Les étudiants en journalisme partent au Maroc pour Projet Marrakech

Avec Projet Marrakech, les élèves de l’EPJT veulent partir au Maroc pour y réaliser un magazine en ligne.

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Vous aviez déjà eu un aperçu de leur plume dans le numéro du 23 janvier de tmv. Mais bientôt, c’est vers le Maroc que devront s’envoler les étudiant(e)s de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT).

Dans le cadre d’un projet éditorial, ces élèves en deuxième année réaliseront un magazine multimédia – donc 100 % en ligne – sur la jeunesse marocaine. Pour ce faire, ils ont besoin d’aides financières et matérielles.

Les jeunes journalistes ont donc mis en place une cagnotte participative, afin de boucler ce projet.
Des contreparties sont prévues pour chaque participation, allant du petit merci accolé à votre nom dans le magazine en ligne, à la carte postale, en passant par des tote bags ou encore du contenu exclusif… et une chanson !

A l’heure où nous publions cet article, leur cagnotte atteignait 590 € sur les mille escomptés. Il reste encore une trentaine de jours pour les aider.

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> Lien pour la cagnotte : juste ici !

« Les auteurs de polar ont le courage de l’imaginaire »

Tourangelle d’origine, Sophie de Lamarlière a cofondé Mirobole Editions en 2013. Sa maison offre une large place au roman noir étranger. Trois questions à une éditrice passionnée.

UNE PRINCIPALEPourquoi avoir choisi d’éditer en priorité des auteurs étrangers ?
C’est une envie de voyager, j’ai appris beaucoup de choses et je me suis imprégnée de cultures étrangères que j’ai découvertes en lisant des écrivains de différents pays. Nous avons résumé ce point de vue avec notre base line, « voyages littéraires en terres étrangères ». Mirobole Editions propose trois collections : Horizon noir, Horizon pourpre et Horizon blanc. En terme de polars, beaucoup de choses me semblaient encore à faire. La France se limitait trop aux auteurs anglo-saxons ou nordiques, c’était dommage de ne pas faire entendre d’autres voix.

Tous les livres édités par Mirobole témoignent d’un certain surréalisme, un trait rarement lié au genre du polar en France.
On a l’habitude de voir le réel à travers beaucoup de barrières mentales, cette espèce de surréalisme permet de les lever. Le polar n’est pas forcément morbide ; il porte aussi une part de critique sociale, politique, humaine. Nos auteurs portent un regard acéré sur la réalité, ils racontent la noirceur par le biais de l’humour, du cocasse, du burlesque ; cette alternance de regards, parfois mélangés, est une richesse.
Elle permet d’aller au bout d’un supposé narratif, de la folie via un personnage, de parler de no man’s land sociaux… Pousser les choses à l’extrême permet de partir très loin dans l’imaginaire, dans la critique, de retourner les préjugés.
Dans Un été sans dormir, Bram Dehouk (qui a reçu le prix du meilleur premier roman noir néerlandophone) gratte le vernis d’une population réputée sans histoire, dans une petite ville de Belgique : ce qui apparaît est loin des apparences !

Comment expliquez-vous le succès grandissant du polar ?
La littérature est un pacte avec le lecteur : « Je vais te raconter une histoire et on va faire mine que c’est vrai. » Dans le polar, ce pacte est clair, il s’agit de faire passer des nuits blanches au lecteur. Les auteurs de polar assument leurs ficelles, même si les très bons auteurs explosent toujours un peu les genres et mélangent différents styles.
Il y a deux écoles dans le polar français, le roman noir toise le thriller mais c’est dommage car on lit tous ce genre pour le suspense, on a envie de connaître la suite, de savoir si l’assassin va être arrêté ou si l’héroïne va être tuée. Un polar haletant, il n’y a rien de mieux ! Le suspense est un code intrinsèque au polar. Toute la vie des personnages tourne autour, le livre devient un manège et le lecteur est obligé de monter dedans. En France, trop d’auteurs ont oublié l’art de la narration, ils ont abandonné les lecteurs en allant vers l’auto-fiction. Les auteurs de polar ont le courage de l’imaginaire.
Mais les réticences du milieu littéraire à l’égard du polar sont en train de tomber. L’Affaire Joël Dicker a eu le prix de l’Académie française et nos auteurs ont parfois leur place sur les tables de littérature.

MIROBOLE

Save the date : Mon été en vidéo

Vous connaissez « Mon été en vidéo » ? On vous en dit un peu plus. Et surtout, restez connecté(e)s… !

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C’est mon été, c’est une série de vidéos diffusées sur la page Facebook de tmv.
Dans chaque vidéo, un professionnel du tourisme en Indre-et-Loire ou un peu plus loin, dispose d’une minute pour présenter son site ou son événement.

Ces vidéos seront diffusées dans les jours qui précédent la sortie de notre dernier numéro de la saison et qui est un numéro spécial été pour aider nos lecteurs à profiter au mieux des beaux jours (psst, pour info, il paraîtra le 11 juillet).

En septembre dernier, tmv avait organisé une opération du même type pour permettre aux acteurs de la culture tourangelle de présenter leur saison (Si vous voulez revoir ce que ça donnait, c’est là …)

Évadez-vous : les bonnes idées d’escapades

Envie de prendre le large, mais pas trop loin de Tours ? Tmv a concocté un numéro spécial cette semaine, avec les bonnes idées de virées en Touraine.

Vous avez la journée devant vous ? Voire, soyons fous, le lendemain de libre ? (mais oui, c’est les vacances !).
Tmv vous donne les bons plans et les bonnes idées pour vous offrir une petite escapade sympathique sans forcément faire des kilomètres et des kilomètres…

Au choix : partir en solo, en amoureux, ou en famille, mais aussi des virées pour les amoureux de la nature ou de bon vin.

 

Le numéro est à télécharger JUSTE ICI ou se retrouve, en version print, partout en ville !

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Lougage : Louer des habits le temps d’un voyage

Louer une valise pré-remplie pour les vacances ou un week-end, avec accessoires et vêtements de créateurs ? C’est ce que propose Lougage, une start-up lancée par l’entrepreneuse tourangelle Marine Deck. Un concept dans l’air du temps.

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Marine Deck

Marine Deck le dit clairement : « la location est un nouveau mode de consommation sur lequel on devra de plus en plus compter ». Cette Tourangelle de 25 ans l’a très bien compris. Après des débuts à Paris, elle est revenue s’installer dans sa Touraine natale il y a deux mois, pour y faire prospérer Lougage.

Lougage est son bébé, son protégé. Une start-up « au concept unique et innovant », s’enthousiasme Marine. Le principe ? Les clientes filent sur son site et peuvent louer à l’unité ou une sélection de pièces tendance de créateurs, spécialisés dans les voyages et les loisirs. Elles composent elles-mêmes leur valise pour la durée de leur choix.
Au menu ? Des tenues de ski ou d’été, des robes, des chapeaux, des manteaux et bien d’autres, mais aussi des accessoires et des bijoux. Une fois la valise composée, celle-ci est livrée à la cliente et le pressing est inclus. De quoi éviter le stress de la valise avant le départ, aborder la mode différemment… et de consommer responsable, évitant par ailleurs de stocker des habits qu’on ne met plus. Aujourd’hui, 35 créateurs français travaillent avec Marine. Depuis juin 2017, plus de 150 personnes ont adopté le système.

LE PLAISIR DE L’ÉPHÉMÈRE

Marine nous accueille dans son appartement lumineux situé dans un quartier tranquille de Tours. C’est ici que vit aussi Lougage. Ou plutôt, carbure. À tel point que la jeune femme a pris deux stagiaires sous son aile (qui travaillent dur dur pendant notre interview !).
Dans son dressing, les vêtements sont rangés dans des dizaines de box étiquetés. Lavés, repassés et prêts à « se faire louer ». Chic, habillée avec style, l’oeil rieur, Marine déroule le fil de son histoire. Ce qui l’a poussée à se lancer dans cette aventure ? « J’ai toujours été adepte de la location de vêtements. Quand j’étais à l’IUT, je louais des sacs à main. On s’est d’ailleurs moqué de moi avec ça. Mais ils ne comprenaient pas que c’était un nouveau mode de consommation, de service. »

Son goût du voyage sera le déclic : « Il y a ce côté éphémère quand on prend des tenues pour partir en vacances, c’est peu rentable. » Lougage germe tout doucement. Celle qui a enchaîné des études en GEA à Tours, puis un Bachelor à Paris et un Master Insec en marketing stratégique, lâche alors son job en 2016 et dit non à un CDI chez Chronopost. Le soutien de sa maman sera décisif.
Marine, aujourd’hui, « ne regrette absolument rien ». Elle a fait ce qu’elle rêvait : combiner sa passion pour la mode et pour les voyages.

