Quartier Libre : un festival multiculturel et éco-citoyen

Les 4 et 5 octobre, c’est Quartier Libre, un festival multiculturel, éco-citoyen… et surtout différent ! Objectif ? La culture pour tous. Entretien avec les organisateurs Marie Petit et Valérian Boucher.

Valérian Boucher et Marie Petit, de l’organisation du festival Quartier Libre (photo tmv)

Quartier Libre, c’est un festival multiculturel et éco-citoyen, c’est ça ?
M.P. : Oui. On voulait mettre en lumière la diversité, le côté intergénérationnel, la culture populaire… Un lieu où tout le monde peut débattre. L’idée, c’est de décloisonner le monde étudiant du grand public et d’oeuvrer pour l’accès à la culture pour tous.

On y trouvera trois « quartiers »…
Oui, c’est un vrai village éphémère. Le premier quartier, c’est celui des associations citoyennes : elles aborderont des thèmes comme la politique, l’environnement, les monnaies libres, la question des migrants… Le deuxième, c’est le coin bien-être. Car on a besoin de se détendre ! (rires) On y trouvera des ateliers sophrologie, yoga… Et enfin l’espace jeux, puisque c’est aussi un festival familial. Au milieu de tout ça, sera construit un totem de 6 mètres de haut par les étudiants des Beaux Arts !

Et côté programmation musicale ?
On a 3 scènes. Avec des groupes comme La Fine équipe, Guts, Muthoni Drummer Queen, Lehmanns Brothers… Il y aura même des conférences gesticulées, du théâtre, et un soundsystem à l’énergie solaire : les festivaliers devront pédaler pour faire de la musique !

 

Quel est l’objectif du festival ?
V.B. : On veut favoriser la rencontre entre le grand public et le monde étudiant. On ouvre le milieu estudiantin aux populations. Mais tout le monde est évidemment le bienvenu.

Quartier Libre tourne autour de la thématique du temps ?
M.P. : On arrête le temps pendant un week-end.
V.B. : Le festival contraste avec les tendances actuelles. On veut proposer des alternatives. On veut également mettre en avant le côté éco-responsable. Quartier Libre est labellisé Ambassadeur Cop21 régionale. Il y aura un parking vélo sécurisé. Si tu viens en vélo, tu auras une surprise ! On n’en dit pas plus… (sourires)
M.P. : 70 % de la pollution d’un festival est dû à l’utilisation des transports pour s’y rendre. Alors là, en plus de montrer que Quartier Libre fait la promotion d’un monde ouvert sur l’autre, on prouve qu’il est aussi propre.

Propos recueillis par Aurélien Germain


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.
> quartierlibrefestival.com

Plan du site du festival

Le Tour Vibration revient place Anatole-France

Huit artistes dont Keen’V et Amel Bent donneront un concert gratuit à Tours le samedi 14 septembre, comme nous l’explique Jean-Eric Valli, créateur du Tour Vibration.

« Je suis sûr que tu es celle que j’ai toujours attendue, chante Keen’V, alias Kevin Bonnet. J’aurais aimé te dire des mots que tu n’as jamais entendus ».
C’est avec ces romantiques paroles que débute « Rien qu’une fois », titre aux 88 millions de vues sur Youtube…

Cet artiste français, que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait – à peu de choses près – le regretté Charles Aznavour, va enflammer la place Anatole-France, le 14 septembre prochain, en bonne compagnie. La philosophie d’Amel Bent, les vocalises de LEJ, la douceur folk de Cocoon, la jeune pop de Lenni-Kim seront de la partie, tout comme Ken Carlter, Elephanz ou encore Holseek.

12 000 personnes à Tours

En tout, huit artistes programmés dans le cadre du Tour Vibration – du nom de la radio organisatrice – Yep’s, une tournée exceptionnelle de 5 concerts gratuits, dans 5 villes de la région.
« L’idée, c’est de permettre à tous les spectateurs et notamment à nos auditeurs de rencontrer en direct les artistes qui, pour une bonne part, font la programmation de notre radio », explique Jean-Eric Valli, Président du Groupe 1981, à la tête de 10 radios, dont Vibration et ses 243 000 auditeurs quotidiens. L’année dernière, 100 000 spectateurs se sont pressés lors de ces concerts gratuits, dont 12 000 personnes à Tours.

« Nous avons commencé il y a 5 ans avec 57 000 spectateurs, c’est donc une évolution très positive », ajoute Jean-Eric Valli. En tout, 39 artistes vont se partager l’affiche. Les adorateurs de Clara Luciani devront migrer à Châteauroux le 24 septembre, ceux de Soprano, à Blois, le 26 septembre, tandis que les accros à Black M ou Mika, pourront se donner rendez-vous à Orléans, le 28 septembre. Entre autres.

Flore Mabilleau


> Concert gratuit le 14 septembre, à 21 h, place Anatole France, à Tours.

Bateau ivre : ohé ohé la grosse rentrée !

C’est aussi la rentrée pour le collectif Ohé du bateau qui prépare la réouverture prochaine du Bateau ivre. On fait le point avec Laurent Polisset, du conseil d’administration.

Le Bateau ivre ouvrira ses portes l’an prochain (Photo archives tmv)

Il y a eu une petite trêve estivale pour le collectif ? Ou vous êtes restés sur le pont ?
Le conseil d’administration ne s’est pas réuni en août, mais début juillet. En revanche, nous avons continué à travailler les dossiers. Il y a tellement de choses à faire ! On attendait la subvention de la Région et de l’agglo signée début juillet. Ensuite, on a refait les budgets provisionnels et estimé la première tranche des travaux qui commenceront à la rentrée. Car on a fini de recevoir les devis des entrepreneurs. Le chantier va démarrer en septembre !

Alors quoi de prévu maintenant ?
On se retrousse les manches ! L’ouverture de la salle doit se faire au premier trimestre 2020, début avril. Bref, ça arrive vite. C’est une grosse rentrée pour nous.

Laurent Polisset de Ohé du bateau (Photo collectif Ohé du bateau)

Vous pouvez enfin souffler ?
Ouais ! (rires) Quand les premiers entrepreneurs mettront les pieds dans la salle, ça fera du bien ! Le collectif s’est tout de même monté à l’hiver 2010…

Les collectivités locales ont mis la main à la poche. Ça vous a surpris ?
Ça faisait neuf ans qu’on les sollicitait avec plein de projets différents. Ça a mis le temps, la Région avait acheté des parts sociales. Mais à force, on est devenus plus crédibles, donc ils sont revenus vers nous car on tenait la route. Bon, il manque encore des fonds puisque nos débuts seront « bruts » : la salle aura 300 places dans un premier temps. Pour la deuxième phase, l’extension permettra une jauge de 600 places et un balcon. C’est donc une belle et vraie enveloppe pour commencer. Mais il nous reste encore pas mal de collectivités à aller voir.

Vous avez déjà les yeux rivés sur la programmation ? Comment cela se passera ?
En fait, il n’y aura pas de programmateur. La programmation viendra des structures culturelles sociétaires. Au début, on aura une grosse partie de location de salle. Et une petite partie qu’on se réserve avec nos labos, où il y aura de tout : danse, théâtre, musique… On pense aussi aux artistes qui nous avaient soutenus à l’époque et sont encore informés aujourd’hui. Une grande partie d’entre eux devraient être là, lors de la semaine d’ouverture en 2020.

> Infos sur ohedubateau.com

Un Printemps (de Bourges) de folie !

Le Printemps de Bourges revient du 16 au 21 avril. Mini aperçu de la maxi programmation.

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Il faudrait au moins cinq numéros complets de Tmv pour arriver à présenter toute la richesse du Printemps de Bourges 2019 qui se tiendra à Bourges du 16 au 21 avril.

Avec des scènes en accès libre, la tournées des bars, des expos, du cinéma, des spectacles jeune public, des stars, des inconnu(e)s, des soirées thématiques, du folk au rock, du rap au rock, le PDB – son petit nom pour les intimes – n’oublie rien, ni personne.

Encore une fois, il va falloir chausser les baskets et fabriquer son petit logiciel pour ne rien manquer de l’immanquable : des créations éphémères au dernier buzz, du concert de Claire Diterzi avec l’Orchestre symphonique de Tours à la création de Jean-Claude Gallotta sur Gainsbourg, en passant par des icônes ou l’inconnu célèbre de demain.
On marquera une pause appuyée pour aller voir tous les jours les concerts des Inouïs, avec de formidables découverte en perspective. On ne vous refait pas la leçon, c’est vraiment là que cela se passe pour les artistes du futur. On n’oubliera pas de cocher sur son agenda les rendez-vous autour de l’Europe (eh oui, il n’y a pas que des concerts !).

Côté coups de cœur chez nous ? INÜIT, Suzane, Pongo, Aloïse Sauvage. Mais aussi des paris sur l’avenir comme Canine, Flèche Love, Requin Chagrin ou Columbine, sans oublier quelques plaisirs coupables tels Clara Luciani, Corine, Beirut ou la création par ses enfants autour de l’oeuvre de l’immense Jacques Higelin. Et puis Rodolphe Burger à l’Abbaye de Noirlac doit valoir de détour, Youssoupha à la salle médiévale du Duc Jean qui doit être génial… Et que dire alors de Nouvelle Vague, sous le chapiteau de l’École du Cirque ?
H.B.

> Le Printemps de Bourges, du 16 au 21 avril
> Prog complète, tarifs et horaires sur printemps-bourges.com

L’Espace Malraux fête ses 30 ans !

#EPJTMV Depuis cinq ans, Marie Hindy est la programmatrice de l’espace Malraux. Elle donne le ton à la saison culturelle de la salle.

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Création, diffusion et médiation sont les trois piliers de l’espace Malraux. Comment cela se matérialise ?
Nous programmons des premières, autrement appelé les créations. Cette saison, nous en avons deux dont une qui est montée ici. Je n’ai pas vu ces spectacles avant de les programmer : c’est un engagement pour nous. Nous accueillons aussi des artistes en résidence. Ils peuvent utiliser le plateau ou des salles pour travailler leurs spectacles et les présenter au public. Quant à la médiation, ce sont toutes les actions qui donnent envie aux gens de venir alors qu’ils n’en avaient pas l’idée : des rencontres avec les artistes ou des ateliers de danse par exemple.

Est-ce que votre programmation suit une ligne directrice ?
Je dirais plus un cadre qu’une ligne. L’espace Malraux s’inscrit dans son environnement : c’est la plus grande salle de théâtre publique du département. Elle a été conçue pour des concerts de musique classique, et est particulièrement adaptée aux concerts symphonique et acoustique. C’est un auditorium très ouvert avec un grand plateau très profond. Ces aspects techniques orientent la programmation. Cette salle n’est pas faite pour les spectacles avec beaucoup d’intimité. Par contre, elle est très bien pour le nouveau cirque ou les ballets. Ces paramètres m’obligent à programmer des spectacles très investis sur le plateau et qui remplissent la salle de 1 000 places. En dessous de 400 personnes, la salle semble vide et c’est désagréable pour tout le monde. Nous avons une programmation populaire, mais artistiquement exigeante.

Quelle est la politique de l’espace Malraux ?
La culture est un bien d’intérêt général. Comme dans l’Éducation nationale, on ne rentabilise pas un lycée. Mais la culture a un coût. Notre objectif est de perdre le moins d’argent possible. On est en plein dans la question “à quoi sert le service public ?”. Le rôle de l’Etat est de proposer une forme d’émancipation, une forme d’ouverture sur le monde et donc un accès à la culture pour tous.

Suivez-vous d’autres critères plus subjectifs ?
Il faut trouver un équilibre entre le théâtre, la danse, la musique, le cirque. Je suis assez sensible à la poésie. J’aime beaucoup les grands auteurs contemporains vivants parce que je pense que leurs spectacles parlent de la société dans laquelle on vit. L’histoire et l’affinité qu’on peut avoir avec un artiste ou une compagnie influencent aussi forcément.

Comment diversifiez-vous les publics ?
Les spectacles populaires amènent un public différent. Le public de la culture a du mal à se renouveler. Malgré tout ce que l’on essaie de faire, le combat est toujours en cours. Cette diversité de spectacles permet un mélange et une circulation des publics. D’autant plus que les spectateurs de la danse ne sont pas les mêmes que ceux du théâtre.

Propos recueillis par Mathilde Warda

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Le Festival Imag’In fait peau neuve

Les 28 et 29 septembre, le festival Imag’In revient. Exit le Sanitas, cette fois direction l’Île Aucard. Concerts, danse et animations : voici ce qui vous attend.

