Yesterday : le monde sans les Beatles

Imaginez un monde dans lequel les Beatles… n’auraient jamais existé ? C’est ce que propose Danny Boyle dans son dernier film, Yesterday, en salles dès le 3 juillet.

Jack Malik mène une vie tout à fait banale dans un petit village du Sud de l’Angleterre. Il vit encore chez ses parents et travaille dans un supermarché.
A priori, le personnage ne fait pas rêver. Sa seule échappatoire : la musique.

Avec sa manager et amie, il enchaîne les concerts dans les piano-bars, sans grand succès. Une coupure de courant plonge le monde entier dans le noir pendant 12 secondes.
Le temps pour Jack Malik de se faire percuter par un bus. À son réveil, rien ne semble avoir changé, à un détail près : plus personne ne connaît l’existence des Beatles. Le jeune chanteur va en profiter et s’approprier tous leurs succès. Vient alors la gloire, mais jusqu’à quand ?

Dans ce scénario un peu fou, on peine un peu à s’y retrouver. D’autant plus qu’au fur et à mesure du film, on se rend compte que les Beatles ne sont pas les seuls à n’avoir jamais existé dans ce « deuxième monde ».
Plus de cigarettes, ni de Coca- Cola, ou encore d’Harry Potter. Une critique de la société de consommation de la part du géant Danny Boyle ?

La surprise du côté loufoque de l’histoire passée, le long-métrage se tient finalement très bien. On est tantôt amusé par le personnage de Jack Malik, interprété par Himesh Patel, hors de ses pompes du début à la fin. Tantôt ému par Ellie Appleton (formidable Lily James) qui en pince depuis pas mal de temps pour le chanteur devenu rock-star.
A noter, l’apparition d’Ed Sheeran (qui joue son propre rôle) dans une bonne partie du film.

Finalement, on s’en serait peut-être passé, la faute à son jeu un peu forcé. Les vrais héros du film restent les Beatles, omniprésents par le biais de leurs chansons. L’hommage à ce groupe mythique passe en filigrane, tout en douceur.
Et c’est ce qui montre que Danny Boyle a ici, encore une fois, réussi son pari.

Emmanuel Haddek

> Comédie / musical (Angleterre), de Danny Boyle. Durée : 1 h 57. Avec : Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon.

> NOTE : 3/5 

Tolkien, le romancier star se révèle dans un biopic

La vie de l’auteur de la trilogie du Seigneur des anneaux est retracée dans un biopic signé Dome Karukoski.

Le cinéma aurait-il trouvé sa (nouvelle) poule aux œufs d’or ? Ces derniers mois ont été marqués par une palanquée de biopics plus ou moins valables, surtout quand le genre se frotte au monde musical (Bohemian Rhapsody, The Dirt…). Ici, le Finlandais Dome Karukoski a choisi la difficulté, en s’attaquant à l’écrivain emblématique J.R.R Tolkien.

Concrètement, vouloir consacrer un film au créateur du Seigneur des Anneaux est légitime. L’auteur, qui a révolutionné la littérature fantastique, est devenu d’autant plus incontournable lorsque Peter Jackson a décidé d’adapter son œuvre sur grand écran.
Mais avec ce biopic (rappelons que les héritiers de Tolkien ont affirmé leur rejet total du long-métrage), la déception pointe le bout de son nez. Bien trop classique et balisé, sans trop savoir à qui il s’adresse, s’autorisant bien des libertés, « Tolkien » risque de faire bougonner certains puristes…

Pour dérouler son récit, Karukoski a choisi de le séparer en trois périodes charnières : le fin de l’enfance, l’adolescence et ses amitiés et enfin son envoi beaucoup trop jeune au front à la Guerre. Si la première partie ne donne que peu d’émotions et que la seconde ressemble davantage à une resucée du Cercle des poètes disparus, le troisième acte permet – enfin – au film de décoller, notamment grâce à une mise en scène folle et réussie. Le réalisateur montre alors à quel point ce moment de vie a traumatisé l’écrivain qui le symbolisera plus tard dans ses œuvres.

Mais c’est toutefois un peu tard pour un biopic qui, du coup, garde en fait le mystère sur un homme insaisissable. Pas mauvais, mais loin d’être indispensable : un peu de magie n’aurait pas nuit à un film qui s’intéresse pourtant à l’un des romanciers les plus enchanteurs qui soit.


> Biopic (GB). Durée : 1 h 52. De Dome Karukoski. Avec : Nicholas Hoult, Lily Collins…

> Note : 2,5/5

Le Concer’Thé : la musique dans l’assiette

Le Concer’Thé est un salon gourmand dans le quartier Velpeau. On a testé ce sympathique endroit qui allie bonne cuisine et musique à table.

Cette semaine, direction la rue Marcel-Tribut. C’est là, à quelques mètres de la CAF et du centre des impôts, que s’est installé Le Concer’Thé.

Il serait dommage de réduire cet établissement à un simple « salon gourmand ». Car outre la possibilité de manger un bout le midi ou s’octroyer une pause sucrée ou un thé l’après-midi, Le Concer’Thé a aussi la bonne idée de servir de vrai lieu d’échange musical.

Car la musique, ici, est partout ! Il y a ce magnifique piano noir qui trône dans la salle, où chacun(e) peut jouer (l’instrument « ne demande qu’à vivre », comme il est écrit).
Quant aux plats, ils sont appelés des « partitions ». Des notes de musique se baladent même jusqu’à la porte des toilettes !

De quoi installer une véritable ambiance pour un endroit qui ne manque pas de cachet : ensemble cosy, moderne et plein de douceur, design, grandes ampoules basses suspendues et fauteuils hyper-confortables et colorés…

Dans l’assiette, Ophélie et Marion, à la tête du Concer’Thé, jouent la carte des plats faits maison (la cuisine est ouverte et vitrée) avec produits frais issus de petits producteurs.
Au menu lors de notre visite, il y avait le choix entre le retour de pêche avec lait de coco, sauce gingembre, riz et poelée de légumes ou bien salade et parts de quiche, l’une au saumon fumé et fenouil, l’autre avec tomates, courgettes et Saint Maure de Touraine.

Notre savoureuse dégustation – tout était cuisiné avec soin et délicatesse – s’est accompagnée d’un air de piano qu’un des clients avait investi. Au final, un chouette concept et un très bon repas, rythmé par une douce musicalité. Euh, pardon, musicali’thé !


> 12 rue Marcel-Tribut à Tours. Du lundi au vendredi, 9 h – 18 h et le samedi de 11 h à 18 h. Brunch chaque samedi + 1er dimanche du mois. Contact : 02 47 66 42 25 et facebook.com/concerthe
> Tarifs : plat de 8,50 € à 12,50 €. Sur place ou à emporter.

Greta : thriller psychologique 100 % féminin

Chloë Grace Moretz se retrouve entre les griffes d’Isabelle Huppert, veuve psychopathe qui a bien décidé de ne pas la laisser partir…

 

En deuil de sa mère, la jeune Frances se lie d’amitié avec Greta, une veuve accueillante en mal de compagnie, à qui elle vient de ramener son sac à main après l’avoir trouvé dans le métro.
Mais très vite, Frances va se rendre compte que cette nouvelle connaissance ne lui veut pas forcément que du bien. Le harcèlement commence…

Un thriller psychologique signé Neil Jordan (auteur d’Entretien avec un vampire ou encore showrunner pour Les Borgias), avec en tête d’affiche Chloë Grace Moretz et Isabelle Huppert ? Sur le papier, Greta fait envie. Dans les faits, il montre en fait rapidement ses limites.

Pourtant, Greta maîtrise habilement sa gestion du suspense. La tournure quasi-horrifique et inquiétante du troisième acte permet également de surélever les promesses de départ. Et même si Chloë Grace Moretz est trop fade dans son personnage, Isabelle Huppert se révèle en revanche flippante en froide psychopathe et semble y prendre malin plaisir !

Malheureusement, Greta se prend les pieds dans le tapis. Dès le départ, d’abord, avec une introduction expédiée à la va-vite : survolée, l’accroche est si rapide qu’il est impossible de s’identifier aux protagonistes, de s’y lier ou d’apporter un tant soit peu de crédibilité à leur profil.

Pour le reste, dans ce récit balisé, les clichés s’enchaînent et la mise en scène, conventionnelle et trop classique, n’aide pas. Quant au travail sonore, Neil Jordan a cette tendance insupportable à surligner ses intentions par une musique appuyée lors des scènes de tension.
De quoi en amoindrir toute la portée et frôler parfois le ridicule.

Si l’idée d’un thriller 100 % féminin donnant une autre couleur à l’ensemble, était bonne, Greta s’avère finalement assez décevant et ne révolutionnera pas grand-chose au genre. Frustrant.


> Thriller (USA). Durée : 1 h 38. De Neil Jordan. Avec : Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maïka Monroe…

> NOTE : 2,5/5 

Le Riad, saveur du Maroc

A deux pas de la gare, sur la méconnue place des Aumônes, le Riad propose ses saveurs du Maroc. Au menu ; couscous, tajine et brochettes. On a goûté.

L’Îlot Vinci, vous connaissez ? Mais si, cet espace coincé entre la rue Blaise-Pascal et la station Gare SNCF ? Là où une palissade Loire à vélo occupe les passagers attendant le tram.
Bref, un secteur qui mériterait de vivre mais qui reste à l’abandon depuis des années.

Par chance, un établissement y a trouvé refuge, place des Aumônes, à deux pas du cinéma CGR Centre. Bienvenue au Riad – ouvert il y a 5 mois – et que l’on a testé pour s’offrir une petite escapade marocaine.

Ce jour-là, midi pile (oui, on avait très faim), le soleil tape déjà fort et on glisse les pieds sous la table, bien installés en terrasse. Tout sourire, le sympathique gérant nous accueille.
« Au menu aujourd’hui, c’est couscous, tajine de poulet et citron, ou bien sûr l’ensemble de brochettes », nous dit-on.
Carte minimaliste ? Tant mieux. En route pour le couscous ! Quand il arrive, le fumet du plat nous titille les narines.

Une fois dans l’estomac, on le dit : c’est du traditionnel comme on aime (pas mal de pois chiche, légumes bien aromatisés, viande tendre…), exécuté comme il faut.
On a également trouvé le rapport qualité/prix plus que correct : 10 € l’assiette pour une portion généreuse.

Le Riad, même si sa devanture ne paie pas de mine et que l’endroit n’est pas des plus fréquentés, fait donc office d’adresse conviviale et plaisante pour qui a envie de goûter à la cuisine marocaine. Il ne nous reste plus qu’à tester leur thé à la menthe et les petites pâtisseries qui nous faisaient de l’oeil…


> Le Riad, au 4 place des Aumônes à Tours. Ouvert midi et soir du jeudi au samedi et juste le midi les autres jours. Fermé le dimanche. Contact : 09 86 66 11 76 ou Le Riad Tours sur Facebook.
> Tarifs : 10 € le couscous ; 10 € les brochettes et 9,50 € le tajine. Pas d’alcool.
> Sur place ou à emporter.

La Cité de la peur : de retour au ciné

[Spécial années 90] A l’occasion de notre numéro spécial années ’90, la critique ciné s’intéresse cette semaine à La Cité de la peur. Et ça tombe bien : le film mythique ressort sur nos écrans de cinéma dans quelques jours !

Barrez-vous, cons de mimes ! Il fête ses 25 ans cette année et, cerise sur le pompon du gâteau, sera rediffusé exceptionnellement dans certains cinémas – ainsi qu’à Tours (*) – pour célébrer ça : c’est l’heure de revoir La Cité de la peur.

Comment chroniquer pareil film ? Comment rester objectif lorsqu’un OVNI pareil a bercé toute une génération ? Comment faire alors que La Cité de la peur mérite un zéro pointé pour certain(e)s et reste cultissime pour d’autres ?

Proposé par la troupe des Nuls à Claude Berri, le réalisateur avait à l’époque poliment refusé, jugeant tout ça « un peu débile ».
Car oui, La Cité de la peur est débile. Complètement crétin. Aussi parodique que stupidement stupide. Mais difficile de bouder son plaisir avec sa gestion de l’absurde, son non-sens constant, ses gags si lamentables qu’ils en deviennent drôles.

Dans cet amas foutraque et burlesque qu’on croirait sorti tout droit de la cervelle d’un scénariste sous LSD, surnage un casting mémorable : Chabat bien sûr, entouré de Farrugia et Lauby, à l’époque où ils dominaient la planète télé.
Mais aussi des Darmon, Bacri et autres, glissés parmi des dizaines de caméos (Dave, Eddy Mitchell, Pierre Lescure…).

Mais, surtout, La Cité de la peur est devenu mythique et restera dans la pop culture pour ses dialogues fumants et inoubliables : « Quand je suis content, je vomis » et autres « – Vous voulez un whisky ? – Oh juste un doigt. – Vous voulez pas un whisky d’abord ? »… Tant de répliques qui restent en mémoire, encore tant de temps après : Quel autre film peut en dire autant ?

> Comédie (France). Durée : 1 h 33. D’Alain Berbérian. Avec Alain Chabat, Dominique Farrugia, Chantal Lauby…
> NOTE : 4/5


(*) La Cité de la peur sera exceptionnellement diffusé à Ciné Loire le 7 juin à 20 h ; au CGR Tours Centre le 9 juin à 19 h 30 et au CGR 2 Lions le 9 juin à 20 h.

Chroniques culture #71

Beaucoup de bandes-dessinées cette semaine, avec une tripotée d’œuvres pour les amoureux d’Histoire ! On a également le EP de Suzane, regardé le DVD L’Ordre des médecins mais aussi le vinyle de Muthoni Drummer Queen.

LE DVD
L’ORDRE DES MÉDECINS

Simon, pneumologue aguerri, côtoie la maladie et la mort constamment. Mais le jour où sa mère est hospitalisée, ses certitudes s’écroulent… Ici, David Roux offre une plongée réussie dans le monde médical (photographie clinique, couleurs froides) mâtinée d’un drame humain et familial bouleversant.
Ce regard sensible et humble est transcendé par la performance sobre mais brillante de Jérémie Renier, à fleur de peau. Film dur mais émouvant, intime mais humain, L’Ordre des médecins reste tout en justesse du début à la fin. Dans sa version DVD, l’éditeur a fourni d’intéressants bonus, entre un entretien avec le réalisateur et des rencontres avec le compositeur de la musique, une philosophe de la médecine et quelques courts-métrages pour compléter le tout.
> Sortie le 4 juin

LES BD
UNE ANNÉE AVEC LES RASPBERRY – T1

On connaissait déjà le trait de Pacco via Instagram, sur lequel le dessinateur poste les aventures de sa famille Raspberry (près de 90 000 abonnés au compteur, tout de même !). Petit plaisir cartonné pour eux : l’auteur sort « Une année avec les Raspberry » (éd.Delcourt), un recueil reprenant 127 gags déjà publiés sur les réseaux, ainsi que 20 inédits.
À travers un univers fun et décalé car anachronique, Pacco esquisse une chronique préhisto-familiale où sont incorporés des éléments de notre société actuelle. Joliment illustré, ce miroir tendre d’une vie de famille lambda (ado en crise, autorité parentale, couple, etc.) mais version Pierrafeu fait sourire, voire parfois rire (la mère est LE personnage qu’on adore). Mais certains gags tombent à plat et quelques pages manquent de teneur. Une bande-dessinée qui, toutefois, apporte distraction et fraîcheur. A.G.

HISTOIRES D’HISTOIRE

On commence avec le magnifique « Le Feu de Thésée » (Humanoïdes associés) pour se balader à Athènes sur les traces du Minotaure, sublimé par le récit de Frissen et superbement illustré par Trifogli.
Avec « Xérès » (Futuropolis), Franck Miller creuse le sillon de son amour pour la Grèce Antique, nous ramenant aux temps de Darius et Alexandre, avec ce trait si particulier et cet art du récit qui vaut autant qu’une révision pour le Bac !
À ce propos, lire « La Princesse de Clèves » (Dargaud), par Claire Bouilhac et Catel Muller, c’est aussi s’offrir un petit bonus ! On passera aussi un peu de temps au Louvre avec « Les Tableaux de l’ombre » (Delcourt), merveilleuse réflexion sur l’art et la célébrité, livrée par un Jean Dytar époustouflant.
Petite pause avec « Six Coups » (Dupuis) d’Anne Claire et Jérôme Jouvray, un western jubilatoire et plein d’humour. Et cerise sur le gâteau, on dégustera « Quand tu viens me voir ? » (L’Association) où Charles Berberian livre ses croquis magnifiques et ses réflexions sensibles sur le temps qui passe et l’amour de ses proches.
Hervé Bourit

LE VINYLE DE LA SEMAINE DE RADIO CAMPUS
MUTHONI DRUMMER QUEEN – SHE

Après un premier album assez discret en 2009, la MC Kenyane frappe fort avec ce second opus. Pour cette sortie, elle s’allie au duo de beatmakers suisse GR! & Hook et la formule cartonne. L’artiste s’accapare avec aisance les codes du hip-hop aussi bien que ceux du dancehall, du R&B et de la rétro soul. Les textes sont conscients et célèbrent la beauté, la force et l’audace des femmes africaines qui sont pour beaucoup de penseurs du continent, l’avenir de celui-ci. On ne sait pas encore si Muthoni Drummer Queen est l’avenir de la scène des musiques urbaines d’Afrique mais ce qui est certain, c’est qu’elle en est le présent et semble l’assumer pleinement.
Julien Abels

ÉVÉNEMENT
EMMANUEL TELLIER AUX STUDIO

Début mars, tmv vous parlait du dernier CD en date du Tourangeau Emmanuel Tellier, La Disparition d’Everett Ruess. Eh bien, bonne nouvelle ! Le film qui accompagne l’album sera présenté le 7 juin, à 19 h 45, aux Cinémas Les Studio à Tours. À la fois film documentaire et collection de chansons, cette histoire part sur les traces d’un personnage hors norme disparu à l’âge de 20 ans dans le désert de l’Utah en 1934. Un récit rare et subtil qui explore les marges et la poussière de l’Amérique de ces années sombres de la Grande dépression.
H.B.

LE EP
SUZANE

Une jeune fille toute seule sur scène qui fait des chorés et qui joue avec ses machines ? On a déjà vu ça ces derniers temps, me direz-vous. Pas facile en effet de trouver une place entre Angèle ou Jain, mais Suzane a définitivement ce petit plus qui fait la différence. Comme on a pu le voir récemment à Bourges, avant de l’apprécier de nouveau à Avoine Zone Groove ou aux Courants à Amboise, la demoiselle emporte tout sur son passage.
Et ce premier EP pose ses chansons électro sous les meilleurs auspices. C’est frais, percutant, drôle et sérieux à la fois. De quoi bien s’incruster dans la tête et donner envie de bouger. Quatre titres, c’est vraiment trop, trop court : vivement la suite !
H.B.

Les 3 Écritoires : quelle ambiance !

Il est de ces établissements où sont parfaitement conjugués nourriture et… ambiance. C’est le cas ici, aux 3 Écritoires. On a testé pour vous.

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Un bistrot-brasserie comme on en voit presque plus. Repris par de jeunes propriétaires il y a bientôt un an, ce lieu est le repaire des appétits gargantuesques qui apprécient notamment les produits frais des Halles voisines.

Un établissement resté dans son jus : bar central massif, nappes vichy, plaques de concours agricole sur les murs, affiches anciennes, tresse d’ail…

La suite se passe dans l’assiette. Le midi, pas de formule, mais une ardoise et les suggestions du jour. Des escargots, une salade de chèvre, un duo de foie gras en entrée ; un tartare de deux saumons, des rognons flambés au cognac ou un onglet de veau en plat par exemple.
Mon voisin bien portant, Michel, me montre sa colossale assiette de tartare de bœuf et ses frites maison, « je n’ai pas pris d’entrée », juge-t-il bon de me préciser.

La commande passée, les plats défilent et la pièce de boulevard commence. Michel me décrit le personnel et me vante la bonne cuisine des lieux, alors qu’arrive Michelle et ses mille questions. « L’ingénieur », accoudé au comptoir, se joint à la conversation et nous livre du Jean Gabin dans Un singe en hiver : « Tu vois bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait pas le vin, ce serait l’ivresse ! ».

Entre-temps, le chef est passé dire bonjour aux clients, en partie en terrasse, j’ai passé mon tour pour le sucré mais Michel a succombé au café gourmand et ses desserts maisons. Un expresso, l’addition et le rideau se lève. Quelle ambiance !

> 53 place du Grand Marché, Tours. Entrée autour de 8 €, plat de 15 à 21 €.
> Restauration tous les midis et le soir, à partir du jeudi, bar et planches apéritives. Tél. 02 47 36 97 35.

Venise n’est pas en Italie : Poelvoorde, road trip et caravane

Après le roman et l’adaptation au théâtre, voici la version cinéma de Venise n’est pas en Italie, le succès d’Ivan Calbérac.

Il y avait d’abord eu Venise n’est pas en Italie, le roman. Signé Ivan Calbérac en 2015, ce livre à succès et sympathique comme tout s’était ensuite décliné en pièce de théâtre. Là-encore, un agréable souvenir.
Cette fois, Ivan Calbérac – toujours lui – a choisi de boucler la boucle en proposant une adaptation cinématographique. Le romancier devenu cinéaste repart donc pour un tour avec son oeuvre.

Venise n’est pas en Italie, c’est l’histoire des Chamodot, une famille peu ordinaire car fantasque. Le papa est amoureux de sa caravane, dans laquelle il fait dormir tout le monde. Émile, le fils, grandit et découvre l’amour en flashant sur Pauline, une fille qui va l’inviter à Venise pour les vacances.
Problème ? Les parents décident de l’accompagner… avec leur caravane.

Pitch parfait pour un road-movie familial et initiatique, le film de Calbérac reprend peu ou prou la trame du livre originel. À la différence toutefois qu’il donne ici vie à ses personnages grâce à un Benoît Poelvoorde toujours aussi effervescent, en charmant duo avec Valérie Bonneton (toujours aussi juste).

Pour le reste, le casting fait bien l’affaire avec Helie Tonnat, parfait en gamin désabusé par ses parents « pas normaux », et son lot de personnages secondaires.

Du reste, Calbérac en tire un feel-good movie à la française divertissant et qui sent les vacances (la photographie, chaude et saturée, du chef opérateur Vincent Mathias, y est pour beaucoup).
Venise n’est pas en Italie se croque comme une fantaisie attachante quoiqu’un peu quelconque, charmante quoiqu’un peu légère parfois. Clairement, un film sur la famille à voir en famille.

Comédie, d’Ivan Calbérac (France). Durée : 1 h 35. Avec Benoît Poelevoorde, Valérie Bonneton, Heli Tonnat, Eugène Marcuse…
> NOTE : 3/5

Loops & Coffee : bagels et donuts au menu

Situé à l’Heure Tranquille, Loops & Coffee propose de manger sur le pouce : au choix, des bagels, des donuts ou encore des smoothies et du café.

Beignets, donuts, cafés, milkshakes, smoothies et bagels : voilà ce qui vous attend si vous avez envie de traîner à l’Heure Tranquille, du côté de Loops & Coffee.

Cet esprit coffee shop américain plaît, visiblement : en 7 ans, près de 50 franchises ont éclos en Espagne, Irlande ou encore au Mexique.
L’an dernier, la marque a tenté de conquérir la France, en s’installant à Brest, Toulouse et Tours.

On a donc testé la chose un midi, alors que les étudiants commençaient déjà à pointer le bout de leur nez au centre commercial. L’intérieur du Loops & Coffee est coloré, bien agencé et lumineux.
Niveau accueil, on a droit à un large sourire et la commande est prise rapidement.

Pour nous, ce sera le bagel au saumon et avocat (5,80 €), tartiné d’un peu de fromage frais, de cheddar et de mâche pour accompagner le tout. Évidemment, ce n’est pas de la grande gastronomie – ce n’est de toute façon pas le concept – mais en bouche, c’est correct et suffisamment garni : donc on valide.
À noter qu’il est également possible de faire son bagel soi-même (5,50 € avec 3 ingrédients au choix).

Bien sûr, pour avoir notre dose de sucre, il fallait qu’on essaye les donuts. Hop, ni une ni deux, nous voilà en mode Homer Simpson avec un donut double choco et un autre fourré à la framboise.
Petite déception toutefois : le glaçage n’était pas franchement exceptionnel et il y avait, ce jour-là, peu de choix. Loops & Coffee apparaît donc comme un établissement qui saura séduire une certaine clientèle, plutôt jeune ou adepte du repas pris sur le pouce ou friand du petit creux du 4 heures.

> Loops & Coffee, à L’Heure Tranquille. Contact : 02 47 72 80 54 et facebook.com/loopsandcoffeefrance
> Tarifs : bagel de 5,50 à 5,80 € ; menus de 6,90 à 9,90 € ; coffee de 1,80 à 3,50 € suivant la taille ; smoothies à 3,90 €. Donuts : 11,90 € la boîte de 6 ou environ 2 € le donut simple.

Blade Runner : un classique des 80’s

A l’occasion de notre numéro spécial années 80, on chronique l’un des films cultes de cette époque : Blade Runner. Ce qui tombe bien, puisque cette petite bombe de Ridley Scott est à voir, cette semaine, lors de la Nuit des cinémas Studio !

Un film exigeant. Profond. Difficile, peut-être. Mais en même temps, un film culte, une oeuvre-clé de la science-fiction.
Blade Runner, c’est tout ça à la fois.

Lorsqu’il atterrit sur les écrans en 1982, il ne fait pas tant l’effet d’une bombe. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard qu’il deviendra classique de la SF. Et du cinéma tout court.

Dans cette dystopie, le spectateur suit un ancien chasseur de primes, un blade runner, rappelé pour traquer les « replicants », des androïdes perfectionnés qui se sont évadés d’un monde extérieur.

De ce postulat, Ridley Scott – qui vient de s’illustrer avec Alien – va accoucher d’un film marquant déjà par son univers visuel. Esthétiquement, Blade Runner est une totale réussite.
Porté par une mise en scène ultra-précise, enveloppé d’une atmosphère sombre, le long-métrage est influencé par le Métropolis de Fritz Lang et mérite vraiment l’appellation de film noir, plus qu’un simple film futuriste. Son atmosphère oppressante, son environnement sombre, sa planète surpeuplée, tout concourt à agripper le cinéphile par la gorge et lui serrer les tripes.

Fascinante car visionnaire (Blade Runner se savoure encore aujourd’hui (*) sans problème), réflexion métaphysique sur l’Homme, bourrée de références religieuses, l’oeuvre de Ridley Scott est mélancolique et viscérale.

Révolutionnaire, Blade Runner l’était déjà il y a 37 ans. Complexe, il l’était aussi. Mais aujourd’hui, en 2019, il n’a rien perdu de sa superbe. Révolutionnaire et complexe, il l’est toujours autant.

Science-fiction (USA). Durée : 1 h 57. De Ridley Scott. Avec : Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young…
> Note : 4/5 


(*) Blade Runner sera diffusé exceptionnellement aux cinémas Studio de Tours, lors de la Nuit des Studio, le 25 mai. Infos sur studiocine.com

Le Cubrik : bar et resto culturel

On ne va pas se mentir : on a littéralement a-do-ré le Cubrik, un bar-restaurant culturel (et même plus : un lieu de vie) qui a ouvert il y a peu à deux pas de Plumereau. Notre chronique de la semaine !

Attention, coup de cœur !
Ce chouette endroit nommé Cubrik nous a tapé dans l’oeil ! Ouvert il y a 2 mois, celui qui a remplacé le Barju se définit comme un « bar et restaurant culturel ».

Au programme ? Le midi, service de restauration tradi’ avec, également, options vegan et sans gluten. Le reste de la journée, pâtisseries autour d’un verre et le soir, planchettes, bières artisanales et autres boissons.
Et le culturel dans tout ça ? Eh bien, le Cubrik met à disposition des centaines de jeux, une bibliothèque et organise expos et concerts. Rien que ça.

Pour notre part, on a choisi de glisser les pieds sous la table un jeudi midi. Déjà, mention spéciale à l’accueil tout simplement a-do-ra-ble. Mêlée à la chaleur du lieu (il y a même des Lego® incrustés dans un pilier !), cette hospitalité nous a de suite donné envie de revenir encore et encore.

Dans l’assiette, sur les bons conseils de l’équipe, on a opté pour le steak vegan. Composé d’épices, haricots rouges et champignons shiitaké, il est bourré de saveurs, très parfumé et fait son petit effet au palais.
Le tout est accompagné d’une salade verte avec graines et herbes et de succulentes frites maison et sans gluten (que régal) pour un tarif de 10,50 €.
À noter que la maison insiste pour travailler avec des producteurs locaux.

Bref, aussi bien dans l’assiette que dans sa philosophie, le Cubrik est une excellente surprise. C’est un lieu de vie culturel, une ambiance, un état d’esprit. Lors de son inauguration, il a même accueilli Édouard Baer. Avec pareil homme de goût, on ne sait pas ce qu’il vous faut de plus…

> 15 rue du Change à Tours. Dimanche et lundi de 14 h à 23 h ; mardi – mercredi de 10 h à 23 h ; jeudi, vendredi, samedi de 10 h à 1 h. Contacts : 02 47 64 26 79 ou facebook.com/cubrikcafe
> Formule midi : 15 € (entrée + plat) ou 20 € (entrée + plat + dessert).

Séduis-moi si tu peux : vent de fraîcheur sur la comédie romantique

Charlize Theron et Seth Rogen forment un duo de choc dans Séduis-moi si tu peux. Le film de Jonathan Levine renouvelle un peu le genre ultra-balisé de la rom-com. Et en plus, c’est drôle !

La filmographie de Jonathan Levine n’a pas franchement marqué les esprits.
Du genre touche-à-tout, il s’est éparpillé entre films de zombies gnan-gnan (Warm Bodies), dramédie (50/50) et thriller d’horreur (Tous les garçons aiment Mandy Lane)…

Cette fois, le cinéaste tente le coup de la comédie romantique avec Séduis-moi si tu peux, s’épaulant pour l’occasion d’un tandem costaud : Seth Rogen et Charlize Theron.

L’histoire ? Un journaliste au chômage se retrouve à collaborer avec la secrétaire d’État briguant la présidence américaine qui, accessoirement, était son ancienne babysitter dont il était amoureux.

La scène d’introduction, hilarante, donne le ton. Ici, il sera difficile de ne pas rire face aux séquences désopilantes. Et ce, même si les vannes taillées au bulldozer et parfois en-dessous de la ceinture (coucou la référence à Mary à tout prix) pourront en rebuter certains.

Mais « Séduis-moi » se sert de ses gags pour contourner un genre habituellement mièvre. Et mieux : sous son vernis de rom-com, le film de Levine se paye surtout le monde politique et son marketing dans une satire assez gratinée.
Il suffit de voir ce président au QI de bulot voulant partir dans le cinéma (qui a dit Trump ?)…

L’autre réussite est que « Séduis-moi » aime ses personnages. L’alchimie parfaite entre les deux (Charlize Theron est irrésistible) s’en ressent.
Et au final, peu importent ses défauts (ses clichés, son dénouement prévisible à des kilomètres, sa longueur abominable), le film est aussi attachant sur la fond que la forme.

Pas de quoi gâcher le plaisir donc, pour une production bien plus rafraîchissante que ses voisines formatées et niaises. Contre toute attente, une comédie romantique qui fait du bien.

Comédie, de Jonathan Levine (USA). Durée : 1 h 56. Avec : Charlize Theron, Seth Rogen, O’Shea Jackson…
> NOTE : 3,5/5 

 

Brasserie Madeleine, l’ex-Relais d’Alsace

Vous passez devant environ 2309 fois par semaine : la Brasserie Madeleine a remplacé le Relais d’Alsace, au beau milieu de la rue Nationale. Voici la chronique resto.

Le Relais d’Alsace, devenue Brasserie Madeleine, a conservé sa façade rouge mais à l’intérieur, la salle a pris un bon coup de jeune. Tout a changé et rien n’a changé.

Efficace, bon enfant, une adresse où l’on peut venir en famille, avec les grands-parents ou manger avec des potes en sortant du ciné ou d’un match de foot : à Tours, les restaurants qui servent jusqu’à minuit se comptent toujours sur les doigts de la main.

Alors on est ravis du petit lifting de l’une des dernières brasseries tourangelles, à force de ne voir que des burgers, on finit par rêver d’un oeuf mayo ou d’une assiette de choucroute.

La brasserie propose un menu express du midi. Le plat du jour, un filet de cabillaud en sauce et sa ratatouille, suivi d’un café gourmand, semble une bonne idée pour une pause rapide. Verdict ? La formule est à retenir pour un déjeuner, puisque nous sommes servis en une heure chrono alors que la salle est bien pleine.
Sans être exceptionnel d’originalité, le poisson est tendre et le rapport satiété / prix largement validé, puisqu’à l’heure où nous tapons cet article (17 h 38), la faim ne nous a pas encore rattrapé. Et nous ne sommes pas les seuls : nos voisins de table, un gentil couple de personnes âgées, ont calé à mi-route sur leur choucroute.

Téméraires, ils avaient aussi commandé des profiteroles et ont blêmi en voyant la taille du dessert (trois choux, une montagne de chantilly et une mer de chocolat). « Vous voulez un chou ? » nous ont-ils gentiment proposé. On a décliné, on avait déjà fort à faire avec notre café gourmand.

> Brasserie Madeleine, 48 rue Nationale, à Tours
> Ouvert 7 j / 7, de 11 h 30 jusqu’à minuit.
> Formule du midi plat du jour + dessert à 13,50 €, Formule Relais à 27,90 €, menu enfant à 8,50 €.

Hellboy : quel enfer, cette nouvelle version !

Alors que Del Toro avait brillé lors des premiers épisodes, Neil Marshall signe ici un nouveau Hellboy sans queue ni tête. Un plantage quasi-intégral.

La critique a flingué le film Hellboy version 2019

Dire que ce reboot d’Hellboy a été démoli aux États-Unis, où il est sorti il y a un mois, est un doux euphémisme. Laminée par la critique outre-Atlantique, la nouvelle adaptation du comic book a également été boudée par le public, faisant d’elle un plantage quasi-intégral au box office avec un remboursement qui s’annonce bien mal parti.

Alors que penser de tout ça ? Le retour de la bestiole mi-homme mi-démon promettait d’être plus violent et plus fun que les versions de Guillermo del Toro.
Que ce soit clair : ce Hellboy version 2019 est effectivement bien plus porté sur le gore, le sang et les « fuck » (le film a été classé « Rated-R » chez nos amis américains)… Mais il n’est sûrement pas plus fun, justement, torpillé par une majorité des vannes lourdingues au possible, voire tombant simplement à plat. L’humour ne fonctionne pas vraiment ici et ne sert en rien la chose.

Pas de quoi amadouer le public, donc, qui va devoir endurer pendant deux heures un film aussi maladroit qu’épuisant, emmêlé dans ses erreurs d’écriture, son visuel d’ensemble qui pique les yeux (le numérique frôle l’indigestion et les effets sont parfois laids), le tout ponctué de dialogues stupides ou insipides.

Par chance, dans tout ce gâchis, Neil Marshall offre une belle présence à l’écran à David Harbour (le shériff de Stranger Things, c’était lui) en Hellboy, mais aussi un bestiaire généreux et quelques morceaux rock pour booster le tout.

Mais ce n’est rien de très suffisant pour sauver ce Hellboy grotesque du désastre dans lequel il se noie et qui, en plus de toujours souffrir de la comparaison avec Del Toro, fait office de déception totale vu le matériau de base. Un véritable enfer…


> Fantastique (USA). Durée : 2 h 01. De Neil Marshall. Avec : David Harbour, Milla Jovovich, Ian McShane…
> NOTE : 1,5/5 

La CuiZine : bistrot gourmand près du Monstre

Un petit tour place du Grand Marché : à quelques mètres du Monstre, se trouve la CuiZine – oui, oui, avec un Z – qui propose une carte de « bistrot gourmand ». On a testé.

Pour manger un bout près du Monstre, la place du Grand Marché est divisée : y cohabitent désormais fast foods (qui ne cessent d’éclore à droite à gauche) et restaurants traditionnels. C’est vers ces derniers qu’on a préféré se tourner en ce vendredi midi.

Alors que les étudiant(e)s s’arrachaient kebabs et autres tacos, tmv est allé se réfugier dans la petite salle de La CuiZine. L’été dernier, ce resto a remplacé l’ancienne Casa Juna.
Exit les pizzas donc, désormais, place au « bistrot gourmand » comme l’affiche son équipe (qui possède d’ailleurs le Zinc juste en face).

Son credo ? Des plats de saison et des viandes grillées à la cheminée. Dès les premières minutes, on remarque le cadre chaleureux et l’accueil sympathique.

Côté carte, l’oeil se balade entre la « Monstrueuse entrecôte de 500 g. », « le burger de tradition au camembert » ou encore le « navarin de veau et ses légumes printaniers ». Si la formule du midi affiche 12,90 €, les tarifs à la carte oscillent entre 16 et 20 € le plat. On a dégusté la bonne paupiette de porc façon osso-buco, accompagné d’un petit gratin de coquillettes servi dans une mini-marmite à part.
La viande est tendre, bien parfumée, la sauce conséquente sans être bourrative. Une petite salade verte accompagne l’ensemble pour un rendu bien exécuté (et qu’est-ce que ça sentait bon !) au tarif toutefois un peu élevé (18 €).

Avec les beaux jours qui arrivent, La CuiZine devrait faire des heureux. Le restaurant possède en effet une superbe terrasse à l’arrière qu’il vient tout juste d’inaugurer. Idéal pour s’échapper quelques instants du tumulte du vieux Tours.

La CuiZine, 18 place du Grand Marché à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 26 75 24 ou facebook.com/lacuiZine37
> Tarifs : Formule midi à 12, 90 €. Menu à 19,90 € (entrée+plat ou plat+dessert) et 24,90 € en complet.

 

Amir et Mina se prennent les pieds dans le tapis

Un film d’animation un peu maigrelet, quelques clichés et une histoire pauvrette de tapis volant : on ne s’est pas vraiment envolés avec Amir et Mina qui sort ce mercredi au ciné.

Amir est un jeune garçon intrépide. Un beau jour, ce doux rêveur s’envole sur un tapis volant aux côtés de sa chèvre de compagnie Raya. Débarquant dans la ville d’un sultan, il est guidé par une fille qui va devenir son amie. Ensemble, ces aventuriers vont affronter voleurs, gardes et crocodiles…

Rien qu’avec son synopsis, « Amir et Mina : les aventures du tapis volant » semblait déjà mal parti. L’argument sur lequel repose ce film d’animation danois paraît bien maigre.
S’il est pourtant pertinent par écrit (il s’agit là d’une adaptation du livre Hodja fra Pjort, d’Ole Lund Kirkegaard), il est en revanche plus délicat de le mettre en images sur une telle durée (1 h 20 au compteur)… surtout avec si peu de moyens.

Car Amir et Mina reste bien peu inspiré malgré ses bonnes intentions, ses jolis décors et son envie de bien faire. Ici, il est tout autant difficile de rentrer dans l’histoire que de s’attacher aux personnages. Trop faiblard pour s’y concentrer, le récit tourne rapidement en rond et ne parvient pas à intéresser plus d’une demi-heure.

Tuant dans l’oeuf toutes ses bonnes idées (la chèvre est drôle au départ, mais devient vite agaçante), lesté de clichés (les personnages chinois et africains…), pas même relevé par sa partition musicale interminable et ennuyeuse, Amir et Mina fait pâle figure dans sa catégorie à côté de ses voisins.
D’autant que son esthétique plus sage que les Pixar et consorts, couplée à un cruel manque de rythme et une animation pas vraiment folichonne, finissent de faire d’elle une production pauvrette.
Vite vu, vite oublié.

Film d’animation, de Karsten Kiillerich (Danemark). Durée : 1 h 20.
> NOTE : 1,5/5

Le 5 G : version bistronome

À l’époque, le 5G était spécialisé dans la viande. Depuis plusieurs mois, c’est changement de propriétaire, de carte et de formule pour un resto à la sauce bistronome. La rédac y est donc retournée pour goûter.

 

On avait laissé le 5G l’an dernier alors qu’il était encore estampillé « steakhouse ». Mais depuis plusieurs mois, fini le restaurant à viande, place au 5G nouvelle génération, version bistronome.
Le propriétaire a changé, la carte aussi et la formule également. Désormais, c’est une cuisine traditionnelle et saisonnière — maison bien sûr ! — qui vous attend, faisant la part belle aux produits frais de région.

Ce « nouveau » 5G se présente un peu comme le bon plan du midi : le rapport qualité-prix est là (menu du midi à moins de 15 €), l’ambiance joue sur le côté sympa d’un bistrot (les nappes à carreaux), le service est efficace et ici, c’est de la bonne cuisine familiale… tout en étant travaillée.

Pour preuve, ce jour-là, on a tenté la ballottine de volaille aux saveurs forestières et sauce d’antan. Esthétiquement, l’assiette était réfléchie, un tant soit peu recherchée et construite. Résultat ? Un plat maîtrisé, bien mijoté (ouf, la volaille n’était pas sèche mais onctueuse et légère), avec de belles associations et l’aspect visuel qui va avec.
Le tout, servi dans les temps et avec sourire par une équipe qui, visiblement, a envie bien faire.

Le 5G nous apparaît donc comme une adresse plaisante et conviviale qui devrait convenir à tous les porte-monnaie. Et aux amateurs d’une cuisine tradi avec une touche d’originalité, sans pour autant être prétentieuse.

> Le 5G, au 5 avenue de Grammont. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 20 58 48 ; facebook.com/5gtours et instagram.com/restaurant_le_5g

> Tarifs : Formule du midi à 11,90 € (plat/dessert ou entrée/plat) et 14,90 € (entrée/plat/dessert). Plat du jour : 9,90 €. Plats à la carte de 7,50 € à 19,50 €.

90’s : skate, adolescence et liberté

Pour sa première réalisation, Jonah Hill signe une sympathique chronique adolescente sur fond de skate et de liberté, dans le Los Angeles des années 90.

 

Quelle madeleine de Proust, ce 90’s ! Pour son tout premier film en tant que réalisateur, Jonah Hill a choisi le thème de l’insouciance adolescente dans les années 90 sur fond de skate et de désir de liberté.

Le personnage principal, Stevie, a 13 ans. Sa mère ? Une femme douce mais surprotectrice dont il essaye d’échapper. Son grand frère ? Un jeune qui lui enfile des baffes mais qu’il admire paradoxalement. La période ? Le Los Angeles de 1995, plongé dans la vague MTV, gros baggys et compagnie.

Stevie, aussi paumé que timide, va utiliser sa planche à roulettes pour s’émanciper et rencontrer une brochette d’ados plus âgés que lui, attiré par leur quotidien fait du triptyque skate/picole/évasion.

En cela, 90’s est d’une immense justesse et fait preuve d’une authenticité sans faille. Aidé par un format 4/3 et une image dépouillée, le cinéaste offre une chronique simple et belle sur l’âge adolescent, sur ce que c’était de grandir sans les réseaux sociaux, porté par une culture skateboard aussi impudente que libératrice.

Ce récit initiatique coche les cases du cahier des charges (affirmation identitaire, premiers émois sexuels…) mais avec toujours ce qu’il faut d’intelligence et de sensibilité.
Véritable trip nostalgique sonore (la B.O est top) et visuel (la couette Tortues Ninja, les parties de Street Fighter), 90’s agit comme une douceur. Il traîne le spleen ado et les instants de joie ordinaires.

Certes, la réalisation minimaliste pourra en rebuter certains, tout comme cette fin abrupte ou ces dialogues paraissant superficiels. Mais le point de vue sur la solitude, la sincérité et le casting (quasiment que des inconnus au naturel dingue) font de 90’s un film pur et brut, où toute une génération devrait se retrouver.

Aurélien Germain

Comédie dramatique (USA). Durée : 1 h 25. De Jonah Hill. Avec : Sunny Suljic, Lucas Hedges, Na-kel Smith…
> NOTE : 4/5

On a testé le Mei Hao

C’est un des nouveaux venus à deux pas de la place Plumereau. Notre verdict du restaurant asiatique Mei Hao.

PAUSE_RESTO
Le bœuf loc lac chez Mei Hao (photo tmv)

Le Tourangeau a probablement dû s’attarder devant le 16 rue Constantine, en passant à l’angle de la rue du Commerce. Alors que l’ancien magasin d’habits Tentation a fermé il y a peu, c’est un restaurant asiatique qui a pris sa place en un temps record (les travaux ont été plus que rapides).

Voilà donc « Mei Hao » que nos recherches ont permis de traduire par « bon et beau » (en fait, on est à peu près sûr de nous à 0,0001 %).
Le Mei Hao joue la carte de la restauration sur place ou à emporter, évitant la facilité du buffet à volonté. Ce que l’établissement aurait pourtant pu faire, vu la salle spacieuse à disposition ! La déco, sobre mais jolie, offre un cachet à l’intérieur très lumineux, bordé de grandes fenêtres donnant directement sur la rue.

Niveau service ce midi-là, peu d’attente. Ça carbure aux fourneaux, par ailleurs à la vue de tous. Les plats arrivent dans de gros bols blancs estampillés Mei Hao. Les portions sont vraiment copieuses et nourrissent son homme.

Au menu, la team tmv a jeté son dévolu sur le boeuf loc lac, un plat qu’on retrouve souvent au Cambodge et au Vietnam. La viande est hyper tendre – elle est sautée au wok – et coupée en cubes : tant mieux, vu notre maîtrise de la baguette avoisinant le 1/20. Le tout est servi sur une ration (trop) conséquente de riz thaï rouge aromatique et quelques légumes qu’on aurait toutefois souhaité plus nombreux.
Le Mei Hao devrait donc amener son lot de curieux et d’habitués, avec son emplacement idéal à deux pas de Plumereau et sa cuisine copieuse et peu chère. Les plats ne dépassent effectivement pas les 10,50 €…

> Mei Hao, 16 rue Constantine à Tours. Contact : 02 47 31 94 03. Sur place ou à emporter. Ouvert tous les jours, midi et soir.
> Tarifs : entrées de 4 à 8 € ; raviolis à 5 € ; plats entre 9,50 € et 10,50 €.

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Un des autres plats du restaurant à la carte.

On a testé Le P’tit Mich’, place Michelet

Situé place Michelet, Le P’tit Mich’ propose une carte bistronomique surprenante.

RESTO (Credit Les Petits Boudins)
(Crédit Les Petits Boudins)

La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer du bonheur. » La citation vient de Théodore Zeldin. Et elle trône fièrement au beau milieu du P’tit Mich’, le petit nouveau de la place Michelet.
Et de gastronomie ici, il en est question. Idem pour le bonheur dans l’assiette. Au moins, pas de tromperie sur la marchandise !

Cet établissement bistronomique accroche le regard avec une salle décorée avec goût. Raffiné et élégant, chic sans être pompeux, l’ensemble possède du style entre ses belles tables (tons noirs sur blancs) et chaises à effet cuir brun, sa grande banquette à coussins et la profondeur de la pièce.

Si Le P’tit Mich’ a de l’allure, il n’en reste pas moins abordable, le menu du midi affichant 15,90 €. À la carte (très belle au demeurant), les tarifs sont forcément un poil plus élevés mais le rapport qualité-prix est là. On s’est laissé tenter par la lotte rôtie (18,50 €). Au niveau des yeux, c’est un plaisir : l’assiette noire fait ressortir les couleurs du plat, tout comme les petites fleurs pimpantes ajoutent charme et éclat.
Côté goût, c’est un régal. Si le poisson, parfaitement assaisonné, est savoureux, l’onctueuse purée de brocolis qui l’accompagne est excellente. Le crémeux léger verveine et citron vert vient parfumer le tout.

Le restaurant souffre malheureusement des travaux avenue Grammont qui amoindrissent sa visibilité en ce moment (par chance, ils n’ont pas lieu le midi). Ceux-ci devraient être finis le 15 avril. Mais la rédac’ vous conseille grandement d’y faire un tour dès à présent. Car Le P’tit Mich’ est définitivement une adresse à retenir.
Jeune, mais déjà prometteuse.