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Capture d’écran du site de location Lougage

En voyant la collection proposée par Lougage, le choix semble large. « J’ai sélectionné des créateurs inspirés du voyage et mono-produit. Il y a aussi des choses “ instagrammables ”, comme les serviettes rondes, qu’on a envie de prendre en photo pendant ses vacances et poster sur Instagram. » En parlant photo, l’un des cartons de Lougage est d’ailleurs la location de petits Polaroïd®, fournis avec une avance de dix feuilles. « Les accessoires représentent 50 % des commandes sur le site », ajoute Marine.

Dans sa lancée, Marine ne manque pas de projets. Notamment en visant de nouvelles cibles, « comme la clientèle des DOM qui vient quelques jours en métropole ». Avec, toujours en ligne de mire, un état d’esprit, une philosophie différente de la consommation. « Les gens veulent de moins en moins acheter et on loue de plus en plus, même des voitures. Ce n’est plus qu’une question d’argent, c’est également une autre génération. »

> lougage-paris.com
> facebook.com/lougageparis

> Location à l’unité sans minimum de commande (avec livraison aller-retour inclus + pressing + assurance petits dégâts). De 5 à 50 € la pièce. Valise gratuite dès 80 € de location. Tailles du 34 au 42.

Assiette et art : voyage autour du monde

Un vrai voyage autour du monde… mais dans l’assiette. Voilà ce que propose l’établissement Assiette et art, merveilleuse découverte en plein centre de Tours.

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Il suffit parfois de marcher quelques mètres pour voyager. Déambuler rue du Grand-Marché pour tomber sur le restaurant « surprise ». Quitter Tours tout en y restant, le temps d’une pause du midi et offrir à ses papilles une escapade gourmande à travers la cuisine du monde. Voilà ce que propose Assiette et art. Découvrir d’autres cultures gastronomiques. Une invitation à travers des plats colorés, relevés, mélangeant les saveurs exotiques et les épices.

Ce jour-là, bien pluvieux comme il faut, on a eu du soleil dans l’assiette. Au menu, petits farcis au confit d’agneau saveurs d’Orient, le tout avec riz madras et sauce yaourt. Un sans-fautes au final puisque, outre sa présentation réfléchie, Assiette et art sait proposer une cuisine élaborée, généreuse et parfumée. Bref, excellente. Et qui, pour ne rien gâcher, change très souvent.
C’est le pari de l’établissement : fonctionner par thème, avec tous les 15 jours, un pays à l’honneur (Congo, Mexique, Espagne, Thaïlande…)

Mais loin de n’être qu’un simple voyage gustatif, Assiette et art est aussi une escapade lyrique et artistique. Il faut dire que Nouri Almohamad, chef des lieux d’une gentillesse et d’une douceur extraordinaires, est un grand musicien. Syrien d’origine, Tourangeau d’adoption, joueur émérite de qanûn, Nouri organise des apéritifs en musique les vendredis et samedis. De quoi profiter encore plus du cadre raffiné et de l’atmosphère de ce restaurant qui propose par ailleurs des expositions dépaysantes. Un voyage, qu’on vous disait…

> 60 rue du Grand Marché. Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le lundi.
Contact : 07 78 21 41 94 et facebook.com/assietteetart

> Tarifs : 14 € le plat du jour. À la carte : entrée + plat ou plat + dessert à 23 €. Menu complet à 29 €. Menu à thème : 32 €.

4 000 km à la force des bras

Avez-vous croisé, la semaine dernière, un trentenaire installé sur un curieux vélo ? De passage à Tours, ce Biélorusse handicapé moteur nous a raconté comment il avance sur le chemin de son rêve. Une belle leçon de vie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un sacré coup de pédale. Alexandre Avdevich enfile les kilomètres : pas moins d’une centaine par étape. Et pourtant, il pédale avec les mains. Assis sur un siège noir à quelques centimètres du sol, il garde les jambes allongées tandis que ses bras redoublent d’efforts. Une sacrée performance physique. D’autant que le jeune sportif est parti de Minsk, la capitale de la Biélorussie, le 1er juillet dernier. Et qu’il lui reste, au bas mot, un bon mois de périple. Sa destination ? Porto. C’est là-bas qu’il compte rejoindre l’océan. Et réaliser ainsi son rêve le plus cher. Un rêve qu’il aurait pu croire inaccessible, lui qui est devenu paraplégique en 2011 suite à un terrible accident de moto.
Sa nouvelle condition de personne handicapée l’amène alors à s’interroger : « Je vis à Lida, une ville de 100 000 habitants qui compte 3 000 personnes en fauteuil roulant. Et pourtant, je ne les vois nulle part. En Biélorussie, il est très difficile de se déplacer en fauteuil roulant. Où sont ces gens ? Comment vivent-ils ? »

En 2013, il décide de donner une place à ces invisibles : il crée un centre adapté, avec une salle de sport et une piscine où les personnes en fauteuil peuvent venir s’exercer gratuitement. « Pratiquer chaque jour est indispensable. Le problème, c’est que la rééducation à l’hôpital, très chère, est inaccessible à la majorité des Biélorusses, regrette le trentenaire. Avec une centaine d’euros d’aide par mois, les personnes en fauteuil roulant n’ont pas les moyens de se payer les soins et le matériel nécessaires, comme une voiture, un fauteuil… Pourtant, elles en auraient besoin pour vivre bien. »

Aussi, la plupart ne travaillent pas car l’environnement n’est pas adapté. Et la moindre sortie devient un vrai parcours du combattant. Mais Alexandre Avdevich n’est pas du genre à baisser les bras. Jamais à court d’idées, il décide de donner la parole aux personnes handicapées grâce à sa chaîne YouTube « Invalife ». Il partage l’expérience de ceux qui réussissent à travailler. Il raconte, aussi, comment il a accompagné plusieurs proches dans la réalisation de leur rêve. Faire du quad, aller à un concert de rock, voir un spectacle de cirque…
Pour cet optimiste, rien n’est impossible. « Aujourd’hui, c’est mon rêve que je réalise : rejoindre l’océan à Porto. » Derrière lui flottent les fanions des pays qu’il a déjà traversés : Lituanie, Suède, Pays-Bas, Allemagne… 4 000 kilomètres pour transmettre un message : « Ne te contente pas d’essayer, fais-le ! »

Portrait par Nathalie Picard

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>Chaîne YouTube : InvaLife
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Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (5/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde. Pour le dernier épisode de la série, on fait escale dans le plus grand pays d’Asie orientale.

DIRECTION : La Chine

L’ACTIVITÉ : prendre le thé

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Mme Bonneau enseigne notamment l’art du thé à l’Institut chinois.

À toi qui consommes de l’eau chaude à foison, oublie ton sachet Lipton. L’Institut chinois de Touraine propose de prendre un thé à la chinoise. Et on ne parle pas là d’un truc entre mamies avec gâteaux secs à l’appui. Car en Chine, boire des feuilles infusées, c’est sacré.
1538000_783067418396110_5355660738410066654_oSi les Français aiment siroter des grands crus en se délectant de leur « délicieux arômes fruitiers dans la rosée du matin, typique des vins de Bordeaux » (j’invente, je n’aime que le rosé pamp’ marque repère), les Chinois, eux, ont une culture du thé. Si bien que la moindre infusion devient un rituel que certains Chinois (« surtout ceux du sud », explique la prof) respectent quotidiennement.
Car autour du plateau équipé d’un robinet et d’une plaque chauffante, il ne s’agit pas de mettre une simple boule à thé dans une théière. On infuse d’abord le thé une première fois, on le passe à la passoire et … on le jette ! Oui, la première infusion ne se boit pas ! Il faudra attendre la deuxième pour voir nos petites tasses se remplir. On peut déjà oublier les gobelets 50 cl Starbucks, ici on déguste. On ne parle pas de vulgaire pisse-mémé mais bien d’un thé haute qualité. (Mais pas de soucis, on sera resservi au moins cinq fois).
EPJTMVSi un après-midi thé vous intéresse, il suffit d’appeler ou d’envoyer un mail pour réserver pour vous et trois à quatre potes. Et si vous voulez vous plonger encore plus dans la culture chinoise, l’institut propose aussi des cours de langue, de calligraphie et de peintures… Tout pour se sentir dépaysé. On ressort et on est surpris de voir qu’autour de nous, ça parle français, tant qu’on se serait cru à Pékin.
Le b.a-BA du thé
Le thé en chinois se dit 茶 (« chá »), oui, comme un chat, mais ça n’a rien à voir. Et pour remercier quand on vous sert le thé, vous dites 谢谢 (« xièxiè »), merci. Voilà déjà de quoi vous la péter devant vos potes au resto. Reste plus qu’à maîtriser l’accent, ça c’est moins gagné.