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VENDREDI : LA PREUVE PAR 10
Dixième édition et une première journée de festival avec dix groupes. Le festival Imag’In organise son vendredi sur deux scènes qui se feront face (lire interview ci-contre). La première, la « Découverte », ouvrira les hostilités avec Vieux Speedouc (18 h), jeune groupe né il y a peu où l’on retrouve Doc Pilot, mister Culture & musique bien connu des Tourangeaux.
Pour le reste ? L’artiste multi-facettes Ryal Selah et son mix de reggae et hip hop (19 h 15), mais également Sanka (20 h 45), la voix dingue de la franco-mexicaine Gyn.K (22 h 15) et Péroké (23 h 45). Sur la scène IN, le public retrouvera Damé (18 h 45), Taïwan MC (19 h 45), A2H alias Tonton Moustache, rappeur touche-àtout et éclectique au possible (21 h 15), le rap de la star Lefa (22 h 45) et Le Peuple de l’Herbe (0 h 30) qui devrait mettre une grosse, grosse ambiance !

SAMEDI : LA PREUVE PAR 10… AUSSI !
Même topo le samedi : dix groupes se succéderont sur les deux scènes.
Dès 18 h, Orphée investira la scène Découverte, suivi de Maxwell Nostar (19 h 30), la voix de velours et soul d’Imriah (21 h 15) et les excellents Tourangeaux de LVOE et leur pop indé toute douce et cotonneuse (22 h 45). De l’autre côté, sur la grande scène, Chevalien débutera à 18 h 30, avant Davodka (20 h 15) rappeur qui enquille les dates et enflamme les planches, Rémy (21 h 45), le rappeur qui monte en puissance Kikesa (23 h 30) et le duo jubilatoire de beatmakers de Tambour Battant (1 h).

DES CONCERTS MAIS PAS QUE…
Fidèle à ses habitudes, le festival Imag’In met également en place diverses animations et surtout un open mic de hip hop, le samedi de 16 h à 18 h pour se mettre en jambes, avec notamment Artillerie de salopards, Yatero ou encore Matrix Gang.

Interview de Pepiang Toufdy, organisateur et président du Festival Imag’In

Pépiang Toufdy (Photo archives tmv)
Pépiang Toufdy (Photo archives tmv)

C’est une nouvelle formule pour Imag’In qui change de lieu et passe au payant. Pouvez-vous revenir sur les raisons qui ont poussé à ça ?
C’est parti d’une envie de développer le festival au bout de 10 ans. On veut proposer du nouveau, c’est une évolution qu’on souhaite apporter. C’est un croquis de ce qu’on veut faire plus tard, en restant dans l’urbain, la connotation locale et permettre aux artistes de s’exprimer. Imag’In est une vitrine de valorisation. Pour l’Île Aucard, on trouvait ça idéal et c’est un lieu historiquement connu au niveau culturel ! C’est symbolique. Pour le côté payant, il devenait difficile de supporter la gratuité du festival. Continuer ainsi, ça aurait été mourir à petit feu. Il faut le tenir debout, qu’il soit pérenne.

Pouvez-vous expliquer l’annulation de Disiz La Peste ?
Je reviendrai là-dessus après le festival. Ça a été un coup dur. Très dur. Il a annulé un mois avant…
(NDLR : Disiz a effectivement fait faux bond à tout le monde en annulant toutes les dates de sa tournée prévues sur la fin 2018. Le rappeur a indiqué sur sa page Facebook, le 29 août : « Mon 12e album DisiZilla qui sortira le 14 septembre a un univers singulier. Pour le décliner en concert et rendre son essence palpable, il me fallait du temps. C’est pourquoi nous allons reporter les dates prévues. »

Comment se retourne-t-on dans ce cas-là ?
Il faut avoir les pieds sur Terre et se dire que le festival aura lieu. Ça arrive, c’est dur mais il n’y a pas mort d’homme. Donc nous avons choisi de le remplacer par deux artistes, car les pass 2 jours étaient déjà achetés pour certains festivaliers. Il fallait les satisfaire comme il se doit. Nous avons choisi Kikesa — qui monte beaucoup en ce moment — et A2H.

Vous avez des coups de cœur pour cette édition ?
(rires) C’est difficile ! Bon, je dirais tout de même Rémy et Lefa, un rappeur de Sexion d’Assaut. Il se démarque et a un style plus réfléchi. Côté local, il y a Chevalien ! Mais les festivaliers pourront découvrir de nombreux artistes.

Il y aura deux scènes ?
Tout à fait. Elles se feront face et personne ne se chevauche, on alterne les groupes et artistes pour que tout le monde puisse tout voir et écouter.

Une fois encore, le festival élargit son spectre avec de la danse…
Oui, c’est très important. Les deux jours sont bien remplis de ce côté. Élargir ce festival est un besoin, on passe aussi bien de la capoeira que de la danse hip hop.

INFOS PRATIQUES
> Festival Imag’In, les 28 et 29 septembre, à l’Île Aucard à Tours. Pass 1 jour : 15,80 € ; pass 2 jours : 25, 80 € ; gratuit pour les moins de 12 ans.
> Infos sur Facebook

Let’s dance à Aucard de Tours !

Aucard de Tours revient du 5 au 9 juin à la Gloriette pour sa 33e édition. Le festival le plus « à la cool » de Touraine a de nouveau sorti une programmation des plus éclectiques. Petit aperçu de nos coups de coeur : pièce d’identité s’il vous plaît !

ONYX

Style : Hip hop
C’est qui : Des légendes du hip-hop, rien que ça. Du rap de la East Coast, venu tout droit du Queens. Fondé en 1988, Onyx a tout ravagé en 1993 lors de la sortie de son Bacdafucup (sur le label Def Jam), méga-succès commercial avec passage en boucle sur MTV obligatoire.
La chanson à écouter : « Lighters », un titre récent mais addictif, avec son flow hip hop jouissif trempé dans un esprit punk.

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GIRLS IN HAWAII

Style : Rock / pop
C’est qui : Des Bruxellois à la musique intimiste, mélange de pop, rock, folk et parfois d’électro, le tout mâtiné de mélancolie mais plein de douceur.
La chanson à écouter : « Misses », aussi beau que touchant.
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JOEY LE SOLDAT

Style : Hip hop du Burkina Faso
C’est qui : Fils d’un militant indépendantiste, Joey Le Soldat mélange son rap avec des sonorités world music et chante l’histoire de son pays, le Burkina Faso, à travers des textes engagés.
La chanson à écouter : « Burkin Bâ ». Un rap balaise posé sur des percussions africaines et une ligne de basse lorgnant sur l’électro.
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THÉ VANILLE

Style : Rock acidulé
C’est qui : « Si à 50 ans, on ne connaît pas Thé Vanille, c’est qu’on a raté sa vie. » Si, si, c’est Jacques Séguéla qui l’a dit aux Tourangeaux. Thé Vanille, ce sont des incontournables dans notre contrée. Passés par les Apérocks l’an dernier, ils fouleront cette année la scène d’Aucard. C’est pop, c’est rock, ça fait l’effet d’un bonbon qui picote sous la langue, c’est rafraîchissant. Et en plus, ils sont beaux comme tout, voilà.
La chanson à écouter : « Wrath ». Impossible de ne pas secouer du popotin. D’ailleurs, on vous surveillera pendant leur show à Aucard, attention!
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KING SALAMI & THE CUMBERLAND 3

Style : Rythm ‘n’ blues survolté
C’est qui : La palme du nom le plus étrange de l’affiche (ex aequo avec Angle mort & clignotant). Mais aussi, et surtout, un groupe au groove contagieux, dansant au possible (ça tombe bien, le thème d’Aucard est Let’s dance !), un brûlot de rythm ‘n’ blues foldingue empruntant au punk son énergie et à Screaming Jay Hawkins ses envolées.
La chanson à écouter : « Ma Juju Girl ». Parce que si tu ne te déhanches pas sur ce titre, c’est que tu n’es pas normal (ou que tu es un homme-tronc et dans ce cas, tmv te pardonne).
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LES $HERIFF

Style : Punk
C’est qui : L’un des fondateurs de la scène punk rock française, tout simplement. Les Montpelliérains ont souvent été comparés aux Ramones et à raison : quelques accords, des chansons faciles à retenir et une propension à jouer vite et fort. Du punk, quoi.
La chanson à écouter : « Non, non, non ». Une minute 38 au compteur, joué les deux doigts dans la prise. Attention aux pogos.
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TALIB KWELI

Style : Rap de légende (oui, aussi)
C’est qui : Une des figures du rap US de la fin des années 90, un des musiciens les plus importants du hip hop underground. On se doute donc que l’orga d’Aucard a dû frétiller tel un petit poisson en attirant Talib Kweli dans ses filets.
La chanson à écouter : « Human Mic ». Le flow de l’artiste se marie à merveille aux violons qui enveloppent ce morceau pour le faire partir loin, très loin.
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ECCA VANDAL

Style : Alors là…
C’est qui : Aucard décrit cette Australo- Sud Africaine comme « une énigme mystérieuse et fascinante ». Son style ? Zéro limite, aucune barrière. Ecca Vandal mélange toutes ses influences, allant de l’urban punk au rap/RnB, pour les digérer à merveille et accoucher d’une mixture indéfinissable mais qui rend accro.
La chanson à écouter : « Broke Days, Party Nights ». La définition même de l’énergie.
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Mais aussi

Triggerfinger, Stand High Patrol Dj set, Concrete Knives, Ann Clue, Sopico, Contrefaçon, It It Anita, Bhale Bacce Crew ft Marina P, Équipe de Foot, Frankie & The Witch Fingers, JVSSVD, Moodoïd, Spoek Mathambo, Golden Down Arkestra, Kiddy Smile, 10LEC6, Moaning, Weird Omen, YachtClub, The Scaners, Angle Mort et Clignotant, Mathem & Tricks…

PRATIQUE
> Du 5 au 9 juin, Parc de la Gloriette à Tours. Préventes : Pass 1 jour : 10 € ; pass 5 jours : 30 € (25 € en PCE). Sur place : 15 € pour le pass 1 jour et pass 5 jours à 40 € (ou 30 € en PCE).
> Infos sur radiobeton.com/aucard ou sur Facebook.com/aucard.de.tours
> Bus retour Fil Bleu : arrêt spécial Aucard à 0 h 30, 1 h, 1 h 30, 2 h et 2 h 30.

« Allotropiques est un festival mutant ! »

Jusqu’au 4 février, la deuxième édition du festival Allotropiques se tient dans des lieux inattendus de l’agglo. Des concerts à la Piscine du lac, à la bibliothèque ou encore au Point Haut sont au programme. Marie-Line Calvo, programmatrice enthousiaste du Temps Machine et de Terres du Son, nous en dit plus.

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Quel bilan tirez-vous de la première édition d’Allotropiques, un festival organisé par le Temps Machine ?
Tout s’est fait plutôt rapidement, mais nous sommes satisfaits de la fréquentation. Il y a eu plus de mille personnes sur les deux jours, entre les concerts et les ateliers. Le public a lui aussi été content et surpris de tous ces lieux investis, comme à Mame par exemple. Mais c’était assez difficile pour les spectateurs, puisque plusieurs artistes jouaient en simultané. Cette année, c’est différent, la programmation est plus étalée.

CaptrrureAllotropiques investit des lieux atypiques et inattendus. Pourquoi ?
C’est un festival porté par le Temps Machine qui souhaite s’étendre dans l’agglo et s’implanter. Donc jouer dans différents lieux – un peu partout et pas que sur Tours – est intéressant. D’année en année, nous souhaitons avoir plus de partenaires. C’est un festival mutant qui prend plusieurs formes. Ainsi, les festivaliers connaissent une expérience unique. Allotropiques est un autre terrain de jeu, ce ne sera jamais de la routine. On surprend le public !

C’est un festival encore en rodage ?
Oui, mais on veut vraiment s’implanter. L’important est que les gens viennent, s’éclatent et vivent une expérience.

A-t-il été difficile d’obtenir certains lieux ?
Je pense par exemple à l’Hôtel Goüin ou la Piscine du lac… Bizarrement, cela a été très rapide avec la piscine. Ils étaient enchantés ! Ils sont séduits par l’idée de croiser différents publics. Certains nageront et verront un concert ! Un concert en maillot en fait… (rires) Cela a été assez « sport » à boucler, mais quel soulagement et quel bonheur d’avoir pu investir le maximum d’espaces.

Cela ne risque pas d’être trop difficile pour l’acoustique et les résonances à la piscine ?
Non, ça ira, car on est davantage sur un ensemble machine/ synthé. Il n’y aura donc pas de problème pour l’acoustique.

