En Touraine, la biodiversité en danger

En Touraine, la liste rouge des espèces en voie d’extinction ne cesse de s’allonger. Les estimations indiquent que 30 % des espèces régionales seraient menacées.

Les faits

Attention, danger ! Oiseaux, insectes, amphibiens ou encore mollusques : la crise de la biodiversité touche aussi la Touraine. La Société d’études pour la protection et l’aménagement de la nature en Touraine (Sepant) a lancé l’alerte, elle qui contribue à l’inventaire des espèces menacées dans la région Centre-Val de Loire. La liste rouge des espèces en voie d’extinction s’allonge. L’organisme estime que 30 % des espèces régionales sont désormais menacées.

Cité par La Nouvelle République, le chargé de mission biodiversité de la Sepant, Laurent Pallusière, note que « chez les insectes, nous assistons à un déclin majeur ». L’Azuré de la sanguisorbe, un petit papillon de la famille des Lycaenidae, est en danger critique d’extinction dans la vallée du Changeon. Alors que l’espèce faisait déjà l’objet de programmes de biologie de la conservation.

Le quotidien cite également la disparition de la grenouille agile. Tout comme le crapaud sonneur à ventre jaune.

La cause

Elle est malheureusement toute simple, car humaine… Sont responsables : l’artificialisation des terres, la destruction des habitats naturels et les traitements des cultures.

Le contexte

Il y a quelques jours, du 3 au 11 septembre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a organisé son congrès à Marseille. L’objectif était de créer « le plus grand événement mondial jamais organisé sur la biodiversité », le directeur général de l’UICN, le Dr Bruno Oberle, déclarant : « L’heure du changement fondamental, c’est maintenant ». L’engagement a été pris « de protéger et conserver de manière efficace et équitable au moins 30 % des terres et des mers d’ici à 2030 ».

En même temps, le gouvernement français a rendu publics plusieurs projets d’arrêtés ministériels dans le but de permettre de nouveau certaines chasses d’oiseaux dites traditionnelles, malgré la décision du Conseil d’État jugeant ces techniques… illégales.

Aurélien Germain

Il transforme vos vieux vélos en vélos à assistance électrique

À Bléré, Christophe Barreau convertit votre vieux vélo classique en VAE, le vélo à assistance électrique. Une affaire qui marche, pour un véhicule en plein boom.

Dans son atelier, Christophe Barreau a de quoi s’occuper : depuis mars 2021, il a déjà équipé une soixantaine de vélos. Vélo de route, VTT, VTC, triporteur, vélo couché, tout y passe ou presque : « Le plus vieux vélo datait de 1959 ! 90 % des vélos peuvent être convertis, les seuls qui posent problème, ce sont les vélos hollandais avec frein en rétropédalage, les vélos carbone car cela fragiliserait leur structure, et les vélos de course aux jantes très fines. »

Et pour se convertir au vélo à assistance électrique (VAE), on vient de loin : la Touraine bien sûr, mais aussi Saint-Nazaire, Romorantin, Vierzon ou les Deux-Sèvres. Dans sa boutique-atelier L’Heureux Cycle, les futurs clients qui passent la porte ont en général deux profils : des cyclistes convaincus qui veulent continuer à pédaler malgré des pépins de santé, et ceux qui veulent passer à l’électrique sans abandonner leur biclou adoré.

Derrière le comptoir, Christophe prêche donc souvent des convertis d’avance auxquels il n’a plus qu’à expliquer sa démarche : changer la roue arrière par une roue motrice 250 W, ajouter des capteurs de pédalier et de freinage, et monter une batterie sur le porte-bagage ou la poutre centrale en plus d’un afficheur LCD sur le guidon. En quelques heures, le tour est joué ! En quelques mois de recherches, d’études des normes européennes, de tests et de prototypes suite à un confinement qui lui a fait découvrir le VAE, cet ancien employé de l’aéronautique en quête de sens a trouvé sa voie.

« Il faut quand même pédaler pour que l’assistance fonctionne, et au final, on finit par faire beaucoup de kilomètres ! »

« J’ai toujours adoré mettre les mains dans les machines. Au collège la techno était mon cours préféré ! J’ai fait un bac génie mécanique, option productique, et une licence organisation-gestion de production et amélioration de processus… Et aujourd’hui je suis un autodidacte curieux qui aime toujours autant ça ! »

À tel point qu’il ne résiste pas à l’envie de nous proposer de convertir notre monture aux joies de l’électricité. On lui oppose la peur de devenir trop fainéant pour pédaler, mais il a la réponse : « Il faut quand même pédaler pour que l’assistance fonctionne, et au final, on finit par faire beaucoup de kilomètres ! Et vous pouvez rouler sans l’assistance, en conservant vos pignons et plateaux d’origine : à vous de décider quand vous avez besoin d’un coup de pouce. »

Il ne faut toutefois pas s’attendre à déclencher les radars, puisque les VAE sont forcément limités à 25 km/h avec leur moteur de maximum 250 W. Pour monter la Tranchée ou la côte de l’Alouette, de nombreux Tourangeaux ont déjà sauté le pas de l’électrique. Achat neuf ou recyclage de votre ancien deux-roues, une chose est sûre : le VAE a le vent en poupe.

Maud Martinez

Ces Tourangeaux qui ont lâché la voiture au profit du vélo

En mai dernier, ils avaient fait le choix de laisser leur voiture personnelle au garage pour le « Mois sans voiture ». Vélo, bus, autopartage, car ou train : pour la rentrée, ont-ils changé leurs modes de déplacement ?

Si je peux le faire, alors que j’ai la réputation d’être un peu partisan du moindre effort, c’est que tout le monde peut le faire ! ». Brice, participant au Mois sans voiture, se réjouit d’avoir étonné ses proches. « J’ai été agréablement surpris de voir que, si on s’en donne la peine, c’est possible. »

Ce n’était pourtant pas une mince affaire pour les participants, habitués à utiliser leur voiture au quotidien. Heureusement, pour les aider à relever le défi, ils avaient plusieurs options à disposition : abonnement Fil Bleu, tickets de car et train Rémi et billets SNCF, vélos électriques ou classiques Vélociti, accès aux voitures en auto-partage de Citiz. Et pour leur faciliter la vie, le Drive du Bon Sens pouvait livrer leurs courses à domicile, le CC37 et l’Accueil Vélo Rando offraient des conseils, et Décathlon des équipements vélo.

Pas si simple

Au jour le jour, se passer de sa voiture n’a pas été simple. « C’est difficile surtout les cinq premiers jours, il faut remettre ses habitudes en question, mettre le réveil plus tôt pour prendre le bus ou le vélo. Et la météo du mois de mai n’était pas motivante », raconte Séverine, 45 ans, qui vit à La Riche et travaille à l’école d’infirmières, près du pôle santé Vinci de Chambray-lès-Tours.

Pourtant, elle a laissé la voiture pour tester plusieurs options. Le bus pour aller au travail ? Vite écarté à cause de ses deux changements pour 1 h 10 de trajet. Autocar Rémi pour découvrir le marché de Loches, et le train pour flâner au marché d’Amboise ? Validés ! Mais au quotidien, c’est le vélo qui l’emporte : « J’ai dû trouver un itinéraire pour aller de La Riche jusqu’à mon lieu de travail à Chambray. Je passe par Joué-lès- Tours puis le quartier des Perriers, avec un trajet de 14 km, en 35 minutes au lieu de 15 en voiture par la rocade. » Et si elle en parle au présent, c’est qu’elle continue à se rendre au travail avec son vélo à assistance électrique !

À bicyclette…

Parmi les candidats interviewés, aucun doute : la petite reine a séduit. Marine, 20 ans, utilisait déjà le vélo pour sortir le soir. Elle l’a donc pris en journée pour aller de Tours Centre à Tours Nord, pour sa mission de service civique : « C’est un peu plus dur le matin pour se réveiller, mais on prend vite l’habitude, et c’est tellement agréable quand il fait beau ! ».

C’est décidé : pour son contrat en alternance à Orléans, elle mettra son biclou dans le train. À Tours Nord, Sullivan, 22 ans, avait déjà l’habitude de prendre le bus jusqu’à l’IUT pour ses études, ou vers le Auchan Drive où il travaillait. Mais le défi a coïncidé avec un nouvel emploi… à La Riche. « Aller en vélo au travail, je n’y aurais jamais pensé. Ce qui me faisait peur c’était la montée de la Tranchée, mais avec le vélo électrique c’est parfait ! Je mets 20 minutes en vélo, contre 15 en voiture. Aujourd’hui je ne la prends que s’il n’y a pas d’autre option. »

Brice, 30 ans, va lui aussi en vélo des Fontaines jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps où il travaille en 3-8. « Je mettais 10-15 minutes en voiture, j’en mets 20 à 25 en vélo électrique, avec un trajet de 7-8 km que je fais même de nuit, avec un itinéraire que je trouve sécurisé. » Et pour ses répétitions avec son groupe de rock Désinvolts à Mettray, il essaie de covoiturer dès que possible.

Et si on partageait sa voiture ?

À Fondettes, Barbara a tout testé avec ses deux enfants de 7 et 10 ans sous le bras : partir en vacances en Vendée en train, prendre le bus avec Fil Bleu, ou même tenter de visiter Azay-le-Rideau en car Rémi un dimanche (une aventure peu concluante). Elle a aussi ressorti le vélo pour des trajets auxquels elle n’aurait pas pensé.

Mais ce qu’elle retire de cette aventure, c’est l’envie de partager sa voiture : « Avoir une voiture avec un coffre est quand même pratique avec des enfants, ou pour les courses. Mais le défi m’a donné l’idée de louer ma voiture en autopartage, pour partager les frais et réduire mon impact carbone. » Car faire le choix des mobilités douces semble faire autant de bien à la planète qu’au porte-monnaie. Séverine a ainsi fait 80 € d’économies pendant le mois sans voiture, et ce n’est pas fini : son assurance lui propose de passer au tarif « petit rouleur » adapté à ses nouvelles habitudes.

Attention ! Nos participants ne sont pas devenus des militants anti-voiture. Mais l’expérience leur a donné envie de modifier leur mode de vie. En prenant la peine de repenser leur emploi du temps et leurs besoins, ils utilisent beaucoup moins leur véhicule. Et tout le monde est gagnant : en plus de faire du bien à la planète, ils profitent d’un peu de sport au grand air avec le vélo, de temps pour lire dans le bus ou le train, et d’un regain d’énergie avec toutes ces minutes qu’ils ne passent plus derrière le volant.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock + archives NR

Touraine : nos 36 idées de sorties et bons plans pour les vacances et l’été

Pour passer un bel été, suivez nos conseils, nos bonnes idées et nos idées d’escapades. Du 100 % Touraine !

Pas envie de rester coincé(e) sur une plage dans le Sud avec des enfants qui crient et vous jettent du sable dessus ? Pas envie de partir en crise de nerfs pour savoir quoi faire et où partir en vacances ?
Et si on restait en Touraine ? Tmv vous propose une grosse trentaine de bonnes idées d’escapades pour apprécier notre belle région.

Retrouvez-les dans notre dossier spécial, paru dans le dernier numéro de tmv.

A télécharger sans modération ICI ! 

 

 

 

 

 

 

 

Cinéma : la Touraine, une terre de tournage

Bien dotée en salles de ciné, la Touraine est également terre d’accueil de tournages. À Ciclic, l’agence régionale pour le livre, l’image et la culture numérique, Pierre Dallois, responsable image, gère l’accompagnement des productions.

Mauvaise Graines a été tourné en Indre-et-Loire (© Jean-Philippe BALTEL – FTV – MORGANE PRODUCTION)

Qu’est-ce que les producteurs viennent chercher dans la région ?

On a de beaux atouts : des offres clés en main proposées par Ciclic et ses partenaires, par exemple des réductions sur les trains Corail ou des accords avec des structures d’hébergement et de restauration. Nous travaillons main dans la main avec les collectivités, comme Tours Métropole ou la Ville de Tours, l’agence régionale Dev’Up ou les offices de tourisme pour proposer cet accompagnement et attirer les productions dans la région.

Il y a un vrai travail de prospection pour promouvoir notre région. En plus, nous sommes proches de Paris, et on a un patrimoine exceptionnel, qui séduit beaucoup les étrangers. Sans compter notre studio d’animation où des films naissent chaque année.

Les tournages sont nombreux en Touraine ?

En temps normal, on accueille une quinzaine de tournages avec Ciclic, ce qui représente entre 3 000 et 3 500 jours de travail pour les techniciens, les comédiens et les figurants de région Centre. En 2019, on a par exemple eu un long-métrage, six courts-métrages et trois projets de fictions télé. En 2020, la France a été réactive, les tournages ont repris dès le mois de mai, les assureurs ont été rassurés par le fonds de garantie du CNC, c’était un vrai atout, notamment par rapport à l’étranger.

Malgré le Covid, on était à 3 300 jours de travail. Nous sommes allés chercher des fictions télé, qui sont les formats qui « rapportent » le plus : les productions sont plus riches, donc ces projets rémunèrent mieux et engendrent plus de dépenses sur le territoire.

Il y a donc des retombées économiques importantes ?

Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte : si nous soutenons financièrement le projet ou non avec notre fonds d’aides, et son budget global. Pour la fiction télé, « Ce que veut Pauline » qui s’est tourné en 2021, pour 1 € dépensé pour aider le projet, on génère 8 € de retombées sur le territoire. Pour un film comme « L’invitation », de Fred Grivois, autre projet télé, on est à 1 € pour 5 €.

Des projets internationaux comme « Serpent Queen » (série américaine produite par Lionsgate Television), nous n’apportons pas d’aide financière, donc c’est forcément encore plus de retombées ! D’autant que cela participera à la promotion de la région à l’international, avec un impact sur le long terme sur le tourisme. Un tournage c’est de l’emploi, de l’activité économique et du rayonnement !

François Pérona, le sourire et l’accueil du CCCOD

#VisMaVille Jean-François Pérona est chargé d’accueil au centre de création contemporaine Olivier Debré de Tours. Rencontre avec cette figure du lieu.

Les habitués du musée d’art contemporain connaissent forcément Jean-François Pérona. Au CCC rue Marcel-Tribut puis désormais au CCCOD en plein coeur de ville, il en est un des visages historiques. Depuis 2005, il est au service du public, ce qui en fait le plus ancien de l’équipe.

Au milieu des sept autres jeunes personnes qui s’occupent des visiteurs, il apporte son expérience et son savoir-faire. Car avant tout, Jean-François Pérona a le don de recevoir et de vous mettre à l’aise comme si vous entriez dans sa propre maison. Avec tact, il vous ouvre la porte de son univers professionnel, celui de l’art contemporain.

Un univers auquel il n’était toutefois pas destiné, lui qui n’a pas fait d’études d’art ou d’histoire. Ce Normand d’origine, débarqué à Tours dans les années 80 pour ses études, a travaillé dans le commerce, un temps caissier chez Mammouth. Déjà, le contact avec le public l’attire, « j’étais moins doué pour vendre », concède-t-il. Seule incartade avec le milieu des artistes avant son entrée au musée : sa participation à l’organisation niveau régie d’une grande expo en 2000 avec Jeff Koons entre autres.

Car s’il est amateur d’art sans être spécialiste, « c’est un hasard si j’y travaille aujourd’hui après avoir répondu à une annonce du CCC. Je devais rester un an, j’ai manifesté l’envie de rester et j’y suis encore », explique Jean-François Pérona. Rue Marcel-Tribut, il n’était pas rare de le voir quitter l’entrée pour faire visiter les expositions.

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Avec la nouvelle dimension du centre d’art, il reste attaché au public et à la billetterie, mais il n’est pas pour autant bloqué derrière le comptoir. Car il ne tient pas en place, Jean-François. Quand il n’y a pas trop de monde, il apprécie de se promener au milieu des expositions ou de dispenser quelques informations aux visiteurs, « même si je ne suis pas capable de faire le travail des médiateurs et conférenciers ».

Bavard lorsqu’il tient sa place au musée, il sait toutefois s’adapter au public. « Je reconnais les personnes qu’il ne faut pas aller embêter ou bien les jeunes pressés qui n’aiment pas trop les longs discours », tempère-t-il. « Mon travail, c’est orienter, recevoir, être attentif aux caractères de chacun et à ce qui se passe. Le public ici est bienveillant et détendu. Notre idée est d’accueillir simplement. »

D’un public d’habitués rue Marcel-Tribut, il est passé à un panel plus large, jeunes et touristes inclus. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. « L’esprit d’accueil demeure l’âme du CCCOD. » En dehors de son temps au musée, Jean-François Pérona aime voir des comédies au cinéma, quelques spectacles de danse.

Mais son côté casanier prend vite le dessus. « En fait timide dans la vie privée », il n’aime rien tant que cultiver son petit bout de potager et se plonger sur les chaînes youtube des agriculteurs stars. Ce qui lui rappelle le rapport à la terre de ses aïeux dans l’Orne.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

C’est reparti ! Nos petits plaisirs et bonnes idées pour ce déconfinement

De nombreuses choses vont changer à partir de ce mercredi 19 mai. Tmv est de retour et vous offre une grosse dose de bons petits plans pour fêter ça.

3, 19, 9 et 31 : presque une saveur de numéros du Loto pour tous ces Tourangeaux qui souffrent du couvre-feu et du confinement. Si la prudence est de mise, tant la situation de nos hôpitaux est critique, les esprits et les corps semblent avoir besoin de ce déconfinement progressif.

Un pied après l’autre, mais avec tout de même une grande envie d’y aller à pieds joints, de plonger dans le grand bain des activités estivales. Le masque sur le nez, en maintenant nos distances, on retrouve donc avec enthousiasme les mille et un plaisirs qui jusqu’ici nous semblaient aller de soi, mais qui ont été mis entre parenthèses plusieurs mois.

Saluer son barman préféré, manger un bon petit plat au restaurant, aller au ciné, partir en week-end, se poser à la guinguette… Savourez avec nous cette liste des petites joies simples d’une vie quotidienne en Touraine au rythme des réouvertures. Un retour à l’(a)normal, qui n’est donc pas une répétition, mais une réinvention !


> RETROUVEZ NOTRE DOSSIER DE TOUS LES BONS PETITS PLANS POUR CE DECONFINEMENT EN CLIQUANT ICI ! 

 

Indre-et-Loire : paroles de télétravailleurs et télétravailleuses

[2/2] Un an après, entre déconfinement, reconfinements et couvre-feu, une bonne partie des Français vit encore sur un rythme boulot-dodo, où le métro (le vélo ou l’auto) ont disparu des radars. Et pour vous, ça se passe comment le télétravail ? Tmv a eu envie de vous poser la question…

FRANCK, FORMATEUR SÉCURITÉ SNCF

« Lors du premier confinement, on était en 100 % télétravail, ce qui n’est pas simple pour assurer des formations. Mais comme les personnes ont à nouveau le droit de se déplacer pour la formation professionnelle, je suis maintenant sur mon lieu de travail quatre jours par semaine, et en télétravail le vendredi. »

LES +

J’aime bien cette répartition 4 jours/1 jour, cela permet d’être en contact avec les collègues et les stagiaires. C’est quand même plus simple pour bien faire mon travail ! Lorsque nous étions en 100 % télétravail nous avions réfléchi avec d’autres formateurs sur la manière d’assurer une formation à distance sur Teams, en maintenant l’intérêt des stagiaires, avec des travaux de groupes par exemple. Et puis il y a le temps de trajet en moins !

LES –

Si c’était tous les jours, je ne tiendrais pas ! Certes cela donne une flexibilité sur les horaires, ça m’est arrivé de travailler le soir pour faire autre chose en journée, mais le lien social me manquait trop quand j’étais 100 % en télétravail. J’ai beaucoup utilisé les réseaux sociaux pour maintenir une vie sociale, une activité, car rester toute la journée à la maison me pesait beaucoup.

(Photo illustration NR – Julien Pruvost)

Hubert, sous-directeur RH à la Caf Touraine

« Depuis 2016, les salariés dont les missions sont télétravaillables peuvent travailler en “pendulaire”, avec deux à trois jours par semaine en télétravail. Et plus récemment nous avons aussi mis en place un accord sur le travail nomade : 24 jours possibles de télétravail par an. En mars 2020 nous sommes bien sûr passés en 100 % télétravail et, depuis mai dernier, certains salariés sont revenus sur site. Aujourd’hui, on estime à moins de 40 % de nos 260 agents ceux qui sont présents dans nos locaux. »

LES +

Avant même le confinement, nos premiers bilans montraient de grands avantages sur la gestion vie privée/vie professionnelle pour la cinquantaine d’agents qui travaillaient en pendulaire, avec aussi une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Et même si ce n’était pas l’objectif, il y a eu une hausse de leur productivité. Le passage en 100 % nous a poussé à accélérer certaines mutations avec la simplification de certaines procédures. Et cela nous a permis d’identifier plus finement les postes et les tâches qui sont télétravaillables.

LES –

Bien sûr nous avons mis un peu de temps à adapter le réseau pour que tous les agents puissent se connecter à distance. Et mettre tout le monde en télétravail a supposé des investissements : deux écrans et un casque par agent, en plus de l’unité centrale d’ordinateur et, pour ceux qui le souhaitent, une webcam ou une clé 4G et parfois un fauteuil. Si de nombreux agents apprécient le travail à distance, nous sommes attentifs à ceux qui souhaitent être sur place, car les conditions à domicile ou leur maîtrise des outils informatiques ne sont pas bonnes, ou parce qu’ils sont psychologiquement fragiles. Le télétravail ne convient pas à tout le monde.

(Photo illustration NR)

Patrick, enseignant en informatique et chef du département GEA – IUT de Tours

« Depuis mars 2020, nous sommes passés au télé-enseignement, avec les embûches que cela suppose tant pour les étudiants que pour les enseignants. Même si les enseignants ont l’habitude de travailler chez eux, pour toute la préparation des cours, donner son cours à distance ce n’est pas la même chose ! »

LES +

Cela amènera peut-être une réflexion sur l’évolution de l’enseignement supérieur. Je me demande par exemple si les cours magistraux en amphi, avec peu d’interactions, valent le coup d’être en présentiel ?

LES –

Je dresse tout de même un constat plutôt négatif de tout cela : outre les soucis d’adaptation des enseignants au tout début, qui ont dû appréhender de nouveaux outils, adapter leur pédagogie, sans compter les soucis techniques, c’est surtout l’absence d’interaction qui est déstabilisante et démotivante pour tout le monde. On fait cours face à du vide, un écran où les étudiants n’allument pas leurs caméras et sont peu réactifs. Et pour eux, c’est difficile aussi, devant leur écran toute la journée. On a d’ailleurs plus de décrochages que les années antérieures…

Propos recueillis par Maud Martinez
Photo ouverture : Jérôme Dutac – NR

Indre-et-Loire : paroles de télétravailleurs et télétravailleuses

[1/2] Un an après, entre déconfinement, reconfinements et couvre-feu, une bonne partie des Français vit encore sur un rythme boulot-dodo, où le métro (le vélo ou l’auto) ont disparu des radars. Et pour vous, ça se passe comment le télétravail ? Tmv a eu envie de vous poser la question…

VANESSA, CHARGÉE DE PROJETS DANS LES ASSURANCES

« Je travaille à Paris, je prenais donc le TGV de 6 h 30 ou 7 h 30 le matin et je rentrais chez moi à 21 h, sauf le vendredi qui était déjà une journée télétravaillée. Depuis mars 2020, c’est 100 % télétravail ! Tout s’est fait assez facilement car l’entreprise était équipée pour cette transition : le partage en réseau a été simple, on nous a fourni des ordinateurs portables et des écrans et on touche une allocation pour compenser nos frais d’électricité, de forfait web et les repas. »

LES +

On ne va pas se mentir : j’apprécie de me lever un peu plus tard et d’être chez moi dès 18 h ! Cela permet aussi un peu de flexibilité et, avec les collègues, on se prévoit des pauses café à distance ensemble. On a tout de même eu un rappel à l’ordre sur les horaires : certains envoyaient des mails à minuit et n’avaient plus de limites de temps de travail.

LES –

Cela dure depuis trop longtemps : au début il y a eu une vraie hausse de productivité pour tout le monde, mais la lassitude se fait sentir, la démotivation est là, le lien social me manque beaucoup. Ça manque de voir des gens et d’avoir une soupape entre le travail et la vie privée. Surtout que le temps que je ne passe plus dans le TGV, je ne peux pas l’occuper pour des activités de loisirs, puisqu’on ne peut plus rien faire.


(Photo illustration NR – Jérôme Dutac)

Alexandre, analyste programmeur

« Depuis mars 2020, je suis en 100 % télétravail, je crois que je suis retourné au bureau trois fois en un an ! Mais pour ceux qui ressentent le besoin de voir les collègues, d’être un peu sur place, on est autorisés à passer une journée par semaine dans les locaux de l’entreprise. La direction a proposé à tout le monde de prendre le nécessaire : chaise, clavier, souris, écran, pour améliorer nos conditions de travail. J’avoue que d’avoir une pièce consacrée au travail chez moi me permet de faire une vraie coupure : quand je ferme la porte, ma journée est terminée. »

LES +

Être à domicile permet un peu plus de flexibilité sur les horaires (qui étaient déjà assez flexibles en présentiel), de ne pas être interrompu toutes les dix minutes par des questions, ce qui me permet d’être plus efficace… et j’économise bien sûr en frais d’essence !

LES –

Ce petit moment dans la voiture, à écouter des podcasts pour décompresser et me changer les idées, ça me manque un peu quand même… Je crois que l’idéal ce serait d’alterner trois jours de télétravail et deux jours de présentiel, car ça fait du bien de voir du monde !


Frédérique, responsable commerciale dans le tourisme

« Je travaille en “ home office ” depuis 16 ans, c’est dans mon contrat de travail. J’ai longtemps travaillé avec un bureau dans la chambre ou dans le coin repas et aujourd’hui j’ai repris la chambre de ma fille, ce qui permet de marquer la coupure entre travail et vie privée. Le seul changement du confinement, pour moi, c’est l’absence de déplacements : j’étais en télétravail un jour par semaine, maintenant, c’est toute la semaine ! »

LES +

Pouvoir accompagner mes enfants à l’école quand ils étaient petits, faire les devoirs avec eux et finir ma journée de travail ensuite, c’est une flexibilité que j’apprécie, tout comme le fait de gagner le temps de transport. Et puis côté boulot, le fait de ne pas être interrompue fait que je suis plus efficace.

LES –

Mine de rien, cela occupe une pièce de la maison ! Et les compensations ne sont pas toutes au rendez-vous côté frais de chauffage ou d’électricité. Avec le temps, je sais qu’il faut être rigoureux dans les horaires, commencer tous les jours à la même heure, pour ne pas laisser le pro déborder sur le perso. Sans oublier une vraie pause dans la journée, pour prendre l’air, marcher, faire du vélo, c’est essentiel !

Propos recueillis par Maud Martinez
Photo ouverture : NR – Thierry Roulliaud

Plongée dans l’atelier de la chocolaterie du Pecq

#VisMaVille Sébastien Harault, chocolatier-couverturier, est responsable du site de la chocolaterie du Pecq qui fournit la célèbre boutique tourangelle La Chocolatière. Rencontre avec un passionné de la petite fève.

À quelques semaines de Pâques, l’atelier de la chocolaterie du Pecq est en ébullition. Les machines tournent à plein régime et les petites mains s’activent : broyage, conchage des fèves, fabrication de praliné, de nougatine, moulages, garnitures et montages des chocolats…

Au total, une cinquantaine de personnes travaillent alors à la fabrique de chocolat, située dans la zone industrielle de Chambray-Lès-Tours. Pâques représentant le pic d’activité, la période la plus concentrée pour les chocolatiers (20 % du chiffre d’affaires).

Pour l’occasion, Sébastien Harault, responsable du site de production et avant tout chocolatier, nous présente la dernière création : une poule de luxe, garnie comme le fameux pavé de Tours au praliné, amandes, noisettes, feuilleté croustillant. Cette poule, dessinée par Lisa, a été conçue en groupe.

Car ici, l’esprit d’équipe et de famille règne. L’épouse de Sébastien gère les boutiques tourangelles de la Chocolatière. Nombre de couples se sont constitués et le temps mélange les générations et favorise la transmission. Sébastien Harault, entré à 18 ans, aujourd’hui 39, a été formé au sein de l’entreprise par M. Polisset, une institution, puis par un MOF (Meilleur Ouvrier de France) qui lui a enseigné l’art de la couverture en chocolat.

Baignant dans le monde de la gastronomie et de l’artisanat depuis son enfance (ses parents étaient bouchers-charcutiers, son oncle et tante boulangers- pâtissiers), lorsqu’il parle de chocolat, Sébastien Harault est infatigable, comme le marathonien qu’il est. « C’est comme pour le vin ou le café, notre travail est de faire ressortir les meilleurs arômes. Les fèves de Madagascar ont des arômes de fruits rouges, celles du Pérou et d’Equateur des notes très florales. Le chocolat est magique, dans toutes ses étapes. Faire fermenter les fèves est pour moi la plus belle et importante des étapes, elle développe l’acidité et permet d’aller chercher le meilleur du cacao. »

La Chocolaterie du Pecq travaille en direct avec des coopératives bio et équitables, principalement d’Amérique latine. Sébastien s’émeut à chaque fois des rencontres sur place avec les producteurs, dans les plantations, comme au Pérou dont il garde une photo accrochée dans son bureau. Avec Haïti, le partenariat va plus loin : l’entreprise a apporté une aide financière à la coopérative au moment des ouragans.

Sébastien ne cache pas que le cacao haïtien a sa préférence, « avec des notes de réglisse et de lavande ». Gourmand, il ne manque pas l’occasion de plonger ses mains dans les sacs de fèves tout juste arrivés.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Drama Hot Dog : allier l’artisanal et les produits locaux

Les amoureux et amoureuses de hot dog devraient être satisfait(e)s chez Drama Hot Dog ! Un resto au concept tourangeau, avec pains boulangers et viande du boucher.

Une petite faim pour ce midi ? (Photo Drama Hot Dog)

Les habitué(e)s de la rue Constantine connaissaient, à l’époque, l’enseigne Ted’s Hot Dog située au numéro 27. Depuis la fin 2019, l’établissement a changé de nom pour Drama Hot Dog et a rouvert avec quelques nouveautés au programme. Ici, le hot dog est toujours roi, que l’on se rassure !

Mais attention, pas n’importe quels hot dog. Oubliez ceux au vieux pain rassis et à la saucisse atrophiée ; Drama Hot Dog joue la carte de l’artisanal. Au menu, viande du boucher, chips produites dans la région et pains boulangers, frais du matin, 100 % locaux. Le restaurant travaille d’ailleurs avec la Maison Nardeux, véritable gage de qualité. Autant dire que niveau pain, ça change tout. Moelleux, tout bon, tout gourmand, on donne un premier bon point.

Le deuxième bon point ira à la carte. Car Drama Hot Dog est du genre… original. Il y a certes le « classic », avec sa saucisse de poulet, ketchup, moutarde miel. Mais on peut aussi tenter le « Brooklyn » à base de poulet paprika, cheddar, oignons frits et jalapeño. Ou alors – tenez-vous bien – un hot dog au fromage à raclette et salami et son petit frère au… camembert !

Hot dog guacamole, coleslaw, moutarde miel et ketchup

Bien que tentés par la bête, on s’est finalement lancés dans la dégustation d’un « Dallas ». Situation actuelle oblige, la commande se fait à emporter, mais c’est d’une facilité déconcertante grâce au site de Drama Hot Dog (lire ci-dessous).

En tout cas, le plat tient toutes ses promesses. La garniture est conséquente, le hot dog généreux. L’ensemble guacamole, coleslaw, moutarde miel et ketchup se conjugue vraiment bien. Les oignons frits ont également tout à fait leur place (surtout dans notre estomac). Rien d’insipide, ni d’industriel, ouf !

Même retour pour madame qui aura plutôt opté pour le « Veggie », hot dog végétarien qu’elle a beaucoup apprécié. Concept tourangeau, Drama Hot Dog a donc fait un pari atypique, celui du hot dog artisanal à la sauce tourangelle. Mais c’est un pari réussi.

Aurélien Germain


> 27 rue Constantine, à Tours. @Drama Hot-Dog sur Facebook ou instagram.com/drama.hotdog. Contact : 09 54 17 71 81.

> Comment commander ? La vente à emporter est possible en se connectant sur dramahotdog.byclickeat.fr Vous remplissez votre panier puis choisissez l’horaire (tout au long de la journée et ce, jusqu’à 21 h). Livraison également possible par Uber et Deliveroo.

L’addition : de 5 à 7 € pour un hot dog, voire 8,50 € pour une signature comme la nouveauté camembert. Il existe aussi des menus (hot dog + boisson + gourmandise) de 8,50 € pour un classique à 11,50 €. Viande halal et possibilité de hot dog végétarien.

 

Nos 5 petits plaisirs de printemps (avec un peu de verdure !)

[1/2] Les beaux jours pointent le bout de leur nez et, même si l’ogre Covid continue à nous pourrir la vie, il n’est pas question de renoncer à profiter de l’arrivée du printemps. La rédaction de tmv vous a préparé une
sélection de 10 petites idées, 10 petits bonheurs tout simples et doux. Voici la première partie de notre dossier !

1. Se promener dans les jardins de Villandry

Autre havre de paix en Touraine, les jardins de Villandry rouvrent au public en ce printemps, le 1er avril précisément et ça, c’est une chouette nouvelle. Quel plaisir de se promener, en famille, entre copains ou seul, au sein du jardin d’ornement, du jardin du soleil, du jardin d’eau, du potager, de l’orangerie et le labyrinthe.

Les jardins du chef, Laurent Portuguez et de son équipe, sont remarquables, conçus au cordeau et dans le respect de la nature. Petite info, il publie d’ailleurs ses conseils avisés pour jardiner au fil des saisons, sur le site internet du château de Villandry. Une mine d’infos utiles !

> Rendez-vous à partir du 1er avril pour la réouverture des jardins, tous les jours de 10 h à 17 h 30. Le château, quant à lui, reste fermé à la visite. Entrée pour les jardins : 7,50 € ; moins de 18 ans : 5 €. Gratuit pour les moins de 8 ans.

2. Jardiner au potager

Activité phare de ce début de printemps, le jardinage. Tandis que les semis de tomates et de courges poussent patiemment à l’abri, les jardiniers préparent le terrain. Aération des sols, mise en place d’une couverture de compost, ajout de terreau, paillage, installation d’un nichoir à insectes… C’est aussi la bonne période pour planter fleurs (capucines, soucis, coquelicots…) et vivaces (anémones, dahlias,…), diviser les fleurs et arbustes en place ainsi que tailler les rosiers.

Vous pouvez également semer dès à présent des radis, des oignons, de l’ail, des petits pois, des haricots verts, des poireaux ou encore des carottes pour les déguster dès le mois de mai. Bref, le jardin est l’endroit parfait pour se ressourcer avec la douceur du printemps, sans les fortes chaleurs, tout en faisant un peu d’exercice. What else ?

(Photo archives NR)

3. Planter des légumes et des fruitiers en ville

Si vous n’avez pas la chance d’avoir un bout de jardin, il existe d’autres solutions. Le collectif les Jardinières masquées, né pendant le confinement à Tours, propose régulièrement de semer légumes et fruitiers en ville, principalement au jardin de Strasbourg, sur l’île Balzac et au parc de la Gloriette. La philosophie est simple : planter dans les espaces délaissés de la ville pour proposer de la nourriture gratuite et saine. Ce collectif réunit des bénévoles engagés autour de valeurs écologiques mais aussi les habitants des quartiers concernés et souhaite s’ouvrir au plus grand nombre. Rejoignez-les !

Autre bonne idée, pour les étudiants, au campus Grandmont, un jardin participatif vient d’être relancé. Une initiative du jardin de l’Association pour la protection de la nature et de l’environnement (APNE). Aromatiques et arbres fruitiers sont pour l’instant en place. L’université fournit les graines, les outils et la rémunération de l’animatrice des ateliers.

> Contacts : jardinieres.masquees@protonmail.com et asso.apne@gmail.com

4. Fêter les plantes à la Bourdaisière

Lueur en vue, tout n’est pas annulé ! Le château de la Bourdaisière, niché à Montlouissur- Loire, maintient sa traditionnelle fête des plantes et du printemps. Les festivités se déroulent du 3 au 5 avril, en journée et ce jusqu’au couvre-feu, à 19 h, donc. De nombreux exposants vous proposeront des plants et autres graines afin de préparer votre jardin. Les stars du week-end seront évidemment les plants de tomates issus du Conservatoire national de la tomate de la Bourdaisière. Rouge, rose, bleue, verte noire, vous aurez l’embarras du choix.

Plus insolite : vous pourrez ramener la poule de vos rêves parmi la collection de volailles présentes. Puisque ce sera Pâques, les enfants ne seront pas oubliés, une grande chasse aux oeufs dans la forêt aura lieu les matins. Pour les grands, il y aura même une buvette, paraît-il…

> Places limitées. Renseignements au 02 47 45 16 31. Entrée : 7,50 € (Tarif réduit 5,50 €)

5. Faire son marché

Chaque ville, chaque village, propose un trésor simple et accessible : le marché ! Saviez- vous que le plus important de la région se situe à Amboise, avec près de 200 commerçants présents le dimanche ? Au printemps, les étals fleurissent de couleurs, de saveurs et de légumes primeurs : pomme de terre nouvelle, ail et oignons nouveaux, roquette, asperge, artichaut, radis, petit pois… Les produits de saison sont tout simplement frais, croquants et délicieux !

D’ailleurs, ça nous donne envie de nous préparer une salade de roquette- mozzarella avec un filet d’huile d’olive suivi d’un risotto aux asperges vertes. Bon appétit !

Textes : Maud Martinez

Plus qu’une centaine de jours avant le Tour de France à Tours

Cela faisait bien longtemps que la Ville de Tours n’avait pas accueilli l’événement.

Un grand maillot jaune était accroché à la façade de l’hôtel de ville (Photo NR – Hugues Le Guellec)

La semaine dernière, les organisateurs du Tour de France ont convoqué les médias pour lancer symboliquement les festivités autour de la prochaine édition, à 100 jours du départ. Un Tour qui, cette année, aura une saveur toute particulière pour les Tourangeaux, puisque le Grande Boucle fera étape à Tours, le 1er juillet prochain.

Ne nous voilons pas la face, il y a peu de grands frissons à attendre, a priori, de cette 6e étape qui reliera Tours à Châteauroux. Une des plus courtes (144 km) et des plus plates de cette édition. Tout cela a de grandes chances de se solder par une arrivée au sprint dans la capitale du Berry.

Oui, mais la Ville de Tours n’avait pas accueilli le peloton depuis huit ans et l’événement est, bien sûr, d’importance. Et surtout, il concorde parfaitement avec la politique municipale qui entend donner au vélo toute sa place dans la cité.

« Une fête du vélo XXL »

« Cette journée du 1er juillet doit être l’occasion de faire concorder le travail des artistes, la fête sportive et notre volonté d’aller vers une révolution des mobilités », a indiqué le maire Emmanuel Denis, qui a également annoncé une fête du vélo XXL dans la ville à cette occasion. Emmanuel Denis s’est également félicité des efforts faits par Amaury Sport Organisation en matière d’impact environnemental du Tour de France.

« Désormais, les coureurs qui jetteront leurs déchets en dehors des zones autorisées recevront des pénalités de temps. Si l’on ajoute la présence de plus en plus importante de véhicules hybrides, c’est un plus. Le Tour fait sa mutation », a souligné le maire comme pour clore définitivement la polémique ouverte en 2020 par le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet qui avait taxé la course d’épreuve machiste et polluante.

Le retour d’un Tour de France féminin, dès 2022, devrait permettre de mettre, et pour de bon cette fois, tout le monde d’accord.

M.P.

Culture en danger : des photos pour mettre en lumière la détresse des acteurs culturels

En ces temps de crise sanitaire, le photographe Romain Gibier a lancé un projet sur la culture en danger, secteur à l’arrêt forcé depuis des mois avec, derrière, des dizaines et des dizaines de métiers… Voici quelques-uns de ses clichés.

« Je veux montrer que la culture existe encore… » Romain Gibier soupire. S’il est photographe de métier, il est également artiste de spectacle, avec quinze années au compteur en compagnie. Alors il parle « d’effondrement ». Vraiment. Partout, des salles fermées et un monde à l’arrêt. « Avec cette crise, on ne se rend pas compte que la culture, c’est une centaine de métiers touchés derrière. »

C’est pour cela qu’il a lancé ce projet photo, où il rencontre des artistes – pour la plupart de Touraine, mais aussi du Mans – et les immortalise « avec leurs vraies tenues » et montre ainsi « chaque corps de métier, pour remettre la problématique en lumière ». Et nombreux sont ceux à passer devant l’objectif : conteur, directeur de musée, effeuilleuse burlesque, danseurs, chanteuse, programmateur culturel, colleur d’affiches ou encore clown et guide-conférencier… Avec, à chaque fois, une mise en scène pensée à deux : Romain et le ou la professionnelle en question.

Un S.O.S, un cri d’alerte en direction du grand public. « D’ici peu, ces photos seront affichées sur le Bateau ivre. L’idée est aussi d’avoir des salles culturelles qui nous suivent. Il faut que l’on se soutienne tous et toutes », rappelle Romain Gibier. Avis aux intéressé(e)s…

> facebook.com/ romaingibierphotographe

⇒ Une aide financière pour soutenir le projet et l’impression dans divers lieux peut également être apportée.

Texte : Aurélien Germain / Photos : Romain Gibier


Retrouvez d’autres photos dans notre numéro 379 (également disponible sur la rubrique PDF de notre site ou en téléchargement ICI)

Horoscope WTF du 3 au 16 février 2021

Attendant un éventuel 234908eme confinement, l’astrologue de tmv revenu du futur vous propose une petite dose d’astrologie 100 % véritable. Bonne chance !

Bélier

Amour

Qu’on se rassure, dans 10 ans, il y aura prescription pour votre vie amoureuse passée.

Gloire

Astuce pour tous les Béliers : appuyez simultanément sur votre nez durant le vaccin, pour faire une capture d’écran.

Beauté

La gastro, c’est tabou, on en viendra tous à bout. Courage.

Taureau

Amour

Votre ex est comme l’herpès. Il/elle finit toujours par revenir.

Gloire

Il y a toujours pire dans la vie. Vous auriez pu être fan de Christophe Maé par exemple.

Beauté

Vous souffrez de pogonophobie. (héhé Google est votre ami)

Gémeaux

Amour

On appelle ça le néant.

Gloire

Le 23 juin 2032, lors du 87e confinement, vous aurez enfin la pêche. Promis.

Beauté

Le secret honteux de votre attrait pour les sous-vêtements laids éclatera bientôt au grand jour.

Cancer

Amour

On vous aime. Qui ? Aucune idée, mais il doit bien y avoir quelqu’un dans le monde.

Gloire

Riez de votre infortune. (vous n’avez que ça à faire, de toute façon)

Beauté

De petit spermatozoïde si berk, vous êtes devenu(e) la plus belle personne du monde. C’est t’y pas mignon ?

Lion

Amour

La métaphore de votre vie sentimentale se résume à cette phrase de Ribéry : « Au niveau des sensations, j’ai rien ressenti. »

Gloire

Arrêtez d’être aussi hargneux qu’un teckel.

Beauté

Vous avez la fesse qui pique, King Kong.

Vierge

Amour

Le saviez-vous ? Le cafard peut changer 25 fois de direction par seconde. Exactement comme vous dans vos choix amoureux.

Gloire

Tel le film Les Visiteurs 4, vous êtes un navet.

Beauté

L’aérophagie quand on porte le masque, ce cruel dilemme…

Balance

Amour

Dans les moments intimes, vous faites le même bruit qu’une chèvre asthmatique.

Gloire

Si vous faites deux tours sur vous-même en criant « tmv », avec votre index posé sur le nez et en slip, vous recevrez 234 millions d’euros par Western Union. C’est un mail qui nous le dit et c’est sûrement vrai.

Beauté

Vous ressemblez à un petit kiwi des îles. Tout mignon, tout poilu, tout doux.

Scorpion

Amour

La constellation du Macron prédit un couvre-feu de 15 h à 9 h du mat’ pour calmer les ardeurs des Scorpions.

Gloire

L’Union des barmen de la place Plum’ à Tours a appelé. Vous leur manquez.

Beauté

Scorpion, ça rime avec double menton et ça fait peur quand on vous regarde d’en-dessous.

Sagittaire

Amour

Comme l’a dit un jour Platon : « Si tu veux bien t’envoyer en l’air, pense direct aux Sagittaires. »

Gloire

Si vous étiez quelqu’un de sympa, vous enverriez un petit chèque à l’astrologue de tmv, mais bon, je veux pas vous mettre la pression, évidemment.

Beauté

Les Sagittaires sont les plus canons. (je tente vraiment le tout pour le tout)

Capricorne

Amour

Le ridicule ne tue pas. Votre ex serait mort(e) depuis bien longtemps sinon.

Gloire

Vous êtes tel le saumon, à remonter à contre-courant cette difficile rivière qu’est la vie.

Beauté

Les gens ont le souffle coupé quand ils vous voient. Le Covid ? Non, votre beauté folle. MOOOH c’est choupi.

Verseau

Amour

« On n’a rien sans rien, alors bougez-vous les fesses » (Jean Castex le loveur)

Gloire

Évitez les personnes négatives. Évitez les personnes tout court, en fait.

