue Marcel-Tribut. Visite guidée.

(Photo tmv)
(Photo tmv)

Aux murs ,le nouveau nom est déjà installé. Il faut désormais dire CCCOD. Atmosphère de fin d’époque, le Centre de création contemporaine entame sa mue. Le CCC de la rue Marcel-Tribut vit ses derniers mois, ses dernières expos, avant son déménagement en 2016 en haut de la rue Nationale. Il s’agit justement de cela.

À quoi ressemblera le futur musée ? Première réponse à l’entrée, sous la forme d’une grande maquette grise en polystyrène. Coupé en deux, le Centre de création contemporaine Olivier-Debré offre ses entrailles à la curiosité du visiteur. Pour mieux éprouver les volumes, la lumière. À l’origine du musée, deux stars de l’architecture contemporaine européenne : les Portugais Francisco et Manuel Mateus. Dominance de blanc et de matière lisse, les deux architectes présentent également 60 maquettes. 60 projets d’architecture que le cabinet Aires Mateus a fait sortir de terre ces 15 dernières années. 60 miniatures qui ont modelé sa réputation d’acteur majeur de l’architecture actuelle. Minuscule, à l’échelle 1:200, ces bâtiments tiennent pratiquement tous dans la paume d’une main.
Objets plastiques témoins d’une créativité architecturale, d’une ligne, d’une pensée, ces bâtiments miniatures reposent sur de grandes planches en bois brut. Au mur, des plans de coupe, de face, des vues aériennes sans légende, sans contexte, soulignent cette volonté de s’affranchir d’explications pompeuses. C’est justement l’attrait de cette exposition : pouvoir se plonger dans les projets d’Aires Mateus sans forcément s’alourdir de concepts architecturaux. Juste éprouver. Les oeuvres se transforment en sculptures immaculées. Abstraction, Francisco et Manuel Mateus pensent avant tout aux vides, aux creux, aux trous. Leurs bâtiments ressemblent à des blocs de pierre évidés. Aires Mateus imprime à chaque construction une identité forte, comme une emprunte indélébile, sans pour autant s’affranchir du territoire dans lequel il s’élève. Le Centre de création contemporaine Olivier-Debré fera désormais partie de cette lignée, comme un signal fort qui coïnciderait avec l’ambition tourangelle.

EN BREF
PRATIQUE
Le CCCOD (son nouveau nom) n’a pas encore bougé, il est toujours au 55 rue Marcel-Tribut (quartier Velpeau). Il est ouvert du mercredi au dimanche, de 14 h à 18 h, sauf le 1er mai. Entrée gratuite.

ATELIER
Les architectes d’Aires Mateus ont imaginé pour vous un atelier construction. Vous serez amenés à construire vous-même (en maquette papier, hein ?) votre Centre contemporain Olivier Debré. Une fois assemblé, vous aurez un bel aperçu du futur bâtiment (vous pourrez même mettre la tête dedans il paraît). Le 16 mai prochain pendant la Nuit des musées, de 18 h à minuit. Gratuit.

LE FUTUR MUSÉE
Le Centre de création contemporaine Olivier-Debré ouvrira ses portes l’année prochaine et disposera d’une surface de 4 500 m2. En gros, il y a aura quatre lieux d’exposition : la nef pour les grandes installations, la galerie noire pour des expos temporaires, les petites galeries pour des oeuvres graphique et la galerie des abstraits où sera présentée l’oeuvre d’Olivier Debré et des formes de l’abstraction.

Horoscope wtf du 29 avril au 5 mai 2015

Qui dit mercredi, dit astrologue, dit horoscope, dit wtf. Les astres sont avec vous cette semaine.

HOROSCOPE

BÉLIER
Amour : épousez votre lave-vaisselle. Jouez la façon Darty® Dancing.
Gloire : toutes les bonnes choses ont une fin. Sauf les saucisses qui en ont deux. Méditez là-dessus ce samedi.
Beauté : vos jolis yeux de bovin font craquer tout le monde.

TAUREAU
Amour : donne-moi ton coeur baby, ton corps baby !
Gloire : augmentation de salaire. En revanche, on ne sait pas quand. ‘Faut pas déconner, on ne fait que de l’astrologie hein.
Beauté : « Pourquoi Yannick Noah adore passer son bac ? Parce que les pompes sont interdites. » Voilà, on a trouvé ça sur le web et c’est cadeau. Coeur sur vous <3

GÉMEAUX
Amour : prenez votre amant(e) par les deux bouts.
Gloire : « L’Amérique, tu veux l’avoir, l’Amérique tu l’auras » (Yoda-ssin)
Beauté : on appelle ça la classe. Vous l’avez. Sauf cette semaine.

CANCER
Amour : le porc est dans la porcherie. Je répète : le porc est dans la porcherie.
Gloire : pouvoir aux roux !
Beauté : vous êtes tel une petite fleur, belle, délicate et recouverte de rosée, sur laquelle j’aimerais butiner.

LION
Amour : l’astrologue tmv vous désire secrètement. Chut.
Gloire : entrez dans la légende : envoyez-lui une lettre d’amour.
Beauté : en plus, tout lui va. Même le latex.

VIERGE
Amour : en moyenne, l’orgasme du cochon dure 30 minutes. De quoi vous flinguer une journée.
Gloire : regardez un petit Retour du Jedi. Ce vendredaï, par exemple (pour ce jeu de mot pourri, prière de nous insulter sur redac@ tmvmag.fr)
Beauté : mort de lol votre coupe de cheveux !

BALANCE (SPÉCIAL DIKKENEK)
Amour : « Si aujourd’hui tu ressembles plus à Albator qu’à Candy, c’est parce que ta maman, elle flûte. »
Gloire : « Cette manie que tu as de cracher partout comme un lama ! C’est excessivement énervant. »
Beauté : « De gros nénés, un gros ventre, de grosses cuisses… ça change des magazines, hein ? »

SCORPION
Amour : les donuts ont un trou. Pensez-y…
Gloire : si vous avez du pain sur la planche, mangez-la.
Beauté : poil au nez.

SAGITTAIRE
Amour : vous ne trouverez personne si vous continuez à écouter du Booba.
Gloire : pourquoi pas ? (ouais, on s’est pas foulé pour celle-là)
Beauté : fesses tendres.

CAPRICORNE
Amour : mettez un terme à votre relation. L’été arrive bientôt. Il vous sera… fatal ! (mouahahahaaa)
Gloire : votre ex vous veut du bien (= détruire votre couple).
Beauté : heureusement que pour ça, tout va. Et quand tout va, ça va. Tout, mais va. Sauf, mais tout. Va. Tout sauf va.

VERSEAU
Amour : si ça ne bouge pas, mange-le ! (signé : un gros)
Gloire : 50 nuances de prêt. (signé : votre banquier)
Beauté : sans contrefaçon, vous êtes un jambon. (signé : vilaine fermière)

POISSON
Amour : partir un jouuur, sans retouuur, effacer notre amour.
Gloire : sans se retourner, ne pas regretter…
Beauté : garder les instants qu’on a volés !

Loi sur le renseignement : « Des dispositions liberticides »

Christopher Talib est chargé de campagne à la Quadrature du Net. L’association défend les droits de l’Homme dans la société numérique. Interview.

Logo de la Quadrature du Net
Logo de la Quadrature du Net

Le 19 avril, François Hollande a annoncé qu’il saisirait le Conseil constitutionnel pour la loi sur le Renseignement…
Tout le monde a été surpris qu’il annonce ça. Le problème, c’est qu’il y a saisine sans raison. Il est possible que le Conseil constitutionnel ne voit pas où est le problème ici. Il faut montrer que telle ou telle disposition pose un souci. Il a fait ça pour effacer le débat public.

Tout le monde ne connaît pas votre asso. Quelle est la position de la Quadrature du Net sur ce projet de loi ?
On est contre ! (rires) Nous sommes une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Donc contre cette loi aux dispositions liberticides et cette surveillance de masse. Il y a un manque de contrôle citoyen ! Des tonnes de données vont être ratissées, alors qu’on nous dit que c’est pour aider dans la lutte contre le terrorisme… Tout sera couvert par le Secret défense. Un citoyen ne pourra donc pas savoir lesquelles de ses données ont été récupérées…

Une disposition crée vraiment la polémique : les boîtes noires…
Ce n’est pas une petite boîte noire, c’est une immense armoire ! (rires) On place ça au coeur du réseau, afin de brasser les données. On nous dit que ça fonctionne avec un algorithme. Or, ils vont devoir regarder tout le monde pour identifier ces comportements suspects. Ils disent que celles-ci seront détruites. D’accord, mais… le problème de base, c’est qu’ils les aient !

Si je masque mon adresse IP, je suis potentiellement suspect ?
Pour avoir des suspects, il faut déjà les modéliser, une norme. Que va-t-on faire des comportements alternatifs ? Ceux qui naviguent sur Tor (qui permet de surfer anonymement, NDLR), ou XMPP (un protocole de messagerie instantanée) ?

C’est utopique de dire qu’il est possible de contourner cette loi ?
C’est faisable. Si on construit un mur pour se protéger, il ne servira à rien si l’attaque est aérienne… Quand on voit les réseaux d’Al Qaïda, ils savent comment se cacher et ne pas être fichés.

Si j’écris un message privé sur Facebook à quelqu’un, on pourra le lire ?
Non, la NSA les lit déjà.

Vous dites donc qu’on est tous épiés ?
Les géants du web qui se plient aux services secrets, c’est une violation des libertés individuelles. Est-ce qu’on accepterait, dans la rue, d’avoir une grande plaque autour du cou avec toutes nos données, notre identité, d’où on vient, ce qu’on a fait ? Non.

Vous utiliseriez le terme de « dangereux » pour cette loi ?
Clairement. J’ai découvert que ce projet de loi était dans les cartons depuis longtemps. Seule la disposition sur les boîtes noires est récente. Les hébergeurs n’ont même pas été contactés au début.

Selon vous, le gouvernement passe-t-il en force ?
Oui. Le renseignement doit être modernisé, c’est évident. Mais ça ne se fait pas dans l’urgence. Il faut un vrai débat pour respecter la liberté des gens. Il faut des gardes-fous, car un service de renseignement peut toujours déraper.

Plus d’infos sur le site de la Quadrature du Net.

→ Retrouvez notre dossier intégral sur la surveillance Internet par ICI.

Internet : mais que fait Big Brother ?

Les députés devraient adopter, sans surprise, le projet de loi relatif au renseignement lors d’un vote solennel le 5 mai. Mais entre cette loi, les Google, Facebook et consorts, doit-on se demander si l’on est tous et toutes surveillé(e)s ?

Libéréééé, surveillééé…

Image17La loi sur le renseignement continue de faire débat. Encore plus après l’attentat déjoué à Villejuif (un suspect a été arrêté le 19 avril). Les pro et les contre s’affrontent. Les premiers en sont certains : la loi est nécessaire pour prévenir et lutter contre le terrorisme. Les seconds y voient une loi liberticide et une surveillance de masse.
Officiellement publié le 19 mars, puis discuté le 13 avril (30 députés sur 577 étaient présents ce jour-là…), le projet de loi relatif au renseignement est une étape supplémentaire dans l’après-Charlie. But assumé ? Légaliser les pratiques – jusque-là illégales – des agents de renseignement. Comment ? En autorisant la pose de micros dans un appartement ou un véhicule, écouter les communications téléphoniques (avec les IMSI-catchers qui fonctionnent dans un rayon d’un kilomètre), utiliser des balises GPS… Le tout, sans l’accord d’un juge. Le gouvernement veut détecter les comportements « suspects ». Le renseignement pourra donc désormais récupérer les métadonnées des échanges électroniques et surveiller le clavier de n’importe qui perçu comme suspect.

Cela ne concerne pas uniquement la lutte anti-terroriste. Car quand on parle de renseignement, on y inclut d’autres domaines (scientifique, économique…). « L’espionnage industriel, par exemple, fait partie du renseignement », rappelle Christopher Talib, de la Quadrature du Net. Vent debout contre certaines mesures (grâce à des boîtes noires, il sera possible d’espionner à la source, par exemple chez les fournisseurs d’accès), certains hébergeurs ont menacé de quitter le pays.
« Oui, mais si on n’a rien à se reprocher ? » Certes. Mais l’ensemble du trafic étant surveillé (puisqu’il faut déceler ces fameux comportements suspects), vous le serez tout autant. À vrai dire, les géants du web vous épient déjà. Facebook vous connaît mieux que votre môman et sait tout de vous (d’après les conditions d’utilisation, section 2.1, vous acceptez que vos données leur appartiennent). Le scandale Prism a prouvé que la NSA pouvait avoir un œil sur vos conversations. Google monnaye vos données aux publicitaires. En cliquant sur « j’accepte » en jouant à Candy Crush, vous les laissez accéder à un paquet de vos infos.
En 2013, l’un des boss de Google, Vint Cerf, un des pères fondateurs d’internet, disait qu’il serait de plus en plus difficile pour eux de garantir la vie privée. « La vie privée peut être considérée comme une anomalie », clamait-il fièrement. Visionnaire ?

>>> CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR DÉCOUVRIR LA SURVEILLANCE SUR LE WEB EN CHIFFRES :

Capture

→Retrouvez ici l’interview de Christopher Talib, de la Quadrature du Net, à propos de la loi sur le renseignement

69 % des Français pensent que la loi sur le renseignement est utile (sondage Odoxa pour Le Parisien). 54 % pensent cependant qu’elle porte atteinte aux libertés et seulement 34 % font confiance au gouvernement pour protéger la vie privée.

>>LA PHRASE « Personne ne pourra écouter votre conversation, aucun service, sans demander une autorisation. » François Hollande, sur Canal + le 19 avril, à propos de la loi sur le Renseignement. Il a promis de « saisir, au terme de la discussion parlementaire, le Conseil constitutionnel ».

→ NEUF CLASSIQUES DU « JE TE VOIS »

Parce qu’à côté de ces neuf œuvres, films et livres, la loi sur le renseignement, c’est vraiment de la gnognotte ! Pfeuh.

DOSS_IMAGE1Minority Report
Inspiré d’une nouvelle de Philippe K.Dick, le film de Spielberg parle d’un système de prévention sophistiqué. Une brigade Pré-Crime et ses précogs prévoient les crimes à l’avance. Certains le comparent à notre loi du renseignement. Avec Tom Cruise en moins.

1984 DOSS_IMAGE2
Roman culte de George Orwell (1949) : c’est à lui qu’on doit le fameux Big Brother (vas-y, regarde-moi, oh oui !) dans une société de surveillance, de réduction des libertés et de « télécrans ». Référence pour journalistes en panne d’inspi (nous y compris).

DOSS_IMAGE3Citizenfour
Un docu signé Laura Poitras sur l’ancien employé de la NSA, Edward Snowden. Le lanceur d’alerte est maintenant reclus à Moscou. La réalisatrice, elle, est exilée à Berlin. Morale ? Balancer que nos communications sont espionnées coûte cher en déménagement.

Les Simpson – le film DOSS_IMAGE4
Dans l’adaptation ciné de la série, la famille Simpson découvre que la NSA et le gouvernement surveillent leurs conversations. Le scandale PRISM des écoutes de la NSA éclatera en 2013. Le film, lui, date de 2007… Edward Snowden/Edward Simpson ? #complot.

DOSS_IMAGE5La grande surveillance
ADN, caméras de surveillance, internet, portables… Argh, n’en jetez plus : vous êtes tous et toutes fliqués, espionnés, fichés. Grâce à l’enquête de Claude-Marie Vadrot, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Un petit verre de parano ? Volontiers.

Ghost in the shell DOSS_IMAGE6
Manga futuriste de Masamune Shirow, avec un cyborg et un cybercriminel qui prend le contrôle d’un humain, via le Réseau numérique mondial, soit l’évolution d’internet. Ça vous apprendra à faire confiance au web (et aux cyborgs). Prends ça Mark Zuckerberg !

DOSS_IMAGE7Open Windows
Un jeune fan (Elijah Wood) accepte d’espionner sa star préférée via son ordinateur. Avant d’avoir de grooos problèmes. Un film qui prouve que 1) même un ordi éteint vous espionne, 2) c’est pas bien de mater, 3) l’ex-star du porno Sasha Grey est devenue sage.

La zone du dehors DOSS_IMAGE8
Roman de Damasio sur une société fliquée, où les gens sont formatés et se surveillent même entre eux. Sauf un groupuscule contestataire qui va faire son bazar. De quoi calmer les pseudo-révolutionnaires sur Facebook, car il n’y a plus de frites à la cantoche.

DOSS_IMAGE9Projet échelon
Le film de Martelli se focalise sur des opérations de surveillance de masse, dirigées par la NSA (encore eux !) : ou comment permettre à ses agents d’écouter et voir n’importe qui, via un téléphone même éteint. Pire que Facebook et que votre maman réunis.

→ BOÎTE NOIRE : KEZAKO ?

3 QUESTIONS À… Laurent*, développeur en Touraine

On a beaucoup parlé des boîtes noires pour la loi sur le renseignement. Mais qu’est-ce que c’est ? Comment ça fonctionne ? Image18
Ça se place au niveau d’une infrastructure réseau, au plus bas en terme de protocole. Comme c’est un protocole réseau, c’est casse-pied à étudier, analyser et mettre en oeuvre. Concernant sa mise en place, la boîte noire voit passer tous les flux, c’est-à-dire les échanges sur le réseau. Elle regarde les « paquets ». On va regarder à quoi ressemblent les données. En fait, c’est le principe du colis à La Poste : il y a l’adresse et le nom sur l’extérieur et le colis en lui-même. Pour cette loi sur le renseignement, on ouvre les « paquets ». Comme si on ouvrait le colis à La Poste. Et on regarde le contenu.

On a beaucoup parlé d’algorithme. Vous pouvez l’expliquer simplement ?
C’est une recette de cuisine ! Avec cette loi, en fonction du contenu des « paquets », on cherche tel type de mot. Est-ce que le mot « attaque » est proche du mot « Paris », par exemple. On peut voir combien de fois un terme est employé et répété.

En tant que développeur, quel est votre avis sur la loi ?
La question est vaste et sensible. Je pense qu’ici, ce ne sont ni les bons outils, ni la bonne façon de faire. De plus, ce fonctionnement peut être mis en défaut. Avec des canaux chiffrés, des services qui servent à chiffrer un tunnel de communication ou simplement se voir dans la vraie vie… En fait, là, on légalise simplement certaines pratiques déjà courantes. Croyezmoi, certaines entreprises et sociétés ont déjà des boîtes noires…
* (le prénom a été modifié)

Ouija : l’arnaque pseudo-horrifique

Une arnaque pseudo horrifique d’un ennui profond et d’une bêtise abyssale. Pas flippant pour un sou, un vrai gâchis.

Ouija

« Je ne sais pas si je veux jouer à ça. » Deux petites filles fixent une table ouija , cette planche fréquemment utilisée aux États- Unis pour les séances de spiritisme. « Tu verras, c’est amusant. Mais il ne faut pas jouer toute seule. » Ce que l’une d’elles, Debbie, fera des années plus tard… avant de se pendre.

D’une scène d’ouverture pleine de promesses, Ouija va pourtant rapidement s’embourber dans une production d’ « épouvante » sans épaisseur ni substance. Abordant les thèmes du spiritisme (les anciens amis de Debbie, intrigués de sa mort, vont aussi utiliser une planche ouija pour lui tailler un brin de causette dans l’au-delà) et de la vengeance post-mortem, Ouija joue sur tous les poncifs les plus éculés qui soient.
Téléphoné et convenu, il multiplie les jumpscare foireux – ce procédé utilisé pour faire sursauter le spectateur : lumière qui s’éteint, bruit dans les murs et porte qui claque, main furtive… Cliché jusqu’à la moelle, Ouija n’est qu’une énième série B peu intéressante et pas effrayante.

Il faut dire que derrière la caméra se cache Stiles White, le scénariste de Possédée ou encore de la purge Prédictions, avec Nicolas Cage, et sa détestable propagande scientologique. Pourtant, Ouija, par ailleurs doté d’une photographie léchée, avait du potentiel. Quelques rares séquences, assez bien ficelées, sortent parfois du lot. Maigre compensation… Filmé avec les pieds, Ouija souffre aussi de dialogues bas du front, d’une narration inexistante et d’acteurs de seconde zone (Olivia Cooke est très jolie mais a le charisme d’une huître). Le tout, maltraité par un montage catastrophique.
Le réalisateur n’est cependant pas le seul à blâmer dans ce naufrage. Ouija était-il déjà mort-né ? Une mise en route tardive (le projet date de 2008 !), des investisseurs et des producteurs frileux, un scénario bancal réécrit, des scènes reshootées après le tournage et la moitié du film remaniée à la demande du studio…

À côté de ça, Ouija est produit par la société de Michael Bay, main dans la main avec Jason Blum. Autrement dit, une compagnie friande de bobines d’horreur/épouvante bas de gamme et spécialiste des remakes lamentables (elle a notamment ruiné le pourtant culte Massacre à la tronçonneuse et a enfanté la saga American Nightmare). Outre-Atlantique, Ouija, dézingué par la critique, a remporté 100 millions de dollars, alors qu’il n’en a coûté que cinq. En résumé, à la sauce Paranormal Activity : budget mini pour rentabilité maxi, enrobé d’un je-m’en-foutisme latent. Bref, pas besoin d’avoir une planche ouija pour comprendre comment a pu naître cette horreur…

Aurélien Germain

Épouvante/horreur, de Stiles White (USA). Durée : 1 h 30. Avec Olivia Cooke, Ana Coto, Douglas Smith…
NOTE : X

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=9MKHpjrocNo[/youtube]

NOTATION :
**** CULTEissime
*** TOPissime
** PASMALissime
* BOFissime
X NULissime

Loi accessibilité : « Un mépris de l’handicapé »

Le 30 avril, ce sera la Journée mondiale des mobilités et de l ’accessibilité. Un événement qui sonne étrangement en France après le recul de la loi sur l’accessibilité. Interview de Gérard Chabert, représentant départemental pour l’Association des paralysés de France.

Au 1er janvier 2015, seuls 10 % des établissements recevant du publics avaient appliqué la loi de 2005. (Photo tmv)
Au 1er janvier 2015, seuls 10 % des établissements recevant du publics
avaient appliqué la loi de 2005. (Photo tmv)

 

Expliquez-nous ce recul ?
Il y a une série d’arrêtés, d’abord celui du 5 novembre 2014 sur les transports et l’habitat, puis ensuite celui de décembre 2014 sur les établissements recevant du public. A été mis en place ce que l’on appelle des Ad’AP. C’est une abréviation pour dire Agendas d’accessibilité. En gros, ils fixent les obligations pour les établissements recevant du public afin qu’ils aménagent leurs locaux pour accueillir des personnes handicapées confortablement.

Qu’en est-il de la loi de 2005 ?
Elle est repoussée, même s’il y avait 10 ans pour l’appliquer. Seulement 10 % des établissements recevant du public, en France, ont réalisé les travaux obligatoires.

Ce recul du gouvernement, comment opère-t-il ?
Tous les établissements recevant du public, transports ou logements, devront remplir un document en septembre prochain afin de fixer leur agenda pour la réalisation des travaux qu’ils auront entre 3 et 9 ans pour réaliser, en fonction de leur cas.

En majorité, qui n’a pas respecté la loi de 2005 ?
Ce sont les cabinets médicaux, les commerçants, les professions libérales. Il y a une certain pression des milieux économiques sur les élus et un mépris de l’handicapé. C’est vrai que d’un point de vue strictement commercial, ce n’est pas à notre avantage. On ne nous considère pas comme des personnes à part entière. C’est inacceptable. Le 5 mai prochain aura lieu la dernière discussion au Sénat, la loi sera ensuite dans les mains du gouvernement. On craint, dans le milieu associatif, un recul par rapport à celle de 2005. Si c’est le cas, une partie d’entre nous risque de se radicaliser. Assez ! Je crois que c’est le mot juste.