Et aussi …

On ne pouvait pas parler Chine sans parler bouffe ! Alors autant partager un coup de coeur : chez Duong, dans le Grand Passage près du Printemps. Si d’extérieur, ce petit traiteur ne paie pas de mine, attendez donc de gouter leurs nouilles. UNE TUERIE ! Ils sont là depuis 1981 et le succès ne s’est jamais démenti. Il y a bien une raison à cela, moi je mise sur leurs nems.
Clément Laré
Photos : Romane Boudier
Lisez aussi ce témoignage d’une Chinoise à Tours.

XiaoMei Huang, une Chinoise à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

XiaoMei Huang, Chinoise, installée à Tours depuis 7 ans.
XiaoMei Huang, Chinoise, installée à Tours depuis 7 ans. Photo : Clément Laré.

De quelle ville êtes vous originaire ?
Je viens d’une petite ville de 50 000 habitants dans la province de Hubei, au centre est de la Chine.
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Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je me suis installée à Tours en 2007 pour le travail. Après avoir rencontré mon mari français en Chine, je l’ai suivi partout, de Paris en Grèce. Mais travailler me manquait trop, alors en 2004, j’ai décidé de m’installer en France et j’ai trouvé un poste de professeur de chinois à Tours.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
À Tours, la vie est paisible. C’est une ville assez petite ou l’ambiance n’est pas stressante. Et puis c’est là que j’ai trouvé un travail stable qui me plaît, et le travail, ça compte beaucoup. J’adore me balader aux bords de Loire, je trouve cela très beau.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
Évidemment, ma famille. En Chine, les enfants restent très proches de leurs parents. Alors je tente d’aller rendre visite aux miens au moins une fois par an.

Salimata Diop, une Sénégalaise à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

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Salimata Diop, Sénégalaise, installée à Tours depuis quelques mois.

De quelle ville êtes-vous originaire ? 
Je suis née à Johannesburg, en Afrique du Sud. J’ai déménagé en Australie, puis j’ai habité à Dakar, au Sénégal pendant dix ans, jusqu’à cette année.
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Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je suis à Tours depuis septembre, pour faire des études. Je suis en 1re année à la fac d’éco, aux 2 Lions.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?  
L’ambiance est agréable, très calme. J’aime beaucoup le centre-ville, du côté de la gare, surtout en ce moment avec le marché de Noël. Mais je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour de Tours !
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ? 
Je ne retrouve pas le même rapport avec les gens qu’au Sénégal, il y a plus de distance, moins de chaleur, c’est complètement différent.

Un tour du Monde en une semaine, sans quitter la Touraine (3/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : Royaume-Uni

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, c’est vendredi, et pour fêter le début du week-end on vous a choisi une destination particulière. Pas une, pas deux, pas trois, mais quatre nations à découvrir : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord ! Oui, vous avez bien compris, à la fin de votre lecture, vous aurez donc quatre nouvelles activités dépaysantes à tester. On sait, on vous gâte !

ACTIVITÉ : s’habiller comme un Irlandais

Où trouver un petit morceau d’Irlande à Tours ? Il y a bien sûr un débit de Guinness assez fou tous les soirs dans la rue Colbert ou sur la place Plum’ dans les différents (et tous vraiment chouettes) pubs de la ville. Mais la boisson n’est pas la seule chose qui nous intéresse aujourd’hui. Nous, ce qu’on veut, c’est des pulls de bergers des hautes plaines et du motif tartan (cliché bonjouuur). Et on trouve ça au Comptoir irlandais.

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Photo : Thomas Rideau

Le magasin s’est implanté en ville, au 8, rue Marceau, il y a déjà douze ans. Depuis neuf années, il est géré par le couple Bourdeau. Divisé en trois parties (textile, whisky et alimentaire), le Comptoir permet à tous les Tourangeaux de vivre comme un ami des leprechauns. Un pull des îles d’Aran ? Une bouteille de « red beer » ? Pas de problème. Frappés d’un trèfle ou de tout autre symbole celte, les vêtements, souvent verts, s’accumulent çà et là. Écharpes, manteaux, bonnets, gants, tout ce qu’il faut pour affronter l’hiver comme un vrai Irlandais avec des produits « importés et de qualité ».
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Photo : Thomas Rideau

« La clientèle est bien sûr Tourangelle, mais il nous arrive parfois de recevoir des Anglo-saxons. Souvent, ils viennent au Comptoir irlandais car ils ont des repères avec les produits que nous proposons », précise Johanna Bourdeau. Ne tombons pas dans les idées reçues. Mais sérieusement, quand on évoque l’Irlande, on ne pense pas forcement tout de suite à Van Morrisson ou à Bobby Sands. Prononcez le mot « Irlande » et un flot de voix s’élève pour clamer haut et fort « bière ! ». Le Comptoir irlandais l’a entendu. Des bières comme s’il en pleuvait. Des blondes, brunes, ambrées, blanches (mais ça, c’est pas bon) et même rouges. Des O’hara en passant par les fameuses Guinness ou Kilkenny, le chemin est pavé de bonnes boissons. Tout un rayonnage de whisky est également présent pour les fans de liquide plus écossais.
C’est Noël ! Enfin presque. Et un paquet de bonnes bouteilles ou un pull en laine de mouton, ça ferait beau au pied du sapin, non ?
Thomas Rideau

ACTIVITÉ : vivre comme un Anglais 

Nous somme sur la place de Strasbourg en plein cœur de Tours. De grandes et belles maisons bourgeoises du XVIIe siècle entourent le parc. Parmi elles, la chambre d’hôte Temps Art et Thé. Au mur du 85, rue Desaix, une horloge bloquée indique en permanence 22 h. Lorsqu’on franchit la porte, c’est la Manche que l’on a l’impression de traverser.
Les couleurs, le mobilier, la décoration… Le moindre objet fait appel à notre imaginaire anglo-saxon. Le couple Sterke qui tient cette maison depuis des années n’a rien négligé. Dans les moindres détails on retrouve l’Angleterre. On s’attendrait presque à voir la Queen Elisabeth sortir de la salle de bains.

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Photo : Romane Boudier.

« Il nous arrive de recevoir des Anglo-saxons. L’année dernière, on a eu des Australiens, Canadiens, Américains et bien sûr, des Anglais. Ici, ils peuvent se sentir comme chez eux », affirme Catherine Sterke. « On peut adapter les repas en fonction des régimes de chaque nationalité que nous recevons. On réalise des spécialités anglaises sans problème, par exemple, poursuit Xavier Sterke. Dans leur menu ou durant leur séjour, j’aime bien glisser une petite chose qui leur rappelle leur maison. »
« C’est une maison d’artiste, on a déjà reçu des écrivains qui voulait s’isoler un peu », explique le couple. De toutes les horloges présentes, beaucoup sont bloquées. Le temps est arrêté. « On en a quelques-unes qui fonctionnent quand même », sourit Catherine.
Si elle n’a pas un passé familial tourné vers l’Angleterre, elle est passionnée par le mode de vie de nos chers voisins d’Outre-Manche. Également lieu d’exposition et d’art en général, le Temps Art et Thé est un lieu paisible, British, qui rassemble toutes les idées que l’on peut se faire de l’Angleterre et de ses bons côtés. Tourangeaux, si prendre l’Eurostar ou l’avion ne vous emballe pas plus que ça, la solution pour être dépaysé se trouve à votre porte.
Catherine Sterke : 06.50.72.33.18 / 02.47.61.56.20
Thomas Rideau

ACTIVITÉ : manger comme un Gallois 

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Photo : Beck/Flickr

D’après Xavier Sterke, ancien chef pâtissier dans un palace du Caire, « tout ce qui est gallois n’est jamais très léger ».
Partis de ce principe, les apprentis chef-cuistots que nous sommes ont tenté de vérifier cette affirmation. Au banc d’essai : le sticky toffee, gâteau traditionnel gallois.
Cliquez pour voir la recette fun de Thomas !
 