Beauté

Arrêtez de tout le temps tirer la tronche. On dirait un mérou.

Poissons

Amour

L’amour, c’est comme un ananas sur une pizza. Ça sert à rien et c’est dégueulasse.

Gloire

Autour de vous, les masques tombent. Vous découvrirez donc que les gens sont laids.

Beauté

Mouais… Vraiment pas top en ce moment, n’est-ce pas ?

Année de césure : quand le break est un plus

Si elle est fréquente dans les pays anglo-saxons, l’année de césure ou de break laisse encore perplexe certaines personnes en France. Pourtant, c’est l’occasion de vivre des expériences uniques et d’acquérir des compétences.

(Photo illustration Adobe Stock)

À la manière des couvertures du célèbre « Guide du Routard », Alexis a attrapé son sac-à-dos il y a quatre ans, pour partir au bout du monde. « Je rêvais depuis longtemps de faire un grand voyage, et je me suis dit que c’était le bon moment : j’étais bien lancé dans mes études de médecine, mais il y a un gros concours à passer en 6e année. En partant entre la 4e et la 5e année de cursus, je m’assurais d’avoir encore deux ans pour préparer cette échéance à mon retour. »

Alexis relève alors le défi de partir de France pour rejoindre la Nouvelle- Zélande, en auto-stop (avec quelques trains, bus et avions tout de même sur sa route). Turquie, Iran, Émirats arabes unis, Inde, Birmanie, Thaïlande, Malaisie… Durant un an, le jeune homme a parcouru des milliers de kilomètres pour atteindre son objectif.

Et la médecine dans tout cela ? « Je n’avais pas fait ce voyage par besoin de m’échapper, j’étais donc content de revenir. J’ai eu un peu de mal à réactiver mes connaissances, je redouble d’ailleurs ma 6e année, mais je suis très content d’avoir réalisé ce projet. J’ai fait des rencontres incroyables, cela m’a appris la bienveillance, et je fais plus facilement confiance aux autres. » À 25 ans, le voici donc aujourd’hui en route vers son concours et la carrière médicale, sans regret sur cette année de globe-trotteur.

Travail et voyage font bon ménage

Ophélie, elle, a préféré voyager tout en gardant contact avec ses études. Aujourd’hui professeure d’espagnol au lycée, elle avait déjà passé une année de licence en Erasmus en Espagne.

Pas rassasiée, elle projette alors un voyage en Amérique latine : « Je ne voulais pas être en mode études, et je devais financer ce projet. J’ai donc cherché un travail là-bas, en contactant les Alliances Françaises de plusieurs pays, pour y enseigner le français ».

À force de CV et lettres de motivation, Ophélie finit par décrocher un poste de formatrice à Buenos Aires, en Argentine, où elle passe donc trois mois. En travaillant sur place et avec la colocation, elle partage le quotidien de millions d’Argentins.

Dans la foulée, elle parcourt durant quatre mois le Pérou, le Chili et la Bolivie, sans autre contrainte que celle de jouer la touriste… et de perfectionner son espagnol et sa connaissance des cultures latinoaméricaines, qu’elle fait aujourd’hui découvrir à ses élèves. « Partir juste avant le Master MEEF (Métiers de l’Enseignement de l’Education et de la Formation) m’a permis de donner un peu de consistance aux études que j’avais faites, et de confirmer que j’étais sur la bonne voie professionnelle ».

Transformer le break en atout

Céline Boulage, conseillère en compétences et recruteuse au sein de l’agence C Bo Talents, ne voit jamais d’un mauvais œil un CV où une année de césure vient interrompre un parcours. Bien sûr, certaines expériences peuvent directement booster un CV : « Si on demande une personne qui parle anglais, un séjour en Australie est forcément valorisant ! ».

Mais ce n’est pas tout : « Aujourd’hui la plupart des recruteurs misent sur des savoirs-êtres. Or on sait que quelqu’un qui a voyagé aura de l’autonomie, de la prise d’initiative, de la polyvalence, une capacité à s’adapter, contrairement à un candidat qui aura passé toute sa vie dans la même ville par exemple. »

Comment savoir si notre année « hors-études » peut jouer en notre faveur ? Il faut déjà s’assurer que l’on correspond bien au profil recherché. Si c’est le cas, à nous de mettre en valeur notre expérience hors-norme : « Tout est affaire de communication et de présentation. Nous avons tous des talents, et ce que vous avez fait a de la valeur, alors n’ayez pas peur ! Cette année de coupure vous a apporté du positif, ne craignez pas de le valoriser. »

Si l’après-césure est donc à aborder avec sérénité, reste à bien préparer en amont cette coupure : budget, passeport, réglementation du secteur professionnel ou du pays où j’envisage de travailler, et calendrier… À vous de jouer !

Touraine : Le secteur de l’événementiel en crise

Une étude publiée par la CCI de Touraine montre que l’événementiel en Indre-et-Loire est très durement touché par la crise. Plus d’un tiers des sondés pense à un dépôt de bilan.

Les faits

La CCI de Touraine a publié une étude sur les impacts multiples de la crise sanitaire sur le secteur de l’événementiel. Sans surprise, puisque quasiment à l’arrêt depuis de nombreux mois, il est très durement touché. On y apprend que 80 % des entreprises ayant participé à cette enquête ont perdu 50 % de leur chiffre d’affaires.

Si 51 % ont obtenu un Prêt garanti par l’État, 33 % l’ont déjà consommé. La moitié des acteurs anticipent une perte de 75 % de leur chiffre d’affaires avant le mois d’avril. Et, donc, plus d’un tiers estime possible un dépôt de bilan dans les six prochains mois. Les cinquante-trois entreprises qui ont participé à l’étude représentent pas moins de 800 emplois.

Enfin, 38 % des sondé(e)s ont déclaré songer à licencier. Dans le lot, de nombreuses entreprises sont de très petites structures, d’autant plus fragiles.

Les enjeux

Pour tous les professionnels du secteur, il y a donc désormais urgence à agir. Le secteur pèse lourd dans l’économie locale et régionale. Les acteurs de l’événementiel et du monde du spectacle réclament de la visibilité pour les mois à venir. Une tournée, par exemple, nécessite au moins 3 mois de préparation. Il faut également penser à la commercialisation des grands événements qui se fait bien en amont. Quant aux spectacles en plein air, c’est encore le flou total, malgré les promesses du gouvernement.

Le point de vue

Philippe Roussy, le président de la Chambre de commerce, a rappelé que les protocoles sanitaires étaient très respectés dans le monde de l’événementiel et que « même les hôtels et restaurants ont connu quelques moments de respiration depuis mars 2020 ». Il souligne que ce secteur représentait « plus d’emplois que celui de l’automobile », en France. Des emplois, justement, nombreux… mais aussi très variés (voir aussi notre portfolio en fin de journal sur les différents corps de métiers en souffrance dans le monde du spectacle).

Aurélien Germain

Le Tours FC retrouve la compétition

Après des mois de « coupure », le Tours FC retrouve le plaisir de retourner sur le terrain. Pour de bon !

Des nouvelles du Tours FC ! (Photo archives NR)

Le Tours FC jouait ce dimanche 31 janvier son 6e tour de la Coupe de France. Oh, ne nous emballons pas, l’affiche n’avait rien du match de gala, puisque que les Tourangeaux se déplaçaient sur la pelouse de Saint-Jean-de-Braye, valeureuse équipe de Régionale 2, soit deux divisions en dessous d’eux.

Oui, mais cette rencontre n’était finalement pas si anodine, puisqu’il s’agissait de la première sortie officielle des Ciel et Noir depuis plus de trois mois et que la Coupe demeure l’unique compétition en cours actuellement. L’occasion d’une petite revue des effectifs.

Reprendre l’opération conquête

Levons d’emblée le voile, les Tourangeaux se sont imposés, mais non sans trembler. Après une ouverture du score rapide (5e minute de jeu), ils ne parvenaient pas à faire le break et, chose déjà vue, se faisaient même rejoindre avant la mi-temps. Un pénalty arrêté plus tard, les Tourangeaux parvenaient à se qualifier en toute fin de rencontre. L’aventure continue donc en Coupe de France et la petite flamme de la compétition reste allumée.

Côté championnat de Nationale 3, interrompu depuis le mois de novembre, le TFC pointe à une modeste 6e place, après une entame de saison un peu timide. Mais n’oublions pas que, la saison dernière, les Tourangeaux avaient survolé les débats et gagné leur billet pour l’étage supérieur, montée qui avait été invalidée par les instances financières.

Grâce au statut professionnel dont ils continuent de profiter, les Tourangeaux peuvent toujours s’entraîner, ce qui n’est pas le cas de nombre d’équipes à leur niveau. Donc, oui, il y a toujours une équipe à la Vallée du Cher. Une équipe qui n’attend plus qu’une chose : reprendre dès que possible l’opération reconquête qu’elle avait entamée avant la crise sanitaire.

M.P.

Emmanuel Macron attendu à Tours mardi 5 janvier : un rassemblement prévu place Jean-Jaurès

Le Président de la République doit se rendre à la CAF d’Indre-et-Loire, à Tours. Un appel au rassemblement a été lancé.

Emmanuel Macron était déjà venu en Touraine, notamment en 2018 (Photo archives NR – Julien Pruvost)

Ce mardi 5 janvier, à 14 h, Emmanuel Macron est attendu à Tours. De passage à la CAF d’Indre-et-Loire, le président doit promouvoir la réforme de la pension alimentaire, entrée en vigueur le 1er janvier, comme l’avait annoncé La Nouvelle République fin décembre.  

Pour ce déplacement, le premier de l’année, le chef de l’Etat rencontrera notamment des bénéficiaires de cette réforme.

Un appel à la mobilisation

Cette visite présidentielle a poussé Solidaires 37 à lancer un appel au rassemblement, le 5 janvier à 11 h, place Jean-Jaurès. Titré « Pas de sécurité globale, plus de sécurité sociale ! Stop à la casse de nos droits ! », leur communiqué demande le « retrait de la loi Sécurité globale », dit « stop aux violences policières et racistes » et rappelle également d’autres revendications (soutien aux revendications des grévistes de l’ADMR 41, arrêt des contre-réformes de l’assurance chômage, défense du service public, etc.)

Quant aux Gilets jaunes de Touraine, ils ont également prévu de se rassembler place Jean-Jaurès, même heure, avant de se rendre devant la CAF. « Il est urgent de se mobiliser », indique un tract circulant sur les réseaux sociaux.


> NB : à l’heure où nous rédigeons ces lignes (4 janvier, 16 h 57), le déplacement en Touraine d’Emmanuel Macron était toujours inscrit à l’agenda du Président de la République, consultable sur le site de l’Elysée. Mais le contexte actuel peut évidemment bouleverser les choses au dernier moment.

 

Banque alimentaire : grande collecte prévue du 27 au 29 novembre

Cette année, la collecte de la Banque alimentaire de Touraine est encore plus importante en raison de la crise sanitaire actuelle.

La collecte se déroulera le week-end prochain. (Photo archives NR-Julien Pruvost)

A vos agendas ! Les 27, 28 et 29 novembre, la Banque alimentaire organise sa grande collecte nationale. Dans l’Indre-et-Loire, 1 500 bénévoles (vous les remarquerez grâce à leurs gilets oranges) se mobiliseront dans 130 magasins du département pour recueillir vos dons de denrées alimentaires.

Si cette collecte est habituelle, celle de cette année revêt « un caractère spécial en raison de la pandémie », souligne l’association dans un communiqué. « Face à l’épidémie de Covid-19, la Banque alimentaire de Touraine a immédiatement répondu à l’augmentation de près de 20 % des besoins d’aide alimentaire en Indre-et-Loire ». Une forte baisse des stocks a en effet été enregistrée. Cette collecte automnale est donc d’autant plus cruciale.

« La crise sanitaire de 2020, c’est 15 à 30 % de bénéficiaires en plus dans les associations et CCAS partenaires de la Banque Alimentaire de Touraine », est-il indiqué.

Collecte différentes et dispositifs

Le signal d’alarme est donc tiré. La collecte se déroulera durant tout le prochain week-end. Les gestes barrières seront évidemment respectés pour « préserver la sécurité des bénévoles et des donateurs ». Certains magasins seront également dotés de dispositifs d’auto-collecte avec des chariots placés à la sortie.

Certains, précisent la Banque alimentaire, proposeront également des collectes dématérialisées, « sous forme de lots de produits à scanner en caisse ».

L’an dernier, la Banque alimentaire de Touraine a récolté 1 185 tonnes de denrées alimentaires. Pour 2 300 000 repas distribués.

A.G.

Formation : une année hors norme !

Enseignement à distance, nouveaux bacheliers, remise en cause des départs à l’étranger… Aux aléas habituels d’une année de formation s’ajoutent les imprévus.

En mai 2020, 82 % des lycéens et étudiants interrogés par l’IFOP admettaient privilégier la proximité géographique de leur lieu d’étude pour décider de leur orientation. En même temps, pourquoi quitter la Touraine, alors qu’on y est si bien ?

Plus sérieusement, au-delà du voeu de rester proche de sa famille, il est fort probable que le spectre du Covid-19 continue de planer sur le futur des lycéens et étudiants. Dans les établissements privés comme à l’Université de Tours, le confinement du printemps a obligé enseignants et étudiants à passer du jour au lendemain à l’enseignement à distance.

« L’exigence académique est restée la même »

La qualité de la formation en a-t-elle souffert et les futurs diplômes perdront-ils en valeur ? Non, pour Cécile Goi, Vice-Présidente de l’Université de Tours en charge de la Formation et de la Vie Universitaire : « Il n’y a pas eu d’inertie ou d’arrêt des formations au moment du passage à distance, et l’exigence académique est restée la même, grâce à l’investissement des personnels de l’Université et des étudiants. »

Rien n’indique toutefois que l’enseignement supérieur serait prêt à adopter durablement la pédagogie du blended learning qui mélange distanciel et présentiel : « À l’Université, nous avons opéré cette adaptation dans l’urgence, pour assurer la continuité pédagogique. Mais il est difficile de dire si cela serait intéressant sur le long terme : la pédagogie à distance peut être bonne, si elle s’inscrit dans une préparation et une didactique spécifiques ; et ce serait oublier l’importance du présentiel qui fait de l’université un lieu de vie, d’échange, d’apprentissage et d’exercice de la citoyenneté. »

Impact sur les formations

Et malgré la mise en place réussie des outils d’enseignement à distance, la crise Covid-19 a tout de même eu un impact sur certaines formations, qui incluaient des échanges Erasmus à l’étranger ou des stages en entreprise, pour beaucoup mis entre parenthèses cette année, et sans doute l’année prochaine…

Mais ce n’est pas là la seule nouveauté de cette rentrée et de la suivante. La plateforme Parcoursup où les futurs bacheliers enregistreront leurs voeux d’orientation ouvrira en effet ses inscriptions le 20 janvier à la première génération « nouveau bac ». Avec lui, finies les filières comme L, ES ou S : depuis la rentrée 2019, les lycéens suivent des enseignements de tronc commun à tous, auxquels s’ajoutent trois options en première, et deux options en terminale.

Les cocktails possibles sont a priori infinis, mais forcément conditionnés par les offres de chaque établissement… et par les souhaits d’orientation des élèves, qui confronteront rêves et réalité dès l’ouverture du catalogue de formations sur la plateforme web, en décembre.

Enfin, un autre changement modifie le paysage des études supérieures, avec en 2021 la disparition définitive de la première année d’études de santé PACES (Parcours d’Accès Spécifique Santé). Cette année, elle coexiste déjà avec ses deux remplaçants : le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) et la L.AS (Licence Option Santé). « Nous avons observé un appel d’air important sur l’entrée dans les études de santé, explique Cécile Goi. Aujourd’hui, l’Université de Tours compte 1 300 étudiants dans ces filières en première année, mais le passage en deuxième année reste sélectif. »

Entre Covid-19 et réformes, les formations de demain seront donc forcément placées sous le signe de l’inédit !

Maud Martinez


> Retrouvez notre numéro spécial formation dans notre rubrique l’hebdo en PDF juste ici ! 

 

Métropole de Tours : port du masque obligatoire dès l’âge de 11 ans

L’arrêté préfectoral le stipulant a été publié ce vendredi 30 octobre. Pour la Préfecture, cela « constitue une mesure de nature à limiter le risque de circulation du virus ».

[MISE A JOUR DU 3/11/2020]

Finalement, l’arrêté préfectoral a été abrogé. Le nouvel arrêté du 2 novembre rend obligatoire le masque à partir de 11 ans et non plus 6 ans.

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Et une nouvelle mesure, une ! Désormais, le port du masque sera obligatoire dès 6 ans (contre 11 ans jusqu’à maintenant) dans les communes de la métropole de Tours et dans l’hypercentre d’Amboise. Et ce, « à toute heure sur la voie publique et dans les lieux ouverts au public ».

L’arrêté, repéré par nos confrères de La Nouvelle République, a été pris par la Préfète Marie Lajus ce vendredi 30 octobre (vous pouvez le retrouver et le lire ici), en raison d’un taux d’incidence qui augmente en Indre-et-Loire.

Dans cet arrêté, les services de la Préfecture indique qu’à la date du 28 octobre, il était de « 351,20/100 000 habitants ; que ce taux atteint 389,5/100 000 habitants sur le territoire métropolitain ». Quant au taux de positivité des tests, il « s’établit au-delà de 14% tant sur l’ensemble du département que sur le territoire de la Métropole ».

Pour rappel, le port du masque n’est pas obligatoire pour les cyclistes, les joggeurs ou encore pour les personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical et pour les personnes à l’intérieur d’un véhicule particulier.

 

 

Fermeture des bars, des piscines, restrictions… Ce qui change avec le couvre-feu

Des mesures qui interviennent alors que l’Indre-et-Loire est passée en état d’alerte maximale. Le couvre-feu va débuter.

Il y a quelques mois, les bars avaient déjà dû baisser le rideau. Dès samedi, ils fermeront encore pour six semaines. (Photo archives TMV durant le confinement)

Samedi 24 octobre au petit matin, l’Indre-et-Loire sera donc officiellement passée en zone d’alerte maximale, avec couvre-feu à la clé. Dans le département, certaines choses vont changer :

Fermeture des bars

Coup dur pour le secteur qui avait déjà énormément souffert du confinement et de la fermeture imposée, récemment, à 22 h. Cette fois, les bars de Tours et du département seront fermés durant plusieurs semaines. Sur les réseaux sociaux, de nombreux établissements ont fait part de leur déception, se sentant de nouveau sacrifiés et montrés du doigt. Sur Facebook, le gérant de la Vida Loca, dépité, a notamment écrit : « On essaye de survivre à cet énième coup de pied dans ce qui fut notre métier et on se revoit bientôt… »

La Préfète Marie Lajus a indiqué « avoir conscience que c’est un coup dur » pour eux, mais assure que les bars bénéficieront « de mesures de soutien importantes ».

Restos : des contraintes

Contrairement aux débits de boisson, les restaurants et brasseries peuvent rester ouverts mais sont soumis au couvre-feu. Sachant que tout le monde doit être chez soi à 21 h, certains restaurateurs ont donc déjà annoncé qu’ils commenceraient probablement les services un peu plus tôt.

Port du masque

Celui-ci est désormais étendu à toute la Métropole de Tours et toutes les communes. Il est obligatoire toute la journée.

Sport : fermetures et restrictions

A partir de samedi, les piscines fermeront, tout comme les salles de sport. Les vestiaires, comme c’était le cas la semaine dernière, restent également fermés.

Tous les sports en salle, en intérieur, sont interdits, sauf aux mineurs et sportifs de haut niveau / professionnels. Et ce, dans tout le département.

Et la culture dans tout ça ?

Eh bien, il sera toujours possible d’aller au cinéma ou au théâtre… Mais idem : couvre-feu à 21 h, où tout le monde devra être chez soi. N’espérez donc pas vous faire une séance de minuit… Par ailleurs, la règle du « un siège sur deux » reste de mise, sauf pour les personnes d’un même foyer.

Attestation : le retour

Cela a un goût de déjà-vu : pour sortir entre 21 h et 6 h du matin, il faudra se munir d’une attestation (papier ou sur smartphone) stipulant qu’on a un motif légitime : ça peut être si l’on travaille de nuit bien sûr, ou alors qu’on doit se rendre auprès d’un proche pour lui porter assistance, ou si on doit sortir son toutou…

Sans elle ? Une amende de 135 €. Oui, encore.

Vie personnelle : la Préfète hausse le ton

Marie Lajus a édicté ces nouvelles mesures vendredi soir pour le département. Mais elle déjà prévenu qu’il fallait « appliquer des mesures extrêmement strictes dans sa vie personnelle ». Comme elle l’a dit à nos confrères de France Bleu Touraine, elle estime que ce couvre-feu ne sera efficace que si… l’on « cesse d’organiser des fêtes et des dîners, des retrouvailles avec sa famille ou en respectant une distance ».

A.G.

Anne-Laure Rouxel et la danse hawaïenne pour femmes enceintes

Anne-Laure Rouxel est danseuse chorégraphe. Depuis cette année, elle propose des ateliers de danse hawaïenne, gratuits pour les femmes enceintes suivies à l’hôpital de Tours.

D’emblée, Anne-Laure Rouxel dresse le décor. « On commence par se masser le dos, le ventre, on respire. Imaginez-vous à Hawaï, sur le sable, on cueille la jolie fleur et on la met dans ses cheveux, on se pare d’un collier de fleurs autour de la tête puis sur la poitrine tout en respirant son parfum. Nous voilà prêtes ! »

Du fond sonore jaillissent les vagues. Les bassins d’Anne-Laure et de son élève du jour, Clarisse, ondulent peu à peu. Une ambiance douce et chaleureuse les entoure.

Nous sommes à l’atelier de danse hawaïenne que propose la chorégraphe tous les mercredis pour les femmes enceintes suivies au CHRU de Tours. Crise sanitaire oblige, il est délocalisé au studio du Petit Morier et comme il vient tout juste d’être mis en place, il n’y a pas foule ce matin. Mais gageons que bientôt le cours d’Anne-Laure Rouxel affichera complet. Car la danse hawaïenne est source de multiples bienfaits pour les femmes enceintes.

« Le travail que je propose, le hula prénatal, vise à mieux connaître son corps, mieux sentir ses appuis, mieux développer sa respiration, étirer sa colonne vertébrale et découvrir l’ensemble des mouvements du bassin. Les femmes qui le pratiquent savourent cette détente pendant le cours puis cela résonne en elles dans leur quotidien. Quelque part aussi, cela les prépare à l’accouchement, en les amenant vers plus de mobilité et en développant leurs appuis. »

Formée à la danse hawaïenne à Paris et dans le pays des origines par une maître danseuse devenue sa meilleure amie, Anne-Laure est précurseur en France de cette pratique auprès des femmes enceintes. Elle est heureuse de l’intérêt porté par le professeur Perrotin, chef du service gynécologie de l’hôpital, pour ces ateliers pour les femmes enceintes mais aussi les sages-femmes. Les cours ont démarré en janvier, juste avant le confinement. Elles étaient six femmes enceintes à participer et pour Anne-Laure, « elles ne sont pas six, mais douze, leur bébé en elles danse aussi ! ».

Elle aime les liens qui se créent avec ces personnes et rien ne la réjouit plus de voir qu’une de ses élèves, aide à domicile dont le corps est abîmé par le poids des personnes âgées qu’elle soulève, s’est éveillée à la danse. Le sourire en prime. Car Anne-Laure est persuadée que « la danse et la musique répondent à un besoin ontologique et social. La sensation des mouvements de bassin qui singularise cette danse est très douce et ondulante. Et puis c’est une danse qui ancre dans le sol, la terre ».

À la fin du cours, Clarisse, enceinte de son troisième enfant, semble approuver. Elle qui avait « le bassin en vrac » en arrivant au cours de hula prénatal, ressort une heure plus tard apaisée. Après avoir dansé et chanté, le temps d’une échappée à Hawaï.

Aurélie Dunouau


> Ateliers de danse femmes enceintes, mode d’emploi

Le temps de la crise sanitaire, ces ateliers gratuits se déroulent au Studio de danse Le Petit Morier (81 boulevard Jean-Royer, à Tours), les mercredis de 10 h 45 à 11 h 45. L’inscription se fait auprès de l’équipe d’accueil de la maternité, au Centre Olympe de Gouges du CHRU. Anne-Laure Rouxel est auteure d’un guide pratique et poétique pour un accouchement physiologique : Bougez votre bassin ! Elle sera à la librairie La Boîte à Livres, le jeudi 29 octobre, à 19 h 30.

Horoscope WTF du 14 au 20 octobre 2020

Les vacances scolaires approchent. L’astrologue de tmv, 5 ans d’âge dans sa tête, est pressé de se dorer la pilule aux Seychelles. En attendant, voilà votre dose d’horoscope WTF.

Bélier

Amour

Le réchauffement climatique, c’est de votre faute. Vous avez bien trop chaud aux fesses.

Gloire

Arrêtez de croire que vous êtes le nombril du monde…

Beauté

… Car le vôtre est hyper sale et rempli de moumoutes en plus.

Taureau

Amour

Vous avez un cœur d’artichaut mixé avec une grosse purée de chou-fleur bien dégueu’.

Gloire

Vous allez marcher dedans du pied gauche samedi après-midi.

Beauté

Pour rappel, vos flatulences en paillettes ne font pas de vous une licorne.

Gémeaux

Amour

N’oubliez pas que le vent va souffler sur les plaines de la Bretagne armoricaine. Il va donc falloir jeter un dernier regard sur sa femme, son fils et son domaine.

Gloire

D’ailleurs faites gaffe, Akim le fils du forgeron va venir vous chercher.

Beauté

Daaans la vallée oh-oh, des Géééémeaux lalilala !

Cancer

Amour

Aimez-vous vous-même. Et que les autres aillent se faire voir. (A+ pour d’autres conseils)

Gloire

N’oubliez jamais de rabaisser vos ami(e)s.

Beauté

Drôle de surprise cette semaine, vous apprendrez que vous êtes en fait immortel(le) et que vous allez bien vous ennuyer toute cette foutue vie.

Lion

Amour

Votre ex n’attend plus que vous. Et c’est malheureusement le/la seul(e).

Gloire

Vous ne tiendriez que 2 heures à Koh Lanta. Vous aimez bien trop la bouffe.

Beauté

Force est de constater que vous paraissez 20 ans de plus, Père Fouras.

Vierge

Amour

Comme le dit le proverbe, « c’est pas parce qu’on est potes qu’on se tripote ». Allez A+ !

Gloire

Profitez, vous n’avez qu’une vie. Déjà qu’elle est assez chiante comme ça…

Beauté

Dans cette semaine pluvieuse, votre beauté est scandaleuse. (rah la vache, j’adore être poète comme ça)

Balance

Amour

L’être aimé va découvrir votre historique Google. Et vous rentrera dans le lard (oui oui, faites pas les innocents)

Gloire

Vous recevrez le Prix Nobel de médecine pour toutes ces fois où vous avez joué au docteur avec qui-vous-savez…

Beauté

On ne fait pas d’un âne un cheval de course. Eh ouais baby !

Scorpion

Amour

Ne culpabilisez pour vos relations passées avec vos ex. Dites-vous qu’il y a prescription. (et heureusement, parce que… wow)

Gloire

Oulaaa, relax. Vous êtes encore plus parano que les mecs dans Walking Dead.

Beauté

Comme disait John-David de Secret Story, « c’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire des limaces ».

Sagittaire

Amour

Franchement, je sais pas. Ça dépendra de la taille de la marguerite.

Gloire

Le saviez-vous ? Les dinosaures ont disparu, parce qu’ils ne portaient pas leur masque dans le centre-ville de Tours.

Beauté

Vous faites des jaloux. Qui veulent vous casser les genoux. C’est ça d’être parfait(e).

Capricorne

Amour

Sur l’échiquier de l’amour, vous êtes comme un pion. Toujours à vous faire avoir en premier.

Gloire

La constellation du Bescherelle vous rappelle que tel est pris qui croivait prendre.

Beauté

Vous entendez le loup, le renard et la belette chanter. Autant dire que vous êtes sacrément défoncé(e).

Verseau

Amour

On vous prévient direct : cette semaine, ça le fait pas du tout et ça craint du boudin.

Gloire

Tout le monde n’est pas diplômé de l’école du rire comme vous.

Beauté

Vous êtes l’équivalent d’un kiwi. Mais sans les poils. Bref, vous êtes un œuf.

Poissons

Amour

Attention, dans vos relations, vous faites souvent preuve d’outrecuidance (qu’est-ce qu’on rêvait de placer ce mot)

Gloire

Vous n’aimez pas les mioches et les mioches ne vous aiment pas non plus.

Beauté

Des joues de hamster sous Lexomil, mais c’est pas grave.

Tourisme : comment la Touraine peut rebondir

Si les perspectives ne sont pas très optimistes, notre département peut compter sur son patrimoine exceptionnel pour faire revenir les touristes.

Les chiffres pour 2020 seront de toute évidence catastrophiques : perte de chiffre d’affaires cumulé de mars à août estimé à plus de 75 %*, baisse de la fréquentation de moitié depuis le début de l’année, difficile d’avoir le sourire pour les professionnels du tourisme.

Le bel été ne suffira pas à rattraper le printemps perdu même s’il limite les dégâts. « Les grands sites sont les plus touchés », souligne Pascal Pillault, directeur de l’agence du développement touristique de Touraine (ADTT). Amboise, Chenonceau et les monuments phares qui attirent les groupes et touristes étrangers ont pâti de l’effet Covid, « avec une perte de 10 à 20 % par rapport à un été comparable, celui de 2018. Ce qui n’est déjà pas si mal », tempère Pascal Pillault.

Le choix de la nature

En fait, « ce sont les petits et moyens sites qui ont tiré leur épingle du jeu, comme Villandry, Montpoupon… Avec même une hausse de la fréquentation pour Château-Gaillard à Amboise, ce qui représente une performance ! »

Concernant l’hébergement, les chambres d’hôtes et les gîtes ont attiré cet été les familles désireuses de se retrouver tandis que l’hôtellerie fait grise mine. Les touristes ont assurément fait le choix de la nature, des sites en campagne, et des châteaux moins fréquentés en temps habituel. La métropole de Tours a d’ailleurs beaucoup plus souffert que le reste du département.

Beaucoup parlent d’une amélioration due cet été aux touristes locaux, mais est-ce vraiment le cas ? Pascal Pillault nuance ce constat. « Cela a permis à nos locaux de redécouvrir nos offres touristiques qu’ils avaient peut-être oubliées. Les activités de loisirs, comme le vélo et le canoë ont eu beaucoup de succès. Mais le tourisme ne peut se construire sur la seule proximité. Rester à 50 km de chez soi, cela ne durera qu’un temps ! »

Les chiffres attestent son propos : plus que ceux du département, ce sont les touristes de l’Hexagone qui sont venus visiter notre belle Touraine et expliquent la hausse de fréquentation cet été. Les Belges, Allemands et Néerlandais ont également répondu présent.

Une embellie de courte durée ?

Mais l’été ne pourrait avoir été qu’une embellie de courte durée. Depuis septembre, les professionnels du tourisme s’inquiètent des perspectives. La clientèle habituelle de cette période post-vacances, les plus de 65 ans qui dépensent et profitent des bonnes choses, risque de ne pas être au rendez- vous. « Les professionnels ont les yeux tournés sur notre opération de fin d’année, Noël au château, espère Pascal Pillault de l’ADTT. On compte sur cette période féérique et la volonté de se retrouver en famille. »

 

Autre stratégie sur laquelle planchent les professionnels : développer les axes du slow tourisme et de l’art de vivre.
« Il faut qu’on continue à travailler sur le développement durable. Mais au-delà, c’est tout simplement l’art de vivre à la française que nous devons développer. Nous avons un écrin naturel et culturel formidable classé à l’Unesco, des châteaux, des jardins, des vignes, avec un marqueur identitaire très fort, ce dont tout le monde ne peut se prévaloir. Il nous faut relier les filières entre elles, par exemple les châteaux et le vin, ce que l’on ne fait pas suffisamment. Et puis, qui sait qu’Amboise et Villandry sont également des refuges LPO pour les oiseaux ? Qu’à Villandry, aucun produit chimique n’est utilisé ? À nous de le faire savoir, de mieux communiquer sur nos atouts ! »
Aurélie Dunouau

*Selon une enquête d’impact de la crise sanitaire sur l’activité touristique locale menée par Tours Métropole Val de Loire et le Département auprès des acteurs du tourisme entre le 31 août et 16 septembre. 2 700 professionnels sur 7 000 ont répondu.

Savourons le Val de Loire : les produits locaux à l’honneur

Avec l’opération « Savourons le Val de Loire », les producteurs locaux viennent à votre rencontre pour vous faire découvrir les richesses de nos terroirs du 12 au 18 octobre.

Avis aux épicuriens tourangeaux : l’opération « Savourons le Val de Loire » revient pour la 10e année consécutive ! Du 12 au 18 octobre 2020, les producteurs adhérents de l’association Projets pour le Val de Loire mettront en avant leurs produits dans vos supermarchés, épiceries et autres magasins habituels.

Pour Laura Bizet, membre du comité organisateur, l’objectif de l’opération est multiple : « Nous nous inscrivons dans un engagement économique, mais aussi écologique en favorisant le circuit court. Savourons le Val de Loire est aussi là pour aider les producteurs à se mettre en relation avec des professionnels du secteur (industrie agroalimentaire, restaurants, cantines, réseau de magasins…) à travers un rendez-vous professionnel qui s’ajoute aux opérations pour le grand public. »

Dégustations, rencontres et échanges

Pour les 70 adhérents de l’association organisatrice, la semaine « Savourons le Val de Loire » sera donc l’occasion de se faire connaître de tous les publics, professionnels comme particuliers.

Pour rencontrer ces derniers, les producteurs s’installeront dans des espaces dédiés à Savourons le Val de Loire dans les supermarchés, hypermarchés mais aussi boutiques et épiceries qui seront de la partie. Présentation de produits, dégustations, et surtout rencontres et échanges seront au rendez-vous.

Et au cas où vous hésiteriez encore à faire vos curieux, sachez que toute la semaine un jeu-concours sera proposé, avec à la clé des dîners gastronomiques aux Hautes Roches de Rochecorbon et dans les restaurants sélectionnés par La Touraine Gourmande Cuisine en Loir-et-Cher.

Consommer local : nos petites adresses qui font du bien !

Cette semaine dans tmv, retrouvez notre dossier fourni en bonnes adresses pour consommer local et en circuit court.

Avec le confinement, le consommer local s’est développé tous azimuts, pour vous permettre de consommer au plus près : livraisons, drive et marchés chez les agriculteurs se sont ajoutés aux magasins de producteurs et autres épiceries qui peuplaient déjà la région.

Et oh surprise ! Nous sommes beaucoup à avoir découvert qu’on trouvait presque tous nos produits du quotidien à côté de la maison. Légumes, fruits, huiles, pâtes, conserves, produits pour l’hygiène ou la maison… L’offre est telle qu’il nous a fallu faire des choix. Les plus récents, les plus originaux ou les incontournables, à compléter en gardant les yeux ouverts pour faire vos emplettes en mode local et pas banal !

RETROUVEZ NOTRE DOSSIER ET NOS BONNES ADRESSES POUR CONSOMMER LOCAL ET EN CIRCUIT COURT DANS LE N°373 DE TMV OU EN TELECHARGEMENT (cliquez ici)!

Sport’Ouvertes, rendez-vous incontournable pour trouver son sport

C’est LE rendez-vous à ne pas manquer quand on veut (et c’est toujours une bonne idée) pratiquer un sport un peu sérieusement au cours de l’année. Ça vaut pour les parents comme, bien sûr, pour les enfants.

Sport’Ouvertes, c’est le 13 septembre, dans une version un peu modifiée, Covid oblige. Cette année, donc, il y aura quatre lieux distincts pour, explique t-on du côté de la Ville « limiter les concentrations en un même lieu fermé ». Mais ces endroits ont été choisis sur la ligne de tram ainsi, on peut facilement aller de l’un à l’autre.

Commençons par le nord. À la halle Monconseil, antre du basket tourangeau, vous retrouverez les sports collectifs, mais aussi l’athlétisme, les sports de raquettes et la gym.

Sport’Ouvertes se met en quatre

Quelques stations plus loin, nous voici en centre-ville, à l’Hôtel de Ville, plus précisément. C’est là que sont regroupées les associations culturelles, mais c’est là aussi que vous trouverez les structures multi-sports, comme le CEST ou le Patronage laïque Beaujardin-Raspail, par exemple. Là aussi que sont regroupées les structures privées, les institutionnels (UFOLEP…) et les handisports.

Encore un peu plus au sud, au Palais des Sports, place aux sports aquatiques et nautiques, de nature, cycles, sports artistiques (danse et autres) et sports de glisse et de glace.

Dernière étape, sur l’esplanade Toulouse-Lautrec, le long du Cher, pour découvrir les sports d’opposition et de force. Comme chaque année, les inscriptions seront possibles sur site mais, cette année, le public ne pourra pas participer aux animations qui seront donc des démonstrations présentées par les exposants

10 & 20 km de Tours : une course connectée et solidaire cette année

Pas de Marathon Touraine Loire Valley, ni de 10 et 20 km de Tours habituels en raison de la crise sanitaire. A la place, les organisateurs proposent une course connectée du 7 au 26 septembre.

Non, ce n’était pas possible. Le comité d’organisation des 10, 20 km et marathon de Tours ne pouvait pas laisser ses milliers de coureurs sans rendez-vous annuel. Alors une drôle de belle idée lui est venue : une course connectée.

« Le principe est très simple, explique Elsa Rotureau, de l’équipe d’organisation. Vous allez sur le site, vous choisissez parmi les quatre distances historiques de la course : 10, 20, marathon ou marathon duo (19,195 km + 23 km, en relais). Et ensuite, vous faites votre course quand vous voulez, où vous voulez et avec qui vous voulez ! »

Les classements sont constitués grâce aux fichiers de temps de course fournis par les coureurs à partir de leur montre connectée ou de leur GPS. Du coup, si vous voulez faire vos 10 km à la fraîche ou tard le soir, pas de soucis : c’est vous qui donnez le top.

100 % solidaire

Et puis, vos 10 km de Tours, vous pouvez les courir à Paris, Londres ou même La Chapelle-sur-Loire et ça, c’est vraiment pas banal. « N’oublions pas, poursuit Elsa Rotureau, qu’il est permis de courir en groupe jusqu’à 9 personnes, en respectant les distances de sécurité. Alors, vous pouvez aussi relever le défi en famille ou entre amis. »

Et, comme la course tourangelle a toujours su être solidaire, elle le sera, cette fois, à 100 %. En effet, les 5 € du forfait d’engagement (quelle que soit la distance) seront intégralement reversés à l’association Vaincre la mucoviscidose.

« Nous devons remercier nos partenaires historiques qui ont joué le jeu pour cette course connectée et qui nous permettent ce reversement intégral. » Alors, bien sûr, en ce mois de septembre, nous aurions préféré courir tous ensemble comme d’habitude dans les rues de Tours, mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur et connectons nos pas, pour la bonne cause !


EN PRATIQUE
> Du 7 au 26 septembre (20 jours pour courir, donc)
> Tarif unique : 5 € par engagement
> Chaque coureur peut participer à plusieurs courses (et même faire les quatre si bon lui semble).
> Inscriptions : www.runningloirevalley.com jusqu’au 26/09, à 12 h.
> Classement (non-officiel, bien sûr), le 27/09 avec les vainqueurs des trois challenges Elites, jeunes et entreprises.

A vélo à Tours : en route pour la véliberté !

À l’heure où la nouvelle municipalité crée des voies cyclables et projette une aide à l’achat de vélo, rencontrons ceux qui vivent déjà la ville à vélo au quotidien, en famille ou en solo, avec un sentiment partagé : la liberté.

Vente ou réparation, le bicyclette-business a le vent en poupe ! Mais il est difficile d’évaluer dès aujourd’hui l’impact à long terme du déconfinement et des nouvelles voies cyclables sur l’évolution des mobilités douces à Tours. Voyons pourquoi certains pédalent déjà.

Pour Julien, 46 ans au compteur et presque autant à vélo, c’est de famille : « Mon père faisait du vélo, je fais du vélo. J’imagine mes trajets en fonction de cela, que ce soit pour aller travailler en ville depuis notre maison de Tours-Nord, ou aller faire la fête chez des amis à Luynes, je ne me pose même pas la question ».

(Photo Hugues Le Guellec)

En couple, avec trois enfants et autant de bicyclettes à la maison, on sort la voiture familiale seulement pour les vacances, les grosses courses ou l’entraînement de roller-hockey et son matériel encombrant. À 41 ans, Alice pédale depuis ses années collège, et aujourd’hui ses enfants ont pris le relais.

« Je ne perds pas de temps à trouver une place de parking »

Quant à elle, elle parcourt chaque jour les kilomètres qui séparent son domicile de Tours-Nord, de son travail sur les hauts de Saint-Avertin. Un exploit au regard de ses collègues, un train-train quotidien pour elle : « Je mets 35 minutes contre une vingtaine de minutes en voiture, je fais de l’exercice, je ne perds pas de temps à trouver une place de parking… Sans compter ce sentiment de liberté absolue et cet autre regard sur la ville que permet le vélo ».

Plus novice dans cette pratique, Mélaine est montée en selle il y a un an, pour un trajet Saint-Avertin – Tours centre : « J’ai hésité à me lancer car j’avais du mal à trouver un parcours sécurisé pour ce trajet quotidien. J’ai fait des tests en juillet 2019, et depuis, je vais au travail comme cela, en évitant les bouchons et les problèmes de parking », qu’elle retrouve en voiture lorsqu’il pleut.

(Photo Hugues Le Guellec)

Parking, temps de trajet, autonomie, sans oublier le budget riquiqui : quatre qualités du vélo citées par nos cyclistes… et pas seulement. À 29 ans, Maxime se déplace en trottinette électrique, pour rallier le quartier Giraudeau à la gare de Tours, d’où il embarque pour Paris-Montparnasse, avant de rejoindre son bureau à Boulogne-Billancourt : « Je n’ai plus l’angoisse du vol de vélo ou les soucis du parking puisque j’ai ma trottinette avec moi dans le train ou au bureau, et je suis autonome, même en cas de grève RATP ou Fil Bleu ! ».

Une vie en rose ?

Passer d’un mode de transport à un autre est fréquent pour certains cyclistes de centre-ville : pour la famille Perrin, couple avec trois enfants, plus de voiture individuelle, mais un recours à l’autopartage Citiz de temps en temps. Idem pour Julie, 35 ans, qui avait choisi le vélo avant d’avoir le permis : « Je travaille et vis dans l’hypercentre, donc je mixe marche, vélo, autopartage pour sortir de l’agglo, et carte Fil Bleu Liberté, quand la pluie me décourage de pédaler. Mais avec le Covid, j’évite un peu les transports en ce moment ».

La vie en vélo est donc une vie en rose ? Nos témoins saluent les améliorations récentes côté voies cyclables : pont d’Arcole, pont Wilson, rue Mirabeau… mais rappellent que certains trajets sont encore peu sécurisés, comme avenue Maginot ou quartier Paul-Bert, ou peu cohérents, avec des fins de voies dangereuses (coucou le rond-point de la Victoire !).

(Photo Hugues Le Guellec)

Pour Julien, « avec un bon vélo, en roulant à son rythme, on va partout, et on grimpe la Tranchée. Hormis le choix d’une tenue vestimentaire adaptée, je ne vois pas d’inconvénient, à part l’état d’esprit des gens. Les automobilistes sont parfois agressifs, ou doublent trop près… ».

Apprendre à partager l’espace serait donc la clé, comme le défend le Collectif Cycliste 37 via son vice-président, David Sellin : « Rendre Tours cyclable, c’est un grand chantier ! Tours est une ville conçue depuis les années 1960 pour la voiture. La solution, c’est repenser la place qu’on accorde à chacun (voiture, vélo, piétons), et faire sortir les automobilistes de l’automatisme qui les pousse à utiliser leur véhicule pour des petits trajets ». On ne sait pas vous, mais nous pour la rentrée, on va tester le vélo-boulot-dodo, pour se sentir libéréééés, délivréééés…

Textes : Maud Martinez
Photos : Hugues Le Guellec (sauf photo de tête, par Julien Pruvost)

Stuffed Foxes aux Inouïs du Printemps de Bourges : « On veut montrer ce qu’on sait faire ! »

Même annulé pour cause de Covid, le Printemps de Bourges n’a pas dit son dernier mot et propose de mettre en valeur ses découvertes durant trois jours du 16 au 18 septembre prochains. Trois jours de concerts Inouïs à la salle du 22 d’Auron. Et qui représentera la Région Centre pour cette édition ? Les Tourangeaux de Stuffed Foxes !

Le groupe Stuffed Foxes représentera la Région Centre (Achille Laplante Le Brun)

Alors, ça fait quoi d’être sélectionnés comme Inouïs ?

Ça a été une super bonne surprise et on a trouvé ça génial le fait que ce soit reporté pour ce mois de septembre. Car on avait vraiment peur : pour nous, c’est tout de même la seule date de cette rentrée de septembre qui a été maintenue !

