10 & 20 km de Tours : du nouveau !

Salon du running, parcours des 20 km, marathon en duo… Il y a du nouveau pour la course des 10 & 20 km de Tours.

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Il faudra compter sur bien des nouveautés pour l’édition 2019 des 10 & 20 km de Tours et du marathon qui auront lieu le 22 septembre prochain.

>Tout d’abord, le comité d’organisation a annoncé la présence d’un Salon du running, les 20 et 21 septembre, au Palais des congrès Vinci de Tours. Y seront proposés accessoires, tests d’équipements, conseils bien-être et nutrition. Soixante-dix exposants sont attendus sur 2 500 m2.

>Côté parcours, les 20 km font peau neuve avec un tracé inédit sur deux boucles de 10 km avec passage en ville, en bord de Loire et par l’abbaye de Marmoutier (le parcours des 10 est identique à celui de 2018).
Le marathon, quant à lui, pourra se faire en duo !

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>Le plateau élite ne sera par ailleurs pas renouvelé et pour les trois courses, un euro sera collecté par inscription au profit de l’association Magie à l’hôpital.

>Enfin, la marque Running Loire Valley regroupera désormais les 10 & 20 km, le marathon et la Happy Color.
Près de 13 000 sportives et sportifs sont attendus le 22 septembre. À vos baskets !

Inscriptions sur runningloirevalley.com

Parcours des 10 km / 20 km / marathon (sous réserve de modifications)

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Coup de projecteur : Fabien Mérelle

Tourangeau depuis maintenant dix ans, Fabien Mérelle a exposé ses dessins dans de nombreuses galeries à travers le monde. Il présente ses créations pour la première fois sur ses terres, au CCC OD.

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PARCOURS

Fabien Mérelle, père de famille décontracté de 37 ans, a été élevé en région parisienne. En grandissant, il a gardé le dessin comme moyen d’expression. Étudiant aux Beaux-Arts à Paris, il a passé quatre mois déterminant à Xi’an en Chine. « J’y ai appris les rudiments des techniques chinoises à l’encre de Chine. C’est aussi depuis cette période que je laisse plus de vide dans mes dessins. À côté d’éléments à la fois très réalistes et détaillés, ces blancs permettent à celui qui les regarde d’imaginer le reste du décor », explique-t-il.
Dès la fin de ses études, il expose à Paris, entre à la Casa Velasquez à Madrid… et Tours !

ABRI

Le dessinateur s’est peu à peu approprié le territoire, notamment par la Loire, le bois flotté et les bancs de sable qui forment des îles. Son exposition, « Abri, pierre, bois, encre, papier », s’inspire ainsi de « la région qui est devenue pour moi une sorte d’abri, loin de Paris et de la tentation de se comparer aux autres artistes, et un lieu où mon grand-père s’était réfugié pendant la Seconde Guerre mondiale. »

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PYJAMA

« J’aime être chez moi pour dessiner. Quand j’ai commencé à me représenter dans mes dessins, j’habitais à Paris. Il était 11 h et j’étais en pyjama, c’est resté et je continue à me représenter ainsi dans la chronique du quotidien d’un homme lambda, avec sa femme et ses enfants. C’est à la fois moi et pas moi, car j’ai besoin de me projeter différemment comme le faisaient Charlie Chaplin ou Buster Keaton dans les films burlesques du début XXe siècle. J’ai besoin de détourner le réel pour raconter ce qu’il y a dans ma tête. »

LÉONARD DE VINCI

Fabien Mérelle voue une grande admiration à l’artiste Léonard de Vinci. Il a donc été invité à une exposition collective du château du Rivau sur le thème de la Renaissance. Il y présente deux sculptures, « mises en relief de mes dessins ».

> Au château du Rivau jusqu’au 3 novembre. 9 rue du château, Lémeré. Tél. 02 47 95 77 47. Tarifs : 5 à 11 €.

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Entrer dans le monde de Fabien Mérelle, c’est découvrir un univers à la fois très réaliste et très onirique. Par exemple, son personnage se métamorphose parfois en arbre, ses dessins d’enfants côtoient ses dessins d’adultes, les pierres lui servent de support…. Passionné du musée d’histoire naturelle de la Rochelle, il aime aussi dessiner les oiseaux, dont trois qui forment sa propre mythologie : « le faucon, représente mon grand-père italien, le merle c’est mon père et la tourterelle, n’est autre que mon grand-père français. »

Pratique :
Jusqu’au 22 septembre au CCC OD, Jardin François Ier à Tours. Galeries du second niveau. Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h à 18 h et le samedi jusqu’à 19 h, nocturne jeudi soir jusqu’à 20 h. Tarifs : 4 € à 7 €. Gratuit moins de 18 ans. Tél. 02 47 66 50 00 et contact@cccod.fr

Jazz : Baptiste Trotignon, pianiste unique

Attention, concert exceptionnel ! Ce vendredi 22 mars, le pianiste Baptiste Trotignon partagera la scène avec Joe Lovano. Retour sur la carrière d’un compositeur hors-pair.

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(Crédit Photo Hélène Pambrun)

AUTODIDACTE

— Baptiste Trotignon naît en 1974, en région parisienne. Enfant, il est poussé par son père à poser ses mains d’abord sur un violon. Il essaye. Mais la sauce ne prend pas. En revanche, lorsqu’il découvre le piano deux ans plus tard, c’est la révélation.
C’est dans la Drôme qu’il va se familiariser avec l’instrument, grâce à une vieille dame atteinte de la maladie de Parkinson ! À 10 ans seulement, il joue déjà du Moussorgski. Ses premières impros, en autodidacte, le pousseront naturellement vers le jazz. Baptiste Trotignon vient de tomber amoureux d’un son et d’un genre qu’il épousera toute sa vie.