> 2 bis place Michelet à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir + dimanche midi. Contact : 02 47 27 79 66 ou facebook.com/leptitmichrestaurant
> Tarifs : menu du midi à 15,90 €. À la carte, plats de 15 à 22 €.

Boy Erased : l’enfer des centres de conversion

De jeunes homosexuels « convertis » à l’hétérosexualité dans de terribles centres à thérapie : c’est le sujet glaçant de Boy Erased, film inspiré d’une histoire vraie.

PAUSE_CINE

Ce n’est pas que du cinéma… Le thème de Boy Erased est tout sauf inventé. Ces centres de « réorientation » dont il parle, où de jeunes homosexuels sont « coachés » durant une thérapie pour devenir hétérosexuels, existent vraiment.
Aux États-Unis, il en reste encore ouverts… 36 en toute légalité.

Ce sujet glaçant est adapté de l’autobiographie de Garrard Conley qui a déjà subi ces horreurs, envoyé dans un de ces centres par ses parents croyants et puritains. Boy Erased est donc une histoire vraie qui ne cesse de mettre mal à l’aise.
Certaines scènes sont parfois très dures. L’atmosphère, sombre et renforcée par une photographie terne, renforce cette impression.

De cette quête identitaire et sexuelle (le personnage principal est tiraillé entre sa vraie nature et l’amour sincère de ses parents), le cinéaste en tire le portrait d’un pan de la société américaine, jamais lacrymal, toujours tout en justesse. Il est aidé en cela par un casting extraordinaire.

Porté à bout de bras par un Lucas Hedges impeccable (déjà vu dans Manchester by the sea), Boy Erased n’en oublie pas sa galerie de personnages secondaires. Nicole Kidman et Russell Crowe sont touchants dans le rôle des parents ; Xavier Dolan, dans son caméo, est parfait ; Flea (bassiste des Red Hot Chili Peppers !) fait frissonner et Joel Edgerton – qui se met lui-même en scène en prédicateur infâme – est habité.

Cependant, Boy Erased alourdit trop son propos en raison de sa construction pataude à coup de flashback. Nécessaire par son sujet, le film aurait pourtant gagné à être plus dans l’émotion (c’est un peu trop convenu parfois). De menus défauts qui n’empêcheront toutefois pas ce drame psychologique et biographique de marquer le spectateur.

À voir. Et à méditer…

> Drame, de Joel Edgerton (USA). Durée : 1 h 55. Avec Lucas Hedges, Nicole Kidman, Russell Crowe, Joel Edgerton…
> NOTE : 3/5 

Leaving Neverland : que penser du documentaire sur Michael Jackson ?

Le docu choc et pas chic Leaving Neverland a fait un carton aux Etats-Unis. Cette semaine, il est diffusé sur M6. Nous l’avons vu : voici notre verdict.

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« Il m’a aidé avec ma carrière, il a aidé ma créativité à se développer. Mais il a aussi abusé de moi sexuellement. J’avais 7 ans. »

Cela fait à peine 1 min 48 que Leaving Neverland a commencé que la phrase, tranchante comme une guillotine, tombe. Le docu-choc sur Michael Jackson, controversé et dézingué par les fans, a fait causer. Le film, qui a fait un carton à la télé américaine, donne la parole à Wade Robson (36 ans) et James Samechuck (40 ans).
Face caméra, ils décrivent la relation qui les a liés à Michael Jackson lorsqu’ils étaient enfants et l’accusent d’agressions sexuelles et de viols.

Greffées à d’intéressants témoignages, des images d’archives aèrent un ensemble indigeste de base (4 h au compteur, séparées en deux parties). Provenant des familles de Robson et Samechuck, ces vidéos privées et photos donnent à voir l’envers du décor.

Dans un déluge d’infos, parfois sordides (sexe anal et compagnie), Michael Jackson y apparaît alors comme un dieu manipulateur, calculateur, l’anti-thèse du bienveillant Peter Pan. Les témoignages sont troublants et mettent en lumière l’affection glauque entre la star et les enfants…
Mais aussi l’aveuglement de leurs mères profitant de la générosité du chanteur, tout le monde vivant à ses frais sans pour autant s’inquiéter de voir des enfants dormir dans son lit.

Mais Leaving Neverland pose problème : Comment est-il possible de ne pas faire intervenir de témoignages contradictoires ? Pourquoi donner la parole uniquement à Safechuck et Robson et à ceux qui les croient ? Pourquoi pas aux avocats ou à la police ? Et quid des experts ou psychiatres ?

En prenant ce parti-pris, Dan Reed prête le flanc aux critiques, montrant Leaving Neverland comme un documentaire à charge, au doux parfum de scandale. Dans tous les cas, il ne laissera personne indifférent.

> Durée : 4 h. Diffusion le 21 mars sur M6, 21 h, en 2 parties.
> NOTE : 2,5/5

Les Frangins : le bon plan du midi

Situé à deux pas de la gare, le restaurant Les Frangins propose une jolie cuisine, visuelle, avec des couleurs dans l’assiette.

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Lectrice, lecteur, il se pourrait qu’on vous ait dégotté un vrai bon plan pour votre cantine du midi. Les Frangins, c’est le petit nouveau du quartier gare : située rue Charles-Gille, l’enseigne devrait faire « tilt » aux habitués de la place Châteauneuf !
Car aux manettes, on retrouve de nouveau la famille Ettori qui, après Le Tournesol, l’A Torra et Chez Tonton, change un peu d’air.

Leur nouveau bébé garde l’ambiance bon enfant et relax, et propose une cuisine maison dans un bistrot tradi’ cosy, lumineux (l’emplacement dans un angle de rue et les grandes vitres aident), dans les tons verts.
Ici, c’est la règle de 3 : à la carte, c’est trois entrées, trois plats, trois desserts. Pas plus, c’est de la cuisine maison on vous a dit !

Ce midi-là, le poulet au curry nous faisait de l’œil, mais la drague a bien plus fonctionné avec l’émincé de bœuf. En bouche, c’est tout en saveurs. La viande, tendre et en fines lamelles, repose sur un écrasé de pommes de terre tout doux.
Par-dessus, le chef a disposé ses poivrons bien mijotés qui rajoutent de la couleur et de l’éclat au plat. Une poêlée de courgettes accompagne l’ensemble et il y a ce qu’il faut de sauce onctueuse pour pouvoir « saucer » avec son pain (oui, oui, on fait ça, on assume !).

Ce qu’on a apprécié, c’est cette assiette travaillée et visuelle. Chez Les Frangins, il y a le côté bistrot avec une cuisine simple et sans prétention (ce n’est pas une injure, on se rassure) et, en parallèle, le côté gastronomique avec un aspect esthétique étudié. En fait, tout ce qui faisait déjà le sel de Chez Tonton. Comme quoi, l’art du repas, c’est de famille.

> 33 rue Charles-Gille, à Tours. Contact : 02 47 47 06 50 ou facebook.com/LesFranginsTours
> Tarifs : plat/café à 13,50 € ; entrée/plat ou plat/dessert à 14,90 €. Ouvert le midi du lundi au vendredi.

Àrbol de Vida : l’Argentine dans son assiette

Au beau milieu de la rue Colbert, il est possible de s’envoler pour l’Argentine. On a testé Àrbol de Vida, petit paradis des amateurs d’empanadas.

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Dites, et si on partait en Argentine manger un bout ? Bon, d’accord, c’est un peu loin. Alors à la place, si on filait rue Colbert à Tours ? Histoire de découvrir le sympathique Àrbol de Vida, restaurant argentin où la spécialité est l’empanada.
Ici, on déguste ces petits chaussons farcis en les coupant en deux, puis en mangeant avec les doigts (et ça, on adore !).

Ce vendredi-là, le ciel tout gris tout triste a été illuminé par l’accueil rayonnant de Juan et Pauline. Monsieur (et son accent irrésistible) est argentin ; madame est française, mais a vécu en Amérique latine. Le duo insuffle un côté chaleureux à un endroit déjà très convivial. Entre le canapé, les fauteuils, la grande bibliothèque ou encore ces coussins tout doux, c’est du cocooning à 100 %.

Pour notre planche de 6 empanadas, on a savouré le carne (viande hachée, oeuf dur, épices, coriandres), le délicieux humanita (maïs, sauce crémeuse), le pollo (poulet, épices, poivron) et sa version « picante » (lait de coco, curry et piment) qui nous a débouché le nez. Même plaisir gustatif avec le calabrese (chorizo, fromage) et le jamón y queso (jambon, fromage) ! Une carte alléchante qui peut varier et qui n’oublie pas les végétariens en proposant certains empanadas veggie, à base de brocolis par exemple.
Le tout peut s’accompagner de bières et de vins argentins et mexicains.

Après notre chouette repas du midi, on s’est juré d’y retourner un soir pour y découvrir une autre ambiance. Àrbol de Vida a su toucher notre petit coeur. Bref : muchas gracias ! (oui désolé, on a séché les cours d’espagnol au collège)

> 107 rue Colbert, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir (mardi et mercredi : uniquement le soir). Contact : 09 73 20 12 46 ou facebook.com/arboldevidatours
> Empanadas à 2,80 € l’unité ou 14 € la planche de 6 ; 28 € les 12.

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Le Re-Tours : place à la brasserie de quartier

A quelques pas de la place Jean-Jaurès, on a fait un petit tour au Re-Tours, une véritable brasserie de quartier comme on les aime.

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Blotti juste derrière la place Jean Jaurès, on trouve encore une vraie brasserie de quartier. Dans la salle, des ouvriers du bâtiment se mélangent aux comptables et aux médecins.

Ici, le taux d’habitués doit frôler les 99 %. La patronne tutoie la moitié des clients, certains posent gentiment leur assiette vide sur le comptoir avant d’aller chercher leur dessert : de grandes tartes sont posées sur un petit buffet.

RESTO_RE_TOURSMonsieur est en cuisine et Madame est en salle, quarante-six couverts qu’elle gère de main de maître. La carte est certainement la plus courte de la ville. Quatre plats à l’ardoise, deux vins au verre, un cheverny et un chinon, une farandole de desserts au choix : c’est la formule choisie par Alexandra et Franck Nivaud, installés au coin de la rue Victor-Hugo et de la rue George- Sand depuis deux ans, une nouvelle brasserie nommée avec humour Le Re-Tours.

Ce vendredi, c’est bavette grillée, veau marengo, pieds de porc farcis ou filet de merlu. Va pour les pieds de porc farcis, ce n’est pas tous les jours qu’on en croise. Accompagnés de petites pommes grenaille et d’une sauce au sainte-maure, ils nous convainquent.
On cale pour le dessert mais professionnalisme oblige, il faut goûter. Ce sera une part de tarte poire-chocolat.

Manger une viande ou un poisson en une heure chrono, pour moins de 10 €, dans une ambiance familiale place Jean-Jaurès, on pensait que ce n’était plus possible. On repart le sourire aux lèvres, avec le sentiment d’avoir trouvé un dodo.

> Le Re-Tours, 12 rue George-Sand. Ouvert de 9 h à 18 h 30, du lundi au vendredi. Plat du jour : 9 €, formule plat + dessert 11,50 €.
> Contact : 02 47 61 48 07

Apprentis Parents : comédie touchante sur l’adoption

Une comédie touchante et intelligente sur l’adoption ? C’est possible et c’est signé Sean Anders, avec Apprentis Parents.

PAUSE_CINE

On le sentait venir gros comme une maison… Une comédie signée Sean Anders (réalisateur des Very Bad Dads et Comment tuer son boss 2), dont le pitch se résume à un couple qui, voulant adopter un ado, se retrouve avec deux petits et leur grande sœur de 15 ans un poil rebelle ? Aïe.
Avec, en plus, son affiche cliché, Apprentis Parents avait tout pour se résumer à une énième comédie US débilitante et trop facile.

Sauf que cela nous apprendra à venir avec nos gros préjugés en tête ! Car au final, le film d’Anders est bien loin de ça. Inspiré d’une histoire vraie, il s’agit surtout d’une comédie dramatique qui ne se sert de l’humour que pour mieux appuyer son récit et poser ses thématiques.

Loin d’enquiller les vannes faciles, Apprentis Parents dose savamment ses gags pour dépeindre de façon juste et touchante le parcours des parents adoptifs. En utilisant le point de vue aussi bien des adultes que des enfants placés en accueil, l’œuvre se fixe sur les longues formations, les peurs, les hauts et les bas…

C’est également le casting qui donne toute la substance à l’histoire. Ici, le couple formé par Mark Wahlberg et Rose Byrne, éminemment sympathique et naturel, se voit transcendé par l’excellent jeu d’Isabela Moner (qu’on retrouvera bientôt dans le rôle de Dora l’exploratrice). La jeune comédienne, brillante, crève l’écran.
Tout comme la petite Julianna Gamiz, exceptionnelle de naturel, apportant à l’ensemble une crédibilité bienvenue.

Le film n’évite évidemment pas le happy-end gentillet, les rebondissements prévisibles et quelques longueurs. Mais, tout en sensibilité et bien écrit, Apprentis Parents se voit comme une chronique généreuse sur l’adoption. Et surtout réussie.

> Comédie, de Sean Anders (USA). Durée : 1 h 59. Avec Rose Byrne, Mark Wahlberg, Isabela Moner…
> NOTE : 3,5/5

Le Pressé : plaisir des sandwiches chauds

Il s’est installé il y a peu dans le Vieux Tours. On a fait un tour au Pressé, rue du Change, pour tester ses sandwiches chauds.

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Notre « Mat » que l’on a goûté avec appétit. (Photo tmv)

« Je ne veux pas devenir millionnaire avec mon enseigne. Je veux juste faire plaisir aux gens avec mes sandwiches ! » Nico, à la tête du restaurant Le Pressé, est humble et a toujours le petit mot qui va bien. Il prend un réel plaisir à faire tourner son échoppe rue du Change, ouverte en décembre dernier.

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(Photo Le Pressé)

« Je veux vraiment faire les meilleurs sandwiches », confie-t-il. Vous voyez les paninis tout plats, secs, industriels, où il faut une carte au trésor pour trouver un bout de jambon à l’intérieur ? Eh bien, pas de ça ici ! Le Pressé envoie valser tout ça. Son credo : du sur place et de la cuisine maison.
Même les sauces. Nico y tient. « Même si je fais dans la restauration rapide, j’essaye de proposer des sandwiches plus travaillés et composés. »

La carte, ce jour-là, nous donnait envie à tous les niveaux. Le Gui avec sa coppa, raclette et cornichons ? Le Jeanne avec son mélange de saucisse, compotée d’oignons et moutarde à l’ancienne ? Argh… va plutôt pour le Mat ! Le sandwich, bien chaud et pressé (façon panini, donc), arrive coupé en deux.

Première réaction : le pain est excellent (c’est artisanal et ça vient des Halles), croustillant et un poil doré. À l’intérieur, le cheddar fond sur la roquette et sur le boeuf Black Angus séché et savoureux, coupé en fines lamelles. La sauce à l’échalote au vin rouge se marie parfaitement à l’ensemble préparé avec justesse.
On était pressés avant d’arriver au Pressé. Mais on a finalement pris le temps d’y rester. C’est qu’on a aimé l’endroit, non ?

> Le Pressé, 7 rue du Change à Tours. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Sur place à ou à emporter. Contact : sur Facebook ou Instagram ; 09 72 10 58 84.
> Tarifs : de 5,50 € à 7 € pour les sandwiches chauds. Pressé choco de 1,50 € à 2,50 €. Boissons locales. Eau détox gratuite.

A.G.

La Favorite : favori aux Oscars ?

Après The Lobster, Yórgos Lánthimos revient : sa nouvelle oeuvre, La Favorite, a tout pour plaire aux Oscars… mais pas que. Verdict !

PAUSE_CINE

Il était tout simplement impensable et impossible que La Favorite ne soit pas un film « oscarisable ». Un genre (le film historique à costumes), un réalisateur génial (Yórgos Lánthimos qui a reçu les honneurs avec The Lobster et Mise à mort du cerf sacré), un casting de folie (et très féminin) et, on le sent, une propension à diviser le public.
Résultat ? La Favorite se retrouve nommé dans dix (!) catégories aux Oscars.

Alors quoi ? Y a-t-il vraiment de quoi becqueter dans cette histoire de femmes, de pouvoir, d’ambition, de politique, de jeux de dupes au XVIIIe siècle sur fond de manipulations amoureuses ? Ou n’est-ce qu’un pétard mouillé ?

En premier lieu, c’est la mise en scène virtuose de Lánthimos qui saute aux yeux. Le cinéaste multiplie les angles de caméra incongrus ou peu souvent utilisés. Il offre des images d’une beauté hallucinante. Redoutable d’efficacité et chorégraphe de génie, il dynamite les codes du film d’époque et y insuffle une modernité bienvenue.
Ainsi, le réalisateur propose une oeuvre décalée, amusante, (d)éton(n)ante. Le récit, cruel, caustique et ironique, en profite même pour laisser les hommes de côté (et c’est tant mieux).

On est donc bien loin du film à costumes ronflant pour fans de Stéphane Bern. Lánthimos s’amuse ici à rester ce qu’il est : iconoclaste et punk. La mécanique narrative du film déroule quant à elle des dialogues vifs et ciselés, interprétés avec brio par une distribution de luxe (Emma Stone, brillante ; Rachel Weisz, lumineuse).

À la fois drame et comédie, tour à tour bouffon et malin, La Favorite montre bien que Yórgos Lánthimos n’a rien perdu de son mordant. Surtout quand il s’agit de dépeindre la nature humaine.

Aurélien Germain

> Historique (USA/GB/Irl), de Yórgos Lánthimos. Durée : 2 h. Avec Emma Stone, Olivia Colman, Rachel Weisz…
> NOTE : 4/5 

On a testé La Grande Ourse

Le midi, on y mange (bien) et le reste de la journée, on peut y boire un (bon) coup. Notre verdict de La Grande Ourse !

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Bon. Avouons-le : la rédac’ de tmv devait tester cet établissement depuis plusieurs semaines déjà. À force de passer devant et voir la salle remplie ou, encore récemment, de zieuter nos collègues de Tilt sur TV Tours (coucou à eux) invitant l’une des responsables de La Grande Ourse sur son antenne, il fallait bien qu’on y traîne notre estomac.
Jeudi dernier, les étoiles étaient enfin alignées ! On a pu essayer…

Faisons les présentations : La Grande Ourse, c’est le petit nouveau qui remplace les Agapes, rue Bretonneau. Ici, on est plutôt dans l’esprit bar-resto. Comprenez, un menu unique le midi et, le reste de la journée jusqu’au soir, on se détend en buvant des coups (au passage, la carte des bières est alléchante).

Au menu, de la cuisine populaire ou traditionnelle d’Europe qui change tous les jours. Les légumes sont bio, les produits locaux et on déguste tout ça dans une chouette ambiance (on a adoré la musique) et bon enfant grâce à Bettina au service et son immense sourire. Achille, lui, envoie la sauce derrière ses fourneaux et prépare ses plats avec amour, ça se sent.

On a pu tester la carbonnade flamande, savoureuse, et sa purée de patates bien douce en bouche (simple, mais c’est un régal). Le côté insolite de la chose, c’est qu’il n’y a que 20 portions produites chaque midi.
Autant dire qu’il est conseillé de réserver. D’une part, parce que la maison compte visiblement déjà de nombreux habitués. D’autre part, car… l’endroit est vraiment plaisant. Tout simplement !

> La Grande Ourse, au 39 rue Bretonneau à Tours. Ouvert du lundi au mercredi, toute la journée jusqu’à 20 h, le jeudi et vendredi toute la journée jusqu’à minuit et le samedi 17 h – 2 h. Fermé le dimanche. Contact : facebook.com/lagrandeoursetours et 02 47 96 31 87.
> Tarifs du midi : 14,90 € le menu (entrée, plat, dessert) ou 9,90 € le plat seul.

Si Beale Street pouvait parler : le retour de Jenkins

Barry Jenkins est de retour. Après le magnifique Moonlight, il signe Si Beale Street pouvait parler, tout aussi éblouissant.

PAUSE_CINE

La planète ciné avait laissé Barry Jenkins en 2017 avec son Moonlight, véritable pépite sensible, drame intime à fleur de peau. Celui-ci était d’ailleurs reparti avec trois Oscars sous le bras. Il est peu dire que le cinéaste était attendu de pied ferme pour son oeuvre suivante.
D’autant que ce Si Beale Street pouvait parler sera lui aussi présent aux Oscars (trois nominations : scénario, second rôle féminin et musique).

Cette fois, Barry Jenkins adapte un roman de James Baldwin, son auteur fétiche qui lui a permis de « mieux comprendre ce qu’était la masculinité noire ». Direction les années 70, où la caméra se pose sur Tish et Fonny, deux habitants de Harlem, follement amoureux et prêts à avoir un enfant… jusqu’à ce que le jeune homme soit incarcéré suite à une erreur judiciaire.

Magnifié par la superbe photographie signée James Laxton, porté par la finesse de jeu de ses comédiens (Regina King mérite amplement sa nomination à la cérémonie des Oscars, donc), Si Beale Street pouvait parler se transforme en beau film tragico-romantique (ou romantico-tragique, à vous de voir).

Tour à tour poignant et engagé, fabriqué comme une chronique de la société afro-américaine, le long-métrage brille toutefois moins que Moonlight. En cause, notamment, sa tendance à la sur-esthétisation : l’exercice de style se fait alors au détriment de la portée symbolique et de la force du récit.

Mais bien sûr, pas de quoi torpiller ce film sensible et humain, intimiste et poétique. Avec Si Beale Street pouvait parler, Barry Jenkins prouve une nouvelle fois qu’il est un formidable directeur d’acteurs… et surtout un réalisateur prometteur devenu incontournable.

Aurélien Germain

> Drame, de Barry Jenkins (USA). Durée : 1 h 59. Avec Kiki Layne, Regina King, Stephan James…
> NOTE : 4/5

On a testé le Zen Bing

#EPJTMV Cette semaine, les étudiants en journalisme ont également testé un restaurant pour tmv. Leur choix ? Le Zen Bing, à deux pas de la Place Plume !

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Envie d’un bon gros goûter en sortant des cours/du taf/de votre lit ? Direction la rue du Commerce, où le restaurant de street-food chinoise Zen Bing s’est installé il y a un mois.

Si le lieu ne permet pas de s’asseoir en intérieur dès que l’on dépasse trois personnes, il est possible de s’installer en terrasse ou de commander à emporter. Les imitations d’Egg Waffle garnis (voir la photo ci-contre) en mousse donnent tout de suite le ton : on n’aura pas faim en sortant d’ici. Pour le plat salé, une seule possibilité : la crêpe traditionnelle chinoise appelée Jian Bing.
À cette base végétarienne, composé d’un œuf, de coriandre, de graines de sésame, d’un beignet croustillant et d’une sauce, peuvent s’ajouter plusieurs garnitures : poulet frit, thon, et poulet ou canard laqué. Un plat qui change de d’habitude mais pas très pratique à manger.

Oubliez l’idée de déguster cette crêpe avec votre « date », sauf si vous trouvez que les miettes dans l’écharpe et les bouts de canard sur le jean, ça ajoute un petit charme. Optez plutôt pour une Egg Waffle. Si l’aspect carton peut vous faire reculer, cette grosse gauffre bullée est en fait assez moelleuse. Plusieurs options pour la déguster : nature, assortie d’un coulis, de toppings, de chantilly ou d’une glace. Le personnel, adorable, peut même vous faire goûter la glace au Yam, un fruit chinois au goût particulier.

Et si une petite soif se fait sentir, vous pouvez commander un smoothie ou un thé. Attention l’eau n’est pas en libre-service, il faut en faire la demande. Au total, comptez 13,50 € pour une crêpe au poulet frit et une Egg Waffle au Nutella. Une bonne adresse surtout pour un quatre heures bien « fat ».

> Zen Bing, 100 rue du Commerce, ouvert du lundi au mercredi de 11 h 30 à 21 h 30 et du jeudi au dimanche de 11 h 30 à 22 h.
> Tarifs : Crêpe traditionnelle : de 6,90 € à 10,50 € Egg Waffle ; de 4,50 € à 6,90 €
> @Zenbingtours sur Facebook

Texte : Elise Gilles

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Green Book : en route vers les Oscars ?

#EPJTMV Peter Farrelly délaisse la comédie et s’essaye au biopic teinté de drame, sur fond historique, à l’époque des lois ségrégationnistes.

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Entre « Favori aux Oscars » et « accumulation de polémiques », on ne sait pas sur quel pied danser avec Green Book. Pas de panique, les polémiques ne concernent pas le film, mais les propos tenus par un de ses scénaristes et le réalisateur. Alors puisqu’on m’a demandé de parler cinéma, passons.

Inspiré d’une histoire vraie, Green Book embarque le spectateur dans la tournée d’un pianiste virtuose noir, Donald Shirley, joué par Mahershala Ali, et son chauffeur garde du corps italo- américain, Tony Lip, incarné par Viggo Mortensen. Facteur spatio-temporel important : nous sommes en 1962 et les deux hommes partent dans le sud des États-Unis. Tony Lip découvre alors ce que signifient les lois ségrégationnistes alors qu’il a parfois du mal à comprendre pourquoi Donald Shirley refuse de ne pas utiliser les mêmes toilettes que ses hôtes blancs.
À noter que la famille de Don Shirley a accusé le film d’être une « symphonie de mensonges ». Ambiance.

Le récit déroulé par Peter Farrelly semble parfois un peu évident : la rencontre entre deux univers, deux classes sociales différentes qui ne se comprennent pas au début et qui finissent par s’accepter (Vous pourriez dire que je vous ai spoilé le film, mais vous vous attendiez à cette fin, non ? Voilà, c’est ce que je reproche au film). Si vous me permettez la comparaison, c’est un peu Intouchables, le handicap en moins.

Il n’empêche que Green Book possède tout de même son lot de qualités. Les acteurs, notamment, qui font preuve d’intensité dans leur jeu, en particulier Mahershala Ali dans le rôle de Donald Shirley. Green Book est touchant et drôle. Finalement, c’est un film qui s’inscrit très bien dans le contexte américain actuel.

Mathilde Warda

> Drame / Biopic (USA), 2h10, de Peter Farrelly avec Mahershala Ali, Viggo Mortensen et Linda Cardellini.
> NOTE : 3,5/5 

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Creed 2 : on remonte sur le ring

Et bim, crochet du droit ! Creed est de retour sur le ring. La suite des aventures du protégé de Rocky Balboa, c’est à partir d’aujourd’hui sur vos écrans.

PAUSE_CINE

Il y a pile deux ans, notre critique ciné du premier Creed (aussi agréable que divertissant) nous amenait à nous demander s’il y avait là matière à une nouvelle saga. Janvier 2018, voilà donc que remonte sur le ring Creed, deuxième du nom : alors, la victoire est-elle gagnée pour cette suite ?

Ici, on suit toujours Adonis Creed mais qui doit cette fois jongler entre son entraînement – un grand combat s’annonce face à Drago – et sa vie personnelle et familiale. Rocky Balboa va, une nouvelle fois, rester à ses côtés pour l’aider et le faire avancer…

Évidemment, au visionnage de ce Creed 2, impossible de ne pas avoir en tête le premier opus. Véritable succès, tant critique qu’au box office, le film parvenait à donner un second souffle à la franchise Rocky, en élargissant l’univers du boxeur.
Mais force est de constater que la force de frappe de Creed 2 est moindre. Si la série reste toujours fascinante à regarder, le degré d’originalité n’est pas franchement présent et cette suite n’est pas aussi belle et nuancée que Creed 1. Quant à la narration, un poil plus faiblarde, elle a beaucoup moins d’ampleur.

Seulement voilà, le long-métrage de Steven Caple Jr fonctionne tout de même. Parce que c’est un divertissement généreux. Parce que plus qu’un film de boxe, c’est une tragédie sur l’héritage et un drame sur l’acceptation. Parce qu’il fait le choix judicieux de mettre en parallèle deux parcours, deux familles. Parce que Michael B.Jordan, entre son charisme et sa silhouette impressionnante, bouffe l’écran.
Parce que, même si moins présent, Sylvester Stallone réussit encore à filer des frissons et transmet toujours autant d’émotions.
Bon, allez… Vivement Creed 3 ?

> Drame de Steven Caple Jr (USA). Durée : 2 h 10. Avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Florian Munteanu…
> NOTE : 3/5 

Aquaman : super-héros des mers

Ça y’est, Aquaman débarque enfin sur nos écrans. Le super-héros de la mer investit les cinémas. Un futur raz de marée en vue au box office ?

PAUSE_CINE

La préparation d’Aquaman ne se sera pas faite sans vagues !
Projet lancé en 2015 pour l’univers DC Comics (DCU) et légué à James Wan (réalisateur multitâches de Conjuring, Fast and Furious ou encore Saw), Aquaman a ensuite subi les dégâts collatéraux de naufrages DCU, puis de mauvaises projections-test début 2018 qui obligeront à tourner des reshoots. En juillet 2018, Aquaman fait ses premières longueurs devant le public : le trailer diffusé au Comic-Con est un succès. Ouf.

Aujourd’hui, ça y’est, le super-héros des mers est à l’écran ! L’appréhension de départ, celle de voir un produit grotesque, est finalement vite effacée. Visuellement différent des autres films DC, Aquaman tient pourtant la route. Avec une mise en scène difficile à prendre en défaut (les séquences d’action sont diablement réussies), cette épopée épique propose un superbe monde sous-marin, tentaculaire et prenant.

Malgré son parti-pris numérique – pas de tournage sous l’eau – le film de James Wan reste ambitieux dans sa forme et sait pertinemment où il va (et à qui il se vend…). Évidemment, on sent que les Deadpool et consorts sont passés par là : Aquaman est sans prise de tête, fun et drôle, moins sombre que les autres productions et opère donc un virage très net.

On regrettera l’aspect musical grandiloquent ayant tendance à tout surligner, notamment les émotions. Cette partition un poil trop envahissante a parfois tendance à être fastidieuse.
Le récit, lui, est également inégal et le film, trop long pour un seul héros. Il n’empêche, Aquaman est un divertissement bien meilleur qu’attendu. Après les échecs de Suicide Squad et Justice League, DC va peut-être sortir la tête de l’eau.

> Fantastique / Action (USA). Durée : 2 h 24. De James Wan. Avec Jason Momoa, Amber Heard, Patrick Wilson, Willem Dafoe…
> NOTE : 3,5/5 

Eat Salad : salade sur-mesure

Cette semaine, on a voulu manger léger avant de se préparer aux fêtes de Noël. La chronique resto de Eat Salad, à l’Heure Tranquille.

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Avant les fêtes, c’est la diète ? Ou vous avez au moins envie de manger un peu plus léger ? Alors, direction Eat Salad qui a ouvert en juin dernier sur la place du centre commercial L’Heure Tranquille dans le quartier des Deux-Lions. C’est un des nombreux restaurants de la chaîne de fast-food (Nantes, Paris, Lille, Bordeaux, Toulouse, Anglet, Biscarrosse…) en plein développement.

Le principe ? Manger rapidement mais sainement. À midi, le restaurant est rempli, mais il est aussi possible de commander à emporter toute la journée. Comme au self, on fait la queue.
On choisit d’abord sa « base » de salade (laitue, mâche, mesclun, épinard ou roquette), de pâtes, de riz basmati ou pour les indécis, d’un peu des deux. Ensuite, on choisit parmi la trentaine d’ingrédients proposés quatre ou six éléments.

Je craque pour un fond de basmati/roquette, accompagné de tomates cerises confites, carottes râpées, boules de mozzarella, saumon et un mix de graines. Il faut ensuite choisir une sauce. La serveuse me conseille la ranch, sauce blanche au parmesan ou la miel moutarde plus sucrée-salée. J’opte pour la première. Le menu peut comprendre une boisson classique ou un des jus de fruits, de la citronnade ou du thé glacé maison ; mais aussi un dessert parmi des fruits frais coupés, des pâtisseries ou des fromages blancs gourmands.
On mélange ces ingrédients avec la sauce sous mes yeux et je règle le copieux mélange pour 12,90 €.

Comptez 10,90 € pour une salade de quatre ingrédients avec boisson et dessert. Il est aussi possible de manger chaud ses pâtes ou son riz, avec les mêmes ingrédients et des sauces tomate basilic, curry coco ou encore pesto. Une adresse à garder sous le coude pour les plus pressés.

> Eat Salad, L’Heure Tranquille (à l’entrée principale côté tramway), ouvert tous les jours, de 11 h 30 à 22 h 30.

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On a testé la PlayStation Classic (mini)

Sony a cédé à la mode des rééditions de consoles rétro en version miniature. Depuis le 3 décembre, les nostalgiques peuvent donc rejouer à la PlayStation 1, avec 20 jeux intégrés. On a testé. Notre verdict

TEST PLAYSTATION
(Photo tmv)

Chère lectrice, cher lecteur. Sache d’abord une chose (oui, je me permets de te tutoyer), c’est que je suis faible. Très faible.

En 2016, j’avais déjà craqué en achetant la Super Nintendo classic. La firme avait ressorti sa console culte de 1990 en version mini. Ça s’appelle le rétro-gaming et ça joue sur la nostalgie des trentenaires comme moi parce que « oh boudiou, c’était quand même mieux avant ».
En deux secondes chrono, j’avais ma Super NES et je retombais en extase et en enfance.

En ce mois de décembre, j’ai pris deux résolutions : 1) m’offrir un calendrier de l’Avent à moi-même puisque personne n’y a pensé (honte à vous) ; 2) m’acheter cette fameuse PlayStation classic. Passé ces considérations hautement philosophiques, venons-en donc aux faits. J’ouvre donc mon carton. Réaction 1 : « Aaanw, elle est choupeeette ! » Toute petite, cette mini PS1 est mignonne comme tout (eh, j’ai dit que j’étais faible). La finition est parfaitement réussie. Deux manettes sont proposées et les 20 jeux sont préchargés.
Réaction 2 : je râle (comme souvent). La console fonctionne avec un câble HDMI et un USB, mais les coquinous de Sony n’ont pas inclus l’adaptateur secteur qui va avec l’USB. À 99 € la bestiole (on y reviendra), c’est gênant.

Après moult insultes, je lis sur Internet qu’en fait, un chargeur de smartphone ou de tablette suffit.

Le tout premier GTA : rétro à l'état pur.
Le tout premier GTA : rétro à l’état pur.

Ouf, j’allume la bête et * nostalgie * le logo et le jingle d’intro font leur petit effet. Me revoilà 20 ans en arrière. Un rapide tour des jeux et je retombe, amoureusement, dans le tout premier GTA. Je m’éclate. Idem en rejouant à Destruction Derby et Twisted Metal – deux madeleines de Proust, des nuits blanches entières passées là-dessus avec mon grand frère – et, bien sûr, le mythique Tekken 3. Rah, quel pied ! Plaisir et coup de vieux se mêlent lorsque je lance une partie de Cool Boarders 2 ou encore Ridge Racer 4.

Pour le reste des jeux, on peut retrouver Battle Arena Toshinden, Intelligent Qube, Jumping Flash, Metal Gear Solid, Mr Driller, Oddworld, Rayman, Resident Evil, Revelations : Persona, Super Puzzle Fighter 2, Syphon Filter, Rainbow Six et Wild Arms (sur les 20 proposés, 10 sont multi-joueurs et la quasi-totalité est en anglais).

Alors, très vite, forcément, on tire un peu la tronche, avouons-le : où sont Gran Turismo, Driver ou encore Tomb Raider ? Et Tony Hawk Pro Skater, sérieusement ? Et Silent Hill, rah ! Le choix est discutable. Et comparé à la sélection culte offerte par la mini Super NES, celle de la mini PS1 fait grise mine.
À noter également que, forcément, les choses ont évolué. De nos jours effectivement, Maître Gims vend des disques, tout le monde a un doctorat en géopolitique sur Twitter et nos télés sont plus puissantes qu’en 1999. Il faut donc s’habituer au format 4/3, à avoir du bon pixel sur son écran – le signal vidéo ne va pas au-delà de 720p – et se dire que, parfois, les jeux vidéo, c’est comme Mickey Rourke : ça vieillit pas si bien.

VERDICT À CHAUD

Évidemment, le plaisir est là. Il y a de quoi se taper de bons dimanches de fun et des trips nostalgiques. Mais le fantasme était si grand qu’à l’arrivée, le résultat est mitigé. Sony s’est précipité. D’autant qu’avec un prix de 99,99 €, cela a de quoi picoter… Un bonheur tout de même, mais les puristes resteront sur leur faim.

EN RÉSUMÉ

Les +
Facilité d’utilisation
Le nombre de jeux
Possibilité de sauvegarde en cours de partie
Rah, tout de même, c’était le bon vieux temps !

Les –
Le prix
L’absence de titres incontournables
L’adaptateur USB non-inclus

Oscar et le monde des chats : ça ronronne trop

Le long-métrage d’animation chinois Oscar et le monde des chats débarque sur nos écrans ce 12 décembre.

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Aujourd’hui, difficile de ne pas avouer que Pixar se taille la part du lion en ce qui concerne le cinéma d’animation.
Le géant américain règne plutôt en maître, mais d’autres acteurs n’attendent qu’une chose : sortir de leur trou et grappiller un peu du butin.

C’est le cas de Gary Wang, réalisateur chinois, qui s’attaque ici à l’histoire d’un chaton rêveur, Oscar, décidant un beau jour de partir à l’aventure et découvrir Catstopia, un paradis merveilleux où vivraient tous les chats.
Mais comment croire que ce long-métrage inspiré d’un ancien conte chinois parviendra à s’inscrire dans la durée… voire de faire de l’ombre à quiconque ?

Pourtant, Oscar et le monde des chats possède son lot d’arguments. En premier lieu, l’animation, admirablement fluide, offre un visuel soigné, coloré et certains détails sont aussi esthétiques que travaillés (l’eau, la moquette, le ciel, l’herbe…). Les deux matous principaux, également, font le job : Oscar est tout mignon avec ses grands yeux et Léon, son père, plaît en gros chat d’appartement.

Pourtant, la sauce a du mal à prendre. Ce film sur le rêve, les relations familiales et l’émancipation n’est pas inspirant, pas même inspiré. Un poil paresseux dans ses enjeux, jouant mal l’humanisation des animaux (le chat arrive construire une machine volante…), poétique mais sans âme, Oscar et le monde des chats a également du mal à rendre ses protagonistes attachants.
Et, de fait, accrocher les spectateurs de plus de 6 ans…

C’est bien un divertissement honnête qui est proposé ici, mais la belle animation et les matous mignons ne suffisent pas. Bref, pas de quoi fouetter un chat.

> Film d’animation, de Gary Wang (Chine). Durée : 1 h 27. Avec les voix de Jean-Michel Vovk, Charlie Langendries…
> NOTE : 2/5 

Le Grinch revient pour voler Noël !

« Il est vert, poilu, grognon, grincheux et déteste Noël… » Qui ? Le Grinch bien sûr. La bestiole qui veut détruire les fêtes de fin d’année revient au ciné dans une version animée.

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On avait laissé notre grincheux tout vert et tout poilu avec la version live en 2000, incarnée par Jim Carrey (Le Grinch, de Ron Howard). Cette fois, c’est adaptée en animation que débarque la relecture du célèbre conte éponyme écrit par Dr Seuss en 1957.

Les réalisateurs Yarrow Cheney et Scott Mosier (le premier a fait ses armes sur Comme des bêtes ; le second est un transfuge du cinéma classique) relatent de nouveau l’histoire de cette bestiole misanthrope et grognonne, vivant seule dans une grotte, détestant tant la fête de Noël qu’elle décide de la voler.

Parfaite entrée en matière pour quiconque ne connaîtrait pas l’histoire, The Grinch possède également d’indéniables qualités visuelles. On pense souvent à un Moi, moche & méchant de Noël (c’est d’ailleurs la même société de production, Illumination, aux manettes), l’animation est fluide, le graphisme coloré et les séquences bien rythmées.
Suffisamment drôle pour les enfants et assez plaisant pour les adultes, n’oubliant pas sa petite morale choupinette mais simpliste, The Grinch emmène avec lui un large public jusqu’à son happy-end convenu.

Toutefois, en conduisant deux intrigues parallèles (le Grinch qui élabore un plan pour gâcher Noël VS une petite fille qui cherche le Père Noël pour aider sa mère), le récit tend au remplissage. Il faut en effet patienter un bon bout de temps avant de voir Le Grinch – qu’on aurait d’ailleurs aimé plus renfrogné – se mettre à l’oeuvre.

Côté doublage, la version française laisse la place à Laurent Lafitte et Nicolas Marié, tandis que la version originale est bien plus succulente, avec Benedict Cumberbatch pour la voix du Grinch et Pharrell Williams comme narrateur. Et ça, c’est vraiment cadeau.

> Film d’animation de Yarrow Cheney et Scott Mosier (USA). Durée : 1 h 26. Voix françaises : Laurent Lafitte, Lior Chabbat, Nicolas Marié…
> NOTE : 3/5 

 

Voyage en Ethiopie avec le restaurant Makéda

Rue Colbert, le Makéda est une invitation au voyage, une virée en Ethiopie pour découvrir une gastronomie étonnante. Et ici, on peut manger… avec les doigts !

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« Bienvenue en Éthiopie ! » George nous accueille avec son large sourire, sa délicatesse et son envie de faire découvrir une gastronomie dans la plus pure tradition de son pays, avec sa maman en cuisine. Le Makéda, ouvert en juillet, est un véritable voyage qui nous a ravis au plus haut point.

Ici, on se régale de mets éthiopiens qu’on peut manger… avec les doigts ! Eh oui, c’est l’une des singularités : les plats sont servis accompagnés de galettes de teff, utilisées pour « attraper » la nourriture. Un peu de dextérité nous manque (sous-entendu, on a deux mains gauches à tmv), ce qui fait qu’on a rapidement retrouvé nos bons vieux couverts (sous-entendu bis, on avait aussi envie de garder notre tee-shirt intact !).

Pour notre première fois au Makéda, le choix s’est porté sur le Yefesek de découverte (à choisir en version « normale » ou végétarienne) qui arrive dans un grand panier tressé dans lequel se trouvent sept plats dressés dans des poteries. Et là, c’est l’explosion de saveurs !
On se régale des lentilles pimentées, des épinards, de ce mélange de gingembre, de courgettes au curry. Le bœuf et le poulet, parfaitement cuisinés, sont assez relevés et épicés pour le palais, mais sont atténués par la douceur d’un œuf dur et du fromage blanc. On voyage littéralement dans une gastronomie exotique et délicieuse, le tout dans un décor charmant aux touches africaines, comme ces tissus brodés bordant la table.

La rue Colbert a donc un nouveau venu sur qui il faudra désormais compter pour goûter à la cuisine d’ailleurs !

> Le Makeda, 86 rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au dimanche, midi et soir. Contact : 02 47 47 12 97, makeda-tours.com ou sur Facebook
> Tarifs : formule découverte entre 15,50 et 16,50 €. À la carte, plats entre 10 et 14,50 €. Formule midi à 9,90 €. Plats végétariens possibles

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Overlord : série B bien emballée

Des Nazis, des sortes de zombies surhumains et des soldats américains qui ont envie d’en découdre : le film Overlord vaut-il vraiment le coup ?

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Vous reprendrez bien une petite louche de série B ? Parce qu’on ne va pas se mentir, Overlord, c’est un peu ça : une petite « bisserie » à l’ancienne, délicieusement bébête mais méchamment divertissante, avec un pitch à base de GI’s ricains dégommant du nazi zombie. Oui, outch, rien que ça.

Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur Julius Avery a été épaulé par le producteur J.J. Abrams. Si son premier film lorgnait vers le drame d’action (Son of a gun), le cinéaste s’essaye cette fois à un mélange hybride, à la croisée entre film de guerre et production d’horreur.

Overlord suit donc un groupe de parachutistes largués en France occupée pour une mission. Pas de chance : ils vont tomber sur un labo secret, où de vilains Allemands ont la fâcheuse tendance à lever le bras droit tout en menant des expériences surnaturelles. Avec pareil récit, Avery remplit évidemment son cahier des charges à coup de personnages caricaturaux, de délires régressifs et de second degré.
Exubérant et extravagant, certes, mais suffisamment bien emballé et bien mené pour accrocher la rétine et faire passer un bon moment.

Mélange de Call of Duty (les scènes de guerre sont top) et d’Inglorious Basterds à la sauce zombie, Overlord possède tout de même un sacré lot de défauts : incohérences, soucis de logique, rythme parfois mal agencé, décors misérables, ce film avec le cul entre deux chaises (guerre ou horreur ?) aurait certes mérité un peu plus de folie.
Mais il se regarde surtout pour ce qu’il est : un programme qui dépote, efficace tout en étant grotesque. Bref, un plaisir coupable.

> Horreur/Guerre, de Julius Avery (USA). Durée : 1 h 50. Avec Jovan Adepo, Mathilde Ollivier, Wyatt Russell, Pilou Asbaek…
> NOTE : 3/5

On a testé le restaurant O&A aux Halles

Situé place des Halles, le O&A appartient à… Olivier Arlot, bien sûr !

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Olivier Arlot qui revient en ville, forcément, ça intrigue nos papilles ! Direction donc le O & A, son restaurant de la place des Halles, impatients de découvrir cette nouvelle carte du chef tourangeau.

La décoration, dans les tons de bois et de bleu foncé à la mode, est simple et élégante, un mélange équilibré d’années 50 et de style bistrot. On apprécie. On apprécie également le service, aimable, vraiment personnalisé, ce qui est rare. La carte présente les entrées (dénommées A), les plats (B) et les desserts (C) accessibles via trois formules et un bel assortiment de vins : Bourgogne mais aussi, plus près de chez nous, Quincy et Sancerre. PAUSE_RESTO_ARLOT_web
On opte pour une pièce de bœuf et ses choux de Bruxelles (oui, on a le goût du défi mais s’ils sont bons, alors, tout le sera). La viande est cuite à point, la sauce délicieuse et les petits choux passent facilement, bravo au chef.

Mon acolyte a choisi de l’agneau en croûte de persil et une tarte au citron. On teste le moelleux au chocolat, autre plat piège des restaurants, il est parfait.

Des plats maîtrisés mais sans surprise et c’est dommage. Avec un verre de vin à 7 euros, on frôle les 40 euros pour un plat, un dessert, un verre et un café, excellents mais ni très copieux ni très surprenants. On regrette que le restaurant ne propose pas une formule du midi, plus en accord avec la carte et la taille des portions.

> O & A, place des Halles, à Tours. Ouvert du lundi au vendredi, plat à 21 euros, formule à 29 ou 36 euros.
> À suivre sur instagram

Spécialités ivoiriennes à L’Akan

Une jolie petite adresse située rue Richelieu, à Tours : on a testé L’Akan et ses spécialités ivoiriennes.

L'Akan

Ici, à côté de la salière, pas de poivre : c’est du piment qui trône sur la table. Mais dans les plats, ça reste très doux, pas de panique. Décor soigné, accueil chaleureux et plein d’humour, L’Akan est un savant mélange de gastronomies française et ivoirienne avec un seul homme en cuisine : Michaël.

Pourtant, rien ne le destinait à devenir chef. Un master en poche, il travaille comme expert maritime en Côte d’Ivoire jusqu’au jour où il décide de changer de voie. Direction les cuisines de l’école Bocuse à Lyon. Il fait ses armes pendant cinq ans dans les grandes maisons de Touraine avant d’ouvrir ce restaurant de poche.

On picore des éclats de noix de coco caramélisés au gingembre en attendant le plat du jour : un filet de poulet fumé nappé de sauce langoustine, accompagné de tagliatelles de courgette et de riz aux vermicelles et baies roses. Suivra un cake à l’ananas comme je ne réussirai jamais à en faire (alors que bon, un cake, a priori, c’est pas le diable) et sa boule de glace à la vanille, maison, bien sûr.

