Voitures, vélos, piétons : comment vivre ensemble ?

Plus de vélos, plus de trottinettes, c’est aussi plus d’usagers variés de l’espace urbain. Klaxons et coups de sonnette rythment donc souvent la vie citadine, pour exprimer un mécontentement (non, ce n’est pas pour leur aspect mélodieux). Pour éviter les conflits d’usage, qui naissent parfois d’une méconnaissance du code de la route, Christophe Limeul, enseignant de la conduite à l’auto-école ECF, nous éclaire.

(Photo Hugues Le Guellec)

Un cycliste a-t-il les mêmes obligations qu’un automobiliste vis-à-vis du code de la route ?

Les obligations sont les mêmes, mais il existe des spécificités pour le vélo, qui ne sont pas encore connues de tous les usagers de la route. Ainsi, les cyclistes ont droit de prendre les routes à contresens dans les zones 30 (où un panneau est censé l’indiquer). Sur certains feux tricolores, ils peuvent aussi avoir le droit de passer le feu rouge dans la direction indiquée par un panneau apposé au feu.

Et pour les trottinettes électriques, même régime ?

La réglementation a été fixée récemment : elles sont assimilées à des vélos, donc pas d’utilisation des trottoirs, à moins d’être âgé de moins de 10 ans. On roule sur les bandes cyclables quand il y en a, et sinon on roule sur la route, comme le vélo, toujours dans la limite de 25km/h prévue par la loi. Au-delà de cette vitesse, l’appareil sera assimilé à un cyclomoteur et devra rouler sur la chaussée, le conducteur aura un casque intégral et porter des gants homologués.

Mais les automobilistes ne sont pas habitués… Il y a des soucis fréquents entre piétons, voitures et vélos ?

La principale situation à risque, c’est la présence de vélos ou trottinettes dans l’angle mort du véhicule, notamment quand la bande cyclable est à droite : le vélo est prioritaire puisque c’est la voiture qui coupe la voie vélo pour tourner à droite. Le stationnement peut aussi être problématique : les automobilistes qui font leur créneau vérifient s’il y a des voitures derrière eux, mais ne pensent que rarement au vélo qui peut arriver, et qui est dans son bon droit pour passer puisque l’on n’est pas prioritaire lorsqu’on fait une manœuvre. Quant aux piétons, s’ils expriment l’envie de traverser, ils sont prioritaires, y compris face aux vélos ! Et ceux-ci ne sont pas prioritaires lorsqu’ils arrivent sur un passage piéton, attention !

Quels conseils donnez-vous aux cyclistes et automobilistes ?

Soyez attentifs ! Contrôler ses angles morts en voiture est essentiel, d’autant qu’en centre-ville, le vélo ou la trottinette arrivent aussi vite qu’une voiture. Et pour les cyclistes, pensez au casque, même s’il n’est pas obligatoire, vous n’avez pas de carrosserie, alors protégez-vous.

 

Piétonnisation de la rue et de la place Châteauneuf les vendredis et samedis

Une mesure qui intervient dans le cadre de l’accompagnement par la Ville de la réouverture des bars et des restaurants.

 

La piétonnisation de la Ville continue, afin d’aider bars et restaurants (Photo archives Hugues Le Guellec)

Après la place du Grand-Marché, place à la piétonnisation du secteur Châteauneuf ! Tous les vendredis de 16 h à 2 h du matin et les samedis de 11 h à 2 h du matin, la rue et la place Châteauneuf seront réservées aux piétons. Pas de voitures !

« Il a été constaté le week-end dernier une forte affluence dans certaines rues de la Ville, ce dont nous nous réjouissions pour la reprise commerciale. Cette affluence a pu amener certains piétons à déambuler sur la chaussée, notamment sur le secteur de la rue et de la place Châteauneuf », justifie la mairie. « Afin d’écarter tout danger, il est donc décidé de piétonniser ces espaces chaque vendredi et samedi. »

La mesure prendra effet dès ce vendredi 12 juin et ce, pour tout l’été.

 

Dimanche sans voitures à Tours : l’expérience de retour le mois prochain

Dimanche, il était interdit d’utiliser son véhicule dans le centre-ville. Objectif : place à la mobilité douce. L’expérience va se reproduire ces trois prochains mois.

Les faits

Pas de voitures dans le centre-ville de Tours ! C’était la réalité dimanche 25 août, où, à part ceux des résidents, aucun véhicule motorisé ne pouvait circuler dans le périmètre. Le but était d’inciter à la mobilité douce : vélo, trottinette, marche, etc. Les transports en commun étaient autorisés.

Le contexte

L’initiative a été lancée par le Collectif cycliste 37. Soutenue par la municipalité, elle s’inscrit dans le dispositif Envies de Loire, ce concours d’idées lancé dans la métropole auquel chacun pouvait participer. L’expérience devrait aussi s’inscrire dans le cadre du Plan Vélo qui est, lui, toutefois encore dans les cartons.