Vous allez aussi représenter la Région Centre…

Oui, c’est un honneur. C’est vrai que rien qu’à Tours, la scène rock est mortelle. Il y a plein de bons groupes et sur la Région aussi. Après, on n’a pas pris ça comme une opportunité carriériste, même si l’on sait qu’il y a beaucoup de professionnels qui seront dans la salle. On veut juste montrer notre musique, ce qu’on sait faire. Si ça plaît, c’est tant mieux ! On ne se prend pas trop la tête là-dessus. Mais bon… Si on peut trouver quelqu’un qui nous file un peu d’argent pour produire notre prochain album, on n’est pas contre ! (rires)

Vous allez quand même être soutenus et aidés à travers de dispositif ?

On travaille ensemble avec notre tourneur, main dans la main, donc on aimerait bien avoir ce genre de relations avec nos prochains partenaires, même si la période est un peu compliquée. Le live, c’est vraiment ce qu’on aime. Donc on espère réussir à convaincre le public ou les pros. Là, sans concerts, c’est dur car cela nous prive d’argent pour réaliser notre prochain album, alors qu’on a travaillé très dur dessus. Tout ce que l’on nous apportera sera un vrai plus.

Propos recueillis par Hervé Bourit

Lutte contre le Covid-19 : un événement caritatif en ligne avec des gamers qui ont du cœur

Les 4 au 5 juillet, sur la plateforme Twitch, se déroulera le premier événement gaming caritatif de Touraine ! Le tout, au profit du Fonds de dotation du CHRU de Tours pour le financement de l’étude nationale Coviquest contre le Covid-19, une collaboration entre médecins généralistes et étudiants en médecine en stage.

Rendez-vous les 4 et 5 juillet prochains (Photo coviquest.fr)

Du 4 au 5 juillet prochain, le service de streaming vidéo en direct Twitch diffusera le premier événement gaming caritatif de Touraine.  Cette opération, s’étalant sur 36 heures, permettra de récolter des dons au profit du Fonds de dotation du CHRU de Tours, pour le financement de l’étude nationale Coviquest contre le Covid-19. Portée par le Pr. Clarisse Dibao Dina, celle-ci se base sur la collaboration entre médecins généralistes et étudiants en médecine en stage.

Initiative originale, donc, pour soutenir les équipes médicales du CHRU de Tours dans la lutte contre le Covid-19. On la doit à trois étudiants tourangeaux, Maxime, Florian et Merlin, qui voulaient aider l’hôpital grâce à leur passion des jeux vidéo.

Compétitions de jeux vidéo et démonstrations de streamers

Pour cet événement caritatif en ligne, « des entreprises locales spécialisées dans l’e-sport et le jeu vidéo », ainsi que des joueurs, se sont associés « à ce projet de territoire », précisent les organisateurs dans un communiqué.

Au programme de ces deux jours de stream proposés sur la chaîne Chœur de gamers ? Compétitions de jeux vidéo, donc, mais aussi démonstrations de streamers, interventions de youtubeurs ou encore de professionnels du CHU de Tours. Les spectateurs pourront interagir avec ce plateau d’invités. Et bien sûr, faire un don en ligne !

« L’événement est accessible à tous publics : novices, amateurs, aficionados de jeux en ligne ou simples curieux », tiennent à rappeler les organisateurs.


> A suivre sur la chaine Choeur de gamers du 4 juillet 12 h au 5 juillet minuit.

> D’autres infos sur http://www.coviquest.fr/

 

[Solidarité COVID-19] Du 4 au 5 juillet prochain sur Twitch se déroulera le 1er événement gaming caritatif de Touraine !…

Posted by Fonds de dotation du CHRU de Tours on Friday, June 26, 2020

Ce qu’on pourra faire à partir du 11 mai en Touraine

La préfète d’Indre-et-Loire a donné de nouvelles informations concernant le déconfinement dans le département. Une trentaine de sites touristiques pourront d’ailleurs rouvrir.

Balades, forêts et parcs

-C’est un ouf de soulagement pour beaucoup : à partir de lundi 11 mai, il sera possible de se balader en bords de Loire ou arpenter les berges de l’Indre, du Cher et de la Vienne. Toujours dans le respect des gestes barrières et de distanciation sociale. Se promener en forêt est également possible.

-L’Indre-et-Loire étant classée « verte », les parcs et jardins seront également ouverts. Attention toutefois, il est interdit de se rassembler à plus de 10 personnes.

-Les plages et lacs sont pour l’heure interdits.

Commerces et marchés

-Les commerces, hors bars et restaurants, vont pouvoir rouvrir leurs portes à partir de lundi 11 mai. Tout comme les grandes surfaces et zones commerciales.

-A Tours, au centre-ville, les commerces alimentaires pourront rester ouverts jusqu’à 22 h.

Les commerces vont enfin pouvoir rouvrir (photo archives tmv)

« La règle était l’interdiction avec dérogation pour ouverture, désormais elle est inversée, la règle est l’ouverture avec dérogation de fermeture en cas de non-respect des règles sanitaires de protection », a indiqué la préfète d’Indre-et-Loire, Corinne Orzechowski.

-Tous les marchés rouvriront, mais les maires devront s’assurer que les gestes barrières sont respectés, tout comme la distanciation sociale.

Déplacements

-Les déplacements seront désormais autorisés sans attestation à remplir au préalable et ce, dans un rayon de 100 km.

Si vous devez sortir de cette zone des 100 km, il vous faudra une nouvelle attestation disponible à partir de lundi qui stipulera que vous vous déplacez pour raison familiale impérieuse ou professionnelle. Des contrôles routiers devraient avoir lieu.

-Vous pourrez également vous remettre aux pratiques sportives en extérieur. Fini, le rayon d’un kilomètre (et la durée d’une heure maximale). Attention toutefois, il faudra continuer à respecter les gestes barrières si vous êtes plusieurs, rester espacés les uns des autres. Les salles de sport ne rouvriront pas encore. Les sports de contact sont interdits.

(Photo Adobe Stock illustration)

Lieux culturels

-Les petits musées, médiathèques et bibliothèques peuvent maintenant rouvrir leurs portes. Il faudra cependant attendre quelque peu, le temps que ces lieux relancent la machine. Le CCCOD, à Tours, envisage par exemple une réouverture le 3 juin. Les Beaux-Arts et le Musée du compagnonnage devraient suivre le même exemple.

-Les bibliothèques tourangelles semblaient également parties pour reprendre début juin. Il faut notamment désinfecter tous les ouvrages qui étaient prêtés.

Transports

-Au ralenti jusqu’à maintenant, Fil Bleu va étoffer son offre. Le trafic va reprendre un peu d’importance, mais il faudra respecter des règles de sécurité.

-Le port du masque sera ainsi obligatoire pour toute personne de plus de 11 ans. Les agents Fil Bleu en porteront également. Vous risquez une amende de 135 € si vous n’en portez pas.

-Les trajets en heure de pointe, de 7 h à 9 h, et de 16 h à 19 h, devront être réservés aux déplacements professionnels ou pour motifs impérieux.

-Du 11 mai au 10 juillet, le réseau fonctionnera de 5 h 45 à 22 h 30.

Lieux touristiques et patrimoniaux : une trentaine de site ouverts

Voici la liste des sites qui vont pouvoir rouvrir à partir du 11 mai. D’autres devraient suivre s’ils en font la demande à la préfecture et signer un protocole particulier :

Château du Clos Lucé – Parc Leonardo da Vinci, à Amboise

Château royal d’Amboise

Château de l’lslette, à Azay-le-Rideau

Musée Maurice-Dufresne, à Azay-le-Rideau

Vallée troglodytique des Goupillières

Cave de la Dive Bouteille, à Bourgueil

Domaine royal de Château Gaillard, à Amboise

Pagode de Chanteloup, à Amboise

Parc Mini-Châteaux -Val de Loire, à Amboise

Réserve de Beaumarchais – Les grands gibiers d’élevage en Safari Train, à Autrèche

Château de Montpoupon, à Céré-la-Ronde

Château de Valmer – Vins et Jardins, à Chançay

Clic’Lac parc aventure, à Chemillé-sur-Indrois

Château de Chenonceau

Forteresse royale de Chinon

Château de Champchevrier, à Cléré-les-Pins

Château de Gizeux

Château de La Guerche

Prieuré Saint-Cosme, demeure de Ronsard, à La Riche

Cité royale de Loches

Grand Aquarium de Touraine, à Lussault-sur-Loire

Forteresse de Montbazon

Château de la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire

Château de Montrésor

Domaine de Candé, à Monts

Château et parc de Langeais

Musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny

Musée Rabelais – La Devinière, à Seuilly

Château et jardins du Rivau, à Lémeré

Carrière troglodytique de Vignemont, à Loches

Cave de la Sibylle, à Panzoult

Château d’Ussé, à Rigny-Ussé

Musée Balzac, château de Saché

Saint Benoit Aventure, à Saint-Benoît-la-Forêt

Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry

Gadawi Park Tours-Nord

Château et jardins de Villandry

Château de Jallanges, à Vernou-sur-Brenne.

 

Déconfinement : le département de l’Indre-et-Loire vire au vert

Edouard Philippe et Olivier Véran ont présenté, ce jeudi 7 mai, la carte de déconfinement qui doit intervenir à partir du 11 mai. La Touraine passe de la couleur orange à verte.

 

(Photo capture d’écran France 2 – direct)

C’était l’une des annonces les plus attendues de cette semaine. A partir du lundi 11 mai, le déconfinement progressif se fera en France. Au niveau départemental, l’Indre-et-Loire, qui était jusqu’alors en couleur orange, a viré au vert.

Le déconfinement sera donc moins strict que d’autres départements français. Tous les départements des quatre régions que sont les Hauts-de-France, le Grand Est, l’Île de France et la Bourgogne Franche-Comté restent en rouge. Mayotte également.

Des changements pour juin ?

Edouard Philippe a précisé : « Si les départements se maintiennent en vert les trois prochaines semaines, nous pourrons, au tout début du mois de juin, envisager une nouvelle étape de déconfinement. Avec peut-être l’ouverture des lycées, des cafés, des restaurants. Bien sûr, dans la mesure où les conditions sanitaires le permettraient. »

Olivier Véran a, bien évidemment, tenu à rappeler les risques qui peuvent se profiler : « L’épidémie est évolutive et la vérité d’un jour peut ne pas être celle du lendemain. J’en appelle donc à ce qui ne fera jamais l’objet d’une attestation, d’aucune justification, d’aucune règle : c’est bien l’esprit de responsabilité de chacun pour le bien de tous. »

Confinement : quelques verbalisations en Touraine

#Coronavirus Les Tourangeaux semblent dans l’ensemble plutôt respectueux des règles de confinement. Une trentaine de contraventions ont été dressées en zone police et gendarmerie.

 

La rue Nationale, déserte (photo tmv)

Ce vendredi, on entame le quatrième jour de confinement. En pleine crise sanitaire, la préfecture d’Indre-et-Loire a indiqué qu’elle continuait à être fortement sollicitée (124 mails hier, jeudi 19 mars, et 250 coups de téléphone).

Concernant le confinement, il semble « globalement plutôt bien respecté » dans l’ensemble du département. « En zone police, 14 contraventions sur les 398 contrôles menés ont été relevées dans la journée du 19 mars », précise-t-on à la préfecture. Toutes concernaient « des jeunes des quartiers qui sortent sans attestation et en se regroupant ».

Tout comme la place Jean Jaurès (photo tmv)

En zone gendarmerie, où 110 militaires étaient mobilisés, « près de 2 000 véhicules » ont été contrôlés, donnant lieu à 12 verbalisations. « Ces dernières ne concernent que des personnes se déplaçant en voiture également sans attestation. »

Deux policiers, à cheval, tournant hier sur les quais de Loire, nous ont confié leur « dépit » face aux récalcitrants qui n’avaient pas encore pris l’importance de la situation. Rapportant également que certains s’étaient même permis un barbecue…

Jeudi soir, on comptait 41 cas positifs en Indre-et-Loire (cinq de plus en 24 h) et 157 dans toute la région.

A.G.

Péages : les (trop) chères autoroutes de Touraine

Les liaisons autoroutières Tours-Nancy et Tours-Rouen ont connu une flambée des prix.

Outch ! Visiblement, pour prendre l’autoroute en Touraine, il faut sortir un gros… porte-monnaie ! D’après le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France, la liaison Tours-Rouen est celle qui a le plus augmenté dans la décennie.

Entre 2011 et 2018, le péage sur ce trajet a connu une hausse de tarif de 34%. Soit un prix de passage à 37 € au lieu de 27,60 € il y a quelques années. Une augmentation faramineuse, surtout lorsqu’on la compare avec la hausse moyenne nationale qui est de… 9,5 %.

L’autre point qui pique ? Le trajet Tours-Nancy, facturé 55,80 €, soit 10 € de plus qu’en 2011. Ce tronçon d’autoroute, long de 550 km, a connu une augmentation de 16,98 % : s’il fallait débourser 47,70 € en 2011, il vous en coûte désormais 55,80 €.

Le gouvernement a indiqué qu’une nouvelle hausse (entre 1 et 1,5%) du prix des péages aurait lieu le 1er février prochain.

NB : Chaque année, les sociétés d’autoroutes justifient la hausse du prix des péages par l’inflation, les travaux et les redevances de l’État.

La Touraine est-elle une terre LGBTI-friendly ?

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une consultation en Indre-et-Loire. La plupart des sondé(e)s indiquent avoir déjà été agressé(e)s. Et le dépôt de plainte reste rare.

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une grande consultation en Indre-et-Loire. (Photo Adobe Stock)

Les faits

Le Centre LGBTI de Touraine a réalisé une consultation auprès de 465 personnes lesbiennes, gay, bi, trans et intersexe sur leur vie et leur ressenti en Touraine. Pour cette enquête, intitulée « Tours et la Touraine, territoire LGBTI-friendly ? », différentes questions étaient posées, telles que : Montrez-vous des gestes d’affection avec votre partenaire dans la rue ? Avezvous déjà été agressé(e) verbalement ou physiquement ? Dissimulez-vous le fait d’être LGBTI ?

Dans l’ensemble, il apparaît que la majorité a été déjà agressée ou moquée, même si 60 % des sondé(e)s estiment se sentir bien en Indre-et-Loire. Autre résultat : sept personnes sur dix considèrent qu’il n’y a pas assez de lieux LGBTI-friendly en Touraine. Pour la moitié d’entre elles, les gestes d’affection sont cachés dans la rue, par peur.

Enfin, il est à noter que 22,4 % des sondé(e)s ont déjà été agressés physiquement, 53,8 % ont été moqués et 55,1 % se sont sentis discriminés. Mais peu portent plainte : la proportion s’élève seulement à 4,3 %.

Les enjeux

Jamais une telle consultation n’avait été lancée ici. Il s’agissait « d’une vraie attente sur la question », comme l’a souligné le co-président de l’association, Mickaël Achard. Le Centre LGBTI de Touraine a invité « la Ville de Tours et les communes du 37 à mettre en oeuvre des politiques en faveur de l’inclusion des LGBTI ».

Le contexte

Le mois dernier, confronté à un manque de moyens flagrant, le Centre LGBTI de Touraine lançait un appel aux dons pour pouvoir survivre et continuer ses actions d’aide et prévention, ainsi que pérenniser l’emploi de sa salariée. La cagnotte en ligne a permis de récolter 6 640 € (sur les 6 000 escomptés), ainsi que 1 400 € directement envoyés à l’asso. Près de 49 000 € de subventions ont été promis par le conseil régional, le conseil départemental et la Dilcrah.

Le point de vue

Cette enquête devrait être renouvelée dans les années à venir. Elle pourrait également permettre aux élu(e)s de mieux cerner le quotidien des personnes LGBTI, que ce soit en ville ou en milieu rural, où cela reste encore plus délicat. Et reste à voir si des politiques en lien avec ces questions seront mises en place…

Aurélien Germain

Le Grand Repas revient en Touraine (et pas que)

Le 17 octobre, place à la nouvelle édition du Grand Repas en Touraine ! Objectif ? Le même menu, le même jour, partagé par tous les citoyens.

Chaque année, Le Grand Repas est un succès (Photo archives NR)

Les faits

Le Grand Repas remet le couvert cette année. Ce rendez-vous gastronomique permet à tout le monde de partager le même menu, à Tours, aux alentours et à Paris, dans plusieurs points de restauration collective. Que ce soient dans les restaurants traditionnels, les maisons de retraite, mais aussi les cantines d’entreprise, les écoles ou les hôpitaux. L’an dernier, près de 130 000 personnes avaient savouré le menu conçu sous la houlette de Rémy Giraud, chef étoilé à Onzain (41).

Le contexte

L’événement était jusqu’alors organisé via la Cité de la Gastronomie de Tours. Changement de gestion oblige, il est désormais repris par une association indépendante (« Le Grand Repas »), créée par… Emmanuel Hervé, ex-président de la Cité ! Il garde donc son « bébé » dans les bras. Tout en s’accompagnant de ses partenaires locaux originels… et de nouveaux venus.

Les enjeux

« Le Grand Repas, c’est avant tout un moment de vivre ensemble », indique l’organisation. Mais le but affiché est également de promouvoir les circuits courts et les produits de saison. Le Grand Repas souhaite en outre lutter contre le gaspillage alimentaire et éduquer au goût. Cette année, le menu sera : Mesclun de chèvre frais aux poires et vinaigrette de framboise. Puis sauté de poulet Label à la Tourangelle, quinoa d’Anjou et ses petits légumes, suivi d’une tarte Tatin aux pommes et faisselle aux herbes fraîches.

Le point de vue

Avec son rendez-vous culinaire, Emmanuel Hervé voit les choses en grand. Pour preuve, cette année, il a décidé d’étendre la couverture sur plusieurs régions françaises. Son Grand Repas se verra donc diffusé exceptionnellement en Charente- Maritime, en Haute-Saône ou encore en Champagne-Ardennes. Le tout, parrainé par Thierry Marx. Un argument et un effet boule de neige qui devraient faire rayonner l’initiative bien au-delà des frontières tourangelles.


> Le 17 octobre 2019. Infos sur legrandrepas.fr

 

Le Centre LGBTI de Touraine lance un appel aux dons

Suite à la fin des emplois d’avenir et le peu de subventions, le Centre LGBTI de Touraine est contraint d’en appeler à la solidarité. Trois questions au co-président de l’asso, Mickaël Achard.

En 2018, vous avez enregistré 22 % de visites supplémentaires. Pour la 6e année de suite. Comment l’expliquer ?
Par le fait que nous sommes de plus en plus un lieu de refuge. D’ailleurs, il est à noter qu’on voit de nombreux demandeurs d’asile qui ont quitté leur pays en raison de leur transidentité. On fait donc maintenant, exprès, des permanences en anglais.

Le mariage pour tous est désormais ancré dans la société. Mais avez-vous perçu des changements depuis ?
Oui. Avant les manifestations à l’époque, 500 personnes par an passaient à l’asso. Maintenant, c’est 1 600 ! Ce qui pose des problèmes car notre local n’est pas adapté avec ses 40 m² ! Les échanges ne peuvent plus être intimes, on se retrouve parfois à devoir aller discuter sur un banc public. Nous avons demandé un autre local à la mairie, mais n’avons pas eu de réponse.

Quelles sont vos relations avec la Ville ?
Le Centre LGBTI de Touraine doit vivre avec une subvention de 800 € et, donc, ce local trop petit. C’est le strict minimum. Depuis sept ans, on a évolué, on est débordés de travail. Les besoins ont changé. On a donc décidé de faire un appel aux dons (voir ci-dessous – NDLR). C’est pour mener à bien nos projets qui, sinon, risquent de s’arrêter.
Propos recueillis par A.G.


> Appel aux dons : https://www.helloasso.com/associations/centre-lgbt-de-touraine/collectes/maintien-des-actions-du-centre-lgbti-de-touraine

 

Sarah Guyot : un kayak sur orbite olympique

Et si la Tourangelle Sarah Guyot avait les Jeux olympiques en ligne de mire ?

Bien sûr, elle n’est pas encore certaine à 100 % d’être dans un an à Tokyo. Une méforme ou une blessure peut la priver de ses troisièmes Jeux Olympiques, après ceux qu’elle a disputés à Londres (2012) puis Rio (2016).

Mais quelque chose nous dit que la championne de kayak, licenciée depuis 2005 au CKC de Tours, a quasiment son billet d’avion en poche pour le Japon, depuis les championnats du monde de Szeged (Hongrie), il y a quelques jours.

« En terminant deux fois 5e en K2 (avec Manon Hostens) et en K4 (avec Lea Jamelot, Sarah Troël et Manon Hostens), nous avons qualifié les kayaks pour les JO de Tokyo (24 juillet-9 août 2020), confiait-elle au lendemain des épreuves. Il reste maintenant à peaufiner la composition des embarcations. Mais il y a de fortes chances que les sélectionneurs s’appuieront sur les filles qui viennent de s’illustrer. »

De retour à Vaires-sur-Marne, en Ile-de-France, où elle s’entraîne toute l’année avec les meilleurs françaises, Sarah Guyot (28 ans), kinésithérapeute, n’oublie pas la Touraine, où elle a grandi et encore moins ses ambitions à venir.
« Je termine 5e à Rio en K1 200 m, il y a trois ans, alors qu’un podium était possible, se souvient-elle. Je pense que pour l’an prochain, mes meilleures chances reposent sur le K2 500 m. Mais comme au Brésil, ça s’annonce très serré. »

Si elle se refuse pour l’heure, à envisager de disputer les JO de Paris, en 2024 – elle aura alors 33 ans -, elle est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour monter l’an prochain sur le podium olympique.

Thierry Mathiot


SON COEUR, TOUJOURS EN TOURAINE
>>Née le 1er avril 1991 à Vannes (Morbihan), Sarah Guyot s’est ensuite installée avec sa famille à Loches. Son talent naissant l’a propulsée en 2005 vers le club de Tours. Elle garde de cette époque de somptueux souvenirs et des amis fidèles.

TEDx débarque à l’Université !

Deux étudiants tourangeaux lancent TEDxUniversitédeTours, l’un des premiers TEDx universitaires d’Europe qui aura lieu à l’IUT. Les places sont parties comme des petits pains, mais différents lieux-relais retransmettront en direct et gratuitement ces conférences à succès. L’un des fondateurs, Thomas Garnier, nous en dit plus.

Logo fond noir

Commençons par le commencement ! On connaissait les TEDx à Tours depuis 2015, mais vous organisez, pour la première fois, un TEDx de l’Université. Comment ça s’est fait ?
Thomas Garnier :
Initialement, Céline Duval et moi-même sommes étudiants en communication à l’IUT de Tours. On devait travailler sur notre projet tutoré et après réflexion, on s’est dit : mais pourquoi ne pas faire un TEDx Université ? C’est quelque chose de très cadré, car TEDx est une sorte de franchise attribuée gratuitement, mais il fallait voir ce qu’on pouvait faire ou non. On a donc dû maîtriser un cahier des charges de 150 pages !

La différence avec TEDxTours, c’est juste le lieu qui change ?
Oui. Mais la cible, elle aussi, est un peu différente. Le public TEDx est assez large. Pour nous, on observe davantage une tendance universitaire.

Je suppose que le mystère règne autour des invités et que vous ne me direz rien…
Exactement ! (rires) Ça fait partie de la magie. On a défini le thème « De causes à effets ». Et les domaines peuvent être variés : biologie, sciences sociales, communication… On reste dans l’idée de progression. Il y aura sept intervenants – les « speakers » – venus d’horizons multiples. Ils partageront leurs idées qui « méritent d’être partagées », comme le veut la tradition TEDx. Ils auront entre 5 et 18 minutes maximum pour parler. C’est rapide, il faut aller droit au but. Le public aura la surprise et ne découvrira l’identité des speakers qu’au moment de monter sur scène.

En général, pour ces conférences TEDx, les places partent très rapidement. Pour vous également, puisque toutes les places ont été vendues en un clin d’oeil…
Oui, en 20 minutes !

Comment expliquer ce succès, à chaque fois ? Affiche A4
Je dois déjà faire un coucou à TEDxTours car ils ont une renommée locale et ça aide à faire connaître le concept… Et nous, eh bien… on a mis à exécution nos compétences apprises pendant notre formation. Il y a eu un trailer, mais aussi des affiches placardées un peu partout, même sur des abris de bus. Il fallait faire parler de nous. Et puis les gens aiment ce format : ils ne se retrouvent pas face à un langage savant ou incompréhensible. Les conférences sont données par des gens coachés en communication verbale et non-verbale. Ils défendent des valeurs montantes, comme l’écologie, le dialogue, etc.

TEDxUniversitédeTours a lieu à l’IUT mais la soirée est donc déjà complète… Ceci dit, il va y avoir des retransmissions en direct, non ?
Oui, tout à fait. Si seule une centaine d’étudiants sur les 28 000 peuvent y assister, c’est un peu dommage. Donc on organisera en direct des retransmissions dans différentes composantes. Ces lieux-relais sont : la fac des Tanneurs, celle de médecine à Tonnellé, la fac de droit des Deux-Lions, celle de biologie à Grandmont, l’ESCEM, mais aussi l’IUT de Blois et au campus de Saint-Paterne-Racan. Les conférences y seront diffusées en direct dans un amphi, le tout suivi d’une petite collation.

Mais tout le monde peut venir aux lieux-relais ?
Bien sûr ! On ne restreint pas. TEDxUniversitédeTours est payant à l’IUT, mais les retransmissions en direct dans nos lieux-relais sont gratuites. Il faut juste s’inscrire sur notre site ou sur les réseaux sociaux.

> Mardi 29 janvier, à l’IUT de Tours. Retransmissions en direct dans les lieux-relais précédemment cités à 19 h (ouverture des portes à 18 h 30).
> Inscriptions sur le site ou sur la page Facebook

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Formations digitales : My-Serious-Game impose son jeu

Spécialisée dans la création de formations digitales personnalisées et axées sur le jeu, My-Serious-Game connaît une croissance fulgurante. Visite de cette entreprise tourangelle devenue leader sur le marché national.

REPORTAGE_ENTREE
My-Serious-Game a déménagé rue Édouard-Vaillant pour de plus grands locaux.

Mercredi matin, à deux pas de la gare. Au numéro 21 se dresse un de ces nombreux immeubles de la rue Édouard-Vaillant, coincé entre les hôtels et les résidences étudiantes. Direction le 3e étage. Il y a déjà du mouvement ici et l’ambiance est studieuse. Une poignée de main ferme et énergique nous accueille : c’est Frédéric Kuntzmann, le big boss des lieux.
Bienvenue à My Serious Game, ou MySG pour les intimes.

Ici, on crée des formations digitales sur mesure. Exit les méthodes tradi’ à coup de Power Point ronflants : MySG s’est spécialisée dans des solutions technologiques et modernes qu’elle vend aux entreprises pour qu’elles forment leurs collaborateurs de manière ludique, à travers des jeux sérieux. S’adapter à l’apprenant, en faisant appel à différentes formes comme la simulation 3 D, la vidéo interactive ou encore la réalité virtuelle.

Devenue leader français sur ce marché, My-Serious-Game a pourtant débuté il y a peu. C’était en 2014. Le duo tourangeau Aurélie Duclos et Frédéric Kuntzmann fonde à cette époque cette startup qui va vite affoler les compteurs. Aujourd’hui, elle « affiche une croissance annuelle à deux chiffres », précise la direction. Elle compte des clients comme « des grands groupes du CAC 40, des acteurs publics ou des organismes de formation et des PME ». De sept salariés au départ, on en compte désormais… 40. Un effectif qui devrait encore doubler d’ici la fin d’année.

REPORTAGE_ORDI
Les salariés créent des formations ludiques et technologiques, offrant de vraies aventures immersives.

ESPRIT STARTUP

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Frédéric Kuntzmann, CEO et co-fondateur de My-Serious-Game, dans son bureau

En se baladant dans les immenses et récents locaux (la troupe s’y est installée cet été), on sent que MySG, bien que devenue entreprise, a souhaité garder l’esprit startup. On pense à ces atmosphères typiques des bureaux nés dans la Silicon Valley. Murs blancs, salles lumineuses, canapés confortables à droite à gauche, des plantes un peu partout. Au beau milieu trônent un baby-foot et une cuisine. « Désolé du bazar, on a fait la galette des rois !, lance Clément Horvath, communication manager qui nous présente aussi « la machine à café customisée » : à la clé, des jeux de mots que n’aurait pas renié l’astrologue de tmv (en-dessous du thé à la menthe est inscrit « sans kebab ») et un logo détourné.

Un peu plus loin, on aperçoit un espace avec faux gazon au sol et hamac suspendu. Ambiance décontractée mais studieuse caractéristique pour une équipe dont la moyenne d’âge oscille entre 30 et 35 ans. « C’est assez jeune, car c’est une génération qui oeuvre dans le digital. Les profils sont divers : développeurs web, designers, chefs de projet, commerciaux, ingénieurs pédagogiques ou personnes issues du monde de la formation », énumère Clément.

REPORTAGE_REU
Ici, le management se fait à l’horizontale : tout le monde est autonome et responsable.

Carlos par exemple se présente comme « expert en neurosciences ». Sourire vissé aux lèvres, couronne sur la tête (il a eu la fève !), il travaille en ce moment sur une « solution digitale pour les formateurs, afin d’accompagner les gens sur leurs compétences cognitives ». La première version devrait être disponible en mai pour le marché national. Quelques secondes après, il a déjà disparu pour plancher derrière son Mac.

MySG s’est propulsée aux quatre coins du monde, lors de salons à Paris, Las Vegas, Lisbonne ou encore Londres. Montrer son savoir-faire et étoffer le porte-feuille clients avec Sanofi, SNCF ou encore le Ministère de l’Intérieur. Pour ce dernier, My-Serious-Game « a conçu un “ jeu ” pour voir comment réagir en cas d’attaque terroriste », explique Clément. Pour Bouygues Construction, « on a fourni une formation digitale pour que leurs équipes partagent les valeurs de la société. On a ainsi modélisé un chantier dans lequel le collaborateur pouvait s’immerger ».
Il y a également leur gros bébé, IFSImulation, une simulation 100 % digitale dédiée à l’application de prescriptions médicales pour un apprentissage par la pratique. Exit les faux mannequins pour s’entraîner : ici, l’étudiant(e) infirmier(e) évolue dans un environnement 3D et applique les méthodes apprises en formation.

Mais face à « un marché qui bouge vite », My-Serious-Game a les yeux rivés vers le futur. Déjà parce qu’elle vient tout juste de lever 3 millions d’euros auprès de trois fonds d’investissement. Ensuite, parce qu’elle va ouvrir des locaux à Paris prochainement. Et enfin, parce qu’elle vise un gros projet d’internationalisation.
« On est leader sur le secteur national mais on veut désormais l’être au niveau européen », annonce Clément. Leur projet ? Une solution basée sur l’intelligence artificielle. Rendez-vous à l’été 2019.

> My-Serious-Game sera présent au Vinci le 24 janvier au Human Tech Days et les 30 et 31 janvier au Learning Technologies de Paris.

REPORTAGE_AMBIANCE
Une entreprise à l’esprit startup : ça se voit dans l’aménagement du plateau de travail !

Reportage : Aurélien Germain
Photos : Aurélien Germain & My-Serious-Game

Roman Rouzine, guitar hero

À 29 ans, le Tourangeau Roman Rouzine, prof de guitare à Tous en scène et compositeur, manie la six-cordes comme un virtuose. Son prochain album se veut encore plus ambitieux. Rencontre avec un passionné.

Roman Rouzine (Photo crédit Clément Lebraud)
Roman Rouzine (Photo crédit Clément Lebraud)

« En ce moment, effectivement… c’est le rush ! » Roman Rouzine est dans le jus. En ce jour d’interview, le studio l’attend juste après.

C’est que son futur bébé, le bien nommé « Humans », est en pleine gestation : c’est son second album et il doit atterrir dans les bacs en mars 2019. Un deuxième disque sur lequel ce guitariste franco-ukrainien se dit « plus libre ». Bien différent du premier, paru en 2014 : « On ne me connaissait pas, je devais faire mes preuves. Maintenant, je me fiche qu’on me dise que je joue bien, je veux surtout provoquer des émotions. »

Il faut dire que Roman n’est pas un manche à la guitare… C’est un virtuose, même si, modeste, il ne semble pas être très friand du terme. Son jeu donne le vertige. De la musique instrumentale, certes, mais sa guitare est lyrique, composée comme un chant. Maîtrise et aisance. Le musicien a rapidement progressé, alors qu’il n’a débuté qu’à 17 ans.
La guitare classique, sur laquelle il commence, ne lui plaît guère. La méthode conservatoire ? Pas son truc. « J’étais plus AC DC et Led Zep’ ! », raconte-t-il. Alors avec un ampli, c’est tout de suite mieux ! Il continue ses cours guitare électrique en main.

Musique cinématographique

Puis tout va vite : il intervient dans le prestigieux magazine Guitar Part à 21 ans seulement. Le monde de la six-cordes le remarque. Les sponsors français aussi. Et même une marque internationale : Ibanez l’accepte comme l’un des ambassadeurs et « l’endorse ». Des « grattes » idéales pour y plaquer son style. « J’ai une base metal, surtout sa branche symphonique. Et la musique classique me fascine. Aujourd’hui, je pratique un mélange d’influences classiques comme le violoniste David Garrett, du rock et du metal comme Adagio ou Patrick Rondat qui m’a beaucoup appris, mais également des compositeurs de films, avec Hans Zimmer par exemple. »

Ce côté cinématographique, on le retrouvera dans le prochain album de Roman. « Il comporte une ambiance blockbuster américain, c’est plus chaleureux », se réjouit-il. Rendu possible grâce à une campagne de crowdfunding (l’artiste a collecté 3 325 € !), ce disque « raconte des choses de ma vie. Il y a aussi une réflexion autour de l’Ukraine, mon pays natal. Cette musique sera plus intense, tout en restant sophistiquée ».

Moins de fougue dans la guitare, mais une exigence et un niveau toujours élevés. Alors la question nous taraude. Titiller Roman en lui demandant ce qui est le plus important : la technique… ou le groove ?
« Rien ne prévaut. L’important, c’est l’intention de jeu, pourquoi on joue de cet instrument à ce moment : là, on transmet des émotions. Le groove et le feeling le font, mais si on ne travaille pas sa technique, on raconte mal », explicite Roman. « En fait, c’est comme écrire un bouquin qui aura beau être le plus génial du monde, si tu es nul en grammaire et en orthographe, on ne te comprendra pas. »

> romanrouzine.com et facebook.com/romanrouzine

L’Alchimiste : l’éditeur de l’imaginaire

La maison d’édition L’Alchimiste s’est installée en Touraine. Son credo ? L’imaginaire comme questionnement du réel avec, notamment, science-fiction et fantasy au programme. Le tout dans une démarche écolo !

NEWS_ALCHIMISTE

Publier peu, mais mieux. » Lionel Cruzille, un auteur qui s’est lancé dans l’aventure de l’édition, sait ce qu’il veut et où il va. Accompagné d’Étienne Ramond et Marie Noël, il vient de créer la maison d’édition L’Alchimiste, à Genillé près de Loches.

Les trois compagnons voulaient opter pour une ligne éditoriale originale : « Notre leitmotiv ? L’imaginaire comme questionnement du réel. Car on aime tous réfléchir sur le monde. » Des ouvrages qui poussent à s’interroger, donc. Centrées sur l’imaginaire, l’humain et la vie intérieure, les éditions L’Alchimiste proposent un catalogue allant du fantastique à la science-fiction (« Regardez comme les uchronies ou les dystopies nous poussent à réfléchir », rappelle Lionel Cruzille), en passant par la fantasy ou le développement personnel.
« On publie ce qui touche à la quête intérieure à travers des fictions ou des essais », résume l’éditeur.

Une dizaine d’ouvrages sont déjà disponibles, que ce soit en version papier ou en format numérique. Parmi eux, Cartographie du désastre, un recueil de nouvelles SF signé Cyril Amourette et véritable carton des éditions L’Alchimiste. Ou encore Arrête Margaret d’Adeline Russier, livre feel-good sur une râleuse qui doit arrêter de… se plaindre !

Une démarche écolo et environnementale

Mais au-delà d’une ligne éditoriale qu’elle qualifie « d’audacieuse », la maison d’édition a également souhaité s’associer à une démarche « écologique et environnementale ». Consigne a donc été donnée de fonctionner avec l’impression à la demande – P.O.D pour les intimes – pour se glisser au mieux dans cette approche écoresponsable.
« Énormément de livres sont amenés au pilon », se justifie Lionel Cruzille, rappelant qu’un livre sur quatre est détruit. Soit 142 millions d’ouvrages par an. « Une absurdité » qui l’a poussé à imprimer à la demande, afin d’éviter les stocks inutiles et répondre rapidement aux demandes des lecteurs.
« Tant de livres sont stockés pour rien. C’est un vrai problème et ça coûte cher. C’est un immense gâchis. On ne peut pas continuer des tirages délirants qui finissent à la poubelle. » Zéro stock, zéro destruction et moins de déchets. De quoi sortir les créateurs de L’Alchimiste d’un système qui leur déplaisait : « On voulait être libres… »

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Un exemple des livres disponibles chez L’Alchimiste.

Cette liberté, elle les a également menés à découvrir d’autres auteurs et à s’ouvrir. Il suffit de farfouiller quelques secondes sur le site de la maison d’édition pour découvrir la rubrique « Envoyer un manuscrit ». « N’importe qui peut nous envoyer son ouvrage. Je suis d’ailleurs étonné : on en reçoit pas mal de toute la France et même du Québec ! Notre comité de lecture, composé de 7 ou 8 personnes, se réunit et fait le tri pour sélectionner les auteurs que l’on éditera. » Ainsi, qui sait, les éditions L’Alchimiste trouveront peutêtre leur Coelho à elles ?

> A retrouver sur Facebook et sur Internet 

Deux jours de hackathon pour défier le VIH

Dans le cadre de la prochaine journée mondiale de lutte contre le SIDA, un hackathon VIH est organisé à Tours. Objectif : inventer les solutions qui permettront de mieux prévenir et de mieux soigner la maladie.

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En France, la région Centre-Val de Loire est la deuxième région où l’on détecte le plus de nouveaux cas de VIH après l’Île de France. Il faut donc, encore et plus que jamais, se mobiliser d’après l’association VIH Val de Loire.

À ce propos, et dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida, un Hackathon VIH, baptisé Vihack, est organisé à Tours les 29 et 30 novembre, au HQ.

Cet événement doit réunir une centaine de participants (personnels de santé, étudiants en nouvelles technologies ou encore membres d’assos LGBT) afin de réfléchir ensemble et « d’inventer les solutions qui demain permettront de mieux prévenir et soigner la maladie », indique-t-on.

Organisés par le CHU et le Corevih, ces « deux jours d’effervescence collective » s’adressent à quiconque souhaite s’investir, tout en étant capable de travailler en équipe. C’est la première fois qu’est mis en place ce Vihack dans la région.

> Informations sur facebook.com/VIHValdeLoire

« Les auteurs de polar ont le courage de l’imaginaire »

Tourangelle d’origine, Sophie de Lamarlière a cofondé Mirobole Editions en 2013. Sa maison offre une large place au roman noir étranger. Trois questions à une éditrice passionnée.

UNE PRINCIPALEPourquoi avoir choisi d’éditer en priorité des auteurs étrangers ?
C’est une envie de voyager, j’ai appris beaucoup de choses et je me suis imprégnée de cultures étrangères que j’ai découvertes en lisant des écrivains de différents pays. Nous avons résumé ce point de vue avec notre base line, « voyages littéraires en terres étrangères ». Mirobole Editions propose trois collections : Horizon noir, Horizon pourpre et Horizon blanc. En terme de polars, beaucoup de choses me semblaient encore à faire. La France se limitait trop aux auteurs anglo-saxons ou nordiques, c’était dommage de ne pas faire entendre d’autres voix.

Tous les livres édités par Mirobole témoignent d’un certain surréalisme, un trait rarement lié au genre du polar en France.
On a l’habitude de voir le réel à travers beaucoup de barrières mentales, cette espèce de surréalisme permet de les lever. Le polar n’est pas forcément morbide ; il porte aussi une part de critique sociale, politique, humaine. Nos auteurs portent un regard acéré sur la réalité, ils racontent la noirceur par le biais de l’humour, du cocasse, du burlesque ; cette alternance de regards, parfois mélangés, est une richesse.
Elle permet d’aller au bout d’un supposé narratif, de la folie via un personnage, de parler de no man’s land sociaux… Pousser les choses à l’extrême permet de partir très loin dans l’imaginaire, dans la critique, de retourner les préjugés.
Dans Un été sans dormir, Bram Dehouk (qui a reçu le prix du meilleur premier roman noir néerlandophone) gratte le vernis d’une population réputée sans histoire, dans une petite ville de Belgique : ce qui apparaît est loin des apparences !

Comment expliquez-vous le succès grandissant du polar ?
La littérature est un pacte avec le lecteur : « Je vais te raconter une histoire et on va faire mine que c’est vrai. » Dans le polar, ce pacte est clair, il s’agit de faire passer des nuits blanches au lecteur. Les auteurs de polar assument leurs ficelles, même si les très bons auteurs explosent toujours un peu les genres et mélangent différents styles.
Il y a deux écoles dans le polar français, le roman noir toise le thriller mais c’est dommage car on lit tous ce genre pour le suspense, on a envie de connaître la suite, de savoir si l’assassin va être arrêté ou si l’héroïne va être tuée. Un polar haletant, il n’y a rien de mieux ! Le suspense est un code intrinsèque au polar. Toute la vie des personnages tourne autour, le livre devient un manège et le lecteur est obligé de monter dedans. En France, trop d’auteurs ont oublié l’art de la narration, ils ont abandonné les lecteurs en allant vers l’auto-fiction. Les auteurs de polar ont le courage de l’imaginaire.
Mais les réticences du milieu littéraire à l’égard du polar sont en train de tomber. L’Affaire Joël Dicker a eu le prix de l’Académie française et nos auteurs ont parfois leur place sur les tables de littérature.

MIROBOLE

Polar sur Loire : troisième édition

En deux ans, Polar sur Loire est devenu le point de convergence des plumes du Val de Loire. Samedi 24 novembre, vingt-trois auteurs seront réunis salle Ockeghem pour rencontrer leurs lecteurs.

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(Photo © Serge Bodin/Polar sur Loire)

Historiques, futuristes, comiques ou carrément flippants : les romans noirs présentés ce samedi à Tours ont tous un point commun, la région. « Tous les auteurs vivent ou écrivent sur le Val de Loire, explique Claudine Chollet, l’une des organisateurs.

L’idée du salon est née en discutant avec Denis Soubieux au Chapiteau du livre ; nous avons réalisé que nous étions beaucoup d’écrivains de polars en Touraine et avons décidé de créer un salon qui permette aux adeptes de ce genre de rencontrer des auteurs locaux. »

Les romancières Nicole Parlange et Béatrice Egémar les rejoindront dans ce projet et dès la première année, la rencontre trouve son public. Le choix de la salle Ockeghem, centrale et pleine de charme, contribue au succès. Du coté des auteurs, ils apprécient unanimement l’ambiance bon enfant, la proximité avec les visiteurs et la possibilité de se rencontrer entre « collègues ». « Tous les auteurs sont les bienvenus, souligne Denis Soubieux, pourvu qu’ils nous contactent directement et qu’ils aient un lien avec la région. En revanche, la taille de la salle limite le nombre d’inscrits à 24. »

Des romanciers présents les deux premières années ont ainsi accepté gentiment de céder leur place à de nouveaux venus. Au menu de cette troisième édition : dédicaces et échanges, bien sûr, mais aussi des directs sur les radios locales, une table ronde sur le thème des couleurs du polar et deux causeries avec les invités d’honneur, Éric Giacometti et Éric Yung.

La petite équipe, qui tient à rester indépendante, n’a pas souhaité demander de subventions. Elle est soutenue par l’association Signature Touraine, un viticulteur local et la Caisse d’Epargne. Preuve que la manifestation commence à rayonner : la cinémathèque a organisé cette année une projection en écho au salon et la médiathèque de la Riche a consacré la journée du 17 novembre à des lectures autour de Polar sur Loire.

> Sur Internet et sur Facebook

LES AUTEURS PRÉSENTS

Gino Blandin, Emmanuel Bonhomme, Jérémy Bouquin, Norbert Chadourne, Christian Chaillet, Claudine Chollet, Monique Debruxelles, Jean-Noël Delétang, Alain Denis, Michel Douard, Béatrice Egémar, Vianney Frein, Sylvain Gillet, Jean-Luc Houdu, Jean-Noël Lewandowski, John Erich Nielsen, Nicole Parlange, Dominique Play, Jean-Paul Robert, Jean-Michel Sieklucki, Denis Soubieux.

LES ANIMATIONS

> 11 h : « La couleur dans le polar » , table ronde animée par Cécilia, du blog littéraire Between in the Books
> 15 h : Rencontre avec Éric Giacometti, animée par Chloé, du blog littéraire Somewhere Over the Tea pot.
> 16 h : Rencontre avec Éric Yung Un libraire indépendant assure la vente des ouvrages.

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Plongée dans le noir avec les auteurs de polar

Ils étranglent, découpent ou kidnappent des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants chaque année… pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs. Qu’est-ce qui fait vibrer les auteurs de polars ?

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On dit d’Agatha Christie qu’elle est la femme à qui le crime a le plus rapporté. Quarante ans après sa mort, Le Masque, son éditeur français, en vend chaque année 50 000 exemplaires. Un roman sur quatre vendu en France est un polar et Quai du Polar, à Lyon, a réuni 80 000 passionnés en 2017.