PLC’s Band, Angie Palmer & Motor Rise

Cette semaine, doc pilot rend hommage au batteur des Johnson Concorde et cause festoches, Rubin Steiner et Motor Rise !

Thierry, batteur de Johnson Concorde (photo Facebook Johnson Concorde)
Thierry, batteur de Johnson Concorde (photo Facebook Johnson Concorde)

Thierry le batteur de Johnson Concorde est « parti aux fleurs », et nous sommes tous très affligés par ce départ… Nous pensons bien sur à ses proches, à sa famille, à son groupe, à lui… trop jeune pour partir , vraiment trop jeune…

L’arrivée des festivals, au printemps l’été

En Touraine au Printemps l’Eté, avec l’annonce de festivals à venir, avec un premier tir groupé sur le week-end de la Pentecôte, avec le festival Wabam à Fondettes (Odran Trummel, La Mécanique des sourds…), La Poule à Facettes à Cormery avec les mythiques Graves de Grave, Sapiens Sapiens, Beaujardin… Le Florilège vocal… avant l’arrivée en juin du 30e Aucard de Tours, les Fêtes musicales en Touraine à la Grande de Meslay, et puis le Potager électronique à La Gloriette, Les Kampagnards ( la putain d’affiche !!), Avoine Zone Groove, Terres du Son, et puis Yzeures n rock, et ce nouveau festival le dernier week-end d’aout à Villaines les Rochers (Oh la Villaines, avec Kommandoh chamanik, etc.), et tant d’autres opportunités récréatives à la portée de toutes les bourses (profitez en, on ne sait pas ce que sera demain)…
En ao
ût, et ailleurs en Bretagne au milieu d’une centaine de festivals, à Paimpol, belle destination avec le Festival des Chants de Marins du 14 au 16 août avec Youssou n dour, Denez Prigent, Les Souillés de fond de Cale et une centaine d’autres formations ! Et puis les ouvertures des guinguettes de Tours et de Saint-AvDans un mois, c’est à l’air libre que la culture se vivra, les doigts de pied en éventail.

Chapeau bas pour Rubin Steiner et Madame Douze

Et oui, Fred Landier et son épouse Sandrine Douze arrêtent fin juin leurs activités au sein du Temps Machine, un projet puis une réalisation aboutis par leur investissement à plein temps depuis près de huit ans, une couleur et un style initiés par leur amour de l’art et de la musique, une empreinte lisible tant au niveau de l’architecture du lieu que du graphisme du Fascicule, devenu pour beaucoup « le gratuit » le plus lisible et le plus brillant de la région. Une sorte de Nova mag local dépassant de loin la promotion de la programmation pour devenir un outil didactique au service de toutes les générations, drôle et artistique, passionné et passionnant.

A l’instar d’une Suzie Johnson, de Béton, d’une Gisèle Vallée ou d’ Epsylon connection dans les 80’s, nous sommes en présence de gens « qui font », de gens qui créent sur du vide, désireux d’incarner leur rêves et leurs fantasmes dans le présent, de les inscrire dans du solide et du concret. Sandrine, Rubin et leur gang ont bien sur mis la barre très haut en envisageant la création d’un lieu dédié à la musique pointue zé amplifiée dans une petite ville de province finalement très classique. Souvent critiquée comme élitiste, leur direction artistique entrera bientôt dans la légende, et l’on se dira : « Tu te souviens de ce groupe dont tout le monde parle, on l’a vu démarrer au TM à l’époque de Rubin… tu te souviens de ce concert de fous, dire que cet artiste est devenu culte et on l’a vu jouer dans le Club… tu te souviens… tu te souviens… »
Oui, il va nous rester beaucoup de bons souvenirs de cette période unique, osée, décalée… à sa manière une œuvre d’art conceptuel
le dans l’interrogation portée par sa nature, son aspect, sa raison d’être.

PLC Band au Petit Faucheux

PLC pour Paul-Louis Courier, le fameux lycée qui a vu passer un paquet de musiciens en herbe depuis les seventies (François Couturier entre autres). Eh oui, le big band du lycée pour un concert sans amateurisme et sans approximation, une prestation prête à s’inscrire dans un circuit professionnel, brillante et conviviale dans le choix du répertoire, respectueuse de chacun dans la distribution des interventions des solistes, visuelle par la cohérence des look et du propos, celui d’une génération qui s’affirme dans le partage de sa passion avec le public.

Et mine de rien, on passe deux heures à les écouter sans lassitude, sans se sentir obligés de rester, en oubliant leur jeune âge, sans l’impression d’assister à un concert de fin d’année. Tout devient logique, tout est à sa place. Lou Estival au chant à la présence d’une pro ; Louis Chevé (aussi membre de Tobassi) à l’alto a le jeu fluide et inspiré d’un vieux renard… Et ce solo de trombone en quelques notes enchaînées sans accumulation mais dans une continuité d’expression suggérant le touché d’un peintre sur la toile : je ne connais pas le nom du musicien présenté comme le « Pierre Richard » de la bande, mais ce jeune mec a un truc, une puissance dans sa fragilité, une gestion intelligente de ses limites techniques pour en tirer un atout (bien sûr, je n’y connais rien, moi !!). Bravo à Laurent Desvignes et Arnaud Gravet pour la gestion et la direction de l’affaire : aux gamin, ils préparent de beaux souvenirs et aux musiciens en herbe ils proposent une belle opportunité d’action.

Angie Palmer en Arcades Institute

Concert magique, arrêt sur l’image en ce vendredi, pour deux heures d’extrême sensibilité exprimée par la voix de Angie, les solos très très inspirés de Jack Cigolini, le guitariste au service de l’artiste : un musicien en pleine progression dans la maîtrise de son art. En trio avec le compagnon de la dame à la basse, ces trois là nous entraînent aux racines de la musique anglo-saxonne, tant par le folk que par le blues, collection d’histoires bien glauques pour certaines, fort festives pour d’autres, un répertoire habilement construit pour le plaisir de l’auditeur au travers de celui généré par la fusion des artistes.
A peine quittée, Angie nous manque déjà, et l’envie nous vient de la revoir en Arcades Institute…
Dans l’édition 2016 des Arcades Hivernales, par exemple.

Motor Rise à Gentiana

Motor Rise (Photo Francis Blot)
Motor Rise (Photo Francis Blot)

Certes, ce devait être la grande fiesta de la semaine. La folle soirée de sortie du nouvel EP de Motor Rise, et puis le départ de Thierry a fortement dilué nos capacités à nous laisser aller : c’est ainsi. Malgré tout, le trio a balancé l’affaire au mieux de sa forme, pour un set alternant compos originales et reprises flamboyantes (Motörhead, Black Sabbath). Fabrice à la basse et au chant est un homme de passion investi dans sa joie, dans son rêve, dans son envie du partage d’un style avec ceux qui aiment ce style, sans compromis, sans dilution du concept pour le rendre plus séducteur, sans le rendre franchouillard et donc désuet.
Fabrice est massif comme le son balancé sur sa Ricken’, un jouet entre ses mains ; avec le batteur il bâtit une assise de béton sur laquelle le guitariste balance du feu, de la virtuosité, de la nervosité, des trucs incisifs pour nous filer des shoots d’adrénaline. Ce musicien use d’une technique inspirée, sans tomber dans le cirque exubérant et saoulant de certains sportifs de la six cordes.
Il balance du beau et du sens, des jets d’électricité aérographiés sur la toile métallique. L’influence de Motörhead est omniprésente et revendiquée, mais nous ne sommes pas dans la caricature : moi j’aime ça.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=9I6MRl2c9EQ[/youtube]

Le yoga pour les enfants

Le yoga, c’est aussi pour les enfants. La preuve avec Sonia Djaoui, dans une école de Tours-Nord.


Il fait doux ce jeudi après-midi. Sonia nous attend devant la grande porte de l’école. Quand on rencontre cette femme aux longs cheveux noirs et à la peau mate, on sent automatiquement un halo de bienveillance. La séance promet d’être zen. À l’intérieur, une quinzaine de petits bouts inscrits en deuxième année de maternelle l’attendent avec leur professeur, dans la salle de motricité. Agathe, Sarah, Tom ou encore Juliette sont couchés sagement sur des tapis colorés.

« Ils n’ont pas toujours été sages comme cela », raconte Sonia qui avoue avoir une astuce pour inciter les petits à s’allonger : une mascotte, un ours en peluche qu’elle pose délicatement sur un tapis. « Je m’amuse beaucoup avec les enfants, cela doit être un moment de détente pour les élèves. C’est une pause dans leur semaine qui est souvent surchargée en activités. Ils sont sous tension et les parents dans notre société actuelle ne sont pas toujours disponibles pour eux. » Puis vient l’heure des premières postures de yoga. Guidés par l’intervenante, les petits se laissent aller. Agathe fera la posture du crocodile alors que Sarah essaiera le papillon et Jules, la tortue.
« Je travaille avec des images pour que cela ait du sens pour les enfants. L’idéal est qu’ils puissent reproduire ces exercices à la maison et en parler avec leurs parents », explique Sonia. « Le hatha-yoga permet aux enfants d’apprendre à se détendre. Cela a des conséquences sur leur concentration par la suite. » Quarante-cinq minutes viennent de s’écouler, les petits sont calmes, ils terminent leur séance par une ronde les yeux fermés, avant de reprendre une vie normale.

Anne-Cécile Cadio

Plus d’infos sur sonia-djaoui-yoga-37.com

Sport lol #17

Nous, on aime voir l’actu sport d’un autre oeil. On cause #vismonsport cette semaine, ainsi qu’un Yohan Mollo qui devrait justement aller mollo sur la moquette…

TU L’AS DIT !
« Yohan Mollo est fan de Yohan Mollo. Je suis égocentrique et je l’assume. » Phrase de… Yohan Mollo, le footballeur, dans le JDD. L’attaquant de Saint-Étienne a aussi des gènes de Van Damme. « Mes muscles, c’est comme une deuxième personne à l’intérieur de moi. Mon inconscient est philosophe. », a-t-il dit.

ÇA C’EST FAIT !
Brooklyn, le fils de David Beckham, est tout fier de son million de followers sur Instagram. Du coup, l’ado a posté une vidéo pour se la jouer. C’était sans compter sur son père qui s’incruste furtivement pour préciser que lui a 52 millions de followers.

LE TOP
Philippe Croizon, nageur amputé des quatre membres, a lancé #vismonsport sur YouTube : un webdoc’ composé de quatre épisodes de 5 minutes, où des sportifs handisport rencontrent des jeunes venus s’entraîner. Épaulé par Harmonie mutuelle, il veut montrer des valeurs de solidarité et de dépassement de soi.

LE FLOP
Les choupinets rebelles du PSG boycottent toujours Canal+ en refusant de répondre à leurs questions… sauf lors du match face à Barcelone. Ils étaient obligés par l’UEFA, puisque c’était la Ligue des champions. Eh ouaip !
Zlatan PSG

Chroniques culture #59

Les Sims reviennent ! On en parle dans nos chroniques culture. Ainsi que le dernier CD d’Izia ou encore le Hobbit 3 en DVD et la BD Rosario.

LE DVD
HOBBIT 3 : BATAILLE DES 5 ARMÉES
L’ultime chapitre débarque en DVD-blu ray. Signé Peter Jackson, alias mister je-transforme-toutce- que-je-touche-en-or, ce troisième Hobbit est une claque visuelle. Cet épilogue dantesque, en dépit de quelques instants mélo surfaits, propose un final énergique et épique. Au menu, trois éditions DVD et pas mal de bonus croustillants (un making-of en Nouvelle-Zélande)… En revanche, pour la version longue du film (30 minutes supplémentaires au compteur), il faudra attendre novembre.
A.G.

LE CD
IZIA LA VAGUE
Exit le rock pêchu en anglais d’autrefois, Izia, la fille de Jacques Higelin, surfe désormais sur la vague de la pop franchouillarde, teintée d’electro minimaliste. Voix incandescente, sensuelle et instrumentations soignées permettent à certains titres de briller : l’agréable Les Ennuis, chanté avec Orelsan, ou encore Silence Radio. Mais le reste est cliché à souhait et peu inspiré (Bridges et l’insupportable Hey). Avec son virage à 180°, Izia a fait un pari risqué, pas forcément gagnant.
A.G.

LA BD
ROSARIO
Entre l’Italien Claudio Stassi au dessin et l’Argentin Carlos Sampayo au scénario, la mayonnaise polar a une saveur toute particulière. Celle de Rosario, ville du sud de l’Argentine qui, dans les années 1930, voit s’affronter dictature et anarchistes. Au milieu, une histoire d’amour entre un violoniste et une prostituée, des mafieux, des militaires et où amitié et trahison vous entraînent à un rythme d’enfer. Le traitement de la couleur et la maîtrise des cases font de ce polar un chef-d’oeuvre graphique.
Hervé Bourit

LE JEU VIDÉO
LES SIMS 4 AU TRAVAIL
Un peu plus de six mois après son lancement, Les Sims 4, la légendaire simulation de vie signée Maxis, a droit à son premier pack d’extension. Attendu par les fans malgré un prix élevé, cet add-on est l’occasion de se glisser dans la peau d’un détective, d’un médecin ou d’un Pr. Foldingue. Voire d’un commerçant puisque les boutiques font enfin leur retour. Divertissant à défaut d’être indispensable, Au travail séduira à coup sûr tous ceux qui parlent le Simlish couramment.
> + 12 ans, PC/Mac, 40 €.
L.Soon

Les Steppes de Mongolie : voyage aux Halles

Pas besoin de prendre l’avion pour voyager. On a fait un tour aux Halles, où se trouvent les Steppes de Mongolie.

Steppes de Mongolie
Itgel Bat cuisine tout elle-même dans l’arrière boutique et sert ses clients avec un grand sourire. (Photos tmv)

Nous avons reçu l’autre jour un mail nous invitant à aller tester ce traiteur asiatique. C’était un ami du couple (Itgel et Soyombo Bat) qui tient les Steppes de Mongolie depuis mars dernier. Pour tout vous dire, on ne répond pas, en général, pas à ce type d’invitation puisque nous avons déjà nos idées d’adresses. Un petit tour sur leur page Facebook nous fait savoir que le couple est originaire de Mongolie (assez logique…) et qu’ils sont installés en Touraine depuis une petite dizaine d’années. Sauf qu’avant d’ouvrir leur boutique, le couple et leurs enfants ont dû se débrouiller pendant plusieurs années à jongler entre petits boulots et études à l’Université de Tours.

Une histoire qui a finalement piqué notre curiosité. Alors on a enfourché notre vélo pour aller voir de nos propres yeux cette épicerie-traiteur. Un peu coincée à côté d’une brasserie de quartier, la boutique ne paye pas de mine de la rue. Une fois rentrée, l’ambiance change complètement. Des produits chinois, vietnamiens, thaïlandais ou encore mongols sont soigneusement rangés sur des étagères en bois. L’intérieur est lumineux.
Mais ce qui attire particulièrement notre regard, c’est la vitrine contenant les plats préparés. Nous sommes venus pour ça, d’abord par curiosité : que mange-t-on en Mongolie ? Et puis par envie gustative. Tout est préparé pas Itgel Bat, la femme de Soyombo. La cuisinière présente ses plats avec simplicité.

On a devant nous des mets que nous n’avions jamais réellement testés : Huushur (chausson fourré à la viande), Tsuivan (un plat de nouilles) ou encore Buuz (des raviolis à la viande). On a pris un peu de chaque plat à emporter. Les plats étaient très bien cuits, pas trop gras. Les pâtes tiennent bien au corps. On sent que la nourriture mongole est faite pour survivre en milieu hostile. Parfait quand on a un gros appétit !

EN BREF
DANS L’ASSIETTE
Ça donne envie, hein ? À gauche vous avez le plat de pâtes fraîches (faites maison) mélangées avec des morceaux de boeuf et des patates. On a décelé une pointe de cannelle qui donne un côté un peu sucré. À droite, ce sont des petits pains frits à la viande et au fond, des raviolis fourrés au porc qui ressemblent à leurs homologues chinois en un peu plus gros cela dit. Préparé dans la journée, c’est frais et finalement pas si gras.

L’ADDITION
Chaque plat est vendu à la pièce. Donc si vous avez une grosse faim, comptez 7 € pour un plat de pâtes et des raviolis par exemple. Si vous déjeunez sur le pouce, vous pouvez vous en tirer pour 5 €.

PRATIQUE
Les Steppes de Mongolie se trouvent au 7 place Gaston-Paillhou. Plus d’infos sur facebook.com/lessteppesdemongolie

Une minute sur le web #51

Cette semaine, on a encore écumé le Net pour vous trouver un artiste super classe, l’explication au bisou dégueu reçu par Drake ou encore Titanic en 8 bit et un mot d’ordre : Facebook = dépression.

Rah, il est doué quand même, ce Christoph Niemann. Illustrateur au New York Times et au New Yorker, il donne aussi vie à des objets du quotidien, mêlés à ses dessins.
>> christophniemann.com/portfolio ou sur Facebook
BUZZ_OUVERTURE

RÉTRO
TITANIC 8-BIT
On adore ça : les résumés de film façon jeu vidéo 8-bit (donc trèèès old school). CineFix s’attaque cette fois à Titanic. De la musique aux graphismes, c’est de nouveau super bien réalisé. Attention, spoiler : à la fin, le bateau coule (ha ha).
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=-NDixPVo0fY[/youtube]

ÉTUDE WTF
LIKE TA DÉPRESSION
D’après une récente étude menée par Mai-Ly Steers, chercheuse à l’université de Houston, Facebook favoriserait la dépression. En cause ? Le partage des utilisateurs de leurs instants les plus mémorables. Trop exposé au bonheur des autres, vous avez donc juste l’impression que la vôtre est… pourrie. Désolé ! (smiley qui vous nargue)

TWITTER
PETIT MAIRE
Sur son compte Twitter, le maire d’une toute petite commune rurale (il ne la nomme jamais) dans l’Est de la France raconte son quotidien. Souhaitant rester anonyme, il y retranscrit ses tracas, des anecdotes, les tâches ingrates ou ses petits bonheurs. Simple, mais humain. @petitmaire sur Twitter

LE TUMBLR
STARBUCKS® DÉTOURNÉ
Tout le monde connaît la célèbre enseigne de cafés (sinon, vous n’êtes pas hype, désolé). Des internautes anonymes ont créé un tumblr, sur lequel ils s’éclatent à détourner le logo, en dessinant un personnage de la pop culture sur le carton de maintien du gobelet.
>>Sleevebucks.tumblr.com
BUZZ_SLEEVEBUCKS

LA VIDÉO
ALORS ON DANSE
Un homme qui met du Boney M dans le métro. Des passagers, au départ, qui semblent réticents et finalement se mettent à danser. Ok, c’est du déjà-vu. Sauf que là, la scène se passe… à Paris ! OH MY GOD. (Bon, honnêtement, nous, on pencherait plus pour une pub déguisée…)
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=FLQ937a-OdI[/youtube]

BUZZ
BISOU DÉGUEU
L’air dégoûté de Drake, suite à son baiser avec Madonna sur la scène du festival Coachella, a fait le tour du web. Le chanteur a dû s’expliquer : en fait, il aurait été gêné par le goût de son rouge à lèvres. Au même moment, Justin Bieber se faisait expulser de force alors qu’il souhaitait accéder aux loges. Music business is lol.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=1iI2w99uWes[/youtube]

A La Riche, le ballet des balais

Avec Corps de ballet, le collectif Zirlib souhaite mettre un coup de projecteur sur les femmes et hommes de ménage du coin.

Corps de ballet et ses balais, à La Riche (photo tmv)

La Riche, à deux pas de la mairie. Sur la petite place qui borde la rue du 11-Novembre, une quarantaine de balais se tiennent droit comme des piquets. Ils traversent un parterre d’herbe. Les autres se trouvent square Marcel-Pagnol. Là même où sont exposées des photos d’hommes et de femmes de ménage.

Parce que c’est cela, le propre du projet Corps de ballet : « Rendre visible ces gens qu’on ne voit jamais », comme le présente Frédéric Hocké, plasticien du collectif Zirlib. Inscrite sur chaque balai posé au centre-ville de La Riche, une phrase extraite d’une interview avec un(e) de ces technicien( ne)s de surface. Accrochés aux manches, des moulages de mains d’habitants qui se sont prêtés au jeu, du passant lambda à la serveuse de bar. « Les gens accueillent très bien l’installation. Et on peut voir à quel point une femme de ménage est importante. C’est au-delà du simple ménage. Parfois, elles aident aussi les personnes âgées à monter leurs courses », donne en exemple Frédéric.
Pour faire valser les clichés, le collectif a aussi installé une expo photos. « Un travail sur l’intime », souligne Mohamed el Khatib, le responsable du projet. Immortalisées par la photographe Marion Poussier, ces femmes de ménage des environs se retrouvent placardées dans les centres-villes de La Riche et de Joué, jusqu’à la fin du mois. Un véritable ballet de corps.

Pour elles, c’est une fierté. « Cela prouve qu’elles peuvent être coquettes, drôles, cultivées et qu’il y a un amour de leur travail », précise Frédéric. Dézinguer une vision faussée du métier et les mettre en valeur : un vrai « coup de projecteur qui les a ravies », sourit Mohamed. Le collectif en a même créé un flipbook : un enchaînement d’images, de portraits des femmes et des hommes rencontrés pour le projet. Comme si leurs corps dansaient. « On leur a montré le film en avantpremière (lire programme ci-contre, NDLR). Elles étaient émues, leurs corps étaient poétiques. Cela a une valeur symbolique, on déplace le regard », explique Mohamed. Avant de rappeler : « Il n’y a aucune prétention sociologique derrière tout ça. On veut juste mettre en lumière un métier de l’ombre. »
Aurélien Germain

EN BREF

(Photo Marion Poussier)
(Photo Marion Poussier)

C’EST OÙ ET QUAND ? Le projet Corps de ballet est un projet participatif à l’initiative de Culture O Centre, en partenariat avec La Riche et Joué. À voir :
> L’expo photos des femmes et hommes de ménage est installée jusqu’au lundi 27 avril. Il suffit de se balader dans les centres-villes de La Riche (centre social Equinoxe, mairie, square Marcel-Pagnol…) et de Joué-lès-Tours (quartier de la Rabière, mairie, Espace Malraux…) pour la découvrir.
> L’installation plastique avec les balais se tient jusqu’au 27 avril également. Elle débute en face de la mairie, se prolonge par le centre commercial rue du 11-Novembre et prend fin au square Pagnol.

DES SPECTACLES Moi Corinne Dadat
> Moi, Corinne Dadat. Mohamed el Khatib a observé cette femme de ménage faire son métier dans un lycée. Témoignages, confidences, expérience. Juste avant le spectacle, projection du flipbook et performance amateur de femmes de ménage de La Riche et Joué.
Jeudi 23, à 20 h 30, à l’Espace Malraux de Joué. De 6,30 € à 14 €.

> Finir en beauté parle de la disparition de la mère de Mohamed el Khatib. Enregistrements sonores et vidéos qui montrent les décalages culturels entre sa famille venant de Tanger et le milieu hospitalier.
Vendredi 24, à 20 h 30, à La Pléiade de La Riche. De 8 à 12 €.

Harcèlement scolaire : l’action de quatre lycéennes tourangelles

Elles sont quatre et sont lycéennes à Tours. Et veulent faire bouger les choses… Ensemble, elles agissent contre le harcèlement à l’école.

Harcèlement scolaire
Elles ont entre 17 et 18 ans et veulent faire bouger les choses à leur manière. À leur modeste niveau. En ligne de mire de ces quatre lycéennes tourangelles ? Le harcèlement scolaire. Leur leitmotiv ? « Agir sur les jeunes, ce sont les acteurs de demain », comme le souligne Vanéra.
Le 24 avril, Camille, Adèle, Alison et elle iront au dans un collège de Tours (1), rencontrer trois classes de 6e pour un jeu afin de sensibiliser et faire réfléchir sur le harcèlement physique et moral. Un sujet qui les touche.

