UTBM : Marius Chambre tient le haut du panier

Joueur virevoltant, véritable révélation de l’UTBM, Marius Chambre brille durant les rencontres.

Marius Chambre, de l’UTBM, face à Lorient.

Arrivé cet été en provenance d’Orléans pour occuper le poste de meneur de jeu de l’équipe première de l’UTBM aux côtés des expérimentés Aldo Curti et Gérald Guerrier, Marius Chambre (21 ans ; 1,81 m) se plaît à Tours. Et son temps de jeu ne cesse d’augmenter.

Les blessures de Guerrier et, vendredi soir à Tarbes, de Curti, l’ont propulsé aux manettes de l’équipe. Auteur de 10 points lors de la victoire de son équipe dans le sud-ouest (83-75), le jeune meneur est pour beaucoup dans l’excellente première partie de saison de son équipe, actuellement 5e de Nationale 1.

« J’ai démarré tout petit en région parisienne à Fontenay-le-Fleury avant de jouer en minimes jusqu’en cadet à Versailles. Puis je suis allé à Mulhouse, avant de jouer quelques mois au Canada et à Monaco. » A Orléans, où il fit notamment la connaissance de son futur partenaire de jeu, et ex-limougeaud Aldo Curti, il fit quinze apparitions en équipe première (Pro B), évoluant le plus souvent en Nationale 3 (14,5 pts de moyenne en 2018 et 12,7 pts en 2019) avant de prendre la direction de Tours.

Joueur virevoltant en gros progrès sur le plan collectif, il reconnaît s’intéresser à beaucoup de choses. Ses passions : l’actualité sous toutes ses formes (écologie, politique étrangère), les séries télé et aussi les jeux vidéo. Samedi 30 novembre, il portera la responsabilité de conduire le jeu de l’UTBM contre La Rochelle, dans la salle de Tours-Nord, à Monconseil. Avant d’attaquer les matches retour par un périlleux choc contre Angers, actuel leader du championnat de Nationale 1.

Thierry Mathiot

Basilic & co : pizzas de terroir et artisanales au menu

La franchise Basilic & co vient de s’installer à Tours Nord. Avec elle, ses pizzas de terroir, mettant en valeur les régions françaises. On y a évidemment fait un tour pour la chronique resto…

Vous croyez tout savoir sur la pizza, pâte fine, pâte épaisse, fond tomate ou fond crème ? Eh bien sachez qu’il y a du nouveau sur la planète pizz’ à Tours.

Le credo de Basilic and Co, qui a pris ses quartiers du côté de Monconseil il y a quelques jours seulement, c’est la pizza de terroir, de qualité et composée avec des ingrédients artisanaux français labellisés (bleu du Vercors AOP, mozzarella artisanale française, jambon sec d’Ardèche IGP, chiffonnade de jambon blanc ardéchois, tome des Bauges AOC…). Et le tout fabriqué à la demande devant le client et cuit au feu de bois.

Les régions de France à l’honneur

Laurent Bassi, le fondateur de la franchise a ouvert son premier restaurant en 2004 dans la Drôme et le premier franchisé est né à Nantes en 2014. Depuis, c’est l’explosion. Dès l’année suivante l’enseigne devient la première franchise de pizza à obtenir le label « fait maison » et Basilic and Co devrait atteindre les trente restaurants en France à la fin de cette année.

Celui de Tours est tenu par un duo de choc : Aurélien et Geoffrey, tout sourire au comptoir du restaurant. Alors, de terroir, il est effectivement beaucoup question à la carte. Une série de recettes met les régions de France et d’ailleurs à l’honneur et c’est assez rigolo de se retrouver avec une pizza bourguignonne, tajine, Iraty ou aux quatre fromages des Alpes.

Nous, on a opté pour une savoyarde, avec du Reblochon AOP et une petite fondue d’oignons maison. C’est gourmand et ça fait du bien en ces jours frisquets. La pâte est moelleuse et fondante à souhait et il y a deux tailles au choix, pour satisfaire tous les appétits.

Pour ce qui est de l’ambiance, la salle est assez petite et on sent que la franchise a soigné le décor et n’hésite pas à mettre ses valeurs en avant (protection de l’environnement, produits artisanaux, tout ça…). Service souriant et efficace et on peut se restaurer rapidement si on est pressé. Et si on l’est encore plus, il est naturellement possible de déguster ces petits morceaux de terroirs à emporter ou en livraison.

Matthieu Pays


> Basilic & co, au 42 rue Daniel Mayer, à Tours Nord. Ouvert tous les jours, midi et soir.
> De 9,90 à 11,90 € pour la pizza taille standard et de 11,90 à 14,90 € pour la taille maxi. 4,90 € pour le tiramisu café ou framboise. 10,90 € pour une salade à composer soi-même. Sur place ou à emporter. 

> Contact : sur internet ou au 02 47 44 98 19. 

Compagnie 2si2la : clown un jour, clown toujours

La Compagnie 2si2la joue son dernier spectacle Just like a woman, parallèlement à ses stages de clown pour adultes.

Clémentine Serpereau, de la compagnie 2si2la.

Son fil rouge, c’est le clown. Ce personnage haut en couleurs, joyeux ou triste, né sous les chapiteaux de cirque, a porté, formé et inspiré Clémentine Serpereau. Après deux années au Samovar, l’école de clown de Bagnolet, l’actrice a co-créé la Compagnie 2si2la aujourd’hui basée à Saint-Pierre-des- Corps. C’était en 2008.

Depuis, le clown de théâtre, émancipé de l’univers circassien, s’est installé dans son jeu d’actrice et ses créations teintées de musique et de danse. « Il est toujours un peu présent dans mes spectacles », analyse l’artiste de 38 ans. « On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé, comme une personnalité que l’on interroge, ajoute-t-elle. Le mien a les mêmes caractéristiques depuis 10 ans, même s’il évolue, grandit ; il est très féminin, a un côté bon élève, ne supporte pas la triche, les injustices. Mais c’est aussi une parfaite victime, ce qui n’est pas du tout mon cas dans la vie ! »

« On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé »

Chaque année, Clémentine Serpereau organise des stages de découverte du clown pour adultes, amateurs et professionnels. « Grâce à des jeux, ils trouvent rapidement les traits caractéristiques de leur clown, certains trichent, d’autres dénoncent », sourit-elle.

Just Like a woman, le quatrième spectacle de 2si2la, est l’adaptation d’un texte de Jalie Barcilon, elle-même clown, auteure et metteuse en scène. Le thème de ce duo comédienne/ guitariste ? La maternité et une question : « Qu’est-ce qu’être une femme d’une trentaine d’années aujourd’hui, avec ou sans enfants ? », résume Clémentine Serpereau. Qui jouera des éléments de réponses avec le musicien et compositeur Messaoud Bouzid, dans une mise en scène de Delphine Poudou et Nathalie Pellé.

Flore Mabilleau


> Just Like a woman, à 20 h 30 le 7 décembre au Patronage Laïque La Riche Lamartine à Tours. Tarifs : de 8 à 12 €.

> Stages clown les 18 et 19 janvier et les 8 et 9 février 2020. Tarifs : de 60 à 80 €.

Parlons champignons avec le chef Maximilien Bridier

Le chef du sublime restaurant La Roche Le Roy, Maximilien Bridier, nous a accueillis pour parler champignons et gastronomie. A table !

Maximilien Bridier, du restaurant La Roche Le Roy.

Quand on l’a appelé, il nous a répondu illico : « Venez au restaurant demain matin à 9 heures ! » Le sujet de l’interview nous avait ouvert les portes. Parler de champignons avec Maximilien Bridier ne nous paraissait pourtant pas si évident mais, d’entrée, ses premiers mots allaient nous rassurer.

« Merci d’écrire sur les aliments de saison. La saisonnalité comme la proximité des produits sont les clés de la qualité. » Et d’ajouter : « Les champignons, cela me replonge dans mon enfance à Blois. Avant d’apprendre à les cuisiner auprès de mes maîtres d’apprentissage, je les ai découverts en tant que jeune cueilleur en compagnie de mes grands-parents, de ma mère et de mon père. » Dans le mille !

Le grand (également par la taille) chef du restaurant La Roche Le Roy, au pied de Saint-Avertin, se souvient des paniers remplis de cèpes, de pieds de moutons, de coulemelles ou de trompettes de la mort. « Bien sûr, je ne connais pas tous les champignons mais, comme tout bon cueilleur, je sais qu’il ne faut ramasser que ceux qui nous sont familiers. »

Pour son restaurant, Maximilien Bridier s’approvisionne auprès de vendeurs professionnels, et dans les marchés réservés notamment aux restaurateurs (à Rochecorbon ou Rochepinard). La période des bolets est maintenant passée mais pas de soucis pour lui. « On en a rentré beaucoup cette année, après deux ans plus difficiles. Nous pourrons ainsi en proposer jusque fin décembre. On les a nettoyés, pochés dans de l’huile puis stérilisés. On les conserve ensuite dans cet état dans des chambres froides. »

On se régale…

Le bel automne des champignons n’est pas fini. Restent à venir notamment les trompettes de la mort, si le grand froid ne se met pas à sévir. Actuellement à la carte de La Roche le Roy, Maximilien Bridier et son équipe (15 à 18 personnes) proposent cèpes et pieds de moutons en accompagnement de pluma ibérique. Cette viande de porc espagnol, située dans l’échine noble, voit sa tendreté ainsi décuplée. Et quand le temps des champignons de forêt est passé, ceux de Paris prennent le relais.

« Nous faisons des champignons tournés, explique le chef. Cela nécessite une grosse technique pour les réaliser. Une minute par champignon, soit 1 heure 30 de travail pour 90 spécimens. » Le chef sort alors son téléphone et nous montre la photo du résultat. Les champignons délicatement striés sur le dessus ressemblent à de délicieux macarons.

« Pour ne pas qu’ils noircissent, nous les plongeons dans un jus citronné, évitant ainsi l’oxydation. » Quant à la simple omelette aux champignons, si elle ne figure pas à la carte de ce restaurant de standing, c’est pourtant avec elle que Maximilien Bridier, cette année, a dégusté ses premiers bolets. Comme à la maison !

T.M.

Horoscope WTF du 27 novembre au 3 décembre 2019

On souhaite bonne chance aux Poissons et aux Béliers qui, une fois n’est pas coutume, prennent cher.

Bélier

Amour

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Gloire

Une étude prouve que la
frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Beauté

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Taureau

Amour

Vous êtes solo de la saucisse.

Gloire

Arf, vous voilà bloqué(e) au
péage de l’autoroute du 2nd degré.

Beauté

1 à 5 % de la population est
touché par la polythélie (le fait d’avoir
un 3e téton). Voilà, c’est tout, bisou.

Gémeaux

Amour

Pensez à un plan B plutôt
qu’à un plan Q.

Gloire

La constellation du Mélenchon
vous rappelle que la République,
c’est vous.

Beauté

Au réveil, vous ressemblez
aux machins tout bleus dans le film
Avatar.

Cancer

Amour

Vous êtes un joli papillon,
butinant à peu près toutes les fleurs
qu’il croise.

Gloire

Eh bien… Vous et vos ami(e)s
formez une belle brochette de beaufs !

Beauté

« Quand on gratte, c’est gagnant
à tous les coups » (sponsorisé
par vos boutons)

Lion

Amour

Vous n’allez pas tarder à
vous prendre un vent. Mais un gros,
un bien gros.

Gloire

Roh, mais ouiii, vous êtes un
pauvre bichon, on sait.

Beauté

Vous êtes pas mal. Mais pas
top non plus, ne vous enflammez pas.

Vierge

Amour

Dur, dur mais dites-vous qu’un
jour, il y aura prescription avec votre ex.

Gloire

Vos collègues parlent dans
votre dos. Mais vous avez de belles
fesses, alors ça va.

Beauté

Vous avez l’oeil bovin. C’est
pas très beau.

Balance

Amour

Il serait judicieux d’éditer
un mode d’emploi pour comprendre le
fonctionnement de votre vie sexuelle.

Gloire

Tous à poil ! On avisera après.

Beauté

N’hésitez pas à utiliser un
déodorant. Osez, que diable !

Scorpion

Amour

Vous vous vautrez dans le
stupre et la fornication. Berk.

Gloire

La constellation d’Aya Nakamura
vous conseille de fermer la
porte, car vous avez le pookie dans
l’sas.

Beauté

Votre passion des slips en
cuir fait du mal à votre porte-monnaie.

Sagittaire

Amour

Bouarf, continuez de creuser.
Au point où vous en êtes.

Gloire

La constellation du Boris Eltsine
indique que vous avez 3 grammes
dans chaque œil.

Beauté

Vous êtes sexy. Profitez-en,
on vieillit vite.

Capricorne

Amour

Dites, les margoulins, vous
n’en avez pas marre de faire tourner
les têtes ?

Gloire

Sans vouloir cafter, un drone
vous observe depuis 2 mois et vous
voit tout(e) nu(e) chez vous.

Beauté

Le fait est désormais avéré :
votre nombril est la chose la plus sexy
du monde.

Verseau

Amour

Vous saviez que votre meilleur
ami avait eu des pensées coquines
en pensant à vous hier ?…

Gloire

…Eh ouép, il vous en apprend
des trucs l’astrologue (50 € sur mon
Paypal please).

Beauté

Les peaux mortes, ce tue
l’amour…

Poissons

Amour

Vous foncez dans le mur,
mais après tout pourquoi pas ?

Gloire

Faites du yoga. Ou du gras.
Notre boule de cristal est dégueu, désolé,
on voit rien.

Beauté

Vos photos sur Facebook
nous rappellent que même Photoshop
a ses limites.

Champignons : les rois de la cueillette

Hôtes de nos forêts quand l’humidité automnale est au rendez-vous, bolets, cèpes, pieds de moutons et maintenant trompettes de la mort et autres girolles ravissent les promeneurs et fins gourmets de Touraine. À consommer avec grande attention !