ACTIVITÉ : conter une histoire tourango-écossaise à vos enfants

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Photo de profil d’Archibald

La vie d’Archi’
Archibald Douglas c’était un p’tit mec bien swagé du 14e siècle, époque de ouf où y’avait même pas le minitel, trop hard jte jure. Le truc de ouf c’est que Archi son bled c’est l’Écosse, genre avec les british et tout, les keums qui picolent en jupes, trop des oufs de la street. Sa meuf c’est Margaret, dite MàägGiih’, une ptite gow bien bonasse d’bonne mif vu que son daron, c’est le roi dl’Écosse. En gros la meuf elle pèze. Et le truc de gros guedin c’est qu’Archi il va mettre la zermi aux rosebeefs avec Charles VII et que comme cadeau encore mieux qu’une rolex dorée genre Kanye West, Charlot il lui offre un titre de Lieutenant Général dla France et l’fait duc (comme Booba trow précurseur) de la Touraine. Le gars posey il règne sur Tours dla rue nat’ à la place plum’, sauf les irréductibles du sanitas qu’ont du pilon dans les nike air ; il impose ouech. Et là today Archi il est enterré à la cathédrale de Tours, ptit T2 trankil au cœur de la street.
Clément Laré
Inspiré de l’excellent tumblr des boloss des Belles Lettres
 

Yoelis Hernandez, un Cubain à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

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Yoelis Hernandez, cubain, est installé à Tours depuis six ans.

De quelle ville de Cuba êtes-vous originaire ?
Je suis originaire de Baracoa, près de la base navale de Guantánamo.
EPJTMV
Quand et pourquoi êtes-vous venu vous installer à Tours ?
Je suis venu à Tours en 2008. A l’origine, je suis artiste de cirque à Cuba mais je voyageais beaucoup, notamment en France. J’ai trouvé un travail au cabaret Extravagance de Notre-Dame-d’Oé, j’ai donc décidé de venir m’installer en Touraine.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
J’aime tout à Tours ! Je n’ai pas d’endroit de prédilection. J’ai horreur de la routine alors je préfère toujours découvrir de nouveaux endroits.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
Oh là la, beaucoup de choses ! La chaleur, la culture cubaine dans son ensemble, mais surtout, la simplicité des gens. Chez nous, on a pas grand chose mais on donne tout.
 
Lisez aussi le témoignage d’Emma, une Américaine à Tours

Emma Heishman, une Américaine à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

Emma Heishman, Américaine, s'est installée à Tours il y a cinq ans.
Emma Heishman, américaine, s’est installée à Tours il y a cinq ans.

De quelle ville des USA êtes-vous originaire ?
Je viens d’un petit village en Pennsylvanie qui s’appelle Boiling Springs.
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Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je suis arrivée il y a cinq ans, pour être assistante d’anglais dans les écoles primaires.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
J’aime bien l’esprit de communauté entre les habitants de la ville, les gens sont accueillants et sympathiques. C’est très important quand on arrive d’un pays étranger. Pour moi, le cinéma Les Studios et la guinguette sont deux endroits exceptionnels à Tours.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
La famille et des amis… Mais ils sont toujours contents de venir me voir en France, à Tours !
 
Lisez aussi le témoignage de Yoelis, un Cubain à Tours

Paroles de wwoofers

Qu’ils soient étrangers ou français, de plus en plus de jeunes se laissent séduire par le Wwoofing.

Pierre, 23 ans, Français, en Wwoofing au Canada
« Je suis arrivé au Canada, en pleine période de pointe pour les semis. J’ai du m’adapter très vite à la langue et au rythme de travail. La famille qui m’accueille a su me mettre tout de suite à l’aise et m’intégrer dans leur culture. Ils m’ont fait visiter, goûter, découvrir leurs coutumes… Ils m’ont même prêté une voiture pour mes vacances ! Cette expérience me donne envie de partir découvrir d’autre pays, toujours par le biais de l’agriculture car je pense que la vie des agriculteurs est assez représentative du pays. »
Tania, 21 ans, Israëlienne, en Wwoofing en Touraine
Tania, wwoofeuse israélienne
« La vie à la ferme est vraiment géniale, ici, en France. J’en suis à ma troisième expérience de Wwoofing, après Israël et les États-Unis, mais je dois bien avouer que je préfère de loin la France. Je ne suis pas sous la contrainte d’horaires de travail bien définis, je donne un coup de main chaque jour et peux disposer de temps libre pour visiter les environs. Et le soir, mes ‘’patrons’’ m’invitent à partager le repas et la soirée avec eux. J’ai un certain faible pour les vins et fromages locaux ! »
Marion, 27 ans, Française, ancienne Wwoofeuse
« Le Wwoofing, ça change du stage et de l’école. C’est l’occasion pour les citadins de rencontrer de nouvelles personnes, proches de la terre. Des gens qui ont une autre vision du quotidien et du travail. Je suis partie cinq semaines en Roumanie en 2011. Il n’y avait ni électricité, ni internet. Vivre cinq semaines, coupée du monde, est une très bonne expérience. Pour l’anecdote, à l’époque de mon voyage, je n’ai appris l’accident de Fukushima que cinq jours après ! »
Josh, 26 ans, Néo-Zélandais, en Wwoofing en Touraine
« Je ne connaissais pas le Wwoofing il y a encore quelques mois, c’est un ami qui m’en a parlé. Je suis venu ici (dans une ferme caprine, ndlr) pour découvrir l’élevage de chèvre, mais surtout pour apprendre le français. C’est selon moi une des méthodes les plus simples pour apprendre une nouvelle langue. J’ai aussi pu profiter de congés pour aller passer du temps à Tours et rencontrer de nombreux étudiants. Certains pensent que Wwoofing rime avec contrainte, bien au contraire. »
Sébastien, 28 ans, Français, ancien Wwoofer
Sébastien, ancien wwoofer
« J’ai été Wwoofer en Nouvelle-Zélande, où je suis resté une bonne dizaine de mois au total entre 2009 et 2010. J’étais parti à la base pour mettre à jour un guide voyage sur le pays, et j’ai fi-nalement prolongé mon voyage pour faire du Wwoofing. Je n’oublierai jamais mes parties de chasse à l’oppossum la nuit avec les jeunes maoris de la ferme voisine d’où je travaillais. Je ne ferai sans doute jamais carrière dans l’agriculture, mais ça fait vraiment du bien de bosser loin d’un ordinateur. »

Escapade à Nancy la brillante

Une ambiance vivante, une histoire présente, une vie culturelle débordante… Nancy a vraiment tout pour plaire !

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1. L’incontournable place Stanislas

Comment rater ce carrefour de Nancy ? La Place Stanislas, carrelée de pierres blanches et ornée d’une statue impressionnante, est immense et somptueuse. D’ailleurs, l’Unesco l’a inscrite à son patrimoine mondial il y a maintenant vingt ans. Toujours animée avec les brasseries qui la bordent, elle est le lieu de rendez-vous préféré des Nancéiens ! Le plus : dès le retour des beaux jours, en début de soirée, un spectacle lumineux est projeté sur les façades.

2. Le quartier Saurupt et son musée
Au début du XXe siècle, Nancy a été un laboratoire de l’architecture Art-déco. Dans le quartier privilégié de Saurupt, ce passé est encore visible à chaque coin de rue, où l’on découvre de belles villas aux formes arrondies et ornées de fer forgé. D’ailleurs Saurupt est apparu dans plusieurs films. Pour en apprendre plus sur cette époque, vous pouvez aussi vous arrêter dans le musée de l’École de Nancy.

3. La balade au fil de l’eau
Peu de visiteurs le savent mais Nancy est aussi tournée vers l’eau. À deux pas de la place Stanislas, on découvre donc un port de plaisance. C’est un excellent point de départ pour une balade sur les berges du canal de Meurthe. À la nuit tombée, entre le clapotis de l’eau et les pelouses verdoyantes, on peut s’offrir un apéritif champêtre. Doucement, les péniches défilent sous les ponts. Pour les plus fêtards, un arrêt par le nouveau bar / salle de concert « L’Autre canal » est obligé.