Et l’Hôtel Goüin, alors ? Un lieu délicat à avoir ?
Eh bien, pas du tout ! Pierre-Alexandre, l’un des responsables, est hyper ouvert. Le but d’Allotropiques, c’est aussi le côté fun et le fait de se faire plaisir. La programmation à l’Hôtel Goüin sort des cerveaux rigolos de l’équipe du Temps Machine ! Il y aura par exemple un piano cocktail là-bas. Deux Boules Vanille jouera au deuxième étage et le troisième étage accueillera une silent party avec deux DJs. Il y aura même une tiny disco : une micro-discothèque où l’on pourra être à trois maximum ! (rires) C’est un état d’esprit qu’on aimerait beaucoup développer pour la suite.

Comment décririez-vous la programmation ?
Il y a pas mal de coups de cœur. J’avais envie de proposer cela sur le festival, tout en ayant beaucoup demandé l’avis de l’équipe du Temps Machine au préalable. Le mois de février est compliqué, puisque les groupes et artistes effectuent moins de tournées.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=vDb4RakK1DU[/youtube]

Comme l’an dernier, on a l’impression qu’Allotropiques est un pari osé : pas de grosse tête d’affiche, mais plutôt jouer sur la découverte…
Hmm, non. C’est subjectif, ça… Il y a par exemple Polo & Pan en formation un peu plus importante (le groupe s’est rajouté pour la soirée au Temps Machine le 2 février – NDLR). Bon, il est vrai que le but est tout de même de faire découvrir des artistes qu’on a aimés et qui nous ressemblent. C’est ce qu’on écoute au quotidien.

Personnellement, quels sont vos coups de cœur ?
Chassol ! C’est un pianiste érudit, un super musicien, impressionnant. Il peut accompagner des images, il s’agit d’une sorte de ciné concert, c’est une fusion incroyable. C’est un peu mon chouchou… Enfin, il n’y a que des chouchous ! (rires) Je pense également à Deux Boules Vanille, Cabaret Contemporain… Chloé, idem : elle est une figure du monde électronique et cofondatrice d’un label. Pour son dernier album, elle a pris des musiciens complètement atypiques en collaborant notamment avec Ben Shemie de Suuns. À Allotropiques, ce sera un live inédit, avec une scénographie dingue et d’immenses accordéons en papier, sur lesquels seront projetées des images. Le fil rouge de tout ça, en fait, c’est la performance.

Vous êtes relativement nouvelle sur Tours (*)… Comment percevez-vous la vie culturelle ici ?
Tours est une ville hyper dynamique. Ce qui m’étonne un peu plus, c’est le problème de la mobilité : tout se passe majoritairement dans l’hyper-centre. Franchement, on dit même « Tours NORD », alors imaginez pour Joué-lès-Tours, c’est le bout du monde ! (rires) Plus sérieusement, je trouve que la vie associative et culturelle tourangelle est assez hallucinante, c’est vraiment chouette.

Pour en revenir à Allotropiques, combien de personnes espérez-vous durant le festival ?  
(du tac au tac) 3 000 ! Non, je rigole ! (rires) Il faut être raisonnable. On aimerait faire au moins la moitié de la jauge pour les grosses soirées. Je reste persuadée qu’il faudra du temps pour s’implanter. On espère attiser la curiosité. Allotropiques est un bon outil de communication pour faire découvrir la musique que l’on défend et qu’on aime.

Et quel public est visé ?
Sur la programmation, on vise un public qui vient faire la fête, veut être émerveillé et découvrir des choses. Il y aura aussi des spectacles enfant, tout public et pour toute la famille. Je pense notamment à la journée de clôture au Prieuré Saint-Cosme et son petit bonus : une dégustation d’huîtres ! L’idéal serait que tout le monde se mélange à Allotropiques et se prenne une claque musicale à un moment ou un autre.

Propos recueillis par Aurélien Germain

(*) Originaire de Perpignan, puis après avoir passé quatre ans à Paris, Marie-Line Calvo est arrivée début septembre au sein de l’ASSO qui gère le Temps Machine. Elle a pris le relais d’Hugues Barbotin pour la programmation.

>> Infos sur le site officiel
>> Possibilité d’acheter un pass complet, valable toute la durée du festival pour toutes les soirées et concerts payants au prix de 28 € (sauf pour le spectacle jeune public Poucette).

Rock the House va casser la baraque !

Samedi 11 Novembre, le festival Rock the House débarque au Parc des expos, à Tours. Une soirée de concerts, plutôt axée électro, lancée pour la première fois par AZ Prod et Radio Béton. Entretien avec Enzo Pétillault, d’Aucard et Béton, qui veut réchauffer l’hiver tourangeau.

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La première question que l’on se pose, c’est pourquoi un festival co-organisé entre AZ Prod et Radio Béton ? Comment s’est fait la rencontre ?
La première approche a eu lieu fin 2015, début 2016. Julien Lavergne, d’AZ Prod, est venu me voir avec l’envie d’un festival d’hiver, une période où il n’y a pas habituellement grand-chose. Il souhaitait lancer quelque chose de régulier qu’eux n’avaient pas. Ils observaient Aucard et avaient moins de connaissances que nous concernant la musique alternative. Ça les intéressait pour que l’on puisse, AZ Prod et Béton, mutualiser les capacités de travail : outils scéniques, finances que nous n’avons pas forcément… Ainsi que notre savoir faire en matière d’organisation et de programmation.
Les compétences ont donc été réparties. Les bénévoles d’Aucard seront au bar, à l’entrée, on a aussi bien travaillé sur la programmation, avec une certaine exigence musicale. Sur l’affiche, on retrouve Detroit Swindle ou Pantha du Prince qu’on voit très rarement en dehors des grandes villes. C’est génial de les avoir à Rock the House ! Je ne connaissais pas trop AZ Prod, mais là, ça se passe très bien. Ils ne comptent pas leurs heures !

L’affiche est très électro. Pourquoi ce choix ?
Ça s’y prête déjà très bien sur un festival qui a lieu toute la nuit ! Et puis j’avais envie d’accentuer ça, j’y suis sensible artistiquement. J’avais du mal à faire venir certains groupes électro sur Aucard de Tours qui est un festival plus généraliste. Certains d’entre eux avaient « peur » de jouer après un groupe de punk rock ! (rires)

Avec Rock the House, vous recherchez quel public ? Vous draguez celui d’Aucard, un autre plus généraliste ou un peu des deux ?
Pas mal de gens, en fait. Aucard brasse large. Mais pour Rock the House, on sait que ce sera du 16-30 ans surtout. Cette frange là d’Aucard s’y retrouvera. Et ça permet aussi de s’adresser aux moins « curieux ». Il y aura des grosses têtes d’affiche comme MØME ou Razorlight. Du coup, l’idée c’est d’en faire un rendez-vous, ce n’est pas un one-shot ? Ah non. Là, on tâte le terrain, on voit si l’eau est chaude ou tiède, mais l’objectif est vraiment de refaire d’autres éditions. Qui sait, si ça fonctionne cette année, on pourrait imaginer un festival sur deux soirs d’affilée à l’avenir.

À partir de quelle jauge, côté public, estimez-vous que le festival serait réussi ?
On vise les 4 à 5 000 personnes. Là, les ventes ont bien commencé depuis mi-octobre. Si la courbe continue ainsi, ce sera top ! (interview réalisée le 31 octobre, NDLR). En plus, Rock the House a lieu le samedi 11 novembre. C’est férié !

Qui a géré la programmation ? Béton seul ou avec AZ ?
Là, c’est vraiment nous. Béton a eu carte blanche et entière confiance de la part d’AZ Prod. Ils étaient contents. Je suis ravi d’avoir certains noms, comme Pantha du Prince. Georgio aussi, c’est un artiste très intéressant de la scène rap française et un sacré showman.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=1YRW1QRKTBc[/youtube]

On peut parler du budget du festival ?
Le budget de la soirée Rock the House est quasiment le même que celui de la programmation des 5 jours d’Aucard ! 90 000 € environ. Les tarifs billetterie sont donc cohérents : on est sur du 25 – 35 € la place.

Investir le Parc expo de 20 h à 5 h du matin, l’idée paraissait ambitieuse, non ?
Hmm… Pour le coup, avec Béton, on est très impliqués. On ne pouvait pas prendre de risques financiers, évidemment, mais là, Tours événement assure le coût du festival. Eux savent et peuvent prendre le risque. Aucard n’a pas beaucoup d’argent, ni les épaules bien sûr. AZ Prod et Tours événement voulaient quelque chose « d’impactant ».

Il y aura deux scènes durant la soirée ?
Oui, avec le Grand Hall pour les lives, comme Razorlight, MØME, le DJ set, etc. Et la club stage, avec Arno N’Joy, les Detroit Swindle… De ce côté-ci, ce sera plus intimiste. Il y aura aussi un lieu de vie, où l’on pourra manger, il y aura des producteurs locaux comme La P’tite Maiz, des foodtrucks, des bars, le public pourra être posé. Certains groupes se chevaucheront, comme ça les gens pourront choisir ce qu’ils veulent écouter ou aller voir par curiosité.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=M2EurT5gOdk[/youtube]

Vous souhaitez tout de même garder cette image Aucard de Tours très caractéristique pour Rock the House ?
Oh oui, de toute façon, on ne sait pas bosser autrement ! (rires) Les bénévoles d’Aucard seront là et on travaille comme d’habitude, on communique sans se prendre la tête. Bon, il n’y aura pas de plaine comme à la Gloriette, mais on reste à la cool ! On n’a pas vendu notre âme au diable. Rock the House sera fédérateur et exigeant, comme Aucard.

Y aura-t-il des navettes durant la soirée ?
Des navettes feront l’aller-retour entre la gare de Tours et le Parc expo, toute la soirée, jusqu’à la fin du festival pour un euro seulement. Comme ça, pas d’accidents !

[nrm_embed]<blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>On met en place des navettes pour venir et repartir du Parc Expo ! Voilà les horaires 🙂 <a href= »https://twitter.com/hashtag/RTH?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#RTH</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/tours?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#tours</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/Rockthehouse?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Rockthehouse</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/navettes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#navettes</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/vroum?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#vroum</a> <a href= »https://t.co/2Xau6esrlm »>pic.twitter.com/2Xau6esrlm</a></p>&mdash; Rock The House (@RockTheHouse37) <a href= »https://twitter.com/RockTheHouse37/status/927505422633795586?ref_src=twsrc%5Etfw »>6 novembre 2017</a></blockquote> <script async src= »https://platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>[/nrm_embed]

Vous verriez Rock the House devenir le « Aucard de l’hiver » ?
Oui, carrément. C’est une première et c’est tout neuf, mais on verra la suite. Je pense qu’on peut faire un gros truc, avec une troisième scène pour le rock par exemple. Mais on y va petit à petit. En tout cas, avec Rock the House, on peut faire des choses super…

Propos recueillis par Aurélien Germain

PROGRAMMATION

> Razorlight, MØME, Georgio, Agoria, Pantha du Prince, Kadebostany,
Detroit Swindle, Paula Temple, Arandel, Arno N’Joy.

> Samedi 11 novembre, au Parc des expositions, à Tours. De 20 h à 5 h du matin. Tarifs : 25 € (PCE), 29 € (étudiant, demandeurs d’emploi, moins de 18 ans), 34 € (plein).

> Contact : rockthehouse.fr ou facebook.com/rockthehousefestival

L’Espace Malraux soigne les genres

À Joué-lès-Tours, l’espace Malraux s’évertue à proposer à ses aficionados une programmation à la fois grand public, diversifiée et exigeante. Deux programmatrices sont chargées de déceler ces perles rares.

(Photo NR/Sébastien Bussière)
(Photo NR/Sébastien Bussière)

Pour sa 26e saison, l’espace Malraux ne change pas ses habitudes. Au programme, des artistes largement reconnus comme François Morel ou Michel Jonasz, des humoristes populaires comme Jarry ou Olivier de Benoist, des pointures internationales comme le bassiste Marcus Miller ou le batteur Tony Allen…
La plupart de ces figures incontournables font en fait partie de la programmation « commerciale » du lieu, validée par la Ville et pour laquelle des tourneurs privés louent la salle.