(Photo Adobe Stock)

Le dimanche matin, le Bois des Hâtes de Saint-Avertin est bien connu pour être un terrain de jeu idéal pour les coureurs à pied et les vététistes. Mais depuis trois semaines, une autre catégorie de bipèdes a rejoint les sportifs dominicaux. Panier à la main, ils s’enfoncent dans les sous-bois, le regard panoramique.

Les cueilleurs de champignons, puisqu’il s’agit d’eux, ont investi les lieux. « On a eu des conditions idéales, explique Didier Raas, pharmacien-mycologue, membre de Botamyco 37. Pour qu’il y ait une poussée de champignons, il faut une conjonction de trois chocs : chaud-froid, sec-pluie et jour-nuit. Après l’été qu’on a connu ainsi que la sécheresse, les conditions actuelles sont idéales. »

Didier Raas est un spécialiste-passionné mais également un homme averti des risques induits par cette activité. Et quand on lui rappelle que dans les années 1970-1980, un médecin vosgien, le Dr Bastien, s’était mis en tête de démontrer que l’amanite phalloïde était moins dangereuse pour la santé qu’un hamburger un peu trop gras, il nous arrête tout de suite. « Le professeur Bastien était un original. Certes, il a voulu démontrer qu’en mettant en place des protocoles médicamenteux précis, on pouvait manger des amanites phalloïdes, mais au final il y a laissé un rein, une partie de son foie et il est mort. » Le message est passé !

« On ne peut pas trouver de bolets ou de cèpes dans nos forêts en décembre »

D’autant qu’avec la poussée d’octobre-novembre, les cas d’intoxications ont été multipliés par dix en quinze jours. Alors si les cueilleurs, via Internet, semblent mieux informés que jamais, les accidents ne disparaissent pas pour autant. Jean-Pierre, un de ces amateurs culinaires, rencontré en lisière de bois, y va lui aussi de son anecdote. « Lorsque j’étais enfant, notre voisin nous donnait une partie de sa cueillette mais ma mère ne nous les cuisinait pas avant d’avoir vérifié le lendemain que le voisin était encore bien portant. »

L’histoire fait rire Didier Raas. « Certains symptômes très graves peuvent apparaître jusqu’à douze jours après avoir mangé des champignons. Généralement, les premiers signes sont des nausées, quelques maux de ventre et puis après une accalmie et deux ou trois jours, l’enzyme du champignon attaque le foie et le rein. C’est catastrophique. »

Jean-Pierre et quelques autres en sont pour une belle peur rétroactive. Stéphane Burdin, pharmacien dans le quartier Beaujardin, voit souvent passer dans son officine des cueilleurs venus faire expertiser leur « récolte ». « C’est au cours de la 5e année de nos études que nous apprenons à les connaître. Parfois, les gens viennent me voir, en ayant mélangé par ignorance les comestibles et les toxiques. Résultat, ils me laissent tout. Le conseil à donner consiste à cueillir les champignons qu’on connaît. Et là, c’est sans risque. »

Il y a, bien sûr, un autre moyen plus rassurant de se fournir en champignons de saison. Anne, Loir-etchérienne vivant à Bourré, nous accueille devant son étal au marché des Halles, à Tours (le lendemain, elle sera à Velpeau puis au marché Saint-Paul). Elle ne vend que des champignons et bondit quand on lui parle de notre article : « Expliquez bien aux gens qu’ils ne peuvent pas trouver des bolets ou des cèpes de nos forêts au mois de décembre ou alors c’est qu’il s’agit de champignons venus des pays de l’Est et on ne sait pas où ils ont poussé. »

En effet, car si Louise Lépine, diététicienne à Tours, nous explique que « les champignons sont une excellente source de fibres, mais aussi de protéines végétales, de vitamines B et D », ce sont aussi de véritables aspirateurs à pollution. Tous les garde-fous mis en place, la cueillette suivie d’une dégustation reste toutefois un moment divin. Et gageons que les omelettes de cèpes ou de trompettes de la mort ne sont pas prêts de disparaître de nos assiettes. Ce serait dommage.

Thierry Mathiot

Zébulon le dragon : court-métrage pour enfants

Cette semaine, les cinémas Studio projettent Zébulon le Dragon, un court-métrage pour enfants signé Max Lang et adapté des livres éponymes.

Zébulon est un jeune dragon. Loin de terroriser les alentours, il est surtout très attachant et parfois un peu (beaucoup) maladroit. Voulant devenir le meilleur élève de son école, il va tenter de traverser diverses épreuves et capturer une princesse…

Cette trame est celle de Zébulon le Dragon, un court-métrage qui sort cette semaine dans un anonymat quasi-complet (quelques salles en France à peine, mais 6 séances aux cinémas Studio de Tours).

Adaptée du livre de Julia Donaldson, cette production signée Max Lang se destine clairement aux plus jeunes. Un public qui sera probablement captivé par ce récit, où chaque dragon bien coloré est choupinou et où les touches mignonnettes d’humour nourrissent l’ensemble (en témoigne cette amusante séquence, dans laquelle ils apprennent à rugir).

Construit comme un conte (la narration en arrière-plan), forcément porté par une morale et des valeurs (l’ode à la persévérance), Zébulon le Dragon reste attachant, mais fait bien pâle figure comparé à l’offre pléthorique dans le cinéma d’animation. Celle-ci reste fluide, mais le graphisme sans relief paraît sommaire.
Surtout, la différence de traitement se fait sentir entre des protagonistes pas franchement bien modélisés et des décors et arrières-plans travaillés. Au moins, il y aura de quoi tenir sa marmaille tranquille pendant la petite demi-heure que dure ce court-métrage.

Aurélien Germain


> Court-métrage d’animation (GB), de Max Lang. Durée : 27 minutes.

> Note : 2,5/5 

TMV du 27 novembre au 3 décembre 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/11/TMV_A_20191126_TMV_001_T_Q_0-web.pdf

Et si on partait à la cueillette aux champis ? Aux côtés de cueilleurs, mycologues et autres pros de la restauration, on cause champignons ! Egalement au sommaire : la révélation Marius Chambre à l’UTBM, la Région qui embauche des médecins, Zébulon le dragon au ciné, la compagnie 2si2la et ses clowns ou encore l’horoscope WTF et bien d’autres.

TNEMENEVE’L

Ce drôle de mot, c’est l’évènement – à l’envers – qui va agiter le temps d’une soirée le Volapük. Au programme, de nombreuses propositions artistiques avec La Presque Compagnie, Cyrille Courte, Brice Kartmann, Margo Delfau & Julien Funken, Les Panthères Nébuleuses, Cristaux Liquides, Marie Lucet & Olivier Dohin.

Le 30 novembre. À 19 h 30, 12 rue Lobin, à Tours. Tarifs : de 7 à 10 € (+5 € d’adhésion) sur réservation.

PERFORMANCE ALICE ANDERSON

On a trop peu d’occasions de découvrir l’Atelier Calder, ce lieu que l’artiste américain, célèbre pour ses mobiles, s’est créé en 1963 à Saché. Et puis faisons d’une pierre deux coups comme dirait mamie Jeannette, en allant découvrir la performance d’Alice Anderson. Sa démarche artistique privilégie le geste, le mouvement, la répétition à l’action unique, nous glisse-t-on dans l’oreillette.

Le 29 novembre. De 14 h à 17 h, à l’Atelier Calder, 12 route du Carroi, à Saché. Tarif : gratuit.

BRUNO SALOMONE

Il fut à la fois Igor d’Hossegor dans Brice de Nice et Denis Bouley dans la série Fais pas ci fais pas ça. Sur scène, dans son one-man show, Bruno Salomone joue de multiples personnages, tour à tour animateur, chroniqueur ou invité d’une émission de télévision du futur.

Le 27 novembre. À 20 h 30, salle Oésia rue de Fizes, à Notre-Dame-d’Oé. Tarifs : de 16 à 25 €.

Jour de grève

A la rédaction de tmv, on a pris un stagiaire. Ben oui, on est comme ça. C’était un garçon très bien qui nous avait été conseillé par des potes à France Bleu. Il avait déjà fait un stage chez eux et tout s’était bien passé. « Il a tout de suite su s’adapter à la culture de la maison », qu’ils nous avaient dit, les confrères.

Nous, normal, on veut l’impliquer dans la vie du journal, le garçon, on est bienveillants, tout ça. Alors on lui donne une petite brève à faire pour l’actu, histoire de jauger un peu la bête. Histoire de l’occuper un peu aussi, parce qu’à force de lui demander de nous amener du café, on avait un peu les nerfs en pelote devant nos écrans.

Au bout d’un bon petit moment, le gars vient me voir. Il me tend un papier et reste planté comme ça devant moi. Moi, plein de confiance et de confraternelle attention, je commence à lire les quelques lignes tapées en gros caractères sur la page blanche : “A la suite d’un mouvement de grève d’une partie du personnel, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos contenus.” On apprend de ces trucs un jour de grève à Radio France !

Matthieu Pays

Déserts médicaux : la Région Centre Val de Loire va embaucher 150 médecins

C’est une première en France. La Région Centre Val-de-Loire a annoncé l’embauche, dans ses propres effectifs, de 150 médecins pour lutter contre la pénurie médicale.

Les faits 

La Région Centre Val-de-Loire a annoncé qu’elle embaucherait, d’ici à 2025, près de 150 médecins dans ses propres effectifs. En les salariant elle-même, elle entend lutter contre la pénurie médicale et les déserts médicaux. Les praticiens travailleront alors dans des centres de santé. 

Le contexte

Cela fait partie des vingt priorités pour « une région 100 % santé », portée par le président de la Région François Bonneau. Ces mesures ont été portées à l’ordre du jour de la séance extraordinaire qui s’est tenue mardi à la faculté de médecine de Tours, entre le Conseil régional et les membres du Conseil économique, social et environnemental du Centre Val-de-Loire (Ceser).

Des décisions qui interviennent dans une période où des zones carencées souffrent du manque de médecins et où ces derniers sont 48 % à refuser de suivre de nouveaux patients dans la Région (1). 

Les enjeux

« L’accès aux soins est une grande cause régionale. Nous ne pouvons pas nous résigner, ni nous contenter de lamentation. Nous devons proposer des solutions (…), aller chercher l’État et le mettre face à ses obligations », a indiqué François Bonneau, dans les colonnes de la Nouvelle République.

Il faut désormais pouvoir accueillir les médecins, notamment les nouveaux, dans des centres de santé. La question d’accès au soin et d’aménagement du territoire est vitale, les secteurs ruraux comme certains secteurs urbains étant touchés par la désertification médicale. 

Le point de vue 

Si des départements ont déjà pris cette initiative, cela reste une première à l’échelle d’une Région en France. Question financement, François Bonneau assure que la mesure n’est pas impossible : la Sécurité sociale reverserait le prix des consultations à la Région (employeur) et le « reste à charge » est estimé à 18 000 € par médecin et par an.

Reste deux points à régler : déjà, créer lesdits centres de santé. Il ne sont que 3 pour le moment et l’on en espère 30 d’ici 2025. Ensuite, reste à convaincre les médecins et voir s’ils joueront le jeu…
Aurélien Germain


(1) L’association de consommateurs UFC Que Choisir s’est penchée sur la question de la santé et a indiqué que 44 % des médecins en France refusaient de prendre de nouveaux patients. En Indre-et-Loire, le taux est de 35 %, mais il est de 48 % en région Centre Val-de-Loire.

La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté

À travers un récit épique et captivant, le nouveau spectacle du collectif NightShot questionne l’hégémonie culturelle américaine.

Mai 2011. Les forces spéciales américaines attaquent Abbottabad au nord du Pakistan pour capturer Ben Laden. Mars 2013, un magazine américain publie l’interview de l’un des soldats de cette opération. C’est le point de départ de la nouvelle création théâtrale du collectif Nightshot.

Composé d’une petite dizaine d’artistes aux talents divers et nombreux, NightShot est un collectif artistique, né de la rencontre entre jeunes comédiens de Tours. Après leurs études au Conservatoire puis dans des écoles nationales de théâtre, ils sont revenus créer ce collectif avec pour objectif de « pratiquer l’art vivant à partir de questions actuelles, générationnelles, intemporelles ».

Adapté d’un roman d’Emmanuel Adely, La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté veut « proposer une expérience immersive dans notre inconscient collectif biberonné à la culture américaine et questionner ce perpétuel paradoxe qui est d’adorer et détester ce pays ». La pièce ne raconte pas la traque telle qu’elle a eu lieu mais « comment nous, les occidentaux, sommes incités à l’imaginer en questionnant les clichés dont nos cerveaux sont encombrés ».

Après le très réussi Nous allons vivre en 2016, cette nouvelle création promet de nous secouer : « Nous voulons proposer un spectacle sensoriel, drôle, angoissant et épidermique, notamment par l’utilisation de références musicales et visuelles des plus populaires, dont ce pays a abreuvé et abreuve encore la planète entière. »


> La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté : Du 21 au 26 novembre. Théâtre Olympia de Tours. / Mise en scène de Clément Bertani et Edouard Bonnet 

> Tarifs : de 9 à 26 €. www.collectifnightshot.com

 

Natation : Sylvie Le Noach-Bozon, mélodie en dos majeur

On a remonté le temps avec Sylvie Le Noach, grande nageuse au parcours impressionnant.

Sylvie Le Noach et Michel Sauger.

Elle a quitté Tours, il y a quelques mois, pour s’installer dans la région nantaise, pas loin de sa fille Alicia (35 ans) et de ses petits-enfants. Elle n’a pourtant pas oublié ce que la Touraine lui a apporté. La remarque vaut également dans l’autre sens. Avec Gilbert Bozon (décédé en 2007), son entraîneur avant de devenir son mari, elle a écrit les plus belles pages de la natation tourangelle.