Ce succès ne date pas d’hier, rappelle le sociologue et romancier Michel Moatti : Conan Doyle a ressuscité Sherlock Holmes sous la pression populaire ! « Le policier fonctionnait bien, puis le néo polar est arrivé en apportant une autre dimension, des personnages plus ancrés dans la société. Avec le thriller, le genre est devenu plus violent, peut-être une manière d’exorciser le réel, de s’accoutumer et d’apprivoiser la mort. »

Ce roman n'a ni auteur ni titre. Il est d’autant plus drôle de voir un deuxième tome publié avec cette accroche : « par l’auteur du livre sans nom »
PAS D’AUTEUR ET PAS DE
TITRE – LE LIVRE SANS NOM
Oui, ce roman présente cette
double particularité. Il est d’autant
plus drôle de voir un deuxième
tome publié avec cette accroche : « par l’auteur du livre sans nom »

Horrifique, économique, historique, fantastique ou humoristique, le polar est devenu une planète à lui tout seul. Mais à quoi rêvent ses auteurs ? Cofondatrice du Salon Polar sur Loire, Claudine Chollet est tombée dans le polar par hasard, en écrivant un « Poulpe ». « J’ai écrit sans aucune pression et je me suis tellement amusée que que j’ai décidé de continuer. » Elle imagine alors le personnage de Polycarpe Houle et bâtit une série de cosy mystery à la sauce tourangelle, un genre qui plaît de plus en plus. Quel qu’il soit, le polar exige une intrigue serrée et une ambiance.
C’est ce qui a poussé Hervé Commère à le choisir. « Je suis parti dans tous les sens quand j’ai écrit mon premier roman, nous confie-t-il en riant. Je me suis dit qu’avec un polar, je serai obligé de suivre le fil. » Cet auteur plusieurs fois primé est guidé par une seule envie : celle de raconter des histoires. « Certains confrères pensent changer le monde, je n’ai pas du tout ce sentiment, même si je décris parfois des enjeux sociaux. Je veux juste embarquer le lecteur dans une histoire haletante. »

Ce plaisir dans l’écriture est revendiqué par tous les auteurs que nous avons rencontrés. « Ce qui est intéressant, c’est de monter cette histoire qui vous appartient », explique Nicole Parlange, auteure de romans historiques. « J’écris d’abord pour ma femme, pour moi, et si le lecteur s’est marré, ça me suffit », affirme Michel Douard. Rédacteur pour des agences de communication, il est devenu romancier pour fuir les contraintes. « En France, on a du mal à mélanger les styles, analyse-t-il, mais la vie n’est pas simpliste. Elle est dure, oui, mais aussi très drôle, tendre… »

L’AUTEUR QUI N’EXISTE PAS – RICHARD CASTLE Il a sa page sur le site Babelio et sur Wikipédia, on le trouve dans toutes les librairies… mais il n’existe pas. Ou plus exactement, Richard Castle est le héros d’une série à succès, transformé en auteur, comme une mise en abîme. Son 3e roman gagnera même la tête des ventes aux États- Unis ! Le véritable écrivain qui lui prête sa plume, lui, reste inconnu.
L’AUTEUR QUI N’EXISTE PAS –
RICHARD CASTLE
Il a sa page sur le site Babelio et sur Wikipédia, on le trouve dans toutes les librairies… mais il n’existe pas. Ou plus
exactement, Richard Castle est le héros d’une série à succès, transformé en auteur, comme une mise en abîme. Son 3e roman
gagnera même la tête des ventes aux États-
Unis ! Le véritable écrivain qui lui prête sa plume, lui, reste inconnu.

Malgré les contraintes narratives, les auteurs de polars se sentent plus libres, y compris d’aborder des thèmes qui dérangent. À l’heure où les éditeurs s’interrogent sur l’embauche de sensitivity readers, le polar apparaît comme une terre de liberté et fait (presque) tout passer. Sergio Luis, un auteur tourangeau qui connaît un beau succès par le bouche à oreille, aime « décrire les situations qui grattent. Le polar offre un imaginaire infini, il permet de naviguer entre les relations humaines. Quand on me dit qu’un thriller, ce n’est pas du Zola, je réponds : non, et ce n’est pas du tout mon but, même si je fais très attention au style et j’essaie de progresser dans mon écriture à chaque roman. J’ai atteint mon but quand un lecteur éteint sa lampe de chevet à 2 heures du matin parce qu’il voulait connaître la fin de mon roman. »

« Beaucoup considèrent encore le polar comme de la sous-littérature. J’ai envie de leur dire : ouvrez un polar. »

Éducateur le jour et écrivain la nuit, Jérémy Bouquin défend l’accessibilité du polar. « Ce genre est populaire et doit le rester. La lecture est tellement élitiste ! Le lecteur n’a pas peur d’ouvrir un polar parce que c’est une littérature du réel, qui mélange les faits-divers et une écriture simple, avec des personnages accessibles. On y trouve du sang, du sexe, de l’humour… ça parle à tout le monde. »
Le ludique peut avoir un côté pédagogique, rappelle-t-il : « Le polar embrasse tous les genres et tous les secteurs. Tom Clancy, Gérard de Villiers, abordent des sujets géopolitiques bien réels et très documentés, Jean-François Parot fait entrer le lecteur dans une période historique. »

Pour Claire Bréton, responsable du rayon Noir à La Boîte à livres, la grande force des auteurs de polar est de savoir raconter des histoires. « Le lecteur veut déconnecter. Ces romanciers sont plus irrévérencieux, ils osent le politiquement incorrect et leurs œuvres sont moins psychanalytiques que dans la littérature blanche. » Les personnages ne doivent pas être simplistes pour autant car ils sont la clé de l’œuvre et il faut leur donner un verbe propre, souligne Jérémy Bouquin.

FAUSSES COUV’, VRAIES PRINCESSES NOUVEAU LOOK POUR UNE NOUVELLE VIE L’illustrateur Astor Alexander s’est amusé à intégrer les princesses Disney à des polars des années 50. Un exercice de style réussi, à retrouver sur son compte instagram : astoralexander. Et c’est génial !
FAUSSES COUV’, VRAIES PRINCESSES NOUVEAU LOOK POUR UNE NOUVELLE VIE
L’illustrateur Astor Alexander s’est amusé à intégrer les princesses Disney à des polars des années 50. Un exercice de style réussi, à retrouver sur son compte instagram : astoralexander. Et c’est génial !

« Beaucoup considèrent encore le polar comme de la sous-littérature. J’ai envie de leur dire : ouvrez un polar », s’indigne Marie-Eve Descombes. Auteure du blog Mademoiselle Maeve et jurée pour plusieurs prix littéraires nationaux, elle a plongé dans le roman à mystères dès qu’elle a su lire. « Ellory, Franck Bouysse, Sandrine Collette… ont une vraie écriture. La construction psychologique des criminels comme des victimes est essentielle et le roman noir suit les évolutions de la société. Armand Gamache, l’inspecteur canadien créé par Louise Penny est loin du flic alcoolique et largué. »
Elle ne juge pas pour autant les clichés rédhibitoires. « Certains livres sont comme des pantoufles, tu sais où l’auteur va t’emmener. Il y a un certain snobisme à dénigrer les auteurs populaires mais l’essentiel est d’avoir du plaisir à lire. Et c’est triste de devoir défendre ses goûts ! »
Michel Moatti regrette lui aussi cette barrière artificielle : « Jean-Patrick Manchette, publié dans la Série noire, a un excellent niveau littéraire et méritait largement un prix, Modiano est souvent proche du roman d’angoisse. » Ce snobisme va parfois très loin. Pierre Lemaître, l’auteur du best seller Au-revoir là-haut, avoue avoir quitté le polar « pour devenir enfin un écrivain » et gagner la reconnaissance du milieu littéraire.

Pourtant, si « Gaston Leroux rêvait d’égaler Flaubert, c’est le Mystère de la chambre jaune qui l’a fait entrer dans l’Histoire », sourit Claudine Chollet. Et bien des héros de « blanche » ont disparu quand Miss Marple et Sherlock Holmes ont survécu. Noire ou blanche, quand la littérature est bonne, elle est bonne.

Aurélia Mengin pose sa caméra en Touraine pour Fornacis

Pour son dernier film, Fornacis, la réalisatrice réunionnaise Aurélia Mengin a intégralement tourné en Touraine, de Chambray à Athée-sur-Cher en passant par la forêt d’Amboise. Quand la région et le cinéma de genre font bon ménage…

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La réalisatrice Aurélia Mengin

Vous êtes habituée à tourner à La Réunion ou à Paris. Pourquoi avoir choisi la Touraine pour Fornacis ?
Au départ, je devais réaliser Fornacis à Munich. Les repérages et le casting étaient même déjà faits. Mais je me suis rendue compte qu’il serait financièrement difficile d’emmener toute mon équipe technique française et le matériel. Mon sound designer Nicolas Luquet, qui est Tourangeau, m’a alors proposé de tourner chez vous : s’y trouvaient les lieux de son enfance et de sa grand-mère Mauricette, de grands hangars complètement dingues que j’ai pu transformer. Je suis également tombée en extase sur les routes d’Athée-sur-Cher et la Forêt d’Amboise. Là, je me suis dit : ok, c’est bon ! Il fallait réussir à transformer ces lieux pour les amener dans mon univers. C’est important de mettre mon empreinte des îles dans un paysage français.

Dans une interview à Cinéma Fantastique, vous parlez de « la velouté des paysages de Touraine ». Qu’entendez-vous par là ?
La Touraine possède une lumière veloutée et douce. En filmant des acteurs, les ombres sont douces, la lumière est diffuse sur leur visage. Lors du tournage, il y avait une douceur malgré la canicule [il s’est déroulé d’août à septembre 2016 – NDLR]. Mais ce n’est pas agressif comme chez moi à La Réunion, où le soleil éclabousse tout.

FORNACIS de Aurélia Mengin - Photo 7

Quels ont été les lieux retenus ?
Il y a donc Athée-sur-Cher. D’ailleurs, le maire et l’adjoint à la culture ont été hyper enthousiastes. Ils ont bloqué les routes et installé des groupes électrogènes. On aperçoit également beaucoup la forêt d’Amboise. Il n’y en a pas de telles à La Réunion où c’est trop verdoyant ! Là, l’architecture des troncs et la verticalité de la forêt m’a plu. Ça se traduit dans Fornacis qui est compartimenté en sept chapitres sur le deuil. J’ai aussi filmé des paysages de Chambray-lès-Tours pour des couchers de soleil et pour les intérieurs. C’était génial, car certains habitants disaient : ‘’Oh, il y a un film d’horreur dans les maisons !’’. Parfois, après une scène, ma comédienne entrait dans un café avec sa grosse cicatrice ! (rires)

Dans vos films, la lumière est un personnage à part. Comment avez-vous abordé cet aspect avec les couleurs de notre région ?
Ça n’a rien à voir avec La Réunion, mais ça a marché à merveille. Le chef opérateur a assuré. Il y a une création de la lumière aboutie, des néons visibles comme le film Neon Demon. Il n’y a pas de dialogues dans Fornacis, les acteurs parlent avec leur corps. La création sonore et la composition sont importantes. Un gros étalonnage a été réalisé pour les extérieurs. Le ciel bleu de Touraine de départ est ici électrique. Il fallait bien filmer le coin et l’amener dans mon univers caniculaire. J’aimerais que les Tourangeaux voient Fornacis : vont-ils reconnaître les lieux filmés ?

Fornacis signifie « fournaise ». C’est un film sulfureux ?
Fournaise, c’est l’image du volcan. Dans Fornacis, l’héroïne développe une maladie – imaginaire ou pas ? – se transforme, sa peau brûle et se change en sable noir. C’est l’incandescence de l’amour. L’amour-haine est dévastateur mais beau. Le côté sulfureux ne vient pas de la mise en scène des corps : il y a du désir, mais c’est un désir contrarié. C’est brûlant, mais glaçant.

FORNACIS de Aurélia Mengin - Photo 9

Côté casting, y a-t-il eu des collaborations avec des gens d’ici ?
Oui, tous les figurant(e)s sont Tourangeaux. Il y a par exemple un couple gay de Tours qui a fourni un travail exceptionnel et qui a répondu présent suite à une annonce parue dans tmv ! Seuls les acteurs principaux ne sont pas de Touraine. Sinon on a travaillé avec un garage de Tours, Emmaüs Touraine, etc. Dans l’équipe technique, mon assistant David Roulet est Tourangeau, tout comme la maquilleuse Sandrine Legrand et bien sûr Nicolas Luquet au son.

Vous jouez avec la fantastique Anna d’Annunzio. Comment s’est faite la collaboration avec elle ?
Il y a eu un truc avec elle. Elle a tout amené en douceur. Elle apporte une féminité au spectre. Le casting a été facile, l’osmose parfaite. Emmanuel Bonami, par exemple, joue d’habitude des personnages durs. Mais là, c’était touchant, il joue sur sa féminité, il a cassé sa carapace. On questionne la notion de « genre ».

FORNACIS de Aurélia Mengin - Photo 2

Le film commence à tourner en festival…
Oui ! Fin septembre, Fornacis a reçu le Prix de la mise en scène lors de la 30e édition du Festival international du cinéma de Girona en Espagne. Et on part le présenter en Roumanie mercredi ! [interview réalisée le 10 octobre – NDLR]. J’ai également appris qu’il serait en compétition en Inde en novembre.

Alors qu’en France…
Eh bien malgré ça et les bonnes critiques, en France, aucun festival ne l’a encore pris. C’est un film indépendant et autoproduit : ça pose problème ! La France est aux abonnés absents. On fait tout tout seul : je n’ai pas de distributeur – d’ailleurs, j’en recherche un ! – ce qui n’est pas évident, car ils ont du réseau. Nous, on arrive comme des outsiders ! (rires) Et sans piston. C’est dingue que personne ne se réveille ici, même si je le sais, mon cinéma est moins facile à vendre.

Parce que la France est frileuse sur le cinéma de genre ?
Ce n’est même plus être frileux à ce stade… Le cinéma indépendant est toujours tenu par les mêmes gens. S’ils ne nous ouvrent pas leurs portes, on crève la gueule ouverte.

L’idéal, maintenant, serait également de le proposer aux cinémas Studio, à Tours, non ?
Oui, je rêve de pouvoir le présenter au festival Désir…Désirs ! Fornacis a tous les éléments pour aller dans ce festival. En plus, ce serait une première française… et dans la région où j’ai tourné !

LA CRITIQUE DE FORNACIS

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On avait laissé Aurélia Mengin en 2015 avec Adam moins Eve, court-métrage archi-stylisé se déroulant dans un univers post-apocalyptique et qui nous avait durement accroché la rétine au Festival Mauvais Genre de Tours.
Cette fois, la réalisatrice réunionnaise, également organisatrice et maman du festival Même pas peur, revient derrière la caméra… mais pour se frotter à l’exercice du long-métrage. Fornacis suit Anya, jeune femme endeuillée et obsédée par la disparition de Frida, sa compagne. Dans son roadtrip, elle voyage avec une urne. Rongée par la tristesse, Anya va basculer dans un monde confus, parallèle, où souvenirs et souffrances s’épousent, et où elle va rencontrer Wolf. Deux âmes égarées…

Disons-le tout de go : Fornacis n’est pas forcément facile d’accès pour tout le monde. Mais c’est pourtant là l’un des points forts du film. Car Aurélia Mengin, fidèle à ses habitudes, offre un véritable spectacle psychologique, qui bouscule, chamboule. Décalé mais authentique, particulier mais exigeant. En un mot, Fornacis est original.
Dans cette plongée radicale intégralement tournée en Touraine, la cinéaste offre une expérience perturbante. L’image du deuil est partout, tout le temps, avale l’image constamment. Le désir est au cœur de la Mort, Aurélia Mengin filme l’ensemble avec brio.

Esthétiquement sublime, Fornacis possède sans conteste la patte reconnaissable de sa génitrice : lumières saturées, travail sur l’image comme pour de la peinture, utilisation de néons… Jouant sur les symboles et l’ambiguïté, le film se rapprocherait presque de l’art contemporain, monde dans lequel a d’ailleurs baigné grâce à son père. Quasi « arty » dans son approche, le long-métrage se vit également à travers le son – que d’expérimentations ! – qui pourrait même être perçu comme un personnage à part (ce cri strident…).

Ce cinéma complexe ne serait cependant rien sans son casting. On retrouve ici l’incroyable et spectrale Anna d’Annunzio (vue dans L’Étrange Couleur des larmes de ton corps), Philippe Nahon et son regard bleu terrifiant (même si son chapitre est toutefois un poil plus fragile que les autres) ou encore un Emmanuel Bonami à contre-emploi.
Enfin, impossible de faire l’impasse sur la réalisatrice elle-même, Aurélia Mengin étant aussi actrice et jouant ici le rôle d’Anya. Solaire et magnétique, à la fois torturée et sensuelle, elle représente à merveille les notions d’amour et de deuil. Les deux traits (d’union) de cette néo-tragédie grecque dévorante.

Save the date : Mon été en vidéo

Vous connaissez « Mon été en vidéo » ? On vous en dit un peu plus. Et surtout, restez connecté(e)s… !

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C’est mon été, c’est une série de vidéos diffusées sur la page Facebook de tmv.
Dans chaque vidéo, un professionnel du tourisme en Indre-et-Loire ou un peu plus loin, dispose d’une minute pour présenter son site ou son événement.

Ces vidéos seront diffusées dans les jours qui précédent la sortie de notre dernier numéro de la saison et qui est un numéro spécial été pour aider nos lecteurs à profiter au mieux des beaux jours (psst, pour info, il paraîtra le 11 juillet).

En septembre dernier, tmv avait organisé une opération du même type pour permettre aux acteurs de la culture tourangelle de présenter leur saison (Si vous voulez revoir ce que ça donnait, c’est là …)

Évadez-vous : les bonnes idées d’escapades

Envie de prendre le large, mais pas trop loin de Tours ? Tmv a concocté un numéro spécial cette semaine, avec les bonnes idées de virées en Touraine.

Vous avez la journée devant vous ? Voire, soyons fous, le lendemain de libre ? (mais oui, c’est les vacances !).
Tmv vous donne les bons plans et les bonnes idées pour vous offrir une petite escapade sympathique sans forcément faire des kilomètres et des kilomètres…

Au choix : partir en solo, en amoureux, ou en famille, mais aussi des virées pour les amoureux de la nature ou de bon vin.

 

Le numéro est à télécharger JUSTE ICI ou se retrouve, en version print, partout en ville !

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Amnesty International cherche des jeunes à Tours

L’antenne Jeune d’Amnesty International Tours recherche de jeunes volontaires, âgés de 15 à 25 ans.

10806483_654085784700931_6247135359133421966_nL’antenne jeune d’Amnesty International à Tours veut injecter un peu de sang neuf dans son équipe.
L’ONG reprend donc du service et cherche de nouveaux bénévoles.

Menée depuis octobre 2017 par Maxime Gresse, l’antenne jeune locale organise régulièrement diverses actions. Ont notamment été lancés, des cafés- débats, quiz ou autres campagnes de signatures et expositions récemment, à l’initiative d’étudiants de l’IUT de Tours.

Mais « l’équipe a besoin de s’agrandir », comme le souligne l’équipe de communication, gérée par un groupe de quatre étudiants en DUT Info-Com. Elle pourra ainsi « participer à des manifestations, représenter l’ONG sur les festivals, s’impliquer dans des flashmob, organiser des projections- débats ». Les jeunes de 15 à 25 ans, intéressés pour intégrer l’antenne de Tours, sont invités à contacter l’équipe (1).

Pour rappel, Amnesty International se bat pour faire respecter les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

(1) Contact : amnesty.ajtours@ laposte.net ou sur facebook.com/amnesty.tours

Festival Super Flux : on y va ?

Des « super » artistes qui se déplacent, tel un « flux » musical de salles en salles… C’est encore le leitmotiv de cette 5e édition pas si superflue que ça, du 17 au 22 mars.

Êtes-vous prêts à entrer dans un tunnel de création contemporaine ? Tour à tour, les festivals Superflux, Spot et Wet vont faire découvrir aux Tourangeaux des artistes plus surprenants les uns que les autres, pendant presque dix jours. Et on commence par des performances coproduites par le Petit Faucheux, scène de jazz à Tours et Le Temps Machine, salle de musiques actuelles à Joué-les-Tours, du 17 au 22 mars. « Musiciens, vidéastes, plasticiens… on mélange les disciplines pour Super Flux », présente la directrice du Petit Faucheux, Françoise Dupas.
Voici nos coups de cœur.

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PHOTO CORENTINFOHLEN/DIVERGENCE

SONORE BORÉALE

On a tous tapé des doigts sur la table. Sylvain Lemêtre lui, a fait d’une table en bois un instrument de percussion muni d’une batterie (de cuisine). Un concert percuté et parlé, qui raconte une histoire déjantée. Le début d’une journée de performances qui se terminera avec l’Espagnol Borja Flames.
> Samedi 17 mars, aux Arcades Institute à Tours, à 15 h. Tarif : 5 €.

LUTH SPECTRAL

Instrument du Moyen Âge, le luth ne sonnera pas tellement baroque cette fois, ce serait trop simple. Dans un solo tout à fait étonnant, le Hollandais de New York, Jozef Van Wissem, revisite le genre. Il a été porté sur la scène mondiale grâce à la BO du film Only lovers left alive. Sa prestation sera suivie d’un concert de chant éthiopien.
> Dimanche 18 mars, à 16 h, au Château du Plessis, à La Riche. Tarifs : 12 € et 8 €.

LOW REALITY

Attention performance inédite et exclusive. Quand le dessinateur et vidéaste Nicolas Gaillardon rencontre le musicien Mogan Cornebert, ça fait des étincelles. Formé pour l’occasion, le duo présentera l’animation des dessins de Nicolas Gaillardon, réalisés en direct, sur le rythme de la batterie du jeune Tourangeau.
> Lundi 19 mars, 19 h, Atelier 9 à Tours. Entrée libre.

LE BALLON ROUGE

Parce que mercredi, c’est le jour des enfants, Super Flux propose un ciné-concert familial devant le Ballon rouge (1956), d’Albert Lamorisse. Un film de 36 minutes qui aborde l’enfance et ses petits désordres. La musique a été composée spécialement pour lui rendre hommage.
> Mercredi 21 mars, au Petit faucheux à Tours. Tarif : 5 €. À partir de 5 ans.

FOREVER PAVOT

À Super Flux, on ne fait rien comme tout le monde. Alors, on termine en beauté, un jeudi, au milieu de la semaine, par une grande fête au Temps Machine. Dans un style « rétro mais pas trop » des années 60, Forever Pavot nous fera remonter dans le temps.
> Jeudi 22 mars, à 20 h, au Temps Machine à Joué-lès-Tours. Tarifs : 14 € et 9 €.

Plus d’infos juste ICI

Connaissez-vous bien Tours ?

Tours est connue pour la richesse de son patrimoine, de son histoire et de sa culture. Mais saurez-vous trouver les réponses à nos énigmes ?

Tours vue du ciel. Photo d'archives.
Tours vue du ciel. Photo d’archives.

Vous pensez que Tours n’a aucun secret pour vous ? Vous en êtes bien sûr(e) ?

La ville renferme encore bien des secrets, même pour les plus fins connaisseurs de l’histoire tourangelle. Alors cette semaine, TMV vous propose de tester vos connaissances sur la ville. Culture, histoire, gastronomie : venez vous essayer grâce à ce quiz. Des origines de la ville à ses recoins cachés, de ses expressions à sa gastronomie, et de ses étudiants à ses écrivains célèbres, vous allez devenir incollable sur la Touraine.

Concentrez-vous. Vous êtes prêt(e) ? Alors c’est parti, il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le lien ci-dessous pour lancer le quiz.

Testez vos connaissances sur Tours

Clément Buzalka

Des clés pour vous aider à ne rien acheter de neuf en 2018

L’association Zero Waste France a lancé un grand défi : ne rien acheter de neuf cette année. Pour l’heure, quelques 5000 personnes sont inscrites dans l’hexagone. Nous avons concocté 5 astuces pour vous aider à réussir le défi. #EPJTMV

Sébastien Moreau, président de l'association Zéro déchet Touraine, encourage à suivre l'initiative de Zéro Waste France : rien acheter de neuf en 2018. Crédit : Alizée Touami
Sébastien Moreau, président de l’association Zéro déchet Touraine, encourage à suivre l’initiative de Zéro Waste France : rien acheter de neuf en 2018. Crédit : Alizée Touami

À Tours, l’association Zéro Déchet Touraine défend et soutient le projet. Créée il y a un an, elle interroge notre consommation. Son président, Sébastien Moreau, fait la guerre aux emballages et au plastique entre autres. Il nous glisse quelques solutions parmi les plus connues ou les plus originales pour réussir le défi.

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Sébastien Moreau distille quelques conseils supplémentaires. Zéro déchet Touraine compte multiplier les composts partagés, en bas des immeubles ou dans les écoles.
Le maître de conférences en biologie des organisations a conscience qu’il n’est pas toujours évident de se lancer dans l’objectif zéro déchet. Sébastien Moreau compte sur les marchés en attendant l’action des grandes surfaces.« Elles ont tout intérêt à aller dans cette démarche », poursuit-il. De quoi satisfaire les consommateurs.« Qui n’a jamais râlé contre les emballages ? »

Chez Sébastien Moreau, le père Noël a emballé des cadeaux dans du tissu pour mettre fin au gâchis du papier.« Il peut même être gardé par la personne qui reçoit le cadeau », ajoute-t-il.
Il conseille de mutualiser un maximum avant même de se jeter sur l’occasion. Sur sa boîte aux lettres, il indique les objets qu’il peut prêter à ses voisins. De quoi créer du lien social.

Valentin Jamin et Charles Lemercier


Gamètes : don de sperme et d’ovocytes, comment ça marche ?

Le don de sperme et d’ovocytes est peu connu. Tmv vous explique comment il se déroule dans la région, alors que les stocks ne suffisent plus à répondre à une demande accrue.

zefPOUR DONNER À QUI ?
En France, le don de gamètes (spermatozoïdes et ovules/ovocytes) est encadré par la loi pour l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il est anonyme et gratuit. Les couples hétérosexuels qui n’arrivent pas à avoir d’enfant de façon naturelle y ont recours lorsqu’un problème médical est avéré : infertilité, ménopause précoce, maladie génétique grave.
À ce jour, les couples de femmes homosexuelles et les mères seules ne peuvent donc pas y avoir accès, mais cela pourrait changer à l’occasion de la révision de la loi de bioéthique en 2018.

SUR QUELS CRITÈRES ?
En France, les futurs parents ne peuvent choisir leur donneur. Ce choix reste à la discrétion des médecins qui prennent uniquement en compte les caractères physiques des parents, tels que le groupe sanguin, la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. À Tours, les donneurs d’origines maghrébine et africaine sont vraiment recherchés pour aider des familles en attente de ces caractéristiques, moins nombreux.

OÙ SE RENDRE ?
Direction l’hôpital et plus précisément le Cecos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains).
Pour la région Centre, il faut se rendre à Tours, à l’hôpital Bretonneau, dans le secteur Médecine et Biologie de la Reproduction.

C’EST DÉJÀ FINI ?
En moyenne, un donneur permet de réaliser 40 paillettes de sperme. La loi limite à dix naissances réalisées par donneur. Une fois ces dix enfants nés, les paillettes restantes ne pourront plus être données. Un homme pourra réaliser trois dons maximum.

→PROFIL DU DONNEUR de

>Âgé de 18 à 45 ans.
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé.
>À Tours, ils ont en moyenne entre 19 et 44 ans et 57 % n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
C’est le grand jour, celui de la première consultation médicale au Cecos. Le rendez-vous est pris selon les disponibilités du donneur, le matin en semaine. Un psychologue vérifie si le donneur est à l’aise avec la démarche et connaît le processus médical. Un premier recueil de sperme s’effectue dans une salle dédiée. Pas de panique, cela arrive souvent que ça ne fonctionne pas. « Pas envie, pas le jour… on ne se formalise pas », explique la Dr. Cynthia Frapsauce. Des prises de sang sont aussi réalisées pour des examens approfondis.

2E RENDEZ-VOUS
Suite des examens médicaux à travers un entretien pour rechercher une éventuelle maladie génétique chez le donneur et une autre prise de sang. Un second prélèvement de sperme est réalisé et congelé en paillettes. Voilà, c’est terminé !

→PROFIL DE LA DONNEUSE d

>Âgée de 18 à 36 ans (plus haute fertilité).
>Avec ou sans enfant.
>En bonne santé et sans antécédent gynécologique.
>À Tours, elles sont en moyenne âgées de 25 à 36 ans et n’ont pas d’enfant.

1ER RENDEZ-VOUS
Il faut compter une journée pour ce premier rendez- vous. Gynécologue, échographie, prise de sang, psychologue, entretien médical sur les antécédents génétiques et familiaux… tout est passé en revue pour ne prendre aucun risque. Si tout est ok, la donneuse passe au rendez-vous suivant.

2E RENDEZ-VOUS
La seconde rencontre vise à expliquer à la donneuse le traitement hormonal pour stimuler les ovaires qu’elle devra prendre. Ce sont des injections sous la peau au niveau du ventre à réaliser soi-même pendant une dizaine de jours et surveiller via des analyses régulières. « L’objectif est que pendant un cycle, plusieurs ovocytes se développent en même temps au lieu d’un seul naturellement », précise la Dr. Cynthia Frapsauce. Quelques effets secondaires comme des sautes d’humeur, des bouffées de chaleur peuvent être ressentis.

edOPÉRATION 
Il faut compter une hospitalisation d’une journée. Au bloc, les médecins introduisent une aiguille dans le vagin, à l’aide d’une sonde ovarienne, pour ponctionner les ovocytes situées dans les trompes. Une opération de 10 à 15 minutes. En moyenne, un don permet de récolter une dizaine d’ovocytes, contre un million de sperme. Les ovules seront congelés.

C’EST FINI ?
Une donneuse peut aider seulement un, voire deux couples maximum car il faut en général plusieurs tentatives pour que l’ovulation réussisse. Elle est limitée à deux dons à cause du traitement hormonal.

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Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir.

CECOS TOURS
> Service de biologie et de reproduction, Hôpital Bretonneau, 2 boulevard Tonnellé à Tours.
>Tél. 02 47 47 88 97
> Mail : cecos.tours@chu-tours.fr
> Site internet

Le rendez-vous des bébés lecteurs

La librairie Libr’enfant propose un rendez-vous des « bébés lecteurs » pour les petits de 0 à 2 ans. Entretien avec Rachel Chéneau, librairie et liseuse d’histoire.

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Pourquoi proposer un rendez-vous lecture pour les 0 – 2 ans ?

Il y a près de 7 ans, nous avons créé les P’tits Lus, une lecture d’albums pour les enfants de 3 à 6 ans. C’est un rendez-vous mensuel qui a beaucoup de succès et qui a déjà rassemblé jusqu’à 78 personnes dans la librairie ! Les parents nous réclamaient aussi un moment pour les plus petits. Nous avons donc décidé de lancer les bébés lecteurs en septembre et les trois dates, puis les supplémentaires, ont été prises d’assaut. Il y a une grosse demande sur cette tranche d’âge.

De 0 à 2 ans, ce n’est pas un peu jeune ?

Non, au contraire. Il y a beaucoup de chercheurs – comme par exemple le psycholinguiste Evelio Cabrejo-Parra – qui ont étudié les effets positifs de la lecture à haute voix dans le développement des tout petits. La psychiatre et psychanalyste Marie Bonnafé (auteure de Lire des livres, c’est bon pour les bébés) explique très bien que les tout petits ne se nourrissent pas que de lait, mais aussi de mots. Les éditeurs l’ont bien compris et proposent désormais des collections spécialement cartonnées pour eux.

Comment choisissez-vous vos albums ?

Nous proposons nos coups de cœur ou des classiques qui ont fait leurs preuves, comme Beaucoup de beaux bébés de David Ellwand, qui présente des photos de bébés dans tous leurs états avant de se terminer par une page miroir. On choisit des comptines, des histoires courtes en format cartonné avec des onomatopées ou qui sont structurées autour d’une ritournelle. Des exemples ? Le loup ne nous mangera pas, d’Emily Gravett ou encore Copains Câlins, de Frédéric Stehr.

Propos recueillis par Flore Mabilleau

La Touraine : terre de permaculture

La Touraine est-elle « the place to be » pour pratiquer la permaculture ? Si l’engouement pour ce concept dépasse largement les frontières de notre cher territoire, les initiatives fleurissent.

Au potager de la Gloriette

Cette année, les jardiniers de la Gloriette ont créé une parcelle en permaculture. « Elle est en forme de fleur, arrondie, avec 5 pétales délimités par des piquets en châtaignier. Tout est biodégradable : il n’y a ni vis, ni clou dans cet espace, décrit la jardinière animatrice Anna Arnould. Nous testons différents supports de culture, avec un paillage en copeaux de bois ou en paille. Au centre, il y a une spirale de plantes aromatiques en pierre. » Aubergines, tomates, basilic, concombres…
Les légumes plantés au printemps y étaient encore nombreux au début de l’automne. L’un des 5 pétales est dédié à des ateliers, comme ceux de Kiwi-Nature.

>facebook.com/lagloriettedetours
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Jardins perchés

Imaginez en pleine ville un verger, des cultures de légumes et un élevage de poissons, au cœur d’une résidence de logements sociaux. C’est le pari du bailleur social Tour(s) Habitat, qui lance la construction à La Milletière (Tours-Nord) d’un ensemble de 76 logements associé à une micro-ferme en maraîchage. L’objectif : amener du végétal en ville et créer du lien entre agriculteurs et consommateurs. Ce projet innovant – Les Jardins perchés – devrait aboutir fin 2019.

Déjà, l’association Fermes d’avenir a réalisé une étude de faisabilité et l’exploitant a été sélectionné : l’entreprise Macadam Farm cultivera les 2000 m² de surfaces – au sol et en toiture – dédiées à l’activité, en associant culture maraîchère biologique au sol, champignons en conteneur maritime, élevage de poissons au sol relié à une culture maraîchère sous serre en toiture (aquaponie). Mais ce n’est pas tout : pour renforcer les liens entre le futur maraîcher et les habitants de la résidence, Macadam Farm créera des jardins et un verger partagés.

Autres projets : l’installation d’un démonstrateur aquaponique, à vocation pédagogique, et un compost collectif. L’objectif de Tour(s) Habitat : développer un modèle simple à un coût comparable aux programmes classiques livrés par Tour(s) Habitat, afin de le rendre reproductible.

>les-jardins-perches.fr
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Un nouvel avenir pour les fermes ?

C’est en Touraine que tout a commencé. Plus exactement à Montlouis-sur-Loire, à la ferme de la Bourdaisière. En lisière de forêt, bordée par les jardins potagers du château, elle s’étend sur plus d’un hectare et produit des fruits et légumes variés. L’objectif de cette expérimentation lancée en 2013, alliant permaculture et agroécologie ? Evaluer s’il est possible de « développer, sur des fermes à taille humaine, une agriculture respectueuse de la nature et de la santé, portée par des paysans heureux de leur travail », affirme Maxime de Rostolan, fondateur et directeur de Fermes d’avenir.

Et trouver une nouvelle voie pour l’agriculture. En 4 ans, l’association a fait du chemin : organisation de concours pour soutenir des projets agricoles, formations, lobbying, réseau de fermes… Cet été, elle a même organisé le premier Fermes d’avenir tour : trois mois de péripéties à la découverte des fermes françaises. Au compteur de ce festival itinérant : 3 300 kilomètres à vélo, 220 visites de fermes et 15 000 participants. L’événement s’est achevé en Touraine, à Rochecorbon. De portée nationale, l’association développe désormais des projets sur de plus grandes fermes. Pour autant, elle poursuit son expérimentation à la Bourdaisière. On peut même y apprendre comment créer sa microferme inspirée de la permaculture.
Prochaine formation du 30 octobre au 3 novembre.

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Photo Clément Osé – Fermes d’avenir

>fermesdavenir.org

 

A VOS AGENDAS !

La permaculture en ville, c’est possible
La permaculture appliquée à la ville, ce sera le thème d’un apéro-conférence animé par Davy Cosson, formateur et gérant de Kiwi-Nature. L’occasion de boire un verre ou de manger des produits frais et locaux au Court-Circuit.

Le 2 novembre à 18 h au Court-Circuit, 16 bis Place de la Victoire à Tours.

> facebook.com/courtcircuit.tours

Tontines tressées

Un atelier participatif pour créer des tontines en végétaux tressés ? C’est au programme des animations de la Gloriette. Ces grands paniers tressés serviront à planter des végétaux.

Le 17 mars de 10 h à 18 h à la Gloriette sur réservation au 02 47 21 63 79.

Festival de la permaculture

C’est pour bientôt et ce sera en Touraine : un festival de la permaculture organisé par l’association Actinidia. Au programme de cet éco-village éphémère : découverte des plantes sauvages, atelier cuisine, troc de plantes, artisanat, vente de produits biologiques, stands associatifs, conférences, concerts…

Rendez-vous les 9 et 10 juin 2018  au château de Taillé à Fondettes.

> facebook.com/actinidiatours

Le Centre LGBT Touraine en difficulté

L’Agence régionale de santé a diminué de la subvention attribuée au Centre LGBT de Touraine. L’association lance donc un appel : une cagnotte a été ouverte.

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L’association basée à Tours lance un appel à l’aide pour continuer à lutter contre l’homophobie et la transphobie. L’Agence Régionale de Santé qui subventionnait l’association à hauteur de 4.300 € l’an dernier a réduit son soutien financier à 1.500 € en raison d’une baisse de budget.

Pour compenser cette perte de subvention, l’association a organisé un appel aux dons et espère récolter 2.800 €. Cette somme permettra de maintenir les actions du Centre LGBT Touraine en assurant les permanences d’accueil et d’écoute, la prévention du suicide et la lutte contre le mal être des jeunes.

Malgré l’énergie des bénévoles, l’association a besoin de ressources pour former ces forces vives et payer les frais inhérents à l’occupation de locaux de plus en plus fréquentés. Les permanences d’accueil et d’écoute ont enregistré 1.070 visites en 2016, soit 30 % de plus qu’en 2015. Sur leur cagnotte, les bénévoles arguent : « Alors, oui, nous poussons un coup de gueule car notre société marche sur la tête. Marre de devoir faire le travail de l’État en ayant un appui minimum. »

P.P.

> Cagnotte « Maintien des actions du Centre LGBT de Touraine » en ligne ICI ! 

Le top des parcs de loisirs en plein air

Quel parc de loisirs découvrir cet été dans le département ? Tmv vous propose ses quatre coups de cœur.

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Ça y est, c’est la quille ! Que faire avec ses enfants cet été ? Bien sûr, il y a les châteaux, les musées, les piscines, les papys et mamies. À Tmv, on aime plutôt bien les parcs de loisirs en plein air. Voici quelques exemples d’espaces conçus, en Indre-et-Loire, tout spécialement pour enfants et familles.

Le plus attractif

Toboggans, structures gonflables, petit train, trampolines, bobsleigh : Luluparc est le paradis des enfants en bords de Loire. Le gros avantage : à peine un pied à l’extérieur du parc de loisirs, toute la petite famille peut aller boire un verre ou manger une frite à la Guinguette de Rochecorbon.
Tarifs : 8 € par enfant, 3 € par accompagnateur.

Le plus recyclé

La Récréation à Monts propose la découverte d’animaux de la ferme ainsi que 70 jeux pour tous les âges. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs été créés avec des matériaux de récup’ (comme le toboggan à eau, la descente sur câble en baignoire, les vélos taxis pour le transport de passagers en remorques, etc). Au Petit Nétilly à Monts.
Tarifs : 8 € pour les enfants et les adultes.

Le plus aquatique

L’extension de la guinguette, l’aménagement de la plage et la création d’un parc aquatique gonflable aux lacs de Hommes viennent d’être inaugurés ! Ces anciennes carrières de faluns sont l’un des rares espaces de baignade extérieures du département, avec possibilité d’y tester le canoë ou encore le paddle. Pour s’y rendre, comptez 50 minutes de voiture depuis Tours, tout de même.
Accès gratuit.

Le plus aérien

Les parcs d’accrobranches ont poussé comme des champignons dans le département. Pour se retrouver au beau milieu de la nature, direction Saint-Benoît Aventure du côté de Chinon, ou Clic’Lac Parc Aventure, près de Loches. Et pour ceux qui ne souhaitent pas faire trop de route, deux Gadawi Park, au lac des Bretonnières et aux Grandes Bosses, à Tours, vous proposent aussi des parcours adaptés enfants.
Pass kids d’1 h 30 : 12 €.

10 & 20 km de Tours : et qu’ça court !

Dimanche 24 septembre 2017, des milliers de runners vont s’élancer dans les rues de Tours pour les 10 & 20 km… sans oublier le marathon !

Il ne reste plus que deux mois pour s’entraîner aux 10 et 20 km de Tours (ou le marathon pour les plus courageux/ ses !).

Le dimanche 24 septembre, ils seront des milliers à s’élancer dans cette course désormais unanimement reconnue en Touraine.
Si les 10 & 20 km fêtent cette année leurs 35 ans, le Marathon Touraine Loire Valley en sera lui à sa quatrième édition. Côté parcours, les 10 km reviennent cette fois en centre-ville, partant de la place Anatole-France, pour passer par exemple via le boulevard Léon-Boyer, la rue Giraudeau, ou encore l’avenue de Grammont et la place du Grand-Marché.
Les 20 km (course labellisée FFA) n’auront qu’une seule boucle et emprunteront le parcours du marathon.

Une vingtaine de groupes s’occuperont aussi de l’animation musicale et, après l’épreuve, les runners pourront se remplir l’estomac lors d’une paella-party. Les 22 et 23 septembre, un running village sera par ailleurs installé à Tours.

> Tarifs : 17 € pour les 10 & 20 (12 € en tarif réduit) ; 45 € pour le marathon. Inscriptions et parcours complet sur le site internet.

Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)
Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)

RIIP Fest : « redynamiser la scène locale tourangelle »

A l’occasion du RIIP Fest, les 7 et 8 juillet à Tours, tmv s’est entretenu avec Emile, son programmateur et vice-président de l’asso en charge de ce festival metal/hardcore. Dézinguant les préjugés sur ce style musical, ce passionné au franc-parler (d)étonnant nous a parlé environnement, respect d’autrui,humanisme, et bien sûr musique et gros son.

Tout d’abord, commençons par les présentations qui s’imposent ! L’asso Riipost, c’est quoi, c’est qui ? Et surtout quand est-ce que l’aventure a débuté ? 

RIIPOST c’est à l’origine la rencontre de 2 personnes respectivement membres de BEYOND THE STYX: Matthieu DUPOU (ex-bassiste / ex-président) & Emile DUPUTIE (chanteur / programmateur) qui, soutenus par un petit réseau de musiciens et d’amis locaux, ont souhaité début 2012 redynamiser la scène locale tourangelle en matière de musique « hardcore » et « hybride » (à savoir metal hardcore, post-hardcore thrashcore, metalcore, deathcore…) tout en mettant en valeur la musique extrême à travers le soutien la scène locale de matière respectueuse et respectable. En véhiculant le leitmotiv suivant: « Accueillir chez nous, comme nous souhaiterions nous-mêmes être accueillis ailleurs. »
Depuis, l’association à énormément évolué… Nous sommes passés en 5 années de 5 membres actifs à près de 15 membres actifs et plus d’une douzaine d’adhérents…
Les concerts ont quant à eux respectivement évolué : en nombre (moins important), ainsi qu’en coût et en affluence (beaucoup plus importants), dans l’optique d’attirer toujours plus d’amateurs et de curieux.


Vous êtes axés metal hardcore. C’est un style qui a une certaine philosophie tout de même. Quelle est ta vision du hardcore ? Comment décrirais tu ta relation avec ce style?
En effet. Enfin… Disons plutôt que le hardcore dispose de valeurs que le metal effleure à peine ou alors en apparence. L’idée n’étant pas de diviser le public, mais de rassembler autour de valeurs notables, telles que l’humanisme par exemple : développer son libre arbitre et son esprit critique, favoriser la rencontre de l’autre et de la différence, respecter son prochain, son entourage, son environnement…
Ma vision et ma relation au hardcore est passionnelle, empreint d’une philosophie qui m’a percuté de plein fouet il y a 4 ans au Ieper Fest (un festival de metal hardcore très connu en Belgique, NDLR). Désormais, c’est comme si elle s’était inscrite dans mon ADN.
Si je devais la résumer en quelques mots, je me limiterais à ceux-ci : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Pas de place pour la haine ! J’emmerde toute forme de ségrégation : fasciste, raciste, sexiste, homophobe et toute autre idéologie nauséabonde visant à diviser et à isoler la diversité.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=qTfZwnE7JX0[/youtube]

 

En mai, tu me parlais par mail de « soutenir la cause environnementale » via le fest. Peux-tu m’en dire plus ? 

En effet. Pour commencer, il s’agit tout simplement de sensibiliser chaque jour le public directement avec des gestes simples comme trier, ne serait-ce que ses déchets sur le festival, en extérieur principalement, cela grâce à la bienveillance constante de notre équipe de sécurité notamment.
En parallèle et en qualité de végétarien convaincu depuis déjà 5 ans, il me parait indispensable de militer activement en proposant différents produits locaux et de qualité, composés pour les 2/3 sans chair d’origine animale. Un festival, c’est aussi le moment de découvrir autre chose dans son assiette, de se laisser surprendre.