PASSION JAZZ

— Grâce à un passage au Conservatoire de Nantes, Baptiste Trotignon peaufine son approche du piano. À 13 ans, il considère sérieusement la musique, mais hésite encore entre le classique et le jazz. Mais c’est ce second qui finit par occuper l’esprit de l’ado.
Le swing l’excite. Il découvre des disques, des artistes. À 16 ans, il donne son premier concert. La vingtaine tout juste passée, on le verra même dans le film Le Nouveau Monde, dans le rôle… d’un jeune pianiste ! Ce style de prédilection est partout. L’attirance terrible pour la liberté de l’improvisation fera de lui l’une des références en matière de jazz français contemporain.

MULTIRÉCOMPENSÉ

— Qui dit Trotignon, dit multiples récompenses. La carrière du musicien a été jalonnée de prix divers. En 2001, avec « Fluide », le premier disque de son trio, il récolte un Django d’or d’espoir. Puis tout s’enchaîne : Prix Django Reinhardt de l’Académie de jazz, Grand Prix du Concours international Martial Solal, Révélation française aux Victoires du jazz… Tout ça alors qu’il n’a, à l’époque, que 31 ans.

UN VIRTUOSE ?

— Le musicien est humble. Baptiste Trotignon aime la virtuosité, mais ne s’estime pas virtuose. « Je vois plus mes éternelles lacunes pianistiques que je n’arrive toujours pas résoudre », disait-il dans une interview à orchestre-ile.com Mais il reste conscient d’avoir travaillé dur quand il était jeune. Un apprentissage féroce de la technique pour rester fluide. « Le piano est consentant », aime-t-il à dire, reprenant la phrase de György Sebök.

DES RENCONTRES

— Le parcours de l’artiste est aussi un chemin de rencontres. Des concerts avec Tom Harrell ou le grand Brad Mehldau par exemple. Mais aussi des collaborations avec David El Malek, Otis Brown III, ou encore le percussionniste Minino Garay. Cette semaine, les amoureux de jazz pourront le voir aux côtés d’un autre immense musicien : Joe Lovano. Et ça, c’est à Tours que ça se passe.

>>Pratique : Baptiste Trotignon et Joe Lovano, en concert le 22 mars, à 20 h, salle Thélème. Organisé par le Petit Faucheux. Tarifs : de 11 à 23 €.

Artiste, un parcours de combattante

La prise de conscience des inégalités hommes-femmes semble amorcée. Pourtant, dans les milieux artistiques, le chemin reste semé d’embûches pour les femmes.

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« J’aurais voulu être un artiste », chantait Claude Dubois dans Starmania, en 1979. Quarante ans plus tard, ce rêve, beaucoup d’hommes et de femmes souhaitent encore l’atteindre.

Selon différentes études, ce chanteur aurait même eu plus de chance à notre époque puisque le nombre d’artistes déclarés aurait triplé, voire quadruplé, depuis la sortie de la célèbre comédie musicale. Mais cela reste une sphère très compétitive, qui implique bien souvent un mode de vie précaire, instable et une carrière qui peut s’arrêter du jour au lendemain.
« Et les femmes, qui sont peu nombreuses à entrer, quittent encore plus ce milieu au bout de dix ans parce qu’elles n’arrivent pas à trouver leur place dans un univers qui leur est encore plus hostile que pour les hommes », précise ainsi Marie Buscatto, professeure des universités en sociologie à l’Université Paris 1.

Si vivre de sa passion est une ambition pour certains, cela relève de l’utopie pour certaines. Depuis ses premières études sur l’univers du jazz en 2007, qu’elle vient de rééditer (1), la sociologue a constaté que « rien ou presque n’a changé. Dans le jazz, moins de 10 % des musiciens sont des femmes, dont 4 % de femmes instrumentistes.

Et sur l’ensemble des chanteurs de jazz, 65 à 70 % des femmes sont chanteuses. Aujourd’hui, on est sur le même type de réalité qu’il y a dix ans, en jazz comme dans toutes les pratiques musicales : des concerts masculins ou très majoritairement masculins et des femmes, quand elles sont présentes, parfois batteur, parfois contrebassiste ou trompettiste, très souvent chanteuses », analyse-t-elle à l’autre bout du fil.

DES STÉRÉOTYPES QUI ONT LA VIE DURE

Pour Sylvain Dépée, directeur du pôle chanson de la région Centre-Val de Loire, les Bains-Douches à Lignières (Cher), les chanteuses sont plus présentes dans la chanson française et percent plus difficilement dans le monde de la pop, du rock ou encore du rap. Derrière l’image « moderne » de ces courants musicaux se cachent alors les plus anciens mécanismes machistes.
Chaque art et chaque esthétique ayant ses propres particularités (modes de formations, recrutements, création du réseau social…), la place des femmes diffère dans chaque milieu.

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Bon, bien sûr, il y a toujours l’exception qui confirme la règle et la palme revient… à la musique classique ! Eh oui, elle est « la seule musique qui s’est vue féminisée au niveau professionnel de manière plus importante depuis 30 à 40 ans et notamment la musique d’orchestre, par les instruments à cordes », décrit Marie Buscatto. Toutefois, ces artistes peinent à percer dans les positions hiérarchiques les plus élevées.
On comptait en 2016, dans le monde, seulement 21 femmes cheffes d’orchestre à renommée internationale pour 586 hommes. En France, on les recense sur les doigts d’une seule main.