La carte des vins est courte mais impeccable, le café délicieux (on l’espérait mais c’est tellement rare qu’on le souligne), les produits ultra frais : le chef Michaël a trouvé la bonne recette. L’adresse, encore secrète, ne va pas le rester longtemps… On vous conseille de réserver.

> L’Akan, 20 rue Richelieu, à Tours. Formule le midi plat-dessert à 16,90 €, formule à la carte 34 €. Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 13 h 35 et de 19 h 15 à 21 h 45. Fermé le samedi midi.
> Réservation au 09 87 40 37 07. 

Jean-Christophe & Winnie : Winnie l’Ourson revient

Winnie l’Ourson version 2.0 ! Dans Jean-Christophe & Winnie, la peluche de notre enfance revient aux côtés d’Ewan McGregor. Étonnant, non ?

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Jean-Christophe & Winnie en V.F ; Christopher Robin en V.O… Au premier abord, on ne peut franchement pas dire que la dernière production Disney possède le titre le plus attractif qui soit (quelle idée, d’ailleurs !).
Passée cette probable faute marketing, c’est également le choix du réalisateur qui intrigue. À la tête de cette version 2.0 de Winnie l’Ourson, c’est Marc Forster, cinéaste ayant oeuvré sur des films variés comme le musclé Quantum of Solace ou encore la bouse intersidérale World War Z. Le voir propulsé aux manettes de Jean-Christophe & Winnie laisse donc perplexe.

Mais la bonne surprise arrive bien vite ! Le projet était pourtant casse-gueule, puisqu’il s’agit d’une adaptation en prises de vues réelles des aventures animées de Winnie l’Ourson. Or, visuellement, le film de Forster est vraiment séduisant. L’influence du récent Paddington, l’animation léchée et la photographie délavée y contribuent.

D’ailleurs, il se dégage de tout ça une douce mélancolie, renforcée par l’axe central exploité (un adulte sérieux qui a oublié l’enfant imaginatif qu’il était) et la performance de son acteur principal, l’excellent Ewan McGregor. Une direction relativement étonnante, étant donné l’aspect enfantin du film et de son sujet, mais qui fonctionne parfaitement ici.

Alors certes, dans toute cette poésie, le long-métrage n’évite pas certains écueils et comporte quelques failles (un côté lisse, quelques touches d’humour loupées ou encore une fin niaise et mièvre). Mais Jean-Christophe & Winnie a une âme, une atmosphère saupoudrée de nostalgie. Le pari est réussi : Marc Forster s’adresse ici à tous, enfants comme parents. Et qui sait, ces derniers pourraient d’ailleurs aussi retomber en enfance…

> Comédie / animation, de Marc Forster (USA). Durée : 1 h 37. Avec Ewan McGregor, Hayley Atwell, Bronte Carmichael…
> NOTE : 3/5 

Cuisine tradi’ au Soleil chez Marie

Situé tout au bout de la rue Colbert, Le Soleil propose de la cuisine simple et traditionnelle. On l’a testé pour la formule du midi.

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L’adresse n’est pas nouvelle, mais il était tentant de découvrir ce petit établissement situé à l’extrême bout de la rue Colbert. Il faut vraiment aller jusqu’à la fin du « coin des restos » pour découvrir Le Soleil, tenu par Marie, la maîtresse des lieux.

Ici, on prépare de la cuisine traditionnelle, où les dos de cabillaud côtoient par exemple les cuisses de canard sur la carte.
Pour nous, ce jour-là, ce sera une formule du midi, proposée à prix très raisonnable (lire ci-dessous), où les suggestions changent régulièrement. On a opté pour le sot-l’y-laisse de dinde aux champignons et haricots verts.

Dans l’assiette, servie rapidement, on retrouve une viande très tendre, ce plat étant réputé pour cela justement. La sauce, quant à elle, est bien exécutée et offre beaucoup de goût à l’ensemble. En revanche, on aurait aimé une portion peut-être un tout petit peu plus conséquente (c’est qu’on avait vraiment faim, ce midi !).
Pour la suite, on a choisi le fromage – trois morceaux et une salade – en guise de dessert pour bien terminer le repas.

Le Soleil propose donc une cuisine simple, efficace, dans un cadre convivial : les nuances rouges de la salle sont vraiment jolies, l’ambiance à l’intérieur est chaleureuse et la déco cosy. Les amoureux de l’extérieur peuvent aussi en profiter pour manger en terrasse… quand le soleil, le vrai, pointe le bout de son nez !

> Le Soleil, au 145 rue Colbert à Tours. Ouvert du lundi midi au samedi soir, sauf samedi midi. De 12 h à 14 h / et de 19 h à 22 h. Contact : 02 47 60 15 22 ou restaurant-lesoleil.fr
> Tarifs : Formule du midi à 12,90 € (entrée+plat ou plat+dessert) ou 15,50 € (entrée, plat, dessert). Menus du soir de 23 à 27 €.

Johnny English contre-attaque (et c’est dommage)

On l’adorait dans Mr Bean : Rowan Atkinson revient dans son costume de Johnny English pour un troisième volet relativement poussif.

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« Le gâchis stupide d’un de nos plus grands clowns » : c’est en ces termes que le Telegraph, journal britannique, qualifiait il y a peu le troisième volet de Johnny English, joué justement par le clown anglais le plus célèbre : Rowan Atkinson.

Celui que l’on a connu en hilarant Mr Bean reprend ici le rôle d’un agent secret pas franchement malin et un peu gauche qui, rappelé de sa retraite, repart en mission suite à une cyber-attaque révélant l’identité des espions britanniques sous couverture. Si les deux premiers volets avaient su faire sourire avec leurs pitreries et leur humour british, difficile de rire aux éclats ici, tant les gags éculés et les scènes poussives tirent le film vers le bas. L’épisode de trop ?

« Johnny English contre-attaque » n’est pas foncièrement mauvais, mais il torpille le talent de l’immense acteur qu’est Rowan Atkinson. Capable de faire rire avec seulement une expression de visage, extraordinaire dans sa gestuelle et ses mimiques, le comédien se retrouve là pourtant complètement sous-utilisé (quand est-ce que les réalisateurs lui donneront un rôle à la hauteur de son talent ?)…

Alors certes, dans cette resucée de 007 version lol, il y a bien quelques sympathiques moments, comme cette séquence où Johnny English est affublé d’un casque de réalité virtuelle et finit par se battre avec des baguettes de pain. Mais c’est bien maigre. N’arrivant jamais placer son curseur (pas assez absurde, pas assez bête, pas assez drôle), le film de David Kerr est en fait relativement paresseux et ne récolte que quelques sourires polis. Mr Bean, reviens !

> Comédie / espionnage, de David Kerr (GB). Durée : 1 h 29. Avec : Rowan Atkinson, Ben Miller, Olga Kurylenko, Emma Thompson…
> NOTE : 1,5/5

On a testé le Bibovino, rue du Commerce

Ouf, les 10 & 20 km de Tours sont passés. On peut arrêter de se nourrir exclusivement de quinoa et profiter des tartines et des vins en bib de Bibovino !

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Une tartine savoyarde et un verre de vin chez Bibovino. (Photo tmv)

Bibovino, un bar à vin ? Un bar à manger ? Ou un caviste ?

C’est un peu tout ça à la fois. Ici, il est évidemment possible de déguster un verre de vin, celui-ci étant vendu en bib, c’est-à-dire en bag-in-box. Mais c’est aussi l’occasion de s’attabler et se laisser tenter par une planche, une bruschetta ou encore une salade pour accompagner le breuvage.

En ce mercredi ensoleillé, la rédac de tmv s’est installée en terrasse. Un magnifique ciel bleu, certes, mais une petite fraîcheur nous a poussés à goûter à la tartine savoyarde (bon, on s’est tout de suite mis d’accord avec Nadège, l’une des gérantes : « Y a pas d’saison pour la raclette ! » Non mais !).
Outre le bon rapport qualité-prix, les produits sont de qualité, la bruschetta est légère en bouche, le jambon est excellent. On a aussi lorgné sur la 4 saisons (faite d’artichauts grillés, poivrons, champignons des bois et persillade) ou sur les salades du chef qui nous faisaient de l’oeil.

Pour accompagner tout ça, cette formule du midi à 11 € propose des verres de vin découverte. Nadège et Nicolas, les très sympathiques patrons, sont là pour guider dans le choix. Et ils le font bien ! On nous a orientés vers un Mas Lou Faugères tout bonnement succulent, un poil fort en bouche avec ses arômes de fruits rouges. À noter que tous les vins sont sélectionnés par Bruno Quenioux, élu meilleur caviste 2017 par Gault & Millau, et il est possible de les goûter avant…

Et que les récalcitrants au Bib se rassurent, le goût n’en est pas du tout altéré. Parole de Dionysos !

> 84 rue du Commerce. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Contact : 06 75 77 75 73 ou facebook.com/BibovinoToursCommerce
> Tarifs : Formule midi à 11 € (salade ou tartine + un verre de vin découverte + café). À la carte, planches entre 12 et 16 € ; salades XXL entre 10 et 13 € et tartines de 8 à 10 €.

On a testé le Bibi Bistrot

Implanté il y a quelques mois près des Halles, le Bibi Bistrot est déjà bien souvent rempli. Au menu, du fait-maison et du local.

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L’enseigne n’a que quelques mois, pourtant elle a visiblement déjà ses habitué(e)s… Le dénommé Bibi Bistrot s’est implanté rue des Halles, entre deux boutiques, et reçoit sa clientèle dans un décor cosy.

La salle est lumineuse, le nom du restaurant est placardé au mur sous forme de ballons-lettres, tout est joliment décoré et pensé. Les tons blancs et noirs (avec une touche de vert) et le cadre boisé rajoutent un côté chaleureux à l’ensemble. Au premier coup d’oeil, la courte carte est simple mais efficace : de la soupe de concombre et fenouil ou œufs mimosas en entrée aux salades composées et tartes côté plat, elle n’en oublie cependant pas sa spécialité, le croissant salé. « Lui, il sera toujours là ! », nous dit-on lors du service.
Fourré au Sainte-Maure ou encore au jambon, c’est l’originalité de la maison. IMG_1155

Nous, on a opté pour le plat du jour, un hachis parmentier succulent. Classique, certes, mais parfaitement exécuté. C’est tout en saveurs, léger, fondant à souhait, la viande est douce. L’assiette est accompagnée d’une très bonne salade parfumée d’une vinaigrette maison.

Car c’est également l’une des missions de Bibi Bistrot : « On se fournit au marché. Tout est fait maison avec des produits locaux ici, on y tient vraiment. » C’est donc une adresse sympathique. Et qui a envie d’y retourner, surtout pour tester le brunch dominical ? C’est bibi !

> Bibi Bistrot, au 80 rue des Halles. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 20 h et le dimanche de 10 h à 15 h. Sur place ou à emporter. Contacts : 09 87 18 78 78 ou sur Facebook.
> Tarifs : entrée de 3,50 à 4,50 € ; plat de 7 € à 10,50 € ; desserts de 3,50 à 5 €. Formules à 8,50 € ou 12,50 €. Brunch à 18, 90 €.

Les Indestructibles 2 : irrésistible !

Il aura fallu quatorze années pour voir arriver sur nos écrans la suite des Indestructibles. Et bonne nouvelle : Brad Bird est toujours un as de l’animation et, mieux encore, ce deuxième volet est une véritable pépite.

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Question : est-il possible de proposer une suite décente à un chef d’oeuvre de l’animation 14 ans plus tard ? Réponse : oui, quand on a Brad Bird sous la main.

Le génie de Pixar est donc de retour avec le deuxième volet de sa famille d’Indestructibles, commençant pile là où s’arrêtait l’original.
Hélène, alias Elastic Girl, doit reprendre la tête de la mission « sauver le monde », tandis que Bob se retrouve à gérer les tâches de la vie quotidienne à la maison.

De là, Brad Bird – qui n’a rien perdu de sa maîtrise – embarque directement le spectateur dans un grand-huit riche en émotions et en rires. La patte du réalisateur est visible dès les premières minutes : Les Indestructibles 2 fait preuve d’une technicité folle dans ses plans et son découpage, et reste visuellement splendide (l’ouverture du film et le plan de la poursuite à moto sont bluffantes).
D’une grande inventivité, la mise en scène est impossible à prendre en défaut.

Dans ce récit survitaminé, Brad Bird a également le culot d’enquiller les scènes déjà cultes. En témoignent par exemple ces séquences à la maison d’un papa complètement paumé ou le sketch hilarant du bébé Jack-Jack combattant un raton-laveur. À ce titre, le personnage de Jack-Jack est la réussite du film, s’imposant sans conteste comme le protagoniste le plus inventif et, surtout, le plus drôle.

En offrant des scènes mémorables et sans tomber dans le piège de la pâle copie du premier opus, les Indestructibles 2 se rattrape de quelques menus défauts (une histoire sans trop de surprises et un méchant bien plat…).
À noter également que Brad Bird a eu l’excellente idée d’inscrire son film dans l’air du temps, en abordant diverses thématiques comme la parité hommes-femmes ou encore la conciliation travail-famille. Une réussite, un retour en force.

> Film d’animation, de Brad Bird (USA). Durée : 1 h 45.
> NOTE : 4/5 

Sans un bruit : concept assourdissant !

Outre-Atlantique, ce fut un carton : Sans un bruit a dégommé le box-office malgré son budget riquiqui (enfin, pour Hollywood). Le « film-phénomène » débarque en France et risque d’en crisper plus d’un. Vous en oublierez de manger vos pop-corn (et c’est tant mieux, car c’est terriblement lourdingue).

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« Chut ! Si tu manges ton pop corn bruyamment pendant le film, les monstres viendront te dévorer »

Enfin le voilà, ce fameux film-phénomène ! Auréolé d’une « hype » folle depuis sa sortie américaine et en festivals, Sans un bruit bénéficiait déjà d’un bouche-à-oreille dithyrambique, surfant sur la vague des Split, Get out et autres Witch (= bonne idée + petit budget pour maxi succès).
Déjà estampillé « film d’horreur de l’année » (ce qu’il n’est pas d’ailleurs), il y avait toutes les raisons de se méfier.

Le pitch de Sans un bruit est un défi périlleux : dans un univers postapocalyptique, la population doit rester silencieuse. Un seul petit bruit et des monstres terrifiants vous sautent dessus pour vous tuer. Usant des ressorts du film muet, le film de John Krasinski doit donc tenir son spectateur en haleine durant 1 h 30, où une dizaine de phrases à peine seront prononcées.
Seules les nappes sonores enrobent et nourrissent la chose.

Avec un concept aussi excitant, le long-métrage de Krasinski devient rapidement un réel cauchemar. Efficace et redoutable, Sans un bruit est tendu comme il faut (le climax va donner quelques sueurs froides à certains !). Nerveux et bien emballé, malgré de grosses ficelles (l’utilisation du champ de maïs), il prend un malin plaisir à jouer avec les nerfs.
Utilisant chaque parcelle de son décor, le cinéaste fait également preuve d’une grande maîtrise dans sa mise en scène et réussit à séduire grâce à ses personnages suffisamment touchants dans leur survie pour mener à bien son récit. De quoi en faire oublier quelques séquences un peu téléphonées et des jump-scares pas toujours surprenants.

Offrant une belle leçon d’ambiance et de tension, Sans un bruit est donc silencieux mais assourdissant. Une expérience réussie et audacieuse.

> Thriller / Épouvante, de John Krasinski (USA). Durée : 1 h 30. Avec Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simonds…
> NOTE : 3,5/5 

Le 153 : spécialités et classiques à Velpeau

Tout nouveau, tout chaud : on est allé tester le 153, un restaurant installé rue de la Fuye.

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On ne va pas se mentir : le quartier Velpeau manque tout de même cruellement de restaurants. Mais désormais, il faut compter sur un petit nouveau qui va changer la donne.

C’est au 153 rue de la Fuye qu’a ouvert, à la mi-mai, le… 153 (logique !). Déco douce et cosy : ici, les murs de pierre et le parquet se marient aux teintes rouges des fauteuils confortables et des tables noires.
Un bar aux jolies lumières trône dans la salle. Car le 153, outre le côté restauration (le midi et le soir, ainsi qu’un service le samedi jusqu’à minuit !), propose également de bons cocktails.

Ce midi en tout cas, place à l’estomac ! La petite carte, composée de classiques d’ici et spécialités d’ailleurs, est encore en gestation. L’équipe du 153 cherche à voir ce que les clients apprécient. En attendant, il était par exemple possible de goûter à de brochettes kamundele ou au mafé de veau.
C’est ce dernier que l’on a goûté : la viande baigne dans une marinade composée de légumes. La purée d’arachides laisse éclater quelques saveurs, tandis que le côté épicé a de quoi nous chatouiller le palais. Pas de quoi nous faire peur : ce plat sénégalais est accompagné d’un dôme de riz savoureux qui aide à distiller le léger piquant.

Bien décidé à dynamiser le quartier, le 153 a des envies plein la tête (d’autres plats du jour à l’étude, la venue d’humoristes pour des soirées, etc.). Même si on sent que le restaurant en est encore à ses débuts et que certains détails restent à peaufiner, le désir de bien faire est là. On ne peut que leur souhaiter bonne continuation.

> Au 153 rue de la Fuye, à Tours. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Restaurant et bar à cocktails (avec fumoir). Contact : 02 47 53 14 87 ou sur Facebook.
> Tarifs : comptez entre 12 et 15 € le plat.

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Désobéissance : l’amour interdit

Adaptation d’un roman de Naomi Alderman, Désobéissance raconte le retour de Ronit, une jeune femme juive-orthodoxe, dans sa ville natale suite au décès de son père. La communauté juive est alors troublée par sa réapparition mais aussi par les sentiments qu’elle éprouve pour sa meilleure amie, mariée à un rabbin.

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Filmer l’amour lesbien et les rapports humains – ainsi que leurs contradictions – dans un environnement pétri de dogmes, c’est ce que fait Sebastián Lelio dans cette adaptation du roman éponyme de Naomi Alderman.

Désobéissance (Disobedience en VO) prend pour cadre la communauté juive-orthodoxe de Londres. On y suit Ronit, une jeune femme qui retourne chez elle pour les funérailles de son père. Mais son retour n’est pas forcément bien perçu. D’autant qu’elle va avouer à son amie les sentiments qu’elle éprouve pour elle…

Il se dégage de ce Désobéissance une mélancolie profonde, une atmosphère grisâtre et terne, froide même, résumant finalement ce qu’il se passe dans le cœur et l’âme des protagonistes. Dans ce film très lent (trop), les pulsions charnelles se mélangent à la foi. De par leurs tourments intérieurs, les êtres sont déboussolés. Et, donc, désobéissent.

Dans ce tourbillon d’insoumission, dans cet environnement étouffant, les comédiennes brillent. Le duo formé par Rachel Weisz et Rachel McAdams est aussi brûlant que solaire. Impeccable, le tandem parvient, avec une parfaite sensibilité, à faire naître une tension sexuelle palpable mais tout en nuance.
Ce qui débouche d’ailleurs sur une extraordinaire scène d’amour poignante d’érotisme. Un lyrisme et une sensualité qu’on aurait toutefois aimé plus présents au cours du long-métrage.

Car il manque à Désobéissance ce raffinement émotionnel, ce côté direct qui aurait nourri ce drame contemporain autour d’une histoire d’amour impossible dans une communauté religieuse.
Finalement, Désobéissance ne serait-il pas un peu trop sage ?

> Drame/romance, de Sebastián Lelio (USA). Durée : 1 h 54. Avec Rachel McAdams, Rachel Weisz, Alessandro Nivola…
> NOTE : 3/5

On a testé La Rissole

Cette semaine, la rédac a fait un tour à La Rissole, un nouveau venu (depuis la mi-mai 2018) place du Grand Marché à Tours.

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On les connaissait pour leur Bistrot N’Home, situé à l’époque rue de la Serpe.
C’est désormais une nouvelle vie qui commence pour Laëtitia et Guillaume Dallay : place, désormais, à La Rissole, charmant petit établissement de 20 couverts qui a ouvert ses portes le 18 mai place du Grand Marché. Le Monstre peut donc maintenant observer la savoureuse cuisine du chef qui s’affaire à proposer une carte bistronomique.

Preuve en est, ce jeudi, nous nous décidons à tester le filet de canette rôti, accompagné d’un lit d’asperges et de pommes grenailles. Parfaitement cuite, cette viande de canard est pleine de douceur, tendre. Son parfum de gibier est prononcé et elle trempe dans un jus aux griottes qui rehausse le goût de la chair, quand les asperges vertes sont fondantes en bouche.
Accompagné d’un verre de Reuilly (une belle carte des vins), le tout nous revient à 23,50 € pour ce choix à la carte. Mais La Rissole propose aussi une formule express le midi, où tout arrive en même temps sur un plateau ! (Ce jour-là, c’était Vichyssoise de petits pois et hareng, cuisse de poulet à la moutarde et moelleux au chocolat).

Si le restaurant veut varier ses menus au gré des produits de saison, on retient aussi qu’il travaille avec le maximum de producteurs locaux. Un coup d’oeil à leur site internet suffit à s’en convaincre : de l’agneau de Touraine à Artannes au fromage des Halles de Tours en passant par les légumes de Saint-Genouph, La Rissole devrait satisfaire bien des palais.
Et à en voir le nombre déjà élevé d’habitués, c’est bien parti !

> La Rissole, 51 place du Grand Marché à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 49 20 04 ou larissole.fr ou sur facebook

> Tarifs : Formule du midi à 16,50 €. À la carte : entrée + plat ou plat + dessert à 26 € ; entrée + plat + dessert à 32 €.

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Giacometti : the final portrait

Stanley Tucci revient à la réalisation en signant un biopic pas comme les autres avec Giacometti : the final portrait.

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C’est un biopic à l’approche originale que propose Stanley Tucci avec Giacometti : the final portrait. Loin de retracer la vie et l’oeuvre d’Alberto Giacometti, le cinéaste plonge ici le spectateur dans un quasi huis-clos situé dans son atelier, où l’artiste a peint, dans les années 60, son ami James Lord, un Américain devenu son modèle.

Stanley Tucci prend le parti-pris de rester en surface, de retranscrire cette sorte de jeu du chat et de la souris, où James Lord ne cesse de repousser son retour à New York malgré son impatience, face à un peintre aussi incontrôlable que perfectionniste.
Son film est un face-à-face, un amas d’échanges : on ne sort pas beaucoup de l’atelier terne et poussiéreux (bien rendu par sa photographie grisâtre) de Giacometti.

Les rares excursions à l’extérieur sont surtout l’occasion de bavardages sur la vie et l’art. C’est donc tout de même rapidement redondant, tant dans la structure filmique, la linéarité du récit que l’enrobage sonore.

Cependant, le réalisateur a la bonne idée d’instiller une dose de comique de répétition à ce biopic pas comme les autres. Giacometti y apparaît alors comme un artiste un peu fou, torturé, enquillant clope sur clope, éternel insatisfait jurant à coup de « fuck » tonitruants, point névralgique entre son galeriste, son frère, sa femme, sa maîtresse et… son goût pour les prostituées.
Il est ainsi magistralement interprété par Geoffrey Rush, parfait avec son jeu haut en couleurs, truculent dans sa performance presque théâtrale.
C’est d’ailleurs lui qui porte le film à bout de bras, une réflexion sur la création qui manque toutefois suffisamment de souffle et de substance pour en faire une oeuvre marquante et durable.

> Biopic, de Stanley Tucci (GB/France). Avec Geoffrey Rush, Armie Hammer, Sylvie Testud, Clémence Poésy…
> NOTE : 3/5 

On a testé le Balî-Baw (anciennement Baoli)

On le connaissait sous le nom Baôli… Récemment renommé Balî-Baw, on a testé ce sympathique établissement de la rue de la Victoire.

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Jihan Selethi a le sourire. Ouvert il y a deux mois, son restaurant tourne bien à son goût. Désormais renommé Balî-Baw, son nom d’origine était un terme indien « Baoli ». « D’après la signification que j’en avais, c’est un endroit où les personnes de toutes les cultures et de toutes les communautés se rassemblent. C’est ce que je voulais ici, rassembler. »

Ce midi-là, l’ambiance est plutôt calme. Le cadre du restaurant de Jihan Selethi a pourtant son charme : décoration moderne, banquettes et sièges confortables. « Le concept vient de Paris, explique le gérant. C’est ce qu’on appelle du “ fast casual ”. Des produits rapides comme les tacos, les wraps, des pâtes ou des salades, mais servis à l’assiette dans un cadre plus relevé », explique celui qui passe parfois derrière les fourneaux pour préparer ses burgers gourmets, sa spécialité.
Parmi eux, le (très) copieux Mont-Blanc rempli d’un steak du boucher de 150 g, galette de pommes de terre, tranche de bacon grillé, fromage à raclette et sauce fromagère. Le tout servi avec des frites maisons pour 9,90 €. On retrouve aussi le Cocorico avec son escalope panée, le Green pour les végétariens à la sauce curry, mille-feuilles de légumes et galettes de pommes de terre ou le Boucher avec son steak de 150 g, du cheddar, du pastrami et des oignons.

On peut aussi y manger des plats de brasserie. Un aspect qu’il aimerait développer rapidement au détriment du fast-food. On trouve déjà une entrecôte et des plats du jour, ainsi que des desserts faits-maison comme le tiramisu. « Avec l’été qui arrive, nous allons ajouter des wraps au saumon et ajouter des salades de fruits frais », énumère-t-il avec l’envie de faire plaisir.

> Le Balî-Baw, 59 rue de la Victoire, 37000 Tours. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Uniquement le soir le dimanche. Restauration rapide à emporter. Burgers Gourmets, 9,90 €.
> Réservation au 02 47 28 29 60.

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Shunfa raviolis : artisanal et fait-maison

On y passe devant régulièrement sans forcément s’en apercevoir… Tmv a passé la porte de Shunfa Raviolis pour se remplir l’estomac.

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Fort discret, très tranquille, situé à quelques mètres du tumulte de la place Plumereau, coincé entre deux boutiques de la rue du Commerce…

Et pourtant, il serait bien dommage de manquer ce tout petit établissement qu’est Shunfa raviolis. Pas besoin d’avoir un Bac + 12 pour comprendre que la spécialité, ici, c’est le ravioli. Mais de l’artisanal, du fait-maison, s’il vous plaît !

Pour en avoir la preuve, il suffit d’ailleurs de passer devant la vitrine, où l’on peut apercevoir le chef travailler sa pâte et ses ingrédients. La viande fraîche est hachée par l’équipe et les légumes, frais bien sûr, sont préparés sur place.

Et dans l’assiette ? Eh bien, force est de constater que Shunfa connaît son affaire ! Si tout ou presque nous tentait à la carte, notre choix s’est orienté vers les raviolis grillés au porc et au céleri (vous pouvez aussi choisir l’option « bouillis ») : charnus, sains, parfaitement préparés avec ce qu’il faut de jus et de fraîcheur. Une très belle surprise en bouche !
Si les préparations à base de viande (porc, poulet, agneau…) ou de crevette ne vous disent rien, des options végétariennes sont possibles avec les raviolis au chou blanc et champignon ou encore au tofu sec. Dans tous les cas, les portions sont de dix pièces avec ajout possible.

À l’intérieur, c’est un restaurant intime à la décoration sobre et claire, au petit nombre de tables. Mais Shunfa propose aussi à emporter ou à livrer via Uber Eats. Aucune excuse pour ne pas découvrir les raviolis-maison…

> Shunfa Raviolis, 88 rue du Commerce à Tours. Ouvert du mardi au dimanche, midi et soir. Sur place ou à emporter ou livraison avec Uber Eats. Contact : 09 73 59 66 80 ou facebook.com/shunfatours
> Tarifs : raviolis à 7,90 € les 10 (bouillis) ou 8,90 € (grillés). Salades chinoises à 3,50 €, soupes à 9,90 €.

El Paso Kitchen : Joué-lès-Tours à la sauce mexicaine

Cette semaine, on part de Tours pour s’installer, le temps du midi, à Joué-lès-Tours. C’est ici que se trouve El Paso Kitchen qu’on a forcément testé…

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Derrière son comptoir, Jonathan se tient prêt à accueillir les clients. Ce midi-là, l’endroit est très calme. Sur les murs de l’ancienne auto-école transformée en restaurant, des cactus et des sombreros multicolores égayent les lieux.

Des tables hautes et des banquettes, séparées par de grands rideaux, offrent un espace confortable pour manger rapidement. « On travaille beaucoup avec les livraisons », explique le patron d’El Paso Kitchen, ouvert depuis janvier dernier à Joué-lès-Tours.  Ce jeune cuistot a déjà tenté l’expérience El Paso il y a trois ans à Saint-Pierre-des-Corps.
« C’était uniquement en livraison et j’ai été contraint d’arrêter », raconte celui qui raffole de cuisine Thaï mais reste conscient de la forte concurrence à Tours.

Il propose ainsi des plats simples d’inspiration mexicaine,  « parce que c’est coloré et bon. »  On peut ainsi tenter l’incontournable burrito, « avec de la viande fraîche » : du bœuf et de la sauce salsa ou du poulet et du guacamole, avec des légumes (maïs, haricot rouges, oignons), du riz, de la mozzarella et de la sauce cheezy. « Il n’y a pas de friture qui coule du burrito », rassure le chef.

Pour les moins tentés par l’exotisme, le simple Crok’ (pour croque-monsieur) ou le burger noir Billy The Kid suffiront.  Entre amis ou en famille la formule Tacos Duo, uniquement sur place, permet de composer soi-même ses tacos (4 pour 2) avec une base de poulet cuisiné, des légumes et des sauces. En dessert, tentez les Chimichangas banane ou ananas. Une gourmandise réconfortante !

> El Paso Kitchen, 29 bis, av. de la République, Joué-lès-Tours. Sur place, à emporter, en livraison. Réservations au 06 99 75 33 66. Ouvert du mardi au dimanche, de 11 h 45 à 14 h 15 et de 19 h à 22 h 30. Fermé les vendredis et dimanche midis. 
> Menu burrito 10 €, menu burger 9 €, Menu Crok 7,50 €. Menu Duo 19,90 €. 

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Rampage : les monstres hors de contrôle

Destruction XXL, monstres fous furieux et les gros muscles Dwayne Johnson : c’est au programme de Rampage, divertissement bébête, mais plaisir coupable.

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Qu’est-ce que peut être un film comme Rampage, si ce n’est un plaisir coupable ? Vous savez, ce genre de pop-corn movie dont on se gave, sans trop savoir pourquoi on aime pareille bêtise.
Ce serait un bon résumé du film de Brad Peyton, adaptation d’un célèbre jeu d’arcade des 80s : un beau jour, un adorable gorille se métamorphose en monstre incontrôlable suite à une expérience génétique. Débarquant en ville pour tout détruire, il est rejoint par deux autres bestioles pachydermiques, prêtes à ravager la planète.

Du pur bourrin juste pour le fun, c’est le credo de Rampage qui, malgré son propos balourd et son scénario au ras des pâquerettes, offre un divertissement efficace.
Il faut dire qu’assister à la destruction XXL de Chicago par trois créatures (une resucée de King Kong, un loup mutant de 10 mètres de haut et un alligator aux airs de Godzilla !) est délicieusement jubilatoire malgré la niaiserie de la chose.
En cause, des effets spéciaux plutôt réussis côté bestiaire et séquences d’attaque, mais aussi un sauveur en la figure de Dwayne Johnson, alias The Rock. L’ancien catcheur désormais acteur stakhanoviste (Fast & Furious, Jumanji, San Andreas…) bénéficie toujours de ce capital sympathie, même ici en tant que primatologue ami-ami avec un gorille albinos…

Alors oui, Rampage peut paraître consternant : clichés enfilés comme des perles (oh, ces zooms sur les visages quand il va se passer quelque chose), Jeffrey Dean Morgan en pilotage automatique (il reproduit son personnage de Negan dans The Walking Dead), grands méchants aussi pathétiques que demeurés et un final d’une crétinerie abyssale…
Mais Rampage est un spectacle généreux, un film de monstres comme il doit être : 100 % stupide, donc 100 % sympathique.

Aurélien Germain

> Action / Aventure, de Brad Peyton (USA). Durée : 1 h 47. Avec Dwayne Johnson, Naomie Harris, Jeffrey Dean Morgan… 
> NOTE : 3/5

Rue du Commerce, on a testé Taste

Vous êtes forcément passés devant en allant place Plumereau : chez Taste, on peut manger sur place ou à emporter. Verdict !

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À emporter ? C’est pour aller en bord de Loire ! » Mathieu Meterreau ne croit pas si bien dire, en cinq minutes à pied vous pouvez déguster un de ses nombreux plats préparés (fait maison) au bord de l’eau.

Il y a trois ans, il a repris avec Julien Chassonnery (ancien chef de l’Embellie) ce restaurant qui proposait déjà des plats rapides, sains et à un budget correct. Ils ont modifié quelques recettes mais ont gardé le concept. « On a retiré le surimi de la salade de perles pour le remplacer par du saumon et du fromage frais et on a ajouté le clafoutis au potiron, oignons confits, noisettes et châtaignes », illustre Mathieu Meterreau.

Chez Taste, 55 rue du commerce, on trouve donc de quoi se faire un pique-nique clé en main – même si on peut s’installer à l’étage du restaurant ou en terrasse. Un sandwich au pastrami, des oeufs mimosas ou un plat du jour plus copieux, il y a l’embarras du choix. Ce jour-là : sauté de dinde façon basquaise et riz basmati ; ou tortellinis aux cinq fromages à la bolognaise.
Notre pause déjeuner ensoleillée s’est elle composée d’une légère salade de graines et légumes (4,50 €) et d’une part de comté et de Sainte-Maure de L’affineur (2,90 €). Les desserts sont généreux. On a apprécié le crumble pomme et rhubarbe (2,70 €) et on aurait bien goûté au blanc-manger.

La carte n’évolue pas beaucoup, mais les plats du jour changent au fil des saisons. « Nous réalisons tout dans notre laboratoire à Tours-nord et nous travaillons avec des producteurs locaux », précise le co-gérant avec sa bonne humeur habituelle. Et très bientôt, les gaspachos remplaceront les soupes. Ça sent l’été !

> Taste, 55, rue du Commerce, Tours. Sur place ou à emporter, salade, sandwichs, plat du jour, quiches, desserts, café à la carte. Service de traiteur.
> Réservations au 02 47 88 09 21. Ouvert du lundi au vendredi, 10 h 30 à 21 h. Page Facebook

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Quand Julie Pâtisse : du blog aux fourneaux

On connaissait son blog… Mais Quand Julie Pâtisse, elle se met aussi aux fourneaux. On a testé son atelier-restaurant aux Prébendes.

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Les arbres en fleurs, le soleil qui pointe le bout de son nez… Oui ! Le Printemps est arrivé ! C’est donc au jardin des Prébendes que nous allons profiter de cette belle saison. Depuis maintenant quatre mois, la blogueuse tourangelle Julie a repris avec son frère Xavier le coin restauration situé près de la rue Roger-Salengro.

Chez « Quand Julie pâtisse – l’Atelier », comme le site qui a fait connaître les talents de la jeune femme de 27 ans. On peut grignoter des chouquettes, déguster des plats sur place ou à emporter, ou tout simplement faire une pause-café en terrasse. Le midi, Julie propose des plats du jour variés, changeant au gré des saisons et des envies.

Ce midi, une jolie salade de quinoa avec des pommes, du fromage, des noix et des carottes a ravi nos papilles. Une salade de chèvre et jambon de pays avait l’air tout aussi alléchante, à l’instar de la quiche lorraine ou du croque-monsieur réalisés sur place et avec des produits locaux. Elle prépare également des wraps ou des galettes de sarrasin. En dessert, vous avez l’embarras du choix. Il y a les incontournables, le « Xavier » à la framboise, le nougat de Tours, les crêpes ; et les temporaires, comme le (très) fondant au chocolat ou la panna cotta. RESTO_JULIE (3)

Très bientôt, il sera possible d’y déguster un sorbet ou une crème glacée du Palais des glaces (Tours-Nord) et à mesure que les jours rallongent, l’établissement s’autorisera à fermer un peu plus tard. Julie accueille aussi ses apprentis cuisiniers dans son atelier et son activité traiteur se développe. Le dimanche, ses brunchs sont souvent complets. Pensez à réserver !

> Quand Julie pâtisse, Jardin des Prébendes. Ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h et le dimanche de 11 h à 14 h 30.
> Menus du midi à 7 € et 9 € (avec un dessert). Brunch à 17,50 €.
> Réservations au 02 47 20 14 46. Infos sur la page Facebook

Game Night : comédie déjantée

De la comédie survoltée, un soupçon d’action, du burlesque : le programme de Game Night rappelle celui de Comment tuer son boss ?. Et c’est bien normal, la même équipe est aux manettes…

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Dans Game Night, il y a un air de déjà-vu. Un humour déjanté et décalé, des situations improbables qui rappellent à bien des égards le diptyque Comment tuer son boss ? Rien de plus normal : c’est effectivement le même tandem Goldstein/ Daley qui est aussi à l’oeuvre ici.
Et très clairement, la sauce prend de nouveau dans cette comédie mâtinée de policier et d’action.

Max et Annie (Jason Bateman et Rachel McAdams), passionnés de jeux de société, sont un jour accueillis chez Brooks, le frère m’as-tu-vu de Max, qui leur propose une soirée-jeu polar un peu particulière aux côtés d’autres amis : la partie va en effet mélanger réel et fiction, sur fond de vrais-faux agents fédéraux et d’enlèvement.

Durant son aventure rocambolesque menée pied au plancher, Game Night va alors enquiller quiproquos rigolos, vannes tordues et dialogues finement ciselés. Que ceux qui aiment l’humour du duo de réalisateurs soient rassurés, Game Night ne déçoit jamais de ce côté-là. Absurde, grotesque et parfois franchement hilarant (la séquence du chien…), le film pousse le curseur de son délire fantasque jusqu’au bout.

Tout amusant qu’il soit, il parvient également à surprendre et déjouer nos attentes dans ce jeu du vrai-faux et ses rebondissements.
Surtout, Game Night détonne par plusieurs aspects : une mise en scène énergique (le plan-séquence vertigineux chez les mafieux), un timing comique impeccable et surtout un casting irréprochable. Déjà grâce à son duo principal convaincant, mais aussi par ses délicieux seconds rôles… notamment le personnage du voisin flippant et bizarroïde incarné par un Jesse Plemons désopilant. Game Night a beau être farfelu et invraisemblable, il reste une comédie bien troussée et rafraîchissante.
Si bête, mais si bon !

Aurélien Germain

> Comédie, de Jonathan Goldstein & J.F. Daley (USA). Durée : 1 h 40. Avec Jason Bateman, Rachel McAdams…
> NOTE : 3,5/5 

Maison Colbert : simplicité et bonne humeur

En passant par la rue Colbert, on a pu tester… La Maison Colbert bien sûr ! Voici la chronique restaurant de la semaine.

PAUSE_RESTO_COLBERTIls sont toujours là, au même endroit, et pourtant, tout a changé. Mickaël est toujours aux fourneaux, Ben est toujours en salle, mais Mickaël termine plus tôt et Ben s’accorde le droit de porter des chemise à carreaux. Et ils sourient tout le temps. Comme un poids enlevé.

L’Arôme est devenu Maison Colbert, une maison pleine de simplicité et de bonne humeur. Quand on y passe, on n’a qu’une envie : revenir.
Le chef a réduit la carte et la modifie en fonction des arrivages du matin car il se fournit essentiellement ches de petits producteurs. On retrouve dans l’assiette des plats traditionnels : os à moelle, raie aux câpres ou côte de cochon en croûte de moutarde. La terrine est, bien sûr, faite maison, tout comme ses pickles. La qualité est toujours là et les plats sont copieux.

Le service est souriant et efficace, le patron et la serveuse ont l’oeil à tout et le restaurant a visiblement trouvé ses habitués.
Côté décoration, les tables sont assez espacées pour discuter en toute intimité et les amateurs apprécieront le mélange de liège, bois et cuir. On vous conseille de jeter aussi un oeil à la sélection de bouteilles et d’alcools du patron, vous ne serez pas déçus. Bref, un resto où l’on peut emmener son amoureux, sa grand-mère ou son patron : tout le monde s’y sent bien.

> Maison Colbert, 26 rue Colbert à Tours. Réservation au 02 47 05 99 81. Contact : page Facebook
> Entrées et desserts à partir de 8 €, plat de 12 à 28 €.

Sherlock Gnomes : nains pour tous, tous pour nains

Enfants, parents, réjouissez-vous et préparez-vous aux jeux de mots : le petit Sherlock Gnomes et ses nains débarque sur grand écran. Si cette histoire vire souvent au nain-porte quoi, elle en divertira tout de même certains. (Signé : un journaliste nain-compris)

PAUSE_CINE

Après avoir revisité Shakespeare avec le premier volet Gnomeo et Juliette, c’est au tour de Sherlock Holmes de passer à la tambouille « gnomes ». Pour cette deuxième adaptation de la franchise, c’est donc toujours aux côtés d’une bande de nains de jardin que le spectateur évolue.
Ici, tous disparaissent un à un, ce qui emmène Sherlock Gnomes, célèbre détective et fervent défenseur des nains de jardin donc, à mener l’enquête (ce synopsis n’a pas été écrit sous l’effet de la drogue, promis…).

Avec un tel récit, Sherlock Gnomes se veut clairement orienté vers le public enfantin. Pour autant, le film d’animation parvient à ne pas tomber dans le puéril ou la naïveté et propose quelques bons moments. On rit rarement, mais on sourit parfois face à cette douce absurdité qui se dégage de l’ensemble (le nain en string à la Borat est plutôt fendard…).
Car Sherlock Gnomes pousse le curseur de son délire au maximum et prend visiblement plaisir à le faire.

Toutefois, pareil univers a ses limites : les multiples personnages, peu attachants, ont tendance à faire piétiner le récit, les jeux de mots avec le terme « gnome » sont exploités jusqu’à plus soif… Au final, pas bien inspiré, Sherlock Gnomes s’essouffle tout de même rapidement.

En revanche, côté animation, l’oeuvre se défend plutôt bien dans sa modeste catégorie. Il faut dire qu’aux manettes, on retrouve John Stevenson, le papa du premier Kung-fu Panda, pour un rendu qui n’a certes rien de trop sophistiqué comparé aux productions actuelles, mais assez de charme pour accrocher la rétine pendant les toutes petites 86 minutes que dure Sherlock Gnomes. Un résultat correct, mais rien de nain-croyable (celle-là, elle est cadeau). Aurélien Germain

> Film d’animation, de John Stevenson (USA). Durée : 1 h 26. Avec les voix françaises de Michael Gregorio, Flora Coquerel…
> NOTE : 2/5

Coin de tranquillité à Brunch et Goût Thé

C’est un salon de thé tranquille et paisible, à deux pas de la rue Nationale. On y boit le thé, évidemment, mais on peut aussi y déjeuner !

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Qu’elle est jolie, cette salle de Brunch et Goût Thé ! L’établissement a opté pour des tons verts, conférant à l’ensemble un esprit champêtre et printanier qui colle à merveille avec le calme paisible du lieu. Un grand miroir aère l’espace et donne de la profondeur à ce petit coin de tranquillité.
Au fond, la déco et l’ambiance à l’ancienne donnent un charme désuet pas désagréable. Un havre de paix, situé dans une rue peu passante… où l’on a bien envie d’y déjeuner !

Si Brunch et Goût Thé est — comme son nom l’indique — un salon de thé, il est possible de s’y arrêter le midi pour un repas. Ce jour-là, la carte proposait notamment un velouté de petit pois ou encore un cake maison au poulet, fourme d’Ambert et noix. Pour nous, ce sera une des salades composées qui nous fait de l’oeil.
Portant des prénoms féminins (il y a eu la salade Emma ou la Olga), elles sont élégantes et joliment présentées. Notre « Manon » était pleine de saveur et tout en fraîcheur grâce à un mélange d’avocat, de tranches de magret, de tomates et champignons, ainsi que deux triangles de fourme d’Ambert pour finir de chatouiller le palais.

Une agréable surprise qui suit une carte appétissante, légère mais idéale si l’on veut surveiller sa ligne. Il est évidemment aussi possible de se régaler avec un choix impressionnant de thés (Casablanca, lune rouge, bouddha bleu, iskandar…) ou de bruncher ! Dernier petit conseil : n’oubliez pas de réserver entre midi. Le salon a visiblement un grand nombre d’habitué(e)s !

> 19 rue Jules-Favre à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 19 h. Contact : 02 47 60 98 46 ou facebook.com/BrunchEtGoutThe
> Salades composées à 9,90 € ; dessert à 3,90 €. Thés 3,90 € environ. Formule petit-déjeuner à 8,50 €. En semaine, petit brunch jusqu’à 11 h (14 €) et grand brunch certains dimanches.

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Red Sparrow : sexe, espionnage et violence

On l’attendait de pied ferme ce Red Sparrow, avec Jennifer Lawrence. Sauf que le film de Francis Lawrence est mou, lent, parfois ridicule, parfois violent, bête prétexte à un érotisme SM aussi gênant qu’embarrassant. Outch

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Sexe, violence, clichés et accent russe… Voilà à quoi pourrait se résumer Red Sparrow, adaptation du roman éponyme qui avait pourtant tout l’air d’une jolie promesse. Il faut dire qu’avec un Francis Lawrence aux commandes (l’homme est responsable des Hunger Games et de Je suis une légende), une star à l’affiche (Jennifer Lawrence) et un casting de première classe (Charlotte Rampling, Matthias Schoenaerts, Jeremy Irons…), on s’attendait à une pépite.

Mais passé une formidable entrée en matière aussi alléchante que réussie, Red Sparrow se vautre ensuite dans la paresse, virant au thriller interminable et neurasthénique (il aurait gagné à être raccourci d’un bon tiers).
Pendant 2 h 20 aussi fougueuses qu’un koala sous Lexomil, le spectateur suit Dominika, ex-ballerine recrutée pour devenir agent secret, contrainte de jouer de ses charmes pour séduire et manipuler un infiltré de la CIA en Russie.

De là découle un film caricatural au goût de Guerre Froide, d’ailleurs plombé par une extraordinaire faute de goût : celle de laisser ses comédiens américains incarner l’ennemi russe, usant de fait d’un accent aussi ridicule que grossier. Pour le reste, il faudra compter sur des scènes de violence gratuite sans stylisation, ainsi qu’une dose de sexe pour compléter le cahier des charges putassier (coucou la scène du viol).

Alors, certes, Jennifer Lawrence n’a jamais été aussi belle et solaire. Magnifiquement photographiée, la comédienne apparaît incandescente et sulfureuse. Elle est également investie à 200 % dans son rôle. Mais ça ne suffit malheureusement pas à rattraper un film aux enjeux inexistants, à l’hypersexualisation malsaine de son héroïne et finalement bien trop anecdotique.

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> Thriller, de Francis Lawrence (USA). Durée : 2 h 20. Avec Jennifer Lawrence, Matthieu Schoenaerts…
> NOTE : 1,5/5

Cliquez pour voir la bande-annonce :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=D79-3yPaHy8[/youtube]

Le Bistrot d’Odile : piano, musique et bons plats

Ouvert en février 2018, Le Bistrot d’Odile propose une sympathique carte des « recettes oubliées » et n’oublie pas de parsemer le tout de… musique !

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On appelle ça un endroit chaleureux… Le maîtremot au Bistrot d’Odile, c’est convivialité. Pour s’en convaincre, il suffit de venir le vendredi ou le samedi soir. C’est là qu’Odile, la maîtresse des lieux et chanteuse, se rappelle ses premières amours en jouant du piano en plein resto. « Pour l’ambiance et pour que les gens se mettent à chanter », sourit-elle. Partitions et livrets de chants sont d’ailleurs disposés à côté du comptoir.
De la musique pour remplir les oreilles, pendant que les chouettes assiettes rempliront l’estomac.

