Retour sur les Européennes : à Tours, Glucksmann (PS) en tête

Contrairement à de nombreuses villes en Indre-et-Loire (et en France), Tours a placé la liste PS en tête des suffrages. Quelques autres et rares communes se distinguent également. Dans le département, l’abstention est de 46,60 %.

Face au raz-de-marée RN, Tours s’est quelque peu distinguée. En effet, hier aux élections européennes, la Ville a placé Raphaël Glucksmann (PS) devant, avec 19,29 % (8 042 voix). Le candidat a réalisé de bons scores notamment dans les quartiers Febvotte, Velpeau, Michelet et Les Halles.

Juste derrière lui, Raphaël Bardella (RN) arrive en deuxième position avec 17,88 %. Soit à peine 586 voix d’écart entre lui et Glucksmann. Le candidat du Rassemblement national a été particulièrement plébiscité dans les quartiers des Fontaines, Douets et Europe.

Quant à Valérie Hayer, la candidate de la majorité présidentielle, elle arrive troisième avec 15,59 % des voix. C’est du côté de place Rabelais et aux Douets qu’elle a réalisé de bons scores.

Les Verts, eux, n’ont réalisé qu’un 8,89 % dans une ville pourtant emmenée par un maire écologiste. C’est loin derrière LFI, à 14,68 %. Pour le reste, François-Xavier Bellamy (LR) termine à 7,91 %, et Marion Maréchal à 5,24 %.

Quid du reste du département ?

Aux alentours, le RN l’emporte dans de nombreuses communes. A Joué-lès-Tours, Jordan Bardella est arrivé en tête avec 25,71 %, suivi de Valérie Hayer puis Raphaël Glucksmann. Sont également dans le même cas Fondettes, La Riche, Ballan-Miré et Chambray-lès-Tours, tout comme Montlouis-sur-Loire et Monts.

Saint-Cyr-sur-Loire et Saint Avertin font de la résistance et ont placé Valérie Hayer en tête des suffrages.

Idem du côté de Saint-Pierre-des-Corps, où la gauche s’impose, puisque l’insoumise Manon Aubry est arrivée en tête.

En Indre-et-Loire, seules neuf villes n’ont pas placé le Rassemblement national en tête de scrutin. L’abstention, elle, grimpe à 46,6 %.

A.G.

 

Christophe Bordeau, le nageur porteur de la flamme

#VisMaVille Le Tourangeau Christophe Bordeau a participé sous les couleurs de la France à trois Olympiades, en 1988, 1992 et 1996. Le 7 juillet, il portera la flamme olympique, à Chartres.

Le 7 juillet prochain, à Chartres, Christophe Bordeau va boucler la boucle. Sur 200 m ou un peu plus, il portera la flamme olympique. Il sera un des 10 000 relayeurs sur les 5 000 km du parcours officiel. Un moment qu’il s’apprête à vivre en famille et qui lui permettra de retrouver, pour un jour, le goût si particulier des Jeux olympiques.

Un goût qu’il a bien connu. Parmi les tout meilleurs nageurs français au cours des années 80 et 90, Christophe a participé à trois Olympiades. La première à Séoul, en 1988. « C’était un peu les derniers Jeux amateurs de l’ère moderne, se souvient-il. On a senti très vite, après, que les choses prenaient vraiment de l’ampleur. À Barcelone, déjà, avec l’arrivée du basket et de ses équipes de stars et à Atlanta surtout, avec l’omniprésence de la marque Coca-Cola. »

Le nageur n’est pas du genre à se complaire dans la nostalgie. Des JO, il garde le souvenir de belles rencontres et de moments partagés avec des athlètes venus du monde entier. « Au village olympique, nous étions tous sur un pied d’égalité, tous ensemble et logés à la même enseigne. Tout le mondé était là, au même moment, pour vivre le même événement mondial. » Voilà ce qui fait, pour Christophe, le sel particulier des JO.

Trois Olympiades et quelque 25 titres de champion de France plus tard, il abandonne la compétition internationale, mais sans tourner le dos aux bassins. C’est sa vie, c’est l’univers qu’il a choisi. Après, tout de même, un petit break en guise de transition, il revient vite à son métier de base, de maître-nageur-sauveteur puis de chef de bassin aux piscines de Tours, dont il ne s’est jamais vraiment éloigné. Là, il verra passer plusieurs générations de bambins auxquels il essaiera de transmettre sa passion.

« Le but pour moi, c’était surtout de leur donner le goût d’exercer une activité physique régulière, au-delà même de toute notion de compétition », explique-t-il. Depuis peu, Christophe Bordeau a été appelé à d’autres fonctions. Au service de la Petite enfance de la ville de Tours, il travaille à améliorer les conditions de travail des plus de 350 personnes employées dans les crèches de la Ville. L’humain, toujours, au cœur de son action.

Mais, bien sûr, il garde un œil sur le rectangle bleu qui a fait sa vie. Entraîneur des Masters (on pourrait dire les seniors) de son club Les Enfants de Neptune, il goûte encore à la saveur du collectif et de la compétition. Il n’assistera pas aux épreuves de natation des JO qu’il suivra, comme beaucoup, à la télévision. Depuis son époque, son sport a tellement évolué… La nage est aujourd’hui plus technique et les nageurs plus physiques aussi, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres sports. Mais la passion et l’exigence sont les mêmes.

Et, un jour de juillet, les JO de Paris se souviendront de l’athlète qu’il a été, comme d’un membre d’une vaste famille répartie aux quatre coins du monde.

Matthieu Pays

Résumé actu : Vegan Place, CCNT, mois pluvieux et « graffik party »

Le résumé de l’actu en 4 infos : de la Vegan Place à Tours au futur du CCNT, en passant par les graffik party qui se profilent et un mois de mai qui a été sacrément arrosé.

ÉVÉNEMENT
Vegan Place

Et de cinq éditions, pour la Vegan Place de Tours ! Organisée par l’association Educ Pop Animaliste, elle aura lieu le 15 juin prochain, boulevard Heurteloup. Cet événement autour de la cause animale réunira des associations, un village d’autrices et d’auteurs, des artisans vegans et des entreprises et proposera également une exposition sur le militant Louis Raimbault et la communauté végétalienne qu’il fonda dans les années 30 à Luynes.

L’autre temps fort de la Vegan Place sera le Prix Maya, « seule récompense littéraire animaliste de France », comme le soulignent les organisateurs.

> Le 15 juin, de 10 h à 18 h. Gratuit.


DÉCOUVERTE
Art « graffique »

Prêt(e) pour une graffik party ? (Photo F.Bouroullec – DR)

« Nous sommes des metteurs en fête », voilà le slogan du festival Graffik Party Tour[s] qui débute le 13 juin et se déroulera jusqu’en septembre dans divers lieux en Touraine. Porté par l’association Val de Loire, Centre d’Art, le projet se base sur une idée originale artistique de Franck Bouroullec : « quatre à cinq artistes peintres ou dessinateurs de presse ou BD illustrent des mots proposés et imaginés par le public » durant des « graffik party » de 5 minutes. À la fin, les dessins sont offerts au public.

Top départ de la tournée le 13 juin, à 19 h, au Parcillon à Parçay-Meslay.

> Infos : facebook.com/graffikpartytoursofficiel


CCNT
Cap sur 2029

Ouf, c’est acté ! Le nouveau Centre national chorégraphique de Tours (CCNT) verra bien le jour et sera construit à l’horizon 2029. Pour rappel, le premier projet datait de 2016 mais avait été abandonné en 2022, en raison de l’explosion des coûts de construction (+38 % portant le chantier à 23 millions d’euros).

Celui-ci coûtera 17,7 millions et se situera aux casernes Beaumont- Chauveau, sur 1 609 m² (contre 700 actuellement). Le nombre de places passera de 136 à 205. On y retrouvera notamment une zone d’accueil, une zone de création avec un studio pour les représentations, mais aussi un espace « zones pratiques et pédagogie ».


PRÉCIPITATIONS
+101 % !

Pas beaucoup de soleil durant ce mois de mai qui vient de se terminer ! Plutôt pluvieux, même, puisque les relevés de la station météorologique de Tours – Parçay-Meslay ont indiqué qu’il était tombé 115,7 mm de pluies entre le 1er et le 31 mai 2024, soit +101 % de précipitations ! Seul le week-end de l’Ascension avait été quelque peu épargné.

L’ensoleillement cumulé, lui, a atteint 172 h et 42 minutes, soit 19 % de soleil en moins qu’habituellement (sans oublier le mémorable mai 2020 et ses… 317,7 h ensoleillées). Mai 2024 n’est toutefois pas le plus arrosé : en mai 1997, il y avait eu 144,9 mm de précipitations. Alors, rassurés ?

A.G. / Photo : archives NR

La Touraine vibre-t-elle pour les Jeux Olympiques ?

La flamme ne passe pas par la Touraine, et alors ? Est-ce une raison pour laisser de côté les Jeux Olympiques ? Dans les clubs sportifs ou le secteur touristique, on regarde en effet de près cet événement mondial.

À l’office de tourisme de Tours, pas l’ombre d’une Phryge. « Une quoi ? » nous direz-vous. Une Phryge, la mascotte des Jeux Olympiques de Paris 2024, inspirée du bonnet phrygien des révolutionnaires de 1789 (certains y ont vu un grand clitoris, on vous laisse juger sur pièces). Est-ce à dire que la Touraine et ses visiteurs se désintéressent de la grand-messe sportive mondiale, qui n’a pourtant lieu que tous les quatre ans, et que la France a l’honneur d’accueillir cette année ?

La Touraine n’hébergeant aucune compétition olympique, l’office de tourisme Tours Val de Loire n’a pas vu l’intérêt d’investir dans des peluches qui seraient restées sur les étagères. Mais les acteurs du tourisme ont quand même mis quelques espoirs dans les J.O., comme l’explique Henri Poignet, directeur de l’office de tourisme Tours Val de Loire : « On mise sur le fait que les visiteurs étrangers qui feront 12 000 km pour venir aux J.O. en profiteront pour visiter le reste de la France. Mais à l’heure actuelle, on n’a pas de mouvement important en ce sens. Les J.O. pourraient même avoir l’effet inverse, à savoir motiver certains étrangers, qui souhaitaient venir en France cet été, à repousser leur voyage pour éviter les Jeux, mais il est difficile d’évaluer pour l’instant l’impact à venir des Jeux Olympiques sur le tourisme. »

Un résultat mitigé ?

Les Jeux, un repoussoir ? C’est une des hypothèses envisagées par l’office de tourisme, l’Agence départementale et le comité régional du tourisme. La campagne de communication coordonnée misait sur l’exode des Parisiens vers la province, refuge pour télétravailleurs fatigués des contraintes olympiques.

Résultat : très mitigé, selon Peggy Boutin, directrice générale de Val de Loire Tourisme – Gîtes de France pour la Touraine : « On croyait fort à cet exode, mais l’afflux qu’on attendait n’a pas eu lieu. Ou peut-être pas encore ? En tout cas les réservations dans les 659 gîtes d’Indre-et- Loire sont à peu près identiques à l’an dernier, sans frémissement particulier. »

On s’active dans les clubs sportifs

Et si, après tout, c’était du côté sportif et chez les Tourangeaux qu’il fallait chercher un véritable effet J.O ? Au comité départemental olympique et sportif, évidemment, on s’active ! Antenne locale du comité national olympique, cette instance fait la promotion du sport et accompagne les clubs de Touraine dans leur structuration. En 2024, les Jeux et le label « Terre de Jeux » sont en haut de la pile des missions à gérer !

À la Foire de Tours en mai, ou lors des 24 étapes sportives prévues sur le territoire régional pour les scolaires et le grand public, avant la caravane sportive du Département en milieu rural : toute occasion de promouvoir le sport et l’esprit olympique est bonne à prendre.

Objectifs adhérents

Ces événements sportifs et festifs sensibilisent à l’esprit J.O., mais ont aussi « un véritable impact sur la prise de licences dans les clubs à la rentrée » précise Francis Moulinet, directeur du CDOS 37. Plus d’adhérents ? C’est l’objectif du club de tir sportif de Monts. Dans le cadre des nombreux événements organisés par la ville, sous le label « Terre de Jeux », l’association propose des séances d’initiation aux femmes, tous les mercredis soirs du 5 juin au 31 juillet : « Notre activité a souvent avec une connotation masculine. Nous profitons donc des J.O. pour faire découvrir le tir au public féminin, encore peu présent dans nos clubs ! », précise le président, Pascal Vrignault.

Pascal ira d’ailleurs assister à certaines épreuves olympiques. Non pas à Paris, mais à Châteauroux, seule ville de région Centre Val de Loire à accueillir des épreuves.

Encourager les sportifs ? C’est une autre histoire pour Clémence, maman de Lilian, jeune handballeur de onze ans : « 145€ par place pour aller voir un match de l’équipe de France féminine en phase de qualification, à Paris. Donc c’est le système D pour le logement et le transport, pour compenser ! »

Heureusement pour les petits budgets (ou les fainéants ?) on pourra voir des sportifs de haut niveau à Tours d’ici quelques semaines. La ville sera en effet le camp d’entraînement de cinq équipes de rugby à 7 et l’équipe canadienne de volley-ball, et des rencontres avec le public devraient être organisées. Histoire de raviver notre flamme pour les J.O. ?

Emilie Mendonça / Photo : Adobe stock

Horoscope WTF du 5 au 18 juin 2024

Qui suis-je ? Où vais-je ? Quel est le sens de la vie ? Tant de questions auxquelles vous ne trouverez pas de réponses dans notre horoscope WTF de la semaine.

Bélier

Amour

Titillez-vous le bourrelet et laissez-nous tranquille.

Gloire

Dur, dur. Ce mois-ci, vous allez être atteint(e) de polythélie. (coucou
Google et le dictionnaiiiire)

Beauté

Achetez des moufles. Pour cacher vos vieilles mains toutes grosses et pleines de doigts.

Taureau

Amour

Vous voyez le Titanic ? Ben votre vie sentimentale, c’est pareil : un naufrage.

Gloire

pçui’ç »(_à’ »_utà^çtu^_ »’)
yç’ày_-(_(à^)ç(aaaaaaaavnà

Beauté

à’çi »)’àiçt)’tàiç » ;;;; Oups désolé, je m’étais assis sur mon clavier !

Gémeaux

Amour

Vous allez vous mettre en relation libre. Mais l’idéal aurait été de le/la prévenir avant.

Gloire

Waouuuuw c’est potentiellement la semaine de votre anniversaire. Mais
sachez qu’on s’en fout. Vilains Gémeaux, vilaiiins.

Beauté

Même les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Cancer

Amour

Vous allez vous doucher… vous doucher avec LES GROSSES LARMES DE
VOTRE EX.

Gloire

Moooh regardez ces petites traces de brûlé sur votre siège… c’est parce que vous avez bien chaud aux fesses !!!
Bisous les baraques à frites.

Beauté

Non ce n’est pas votre avenir qui brille. C’est juste votre petit front tout gras.

Lion

Amour

Votre rencontre avec Mireille, 76 ans et fan de Patrick Sébastien, et Robert, routier de 69 ans, changera votre conception du couple, voire du trouple.

Gloire

Félicitations, vous allez obtenir le Melon d’Or de l’année 2024 !

Beauté

Le printemps, c’est bientôt terminé. Vous pouvez enfin demander à vos
boutons de ne plus bourgeonner.

Vierge

Amour

Le saviez-vous, les pandas ne peuvent se reproduire que quelques jours par an. Un peu comme vous finalement.

Gloire

N’oubliez pas que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort(e).
Ou paraplégique parfois.

Beauté

Eh bien cette semaine, on souhaite bon courage à vos W.C.

Balance

Amour

Vous n’avez pas inventé l’eau chaude, mais on vous aime quand même…

Gloire

Si vous n’avez lu que l’horoscope cette semaine dans tmv, vous allez être parent dans 9 mois. Et votre enfant sera laid. #pression

Beauté

Mais ouiii, on saiiiit, c’est vous le/la plus sexy et vos petites fesses sont formidaaables…

Scorpion

Amour

Mmmmh miam miam, vous allez manger une grosse tartine… une bonne
grosse tartine de frustration sexuelle !

Gloire

L’avantage avec vous, c’est qu’on se sent quand même vachement moins bête quand on vous parle.

Beauté

Comme le dit le dicton : MST en juillet, vacances d’été gâchées. A+ !

Sagittaire

Amour

La constellation de Mimie Mathy vous prévient que vous aimez
vraiment nain-porte qui.

Gloire

Paraît-il que dans le milieu, on vous surnomme La Machine à Prouts.

Beauté

Contre toute attente, force est de constater que vous ressemblez à un petit lardon tout mignon.

Capricorne

Amour

Certes, chaque serrure a sa clé. Mais la vôtre a visiblement bien servi, tant
elle est rouillée.

Gloire

Vos ami(e)s parlent dans votre dos (qui est tout poilu qui plus est).

Beauté

Finalement… elle était bien cette période Covid pendant laquelle on n’était plus obligé de vous faire la bise…

Verseau

Amour

Certains croient au Père Noël.
Et vous, vous croyez en l’amour. Ce qui revient au même en fait.

Gloire

Mercure entre dans votre 3e décan par la droite de l’ascendant de Saturne.
(traduction : votre semaine va être relativement pourrie)

Beauté

Finalement en y repensant bien… entre un flamby et vous, il n’y a pas vraiment de différence.

Poissons

Amour

Un de perdu, dix de retrouvés !
(mais du calme, on parle juste de vos slips)

Gloire

Il serait judicieux de contacter le service des « objets trouvés » de la mairie.
Peut-être y trouverez-vous votre charisme.

Beauté

Vous sentez bon des genoux.

Aucard de Tours : départ au top pour le festival

Le festival Aucard de Tours a ouvert ses portes à la Gloriette ce mardi 4 juin. Avec, pour ce début en fanfare, un public nombreux, du soleil, des concerts et des retrouvailles.

En débarquant à la Gloriette sur les coups de 19 h 30 ce mardi, on ne s’attendait pas à voir autant de monde ! En ce jour d’ouverture du festival Aucard de Tours, la file pour entrer sur le site est longue, bieeen longue. D’autant qu’à l’intérieur, des centaines et des centaines de personnes sont également déjà présentes. Comme top départ, on ne pouvait espérer mieux niveau fréquentation !

Entrée sur ce site qui nous avait bien manqués. Un check. Une bise. Un serrage de paluche. Un autre check. Une deuxième bise. Un copain, une copine, deux, trois, quatre, douze, vingt, aaaargh ! Impossible à nier, Aucard c’est vraiment le festival des potes, avec son ambiance unique. Il y règne une sorte de « bienveillance » assez difficile à décrire.
Côté bénévoles, ils et elles sont toujours souriant(e)s, à pied d’œuvre et ça envoie de tous les côtés, notamment aux bars. Chapeau à elles et eux !

 

Le soleil, lui, a fait son invité surprise après des dernières semaines bretonnes (désolé mes amis du Finistère !), entre pluie, ciel gris, pluie, et re-ciel gris. De quoi être de bonne humeur pour ce premier jour qui aura vu défiler des artistes, connus ou moins connus, mais toujours à fond sur scène.

Concerts, découvertes et grosses surprises

Pour ce top départ, on a notamment eu droit à ANGELICA GARCIA, les foufous de JOHNNY MAFIA (sacrée ambiance !), les LOS BITCHOS qui ont fait se dandiner le chapiteau, ou encore Mézigue. Mais de notre côté, on retient la performance ha-llu-ci-nan-te de SLIFT. Le trio toulousain a délivré un set d’une heure d’une puissance phénoménale : leur space rock saupoudré de stoner psyché en a envoyé planer plus d’un(e). Une baffe comme on ne s’était pas pris depuis bien longtemps !

Le set intense et psychédélique de Slift.

Ce mercredi signe le deuxième jour du festival. Aucard accueillera, ce soir, Clavicule, Cobrah, Melody Move, Mo’Kalamity & the Wizards, Télécascade Ensemble, Peet et TV Sundaze.

Le festival se poursuivra jusqu’à samedi 8 juin. Toute la prog’ se retrouve sur le site aucard-tours.com/programmation
Welcome back, Aucard !

Texte et photos : A.G.

 

10 ans du Prix du roman tmv : dans les coulisses de la délibération

La semaine dernière, autour d’un repas à l’Hôtel de l’Univers, chaque membre du jury a essayé de défendre son roman favori de la sélection (le combat de catch dans la boue était autorisé). Retour sur les débats.

Liste des coupables cités dans cet article : Nos trois lectrices de tmv membres du jury : Karen, Bérengère et Juliette. Nos partenaires : Geneviève (Océania l’Univers) ; Marie (SNCF) ; Célia (Fil Bleu) ; David (Cultura) ; Jacques (Galeries Duthoo) ; ainsi que Manon (NR Com) ; Elisabeth (romancière) et Aurélien (tmv).

NOS ÂMES SOMBRES

Premier roman à passer la moulinette, « Nos Âmes sombres », polar choral ambitieux de Sarah Bordy, avocate de profession, qui y mélange jeux de pouvoir, enquête multiforme sur fond de maltraitance. « Je l’ai trouvé très intéressant, mais il y avait des longueurs », débute Marie. Pour David, « c’est vraiment pas mal pour un premier. Mais c’est très confusant, toutes ces intrigues qui se mêlent. »

C’est d’ailleurs l’écueil qui reviendra le plus souvent : le trop grand nombre de protagonistes en a perdu certain(e)s.
De quoi empêcher d’accéder aux portes de la finale, comme penserait Denis Brogniart.

J’AVAIS OUBLIÉ LA LÉGÈRETÉ

C’est un « Aaaaaah ! » quasi-extatique qui sort de la bouche d’une partie du jury lorsque le titre du livre d’Edwige Coupez est annoncé. Fichtre diantre, aurait-on déjà notre vainqueur sans même s’être battu à coup de quignon de pain ?!

« C’est un coup de cœur ! », s’exclame Juliette qui parle d’un roman « très sincère, poignant, à l’écriture incisive ». Pour Manon, ravie, « c’est un 10/10 ! », comme Marie (« j’ai adoré ! ») ou encore Geneviève (« un roman addictif ») et Bérengère (« ça m’a touchée »). L’histoire, articulée autour des liens mère-fille après une fugue et des tourments de l’adolescence, a visé juste. Le style parfois télégraphique boosté aux anaphores a un peu rebuté l’auteur de ces lignes (« oui mais ça évite le pathos », argue Elisabeth qui a souvent raison).

Toutefois, l’ensemble a plu à 90 % de la tablée. Même Jacques – alias l’homme le mieux habillé de Touraine, d’après un sondage Ipsos/tmv – avoue : « J’ai eu un petit coup de cœur ». Mais contre tous ces Goliath, David le libraire dégaine : « Oui, mais ce n’est pas un roman en fait. C’est plus un témoignage. » Karen abonde : « J’ai l’impression d’un récit-conseil. »
Comme dirait Denis Brogniart : Ah !

LA FIN DU SOMMEIL

Alors qu’une simple allergie lui est diagnostiquée, un architecte annonce à son entourage souffrir d’un cancer de la gorge. Une ruse pour lui laisser le temps d’écrire un roman et de retrouver l’amour de ses proches. Voilà le pitch de « La Fin du sommeil » de Paloma de Boismorel qui a divisé le jury.

Bérengère a été « dérangée par l’histoire », Juliette n’a eu « aucune empathie pour le personnage » (Célia, tout en douceur : « j’ai eu envie de le baffer »). Geneviève a trouvé le livre « assez drôle » et Elisabeth salue l’écriture (« stylistiquement, c’est le meilleur »). Mais une large partie du jury, n’ayant guère apprécié les longueurs, ponctuera son avis par un « Tout ça pour ça ? »
Comme dirait Denis Brogniart : Aïe !

LE RIRE DES AUTRES

 

L’histoire en très résumé ? Une jeune femme contrainte de faire un job alimentaire découvre un jour que son compagnon vomit… des billets de banque ! « Je veux un film de ça ! », lance Manon. Geneviève est « mitigée en raison du côté trop décalé », Karen a « ri et été touchée » et souligne que « visuellement, c’est le plus attrayant ». Pour Célia, c’est clairement son « chouchou et ça touche un large public » et Juliette avoue : « Je l’ai lu en 3 heures. Je n’ai rien fait au bureau du coup ! » (mais on ne veut surtout pas balancer…).

Toutes et tous s’accordent à dire que c’est un livre qu’on pourrait prêter, pour le faire découvrir. Le timing s’y prêtant bien, dessert oblige, Marie se demande si ce serait pratique que son conjoint régurgite des billets. Jacques-les-bons-conseils rétorque : « Donne-lui du Canigou ce soir et tu verras ! ». De quoi faire rire la tablée qui, avec au moins 64 cafés dans le cornet, doit toutefois se presser.
Car il faut voter et comme dirait Denis Brogniart : il n’en restera qu’un.

LE VERDICT

Brouhaha Lancer de serviettes… Combat de cuillères. Vif débat. Emma Tholozan et Edwige Coupez finissent ex-aequo au premier tour. Au second, cela se jouera à une voix : « Le rire des autres » obtient le Prix du roman tmv 2024.

Toujours pas de combat de catch dans la boue cette année – dommage – mais une belle compétition qui aura de nouveau mis en lumière la plume de romancier(e)s en devenir.

Aurélien Germain


> Retrouvez l’interview de la lauréate Emma Tholozan en cliquant ici !

 

Emma Tholozan, lauréate des 10 ans du Prix du roman tmv avec « Le Rire des autres »

Un premier roman décalé, porté par une belle plume et un sous-texte pertinent : « Le rire des autres » d’Emma Tholozan a remporté le Prix du roman tmv 2024. Rencontre avec l’autrice de 27 ans qui raconte son ouvrage drôle et original.

Que feriez-vous si un beau jour, votre conjoint(e) se mettait à vomir… des billets de banque ? Oui, on ne va pas se mentir, la question est plutôt incongrue. Certes, cette situation ubuesque n’est pas prête d’arriver dans la vraie vie (enfin… normalement !), mais elle est centrale dans le livre d’Emma Tholozan, « Le rire des autres », qui vient tout juste de remporter le Prix du roman tmv.

Dans son premier roman paru aux éditions Denoël, l’autrice de 27 ans originaire de Toulon raconte l’histoire d’Anna, jeune femme pleine d’espoir, master de philo sous le coude, qui voit ses rêves dézingués par Pôle emploi : ses études ? Bof, elles ne valent finalement rien. Exit la vie fantasmée, bienvenue le boulot alimentaire comme chauffeuse de salle sur un plateau télé.

Cynique, un poil désabusée, Anna rencontre alors Lulu, smicard également, et tombe sous le charme. Mais son nouveau compagnon se met subitement à vomir des billets à cadence soutenue. De quoi transformer leur situation précaire et leur vie ? « En fait, j’avais envie de parler d’argent, mais de manière rigolote !, résume Emma Tholozan. Autour de moi, tout le monde cherchait du travail. On gagne tous de l’argent grâce à, d’une certaine manière, notre corps qui va au travail. Je me suis demandé : et si on en produisait spontanément ? »

Un conte d’un nouveau genre

Voilà donc sur la table ce premier roman, sorte de conte moral moderne, tirant sur la fable. « Au départ, ce n’était pas pensé comme ça. Mais c’est vrai que j’ai en fait utilisé les mêmes mécanismes. C’est une écriture métaphorique », dit-elle. Un récit qui montre finalement bien la société actuelle et aborde différentes thématiques : « Le couple, l’amour – ou du moins la relation – mais aussi l’amitié, l’ambition… J’explore aussi le thème de l’exploitation : le compagnon d’Anna régurgite des billets, mais pas elle. Elle, c’est son corps qui est exploité au travail, dans un job alimentaire qui la fatigue. Et en retour, elle exploite le corps de son copain. »

De manière sous-jacente se dessine aussi la notion du paraître, avec une Anna devenue aussi superficielle qu’imbuvable, profitant allègrement de son cher Lulu pour s’acheter une tripotée d’objets de luxe. « Finalement dans le texte, l’argent est secondaire, analyse la romancière. Pour Anna, c’est surtout ce qu’il procure : notamment l’apparence. Elle le voit quand, lorsqu’elle a un nouveau sac, on commence enfin à retenir son prénom. »

Un sous-texte qui, en filigrane, emmène aussi le lecteur/lectrice dans une réflexion intéressante, dépassant le registre comique du livre et allant plus loin que l’aspect invraisemblable, farfelu et fantastique du récit.

Aujourd’hui, Emma Tholozan travaille à Paris, en tant qu’assistante éditoriale « dans une petite maison qui s’appelle Éditions des femmes – Antoinette Fouque ». À peine « Le rire des autres » publié (et digéré !), elle a déjà un œil sur le futur et sur les prochaines pages à écrire. Elle pense à un second roman. Dit qu’elle a « déjà des idées » et qu’il sera différent du premier.

En attendant, à tmv, on n’oublie pas le personnage d’Anna et ses punchlines (« j’étais tellement fatiguée que même mes cernes avaient eux-mêmes des cernes »). Ni celui de Lulu, le cracheur d’oseille touchant et si terre-à-terre. Ni cette interrogation, qu’aurait-on fait, nous, face à pareille situation ? Mais tiens, d’ailleurs… Et Emma Tholozan, comment réagirait-elle si son conjoint se mettait lui aussi à vomir des billets ? « On me pose souvent la question… » Elle rit. « Eh bien… Je ferais comme Anna ! »

Aurélien Germain / Photo : Eric Garault


> Le rire des autres, d’Emma Tholozan (éditions Denoël).

> En dédicace le 8 juin à Cultura (Chambray-lès-Tours), de 10 h 30 à 12 h. [et en dédicace inédite dans le train Paris>Tours du 7 juin, départ 12 h 24]

 

TMV du 5 au 18 juin 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/06/TMV_A_20240605_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Les JO, c’est bientôt ! Mais est-ce que la Touraine vibre pour les Jeux olympiques ? On a demandé à des professionnels des secteurs sportifs et touristiques. Gros morceau de ce numéro également : le Prix du roman tmv ! Retrouvez l’interview de la lauréate des 10 ans de notre Prix : Emma Tholozan pour « Le Rire des autres ». On a aussi retrouvé un ancien nageur tourangeau qui portera la flamme olympique et on se fait un petit horoscope WTF des familles.

Emily in Paris

C’est un peu comme quand les parents appellent pour annoncer qu’ils rentrent un peu plus tôt que prévu de leur week-end en Normandie. Les ados, pris de panique, se mettent en transe pour remettre l’appart’ en ordre dans les quelques heures qu’il leur reste. Là, les organisateurs des JO ont huit semaines pour transformer le Paris que nous connaissons (vous voyez le tableau ?) en un décor de « Emily in Paris. ».

Pour la propreté de la Seine, ce n’est pas totalement gagné. Mais bon, on s’y met, on y croit. Pour les gens qui polluent le paysage, les migrants, les SDF, les travailleurs du sexe, tout ça, en revanche, on avance bien. Selon un rapport du collectif « Le revers de la médaille », déjà plus de 5 000 personnes ont été expulsées vers d’autres régions. La Fondation Abbé Pierre également, voit bien que les choses avancent et rappelle que résilier un bail pour mettre son logement en location pour les JO, c’est tentant, mais c’est interdit. Tout cela pour dire qu’il est peut-être temps de rappeler que, quand Papa et Maman rentrent de Normandie, ils ne veulent pas forcément arriver dans un appartement témoin. Ils veulent juste rentrer chez eux et le Paris d’Emily, qu’on se le dise, ce n’est pas le nôtre.

Matthieu Pays

Séance de dédicaces avec Emma Tholozan, lauréate du Prix du roman 2024

Un premier roman décalé, porté par une belle plume et un sous-texte pertinent : « Le rire des autres » d’Emma Tholozan a remporté le Prix du roman tmv 2024. Et pour fêter ça, l’autrice de 27 ans sera de passage à Tours !

Elle sera en dédicace à Cultura Chambray-lès-Tours le samedi 8 juin, de 10 h 30 à 12 h. Et pourra parler de son ouvrage qu’on a littéralement dévoré (et donc adoré).

A noter également que les voyageurs du train Paris>Tours du 7 juin (départ 12 h 24 de Paris) auront la possibilité de rencontrer Emma Tholozan au cours du trajet, durant lequel nous distribuerons son roman aux passagers ! Vous pourrez ainsi participer à un « train de la dédicace » unique.

Tours d’Horizons

Autant le dire tout de suite, nous avons fait une boulette. Dans notre numéro « Spécial Festivals de l’été », nous nous sommes emmêlés les pinceaux sur la programmation de Tours d’Horizons. Un événement qui, pourtant, nous tient particulièrement à cœur et que nous suivons depuis que nous sommes tout petits.

L’artiste invité au Prieuré Saint-Cosme, c’est bien Yvann Alexandre, avec « Infinité ». Il y aura aussi, entre autres bien sûr, Jean-Christophe Bleton avec « Ne lâchons rien » au Théâtre Olympia et l’artiste associée Michèle Murray avec sa création « Time ».

Jusqu’au 15 juin. Programme complet et réservations sur www.ccntours.com

Tours a désormais son école bois-paille

Une façade en bois et une isolation en paille : la Ville vient d’inaugurer sa première école bioclimatique à Tours Nord. La première d’une série de rénovations écologiques.

Les faits

C’était l’un des projets-phare de l’équipe municipale : c’est désormais fait. La Ville a inauguré sa première école « bois-paille », l’école maternelle Jean de la Fontaine, à Tours Nord. Après deux ans de travaux, pour un coût total de 9,7 millions d’euros, l’établissement a été entièrement rénové.

L’objectif ici est double : cette école d’un nouveau genre a une grande ambition écologique (un gain de rejet de CO2 supérieur à 10 tonnes par an) et pédagogique (plus de confort, de matériel ergonomique, d’espace).

Une construction écologique et biosourcée

En très résumé, la façade et les structures de l’établissement sont donc construites en bois et l’isolation est en paille. Ce qui pourrait surprendre. Or, il ne faut pas oublier que ce matériau offre une très bonne isolation naturelle qui allie performance et économie. « Elle permet à la chaleur de rentrer en hiver, mais pas en été, soulignait Martin Cohen, adjoint au maire chargé de la transition écologique et énergétique lors de l’inauguration. Et il y a une chaufferie biomasse pour chauffer l’hiver. »

Les murs extérieurs sont faits en revêtement bardage bois en mélèze et pare-pluie. Quant au bitume extérieur, il a été remplacé par un béton peluché aérant et perméable. Le reste du sol est constitué d’épais coupeaux de bois et la cour est arborée.

Élèves et enseignants

À l’intérieur de l’école, on note également de très larges baies vitrées qui permettent aux élèves de voir ce qu’il se passe à l’extérieur. Ces derniers ont d’ailleurs désormais accès à un self, afin de gagner en autonomie. Il y a aussi du mobilier entièrement modulable pour les classes. Franck Gagnaire, adjoint au maire chargé de l’éducation, indiquait à nos confrères de la Nouvelle République : « On peut faire classe dehors. C’était une vraie demande des enseignants. »

Et après

L’école Jean de la Fontaine n’est que la première d’une longue série de projets du même acabit souhaité par la municipalité. Ceux-ci doivent effectivement s’étaler sur plusieurs années, puisqu’elle a en tête de rénover dix-huit écoles. Avec, à chaque fois, le souhait de développer une approche bioclimatique dans ses établissements scolaires.

Aurélien Germain / Photos : Julien Pruvost – NR

Rugby : les 1er et 2 juin, tous et toutes au Challenge Lamarre !

Le challenge Lamarre revient ce week-end pour sa 44e édition.

Le challenge Lamarre, c’est quoi ? C’est un tournoi de jeunes rugbymen et rugbywomen qui se déroule au stade de la Vallée du Cher, organisé par l’US Tours. Le club qui, soit dit en passant, dispute le même jour un huitième de finale du championnat de Fédérale 2 décisif pour une éventuelle montée en Fédérale 1.

Chaque année, une vingtaine de clubs venus de la région mais aussi de toute la France, se donnent rendez-vous à Tours. Au total, cela nous donne quand même 83 équipes engagées et plus de 800 jeunes joueurs et joueuses. Tout ce petit monde s’affronte en trois catégories, 8 ans, 10 ans et 12 ans. Le club qui obtient les meilleurs résultats dans ces trois catégories s’adjuge le challenge général. À noter que deux autres trophées viennent compléter le palmarès, le challenge du fair-play et le challenge citoyen, qui salue l’implication environnementale et le vivre-ensemble.

Les rencontres durent 10 minutes. L’année dernière et d’ailleurs celle d’avant aussi, c’est Massy qui avait remporté le titre, égalant l’US Tours en nombre de victoires. Ils auront sans doute, cette année, la ferme volonté de réaliser le triplé. Car il s’agit bel et bien d’une compétition. Chaque équipe entre vraiment sur le terrain avec l’esprit de la gagne.

Mais, au-delà de cet aspect, le challenge est aussi un grand moment de partage. Ça bouge dans tous les sens, les matchs se succèdent, l’ambiance est festive et conviviale autour des terrains. On parle souvent des fameuses « valeurs du rugby », cela fait un peu partie de la mythologie de ce sport d’équipe et de combat. Au challenge Lamarre, on mesure à quel point ces valeurs font partie de l’éducation que reçoit chaque jeune.

M.P. / Photo archives NR


> Les 1er et 2 juin, au Stade de la Vallée du Cher, de 9 h à 17 h. Finale à 16 h 30, puis remise des trophées. Gratuit. Buvette et restauration sur place.

 

Le Sceptre et la quenouille, une expo autour de la place des femmes au Moyen-Âge

#VisMaVille Elsa Gomez est conservatrice au Musée des Beaux-arts de Tours. On lui doit (avec sa collègue Aubrée David-Chapy) l’exposition Le Sceptre et la quenouille, autour des femmes durant le Moyen Âge. Le présent résonne-t-il avec ce passé ?

N e pas confondre « conservatrice du patrimoine » et conservatrice en termes politiques. On serait loin du compte. Même si Elsa Gomez réfute toute ambition de proposer une exposition engagée avec Le Sceptre et la Quenouille, visible au Musée des Beaux-arts jusqu’au 17 juin 2024, on ne peut s’empêcher d’y jeter un regard curieux pour comparer la place réelle et imaginaire de la femme au passé et dans le présent.

Elle le rappelle, « l’exposition n’est pas là pour juger, mais pour apporter un éclairage sur cette période de l’Histoire ». Et d’ajouter : « c’est intéressant de voir à quel point certains stéréotypes sexués remontent parfois jusqu’à l’Antiquité ! » Il en aura fallu de l’énergie et du temps (deux ans et demi) pour rassembler à Tours livres, gravures, peintures, sculptures autour de cette thématique qui a émergé progressivement.

En coulisses s’exerçait alors tout l’art du métier de conservatrice et commissaire d’exposition : « Tout a commencé avec un élément sculpté du tombeau des Ducs de Bretagne, démonté à Nantes le temps d’une restauration, et qui nous a été prêté. » Un chien, pour être exact, qui met la conservatrice sur la trace d’Anne de Bretagne, puis sur la piste des femmes à la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance.

Il faut alors débusquer les œuvres au détour de nombreuses lectures, un vrai travail de recherche appuyé par un comité scientifique, un petit bout de chasse au trésor pour trouver les œuvres, avant que les collègues ne prennent le relais pour négocier les prêts entre institutions. Et la tâche ne s’arrête pas là ! Il faut encore faire des choix sur ce qu’on va montrer et raconter : « On sait dès le début qu’on ne pourra pas tout dire, qu’il faudra faire du tri avec l’aide des historiens qui nous ont accompagnés. »

Reste encore à imaginer l’organisation spatiale de l’exposition avec la scénographe, rédiger le catalogue avec Aubrée David-Chapy, deuxième commissaire de l’expo, assurer des visites guidées… Un monde sépare-t-il les femmes occidentales d’hier, de la dame apparue sur le jeu d’échecs à celle du marchand de poissons de la fin XVIe, des femmes d’aujourd’hui ? « On voit bien que du chemin a été fait… et que d’autres choses n’ont pas bougé. Certaines tendances propagées par les réseaux sociaux, comme les trad wives qui prônent de rester à la maison et servir leur mari, sont plutôt un retour en arrière. »

Et peut-on aller de l’avant lorsqu’on est une femme dans le monde des musées ? Elsa Gomez admet qu’ « on m’a parfois demandé de faire plus, car j’étais une femme, dans des expériences antérieures. Mais ce milieu professionnel s’est très largement féminisé, y compris au niveau des postes de direction ! » Les actrices de la société qu’étaient les femmes d’autrefois mises à jour dans l’exposition n’auraient sans doute pas à rougir de leurs héritières !

Emilie Mendonça

 

On a testé le Café de Paula, au CCCOD

Déjeuner au milieu des œuvres, dans un lieu magnifique, c’est une proposition qui ne se refuse pas. Direction le CCCOD pour découvrir le Café de Paula !

Depuis l’ouverture du CCCOD, en mars 2017, c’est le troisième restaurant qui s’installe à l’étage du centre d’art. Le nom, Chez Paula, on le connaît, puisque c’est celui d’une excellente cantine de la rue Charles-Gille, qui nous régale depuis 2022 et dont nous avons déjà eu l’occasion de dire du bien ici (à relire ICI).

Dans sa déclinaison culturelle, le Café de Paula, on en retrouve les principaux marqueurs. Ici aussi, la gaufre est à l’honneur. Toutes les semaines, elle se décline dans une nouvelle recette salée. Mais vous pouvez aussi opter pour un muffin salé, un wrap ou une salade aux allures de Pokéball.

Gaufres salées et sucrées, en continu

À tout seigneur, tout honneur, nous optons pour la gaufre. Le jour de notre venue, elle se compose de filets de poulet, de copeaux de parmesan, d’un œuf parfait et d’une délicieuse sauce César, délicatement citronnée. C’est à la fois léger et plein de goût, une vraie réussite. Chez Paula, on le sait, il ne faut pas négliger les desserts.

Une deuxième gaufre, en version sucrée, nous semblant un peu redondante, nous nous laissons donc tenter par une part de tarte panna cotta, fraise et rhubarbe. Maxime, le maître des lieux, nous assure qu’elle est aussi bonne que belle. Nous pouvons témoigner qu’il ne nous a pas menti. Comme il fait beau ce midi-là (avant la tornade quotidienne que nous connaissons en ce moment), nous dégustons tout cela sur la terrasse du CCCOD. Et, pour agrémenter le tout, nous nous plongeons dans les premières pages d’un roman de Paul Auster, emprunté à la boîte à livres (celle où les bouquins sont gratuits, pas la librairie) juste en face.

Ce Café de Paula est parfait pour une halte entre deux salles du Centre d’art. Le service est assuré en continu pendant les heures d’ouverture. Et on ne saurait trop conseiller le café, qui vous sera servi par un vrai barista. Mais c’est aussi une très belle adresse pour un déj tourangeau. Il souligne bien la vocation du CCCOD qui, au-delà de son objet culturel, est aussi un lieu de vie et de partage au coeur de la ville. Et pour cela, ce café de Paula, en accès libre, lui va très bien.

Matthieu Pays


> L’addition : gaufre de la semaine à 10,50 € (+2,50 € avec petite salade). Les desserts vont de 3,50 € à 5 € pour, par exemple, notre tarte panna cotta. Wraps à 6 €.
> C’est où ? Au CCCOD,à l’étage (pas besoin de payer l’entrée, évidemment). La salle du fond offre une belle vue sur la nef. Aux beaux jours, on peut manger en terrasse, à l’entrée du Centre. Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h à 18 h. Le samedi jusqu’à 19 h.
> Contact : paulacafetours@gmail. com et instagram.com/lecafedepaula

Horoscope WTF du 29 mai au 4 juin 2024

La semaine sera dure pour les Verseaux… (et les autres aussi, visiblement)

Bélier

Amour

Il serait temps pour vous de faire comme avec vos poubelles : du tri sélectif.

Gloire

Vous êtes ce qu’on appelle communément un(e) client(e) chiant(e).

Beauté

Dites bonjour à Monsieur Anti- cernes. Votre nouveau meilleur ami pour
les vingt prochaines années.

Taureau

Amour

C’est quiiii la bête de sexe ??? Bah c’est pas vous.

Gloire

Les astres sont furieux contre vous.
Vous avez fait de grosses bêtises. Pour vous faire pardonner, payez par exemple des bières ou un resto à l’astrologue de tmv.

Beauté

Tiens c’est marrant. En changeant 17 lettres à « Taureau », on obtient MAXI
RADIN.

Gémeaux

Amour

L’avenir appartient à ceux qui sont beaux comme des Gémeaux. Cœur sur vous !

Gloire

Comme on dit en allemand : « Lieber ein Ende mit Schrecken, als Schrecken ohne Ende. » N’est-ce pas ??? hahaha !

Beauté

Sale dimanche en perspective, puisque vous perdrez votre pouce et ne pourrez donc plus jamais faire d’autostop.

Cancer

Amour

Saturne copulant avec je ne sais quelle foutue constellation vous prédit un beau bordel dans votre vie sentimentale.
(mais moi j’vous aime)

Gloire

Panne à prévoir cette semaine.
(D’essence ou sexuelle, ça on ne sait pas !)

Beauté

Parfois, quand on vous regarde, comme ça, de loin, on croirait à une petite saucisse sur pattes.

Lion

Amour

Douceur, gentillesse, beauté sans pareille et magnificence : voilà ce qui résume les Lions. (mais celui qui écrit ça est un peu hypocrite)

Gloire

Arrêtez de dire que vous êtes « sévère mais juste ». Vous êtes juste chiant(e).

Beauté

Petit bouton deviendra grand. Surveillez votre front.

Vierge

Amour

La réponse à toutes vos questions tient en 8 lettres : v.a.s.e.l.i.n.e

Gloire

Cette semaine, gare aux gorilles.
Ou aux morilles, on sait pas. Peu importe, l’un ou l’autre vous causera de gros soucis.

Beauté

Trop tard pour rattraper les dégâts.
Misez sur votre personnalité.

Balance

Amour

Vous n’avez pas de cœur. Profitez-en pour faire un croche-pied à ces
petits êtres maléfiques et qui ne sentent pas très bons qu’on appelle communément « enfants ».

Gloire

Plaquez tout dans votre triste vie pour jouer de la musique péruvienne au
centre-ville.

Beauté

D’après diverses études scientifiques, on n’arrive toujours pas expliquer
pourquoi les Balances sont les plus sexy du monde.

Scorpion

Amour

Votre passion pour la baguette vous perdra…

Gloire

Oula pardon, on voulait dire « votre passion pour la braguette » ! Désolé !

Beauté

Vendez des photos de vos pieds sur Internet. À ce stade, y a plus que ça à faire.

Sagittaire

Amour

Vous plaisez à énormément de gens qui tombent amoureux/se de vous rapidement.
C’est normal, vous simulez très bien.

Gloire

Vous partiez tout de même avec un gros désavantage dans la vie avec un
prénom pareil…

Beauté

L’été approche à grands pas. Le moment ou jamais pour retravailler votre
carrure de chips.

Capricorne

Amour

Votre amour-propre est comme Xavier Dupont de Ligonnès : introuvable.

Gloire

Vous n’êtes pas trop fatigué(e) de raconter autant de conneries en une journée ?

Beauté

En ce moment, vous êtes un peu coincé(e). Il serait judicieux de prendre un
suppositoire de second degré.

Verseau

Amour

Il est venu le temps des cathédraaaaleuh ? Non, il est venu le temps
du célibaaaat !

Gloire

Chouette, en raison de l’alignement de l’étoile polaire et de la Grande
Ourse, vous allez faire une coloscopie cette semaine.

Beauté

Bonne nouvelle, votre entourage va enfin se cotiser. Pour vous acheter
un peu de charisme.

Poissons

Amour

Envoyez « COCU » au 8 12 12.
(rassurez-vous, ça concerne la personne qui se trouve à votre gauche)

Gloire

Pour les élections européennes, le/la beauf qui sommeille en vous a envie
de voter Sticule.

Beauté

L’ivresse vous presse quand on vous caresse vos p’tites fesses. (Y A QUOI
j’suis d’humeur poétique, tu vas faire quoi ? RIEN DU TOUT)

Gagnez des places pour la soirée de votre choix à Avoine Zone Groove !

Avoine Zone Groove – ou AZG pour les intimes – c’est reparti pour un tour ! Le festival revient les 28, 29 et 30 juin pour une nouvelle édition qui s’annonce encore sympa comme tout, avec notamment IAM, Hoshi, Kyo, Antoine Garrel ou encore Pascal Obispo.