DES CONCOURS À L’AVEUGLE

Et si l’émission The Voice, avec ses sélections à l’aveugle, détenait une partie de la solution ? En effet, ce qui a notamment permis à la musique classique de tendre vers l’équilibre, au niveau du pupitre, « ce sont les cursus en conservatoire, dans lesquels il y a une majorité de femmes depuis de longues années, notamment en piano, alto, violon, flûte… et des concours avec des auditions à l’aveugle, qui permettent de recruter des candidats sans connaître leur sexe », précise la sociologue.

Marie Buscatto, sociologue.
Marie Buscatto, sociologue.

Selon l’étude statistique des économistes Goldin et Rouse, qui a été faite aux États-Unis en 2000, quand six des plus grands orchestres du pays ont décidé de mettre en place des auditions à l’aveugle, il y a eu plus de 30 % de femmes recrutées dans ces orchestres après ce changement.
En France, ces auditions « paravents » ne sont pas systématiques et leur impact n’a donc pas pu être étudié. Une formation et des auditions plus « objectives » qui ont bénéficié par exemple aux Violons d’Aliénor, un groupe de cordes jouant un répertoire du XVIIe au XIXe siècle, composé de quatre étudiantes en section musiques anciennes (qui compte 6 hommes et 6 femmes) au pôle Aliénor à Poitiers, centre d’études supérieures de musiques et danses.

« On n’a pas ressenti de frein parce qu’on était des femmes. Aujourd’hui on n’y pense pas, on fonce, on va au contact des lieux de diffusion », constatent-elles.

Mais le son de cloche n’est pas le même selon les instruments et selon les stéréotypes de genre auxquels ils renvoient. Au sein du même pôle, dont une partie de l’enseignement se situe à Tours, seulement 2 femmes étudient les cuivres (trompette et cor) sur une classe de 10 et aucun des 5 élèves de percussions n’est une femme. Julie Varlet, trompettiste de 23 ans, a ainsi commencé son instrument à Dax (Landes), pays des bandas, à l’âge de 7 ans.
« J’ai toujours été la seule fille ou presque, mais ça ne me dérangeait pas, par contre, j’ai eu plus des problèmes avec des professeurs “ de la vieille école ” qui me faisaient des réflexions sexistes. Par exemple, ils disaient que je jouais “ trop féminin ”, pas assez fort », se souvient-elle.

À Tours, son professeur aborde plutôt la question du genre par l’anatomie et lui a conseillé de faire du sport et des exercices de respiration pour améliorer sa capacité pulmonaire. Ainsi, pour que les femmes passent de muses à peintres reconnues, comme le souhaite l’association Aware (Archives of women artists, research and exhibitions) qui tend à replacer les artistes femmes du XXe siècle dans l’histoire de l’art, et pour qu’elles puissent à leur tour vivre de leurs créations, il faut changer les mécanismes sociaux. En développant la formation et la parité parmi les recruteurs, en changeant les stéréotypes négatifs (manque d’autorité ou de force, d’efficacité, objet de désir…) et en donnant plus de place aux femmes artistes dans les écoles et les médias.

Ces dernières n’ont d’ailleurs pas attendu pour se regrouper en collectif, car l’union fait la force. Et même si les choses semblent avancer, il est temps que celles-ci changent vraiment, pour que toutes et tous aient les mêmes chances d’exprimer leur créativité.

(1) Marie Buscatto, « Sociologies du genre », Paris, Armand Colin, 2019 [2014] ; Marie Buscatto, « Femmes du jazz. Musicalités, féminités, marginalisations », Paris, CNRS Editions, 2018 [2007].

>> Retrouvez notre dossier intégral sur la place de la femme dans le monde de l’art dans notre numéro 324 <<

Vélotour : balade cycliste insolite à Tours

Le 9 septembre, le Vélotour fait une escale à Tours toute la journée. Le principe ? Faire du vélo dans des endroits insolites de la ville, le temps d’un parcours qui passera à travers un parking avec DJ, un parc ou encore un stade de foot.

(photo Velotour.fr)
(photo Velotour.fr)

Vélotour, c’est quoi ?

Le concept se veut pour le moins original : Vélotour est un événement pour tout public qui donne l’occasion de rouler à vélo dans des lieux décalés, insolites ou des sites habituellement fermés au public. Zéro compétition, juste du fun en famille ou entre amis. Tout au long du parcours, des animations sont proposées pour rythmer la balade.
Né à Dijon en 2006, Vélotour a ensuite essaimé dans différentes villes comme Orléans ou Marseille. Huit villes accueillent désormais l’événement. Une étape était prévue à Tours en 2016 mais avait dû être annulée, contexte sécuritaire lié à l’État d’urgence oblige. Cette fois, dans le cadre d’Echappées à vélo de la Région Centre Val de Loire, il débarquera bien à Tours ce dimanche 9 septembre.

Le parcours

> Vous prenez votre bicyclette (les vélos ne sont pas fournis) et foncez à l’Heure tranquille. C’est là que se fait le départ et l’arrivée de Vélotour. Relativement plat (donc pour tous), le trajet se fait sur une vingtaine de kilomètres passant par les Jardins familiaux, le lac de la Bergeonnerie, le parc Balzac, le Stade de la Vallée du Cher et le Parc Expo.
> Puis, direction le Point Haut, le Jardin du musée des Beaux Arts, la fac de musicologie et le conservatoire pour faire une pause ravitaillement.
> La suite se fait par le parking de l’Hôtel de ville, où jouera un DJ. Avant de retourner vers les Prébendes (où un autre départ optionnel se fait – lire ci-dessous) puis aux Deux-Lions en passant dans le centre commercial, avant de finir au village d’arrivée-départ !

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Le parcours du Vélotour.