Prof de sport puis entraîneur, après sa carrière de nageuse, elle occupa durant de nombreuses années la présidence du club des enfants de Neptune. Lorsqu’on lui rappelle les incroyables péripéties de son parcours aquatique, des Jeux de Munich à ceux de Montréal, elle s’esclaffe : « Oh, ne me parlez pas des JO de 1972. J’avais à peine 17 ans. Vous vous rendez compte, je n’avais pas encore disputé de grandes compétitions et on me voyait déjà sur le podium ! »

Spécialiste du dos (100 m et 200 m), Sylvie Le Noach était promise à une trajectoire à la Kiki Caron, vice- championne olympique en 1964. « J’étais trop jeune et je me suis plantée. » L’année suivante, lors des premiers championnats du monde de natation disputés à Belgrade, elle se qualifiait pour la finale du 200 m dos. Enfin lancée.

Jusqu’aux championnats d’Europe à Vienne

« Mais, en tant que nageur, on ne gagnait pas un centime. Alors j’ai poursuivi mes études pour devenir professeur de sport. J’avais pensé faire médecine, mais c’était trop difficile. J’ai fait l’UREPS à Poitiers continuant à m’entraîner six heures par jour, trois heures le matin et trois en soirée. »

Aux championnats d’Europe de Vienne, en 1974, elle remporta sa seule médaille en grande compétition, décrochant le bronze avec le relais 4 x 100 m. nage libre, associée à Guylaine Berger, Chantal Schertz et Claude Mandonnaud. « C’était l’époque où les nageuses de l’Est (RDA, Bulgarie, URSS), boostée par le dopage, monopolisaient les podiums. »

Dans ces conditions, sa 4e place sur 100 m dos et la 5e sur 200 m dos en disent long, trente-cinq plus tard, sur son immense talent. Sa carrière de nageuse pliée, elle se souvient de ces quatre premières années de prof de sports : « J’ai fait trois ans à Amboise et un au lycée Choiseul. Pas des grands souvenirs. »

Compétitrice dans l’âme

Compétitrice dans l’âme, Sylvie Le Noach ne se satisfait pas du sport fait à moitié, de la dilettante. « Je suis parvenue ensuite à intégrer la direction technique nationale, Tours devenant également pôle espoirs de la natation française. Et là je me retrouvée dans mon élément. » Elle a vu arriver et percer de jeunes nageurs pétris de talents comme Christophe Bordeau, Gaëlle Verger, Vincent Hamelin et… Alicia Bozon, sa fille.

« Alicia a arrêté sa carrière au moment où elle commençait à s’entraîner, confie Sylvie Le Noach. J’avais disputé deux JO, son père avait été médaillé à Helsinki (1952) et elle s’était fixée comme objectif de participer elle aussi à des Jeux Olympiques. Ce qu’elle a fait… » A 16 ans, Alicia Bozon disputa la finale des JO de Sydney (2000) avec le relais 4 x 200 m. L’année suivante, elle était finaliste sur 400 m aux mondiaux de Fukuoka. Et puis basta ! « C’était fini alors que cela commençait à peine. Mais mon mari comme moi n’avons pas voulu la forcer… »

Aujourd’hui, Alicia s’est installée dans la région nantaise où un autre élément liquide l’accapare, étant devenue commerciale dans le domaine viticole. Et Sylvie Le Noach passe du temps avec les enfants d’Alicia, se distrait en pratiquant la danse country et le chant chorale, tout en continuant à nager une ou deux fois par semaine. On ne se refait pas à 64 ans.

Thierry Mathiot

La bibliothèque municipale, mémoire sonore de Tours

#VisMaVille Dans cette discothèque-ci, on ne danse pas, on écoute. Avec plus de 7 000 vinyles d’hier et d’aujourd’hui, la bibliothèque municipale de Tours se transforme en mémoire sonore, entre les mains du bibliothécaire Guióm Virantin.

Jeudi après-midi. La bibliothèque centrale de Tours est fermée au public, mais derrière ses portes, une véritable ruche est en mouvement. Tout le monde est sur le pont : mise à jour des catalogues, réunions, accueil de groupes… et même émission de radio !

C’est au micro de Radio Campus Tours que nous retrouvons Guióm Virantin, bibliothécaire en section Musique & Cinéma. Avec lui, direction les coulisses, puisque sur les huit niveaux que compte l’établissement, seuls deux et demi sont ouverts au public. Sur les rayonnages qui nous attendent en réserve, aucun livre.

Et pour cause : Guióm est en charge du fonds de disques vinyles. Sur une étagère, des bombes aérosols : « C’est notre outillage, rudimentaire mais efficace : une brosse en poil de soie, une chamoisine, de l’eau déminéralisée, et ces soufflettes ! On a même investi dans une machine à nettoyer les disques, car si ceux de nos collections sont en général en bon état, ce n’est pas toujours le cas pour les dons. »

7 000 vinyles chouchoutés

Plus de 7 000 vinyles sont ainsi chouchoutés et préservés du temps qui passe. Un travail d’orfèvre qui s’inscrit dans le rôle de conservation de la bibliothèque municipale, gardienne des trésors culturels d’hier. Mais Guióm est aussi un homme de son temps !

Mélomane autodidacte, il maîtrise aussi bien les chants grégoriens que les nouveautés internationales et les sorties tourangelles, via le réseau des bibliothèques Scène Locale 37, branché sur l’actualité des artistes locaux. Rester à l’écoute Côté vinyle, « on achète des disques récents, lorsqu’ils ont été enregistrés ou mixés en analogique, ce qui rend au vinyle tout son intérêt ».

À côté d’un album très recherché de Nino Ferrer, on trouve donc le groupe local Verbal Razors ou le dernier Antibalas, prêts à intégrer la mallette de nouveautés qui navigue chaque mois d’une médiathèque à l’autre. « On essaie aussi de faire vivre nos vinyles avec des expositions de pochettes, et les Rendez-Vous du Mange-Disque : le vinyle devient alors un support pour inciter le public à travailler l’écoute, tout comme un musicien travaille son instrument. »

Bientôt au Conservatoire pour une écoute de vinyles ou sur les ondes de Radio Béton, Guióm est donc comme ses collègues, loin du cliché vieillot du bibliothécaire qui s’encroute : « Notre but est de créer des actions qui parlent aux gens », à l’écoute du public et du monde d’aujourd’hui.

Textes et photos : Maud Martinez

Alice Simpère : la « nettoyeuse » de CleanWalker Tours

Initié en septembre 2018 par le comédien Benjamin Carboni, le mouvement CleanWalker rassemble aujourd’hui des milliers de citoyens. À Tours, le mouvement est né en juillet dernier, à l’initiative d’une jeune étudiante de 21 ans, Alice Simpère. Rencontre.

Comment avez-vous lancé le mouvement Cleanwalker à Tours ?
De mon enfance à la campagne, près de Chartres, j’ai gardé un attachement fort à l’environnement. Arrivée à l’Escem, j’ai rejoint le bureau de l’humanitaire. Nous avons organisé une première Cleanwalk en mars dernier sur les quais de la Loire. Ensuite, deux jeunes m’ont demandé de les aider à en organiser une en juillet. L’événement a eu beaucoup de succès : nous étions soixante personnes réparties sur plusieurs parcours (Vieux-Tours, Sanitas, quais de la Loire). Il n’existait pas encore de cellule tourangelle du mouvement Cleanwalker, alors j’ai décidé de la lancer.

Ramasser des déchets, c’est un nouveau geste citoyen ?
Non, plein de gens le font déjà spontanément dans leur coin. L’idée, c’est de se rassembler. Ensemble, il est plus facile de transporter de lourds déchets comme des pneus. C’est plus convivial, aussi ! Et nous ne sommes jamais de trop : à chaque Cleanwalk, nous ramassons au minimum 5 sacs de déchets de 50 litres. Des prises parfois étonnantes : smartphones, pneus, chariot enfoui dans le sable, skateboard… La Cleanwalk réalisée en bord de Loire fin septembre à La Riche fut la plus impressionnante : des couches de vêtements, matelas, éviers, pots de peinture… C’est une décharge cachée.

Un peu déprimant, non ?
C’est parfois décourageant. Lorsqu’il y a trop de déchets, je les prends en photos et informe Tours Métropole. Sur les quais de Loire, près de la guinguette, nous avons passé des heures à ramasser les mégots de cigarettes. Je ne comprends pas les gens qui prennent la nature pour leur poubelle… Mais au moins, on agit, on se sent impliqué ! Il n’y a pas de petits efforts : tous les gestes comptent. Le slogan du mouvement Cleanwalker, c’est « chacun peut nettoyer sa planète ». Au total, nous avons rassemblé plus de 200 participants : des jeunes, des personnes âgées, plein d’associations… La diversité, c’est important. Nous voulons rendre la cause écologique accessible à tous.

Les jeunes ont-ils un rôle particulier à jouer ?
Bien sûr. Ils doivent se rassembler et montrer le chemin vers une société qui consomme moins et pollue moins. La jeunesse, c’est aussi la positivité : malgré tous ces rapports et ces prévisions qui font froid dans le dos, elle porte l’envie de se battre et de changer les choses.

Propos recueillis par Nathalie Picard


> Infos sur la page Facebook CleanWalker Tours

 

Nicolas Mercier, 16 ans, engagé pour la planète

Portrait de Nicolas Mercier, un jeune homme qui mène son combat pour la planète sur plusieurs fronts.

« C’est le combat de ma vie, alors je le vis à fond. » À 16 ans, Nicolas Mercier est déterminé. Son combat pour la planète, il le mène sur plusieurs fronts. D’abord, dans la rue : le jeune homme est l’un des dix élus au collège de Youth for Climate Tours, l’organe décisionnel du mouvement.

Il se souvient de la manifestation du 15 mars, la plus grosse mobilisation tourangelle des jeunes pour le climat avec 3 000 participants, puis de celles qui ont suivi en mai et septembre. « Nous protestons contre l’inaction politique et le capitalisme. »

Le lycéen, en terminale au lycée Balzac à Tours, agit également dans son établissement scolaire, où il participe à un projet environnement. L’objectif ? Installer des ruches. « Ces actions au lycée sont complémentaires », estime-t-il.

Mais l’adolescent s’engage également chez lui, au quotidien : « Aujourd’hui, je ne mange quasiment plus de viande, et je souhaiterais arrêter totalement. » Le jeune homme a convaincu ses parents d’utiliser des produits ménagers qu’il fabrique lui-même, et avec sa mère, il cultive un potager afin « d’aller vers plus d’autosuffisance ». Loin des clichés sur les jeunes fainéants et insouciants.

 

Tours : la jeunesse en action pour la planète

Face à l’urgence climatique, l’appel de Greta Thunberg a déclenché une mobilisation des jeunes sans précédent. Dans le monde, en France… et à Tours.

(15 mars 2019 à Tours : 3 000 lycéens manifestaient pour le climat)

Et 1, et 2, et 3 degrés ! C’est un crime contre l’humanité ! » À Tours, le 15 mars 2019, 3 000 jeunes en grève scolaire manifestaient pour le climat. Une première à Tours ! L’objectif ? Dénoncer l’inaction des dirigeants politiques.

« L’appel de la militante suédoise Greta Thunberg a déclenché ce mouvement transnational. Les jeunes se reportent sur une personne de leur âge, figure d’apaisement et d’indignation morale », analyse Joël Cabalion, sociologue à l’université de Tours. En août 2018, l’adolescente avait commencé seule devant le Parlement suédois, sa pancarte « grève scolaire pour le climat » à la main.

La première mobilisation tourangelle était organisée par des lycéennes de Grandmont et Notre- Dame-La-Riche au sein du collectif « Pas de printemps silencieux ». Une seconde grève a suivi en mai, puis une troisième en septembre, avec un millier de lycéens et d’étudiants à chaque fois.

(Manifestation d’Extinction Rebellion, le 7 octobre à Tours)

Depuis, le collectif s’est structuré. En août dernier, il a rejoint le mouvement de jeunes Youth for Climate France (YFC) : « Nous sommes engagés pour le climat et l’écologie, contre le capitalisme et toutes les discriminations (racisme, sexisme…) », présente le lycéen Nicolas Mercier, membre de YFC Tours et chargé de la communication. Le mouvement se veut horizontal, sans hiérarchie : un collège tourangeau de 10 jeunes (tous lycéens) est élu tous les trois mois afin de prendre les décisions et d’organiser la vie du groupe.

« Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour l’avenir »

D’autres initiatives sont nées de l’urgence écologique, avec des jeunes en première ligne à Tours. Comme ANV-Cop 21 et ses actions non-violentes (les décrochages de portraits présidentiels par exemple) ou Extinction Rebellion (XR), mouvement de désobéissance civile lancé fin 2018 au Royaume-Uni. « Il faut agir face à l’urgence », résume ChaBou (pseudo), 20 ans, membre d’XR Tours.

Le groupe a manifesté devant la métropole pour dénoncer les subventions à l’aéroport, organisé une marche funèbre devant la mairie ou éteint les enseignes lumineuses de magasins. « Ce sont des mouvements disparates, avec diverses formes de mobilisation (grèves, marches, actes de désobéissance civile…), mais aussi des points communs : l’environnement devient une cause dont s’emparent des jeunes, plutôt urbains, issus des classes supérieures », poursuit Joël Cabalion.

Selon les études du collectif de chercheurs Quantité critique, la jeunesse des classes populaires reste la grande absente. À noter cependant, l’initiative #MaCitéVaBriller, où des jeunes des quartiers se lancent le défi de nettoyer leur cité. À Joué-lès-Tours, l’association Salade tomate union, créée par des jeunes du quartier La Rabière, a relevé le challenge en septembre. Ce nouvel élan profite aussi à des associations historiques, comme la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO Touraine).