Petit cadeau rien que pour vous : on vous fait gagner des pass pour le soir de votre choix. Envoyez un mail à redac@tmvtours.fr (objet : AZG) avec nom+prénom et le soir auquel vous voulez assister : le 28 juin, le 29 ou le 30.

Un tirage au sort sera effectué le 14 juin. Bonne chance ! 

Le guide des festivals en Touraine

Dossier spécial cette semaine, dans notre nouveau numéro ! Au programme ? La programmation des festivals en Touraine, de la fin mai à la fin de l’été.

L’été approche et avec lui… la saison des festivals bien sûr ! On vous a concocté un guide des festivals en Touraine, avec le plein de rendez-vous, que ce soit pour faire le plein de concerts, ou d’arts de rue, de théâtre et bien d’autres…

Pour faire votre choix, direction le numéro 469 de tmv.

A retrouver et télécharger en CLIQUANT JUSTE ICI !

Chant du cygne

À 37 ans, son corps est brisé. Une affection rare, au nom énigmatique, Muller-Weiss, ronge son pied gauche depuis 2005. À force de serrer sa raquette comme le prolongement de son corps, sa main gauche est déformée, burinée, presque inhumaine. Chaque match est comme un nouveau chemin de croix qu’il s’impose à lui-même. Et il se l’impose quand même, encore et toujours.

Alors qu’il a tout gagné, alors qu’il n’a plus rien à prouver, alors même que son invincibilité mécanique s’est envolée pour toujours. Juste pour retourner dans l’arène pour un dernier combat, juste pour passer un tour ou deux, gagner encore un match, un set, un point seulement peut-être. Pas pour la gloire. Pour la gloire, il lui suffisait de s‘arrêter après son dernier sacre. Partir tout en haut, dans la lumière. Pas pour l’argent, évidemment. Juste pour aller au bout.

Tant que cela est possible, se battre et ne rien lâcher. Se retrouver 276e joueur mondial et lutter toujours comme s’il était encore N°1. Loin d’écorner son image, par cette leçon, justement, Nadal ajoute la touche de perfection à son extraordinaire carrière. Chapeau bas.

Matthieu Pays

TMV du 29 mai au 4 juin 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/05/TMV_A_20240528_TMV_001_T_Q_0.pdf

L’été approche ! Et avec lui, la saison des festivals. Ce qui tombe bien car voici notre guide des festivals en Touraine sur 7 pages. On reparle aussi du chantier XXL du Nouvel Hôpital Trousseau, du challenge Lamarre au rugby, de la conservatrice du Musée des Beaux-arts et de la place de la femme au Moyen-Âge. Sans oublier : la chronique resto (Café de Paula), l’horoscope WTF, les sorties culture et l’actu 37.

Chantier du Nouvel Hôpital Trousseau : le futur du CHRU

Les travaux vont bon train sur le site du Nouvel Hôpital Trousseau. C’est l’un des plus gros projets hospitaliers de France, un chantier colossal sur 80 000 m².

Les faits

Là, c’est sûr qu’on ne parle pas d’un petit agrandissement ou de légers travaux… Non, on est davantage dans du changement XXL : car le chantier du Nouvel Hôpital Trousseau se dessine sur une surface de 80 000 m² ! Sans compter les 13 000 m² qui seront dédiés à la psychiatrie.

Coût du contrat du chantier ? Près de 410 millions d’euros. Il devrait s’achever en 2028 pour une ouverture espérée en 2029.

Bouygues à la manœuvre

Au mois d’octobre dernier, c’est Bouygues Construction qui signait le contrat et décrochait le marché du futur CHRU de Tours. Le géant du BTP, avec AIA Architectes, va réaliser deux bâtiments étroitement liés.

Le principal sera sur quatre niveaux, abritant par exemple les services d’urgences, un important plateau d’imagerie, les unités de réanimation, etc. Le second abritera, sur quatre niveaux également, des unités de médecine ambulatoire et d’hospitalisation ou encore un plateau de biologie.

Dans sa synthèse de présentation, le CHRU et Bouygues Construction indiquent : « Le projet du Nouvel Hôpital Trousseau vise à restructurer l’offre de soins et à améliorer la prise en charge des patients pour cet hôpital situé au cœur de la métropole de Tours. » Le nouveau complexe hospitalier sera doté de 541 lits, 25 salles d’opération et 13 salles interventionnelles.

Les travaux

Les travaux ont débuté le 8 avril 2024 et continuent coûte que coûte en ce moment, malgré les averses de ces dernières semaines et les intempéries qui n’ont pas franchement aidé les ouvriers… Dans les colonnes de la Nouvelle République, Jean-François Mari, directeur de projet chez Bouygues, indique : « Le rythme est soutenu, mais on est dans les temps. » Actuellement, trois grues sont sur le site, mais elles passeront à sept cet été. Certains murs de béton sont déjà coulés dans les fondations et dressés. Le gros œuvre, le « squelette », sera terminé fin 2025.

En période de pointe, en 2026, plus de 500 personnes seront mobilisées pour ces travaux d’ampleur. C’est l’un des plus gros projets hospitaliers lancés en France.

Aurélien Germain / Photos : illustration AIA Architectes

Chroniques culture : rock tourangeau avec Nights of Atria, thrash metal avec Kerry King et le polar du jour

Cette semaine, les Tourangeaux de Nights of Atria débarquent avec un EP sous le bras, Kerry King de Slayer revient aux affaires avec un album qui tape dur et on découvre Marine Béliard et son super polar.

NIGHTS OF ATRIA – FOUNDATION PART.1

Et de deux, pour Nights of Atria ! Le combo tourangeau revient avec un second EP, concentré de gros rock abrasif. Intitulé « Foundation Part.1 », ce trois titres offre une belle carte de visite, en proposant une musique fusionnant des mélodies atmosphériques et de bons riffs bien plus puissants (le massif « N.I.K » ou l’ouverture quasi-stoner de « The Other Side »).

Bien mixé, le EP propose donc un juste équilibre entre la voix claire et sensible d’Eve (d’origine ukrainienne, elle chante des textes engagés) et l’ensemble basse-batterie- guitare. Et comme le rock se traduit le mieux sur les planches, c’est au Quartier de Tours qu’on pourra écouter Nights of Atria, lors d’un concert sous forme de release-party, le 31 mai prochain !
A. G.

@nights.of.atria sur Instagram


KERRY KING – FROM HELL I RISE

Difficile de ne pas parler de Slayer quand on parle de Kerry King. Et vice-versa. Il faut dire que le guitariste, figure emblématique du mouvement thrash metal, restera indissociable du célèbre groupe qui a décidé de raccrocher les gants en 2019. Impossible à mettre à la retraite, le père King a donc reformé un groupe autour de son nom, s’accompagnant au passage de noms prestigieux ayant fait leurs armes dans Death Angel, Hellyeah et… Slayer ! (le serpent qui se mord la queue, tout ça tout ça)

Autant dire qu’à peine l’album lancé et le son monté au max, le constat est sans appel : ce disque est du Slayer pur jus. Le groupe balance les torgnoles, décroche les uppercuts (ouille, le très brutal « Rage »), fait taper du pied autant qu’il donne envie de headbanguer ou de perdre quelques dents dans un bon gros pogo qui sent la bière et la sueur (de rien pour l’image).

Autour du King, le chant agressif de Mark Osegueda donne une toute-puissance aux morceaux et la double grosse caisse de Paul Bostaph fait l’effet d’un rouleau-compresseur. Hargneux, méchant, véloce, « From hell I rise » est un album qui convoque les belles heures du thrash : Kerry King, qui signe un premier effort solo convaincant, n’avait pas dit son dernier mot.

Aurélien Germain


NIG

LE LIVRE

A QUEEN IN NEW YORK

Dans le monde du polar, quand Marine Béliard se livre à l’exercice, on se précipite ! Car ce nouveau roman de la collection « New York Made in France » des éditions Rivages noirs est un bonheur.

À Greenwich Village, la chanteuse du groupe A Queen in New York est retrouvée décédée d’une overdose. Son ami Joaquin, ex-flic du NYPD, enquête sur cette mort suspecte, puisque la star avait raccroché depuis longtemps…

S’en suit un récit au rythme d’enfer dans le New York des clubs et de la scène musicale des années 1970. Marine Béliard nous entraîne dans l’histoire de cette bande de copains quittant leur Pennsylvanie natale pour se brûler les ailes dans les mirages de Big Apple. Un beau roman d’initiation doublé d’un polar efficace.
Hervé Bourit

Gwenaëlle Réoutski répare et soigne les livres… et les souvenirs

#VisMaVille Gwenaëlle Réoutski coud, elle presse, elle greffe, elle colle… Tout cela pour faire revivre des livres abîmés par le temps et les souvenirs qui vont avec…

Chaque livre est une aventure et chaque restauration est une nouvelle histoire. Dans son tout petit atelier du quartier des Prébendes, Gwenaëlle prend soin des ouvrages que ses clients lui confient comme elle soignerait un petit patient. Les mots qu’elle emploie, d’ailleurs, renvoient souvent au corps humain. On parle de tête, de nerf, de dos, de gorge… Et ses gestes, patients et minutieux, comme ses outils fins et précis, rappellent le chirurgien.

Faire quelque chose de ses mains, cela a toujours été le rêve de Gwenaëlle. Toute jeune, elle se voyait restaurer les statues des châteaux et puis la vie en a décidé autrement et la voilà technicienne dans un labo de développement argentique.

Avant que l’arrivée du numérique ne vienne encore changer la donne et l’amène dans les rayons d’une grande enseigne de meubles en kit. La vie en bleu et jaune, mais pas toujours en rose, comprend-on à demi-mots.

Avec les années, l’envie de revenir aux origines, de ne pas cultiver les regrets, se fait de plus en plus forte. Gwenaëlle rejoint donc, pour un stage de confirmation de son projet, le Centre de formation de restauration du patrimoine écrit (CFRPE) d’Olivier Maupin. Une école de rigueur et d’excellence. « J’ai tout de suite compris que c’est cela que je voulais faire, s’enthousiasme-t-elle. Il y avait, à la fois, le côté manuel, très sensuel et le voisinage avec les livres qui me plaisaient beaucoup. Cela me correspondait complètement ».

Un CAP de reliure et trois ans de spécialisation en restauration de livres anciens plus tard, elle se lance enfin à son compte. RG Reliure voit le jour. Tout en lissant les pages d’une édition ancienne de « 20 000 lieues sous les mers », Gwenaëlle détaille tout le cheminement d’un livre qui arrive dans son atelier.

Un travail qui commence par une longue conversation avec la personne qui lui confie l’ouvrage. « Qu’il s’agisse d’un livre de famille, d’une BD ancienne ou d’un volume de valeur, il y a toujours deux histoires. Il y a celle que le livre raconte et il y a celle qui le relie à son propriétaire. » Un cahier où une maman disparue notait ses recettes de cuisine, le vieux livre de jardinage du grand-père, c’est à la fois un livre et une volée de souvenirs.

Gwenaëlle s’attache à les restaurer, les uns comme les autres. L’objectif, quand elle recoud une reliure ou qu’elle pratique une greffe de papier sur une page abîmée, ce n’est pas de remettre le livre à neuf. « Le but, c’est surtout de le remettre en état, avec sa patine et en conservant le maximum de matière existante. Il faut que le neuf soit le plus discret possible. »

Pour cela, Gwenaëlle se penche au plus près des matériaux, cuir, toile, papier, fil, pinceaux… Et elle perpétue, aussi, un savoir-faire traditionnel qui disparaît doucement et qui est, à ses yeux, tout aussi précieux que les livres qui lui passent entre les mains.

Matthieu Pays

Education aux médias et à l’information : pourquoi c’est important

EMI pour « Education aux médias et à l’information ». Pas vraiment une matière scolaire. Pas vraiment un cours. Pas vraiment un loisir… Mais c’est quoi, alors ?

Répondre aux questions Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment ?, c’est un peu le B.a.-ba du journalisme. Alors pour un article sur l’éducation aux médias et à l’information, on laisse la charpente apparente.

C’est quoi ?

EMI, pour Éducation aux Médias et à l’Information. Dans le système scolaire, l’EMI est une compétence « transversale ». Non pas qu’elle soit à lire en diagonale : elle peut être abordée dans de multiples matières, du cours de sciences au cours de français en passant par l’histoire- géo ou les langues. Ensuite, chaque établissement fait ses choix.

Au collège Michelet de Tours, par exemple, la professeure-documentaliste Laetitia Coudreau anime pour les 6e des cours d’EMI toute l’année : « Ça fait partie de l’emploi du temps ! En demi- groupe, les 6e viennent au CDI pendant une heure. Après avoir revu les règles de vie au CDI, on aborde la recherche d’information (dans les livres, sur internet), comment s’assurer de sa fiabilité… L’idée est de leur donner les outils pour faire des recherches seuls, en vue d’exposés par exemple. On profite aussi de la semaine de la presse et des médias, au printemps, pour aborder la fabrication d’un journal, et les métiers du journalisme. Et en fin d’année on fait une sensibilisation aux réseaux sociaux. Ce sont les citoyens de demain, c’est donc essentiel de les préparer à exercer leur esprit critique. »

Et voilà que sans le vouloir, nous avons glissé vers le « Comment ? », le « qui ? » et le « pourquoi ? ». Alors continuons…

Pourquoi ?

Parce que savoir s’informer, c’est savoir réfléchir, et pouvoir décider. Or, sous l’avalanche d’infos et pseudo-infos qui nous déboulent dessus chaque matin au réveil, puis au fil de la journée si le smartphone reste allumé, il est parfois difficile d’y voir clair.

Alors pour les ados qui poussent pour la première fois le bouton « ON » de cette machine à contenus qu’est notre téléphone, il est encore plus essentiel d’avoir les clés pour faire le tri entre le faux et le vrai !

Qui et comment ?

« J’aime faire intervenir quelqu’un qui travaille dans les médias, précise Laetitia Coudreau. Ça permet aux élèves de côtoyer des professionnels, de voir comment ça se passe vraiment ! »

A Michelet, cette année, c’est Sébastien Jacquelin, animateur de Radio Campus Tours, qui se déplace. Après une séance de découverte de la radio et de ce qu’est une info, c’est devant le micro que les collégiens pratiquent l’éducation aux médias et à l’information, pour des podcasts mis en ligne sur le site de Radio Campus.

À l’école Giraudoux (quartier des Fontaines), Véronique Decouard a fait le choix de la presse écrite pour ses CM2, avec la création d’un journal d’école, ou plus récemment des ateliers par les journalistes du magazine Fritz. « C’est difficile à leur âge d’organiser ses idées, synthétiser sa pensée, respecter la syntaxe et l’orthographe. On travaille donc le français en même temps que la sensibilisation à l’information. »

Un défi, à un âge où les journaux posés au fond de la classe ne déclenchent pas l’enthousiasme, et où les réseaux sociaux commencent à s’insinuer dans les conversations. Dans d’autres établissements, pas forcément de journalistes, mais des profs motivés qui s’emparent du sujet, avec des clubs radios sur le temps du midi, des visites de la Nouvelle République et autres activités.

Où : l’école… et au-delà ?

Aller à l’école, oui, mais pas seulement : « Les demandes d’établissements scolaires ont augmenté, mais nous animons aussi des ateliers dans les centres sociaux, des Ehpad ou à la Maison d’arrêt », précise Sébastien, de Radio Campus Tours. Théories du complot, images générées par IA autres fake news…

Lors de la semaine sans écrans organisée par la Ligue de l’Enseignement pour les habitants du quartier Rochepinard en 2021, parents et jeunes ont pris conscience du fonctionnement des réseaux sociaux, entourés par des pros. D’autres soirées à thèmes permettent d’aborder le sujet avec les adultes. Pourtant, lorsqu’on parle aujourd’hui d’EMI, on pense surtout aux mineurs. L’éducation aux médias pour les adultes, défi majeur ?

Emilie Mendonça / Photos : Fritzlemag, Radio Campus, Adobe Stock (ouverture)

Place Jean-Jaurès, on a testé Maison Gloria (et son ambiance exotique)

« Instagramable ». S’il y a bien un mot qui revient souvent quand on nous parle du restaurant Maison Gloria, c’est celui-ci !

Alors avouons-le de suite : oui, le lieu possède un cachet et se veut visuellement très bien pensé et réfléchi. L’endroit est vraiment beau et original et, donc, « instagramable ».

En entrant, on est de suite plongé dans une ambiance tropicale. La déco, d’inspiration sud-américaine, laisse place à beaucoup de bois et d’osier tressé. L’osier tressé, d’ailleurs, c’est ce qui enrobe entièrement cette montée d’escaliers assez dingue (et canon, soyons sincères) qui emmène à l’étage pour une seconde salle au style singulier.

Là, tout est pensé dans les moindres détails : jetez un œil au plafond, au design des lampes, ou encore à ces plantes tombantes façon jungle.

Autant dire que ça n’a plus rien à voir avec la brasserie O’Palais, que Maison Gloria remplace désormais. Tout a été refait de A à Z et l’établissement possède une identité forte. La terrasse, elle aussi, a été repensée et reprend les codes des salles intérieures. Et au menu ? Maison Gloria propose une carte tradi assez fournie. On peut tenter les assiettes à partager (de la burrata à la truffe à la classique planche charcuterie), les pad thaï, les salades, ou encore opter pour des plats à base de poisson ou de viande. Le midi, il est aussi possible d’opter pour un plat du jour (ce jour-là, c’était échine de porc au caramel et purée) à 12,90 €.

De notre côté, on s’est laissé tenter par le tataki de filet de bœuf (22,90 €). Il est proposé avec une marinade soja sucrée salée. Le riz vinaigré est rehaussé par une huile de sésame et du yuzu, un agrume qui assaisonne le tout avec un goût de citron vert. Idée sympa, le plat est dressé dans une assiette longue en céramique, à l’esthétique japonaise. En jetant un œil à droite à gauche aux tables voisines, on s’aperçoit que la vaisselle est souvent design.

Reste désormais à retourner à Maison Gloria pour tester la spécialité de la maison : la partie cocktails, en terrasse et au soleil. Et ne pas oublier de poster ça sur Instagram… ?

Aurélien Germain


> L’addition : Lors de notre venue : tataki de bœuf à 22,90 € + un verre de pinot noir (4,90 €). Assiettes à partager de 9,90 € à 22,90 €. Salades entre 16,90 € et 22,90 €. Pad thaï à 17,90 €. Plats poissons, de 18,90 € à 29,90 € et viandes de 18,10 € à 27,90 €. Plat du jour : 12,90 € et menu enfant à 10,90 €.
> Maison Gloria, 15 place Jean-Jaurès à Tours. Ouvert sept jours sur sept, toute la journée. Grande terrasse extérieure.
> Contact Tél. 02 47 61 48 54. Sur Instagram : @maisongloriatours. maison-gloria.fr

Horoscope WTF du 22 au 28 mai 2024

Parce que cette semaine, on avait envie d’être un poil vilain avec les Gémeaux. Gratuitement, oui oui.

Bélier

Amour

Paraît-il que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes.
Ce qui tombe bien, vu que vous êtes une sacrée vieille marmite.

Gloire

Pas glorieuse, justement…

Beauté

Votre sourire est aussi niais et agaçant que celui d’Amélie Oudéa-Castera.
(eh ouaiiis, faut suivre l’actu pour comprendre l’horoscope de tmv)

Taureau

Amour

Ouuuuh les coquin(e)s, vous allez lui donner les 20 meilleures secondes de sa vie.

Gloire

Cette semaine, on fête les Emile, Didier, Donatien et Sophie. Bref, que des
prénoms pas très beaux.

Beauté

On ne sait pas trop quoi vous dire. Donc… euh sachez que vous avez un périnée extraordinaire, voilà.

Gémeaux

Amour

Finalement, heureusement que l’amour est aveugle. Qui voudrait de vous, sinon ?

Gloire

(la vache, on ne vous avait pas dit que cet horoscope serait aussi violent !)

Beauté

Vous êtes une vraie œuvre d’art… (enfin, surtout un Picasso vu la tronche)

Cancer

Amour

Arrêtez de fricoter avec d’autres signes que le vôtre. Seul(e)s les Cancers valent le coup dans ce bas monde.

Gloire

Indésirable, impossible à s’en débarrasser, source de nuisance : pas de doute, vous êtes un spam.

Beauté

D’après le dictionnaire, la jachère c’est l’« état d’une terre labourable qu’on laisse temporairement reposer ».
Bref, un peu comme vous.

Lion

Amour

Cette semaine, on vous surnommera Pépin le Bref, mais ce sera uniquement pour vos performances sous la couette. Coup dur… (on remercie notre
lecteur palp75 pour cette idée. L’astrologue lui a piqué sa vanne ! Cœur avec les doigts !)

Gloire

Ne soyez pas trop une crème :
vous risquez de vous faire fouetter. (celle-là aussi on la pique)

Beauté

Pieds poilus. Mais rassurez-vous, c’est la mode chez les Hobbits.

Vierge

Amour

Vous pensiez être la petite perle de son huître. Mais non, vous n’êtes que sa moule, bêtement accrochée à son rocher.

Gloire

Vous essayerez de vendre votre âme pour faire carrière. Pas d’pot, vous
n’avez pas d’âme.

Beauté

Ce qui compte, ce n’est pas l’apparence, ni le physique. Heureusement pour vous d’ailleurs.

Balance

Amour

Contrairement aux autres, vous préférez la quantité à la qualité. (oui, vous êtes de gros lubriques)

Gloire

Comme disait Platon, « Qui dit poil aux pattes, dit fesse qui gratte ».

Beauté

(il a pas dit ça Platon, hein… mais bon, on le précise, car les Balances
c’est pas très intelligent)

Scorpion

Amour

L’amour commence à vous sortir par les trous de nez. (et chez vous ils sont vachement poilus)

Gloire

Comme dirait Rocco Siffredi, « la vie, c’est dur »

Beauté

Incroyable mais vrai. Les tétons des Scorpions ressemblent à des tranches
de salami.

Sagittaire

Amour

L’amour va frapper à votre porte.
Mais vous allez le louper, car vous serez encore enfermé(e) aux toilettes, comme d’habitude.

Gloire

Roh les relou(e)s de Sagittaires. C’est à cause de gens comme vous que Thomas Pesquet se barre dans l’espace.

Beauté

En parlant d’espace, comment va votre Lune ?

Capricorne

Amour

Vous êtes le/la Mélenchon du sexe : insoumis(e) et toujours à gueuler.

Gloire

Votre vie va changer lorsque vous découvrirez que le point commun
entre Julien Lepers, Julien Clerc et Julien Courbet est… qu’aucun d’entre eux ne s’appelle en réalité Julien. (véridique !)

Beauté

Peau douce, corps de rêve, visage divin… FICHTRE DIANTRE, mais comment est-ce possible que les Capricornes soient si canons ??

Verseau

Amour

Seul(e)s les Capricornes vous trouvent sexy. Tous les autres signes se
moquent de vous et veulent vous jeter des cailloux.

Gloire

Vous êtes un peu comme Père Castor. Sauf que vous, on s’en fout de vos
histoires.

Beauté

Ressortez enfin ce string léopard que vous n’osez plus mettre.

Poissons

Amour

Toc, toc ».
« Qui est là ? ».
« Sam ».
« Sam, qui ? ».
« Sam semble bien mal parti votre vie
sentimentale. »

Gloire

Oubliez cette triste vie. Après tout, râler et dormir : voici deux domaines
dans lesquels vous excellez.

Beauté

Vous avez un super look thon sur thon. (CAR VOUS ÊTES POISSONS
LOOOOLZ)

7 (ou 8) bonnes raisons d’aller à Aucard de Tours

On vous rappelle pourquoi il est toujours bon d’aller traîner du côté de la Gloriette…
Rendez-vous dès le 4 juin pour la 37e édition d’Aucard de Tours.

1. Parce qu’il y en a pour tous les goûts

On ne va pas se mentir, il faut être difficile pour ne pas trouver son bonheur dans la programmation d’Aucard de Tours. Parce que l’affiche s’est toujours voulue hétéroclite, variée et piochant dans tous les styles. Electro, rap, rock, musiques du monde…, on pourra profiter de Johnny Mafia, d’ODG Prod (joyeux anniversaire !), 8Ruki, Chill Bump, Maraboutage ou encore des mythiques Asian Dub Foundation !

2. Parce que sur scène, les femmes ne sont pas sous-représentées (et ça fait plaisir)

On n’y pense pas assez, mais il n’empêche : régulièrement, les festivals programment un bon nombre d’artistes masculins, laissant les femmes aux oubliettes. Le CNM, le Centre national de la musique, s’était penché sur ce manque de visibilité et avait dénombré seulement… 14 % de femmes sur scène dans les festivals de musiques actuelles.

Aucard, lui, est très bon élève. Cette année, on assistera aux venues d’Angelica Garcia, Belinda Mnesie, Cobrah Cousines Like Shit, Crenoka, Dream Wife, Jane & les autres, Los Bitchos, Mo’Kalamity, Nuxx Vomica, les Spicy Peaches, Vulves Assassines, sans oublier les autres groupes à majorité masculine, mais comptant tout de même des musiciennes…

3. Parce que c’est un « village »

Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Enzo Petillault, le programmateur et l’un des big boss du festival. Parce qu’à tmv on est plutôt feignant, on est allé récupérer ses dires dans une interview qu’on avait publiée en 2016. À l’époque, en demandant pourquoi les gens venaient (tête d’affiche, programmation, ambiance…), mister Petillault avait répondu : « C’est un tout. Je pense que 50 % d’entre eux viennent “ parce que c’est Aucard ”. L’autre moitié est attirée par un groupe, une tête d’affiche. Aucard, c’est une ambiance à part, c’est un village. »
(si tu veux prendre un coup de vieux, clique ICI et relis cette interview de 2016)

4. Parce qu’il y a les copains et copines

« Tu vas à Aucard ? », c’est un peu la phrase que la moitié des Tourangelles et Tourangeaux se lance avant le jour-J. Aucard, c’est une famille, c’est les ami(e)s. On se retrouve sur le parking, on boit un verre, on entre sur le site tout sourire et… on fait coucou à celles et ceux qui passent les trois quarts du festival assis dans l’herbe à discuter avec les copains, copines. On ne dénoncera personne, bien entendu…

5. Parce que c’est toujours un succès

L’an dernier, il y en avait du monde sur la plaine de la Gloriette ! Tout comme en 2022 d’ailleurs (succès colossal) et 2024 ne devrait pas déroger à la règle. La preuve ? Les organisateurs ont annoncé, le 7 mai, que tous les pass 5 jours étaient écoulés (un mouchoir pour pleurer à celles et ceux qui viennent de le découvrir…). « Vous êtes des fous, on n’a jamais vu ça », est-il écrit sur la page Facebook.

Pour les retardataires, il reste encore quelques pass 1 jour… Go !

6. Parce qu’on respecte les anciens

Cette année, Aucard fête sa 37e édition. Et rien que ça, ça force le respect. Aimons nos aînés.

7. Parce que ça commence un peu avant en fait

Bah oui, le 30 mai c’est l’apéro Béton spécial Aucard ! Une sorte de before au Parc Mirabeau, si vous voulez. À cette occasion, on pourra récupérer son bracelet 5 jours et ses tickets conso en avance, boire la bière d’Aucard et profiter des shows de Jozeph (pop), Tartar (blues rock) et La Ciguë (bal trad’ moderne) pour un petit concert de préchauffe. Trois groupes à découvrir en avant-première puisqu’ils seront aux Apérocks.  Tiens, les Apérocks : la voilà, notre raison n°8 !

Aurélien Germain / Photo archives NR

> Aucard de Tours, plaine de la Gloriette du 4 au 8 juin.

 

TMV du 22 au 28 mai 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/05/TMV_A_20240522_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

EMI, kézako ? C’est l’Education aux médias et à l’information. On vous explique dans notre dossier pourquoi il est important d’éduquer les jeunes aux médias et lutter contre les fake news. On revient aussi sur la future ligne de tram, ainsi que sur le TMB, sans oublier notre chronique resto (Maison Gloria et son ambiance exotique) et l’horoscope WTF. Enfin, on a rencontré une pro qui répare les livres abîmés et on vous donne les bonnes raisons d’aller à Aucard.

Future ligne du tramway à Tours : enquête publique en septembre

À partir du 15 septembre prochain, les habitants pourront participer à l’enquête publique concernant la deuxième ligne de tramway et donner leur avis.

Les faits

Oui ou non, le projet de ligne B du tramway est-il bien reçu par la population ? C’est, en substance, ce qu’on déterminera avec l’enquête publique qui va être mise en place à la rentrée prochaine, concernant ce gros projet qui a déjà pris énormément de retard, notamment en raison des hésitations sur le tracé.

Du 15 septembre au 15 octobre, les habitant(e)s pourront donc donner leur avis et participer à l’enquête publique. Le maire de Tours, Emmanuel Denis, prévoit qu’elle « sera sûrement prolongée de deux semaines ».

Le calendrier

Au préalable, cet été, diverses réunions publiques seront organisées sur le territoire : elles débuteront le 5 juin à Chambray-lès-Tours, puis les 7 et 18 juin à Tours, le 12 juin à La Riche, le 26 juin à Joué-lès-Tours et le 2 juillet à Saint-Pierre-des-Corps.

Une fois que l’enquête publique de septembre- octobre sera passée, il faudra attendre la déclaration d’utilité publique espérée pour début 2025 qui permettra enfin de lancer, officiellement, les travaux. Ceux-ci devraient – si le calendrier est respecté bien sûr – débuter le 1er juillet 2025.

Un débat qui tourne en rond

Le 13 mai dernier, la Métropole a adopté, lors de son conseil, une délibération validant le projet de construction de la deuxième ligne de tramway, entre La Riche et Chambray. Celle-ci ouvre donc la voie à ladite présentation du projet en enquête publique, mais certains élus étaient encore dans le doute (11 abstentions et 7 votes « contre » sur 84 voix).

Le débat a, une nouvelle fois, tourné en rond, et certains ont de nouveau critiqué le tracé passant par le boulevard Jean-Royer, le retard pris ou encore les coûts engendrés.

Ligne B

Pour l’instant, 35 000 passagers sont espérés sur cette future ligne, les jours de semaine (contre 65 000 pour la ligne A). D’une longueur de 12,5 km, elle reliera La Riche à Chambray-lès-Tours, en passant par Tours et Joué-lès-Tours. Tours Métropole rappelle, dans sa présentation, qu’il y aura « 22 stations, espacées d’environ 500 mètres, desservies en 40 minutes » et « 900 places de stationnement réparties sur quatre parkings-relais ».

La mise en service officielle est, quant à elle, toujours espérée et prévue pour fin 2028…

Aurélien Germain / Photo tmv

L’embarras du choix

Non mais quel bonheur ! Cette fois-ci, vraiment, on est gâtés. Je ne sais pas si c’est pour chouchouter les quelques électeurs qui se déplacent encore pour glisser leur bulletin dans une urne, mais là franchement l’offre de listes pour les élections européennes, c’est du premier choix. D’abord, on a la quantité. 37 listes rien que pour nous, c’est un record historique.

Et puis, on sent un vrai effort d’imagination. L’appel populaire au renouvellement a été entendu et ça, ça fait plaisir. À côté des listes les plus importantes que nous connaissions déjà, il y a une diversité incroyable. Si vous êtes écologiste, par exemple, vous aurez six listes différentes pour exprimer toutes vos petites nuances. Idem à l’extrême gauche, six listes aussi. Presque autant à l’extrême droite.

Si vous voulez défendre la banlieue, vous avez une liste. Si vous trouvez que l’Espéranto, c’est vraiment trop bien, vous avez une liste. Vous pouvez aussi choisir de « défendre les enfants » ou opter pour le « parti Pirate de France ». Non mais vraiment, si vous avez décidé de vous abstenir le 9 juin, donnez une procuration à un votant. Il aura de quoi s’amuser !

Matthieu Pays

Résumé actu : Marche des fiertés, solidarité au centre équestre, opération zéro déchet…

C’est l’heure du résumé de l’actu en 4 infos : les dates de la Marche de la fierté 2024, le rapport du Secours catholique sur la pauvreté dans le département, le succès de l’opération Zéro Déchet et la cagnotte pour aider le centre équestre après un incendie.

MARCHE DES FIERTÉS

Rdv le 15 juin

La 18e Marche des fiertés aura lieu le samedi 15 juin à Tours. Les participant(e)s se réuniront d’abord à 12 h 30 au château de Tours pour l’ouverture du Village associatif. Cette marche sera axée autour de la problématique du harcèlement scolaire, le Centre LGBTI de Touraine ayant reçu de nombreux témoignages de jeunes victimes de harcèlement en raison de leur identité de genre.

À noter également que, du 10 au 15 juin, la ville vivra au rythme de conférences, de spectacles, de performances ou encore de drag shows et d’expos.

> Programme complet sur centrelgbt-touraine.org/ edition-2024 


INDRE-ET-LOIRE

Quel Taux de pauvreté ?

Le Secours catholique vient de publier son rapport d’activité. Il y fait notamment état d’un taux de pauvreté de 12,8 % en Indre-et-Loire (14,5 % à l’échelle nationale). Un habitant sur dix serait considéré « comme pauvre » : c’est-à-dire, d’après l’association qui s’appuie sur les données de l’Insee, à partir du moment où une personne seule touche moins de 1 158 € par mois (ou moins de 2 295 € à deux, avec deux enfants de plus de 14 ans).

C’est à Saint-Pierre-des- Corps que le taux de pauvreté est le plus élevé, suivi de Descartes, Tours, Château-Renault et La Riche. Fondettes concentre le moins d’habitants en grande précarité.


CENTRE ÉQUESTRE

La solidarité se met en place

Dans la nuit du 15 au 16 mai, un hangar du centre équestre du Buisson, à Tauxigny-Saint-Bauld (à 30 km de Tours) est parti en fumée. L’incendie a notamment détruit des tracteurs, brûlé l’équivalent d’une année de foin et de fourrage de paille et provoqué la mort d’un poney, sans oublier le traumatisme pour les chevaux.

Depuis, la solidarité s’est mise en place pour aider les propriétaires. Une cagnotte en ligne a été ouverte et a suscité un réel engouement. À l’heure où nous imprimons, elle avait déjà atteint les 22 910 € pour 403 participants.

> Cagnotte : leetchi.com/fr/c/urgenceincendie–100-chevaux-anourrir- 2132892


ZÉRO DÉCHET

La bonne idée

L’an dernier, l’opération Zéro Mégot organisée par la Ville avait permis de ramasser 31 kilos de mégots. Le 18 mai dernier, la municipalité a renouvelé la manœuvre, mais cette fois avec l’opération Zéro Déchet. Celle-ci a réuni de nombreux bénévoles et volontaires. Au total, la pesée finale a montré que plus de… 100 kilos de déchets avaient été ramassés en deux heures !

La Ville de Tours voulait mettre « un accent particulier sur la pollution générée par les déchets d’emballages abandonnés » qui mettent « de nombreuses années à se désagréger, quand c’est possible » et peuvent être « ingérés par la faune locale ».

A.G. / Photo ouverture : archives NR

Le top 5 des musées insolites dans le monde

Samedi 18 mai, c’est la Nuit européenne des musées (et on vous conseille d’écumer ceux en Touraine !). L’occasion, aussi, de faire un petit tour d’horizon des musées étranges à travers le monde.

1. Roh, quelle nouille !

En poussant jusqu’au Japon, c’est à Osaka Ikeda qu’il faut s’arrêter. Bienvenue au Musée des nouilles instantanées de Momofuku Ando qui retrace donc ce chapitre de la gastronomie japonaise. Sont dévoilés des centaines et des centaines d’emballages de nouilles instantanées du monde entier. Pourquoi ? Parce que pourquoi pas.

2. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi…

Ah, l’Islande, ce pays de vikings, cette terre volcanique, ses paysages extraordinaires et… son musée du phallus ! Situé à Reykjavik, le « Musée phallologique islandais » est dédié à l’étude des pénis, donc. On peut y découvrir les attributs de mammifères terrestres ou marins (voire humains, avec ce « don » post mortem…).

Les spécimens sont séchés, présentés dans des bocaux de formol ou accrochés au mur et au plafond. L’œil aguerri remarquera aussi la poignée de porte des toilettes en zizi de bois et les gourmand(e)s se restaureront au bistrot du musée, The Phallic, qui propose des gaufres en forme de… bref, vous aurez deviné.

3. Aux chiottes, l’art !

Incongru, mais d’utilité publique : le Musée des toilettes connaît son lot de visiteurs chaque année en Inde, à New Delhi. On y découvre l’histoire des WC, de l’Antiquité à l’époque moderne, entre latrines en céramiques et toilettes en pierre.
L’occasion de vous rappeler d’ailleurs cette bien belle anecdote (tmv, premier sur la culture générale) : l’acteur de Game of Thrones Kit Harington est l’un des descendants de John Harington, l’inventeur du système de chasse d’eau en 1596. De Game of Thrones à Game of Trône, il n’y a qu’un pas.

4. Oh, la lose…

Difficile de les départager, alors soyons grand seigneur pour finir et plaçons à égalité le Museum of Bad art à Boston qui a la bonne idée de se consacrer uniquement à… l’art raté et le Musée des relations rompues en Croatie dédié, lui, aux cœurs brisés, aux couples séparés et aux relations qui terminent mal. Que du bonheur !

5. Quand la mort rôde

Du côté des Etats-Unis, on rigole moins : sur Hollywood boulevard, au milieu des stars et des paillettes, trône le Museum of death, le Musée de la mort. Au menu ? Des objets ayant appartenu à des tueurs ou des psychopathes, des dessins réalisés par des serial killers, ou encore un immense pan de mur réservé à Charles Manson. À la fin de la visite, le public peut toutefois admirer une tortue à deux têtes. Ça change…

Aurélien Germain

Chroniques culture : le EP de Nønne, le salon du livre queer et la BD de la semaine

Cette semaine, on se dégourdit les oreilles avec la musique de Nønne, on note dans son agenda la date du Salon du livre queer à Tours et on se détend avec une BD délicate, « L’Amour en équation ».

LE EP
NØNNE – NOTHING’S GOIN’ ON

Nønne a beau être un groupe relativement récent, il ne joue pas franchement dans la catégorie des amateurs ! Car derrière ce combo tourangeau se cachent des membres de Grande et d’Éphèbe (coucou Axel Nadeau). Autant dire qu’avec ce premier EP, Nønne affiche déjà clairement son côté pro.

Le mix est au poil – il est signé Vincenzo de Marinis – mettant en valeur cinq titres pêchus et travaillés, quelque part entre le rock et la pop saupoudrée d’électro. Dans sa présentation, le groupe parle de « la mélancolie des Cure, l’hyperactivité de Foals et le mordant des premières heures de Smashing Pumpkins ». Côté influences, on est plutôt sur du bon !

En résulte donc ce « Nothing’s goin’ on », EP sous forme de belle carte de visite avec, notamment, l’addictif « More Pain » et son refrain qui a tendance à s’incruster bien fort dans le crâne. Reste désormais à prouver tout ça également sur scène. Ce qui tombe bien, puisque Nønne viendra faire sa release party au Foudre de la guinguette de Tours, le 31 mai prochain.
Aurélien Germain

> Sortie du EP le 17 mai. Insta : @coucounonne

L’événement

SALON DU LIVRE QUEER

Le Salon du livre queer souffle ses deux bougies ! Pour sa seconde édition, il investira la bibliothèque centrale de Tours le 1er juin prochain avec, au programme, des rencontres et des dédicaces. De nombreuses autrices et auteurs seront présent(e)s tout au long de la journée, comme Wendy Delorme, Lou Eve, Alice Raybaud ou encore Vanasay Khamphommala.

Des animations et ateliers auront également lieu, comme des lectures à voix haute, des ateliers make-up drag, du théâtre et une table ronde. Et pour couronner le tout ? Une soirée festive au Foudre dans la foulée avec carte blanche au collectif Hic.
A. G.

> Le 1er juin, de 10 h à 18 h.


LA BD

L’AMOUR EN ÉQUATION – TOME 3 « l’heure des choix »

Troisième volet déjà pour la série « L’Amour en équation », dont les débuts nous avaient agréablement surpris (lire aussi ICI). Dans ce nouvel épisode, les autrices Camomille et Clara Lang poursuivent leur thématique centrale (trouver l’amour quand on est une personne autiste) avec leur personnage d’Emilie, atteinte du syndrome d’Asperger, qui cette fois se lance dans le développement d’une appli de rencontre.

Ce tome 3 se veut toutefois plus grave et sombre que les autres, en explorant également le thème du deuil d’entrée de jeu. Mais l’on reste toujours dans une BD pleine de sensibilité, de justesse, d’intimité. Bref, pleine de délicatesse.
A. G.

Aymeric Rouillac, le commissaire-priseur dénicheur de trésors

#VisMaVille Paris-Match, puis C’est à Vous à la télé et les Grosses têtes à la radio. Aymeric Rouillac est partout. Pourquoi ? Parce qu’il mettra bientôt aux enchères le scooter des amours adultères de François Hollande. En attendant, on a rencontré ce commissaire-priseur passionné, dénicheur de trésors.

Lorsqu’on feuillette le catalogue de la vente annuelle de la maison Rouillac au château d’Artigny, le scooter présidentiel n’est pas seul à attirer l’œil. « Ça, c’est un piège à selfie ! », sourit le commissaire-priseur. L’objet concerné ? La réplique à taille réelle, en acajou massif doré à la feuille, du trône de Bokassa. Des paysages peints par Brueghel (père et fils), le dernier portrait réalisé par Renoir, un dessin de Picasso, la trousse du barbier de Louis XI, un manuscrit d’Alfred Jarry…

Au total, 300 objets seront mis en vente le 26 mai prochain, sous des faux-airs de bric-à-brac de luxe. « Cette vente, c’est une année de travail pour toute notre équipe, explique en effet le commissaire-priseur, qui reçoit dans son bureau tourangeau. C’est la face émergée de l’iceberg, car derrière il y a tout un tas de missions. »

Chaque mercredi, tout au long de l’année, des dizaines de Tourangeaux défilent ainsi dans les bureaux du boulevard Béranger. On vient souvent de plus loin, pour faire estimer un objet gardé au grenier ou un tableau hérité d’une vieille tante, avec l’espoir d’avoir trouvé la poule aux oeufs d’or. « Nous avons commencé ces expertises gratuites il y a quarante ans, dans l’idée de partager nos connaissances. Et si on y réfléchit, avec environ 5000 demandes d’expertises par an, et 10 enchères ayant dépassé le million d’euros en quatorze ans, cela fait plus d’une chance sur 10 000 de gagner… Mieux que l’EuroMillions ! »

L’argument fait mouche, et on regarde tout à coup d’un autre œil ce vase de famille qu’on trouve laid, mais qui pourrait rapporter gros, qui sait ? Pour le savoir, tout un travail sera mené en coulisses. Récolter toutes les informations possibles et imaginables sur l’objet, faire appel à des experts, comparer avec d’autres objets similaires pour réussir à fixer un prix…

Les deux tableaux de Brueghel qui seront vendus à la fin du mois ont nécessité un déplacement en Allemagne auprès d’une experte teutonne. Deux avions, trois trains, pour avoir confirmation de leur valeur.

Mais parfois, c’est à la sortie de l’école, à Tours, que tout se joue : un parent d’élève montre au commissaire-priseur un bracelet qu’il pense en toc. Aymeric Rouillac l’informe qu’il s’agit de 300 diamants véritables montés en bijou. Bingo ! La chasse au trésor qu’affectionne tant Aymeric Rouillac suppose ainsi plus ou moins de péripéties selon les situations.

Lorsqu’on l’écoute raconter avec passion le récit de vie des objets à la manière d’un Père Castor dont on écoutait jadis les belles histoires, ou qu’on le voit manier le marteau devant un public d’acheteurs et de curieux, une certitude s’empare de nous : il aime aussi bien l’Histoire que mettre en scène dans le théâtre de la salle des ventes les histoires des objets présentés. Le marteau devient baguette, et le commissaire un chef d’orchestre au bagout hors-pair. Prochaine représentation : le 26 mai !

Emilie Mendonça

On a testé Les Fines Goules, à deux pas des Halles

Une excellente surprise bistronomique, aussi bien dans l’assiette qu’au niveau du prix de la formule midi !

Le bouche-à-oreille a visiblement vite fonctionné pour Les Fines Goules ! Implantée seulement depuis la mi-avril à deux pas des Halles, cette adresse a déjà son lot d’habitué(e)s. Il suffit de voir, le midi de notre visite, la salle complète de chez complète, tout comme la terrasse extérieure prise d’assaut.
Déjà, parce que dans l’assiette, c’est du sans-faute. Ensuite, parce que la formule du midi s’affiche à un prix étonnant (23 € seulement pour la totale !) pour une cuisine réellement qualitative.

Trêve de bavardage : ce vendredi-là, sans avoir réservé (ne faites pas comme nous…), on parvient tout de même de justesse à avoir une des dernières tables disponibles. Ouf ! On va pouvoir le tester, ce fameux menu du midi !

Quel rapport qualité-prix !

Une fois installé, et après une petite attention de la part de l’équipe – un houmous en guise de hors-d’œuvre – on se jette sur cette entrée qui arrive. C’est vraiment joliment présenté, dans une belle vaisselle, et on sent de l’application dans la préparation. En bouche, c’est une excellente surprise. Il s’agit d’une panna cotta d’asperges blanches toute douce avec un espuma au corail de Saint-Jacques qui repose par-dessus pour ajouter un côté crémeux. Avec, çà et là, quelques petits champignons shiitaké.

La suite est à l’avenant. La formule du midi offrait ce jour-là un filet mignon de porc lardé qu’on a également apprécié. Toujours aussi soigné visuellement, le plat est proposé avec une émulsion de chorizo et un lit de purée de pommes de terre. C’est du tout bon. Pour finir, on a préféré opter pour l’assiette de fromage plutôt que le dessert sucré.

Dire que l’addition grimpe à peine à 23 € pour tout ça : il faut avouer que le rapport qualité-prix de cette formule du midi est difficile à battre. Enfin, il faut noter que la tête pensante de l’établissement n’est pas franchement inconnue, car le chef n’est autre que Maxime Druet, passé notamment par L’Embellie et L’Accalmie.
L’homme a su faire ses preuves et montre, ici, qu’il s’exprime toujours aussi bien. Les Fines Goules, c’est une cuisine fine, raffinée et élégante. Du bistronomique comme on l’aime.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi à 23 € pour entrée, plat, dessert. À la carte, menu entrée/ plat ou plat/dessert à 32 €. Et le menu complet entrée/plat/ dessert à 38 €. Assiettes à partager entre 16 et 19 €.
> Les Fines Goules, au 6 rue Rouget de l’Isle, à Tours. Ouvert le mardi de 19 h à 21 h 30 et du mercredi au samedi, de midi à 13 h 30 et de 19 h à 21 h 30. Petite terrasse extérieure.
> Contact Tél. 02 47 28 15 29, lesfinesgoules.tours@ gmail.com, @les_fines_goules_ tours_ sur Instagram et Les Fines Goules sur Facebook.

Printemps de Bourges 2024 : une édition festive et réussie

Epargné par la pluie ou une météo capricieuse, le Printemps de Bourges 2024 a tenu toutes ses promesses durant six jours de folie. Compte-rendu !

On commencera tout d’abord avec les Inouïs, ces découvertes venues de toute la France mais aussi d’ailleurs, dont le niveau monte inexorablement chaque année. On retient pour 2024 le nom de NOOR, de JEAN et de MARIUS, les trois lauréats respectivement « Prix du printemps », « Prix du Jury » et « Prix du Public ».
Trois esthétiques et trois projets très tournés vers la chanson sous toutes ses formes et dont on va forcément entendre parler dans les mois qui viennent.

Pour le reste, on a aussi été très séduits par des groupes comme AKIRA ET LE SABBAT, dont la puissance scénique et l’engagement ont fait plaisir à voir. Craquage également sur le duo féminin Rochelais KOKOPELI au folk vénéneux et envoûtant.

Bourges, ce sont aussi des créations qui sont sa marque de fabrique et qui devraient s’accentuer dans les années à venir. Comment en effet ne pas saluer le génial hommage à Françoise HARDY « Messages personnels » orchestré par SAGE particulièrement bien entouré. Imaginez : Clara LUCIANI et son chéri Alex KAPRANOS de FRANZ FERDINAND, ZAHO DE SAGAZAN, VOYOU, PR2B, NOVEMBER ULTRA, Alex MONTEMBAULT et Albin de LA SIMONE, épaulés par ASTRAL BAKERS… C’était juste magique et incroyable dans la forme et dans l’intention.