Trois nouveaux sites supplémentaires

Fin août, l’organisation a annoncé ajouter trois sites au parcours. En plus des 17 km déjà prévus, une boucle optionnelle de 3 km démarrant au Jardin des Prébendes passera par la cité MAME, la fac de médecine et le Jardin botanique !

Comment on s’habille ?

Peu importe ! Sachez toutefois qu’en général, les participant(e)s de Vélotour se déguisent. Un concours est même organisé. Nous, on attend vos photos pour rigoler, vous connaissez notre Facebook ! Dernière précision, le casque est obligatoire pour les plus jeunes et conseillé pour les autres.

Pratique

> Vélotour, le 9 septembre. Départs pour la boucle « normale » échelonnés entre 8 h et 12 h, quartier des Deux-Lions devant l’Heure tranquille. Fermeture du village à 17 h.
> Tarifs : (différents suivant heure de départ) De 8 à 15 € (adultes), de gratuit à 5 € (moins de 12 ans) et gratuit pour les demandeurs d’emploi et personnes atteintes d’un handicap.
> Réservations sur velotour.fr

Du gaz au vin, il n’y a qu’un pas

Il n’est jamais trop tard pour commencer à apprendre. Frédéric Berthelot a débuté son apprentissage à 40 ans, après quinze ans dans l’industrie pétrolière. Son objet d’étude ? La vigne et l’Abbaye de Vallières à Fondettes.

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L’homme bien bâti, au regard ténébreux, a l’air fonceur mais réfléchi. Après une quinzaine d’années à vendre de l’énergie chez Antargaz, travaillant à la recherche et au développement du commerce et des projets, Frédéric Berthelot a pris une décision radicale. Il veut revenir sur la terre de ses ancêtres de Touraine et du Berry. Finie la vie parisienne. Il y a quatorze ans, avec son épouse Mathilde, professeur de droit public, ils tombent sous le charme de l’ancienne Abbaye de Vallières, à Fondettes. Amoureux des vieilles pierres, le couple prend le pari de lui redonner toute son envergure.

Frédéric Berthelot cherche aussi à se reconvertir mais ne sait pas exactement comment. « J’ai appris beaucoup de choses dans le gaz, mais j’avais comme aspiration de créer quelque chose. J’ai découvert que du côté de mon père, tout le monde avait, à un moment donné, travaillé à son compte », explique-t-il. Aficionado des jus de raisins fermentés, il prépare pendant un an une formation pour adulte au lycée viticole d’Amboise.
Un passage obligé, complété de nombreux stages. Les vignerons Régis Mureau à Ingrandes, Frédéric Hardouin de Cravant-les-Côteaux, Frédéric Mabileau à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, François Pinon à Vernou-sur-Brenne et Pascal Pibaleau d’Azay-le- Rideau l’ont épaulé dans cet apprentissage de la culture des vignes. À sa sortie des bancs de l’école, il se met en quête d’un vignoble à reprendre. De Montlouis à Chinon, rien ne débouche. « Et puis s’est présentée l’opportunité de planter des vignes à Fondettes, au-dessus de la chapelle de la Chevalette, à deux pas de chez moi », raconte avec le sourire le vigneron curieux de nature.

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Il entame alors des travaux pour créer un chai au pied de sa maison. Un espace d’accueil, de production et de stockage. « Le projet viticole et la restauration de l’abbaye s’entremêlent », se réjouit l’homme qui va de découvertes en découvertes. L’abbaye a été fondée en 938 par les Bénédictins de Saint-Julien à Tours, dirigée ensuite par les Jésuites, puis cédée aux Oratoriens en 1763.
Quelle surprise quand il découvre que les religieux enrichirent le domaine de vignes, dès le XIVe siècle. Elles prospéraient le long des coteaux de Vallières, tournées vers la lumière clémente du midi, sur la rive droite du fleuve royal. Une activité qui s’arrêta à la fin du XIXe siècle et tomba ensuite dans l’oubli. Autre surprise de taille, un tunnel datant de l’an mil. « Pour construire les chais, nous avons creusé la terre et nous sommes tombés sur un souterrain. Il témoigne d’une carrière qui a servi à la construction de l’abbaye », éclaire-t-il. Une cave naturelle, parfaite pour entreposer ses premières bouteilles (*).

En 2015, il plante exactement au même endroit que les moines de l’abbaye ses premières vignes de chenin, au-dessus de la chapelle de la Chevalette. Et l’année suivante, s’étend au Clos Mareuil avec du chardonnay. « Ces terres sont, selon moi, plutôt propices à des cépages de blanc », commente le vigneron en malaxant une motte de terre à silex, argileuse. Il devient alors le second vigneron de Fondettes, après Hugues Huet.

« ÉCOLE D’HUMILITÉ »

« Je suis heureux dans les vignes, dans le chai, j’ai ce besoin de bouger », entonne-t-il au coeur de son hectare et demi de vignes. « Il faut être flexible, rapide, patient, il y a toujours des surprises. En ça, c’est une vraie école de l’humilité », avoue-t-il. Deux années de gel ont notamment fragilisé la plantation. « Lors des dernières gelées, 40 % des ceps de vignes sont morts dans la seconde parcelle, la première s’en étant plutôt bien tirée. C’est comme une paternité, si vous les laissez se débrouiller ils ne grandiront pas, alors j’y suis retourné, sans jamais désespérer ».