Placées sous la responsabilité des personnels de l’Éducation Nationale, elles planchent alors sur le sujet et ont l’idée qui fait mouche. Un grand jeu de l’oie, avec questions, défis, images et QCM : comment réagir si un camarade pousse un autre, que faire quand un élève se fait taper pendant que les autres regardent… ? « On souhaite apporter une réflexion, tout en restant ludique », sourit Vanéra. « On a tous et toutes eu des intervenants à l’école, mais… Je pense que ça ne sert pas à grand chose de parler autant. Il n’y a pas vraiment d’action. » Stop le blabla, elles veulent agir et faire réagir. Une initiative qui ne peut être que bénéfique : « Si des jeunes voient d’autres jeunes en parler, ça peut davantage les toucher. Ils peuvent se dire : “ ça pourrait être nos grandes soeurs. ” On espère que ça aura plus d’impact », analyse Vanéra.
D’autant que le harcèlement à l’école a les conséquences qu’on lui connaît : « Dépression, échec scolaire, et le risque de reproduire ce genre de comportements… ». Vanéra, Adèle, Camille et Alison souhaitent aussi que leur projet donne des idées à d’autres : « On aimerait sensibiliser les lycéens pour qu’ils perpétuent notre action. » Vanéra en est bien consciente : « On agit, mais c’est une petite goutte d’eau. Il faudrait que tout le monde se bouge. »

 (1) L’établissement concerné n’a pas souhaité être cité.

Horoscope wtf du 22 au 28 avril

Qui qui veut un horoscope wtf ? C’est vouuuuuuuus. Bisou et cœur sur vous. Ou pas.

Dormir, c'est cool.
Dormir, c’est cool.

BÉLIER
Amour : c’est la salsa du démon et il est très inspiré. Caliente !
Gloire : « Ce chat se sèche au chaud sans chichi. » On vous écoute.
Beauté : qui mange de l’ail le paie au travail.

TAUREAU
Amour : attention les Fernande, Georges pense à vous.
Gloire : à vouloir le beurre et l’argent du beurre, vous avez fait du gras.
Beauté : c’est un bouton ? Ah non, juste une verrue.

GÉMEAUX
Amour : faites l’amour, pas la guerre. C’est franchement plus agréable.
Gloire : vous allez gagner au loto. Et découvrir que cet horoscope n’est pas fiable.
Beauté : c’est dur en ce moment, non ?

CANCER
Amour : Game of Thrones a repris. Votre vie sociale s’arrête donc ici.
Gloire : vous poussez le bouchon un peu trop loin. Surtout vous, Maurice.
Beauté : jetez vos produits de beauté. C’est foutu, de toute manière.

LION
Amour : chassez le naturiste il revient au bungalow.
Gloire : Mercure vous conseille de changer votre code PIN. Vite.
Beauté : « Les hommes préfèrent les blondes parce que les blondes savent ce que les hommes préfèrent. » Sainte Marylin.

VIERGE
Amour : ne le cherchez plus ! C’est mort.
Gloire : pour vous la péter, placez le mot « cénobite » en soirée.
Beauté : le ridicule ne tue pas, mais pas loin. Restez couché.

BALANCE
Amour : notre plus belle histoire d’amour, c’est vous. Trop de love.
Gloire : un proverbe chinois dit que quand on n’a rien à dire on cite un proverbe chinois.
Beauté : d’ailleurs : « C’est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu’on réalise qu’on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence ».

SCORPION
Amour : votre rencard est (encore) un thon.
Gloire : dites lui être trop canon pour lui. C’est ça, la grande classe.
Beauté : cela dit vous n’êtes pas top non plus.

SAGITTAIRE
Amour : « Ce soir tu vas grimper aux rideaux » n’était pas à prendre au sens strict.
Gloire : vous avez bien fait rire les pompiers, c’est déjà ça.
Beauté : et prouvé que le rideau peut être porté de manière sexy.

CAPRICORNE
Amour : osez, osez, les Joséphine. Les autres, ne tentez rien, c’est trop risqué.
Gloire : l’anagramme de gloire, c’est rigole. Fou, hein ?
Beauté : tiens, voilà du boudin !

VERSEAU
Amour : avec le temps va tout s’en va, votre sex-appeal avec.
Gloire : « Tous pour la maille, chacun pour sa gueule, c’est l’alliance. » Joey Starr represent’.
Beauté : le tatouage de Popeye ne va qu’à Popeye. Sachez-le.

POISSON
Amour : un de perdu, dix mois de galère.
Gloire : démissionnez avec un « au revoir », à la façon de Valéry.
Beauté : si si, c’est un cheveu blanc. Si si, vous vieillissez.

Good Kill : Game of drones

Un film délibérément lent sur l’avènement des drones dans la guerre que mènent les États-Unis au Moyen-Orient. Glaçant.

Good Kill
Good kill. Le terme sort de la bouche du major Tommy Egan comme un soupir. Assis dans un siège en cuir, dans un préfabriqué de l’armée, devant lui, se trouve un écran qui retransmet l’explosion d’un missile hellfire. La fumée opaque cache les corps carbonisés, ceux de terroristes probables, de rebelles afghans, d’anonymes au Yémen. « Good kill » annonce que l’impact a bien eu lieu, comme une incantation de mort prononcée à des milliers de kilomètres.
Tommy Egan pilote un drone depuis une base militaire de Las Vegas. Le soir, les opérations finies, il prend le volant de sa Mustang, un morceau de rock surgit des enceintes, le soldat avale une gorgée de vodka pour exorciser ses actes de guerre par procuration. Et puis il retrouve sa femme et ses enfants, allume le barbecue. S’enferme dans un silence macabre. Good Kill est une répétition de cet enchaînement de scènes, sans grande variation. Sorte de routine abominable où la mort, bien présente sur les écrans, n’est pas ressentie comme réelle par le militaire qui l’exécute.

Le film d’Andrew Niccol est une charge au ralenti d’un nouveau type de guerre que les États-Unis ont initiée depuis quelques années. Celle de ces drones sans visage, d’opérateurs qui jouent à un jeu vidéo réel où les écrans sont les seules preuves qu’ils ne vivent pas une fiction. Le cinéaste était déjà connu pour ses attaques contre les états totalitaires (Bienvenue à Gattaca, Time Out), le capitalisme effréné et sans âme (Lord of war), il offre cette fois un pamphlet contre la guerre à distance. « J’ai l’impression d’être un lâche » , confie à un moment Tommy Egan, ancien pilote de chasse. A
ndrew Niccol met en avant de nouveaux traumatismes du soldat, met le doigt sur l’absence d’éthique militaire pour mieux montrer l’absurdité des conflits menés par les États-Unis dans leur quête d’un monde plus sûr. Good kill ne s’emballe jamais. Il avance avec précision, scène après scène, vers un futur où le combat militaire ne se fait plus en face. Dématérialiser la mort pour mieux enfouir la morale, les écrans de contrôle deviennent des miroirs déformants, des filtres qui amoindrissent le dégoût des bavures militaires. Comme une machine infernale qui s’est emballée et ne peut pas revenir en arrière.

Devant cette infernale mécanique, Tommy Egan (Ethan Hawke) se transforme en fantôme. Il exécute. Son corps ne lui appartient plus. Spectateur du bouton qu’il presse, des corps qu’il calcine, de sa femme qui s’éloigne, de sa vie qui lui échappe. Transparent, sans substance, il n’a rien à voir avec les héros traditionnels du film de guerre. Frêle, voûté, visage tordu, livide. Aussi mort que ceux qu’il tue de l’autre côté de son écran.

Benoît Renaudin

NOTE : **
Un film d’Andrew Niccol.Drame. Durée : 1 h 35. Avec Ethan Hawke, Bruce Greenwood, Zoë Kravitz, January Jones…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=jvjBaA_RLQI[/youtube]

NOTATION :
**** CULTEissime
*** TOPissime
** PASMALissime
* BOFissime
X NULissime

Guide pour un pique-nique en folie

Vous aurez remarqué : c’est le printemps et avec lui, les beaux jours reviennent. Alors, on sort son panier de pique-nique et on révise ses basiques !

Les 11 Commandements, film avec Michaël Youn
Les 11 Commandements, film avec Michaël Youn

Pique-nique foiré

Franchement, ça aurait pu être une magnifique journée. Pensez donc : emmener pique-niquer sa belle, sa douce, sa magnifique, sa chère et tendre (non, non, je n’ai absolument rien à me reprocher). Soleil qui brille, oiseaux qui gazouillent, ma glacière sous le bras, ma dulcinée qui gambade et crie des « hiii », parce qu’il y a des fourmiiiis. Mais qui sourit.
Bon, ça, c’était en arrivant. Et c’était avant que je ne me rende compte que le camembert avait coulé sur les fraises. Le dessert était déjà fichu avant l’heure. Moi qui m’imaginais déposer sensuellement le fruit rouge entre les lèvres pulpeuses de ma chérie, tel un David Hasselhoff (quand il était jeune et pas encore coulant comme mon fromage, hein), musculeux et romantique… Madame a donc râlé. Bon, d’un côté, une barquette de fraises façon fondue de frometon, c’est pas bon pour les bisous.

Bref. Ensuite, ça a été à moi de râler. Puisque Môdame avait, elle, oublié les couverts. « Hi hi, mais c’est pas grave, mon chéri », qu’elle m’a dit avec sa petite voix niaise (celle qu’elle a quand elle a fait une bêtise). J’ai voulu me la jouer McGyver. J’ai donc coupé la baguette de pain avec mes clés de voiture. « Mais t’es dégoûtant. C’est plein de bactéries ! Je mangerai pas de ce pain-là, moi », qu’elle m’a dit avec sa grosse voixpour- faire-peur (celle qu’elle a quand elle est en colère). De toute façon, allez beurrer un bout de pain avec une clé, c’est super dur et pas sexy du tout. Du coup, blessé dans mon ego de mâle, je me suis énervé et j’ai lancé le pain dans le seul carré d’herbe du parc où Médor avait déposé son offrande. Merci Médor…
J’ai définitivement craqué lorsque j’ai vu ma bande de potes, au loin, se précipiter vers nous avec un air de dire « Hé, salut, on t’a vu au loin avec ta copine, on va te pourrir ton instant romantique ». Entre celui qui s’est mis à faire les yeux doux à ma copine ; l’autre qui voulait énoncer l’alphabet en rotant et le troisième qui restait scotché sur les sous-entendus vaseux avec le mot « pique nique », ça n’a pas traîné. Quand ils ont fini par lever le camp, ma copine n’avait plus de voix du tout. Elle était comme le lapin de mamie : toute blanche avec des petits yeux tout rouges. Elle a voulu rentrer. Inutile de dire que ma clé de voiture pleine de beurre ne faisait plus rien démarrer du tout. Elle m’a planté là. « Pique nique de folie », qu’ils disaient à tmv…

TOURAINE : 5 lieux parfaits pour son pique-nique

Une plage
La Presqu’île du bout du monde. Rien que le nom fait rêver. On a l’impression d’être dans Koh-Lanta mais en fait, ces plages ne se trouvent pas très loin de chez vous. Pour tout vous dire, elles ne sont pas facile d’accès, il faut bien chercher pour tomber sur ce petit coin de paradis entre le Cher et la Loire. Pour cela, longez les berges entre Berthenay et Savonnières jusqu’à trouver un chemin vers le fleuve. Pique-nique paradisiaque assuré. À 19 minutes de Tours.

Château de Candé
Château de Candé

Un château
Candé. C’est un des bons plans si vous voulez déguster votre sandwich au camembert en famille, sur l’herbe. Le parc du château de Candé est accessible à tout le monde, gratuitement. Et si vous avez des enfants, il existe aujourd’hui plein de petites animations pour les occuper. À 20 minutes de Tours. Plus d’infos sur domainecande.fr

L’alternative
Les bords de Cher. Il faut parfois regarder pas très loin de chez soi. Bonne alternative à la Loire, le Cher offre de magnifiques spots pour un pique-nique au calme. Outre le lac de la Bergeonnerie, qui peut parfois être bondé les jours de beau temps, on vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil du côté de Saint-Avertin. En s’éloignant un peu du centre-ville, vous trouverez des coins de verdure où il est agréable de faire sa sieste après avoir mangé. À moins de 10 minutes de Tours centre.

Un village
Crissay-sur-Manse. Considéré comme un des plus beaux villages de France, c’est un des joyaux de Touraine (avec Montrésor et Candes- Saint-Martin). Tout près de L’île-Bouchard et de Chinon, le village est assez facile d’accès par l’autoroute (A10). Prévoir quand même une journée complète pour vraiment profiter des lieux. À 40 minutes de Tours.

Square Sourdillon
Square Sourdillon

Et en ville ?
Centre-ville. Ce n’est pas parce que le temps nous manque qu’il faut sacrifier la perspective d’un bon pique-nique. Le centre-ville de Tours offre plusieurs jardins pour poser son panier rempli de victuailles. Plutôt que les très courus jardins des Prébendes et Jardin botanique, on vous propose le plus intimiste et urbain Square Sourdillon (juste derrière l’Institut de Touraine).

Le saviez-vous ?

ÉTYMOLOGIE
Pique-nique est un mot composé. « Pique », vient du verbe piquer dans le sens de « picorer » utilisé au XVIIe siècle (allusion aux oiseaux ou aux poules qui picorent des graines un peu partout). Quant à « nique », non non, pas de mauvais esprit, on vous a à l’oeil, vous ! Toujours à la même époque, une nique désignait une petite chose sans valeur.

RECORD DU MONDE
480. C’est le nombre de personnes qui ont participé au plus grand pique-nique du monde. C’était le 22 juin 2014 à Athènes, en Grèce. L’opération était orchestrée par Elite une marque alimentaire du pays. Il aura fallu dresser une table de 120,33 mètres de long pour nourrir les convives.

HANAMI
Au pays du Soleil-Levant, le pique-nique sous les cerisiers est un rituel annuel immuable. On l’appelle « Hanami ». Symbole du printemps, la contemplation des fleurs de cerisiers est l’une des plus importantes traditions saisonnières au Japon. On se réunit entre amis ou en famille dans les parcs, sous les branches fleuries et on pique-nique assis sur des bâches bleues étendues au sol.

Hanami

BUSINESS IS BUSINESS
À peine les premiers rayons de soleil pointent leur nez que déjà les pelouses sont prises d’assaut. En famille ou entre amis, les Français adorent pique-niquer. Et ça, certains entrepreneurs l’ont bien compris. Depuis quelques années, des sites internet proposent à la vente des paniers repas tout prêts. Exemple à Paris avec parispicnic.com ou à Toulouse avec restaurantenmarge.com/fr.
Au niveau national, le groupe Saintonge Alimentaire propose des paniers-repas à composer soi-même via son site internet sachet-repas-kit.com. Seuls bémols : le délai de livraison (5 jours) et la quantité de la commande (au moins pour 20 personnes). Allez les fainéants, un bon pique-nique ça se mérite.

RECETTES POUR PIQUE-NIQUE

√ Madeleines lardons-camembert
Ingrédients : 3 oeufs, 110 g de farine, 1 cuillère à café de levure chimique, 50 g de beurre demi-sel, 100 g de lardons, 60 g de camembert, poivre, origan.
Recette : Pendant que le four préchauffe à 240 °C, faire fondre le beurre dans une casserole et le laisser refroidir. Faire revenir les lardons pendant 10 minutes dans une poêle. Fouetter les oeufs dans un saladier et y ajouter progressivement la farine et la levure. Lorsque la pâte est lisse, y ajouter le beurre fondu et assaisonner.
Couper le camembert en dés et l’ajouter à la pâte, avec les lardons. Remplir les moules à madeleine et enfourner pendant 4 minutes. Baisser le four à 200 °C et cuire encore 6 minutes.

√ Scones aux tomates et au comtéScones
Ingrédients : 100 g de tomates séchées, 100 g de comté, 250 g de farine, 1 sachet de levure chimique (11 g), 1 oeuf battu, 1/2 cuil. à café de sel, 4 pincées de piment de Cayenne, 1 cuil. à soupe d’origan séché, 5 cl d’huile d’olive, 4 c. à s. de lait entier ou demi-écrémé.
Recette : coupez le comté et les tomates séchées en petits dés. Dans un grand bol, mélangez la farine, la levure, le sel, le piment et l’origan séché. Versez l’huile d’olive et mélangez à l’aide d’une cuillère en bois, jusqu’à ce que la pâte ressemble à une chapelure grossière. Intégrez le comté et les tomates séchées, l’oeuf battu, la moitié du lait et mélangez rapidement avec une main, jusqu’à ce que vous puissiez former une boule. La pâte doit être souple sans être collante. Si elle est trop sèche, ajoutez progressivement le restant du lait.
Étalez cette pâte sur une surface farinée, sur une épaisseur d’1,5 cm. À l’aide d’un emporte-pièce ou d’un verre, détaillez d’un coup sec des cercles de 5 cm de diamètre et déposez-les en les retournant sur une plaque de cuisson antiadhésive. Enfournez pour 15 minutes environ (200°C ou th. 7). Les scones doivent être gonflés et blonds.

Sandwich guacamole√ Sandwich au bœuf et guacamole
Ingrédients (6 personnes): 1 rôti de boeuf cuit froid, 4 avocats bien mûrs, pain au choix : baguette, pain de mie ou pain à burger, du jus d’1,5 citron, 1 cuillère à café de Tabasco, 1,5 oignon blanc, 2 oignons rouges, 3 tomates, sel et poivre.
Recette : Retirez la peau et le noyau des avocats. Coupez-les en morceaux, mettez-les dans un plat, arrosez-les de jus de citron. Pelez et hachez finement l’oignon blanc. Mettez l’avocat, le jus de citron, l’oignon blanc et le Tabasco dans le bol d’un mixeur. Salez, poivrez et faites tourner jusqu’à obtention d’une purée fine. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement à votre convenance.
Versez la mixture dans un bol, couvrez de film alimentaire et placez au frais. Pelez et émincez finement l’oignon rouge. Coupez les tomates en tranches fines. Coupez le pain choisi en deux. Coupez le rôti en tranches très fines. Garnissez les deux parties du pain d’une couche de guacamole, ajoutez les tranches de tomates puis les tranches de viande et enfin quelques rondelles d’oignon rouge, poivrez. À présent, régalez-vous ! Miam.

De Seth Leima, Paris Byzance & Slap à La Bestiole & l’ Orchestre Ducoin

Grooooosse chronique culture, cette semaine, signée de notre blogueur Doc Pilot. Du Point Haut à la finale des 3 O’, en passant par Amboise… En route.

Finale du Tremplin des 3 Orfèvres : Seth Leima, Paris Byzance & Slap

D’abord Paris Byzance et l’assurance d’être face à une affaire bâtie pour plaire, se faire aimer, l’ensemble du set en totale interactivité jouissive avec le public. Tant au niveau des sujets explorés que des thèmes musicaux en indicatifs d’une fiesta à venir. Le groupe a beaucoup progressé, la modification de son plan de scène n’étant pas étrangère à l’impact réactivé de cette machine emprunte de bonnes vibrations. Dans le son comme dans l’image c’est de la world music mélangée à une vision issue des seventies, une sorte de Lo Jo élevé dans la ferme du premier Gong. Le chanteur Alban Landais porte les racines du bassin méditerranéen en tous ses points cardinaux, mais transpire aussi une humanité des années 10 dont il pourrait être le Yves Simon…
Deuxième set avec Slap pour un concert sur le fil du rasoir faute à la présence d’une nouvelle section rythmique juste embauchée. Je l’ai bien aimée, cette section rythmique, cette petite bassiste et ce jeune batteur aux jeux basés sur l’énergie, une bonne base de soutien aux membres historiques, un chanteur très très très physique, un guitariste « électrique » au sens de la matière sonore balancée au public. Il y a du Red Hot en cette affaire, du Rage, mais finalement c’est dans leur avant dernier morceau que je les préfère, une boucle hypnotique et stoogienne…

Seith Leima (Photo  Carmen Morand)
Seih Leima (Photo Carmen Morand)

Pour finir la soirée, Seth Leima ou la perfection dans la forme et dans le fond, un concept à la croisée des styles, une écriture académique dans une histoire psychédélique, des enfants de Beefheart et Zappa, de Père Ubu, des virtuoses décomplexés armés pour pousser loin la construction des thèmes, l’enchaînement des ambiances, le déchaînement du geste, un peu de ce « no wave » new yorkais de la fin des seventies, entre John Zorn et James White, de la performance et de l’énergie, un groupe, un gang, un kommando à l’attaque, en mission pas possible. C’est le nouveau növo et je ne suis pas le seul à les adorrrrrrrer … Qui a gagné le tremplin ? ze zai pa, ze veut pas zavoir, ze m’en fous.

Philippe du Janerand & Fabienne Colbok en Arcades Institute

Le duo charismatique, la belle et le dandy, se balade avec les héros de la chanson française : ici, Balavoine et Starmania comme «  à la maison », discussion historique et didactique sur le fil du temps avec ce laisser-aller inhérent aux deux personnages. Nous ne sommes pas dans une conférence sur le chanteur, mais au spectacle de ce couple d’amis en un ping-pong courtois, un sketch intime en filigrane du prétexte, une scène à la cool dans un film où nous sommes autant acteurs que spectateurs car voyeurs en tant que tel.
Un instant volé, une parenthèse, un début de soirée faussement sage et studieux avant de partir vers des terres doucement interlopes. Une expression des débuts de nuits tourangelles, une alternative à l’arrêt dans le bar branché du moment et à l’ennui qui parfois s’y installe, une apéritive essentielle telle un salon littéraire en les années 10.

Inauguration de la salle Jacques Davidson à Amboise

Souvenez-vous, il fut un temps, il y avait à Tours un lieu culturel incontournable, le Carré Davidson rue Bretonneau. Un espace de création underground, un temps transporté rue George-Sand pour disparaître faute à l’impossibilité de gestion du voisinage…
Jean Marc Doron du Theâtre dans la nuit, initiateur du Carré était loin d’être à la retraite créative mais en gestation de l’ouverture d’un nouveau lieu, la salle Jacques Davidson, sur le site du parc des Mini Chateaux,.. Superbe petit théâtre dans un lieu éloigné de tout voisinage, un endroit où faire la fête et la prolonger, un endroit inauguré par Mondovox, plusieurs dames aux chants dans un répertoire mondial et humaniste (intermondialiste ?) avec, pour les accompagner, l’efficace et talentueux Didier Buisson à l’accordéon et aux percussions.
Puis La Bestiole, ce duo parisien que je n’avais pas vu à la scène depuis plusieurs années et qui a énormément progressé ( ils partaient déjà de haut : souvenez la première partie de Mlle K au Bateau Ivre) : leur nouveau répertoire est une collection de tubes rocks en puissance (vous voyez, des trucs à vous chopper d’entrée comme chez Blur, Oasis, Telephone ou T-Rex), des hymnes passés directement de la scène à vos cœurs, des trames à envahir délicieusement votre vie, à en devenir la bande-son pour un mois ou un siècle. La chanteuse est habitée, elle balance sa force et ses faiblesses intimes à la face du public et comme elle joue aussi de la batterie en chantant, elle en marque les instants forts, les blessures, les joies, servie au mieux par un guitariste bâtisseurs de climats dans le son et d’addictions dans les riffs.