Des hommages aux concerts démentiels

Dans le même registre, les hommages ont plu. Celui de Kurt Cobain par Béatrice DALLE, YOUDEE et Bastien BERGER par exemple, le récital de Cat POWER autour de Dylan, la rencontre entre Anna MOUGLALIS et Lucie ANTUNES autour des textes de la féministe Monique WITTIG, sans oublier cet après-midi mi-chanson mi- conte, avec entre autres Mathias MALZIEU dans des lieux sublimes comme la Cathédrale et le Palais Jacques Cœur. De véritables moments suspendus et incroyables….

Pour le reste, n’oublions pas la centaine d’autres propositions qui nous ont bien fait frissonner comme le démentiel concert de SHAKA PONK, des JOSSMAN, PLK et NISKA impériaux, ou encore une ADELE CASTILLON et un ZAOUI virevoltants.
Côté surprises également, on a pu noter les shows d’ASTRAL BAKERS, VIJI, YAME, Clara YSE et un démentiel WORAKLS ORCHESTRA, probablement l’un des meilleurs concerts de l’année.

Au final, cette 48ème édition nous aura bien fait chavirer. Prochain rendez-vous en 2025, du 15 au 20 avril !

Hervé Bourit

Horoscope WTF du 15 au 21 mai 2024

Ouf, l’astrologue de tmv est revenu de vacances ! Il en a profité pour recharger les batteries (de sa méchanceté naturelle).

Bélier

Amour

« Quand on touche le fond, on ne peut que remonter. » Pas si sûr quand
on observe votre vie sentimentale.

Gloire

Vous allez partir en Alsace et visiter la ville de Niederschaeffolsheim, puis
Souffelweyersheim, avant de faire un tour par Oberkutzenhausen et Breuschwickersheim.

Beauté

Rien dans la tête, tout dans le slip. Pas de doute vous êtes Bélier.

Taureau

Amour

Grosse grosse libido. Paraît-il qu’on vous surnomme la baraque à frites en Touraine.

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui croivent que le Bescherelle sa sert à rien.

Beauté

Ne croyez pas être un ange.
Votre auréole à vous, elle est sous vos bras.

Gémeaux

Amour

Semaine assez gênante puisque vous tomberez sur votre meilleure amie
dans un donjon SM.

Gloire

Vivez nu(e). Et dévoilez votre corps de rêve à la Terre entière.

Beauté

L’été approche. Et avec lui, votre devise : « Je pense donc je sue. »

Cancer

Amour

Votre braguette crie famine.
On vous comprend, ça fait un petit bout de temps, hein ?

Gloire

Utilisons ce mot vieillot qui vous définit à merveille : OUI, vous
êtes un sacré croque-lardon. (et hop là, direction Google pour la définition)

Beauté

Un test ADN va révéler que vous êtes en fait l’enfant caché d’un teckel. On comprend mieux pourquoi vous gueulez tout le temps.

Lion

Amour

Euh, il faudrait peut-être arrêter de les choisir avec un QI de poireau, non… ?

Gloire

Non, vous n’irez pas au bout de vos rêves, tout au bout de vos rêves, où
la raison s’achève. Jean-Jacques Goldman vous a bien entubés.

Beauté

Votre corps parfait ne laisse pas les Balances et les Gémeaux indifférent(e)s.
Graou.

Vierge

Amour

L’amour rend Gilbert Montagné.
(ok celle-là, on l’assume bof)

Gloire

Ooooh, regardez sur votre droite ! C’est votre dignité qui se barre.

Beauté

Fini les tabous !! Vous allez enfin faire l’amour sans votre slip et sans vos chaussettes !

Balance

Amour

Une étude prouve que les personnes ayant 3 tétons ont l’impression de
lire 3 fois la même chose.

Gloire

Une étude prouve que les personnes ayant 3 tétons ont l’impression de
lire 3 fois la même chose.

Beauté

Une étude prouve que les personnes ayant 3 tétons ont l’impression de
lire 3 fois la même chose.

Scorpion

Amour

On ne vous mérite pas, vous êtes trop bien pour ce monde. (C’est juste
une façon gentille de dire que vous êtes toujours célib sans blesser votre petit ego tout fragile)

Gloire

Vous êtes comme une mouche :
chiant(e), à faire du bruit, et jamais trouver la sortie.

Beauté

Tout est bon dans le cochon.
Et tout est bon dans le Scorpion : VOUS ÊTES TROP SEXY.

Sagittaire

Amour

Vous devez être maso pour continuer ce genre de relations amoureuses,
n’est-ce pas ?

Gloire

Les grands esprits se rencontrent.
C’est pour ça qu’on ne vous a jamais rencontré(e).

Beauté

Votre rembourrage ne sert à rien. Ça vaut aussi pour vous, messieurs.

Capricorne

Amour

Demain, les pompiers viendront vous désincarcérer. De votre slip.

Gloire

En changeant 8 lettres à Capricorne, on obtient « pédoncule et bistouquette ». Perso, ça me fait flipper.

Beauté

Pfff, dans votre vie tout fout l’camp. Même vos cheveux et vos dents.

Verseau

Amour

Un mot qui ne fait pas partie de votre vocabulaire.

Gloire

Ah bah celui-là non plus, tiens !

Beauté

Bon là OK, ça marche parce que vous êtes le/la plus canon de tous les
missiles de la Terre, mais c’est tout.

Poissons

Amour

Tsss… Vous en êtes donc réduit(e) à ça ? Lire l’horoscope de tmv pour
prédire votre vie amoureuse ? La honte…

Gloire

Zorro dans vos rêves, mais zéro dans la réalité.

Beauté

Pour trouver le mot qui vous qualifie, fermez les yeux et posez votre
doigt au hasard sur l’un des mots ci-dessous : sexy / pisse-froid / callipyge /
ithyphallique / gluant(e) / alcoolisé(e) / charisme de lardon.

Plan d’apaisement de la Ville et mobilités : qu’en pensent les Tourangeaux ?

Face aux annonces de suppression de places de parking et d’ajouts de voies cyclables, entre autres projets du plan d’apaisement de la Ville, pour les Tourangeaux que nous avons rencontrés, les avis sont divers et variés.

Commençons par une question classique mais essentielle : qui fait quoi ? Le(s) tramway(s) et le réseau de bus, c’est la Métropole. Le réseau cyclable structurant, avec ses 13 itinéraires et 350 km à l’horizon 2028, c’est la Métropole aussi. Le futur réseau ferroviaire en étoile ? La Métropole, encore. La Ville de Tours suit, et relance d’un plan, avec le « plan d’apaisement ».

Son principe ? Faire le lien entre les réseaux développés à l’échelle de la métropole, et apaiser la vie dans les cœurs de quartier. Dans la pratique : diminution du trafic automobile (déporté vers les grands axes), baisse de la vitesse (avec un objectif 30 km/h dans la plupart des zones urbaines), suppression de 600 places de parking, et un accent mis sur les autres types de mobilités avec le bus gratuit jusqu’à 11 ans ou les voies cyclables.

Ce à quoi ressemblera ensuite le mail Béranger avec l’intersection rue Marceau. (Photo image Urbanica / Tours Métropole)

Les chiffres sont là, énoncés par le maire Emmanuel Denis : 1 200 places inoccupées dans les parkings souterrains, bientôt remis à l’honneur avec des panneaux d’information en temps réel ; 30 % de trafic automobile dans Tours qui n’est qu’un trafic de transit pour aller ailleurs ; des dizaines de plaintes quotidiennes de riverains à la Mairie, sur la dangerosité des voitures. Voilà pour le concret.

Ensuite, il y a le ressenti, l’expérience individuelle, et les habitudes. Nicolas, le caviste, tout comme Jérôme, co-gérant du bar le Strapontin, viennent travailler en voiture quartier Châteauneuf-Grand Marché, récemment piétonnisé. Au volant, ils ne sont pas ravis. « Je ne peux pas dépenser 80 € de parking par mois pour travailler, raconte Nicolas, et depuis Saint-Avertin en transports c’est 1 h 30, sans compter mes livraisons, donc impossible pour moi. Moins de places disponibles, ça va compliquer les choses. »

Comme commerçants, le son de cloche est différent. Nicolas raconte que « les clients qui s’arrêtent vite-fait acheter un carton, sur la route du retour, c’est fini. Les achats ont évolué », sans confesser de baisse des ventes cependant. Et Jérôme a gagné en terrasse et en tranquillité ; la rue Châteauneuf à double-sens, trop étroite pour s’y croiser, est enterrée sans regret. Encore faut-il pouvoir accéder au quartier et se garer…

Il est loin, le temps où l’on pouvait se garer place Plumereau ! (Photo archives municipales)

Tentons un pas de côté auprès de Lionel, Tourangeau revenu sur nos terres après huit ans à Lyon, où il a adopté le vélo : « Je vois que les choses ont bougé et qu’il y a plus de voies cyclables qu’avant. Mais ici je prends plus facilement la voiture. Pour deux raisons : il y a moins de bouchons et de difficultés qu’à Lyon, et parce que les itinéraires vélo pour aller hors du centre-ville sont moins pratiques et moins agréables. »

Il habite Febvotte depuis 2023, tandis que Carole s’est installée aux Prébendes en 2021. Pour cette ancienne Parisienne, la difficulté se situe plutôt du côté des transports en commun, avec un réseau insuffisant. Bilan ? Vélo et marche à pied, avec la voiture pour les loisirs en famille. À ces deux néo-Tourangeaux, on met une bonne note en décarbonation et mobilités douces.

Du côté de Febvotte, la municipalité espère aussi changer les choses et l’imagine ainsi. (Image Urbanica/Tours Métropole)

Mais pas de voiture hors du centre-ville, est-ce possible ? Lucille vit à Esvres et travaille à Tours centre. Sa solution ? Le bus Rémi. Cinquante minutes de trajet, contre trente en voiture, « mais c’est sans compter le temps de trouver une place gratuite où me garer, finalement c’est la même durée. » Émilie, Esvrienne elle aussi, travaille aux Deux-Lions, et ça change tout : « En transports en commun ? Ça me rajouterait une heure par trajet. Et en plus des bouchons en voiture, il n’y a pas assez de places de parking, comme si le quartier n’avait pas été réfléchi sur la durée. »

Pour notre Parisienne-Tourangelle Carole, « Tours semble être en transition entre le tout-voiture et les mobilités partagées ». Dans le mille ! Mais comment achever la mutation ? Sullivan et Marine y sont parvenus en participant à l’opération Fil Bleu « Un mois sans voiture » en 2021. Forcés de lâcher le volant, le premier a adopté le vélo électrique, devenu son moyen de transport quotidien de Tours Nord à La Riche puis de Velpeau à Saint-Avertin. Et la seconde prend le train et la trottinette pour travailler à Orléans.

Ainsi, l’air de rien, on retombe sur l’éternelle question de tout changement profond de société, comme celui induit par le réchauffement climatique en cours : l’évolution se fera-t-elle volontairement, ou par la contrainte ? En attendant, les travaux, c’est dès maintenant !

Emilie Mendonça

TMV du 15 au 21 mai 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/05/TMV_A_20240515_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Avec la multiplication des pistes cyclables et les suppressions de places de parking dues au Plan d’apaisement de la Ville, qu’en pensent les Tourangeaux ? On leur a posé la question dans notre dossier de la semaine. Au sommaire également : les nouveautés du Vitiloire, le portrait du commissaire-priseur Aymeric Rouillac, les chroniques culture, le resto Les Fines Goules, le succès de l’US Tours au rugby, l’horoscope WTF et le top 5 des musées insolites dans le monde.

Résumé actu : début des travaux, Années Joué, convention tatouage et TER en danger

C’est l’heure du résumé de l’actu en 4 infos. On y parle des travaux rues Marceau et Constantine, des Années Joué et de la nouvelle convention tatouage à Tours, ainsi que la pétition qui réclame le maintien de la ligne TER Lyon-Tours.

RÉSEAU CYCLABLE

Début des travaux

Les travaux rues Marceau et Constantine ont débuté ce lundi 13 mai. Ils s’inscrivent dans le schéma du réseau cyclable (lire aussi ICI) qui verra davantage de pistes pour vélo, mais aussi des places de stationnement supprimées. Durant ces travaux, la circulation rue Constantine et rue Marceau sera maintenue, des déviations seront mises en place aux intersections.

Tours Métropole a annoncé le maintien des cheminements piétons et cycles sur le mail Béranger et « la fermeture de la traversée à la circulation automobile ». Rue Marceau, le stationnement disparaîtra définitivement du côté ouest. Les commerces restent ouverts.

Ce à quoi ressemblera ensuite le mail Béranger avec l’intersection rue Marceau. (Photo image Urbanica / Tours Métropole)

TATOUAGE

Convention à Tours

Cela faisait bien des années que Tours n’avait plus sa convention tatouage, au grand dam des passionné(e)s. Mais d’ici quelques jours, on pourra enfin profiter de nouveau de l’événement ! La première édition du Tours Tattoo Show se déroulera en effet les 24, 25 et 26 mai au Parc des expositions. Près de 260 artistes tatoueurs et tatoueuses, venu(e)s de toute la France et de l’étranger, seront présent(e)s. Deux pierceuses, des exposants et des food trucks seront aussi de la partie. Des concerts et des spectacles d’hypnose rythmeront les trois journées.

> 15 € la journée / 35 € le pass 3 jours. @tourstattooshow sur Instagram

TRANSPORTS

TER en danger ?

Pour effectuer un Tours-Lyon en train, on peut prendre un TGV rapide, un Intercités sans changement (en 4 h 45) ou encore un des rares TER directs qui effectuent la liaison en 5 h 48. C’est cette dernière ligne qui serait actuellement menacée de fermeture.

D’après l’association d’usagers Adélifpaly, la région Bourgogne-Franche Comté ne souhaite plus participer à son financement aux côtés des régions Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône Alpes. Cette ligne TER pourrait être supprimée dès 2028. Sur change.org, une pétition a été mise en ligne et a, à ce jour, récolté plus de 27 000 signatures en un peu plus d’un mois.

FESTIVAL

Les Années Joué

La 27e édition des Années Joué, à Joué-lès-Tours, battra-t- elle encore des records de fréquentation ? Après le succès de l’an dernier (une affluence de 50 000 personnes !), le festival jocondien devrait de nouveau amener des dizaines de milliers de curieux, avec sa soixantaine de représentations prévues, articulées autour de trente-deux compagnies d’arts de la rue et de grandes déambulations.

Décliné sur le thème « Oh ! Naturel », l’événement (gratuit, on le rappelle) se déroulera du 31 mai au 2 juin. La programmation intégrale a été dévoilée sur le compte Facebook des Années Joué.

> facebook.com/anneesjoue

La compagnie Danka – Contre Temps sera notamment présente aux Années Joué.

Réseau cyclable : début des travaux le 13 mai rues Marceau/Constantine et places de stationnement supprimées

Les travaux de voirie vont commencer lundi 13 mai pour la piste cyclable, parcourant les rues Marceau et Constantine, jusqu’au boulevard Béranger. Rue Marceau, le stationnement disparaîtra définitivement côté ouest.

A partir du 13 mai, il va y avoir du changement au centre-ville de Tours. C’est en effet à cette date que débuteront les travaux pour le réseau cyclable urbain Vélival, intégrant le fameux plan d’apaisement de la circulation qui a tant fait causer (article à retrouver en un clic ICI !).

« Les premiers travaux de voirie s’échelonneront en plusieurs phases entre le 13 mai et le 27 septembre, sous réserve d’aléas », prévient le service communication de Tours Métropole.

Places de parking supprimées

Ces travaux vont avoir plusieurs conséquences. Tours Métropole annonce donc la « neutralisation définitive du stationnement à l’ouest de la rue Marceau », ainsi que celle, « temporaire, des places de stationnement côté est ». Il y aura possibilité de rabattement vers les parkings Anatole-France, du Palais-Jaurès et Tours Halles.

Une piste cyclable va voir le jour rue Constantine et Marceau, descendant jusqu’au mail Béranger. (Image illustration Tours Métropole)

Quid de la circulation ?

La circulation sera tout de même maintenue rues Constantine et Marceau. Mais des déviations seront mises en place au niveau des intersections. Tours Métropole annonce aussi le « maintien des cheminements piétons et cycles sur le Mail Béranger » et « la fermeture de la traversée à la circulation automobile dès le 13 mai ».

Petit rappel…

A noter évidemment que pendant cette période de travaux, les commerces restent ouverts et les points d’apport volontaires de la collecte des déchets resteront accessibles aussi.

Aurélien Germain / Illustration Tours Métropole

Tours : quel programme pour la guinguette ?

Ce jeudi 2 mai, c’est l’ouverture tant attendue de la guinguette de Tours sur Loire. Et pour son vingtième anniversaire, elle réserve quelques nouveautés et un joli programme.

Ouverture

Et c’est parti ! Ce jeudi 2 mai, c’est le top départ pour la guinguette de Tours sur Loire qui fête, au passage, ses 20 ans. Ce soir, pour démarrer les festivités, l’artiste américaine Nicole Rochelle foulera les planches de la toute nouvelle scène.

L’inauguration officielle de Chez Dupont suivra le lendemain vendredi 3 mai, puis quelques jours plus tard, ce sera celle du Foudre (le 8 mai). Tours sur Plage, quant à elle, n’ouvrira ses portes que le 10 mai.

Des nouveautés

Pour cette 20eme édition, on ne change pas une équipe qui gagne et une formule qui marche. Toutefois, quelques changements sont à noter : cette année en effet, la scène de la guinguette principale sera installée face à la Loire. Toute nouvelle, elle mesure 7,50 mètres de large et sa structure est en métal, donc bien plus solide que le bois.

L’intérieur du bar a lui aussi été rénové, au niveau du plancher et du revêtement. L’accès aux toilettes se fait désormais par une autre entrée, mais son emplacement reste le même.

Du côté de chez Dupont, un petit prolongement a été réalisé au sol pour permettre aux gens de danser. Le Foudre, lui, a été restauré.

Côté programmation

Là aussi il y a de la nouveauté. Car pour ses 20 ans, la guinguette va voir débarquer un festival ! Appelé « Peuple de Loire », il se déclinera sur trois week-ends et trois temps forts. Les 24, 25 et 26 mai, trois spectacles auront lieu, dont « Le Rite de feu » le samedi 25, par la compagnie Machine.
Les autres temps forts se dérouleront les week-ends du 5, 6 et 7 juillet, puis les 30 août et 1er septembre.

Mais en attendant, la fête commence dès ce week-end ! Car le samedi 4 mai, la guinguette principale a prévu un événement pour son anniversaire. Dès 19 h, une équipe de tournage décalée sera là pour filmer et immortaliser la soirée et fera revivre le meilleur des 20 ans du lieu. Ensuite, on aura droit au Gang Of Musette pour un bal-rétro façon années 30, suivi de Prosper, DJ et producteur iconoclaste avec rock, électro et funk au programme pour faire l’after.

A noter également que l’esprit de la guinguette se retrouvera aux casernes Beaumonts et à la Clinique du Street Art qui verront toutes deux des événements estampillés Tours sur Loire tout au long de l’été.

A.G.   / Photo ouverture : archives NR 


  • La Guinguette : du 2 mai au 28 septembre
  • Bar à mômes : du 2 mai au 28 septembre
  • Chez Dupont : du 3 mai au 15 septembre
  • Le Foudre : du 8 mai au au 6 septembre
  • La Plage : du 10 mai au 1er septembre

Vitiloire : rendez-vous les 25 et 26 mai à Tours (avec deux nouveautés !)

Le célèbre rendez-vous des amoureux du vin revient dans un peu plus d’un mois. Avec, cette année, un grand test des vins de Loire ouvert à tous et des ateliers culinaires parents-enfants.

Plus de 160 exposants, dont près de 140 vignerons et vigneronnes, 10 chefs et des milliers de visiteurs sur deux jours… La nouvelle cuvée de Vitiloire devrait de nouveau être un succès, suite à une édition record l’an dernier avec 38 000 personnes.

Le rendez-vous, qui aura lieu les 25 et 26 mai prochains à Tours, s’articulera autour de plusieurs temps forts :

  • une expo photo « Vigne et matières » de David Darrault
  • des animations en bord de Loire
  • des ateliers de cuisine en présence de grands chefs : le fameux pavillon des chefs accueillera notamment Juan Cervera Punzano, chef de la ville de Dénia en Espagne
  • et évidemment… la dégustation libre auprès des exposants !

Des nouveautés

Pas facile de se renouveler étant donné le format de la manifestation, ou même de changer une formule qui gagne. Mais cette année, on peut tout de même noter deux nouveautés à Vitiloire !

Déjà, quatre ateliers de trente minutes seront proposés aux parents et enfants pour cuisiner des produits locaux. Ils seront menés par des chefs cuisiniers opérant au sein des collèges du département. Ils « auront pour but de travailler les produits issus des Labels Grand Bœuf et Veau Bio, accompagnés de légumes et spécialités locales », précisent les organisateurs. « Un éleveur sera aussi présent durant les ateliers pour expliquer son métier et ses pratiques d’élevage. »

Vitiloire samedi 21 mai 2022 a Tours.

Ensuite, autre nouveauté : le « Grand Test des vins de Loire » ! 125 amateurs de vins (attention, il faut s’inscrire et c’est premier arrivé, premier servi…) pourront participer à ce concours organisé le dimanche au Palais des congrès, de 8 h 30 à midi. Ils devront reconnaître à l’aveugle 12 vins issus des indications géographiques protégées et appellations d’origines contrôlées des vins de Loire. « Ouvert à tous les amateurs de vin : tentez de découvrir à l’aveugle le cépage, la région, l’appellation et pourquoi pas le millésime proposé », expliquent les organisateurs, rappelant par ailleurs que des bouteilles de vin de la région seront à gagner.

Tarif pour ce concours ? 15 € et inscription obligatoire sur www.helloasso.com/associations/federation-des-associations-viticoles-d-indre-et-loire-et-de-la-sarthe/
La remise des prix aura lieu à 12 h 30 au Pavillon des chefs.

Aurélien Germain / Photos : ©Ville de Tours-F.-Lafit


> Vitiloire. Samedi 25 mai de 10 h à 19 h et le dimanche 26 mai de 10 h à 18 h à Tours : Boulevard Heurteloup, Jardin de la préfecture, place de la gare.
> Programme complet sur tours.fr ou en cliquant ICI

Chroniques culture : le plein de BD pour les vacances et le soft grunge d’Astral Bakers

Pour passer ses vacances de printemps en lecture, suivez le guide : voici notre sélection BD des récentes sorties.

LE COIN BD
La sélection de la semaine

Des images à couper le souffle signées Jean-Baptiste Andreae et un scénario baroque à souhait de Fabien Vehlmann, voici le superbe cocktail de « La Cuisine des Ogres » (Rue de Sèvres). Ce conte mêlant cuisine et bestiaire féérique, entre ogres, nains, sorcières et trolls, est un petit chef d’œuvre d’inventivité et de folie douce.


Vehlmann est, il faut le dire, un des auteurs les plus doués de sa génération. Il le prouve aussi dans « Dieu Fauve » (Dargaud), récit d’heroic fantasy démesuré et plein de fureur. Ses personnages simiesques confrontés à la violence et au chaos déroulent une histoire captivante.
On finit avec une petite découverte : le très beau livre de Mathilde Ducrest, « Fragiles » (Casterman). Cette autrice suisse nous propose un roman graphique très travaillé que ce soit au niveau du dessin qu’au niveau du scénario. Elle nous entraîne dans une étrange histoire d’amitié et d’amour ente deux jeunes femmes et le résultat est proprement bluffant.
Hervé Bourit

Les Tourangeaux brillent

Nos auteurs tourangeaux de bande dessinée sont bien représentés, cette semaine ! On a notamment repéré Chevallier et Le Roux, accompagnés de Mechner au scénario, qui poursuivent leur quête dans leur série « Liberté ! » (Delcourt) avec le tome 2 « Les Trafiquants », dans lequel ils retracent l’histoire trop méconnue de l’indépendance des Etats-Unis en 1776.

L’autre Tourangeau de la semaine est Hervé Bourhis qui, avec « Mon infractus » (Glénat), raconte avec humour et distanciation le mal qui l’a frappé. Entre récit autobiographique et anecdotes musicales, il nous livre ici un récit attachant, sensible et distant à la fois. Une réussite.
H.B.

LE COIN MUSIQUE
Astral Bakers – The whole story

Fondateur du trio Revolver, arrangeur et compositeur pour Clara Luciani, Ambroise Willaume se rêve dans un nouveau groupe, Astral Bakers. Entouré d’ex musiciens de Pomme ou de Fishback, tous se sont donnés pour pari de réussir la fusion parfaite entre les Beatles et Nirvana. Une ambition qui paraîtrait démesurée, mais qui se justifie à l’écoute de ce premier album maîtrisé d’un bout à l’autre.

Rien à jeter dans ce mélange sucré-salé totalement dévastateur, où densité rythmique et arpèges de guitare se mélangent, vous faisant vraiment taper du pied. Plus qu’une hâte maintenant, les voir rejouer tout ça en concert pour nous procurer le même plaisir que sur album.
H.B.

Printemps de Bourges 2024 : immanquables, créations et découvertes

Le Printemps de Bourges, c’est reparti pour un tour ! Et cette nouvelle édition, qui aura lieu du 23 au 28 avril, s’annonce encore riche et foisonnante. Décryptage et sélection subjective !

Des immanquables

On se précipitera donc pour voir la crème de la crème musicale lors des grandes messes festives au W, où entre les derniers concerts annoncés de SHAKA PONK, ou attendra avec impatience ceux de NISKA, PLK ou MARTIN SOLVEIG.

L’ambiance plus intimiste mais néanmoins survoltée du Palais d’Auron nous garantira quelques beaux frissons avec EDDY DE PRETTO, CALLING MARIAN ou le victorisé 2024 YAMÊ. Du coté du 22, on se plongera dans les dernières tendances comme la hip hop party inclusive de MARABOUTAGE ou le hardcore de LYSISTRATA, sans oublier une folle soirée le samedi avec Adèle CASTILLON (ex VIDEO CLUB), ZAOUI (ex Thérapie Taxi) ou encore le génial JOHNNY JANE.

A la Maison de la Culture, on pourra assister aux prestations plus calmes avec de belles créations autour de Virginie DESPENTES et de Béatrice DALLE, mais aussi des concerts de FATOUMATA DIAWARA ou de BABX en duo avec ADRIEN MONDOT. Le Palais Jacques Cœur, lieu d’exception par excellence, accueillera quant à lui trois spectacles de poésie avec une distribution de haute volée ou l’on retrouvera DOMINIQUE A, ANNA MOUGLALIS ou encore Christian OLIVIER, excusez du peu !

On n’oubliera pas non plus le très kitsch Théâtre Jacques Cœur pour des spectacles « jeune public », comme « Oy Yeah, Oh Yeah » du groupe BLACK BONES mais aussi des concerts de TIMBER TIMBRE ou de ASTRAL BAKERS.

Des créations

A propos de ASTRAL BAKERS, c’est bien SAGE, leur chanteur, à qui a été confiée la soirée hommage à Françoise Hardy. On y verra, après le premier épisode donné à l’Hyper Festival, le volume 2 ce beau projet porté par Thomas DUTRONC, Clara LUCIANI, VOYOU ou encore Zaho DE SAGAZAN. Outre les soirées poésie et de la création autour de l’hommage à Kurt Cobain (décédé il y a 30 ans), on pourra aussi voir l’immense CAT POWER pour un hommage à Bob Dylan à la Cathédrale.

Inouïs

Mais ce que l’on aime aussi à Bourges, ce sont aussi Les Inouïs, formidable système de découverte (et d’accompagnement !) de celles et ceux qui feront les beaux jours des salles et des festivals à l’avenir. On se rappellera juste que ZAHO DE SAGAZAN, Inouïs 2023, a raflé pas moins de 4 Victoires de la Musique ! Cette année, on aura donc une oreille attentive sur G.L.A.D. qui représentera la Région Centre, mais aussi sur nos grands favoris de cette sélection AKIRA & LE SABBAT et PAULVITESSE.
Rendez vous le 27 avril pour savoir qui seront les vainqueurs parmi les 33 groupes at artistes retenus cette année…

Bref, de quoi passer une semaine de folie dans la capitale berruyère qui sera d’ailleurs… Capitale européenne de la culture en 2028 !

Hervé Bourit / Photo ouverture (Shaka Ponk) : archives NR – Hugues Le Guellec

Passion vinyle : Anthony Legoff, un disquaire qui creuse son sillon

#VisMaVille Sur le web comme dans sa boutique de la rue des Trois Pavés Ronds, Anthony Legoff est passé expert ès vinyles il y a cinq ans. Plutôt que de les mixer comme avant, il les bichonne, pour le plus grand plaisir de ses nombreux clients. A l’occasion du Disquaire Day, rencontre avec ce passionné.

Dans le petit monde des disquaires, Anthony Legoff est l’un des derniers des Mohicans. Le Madison, rue Colbert, a fermé au décès de son propriétaire, il y a deux ans. Et l’historique Baromètre ouvre de manière plus ponctuelle. Bien sûr, on trouve aussi des vinyles à la Fnac « où il y a de très bons conseillers » précise Anthony. Mais en indépendant, il fait partie des résistants, fier de bientôt passer le cap des cinq ans d’existence, avec sa boutique le Passe Passe Store.

En se lançant à 40 ans, il a modifié sa relation au vinyle. Celui que certains connaissent comme DJ 1-Verse ne scratche plus comme avant : « En tant que DJ, je voyais le vinyle comme un outil de travail, qui finit logiquement par s’user. Je réalise maintenant que j’ai parfois scratché des vinyles qui valaient quelques centaines d’euros, mais je ne m’en rendais pas compte ! »

Lorsqu’on pénètre dans son antre de la rue des Trois Pavés Ronds, le respect de la galette noire est de mise. Les 33 tours d’occasion sont nettoyés dès leur arrivée, avant d’être classés dans les bacs. « J’ai aussi appris à attraper correctement le disque par le côté et le centre, sans toucher les sillons, contrairement à mes vieilles habitudes de DJ », raconte le passionné.

Jazz, rock, classique, musique afro-cubaine, électro, scène locale… On trouve de tout chez Passe Passe Store, avec près de 4 000 références. La spécialité locale ? Des « pressages japonais ». À la grande époque du vinyle, le Japon faisait presser sur place les albums des artistes internationaux pour le marché local, avec une très bonne qualité de son. Et la cerise sur le gâteau, ou le wasabi sur le sushi, c’est que ces vinyles pressés il y a quelques décennies ont été très bien entretenus. Anthony en fait venir 60 kg par mois, et chaque album recèle ses petites surprises, comme ce livret des paroles de Blondie en japonais qu’on observe avec curiosité (et désarroi)…

Si ces imports venus d’Orient peuvent sembler réservés à l’élite des accros du vinyle, la clientèle est en réalité bien plus large. En été, même les touristes étrangers fans de 33 tours franchissent la porte, souvent grâce au site Discogs et sa carte mondiale des disquaires indépendants. « J’ai des clients de 14 à 90 ans, nous explique Anthony. Les collectionneurs ont fait survivre les disquaires depuis les années 1980-1990, mais on voit aussi depuis une dizaine d’années un renouveau, avec des jeunes qui s’y intéressent. »

Pour le disquaire, interdit de dire que les nouvelles générations ne savent plus écouter de musique. Au contraire ! « Avec les plateformes, ils ont acquis rapidement une culture très large, ils découvrent des artistes qu’ils viennent ensuite chercher en vinyle. » Entre engouement pour la seconde main et découverte de la qualité sonore incomparable des vinyles d’époque, le disquaire semble avoir encore de beaux jours devant lui !

Emilie Mendonça


> Le Disquaire Day aura lieu partout en France le samedi 20 avril 2024 

 

Nouveaux tarifs, lignes, gratuité, desserte Tours Nord : tout ce qui va changer sur le réseau Fil bleu

Gratuité pour les moins de 11 ans, augmentation de tarif pour d’autres, ligne de nuit ou encore desserte de Tours Nord : le réseau Fil bleu évolue. On fait le point.

Gratuité jusqu’à 11 ans

L’annonce avait été faite par Emmanuel Denis au micro de nos confrères de France Bleu Touraine : c’est désormais acté, les enfants de moins de 11 ans bénéficieront de la gratuité de l’abonnement des transports en commun. Cette mesure phare de la nouvelle grille tarifaire entrera en vigueur au 1er août 2024. Attention toutefois, il faudra aller récupérer ce « pass 0 € » à l’agence Fil bleu et non voyager les mains dans les poches…

Le tarif de l’abonnement pour les moins de 26 ans et les étudiant(e)s reste inchangé. Idem pour celui des personnes en situation en handicap.

Gamme tarifaire solidaire élargie

 » Face à l’augmentation des minimas sociaux, un nouveau seuil a été ajouté à la tarification solidaire pour les foyers ayant un quotient familial entre 551 € et 700 € par mois », annonce le SMT. Le tarif de cet abonnement sera de 23 €.

Augmentation de tarifs

En revanche, pour les 26-64 ans, l’abonnement va augmenter. Il passera de 45 € et à 49 €. Idem pour les plus de 65 ans qui verront leur pass coûter 30 € au lieu de 29 €.

Même chose pour les voyageurs plus occasionnels ! Si le tarif unitaire d’un voyage était de 1,60 €, il sera désormais de 1,80 €. Autre mauvaise nouvelle et autre hausse de 20 centimes avec le voyage « Liberté » qui passe quant à lui de 1,40 € à 1,60 €.

Sécurité : des arrêts à la demande

On repasse aux bonnes nouvelles avec cette chouette initiative : « Pour améliorer la sécurité des passagers, la descente à la demande sera mise en œuvre sur les deux lignes de bus de nuit à partir de la rentrée », indique-t-on.
On pourra donc descendre entre deux arrêts en le demandant simplement au conducteur. « Le dispositif sera étendu sur l’ensemble des bus qui circulent après 22 h dès début 2025. »

Ligne de nuit

Par ailleurs, il y aura une nouvelle ligne de bus de nuit. Celle-ci desservira les quartiers universitaires de Tours Nord. Cette « N2 » circulera du jeudi au samedi, toutes les heures, entre 1 h et 4 h du matin. Et reliera l’IUT, Monconseil, Europe, Maginot, Tranchée, place Choiseul et le centre de Tours.

Evolution de la desserte Tours Nord/Saint-Cyr-sur-Loire

Enfin, on peut noter le renforcement du réseau à Tours Nord. Au total, ce sont vingt nouveaux arrêts qui seront mis en place à la rentrée. La zone commerciale de la Petite Arche ou encore la clinique NCT+ seront aussi mieux desservies, et les bus seront plus nombreux du côté du quartier Saint-Symphorien.

Aurélien Germain / Photo tmv


> A lire aussi : le plan d’apaisement de la circulation fait réagir 

 

Bar à fruits et pause gourmande : on a testé le restaurant Le Paradis du Fruit

Comme il faisait beau, comme il faisait chaud, une envie de fruits nous a pris. Et cela tombait plutôt bien puisque depuis décembre 2023, le fruit a son paradis, à l’Heure tranquille, juste à l’entrée de la galerie.

Le concept de ce restaurant (et même franchise) n’est pas nouveau puisqu’il existe aujourd’hui 28 Paradis du fruit, un peu partout en France. Pas nouveau, mais bien agréable. Le lieu, d’abord, a de quoi nous séduire. Des parasols en guise de suspensions au plafond, un petit « coing » pour les toilettes et partout, une ambiance à la fois tropicale et sucrée qui fait du bien.

Et puis, il y a surtout ces 130 places en terrasse, dont une partie à l’étage, qui ont fait notre bonheur en ce jour d’été avant la date. Pour ce qui est du menu, vous avez le choix, c’est même le moins que l’on puisse dire… Côté boisson, évidemment, une belle collection de cocktails avec ou sans alcool, mais aussi des granités maison et des expérimentations de mixologie gourmande.

Plateau huit saveurs pour caler l’estomac

Pour goûter, nous optons pour un Avocado Drink, à base d’avocat, donc, de pomme et de poire. Un délice ! Ensuite, passons aux choses sérieuses. Nous aurions pu choisir une planche à pitas ou composer nous-mêmes notre salade fraîcheur ou bien encore opter pour un plat chaud servi en marmite. Mais non. Nous sommes au Paradis, donc, en route pour le Paradis du Paradis.

C’est, en fait, un plateau de huit saveurs, façon assortiment de tapas, accompagné de frites maison et d’une salade coleslaw. On grignote, on passe du saumon à la plancha au poulet crispy, d’un accras de légumes à une pita savoureuse. Copieux pour deux et suffisant pour trois, comme le dit la carte, le plateau existe aussi en version individuelle.

Pour la note sucrée de fin de repas, évidemment, le fruit reprend ses aises. En salade jolie-jolie (vous avez la réf ?), mais aussi en tatin revisitée ou, pour les plus affamés, en fondue de fruits très chocolat. Difficile, après tout ça, de revenir dans notre petit quotidien tourangeau pas toujours très fruité, lui. Mais c’est tout le charme de la pause méridienne : nous offrir un petit voyage, comme une parenthèse.

Matthieu Pays


> L’addition : plateau des saveurs pour deux ou trois (petits) mangeurs est à 35 € et 16,90 € en individuel. Cocktails entre 7,50 € et 9,50 €. La marmite chaude est à 17,20 € et le Vegg’Burger à 16,50 €.
> Le Paradis du Fruit, à l’entrée de l’Heure Tranquille, côté Mc Do. Ouvert tous les jours, de 9 h à 23 h, de 11 h à 23 h le dimanche et jusqu’à minuit le vendredi et le samedi.
> Contact : 02 47 38 03 96 ou restaurants. leparadisdufruit.fr / Instagram : @leparadisdufruit_ tours ou Le Paradis Du Fruit sur Facebook.

Horoscope WTF du 17 avril 2024 (un peu de gentillesse avant les vacances)

Avant de partir dans sa villa luxueuse aux Bahamas pour les vacances de printemps, l’astrologue de tmv vous a préparé un petit horoscope tout mignon et sympathique.

Bélier

Amour

N’oubliez jamais que même votre prout est plus important que votre ex.

Gloire

Vous êtes du genre à vous proclamer « attachiant(e) ». Mais non, vous êtes tout simplement relou(e). (et accessoirement ringard(e) à utiliser ce mot)

Beauté

En parlant d’être relou(e), calmez-vous, en ce moment vous faites l’effet
d’un laxatif.

Taureau

Amour

Votre vie amoureuse va prendre un grand virage. De quoi vous faire finir dans le mur.

Gloire

Vos collègues et amis lanceront une cagnotte pour votre anniversaire. Ils récolteront 4,75 €.

Beauté

Si vous vous sentez serré(e) dans votre jean, pas de panique : on l’avait déjà
remarqué.

Gémeaux

Amour

Une romance torride vous attend avec Jean Castex.

Gloire

Vous partirez en Amazonie, prendre de l’ayahuasca avec un chaman et
durant votre trip, découvrir que vous êtes en fait fan de Kev Adams et que vous êtes né(e) pour être proctologue pour kangourous.

Beauté

Sale ambiance dans votre entourage.
Il suffirait peut-être de vous acheter du déo.

Cancer

Amour

Vous êtes comme les sandwiches triangles vendus sur l’autoroute : fade, sans trop d’intérêt, mais bon sang on vous aime, vous êtes notre plaisir coupable !

Gloire

Je suis sûr que vous n’avez lu que l’horoscope dans tmv. Pour la peine : paf, 7 ans de malheur sexuel pour vous !

Beauté

Entraînez-vous à twerker. Ce si beau bouli doit bien servir à quelque chose.

Lion

Amour

Comme disait Platon, l’amour c’est comme des toilettes. Parfois, il faut savoir tirer la chasse.

Gloire

Vous marcherez sur un candidat de téléréalité du pied gauche. Ouf, ça porte
chance !

Beauté

Même Gilbert Montagné vous trouve magnifique. ♥

Vierge

Amour

Vous êtes une jolie fleur. C’est pas pour rien que tout le monde vous butine.

Gloire

Chouette, cette semaine vous arriverez à tourner votre tête à 360° ! Vous êtes soit possédé(e), soit un hibou. Bisou !

Beauté

Eeeerk ! C’est tout visqueux sous vos bras.

Balance

Amour

Saturne va quitter l’alignement de l’étoile polaire. Et votre partenaire va vous quitter vous. Désolé c’est sérieux l’astrologie.

Gloire

Filez à la piscine. Ça vous rappellera que parfois, vous ne coulez pas forcément dans le grand bain qu’est la vie.

Beauté

La vache, vous avez pris cher cette semaine en fait. Sorry, not sorry mes zigouigouis !

Scorpion

Amour

Cette semaine, vous trouverez la vie belle. Jusqu’à ce que vous vous rendiez
compte que toute relation amoureuse finit soit par une séparation, soit par la mort.
Bisou !

Gloire

Votre dignité est comme la place des légumes dans mon frigo : inexistante.

Beauté

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. N’est-ce pas les grosses feignasses ?

Sagittaire

Amour

La personne à votre gauche va vous faire une proposition indécente et lubrique. Acceptez, FONCEZ !

Gloire

Chez vous, absolument aucune.

Beauté

Finalement, vous tout(e) nu(e) dans votre couette le matin, vous ressemblez plutôt à un gros burrito non ?

Capricorne

Amour

Un(e) de perdu(e), 450 de retrouvé(e)s ! Normal, vous êtes bien trop canon,
graou !

Gloire

Et si vous preniez l’initiative d’aller vous faire voir ailleurs si j’y suis ?

Beauté

Il serait judicieux de travailler votre carrure. De loin, vous ressemblez à un pouce.

Verseau

Amour

Vous allez dépenser 150 € en téléphone rose. Mais vous n’aurez aucun regret.

Gloire

N’oubliez jamais que la vie parfois, c’est comme mon banquier : c’est con. A+ !

Beauté

Pour vivre heureux, vivons cachés. (comme votre gros bouton dégueu sur le front)

Poissons

Amour

Aïe… Sur l’autoroute de l’amour, vous vous prenez tous les nids-de-poule et les barrières de péage dans la tronche.

Gloire

Adoptez un perroquet. Au moins, il y aura quelqu’un pour vous parler.

Beauté

La seule chose brillante en ce moment chez vous, c’est votre front.

Vacances de printemps : bons plans et idées de petites escapades

Découvrez les bonnes idées pour une virée ou une escapade durant ces vacances de printemps et les ponts de mai !

Des vacances de printemps qui vont faire du bien et des ponts de mai qui ressemblent carrément à des viaducs… Si vous avez la chance d’en profiter, l’équipe de tmv vous a concocté un petit dossier spécial dans lequel vous retrouverez nos bonnes idées pour une échappée belle, le temps d’une journée ou plus, en Touraine et même ailleurs.
Suivez le guide et profitez !

> Téléchargez notre numéro 466 JUSTE ICI et découvrez les bonnes idées pour une virée ou une escapade durant ces vacances de printemps !

 

 

Le plan d’apaisement de la circulation à Tours continue de faire réagir

Le « plan d’apaisement » annoncé par la municipalité n’a pas fini de faire causer. Au menu ? Davantage de pistes cyclables, 600 places de parking en moins et une ville métamorphosée.

Les faits

Il a été présenté le 4 avril, mais il continue de faire réagir : le maire Emmanuel Denis et son équipe a donc dévoilé ce fameux « plan d’apaisement » de la circulation en ville, une « révolution des mobilités » tant voulue. Un plan qui en a séduit certains, agacé d’autres, et qui a aussi été critiqué par l’opposition. Thibault Coulon (Avec vous pour Tours) y a par exemple vu « un plan d’asphyxie » plutôt qu’un plan d’apaisement.

Une pétition vient aussi d’être lancée (*). Déplorant le fait que ledit plan ait « été annoncé sans consultation préalable avec les riverains et les commerçants » et « affecte directement leur vie quotidienne et leurs activités commerciales », elle réclame une concertation publique.

Place au vélo

Concrètement, qu’est-ce qui attend Tourangelles et Tourangeaux ? Déjà, une place accrue réservée aux vélos. En juillet et août, l’avenue de la Tranchée sera fermée pour des travaux de réalisation de piste cyclable. Une autre sera mise en place dans les rues Marceau et Constantine (cf. photo d’ouverture) et ce, jusqu’au boulevard Béranger (les travaux devraient durer du 13 mai à début septembre).

Selon Christophe Boulanger, conseiller délégué au plan de circulation, « il nous faut apaiser les cœurs de quartier et renvoyer le trafic automobile de transit vers les axes structurants, comme les grands boulevards, les avenues, la rocade ». Par exemple, en raison de filtres modaux, on ne pourra plus couper le boulevard Béranger pour filer de la rue Marceau à la rue George-Sand.

Un exemple de filtre modal qui attend automobilistes, cyclistes et piétons.

La Ville espère sept itinéraires cyclables – pour 110 km de longueur – d’ici à 2026. Et à noter également qu’à la rentrée 2024, la rue Nationale sera interdite aux vélos.

Moins de voitures

L’annonce qui a provoqué bien des remous, ce sont également les 600 places de parking qui vont être supprimées, dont 265 gratuites. La municipalité argue que 1 200 places sont libres en permanence dans les parkings souterrains. Par ailleurs, la vitesse sera abaissée à 30 km/h, sauf sur les grands axes, à partir du 1er janvier 2025.

Christophe Boulanger a confirmé : « On va réduire l’espace de la voiture. On ne va pas interdire… on va organiser différemment ! » Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Tours va changer. Et pas qu’un peu.

Aurélien Germain / Photo : (©Images Tours Métropole)


(*) A retrouver sur https://www.change.org/p/pour-une-concertation-des-riverains-et-commer%C3%A7ants-sur-le-plan-d-apaisement-de-tours

Tout le monde en parle

C’est drôle comme les temporalités sont différentes, selon les gens. Pour un certain nombre de personnes, nous sommes clairement entrés dans un autre monde. Mettre une main aux fesses à une stagiaire sur un plateau de cinéma, ce n’est plus tellement rabelaisien. Coincer une jeune femme dans son bureau après le JT de 20 h, ce n’est pas donner un coup de pouce à un début de carrière. Plaquer une infirmière contre la porte d’un bloc opératoire pour lui toucher les seins, ce n’est plus un bizutage confraternel. Pareil, les blagues sur l’inceste ou sur le viol, ça ne fait plus beaucoup rigoler dans la plupart des chaumières, le samedi soir.

Mais pour d’autres, ça va. On peut tranquillement affirmer qu’un acteur accusé de plusieurs viols rend « fière la France ». On peut tout aussi bien remettre la légion d’honneur à un animateur de télévision qui s’est fait connaître, aussi, pour ses innombrables humiliations envers ses invités, en particulier, les femmes et souvent sur des sujets liés à la sexualité. Tout le monde ne comprend pas au même moment que les choses ont changé. Mais, bien souvent, ce sont les électeurs qui se chargent de remettre les pendules à l’heure…

Matthieu Pays

TMV du 17 avril au 14 mai 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/04/TMV_A_20240417_TMV_001_T_Q_0.pdf

Les vacances approchent ! Et entre ces congés (bien mérités) et les ponts de mai façon viaduc, on vous a préparé plein de bonnes idées pour des escapades d’une journée en Touraine ou ailleurs. On revient aussi sur le plan d’apaisement de la circulation qui fait plus que réagir à Tours. A l’occasion du Disquaire day, on rend aussi visite à mister Legoff, le big boss du vinyle à Tours. Pour le reste, chronique resto du Paradis du Fruit et horoscope WTF.

Actu37 : 10&20 km de Tours, guinguette, affaire Augis et fermeture de la patinoire de Joué

L’actu du 37 en quatre infos et en deux minutes chrono : l’excellent démarrage des inscriptions des 10&20 km et du marathon, les suites de l’affaire Augis, sans oublier la fermeture de la patinoire de Joué-lès-Tours et l’ouverture de la guinguette dans quelques jours.

10 & 20 KM
Carton en vue

L’édition 2024 des 10 & 20 km de Tours et du marathon est bien partie pour être une sacrée réussite ! « Pour l’instant, on a déjà le double d’inscriptions comparé à l’an dernier. Et ce, pour toutes les épreuves », nous confiait il y a peu Elsa Rotureau, chargée de communication, alors que le top départ des courses ne sera donné que le 22 septembre.

L’objectif de l’équipe organisatrice serait d’avoir 14 000 inscrit(e)s, contre 13 000 l’an dernier. Un chiffre possible, d’autant que l’épreuve du marathon fêtera ses dix ans (et un parcours 100 % urbain qui avait déjà beaucoup plu en 2023) et que le 20 km inaugurera un nouveau tracé.

GUINGUETTE
C’est reparti !

