Confinement : les 6 infos positives à se mettre sous la dent #5

En Touraine, dans le monde, ou en France, petite revue de presse des bonnes nouvelles, dans une période pas franchement très souriante…

Tours : Toukan Toukän sort un clip participatif et « girl power »

Et c’est reparti pour un tour avec les Tourangeaux de Toukan Toukän ! Le duo a sorti un clip participatif (et de confinement bien sûr) pour leur morceau Take Control. Pour votre dose de « girl power » (et de pop bien énergique), c’est à voir ici :

Le stationnement à Tours gratuit jusqu’à la fin du mois

Il était gratuit depuis le début du confinement. Le stationnement le sera encore tout le mois de mai, comme l’a annoncé le maire de Tours, Christophe Bouchet, dans une vidéo. « On va permettre à la vie de se relancer dans la cité », a déclaré l’édile. En revanche, c’est une mesure provisoire. Le stationnement redeviendra payant dès le mois de juin.

Indre-et-Loire : baisse du nombre de cas en réanimation

A ce jour (article rédigé le 30/04), on compte 33 cas en réanimation dans le département. Un chiffre en baisse. Le nombre de personnes guéries et rentrées à domicile (près de 200) continue, lui, d’augmenter.

Corée du Sud : pour la première fois, aucun nouveau cas enregistré

Dans le monde, on retient le cas de la Corée du Sud qui, ce jeudi, a annoncé n’avoir enregistré aucun cas de transmission du coronavirus. Et ce, pour la première fois, depuis que la maladie est apparue dans ce pays il y a 70 jours.

Le Hellfest récolte plus de 75 000 € pour le CHU de Nantes

On vous en parlait il y a quelques jours (à lire juste ici), le festival de metal Hellfest a décidé d’ouvrir une cagnotte en ligne à destination du Fonds de dotation du CHU de Nantes pour les soutenir. Une vingtaine de jours plus tard, 75 500 € ont été récoltés !

Par ailleurs, le Hellfest a également lancé, aujourd’hui, la vente de masques barrières aux couleurs du festival. Plus de 10 000 ont déjà été vendus, sachant que le pack de 3 masques coûte 15 €. Les bénéfices seront reversés à ce même fonds de dotation du CHU.

Protège ton soignant : quand les artistes se mobilisent

Booba, Orelsan, BigFlo & Oli, Soprano, Vladimir Cauchemar… La liste des artistes soutenant l’association Protège ton soignant ne cesse de s’allonger. Le projet consiste à offrir des objets personnels pour une grande tombola Stars Solidaires qui se poursuivra jusqu’au 8 mai.

Vous pouvez par exemple remporter une journée avec le musicien M, un maillot dédicacé de Zinedine Zidane, une journée de tournage avec Guillaume Canet, des vêtements signés de Joey Starr et d’autres lots, tout en faisant une bonne action.

> A découvrir sur le site Stars Solidaires

 

 

Étudiantes, elles luttent pour l’égalité des chances

Emma Fauquembergue et Aurore Desruisseaux, camarades de promo à Sciences Po, ont des idées plein la tête. Le mot « solidarité » ancré en elles.

La réplique que lui a lancé, il y a deux ans et demi alors qu’elle était en terminale L, sa prof du lycée Vaucanson, est encore gravée dans sa mémoire. « Je venais de lui dire que je voulais faire Sciences Po Paris, elle m’a regardé et m’a dit : “ Allons Aurore, sois sérieuse, tu es à Vaucanson. À Tours. Comment veux-tu réussir le concours d’entrée à Sciences Po. ” Je ne lui en veux pas. Elle avait dit, tout haut, ce que les autres profs pensaient tout bas. »

Vous devinez la suite de l’histoire, Aurore Desruisseaux est aujourd’hui en 2e année à Sciences Po Paris. L’an prochain, elle prendra la direction du Caire, Beyrouth ou Amman pour son premier grand stage. Son objectif : travailler dans la diplomatie ou les relations internationales. Mais en attendant, la jeune étudiante de 20 ans, a fait de la lutte pour l’égalité des chances dans les études son cheval de bataille.

Avec Emma Fauquembergue, camarade de promotion à Sciences Po, diplômée (Bac ES) au Lycée Grandmont, elle a créé, l’an passé, l’associa-tion De l’Indre-et-Loire aux Grandes Ecoles. S’appuyant sur trois constats paralysant : le manque d’information sur les grandes écoles, l’autocensure (« Quand on vient de Tours, on ne peut envisager briller ailleurs »), l’enjeu financier (« Aller à Paris, cela coûte trop cher »), elles ont puisé dans leurs relations et les réseaux sociaux pour fédérer au-tour d’elles et s’attaquer aux préjugés.