« DIVERTIR LES GENS, MAIS INTELLIGEMMENT »

Mais comme chaque année, cette clinquante sélection sera contrebalancée d’événements un peu moins mainstream. Pour cela, deux orfèvres opèrent dans l’ombre. Il s’agit des programmatrices de l’espace Malraux : Pascale Davy et Marie Hindy, respectivement en charge des spectacles pour le jeune public et de ceux pour tous les âges. « On fonctionne un peu comme un cinéma d’art et essai, explique cette dernière. Notre volonté, c’est de divertir les gens, mais intelligemment. On propose des spectacles connus dans le milieu du spectacle vivant, tout en variant les formes, du théâtre à la danse en passant par le nouveau cirque, les clowns… Parfois, ces formes se mélangent, comme dans le Cabaret extraordinaire, programmé au mois de janvier, qui mélangera du cirque avec la performance d’un duo piano-chanson. »

Pour préparer sa saison, Marie Hindy parcourt le pays à la recherche de l’oeuvre idéale, à la jonction entre « une sensibilité artistique, un budget et un calendrier ». De scène nationale en scène nationale, du festival d’Avignon aux grandes salles parisiennes, elle s’appuie également sur un réseau de programmateurs dont elle s’inspire au travers de multiples échanges. Il en résulte des collaborations avec d’autres structures comme le théâtre Olympia ou le Centre chorégraphique national de Tours, des représentations acclamées par les professionnels comme la pièce Edmond (le 24 novembre) d’Alexis Michalik, lauréate de cinq Molières, mais aussi des coups de cœur locaux comme Kids (le 19 octobre) de Fabrice Melquiot, joué par la compagnie tourangelle L’Arc électrique. Le pitch ? Une mise en scène de marionnettes hyper-réalistes représentant onze orphelins livrés à eux-mêmes au lendemain du siège de Sarajevo.

Une exigence permanente pour l’Espace Malraux donc, en adéquation avec le standing de cette salle de 1 000 places, une des plus grosses du département.

B.L.

Festival : Imag’In all the people

Les 8 et 9 septembre, le festival Imag’In revient pour sa 9e édition. Au programme, une quinzaine de concerts, des animations et de la danse. On vous raconte l’histoire de cet événement devenu emblématique du quartier Sanitas.

imag'in

PETIT EST DEVENU GRAND

Neuf ans et toutes ses dents… Certains auraient jeté l’éponge depuis longtemps. D’autres, à l’instar de Pepiang Toufdy, non, et continuent ce qu’ils ont commencé. À la base, ce jeune Tourangeau d’origine tchadienne pense et construit un moment qu’il souhaite avant tout rassembleur et partageur, placé sous le signe de la culture. Un festival entièrement gratuit, au contenu dédié aux pratiques artistiques et culturelles actuelles.
L’idée de base de l’événement ? « Attirer un public qui n’a pas l’habitude d’aller à des concerts », comme nous confiait Pepiang Toufdy en 2012 (!), lors de la 4e édition d’Imag’In. Un festival urbain qui, au fil du temps, a grandi et s’est métamorphosé… et a su réunir des publics de différents horizons.

Ambiance au Sanitas -Photo ProdCité-
Ambiance au Sanitas -Photo ProdCité-

ANCRÉ DANS LE PAYSAGE TOURANGEAU

Imag’In est devenu un incontournable sur Tours. D’une part, grâce à son rôle social et culturel : un accès à la culture pour tous, via la gratuité du festival, mais aussi des valeurs qu’Imag’In n’hésite pas à brandir, rappelant l’importance de la diversité, du vivre-ensemble et de la solidarité. Immanquable d’autre part car l’éclectisme est devenu le credo d’Imag’In.

Nivek sera en concert à Imag'In.
Nivek sera en concert à Imag’In.

Lors de cette édition 2017 par exemple, le public se verra proposer de nombreuses animations. Il pourra s’essayer à des cours de zumba gratuits, admirer de la capoeira, s’initier au scratch avec un DJ, ou encore vibrer avec le live-painting de Lio. Côté musique, les spectateurs passeront du hip-hop au rock, en passant par la pop. Un coup d’oeil à l’affiche variée permet de repérer les noms de Nivek (rappeur tourangeau qu’on ne présente plus), Mazette & Friends (au carrefour du trip hop, hip hop et electro-dub), INK (jeune formation rock démentielle dont tmv vous avait déjà parlé) ou encore Toukan Toukan (pop-électro sucrée) et Tiâa (jeune formation prometteuse de pop rock made in Tours)…

Au fil des années, Imag’In a donc su s’extirper de son carcan rap/ hip-hop pour accoucher d’un festival diversifié, représentant de nombreux genres. Façon, aussi, d’élargir son public et de souligner son ouverture d’esprit. Le musicien Frank Zappa disait « L’esprit, c’est comme un parachute : s’il reste fermé, on s’écrase ». On dit ça comme ça…

MON BEAU SANITAS

Le quartier, depuis quelques années, a beaucoup changé. Et quoique semblent penser certains politiques ou mauvaises langues, le Sanitas fait entièrement partie de la ville et ne se cantonne pas aux faits-divers. Alors faire un tour au festival Imag’In, c’est aussi (re)découvrir le Sanitas et y rencontrer ses résidents, jeunes ou moins jeunes. Il suffit d’ailleurs de voir l’expo photos « Le Visage de la diversité », réalisée en amont du festival, dévoilant le visage d’habitants du quartier.

Parce que démonter les préjugés, c’est aussi l’un des objectifs du festival : promouvoir des genres musicaux stigmatisés (le hip hop, par exemple, souvent perçu comme une « musique de quartiers »), mélanger les publics différents sans problème, faire du Sanitas un espace de rencontre que d’aucuns auraient estimé impossible… À l’heure où le quartier s’inquiète de sa future transformation (près de 400 logements seront détruits d’ici à 2027) et de sa perception à l’extérieur (symbolique du changement de nom de la station de tramway « Sanitas » en « Saint-Paul »), la tenue d’un tel événement culturel ne peut être qu’une bonne chose.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=CJ0bDKxVQsk[/youtube]

PEPIANG, L’HOMME À TOUT FAIRE

Si le personnage figurait dans le dictionnaire, il aurait pour synonyme « infatigable »… Pepiang Toufdy ne s’arrête jamais. Les projets gravitent autour de lui constamment. Il y a Imag’In, bien sûr, mais aussi l’association Prod’Cité et la télé Wanted TV. Passé par l’animation, lauréat du concours Envie d’agir il y a quelques années, Pepiang Toufdy le passionné de musique et ancien membre du groupe Pyramides est aussi réalisateur (Dayman Tours, c’est lui), présentant même ses films à l’étranger. À constamment courir partout, Pepiang Toufdy tourbillonne. Et avec lui, la jeunesse tourangelle et tout un quartier aussi.

> Les 8 et 9 septembre, toute la journée, place Saint-Paul. Gratuit.
> Concerts :
VENDREDI dès 19 h > DJ Japs, The Lunatiks, Waidee, Lehmanns Brothers, Toukan Toukan, Nivek, Kacem Wapalek.
SAMEDI dès 19 h > Pang Pung, Muz-Muz, Ink, Tiâa, Sapiens Sapiens, Weez Afro, Roller 79, Mazette & Friends, Guizmo.
> Programme complet sur prod-cite.fr/le-festival/programme

La Nuit des Studio : la programmation

Le 10 juin, c’est la 33e Nuit des Studio ! Dès 18 h, la mythique salle de la rue des Ursulines invite le public à un voyage cinématographique, jusqu’à l’aube. Au total, 15 films répartis dans les 7 salles, jusqu’à 6 h du matin.

agenda stuido

> Ascenseur pour l’échafaud : Un chef d’oeuvre français sorti en 1958. Du suspense, mais aussi Jeanne Moreau et Maurice Ronet à leur apogée.

> Le Cabinet du docteur Caligari : On se plonge dans les années 20. Le cinéma expressionniste allemand dans toute sa splendeur.

> Coup de tête : Parce qu’il y a Patrick Dewaere, un des meilleurs acteurs français (parti bien trop tôt). Et derrière la caméra, Jean-Jacques Annaud !

> De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites : L’Amérique à la dérive, Paul Newman la filmait déjà au début des années 70. Un film on ne peut plus humain.

> Des idiots et des anges : Si vous ne connaissez pas Bill Plympton, c’est le moment de découvrir cet as du film d’animation. Aussi drôle que poétique.

> E.T., l’extra-terrestre : On ne le présente plus. Et de toute façon, Spielberg est le meilleur réalisateur au monde. Point.

> Haut les cœurs : Le film vaut pour la seule prestation de Karin Viard en maman atteinte d’un cancer du sein.

> La isla minima : Ce thriller espagnol (2014) a beau être un film noir, esthétiquement, il est lumineux.

> Monty Python Sacré graal ! : Quoi de plus culte niveau humour que les British qui revisitent le Moyen Âge ?

> Priscilla folle du désert : La chaleur de l’Australie et une traversée déjantée. Nous, on dirait même jubilatoire. Et vous ?

> Pulp Fiction : En un mot ? CULTE.

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> Soleil rouge : Bronson, Delon, Andress et Mifune… On appelle ça un casting en or.

> The Thing : Rien que pour cette bestiole monstrueuse qui a traumatisé toute une génération.

> Tokyo : 3 chapitres, 3 réalisateurs, 3 façons d’accrocher le public. Ou le perdre.

> Trainspotting : Une fable d’une noirceur incontestable, mais bourrée d’humour. Stupéfiant.

Pas de place à l’unité mais un pass à acquérir au plus vite à l’accueil. Tarifs : 15€ pour les abonnés / 20€ pour les non-abonnés

Festival Imag’in : la preuve par 6 au Sanitas

Ce week-end, le Festival Imag’In revient. Désormais incontournable dans le paysage culturel tourangeau et au Sanitas, voilà la preuve en six points qu’Imag’In est un immanquable qui permet notamment au quartier de s’épanouir.

imag'in

Pour découvrir les assos de la ville

« Nous souhaitions développer l’aspect village, cette année. Beaucoup plus d’associations seront présentes et feront de l’animation et des actions », indique Pepiang Toufdy, maître à penser d’Imag’In. Le fondateur du festival fait venir une dizaine d’assos tourangelles. Le Bureau info jeunesse, la Maison de l’Europe, le planning familial, Arcades Institute, le Centre social Pluriel(le)s ou encore Uniscité, la compagnie PihPoh et la Fraca-Ma seront là. Le Bus d’Icart viendra aussi faire un tour, tout comme les radios 37 et Campus.
> Samedi, de 10 h à 18 h.

Se faire la dose de concerts (gratuits)

Beat Matazz (Photo tmv)
Beat Matazz sera aussi de la partie ! (Photo tmv)

C’est un des piliers d’Imag’In. Proposer des rencontres musicales gratuites en plein Sanitas. Cette année, le programme est chargé : Gonzague, Beat Matazz, Hostyle, Doclap, Padawin, Janski Beeeats, Hippocampe fou et, pour finir, la grosse tête d’affiche Big Red. Deux scènes, huit artistes, et des concerts qui s’enchaînent sans répit de 18 h 45 à 1 h du matin.

Pour faire un max de découvertes

Un des buts d’Imag’In est « de rassembler tout le monde » au Sanitas. C’est pour cela que, dès vendredi 17 h 30, la fanfare La Vaginale, de la fac de médecine de Tours, déambulera dans le quartier pour lancer le festival, avant d’enchaîner avec une scène talents. Un moment pour promouvoir les artistes émergents, de Margaux Anastasia à Abdou, en passant par Addis, Maxwell et d’autres. Le lendemain (10 h), ce sera déambulation avec Tarace Boulba, plus de 20 ans au compteur, qui souhaite rendre accessible la pratique de la musique gratuite à tous.
Pour le reste du samedi, comptez sur Bollywood in Tours (16 h) et la capoeira (16 h 45) pour un petit voyage. Sans oublier une carte blanche à la compagnie Phoeon.X (17 h 30), immanquable, puisque sa dernière création mélange danseurs valides et d’autres en situation de handicap.

S’initier au graffiti…

… et à sa culture. Vendredi, les ateliers Imag’In permettront de découvrir le graf’ et tout ce qui gravite autour : rapport à la loi, mouvement hip-hop, techniques gestuelles. Les œuvres devraient être valorisées le samedi, sur la place Saint-Paul.
(inscriptions : com.prodcite@gmail.com)

Pépiang Toufdy (Photo tmv)
Pepiang Toufdy est le fondateur du festival Imag in. (Photo tmv)

Pour devenir musicien d’un jour

Marre de chanter seul sous la douche avec le pommeau en guise de micro ? Dur dur de jouer de la guitare avec pour seul public le chien (empaillé) de mamie ? Le Festival Imag’In a pensé aux artistes de demain en installant une scène ouverte à tou(te)s, privilégiant le chant sous toutes ses formes. « Mais on pourra aussi ramener son instrument, se brancher comme on veut et jouer », précise Pepiang Toufdy. L’idéal pour pousser les jeunes (mais pas que !) à s’exprimer d’une manière différente.
>Samedi, de 10 h à 14 h.