En mai, fais ce qu’il te plaît… Comme aller à la guinguette par exemple. Dans quelques jours, celle de Tours rouvrira sur les bords de Loire. Le top départ de la principale est donné le jeudi 2 mai (avec deux petites nouveautés : l’intérieur du bar refait et une petite scène face à la Loire), tandis que Chez Dupont ouvrira le lendemain. Le Foudre, quant à lui, débutera sa saison le 8 mai et La Plage, le 10 mai.

Dans la même période, ce sera également la Foire de Tours qui démarre le 3 mai et se tiendra jusqu’au 12 mai au Parc expo, sous le thème de l’olympisme. Une partie du programme des animations est disponible sur lafoiredetours.fr

JOUÉ-LÈS-TOURS
Adieu, patinoire

Elle avait été construite en 1975, mais elle disparaîtra le 2 juin prochain : la patinoire de Joué-lès-Tours va définitivement fermer ses portes, en raison de sa « consommation énergétique considérable » et de « signes évidents de vétusté », comme le précise la municipalité dans un communiqué. La mairie rappelle également qu’elle « nécessiterait de gros investissements de mise aux normes ». « Autant d’éléments qui ont poussé la Ville, ainsi que le Joué Sports de Glace et le Hockey Club des Hérissons » à prendre cette décision.

Les activités scolaires liées à l’utilisation de la patinoire seront également supprimées.

AFFAIRE AUGIS
Les suites

C’est une peine plus lourde que celle requise par la procureure de la République, un mois plus tôt (lire tmv #463)… Cette fois, Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours et président de la Métropole, a été condamné à 12 000 € d’amende dont 4 000 avec sursis, ainsi qu’un an d’inéligibilité dans l’affaire dite de l’insulte raciste. L’an dernier, il avait insulté le vice-président de la Métropole, Cédric Oliveira, de « sale Portugais » (qui n’avait pas porté plainte) lors d’un conseil métropolitain agité.

Les représentants de la Licra et de SOS Racisme se sont dit « satisfaits » de sa condamnation, mais appellent à sa démission.

Chroniques culture : deux classiques sur Prime, du costaud sur Netflix et la sélection BD

Forrest Gump et Arrête-moi si tu peux débarquent sur Prime, tandis que Godzilla VS Kong va faire trembler Netflix. Ajoutez à ça notre sélection BD et vous avez tout un bon programme pour les chroniques culture de la semaine.

EN VOD

Deux classiques sur Prime

Le 15 avril prochain, c’est double dose de classiques sur Amazon Prime. La plateforme vidéo proposera « Arrête-moi si tu peux » et « Forrest Gump », deux excellents films tournés par deux réalisateurs qui le sont tout autant, Zemeckis et Spielberg.

L’occasion rêvée de se refaire l’histoire vraie du jeune Frank Abagnale Jr (joué par un DiCaprio solaire), escroc caméléon qui a joué au jeu du chat et de la souris avec le FBI durant des années. Ainsi que celle, aussi drôle que touchante, de « Forrest Gump », fable iconoclaste portée par l’une des meilleures bande son du cinéma et un Tom Hanks simplement parfait.

Aurélien Germain

Godzilla VS Kong sur Netflix

Le gros blockbuster bien grassouillet et petit plaisir coupable du mois a débarqué sur Netflix, le 2 avril dernier. Signé Adam Wingard, ce « Godzilla vs Kong » n’a rien de nouveau ni d’original, mais il convoque un bestiaire culte des sagas japonaises. Le tout est enrobé avec une mise en scène lisible emmenée pourtant par une orgie de combats titanesques.

Alors oui, le scénario n’a rien de très emballant et vire parfois au ridicule (ne soyons pas trop exigeants), mais le spectacle offert ici est continu et les castagnes monstrueuses font le travail, tout comme ce saccage démesuré auquel on assiste. Et c’est bien ça qu’on espère et qu’on veut pour pareil film popcorn du dimanche soir, non ?
A. G.

> Sur Netflix


La sélection BD

Qui soupçonnerait que le Ghana, pays anglophone de l’Afrique de l’Ouest, se battait avec autant d’énergie en matière d’environnement ? Troubs, avec « Le Royaume des Kapokiers » (Futuropolis), offre un carnet de voyage sensible et un documentaire fascinant sur les rapports entre l’homme et la nature.

Changement de décor avec une nature enneigée comme décor géant pour « La Vengeance » (Anspach), où David Wautier nous plonge dans un western hors du commun. Une histoire de vengeance donc, où un père entraîne ses enfants dans une quête de l’absolu, belle et troublante à la fois.
Un père et son fils aussi sur « La Route » (Dargaud) : Larcenet livre une adaptation du roman de McCarthy avec réussite, portée par un noir et blanc somptueux.

En matière de beauté, Yves Klein, l’inventeur du célèbre bleu qui porte son nom, se voit rendre un bel hommage avec « Immersion » (Marabulles). Voloj et William dessinent un portrait sensible de cet artiste hors norme qui a bouleversé la peinture à la fin du siècle dernier.

Enfin avec « Formidable » (Casterman), Bourhis, Bourgeron et De Monfreid signent aussi un portrait, mais celui de Jack Lang, dans un récit drôle et bien documenté, entre coulisses du pouvoir et folie douce d’un ancien ministre dont la vision imprègne encore la vie culturelle de notre pays.

Hervé Bourit

A la rencontre de Charlie et sa Choco’Laverie

#VisMaVille Depuis décembre 2022, Charlie et Jennifer ont transformé le paysage des laveries en libre-service du centre-ville avec Charlie et la Choco’laverie. On y vient pour laver son linge, mais pas seulement…

Laverie ? De lointains souvenirs de vie étudiante nous reviennent, le sac de linge sale lourd sur l’épaule, le lavomatique aux murs gris, et le dilemme : revenir plus tard, ou rester pour regarder le linge tourner ? Si le côté hypnotique de l’expérience peut en charmer certains, il n’est pas du goût d’une majorité de Tourangeaux pour qui laverie est synonyme de corvée de linge.

Par contre, le chocolat, tout le monde aime ! Est-ce là la clé pour transformer ladite corvée en petit plaisir hebdomadaire ? Charlie Gigou et sa compagne Jennifer Engel ne font pas de secrets sur la recette qui leur permet de faire rimer lavage du linge avec petit moment sympa (ok, dans notre phrase ça ne rime pas, mais vous voyez ce qu’on veut dire).

À la Choco’laverie, il y a bien cinq machines à laver et trois séchoirs. Mais si vous cherchez bien, vous ne trouverez pas de distributeur de lessive. « Les clients passent nous voir au comptoir, on leur donne une dose de lessive adaptée à la machine et la quantité de linge. Ça crée du lien ! », explique le jeune couple. Premier ingrédient d’une potion magique efficace.

Le deuxième ? Un espace lumineux, une personne présente en permanence pour accueillir, conseiller… et plus si affinités. Derrière le comptoir, Jennifer et Charlie proposent en effet boissons chaudes ou fraîches, cookies, muffins et autres gourmandises, et de beaux paninis garnis de produits de qualité, pour les plus affamés.

Un peu plus loin, une belle pièce invite à la détente : table haute et tabourets d’un côté pour le coworking, jeux de société, coussins et canapés de palettes de récup’ pour lézarder, bouquiner… ou même de faire la sieste, comme ces deux étudiants pris en photo il n’y a pas si longtemps par un copain, trop heureux d’immortaliser l’instant.

Pour Jennifer et Charlie, ce genre de moment, c’est le signe qu’ils ont gagné leur pari : proposer une laverie qui soit aussi un lieu de vie. Et ça marche ! Depuis décembre 2022, rue Constantine, la Choco’laverie attire une clientèle plus variée qu’on ne le croirait. « On pourrait presque dire que nos clients sont âgés de 7 à 77 ans, même si c’est plutôt de 16 ans à 83 ans jusqu’à maintenant », sourit Charlie.

Les jeunes apprentis des Compagnons du Devoir, à quelques dizaines de mètres de là, ont trouvé ici un lieu sympa et pratique. Des étudiants du quartier passent faire leur lessive, et trouvent parfois plus de motivation pour travailler ici que dans leur studio. Mais les clients viennent parfois de Saint-Avertin, Joué-lès-Tours ou Parçay-Meslay, et même de l’étranger si l’on inclut les touristes l’été. Tous sont heureux de trouver un lieu où patienter pendant le cycle de lavage, profiter conseils avisés, et de machines aptes à laver rideaux, couettes ou lingerie fine. Un lavomatique dynamique, où l’humain fait partie du quotidien.

Emilie Mendonça

Chroniques culture : du metal à la Philharmonie grâce à un Tourangeau et le retour du Riip Fest

Cette semaine, on pousse les potards au max : les chroniques culture de tmv sont 100 % metal !

L’ÉVÉNEMENT

Du metal à la Philharmonie de Paris grâce à un Tourangeau

D’ici peu, la culture metal va s’exporter… à la Philharmonie de Paris ! C’est un projet XXL et assez fou qui a été lancé par le Tourangeau Corentin Charbonnier (lire tmv #210), docteur en anthropologie bien connu dans le milieu puisqu’il a notamment réalisé une vaste étude sociologique sur le public du Hellfest.

En tant que commissaire, cette fois accompagné de Milan Garcin, il lance ce 4 avril le top départ de l’expo « Metal – Diabolus in musica » qui dressera « pour la première fois en France, un tableau documenté de ce mouvement, où dialoguent musique, culture populaire, vision anthropologique et arts contemporains », précise-t-on du côté de la Philharmonie.

Au menu ? Un ensemble de plus de plus de 300 œuvres, avec notamment de nombreux instruments de musique et costumes, mais aussi des arts visuels, des partitions, des photos, des éléments de scène, le tout en lien ou en ayant appartenu à des musiciens de renom, de Metallica à Gojira, en passant par KoRn ou encore Slipknot et Behemoth (Behemoth qui, d’ailleurs, jouera sur la scène de la Philharmonie le 30 avril, précédé d’un… défilé de mode metal !).

Texte : Aurélien Germain / Photo ouverture © Corentin Charbonnier – Behemoth Knotfest, Clisson, juin 2016

> Du 4 avril au 29 septembre 2024, à la Philharmonie de Paris. Infos et programme complet sur philharmoniedeparis.fr


FESTIVAL

Riip Fest : la dose de gros son en juillet

Metal toujours, mais cette fois en Touraine ! Les 5 et 6 juillet prochains, l’espace Oésia de Notre-Dame d’Oé accueillera la huitième édition du Riip Fest, festival de metal hardcore.

Et si l’événement a pour habitude de proposer de sacrées affiches, force est de constater que celle qui attend nos petites esgourdes dans quelques mois dépasse toutes les attentes !

Les géants du deathcore américain, The Acacia Strain, seront de la partie aux côtés de Harms Way et Birds in Row. Pour le reste, on retrouvera Knuckle Dust, Judiciary, Insanity Alert, Fuming Mouth, Words of Concrete, sans oublier huit autres pépites nationales, dont nos locaux de Beyond the Styx. Autant dire que les réservations sont fortement recommandées…

A. G.

> Toutes les bonnes infos sur facebook.com/RIIPFest

Bonne humeur et cuisine aux accents méditerranéens : on a testé le restaurant Dahlia

Paul-Emmanuel et Anis s’étaient fait la promesse, il y a 15 ans, d’ouvrir un restaurant ensemble un jour. C’est chose faite ! On a donc goûté (et fortement apprécié) la cuisine du Dahlia, rue du Dr Bretonneau.

C’est l’histoire de deux amis et d’une promesse d’ados qu’ils se sont faite il y a quinze ans. Les deux copains, ce sont Paul-Emmanuel et Anis. Promis, juré, craché, un jour ils ouvriraient un restaurant ensemble, s’étaient-ils dit. Résultat : ça a marché ! La concrétisation de tout ça ? Dahlia, un établissement aux saveurs méditerranéennes qui a vu le jour à la mi-mars.

Ni une ni deux, nous voilà en route pour la rue du Dr Bretonneau. Sous un temps pluvieux, on a filé entre deux averses pour avoir un peu de soleil dans l’assiette. En salle, Paul-Emmanuel, tout sourire, prévenant et qui sait mettre à l’aise avec son sens de l’humour.

Aux fourneaux, Anis – qui visiblement déborde de bonne humeur – a aussi toujours le bon mot qui va bien. Mais côté cuisine, c’est sérieux, très bien travaillé. Le chef s’est formé aux côtés de Thierry Marx, il maîtrise sa partition sur le bout des doigts et travaille avec des producteurs locaux, de Vouvray et Vernou-sur-Brenne.

Le repas a débuté par une sympathique attention : de petits amuse-bouches avec, notamment, d’excellents falafels assaisonnés au yaourt et une petite portion de houmous de patate douce. Miam ! On apprécie le geste autant que ce qui vient de titiller nos papilles. Pour la suite, on a opté pour un passage direct par la case plat principal, malheureusement pressés par le temps (oui, ça nous arrive de travailler).

Au menu, il y avait par exemple la roussette pochée avec du fenouil confit. Ou encore le chou-fleur rôti puis passé à la braise et son yaourt citronné, car ici, les végés ne sont pas oubliés. Pour nous, ce sera l’option bœuf et quelle bonne surprise !

Mariné à la cardamome, il repose sur un monticule de houmous tout doux en bouche et des pois chiche glacés. Portée par une cuisson tout bonnement parfaite, la viande est tendre, moelleuse et savoureuse. Elle arrive légèrement snackée : on a adoré.

Paul-Emmanuel et Anis ont visiblement trouvé la bonne recette dès le départ pour faire de Dahlia un joli et très agréable voyage. Et, surtout, une adresse de qualité.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi à 24 € pour entrée+plat ou plat+dessert, ou la totale à 29 € (entrée+plat+dessert). À la carte, plats à 18 € (sauf le poulpe, à 25 €, uniquement le soir) et des desserts à 7-8 € environ. Vin au verre à 7,50 €.
> Au 31, rue du Dr Bretonneau à Tours. Ouvert du mardi au jeudi midi et le vendredi et samedi, midi et soir. Réservation recommandée.
> Contact : Tél. 09 79 37 92 84. Site : dahlia-restaurant.fr Ou sur les réseaux sociaux @dahlia.restaurant.tours sur Instagram et Dahlia Restaurant sur Facebook.

 

Horoscope WTF du 3 au 16 avril 2024

Et ça fait bim, bam, boum, ça fait pshht et ça fait vroum… C’est l’heure de l’horoscope WTF de tmv.

Bélier

Amour

Eh non, l’astrologie, ce n’est pas que de la bonne nouvelle. La
preuve, on vous annonce que vous allez bientôt avoir un gamin. Et pas très beau en plus.

Gloire

Super, votre carrière va faire un bond. (Dans le vide)

Beauté

N’oubliez pas que les murs ont des oreilles… (qui seront toujours plus propres que les vôtres, d’ailleurs)

Taureau

Amour

Si seulement ce monde était aussi parfait que vous.

Gloire

Vous êtes au top, vous êtes un(e) leader. Dites-vous donc que vos échecs sont de la faute des autres.

Beauté

Votre entourage vous surnomme Le Téton au Feu. (The Tétoune of Fire, en anglais)

Gémeaux

Amour

Le cœur a ses raisons que l’alcool ignore. Surtout avec vous.

Gloire

On ne veut pas vous faire de la peine avec cette info exclusive mais… Jacques Chirac est mort.

Beauté

Une crise de prouts intempestive vous causera préjudice dans les transports en commun.

Cancer

Amour

Beh dites donc, vous êtes de vraies abeilles ! Ah, ça pour butiner, ça butine !

Gloire

« Gngngngn j’ai pas d’argent. »
Au lieu de vous plaindre, vendez des photos de vos pieds. Bon business avec vous.

Beauté

En ce moment, vous avez le moral dans les chaussettes. Et c’est pas de bol, parce qu’elles puent.

Lion

Amour

Pas top en ce moment. Même un suppo’ fait plus d’effet.

Gloire

Super, on est en avril ! Vous allez enfin pouvoir vous découvrir d’un fil, bande de naturistes que vous êtes !

Beauté

Vous avez de faux airs de Francis Lalanne sous Lexomil®.

Vierge

Amour

Remarquez que « Vierge », ça rime avec asperge, auberge, cierge, concierge et verge. Tirez-en les conclusions que vous voulez.

Gloire

Un proverbe chinois dit que quand on n’a rien à dire, on cite un proverbe chinois.

Beauté

Vous êtes souvent le bouc émissaire.
Ce qui est parfaitement normal, en raison de votre sacrée pilosité.

Balance

Amour

Hommage à votre libido. RIP PETI ANJ PARTI TRO TOT.

Gloire

Les Balances sont souvent tête en l’air et ont tendance à ne jamais finir ce qu’ils/elles ont commencé. D’ailleurs, c’est

Beauté

 

Scorpion

Amour

N’oubliez qu’il n’existe que deux choses inutiles dans ce bas monde : la pizza hawaïenne et votre ex.

Gloire

Je veux pas balancer, mais un récent conciliabule tenu en ville indique que vous êtes un bon coup.

Beauté

Vous avez un joli bouli, mais vous ronflez comme une moissonneuse- batteuse. Ça gâche tout.

Sagittaire

Amour

Snif… vous sentez ? C’est l’odeur du vent que vous allez vous prendre demain.

Gloire

Vous ne voyez le monde que noir ou blanc. Mais voyez-le tel qu’il est : gris.
Morne, triste, moche, courant à sa perte le sourire aux lèvres. Bisou !

Beauté

Malhonnête, rancunier(e), possessif/ve, mais atrocement canon et sexy :
pas de doute, vous êtes bien Sagittaire.

Capricorne

Amour

Ce soir, rajoutez du piment à votre vie. Faites l’amour avec l’accent belge.

Gloire

Vous êtes les fourmis de notre société et n’existez que pour travailler. Attention à la grosse godasse de la vie qui va un jour vous écrabouiller.

Beauté

Vous êtes une licorne : quand vous avez des flatulences, ça fait des paillettes.

Verseau

Amour

C’est qui le signe le plus relou de la planète en amouuuur ??? Bah c’est vouuuuuus !

Gloire

Vous attendez Godot, mais il vous a visiblement posé un gros lapin.
(ouais on fait des blagues de littéraire, et tu vas faire quoi ? RIEN DU TOUT !)

Beauté

Félicitations. Les gens continuent de vous trouver chouette, malgré votre dégaine de troubadour.

Poissons

Amour

Le sexe, ça rend beau ; la bouffe, ça rend gros. A bientôt pour de nouveaux
proverbes inventés.

Gloire

D’après une étude scientifique, les lèche-bottes seraient Poissons dans 97 % des cas. C’est fou la science.

Beauté

La question est surtout de savoir si vous êtes daltonien(ne) ou si vous vous habillez volontairement comme ça.

Instagram, TikTok, YouTube… Ces Tourangelles et Tourangeaux pros des réseaux

Décrocher des likes, des abonné(e)s, des followers, puis passer l’échelon au-dessus en intéressant des partenaires pour pouvoir en faire un gagne-pain : la vie sur les réseaux n’est pas de tout repos !

« Maman, quand je serai grand je veux être influenceur. » Cri d’effroi dans les demeures tourangelles, débats animés à la table du dîner. « Non mon fils, ce n’est pas un vrai métier ! » Apportons de l’eau au moulin des futures stars des réseaux sociaux : déjà, maman, papa, on ne dit plus « influenceur » mais « créateur/créatrice de contenu ». Ça fait plus sérieux, et ça reflète un peu mieux la variété des propositions qu’on retrouve sur TikTok, Instagram ou YouTube (vous remarquerez qu’on laisse Facebook de côté, c’est dépassé).

Mais dans ce monde impitoyable où tout bouge à toute allure, beaucoup d’appelés, et peu d’élus ! Heureusement pour nous, même sans en tirer de revenus, plusieurs Tourangeaux sont actifs et tirent les réseaux vers le haut.

> Découvrez 11 personnalités de Tours pros des réseaux, dans notre numéro #465 en CLIQUANT ICI ! 

(Photo ouverture : Adobe stock)

TMV du 3 au 16 avril 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/04/TMV_A_20240403_TMV_001_T_Q_0_WEB.pdf

Ne les appelez pas « influenceurs » ou « influenceuses », mais créateurs de contenus. Et à Tours aussi, on a nos pros des réseaux sociaux ! On vous fait découvrir les stars locales de TikTok, Instagram ou encore YouTube. Côté actu, on parle de la semaine olympique et paralympique à Tours, on a fait un tour à la Choco’Laverie, avant d’aller se remplir la panse à Dahlia pour notre chronique resto. Pour le reste, culture, horoscope WTF et jeux.

Quand la musique est bonne

Il y a des livres, il y a des tableaux, il y a des morceaux qui sont des moments d’histoire. Des œuvres qui associent, à un moment clé, une grande qualité artistique à un engagement puissant. Tableau de maître ou chanson populaire, il n’y a pas de frontière. La liste est longue et d’une incroyable diversité. Et elle vient sans doute de s’allonger, ce vendredi 29 mars.

Une artiste noire, reine de la pop, icône mondiale incontestée, publie un album de country. Bottes aux pieds et coiffée d’un Stetson, Beyoncé rappelle à tous que cette musique traditionnelle américaine n’est pas la chose monocolore et conservatrice que certains voudraient qu’elle soit.

Comme beaucoup de genres musicaux, elle puise ses racines dans la tradition afro-américaine et une femme noire, née au Texas, a toute légitimité pour s’en emparer. Au-delà de la country, le message est clair. C’est toute l’Amérique qui clame son droit à la diversité. À quelques mois d’une élection présidentielle capitale pour le pays et pour le monde entier, le message a de quoi résonner, là-bas… et ici.

M.P.

Jusqu’au 6 avril, une semaine olympique et paralympique à Tours

Différents sports sont à découvrir toute la semaine, avec des activités ouvertes à toutes et à tous, pour la semaine olympique et paralympique organisée à Tours.

Les faits

Cinq jours, une dizaine de sports, deux sites. Cette semaine, Tourangelles et Tourangeaux pourront découvrir les disciplines olympiques, à l’occasion de la Semaine olympique et paralympique organisée par la Ville de Tours. À quelques mois de l’ouverture des JO, il sera possible d’essayer et de s’initier à différents sports, à la salle du Hallebardier et au Centre municipal des sports (piscine Bozon, patinoire et salle Grenon).

Toutes les activités seront ouvertes à toutes et à tous, sans inscription préalable, et gratuites. Commencée le 2 avril, cette opération durera jusqu’au samedi 6 avril.

Quels sports ?

Il devrait (normalement !) y en avoir pour tous les goûts… Hockey sur glace, judo, basket, tennis de table, athlétisme, nage avec palmes, escrime, natation et natation artistique sont au programme avec, également, la possibilité de s’essayer à des battles de hip-hop (le break dance étant cette année au programme des Jeux olympiques).

Des professionnel(le)s seront aussi de la partie. Un simple exemple ? Ce mercredi 3 avril, à 13 h, avec une initiation au basket en présence des joueurs de N3 ou encore l’après-midi avec la présence des joueurs de D1 pour la séance publique de hockey sur glace. L’équipe féminine des Remparts prendra quant à elle le relais, vendredi soir.

Puisqu’il s’agit en même temps d’une semaine paralympique, l’opération « inclusion par le sport » s’étirera jusqu’au 5 avril, avec du basket 3×3 et de l’athlétisme.

L’expo bonus

En parallèle de cette Semaine olympique et paralympique, une exposition est présentée dans la salle Grenon du Centre municipal des sports. Elle retracera l’histoire des JO, de ceux d’Athènes en 1896 (les tout premiers de l’ère moderne) à ceux de Paris, en 2024. Différents jeux, quiz et concours sont par ailleurs organisés avec la possibilité de gagner un tee-shirt « Terres de Jeux 2024 ».

Texte : Aurélien Germain / Photo :  © Ville de Tours – F. Lafite


> Programme complet, horaires et lieux sur tours.fr (rubrique actualités)
> Le Centre aquatique du lac organise aussi, jusqu’au 5 avril, des animations destinées à sensibiliser le jeune public au handicap (nage à l’aveugle, avec membre bloqué, etc.)

 

Chroniques Culture : le rock planant de Monkey3 et le plein de BD

Le coin musique

MONKEY3 – WELCOME TO THE MACHINE

Et de sept albums pour le groupe suisse de rock et stoner instrumental, Monkey3 ! S’inspirant de films comme 2001, l’Odyssée de l’Espace, Solaris et Matrix, « Welcome to the machine » raconte l’histoire d’une intelligence artificielle qui a réduit l’humanité à l’esclavage. Et l’embarquement dans ce récit pourtant sans paroles est immédiat.

L’allumage se fait sur une dizaine de minutes, via « Ignition », un titre d’ouverture de toute beauté, transpercé par solo quasi orgasmique et cosmique qui nous propulse dans l’espace.

Le reste de l’album est à l’avenant. Monkey3 joue sur les ambiances, se veut planant, parfois éthéré, parfois plus explosif (« Collision » et son envolée finale) . Mais reste toujours aérien, en témoigne notamment l’ultime morceau, « Collapse » et ses accents à la Pink Floyd.

Le voyage continue titre après titre et le groupe arrive miraculeusement à nous projeter des images mentales, sans même prononcer un mot (fermez les yeux en écoutant, vous verrez). Un disque qui, pour se comprendre en profondeur, doit impérativement s’écouter dans son intégralité, vraiment en une fois. Car le voyage musical est ici étourdissant.

Aurélien Germain


Le coin lecture

Plongée dans le monde des comics avec « Pussey ! »

Bienvenue dans le petit monde des comics américains ! Ou du moins… l’envers du décor. Car c’est bien cela que décrit Daniel Clowes dans ce très piquant « Pussey ! », paru aux éditions Delcourt qui rééditent ses albums pour le marché français.

Popularisé par Ghost World, auréolé du prestigieux Fauve d’or à Angoulême en 2024, l’artiste dézingue ici l’industrie de la BD à travers une satire acerbe, portée par son anti-héros Dan Pussey, véritable alter-ego de l’auteur. Il dépeint les travers et montre un aperçu presque pathétique et peu reluisant du monde des comics, égratignant au passage collègues, éditeurs et fans (tout le monde en prend pour son grade). Une farce cruelle et diablement caustique.
A. G.

LA SÉLECTION BD

Ancêtre des luttes sociales pour la défense de l’environnement, on a peine à rendre compte de ce que fut ce mouvement dans les années 1970… Pierre-Marie Terral et Sébastien Verdier nous racontent donc « Larzac » (éd. Dargaud), la belle histoire d’une résistance paysanne toujours d’actualité.
Avec « Au pied des étoiles » (Futuropolis), le duo Baudoin et Lepage évoque un voyage au Chili dans le désert d’Atacama, un des plus beaux sites astronomiques du monde. Un ouvrage magnifique sur la vie, l’amour, l’amitié et le temps qui passe sous les étoiles.

Plus de duo, mais un quintet : Lapière, Jakupi, Torrents, Pardo, Pellejero pour « Barcelona, âme noire » (Dupuis), un récit mêlant polar et drame entre la fin de la guerre d’Espagne et la mort de Franco. Le tout, raconté par ces auteurs qui transpirent d’amour pour leur ville.
Avec « Les 100 derniers jours d’Hitler » (Delcourt), Pécau, Mavrik et Andronik retracent le dispositif d’agenda basé sur des faits historiques jamais anecdotiques, toujours glaçants, qui démontrent l’effrayant mécanisme du nazisme.

Après la lecture de « Sang Neuf » (Casterman), de Jean-Christophe Chauzy, on dit juste notre amour à cet auteur. Car son combat contre la myélofibrose est une leçon de vie, joliment racontée dans cet ouvrage sensible et bouleversant.
Hervé Bourit

 

 

Prix du roman tmv : dix ans déjà !

Cette année, le Prix du roman tmv souffle ses dix bougies. Né en 2014, il a su évoluer en gardant en ligne de mire cette volonté de récompenser le premier roman d’une autrice ou d’un auteur en devenir.

RETOUR DANS LE TEMPS

Allez Marty, on grimpe dans sa DeLorean et on remonte en mars 2014. À ce moment-là, tmv n’est alors qu’un bébé qui existe depuis 3 ans seulement, le tram a débarqué à Tours quelques mois auparavant et il se dit alors que les deux hôtels du haut de la rue Nationale seront livrés deux ans plus tard (hahaha quelle époque insouciante).

La rédac de tmv, avec La Boîte à livres, décide de lancer son Prix du roman tmv. À l’époque, nos lectrices et lecteurs, ainsi que les client(e)s de la librairie, nous écrivent pour défendre leur ouvrage préféré parmi une sélection de plusieurs livres. Un poil plus tard, le prix se destine alors à mettre en avant des autrices et auteurs en devenir.

Le concept s’affine donc pour récompenser en priorité un premier roman. Et tant qu’à faire, donner l’idée d’un indispensable à glisser dans sa valise l’été.

LAURÉATES ET LAURÉATS…

Depuis, certains ont arrêté l’écriture (ils sont très rares), d’autres ont continué (ils sont plus nombreux), et d’autres ont carrément explosé : la preuve, en 2018, notre prix est attribué à « Un loup pour l’homme », écrit par une certaine Brigitte Giraud. Celle-là même qui, le 3 novembre 2022, recevra rien de moins que… le Goncourt ! Cela s’appelle avoir fin nez.

Laurine Thizy (à gauche), lauréate du Prix du roman tmv 2022, lors d’une rencontre à la Bibliothèque. (Photo tmv)

Pour le reste, lauréates et lauréats se sont succédé, de la toute première en 2014 (Léonor de Recondo pour son magnifique « Pietra Viva ») au dernier en date (« Staline a bu la mer », signé Fabien Vinçon), en passant par bien d’autres talents comme Laurine Thizy (« Les Maisons vides », une oeuvre coup-de-poing) ou encore Luc Blanvillain (« Le Répondeur », aussi drôle qu’inventif).

LE COVID N’ARRÊTE PAS LES LIVRES

Si chaque année, la délibération du Prix du roman se déroule en mai – suivie d’une rencontre et d’une remise en mains propres de la récompense en juin – l’édition 2020 est quelque peu chamboulée dans son organisation. La cause ? Un certain gros méchant nommé Covid.

Impossible d’organiser une rencontre « en vrai » avec le lauréat Luc Blanvillain (qui recevra tout de même ses petits cadeaux, que l’on se rassure !), pour son roman « Le Répondeur », qui sera finalement interviewé… par téléphone.

DES HAUTS ET DES DÉBATS

Mais en fait, comment ça marche ce Prix ? Lorsque la sélection est faite, les membres de la rédaction de tmv, de NR Communication, du jury lecteurs, sans oublier nos estimés partenaires, ont quelques semaines pour tout lire et prendre des notes.

Tout ce petit monde se réunit ensuite à la fin mai à l’Hôtel de l’Univers pour un déjeuner de délibération. C’est là que les débats enflammés commencent, sans combat de catch dans la boue ou presque, afin de déterminer celui ou celle qui recevra le prix.

Après deux heures environ, pour le vote final, c’est donc une bonne dizaine de personnes qui, entre deux coups de fourchette (on ne se laisse pas abattre), doivent se mettre d’accord sur LE roman à choisir, puisque comme le dirait Denis Brogniart : il n’en restera qu’un ! Et tout cela, ça fait déjà dix ans que ça dure.

Aurélien Germain / Photo Dragana_Gordic sur Freepik


> Retrouvez la sélection du Prix du roman tmv 2024 JUSTE ICI ! 

 

10 ans du marathon de Tours : tarif préférentiel jusqu’au 31 mars

Cette année, le marathon de Tours souffle ses dix bougies. Et il est encore temps de profiter du tarif préférentiel…

Amateur de bonnes affaires et de course à pied, c’est votre moment ! Vous connaissez le principe, plus on s’inscrit tôt et moins on paye. Ainsi, si vous vous inscrivez pour le prochain marathon de Tours avant le 31 mars, vous pouvez bénéficier d’un tarif préférentiel de 60 € (55 € pour les licenciés FFA, les demandeurs d’emploi et les étudiants). Après, ce sera un peu plus cher (mais pas trop quand même…)

Bon, OK, nous direz-vous, mais courir un marathon, ce n’est pas seulement une affaire de prix. Ce à quoi nous vous répondons que oui, justement, 2024 sera une année particulière pour le marathon de Tours, puisqu’il fêtera ses 10 ans et que c’est vraiment l’occasion de se lancer dans l’aventure.

Un joli parcours

Le parcours vous amènera d’abord sur les bords de Loire, pour une première petite balade d’une dizaine de kilomètres. Là où les coureurs du 10 rentrent au bercail, vous plongerez ensuite vers le sud, via la rue Léon Boyer. Un passage près du jardin des Prébendes, un saut de puce au-dessus du fleuve, un coucou au golf de la Gloriette, un passage au lac de la Bergeonnerie, grand spot des coureurs tourangeaux et vous voilà déjà au semi. Comme qui rigole !

Après, on remonte : l’île Balzac, le Sanitas, la place de la Liberté, le palais des Sports, la place Jean-Jau et vous voici de retour dans le centre-ville. On se refait la petite boucle du début en bord de Loire et le tour est joué. Ce parcours 100 % urbain qui rappelle de jolis souvenirs aux anciens coureurs du 20 km, initié en 2023, a été plébiscité par les finishers.

Ajoutez à cela une ambiance de feu tout au long des 42,195 km et vous obtiendrez la recette d’une journée inoubliable pour vous. Encore un argument pour vous convaincre ? Paris 2024, année olympique ici, chez nous, le marathon en est une des épreuves reines. Essayez et vous saurez pourquoi !

M.P.


EN PRATIQUE

Le 22 septembre 2024 : Départ à 7 h 30. Meneurs d’allure sur 3 h 15, 3 h 30, 3 h 45, 4 h, 4 h 15, 4 h 30. Retrait des dossards au Salon Running Loire Valley (Palais des Congrès – 37000 TOURS) pour retirer leur dossard et cadeaux, le vendredi 20 septembre, de 15 h à 20 h et le samedi 21 septembre, de 10 h à 19 h. Pas de retrait de dossards le jour de la course.

Prix du roman tmv 2024 : les quatre ouvrages en compétition

Sélection diversifiée pour le cru 2024 de notre Prix du roman tmv qui fête ses 10 ans. Voici la liste des quatre ouvrages en lice, uniquement des premiers romans, avant notre délibération à la fin mai.

LE RIRE DES AUTRES
EMMA THOLOZAN (Éditions Denoël)

On ne pourra pas dire que la couverture de ce roman n’est pas intrigante ! Ce drôle de livre suit Anna, fière de son parcours et master de philo en poche, qui tombe vite de haut lorsque sa conseillère Pôle emploi lui annonce que ce diplôme ne vaut rien et qu’elle doit trouver un travail alimentaire. Avec son copain smicard Lulu, elle va défier fièrement la société de consommation. Jusqu’à ce que ce cher Lulu se mette… à vomir des billets de banque à tout va !
Un conte philosophique déjanté qui fait aussi l’état des lieux de la jeunesse d’aujourd’hui, privée d’idéal et pétrie de contradictions.

J’AVAIS OUBLIÉ LA LÉGÈRETÉ
EDWIGE COUPEZ (Éditions du Rocher)

Une maman. Un policier. Un commissariat. « Vous avez une photo d’elle ? » Les doigts de la mère tapotent sur le téléphone, elle fait défiler les derniers clichés. En vain. « Je ne trouve pas de photo de Gabrielle. Je prends conscience de la distance qui s’est installée entre nous. Les heures passées seule dans sa chambre. Les sorties qu’elle déclinait. J’ai honte soudain. Quelle mère n’a pas de photo de sa fille ? »
Edwige Coupez a été journaliste et chroniqueuse à France Info pendant une quinzaine d’années. Elle publie aujourd’hui son premier roman, dans lequel elle raconte l’errance d’une mère après la fugue de sa fille.

LA FIN DU SOMMEIL
PALOMA DE BOISMOREL (Éditions de L’Olivier)

Dans son premier roman, Paloma de Boismorel raconte la grosse crise existentielle de Pierre-Antoine Deltière, un architecte de renom, très en vue, qui a toujours rêvé d’écrire un roman. Une nuit, en pleine insomnie, c’est la révélation : il va annoncer à son entourage qu’il souffre d’un cancer de la gorge (alors qu’on ne lui a diagnostiqué qu’une… allergie !). De quoi pouvoir, enfin, s’isoler et rédiger son œuvre, et également retrouver l’amour et la tendresse de sa femme et de ses enfants.
« La Fin du sommeil », une comédie absurde et burlesque qui dézingue en même temps l’hypocrisie de notre société moderne.

NOS ÂMES SOMBRES
SARAH BORDY (Les éditions du Gros Caillou)

De mémoire de la rédac’ de tmv, c’est bien la première fois qu’un polar atterrit dans notre sélection ! Pour inaugurer tout ça, place à Sarah Bordy qui, avec son expérience d’avocate, a choisi d’écrire sur son personnage de Julien Georget, lieutenant de gendarmerie dévoré par l’ambition, qui se retrouve à enquêter sur l’histoire de Kévin. Ce brillant lycéen, dont le père est une figure politique locale, découvre un jour sa mère inanimée après une tentative de suicide. Au menu de « Nos Âmes sombres » ?
Des jeux de pouvoir, de la jalousie, une enquête complexe et multiforme, sur fond de violence et de maltraitance.

Aurélien Germain


Bienvenue également à nos trois lectrices qui feront partie du jury : Bérengère Bru, Karen Passemard et Juliette Adam !

Et un immense merci à nos partenaires : Océania L’Univers, Galeries Duthoo, Cultura, Fil Bleu et SNCF. 

Tours : Fabien Frugier, l’animateur à la « vélo-école » du Collectif Cycliste 37

#VisMaVille Avec Fabien, attention : action, ça tourne ! Mais pas de « moteur » puisque Fabien Frugier est animateur mobilité à vélo au sein du Collectif Cycliste 37. Pour mettre tous ceux et celles qui le souhaitent au guidon, et apaiser nos manières de nous déplacer.

Un jeudi matin, en bord de Cher, quatre femmes en gilet bleu ciel aux couleurs du Collectif Cycliste 37 évoluent sur une route sans voiture. L’une peine à trouver l’équilibre, l’autre a le sourire solidement accroché aux joues car elle enchaîne les allers-retours en faisant des demi-tours presque parfaits au bout de l’allée.

Fabien Frugier fait partie des animateurs mobilité vélo de l’association tourangelle qui encadre ces ateliers. La « vélo-école » comme on l’appelle, ouverte à tous les Tourangeaux qui ne savent pas faire du vélo, ou qui ne sont pas à l’aise pour circuler en ville.

« Animateur mobilité à vélo, c’est un vrai métier vous savez, précise Fabien. Il faut passer un certificat de qualification professionnelle pour l’exercer, et je dirais même que c’est un métier d’avenir ! » Pour compléter sa formation, Fabien a aussi suivi l’an dernier des modules de formation de formateurs : « C’était passionnant, car on sait bien sûr quelles pratiques on veut transmettre à nos stagiaires, mais il faut aussi se demander comment on va les transmettre, avec quels outils pédagogiques. »

Lui qui anime aussi des sessions de formation sur le code de la route développe donc des approches variées, « pour ne pas proposer un diaporama et un quiz, mais plutôt susciter la réflexion et l’interrogation chez les participants ».

Si l’animation d’ateliers n’occupe aujourd’hui qu’un quart à un tiers de son temps de travail au sein du Collectif Cycliste 37, où il anime aussi l’association, développe des partenariats ou met à jour le site web, Fabien se définit surtout comme formateur. Avec un objectif : « développer l’autonomie des gens à vélo, leur faire prendre confiance en eux, en les rendant plus à l’aise sur leur vélo. »

Rassurer, expliquer, écouter, observer, adapter aussi ses techniques si les méthodes habituelles ne fonctionnent pas : Fabien, tout comme son collègue Nicolas et les bénévoles de la vélo-école, est à la fois un patient pédagogue et un passionné de vélo qui partage volontiers son goût du biclou.

Garder l’équilibre, pédaler, savoir s’arrêter, bien placer ses pieds sur les pédales, adopter une position confortable sur la selle, mettre ses mains au bon endroit sur le guidon, ses doigts sur les freins, regarder droit devant soi, prendre l’habitude de regarder en arrière avant de changer de voie, lâcher une main pour indiquer qu’on tourne… Tous ces petits gestes anodins pour les habitués de la petite reine sont en effet des découvertes pour les adultes qui fréquentent la vélo-école !

« Nous avons des personnes qui ne sont jamais montées sur un vélo, trois à quatre personnes sur cinq, et d’autres qui savent faire un peu de vélo mais souhaitent être plus à l’aise pour circuler en ville. » A l’heure où l’écologie nous invite à favoriser les déplacements doux, Fabien et le CC37 espèrent donc que leur travail mettra sur les routes des cyclistes avisés !

Emilie Mendonça

Café Corbon, le bon plan de Rochecorbon

Les premiers beaux jours pointent un peu le bout de leur nez après ces longues journées de pluie battante. L’occasion de s’offrir une petite escapade extra-muros, dans un établissement qui propose, quand le temps le permet, une des terrasses les plus agréables de l’agglomération.

Nous poussons donc, cette semaine, jusqu’à Rochecorbon, nichée comme chacun sait, sur les bords de Loire. En remontant vers le bourg, nous arrivons au Café Corbon, installé dans une belle maison de pierre, juste devant une fontaine ronde d’où sort un drôle d’animal aquatique, entourée de bancs et de verdure. Dehors donc, il y a plusieurs tables accueillantes et même une taillée dans une cavité voûtée. L’intérieur est à l’avenant : deux salles sobres et élégantes. On peut venir ici pour boire un verre au soleil couchant, en dégustant un cru sélectionné par Antoine, le maître des lieux, caviste et marchand de vin de métier et de passion.

On peut aussi venir simplement acheter une bouteille de vin. Mais on peut évidemment aussi s’organiser une petite pause gourmande, à l’heure du déjeuner. Et là non plus, pas la moindre fausse note. Chaque semaine, le chef nous propose ses inspirations, deux entrées, deux plats (une viande et un poisson) et deux desserts.

Pour nous, ce sera un filet de skrei (que l’on surnomme le cabillaud d’hiver), accompagné de sa mousseline de carottes au galanga (un genre de gingembre) et de sa sauce safranée. Franchement au top. Quant au dessert, une sphère de pomme caramélisée et sa mousse parfumée à la vanille, il ravit autant les yeux que les papilles.

L’accueil est chaleureux et la discussion s’engage à la fin du repas. On découvre l’aventure qu’a été l’ouverture de ce restaurant de village attachant et atypique dans l’ancienne maison des associations du village. On jette un œil à la cave taillée dans la roche et on repart vers la grande ville avec la sensation d’avoir passé un déjeuner en vacances. Et ça, ça n’a pas de prix.

Matthieu Pays


> L’addition : entre 7 et 8,50 € pour les entrées et les desserts et entre 15 et 18 € pour les plats. Tapas à partager (assiette de chorizo, terrine Amatxi…) entre 7 et 9 €. Pas de formule.
> Au 7, rue du Dr Lebled à Rochecorbon. Facilement accessible en vélo, via les bords de Loire.
> Contact : Tél. 02 47 27 86 22. Mail : cafecorbon@ gmail.com À retrouver sur Facebook

 

Horoscope WTF du 20 mars au 2 avril 2024

C’est le printemps ! De quoi mettre l’astrologue de tmv de bonne humeur. Voici un horoscope plein d’amour.

Bélier

Amour

Héhéhé… Paraît-il que ça rend sourd…

Gloire

… On a dit que ça rendait SOURD !

Beauté

… SOURD BON SANG, ÇA REND SOUUUURD !

Taureau

Amour

Mettez-vous au boomerang.
Au moins lui, il reviendra. OUARF !

Gloire

Tel le teckel, vous êtes long et court(e) sur pattes et on vous surnomme souvent « chien-saucisse ».

Beauté

Et tel le rhododendron,
vous êtes rose mais précoce.

Gémeaux

Amour

R.A.S (comme depuis des plombes en fait)

Gloire

L’alignement de Pluton vous fera prendre des décisions stupides.
Comme avoir envie de travailler, vouloir des enfants ou regarder une émission de Hanouna.

Beauté

Vous paraissez le double de votre âge. Mais que de dos, ouf.

Cancer

Amour

Tous les chemins mènent à Rome. Mais surtout à votre slip.

Gloire

Petite info au passage. Le sanglochon (hybride entre un sanglier et un cochon domestique) est aussi appelé sanglichon ou cochonglier. Voilà A+ !

Beauté

Le matin, vous ressemblez à un petit tardigrade tout mignon (et hop,
direction Google Images pour découvrir de quoi ça a l’air)

Lion

Amour

Mieux vaut être avec vous, que seul(e) ou mal accompagné(e), ou avec un
homme-tronc. Enfin un truc du genre.

Gloire

Votre vie est un bordel sans nom. Même vos parents ne vous ont pas
respecté(e) avec un prénom pareil.

Beauté

Vos pieds sont tout mignons, mais votre gros orteil ressemble à une
petite Knacki® bien dodue et ruisselante. Dommage.

Vierge

Amour

Tel le prout, vous aimez vous échapper discrètement des relations amoureuses.

Gloire

N’oubliez jamais ce proverbe de Platon : Who does le malin, falls in
the ravin !

Beauté

Franchement, bien rattrapé !
Pourtant, c’était pas gagné à la naissance.

Balance

Amour

Cette semaine, vous êtes un peu comme un vieux tableau. On a du mal à vous encadrer.

Gloire

La constellation de la Carla Lazzari vous rappelle que ça fait bim, bam,
boum, ça fait pscht et ça fait vroum, ça fait bim bam boum, dans ma tête y a tout qui tourne. (on espère que vous l’avez en tête)

Beauté

Avec votre carrure du moment, difficile de ne pas vous comparer à un nem.

Scorpion

Amour

Soyez d’accord avec Jordan, en 4e B : « Fuck l’amour. Sa pu et sa fé soufrire ! »

Gloire

Vous allez participer à « l’Île de la Tentation ». Avec votre frigo.

Beauté

« L’intelligence des Scorpions fera la différence », dit l’astrologue d’Auféminin.com Comme quoi, les vrais horoscopes c’est vraiment de la connerie.

Sagittaire

Amour

D’après apsaumon.com, lors de la reproduction, « le mâle saumon
tremble de tout son corps, se tend et ouvre très grand sa gueule. La femelle, stimulée, en fait autant ». Vous ne seriez pas un
saumon par hasard ?

Gloire

Tout vous sourit cette semaine ! Même Kim Jong-un.

Beauté

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, certes. Mais vous
êtes une feignasse et ne bougez même pas de votre canapé.

Capricorne

Amour

Vous êtes à la drague ce que Jul est à l’orthographe.

Gloire

Semaine de tous les dangers, puisque vous allez manger du boudin avec Christine Boutin en Louboutin®.

Beauté

Youpiiii c’est le printemps, vous bourgeonnez enfin ! (on parle de votre acné)

Verseau

Amour

En ce moment, votre vie amoureuse ressemble à un safari. On vous observe
beaucoup, mais on ne se rapproche pas beaucoup.

Gloire

Comme l’a dit un jour Moundir dans une téléréalité : « C’est un peu les Jeux
olympiques du sommeil. À défaut de Victor Hugo, je dormais pas le buste debout. »

Beauté

Le recto des Verseaux est vraiment canon. (classe, cette punchline)

Poissons

Amour

Dernier dans l’horoscope…
Mais premier dans nos cœurs : on vous love les Poissons, aaaanw !

Gloire

Sans les Poissons, le monde ne serait rien. (j’ai une pote Poissons vachement musclée qui me fait peur)

Beauté

L’avantage, c’est qu’on vous voit venir de loin. Mais on vous sent aussi de
loin.

Garde d’enfants à Tours : le casse-tête ?

Qui n’a pas tenté de trouver quelqu’un pour garder son jeune enfant ne connaît pas les défis que nous réserve la vie. Dans ce secteur en tension, les parents sont parfois aux abois.

17 h, l’heure de la débauche. Ernest a fini sa journée. Il a joué, dormi, mangé, écouté des histoires. À dix-huit mois, un emploi du temps de ministre ! Sa maman Noémie vient le récupérer à Mam’Zelles, une Maison d’assistantes maternelles située avenue Maginot.