Fin septembre, elle lançait son groupe jeunes, avec 57 recrues (90 % d’étudiants). Du jamais vu ! « Cet engouement va nous permettre de démultiplier nos actions », se réjouit Baptiste Boulay, animateur et coordinateur du groupe à la LPO Touraine.

« La pensée politique est en pleine ébullition »

De quoi changer certains regards portés sur la jeunesse ? Assurément, « cela remet en cause une vision individualiste et je-m’en-foutiste des jeunes », pointe Joël Cabalion. Pour autant, certains adultes gardent un avis négatif sur leur mobilisation, n’y voyant qu’une seule motivation : sécher les cours… « Non, nous ne sommes pas une bande d’individus amorphes ! Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour notre avenir. Nous voulons construire le futur dans le respect de la planète. Nous portons des alternatives tournées vers l’écologie et le social. Nous aussi, nous voulons réaliser nos rêves ! Et nous nous en donnerons les moyens », assure Nicolas Mercier à Youth for Climate.

Difficile de dire si ces mouvements changeront la donne. Une chose est sûre : « Ils transforment les individus. D’autant plus les jeunes, dont la pensée politique est en pleine ébullition », précise le sociologue. En tout cas, l’action continue. Lycéens et étudiants se donnent rendez-vous à la fin du mois, le 29 novembre, pour une nouvelle grève mondiale pour le climat.

Texte : Nathalie Picard / Photos : Hugues Le Guellec & Julien Pruvost NR

Horoscope WTF du 20 au 26 novembre 2019

C’est l’heure, c’est dur, voire très difficile à encaisser, mais bref… voilà le retour de l’astrologue tmv et son horoscope presque 100 % vrai.

Bélier

Amour

Dites, c’est vous qu’on a vu(e) sur Canal+, samedi dernier à minuit ?

Gloire

Vous êtes aussi utile qu’une valise sans poignée.

Beauté

Ça nous fait mal de l’avouer, mais force est de constater que vous êtes les plus canons cette semaine.

Taureau

Amour

Eh bien voilà. Vous êtes arrivé(e) à un point où vous n’en avez plus rien à foutre.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous conseille de caaaasseeeer laaa voiiiix.

Beauté

Vos flatulences au goût de Tchernobyl ne plaisent guère à votre entourage.

Gémeaux

Amour

Galipette, bistouquette, raclette. Votre programme de dimanche s’annonce fifou.

Gloire

Le diagnostic du docteur Bichon est sans appel : votre ego est bien trop surdimensionné…

Beauté

… Mais bon, c’est de notre faute. L’horoscope tmv est bien trop gentil avec vous.

Cancer

Amour

Comme disait le grand philosophe Tonton David, « chacun sa route, chacun son chemin »… Vous pigez où on veut en venir ?

Gloire

Parler comme Yoda désormais vous devez…

Beauté

… Car la même face fripée vous avez.

Lion

Amour

Arrêtez de faire semblant au lit… ça commence à se voir.

Gloire

On devrait tous avoir un(e) pote Lion dans sa vie…

Beauté

… POUR LUI PÉTER LES DENTS !! MOUAHAHA.

Vierge

Amour

Pour plaire, essayez d’être un peu moins déprimant qu’un lundi.

Gloire

On sait tous que vous aimez dessiner des choses obscènes dans les toilettes des bars.

Beauté

Vous avez la fesse frivole.

Balance

Amour

Promis, on n’est pas en train d’écrire dans 30 000 exemplaires de tmv que vous aimez les fessées.

Gloire

C’est l’histoire d’un pingouin qui respire par les fesses. Un jour, il s’assoit et il meurt. Allez A+.

Beauté

Il faut s’y faire, votre carrure de mortadelle ne fait plus effet.

Scorpion

Amour

Mouais. Beaucoup de transpiration pour pas grand-chose au niveau des galipettes.

Gloire

Netflix va vous contacter et vous proposer de jouer dans sa nouvelle série, La Casa de Popol.

Beauté

Vous sentez le mammouth.

Sagittaire

Amour

Vous êtes l’équivalent d’un crashtest au niveau des relations amoureuses.

Gloire

D’après la constellation de la Sylvie Vartan, ce soir vous serez la plus belle pour aller danser…

Beauté

… Mais pas d’pot, vous dansez aussi bien qu’un cul de jatte sous Lexomil. Bisou.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes aussi jubilatoire qu’un solo de Jimi Hendrix.

Gloire

Vous êtes bien trop gentil(le) pour ce monde. Pas de doute, l’astrologue prédit que vous vous réincarnerez en peluche…

Beauté

… ou en slip pilou-pilou. (mais ça, ce serait la honte)

Verseau

Amour

Vous avez le bonjour de Jacquie et Michel.

Gloire

Qui a besoin d’ennemi quand on a un(e) ami(e) comme vous ?

Beauté

La bigorexie est la dépendance à l’activité physique et sportive. Bref, tout votre contraire. (hop c’est gratos)

Poissons

Amour

Pluton va vous brancher avec un(e) Sagittaire. Lundi. Midi.

Gloire

Alors mes p’tites loutres, ça fait quoi d’avoir l’esprit aussi pervers que l’astrologue de tmv ?

Beauté

Vous êtes aussi sexy qu’un dindonneau. Glouglouglouglou.

TMV du 20 au 26 novembre 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/11/TMV_A_20191119_TMV_001_T_Q_0-web.pdf

On essore la planète, nos enfants veulent la sauver : Rencontre avec les Greta Thunberg de Tours, cette semaine dans tmv. On parle aussi culture avec la pièce La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté (!), mais aussi de la venue de Sting à Chambord, sans oublier la Ville qui se positionne en faveur des cirques sans animaux sauvages, de l’horoscope WTF du mercredi, de nos chroniques BD et CD et d’une virée dans les coulisses de la bibli !

Rêve orange

Elle s’appelle Laure ou Claudine, Stéphanie ou Marie. Elle travaille à l’hôpital ou à l’école. Elle prépare les repas pour les enfants ou elle est la maîtresse d’une classe à double niveau dans un petit village du Poitou. Peut-être qu’elle n’a pas de travail ou peut-être qu’elle en a un et que ses collègues ne savent rien.

Elle est active dans une association. Elle fait de la musique ou elle aide aux Restos du coeur. Ou peut-être que non. Peut-être qu’elle reste à la maison et qu’elle essaie de s’en sortir. Elle vit à la campagne. Ou elle vit dans la banlieue d’une grande ville. Elle aime aller au cinéma ou elle préfère regarder sa série à la télé. Peut-être qu’elle ne saura jamais comment ça va se finir entre House et Jessica. Parce qu’elle sera morte avant le prochain épisode.

Lundi 25, c’est la journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Il faut porter quelque chose de orange en signe de solidarité. OK, on va le faire. Mais ce qui serait vraiment bien, surtout, c’est qu’un voisin, un collègue, un ami, vous, moi peut-être, on arrive à sauver Laure ou Claudine, Stéphanie ou Marie.

Matthieu Pays

Tours : la Ville s’engage en faveur des cirques sans animaux sauvages

A l’initiative du groupe d’opposition mené par Emmanuel Denis, la Ville de Tours a adopté la semaine dernière un vœu d’interdiction des cirques avec animaux sauvages.

Les faits 

La semaine dernière, le débat sur la présence d’animaux sauvages dans les cirques a été inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal. Un vœu porté par Emmanuel Denis et Cécile Jonathan. Les élus tourangeaux ont émis le souhait « d’une réglementation nationale (…) de privilégier les cirques sans animaux » et de« solliciter des contrôles systématiques pour les cirques s’installant sur la commune »

La majorité, emmenée par le maire Christophe Bouchet, a validé la démarche. Elle a toutefois apporté un amendement, indiquant ne « pas avoir l’air de mettre les cirques au pilori » et vouloir encourager « l’émergence d’un cirque nouveau »

Les enjeux 

Le sujet était inévitable pour la Ville, tant il est sensible et fait débat en France. D’autant que Tours organise, chaque année, le Festival international du cirque. D’ailleurs, seuls les animaux domestiques y sont désormais tolérés, alors que ses débuts avaient été marqués par la fronde des militants animalistes de L214. D’après le décompte de Cirques-de-France.fr, 387 communes françaises ont déjà pris position pour des cirques sans animaux. Tours ne pouvait y échapper. 

Le contexte

D’après un sondage OpinionWay commandé par la SPA, 67 % des Français sont défavorables à la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Au niveau national, Paris s’est récemment engagée à ne plus leur donner aucune autorisation d’installation. Plus globalement, 36 pays dans le monde ont déjà adopté une interdiction totale ou partielle des animaux sauvages dans les cirques. 

Le point de vue  

Les partisans du bien-être ont évidemment accueilli la nouvelle avec joie, associations en tête à l’instar de Code Animal ou encore du Collectif Stop Cirque Animaux 37 qui œuvre beaucoup dans le département. Sur les réseaux sociaux, d’autres voix se sont aussi élevées, fustigeant un « effet d’annonce » à quelques mois des municipales, ou critiquant une décision qui irait « à l’encontre de ce que sont les cirques traditionnels ».

Enfin, il convient de préciser que, sur ce sujet, seul le gouvernement peut décider d’une interdiction totale et définitive des cirques avec animaux sauvages via une loi nationale.

Texte : Aurélien Germain

Au cœur du palais du fromage

#VisMaVille Hélène et François Bonnet sont un couple au travail mais aussi à la ville. Depuis quatre ans, ils gèrent ensemble leur boutique Beillevaire, du nom de la fromagerie vendéenne, avec professionnalisme et bonne humeur.

C’est souvent une histoire de famille et de racines locales dans la fromagerie. Couple ou fratrie, les fromagers des Halles tourangelles travaillent en terrain connu. D’où le pari de la maison Beillevaire, implantée en Vendée, qui a choisi deux jeunes Nantais, en 2015, pour reprendre leur enseigne de Tours.

« À l’époque, nous étions le premier couple à travailler chez Beillevaire et ce n’était pas évident de venir de l’extérieur », explique François. Après s’être rencontrés au lycée et une première expérience en vente chacun de leur côté à Nantes, leur envie de travailler ensemble a pris le dessus.

Aujourd’hui, les deux trentenaires ont fière allure derrière leur comptoir aux couleurs vertes et blanches. En deux ans et demi, ils ont redressé la boîte et pris leurs marques. Pourquoi Beillevaire, d’ailleurs ? François lève le voile : « Mes parents habitent à quelques kilomètres de sa ferme de production, en Vendée, et je passais tout le temps devant petit. On a rencontré Pascal Beillevaire et il nous a fait confiance. »

« Le beurre, c’est une tuerie ! »

Propriétaires de leur boutique, ils sont associés à Pascal Beillevaire qui leur prête son nom. « Ce qui nous plaît, enchaîne Hélène, ce sont ses produits. Il connaît personnellement tous ses producteurs. Que du lait cru, des produits fermiers, artisanaux. Nous, on aime depuis toujours manger son fromage et ses yaourts. Le beurre, c’est une tuerie ! »

150 références de fromages s’alignent actuellement dans leur vitrine parsemée de petits détails de décorations inattendues, telles un lapin en peluche, une orchidée… Une boutique à leur image, chaleureuse et vive. Car pour le jeune couple, leur rapport aux clients est « plus que génial ». « Les gens nous racontent leur vie et nous aussi. Ils connaissent nos deux filles qu’ils voient passer à la boutique, après la sortie de l’école. »

Leur organisation est tirée au cordeau, ils se relaient auprès de leurs filles de 5 ans et 21 mois. Ils assurent trouver dans cette vie leur « équilibre et liberté en travaillant ensemble ». Même s’ils ne comptent pas leurs heures et, souvent le midi, grignotent seulement deux bouts de fromage.

Du mardi au dimanche, ils sont sur le pont, ensemble ou en alternance. La mise en place se fait le mardi matin à 5 h 30 et les arrivages de produits frais les mardis et vendredis. En ce moment, les fromages à raclette au goût braisé, fermier ou ail des ours ont beaucoup de succès. Mais le fromage, « ce n’est pas qu’une question de saison », assure François.

Sting en concert au Château de Chambord le 1er juillet 2020 !

Sting débarque au Château de Chambord pour un concert exceptionnel.

Le chanteur Sting sera en concert exceptionnel au Château de Chambord le 1er juillet 2020.

Pour avoir sa place pour ce show organisé par AZ Prod (!), il faudra probablement aller vite. La vente des billets est prévue pour ce mercredi 20 novembre, à 10 h sur www.az-prod.com et www.livenation.fr.

Les membres du Fan Club de Sting auront l’opportunité d’acheter des billets du 18 novembre 10 h au mardi 19 novembre 18 h sur le site www.sting.com.

> Tarifs : De 73 € à 122,50 €. Et sera également disponible à la vente une offre VIP pour vivre une expérience encore plus inoubliable. Ce Pack VIP à 300€ comprend :

> Evenement Facebook : https://www.facebook.com/events/527290304784833/

 

Winnie Baltazar de Almeida fait pétiller Montlouis

C’est une révélation du football : retour sur le parcours de Winnie Baltazar de Almeida, l’homme qui enflamme Montlouis.

À Montlouis, on y croit dur comme fer et on compte sur lui. Révélation du début de championnat de nationale 3, Winnie Baltazar de Almeida a tout juste 20 ans mais ce week-end en Coupe de France, il tentera de propulser l’AS Montlouis au 8e tour.

La tache n’est pas insurmontable pour l’attaquant français, rapide et altruiste, auteur avec son club d’un étonnant début de saison. Il y a trois semaines, ses deux buts avaient terrassé une des grosses cylindrées du Championnat, Vierzon (battu 3-2 en Touraine) et depuis, c’est lui qui assure le spectacle.