Ici, c’est cuisine tradi au menu, avec un excellent rapport qualité-prix. Odile a concocté une jolie carte, où les « recettes oubliées » sont à l’honneur. Du gratin d’andouillette au Vouvray au tartare de daurade à la grenade, en passant par l’oeuf meurette ou le mythique Paris-Brest.
À tmv, on avait lu que le chef de l’établissement, le Tourangeau Benoît Sanchez, était un passionné de la création de burgers. Alors, va pour Le Roi Rose, un burger avec porc confit 6 heures dans la bière, cheddar, confit d’échalotes et une délicieuse sauce barbecue maison qui assaisonne le tout. Une création aussi originale que savoureuse, faite maison comme le pain buns et les frites qui l’accompagnent.
Le plat, copieux (la taille du burger est impressionnante !), était accompagné d’un verre de chinon (la carte est exclusivement composée de vins de Loire).

On ressort avec l’impression d’avoir mangé entouré d’amis comme à la maison (en mieux !)… et en jetant un dernier coup d’oeil au piano qui nous attend un de ces soirs. Histoire de pousser la chansonnette pour digérer.

> Le Bistrot d’Odile, 64 rue Colbert. Ouvert du mardi au samedi midi. Et le vendredi et samedi soir. Contact : 02 47 39 13 96 ou sur Facebook.

> Formule du midi à 15 €, plat du jour 9,50 €. À la carte, 5,20 € l’entrée ; de 10 à 12,50 € pour les plats.

Blue : plongée avec les dauphins

Chouette, voilà un nouveau documentaire signé DisneyNature. Avec Blue, Keith Scholey et Alastair Fothergill offrent une plongée dans différentes régions subaquatiques du globe, aux côtés des dauphins.

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Depuis une dizaine d’années, la branche DisneyNature oeuvre dans le documentaire et propose des objets aussi ludiques que militants. Au fil du temps, on a ainsi pu voir l’enfantin Grizzly, le travail titanesque d’Au Royaume des singes, ou encore le magnifique Il était une forêt.
Objectif ? Proposer de sublimes images pour amener le spectateur – notamment les plus jeunes – vers une réflexion sur l’environnement.

C’est de nouveau le cas ici avec un documentaire signé Keith Scholey et Alastair Fothergill. Naïvement titrée Blue dans sa version française du nom de son « personnage » principal (Dolphins est le titre original…), cette plongée dans les océans veut de nouveau sensibiliser à la protection de nos espaces naturels, cette fois à travers la figure du dauphin. Habile, quand on sait le capital sympathie de la bête.

On y suit donc l’animal à travers un périple qui nous fait découvrir diverses régions subaquatiques du globe, mais aussi de nombreuses espèces connues (la baleine à bosse) ou méconnues (l’amusant squille multicolore).

Visuellement époustouflant, Blue est d’une maîtrise technique sans faille. Les jeux de lumière et de couleur sont tout simplement sublimes. Les documentaristes mènent alors la danse et embarquent le spectateur (enfants et adultes, ouf) dans des mouvements constants (le ballet des dauphins), pour finalement esquisser un message clair.
« Si vous voulez avoir des dauphins dans le futur, il est nécessaire d’avoir des récifs coralliens », disait récemment Keith Scholey. Un écho à Blue, dans lequel on s’aperçoit que tout fonctionne finalement comme une petite ville, avec un écosystème et des espèces subsistant grâce aux coraux. Aujourd’hui, 20 % des récifs coralliens sont détruits en raison du changement climatique…

> Documentaire de Keith Scholey et Alastair Fothergill (USA). Durée : 1 h 18.
> NOTE : 4/5

Voir la bande-annonce :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=KCf-0hfyucc[/youtube]

Tartines et… galettes à Tartines & co

Tartines & co a été repris il y a quelques mois, en mai dernier. Résultat ? On y trouve aussi, désormais, des galettes !

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Rue des Fusillés, la vraie nouveauté, c’est l’arrivée de la spécialité bretonne dans un restaurant de tartines. À quelques mètres de la place de la Résistance, Tartines & Co, lancé par un ancien chef de restaurant gastronomique, a été repris en mai dernier par Caroline Marie.
Responsable logistique pendant vingt ans à Tours Événements, elle a fait germer son projet en toute discrétion pendant deux ans. « Je me suis formée à la fabrication de crêpes et galettes à Nantes pendant mes congés, indique la patronne ravie de sa reconversion. J’ai eu le coup de cœur pour cet endroit dont la cuisine est ouverte sur la salle. »

On y trouve depuis, les tartines de l’ancien propriétaire, dont la fameuse tartine foie-gras maison avec son coeur d’artichaut ou encore la Tourangelle, avec du Sainte-Maure et des rillons. Les desserts et le cheese cake sont aussi restés à la carte. Toutefois, des crêpes et galettes, « sa spécialité », y ont été ajoutées et sont garnies avec des produits frais et de plus en plus locaux. Dans un décor cosy et moderne, on y croise des femmes, mais aussi des hommes d’affaires et des familles.

Pour les plus gourmands, elle propose notamment deux galettes toastées et pliées, « comme une calzone ». L’une d’elle, la Campagnarde, est fournie, comme son nom l’indique, de pomme de terre, crème, fromage, lardons, oignons et ciboulette et accompagnée de jambon cru de pays. Les galettes « classiques » vont ensuite de la complète au chorizo chèvre en passant par la forestière. On trouve enfin de la soupe cet hiver et un Wrap de saumon fumé, à partir de galette de sarrasin.

> Tartines&Co – Galettes et Crêpes, 6 rue des Fusillés. Ouvert de 12 h à 14 h 30, du lundi au samedi et de 19 h à 21 h 30, du jeudi au samedi.
> Tartines (de 7,90 € à 19,80 €), galettes (7,90 € à 11,80 €), desserts (3 € à 7,90 €), menu déjeuner à 15,50 € (galette ou tartine, boisson, dessert). Réservation au 02 47 20 50 60. Page Facebook

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Après la guerre : film politique et humain

Remarqué au festival de Cannes, le premier film d’Annarita Zambrano, Après la Guerre, débarque en salles cette semaine.

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Nous sommes en 2002. À Bologne, en Italie. Le refus de la loi travail explose dans les universités (comment ça, ça vous rappelle quelque chose ?). L’assassinat d’un juge, à la sortie d’une conférence, fait ressurgir les fantômes du passé, ceux des « années de plomb ». La blessure politique s’ouvre de nouveau et on accuse rapidement Marco Lamberti, réfugié en France et ancien leader d’extrême-gauche, protégé par la « doctrine Mitterrand ». Il va alors prendre la fuite avec Viola, sa fille de 16 ans, tandis que le gouvernement italien demande son extradition…

C’est un petit brûlot politique que signe ici Annarita Zambrano avec Après la guerre (Dopo La Guerra, en VO). Pour son premier long-métrage, la réalisatrice esquisse les pressions diplomatiques entre deux pays européens, mais Après la guerre se voit davantage comme un zoom sur l’Humain, comme un grand portrait.
Ou plutôt des portraits, puisqu’on s’attarde tour à tour sur Marco, sa mère, ou encore sa sœur et bien sûr la jeune ado Viola, sur qui le film finit par se concentrer.

Malgré un ensemble un peu trop classique et convenu dans sa mise en scène, ainsi qu’une dimension politique qu’on aurait souhaité plus explosive, Après la guerre se distingue toutefois par sa puissante sobriété et sa narration reposant sur les personnages. Il permet alors à Zambrano d’explorer avec justesse et retenue deux mondes antagonistes, de confronter deux générations face aux erreurs du passé.

Plus qu’un film politique et politisé, Après la guerre est surtout un drame psychologique naturaliste. Habile de la part d’Annarita Zambrano, une cinéaste fort prometteuse…

> Drame, d’Annarita Zambrano (Italie/France). Durée : 1 h 32. Avec : Giuseppe Battiston, Barbora Bobulova, Charlotte Cétaire…
> NOTE : 3,5/5 

Bande-annonce :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=hCAgCmEmdjY[/youtube]

La Vida Loca : le bar à manger bien sympa

Ce n’est pas tout à fait un restaurant, ce n’est pas tout à fait un bar… C’est un bar à manger ! On a testé La Vida Loca et son ambiance super chouette…

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Avouons-le : depuis son ouverture mi-janvier, la Vida Loca nous faisait de l’oeil. Pensez-vous : un endroit qui respire la sympathie et l’ambiance « à la cool » (les oeuvres accrochées au mur, à l’esprit tattoo, donnent un réel cachet à l’ensemble), avec de la bonne musique, des barmen aussi accueillants que tatoués et une carte réussie avec bières de choix, cocktails et vins bios issus de petites exploitations.
Que demande le peuple ?

Eh bien pas grand-chose de plus si ce n’est un peu de solide pour accompagner le liquide.
Et justement, ça, La Vida Loca l’a bien compris en s’identifiant « bar à manger », à la croisée entre bar, brasserie et restaurant. Alors ici, les plus gourmands peuvent se délecter de ribbs marinés ou de légumes de saison, voire de lasagnes végétariennes avant de se faire un petit mojito cheesecake en dessert (un délice !).

De bons petits plats simples, mais efficaces, avec d’excellents produits… qui se retrouvent aussi sur des planches apéritives bien fournies.
Ce soir-là, pour soutenir notre pinte de Petrus, on a choisi la fournée à 10 € qui présentait, en vrac, saucisson au vin, cake au chorizo, tarte aux légumes, cubes d’emmental frais ou encore petites madeleines au chèvre, tapenade et autres accompagnements.

Essayé et adopté : fraîcheur en bouche, plaisir gustatif, pas de chichis et prix plus que raisonnables, La Vida Loca vise juste et bien pour ses premiers pas. De quoi passer, normalement, une sacrée soirée, comme dirait notre ami Jean-Pierre Foucault (désolé pour la référence).

> 16 rue de la Rôtisserie (à la place de l’ancien Cheyenne Bar). Ouvert de 18 h à 2 h. Contact : 09 86 45 01 20 ou facebook.com/lavidalocatours
> Planches de 5 à 15 €. Sinon, à la carte, entrée/plat ou plat/dessert à 18 €. Menu complet à 23 €.

Hostiles : un western d’époque

Hourra, le western revient au cinéma ! Et connaît un second souffle avec Hostiles, la dernière réalisation de Scott Cooper. Au programme, Christian Bale et Rosemund Pike dans un film d’une noirceur absolue (avec un peu d’espoir dedans quand même, car hé ho, c’est Hollywood).

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Le premier quart d’heure d’Hostiles est d’une rare intensité. Il donne le ton de ce que sera ce western signé Scott Cooper : ici, la mort planera à chaque instant. Car en quelques minutes, lors de sa séquence d’ouverture d’une froideur terrible, le cinéaste filme une famille décimée par des Comanches. Violence sèche et horreur.
Seule Rosalee, la mère, survivra. Rescapée mais traumatisée, elle croisera en 1892 la route de Joseph Blocker, capitaine de cavalerie contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant.

Durant plus de 2 heures, Hostiles se mue alors en western humaniste. Une sorte de road movie au milieu de paysages sublimes, montrant la complexité des relations humaines hommes blancs/autochtones. Hostiles est intense et tourmenté. Tout comme l’histoire qu’il raconte. Tout comme les personnages de son récit.
Notamment le trio Joseph, Rosalee, Yellow Hawk, respectivement joués par Christian Bale, Rosamund Pike et Wes Studi. Le premier, d’une parfaite justesse, est brillant. La seconde, forte mais fragile, est formidable. Le troisième est tout en retenu et en émotion.

Évidemment, Hostiles n’est pas sans défauts : il souffre de grosses longueurs et on regrettera son final bien trop gentillet qui jure avec la dureté du film.
Mais il donne un coup de fouet bienvenu à un genre souvent trop manichéen. Hostiles est aussi prenant que sombre.

Et, grâce à son sous-texte, se pose comme un film dans l’ère du temps, traduisant les préoccupations de l’Amérique d’aujourd’hui. Car, ainsi que le déclarait le réalisateur, il révèle in fine le schéma « reproduit de nos jours avec les Afro-Américains ou la communauté LGBT ». Un western d’époque, finalement.

> Western, de Scott Cooper (USA). Durée : 2 h 13. Avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi…
> NOTE : 3,5/5 

Voir la bande-annonce :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=K_X5bODZNf0[/youtube]

Un petit tour chez Ted’s Hot Dog

A deux pas de la place Plum’ se trouve Ted’s Hot Dog. Vous l’aurez deviné, ici, le hot dog est roi. Voilà la chronique resto de la semaine !

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Notre petit Jalapenos (petit secret : nous avons aussi testé les nachos et leur cheddar fondu.)

Tours a-t-elle son QG du hot dog ? Spoiler : oui.
Voilà. L’article pourrait se terminer là, mais on nous souffle dans l’oreillette qu’il reste une demi-page à remplir.

Ted’s Hot Dog a donc ouvert à deux pas de la place Plum’ le 1er février. L’hôte des lieux s’appelle Teddy Baulu. Ted met à l’aise de suite. Un petit tutoiement, un sourire large comme un paquebot et une motivation qu’on jalouse en cette fin de semaine. À 27 ans, il a voulu lancer le premier resto de Tours où le hot dog est roi : « Je me suis donc autofinancé, j’ai passé quelques nuits blanches, puis j’ai tout fait à la main pour la déco », retrace cet ancien pilote motocross, montrant la table en chêne découpé et l’avion en ferraille au-dessus de nos têtes.

Pour le reste, il tenait à proposer des produits frais, s’écartant de l’image d’Epinal du hot dog sec et maigrichon des stades. Ici, c’est du costaud rempli ras la saucisse.
On s’est donc délecté d’un Jalapenos : cheddar fondu, bacon de dinde, le tout recouvert de petits cornichons, moutarde au miel et sauce un poil pimentée. On peut même choisir son pain (pour nous, un gratiné) du meilleur ouvrier de France. La saucisse, elle, est parfaitement travaillée : à la volaille, ronde, douce, qui ne s’éventre pas et surtout, pas grasse. « J’ai fait importer une machine spéciale des États- Unis, le Roller Grill. Les saucisses y tournent en continu et la cuisson est idéale. »

C’est donc une bien belle surprise : Ted’s Hot Dog, outre son très sympathique propriétaire, possède de réelles qualités et une carte appétissante (hot dog à la choucroute, à la raclette ou encore sauce relish). Miam !

> 27 rue Constantine. Contact : 06 85 80 30 45 ou sur Facebook. Horaires hiver : du mardi au dimanche, 11 h 30 – 15 h et 17 h – 1 h 30. Horaires été : 7 /7, de 11 h 30 à 2 h.
> Hot dog seul de 4 à 6,50 €. Menu (hot dog classic + nachos + boisson) à 7 €.

Moi, Tonya patine vers l’Oscar

Moi, Tonya sort en salles cette semaine. Mené par un casting exceptionnel, le film est bien parti pour rafler quelques statuettes…

PAUSE_CINE

1994. À quelques jours des JO, la patineuse Nancy Kerrigan est attaquée et blessée au genou avec une barre de fer. Très vite, les soupçons se portent sur l’entourage de Tonya Harding, patineuse également et concurrente, star montante qui va alors exploser en pleine ascension.

Ce fait-divers qui a passionné l’Amérique est aujourd’hui repris par Craig Gillepsie dans Moi, Tonya.
Un spectacle brillant et passionnant, retraçant la vie de la sportive déchue, de ses premiers pas sur la glace à sa chute. Là où Gillepsie vise juste, c’est en s’écartant du sentier risqué du biopic académique. Car sous ses airs de film à Oscars « d’après l’histoire vraie de… », il est surtout une comédie mordante : ici, les personnages trash font vivre une oeuvre à l’humour aussi noir que cruel.

Une mixture surprenante gérée avec brio et aidée par un montage aiguisé (les scènes sont coupées par de « fausses » interviews face caméra) et une galerie d’acteurs remarquables. On notera évidemment la performance de Margot Robbie, transformée et habitée par le rôle (le meilleur de sa carrière ?).
Mais force est de constater qu’Allison Janney est tout aussi hallucinante en incarnant la mère de Tonya, femme brutale et imbuvable, tant dans son comportement que dans ses méthodes. Le spectateur assiste alors, impuissant, au quotidien d’une femme forte martyrisée tour à tour par sa maman et son mari (Sebastian Stan, excellent). Ces violences familiales et conjugales, filmées d’une façon terriblement crue, suscitent l’empathie pour une Tonya Harding clouée au pilori par les médias, mais représentée ici comme une battante.

Moi, Tonya réussit à être tragique et drôle à la fois. Un drame qui devient une comédie. Moi, Tonya patine vers l’Oscar…

Aurélien Germain

> Comédie satirique de Craig Gillepsie (USA). Durée : 1 h 51. Avec Margot Robbie, Allison Janney…
> NOTE : 4/5 

Bande-annonce de Moi, Tonya :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Qx-Pr3iS4IQ[/youtube]

Phantom Thread : les adieux de Day-Lewis

C’est normalement l’ultime film de l’immense Daniel Day-Lewis. Phantom Thread sort cette semaine dans nos salles obscures.

PhantomThread

C’est son dernier rôle. Après cela, le triple Oscarisé Daniel Day-Lewis prendra sa retraite. Fini, terminé. Phantom Thread ne mériterait ainsi d’être vu rien que pour ça, pour l’ultime apparition d’un comédien incroyable et talentueux. Un acteur qui retrouve là le cinéaste Paul Thomas Anderson 10 ans après There will be blood. Deux maniaques du détail réunis. De quoi propulser Phantom Thread vers les sommets.

Voici donc l’histoire de Reynolds Woodcock, couturier de renom pour mondains, multipliant les conquêtes jusqu’au jour où une jeune femme, Alma, va bouleverser son quotidien de célibataire endurci.
Une nouvelle fois, le charisme de Day- Lewis irradie l’écran dès les premiers instants. Pilier du film, métamorphosé en gentleman aussi passionné que colérique, il porte le film à bout de bras. L’emmène où il veut. Subjugue autant que son personnage subjugué par sa muse.

Évidemment, derrière tout ça se cache aussi la patte de P.T. Anderson. Ici, l’Angleterre fortunée des années 50 est reconstituée avec minutie. Le réalisateur prouve encore sa maîtrise via une mise en scène technique, un travail d’orfèvre, d’une précision redoutable, tant dans les cadrages que dans la composition et ses effets de lumière.
Sa contemplation permet alors d’esquisser, lentement, un jeu amoureux terrible et pervers, tortueux et passionnel. Bref, la folie de l’amour.

Phantom Thread est finalement d’une froideur extrême. Ampoulé, même. De quoi refroidir un paquet de spectateurs pas forcément friands du genre. Pour ceux-là, Phantom Thread sera d’un ennui total, interminable. Pour les amoureux du cinéaste, ce film en forme de chant du cygne sera gracieux et fascinant. Dans tous les cas, Phantom Thread est unique. Tout comme Anderson et Day-Lewis.

Aurélien Germain

> Drame, de Paul Thomas Anderson (USA). Durée : 2 h 10. Avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville…
> NOTE : 3,5/5 

Bande-annonce :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=xNsiQMeSvMk[/youtube]

On a testé le Tia Gourmet

Vous êtes sûrement passé devant : situé rue des Halles, l’immense Tia Gourmet propose épicerie fine, cave à vin et… espace restauration que l’on a bien sûr testé.

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Mais où est-on ? C’est un peu l’impression qu’on ressent quand on passe la porte vitrée automatique de Tia Gourmet, situé à deux pas de la basilique Saint-Martin. Un immense mur végétalisé dans l’entrée, une cave à vin au sous-sol, un salon de thé au-dessus et des étagères remplies de produits d’épicerie fine, de produits asiatiques ou encore de thé, d’huile ou de céréales bio en vrac.
Dans un autre recoin des 450 m2 de cet ancien magasin de prêt-à-porter, des frigos remplis de bols en plastiques : saumon et riz basmati, bò bun, poulet au caramel, sushis, perles de coco ou de tapioca…

Rien n’excède 10 € dans ces plats asiatiques à emporter ou à déguster sur place. On peut aussi choisir parmi une large gamme de bières du monde.
Après mon passage en caisse, je m’installe dans un des confortables fauteuils colorés du restaurant en attendant que le serveur réchauffe au micro-ondes mon poulet au basilic. Il me servira une dizaine de minutes plus tard sur un petit plateau avec mon dessert et ma boisson, le tout pour 19,75 €. Image8

C’est chaud et bien épicé, comme les plats du Mao, place Jean-Jaurès. Normal, parmi les associés de Tia Gourmet, deux font partie de la restauration et viennent de ce restaurant, un vient de la grande distribution et le dernier est issu du commerce. Les plats sont préparés le matin par une équipe de cuisiniers située dans un laboratoire en centre-ville.

La dizaine de plats à la carte varie ponctuellement mais les propositions devraient évoluer au fil des saisons. Les spécialités italiennes, portugaises ou africaines pourraient s’inscrire aussi au menu, pour une offre ouverte sur le monde entier.

> Tia Gourmet, 73 rue des Halles, Tours. Ouvert du mardi au jeudi, de 10 h à 19 h et du vendredi au samedi de 10 h à 19 h 30. Réservations au 02 47 64 85 25.
> Plat à moins de 10 €, dessert et boisson à 4 € en moyenne, sur place ou à emporter.

Le Voyage de Ricky : la critique

Divertissement familial, mais surtout destiné aux enfants, Le Voyage de Ricky est un nouveau venu dans le film d’animation.

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Difficile de se faire un nom dans le monde de l’animation. À son modeste niveau, Le Voyage de Ricky essaye de se faire une petite place.
Petite, car — soyons honnête — cette coproduction internationale a tout de même du mal à rivaliser face au tout-puissant Pixar.

Les premières minutes laissent place au doute. Le film met en scène Richard, un moineau orphelin récupéré par des cigognes qui finit de nouveau abandonné le jour où sa famille adoptive doit partir pour une grande migration vers l’Afrique, voyage impossible pour le petit oiseau. Richard va quand même tenter de rejoindre l’autre continent.

Ratant son envol, ce film des airs propose d’emblée une introduction naïve, au récit vu et revu, saupoudré d’enjeux quasi-inexistants et éculés. Une mise en bouche un peu trop facile qui va pourtant déboucher, par la suite, sur un périple initiatique correct. Si dans l’ensemble, Le Voyage de Ricky est vraiment trop simpliste, en raison de sa visée enfantine (les adultes pourront décrocher) et pèche par sa linéarité, il a le mérite de dessiner une galerie de protagonistes vraiment attachants à la personnalité travaillée (on s’amuse alors par exemple du perroquet fan de disco ou du corbeau mafioso).

Côté animation, le niveau est honnête sans être éblouissant (quelques menus défauts comme certains mouvements saccadés des oiseaux ou la finition des cigognes). Mais Le Voyage de Ricky possède toutefois son lot de belles séquences, via un très beau travail sur le ciel et l’eau, ainsi que de bonnes idées comme cette scène du rêve esquissée en peinture.
Ricky et ses copains oiseaux font donc partie d’une petite oeuvre gentillette : loin d’être mauvaise, mais pas non plus de quoi nous clouer le bec.

> Film d’animation, de Toby Genkel et Reza Memari (Belgique, Allemagne, Luxembourg, Norvège). Durée : 1 h 24.
> NOTE : 2,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=0Ppp4VqVxeY[/youtube]

La Suite : du nouveau avenue Grammont

Le haut de l’avenue Grammont va-t-elle reprendre un peu de couleurs ? Un nouveau restaurant a ouvert à côté du Pym’s : il s’agit de La Suite qui remplace l’ancienne Casa Nostra.

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Cela faisait 5 ans que les locaux de l’ancienne pizzeria La Casa Nostra attendaient un repreneur. Sa fermeture avait plombé un peu plus le haut d’avenue Grammont souffrant déjà de son manque de commerces et de restauration.

Mais Serge Partouche, patron de la boîte de nuit Le Pym’s, s’est décidé à relancer la machine en ouvrant les portes de La Suite.
Depuis mi-décembre, au 166 avenue de Grammont, il faut donc compter sur ce petit nouveau… pas si petit ! Car de l’ex-établissement qu’il remplace, La Suite a gardé son immense espace. La salle est aérée et vaste, sentiment renforcé par les grandes fenêtres qui éclairent amplement le tout.

Côté déco, La Suite joue la simplicité : chaises en résine tressée, murs au tons chaleureux et rideaux rouges pour habiller l’ensemble. Même si — ouverture récente oblige — l’équipe est encore en rodage, l’accueil est des plus aimables (le jour de notre visite, le service était remarquable). À la carte, les burgers nous font de l’oeil, entre le Pym’s au foie gras et compotée d’oignons rouges, et l’Écossais garni de son pavé de saumon bio. Mais notre dévolu se jette finalement sur le pavé de bœuf de Montbéliard (17 €).
Verdict : une bonne pièce de viande, quoiqu’un poil trop cuite à notre goût (mais rien de très grave) et idéalement assaisonnée avec sa sauce au poivre. L’accompagnement, entre salade de jeunes pousses et pommes sautées en persillade, se marie avec justesse !

Gérée par le chef de L’Odéon Olivier Imbert, La Suite démarre donc bien et a, en plus, une tonne d’idées et de projets dans sa besace. En clair, une bouffée d’air frais au paysage et un coup de fouet bienvenu dans un coin de Tours qui manquait clairement de vie.

> 166 avenue de Grammont à Tours. Ouvert les midis du lundi au vendredi, ainsi que les jeudis-vendredis-samedis soirs. Contact : 09 50 78 31 59.
> Plat du jour à 13 €. Et de 15 à 24 € à la carte.

Restaurant : Le B, testé par l’EPJT !

Toujours dans le cadre de la semaine spéciale EPJT, les étudiants de l’Ecole de journalisme s’occupent de la chronique resto avec, aujourd’hui, Le B ! #EPJTMV

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Du frais au prix de l’industriel, c’est par ce slogan que le restaurant B vous invite à découvrir sa carte, dans la zone industrielle du Menneton, au bord du Cher. Le choix est difficile : des salades, des woks, mais surtout une dizaine de burgers qui se veulent raffinés et composés à partir de produits frais.

Le menu à 14,90 € propose un burger, des frites, un dessert et un soda. Le tout nous est apporté en même temps en une dizaine de minutes, sur un plateau, comme au self. Les frites sont servies dans un petit panier, le burger présenté dans une grande assiette carrée.
Nous avons opté pour un Italien, avec une escalope panée, une tranche de bœuf, du pesto et de la mozzarella. Le chef conseille lui le Carnivore, un burger pour les gros mangeurs avec un bon steak haché et du fromage à raclette !

On ne va pas se le cacher non plus : le goût est là mais on n’est pas totalement emballé par notre burger italien… Rien à dire sur la fraîcheur mais il manque ce « p’tit quelque chose » pour rendre ce burger vraiment exceptionnel. Un autre collègue, qui a pris un burger plus classique avec du cheddar, est satisfait de son plat. O

uvert il y a un an, le B est le deuxième restaurant des propriétaires du restaurant-discothèque le New 80, basé à Saint-Pierre des Corps. Le B leur permet de se consacrer à la cuisine dans un cadre sobre et lumineux. Le décor est simple mais on s’y sent bien, on n’étouffe pas. Le soir, les plateaux sont remplacés par des sets de table et l’ambiance du restaurant se veut plus conviviale. Une adresse à retenir dans une zone où l’on trouve peu de restaurants !

François Breton

>Le B, 5 rue du Champ de Tir, Tours. Menu burger, boissons sans alcool et dessert à 14,90 €. Plat du jour le midi. 
> Ouvert du lundi au dimanche, de 12 h à 14 h 30, puis de 19 h à 22 h 30. Fermé le dimanche midi. Tél. 02 47 65 08 16.

24 h limit, film d’action trop limite

Cette semaine, la chronique ciné est signée des étudiants de l’EPJT, dans le cadre de notre numéro spécial. Zoom sur 24 h limit, qui sort en salles ce 17 janvier.

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Ethan Hawke (Les 7 Mercenaires) incarne Travis Conrad, dans le nouveau film d’action de Brian Smrz (Mort subite). Il joue un tueur d’élite sur le point de prendre sa retraite lorsqu’il se fait tuer lors d’une mission en Afrique du Sud. Mais ses employés ne sont pas encore prêts à le laisser partir… Ils tentent alors une expérience et arrivent à le réanimer pour 24 heures seulement.

Le compte à rebours de sa dernière journée est inscrit en chiffres digitaux sur son bras : ce n’est pas sans rappeler le film de science-fiction d’Andrew Niccol, Time Out, sorti en 2011 (et qui était nettement plus réussi). Car malheureusement, 24H Limit est prévisible. Trop prévisible même. Le scénario en lui-même a déjà été vu plusieurs fois : un tueur d’élite qui attend simplement que tout le monde lui fiche la paix, sur la voie de la rédemption, mais qui, par sens du devoir, va accepter une dernière mission.
On retrouve ainsi tous les clichés d’un film d’action dans un très court laps de temps (le film ne dure qu’une heure trente) et la scène de baston finale relève du fantastique. Conrad aurait dû mourir déjà depuis un moment, étant donné qu’il a perdu au moins 32 litres de sang, son corps est criblé d’éclats de balles, mais il tient toujours debout…

Dans 24H Limit, force est de constater qu’Ethan Hawke porte à bout de bras le film. Il tente de montrer que son personnage est un gars bien, notamment grâce à ses hallucinations dans lesquelles il revoit sa femme et son fils décédés. Mais cela ne prend pas vraiment.

On notera toutefois des scènes de bagarres réussies et bien chorégraphiées. Brian Smrz a refusé de les réaliser par ordinateur et a préféré utiliser de vrais cascadeurs et ses acteurs. Ce qui rend très bien à l’écran. Bilan ? Si vous voulez un bon film d’action, refaites-vous plutôt un Die Hard.

Manon Brethonnet

> Thriller/Action (USA), 1 h 32, de Brian Smrz. Avec Ethan Hawke, Paul Anderson
> NOTE : 2/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=zrCb5klZZCc[/youtube]

Downsizing : être miniature, la grande vie !

Chérie, j’ai rétréci Matt Damon ! Dans Downsizing, le comédien se retrouve miniaturisé, à la recherche d’un peu de bonheur…

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Matt Damon savoure sa dernière bière, avant d’être miniaturisé.

Et si on miniaturisait les êtres humains, afin de régler le problème de la surpopulation et du changement climatique ? Ce pitch, loufoque et intrigant, c’est celui de Downsizing, la nouvelle offrande d’Alexander Payne, déjà responsable de Nebraska et The Descendants. Avec un postulat aussi excitant, il y ava it de quoi s’attendre à une petite merveille d’inventivité…

Et d’inventivité, Downsizing n’en manque pas. Du moins au début. Dans cette science-fiction mâtinée de comédie, le matériau de base est tellement riche que les idées fusent lors de la première heure. L’univers dépeint est riche, la balade dans ce nouveau monde minuscule est jubilatoire, certaines séquences étant même très drôles (l’opération de miniaturisation, les premiers pas dans cette vie où l’on mesure 12 cm…). D’autant que Downsizing est habilement porté par une jolie distribution : notamment Matt Damon, toujours en justesse et en sincérité, ou encore Christoph Waltz et son habituel surjeu jouissif comme il faut.

Doté d’un sous-texte intéressant, Downsizing est loin d’être un brûlot politique dénonciateur. Mais il évoque subtilement les problèmes écologiques et de surconsommation, tout en soulignant une foultitude de faits, comme les inégalités, les flux migratoires, l’égoïsme, etc. Des thématiques pertinentes, donc, qui finissent pourtant noyées dans une dernière demi-heure interminable et digressive. Une incompréhension qui torpille littéralement le film du cinéaste qui, disposant d’un trop-plein d’idées, refourgue le tout dans une partie finale aussi brouillonne que flottante. Malgré son immense potentiel et son départ sur les chapeaux de roue, Downsizing finit malheureusement par s’enliser. Payne aurait-il vu trop grand ?

A.G.

> SF/Comédie. Durée : 2 h 08. (USA) D’Alexander Payne. Avec Matt Damon, Hong Chau, Christoph Waltz…
> NOTE : 3/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=cAFQzq4rrRY[/youtube]

Gusto : le bon goût de l’Italie

La rédaction a décidé de tester le restaurant Gusto, à Tours. Embarquez pour l’Italie mais… n’oubliez pas de réserver !

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Dès le premier contact avec le restaurant Gusto, on s’envole vers l’Italie. « Pour due (deux – NDRL) personnes ? », demande le chef Cristiano originaire des Pouilles, région située au sud-est de l’Italie. Ouvert depuis le 20 septembre, ce nouveau bar-restaurant récolte déjà les fruits du bouche à oreille et il vaut mieux réserver sa table.

Avec Ingrid, ils peuvent servir une cinquantaine de personnes en une soirée, dans le respect de l’hospitalité italienne et « en laissant le temps à chacun de profiter du moment », précise Ingrid, originaire de Tours. À deux pas de la place Plumereau, dans la rue de la Rôtisserie, l’établissement a organisé l’espace en fonction de ses deux activités.
L’avant est davantage destiné à boire un verre autour d’une « plancha » de fromages ou de charcuterie (11,90 € par personne) ; et l’arrière, permet de déguster les spécialités de Cristiano en admirant l’une des 200 photos dédicacées de stars. Le menu présente les « antipasti » (entrées), des spécialités des Pouilles comme la « burrata » un fromage italien fait à partir de mozarella ou la « frisella » dit aussi « pain des Croisés ».

Il y a aussi bien sûr des « pasta » confectionnées maison tout comme la sauce pesto aux amandes, ou les « carne » (viandes) dont le veau à l’huile de truffe blanche. Pour terminer, les « dolci » (desserts), parmi lesquels, le traditionnel tiramisu ou le café affogato, servi chaud sur de la glace.

Et dans tout ce qu’ils font, « il gusto », le goût, est bien là. « Les produits avec lesquels on cuisine, les vins, la bière viennent d’Italie, beaucoup des Pouilles, sauf le jambon de Parme de Felino », explique Ingrid qui, elle aussi, peut tenir la conversation en italien.

> Gusto, 10 rue de la Rôtisserie à Tours.
> Restaurant et bar ouvert du lundi au samedi, midi et soir, jusqu’à 2 h. Menu du midi en semaine, pasta (pâtes) e dolce (dessert) à 15, 90 € ou menus à trois plats à 25,90 € ou à 29,90 €. Réservations au 09 73 25 30 12.

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Wonder : un film merveilleux

Wonder, c’est une petite pépite. Le film sort au cinéma ce mercredi 20 décembre. C’est le moment de profiter d’un joli conte sur la tolérance avant les fêtes.

PAUSE_ECRANS_CINE

« Faites le plein de bonheur, courez voir Wonder », « Une merveille »… Il faut avouer que les phrases d’accroche placardées sur les affiches promo de Wonder avaient de quoi inquiéter. Généralement, ce marketing un peu bancal laisse présager d’une oeuvre bien moins excitante. Et pourtant…
Wonder est une petite pépite.

Adaptation d’un livre à succès, Wonder raconte la vie d’Auggie, un garçon né avec une malformation faciale qui l’a empêché d’aller à l’école. Mais un jour, il faut y aller : Auggie va entrer en CM2, prêt à affronter « les autres ». Avec tel synopsis, on redoutait une production au pathos larmoyant. Mais ici, zéro misérabilisme, le film de Stephen Chbosky parvenant à tirer les ficelles habilement, trouvant un juste équilibre entre émotion et rire.

Loin de dégouliner de bons sentiments, Wonder est un joli conte sur la tolérance et l’acceptation de soi. Du début (Auggie découvre la cruauté de certains enfants en classe et à la cantine) à la fin (ces derniers découvrent qu’il n’est pas qu’un « visage déformé »), le réalisateur envoie un message à la tolérance, via un procédé de multiples narrations, s’attardant un peu sur tous les protagonistes.

Mais, Wonder n’aurait pas cette force s’il n’était pas porté par une distribution épatante. Côté adultes, on note les performances d’une parfaite justesse d’Owen Wilson et Julia Roberts en parents aimants. Mais c’est surtout du côté des enfants que le casting surprend. Entre naturel et maturité de leur jeu, les jeunes comédiens sont brillants. Mention spéciale évidemment au personnage Auggie, campé par un Jacob Tremblay extraordinaire et convaincant, visage transformé grâce à des prothèses.

En définitive, Wonder dégage une certaine poésie et beaucoup de délicatesse. Un « feel-good movie » idéal avant Noël.

> De Stephen Chbosky (USA). Durée : 1 h 51. Avec Jacob Tremblay, Julia Roberts, Noah Jupe…
> NOTE : 4/5

La Petite Cuisine : sous vos yeux

A la Petite Cuisine, Marie cuisine et prépare les plats sous vos yeux. Petit détour par la rue Voltaire pour notre chronique restaurant de la semaine.

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On connaissait la Petite Cuisine de Marie, nichée rue Berthelot, juste en face de la CCI comme une des adresses les plus attachantes de Tours. La même Marie nous revient, après quelques mois de fermeture, dans un nouveau lieu à quelques mètres de là, 45 rue Voltaire, mais sous la même enseigne.

Le concept est le même : la dame fait la cuisine devant tout le monde, à la demande et avec un sourire qui met en appétit. Pour les clients, une grande table où des convives qui ne se connaissent pas forcément peuvent prendre place ensemble. Mais, dans ce nouveau lieu qui frappe par son espace et sa déco à la fois moderne et hyper classe, Marie a ajouté des tables plus intimes, pour des déjeuners en têteà- tête. Elle a aussi aménagé un petit salon avec des fauteuils super confortables pour attendre l’arrivée de votre tablée.

Puisque l’on parle déco, prenez le temps de jeter un coup d’oeil aux dessins aux murs. Ils sont d’Aurélia V., une artiste tourangelle aux influences littéraires et mythologiques : nous, on adore ! À noter qu’il est également possible de manger au bar, et que l’on a, alors, une vue imprenable sur la cuisine et sa cuisinière qui s’affaire. L’occasion de glaner quelques petits secrets de fabrication.
Pour ce qui est de l’assiette, soyons clairs, il faut choisir la formule. Pour 18 €, nous avons eu une petite soupe, une petite salade et un plat, un repas peu organisé à la mode japonaise, mais avec des saveurs occidentales et très joliment présenté.
N’ayez pas peur de vous abandonner aux choix de Marie : tout est frais, tout est sain et tout est bon. Et, pour deux euros de plus, vous avez même le verre de vin qui va bien. Une vraie pause au déjeuner !

> 45, rue Voltaire. Ouvert du lundi au Vendredi. Contact : 02 47 61 30 92 ou la Petite Cuisine sur Facebook. 
> Formule : 18 €. Plat seul : 15 €.

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Girls Trip : comédie (un peu trop) survoltée

Véritable succès aux Etats-Unis, Girls Trip débarque en France. Mais cette comédie survoltée et vulgos nous laisse un peu de marbre…

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Le cinéma est bien étrange. Il est de ces films merveilleux qui pataugent dans l’anonymat le plus complet. Et d’autres qui n’ont rien de particulier mais pulvérisent le box-office. En nous faisant l’avocat du diable, avouons que pour Girls Trip, l’on opterait pour la seconde option.

Outre-Atlantique, le film de Malcolm D.Lee a cartonné. Encensé par la critique et le public, il a amassé les billets verts (un record historique, puisque c’est la première fois qu’un film entièrement afro-américain dépasse la barre des 100 millions de dollars de recettes).
Mais Girls Trip aura-t-il le même impact en France ? Pas si sûr.

Dans l’ensemble, on ne boude pas son plaisir devant cette sorte de mélange entre un Very Bad Trip féminin et Bad Moms, escapade de quatre amies à la Nouvelle Orléans, entre romances, alcool, bagarres et amitié. Vrai buddy-movie, ce Girls Trip ne s’interdit rien : humour en-dessous de la ceinture (la scène de la banane et du pamplemousse, dont on vous laisse la surprise, est hilarante…) et vulgarité. Le tout est aidé par un casting savoureux, la complicité entre Regina Hall, Queen Latifah, Jada Pinkett Smith et Tiffany Haddish étant aussi palpable qu’exquise.

Ce cocktail détonant fonctionne bien sur la première demi-heure, mais tourne ensuite vite en rond. Très long (deux heures interminables), Girls Trip est inutilement étiré. Sacrément bruyant (en VO, qu’est-ce que ça braille !), il finit par en donner la migraine.

Survolté, brandissant fièrement un girl power 100 % afro-américain rafraîchissant, Girls Trip fait du bien en marchant sur les plates-bandes réservées habituellement aux comédies US « blanches » et « masculines ». Mais ne laisse pas un souvenir impérissable… Une production pas foncièrement mauvaise, donc, mais loin, très loin d’être électrisante.

A.G.

> Comédie de Malcolm D.Lee (USA). Durée : 2 h 02. Avec Jada Pinkett Smith, Queen Latifah…
> NOTE : 2,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Yc1g_mig9pk[/youtube]

Backstage : le resto rock

Un nouveau venu est arrivé rue Palissy ! Accolé au Vinci, le Backstage joue la carte de la musique et du rock. On a testé…

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La « première » de ce nouveau bar-brasserie a eu lieu le jeudi 19 octobre. Le gérant espère que la tournée tourangelle sera la plus longue possible.
Installé le long du Vinci, à sa droite, rue Bernard-Palissy, le Backstage s’est implanté dans une ancienne boutique de vêtements. Les escaliers en bois et les mannequins ont été remplacés par des fauteuils Club en cuir, des flight-cases transformés en tables basses, des guitares au mur et une scène en hauteur dont les instruments semblent encore attendre leurs rockeurs.

D’après le gérant, installé derrière son bar où les pompes à bière sont décorées de micros, ce nouvel endroit souhaite offrir aux spectateurs du Vinci, les coulisses auxquelles ils n’ont pas accès. Ouvert tous les jours, toute la journée, c’est une idée pour déguster un arsenal de planchettes de charcuterie et de fromages (et de légumes) autour d’un verre avant un concert (entre 8 € et 16 €).
Les produits viennent notamment de la Maison Hardouin et de chez Rodolphe Le Meunier. Et pour ceux qui souhaitent un « vrai » repas, le restaurant sert jusqu’à 23 h 45 les soirs de spectacles (22 h en temps normal). L’ardoise simple évolue chaque jour au gré des arrivages. Une entrée à 6 € pour des oeufs durs mayonnaise ou un velouté maison ; une cuisse de canard confite ou un dos de cabillaud à 14,90 €, accompagné de pommes de terre ou d’une purée de panais ; en dessert, un crumble poire pomme ou une crème brûlée à la pistache pour 6 €.

La carte des boissons rappelle même les pochettes des albums d’Iron Maiden ou AC/DC. Seul bémol lors de notre passage à midi, la radio en fond sonore qui passe du Cloclo… Vivement une programmation de concerts dans ce bar !

> Backstage, 75 rue Bernard-Palissy à Tours. Ouvert tous les jours. De 9 h 30 à 1 h, du lundi au samedi et de 10 h à 22 h, le dimanche. Services du déjeuner et du dîner.
> Réservations au 09 73 50 22 67. Infos sur leur page Facebook

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L’Expérience interdite : un remake bien plat

Cette semaine, sort en salles L’Expérience interdite. Ce remake du film signé Joel Schumacher (1990) tombe vite à plat, incapable de ressusciter l’esprit de la version d’origine.

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Les studios hollywoodiens ont une fâcheuse tendance. C’est celle de pondre à foison des remakes d’à peu près tout et n’importe quoi. Rebelote ce mois-ci avec l’inutile resucée du Flatliners daté de 1990.
Près de 30 ans plus tard, c’est Niels Arden Oplev, auteur du film Millénium, qui s’y colle, proposant sa nouvelle version de l’Expérience interdite, récit d’étudiants en médecine qui testent sur eux-mêmes de mini arrêts cardiaques, afin de faire l’expérience de mort imminente et découvrir ce qu’il se passe dans l’au-delà.

De ce merveilleux postulat de départ, le film d’origine offrait un moment alliant science, surnaturel et frissons avec brio. Pour ce remake, massacré par ailleurs par la critique internationale, Niels Arden Oplev a bien du mal à s’en sortir. L’exercice est vain, le scénario mécanique, l’ennui guette dès la fin du premier acte et le réalisateur peine à ressusciter correctement l’esprit originel. Exploitant ses thèmes avec difficulté, la nouvelle mouture tourne en rond. Fonctionnant sur un schéma redondant, elle s’enferme rapidement et perd toute sa magie.
Et, pire encore, vire au ridicule quand elle s’essaye à l’horreur, via des procédés éventés et clichés (ah, le coup du cadavre dans la baignoire).

Si le casting tente de s’en sortir dignement (Nina Dobrev notamment) et que l’univers médical est bien dépeint (teintes artificielles et photographie froide), ce Flatliners de 2017 reste plutôt pauvre et aseptisé face à son modèle. Difficile, donc, de séduire les nostalgiques du premier film… Mais aussi les amateurs de fantastique qui auraient voulu se mettre sous la dent autre chose qu’une production neurasthénique ayant bien besoin d’un coup de défibrillateur.

Aurélien Germain

> Fantastique/Science-fiction, de Niels Arden Oplev (USA). Durée : 1 h 41. Avec Nina Dobrev, Diego Luna, Ellen Page…
> NOTE : 1,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=k4x1bpAjwi8[/youtube]

On a testé le Casse-Cailloux

Depuis cet été, le Casse-Cailloux, l’établissement situé rue Jehan-Fouquet, a un nouveau propriétaire.

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En reprenant le Casse-Cailloux cet été, Mathieu Laurendeau et son épouse Élodie s’attaquaient à un gros défi. Mais avec douceur, énergie, et professionnalisme, le jeune couple a réussi à poser ses marques et à convaincre les habitués que le changement était aussi porteur de jolies surprises. Le nom est resté, l’esprit resto de quartier aussi mais la salle a été réchauffée de quelques cadres et d’un grand miroir ; une belle collection de vinyles témoigne d’un intérêt certain des nouveaux propriétaires pour le rock.

L’ardoise est toujours réduite, avec trois ou quatre propositions d’entrées, de plats et de desserts et change au gré des arrivages et de l’envie de Mathieu. Dans l’assiette, des produits frais et des classiques saupoudrés d’un brin de fantaisie : le chef proposait ce midi-là de la beuchelle (on a passé notre tour) et de la terrine de cerf (nettement plus originale que la version au sanglier) qui a séduit notre comparse.
On a failli craquer pour le velouté de cèpes aux éclats de châtaignes mais on a finalement choisi les conchiglionis farcis au céleri et au crabe, dont la fraîcheur nous a conquis.

Côté plat, on a opté pour le T-bone de veau et ses petits légumes de saison, cuit et assaisonné à la perfection. La patronne nous a très gentiment expliqué l’origine de ce nom mystérieux mais on ne vous le dira pas, haha. Mention spéciale pour les desserts : notre co-testeur a savouré un sablé aux myrtilles et au chocolat et nous, on est prêt à revenir juste pour la brioche perdue. Et pour le sourire de la patronne. Et parce que la salle est cosy. Bref, on reviendra (en fait, on y est déjà retourné, héhé). Un seul regret : l’absence de formule midi à prix plus réduit, qui permettrait d’y passer plus souvent.

Elisabeth Segard 

> 26 rue Jehan Fouquet, Tours. Formule 2 plats à 26 €, 3 plats à 31 €, 4 plats à 37 €. Ouvert à 12 h et 19 h 30 tous les jours, sauf le mercredi midi, samedi soir et dimanche.
> Réservations au 02 47 61 60 64.

Happy Birthdead : un jour (et un meurtre) sans fin

Aux Etats-Unis, le film Happy Birthdead cartonne. Mais derrière son étiquette de slasher, cette production horrifique est bien trop sage et lisse.

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Qui se cache derrière le masque du tueur ? Un méchant, un très méchant ou Kev Adams ?

L’idée de base de ce Happy Birthdead (Happy Death Day en version originale) était séduisante : Teresa, une jeune étudiante, est coincée dans une boucle temporelle la condamnant à revivre sans cesse le jour de son assassinat pour tenter de découvrir l’identité de son meurtrier caché derrière un masque…
Une tambouille qui rappellerait un mélange entre Un Jour sans fin et Scream, laissant croire à une petite production horrifique aussi jubilatoire qu’impertinente.