Pour elle, la MAM a été une vraie bénédiction : « J’avais trouvé la liste des crèches et des assistantes maternelles auprès du RPE (le Relais Petite Enfance de la mairie de Tours), mais le fichier contient des centaines de noms… Appeler tout le monde, ça prend du temps ! Et la carte interactive que j’avais consultée à l’époque n’était pas toujours à jour pour les places disponibles. »

Son premier enfant ayant déjà connu les joies de la garde par une nounou (une assistante maternelle), Noémie a donc choisi de renouveler l’expérience, avec cette fois-ci une structure collective pour Ernest. « Comme elles sont trois au même endroit, je sais que si l’une d’elles est malade il y aura un relais. »

Julie, Ursula et Camille unissent en effet leurs efforts en louant un espace à la mairie, où elles accueillent chacune quatre enfants. Plus d’espace, plus de possibilité d’activités et une véritable entraide : la formule séduit aussi bien ces professionnelles que les parents ! Ceux de la petite Aya ont aussi choisi cette MAM, car le délai d’attente pour une place en crèche était trop long, et il fallait bien reprendre le travail.

Tours, pas si mal lotie

Pourtant, d’après les chiffres fournis par la municipalité, la Ville de Tours n’est pas mauvaise élève dans l’accueil des plus petits. Entre les 18 structures municipales d’accueil, soit 727 places pour les tout-petits, les 228 places en structures associatives, et les 396 places dans le secteur privé, sans compter les assistantes maternelles présentes à Tours (l’équivalent de 1300 places), Tours affichait un taux de couverture de 73,4 % en 2022 (contre 58,8 % au niveau national).

« Nous avons environ 1500 inscriptions par an pour l’accueil municipal et associatif. La difficulté pour les parents est d’obtenir une place au moment de la fin de leurs congés maternité/paternité. En effet, les places se libèrent en septembre, au moment du départ à l’école des plus grands », explique Cassandre Pasquier (du service communication).

Le calendrier, avec ses commissions d’attribution de place en mars et juin pour la rentrée de septembre, n’est donc pas pour rien dans les soucis de garde d’enfants que rencontrent certaines familles tourangelles. Le manque d’anticipation a aussi inquiété Alexandra et Joseph qui avaient misé sur les crèches municipales pour une question de budget et de proximité.

Mais Alexandra et Joseph s’y sont pris à la naissance de Léa. Or, c’est dès le quatrième mois de grossesse qu’il est recommandé de se préoccuper de la garde du futur nouveau-né pour ne pas louper d’opportunité ! Fort logiquement, dans ce contexte tendu, certains entrepreneurs privés et structures associatives se sont installés, pour proposer de combler le manque.

Le boom du privé ?

Thomas Luce, directeur régional du réseau de crèches privées La Maison Bleue, ne peut que confirmer : « Le secteur est en tension sur tout le territoire. Il manque près de 200 000 places en crèche en France. »

Ces professionnels de la garde d’enfants qui assurent la gestion déléguée de crèches de collectivités, et celle de crèches inter-entreprises, gardent donc un œil sur la Touraine où ils ont déjà 5 établissements (en leur nom propre ou en gestion) : « Tours présente déjà beaucoup d’offres de gardes, entre crèches publiques, associatives et privées ou inter-entreprises. Le secteur privé pourrait se développer encore avec les futurs départs à la retraite d’assistantes maternelles, qui représentent la part majoritaire du mode de garde dans le secteur », précise Thomas Luce. Seul obstacle au développement de nouvelles structures : le marché immobilier, où les biens avec surface suffisante et espace extérieur ne sont pas nombreux. Bilan des opérations : si vous avez un projet bébé, pensez à anticiper !

Texte : Emilie Mendonça / Photos : Freepik

Travaux pour le tram, anniversaire de TV Tours, don de sang et chefs au piano : l’actu en 4 infos

On revient sur une semaine d’actu en quatre infos à lire rapidement.

TRAMWAY
Travaux de meulage

Depuis le 18 mars, la ligne A du tramway est concernée par une opération de maintenance corrective. Des travaux de meulage des rails auront lieu jusqu’au 6 avril, du lundi soir au samedi matin, entre minuit et 5 h du matin. De nuit donc, « afin de ne pas bloquer la circulation du tramway », précise Fil bleu.

Les rames usent naturellement les rails de la voie. C’est pour cela que cette campagne de meulage peut corriger cette usure via le meulage, pour redonner aux rails leur forme d’origine et, aussi, limiter les crissements lors de la circulation. Des nuisances sonores sont toutefois à prévoir durant ces travaux de nuit.

Les secteurs concernés :

  • Section entre les arrêts Vaucanson et Monconseil
  • Section entre les arrêts Marne et Beffroi
  • Les abords de la station Trois Rivières
  • Section entre les arrêts Christ-Roi et Tranchée
  • Section entre les arrêts Jean Jaurès et Charcot
  • Section entre les arrêts Verdun et Valadon
  • Les abords de la station Heure Tranquille
  • Section entre les arrêts Pont Volant et Joué Hôtel de Ville

MÉDIAS
TV Tours a 18 ans

Bon anniversaire TV Tours- Val de Loire ! Le 24 mars, la chaîne locale soufflera ses 18 bougies. À cette occasion, des programmes spéciaux seront diffusés à l’antenne tout du long de la semaine. Du 25 au 29 mars, dans l’émission Local Génial (à 18 h), les téléspectateurs/trices pourront découvrir l’envers du décor, les coulisses, la régie et les métiers de la chaîne, sans oublier une remontée dans le temps en 2006, lors de sa création. Autre temps fort, le 28 mars à 19 h 15, une émission dédiée aux médias locaux sera diffusée et reviendra également sur le journalisme au quotidien.

À noter enfin que des cadeaux sont mis en jeu sur tvtours.fr jusqu’au 22 mars.

DON DE SANG
Collecte XXL

Vendredi 22 et samedi 23 mars, c’est parti pour l’événement « Mon sang pour les autres » ! Cette énorme collecte de sang aura lieu à l’Hôtel de ville de Tours de 13 h à 20 h le 22 mars et de 10 h à 18 h le lendemain. Il faut s’inscrire au préalable sur dondesang.efs.sante.fr (ou sur l’appli Don de sang) et choisir son créneau.

À l’heure où nous publions, il ne restait plus beaucoup de places pour le vendredi, contrairement au samedi qui n’était que peu réservé. Les organisateurs espèrent recevoir plus de 400 personnes sur les deux jours. Pour pouvoir donner, il faut avoir entre 18 et 70 ans et peser 50 kg au minimum.

CHEFS AU PIANO
Et de sept !

Septième édition déjà pour l’opération « 5 Chefs au piano ». Cet itinéraire culinaire réunit une équipe de passionné(e)s « qui se réunissent le temps d’un défi pour faire voyager les convives de restaurants associatifs et collectifs de la région, en leur racontant une histoire », précisent les organisateurs dans un communiqué.

L’aventure débutera le 18 avril prochain, au restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, à Tours. Le menu complet reviendra à moins de 14 € et sera servi entre 11 h 45 et 13 h 45. « 5 Chefs au piano » se clôturera à Vendôme en septembre, après être passé par Bourges, Blois et Romorantin.

A.G.

Le festival Yzeures’n’Rock rajoute 5 noms et des groupes découvertes à son affiche

Et hop, la programmation est complète ! Seront même présents Ninho et JoeyStarr, deux grosses pointures du rap hexagonal.

Les festivalier(e)s l’attendaient de pied ferme : la fin de la prog’ d’Yzeures’n’Rock a enfin été dévoilée, ce mardi 19 mars.

L’édition 2024 verra notamment un grand nom du rap débarquer : JoeyStarr, l’un des piliers de la scène hip hop française des années 90, chauffera la scène le vendredi 2 août.

Pour le reste, Yzeures a annoncé rien de moins que quatre gros noms pour compléter le dimanche 4 août. Au menu ? La chanteuse brésilienne Flavia Coelho, le reggae de Bazil et de Tairo pour un coup double, et enfin la venue très attendue du rappeur Ninho.

Des groupes découvertes

Pour compléter tout ça, le festival a concocté une chouette mise en bouche, puisque cinq groupes dits « découvertes » fouleront les planches. On y verra donc Who Lost The Keys, Les Cons Sonnants, Lemon Furia, Dixxit et Thelma !

A.G. / Photo Ninho, cover « Destin » (Photo : Fifou)


> L’édition d’Yzeures’N’Rock se déroulera du 2 au 4 août.
> Billet un jour : 36 € ; deux jours : 59 € ; trois jours : 85 €.

TMV du 20 mars au 2 avril 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/03/TMV_A_20240320_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Recherche nounou désespérément ! Cette semaine, on s’est demandé si la garde d’enfants était un casse-tête à Tours, avec parents et pros du secteur. On part aussi en Corée du Sud car la ville de Tours cherche ses jeunes ambassadeurs pour la représenter à Suwon. Pour le reste : chronique resto du Café Corbon, horoscope WTF, chroniques culture, 10 ans du marathon et un tour à la vélo-école où l’on prouve qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre à faire du vélo !

Conseiller

Trois candidats pour trois sièges à pourvoir, un score de 97,3 % des suffrages exprimés, tous les médias qui saluent le résultat… Non, nous ne sommes ni en Russie ni en Chine. Nous sommes au cœur du Perche, dans le département de l’Eure-et-Loir, à Thiron-Gardais exactement, où se déroulait ce dimanche une élection partielle provoquée par la démission du maire, Victor Provôt en début d’année.

Parmi les candidats en lice, il y avait un certain Stéphane Bern, résident de la commune depuis 2013. Alors non, « l’homme du président » pour le patrimoine n’entre pas en politique. Non, il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027. Plébiscité par les électeurs, il a même décliné l’idée de prendre le fauteuil libre de maire. Il considère, à juste titre, qu’il s’agit d’une implication à temps plein.

« Quand je serai à la retraite, peut-être », dit-il. En tant que citoyen, il veut bien donner un peu de temps à sa commune. Il se chargera de la culture et du patrimoine : il s’y connaît un peu. S’il faut retirer quelque chose de ce scrutin, c’est cela. Un vrai coup de chapeau à tous ceux qui choisissent de s’engager au service de tous, avec leurs compétences et sans en attendre autre chose.

Matthieu Pays

La Ville de Tours cherche ses jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour la Corée du Sud

Vous avez entre 18 et 24 ans ? La Ville de Tours recherche deux jeunes ambassadeurs ou ambassadrices
pour la représenter en Corée du Sud. Il est possible de candidater jusqu’au 7 avril.

Les faits

C’est dans le cadre d’un programme bilatéral d’échange que la Ville de Tours est en ce moment à la recherche de jeunes ambassadrices et d’ambassadeurs pour la représenter en Corée du Sud. À Suwon plus exactement, « notre ville amie depuis 2019 », souligne la municipalité.

Âgé(e)s de 18 à 24 ans, ils et elles devront séjourner une dizaine de jours là-bas durant les vacances scolaires d’automne 2024, en octobre ou novembre. Les billets d’avion, de train, l’hébergement en famille d’accueil et les repas seront pris en charge par les deux villes.

Quel rôle ?

Un ambassadeur de Tours à Suwon, ça fait quoi ? Eh bien plein de choses. Les personnes retenues devront « mettre en valeur les liens d’amitié entre les deux villes et faire découvrir Tours et la culture française aux Coréens ». Elles interviendront auprès de différents publics, que ce soient des scolaires, des associations, ou des services municipaux, ainsi que dans quelques classes où l’on enseigne le français.

Des activités en anglais ou en coréen qu’elles auront travaillées au préalable devront être proposées, afin de promouvoir Tours et la culture française. Toutefois, il est précisé « qu’au moins un projet sur la transition écologique » doit y figurer. Enfin, il faudra élaborer un projet de communication durant tout le séjour, et le travailler en amont… sans oublier l’après, avec une restitution « pour maintenir le contact ».

À quelles conditions ?

Évidemment, avec pareil rôle à tenir, l’appel à candidatures a ses critères à respecter. Outre le fait d’avoir entre 18 et 24 ans maximum avant le 31 décembre, il faut également étudier ou résider sur Tours et maîtriser impérativement l’anglais et/ou le coréen, sans oublier de se conformer aux réglementations en vigueur en Corée du Sud. Il faut aussi, bien sûr, connaître suffisamment la ville de Tours, puisque les ambassadeurs en feront la promotion au quotidien. Et inutile de préciser que son passeport doit être en cours de validité…

Les intéressé(e)s peuvent candidater et déposer leur dossier sur https://linktr.ee/villedetours avant le 7 avril minuit.

Aurélien Germain / (Photos © Ville de Suwon)

Chroniques culture : La Petite Mort en BD, le black metal du Coven du Carroir et le rap engagé de Styf

Davy Mourier revient avec La Petite Mort en BD, accompagnée des héros de la culture pop. Côté musique, on découvre le black metal du Coven du Carroir et le rap du Tourangeau Styf.

LA BD

LA PETITE MORT – LES HÉROS MEURENT AUSSI

Attention attention, humour noir à tous les étages ! Davy Mourier revient avec son personnage de Nonos, dans « La Petite Mort – Les Héros meurent aussi » (éd. Delcourt), cinquième tome de sa série mais qui peut se lire indépendamment des épisodes précédents. Cette nouvelle salve est un concentré d’irrévérence, dans lequel les figures de la pop culture se font dézinguer à tour de bras.

L’ouvrage, pas linéaire du tout car entrecoupé de fausses pubs, multiplie les gags bien gras, les mises à mort s’enchaînent de façon grotesque et foldingue (coucou Peppa Pig qui finit en jambon à l’os !). Mario, Scooby Doo ou encore Bob l’éponge : tous y passent et trépassent. De quoi faire s’interroger le personnage principal qui se demande s’il n’y aurait finalement pas un autre tueur dans les parages…

Mais derrière cette boucherie décalée et grand-guignolesque, Davy Mourier dessine aussi en filigrane une angoisse, celle de cette petite Faucheuse face à la fatalité du temps qui passe, et une réflexion sur les générations. Un ouvrage pas si bête et léger qu’il n’en a l’air.

Aurélien Germain


METAL

LE COVEN DU CARROIR

Débarqué des entrailles de la ville de Bourges, Le Coven du Carroir est un trio proposant un black metal aux multiples atmosphères, alternant les mid tempo et les grosses accélérations qui tapent fort et visent juste.

Peaufinant son concept autour de légendes locales, le groupe est aussi intéressant dans son propos : « Black Female » traite de sorcière avec la femelle noire du Berry et l’excellent « The Devil’s Bridge » (avec son riff d’intro posé sur un bruit de marteau et d’enclume) évoque le pont de Beaugency, dont la légende attribue sa construction au Diable qui aurait exigé une âme en échange.
Deux titres costauds qui laissent augurer du meilleur pour l’album à venir prochainement, « Tenebris Legenda ».
A.G.


RAP

STYF – « ABATTOIR »

Étonnante découverte que ce single signé Styf ! Cet artiste underground tourangeau vient de sortir une petite pépite, « Abattoir », missile de rap militant pour… la cause animale ! Un thème plutôt rare et original dans ce genre musical qui ici, se retrouve scandé sur un beat inquiétant, porté par un texte engagé emprunt de poésie sombre.

Sans temps mort, avec un flow certain, Styf multiplie les scuds frappants (« Quand broyer des enfants/ne choque plus l’assemblée/quand t’écorcher vivant/ne suscite pas d’intérêt »). De quoi attendre avec impatience la sortie de son album « Après la mort » qui doit voir le jour le 28 mars.
A.G.

> Instagram : @styf_poesie_ sombre et sur soundcloud.com/styf-poesie-sombre

 

Chroniques culture : la sélection BD, un polar islandais et l’album de Mesparrow

LA SÉLECTION BD DE LA SEMAINE

Avec « Missak, Melinée et le groupe Manouchian » (Dupuis), Morvan et Tcherkézian nous racontent l’histoire des fusillés de l’Affiche rouge. Célébrés et panthéonisés, ces personnages aux destins hors du commun revivent dans cet ouvrage hyper documenté et passionnant.

L’Histoire, on la vit aussi à travers les aventures de ce pirate devenu corsaire que fut L’Olonnois. Dans « Le Marin des sables » (Albin Michel), Jérémie Royer adapte le roman de Michel Ragon, pour un résultat plein de bruit et de fureur, mais aussi de réflexion sur la vie qui passe.

L’Histoire plus récente celle-là, celle d’un camp de réfugiés au Sud Soudan sous les yeux de deux enfants : « L’Œil du Marabout » (Daniel Maghen) est un livre choc et poignant, où les couleurs de Pendanx peinent à masquer la douleur et l’égarement de l’être humain.
La noirceur de l’âme humaine, Simenon l’a côtoyée dans tous ses romans et « La Neige était sale » (Dargaud), adaptée par Fromental, ne déroge pas à la règle. Ce chef d’œuvre de la littérature noire est ici magnifié par un travail remarquable de Yslaire.

Au moment où les progrès avancent à pas de géant sur la connaissance de la Préhistoire, on saluera vivement ce « Peindre avec les lions » (Dargaud). Grolleau et Conzatti nous entraînent il y a 35 000 ans sur les traces de nos ancêtres, avec un album fort et féministe épatant.
Hervé Bourit

L’album

MESPARROW – L’ESSENCE VAGABONDE

Déjà le quatrième album pour la Tourangelle Marion Gaume et son complice Simon Carbonnel qui livrent ici onze pépites, entre chanson et électro, entre français et anglais, entre Terre et mer. Un équilibre délicat et subtil, où la voix prend toute sa place avec des ambiances calmes comme « Poussières d’étoiles », suivies de tourneries dingues (« Open up »).

Ici, tous les titres sont sublimés par des ambiances sonores toutes aussi différentes les unes que les autres, portés par des textes introspectifs et très personnels. De quoi attendre avec impatience toute sa série de concerts, dont un passage à Terres du Son, le 12 juillet prochain.
H.B.

Le polar

FROID COMME L’ENFER

Dans le milieu des auteurs de polars islandais déjà bien fourni, Lilja Sigurdardóttir s’est fait une place à part avec son écriture nerveuse et ses histoires à tiroir aux finals toujours très surprenants. Sa nouvelle trilogie, après le carton mondial de « Reykjavik Noir », est bien partie pour en faire la nouvelle figure incontournable de sa génération.

Rien ne manque en effet à cette histoire de double kidnapping à laquelle une enquêtrice doit faire face, ni les paysages de son île aussi tortueux que ses protagonistes, ni ses innombrables revirements de situations qui vous scotchent. Voilà donc un train-fantôme idéal pour les jours de pluie sans fin et les nuits blêmes sans lendemain, où il ne reste qu’à embarquer.
H.B.

 

Dans la rue, aux côtés de Tiphaine Le Berre, éducatrice de prévention spécialisée

#VisMaVille Si on allait un peu vite, on dirait que Tiphaine Le Berre est « éduc’ de rue ». Le terme exact, auquel elle tient tout autant, est « éducatrice de prévention spécialisée », car parcourir les allées du quartier des Fontaines n’est qu’une partie de son quotidien.

Une maman qui ne sait plus trop comment gérer son ado. Un lycéen un peu perdu dans sa scolarité. Une autre en profond mal-être… Tiphaine Le Berre est amenée à traiter des problématiques variées, au coin d’une rue, ou dans le Cube, le local situé entre le 3 et le 5 de la rue Verdi aux Fontaines.

« Dans chaque quartier où nos services sont présents, il y a un local ou un appartement, pour pouvoir accueillir les jeunes ou leurs familles dans un cadre serein », explique l’éducatrice en prévention spécialisée, salariée du Département.

Sur le canapé du Cube, Tiphto nous fait son regard de velours. Ce dinosaure en peluche choisi par de grands ados doit son nom aux prénoms des deux éducateurs, Tiphaine et Thomas. Le babyfoot à côté pourrait être trompeur : « Nous ne sommes pas un centre social bis, où on vient s’inscrire à des activités. Notre objectif est d’aller chercher les jeunes qui se tiennent justement en retrait de ces structures, de ces autres acteurs du territoire. »

Et c’est en étant immergés sur le terrain que les éducateurs spécialisés y parviennent (ou pas, selon les cas). Donc oui, bien sûr, une partie du métier consiste à arpenter les rues du quartier, à s’arrêter devant les halls d’immeubles pour parler avec ceux qui y tiennent les murs.

Aux Fontaines, Tiphaine et Thomas ont ainsi un parcours-type, qui passe par les lieux les plus fréquentés. Mais ce n’est pas tout ! Tiphaine est aussi souvent au Cube, où des permanences sont assurées. Et à force de ténacité, et de liens tissés au long cours avec les habitants, ceux-ci ont trouvé l’astuce : permanence ou pas permanence, si les volets sont ouverts, c’est qu’il y a du monde et qu’on pourra y trouver quelqu’un avec qui dialoguer. Dans l’anonymat, sans contrainte de temps, en toute liberté.

D’ailleurs, ça ne trompe pas : ici, on ne tient pas de dossier sur les gens qu’on rencontre, que ce soit une rencontre unique ou un suivi sur quelques mois. Un élément essentiel pour instaurer un climat de confiance. C’est aussi pour cela que le tutoiement est souvent de rigueur. « On n’est pas en position de supériorité : on écoute d’abord le besoin de la personne, avant d’être à ses côtés dans les démarches qui nous semblent pertinentes pour l’aider. »

Esprit d’analyse, connaissances en sociologie et en psychologie… Educ’ de rue c’est un métier, qui ne consiste pas qu’à se balader dans les rues. Il y a aussi les chantiers éducatifs et projets collectifs avec des partenaires variés (Terres du Son, les Restos du Cœur et bien d’autres), ou le Street Van du Département que les éducateurs amènent dans des collèges des quartiers prioritaires de la politique de la ville, pour rencontrer et sensibiliser les élèves à des questions variées, en concertation avec les équipes enseignantes. Parce que pour aller à la rencontre des ados égarés, il faut être présent sur tous les terrains !

Texte et photos : Emilie Mendonça

Horoscope WTF du 13 au 19 mars 2024

L’astrologue a été relativement clément avec les Poissons. Pour tous les autres… bonne chance !

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Bélier

Amour

Les gens qui sentent des aisselles lisent 3 fois la même chose.

Gloire

Les gens qui sentent des aisselles lisent 3 fois la même chose.

Beauté

Les gens qui sentent des aisselles lisent 3 fois la même chose.

Taureau

Amour

La Saint-Valentin, c’était il y a un mois : Alors… vous avez brisé combien de
couples cette fois ? (vous savez si bien le faire

Gloire

Vous êtes comme les toilettes : toujours au fond à droite.

Beauté

Vous voyez, il y a les gens parfaits comme moi par exemple. Et puis, il y a le
reste. Il y a vous.

Gémeaux

Amour

Rien

Gloire

à

Beauté

battre

Cancer

Amour

Si vous êtes un peu triste, n’oubliez jamais que vous avez été un jour le spermatozoïde le plus performant. ♥

Gloire

L’important, c’est de participer
(phrase fétiche de ces losers de Cancer)

Beauté

Vous êtes magnifiquement magnifique et parfaitement parfait(e). (dommage que vous portiez ce prénom si laid…)

Lion

Amour

Argh, semaine catastrophique : vous vous rendrez compte que l’amour
n’existe pas et que vous finirez quand même seul(e) et aigri(e)…

Gloire

…Et que vos potes regardent secrètement
les émissions de Cyril Hanouna…

Beauté

…Et que la beauté intérieure chez vous, c’est de la vaste fumisterie. Bref, vraiment une sale semaine.

Vierge

Amour

Vous semblez vraiment désespéré(e)… Vous pourriez même copuler avec
un(e) Capricorne, c’est dire !

Gloire

Le temps passe, mais vous ne savez toujours pas si les chaussettes de l’archiduchesse sont sèches ou archi-sèches.

Beauté

En ce moment, vous pétez le feu.
Attention à la diarrhée.

Balance

Amour

Comme on dit, chaque pot trouve son couvercle. Mais le vôtre est ouvert depuis si longtemps que c’est tout moisi là-dedans.

Gloire

On a tous un côté artiste qui sommeille en nous. Mais vous, évitez de le réveiller par pitié…

Beauté

En verlan, beauté ça donne « tébeau ». Exactement comme toi qui me lis.

Scorpion

Amour

Votre vie sexuelle du moment est comme Xavier Dupont de Ligonnès : introuvable.

Gloire

Sale week-end pour les Scorpions qui se rendront enfin compte
qu’ils/elles font partie des pires signes astrologiques.

Beauté

Tout porte à croire que vous sentez le fenouil.

Sagittaire

Amour

Vous aimez les trous et le sucre.
Et si l’être aimé était un donut ?

Gloire

C’est l’histoire d’une vache qui fait partie de la police. Un jour, elle dit : « Halte, que personne ne bouse ! » Voilà c’est tout pour nous, A+ bisou !

Beauté

L’égalité homme/femme, c’est aussi dans votre couple. Echangez vos sous-vêtements avec votre conjoint(e).

Capricorne

Amour

Saint-Exupéry disait qu’aimer, c’est regarder ensemble dans la même direction.
En l’occurrence pour vous, la direction du frigo.

Gloire

Σshtagur ўĦĕя kazum Ώ (c’est une incantation magique. Vous allez vous
transformer en boudin de porte macroniste)

Beauté

Méfiez-vous des gens laids. (par exemple, ceux qui se trouvent en face de
vous là).

Verseau

Amour

C’est moche la vie sans des Verseaux autour de soi… (non on déconne, vous êtes l’un des signes les plus relous)

Gloire

Blaise Pascal disait : « La vie n’est bonne qu’à étudier et enseigner les mathématiques. » Blaise Pascal était donc un bon gros psychopathe.

Beauté

Vous êtes quand même vachement plus sexy que vos potes Capricorne et Lion.

Poissons

Amour

Coucouuu les Bidibous ! Si c’est la semaine de votre anniv, on vous aime. Sinon on s’en fout totalement. Bisou !

Gloire

Vous allez participer à Koh Lanta.
Mais comme vous avez toujours la dalle, que vous ronflez comme un porcinet et que vous êtes invivable, vous serez éliminé(e) le premier jour.

Beauté

Vos tétons gris ne nous font nichon ni froid. (de rien, celle-là elle est cadeau)

Le guide des restos à Tours 2024 : le plein de bonnes adresses

Dans notre édition du 13 mars 2024, retrouvez plus d’une cinquantaine de bonnes adresses de restaurants à Tours.

Le 18 mars 2024, le monde entier de la gastronomie aura les yeux rivés sur… Tours ! C’est en effet ici chez nous, au Palais des Congrès, que le Guide Michelin célébrera sa cérémonie annuelle des cheffes et chefs étoilé(e)s. À la rédaction de tmv, on a donc décidé nous aussi de faire notre petit guide rien qu’à nous, rien que pour vous.

Pas d’étoilés ici certes, mais des découvertes, des tables incontournables, sympathiques ou des coups de cœur, dans tous les styles. Tous les établissements qui suivent ont été testés ces dernières années pour notre chronique resto hebdomadaire.

Cet annuaire est donc non-exhaustif, mais il devrait suffisamment vous faire gargouiller le ventre pour avoir envie de goûter à la cuisine de l’une de ces soixante adresses.


> Téléchargez notre guide des restos 2024 en cliquant JUSTE ICI !

 

C’est un début

Au service communication du Palais de Buckingham, l’autre semaine, est arrivé Peter. Il a 16 ans et, plus tard, il voudrait travailler dans la com’. Il tombe à un moment clé, Peter. Dans les bureaux, c’est l’effervescence. Il y a un problème (en anglais, on appelle ça « issue » : ils sont fous ces Anglais). Kate n’est pas au mieux de sa forme. Elle a été opérée en janvier et elle n’a plus fait d’apparition publique depuis, alors que d’habitude, elle ne passe pas une semaine sans son bain de foule.

Il faut agir, il faut rassurer. Oui, mais comment ? Peter en parle à son chef de bureau. Il dit qu’avec l’intelligence artificielle, on peut faire des tas de choses. « Par exemple ? » demande le monsieur à cravate. Par exemple, une photo de la princesse entourée de ses enfants, à l’occasion de la fête des mères britannique. « Marvelous ! », s’exclame le chef. Peter passe la nuit sur son petit ordi de bureau.

Et il est drôlement content du résultat. Une Kate plus vraie que nature, souriante et tout. C’est vrai que, quand on zoome, on voit un peu la retouche sur la veste de Charlotte et que la princesse de Galles ne porte pas d’alliance. Mais pour une première, franchement, on n’est pas mal du tout !

Matthieu Pays

Cérémonie du Guide Michelin, amende pour Augis, surpopulation carcérale, rue de Suède réaménagée : l’actu en 4 infos

L’actu tourangelle de la semaine en quatre infos à lire rapidement, c’est par ici.

GUIDE MICHELIN
Étoiles à Tours

Lundi 18 mars, c’est au Palais des Congrès de Tours que se déroulera la célèbre cérémonie de remise des Étoiles Michelin. « L’intégralité des cheffes et des chefs à la tête des restaurants étoilés français, ainsi qu’un large parterre de professionnels, célébrités du secteur (…) seront conviés », a annoncé le groupe.

En amont de ce rendez-vous (non ouvert au public), un Village gourmand, quant à lui accessible à tous, prendra place le dimanche 17 mars, de 11 h à 19 h, sur le terre-plein central du boulevard Heurteloup. On y trouvera des restaurateurs, des producteurs locaux, des viticulteurs ou encore des food-trucks.

JUSTICE
Amende pour Augis

Frédéric Augis, le président de Tours Métropole, était jugé au tribunal le 7 mars dernier pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » et « injure publique à caractère racial par dépositaire de l’autorité publique » (lire tmv #462).

Au mois d’avril dernier, il avait dit à Cédric de Oliveira, vice-président de la Métropole, « je t’emmerde, sale Portugais » lors d’un conseil métropolitain agité. SOS Racisme et la Licra avaient porté plainte, mais pas Cédric de Oliveira. La procureure a requis une amende de 12 000 euros, dont 8 000 avec sursis. La décision a été mise en délibéré au 11 avril prochain.

PRISON
Surpopulation carcérale

Triste record pour la maison d’arrêt de Tours : la surpopulation carcérale y a frôlé les 240 % en février. Un chiffre historique, d’après les syndicats. Ce qui a poussé le directeur à alerter les autorités judiciaires. La prison dispose effectivement d’une capacité de 145 places réparties en 135 cellules, mais au 26 février, 307 personnes y étaient détenues.

Des transferts ont donc été réalisés vers d’autres établissements périphériques, baissant le taux de surpopulation à 206 %. La situation est la même partout : en France, au 1er février dernier, on comptait 76 258 personnes incarcérées pour 61 737 places.

RUE DE SUÈDE
Nouveau visage

La rue de Suède, à Tours Nord, va être réaménagée dès juillet. À l’occasion de travaux pour la collecte des eaux usées, la Métropole va refaire entièrement cette rue et la sécuriser (une vingtaine d’accidents en 10 ans), avec une vitesse abaissée à 30 km/h et des carrefours surélevés. Une piste cyclable bidirectionnelle doit aussi être mise en place.

Renaturer le ruisseau de la Petite Gironde et améliorer la gestion des débordements sont aussi au programme. Une réunion publique se tiendra le 14 mars, salle des Compagnons des devoirs. Les habitants sont aussi invités à donner leur avis en ligne sur tours-metropole.fr jusqu’au 2 avril.

A.G. / Photos : archives NR – J.Pruvost

TMV du 13 au 19 mars 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/03/TMV_A_20240313_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Et hop, voilà l’édition 2024 de notre guide des bons restos à Tours ! Vous y retrouverez plus d’une cinquantaine d’adresses, à tester ou à retester, histoire de bien manger. Au sommaire également, une unité labellisée au CHRU de Tours pour aider les enfants souffrant de douleurs chroniques, ainsi que nos chroniques culture, un horoscope WTF, un point sur le TFC en passe d’être vendu et un VisMaVille aux côtés de Tiphaine, éducatrice de prévention spécialisée. Bon ap’ et bonne lecture !

Une structure douleur chronique pédiatrique labellisée au CHRU de Tours

À Clocheville, l’unité Consultation douleur pédiatrique du CHRU vient d’être labellisée
par l’Agence régionale de santé. Elle est consacrée aux douleurs chroniques des enfants.

Les faits

Une nouvelle unité labellisée au CHRU de Tours ! Localisée à l’hôpital de Clocheville, elle est « la seule de la région Centre Val-de-Loire, labellisée par l’ARS, comme structure de prise en charge de la douleur chronique pédiatrique », annonce le CHRU.

Rattachée au pôle Enfant, elle est composée de trois médecins, d’un psychologue, d’une infirmière, d’une cadre de santé et d’une secrétaire. Au-delà de cette équipe pluridisciplinaire, « nous travaillons aussi avec des kinés, des psychomotriciens, des psychologues, des hypnothérapeutes… », précise la Dr Florence Uettwiller. « L’objectif est de constituer un réseau de soins, un véritable maillage de professionnels, au plus près des patients. »

Quelle prise en charge ?

Maux de tête, douleurs aux membres ou encore au ventre… Certain(e)s jeunes patient(e)s, avec un long parcours médical derrière eux, souffrent et continuent d’avoir mal même si la maladie n’est plus « active ». Cette unité intervient à ce moment-là.

Elle va, en priorité, prendre en charge les douleurs chroniques, c’est-à-dire de plus de trois mois, et liées, donc, « à des pathologies (notamment maladies inflammatoires du tube digestif, rhumatismes inflammatoires, céphalées, migraines ou douleurs post-opératoires) ainsi que des douleurs dysfonctionnelles inexpliquées mais ressenties (douleurs abdominales ou ostéoarticulaires fonctionnelles, céphalées, syndromes douloureux diffus…) ».

En deuxième lieu, l’objectif « est de donner un avis d’expert dans des situations difficiles de douleur aiguë ou provoquée par les soins », explique l’unité dans un communiqué.

Aider l’enfant

Dans les colonnes de la Nouvelle République, la Dr Florence Uettwiller indiquait que l’unité fait tout pour être au plus près de l’enfant et l’aider : « D’abord, on le rassure. On le croit ! Ensuite, on remet du sens, on tente de faire la différence entre la douleur, la peur… On les remet en mouvement dans leur vie. »

Aurélien Germain

Journée internationale des droits des femmes : une série d’événements à Tours

Ce 8 mars à Tours comme partout ailleurs, divers événements seront organisés pour la Journée internationale des droits des femmes. Voici une petite sélection !

Evénements, actions sociales, militantes ou culturelles, et même sportives… Le programme est on ne peut plus chargé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Wake up ladies !

A compter de ce 5 mars par exemple, ce sera la deuxième édition du Wake Up Ladies par l’association Dance Hope. Jusqu’au 7 mars, à partir de 9 h, le Centre social Pluriel(le)s accueillera des ateliers chorégraphiques sur différentes thématiques liées aux droits des femmes. Animations et conférences, récits d’expériences dans les milieux professionnels sont également prévus le 8 mars à partir de 18 h à la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville. Des battles de danse clôtureront la soirée.

Le 9 mars, la même association organisera un défilé dansé de la restitution de la création chorégraphique. Celui-ci démarrera de la rue de Bordeaux à 15 h, pour remonter jusqu’à l’esplanade de la gare.

La rue est à elles

Le 8 mars à 14 h, une fresque de Gil KD, célèbre et talentueuse street artist de Tours, sera dévoilée à l’Etoile bleue. Cette pièce d’art, collaborative, fera référence à la lutte contre les violences de genre.

Plus tard à 18 h, l’artiste Rouge Hartley inaugurera sa fresque au niveau du Passage du Pèlerin, près de la Tour Charlemagne. Son travail tourne autour de différents axes, comme les enjeux de valeurs et de propriétés dans l’espace public, le féminisme et les précarités dans le milieu urbain.

Egalement à noter dans son agenda, l’exposition « La Rue est à nous » du 6 au 13 mars (sauf les 9 et 10) dans le péristyle de l’Hôtel de ville. La municipalité avait décidé de féminiser le nom de certaines rues de Tours (on vous en parlait JUSTE ICI) lors d’une grande consultation auprès des habitant(e)s. On découvrira donc cette semaine le portrait de 22 femmes dont le nom a été choisi pour cette action. Vernissage prévu le 8 mars à 17 h 15 !

Enfin au programme, l’expo du collectif Osez le féminisme 37 , le 8 mars à 18 h. Son intitulé ? « Les illustres inconnues ».

Planning familial

Lui aussi sera présent : le 7 mars à la Mission locale située à Tours Nord, le planning familial organise tout une journée d’ateliers et de rencontres. Pour parfaire le tout, la structure a prévu la création d’une fresque et d’un clip vidéo.

Sans oublier le sport

Pour finir la semaine, un stage d’initiation de self-défense est prévu le dimanche 10 mars au gymnase des Minimes. Il durera de 14 h à 17 h et est le fruit d’une collaboration entre KMC37 et Pink Run Tours’N. C’est Fodil Chougrani, instructeur de krav maga, qui animera le stage.

L’intégralité des bénéfices récoltés lors de la journée seront reversés à Pink Run Tours’N « et serviront à financer encore plus de dispositifs médicaux post opératoires non remboursés (vêtements compressifs…) et de soins de dermographie pour les femmes qui se feront opérer sur le département », précise l’association.

Avec, bien sûr le même jour, la désormais traditionnelle course à pied Pink Run Tours’N !

A.G. / Photo :  redgreystock sur Freepik


> Programme complet et détaillé à retrouver en cliquant juste ICI ! 

 

Aucard de Tours : 16 noms rejoignent la programmation

Et c’est reparti ! Le festival complète son affiche avec seize autres artistes. Rendez-vous en juin !

Les seize premiers noms avaient été dévoilés tout début février… Un mois plus tard, Aucard de Tours envoie une autre fournée ! Le festival a annoncé une nouvelle tripotée de seize artistes qui, une fois n’est pas coutume, prouve l’éclectisme musical de l’affiche.

Du 4 au 8 juin, sur la plaine de la Gloriette, il sera donc possible de découvrir musicien(ne)s renommé(e)s et découvertes prometteuses. Pour cette nouvelle annonce ? Du rock et de la pop avec JOHNNY MAFIA, CLAVICULE, SLIFT, TV SUNDAZE et JOHNNY JANE.

Aucard a également choisi de contenter « la nouvelle génération » avec 8RUKI, JOE UNKNOWN (attention, ça va faire mal !) et PEET.

Côté voyage musical, on pourra aussi se tourner vers COBRAH, venue tout droit de Suède, ANGELICA GARCIA, JUNGLE BY NIGHT ou encore la cumbia psyché de LOS BITCHOS.

Enfin, toujours dans le désir de présenter la scène tourangelle, le festival a opté pour TELECASCADE ENSEMBLE, BEYADI et le collectif ODG PROD qui, pour fêter ses 20 ans, débarquera avec ART-X et TWANTEE et KSANTI. Au total donc, seize nouveaux noms qui rejoignent la programmation déjà annoncée avec Asian Dub Foundation, Chill Bump, Mézigue Live,
Sextile, Sodom & Sagesse. Dream Wife, Edredon Sensible, Maraboutage, Vulves Assassines, Nattali Rize, Dalle Béton, Crenoka, Cousines Like Shit,  Double Vitrage, Opus Kink et Kabeaushé.

A.G. / Photo : archives NR

Bientôt un skatepark aménagé à Tours ? La Ville lance une enquête en ligne

La Ville de Tours lance une réflexion sur l’offre en équipements de sports de glisse sur le territoire. Les participant(e)s peuvent répondre à une enquête en ligne jusqu’au 25 février.

Ce n’est pas un secret pour les amateurs de sports de glisse du coin : Tours fait depuis des années figure de parent pauvre du côté des équipements et n’a jamais eu vraiment de skatepark digne de ce nom. Les skateboardeurs et skateboardeuses, tout comme les passionné(e)s de roller n’ont par exemple pas d’endroit couvert pour pratiquer toute l’année.

Un skatepark aménagé verra-t-il donc le jour ? La Ville de Tours a lancé une réflexion sur la question. Sur son site, elle invite « les usagers pratiquants, débutants ou confirmés » à répondre à quelques questions « portant sur la pratique du skateboard, de la trottinette, ou du roller ». [le formulaire est disponible en cliquant ICI]

« Cette enquête a pour objectif de mieux cerner les habitudes et les attentes autour de ces sports ou loisirs, et notamment sur l’usage en lien avec les skateparks. C’est une première étape dans l’association des usagers à cette thématique », précise la Ville en préambule de son formulaire.

Une enquête en ligne

Les usagers sont donc invités à répondre à une enquête en ligne, afin de mieux cerner leurs habitudes et leurs attentes. Différentes questions sont posées sur les lieux de pratique et l’offre à Tours.

Le formulaire est ouvert jusqu’au 25 février 2024. Ensuite, des ateliers participatifs devraient être proposés et des études seront menées. Fin décembre 2023, l’équipe municipale promettait le lancement du chantier en 2025. En attendant, les riders pourront se réconforter en jetant un œil aux Jeux olympiques, le skate faisant désormais partie des épreuves.

A.G. / Photo illustration : Freepik


> Enquête en ligne à retrouver ICI.

 

Chroniques culture : le EP de Jane et les Autres, l’immanquable Netflix et l’Homme le plus flippé du monde en BD

De sacrées bonnes choses à se mettre sous la dent au menu de ces chroniques culture ! On commence par le dernier EP de la Tourangelle Jane et les Autres, puis on enchaîne sur la sélection BD du mois ainsi qu’avec le tome 3 de l’Homme le plus flippé du monde, avant de finir sur Le Cercle des Neiges sur Netflix.

LE EP DE LA SEMAINE

JANE ET LES AUTRES – CITY LIFE

Si vous avez l’habitude d’écumer ces pages de chroniques, le nom de Jane et les Autres ne doit pas vous être inconnu. Car à tmv, on suit cette Tourangelle depuis avril 2021, époque à laquelle ses premiers titres nous avaient déjà marqués de par leur maturité musicale.

Trois ans plus tard, la revoilà avec « City Life », un troisième EP toujours aussi bien ficelé et qui prouve bien que l’artiste s’est désormais trouvée. De cet album jaillissent huit titres à la coloration trap, portés par la douce voix de Jane (c’est particulièrement flagrant sur le délicat « Tempête »), avec son lot de coups de cœur ou de belles surprises (les inquiétantes variations sur « Tomie »).

On pense souvent à Zinée pour cette façon de scander et chanter, mais Jane possède sa propre personnalité, soulignée également par des textes ciselés et soignés, emprunts d’une certaine mélancolie (ou de nostalgie peut-être ?), racontant ainsi sa ville, sa vie, ses blessures, ses états d’âme.

Aurélien Germain
> @janeetlesautres sur Insta et Facebook


LE COIN BD

L’HOMME LE PLUS FLIPPÉ DU MONDE – tome 3

Un bonheur, de voir enfin débarquer ce tome 3 de « L’homme le plus flippé du monde » (éd. Delcourt) qui raconte donc le quotidien de… l’homme le plus flippé du monde ! Toujours autobiographique, cette BD de Théo Grosjean aborde le thème de l’angoisse et de l’anxiété – qu’elle soit existentielle ou circonstancielle – avec un humour absolument délicieux.

Toujours porté par un joli coup de crayon et des textes visant juste, l’auteur parvient à faire dédramatiser, tout en mettant en lumière un véritable handicap social. Abordant un tas de situations différentes (la visite chez le psy, les regards insistants, le premier bisou ou même ses propres séances de dédicaces), ce tome intitulé « Improvisation totale » est non seulement très drôle, mais est aussi très touchant.
A.G

LA SÉLECTION BD

Dans « Missak Manouchian » (Les Arènes), le duo Daeninckx-Mako, et leur conseiller historique Denis Peschanski, raconte l’histoire de celui qui rentrera bientôt au Panthéon. Immigré, résistant, poète, mort pour la France, Manoukian est un plus qu’un symbole, c’est un héros pour l’éternité.


Avec « Le combat d’Henry Fleming » (Dupuis), adaptation du roman de Stephen Crane sur les horreurs de la guerre de Sécession, Steve Cuzor marque définitivement son entrée dans la cour des grands, grâce à son sens de la narration et de la composition.

La nouvelle collection Cosmo accueille ce « Rivages lointains » (Dargaud) signé Anaïs Flogny. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour son premier ouvrage racontant l’histoire d’un jeune livreur dans le Chicago de 1938, la réussite est totale !
Restons aux Etats-Unis avec « Liberty » (Robinson), ou l’étonnante histoire de la statue de la Liberté et de son auteur Bartholdi. Voloj et Hartmann y narrent dans le détail sa réalisation et les affres de son créateur.

Enfin, en termes d’aventures, on saluera le génial « Gueule de cuir » (Drakoo), où Pevel, Crety et Maffre nous entraînent en 1963 dans le Paris de Louis XIII, où s’affrontent magie noire et alchimie. Un dessin et des couleurs à couper le souffle pour une intrigue bien dosée.
Hervé Bourit


A (re)voir sur Netflix

LE CERCLE DES NEIGES

Pour les retardataires du fond, c’est le moment de se rattraper ! Sorti en janvier sur la plateforme Netflix, le film de Juan Antonio Bayona retrace l’histoire vraie de ce crash d’avion uruguayen dans la cordillère des Andes, laissant une poignée de survivants pendant deux mois, coupés du monde, se résignant finalement à manger les corps des passagers morts.

Mais justement, « Le cercle des neiges » évite tout racolage quand il aborde le thème de l’anthropophagie. Cette poésie macabre est emmenée par une sobriété dans le jeu d’acteurs, une pudeur bienvenue et un degré de réalisme hallucinant, le tout avec cette montagne filmée par Bayona comme un être vivant subjuguant. Une œuvre bluffante et grandiose.
A.G.

Hugo Meslard-Hayot de Zéro Déchet Touraine : « Avec les déchets, c’est l’avenir qui se joue ! »

#VisMaVille En veste jaune fluo, il n’est ni agent de la voirie, ni éboueur, même si son métier à tout à voir avec nos déchets. Hugo Meslard-Hayot est préventeur et maître-composteur pour l’association Zéro Déchet Touraine.

Cette semaine, un habitant voulait « le code du cadenas pour pouvoir balancer mes ordures ». Réponse d’Hugo Meslard-Hayot pour Zéro Déchet Touraine : non. Car les composteurs qu’installe l’association dans la métropole tourangelle et les communes du syndicat Touraine Propre, ce ne sont pas des dépotoirs, loin de là.

Pour que tout fonctionne bien, l’association sensibilise donc entreprises et grand public avec réunions et animations. Et à Tours chaque composteur de quartier est géré par deux habitants référents, volontaires pour garder un œil sur cette drôle de boîte.

Le 25 janvier, c’était jour de galette au local de l’association, rue du Général Renault. Un moment de partage animé par Hugo et ses collègues salariés de l’association, pour permettre aux référents de se rencontrer et d’échanger leurs petites histoires de compostage. Car l’installation d’un composteur dans un quartier ne va pas toujours sans difficulté. Il y a souvent, au départ, des habitants qui craignent des nuisances ou qui ne comprennent pas la démarche.

Mais les choses finissent toujours par s’arranger. Jeudi dernier, une autre rencontre, quartier des Fontaines s’est terminée par un petit café et une chouette discussion. Au programme : faire le point sur la situation du composteur, revoir quelques règles comme le brassage régulier des déchets organiques qui y sont déposés, ou remettre à niveau le bac de copeaux qui permet d’alterner les couches de matières, et ainsi éviter mauvaises odeurs et insectes indésirables.

Il y a d’autres petites bêtes qu’on apprécie car elles contribuent à transformer les déchets en compost. Vers de terre, cloportes et autres bactéries… Pour vérifier que humains et insectes collaborent au mieux, chaque composteur est visité quatre fois par an. Zéro Déchet Touraine en gère plus de 150 dans le département. On vous laisse faire le calcul pour trouver le nombre de visites hebdomadaires dans l’emploi du temps d’Hugo (un problème de maths que notre institutrice de CM2 aurait apprécié !).

Le trentenaire n’a cependant pas toujours eu la tête dans les déchets. Mais dans l’environnement, oui ! Titulaire d’un Master d’écologie et développement durable, il a d’abord été conseiller en énergie. « Mais j’ai ensuite bifurqué vers la prévention et la réduction des déchets, car c’est la priorité. Par exemple, en Touraine, les ordures des bacs poubelles gris vont à l’enfouissement, à Sonzay, et produisent du méthane, donc empirent l’effet de serre. »

Est-ce qu’Hugo s’applique à lui-même ce qu’il nous recommande ? « J’emmène mes déchets végétaux au composteur de l’association, à vélo, et j’essaie de réparer pour ne pas jeter. Les déchets, c’est essentiel. Et si vous hésitez, n’oubliez pas que le coût de leur traitement ne cesse d’augmenter depuis les années 1970, donc ça touche aussi nos porte-monnaie ! »

Texte et photos : Emilie Mendonça

Rue du Dr Bretonneau, on a testé Le Bistro Thaï

Mi-novembre 2023, il y a eu du changement du côté de la rue du Dr Bretonneau. Exit, l’enseigne de burgers qui siégeait au numéro 24, désormais c’est une cuisine totalement différente, puisque c’est un voyage pour la Thaïlande qui nous attend avec Le Bistro Thaï.