4. Le surprenant centre culturel Georges Pomp it up
Georges Pompidou n’a qu’à bien se tenir ! Ce lieu de création est assez unique en son genre, tourné vers le street-art et l’art contemporain mais très loin de l’ambiance des galeries classiques. Chaque année, il accueille une douzaine d’expositions et de concerts. Et les portes sont ouvertes à tous les curieux, avec des initiations proposées avec les artistes en résidence.

5. Le parc de la Pépinière
Animaux en liberté, manèges, skate-park, buvette et spectacles en plein air… Dans les vingt hectares du Parc de « La Pép’ », il y a tout pour passer un bon moment après un pique-nique. Meilleure période de l’année pour une visite : dès le printemps quand toutes les plantes sont en fleurs et que l’imposante roseraie embaume le parc.
Fanny Bouvard
EN BREF
√ OÙ BOIRE UN VERRE ?
Le Jean l’Amour.
Arrêt incontournable sur la mythique Place Stanislas et à choisir entre les terrasses bondées, celle du Jean l’Amour s’impose ! Le décor est élégant et sobre. On peut y manger un bout mais surtout siroter un verre à toute heure de la journée. Meilleur cocktail : l’excellent Mojito Fraise Tagada. 7 place Stanislas, 03 83 62 53 53

Le mouton électrique. Tout près de la cathédrale, c’est le nouveau bar branché de Nancy. Ambiance 1960’s et science-fiction, avec les néons bleus, les gramophones chinés, les fauteuils club et des cocktails vintages inspirés de grands films. Tout le monde est accueilli avec le sourire et de la musique festive. 76 rue Saint-Julien.

√ OÙ MANGER UN BOUT ?
Le Made in France. Pas le temps de vous asseoir pour le déjeuner, passez au Made in France, la sandwicherie de Nancy ! Plusieurs viandes au choix (on recommande le poulet mariné au citron vert), accompagné de frites maison et d’un jus frais. Côté prix : très raisonnable, entre 3 et 6 € le sandwich. 1 rue St-Epvre, 03 83 37 33 36

Escapade en Corse : la côte cachée

Au sud-ouest de la Corse, du golfe de Propriano aux villes de montagne, se cache un patrimoine exceptionnel !

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1. Visite de Propriano.

Port principal de l’ouest de l’île, au fond du golfe de Valinco, Propriano est très animé et assez touristique. À ne pas rater, le lieu le plus vivant de la ville : le port de plaisance. Il accueille vacanciers, navires de luxe et bateaux de pêche.

2. Randonnée côtière.
Partez du joli port de Campomoro, niché à la pointe du golfe de Propriano. En empruntant des sentiers de bord de mer, encore très préservés, vous verrez en contre bas de belles criques rocheuses aux eaux bleues. Profitez d’une petite baignade pour découvrir les paysages sous-marins. Puis rejoignez la Tour Génoise, édifiée en 1586 pour protéger l’île comme des dizaines d’autres sur tout le littoral corse. Au sommet, la vue sur la Méditerranée et le golfe est imprenable.

3. Découverte archéologique.
La Corse cache de véritables trésors millénaires. Il reste encore plus d’un millier de menhirs, la majorité autour de Sartène. Sur le plateau Cauria s’alignent stèles, statues et dolmens, très bien conservés. Le musée de la préhistoire corse et de l’archéologie de Sartène permet d’en apprendre plus.

4. Détente dans les bains de Baracci.
Au cœur des ruelles du village d’Olmeto, ces anciens thermes romains, refaits il y a une vingtaine d’années, sont chargés d’histoire. Dans une ambiance reposante, plongez dans une eau à 39°C, sulfurée et connue pour ses bienfaits médicaux. Idéal pour un après-midi de repos loin de la foule. À la sortie, une balade dans Olmeto.
F.B.
EN BREF
√ OÙ BOIRE UN VERRE ?
L’Oasis Terrasse en bord de plage, paillotes les pieds dans l’eau ! Ce bar/ restaurant est idéal pour profiter du soleil et du bruit des vagues entre amis ou en famille. Il est ouvert toute la journée, mais surtout très animé dès la nuit tombée. 40, avenue Napoléon III, Propriano, tél. 04 95 76 22 36

√ OÙ MANGER ?
Arrêt incontournable « Chez Antoine » à Olmeto. Le cadre n’est peut-être pas le plus faste, mais tout le reste est simplement parfait. Accueil chaleureux, service excellent et surtout cuisine délicieuse. Goûtez les spécialités corses (porcelet au feu de bois, très fin) et les très bonnes charcuteries, arrosez d’un vin corse, bien sûr. 12 cour Antoine Balisoni, Olmeto, 06 13 52 13 14

Chroniques culture #15

C’est reparti pour une dose de chroniques culture. Aujourd’hui, BD géniale, CD génial, DVD génial et film à la télé…moins génial.


LE DVD
PRISONERS
Un père aveuglé par sa douleur, voilà ce que filme Denis Villeneuve dans ce thriller étouffant. Deux fillettes qui disparaissent, l’hypothèse d’un kidnapping, un suspect plus que louche relâché et un père de famille prêt à tout, même l’irréparable. Poignant et sombre, Prisoners prend aux tripes. L’occasion de se (re)faire cette pellicule, dans sa version DVD/Bluray agrémenté de très utiles making of et interviews, et de la complètement dispensable bande-annonce. Sortie le 12 février.

LA BD
SIN TITULO
CHRONIQUE_BDD’abord publié sous la forme de feuilleton sur internet aux États-Unis, ce thriller a tenu en haleine des milliers d’internautes, avant de se voir remettre, en 2010, le Will Eisner Award du meilleur webcomic. Une distinction méritée pour ce one-shot aux ambiances « lynchiennes ». Cameron Stewart va devenir, sans nul doute, un des auteurs à suivre de très, très près sur la planète polar. Une des BD les plus excitantes de ce début d’année.
Hervé Bourit

À LA TV
LES TUCHE
« Des frites, des frites, des frites ! » Les Tuche, la famille ultra-beauf par excellence, débarquent à la télé. Grands gagnants de 100 millions d’euros, ils décident de s’installer à Monaco, mais n’en maîtrisent pas vraiment les codes. Comédie un poil poussive, les Tuche enquillent les gags, si kitsch qu’ils font rire. Dommage pour la deuxième partie qu’on voit venir gros comme un aileron sur une voiture de tuning. Bref, un film de dimanche soir. Le 16 février, à 20 h 50, sur TF1.

LE CD
THE VINTAGE CARAVAN – VOYAGE
Prêt pour une grosse baffe rock psychédélique-bluesy ? The Vintage Caravan, tout jeune trio islandais, mélange avec brio ses influences de Cream à Led Zep, en passant par Hawkind. Neuf pépites typées années 70 au son chaud, aux mélodies imparables, véritable voyage à l’ambiance vintage. Les petits gars de Rekjavik (à peine 20 ans !) ont un sens imparable du rythme et envoient valser les conventions entre titres courts et improvisations-tunnel à la Deep Purple. Classe. Sortie le 13 février
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=RET5bdAYUuQ[/youtube]

Escapade à Montpellier : l'envers du décor

On oublie les lieux touristiques de base et on creuse un peu. Montpellier et ses environs façon nature et culture.