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Déterminé et philosophe, il cite Rudyard Kipling : « Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie , et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, […] alors tu seras un homme mon fils ». La première récolte du domaine de l’abbaye vient de se terminer il y a une semaine. Au total, 250 litres ont été récoltés. Le vigneron rénovateur est content de cette première cuvée.
« Nous avions des raisins arrivés à une belle maturité, même s’il y en avait peu. » Tout a été rapporté au chai et la fermentation est en cours. D’ici le début de l’année prochaine, le vin sera mis en élevage dans des barriques et des cuves pour mûrir tranquillement pendant un an et demi à deux ans pour les bulles. Frédéric Berthelot pense déjà à développer le domaine de Vallières, « de presque deux hectares aujourd’hui à 4 ou 6 hectares, pour rester à taille humaine ». Et pour y arriver, il ne mettra pas d’eau dans son vin.
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* Issue des parcelles où il a travaillé précédemment

Textes et photos : Pauline Phouthonnesy

Un tramway nommé désir

Ça y’est : le tracé de la deuxième ligne du tramway a été dévoilé. Il y a des heureux… d’autres moins.

(Archives tmv)
(Photo Archives tmv)

Il y a les heureux… et les déçus. Samedi matin, les élus de la Métropole se sont réunis en commission générale pour valider le tracé de la deuxième ligne de tramway.

Il a donc été décidé que celle-ci relierait bien La Riche et Chambray-lès-Tours, notamment pour les deux centres hospitaliers Trousseau et Bretonneau.
Si la nouvelle a forcément de quoi réjouir Chambray et une partie des Tourangeaux, c’est une nouvelle fois Saint-Pierre-des-Corps qui fait figure d’oubliée. Pour Marie-France Beaufils, maire de la ville, c’est une nouvelle déception, la desserte de la gare lui semblant « essentielle ».

Avec cette nouvelle ligne, les Fontaines devraient être desservies (cf. infographie ci-dessous). Reste à voir si elle emprunterait le passage entre Jean-Jaurès et Liberté ou continuerait tout droit sur l’avenue de Grammont. Les tracés définitifs (et l’éventuel choix d’un passage par Béranger ou Jean-Royer) restent à officialiser.

Le 16 octobre, les élus se réuniront donc à nouveau pour valider définitivement ce tracé.

La mise en service devrait avoir lieu en 2024.

(Infographie NR)
(Infographie NR)

10 & 20 km de Tours : et qu’ça court !

Dimanche 24 septembre 2017, des milliers de runners vont s’élancer dans les rues de Tours pour les 10 & 20 km… sans oublier le marathon !

Il ne reste plus que deux mois pour s’entraîner aux 10 et 20 km de Tours (ou le marathon pour les plus courageux/ ses !).

Le dimanche 24 septembre, ils seront des milliers à s’élancer dans cette course désormais unanimement reconnue en Touraine.
Si les 10 & 20 km fêtent cette année leurs 35 ans, le Marathon Touraine Loire Valley en sera lui à sa quatrième édition. Côté parcours, les 10 km reviennent cette fois en centre-ville, partant de la place Anatole-France, pour passer par exemple via le boulevard Léon-Boyer, la rue Giraudeau, ou encore l’avenue de Grammont et la place du Grand-Marché.
Les 20 km (course labellisée FFA) n’auront qu’une seule boucle et emprunteront le parcours du marathon.

Une vingtaine de groupes s’occuperont aussi de l’animation musicale et, après l’épreuve, les runners pourront se remplir l’estomac lors d’une paella-party. Les 22 et 23 septembre, un running village sera par ailleurs installé à Tours.

> Tarifs : 17 € pour les 10 & 20 (12 € en tarif réduit) ; 45 € pour le marathon. Inscriptions et parcours complet sur le site internet.

Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)
Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)

Don d’organes : la vie top chrono

Immersion dans le service de coordination des prélèvements d’organes du CHU de Tours, un important centre de prélèvements et de greffe d’organes en France.

En 10 ans, le nombre de greffe a augmenté de près de 30 %.
En 10 ans, le nombre de greffe a augmenté de près de 30 %.

En 2016, 18 greffes cardiaques, 111 greffes hépatiques (foie) et 138 greffes rénales ont été réalisées au CHU de Tours. Autant de patients qui ont bénéficié de dons d’organes pour une nouvelle vie.

Derrière ces chiffres, le docteur Jean-Christophe Venhard, responsable de la coordination hospitalière des prélèvements d’organes du CHU de Tours manage un processus complexe. Toute la semaine, il navigue entre les pôles hospitaliers Bretonneau, Trousseau et Clocheville, aidé de cinq infirmiers dont un d’astreinte 24 heures sur 24. Le travail de la coordination se fait en étroite collaboration avec les médecins réanimateurs des trois sites et des équipes de greffe : Professeur Salame Ephrem (foie), Professeur Michel Aupart (coeur) et Professeur Matthias Buchler (reins).

Pendant qu’il explique tout cela, je me demande : « Et si le téléphone sur la table sonnait, il pourrait déclencher la procédure de prélèvement ? » Calmement, le docteur Jean-Christophe Venhard reprend le processus : « La mort encéphalique, ou mort du cerveau, est une situation de décès qui nous autorise à envisager un don d’organes ». Un important traumatisme crânien ou un AVC peuvent notamment provoquer de tels dysfonctionnements dans le cerveau que le patient est déclaré décédé après une série d’examens. Dans ce cas, les organes sont maintenus en état de fonctionnement grâce à des machines, des appareils respiratoires, des perfusions… « Ce n’est pas toujours facile pour la famille de comprendre que la personne est décédée, son apparence n’a pas changé », raconte Dr Venhard.

Dr Jean-Christophe Venhard.
Dr Jean-Christophe Venhard.