Inauguration du Point Haut à Saint-Pierre avec l’excellent Orchestre Ducoin

Ici, on se trouve face à la réalisation d’un projet à long terme dont la finalisation doit beaucoup à une volonté politique d’aide au théâtre de rue au travers d’une des troupes des plus emblématiques : La Cie Off. Avec le 37e Parallèle, on semble voir se terminer les derniers travaux accompagnés par Jean Germain, ces deux réalisations marquant la fin d’une époque, d’une volonté d’accompagner l’artiste dans ses registres les plus précaires en un temps où il était encore envisageable de le faire.
C’est la Fête et pourtant nous savons tous que la Fête est finie pour beaucoup. Philippe Freslon le créateur des Off, mérite de bénéficier de ce privilège car il fut le premier, car il est parti de rien (je l’ai vu de mes yeux) car il a bouffé « de la vache enragée » avant de voir le ciel s’éclaircir… Et pour moi, ce soir même, s’il va s’élever contre mon propos, pour moi disais-je c’est le sacre d’un homme, son chef d’œuvre, le point haut de la reconnaissance de son talent et du bien-fondé de son engagement ( sans minimiser le rôle de Maud Le Floch pour la partie Polau du truc)… Autre engagement de vie au service de l’art, autre choix des chemins de traverse, avec L’Orchestre Ducoin pour célébrer la sortie d’un nouvel album. Belle initiative (enfin) d’avoir regroupé deux événements afin d’en multiplier la force. La survie de l’artistique ne se fera désormais que dans la synergie des forces, des structures, au delà des chapelles et sous un pragmatisme de bon aloi …
Ici nombre de pratiques en présence pour dépasser la normalité, la logique, l’apesanteur, donner matière aux rêves, s’émerveiller pour s’oublier. La nouvelle mouture de l’Orchestre Ducoin frôle la perfection tant au niveau du visuel et de la scénographie que de l’écriture de la musique et des textes. Nous sommes dans un concept entre Kid Creole et Zappa avec une classe franchouillarde (divin paradoxe) pouvant rappeler des aventures comme le Splendid voire Au Bonheur des Dames. Il s’y mêle du jazz faussement free à de la prog, du növo à de la bonne chanson française décalée, avec un détournement hilarant des scies classiques balancées par les orchestres de bal : ici le « embrassez vos cavalières » serait plutôt remplacé par un «  écrasez vos cavalières ». Ils sont fous, joyeux, sans barrière technique à l’expression de leurs excentricités et de leurs outrages. C’est excellent.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=dlblJssyw-0[/youtube]

Alexandra Soumm et Ariane Matiakh à l’Opéra de Tours

Belle fin d’après-midi à l’Opéra de Tours à l’écoute du concerto N 1 pour violon et orchestre de Prokofiev avec en soliste au violon la géniale Alexandra Soumm au jeu habité, énergique, passionné, en osmose au delà du temps avec le créateur de l’œuvre, l’esprit russe dans les airs, cette tristesse diffuse et cette emphase dans le mouvement, le son, le style.
Pur bonheur avec l’ OSRCT, sous la direction de Ariane Matiakh au geste chorégraphique, en l’incarnation du sens à donner à l’écriture. C’est une star, cette chef d’orchestre, fascinante à voir évoluer, captivante dans l’image donnée à la fonction : une manière comme une autre de transcender la sévérité de la mission au profit d’une communication séduisante avec le public, avec l’orchestre aussi me semble-t-il. Ce fut bon, très très bon.

Musique : Ça plane pour Klone

Établi sur la scène rock et metal depuis près de vingt ans, le groupe poitevin n’en finit pas de surprendre. Ils sont de passage à Joué-lès-Tours !

Klone
DU GARAGE…

Ce groupe de « rock progressif aérien » s’est formé au lycée. « Le moteur de notre groupe, c’est la passion. » Encouragés par leur parents ils se lancent et commençent à produire des disques. « Klone a évolué au fil des rencontres : avant c’était plus bourrin, plus metal maintenant c’est un peu plus soft, plus rock ». Ils sont partis de rien en créant avec Trepalium et Hacride, une association : Klonosphere. Le but était de faire des concerts dans les villes alentours pour se créer un réseau. Aujourd’hui, Klonosphère aide des jeunes groupes à se lancer.

…À LA SCÈNE
Au fur et à mesure, Klone a enchaîné les dates en Europe et sort 6 disques. Ils ont maintenant cinq attachés de presse et vont jouer en Australie d’ici juin. Ils ont 35 autres dates de prévu en Europe. Leurs plus grands souvenirs, c’est leur tournée européenne justement : « Deux mois de tournée, 47 dates à la suite, c’était la plus intense ; on a du faire vingt mille bornes, le bus tour était notre maison ».

SECRET DU SUCCÈS
Klone, pour se financer, a utilisé le système de la prévente de disques. Le concept est simple : les amateurs achètent les CD en avance. « Comme ça, on est autonomes ».

NOUVEL ALBUM
Here Comes the Sun est sorti le 6 avril chez Verycords. Ce dernier album met en avant la voix du chanteur. « Par le passé, il y a eu des voix un peu plus hargneuses, là c’est tout l’opposé. C’est le disque le plus fort émotionnellement parlant, c’est une musique presque bouleversante, avec un petit brin de nostalgie. »

klone-beyond-the-styx-holding-sand-29779-gLE CONCERT
Ils seront à La Belle Rouge le 24 avril, avec Holding Sand (rappelez-vous, on les avait rencontrés) , Born to burn et Beyond the styx.
A 19 h 30, entrée : 6 à 8 €.

Tiffaine Triboire
L’album « Here Comes the Sun », de Klone, est sorti lundi 6 avril chez Verycords/Warner.
En vente sur le site du groupe : klonosphere.com/klone

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=hwb-CbSfRiU[/youtube]

EN BREF
Nous avons demandé à Klone de nous citer leurs coups de cœur musicaux, ceux qui ont pu les inspirer ou leur donner envie de jouer.

>>KING CRIMSON C’est un vieux groupe fin des années 60 début 70. Ce groupe nous plait parce que c’est un groupe de rock progressif qui a vraiment fait des choses très différentes, très variées. Il a toujours été dans la prise de risque et aujourd’hui sort toujours des disques. Il est un peu en avance musicalement sur ce qui se crée et arrive à créer un univers propre. C’est une de nos références pour le coté expérimental.

>>LES BEATLES Même si ça ne se ressent pas dans la musique à part pour les titres. Certains titres sont identiques parce que ça nous faisait marrer. Il a baigné dedans toute sa jeunesse : mon père écoutait ça tout le temps et c’est des trucs qui m’ont marqués dans la culture pop.

>>ALICE IN CHAINS C’est un groupe de rock grunge de l’époque Nirvana. Le grunge, c’est l’époque dans laquelle on a baigné pendant toute notre enfance.

L’haptonomie : un bonheur pour les papas

Grâce à l’haptonomie, les pères peuvent vivre une expérience inoubliable avec le fœtus.

Haptonomie
Rencontre avec Leslie Colombat, accompagnante à la parentalité formée aux techniques de cette discipline récente. Dans son cabinet douillet, loin du tumulte de la vie familiale, cette tourangelle de 36 ans, reçoit depuis presque trois ans, des papas et des mamans qui souhaitent entrer en contact avec bébé avant sa naissance.

Ce matin, Sophie* et Frank* ont décidé de tester cette méthode sur les conseils de leur gynécologue. « Le principe est de ne pas faire concurrence aux sages-femmes ou au corps médical. L’haptonomie est une pratique complémentaire dans la préparation à la grossesse ; je le conseille aux femmes qui sont entre la 16e et 31e semaine d’aménorrhée, nous explique l’hapto-thérapeute. Je m’assure que toutes « mes patientes » soient correctement suivies par ailleurs.
En général, je propose aux parents neuf séances individuelles d’une heure, pré et post natales. » « Certains pères peuvent être réticents à l’idée de toucher le ventre de leur compagne, ou bien font semblant de sentir le fœtus, pour lui faire plaisir », nous confie Leslie. Sophie allongée, en confiance, respire tranquillement, Frank, à ses côtés, vient d’appeler son bébé. Guidée par la professionnelle, le jeune père prodigue des caresses et des massages au fœtus qui vient se lover quelques minutes plus tard sous sa main.

*Les prénoms ont été changés.

Anne-Cécile Cadio

Plus d’infos : haptonomie-tours.fr

Chroniques culture #58

Chaque semaine, votre petite dose de culture. Avec de la BD, de la musique et du DVD.

LE DVD
GOD HELP THE GIRL
Petit film sorti presque inaperçu l’année dernière, ce long-métrage est l’oeuvre du leader du groupe de musique Belle and Sebastian, Stuart Murdoch. Librement inspiré de sa vie et de ses chansons, God Help the girl nous plonge dans un Glasgow joyeux, brillant. On y suit trois jeunes musiciens en train de monter le groupe de pop ultime. Une fable rafraîchissante, à la limite de la comédie musicale qui touchera forcément les fans de Belle and Sebastian.
B.R.

LE DVD
Z NATION
Passée un peu inaperçu cet automne, Z Nation a quand même tout pour plaire aux fans du genre. Surtout que cette création est celle des producteurs de Sharknado. Beaucoup moins prise de tête que Walking dead, Z nation verse dans l’hémoglobine et le massacre de zombies jouissif. Le pitch : dans un monde envahi par les morts-vivants, un antidote a fonctionné sur un prisonnier. Encore faut-il que celui-ci soit escorté jusqu’en Californie.
C.V.

LE CD
ODRAN TRÜMMEL – IN A JAR
L’enfant sauvage de l’anti- folk revient. Odran Trümmel, c’est le fils caché de Syd Barett élevé à coup de morceaux de Supergrass et bercé trop près d’un vinyle de Bob Dylan. Son nouvel album est encore une de ces oeuvres sautillantes, délicieusement entraînantes, aux arpèges supersoniques qui vous collent aux oreilles des jours entiers, vous hantent pendant votre petit-déjeuner au soleil. Non, vraiment, Odran Trümmel est toujours aussi doué. Pas de doute.
B.R.

LA BD
LE RESTE DU MONDE
Quittant l’univers du polar, Jean Christophe Chauzy, nous livre avec cet ouvrage un coup de poing en pleine figure. Il suit avec une précision d’entomologiste Marie et ses deux enfants coincés dans un village en pleine montagne, coupés du monde suite à une immense secousse sismique. Comment garder l’espoir face aux éléments déchaînés et à la cupidité humaine. Oui un vrai séisme que cette BD qui fait mouche avec une lucidité et une vérité indicible.
Herve Bourit

Le 75 : génération fast-food

Une adresse simple, mais efficace. Parfait pour manger sur le pouce.

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Parfois, on passe devant certaines enseignes sans prendre le temps de s’y arrêter. Le 75 en fait partie. Situé à quelques pas du cinéma CGR Centre, vous avez sûrement dû tomber sur ce fast-food qui essaie de se démarquer de ses homologues. Drôle de nom, le 75 ? « C’est simplement parce qu’on est situé au numéro 75 de la rue ! », nous répond-on dans un éclat de rire. Pas bête (on se sent bien d’avoir posé la question, tiens).

Ouvert en 2008, ce fast-food possède un design épuré, mais un peu plus tendance que la moyenne. Un pan de mur est d’ailleurs décoré façon new-yorkaise, dans des tons noirs et blancs. Sur les flyers, le 75 revendique son étiquette de fastfood lounge. Certaines chaises hautes font face à la devanture vitrée, une télé retransmet des matchs de football ou de basket… Il y a des habitués, des gens de passage. L’équipe est certaine d’une chose : l’arrivée du tramway leur a fait beaucoup de bien. L’arrêt Palais des sports se trouve à quelques mètres. On peut évidemment manger sur place (le service est rapide), mais le 75 semble vouloir jouer au maximum la carte de la livraison.

Hormis les traditionnels burgers et kebabs, on s’attardera sur la volonté de l’enseigne de proposer une carte variée (chicken, salades…) et parfois plus originale. C’est le cas de leur nouveauté, le Kpriss : une sorte de gros pain rond dans lequel on met un peu tout ce que l’on veut. Si, si ! Pour preuve, côté viandes, vous avez le choix entre poulet curry, kefta, merguez, kebab ou même cordon bleu. Ensuite, à vous de rajouter bacon, crème aux champignons, oeuf ou même du Boursin. Ici, tout est 100 % halal. Les portions sont plutôt généreuses, de quoi caler le ventre pour l’après-midi. Et pour info, le 75 a aussi un petit frère à Joué : il se situe au 28 rue Gamard.

Image3DANS L’ASSIETTE
UN PLAT
Notre choix s’est porté sur le 75, un sandwich chaud qui est un peu la spécialité de l’enseigne (normal, vu son nom !). Le pain est moelleux et change un peu des burgers habituels. Il y a trois steaks, du fromage fondu, de la salade et beaucoup de sauce moutarde (et ça réveille !). Simple, mais bon et efficace.

L’ADDITION
Fast-food oblige, les prix sont relativement bas. Notre menu (75 Burger + une grosse portion de frites + supplément fromage + boisson) revient à 7,40 €. Sinon, comptez des formules oscillant entre 5 et 8 €. La livraison est gratuite.

EN PRATIQUE
Le 75 se situe au 75 rue Blaise-Pascal, à Tours (arrêt tram : Palais des sports). Ouvert tous les jours, midi et soir. Contact : 02 47 55 28 48. Livraison possible. Le 75 restaurant sur Facebook ou le75restaurant.fr

Une minute sur le web #50

Cette semaine on vous parle en vrac de Tars d’Interstellar, de mondes un peu flous ou encore de Walking dead.

BUZZ_PHOTO

LA PHOTO
Nicolas est un photographe français (de Tours) qui s’amuse à plonger ses figurines préférées dans l’eau. Geek is beautiful. Plus sur samarcq.com

BUZZ_TARS
GEEKOLOGIE
IAIN HEATH
Cet Américain est tellement fan de science fiction qu’il a construit tout seul une réplique du robot Tars du film Interstellar. On avoue que le résultat est bluffant. Surtout que sa maquette coïncide avec la sortie d’un petit documentaire sur la construction de ce robot pour le film.
Iain Heath sur flickr et le mini docu.

LE MOT
SENTAI
En japonais, ça veut dire « escouade ». Mais c’est aussi le terme (à prononcer très vite et avec pas mal d’aigus) pour les séries genre Power Rangers ou Bioman. Alors pourquoi on vous dit ça ? Pas pour vous faire rigoler, non, mais pour vous dire que c’est le 40e anniversaire du Sentai. Génial. Non ?

LETTRES
ET BOLOSS
Vous êtes sûrement tombé sur cette belle vidéo de Jean Rochefort en train de raconter le livre Madame de Bovary façon cour-de-collège-en-2013. Ce sont les génialissimes Boloss des belles lettres qui ont l’idée d’inviter la star française.
Pour voir la vidéo et plus de résumés de livres façon ouèch cousin : bolossdesbelleslettres tumblr.com

 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=16ubmu7qbJc[/youtube]

LA VIDÉO
WALKING DEAD-BIT
Pour ceux qui regrettent que la cinquième saison de Walking Dead soit finie, on vous propose de noyer votre nostalgie dans les vidéos de Ciné Fix : une reconstitution façon vieux jeu vidéo des saisons 1, 2, 3, 4. Très, très fun. ATTENTION SPOILERS !
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4Q301I60KT0[/youtube]

WINDOWS 10
GRATOS
L’ancienne firme de Bill Gates vient d’annoncer qu’elle mettra à disposition (normalement à partir de l’été prochain) le nouveau Windows 10 à tous les propriétaires des versions 7 et 8.1 : et cela gratos. Même si vous avez une version pirate. Pas mal.

BUZZ_JEU

LE JEU
SMALL WORLD

Dans ce jeu de plate-forme, vous êtes une forme un peu confuse qui découvre un monde fait de pixels et de couleurs pastels. Vous n’avez d’autre but que de sauter, avancer et toujours faire reculer la barrière de l’inconnu. Étrangement apaisant.
Sur rathergood.com

 

Horoscope tmv du 15 au 21 avril 2015

Un coup dans la caboche avec notre astrologue frappa-dingue. Bisous.

HOROSCOPE

BELIER
Amour : Vous allez croiser quelqu’un, qui va vous sourire. C’est tout.
Gloire : Jouer votre numéro de sécu au loto, ça pourrait fonctionner.
Beauté : Les voyages forment la jeunesse, vous devriez y penser.

TAUREAU
Amour : Vu d’ici, ça a l’air bien.
Gloire : Vous allez devenir quelqu’un.
Beauté : Faites du sport et vite.

GEMEAUX
Amour : Il est doux et vous laisse vivre à ses crochets. C’est votre canapé.
Gloire : Pour vivre pleinement votre carrière, vous avez décidé d’enfermer votre jumeaux maléfique dans l’abbaye de Fontevraud.
Beauté : Natalie Portman est Gémeaux. Vous n’êtes pas Natalie Portman.

CANCER
Amour : En bonne voie … pour 2016
Gloire : Ça va être votre fête cette semaine. Mais pas comme vous imaginez.
Beauté : Vous êtes le préféré des astres question beauté. Mais bon vous allez quand même mourir.

LION
Amour : En raison d’un appel à la grève, …
Gloire : … nous ne sommes pas en mesure…
Beauté : … de diffuser l’intégralité …

VIERGE
Amour : On a de bonnes nouvelles. Pour en savoir plus, envoyez un mandat cash à votre astrologue (astrologiepoilaukiki@tmvmag.fr)
Gloire : Ça suffit les amis imaginaires !
Beauté : Pluton et Mars s’allient dans un combo spécial qui fait de vous une bombasse. Mais seulement pendant une semaine.

BALANCE
Amour : Les astres sont formels : la routourne continue de tourner.
Gloire : Votre patron vous a souri dans l’ascenseur. Ne vous faites pas d’illusions, votre lettre de licenciement attend sur votre bureau.
Beauté : Comme Saturne vous fait la tête, vous vous rabattez sur les chips.

SCORPION
Amour : Mars vous amène les emmerdes sur un plateau. Ne vous servez pas.
Gloire : Ne pensez pas à l’avenir, c’est déprimant. Ni même au présent d’ailleurs.
Beauté : Jaloux de la combinaison de la Vierge, vous lui pétez les dents. Et elle vous le rend bien.

SAGITTAIRE
Amour : Rien
Gloire : Chance : allez en prison, ne passez pas par la case « Départ » ne touchez pas 20 000 fr.
Beauté : Vénus dans votre signe. Cellulite dans votre corps.

CAPRICORNE
Amour : Un quiproquo n’est pas le début d’une histoire d’amour.
Gloire : Ne soyez pas orchidoclaste comme ça, c’est usant.
Beauté : Ne jamais se fier à une photo de profil. D’ailleurs on n’en voit jamais que la moitié.

VERSEAU
Amour : Venus ne vous aime pas cette semaine. Les autres semaines non plus.
Gloire : Vous avez enfin compris que l’horoscope de tmv reprend (astucieusement) le nom d’un célèbre soap opéra. Fier de cette trouvaille, vous l’annoncez à tous vos proches, qui s’en fichent.
Beauté : Il/elle est beau, grand/e, svelte et envié de tous. Ce n’est pas vous.

POISSON
Amour : Vous avez enfin trouvé quelqu’un qui vous comprend et ne vous quitte pas : l’huile des frites.
Gloire : Depuis deux semaines environ, vous sentez un peu le déclin de l’attention envers vous.
Beauté : WTF

Sébastien Chevrier, le nouveau directeur du Temps Machine

Sébastien Chevrier a été choisi pour diriger le Temps Machine. Rencontre avec le nouveau directeur.

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« L’élitisme, oui. Mais l’élitisme pour tous. C’est une phrase de Jean Vilar, je crois. » Sébastien Chevrier vous fixe dans les yeux. Quand il parle de son nouveau poste de directeur du Temps Machine, son visage se fait sérieux. À 35 ans, il dirigera la salle et s’occupera de sa programmation à la place de Frédéric Landier qui tire sa révérence quatre ans après la création du lieu de la salle.

« J’ai très vite constaté que j’arrivais dans un lieu sain, explique Sébastien Chevrier. Tout existe déjà. Mon objectif est d’améliorer le nombre d’entrées, de renforcer l’image du lieu et la communication. » Il ne veut surtout pas rentrer dans les polémiques, les critiques. « Je suis neutre, je n’ai aucun passé à Tours. » Malgré tout, le créateur du festival Nouvelle(s) scène(s) à Niort est face à un challenge. Travaux Publics, qui gère le Temps Machine, voit son mandat de délégation de service public se terminer en décembre prochain et postulera pour être renouvelée. Sébastien Chevrier, recruté par l’association, a donc jusqu’à la fin de l’année pour convaincre.

« Je n’ai pas le temps de douter. Souvent, quand on arrive dans un nouveau lieu, il faut observer pendant plusieurs mois avant de taper du poing sur la table. Là, je vais devoir m’imposer dès le début. » Sébastien Chevrier a à son actif une belle réussite : Nouvelle(s) Scène(s) à Niort. Programmation exigeante, mélange de jeunes groupes et de têtes d’affiche abordables, depuis 2009, ce festival est devenu un des événements du printemps pour les amoureux de découvertes musicales. « Je défends la qualité d’un groupe, peu importe qu’il soit sur un gros label ou indépendant. Pour moi, le Temps Machine doit être populaire, sans être populiste, s’intéresser au plus grand nombre, sans démagogie, sans mièvreries. » Sur le papier, Sébastien Chevrier mélange expériences dans le privé, il s’est notamment occupé d’un espace culturel Leclerc à Niort, et responsabilités dans le public, il a dirigé un théâtre à Fontenay-le-Comte, dont il est originaire. Un C.V. plutôt idéal pour reprendre les rênes d’une salle qui cristallise les passions depuis des années.

Une Belle fin : poignant et délicat

Pasolini livre un film humaniste, beau et triste et réussit à explorer le thème de la solitude avec brio.

Une belle fin
John May vit dans la banlieue de Londres. Seul. Son métier le passionne : quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Mais dès les premières images, John May assiste seul aux funérailles. Il rédige les éloges des disparus. Seul, encore et toujours. Un jour, il est licencié sans ménagement (qui s’intéresse à ces gens abandonnés par leurs familles ? lui fait-on comprendre). Il doit alors traiter un dernier dossier, celui d’un homme mort sans que personne ne s’en inquiète : un certain Billy, son voisin d’en face…

Oubliez le titre francisé, Une Belle fin. Pensez plutôt au titre original Still Life et ses différentes significations : « Vie immobile » ou « encore la vie ». Parce qu’il est en fait question de cela dans la dernière réalisation de l’Italien Uberto Pasolini. En braquant sa caméra sur le personnage John May, le cinéaste montre dans un premier temps un anti-héros, à la vie triste et terne, où rien ne bouge. Où rien ne change.
Dans un second temps, Pasolini s’attarde sur ce solitaire qui se transcende, le jour où il entreprend sa dernière mission. Pour peindre sa transition, le réalisateur se sert habilement d’une photographie extraordinaire. Si les débuts sont sous le signe d’une esthétique clinique, dans des tons gris et bleus, le changement intervient quand John May rencontre enfin des gens. Les couleurs plus vives apparaissent et éclairent le cadre.

Avec réussite, Uberto Pasolini détricote un sujet délicat, abordant l’isolement et les morts anonymes dans notre société, sans verser dans le psychodrame de bas-étage. Dans cette entreprise, outre la pudeur de Pasolini, c’est aussi et surtout grâce au formidable et étonnant Eddie Marsan qu’Une Belle fin frappe fort. Véritable « gueule » de cinéma, l’acteur montre ici toute la justesse de son jeu. Il y a une tristesse dans ses traits ; une solitude décelable dans son regard singulier.
À travers des images fixes et de nombreux plans horizontaux et symétriques, on se laisse alors transporter dans la vie ordonnée de John May, ainsi que sa mission : en recomposant la mosaïque de la vie Billy, son voisin disparu, il reconstitue le puzzle de l’existence d’un homme abandonné par ses proches. Ira même jusqu’à retrouver la fille du défunt. Les minutes ont passé, la fin du film approche. Lancé sur une réflexion à propos de la solitude, le spectateur s’est enrichi.
Au final, est-ce une ode à la vie ? La question à peine posée, il est sonné par un final bouleversant, paradoxalement beau. Difficile de ne pas avoir le coeur serré dans cette ultime séquence.

NOTE : ***
Drame, d’Uberto Pasolini (Grande- Bretagne, Italie). Durée : 1 h 27. Avec : Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=jHRsBKjYBgc[/youtube]

NOTATION :
**** CULTEissime
*** TOPissime
** PASMALissime
* BOFissime
X NULissime

Yseult en La Tour, Loizeau, Marc Ducret, Perox & Pethrol

Chaque semaine, Doc Pilot nous raconte ses sorties culture en la ville de Tours.