Montpellier. (Photo Phovoir)
Montpellier. (Photo Phovoir)


>La Panacée

Le Centre de culture contemporaine montpelliéraine est située en plein cœur des superbes petites ruelles de l’Écusson, ancien lieu historique de Montpellier reconverti en galerie d’exposition d’art contemporain (expositions semi-permanentes). A découvrir aussi, brunch et bar avec de délicieux rhums planteurs, et une ambiance agréable et particulière vouée aux échanges, à l’art, à la fête. Le lieu, qui sort des sentiers battus, a été décoré par un groupe d’ architectes de moins de 30 ans. La Panacée s’attache à repérer et produire les artistes.
>>Promenade du Peyrou
La promenade du Peyrou, avec son parc et ses jardins, se situe à la périphérie de l’Écusson. Aménagée pour recevoir la statue équestre de Louis XIV, elle est l’un des lieux favoris des habitants de Montpellier, avec son château d’eau monumental ou encore l’aqueduc des Arceaux (classé monument historique). Attention aux heures d’ouverture ! Informations sur www.ot-montpellier.fr 
>>>Le lac du Salagou
Ce lac artificiel est situé à 50 km de Montpellier, direction Millau : ce qui est surprenant, c’est le sol rouge à cause du grès dans la région, donnant par là un visuel tout à fait étonnant et dépaysant. On peut y faire randonnées, VTT, pêche, baignade, équitation, sports nautiques et balades tranquilles…
Notre guide : Céline Poschmann. Cette jeune femme de 25 ans a choisi de quitter la Lorraine pour s'installer dans le sud et ouvrir son cabinet d'orthophonie. Elle vit désormais à Montpellier depuis 2009. (Photo DR)
Notre guide : Céline Poschmann. Cette jeune femme de 25 ans a choisi de quitter la Lorraine pour s’installer dans le sud et ouvrir son cabinet d’orthophonie. Elle vit désormais à Montpellier depuis 2009. (Photo DR)

>>>>Saint-Guilhem-le-Désert et les gorges de l’Hérault
Classé parmi les plus beaux villages de France, il se trouve sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-la-Compostelle. Il y a possibilité de faire une petite randonnée tranquille jusqu’au « Bout du monde » (le nom du chemin !), dans la crique bordée de falaises de 200 m. Ou monter la route des Crêtes jusqu’en haut des falaises (le Chemin des pèlerins avec d’anciennes ruines). Les plus sportifs pourront s’essayer au canoë dans les gorges magnifiques.
>>>>>Le Jam
École régionale de jazz et des musiques actuelles, le Jam est aussi une salle de concert, dotée d’une excellente acoustique et d’une programmation assez variée, sympathique et bien différente de grosses salles qui a déjà vu défiler Five Guitar Project, Michel Petrucciani, Steve Coleman, Hush..
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EN BREF
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OÙ MANGER ?
>L’Alchimiste, un petit restaurant qui ne paye pas de mine, tout petit et perdu dans une ruelle, mais vraiment mignon et pas très cher. Leur spécialité ? Camemberts rôtis à la framboise et cocktails maison ! 19, rue Roucher. 04 67 60 93 53.
>Aux 2 Fondues. La boisson officielle ? Un biberon de pinard ! Leur déco ? Culottes, strings, caleçons et soutiens-gorge punaisés aux murs ; de la musique. Ambiance géniale ! 5 rue du Faubourg de la Saunerie. Tél. 04 67 60 71 20.
OÙ BOIRE UN COUP ?
>L’incontournable « La Distillerie : de la bière, du rhum, du rock » : des quiz les lundis soir permettent de gagner des tournées au milieu d’une super ambiance et de la musique. Un bar dont la terrasse envahit toute la patte d’oie de la rue de l’Aiguillerie. En plus, on peut y savourer les hamburgers de l’extrême de Burger n co qui se trouve juste à côté…  67, rue de l’Aiguillerie. 04 67 86 41 15.
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Saumurois : la Loire et le vin

Entre la Loire, le tuffeau, les châteaux, les troglodytes, les abbayes, il y a le vin. Promenade au coeur du Saumur-Champigny.

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1 – La maison des Vins de loire
Le point de départ d’une balade oenotouristique en Saumurois, est assurément la Maison des vins de Loire, sur le quai Carnot, à Saumur. Une équipe nous y présente le terroir, les cépages, les appellations de Loire, les techniques de vinifications, mais aussi de dégustations, les arômes… Un apprentissage aux goûts. On peut repartir avec des bouteilles parmi plus de 70 références au choix.
2 – Les jolis coteaux
Les plus beaux panoramas sont du côté de Montsoreau et son château, Parnay et son église, Turquant et ses artisans d’art, Souzay- Champigny et Saumoussay et leurs troglodytes… Ne pas hésiter à prendre les rues de traverse pour aller sur les hauteurs, stationner sa voiture et entrer à pied dans les vignes. On appréciera ces curieuses vignes plantées entre les murs par Antoine Cristal au XIXe siècle. Dans les hauteurs, on surplombe la Loire ou le Thouet dans des paysages à couper le souffle !
3 – La Loire, le vélo
Le parcours « La Loire à vélo » permet de circuler de Nantes à Sancerre, sur les bords de la Loire. 800 km de pistes cyclables et petites routes peu fréquentées pour flâner et se ressourcer au coeur des vignobles du muscadet, vins d’Anjou, coteau du layon, saint-nicolas-de-bourgueil, saumur-champigny, chinon, vouvray, crémant de Loire, sancerre…. Sur tout le parcours, des établissements labellisés « La Loire à vélo/accueil vélo » sont organisés pour l’accueil des cyclistes. Pour faire des pauses oenotouristiques, il faut se laisser guider par « les grappes violettes ». Par endroit, des balades en bateau sont également proposées, comme à Montsoreau, à bord d’une toue cabannée.
4 – Le musée du champignon
Dans le Saumurois, il n’y a pas que le vin qui mûrit dans les caves de tuffeau… Il y a aussi les champignons ! Et même si la tradition s’est perdue pour la pousse sous serres, des champignonnières sont encore accessibles. Il y a notamment le Musée du champignon, à Montsoreau où l’on parcourt les profondeurs troglodytiques pour comprendre les techniques artisanales et modernes de la culture du champignon. Il y fait frais !


En bref
Notre guide
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Marion Valière Loudiyi, journaliste depuis plus de 20 ans, elle se passionne pour les différentes cultures des régions de France et au-delà.
Où manger ?
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Au Saut aux Loups. Un restaurant troglodytique sur les hauteurs de Montsoreau, face à la Loire. Un lieu magnifique et dépaysant, dans lequel on déguste des galipettes farcies, c’est-à-dire de gros champignons de Paris garnis de rillettes, andouilles, saumon, escargots ou fromage de chèvre frais, et cuits au four à pain. Attention, dans ces souterrains, il fait toujours frais, prévoir une petite laine. Avenue de la Loire, à Montsoreau.
Où boire un verre ?
Pourquoi ne pas aller boire un verre dans le cadre idyllique de l’Abbaye royale de Fontevraud, à 15 kilomètres de Saumur ? L’Aliénor Café est un lieu paisible, ouvert sur le cloître et les jardins, qui s’est spécialisé dans les accords mets-vins autour de produits et vins locaux. À Fontevraud, dans l’abbaye.

Patrice Delory, pinceau-voyageur

Patrice Delory a vagabondé à travers le monde. Et ça se ressent avec son exposition « Perspect’trip » au Château de Tours.

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D’innombrables pinceaux et tableaux s’amoncellent dans son atelier aux murs usés. Pourtant, Patrice Delory a posé ses bagages en Touraine il y a seulement deux ans. Avant, il a bourlingué, traîné ses palettes, sa bonhomie aux quatre coins de la France et du monde. « J’ai toujours eu envie de m’ouvrir aux autres cultures », explique-t-il, quelques jours avant de se voir exposé au château de Tours (voir ci-dessous).
L’artiste pointe du doigt ses carnets de voyage entassés près de sa collection de disques. Des tranches de vie et des paysages captés au cours de ses pérégrinations. Il se souvient d’un voyage en Inde, au milieu des années 70. Il devait se rendre en banlieue de Bombay, sans un rond. « Paumé entre des millions d’Indiens, j’ai éprouvé une extrême solitude, j’ai appris le dénuement », relève le peintre, âgé de 61 ans.
Des jumelles pour les déserts
Un sentiment à retrouver dans ses tableaux d’Arènes, où un personnage affronte la foule. Il parle aussi de ses Déserts. Sur lesquels chacun peut voir un espace ouvert, infini. « Quand des gens les regardent et me disent : ‘on voyage’, je suis heureux », raconte-t-il, le sourire aux lèvres. Satisfait que ses visiteurs prennent le temps de s’arrêter. « Il y a une invitation à la méditation, à l’observation. Quand on voyage, c’est la même chose : on prend le temps sur place de rencontrer les gens, d’être attentif à ce qu’il se passe », glisse-t-il.
Pour sa prochaine exposition, Patrice Delory ajoute un accessoire d’explorateur afin d’admirer et de comprendre ses oeuvres : des jumelles. « Avec elles, on pourra contempler trois Déserts à trois mètres de distance », explique-t-il, content comme un gosse d’avoir l’instrument autour du cou. Il se nourrit de toutes les expériences vécues. Car Patrice Delory a aussi pérégriné dans sa carrière. Il a été guide touristique, bien sûr. Bossé dans une usine, été directeur de production. « J’aime bien expérimenter de nouvelles choses », résume l’artiste. Il s’imbibe de tout. « À la manière d’une éponge, comme dirait Matisse », relève-t-il, avec ses yeux bleus malicieux. Dernier clin d’oeil pour la route : le sous-titre de son exposition au château de Tours, intitulé « Du bon usage de la peinture à l’intention des voyageurs et autres sédentaires ».
Guillaume Vénétitay


