Décidez de l’aménagement des bords de Loire !

Une consultation publique vient d’être lancée pour décider de l’aménagement des bords de Loire. A vos claviers !

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Et si on faisait appel à l’imagination des Tourangeaux et Tourangelles ? Tours Métropole Val de Loire vient de lancer Envies de Loire, une consultation citoyenne en ligne.

Cette opération, qui a débuté vendredi 5 mai, doit recueillir les (bonnes) idées du public, afin de repenser l’aménagement des bords de Loire. Lancée en partenariat avec l’Agence d’urbanisme de l’agglomération de Tours (Atu), elle permettra à chacun d’apporter sa contribution. Il est également possible de voter et commenter les idées déjà déposées par d’autres habitants.

« Il faut remettre la Loire au cœur de la ville, se la réapproprier sur les plans économique, touristique et urbanistique », a ainsi indiqué Christophe Bouchet, adjoint en charge du tourisme.

Pour participer et faire entendre sa voix, il suffit de se connecter sur enviesdeloire.com : Vous avez jusqu’au 5 septembre. En octobre, six équipes, composées d’architectes, designers, paysagistes, etc., présenteront leur projet en s’appuyant sur les idées des Tourangeaux. Les idées retenues devraient être connues d’ici début 2018.

Inondations : quel risque pour Tours ?

En 2015, l’État lance une grande enquête publique, la dernière phase de la révision du Plan de Prévision des Risques d’inondations (PPRI). François Louault, président de l’association Aquavit et géographe tourangeau spécialisé dans l’hydrologie, fait le point.

Inondations à Tours
Contrairement aux idées reçues, la menace de crues importantes viendrait du Cher.

C’est quoi cette révision du PPRI ?
[François Louault, président de l’association Aquavit et géographe tourangeau spécialisé dans l’hydrologie] : Depuis deux ans, il y a eu un travail sur cartes et en laboratoire pour simuler les crues dans les conditions actuelles. Les résultats montrent qu’en cas de crue historique, basée sur celle de 1856, le niveau d’eau serait plus important aujourd’hui. Les digues, qui protègent Tours, résisteraient mieux. En revanche, certains ponts ne résisteraient pas au débit de la Loire. Pareil sur le Cher, le Pont Saint-Sauveur et celui du tram, en cas de crues très importantes, ne tiendraient pas.

Quels sont les risques de vivre une crue centennale à Tours ?
Je suis certain que je n’en vivrai pas d’aussi importantes que celle de 1856 dans ma vie. En revanche, je m’attends à voir le Cher déborder de manière catastrophique. Tous les experts locaux s’accordent pour dire qu’il y a une faiblesse sur ce point.

Quelle est la réaction des élus locaux faces à ces risques ?
Ils sont inconscients et juridiquement exposés. En cas de catastrophe, même si l’État a sa responsabilité, ce seront eux qui seront jugés. Regardez la tournure que prend le procès Xynthia. Leur maître mot, c’est « résilience » : la résistance d’un bâtiment et la capacité d’une ville de rebondir après une crue. C’est du pipeau. Une crue historique à Tours et les villes alentours ne fera pas de victimes. En revanche, il n’y aura plus de gaz, d’électricité, de communication et de traitement des eaux. Ce n’est pas comme dans le midi de la France où en deux heures le niveau d’eau baisse. À Tours, qui est une ville sanctuarisée, elle resterait des dizaines de jours.

Propos recueillis par B.R.

Exclu tmv : une créature d'origine marine dans la Loire

Découverte exceptionnelle ce matin, dans la Loire, à quelques mètres du pont Wilson.

La photo montre bien la présence d'un animal étrange.
La photo montre bien la présence d’un animal étrange.

La découverte de ce mardi a de quoi laisser bouche bée. Aux environs de 7 h 30, ce matin, un pêcheur a aperçu une forme étrange qui zigzaguait dans les eaux de la Loire.
« J’ai d’abord pensé à un gros poisson, mais ses déplacements étaient trop étranges. Je n’avais jamais vu ça. C’est là que j’ai vu un corps spongieux, plein d’écailles noirâtres, et terrifiant émerger », raconte André Pascalin, 64 ans.
L’alerte est donnée rapidement et le pêcheur a le temps de prendre en photo « la chose », comme il la surnomme.
Dépêchée sur place, la gendarmerie a effectué les premières constatations d’usage. Incrédules, ils ont alors immédiatement appelé la brigade cynophile et des enquêteurs du Centre d’études parapsychologiques et des phénomènes inexpliqués (CEPPI).
« Il s’agit vraisemblablement d’une espèce unique au monde », a déclaré le directeur du CEPPI. « Tout porte à croire que nous avons affaire à… une sorte… d’animal qui ressemblerait au monstre Loch Ness », a-t-il déclaré en comité restreint, légèrement balbutiant.
Tmv était sur les lieux et a pu voir le monstre marin de la Loire. D’après nos estimations, il mesurerait environ 17 mètres de long.
Apparemment très farouche, il plonge régulièrement et ne fait surface que pour – semble-t-il – prendre sa respiration.
Le périmètre est bouclé. Pêche et baignade sont bien évidemment interdites jusqu’à nouvel ordre.
« Les contrevenants s’exposent à une amende de 5 000 € et une peine d’emprisonnement », a rappelé la gendarmerie.
Manuel Valls, nouveau premier Ministre, devrait arriver sur les lieux en début d’après-midi.
 