Les enjeux

Récemment, l’adjoint en charge de l’écologie urbaine Yves Massot déclarait dans les colonnes de la NR : « Cette mesure fait partie de 10 propositions que nous sommes en train de mettre en place pour lutter contre la pollution en ville. »
Bref, mieux respirer et offrir un centre-ville apaisé et plus silencieux. Le Collectif cycliste 37 a, quant à lui, souligné que cette journée devait servir de test pour démontrer qu’un centre-ville sans voitures est possible.

Le point de vue

Ce dimanche à vélo a finalement été très calme. En cause, notamment, une chaleur étouffante qui n’a pas forcément donné envie de se balader dehors. Mais nous avons pu constater que de nombreux Tourangeaux n’étaient pas au courant de l’initiative.
Idem du côté de la place Plumereau, où certains commerçants n’en avaient pas du tout entendu parler.

Ceci dit, il était étonnant et agréable d’arpenter des rues sans moteur qui tourne. Au début, certains avaient même du mal à traverser sans regarder ou s’éloigner des trottoirs. La majorité des habitant(e)s rencontrés étaient ravis de la démarche.
D’autres nous ont également confié y voir un « coup de comm’ » pour « faire plaisir aux écolos » à quelques mois des municipales.
Quant au maire Christophe Bouchet, il s’est réjoui de cette occasion de redécouvrir Tours « sous un nouveau jour ».


> Prochaines éditions du centre sans voitures : dimanches 29 septembre, 27 octobre et 24 novembre.

 

 

Un œil dans le rétro avec le Rochecorbon Vign’tage

Plongez ou replongez dans les années 1960-1970. Le 3 juin sera placé sous le signe du vintage à Rochecorbon. Des véhicules venus d’un autre temps arpenteront les rues de la commune lors de la Rochecorbon Vign’tage organisée par le Comité d’animation. Entretien avec Christophe Loriau, vice-président de l’association.

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Comment et pourquoi organise-t-on un événement vintage dans une commune d’un peu plus de 3 000 habitants ?
Nous l’avons organisé avec les moyens du bord et avec fraîcheur. L’organisation se fait à la bonne franquette. Nous sommes une trentaine de bénévoles. Nous voulons que les gens s’amusent lors de la Rochecorbon Vign’tage. Il règne une certaine nostalgie dans le village. Rochecorbon possède la plus grande guinguette de France. Les gens sont habitués à cette ambiance. Nous organisions déjà des rassemblements de voitures anciennes. D’abord de façon sporadique puis, depuis trois ans, de façon régulière. Les gens étaient intéressés. L’événement faisait venir pas mal de monde. Alors nous avons voulu le développer et lui donner un nom, la Rochecorbon Vign’tage.

Mais en quoi cette manifestation est-elle différente des autres ?
La Rochecorbon Vign’tage n’est pas uniquement un rassemblement statique. Une quarantaine de voitures anciennes sont inscrites pour une balade matinale dans les rues de la commune et à proximité. Nous nous sommes également inspirés de l’Anjou Vélo Vintage pour proposer une promenade à vélo en tenue d’époque. Pour le moment, il y a une vingtaine d’inscrits. Il faut dire que Rochecorbon ce n’est pas plat. Cela en a certainement calmé plus d’un. Une dernière balade sera proposée aux alentours de 18 h La journée vintage se terminera par un concert rock donné par le groupe tourangeau Sergent Hendrick. Réunir des voitures, des motos, des vélos, des camions de pompier vintage, le tout avec de la musique dans l’esprit des années 1960-1970, est quelque chose qui n’existe pas ailleurs. Nous voulions faire quelque chose d’assez visuel et valoriser la commune tout en proposant un spectacle gratuit. Et puis c’est une journée d’échanges où les collectionneurs expliqueront pourquoi ils ont acheté tel ou tel véhicule. Ils pourront partager leur mode de vie, expliquer les sacrifices qu’ils ont dû faire… Ce n’est pas une manifestation vintage de plus, mais bel et bien un événement différent des autres.

Pourquoi s’intéresser uniquement aux années 1960- 1970 ?
Nous avons ciblé une période précise, une période qui parle à beaucoup. Le cœur du rassemblement a lieu à côté de l’ancien stade, rue des Clouets. Un film montrant des instants de vie sera projeté, d’anciens objets seront exposés. Les plus grands pourront se remémorer une époque qu’ils ont connue. Ils pourront partager leurs souvenirs avec leurs enfants, leurs petits-enfants.

Renseignements au 06.70.08.59.25 ou par mail christophe.loriau@free.fr
Page Facebook : RochecorbonVigntage
Restauration et buvette sur place.