Seulement voilà : cette énième production Blumhouse – société de Jason Blum – tombe dans les travers qui torpillent la majorité de ses films (on parle évidemment des Paranormal Activity, Ouija & co., pas du fantastique Split).
À savoir un résultat lisse et formaté, vite vu, vite oublié.

Car malgré quelques fulgurances, Happy Birthdead n’est au final rien de plus qu’une petite série B sans prétention, suivant à la lettre le cahier des charges, jusqu’à en devenir ronflant. Relativement paresseux, il n’offre pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le salut du film vient de l’héroïne qui, malgré sa caractérisation « clichesque » à souhait (une belle blonde et ses cris stridents), parvient à provoquer l’empathie chez le spectateur alors qu’elle est passablement odieuse dans le premier acte.

Pour le reste, malgré sa relative efficacité, Happy Birthdead tourne rapidement en rond. S’alignant sur les poncifs du genre (les codes du slasher sont respectés, il y a un tueur masqué, un timide gentil choupinou…), le film de Landon reste un pop corn movie bien trop sage (oubliez les effusions de sang et l’horreur pure et dure).
Pas bien méchant, tout juste anecdotique, Happy Birthdead convient le samedi soir dans son canapé en cas d’ennui.

 Aurélien Germain

> Thriller/horreur (USA). Durée : 1 h 35. De Christopher Landon. Avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Charles Aitken…
> NOTE : 2/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=1rE9EHR73Nc[/youtube]

Shanti Shanti : zen, resto zen

Une chronique resto dans laquelle vous découvrirez un établissement zen au possible… tout en apprenant la signification de l’expression « shanti shanti » !

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La poignée de porte en forme d’éléphant donne un premier indice sur la destination du voyage qui suivra. La musique indienne traditionnelle en est un second. Le troisième se trouve dans la décoration : drapeaux de prières et statuettes hindouistes. Bienvenue au Shanti Shanti.

Ouvert rue Colbert en février dernier, ce café-restaurant est une initiative de deux rappeurs tourangeaux : Cesko et Fysh.
« Ça fait maintenant 15 ans que je fais des allers-retours en Inde, décrit Cesko, bonnet tibétain vissé sur la tête. J’avais dans l’idée de recréer un café de voyageurs avec des produits ramenés de là-bas et des produits de saisons et locaux ». Un lieu propice à la détente. Ce qui tombe bien car « Shanti », signifiant paix en sanskrit, se traduit par « mollo, mollo, vas-y doucement », quand il est répété.

Le duo propose dès 8 h le matin, une ambiance salon de thé, autour d’un café ou d’un chaï (thé indien aux épices) réalisé sur place. Au déjeuner, une formule végétarienne unique est servie. Au menu ce midi, soupe de carottes au cumin, salade de crudités revisitée, samosa aux légumes, shana dhal (purée de pois cassés et de lentilles corail) avec du riz et une pomme au four. Le tout, servi sur un thali, plateau directement ramené de Delhi, avec un lassi traditionnel à la mangue à base de lait fermenté qui ne servira pas ici à apaiser le feu du piment.

Pour ceux qui veulent pousser le voyage jusqu’au bout, une estrade de moquette fournie de coussins colorés et équipée de tables basses a été installée.
En tailleur ou à genou, l’exercice est parfait pour travailler la souplesse et la bonne tenue du dos. Pour les plus raides, des tables, plus classiques sont installées dans la salle le long d’un mur de livres. Pour ouvrir ses chakras et se régaler. Allez, « Namaste ».

Pauline Phouthonnesy

> 107 rue Colbert, Tours. Ouvert de 8 h à 14 h. Menu à 11 €. Ouvert le soir sur réservation de groupe.
> Informations au 09 73 13 58 39 ou sur Facebook

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The Foreigner : le retour de Jackie Chan

Cette semaine, Jackie Chan revient sur grand écran face à Pierce Brosnan, dans un thriller mâtiné d’action : The Foreigner.

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Dans The Foreigner, la scène d’ouverture, pourtant efficace, a une triste résonance avec l’actualité. Le film de Martin Campbell débute par une séquence où Quan, restaurateur modeste, assiste à la mort de sa fille, tuée dans un attentat terroriste en plein Londres. Ici, c’est l’IRA – l’organisation paramilitaire irlandaise – qui tue. Mais le bus qui explose sur le pont, les cadavres qui jonchent le sol, les pleurs et le deuil rappellent les mois passés… Quand la réalité dépasse la fiction.

Ceci mis à part, The Foreigner est un hybride, entre thriller et film d’action, dans lequel Quan (joué par Jackie Chan), excédé par la lenteur de la justice, va tout faire pour venger sa fille et retrouver les terroristes. Avec ses airs de Taken en moins bourru, The Foreigner est un long jeu du chat et de la souris.
Pierce Brosnan, en ministre irlandais pas franchement coopératif, fait tout pour arrêter Jackie Chan : ce dernier balance les torgnoles et envoie valser une dizaine d’hommes armés. Un poil moins agile, l’acteur (63 ans tout de même !) fait donc le job, entre cascades impressionnantes et bastonnades bien chorégraphiées.

Mais l’intérêt réside surtout dans la psychologie de son personnage de père meurtri, un aspect du jeu du comédien habituellement peu exploité.
L’ensemble est cependant emporté par le thriller politique, laissant de côté les spectateurs qui s’attendent à un action-movie brut et explosif (la bande-annonce peut induire en erreur).

Martin Campbell, capable du meilleur (avec son Casino Royale) comme du pire (Green Lantern), offre donc une oeuvre bigarrée. The Foreigner a le mérite de mettre en valeur une autre facette de Jackie Chan et d’offrir un sous-texte politique intéressant. Loin d’être mauvais, mais vite oublié.

Aurélien Germain

> Thriller / Action, de Martin Campbell (USA). Durée : 1 h 54. Avec Jackie Chan, Pierce Brosnan, Charlie Murphy…
> NOTE : 2,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=IzaksQHHeqU[/youtube]

On a fait un tour Chez Gaster

Auparavant, il y avait Les Blancs Manteaux. Désormais, il faut compter sur l’établissement Chez Gaster. De sympathiques menus et une très jolie carte des vins !

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Il n’a même pas un mois, mais a déjà fait ses preuves. Lui, c’est Chez Gaster, un tout nouveau-venu (depuis début octobre) installé au début de la rue Colbert.

Des Blancs Manteaux, l’ancien établissement qui siégeait ici auparavant, Chez Gaster n’en a gardé que son cadre intimiste avec quelques tables. La petite salle a, elle, été entièrement refaite. Avec ses poutres et ses murs blancs, l’ensemble est simple et chaleureux, mais c’est l’assiette qui nous intéresse évidemment.

Aux commandes, on trouve notamment Robin Pasquier. Le jeune chef voulait revenir dans sa Touraine natale. En ouvrant Chez Gaster, il a visiblement voulu axer sa cuisine sur la simplicité, tout en privilégiant les circuits courts. Disons-le tout de go, ce sont de très bons produits que l’on trouve ici. Pour une entrée en matière, l’excellent velouté a visé juste avec ses légumes de saison, l’ensemble étant relevé par une légère touche pimentée.
En plat principal, notre dévolu s’est porté sur le gigot d’agneau rôti au cumin et sa purée de légumes (la viande, goutue et succulente, fond sous le couteau et dans la bouche !). Un menu qui se mariait parfaitement avec le verre de Cotes du ventoux de chez Usseglio proposé.

Car, amateurs de bons nectars, réjouissez-vous : Chez Gaster propose une sublime carte des vins, entre une référence espagnole, un Cheverny Les Carteries, en passant par des grands crus, style Chassagne Montrachet.  « Nous vous invitons avec une seule idée en tête : vous faire plaisir », est-il écrit sur la page Facebook du restaurant. Sur ce point, nous n’allons effectivement pas le contredire !

> Chez Gaster, 27 rue Colbert à Tours. Fermé le mardi et le mercredi midi. Ouvert le mercredi soir et du jeudi au lundi, midi et soir. Contact : 02 47 05 79 63 ou sur Facebook
> Tarifs : menu du midi à 15 € (2 plats) ou 18 € (3 plats). Possibilité de prendre à la carte. 

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Logan Lucky : Ocean’s Eleven chez les rednecks

Mister Soderbergh est de retour ! Il revient aux manettes de ce Logan Lucky, à cheval entre le film de braquage et la comédie noire.

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C’est le retour d’un cinéaste que l’on attendait avec impatience. Steven Soderbergh, connu pour être l’un des réalisateurs les plus doués de sa génération, revient cette fois poser sa caméra dans l’Amérique profonde et y déballer, avec tout son savoir-faire, ce Logan Lucky aussi étonnant que détonant.

Un film de braquage ? Une comédie noire ? Le film de Soderbergh est un peu les deux à la fois. Une sorte d’Ocean’s Eleven du pauvre à la sauce redneck, trempé dans le soleil chaud de la Virginie Occidentale. Logan Lucky dépeint l’Amérique qui ne connaît pas l’American dream.
Il suit deux frangins, Jimmy et Clyde, pas franchement malins mais à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Une existence aussi morne que médiocre. Aidés par un taulard bourru, ils se décident à commettre un braquage, lors d’une course de Nascar…

Commence alors un récit dont l’influence des frères Coen est prégnante, alternant entre le burlesque, le réalisme, l’absurde, voire le cartoonesque (des tenues de prisonnier à rayures comme dans les dessins-animés).
Si le film souffre de quelques longueurs et aurait mérité un grain de folie supplémentaire, il peut en revanche se targuer d’une distribution extraordinaire. Le casting, brillant, est emmené par le duo efficace Channing Tatum / Adam Driver (oui, forcément, ça change de Star Wars !). Riley Keough est, elle, solaire, tandis que Daniel Craig est absolument épique dans un rôle à contre-emploi, baroudeur peroxydé et dangereux, à l’opposé total de sa belle gueule de James Bond.

Le tout est emballé dans une mise en scène brillante (tous les cadrages sont ultra-réfléchis) et un sens du détail délicieux. À condition de se laisser embarquer dans l’aventure, Logan Lucky est un divertissement certes modeste mais efficace.

> Comédie/Policier (USA). Durée : 1 h 56. De Steven Soderbergh. Avec Channing Tatum, Daniel Craig, Adam Driver, Riley Keough… 
> NOTE : 3/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=aPzvKH8AVf0[/youtube]

Biocité Cuisine : pour les amoureux du bio

Les amoureux du bio peuvent désormais compter sur un nouveau venu : Biocité cuisine, installé près des Halles.

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C’est un petit frère ! Le magasin Biocité situé près de la rue Nationale, rue Émile-Zola, vient de voir naître un nouveau compagnon de route dans l’aventure du bio et du local.
Ouvert le 5 septembre, à quelques encablures de là, au pied de la basilique Saint-Martin, rue des Halles, le restaurant Biocité Cuisine fait déjà d’heureux gourmands. Dans l’ancienne cave à vin, on trouve désormais une équipe de quatre personnes prêtes à vous régaler pour le déjeuner.

« Les clients nous le demandaient, cela fait deux ans que nous avons ce projet, explique la gérante de Biocité, Anne Cherrier également associée du restaurant. C’est avec Ronan Pinsard, salarié du magasin pendant un an et demi et cuisinier de métier que nous avons pu concrétiser ce projet. » Le restaurant certifié bio table sur des repas rapides, légers et bons, à déguster sur place ou à emporter.
Comme à la cantine, on passe au comptoir choisir sa quiche, sa salade ou son sandwich pour ensuite l’emporter dans la salle à manger décorée de beaucoup de mobilier récupéré et de plantes vertes. Les produits sont le plus possibles achetés directement chez les producteurs du coin et le reste vient du magasin.

« Ronan travaille encore un peu avec les légumes à ratatouille, mais passe tranquillement aux légumes d’automne », remarque Anne Cherrier. Cette semaine-là au menu : velouté de poireaux, curcuma et crème d’avoine ; salade d’aubergines, feta, menthe et tarte aux pommes, pain d’épices. Une quiche végétarienne et sans gluten est aussi proposée.
Et pour les carnivores me direz-vous ? Le plat du jour. Un rôti de porc laqué au miel avec des patates douces, carottes et fenouils. Tous les légumes qu’il faut pour une journée équilibrée !

> 93 rue des Halles, Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 11 h 30 à 16 h. (service jusqu’à 15 h 30).
> Formule « 2 choix » à 11 €, formule « douceur » à 12, 50 €, la formule Plat du jour, entrée ou dessert à 16 €.
> Contact sur Facebook

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Le monde secret des Emojis : la cata

Ratage total de bout en bout, écrit avec des moufles et en panne sèche d’inspiration : Le Monde secret des Emojis est ennuyeux au possible.

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Une catastrophe. Y a-t-il un autre mot pour qualifier Le Monde secret des Emojis, dernier né des studios Sony ?
Il faut dire que le projet, faisandé dès le départ, avait de quoi laisser perplexe (un film d’animation sur les emojis, ces émoticônes utilisées sur les smartphones)… Malheureusement, à l’écran, le massacre est bel et bien là. Le malaise aussi.

Direction Textopolis, une ville où vivent tous les emojis qui ne possèdent qu’une expression faciale. Seul le dénommé Bof, né sans filtre, a de multiples expressions, mais souhaite redevenir normal. Avec l’aide de ses amis, il va se balader dans un smartphone, pour trouver le code qui changera sa vie. Mais un terrible danger menace le téléphone, ainsi que la vie des petits emojis.

Si vous ne vous êtes toujours pas endormis à la lecture de ce pitch, bravo. Car passée la sympathique scène d’introduction (colorée et détails à foison), le film de Tony Leondis fait l’effet d’un éléphant sous Lexomil. Écrasant et soporifique, Le Monde secret des emojis assomme. Malgré une trame sonore agréable l’histoire boiteuse, le scénario cagneux et la faiblesse des personnages plombent l’ensemble.
Écrit avec des moufles, pas même inventif ou humoristique, The Emoji movie (en VO) souffre aussi d’un problème d’équilibre. Pourtant clairement destiné aux plus jeunes, il balance sa tambouille de références numériques trop poussées pour des enfants (cloud, dropbox, Spotify…). Mais, en même temps, offre un récit trop enfantin et juvénile pour accrocher l’ado ou les parents.

D’un vide abyssal, The Emoji movie manque donc clairement d’idées. Derrière cette quête identitaire au ras des pâquerettes (la morale, intéressante, est de toute façon noyée dans les placements de produits), cette production triste et sans personnalité est un échec. Smiley triste, emoji caca.

> Film d’animation, de Tony Leondis (USA). Durée : 1 h 26.

> NOTE : 0,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=GP4ejsTbRC0[/youtube]

On a testé le High Five Burger

Récemment installé rue Voltaire, le High Five Burger joue la carte des… burgers (sans rire ?) ! On est allés faire un tour chez le petit nouveau.

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Visiblement, le 18 de la rue Voltaire est destiné à accueillir des restaurants spécialisés en burger ! Après le Frenchy’s et le Hardwood, voici venu le High Five Burger.

Installé il y a quelques semaines, ce sympathique établissement s’est déjà forgé sa personnalité. En jetant un œil au fond de la salle, on aperçoit cette fameuse bande jaune utilisée aux États-Unis, où est écrit « Police / Do not cross the line ». Ouf, ici, pas de scène de crime, mais un décor américain aussi « cool » que l’impression que renvoie le personnel.
Un immense tag High Five trône sur le mur, un burger peinturluré en guise de point sur le « i ». On sourit face à la paire de baskets qui pendouille au-dessus de l’escalier, les faux panneaux d’avenue américaine et le vinyle Pulp Fiction.

Indécis pour le choix du burger, on a jeté notre dévolu sur le menu five et son assiette composée de 5 mini-burgers. Disposés du moins fort en bouche au plus costaud, ils permettent de visiter l’intéressante carte du High Five. On passe ainsi du burger classique au « High tech » (composé de crème fraîche, pesto, mozza) en passant par le « Highway to hell » et son bacon et sa sauce Jack Daniel’s (notre préféré !).

Le restaurant a aussi voulu jouer la carte de l’originalité : ainsi, exit les sempiternelles frites grassouillettes servies avec le burger. Là, l’accompagnement est constitué de pommes sautées à la fleur de sel, un épi de maïs découpé, des nachos et une part de salade. On est donc reparti repu (le menu rassasie amplement). Avec bien sûr l’envie de faire un high five en partant.

> 18 rue Voltaire, à Tours. Contact : facebook.com/HighFiveBurger ou 02 47 75 02 39. Ouvert 7 jours sur 7.
> Tarifs : 12 € le menu (burger + boisson + accompagnement) / 18 € le menu 5 mini-burgers / 6,90 € le menu enfant / 11 € la salade / 7,50 € le cocktail. Burger végétarien sur demande.

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Detroit : le film coup de poing

Une vraie claque : Detroit, signé Kathryn Bigelow (Zero Dark Thirty), est aussi percutant que monumental. Un grand film, assurément.

PAUSE_CINE

Aux États-Unis, la plaie est encore béante. Elle ne cicatrisera jamais.
C’était en juillet 1967. Des émeutes raciales secouent la ville de Detroit, suite à un raid de la police contre un bar clandestin d’un quartier noir. Un fait-divers sordide suivra : celui de l’Algiers Motel, où une descente de flics vire au cauchemar. Encerclés dans ce motel suite à un tir de balle à blanc, des musiciens afro-américains et deux jeunes femmes blanches seront séquestrés et violentés par les policiers. Et, pour certains, tués à bout portant.

C’est cette terrible soirée que Kathryn Bigelow (Zero Dark Thirty) reconstitue avec un réalisme sidérant dans Detroit. À tel point, d’ailleurs, qu’il possède une force de frappe quasi documentaire, renforcé par l’incorporation d’images d’archives. Véritable claque, Detroit fait réfléchir, choque, déstabilise.
Si le premier acte s’attache à retracer le commencement des émeutes, le second, lui, vire au huis-clos étouffant à la limite du supportable. Filmé en temps réel, il laisse le public spectateur d’une violence sèche empreinte de racisme. Même si elle souffre d’une durée un peu excessive, cette expérience aussi immersive que brutale est intense.

Detroit est aussi porté par une distribution admirable. John Boyega est parfait en agent tiraillé entre son uniforme et ses « pairs ». Will Poulter, lui, est tout aussi exceptionnel. On avait laissé le jeune comédien en puceau rigolo dans la comédie Les Miller. Ici, il incarne un policier abominable et réussit avec brio son numéro d’équilibriste dans un rôle complexe.

Mais Detroit n’est pas un brûlot anti-flics simpliste. Il est surtout un portrait minutieux d’une époque, troublant d’actualité, un devoir de mémoire. À l’époque, les policiers meurtriers avaient été reconnus non-coupables. Le jury était exclusivement blanc.

> Drame (USA). Durée : 2 h 23. De Kathryn Bigelow. Avec Will Poulter, John Boyega, Algee Smith…
> NOTE : 4/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=q1eEGS9FqHw[/youtube]

Un petit répit à l’Accalmie

Caché rue de la Grosse Tour, l’établissement L’Accalmie est une jolie table à découvrir rapidement !

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Après L’Embellie, voici venu le temps de L’Accalmie. Le petit restaurant de la place Plum’ a ouvert en juillet une deuxième adresse. On ne tombe pas dessus par hasard et c’est dommage : cachée au milieu de la rue de la Grosse Tour, L’Accalmie (et sa jolie salle et sa terrasse tranquille) mérite d’être connue. Aux fourneaux, c’est une petite équipe et un jeune chef, Maxime, qui a fait ses preuves à L’Embellie. La carte d’automne est attirante mais pressés par le temps, nous choisissons la formule du midi à 16 euros.

Belle surprise : c’est l’un des meilleurs rapports qualité- prix de la ville. En entrée, nous goûtons une salade de quinoa et de fruits de mer , savoureuse et légère. Mine de rien, elle nourrit son homme. Le suprême de pintade qui suit, drapé dans une mousseline d’écrevisses, nous épate.
Parfaitement cuite, la volaille fondante est accompagnée de gnocchis et de petits légumes de saison ; le plat est aussi copieux que goûtu. On se force presque pour attaquer le dessert mais ç’eut été dommage de s’en priver : un entremets à la mousse d’amande, avec un cœur d’abricot, relevé d’une pointe de kirsch.

Bref, une cuisine fine, sans être prétentieuse. La décoration, colorée et moderne, met en valeur les murs en pierre et le service, souriant, bien coordonné, attentif sans être pesant, est parfait.
En partant, on n’a qu’une envie : revenir. Et un peu honte d’avoir dû déguster un pareil menu l’oeil sur la montre.

> 10, rue de la Grosse Tour, entre la place de la Victoire et les Halles, à Tours. Ouvert à midi et 19 h. Fermé le samedi midi, le dimanche et le mercredi.
> Réservation au 02 47 39 24 83. Contact : facebook.com/laccalmie.restaurant

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Capitaine Superslip, vraiment cartoonesque

Véritable institution aux Etats-Unis, les aventures de Capitaine Superslip (oui, oui) débarquent en France sur grand écran.

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Un grassouillet chauve portant un slip gigantesque. « 50 % héros, 100 % coton » trônant sur l’affiche. Le visuel de Capitaine SuperSlip a de quoi… intriguer, dirons-nous !

De base, Capitaine Superslip (Captain Underpants en VO) est une institution outre-Atlantique. Les gamins américains raffolent de ces bouquins, devenus best-sellers écoulés par millions aux États-Unis. Phénomène quasi inconnu chez nous, son adaptation ciné débarque sur nos écrans avec un argument béton pour le public : ici, c’est du made in Dreamworks.

L’histoire est bête comme chou mais va pourtant offrir un récit efficace au possible : George et Harold, deux élèves en CM1, ont créé un personnage de comic book, Capitaine Superslip. Celui-ci va accidentellement prendre vie dans le corps de leur proviseur acariâtre qui ne souhaite qu’une chose : séparer ce duo de meilleurs amis.

Du début à la fin, le film de David Soren s’assume comme un délire régressif, par son humour bas du front (rien que le nom du grand méchant que nous ne dévoilerons pas…) et son côté cartoonesque. Déjanté, puisant dans le registre de l’absurde, Capitaine Superslip ne souffre d’aucun temps mort et fait en plus preuve d’une créativité sans faille.
En croquant par ailleurs des personnages follement attachants, Soren parvient à nous embarquer dans son univers et réussit le délicat exercice de draguer le public familial dans son entièreté, enfants et parents, malgré son côté potache.

S’il n’hésite pas à balancer quelques piques bien senties au monde de l’enseignement, Capitaine Superslip propose surtout une jolie philosophie sur l’amitié et le pouvoir du rire et de l’imaginaire. Un petit film rigolo, détendu du slip, mais qui en a dans la pantalon. –

Aurélien Germain

> Film d’animation de David Soren (USA). Durée : 1 h 29.
> NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=5OYRRuEbSKk[/youtube]

Embarquons pour l’Embarcadère !

L’Embarcadère (qu’on écrit en fait « 3mbarcadère ») est une sympathique table sur les quais de la Loire. Tmv y a fait un petit tour.

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Authentique et chaleureuse. Deux adjectifs pour qualifier la cuisine du chef de l’3mbarcadère (non, il n’y a pas de fautes, cela s’écrit bien avec un 3 !), qui n’a de marin que le nom. Jean-Christophe Albouy est plus attaché aux valeurs du rugby qu’à la navigation, même s’il est installé en face du ponton des croisières Naviloire depuis 21 ans.
Le Toulousain et sa femme tourangelle Nathalie ont gardé dans son jus le cadre rustique du restaurant : poutres apparentes, crépis blanc et mobilier en bois massif. À l’extérieur, le jardin offre un cadre plus moderne et cosy (surtout l’été !).

Une fois sa bouteille choisie soi-même dans la cave du restaurant, place à la dégustation. Le midi, pour 16 €, on se laisse tenter par la formule complète de l’entrée au dessert. Soit un euro de plus que pour le menu comprenant deux plats.

Ce jour-là, le chef nous invite à une promenade en forêt. Pour commencer, un velouté de légumes « retour du marché » avec sa crème de panais au siphon, un sauté de veau aux saveurs d’automne pour continuer, accompagné de champignons aux quatre épices et une crème de poires tapées.
Et pour terminer, un sablé de fraises mara des bois. C’est simple, mais goûteux et surtout copieux. Ici, beaucoup de produits locaux et transformés sur place comme les rillons et les rillettes. Les cucurbitacées et légumes oubliés sont achetés bio à la Ville-aux-Dames, les épices viennent de Terre Exotique, dont la boutique est située à quelques mètres de là et les fromages viennent du stand du M.O.F. Rodolphe Le Meunier aux halles. Quant à la recette du sablé sans œufs, elle a été livrée au chef par Robert Dause, pâtissier émérite qui a passé la main à Nicolas Léger.

Pour les partageurs, il est aussi possible de prendre un canard de la famille Burgaud. Moment convivialité recherché.

P.P.

> 52 quai de la Loire, Rochecorbon. Ouvert tous les jours, midi et soir jusqu’au 1er octobre. Fermé le dimanche à partir du 8 octobre pour tout l’hiver.
> Réservation au 02 47 52 80 90. Site : restaurantdelembarcadere.fr

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Le Petit Spirou : le grand flop

Pas très irrévérencieux, ce Petit Spirou… S’éloignant de la BD culte, le film de Nicolas Bary est bien faiblard. Quel dommage.

Le Petit Spirou

Adapter l’une des BD belges les plus cultes sur grand écran : le pari était on ne peut plus risqué quand on voit les Ducobu et autres Boule & Bill qui ont fait l’effet d’un pétard mouillé… Alors, Le Petit Spirou, coquille vide ou pas ?

Dès les premières minutes, Nicolas Bary prouve en tout cas son souci du détail. Les décors, très travaillés, sont minutieusement retranscrits par le réalisateur. Tout comme les costumes (de la tenue mythique de groom aux vêtements des jeunes), cela concorde à reproduire l’atmosphère de la bande-dessinée de Tome et Janry. Sauf que… cela s’arrête là.

Passons les grossiers placements de produits (la boisson Capri Sun® est visiblement sponsor) et le montage pataud, les ambitions du Petit Spirou sont torpillées par une foultitude de petits défauts qui, à terme, coulent le film. L’irrévérence de la BD a disparu (Spirou est bien sage et M.Mégot ne fume même pas, il vapote…).
Perdant en saveur et en substance, ni drôle ni polissonne, l’adaptation de Bary – même si elle drague le public enfantin – reste finalement bien niaise et plan-plan.

De ce marasme, émergent toutefois quelques trouvailles : François Damiens est plutôt bon dans son rôle de prof de sport libidineux et buveur de bière, par exemple. Philippe Katerine, malgré sa présence trop anecdotique, est amusant en Abbé Langelusse fan de metal (!). Le tout jeune Sacha Pinault est sympathique en Petit Spirou… Le film est aussi traversé de rares fulgurances, comme cette parenthèse poétique et romantique du voyage de Spirou et son amoureuse.

Mais tout cela est bien maigre face au naufrage. En sabordant un pan de notre enfance dessinée et en édulcorant son esprit originel, Le Petit Spirou frôle le ratage total. Un gâchis.

> Comédie (France). Durée : 1 h 26. De Nicolas Bary. Avec Sacha Pinault, François Damiens, Pierre Richard, Natacha Régnier…
> NOTE : 1/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Q3nSSlP4-os[/youtube]

L’Atelier Lebeau : entre bistrot et gastronomie

On a testé l’Atelier Lebeau, installé aux Halles. L’établissement a ouvert en mars dernier.

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Profitons encore des derniers rayons de soleil de l’été pour s’asseoir à la terrasse de ce bistrot. Alors que le marché des Halles se termine, le bistrot de Guillaume Belloin accueille les gourmands affamés. Ouvert le 30 mars dernier, le restaurant est décoré de fauteuils d’inspiration scandinave, de lustres et de luminaires rétro, qui donnent un côté chic à ce lieu où se croisent des familles, des femmes et des hommes d’affaires.

À peine installés, la serveuse nous apporte des amuse-bouches pour nous faire patienter. Tartinade de thon, fines tranches de frites et de feuilletés (un peu sec) sont appréciés.
Quelques plats sont à la carte, mais le bistrot fonctionne surtout au menu, dont les prix peuvent varier selon la période de l’année et les réservations. Ce jour-là, le menu plat et dessert s’élevait à 22,50 €. Les cuisiniers revisitent les plats du bistrot s’approchant de la gastronomie. En entrée, bocal de terrine de campagne marbrée au foie gras et sa salade au vinaigre de truffe.

J’opte directement pour le plat, un filet de rouget et dos de cabillaud, sur son coulis de poivrons et de chorizo au paprika, avec un bol de purée en accompagnement. Du rouge, du blanc, du vert égayent mon assiette qui révèle d’agréables saveurs et une jolie quantité de poisson. La soupe froide andalouse est revisitée en dessert avec un mélange de rhubarbe, fraise et ananas poêlé, qui ne manque pas d’acidité. Plus classique, un riz au lait à l’ancienne et vanille bourbon se marie avec finesse à la confiture de figues violettes. Le bistrot possède également une vinothèque de quelque 80 vins différents, à goûter au bistrot et à emporter chez soi. En dehors d’un service un poil long ce jour-là, l’Atelier Lebeau tient ses promesses.

P.P.

> L’atelier Lebeau, 1 bis, place Gaston-Paillhou à Tours. Ouvert du mardi au samedi, service du midi et du soir. Tél. 02 47 37 03 13.

Mary : émotion et bons sentiments

Une enfant surdouée, des maths, une histoire d’oncle et de sa famille… Marc Webb signe Mary, un joli film bourré d’émotion, sans tomber dans le pathos bête et méchant.

Mary

On se souvenait du réalisateur Marc Webb pour ses deux Amazing Spiderman. Le retrouver derrière la caméra pour un drame familial a donc de quoi surprendre. Exit les blockbusters dispendieux, bienvenue au film à petit budget — 7 millions ici contre les 200 de Spiderman — centré sur des personnages et l’émotion.

Bêtement titré Mary en français (en V.O., il s’agit de Gifted, soit « surdoué(e) »), le long-métrage de Marc Webb s’intéresse à Frank, un homme qui se bat pour la garde de sa nièce, Mary, petite fille de 6 ans et surdouée des maths, comme sa maman, ex-prodige de l’algèbre dont le suicide imprègne encore leur quotidien. Un scénario tire-larmes au possible ? Oui, mais — avouons-le — ça marche.

Il faut dire que le casting, en béton armé, est exceptionnel. Chris Evans, à mille lieues des gros muscles de son habituel Captain America, insuffle une bouffée d’air frais et d’intime dans cette bienveillante figure paternelle de substitution. En face, Lindsay Duncan brille en grand-mère acariâtre qui voit un tout autre avenir pour son génie de petite-fille. Et il y a McKenna Grace, dans le rôle de Mary justement : aussi bouleversante qu’amusante, la jeune actrice emmène le film dans des sphères émotionnelles folles. Mettant au tapis un paquet de comédien(ne)s connus, elle transcende et transporte, émeut et trouble.

De ce canevas mélodramatique un peu éculé, on aurait craint une production lacrymale à souhait, trop sentimentalo-cucul. Mais Mary, touchant et maîtrisé, vise juste. La configuration a été vue cent fois, le manichéisme ronflant peut rebuter et le final invraisemblable est expédié… mais il se dégage de ce film simplicité et beauté. Certains adoreront, d’autres détesteront. Habituellement peu convaincus par les mélos boursouflés, nous avons étonnamment choisi la première solution.

Aurélien Germain

> Drame (USA). Durée : 1 h 41. De Marc Webb. Avec McKenna Grace, Chris Evans…
> NOTE : 4/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=zCt2zl2j59o[/youtube]

O’Tacos s’est installé dans le Vieux Tours

Créée il y a 10 ans à Grenoble, l’enseigne O’Tacos n’a cessé de croître jusqu’à maintenant. La franchise est désormais installée à Tours.

O'Tacos

On ne va pas se mentir : O’Tacos nous intriguait beaucoup. Créée en 2007 à Grenoble, l’enseigne a connu un développement à vitesse grand V, multipliant les ouvertures partout en France et drainant avec lui une communauté impressionnante. À Tours, la déferlante O’Tacos n’avait pas encore frappé. Puis… un art du teasing, une stratégie digitale béton, des publications sur les réseaux sociaux raflant des centaines de likes et commentaires avant même d’avoir ouvert…
Le 8 juillet, la franchise ouvrait son premier restaurant dans le Vieux Tours. Tmv a donc profité des vacances scolaires pour se poser à sa terrasse.

Passé l’accueil sympathique, on se retrouve devant un grand tableau qui décrypte le concept de la chaîne. Ici, on compose son tacos en 4 étapes : sélection de la taille (de M à XXL), de la viande (texane pepper, mayo, harissa, etc.), puis les extras payants (de l’oeuf au boursin, en passant par les lardons ou champignons).
Les choix sont multiples, mais notre estomac a opté pour une gamme spéciale avec Le Fameux : un tacos gratiné au cheddar (le sport, ce sera pour demain… !), fourré de frites (malheureusement pas faites-maison), de sauce fromagère et de viande hachée qui nous a bien calé le ventre, sans être trop bourratif.

Le résultat reste correct – il s’agit de toute façon de restauration rapide – surtout pour la jeune clientèle qu’il vise. Et boosté par des horaires XXL et des prix abordables, O’Tacos peut visiblement compter sur ses nombreux fidèles.

> O’Tacos, 19 rue de la Rôtisserie. Ouvert 7 jours sur 7, de 11 h à 23 h non-stop (sauf le vendredi et samedi jusqu’à 2 h du matin). Contact : O’Tacos Tours sur Facebook ou o-tacos.fr
> Tarifs : à partir de 5 € pour une taille M / 6 € le L / 9 € le XL et 14 € le XXL. Menu étudiant le midi à 5 € pour un tacos M + une boisson.

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On a testé le resto SmÄak Natural Food

Tmv a testé le nouveau resto SmÄak : cuisine scandinave bio de qualité au menu !

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À peine arrivé dans ce restaurant, on est accueilli à bras ouverts pour nous expliquer le concept. SmÄak natural food s’inspire de la cuisine scandinave. Les végétariens et végétaliens peuvent ici trouver leur bonheur ! Mais que ceux qui ne le sont pas se rassurent : il y a aussi du saumon et du boeuf. On a le choix entre une salade, un pain fourré ou encore une soupe. Ajoutez à cela un assortiment de cinq fruits, légumes et condiments.

Avec cette chaleur étouffante, rien de mieux que du frais. On part donc sur un Gröten avec un pain aux graines : saumon fumé maison, salade et jeunes pousses, herbes aromatiques, quinoa, lentilles et sauce du chef. On nous propose l’eau détox du moment. Du citron, de la menthe et du gingembre. Ça fait du bien. Les repas sont toujours servis dans de grands bols en bois. Les pains commandés sont emballés dans du papier.

Difficile de savoir comment s’y prendre pour les manger mais tant pis, même si on s’en met plein les doigts, ça vaut le coup ! Le saumon est tendre et se marie magnifiquement bien avec les légumes choisis en assortiment (betteraves, carottes…). Le SmÄak fait de la restauration rapide. Mais avec des produits frais, naturels et de qualité. Le prix est convenable, les pains briochés et l’eau détox nous reviennent à 10,80 euros.

La salade coûte 2 euros plus chère mais est plus garnie. À la différence du brouhaha et de l’odeur pas très chouette des fast food, ici le cadre est moderne et très reposant. Les couleurs sont sobres, tous les meubles sont en bois et des plantes sont posées sur les tables avec des bougies. On voyage un peu vers le Nord. On repart ravi de cette découverte, avec l’envie de revenir pour goûter aux soupes lorsque le temps sera moins chaud.

> 35 rue du Grand Marché. Lundi au vendredi : 11 h 30–15 h, 18 h 30–22 h 30. Le samedi : 11 h 30–22 h 30. Sur place ou à emporter. Contact : 02 47 86 34 92.

> facebook.com/smaaknaturalfood

Philippine David

Baywatch : alerte à Malibu (et au naufrage)

Baywatch / Alerte à Malibu ? Au cinéma ? En maillot de bain rouge ? Youpi ? Oui, mais non. Le film de Seth Gordon est un naufrage.

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Ah, Alerte à Malibu, les années 90, une série iconique, ces ralentis aussi cultes que ces maillots de bain… Voilà que débarque son adaptation ciné ! Et soyons clairs d’emblée : Baywatch est d’une bêtise abyssale. Ici, le légendaire Mitch Buchannon (joué par Dwayne Johnson, alias the Rock), s’associe avec la tête à claques Matt Brody (Zac – hiiii – Efron dans le rôle) pour dézinguer un complot criminel qui menace l’avenir de la Baie.

Pourtant, les premières minutes de Baywatch s’annoncent « prometteuses ». Jouant ouvertement la carte de l’autodérision à la 21 Jump Street, la séquence d’ouverture vise la comédie bébête mais fait sourire. L’esprit parodique est rafraîchissant et l’on s’attend alors à une plaisanterie kitsch assumée.

Mais la rupture de ton arrive. De là, Baywatch file patauger dans la comédie policière bas du front, aussi ridicule qu’ennuyeuse. Se vautrant dans un humour forcé et graveleux, des gags ronflants (et pas drôles) et un récit linéaire, Baywatch accroche difficilement l’auditoire. Sans rebondissements, l’histoire tire en longueur sur quasiment deux heures.

Visuellement aussi, le film de Seth Gordon est malheureusement à la peine. Les effets spéciaux frôlent le pathétique (la scène de l’incendie), les fonds verts piquent les yeux. Les fans se contenteront donc d’une tripotée de corps de rêve (popotins/ poitrines/abdos/pectoraux) de personnages plus parfaitement parfaits que la perfection (note au lecteur : oui, l’auteur de ces lignes est jaloux).
Mais ne seront même pas étonnés des caméos – ces apparitions surprises – des mythiques Pamela Anderson et David Hasselhoff, ceux-ci étant annoncés… dès le générique d’ouverture !
Reste la présence du jubilatoire Dwayne Johnson qui, solide comme un « rock », sauve Baywatch de la noyade.

Aurélien Germain

> Comédie/Action, de Seth Gordon (USA). Durée : 1 h 57. Avec Alexandra Daddario, Dwayne Johnson, Zac Efron, Priyanka Chopra…
> NOTE : 1,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=-AtAyd4wNWg[/youtube]

Culture, tendances & web #46

Du DVD de Jackie à la série The Mist, en passant par les derniers albums de Camille et Rogers Water, voilà les chroniques culture de la semaine.

PAUSES_ECRANS_JackieLE DVD
JACKIE
Le film poignant sur Jacqueline Bouvier Kennedy (Jackie de son surnom), première dame des États-Unis de 1961 à 1963, est sorti en DVD la semaine dernière. Le film retrace la vie de Jackie après la mort de son mari, le président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, mort d’une balle dans la tête. Le film est captivant jusqu’au bout et il le doit à Natalie Portman. Le personnage passe par tous ses états : le choc, la tristesse, la dépression, la remise en question, le combat et l’acceptation. Dans le célèbre tailleur rose, elle incarne une femme forte pour ses enfants et face au peuple américain, mais aussi la beauté et la prestance d’une première dame.
Ph.D.

LE VINYLE DU MOIS DE RADIO CAMPUS PAUSE_ECRANS_VINYLE
THE RHUM RUNNERS – KICK THE GONG
Si la mission d’une radio locale est notamment de valoriser la scène émergente de sa ville, avouons que notre cité tourangelle voit naître tant de projets de qualité qu’elle fait de nous des enfants gâtés ! Ici, c’est un groupe qui a les oreilles tournées vers le passé et souhaite faire vivre une musique oubliée aujourd’hui. Depuis 2012, les Rhum Runners jouent Exotica, un genre américain des années 50, plutôt instrumental, festif, chaleureux et imprégné de différentes cultures, arabes, asiatiques, latines… Avec ce nouvel album, ils proposent 13 délicieuses compositions originales. Un voyage dépaysant à travers un festival de cocktails à déguster où vous voulez, quand vous voulez et sans modération. En attendant de retrouver l’énergie du groupe sur scène, on l’apprécie déjà gravée sur disque avec, en prime, le grain du son vintage.
S. R.
> rhumrunners.wixsite.com > 45t «Harbour fever» , 3 titres – 10 € / Dispo en juillet chez Doghouse et Bone Records.

PAUSES_ECRANS_RogerWatersLES CDs
ROGER WATERS – IS THIS THE LIFE WE REALLY WANT ?
L’un des piliers des Pink Floyd vient de sortir un nouvel album solo. Le maître du show prévoit une tournée internationale pour l’occasion. À 73 ans, Roger Waters est toujours aussi engagé dans ses chansons. Le titre de son album parle d’ailleurs de lui-même. Les musiques sont ponctuées de choeurs, de dialogues, de bruits de fond et de mélodies relaxantes. Sur « Oceans Apart », la voix chevrotante et rocailleuse du sexagénaire est mêlée aux cris des oiseaux. Sur d’autres, les sons de guitare prennent parfois le pas sur sa voix. L’album offre de belles ballades et des sons toujours aussi purs qu’au temps des Pink Floyd. Mais on ne l’écoutera pas en boucle…
Ph.D.

CAMILLE – OUÏ PAUSES_ECRANS_Camille
Camille en est à son septième album en 15 années de carrière. Les titres de Ouï sont tout aussi intrigants que ses précédentes chansons. Piscine, Langue ou encore Fontaine de lait : on reconnaît sa patte et son âme d’artiste. À l’écoute, on reconnaît aussi son côté tou-jours aussi décalée et déjantée. Elle joue sur les mots et avec sa voix. Sa musique et ses textes restent fidèles à ce qu’elle a pu proposer auparavant. Il faut donc rentrer dans son monde ! On l’attend sur les scènes des festivals cet été et en tournée en France jusqu’en mars 2018. Ph.D.

SÉRIE TV
THE MIST
Tirée du roman de Stephen King, du même nom, la série sortira le 22 juin sur la chaîne Spike. Dix épisodes sont prévus. Et apparemment ça fiche les chocottes ! Les habitants d’une petite ville se retrouvent entourés et oppressés par une épaisse brume qui s’installent dans l’air. Mais pas une gentille brume qui apparaît quand on se balade le long de la mer. Non, non. Une brume qui semblerait « habitée ». Par qui, par quoi ? À découvrir. Mais on a déjà des sueurs froides en regardant le trailer.

LA BD PAUSE_ECRANS_BD
JACK COOL 1966
Alors que la célébration du cultissime Sergent Peppers des Beatles bat son plein et que le revival psychédélique semble bien parti, ce Jack Cool tombe à pic. L’histoire racontée par Jack Manini mêle à la fois les figures iconiques de l’époque à un polar subtil. De quoi faire un parfait mélange. L’histoire de freak qui écrira ensuite « Vol au-dessus d’un nid de coucou » et de sa communauté d’allumés a en effet défrayé la chronique dans les années 60, où toute l’Amérique découvrait les joies du LSD et de l’amour libre face au puritanisme et aux ligues de vertu. Bref, un terreau idéal pour planter un récit rocambolesque superbement mis en scène par un Olivier Mangin. Cinquante ans après « L’été de l’amour », ce road trip jouissif et halluciné emmène encore plus loin.
Hervé Bourit

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C’est la durée, en minutes, du dernier épisode de la saison 7 de Game of Thrones. Les sept nouveaux épisodes seront plus longs que les précédents. La nouvelle saison sort le 16 juillet prochain.

Free Fire : de la balle !

Un film qui repose uniquement sur une monumentale scène de fusillade durant 1 h 20 non-stop ? Il n’y avait que Ben Wheatley pour réaliser un film pareil…

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1978. Un hangar poussiéreux. Une bande de gangsters, des activistes de l’IRA, une intermédiaire. Le tout pour une transaction d’armes clandestine. En un éclair, la vente est sabordée et tout va dégénérer dans un déluge de balles. Chacun veut sauver sa peau… et une mallette pleine d’argent !

Sur ce pitch aussi rachitique que risqué, Ben Wheatley fait ce qu’il sait faire le mieux : du Ben Wheatley. Cinéaste autant adulé que critiqué, l’Anglais refuse de nouveau toute facilité. Se lance dans l’exercice de style délicat. Un pari risqué, mais réussi.
Passée une délicieuse scène d’exposition, Free Fire n’est en fait qu’une gigantesque gunfight de 1 h 20, où une tripotée de grandes gueules, bloquées dans un hangar, vont se canarder. Du sang, de la sueur, de la poussière.
Une fusillade non-stop, durant laquelle Wheatley se plaît à faire ramper ses protagonistes, tous blessés aux bras, aux articulations, aux jambes.

De fait, on frôle rapidement l’absurde, le loufoque. D’autant que Free Fire distille en plus un humour grinçant qui aère cet ensemble tout de même — avouons-le — très chaotique.

Free Fire est inventif, déjanté. Le spectateur se régale (plaisir pervers !) de ce jeu du chat et de la souris armés jusqu’aux dents, où le bruit des balles qui ricochent et fusent en devient assourdissant. Entre bassesse humaine et duel de survie, le film s’offre une autre lecture intéressante, grâce à une galerie de personnages absolument jouissive. Alors bien sûr, Free Fire n’est pas exempt de défauts (on patauge quand même un peu dans la seconde partie). Et comme d’habitude, donc, ce nouveau Wheatley divisera. Certains détesteront. D’autres adoreront. Mais impossible de ne pas reconnaître une qualité au réalisateur : son audace jubilatoire.

Aurélien Germain

> Action/Comédie, de Ben Wheatley (GB). Durée : 1 h 30. Avec Brie Larson, Armie Hammer, Cillian Murphy…
> NOTE : 4/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=7jAI271_wjc[/youtube]

On a testé le Hardwood Burger Bar

Installé juste avant la rue Colbert, le Hardwood Burger Bar propose une sympathique carte de… burgers bien sûr !

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Notre burger au cheddar et bacon (photo tmv)

Ses clients, il les appelle les Hardwooders ; l’endroit où il concocte ses recettes, il le nomme Hardwood Labo. Bref, vous l’avez compris : welcome to the Hardwood Burger Bar, de Morgan. Installé depuis trois mois rue Voltaire à Tours, l’établissement spécialiste du burger a déjà fait ses preuves à Montbazon.
Désormais, le sympathique Morgan veut conquérir le cœur (et l’estomac) des Tourangeaux.

Ce jeudi ensoleillé, on s’installe en terrasse et on admire la carte. Le restaurant propose des recettes classiques comme le cheeseburger ou à la sauce BBQ, mais offre aussi une gamme intéressante, allant du Garlic Burger (sauce à l’ail et champignons) et l’Habbanero (sauce pimentée mexicaine et mozza), à la spécialité maison (betterave, ananas, steak, fromage, cheddar et oeuf), sans oublier les veggie pour végétariens ! Notre choix se porte sur un burger composé d’un bacon cuit tout comme il faut, d’oignons, et d’un délicieux cheddar fondu.
Imposant par sa taille, le steak se distingue aussi par sa préparation. Car ici, « la viande est hachée sur place », s’enthousiasme Morgan. Le restaurateur, par ailleurs boulanger (« je ne vous dis pas à quelle heure je me lève ! », rigole-t-il), n’est pas peu fier de son pain.

C’est d’ailleurs le gros point fort de Hardwood Burger Bar : exquis, les buns sont préparés sur place, un peu grillés à l’intérieur pour un rendu croquant qu’on a adoré. « Je souhaite garder des prix abordables », prévient Morgan qui ne jure aussi que par le fait-maison (les frites y compris). En ouvrant à Tours, Hardwood s’est lancé un challenge. Mais les amoureux/ses de burger devraient trouver ici leur nouveau QG.

> Hardwoord Burger Bar, 18 rue Voltaire à Tours. Ouvert du mercredi au dimanche, midi et soir. Sur place ou à emporter. Contact : facebook.com/hardwoodburgerbartours ou 02 34 38 32 57.
> Burger seul de 7,50 à 9,50 € ; frites 2 à 3 €.

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L’intérieur du restaurant (photo facebook Hardwood Burger Bar)

Tahina : resto 100 % végétal

Leur credo ? « Créateur de saveurs 100 % végétales ». Tmv a testé le nouveau-venu, le Tahina !

