Les transports à Tours en chiffres

Combien de kilomètres sont parcourus en voiture, en transports en commun sur l’agglomération? Quels sont les principaux producteurs de gaz à effet de serre? Tous les chiffres des transports tourangeaux.

18 hectares, c’est la surface qu’occupent les voitures stationnées chaque nuit dans le centre-ville de Tours, c’est-à-dire quatre fois la surface du jardin des Prébendes.

33 %, des émanations de gaz à effet de serre sur l’agglomération tourangelle sont liées à l’usage de la voiture.

59 % des déplacements dans l’agglo se font en voiture pour 81 % des kilomètres parcourus. L’objectif 2030 est de passer à 24 % de déplacements en voiture, pour 44 % des km parcourus.

11 % des km parcourus dans l’agglomération le sont en transports collectifs. Le but est d’atteindre les 34 % en 2030.

Le nouveau bus Fil bleu en 2010. (Photo J.-F. Bignon)

Dans l’agglomération, une voiture roule, en moyenne, 16,1 km par jour, (une heure et neuf minutes de trajet).

Un habitant de la 2e couronne tourangelle émet 3 fois plus de gaz à effet de serre qu’un habitant du centre-ville.

 

Imaginons Tours en 2050 : une ville sans voiture ?

L’histoire des transports tourangeaux

L’histoire des transports tourangeaux

On entend souvent dire que c’était mieux avant. Alors ils étaient mieux avant les transports à Tours? Petite rétrospective de l’évolution des moyens de locomotion tourangeaux.

Le premier tramway. Créé en 1877, il fonctionne avec un moteur plus animal que mécanique : les chevaux. Il relie le quai Paul-Bert à l’actuel carrefour de Verdun. Deux embranchements, vers le pont Napoléon et la gare, complètent les 3,9 km de lignes. En 1895, les chevaux sont remplacés par des moteurs à vapeur. Le réseau est ensuite éléctrifié en 1899.

La fin d’une époque. Malgré une affluence record en 1943 avec 9,5 millions de voyageurs transportés, le réseau de tramway ferme le 14 septembre 1949. Il est progressivement remplacé par des bus et des trolleybus qui possédaient deux caténaires, comme les trains, reliés à un réseau électrique aérien. Ces trolleybus s’arrêteront de circuler en 1968.

Le trolley-bus dans les années 1950. (Photo dr archives)

Les idées folles. Nous sommes en 1964 et Jean Royer, le maire de Tours, souhaite désengorger le centre-ville. Il veut développer les transports en commun et se penche sur les projets futuristes de l’époque. Une délégation de Tours visite alors, dans le Loiret, une installation expérimentale de voitures suspendues à cinq mètres au dessus du sol. La municipalité s’intéresse également au système Safège qui propose un train se déplaçant à l’intérieur d’un rail en forme de tube. Des projets, bien sûrs avortés.

La rue Nationale bondée et bouchée en 1967. (Photo dr archives)

Les idées écolos. En 1987, Jean Royer décide de mener une expérimentation et fait rouler quelques bus à l’éthanol dans l’agglomération.

Plus récent et pérenne, en 2003, la municipalité lance une ligne de bus électrique entre la cathédrale et les halles qui, aujourd’hui, s’appelle l’électron. Une première expérience avait eu lieu en 1982 dans le vieux Tours. Les batteries étaient placées dans une remorque et les véhicules ont été abandonnés car les pièces de rechange n’existaient plus.

Et le vélo ? Des années 1990, avec la construction de plusieurs kilomètres de pistes cyclables, à la création en 2009 de La Loire à vélo, Tours et son agglo essayent de se mettre aux deux-roues. Dans les années 2000, la folie de la bicyclette en ville gagne les municipalités françaises sous l’impulsion du fameux Velib’ parisien. La communauté de commune Tour(s)plus lance alors, en 2006, le Velocity. L’engin jaune et noir marche d’abord auprès des étudiants et des jeunes qui peuvent louer un vélo pour pas trop cher. Aujourd’hui 1.600 vélos de ce type sont en circulation.

Autre initiative, privée cette fois le Cyclopolitain. En 2009, l’entreprise arrive à Tours et propose de transporter les voyageurs en vélo.