Face à la formation normande de l’AF Virois, actuellement 10e de son groupe de Nationale 3 et tenue en échec par Dieppe (1-1), samedi dernier, Winnie, comme tout le monde l’appelle, voudra une nouvelle fois faire parler la poudre et permettre à Montlouis de poursuivre l’aventure en Coupe de France. Cela fait vingt ans que l’équipe n’a pas atteint ce niveau !

Débarqué en Touraine il y a deux saisons pour s’imposer comme meilleur buteur de son équipe en Régionale 1, il avait semblé marquer le pas l’an passé. « J’ai manqué d’assiduité, reconnaissait-il. Mais je me suis reconcentré sur mes objectifs. J’ai le sentiment d’avoir franchi un palier. »

Son entraîneur, Emmanuel Hamon, porte exactement le même diagnostic : « Il a fait de vrais progrès et, dans le jeu, je l’encourage à prendre plus de responsabilités ». Joueur rapide à la frappe puissante et soudaine, Winnie est un véritable poison pour les défenses. Samedi, à 18 heures devant son public, face à l’AF Virois, gageons qu’il sortira le grand jeu.

Thierry Mathiot

Les nouveaux coiffeurs : encore une petite coupe ?

Du salon cosy au coeur de Tours au rendez-vous express en galeries commerciales, en passant par l’intervention à domicile de votre coiffeuse préférée, se faire (bien) couper les cheveux n’a jamais été aussi facile.

Nelly Dubost a toujours voulu être coiffeuse. « J’aime rendre les gens beaux », nous glisse la propriétaire du salon franchisé Carpy, du centre commercial des Atlantes. Formée à la coiffure à l’âge de 14 ans, selon le cursus classique CAP + BP (brevet professionnel permettant d’ouvrir un salon et d’encadrer une équipe), elle a pendant sept ans managé un ensemble de 17 salons dans toute la France avant de se poser dans la galerie commerciale attenante à l’hypermarché Carrefour en 2015.

« Je ne regrette pas ; c’est la meilleure galerie de la région en nombre de visiteurs. On a une clientèle variée, certes de plus en plus exigeante, mais comme j’adore le relationnel et la coiffure, je suis en plein dans mon élément. »

Dur dur de trouver du personnel

Deux autres coiffeurs cohabitent au centre commercial : les franchisés Fabio Salsa et Franck Provost. Comme pour toutes les autres enseignes mixtes, la clientèle se compose d’un quart d’hommes pour trois quarts de femmes. En ce qui concerne les tarifs, on est ici à 25 euros pour les garçons et 38 euros pour les filles, en moyenne.

Se définissant comme coiffeur visagiste-coloriste, Nelly Dubost travaille avec Aziza, Sandra, Clarisse et Khasa. Et pour elle, le seul bémol tient (comme pour beaucoup d’autres patrons coiffeurs) dans la difficulté à trouver du personnel. « Notre plage d’ouverture va de 9 h 30 à 20 h 30, on travaille le samedi et pas de vacances à Noël. Si l’on ajoute la station debout, cet ensemble d’éléments semble rebuter les jeunes. On a un vrai problème. »

Thomas Petitcollin, actuel gérant et futur propriétaire d’un des cinq salons Joël Sicard (« Les inédits »), 72 bis avenue de Grammont, porte le même diagnostic. Vice-président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) sur le département, il a fait ses armes aux côtés de Brigitte et Joël Sicard, et à 30 ans, il manage, coiffe, forme en CFA et conseille les professionnels.

Le secteur de la barbe

Également barbier, c’est lui qui, au virage des années 2010-2012, a convaincu ses propriétaires de se lancer dans ce nouveau business. Aujourd’hui, il forme son personnel afin de développer le secteur de la barbe. Car, vous l’ignorez peut-être mais, selon tous les coiffeurs rencontrés, trois hommes sur quatre portent aujourd’hui barbe, bouc ou moustache. Un véritable marché.

Manager des salons Authentic Men de Tours (Place de Châteauneuf, rue Charles-Gilles, rue de la Scellerie + deux salons à Chambray et Saint- Cyr), Steeven Laffont Delchet se passionne pour la barbe. Il aurait pu percer dans le monde du foot, évoluant il y a cinq ans en Nationale 3 en Bretagne, mais depuis deux ans et alors qu’il a seulement 24 ans, il impressionne. « Tailler une barbe, réaliser une coupe de cheveux en rapport, j’adore. Le contact manuel à travers le rasoir, la tondeuse, les ciseaux est unique. »

Pour le client, le passage chez Authentic Men revient à 25 euros pour la coupe de cheveux et 21 euros pour la barbe. « Nous ne pouvons pas faire de tarification groupée, et le calcul d’une prestation se fait selon le critère 1 minute = 1 euro. Même si la tendance hipsters s’est calmée ces deux dernières années, l’avenir des barbiers s’annonce prometteur », insiste-t-il.

Thierry Mathiot

Baptiste Trotignon, toutes les musiques dans un piano

Trotignon, c’est du jazz, du classique, de la chanson, des compos et du grand répertoire. C’est une musique sans oeillères, pleine d’énergie et d’envies. Il est à Tours cette semaine pour deux concerts exceptionnels.

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

C’est un des événements culturels de la saison à Tours. Le pianiste et compositeur Baptiste Trotignon pose ses valises pour une résidence exceptionnelle au Grand Théâtre. Pour la faire courte, Baptiste Trotignon, c’est une référence du jazz sans frontières et de l’impro tous azimuts.

Un artiste toujours en mouvement et surtout sans œillères, qui se trouve tout aussi naturellement dans son élément chez Mozart que du côté de la chanson anglo-saxonne.

Évidemment, quand on accueille un artiste à ce point curieux et multiple, il faut s’attendre à une sortie de résidence particulièrement riche. On y verra des créations bien sûr, mais aussi une commande (à découvrir le 12 juin au CCCOD), des concerts du compositeur, des rencontres et des masterclasses.

Trotignon et l’Orchestre symphonique de la Région

Et le premier acte de cette résidence au long cours, c’est cette semaine. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre à 17 h, Baptiste Trotignon retrouvera l’Orchestre symphonique de la Région Centre-Val de Loire, placé sous la direction de Benjamin Pionnier, pour un concert symphonique à son image : dynamique et enlevé !

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

On y entendra des pièces d’Offenbach (le Concerto militaire, mais aussi le voyage dans la Lune et des extraits de la Gaité Parisienne) et Hiatus et turbulences, la première pièce symphonique de l’artiste, créée en 2018. « C’est une pièce très dynamique, d’un seul souffle, pleine d’agitations et de turbulences comme je les aime », décrit Baptiste Trotignon.

Improvisation dans la partition

Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, comme chantait le regretté Bourvil. Mercredi 20 novembre, à 20 h, le pianiste revient sur la scène du Grand Théâtre, en solo cette fois, pour son récital issu de son dernier album You’ve changed. « Cet album raconte une histoire, celle d’une évolution, une transformation intérieure, une sorte de chrysalide. C’est l’album qui me ressemble le plus », explique t-il.

Et ce qui est sûr, c’est que, sur scène, la musique prend une ampleur nouvelle. À chaque concert, l’improvisation vient se mêler à la partition et les grands classiques de la chanson anglo-saxonne ou d’Amérique du sud ou encore les standards du jazz viennent à la rencontre de Bach ou d’autres. Une soirée pour tous et faite de toutes les musiques, pleine de surprises et de mouvement. En un mot comme en cent : à ne pas louper.
Matthieu Pays


> Au programme

-Concerts symphoniques Offenbach et Hiatu et Turbulences. Avec l’orchestre symphonique de la Région Centre Val de Loire. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre, à 17 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 12,50 à 52 €.
-Récital Piano solo de Baptiste Trotignon. Mercredi 20 novembre, à 20 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 8 à 25 €.

Etape 84 : on a testé le resto de l’auberge de jeunesse

Récemment ouverte, l’auberge de jeunesse à Tours possède aussi une partie bar-restaurant. Forcément, la team tmv y est allée faire un tour.

Cela faisait déjà sept ans que Tours n’avait plus d’auberge de jeunesse. Mais mi-octobre — ô miracle ! — la Ville inaugurait The People Hostel, la nouvelle… auberge de jeunesse (c’est bien, vous suivez). Et pour le plus grand bonheur de cette rubrique – ô miracle, bis – un restaurant a également ouvert en ces lieux.

Ni une, ni deux, la team tmv a voulu tenter la chose. D’autant que le lieu est situé au 84 avenue de Grammont. Un double argument puisque : 1) on retrouve enfin un peu de vie dans ce coin bien tristounet de Tours ; 2) ça n’est pas loin de nos bureaux, « pratique pour des fainéants comme nous », me soufflent mes collègues.

Le resto de l’auberge de jeunesse

Etape 84, son petit nom, c’est donc la partie bar-restaurant de l’auberge de jeunesse. Un menu du jour nous accueille : sardine marinée aux légumes en entrée, suivi d’une brandade de cabillaud et une tarte aux poires en dessert. L’équipe privilégie les produits locaux et français. Et le résultat est plutôt correct ! Servi dans une jolie vaisselle, c’est léger en bouche et le poisson, bien assaisonné, donne ses couleurs au plat.

Tout autour, la déco est sobre mais l’endroit est chaleureux. Surtout, il est lumineux grâce à sa grande baie vitrée donnant sur le jardin. Un petit espace pour enfants trône au fond de la salle pour qui voudrait laisser le petit Jean-Eudes avec ses jouets (oui, on appelle nos enfants comme on veut).

Il y a ici ce côté convivial qui colle parfaitement avec l’esprit de l’auberge de jeunesse. Au final, pas besoin d’être client de l’auberge, n’importe qui peut évidemment manger ou boire un verre à ce bar-restaurant sympathique ouvert à toutes et à tous. Enfin dernière précision, en zieutant la page Facebook d’Etape 84 (by The People Hostel), nous sommes tombés sur des photos alléchantes du brunch qui se tient les vendredis, samedis, dimanches et qui a déjà visiblement du succès. Conseil de tmv : il faudra réserver !

Aurélien Germain


> Etape 84 (By the Hostel People), 84 avenue de Grammont, à Tours. Ouvert 7j./7, midi et soir. Week-end : brunch.

> L’addition : Comptez 16,50 € pour le plat du jour (entrée, plat, dessert) ou 12,50 € en se contentant du plat du jour. Sinon 14,50 € pour entrée+plat ou plat+- dessert. À la carte, on trouve aussi des salad bowls à 11,50 € ou des burgers à 13,50 €. Planches à 12,50 €.

> Contact : 06 28 52 78 74 ou thepeoplehostel. com ainsi que facebook.com/etape84

Coups de feu sur Broadway… près de Tours !

La Musical Company, créée à Tours en 2011, joue sa dernière création, la comédie musicale Coups de feu sur Broadway, jeudi 14 novembre, à Montlouis.

L’esprit de Broadway soufflerait- il en Indre-et-Loire ? Loin de l’effervescence de Manhattan, une troupe d’artistes bénévoles, a créé, à Tours, la Musical Company. Leur credo : la comédie musicale à l’américaine.

« On joue, on chante, on danse sur scène, résume Thomas Lourenço, le président de l’association aux 27 printemps. La musique fait partie intégrante de l’histoire, est intégrée dans les scènes : les couplets chantés racontent autant que des répliques ».

« On joue, on danse, on chante sur scène »

La troupe, composée actuellement de dix comédiens, chanteurs, danseurs et de trois musiciens, a vu le jour en 2011 sous l’impulsion de Thomas Thuillier, alors étudiant à la fac de droit. Aujourd’hui, la Musical Company n’est plus une association étudiante, mais reste toujours un « projet de copains » qui, en plus de leurs activités professionnelles, passent des heures à créer, répéter, construire les décors, etc.

Après avoir joué Chicago ou encore Grease, la troupe s’est lancée dans son septième projet, l’adaptation de Coups de feu sur Broadway. Le pitch de cette histoire tirée d’un film de Woody Allen ? En 1929, à New York, un jeune metteur en scène voit son rêve se réaliser : sa pièce va enfin être produite à Broadway. Mais le producteur est un parrain de la mafia locale, qui exige que sa copine, sans talent, obtienne le rôle principal…

« Nous avons réalisé un gros travail de réécriture et d’adaptation des standards de jazz des années 20, qui sont le cœur du spectacle », décrit Thomas Lourenço. La couleur musicale — de cette reconstitution burlesque des années 20, mêlant comédie satirique et film de gangsters ? « Très très swing ! »

Flore Mabilleau


> Le 14 novembre, à 20 h 30, à l’Espace Ligéria (9 rue de la Croix Blanche, à Montlouis-sur- Loire). Tarifs : de 7,30 à 14,30 €.

 

« À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher »

#VisMaVille Patrick a rejoint la communauté d’Esvres, il y a une dizaine d’années. Il réceptionne, trie, classe et vend des objets donnés. Sa spécialité : les livres. Sa vie : un roman.

Des magasins de Tours-Nord ou Saint-Pierre-des-Corps à celui d’Esvres-sur-Indre, c’est bien de travail dont il s’agit. Si vous déboulez un samedi sur les coups de 14 heures à l’ouverture des magasins d’Emmaüs, le rideau tombe et c’est le grand rush garanti.

À Esvres, du côté des meubles d’occasion, vous tomberez sur Simon, compagnon, plaisanterie en bandoulière et éclats de rire assurés. Un peu plus loin, aux Bibelots, c’est Danièle (une bénévole d’Emmaüs, ancienne de France Télécom) qui bichonne les verres, les vases et belles assiettes.

Pas loin, on retrouve Patrick et Odilon. Ils s’occupent des livres. Autant Odilon, la quarantaine, originaire du Congo Brazzaville, arrivé en France au début des années 2000, est calme et observateur, autant Patrick porte haut l’élégance vestimentaire et le verbe.