La photo pour montrer son quartier

« Un concours photos est organisé le vendredi, pour lequel les jeunes devront ramener 5 photos qui seront ensuite exposées. Le but est de montrer son quartier(*)», résume Pepiang Toufdy. Permettre à ces jeunes d’exposer le regard qu’ils portent sur leur environnement, leur lieu de vie, c’est aussi une autre façon « de les rendre responsables et de permettre leur épanouissement ». Bref, la philosophie même d’Imag’In.
(*) Cette opération, qui se déroulera de 10 h 30 à 13 h et de 14 h à 17 h, pourrait d’ailleurs bien donner lieu à une publication prochaine dans tmv sous forme de portfolio !

> Festival Imag’In, les 9 et 10 septembre, place Saint-Paul au Sanitas (en vélo, en tram ou en bus !). Gratuit.
> facebook.com/imagin.festival

Le Temps Machine souffle ses cinq bougies

La scène de musiques actuelles (Smac) le Temps Machine à Joué-lès-Tours célèbre (déjà) ses cinq ans et organise une petite fête le 30 avril pour l’occasion.

Hugues Barbotin, directeur de l’Asso et Sébastien Chevrier, directeur et directeur artistique du TM. Tous deux posey dans leur canapey.
Hugues Barbotin, directeur de l’Asso et Sébastien Chevrier, directeur et directeur artistique du TM. Tous deux posey dans leur canapey. (photo tmv)

Cinq ans. Le bébé a bien grandi. Il a appris à marcher, même s’il lui est arrivé de trébucher. Il trébuchera sûrement encore, car, comme dit le proverbe, « c’est comme ça qu’on apprend ». Les étapes de construction, d’installation et de mise en place sont terminées. Mais pour son prochain lustre, la salle devra s’attaquer à sa phase de développement, d’expansion…bref, grandir encore un peu. Pour affronter les nouveaux obstacles, Le Temps Machine a été remis entre les mains de l’ASSO. Quelle voie l’équipe veut-elle suivre pour relever ce nouveau défi ? Hugues Barbotin et Sébastien Chevrier, membres de la direction, nous répondent en trois questions.

Les Smac ont notamment comme mission de renforcer les relations avec les populations et les territoires. Quelle place le Temps Machine prévoit d’accorder à la scène locale ?
Sébastien Chevrier. La répartition actuelle des groupes se divise à peu près à 30 % de groupes locaux, 50 % de nationaux et 20 % de groupes internationaux. Pour les cinq ans à venir, cela devrait rester identique. Mais nous n’avons pas qu’une mission de diffusion. Le but est aussi d’accompagner les groupes locaux, en amont, car pour diffuser il faut avant tout créer. Par exemple, le personnel qui travaille ici est à disposition des artistes qui ont des projets sérieux pour répondre à toutes leurs interrogations sur les phases de développement des projets.
Hugues Barbotin. Beaucoup d’entre eux viennent aussi répéter ici ou s’enregistrer dans nos studios, qui sont moins chers que la moyenne (environ 3,50 € de l’heure) puisque nous avons une mission de service public. Le taux de remplissage est de 85 %. Certains artistes sont ensuite programmés au Club ou dans la grande salle, mais ce n’est pas une obligation.

La grande équipe du Temps Machine.
La grande équipe du Temps Machine.

Le Temps machine n’a pas toujours été un lieu très ouvert sur la programmation, quelle est /sera votre politique ?
Sébastien Chevrier. Cette question m’est posée très souvent (rires) et je le comprends. Mais juger ce qui a été fait avant – et qui a été l’étape la plus dure – n’est pas mon rôle : je suis ici pour imaginer le futur. Notre politique envisage plus d’ouverture et de curiosité, tout en restant réalistes : pour des raisons d’espace et de temps nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. Il s’agit de trouver un équilibre : on peut avoir un lieu populaire et fréquenté tout en restant exigent. Nous défendons l’excellence pour le plus grand nombre.
Hugues Barbotin. Tous les styles de musique sont les bienvenus. Nous soutenons les artistes émergents, qu’ils soient en voie de professionnalisation ou pas. Il y a aussi des résidences d’artistes, environ trois fois par an, pour une durée de cinq à quinze jours. Ce ne sont pas que des artistes locaux.

Les subventions accordées au lieu ont baissé lors de la nouvelle délégation de service public. Quel sera votre nouveau modèle économique ?
Hugues Barbotin. Il faut le repenser complètement, puisque Tour(s)Plus a ôté du budget 60 000€, ce qui était prévu dans l’accord initial. La problématique est la suivante : le cahier des charges que nous devons remplir est toujours très conséquent (le lieu propose beaucoup d’activités), alors comment financer tout ça autrement ? Comme de nombreuses structures culturelles, nous avons commencé à travailler sur des partenariats privés et aussi sur une exploitation privée du lieu, par exemple en louant des espaces de temps en temps. Un poste est attribué à toutes les démarches concernant ces nouvelles formes de financement.
Sébastien Chevrier. Nous rationalisons l’effort public tout en sensibilisant les acteurs économiques locaux à l’importance de leur participation. Ils ne sont pas forcément sensibles à ce genre de musiques, mais il est primordial que chacun participe à la vitalité du territoire. Si des entreprises privées veulent bénéficier de nos espaces, cela y contribuera.

Propos recueillis par Julia Mariton

Les 10 commandements de Mauvais Genre

Du 24 au 28 mars, préparez le café : le festival Mauvais Genre revient pour sa 10e édition. Cinq jours de folies cinématographiques, de culture à fond la caisse et de moments culturels dingues tous azimuts.

1.TOUTE LA NUIT (INTERDITE) TU TIENDRAS
C’est THE rendez-vous  incontournable du festival  Mauvais Genre. La Nuit  interdite commence à  20 h 30 et se finit très  tard. Ou plutôt très  tôt.
Imaginez la bête :  3 longs-métrages et 5  courts à s’enfiler durant  toute la nuit. De quoi  vous emmener jusqu’à  4 h 30 du matin facile.  Cette année, vous aurez  notamment droit à The  Forgotten (lire inter- view de Gary Constant),  Hardcore Henry (un film  d’action spectaculaire  filmé en « point of view »)  et Bunny The Killer Thing  (un groupe d’ados et  de scientifiques coincés  dans une cabane alors  qu’un monstre mi-homme  mi-lapin assoiffé de sexe  les attend… Et promis on a  pris aucune drogue).
La séance aura lieu vendredi 25, dans la grande  salle du CGR Centre. Soit  420 places et donc 420  potentiels fanatiques de  ciné qui ressortiront de  là le lendemain matin  les traits tirés, les yeux  englués (miam), accompagnés du gazouillis des  oiseaux.

2.LES  OREILLES  TU TE NETTOIERAS 
Trois jours, trois  concerts, trois  moments pour nettoyer vos esgourdes  et trémousser votre  petit popotin au  square Sourdillon.  Samedi, à 19 h 15,  place d’abord à nos  chouchous de Johnson  Concorde, rockeurs  survitaminés qui revendiquent un « savant  mélange entre Alice  Cooper et l’Opéra de  Quat’sous  ».
Dimanche,  même heure, Holy  Chips, un groupe qui  mixe les influences de  leurs compositeurs :  Piano Chat, Funken et  Iologic. Lundi, The  Shady Greys débar – queront à 19 h : un  petit duo au gros son  saturé qui envoie aux  fraises les White  Stripes.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=kf82yeG2-Zw[/youtube]

3.AU VILLAGE TU TE BALADERAS
Au village sans prétention,  vous avez mauvaise réputation… sauf à Sourdillon  (trouvez la référence et  vous gagnez une pipe,  une moustache et une gui- tare). Au Village Mauvais  Genre, geeks, cinéphiles  et littéraires trouvent leur  compte. Sont notamment  prévus auteurs et illustra- trices (Denis Soubieux,  Claudine Chollet, Aurélie  Lecloux…), des assos  (tailler le bout de gras  avec Ohé du bateau, ça  vaut le coup), mais aussi  la Fouée Gourmande bio  et Geek’n’Pop, boutique  dédiée aux produits dé- rivés de série TV, comics  et jeux-vidéos.
Et comme  c’est le week-end et que  vous serez fatigué(e)s de  votre marathon ciné- phage, le village Mauvais  Genre a même convié des  masseurs, relaxologues et  des pros du shiatsu. Zen…

4.DEVANT LE JURY TU BAVERAS index
Qui dit 10e édition,  dit jury en béton. Le  jury pro est constitué, cette année, de  Claude Perron. La  comédienne française  (vue dans Bernie, La  Horde, Belles fa – milles, Le Fabuleux  destin d’Amélie Poulain…) sera d’ailleurs présente pour  une rencontre avec  le public dimanche à  11 h. Pour les autres  membres, comptez sur  les acteurs Thierry  Frémont et Eriq  Ebouaney, Dédo l’humoriste métalleux du  Jamel Comedy Club… et  le réalisateur allemand Nikias Chryssos,  vainqueur l’an dernier avec son énormissime Der Bunker.
Comme en 2015, les  jurys jeune et de la  critique (dans lequel  tmv sera, youhou,  c’est la fête) seront  de la partie.

5.EXPOS ET CONFÉRENCES  TU IRAS VOIR 
Un peu de culture dans  ce monde de brutes. La  galerie Oz’art accueille  l’exposition Les Maîtres  de la BD européenne  et ce, jusqu’au 6 avril.  Parfait pour découvrir une  cinquantaine d’originaux  signés des plus grands  artistes, comme Franquin,  Toppi, Uderzo, Peyo, Hugo  Pratt…  Côté conférences, il faudra  compter sur le duo de  réalisateurs Seth Ickerman  pour une présentation  exceptionnelle de leur  prochain long-métrage de  science-fiction (samedi à  16 h). Lundi, même heure,  Paul Chadeisson, directeur  artistique, présentera en  exclu son jeu vidéo Strike  Vector ex. Et tout ça, c’est  gratuit. Cadeau!

6.DES COURTS- MÉTRAGES TU ENCHAÎNERAS
C’est pas la taille  qui compte. Ni la  longueur. La preuve,  Mauvais Genre enquille  les courts-métrages  et c’est d’ailleurs  souvent dans ces mi – ni-formats qu’on dé – couvre des perles. Il  suffit de zieuter un  œil au programme des  10 courts « fiction »  en compétition le  samedi soir pour s’en  apercevoir : Lux,  Seth, Les Garçons  clignotants ou encore  Sweet Family… Durée  mini pour plaisir  maxi.

7.MAD TU SERAS
La séance Mad in  France, c’est  simple : vous prenez  Erwann Chaffiot, journaliste à Mad Movies  et big boss sélectionneur du meilleur  des courts-métrages  français de genre récents. Vous rajoutez  leurs réalisateurs,  ainsi qu’une salle blindée et six petits  films qui vont vous  propulser dans la  stratosphère du bizarre, du fantastique  et de la créativité.
Rendez-vous le dimanche dès 15 h 45 au  Petit Faucheux.

8.DES PÉPITES TU DÉCOUVRIRAS
Avant-premières françaises, européennes ou  internationales, inédits, le  tout en version originale  sous-titrée… Le programme fait envie. À tmv,  on espère beaucoup du  Sunset Edge de Daniel  Peddle, où des ados à la  ramasse naviguent entre  skate, picole et substances  dans une petite ville abandonnée. Idem pour Wonderland, le film de clôture  qu’on rêve de voir pour  son côté film d’anticipation terrifiant (un effrayant  nuage apparaît dans le  ciel et recouvre la Suisse).
Enfin, on mise notre piécette sur 13 Cameras de  Victor Zarcoff, dans lequel  un couple en rupture  s’installe dans une maison,  sans savoir qu’un proprio  un poil voyeur et pas mal  flippant les observe…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=3fzE481uu18[/youtube]

9.LA FRENCH  TOUCH TU AURAS 
Parce que le cinéma français, ce n’est pas que Kad  Merad ou des comédies  gnan-gnan. C’est aussi  un paquet de talents à  découvrir. Preuve en est  avec la soirée French  Touch, le dimanche à 21 h  15 au Petit Faucheux. Au  menu ? Le court-métrage  La Fille bionique, suivi du  pilote de la série Reset  et du film The Open, en  avant-première. Entrée,  plat, dessert, 100 % made  in France. Peut-être même  qu’il y aura Kev Adams.  Non, là, on rigole.