C’EST QUOI ?
« Perspect’trip » comporte une cinquantaine de toiles de Patrice Delory, basées sur quatre axes : arènes, portraits, déserts, stylites. Il a utilisé des techniques variées : acryliques, pastels secs ; feuilles d’or pour remplir ses grands formats.
C’EST OÙ ?
Le travail de l’artiste sera exposé au château de Tours, qui présente annuellement entre dix et douze expositions. 25 av. André-Malraux, 37000 Tours. 02 47 61 75 55
C’EST QUAND ?
C’est l’été et il ne fait pas beau. Alors vous aurez tout le temps de vous réfugier au Château pour admirer les oeuvres de Patrice Delory. Elles seront exposées du 29 juin au 8 septembre (mardi-vendredi : 14 h-18 h ; week-end : 14 h 15-18 h 15). Visites avec le peintre les samedis 6 et 20 juillet, à 15 h 30. Vernissage de l’exposition le 28 juin, à 18 h 30. Et bien sûr, c’est gratuit !
SES INSPIRATIONS ?
« J’aime beaucoup le peintre britannique Francis Bacon. Mais aussi ceux qu’on appelle les primitifs italiens, du XIIIe et XIVe siècle, avant la Renaissance. Et puis, Rembrandt : magnifique ! »

Manchester : ville tout foot !

Un stade et une équipe mythiques mais aussi une industrie et une histoire. Découverte d’une ville méconnue.

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1 – Old Trafford
Sir Alex Ferguson est parti, mais le club et le stade restent. Marchez sur les traces de King Éric Cantona en visitant Old Trafford et aussi le musée qui retrace les 130 ans d’histoire des Red Devils. On s’attarde sur la tragédie de Munich, en 1958, quand huit joueurs de l’équipe avaient trouvé la mort dans un accident d’avion. Les supporters de Manchester City l’auront mauvaise mais c’est un fait : United reste le club le plus populaire.
2 – Midland Hotel
Une architecture typique de l’Empire britannique, 110 ans d’histoire et 400 chambres disponibles. Mais il y a d’autres secrets derrière. L’endroit a abrité la rencontre entre Charles Rolls et Fréderick Royce, qui a donné plus tard la célèbre marque de voiture. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les nazis avaient décidé d’épargner le Midland Hotel pour son architecture et souhaitaient en faire un de leur QG en cas de conquête de la Grande-Bretagne. Un immense bunker proche de l’hôtel rappelle cette période.
3 – Balade le long du canal
On peut partir d’Old Trafford et remonter le Manchester Ship Canal pour finir au centre-ville. La promenade est agréable. L’histoire du canal évoque la rivalité avec les voisins de Liverpool. Il a été construit pour éviter les taxes imposées par le port de la ville rivale. Les Mancuniens ont alors créé leur accès direct à la mer, inauguré en 1894, après sept ans de travaux et 15 millions de livres sterling. Il devient alors le plus long canal navigable du monde (58 km).
4 – Le MOSI
Derrière l’acronyme se cache le Musée des Sciences et de l’Industrie de la ville. En arrivant devant, on a l’impression de se retrouver devant une vieille usine. Normal, il est dédié à l’histoire industrielle du nord-ouest de l’Angleterre, qui a marqué la région et ses habitants. On peut notamment découvrir l’histoire de la première ligne ferroviaire commerciale du monde, reliant Manchester à Liverpool, et observer une locomotive d’époque.
5 – Manchester Art Gallery
Une grosse dose de culture. La galerie est réputée pour abriter des oeuvres de Pierre Adolphe Valette, un impressionniste français, qui a passé de longues années à Manchester. On admire aussi les tableaux de son poulain, le Mancunien Laurence Lowry. De nombreuses expositions temporaires viennent enrichir la visite, totalement gratuite, de cet édifice, bâti en 1824.
Notre guide
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Cyrille Rollet, 37 ans, professeur à l’Alliance française de Manchester. Fan de United, il a été guide pour le club. Il est aussi traducteur en freelance.
Où manger ?
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The Molly House, un pub comme on les aime. Pas trop cher, des assiettes remplies, une bonne musique dans les oreilles. Un burger maison avec une pinte pour un peu plus de 10 pounds, on en salive d’avance.  26 Richmond Street.
Où boire un coup ?
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Siroter un cocktail avec une vue magnifique sur toute la ville et même jusqu’à Liverpool. Le bar Cloud 23 se trouve dans la tour Beetham qui abrite également l’hôtel Hilton. Vu le nom du bar, on vous laisse deviner à quel étage il se trouve. Cloud 23, Hilton Hotel, Beetham Tower, 303 Deansgate.

Malte : Pour tous les goûts

Le plus petit État de l’UE regorge de lieux touristiques variés. La légende dit aussi qu’il y a un brin de soleil tous les jours.

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1 – La Vallette
Capitale et plus grande ville du pays, elle tient son nom de son fondateur français, Jean Parisot de La Vallette. Elle est chargée de culture et d’histoire. On le voit à travers plusieurs musées ou églises, comme la cocathédrale Saint-Jean. Un passage par le port semble indispensable, tant la vue est magnifique sur les trois cités, des anciennes fortifications. Pour ceux qui n’auraient pas le sens de l’orientation, pas d’inquiétude : la ville est quadrillée, à l’américaine.
2 – Mdina
Si vous cherchez un coin romantique, l’ancienne capitale est faite pour vous ! Située sur une colline, la ville compte 300 habitants, vous serez donc tranquille. Elle offre des points de vue sur toute l’île et son architecture médiévale la rend unique. Prenez le temps de vous poser au Fontanella Tea Garden pour un goûter en fin d’après-midi. Puis, échappez-vous en amoureux à bord d’un « Karrozin », le carrosse maltais, tiré par un cheval.
3 – Marsaxlokk
Le plus grand port de pêche maltais, célèbre pour son marché aux poissons le dimanche matin. Parfait pour déjeuner et goûter les fraîches trouvailles des pêcheurs. N’hésitez pas à aller les voir et à les questionner, ils se feront une joie de vous expliquer leur métier ! Vous pourrez prendre en photo leurs dghajsas, les bateaux traditionnels.
4 – Sliema et saint-Julian
Les deux villes pour sortir et faire la fête toute la nuit. Elles se jouxtent et sont facilement accessibles par ferry depuis La Vallette. Les bars, restaurants et discothèques foisonnent sur des rues entières, notamment dans le quartier de Paceville, à Saint-Giljan. Avec un peu de chance, vous pourrez vous incruster dans une soirée sur un bateau. Pour décuver le lendemain matin, marchez tout le long de la promenade qui longe la côte à Sliema.
5 – Les îles de Gozo et Comino
Un trésor caché. Située au nordouest de Malte, Gozo est une île très rurale, remplie de petits villages calmes. Vous pourrez dormir dans des anciennes fermes, après avoir vadrouillé toute la journée à vélo. Foncez voir l’Azure window, un superbe pont de pierre, et aussi la citadelle, qui date de 1 500 avant notre ère. Avant de revenir sur l’île principale, passez faire une randonnée et un petit plongeon sur l’île de Comino. Quatre habitants, pas de routes ou de voitures. Mais quelques hôtels pour les touristes…
6 – Le Mediterraneo Marine Park
Les familles apprécient les deux parcs animaliers. Il y a le Mediterraneo Marine Park, à Bahar-ic- Caghac, pour emmener les enfants voir des dauphins, des otaries, serpents, lézards ou des tortues de mer. Et il y a le zoo de Monte Kristo à Siggiewi, au sud-ouest de l’île.