« J’ai préparé le concours de Sciences Po Paris en moins d’un an. Quant au manque d’argent pour vivre à Paris, il y a des tas de combines. » Les actions de l’association « se concentrent pour l’instant sur l’information en direction des élèves de première. Les deux étudiantes se sont tournées vers les lycées qu’elles ont connus.

« Grâce à des enseignants de Vaucanson, nous avons pu retrouver d’anciens élèves, aujourd’hui ingénieurs. À travers notre association, ils peuvent aujourd’hui conseiller les jeunes sur la voie à suivre, assure Aurore. »

Emma, elle, partira l’an prochain à Brisbane, en Australie. Après avoir pensé se diriger vers le journalisme, elle réfléchit également à une carrière dans le domaine juridique. Formée à la dure école de la natation – elle était licenciée au club des Enfants de Neptune à Tours –, elle sait ce que l’effort signifie. Outre leurs interventions en lycée, lors de forums d’informations, ou comme courroie de transmission mettant en lien les jeunes avec des étudiants des grandes écoles, Aurore et Emma réfléchissent à un autre vecteur de progression : les concours d’éloquence.

« Les études deviennent de plus en plus orales et s’il y a bien une chose qui définit les origines sociales et les freins qui en découlent, c’est la façon de s’expri-mer, expliquent-elles. Lorsqu’on n’a pas eu l’habitude d’entendre des émissions de radio, de débattre en famille sur un sujet, de défendre un point de vue, cela se sent immédiatement. »

Th. M

Concert solidaire grâce à l’asso A Tes Souhaits

L’association tourangelle A Tes Souhaits investit La Pléiade pour un concert caritatif au profit des enfants hospitalisés à Clocheville et aider deux associations : 1001 Pétales et L.E.O.N.O.R.E.

Toukan Toukan sera l'un des groupes présents sur scène.
Toukan Toukan sera l’un des groupes présents sur scène.

Créer et organiser des événements culturels au profit d’actions caritatives et humanitaires, c’est la mission que s’est donnée l’association tourangelle A Tes Souhaits, menée par Anaïs, Patrick, Léa et Marie. Capture

Samedi 24 novembre, elle lancera sa première grosse soirée : un concert solidaire à La Pléiade, au profit de deux associations locales, 1001 Pétales et L.E.O.N.O.R.E.
La première agit auprès des enfants atteints de leucémie et hospitalisés à l’hôpital Clocheville tandis que la seconde apporte des moyens matériels aux services accueillant les petits atteints de hernie diaphragmatique.

Côté musique, ce sont donc Philémone, GRaNDE et Toukan Toukan, trois noms souvent connus des Tourangeaux, qui s’occuperont d’enflammer la scène et faire bouger le public.
Il sera également possible d’échanger avec les associations présentes.

> Concert solidaire à La Pléiade, de La Riche. Dès 19 h. Tarif : 10 €. Infos sur facebook.com/AssociationAtesSouhaits ou réservations sur helloasso.com/associations/a-tes-souhaits

Noël solidaire : leur mot d’ordre est partage

#EPJTMV. Ils sont bénévoles au sein d’associations et pour les fêtes de fin d’année, font revivre l’esprit de Noël. Leur maître-mot : le partage.

BONUS_SOLIDAIRES1« LES GENS SONT SEULS, ABANDONNÉS »
Véronique Verger, ancienne prostituée de 50 ans, a vécu six ans dans la rue. Entre 1989 et 1995. Aujourd’hui, elle préside l’association tourangelle Comme à la maison, qui accompagne les personnes démunies. Le 24 décembre, elle sera présente pour la cinquième année de suite en tant que bénévole au repas solidaire « Noël pour tous », organisé à la basilique Saint-Martin par le diocèse.
« Les gens sont seuls, abandonnés. J’ai éduqué mes quatre enfants dans cet esprit de partage. Lorsqu’ils étaient jeunes, on préparait des soupes ensemble, on achetait des oranges et on allait les distribuer aux SDF qui vivaient dans notre rue », témoigne-t-elle. Ce repas solidaire, ouvert à tous, rassemble chaque année depuis 2010 entre 300 et 400 personnes dans le besoin et mobilise une cinquantaine de bénévoles. (Photo Nathanja Louage)