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Amis carnivores, passez votre chemin. Ici, vous ne trouverez dans votre assiette que des légumes, des fruits et des céréales. À deux pas des Halles, des étals de bouchers et de fromagers, on trouve le restaurant Tahina ouvert au début du mois.

Ce qu’on remarque en premier, c’est la décoration. Dans le petit local, gris et vert, un mur entier est recouvert d’une fresque végétale. « J’ai souhaité créer ce restaurant pour développer une franchise de restaurants vegan en France et en Europe », explique le propriétaire Georges Ayoub. Il s’est intéressé au concept de restaurant végétal en voyant autour de lui, de plus en plus de personnes qui ne souhaitent plus manger de viande.
Originaire du Proche-Orient et ayant passé sa vie à voyager, le cuisinier a introduit des saveurs du monde et particulièrement orientales. « Tahina, c’est la crème de sésame à la base de notre cuisine », ajoute-t-il.

Sur place ou à emporter, la carte propose ainsi des sandwichs veg, mais aussi une assiette mixte plus copieuse, pour goûter à tout. De délicieux falafels et la sauce légère Tahina, une purée de carotte au gingembre sucrée, accompagnés de portions de caviar de pois chiches, de caviar d’aubergines à l’huile d’olive et de quinoa mélangé avec des légumes.
Le tout accompagné de pain indien et de crudités à tremper. Une cuisine exotique, à base d’huile d’olive, où il faut aimer l’amertume, parfois un peu trop présente. Et pour le dessert, salade ou smoothie à base de fruits de saison, en attendant le menu de la semaine.

Un restaurant qui démarre au vert et qui sait tendre l’oreille aux remarques.

Pauline Phouthonnesy

> 13 Place Gaston Paillhou, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 15 h et de 18 h à 23 h. Réservation au 02 47 61 14 25. A retrouver sur Facebook.
> Sandwich veg à 4,90 €, assiette « évasion de saveurs végétales » à 13,90 €, smoothie à 3,90 €.

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El Cafecito : saveurs du Guatemala

Cela fait plusieurs fois que connaissances, lectrices et lecteurs nous parlent du El Cafecito. Tmv s’y est donc rendu pour tester l’établissement et s’évader au Guatemala quelques instants. Enfin… tout en restant à Tours.

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« Un vent de chaleur latine souffle sur le vieux Tours ! » C’est ainsi que se présente El Cafecito, rue du Grand Marché, qui fait le bonheur des amateurs de café depuis maintenant un an.
Ouvert en mai 2016, cet établissement lumineux et sympathique est un voyage au Guatemala. Une évidence, puisque Karla, la gérante, est originaire du pays. Ici, le charme de l’Amérique centrale imprègne tout, du mur jaune aux photographies du Guatemala qui y sont accrochées, en passant par les petites babioles sur l’étagère, les nappes tressées et colorées ainsi que la musique.

À peine arrivés, nous sommes accueillis par le sourire de Karla qui s’empresse de tout nous expliquer. Une gentillesse sans pareil, un accueil chaleureux et un accent délicieux (on adore). Si dehors, le ciel est gris, à l’intérieur c’est soleil à tous les étages. De quoi nous donner envie de tenter la fajita : fait sur place, le plat est un régal (ah, cette tonne de gruyère fondu et cette sauce relevée comme il faut !).  Image12
Gâteaux au maïs, cheesecakes et cookies sont aussi au menu.

Mais attention, si El Cafecito est devenu une référence à Tours, c’est surtout en matière de café. Les connaisseurs s’accordent à dire que l’établissement propose les meilleurs kawas de la ville.
Experte en la matière, la cobaye qui m’accompagnait (je ne suis pas friand de café : je sais, honte à moi, lancez-moi des cailloux) a trouvé en El Cafecito un paradis, entre frapuccino, capuccino, expresso et autres allongés. Pour permettre aux clients de découvrir constamment de nouvelles saveurs, Karla change tous les mois de types de graines. Mais ce qui ne varie jamais ici, c’est que tous les cafés, sans exception, proviennent directement d’un seul pays uniquement : le Guatemala. Évidemment.

> 43 rue du Grand Marché. Ouvert tous les jours, de 10 h à 19 h. Contact : facebook.com/elcafecitotours
> Formule du midi à 10 € (fajita + cookie + boisson + café), nachos ou fajita à 6,50 €. Cafés de 1,50 à 3,50 €.

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Le Chanteur de Gaza : espoir et belle histoire

La belle success-story d’un chanteur palestinien avec, en filigrane, la chronique de l’occupation d’un territoire. Le Chanteur de Gaza, de Hany Abu-Assad, est une jolie découverte.

Chanteur de Gaza

Été 2013. Les habitants de la Bande de Gaza retiennent leur souffle. Tout le monde est dans la rue. Pas de colère, pas de manifestation, non. Simplement le regard tourné vers Mohamed Assaf, jeune Palestinien qui a réussi l’impensable : quitter le territoire pour aller chanter en Égypte, dans l’émission télé-crochet Arab Idol. La finale, il la gagnera.

Le Chanteur de Gaza retrace la vie et le parcours du jeune Mohamed Assaf dans un biopic aussi touchant qu’intéressant. Touchant, parce qu’il suit un personnage attachant et un destin singulier, porté par l’amour de la musique. Intéressant, car loin de n’être qu’un conte de fée larmoyant, Le Chanteur de Gaza a aussi un impact et une visée politiques.
Le réalisateur Hany Abu-Assad a d’ailleurs eu l’autorisation par les autorités israéliennes pour tourner 2 jours dans la bande de Gaza. Du jamais-vu depuis 20 ans.

Découpé en deux parties distinctes, le film d’Abu-Assad débute par l’enfance miséreuse de Mohamed Assaf dans une ville meurtrie. Chanter, encore chanter. Une obsession. Un rêve qui devient réalité dans le deuxième acte : la caméra suit Mohamed devenu adulte, allant jusqu’à s’extirper de Gaza, amadouer les gardes-frontières et prendre tous les risques possibles.
Tout en justesse, le cinéaste parvient alors à éviter l’écueil du discours politique ronflant. Ici, les images se suffisent à elles-mêmes. Les acteurs, excellents, font le reste.

Et, même si la mise en scène manque cruellement de corps, Le Chanteur de Gaza vise juste en restant un peu naïf et poignant. Excluant tout pathos et clichés, préférant un récit optimiste et positif, il parvient à rappeler subtilement l’existence d’un conflit encore d’actualité. Mais un souffle de paix et d’espoir caresse Le Chanteur de Gaza de bout en bout. Et en ces temps, on ne va pas le refuser.

> Biopic (Palestine), de Hany Abu-Assad. Avec Tawfeek Barhom, Kais Attalah, Ahmed Al Rohk…

> NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=pUVftMhmCt4[/youtube]

Les Pierres Fondues : plaisir de la pierrade

Cela faisait un bout de temps que la rédac lorgnait sur leurs pierrades. On a fait un tour aux Pierres Fondues, à Tours.

pierres fondues

On fond pour ce restaurant. Le jeu de mot est facile, mais tout y est réuni pour faire ramollir les coeurs d’artichauts des gourmands de tmv. Pour une recette réussie aux Pierres Fondues, prenez un joyeux groupe d’amis affamés, ré-ser-vez, et installez-vous dans une ambiance chaleureuse, faite de pierres et poutres apparentes et de banquettes confortables.

Matthieu, maître des lieux, reçoit dans son âtre uniquement le soir, rue Colbert. La carte ravit les carnassiers, mais offre des tartines et des entrées pour les végétariens qui se seraient perdus. Poulet, boeuf ou porc ; nature ou mariné aux épices du monde ; sur pierre à griller ou en fondue, l’offre est alléchante.
Le bœuf aux oignons et épices Tandoori Massala arrive rapidement, accompagné de frites maison, sucrées et dorées, de salade verte et de plusieurs sauces maison préparées par le cuisinier Anthony. Entre vous et votre voisin d’en-face, le serveur pose une pierre brûlante pour y faire griller les morceaux de viandes finement tranchés. Pschhhhtt ! Une fumée se dégage de la carne qui change progressivement de couleur. Ludique et conviviale, l’activité amuse.

Les pièces marinées fondent dans la bouche. Les grands gourmands commandent 250 g au lieu de 150 g et une seconde pierre chaude arrive pour terminer le repas. Un des vins de Loire ou du Sud Ouest, parmi les 80 références, accompagne ce délicieux dîner qui se termine sur une note sucrée : profiteroles ou fondue au chocolat.
On en ressort presque ravis de sentir le graillon sur nos vêtements. Et on attend l’ouverture de la terrasse avec impatience.

> Les Pierres Fondues : 122, rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au dimanche soir, de 19 h à 23 h.
> Plat de pierres fondues classique à 16, 50 € et spécial à 18 €, fondue de viandes à 18 €, entrée et tartines à 7 € et dessert 6,50 €. Réservation au 02 47 05 14 54.

Printemps de Bourges : le compte-rendu

Tmv est allé au Printemps de Bourges pour vous ramener quelques souvenirs. On replonge dans l’ambiance et on vous cause coups de cœur !

Parcels, la révélation.
Parcels, la révélation.

Ne s’en tenir qu’aux chiffres de cette 41e édition, avec près de 80 000 spectateurs – soit un record quand même -, ce serait oublier toutes les émotions vécues durant ces 5 jours.
Car à Bourges, le Printemps a une saveur particulière, surtout quand il se déroule sous une météo hyper clémente comme ce fut le cas cette année. Que retenir donc parmi les quelques 500 concerts proposés pour cette édition 201,  sinon un petit sentiment de frustration de ne pas avoir tout pu voir et d’avoir eu le luxe aussi de faire quelques choix cruels ?

Alors oui, on a beaucoup aimé la pièce de Théâtre donné par la Comédie Française sur Bob DYLAN et l’enregistrement du mythique « Like a Rolling Stone ». Venir à Bourges pour aller au théâtre, il fallait le faire quand même. Et on a été plus que séduits par cette  » Comme une pierre qui roule… » à la mise en scène pleine d’humour et d’émotion.

La sublime Juliette Armanet.
La sublime Juliette Armanet.

La littérature était aussi sacrément à l’honneur cette année puisque, dans le cadre sublime du Palais Jacques Cœur, musiciens et écrivains se mêlaient pour des lectures musicales de très hautes tenues. On gardera à jamais en mémoire le magnifique « Requiem des Innocents » de Louis CALAFERTE, dit par une lumineuse Virginie DESPENTES, accompagnée de son groupe ZËRO.
Et puis que dire de la création de cette année « Mes Hommes… » autour des chansons de Barbara. Voir sur la même scène Tim DUMP, Vincent DELERM, Dominique A et même Julien CLERC prêter leurs voix et leur âme à la grande dame en noir a fait passer un sacré frisson dans le public ce soir-là.

On a aussi goûté à de nouveaux lieux comme cette Halle aux Blé transformée en bal hip-hop durant deux soirées bouillantes, lieux dont on se demande pourquoi ils n’avaient pas utilisé jusqu’alors ?
On y découvert de nouvelles idoles des jeunes comme le Belge ROMEO ELVIS, ou le salace et finalement plutôt drôle marseillais LORENZO, dont le jogging remarqué portait une jambe PSG et un jambe OM !

Fishback : une interview sur l'herbe.
Fishback : une interview sur l’herbe.

A propos de découvertes, ou plutôt d’Inouïs, on a été subjugués par la prestations d’Eddy DE PRETTO qui a remporté haut la main le Prix 2017. Son rap parlé-scandé sur des textes forts et parfaitement ciselés devraient lui ouvrir un boulevard, tant il a surclassé ses petits camarades de promotion. Pas de groupes tourangeaux ou même de la Région Centre cette année aux Inouïs, mais quelques belles pousses prometteuses repérées à droite à gauche avec, notamment, les Tourangeaux de THE VANILLE que l’on suivra de très très près. On nous a aussi dit le plus grand bien de ELEPHANT…

Rose, la reine du Calypso.
Rose, la reine du Calypso.

Pour finir, comment ne pas parler du sublime concert de Vincent DELERM qui, entre dispositif scénique de folie et leçons de sentiments, nous a carrément fait chavirer. Idem pour l’ÉNORME découverte que fut THE PARCELS : soit 5 jeunes Australiens qui ont donné, le mercredi soir, THE concert de l’année. Pensons aussi aux prestations impeccables de FISHBACK, Thomas AZIER et de LADY SIR dans le superbe décor du Théâtre Jacques-Cœur. Mais aussi des moments de folie que furent les concerts de CALYPSO ROSE, CAMERON AVERY ou FAKEAR, des instants de grâce que furent les passages de HER, PARADIS ou Juliette ARMANET sans oublier de saluer comme il se doit les mythiques SONICS qui, à 70 ans, ont toujours autant de strychnine dans les veines et ont clôt définitivement le débat : c’est dans les vielles peaux que glissent les plus belles vibrations.

Bref, une grande édition 2017, luxuriante et bluffante.

Hervé Bourit

Culture, tendances & web #43

Voilà le retour des chroniques de la semaine. Avec, au menu, les derniers HER et Johnson Concorde, mais aussi de la BD et du DVD !

PAUSE_ECRANS_DVDLE DVD
FRIEND REQUEST
L’horreur 2.0… Avec Friend Request, un thriller un poil horrifique, Simon Verhoeven met en scène Laura, étudiante branchée dont la vie va basculer le jour où elle accepte sur Facebook la demande en amie de la très étrange Marina. Divertissant à défaut d’être flippant, Friend Request a des intentions prometteuses, mais se voit rapidement torpillé par les clichés de bas-étage. Plein de bonne volonté (ces séquences d’animation en noir & blanc, par exemple), porté par la présence d’Alycia Debnam-Carey, le film vrille malheureusement lors d’un dernier acte pathétique. Une petite série B sans prétention, mais efficace.
A.G.

LES CDS Image11
JOHNSON CONCORDE – WOOD MUSEUM
Ils n’auront pas chômé, les Tourangeaux de Johnson Concorde ! Moins d’un an après la sortie de leur album Antalanocryptovicious (toujours aussi difficile à écrire), les voilà avec un EP… acoustique ! Réarrangeant certains de leurs anciens titres, la formation tourangelle offre un disque épuré, mettant clairement en valeur le travail vocal, la mélodie et les harmonies. L’exercice n’est pas facile, mais le pari est réussi : l’exubérance habituelle se fait moindre, l’identité du groupe est pourtant toujours là. L’acoustique donne une nouvelle couleur aux compositions de Johnson Concorde. Wood Museum est une petite pause gourmande comme un gros bonbon. Idéal avant le prochain album.
A.G.

PAUSE_ECRANS_CD2HER – TAPE#2
Après le succès colossal de son premier EP (le titre Five Minutes, utilisé dans une pub Apple, a cartonné), les Rennais de Her reviennent avec un second opus qui tape de nouveau dans le mille. Irrésistible et séduisant, Tape #2 l’est assurément. Mâtinant sa pop épurée de soul et de lignes funk, Her dévoile des titres obsédants (ce « Jeanie J » magnifique !), aux refrains imparables, en y distillant autant de sensualité dans ses voix que dans ses arrangements et atmosphères. Ouvertement féministe, véritable ôde à la Femme, Her n’hésite pas non plus, cette fois, à se faire plus politique (l’engagé et politisé « Swim »). Une musique suave et enivrante. Court mais intense.
A.G.

LA BD PAUSE_ECRANS_BD
AMERICA
Avouons-le tout de suite : depuis Le Goût du Paradis, on a un faible pour les ouvrages la dessinatrice Nine Antico. Sa vision des États-Unis post Trump subjugue une fois de plus grâce à l’acuité de son propos et par la justesse de son observation. De New York à San Francisco, elle balade ses héroïnes dans un jeu de phantasmes subtil et de réalités très crues (le running gag des punaises de lit est savoureux). Elle y déroule un récit drôle et pensif, très attachant dans lequel, loin des clichés des films hollywoodiens, elle décode les us et coutumes de cette Amérique qui la fascine autant qu’elle la déroute. Ajoutez à cela des dialogues exquis et un dessin tout en pastels, et voilà un ouvrage parfait pour vous préparer au grand saut vers Big Apple cet été !
Hervé Bourit

PAUSE_ECRANS_TVA LA TV
L’ÉCHO DES SÉRIES
> Game of thrones a dévoilé un petit trailer de la saison 7. Les images sont alléchantes, mais il faudra encore attendre le 16 juillet pour découvrir la nouvelle saison.
> Coup de gueule de Norman Reedus (alias Daryl dans The Walking Dead). Dans une interview au site The Dirty, il s’est plaint des réactions de certains fans : « Quand une scène n’est pas violente, on trouve qu’il n’y en a pas assez. Mais quand il y en a beaucoup, alors il y en a trop. »
> Aucune date n’a encore été dévoilée pour le lancement de la saison 5 de Vikings. D’après le magazine Première, on pourrait les voir débarquer en novembre 2017 !

Le Café contemporain : manger au CCC OD

Si vous n’avez toujours pas entendu parler du CCC OD, vous vivez peut-être dans une grotte. Il n’empêche que les réfractaires à l’art contemporain pourront tout de même y aller… pour manger. On a testé le restaurant du CCC OD !

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Bon, déjà, déjeuner au Café contemporain, c’est le bon plan pour pouvoir dire à tout le monde que vous êtes allé au CCC OD alors que vous n’avez pas encore pris le temps d’aller voir les expos (ce qui est bien dommage, hein, ne nous faites pas dire ce qu’on a pas dit…). Ben oui, puisque c’est le resto du lieu, en accès libre et ouvert aux heures d’ouverture du Centre (le premier qui dit musée, il est privé de dessert).
Du coup, on ne s’attarde pas sur le cadre : c’est beau, c’est classe, c’est design et en plus, c’est cocoon.

Le café-resto comporte deux salles, une très lumineuse juste en entrant à droite et une autre, plus cosy, vers la gauche dont une des ouvertures donne sur la nef et ses expos monumentales. Coup d’oeil obligatoire. « Notre métier, avant, explique Julie, qui gère le lieu avec Thomas, c’était Table d’hôtes itinérante. » Comme on lève un sourcil interrogateur, elle détaille : « On arrivait dans un endroit avec tout notre matériel et toute notre déco et on s’installait ».

Et c’est exactement ce qu’ils ont fait au CCC OD, avec bonheur, il faut bien le reconnaître. À la dégustation, une évidence s’impose : le bon plan, il est surtout pour vos papilles. C’est frais, c’est bon, c’est inventif, moderne et sans chichi. Chaque jour, un plat de viande, un de poisson, des salades et des super sandwichs bons-comme là-bas-dis. Nous, on a opté pour le Poke Bowl. Eh oui, c’est la nouvelle food-tendance et elle nous vient de Hawaï, paraît-il. C’est une sorte de salade avec du quinoa, du poisson et tout plein de saveurs super fraîches. Pour finir, un petit cheesecake au cumbawa vraiment très agréable.

Ce qui ne gâche rien, Julie et Thomas proposent un choix de vins au verre très bien vu, notamment en nectars régionaux. Le Café contemporain, pour cassecroûter chic et décontracté, c’est The nouvelle place to be en ville…

> Le café contemporain, à l’étage du CCC OD, en accès libre, aux heures d’ouverture.

Power Rangers : la série ressuscite

Les Power Rangers reviennent sur nos écrans pour le plus grand bonheur des nostalgiques. Ou pas ?

PAUSE_CINE

Dans les années 90, c’était un peu LA saga télévisée à suivre. Du kitsch, du fun et des superhéros en costume Lycra®, Power Rangers s’était fait une place de choix dans la culture populaire. Deux films avaient même vu le jour en 1995 et 1997. Vingt ans plus tard, il fallait bien que les studios jouent la carte de la nostalgie.

Mais que ce soit clair, Power Rangers risque de ne plaire qu’aux fans de la première heure (et aux nostalgiques, donc). Dans un marché saturé de superhéros de plus en plus ronflants, Power Rangers aurait pu tirer son épingle du jeu en assumant son côté désuet et décalé. Il n’en est rien.

Les connaisseurs ne seront pas surpris du sujet : cinq ados (joués par des acteurs plus âgés…) qui ne se connaissent pas se retrouvent, un beau jour, dotés de pouvoirs extraordinaires. S’en suit la découverte d’un vaisseau spatial, avec un robot, un ancien Power Ranger tué par l’horrible Rita et, bien sûr, le devoir de sauver le monde.
Power Rangers, recyclage de récents blockbusters et orienté vers le public ado, est un popcorn movie punchy, mais loin d’être spectaculaire. Caricatural à souhait, bâclant ses portraits et mené par des comédiens aussi charismatiques que des bulots, le film laisse vite le spectateur sur la touche. Il faut s’accrocher pour ne pas décrocher, la fameuse « transformation » des protagonistes n’arrivant d’ailleurs qu’au bout de… 86 minutes.

Reste que Power Rangers a le mérite de toujours bien représenter la diversité, en mettant notamment en scène une Ranger de la communauté LGBT et un autre, autiste. Une initiative bienvenue dans un cinéma si frileux. Pour le reste, force est de constater que la semi-catastrophe que représente cet opus nous fait craindre le pire, la production ayant déjà prévu… six suites !

Aurélien Germain

> Action/SF (USA). Durée : 1 h 51. De Dean Israelite. Avec Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G…
> Note : 1,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=zRhNupzm7Qs[/youtube]

Cuisine conviviale au Publick House

Vous passez probablement très souvent devant : le Publick House se trouve à deux pas des Atlantes, avant l’autoroute. On y a fait un tour.

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C’est qu’il nous intriguait, ce Publick House… Des commentaires dithyrambiques sur Tripadvisor et un bouche-à-oreilles qui a fait ses preuves, et pourtant, tmv n’y avait jamais mis les pieds. Peut-être parce que ce restaurant atypique se retrouve coincé entre la rue Édouard-Vaillant et le boulevard Wagner, à deux pas des Atlantes et de l’A10 ? Ou qu’à l’époque, la devanture avait besoin d’un coup de peinture ?
C’est chose faite : désormais, le Publick House affiche une bonne mine avec son nom en grand et en rouge.

Une fois à l’intérieur, ce qu’on remarque, c’est la décoration. L’ambiance est à la croisée entre le ranch et le chalet de montagne. Des tables et des chaises en bois, des panières à pain et, surtout, un immense bric à brac d’objets divers. Au mur, entre les exemplaires de Pif Gadget, les vieux jouets, et les casseroles, notre regard se plaît à divaguer sur ce décor insolite, rétro mais rigolo.

Côté menu, le Publick House est fier de proposer des produits frais et des frites maison. Ici, justement, c’est comme à la maison. Cuisine simple et bien préparée. Notre faux-filet grillé nous a ravi. Sur l’ardoise, on aurait pu se laisser tenter par l’entrecôte ou la souris d’agneau à la crème d’ail. La carte est petite et fait la part belle aux viandes.
Aux fourneaux, ça carbure et ça sert vite ! Il le faut, car le Publick House ne désemplit pas. Ce jeudi midi-là, il y avait un monde fou (ré-ser-vez !). Mais le service n’a jamais failli. Entre le chef qui vient serrer des mains et demander si tout va bien, le sourire de toute l’équipe et, en salle, Anaïs aussi sympathique qu’énergique, c’était du tout bon. « Cuisine conviviale », est-il écrit sur le menu. On ne saurait dire mieux.

 > 480 rue Édouard-Vaillant. Du lundi au vendredi, de 11 h à 15 h. Le soir, uniquement réservations de groupe. Contact : 02 47 47 09 99.
> Menu à 19,50 € ou entrée+plat à 17 €. Plat du jour à 13,50 €.

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On a testé L’Authentique Fast Good

Nouveau venu dans la rue de la Rôtisserie, l’Authentique Fast Good propose burgers et soupes. On est allé tester. Evidemment !

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C’est une toute nouvelle enseigne qui vient de s’installer rue de la Rôtisserie. Son petit nom ? L’Authentique Fast Good. Après une inauguration remarquée il y a quelques jours (les plats étaient gratuits pour l’occasion !), l’établissement tenu par Antoine Facon a ouvert ses portes le 7 mars.
Au menu ? Burgers et soupes. Mais surtout, un credo dont le boss est plus que fier : « Ici, tous les produits sont locaux ! » De la viande aux boissons, on reste en Touraine et on préfère les petits producteurs du coin. La carte est minimaliste, car l’Authentique fast good privilégie le fait maison.

Notre estomac qui gargouille (oui, on sait, tmv a toujours faim) nous pousse vers un burger de viande. Ici, oubliez le steak haché raplapla. La surprise vient de la préparation du bœuf, coupé en petits bouts. D’ailleurs, la préparation se fait « à partir d’un énorme morceau d’échine, donc bien plus tendre », précise Antoine. Un peu de mâche, de tomme, un soupçon de mayo, le tout accompagné de frites maison : emballé c’est pesé. Et c’est bon !
Côté boisson, on a penché pour une jolie blonde tourangelle qui nous faisait de l’oeil. Elle s’appelle La Salamandre. Une bière locale évidemment.

Chose à noter : outre ses burgers de bœuf, le restaurant en propose à la volaille mais aussi – amis vegans, réjouissez-vous – végétariens. Enfin, côté addition, elle peut paraître un poil élevée, mais la qualité des produits est là. Reste que notre gourmandise nous pousserait bien à retourner à l’Authentique fast good, afin de tester les soupes. Oui, quand même.

> 22 rue de la Rôtisserie, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Après-midi, possibilité de boisson. Sur place ou à emporter. Contact : facebook.com/lauthentiquefastgood.
> Burgers à 10 €, soupes à 8 € ou simple accompagnement à 2,50 €. Formule burger + accompagnement + boisson à 13 € (hors alcool).

Zoologie : une fable sur le vivre-ensemble

Traitant des thèmes du vivre-ensemble et de l’exclusion, à travers un postulat fantastique (une queue animale pousse dans le bas du dos d’une femme), Zoologie fait réfléchir et se voit comme une sympathique surprise parmi les sorties du mois.

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La vie de Natasha est terne et banale. Triste, même. Femme d’âge mur, célibataire vivant chez sa mère bourrue, prisonnière d’une existence plate et monotone, proie constante des sarcasmes de ses collègues. Un beau jour, une queue étrange lui pousse en bas du dos. Son quotidien va alors changer, se transformer peu à peu.

De cette injection de fantastique dans le drame social, il faut en retenir une chose : dans Zoologie, Ivan Tverdovsky réussit, avec brio, à produire une fable sur le vivre-ensemble. Car cette fameuse queue animale chez son personnage n’est en fait qu’un symbole, celui de l’exclusion. Taclant donc la société russe (mais la critique s’adresserait à n’importe qui), le cinéaste se sert de cette analogie pour torpiller l’individualisme. Il décrit et brosse le portrait d’un personnage qui se libère peu à peu, se redéfinit comme être humain, puis comme femme (il suffit de voir sa transformation physique au cours du film).

Construit en deux parties distinctes, Zoologie a toutefois tendance à surligner ses intentions un peu simplement (le passage d’une esthétique clinique à une photographie plus chaude). Mais il parvient à viser juste, avec sa satire sur l’intolérance. La respiration viendra d’une love story insolite que Tverdovsky incorpore à son récit surréaliste, afin d’humaniser encore plus son protagoniste pourtant « différent » et particulier.

Étonnant et original, malgré certaines redondances, Zoologie est un mélange surprenant d’émotion et de sensation. Ivan Tverdovsky résumait ainsi son film : « Les gens ne recherchent plus leur individualité. Au lieu de cela, il se tournent vers quelque chose d’universel. »

> Drame, d’Ivan Tverdovsky (Russie/Allemagne). Durée : 1 h 27. Avec Natalya Pavlenkova, Dmitri Groshev, Zhanetta Demikhova…
> NOTE : 3/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=dViJAc8PHMU[/youtube]

Envolée pour La Rose des Sables

En ce moment, l’équipe de tmv a vraiment envie de voyager. Voilà donc une petite escapade marocaine tout en restant à Tours, au restaurant La Rose des Sables.

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À deux pas de Jean-Jaurès, la rue Victor-Hugo dévoile des restaurants des plus exotiques. Sur la devanture blanche et verte de la Rose des sables, l’enseigne lumineuse clignote « Couscous ». À peine passé la porte, nous voilà au Maroc. Tentures, céramiques colorées recouvrant les murs et les tables, colonnes, tapis d’Orient et une agréable odeur de soleil, permettent ce voyage express.

Plus authentique que cliché, le restaurant familial ravit depuis plus de trente ans des générations d’habitués. Alors, pour manger le midi ou le soir, il est prudent de réserver. Djemi et Titi comme on les surnomme ici, connaissent bien leurs clients et ont su rendre ce lieu convivial et accueillant. Ici, on retrouve des classiques de la cuisine marocaine confectionnés entièrement par Djemi. Le tajine marocain, à l’agneau et au poulet, recouvert de pruneaux, d’amandes et de sésame est servi dans son plat en terre cuite. Le cuisinier ajoute à sa sauce, élaborée à la minute, des épices qu’il ramène de ses voyages.

Et côté couscous, sa spécialité c’est celle de la ville de Rabat. Nous n’en saurons pas plus, le chef veut garder le secret de ses recettes, qui sont d’ailleurs aussi fines que son couscous, fondant en bouche. « C’est beaucoup de travail, comme la pastilla ou le méchoui que je réalise sur commande », explique Djemi. Un thé à la menthe bien sucré et quelques pâtisseries dégustées plus tard, on se laisse bercer par la musique traditionnelle.
On s’envolerait bien pour Marrakech finalement. De Tours, ce sera mercredi ou samedi. On y va ?

>La Rose des sables, 23 rue Victor-Hugo à Tours. Couscous de 13 € à 21 € ; tajines 16 € à 17, 50 € ; grillades 14 € à 18 €. Desserts (loukoum, pâtisseries) de 3 € à 9 €. Thé à la menthe à 2,80 € ou café marocain 2,50 €.
>Ouvert midi et soir, du mardi au samedi. Réservation au 02 47 20 25 20.

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La Bonne Assiette : escapade portugaise

Et si on partait pour le Portugal ? Bon du moins, restons tout de même à Tours : on a testé le restaurant La Bonne Assiette.

(Photo Facebook La Bonne Assiette)
(Photo Facebook La Bonne Assiette)

C’est un petit établissement que les habitués connaissent par cœur. Niché rue Courteline, le restaurant La Bonne Assiette pourrait même passer inaperçu de l’extérieur. Et pourtant, quand on y entre, ce jeudi- là, la salle est bondée. Premier conseil tmv : pensez à réserver ! Ici, c’est un peu le bon plan qui s’est transmis par le bouche à oreille. Le genre d’adresse sympathique, accueillante et sans chichis. Découvrir les spécialités portugaises pour pas trop cher et, surtout, rester dans le simple.

Car soyons clair : La Bonne Assiette, c’est à la bonne franquette. Il n’empêche que ce restaurant fait le plein et, surtout, ne faillit pas à sa réputation. Équipe au top, cadre familial agréable et cuisine tradi. La carte propose un choix intéressant, allant des beignets de morue, incontournables, au jambon de pays en passant par le bacalhau ao forno (morue au four, pour ceux qui ont pris allemand en LV1). O
ubliez les portions maigrelettes, on est davantage dans les plats copieux et les repas roboratifs comme chez mamie.

(Photo tmv)
(Photo tmv)

Et même si la présentation est sommaire, notre frango churrasco remplit sa mission : un poulet assaisonné au piment doux, un peu grillé à la braise avec un accompagnement, tout en simplicité, qui finit de combler l’estomac. Le tout, pour un excellent rapport qualité-prix (7,30 € !). L’adresse est bien connue de la population portugaise. D’ailleurs, ce jour-là, on remarque qu’une grande partie des clients parle la langue.
Alors oui, la salle est bruyante quand il y a du monde. Mais eh… C’est ça l’ambiance chaleureuse du Portugal !

> La Bonne Assiette, 75 rue George-Courteline. Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le lundi soir et mercredi soir. Contact : 02 47 37 04 86 ou sur Facebook
> Menu du jour (entrée plat dessert) à 12 €, plat du jour à 6, 90 € en semaine. Plat à la carte entre 6,30 et 14 €.

Petites douceurs aux Gourmands disent

A toute heure de la journée, il est possible de se faire plaisir aux Gourmands disent. Tmv a testé ce salon de thé qui n’oublie pas non plus de proposer des petits plats sympathiques.

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A peine passé la porte, nous sommes accueillies par Lola, la chienne jack russels mascotte du resto. L’ambiance est cosy. On aime le lustre, les toiles colorées, les serviteurs en vitrine remplis de clafoutis aux griottes et de petits cakes. Pour un rendez-vous entre copines, c’est l’endroit parfait. D’ailleurs, la salle est remplie… de femmes ! L’effet salon de thé sûrement.

La carte affichée au tableau noir ne présente que cinq plats. Une cuisine saine avec des propositions qui changent tous les jours. Une soupe de courgettes avec sa salade et du quinoa pour les régimes sans gluten, tourte aux pommes de terre pour les végétariens et cakes au saumon ou au poulet et sarrasin pour les autres. Il y a toujours le choix, quelles que soient ses restrictions. Lasagnes et burgers maisons sont aussi proposés de temps en temps.

Valérie Dormont, propriétaire depuis presque six ans, cuisine tout ellemême et utilise des produits frais et de saison. Inspirée par la culture anglaise et indienne, cette ancienne responsable de production industrielle, manie aussi bien les épices que la confection des cheesecakes framboises-gingembre. D’ailleurs, la carte des desserts fait le double de celle des plats salés. Pour 4 €, c’est dur de ne pas craquer pour la tarte caramela au chocolat et caramel ou pour le crumble pommes- framboises.
La simplicité de la présentation n’enlève rien au goût. Avec « a cup of tea », c’est encore meilleur. Et là, il y a l’embarras du choix. Plus de 50 variétés en vrac sont à découvrir. « Je me fournis au Fil du thé, 15 rue du commerce, à deux pas d’ici », explique Valérie Dormont. On n’a plus faim, mais on reviendrait bien pour le goûter.

Pauline Phouthonnesy

> Les Gourmands Disent, 13 rue Maréchal-Foch à Tours. Plats entre 7 € et 10 €, desserts à 4 €, thés à 3 €.
> Ouvert tous les jours de 8 h 30 à 18 h. Réservation conseillée le midi au 02 47 47 05 71.

La Communauté : le retour de Vinterberg

Thomas Vinterberg, réalisateur de Festen, est de retour avec La Communauté.

la communauté

« Le meilleur film de Vinterberg depuis Festen », clame fièrement l’affiche de La Communauté. Festen, en 1998, imposait le cinéaste danois en golden boy. Après diverses réalisations (La Chasse) et une parenthèse anglo-saxonne (Loin de la foule déchaînée), Thomas Vinterberg est retourné dans son pays natal pour s’inspirer de sa propre expérience lorsqu’il était jeune : vivre dans une communauté.

Ainsi, le film de Vinterberg débute comme une comédie légère. Nous sommes au Danemark, dans les années 1970 (la nudité n’est pas un souci et on clope à tout va…). Erik, prof d’architecture, et son épouse Anna, journaliste, s’installent avec leur fille dans une grande maison, où ils vivront avec amis et connaissances, en communauté.
Le ton est léger (la scène du recrutement, la danse autour d’un escabeau en guise de sapin de Noël…), la photographie surannée. Vinterberg s’amuse à nous transporter dans l’ambiance insouciante des 70s. On éprouve vite de l’empathie pour cette joyeuse bande. Le réalisateur dessine sa galerie de personnages : l’ami fidèle, la fille à la sexualité épanouie, l’immigré dépressif…

Puis l’heure passe. Des fissures apparaissent. Vinterberg commençait à tourner en rond. Il bifurque d’un coup vers le drame social. Car le mari – et chef de la maison – a une maîtresse. Emma. Une étudiante, clone parfait de sa femme, en plus jeune. Les questions naissent : quel est le poids d’une communauté sur un individu ? Que faire lorsqu’un grain de sable grippe la machine d’une vie en groupe ?
Dans cette implosion, Vinterberg brosse alors le portrait touchant d’une épouse trompée, d’une femme brisée (Trine Dyrholm, remarquable). Si l’on regrettera toutefois que La Communauté souffre d’enjeux relativement maigres et d’un manque d’imprévus, l’excellence du casting et la puissance des dialogues permettent d’en faire un film fort et brut.

Aurélien Germain

> Comédie dramatique, de Thomas Vinterberg (Danemark). Durée : 1 h 51. Avec Trine Dyrholm, Ulrich Thomsen…
> NOTE : 3/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=UjaPogjw5rA[/youtube]

L’Origan : le trésor du château d’Artigny

Un petit tour à Montbazon, et plus précisément le Château d’Artigny. S’y cache l’établissement L’Origan, une table à découvrir !

(Photo restaurant-origan.fr)
(Photo restaurant-origan.fr)

À quelques jets de pierre de Tours, le château d’Artigny cache un restaurant qui mérite le détour. Et même une pause prolongée : le cadre et le service sont si étonnants qu’on peut y rester 3 ou 4 heures sans voir le temps passer. Entièrement rebâti dans les années 1910 par le richissime François Coty, le château semble sortir d’un roman.
Le restaurant L’Origan est installé dans une grande salle en rotonde : colonnes corinthiennes, moulures vert et or, grandes portes-fenêtres cintrées, nappes damassées, argenterie et fauteuils en velours rouge forment un cadre chic mais qui reste chaleureux, comme une maison de famille. On a l’impression d’être chez sa grand-mère (ok, une grand-mère un peu millionnaire).

Comme dans toute bonne maison qui se respecte, le maître d’hôtel donne aux dames une carte sans les prix. Richard Prouteau, le chef, semble avoir un penchant pour le poisson : sandre, turbot, noix de Saint-Jacques, esturgeon fumé, nous font de l’oeil sur la carte. La langoustine en deux textures, tartare au fruit de la passion et tempura citron-estragon avec son sabayon, se révèle magistrale. Notre voisine se régale avec ses noix de Saint-Jacques rôties accompagnées d’un crémeux de céleri-poire et de câpres en beignet. L’onglet de boeuf, un peu sec, sera moins convaincant. Image18

Côté dessert, les présentations s’avèrent là encore parfaites. Les framboises façon cheesecake et leur sorbet poivron enthousiasment notre voisin. Ajoutez le service prévenant, les mignardises offertes et le cadre somptueux, et L’Origan mériterait bien son étoile.

> L’Origan, château d’Artigny, rue de Monts, à Montbazon. Ouvert tous les jours, de 12 h 30 à 13 h 30 le midi et de 19 h 30 à 21 h 30 le soir.
> Formules déjeuner à 29 et 35 €, menu à partir de 35 € et plats à la carte de 30 à 40 €. Réservations au 02 47 34 30 50.

Culture, tendances & web #40

Côté chroniques, on commence l’année en beauté avec le DVD de Fronteras, la BD Vectorama ou encore le livre d’une auteure originaire de Tours.

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VECTORAMA
Le premier bébé de cette nouvelle année mesure 30 cm sur 30 cm et pèse 3 kg ! C’est qu’il en faut de l’espace et de la matière pour contenir et exprimer tout le talent d’Arthur De Pins, le créateur de Péchés Mignons et de Zombilénium. C’est donc une superbe monographie que les éditions Soleil donnent à lire. Le résultat est impressionnant tant par l’inédite technique de l’auteur que son génie à transformer tout ce qu’il touche en or ! On souhaite une belle année à son papa, mais aussi à tous les lecteurs de la rubrique BD de tmv qui commence 2017 avec ce véritable feu d’artifice visuel et graphique.
Hervé Bourit

LE DVD PAUSE_ECRANS_DVD
FRONTERAS
Clandestinité et homosexualité sont les deux thèmes abordés dans Fronteras. Le film de Mikel Rueda les utilisent habilement en les transposant au monde adolescent. Ici, deux histoires se rejoignent, se croisent, s’enlacent. Celle d’Ibra, ado marocain en instance d’expulsion, et celle de Rafa, un jeune lambda. Les deux vont devenir amis. Puis bien plus… D’une simplicité extrême, Fronteras sait trouver un ton juste tout du long. C’est parfois un peu brouillon, parfois maladroit, mais le binôme formé par ces acteurs non-professionnels, ainsi que la grande sensibilité du cinéaste, font de ce Fronteras un film beau, tout simplement. À (re)découvrir d’urgence, à travers cette édition DVD collector, dotée de suppléments et d’un livret.
A.G.

PAUSE_ECRANS_LIVRELE LIVRE
VOS ABSENCES – FATINE EL ASRI
C’est l’histoire de Leïla, une femme qui, depuis sa plus jeune enfance, ne connaît que des tragédies. Mais à travers ces 182 pages, c’est surtout le portrait d’une femme qui se bat même si elle souffre que brosse Fatine el Asri, auteure originaire de Tours. Vos Absences, un exutoire pour l’écrivain ? Le chagrin, la souffrance, la mort côtoient effectivement le positif, la réussite, la volonté de s’en sortir. Nourri par un humour subtil, le roman réussit à faire disparaître le drame derrière l’émotion. Les courtes citations introduisant chacun des chapitres, permettent, elles, un instant de réflexion toujours bienvenu.
> Aux éditions Edilivre.
A.G.

JEUX VIDÉO PAUSE_ECRANS_JEUVIDEO
LES MEILLEURES VENTES
La plateforme Steam (le plus important vendeur de jeux vidéo dématérialisés sur PC) a divulgué la liste des 100 jeux vidéo les mieux vendus en 2016. Dans la catégorie « platine », on trouve notamment Grand Theft Auto V, Total War : warhammer, ou encore Dark Souls III. La catégorie « or » voit Call of Duty : black ops III, Doom et Rainbow Six Siege très rentables. La catégorie « argent » rappelle le succès de Civilization V, Farcry Primal et Watch Dogs 2. Enfin, pour la catégorie « bronze », on retrouve Les Sims 3, Street Fighter 5, Farming Simulator 17 et NBA 2K17…

Un petit tour au Rendez-vous du Botanique

Nouveau venu, Au Rendez-vous du Botanique porte bien son nom. Installé dans un cadre très agréable, l’établissement-terrasse est un moment d’évasion bienvenu.

au rendez vous du botanique

Il y a l’hôpital Bretonneau, la fac de médecine, les voitures sur le boulevard… et puis, il y a le jardin botanique. Son calme, une bulle de sérénité. C’est dans ce coin de paradis que Richard Plateau a installé son établissement.

De loin, on aperçoit des petits chaises toutes colorées, roses, vertes, oranges. Environnement agréable et chaleureux, comme l’accueil de Richard et Anouck, tout sourire. Le Rendez-vous du Botanique est tout nouveau, tout chaud : il a ouvert le 7 décembre. Et ses premiers pas nous ont laissé une impression très favorable. On s’installe sur cette sympathique terrasse couverte. Les tables sont joliment dressées. La motivation et l’accueil d’Anouck et Richard font plaisir à voir.

Notre choix se tourne vers les gambas à l’ail, accompagnées de légumes au wok et nouilles asiatiques. Cuisson, préparation, qualité des produits et saveurs : tout y est. Le binôme, humble, est aux petits soins. « N’hésitez à nous faire des remarques, positives ou négatives. L’important est de faire plaisir au client et de pouvoir s’améliorer si besoin », souffle Richard qui, en plus de changer la carte tous les jours, a vraiment « la volonté de bien faire ». Image18

De toute façon, cet endroit, c’est son bébé. Un projet qu’il chouchoute depuis le début. Quand la sauce a pris avec la mairie à qui il a soumis son idée, cet ex-hôtelier « reconverti dans la restauration » s’est vu « ravi ». Désormais, il cuisine et offre « une pause gourmande » aux passant(e)s, aux visiteurs du parc ou de l’hôpital. Un instant pour se poser et s’évader. Et c’est réussi.

> 35 boulevard Tonnellé. Fermé le lundi. Ouvert de 9 h à 17 h (hiver) et jusqu’à 19 h l’été. Brunch le dimanche prochainement. aurendezvousdubotanique.net ou facebook.com/aurendezvousdubotanique
> Formule à 11 € (plat, dessert, boisson), formule sandwich à 7 € (entrée ou dessert, sandwich, boisson)… Sur place ou à emporter !

Ballerina : entrez dans la danse

Jolie surprise, que ce Ballerina ! Film d’animation sur le monde de la danse, il arrive à point nommé pour les périodes de fêtes.

Ballerina

Les tutus vous donnent des boutons et vous pensez que les histoires de petits rats de l’Opéra sont réservées aux fillettes de 6 ans ? C’est votre droit mais ce serait de mauvaises raisons de bouder Ballerina et ses deux petits héros.
Bien décidés à réaliser leurs rêves, Félicie et Victor s’enfuient de leur orphelinat en Bretagne. Ils arrivent à Paris mais la grande ville ne les attend pas. Grâce à une série de rencontres et beaucoup d’opiniâtreté, Félicie atteindra son objectif : devenir danseuse à l’Opéra de Paris. Victor, lui, se mesurera au grand architecte Eiffel.

Malgré une fin heureuse et une chute un peu précipitée, le scénario de Ballerina ne cache rien de la dureté du monde de la danse. L’histoire est bourrée de petits clins d’oeil, un humour qu’on retrouve dans le dessin des personnages, à la fois gracieux et décalés, la bande-son est entraînante. La très jolie lumière et les couleurs chaudes des images cachent quelques prouesses techniques, comme la reproduction fidèle de l’Opéra de Paris grâce aux plans d’époque.
Pour les chorégraphies, c’est la danseuse étoile Aurélie Dupont qui a joué les modèles et prêté ses mouvements, reproduits grâce au keyframe.

Pour une fois qu’on a un film d’animation francophone qui déboule sur les écrans au moment des fêtes, on ne va pas cracher dessus ! Surtout quand il est réussi. Avec un budget de seulement 30 millions de dollars, soit presque dix fois moins que celui d’une production Pixar ou Disney, les créateurs de Ballerina remportent leur pari. D’autant qu’ils signent ici leur premier film d’animation. Ils semblent marcher dans les pas de Don Bluth et Gary Goldman.

>Film d’animation (France-Canada), 1 h 29. Dès 3 ans. D’Eric Summer et Eric Warin. Avec les voix de Camille Cottin, Malik Bentalha, Kaycie Chase.
>NOTE : 3/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=M5-LjE4LSLA[/youtube]

L’Atelier Gourmand : plaisir des papilles

Stéphane Fourmis dit qu’il est un « artisan de la cuisine ». Vrai ! On a testé L’Atelier Gourmand à Tours : une très bonne surprise.

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C’est un atelier un peu particulier que l’on a découvert cette semaine. Celui d’un « artisan de la cuisine », comme se définit Stéphane Fourmis. Il est aux commandes des fourneaux de L’Atelier Gourmand depuis mai 2016, un restaurant situé dans une rue parallèle à celle du Grand Marché. La devanture ne paye pas de mine et pourtant… de magnifiques surprises gustatives nous attendent à l’intérieur.

Ici, la modernité se mêle parfaitement au charme de cette ancienne maison tourangelle. Tons violines sur les murs, chaises transparentes (qui ne font pas de bruit, si si ! Car le sol est en lino et en plus, il est pailleté) et lumière tamisée sur chaque table : la décoration est décontractée et soignée dans la petite salle du restaurant. Au menu, des produits frais du marché, le tout 100 % fait maison. « Je n’aime pas la cuisine gastronomique et sophistiquée. Ici, on est plus libre de faire ce que l’on veut. Je cuisine les produits simplement pour garder leurs goûts et leur forme initiale », affirme Stéphane Fourmis. IMG_9235

Dans l’assiette, les couleurs et le mélange des textures sont au rendez-vous. Pour l’entrée, nous nous laissons tenter par le légume phare de la saison : le butternut, cuisiné en velouté et relevé par la saveur iodée de coques. Fondant en bouche et relevé à souhait. Le patron voyage beaucoup et en profite pour ramener de la vaisselle ou des épices. Comme un imposant plat en teck, à mi-chemin entre le bol et l’assiette, qui accueille du veau et des petits légumes cuits à la vapeur et des trompettes de la mort pour le plat principal.
Pour le dessert, on a craqué pour la pomme tatin montée sur un sablé breton et caramel au beurre salé. Les trois saveurs s’allient à merveille. Et le sucre naturel de la pomme (encore tiède) se suffit à lui même et fond en bouche. Une jolie découverte et un plaisir pour les papilles.