Des chemins particuliers

Ces deux-là s’entendent bien. Tôt le matin, lorsque je les ai retrouvés dans un des hangars de la communauté d’Esvres, ils réceptionnaient des kilos de cartons remplis de bouquins. D’un côté, une benne pour évacuer (et recycler) et de l’autre une pile d’ouvrages divers qui seront mis en vente. Patrick connaît son affaire. « Des bouquins, dans ma vie, j’en ai acheté 7 000, 8 000… », assure-t-il.

On imagine déjà le prof de lettres, ou quelque chose dans le genre : « Non, je suis diplômé en droit des affaires ; j’ai été avocat, expert- comptable, haut placé à la Générale des eaux, au crédit foncier. » Une carrière et une vie peu commune. « Aujourd’hui, je suis retraité, malade aussi, Emmaüs m’apporte une sécurité. Comme j’ai tout eu en biens matériels avant, je n’ai pas besoin d’autre chose que ce que je trouve ici. »

À bien y regarder, la cinquantaine de compagnons d’Esvres ont tous des chemins particuliers qui les ont menés ici. Patrick y trouve son compte. Son expertise sur les livres est sa richesse. « Avant 1800, les livres se vendaient en vrac, aux feuillets. Ce sont les acheteurs qui les faisaient relier. Par la suite, tout s’est industrialisé. J’aime moins. »

Dans une remise au chaud, jouxtant le hangar, Patrick et Odilon classent, rangent et donnent un prix à chaque ouvrage. « En moyenne, on vend à un quart du prix neuf. » Sous les beaux livres reliés, j’aperçois une collection complète de la série écrite par George Martin, Game of Thrones. Les cinq tomes, en parfait état, partiront pour le prix d’un seul volume neuf. De retour dans la salle des ventes, Odilon réceptionne les achats tandis que Patrick discute, explique, conseille.

« Depuis le temps, je connais les habitués », insiste-t-il. Mais à côté des collectionneurs, il y a monsieur et madame Tout-le-monde à la recherche d’un titre particulier… L’autre jour, quelqu’un voulait un livre sur la langue bretonne, il est reparti avec la bio souvenir de Michel Drucker. Car comme le dit Patrick : « À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher ».

Thierry Mathiot


> En règle générale, les dons peuvent être déposés les jours d’ouverture le matin et tous les jours à Esvres. Tél. 0247264325. www.emmaus-touraine. org

 

Horoscope WTF du 13 au 19 novembre 2019

On salue les Cancers qui auront Stéphanie de Monaco dans la tête et les Poissons qui se transforment cette semaine en Schtroumpfs.

Bélier

Amour

On vous surnomme la
chaudière.

Gloire

Continuez de vous
sous-estimer. Vous excellez
dans ce domaine.

Beauté

C’est un fait. Vous êtes
désormais ce que l’on appelle un
croûton.

Taureau

Amour

Comme le dit le proverbe :
une rencontre n’est que le début
d’une séparation. A+ !

Gloire

Vous agissez comme un
spermophile…

Beauté

…et bien sûr, dégoûtants
comme vous êtes, vous avez cru à un
mot salace. Que nenni, mes gnous,
jetez un oeil au dico.

Gémeaux

Amour

C’est pas bien de simuler.

Gloire

Ding ding ding, la constellation
du on vous a pas sonnés vous
rappelle à l’ordre.

Beauté

Vous ressemblez à un carlin
triste et célibataire.

Cancer

Amour

La constellation de Stéphanie
de Monaco vous rappelle que
comme un ouragan qui passait sur
moi l’amour a touuut emportéééé.

Gloire

Vous êtes comme la Danette
: si bon à tout moment de la
journée.

Beauté

Pois chiche le midi, tempête
dans le lit.

Lion

Amour

Vous avez tendance à être
le Balkany de la vie sentimentale.
Bref, un(e) escroc.

Gloire

Poussez mémé dans les orties,
juste pour voir

Beauté

Cette semaine, les gens
n’auront aucune pitié avec votre tête
d’oeuf.

Vierge

Amour

Triste mardi en perspective,
puisque vous serez arrêté(e)
pour attentat à la pudeur.

Gloire

Vous ressemblez à un hamster
dans sa roue. À courir bêtement
après rien du tout.

Beauté

Fatale. (mais juste un peu
et des fois hein)

Balance

Amour

Votre coeur est comme sur
un bateau. Gare à l’amour, ça donne
le dégueulis.

Gloire

Vous avez mauvais goût. (allez
bim, c’est gratuit)

Beauté

Pas de doute, vous êtes un
subtil mélange entre Justin Trudeau
et Justin Bridou.

Scorpion

Amour

Tu veux savoir si ton ex
t’aime toujours ? N’envoie RIEN au
61313.

Gloire

Vous allez marcher dedans,
lundi prochain.

Beauté

La chance vous sourit.
Vous avez des airs de gros lamantin
ronflotant paisiblement sur la plage.

Sagittaire

Amour

Vous faites les sauvages au
lit, alors que vous n’êtes qu’un petit
truc tout tendre en réalité.

Gloire

Hé ho Jeanne d’Arc, personne
vous a causé. Arrêtez d’entendre
des voix.

Beauté

En changeant 9 lettres à
Sagittaire, on obtient « furoncle ».
Coïncidence ?

Capricorne

Amour

C’est dans les vieux pots
qu’on fait les meilleures confitures…
De rien pour le conseil, bisou.

Gloire

Comment vivez-vous votre
passion pour le nudisme ?

Beauté

Vous ne sentez pas très
bon. Mais c’est ce qui fait votre
charme

Verseau

Amour

En amour, vous êtes tel un
aspirateur. Vous ramassez seulement
les miettes.

Gloire

Selon nos prédictions, vous
avez le charisme d’un caillou.

Beauté

Boulet mais canon.

Poissons

Amour

Vous schtroumpfez plutôt
bien quand on vous schtroumpfe la
schtroumpf.

Gloire

Aïe… Il fallait que ça arrive.
Votre schtroumpf menace ce que
vous schtroumpfez.

Beauté

Vos schtroumpfs font palpiter
le schtroumpf.

Countdown : faites attention à vos applis…

Et si une appli de votre téléphone pouvait prédire votre mort, la téléchargeriez-vous ? Le pitch est sympathique, mais malheureusement, Countdown se vautre dans la paresse et n’est qu’un énième film estampillé horreur pas bien méchant…

Et si une appli de votre téléphone vous prédisait combien de temps il vous reste à vivre ? En voilà une chouette idée pour Quinn qui se rend compte (forcément sinon ce n’est pas drôle) qu’il ne lui reste que 2 jours sur Terre…

Ce n’est pas la première fois que le cinéma d’horreur fait appel à la technologie pour décider du destin de ses personnages. Dans Countdown, peu de surprises à l’horizon, cette première réalisation de Justin Dec se contentant de recycler les idées de The Ring version smartphone et se poser comme une bête resucée de Destination Finale.

Sauf que l’on est bien loin des deux films pré-cités. Emmené par une mise en scène hésitante et des acteurs aussi expressifs que des étoiles de mer sous Lexomil, ce Countdown ronflant est aussi excitant qu’un épisode de Derrick sans sous-titres.

Cette énième variation autour du thème de la mort qui poursuit des jeunes n’a même pas le mérite d’apporter un tant soit peu de subtilité (le blabla fadasse sur l’addiction aux téléphones). Et ce n’est pas le trouillomètre qui changera quoique ce soit, Countdown restant dans le chemin balisé des jumpscares classiques et foireux, n’offrant que des moments de « tension » vus et revus. Dommage.

Aurélien Germain


> Horreur/épouvante, de Justin Dec (Etats-Unis). Durée : 1 h 30.
Avec : Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Bateman…

> NOTE : 1,5/5 

 

TMV du 13 au 19 novembre 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/11/TMV_A_20191112_TMV_001_T_Q_0.pdf

Vous reprendrez bien une petite coupe ? Cette semaine, tmv s’intéresse aux as du ciseau, aux barbiers et aux nouveaux coiffeurs. Mais on n’oublie pas de manger avec notre chronique du resto de l’auberge de jeunesse ! Pour le reste : Broadway débarque à Tours, Countdown arrive au ciné, l’astrologue est toujours déjanté, Baptiste Trotignon revient dans les parages et on a fait un tour à Emmaüs pour rencontrer de belles personnes.

Espion, lève-toi !

Il faut savoir repérer les signaux faibles. Ce qui compte, ce qu’il faut vraiment regarder, c’est le changement d’attitude. Par exemple, votre ado est taiseux et s’exprime par mono syllabes. Ça, c’est normal. Mais, d’un coup, si vous le voyez marmonner doucement en penchant la tête vers son col et en regardant partout autour de lui, vous pouvez vous inquiéter.

Pareil si vous le voyez changer de code vestimentaire. Mettre des costumes sombres avec des cravates et des chemises blanches au lieu du jogging réglementaire, par exemple. Idem, passer sa vie sur les réseaux sociaux, c’est plutôt courant chez les jeunes. Mais si le vôtre affiche une page Excel en double écran : attention danger !

Et la menace est partout. Ils peuvent tous tomber dedans, pas seulement les gosses de riches dans les lycées des beaux quartiers. Ils vont chercher vos gamins à l’école, dans les salons sur l’orientation, sur internet… 1 200, ils seront à devenir des espions au service de la France, c’est programmé. Et ça peut arriver à tout le monde.

Matthieu Pays

Handicap : plus de visibilité en entreprise

Changer le regard du monde professionnel, c’est l’un des enjeux de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

(Photo Adobe Stock)

Les faits

Du 18 au 24 novembre, c’est la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Une action coordonnée depuis plus de 20 ans, au niveau national, par LADAPT, une association dont le but est d’accompagner les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours.

Dans ce cadre, entre autres manifestations, Cap Emploi 37 organise un « Vis ma vie » de travailleur en situation de handicap, le 18 novembre, dans ses locaux de Saint-Cyr-sur-Loire. L’idée est de répondre aux questions des personnes qui travaillent avec collègue en situation de handicap, par des ateliers, des jeux et des mises en situation.

Les enjeux

En 2018, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était de 19 % contre 9 % pour le total de la population active. C’est pour lutter contre cette disparité qu’a été créée, en 1997, la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Le réseau des Cap Emploi a été créé en 2000. Leur mission est d’aider les personnes en situation de handicap à se maintenir dans leur emploi ou à intégrer le monde du travail. Une action qui passe, bien sûr, par l’accompagnement des employeurs.

Le contexte

Le marché de l’emploi connaît depuis quelques mois une embellie notable. En Centre Val-de-Loire, le taux de chômage est revenu à 8 % tout juste (contre 8,2 pour l’ensemble de la France). L’Indre-et-Loire fait partie des bons élèves régionaux, avec un taux de chômage de 7,7 %. Le but est que les personnes en situation de handicap ne soient pas les grandes oubliées de ce sursaut.

Le point de vue

« 80 % des handicaps sont invisibles, rendons visibles les compétences. » Le slogan de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées résume bien son enjeu. Benoît Malbran, chargé de mission à Cap Emploi 37, le résume à nos confrères de La Nouvelle République : « Les situations de handicap au travail sont le plus souvent invisibles et les salariés ne sont pas obligés de les signaler ».
1 758 personnes étaient accompagnées par Cap Emploi 37 en décembre 2018 et 491 entrées en emploi ont été enregistrée. À quoi s’ajoutent 45 personnes ayant bénéficié d’une formation.


> Toutes les infos sur capemploi-37.fr et semaine-emploi-handicap. com/ladapt

 

 

Nouveau Bac : la foire aux questions

Le nouveau bac change vraiment la donne. Pour y voir plus clair, nous avons choisi de répondre à quelques-unes des questions les plus souvent posées par les lycéens.

C’est vrai que le bac, ce ne sera que du contrôle continu ?

Non. La part du contrôle continu dans le nouveau bac, c’est 40 % de la note. 10 % provient des bulletins de 1ère et de terminale et les 30 % restant viennent d’épreuves de contrôle continu. Chaque lycéen doit passer deux épreuves en première et une en terminale et il peut choisir le moment où il veut les passer, en fonction de son avancée. Ce seront des devoirs ou des exercices sur table, sur le modèle des bacs blancs actuels. Et, pour que tous les lycéens soient égaux, les sujets des épreuves seront choisis dans une liste nationale de sujets, les copies anonymes seront corrigées par d’autres professeurs que les vôtres.

Quelles sont les matières qu’on ne passera plus en épreuves terminales ?

Ce sont l’histoire-géo, les deux langues vivantes, l’enseignement scientifique (grande nouveauté assez contestée de la réforme) et l’enseignement de spécialité que vous aurez décidé d’abandonner en 1re et qui seront évalués dans le cadre du contrôle continu en fin d’année. L’EPS reste évaluée comme actuellement en terminale.

Cette réforme, c’est vraiment la fin des séries ?

Oui, pour les séries L, ES et S. Tous les lycéens en voie générale suivent les mêmes enseignements : français en première, philosophie en terminale, histoire-géographie, enseignement moral et civique, deux langues vivantes, EPS, enseignement scientifique. Puis tous choisissent 3 enseignements de spécialités en 1re (4 h chacun) et deux en terminale (6 h chacun). On peut ajouter une option au cocktail si on le souhaite (3h) et même en prendre un en terminale (dans un liste spécifique), même si on n’en avait pas en première. Du coup, si on a envie, on peut reproduire les anciennes filières avec le jeu des enseignements de spécialités, mais on peut aussi panacher en fonction de son profil et de son projet.

Et pour la voie techno, ça se passe comment ?

Les séries ne changent pas, puisqu’elles ont été repensées il y a peu. La nouveauté, c’est que tous les lycéens suivent désormais les mêmes enseignements communs. Les enseignements de spécialités en 1re puis en terminale changent selon la série choisie.