Ouvert par Piluek Thongwong, le restaurant surprend d’abord par son concept qui contraste. Ici, il est question de gastronomie asiatique, mais proposée dans un lieu à l’ambiance bistro. À l’intérieur, la salle parle d’elle même : pas d’exotisme dans le décor, mais une atmosphère cosy qui n’épouse pas les codes habituels du restaurant thaï traditionnel.

Petites plantes au plafond, tables effet marbré, chaises confortables et banquettes moelleuses contre le mur s’accordent bien. Même la musique contraste – sans jurer – puisqu’on a droit à une sympathique playlist de blues en fond.

On tente le panaeng mooh

Mais dans l’assiette, c’est bel et bien une authentique cuisine thaïlandaise qui nous attend ! Pad thaï kai (nouilles sautées au poulet), poh pia pak (nems aux légumes) ou encore – attention à l’orthographe – kung yai tod katiam prik thaï (les gambas sautées à l’ail et au poivre) sont proposés au menu. Une formule du midi, à 21 € pour entrée-plat-dessert-boisson, est également de la partie.

Une fois installés, Antonin David au service, tout sourire et prévenant, nous apporte une petite salade d’accueil au poulet. On apprécie l’attention. C’est suffisamment relevé pour satisfaire le palais, sans pour autant être trop épicé ou piquant.

Pour la suite, on a opté pour le panaeng mooh : il s’agit d’un porc au curry rouge avec plein de saveur, notamment porté par de la crème de coco qu’on a appréciée. Le plat est très parfumé, servi dans une jolie vaisselle, accompagné d’un riz nature ou d’un riz gluant suivant sa préférence. Le tout, pour un résultat copieux ! De quoi repartir le ventre plein et rassasié de ce voyage culinaire en terre thaïlandaise.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi entrée-plat-dessert et boisson pour 21 €. A la carte : soupes, salades et fritures entre 10 et 12 €. Plats de 15 € à 23 €, avec une majorité de propositions à 18 €.
> Le Bistro Thaï, au 24 rue du Dr Bretonneau à Tours. Ouvert du lundi au dimanche, midi et soir. Petite terrasse extérieure également.
> Contact : Tél. 09 83 88 14 58.  @bistrothai.3 sur Instagram ou « Le Bistro Thaï Tours » sur Facebook.

 

Horoscope WTF du 7 au 20 février 2024

Retour en force des Sagittaires cette semaine qui… sont en fait la risée de cet horoscope, désolé.

Bélier

Amour

Tout le monde vous aime, vous êtes canon, un bon coup, au top… (Voilà,
c’est ce qu’on aurait dit si vous étiez Balance)

Gloire

Uranus et l’étoile polaire seront dans votre champ astral jeudi. (aucune idée de ce que ça veut dire, mais ça fait chouette à écrire dans un horoscope)

Beauté

Vous marchez comme quelqu’un sous laxatif. No stress.

Taureau

Amour

Vous êtes le suppositoire de l’amour : vous allez droit au but et guérissez
tous les maux.

Gloire

C’est moche de n’avoir lu que l’horoscope dans ce numéro. On vous juge, vous savez.

Beauté

Une personne de votre entourage fantasme secrètement sur vous. Cette personne, elle est à votre gauche.

Gémeaux

Amour

Pas grand-chose à vous mettre sous la dent, vous vous contentez d’écouter vos voisins faire l’amour. C’est déjà ça.

Gloire

Comme disait Sartre : « L’enfer, c’est les autres. Et les Gémeaux. »

Beauté

Cette semaine, votre charisme de poutre ne donnera rien de bon.

Cancer

Amour

Pour passer la Saint-Valentin avec la plus belle personne à vos côtés, vous n’avez qu’à vous acheter un miroir. (MOOOH)

Gloire

Dites, ça vous dirait d’aller bosser plutôt que de lire cette connerie d’horoscope… ?

Beauté

Un cœur de pierre mais un corps de rêve : pas de doute, vous êtes bien Cancer !

Lion

Amour

Hello les aspirateurs ! Alors, ça fait quoi de ramasser seulement les miettes… ?

Gloire

Vous aspirez à de belles et grandes choses. Mais commencez déjà par aspirer votre salon, bande de crados.

Beauté

Vous illuminez notre quotidien par votre beauté même si vous n’êtes pas franchement une lumière.

Vierge

Amour

Eh oh, l’âme sœur c’est une expression ! Foutez la paix à votre frangine.

Gloire

Vous allez acheter une villa aux Bahamas et serez entouré(e) de diplodocus géants qui vous serviront des cocktails et… la vache, qui a vu mon LSD ?

Beauté

Trop sexy pour ce monde. Laissez une chance aux autres.

Balance

Amour

Vous êtes sous l’influence de K-Maro. Alors donne-moi ton cœur, baby, ton corps baby, je veux une feeeemme like youuuu.

Gloire

Il va vous arriver quelque chose de fou le 19 février. Quoi ? Je ne sais pas et je m’en fous complètement.

Beauté

Vous seriez quand même vachement mieux avec d’autres sous-vêtements et un autre prénom.

Scorpion

Amour

Votre pote Gémeaux a des fantasmes un peu louches avec vous.

Gloire

Arrêtez de pousser mémé dans les orties. Elle ne vous a rien fait, cette p’tite vieille !

Beauté

Comme dirait mon chat qui marche sur le clavier d’ordi : poiz »ràçé »’(_é »(çé20é »_&

Sagittaire

Amour

L’amour se trouve à tous les coins de rue. Mais vous êtes visiblement bloqué(e) à un rond-point.

Gloire

Les gens vous prennent pour un(e) pigeon. (Et ils ont bien raison !)

Beauté

Lent(e), toujours à vous accrocher aux arbres et à bouffer la bouche ouverte bêtement : pas de doute, vous êtes un koala.

Capricorne

Amour

Vous n’êtes pas un footballeur. Inutile de simuler autant.

Gloire

Allez au rayon équitation chez Decathlon® et achetez une cravache. Ainsi, vos fantasmes honteux passeront inaperçus.
#Astuce

Beauté

Le ridicule ne tue pas. La preuve, regardez votre coupe de cheveux.

Verseau

Amour

En ce moment, y a que moi qui vous aime bien. Un ratio plutôt pourri, vous en conviendrez.

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Comme les stagiaires de 3e qui bossent à notre place, youpi ! (on déconne, appelez pas l’inspection du travail)

Beauté

Dure réalité, mais vos tétons ne semblent pas très heureux sur votre corps.

Poissons

Amour

Vous êtes comme une biscotte : super craquant(e), mais votre cœur part en
miettes et ça en fout partout sur le tapis, c’est dégueu, BON SANG LES POISSONS VOUS ÊTES RELOUS !!!

Gloire

Rien et je m’en fous.

Beauté

Des policiers vont vous faire une fouille au corps. Et vous aimerez ça, bande de chaudières !

Cap sur l’emploi avec la formation en alternance

Pourquoi et comment se lancer dans une formation en alternance : voici quelques clés pour ne rien rater !

67 % des élèves de CAP en 2022 ont trouvé un emploi dans les six mois suivant leur diplôme (Dares – 73 % pour les bacheliers professionnels), 75 % pour les diplômés du BTS, et on ne vous parle même pas des étudiants sortant d’une licence pro. Enfin si, on vous le dit quand même pour les diplômés de 2020 : 92 % ont trouvé rapidement un boulot, alors bravo !

L’alternance serait-elle donc la voie royale pour décrocher un emploi ? Pour certains métiers, la question ne se pose même pas : tous les métiers de l’artisanat ou du bâtiment par exemple, qui impliquent des savoir-faire techniques, pratiques, passent forcément par l’alternance, et depuis un bout de temps !

Coiffure, mécanique, menuiserie, cordonnerie, maçonnerie… Pas d’autre option que d’être sur le terrain pour devenir un pro. Et pour les élèves, c’est le moyen de toucher du doigt dès les premiers mois de formation le métier qui les passionne.

Pénélope, en CAP coiffure au Campus des Métiers de Joué-lès-Tours.et dans un salon de Tours centre.

Pénélope, en CAP coiffure au Campus des Métiers de Joué-lès-Tours et dans un salon de Tours centre, est ravie de son choix : « Mon stage de 3e m’a permis de confirmer que je voulais bien être coiffeuse, donc aller en seconde générale aurait été pour moi une perte de temps, car je savais ce que je voulais ! Et on n’est pas nul parce qu’on va en voie professionnelle, il faut arrêter les clichés : si c’est le métier qu’on veut faire plus tard, il ne faut pas hésiter ! »

Trouver un salon qui l’accueille n’a pas été simple, mais les efforts ont payé, et aujourd’hui Pénélope fait les shampooings, les soins, bientôt les couleurs, et dans quelques mois des coupes. Au CFA comme au salon, Pénélope est traitée comme une adulte, à 16 ans tout juste.

C’est sans doute la grosse différence pour les élèves qui choisissent l’alternance : on quitte le statut de simple élève pour endosser l’habit du salarié. Et ce, qu’on soit mineur en CAP, ou prochainement diplômé du supérieur. Pour Matthieu, qui a opté pour la licence en alternance pour sa 3e année de Bachelor Communication à Tours, avant un Master Diplomatie et relations internationales à Paris, « l’alternance m’a permis de monter en maturité, et j’aurais presque préféré commencer l’alternance dès ma deuxième année si c’était possible ».

Olga, étudiante en Bachelor Marketing & Communication.

Olga, aujourd’hui étudiante en Bachelor Marketing & Communication en alternance, a trouvé la formule qui lui convenait : « J’ai fait deux fois la première année de psycho, et je me suis arrêtée à la fin de la L2. C’était la période Covid, mais je crois que même en temps normal le système ne m’aurait pas convenue. J’avais besoin d’être un peu plus dans l’action. »

Si d’un établissement à l’autre, les rythmes de l’alternance varient (2 semaines sur 4 en entreprise pour les Bachelors de l’IUT de Tours, 3 jours par semaine chez Pigier, tous les après-midis pour les alternants du Cercle Digital…), le principe reste en effet le même : acquérir une véritable expérience professionnelle au cours de sa formation, en étant salarié d’une entreprise.

Salariés pas comme les autres

Congés payés, 35 h hebdomadaires, contrat de travail, arrêts maladie… L’alternant est en effet un salarié à part entière pour ce qui est du statut. Dans la pratique, charge à l’employeur de ne pas oublier que les alternants ne sont pas tout à fait des salariés comme les autres ! Encore en formation, c’est un expert en devenir, pas encore 100 % efficace sur les missions qui relèvent de son champ d’activité.

Et hors de question de lâcher l’alternant dans la nature : en entreprise comme dans son centre de formation, il est placé sous la responsabilité d’un tuteur ou d’une tutrice qui l’encadre tout au long de son année d’alternance.

Côté entreprise, il faut donc regarder plus loin que le bout de sa fiche de paie. Certes, l’alternant est rémunéré de 50 % à 100 % du Smic (selon son âge et son niveau de formation), avec une exonération de cotisations sociales. Il coûte moins cher qu’un professionnel qualifié, mais il est aussi là moins souvent, et n’a pas encore toutes les clés pour exercer son métier en autonomie totale. Attention ! L’alternant c’est aussi plein de bonnes choses : de l’énergie, l’envie d’apprendre, des compétences au goût du jour puisque sa formation est en cours, et plein de bonnes idées à apporter !

Texte et photos : Emilie Mendonça / Photo ouverture : Adobe stock


> Retrouvez notre dossier complet sur l’alternance en cliquant ICI

 

Les abeilles

C’est un joli flacon tout beau, tout propre. Dessus, il y a le portrait d’une apicultrice toute mignonne, qui a l’air de drôlement aimer son métier. Elle a un joli sourire et les yeux pleins de vie. Les écritures, elles sont de couleur un peu dorées, comme le miel et il y a beaucoup de vert aussi. En plein sur le devant, on peut lire « Bio » et ça, c’est important.

C’est comme les abeilles. Comme je dis toujours « C’est important, les abeilles ». Alors moi, je n’y regarde pas à deux fois. Quand je fais mes courses, hop, le flacon de miel en plastique il est dans le caddie direct. Eh bien, vous savez quoi ? Avec la crise de l’agriculture, tout ça, j’ai appris que ça n’allait pas du tout. Le miel dont je vous parle, il a fait du chemin. Il vient d’au moins cinq pays différents : Argentine, Ukraine, Espagne, Roumanie et Hongrie. Et bio, il faut le dire vite…

J’ai appris aussi que ces miels mélangés, ils sont achetés au moins trois fois moins chers que le miel produit en France, dans l’Indre par exemple. Du coup, nos apiculteurs, ils sont dans la panade et ça, ce n’est pas bon pour les abeilles. Et, comme je dis toujours…

Matthieu Pays

TMV du 7 au 20 février 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/02/TMV_A_20240207_TMV_001_T_Q_0.pdf

Les formations en alternance, ça marche du tonnerre ! La preuve avec ces étudiant(e)s de Tours qui vous racontent tout. Retrouvez également tous les bons conseils sur l’alternance dans notre dossier spécial. Le reste du sommaire ? Le stationnement payant s’étend à Tours / Rencontre avec le mister Biodéchets de Zéro Déchet Touraine / un zoom sur les Remparts de Tours / la chronique resto (Bistro Thaï) / l’horoscope WTF / les premières annonces des festivals d’été en Touraine et nos chroniques culture !

Stationnement à Tours : 307 places gratuites en moins

À compter du 26 février, le stationnement payant sera élargi dans plusieurs endroits de la Ville de Tours. Au total, 307 places gratuites vont disparaître.

Les faits

L’annonce a d’abord été faite dans un communiqué de la municipalité. « À compter du 26 février 2024, la ville de Tours étend le stationnement payant dans plusieurs rues situées aux abords de l’hypercentre. »

De quoi faire râler de nombreux automobilistes et commerçant( e)s qui ont rapidement exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Car au total, ce sont 307 places exactement qui vont perdre leur gratuité et passer payantes à la fin du mois.

Pourquoi ce choix ?

Pour justifier cette mesure, la Ville indique que « ces zones à dominante résidentielle sont confrontées à un phénomène de stationnement prolongé qui pénalise les riverains et les commerces de proximité ».

Pour la municipalité, l’objectif est double : « favoriser la rotation des véhicules durant les heures d’ouverture des commerces et inciter les stationnements plus longs dans les parkings à ouvrage – dont les tarifs ont baissé parfois jusqu’à 30 % – ainsi que dans les parkings-relais. » Des affiches et prospectus seront déposés durant tout le mois dans les rues concernées par ces nouveaux emplacements payants et sur les véhicules stationnés.

Quels secteurs concernés ?

La partie nord voit un changement au niveau de l’avenue de la Tranchée (27 places deviennent payantes) et une sur la place Paul- Bert. Pour le reste, il s’agit surtout du centre de Tours. Le quartier Colbert est le plus impacté, puisque 163 places de stationnement passeront en payant (rues Benjamin-Constant, Moquerie, André-Malraux, Jacobins, Amandiers, Tour de Guise, Cygne, Hopiteau, Barre, Auber et Jules-Moinaux).

Sont également concernées les rues Juliot-Curie et Dublineau (16 et 9 places), Descartes et Léonard de Vinci (8 et 9 places), ainsi qu’une partie de la rue Jules-Simon (27 places). D’autres emplacements perdent la gratuité comme les 16 places de la rue Auguste-Comte près du cinéma CGR Centre, tout comme le parking Jean-Jacques Noirmant et ses 19 places, et une partie du boulevard Béranger (12 places).

Une pétition côté Colbert

[Mise à jour 15/02] Dans le quartier Colbert, une pétition a récemment recueilli plus de 1 620 signatures. Riverains et commerçants se mobilisent contre l’élargissement du stationnement payant de leur secteur qui va voir disparaître la majorité des emplacements gratuits. Les pétitionnaires déplorent également un manque de concertation de la part de la municipalité.

Aurélien Germain / Photo : archives NR


 

Chill Bump, Asian Dub Foundation, Nattali Rize… Aucard de Tours dévoile ses 16 premiers noms

Le festival Aucard de Tours proposera, de nouveau en 2024, une affiche hétéroclite. Les organisateurs viennent d’annoncer la première fournée de noms.

Une nouvelle fois, début juin, c’est du côté de la Gloriette qu’il faudra traîner ses pattes et ses esgourdes. Du 4 au 8 juin, c’est en effet le retour d’Aucard de Tours. Et pour bien commencer le mois de février, le festival vient de dévoiler les seize premiers noms qui constitueront son affiche pour 2024 !

Deux gros noms vont déjà faire frissonner un paquet de fans : la venue des mythiques CHILL BUMP (unique date à Tours) et des légendes anglaises ASIAN DUB FOUNDATION (20 ans de carrière au compteur) !

« Bien sûr, le festival Aucard est terre de rock et de slam », indiquent les organisateurs dans un communiqué. Avant d’enchaîner : « on aura donc l’occasion d’en découdre avec les anglaises de DREAM WIFE, le rock cuivré des OPUS KINK ou encore le jazz complètement dingo des EDREDON SENSIBLE ! »

Et pour les amateurs de punk, c’est en face des VULVES ASSASSINES et de DALLE BETON qu’il faudra pogoter.

Et si l’on pourra également voyager avec KABEAUSHÉ (Kenya), COUSINES LIKE SHIT (Autriche), SEXTILE (Etats-Unis) et NATTALI RIZE (Jamaïque), la Touraine, quant à elle, sera représentée par SODOM & SAGESSE, DOUBLE VITRAGE et CRENOKA.

Pour compléter cette première annonce, Aucard a également pensé au collectif marseillais de danse MARABOUTAGE et au producteur MEZIGUE qui donnera là son tout nouveau spectacle live.

Pour le reste de l’affiche, il faudra attendre début mars. D’ici là, il est déjà possible de prendre ses places (33 € les 5 jours) sur billetterie.radiobeton.com

A.G. / photo : archives NR Julien Pruvost

Eddy de Pretto, Niska… Yzeures’n’Rock annonce de nouveaux artistes pour la prochaine édition

Cinq nouveaux artistes ont été annoncés par le festival Yzeures’n’Rock. L’édition 2024 aura lieu du 2 au 4 août.

Ce mercredi 31 août, le festival Yzeures’n’Rock a refait des heureux en complétant son affiche : cinq nouveaux noms ont été dévoilés par les organisateurs.

Côté nouveautés ? On comptera donc sur la venue d’EDDY DE PRETTO en premier lieu ! L’artiste, qui viendra avec son dernier album « Crash Cœur » sous le bras, foulera les planches le dimanche 4 août.

Autre grand nom, celui de NISKA. Le rappeur – qui a récemment collaboré avec Luciano – est prévu pour enflammer la scène le vendredi.

Le festival a par ailleurs annoncé GRAVITY, ALEE & MOURAD MUSSET (de la Rue Ketanou) et enfin JOSEPH KAMEL pour compléter la journée du samedi.

Ces cinq nouveaux noms s’ajoutent donc à une affiche quasi-complète qui se présente ainsi :

-Vendredi 2 août : Dub Inc // Niska // Matmatah // Soviet Suprem
-Samedi 3 août : Shaka Ponk // Chinese Man // GRAViiTY // Joseph Kamel // Alee & Mourad Musset (de La Rue Ketanou)
-Dimanche 4 août ! Eddy de Pretto.

 

Reste encore à patienter un peu moins d’un mois pour en savoir plus sur ce qui arrive « de très lourd », comme l’a annoncé l’orga d’Yzeures’n’Rock, pour la journée du dimanche…

A.G. / Photo : archives NR – Eric Pollet

> Du 2 au 4 août 2024. Pass 1 jour : 36 €, pass 2 jours : 59 €, pass 3 jours : 85 €. 

A Tours, des festivités prévues pour le Nouvel an chinois

#EPJTMV Le Nouvel an chinois a de multiples facettes : du réveillon en famille au défilé du dragon, il rassemble la communauté chinoise de Tours. C’est aussi l’occasion pour les habitants de la ville d’en apprendre plus sur la culture chinoise.

Depuis plus de vingt ans, la communauté asiatique de Tours célèbre elle aussi la nouvelle année du calendrier lunaire. Cette année, la célébration se fera à partir du 10 février. Les festivités sont organisées par l’association France-Chine Touraine, une association à l’origine 100 % française qui organise des cours de langue et des voyages à destination de tous les curieux.

Mais si le bureau est majoritairement constitué de Tourangeaux d’origine française, les membres de l’association et ceux qui participent à leurs événements sont, pour la plupart, d’origine chinoise.

Pour Li Zi Gao, responsable des projets, les membres de la diaspora chinoise ont toujours eu particulièrement à cœur de se rassembler et de se connaître entre eux. « Nous organisons souvent des repas et des sorties, pour cueillir de l’ail des ours par exemple (une plante aromatique prisée pour ses vertus médicinales, NDLR). Le Nouvel an, c’est le moment où les familles se retrouvent, mais c’est aussi une célébration dans l’espace public. »

C’est en effet l’occasion pour celles et ceux qui ont des costumes traditionnels de les porter pour défiler dans la rue, aux côtés du dragon savamment manié par les membres du club de kung fu et de tai chi France Shaolin de Tours. « C’est important parce que cela crée du lien entre les Français et les Chinois d’origine », estime le maître shaolin Shi Yanjun.

3 SEMAINES DE FESTIVITÉS

À Tours, Marie-Aude Ravet participe à l’organisation des festivités. Professeure de danse de l’association Aux Quatre Vents, la seule école de danse asiatique en France, elle associe ses étudiants au défilé du dragon et organise aussi de son côté un brunch le 11 février à Tours à Table, à partir de midi.

« Mais il ne faut pas se tromper, explique Li Zi Gao. Le Nouvel an chinois est mal nommé puisqu’il est aussi célébré par les Vietnamiens, les Malais et les Philippins. » D’ailleurs, les festivités ne comprennent pas seulement le réveillon du Nouvel an mais s’étirent sur trois semaines. « Les lampions rouges et les pétards rappellent la légende du Nouvel an. Ils auraient été allumés pour faire fuir un petit dragon qui enflammait les maisons pour s’amuser », raconte Li Zi Gao.

À PETITE COMMUNAUTÉ, VIEILLE CÉLÉBRATION

Justement, c’est l’année du dragon de bois qui commence le 10 février 2024. Elle est particulièrement symbolique aux yeux de Boun Phone Tiang qui nous enjoint toutes et tous à la prudence. « Il faudra aussi prendre une grande décision cette année, qu’elle soit bonne ou mauvaise », indique-t- il, plutôt soucieux.

Plus connu sous le nom de Monsieur Boun, ce Laotien d’origine chinoise célèbre aussi le Nouvel an dans ses trois restaurants. Ses parents avant lui le fêtaient avec leurs clients dans leur restaurant rue Victor-Hugo, le China-Town. Arrivés en France en novembre 1979, comme réfugiés politiques, ils avaient racheté ce restaurant en perte de vitesse, alors tenu par des Laotiens.

« En arrivant à Tours en 1981, il était très rare de rencontrer un autre immigré d’origine asiatique, se rappelle Boun Phone Tiang. Avec mes frères, nous allions faire le tour du lycée Konan, à Saint- Cyr-sur-Loire, où les enfants de cadres japonais étudiaient pour se sentir moins extraterrestres. »

Aujourd’hui, la communauté en Indre-et-Loire compte environ 200 familles, estime Li Zi Gao, un groupe assez restreint comparé à celui de Poitiers où l’on retrouve un institut Confucius et des étudiants chinois qui se sont installés définitivement en France. Cela n’empêchera pas de célébrer la nouvelle année en beauté et de faire découvrir la culture chinoise à tous ceux qui le souhaitent.

Mourjane Raoux-Barkoudah, journaliste en formation à l’EPJT

> Retrouvez le portrait et l’histoire de Boun Phone Tiang

 

 

Lightpainting : Dominique de Ré, un peintre dans la nuit

#EPJTMV Entre sa casquette d’ingénieur et celle d’exposant à Montlouis-sur-Loire, Dominique de Ré jongle entre différents rôles. Mais quand la nuit tombe, c’est de son appareil photo et de ses lumières qu’il s’arme, pour pratiquer du « lightpainting ».

« Avant, j’escaladais les murs et je passais par les fenêtres. Puis un jour, j’ai remarqué que 10 mètres plus loin, une porte était ouverte. » Sur ces mots, Dominique de Ré lâche son premier rire. Les fenêtres dont il parle, ce sont celles de ce lieu aux abords de Tours qu’il appelle « la grande halle », pour rester discret. L’ingénieur s’introduit ici pour pratiquer le « lightpainting », passion qu’il a développée il y a 2 ans.

Cette technique de photographie s’appuie sur de longs temps de pauses accompagnés de jeux de lumière. Ils permettent de figer les mouvements de celle-ci. « La lumière est le sujet central de mes photos. Mais elles permettent aussi de mettre en valeur un décor, d’où l’urbex », explique le photographe.

C’est pour sa passion qu’il se dédie à l’exploration urbaine. « Je cherche des lieux, je fais du repérage et je prépare ma performance en amont avant de venir la réaliser de nuit. Je peux passer deux heures sur place s’il le faut. » C’est à 19 h que le rendez-vous a été fixé pour le rencontrer. Il y restera jusqu’aux environs de 21 h.

Et ce ne sont pas que de grands hangars qui passent sous son objectif. « Le street art m’intéresse beaucoup, les lieux historiques aussi ou encore les tunnels ferroviaires », ajoute-t-il. Mais pas question de dévoiler les emplacements, pour éviter qu’ils finissent dégradés.

Et la lumière fut

L’avantage de ces lieux abandonnés, au-delà du décor, c’est l’environnement. Pas question de pratiquer son art l’été en pleine sécheresse dans la nature, car son éclairage principal, c’est le feu. « Ici ce n’est que du béton, il y a même de l’eau qui me permet de jouer avec les reflets. Alors, il n’y pas de risque », explique Dominique de Ré.

Toutes sortes d’éclairages l’accompagnent : des lampes – avec un tas d’accessoires à accrocher pour changer la couleur de la lumière, comme des bouteilles en plastique rouge, des guirlandes ou encore des porte-clés lumineux. Mais son outil principal, c’est un fouet de cuisine attaché à une laisse pour chien et remplie de paille de fer. « Quand je vais commencer, reculez-vous, vos vêtements risquent de prendre feu », lance-t-il sereinement. Il allume la paille, le feu prend, et le spectacle commence.

Texte : Axel Monnier, journaliste en formation à l’EPJT
Photos : Baptiste Villermet, journaliste en formation à l’EPJT

Coupe d’Afrique des nations : un « Village CAN » à Tours

#EPJTMV Jean-Christophe Kouassi est membre fondateur de l’association des étudiants ivoiriens de Tours. À l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations, il a mis en place un espace dédié à la diffusion de matchs pour les amoureux de football.

Les discussions fusent entre les clients, tandis que d’autres jouent au billard et que les serveurs slaloment entre les tables. Sur les murs de la salle, les différentes télévisions du bar, situé à proximité de la gare de Tours, diffusent le match Sénégal-Cameroun de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

Personne n’a l’air intéressé par la compétition qui rassemble pourtant tous les deux ans 24 sélections nationales. Personne, sauf un homme. C’est Jean-Christophe Kouassi, membre fondateur de l’association des étudiants ivoiriens de Tours. Et pour cause. Même s’il suit la CAN « depuis toujours », cette année, elle a une saveur bien particulière pour ce titulaire d’un master en Gestion de l’Énergie à l’Université de Poitiers, et bientôt d’un diplôme d’entrepreneur de l’Université de Tours.

Les nations s’affrontent depuis le 13 janvier et jusqu’au 11 février prochain dans son pays natal, la Côte d’Ivoire. Jean-Christophe, plutôt réservé, esquisse un large sourire lorsque l’on évoque le sujet. « Chez nous, c’est la fête mais nous sommes loin de notre pays. Outre les moyens financiers, nous ne pouvons pas aller en Côte d’Ivoire à cause des cours, regrette-il avant de poursuivre, il fallait trouver un moyen pour être en harmonie avec les festivités. »

Rencontres entre communautés

Afin de lutter contre le mal du pays, l’association a créé le « Village CAN ». Tout part d’une réunion où un membre de l’association suggère d’organiser une diffusion des matchs. Jean-Christophe Kouassi dirige alors le comité. « Le but est que toutes les communautés des pays qui participent à la CAN puissent regarder les rencontres », explique-t-il.

Après avoir contacté la direction de la résidence Crous de Grandmont, il obtient l’accès à une salle qui lui permet d’accueillir près de quarante supporters africains. Mais un problème se pose rapidement. Elle est « trop petite » pour recevoir du monde. L’étudiant contacte donc la municipalité pour se procurer un espace plus grand. « Elle m’a conduit à l’association “ Pluriel(le)s ” du Sanitas. J’y ai laissé mes coordonnées et on m’a recontacté pour voir dans quelle mesure on pourrait collaborer », précise-t-il.

Finalement, depuis le 23 janvier, entre 100 et 150 amoureux du ballon rond peuvent se réunir et profiter ensemble de la CAN depuis le quartier du Sanitas. Pour le moment, seuls quelques matchs sont prévus pour être diffusés dans le centre social. Le nouvel objectif de Jean-Christophe : trouver une salle encore grande pour la finale et y organiser une soirée mémorable.

Texte : Marie-Mene Mekaoui, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : Inès Figuigui, journaliste en formation à l’EPJT

Mass Hysteria, Vladimir Cauchemar, Disiz… Terres du Son dévoile 11 nouveaux noms

La bonne nouvelle de ce jeudi 25 janvier ? C’est que le festival Terres du Son vient de dévoiler la suite de sa programmation !

Le festival Terres du Son vient de dévoiler onze nouveaux noms qui se rajoutent à l’affiche, déjà composée de BigFlo & Oli, Justice, Gazo, Jain, Luidji, Feder, Trinix et Irène Drésel.

Du 12 au 14 juillet, on pourra donc également assister au show (qui risque de faire mal dans la fosse !) de MASS HYSTERIA. Les metalleux français pousseront les potards sur 11 et feront trembler le Domaine de Candé le dimanche 14.

Une des autres grosses claques qui s’annonce aussi, c’est le concert de VLADIMIR CAUCHEMAR ! Le producteur de génie débarquera le samedi !

Le même jour, autre grosse pioche : DISIZ. Le rappeur – dont le « J’pète les plombs » ne nous a jamais quittés depuis les années 2000 – aura en plus, sous le coude, son récent album déjà écoulé à plus de 83 000 exemplaires.

Pour le reste, Terres du Son joue de nouveau la carte de l’éclectisme, puisque les autres artistes qui se sont rajoutés à l’affiche sont DYONISOS, SANTA, FAKEAR, SANTA, BEKAR, mais aussi ADELE CASTILLON, JAHNERATION, LA P’TITE FUMÉE et CONTREFAÇON.

La programmation des jeunes artistes émergents, issus du dispositif Propul’Son, doit être dévoilée prochainement.
A.G. / Photo : archives NR Hugues Le Guellec


> Terres du Son, les 12, 13 et 14 juillet 2024, à Monts. 

 

David Jackson, la musique au « chœur » de tout

#VisMaVille Chef d’orchestre et pianiste franco-britannique, David Jackson est chef de chœur de l’Opéra de Tours depuis deux ans. Il multiplie les initiatives auprès des Tourangeaux, à l’instar de la « Maîtrise populaire » pour les enfants.

Installé au fond d’un fauteuil en velours rouge, David Jackson porte son regard sur la mise en place du décor du spectacle qui sera joué le soir même. Les plissures de chaque côté de ses yeux bleus trahissent son profond enthousiasme et sa joie contagieuse. Il plaisante : « J’ai le même âge que le chœur de l’Opéra de Tours (Rires). » Pour information, celui-ci a fêté ses 40 ans l’année dernière.

Chef de chœur de l’Opéra de Tours depuis deux ans, David Jackson initie de nombreux projets, qu’il appelle des « planètes ». Il préfère la métaphore céleste à celle du cœur. « Le soleil, c’est le chœur de l’Opéra, explique-t-il, et tout autour, nous avons les planètes. La première est la chorale populaire. »

Deux fois par semaine depuis deux ans, 220 participants se rassemblent pour chanter. Le virtuose souligne l’implication de ces Tourangeaux : « Les amateurs sont des éponges. Quand ils commencent à chanter ensemble, il y a de la joie. Ce n’est pas difficile de les motiver. »

Sur un autre astre, David Jackson reçoit, avec Marie Saint-Martin, professeure de chant, une trentaine d’enfants de moins de 11 ans issus de tous les quartiers de Tours. « Après un an de travail dans ces lieux, ils s’y sentent chez eux », confie-t-il en souriant. Les deux groupes se retrouvent sur scène, scellant ainsi la volonté de répandre la musique dans chaque recoin de la ville. Une autre planète encore, celle de « À Voix Haute », située à l’église Saint-Julien. Passants, habitués ou personnes isolées s’y retrouvent une fois par mois pour chanter à l’unisson.

Les deux années passées à l’Opéra de Tours ont été « fortes en projets de toutes tailles ». David Jackson a fait entrer cet art à l’école comme à l’Ehpad. Il retient tout particulièrement son expérience de préparation du chœur pour Thaïs de Michel Plasson, chef d’orchestre français.

Quand il dirige, David Jackson se laisse totalement happer par la musique. Il sautille au piano et ne peut s’empêcher de chanter. Impossible de le voir avec le traditionnel nœud papillon ou la baguette ! « Les choses dorées ne m’intéressent pas du tout. Moi, je suis ému par la musique. Je veux la partager avec les gens. »

 

Diplômé de l’Université de Durham et de la Royal Scottish Academy of Music and Drama de Glasgow, il quitte sa terre natale pour son premier poste en tant que chef de chant à l’Opéra national de Cologne, en Allemagne. Après des années à travailler à Paris, il s’est lui-même surpris à vivre à l’étranger : « C’est quelque chose qui m’a étonné. Je n’étais pas du tout comme ça quand j’étais adolescent. […] Je n’aurais jamais imaginé que je vivrais dans un autre pays, et encore moins que je parlerais d’autres langues (Rires). »

Une chose semble essentielle pour le franco- britannique : laisser les portes de l’opéra grandes ouvertes pour tous. Quand il commence à en parler, il perd ses mots. Sa langue natale revient au galop. « Je suis sensible au…. Comment dire ? (Longue pause) Politically, I’m very motivated dans ma vie privée. […] Si je peux amener ça dans le cadre professionnel, ça me fait vraiment plaisir. Musically, on a une responsabilité. »

Texte : Lou Attard, journaliste en formation à l’EPJT
Photos : Emma Sikli, journaliste en formation à l’EPJT

Belle table : on a testé la cuisine de L’Accalmie

Salle spacieuse et moderne, musique de fond, très légère : nous voici à L’Accalmie, pour goûter au menu concocté par le chef Arthur Viard, arrivé en 2022. La qualité est toujours au rendez-vous.

L’Accalmie est une adresse connue à Tours. Certes. Mais depuis 2022, le restaurant a changé de propriétaire et de ligne culinaire. Arthur Viard dirige les cuisines. Aurore Legrand Viard, sa femme, s’occupe du service. Le nouveau chef revendique une cuisine gastronomique préparée avec des produits frais. Une montée en gamme qui ne se paye pas forcément au prix fort.

Le midi, il est possible de prendre, comme nous, le menu Retour du marché à 25 €. On commence avec trois amuse-bouches qui annoncent la couleur. Arrive ensuite l’entrée : un ceviche de lieu noir, radis red meat et leche de tigre. Un intitulé long qui décrit pourtant une association de saveurs simple et soignée.

Le plat : un filet mignon de porc, purée de panais, champignons et jus réduit truffé. C’est la pièce maîtresse de l’ensemble. La viande parfaitement cuite et les assaisonnements habilement équilibrés montrent que le chef maîtrise sa partition.

Pour conclure, un entremets façon banoffee (pâtisserie anglaise à base de banane) accompagné d’un caramel beurre salé, de cacahuètes caramélisées et d’un sorbet banane. Une fin en douceur qui ne laisse pas sur sa faim.

Pour une occasion particulière ou pour le plaisir de bien manger, L’Accalmie est une adresse à garder en tête, du fait de son rapport qualité- prix notamment. L’équipe du restaurant est accueillante et chaleureuse. Le tout incite à profiter de l’instant.

Théo Lheure, journaliste en formation à l’EPJT


> L’addition : Menu Retour du marché (uniquement le midi) 25 €. Menu 36 € (entrée/plat ou plat/ dessert) et 46 € (la totale entrée/plat/ fromage/dessert). Des menus de 4 à 8 « temps » entre 55 € et 157 €.
> L’Accalmie, au 10 rue de la Grosse Tour, à Tours. Ouvert du mardi au vendredi de 12 h à 14 h et de 19 h à 21 h et le samedi de 19 h à 21 h.
> Contact Tél. 02 47 39 24 83 ou sur les réseaux sociaux : @laccalmietours sur Instagram et L’Accalmie sur Facebook.

 

 

Léonard de Vinci : film-événement à Tours et expos à Amboise

#EPJTMV Les Cinémas Studio et le Clos Lucé mettent à l’honneur les dernières années de la vie de Léonard de Vinci en Touraine.

À l’occasion de la sortie du film d’animation Léo, les Cinémas Studio collaborent avec le Clos Lucé et le château d’Amboise pour deux événements à ne pas manquer. Une avant-première et deux expositions qui dévoilent les coulisses du tournage. « C’est un projet assez exceptionnel », explique Doris Gruel, chargée de la distribution des films jeune public chez Little KMBO.

Tout commence lorsque Jim Capobianco, le scénariste de Ratatouille et co-réalisateur de ce nouveau film d’animation, se rend en repérage à Amboise. Après avoir travaillé pour Disney et Pixar, il se lance dans son premier long-métrage qu’il dédie à Léonard de Vinci. Un personnage qui fascine petits et grands. Un pari réussi selon Manon Lory (en photo), responsable jeune public des Studio, qui retrouve la magie des inventions de De Vinci dans la musique et les images du film.

Les indispensables exposés au Clos Lucé

Mais c’est aussi dans le but de déconstruire la magie de l’image animée que les deux expositions autour du film ont été pensées. Pour Doris Gruel, l’idée est d’éduquer à l’image et de découvrir ce qu’elle cache… des créateurs et des artistes ! Ce sont eux et leur travail qui sont mis en lumière au Clos Lucé où vont être exposés tous les indispensables du stop motion : dessins originaux, storyboards, têtes en latex, moules en silicones et patrons de costume.

Cerise sur le gâteau, on y retrouve aussi la maquette du Clos Lucé « qui prend un peu de place » confirme Paul Riffault, responsable pédagogique du projet. Il s’est rendu dans les studios d’animation à Saint-Peray, dans la Drôme, pour inspirer la scénographie de l’exposition. « C’est un atelier de Léonard des temps modernes, résume-t-il, avec des menuisiers, des éclairagistes et des mécaniciens ! »

À Amboise, ce sont les décors qui ont été reconstruits, pour faire revivre la vie de l’inventeur au sein des murs. Une façon de résister au « drame du cinéma qui est de créer des décors destinés à être jetés », rappelle Paul Riffault. Le montage des expositions a été facilité par la proximité des studios Foliascope, l’un des seuls en Europe capable de faire du stop motion.

Tout autant que Léonard de Vinci et la Touraine, c’est l’art de l’animation et ses maîtres que l’on célèbre. Rendez-vous, donc, aux Studio, le 27 janvier et jusqu’à la mi-avril, et mi-mai au château d’Amboise et au Clos Lucé.

Mourjane Raoux-Barkoudah, journaliste en formation à l’EPJT


> Samedi 27 janvier, avant-première du film : Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci aux cinémas Studio

 

Urbex : « Investir une usine est une manière de se réapproprier la ville et l’espace. »

#EPJTMV Olivier Chantôme est photographe et passionné par l’urbex. Il signe son premier livre Balsan (f)riche en mémoire (Ed. La Bouinotte) en février 2023. Il nous en dit plus sur cette pratique.

D’où vient l’urbex ?

L’urbex est une discipline anglo-saxonne qui vient des États-Unis et de l’Angleterre. Elle s’est développée dans les années 80-90 dans un contexte de fermetures d’usines. Ceux qui le pratiquent ont investi les lieux de travail pour remettre en cause leur arrêt et contester les principes libéraux de la grande ville.

En France, l’urbex a émergé en lien avec le mouvement des cataphiles (individus qui explorent les catacombes, NDLR), punk et du graffiti. Des éléments disparates qui se sont agrégés à des emprunts de la culture anglo-saxonne pour que la pratique s’implante dans l’Hexagone.

Y a-t-il une dimension politique à la pratique de l’urbex ?

Oui. Investir une usine dans une friche urbaine industrielle d’une ville moyenne est une manière de se réapproprier la ville et l’espace.

Y a-t-il un profil type des personnes qui explorent les lieux abandonnés ?

On trouve des profils de différentes origines sociales. La pratique ne se limite pas à une élite. On a tendance à voir des hommes, mais les femmes font aussi de l’urbex. Même si elles en pratiquent plus souvent accompagnées que seules, pour des raisons de sécurité. Cette hétérogénéité des profils s’explique par la diversité des lieux dans lesquels on retrouve les bâtiments abandonnés, dans les grandes villes ou à la campagne.

Alors que la pratique est illégale, pourquoi est-elle de plus en plus tendance ?

La tendance et l’illégalité de la pratique sont paradoxales. Cela s’explique car on en parle davantage, notamment sur les réseaux sociaux. Officiellement, la pratique est illégale mais tolérée. Explorer une usine abandonnée n’occasionne pas de problème avec la justice.

Mais, entrer dans des bâtiments privés ou des maisons abandonnées, les conséquences diffèrent car les propriétaires peuvent légitimement dire que c’est une infraction. Malheureusement, cela génère des dommages collatéraux. De plus en plus de lieux sont visités et dégradés par des personnes qui ne connaissent pas « les règles » de l’urbex. On doit sortir du lieu exploré dans l’état où on l’a trouvé, sans casser ni dégrader.

Toujours dans les dérives, certains marchandent l’urbex. Ils révèlent ou organisent des visites guidées de lieux interdits. Or, une des règles de l’urbex est de ne pas donner les localisations pour ne pas qu’ils ne soient pas trop fréquentés.

Propos recueillis par Marie-Mene Mekaoui, journaliste en formation à l’EPJT
(Photo DR)


> Retrouvez notre reportage « Urbex : sur les lieux abandonnés » en cliquant ICI.

 

TMV du 24 janvier 2024 – spécial EPJT

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/01/TMV_A_20240124_TMV_001_T_Q_0.pdf

Comme chaque année, la rédac a laissé les manettes aux étudiant(e)s de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ! Toutes et tous vous proposent une plongée dans le monde de l’urbex en dossier principal. Le reste du sommaire ? Un atelier de transformation culinaire pour la Banque alimentaire de Touraine, le portrait de David Jackson, chef de chœur de l’Opéra, ou encore l’horoscope chinois, la vie de Léonard de Vinci en film d’animation et la chronique resto de L’Accalmie.

L’urbex : retrouver l’âme des lieux oubliés

#EPJTMV Les ruines sont l’essence de l’exploration urbaine. L’histoire derrière celles-ci, aussi. Près de Tours, un parc immobilier a déchaîné les procès et fait verser des larmes. Mais il fait aujourd’hui le bonheur de quelques aventuriers, passionnés d’urbex.

Près de Tours, le long d’une route d’une commune voisine, un paysage de pavillons abandonnés attire l’œil des passants. Vitres, portes et escaliers ont été retirés de ce chantier pourtant presque achevé. Ils ont laissé place à des murs recouverts de tags. Les lieux sont-ils complètement vides ? Pas tout à fait. Entre deux maisons, quelques adolescents courent et se cachent. « Eux, ils doivent venir pour casser », suppose Axel. Ce déménageur de 32 ans est ce qu’on appelle un urbexeur. Le nom est tiré de la pratique qui le passionne : l’urbex, pour « urban exploration ». En français, l’exploration urbaine.

Ce lieu abandonné, qui était censé être un village de vacances, est devenu un repaire pour ces passionnés. « Avant, je posais des compteurs Linky, je travaillais dans la commune d’à côté et comme tout le monde, j’ai vu les maisons abandonnées. Depuis, je suis venu une quinzaine de fois ici. »

Sur ce terrain, des morceaux de verre et des tuyaux traînent par terre, des mousses isolantes moisies pendent au plafond. L’intérêt semble minime. « Ce qui me passionne, c’est l’histoire qu’il y a derrière. Et ici, il y en a une. Quand vous explorez des châteaux abandonnés, vous tombez sur des lettres, des correspondances, des documents qui racontent la vie que ces lieux ont connu. »

L’histoire n’est pas toujours très joyeuse. Ce lieu devait devenir un village vacances avec piscine, balnéothérapie et restaurant de 250 couverts dans 11 hectares de nature. Mais la société en charge du chantier met la clé sous la porte en 2012. Le projet a déjà pris trois ans de retard. « Les entreprises sont venues et ont récupéré tout ce qu’elles pouvaient ! Regardez, il n’y a plus de gouttière, plus d’escalier, plus aucune fenêtre », pointe du doigt Axel alors qu’il se balade dans ce qui aurait dû être une rue. Les ruines des habitations, de la piscine et du gymnase gisent dans le froid hivernal.

Un second souffle

Le lieu reprend vie quand les urbexeurs s’en emparent. « C’est tellement connu que beaucoup de gens y viennent. Or, plus il y a de passage, plus c’est dégradé », juge Axel, fort de son expérience. Il a décidé d’organiser une partie de sa vie autour de cette passion. « Quand tu pars en vacances, tu regardes les lieux où tu vas aller faire un tour. J’ai même mis un matelas à l’arrière d’une voiture pour partir explorer des lieux sur plusieurs jours. »

Plus loin, l’aventurier nous conduit dans ce qui semble être un ancien gymnase. Ici, aucune trace de parquet, mais les rayons du soleil qui traversent le toit troué illuminent les quelques tags. Le silence n’est rompu que par les gouttes d’eau qui tombent des plafonds. Pour le jeune homme, plusieurs types d’explorateurs existent.

« Tout le monde connaît les casseurs. Ce sont ceux que personne n’aime car ça ne sert à rien de casser. Les tagueurs aussi, quand c’est du béton comme ça, pourquoi pas si c’est beau. Mais certains taguent même de très vieux châteaux, c’est dommage. Quant aux photographes, ils sont nombreux parce qu’ils adorent ça. Et il y a aussi ceux que j’appelle les brocanteurs qui viennent récupérer des objets pour les revendre. » Il ne dira pas dans quelle catégorie il se situe.

Une pratique dans l’ombre

Alors que la visite du gymnase se termine, l’heure est venue de quitter les lieux, sans faire trop de bruit. La discrétion est le maître mot de cette pratique. Si rien en soi n’interdit d’explorer de vieilles ruines, bien souvent, celles-ci se trouvent sur des propriétés privées où il est interdit de pénétrer.

Direction un nouveau lieu ? Pour aujourd’hui, non. Il faudra d’abord passer quelques heures à en repérer un. Il n’est pas dans la coutume de partager la localisation des « spots ». La recherche fait partie intégrante de la passion. « Je suis abonné à tous les sites d’urbex. Dès que je vois la photo d’un lieu, je fais des recherches avec les images pour les trouver. Je regarde de vieilles cartes postales aussi », conseille Axel, sans en dire tellement plus. Avec un peu de chance, il l’espère, son prochain lieu d’exploration sera tout autant chargé d’histoire.

Clara Demajean et Axel Monnier, journalistes en formation à l’EPJT
– Photos : Emma Sikli, journaliste en formation à l’EPJT


> Retrouvez l’interview d’Olivier Chantôme, photographe et spécialiste de l’urbex en cliquant ICI

 

Quiz Room : on a testé pour vous la nouvelle salle de jeu

#EPJTMV Chacun devant un pupitre avec écran et buzzer, les lumières tamisées et une voix pour nous guider dans le jeu, c’est ainsi qu’a commencé notre partie chez Quiz Room, la nouvelle salle de jeu tourangelle autour du quiz.