Reportage fiction : la Loire en crue !

Nous sommes le 28 février 2015 et le fleuve est sorti de son lit… Attention, une histoire fictive pas si loin du réel vu le niveau du fleuve actuellement.

  crue

L’eau a tout envahi. Tours a été submergée en une nuit. L’image du fleuve débordant dans les rues a ce quelque chose d’irréel, d’impensable, que personne n’aurait pu prédire. Les hors-bords des pompiers sillonnent depuis deux jours les rues à la recherche d’habitants encore piégés chez eux. Les autorités ont de suite réagi. Les pompiers ont été mobilisés dès le début de la montée de eaux. On dénombre, pour l’instant, 300 disparus mais il est encore trop tôt pour se prononcer sur un bilan définitif. La pluie s’est arrêtée vers 23 heures hier soir. Plus d’un millier de maisons ont été emportées. Comme des embarcations mal proportionnées, des toits retournés dévalent le fleuve. Ils portent parfois sur leur dos des hommes et des femmes qui ont réussi à sauver leur vie en se hissant sur ces radeaux de fortune.
Désastre national
Le désastre a également pris une ampleur nationale. La Loire dans sa totalité a été touchée par cette crue. Au niveau de Tours, l’A10 et l’A85 ont très vite été fermées. Les trains et les TGV ne circulent plus. Le nord de la France est littéralement coupé du sud. C’est une partie de l’économie nationale qui s’est arrêtée. Localement, seules les entreprises situées en dehors de la vallée de Loire proprement dite peuvent continuer à tourner, au ralenti.
 
Historique d’une tragédie
Comment une telle tragédie a pu se produire ? La question est sur toutes les lèvres, dans toutes les conversations. Une crue cinq-centennale est très difficile à prévoir. Dans les premiers jours, ce sont d’abord les pluies torrentielles dans l’Allier qui ont fait grimper le niveau de l’eau. Plus de 350 personnes en Indre-et-Loire étaient mobilisées pour le plan de surveillance. Gien a été touché en premier. Ce fût ensuite au tour d’Orléans et de Blois d’être submergées trois jours plus tard. Puis, sur tout le val, les brèches dans les digues se sont multipliées en quelques heures. En 1856, lors de la dernière crue historique, on avait recensé 160 fractures de la levée de la Loire. Aujourd’hui, on en dénombre 250. Ces barrières, construites au XVIIe siècle, ont cédé devant la puissance des eaux. À certains endroits, comme à Saint-Pierre-des-Corps, même si elles ont tenu bon, le courant est passé par-dessus, noyant les habitations qui se situaient à l’arrière. C’est ce qu’on appelle un phénomène de surverse. Au XIXe siècle, le niveau de la Loire était monté jusqu’à 7 m 50 au-delà de sa cote d’alerte.
 
La place Plum’ coulée
Aujourd’hui, nous en sommes à plus de neuf mètres. Rue Nationale, l’eau est montée jusqu’au premier étage des habitations. La place Plumereau ressemble désormais a une grande mare où les parasols ont choisi de rester à la surface, comme les témoins d’une vie festive passée. Certains ont sorti leurs canoës ou leurs bateaux à moteur pour prêter main-forte aux secouristes. L’entraide s’organise. Les gymnases, les écoles et les mairies des communes hors d’atteinte accueillent des centaines de milliers de réfugiés. Même si la décrue a commencé, les semaines de nettoyage et de remise à neuf vont être éprouvantes. Les Tourangeaux garderont en mémoire cet épisode sombre de leur histoire.
 

Quand les murs fleurissent au Sanitas

Le Sanitas voit ses tours fleurir. Non pas en nombre, mais sur les façades. Des arbres et des plantes présents sur les bords de Loire ornent les murs. Olivier Pain, photoreporter à Tours, suit le projet.