Finalement, on passera quoi en terminale ?

À la fin de la terminale, il y aura quatre épreuves pour les bacs généraux : deux épreuves de spécialités, une épreuve de philo pour tous et un oral. Tout cela comptant donc pour 60 % de la note. L’épreuve de français en première (écrit et oral) reste inchangée.

C’est quoi cette histoire d’oral final ?

C’est une des grandes nouveautés de la réforme. Cet oral durera 20 minutes et portera sur un projet mené par l’élève depuis la classe de première, en lien avec un de ses enseignements de spécialité de l’élève. L’intérêt est de préparer les lycéens à s’exprimer à l’oral et devant des personnes étrangères. C’est une compétence essentielle dans le monde professionnel.

Est-ce qu’il y aura toujours le principe du rattrapage ?

Oui, bien sûr. Pour obtenir son bac, il faut avoir une moyenne de 10/20 à l’ensemble des épreuves. Si on obtient moins de 8 de moyenne, on est recalé, mais si on obtient entre 8 et 10, on peut aller aux épreuves de rattrapage. Le candidat est interrogé dans les enseignements qui ont fait l’objet d’une épreuve terminale écrite : français, philosophie, et les deux enseignements de spécialité suivis en terminale. Si les notes obtenues à l’oral sont supérieures aux notes initiales obtenues à l’écrit dans ces enseignements, elles s’y substituent et le jury recalcule la note globale à l’examen en tenant compte de la meilleure note dans chaque enseignement. Et voilà !

Et les options, ça sert à quoi ?

À part le latin et le grec qui offrent des possibilités de points bonus coefficient 3 (pour encourager les élèves à étudier les langues anciennes), les options ne donnent plus de bonus. Elles sont intégrées à l’évaluation des bulletins de 1ère et de terminale qui compte pour 10 % de la note globale.

Spectacle : manipuler les serpents de Serge

Une digression poétique et savante sur nos amis les reptiles, dans un des lieux les plus atypiques de la culture en Touraine, ça vous dit ?

Les reptiles vous fichent la trouille ? Eh bien vous avez tort, et Serge Rigolet va vous expliquer pourquoi. Tout jeune, il côtoie les serpents qui grouillent sur les coteaux de Saint-Avertin. « On habitait chez eux ». C’est assez logiquement qu’il est devenu chasseur de nuisibles, mais aussi guérisseur. Dans son nouveau spectacle qu’il peaufine depuis trois ans, il mêle mythologie, récit et musique et nous dévoile une autre facette des serpents.

« Dans l’histoire et les religions, le serpent a longtemps été une divinité positive. Les serpents étaient des symboles de santé et de fécondité. À l’inverse de ce que disent nos peurs instinctives, j’associe le serpent au pouvoir de guérison. »

Manipuler les serpents

D’ailleurs, Serge a même chassé des serpents pour l’Institut Pasteur. Son spectacle est aussi une réflexion intime car la manipulation des serpents lui a permis de grandir. « D’un seul coup, j’ai commencé à comprendre que j’avais du pouvoir parce que ça faisait peur. Manipuler les serpents s’apparentait aux rites de passage à l’adolescence. ».

Toujours peur ? Alors c’est le lieu du spectacle qui devrait vous rassurer. Au bout d’un petit chemin de campagne tortueux, ce havre de paix fondé par Serge et animé par une douzaine de bénévoles, reçoit chaque année une quarantaine de spectacles, autant de résidences d’artistes et touche environ 4 000 spectateurs.

Catherine Raynaud, l’autre figure historique de Vaugarni, toujours à l’affût de nouveaux talents à programmer, assiste à plus de 150 spectacles par an « sans jamais se lasser ». Des chiffres qui ne disent pas la chaleur et l’humanité qui font de ce lieu un cocon pour spectateurs et artistes.

Claire Breton


> POUR QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR VOS TÊTES ?

> Samedi 9 novembre, à 20 h 30. Dimanche 10 et lundi 11 novembre, à 16 h 30. Grange théâtre de Vaugarni, à Pont-de-Ruan. Tarifs : de 10 à 13 €.

Marc-Eric Bourque, notre « cousin » hockeyeur

Il vient tout droit de la belle province de Québec, au Canada. Rencontre avec Marc-Eric Bourque, hockeyeur aux Remparts.

La Gaspésie, vous connaissez ? Cette région, située à l’Est du Canada, en bordure du fleuve Saint-Laurent, fait partie du Québec. C’est là-bas que Mar- Eric Bourque a grandi et fait ses premiers pas sur la glace.

Aujourd’hui, à 21 ans, ce hockeyeur au gabarit atypique (1,69 m pour 85 kg) est une des clés de voûte des Remparts de Tours. Débarqué au club, cet été, après avoir été le meilleur défenseur des Titans de Princeville, au Canada, dans une ligue mineure, il s’affirme de match en match.

Car s’il apporte beaucoup par sa rigueur en défense, c’est aussi par la qualité de sa passe qu’il fait briller ses coéquipiers. Le weekend dernier à Marseille, c’est une de ses assistances qui a permis à Carmy-Sarty de marquer alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2). Vainqueur (5-2) sur la glace phocéenne, les Remparts ont engrangé un troisième succès de suite.

« C’était mon but de venir jouer en Europe »

« Avant de débarquer à Tours au mois d’août, j’ai été en contact avec les Remparts durant plusieurs mois. C’était mon but de venir jouer en Europe et comme le club est ambitieux… », explique-t-il. Quand on étudie de près son parcours au Canada, on découvre que malgré son gabarit et une brillante dernière saison, il ne s’est pas fait connaitre par une vraie carrière au plus haut niveau, notamment chez les jeunes.

« C’est peut-être un problème de timing. À un moment donné, il faut être dans le bon wagon. Mais en Europe, je pense qu’il a une vraie carte à jouer », confiait Rodolphe Garnier, le coach tourangeau, à son arrivée en Touraine. Sûr qu’aujourd’hui, personne ne regrette la présence du Québécois car dans un Championnat au long cours, les Remparts auront bien besoin de ce perceur de défense.

Thierry Mathiot

« Il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire »

Parce que l’économie sociale et solidaire prend tout son sens dans les quartiers prioritaires, nous avons rencontré Julien Keruhel, directeur du centre social Pluriel(le)s au Sanitas à Tours. Pour que la rénovation du quartier ne se fasse pas sans ses habitants, l’association co-pilote le projet Sanitas du Futur, présenté dans l’exposition du Cré-sol « C’est quoi l’économie solidaire ? », un événement du mois de l’ESS.

Julien Keruhel

L’économie sociale et solidaire (ESS), ça vous parle ?
Bien sûr. Aujourd’hui, en France, on valorise beaucoup les start-ups, mais à mon avis, il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire, créateurs d’emplois non délocalisables, dans une recherche constante d’innovation sociale. Au centre social, même si nous n’en parlons pas chaque jour, nous vivons les principes de l’ESS au quotidien. La vocation sociale est notre ADN et notre gouvernance est vraiment démocratique : l’indépendance de notre conseil d’administration, composé de personnes d’origines et d’âges variés, la plupart issues du quartier, constitue une réelle force.

Parmi vos projets phares, il y a Sanitas du futur…
L’objectif est de redonner aux habitants du pouvoir d’agir. Leur permettre de transformer leur vie, c’est la vocation d’un centre social. Avec près de 9 000 personnes, le quartier le plus pauvre de Tours rassemble le pire comme le meilleur : la solidarité du village et la violence du ghetto. Les habitants, qui subissent méfiance et stéréotypes, sont fatigués des promesses non tenues…

Lorsqu’on organise une réunion publique, la salle est vide. Pourtant, ils ont des choses à dire. Pour leur redonner du pouvoir, du poids sur les décisions publiques, nous devons changer de méthode. Tout le monde — professionnels, élus et habitants — doit s’y mettre ! Le projet, qui rassemble l’association Pih-Poh (le chef de file), le centre social et d’autres partenaires comme des coopérateurs d’Artefacts et le Cré-sol, s’inscrit dans la rénovation du Sanitas.

Comment rencontrez-vous les personnes isolées ou désabusés, celles qui ne fréquentent jamais le centre social ?
Nous allons les voir dans la rue. Nous avons formé 20 bénévoles et 20 professionnels du quartier à l’outil « porteurs de parole ». A partir de questions affichées sur un panneau, ils animent des débats dans l’espace public. Cela passe aussi par les actions de Pih-Poh, qui propose aux habitants des chantiers participatifs de création artistique (autour du textile notamment) dans des lieux de leur vie quotidienne, et par nos « Anim’actions » : pendant l’été et les vacances, le centre social s’installe dans les parcs et les jardins du Sanitas.

Toutes ces actions nous permettent de rencontrer les habitants et de recueillir leurs paroles. Elles ont nourri le dossier que nous venons de déposer dans le cadre de l’appel à projets urbains innovants Devenir Tours. En espérant que cette fois-ci, leurs demandes seront entendues.

Propos recueillis par N. P.

Festival Émergences : le jazz pour tous

De nouveaux artistes, des sons inédits, Émergences, c’est le festival du jazz vivant et c’est pour tout le monde.

Anne Paceo sera au programme du festival.

Émergences, c’est un festival à deux têtes. D’un côté, Le Petit Faucheux, la fameuse salle tourangelle dédiée au jazz sous toutes ses formes et, de l’autre, l’école Jazz à Tours, une référence, elle-aussi. « Nous travaillons toute l’année ensemble, confirme Renaud Baillet, programmateur du Petit Faucheux, mais le festival est vraiment le point d’orgue de notre collaboration. Tout est fait à 50/50, du financement à la programmation. »

Un festival bien né, donc et qui a deux ambitions principales. « L’idée, c’est de programmer des talents émergents, de jeunes artistes issus de la scène locale ou nationale en début de carrière et en qui nous croyons. Mais la volonté, c’est aussi de mettre à l’honneur des formes émergentes de la musique jazz, de nouvelles esthétiques portées, parfois, par de très grands noms qui savent se renouveler. »

Et l’alchimie fonctionne. À ces deux lignes de force, on peut en ajouter une troisième, que l’on sent présente à tout moment : celle de rendre le jazz accessible à tous les publics. « Il arrive encore que le jazz fasse un peu peur à certains. Nous voulons montrer que c’est une musique qui s’adresse à tous. »

C’est la raison pour laquelle, Émergences (qui fête sa majorité cette année avec sa 18e édition) se paye une petite tournée des bars (le barathon) avec des musiciens, pour beaucoup étudiants de Jazz à Tours qui viennent se confronter à un public pas forcément habitué à cette musique. C’est aussi pour cela que le festival investit des lieux nouveaux, comme le musée des Beaux-arts ou le HQ (espace de coworking et pépinière numérique boulevard Béranger) pour des concerts ouverts à tous et gratuits.

« Plus de la moitié des nos rendez-vous sont gratuits, souligne Renaud Baillet et ces formes plus intimistes, pour des spectateurs non-initiés, sont très importantes pour nous. » Émergences, comme tout festival qui se respecte, c’est aussi des temps forts. Citons- en deux. La soirée d’ouverture avec la batteuse Anne Paceo, à La Pléiade de La Riche qui vient d’être sacrée artiste de l’année aux Victoires du Jazz.

« Un jazz teinté de soul, de pop et d’électro, c’est fascinant ! », s’enflamme Renaud Baillet. À noter également, toujours au chapitre ouverture, Alternate Cake, un concert commenté pour le jeune public, le mercredi 13 novembre, à 15 h 30. « On joue et on explique la recette, nous avions beaucoup de demandes des familles. Nous voulions y répondre. »


Au programme

♦Vendredi 8 novembre
Anne Paceo Bright Shadows, à La Pléiade de La Riche, à 20 h 30. De 8 à 25 €. Samedi 9 novembre Soirée West Coast, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Dimanche 10 novembre
Artdeko à l’Hôtel Gouin, à 15 h et 18 h, gratuit. Nosax Noclar, au HQ, à 16 h 30, gratuit.

♦Mardi 12 novembre
Grand ensemble Koa, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Jeudi 14 novembre
Le Barathon, de 18 h à 22 h, à la grande ourse, le Cubrik, le Shelter et le Balkanic. Gratuit.

♦Vendredi 15 novembre
Sylvain Rifflet Troubadour + Endless, au Petit Faucheux, à 20 h. De 11 à 23 €.

>Programme complet et infos pratiques sur festivalemergences.fr

Péages : les (trop) chères autoroutes de Touraine

Les liaisons autoroutières Tours-Nancy et Tours-Rouen ont connu une flambée des prix.

Outch ! Visiblement, pour prendre l’autoroute en Touraine, il faut sortir un gros… porte-monnaie ! D’après le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France, la liaison Tours-Rouen est celle qui a le plus augmenté dans la décennie.

Entre 2011 et 2018, le péage sur ce trajet a connu une hausse de tarif de 34%. Soit un prix de passage à 37 € au lieu de 27,60 € il y a quelques années. Une augmentation faramineuse, surtout lorsqu’on la compare avec la hausse moyenne nationale qui est de… 9,5 %.

L’autre point qui pique ? Le trajet Tours-Nancy, facturé 55,80 €, soit 10 € de plus qu’en 2011. Ce tronçon d’autoroute, long de 550 km, a connu une augmentation de 16,98 % : s’il fallait débourser 47,70 € en 2011, il vous en coûte désormais 55,80 €.

Le gouvernement a indiqué qu’une nouvelle hausse (entre 1 et 1,5%) du prix des péages aurait lieu le 1er février prochain.

NB : Chaque année, les sociétés d’autoroutes justifient la hausse du prix des péages par l’inflation, les travaux et les redevances de l’État.

DéTours des Sciences : alimentation et santé au menu

L’événement scientifique arrive à Tours avec conférences et débats prévus au programme.