En 2016, la première cause de mort encéphalique est l’AVC, qui concerne en majorité des personnes de plus de 50 ans. Accompagnés dans ce moment douloureux, les proches sont invités par un médecin coordinateur à déterminer si le défunt était opposé au don d’organes ou seulement de certains organes. « Ce qu’on cherche, c’est bien la position de la personne décédée, pas celle de la famille », précise le docteur. En France, la loi de 1976 pose le principe du consentement présumé, c’est-à-dire que toute personne est déclarée donneuse d’organes et de tissus, sauf si elle a exprimé son refus de son vivant.
Et il existe plusieurs moyens de le signaler. Depuis 1994, on peut s’enregistrer par courrier au registre national des refus et depuis janvier 2017 une version en ligne a été créée. Les modalités d’expression du refus sont ainsi plus importantes pour inciter les gens à se prononcer. Il est aussi possible d’en parler avec ses proches ou de leur laisser une trace écrite. « Bien sûr, nous faisons en sorte que l’entretien soit le plus consensuel possible, sans aller au conflit », explique le docteur.

Les proches aussi sont pris en charge, c’est un moment très brutal où ils viennent à peine de comprendre le décès. « Et s’il n’y a pas de refus ? Nous commençons la procédure pour un éventuel prélèvement, c’est parti pour 24 heures chrono », ajoute-t-il. Des analyses et des examens sont alors effectués pour évaluer la qualité des organes. Leur attribution dépend de nombreux facteurs tels que l’âge du donneur, de sa pathologie, de sa morphologie mais également de la situtation clinique du receveur. Le dossier est validé par l’agence de biomédecine, avant d’être traité par le Pôle national de régulation des greffons à Paris pour savoir s’il y a un receveur compatible et des équipes disponibles.

UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

En quelques heures, un receveur a été trouvé. Il faut dire que la liste d’attente s’allonge plus vite que celle des donneurs. « Nous greffons plus, la médecine, la chirurgie, l’immunologie ont faits de gros progrès », précise Dr Venhard. Pendant ce temps-là, les infirmiers de coordinations préparent le planning, tout est minuté. Pour un rein, organe le plus greffé en France, il peut y avoir entre 12 h et 18 h entre le moment où il a été prélevé et le moment où il est réalimenté en sang dans le corps du receveur.

Sur les deux reins prélevés à Tours, l’un sera greffé obligatoirement à un patient de la région.
Sur les deux reins prélevés à Tours, l’un sera greffé obligatoirement à un patient de la région.

Mais ce délai est moindre pour le foie, les poumons et surtout le coeur, 4 h seulement. C’est donc une course contre la montre. Le receveur et le défunt sont préparés pour aller au bloc. C’est l’équipe du receveur qui vient chercher l’organe. Avion, train, voiture, le mode de transport est adapté en fonction des besoins. L’opération est terminée, l’équipe de greffe arrive à Tours et conditionne l’organe dans un conteneur à 4° C. Il le transporte immédiatement dans leur centre hospitalier où le patient est entré au bloc, prêt à recevoir un nouvel organe. Le sang circule à nouveau, c’est la ligne d’arrivée.

> WWW.DONDORGANES.FR

Texte : Pauline Phouthonessy
Photos : CHU Tours

Les reins, le foie, les intestins, le pancréas, les poumons et le coeur peuvent être prélevés. Pour faire connaître son opposition www.registrenationaldesrefus.fr
Les reins, le foie, les intestins, le pancréas, les poumons et le
coeur peuvent être prélevés. Pour faire connaître son opposition www.registrenationaldesrefus.fr

10 & 20 km de Tours : alors on court !

On a eu chaud mais, finalement, les 10 et 20 km ainsi que le marathon Tours-Loire-Valley auront bien lieu le 18 septembre sur un nouveau parcours. Et tmv vous invite à faire partie de sa team en gagnant un de nos 50 dossards.

SAUVÉE !

La course tourangelle mythique aura bien lieu, le 18 septembre. À l’issue d’une nouvelle réunion vendredi, la préfecture a donné son feu vert aux organisateurs, les conditions de sécurité étant remplies. Suite à l’appel à la mobilisation générale que nous avons relayé la semaine dernière, 228 personnes se sont manifestées pour participer à la sécurisation de la course en postant leur voiture, entre 6 h 30 et 13 h sur les intersections du parcours.

NOUVEAU PARCOURS

Pour simplifier l’organisation de la course et, surtout, pour fluidifier le flot des coureurs, le comité d’organisation a décidé de regrouper toutes les courses sur le tracé du marathon. Les 10 km emprunteront les cinq premiers kilomètres du marathon en aller-retour. Les 20 km partiront, en plus, pour une jolie boucle autour du moulin de Ballan-Miré. « C’est un parcours plus fluide, plus déroulant, propice aux performances avec, toujours, un départ et une arrivée place Anatole-France », explique Bernard Coupez, président du comité d’organisation.

FRANCE

Le parcours du marathon reste, lui, inchangé et sera bien labellisé National (épreuve du Championnat de France de la discipline), belle consécration pour une course qui fête cette année sa troisième édition et qui s’installe, déjà, dans la cour des grandes !

S’INSCRIRE

Marathon : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 10 septembre sur marathon-tlv.fr
10 et 20 km : Inscription en ligne sur nrco.lanouvellerepublique. fr/dossiers/20km
ou au Village Partenaires « Hypermarché Géant Casino La Riche- Tours », le vendredi 16 septembre de 15 h à 20 h et le samedi 17 septembre, de 9 h à 20 h.