Pethrol
Pethrol

Longuement et sûrement le nouvel et quatrième album de Odran Trummel « in a jar » devient mon disque de  chevet ; j’attends encore pour en faire la chronique car j’en découvre de nouvelles subtilités et sensations induites à chaque écoute…

Marc Ducret au Petit Faucheux
Concept assez surréaliste avec ces Chroniques de la mer gelée de Marc Ducret, une œuvre hypnotique où des textes de Kafka et du Marteau des sorcières sont intégrés à une trame musicale progressive, une musique de chambre contemporaine mélangeant les infiltrations nerveuses de la guitare à des mantras de cordes et claviers, de vents, au  chant de Anne Magouêt, fascinant, puis aux mots au féminin ou au masculin, des mots comme des sons, des mots dont  on intègre le sujet au delà de la réflexion, au delà du sens ; des mots comme des notes, des mots en cascade, puis le son  des instruments tel une clé pour y donner du sens. Étonnant de voir comme l’on est accroché à cette prestation, à sa possible difficulté musicale transcendée par la beauté du jeu, l’équilibre de la formule, la cohérence harmonique, le  style du guitariste, si personnel, son écriture dangereuse et incisive.

Au Temps Machine Soirée Hommes Verts avec Perox et Pethrol  
Un Temps Machine aux mains des Hommes Verts (vous savez cette bande de gens efficaces qui vous offrent depuis  plusieurs années le festival gratuit Potager électronique à la Gloriette), mais un T.M assez vide ce qui pose question sur le soutien du public à ceux qui font la vie culturelle locale et leur apportent de la diversité dans l’offre… Deux  groupes pour cette soirée : Perox de Orléans d’abord, concept léché , scénographie théâtralisée en une chorégraphie à la mesure, une dramaturgie utilisant tous les codes pour capter l’auditeur et le maintenir dans l’espace. Nous sommes dans un univers électronique, pictural, littéraire dans le texte balancé en petites histoires bien réalistes voire surréalistes. Il manque à cette perfection en la forme de l’humanité dans le fond ; nous restons face au spectacle, face à un film, dans une prestation refusant l’interactivité tant elle est compacte et globale… Deuxième groupe, Pethrol de Lyon, un duo, un couple d’artistes, de l’électronique, une batterie et un chant féminin omniprésent. Oui, la chanteuse est l’élément fort de l’affaire, son identification, d’abord au visuel car elle dégage, mais aussi dans la technique d’une  voix assez unique, feulements de chatte sur un toit de glace marbrés de réelles coupures au rasoir dans le style et la  norme ; bien sûr comment ne pas penser à Kas product et à Mona Soyoc ( vus à la scène en 1983, hé hé), sans l’urgence  et l’aspect novateur des anciens, mais avec la même assurance d’avancer dans la bonne voie, d’offrir une bonne came,  de mettre en avant la force d’une chanteuse au capital de fascination indéniable. Il leur reste à devenir « culte » : le  plus dur de l’affaire sur une scène désormais blindée de monde et de talents.

Yseult en la Tour, Hotel de Ville
Olivier Faes est assez unique en son genre, un compositeur prolifique au travail dédié à l’art choral mis annuellement en pratique par Chorea, une chorale d’amateurs qu’il dirige et nourrit depuis une dizaine d’années. Voir une œuvre  d’Olivier jouée à l’Hotel de Ville est tout un symbole, un aboutissement peut être voire le début de sa reconnaissance  par sa ville, sa région. Nous avons droit ce jour à une version oratorio de l’opéra Yseult en La Tour interprétée par  Chorea et l’Orchestre universitaire sous la direction de Martial Djebre. Le sujet est étrange, Tristan &  Yseult importés à Paris lors de la construction de la Tour Eiffel, la quête d’un amour idéal qui s’élève à la manière de la Tour de fer, et toujours la présence du Mal, destructeur ; le sacrifice des amoureux tel celui de victimes expiatoires pour arroser la survie de la modernité. C’est fort, c’est beau, planant, psychédélique. Deux autres représentations du  concept auront lieu cette semaine à l’Escale à Saint Cyr et à Chambray à la salle Yves Renault.

Expo Jean Pierre Loizeau Espace Chabrier à St Pierre
20 ans de peinture en titre à ce voyage dans l’œuvre d’un artiste reconnu et aimé, un des rares à tenir face au temps,  face aux styles, à s’offrir à chaque apparition de surprendre à nouveau sans pour autant paraître en opposition avec son  œuvre. Dans cette espace et par cette chronologie tout devient évident, de cette première période déjà très technique  mais empreinte d’un psychédélisme gaulois, à la peinture du moment quasi contemplative dans l’expression des  humains mis en scène, en passant par les représentations du couple, de l’enfant, puis de la révolte avant de s’inscrire  dans l’Histoire, l’air de rien, en usant de personnages excessifs jetés en pâture à nos moqueries, notre pitié, une  comédie humaine teintée de comedia del arte, une vision de la Vie si juste et si précise, une acceptation de l’humain  dans sa fragilité, sa beauté et sa chute. Loizeau ne joue pas, et même si sa peinture amène le sourire et la joie, le drame  est omniprésent dans toutes les phases de son œuvre, à tous les âges de l’artiste. Reste cette folle Entrée à Jérusalem,  ces icônes païennes et ces deux personnages en fin d’histoire de chaussures de sport bottés, deux cartes à jouer pour un  tarot intime, deux jokers, deux jumeaux ; peut être en ce ying et yang l’aboutissement du voyage, son essence et sa raison d’être.

CD ROYAL UKULELE TOURAINE ORCHESTRA autoprod  
L’un des concepts tourangeaux des plus attachants, des plus improbables, propose ce premier album à la manière  d’une carte postale venue des rives de Loire sublimées et pourtant bien réelles dans cette douceur vocale, les cristallines  mélodies éthérées des cordes grattées à l’unisson. Bien sur nous sommes à l’écoute d’un disque d’été, à écouter un verre de rosé bien frais en main alors que le soir s’annonce, une apéritive essentielle pour borner la journée en l’attente  de la nuit. Ici, la légèreté est de mise, hors du temps, hors des modes, à l’instar de cette “ petite fille riche ” venue s’encanailler (à la Guinguette de Tours sur Loire ?) au côté de ceux qui n’ont rien mais savent rire, aimer, danser.  RUTO est la formation la plus apaisante de la scène tourangelle, produit de l’amitié et du talent, de l’exigence et de la joie, et ce disque un beau témoignage de tout ce qu’ils nous donnent à la scène : une rigueur technique indéniable pour le don d’un instant volé au temps et à l’espace.

CD GOODBYE DIANA head records
Head records est le label d’une école, celle des férus de technique et des furieux du son. A l’instar de Pneu, Goodbye  Diana repousse les limites, ose des enchaînements mélodiques anti­nature pour bâtir une musique progressive qui n’est  pas sans rappeler certaines périodes du King Crimson de Robert Fripp, les moins conviviales, les plus attachées à  l’entrelacement de mantras nullement dévouées à la méditation mais propices à l’exaltation des corps. Et si finalement  la nouvelle french touch c’était ça ; bon, je vous l’accorde elle n’aura pas la portée de la précédente car elle n’est pas construite pour finir en musique au kilo ; elle est passionnée et passionnante et elle demande à l’auditeur de s’investir,  de se poser pour en goûter toute la force, toute la diablerie : c’est une musique à mimer tant on souhaiterait la jouer,  une musique à finir en air guitar dans le salon, les yeux fermés, l’intellect disjoncté. Une musique pour le cerveau  reptilien, une musique animale.

Sport lol #16

Toute l’actu de la semaine côté sport, vue d’un autre œil.

TU L’AS DIT !
« C’est un des plus grands combats de tous les temps ! » Ken Hershman, directeur de HBO sports qui va diffuser le duel de boxe Mayweather-Pacquiao, le 2 mai, à Las Vegas. Invaincu en 47 combats, Floyd Mayweather est surnommé « Money ». Il touchera 150 millions de dollars pour monter sur le ring. Bon, après, on n’a pas trop envie de l’embêter avec ça, hein…

ÇA C’EST FAIT !
Le site de rencontres extra-conjugales Gleeden a demandé aux femmes mariées avec quel joueur du PSG ou de l’OM elles aimeraient avoir une aventure coquinette. Sur les 9 885 réponses, l’avantage va à Salvatore Sirigu (PSG) et Romain Alessandrini (OM).

LE TOP
Mieko Nagaoka, on te kiffe ! Cette mamie japonaise nageuse de 100 ans a bouclé sa course de 1 500 mètres (compétition nage libre). Elle l’a réussi en 1 h 15 min et 54 sec en dos crawlé.

Mieko Nagaoka (CCTV)
Mieko Nagaoka (CCTV)

LE FLOP
Grenade, c’est la petite équipe pépère. Un peu trop puisqu’elle s’est pris neuf buts, face au Real Madrid (il y avait déjà 7-0 à la mi-temps). Bon, les joueurs de Grenade ont pu avoir l’honneur sauf en inscrivant un petit but (9-1, c’est plus classe que 9-0).

Chroniques culture #57

Du nouveau Spirou au DVD de Night Call, en passant par Resident Evil et Royal Thunder côté disque : nos chroniques culture.


LE DVD

NIGHTCALL
Branché sur les fréquences radio de la police, Lou parcourt Los Angeles pour filmer accidents et meurtres. Il revend les images choc à prix d’or aux télés, prêt à tout pour son scoop. Une nouvelle fois, Jake Gyllenhaal, tétanisant et cynique, est magistral. Dans cette allégorie sur la course à l’info, l’amoralité étouffe le spectateur. C’est brillant et tristement féroce. L’amateur de suppléments se rabattra sur le commentaire audio du réalisateur Dan Gilroy. Le reste des bonus ne valant pas très cher…

A.G.

LE CD
ROYAL THUNDER – CROOKED DOORS
Venus d’Atlanta, États-Unis, les Royal Thunder proposent un rock progressif, entre rythmiques lourdes et plus atmosphériques. La voix solide et groovy à souhait de Miny Parsonz (prestation bluffante de la chanteuse, lorgnant vers le hard-rock) enveloppe cette musique trempée dans les 70s, la transporte loin, la fait voler (« The Line », ou encore « Time machine »). Habiles montées en crescendo, mélodies lumineuses et planantes… La Géorgie a accouché d’un grand groupe.
A.G.

LA BD
LE SPIROU DE… LA GROSSE TÊTE
Depuis plus de 75 ans, le petit groom en uniforme rouge des éditions Dupuis est un des exemples de longévité inégalé du 9e Art. Avec cette variation autour d’un des albums mythiques de la série, le volubile duo Makyo/Toldac au scénario, et l’épatant Téhem au dessin, ce Spirou new look est une totale réussite. Tous les personnages mythiques de la série sont au rendez-vous, tout comme les gags et les péripéties. Le troisième âge n’est pas encore pour Spirou, désormais intemporel, voire immortel !
Hervé Bourit

LE JEU VIDEO
RESIDENT EVIL – REVELATIONS 2
Des couloirs sombres, des mutants comme s’il en pleuvait, une musique stressante… Bienvenue dans l’univers de Resident Evil : Revelations 2. Signé Capcom, le nouvel opus de cette légendaire saga vous propose d’incarner deux tandems perdus sur une île mystérieuse peuplée de créatures sanguinaires. Mélange d’action, d’exploration et d’énigmes, Revelations 2 est à savourer en solo ou en multi.
> + 18 ans, PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One, de 40 à 45 €.
L.Soon

Une minute sur le web 49

Entre un chien hipster, des hiéroglyphes avec des super-héros et des couvertures de bouquins super-moches, on ne sait plus où donner de la tête.

Il voit les choses en grand Andres Amadora. Cet artiste, muni d’un simple râteau, fait des dessins sur le sable. Pourquoi pas ?
Plus sur andresamadorarts.com
BUZZ_PHOTO

NERD
HERO-GLYPHE
Josh Lane, en plus de partager le même nom de famille que la meuf de Superman, est illustrateur. Ce monsieur est aussi un énorme nerd qui s’est amusé à mettre des héros en action mais façon hiéroglyphe. On adore ! Plus sur joshlanedesign.wordpress.com

BUZZ_hieroglyphics

L’APPLI
CLAC !
Vous avez un rencard et mince, pas de champagne, ni de flûte ? Cette appli vous livre ce que vous demandez, dans la mesure de la légalité, et rapidement. Après, il faut pouvoir se le payer, le service est cher. À domicile à Paris, dans nos contrées provinciales, Clac se contente d’envoyer par La Poste.
Sur Google play et App store.

VOCABULAIRE
APTONYME
Si on vous dit R. Boudin, Gérard Bossu, Pierre Plouffe ou encore Alain Piquemal ? Et que l’on rajoute que, respectivement, que ces messieurs sont boucher, ostéopathe, champion de ski nautique et propriétaire d’un laboratoire d’analyse ? C’est drôle. C’est ce qu’aptonymes.fr essaye de documenter.

VISUALISATION
BIG DATA ET DESSIN
Giorgia Lupi et Stéfanie Posavec mesurent tout, l’utilisation de leur téléphone, le nombre de fois qu’elles se regardent dans le miroir… Et elles font ensuite un graphique de ces données, à la main, et se les envoient. En plus d’être joli, leur projet montre que les Datas ne sont pas réservées à Google pour épier vos faits et gestes. Plus sur dear-data.com 

INSTAGRAM
CHIEN HIPSTER
Bah ouais. Déjà, le chien, il a Instagram. Ce qui est classe. Mais il a aussi un look trop stylé. Menswear dog, c’est une jolie boule de poil qui pose avec des lunettes, des superbes vestes pour humain ou encore un petit trois-pièces. 174 000 abonnés au compteur. Wouf.
instagram.com/mensweardog

BERK
COUVERTURES MOCHES
Montages ratés ou encore horreurs sans nom… Un tumblr recense toutes les couvertures de bouquins numériques les plus immondes de la planète. En plus, ça permet de faire découvrir des joyaux de littérature comme « Maintenant que je suis un fantôme, je suis gay » ou « Mais… tu es un cheval ». kindlecoverdisasters.tumblr.com

BUZZ_COUVERTURE

Le Petit Atelier : couleur café

On change un peu, cette semaine. On chante couuuleuuuur, caféééé. Et on a testé Le Petit Atelier.

Olivier et Coralie sont venus de La Rochelle pour s’installer rue Colbert. (Photo tmv)
Olivier et Coralie sont venus de La Rochelle pour s’installer
rue Colbert. (Photo tmv)

Ambiance coffee shop, les murs sont gris et blancs. Le mobi l ier mélange chaises en bois et vieux fauteuil. Les codes sont respectés jusqu’au comptoir rempli de belles pâtisseries anglo-saxonnes. Cheese cake, cookies, gâteau au chocolat… L’accueil est sympathique, assez décontracté.

Le Petit atelier s’est installé voilà un mois rue Colbert, ajoutant au carnet des nouvelles adresses branchées une spécialité bien à lui. Le café. On oublie vite, mais dans beaucoup de coffee shop, le caoua n’est pas toujours à la hauteur. C’est ce qui fait du Petit atelier une adresse unique. Oubliez tout ce que vous aimez en matière de caféine, le café chez le Petit atelier est assez bluffant. Comme on avait faim, on a quand même commencé par commander un sandwich. Pain ciabatta avec un peu de salade, quelques tranches de viande des grisons, du fromage de chèvre et Philadelphia font l’affaire. C’est un déjeuner sur le pouce, simple, l’ambiance à l’intérieur donne envie de prolonger.
Alors on a craqué pour le cheese cake (en même temps il nous faisait de l’oeil depuis le début). Avec un coulis de caramel en plus (ça passe très bien) on s’est dit que c’était le moment de tester le café. Si vous voulez devenir un expert en café, Olivier pourrait devenir votre mentor. Il est incollable. Ce qui est agréable, c’est que vous pouvez choisir entre un expresso, une cafetière à piston ou infusé doucement à l’ancienne (le dripper v60, c’est la façon préférée des jeunes patrons de consommer du café). On opte pour celui de Colombie en provenance del Carmen, c’est précis, Olivier ajoute : « Ce sont des cafés de qualité dit “ de spécialité ”. Nous savons même de quelle ferme ils viennent. Nous avons des arrivages réguliers d’un torréfacteur de Lyon. C’est plus rond, moins amer que les expressos que vous consommez dans le commerce. » Et en bouche, c’est vrai que le café vaut vraiment le coup. On a failli en reprendre un et puis on a pensé à la chanson Un Café d’Oldelaf.

AU MENU
Le Petit AtelierDANS L’ASSIETTE
Oui, comme ça vous vous dites que c’est un cheese cake comme les autres. Ok. Hé bah franchement, ça faisait très longtemps qu’on ne s’était pas fait un « gâteau au fromage » aussi bon. Quant au café, c’est doux, légèrement vanillé. Même pas la peine de mettre du sucre. Ceux qui n’aiment pas la caféine pourraient même revoir leur jugement.

L’ADDITION
Avec un sandwich, une part de cheese cake et le café (on a pris celui qui était cher), on s’en tire pour 10 euros. Le rapport qualité/ prix est au rendez-vous.

PRATIQUE
Le Petit atelier est ouvert du lundi au samedi de 7 h à 19 h au 61, rue Colbert. Olivier et Coralie sont très actifs sur Facebook et Instagram. Contact : 02 47 31 94 21. Plus d’infos sur lepetitatelier. coffee

Fête de la musique : pensez à vous inscrire !

Les inscriptions pour la Fête de la musique ont commencé : vous avez jusqu’au 8 mai pour avoir une chance d’avoir un bon emplacement.

FÊTE DE LA MUSIQUE : L’APPEL DU 21 JUIN

C’est la Mact qui le rappelle ! Le compte à rebours est lancé pour la 34e édition de la Fête de la musique. Comme chaque année, musiciens et groupes sont priés de se faire connaître pour le recensement et pouvoir jouer le 21 juin. Pas obligatoire, mais trèèès conseillé (parole de tmv), pour être prioritaire sur un emplacement et aussi être annoncé dans notre journal, tiens.

Pour ce faire, direction CETTE PAGE et téléchargez la fiche. Vous renvoyez tout ça par mail ou par courrier et en voiture, Simone.

 

>>Attention, clôture des inscriptions le 8 mai !

 

Fête de la musique

Grossesses à risques : un centre pour mieux prévenir

Un centre pour mieux prévenir des grossesses à risques : c’est bientôt possible à Tours, grâce à un nouveau centre.

L’évaluation au centre sera prise en charge et remboursée par la Sécurité sociale. (Photo Shutterstock)
L’évaluation au centre sera prise en charge et remboursée par la
Sécurité sociale. (Photo Shutterstock)

PreGnanT.SEE… Comme « pregnancy » (grossesse, en anglais). Aucun mot de code, là-dedans. Simplement le nom d’un centre qui risque fort de faire bouger les choses. Son petit nom complet ? Prévention des risques de la grossesse dès le premier trimestre – Sécurisation et évaluation. Ouf ! Naissance programmée le 4 mai, au CHRU de Tours. Un joli bébé, le deuxième centre de ce type en France, pour mieux évaluer les différents risques concernant la grossesse dès le premier trimestre.

« L’objectif, c’est d’identifier les risques », confirme Franck Perrotin, chef de service gynécologie obstétrique, à l’origine de la création du centre. « On distinguera deux groupes : le premier, les femmes enceintes pour qui tout va bien. On pourra donc privilégier la levée de la médicalisation, favoriser le bien-être de la patiente, être moins intrusif… Et le deuxième groupe, celles des grossesses à risque. Pour en faire un dépistage plus précoce » Rassurer, adapter, orienter.
Concrètement, les femmes enceintes prendront d’abord rendez-vous (au 02 47 47 36 41, NDLR). Rendez-vous qui devra avoir lieu entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée. « La patiente viendra ensuite au centre une petite demi-journée. Il y aura une consultation avec une sage-femme : questions, échographie complète, bilan biologique. Après, on fera un rendu du risque existant. On veut faire une quantification : mettre un pourcentage sur le risque, mieux chiffrer », précise Franck Perrotin.

Au total, une équipe composée de deux médecins (un échographiste et un gynécologue), trois sages-femmes, une secrétaire et une infirmière. Le centre, lui, sera ouvert tous les matins à partir de septembre. En attendant, de mai à septembre, il ne le sera que trois par semaine. « On va voir… On espère que ça va bien fonctionner », indique Franck Perrotin. Avant de rappeler : « Il n’est pas nécessaire d’accoucher chez nous par la suite. On accepte bien évidemment tout le monde ! »

Aurélien Germain

Darkness on the edge of town : histoire d’une amitié toxique

C’est certain : le film irlandais Darkness on the edge of town, projeté à Mauvais genre, nous a tapés dans l’oeil. Patrick Ryan, son réalisateur, et Emma Eliza Regan, l’actrice principale, étant exceptionnellement présents pendant le festival de cinéma tourangeau, tmv les a coincés entre deux bières pour un brin de causette.  

Darkness on the Edge of Town
Darkness on the Edge of Town : Emma Eliza Regan campe le personnage de Cleo.

Le festival Mauvais Genre a encore eu le nez creux en programmant Darkness on the edge of town… Le genre de film dur, brutal, mais hypnotique. L’histoire de Cleo, une jeune fille passionnée de tir à la carabine, qui apprend la mort de sa sœur. Décidée à la venger, elle va perdre pied, accompagnée de sa meilleure amie, tout aussi résolue qu’elle.
Pitch simple, mais thriller éprouvant. Des relents de western urbain, une violence sèche, une beauté visuelle. Une direction d’acteurs remarquable et un ensemble ultra-bien ficelé. Au-delà d’un bête « revenge-movie », c’est aussi – et surtout – une plongée dans une spirale infernale, une amitié perverse. « Je dirais même une amitié toxique », précise Emma Eliza Regan. « L’amitié féminine, ce n’est pas tout le temps des câlins et des sourires. Il y a parfois autre chose.»

Emma Eliza Regan et Patrick Ryan présentent leur film à Mauvais Genre (photo tmv).
Emma Eliza Regan et Patrick Ryan présentent leur film à Mauvais Genre (photo tmv).

Emma, c’est l’actrice qui joue la fameuse Cleo. Un joli brin de femme, une petite brunette à la beauté magnétique. Excellente et fabuleuse dans son  rôle. Des yeux clairs qui vous fixent de la même façon, aussi bien en interview que dans le film. Née en 1989, la jeune Irlandaise (qui a joué avec Pete-clope au bec-Doherty dans The Second Coming), crève l’écran dans Darkness… Après avoir flashé sur le script et le traitement du réalisateur Patrick Ryan, elle s’embarque dans l’aventure : « Patrick avait une vision du film très claire, très concise », justifie-t-elle.
A ses côtés, le réalisateur sourit. Veste en cuir brun assortie à ses chaussures, large sourire qui barre son visage. A 26 ans, il est co-fondateur du studio Lagoon Pictures. Réfute l’adjectif « réaliste » concernant son long-métrage. Quand on lui demande si c’est un film psychologique, le terme le branche. Il acquiesce d’une voix grave. En accouchant de ce premier bébé, Patrick Ryan balance sa façon de faire : brutale, froide, sans fioritures. Un peu à la Takeshi Kitano, réalisateur japonais dont il est fan et avoue la grande influence sur son travail.

Budget plus que dérisoire (18 000 €), tournage sans pause et scènes shootées à North Kerry, bourgade du sud de l’Irlande. Là même où Patrick Ryan a grandi (« Tout le monde nous a aidés là-bas. Ils étaient très accueillants »). Surnom de cette région ? La Black valley (vallée noire, NDLR). « Car c’est la dernière région du pays à avoir eu l’électricité », explique Emma Eliza Regan. La noirceur mentale et psychologique, elle, se retrouve bien durant les 87 minutes de Darkness… C’est sombre, parfois malsain. Comme si tuer était d’ailleurs devenu une banalité aux yeux des deux amies. Deux amies nourries par une multitude de contrastes : l’une est brune, l’autre blonde ; l’une est calme et froide, l’autre explosive et volcanique ; l’une est la spécialiste de la carabine, l’autre joue du couteau…  Deux plantes vénéneuses.