En plein centre-ville de Tours, la salle aux tons jaune et bleu est immanquable. « Salut à tous ! », nous lance joyeusement Emma, la responsable de l’établissement. S’ensuit un temps d’explication du jeu et de ses subtilités et nous voici dans la salle, tous devant un pupitre qui porte notre surnom. Très professionnellement, mes collègues, Camille, Florian et Jules ont bien voulu m’accompagner pour tenter l’expérience de cette salle à l’ambiance « jeu télévisé. »

Une voix attire immédiatement notre attention, celle d’Ambre, le robot qui dicte les règles et dirige la partie. « Bienvenue chez Quiz Room. Le jeu où ce n’est pas la taille du savoir qui compte, mais la façon dont on s’en sert. » Il est clair que ce ne sera pas un simple quiz, la stratégie semble avoir une importance toute particulière.

La salle propose neuf thématiques de quiz pour renouveler ses parties. Chaque session dure une heure minimum soit deux parties complètes avec la possibilité de prolonger l’expérience selon la disponibilité des salles. Et puisqu’on est aussi gourmands pour se restaurer que pour s’amuser chez tmv, on a réservé trois parties : deux quiz « originaux » avec des thèmes variés et un quiz « what the fuck » qui nous a pour le moins surpris.

Pupitre de quiz room composé d’un écran et de quatre buzzers. Photo : Baptiste Villermet

Un jeu immersif et stratégique

Chaque pupitre est composé d’un écran et de quatre buzzers. Une partie classique se décompose en trois manches. Durant la première, une question est posée, quatre réponses sont possibles et une seule est correcte. Tous les joueurs peuvent marquer des points. La deuxième manche demande d’être rapide, car seuls les trois premiers joueurs à répondre juste auront des points. La troisième peut renverser complètement la partie. Seul le premier joueur qui répond correctement remporte les cinq points mis en jeu et pour les retardataires, en cas de réponse incorrecte, c’est deux points en moins.

De la lumière au son, toute la décoration de la salle est faite pour rappeler un environnement de plateau télé. Durant le jeu, les joueurs sont aussi et selon la situation éclairés de lumières de couleur différentes. Ambiance « Qui veut gagner des millions » garantie !

Très vite, il est devenu évident qu’Ambre ne mentait pas concernant la stratégie. Quatre bonus utilisables deux fois chacun, sont mis à disposition de chaque joueur au début de la partie et peuvent être utilisés à raison d’un joker par tour et par personne. Entre chaque manche, des mini jeux vous permettront d’étoffer votre réserve.

En plus de cette subtilité, le thème des questions est affiché quelques secondes à l’avance pour laisser aux joueurs le temps d’utiliser les jokers à leur disposition. Alors ayez bien connaissance des forces et faiblesses de vos adversaires pour agir vite si le thème de prédilection d’un autre joueur apparaît.

Rhaïs Koko et Florian Pichet en pleine partie. Photo : Baptiste Villermet

Un lieu pensé pour la convivialité

Ouvert depuis le 1er décembre, Quiz Room veut proposer également un espace de détente avec canapés et boissons softs. « On est actuellement en train de tenter d’obtenir la licence pour les alcools, souligne Emma. J’ai toujours aimé la relation client. Mais avec Quiz Room, l’expérience est spéciale car on vend du fun. Les meilleurs joueurs obtiennent même des cadeaux. »

Dans les deux salles de jeux, le nombre de joueurs minimum est établi à quatre et peut monter jusqu’à 18, ou 36 en tournoi sur deux salles. Quiz Room est accessible aussi aux enfants avec un format « kids » pensé pour les 8-12 ans.

La seule ombre au tableau durant cette séance test sera le prix. Si Quiz Room a très gentiment proposé de nous offrir les parties, la grille de tarifs nous a semblé un peu excessive pour faire de l’activité une expérience accessible à tous. Ainsi pour une heure de jeu soit deux parties, comptez 20 à 24 euros par personne (selon le nombre de joueurs). Mais fait important, les étudiants bénéficient d’un tarif à 15 euros les mercredis et dimanches.

Comme évoqué précédemment, on vous laisse la possibilité de prolonger l’expérience pour 6,60 euros par partie ajoutée ainsi que le loisir de personnaliser vos questions moyennant tout de même 60 euros.

Malgré tout, « les gens repartent toujours d’ici heureux », assure Emma. Et soyons honnêtes, nous avons passé un très bon moment. La preuve : certains dans l’équipe parlent déjà… d’y retourner !

> Quiz Room, au 14, rue Néricault-Destouches à Tours. Ouvert du mardi au dimanche. Réservations et infos sur quiz-room.com/villes/tours

Rhaïs Koko, journaliste en formation à l’EPJT
Photos : Baptiste Villermet, journaliste en formation à l’EPJT

Tours : Monsieur Boun, restaurateur aux mille vies

#EPJTMV À la veille du réveillon du nouvel an chinois, Boun Phone Tiang se rappelle son parcours, de ses débuts comme serveur à l’achat de son dernier restaurant. En même temps que ses origines se rappellent à lui.

Tia Gourmet est à ses couleurs : vert jade et bleu canard. Le patron de deux autres restaurants tourangeaux a choisi un nom court et facile à retenir, comme pour celui qu’il a racheté au tribunal de Tours en 2009.

« J’ai su que ce local, avenue de Grammont, était en liquidation judiciaire, alors j’ai tout de suite fait une offre au tribunal. Au téléphone, la greffière m’a demandé comment je voulais appeler ce nouveau restaurant. Elle m’a pris de court, j’avais sous les yeux un carnet rouge que j’avais trouvé dans un hôtel alors je lui ai dit « Mao ». J’ai reçu beaucoup de critiques mais j’ai essayé de dépolitiser ce nom, de jouer sur le côté ludique de la décoration plutôt que sur l’histoire. »

De Vientiane à Tours

Lui aussi s’est fait un nom. « Il est génial Monsieur Boun ! », lance un des serveurs chez Tia Gourmet. Son nom complet, c’est Boun Phone Tiang, mais tout le monde l’appelle Monsieur Boun. Avec son col roulé noir et ses lunettes, il en impose. « Il va falloir mieux s’habiller mieux », leur avait lancé leur père, à ses frères et lui, avant de quitter le Laos. « Pour la première fois de ma vie, j’enlevais mes tongs et je mettais un jean », plaisante le quinquagénaire.

On est en novembre 1979, il a 10 ans et il arrive à Paris sous la neige. « Notre père nous avait donné un billet de 500 francs pour aller à la boulangerie. Je voulais tout acheter ! La vendeuse n’avait même pas de quoi nous rendre la monnaie. »

Il a l’air ému en retraçant sa vie qui le conduit du 15e arrondissement de Paris à Vitry-sur-Seine, puis à Dijon avant l’installation définitive à Tours. « Mes parents nous prévenaient toujours deux jours avant notre départ. À Vitry, nous avions rencontré une amie chinoise qui nous avait rappelé que nous avions une tante à Chenôve, près de Dijon. Nous sommes partis du jour au lendemain. Nous ne sommes restés là-bas qu’un an avant de nous installer à Tours, où mon père avait décidé de racheter une épicerie tenue par des Laotiens. »

« Je dormais pendant les cours de catéchisme »

Son sens des affaires, Monsieur Boun semble le tenir de son père. « Il avait appris que cette épicerie asiatique à Tours marchait mal en regardant la télé. Je ne sais même pas avec quel argent il l’a rachetée puisqu’il avait tout perdu au Laos. Et à Chenôve, il travaillait à l’usine », s’étonne encore Monsieur Boun.

Comme sa mère est bonne cuisinière, la famille installe quelques tables dans le fond de l’épicerie, qui devient rapidement un restaurant à part entière. « Comme je faisais plus grand que mon âge, j’aidais au service. À midi je filais au restaurant, j’enfilais un kimono et je mangeais cinq bols de riz blanc dans la cuisine avant de prendre les commandes. Je n’allais pas boire des cafés à Jean Jaurès avec les copains après les cours pour assurer le service du soir. Et du coup, je dormais pendant les cours de catéchisme. »

Un jour, c’est Monique Ruchet, la directrice de l’école du Sacré-Cœur en personne, qui vient déjeuner au restaurant familial. Le lendemain, elle l’attend au portail… pour lui annoncer qu’il aura désormais la permission de dormir en cours de caté.

L’homme d’affaires

Comme son père, c’est en suivant l’actualité que Boun Phone Tiang devient homme d’affaires. Il apprend ainsi que les cartes à puce font fureur à Hong Kong et lance une affaire de vente au détail en France. Son premier client, c’est Palaf Solde, le créateur de la boutique de déstockage Mistigriff à Tours.

En 1997, il part en backpack tenter sa chance dans la téléphonie mobile à Hong Kong. Mais le pays ne lui plaît pas. « Les Chinois n’ont pas le même sens de l’humour que moi. Au bout d’un moment, je réalise que la France est mon pays. Et puis les affaires ne marchent pas si bien… »

Commence alors sa vie de Monsieur Boun : il reprend son premier restaurant, l’Indochine, qui marche mal, alors qu’il n’avait pas souhaité garder celui de ses parents. « On avait tellement trimé dans cet endroit qu’aucun des enfants n’avait envie de continuer à y travailler. » Au bout du compte, il finit tout de même par bosser dur toute sa vie.

Aujourd’hui à la tête de trois restaurants et d’un supermarché de produits exotiques à Notre-Dame-d’Oé (Tia Supermarché), il semble soucieux. Avec la nouvelle année qui se présente sous le signe du dragon de bois, il nous prévient tous : « Il faudra prendre une décision cette année, qu’elle soit bonne ou mauvaise. » Avec 70 familles d’employés sous sa responsabilité, il s’agira d’être prudent.

« Nous sommes des invités »

S’il est fier de rendre visible ses origines ? Il estime plutôt avoir recréé un monde fermé. « Les Asiatiques sont des gens discrets. Mon père répétait souvent : « Nous sommes des invités ! » pour que nous ne nous attirions pas d’ennuis. Parce que s’il arrivait quelque chose, on se serait d’abord tourné vers nous… »

En quittant Vitry-sur-Seine, la famille quitte aussi la communauté laotienne de Paris. Les enfants sont obligés de parler français avec leurs amis. À Tours, il est rare de rencontrer d’autres Asiatiques. « Parfois, on allait faire le tour du lycée Konan où étaient scolarisés les enfants de cadres japonais installés en Indre-et-Loire. Pour se sentir moins extraterrestre. »

Aujourd’hui encore, il est agréablement surpris de rencontrer quelqu’un qui lui rappelle ses origines. Et touché de se raconter, du petit garçon en tong à Vientiane jusqu’au restaurateur aux mille vies ici, à Tours.

Texte : Mourjane RAOUX-BARKOUDAH, journaliste en formation à l’EPJT Photo : Inès FIGUIGUI, journaliste en formation à l’EPJT

A vos bulletins… Prêts, votez !

Et si c’étaient elles, les véritables vedettes de cette année 2024 ? Bien plus que Gabriel Attal, plus jeune Premier ministre de l’histoire de France, et bien plus encore que les JO de Paris 2024, les élections feront parler. Depuis la création du suffrage universel en 1792, c’est la première fois qu’autant de scrutins (présidentiels, législatifs, régionaux, et municipaux) ont lieu la même année.

Et pour cause, 4,1 milliards de personnes sont concernées dans 68 pays. Cela représente la moitié des habitants de la planète. Un record. Parmi eux, on retrouve notamment les États-Unis, le Brésil, le Mexique, la Russie mais aussi le Sénégal et l’Inde.

Autant de pays, et de scrutins, qu’il faudra surveiller dans une atmosphère mondiale déjà extrêmement tendue. Et comme le disait l’ancien Premier ministre, Jean Pierre Raffarin : « Les élections n’effacent pas les problèmes. » Serviront-elles au minimum à les mettre en lumière, dans une année que beaucoup d’observateurs annoncent décisive pour le maintien de la démocratie et d’un retour à la paix dans le monde ?

David Allias

Les rues de Tours se féminisent

#EPJTMV Des femmes, à Tours, il y en a beaucoup. Des rues portant les noms de femmes, en revanche, beaucoup moins. La municipalité cherche cependant à atténuer ce manque de visibilité dans l’espace public.

À Tours, il y a des femmes. Cette nouvelle, qui ne surprendra pas les plus observateurs de nos lecteurs, implique qu’on en croise souvent dans la rue. Pourtant, en 2020, moins de 5 % de ces mêmes rues portaient le nom de femmes.

La municipalité actuelle, consciente que ce pourcentage est loin d’être paritaire, s’est engagée à féminiser les noms des lieux publics. La consultation citoyenne « La rue est aussi à nous » a permis de déterminer une liste de 50 noms de femmes à utiliser pour nommer les nouvelles voies de la ville. Dernière étape en date, franchie fin décembre, avec la désignation de 6 nouveaux lieux publics portant le nom de femmes (voir carte).

Ces rues n’existent pas encore et seront nommées lorsqu’elles seront créées. D’autres viendront, puisque c’est un projet à long terme de la mairie. On y va lentement mais sûrement. Depuis 2020, 42 lieux publics ont été baptisés avec le nom de femmes illustres. C’est une augmentation de 60 % des rues portant le nom de personnalités féminines à Tours.

L’objectif est de rendre les femmes plus visibles au sein de l’espace public. Christophe Dupin, adjoint au maire, tient beaucoup à cette mesure symbolique : « Nous allons continuer : il reste trois ans de mandat. C’est une dynamique qu’il faut prolonger. Nous devons poursuivre cet effort afin de mettre les femmes plus à l’honneur. » Seul reproche fait par certains : pas assez de Tourangelles parmi les récentes nominées.

Noé GUIBERT, journaliste en formation à l’EPJT

Diététique et réseaux sociaux : « J’ai commencé à tourner des vidéos après des consultations avec des jeunes »

Ysaline Benakli est un pur produit tourangeau. À défaut de promouvoir la gastronomie de la région, qui n’est pas toujours très diététique, elle propose sur son compte Instagram @ysalinediet des recettes pour rééquilibrer son alimentation. La diététicienne-nutritionniste de 28 ans a conservé son activité principale et l’utilise pour alimenter ses réseaux sociaux et, par la même occasion, ses 344 000 abonné(e)s. 

Diététicienne-nutritionniste, influenceuse…c’est une carrière professionnelle plutôt atypique. Quel est votre parcours ? 

Je viens de Tours et j’y habite, mais j’ai fait mes études à Toulouse. Je voulais faire un travail utile, en lien avec la santé. J’ai choisi ce métier parce que l’alimentation, c’est la base d’une bonne santé.

fait maintenant cinq ans et demi que j’ai obtenu mon diplôme d’État de diététicienne-nutritionniste. J’ai d’abord commencé chez un prestataire de santé à domicile, où je m’occupais des nutritions artificielles [solutions nutritives pour les patients avec des difficultés à s’alimenter, NDLR], puis dans un cabinet libéral en collaboration. Aujourd’hui, je suis à mon compte, uniquement en télé-consultations.

Quelle était l’intention de départ en créant un compte de recettes sur les réseaux sociaux ?

Ça fait un an et demi que j’ai commencé et, initialement, je voulais sensibiliser sur l’alimentation. Je voulais répondre aux préjugés et apporter de vrais conseils santé face à tout ce que l’on voit sur les réseaux sociaux. Le déclic a été de voir des choses complètement fausses, des aberrations qui, dans le pire des cas, peuvent mener à des troubles du comportement alimentaire.

J’ai commencé à tourner des vidéos après des consultations avec des jeunes, qui me disaient : « Moi j’ai vu ci, j’ai vu ça sur les réseaux sociaux. »  Je les ai publiés et je suis allée préparer mon repas. En regardant mon téléphone par la suite, j’ai remarqué que j’avais déjà pas mal de vues. Aujourd’hui, à ma petite échelle, j’essaye d’influer sur les pratiques alimentaires.

Vos comptes, sur TikTok puis sur Instagram, ont rapidement pris de l’ampleur. Cela a-t-il eu un impact sur votre activité principale de diététicienne-nutritionniste ? 

Je passe pas mal de temps à créer du contenu vidéo, j’ai donc dû réduire mon volume de consultations. Je ne prends plus aucun nouveau patient. Être sur les réseaux sociaux m’a en revanche beaucoup aidée quand j’ai voulu démarrer à mon compte. Cela a servi de relais et je n’ai pas eu à chercher de nouveaux patients.

Et puis j’ai plusieurs projets. J’ai écrit des e-books de recettes et je prépare un livre physique qui devrait voir le jour en février ou en mars. J’ai mis plus d’un an à l’écrire. Le but de ces livres de recettes est de proposer des menus complets, avec les étapes et la liste de course, afin de soulager de la charge mentale que peut représenter la préparation des repas.

Vous promouvez la technique du rééquilibrage alimentaire pour des personnes qui, dans la plupart des cas, souhaitent perdre du poids. Vous inscrivez-vous également dans la mouvance body positive, que l’on a vue fleurir sur les réseaux sociaux ces dernières années ? 

Le but de cette technique est de rééquilibrer son alimentation de manière globale et sur le long terme. C’est toute la différence avec les régimes que l’on voit fleurir partout après les fêtes, par exemple. Alors, effectivement, il peut y avoir une perte de poids et c’est souvent la démarche mais c’est surtout la conséquence d’une alimentation équilibrée.

Le body positive consiste plutôt à apprendre à s’accepter. Il faut cependant comprendre que, pour certaines personnes, cela passe par des changements à mettre en place, notamment dans l’alimentation et l’activité physique. Tout est une question de nuance. Mais effectivement, une fois que toutes ces choses sont mises en place, le travail d’acceptation est important.

Propos recueillis par Marie-Camille CHAUVET, journaliste en formation à l’EPJT.

Photo : Maëva Landais

Un atelier de transformation culinaire ouvre en Touraine

#EPJTMV Pour lutter contre le gaspillage, la Banque alimentaire de Touraine et les associations la Belle et la blette, ainsi que Atouts et perspectives, collaborent cette année pour donner une deuxième vie aux aliments abîmés.

Chaque année, les Banques alimentaires de France récupèrent plusieurs tonnes de denrées dans les grandes surfaces, des aliments devenus invendables à cause des dates limites de consommation (DLC). Bien que les fruits et légumes en bon état soient redistribués tous les jours aux personnes en situation de précarité, beaucoup d’aliments sont jetés car trop abîmés pour les donner.

Pour répondre au défi du gaspillage, les banques alimentaires ont créé des ateliers de transformation culinaire. L’antenne tourangelle, à Saint-Pierre-des-Corps, prépare un de ces ateliers : un espace dédié à améliorer les denrées abîmées. Concrètement, il s’agira « d’arranger des produits invendables, car défigurés, voire moches » en conserves, confitures, soupes et autres plats déjà consommables, explique Jean-Paul Baunez, le président de la banque alimentaire de Touraine. A terme, l’atelier prévoit de faire de la découpe de viande et de poisson.

Les fruits et légumes abîéms et récuépérés à la banque alimentaire seront transformés et redistribués. Photo : Inès Figuigui/EPJT.

À l’origine prévu pour 2023, le local situé à Mettray, près de Tours, ne sera opérationnel qu’à l’hiver 2024, la faute au retard pris par les travaux. Au total, ce sont « vingt-trois ateliers de transformation en fonctionnement et presque autant en projets », rapporte Andréa Moissiard, cheffe de projets innovation sociale et relations associations de la banque alimentaire.

Élargir l’offre de la Banque alimentaire

En plus de rappeler que « les Français gaspillent environ 150 kilogrammes de denrées par an », Jean-Paul Baunez liste les bénéfices que cet atelier apportera. Entre autres, « élargir l’offre de la banque alimentaire » pour des bénéficiaires toujours plus nombreux chaque année. En 2023, ils étaient 15 000 en Touraine.

Le projet va aussi permettre de récolter plus de denrées lors des ramassages, y compris « des produits en mauvais état », souligne le président de la banque. « Ils auront une deuxième vie » après leur transformation dans l’atelier, ce qui limitera le gaspillage alimentaire. Avant la mise en place de l’atelier, les aliments trop abîmés sont jetés ou donnés à des éleveurs d’animaux.

L’atelier des Restorés de Touraine servira aussi aux agriculteurs qui veulent transformer leurs propres produits, dans une démarche de travail à façon.

À la banque alimentaire de Touraine, une centaine de bénévoles s’occupent du tri et de la redistribution. Photo : Inès Figuigui/EPJT.

Les produits seront fabriqués par la société coopérative d’intérêt collectif Les Restorés de Touraine, maître d’œuvre de l’atelier. Le cuisinier de l’atelier et les salariés seront employés, soit dans le cadre d’un chantier d’insertion, soit par une structure d’Esat (établissement et service d’aide par le travail). « Au moins 10 % des produits transformés seront reversés à la banque alimentaire de Touraine », se félicite le président. Le reste sera vendu dans des grandes surfaces.

Une coopération de trois associations

Les bénévoles de la banque alimentaire de Touraine ne sont pas seuls à porter ce projet. Les associations la Belle et la blette et Atouts et perspectives sont aussi fondateurs des Restorés de Touraine. Clément Abrassart est co-fondateur et directeur de la Belle et la blette, association qui a vocation à renforcer la résilience alimentaire sur le territoire de la Métropole de Tours. Il précise que l’objectif est « d’offrir des solutions en bout de chaîne alimentaire » en produisant de nouveaux aliments.

En plus de lutter contre le gaspillage alimentaire, une activité du quotidien pour les bénévoles des associations partenaires, la Banque alimentaire de Touraine et la Belle et la blette font régulièrement des actions dans les collèges pour sensibiliser aux pratiques anti-gaspi.

Texte : Clara Lebarbey, journaliste en formation à l’EPJT

Photos : Inès Figuigui, journaliste en formation à l’EPJT

Une mobilisation étudiante timide contre la loi immigration

Jeudi 18 janvier à 18 h, une assemblée générale étudiante contre la loi immigration se tenait sur le site universitaire des Tanneurs. Une banderole a été créée en vue d’une mobilisation à venir.

« Assemblée générale contre la loi immigration jeudi 18 janvier à 18 h aux Tanneurs », lit-on sur les murs de l’université. Sans même attendre la décision du conseil constitutionnel du 25 janvier sur l’entrée en vigueur possible de cette loi et sous quelles conditions, les étudiants de Tours se mobilisent doucement. Des feuilles ont été placardées sur les murs des autres universités de la ville, aux Deux-Lions, à Grandmont et l’IUT.

« C’est une loi profondément discriminatoire, réagit Joseph, étudiant en première année de médecine venu assister à l’assemblée. Pour n’évoquer que le cas des étudiants étrangers, ils devront régler une caution qu’ils récupéreront lorsqu’ils quitteront le territoire. C’est un système de préférence nationale excluant. »

Une assemblée régulée

Rapidement, l’assemblée s’accorde sur une date pour une manifestation. Elle est fixée au samedi 20 janvier à 18 h avec un départ devant la salle Thélème. L’ambition est de faire une marche et des collages dans la ville pour dénoncer les mesures de cette loi. Une banderole a également été créée à cette occasion.

« Lors des assemblées générales, il y a les étudiants mais il y a aussi des professeurs », indique Anaëlle, 27 ans, en troisième année de sociologie aux Tanneurs. Elle a été élue pour présider la tribune du jour en compagnie de Nathania, étudiante également. Le principe est le même à chaque fois : une tribune prend vie grâce à trois personnes avec des rôles distincts. Une personne écrit le compte-rendu, une autre régule la parole et une dernière qui anime les sujets. 

« Là, nous n’étions que deux. De mon côté, j’ai à la fois animé et régulé la parole. Nathania a fait le compte-rendu », reprend Anaëlle. La tribune est votée au début d’une assemblée générale, sur la base du volontariat. Les participants peuvent être syndiqués ou non. « Avoir un syndicat est simplement une façon de bien organiser l’assemblée », précise Anaëlle.

Une mobilisation moindre comparé à l’an dernier

Quarante-huit personnes ont assisté à cette assemblée générale, pour environ 250 places d’amphithéâtre. « Pour la réforme des retraites l’an dernier, on pouvait avoir deux amphis entièrement remplis », se souvient Anaëlle. Une assemblée générale se déroule en trois moments clés : un premier temps pour les propositions de sujets d’actualité sur lesquels il faut agir ; un deuxième temps pour évoquer les actions possibles et enfin, un dernier temps de votes sur les actions et le choix des dates.

Les étudiants de l’Université de Tours ne limitent pas leur engagement à la lutte contre la loi immigration. Un rassemblement est prévu contre le Centre de rétention administrative (CRA) d’Olivet à 13 h samedi 20 janvier avec un départ de la place Jean-Jaurès. Ce centre doit accueillir dès le 1er février 2024 des étrangers en attente de régularisation ou d’expulsion. Un ciné-débat sur la Palestine est aussi prévu le mardi 23 janvier à 18 h à l’IUT.

Rhaïs Koko, journaliste en formation à l’EPJT

 

Désir…Désirs, un festival pour tous(tes)

#EPJTMV Après un record de fréquentation en 2023, le plus ancien festival LGBT de France fait son retour pour une 31e édition aux cinémas Studio de Tours jusqu’au 23 janvier. Fidèle à son image, Désir… Désirs sait conserver ses valeurs tout en questionnant l’époque actuelle.  

Mardi, 18 h 30, température et convivialité sont au rendez-vous, lorsqu’une petite foule commence à s’attrouper devant les cinémas Studio de Tours. Des hommes et des femmes de tous âges, accompagnés ou non, font connaissance autour de boissons et de petits fours.

Dans l’écho des discussions raisonnent curiosité et excitation avant la projection du film qui sonnera le lancement de la 31e édition du festival Désir…Désirs…Tous sont venus à l’occasion de l’avant-première d’Un jour fille de Jean-Claude Monod qui relate l’histoire d’une femme devenue homme au XVIIIe siècle.

Des sujets d’actualité

Connu pour aborder des thématiques militantes axées principalement sur les minorités de genre, le festival Désir…Désirs est surtout un événement ouvert à tous. « Ma venue est tout simplement fortuite, j’avais envie d’aller au cinéma et je n’avais pas constaté qu’il s’agissait du festival. La programmation est plus étoffée que d’habitude donc ça m’a tenté sachant que certains films ne repasseront que dans quelques mois », partage Elsa dans l’agitation de la soirée d’ouverture.

D’autres visiteurs sont venus, attirés par les thèmes abordés : « Même si je suis habituée aux cinémas des Studio, c’est la première fois que je viens à Désir…Désirs. J’ai notamment été attirée par les sujets qui sont tous très actuels et qui, sûrement, nous engagent un peu plus », rapporte Sylvie, accompagnée de son amie et ex-collègue Agnès.  Cette dernière approuve elle aussi les valeurs de « tolérance et d’ouverture d’esprit » qui font l’identité du festival.

Au fil des ans, de plus en plus de personnes s’intéressent à Désir…Désirs. En 2023, l’édition anniversaire a comptabilisé près de 12 000 spectateurs. « On a de plus en plus de spectateurs, car de plus en plus de personnes se sentent concernées. Ce n’est plus juste du cinéma gay ou lesbien mais du queer, ce qui est beaucoup plus large », affirme Alexia Bourdy programmatrice générale de l’événement.

Soirée d’ouverture du festival Désir…Désirs
Photo : Nahomie Perigny/ EPJT

Les minutes défilent au rythme des bruits de verre qui s’entrechoquent, des conversations et des rires. « Ce qui est bien, c’est qu’on a un public assez divers entre les habitués des Studio, des personnes non issues de la communauté LGBT, ceux qui le sont ou encore des familles et des proches des personnes concernées par cette thématique », continue Alexia Bourdy.

  « Une cause qui touche beaucoup »

Ce festival, pensé et géré par une équipe entièrement composée de bénévoles, sera pour sa 31e édition, marqué par la nouveauté. Les spectateurs auront l’occasion, lors d’une soirée hommage, de découvrir Delphine Seyrig, actrice des années 1960 et figure du féminisme en France.

Le samedi 20 janvier, ils auront également l’occasion d’échanger avec Iris Brey, spécialiste des représentations des genres et des sexualités au cinéma et initiatrice de la théorisation du female gaze : « Dans une volonté globale de mettre en avant le regard féminin », affirme joyeusement Alexia Bourdy. Les sujets abordés se veulent inclusifs : « Le féminisme n’est pas forcément soutenu par les femmes. Ça se joue des deux côtés. Et puis c’est de la curiosité, on est aussi là pour apprendre », assure Didier aux côtés de son père Joseph. « Si on voyait un inconvénient à ce genre de sujets, nous ne serions pas là. »

Dans une volonté de recentrer le festival sur le cinéma, la programmation de 2024 s’efforce de refléter les valeurs initiales de Désir…Désirs. C’est un festival qui porte sur la place des femmes dans la société et la lutte contre la discrimination. Celui-ci s’inscrit parfaitement dans l’ère de son époque avec tous les questionnements et débats qui sont soulevés. « J’ai 14 ans et c’est mon premier festival, je trouve que les sujets abordés ont l’air plutôt bien », s’exprime Ysé. Non loin de l’adolescente, son père l’observe avec fierté : « On aime bien cette cause-là et ces thèmes en particulier. Cela nous touche beaucoup. Plus on en entend parler, plus ça devient normal et moins marginalisé », continue Samuel.

Des thématiques moins taboues

Ces dernières années, il y a eu une réelle poussée de la représentation LGBTQIA+ dans le cinéma français et international.  Il met également en avant les questionnements et la réalité auxquels sont confrontées les personnes concernées par le mouvement.

« Durant ces dix dernières années, il y a eu des grandes évolutions socio-politiques sur les questions LGBTQIA+. On peut le voir à travers le mariage pour tous, ou encore l’augmentation de la visibilité des personnes trans… Il y a plus de production cinématographique LGBTQIA+ et avec des propositions plus variées », raconte fièrement Alexia Bourdy

Au total une quinzaine de films sont à l’affiche de cette édition 2024, parmi eux des films internationaux comme Blue jean, Carol ou encore Rebel Dykes.

Stand du festival Désir…Désirs aux cinémas Studio Tours
Photo : Inès Figuigui/ EPJT

Nahomie Perigny, journaliste en formation à l’EPJT

Toute la programmation est à retrouver sur studiocine.com

 

Hébergements d’urgence : Au cœur de l’hiver, la vie au gymnase

#EPJTMV Le gymnase des Fontaines de Tours a été aménagé en centre d’hébergement d’urgence pour les familles sans domicile pendant la période de grand froid. Reconduite jusqu’au mercredi 24 janvier, cette solution reste provisoire alors que l’hiver se poursuit.

Journée froide et blanche de janvier, ciel laiteux. Le gymnase des Fontaines est posé sur le bitume, comme une brique de Lego, entre l’arrêt de bus Mozart et la crèche de quartier. Un bâtiment du siècle dernier, grisâtre, sans artifice. A l’intérieur, les cris de Nahid emplissent l’espace et se substituent aux habituels crissements des baskets et rebonds des ballons.

Le garçon de 3 ans grogne, rigole et court entre les vingt-trois tentes disposées dans le gymnase. Comme les autres familles accueillies, la sienne est arrivée en France il y a quelques semaines. Venue d’Algérie, elle est installée depuis plus d’une semaine entre les quatre bâches blanches qui délimitent chaque espace.

Des familles renvoyées vers l’inconnu

Les températures ont opéré une chute vertigineuse vers le négatif en ce début d’année. A Tours, le plan grand froid s’est matérialisé par la réquisition d’un seul gymnase, pour une durée initiale d’une semaine. Le dispositif a été reconduit pour une semaine supplémentaire puisque le mercure ne remonte que très faiblement.

Mardi 17 janvier, dix places ont été ajoutées dans trois nouvelles tentes, à destination des hommes seuls sans abri. Mais dès mercredi prochain, les tentes seront repliées et les familles renvoyées vers l’inconnu. Elles devront trouver d’autres hébergements d’urgence afin de ne pas dormir dehors.  « Il faut une solution plus pérenne sur Tours, au moins pour les trois mois de l’hiver, et pas seulement pour une semaine ou deux. Il y a un réel manque de centres », déplore Mathieu Lagarde, salarié au sein d’Entraide et Solidarités.

Mathieu Lagarde est salarié au sein d’Entraide et Solidarités depuis un an. Photo : Baptiste Villermet/EPJT

Cette association vient en aide aux personnes en situation d’extrême précarité et agit sur d’autres sites permanents de la ville. Dans le gymnase, salariés et bénévoles s’occupent des besoins des bénéficiaires et distribuent leurs repas. Certains ont été embauchés pour une mission d’intérim d’une à deux semaines, la durée du plan grand froid. « D’habitude, je travaille avec les handicapés, et là j’ai été recrutée pour ce dispositif. C’était tout nouveau, mais je recommencerai l’expérience avec plaisir », explique Jennifer, tandis qu’elle dit au revoir à une autre recrue qui vient d’achever sa mission.

Jouets et cris d’enfants au milieu des lits de camp

Côté logistique, l’association gère aussi l’approvisionnement en nourriture. Dans de grands frigos professionnels sont stockés les plats préparés par la cuisine centrale de l’association. Ils sont réchauffés sur place, et distribués trois fois par jour aux quelque soixante-dix personnes qui les consomment sur les tables disposées au milieu du gymnase.  « Les tentes ont été apportées par la Croix-Rouge, et les lits de camp, c’est la Sécurité civile qui les fournit », explique Mathieu Lagarde, en arpentant les allées jonchées de jouets.

Le gymnase des Fontaines est le seul de l’agglomération tourangelle à ouvrir ses portes pour le plan grand froid. Photo : Baptiste Villermet/EPJT

Le mercredi, c’est le jour des enfants. Le jeune Nahid l’a bien compris et pour l’occasion, il a décidé de passer la journée en pyjama. Son grand frère, Younès, 9 ans, l’air rieur derrière ses lunettes carrées, essaye de le calmer un peu. Lui s’exerce aux arts plastiques dans le coin des enfants, une table où sont disposés jeux et crayons de couleurs. Il montre fièrement le coloriage de Spiderman qu’il vient d’achever.

Certains parents restent en retrait, et jettent des regards discrets vers leurs enfants derrière les bâches. D’autres s’amusent avec eux.   « Là-bas, les papas jouent avec un enfant qui n’est pas le leur. C’est ce qu’on observe beaucoup ici, la solidarité, la bienveillance entre les familles. La situation, la culture, la langue, les rapprochent », indique Mathieu Lagarde.

Au gymnase, les quinze enfants présents sont scolarisés le reste de la semaine. La plupart de leurs parents ne parlent pas le français et sont dans l’attente d’une régularisation. Malgré la précarité de la situation,  « tous sont d’une extrême reconnaissance et font tout pour nous aider », poursuit le salarié. Quant aux habitants des alentours, ils semblent avoir été touchés. En témoignent les dons spontanés de vêtements et de jouets qui s’entassent dans un coin. Le tumulte enfantin enveloppe, quant à lui, au moins pour un temps, le gymnase froid et gris du quartier des Fontaines.

Texte : Marie-Camille CHAUVET, journaliste en formation à l’EPJT

Photos : Baptiste VILLERMET, journaliste en formation à l’EPJT





Les chauves-souris de Tours, ces bienfaitrices mal considérées

#EPJTMV À Tours, on aime les chauves-souris. Et si vous voulez leur rendre ce qu’elles nous donnent, il existe des moyens d’en prendre soin.

Nombreux sont ceux prêts à accueillir chez eux Robert Pattinson. Mais qu’en est-il d’un Grand rhinolophe ? Ce dernier, comme tous ses camarades, a beaucoup à vous offrir. Les chauves-souris dévorent notamment les moustiques qui vous harcèlent. Les Tourangeaux ont visiblement bien compris l’importance de ces mammifères nocturnes puisqu’ils ont voté pour la mise en place de nichoirs à chauves-souris dans le quartier Velpeau.

Ce projet, porté par un particulier, fait partie des lauréats du budget participatif 2023 de la Ville de Tours. Amélie Beillard est chiroptérologue (en gros : elle est sacrément calée en chauves-souris) à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) du Centre-Val de Loire. Elle explique : « La Ville de Tours commence à se rendre compte des enjeux autour de la présence de chauves-souris. Mais il reste beaucoup de choses à faire, sur la pollution lumineuse notamment. »

Les chauves-souris : un enjeu de la rénovation énergétique

À Tours, certaines espèces trouvent un gîte dans les barres d’immeubles. Comme les amateurs de BTP – ils sont nombreux sur cette page – elles ont un faible pour les joints de dilatation. La protection des chauves-souris est donc un enjeu méconnu de la rénovation énergétique des bâtiments. Les rénover ou les détruire risquerait d’anéantir les colonies qui y vivent. La LPO (qui, comme son nom ne l’indique pas, protège la nature dans sa globalité) souhaite que ce problème soit mieux considéré.

Au niveau national, Vigie-Nature a constaté le déclin de plusieurs populations de chauves- souris. Parmi les plus alarmantes, une baisse de 88 % du nombre de Noctules communes. Les causes sont multiples : les éoliennes, la déforestation ou encore l’utilisation de pesticides font des ravages. Les chauves-souris sont donc suffisamment malheureuses comme ça, alors soyons sympas avec elles.

Une coloc avec Batman

Si ces animaux décident de squatter chez vous, soyez flattés, c’est que l’on doit s’y sentir bien. Le mieux à faire, c’est de les laisser faire leur vie. Vous pouvez même récupérer leurs excréments, aussi appelés guano, et les mettre sur vos plans de tomates : c’est un super engrais. « Avoir des chauves-souris chez soi, en général, ça se passe très bien. Mais si ça n’est pas le cas, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à une association spécialisée. » rappelle Amélie Beillard. Si vous êtes fan de Batman, vous pouvez même disposer des refuges à chauves-souris sur les murs de votre maison. Ils seront bien utiles si elles ne trouvent pas d’autres abris.

Pour les hypocondriaques, enfin, sachez que les chauves-souris françaises sont porteuses de coronavirus depuis plusieurs milliers d’années et ne l’ont jamais transmis à l’Homme. Si notre bon vieux Covid-19 provient d’une chauve-souris (à tmv, on n’en sait rien), ce n’est certainement pas d’une petite Pipistrelle de Kuhl toute mignonne. Et puisqu’on est là pour vous rassurer, sachez qu’elle ne boira pas non plus votre sang (promis).

Noé GUIBERT, journaliste en formation à l’EPJT
Photo : Pipistrelle de Kuhl ©Natacha Griffaut

Tours : ces 10 jeunes sur qui compter en 2024

Les moins de 30 ans vont de l’avant ! Découvrez dix Tourangelles et Tourangeaux qui pourraient bien faire la différence au cours de cette nouvelle année.

Kaylia NEMOUR

Spécialité : gymnastique artistique (et plus spécialement les barres asymétriques).

Pourquoi on compte sur elle ? À 16 ans tout juste, la gymnaste franco-algérienne qui s’entraîne au club d’Avoine a toutes ses chances pour les Jeux olympiques de Paris. Après sa médaille d’argent aux barres asymétriques à Anvers en 2023, et l’argent à la poutre ainsi que le bronze aux barres aux Internationaux de France 2023, elle est un grand espoir de la gym hexagonale…

Mais c’est cependant sous les couleurs de l’Algérie qu’on la retrouvera à Paris Bercy, suite à des tensions entre ses entraîneurs et la Fédération française de gymnastique. Pour la jeune femme, l’essentiel, c’est de pouvoir donner le meilleur d’elle-même aux agrès !

La date à retenir : du 27 juillet au 5 août pour les épreuves de gym de ces J.O. parisiens.

(photo archives NR)

Camille GUINOT

Spécialité : dénicher les spectacles à voir dans l’agglo tourangelle.

Pourquoi on compte sur elle ? En à peine plus d’un an, l’Instagram de Camille (@Keskonvavoircam) est devenu ZE place to be pour retrouver des conseils de pièces de théâtre ou spectacles dansés à ne pas manquer. Cette community manager formée à l’ESCEN et passionnée de culture nous partage régulièrement ses coups de cœur à la sortie des salles de spectacles. Quelques minutes de vidéos dynamiques qui s’ajoutent aux agendas des dates à retenir coté planches.

L’adresse à retenir : @keskonvavoircam sur Instagram et TikTok.

Adrien FONTENEAU et Pauline LEVEQUE

(photo NR – Julien Pruvost)

Spécialité : le plaisir des papilles.

Pourquoi on compte sur eux ? Auréolés de leur prix au Top des Entreprises 2023, le couple a du succès auprès des gourmands de Monts. En reprenant l’ancienne boulangerie-pâtisserie le Fournil Montois, le pâtissier-chocolatier et sa conjointe ont trouvé le magasin qu’il leur fallait.

L’ouverture officielle, en octobre 2021, a ravi les gourmets comme les habitués. L’équipe a donc dû s’agrandir pour pouvoir soutenir le rythme. Avec aujourd’hui douze personnes, Monts et Merveilles fabrique et vend des pâtisseries, ainsi que des produits de boulangerie et de snacking, sans mettre de côté la créativité d’Adrien, formé à bonne école (Campus des Métiers de Joué-lès-Tours puis les maisons d’Eric Rivero et Nicolas Léger). Prochain objectif pour le duo ? Ouvrir une boutique à Tours.

L’adresse à retenir : Monts et merveilles, rue du Val de l’Indre à Monts – sur Facebook @montsetmerveilles37

Tom et Matthieu NANTIER

(photo archives NR)

Leur spécialité : la charentaise. Non, c’est pas ça : la savate.

Pourquoi on compte sur eux ? Les deux frères jumeaux de 26 ans ont débuté la boxe française (dite « savate ») il y a à peine dix ans, et pourtant ils tutoient déjà le haut-niveau. Coups de pieds et de poings, cardio, stratégie… Les deux frères ont trouvé là le sport qui leur convenait après en avoir testé plusieurs autres. Pour le club de Joué-lès-Tours BFSJ où ils s’entraînent, aucun doute : ils ont la trempe des grands !

La date à retenir : finale nationale d’élite B pour Tom Nantier le 20 janvier 2024. On croise les doigts à l’intérieur de nos gants !

Frédéric MANAS

(photo TheConversation)

Sa spécialité : coach en séduction pour les mouches qu’on peut manger.

Pourquoi on compte sur lui ? Certes, observer des mouches toute la journée ça ne vous fait peut-être pas rêver. C’est pourtant le quotidien de Frédéric Manas, doctorant à l’Université de Tours (Institut de recherche sur la biologie de l’insecte).

Puisque la mouche soldat noire pourrait être un aliment dans quelques décennies, il faut s’assurer de sa capacité à se reproduire pour avoir des « élevages » dignes de ce nom. Le jeune chercheur a réussi à tout nous faire comprendre de sa thèse en participant au concours « Ma thèse en 180 secondes » où il s’est présenté comme « coach en séduction » pour ces mouches. Certes, il n’a pas remporté le 1er prix, mais on a tout saisi de ses recherches autour des spermathèques, fécondation, œufs, collecte d’échantillons, comparaisons… Un travail de fourmi !

La date à retenir : patientons jusqu’à 2025 pour la soutenance de thèse.

Angéline FERREIRA

(Photo Worldskills heroes)

Spécialité : brosses et pinceaux pour refaire une beauté… à vos murs.

Pourquoi on compte sur elle ? Après un bac Arts Appliqués, des stages lui ont permis de découvrir le métier de peintre en bâtiment. Dans un secteur plutôt masculin, Angéline Ferreira a trouvé son bonheur. À 21 ans, elle rechampit comme personne et manie le rouleau et les brosses à la perfection. Pas une goutte de couleur qui dépasse, et des murs impeccables après son passage. Plus qu’un métier, une passion.

Pour se dépasser et continuer à flirter avec la perfection, elle a participé à la compétition « World Skills » en 2023 : épreuve de vitesse, esthétique, porte peinte… Les épreuves se sont enchaînées, et Angéline en est sortie parmi les meilleurs. Ce qui lui vaut de participer à la compétition internationale dans quelques mois.

La date à retenir : septembre 2024 pour les finales internationales à Lyon, avec 52 métiers représentés par 1 500 participants venus de 65 pays.

Luca RAMON

photo TVB)

Spécialité : libérééééé…. Ah non : libéro, au TVB.

Pourquoi on compte sur lui ? Arrivé en juin dernier au Tours Volley-Ball, le jeune Tourangeau a rejoint l’équipe pro au poste de libéro après avoir joué à Poitiers et Narbonne. A bientôt 24 ans, il a même été élu meilleur libéro de ligue A la saison dernière ! Une recrue de choix pour le TVB et son entraîneur Marcelo Fronckowiak qui mise cette année sur un effectif jeune à consolider pour atteindre les sommets.

La date à retenir : l’affrontement TVB / Ljubljana le 17 janvier pour la coupe européenne CEV, à la salle Grenon. Et la suite sur toursvolleyball.com

Le Cluster Ensemble

(Photo DR Le Cluster Ensemble)

Leur spécialité : faire de la musique, ensemble.

Pourquoi on compte sur eux ? On avait déjà craqué en les découvrant à Terres du Son l’an dernier. On est tombés sous le charme aux Rockomotives d’octobre à Vendôme. On a chaloupé en écoutant leur premier album sorti en novembre.

Sous un visuel un peu passé de mode, à l’image des photos noir & blanc granuleuses qu’on retrouve dans les archives de leur page Facebook comme sorties d’une époque révolue, cette bande originale mélange textes rappés, percussions corporelles ou instrumentales, riffs de guitare sèche et chaleur des chœurs parfois teintés de sonorités latines. Comme un groupe de potes autour d’un feu de camp, les copains-copines du Cluster Ensemble chantent autour de la table, posés. Mais on espère qu’en 2024 ils prendront d’assaut les planches de scènes d’envergure !

La date à retenir : le concert du 26 janvier au Bateau Ivre, pour fêter la sortie de l’album du Cluster Ensemble.

Jean Poirier

(photo archives NR)

Spécialité : caresser nos papilles dans le sens du poil.

Pourquoi on compte sur lui ? En 2021, Jean Poirier, à peine le quart de siècle passé, avait ouvert le restaurant Le Chien Fou, en lieu et place du Zafferano, rue de la Grosse Tour, à quelques mètres de la rue du Grand Marché. Un pari réussi si l’on en croit nos amis gourmands ou gourmets. En 2023, cap sur la rue Bernard-Palissy pour reprendre le Chien Jaune. Hasard ou destinée, allez savoir.

En tout cas les chiens aboient et la caravane passe, puisqu’après avoir remis un coup de neuf au mythique bistrot situé à deux pas de la gare, le jeune entrepreneur a repris une carte 100 % bistrot qui fonctionne. Pour Noël, le Chien Fou a coorganisé avec la Croix-Rouge un repas solidaire. Et pour 2024 ? De nouveaux projets, car Jean Poirier a encore de la moëlle !

Les adresses à retenir : Le Chien Fou – 7 rue de la Grosse Tour, Le Chien Jaune – 74 rue Bernard Palissy à Tours.

Amanda YAHIA

(Photo @Ville de Tours – F. Lafite).

Spécialité : les bons produits près de chez nous.

Pourquoi on compte sur elle ? Armée de ses convictions et amoureuse des bons produits, Amanda Yahia a repris en septembre dernier le local de l’épicerie vrac Sur la Branche pour y installer La Fourchette Paysanne. On y retrouve des produits vracs et du frais, des petits plats à emporter, mais pas seulement : en s’installant en cœur de ville, Amanda veut retisser les liens entre les urbains et les campagnes qui les nourrissent, à travers des rencontres, des conférences, des dégustations…

Elle connaît déjà sur le bout des doigts les meilleurs artisans et paysans de Touraine, et on se lèche les babines rien qu’à l’écouter parler des bonnes choses qu’elle propose à la vente. Une chose est sûre, en 2024, La Fourchette va cartonner !

L’adresse à retenir : La Fourchette Paysanne, 2 bis pl. de la Victoire à Tours

Chroniques culture : black metal islandais, sélection BD et la discothèque idéale

Au menu pour la nouvelle année, le live de Misþyrming venu tout droit d’Islande, toutes les bonnes BD de ce mois de janvier et un ouvrage sur la culture de la pochette.

Le coin musique

MISÞYRMING – MEÐ HAMRI Í LIFANDI FORMI

L’Islande serait-elle le nouvel eldorado du black metal ? À en croire la tripotée de groupes talentueux qui naissent sur cette terre volcanique, on aurait envie de dire (pardon, beugler) un grand oui ! Et cette nouvelle galette de Misþyrming en rajoute une petite couche.

Le quatuor – qui est devenu, depuis 2013, l’un des incontournables du black metal contemporain – vient de livrer leur premier album live, enregistré à Reykjavík. Et une chose est sûre, c’est que ce « Með hamri í lifandi formi » (courage pour la prononciation) est une véritable déflagration sonore.