GAGNEZ VOTRE DOSSARD

Cette année encore, tmv vous propose de courir sous ses couleurs (avec un beau maillot technique magenta, donc). Pour cela, rendez-vous sur notre site tmvtours.fr, cliquez sur Les jeux concours tmv et laissez-vous guider. Vous n’avez que jusqu’au lundi 12 septembre inclus pour participer. Le tirage au sort des 50 dossards aura lieu le 13 au matin et les gagnants seront avertis dans la foulée.
Aucun dossard ne sera remis sans certificat médical de non contre-indication à la pratique de la course à pied de moins d’un an.

Marathon10 20 km 2016-001
Cliquez sur la photo du parcours pour l’agrandir.

Biga*Ranx en concert au Temps Machine

L’enfant prodige du reggae – Tourangeau de surcroît – revient jouer à domicile pour un concert à Joué-les-Tours le 6 mars. L’occasion de revenir sur le parcours de cet artiste…

CULTURE_BIGARANX
À force d’être surnommé « le Bob Marley blanc », il est devenu incontournable dans le milieu. The next big thing, comme on dit. Comprenez LE chanteur à suivre. Et pourtant, Biga*Ranx n’a que 26 ans. Déjà couronné de succès, il avale les kilomètres pour enflammer les scènes. Distiller son reggae si particulier et « faire vibrer les gens », comme il dit.

Tombé dans la marmite de la musique, à cause d’un frère DJ, une mère passionnée par la musique classique et une sœur fan de reggae. Gabriel Piotrowski – son vrai nom – est né à Tours, en 1988. Biberonné à UB40 et Bob Marley, il va parfois voir ailleurs, dans le rap et le hip-hop US. « Ce sont deux styles cousins ; les premiers rappeurs étant Jamaïcains ! », indique-t-il, toujours d’une voix posée.  La Jamaïque, d’ailleurs, est son Eden.
Un rêve qui devient réalité lorsqu’il s’envole, à 18 ans, « pour un pèlerinage à la Mecque du reggae ». Avec juste un sac à dos. « Spirituellement, j’ai trouvé des choses. J’ai appris et positivé. »

En 2008, il se surnomme Biga (Gabi, en verlan) et rajoute Ranx, une appellation fréquente dans le monde du reggae. « C’est mon mentor Joseph Cotton qui m’a appelé comme ça ! » Une sorte de consécration. Surtout après avoir posté leur freestyle sur Internet, réalisé du premier coup, sans montage.
Trois ans plus tard, son premier album « On Time » est élu meilleur album ragga/dancehall en France, par le site reggae. fr « Ça m’a surpris et conforté », continue-t-il à dire, toujours humble. Concerts remplis, succès dans les bacs et France Ô qui va même jusqu’à lui consacrer un grand format en 2012 : un reportage lui permettant de revoir son amour d’enfance : la Jamaïque.
Il enquille avec un passage au Petit Journal de Canal + pour parler de son deuxième album « Good Morning Midnight », au groove terrible et qui, de nouveau, récolte les honneurs. Une de ses amies d’enfance le décrit comme « un électron libre hypersocial et gentil. Il a toujours été humble ». Ce boulimique de travail, avec son large sourire toujours collé en plein visage, touche-à-tout, continue de communiquer avec les 71 000 fans de sa page Facebook. Humble jusqu’au bout.
Aurélien Germain

EN CONCERT
Biga*Ranx jouera au Temps Machine de Joué-les-Tours, ce jeudi 6 mars à 20 h 30. Premières parties assurées par Set & Match et Atili Bandalero. De 14 à 25 €. Un DVD live de Biga*Ranx offert à chaque place achetée.
À REGARDER
Forcément, la fameuse vidéo « Brigante Life freestyle » sur YouTube. Mise en ligne le 25 juillet 2011, elle comptabilise pour l’instant 1,4 million de vues. Plus de deux minutes pour écouter le « flow » du jeune Biga. « J’appartiens à la génération des réseaux sociaux, ça a été un coup de pouce dans ma carrière. »
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iblgr_rdDgw[/youtube]
Http://www.bigaranx.com

Qui es-tu Ketkeophomphone ?

Comptant parmi les révélations du début de saison du TFC, l’ailier au nom imprononçable possède une trajectoire complexe.

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Il rigole encore de ce qui circule sur sa page Wikipedia. Sur son identité complète, il est écrit « Vilayphone Ketkeophomphone ». « Mais Vilayphone, c’est n’importe quoi ! Mon prénom est Billy ! », s’exclame le garçon de 23 ans. Son nom est bien l’original. La prononciation s’avère compliquée. À l’image de son parcours, jamais linéaire.
Première étape : intégrer l’Institut national de foot (INF) de Clairefontaine. « Le rêve de tout gamin qui veut faire du foot », dit Billy. Originaire du Val-de-Marne, il évolue dans le petit club de Bussy-Saint- Georges. Autrement dit : un monde d’écart par rapport aux candidats. « Les tests m’ont marqué. Je ne connaissais pas grand-monde dans le milieu », glisse-t-il. Passé les détections, il se souvient de « la difficulté » d’être séparé de sa famille. Son père, ancien chauffeur de taxi, immigré Laotien arrivé il y a une trentaine d’années, avale des kilomètres chaque week-end pour le ramener à la maison. La dernière année, le PSG s’intéresse à lui. « J’ai finalement choisi Strasbourg. Je sais qu’à Paris, c’est compliqué de percer pour les jeunes », confie-t-il.
« A chaque fois qu’il commençait à être bon, il se blessait »
La trajectoire idéale s’étiole doucement. Difficile passage au monde professionnel. « J’aurais aimé percer plus vite. Je voyais mes camarades aller en équipe première », analyse Ketkeo. La récompense intervient en novembre 2009, en Coupe de France. Premier match et premier but. Il joue plus l’année suivante, quand Strasbourg tombe en National. Le club est rétrogradé administrativement en CFA2 (5e division) la saison d’après. « Le président a fait n’importe quoi… Cela m’a poussé à partir ».
Billy subit encore au FC Sion, en Suisse. Six mois sans jouer, il patiente. « Je m’entraînais pour moi », explique-t-il. Quand le TFC débarque en janvier 2012, il « saute sur l’occasion ». À Tours, il est vite freiné. « On savait qu’il était capable. Mais à chaque fois qu’il commençait à être bon, il se blessait », regrette Bernard Blaquart.
Derrière les quatre buts de ce début de saison, Ketkeo cache une douleur personnelle. Celle d’avoir perdu une de ses filles, il y a quelques semaines. « Tous les jours, j’y pense. Et elle me donne de la force », estime-t-il. Stabilisé niveau foot, il espère surtout pouvoir aller au Laos, avec sa famille, d’ici quelques années. « Pour découvrir mes racines ». Il a approché la Fédération pour jouer avec l’équipe nationale. Et se marre : « Il y a eu un malentendu, ils voulaient me faire jouer dans un club ». Une étape qui n’aurait pas détonné dans son parcours.