Quoi d’autre ?

Par ailleurs, nous sollicitons aussi un maximum notre public pour qu’il utilise les cycles, les transports en commun, les covoiturages… Il y a un message au delà des concerts, nous ne sommes pas en festival metal hardcore « pour nous la mettre », n’en déplaise à certains… Des valeurs nous unissent, des valeurs autour desquelles nous souhaitons pouvoir échanger et partager.

RIIP Fest
Photo RIIP Fest Facebook

Le RIIP Fest en est à sa 3e édition. Que retiens tu des deux précédentes ? 

Enormément de rencontres et d’épreuves, très riche en expérience pour l’avenir. Au début, nous n’étions rien et nous sommes partis de rien. Au vu de l’affluence et des différents retours (artistes, bénévoles, partenaires et public), l’avenir semble se dessiner sereinement !
Mais pas d’excès de zèle chez nous, nous prendrons le temps de grandir : doucement mais sûrement. Un peu comme une grande famille. 

D’ailleurs, vous percevez des subventions ? Des aides pour organiser tout ça ?

Aucune. Je ne pense pas d’ailleurs qu’une quelconque personnalité politique ait le cœur qui batte pour le metal hardcore… D’autant que nous tenons particulièrement à notre indépendance. Nous ne souhaitons ni nous prostituer, ni nous travestir au nom d’une quelconque entité politique.
Le RIIP Fest, c’est une histoire de rencontres, de personnes fiables, sincères et altruistes.
Paradoxalement, le mécénat privé correspond d’avantage à ces quelques valeurs. Même s’il existe toujours une exception pour confirmer la règle…
Les quelques rares aides reçues proviennent : de Léo Lagrange, du Buck Mulligan’s ainsi que, nouvellement, d’Aucard de Tours que nous remercions une nouvelle fois tout particulièrement.
En parallèle, nous recevons du soutien en communication de la part de partenaires tels que Radio Béton, Radio Campus ainsi qu’énormément d’émissions indépendantes locales : No Fun, Throne of Thanatos, Hellbanger, l’Autre Monde… et même TV Tours!
Tout le reste est issu du don de nos bénévoles et de nos festivaliers. 

Économiquement, vous tenez le coup
Nous prenons des risques modérés pour éviter de nous brûler les ailes. Ce qui arrive malheureusement à près de 70% des festivals de musiques extrêmes… Nous avons le temps et nous prenons le temps. L’objectif n’étant pas de péter plus haut que son cul. Défendre des valeurs sur la durée nécessite de créer un microcosme avant de pouvoir qui sait un jour… Passer à un macrocosme. 

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Il y a de grosses têtes d’affiches et des plus petits noms sur l’affiche de cette édition du 7_8 juillet. Tu as une petite préférence perso ? 

En effet. Oui, bien sûr, nous avons tous des préférences… Même en tant que programmateur.
Si je ne devais retenir que 3 noms je dirais : BORN FROM PAIN pour le monument qu’ils représente pour la scène metal hardcore, GHOUL parce que nous manquons cruellement d’Objet Musical Non Identifié parmi nos festivals du genre et PYRECULT pour l’audace et la violence de leur crossover hardcore.

Les Néerlandais de Born From Pain.
Les Néerlandais de Born From Pain.

A quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds au RIIP Fest, comment décrirais-tu le festival ? 
En trois mots: convivial, rock n’roll et familial. 


A Tours, il y a la MFest asso et bien sûr RIIPost, il y a des petits concerts dans des bars etc. Comment vois-tu la scène metal tourangelle dans son ensemble ?

Vaste question… Pour résumer, et concernant les toutes petites organisations, je dirais à l’image de notre société: désorganisée, individualiste et amateur. C’est un milieu au sein duquel on apprend à exister et à co-exister avec le temps. Faute d’instances appropriées et adaptées, on se croise dans des bars au petit bonheur la chance… En effet, si tu ne fais pas l’effort d’aller à la rencontre d’associations, il parait peu probable qu’elles viennent spontanément vers toi.
Il y a bien quelques eu quelques tentatives de fédérations ou d’agendas communs par le passé, mais tout ça c’est juste une histoire de copains au final.
Avec le RIIP Fest nous sommes parvenus à associer par le biais d’invitations quelques associations locales, mais cela à pris du temps… On marche sur des œufs en permanence dans ce milieu de requins, où les personnes « fiables, authentiques et altruistes » ne courent malheureusement pas les rues. Heureusement on a la chance de parfois réussir à monter des choses en toute intelligence sans se marcher sur les pieds avec des organisations comme Dirty Guys Rocks, Goat Cheese, M Fest Asso & des lieux comme le Puzzle Pub et le Bar à mines.
Mais sinon c’est la loi de la jungle. C’est déplorable. Tout comme le taux de présence de membres de groupes actifs locaux lors de concerts d’autres groupes actifs locaux. Heureusement il existe quelques rares exceptions que nous souhaitons pouvoir généraliser d’avantage avec le temps…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=CWZkc25Dqe4[/youtube]

Je me doute que vous tablez sur une 4e édition, mais quels sont les autres projets de RIIPOST ? 

Oui ce serait préférable. Eh bien, développer le festival à proprement parler en parvenant à trouver un lieu adapté et l’évolution du projet. Idéalement, une salle équipée à 50 % minimum et pouvant accueillir une jauge de 500 festivaliers par jour. En parallèle, développer notre soutien à la scène locale, fédérer et sensibiliser davantage le public aux concerts de musique extrême. Et enfin, pouvoir associer plus de partenaires extérieurs et privés à notre projet culturel annuel, afin de pouvoir pérenniser l’évolution constante du RIIP Fest à long terme.

Je te laisse le mot de la fin, tu as totale liberté !

Merci à tmv de nous donner l’opportunité de pouvoir porter notre voix et notre projet associatif au-delà de nos réseaux quotidiens. Enfin, j’inviterais tous les curieux et timides amateurs de musique amplifiée à pousser les portes de nos concerts, ainsi que ceux de nos confrères pour se laisser surprendre à partager du bon temps en notre compagnie, et celle des artistes que nous programmons tout au long de l’année. En espérant vous retrouver à l’une de nos prochaines soirées thématiques à venir à l’Espace Gentiana (lire ci-dessous). Au plaisir ! Et longue vie à notre scène locale !

Propos recueillis par Aurélien Germain

> RIIP Fest, les 7 et 8 juillet, à l’Espace Gentiana.
VENDREDI 8 JUILLET, à partir de 17 h 30. SAMEDI 9 JUILLET, à partir de 15 h 30. Infos sur Facebook.  

✦✦ PASS 2 JOURS ✦✦: 25€ / 30€ (sur place)
PASS VENDREDI ✦ : 10€ / 13€ (sur place)
PASS SAMEDI ✦ : 15€ / 18€ (sur place)

> Soirées thématiques Espace Gentiana 

– vendredi 27 Octobre 2017 // Charon Stoned #1 (soirée Stoner Sludge)
– vendredi 8 Décembre 2017 // Winterfall Night #3 (soirée Metal Alternatif)
– samedi 13 Janvier 2018 // El Dia De Los Muertos #3 (soirée Death Metal)
– samedi 14 Avril 2018 // La crème du Pit #2 (soirée Hardcore Metal)

Le Printemps des Prisons à Tours

L’association Genepi met en place l’opération Printemps des Prisons, à Tours.

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Militer pour le décloisonnement carcéral par la circulation de savoirs entre détenus, public et bénévoles, c’est l’objectif de l’association – essentiellement étudiante – Genepi.
L’antenne tourangelle organise, du 29 mai au 3 juin prochains, l’opération Le Printemps des Prisons.

Au programme, un cycle de conférences gratuites et ouvertes à tous à la faculté des Tanneurs, en collaboration avec d’autres assos comme LGBT Touraine, Convivencia ou encore l’Arca et l’Acat. Elles se dérouleront les 30 et 31 mai. La veille, le lundi 29 mai, un ciné-débat aura lieu autour du film A l’ombre de la République.
Ce sera l’occasion de débattre et de s’informer sur « la religion en prison » ou encore « les violences policières ».

Un des moments forts, pour clôturer Le Printemps des Prisons, sera l’exposition d’une cellule fictive et grandeur nature, à l’angle de la place Jean-Jaurès et de la rue Buffon, le 3 juin. Un stand de Genepi y sera aussi accolé.

> Infos et prog sur facebook.com/GenepiTours

Brice Lamblin : la main au brassin

Tourangeau d’origine, Brice Lamblin, 34 ans, souhaite produire des bières innovantes inspirées de celles qu’il a goûtées lors de ses voyages. Adepte des circuits courts et de l’artisanat, il inaugurera sa Micro-brasserie de Tours en mai.

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Brice Lamblin et son bébé.

« Mon objectif est de moderniser la binouze en Touraine. Faire de la bière de bûcheron, de la bière complètement artisanale qui a du goût », exulte Brice Lamblin, à l’entrée de son local. En mai, ce trentenaire rock’n’roll inaugurera sa Micro-brasserie de Tours (M.B.T.), nichée à l’extrémité d’un grand entrepôt de La Riche. Baggy en toile, tatouages sur l’avant-bras et cigarette roulée au bout des doigts, il dit avoir des recettes originales plein la tête.
Ce mois-ci, il a brassé sa première bière sur place, à la M.B.T. Florale. Concoctée avec des fruits frais, elle sera vendue cet été sur la plage de la Guinguette, de l’autre côté du pont Wilson.

À partir de septembre, le Tourangeau passera aux choses sérieuses avec « probablement une brune costaud (sic), au malt fumé, au café ». Ce qu’aime cet ancien cuistot, c’est le côté artisanal du métier : « Je veux m’éclater, changer mes recettes au cours des saisons, mettre la main à la pâte quoi. » Sa passion est née lors de son expatriation en Australie, en 2010. À Melbourne, il travaillait dans un restaurant qui proposait des accords mets-bière : « On avait 300 références de bières, j’ai goûté des trucs de fou », se souvient-il, les yeux pétillants. Il s’est ensuite envolé pour la Nouvelle-Zélande qu’il a traversée du Sud au Nord pour aller à la rencontre d’une centaine de brasseurs locaux.

De retour en Touraine en 2012, il ramène dans ses bagages le projet d’ouvrir sa propre micro-brasserie pour produire des bières inspirées du Nouveau Monde. Mais entre-temps, Brice Lamblin monte un bar-restaurant avec des amis rue Colbert, puis devient papa de deux petites filles. Désormais, son rêve est sur le point de se réaliser.
En juin 2016, il a réussi à récolter un peu plus de 6 000 € via une campagne de financement participatif. De quoi l’aider pour l’achat du matériel de brassage, dont une partie a été bricolée par ses soins. Sa bière, il la veut la plus naturelle et locale possible. « Je pense circuit court : je prends mes malts dans le Berry, à 120 kilomètres d’ici. »

Pour aller plus loin et gagner en autonomie, il songe à brasser ponctuellement une cuvée hyper-locale avec du houblon et des plantes aromatiques cultivés sur place. Pour l’eau, il envisage même de creuser un puits. Dans son « squat dans la cambrousse, à cinq minutes de Tours », il ouvrira ses portes au public chaque fin de semaine. Et si la micro-brasserie fait recette, au lieu de l’agrandir, pourquoi pas développer d’autres activités artisanales. Brice Lamblin s’y voit déjà : « Un endroit où t’as de la bière, de la bouffe fabriquée sur place, un fumoir, un petit potager, un four à bois à l’ancienne où on ferait du pain pour recycler les céréales. » De quoi allier ses deux passions : la cuisine et les bières, le tout à la bonne franquette.

Margaux Lacroux

Bars à bières et brasseries : les bonnes adresses

Bars à bières, brasseries artisanales ou encore à emporter : voilà un petit guide pratique de la bière à Tours et aux alentours.

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> BARS A BIÈRES

PRESQUE TOUS LES BARS PROPOSENT DES BREUVAGES TOUT À FAIT RESPECTABLES, QUELQUES ADRESSES SORTENT DU LOT. PARCE QU’ELLES ONT UNE CARTE DE BLONDES LONGUE COMME LE BRAS, QU’ON S’Y RETROUVE POUR DÉBATTRE DES MÉRITES DE L’AMBRÉE OU QUE LE PATRON EST LE PREMIER À VOUS PRÉSENTER UNE STOUT HONGROISE. LISTE NON EXHAUSTIVE !

L’Académie de la bière

Un endroit où l’on peut danser jusqu’à 5 heures du matin sans faire de compromis sur la qualité de la bière servie, c’est assez rare pour être souligné et c’est à l’Académie. Excellentes mousses, carte fournie et ambiance festive, l’Académie, malgré son âge vénérable (on l’a toujours connue, c’est vous dire), a gardé la patate d’une jeunette. Le bonus : quand on en sort à quatre heures du mat’, la vue de la Cathédrale vous transporte dans un film de Tim Burton.
-Ouvert de 20 h à 5 h. 43 rue Lavoisier à Tours – 02 47 05 31 74

Au fût et à mesure

Avec leur concept de carte préchargée et la possibilité de se servir une quantité sur-mesure, Maud et Alexis ont créé une petite révolution dans le monde des bars à bières. Leur sourire, leurs planchettes et leur choix de mousses ont séduit en quelques mois les sceptiques. En ce moment, on y trouve la Tourangelle citron vert, la Turonne à la pression, et la Corne du Bois du Pendu. Et une bière hollandaise dont on n’a pas retenu le nom (mais vous savez où la trouver).
-Ouvert du lundi au dimanche, de 17 h à 02 h 24 rue de la Monnaie à Tours – 07 88 81 35 18

Buck Mulligan’s

Autant vous l’avouer, vous n’étiez même pas à l’état de projet qu’on buvait déjà des demis au Buck. Les années passent et le Buck garde l’essentiel : Fred, derrière le comptoir depuis 17 ans, le gros rock qui vide la tête et toute une collection de jeux de société à disposition. À partager entre habitués autour d’une pinte de Cuvée des Trolls ou d’un Arthurien (doux mélange de cidre, de bière et de chouchen). Ambiance bon enfant assurée.
-Ouvert du lundi au dimanche, de 12 h à 02 h. 37 rue du Grand Marché à Tours – 02 47 39 61 69

La Réserve

Connu pour son bar à vins, la Réserve s’est aussi fait une jolie réputation côté bières. La carte offre la Brooklyn Lager, l’Hopus ou encore l’Hacker Pschorr. Les bières sont vendues au bar et à l’épicerie fine attenante. Aussi disponibles en 33 cl : les productions de La p’tite Maiz concoctées par deux brasseurs tourangeaux et nomades. Le gros bonus ? La terrasse en fond de cour. Bonheur.
-Ouvert du lundi au dimanche, de 11 h à minuit (les jeudi, vendredi et samedi, jusqu’à 02 h) 84 rue Colbert, à Tours – 06 09 42 55 96 ou 07 70 33 66 74 – laptitemaiz.com
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L’Épée royale

Si vous dites « L’Épée », c’est que vous êtes Tourangeau. Ici, ça ne rigole pas avec la mousse, une micro-brasserie tourangelle y a même fait son lancement il y a quelques mois, c’est vous dire. Normal : le patron, a été l’un des premiers de la place à proposer des bières artisanales venues des États-Unis ou d’Angleterre. La légendaire Sflurke de la brasserie van Honsebrouck à la pression, c’est ici qu’on la trouve, la petite MiN normande et la Royale aussi. Au total, l’Épée présente 60 références artisanales, de la Bretagne aux États-Unis. Bravo pour les dix bières à la pression, toutes au même prix. « Une volonté du patron pour qu’on choisisse en fonction de son envie, pas du prix. » Ça, c’est de la démocratisation.
-Ouvert du lundi au dimanche, de 10 h à 02 h. 13 place Plumereau, à Tours – 02 47 34 05 79

Le Gambrinus

Roi mythique de la bière belge, le Gambrinus est cher au coeur de tout biérophile qui se respecte et affiche depuis 20 ans un stock de bouteilles impressionnant. Vous avez le choix entre 150 références différentes (la connaissance des tenanciers Magali et Franck, est encyclopédique !), de la bière au chocolat pour les timorés à la bière noire et épaisse comme du goudron les amateurs de nourriture liquide. Surtout, le Gambrinus est un estaminet et permet de découvrir un autre versant de la culture biérophile, moins connu en nos contrées que celle diffusée par les pubs. Entre deux Nostradamus, on peut se défier au billard, aux échecs et se partager une assiette de saucisson (la rédac’ tient aussi leurs croque-monsieurs en haute estime). Et bien sûr, on peut acheter des packs.
-Ouvert du lundi au jeudi, de 16 h 30 à 01 h et les vendredi et samedi, de 16 h à 02 h. 69 rue Blaise-Pascal à Tours – 02 47 05 17 00

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La Cave Gambrinus

Gulden Brewmaster, Brugse Zot Brune, Saint-Feuillien blonde… Non, tmv n’a pas mis son clavier en belgico-néerlandais-trop-bizarre- cette-langue. Mais il s’agit de quelques références fort sympathiques que vous pourrez trouver à la cave Gambrinus, à Saint-Pierredes- Corps (oui, il faut savoir bouger de Tours, parfois). Bières belges, craft et locales sont à déguster dans cette cave à bière qui fait aussi bar de dégustation. C’est malin, maintenant on a soif.
-26 rue Hippolyte Monteil à Saint-Pierre-des-Corps – 02 47 46 06 69

Le Mc Cool’s

Tout le monde se croise au McCool’s : les cadres en veston, les jeunes gothiques, les bandes de filles en goguettes et les fans de rugby. On vient comme on est pour l’Happy Hour. Un mobilier un peu vieillot, un écran géant et une belle carte : qui dit mieux ? On s’y serre les coudes en suivant des matchs de foot US, de hockey ou encore des fous furieux en motocross, on y rigole et on y trinque sans chichis. L’un des spots clés pour fêter la Saint-Patrick.
-Ouvert du lundi au samedi, de 12 h à 02 h , le dimanche, de 16 h à minuit. 81 rue du Commerce, à Tours – 09 63 20 44 09

Oxford Pub

Rouvert il y a quelques mois, cette petite taverne nichée derrière la place des Halles a mis la gomme sur les bières artisanales. Matthieu propose entre autre une belle carte locale : la P’tite Maiz à la pression, la Loirette, la Bir’ouette blonde ou ambrée, la Royale… Et une formule choc chaque mercredi : pour 3 euros de plus, la maison offre un buffet à volonté. Les concerts organisés deux ou trois par mois sont cadeau.
-Ouvert du mardi au vendredi, de 18 h à 02 h (le samedi jusqu’à minuit). 38, rue Jules Charpentier, à Tours – 02 47 61 64 21

Le Puzzle pub

Depuis trois ans, Arnaud fait monter la bière en puissance sur sa carte. Il a en stock une quarantaine de références à savourer avec des planches, des groupes sympas qui viennent jouer et plein d’événements surprises. Mais l’ancien Atelier, un peu excentré de la place Plum’, reste « d’abord un bar de copains, avec 70 % de fidèles », souligne le patron.
-Ouvert du lundi au samedi, de 17 h à 02 h et le dimanche, de 18 h à 02 h. 20 rue Châteauneuf à Tours – 06 50 12 29 47

Les BerthoM

Avec quinze bars disséminés en France et trois ouvertures prévues d’ici la fin de l’année, la recette BerThoM a fait ses preuves et leurs « bières à partager » en 75 cl y sont sans doute pour beaucoup. À vous de choisir si vous êtes plutôt Empereur ou Pêcheresse, la déco et l’ambiance, elles, font l’unanimité et les soirs d’été, les places en terrasse sont chères. On vous aura prévenus. On se dépêche d’en profiter avant la démolition du haut de la rue Nationale (on espère les retrouver vite ailleurs).
-Ouvert du lundi au dimanche, de 17 h à 01 h (le samedi jusqu’à 02 h) 5 rue du Commerce à Tours – 02 47 20 01 66
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Le Pale

Pardon : The Pale. The pub irlandais de Tours qui propose la meilleure Guinness de la ville. On y va pour son ambiance comme là-bas, avec ses serveurs flegmatiques. La terrasse est prise d’assaut qu’il pleuve ou qu’il vente : c’est le spot pour voir passer le Tout-Tours artiste et intello.
-Ouvert du lundi au dimanche, de 13 h à 02 h. 18 place Foire le Roi à Tours – 02 47 64 80 56

The Shamrock

Du vert, du vert et des trèfles, on ne peut pas se tromper, c’est un pub, tenu depuis treize ans par Fabrice et Annie. Un bar à bières de quartier comme il n’y en a plus beaucoup, avec 80 % d’habitués. Et une gamme serrée mais pensée pour que chacun puisse trouver chaussure à son pied, en dégustant la Scotch à la pression, la Chouffe, la Lindemans Kriek, la Bête ou encore la Levrette.
-Ouvert 17 h à 02 h. 14 rue Constantine à Tours – 02 47 64 00 84

The Winchester

Un jour, c’est la boutique Sortilèges qui s’invite pour un après-midi jeux, un autre, c’est Yummii qui vient proposer ses pâtisseries girly, l’après-midi, c’est un coffee-shop et la nuit, c’est une boîte. Bref, le Winchester, c’est un endroit qui ne rentre pas dans les cases, un concept à lui tout seul, une sorte d’auberge espagnole ouverte à toutes les envies. L’un des deux seuls lieux où l’on peut boire des bonnes bières jusqu’au bout de la nuit, avec quatre pressions et une sélection d’américaines. Et même de la bière jamaïcaine.
-Ouvert du mercredi au samedi, de 13 h à 6 h et le dimanche, de 13 h à 20 h. 59 rue du Commerce à Tours.

> À EMPORTER

TOURANGELLES, BELGES, CANADIENNES, NEW YORKAISES OU AUTRICHIENNES, LES CAVISTES DE L’AGGLOMÉRATION ONT GÉNÉRALEMENT UNE BELLE SÉLECTION. TROIS D’ENTRE EUX SONT SPÉCIALISÉS DANS LA BIÈRE :

Le Coin Bières

On parie que vous ne connaissez même pas le goût de la FanØ, de l’Orange mécanique ni de la Route des Epices. Pourtant, elles sont au bout du boulevard Heurteloup, prêtes à vous embarquer au Danemark ou au Canada. Ici, La Goutte d’or bobo côtoie la vénérable Averbode, on trouve de la Chimay comme de la 1515. Les 800 références (!!) viennent du monde entier et sont étiquetées clairement, avec des petits drapeaux et des indications sur leur goût. Une cave à bières, une vraie, qui peut combler les passionnés et rassurer les néophytes grâce aux bons conseils de Claude, dont la pédagogie frise la perfection. Si vous n’aimez pas la mousse, allez-y pour les étiquettes : elles sont tellement variées (et canon) qu’on achèterait les bouteilles rien que pour les admirer.
-Ouvert le lundi, de 15 h 30 à 20 h 30, du mardi au samedi de, 11 h 30 à 13 h 30 et de 15 h 30 à 20 h 30 (les vendredi et samedi jusqu’à 21 h). 18 rue de la Fuye à Tours – 06 88 03 71 30

V and B

C’est l’endroit idéal pour trouver un cadeau à offrir un biérologue débutant : en coffret, en canettes ou en bouteille, la bière est disponible dans tous ses états et sous 150 produits différents. Vous pouvez en profiter pour compléter votre cave à vin, le magasin est connu pour être 50 % V, 50 % B. Nous, ça nous va : on est contre la discrimination et pour l’abolition des frontières entre houblon et raisins. Un espace dégustation permet de s’organiser des after-work tranquillou jusqu’à 20 h.
-Ouvert du lundi de 15 h à 20 h, mardi et mercredi 10 h – 12 h et 14 h 30 – 20 h, jeudi et vendredi de 10 h à 21 h et le samedi de 10 h à 20 h. 15 rue Henri Potez, à Chambray-lès-Tours – 02 47 43 22 12

V and B Tours

-Ouvert du lundi de 13 h à 20 h, mardi et mercredi 10 h – 12 h et 14 h 30 – 20 h, jeudi et vendredi, de 10 h à 21 h et le samedi, de 10 h à 20 h. 194 av. André-Maginot, à Tours – 02 47 54 74 74

> SANS BOUGER DE SON CANAPÉ (OU DE SON TRANSAT)

Trésor des brasseurs Créée en 2016 par deux Tourangeaux, Brieux Vaujour et Bruno Lodi, Trésor des brasseurs vous envoie chaque mois une sélection de trois bouteilles nées dans une brasserie artisanale (et en double histoire de pouvoir partager). Depuis le début de leur aventure, ils ont mis à l’honneur La Pigeonnelle, la Royale, la 1515 ou encore l’Or de Beauce, toutes made in Région Centre. Ils organisent aussi des rencontres et des dégustations.
-Abonnement : 25,90 € par mois, sur tresorsdesbrasseurs.com
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> BRASSERIES ARTISANALES

OUI, LA TOURAINE EST UNE TERRE DE VINS MAIS DES PASSIONNÉS, JEUNES OU VIEUX, ONT RÉVEILLÉ SA TRADITION BRASSICOLE TOMBÉE DANS L’OUBLI.

L’Aurore

C’est un kit pour débutant offert à Noël qui a inculqué le virus de la bière à Emmanuel Alfaïa il y a 23 ans. En 2009, il ouvre sa brasserie à Cormery et les mânes des moines lui portent bonheur : la Turonne ou sa petite soeur la Tourangelle est largement distribuée chez les épiciers et dans les restaurants gastronomiques, en blonde, en brune, en ambrée et en blanche. Les amoureux de la fantaisie pourront tester une Tourangelle au citron vert ou à la fraise, une brune-cassis ou la dernière édition limité : la Golden Ladies à base de moult de raisin. Et ils fabriquent même un vinaigre de bière.
5, avenue de la gare à Cormery – 06 80 48 53 22 – brasserie-aurore.fr

Brasserie d’Amboise

« Les gens qui aiment le vin aiment aussi la bière, ce n’est pas du tout antinomique. » Vigneron-brasseur, Willy Debenne fait partie de ceux qui aiment les bonnes choses et cassent les barrières entre l’orge et le raisin. Et ça marche : de 200 litres brassés par semaine, il est passé à 1 000. Sa Bier’Ouette d’abord blonde puis ambrée se décline en blanche ce mois-ci. Willy Debenne a semé cette année cinq hectares d’orge en bio pour alimenter sa production et un peu de houblon, « pour voir ». En attendant d’autres expérimentations.
Ouvert du lundi au samedi, de 8 h 30 et 19 h. Closerie de Chanteloup – 460, Route de Saint-Martin- Le-Beau, à Amboise – 09 65 03 38 31 – closeriedechanteloup.com

Brasserie de la Rodaie

Encore un viticulteur tombé dans le houblon et c’est tout bon. Hervé Morin s’est lancé l’an dernier dans le brassage et mitonne des Farmer en 33 ou en 75 cl. Blonde, ambrée et brune, notes de miel, de fruits du verger ou d’épices, elles ont chacune leur caractère. En préparation : une bière de Noël.
Accueil sur rendez-vous, du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. 20
La Rodaie, à Saint Nicolas de Bourgueil – 02 47 97 75 34 ou 06 08 92 85 00 – hervemorin.com

Ferme brassicole François Rabelais

Quand un jardinier se lance dans la bière, ça donne une ferme brassicole. Guillaume Vaillend y fabrique cinq bières qui oscillent entre 4,9 % et 7,5 % : la Thélémite, en hommage à François Rabelais, est déclinée avec quelques surprises, comme la Thélémite Pop, aux épices de Rabelais, la Thélémite Métis aux fleurs d’hibiscus et la dernière née, la Thélémite rosée parfumée à la framboise. Les tenants du classicisme testeront la Guillaumette, une petite blonde vaillante à 4,9 % ou la Tour’Angel blanche.
La Vinerderie à Chemillé-sur-Dême – 06 63 96 94 78 – gvaillend.wixsite.com/thelemite

La Compagnie Tourangelle de Bière

La croisade de Maxime et Karim ? Mettre la bière sur les tables gastro et la faire entrer dans les cuisines. Une idée accueillie avec enthousiasme par plusieurs chefs de la région qui ont joué le jeu. Hommage à la Loire, leur bébé s’appelle tout simplement La Royale et cette blonde très chic a tout d’une grande. Ils proposent aussi une gamme éphémère. À guetter en juin : une bière hors-série brassée à Montlouis et présentée dans des bouteilles de La Cuvée des anges. Faute de local adapté, ils s’invitent chez des confrères pour brasser en grande quantité mais espèrent ouvrir très bientôt leur propre atelier à Tours.
biere-artisanale-ctb.fr

La Gironnette

Brasseur amateur pendant 15 ans, Alain Knauër saute le pas professionnel en 2015. Sa micro brasserie bio produit cinq bières, élaborée en travaillant neuf malts différents. Blanche, blonde, ambrée et brune, on les trouve dans les magasins bio, les foires et les fêtes locales. À suivre : sa bière noire aux cinq malts.
Dégustation et visite sur rendez-vous du lundi au samedi
La Gironnerie à Loché-sur-Indrois – 06 50 01 62 47 – brasserielagironnette.com

La Pigeonnelle

Ludovic Hardouin est le papy des brasseurs d’Indre-et-Loire et qui ne connaît pas la Loirette n’est pas Tourangeau. Bio, blonde et légère, la Loirette a fait son nid dans le paysage local. En 14 ans, le brasseur artisanal a aussi créé une version ambrée de sa Loirette, une Salamandre, un peu plus amère, une Pigeo-Noël et une Bière du Chameau (super désaltérante, évidemment). Et pour les barbecues géants, la Loirette existe en fûts de 30 litres.
10 rue de la Ronde, Céré-la-Ronde – 02 47 94 28 22 – brasserie-pigeonnelle.fr

Difficulté maternelle : parlons du maman blues

Depuis 2016, Anne-Marie Drouet est référente, à Tours, de l’association Maman Blues qui accueille les mamans en difficulté maternelle. Une situation qui concernerait plus d’une femme sur dix.

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Qu’est-ce que la difficulté maternelle ?
Ce sont des mamans qui sont dans la difficulté de devenir mère, qui ont du mal à s’identifier en tant que tel et à créer le lien mère-enfant. De nombreuses femmes, après la naissance de leur bébé, expliquent à leur entourage qu’elles sont fatiguées, qu’elles ne dorment pas, qu’elles n’y arrivent pas, mais elles ne sont pas entendues. On leur répond : « Ne t’inquiète pas, ça va passer, tu as un beau bébé. » Ces réponses les culpabilisent. Elles s’estiment même mauvaises mères à cause du regard des autres.

Quelles sont ses manifestations ?
Les signes peuvent être assez différents : une perte d’appétit, de sommeil, des mamans hyperactives ou qui ne regardent pas leur bébé ou ont des difficultés à le nourrir, qui ont peur de mal faire, qui ne se sentent pas à la hauteur. On peut aussi observer des signes chez le bébé qui peut être absent ou au contraire hypertonique.

Pourquoi certaines femmes sont en difficulté maternelle ?
C’est difficile à dire, il y a peu d’études à ce sujet. Les causes peuvent être liées à l’histoire des mamans, au contexte de l’accouchement, de la grossesse, etc. Cela peut toucher tout le monde.

Que leur proposez-vous ?
Un espace d’écoute et de bienveillance. Nous n’avons aucune raison de juger les mamans. Notre rôle, c’est d’apaiser les choses. Il faut d’abord reconnaître que l’on ne va pas bien et se déculpabiliser. Nous organisons des rencontres avec un atelier tous les troisièmes samedis de chaque mois à la maternité de Bretonneau où nous sommes ouverts à toute la famille. Nous avons aussi la possibilité d’orienter les mamans vers des professionnels (psychologues, sages-femmes ou médecin généraliste).

> maman-blues.fr / Contact : anmdrouet@gmail.com

Flore Mabilleau

Senior cherche jeune pour rompre l’isolement

Renforcer les liens entre générations et lutter contre l’isolement, ce sont les ambitions de plusieurs projets intergénérationnels nés en Touraine. Zoom sur trois initiatives.

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OFFRE TOIT À PARTAGER

« Florent est un jeune homme gentil et patient. Sa présence vaut de l’or ! », s’exclame Edith Vanbockstaël. La septuagénaire partage son appartement avec ce lycéen de 17 ans depuis le mois de janvier. Une cohabitation réussie, malgré les soixante ans qui séparent les deux colocataires. Comment se sont-ils rencontrés ? Grâce à l’association tourangelle Jeunesse et Habitat, qui a repris en 2015 le concept « un toit en partage », créé par Françoise Menant il y a dix ans. Le but : favoriser la cohabitation intergénérationnelle en mettant en relation des jeunes de moins de 30 ans à la recherche d’un logement, avec des seniors disposant d’une chambre libre à leur domicile.

Partage, solidarité, tolérance : les bénéficiaires doivent adhérer aux valeurs du projet. Un critère que l’association vérifie dès la première rencontre avec les personnes intéressées. En fonction des goûts et des attentes de chacun, elle tente de constituer les meilleurs binômes. Elle organise leur rencontre puis reste présente pour accompagner la cohabitation. Actuellement, le dispositif accueille 15 binômes, un autre est en cours de signature. Avis aux jeunes intéressés : 5 seniors restent en attente. Pour 180 € par mois, Florent dispose d’une chambre et d’un cabinet de toilette indépendant, ainsi qu’un accès à la cuisine et au salon. Une somme modeste contractualisée dans le cadre d’un bail meublé, sous l’oeil de l’association : le loyer ne doit pas dépasser 250 € par mois charges comprises. Une autre formule est possible : une convention d’hébergement, lorsque le locataire paie uniquement les charges.

L’objectif : permettre aux jeunes d’accéder à des logements peu onéreux. « Ce n’est pas l’argent qui a motivé ma participation, précise Edith. Je recherchais la compagnie d’une personne patiente et serviable, surtout pendant la semaine car je suis seule. Toutes mes attentes ont été comblées, c’est formidable. » Et ça va même au-delà : « Lorsqu’il rentre le soir, il s’installe à côté de moi pour me raconter sa journée, ses soucis. » Florent, lui, apprécie cette solution « pratique et économique » : « Je suis là pour l’aider quand elle en a besoin, et elle me laisse ma liberté. Je suis tombé sur la bonne personne. »
Une mise en relation réussie, estime Jeunesse et Habitat, qui souhaite favoriser le dialogue et la solidarité entre générations. Pour Aline Largeau, chargée de développement habitat : « Ce n’est pas une location comme les autres, mais la rencontre de deux personnes qui inventent leur manière de vivre ensemble. »

ÉCHANGE PERMIS DE CONDUIRE CONTRE COMPAGNIE

Alexandra Cormier a 25 ans. Elle travaille à Château-Renault et habite au Boulay, une commune voisine. Sans voiture, c’est compliqué mais elle n’a pas les moyens de financer son permis de conduire. Suzanne Durand, elle, a 89 ans. Elle vit au foyer Le Maine à Château-Renault. Elle se sent parfois seule et ne bouderait pas un peu de compagnie. Grâce à une initiative communale, les deux femmes ont noué une relation privilégiée, et Alexandra espère bien décrocher le précieux papier rose. Cette initiative, c’est le permis solidaire : un dispositif social intergénérationnel mis en place depuis octobre 2013 à Château-Renault.

Le principe ? Un jeune effectue 50 heures de bénévolat, réparties en général sur huit semaines, auprès d’une personne âgée. Il reçoit en échange un financement du centre communal d’action sociale (CCAS) pour son permis de conduire. « Lors du bilan, une enveloppe de 1250 € est versée en trois fois à l’une des trois auto-écoles de la ville », indique Chloé Daumain, coordinatrice du CCAS. Sélection des bénéficiaires, signature d’un contrat d’engagement par les deux parties, livret de suivi… Le projet est encadré pour éviter tout abus.
« En général, ça fonctionne bien. Nous nous efforçons de constituer des binômes selon les personnalités de chacun. Le seul souci rencontré, ce sont quelques jeunes qui n’ont pas eu la motivation suffisante pour persévérer jusqu’à l’obtention du permis », précise Chloé Daumain. Alexandra Cormier, elle, compte bien aller jusqu’au bout : « Ce permis, je l’ai tellement attendu ! Je pourrai enfin être autonome. Mon quotidien sera plus facile. »

Les deux femmes, qui se sont rencontrées l’été dernier, ont partagé promenades, parties de triominos ou discussions autour d’un café… « Ça m’a apporté beaucoup de bonheur », reconnaît Suzanne. Quant à Alexandra, au-delà du financement de son permis, elle a trouvé ce projet « super » car elle « adore le contact avec les gens ». Aujourd’hui, le duo continue à se voir de temps en temps. Rien que pour le plaisir.

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QUAND L’ÉCOLE ET LA MAISON DE RETRAITE FONT BON MÉNAGE

Venir à l’école pour assister à un cours d’histoire ou faire une dictée. À Souvigny- de-Touraine, c’est possible à tout âge : la Marpa-école intègre dans un même lieu une école élémentaire et une maison de retraite. Ainsi, les résidents de la Marpa (Maison d’accueil et de résidence pour l’autonomie) sont les bienvenus à l’école, et vice-versa. La maison de retraite compte désormais 14 résidents permanents, deux en accueil temporaire, et d’autres devraient bientôt les rejoindre. Côté école, il y a 72 enfants. Ce dispositif innovant fait la part belle aux échanges entre jeunes et personnes âgées.
« On organise des séances hebdomadaires de jeux de société. Aussi, à tour de rôle, 6 à 8 enfants viennent manger à la Marpa deux fois par semaine », explique Anne-Sophie Housseau, responsable de la Marpa. Autre initiative : chaque mois, les anciens et les écoliers qui fêtent leur anniversaire confectionnent des gâteaux pour toute la Marpa-école. L’occasion de souffler les bougies ensemble.

Par Nathalie Picard

Droit des femmes : mobilisation prévue à Tours

Ce 8 mars, partout en France, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, différentes manifestations et mobilisations auront lieu. A Tours aussi.

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« Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement. Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires. Elles étaient en grève en Argentine contre les violences. Elles étaient des millions contre Donald Trump. » Ces phrases sont tirées d’un communiqué commun à plusieurs organisations syndicales et associations, dans le cadre de la Journée des droits des femmes du 8 mars.

Un hashtag est déjà devenu symbole de ralliement : #8MARS15H40. Ce jour-là, comme un peu partout en France, la Ville de Tours aussi va se lever.
Un rassemblement est ainsi prévu place Jean-Jaurès, à 15 h 40, suivi d’ailleurs d’une manifestation qui suivra la rue de Bordeaux, passera par la gare, le Boulevard Heurteloup, la rue Nationale et les Halles. Des préavis de grève ont aussi été déposés.

Pourquoi 15 h 40 ? « En France, les femmes sont toujours payées 26 % de moins que les hommes. Comme si elles arrêtaient chaque jour d’être payées à 15 h 40 », rappelle le collectif Osez le féminisme. Et il est temps que ça change.

ALLER PLUS LOIN
Salaires hommes/femmes : La Région Centre, mauvaise élève

La plateforme de recrutement Qapa a dévoilé un baromètre qui montre que l’égalité salariale hommes-femmes est toujours aussi flagrante. Les données régionales ont aussi été étudiées. Ainsi, trois régions dépassent des écartes de plus de 20 % entre les deux sexes. En première position ? Le… Centre Val-de-Loire, qui fait figure de mauvais élève, suivi des Pays-de-Loire et de l’Île de France.

Le livre ancien pour les jeunes

Installée à Tours, la librairie de Gaëlle Cambon propose de belles éditions de livres pour enfants.

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Poutres apparentes repeintes en blanc, tuffeau mis à nu et bien éclairé. Au 62 de la rue du Grand Marché, c’est une boutique d’un nouveau genre qui a ouvert en septembre dernier. Celle de Gaëlle Cambon. Depuis 3 ans, cette jeune libraire travaillait à domicile. Spécialisée dans les livres anciens illustrés, elle chinait puis vendait par catalogue et sur les salons.

À la faveur d’un coup de cœur pour cette ancienne échoppe de brocanteur à vendre, dans le vieux Tours, elle décide l’an dernier d’offrir une vitrine à son activité. Suivie par les banques et par son amie Emmanuelle Maïsetti, restauratrice de livres, elle a désormais pignon sur rue. « Nous voulons que cet endroit soit ouvert à tous, et pas seulement aux collectionneurs et aux bibliophiles. » Les enfants sont d’ailleurs les bienvenus. Depuis l’ouverture, Gaëlle Cambon attache une importance particulière à son rayon jeunesse.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. On y trouve de magnifiques maquettes originales à prix d’or, de rares éditions reliées mais aussi de très belles pièces à prix raisonnables et des livres d’occasion à moins de 10 € parmi lesquels se trouvent souvent des albums du Père Castor, des romans de la Bibliothèque rose et verte, des fables de La Fontaine, etc.
Ici, on fouine, on admire, on se laisse guider par la passion et le rire communicatif de Gaëlle Cambon. De quoi trouver des idées de cadeaux de naissance ou d’anniversaire originales, comme d’anciennes affiches d’instituteurs en parfait état, de vieux jeux de papier, des estampes numérotées, etc. Vous l’aurez compris, ici, point de vieille barbe blanche et de binocles au bout du nez, mais plutôt deux jeunes femmes qui ont à coeur de transmettre leur amour de l’objet-livre. A noter également que Gaëlle rachète vos beaux ouvrages anciens, adultes et jeunesse !

Jeanne Beutter

Classe inversée à Tours : l’avis des concerné(e)s

Après la leçon, place aux travaux pratiques. Que pensent les élèves, le directeur, les professeurs et les parents, de cette pédagogie inversée ? Tour de table.

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ALAIN CERRUTI, DIRECTEUR DU LYCÉE SAINTE-URSULE, SOUTIENT LA CLASSE INVERSÉE

« L’équipe pédagogique a toujours recherché de nouvelles pédagogies et plus particulièrement depuis deux ans. Par rapport aux élèves qui manipulent sans problèmes les outils numériques, la pédagogie plus traditionnelle n’est peut-être plus à la hauteur. Il faut que les profs se mettent au niveau des jeunes en termes de technologie. »

NICOLAS, ÉLÈVE DE PREMIÈRE

« Aller sur le site n’est pas une contrainte, même si on a plus de travail chez soi, c’est un avantage, on peut y accéder quand on veut et on travaille mieux à la maison. Pour le bac, on y trouve plus de choses, la trace des cours et des méthodes sur lesquelles on peut revenir quand on veut. »

MARIE-LIESSE, ÉLÈVE DE PREMIÈRE

« Il y a plus d’interactivité dans ces cours. Je trouve ça important de savoir travailler en groupe, échanger, communiquer et utiliser l’ordinateur, le téléphone… On le fera en tant que citoyen et dans le monde du travail. »

AGNÈS*, MÈRE DE LOUISE, ÉLÈVE EN SECONDE

« Elle aimait déjà le français, mais là, je la trouve très épanouie et super heureuse. J’ai l’impression qu’elle n’apprend pas. Par exemple, elle a réalisé des recherches pour un exposé pendant les vacances et elle s’investie vraiment, elle était ravie. Cette professeure de français donne aux élèves une impulsion, leur dit qu’ils sont capables de faire des choses avec les outils de leur temps. » (* Le prénom a été changé)

SOPHIE GUILLET, MÈRE DE MARTIN EN SECONDE

« Depuis la 4e, Martin était un peu réfractaire aux mathématiques. Quand il est arrivé dans la classe de Madame Péron à la rentrée, il a vu les maths d’une autre façon. Au 1er trimestre ça a été une révélation. Les maths sont devenues ludiques pour lui. Il est passé d’un moyenne de 11 à 16 et envisage peut-être une première scientifique. Je suis super contente surtout parce qu’il a retrouvé confiance. En revanche, il faut vraiment que l’élève ait un ordinateur pour travailler, il va y passer du temps. »

ALICE, ÉLÈVE DE PREMIÈRE

« Il manque juste le wi-fi dans la salle… Ce serait bien que d’autres cours ce passent comme ça. On a envie de venir en cours ! ».

CÉCILE CATHELIN, PROFESSEURE DE LETTRES

« On a passé notre été avec Delphine à tout préparer pour la rentrée. Il nous faudra environ deux ans d’expérimentation ; nous échangeons quotidiennement avec nos collègues lancés cette aventure via Twitter, des salons, des des MOOCS. Pour rien au monde ne retournerait en classe en rangées frontales ! »

>> Retrouvez notre reportage en classe inversée << 

Une nouvelle vie pour les jeux de société

Orchestré par la Maison des jeux de Touraine, un réseau d’acteurs tourangeaux offre une seconde vie aux jeux de société.

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La vie d’un jeu de société peut tourner court. Lorsqu’il est incomplet, il finit souvent à la poubelle. « Pourtant, il n’est pas forcément injouable. Ce n’est pas grave s’il manque quelques billets dans un Monopoly », remarque Benoît Rayneau, passionné de jeux et co-directeur de la Maison des jeux de Touraine. Face à ce grand gâchis, l’association a lancé un projet : le circuit d’économie circulaire ludique de Touraine (CECL).