Textes et photos : Mathilde Errard et Lucie Martin

> 37 rue Étienne-Marcel. Tours. Contact : 02 47 38 59 87 ou L’Atelier Gourmand, Tours sur Facebook. Menu à 26 €.

Un goût d’Italie au Leonard de Vinci

#EPJTMV Les étudiant(e)s en journalisme ont réalisé le n°235 de tmv en intégralité. Même la chronique restaurant, oui oui. Ils ont décidé de tester le Leonard de Vinci. Verdict.

leonard de vinci

Rien de tel que la chaleur d’un restaurant italien pour se réchauffer en ce pluvieux mois de novembre. Au Léonard De Vinci, on vous accueille avec un petit toast de tapenade et des classiques de la musique transalpine (Vivo per lei, Con te partirò, Ti Amo…) Dans la petite salle, le décor est charmant, rustique et agrémenté de maquettes imaginées par Léonard de Vinci.

Dans l’assiette, c’est un sans-faute : le velouté de potimarron est onctueux à souhait. Le merlan est parfaitement assaisonné, sans être noyé dans la sauce. Les lasagnes aux légumes de saison régaleront vos papilles, qu’elles soient végétariennes ou non. Un véritable opéra ! Et ce n’est que le premier acte… Par appétit ou par gourmandise, on ne peut que vous conseiller de jeter un coup d’oeil à la carte des desserts (maison bien sûr). Trilogie autour du Limoncello, Panna Cotta à la fève de Tonka, l’incontournable Tiramisu, tarte aux pommes caramélisées…

« Choisir c’est renoncer », et devant la carte des desserts, l’expression prend tout son sens. Si la décence nous l’avait permis, nous aurions léché nos assiettes. Sans être oenologue, il est certain que le caractère de la cuvée 2013 du Chianti proposé par la maison vous ravira le palais. Seul bémol, il est vraiment dommage que le restaurant soit si exigu. Mais on se console avec le ballet incessant que nous offrent les deux serveurs et le patron. Chaleureux et ouvert, celui-ci n’hésite pas à échanger avec ses clients. Côté cuisine, c’est copieux, simple, mais raffiné. Certes le restaurant n’est peut être pas accessible à tous les budgets, mais, pour une trentaine d’euros, vous remplirez votre estomac et votre âme d’un peu d’Italie.

Corentin Dionet et Colin Mourlevat

> 19, Rue de la Monnaie, à Tours. Midi et soir, fermé le mardi et le dimanche. Contact : 02 47 61 07 88.

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Friend Request : Facebook tueur

L’horreur 2.0 revient tisser sa toile au ciné, avec l’arrivée de Friend Request. Prometteur, mais rapidement torpillé malgré ses bonnes idées.

friend request

Laura est une étudiante branchée. Si, si. La preuve, elle a 837 amis sur Facebook. Un beau jour, par gentillesse – et un peu par pitié – elle accepte la demande d’ami d’une certaine Marina, jeune fille dite « introvertie » (comprenez flippante parce que solitaire et habillée en noir). Sauf que Marina devient vite envahissante. Jusqu’à harceler Laura qui décide de la supprimer de sa liste d’amis. À partir de là, sur fond d’événements paranormaux, ses proches vont mourir un à un…

C’est qu’elle était prometteuse et maline, cette idée de base de Friend Request. Mais une fois le film terminé, que reste-t-il ? Pas grand-chose à vrai dire. Après Unfriended (ou Nerve dans une moindre mesure), c’est donc un nouveau venu dans le monde de l’horreur sur fond de Facebook. Qui, malgré toute sa bonne volonté, échoue dans sa mission.
Ici, zéro frisson à l’horizon. Les jump-scare(*), aussi prévisibles qu’éculés, ne font que torpiller Friend Request et le vautrer dans le cliché de bas-étage. Un vrai gâchis quand on voit, durant la première demi-heure, qu’il s’inscrit dans la veine d’une série B certes sans prétention, mais diablement efficace et accrocheuse. Pour preuve, ces séquences d’animation horrifique en noir et blanc, la présence de la lumineuse Alycia Debnam-Carey, le regard intéressant sur la solitude et/ou les réseaux sociaux…

Mais dans son heure restante, Friend Request titube, se perd jusqu’à en devenir banal et ennuyeux, mélange maladroitement épouvante et thriller. Avant d’échouer lamentablement dans un dernier acte à la limite du pathétique. Friend Request est loin d’être une purge, certes. Mais il reste bien trop classique et faiblard pour tisser sa toile dans le monde du film d’horreur 2.0.

(*) procédé pour faire sursauter le spectateur

>Épouvante/thriller, de Simon Verhoeven (USA). Durée : 1 h 27. Avec Alycia Debnam-Carey, William Moseley, Brit Morgan…
>NOTE : 2,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uwFs-k23LyQ[/youtube]

Un petit tour au Vintage Café

En passant rue Marceau, tmv a fait la découverte du Vintage Café. Vous voulez vous y arrêter ? Lisez notre chronique de la semaine.

vintage café

Ça vous est forcément arrivé : vous êtes en train de faire vos petites emplettes en ville (ouh là, là, les courses de Noël arrivent, déjà !) et là, la faim vous prend. Vous n’avez pas envie de vous ruiner ni d’y passer des heures, mais vous voulez bien vous poser au chaud, dans un endroit agréable en mangeant quelque chose de simple et de bon. Eh bien voilà l’adresse qu’il vous faut. Le Vintage, ce n’est pas un restaurant à proprement parler, non, c’est un bar où l’on peut déjeuner. Nuance…

Nadine prépare une idée du jour à partir de ces petites courses à elle aux Halles et, comme elle le dit en avec un sourire qui en dit long : « Quand je ne fais pas moi-même quelque chose, je veux que ce soit bon quand même. » Et c’est comme ça, par exemple, que le client se retrouve avec un petit yaourt fermier, directement venu de chez le producteur local ou une belle assiette gourmande avec tout plein de bonnes choses dedans.

Nous, quand on est venus, on a eu une belle part de lasagnes bien chaudes agrémentée d’une petite salade bien fraîche. Mais on aurait pu aussi opter pour un tartare, une salade ou un sandwich, un hot dog ou un croque monsieur, le tout bien garni également. Dans la clientèle, il y a visiblement pas mal d’habitués (Nadine fait la bise à un client sur deux !) et c’est assez normal car Olivier et Nadine ne sont pas des inconnus dans le quartier. Ils ont, en effet, tenu la barre du B52 pendant une quinzaine d’années et celle du Cinq Sens pendant 6 ans. Aujourd’hui, les oiseaux de nuit ont choisi de revoir le jour avec ce Vintage Café au décor chic et élégant, pause cosy au coeur de la rue Marceau. Cosy, ça veut dire aussi qu’il n’y a pas beaucoup de tables, alors on vient tôt ou on grignote au bar !

> Vintage Café, 24, rue Marceau. Ouvert du mardi au dimanche, de 9 h à 20 h. Tél. 02 47 64 07 80.
> Plat du jour à 10 €, dessert à 4,50 €.

Swagger, le docu trop swag

Attention, pépite. C’est ce mercredi que sort sur nos écrans Swagger, le documentaire (hyper) malin d’Olivier Babinet.

swagger

« Les architectes, ceux qui vivent dans les grandes villes, eh ben ils savent pas la vie de banlieue, comment qu’c’est, etc. Ils font des grands bâtiments. Après, tellement il est grand, eh ben, les gens ils veulent pas vivre dedans. » C’est la petite Naïla qui dit ça. Son regard est un peu perdu. Elle est jeune, toute jeune. Mais sa réflexion est surprenante. De toute façon, tout est surprenant dans Swagger.

Swagger est le documentaire réalisé par Olivier Babinet. Un voyage en banlieue, justement. Une virée dans la tête de onze enfants et ados des cités, d’un collège d’Aulnay-sous-Bois. Pendant près d’une heure et demie, leur regard singulier sur la vie, l’amour, la société, etc., fait l’effet d’un uppercut. Des réflexions si simples et pures qu’elles en y puisent toute leur puissance.
De ces entretiens menés par le cinéaste, les réponses sont toujours drôles ou lucides. Spontanées, surtout. Les fringues et le charisme ? Hyper important pour Régis qui précise par contre que « François Hollande, quand il marche… c’est pas trop ça ». L’amour ? « C’est quand tu penses que t’as trouvé quelqu’un qui te manquait. »

Au-delà de ces témoignages, le cinéaste s’amuse parfois à injecter une dose de fiction dans son documentaire, en mettant en scène des souvenirs par exemple (la séquence comédie musicale). Son utilité peut être discutée, vu l’intensité du récit. Même si cela n’enlève rien à la force du film et ajoute du pep’s à l’ensemble, certes. Swagger n’est jamais condescendant. Pas même de morale ronflante. Il est en revanche terriblement intelligent et touchant. Olivier Babinet disait qu’il voulait avant tout filmer ces jeunes « comme des héros de cinéma » et « enregistrer leur parole » ? C’est fait. Très bien fait même.

 > Documentaire, d’Olivier Babinet (France). Durée : 1 h 24.
> NOTE : 4/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=bVORfxr6zvM[/youtube]

Petite pause midi au Onze

Le Onze est un des établissements de la place de la Résistance. On y a fait un tour, pour une petite pause du midi.

le Onze

Pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge, cette adresse, idéale pour un déjeuner en ville, sera facile à retenir : le Onze, comme le 11 de place de la Résistance à Tours. Derrière les boutiques de la rue Nationale et son agitation, ce n’est pas sur les terrasses encore ensoleillées que je m’installe, mais à l’ombre d’un café-brasserie. Début novembre, c’est un peu juste pour manger en extérieur, j’opte pour l’ambiance bistrot et sa chaleur.

Derrière son comptoir, le patron, qui a repris l’affaire en janvier, nous propose son plat du jour à 6,90 €. « Blanquette de volaille avec son riz, et pour 10 € il y a le dessert au choix », annonce Fabien Tessier. « Demain, ce sera pavé de saumon, pommes de terre et sauce au beurre blanc. On sert tous les midis des produits frais et de saisons, des vins et de la charcuterie de la région. » Image7

Affamée, j’hésite entre les burgers à 10 €. Le service est rapide. Les clients, quelques commerçants du quartier, saluent le patron. Au rezde- chaussée, autour des petites tables rétro, c’est calme et on peut discuter. À l’étage, c’est plus animé, un groupe profite de la grande salle aux banquettes rouges. Ça arrive ! Servi sur une ardoise, le burger du Onze conforte mon choix. Des frites maison accompagnent les pains briochés, tranches de Sainte-Maure et 150 g de viande hachée. On se laissera quand même tenter par un dessert. Tarte aux fruits maison, fondant au chocolat… ce sera finalement une brioche perdue et son coulis de chocolat.
Pour une quinzaine d’euros, je suis largement rassasiée, sans me ruiner. Ça tombe bien, j’ai repéré un petit haut sympa en venant…

P.P.

> Le Onze, 11 place de la Résistance, Tours. Plat du jour à 6,90 € et 10 € avec un dessert. Burger à 10 €. Café ouvert de 8 h 30 à 19 h, restauration uniquement le midi.
> Réservation par téléphone au 09 81 67 77 07.

Inferno : le film infernal

C’est reparti pour un tour, avec une nouvelle adaptation d’un des romans de Dan Brown. Loin d’avoir cassé le box-office américain, Inferno réussira-t-il à plaire au public français ? A tmv, on a déjà notre avis…

Inferno
« Quelqu’un sait pourquoi je suis dans ce film ? »

Inferno, l’adaptation de trop ? Après Da Vinci Code en 2006 et Anges et Démons en 2009, Ron Howard reprend les rênes une troisième fois avec ce nouvel épisode et replace Robert Langdon sur le devant de la scène. Sauf que cette nouvelle incursion dans l’univers de l’écrivain Dan Brown, loin d’être explosive, ressemble davantage à un pétard mouillé.

Pourtant, tout démarre plutôt sur les chapeaux de roues. Robert Langdon (Tom Hanks, de nouveau) se réveille dans un hôpital italien, amnésique. Traqué par des tueurs, accompagné d’une médecin, il va alors sillonner l’Europe pour déjouer un complot et empêcher le déchaînement de l’Enfer. La première demi-heure, menée à un rythme haletant, est traversée de superbes idées (les visions infernales). Mais rapidement, Inferno s’essouffle. Piétine et patine. Ron Howard semble s’imaginer qu’il suffit de secouer une caméra pour donner l’impression d’un film palpitant et speed. Il n’en est rien : Inferno devient vite désagréable et chaotique. Pas de quoi arranger un ventre mou qui cannibalise en plus les trois quarts du long-métrage, sombrant dans une lenteur soporifique.

Désarmant parce que vieillot et désuet, Inferno manque de piment pour accrocher, d’autant qu’il en oublie son côté ésotérique au profit d’un thriller brouillon. Désarmant aussi, parce que dans tout cela, il y a un Tom Hanks en pilotage automatique total. Un crève-coeur, vu l’immensité de son talent. Mou, sans envergure, Hanks traîne des pieds et assure le minimum syndical dans sa course à la montre bébête pour empêcher l’Apocalypse.
Une cruelle déception qui finit d’achever un troisième épisode finalement bien dispensable…

> Thriller/policier, de Ron Howard (USA). Durée : 2 h. Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy, Irrfan Khan…

> NOTE : 2/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=RH2BD49sEZI[/youtube]

Culture, tendances & web #36

Beaucoup de lecture, cette semaine, pour nos chroniques culture. De la BD, du livre enquête et du roman sont au programme. Sans oublier la musique et la série télé immanquable ce mois-ci !

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ANDY ET GINA
Il ne fallait pas moins qu’une superbe intégrale, enrichie de planches et d’illustrations inédites, pour rendre un hommage mérité a Andy et Gina qui nous ont fait hurler de rire ces dernières années dans les pages de Fluide Glacial. Un magazine où leur papa, le dessinateur tourangeau Relon, s’est fait une place au soleil grâce à son humour caustique. Ce magnifique pavé promet des heures de franche rigolade, avec un frère et une soeur, aussi antinomiques qu’inséparables, devant se coltiner une famille un peu… spéciale ! Tout est dans le mélange des genres entre rêves les plus fous et bêtises les plus gores, qui font de cette série un OVNI humoristique de haut vol à classer entre Tim Burton et la Famille Adams sur fond d’AC/DC.
Hervé Bourit

LA SÉRIE TV PAUSE_ECRAN_ROBOT
MISTER ROBOT, SAISON 2
Le hacker le plus névrosé du petit écran est de retour. Depuis le 24 octobre, France Télévisions diffuse la deuxième saison de Mister Robot. Son héros, Elliott, informaticien de génie, est une version geek de Decker. Comme Decker, il est solitaire, inapte a communiquer avec autrui, il utilise ses connaissances (fort développées) et son métier pour jouer les justiciers nocturnes et éliminer les brebis galeuses de la société. Il constitue aussi son petit cimetière personnel de trophés. Mais ici, pas de sang : les codes et le data sont les armes. On peut reprocher à Mister Robot un rythme très lent et des intrigues un peu tirées par les cheveux mais sa photo, son montage et sa bande son méritent qu’on suive ce deuxième tome. Juste pour le plaisir de prendre le temps.
E. S.

PAUSE_CD_CORBELLE CD
CÉCILE CORBEL – VAGABONDE
Difficile de décrire le travail de Cécile Corbel, un OVNI musical qui trace sa route depuis dix ans. Formée à la harpe celtique, elle a instauré une musique onirique mais structurée, nourrie de ballades bretonnes, d’influences baroques et même sépharades. Une délicatesse et une originalité récompensée par un disque d’or et une Victoire de la musique au Japon. Vagabonde, son nouvel album, est une nouvelle pépite et elle y ose des expérimentations musicales inédites. Dans La Fille sans nom, sa voix cristalline se mêle au timbre chaud de Faada Freddy sur des rythmes entraînants. Waterfalls, très rythmé, a des accents folk magnifiques. Un moment hors du temps à savourer sans modération. E. S.

LES LIVRES 
LE DISPARU- ANNE-SOPHIE MARTIN PAUSE_LIVRE
Il a juste disparu. Il laisse derrière lui cinq cadavres et des dettes. Des mails et des lettres aussi. Cinq ans après le massacre de sa famille, Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable. Anne-Sophie Martin, journaliste et scénariste spécialiste des faitsdivers, a remonté le fil des écrits de Ligonnès pour suivre son voyage en enfer. Elle rappelle les paroles de Côme Garcin, procureur de Nantes, un an après la tuerie : « On se demande toujours comment une personne bascule du côté du mal ». Dans Le Disparu, c’est ce mystère-là qu’Anne- Sophie Martin tente de percer, rappelant que les monstres naissent bien souvent de leurs fragilités. Écrite à la troisième personne, cette enquête nous fait pourtant entrer dans la tête du fugitif le plus célèbre de France.
E. S.

PAUSE_LIVRE_COMMECOMME SI J’ÉTAIS SEUL – MARCO MAGINI
Si vous cherchez une bluette, passez votre chemin : Marco Magini publie un texte à trois voix sur le massacre de Srebenica. Dirk, un casque bleu, Drazen, un homme engagé dans l’armée serbe et Roméo, un juge espagnol du tribunal pénal international racontent chacun le massacre et leur implication. Inspiré d’une histoire vraie, ce livre prend à la gorge. L’écriture, très forte, simple et profonde, sans effets de style, nous embarque dans des vies cassées.
E.S.

On a mangé un coup au Court-Circuit

Cette semaine, on a enfin testé le café locavore Le Court-Circuit à Tours !

le court circuit

Si t’es pas écolo, tu peux y aller, et même si t’es pas végétarien. Parce que, au départ, ça peut faire peur la promesse d’un restaurant locavore. Tu verras, c’est très agréable : l’ambiance de Court-Circuit est calme avec son mobilier en palettes recyclées, ses drôles d’abat-jour en pellicule et sa bibliothèque. La nourriture est exclusivement locale : « On fait le marché deux fois par semaine, explique Loïc, un des huit animateurs à se relayer. Ensuite, on fait jouer notre créativité. »

Mon convive du jour du test a choisi de la charcuterie, dont un bon pâté très réussi et pas du tout végétarien. « On se met aux plats d’hiver, continue Loïc. Il y aura des gratins aussi. » Ou une soupe de courge et aneth, savoureuse. Ouvert depuis ce printemps par Jeff, Le Court-Circuit fait son chemin, le bouche-à-oreille marche et l’objectif de faire de la place de la Victoire un lieu de rencontres est déjà rempli, comme le tableau des animations du mois. « Les gens proposent des activités et on se charge de la communication. » Aux beaux jours, il y a deux terrasses. En hiver, on se tient chaud et on discute avec les voisins.

Quant au service, il est super puisque c’est toi qui le fais. Tu as droit à une assiette (et une seule) pour 9 €. La boisson, le dessert et le café, c’est en plus. Au total, une quinzaine d’euros chacun si t’es gourmand. Et je te tutoie depuis le début, parce que Jeff, le patron, fait pareil…

Agnès Aurousseau

> Le Court-Circuit, 16 bis place de la Victoire, Tours. Assiette à 9 €, boissons locales de 2 € à 3,50 € (Gabare acceptée, on peut aussi en acheter !). Wi-fi gratuit.
> Ouvert de 12 h (le service débute à 12 h 30) à 22 h. Réservation au 07 83 02 53 81 ou sur facebook : courtcircuit.tours

Resto : en passant par la Touraine…

On n’y pense pas forcément et pourtant, c’est une bien bonne table : La Touraine, boulevard Heurteloup, est accolé au célèbre 4 étoiles tourangeau.

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On passe tous les jours et pourtant, on avait oublié qu’on pouvait y déjeuner. Buisson d’orchidées, comptoir de bois foncé, moquette épaisse et long rideau de velours bleu canard, serveurs quasi invisibles mais efficaces… La Touraine est une bulle silencieuse et douillette à deux pas de la Gare.

Si le restaurant est accolé au célèbre 4 étoiles tourangeau, la formule du midi est très sage et propose un choix de trois entrées, plats et desserts. Pour 28 euros, vous pourrez épater votre banquier en lui offrant un repas complet, verre de vin et café compris. Comme on n’avait pas de banquier ni de belle-mère sous la main, on s’est contenté de la formule plat – dessert et on a boycotté le verre de vin offert. Histoire d’arriver à la rédaction avec l’haleine fraîche. Pas rancunière, la maison offre de petits amuse-bouches pour nous faire patienter : rillons et poire tiède. Ça commence bien. Image11

Ça se poursuit en beauté avec le plat, une blanquette de volaille qui réussit à faire la belle dans l’assiette, un exploit pour un plat en sauce. La viande, bien fondante, est accompagnée de petits légumes croquants et d’un riz basmati. En dessert, la tartelette chocolat, crème de caramel et framboises est une vraie pâtisserie, ce qui est assez rare. On reviendra. Pour le cadre, pour le calme. Et pour goûter le cheesecake miel-orange, qui nous a fait de l’œil sur le menu.

>La Touraine, 5 boulevard Heurteloup, à Tours.
>Formules à 22 et 28 euros le midi avec un verre de vin et café, plat à la carte à partir de 15 euros.
>Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h et de 19 h à 21 h 30. Réservations au 02 47 05 37 12. 

On a testé La Plume Blanche

Un petit tour rue du Grand-Marché nous a donné envie de tester le fameux La Plume Blanche. Chronique.

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Le menu est écrit à l’encre bleue, avec de jolies bouclettes. La carte de fidélité aussi est un clin d’oeil : un repas offre un bon point et avec dix bons points, la maison offre un cadeau : un menu enfant, un apéro, un dessert… Sur le mur, un grand tableau noir affiche la météo, écrite à la craie. Bienvenue à La Plume blanche pour un petit voyage dans le temps qui nous ramène sur les bancs de l’école.
Dans l’assiette, pas de sauce à la colle Cléopâtre ni de salade de buvards mais le voyage temporel se poursuit avec la présence d’une beuchelle. Cette potée de ris et rognons de veau accompagnée de champignons et de crème fraîche est une institution de la cuisine tourangelle. Elle remonte à la nuit des temps (au moins au Moyen-Âge) mais s’est faite rare dans les restaurants. Quant au gratin du jour, composé de boudin noir, pommes de terre, bien riche en emmental, il est parfaitement adapté à la saison. Les desserts sont moins typiques : trio de crèmes brûlées ou tarte au citron meringuée maison.

La formule à 20,90 euros reste un peu salée pour les plats proposés. Le restaurant s’approvisionne auprès de fournisseurs locaux et côté vin, il y a bien sûr du régional (comptez 5,50 euros pour un verre de Chinon Vieilles Vignes). Le service est rapide, souriant et l’ambiance à la bonne franquette. Sur le tableau noir, la maison précise : « Soyez gentil, ici travaillent 5 apprentis. » Une façon de rappeler que les clients doivent parfois apprendre l’empathie et eux aussi, être aimables avec le personnel.

>La Plume blanche, 16 rue du Grand Marché à Tours. Ouvert de 12 h à 14 h et de 19 h à 23 h.
>Formule de 14,90 € à 24,90 €. Réservation au 02 47 20 70 15 (le restaurant envoie en plus un SMS de confirmation)

Le Teckel : sardonique à souhait

Un film qui a du chien, ça c’est sûr. Satire sociale délicieuse, Le Teckel est le dernier film de Todd Solondz.

Le Teckel

Un film sur un teckel, vraiment ? Un animal tout mignon tout plein qui transformerait un long-métrage en conte philosophique décapant et cruel, vraiment ? Oui, vraiment. Il n’y avait que Todd Solondz pour s’y risquer. L’auteur du fracassant Happiness est de retour avec Le Teckel. Qu’il avait présenté à Deauville avec ces mots : « Je fais des comédies tristes. Si vous voulez rire, c’est ok. Mais si vous ne voulez pas rire, c’est ok aussi. » Très bien, merci Todd.

Alors débrouillons-nous. Le spectateur se retrouve avec « ça » entre les pattes. Une film à sketches, à travers lesquels un simple teckel sert de fil conducteur, tout en étant pourtant un protagoniste passif. Ce chien-saucisse est présent. Oui, certes. Mais ne fait quasiment rien. Todd Solondz l’utilise brillamment : à travers l’animal, ce sont des crises existentielles qu’il cristallise. C’est la Mort qu’il met en lumière.

Le Teckel est délicieusement absurde (le travelling sur les besoins du chien ou encore l’interlude totalement fou). Un film mordant ? Pour sûr. Un ton grinçant ? Oh que oui. L’humour (très) noir éclabousse tout ici. Dans les quatre segments corrosifs du film (qui, en fait, courent de l’enfance à la fin de vie), ce joli petit chien – surnommé tour à tour « petite crotte » ou encore « cancer » (!) – permet d’aborder la solitude, la vieillesse, la maladie… Le tout, toujours transpercé de fulgurances hilarantes, à condition d’accepter de plonger dans la farce morbide que présente Todd Solondz.
Et même si Le Teckel n’échappe pas à l’écueil des gags inégaux, son cynisme brillant le tire vers le haut. Tout en haut. Pour finir par balancer à la face des spectateurs médusés, l’absurdité de la vie.

Aurélien Germain

Comédie dramatique, de Todd Solondz (USA). Durée : 1 h 28. Avec Greta Gerwig, Danny de Vito, Julie Delpy, Kieran Culkin…
NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=9J1Z14uXgVY[/youtube]

Culture, tendances & web #34

Cette semaine, Wax Tailor envoie du lourd, le brûlot Elle débarque en DVD et la BD bien rock’n’roll Autel California arrive !

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ELLE
Très remarqué à Cannes, encensé par la critique et récemment choisi par la France pour la représenter aux Oscars 2017, le brûlot de Paul Verhoeven est disponible dans les bacs. De quoi permettre une nouvelle lecture de ce thriller provocateur (le portrait d’une bourgeoise au passé trouble qui se fait un jour violer, avant de traquer son agresseur). On y retrouve une Isabelle Huppert sulfureuse pour deux heures très noires et totalement ambiguës. Tour à tour transgressif, dérangeant et névrosé, Elle agace autant qu’il subjugue.
NB : Pour la version DVD, tournezvous vers l’édition Fnac qui propose une masterclass du réalisateur à la Cinémathèque. Immanquable.
A.G.

LE CD Image2
WAX TAILOR – BY ANY BEATS NECESSARY
Attention, grosse baffe auditive ! En s’inspirant aussi bien de Malcolm X que de la beat generation chère à Kerouac, le 5e album de Wax Tailor mélange les sonorités du blues, du hip-hop US, de l’électro pour donner naissance à une texture musicale inventive et jubilatoire. Dans son voyage sonore, Wax Tailor a embarqué une kyrielle d’invités prestigieux : Lee Fields, Tricky ou encore Ghostface Killah, célèbre membre du Wu-Tang Clan. Les featurings avec IDIL, eux, sont une pure merveille. Certains titres, à l’instar de I Had a woman, pourraient même figurer sur la bande-originale d’un western délirant dont aurait accouché Tarantino. Wax Tailor vient de nouveau de nous embarquer dans un trip coloré, atmosphérique et surtout jouissif.
A.G.
> Sortie le 14 octobre. En concert au Temps Machine le 15/11

PAUSE_BD rajoutLA BD
AUTEL CALIFORNIA
Cela fait déjà quelques années que l’on suit le travail de Nine Antico, cette jeune dessinatrice fascinée par la culture pop, qui réussit à chaque fois à trouver un angle novateur pour aborder ses histoires. Là, c’est par les yeux de Pamela Des Barre (groupie mythique qui fréquenta Franck Zappa, Gram Parsons, Led Zeppelin, les Stones et bien d’autres) qu’elle nous fait revisiter l’âge d’or de la fin des années 60 et le début des années 70. Une période charnière pour l’histoire de la musique, traversée par des drames et des fulgurances incroyables, dont le rendu biographique et intime est phénoménal. Une somme de plaisir, étalé sur deux tomes publiés chez L’Association, qui nous transporte littéralement dans cette époque de passion, d’utopie, de sexe, de drogue et de rock’n’roll.
Hervé Bourit

A LA TV
L’INCROYABLE TALENT DE GINOLA
De quoi surprendre… Cette année, l’émission La France a un incroyable talent sera présentée par David Ginola. L’ancien footballeur remplace donc Alex Goude qui préfère se consacrer à sa comédie musicale. Côté jury, on retrouvera le pilier Gilbert Ozon, mais aussi Éric Antoine, Hélène Segara et Kamel Ouali. Cette onzième saison débutera le 25 octobre sur M6.

PAUSE_ECRANS_GINOLA

El Pintxo : tapas et saveurs d’Espagne

Cette semaine, tmv a testé El Pintxo, bar à tapas qui sait mettre l’ambiance et recevoir. Un petit tour en Espagne, ça vous dit ?

C’est le retour des basses températures qui nous a poussés au El Pintxo. On cherchait un peu de chaleur. Et la caliente, c’est là-bas, au bout de la rue Colbert, qu’on l’a trouvée ! Il faut dire qu’à El Pintxo (prononcez pincho, c’est une variété régionale de tapas. Bisou Wikipédia), l’Espagne est mise à l’honneur. Aussi bien pour la carte que pour l’ambiance et le décor (petits fanions et jambons à l’os suspendus au plafond).

Ce petit bar à tapas plus que sympathique a ouvert cet été. À sa tête, Mika. Le genre de personnage qui chouchoute son établissement, extraverti comme on aime… Et surtout chaleureux comme tout ! « En plus, il a un rire reconnaissable entre mille ! », sourit sa collègue Céline, qui intervient l’après-midi. À El Pintxo, la plupart des produits sont importés d’Espagne. La carte des vins, elle, est savoureuse et conséquente. Les amateurs de vin fort en bouche devraient d’ailleurs être servis !

Pour le reste, on peut bien évidemment piocher dans la sangria ou dans la bière ibérique. Bar à tapas oblige, on a le choix entre plusieurs de ces petites tartines typiques de l’Espagne : anchois avec olives, jambon, fromage, tomates cerises confites ou encore calamars à l’encre. De quoi accompagner bien des soirées, ce dont a l’air de raffoler le bar. Concerts, karaoké ou encore « soirée feria » avec tenue de rigueur et danseuses de flamenco sont régulièrement proposés. Une escale dépaysante dans un lieu convivial, on saura où se réchauffer désormais…

A.G.

> 114 rue Colbert. Ouvert du jeudi au lundi, 18 h à 2 h (mais en ce moment, horaires d’hiver donc ouvert dès 15 h). Contact : facebook.com/elpintxo37 ou 09 72 57 19 44.
> Comptez 1 € à 1,80 € le tapas à l’unité ; 2,50 € la pression ; 11 € le pichet de sangria. Happy hours.

Saveurs rôties : les petits plats dans les grands

Tout nouveau et tout chaud, l’établissement Saveurs Rôties a posé sa rôtisserie/sandwicherie aux Halles. Et c’est une très bonne surprise !

En passant devant le numéro 22 de la place Gaston-Paillhou, difficile de ne pas avoir le ventre qui gargouille. L’odeur de poulet qui en émane est tout simplement irrésistible. Alors vous pensez bien qu’à tmv, l’envie était trop forte. Ni une, ni deux, nous voilà à Saveurs Rôties, une rôtisserie-sandwicherie ouverte début septembre. Et l’établissement a tout pour devenir le repaire des amoureux/ses de viande qui ont envie de manger sur le pouce ou de se poser plus longtemps en passant aux Halles.

Dans un cadre épuré et élégant, Saveurs Rôties propose effectivement de consommer toute sa carte de viandes sur place ou à emporter, en plat ou en sandwiches. L’enseigne, tenue par les jeunes et très sympathiques Guillaume et Arnaud, joue la carte du fait-maison, en rôtissant poulet, canard, cochon, agneau ou encore bœuf.
Avec leurs toques blanches et leur costume noir, les deux amis se relaient en cuisine, essayent d’être aux petits soins malgré le rush (ce midi-là, les clients ont défilé par dizaines !). Dans l’assiette — ou plutôt sur cette étonnante planche en bois — notre choix s’est porté sur le sandwich fermier : le poulet, à la chair tendre et moelleuse, fond dans la bouche et, ô joie, n’est pas sec (pour info, il est élevé en plein air). Pour combler ce casse-croûte et notre estomac, de grosses pommes de terre et une poêlée de délicieux champignons frais se mêlent à la sauce maison crème-moutarde à l’ancienne. Le pain, lui, est au niveau, croustillant comme il faut.

Un concept séduisant, en plus d’une nourriture de qualité. Une adresse agréable !

> 22 place Gaston-Paillhou. Ouvert du mardi au samedi, 11 h – 14 h 30 et 17 h 30 – 21 h. Dimanche, 10 h 30 – 14 h. Contact : 02 47 32 88 04 ou facebook.com/saveursroties
> Sandwiches de 5 à 7 €, viandes rôties en plat de 5 à 18 €… Sur place ou à emporter.

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Culture, tendances & web #33

Cette semaine, tmv a beaucoup lu ! Une double dose de BD, un sublime livre sur la ville de Tours, mais aussi des ouvrages divers et variés. Bonne lecture !

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TOURS, DES CHEMINS ET DES HOMMES
C’est un sublime ouvrage qui vient de paraître. Tours, des chemins et des hommes est une promenade passionnante : entre les textes de Benoît Piraudeau et les photos de Chanel Koehl et Guillaume Le Baube, il donne à voir une ville lettrée, musicale, gourmande, architecturale. Accessible à tous, bourré de petites informations historiques et d’anecdotes, ce très beau livre se distingue aussi par un ensemble photographique absolument extraordinaire. Esthétique et de toute beauté, déjà, mais surtout immanquable pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur Tours… ou qui, tout simplement, aiment leur ville.
A.G.
> 24 €. éditions Sutton, avec Ville de Tours.

LES BDs
LES FONDUS DES VINS DE LOIRE PAUSE_ECRANS_BD2
Après avoir écumé les quatre coins de la France, il fallait bien que la série des Fondus du vin pose ses cases dans notre jolie région. Ce septième volet, nourri du trait simple d’Olivier Saive, propose 48 pages de gags, comiques sans être hilarants non plus, mais qui sont une mine d’informations. Scénarisée par le duo Cazenove-Richez, la BD distille des dizaines de renseignements sur la technique du vin, les appellations et cépages, ainsi que les qualités des vins de Touraine, de la Loire, du Centre, de l’Anjou et du pays nantais. Une sympathique découverte, aussi ludique que divertissante.
A.G.

PAUSE_ECRANS_BD1JOSEPHINE BAKER
Déjà auteur de biographies dessinées remarquables, le duo Catel Muller (dessin) – José Louis Bocquet (récit) récidive avec ce superbe pavé de 568 pages. Il n’en fallait pas moins, car quand on s’attaque à un personnage aussi riche que Joséphine Baker, on est pris dans un tourbillon inextinguible. Celle qui débarqua à Paris à l’âge de 20 ans fut tour à tour militante anti-ségrégationiste, résistante, mère adoptive. Tout cela en parallèle de sa carrière d’artiste de music-hall qui fit chavirer la planète ! Une grande, très grande Dame, qui méritait bien qu’on lui rende enfin l’hommage qu’elle méritait. Et c’est au 9e Art de le faire d’une façon généreuse et vraiment touchante pour ce qui est un de nos gros coups de coeur de cette saison.
Hervé Bourit

LES LIVRES
LA RUE EST MON ROYAUME PAUSE_LIVRE
Le titre est révélateur. La Rue est mon royaume est une ode à ces « ombres de la rue », comme l’auteure, Bénédicte Froger-Deslis, l’écrit si bien. Dans ce livre de 430 pages, elle y raconte la vie, le quotidien, l’avancée d’une « clodette », une femme de la rue. Hiver comme été, elle est là. Qu’on la regarde ou qu’on l’ignore. Sombre mais paradoxalement lumineux, le roman permet de découvrir la rue, la ville et tout simplement la vie sous un autre prisme. Les descriptions admirablement bien menées et les dialogues percutants parachèvent un ouvrage captivant.
A.G.

Image26ENTRE SCALPEL & CISEAU
C’est un parcours singulier qui est présenté ici. Dans Scalpel & ciseau, Jean-Jacques Santini y mêle habilement son amour pour l’art — peinture et sculpture en tête — et sa passion de la médecine qu’il a exercée, notamment au CHRU de Tours. Véritable tête pensante de la neuro-chirurgie et professeur d’anatomie, Santini fouille ses souvenirs, se rappelle, explique et raconte. Entrecoupé de séquences purement visuelles (quel effort fourni pour le travail de photos ! Le livre fait le lien entre le sculpteur et le chirurgien. Une double lecture intéressante.
A.G.

LE CHIFFRE
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Le nombre de jours d’affilée que durera le marathon Simpson : la chaîne américaine FFX a annoncé qu’elle diffuserait les 600 épisodes de la famille jaune du 24 novembre au 13 décembre. C’est ce qu’on appelle un « binge watching »…

Bridget Jones baby : que vaut son retour ?

Et de trois ! Bridget Jones re-revient. Une suite qui ne démérite pas et écrase, de loin, le deuxième opus des aventures de la célèbre célibattante.

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Bridget Jones, sur un canapé, l’air dépité, sur l’air du larmoyant All by myself. Puis, la « célibattante » attrape la télécommande et zappe sur le très hip-hop Jump Around. La première scène annonce la couleur : bienvenue dans le joyeux foutoir de Bridget Jones baby.

Mais c’est qu’on l’appréhendait, ce 3e épisode. Un premier film culte, un second décevant. Dans cette triste logique des studios qui ne pondent que des suites sans saveur, celle-ci aurait pu tomber dans le piège de la comédie réchauffée. Il n’en est rien. Ici, la jeune quadra, célibataire et concentrée sur sa carrière, rencontre Jack. Et retrouve Mark. Puis tombe enceinte… sans savoir lequel des deux est le père !
Comédie romantique jouant sur un triangle amoureux particulier (qui donne d’ailleurs lieu à de truculentes séquences), Bridget Jones baby n’a rien perdu de sa teneur humoristique. Nourries de dialogues ciselés, les vannes fusent, imparables (les apparitions hilarantes de la gynéco). Et si le film de Sharon Maguire souffre d’un ventre mou à mi-parcours, il parvient tout de même à tenir sur ses deux heures. Le casting, forcément béton, y aidant évidemment beaucoup : le duo d’amoureux joués par Colin Firth et Patrick Dempsey tape dans le mille et efface le souvenir de Hugh Grant.
Reste Renée Zellweger. Sa prestation ayant été éclipsée chez nos amis anglo-saxons en raison de sa chirurgie esthétique (OUI, le bistouri n’a pas que du bon), elle n’en reste pas moins attendrissante et drôle. Mais son jeu faiblard et trop léger ne convainc pas totalement.

Peu importe, au final, puisque le reste fait le job. Bridget jones baby va plus loin que la simple comédie romantique à la conclusion certes gnan-gnan. Il dresse en filigrane le portrait d’une femme qui s’aime hors des standards et s’assume. Et ça, c’est toujours rafraîchissant.

Aurélien Germain

>Comédie (USA), de Sharon Maguire. Durée : 2 h. Avec Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey…
>NOTE : 3/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=ij1BgEe7Lc4[/youtube]

Assiette et art : voyage autour du monde

Un vrai voyage autour du monde… mais dans l’assiette. Voilà ce que propose l’établissement Assiette et art, merveilleuse découverte en plein centre de Tours.

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Il suffit parfois de marcher quelques mètres pour voyager. Déambuler rue du Grand-Marché pour tomber sur le restaurant « surprise ». Quitter Tours tout en y restant, le temps d’une pause du midi et offrir à ses papilles une escapade gourmande à travers la cuisine du monde. Voilà ce que propose Assiette et art. Découvrir d’autres cultures gastronomiques. Une invitation à travers des plats colorés, relevés, mélangeant les saveurs exotiques et les épices.

Ce jour-là, bien pluvieux comme il faut, on a eu du soleil dans l’assiette. Au menu, petits farcis au confit d’agneau saveurs d’Orient, le tout avec riz madras et sauce yaourt. Un sans-fautes au final puisque, outre sa présentation réfléchie, Assiette et art sait proposer une cuisine élaborée, généreuse et parfumée. Bref, excellente. Et qui, pour ne rien gâcher, change très souvent.
C’est le pari de l’établissement : fonctionner par thème, avec tous les 15 jours, un pays à l’honneur (Congo, Mexique, Espagne, Thaïlande…)

Mais loin de n’être qu’un simple voyage gustatif, Assiette et art est aussi une escapade lyrique et artistique. Il faut dire que Nouri Almohamad, chef des lieux d’une gentillesse et d’une douceur extraordinaires, est un grand musicien. Syrien d’origine, Tourangeau d’adoption, joueur émérite de qanûn, Nouri organise des apéritifs en musique les vendredis et samedis. De quoi profiter encore plus du cadre raffiné et de l’atmosphère de ce restaurant qui propose par ailleurs des expositions dépaysantes. Un voyage, qu’on vous disait…

> 60 rue du Grand Marché. Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le lundi.
Contact : 07 78 21 41 94 et facebook.com/assietteetart

> Tarifs : 14 € le plat du jour. À la carte : entrée + plat ou plat + dessert à 23 €. Menu complet à 29 €. Menu à thème : 32 €.

On a testé le 16 Jean Jau

Depuis la rentrée 2016, on peut compter sur le 16 Jean-Jau… situé place Jean-Jaurès bien sûr. Tmv y a fait un tour.

L’offre dans le secteur étant loin d’être à la hauteur d’une cité réputée pour ses métiers de bouche et la lutte pour obtenir une table en terrasse les jours de soleil étant féroce, la rédaction attendait l’ouverture de ce nouvel établissement avec impatience. Parce que la place Jean Jau’, c’est tout de même le top du spot pour déjeuner entre deux rendez- vous. Pour attendre… on a attendu. Une heure exactement entre le moment où nous avons obtenu la dernière table disponible et celui où le serveur a déposé une entrée devant nous, puis encore une demi-heure pour obtenir nos plats. Du coup, on a demandé le dessert et l’addition en même temps, tant pis pour le café, on l’a pris au bureau.

Pourtant, Le 16 part avec plusieurs bonus : une grande terrasse ensoleillée (mais avec quand même des places à l’ombre, comme ça, y en a pour tous les goûts), une décoration assez soignée et un emplacement stratégique, puisque, comme son nom l’indique, le 16ŸJean Jau est situé place Jean Jaurès. Et surtout, dans l’assiette, que du bon : c’est frais et ça renouvelle la cuisine de brasserie traditionnelle.
En entrée, la salade avocat-pamplemousse-crevette était délicieuse, suivie d’une juliennes de seiches et d’un sauté de courgettes maison. Ma collègue a apprécié son dos de cabillaud poché accompagné d’un risotto crémeux. À 13 € la formule déjeuner, Le 16 offre une bonne adresse. C’est l’endroit parfait pour un dîner en sortant du ciné ou du théâtre, puisqu’ici, on sert après les 21 h 30 réglementaires. Le service au ralenti présente un avantage pour les touristes : ils auront le temps d’admirer la place.
E.S.

Le 16 Jean Jau, 16 place Jean-Jaurès. Bar et restaurant. Menu du jour 11 €s (2°plats) et 13 € (3 plats). Plats à la carte : de 15 à 22 €.
Ouvert tous les jours, de 8 h à minuit. Service toute la journée. Brunch le dimanche. Réservation au 02 47 22 10 72.

Where to invade next : Moore l’envahisseur

Michael Moore revient ! Celui qui bouscule (et embête) l’Amérique a décidé, dans son nouveau docu, de glaner toutes les bonnes idées d’autres pays pour les ramener aux Etats-Unis.

Michael s'en-va-t'en-guerre
Michael s’en-va-t’en-guerre

Michael Moore aime définitivement taper sur les États-Unis. Outre-Atlantique, le documentariste bouscule. Dérange. Bowling for Columbine, Fahrenheit 9/11, Sicko… Chaque torpille de Michael Moore est un engagement, une petite bombe qui trouve toute sa force dans son humour, son côté (triste) farce.

C’est de nouveau le cas – peut-être plus que jamais d’ailleursŸ– avec ce Where to invade next. Un « docu-divertissement » dans lequel l’auteur américain joue l’envahisseur dans divers pays européens et en Tunisie, afin d’en importer les meilleures pratiques et idées sociales, histoire d’en inspirer les États-Unis.
Ainsi donc, 2 heures durant, Moore organise des rencontres avec des salariés, des patrons, des politiques. Entre ces discussions, la voix-o¤ du cinéaste et des images chocs (en témoigne cette séquence de violences policières posée sur la chanson We are the world). Where to invade next est un pamphlet qui dégomme les travers de l’Amérique sans jamais y poser sa caméra. Uniquement en récupérant ces fameuses bonnes idées venues d’ailleurs : congés payés en Italie, cantines françaises, prisons norvégiennes idylliques, enseignement en Finlande, etc. Dans cet ensemble délicieusement cocasse, Michael Moore brille. Grâce à un humour incisif, le docu amuse autant qu’il apprend et dénonce.

Dommage, toutefois, que le manichéisme de Moore soit si grossier. Sans aucune nuance, manipulateur, le réalisateur enfonce les portes ouvertes. Naïve et simplissime, la démonstration tourne autour de clichés et de raccourcis, et occulte tous les côtés moins glorieux (les pays visités ressemblent à de véritables utopies !). Et pourtant, ça fonctionne. Car Moore manie son montage comme personne. Parvenant à happer le spectateur, tout en dressant, en toile de fond, un portrait glaçant de l’Amérique. Et c’est irrésistible.

Documentaire de Michael Moore (USA). Durée : 2 h.
NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=jEHSevRzUgo[/youtube]

Le Bistrio : la bonne adresse avenue Grammont

La bonne surprise de la semaine nous vient de l’avenue Grammont (eh oui). Où l’on a pu tester Le Bistrio, un sympathique établissement…

Tout frais et tout chaud : on n’a pas trouvé mieux pour résumer le Bistrio installé avenue de Grammont. Tout chaud, parce qu’il a ouvert ses portes il y a seulement une semaine, tout frais, comme la carte qui change tous les matins. Sur l’ardoise, 3 entrées, 3 plats et 3 desserts. Aux fourneaux, Pierre-Yves compose ses plats selon le marché du jour. « Tout est fait maison, de la chantilly aux poivrons marinés », précise Ingrid qui assure un accueil aux petits oignons.
Ouvrir un restaurant, c’était une aventure qu’elle mûrissait depuis des années avec deux amis. Cet été, les trois associés se sont lancés et se sont installés à la place du 38 bis, bien connu des Tourangeaux. De son ancien métier, l’assistance, Ingrid a gardé une énergie contagieuse.

Le chef, lui aussi reconverti, a fait ses classes au Coin de table et si les produits semblent simples (agneau, filet de lieu), il sait leur apporter de la fantaisie : le filet de lieu, cuit juste comme il faut, est accompagné d’artichauts et de boulgour. L’effiloché d’agneau est servi avec un gratin dauphinois. Mention particulière aux desserts : le tiramisu aux pêches et au coulis de fruits rouges déchirait tout. Pas trop sucré, bien crémeux, il méritait à lui seul le déplacement. Quand aux bouchées au chocolat et à la fleur d’oranger servies avec une chantilly à la menthe fraîche, il fallait oser et c’est aussi réussi que surprenant.
L’autre bonne idée du Bistrio, c’est d’offrir les mêmes prix le soir que le midi : une proposition rare sur l’agglo et qui permet de s’offrir un bon dîner entre amis sans croquer son PEL.