Emma Willis joue Robin, la meilleure amie de Cleo.
Emma Willis joue Robin, la meilleure amie de Cleo.

Dans la vraie vie, Emma Eliza Regan et sa collègue (excellente actrice qu’est Emma Willis) ne se connaissaient pas. Elles se sont rencontrées sept mois avant le film. « On a essayé de construire une relation, une histoire ensemble, d’être proches. Pendant le tournage, on a même vécu toutes les deux. Ce qui renforce notre intimité. On pouvait se sentir, se lire », raconte Emma Eliza Regan.
On lui fait remarquer que, même sans aucune expression sur son visage d’ange, elle est terrifiante. Vraiment terrifiante. Emma se marre. « Merci beaucoup », lance-t-elle, avec un sourire. Ses yeux, eux, continuent de vous fixer.

Aurélien Germain

>>>Darkness on the edge of town, de Patrick Ryan (Irlande). Avec : Emma Eliza Regan, Emma Willis, Brian Gleesong…

NB : Le film a obtenu la mention spéciale du jury jeune.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=I2k1lxI5ElM[/youtube]

Horoscope wtf du 8 au 14 avril 2015

Paraît-il que tout est décalé dans l’horoscope. Et depuis 2000 ans. V’la t’y pas qu’il existe même un nouveau signe : le Serpentaire. POUAH

HOROSCOPE
BÉLIER

Amour : rêve de sardine et de sel marin.
Gloire : mais pourquoi est-il/elle si méchant(e)…
Beauté : ivre, il/elle se maquille.

TAUREAU
Amour : C’est quand même fou l’effet/L’effet que ça fait.
Gloire : De te voir rouler/ Ainsi des yeux et des hanches.
Beauté : Si tu fais comme le café/Rien qu’à m’énerver/ Rien qu’à m’exciter/Ce soir la nuit sera blanche.

GÉMEAUX
Amour : votre double maléfique vous a piqué l’amour de votre vie. En même temps, c’est dans votre tête tout ça. Alors arrêtez de faire c**** les autres avec vos histoires de coeur fictives.
Gloire : vous allez devenir pauvre et riche à la fois. À moins que ce soit le contraire…
Beauté : revenez au Nokia 3310. C’est une question de vie ou de mort.

CANCER
Amour : aïe…
Gloire : mince…
Beauté : vous n’avez vraiment pas de bol vous, cette semaine. Un conseil : SEEEERRRPPPPPEEENNN TTTTPENPENPE NEPENTAIRE.

LION
Amour : dire que vous misez tout sur votre physique… et personne n’ose vous le dire.
Gloire : la malédiction de Jason Statham va s’abattre sur vous.
Beauté : alright, alright, alright.

VIERGE
Amour : faites la guerre, pas l’amour, c’est pas pour vous.
Gloire : vous n’existez pas, vous êtes un hologramme, comme l’ombre de Peter Pan, un Malcolm Crow en puissance (6e sens pour les incultes). Si, si, demandez autour de vous, personne ne vous répondra. Étrange, non ?
Beauté : raz-de-marée pubien.

BALANCE (hommage à Will Ferrell)
Amour : moooooreeee cowbelll ! (Saturday Night Live)
Gloire : I’m onnnnnn fffiiiiiirrrreeeee !!! (Rickie Bobby le roi du circuit)
Beauté : hhhaaaaa… I’m soooo sleepy… (The Land of the Lost)

SCORPION
Amour : changez de parfum, vous allez voir que votre vie va changer.
Gloire : donnez votre langue au chat.
Beauté : risque de chute de plafond.

SAGITTAIRE
Amour : votre partenaire est en fait une peluche Mickey datant de 1999. Oui.
Gloire : vous reprendrez bien un peu de Guronsan ? Allez, juste un doigt.
Beauté : si vous avez un enfant, arrêtez de le faire jouer avec vos couteaux de cuisine. Offrez-lui plutôt une friteuse.

CAPRICORNE
Amour : pourquoi, pourquoi, POURQUUOOIIIII ????
Gloire : si vous faites trois tours sur vous même en mettant votre index sur votre nez en slip, tout en criant, vous allez recevoir un versement de 1 458 124 francs CFA sur votre livret A.
Beauté : Moui, ok, d’accord, hum-hum, ouais.

VERSEAU
Amour : vous êtes beau/ belle quand vous rigolez.
Gloire : essayez pour voir ?
Beauté : ha pardon, non, en fait, mais alors pas du tout.

POISSON
Amour : allez viens…
Gloire : allez viens !
Beauté : on est bien, bien, bien.

LE SIGNE DU MOIS : Serpentaire (30 nov-18 décembre)
Super pouvoir du SERPENTAIRE !!! J’invoque les étoiles toutes puissantes d’Ophiuchus et les âmes bienfaisantes de la constellation du SEEEERRRRPPPPEENNNNT !! Si votre signe ne vous plaît pas cette semaine, vous avez le droit de le remplacer par le SEEEEERRRPPPPEEENNNNTTAAAIIIRREEE, le signe qui a été oublié pendant 2000 ans et qui fait son come-back. SERPENT-SERPENT-SERPENTAIRE !!!
Amour : Vous allez faire des rêves érotiques avec Draco Malfoy dedans, mais teint en roux.
Gloire : le caducée n’a plus de secret pour vous.
Beauté : ça fourche ?

Expo photo : le droit d’être

Traiter de l’inégalité hommes/femmes, du point de vue… des hommes. C’est le pari d’une jeune photographe tourangelle. Car, les hommes ont aussi le droit d’être sensibles.

Justine Murzeau (Photo tmv)
Justine Murzeau (Photo tmv)

Début janvier, elle nous avait envoyé une photo de la marche Charlie, à Tours. Un très beau cliché, aux tons sépia, plein d’émotion. Elle, c’est Justine Murzeau, 21 ans, jeune photographe tourangelle. Petite blonde aux yeux bleus rieurs qui piquait l’appareil photo de son père à 16 ans. Passion transmise par son grand-père. Le sien, d’appareil, est d’ailleurs toujours à portée de main. Avec, elle veut « embellir » le quotidien et ce qu’elle voit. Elle a des idées plein la tête.
Sa dernière trouvaille ? Un travail qui va à contre-courant et doit faire réfléchir : « La réflexion m’est venue pendant un cours sur les droits des femmes, en socio », raconte celle qu’on connaît aussi sous le pseudo Jaïne, dans la photographie. « Je me suis fait la remarque : on ne parle pas du droit des hommes. Pourquoi pas eux ? Par ce biais, j’ai réfléchi à la condition des hommes dans notre société. »

Son discours est limpide, réfléchi. Elle est attablée au Kaa, le bar où elle expose ses œuvres. Regarde par la fenêtre : « Avant, les femmes n’avaient pas le droit de porter de pantalon. Maintenant, si. Mais ce n’est pas pour autant qu’un homme a le “ droit ” de porter une jupe, par exemple. On octroie les droits des uns en oubliant ceux des autres », sourit-elle.
Tour à tour, elle prend l’exemple du droit de garde chez ces messieurs. Ou bien les cheveux longs (un de ses modèles les a d’ailleurs jusqu’au nombril !), le maquillage, la sensibilité, l’émotivité… « On dit toujours aux garçons : ne pleure pas, c’est pour les fillettes. Sauf que les hommes peuvent être aussi émotifs que les femmes… », remarque, à juste titre, Justine.

C’est ce qu’elle démontre habilement dans son expo photo intitulée On ne naît pas homme, on le devient. Une série de quatorze images, où chacun porte un masque en dentelle noire. Des inconnus, des amis, des passants, peu importent la classe sociale, le physique ou l’âge. Un leitmotiv ? « Chacun est libre. Dès qu’un homme prend soin de lui par exemple, on dit que c’est une “ tarlouze ”. C’est choquant. Honteux. » Un seul but : faire réfléchir. Car ici, pas question de sexisme inversé. Pas de favoritisme. Surtout pas ! « C’est juste de l’égalité. »

EN BREF
L’EXPO

Photo Jaïne Photography
Photo Jaïne Photography

« On ne naît pas homme, on le devient », l’exposition, sera visible au Kaa, tout le mois d’avril. Le bar se situe au 18, rue de la Paix (place des Joulins). SA PAGE FACEBOOK PAR ICI

QUESTIONS BONUS
Parce qu’on n’avait pas fini notre bière lors de l’interview, on a rajouté quelques questions existentielles (ou pas) pour Justine Murzeau.

> Si tu pouvais passer la soirée avec un cinéaste ou un acteur ? « Mmh… Johnny Depp, très bon acteur ! C’est un super guitariste, en plus. Il a joué avec Marilyn Manson. Et j’aime beaucoup de ses films, notamment Edward aux mains d’argent. Bon, et puis aussi parce qu’il est beau gosse ! (rires) »

> Si tu pouvais passer la journée avec un artiste ? « Je ne suis pas forcément admiratrice de gens célèbres. Donc je dirais mon grand-père. »

> Argentique ou numérique ? « Numérique ! Même si l’argentique a son charme, le numérique c’est l’avenir. Les possibilités sont infinies. Je vis avec mon temps ! »

> Des photographes que tu admires ? « À part Doisneau, car c’est une référence… Je suis davantage admirative des talents qui peuvent m’entourer. »

> Ton avis sur la scène artistique et culturelle à Tours ? « On a énormément de talents. Mais c’est dommage, car on ne les voit pas assez. Beaucoup sont prometteurs, ils méritent un gros coup de projecteur. »

Soutenir l’Observatoire des inégalités

Crowdfunding, concert, publication… L’association lance des projets. Il est aussi à la recherche de donateurs pour continuer son travail.

Le rapport

« Le budget annuel pour faire tourner actuellement l’Observatoire des inégalités est d’environ 100 000 euros avec une équipe de 3 salariés pour le faire tourner. » Pour Louis Maurin, c’est insuffisant. Mais cela n’empêche pas l’association de sortir le 1er juin prochain un grand rapport sur les inégalités en France. Revenus, éducation, égalité homme-femme, jeunesse, emploi… L’Observatoire des inégalité a fait appel à ses experts, universitaires, professeurs pour décrypter la société française d’aujourd’hui. Édité sous la forme d’un livre, ce rapport vise le grand public. « Nous n’avons pas de partenaires financiers, nous sommes indépendants. Notre vecteur d’info principal c’est notre site web qui enregistre chaque jour environ 8000 pages vues. Nous constatons d’ailleurs que l’audience augmente toujours », explique Louis Maurin.
Plus d’infos sur inegalites.fr

Le financement

GraphiqueAvec un budget annuel trop faible, l’Observatoire des inégalités a lancé une campagne de financement participatif le 20 mars dernier sur le site Ullule. Preuve de l’intérêt de beaucoup de citoyens pour le travail de l’observatoire, l’objectif de 8 000 euros a été atteint au bout de quelques jours. Il reste encore deux semaines pour participer. Le crowdfunding offre une bouffée d’air à la publication du rapport de l’Observatoire des inégalités. Reste à le diffuser dans les associations, auprès des particuliers…
Plus d’infos sur fr.ulule.com/etat-inegal

Le concert de soutienBoogers

Dans un but de ramener des sous dans les caisses pour continuer à faire fonctionner l’association, l’Observatoire des inégalités organise un concert à la Pléiade le jeudi 16 avril prochain. Et même si vous ne vous sentez pas forcément concernés par l’activité de cet organisme, vous pourriez être intéressés par les artistes qui sont programmés. D’abord, l’énorme Boogers avec son rock foutraque, anarchique et ses paroles barrées, suivra le duo que tout le monde aime : Volo. Les deux frangins (dont un a fait partie des Wriggles) font de la chanson française qui parle de vous, d’eux, de soirées entre potes, de la société, de football, de capitalisme.
Billets en prévente au magasin Terres Natives (21 rue de Bordeaux) ou sur place. Entrée de 15 à 20 euros.

>>Plus d’infos sur inegalites.fr

La lutte de l’Observatoire des inégalités : interview de Louis Maurin

Louis Maurin, le fondateur de l’Observatoire des inégalités nous a reçus pour parler des 12 ans d’existence de cet institut indépendant basé à Tours. Grand entretien.

Louis Maurin (Photo tmv)
Louis Maurin (Photo tmv)

Louis Maurin nous accueille dans les locaux de l’Observatoire, au premier étage d’une tour du Sanitas, à quelques pas de la gare. Journaliste, il a notamment fait ses armes au magazine Alternatives économiques. C’est un des fondateurs de l’Observatoire des inégalités à Tours avec le philosophe Patrick Savidan. Aujourd’hui, Louis Maurin est consultant pour le Centre d’observation et de mesure des politiques d’action sociale (Compas). Poignée de main ferme, il se félicite des fenêtres qui viennent d’être changées dans les locaux, « c’est quand même fou que dans les logements sociaux on doit attendre 20 ans avant d’en remettre des neuves ». Il se pose à la table de la petite salle de réunion, tend la main pour prendre un M&M’s.

« Vous en voulez un ? »

Oui, volontiers. Merci. Pourriez-vous revenir sur la création de l’Observatoire des inégalités ?
Disons que l’histoire commence en 2002. Je suis dans la rue avec Patrick Savidan, qui est professeur de philosophie. C’était mon voisin à Tours. Le Pen vient de passer au deuxième tour des présidentielles. Nous étions révoltés. Nous ne voulions pas rester les bras ballants. Faire de la politique ? Monter une association de lutte contre les inégalités ? Et si nous utilisions notre matière grise ? C’est comme cela que l’Observatoire des inégalités est né en quelque sorte. Nous avions une ligne simple, qui est encore la même aujourd’hui : faire appel à des chercheurs et des penseurs pour un état des lieux permanent des inégalités en France. Nous voulions montrer ce décalage de la réalité entre la perception de la société et celle montrée par les médias par exemple.

En 2003, quand vous montez cet observatoire, il n’existait pas vraiment de modèle…
Non, c’est vrai, à l’époque je suivais beaucoup ce que faisait le site inequality. org aux États-Unis. Là bas, il existe une multitude d’organismes indépendants, de centres d’étude. En France, nous en avons très peu. à part la Fondation Abbé-Pierre, Amnesty international… Depuis quelques années, des observatoires comme le nôtre se sont montés en Europe. Le dernier en date, en Belgique, s’est complètement inspiré de notre modèle français. Tant mieux.

Graphique extrait de l’enquête « Le taux de chômage selon le diplôme et l’âge » publié sur site web de l’Observatoire des inégalités et réalisé en janvier 2015. Plus sur inegalites.fr (Photo Observatoire des inégalités)
Graphique extrait de l’enquête « Le taux de chômage selon le diplôme et
l’âge » publié sur site web de l’Observatoire des inégalités et réalisé en janvier
2015. Plus sur inegalites.fr (Photo Observatoire des inégalités)

Comment s’est passée la création ?
Nous avions zéro ressource matérielle et voulions rester indépendants. Ce qui est encore le cas aujourd’hui puisque nous touchons seulement une aide à l’emploi du Conseil régional. Au début, donc, le magazine Alternatives économiques a lancé un appel aux dons dans son courrier des lecteurs. Et, à notre grande surprise, nous avons reçu une cinquantaine de chèques. Aujourd’hui, nos donateurs sont des personnes âgées, des jeunes, des personnes diplômées ou non, dans toute la France. Des personnalités comme Thomas Piketty, qui trouvait l’idée très bonne, nous ont beaucoup soutenus médiatiquement. L’an dernier, nous avons réussi à collecter 45 000 euros, ce qui représente la moitié de notre budget. Le reste, nous le finançons principalement avec des formations ou des publications.

Comment qualifier le travail de l’Observatoire des inégalités : militant ? Engagement citoyen ?
Hum… Je n’aime pas trop le terme d’engagement citoyen qui est galvaudé. Militant, pourquoi pas, mais pas dans le sens d’un programme politique. Nous faisons appel aux sciences humaines pour déchiffrer la société française avec des tableaux, des chiffres, des opinions, des analyses. Nous ne voulons pas d’entre-soi. En France, nous avons une culture de la rhétorique. C’est celui qui parle le plus fort qui a raison. On entend souvent dire que l’on manipule facilement des chiffres. C’est sûr qu’avec un même graphique, les discours peuvent être différents. Mais seulement si l’hypothèse de départ change.

Par exemple ?
Prenez le seuil de pauvreté, en fonction du seuil choisi, on peut passer de 5 à 8 millions de personnes vivant en dessous. Nous essayons d’être le plus juste possible dans les outils de mesure du niveau de vie ce qui nous permet de remettre en cause certains discours sur les niveaux de vie ou, par exemple, cette vision de la France pauvre des zones pavillonnaires.

Vous disiez que vous n’êtes pas affilié à une pensée politique, alors comment vous classer ?
Ce que j’aime, c’est quand on ne peut pas nous mettre dans une case. Nous entretenons la confusion quand il s’agit de définir notre statut. Nous sommes à la fois un média, notre site internet est grand public, et à la fois nous apportons une expertise.

Si vous deviez faire un bilan de ces 12 années d’existence ?
Nous sommes installés pour l’éternité ! Des injustices et de inégalités, il y en aura toujours. Après, je dirais qu’elles évoluent. Je suis foncièrement optimiste. D’ailleurs si ce n’était pas le cas, j’arrêterais tout de suite. Je refuse d’alimenter les polémistes comme Zemmour qui n’arrêtent pas de répéter que c’était mieux avant, qu’il n’y a plus d’avenir. Je ne suis pas non plus dans le « tous pourris ». C’est bien plus complexe. Prenez la fracture numérique, très importante au début des années 2000. Aujourd’hui, elle a presque disparu. L’égalité homme-femme progresse maintenant, elle stagnait depuis des années, l’espérance de vie des ouvriers augmente. Nous observons des progrès et des retards. Mais il faut arrêter de dire que nous sommes dans une société en déclin.

Pourtant, vous continuez…
Oui, nous mettons en garde contre les moyennes qui masquent la réalité. Il y a ce discours sur la crise qui dramatise et empêche de voir les écarts qui se creusent. On peut dire que les jeunes, aujourd’hui, ont beaucoup plus de mal que d’autres catégories mais il faut aller plus loin. On voit que le marché du travail est aujourd’hui scindé en deux. La situation est complètement différente entre les jeunes diplômés qui s’installent dans une entreprise et les autres qui tournent d’entreprises en entreprises. Maintenant, il y a un risque par rapport à ces jeunes. Soit vous leur tenez le discours bourdieusien qui consiste à dire que s’ils sont dans une situation compliquée c’est à cause de la reproduction sociale. Et là il n’y a pas d’issue, ils vont intérioriser cette inégalité. Soit il y a l’autre extrême disant que n’importe qui peut faire n’importe quoi à moins de se donner les moyens, peu importe son milieu.

C’est quoi l’entre-deux alors ?
Je crois que dans le système actuel, très compétitif, il est impossible de chercher l’égalité des chances, tout le monde ne peut pas atteindre la même place. À l’Observatoire, nous essayons de poser les bonnes questions. Le sociologue François Dubet, qui collabore avec nous, remet en cause par exemple l’organisation de l’égalité des chances et de ce qu’elle produit. Nous essayons de mettre à jour cette mécanique de la reproduction. Mais dans la vie, on ne peut aussi s’en sortir malgré les difficultés, je suis très heureux quand ces jeunes écoutent une chanteuse comme Tal qui leur prouve qu’ils peuvent se dépasser

The Humbling : Al Pacino is back !

Drame à petit budget porté par deux monstres du cinéma hollywoodien, Al Pacino et le réalisateur Barry Levinson, le film touche juste.

The Humbling
Simon Axler rêve du pire, d’être enfermé en dehors du théâtre en pleine représentation. Cauchemar de plateau, il ne peut plus rentrer, bloqué, personne ne le reconnaît. La chute commence. Dépression, réhabilitation, il s’enferme dans sa grande maison vide dans l’attente d’un suicide immaculé, peureux. Le vieil acteur sur le déclin creuse sa propre peine, à coup d’hallucinations, de pertes de mémoire transcendantes. Jusqu’au soir où Pegeen sonne à sa porte. Fille d’amis proches, la jeune adulte lui annonce en vrac son amour pour les femmes et son attirance pour lui. Commence alors une relation qui va le détruire et le sauver, l’emporter dans un maelström d’émotions qu’il ne connaissait plus.

Simon Axler rêve d’une fin de carrière qui explose en plein ciel, faite de drame et d’admirations. The Humbling verse dans le tourbillon de souvenirs, de scènes imaginaires, de monologues psychotiques. Comme si sa propre carrière était en jeu, Al Pacino n’avait pas offert une prestation de cette qualité depuis des années. Projet à petit budget (le film a été tourné en 20 jours en équipe réduite), The Humbling résonne comme une autobiographie du légendaire acteur.
Plongé dans les comédies et films de flics sans fond ni âme ces dernières années, Al Pacino donne à voir ses propres démons, ses blessures à vif et ses doutes qui le rongent. Cette déchéance mise à nue résonne fortement avec les atermoiements pathétiques de Michael Keaton dans Birdman, sorti il y a peu. Peur de la mort, délitement des actes, du jeu, les vieux acteurs déchus prennent à bras le corps leur souffrance et leurs angoisses pour renaître, l’espace d’un film. À la caméra, c’est Barry Levinson, réalisateur du fameux Rain Man et baroudeur des studios hollywoodiens. Il filme avec l’urgence des jeunes cinéastes la montagne russe qui tourne et virevolte devant lui.

Barry Levinson a l’audace des débuts. Plans fixes majestueux, cadrage excentré, hors champs schizophréniques, le réalisateur se réinvente au fur et à mesure des scènes. Preuve de son audace, cette scène de thérapie collective où la caméra cadre serré l’acteur alors qu’il se livre sur sa descente aux enfers. Et puis, sans raison, elle glisse le long de son corps pour se fixer sur son pied qui tapote, légèrement, signe que Simon Axler est pris entre son jeu d’acteur et la réalité de la situation. Magnifique, claustrophobique, The Humbling désarçonne par son manque volontaire de cadre temporel. Il y a dans ces aléas continuels, ces scènes avançant sur le fil, entre fantasme et réalité. Où le théâtre et le cinéma disparaissent pour laisser place au vide créé par cet acteur borderline, seul maître à bord, capitaine d’une histoire où les fantômes de Shakespeare viennent hanter des images hallucinées.

Drame de Barry Levinson (USA). Durée : 1 h 52. Avec Al Pacino, Greta Gerwig, Nina Arianda…


NOTE : ***

NOTATION :
**** CULTEissime
*** TOPissime
** PASMALissime
* BOFissime
X NULissime

Festival Mauvais Genre : le palmarès 2015

Après six jours et beauuuucoup de films (longs ou courts-métrages), les jurys ont délibéré. Voilà le palmarès et les vainqueurs de cette année.

Après un lundi énormissime (bon, on avoue, on a vu quelques traits tirés !), et plusieurs compte-rendus de films complètement dingues (à retrouver ICI), l’heure du jugement dernier a sonné (ouah, ça fait peur).
Ambiance survoltée (et vas-y que ça crie « à poiiiil »), salle blindée, sourires aux lèvres… Les différents jurys ont donc délibéré et voici le palmarès 2015 pour cette cuvée Mauvais Genre qui s’est avérée exceptionnelle :

Jury jeune Prix du Jury Jeune – long métrage : THE HITMAN’S SOLITUDE BEFORE THE SHOT
Prix du Jury Jeune – court métrage Fiction : ATRIUM
Prix du Jury Jeune – court métrage Animation : INVISIBLE VILLAGE

Prix du Public – long métrage : THE HITMAN’S SOLITUDE BEFORE THE SHOT
Prix du Public – court métrage Fiction : THE STOMACH
Prix du Public – court métrage Animation : LES PÉCHERESSES
Prix du Public – Mad In France : LE HALL DES PENDUS

Prix du Jury de la Critique – long métrage : DER BUNKER
Mention spéciale : DARKNESS ON THE EDGE OF TOWN

Prix du Jury – long métrage : DER BUNKERJury pro
Mention Spéciale : THE RETURNED
Prix du Jury – court métrage Fiction : THE STOMACH
Prix du Jury – court métrage Animation : LES PÉCHERESSES

Pour info, c’est le dernier jour, lundi 6 avril, que Der Bunker a été projeté. Et soyons clair, net et précis : ce long-métrage de l’Allemand Nikias Chryssos a tout écrasé sur son passage. L’histoire d’un étudiant-chercheur qui souhaite s’isoler au calme dans un bunker, afin de finir son travail de recherche. Sauf que c’est ici que vit une famille plutôt particulière…
Comédie lorgnant parfois vers le fantastique et le bizarroïde, Der Bunker est d’une justesse incroyable. Rien à jeter dans le premier long-métrage de Chryssos, qui dirige ses acteurs à merveille (quatre personnages, quatre vraies « gueules » de cinéma), en emballant le tout dans une musique tout simplement exceptionnelle. Admirable dans sa palette de couleurs et sa photographie, c’est tour à tour drôle, sans être moqueur, beau, flippant, intriguant, absurde, théâtral, mystérieux. Un sans-fautes. WUNDERBAR !