Où manger ?
ESCAPADE_BOIRE_MALTE (crédit DR)
Au restautant Ta’Marija, à Mosta. Appréciez une cuisine maltaise traditionnelle, avec le fameux ragoût de lapin ou le boeuf aux olives. Certains soirs, vous pourrez même danser entre deux plats. Pour digérer, allez admirez juste à côté l’église de la ville. Constitution Street, Mosta.
Où boire un verre ?
Le City of London est l’un des plus vieux bars de Malte. Ouvert en 1914, son architecture à l’anglaise séduit les touristes. 193 Main Street, Saint-Julian.
Deux conseils
Si vous êtes à Malte pour une courte durée, oubliez les bus et réservez une voiture avant votre arrivée. Sinon, vous allez
perdre du temps. Et prenez votre crème solaire, car le soleil peut taper fort en été.
Notre guide 
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Luke Sammut
Jeune Maltais, diplômé en tourisme. Il adore voyager régulièrement au sein de son pays dont il découvre constamment de nouvelles facettes.
 

Escapade à Saint-Malo, ville de corsaire

Cité fortifiée, Saint-Malo est chargée d’histoire maritime. Petite virée dans l’une des plus belles villes de la côte bretonne.

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1. Un peu d’histoire dans l’intra- muros
À Saint-Malo, l’attraction principale, c’est l’intra-muros, partie de la ville la plus chargée d’histoire. Il faut savoir que 80 % de la ville a été rasée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, la plupart des immeubles intra-muros ont été reconstruits. Seuls les remparts, une partie de la cathédrale et certains bâtiments ont résisté et sont donc d’origine. Dans les murs, vous pourrez visiter la Demeure de Corsaire, ancienne résidence d’un puissant armateur de la ville. Faites aussi un tour à la Maison du beurre, du célèbre Jean- Yves Bordier. Il y a même un petit restaurant derrière, mais il vaut mieux réserver.
 
2. L’inévitable tour des remparts
À Saint-Malo, impossible d’éviter les remparts ! L’enceinte médiévale a été construite du XIIe au XVIIIe siècle. Elle fait le tour de ville et certaines portions de remparts ont même les pieds directement dans la mer. Pour parcourir

ESCAPADE_GUIDE
NOTRE GUIDE : ELEONORE BOUCHONNEAU. Lycéenne dans le cité corsaire, elle vit non loin de là, au bord de la Côte d’Émeraude. Amoureuse du vintage et de la mer, elle connait la ville sur le bout des doigts et nous en livre le meilleur.

l’ensemble du chemin de ronde, 1,75 km de marche vous attend, mais la vue en vaut la peine. On surplombe la baie de Saint- Malo et l’estuaire de la Rance, et on a une vue impre-nable sur les petites forteresses bâties sur les îlots à proximité. Mon conseil : faites cette promenade en fin de journée, quand le soleil se couche : c’est magnifique ! Pour faire une pause ? Asseyezvous sur la plage de Bon Secours, côté ouest de la ville. Vous la reconnaîtrez facilement, il y a une piscine d’eau de mer sur la plage. Quand il fait beau c’est le top, à l’abri du vent.
 
3. L’île du Grand Bé et la tombe de Chateaubriand
Depuis la plage de Bon Secours, à marée basse, vous pourrez rejoindre l’île du Grand Bé. J’aime aller y faire un tour, car on s’avance très nettement dans la baie, et la vue y est encore plus incroyable. On voit Saint-Malo côté mer, ainsi que Dinard, à peine plus loin. En faisant le tour de l’île, vous tomberez sur la tombe de l’écrivain Chateaubriand. Attention quand même de rentrer avant la marée haute…
 
4. Immersion dans le Grand Aquarium
C’est en périphérie de la ville, mais des bus partent régulièrement de la porte Saint-Vincent (entrée principale intra-muros). Requins, tortues, etc… il paraît qu’il y a plus de 11 000 animaux marins. Pensez à acheter le ticket une semaine avant sur internet, c’est moins cher !
 
 
 


OÙ DEGUSTER UNE BONNE GLACE ?
Au Sanchez, évidemment ! C’est une institution à Saint- Malo, si bien que c’est souvent bondé. Vous pouvez consommer à l’intérieur ou bien prendre un cornet à emporter. Dans les deux cas, vous serez sûr de trouver d’excellentes glaces et un choix de parfums incroyable.
 
OÙ MANGER ?
À l’Art Caddy. C’est une tarterie typiquement américaine. Ils confectionnent des tartes salées et sucrées à tomber par terre. L’ambiance totalement vintage est vraiment super sympa. Le tout, dans une ambiance musicale très jazzy. Pensez à réserver si possible, car la salle n’est pas très grande et c’est souvent plein. Sinon, vous pouvez prendre à emporter.
 
OÙ BOIRE UN VERRE ?
Au bar La Belle Époque, près de la porte de Dinan, au sud de la ville. Ils y passent de la super bonne musique, l’endroit est beau et chaleureux (il y a vieille cheminée) et les serveurs sont cools. Vous pouvez y pique-niquer en prenant une conso sans problèmes. Sinon, il y a le Java Café, au 3 rue Sainte-Barbe. Allez-y en soirée, ça vaut le détour !
 
Propos recueillis par Quentin Lesiourd

Escapade à Dublin, la ville en vert

Une escapade à Dublin, c’est une parenthèse festive et joyeuse en Europe. Il fait froid ici, il fait froid là-bas, mais au moins, on s’amuse !

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 1. Pour les sportifs : Croke park
C’est LE stade mythique d’Irlande, temple du rugby et du foot gaélique. Il y a une super visite à faire : le guide vous emmène dans les vestiaires, l’entrée des sportifs et même dans les couloirs pour accéder à la pelouse, comme les vrais sportifs. En regardant dans le programme, vous pouvez assister à des matchs de foot gaélique. Il y en a assez souvent et c’est pas cher du tout (environ 15 euros), et on peut se placer où on veut dans le stade, même avec les clubs de supporters.
 2. L’incontournable Temple bar

CAROLE LEGOFF : Pétillante étudiante, cette Bretonne est partie suivre une année Erasmus à Dublin l'an dernier. Après avoir écumé la ville, elle nous en livre le meilleur : testé et approuvé.
NOTRE GUIDE : CAROLE LEGOFF
Pétillante étudiante, cette Bretonne est partie suivre une année Erasmus à
Dublin l’an dernier. Après avoir écumé la ville, elle nous en livre le meilleur : testé et approuvé.

Le quartier où foisonnent fêtards, musiciens et bars. On s’y balade dans les rues pavées, en
écoutant de la musique. Pour ceux qui voyagent en solo, il y a le « pub crawl ». Le principe : tu t’inscris sur internet puis tu fais la tournée des bars avec un guide et un petit groupe de personnes. L’occasion de découvrir l’histoire du quartier, tout en faisant des connaissances autour d’une pinte. Départ depuis le 10, Wellington Quay.
 3. Balade dans le coeur de ville
Pour une belle promenade, je conseille de parcourir la ville en commençant par le Trinity College (sorte de Harvard à Dublin). Les bâtiments sont beaux, et on y expose le livre de Kells, un très vieil évangéliaire enluminé. Ensuite, on peut remonter sur Grafton street, les Champs-Élysées dublinois. Pour terminer, on peut aller se poser à St Stephen’s Green, un parc très sympa.
 4. O’Connel street
C’est LA rue principale de Dublin : assez longue et très fréquentée. Au milieu vous trouverez le Spire, un grand pic en métal de 20m de haut. Ça n’est pas super beau, mais ça fait un point de rendez-vous génial. Sur cette avenue, ne loupez pas la Poste. C’est un vrai monument historique car c’est là qu’à été proclamée l’indépendance de la république d’Irlande en 1916.
 


 
NE MANQUEZ PAS
 
LE GUINNESS STOREHOUSE
C’est le temple de la Guinness, la célèbre bière irlandaise. On peut visiter et à la fin, on finit sur le toit panoramique du bâtiment, une Guinness à la main. Un vrai plaisir ! On vous apprend également à sortir votre propre bière à la pression, dans les règles de l’art. Seul bémol, c’est un peu cher (14,85 € l’entrée). Market Street South, St James’s Gate.
OÙ BOIRE UN VERRE ?
Le Celt : niveau ambiance, c’est le top. C’est plein de gens qui chantent, s’amusent, jouent de la musique, discutent. 81-82 Talbot Street.