10.LE SOURIRE  TU GARDERAS
Le festival Mauvais  Genre, c’est surtout  de la bonne humeur.  C’est passer sans  souci d’une comédie déjantée, à un  thriller psychologique, en passant par  une production obscure sanguinolente.  C’est partir à dos  de licorne pailletée pour s’enfiler les  films jusqu’à ressortir de la salle avec  le siège imprimé sur  le derrière. Bref,  5 jours pour avoir la  banane.

>>>>Programme sur festivalmauvaisgenre.com

>>>>L’interview de Gary Constant, du festival, c’est PAR ICI

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La Chaudière : le festival qui envoie du bois

Tout nouveau, tout chaud, le festival d’hiver La Chaudière veut réchauffer les cœurs et les corps, entre son côté pluridisciplinaire, sa grosse programmation et ses 3 jours de fête dans 4 500 m2.

LA GENÈSE DU FESTIVAL

« La Chaudière est née il y a un an et demi, du désir d’une bande de potes — la plupart dans le milieu associatif et culturel de Tours notamment — de lancer un festival pluridisciplinaire. On avait besoin de faire un truc différent, pour clôturer l’hiver et lancer la saison », résume Margaux Bonnet, du festival.
Leur besoin d’un grand espace les pousse à investir les entrepôts désaffectés de la rue des Magasins Généraux à Saint-Pierre-des-Corps. « Il y a 4 500 m2, donc c’est énorme. C’est obligé, avec nos deux scènes et toute notre programmation. » Ce festival, mis sur pieds par l’association La Chaudière et en partenariat avec Radio Béton !, a choisi de miser sur l’éclectisme. Au programme ? Musique, danse, théâtre et expos, rien que ça.

SUR UN AUTRE CRÉNEAU

La philosophie de La Chaudière ? « C’est de proposer quelque chose de pluridisciplinaire et de toucher tous les publics. On peut venir entre potes, avec ses enfants, les grands-parents, etc. », indique Margaux Bonnet. Preuve en est avec l’amplitude horaire : le festoche lancera les hostilités à 18 h le vendredi, mais se finira à 3 h du matin et 4 h, le samedi. « C’est quelque chose de très convivial. On veut faire découvrir des arts, comme le cirque, et aussi des artistes, proposer quelque chose de différent, de novateur. »

CÔTÉ PROG’ 

Dévoiler l’intégralité de la programmation nous prendrait 10 pages. Alors on vous la fait courte et vous n’aurez qu’à filer sur leur site internet pour le détail ! Mais sachez que le 18 mars, il y aura par exemple La Smalla, Etienne de Crécy, Stand High Patrol, Dirty Zoo. Le lendemain, place à Roller 79, Grems, De Staat ou encore les créations de la Compagnie des 100 Issues et Magnetic Ensemble. Pour enrober le tout, La Chaudière a prévu des happenings, des déambulations et un espace exposition, avec Pussifolies, Nep, Chloé Boureux, Yannick Mouré…
Et ô surprise, le dimanche 20 mars, c’est la birthday party des Îlots électroniques ! « Ils voulaient un lieu extraordinaire pour leurs 2 ans. On s’est croisés et on pouvait bénéficier de leur notoriété », rappelle Margaux Bonnet. À savoir que les journées du vendredi et samedi sont payantes (*), mais le dimanche est gratuit.

UN PROJET AUTO-FINANCÉ

Non seulement le festival La Chaudière a été monté très rapidement, mais il est aussi auto-financé. Plutôt risqué, non ? « Oui, effectivement, mais c’était notre désir. Nous n’avons pas demandé de subventions, nous ne voulions pas dépendre de ça », répond Margaux Bonnet. « Un challenge supplémentaire » pour le festival : ce sont les bénévoles qui ont par exemple mis de leur poche. Il y a aussi eu des demandes de dons. Pour rentrer dans les clous (et permettre de futures éditions !), l’équipe espère plus de 3 500 personnes.

EN CHIFFRES

200 bénévoles
+ de 25 groupes, Djs, danseurs, artistes, compagnies
10 expos (sculpture, dessin, peinture)
2 salles pour…
4 500 m2 d’espace redécoré
3 jours de fête !

(*) Festival La Chaudière, du 18 au 20 mars, 10 rue des magasins généraux à Saint-Pierre-des-Corps. lachaudierefestival.com ou sur Facebook. Tarifs : pass festival 2 jours : 36 € (uniquement en préventes). Pass soirée : 20 € (ou 24 € sur place).

Le festival Mauvais Genre se dévoile !

Ô joie, bonheur, licornes et bébés qui volent dans le ciel : le festival Mauvais Genre a dévoilé sa programmation. Tmv y sera. Mais vous aussi, n’est-ce pas ?

Ça y’est, le festival Mauvais Genre a enfin dévoilé sa programmation ! C’est qu’on l’attendait impatiemment, la bave aux lèvres, l’oeil torve (ça, c’est pour l’image sexy), histoire de voir à quelle sauce on allait être mangés pour cette 10e édition. Mauvais Genre va donc enquiller les pépites, passant de la science-fiction post-apocalyptique (Cord), au film d’anticipation (Wonderland), en saupoudrant de comédie dramatique (Alki Alki) et d’une tonne de courts-métrages venus des entrailles de la Terre.

Le festoche déjanté proposera, en outre, des expos (les maîtres de la BD européenne), des concerts, des conférences et une soirée French touch. Sans oublier la Nuit interdite, le 13 hours de Michael Bay en avant-première. La fête sera menée par un jury pro alléchant ; à savoir Thierry Frémont, Eriq Ebouaney, Dedo, Nikias Chryssos et la présidente Claude Perron.
Pour rappel, tmv sera de nouveau partenaire. Non seulement on sera dans le jury de la Critique (allez-y, vénérez-nous, please), mais on vous servira aussi un dossier spécial, tout dodu et appétissant, dans notre numéro du 23 mars. Par ailleurs, il vous reste encore quelques jours pour tenter de gagner un pass pour le festival grâce à tmv et Mauvais Genre (toutes les infos se trouvent ici).
L’est pas belle, la vie ?

> Du 24 au 28 mars. Au CGR, Petit Faucheux et Square Sourdillon.

> Programme complet et tarifs sur festivalmauvaisgenre.com

> Version PDF du programme en cliquant ICI !

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=tIU8iigyaOc[/youtube]

A Saint-Av’, João Gonçalves l’atout culture

SPÉCIAL #SAINTAVERTIN / À Saint-Avertin, la politique culturelle est « faite maison ». Pas de boîte de production pour faire la programmation des nombreux événements culturels. Mais un homme au carnet d’adresses bien rempli. Rencontre avec le programmateur, João Gonçalves.

João Gonçalves

Pourquoi la Ville de Saint-Avertin fait-elle sa propre programmation alors qu’elle pourrait faire appel à une boîte de production, comme le font d’autres villes de l’agglomération ?
C’est la volonté du maire. C’est un « cultureux ». Il veut que la culture soit accessible à tous. Il a compris que c’est en temps de crise qu’on donne la culture aux gens. C’est pour ça que notre tarification est assez basse, on est en dessous des 30 € pour un concert. C’est une force de vouloir travailler à l’ancienne encore aujourd’hui, parce que c’est presque ça, on fait tout de A à Z. Pour avoir une belle saison qui ne ressemble pas aux autres, il faut travailler autrement. De cette façon, j’ai un timing un peu différent des autres salles, ce qui me donne la chance d’avoir des têtes d’affiche qui ne sont pas censées encore tourner. Par exemple, Pony Pony Run Run n’avait même pas commencé à composer leur album quand je les ai signés. Pareil pour Aaron, ils n’avaient pas encore mis en place leur tournée.

Huit ans plus tôt, quand vous êtes arrivé, la Ville de Saint-Avertin n’avait pas encore de service culturel. Vous êtes vraiment parti de zéro ?
En 2008, il y avait une association, il faut reconnaître leur travail car ils ont œuvré pendant pas mal d’années, avec les qualités et les défauts que peut avoir une asso. On ne peut pas dire qu’il se passait rien, mais on n’a rien récupéré. À l’époque, il y avait pas mal de rediffusion de concerts au Nouvel Atrium. On pouvait regarder par exemple le live d’André Rieu. C’est assez marrant parce que la première année, on a reçu des grands noms et on m’appelait pour me demander si c’était en vidéo. Il a fallu plusieurs mois pour que les gens comprennent que c’était du vrai live, avec l’artiste en chair et en os. On est vraiment reparti sur quelque chose de neuf.

En tant que programmateur, quelle est votre mission ?
Je bosse pour se faire rencontrer un public et des artistes. L’objectif d’un service public comme le nôtre n’est pas de remplir la salle à tout prix, mais de faire en sorte que des choses se passent sur scène. En gros, on se dit qu’on a une famille entière et chaque membre, du grand-père à la petite-fille de 20 ans, doit trouver un spectacle qui lui plaît, pas forcément le même soir mais au moins dans la saison. C’est pour ça qu’on retrouve par exemple cette année à l’Intime Festival* Agnès Jaoui, qui est plutôt grand public, à côté de Raphaële Lannadère et de H-Burns, qui font de la musique un peu plus pointue.

Comment une ville comme Saint-Avertin peut se permettre de faire venir des Agnès Jaoui, Louis Chedid ou encore Jane Birkin ?
J’ai un budget artistique de moins de 100 000 € pour payer les artistes. Je pars du principe que c’est de l’argent public, donc je négocie tout. C’est hyper stratégique et c’est là qu’est ma plus-value. Je mets beaucoup d’humain, tout se joue dans la discussion, la confiance, l’accueil. Par exemple, Jane Birkin à l’époque n’avait pas compris pourquoi elle allait se produire à Saint-Avertin et pas à Tours. Sa boîte de production lui a dit : « Tu verras, tu seras bien accueillie ». C’est très symptomatique. Il y a un retour sur investissement en fait, les grosses productions savent qu’on reçoit bien les artistes. C’est des petites attentions. Et je ne parle pas de limousine avec chauffeur. Ça peut être tout simplement un petit bouquet de fleurs, des fraises Tagada® ou le petit jus que l’artiste aime bien. On reste hyper naturel.

Quand on vient du secteur culturel, comment s’intègre-t-on dans les objectifs municipaux ?
C’est très simple, parce que l’équipe municipale nous laisse de gros moyens et nous fait confiance. À partir de là, on arrive à avoir de bons résultats et c’est un cercle vertueux. Sans langue de bois, on n’est jamais en conflit. Le budget est constant d’année en année. On a la place d’innover tant que ça fait sens. On a vraiment de la chance, même si du coup ça nous met la pression, parce que tu ne peux pas dire « c’est le maire qui m’a dit de faire ça » !

Propos recueillis par Camille Petit.

Cinéma : de Tours à La Réunion ? Même pas peur !

Tmv a rencontré Nicolas Luquet : ce Tourangeau bien connu du milieu musical est, aux côtés de la réalisatrice Aurélia Mengin, aussi graphiste et sélectionneur au festival de cinéma Même pas peur… à La Réunion ! Embarquez avec nous pour un petit tour de cinéphilie aiguë.

Imaginez un peu : du soleil, un coin paradisiaque doré sous 26°C et un paquet de bons films. Ça vous fait rêver ? Normal. C’est qu’il envoie des étoiles plein les yeux ce festival Même pas peur, joli bébé créé par la talentueuse Aurélia Mengin, réalisatrice notamment du remarquable Adam moins Ève (tmv en parlait l’an dernier juste ici quand elle avait fait un tour à Tours !) : du 17 au 20 février, la 6e édition de Même pas peur s’installera à Saint-Philippe, sur l’Île de la Réunion.

Aurélia Mengin, big boss du festival Même pas peur. Lady Gaga peut se rhabiller.
Aurélia Mengin, big boss du festival Même pas peur. Lady Gaga peut se rhabiller.

Okay, on vous voit déjà venir : c’est un peu loin de Tours. Mais en fouillant bien les secrets de la CIA et du FBI, tmv s’est rendu compte que Même pas peur, c’était aussi l’affaire d’un certain Nicolas Luquet. Né à Chambray-lès-Tours, étudiant à Tours, son nom n’est pas inconnu des zikos acharnés. C’est que m’sieur Luquet a œuvré dans le milieu et a pas mal joué à Tours, notamment lors de gros sets aux Îlots électroniques.
Graphiste et sélectionneur de films au festival Même pas peur, aux côtés d’Aurélia, on a donc décidé de lui tirer le portrait (chinois) :

Nicolas, si tu étais…

Un méchant culte ?
Jack Nicholson pour son rôle du Joker dans Batman de Tim Burton.

Nicolas Luquet (à droite) a avoué qu'il pourrait être le Joker joué par Jack Nicholson. Autant dire qu'on ne va pas le fâcher avec cet article.
Nicolas Luquet (à droite) a avoué qu’il pourrait être le Joker joué par Jack Nicholson. Autant dire qu’on ne va pas le fâcher avec cet article.