[nrm_embed]<iframe src= »https://player.vimeo.com/video/117170804″ width= »500″ height= »281″ frameborder= »0″ webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe> <p><a href= »https://vimeo.com/117170804″>DER BUNKER – Clip</a> from <a href= »https://vimeo.com/kataskop »>Nikias Chryssos</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>[/nrm_embed]

Encore merci à Gary Constant et toute l’équipe de Mauvais Genre, du CGR, ou encore du Petit Faucheux, à tous les bénévoles qui ont abattu un travail phénoménal. Ainsi qu’aux réalisateurs qui sont restés à Tours durant le festival ou ont fait le plaisir de se déplacer.

A l’année prochaine ! (si, si, c’est un ordre)

Mariages chinois : le corps de Jean Germain retrouvé

Alors que le procès dit des « mariages chinois » devait s’ouvrir ce matin à Tours, l’ex-maire de Tours, absent à l’ouverture de l’audience, aurait disparu et laissé une lettre d’adieu.

[MAJ 11:30] Le corps de Jean Germain aurait été retrouvé près de son domicile par la police.

(Photo Cécile Lascève)
(Photo Cécile Lascève)

 

« Il était très, très mal ce matin. Il a disparu en laissant une lettre d’adieu », a déclaré l’avocat de Jean Germain, Me Tricaud, à l’ouverture de l’audience ce mardi matin, à 9 h 30. Jean Germain n’est pas là. L’audience ne peut pas se poursuivre. Il est 9 h 30 quand l’avocat sort une lettre d’adieu laissée par l’ex-maire de Tours dans sa voiture : « Soyez sûr que je n’ai pas détourné un centime. […] Il est des êtres pour lesquels l’injustice et le déshonneur sont insupportables. » La police serait à sa recherche.

La lecture de la lettre par l’avocat, enregistrée par Cécile Lascève, journaliste à la Nouvelle République.[nrm_embed]<iframe width= »75% » height= »200″ scrolling= »no » frameborder= »no » src= »https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/199636496&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;visual=true »></iframe>[/nrm_embed]

Me Tricaud a également expliqué que Jean Germain était très mal « psychologiquement » ce week-end.

>> Pour relire l’affaire des mariages chinois

DBFC, Tahiti 80, Farlight et des CD’s (bien vivants)

AAAAAH il est partout ce Doc Pilot. Cette semaine, des concerts au programme et même des chroniques de disques. PARTOUT.

Au Temps Machine DBFC, Tahiti 80 & Rich Aucoin

DBFC (Photo doc pilot)
DBFC (Photo doc pilot)

Vendredi, nous n’étions pas sur les terres de Cheyenne Prod​ pour Shakaponk, mais au Temps Machine​ pour une soirée sucre et miel, avec des bonbons canadiens à l’acide d’érable figés sur la glace brûlante d’une bamboule quadrado (oui, ça veut rien dire, et alors !?)…
Avec Tahiti 80 (une vieille machine installée dans le temps avec la bonne recette qui fait onduler du corps et toucher l’autre, un sourire béat aux lèvres de sucre glace marbrées collé dans son cou), nous ne sommes pas dans la surprise mais dans l’évidence : celle de passer un moment loin de la réalité, de retrouver une insouciance néosixtique, une manière de construire « des tubes », des hymnes, des mélodies mille fois entendues depuis Beatles et Everly Brothers mais resservies avec du style, de la joie, au travers d’une culture club, une sorte de disco west coast. Point faible, les nouveaux titres n’ont vraiment pas l’impact des anciens… En cette soirée, ma préférence va à DBFC, dans la ligne de ce que Rubin Steiner​ faisait il y a une quinzaine d’années, en cette manière très canaille de mélanger la culture techno à des instrumentations traditionnelles jouées par de vrais instruments, et bien, très bien même. On sent le bon mélange des styles et des artistes, une écriture faite pour séduire sans trop d’effort, l’usage d’évidences imparables, l’assemblage de recettes issues de la fin des seventies relookées façon eighties avec cette envie de donner du plaisir si présente dans les nineties doublées de celle emblématique des années 2000 : péter le score !! Je suis impatient de les revoir à la scène…

Le canadien Rich Aucoin est drôle et tonique et son concept « populaire », pour autant son besoin vital de séduire à tous prix n’a pas mis longtemps à me lasser… au bout de trois tirs de canon à confettis, j’attendais les bulles, la mousse et la chenille, voire un tirage de loto pour la caisse des vieux musiciens technos handicapés. On ne peut nier la formidable énergie de l’artiste, son amour du contact, l’efficacité du film en fond de scène, mais passé l’effet de surprise, il faut tenir à subir la même recette multipliée à l’infini…. alcoolisés, ce doit être sympa comme toutes les pitreries sur lesquelles on peut danser les nuits de fiesta.

Farlight Au Miam’s

Le Miam’s est un restaurant à Tours Nord, à l’Horloge près du Leader Price au bout du boulevard Maréchal-Juin… Dit comme ça, on ne peut guère y trouver de quoi rêver, d’inciter en nous l’appel de la fête et du glam. Et pourtant, la nuit tombée, il s’en passe des choses au Miam’s : des bœufs, des concerts à l’arrache, de sacrées soirées pleines de convivialité et de son.

Farlight (Photo Rémi Angeli)
Farlight (Photo Rémi Angeli)

Ce samedi, concert de Farlight, groupe de style seventies très brillant par la conjonction d’identités exceptionnelles : Aymeric Simon, un guitariste virtuose dans la ligne Hendrix/ Stevie Ray Vaughan, inventif, artiste en sa conception des parties solos, efficace dans sa mise en marche de rythmiques au cordeau, heureux de balancer du bonheur, partageur. Aurore Haudebault au chant, dans un style à la Janis Joplin sans tomber dans la caricature, bourrée d’envie et de talent, d’urgence, celle d’exprimer l’émotion omniprésente dans sa pratique, particulièrement fascinante dans les tempos lents.
Bien sûr, ce groupe est un couple, un duo ouvert aux comparses, en cette affaire Guillaume Commençais à la basse ( l’incroyable Guiz à l’aise dans tous les styles, tous les climats), un batteur, un clavier et sur certains titres la subtile Marine Fléche aux drums, une artiste multicarte qui n’en finit plus de nous surprendre par sa capacité en l’écoute et sa mission à magnifier les concepts en son accompagnement. Farlight est désormais incontournable sur la scène régionale et peut être le meilleur groupe dans sa niche, celle de la virtuosité et de l’esprit, de l’âme en la facilité d’exécution, de la joie.

CD BEAUJARDIN Beaujardin autoprod

Le premier album de Beaujardin est produit par Thomas de Fraguier et cela s’entend car un peu à la manière d’un Dominique Ledudal, il apporte cette cohésion du concept et du style qui fait tant défaut à la plupart des albums à petits budgets. Ici, nulle trahison du travail du groupe à la scène, mais une sublimation dans la fixation en l’instant.
On retrouve la force et l’envie de faire du beau et du péchu, de l’écoutable aussi par un public élargi aux différentes strates de ceux qui apprécient la bonne musique. Le lyrisme omniprésent reste la clé de voûte de l’affaire, cette impression d’avant un temps inédit, un événement (on pense bien sûr aux diverses incarnations transitoires de Bowie, celles de Berlin puis celle de la fin des nineties mais aussi aux gâteries ultra léchées des 80’s type Prefab Sprout). Jerome Deia est habité sans forcer, Chris Deia, son frère siamois, installe la scénographie, bâtit les murs délimitant l’aire d’un jeu coupable et subtil ou les quatre boys se passent la balle et nous bluffent. Du bel ouvrage, du travail d’orfèvre.

CD LILO’RIVER Lilac time autoprod

Le style est la clé dans toutes les pratiques. Sans lui, toutes les créations ne sont que de l’artisanat plus ou moins bien goupillé. Lilo’River a du style, un style : le duo a de la classe, une aristocratique perfection du geste dans sa manière de réinventer des classiques. Sa manière d’enchaîner les covers, le choix pas banal de celles-ci, la mise en danger de s’attaquer à du lourd, du culte, installent le duo dans un espace élevé et surtout dans le Beau. Le Beau leur semble obligatoire, une évidence, un espace de volupté saupoudré de technique, celle évidente du pianiste Jean Marc Herbreteau, celle surprenante de Dahlie la chanteuse, l’âme.
Les relectures de Lana Del Ray et Jeff Buckley sont étonnantes, en phase avec les originaux mais totalement éloignées du syndrome du “perroquet” si exploité dans The Voice. Ici, la voix s’appartient et l’on espère ne jamais la voir se formater, ne jamais s’ennuyer, car bien sur la passion est la clé de vôute, l’originalité dans le grain la lymphe de raison de ce concept. Je suis impatient de les voir à la scène, avec la peur que ce disque soit un instant béni impossible à reproduire.

Mauvais Genre : carnet de bord (jour 5)

Avant-dernier jour du festival Mauvais Genre : on est passé de l’ennui profond, à un superbe road-movie, en jetant au passage un œil sur une série de courts-métrages 100 % frenchy.

Jour 5 : Pâques fait son mauvais genre

C’est devenu un rituel. Désormais, nos pas nous guident automatiquement vers le Petit Faucheux. Pour l’avant-dernier jour de festival, le programme est encore costaud. Le public est de plus en plus chaud… mais va vite être refroidi par la première séance :

> Alpha (compétition) se lance. Pour info, il s’agit du premier film grec financé par crowdfunding. L’équipe, emmenée par le réalisateur Stathis Athanasiou, a eu la gentillesse de faire parvenir une vidéo de remerciement. Sympa. Sauf que le film aurait pu l’être, lui aussi. Au lieu de ça, Athanasiou a accouché d’un long-métrage pseudo-arty, experimentalo-bizarroïde. Emballé dans un noir et blanc sublime (ça, on ne peut pas le nier), Alpha raconte l’histoire d’une femme qui refuse de cacher un fugitif poursuivi par des miliciens. Geste qui va la condamner. Sur un pitch pourtant prometteur, cette caricature de film d’auteur se gargarise, patauge et se noie, entraîne le spectateur avec : d’un ennui profond, ces 80 minutes en paraissent le triple. Même le texte narré (d’une voix off étrange mais ridicule), d’une justesse et d’une profondeur pourtant remarquables, ne sauve pas ces interminables plans expérimentaux. Quel dommage.

Les réalisateurs français pour la séance Mad in France. (photo tmv)
Les réalisateurs français pour la séance Mad in France. (photo tmv)

>Cette année, le magazine Mad Movies a encore ramené quelques jolis courts-métrages 100 % frenchy dans sa valise, pour la séance Mad in France. On commence par Témoignage de l’indicible (Thomas Pernollet) : un court-métrage de 6 minutes, minimaliste, uniquement basé sur des plans d’une maison, et une voix-off qui raconte une légende cauchemardesque. Un peu simple, mais étonnamment accrocheur et captivant.

Suit Lune Noire (Gallien Guibert), véritable marche funèbre vers la folie pour 3 hommes qui recherchent un trésor. Sympathique, étonnant (le rappeur Oxmo Puccino a un rôle !) mais gâché par un son pas très bon (venant de la salle ou du court lui-même ??).

Notre coup de cœur va à NOCT (Vincent Toujas), 15 minutes durant lesquelles un insomniaque ressent une étrange présence : un bourreau qui, paradoxalement, le libère. Certaines scènes font parfois penser à La Mouche de Cronenberg. NOCT joue la carte de l’atmosphère et du fantastique à fond. Mais surtout, produit avec brio une montée en tension palpable et une vraie créature réalisée sans effets numériques. Chapeau !

On enchaîne sur Le Hall des pendus (Christophe Deroo), une histoire de drogue de synthèse, de couvre-feu et de SDF mystérieusement pendus à des lampadaires. Le coupable, lui, n’a rien d’humain. Fortement influencé par le cinéma asiatique (ça se passe à Tokyo), étrange, mais ultra-pro et esthétique.

Le mot de la fin sera pour Adam moins Eve (Aurélia Mengin). Le plus long des courts (26 min) et le plus difficile à cerner. Un post-apo admirablement filmé, archi-stylisé (photographie sublime, des tons rouge/vert/bleu qui rendent l’atmosphère irrespirable, gros plans qui ont la classe…), dans lequel un prêtre est hanté par une voix divine. Il trouvera le corps meurtri de Eve, sous des décombres… On n’en dit pas plus pour ne pas trop en dévoiler, mais le court d’Aurélia Mengin vaut le détour !

[nrm_embed]<iframe src= »https://player.vimeo.com/video/109175668″ width= »500″ height= »281″ frameborder= »0″ webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe> <p><a href= »https://vimeo.com/109175668″>ADAM MOINS EVE : TRAILER</a> from <a href= »https://vimeo.com/palais7portes »>LAC Production</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>[/nrm_embed]

>Young bodies Heal Quickly clôt la journée, à 22 h 30. Bon. 22 h 50, ok. Avant-dernier film de la compétition, ce magnifique road-movie d’Andrew Betzer suit deux frères complètement paumés (et plutôt doués pour faire des bêtises), renvoyés de chez leur mère. Ils vont sillonner les Etats-Unis en voiture. Simple, épuré, mais beau, ce Young Bodies… est percutant. Une vraie petite surprise, étonnant de bout en bout, portée par de superbes acteurs hauts en couleurs. Dommage que les dernières vingt minutes de ce Huckleberry Finn des temps modernes s’étirent un peu trop en longueur.

Sport lol #15

Le sport, oui, mais pas que…

ballon d'or

TU L’AS DIT !
« Je n’ai aucun respect pour lui, c’est une ordure. Un jour, il s’est dirigé vers ma femme et lui a demandé comment c’était possible d’avoir épousé quelqu’un comme moi. » Hristo Stoichkov, Ballon d’Or 1994, pas content contre Louis Van Gaal. Et un peu vexé visiblement.

ÇA C’EST FAIT !
L’US Sanxay a beau être un club de 5e division départementale, il enflamme la planète foot. La raison de tout ça ? Leur nouveau sponsor. Oh, trois fois rien… Il s’agit juste d’un club libertin qui finance désormais leurs maillots. Leur slogan désormais ? « On échange tout, sauf nos maillots. » Merci qui ?

LE TOP
400 000 dollars, c’est ce qu’ont remporté les membres de l’équipe Denial pour le championnat du monde 2015 de Call of Duty, à Los Angeles. D’après Activision, c’est « le plus grand événement e-sport (sport électronique) sur console ». Le deuxième a remporté 200 000 dollars. Ça passe…

LE FLOP
C’est signé Gourcuff, l’homme aux 645 jours d’absence (lol ?). Le meneur de jeu de l’OL s’est de nouveau blessé pour la 239029e fois. Tout seul, en plus. Le site parodique Le Gorafi a titré : Yoann Gourcuff obligé de jouer avec un maillot portant la mention « attention fragile ».

Mauvais Genre : carnet de bord (jour 4)

Pour le quatrième jour de Mauvais Genre, on a fait un tour au Village aux Halles, on a zieuté de la comédie d’espionnage allemande (ça existe), et un film qui nous a mis mal à l’aise.

 Comédie d’espionnage allemande (oh ja), enfants terribles et fête au village

C’est r’parti pour un tour ! Au quatrième jour du festival Mauvais Genre, tous les visages semblent familiers. On se salue, on se claque la bise, on partage une bière. On discute avec des réalisateurs et acteurs qui ont la gentillesse de rester jusqu’à la fin (d’ailleurs, on vous prépare une interview de l’équipe du film irlandais Darkness on the edge of town). Le jury jeunes est toujours là, fidèle au poste (chapeau à eux et elles).

>On commence la journée avec The Returned (compétition). Signé Ivàn Noel, ce film argentin est terrible dans tous les sens du terme. Déjà, parce que le réalisateur réussit parfaitement à installer une tension progressive, une montée lente, rampante, jusqu’à exploser dans les dernières minutes. Mais terrible aussi (et là, c’est plutôt négatif, désolé…) parce que derrière cette habile mise en scène et ses qualités indéniables, le film met mal à l’aise. Vraiment mal à l’aise. Ivàn Noel met effectivement en scène trois enfants qui reviennent, totalement nus, chez eux après avoir subitement disparu. C’est à ce moment que des phénomènes étranges et une drôle d’ambiance commencent à plomber leur village. Scènes malsaines versus caractérisation brillante (les enfants sont terrifiants de naturel)… Le discours du réalisateur, présent pour l’occasion, n’apaisera rien : humour (trèèèès) noir, pince-sans-rire, sincère ? Aucune idée, mais The Returned laisse un goût amer.

Mauvais Genre >>Niveau contraste, on ne pourra pas faire mieux ! On enchaîne avec A Hitman’s solitude before the shot. On vous la fait courte : salle hilare pendant 1 h 30. Cette réalisation allemande de Florian Mischa Böder est une comédie d’espionnage ultra-bien ficelée, où chaque phrase, chaque scène, est pleinement pensée et réussie. Les pastilles humoristiques et vraiment fendardes se succèdent, et l’acteur Benno Fürmann (une star outre Rhin) excelle en agent secret complètement débile et pas franchement doué. A Hitman’s solitude before the shot enterre profondément OSS 117 (pour la référence française) et un sacré paquet de comédies d’ailleurs. Triste de se dire que le film n’a obtenu qu’une vingtaine de copies à sa sortie en Allemagne, comme nous l’a confié le réalisateur à la sortie de la séance. Le public allemand n’étant que très peu friand de ce genre de cinéma. En revanche, dans tous les festivals, c’est un succès total.

>Dernier petit plaisir en faisant un tour au Village Mauvais Genre (qui restera salle polyvalente des Halles jusqu’à lundi avec exposants, concerts et auteurs ! Avis aux intéressé(e)s). Le duo Buddy Buddha et son funk/electro/psyché/bizarroïde (choisissez) met l’ambiance depuis 19 h. On comptera aussi sur d’autres groupes pour remuer les popotins tout le week-end (z’avez qu’à jeter un œil ICI, on en parlait !).

Mauvais Genre : carnet de bord (jour 3)

Allez, ça continue ! Troisième jour de festival pour Mauvais Genre. Au programme, un drame coréen, une pépite irlandaise, et une « chose » très étonnante.

Vendredi 3 avril : drame, amitié brutale et trip en Enfer

Exit le CGR. Désormais, le restant du festival Mauvais Genre se fera au Petit Faucheux. Fidèle au poste, la salle située à quelques pas des Halles accueille dès 17 h les spectateurs qui n’ont pas encore eu assez après la Nuit interdite (compte-rendu ici).

Mauvais Genre
Park Suk-Young (à gauche). Photo tmv

>On fera l’impasse sur un problème technique (on commence à s’habituer, et de toute façon, personne ne râle. Bon bougre, le festivalier !) pour se mettre dans le vif du sujet avec Wild Flowers. Un drame sud-coréen (en compétition), signé Park Suk-Young, sorte de chronique sur le quotidien de trois adolescentes errant dans les rues de Séoul. Le réalisateur montre ainsi une jeunesse désœuvrée, pointe du doigt les problèmes de son pays (la prostitution), dessine une violence clinique, qui met parfois mal à l’aise (cette scène d’un muet que l’on baffe… dur !). Si le début du film est prenant, il perd complètement pied dans un deuxième acte peu habile et qui patine. La caméra, énergique, tremblante, n’aide pas à la lisibilité et à garder l’attention. En revanche, Park Suk-Young a le mérite de proposer un cinéma différent, original, loin des habituels films coréens ultra-léchés. Par ailleurs, l’homme avait fait le déplacement à Tours pour présenter son film (une première française).

Mauvais Genre
Emma Eliza Regan et Patrick Ryan (Photo tmv)

>C’est bien beau de se goinfrer de film, il faut aussi remplir sa panse (et je ne dis pas par là qu’on est gros, hein). Les différents jurys, l’équipe du festival, ainsi que certains réalisateurs et acteurs se retrouvent dans une arrière-salle du Petit Faucheux. On mange, on boit, on déconne, ça parle cinéma : Nicolas Martin, de France Culture, compare le film de la veille, Backcountry (mais si, l’ours tueur, suivez un peu), à « une purge ». Simon Riaux, d’Ecran large, est enfin arrivé et a la patate (d’ailleurs, il en mange à la pelle. Allez, on balance).
Les bénévoles, qui préparent les plats et servent les verres, sont d’une gentillesse sans pareille. Merci à elles. Mais bon, assez causé bouffe, retournons poser nos jolies fesses sur les sièges rouges.

>Ce coup-ci, c’est Darkness on the edge of town (en compétition), de l’Irlandais Patrick Ryan qui est d’ailleurs venu avec l’actrice principale, la magnifique Emma Eliza Regan. Présentation du film et projecteur en route : et là, c’est la claque. Une véritable baffe. Mise en scène sublime, actrices phénoménales (Emma Eliza Regan est terrifiante, Emma Willis subjugue…), beauté visuelle…
L’histoire de Cleo, une passionnée de tir à la carabine, voulant venger la mort de sa sœur. A ses côtés, sa meilleure amie. A travers un pitch simpliste, Patrick Ryan accouche d’un thriller époustouflant, lorgnant vers le western urbain, d’une noirceur et d’une violence froide et sèche incroyable. Au-delà du « revenge movie », c’est aussi une plongée dans la spirale infernale d’une amitié perverse.
Croisé après la séance, le réalisateur Patrick Ryan se marre quand je lui demande si le titre de son film a un rapport avec la chanson du même nom de Bruce Springsteen. « Non, non, même pas ! Pourtant j’ai essayé d’obtenir les droits pour sa chanson sur le film mais… il était un peu cher pour moi (rires). » Effectivement, l’homme nous raconte avoir dû travailler avec « un budget d’à peine 18 000 €. Soit… vraiment pas beaucoup ! » Chapeau.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=I2k1lxI5ElM#t=18[/youtube]

>On finit avec Hellmouth (hors compét’). Douze heures après le visionnage, je ne sais toujours pas si j’ai adoré ou détesté. Pelloche signée John Geddes (Canada), Hellmouth est une pépite visuelle : emballée, dès le début, dans un style proche de Sin City, sublimé par un noir et blanc de toute beauté… Puis qui part ensuite en vrille. Une sorte de trip sous LSD complètement fou, blindé de références (de Tim Burton aux légendes sur le Diable) : on suit Charlie Baker, fossoyeur, atteint d’un mal incurable, qui effectuera une sorte de voyage à travers les entrailles de l’Enfer. En scène, Stephen McHattie et son visage creusé (vous l’avez vu dans 300 ou Watchmen), jouant un personnage tout aussi perdu que le spectateur. Enfin, moi, pour le coup.
Déroutant. Je… Euh, bah je sais pas. Ouais, ça ne vous arrange pas, je le concède.

 

 

Une minute sur le web #48

Parfois, on traine sur le web… et on ramène des perles. En voilà quelques unes.