SON PLAT PRÉFÉRÉ
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« Les plats de ma maman ! J’adore la soupe Khao Pun ». À base de nouilles de riz, du bouillon au lait de coco et des légumes. « Mais bon, je ne sais pas cuisiner laotien. Alors j’en profite quand je vois mes parents ! ».
DANS SES OREILLES
« Au niveau rap français, j’aime bien La Fouine. J’écoute aussi du hip-hop US, avec Wale ou Chris Brown. En ce moment, aussi pas mal Génération Goldman. J’écoute donc de tout. »
SES CHEVEUX
« J’essaye de changer tous les mois. Avoir un truc qu’on ne voit pas tous les jours, qui sort de l’ordinaire. » En ce moment, il arbore une petite touffe sur le crâne, sur des cheveux courts.
UN FILM
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« Cette année, j’ai kiffé Django. Globalement, tous les films de Tarantino, comme Pulp Fiction, ça bouge bien ! »

La Loire à vélo dans tous ses états : notre top 5 des parcours !

La Loire à vélo dans tous ses états, ça vous met dans tous vos états. Mais ne vous inquiétez pas : Tmv vous donne le top 5 des parcours à faire. Nos coups de cœur, en fait.

La Loire à vélo dans tous ses états, c’est ce week-end et c’est trente parcours insolites sur les 800 km aménagés, autour de cinq thématiques : gastronomie, culture, patrimoine, nature et arty. La rédaction de tmv vous livre son top 5.
1. Parcours n° 26 : Tours en selle
Pourquoi ? Bon, déjà parce que c’est notre ville qu’on adore. Mais aussi parce que cet itinéraire de 17 km dans Tours (côté ville et côté campagne !) permet de (re)découvrir le quartier historique de la cathédrale et du Château de Tours, le Pont de fil, tout en longeant le parcours du futur tramway et en faisant une pause au Prieuré de Saint-Cosme, la demeure de Ronsard.
Thème : patrimoine. Point d’accueil : parc Sainte-Radegonde.
2. Parcours n° 28 : confluence
Pourquoi ? Parce que si vous êtes un amoureux de la nature, vous adorerez contempler les bords de la Loire et les rives du Cher, avec un point de vue exceptionnel sur la pile de Cinq-Mars ou le château de Villandry. Et pour finir, c’est l’occasion de s’arrêter pour s’imprégner de ce site naturel aux espèces sauvages, végétales et animales uniques. La nature, quoi.
Thème : nature. Point d’accueil : port de Savonnières.
3. Parcours n°20 : rencontre arty
Pourquoi ? Ce n’est pas un secret, à tmv, on aime la culture et l’art. Cela tombe bien, le parcours autour d’Onzain, à une quarantaine de kilomètres de Tours, est placé sous le signe des artistes. Vous pourrez, d’ailleurs, découvrir les sculpteurs Patrick Meriguet et François Weil, pendant des portes ouvertes, et admirer le château de Chaumontsur- Loire.
Thème : arty et culture. Point d’accueil : belvédère d’Onzain.
4. Parcours n° 29 : la Loire côté vignes
Pourquoi ? Allez, soyons francs : le vélo, c’est bien ; mais si ça nous permet de déguster un verre de vin, c’est encore mieux ! Avec ce parcours d’une vingtaine de kilomètres, c’est l’occasion de découvrir les coteaux du vignoble de Bourgueil, la loge de vigne de Benais, mais aussi l’église de Restigné. Côté animations ? Jambon grillé par les bateliers, dégustation au verger conservatoire ou encore expos et traversée de la Loire en bateau.
Thème : gastronomie. Point d’accueil : quai du port du bourg, à La Chapelle-sur-Loire.
5. Parcours n° 16 : Beaugency l’excentrique
Pourquoi ? Parce qu’un florilège de spectacles est à découvrir. Un univers décalé, avec un manège insolite, un vélolabo ou des engins complètement délirants. Et ça, c’est notre credo à tmv. Mais aussi et surtout, parce qu’il y aura deux balades contées et un nombre de kilomètres surprise. Alors vous imaginez bien qu’avec notre esprit de curieux, on vous conseille aussi ce parcours…
Thème : arty. Point d’accueil : quais de Loire à Beaugency. (on peut y aller facilement en TER) 
Réservations conseillées sur www.regioncentre.fr

La Loire à vélo fête le début de la saison, ce week-end, avec 30 parcours festifs. (Photo archives)
La Loire à vélo fête le début de la saison, ce week-end, avec
30 parcours festifs. (Photo archives)