Un groooos navet ?
Terminator Genisys, ou l’art détruire un mythe… sans commentaire…

Un réalisateur ?
Hayao Miyazaki.

Une arme de film d’horreur pour dézinguer un zombie ?
Le bras mécanique de Furiosa !

Une série télé ?
Bates Motel ou Utopia

Une star d’Hollywood ?
Hans Zimmer. (l’un des plus grands compositeurs de musique de film au monde, NDLR)

Un film ultra-bizarre que seul toi et ta canette de bière avez vu sur Terre ?
Les films bizarres c’est ton quotidien quand tu travailles sur la programmation de Même pas peur. Je peux pas t’en citer un, car je sais même plus ce qui est bizarre…

Un film culte ?
Retour vers le Futur.

Un film d’horreur ?

Une maman plutôt louche dans Goodnight Mommy.
Une maman plutôt louche dans Goodnight Mommy.

Goodnight Mommy. On le projette à Même pas peur 2016… une révélation autrichienne qui te bloque en apnée pendant 1 h 30 dans une atmosphère paranoïaque et glaçante.

Un conseil pour ceux qui veulent se lancer dans un festoche de ciné ?
Être capable de bosser non stop, être polyvalent et être généreux car on ne fait pas un festival pour soi mais pour le public !

Une anecdote de Même pas peur ?
Il y a 3 ans, Xavier Gens était venu présenter son film The Divide. Le lendemain de sa projection, il s’est rendu au volcan La Fournaise mais en partant beaucoup trop tard. Alors qu’il était au milieu de la Plaine des sables devant les premiers cratères, un orage tropical a éclaté avec un brouillard super épais, Xavier a flippé et galéré pour rentrer à pieds tout le retour jusqu’à sa voiture. Arrivé à l’hôtel, trempé jusqu’aux os, le visage cramé par le soleil,  il nous a avoué qu’il a cru qu’il allait mourir au volcan !!

Même pas peur : côté prog !

Le festoche Même pas peur a beau se dérouler sur une terre volcanique, sa prog’ est tout aussi explosive. « Quatre jour d’immersion dans un monde fantastique », comme le souligne sa directrice Aurélia Mengin. Avec, au total, une soixantaine de films : courts-métrages (un sacré paquet !), longs-métrages, des sélections collège et animation… Voilà notre top 3 des films sélectionnés et que vous devriez voir au moins une fois dans votre vie (si, si, c’est une obligation) :

> DER BUNKER
C’est une première réunionnaise. Tours avait pu découvrir cette pépite lors du festival Mauvais Genre 2015. Signé Nikias Chryssos, ce film allemand est le récit d’un étudiant-chercheur qui souhaite s’isoler au calme dans un bunker… dans lequel vit une famille plutôt particulière. Flippant, intriguant, beau, drôle, mystérieux, bizarroïde, Der Bunker est un véritable OFNI (objet filmique non-identifié !), tour à tour loufoque, malsain et glauque.

> GOODNIGHT MOMMY
Oeuvre unique dans le ciné fantastique-épouvante, Goodnight Mommy (lire plus haut) filme deux jumeaux attendant le retour de leur mère. Lorsqu’elle revient à la maison, le visage entièrement bandé, les enfants doutent de son identité. Élégant et esthétique, ce film autrichien n’en est pas moins horrifique et envoûtant. Dérangeant à 1 000 %.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=OI7yOCHAMsE[/youtube]

> SEULS
Adapté de la BD, cette pelloche fantastique de Thierry Poiraud raconte le quotidien d’une petite bande de jeunes ados laissés à l’abandon dans une ville. Les adultes, touchés par un mystérieux virus, attaquent tous ceux qui ont moins de 18 ans. Flippant, vous avez dit flippant ? Oui, ça risque de l’être ! Pour les curieux et curieuses, Seuls sortira en France en version DVD le 8 avril…

→Pour tout savoir du festival Même pas peur, c’est PAR ICI !
→Toute la programmation se retrouve aussi en détails sur le site !

Festival Imag’In : 5 (ou 6) raisons d’y aller !

La 7e édition du festival Imag’In a lieu les 11 et 12 septembre, place Saint Paul. Il y a mille raisons d’y aller, mais nous, nous en avons choisi cinq.

01. Le programme est varié, sans barrière. Imag’IN met en avant de nombreuses pratiques artistiques et culturelles actuelles. La pluridisciplinarité et l’éclectisme, ils connaissent. Le mélange de ces disciplines se concrétisera notamment avec Lio et Renar : « Ce sont des artistes énormes. Ils vont peindre en live, pendant les concerts ! » se réjouit Pepiang Toufdy, le créateur du festival.

02. Le festival aime sa planète. Sur place, on trie ses déchets. Exemple : le petit pot de glace ici, l’emballage du gâteau là (c’est bon, vous l’avez fait tout l’été !). Il y aura aussi des gobelets consignés : on le garde en souvenir ou on le redonne. En plus, le festival est très accessible en tram, bus et en vélo.

03. Les battle de hip-hop ! Deux danseurs s’affrontent face à face. Désigné par le jury, le gagnant reste sur place et se mesure à un nouveau danseur, tandis que le perdant va faire la queue pour retenter sa chance. Vendredi à 18 h, 16 danseurs s’affronteront. Le lendemain dès 17 h, les enfants auront eux aussi leur battle !

04. La danse version Bolly. Samedi, les danseuses de Bolly Woodintours nous feront découvrir une danse toujours peu connue en France. Le voyage s’annonce coloré, joyeux et entraînant grâce aux différentes richesses empruntées aux danses traditionnelles, folkloriques et modernes, orientales et occidentales.

05. Et en plus c’est gratuit ! Quoi ? Vous avez dépensé tous vos sous cet été en achetant des glaces ? Mais vous avez quand même très envie d’aller voir une expo peinture, un film, des battle de hip-hop, de la danse et des concerts ? Eh bien vous tombez à pic, le festival est entièrement gratuit. (Comme quoi, il ne faut jamais se priver de glace.)

La raison bonus
Cette année, sur le site du festival, il y aura en plus un village associatif. En ces temps de rentrée, c’est l’occasion rêvée de rencontrer des assos en tout genre (artistiques, sportives…) pour organiser vos petites activités de l’année !

Anais Andos

PROGRAMME

RENAR ET LIO
Grâce à ses pinceaux usés et une lame de cutter, les portraits de Renar sont très proches d’un réalisme photographique saisissant. Quant à Lio, ses « visages art en ciel » plein de couleurs ne vous laisseront pas indifférents.


CHILL BUMP
// HIP-HOP
Tête d’affiche du festival, Chill Bump est un duo tourangeau qui a su s’imposer dans les terres du rap grâce à un style décalé qui n’hésite pas à bousculer les codes. (En bonus, on vous propose une interview des zigotos en train de jouer au babyfoot !)

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=kWXAYDQ_K7k[/youtube]

KAD’KRIZZ // HIP-HOP ALTERNATIF
Sur scène, Kad’Krizz est accompagné d’un guitariste et d’un percussionniste. Dans son premier projet « à la surface », il nous dévoile un hip-hop épuré et mature.

PEDRO KOUYATÉ // MUSIQUE DU MONDE
Pedro Kouyaté est originaire du Mali. Lorsqu’il fait vibrer sa voix grave et profonde, on entend l’Afrique et la liberté ; on se laisse emporter.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=wBf1ALgn0CU[/youtube]

SIKAA SIDI // URBAN POP
Cette jeune chanteuse de 23 ans n’a pas fini de vous inspirer. Auteure, compositrice et interprète, elle offre à nos oreilles un univers métissé, le sien.

TOBASSI // GROOVE FUSION
Jeune groupe tourangeau composé de 6 musiciens aux influences variées, Tobassi laisse libre cours aux compositions originales de chacun de ses membres. Attention, ça groove.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=xgsUUgGmhr8[/youtube]

INFOS PRATIQUES
Email : prodcite@yahoo.fr
Facebook : Festival Imag’IN / Tours www.prod-cite.fr

Quand y en a plus, y en a encore …

Festival Mauvais genre : demandez le programme !

Après une loooongue attente (on n’en pouvait plus !), l’excellent festival de ciné Mauvais Genre balance son programme. On se régale ?

Tout le monde se lève pouuuur Mauvais Genre !

Le festival de cinéma international à Tours vient enfin, ce jeudi 12 mars, de dévoiler sa programmation. Pour la découvrir en intégralité, on vous conseille de surfer ICI.

ob_3af0c7_mauvais-genreEn attendant, sachez que, comme chaque année, vous aurez droit à une sacrée tripotée de péloches bien barrées. On pense notamment à Der Bunker, Schizophrenia, Hellmouth ou encore La Nuit interdite (toute une nuit de folie) avec Mexico Barbaro, Backcountry ou encore le foldingue et très bis Dyke Hard !!

En ouverture, Gary Constant, créateur du festival, fera un plaisir à quasiment tout le monde en montrant… Il était une fois en Amérique, le film culte de Sergio Leone, restauré et agrémenté de 22 minutes inédites. Boum.

Pour le reste, on n’oublie pas le village littéraire (Frank Lafond sera là !), les conférences carrément dingues (jeu vidéo et art du générique au programme), ou encore les concerts (Assad, La Grauss Boutique…).
Le festival se déroulera du 1er au 6 avril, à Tours : au Petit Faucheux, au CGR ou encore aux Halles.

Cette année, tmv sera partenaire du Festival Mauvais Genre. On vous réserve d’ailleurs (peut-être si vous êtes sages) un numéro plutôt sympa…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=DX-33I7rZyc[/youtube]

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=5bv_5IBPVuo[/youtube]

Spécial Imag'in (2) : le festival en détail

Le festival Imag’in pose ses affaires à Tours. Et le programme est plutôt costaud…

√ SOIRÉE IMAG’IN
LE CONCERT
Le samedi 14 juin, c’est l’apogée du festival Imag’in avec une scène complètement gratuite. Alors rendez- vous place Saint-Paul à partir de 19 h 30 !

LES GROUPES
Assad Il faudra attendre un peu pour écouter leur premier EP, en attendant, ils ont leurs premiers sons sur facebook.com/ASSAD.music

Dhoad Ils se prénomment les gitans du Rajasthan. Préparez-vous à une performance hors-normes, entre danse traditionnelle, musique planante, tours de fakir… Dhoad, c’est un groupe incroyable : tous ses membres habitent à Tours, mais la plupart du temps, ils voyagent dans le monde entier pour donner des concerts. Écouter sur dhoad.com
CULT_BV1_DHOAD

Cordeone C’est une des musiciens tourangeaux qui cartonne. Avec ses textes en français et en portuguais, il offre une musique douce, engagée. C’est beau, tout simplement. Écouter sur facebook.com/cordeonevida
CULT_BV1_CORDEONE

√ EN BREF
PENDANT LE FESTIVAL
Imag’in, ce n’est pas seulement un concert le samedi soir mais aussi des animations pendant deux jours.

ATELIER GRAFFITI
C’est quand même super cool quand un graffeur vous explique ses techniques et offre des conseils. Pendant deux heures, vous pourrez vous initier au Street art en extérieur. Le jeudi 12 juin, au Sanitas, de 14 à 16 h. 12 places disponibles. Participation de 5 €.

ATELIER RAP
Ecrire une chanson, faire des rimes, des allitérations… Pouvoir prendre la plume pour avoir le meilleur flow : Alex, le chanteur d’Assad devient professeur de rap le temps d’une journée. Le vendredi 13 juin, au Studio Prod’Cité (2 avenue du Généralde- Gaulle). 12 places disponibles. Participation de 8 €.

PRATIQUE
Pour s’inscrire ou avoir des infos sur ces ateliers : 02 34 37 03 89 ou com.prodcite@gmail.com

>>>ET SINON Le festival Imag’in s’étire jusqu’à la fin du mois de juin et propose un dernier concert le 26 juin prochain. Il y aura le reggae très stylé de Broussaï suivi de l’électro world de Waloobeach Consortium.

Aucard de Tours, ne pas louper !!

Le festival mythique tourangeau débute ce 4 juin… Chouette !!!