> 38 bis avenue de Grammont. Du lundi au samedi, de 11 h 45 à 14 h 30 et le vendredi et samedi soir à partir de 19 h 15. Réservation : 02 47 05 34 00.
> Plat : 12 €. Menu entrée/plat ou plat/dessert : 16 €. Menu 3 plats à 20 €.
> Leur page Facebook par ICI

Juju sans glut’ : paradis du sans gluten

L’établissement se trouve place de la Résistance (ça ne s’invente pas !) : Juju sans glut’, comme son nom l’indique, oeuvre dans le sans gluten. Une chouette surprise !

Julia est aux petits oignons pour les allergiques au gluten.
Julia est aux petits oignons pour les allergiques au gluten. (Photo tmv)

C’est le seul établissement du genre à Tours. Place de la résistance, en plus. Chez Juju sans glut’, tout est sans gluten. Oubliez l’effet de mode de certain(e)s ; ici, c’est un véritable mode de vie, une façon différente de penser la restauration rapide. Il faut dire que la gérante, Julia Meurdesoif, est elle-même allergique au gluten. Sa petite fille, idem. Alors forcément, ce régime spécial (les conséquences des intolérances sont graves !), elle le connaît sur le bout de la fourchette.

À la rédac’ de tmv, rien de tout ça. Mais il fallait tout de même tester ce joli petit restaurant, ouvert depuis avril 2016. Une agréable salon de thé proposant plats chauds le midi, pâtisseries, cakes salés et sucrés, etc. Passé un accueil fort sympathique, on s’installe en terrasse avec ses tables aux nappes colorées. On commence avec une soupe froide aux carottes blanches et coco. Cette entrée vegan, savoureuse, est fraîche, légère et accompagnée d’un petit pain fait-maison délicieux, moulé en forme de muffin. En plat, le choix se porte sur le croque-monsieur au fromage Brillat savarin crémeux comme il faut. Et là, dézinguons les préjugés : niveau saveurs, il n’y a pas de différence avec les plats gluten !

Juju sans glut’ est donc une table des plus surprenantes à Tours. D’autant que si le sans-gluten est le credo de la maison, la carte propose aussi des plats sans lactose et végétariens. Pour les plus curieux/ses, l’établissement possède aussi une minuscule épicerie gluten free. Les allergiques au gluten trouveront donc leur bonheur. Les autres peuvent déjà oublier leurs a priori… et se régaler.

> 22 place de la Résistance. Tous les jours sauf mercredi et dimanche, de 11 h 45 à 18 h 45. Brunch un dimanche par mois. Contact : 02 47 64 66 64 ou Juju Sans Glut’ sur Facebook. Sur place ou à emporter.
> Menu entrée/plat ou plat/dessert : 10,90 €. Menu 3 plats à 13,90 €.

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Fronteras : clandestinité et homosexualité

Mikel Rueda aborde, avec ce Fronteras, l’immigration clandestine et l’homosexualité… chez les ados. Un film beau, tout simplement.

Il y a dans ce Fronteras une beauté assez étonnante. Un film d’une simplicité extrême, emballé avec la candeur des débuts. Car c’est le premier long-métrage que signe Mikel Rueda. Et de là découle sa force. Fronteras – qui aborde immigration et homosexualité – est certes un peu brouillon. Il souffre aussi, parfois, de son montage trop haché et de quelques maladresses ankylosant le récit. Mais cela n’enlève rien à son charme, à sa pureté.

Tout part de deux histoires. La première sur Ibra, un ado marocain en instance d’expulsion, car déclaré illégal sur le territoire espagnol. La seconde sur Rafa, adolescent lui-aussi, lambda au possible : il sort en boîte, joue à la console, fait du sport. Et puis, les deux récits vont se lier habilement. Vont se croiser, s’entrelacer, jusqu’à s’épouser. Car Ibra et Rafa vont devenir amis. Puis bien plus que ça. L’envie du premier baiser se fait ressentir. L’envie de se cacher aussi.

Parce que des deux côtés il y a pression. Pour Ibra, c’est comme s’il devait obligatoirement vendre de la came pour s’en sortir. Pour Rafa, c’est une bande d’amis qui insiste lourdement pour qu’il embrasse une fille. Mais l’un comme l’autre n’en ont pas envie. Ce sont des codes, des « normes », qu’ils refusent. Avec en toile de fond, le racisme et l’homophobie.
Et ça, Mikel Rueda le raconte avec finesse et grande sensibilité, renforcée par des nombreuses séquences improvisées. Une réussite bien évidemment aussi imputable aux performances extraordinaires des acteurs non-professionnels (le réalisateur souhaitait une certaine authenticité). Notamment les deux personnages principaux, campés par les éblouissants Germán Alcarazu et Adil Koukouh. En fin de compte, de Fronteras naît un cinéma politique et beau. Tout simplement.

Aurélien Germain

Drame/Romance (Espagne), de Mikel Rueda. Durée : 1 h 31. Avec Germán Alcarazu, Adil Koukouh…
NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=2LfYs3J9wZU[/youtube]

Culture, tendances & web #30

Dernières chroniques culture et web avant les vacances ! On parle tour à tour de Scarecrow, d’un papa bien rigolo, de la guitare de Prince ou encore des rééditions Blu-ray des Dents de la mer 2, 3 et 4 !

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SCARECROW – THE LAST
Les mélanges de styles, beaucoup s’y sont cassés les dents. Scarecrow n’est pas de ceux-là. Les Toulousains, qui ont récemment multiplié les dates outre-Atlantique, arrivent avec brio à faire copuler blues et hip-hop, dans une orgie de slide-guitares, de samples, de phrasés rappés. Avec ce nouveau disque, Scarecrow accouche d’un concept album sans changer de formule. La fusion de constructions sonores hybrides est toujours aussi habile. Le travail sur les ambiances, lui, est remarquable (certaines chansons se poseraient parfaitement sur la bande-son d’un Tarantino). Surprenant, nourri de paroles intelligentes, groovy et innovant, ce The Last finit d’assoir la formidable réputation d’un groupe qui est définitivement à suivre.
A.G.

INSTAGRAM
SELFIE DAD SUPERSTAR
En une semaine, ce papa a fait le tour des médias. Chris Burr Martin en avait assez que sa fille poste des selfies sur Instagram. Au lieu de la punir, il a préféré lui « piquer la honte » en publiant, à son tour, des photos parodiques dans lesquelles il imite, au détail près, sa fille : tatouage, bouche en cul de poule, habits, maquillage… Tout y passe. Et c’est génial.
> instagram.com/therealburrmartin
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FACEBOOK
CAMOUFLET POUR LES MÉDIAS
Hourra pour les photos de bébés qui font leur première crotte et les photos de vos jambes façon Knacki à la plage. Facebook a décidé de modifier son algorithme de classement de contenus : ainsi, il mettra davantage en valeur ce que publient vos amis proches ou votre famille dans votre fil d’actualité. Au détriment, donc, des contenus postés par les sites d’actualité ou des personnalités. Facebook a déjà prévenu les médias que le trafic de leur page risquerait de décliner.

LA BD PAUSE_ECRANS_BD
L’HERBIER SAUVAGE
Avec ce livre socio-érotique illustré par Chloé Cruchaudet, Fabien Vehlmann nous donne à lire des témoignages, expériences ou souvenirs d’hommes et de femmes qui se livrent et se racontent sans inhibition. Dans une veine naturaliste, il effeuille sans voyeurisme ni jugement et donne à lire un ovni livresque à ne pas mettre dans toute les mains. Jamais une expérience de cette sorte n’avait été tentée et le résultat est bluffant. Entre littérature et sociologie, ces chemins buissonniers sont une photographie sensible et lumineuse des sentiments humains.
Hervé Bourit

PAUSE_ECRANS_DVDLE DVD
LES DENTS DE LA MER 2/3/4
Jusqu’à maintenant, la saga culte des Dents de la mer n’avait vu que son premier film faire l’objet d’une édition Blu-ray chez Universal. L’éditeur a donc décidé de faire subir le même sort – et c’est tant mieux – aux épisodes 2, 3 et 4. Le choix du fan se portera en premier lieu sur Les Dents de la Mer 2, le seul bénéficiant d’une partie bonus : scènes coupées, making-of et documentaires (portrait de l’acteur Keith Gordon ou encore zoom sur le compositeur mythique John Williams), storyboards et bandes-annonces. Les autres éditions (volumes 3 et 4) restent maigrelettes avec, certes, une piste DTS-HD Master Audio 2.0 pour dézinguer quelques oreilles, mais zéro supplément. Dommage, d’autant que ces deux films ne sont pas les plus inoubliables qu’ait porté la saga…
A. G.

Capture

Culture, tendances & web #29

Zootopie sort enfin en DVD ! Et en même temps, les Red Hot proposent un album en demi-teinte. Gramatik, lui, balance toute sa discographie sur le web.

PAUSE_ECRANS_DVDLE DVD
ZOOTOPIE
En début d’année, Disney signait l’un des films d’animation les plus remarquables. Ce Zootopie, aussi tordant qu’intelligent, parvenait à raconter notre société à travers un récit malin, prenant place dans un monde post chaîne-alimentaire, où toutes les espèces animales cohabitent. Graphisme époustouflant, de toute beauté (ce travail sur les décors !), cette pépite pleine d’esprit est enfin à retrouver en DVD. On ne saura trop vous conseiller de vous jeter sur l’édition Blu-ray, remplie de bonus. La partie suppléments est effectivement très riche malgré son découpage commun (scènes coupées, genèse du film, composition de la musique, etc.).
A.G.

LA BD Image6
LE CONTREPIED DE FOÉ
Voilà un livre qui a le mérite de dévoiler une des faces les plus obscures du ballon rond. Petit pavé dans la mare des bonnes intentions, Le Contrepied de Foé emmène dans le monde sombre de ces recruteurs sans foi ni loi qui vendent du rêve a de pauvres gamins en leur faisant miroiter des merveilles. C’est ce qui arrive à deux jeunes garçons camerounais qui vont se laisser embarquer dans une belle escroquerie. Servie par un dessin efficace signé Damien Vidal, l’histoire de Laurent Galandon a le mérite de ne pas tomber dans les clichés. Il n’empêche, ce néocolonialisme interpelle. Que ces pratiques destructrices puissent être mises en valeur de manière si subtile mériterait un… ballon d’or.
Hervé Bourit

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RED HOT CHILI PEPPERS – THE GETAWAY
Qu’on aime ou qu’on déteste, force est de constater que les Red Hot ont la peau dure. Trente ans de carrière, des tops et des flops, et cet onzième album sorti 5 ans après un I’m with you en demi-teinte. Alors oui, avec The Getaway, les RHCP ont encore adouci leur propos. Oui, leur rock flirte dangereusement avec la pop. Le guitariste John Frusciante n’est plus là, la force mélodique est donc amoindrie. Si certains passages tombent à plat, le reste est relativement intéressant, à condition de s’offrir plusieurs écoutes pour en saisir toutes les subtilités. Loin des majestueux Californication ou Blood sugar sex magick, mais un disque plus grave, posé et intime.
A.G

LE SINGLE 
ARCHIVE – DRIVING IN NAILS
Les princes du trip hop ont dévoilé un nouveau clip Driving in nails. Sorte de mise en bouche au dixième album The False Fondation dont la sortie est prévue le 7 octobre prochain. Le collectif anglais propose un nouveau titre, long (plus de six minutes) et expérimental avec très peu de parties vocales : le chanteur répète uniquement « driving in nails » en boucle. Le clip, à coup d’images subliminales de cercueils, de crânes humains et de radiographies, convoque mélodies lancinantes et rythmiques effrénées. Le dernier disque paru en 2015, Restriction était déjà sophistiqué et mélomane, on attend la suite avec impatience.
V.G

MUSIQUE PAUSE_ECRANS_DIOSCLOSURE
SON DE CLUB
Disclosure revient avec un nouvel EP Moog for Love. Trois titres sont maintenant en écoute sur Deezer, Spotify et consorts. Sans surprise, la nouvelle livraison des frères Lawrence est un son de club. Très house et sur-gavé aux voice coders, on s’ennuie un peu.

BEAU GESTE
Gramatik, le beatmaker slovène n’a plus à craindre le téléchargement illégal. Il a rendu toute sa discographie disponible gratuitement sur son site officiel. Ce dernier expliquait en 2014 sur Reddit, qu’il était fervent défenseur de la gratuité. Pour soutenir son label Lowtemp, ceux qui le souhaitent peuvent faire un don.

SÉRIE
LA FIN POUR VINYL
Vinyl, la série chouchou produite par HBO, portée par Martin Scorcese et Mick Jagger n’aura pas duré bien longtemps… Les audiences étant en berne, la chaîne américaine a décidé de ne pas la reconduire pour une deuxième saison, malgré l’annonce qui avait été faite en février.

The Witch : ensorcelant

Véritable tableau pictural, le premier long de Robert Eggers est ensorcelant : plongez chez les sorcières et les puritains avec The Witch, l’un des meilleurs films de genre de ces dernières années.

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Partout où il est passé, il a fait sensation. Partout où il a laissé son odeur de soufre, il a exercé une fascination. The Witch, « film d’horreur indé », a eu un succès monumental dans tous les festivals. Gérardmer, Sundance, etc., tous ont succombé à cette noirceur satanique qui enveloppe le premier long-métrage de Robert Eggers.

The Witch se base sur une histoire vraie. Nous ramène en 1630, en Nouvelle-Angleterre. L’époque de la chasse aux sorcières, durant laquelle un couple dévot doit vivre à la limite de la civilisation. Le père et la mère portent toute la tristesse du monde sur leurs épaules : leur nouveau-né a mystérieusement disparu. Peu à peu, parents et enfants vont se dresser les uns contre les autres. En cela, The Witch ne plaira clairement pas à tout le monde. Parce qu’il est exigeant. Parce qu’il sort des sentiers battus. Et qu’il est bien loin des productions pathétiques tournées à la chaîne sans respect de son public (les Paranormal Activity et consorts).

the-witch-1325Au final, on n’est pas tant que ça face à un film d’horreur. Ici, le mélange est habile : puritanisme, mythologie populaire, occultisme, fondamentalisme religieux, symboliques païennes… Le cinéaste analyse les croyances de l’époque en menant parallèlement un récit fantastique imbibé d’une montée en tension anxiogène.
The Witch est noir, très noir. Malsain. Rugueux. Magnifié par une photographie extraordinaire (plastiquement, c’est somptueux), drapé dans une ambiance grisâtre et austère, The Witch ensorcelle. On pense parfois à Shining (pour cette folie insidieuse), à The Thing (ce lent suspens qui peut désarçonner) : ce n’est pas de l’horreur stricto sensu. The Witch est simplement mental. Un grand film basé sur la suggestion. Et c’est terriblement malin.

Aurélien Germain

« Horreur/épouvante », de Robert Eggers (USA/Canada). Durée : 1 h 33. Avec Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Kate Dickie…
NOTE : 4/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=zV3SIf3-dsc[/youtube]

Tacos Tio : fast food made in Mexico

Les beaux jours arrivent et… bon, d’accord, on a voulu se réchauffer en mangeant mexicain. Tacos Tio s’est installé place du Grand Marché à Tours. Voilà la chronique.

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Pas toujours évident de trouver de la (bonne) cuisine mexicaine en France. Comme me le disait récemment un ami américain « ce n’est pas de la nourriture mexicaine ce que vous avez ici ». Habitant de l’Arizona, c’est-à-dire un État frontalier au Mexique, il doit avoir raison. En fait, il a tellement raison qu’il n’est pas le seul à avoir noté cette carence gastronomique sur notre territoire. Du coup, certains s’emparent de l’idée et si vous passez place du Grand marché, vous verrez sans doute Tacos Tio, un fast food qui s’est lancé le défi de proposer les traditionnelles fajitas, buritos, quesadillas et tacos.

À sa tête, Sammy Salhi, jeune entrepreneur de 25 ans qui espère bien franchiser son concept dans les années à venir. Ses origines ? Italiennes. Oui c’est un comble mais comme il le dit si bien : « les pâtes, les pizzas et les risottos sont déjà omniprésents ». Pour élaborer ses plats, il a fait appel à des chefs parisiens, avec qui il a revu les recettes classiques pour les adapter aux envies de ses clients. « Pour l’instant aucun de nos plats n’est très épicé, parce qu’en France, on y est moins habitué », constate-t-il. Depuis cinq mois, sa maman (qui l’aide dans le restaurant) et lui observent ce qui fonctionne ou pas. « Nous avions mis des nachos comme accompagnement mais les clients nous demandaient des frites. Donc nous avons gardé les frites », explique-t-il.

Question importante : est-on une énième fois dans un de ces fast food un peu lourd où l’on ressort plus ballonné que satisfait ? Eh bien non. Les tacos par exemple, dans leur formule duo, sont fins et leur taille permet d’y prendre plaisir sans être écoeuré. La viande est fraîche, les sauces réfléchies. Tout n’est évidemment pas maison mais une partie des produits est achetée aux Halles. La famille ne lésine pas sur les quantités et les prix sont plus que corrects.

J. M.

> 23 place du Grand-Marché. Ouvert du lundi au vendredi de 11 h 30 à 15 h, du lundi au mercredi de 18 h à 22 h 30 et le jeudi et vendredi jusqu’à minuit, le samedi de 11 h 30 à minuit en continu et le dimanche de 19 h à 23 h.

>Prix : menus avec plat + boisson + frites entre 6,50 € et 7,80 €.

Ma Ma : Penélope Cruz, mère courage

Ma Ma, le dernier film avec Penélope Cruz, vise juste : en parlant du cancer, il est à la fois touchant et beau. Très beau.

Les premières minutes de Ma ma sont un électrochoc. Ambiance clinique. Tons froids. Magda (jouée par Penélope Cruz) est allongée, seins nus. Elle a senti une petite boule et rend visite à son gynécologue. Le couperet tombe : cancer.

Ma ma n’est pas un film facile. Touchant, beau et en même temps d’une tristesse absolue, il raconte comment Magda, maman, décide de vivre pleinement sa vie malgré le cancer, malgré la perte de son emploi, malgré le départ de son mari. Bref, vivre et survivre malgré tout. De là, le réalisateur Julio Medem va accompagner Magda de plusieurs personnages masculins : son fils de 10 ans, un médecin bienveillant ou encore une récente rencontre.
Sans plonger dans le tragique bête et simpliste, le cinéaste enveloppe son oeuvre dans beaucoup d’élégance. Évidemment c’est mélo. Bien sûr, c’est douloureux. Mais Medem parvient à dérouler son drame sans pathos larmoyant et accablant, sans pleurnicherie aucune.

La réussite, sans aucun doute, est due à une Penélope Cruz simplement sublime. Habitée par son rôle, la belle Hispanique brille tant par sa grâce que par son jeu tout en retenue. Dans cette chronique lucide, la comédienne – magnifiée en héroïne solaire – brille en mère de famille touchée par la maladie, mais ne s’avouant pas vaincue. Une impression renforcée par la blancheur virginale qui teinte le personnage et certaines séquences. Séquences qui, d’ailleurs, pourront en désarçonner certains.
Il est vrai que parfois, Julio Medem en fait beaucoup. Trop, peut-être. Sur-esthétisation, mise en scène excessive (à la manière de Sorrentino !), ou symboliques pas franchement finaudes (un enfant qui jette des crabes pour parler du cancer, moui), le trop-plein guette quelques fois. Mais qu’importe dans une production si intelligente et lumineuse ?

Aurélien Germain

Drame de Julio Medem (Espagne). Durée : 1h 51. Avec Penélope Cruz, Luis Tosar…
NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=JLiLEbdig44[/youtube]

Zafferano : le royaume des pâtes

Les amateurs de bonnes pâtes devraient apprécier : on a testé le Zafferano, à Tours.

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Il y a des choses simples, dans la vie. Comme celle-ci, par exemple : quand on veut manger des bonnes pâtes, il faut aller chez Zafferano, rue de la vieille tour. Comme on aime bien vérifier par nous-mêmes les croyances bien acquises pour tout le monde, nous sommes allés aiguiser notre appétit, chez Edoardo. (Et puis aussi, on avait bien envie d’un bon plat de pâtes, tiens…)

Ce qui est bien, dans cette institution du vieux Tours, c’est que le voyage commence dès la porte d’entrée. Edoardo nous reçoit avec une banane toujours aussi moustachue, un air d’opéra et une tartine au saucisson de chez lui. Nous n’avons pas réservé mais nous avons de la chance : il est tôt, les Tourangeaux sont tous en week-end et il reste encore quelques places. Nous nous installons donc sur une petite table juste en face des cuisines : le chef nous a en ligne de mire et nous balance un petit coup de Pavarotti de temps en temps. Mais nous aussi, malins, nous sommes aux premières loges pour observer la vie de la petite équipe.
Évidemment, comme souvent avec les adresses qui ont une paire d’années au compteur, le ballet est rôdé. Les commandes sont traitées dans l’ordre et la méthode, Edoardo met la touche finale et le service est rapide. Et c’est bon. Évidemment, c’est bon : les pâtes sont fraîches, les produits aussi, les saveurs sont archi-maîtrisées. C’est l’expérience (et le sang) qui parle. En plus, la carte des vins est une invitation au voyage puisqu’elle ne propose que des nectars italiens qui restent, pour beaucoup, largement à découvrir. S’il faut mettre un bémol à cette partition bien écrite, c’est au niveau de l’addition. Les pâtes valent vraiment le coup, mais elles s’affichent tout de même à 17 € l’assiette, ce qui nous a paru un peu cher. Mais ne boudons pas notre plaisir, quand on aime, mama mia… On ne compte pas !

> Zafferano, 7 rue de la Grosse Tour.
> Résa conseillée au 02 47 38 90 77.

Culture, tendances & web #23

Double dose de CD, avec Rob Zombie et Soan, de la BD, du DVD avec Creed ou encore un bad buzz bien moisi : voilà l’heure des chroniques culture et tendances web.

LES CDS
Image8SOAN – RETOURNÉ VIVRE
Après avoir joué sur son image de rebelle (participer à La Nouvelle  star, on a connu plus punk mais bon), c’est désormais la rédemption qui prime pour Soan : avec Retourné vivre, l’écorché vif revient après 3 ans d’absence, une fois ses soucis réglés. Entièrement  financé par le crowdfunding, ce 4 e  album offre 16 titres, alternant  entre le joyeux et le mélancolique. Soan malmène son auditeur en  proposant une variété impressionnante (trop ?) dans les styles.  Dommage que, malgré l’intensité de ses sublimes textes (« Un  verre sur deux » est de toute beauté), certains titres soient gâchés  par l’horrible articulation du musicien…
A.G.

ROB ZOMBIE – THE ELECTRIC… Image9
Davantage occupé par ses films d’horreur (géniaux, au  demeurant), sieur Rob Zombie est finalement revenu en studio  pour enregistrer The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy  Celebration Dispenser (oui, il n’y avait pas plus long). Avec cette  pépite taillée dans un mur du son, Rob Zombie propose ce qu’il  sait faire de mieux : un metal rock horrifique testostéroné, saupoudré de grosses machines electro et de samples de films des années  40-50. Direct mais trop court (31 minutes au compteur), pêchu  mais plombé par deux interludes, ce Electric Warlock reste tout de  même un gros bâton de dynamite faisant péter les décibels.
A.G.

LA BD
Image6CHOC : LES FANTÔMES DE KNIGHTGRAVE
Déjà le deuxième tome pour cette  série où le duo Colman (scénario)  et Maltaite (dessin) font de nouveau  merveille. La tâche était pourtant rude  de se confronter à ce personnage  emblématique des mythiques aventures de Tif & Tondu. Mais le résultat  est une pure merveille due à la construction scénaristique flamboyante,  mais aussi au dessin trop longtemps  sous-évalué d’un Eric Maltaite. Ce  polar sombre, truffé de flashbacks,  rempli de gags, saturé de rebondissements est une œuvre jouissive. Inutile  de  dire que l’on attend le dénouement  de ce triptyque avec impatience.
Hervé Bourit

MUSIQUE
(BAD)BUZZ SORDIDE… 
Un coup marketing… Le groupe YACHT, va  peut-être voir son buzz se retourner contre lui.  Le 9 mai, YACHT, dévasté, prévient ses fans  sur Facebook que leur sex-tape a été piratée et  dévoilée sur Internet. Pour prendre les devants, le  groupe annonce s’approprier la vidéo en la revendant 5 $ sur une section de leur site. Mais les  fans se retrouvent face à une page web bardée  de bugs. Deux jours plus tard, YACHT avoue :  « Si vous avez essayé d’acheter la vidéo, votre  carte n’a jamais été débitée (…) Nous souhaitions  explorer explorer les croisements entre l’intimité, les médias et la célébrité. »  La plupart des  fans, eux, n’ont pas franchement apprécié. Tout  comme les assos de protection de victimes de  revenge porn.
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PIRATAGE GoT
HBO PASSE À L’ATTAQUE
Game of Thrones a beau être la série la plus  aimée de l’univers (si, si) et la plus regardée, elle  est aussi la plus piratée. La chaîne HBO a donc  décidé de contre-attaquer en faisant appel à IP  Echelon, une société qui leur permettra d’identifier les adresses IP des méchants pirates, puis de  les traquer via leur fournisseur d’accès à Internet…  avant de les poursuivre. Bref, pas vraiment de  quoi inquiéter, les Fournisseurs d’accès internet  (FAI) de nombreux pays n’étant pas obligés de  fournir ces données…

CINEMA
LE DOUBLAGE QUI PASSE MAL
C’est le 22 juin que sortira le prochain Disney/ Pixar, Le Monde de Dory. Mais le doublage de  cette suite du Monde de Nemo a provoqué la  colère d’un paquet d’internautes. En cause ?  La présence de Kev Adams (pour le rôle d’un…  beluga !) et la youtubeuse EnjoyPhoenix. Beau- coup estiment que le respect pour le métier de  doubleur professionnel est jeté aux oubliettes.  Comme quoi, il faut toujours voir les films en VO…

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LE DVDImage13
CREED
Pari casse-gueule, mais réussi, ce spin- off sur le rejeton d’Apollo Creed (ancien  adversaire de Rocky) a été la surprise de  ce début d’année. Débarquant en DVD/ Blu-ray, le film de Ryan Coogler est à revoir  dans son salon : exit toute nostalgie pesante,  Creed est un récit initiatique, avec un savant  dosage entre combats, entraînements et  instants mélo. Stallone, touchant, excelle ;  Michael B.Jordan, sobre, attire tous les  regards. L’éditeur ayant rempli les bonus  de petites séquences de 20 minutes et de  scènes coupées, c’est donc le moment de  retourner au rayon DVD de son magasin…
A.G.

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Gus restaurant : petit plaisir à Tours Nord

Et si on faisait un petit tour du côté de Tours Nord ? Histoire de découvrir le Gus Restaurant.

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Ce n’est  pas la première fois qu’on vous l’écrit : certains restos valent  le coup de s’exiler à Tours-Nord. Cette semaine nous nous sommes carrément aventurés au nord de Tours. Dans une zone indus’ (on est des  guedins). Vous nous direz : mais quel restaurateur est assez fou pour  s’installer là-bas ? Eh beh, c’est qu’il y a des entreprises à côté !
Le Gus restaurant fait partie de ces bons petits bistrots qui proposent  à la fois la base (tartare frites maison, bavette, etc.) et des plus. On a  goûté le dos de cabillaud avec son écrasé de pommes de terre, l’échine  de porc (plat du jour) et le burger au chèvre : des délices.

En cuisine, on  s’applique à choisir des produits du coin et surtout de saison. Du coup,  les entrées comme les plats sont régulièrement renouvelés. Pareil pour  les burgers, qui changent tous les lundis. Le patron-cuisinier le précise  tout de même : ce n’est pas un restaurant à burgers. Pour la carte des  vins, rien à redire, le personnel connaît ses produits (issus pour une partie de l’agriculture raisonnée) et saura vous conseiller.

Le Gus c’est de la qualité et aussi de la sympathie. Accueil chaleureux,  personnel aux petits soins : même si ces critères semblent parfois la  moindre des choses il faut avouer qu’ils ne sont pas répandus pour  autant. En été, la terrasse peut accueillir jusqu’à 15 personnes alors pensez à réserver. Depuis quelque temps le restaurant prépare aussi des  plats à emporter et les livre, dans des bocaux consignés, histoire de ne  pas jeter. Bistrot + en zone industrielle : on valide.

> 48 avenue Gustave-Eiffel. Ouvert du lundi au vendredi tous les midis (11 h 45-14h30), et les lundis, jeudis et vendredis soir (19 h 30-21 h 30). Résas :  02 47 74 64 92.

> Formule midi entrée + plat du jour  ou plat du jour + dessert : 13,90 €. Formule  midi et soir à la carte : entrée + plat ou plat +dessert : 17,90€. Formule complète  entrée + plat + dessert : 20,90 €.

Sisters se la joue Projet X version quadra

Le nouveau film de Jason Moore, Sisters, se la joue Projet X version quadra… et bien plus sage !

Sisters
Les Sisters s’enjaillent !

Sisters est un cas typique. Celui du film qui restera anecdotique, malgré ses indéniables qualités. Le genre de comédie US agréable, mais bien trop légère pour laisser une empreinte durable. Sisters, c’est une sorte de Projet X pour quadras (en moins foufou), mélangé à l’esprit American Pie (en moins pipi-caca). Un trip régressif, mené par un duo déjanté de sœurs qui organise une grosse fête façon nostalgie dans leur maison d’enfance, bientôt vendue par leurs parents. L’occasion parfaite pour que Kate, la foldingue, puisse remuer Maura sa sœurette si sage et proprette. Un postulat déjà vu et revu, que le réalisateur Jason Moore – davantage habitué au monde de la télé – a choisi de traiter comme une comédie girlie rigolote à la Amy Schumer, mais bien trop gentillette et plombée par une écriture un poil paresseuse.

Pourtant, Sisters possède son lot de sympathiques moments : grâce à ce chouette binôme féminin survolté, on a ainsi droit à quelques comiques de situation vraiment très drôles. Le tout, aidé par une truculente galerie de personnages secondaires (le lourdaud camé à son insu, le dealer impassible, le vieux couple lubrique…).
Passant par la case ‘humour graveleux’, injectant une petite romance bébête mélangée à un discours familial un peu ronflant, Sisters attendrit parfois, fait sourire souvent, mais reste dans un rythme trop pépère pour sortir du lot. Souffrant aussi de longueurs, Sisters semble tirer à la ligne avec ses presque 2 h au compteur. Là où les 90 minutes de rigueur auraient suffit pour tirer un film si simple vers le haut. Il n’en reste pas moins que Sisters s’appréhende comme une petite production fun et sans prise de tête mais qui aura du mal à rester dans les mémoires.

Aurélien Germain

> Comédie, de Jason Moore (Etats-Unis). Durée : 1 h 58. Avec Amy Poehler, Tina Fey, Ike Barinholtz…
> NOTE : 2,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=IKkUR3oYKDw[/youtube]

Les fils à maman : retour en enfance

Aaaah, le petit kif du Babybel, des Kinder, des coquillettes et de la cuisine maison… Les Fils à maman a ouvert sur Tours. On l’a testé !

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La peinture du nouvel établissement est encore fraîche. Entre les gigantesques luminaires accrochés au plafond, la fresque de comics et les chaises d’école old school, le décor est chaleureux et accueillant. La musique donne la pêche et vous aurez du mal à ne pas fredonner en croquant dans votre burger (évitez la chemise blanche du coup). Sans complètement vous spoiler, on vous prévient aussi que vous allez kiffer votre set de table. Le concept du resto ? Retomber en enfance, avec une carte de bistrot classique (cheesburger, salade césar, pièce du boucher avec frites maison) à laquelle ont été ajoutés des plats plus originaux comme des croquettes de Babybel, un tiramisu au Kinder ou un Sablé de Petits Lu au Nutella (avec Chantilly bim bam boum).

Le concept est en vogue en ce moment, comme le prouvent les 16 autres établissements déjà ouverts par la chaîne. Disons le franchement : les produits sont frais et plutôt de qualité (du bon pain ça compte aussi !) et les entrées sont réussies (excepté la salade en décoration, pas assaisonnée). On recommande les nems au chèvre de Sainte-Maure, le tartare de saumon et les croquettes de Babybel.

Par contre le service est encore en train de s’ajuster : attente, plats pas toujours chauds et pas servis en même temps… c’est le début, restons compréhensifs. En revanche, attention aux prix. 10 € pour un plat du midi qui passe entre 15 € et 18 € le soir. Entrées et desserts sont à 3 € le midi (certains avec supplément + 1 € ou 2 €) mais minimum entre 6 € et 8,50 € le soir. En résumé, comptez au moins 16 € le midi (hors boissons) et 28 € le soir. Assez cher pour du bistrot.

> 24 rue du Grand marché à Tours. Ouvert du jeudi au samedi midi et soir, dimanche midi, mardi et mercredi soir. Fermé le lundi. Contact : 02 47 20 50 25
> Leur page Facebook par ICI

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Mr Holmes : Sherlock à la retraite

Bill Condon offre une relecture intéressante de Sherlock Holmes, avec un Ian McKellen toujours aussi extraordinaire.

Mr Holmes
Gandalf porte bien le chapeau.

Il y avait de quoi avoir peur avec ce Mr Holmes signé Bill Condon. C’est que le cinéaste, malgré son oeuvre Le 5e Pouvoir, est aussi responsable de films plus ou moins discutables comme les chapitres 4 et 5 de Twilight ou encore Dreamgirls. Mais ô surprise, en s’attelant à cette nouvelle lecture de Sherlock Holmes, Bill Condon s’amuse et offre une adaptation étonnante et réussie.

Dans ce Mr Holmes, le célèbre détective vit désormais une paisible retraite dans le Sussex, entouré d’une gouvernante et de son fils Roger. Sa passion ? Les abeilles… et ses souvenirs. Car Sherlock, maintenant nonagénaire amaigri et affaibli, a la mémoire qui flanche. Il décide alors de se pencher sur une vieille affaire non-résolue, malgré le récit élogieux qu’en fit le célèbre Watson à l’époque.
En se focalisant sur l’esprit plus si aiguisé de Sherlock Holmes, le réalisateur emmène le spectateur dans un jeu assez difficile à suivre au départ : il s’amuse à flouter la frontière entre fiction et réalité, balance entre présent et passé, en y ajoutant des flashbacks. On vient, on part, on revient. Mais rapidement, cette mise en scène fait effet, aidé il est vrai par l’immense Ian McKellen. À la fois mélancolique, beau et tendre, le comédien britannique (connu pour son rôle de Gandalf) sait varier sa palette d’émotions et son jeu. Précis, il montre à quel point le temps est assassin ; malicieux, il montre à quel point la mémoire est méandreuse.

Mr Holmes a beau être alourdi par quelques lenteurs (une intrigue trop étirée pour une résolution si simple), il a le mérite de proposer une intéressante (re)lecture du mythe. En brouillant la réalité, en dézinguant l’imaginaire collectif (ici, point de pipe, ni de casquette). En se voulant humain. Plus qu’un film de détective, un conte intimiste.

Aurélien Germain

> Policier de Bill Condon (États-Unis, G-B). Durée : 1 h 44. Avec Ian McKellen, Laura Linney, Milo Parker…
> Note : 3/5

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Dalton Trumbo : Guerre Froide à Hollywood

Dalton Trumbo sort sur nos écrans le 27 avril. Idéal pour se faire une petite piqûre de rappel historique sur la chasse aux sorcières qui a opéré en Amérique… et à Hollywood.

De Breaking Bad à Dalton Trumbo.

C’était le temps de la chasse aux sorcières. C’était le temps du Maccarthysme. C’était le temps de la Guerre Froide. Où, même à Hollywood, on traquait « les Rouges ». Dalton Trumbo fut l’une des figures emblématiques de cette période : un scénariste idolâtré et réputé – le meilleur disait-on à l’époque – tombé en disgrâce après avoir été placé sur la liste noire en raison de ses sympathies pour le communisme…

C’est cette histoire vraie qu’a voulu raconter Jay Roach, auteur d’Austin Powers ou encore Mon Beau-père et moi. Dans ce biopic élégant et passionnant, le cinéaste s’applique à suivre le fameux Dalton Trumbo, de sa confrontation au Congrès à son passage en prison, en passant par son exil et ses Oscars.
Interprété de façon irréprochable par l’excellent Bryan Cranston (le papa de Malcolm et Walter White dans Breaking Bad, oui oui !), Dalton Trumbo sait aussi s’entourer d’une brillante galerie de personnages. Parmi eux, John Goodman toujours aussi imposant et surtout Helen Mirren, exquise en chroniqueuse perfide et so chic !

Outre cette plongée dans les coulisses hollywoodiennes, dans une époque pas franchement glorieuse, le film de Jay Roach parvient aussi à saisir les conséquences de la clandestinité de Trumbo, entre vies brisées, instabilité familiale, lâchetés et injustices.
Et même si, dans la forme, Dalton Trumbo souffre évidemment de ce côté ronflant propre au genre du biopic (tout ça est un peu plat), il dépasse ce travers avec de subtils dialogues et des répliques assassines pour la plupart authentiques (« Il y a beaucoup de questions auxquelles il ne peut être répondu par oui ou non, que par un imbécile ou un esclave », dit Trumbo face au Congrès). Un portrait intéressant qui, certes aurait mérité d’accentuer son côté poil à gratter, mais qui se pose comme un plaidoyer politique et donne matière à réflexion.

Aurélien Germain

> Biopic, de Jay Roach (États-Unis). Durée : 2 h 04. Avec Bryan Cranston, Helen Mirren, Diane Lane…
> Note : 3,5/5 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uKGOuvipG2g[/youtube]

Le 38 Bis : tradition à l’ancienne

Un petit tour sur l’avenue Grammont permet de découvrir le 38 bis. Vous y passez souvent sans vous y arrêter ? Pas de soucis, tmv l’a testé pour vous.

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Le panneau bleu et jaune au-dessus de la vitrine attire l’oeil mais l’adresse est si discrète que beaucoup de tourangeaux ne la connaissent pas. Dans ce petit restaurant, on prend votre manteau dès votre arrivée, les tables ont des nappes en tissu et le chef vient serrer la main à chaque client en fin de service. Le 38 Bis est l’un des derniers « tradi » de Tours. Une équipe minuscule, qui concocte depuis 10 ans une cuisine de saison. Madame Galloyer officie en salle, pendant que son mari règne en cuisine. Chacun, épaulé d’un apprenti, veille calmement sur son domaine.

La carte est d’une simplicité désarmante, offrant deux formules : deux ou trois plats, incluant un verre de vin ou un café. Asperges tièdes, sandre au beurre, filet de cannette… Les assiettes respirent la cuisine de saison. En apportant son foie gras au chutney d’ananas à ma voisine de table, Madame s’excuse du retard du filet de canette « qui cuit ». En réalité, il mijote, il rissole, enfin, il se pomponne, avant d’arriver cuit à la perfection, égaillé d’une sauce au miel, d’une endive douce à souhait et de petites pommes de terre. « Mon mari avait 6 ans quand il a décidé de devenir cuisinier », me confie Madame Galloyer. Il se formera à l’Ecole Médéric, le grand lycée hôtelier de Paris qui exporta des chefs dans tous les palaces du globe.
Et depuis 1969, Monsieur Galloyer oeuvre aux fourneaux. Au 38 Bis, il met un point d’honneur à tout réaliser lui-même, de l’épluchage des légumes à la tarte aux fraises. La petite salle est remplie d’habitués. Ils ne viennent pas pour la décoration, spartiate, mais pour déguster des plats simples exécuté à la perfection. On les comprend. Le café terminé, on quitte le 38 Bis avec une pointe de nostalgie, et l’impression de sortir d’une bulle créée par cette cuisine hors des modes.

>Le 38 Bis, 38 bis avenue de Grammont, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 14 h. Réservation (recommandée !) au 02 47 05 34 00.
> Formule 2 plats : 20,80 €, formule 3 plats : 24,80 €.

Culture, tendances & web #20

Du lourd, cette semaine, avec les groupes Revivor et Johnson Concorde qui ont sorti de vraies perles… Le reste ? De la BD, de l’autobiographie un peu débilos et une extension web trop chouette.

Image16LES CDs
REVIVOR – SMOKING GUN SESSIONS
Partagé entre Tours et Londres, les Revivor viennent de balancer, mine de rien, l’une des pépites estampillées soul moderne de l’année. Avec ce premier EP, Revivor sert une musique chaude et langoureuse, au groove hypnotique : nourrie par une basse planante, la voix de Renn emmène ces quatre morceaux dans une ambiance sensuelle. On n’est pas loin des intonations à la Adam Levine (Maroon 5) en moins sirupeux et agrémenté de références à la Portishead ou Ray Charles. Hyper pro et produit avec brio, ce petit bijou bourré de feeling vintage est une sublime découverte.
A.G.

JOHNSON CONCORDE – ANTALANOCRYPTOVICIOUSImage10
L’inventeur autoproclamé du « rockshow » is back ! Avec son nom tellement simple à écrire, Antalanocryptovicious, ce 3e album de la troupe rock baroque enquille les pépites. En témoigne, par exemple, l’énorme tube &1&2&3, entêtant au possible entre ses R roulés et ses envolées d’orgue à la Deep Purple. Dans une débauche d’énergie, les Tourangeaux de Johnson Concorde savent aussi lever le pied, notamment avec un Oh Daddy bluesy délicieux. Un disque qui transpire la folie, fait copuler la brit-pop avec des structures à la Queen, dans une orgie déjantée. Décidément, Johnson Concorde est un groupe supersonique, kamikaze, osé, mais qui fait un bien fou.
A.G.

Image8LA BD
SAUDADE
Déjà repéré dans Tcho !, Spirou ou le Psychopat, Fortu nous livre avec Saudade son premier album adulte. À travers ces histoires courtes, qui parfois s’entremêlent, il nous donne à voir des instants d’humanité qui parlent au coeur. Avec tendresse, émotion ou humour il nous emmène dans l’intimité de ses personnages avec une maîtrise rare, soulignée par un choix particulièrement bienvenu du noir et blanc. Le résultat, c’est bien cette saudade, cette mélancolie pleine de nostalgie, qui vous étreint à chaque page et vous envoûte littéralement. Sensible, poignant et tellement vrai.
Hervé Bourit

LE DVDImage11
OUPS ! J’AI RATÉ L’ARCHE
Cette version Blu-ray est à l’image de ce petit film d’animation : sans prétention. L’éditeur n’a visiblement pas trouvé bon d’agrémenter son contenu avec quelques suppléments. Ici, c’est zéro bonus. Il faudra donc se contenter du film seul, production européenne néanmoins sympathique et ultra-colorée, dans laquelle deux animaux tombent d’une arche censée les sauver du déluge. Malgré son manque d’audace (tant dans l’humour que dans l’émotion), le film de Toby Genkel réussit à embarquer le spectateur dans une agréable aventure, au goût de fable mignonnette sur l’union et les différences.
A.G.

A LA TV
BYE BYE SUPERKIDS
Le nouveau bébé de M6 n’avait que quelques semaines : mais la chaîne a finalement décidé de déprogrammer Superkids, son « talent show » du mercredi. Crash total côté audiences, Superkids est donc annulé pour être remplacé par des rediffusions de Recherche Appartement ou maison et Maison à vendre. Le groupe M6 a décidé de diffuser les trois derniers épisodes de Superkids – déjà tournés – sur W9.

Image7AUTOBIOGRAPHIE
NABILLA ZOLA : LES PERLES
Attention, attention, Nabilla vient de publier Trop Vite, son autobiographie. Sympas comme nous sommes, nous vous avons choisi quelques passages philosophiques : « Un homme ne reste pas six heures le nez dans tes cheveux si tu ne lui fais aucun effet, LOL. » / « Le monde s’ouvrait devant moi, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Comment assurer ? Il me fallait des seins plus gros. Je suis passée du bonnet B au bonnet D. » / « Au lit, je veux un homme avec un grand H ! » / « Pauvre mec. Et [ton cas], tu veux qu’on en parle ? [à propos de Matthieu Delormeau, NDLR]. Faire HEC pour finir avec des nouilles dans le slip à 40 ans. » Enfin, lors de son passage en prison, sachez que la starlette a réussi à récupérer une pince à épiler, car elle préfère « mourir que d’être moche ». Ne nous remerciez pas.

ON ZE OUEB
L’EXTENSION COOL
Fans d’Instagram et de belles découvertes, on vous conseille Take Four. Une extension Chrome qui s’installe rapidement et permet, à chaque onglet ouvert sur le web, d’avoir quatre photos d’un compte Instagram à suivre. Leur point commun ? Proposer un contenu intéressant et varié, que le compte soit connu ou non. Et si l’auteur vous plaît, vous pouvez le suivre en un clic.

Capture

Mister Wrap’s : surf et tex mex

On a testé le nouveau venu Mister Wrap’s. Ici, c’est ambiance surf et tex mex. Et en plus, c’est super bon !

Chez Mister Wrap’s, on sait porter le Panama au moins.

Les amateurs de tex mex et de surf sont ravis ! Depuis deux mois, le sympathique Mister Wrap’s fait des heureux rue des Trois-Ecritoires. Calé bien au chaud dans la rue, ce resto façon cuisine rapide s’est lancé dans l’aventure des burritos, nachos ou autres tacos et trucs-qui-finissent- en-os.

Ici, on est à la cool (ou à la coolos, pour reprendre la terminologie). Ce jour-là, les enceintes jouent du Manu Chao. Les murs offrent une ambiance sea (sans sex) and sun, avec palmiers et ciel bleu, une déco surf vintage qu’on adore. Il y a d’ailleurs une planche de surf qui sert de table. Une autre est accrochée fièrement au plafond. Ce sont les bébés d’Olivier Hébert, le big boss des lieux. Revenu du Kenya parce que la situation géopolitique empirait, ce Tourangeau a ouvert Mister Wrap’s. Le concept ? Vous choisissez votre plat (tacos, salade, nachos, burrito, quesadillas), puis votre viande (bœuf, poulet, tofu, etc.) et piochez dans la garniture. « Autant que vous voulez ! Tant qu’on peut fermer le burrito après ! », sourit Olivier Hébert. « Certains disent que c’est un peu comme au Subway, mais je ne suis pas trop d’accord. » Mister Wrap’s joue sur d’autres qualités : viande française, du fait maison et « des produits frais du marché ».

Notre choix s’est porté vers une quesadillas, blindée de fromage, accompagnée de boeuf, concombres, sauce piquante, maïs, haricots rouges, riz et… du cactus ! Dans l’assiette, c’est du tout bon et un sans-fautes. D’autant que les plats vous calent amplement (les portions sont bien consistantes), sans être trop lourds sur le bidon (en résumé, personne n’a dû nous ramener dans une brouette). Mister Wrap’s a tout pour séduire et devenir une adresse au top dans le Vieux Tours.

> 4 rue des Trois-Écritoires. Du mardi au samedi, de 11 h 30 à 15 h et de 18 h à 23 h. facebook.com/misterwraps37 ou 02 47 56 53 66. Sur place ou à emporter.

> 7,50 € pour un plat. Formules entre 8,50 € et 10,50 €.

La Liodière : déjeuner à la ferme

Et si on faisait un tour à Joué-lès-Tours ? Idéal pour découvrir la ferme de la Liodière : une chouette adresse.

Déjeuner à la ferme, c’est ça, l’idée… On entre au restaurant de la Liodière par un large portail en fer forgé. C’est un corps de ferme, entouré de verdure. Une vraie ferme, très bien restaurée, qui offre comme un coin de campagne à dix minutes du centre de Joué-lès- Tours. On entre dans la salle exactement comme on pénètre dans une belle maison de famille, par un escalier en pierre. À droite, le bistrot ; à gauche, le restaurant gastronomique. Au sol, les tomettes irrégulières répondent à la pierre de taille des murs. Nous, évidemment, on se dirige directement vers le bistrot où sont déjà attablés plusieurs groupes d’habitués.

De la petite table où nous sommes, nous avons la vue sur le parc et son pigeonnier : pas mal, et surtout, très reposant ! Côté assiette, on a le choix entre une formule ardoise (12,35 € le plat, 9 € le plat mijoté du jour, 6,50 € l’entrée, 6 € le dessert) ou la formule carte (17 € pour deux plats). On se lance sur le poisson du jour (on est vendredi !), un filet de cabill