L’alimentation, voilà bien un thème qui nous concerne tous et qui est au cœur de bien des débats de société et souvent même à la colonne des faits divers depuis des années. Et si la science avait quelque chose à nous dire pour nous aider à y voir plus clair sur la question ?

C’est tout le pari et tout l’intérêt de ce nouveau rendez-vous tourangeau DéTours des Sciences qui se propose de mettre une thématique à l’honneur chaque année et de créer la rencontre entre des scientifiques pointus, des personnalités de la société civile et le grand public.

Cela se passe à l’amphithéâtre Thélème de la faculté des Tanneurs et c’est totalement gratuit. Sur deux jours, le vaste sujet de l’alimentation sera décliné en quatre thématiques sur une demie-journée chacune. On commence avec les grands défis de l’alimentation, où l’on parle d’eau, d’environnement et de ressources avec, notamment le prix Nobel Jean Jouzel.

Puis, l’après-midi, on se penche sur l’alimentation et la santé, avec des révélations sur nos comportements alimentaires et, aussi, les comportements de notre système digestif. Le samedi matin, on fait le point sur nos peurs alimentaires et le père de l’oenologie moderne, Jacques Puisais, nous raconte d’où vient et ce qu’est le goût du vin.

Et on termine le samedi après-midi avec une passionnante projection sur la table de demain et, entre autres, les fameux insectes qui pourraient la garnir. Le menu est copieux ! La seconde édition de DéTours des Sciences pourrait nous emmener, dans un an, du côté du cerveau et de l’intelligence artificielle…


> Vendredi 8 et samedi 9 novembre, de 9 h à 17 h 30, amphi Thélème de la faculté des Tanneurs. Gratuit et sans inscription.

 

Horoscope WTF du 6 au 12 novembre 2019

Les vacances de la Toussaint sont passées. L’astrologue est de retour. Voici la dose d’horoscope WTF de la semaine !

Bélier

Amour

Bon bah… vous savez ce
qu’on dit des signes cornus… héhé.

Gloire

En changeant 2,9 lettres à
« Bélier », on obtient Strudel. Coïncidence
? Je ne crois pas.

Beauté

Les tétons de l’être aimé ne
vous font nichon ni froid.

Taureau

Amour

Sexuellement, vous êtes un
très bon coup (mais juste pour vousmême).

Gloire

Telle la girafe, vous êtes
dans le coup. (TURBOLOL)

Beauté

Bon, vu que tout tourne autour
du cou(p) ici, sachez que euh…
votre cou est beau. Voilà, A+.

Gémeaux

Amour

Vous pédalez grave dans la
semoule du couscous de la vie amoureuse.

Gloire

Il vous reste 55 jours pour
finir l’année en beauté. (Non, parce
que pour l’instant, ça pue)

Beauté

Porter vos sous-vêtements
par-dessus votre pantalon ferait de vous
un superhéros. Je dis ça, je dis rien.

Cancer

Amour

Tromper tue.

Gloire

La constellation du j’comprends
rien te conseille de tirer la
chevillette et la bobinette cherra.

Beauté

La nuit, vous ressemblez à
un gros lamantin échoué sur la plage.

Lion

Amour

Vous multipliez les
rencards de la rancoeur… (rah la
vache, c’est profond ça)

Gloire

Le ridicule ne tue pas.
Vous seriez mort(e) depuis bien
longtemps sinon.

Beauté

Abracadabra, le moment
est venu de révéler pourquoi
vous portez des slips si
moches.

Vierge

Amour

Vous avez une ouverture
avec la personne qui se trouve sur
votre droite.

Gloire

On est toujours le con d’un
autre. Bisou.

Beauté

Dimanche, votre fétichisme
pour les pieds éclatera au
grand jour.

Balance

Amour

Dans le puits sans fond
de la déchéance amoureuse vous
tombez. (wow)

Gloire

Y a toujours pire dans la vie.
Vous auriez pu vous appeler Kévin
ou Kimberley par exemple.

Beauté

On se répète, mais vous êtes
quand même vachement canon de
dos.

Scorpion

Amour

C’est la salsa du démon
dans votre slip.

Gloire

Vous êtes aussi malin(e) que
ces chanteurs qui beuglent « est-ce
que vous êtes lààà ce soiiir ? »

Beauté

« Les pantalons de jogging
sont un signe de défaite. » (Karl Lagerfeld)

Sagittaire

Amour

Hausse de la libido mais
baisse de l’estime. Pas d’pot mes p’tits
gnous.

Gloire

Olala, détendez-vous, vous
êtes tendu(e) comme un string.

Beauté

Frottez vos lobes contre
l’être aimé.

Capricorne

Amour

Votre moitié raconte n’importe
quoi. Il serait plus judicieux de
nous écouter nous, plutôt.

Gloire

Au boulot, vous faites partie
du FC Feignasse.

Beauté

Vous pétez des paillettes.
Pas de doute, vous êtes une licorne.

Verseau

Amour

L’amour, c’est naze. (A+
pour de nouvelles prédictions)

Gloire

On ne veut pas vous faire un
coup au coeur mais… Jacques Chirac
est mort

Beauté

Marquer son territoire
avec son pipi à votre âge ? Roooh…

Poissons

Amour

Cupidon est en dépression
avec vous

Gloire

Conseil : si vous voyez ce
qu’il faut faire, faites-le. (de rien)

Beauté

On vous surnomme Le Téton
de Feu (The Tétoune of fire, en
anglais).

L’économie sociale et solidaire au service de l’humain

Santé, culture, commerce… Dans tous les secteurs d’activité, l’économie sociale et solidaire propose une nouvelle manière d’entreprendre. Et donc de vivre.

 

Il est 8 heures. Radio Béton vous réveille. Comme tous les matins, la radio associative vous dévoile les bons plans de son agenda culturel local. Au menu du petit déjeuner, lait et beurre de la laiterie de Verneuil, coopérative agricole bien connue des Tourangeaux. Dès 9 heures, vous emmenez votre petite dernière chez le pédiatre sans oublier votre carte de mutuelle. Puis vous filez à la crèche Douce-Lune à Tours, association gérée par des parents.

Ce matin-là, vous accompagnez les petits voir les marionnettes de la compagnie Luciole spectacles. Vous profitez de votre après-midi pour faire réparer votre voiture au garage Solidarauto 37 de Jouélès- Tours, histoire de donner un coup de pouce à cette association permettant à des personnes en difficulté d’acquérir et d’entretenir leur véhicule à des tarifs solidaires. Le soir, vous emmenez votre grande au club de basket. Vous en profitez pour déposer des vêtements à Emmaüs Touraine et récupérer votre panier de légumes bio produits aux Jardins de contrat, support d’insertion professionnelle à Montreuil-en-Touraine. Sacrée journée !

Le point commun de toutes ces organisations ? Ce sont des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Finalement, un peu comme Monsieur Jourdain (le personnage de Molière qui dit de la prose sans le savoir), nous vivons l’ESS au quotidien, sans vraiment nous en rendre compte.

Voilà pourquoi, chaque année en novembre, le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRESS) organise le Mois de l’ESS. Au programme dans la région : 60 événements coordonnés par la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Centre-Val de Loire. Ateliers, projections ou expositions permettent de connaître les initiatives locales et de mieux comprendre ce mouvement.

« On fait tous de l’économie sociale et solidaire sans le savoir »

Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Depuis la loi de 2014, cette manière d’entreprendre est reconnue et mieux définie. Les entreprises de l’ESS se rejoignent autour de 3 principes : une gouvernance démocratique, une lucrativité limité et une utilité sociale. Toutes les associations, mutuelles, coopératives et fondations en font partie, mais aussi certaines sociétés commerciales suivant ces principes.

En Touraine comme ailleurs, les coopératives ont particulièrement le vent en poupe. À Bueil-en-Touraine, l’épicerie coopérative La Chariotte est née au printemps dernier, tandis qu’à Tours, la société coopérative Ohé du bateau prépare la réouverture du Bateau ivre en 2020. « Auparavant, il y avait les méchantes entreprises et les gentilles associations. La loi sort de cette vision manichéenne : ce n’est plus seulement le statut qui compte, mais aussi le projet et les valeurs », décrypte Cyril Carteau, coordinateur du service ESS à ID 37, une association qui accompagne gratuitement les structures de l’ESS dans leurs évolutions.

Des associations tissent des liens entre paysans locaux et consommateurs. Ici, l’Amap de La Grenouillère, née en 2019 dans l’écoquartier Monconseil à Tours-Nord.

L’ESS serait-elle un monde merveilleux ? Non, la loi n’empêche pas les dérives : gouvernance faussement démocratique, salariés précaires… C’est pourquoi certains acteurs vont plus loin avec l’économie solidaire, portée à Tours par le Cré-sol (centre réseau économie solidaire).

« Cette économie naît de la rencontre humaine : des partenaires travaillent ensemble pour avoir un impact fort sur leur territoire. C’est un travail de terrain basé sur la coopération », présente la coordinatrice Alice Oeschner. Elle cite en exemple le projet Sanitas du futur, dont le Crésol a animé les réunions de partenariat. « La coopération prend du temps mais n’est pas une perte de temps. Au contraire, elle est source de sobriété », insiste la coordinatrice.

L’ESS est aussi une réponse aux enjeux écologiques. Face à l’urgence climatique, ses acteurs multiplient les initiatives. Début octobre, par exemple, c’était la semaine nationale des ressourceries. Celle de La Riche, La Charpentière, vient de fêter ses 4 ans et d’agrandir ses locaux. Cette association récupère, répare et valorise des objets apportés par les habitants. Leur donner une seconde vie permet de réduire les déchets, créer des emplois et du lien social. L’humain, encore et toujours.

Nathalie Picard

TMV du 6 au 12 novembre 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/11/TMV_A_20191105_TMV_001_T_Q_0-2.pdf

Dans ce numéro, retrouvez notre dossier sur l’économie sociale et solidaire (ESS), un zoom sur un spectacle spécial… serpents, un sujet sur la Touraine comme terre LGBT-friendly, l’horoscope WTF de la semaine, mais aussi notre bonus formation avec toutes les bonnes questions (et les réponses) pour s’orienter. Bonne lecture !

Prix Goncourt (après quoi ?)

Il y a ceux qui font pousser des fleurs sur les trottoirs. Il y a ceux qui écoutent les infos dans leur casque connecté. Il y a ceux qui regardent la télé le soir après le dîner et il y a ceux qui préfèrent aller dîner en ville. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.

Il y a ceux qui briguent des mandats. Qui veulent être président. Président de quelque chose, ça fait joli dans les salons. Et puis, il y a ceux qui ne sont que simples sujets, sans objet précis, et qui se trouvent très bien comme ça. Il y a ceux sur les affiches et il y a ceux qui ne sont candidats à rien et qui en oublient même, parfois, de voter.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon. Il y a ceux qui sont dans les livres, il y a ceux qui les lisent et il y a ceux qui, parfois, les écrivent. Il y a ceux qui courent après les honneurs, qui s’en nourrissent, qui les affichent. Et puis, il y a ceux qui disent qu’un prix Goncourt, eh bien non, cela ne va pas changer vraiment la réalité de leur vie. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.

Matthieu Pays

La Touraine est-elle une terre LGBTI-friendly ?

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une consultation en Indre-et-Loire. La plupart des sondé(e)s indiquent avoir déjà été agressé(e)s. Et le dépôt de plainte reste rare.

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une grande consultation en Indre-et-Loire. (Photo Adobe Stock)

Les faits

Le Centre LGBTI de Touraine a réalisé une consultation auprès de 465 personnes lesbiennes, gay, bi, trans et intersexe sur leur vie et leur ressenti en Touraine. Pour cette enquête, intitulée « Tours et la Touraine, territoire LGBTI-friendly ? », différentes questions étaient posées, telles que : Montrez-vous des gestes d’affection avec votre partenaire dans la rue ? Avezvous déjà été agressé(e) verbalement ou physiquement ? Dissimulez-vous le fait d’être LGBTI ?

Dans l’ensemble, il apparaît que la majorité a été déjà agressée ou moquée, même si 60 % des sondé(e)s estiment se sentir bien en Indre-et-Loire. Autre résultat : sept personnes sur dix considèrent qu’il n’y a pas assez de lieux LGBTI-friendly en Touraine. Pour la moitié d’entre elles, les gestes d’affection sont cachés dans la rue, par peur.

Enfin, il est à noter que 22,4 % des sondé(e)s ont déjà été agressés physiquement, 53,8 % ont été moqués et 55,1 % se sont sentis discriminés. Mais peu portent plainte : la proportion s’élève seulement à 4,3 %.

Les enjeux

Jamais une telle consultation n’avait été lancée ici. Il s’agissait « d’une vraie attente sur la question », comme l’a souligné le co-président de l’association, Mickaël Achard. Le Centre LGBTI de Touraine a invité « la Ville de Tours et les communes du 37 à mettre en oeuvre des politiques en faveur de l’inclusion des LGBTI ».

Le contexte

Le mois dernier, confronté à un manque de moyens flagrant, le Centre LGBTI de Touraine lançait un appel aux dons pour pouvoir survivre et continuer ses actions d’aide et prévention, ainsi que pérenniser l’emploi de sa salariée. La cagnotte en ligne a permis de récolter 6 640 € (sur les 6 000 escomptés), ainsi que 1 400 € directement envoyés à l’asso. Près de 49 000 € de subventions ont été promis par le conseil régional, le conseil départemental et la Dilcrah.

Le point de vue

Cette enquête devrait être renouvelée dans les années à venir. Elle pourrait également permettre aux élu(e)s de mieux cerner le quotidien des personnes LGBTI, que ce soit en ville ou en milieu rural, où cela reste encore plus délicat. Et reste à voir si des politiques en lien avec ces questions seront mises en place…

Aurélien Germain