Derrière ce nom à rallonge, un principe simple : récupérer, réparer et redistribuer des jeux. « Ça permet de sensibiliser le public à la réduction des déchets et à la pratique ludique », estime Benoît Rayneau. Après une première campagne réussie en 2016 avec 800 jeux collectés, la seconde est ouverte jusqu’aux vacances de février. Comment participer ? Il suffit de déposer ses jeux – usés, incomplets, abîmés, avec ou sans les règles – à une borne de récupération. Même les pièces détachées sont acceptées.
Ensuite, la réparation s’organisera dans le cadre de journées dédiées ou d’animations « Docteur Ludis », où l’association proposera aux familles de venir réparer, puis jouer à des jeux. La première étape, un « diagnostic ludique » : ausculter la boîte, le matériel et ses règles.

Mais comment savoir si le jeu, même incomplet, peut fonctionner ? Une seule solution : y jouer ! Lorsque le matériel est suffisant, on essaie de le remplacer. D’autres jeux ont besoin d’une petite toilette ou d’un brin d’air : « Il nous arrive d’en laisser s’aérer plusieurs mois lorsqu’ils ont pris l’humidité », précise le co-directeur. L’année dernière, la moitié des jeux collectés ont pu être réparés. Grâce à une première distribution auprès de professionnels utilisant des jeux (enseignants, éducateurs, animateurs…), une centaine d’entre eux connaissent désormais une deuxième vie.

Nathalie Picard

> Maison Des Jeux de Touraine 16 impasse Jules Simon à Tours 09 52 92 43 34 Liste des bornes de récupération sur internet : mdjt.org

Les Gardiens de La Boulangerie

Zoom sur Juliette Gassies et Frédéric Dumain, à la tête de La Boulangerie.

Image13Juliette Gassies

Elle vit sa vie en couleurs. Née à Tours en 1965, Juliette Gassies a grandi dans une maison d’artiste. Son père enseignait à l’école des Beaux-arts de la ville et menait son activité de peintre en parallèle. Après avoir elle-même étudié à l’école des Beaux-arts, elle enseigne l’art plastique et développe son style autour de la peinture.

Dans son atelier, au deuxième étage de la « Boulangerie » à Saint-Pierre-des-Corps , les toiles sont recouvertes de touches colorées. Son trait est graphique et réaliste. Elle multiplie les séries au gré de ses envies: les fruits exotiques, les oiseaux, des cartes postales détournées ou encore des nageurs. « Elle a beaucoup d’imagination, de talent et surtout de simplicité », commente une de ses élèves, Myrtille Bout. Elle exposera fi n février à la Boîte à livres et en mai à XL Art, dans l’espace Nobuyoshi à Saint-Antoine-du-Rocher.

Frédéric Dumain Image11

Arrivé en 1987 à Tours, il a passé son enfance à la Rochelle où il est né en 1968. Comme Juliette Gassies, il étudie à l’école des Beaux-arts de Tours et enseigne son art dans l’agglo et arrive à Saint-Pierre-des-Corps. Au premier étage de La Boulangerie, juste en dessous de sa comparse, il a aménagé un bureau et un atelier où il entasse ses expérimentations.

Sa ligne directrice est l’image du corps. À côté, il s’inspire aussi des natures mortes et des paysages. Son truc, c’est la composition de photo et son traitement par ordinateur. Il donne à des portraits de famille des aspects mystiques. L’artiste contraste cette image avec un développement sur plexiglas, plus contemporain et même rétroéclairé. « J’agrandis, je réduis, j’ajoute des motifs Art déco… dans l’esprit des cabinets de curiosités. »

> LES COURS

– Enfants de 5 à 15 ans, mardi soir ou mercredi après-midi, une heure hebdomadaire.
Tarifs : pour les Corpopétrussiens 27 € / trimestre ; ou 95 € / trimestre. Matériel fourni.
– Adultes, du lundi au jeudi, deux heures hebdomadaires. Inscription à l’année 40 € + 135 € par trimestre.
Renseignements et inscriptions au 02 47 63 43 45 et sur le site http://diagonalelaboulangerie. blogspot.fr

Pour retrouver notre reportage dans les locaux de La Boulangerie, c’est PAR ICI !

La Boulangerie : les artistes au fournil

À Saint-Pierre-des-Corps, une boulangerie est devenue un atelier d’artistes amateurs et professionnels. Un endroit où la chaleur humaine a remplacé la chaleur du four.

Pendant deux ou trois heures, ils avancent à leur rythme.
Pendant deux ou trois heures, ils avancent à leur rythme.

Ding, dong ! »… Le tintement de la sonnette retentit dans l’ancienne boutique de Saint- Pierre-des-Corps. Cette musique rythme les allées et venues des clients comme si rien n’avait changé au 33 de la rue Pierre-Sémard. Une mélodie intacte, à l’image du « Boulangerie Pâtisserie » inscrit en lettres gothiques sur la devanture. Pourtant, les habitudes de ce lieu ont bien évolué. Depuis 1998, la peinture et les chevalets ont remplacé le four et les pains chauds ; les boulangers ont troqué leur tablier pour des blouses de peintres ; les tableaux exposés ont pris la place des éclairs au chocolat ; et dans l’ancien fournil, les effluves de peinture à l’huile se sont substituées à l’odeur de la pâte.

L’association Diagonale propose depuis dix-neuf ans des cours d’arts plastiques à la « Boulangerie ». Soixante-dix adultes et autant d’enfants s’y retrouvent du lundi au jeudi, par groupe de quatorze maximum, pour un moment de partage et d’expérimentation.

À la Boulangerie, on essaie toutes les techniques.
À la Boulangerie, on essaie toutes les techniques.

Juliette Gassies et Frédéric Dumain sont les deux artistes à l’origine de cette initiative (portraits à découvrir ICI). Avec deux autres personnes, ils ont créé, en 1994, l’association Diagonale. « Après les Beaux- Arts de Tours, où nous nous sommes tous connus, nous avons exercé comme professeurs d’arts plastiques dans différents foyers culturels de la ville, se rappelle Juliette Gassies, une fleur plantée dans les cheveux. On voulait monter notre propre structure et la mairie de Saint-Pierre-des-Corps nous a proposé cette ex-boulangerie. »
Restée dans « dans son jus », cette maison pouvait accueillir l’activité « salissante » sans problème et contre un loyer modique. Les deux étages ont ainsi été privatisés et transformés en ateliers professionnels. Le rez-de-chaussée a, lui, été aménagé pour les cours où se mêlent débutants et confirmés.

« ON LÂCHE LES SOUCIS À L’ENTRÉE »

D’ailleurs en ce lundi après-midi pluvieux, les apprentis ont repris le chemin de l’atelier. Après avoir passé l’ancien magasin, ils traversent un couloir de blouses et d’étagères, avant d’arriver dans le vif du sujet, un atelier baigné dans la lumière crue des néons. Une bulle où tout est possible, un endroit où le temps s’est arrêté. Une dizaine de retraitées déballent leur boîte à outils et sortent pinceaux, gouache, huile, pastels, crayons de couleurs, gomme… « Je leur donne un fil conducteur et ensuite, chacun est libre de faire ce qu’il veut, dans le temps qu’il souhaite, ce n’est pas contraignant », raconte la prof.
« Pour moi, c’est un moment de détente, de plaisir, révèle Chantal, 71 ans, au-dessus d’un paysage aux teintes verts d’eau. Elle poursuit en regardant sa toile, « Juliette nous aide beaucoup. Chez moi, je peignais, je reproduisais, mais ici, je travaille plus mon imagination. » Et quelques minutes plus tard, elle lui demande conseil. Les deux femmes échangent, regardent, se penchent sur le chevalet. « C’est important que les élèves se trompent, qu’ils essayent. Ils apprennent aussi la patience », note Frédéric Dumain qui donne lui aussi des cours.

Juliette conseille, explique avec patience.
Juliette conseille, explique avec patience.

L’enseignante haute en couleur semble autant plaire à ses élèves que l’activité elle-même. Pour Myrtille Bout, 75 ans, « les trente minutes de route valent bien ces moments de bonheur ». Chantal, 71 ans, de Joué-les-Tours complète même : « Ici, on pose tout, on lâche les préoccupations à l’entrée. C’est un moment pour soi. » Lors de ces ateliers, on vient aussi tromper l’ennui, la solitude, qu’on soit employé ou en profession libérale avec des horaires décalés. « Depuis que je suis retraitée et comme j’habite à la campagne, je vois moins de gens. Toute seule, ce n’est pas évident d’avancer. Ici, c’est agréable de rencontrer des gens, voir ce que chacun peint au mur », sourit Marie-France, 66 ans.
Image4Les rires, les conseils et même les chocolats circulent ainsi pendant trois heures. Des amitiés et des vocations sont aussi nées entre ces murs. « Ce n’est pas qu’un lieu où l’on dessine ou l’on peint, ça a un côté familial », confirme Frédéric Dumain qui s’y sent comme chez lui. Et comme dans tous les foyers, certains quittent le nid. Les petits qui ont commencé à cinq ans à manipuler la terre ou le pinceau sont partis vers des cursus artistiques aux Beaux-arts, dans une école d’architecture ou encore comme illustratrice et céramiste.

Dans l’avenir, le duo voudrait faire perdurer la boulangerie, inviter d’autres artistes à exposer et continuer à faire connaître ce lieu, pas très passant : « Soyez curieux, osez l’aventure et passez le pont, invite Frédéric Dumain, il reste de la place ! »

Reportage et photos : Pauline Phouthonessy 

Frédéric et Juliette invitent à « passer le pont ».
Frédéric et Juliette invitent à « passer le pont ».

Indre-et-Loire : santé démographique

Le département d’Indre-et-Loire ne cesse de gagner en habitants. Et ce, même si les campagnes se dépeuplent.

indre et loire

La Touraine se porte bien, merci pour elle ! La population de l’Indre-et-Loire a dépassé les 600 000 personnes (une population doublée en deux siècles). Si les campagnes tendent à se dépeupler, le département gagne tout de même en habitants.

Ces dix dernières années, c’est Saint-Règle qui est en tête des communes ayant gagné le plus d’habitants. Un village de… 566 âmes ! Pour le reste, Tours reste de loin la ville la plus peuplée. Avec plus de 139 500 habitants, elle devance Joué-lès-Tours et ses 38 248 habitants, ainsi que Saint-Cyr-sur- Loire (16 390 habitants). Suivent Saint-Pierre-des- Corps, Saint-Avertin, Amboise et Chambray-lès- Tours.

Dans les colonnes de la Nouvelle République cependant, le géographe Roger Brunet rappelait que Tours construit, mais ne gagne pas d’habitants, « car en centre-ville, bureaux et commerces l’emportent sur le logement ».
Enfin, du côté des petits, on peut mentionner Crissay- sur-Manse qui, d’après les dernières données, est le plus petit village du département avec 103 personnes.

Orientation : un film pour s’inspirer

Chercher une orientation en regardant la télé, c’est possible ! Voici des films dont les héros auraient pu étudier en Touraine.

SUR LA ROUTE DES VINS

En Touraine, les vignobles font partie du paysage et de l’économie locale. Alors pourquoi pas se lancer dans le métier de vigneron ou encore de sommelier ? Bottle Shock, dernier cru, Saint- Amour…des films qui ont sublimé ces professions sur grand écran. Tu seras mon fils met en scène Paul Marseul (Niels Arestrup), propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Émilion et son fils (Lorànt Deutsch) qui travaille avec lui sur le domaine. Mais exigeant et passionné, le patriarche voit en Paul, fils de son régisseur, un « fils idéal ».
Et si Lorànt Deutsch avait vécu en Touraine, il aurait suivi un CAP agricole au CFA de Fondettes ou Chinon ou bien un bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole option vigne et vin au LPA d’Amboise.
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UNE NUIT AU MUSÉE

Et pourquoi ne pas vous retrouver à la place de Larry Daley (Ben Stiller), gardien d’Une nuit au musée ? À la tombée du jour, les personnages et animaux du musée d’histoire naturelle reprennent vie. L’agent de sécurité ne doit pas ici éviter les vols, mais bien s’assurer que tous les personnages reprennent leur place derrière leur vitre au petit matin.
Après un CAP et bac pro métiers de la sécurité au lycée pro Ampère à Vendôme, vous aussi, vous vivrez peut-être des situations loufoques ! A défaut, la sécurité est un secteur qui recrute !
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NOS JOURS HEUREUX

« Allez, allez, je veux plus rien voir traîner ! Et on se sort les doigts du c** !!! », crie Caroline, animatrice, à bout de nerfs. Comédie attachante, Nos jours heureux vous fait découvrir les coulisses des colonies de vacances. Si le métier d’animateur vous tente ponctuellement, alors n’hésitez plus, passez votre Bafa. Ce brevet est dispensé à partir de 17 ans (www.jeunes.gouv. fr/bafa-bafd).
Pour exercer ce métier de façon pérenne, en tant qu’éducateur spécialisé, il faut passer par trois années d’études à l’Institut du travail de Tours et décrocher un diplôme d’État. Dans La tête haute c’est Benoît Magimel qui s’y colle. Il tente de sauver le jeune Malory, avec le soutien de la juge pour enfant incarnée par Catherine Deneuve.

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WINGARDIUM LEVIOSA !

Et si vous êtes plutôt fin psychologue comme l’était Robin Williams dans Will Hunting, il est possible de suivre une licence et un master de psychologie à la fac de Tours. Plus inspiré par l’enseignement de potions à la Severus Rogue dans Harry Potter ou de la littérature dans Les poètes disparus – encore Robin Williams – voici le parcours à suivre pour les simples moldus : à l’université François-Rabelais de Tours, obtenir une licence (droit, économie, gestion, art, lettres, langues, histoire…) puis intégrer le master MEEF, ce n’est pas une formule magique mais l’acronyme pour métiers de l’enseignement de l’éducation et de la formation – 2nd degré.
En 2017, 17 960 postes sont offerts pour l’enseignement en collège et lycée à ceux qui passent le Capes.
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Textes : Pauline Phoutonnesy

Elles tendent la main aux migrants de Tours

Des citoyens tourangeaux partagent le quotidien des migrants hébergés au Centre d’accueil et d’orientation de Saint-Pierre-des-Corps. Une véritable solidarité de proximité.

Des liens forts se sont tissés entre Gaëlle, Tiphanie, Manuella et certains exilés.
Des liens forts se sont tissés entre Gaëlle, Tiphanie, Manuella et certains exilés.

« Pour moi, elles sont comme deux sœurs et une mère. Une nouvelle famille. Je suis très heureux quand je les vois », affirme Khaled un sourire aux lèvres. Le jeune homme de 31 ans est Soudanais. Après avoir connu la jungle de Calais, il est arrivé au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Saint-Pierre-des-Corps, lorsque le camp a été démantelé il y a près de deux mois.

« Elles », ce sont Tiphanie, Gaëlle et Manuella : trois amies devenues inséparables alors que fin octobre, elles ne se connaissaient même pas. Plusieurs fois par semaine, elles se rendent au CAO afin de passer un moment avec « les gars », comme elles les appellent. Ils sont une cinquantaine d’hommes seuls, une grande majorité de Soudanais, quelques Libyens et Érythréens. Ils sont ici pour une période transitoire d’environ trois mois.
D’après le ministère de l’Intérieur, le passage en centre d’accueil et d’orientation doit permettre « aux personnes migrantes sans-abri de bénéficier d’un temps de répit et d’engager, si elles le souhaitent, une démarche de demande d’asile ». C’est l’association Adoma qui les accompagne dans cette démarche et gère le dispositif d’hébergement et d’insertion. La plupart des hommes accueillis ici viennent de Calais ou de Paris. Mais il est difficile de remonter plus loin le cours de leur histoire.

Parmi les dons récoltés par Coup de pouce, plein de livres scolaires.
Parmi les dons récoltés par Coup de pouce, plein de livres
scolaires.

Selon l’Organisation des Nations unies (Onu), depuis 2003, la crise du Darfour aurait causé 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés. « Ils ne veulent pas raconter leur passé. Avant d’arriver là, ils ont vécu tout un périple marqué par la violence. Certains ont connu la torture. Souvent, leur famille leur manque. L’un d’eux me racontait que sa femme était sur le point d’accoucher lorsqu’il a dû quitter son pays. Et depuis trois mois, il reste sans nouvelles. »

LEUR CHANGER LES IDÉES

Ce jour-là, à l’entrée de l’ancienne résidence SNCF qui tient lieu de centre d’accueil, deux migrants sont assis sur un banc, une cigarette à la main et les yeux de le vague. Le vague à l’âme. Ils semblent s’ennuyer. Et cogiter, surtout. À l’intérieur, dans la salle télé, Saeed regarde une émission de billard en compagnie de deux autres Soudanais. Dans le couloir qui jouxte la pièce, Manuella improvise une partie de football avec Younis. Pendant ce temps, un groupe de sept migrants est en cours de français, à l’étage. Ils apprennent les bases de la langue, pour réussir à se présenter et se débrouiller au quotidien.

Chaque semaine, des cours de français sont dispensés.
Chaque semaine, des cours de français sont dispensés.

Si les journées sont rythmées par les repas et quelques activités, le temps semble suspendu. On sent que ces hommes sont dans l’attente. Ils ont fui un pays en guerre, sont en pleine procédure de demande d’asile et ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. « Plus les jours passent, plus ils s’éteignent. Ils font des insomnies et sont fatigués. Nous essayons de leur changer les idées, en leur proposant des activités », explique Tiphanie. Atelier d’arts plastiques en partenariat avec les étudiants de l’école des Beaux-Arts de Tours, sorties au marché, visites au musée, théâtre, jeux de société, cuisine… Les bénévoles organisent même un réveillon pour le jour de l’An. Au programme : un après-midi cuisine puis une soirée festive avec une compagnie de cirque et un concert de jazz manouche.

Certains, comme Saeed, regardent de temps en temps la télé.
Certains, comme Saeed, regardent de temps en temps la télé.

Tout a commencé fin octobre par un message posté sur Facebook par Sarah, une Tourangelle, qui se demandait où se trouvaient les migrants de Calais accueillis en Touraine. Tiphanie lui a répondu, et de cet échange est né le groupe Facebook Coup de pouce aux migrants de Tours. « En moins de 4 jours, nous étions 400 membres. Nous avons récolté plein de dons : vêtements, chaussures, produits d’hygiène… Le 75 Restaurant a offert 50 kebabs. Une semaine après, des voisins préparaient un couscous pour 50. Nous ne nous attendions pas à une telle mobilisation », raconte Tiphanie.
Aujourd’hui, le groupe compte près de 730 membres. Parmi ces nombreux soutiens, une quinzaine de bénévoles sont actifs au quotidien. L’ampleur de la mobilisation leur a donné envie de créer une association. L’objectif ? Se doter d’un statut leur permettant d’agir et de monter des projets avec les migrants. Pour Tiphanie, Gaëlle, Manuella et consorts, c’est une implication au quotidien. Pleines d’énergie, les jeunes femmes apportent à leurs amis un soutien sans faille. Nuit et jour. Leur moteur ? « Ce sont eux, répond le trio en chœur. Nous avons tissé des liens très forts. Pour nous remercier, ils nous traitent comme des princesses, et nos enfants aussi. »

Textes et photos : Nathalie Picard

> Contact : Groupe Facebook : Coup de pouce aux migrants de Tours
> Association en cours de création : 07 68 48 60 06 – coupdpm@gmail.com

> L’association recherche une salle pour organiser son réveillon du Nouvel an.

A l’école de la zen attitude

À Tours, un nouvel atelier permet aux enfants d’apprendre à méditer et à gérer leurs émotions. Une initiative qui plaît aux parents… et même aux enfants !

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« C’est un arbre très beau, un arbre très spécial. Un arbre à souhaits qui est là depuis plus de 100 ans. Sur cet arbre, des pigeons peuvent réaliser des souhaits qui viennent droit du cœur », raconte Anne- Laure Bihan-Poudec. À côté d’elle, six enfants se tiennent en cercle, les yeux fermés, assis en tailleur sur un tapis de sol. Lorsque l’histoire se termine, une clochette retentit. Les enfants peuvent alors dessiner leur souhait sur une page de leur cahier.

L’objectif de ces ateliers de méditation destinés aux enfants ? Apprendre à se concentrer, développer son attention, reconnaître et gérer ses émotions… Une initiative originale, qu’Anne-Laure Bihan-Poudec, par ailleurs professeure des écoles, avait en tête depuis quelques temps : « À l’école, j’ai constaté que beaucoup d’enfants souffrent d’un certain mal-être, ou qu’ils ont du mal à gérer leurs émotions. En parallèle, j’ai commencé à pratiquer la méditation à titre personnel, et j’ai pensé que ce serait un outil intéressant pour les enfants. »

Après l’avoir expérimentée avec succès dans sa classe, elle a suivi une formation à la méthode Eline Snel, l’auteur du livre « Calme et attentif comme une grenouille ». L’atelier s’articule autour de 8 séances thématiques, afin d’acquérir les bases de la méditation. « Il n’y a pas de vocation spirituelle, précise la jeune femme. Ce n’est pas du bouddhisme, mais juste un entraînement à l’attention et à la gestion des émotions. »
Si les garçons et les filles présents ne se sont pas inscrits de leur propre initiative, la plupart notent déjà des bénéfices. Comme Tiago, 9 ans, qui a écrit sur son cahier que « ça permet de se relaxer, ça fait du bien ». Ou Lisa, 12 ans, qui est contente d’avoir une nouvelle technique pour s’endormir le soir : « Je mets ma main sur mon ventre et je me concentre sur ma respiration. » Une méthode testée et approuvée.

Nathalie Picard

>Nouveau programme à partir de janvier 2017. Plus d’informations sur zenecole.wordpress.com

Vinyle : t’as d’belles feutrines tu sais ?

MatmaFeutrine, c’est le projet du Tourangeau Eric Le Priellec : de magnifiques feutrines pour platines vinyles sérigraphiées par des artistes de Tours. Original, artisanal et surtout, local.

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LA GENÈSE DU PROJET

Éric Le Priellec se définit comme « un vinyle addict€». Une passion qu’il n’a jamais lâchée. Sauf que les feutrines de platines, il les trouve « trop communes et de mauvaise qualité ». Ni une ni deux, il a l’idée, il y a un an, d’un projet un peu fou. « Je suis allé voir des artistes tourangeaux », raconte-t- il. Caroline Bartal, Béatrice Myself, Dominique Spiessert et Guillain Le Vilain plus précisément.
Ils vont pouvoir poser leurs œuvres sur les feutrines, ces disques circulaires utilisés par les Djs, mais aussi pour protéger sa platine et apporter une amélioration au système audio. «€C’est le quatuor d’artistes de Tours qui cartonne. Je voulais que le dessin résonne avec la musique. ». Avec ça, la platine est transformée. Un style. Unique. Le must ? Les pièces sont en série limitée. Cent exemplaires, pas plus. Et signés.

LE LOCAL EN AVANT

C’est simple, à part la feutrine découpée à Saint-Étienne, tout le reste est réalisé localement. Si l’illustration est réalisée par des artistes de Tours, donc, la sérigraphie se passe à Saint-Pierre-des-Corps. Un procédé « complexe » qu’Éric laisse à l’Atelier Pantu, son voisin à l’Atelier de la Morinerie. MAVILLE_VINYLE1
« E‹ffectivement, je veux mettre le local en valeur. J’aime œuvrer ici. C’est très important pour moi », confirme ce « Tourangeau pure souche ». Chaque feutrine est par ailleurs livrée avec une petite histoire sur l’artiste qui a travaillé, ainsi que le lien vers son site web. Idéal pour faire découvrir l’art local. Les retours ayant été rapidement positifs, Éric vend la majeure partie de ses feutrines à Tours, certes, mais désormais aux quatre coins de la France également. Sur les réseaux sociaux, Canadiens, Russes et Israéliens sont « fans du projet », se réjouit Éric.

PAS QU’UNE MODE

La mode du retour du vinyle n’aura échappé à personne. « C’est évident€: il y a une montée en puissance des gens qui ressortent leurs platines, on rachète des vinyles, il y a un engouement puissant », admet Éric. Il y a aussi ces amoureux de l’objet, ces vinyles addicts, comme Eric. Et clairement, « ce client veut du bel objet ». Lui-même le dit : «€C’est une niche dans une niche. Mais ce sont des passionnés. »

ET APRÈS ?

« J’ai vendu ma voiture pour lancer ça ! », se marre Eric. « Je veux surtout vivre une belle aventure, c’est un plaisir. » Mais, bien sûr, si la sauce prend (comprenez, si les finances le permettent), le Tourangeau a déjà des projets. « On pourrait faire, pourquoi pas, des feutrines à deux couleurs. Ou par paires, qu’elles puissent se “€répondre€”… C’est le terrain qui va commander. Peut-être pourrais-je faire appel à d’autres artistes. Mais attention, toujours des locaux ! ». Normal.

> matmafeutrine.fr ou facebook.com/matmafeutrine ;
35 € la feutrine.

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Dix associations à aider avant Noël

Elles ont besoin d’un coup de main en temps, en bénévoles ou en dons pour le mois de décembre, pour Noël ou après. Tmv a voulu mettre en valeur dix associations de Tours et des alentours qui œuvrent dans l’ombre, mais aident au bien-être de tous.

SVS 37

Depuis mai 2015, SVS 37 s’engage pour dire non aux violences sexuelles. Informer, prévenir, aider celles dont « le corps parle et veut se faire entendre », rappelle sa présidente, la juriste Catherine Raynaud. L’asso bénéficie d’un atelier thérapeutique à Monts, mais elle va également ouvrir un centre de formation pour les professionnels, d’ici début 2017, à Tours-Nord. SVS 37 a donc besoin de bénévoles, notamment un kinésithérapeute. Au mois de mars prochain, une exposition et vente d’oeuvres sera organisée à La Riche. Les artistes intéressé(e)s (et qui ont donc aussi envie d’aider) peuvent dès à présent se manifester !
> svs.pf.37@gmail.com

Catherine Raynaud, présidence de SVS37 (Photo NR)
Catherine Raynaud, présidence de SVS37 (Photo NR)

 

ASSOCIATION DU RESTAURANT SCOLAIRE DE SAVONNIÈRES

Ils sont parents. Mais aussi et surtout bénévoles. Le restaurant scolaire de Savonnières est géré par une association réunissant quatorze personnes. Leur but ? « Contribuer à la baisse des prix des repas de nos enfants », indique Géraldine Collin. Chaque année, ils organisent donc divers événements pour récolter des fonds qui les aideront dans leur mission.
Les 10 et 11 décembre, ils mettent notamment en place un marché de Noël, avec plus de cinquante exposants. Place des Charmilles et dans la salle Mame, au cœur du village Savonnières, on pourra aussi s’offrir des ballades en calèche, voir le Père Noël, assister à un spectacle de magie ou jeter un œil à l’expo de voitures anciennes… avant le fameux feu d’artifice, le samedi soir, dès 18 h 30.
> Les 10 et 11 décembre, de 10 h à 20 h.

SOS AMITIÉ TOURAINE

Un mal, des mots. C’est le mot d’ordre. SOS Amitié Touraine, c’est chaque année 10 000 appels. D’une durée de 10 minutes à une heure. Bref, il y a du monde en ligne. Mais malheureusement, «on manque d’écoutants », introduit Antoine Hanicotte, président de l’asso. Tous les jours, pourtant, ils aident par téléphone ou sur internet des dizaines de personnes « en détresse psychologique». «On écoute beaucoup de gens en pleine dépression, ainsi que des personnes handicapées physique ou mental qui sont seuls. » SOS Amitié Touraine a donc besoin de bras. Ou du moins, d’oreilles ! « La bonne volonté ne sut pas. Il faut être bienveillant mais aussi gérer l’émotion », souligne Antoine Hanicotte. D’autant que désormais, depuis l’apparition du chat internet, l’équipe discute parfois avec des jeunes de 12 à 25 ans. « C’est effrayant. Ils ont des soucis avec leurs parents, le travail qu’on leur demande, ou encore leur identité sexuelle. »
Chez SOS Amitié Touraine, la trentaine d’écoutant(e)s sont bénévoles et souvent jeunes retraités. Mais il y a aussi des jeunes (en cursus de psycho, par exemple), des infirmières et deux commerçant(e)s qui « ont trouvé un peu de temps ». Outre la nécessité de bénévoles, l’association a aussi besoin de dons. « La spécificité, c’est que les dons sont défiscalisés à 66 % », argue le président. «Nous souhaitons capter des fonds, car les donateurs institutionnels “réduisent la voilure”. Et nous allons avoir des problèmes, alors nous cherchons un peu de mécénat. »
En attendant, le téléphone de SOS Amitié continuera de sonner. Et dans tous les cas, le soir de Noël et du Nouvel an, les écoutants répondront. Encore et toujours.
> Les volontaires peuvent écrire à SOS Amitié Touraine, BP11604, 37016 Tours Cedex 1 ou sos@sos-amitie-touraine.fr Contact : 02 47 54 54 54.

 SOS-Amitie-Un-mal-des-mots

MAISON DES DROITS DE L’ENFANT DE TOURAINE (MDET)

Depuis plus de 15 ans, cette association permet aux enfants de faire valoir leurs droits. Au-delà de ça, elle les sensibilise en leur faisant davantage connaître leurs droits, au travers d’actions collectives éducatives et de prévention. À l’approche des fêtes, la Maison des droits de l’enfant de Touraine est « activement en recherche de nouveaux bénévoles et votre aide nous serait précieuse», indique Ligaya Morland, secrétaire générale de la MDET.
« Nous recherchons deux types de bénévoles pour nos interventions : des juristes (avocats, juges, etc.), et des professionnels de l’enfance (éducateurs spécialisés, infirmières scolaires, psys… » Que vous soyez étudiant(e) ou retraité(e) ou autre, l’important est d’avoir un peu de temps à accorder à la MDET.
> Contact : 02 47 05 09 00 ou mdetouraine. fr Adresse : 75 rue du Colombier, à Tours.

NOËL POUR TOUS

Oui, on sait, « Noël Pour Tous » n’est pas une association, mais une opération qui aura lieu le 24 décembre. Mais celle-ci est organisée par le diocèse et les paroisses de Tours Centre, ainsi que La Barque, la Banque Alimentaire, la Croix-Rouge, le Secours Catholique et Habitat & Humanisme. Autant dire beaucoup d’assos pour un événement qui devrait faire chaud au cœur à beaucoup. « Tout le monde peut participer, les personnes à la rue, mais aussi les personnes en hébergement d’urgence, les migrants, les personnes isolées et tous ceux qui se sentent invités », mentionne Noël Pour Tous.
Mais cette veillée de Noël, entre buffet partagé, musique et jeux, ne sera réussie qu’avec l’aide de bénévoles. Les associations mentionnées recherchent donc des personnes pouvant mettre en place les barnums et le matériel, aider à l’animation des enfants, apporter de quoi manger et faire la fête, préparer 40 litres de soupe de légumes la veille ou le matin même, ainsi que mettre en place le bu¢et et servir les plats.
Les chanteurs/ses et musicien(ne)s qui auraient aussi envie d’aider peuvent aussi montrer le bout de leur nez (ou de leur guitare, c’est pareil).
> Le 24 décembre, de 18 h à 23 h, place Châteauneuf et cour de la salle Ockeghem. Contact : Brigitte Bécard, au 06 84 22 37 09 ou brigittebecard@free.fr

LIENS PARTAGÉS

Cette année, pour ses veillées au jardin, elle a été jusqu’à obtenir le 1er Prix Coup de pouce, organisé par Val Touraine Habitat. En 2015, elle avait aussi été nominée par les trophées Touraine Propre pour ses boîtes à livres. L’association Liens Partagés, de La Riche, porte bien son nom. Créée en 2014, par Jacques Dyonet (fondateur de l’Amap La Riche en bio), elle sert de lien fédérateur entre les habitants.
Derrière tout ça, il y a le social, le vivre-ensemble. La preuve avec cette zone de gratuité, organisée par l’asso le samedi 17 décembre. Il su¿t d’apporter un objet propre et en bon état qui ne vous sert plus et vous pouvez emporter un autre qui vous plaît ou vous sera utile.
> Le 17 décembre, 10 h à 18 h, salle Ronsard à La Riche. Contact : lienspartages.wordpress.com

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ENTR’AIDE OUVRIÈRE

L’accueil, c’est le maître-mot à Entr’Aide Ouvrière (EAO). Cette association départementale, intransigeante sur « la justice sociale et la dignité de l’homme », accueille les personnes en situation précaire et tente de recréer du lien social. Et surtout, les aide. Alors même si la structure compte de nombreux salariés, les bénévoles sont tout aussi importants. Ces derniers peuvent participer à la Maraude, au Centre de formation dans la lutte contre l’illettrisme ou encore aux diverses actions organisées par l’association. Début novembre, Entr’Aide Ouvrière s’était aussi distinguée en recherchant une cinquantaine de « familles solidaires » d’Indre-et- Loire, pour accueillir des réfugiés. Les intéressé(e)s doivent tout de même disposer d’une chambre, étant donné que la cohabitation dure plusieurs mois. Ils seront accompagnés, tout du long, par l’association.
> EAO-CAD au 46 rue Gustave Eiffel, à Tours-Nord. Contact : 02 47 31 87 00 ou benevoles@entraideouvrière.org. Concernant les familles solidaires : 02 47 05 48 48 ou familles.solidaires@entraideouvriere.org

ÉMERGENCE

« Donner un peu de son temps aux personnes à la rue », c’est tout ce qu’aimerait l’association tourangelle Émergence, comme le rappelle sa directrice Nathalie Bertrand. Émergence s’occupe des personnes sans domicile fixe et les besoins sont grands, surtout depuis l’ouverture du plan hivernal. L’asso a ouvert 35 places d’hébergement. Elle recherche donc aussi des bénévoles « pour aider à servir le repas le soir ». Il suffit d’être disponible de 18 h 45 à 20 h 30. Rendez-vous au 12 rue Louis- Mirault.
> Pour aider : Brice au 06 82 87 89 85.

ASSOCIATION DES BAMOUN DE TOURS

Pas forcément connue du grand public, l’ASBAT (Association des Bamoun de Tours, du nom d’un peuple d’Afrique centrale) existe pourtant depuis 2008. Prônant la solidarité entre toutes les diasporas du monde entier, elle a pour but « le développement en milieu Bamoun, tant sur le plan social, sanitaire et scolaire », rappelle sa présidente Viviane Beauce.
Il y a quelques jours, l’ASBAT a organisé la 2e édition de l’arbre de Noël pour les enfants de l’association. Mais elle a aussi mis en place des goûters dans des maisons de retraite, des hôpitaux et permis l’envoi de dons vers le Cameroun.
> Contact : 06 63 96 17 34.

 

(Photo ASBAT)
(Photo ASBAT)

BLOUSES NOTES

En juillet dernier, les Blouses Notes avaient le blues. Baisse des subventions, avenir en péril… Mais leur « appel à l’aide a été entendu, notamment par les collectivités, la mairie et le conseil régional », souffle Arnaud Tery, président de l’asso. Depuis 20 ans, les musiciens des Blouses Notes apportent du bonheur (et de la musique) aux enfants malades et hospitalisés à Clocheville.
Mais, même si l’asso « a un peu plus le sourire, il est toujours compliqué de boucler le budget chaque année ». Il y a donc toujours besoin de financement ou de mécénat. Fin novembre, les Blouses Notes ont rempli le Petit Faucheux. Leur soirée a fait un carton¬: « On a diffusé le film que l’on a fait avec une réalisatrice tourangelle, afin de suivre les musiciens des Blouses Notes dans les chambres », rappelle Arnaud Tery. Un film qui devrait d’ailleurs être di¢usé dans d’autres lieux. Histoire de découvrir à quel point les Blouses Notes filent la pêche aux enfants…
> Contact : blouses.notes@gmail.com ou au 06 66 87 90 11. Sinon, direction le 4, bis rue de la Bretonnerie à Tours !

>> Bien évidemment, Tours regorge d’associations et cette liste n’est pas exhaustive. Pour découvrir les centaines d’associations qui font vivre la ville, un petit clic sur tours.fr et asso.tours.fr vous permettra d’en découvrir d’autres et d’aider si vous le souhaitez.

Kids : Génération krav-maga

#EPJTMV Le krav-maga a sa déclinaison pour enfants à Tours. Depuis deux ans, Karine Askar forme, une fois par semaine, les plus petits à cette technique d’auto-défense

krav-maga

« Au secours, au secours ! », crie un enfant sur le tatami du dojo Alphonse-Daudet, avant d’enchaîner une chorégraphie de défense. Tous les mercredis soirs, ce dojo accueille un cours de krav-maga destiné aux enfants. Depuis deux ans, l’O.I.S. Emeth Krav-Maga Tours a mis en place cette section. Les élèves, qui ont entre 6 et 11 ans, s’initient à cette technique de combat venue d’Israël. Ils apprennent à se défendre et à réagir en cas de problème. Le tout en s’amusant et se défoulant.

Ici, pas de réelle mise en situation, mais des scénarios et des jeux. Un système de ceinture a également été mis en place avec plusieurs niveaux de couleurs. « Pour avoir une nouvelle ceinture, nous évaluons leur technique, leur agressivité et leur comportement que ce soit dans le cours, à la maison ou à l’école », explique Karine Askar, qui les encadre. « Par exemple, l’un des nos premiers exercices est d’apprendre un numéro de téléphone et une adresse à donner, s’il y a un souci », raconte-t-elle.
Pour la quinzaine de jeunes présents, le profil est souvent le même : des enfants en manque de confiance, souvent les boucs émissaires de leurs camarades à l’école. « Le krav-maga leur offre plus d’assurance. Et ils savent comment réagir lorsqu’ils sont pris à partie par leurs camarades », se félicite Sylvie, qui assiste avec d’autres parents à l’entraînement de leurs enfants.

La philosophie du cours : apprendre à se défendre, mais pas à attaquer. On est bien loin de la violence qu’on pourrait imaginer pour un sport de combat. « J’incite les parents hésitants à venir assister à un cours. Généralement, ils sont convaincus », précise Karine Askar. Pour preuve, la séance dédiée aux enfants affiche complet.

Texte : Théo Caubel
(Photo : Manon Vautier-Chollet)

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

J’ai testé pour vous le Quidditch

#EPJTMV Mélange de rugby et de handball, le Quidditch , issu de la saga Harry Potter, a envahi le monde du sport. Les Magyars à pintes défendent les couleurs de Tours. Ils ont accueilli tmv pour un entraînement plutôt salissant.

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Règle numéro un, ne jamais lâcher le balai, « sinon tu meurs », sourit Juliette, numéro 394 des Magyars à pintes de Tours. Si l’on s’imagine volant à trente mètres au-dessus du sol, la chute peut en effet être fatale. Pour ce test, dans le parc de la place de Strasbourg, je ne risque pas grand chose… « Aujourd’hui on bosse les plaquages ! Bienvenue à toi Hugo », se moque gentiment Aiko, la coach de l’équipe. Heureusement que Sha, l’une des dirigeante, m’a conseillé de prendre mes crampons. D’habitude, je ne les chausse que pour jouer au foot, mais là, le terrain à l’air d’un no man’s land !

GARE AUX COGNARDS

Après l’échauffement, le Quidditch apparaît. « Faites un cercle, on va travailler les passes », ordonne Aiko. « N’oubliez pas de lancer le cognard au niveau du torse. » Le geste doit être précis, pour éviter de le recevoir en plein visage. Trois cognards sont mis en jeu lors d’un match. Ces balles en plastique permettent d’éliminer temporairement un adversaire, qui, une fois percuté, doit toucher l’un des trois buts de son camp pour revenir en jeu.
Le souaffle, quant à lui, n’est qu’un simple ballon de volley-ball utilisé pour marquer les buts.

LE BALAI… ENTRE LES JAMBES

Ce soir, pas de match, mais des exercices pour assimiler les mécaniques de jeu. Premièrement, les passes en mouvement. Pas si facile avec un balai entre les jambes. Il me faut plusieurs minutes pour me sentir à l’aise. Puis arrive l’heure de passer aux plaquages tant attendus. Du coup, pas de Vif d’or. En match, ce joueur spécial fait son entrée à la dix-huitième minute de jeu. À partir de ce moment, plus de limite de temps. Le Vif d’or doit à tout prix protéger la balle accrochée à son short. Le premier des deux attrapeurs à s’emparer de ladite balle marque trente points et met fin à la partie.

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UNE PELOUSE À L’ANGLAISE

Si le Quidditch ressemble au handball, ce sport emprunte quelques règles au rugby. Du haut de son mètre quatre-vingt- cinq et de ses quatre-vingt-dix kilos, Florian n’a aucun mal à me ceinturer d’une seule main, la seconde étant toujours collée au balai. De mon côté, les premiers essais sont laborieux.  Image11
Toutefois, je commence peu à peu à intégrer le mouvement. Plus l’entrainement avance, plus j’ai l’impression de prendre part à un combat de boue. Mais le balai entre mes jambes me rappelle que c’est effectivement le sport issu de l’oeuvre de J.K Rowling. Fin de séance. En regardant mon reflet dans la vitre de la voiture, la terre qui macule mes vêtements et mon visage me donne un air assez sombre. Parfait, j’aurais adoré être à Serpentard.

TESTÉ PAR :  HUGO NOIRTAULT
PHOTOS  : LAURA BANNIER

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Sida : « Faites le test ! »

#EPJTMV La journée mondiale de lutte contre le sida a lieu jeudi 1er décembre. Rencontre avec Jean-François Dailloux, médecin tourangeau impliqué dans la lutte depuis 25 ans. Il a notamment fondé le forum santé et VIH.

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Comment peut-on se faire dépister à Tours ?
En Indre-et-Loire, 850 patients séropositifs sont suivis. En France, environ 6 580 nouvelles personnes sont dépistées comme séropositives, chaque année. L’un des moyens les plus rapides est l’auto-test de dépistage du sida. Il s’adresse aux personnes n’ayant pas franchi le seuil des centres de dépistage ou des laboratoires. Disponible en pharmacie depuis septembre 2015, il reste relativement cher, entre 25 et 28 euros. Toutes les semaines, 2000 de ces tests sont achetés. Mais il existe d’autres moyens pour se faire dépister gratuitement et anonymement. C’est le cas du CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST), à Tours. Les résultats sont disponibles une semaine après, au centre. Dans tous les cas, afin que le résultat soit fiable, il faut attendre trois mois après une exposition à risque. Les médecins généralistes délivrent également des ordonnances pour une prise de sang dans un laboratoire. L’association Aides (Association française de lutte contre le VIH) permet aussi à ceux qui le souhaitent de se faire dépister sans payer et anonymement.

Comment sensibiliser l’opinion publique autour du virus ?
La journée mondiale de lutte contre le sida y contribue. Tous les ans, elle est comme une piqûre de rappel ; c’est comme les vaccins. Aujourd’hui en France, 30 000 personnes seraient séropositives mais l’ignorent. C’est à elles que nous nous adressons. Il faut prendre en compte que la vie des gens change. Ils sont en couple, se séparent. Ils se protègent, ne se protègent plus. Mais une chose est sûre, ils ne peuvent pas ne pas se sentir concernés. Il faudrait trouver une autre manière de communiquer autour du sujet. En diffusant régulièrement des spots préventifs sur internet par exemple. Car je suis persuadé que la meilleure occasion de sensibiliser les gens, c’est de les inciter à se faire dépister.

En quoi le dépistage est primordial dans la lutte contre le sida ?
En 2013, la France est le pays d’Europe où il y avait le plus de tests de dépistage du VIH. Pourtant, le virus persiste d’année en année. Plus les gens iront se faire dépister, plus ils se feront traiter et moins le virus se répandra. Si tout le monde était traité, on assisterait rapidement à son extinction. Selon les experts, en région Centre, 800 à 1000 personnes vivraient avec le VIH sans le savoir. Cela représente un risque de continuer à transmettre la maladie.

Que diriez-vous aux personnes qui ne se sont jamais fait dépister ?
Sautez le pas et allez faire le test. C’est une forme d’engagement. Il faudrait le faire au moins une fois dans sa vie. Certains ne se sentent pas forcément concernés par le problème du VIH, ils disent qu’ils n’ont pas de relations à risque. D’autres ont surtout peur du résultat.

Propos recueillis par Lucie Martin

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Une semaine sans rien dépenser

#EPJTMV « J’achète donc je suis. » C’est le credo de notre société de surconsommation. Et si, pendant 24 h, on disait non ? C’est l’idée de la Journée mondiale sans achat, fêtée chaque 26 novembre. À tmv nous avons décidé de pousser le défi un peu plus loin : une semaine sans dépenser.

sans dépenser

JOUR 1 √

En ouvrant mon frigo d’une main tremblante, je m’aperçois que je ne pourrais pas tenir la semaine. Si je veux respecter mon défi « zéro dépense », sans finir la peau sur les os, je dois m’organiser. Tel un hamster en fin de saison, j’ai quelques (maigres) provisions. Le petit-déjeuner et le déjeuner se déroulent sans incident. Je m’autorise même un goûter.
Mais l’heure fatidique du dîner arrive. Le frigo et les placards crient famine, tout comme moi. Je décide alors de me dépanner chez mes chers voisins. On voit bien ça dans toutes les séries américaines, pourquoi pas à Tours ? Je frappe à la porte de ma voisine de palier. En attendant qu’elle m’ouvre, je répète sans cesse la même phrase dans ma tête : « Bonjour ! J’étais en train de cuisiner quand je me suis rendue compte que j’avais oublié l’ingrédient principal de ma recette… Quelle tête en l’air je suis. » La porte s’ouvre enfin. Je récite mon speech, armée de mon plus beau sourire. J’obtiens un pot de sauce tomate. Bingo.