« JE ME SUIS RÉCONCILIÉE AVEC NOËL »BONUS_SOLIDAIRES2
Avant son arrivée, en 2010, au café associatif La Barque (rue Colbert) en tant que directrice, Barbara Demcak ne fêtait pas Noël. Mais ça, c’était avant les repas solidaires « Noël pour tous ». Cela fait maintenant cinq ans qu’elle passe son 24 décembre auprès des plus démunis.
« Je me suis réconciliée avec Noël. J’ai découvert qu’on pouvait le fêter sans paillettes, sans argent. Maintenant je me dis toujours “ vivement l’année prochaine ! ”, raconte-t-elle. Il faut penser à toutes ces personnes pour qui ce moment de l’année est compliqué, parce qu’ils n’ont plus de famille, et pour qui il est difficile de demander de l’aide. Voir plus de 400 personnes réunies depuis maintenant cinq ans montre bien qu’ils sont heureux de passer ce moment avec nous et donc que notre objectif est atteint » conclue-t-elle. (Photo Nathanja Louage)

Image1« ILS NOUS APPRENNENT BEAUCOUP »
« J’ai été élevé dans la pauvreté. Petit, si l’on ne me donnait pas à manger je ne mangeais pas. Mon père était ouvrier et gagnait mal sa vie ». Claude Rouleau, ancien boucher de 72 ans, a connu la misère. Francine, sa femme de 74 ans, a œuvré dans plusieurs associations caritatives et avoue avoir la même sensibilité auprès des plus pauvres : « Quand j’étais enfant, il y avait toujours une assiette pour le pauvre au repas de Noël. »
Le couple de retraités participe depuis près de quarante ans à des repas de Noël solidaires, en tant que bénévoles. « C’est rafraîchissant, tout est simple et joyeux. Il y a plus de chaleur humaine que lors des dîners en famille », assure Francine Rouleau. Ce que partage son mari. « On les aide beaucoup. Ils nous apprennent beaucoup aussi. Des liens se créent et on se fait des amis » apprécie-t-il. (Photo Robin Doreau)

« DES CADEAUX CHOISIS PAR NOS SOINS »Image2
Depuis maintenant un an, Aimé Deux, 70 ans, est le président de l’association d’entraide des pupilles d’État, qui vient en aide aux enfants nés sous X ou aux orphelins pris en charge par l’État jusqu’à l’âge adulte. Cette année, le père Noël va passer en avance dans l’association. Samedi 5 décembre, entre 14 et 18 h, au centre Giraudeau de Tours, 25 enfants recevront leurs cadeaux de Noël.
« Des présents choisis et achetés par nos soins », précise Aimé Deux. Pour cet ancien conducteur de car, dans l’association depuis 1983, aider les enfants qui n’ont aucun repère est une évidence. Lui aussi a connu cette situation. « Tous les membres de l’association sont des pupilles. Moi même, je n’ai pas connu mes parents. J’ai eu la chance d’être élevé par mon oncle et ma tante. Cette chance, tous ne l’ont pas. » (Photo Robin Doreau)

Image5« JE LUTTE CONTRE LA SOLITUDE »
Cela fait huit ans que Johnny Gaulupeau, bénévole au Secours Populaire, endosse le costume de père Noël vert pour distribuer des cadeaux aux 300 enfants de l’association. Pour ce non-voyant de 35 ans, « la valeur du partage est la plus forte. Beaucoup de personnes se retrouvent exclues de cet esprit de fête. C’est pour ça que nous sommes là. Les fêtes durent tout le mois de décembre. »
Le repas de Noël sera, lui, distribué aux bénéficiaires les 22 et 23 décembre. Ils se retrouveront ensuite aux Tourettes pour le Nouvel An. L’association laïque n’organise pas de repas le 25. « Mais l’esprit de Noël transparaît le soir du nouvel an. » Cet engagement, Johnny le tire de son expérience personnelle. « En tant que non-voyant, je me suis senti abandonné. Aujourd’hui, je lutte contre la solitude. » (Photo Robin Doreau)

« TOUT EST PLUS SIMPLE »Image3
Nadège Henriot est à la retraite depuis quelques mois, mais cela fait déjà plus de onze années qu’elle est engagée au sein des actions du Secours populaire français. Bénévole, elle sera présente au repas solidaire de fin d’année organisé à la salle des Tourettes. « L’ambiance est totalement différente par rapport à un dîner familial, tout est plus simple. C’est vrai qu’on s’amuse bien. Certains se souviennent longtemps de cette soirée », sourit-elle, « J’ai été éduquée dans cet esprit de générosité », nous confie-t-elle après avoir fini de remplir de jouets un camion de l’association.
« Le Secours populaire occupe six jours sur sept dans ma semaine », révèle l’ancienne femme de ménage de 62 ans. Depuis maintenant six  ans, l’association occupe même sa fin d’année, pour son plus grand bonheur. (Photo Robin Doreau)

Textes : Robin Doreau et Nicolas Tavares