BUZZ_DANCEUR

La Photo
Whoa, elles sont belles les oeuvres de Shinichi Maruyama. Réalisées à partir de 10 000 photos d’un même danseur en mouvement. Plus sur shinichimaruyama.com

BUZZ_GLUTA

ÉMOTION
CHIEN DE RUE
Parfois, on aime bien vous faire pleurer, frissonner d’émotion par une belle histoire : c’est celle de Gluta, un chien des rues tout malade et qui, après avoir été hébergé par un étudiant, retrouve le smile. Nous, on a pensé au film L’Incroyable voyage (qui a très mal vieilli soit dit en passant)… Plus de photos sur gluta.tumblr.com

LE CHIFFRE
56 ANS
On vous a a menti toute votre vie : le Club des 27 n’existe pas. Kurt Cobain, Janis Joplin ou Jimi Hendrix sont en fait des exceptions selon Dianna Theadora Kenny. Cette professeure australienne de psychologie et de musique a réalisé une étude qui indique que les musiciens meurent, en moyenne, à 56 ans. Son étude sur theconversation.com

GRATOS
OPENCULTURE.COM
Le site américain vient de mettre en ligne 700 films à regarder gratuitement. Attention, ce ne sont pas des blockbusters mais plutôt des pépites du 7e art. Du genre, les premiers courts-métrages de Wes Anderson, Sofia Coppola, Steven Spielberg… Bref, vous allez passer du temps ce soir à éplucher cette caverne d’Ali Baba

BUZZ_POLLO

GEEK ART
DAVE POLLO
Informaticien mais aussi peintre, ce geek-artiste a su concilier son amour pour Sharktopus, Mario, Starwars et la peinture de paysages (petite influence impressionniste). Et ça donne une série de tableaux complètement barrés et franchement géniaux.
Plus sur davepollot.com

LE JEU
RADIO ZED
Un bon jeu de zombie, ça faisait longtemps ? Dans Radio Zed, vous êtes bloqué dans un immeuble et vous devez le défendre avec des potes contre une horde de zombies. Plus vous gagnez de points, plus vous consolidez. C’est basique mais ça tue le temps (hi, hi !).
Sur volkania.com

Mauvais Genre : carnet de bord (jour 2)

Tmv suit (et de près !) le festival de cinéma Mauvais Genre à Tours. Pour ce deuxième jour, on cause avec Francis Renaud et on s’enquille la Nuit interdite. Chronique.

Jeudi 2 avril : sea, sex and gore (et un ours tueur, aussi)

liebre-105
Liebre 105

Bon. Cette année, soyons clairs : Mauvais Genre a la poisse. Ce jeudi, c’était Nuit interdite au CGR Centre, donc. Comprenez, quasiment toute une soirée et une nuit au ciné, à se goinfrer de films de dingue. Le principe ? Un long-métrage, un court, un long, un court… Sauf qu’un problème de son empêche les gens de rentrer, le temps passe, on prend du retard. Certains films auront aussi, pendant la soirée, de gros bugs. Mais c’est pas grave, tout le monde prend son pied, rigole, a le sourire aux lèvres (il y a beauuuucoup de monde). Pas de « Garyyy à poiiiil ! ». Je suis déçu, je tape un brin de causette avec Francis Renaud (on en parlait le jour 1), acteur fétiche d’Olivier Marchal.
Il me parle d’Il était une fois en Amérique, diffusé hier (un film culte pour lui), du cinéma français dans lequel il n’a pas que des amis (« à force d’ouvrir sa gueule », comme il dit). D’une sincérité désarmante, langage cash, mais d’une extrême gentillesse. Francis Renaud précise aussi qu’il planche sur son autobiographie en ce moment. « Crois-moi, ça va faire mal ! », prévient-il. « Tu vas taper dedans ? », je demande. « Oh que ouais. » Hâte. En ce moment, il est président du Jury pour Mauvais Genre, rédige donc son autobiographie (avec sa femme) et apprend ses textes. Dans quelques jours, il s’envolera de nouveau en Bulgarie pour un tournage de série. « Ça va être énorme », se réjouit-il.

>Bon, c’est pas tout, mais causons films. La soirée s’ouvre avec Liebre 105. Le court-métrage de Sebastián et Federico Rotstein. Une jolie donzelle enfermée dans un parking souterrain, poursuivie. Mais paf, problème de son : c’est-à-dire… pas de son du tout. Pas grave, quelqu’un dans la salle s’amuse à faire un doublage en espagnol par-dessus. La salle est hilare. Passé le souci technique, on découvre un court clichesque à souhait (nana aux gros seins, talon qui pète, lumières qui s’éteignent une par une, le portable qui ne capte plus…), mais étonnamment réussi, grâce à un humour bien dosé et le tout, bien ficelé.

>Suit Backcountry (compétition). Un film canadien d’Andy MacDonald, surprenant et très réussi, où deux citadins se paument dans les bois, mais vont rapidement se rendre compte que la nature est plutôt… sauvage. D’un côté, normal, y a aussi un ours bien décidé à les zigouiller. Montage énergique et nerveux, un peu gore mais pas trop, hommages appuyés à Jurassic Park (ah, le coup de la tente) et Les Dents de la Mer… Dommage pour ces mouvements de caméra rapidement agaçants qui filent la nausée.

>Deuxième court-métrage, Les Fines Bouches. Gros moment délire vintage de la soirée (merci d’ailleurs à toute l’équipe et aux réal’ Julien de Volte et Arnaud Tabarly, présents dans la salle) : une famille de zombies passe le temps en dézinguant du hippie pour le repas du soir. Le court, encore en post-prod (on a droit à une exclu), souffre d’un son encore mal équilibré et de quelques fautes dans les sous-titres (bah ouais, les zombies parlent un mix d’allemand et de langage mixé à l’envers). Mais il enquille les scènes hilarantes (la morale m’interdit d’en citer une ici…), faisant le plein d’hémoglobine et rendant hommage, à sa façon, à Romero et consorts.

>CADEAUUUUUU. Quand la lumière s’éteint et que la trombine de sieur George Miller (papa de Mad Max) apparaît, la salle hurle de joie. Petite surprise de Mauvais Genre : le réalisateur nous propose une version « extended » du trailer de Mad Max Fury Road. Classe ! Et c’est une pépite, une dinguerie. Visuellement, c’est sublime. Rendez-vous le 14 mai, car ça va faire très, très mal !

Mexico Barbaro
Mexico Barbaro

>Le temps passe et nous voilà devant l’anthologie México Barbàro. Qui dit film à sketches, dit séquences plus ou moins réussies. Dans l’ensemble, les huit réalisateurs brillent. On passe de l’ultra gore, au bizarroïde (Drain, au hasard), aux légendes aztèques flippantes,  légendes mexicaines. Le tout dirigé par de jeunes talents sud-américains (va falloir lorgner de ce côté-ci de l’Atlantique !!). De l’horreur pure et dure, du fantastique, c’était délicieux (et parfois très rigolo).

Bon, il est 3 h du matin. Il reste encore un film, Dyke Hard (hors-compétition), qui devait être complètement fendard (un groupe de rock lesbien affronte fantômes et ninjas en se rendant à un concours de musique…). Mais il fallait être au travail le lendemain (oui, oui, je suis sérieux), donc dodo avec des images de la Nuit interdite plein la tête.

Pour se faire pardonner, voilà le trailer :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=FhOjrRGUl5Y[/youtube]

L’Idée hall : bistrot idéal

Un bon petit bistrot de quartier qui, vous l’aurez compris, se situe aux Halles.

Idée Hall
À quelques pas des Halles : bistrot tradi le midi, apéro gourmand le soir. (Photos tmv)

Bon, avouons-le : on était plutôt confiants avant même d’avoir franchi le pas de la porte de L’idée Hall. Parce que c’est dans ce récent petit bistrot, joli comme tout, qu’oeuvre Ludovic Hardoin. Un jeune chef talentueux qui a fait ses armes et ses fourchettes dans des établissements comme Le Martin bleu. Tout de suite, ça rassure. Sympathique personnage à la voix douce, à l’attitude posée. Qui a décidé de tenter l’aventure seul, rue de la Victoire, à quelques mètres seulement des Halles. Ici, les tables hautes se mêlent naturellement aux tables basses. Les grandes ardoises noires au mur, sur lesquelles sont inscrits les menus, se marient avec l’intérieur cosy du restaurant.

On se croirait chez soi : convivialité est le maître mot. Couleurs et déco apaisent. L’accueil est sympathique. Ludovic Hardoin conseille, accompagne le client sans être envahissant. Le service en salle est bienveillant, très agréable. On se sent vraiment bien. Le chef s’affaire dans sa petite cuisine, compose ses recettes qui changent souvent (le top !), histoire de ne pas lasser. Il a ses petites adresses pour dénicher des produits du terroir, locaux ou régionaux. Du tout bon, du fait maison bien sûr. Avec la qualité qui suit dans l’assiette.
En fin de journée, sur les coups de 17 h 30, L’idée Hall change de costume. Devient l’endroit parfait pour les amoureux de l’apéro, avec les fameuses planchettes de fromages, charcuterie, saumon… Une énorme trancheuse trône sur le comptoir, d’ailleurs. Le tout, accompagné d’un (ou plusieurs, on ne va pas se mentir !) verre de rouge ou de blanc. Un peu resto, un peu bistrot, un peu bar à vins : Ludovic Hardoin aurait-il trouvé la formule gagnante, rue de la Victoire ?

Image26

>> LE PLAT On a testé le pavé de rumsteak, sauce vigneronne et frites maison. Un des plats du jour et on ne regrette pas notre choix : la viande, succulente, est d’une tendresse incroyable. Elle fond en bouche et se marie parfaitement à la sauce. Les frites, croustillantes et dorées, accompagnent à merveille. Un sans-fautes dans l’assiette.
>> L’ADDITION Le midi, comptez 12 € pour le plat du jour seul. Sinon, vous pouvez choisir le menu entrée + plat + dessert à 18,90 € ou seulement entrée – plat (ou plat dessert) pour 15,50 €. À savoir, aussi, que vous pouvez prendre une formule petit déjeuner le dimanche matin à 8 €, ou un brunch à 15 €.

>> EN PRATIQUE L’idée Hall se situe au 47 rue de la Victoire, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, entre midi, et le soir de 17 h 30 à 23 h 30, ainsi que le dimanche de 10 h à 13 h. Réservations au 09 81 16 92 29. L’idée Hall sur Facebook.

TMV déménage en Suisse (ce week-end) !

Du 2 au 5 avril, le festival Electron s’installe dans le centre-ville de Genève. Comme tmv est de passage en Suisse on vous va vous raconter pourquoi c’est l’événement européen électro de ce début année.

Les adeptes de musique électro connaissent le Sonar à Barcelone, le Berlin festival, le Love Box de Londres… Mais depuis quelques années, un autre festival pointe le bout de son nez dans la carte des événements du genre. Installé en plein centre de Genève, le festival Electron invite cette année plus d’une trentaine d’artistes. SBTRKT, DJ Kozz, Lil’Louis, The Hacker, Squarepusher… les DJ se bousculent sur l’affiche suisse.

cc upload.wikimedia.org/
cc upload.wikimedia.org/

Et Boysnoize ne s’y trompe pas, Alexander Ridha fêtera les 10 ans de son label à Electron.

[nrm_embed]<blockquote class= »twitter-tweet » lang= »en »><p>&gt; &gt; &gt; Radio Electron Episode 1 &gt; &gt; &gt; STRIP STEVE qui se produira demain avec toute l&#39;équipe de Boysnoize Records… <a href= »http://t.co/Tec0SfP8at »>http://t.co/Tec0SfP8at</a></p>&mdash; ELECTRON /HEADFUN (@electronfest) <a href= »https://twitter.com/electronfest/status/583354236722905088″>April 1, 2015</a></blockquote> <script async src= »//platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>[/nrm_embed]

Et comme nous aimons vous faire plaisir, un de nos journalistes va prendre le train (oui, le TGV même) pour vous raconter ce qu’il a entendu et vu pendant les deux jours où il sera sur place. Parce qu’électron, c’est aussi des expos, des performances, de l’art contemporain à gogo. Alors, rendez-vous ce week-end.

[youtube]https://youtu.be/6l4tTphPmi8[/youtube]

Plus d’infos sur electronfestival.ch/2015/

Festival Mauvais Genre : carnet de bord

Comme promis, tmv suit (et de près !) le festival de cinéma Mauvais Genre à Tours. Tous les jours, compte-rendu et chroniques des films, de l’ambiance et du nombre d’heures passées, le postérieur vissé sur un siège. Miam.

Mercredi 1er avril : ouverture et film culte

19 h. La billetterie a ouvert, la file d’attente est déjà longue. Il y a de tout : du jeune, du moins jeune, du papy (dédicace !), de la fille, du garçon. Qui dit premier jour, dit ouverture du festival. Mauvais Genre bénéficie de la plus grande salle du CGR Centre (salle 7 pour les intimes). Dans la salle, on aperçoit Francis Renaud, le président du jury. Eh bah comparé à la photo que tmv a publiée dans l’interview (à retrouver ici), le monsieur a un peu changé ! Grosse barbe et cheveux longs, on l’aurait presque pas reconnu (eh ho, normal, c’est un acteur, me souffle-t-on dans l’oreille).

Les premiers arrivent dans la salle (Photo tmv)
Les premiers arrivent dans la salle (Photo tmv)

Les lumières s’éteignent, Gary Constant (le papa de Mauvais Genre, c’est lui) lance le teaser du festival. Sauf que… Bah la vidéo bugge, freeze et plotch. Gros blanc. Image bloquée, parce que YouTube (et surtout la connexion internet) a décidé de faire des siennes. Dans la salle, on se marre. Quelqu’un crie le premier « à poiiil Gary ». Quand ça veut pas, ça veut pas. Tant pis, Gary Constant se lance dans son discours d’ouverture. Discours d’ailleurs en mémoire de ceux tombés sous les balles en janvier.
Ensuite, place au speech du président Francis Renaud (donc le barbu chevelu super cool), drôle et sérieux à la fois. Pince-sans-rire, mais réaliste. Chouette entrée en matière.

Mais après ça, on s’installe confortablement pour le film d’ouverture. La petite exclu (sortie officielle le 6 mai) pour bien commencer : le film culte Il était une fois en Amérique (Sergio Leone, 1984), en version remasterisée, dépoussiérée et surtout plus longue (on atteint les 4h15). Autant dire que cette restauration est de toute beauté. La musique d’Ennio Morricone sublime le tout, fait voler cette perle loin, très loin. Transporte autant qu’un De Niro plongé dans l’opium, à la fin du film. Certaines scènes inédites rajoutées sont peu lisibles, mais qu’importe. C’est une véritable fresque (les spectateurs sont scotchés à l’écran), un monument, réhabilité à la perfection par Martin Scorcese et son équipe.
Il est 0 h 45, les lumières se rallument. Au dodo (la Nuit interdite du lendemain va faire mal !)…

Chroniques culture #56

Chaque semaine, notre avis sur les sorties dvd, cd, jeu vidéo, bd. Cette semaine, on se la joue un peu mauvais genre…

 

LE JEU VIDÉO
ZOMBIE ARMY TRILOGY
Si The Walking Dead est votre série TV préférée, laissez-vous séduire par Zombie Army Trilogy, une uchronie signée Rebellion sur fond de Seconde Guerre mondiale et d’armée nazie revenue d’entre les morts. Désormais disponible sur PS4 et Xbox One, cette version revisitée des Sniper Elite vous propose de dessouder du zombie à tour de bras. C’est daté graphiquement, gore et politiquement incorrect, mais qu’est-ce que ça défoule !
L. Soon
> Sur PS4 et Xbox One, 50 €. Existe aussi sur PC via Steam.

LE DVD
THE ABCS OF DEATH 2
Imaginez la bête : 26 lettres, 26 manières de mourir, 26 réalisateurs. Le genre d’anthologie complètement fendard, à mi-chemin entre l’horreur, le glauque, le gore et le fun. Si le premier volet enquillait les sketchs de qualité, force est de constater que le second opus surprend moins et contient son lot de loupés. Une fois n’est pas coutume, c’est du côté asiatique qu’il faudra lorgner pour se faire plaisir. En revanche, côté bonus et suppléments, il faudra repasser : c’est le désert total.
A.G.

LE CD
BLUES PILLS – LIVE
On glisse le CD. Play. La foule. La grosse gratte vintage qui commence High Class Woman, et cette voix, éraillée, magnifique, façon Janis Joplin. Et puis les dix titres (déjà cultes) de Blues Pills s’enchaînent. Le jeune quartette franco-américano- suédois (ouais, rien que ça) balance des bijoux gorgés de feeling, de groove, passant du blues mélancolique au vieux rock psyché. Son optimal, mais rétro, à l’image du groupe. Les gens de bon goût se rueront sur la version vinyle de toute beauté. On dit ça…

LA BD
JUNIORS
Un ex-Tourangeau au scénar’, un fan de rock au dessin, des allusions au groupe Dinosaur Junior et à Tours… de quoi attirer l’attention. Et bingo ! Cette BD pleine d’humour (noir !) est vraiment touchante. Car cette histoire d’ados confrontés au suicide, aux réseaux sociaux, à la pression familiale et scolaire, est ici sublimée par une vision à la fois féroce et tendre et un art du récit incroyable. Et puis cette conclusion : le rock reste le dernier rempart pour sauver l’amour et le monde.
Hervé Bourit

Exclusif : Game of Thrones à Chenonceau

Exclusif : un épisode de la série d’HBO a été tourné à Chenonceau en novembre 2014.

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Alors que la saison cinq commence dans moins de deux semaines aux USA, une des sources proches de la direction du Château de Chenonceau nous a fait savoir qu’une scène a été tournée en Indre-et-Loire en novembre 2014. Pour des raisons de sécurité et de secret de tournage, la production a voulu que l’information reste confidentielle.

La scène en question a été filmée dans les jardins du château de Chenonceau  avec seulement une partie des acteurs dont Kelly Marot (Sansa) et Aidan Gillen (Petyr Baelish). Nous avons contacté la direction de HBO qui a répondu laconiquement par mail : « Merci de l’intérêt que vous portez à la série, mais nous ne pouvons pas donner suite à votre demande. »

 

 

Horoscope (Mauvais genre) du 1er au 7 avril

Cette semaine, l’astrologue WTF est fan de ciné et se la joue Mauvais genre aussi. De toute façon, ce n’est qu’un sale gosse, mais vous êtes habitués.

HOROSCOPE TOURS

BÉLIER
Amour : ablation de votre âme (vous êtes roux/ rousse ?)
Gloire : honnêtement, il va falloir arrêter de nous insulter par mail. On va apeulé la poliss laul !
Beauté : mignon(ne) comme le clown dans Ça. Tant pis pour les coulrophobes.

TAUREAU
Amour : « Le temps passe et passe et beaucoup de choses ont changé », comme chantaient Jacquie et Michel. Hein ? Ah, c’est pas ça ?
Gloire : faites comme E.T. Rentrez dans votre fichue maison.
Beauté : fatale, banale, bancale.

GÉMEAUX
Amour : SCREAM for meeee, babyyyyy, oh ouiiii !
Gloire : arrêtez le streaming, radin(e).
Beauté : cheveux doux comme un gros caribou.

CANCER
Amour : souviens-toi l’été dernier… Bah ce n’était pas glorieux au pieu.
Gloire : gros clash avec un Capricorne.
Beauté : testiboule et pédoncule.

LION
Amour : Amityville, ça rime avec mono-sourcil (ouais, on continue comme la semaine dernière). Flippant, non ?
Gloire : postulez à l’émission Adam recherche Ève. Steuplé quoi.
Beauté : porter un string Batman ne fait pas de vous un super-héros.

VIERGE
Amour : full metal quéquette.
Gloire : un CDI pour cette semaine. Non, on déconne. On sait très bien que c’est une légende, ce truc.
Beauté : poils sous les bras, heureux comme un pacha.

BALANCE
Amour : aimer, c’est regarder vers la même direction. Là où y a le frigo, quoi.
Gloire : oui à la procrastination !
Beauté : rien de sert de mourir, il faut pourrir à point (The Walking Dead. Ou pas.)

SCORPION
Amour : la Malédiction. Y a pas d’autres mots… Désolé.
Gloire : pensez à cette phrase de Babor le fan : « Si ça se trouve, c’est Michael Jackson qui marche normalement, et nous tous qui faisons du moonwalk. »
Beauté : mmh, ce petit nez… On en mangerait.

SAGITTAIRE
Amour : tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi.
Gloire : tout le monde aime votre panari.
Beauté : sexy comme un(e) zombie.

CAPRICORNE
Amour : bah, au moins, vos parents vous aiment.
Gloire : « Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes, pas possible que t’en réchappes »
Beauté : Nosferatu était chauve. Rien n’est perdu pour vous.

VERSEAU
Amour : Apocalypse now dans ton slip.
Gloire : il faut sauver le soldat Ryan au boulot.
Beauté : la Guerre des boutons sur ton visage.

POISSON
Amour : on vous aime, on vous kiffe, biz, kiss, love, flex.
Gloire : il se pourrait que vous finissiez nu(e) cette semaine. Sur scène. Devant tout le monde.
Beauté : le Shining dans votre tête.

Cerise : un film pas mûr

Foire aux clichés pour cette comédie simpliste mais mignonnette, emmenée par Zoé Adjani. Vite vu, vite oublié.

CINE_PAP

Perchée sur des immenses talons, mini-jupe, jambes interminables… Une ado remballe tour à tour un policier, puis sa mère venue la récupérer après un vol à l’étalage. Cette ado, c’est Cerise, quatorze piges, mais qui en paraît dix de plus. Rebelle aux cheveux rose fuchsia, lunettes de soleil sur le nez, bouche peinturlurée de rouge et qui mâchouille son chewing- gum. Dans la vraie vie, Cerise s’appelle Zoé Adjani-Vallat. Patronyme connu dans le cinéma français, la jeune fille étant la nièce d’Isabelle. Dans le nouveau film de Jérôme Enrico (auteur du très bon Paulette), elle joue une jeune fille paumée, en pleine crise d’adolescence (comprenez, tête à claques). Sa mère l’envoie en Ukraine, chez un père qu’elle n’a jamais connu. À la recherche d’elle-même et de l’amour, elle atterrit dans un pays en pleine révolution. Les premières minutes de Cerise mettent mal à l’aise. Blagues tombant à plat et rythme poussif plombent l’ambiance. La gêne est perceptible. Zoé Adjani surjoue l’archétype de l’ado rebelle.

Maladroitement caricatural, Cerise patauge alors dans un marécage de clichés, rapidement insupportables. Déjà avec les pathétiques échanges de textos rédigés dans un langage SMS plus qu’excessif. Avec dix ans de retard, le cinéaste – qui prétend s’être inspiré de sa belle-fille – loupe le coche de moments qui auraient pu prêter à sourire. Pour le reste, place au père fuyant qui enquille les soirées picole-paires de fesses ukrainiennes. Ou encore au chef d’entreprise à moitié mafioso, au loser gringalet amoureux, au beau gosse typé mannequin fan de Zola…

Dans un amas de poncifs éculés, un personnage brille en revanche. Nina, vieille femme de ménage au visage buriné, maltraité par le temps. Un sourire rayonnant. Sa beauté, paradoxale, est simple, touchante. Se dessine alors un conflit intergénérationnel entre elle et Cerise qui va joliment évoluer. C’est d’ailleurs lors de ces séquences que le film, moins forcé et sans artifices, trouve sa force et un certain relief.
Sous ses airs de comédie, Cerise traite aussi du conflit ukrainien. Dans d’intéressantes vignettes, Jérôme Enrico dépeint un pays pauvre, tiraillé, où certains trouvent la force de chanter et de se battre (regrettable, cependant, qu’une grande partie du tournage ait été délocalisée en Bulgarie en raison des combats). Il réussit à distiller quelques touches d’humour – réussies, celles-ci – particulièrement dans cette séquence d’un Lénine en chanteur de R’n’B. Amour, pérégrinations adolescentes, révolution à Kiev… Cerise part finalement dans tous les sens. Trop. Et à force de jouer sur tous les tableaux, s’éparpille et se perd. Dommage.