Chez un second voisin, je récupère du sel qui me servira à rehausser mon repas improvisé. J’arrive enfin chez mon troisième (et dernier) voisin. C’est la scène finale. Je connais mon texte par cœur, désormais. Je n’oublie pas le sourire et le petit air gêné qui va bien. Jackpot ! Je reçois un paquet de pâtes, bio en plus. Je pense déjà au plat que je vais me préparer : une assiette de spaghettis nappés de sauce tomate, avec un léger arôme de gratuité.

JOUR 2 √ Capture

« Un caffè sospeso per favore ! » Rassurez-vous, mes notions d’italien s’arrêtent là. Le caffè sospeso est une tradition de solidarité, venue tout droit de Naples. En France, on appelle ça le café « suspendu » ou « en attente ». Le principe ? Commander un café et en payer deux, un pour soi et un autre pour un client qui en fera la demande. Au Corneille, petit bistrot restaurant de la rue Colbert, le patron a étendu le principe aux repas. « Qu’importe les apparences, si on me demande un café ou un repas suspendu, je dis oui », m’explique Didier, le patron. Bien sûr, le système est d’abord là pour aider les plus démunis.

Alors que je demande timidement un café suspendu, un homme accoudé au comptoir lance un « C’est pour moi ! » Dix minutes plus tard, un généreux plat chaud m’attend, dans une petite barquette à emporter. Je me délecte de ce plat savoureux, le meilleur que j’ai pu manger cette semaine (et, avec du recul, depuis quelques mois). Le patron du Corneille avoue qu’il prépare plus de plats et cafés qu’il n’y en a en attente. Le café suspendu n’est pas encore entré dans les moeurs en France. Et si le 10 décembre prochain on faisait comme les Napolitains qui fêtent la journée du caffè sospeso ? Rendez-vous au Corneille, à L’Instant Ciné ou au New Seven pour offrir un café ou un repas à un inconnu. Un petit geste de générosité qui fait du bien.

JOUR 3 X

Au temps où j’étais une consommatrice aguerrie, j’avais remarqué un grand panier en osier planté au milieu du rayon fruits et légumes du Monoprix. À l’intérieur, des pommes, des oranges, du raisin et des bananes en libre service. Cette opération, valable dans les 250 magasins de l’enseigne depuis septembre dernier, vise à encourager les enfants à manger sain. C’est avec ce doux souvenir en tête que je me rends donc au Monoprix, rue Nationale. Trois jours que je n’ai pas avalé le moindre fruit. Je frise l’overdose de pâtes à l’huile, faute de beurre frais dans mon frigo vide. Rayon fruits et légumes, je feins de m’intéresser aux mandarines bio. À 4,06 euros le kilo, ça sera pour une prochaine fois.

Soudain, le panier à fruits m’apparaît, telle une corne d’abondance. Une petite pancarte indique « Pour les enfants ». Dilemme. Suis-je encore une enfant à 20 ans ? N’ai-je pas dépassé la date limite de péremption ? En même temps, je ne suis pas vraiment adulte… Je décide que je suis une enfant et que, moi aussi, j’ai le droit à ma pomme gratuite. Le « bien manger », c’est à tout âge, non ? Granny Smith à la main, je ressors du magasin, la tête haute. « Madame ? Pouvez-vous venir par ici ? » me lance le vigile. Repérée. Face à son regard accusateur, j’explique, balbutiante, que j’ai emprunté une pomme dans le panier à fruits en libre service. « C’est pour les enfants, madame », me répond le vigile, en insistant bien sur le « madame ».
Je repars bredouille et le ventre grognant. Astuce : si vous vous lancez dans une semaine sans dépense, recrutez vos progénitures pour avoir des trucs gratuits. Ça marche à tous les coups.

Voisins, amis, collègues et même inconnus… Tous ont répondu présents pour m’épauler dans mon expérience : vivre une semaine sans dépenser.
Voisins, amis, collègues et même inconnus… Tous ont répondu présents pour m’épauler dans mon expérience : vivre une semaine sans dépenser.

JOUR 4 √

Alors que je flânais rue Nationale, le regard envieux vers les vitrines décorées aux couleurs de Noël et sur les sacs remplis à ras bord d’emplettes en tout genre, je me suis retrouvée dans un magasin de cosmétiques. Je vous jure, je me suis littéralement fait aspirer par les portes automatiques. Comme un appel irrépressible à la consommation. À peine le seuil de la boutique franchi, un parfum d’interdit me submerge. Non pas celui du dernier gel douche vanillé, mais celui de l’envie, du besoin même, de tout acheter. Afin d’assouvir ma tentation de dégainer ma carte bancaire, je trouve la parade. « Ce fard à paupière est magnifique ! » je m’extasie, à proximité stratégique d’une vendeuse. Ni une ni deux, celle-ci s’approche de moi, flairant la bonne cliente potentielle : « Puis-je vous aider ? »

Je feins un intérêt certain pour ce fard à paupière pailleté qui me fait de l’oeil depuis le début. « Est-ce qu’il m’ira ? » Face à mon hésitation non dissimulée, la vendeuse me propose, un large sourire aux lèvres, de me maquiller. « Je suis là pour ça vous savez », m’explique-t-elle, un pinceau de maquillage entre ses doigts parfaitement manucurés.
Je ressors de la boutique quinze minutes plus tard, arborant un teint plus frais que jamais, des yeux de biche et des mains toute douces (bon, d’accord, j’ai un peu forcé sur les échantillons de crème hydratante). Conseil d’experte : ne pas lésiner sur l’intérêt porté sur le produit en question.

JOUR 5 √

Les dégustations gratuites. Parlons-en. Ce sont nos petits plaisirs inavouables qui permettent de s’en mettre plein la panse, sans dépenser un centime. J’en ai repéré une, au coin de ma rue, organisée régulièrement par une cave à vin. Mais je n’ai jamais osé franchir le cap de l’observation du coin de l’oeil. « C’est maintenant ou jamais » je me répète, le pas décidé. Phase 1 : analyse de l’environnement. Autour de la table, quelques badauds discutent entre deux gorgées de vin, la main piochant nonchalamment dans les assiettes de charcuterie et de fromages. C’est mon jour de chance. Je suis prête à bondir sur la table. « Canalise-toi », lance une petite voix dans ma tête. Furtivement, je jette un coup d’oeil à droite, puis à gauche. Cible isolée, je répète, cible isolée. Plus personne ne rôde devant la table. Je lance alors la phase 2 de mon plan d’attaque. À pas de loup, je me dirige vers la table, feignant de m’intéresser à la provenance du vin exposé.

Alors que l’hôtesse me parle de tanin et d’arôme, je m’empare, mine de rien, d’un verre de rouge. Un verre qui m’ouvre l’appétit. Il est temps de passer à l’ultime étape de mon plan. Je chaparde un morceau de fromage, puis un autre. Impossible de me refréner. J’hésite presque à abandonner mon végétarisme pour profiter des tranches de saucisson qui se battent en duel sur l’assiette en carton. Mais je résiste. Ma faim n’aura pas mon amour pour les bêtes.

Prochaine cible : le marché de Noël et ses dégustations gratuites (le pain d’épice et le vin chaud, c’est 100 % vegan non ?)

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JOUR 6 √

Aujourd’hui, retour au paléolithique (période de la Préhistoire marquée par l’apparition d’une économie de survie, pour ceux qui n’auraient pas suivi leurs cours de CM2). Je troque, non pas un silex contre une peau de bison, mais un service contre un sac de courses et une lessive. Le « service » s’appelle Milo, a 9 mois et pèse 26 kilos. C’est un beau labrador marron à la truffe frétillante et à la gueule barbouillée de bave. Me voilà dog-sitter le temps d’un après-midi. Après une première phase d’observation (« Mais c’est qui celle-là ? Qu’est-ce qu’elle me veut ? »), Milo semble m’adopter.

Deux heures de promenade dans les ruelles et parcs du Vieux Tours plus tard, je rends mon cher compagnon à quatre pattes à sa maîtresse, Carine, patronne du MYAH Café. Les adieux sont un déchirement. Déchirement vite balayé par ma récompense… Carine me tend un sac de linge tout propre et un autre rempli de produits de première nécessité. C’est la première fois de ma vie que je suis aussi heureuse d’avoir un rouleau de papier toilette et une barquette de gnocchis entre les mains.

Pour troquer, rien de plus simple. Il vous suffit d’organiser une troc party entre voisins, collègues ou amis ; ou bien vous rendre sur l’une des nombreuses plateformes d’échange entre particuliers qui se développent sur le Web : GChangeTout, Le comptoir du troc, Troc Légumes, My Troc … À vous de (re)créer la monnaie du lien !

JOUR 7 

Dernier jour, je tiens le bon bout. Seule ombre au tableau, mon frigo est désespérément vide. Ça tombe bien, Carine, la maîtresse de Milo, m’a conseillé d’aller à la Barque, café associatif rue Colbert. Là, Olivier, le patron, m’accueille à bras ouverts. Depuis six mois, il propose un frigo partagé, sous l’initiative de l’association de lutte contre le gaspillage, Disco Soupe. « Au lieu de gaspiller la nourriture, partageons-là ! », peut-on lire sur la porte du petit frigo. « L’idée est de faire profiter aux autres la nourriture que nous ne pouvons pas consommer, explique Olivier. Par exemple, les vacanciers peuvent déposer leurs restes, plutôt que de les laisser périmer chez eux. » Laitue, pain, ananas, tomates, riz, sachets de purée Mousseline®… On y trouve de tout, pour tous. Olivier me tend un cabas, je n’ai plus qu’à me servir, comme à la maison.

Le principe est ludique, convivial et surprenant. Je sors de la Barque, les bras chargés de denrées en tout genre. Et trois ananas à manger. On connaît tous un frigo ou un emplacement autour de nous qui est prêt à accueillir une zone de partage : dans une cantine, dans un hall d’immeuble, au sein d’une association, au travail…
Pour soutenir l’initiative, rendez-vous sur le site de Partage ton frigo. Ce soir, après une semaine « zéro dépense », j’ouvre mon frigo, confiante. J’ai (presque) de quoi attaquer une deuxième semaine. Comme quoi, avant d’être des consommateurs, nous sommes d’abord des producteurs de solidarité.

TEXTE : Sophie Lamberts et Salomé Mesdesirs
PHOTO : Manon Vautrier-Chollet

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Expo Universelle : Tours s’engage

#EPJTMV. Dans la foulée de la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition universelle de 2025, la Ville de Tours a pris position.

En juin 2015, Tours avait accueilli l'exposition itinérante ExpoFrance 2025.
En juin 2015, Tours avait accueilli l’exposition itinérante ExpoFrance 2025.

Voici une candidature annoncée par François Hollande qui ne fait plus mystère. Il a officialisé la prétention de la France à accueillir l’Exposition universelle en 2025. Objectif : valoriser, aux yeux du monde, les atouts de notre pays, pendant plusieurs mois. Paris serait à l’honneur, ainsi que 12 métropoles, qui pourraient mettre en avant leur patrimoine. La ville de Tours souhaite « être au coeur de cet événement majeur ».

Elle a entamé une réflexion sur ce que la Touraine pourrait apporter aux visiteurs : ses jardins. Pour Myriam Le Souëf, adjointe aux parcs et jardins, mettre en avant ce patrimoine pourrait « être un bonus pour la candidature française et ainsi attirer à Tours, un pourcentage, même faible, du nombre de visiteurs (plusieurs millions, NDLR.) de l’Expo universelle, pour en faire une destination touristique mondiale ».

Reconnus par certains comme la capitale des jardins de la France, Tours et le Val de Loire vont se mobiliser pour proposer un projet innovant, et espérer être l’une des métropoles choisies. Le Bureau international des expositions désignera le pays hôte de cette exposition universelle en novembre 2018.

Simon Abraham

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Petite tortue deviendra grande…

Nathalie est Tourangelle. Adeline, Poitevine. La première écrit. La deuxième dessine. Ensemble, elles auto-éditent un livre pour enfant, Pourquoi la tortue verte est verte ?

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La magie du livre pour enfants ? Nathalie Occhipinti y croit depuis longtemps. Il y a 15 ans, lors de sa formation d’auxiliaire de puériculture à Niort, elle fait la connaissance d’une conteuse particulièrement envoûtante. « Elle m’a fait découvrir les histoires pour enfant d’une manière différente et m’a appris à les raconter en les incarnant réellement, en les vivant, afin de faire voyager et rêver celui qui les écoute », se souvient Nathalie.

Ce jour-là, elle caresse le rêve d’écrire à son tour un livre pour enfants. Puis le temps passe. La jeune femme exerce son métier dans les crèches de la Ville de Tours, devient maman de jumeaux, Stella et Raphaël. Au contact des tout-petits, elle entretient et partage son amour des albums illustrés, mais elle exerce également sa verve et sa répartie face aux questions sans limites des enfants. Un jour, au réveil, l’idée lui vient puis se déroule comme une évidence dans son esprit. Le sujet de son livre sera une question : pourquoi la tortue verte est verte ? Nous sommes alors en mars 2016.

À partir de là, tout s’enchaîne. En une matinée, elle couche le texte de son histoire sur le papier et contacte une amie infographiste, Adeline Brot, qui accepte immédiatement de collaborer au projet. « Je ne voyais qu’elle pour donner vie à cette petite tortue verte, avoue Nathalie. Son trait fin et délicat correspond parfaitement à cette histoire tendre, qui nous ressemble à toutes les deux. » Le texte écrit, les dessins finis, il faut passer à l’édition. Réalistes face aux difficultés de se faire remarquer par les grandes maisons, les deux jeunes mamans optent pour l’auto-édition via une campagne de financement participatif sur Ulule. Avec les 1 700 € nécessaires et déjà collectés, 200 exemplaires de ce petit livre artisanal seront disponibles au prix de 13 € en décembre. À Tours, vous pourrez le trouver, entre autres, chez Libr’enfant. Une idée de cadeau de Noël local, pour les petits, à partir de 2 ans.

Jeanne Beutter

Un midi au resto de l’association jeunesse et habitat

Insolite. Cette semaine, tmv a testé le restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, où se croisent hommes en costume du conseil départemental, jeunes du foyer, des majeurs protégés sous tutelle et retraités.

Ambiance cafétéria. Proche de la gare et du Vinci, le restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, rue Bernard-Palissy, accueille chaque midi près de 350 personnes et une centaine le soir. Des hommes en costumes du conseil départemental y croisent des jeunes du foyer, des majeurs protégés sous tutelle, des policiers, des étudiants et des retraités vivant dans le quartier.

« C’est un symbole d’ouverture sur la ville et de mixité sociale », explique le directeur général, Claude Garcera. Comme à la cantine, chacun prend son plateau et choisit parmi les entrées ou le buffet de crudités. Pour le dessert il y a aussi du choix, même à la fin du service. Entre le gâteau au chocolat et la tarte aux pommes, mon coeur balance. Et au menu ce midi ? Merlu, boudin noir ou sauté de veau, avec un accompagnement au choix : semoule, frites, gratin de blette… Un plateau complet à 8, 60 €, et il paraît qu’il y a du « rab » pour les affamés. Il faut compter aussi 4 € pour l’adhésion annuelle et rejoindre les 1 800 adhérents. Image4

La salle est spacieuse, colorée et lumineuse. « Je viens depuis 25 ans, me raconte une ancienne employée de la préfecture. C’est bon et il y a du choix. » J’acquiesce en goûtant mon poisson. Le restaurant promet aussi une cuisine maison, où les produits sont transformés sur place par cinq cuisiniers. « Nous travaillons avec une vingtaine de producteurs locaux pour le vin, les fruits et légumes, le fromage… On veut faire vivre le terroir et la gastronomie. »

Pauline Phouthonnesy

> Restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, 16, rue Bernard-Palissy, Tours. Adhésion 4 €, menu 8 € environ, selon les plats.
> Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le samedi soir et le dimanche. Services de 11 h 45 à 13 h 45 et de 19 h à 20 h, sauf vendredi, de 19 h 30 à 20 h.
> Réservations au 02 47 60 51 51 pour les groupes et à l’adresse contact@asso-jeunesse-habitat.org

L’art thérapie contre la douleur

À quelques jours du congrès d’art-thérapie organisé le week-end prochain à Tours, Tmv est parti à la rencontre d’une art-thérapeute au pôle santé Léonard de Vinci.

Modeler une boule puis l’écraser permet de former les pétales.
Modeler une boule puis l’écraser permet de former les pétales.

Un chariot médical l’attend chaque mercredi après-midi au service de soins palliatifs. Un banal chariot en inox, comme on en voit dans tous les couloirs d’hôpitaux. Mais dessus, Claire Giboureau ne pose ni compresses, ni gants, ni instruments médicaux. Et pour cause, la jeune femme est art-thérapeute. Au pôle santé Léonard de Vinci, à Chambray-lès-Tours, elle propose aux patients de pratiquer une activité artistique. Le temps d’une parenthèse, qui peut leur permettre d’oublier leurs soucis.

« L’art-thérapie exploite le potentiel artistique dans une visée thérapeutique et humanitaire », définit la jeune femme tout en disposant son matériel sur les deux plateaux. Différents livres sur l’art, les fleurs ou les chevaux, des feuilles de papier, de la peinture, des crayons de couleur, de la pâte à modeler, des pinceaux… et un appareil photo : « C’est un prétexte pour inciter les personnes à sortir, lorsqu’elles le peuvent. Un jour, une patiente, qui n’avait pourtant plus goût à rien, a souhaité se lancer dans une séance photo. Elle s’est faite belle pour l’occasion. Elle voulait sentir l’air sur son visage. Elle a posé dehors avec son mari, touché de pouvoir vivre ce beau moment avec sa femme. C’était une semaine avant son décès », se rappelle l’art-thérapeute.

EXPRIMER SES MAUX

Le service de soins palliatifs n’est pas une unité ordinaire. Ses 18 lits sont occupés, en majorité, par des patients en fin de vie : « Au-delà des problématiques médicales, ils se posent de nombreuses questions existentielles. Comment peuvent-ils donner un sens aux épreuves qu’ils traversent ? Les mots ne suffisent pas toujours à exprimer les maux. L’art-thérapie leur offre un espace d’expression et de création. Claire leur apporte une saveur existentielle », estime Alain Urena, le chef de service. Malgré les difficultés, pas question de tomber dans le pathos : « C’est le service le plus vivant de la clinique », juge Bernadette Peigné, aide-soignante et membre de l’association Histoires de vies, à l’origine des ateliers d’art-thérapie. Les enfants sont les bienvenus et même les animaux peuvent rendre visite à leur maître.

Peinture et pâte à modeler sont des outils de l’art-thérapie.
Peinture et pâte à modeler sont des outils de l’art-thérapie.

« Nous sommes là pour apporter réconfort et tendresse », ajoute Emmanuelle, une autre aide-soignante. Pour Claire Giboureau, qui travaille la plupart du temps auprès d’adultes handicapés psychiques : « C’est ma bulle d’air de la semaine ». Alors qu’elle s’appuie d’ordinaire sur des protocoles de soins personnalisés, des objectifs et un programme de séances défini à l’avance, son approche en soins palliatifs est totalement différente : « Ici, je ne sais pas si je reverrai un patient d’une semaine sur l’autre. Je travaille dans l’instant présent, pour lui apporter un moment de bien-être. »

C’est ainsi qu’une nouvelle journée se dessine chaque mercredi. À son arrivée, l’art-thérapeute profite de la pause café pour prendre le pouls du service. Médecins, infirmières et aides-soignantes l’orientent vers les patients à rencontrer. « Nous ne proposons pas de séance d’art-thérapie à un nouvel arrivant dans le service, ni une personne exténuée ou trop perturbée. Ce n’est pas indiqué non plus pour des patients atteints de graves troubles cognitifs », indique Bernadette Peigné.
Ce mercredi- là, seuls deux patients peuvent être sollicités. C’est peu. Munie de son chariot, Claire Giboureau se rend dans leurs chambres. Le premier se sent trop fatigué. Avec le second, elle réalise une aquarelle. L’art-thérapeute dessine un chat, que le patient met en peinture. Il compte l’offrir à une amie. Rendezvous est pris, la semaine prochaine, pour une séance de photographies à l’extérieur.

L’art-thérapeute échange chaque mercredi avec l’équipe médicale
L’art-thérapeute échange chaque mercredi avec l’équipe médicale

Peinture, écoute musicale, photographie, dessin, origami… Les patients peuvent choisir parmi différentes activités. « Souvent, ils n’ont pas envie de pratiquer, alors je deviens leurs mains. Ils me guident au gré de leurs envies. Certains s’y mettent en me voyant faire. Pour d’autres, le plaisir de regarder suffit. Ce qui compte, c’est qu’ils soient mobilisés intellectuellement. Même s’ils ne sont pas en activité physique », ajoute Claire Giboureau. Avant et après chaque séance, le patient évalue son niveau de douleur, fatigue, anxiété, tristesse et envie. L’art-thérapeute note une amélioration globale de 20 % en moyenne. Et cela s’ajoute un autre effet bien visible : les créations artistiques fleurissent sur les murs des chambres. Comme autant de traces joyeuses et colorées d’une parenthèse un peu hors du temps.

Par Nathalie Picard

> En savoir plus : Congrès international d’art-thérapie, vendredi 25 et samedi 26 novembre 2016 au Centre congrès Vinci de Tours. Organisateur : AFRATAPEM école d’art-thérapie de Tours.
> art-therapie-tours.net

Les origamis sont appréciés par les patients.
Les origamis sont appréciés par les patients.

Pédagogies nouvelles : ces écoles qui innovent

Tmv s’est rendu à l’école démocratique, un établissement alternatif qui vient d’ouvrir à Tours. L’occasion de faire le point sur les écoles et les enseignants qui développent de nouvelles pédagogies.

À l’école démocratique, chacun est libre de vaquer à ses occupations.
À l’école démocratique, chacun est libre de vaquer à ses occupations.

Confortablement installé, le dos calé contre une chauffeuse, Lucas, 13 ans, lit une bande dessinée. Juste à côté, Anouk et Gauthier se reposent sur un matelas. Dans cet espace dédié au repos, il est interdit de faire du bruit : c’est la « salle calme » de l’école démocratique de Tours. Ouverte depuis le mois de septembre, c’est la dernière née des écoles alternatives de l’agglomération tourangelle.

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Des livres et du matériel pédagogique sont à disposition des jeunes.

Aujourd’hui, elle accueille neuf jeunes, qui rencontraient des difficultés dans le système scolaire. « C’est une communauté de vie sans hiérarchie, dont les membres sont les jeunes, les salariés et les bénévoles. Ils participent au conseil d’école, qui établit les règles. Chaque personne détient une voix donc bien sûr, les enfants sont majoritaires », explique Frédéric Miquel, le coordinateur scientifique de l’association Objectif 100 %, qui a créé l’école. Lui estime que le fonctionnement démocratique permet de responsabiliser les jeunes. Et pas question de déroger aux règles définies ensemble. Sinon, un conseil de justice est organisé pour rétablir l’ordre.

Ce matin-là, Pierre joue, Laura dessine et Gauthier surfe sur sa tablette : « Ici, je peux travailler en autonomie. En anglais, par exemple, je choisis moi-même mes exercices », apprécie l’adolescent. L’école repose sur le principe des apprentissages autonomes : les enfants sont libres de déterminer leurs objectifs et leur travail. Libres, aussi, de ne rien faire. Et pour cause, il n’y a ni cours, ni programme. Seule obligation : être présent 5 heures par jour, 36 semaines par an minimum.

« LE PROGRAMME S’ADAPTE À L’ENFANT, ET NON L’INVERSE »

Un fonctionnement bien éloigné du système scolaire, et même des autres écoles alternatives de Touraine. À la Maison des enfants, par exemple, chaque élève suit un programme individualisé. « C’est le programme qui s’adapte à l’enfant, et non l’inverse », souligne Sylvie Boutroue, la directrice de cette école Montessori. Ici, les deux ambiances de classes (3-6 ans et 6-10 ans) font la part belle à du matériel beau, bien rangé et placé à la portée de l’enfant. « La pédagogie Montessori met l’accent sur la manipulation et l’expérimentation. Elle porte attention à l’environnement éducatif — le climat scolaire, la salle et les objets — afin de favoriser les apprentissages », précise Laurence Cornu, professeur de philosophie de l’éducation à l’université François-Rabelais. Si les élèves se déplacent librement et choisissent leur matériel, ils sont soumis à des règles : « Nous nous adaptons aux besoins de l’enfant, pas à ses désirs. Le respect d’autrui, l’ordre et le calme sont essentiels », ajoute la directrice, qui cherche de nouveaux locaux pour répondre à une demande croissante.

L’école du Petit Pommier fonctionne selon la pédagogie Steiner.
L’école du Petit Pommier fonctionne selon la pédagogie
Steiner.

Noémie Peter- Gyan est la maman de deux enfants scolarisés à la Maison des enfants : « Ici, j’ai vu mon aîné s’épanouir, développer sa confiance en lui et son envie d’apprendre. » Même son de cloche du côté de l’école Steiner du Petit Pommier : « Les enfants sont confiants, autonomes et font preuve d’empathie. Ils développent une intelligence globale qui leur permet de s’adapter rapidement à l’école traditionnelle », estime Julien Piron, directeur de l’école. Libérées de la contrainte des programmes, ces écoles sont « hors-contrat ».
Soumises à une autorisation préalable, elles ne sont contrôlées qu’après leur ouverture : « Nous vérifions le respect des normes d’hygiène, la sécurité, les moeurs et la progression des élèves. Le cas échéant, le préfet peut intervenir pour fermer une école », déclare Yvonnick Rouyer, inspecteur adjoint au directeur académique. Ces écoles ne bénéficiant d’aucune subvention de l’État, les frais de scolarité vont de 2 500 € à 4 000 € par an. Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses…

Qu’en est-il dans les écoles publiques ? En dehors de quelques établissements expérimentaux, les pédagogies nouvelles se développent au gré d’initiatives individuelles, selon le principe de la liberté pédagogique : « L’enseignant est soumis à deux contraintes : le respect des programmes et du socle commun de compétences. En revanche, libre à lui de choisir les méthodes pour y parvenir », indique Yvonnick Rouyer. Lisa fait partie de ces professeurs qui ont choisi d’enseigner autrement, grâce à la pédagogie Freinet : « Dans ses principes et ses valeurs, c’est une pédagogie pour l’école publique, pour une éducation populaire et laïque, insiste l’enseignante tourangelle. C’est essentiel car elle peut bénéficier à tous les enfants. » Dommage que ces initiatives ne bénéficient pas d’une meilleure visibilité. À quand des écoles publiques Freinet ?

Par Nathalie Picard

Swagger, le docu trop swag

Attention, pépite. C’est ce mercredi que sort sur nos écrans Swagger, le documentaire (hyper) malin d’Olivier Babinet.

swagger

« Les architectes, ceux qui vivent dans les grandes villes, eh ben ils savent pas la vie de banlieue, comment qu’c’est, etc. Ils font des grands bâtiments. Après, tellement il est grand, eh ben, les gens ils veulent pas vivre dedans. » C’est la petite Naïla qui dit ça. Son regard est un peu perdu. Elle est jeune, toute jeune. Mais sa réflexion est surprenante. De toute façon, tout est surprenant dans Swagger.

Swagger est le documentaire réalisé par Olivier Babinet. Un voyage en banlieue, justement. Une virée dans la tête de onze enfants et ados des cités, d’un collège d’Aulnay-sous-Bois. Pendant près d’une heure et demie, leur regard singulier sur la vie, l’amour, la société, etc., fait l’effet d’un uppercut. Des réflexions si simples et pures qu’elles en y puisent toute leur puissance.
De ces entretiens menés par le cinéaste, les réponses sont toujours drôles ou lucides. Spontanées, surtout. Les fringues et le charisme ? Hyper important pour Régis qui précise par contre que « François Hollande, quand il marche… c’est pas trop ça ». L’amour ? « C’est quand tu penses que t’as trouvé quelqu’un qui te manquait. »

Au-delà de ces témoignages, le cinéaste s’amuse parfois à injecter une dose de fiction dans son documentaire, en mettant en scène des souvenirs par exemple (la séquence comédie musicale). Son utilité peut être discutée, vu l’intensité du récit. Même si cela n’enlève rien à la force du film et ajoute du pep’s à l’ensemble, certes. Swagger n’est jamais condescendant. Pas même de morale ronflante. Il est en revanche terriblement intelligent et touchant. Olivier Babinet disait qu’il voulait avant tout filmer ces jeunes « comme des héros de cinéma » et « enregistrer leur parole » ? C’est fait. Très bien fait même.

 > Documentaire, d’Olivier Babinet (France). Durée : 1 h 24.
> NOTE : 4/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=bVORfxr6zvM[/youtube]

Salons de Choiseul : en route pour le savoir !

Les 17 et 18 novembre, la 4e édition des Salons de Choiseul revient, après avoir été annulée l’an dernier suite aux attentats. Le thème ? Les mobilités. Le credo ? Une cinquantaine de conférences « pour comprendre le monde » et surtout, pas ennuyeuses (si, si, on vous jure). Tmv vous donne son top 12. En voiture !

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JEUDI

9 h 30
ROUTES, DÉROUTES ET DÉTOURS : ÉLOGE DE L’AUTONOMADIE
Avec : Franck Michel, anthropologue, cofondateur de lacroiseedesroutes. com, une plateforme culturelle « de partage au tour du voyage à l’esprit farouchement nomade ». Bref, ici, on s’en fiche des kilomètres : l’important, c’est « le sens du voyage » et son « essence philosophique ».
Et après ? Lisez le sublime Sur la route de Jack Kerouac, fondateur de la beat generation. Ne confondez pas avec Sur ma route de Black M. Pitié.

VIRUS ÉMERGENTS : LA RÉALITÉ ET LES FANTASMES
Avec : Alain Goudeau, 65 ans, Professeur des universités et praticien hospitalier. À 25 ans, il avait intégré l’équipe du professeur Maupas, avec qui il a mis au point le vaccin contre l’hépatite B. Dix ans plus tard, il était chef du service bactériologie virologie du CHU de Tours. Le genre de CV qui calme.
Et après ? Les hypocondriaques en oublieront leur gel antiseptique.

13 h 30
LE FESTIVAL HELLFEST, LIEU DE PÈLERINAGE ET ENJEU DE MOBILITÉ DU PUBLIC METAL
Avec : Corentin Charbonnier, docteur en anthropologie. Vous avez déjà aperçu ce Tourangeau chevelu dans tmv, puisqu’il a été interviewé dans nos pages. Le jeune homme a beau être fan de metal, il pose un regard sociologique remarquable sur ce style musical et son festival culte. Sa thèse sur le sujet va d’ailleurs être éditée prochainement.
Et après ? Vous verrez le metal d’une autre manière. Au point que vous nous suivrez, l’an prochain, au Hellfest, à secouer vos cheveux, boire des bières et vous enfiler 160 groupes romantiques comme Cannibal Corpse.

LAWRENCE D’ARABIE
Avec : Christian Destremeau, historien et spécialiste des questions d’espionnage et du Moyen-Orient.
Et après ? (Re)découvrez le film du même nom, un chef-d’oeuvre du cinéma. Vous pourrez frimer en société (ou fondre pour les beaux yeux de Peter O’Toole qui n’ont strictement rien à voir avec les Salons de Choiseul, on est d’accord).

14 h 30
CHARLES MARTEL ET LA BATAILLE DE POITIERS
Avec : William Blanc, doctorant en histoire médiévale et membre de l’asso d’histoire populaire Gollard(s). Sa conférence est sous-titrée De l’histoire au mythe identitaire.
Et après ? Prenez des notes et armezvous pour faire face aux argumentations bien souvent ignorantes des milieux identitaires (hum hum) qui ont récupéré le personnage.

VENDREDI

11 h 30
WINTER IS COMING…
Avec :Hugo Clemot, docteur en philo notamment. Ce prof à Paul-Louis Courier abordera le thème de la passagèreté dans Game of Thrones. Et on sait tous et toutes à quel point les personnages peuvent vite passer dans la série culte. Ou trépasser, au choix.
Et après ? Refaites-vous l’intégrale de GoT. Le premier qui spoile s’en prend une.

RUMEURS, LÉGENDES URBAINES ET THÉORIES DU COMPLOT…
Avec : Julien Giry, docteur en science po, qui s’interrogera sur les caractéristiques, fonctions et diffusions des croyances contemporaines.
Et après ? Vous arrêterez peut-être vos posts Facebook sur « Elvis n’est pas mort, il vit en fait sur une île avec Hitler et ses potes illuminati parce que sur les dollars y a une pyramide et un oeil bizarroïde qui prévoyait les attentats du 11-Septembre ».

13 h 30
LES EINSATZGRUPPEN : LES COMMANDOS DE LA MORT NAZIS
Avec : Michaël Prazan, écrivain engagé et réalisateur de nombreux documentaires et passionné d’histoire contemporaine. Son père a été caché pendant la guerre quand il était enfant, unique rescapé d’une famille de douze enfants déportée à Auschwitz. Et après ? Vous pouvez vous replonger dans son dernier docu, Das Reich, une division SS en France, dispo sur arte.tv en VOD.

14 h 30
LES INVASIONS BARBARES SONT-ELLES RESPONSABLES DE LA FIN DE L’EMPIRE ROMAIN EN OCCIDENT ?
Avec :Sylvain Janniard. Ce maître de conférences en Histoire romaine (à Tours) sait de quoi il parle. Il a travaillé sur l’armée romaine dans l’Antiquité tardive. Ça va castagner sévère (et être passionnant) !
Et après ? Vous ne lirez plus jamais les aventures d’Astérix de la même façon. Comment ça, rien à voir ?

YOUTUBE ET L’ESSOR DE LA CULTURE POPULAIRE AUPRÈS DES JEUNES PAUSE_ECRANS_LIVRE1
Avec : Benjamin Brillaud, le m’sieur Youtube de la chaîne Nota Bene. Un carton sur le web, puisqu’il s’agit d’Histoire vulgarisée, accessible à tous, et racontée de manière intéressante (oubliez l’avalanche de dates de votre prof de lycée tant détesté). En plus, c’est une conférence « carte blanche tmv ». Parce qu’on aime s’incruster.
Et après ? Vous ne verrez plus l’Histoire pareil. Vous ferez une cure de Nota Bene (3 fois par semaine, avec un chocolat chaud). Surtout, vous verrez à quel point l’accès à la culture est hyper important. Et que le web libère la création auprès des jeunes. Oui, vous !

15 h 30
LE VOYAGE DES RELIGIONS
Avec : Odon Vallet. Vous le voyez constamment invité sur les télés nationales quand il s’agit de causer religion. L’enseignant à la Sorbonne et à l’université Paris-VII sera présent à Tours.
Et après ? Lisez l’une de ses trentaines de publications si vous n’avez pas eu votre dose. Ou bien suivez le compte @JesusOfficiel sur Twitter, parce que c’est un vrai voyage à travers le WTF et le (très) très drôle.

LE JAZZ, PREMIÈRE MUSIQUE MONDIALISÉE
Avec : Alexis Heropoulos. Professeur d’Histoire du jazz et d’analyse au département de jazz du conservatoire de Tours, il a aussi joué dans de nombreux groupes (Eclecpileptic, au hasard). Autant dire que monsieur est calé et plutôt béton sur le sujet.
Et après ? Swinguez sur du Duke Ellington ou repassez-vous le mythique L’Aventure du jazz, réalisé par Louis Panassié. Tranquilou dans le canapé.

>>Les 17 et 18 novembre, au lycée Choiseul. Gratuit !
>> Places à réserver sur lessalonsdechoiseul.wordpress.com (on se presse, ça part vite !). Un coup d’oeil aussi sur facebook.com/LesSalonsDeChoiseul pour voir l’évolution des places. Entre la rédaction de cet article et la parution de tmv, il est bien évidemment possible que certaines conférences susmentionnées affichent complet.
>> >> Jeudi 17 : les salons en direct sur Radio Béton 93.6 !

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Le panier culturel se décline

Grâce à Viens voir à Tours, il y avait déjà les paniers culturels pleins de surprises. Désormais, l’association propose le même concept… mais pour le jeune public !

(Photo viensvoiratours)
(Photo viensvoiratours)

Tmv vous en parlait l’an dernier : l’association Viens voir à Tours (Vvhat) avait lancé les paniers culturels. Un véritable succès : inspirés des Amap de fruits et légumes, ces « paniers » permettaient de consommer la culture différemment. Et surtout mettait le local en valeur.

Désormais, l’asso a élargi son initiative au jeune public. Ainsi, et jusqu’au 24 novembre, il est possible d’acheter un panier dont le contenu reste secret jusqu’à sa distribution. Tout au plus savons- nous qu’il y aura, à l’intérieur, deux places de spectacle (pour un enfant et un accompagnateur), un livre et un jouet fait main.

Vvhat veut ainsi s’adresser aux enfants à partir de 3 mois et leurs parents. Ce n’est que le 3 décembre que le panier sera distribué, lors d’un après-midi au Bar Bidule avec un spectacle en prime. Ce panier jeune public « est une volonté de l’équipe de valoriser la culture autour de la jeunesse. Que ce soit autour de nos jeunes curieux que par les artistes qui nous entourent », indique Alexander Berardi, de l’association.

> Panier culturel jeune à 25 €. Jusqu’au 24 novembre sur viensvoiratours.fr

Next week : l’actu de la semaine du 17 au 21 novembre

Next week, c’est toute l’actu de la semaine à venir, que ce soit en Touraine, en France ou dans le monde.

JEUDI

NEWS_NEXTWEEK_CHOISEULTours. Après son annulation l’an dernier, suite aux attentats, l’événement Les Salons de Choiseul est de retour. Les 17 et 18 novembre, place à 58 conférences, une expo et des tables rondes, le tout sous le thème « Mobilités ». Tmv y consacrera une double page spéciale dans son numéro du 16 novembre. En attendant, vous pouvez déjà vous inscrire aux conférences sur le site des Salons. Attention, les places partent comme des petits pains !
> lessalonsdechoiseul.wordpress.com

Primaires. Les candidats des Républicains s’affronteront lors d’un troisième débat le 17 novembre, sur France 2 et Europe 1. Le scrutin, lui, se tiendra le 20 novembre… avec éventuellement un second tour une semaine plus tard.

Télévision. Retour de l’émission/documentaire La Rue des allocs, jeudi 17, sur M6. Controversés lors de la première diffusion, les deux premiers épisodes avaient suscité la polémique début septembre. Saisi, le CSA avait déploré le titre « péjoratif », mais relevé aucun « manquement de M6 à ses obligations ».

VENDREDI

Culture. Du nouveau à Ballan-Miré ! La Parenthèse, nouvel espace culturel, sera inauguré officiellement le 18 novembre. Ce complexe sera dédié à l’art au sens large du terme : spectacle vivant, audio, cinéma, gaming, vidéo, numérique, médiathèque, salle de spectacle, etc. Un week-end de portes ouvertes suivra les 19 et 20 novembre, avant l’ouverture le mardi 22 novembre. NEWS_NEXTWEEK_BALLAN

SAMEDI

(Ré)orientation. Le 19 novembre, à Tours, le Salon Studyrama se tiendra au Vinci. Pour cette 15e édition, les visiteurs pourront se renseigner sur plus de 400 formations, en initial ou en alternance, de bac à bac +5. Ce salon des études supérieures aura lieu de 9 h 30 à 17 h 30.

DIMANCHE

Haïti. C’est le 20 novembre que doit se tenir le premier tour des élections présidentielles en Haïti. Suite à l’ouragan Matthews, qui a tué plus de 450 personnes début octobre, le conseil électoral provisoire avait fixé de nouvelles dates. Le second tour est prévu pour le 29 janvier 2017.

LUNDI

Paris. Les Champs-Élysées s’illumineront à partir du 21 novembre. Cette année, c’est le judoka Teddy Riner qui déclenchera les 800 000 LEDs installées sur les 400 arbres de l’avenue parisienne.

Saison CCC OD : voilà ce qu’on va y voir !

Il y a quelques semaines, nous vous faisions découvrir le bâtiment du CCC OD tout vide et tout nu, juste avant l’arrivée de l’équipe dans les locaux. Depuis cette semaine, on sait ce que l’on va y voir au cours de ses dix-huit premiers mois de vie. Voyage temporel et artistique.

OLIVIER DEBRÉ : UN VOYAGEUR EN NORVÈGE
DU 10 MARS AU 3 SEPTEMBRE 2017
« Le but, explique Alain Julien-Laferrière, directeur du CCC OD, c’est de partir en voyage en Norvège avec Olivier Debré. » La Norvège, c’est l’une des destinations préférées du peintre. Il y réalise un ensemble de toiles inspirées par la nature nordique, assez méconnues en France. « Quand il peignait là-bas, Olivier Debré faisait évoluer sa palette et même sa façon de peindre, détaille Alain Julien-Laferrière. Il y part et il revient toujours avec la Touraine dans ses bagages. » Autour d’une seule oeuvre de la donation Debré, l’exposition présentera 70 toiles issues des plus grandes collections norvégiennes et qui ne sont jamais sorties du pays.
> SALLE BLANCHE

Olivier Debré, «Oppdal», 38 x 55 cm, 1979 / collection Per Haugum
Olivier Debré, «Oppdal», 38 x 55 cm, 1979 / collection Per Haugum

PER BARCLAY : CHAMBRE D’HUILE
DU 10 MARS AU 15 SEPTEMBRE 2017
Déjà au naturel, la Nef paraît immense. Mais avec l’installation de Per Barclay, elle va prendre une dimension plus grandiose encore. Per Barclay, son truc, c’est de répandre une sorte de miroir d’huile au sol d’un espace le plus vaste et le plus insolite possible. Ensuite, il prend des photos où l’oeil se perd dans des proportions improbables. Ce sont les photos les oeuvres d’art, l’installation pour spectaculaire qu’elle soit, c’est l’atelier. « Cette fois, nous allons pouvoir pénétrer dans l’atelier de l’artiste, souligne Alain Julien-Laferrière. L’installation sera même visible gratuitement tous les week-ends. »
> DANS LA NEF

Per Barclay, «46, quai le Gallo, Boulogne» 2011 / © Per Barclay - Courtesy Rue Visconti
Per Barclay, «46, quai le Gallo, Boulogne» 2011 /
© Per Barclay – Courtesy Rue Visconti

LA JEUNE SCÈNE NORVÉGIENNE
DU 10 MARS À DÉBUT JUIN
« Aujourd’hui, les pays scandinaves affichent une vitalité créatrice impressionnante, rappelle Alain Julien-Laferrière. Les polars, la musique, le cinéma… Beaucoup de choses viennent de là actuellement. » Le CCC OD a choisi de donner carte blanche à l’artiste Thora Doven Blake qui a sélectionné dix artistes qui sont au top de la création contemporaine. Certaines oeuvres seront créées spécialement pour cette exposition, d’autres seront totalement inédites en France.
> SALLE NOIRE

Tori Wrånes, «Bobo, this I can’t tell you » Henie Onstad Kunstsenter, Norway 2011 / Photo: Eirik Slyngstad
Tori Wrånes, «Bobo, this I can’t tell you » Henie Onstad Kunstsenter,
Norway 2011 / Photo: Eirik Slyngstad

LEE UFAN
À PARTIR DE JUILLET 2017
C’est, sans aucun doute, l’un des artistes coréens les plus connus au monde actuellement. « Sa recherche de l’épure absolue est quelque chose qui touche beaucoup de personnes, explique Alain Julien-Laferrière. Il a rencontré un grand succès en investissant le château de Versailles en 2014 ». Mais l’exposition à Tours sera sa première dans une institution culturelle en France.

KLAUS RINKE
D’OCTOBRE 2017 À MARS 2018
« Une des fonctions de la Nef sera de réinterroger l’oeuvre d’un grand artiste. Klaus Rinke, qui est une des figures majeures de l’art contemporain allemand, sera invité à réinventer “ L’instrumentarium ”, une installation qu’il avait réalisée au Centre Pompidou en 1985 », explique Alain Julien-Laferrière. À l’époque, il s’agissait d’un arsenal d’instruments de récupération, de mesure et de circulation d’eau prélevée dans le Rhin et dans la Seine. à Tours, Klaus Rinke imaginera une installation qui mélangera les eaux de sept grands fleuves d’Europe, dont la Loire, naturellement. En parallèle, une exposition collective retracera l’extraordinaire vitalité de la scène artistique de Düsseldorf, des années 50 à aujourd’hui.
> DANS LA NEF

CÉCILE BART
EN 2018
« Cécile Bart travaille sur la couleur, le châssis et c’est la lumière qui apporte la transparence, explique Alain Julien-Laferrière. Pour la première fois, elle associera lors de son exposition à Tours, ses deux autres passions, que sont la danse et le cinéma. » Des images de scènes de danse issues du cinéma seront, en effet, projetées à travers ses peintures/ écrans.
> SALLE NOIRE

JORDI COLOMER
EN 2018
Jordi Colomer, c’est une vieille connaissance du CCC, puisque le centre tourangeau avait produit son installation Le dortoir en 2002, où il filmait, 24 heures durant, un immeuble entièrement reconstitué et ses habitants, après une soirée festive. Le film sera visible pour la première fois en intégralité (il faut avoir le temps, quand même…).
> DANS LA NEF

Capture

→ en pratique

Horaires (à partir de mars 2017) Saison hiver : du mercredi au dimanche, de 11 h 30 à 18 h. Nocturne le jeudi soir jusqu’à 20 h. Saison été : Lundi, de 14 h à 19 h. Du mardi au dimanche, de 11 h 30 à 19 h. Nocturne le jeudi soir jusqu’à 21 h.