S’ouvrant sur l’ultra-violent « Með Hamri », enquillant les variations (les titres brouillent les pistes, les contrastes sont forts), ralentissant parfois la cadence pour mieux se faire frondeur et rageur, l’album retranscrit parfaitement la puissance de feu des Islandais.
Doté d’un mix équilibré, avec un son situé entre la clarté de la production et la noirceur un peu cradingue inhérente au genre musical pratiqué, le disque est une pépite explosive. Prouvant, une nouvelle fois d’ailleurs, que Misþyrming est décidément impossible à prendre à défaut sur scène.
Aurélien Germain

> Dispo sur Bandcamp et Youtube.

Le coin lecture

la sélection BD

Incroyable polar pour commencer 2024 que « L’Expert » (Casterman), de Jennifer Daniel, dessinatrice allemande déjà remarquée pour ses ouvrages singuliers. Son héros, vieil employé d’une morgue, va se lancer dans une enquête complexe et captivante sur la mort d’une jeune sympathisante d’un groupe d’extrême gauche. Une vraie découverte !

« Il était une fois l’Amérique » (Les Arènes) est un projet ambitieux autour de l’Histoire de l’Amérique à travers sa littérature. Signé Mory et Hostache, ce volume 1 nous emmène sur les traces de Twain, London, Melville ou Allan Poe, pour une relecture de ces oeuvres qui ont fondé un continent.

« Metal » est le dernier opus des docu-BD de l’éditeur Petit à Petit, où plusieurs auteurs se penchent sur un genre musical. Du thrash metal au grindcore, aucune chapelle du genre n’est ici oubliée, avec au menu anecdotes, discographies sélectives et surtout un regard attachant pour des styles trop longtemps brocardés malgré leur créativité.

Enfin, avec « Aïe ! » (Fluide Glacial), Achdé (oui, le dessinateur de Lucky Luke !) et le docteur Patrick Sichère se penchent avec humour sur nos petits tracas de santé du quotidien. Mal de dos, migraines, anecdotes (la fistule de Louis XIV !), l’album trouve le juste milieu entre didactisme et déconnade !
Hervé Bourit.

LA DISCOTHÈQUE IDÉALE : LA CULTURE DE LA POCHETTE

Imaginez plus de 1 000 pochettes de disques toutes plus iconiques les unes que les autres et explorant tous les genres, réunies dans un superbe objet qui pèse son poids… C’est au programme de « La Discothèque idéale : la culture de la pochette » (Fnac éditions), un pavé somptueux et bien agencé, entrecoupé d’interviews de Mondino ou de Fifou, de focus sur Jean-Paul Goude ou Andy Warhol.

Qu’elles soient photographiées (Anton Corbijn pour U2), illustrées (Andy Warhol pour les Stones) ou graphiques (le studio Hipgnosis pour Pink Floyd), les pochettes de beaucoup de vinyles sont devenues « la collection d’art de l’homme de la rue », comme le disait Noël Gallagher, le leader d’Oasis. Un ouvrage indispensable.
H.B

Culture : les immanquables pour ce début d’année

Les premiers mois de cette nouvelle année seront bien garnis côté spectacles. Un petit top 8 des rendez-vous culturels incontournables en Touraine, ça vous dit ?

Jazz au féminin

On la dit accomplie, curieuse, généreuse. Elle est surtout tout simplement talentueuse : elle, c’est Hélène Labarrière, qui fait totalement corps avec sa contrebasse et qui bichonne les oreilles des amatrices et amateurs de jazz depuis plusieurs années désormais. Pour son passage à Tours, elle sera en formule quintet, pour le maximum d’harmonies et de mélodies entêtantes. Et qu’ça swingue !
> Le 17 janvier, au Petit Faucheux.

Le Temps Machine voit « Grande »

(Photo Nicolas Boulot)

Le groupe GRANDE n’a plus rien à prouver, ses prestations scéniques étant sacrément béton (première partie de Sting au château de Chambord devant 20 000 personnes, on vous le rappelle…), alors on file fissa à la salle jocondienne, puisque le désormais quatuor réserve sa soirée pour sa release party. Et pour accompagner tout ça ? La Québecoise Sofia Nolin, rien que ça !
> Le 19 janvier, au Temps Machine.

Un festival très intime…

Impossible de faire l’impasse sur ce rendez-vous devenu incontournable du côté de Saint-Avertin. Chaque année, l’Intime Festival propose une succession de concerts mêlant habilement artistes installés et reconnus, talents de demain et jeunes pousses locales. Au programme pour janvier, Émilie Simon, Comett, Diadème, ou encore Ehla et Arman Meliès.
> Du 25 au 27 janvier, au Nouvel Atrium.

La bise à Merteuil

« Et si “ Les Liaisons dangereuses ” avaient une suite ? » Voilà ce qu’on nous propose à l’Escale et voilà qui nous donne bien envie. Parce que ce livre, aussi extraordinaire qu’indispensable dans sa bibliothèque, nous a marqués à vie, on ira avec grand plaisir voir cette pièce de et avec Marjorie Frantz. Attention, les places partent comme des petits pains…
> Le 26 janvier, à l’Escale.

Alors on daaanse

Non, désolé, point de Stromae ici. On parle bien de danse, mais avec le talentueux Abderzak Houmi qui poursuit sa route depuis près de 20 ans, avec sa compagnie X-Press. Le chorégraphe est de passage à Veigné pour faire découvrir ce subtil mélange entre hip hop et ballet aérien. À voir absolument.
> Le 27 janvier, à la salle Cassiopée.

Musique sans frontière à Monts

(Photo Ernest Sarino Mandap)

Danse, musique, théâtre, impro, opéra… Difficile de faire un choix face à l’offre pléthorique prévue pour la deuxième partie de saison à la Ville de Monts. Mais impossible de ne pas parler de la date du 10 février. Ce jour-là, on se précipite à l’Espace Jean-Cocteau : les Nantais d’Orange Blossom seront sur les planches pour distiller ce mélange unique de musiques arabes teintées d’influences occidentales, tout en cassant les barrières des genres musicaux.
> Le 10 février, à l’Espace Jean-Cocteau.

Le Bateau ivre de punk

Nous à tmv, on aime quand les guitares sont branchées, les potards au max et qu’on sue de la bière (avec modération bien sûr) pendant un concert. Autant dire qu’on sera au Bateau ivre en février pour accueillir comme il se doit les légendes du punk de Cleveland, The Dead Boys. Les gars en ont encore sous le pied, ça va pogoter. Et pas qu’un peu.
> Le 21 février, au Bateau ivre.

Le Seigneur des anneaux débarque…

(Photo DR – Blue Neko)

Et Game of Thrones avec lui ! En mars, l’Espace Malraux accueillera un concert hommage aux plus grandes musiques de la série culte adaptée des écrits de George R.R. Martin et du film de Peter Jackson ! Sur scène, violon, moog, percussions, piano et guitare électrique s’enchevêtreront pour un résultat rock et qui nous ramènera jusqu’au Mordor (où se trouve probablement notre prof de maths de 5e soit dit en passant). Un immanquable qu’on vous disait.
> Le 17 mars, à l’Espace Malraux.

Aurélien Germain

Sandwiches faits minute et plat du jour : on a testé Mr Marcel

Une enseigne de sandwicherie (mais pas que !) installée rue Courteline.

Les deux amis et compères Axel Meriot et Teddy Vrignon ont un point commun. C’est le nom de leur grand-père, Marcel. Quoi de mieux, donc, que d’appeler leur établissement… Mr Marcel ? La petite enseigne a ouvert ses portes l’été dernier et a déjà ses habitués, dans un quartier qui commençait à manquer un peu de propositions.

Installé rue Courteline, Mr Marcel a fait le choix de la sandwicherie, avec du casse-croûte à emporter, fait sur place (et en une minute chrono, c’est leur pari), bien frais avec de bons produits, le tout en circuit court. Pour varier les plaisirs, la carte s’élargit avec des salades joliment présentées et, la bonne idée qui réchauffe, un plat qui change absolument tous les jours.

Preuve en est, la semaine de notre visite, on a pu constater que le mardi était dédié au poulet mafé, le mercredi au sauté de veau aux carottes et cumin, le jeudi aux lasagnes coppa ricotta… Pour nous, le vendredi, on a eu droit à la cocotte de porc, haricots blancs. Du tout bon, avec un point bonus pour l’excellent chorizo, savoureux et puissant, qui rehausse le tout (d’ailleurs, les références de charcuterie basque vendues ici sont fameuses).

Un pain focaccia qui fait la différence

Bien entendu, on a également emporté avec nous l’un des sandwiches proposés – c’est la spécialité d’ici après tout – en optant pour une recette avec roquette, jambon finement coupé (et sans nitrites !), moutarde jaune et un délicat cheddar affiné. Le tout, avec pain focaccia bien moelleux et parfumé qui fait toute la différence.

À noter que le sandwich est bel et bien réalisé en une minute – pari tenu, donc – à la commande et sous nos yeux en direct. Le reste de la carte est constitué de neuf offres, passant par exemple du « marcello » avec sa burrata, au « inferno » avec son chorizo affiné 2 mois et pecorino au poivre, sans oublier une option végé avec aubergines grillées et pesto.

Dernier point positif : l’accueil vraiment chaleureux, voire amical, au goût de reviens-y et qui nous a fait bonne impression. Une adresse à retenir à deux pas de la place de la Victoire.

Aurélien Germain


> L’addition : sandwich « tradition », 5,90 €. Sandwich focaccia : 7,90 €.Plat du jour 9,90 € ou salades à 7,90 €. Desserts maison à 2,80 €. Sinon, différentes formules avec dessert et boisson de 9,40 € (avec sandwich tradition) à 13,40 € (avec plat du jour).
 > Mr Marcel, au 38 rue Georges Courteline, à Tours. Ouvert du lundi au samedi, de 7 h 30 à 14 h et de 16 h à 20 h. À emporter.
> Contact Tél. 02 46 46 91 60 ou sur les réseaux sociaux : instagram.com/mr.marcelsandwicherie et Mr.marcelsandwicherie sur Facebook.

 

Votre horoscope WTF pour l’année 2024

Et c’est reparti pour un tour ! Le contrat de l’astrologue de tmv a été prolongé pour 2024. Il en a donc profité pour offrir un horoscope XXL, avec en bonus, votre nouveau signe astrologique. Ne nous remerciez pas.

Bélier

Amour

Que vous soyez célibataire ou en couple, 2024 sera une année exceptionnelle, faite d’amour, de bonheur, de rencontres, de…

Gloire

… Ah mais non, au temps pour moi, c’était destiné aux Balances ça.

Beauté

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Pourquoi êtes-vous si mal fringué(e) ? Que de questions existentielles…

votre résolution pour 2024

Avant de parler, tourner votre langue sept fois dans votre bouche (plutôt que dans celle des autres).

votre nouveau signe astro en 2024

Escargot émasculé.

Taureau

Amour

Vous êtes un peu le prout des relations amoureuses : toujours à venir au mauvais moment.

Gloire

Votre avenir n’est pas brillant brillant. Mais votre front, oui.

Beauté

Comme le chantait Léo Ferré : avec le temps vaaa, tout s’en va. (Sauf votre double menton)

votre citation pour 2024

« J’adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes c’est doux et salé, fort et tendre, comme une femme. Manger des cacahuètes, it’s a really strong feeling. Les cacahuètes, c’est le mouvement perpétuel à la portée de l’homme. » (Jean-
Claude Van Damme)

votre nouveau signe astro en 2024

Phacochère imberbe.

Gémeaux

Amour

Cette année, vous serez le tsunami de l’amour, à faire chavirer les
cœurs et les slips.

Gloire

Complément d’Enquête va sortir un reportage sur vous. Votre carrière de beauf est terminée.

Beauté

Waouuuuw, quel beau sourire de constipé(e) !

votre résolution pour 2024

« L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs » (JF Kennedy). Pas d’pot, puisque vous n’êtes entouré(e) que de
gros boulets.

votre nouveau signe astro en 2024

Téton velu.

Cancer

Amour

Astuce pour votre éventuel couple : nettoyez enfin votre historique Google. (ouais ouais, faites pas les innocents…)

Gloire

2024 sera à l’image de votre personnalité : quelconque, fade et moyenne.

Beauté

… Mais par chance, vous serez élu(e) « plus beau fessier de Touraine » cette année ! <3

votre résolution pour 2024

Reprendre du poil de la bête. Et Dieu sait que vous en avez un sacré paquet, de poils !

votre nouveau signe astro en 2024

Porcinet acnéique.

Lion

Amour

Vous allez être embauché(e) pour jouer dans la série « Ex of Thrones »… Et croyez-moi, vous ne finirez pas sur le trône à la fin !

Gloire

Il en faut peu pour être heureux.
La preuve, regardez la tronche de la personne à votre gauche.

Beauté

Haleine de poney un jour,
haleine de poney toujours !

votre citation pour 2024

« Soyez malins, arrêtez de croire toutes les citations
postées sur Facebook. » (Platon)

votre nouveau signe astro en 2024

Lémurien libidineux.

Vierge

Amour

Votre cœur dit non, mais votre slip dit oui.

Gloire

Les murs ont des oreilles, certes.
Mais même eux n’ont pas envie d’écouter vos conneries.

Beauté

Non, vous êtes parfait(e), ne changez rien… Sauf peut-être ce nez. Et ces fesses étranges. Ah, et cet air un peu bête. Non mais bon la beauté, c’est intérieur avant tout.

votre résolution pour 2024

Faire votre « coming août » cet été (LOOOOL KESSKON RIGOLE À TMV)

votre nouveau signe astro en 2024

Gnou des prés fleuris.

Balance

Amour

Année en demi-teinte pour vous. Parfois, ce sera bof. Parfois, ce sera
bof aussi. D’un côté, avec un nom de signe pareil, hein…

Gloire

Il faut bien se rendre compte que cette année encore, les Balances seront les plus exceptionnel(le)s de la Terre.

Beauté

Vous avez un bras plus musclé que l’autre. Ne nous demandez pas pourquoi, vous le savez très bien.

votre résolution pour 2024

Continuer à être aussi sexy qu’en 2023.
Fastoche pour vous.

votre nouveau signe astro en 2024

Prout fumant.

Scorpion

Amour

Là où les Scorpions passent, la dignité trépasse. Faites un peu plus attention aux personnes que vous aimez, pitié.

Gloire

Vos « amis » s’inquiètent quelque peu pour vous : cela fait un petit moment qu’ils ne vous ont pas vu(e) aux soirées fétichistes cuir and latex.

Beauté

Mouais. J’ai connu mieux mais bon… vous êtes Scorpion, hein.

votre résolution pour 2024

Lever le pied sur les réseaux sociaux. Car, soyons sincères, tout le monde s’en fout de ce que vous postez.

votre nouveau signe astro en 2024

Rat-taupe nu.

Sagittaire

Amour

Sagittaire. Déf. [nom fém. ou masc.] Petit être fragile, compliqué, finissant généralement sa vie seul(e) et aigri(e) avec son chat ou son chien.

Gloire

Vous êtes la cerise sur le gâteau, que dis-je : vous êtes la merguez sur le
couscous. VOUS ÊTES GÉNIAL(E) !

Beauté

Retour en force de la barbe de trois jours. Pour vous aussi, mesdames.

votre citation pour 2024

« Un(e) Sagittaire, c’est bien. Un(e) Sagittaire à poil, c’est mieux ! » (signé : l’astrologue de tmv)

votre nouveau signe astro en 2024

Triton analphabète.

Capricorne

Amour

N’oubliez pas ce bien beau proverbe finlandais qui dit : L’amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d’orties.

Gloire

La Raie Publique, c’est vous !

Beauté

Force est de constater que seuls les vegans vous trouvent canon avec votre carrure de branche de céleri.

votre citation pour 2024

« C’est pas la taille qui compte, d’abord ! » (phrase fétiche des Capricornes depuis la nuit des temps)

votre nouveau signe astro en 2024

Boudin de porte.

Verseau

Amour

C’est un fait : même le trou de la Sécu est plus comblé que vous.

Gloire

A la définition du mot « perfection » dans le dictionnaire, on devrait
trouver votre photo. (mais calmez-vous, on dit aussi souvent beaucoup de conneries)

Beauté

Le lobby des sous-vêtements moches veut vous recruter ce mois-ci.

votre citation pour 2024

« Chaque année, je vieillis d’un an. »
(Franck Ribéry)

votre nouveau signe astro en 2024

Truite dégoulinante.

Poissons

Amour

L’amour est dans le pré. Ce qui tombe bien, vu que vous êtes une vraie peau de vache.

Gloire

Bonne nouvelle pour janvier : votre sextape fera le buzz à la fin du mois.

Beauté

Tout le monde est d’accord là-dessus : vous êtes vachement mieux de dos.

votre résolution pour 2024

Vous lancer dans la fabrication et la vente de sextoys à votre effigie. Futur
carton en vue !

votre nouveau signe astro en 2024

Blobfish baveux.

Avec Dalila Azzam, la friperie comme un art de vivre

#VisMaVille Dalila Azzam a créé la friperie Shop Vintage en 2012, bien avant la vogue actuelle de la seconde main. Une aventure qui lui permet de vivre pleinement sa passion de la mode et des vêtements.

Les journées de Dalila Azzam ne se ressemblent pas. Mais elles ont toutes un point en commun : la passion de la mode et de la fripe. Une fois tous les quinze jours, cette ancienne modéliste pour de grandes marques de vêtements part faire la tournée de ses fournisseurs pour remplir sa petite caverne d’Ali Baba vestimentaire.

Car, chez Shop Vintage, pas de dépôt vente. Les produits proviennent d’une poignée de grossistes en seconde main, triés sur le volet, qui la connaissent depuis longtemps et qui lui proposent des pièces essentiellement fabriquées en France ou en Italie.

« Ils savent ce que je recherche et ils sélectionnent des vêtements pour moi. Ensuite, je choisis les pièces une par une, en fonction de mes goûts et de mes envies. » Elle en revient le coffre plein de perles venues parfois du bout du monde, des basiques bien sûr, mais aussi des vêtements plus décalés qui lui ont accroché l’oeil.

Casser les codes et garder l’esprit atelier, c’est un impératif pour Dalila. Car, avant d’être commerçante, Dalila est une passionnée de beaux vêtements. « Quand je travaillais dans l’habillement, comme beaucoup de modélistes ou de couturières, j’allais souvent m’habiller en friperie. Pour trouver des choses un peu différentes et marquer sa singularité. »

Par ailleurs, la commerçante ne renie pas le côté un peu militant de son entreprise. Il s’agit bien, modestement et à sa mesure, de prendre à rebours la vague de la fast fashion qui a laminé les ateliers de coutures locaux et imposé un style uniforme à toute une génération. Il s’agit, aussi, de proposer aux consommateurs d’aujourd’hui une qualité qui a largement disparu et à des prix raisonnables.

« La fabrication dans les manufactures des années 80 et 90, en France ou en Italie, elle tenait vraiment la route. Quand on les retrouve aujourd’hui, on voit que cela n’a pas bougé », explique-t-elle. Il y a un peu plus de dix ans, quand Dalila a voulu baser sa nouvelle boutique sur ce concept, il a fallu faire preuve de pédagogie. Le principe de la seconde main et le concept du vintage n’étaient pas sur toutes les lèvres comme ils le sont aujourd’hui.

Mais Dalila n’est pas du genre à se laisser arrêter par les yeux ronds d’un banquier. Aujourd’hui, dix ans après sa création, la friperie s’est installée dans un espace plus grand et plus central, au bout de la rue du Commerce. L’endroit fait référence. « J’ai dans ma clientèle des personnes qui s’habillent hyper tendance mais aussi des groupes de musique qui viennent se trouver un style ou des régisseurs de spectacles qui ont besoin de costumes. »

Dalila y a reconstitué l’atelier de ses jeunes années de couturière, elle butine à l’envi ces étoffes qu’elle aime tant. Elle conseille sur les tailles et les matières et fait partager sa passion du vêtement à une ville qui ne demande qu’à redécouvrir le plaisir de (bien) s’habiller.

Matthieu Pays

TMV du 10 au 23 janvier 2024

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2024/01/TMV_A_20240110_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Bonne année ! Et pour fêter 2024, quoi de mieux que de mettre un coup de projecteur sur… ces jeunes Tourangelles et Tourangeaux qui vont faire 2024 ? On vous en a sélectionné 10 tout pile. Dans ce numéro, on parle aussi de seconde-main et de friperie, du bon bilan pour les cinémas de Tours, sans oublier les immanquables côté culture pour ces premiers mois, la chronique resto pour Mr Marcel et bien sûr, l’horoscope 2024 XXL.

La vie, en plus belle

Que peut-on se souhaiter pour cette nouvelle année ? Une année sans guerres, sans catastrophes, sans haine, sans terrorisme, sans scandales, sans violence ? On peut toujours essayer mais franchement, pas sûr qu’on y croit plus qu’à nos résolutions de début d’année. Ou alors, on peut se souhaiter une année comme dans « Plus belle la vie ».

Pas étonnant qu’elle dure et renaisse même de ses cendres, cette série qui revient cette semaine sur TF1, un an après sa disparition. Normal qu’elle soit la plus longue jamais réalisée en France, avec ses 4 667 épisodes. Parce que ce n’est pas un monde imaginaire, ce n’est pas une dystopie à la mode Netflix et ce n’est pas non plus le dôme-prison du Truman Show.

Non, c’est simplement ce que serait la vie, si elle était juste un peu moins folle. Les mouvements qui secouent la société traversent aussi son petit univers de carton, mais ils n’emportent jamais l’humanité des personnages. Ils sont ce que nous rêverions d’être si le monde tournait un peu moins vite et nous secouait un peu moins fort. Alors bien sûr, ce n’est pas toujours follement passionnant et souvent même un peu bancal. Mais c’est la vie !

Matthieu Pays

Cinémas à Tours : une bonne année 2023 avec une hausse de la fréquentation

Un ouf de soulagement… 2023 aura été très bonne pour les cinémas tourangeaux. La fréquentation est en hausse dans toutes les salles.

Les faits

Les chiffres dévoilés par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) en début d’année ont fait on ne peut plus plaisir. Avec 181 millions d’entrées en 2023 en France, la fréquentation des salles est en hausse de 18,9 % par rapport à l’année 2022.

Et à Tours aussi, les cinémas ont le sourire aux lèvres. Que ce soient les CGR (Centre et Deux-Lions), le Pathé Tours Nord ou encore les Studio, tous affichent une forte progression.

Des films porteurs

Il faut dire aussi que l’année 2023 a été tirée par de grosses locomotives. On pense notamment aux blockbusters américains, à l’instar du fameux combo « Barbenheimer » (Oppenheimer et Barbie ont explosé les records) et Super Mario Bros qui dézingue la concurrence en ayant attiré 7,3 millions de personnes dans les salles obscures françaises.

Mais les productions nationales ont également bien marché, avec notamment Alibi.com 2 et Astérix & Obélix : l’Empire du milieu qui dépassent les 4 millions d’entrées. Sans oublier Anatomie d’une chute et Les Trois Mousquetaires.

À Tours

Localement donc, les cinémas tourangeaux ont aussi bénéficié de ces belles sorties, mais pas que. Le CGR de Tours Centre, par exemple, opte de plus en plus pour les projections en version originale sous-titrée, mais aussi des retransmissions de concerts classiques et de ciné-débats. La salle signe la plus forte progression de la Ville (+ 28 % de fréquentation). De quoi compléter le duo avec le complexe des Deux-Lions qui joue sa carte avec la salle premium Ice (un festival spécial Ice débute d’ailleurs le 17 janvier).

Du côté des cinémas Studio, c’est également une belle année avec 316 030 spectateurs (+ 20 %). La salle arts & essai a pu satisfaire son public avec la Palme d’Or, Anatomie d’une chute, mais aussi des petites pépites comme Les Feuilles mortes ou Mon Crime, et ses venues de réalisateurs.

Enfin, Pathé Tours Nord signe une progression de 17 % (218 000 entrées) et a notamment su séduire avec sa salle, l’IMax, et des séances spéciales (à noter par ailleurs qu’une rétrospective Miyazaki est programmée jusqu’en mars).

Des chiffres qui, s’ils ne sont pas aussi grandioses qu’avant Covid (2017-2019 avait été un pic extraordinaire), confirment que le public se rue encore au cinéma. Et que la dynamique se poursuit.

Aurélien Germain / Photo : Adobe stock

Avoine Zone Groove : premiers noms et billetterie ouverte pour le festival

IAM, Kyo ou encore Pascal Obispo fouleront les planches du festival l’été prochain.

Top départ ! Le festival Avoine Zone Groove, qui aura lieu du 28 au 30 juin 2024, a annoncé les artistes et les groupes de la scène principale.
Le 28 juin, place à JULIEN GRANEL et les piliers du rap français, IAM.
Le lendemain, 29 juin, c’est la chanteuse HOSHI qui s’occupera d’enjailler la foule. Egalement sur scène, les auteurs du tube « Dernière Danse » : KYO.
Enfin le 30 juin, c’est la révélation de The Voice, MENTISSA, qu’on pourra voir, sans oublier PASCAL OBISPO.
La billetterie a ouvert ce vendredi matin. Attention toutefois, les pass promos partent comme des petits pains, préviennent les organisateurs.
👉 Rendez-vous sur le site www.avoinezonegroove.fr ou au service culturel de la mairie d’Avoine. 
A.G. / Photo archives NR Patrice Lavaud

Ambroise Voreux, Zoé Colotis, team Bédélire et Théâtre O… Ils nous racontent leur Noël

Connus ou moins connus, ces Tourangeaux vous livrent leurs petits secrets pour leurs fêtes de Noël…

Cette année, pour notre numéro de Noël (qui fait presque partie des incontournables des fêtes tourangelles, comme le sapin devant la mairie ou la grande roue), nous avions envie de changer un peu.

Alors, nous avons demandé à quelques Tourangeaux, connus ou moins connus, de nous raconter ce que Noël signifiait pour eux. Tout en nous donnant quelques conseils pour remplir la hotte du Père Noël.

A découvrir EN CLIQUANT JUSTE ICI ! 

Chroniques culture : pop punk avec Stick 7, prix littéraire animaliste et le livre de la semaine

Du côté de la Touraine, les Stick 7 sortent leur EP vitaminé et le Prix Maya revient pour une nouvelle édition. Pour le reste de ces chroniques culture, on se régale de l’ouvrage de Charyn.

MUSIQUE

STICK 7

En lançant le premier morceau des Tourangeaux de Stick 7, le constat est sans appel : ça sent bon le pop punk sucré des années 2000. Gros retour dans le temps donc que nous offre ce sympathique EP, partageant les mélodies à roulettes (« Sans moi » et ses accents à la Sum 41), les morceaux plus mélancoliques (« Dès demain » rappelle le « Adam’s Song » de Blink 182) et les chœurs typiques de ce genre musical (le final « Lisa »).

Stick 7 prend les codes et les retravaille à sa sauce, en osant notamment le chant en français malgré ce soleil californien qui brille tout du long des cinq titres. Bref, on enfile ses Vans, on dégaine sa casquette et on prend son skate pour faire un tour avec les Stick 7.

Aurélien Germain

> stick7.bandcamp.com


PRIX LITTERAIRE

PRIX MAYA : 5E ÉDITION

Et c’est reparti pour un tour ! Le prix Maya – unique prix littéraire en France récompensant les ouvrages engagés pour la cause animale – revient pour sa cinquième édition à Tours. L’annonce des lauréats aura lieu le 15 juin 2024, au studio mobile de Radio Campus, durant la Vegan Place.

Au menu de la compétition ? Quatre romans, cinq bandes-dessinées et cinq livres estampillés littérature jeunesse (liste à découvrir sur facebook.com/ prixmaya). Le jury, quant à lui, est composé de plusieurs personnalités comme l’autrice Isy Ochoa, Camille Silvert chargée de campagnes L214 ou encore Élodie Vieille- Blanchard, présidente de l’Association végétarienne de France. Rendez-vous en juin pour connaître leur verdict…

A. G.

LECTURE

LE SERGENT SALINGER – de jérome charyn

On adore ses polars et ses scénarios de BD, mais là, on est ravis de voir Jérôme Charyn raconter, pour les 70 ans de la publication de L’Attrape-cœurs en France, un J.D Salinger en soldat héroïque de la Seconde Guerre mondiale.

Et il y a de quoi jubiler, tant cet épisode inconnu d’un des plus grands écrivains est raconté avec style. Décrire ce que Salinger n’a jamais voulu livrer de ses souvenirs sur le champ de bataille tient du tour de force.

Membre des Counter Intelligence qui prépareront le Débarquement, épisode de la Libération de Paris où il rencontrera Hemingway au Ritz, découverte des camps de concentration : le sergent Salinger gardera un traumatisme qui explique sûrement son œuvre.

H. B.

Chroniques culture : La sélection BD du mois de décembre

La fin d’année est riche en parutions ! On vous fait le résumé côté bande dessinée.

Décidément, la fin d’année est bien remplie du côté des nouvelles sorties en bande dessinée ! On commence avec « Inexistences » (éd. Soleil) de Christophe Bec qui dégaine ici un album de haute volée dans sa présentation : l’ouvrage est proposé dans un grand format, est plus que généreux en ce qui concerne les visuels et a la bonne idée de mélanger textes, illustrations, BD, et roman graphique dessiné. Idéal pour se plonger dans ce récit post-apocalyptique, certes pas forcément très original, mais suffisamment sombre pour fasciner.

Changement total de registre avec le « Talk Show » (Delcourt) de notre chouchou Fabcaro. L’auteur s’y était déjà frotté, il reprend de nouveau ses planches à huit cases retraçant une interview TV avec, toujours, la même présentatrice. Le procédé est répétitif (trop ?), ce qui peut lasser mais, en même temps, permet à chaque fois de remettre une pièce dans la machine à ironie.

Enfin, pour se coucher moins bête, c’est vers le tome 6 de « Axolot » (Delcourt) qu’il faut se tourner. Toujours mené par Patrick Baud (de la chaîne Youtube Axolot) et porté par un collectif de dessinateurs, ce nouvel opus raconte l’étrangeté de la vie : comment une noix de coco a changé le monde, l’histoire de Pepsi à la tête d’une flotte militaire ou encore l’homme le plus fort du monde… Intéressant, malin, une véritable anthologie de l’insolite.

Aurélien Germain


En vrac

On ne dira jamais assez combien le dessin de Joost Swarte a révolutionné la BD moderne. Avec « Biblio + Picto » (Dargaud), il épate une fois de plus avec une anthologie de son travail autour du livre et des pictogrammes : bluffant, intelligent, ludique et génial.

Delaf reprend Gaston Lagaffe et « Le Retour de Lagaffe » (Dupuis) est une véritable réussite ! Le papa des « Nombrils » au dessin et au scénario offre des gags percutants et une mise en scène dynamique.

« Le Voyage de Shuna » (Sarbacane) est un autre chef d’oeuvre de Hayao Miyazaki publié pour la première fois en France. Un conte philosophique sur les dangers et les espoirs que crée la civilisation, à découvrir impérativement.

Adaptation fidèle du roman de Virginie Grimaldi, « Les Moments doux » (La Boîte à Bulles) est signé par le Tourangeau Vincent Henry et la prometteuse Valérie Guffanti au dessin. On y retrouve toute l’émotion et l’humour qui faisaient déjà le charme de ce best-seller drôle et touchant.

On a failli passer à côté de ce thriller impeccable : « Le Cri » (Phileas) est une adaptation, là encore, d’un polar de Nicolas Bruglet. Le duo Makyo et Laval NG fait des étincelles avec cette course contre la montre et une enquête menée sans temps mort sur fond de dérives scientifiques glaçantes.

Hervé Bourit

Restos : les bonnes idées pour le mois de décembre

La fin d’année approche et, avec elle, les vacances pour les plus chanceux/ses d’entre vous ! L’occasion de glisser les pieds sous la table et tenter l’une des jolies adresses que Tours nous offre. Voici quelques idées…

Côté belles tables gastronomiques, direction la sortie de la ville avec le célèbre La Roche Le Roy. Alors que l’établissement se prépare à des travaux d’ampleur, le poussant à une fermeture de cinq mois dès le 3 janvier 2024, c’est le moment ou jamais de profiter de la cuisine toute en finesse du chef Maximilien Bridier !
Au centre même de Tours, on peut également pousser la porte des Bartavelles. Salle intimiste, service précis, propositions raffinées au programme.

Au niveau des noms récemment découverts à tmv, on citera évidemment le dernier en date : Boui- Boui. L’établissement, implanté au cœur du quartier des Halles, est une excellente surprise. Menu du midi à 27 € pour la triplette entrée-plat-dessert, le tout porté par les délicates recettes d’Édouard Guillon qui font mouche à tous les coups et une présentation des plats travaillée.

Dans le même état d’esprit, pour l’ambiance chaleureuse et conviviale, on peut par exemple goûter aux propositions des Grands Ducs (place Gaston-Paillhou également)… et pour l’addition à moins de 30 €, pourquoi ne pas filer du côté de la rue Gambetta avec OBist’Ro et sa cuisine d’inspiration française avec produits de saison ?

Tout aussi efficace, mais situé du côté de l’avenue Grammont, Le Salon bleu ne désemplit visiblement pas. Également salon de thé, ce bistrot tout cosy propose une carte de qualité dans un cadre cocooning très agréable.

Mais on le sait : des fois, le petit diable sur notre épaule nous souffle d’aller déguster un bon gros burger frites ! Et à Tours, burger n’est pas forcément synonyme de malbouffe ou junk food. La preuve si l’on fait un tour chez Lazy Suzy (ah, ses viandes effilochées et ses bons pains !) ou encore au Délirium Café (des recettes malines qui changent régulièrement).

Et avouons que la ville peut quand même se targuer d’héberger le champion du monde de burger, alias Benoît Sanchez de Tatoué Toqué. Le cuistot possède deux restos, l’un à Tours Nord, l’autre dans le Vieux Tours : de quoi contenter tout le monde, non ?

Aurélien Germain

Gaëlle et David Hermange, les innovateurs du chocolat

#VisMaVille Gaëlle et David Hermange dirigent Néogourmets, une entreprise de biscuits et chocolats sans sucres ajoutés ni édulcorants. Leurs mots d’ordre : l’innovation et la gourmandise nutritive.

En cette fin novembre, toute la famille s’affaire à coller les étiquettes sur les dernières gourmandises de Noël sorties de Néogourmets, entreprise de biscuits et chocolats bio et équitables, installée à Saint-Cyr-sur-Loire depuis 2018. Gaëlle et David Hermange, les cofondateurs, sont entourés ce jour-là des parents de Gaëlle et de leur fille, Clémence. Une implication familiale qui résume bien leur état d’esprit.

« Tout est parti de notre cuisine, je ne pouvais plus manger de sucres rapides dans mon alimentation et je me suis posé la question d’un goûter sain pour mes trois enfants », explique Gaëlle Hermange. C’est ainsi que les premières gammes de biscuits sucrés sont nées, sans sucre ni édulcorant, ce qui était unique en France à l’époque. « Nous utilisons le sucre naturel présent dans les fruits, comme la datte », précise-t-elle.

De quoi attirer l’attention du chef Thierry Marx et du scientifique spécialiste de la cuisine moléculaire, Raphaël Haumont, avec qui ils travaillent désormais sur toutes leurs nouvelles recettes, recherchant l’équilibre parfait entre la gourmandise et l’intérêt nutritionnel.

« L’innovation est la raison d’être de notre société, dans le but de faire différemment et plus sainement », souligne David Hermange. Ainsi, le couple passe une grande partie de son temps dans leur laboratoire de recherche et de développement, installé dans leurs locaux. Des créations à la pistache chocolat blanc, à la figue chocolat noir café, des bouchées à l’orange bergamote figurent parmi les dernières innovations. En ce moment, le couple se penche sur les créations de Pâques.

Leur autre exigence a été de contrôler toute la chaîne de production du chocolat qu’ils ont entamée en 2020 avec un partenaire belge. Depuis l’année dernière, ils transforment eux-mêmes les fèves de cacao sur place. C’est ce que l’on appelle le « bean to bar ». « Nous avons la volonté de maîtriser la chaîne de A à Z, du produit brut à son emballage et sa commercialisation », explique David, autodidacte en la matière, qui s’est formé récemment en chocolaterie à l’école Alain Ducasse à Yssingeaux (Haute- Loire).

Il s’occupe également de la partie commerciale et gestion de la société tandis que sa femme, ancienne photographe, gère les finances, le graphisme des emballages et la communication-marketing, une grosse partie de son activité. De multiples casquettes nécessaires pour faire tourner leur entreprise en croissance, s’occuper aussi « des aléas quotidiens de la vie d’une petite société ».

Depuis 2018, Néogourmets, né en quelque sorte dans leur cuisine, a bien grandi et l’équipe s’établit désormais à dix personnes. Ce qui a permis de sortir cette année une vingtaine de nouveautés entre les tablettes, bouchées chocolatées, pâtes à tartiner et autres réjouissances gourmandes.

TMV du 6 décembre 2023 – Spécial Noël

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2023/12/TMV_A_20231206_TMV_001_T_Q_0_web.pdf

Retour de notre numéro spécial Noël, à quelques jours des fêtes ! Vous y découvrirez ce que certain(e)s Tourangeaux et Tourangelles, connus ou moins connus, ont de prévu pour les festivités. Sans oublier notre quiz et la sélection des marchés. Pour le reste, on parle de la collecte de colis pour sans-abris, d’un chocolatiers innovant, mais aussi de courses à pied « corrida », sans oublier la culture, les restos des vacances et l’horoscope WTF.

Horoscope WTF du 6 au 12 décembre 2023

Ow, ow, ow, c’est le Père Noël ! Il apporte un peu de dignité aux Capricornes qui en ont vraiment besoin cette semaine…

Bélier

Amour

En ce moment, c’est plutôt le désert. Mais rassurez-vous, un jour vous
trouverez aussi votre chameau à monter <3

Gloire

Votre entourage n’ose pas le dire, mais il vous trouve aussi utile qu’une chaise à trois pieds. #onbalance

Beauté

Ne souriez pas trop. Du moins pas toutes dents dehors. Non promis, c’est
pour votre bien, hein…

Taureau

Amour

Vous brisez les cœurs, ça c’est sûr. Mais vous brisez surtout les c…

Gloire

Les Taureaux sont une énigme.
Mais les énigmes, c’est chiant. Donc, les Taureaux sont chiant(e)s.

Beauté

C’est un fait : même Gilbert Montagné se moque de votre style vestimentaire.

Gémeaux

Amour

Mouais… Bah en ce moment, ça sent le fennec votre vie amoureuse !

Gloire

N’ayez plus honte, laissez éclater au grand jour votre passion pour le tuning.

Beauté

La vérité est dure et elle fait mal. Mais vous n’êtes pas une bouteille de vin, l’âge ne vous bonifie absolument pas.

Cancer

Amour

Vous êtes un peu comme du munster. Vous ne sentez pas très bon,
mais on vous aime et vous avez ce goût de reviens-y.

Gloire

Vous êtes trop à l’étroit chez vous. Il n’y a pas assez de place pour votre énorme melon.

Beauté

On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Et vous avez une tête d’œuf.
Coïncidence ? Je ne crois pas.

Lion

Amour

Comme quoi, on est peu de choses… Regardez par exemple : je suis mille fois mieux que vous !

Gloire

Au lieu de pleurnicher sur vos petits malheurs, dites-vous qu’il y a pire :
avoir la gastro dans un embouteillage par exemple.

Beauté

Vous avez beaucoup de succès auprès du 3e âge. À votre passage, les gens vous jettent leurs gaines et leurs déambulateurs.

Vierge

Amour

Tic tac, tic tac, le temps passe, il va bientôt falloir penser aux petites pilules
bleues…

Gloire

Votre avenir est comme mes WC : totalement bouché.

Beauté

La peau grasse redevient tendance.
C’est chouette : comme quoi, vous étiez précurseur !

Balance

Amour

Notre boule de cristal nous dit que pour vous, c’est comme les trains :
un(e) ex peut en cacher un(e) autre.

Gloire

Il y a toujours pire que soi, vous savez. La preuve, regardez la personne à votre droite.

Beauté

Et hop, félicitations ! Un cran en plus à la ceinture !

Scorpion

Amour

Vous voyez double. Consultez un opthalmo.

Gloire

Vous voyez double. Consultez un opthalmo.

Beauté

Aucune cette semaine. Mais retentez la semaine prochaine.

Sagittaire

Amour

Viser la lune, ça ne vous fait pas peur. Surtout quand c’est celle de l’être aimé.

Gloire

Vous êtes vraiment unique ! (et heureusement, car on ne saurait pas quoi
faire de deux comme vous)

Beauté

Assurez vos arrières. Et votre derrière, car il est plutôt canon. GRAOU !

Capricorne

Amour

Cupidon pointe à Pôle emploi à cause de vous ; vous êtes un cas désespéré.

Gloire

Ow ow ow, c’est le Père Noël ! Il vous apportera bientôt un
peu de dignité au pied du sapin, vous en avez besoin.

Beauté

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Pourquoi êtes-vous si mal fringué(e) ? Que de questions existentielles…

Verseau

Amour

Cette semaine, vous serez soit célibataire, soit en couple. Voilà, de rien pour cette prédiction astrologique au top !

Gloire

Méfiez-vous des Sagittaires. Et des poneys. Et des chauves. Et des poneys
chauves.

Beauté

Franchement, vous êtes pas mal. Et c’était pas gagné d’avance en étant
Verseau.

Poissons

Amour

Vous êtes le/la Harry Potter des relations coquines : que de la magie sous la couette, miam !

Gloire

D’ailleurs Harry Potter, profitez- en pour prendre votre balai magique et nettoyer tout le foutoir chez vous.

Beauté

C’est la cata votre empreinte carbone. Mais normal, quand on est un avion de chasse comme vous. Krrkrrr !

Course à pied : top départ des corridas

Le mois de décembre, c’est le mois des sapins, des cadeaux, des bons repas et… des corridas.

Pour les néophytes et les amis des animaux qui nous lisent, ne sortez pas tout de suite vos pancartes : en l’occurrence, dans les corridas dont nous parlons, il n’y a que les humains qui courent. Une corrida, donc, c’est une course à pied rapide, sur une courte distance, qui se court de nuit, en général, dans un centre-ville et dans une ambiance de Noël très festive.

C’est la corrida de Sainte-Maure-de- Touraine qui a ouvert le bal, samedi dernier. Les 200 participants ont parcouru les 7,5 km du parcours dans un froid vif et humide. Deuxième étape, ce vendredi, dans le centre-ville d’Esvres, avec la traditionnelle corrida organisée par les Foulées du Noble Joué. Le départ sera donné à 20 h, pour trois boucles de 2,3 km dans le centre-ville pour, donc, un peu moins de 7 km au compteur. Pour réchauffer les coureurs, les organisateurs ont prévu une véritable ambiance de feria du sud-ouest.

Belles perf’ à Saint-Pierre-des-Corps

Suite des opérations le 15 décembre, avec la corrida de Saint-Pierre-des- Corps. L’épreuve phare affiche 5 km et, sur un parcours favorable aux belles performances, elle sera le support des championnats départementaux sur la distance. Mais la nouveauté de l’année, c’est le Mile en préambule (1,6 km), dont ce sera la première édition en Indre-et-Loire.
Mais à Saint-Pierre, ça court. Si vous êtes un joggeur du dimanche et que la courte distance vous rassure, attention tout de même à ne pas essayer de suivre les premiers. Cinq kilomètres, quand on est cramé, ça peut être vraiment très long.

Enfin, comme de tradition, la corrida de Chambray-lès-Tours réunira les plus courageux d’entre vous le 28 décembre sur un parcours de 7,2 km. Dernier rendez-vous de l’année, cet événement est également une vraie fête populaire qui pourrait réunir plus de 1 000 concurrents. Le record à battre est de 1 200 partants en 2019.
Et si vous venez déguisé, c’est encore mieux. Dernière petite précision, ces courses se déroulent de nuit et la frontale est de mise !

M.P. / Photo : illustration adobe stock

Bigflo et Oli, Jain, Justice… Le festival Terres du Son annonce ses premiers noms

Le festival Terres du Son a dévoilé les huit premiers artistes de son édition 2024.

C’est un cadeau de Noël avant l’heure pour les festivaliers de Terres du Son. Les huit premiers noms de la prochaine édition viennent d’être dévoilés.
Le vendredi 12 juillet 2024, ce seront donc les rappeurs Bigflo et Oli qui investiront la scène à Monts. Egalement au programme ? Irène Dresel et Feder pour l’électro.
Le lendemain, le samedi 13 juillet, place à l’électro et au rap avec Gazo et Trinix.
Enfin le dimanche 14 juillet, Jain sera de retour ! Deux autres grands noms complètent l’affiche : Luidji et Justice.
La billetterie des pass 1, 2 & 3 jours ouvrira ce mercredi 6 décembre, à midi.
A.G.
Photo : B. Savoi/ Polydor

Surprise

C’est la dernière folie sur les réseaux sociaux. Des vidéos sur lesquelles des personnes se filment en ouvrant un simple colis. Rien de fracassant, nous direz-vous. Et vous aurez raison. Il s’agit, en effet, de colis parfaitement ordinaires, des boîtes en cartons en tous points identiques aux millions d’autres qui parcourent le monde chaque jour, au gré de nos commandes en ligne.

Sauf que les personnes qui les reçoivent ne les ont pas commandées. L’article qu’elles contiennent ne leur était pas destiné. Ce sont, en fait, des colis perdus. Des achats effectués par des clients qui ont oublié d’indiquer leur adresse précise ou qui ont déménagé et qui se sont retrouvés entassés au rebut, dans des hangars de banlieue. La loi interdit désormais de détruire ces colis.

Alors, une entreprise en ligne a eu l’idée de les vendre au poids. Évidemment, on n’achète pas l’objet puisque personne ne sait ce que le colis contient. On achète juste le mystère et l’effet de surprise. « Que vais-je trouver dans la boîte que j’ai achetée ? » Une drôle de façon de retrouver le frisson de l’attente et de la découverte…

Matthieu Pays

Indre-et-Loire : des colis cadeaux pour les sans-abri

La collecte de sacs cadeaux pour les personnes démunies et sans-logis a repris. Fanny et Marine, à l’origine de l’initiative, effectuent aussi des maraudes. Avec un mot d’ordre : aider.

« On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un. » Depuis 4 ans maintenant, cette phrase est devenue le leitmotiv des deux Mères de Noël de Main dans la main 37. Des Mères Noël car chaque année, ces deux héroïnes de l’ombre – Fanny et Marine – effectuent des maraudes les samedis à Tours et distribuent des colis aux personnes sans-logis. Avec 5 000 boîtes cadeaux distribuées aux sans-abri, cette initiative a été un succès en 2022.

Mais cette année, par manque de temps et de moyens, Fanny et Marine avaient annoncé que la collecte ne pourrait pas se faire… Jusqu’à ce que la bonne nouvelle tombe un mois après : les deux amies ont finalement décidé de relancer leur action, « face à l’enthousiasme général que génère la collecte et au soutien dont ont besoin les centres d’accueil ».

Comment ça marche ?

L’opération « Colis de Noël » a donc démarré. Et pour y participer, c’est très simple. Dans un sac cadeau ou une boîte à chaussures décorée, on met « un truc chaud, un truc bon, un produit cosmétique, un jeu » et si possible, un petit quelque chose pour un animal, puisque nombre de personnes sans-abri ont un chien. Il faut également préciser si le colis est destiné à un homme ou une femme.

Les sacs cadeaux seront ensuite « distribués en priorité à nos amis de la rue et les boîtes cadeaux dans les centres d’accueil », précise-t-on du côté de Main dans la main 37.

Les points de collecte sont ouverts jusqu’au 20 décembre et sont affichés sur la page Facebook : UDAF à Tours, Terre Y Fruits à Saint-Cyr-sur-Loire et Sainte-Maure-de-Touraine, ou encore O Bistrot Quai à Esvres, GSM Immobilier dans plusieurs villes et même certaines écoles…

Des maraudes

Régulièrement, Fanny et Marine font également des maraudes dans les rues de Tours. Et là encore, elles aident et apportent bonheur, réconfort et petites attentions. Elles redistribuent des dons de duvets ou encore les invendus de la boulangerie Les Toqués du pain (Veigné) qui les soutient dans cette démarche d’aide aux démunis. Elles lancent des appels sur Facebook (« Maurice aurait besoin d’un survet taille XL ») et partagent leur expérience.

La prochaine maraude doit avoir lieu vendredi ou samedi. Et comme Fanny et Marine l’écrivent sur leur page Facebook : « Donc videz vos placards de vêtements chauds que vous ne mettez plus, et faites une belle action en les donnant à ceux et celles dans le besoin. »

Aurélien Germain / Photo : archives NR


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