Aucard+de+Tours+2014
Bon, qu’on se le dise : Aucard de Tours est un peu notre doyen à tous et à toutes. Oui, propulsé en 1986 (ah ça ne vous rajeunit pas). Le festival tourangeau à ne pas louper. D’autant que cette année, ils ont fait fort pour la programmation, les coquins ! Visez un peu : le génialissime Biga*Ranx (le white Bob Marley, c’est lui, notre photo), Captain Parade, Thee Mysterious Asthmatic Avenger (si, si, on vous jure), Kundal, la pointure Deportivo, Joris Delacroix, les prometteurs Fumuj, les Caïman Philippines (qu’on vous a fait découvrir), ou encore Disiz (histoire de péter les plombs), Odezenne et son rap 2.0, Skip & Die, The Brian Johnstowne Massacre, les Nantais Papier Tigre et nos chouchous de… Boys In Lilies (impossible de résister à leurs voix). Bref, pour le coup, Radio Béton a vraiment concocté une programmation béton. D’autant qu’il y aura les fameux apérocks, un peu partout. Si vous êtes en panne, le festival vous propose même de télécharger son appli sur Android. Bon, niveau arguments, on ne peut pas faire mieux. Alors on vous y voit, n’est-ce pas ?
Du 4 au 8 juin, au Parc de la Gloriette. Tarifs : Pass 5 jours à 20€ en tarif réduit ou 25€ en plein tarif. Pass soirée : 8€ en location ou 10€ sur place. Plus d’infos et programmation complète sur www.radiobeton.com/ aucard
[nrm_embed]<iframe src= »//player.vimeo.com/video/91269725″ width= »500″ height= »281″ frameborder= »0″ webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe> <p><a href= »http://vimeo.com/91269725″>Aucard de Tours 2014 : Teaser #02</a> from <a href= »http://vimeo.com/aucard »>Aucard</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>[/nrm_embed]

5 bonnes raisons d'aller au festival Mauvais Genre

Du 16 au 21 avril, le festival déjanté Mauvais Genre revient à Tours. Tmv vous donne cinq bonnes raisons pour vous précipiter dans les salles obscures.

1. Car côté ciné, c’est l’un des rendez-vous incontournables en France
Mauvais Genre fête son huitième anniversaire, cette année. Comme chaque année, les passionnés (et curieux) pourront se précipiter dans les salles obscures pour se nourrir de ciné bis, de séries B voire Z, de science-fiction, d’épouvante ou encore de thriller et de films déjantés, qui dynamitent le cinéma.
Au final, de plus en plus de monde, de partenaires, d’invités et une programmation toujours plus intéressante dans tout ce que le ciné compte de « mauvais genre ».5461_125_AFFICHE-MAUVAIS-GENRE-2014-710x837

2. Car tmv vous conseille quels films regarder
Court-métrage, long-métrage, compétition, hors-compét’… Il y a de quoi faire pendant ces six jours.
Côté longs-métrages, on vous conseille déjà de vous ruer sur Der Samuraï, de Till Kleinert, où le quotidien d’un petit village est perturbé par un loup. A moins que ce ne soit quelque chose d’autre… (rire diabolique) Priorité aussi au foufou LFO, où un passionné de technologie découvre qu’il peut hypnotiser les gens avec du son. On filera aussi voir Apocalyptic, qui paraît démentiel avec son équipe TV partie filmer une communauté religieuse adepte de la fin du monde.
En hors-compétition, impossible de louper le très « WTF » Zombie TV et le gore The Demon’s Rook. Et au niveau des courts-métrages, notre petit doigt nous (vous) dit de jeter un œil à Remember Me et Palma…
Tout le programme, c’est PAR ICI.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=B3ILJvfXfMw[/youtube]

3. Car c’est un festival hétéroclyte
Du ciné, vous allez en manger pendant ces six jours. Pour éviter l’indigestion (bon ok, c’est difficilement possible. Mais bon…), direction le Village. Déjà, parce qu’il y aura plein d’exposants (Radio Béton, A Tours de Bulles, Yummi, Renar ou encore nos collègues cultes de Mad Movies). Et aussi parce que vous pourrez vous décrasser les oreilles, en écoutant les concerts de The Cherry Bones ou Grand Guru, sous le soleil (mais si, on croise les doigts).
Et tant qu’à faire, amenez vos bouquins : une dizaine d’auteurs seront en dédicace. Notamment Christopher Priest, Gilles Lecoz, Mélanie Fazi, Frédéric Mur…

4. Car il y a une Nuit Interdite

President Wolfman
President Wolfman

Ah, ça fait son petit effet, comme appellation. La Nuit Interdite se dérouler au CGR de Tours centre. Pour 10 €, rassasiez-vous de courts-métrages bien « mad », et de longs-métrages comme Apocalyptic (hop, remontez, on en parle en haut), House with 100 eyes (l’un des brûlots les plus méchants du festival, sur un couple réalisant le snuff-movie porno ultime) et President Wolfman (le président des États-Unis se transforme en… loup-garou !). Du très, très lourd.

5. Car c’est à… Tours !
Bah oui, c’est tout bête, mais vous auriez tort de ne pas en profiter. Tours se met en chantier pour accueillir le festival Mauvais Genre. Les lieux de rendez-vous ? Le Petit Faucheux, le CGR Centre, les Studio. On vous y retrouve ?

Festival Mauvais Genre, du 16 au 21 avril.
Tarifs, programmations et informations complémentaires sur : www.festivalmauvaisgenre.com

Attention, tous les films sont interdits au moins de 16 ans, sauf précisés.

Retrouvez l’article dans tmv sur la précédente édition de Mauvais Genre ICI.

Musique : cet été, TMV s'exporte au festival Hellfest !

Tmv va poser ses valises au festival de hard rock et metal, Hellfest. Au programme, la légende Black Sabbath, ou encore Deep Purple et plus d’une centaine de groupes !

Black Sabbath, la légende, sera l'une des têtes d'affiche.
Black Sabbath, la légende, sera l’une des têtes d’affiche.

Le Hellfest, vous connaissez ? Si oui, tant mieux. Si non, honte à vous, mais votre journal Tmv vous pardonne et vous propose une séance de rattrapage.
Installé à Clisson (près de Nantes), ce festival gigantesque est le pèlerinage obligatoire pour tous les metalleux, hard-rockeurs, ou simples curieux. La Rolls Royce des festivals français. Le Hellfest a vu passer des groupes cultes et connus du grand public (ZZ Top, Ozzy Osbourne, Europe, Kiss…), aux plus obscurs représentés dans tous les styles : thrash metal, black metal, death, grind, hardcore et on en passe…
Cette année, Ben Barbaud et son équipe remettent le couvert les 20, 21 et 22 juin 2014. L’été, la chaleur, de la musique et ô surprise : TMV qui sera présent lors du festival pour vous raconter les concerts, l’ambiance, proposer ses coups de cœur et ses surprises, avec aussi son lot de photos pour vous régaler les yeux. On vous propose de vivre et revivre ce festival de l’intérieur et de tout vous raconter, sur le site et sur notre Twitter.
Au programme cette année ? Oh, en vrac les cultissimes Iron Maiden (à ne pas louper !), les géniaux Aerosmith et les monstrueux inventeurs du heavy metal : Black Sabbath. Voilà pour les têtes d’affiche. Pour le reste, plus d’une centaine de groupes, avec Deep Purple, Kvelertak, Status Quo, Rob, Megadeth, Zombie, Slayer, Nile, Turisas, Watain, MonsterMagnet, Tagada Jones, Opeth, Soilwork, ou encore Emperor. La liste complète (énorme) est à retrouver ICI.
Les pass 3 jours sont sold-out, car pris d’assaut. Mais pour les intéressés (et on sait qu’ils sont nombreux à Tours) et retardataires, des tickets une journée à 79 € sont encore disponibles ICI. On se dépêche !
On vous donne rendez-vous en juin, pour fêter l’été … et la Fête de la musique qui, cette année, sera métallique !
Plus d’infos à retrouver ici : http://www.hellfest.fr/
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Un peu de vidéos et de gros son ?
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=cen1SvpTsYk[/youtube]

Une nouvelle vie pour le café Colette

Un collectif de Tourangeaux a décidé de faire vivre autrement le café Colette, à Paul-Bert.

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La nuit tombe sur le pont de fil. Quelques passants se dirigent dans le noir vers les quais Paul-Bert. Le café Colette se remplit peu à peu, ses lumières illuminent le bout du pont. À l’intérieur, les murs sont recouverts d’affiches annonçant des concerts, des expos, un appel à lutter à Notre- Dame-des-Landes.

Près du bar, Céline et Adrien discutent. Ils font partie du collectif qui souhaite continuer à faire vivre ce lieu. « Les gérants ont décidé d’arrêter le bar, explique Céline. C’est une figure du quartier, un lieu hétéroclite où les habitués se mélangent aux habitants du quartier, à des associations. C’est un café qui a une histoire depuis presque cent ans. »
Un lieu qui pourrait vivre différemment : le collectif des Colettes n’est pas né d’hier. Depuis deux ans, une vingtaine de personnes se sont regroupées pour organiser des concerts, des expos, des spectacles. Petit à petit, ils ont fédéré plusieurs associations avec pour point de rencontre, ce café.
« Ce n’est pas l’idée de sauver l’entreprise mais de proposer autre chose dans Tours, une coopérative où des associations pourraient se croiser, proposer, partager, continue Céline. Un café qui garderait son âme de bistrot de quartier », ajoute Adrien.

Une utopie ? Pas vraiment, les membres du collectif parlent avec pragmatisme de leur projet. « Nous nous sommes vite rendu compte qu’à Tours, il y a des bars, des salles de concert, de spectacle, mais aucun lieu transversal qui mélangeait les initiatives, les expérimentations, les publics. Tout est segmenté », lance Adrien. Ils apprennent en faisant, croisent leurs connaissances, s’entraident, montent des dossiers.
« On nous fait croire que la culture, c’est compliqué, réservé aux experts. Nous prouvons qu’ensemble, c’est possible », s’enthousiasme Adrien. Dans quelques mois, leur société coopérative devrait reprendre la suite du café. Adrien : « Musique, folie, politique, art contemporain, buveurs de café, tout se croise ici. »
Benoît Renaudin

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EN PRATIQUE
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DONS
Le collectif est toujours à la recherche de sous pour faire vivre le projet. Chèques, espèces, bitcoins : ils prennent tout. Il suffit de faire ses dons au bar directement ou par voie postale au 57 quai Paul-Bert, à Tours. Plus d’infos sur cafecomptoircolette.blogspot.fr

HISTOIRE
L’histoire du café Colette, c’est surtout celle de Saint-Symphorien, une commune avalée par Tours en 1964. Elle s’est transformée en Paul-Bert, un quartier, un peu à l’écart, de l’autre côté de la Loire. Le café Colette a connu les guerres du XXe siècle, la séparation quand les ponts sont tombés au début de la Seconde Guerre mondiale.

PROGRAMMATION
Curieux ? Allez découvrir ce bistrot en allant écouter et voir le Tours Soundpainting Orchestra, il passe le jeudi 23 janvier chez Colette, vers 20 h 30. Sinon, en journée, vous pouvez aller y faire un tour avec vos enfants : le bar Bidule s’installe le mercredi (de 8 h 30 à 18 h) et le dimanche (de 10 h à 16 h) avec plein de jeux, du chocolat chaud, des plats maison, une zone de gratuité. Tout le programme sur leur facebook !
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FÊTE DE LA MUSIQUE 2013 : TOUT LE PROGRAMME A TOURS

Où aller ? Qui écouter ? C’est quand ? Qui suis-je ? Tant de questions existentielles pour la Fête de la musique 2013 à Tours. Mais Tmv vous sert de guide. Suivez-nous !

Tmv a répertorié une cinquantaine de lieux et scènes à Tours et aux alentours, pour cette édition de la Fête de la musique. Au programme, plus d’une soixantaine de groupes. Vous n’avez qu’à piocher dans le genre ou la section qui vous intéresse et vous référer au plan ci-dessous et cliquer dessus pour l’avoir en taille réelle… Bonne Fête de la musique à tous et toutes !
POP ROCK METAL
CHANSON
HIP-HOP/REGGAE
ELECTRO
MUSIQUE JAZZ CLASSIQUE ET VOIX
DIVERS ET HORS TOURS
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Le maire a pris quelques mesures pour encadrer cette édition de la Fête de la musique : Elle aura lieu de midi à 1 h du matin. Interdiction de vendre de l’alcool sur la voie publique. Les ventes ambulantes sont interdites sans autorisation préalable. Les boissons à emporter ou à consommer en terrasse doivent être servies dans des contenants en plastique.
Pour une fête propre, merci d’utiliser les containers de tri sélectif. Par ailleurs, des bacs pour le verre usé seront installés en ville, notamment place Plumereau.

Attention, le tramway effectuera des essais jusqu’à 20 h ! Soyez prudents…
Postes de secours : places des Halles, Anatole-France, de la Résistance, des Carmes et des Turones.
PLAN FETE ZIK