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Le Sanitas voit ses tours fleurir. Non pas en nombre, mais sur les façades. Des arbres et des plantes présents sur les bords de Loire ornent les murs. Un peu moins de dix façades seront présentées lors de l’inauguration en mai 2014. Olivier Pain, photoreporter à Tours, suit le projet.
D’où vient ce projet de ravalement des murs ?
Le point de départ de ces façades, c’est le changement de l’isolation thermique extérieure des bâtiments. C’était l’occasion pour Tours Habitat d’engager un changement dans l’apparence des tours, mais il fallait aussi respecter les voeux de l’architecte qui les a construites. Cité Création a ensuite pris en charge cette réalisation de fresques.
Comment vous êtes-vous retrouvé dans l’aventure ?
C’est Cité Création qui est tombé sur mon site et qui m’a contacté. Ils ont aimé mon approche et voulait quelqu’un qui soit libre artistiquement, qui ne soit pas passé par une école. Un livre de photos retraçant ce travail sortira en 2014.
Comment avez-vous senti les habitants vis-à-vis du projet ?
De ce que j’ai vu, ils sont emballés. À la base, ce sont eux qui ont voté pour les motifs des fresques. Et puis, les peintres avaient besoin de bouteilles d’eau vides. En deux jours, ils ont collecté l’équivalent d’un mois de bouteilles ! Les habitants leur apportent du thé, des gâteaux. Il y a une grande solidarité.
Que peuvent apporter ces fresques au Sanitas ?
Elles peuvent apporter plus de flux. Alors que c’est un lieu où il y a beaucoup de points statiques, il va y avoir des déplacements pour les commenter, les regarder. Les écoles du quartier pourront aussi travailler autour de l’art et de la nature.
Propos recueillis par G.V.
Crédit photo : Olivier Pain

La Loire à vélo dans tous ses états : notre top 5 des parcours !

La Loire à vélo dans tous ses états, ça vous met dans tous vos états. Mais ne vous inquiétez pas : Tmv vous donne le top 5 des parcours à faire. Nos coups de cœur, en fait.

La Loire à vélo dans tous ses états, c’est ce week-end et c’est trente parcours insolites sur les 800 km aménagés, autour de cinq thématiques : gastronomie, culture, patrimoine, nature et arty. La rédaction de tmv vous livre son top 5.
1. Parcours n° 26 : Tours en selle
Pourquoi ? Bon, déjà parce que c’est notre ville qu’on adore. Mais aussi parce que cet itinéraire de 17 km dans Tours (côté ville et côté campagne !) permet de (re)découvrir le quartier historique de la cathédrale et du Château de Tours, le Pont de fil, tout en longeant le parcours du futur tramway et en faisant une pause au Prieuré de Saint-Cosme, la demeure de Ronsard.
Thème : patrimoine. Point d’accueil : parc Sainte-Radegonde.
2. Parcours n° 28 : confluence
Pourquoi ? Parce que si vous êtes un amoureux de la nature, vous adorerez contempler les bords de la Loire et les rives du Cher, avec un point de vue exceptionnel sur la pile de Cinq-Mars ou le château de Villandry. Et pour finir, c’est l’occasion de s’arrêter pour s’imprégner de ce site naturel aux espèces sauvages, végétales et animales uniques. La nature, quoi.
Thème : nature. Point d’accueil : port de Savonnières.
3. Parcours n°20 : rencontre arty
Pourquoi ? Ce n’est pas un secret, à tmv, on aime la culture et l’art. Cela tombe bien, le parcours autour d’Onzain, à une quarantaine de kilomètres de Tours, est placé sous le signe des artistes. Vous pourrez, d’ailleurs, découvrir les sculpteurs Patrick Meriguet et François Weil, pendant des portes ouvertes, et admirer le château de Chaumontsur- Loire.
Thème : arty et culture. Point d’accueil : belvédère d’Onzain.
4. Parcours n° 29 : la Loire côté vignes
Pourquoi ? Allez, soyons francs : le vélo, c’est bien ; mais si ça nous permet de déguster un verre de vin, c’est encore mieux ! Avec ce parcours d’une vingtaine de kilomètres, c’est l’occasion de découvrir les coteaux du vignoble de Bourgueil, la loge de vigne de Benais, mais aussi l’église de Restigné. Côté animations ? Jambon grillé par les bateliers, dégustation au verger conservatoire ou encore expos et traversée de la Loire en bateau.
Thème : gastronomie. Point d’accueil : quai du port du bourg, à La Chapelle-sur-Loire.
5. Parcours n° 16 : Beaugency l’excentrique
Pourquoi ? Parce qu’un florilège de spectacles est à découvrir. Un univers décalé, avec un manège insolite, un vélolabo ou des engins complètement délirants. Et ça, c’est notre credo à tmv. Mais aussi et surtout, parce qu’il y aura deux balades contées et un nombre de kilomètres surprise. Alors vous imaginez bien qu’avec notre esprit de curieux, on vous conseille aussi ce parcours…
Thème : arty. Point d’accueil : quais de Loire à Beaugency. (on peut y aller facilement en TER) 
Réservations conseillées sur www.regioncentre.fr

La Loire à vélo fête le début de la saison, ce week-end, avec 30 parcours festifs. (Photo archives)
La Loire à vélo fête le début de la saison, ce week-end, avec
30 parcours festifs. (Photo archives)