Tarifs : réduit 3 € ; plein 6 € ; avec guide multimédia : 9 €. Gratuit pour les – 18 ans. cccod lepass (accès aux expos et aux activités pendant un an) : 25 € pour une personne, 40 € en duo, 12 € étudiant.

Retrouvez notre reportage photo d’un CCC OD « tout nu » ! A revoir juste ICI.

Casting pour comédie musicale

Le projet Requiem for a darkness est lancé à Tours. Pour cette comédie musicale, son créateur vient de mettre en place un casting. A vos CV !

Requiem for a darkness : le nom vous dit quelque chose ? C’est le nouveau bébé du designer sonore et compositeur tourangeau Nicola Tenz. « Un concept inédit de comédie musicale animée alliant le dessin- animé et le show live ayant pour iconographie le cartoon. » Le tout, adapté du roman Dracula de Bram Stoker. Rien que ça.

n projet très ambitieux donc (il suffit de voir les idées de costume !), qui verrait ses acteurs évoluer sur scène, avec des décors fixes dessinés projetés en toile de fond, et d’autres séquences où les comédiens joueraient, chanteraient et danseraient en direct. Mais pour cela, Nicola Tenz – par ailleurs responsable du studio Mitaka – a besoin de monde. Il vient de lancer un casting.

Sont recherchés des artistes régionaux, des chanteurs et chanteuses qui viendront participer à cette comédie musicale. L’annonce précise bien que le chant et l’acting sont obligatoires. Les intéressé(e)s peuvent dès à présent envoyer leur CV et une démo audio à studiomitaka@hotmail.com

> Infos sur facebook.com/studiomitaka ou au 06 83 03 15 03.

Mademoiselle : sensuelle manipulation

Avec Mademoiselle, Park Chan-Wook prouve de nouveau à quel point quel metteur en scène fantastique il est. Doux érotisme et histoire d’escrocs au programme !

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Comment définir la nouvelle offrande de Park Chan-Wook ? Un thriller psychologico-lesbien ? Un drame érotique mâtiné de romance ? Un simple jeu de dupes alambiqué ? Un peu tout ça à la fois, en fait. Avec ce Mademoiselle (Agassi en VO), le cinéaste coréen s’est inspiré de Fingersmith, roman saphique de Sarah Waters paru en 2002. Reprenant les grandes lignes, le réalisateur place toutefois son histoire au cœur des années 30, dans une Corée du sud sous occupation japonaise. Mademoiselle s’intéresse à une jeune fortunée (Hideko) voyant un jour arriver une jeune servante (Sookee), en fait de mèche avec un escroc sadique n’en voulant qu’à son argent.

Mais de ce postulat, Park Chan-Wook va dérouler une histoire de manipulateurs manipulés, un habile jeu de rôles plein de surprises et de rebondissements. Où les cartes sont continuellement redistribuées.
S’en sortant plutôt bien dans l’ensemble (les trois parties du film sont cependant inégales), Park Chan-Wook prouve surtout quel réalisateur virtuose il est. Photographie léchée, composition réfléchie, splendeur visuelle : jusque dans ses moindres détails, Mademoiselle est de toute beauté. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que dans cet écrin, le beau cache souvent le laid (un sublime cerisier en fleur, mais auquel on se pend…).

Chic, le film l’est jusqu’au bout. Même quand, nourri d’un érotisme soft, il dépeint la relation passionnelle (et charnelle !) de la maîtresse et de sa servante. Le sexe et l’amour, ici, se mélangent au fétichisme, à la mort, à la violence. Une habitude chez le cinéaste.

Un film chausse-trappes, pensé sous forme de fausses pistes, peut-être mal proportionné mais qui rappelle de nouveau que Park Chan-Wook, en plus d’être formidablement romanesque, est un grand metteur en scène.

Aurélien Germain

> Thriller/drame de Park Chan-wook (Corée du Sud). Durée : 2 h 25. Avec Kim Min-Hee, Kim Tae-Ri, Jung Woo-Ha…
> NOTE : 3,5/5

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=G3TYloYDbUA[/youtube]

Polar sur Loire : ça va saigner !

Polar sur Loire, c’est le 5 novembre à Tours ! Les amoureux/ses de littérature vont se régaler.

Oubliez la douceur de vivre, le long fleuve tranquille qui berce la Touraine, ses petits châteaux coquets, son vin doux et ses rillons. La région a une autre spécialité, plus piquante : l’auteur de polars. Et ils sont bien plus nombreux qu’on ne le croit !
Avec zéro subventions mais beaucoup d’énergie, trois d’entre eux ont décidé de tenir salon pour la première fois ce 5 novembre, salle Ockeghem, dans le Vieux Tours. Un lieu emblématique de la ville mais assez intime pour un rendez-vous chaleureux, car les organisateurs refusent de créer une manifestation avec des auteurs « en rang d’oignons ».

Pas de prix, pas de ruban rouge, mais une rencontre à la bonne franquette pour permettre aux amateurs de polar de papoter avec vingt-deux plumes acérées (comme Adrian Mathews, invité d’honneur, ou encore Béatrice Egémar, Jean-Paul Pineau, Jérémy Bouquin, Michel Douard, Michel Embareck…)
Et il y en aura pour tous les goûts : thriller, roman noir, espionnage, historique, fantastique ou carrément délirant, le polar, comme la poésie, est une littérature complète à elle toute seule. Certainement la recette de son succès, puisqu’on la dévore de 7 à 77 ans. Comment ne pas souhaiter longue vie à Polar sur Loire ?

>Le 5 novembre. Gratuit.
> Plus d’infos sur polarsurloire.hautetfort.com

polar sur loire

Tours de sang : la face cachée de la ville

Vous aimez les histoires mignonnettes, qui se finissent bien, avec des cœurs et des paillettes ? Eh bien… tant pis ! Tours de sang, un roman entièrement réalisé par les étudiants de l’Esten, s’inspire des faits divers sanglants de Touraine. Ambiance !

(Illustration : Yann Morfoisse)
(Illustration : Yann Morfoisse)

« Oubliez sa culture si riche, ses châteaux si grands, et sa Loire si belle. Faites place à la pure horreur. » La phrase, extraite de la quatrième de couverture, annonce la couleur. Celle du sang. La Touraine façon faits divers et histoires pas franchement joyeuses, c’est ça, Tours de sang. L’idée vient des étudiants de l’école Esten Sup’édition, à Tours. Un projet éditorial scolaire qui a fait trimer une quinzaine d’élèves, âgés de 18 à 25 ans, pendant des mois.
Le résultat ? Un ouvrage de 115 pages qui sort ce mercredi 26 octobre, notamment à La Boîte à livres.

Si l’an dernier, leurs camarades avaient accouché d’un livre pour enfants (Contes et légendes de Touraine), ce n’est pas peu dire que la nouvelle promo a pris le contre-pied total. « Cette idée d’un roman sanglant, c’est aussi une manière de marquer une certaine originalité », confirme Éloïse Douillard, l’une des étudiantes du projet. « La seule chose que l’on s’est imposée, c’était de ne pas traiter de faits divers trop récents, afin de ne pas heurter certaines sensibilités ou personnes. »

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Tours de sang (éditions Incunables 2.0). 12,90 €

Ici, on s’inspire davantage des histoires réelles (et bien glauques) qui se sont déroulées au cours de ces derniers siècles. En les réécrivant : « Au début, trois d’entre nous ont fait des recherches sur des faits divers et des affaires criminelles en Touraine, pour en faire un synopsis qu’ils ont ensuite remanipulé. Les écrivains recevaient le sujet et devaient rédiger leur nouvelle à partir de ça », résume Éloïse. En découlent donc douze histoires, où le lecteur finit par cogiter pour retrouver de quels faits divers elles s’inspirent. Pas de vraies identités, mais parfois, quelques indices.

La nouvelle « C’est enfant que l’on apprend » ? Le détail de l’adresse nous rappelle Zeiro Finatti, alias le Monstre de la rue du Cygne, assassin de prostituées en 1924. « Un plat bien mystérieux » ? Pas de doute, celle-ci fait référence à l’affaire Sylvie la dépeceuse, en 1988. « Étaler juste un fait brut n’était pas une bonne idée. Le fait de romancer la chose, c’était plus compliqué à écrire, d’autant qu’il fallait se mettre dans la peau du personnage. Mais c’est plus surprenant aussi », argumente Éloïse.

Dotés d’une enveloppe de l’école de 4 000 €, les étudiants ont dû se débrouiller de A à Z. Et gérer le budget. Le prix qu’ils ont fixé pour leur livre sera réinjecté dans les projets futurs de l’Esten. Pour le reste, ils ont pu compter sur un imprimeur allemand, « emballé par le projet », et l’éditeur Sutton pour la distribution des 600 exemplaires. Pour fêter la sortie de Tours de sang, la fine équipe se fend aussi d’une soirée de lancement avec apéro dînatoire, vendredi 28 octobre (18 h, au Campus, entrée libre). Son nom ? La Blood party. Évidemment.

> toursdesang.fr ou facebook.com/toursdesang  

Une appli pour apprendre les tables de multiplication

La psychopédagogue tourangelle Marie-Laure Billaut vient de lancer Table Speed, une application pour apprendre facilement ses tables de multiplication.

Haaa les tables de multiplication. Douloureux souvenirs pour pas mal d’entre nous. C’est la raison pour laquelle la psychopédagogue tourangelle Marie-Laure Billaut a lancé une toute nouvelle application : Table Speed pour les enfants à partir de 7 ans. Depuis 5 ans, cette ancienne professeur des écoles se sert quotidiennement d’un outil dans son cabinet, pour aider les petits et jeunes à apprendre, à tous les niveaux scolaires et dans toutes les matières.
Cet outil, ce sont les cartes mentales. Des « cartes » sur papier, circulaires, qui permettent de présenter une leçon de façon visuelle (et non plus seulement auditive) afin de mieux retrouver ces informations dans sa mémoire. « Je souhaitais utiliser la même méthode pour les tables de multiplication », détaille-t-elle.

Au bout de 7 mois de développement, son application est disponible sur iOS et Android, en français, en anglais, italien, espagnol, chinois et hébreu. Table Speed, qui coûte 2,99€ – mais dont une partie est gratuite pour les écoles et les établissements agréés par l’Éducation nationale via le site internet tablespeed.com – se scinde en deux parties : une dédiée à l’apprentissage avec deux niveaux de difficultés, l’autre aux jeux.

Comment cette application se présente-t-elle ? Les enfants apprennent leurs tables, de 1 à 12, grâce à un cadran d’horloge analogique. Chaque table se situe dans un univers spécifique (mer, campagne, désert, etc.) bardé d’indices visuels, permettant à l’enfant de bien se repérer. Les succès sont, comme dans n’importe quel jeu vidéo, récompensés ! Pour bien apprendre ses tables, combien de fois doit-on ouvrir l’application ? En phase d’apprentissage, « l’enfant doit y aller idéalement entre 5 et 15 minutes par jour durant au moins trois semaines un mois », observe Marie-Laure Billaut.

Flore Mabilleau

Good old film festival : pellicule & argentique contre-attaquent

Du 22 au 29 octobre, le Good old film festival veut mettre en valeur le cinéma sur pellicule et la photo argentique. Un décor ? La ville de Tours. Bref, un festival à l’ancienne comme on les aime.

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Le Good old film festival, c’est quoi ?

Un festival unique sur Tours entièrement dédié aux techniques traditionnelles de la photo et du cinéma. Comprenez : gloire à l’argentique et à la pellicule ! Le tout, du 22 au 29 octobre. Bref, une semaine de découverte, d’apprentissage et de création au goût bien « old school ».
Derrière le Good old film, il y a United Photographs et Les Compères Production que les Tourangeaux commencent à bien connaître. On les avait notamment repérés avec leur premier court-métrage Quelques Gouttes Suffisent. C’est d’ailleurs de là qu’est née l’idée du festival. « À l’époque, on avait emmené aussi une expo en argentique qui avait cartonné. Avec l’histoire de la pellicule, il y a un côté vintage. On voulait mettre ça en valeur », rappelle Jérémy Ciepielewski, co-créateur et président de Compères Production. « Il y a ce côté unique avec la photo argentique. Et de plus en plus de cinéastes veulent sauver la pellicule. »

Un marathon création

Pendant la semaine, on pourra notamment s’initier à la photo argentique avec Alexandre Grden (président de United Photographs) et Maxime Fayaud, l’un des boss tourangeaux de la photo. Mais outre cet atelier le 22 octobre (il faut s’inscrire !) et des conférences, le temps fort c’est tout de même le marathon artistique.
« Cet été, on a choisi 4 photographes et 4 cinéastes. Les premiers vont devoir shooter dans une zone imposée de Tours. Idem pour les réalisateurs ! De quoi mettre aussi en valeur la ville », indique Jérémy. Durant 7 jours, ils seront donc dans les rues de Tours pour ensuite diffuser, le 29 octobre aux Studio, leurs films d’une durée de 3 à 6 minutes. Les photographes, eux, auront droit à leur expo. « C’est un vrai marathon, car ils vont carburer à fond ! »
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Faire sa place

Des festivals de cinéma, à Tours, il y en a ! Pas trop difficile d’entrer dans la danse en tant que petit nouveau ? « Globalement, ça a été dur. On occupe un autre créneau. C’est moins de la diffusion. On est surtout dans la création. Le gros frein a été notre âge (23 ans en moyenne, NDLR). Parfois, on nous demandait si c’était pour un projet d’école… », soupire Jérémy.
Mais projet béton oblige, la municipalité a suivi. « Comme on met en avant des quartiers de Tours, on a obtenu le label de création et diffusion Rayons Frais. Du coup, on a par exemple pu avoir la salle Volapük pour développer la pellicule. » Le Good old film assure aussi, de par son ambition, « s’adresser à tout le monde. On veut toucher le maximum de personnes ».

Le vintage revient en force

Les 8 Salopards de Tarantino tourné en 70 mm ? Le titre Super 8 de JJ Abrams ? Kodak qui ressort un prototype de caméra argentique ? Oui, le vintage revient à la mode. Jérémy confirme. « Regardez l’objet le plus vendu sur Amazon en décembre… C’était un tourne-disque ! », compare-t-il. « La pellicule et l’argentique reviennent. Les gens disent : « c’est bien aussi de voir les défauts ». « Et puis ce n’est pas la même approche. » Le côté « froid » du numérique joue son rôle. La nostalgie aussi. Regardez donc ce retour en force du Polaroïd…

L'équipe du Good old film festival (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
L’équipe du Good old film festival (cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Les Vegans veulent faire bouger Tours

Piloté par l’association L214, VegOresto est désormais bien implanté à Tours et souhaite inciter les restaurateurs à proposer un menu végétal à leur carte. Avec l’un de ses référents, Tmv fait le point sur leurs soirées repas qui cartonnent et les actions organisées par L214 en Touraine.

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VEGORESTO : L’ALTERNATIVE À TOURS

« De plus en plus de gens recherchent ce côté vegan dans les restaurants. La demande de menus végétariens revient souvent, il y a une vraie montée en puissance. » Ces paroles, ce sont celles d’Émilien, l’un des co-référents de VegOresto à Tours avec Ludivine et Marine. VegOresto ? Kézako ? C’est un concept, une initiative née grâce à L214, « l’association qui fait trembler l’industrie de la viande », comme le titrait récemment Les Inrocks. Connue pour ses vidéos clandestines d’abattoirs et ses happenings (lire page 11), L214 pilote les VegOresto qui se sont implantés dans plusieurs villes de France. Dont Tours, début 2016.

Le but ? Inciter les restaurateurs à proposer un menu « 100 % végétal et travaillé ». « Ensuite, ils peuvent signer une charte s’ils le veulent et instaurer un menu végétal dans leur carte pour la suite », explique Émilien. Une fois par trimestre, les intéressé(e)s se retrouvent donc dans un restaurant tourangeau différent privatisé pour l’occasion. Les Belles Caves et l’Aloco-Thiep se sont déjà prêtés au jeu. Le Shelter, aussi. Un pionnier, en quelque sorte. « Effectivement, nous avons démarré avec lui », acquiesce Émilien. « En démarchant, nous avons vu qu’il proposait déjà un menu vegan. C’était parfait. »Le premier repas VegOresto était lancé.
Le succès, lui, est toujours au rendez-vous. Le dernier repas a ramené une cinquantaine de convives. Parce qu’il y a une vraie demande à Tours. Et que les végétariens ne trouvent pas forcément leur bonheur ici. Pour autant, les profils différents se succèdent aux soirées VegOresto : « Des végétaliens, des omnivores, des vegans ou encore des flexitariens. » Un néologisme faisant référence à une pratique alimentaire semi-végétarienne. Comprenez des mangeurs de viande qui pensent leur consommation de barbac’ différemment (en en mangeant moins, par exemple). Bref, un végétarisme à temps partiel, mais qui a tout autant sa place aux VegOresto. De quoi balayer certaines accusations de sectarisme. « On ne force pas le débat, l’ambiance est sympa et on évite le discours militant qui agresse », prend soin d’ajouter Émilien. Tout le monde est le/ la bienvenu(e). D’autant qu’il n’est pas obligatoire d’adhérer àl’association pour participer à VegOresto.

Pour le reste, il suffit de mettre les pieds sous la table. Les menus tournent, en général, autour des vingt euros. Une volonté de L214 : « Localement, nous sommes libres. Mais l’association, au niveau national, peut nous dire : “attention, le prix est trop élevé ou le menu pas assez travaillé’’ », précise le co-référent tourangeau. Avant de bien faire comprendre que, pour ces repas VegOresto, « on ne prend pas l’argent. Tout va au restaurateur ! » Au final, une alternative qui semble plaire. « Ça manquait en Touraine… Mais ça commence à changer. Les restaurateurs s’adaptent. » Il y a peu, un établissement a pris les devants. Sans même avoir accueilli une de leurs soirées, il a tout de même signé la charte VegOresto : « Il s’agit du Court-Circuit. Parce qu’il y avait une grosse demande de la clientèle… »

Un VegOresto. Ici, au Shelter (photo VegOresto Tours)
Un VegOresto. Ici, au Shelter (photo VegOresto Tours)

L214, L’ANIMAL AVANT TOUT

« Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Bim. Voilà l’article L-214 du Code rural. Ce qui a donné le nom, en 2008, de l’association L214, fondée par des activistes. Devenue depuis la bête noire des lobbys agro-alimentaires. Leurs vidéos choc sont des armes de guerre. L’asso L214 dénonce les pratiques barbares des abattoirs, les conditions déplorables des élevages en cage ou, plus récemment, étrille la chaîne de fabrication des bonbons gélifiés. Au niveau national, ils font trembler. Mais au niveau local, des antennes ont aussi fait leur nid.

L214 à l'un des happenings contre les cirques avec animaux, à Tours (Photo facebook.com/vegorestotours)
L214 à l’un des happenings contre les cirques avec animaux, à Tours (Photo facebook.com/vegorestotours)

À Tours, « on reste soft », indique Emilien, co-référent des VegOresto donc, mais aussi militant L214. Vous les avez d’ailleurs sûrement déjà vus en ville. Rue Nationale, notamment. Pétitions contre la corrida ou encore actions contre les cirques avec animaux… Des happenings loin d’être aussi « choc » que dans certaines capitales, mais qui ont le mérite de faire causer.
Réfléchir, peut-être ? « En général, nous sommes bien reçus, les gens sont à l’écoute. Bien sûr, certains ne sont pas sympas ou ne comprennent pas nos actions… Une fois, une mère de famille est venue nous voir en disant qu’elle trouvait les cirques avec animaux incroyables, car ses enfants étaient émerveillés. Devant nos arguments, elle a fait la sourde oreille et est partie. »

Si L214, à l’échelle du pays, tape dans le féroce, la déclinaison tourangelle est bien moins agressive. « La plupart d’entre nous ne souhaitent pas être trop choquants. » Une manière de toucher le plus grand nombre. Aux festivals Terres du Son, Cosmopolite et Vivre Mieux à La Riche, ils avaient un stand. « Parce que les gens se posent des questions. » Pour le reste, des actions sont prévues tous les mois jusqu’à juin 2017. Ce samedi 22 octobre, aura lieu un happening rue Nationale sur le thème des peaux des animaux. Le 19 novembre, un sur le foie gras. « On aimerait aussi installer un stand sur le végétarisme au Marché de Noël. Et l’an prochain, il y aura une séance ciné aux Studio, une sensibilisation sur l’étiquetage des oeufs au marché des Halles ou encore un happening sur le thème du cirque et des delphinariums… » Même à Tours, L214 n’a pas fini de chômer.

>> VEGORESTO TOURS par mail à repasvegorestotours@ gmail.com ou facebook.com/vegorestotours Prochain rendez-vous en décembre.

>> L214 : à retrouver sur leur site internet. Les actions tourangelles se retrouvent sur la page Facebook de VegOresto ci-dessus !

Manger local : un panier sur un plateau

Manger frais et local, c’est possible et aujourd’hui on peut même se faire livrer à domicile, en composant des paniers sur-mesure. Une bonne manière de conjuguer responsabilité citoyenne et rythme de vie pas toujours slow ! A Tours, cinq initiatives se basent sur des valeurs communes : fonctionner en circuit court, distribuer des produits de saison et travailler avec des agriculteurs tourangeaux.

(Photo au fil des saisons)
(Photo au fil des saisons)

AU FIL DES SAISONS

Créé en 2006 par un ingénieur agronome, Au fil des saisons emploie aujourd’hui trois personnes et travaille avec une douzaine de producteurs installés entre Tours et Saumur. À retirer en points relais ou livrés dans la boîte aux lettres, c’est vous qui choisissez votre abonnement. Les paniers de fruits et légumes hebdomadaires ou bi-mensuels livrés en point relais sont conditionnés dans des cabas en jute réutilisables et existent en plusieurs formats. Chacun est accompagné d’un bulletin d’information et de recettes.
Paniers pour 1 à 2 personnes : 11 €, 3-4 personnes soit 4 à 7 kg : 17 €, plus de 4 personnes, soit 6 à 11 kg : 25 €. La box livrée dans la boîte aux lettres est de 3 à 6 kg et coûte 19 €. Renseignements sur au-fil-des-saisons.net ou 06 28 04 75 03

LA CHARRETTE DES PRODUCTEURS

Une douzaine d’agriculteurs et d’éleveurs se sont regroupés en 2008 pour créer un magasin attenant au lycée agricole de Chambray-lès- Tours. Ici, on est sur un circuit ultra court et très bien approvisionné : beurre, asperges, côtes d’agneau, glace artisanale, confiture de quetsches ou farine de blé bio, on y trouve de quoi remplir ses placards comme son frigo. Depuis quelques mois, le site propose un service drive et une livraison sur le lieu de travail. Le bonus ? Les prix sont équivalents, voire inférieurs, à ceux pratiqués en grande surface et tout va dans la poche du producteur.
Renseignements sur epouvantails.fr/charrette-des-producteurs ou 02 47 27 20 23. Pour la mise en place de votre livraison groupée : lacharrettedrive@gmail.com

BIOLINET

Chaque semaine, Biolinet concocte un panier de légumes et un panier de fruits. Des colis 100 % bio, comme son nom l’indique mais pas forcément d’origine locale. On peut les compléter avec des oeufs, du lait, des jus de fruits ou des confitures vendus sur le site. Les paniers sont disponibles à la boutique de Montlouis-sur-Loire, dans l’un des point-relais de l’agglomération ou à domicile. La livraison est offerte à partir de 50 euros d’achats par commande.
Paniers de légumes pour 1 à 2 personnes : 13,50 €, 3 à 4 personnes : 22 €, 5 à 6 personnes : 32 €. Panier de fruits petit modèle : 11 €, ou grand modèle : 15 €. Renseignements sur biolinet.fr

DEVENEZ MERVEILLEUX

Fondée par Rachel, Devenez Merveilleux livre un panier mixte fruits et légumes et mise sur la création d’une communauté. L’entreprise a par exemple participé à l’opération Make in Loire Valley pour développer, en plus des paniers, une Touraine Box : les abonnés reçoivent chaque trimestre une box de 3 à 5 articles d’épicerie fine, un livret de recettes de saison, des goodies créés par des artistes locaux… Une bonne idée cadeau ! Les paniers de fruits et légumes sont 100 % tourangeaux. Le site vend également des huiles végétales aromatisées (on vous recommande celle à la truffe) et du jus de pommes frais.
3 formules disponibles : 2 pers, 4 à 5 kg, 15 €, 4 pers, 7 à 8 kg, 23 € ou le panier de fruits, 2 à 3 kg + un jus de pomme, 15 € Renseignements sur devenezmerveilleux.fr ou 06 12 55 03 97.

PANIER DE TOURAINE

Poires tapées, fromages de chèvre, bières, carottes ou rôti de porc, Panier de Touraine distribue trente producteurs tourangeaux et côté choix, il y en a pour tous les goûts. C’est aussi la solution la plus souple : on fait son petit marché en ligne et Panier de Touraine livre les commandes chaque jeudi à votre domicile, à l’heure de votre choix, ou sur votre lieu de travail. Et si vous voulez offrir des poireaux tourangeaux à votre petite cousine de Carpentras, c’est possible : le site propose aussi l’envoi par Colissimo.
Renseignements sur panierdetouraine.fr 

INRA : quand la santé va, tout va !

A l’Inra de Nouzilly, une bonne partie des recherches sont dédiées à la santé animale. Avec en corollaire, l’amélioration de la santé humaine. Explications.

TROIS QUESTIONS À

NEWS_SCIENCE_SCHOULERCATHERINE SCHOULER / CHERCHEUSE À L’UNITÉ MIXTE DE RECHERCHE INFECTIOLOGIE ET SANTÉ PUBLIQUE (INRA – UNIVERSITÉ FRANÇOIS RABELAIS)
Vous travaillez sur la collibacilose aviaire, une maladie fréquente dans les élevages de volailles. Pourriez- vous nous en dire plus ?
Cette maladie est causée par la bactérie E. Coli, hébergée dans l’intestin des oiseaux mais aussi des êtres humains. Certaines souches, chez les volailles, sont à l’origine de maladies osseuses ou de pneumonies. Chez l’homme, E. Coli est la première cause d’infections urinaires. D’où l’intérêt de mieux comprendre cette bactérie.

Quels liens existent-ils entre santé humaine et santé animale ?
Les animaux souffrent de maladies qu’ils peuvent transmettre à l’homme. Par ailleurs, les maladies infectieuses sont traitées, chez l’animal comme chez l’homme, à l’aide d’antibiotiques. Quand certaines bactéries, dans les élevages, deviennent résistantes au traitement, ce nouveau caractère risque de se transmettre à des bactéries qui attaquent l’homme. Justement, un plan national prévoit de réduire de 25 % l’usage des antibiotiques vétérinaires d’ici à 2017.

Développez-vous des alternatives ?
Oui, on utilise par exemple des phages : ce sont des virus qui détruisent les bactéries. Une autre voie s’intéresse à des molécules antimicrobiennes, produites naturellement par l’animal malade. Ce sont des pistes pour de nouveaux médicaments.

>> Au village des sciences, vous pourrez compter des colonies de bactéries, les observer au microscope, extraire l’ADN d’une banane ou vous exercer à manier une pipette

MALADIES INFECTIEUSES : ATTENTION DANGER

Combinaison intégrale, bottes, casque ventilé, respirateur, système sophistiqué de filtration d’air… Non, il ne s’agit pas de Sam Daniels, le héros campé par Dustin Hoffman dans le film catastrophe Alerte !, mais d’un simple mannequin que vous aurez l’occasion d’observer au village des sciences. Pour autant, cet équipement de protection est bien porté par des agents de l’Inra de Nouzilly, à la plate-forme d’infectiologie expérimentale.
L’objectif : étudier des maladies infectieuses ou tester de nouveaux vaccins sur de gros animaux comme la vache, le porc ou le mouton. Puisque certaines sont contagieuses ou transmissibles à l’homme, des mesures de confinement sont nécessaires. Ici, le confinement maximal est de niveau 3 (sur 4), ce qui permet de travailler sur des maladies comme la tuberculose. > Présentation du matériel de confinement et d’un équipement de protection individuel au village des sciences.

À L’HÔPITAL DES ANIMAUX

IRM, scanner et échographe : ces appareils d’imagerie médicale sont installés à la plate-forme Chirurgie et imagerie pour la recherche et l’enseignement (Cire), qui regroupe un bloc opératoire et un service d’imagerie à l’Inra de Nouzilly. Les mêmes qu’à l’hôpital Bretonneau. Et pourtant, ils sont réservés aux animaux de grande taille, comme le mouton ou le porc.
À quoi ça sert ? « Ça permet de réaliser des observations sur des animaux vivants et d’effectuer un suivi dans le temps », répond Yves Tillet, directeur de recherche à l’Inra. Des travaux ont permis de suivre l’évolution d’une maladie des ovaires sur un modèle de brebis. Aussi, la structure est ouverte à des partenaires extérieurs. Des animaux du ZooParc de Beauval sont venus passer des examens : une hyène, un kangourou et même un tigre ! > Visite commentée de la plate-forme Cire (scanner et IRM)

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Nathalie Picard

En petit train à la ferme de l’INRA

Devenez apprenti chercheur le temps d’un week-end ! À l’occasion de la 25e édition de la fête de la science, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui fête ses 70 ans, ouvre les portes du centre de recherche de Nouzilly et accueille le village des sciences. L’occasion de découvrir, aux portes de l’agglomération tourangelle, un lieu méconnu et de s’initier à la démarche scientifique en s’amusant.

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Cliquez pour agrandir la photo

Visiter les élevages en petit train : c’est l’une des animations phares qui sera proposée aux visiteurs à l’Inra de Nouzilly ce week-end. À Tmv, on avait bien envie de faire cette balade en avant-première. Dans l’unique intérêt de nos lecteurs, bien entendu ! C’est Elodie Guettier, directrice de l’unité expérimentale de physiologie animale de l’Orfrasière, qui nous a fait visiter les installations. Voici, en cinq stations, un petit aperçu de ce qui vous attend.

1. L’étable

Guidés par le meuglement des vaches, nous arrivons à l’étable. Les vaches laitières sont occupées à manger dans des auges automatiques, qui permettent de tester différents régimes alimentaires. Lequel pourrait favoriser la production de lait et la fertilité des vaches ? C’est une question sur laquelle travaille l’Inra : « Les vaches ont été sélectionnées sur la production de lait. Si bien qu’elles utilisent toute leur énergie pour cette activité et qu’elles ne tombent plus en chaleur », pointe Elodie Guettier, la directrice de l’unité. Un problème auquel les chercheurs tentent de trouver des solutions.

2. Le méthaniseur et le sécheur à foin

À quelques pas de l’étable se dresse un vaste réservoir vert et blanc. C’est un méthaniseur : une installation qui permet de produire de l’énergie, sous forme d’électricité et de chaleur, à partir de déchets organiques (notamment les déjections animales des élevages, mais aussi des graisses industrielles ou des boues de station d’épuration). À l’intérieur, des bactéries transforment ces déchets en méthane. À la fin, il reste une boue noire riche en minéraux, le digestat, qui peut servir d’engrais pour les cultures. Un programme de recherche démarre pour étudier l’usage et la toxicité du digestat. Par ailleurs, la chaleur du méthaniseur alimente un séchoir à foin durant l’été. L’intérêt ? « Ça permet de conserver toute la richesse de la luzerne, concentrée dans ses feuilles. Sinon, lorsqu’on sèche la luzerne au champ, les feuilles se détachent », précise la directrice.

3. La bergerie Capture

Des agneaux, nés il y a quelques semaines, tètent leur mère. Mais d’ailleurs, comment la reconnaissent-ils ? Les scientifiques de l’Inra passent au crible les différents paramètres qui jouent sur la reconnaissance de la mère et du petit. Des passerelles existent avec des travaux menés sur les grands prématurés. « Nous travaillons aussi sur l’effet de l’allaitement artificiel : a-t-il un impact, à long terme, sur le comportement de l’agneau ? », s’interroge Elodie Guettier.

4. L’écurie

Ici, lorsqu’une jument est inséminée, on suit les spermatozoïdes à la trace ! A quelle vitesse se déplacent-ils ? Quelle est leur trajectoire ? Comment nagent-ils ? L’idée : décrypter ce phénomène méconnu, puis utiliser ces nouvelles connaissances en reproduction humaine. Autre sujet de recherche, la conservation des espèces grâce à la cryoconservation : les scientifiques mettent au point des méthodes pour conserver à très basse température les gamètes – spermatozoïdes et ovules – et les embryons. (Ndlr : Toute ressemblance avec l’expérience d’un journaliste de Tmv, qui s’est fait cryothérapiser il y a quelques mois, ne saurait être que fortuite…)

5. Le pôle comportement

Le comportement des animaux est observé à loupe. Ou plutôt, à l’aide d’une caméra, puisque leurs réactions sont filmées et analysées. Quel est l’objectif ? Les scientifiques cherchent, par exemple, à caractériser le tempérament des chevaux dès le plus jeune âge, pour les orienter vers une discipline adaptée (comme l’équitation de loisir ou de compétition). Vous serez sûrement étonnés de l’extrême sensibilité du cheval : la simple caresse d’un pinceau sur sa peau peut le faire frémir.

Samedi 15 et dimanche 16 octobre de 10 h à 18 h au Centre Inra Val de Loire de Nouzilly. Tour des élevages en petit train. Durée : 20 minutes. Départ du parking.  
/!\ Attention, le site est interdit aux animaux de compagnie. Programme complet sur fetedelascience.fr

>> Pour en savoir plus sur l’INRA et ses recherches sur la santé animale, retrouvez notre article ICI ! <<

Nathalie Picard

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Grand Repas de Tours : retour le 13 octobre

Le Grand Repas de Tours revient pour une deuxième édition. Cette fois, on vise les 100 000 personnes.

grand repas

L’événement est unique en France. Piloté par Tours cité internationale de gastronomie en Val de Loire, « Le Grand Repas » se déroule ce jeudi 13 octobre. Le menu(*) du Grand Repas sera proposé dans les restaurants collectifs, dont les écoles et la cuisine centrale de Tours, ainsi que chez certains restaurateurs.
Déjà instauré en janvier 2016, ce menu unique avait été à l’époque servi à 30 000 personnes. Cette semaine, l’opération espère toucher 100 000 personnes. « Car en quelques mois, de nombreux professionnels régionaux des métiers de bouche nous ont rejoints pour organiser cet événement », justifie l’organisation. Pour cette édition, 600 établissements devraient être concernés (contre 300 en janvier).

Pour Emmanuel Hervé, président de la cité de la gastronomie, « il est important avec ce Grand Repas d’aller chercher le citoyen là où il se restaure habituellement : au travail, à l’école, dans son petit restaurant du midi habituel… » Une opération qui se doublera d’une bonne cause : à l’hôtel de ville de Tours, les chefs Jean Bardet et Alain Couturier proposeront un repas caritatif pour 200 personnes.

(*) à retrouver sur legrandrepas.toursvaldeloiregastronomie.fr

Tous en selle à l’école du vélo !

Depuis 2008, le Collectif cycliste 37 propose des cours à… la vélo-école ! Des séances pour les adultes qui n’ont jamais appris à faire du vélo ou ont tout simplement oublié.

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Bras tendus, épaules baissées, regard au loin… Fabien Frugier rappelle quelques conseils.

Soixante ans sans monter sur un vélo, ça commence à faire long : « J’en ai fait jusqu’à 18 ans et j’ai repris à 78 ans, détaille Michelle. C’était à l’occasion d’une promenade à l’île d’Yeu avec des amis. Mais je me suis vite rendu compte que j’avais totalement perdu l’équilibre. » Pas facile de se remettre seule en selle… Motivée, la septuagénaire décide alors de s’inscrire à la vélo-école du Collectif cycliste 37 à Tours. Cette association d’usagers propose des cours pour adultes depuis 2008. Au début, il s’agissait uniquement de cours particuliers. L’acquisition d’une flotte de vélos lui a permis de lancer des séances collectives en 2012. Les objectifs ? Acquérir une bonne maîtrise technique du vélo, puis apprendre à se déplacer en ville, adopter les bons comportements et anticiper les dangers.

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Les locaux du collectif regorgent de pièces détachées et d’équipements pour les vélos.

Ce jeudi-là, dans le local de l’association situé quartier Beaujardin, Michelle et deux autres élèves se tiennent prêtes. Ici, on ne badine pas avec la sécurité : le gilet jaune fluo et le casque sont obligatoires. Deux moniteurs bénévoles, Marie et Manuel, accompagnent Fabien Frugier, le salarié du Collectif cycliste coordinateur de l’école. Leur vélo à la main, les six cyclistes quittent le local pour rejoindre le terrain d’entraînement. Problème, l’association n’a pas de lieu fixe pour assurer ses cours. Charge à Fabien Frugier de dénicher des endroits adaptés, pas trop éloignés du local et sans circulation.
Ce jour-là, destination la promenade de Florence, aux bords du Cher. Avant tout, un échauffement s’impose. Réunis en cercle, moniteurs et élèves se mettent tranquillement en mouvement. Étirements du dos, flexions, mouvements de la tête… Des exercices qui mettent en appétit. Monitrice attentionnée, Marie propose un encas aux trois participantes. Puis, c’est le moment de monter sur la selle. Aujourd’hui, il y a trois moniteurs pour trois élèves. Une vraie chance : chacune peut avancer à son rythme, profitant de conseils avisés. Mais ce n’est pas tous les jours le cas. « Dans l’association, nous ne sommes que quatre moniteurs. Ce n’est pas assez, regrette Fabien Frugier. C’est pourquoi nous avons diffusé une annonce pour recruter un nouveau bénévole. » Les pré-requis : être cycliste, avoir envie de partager ses compétences et posséder un brin de pédagogie et de patience.

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L’échauffement, incontournable avant de monter en selle.

Même s’il n’y a pas de classe, l’apprentissage se décompose en niveaux. Faoula Elise a franchi le premier : elle sait tenir en équilibre sur son vélo. Aujourd’hui, la quadragénaire reprend des cours après une interruption de huit mois. Elle vient de passer un CAP petite enfance et prépare un concours pour travailler dans les écoles. « Au début, on va me proposer des missions de remplacement. Il faut absolument que je sois mobile. Même si j’ai commencé à préparer le permis, le vélo va me permettre de me déplacer plus facilement sur Tours », estime-t-elle. Motivée, Faoula Elise s’attaque donc au deuxième niveau, sous la houlette de Fabien Frugier. Son nouveau challenge : réussir à se lever de la selle pour apprendre à démarrer et à s’arrêter debout. « Beaucoup de gens chutent à petite vitesse, au moment où ils cherchent à s’arrêter, constate Fabien Frugier. Nous leur apprenons à s’arrêter debout, un pied sur la pédale, un autre par terre. Un peu comme un trépied, ça permet de renforcer son équilibre. C’est ce qu’on appelle la sortie de selle, un point clé de notre pédagogie », souligne le moniteur.

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Apprendre à s’arrêter debout permet d’éviter la chute.

Comme beaucoup d’élèves, Faoula Elise n’a jamais eu l’occasion d’apprendre le vélo lorsqu’elle était plus jeune. La vélo-école reçoit environ 90 % de femmes, dont une large majorité de débutantes. Son activité se développe : elle est passée de 13 personnes formées en 2012 à 67 en 2015. Combien de temps faut-il à un adulte pour être à l’aise sur un vélo ? « Tout dépend de l’âge, de la forme physique… Mais en moyenne, il faut compter six mois à un an », précise le coordinateur. Une chose est sûre : c’est bien plus facile pour les enfants. En cause, la grande taille des adultes, qui ont un centre de gravité plus haut. Mais surtout, l’angoisse de la chute. Si l’on réussit à vaincre ses peurs, il n’y a pas d’âge pour se remettre en selle !

Photos et reportage : Nathalie Picard

> Vélo-école du Collectif cycliste 37 16 impasse Robert Nadaud à Tours 02 47 50 16 34 – info@cc37.org ou cc37.org/velo-ecole
> Cours de 2 h 30 le jeudi matin ou le samedi après-midi. Nouveauté : mini-stages de 2 h. 01/10 : rouler en double-sens cyclable et circuler dans les rues étroites. 03/12 de 10 h à 12 h : réparer une crevaison.

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Cantines scolaires : les pieds dans le plat

Que mangent les quelque 7 200 élèves fréquentant les cantines des écoles de Tours ? Comment sont préparés leurs repas ? Quel est l’avenir de la restauration scolaire ? Tmv vous dit tout.

Depuis 1976, les déjeuners et goûters des petits Tourangeaux sont préparés au sein d’une cuisine centrale, installée dans le quartier des Fontaines. Chaque jour, une soixantaine de personnes travaille à la confection de 8 000 repas pour les écoles, mais aussi les crèches, les centres de loisirs et le restaurant du personnel municipal. Et pour concevoir les menus de tout ce monde-là, ça ne rigole pas ! En restauration collective, c’est le GEMRCN, Groupe d’étude des marchés restauration collective et nutrition, qui établit les recommandations nutritionnelles : poisson lors de 4 repas sur 20 au minimum, légumes ou fruits crus au moins 10 fois sur 20 ou encore produits frits maximum 4 fois sur 20, etc. Sans compter les exigences de saison, de techniques de préparation, de l’éducation au goût et bien sûr du coût. Image7

Pour ce travail, le chef de la cuisine centrale, M. Wallet, et les chefs de production sont épaulés par deux diététiciens. Les menus sont ensuite validés en commission Restauration qui réunit des représentants de la cuisine centrale, des établissements (directeur, agent de restauration et animateur), des membres de l’équipe municipale mais aussi des parents d’élèves. Ça vous intéresse ? Renseignez-vous auprès du Pôle Famille Éducation au 02 47 21 62 32.

PETITS PLATS DANS LES GRANDS

Image4Construite à une époque où le foncier ne ruinait pas, notre cuisine centrale est particulièrement spacieuse. Contrairement aux cuisines plus récentes, elle a la chance de disposer d’une légumerie, d’une pâtisserie et d’équipements permettant de travailler au maximum les produits bruts. Lors d’une visite des lieux (d’ailleurs ouverte aux parents d’élèves trois fois par an), tmv a pu le constater : les salades vertes fraîches sont triées, lavées et préparées. Idem pour les pommes de terre qui se transforment sous nos yeux en purée prévue pour le hachis parmentier. Les moelleux régulièrement proposés au goûter sont également faits maison. « Depuis l’embauche des diététiciens, il y a eu de gros progrès de fait sur la qualité des aliments, notamment sur la viande, remarque une directrice d’école interrogée par tmv. Les laitages et les compotes sont aussi toujours des produits de marques.

Il faut dire qu’on a la chance d’avoir encore une cuisine centrale publique et des gens qui cuisinent des produits bruts en majeur partie. Globalement, c’est bon ! ». Ouf, on est rassurés. Mais n’oublions pas qu’on reste dans une cuisine industrielle qui se passe encore difficilement de conserves, de surgelés et de produits dit de 4e gamme, c’est-à-dire prêts à l’emploi. Pour acheminer les repas dans les écoles, la cuisine centrale des Fontaines fonctionne selon le principe de la liaison froide. Concrètement, après confection, les plats sont conditionnés en barquettes, rapidement refroidis, puis stockés et transportés dans les écoles en véhicules réfrigérants. Ils y seront ensuite remis à température. Capture
Opposé à la liaison chaude qui revient à transporter les plats chauds, le système de liaison froide, majoritairement utilisé, permettrait de garantir plus facilement la sécurité sanitaire des repas, aux dépens, certes, d’une qualité gustative un peu moindre. Quoi ? Une qualité gustative moindre ? Mais quelle horreur ! Tout doux, Tornado ! À l’époque, elle avait été mise en place à la demande des parents qui s‘inquiétaient des risques d’intoxication liés aux liaisons chaudes… Bref, ce qu’on peut retenir, c’est qu’avec la liaison froide, exit les frites. Cuites, refroidies puis réchauffées, on vous laisse imaginer l’état de la patate… Exit aussi les steaks hachés semelles… Re-ouf !

Jeanne Beutter

>> POUR ALLER PLUS LOIN <<

La cuisine centrale dans le pétrin ? A lire PAR ICI

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La cuisine centrale dans le pétrin ?

La cuisine centrale des Fontaines ne semble plus adaptée. La question de son avenir se pose et cela pourrait ne pas être sans conséquences sur les assiettes de nos enfants…

Si ce que mangent les petits Tourangeaux est relativement bon, sain et de qualité, force est de constater qu’une menace pèse sur les repas scolaires de notre cité de la gastronomie. « Cette cuisine tourne très bien, assure Barbara Darnet-Malaquin, adjointe en charge de l’éducation et déléguée à la famille et à la petite enfance. Mais elle n’est plus adaptée. » Et pour cause, depuis quelques années, la Direction départementale de la protection de la population, ex-service vétérinaire, relèverait quelques « non-conformités »… Alors faut-il restaurer, reconstruire, repenser ?
« On y travaille, affirme l’adjointe. Mais beaucoup de questions se posent. » Une en particulier inquiète les directeurs et directrices d’écoles, le personnel de restauration et les parents d’élèves : devant l’ampleur du chantier estimé à 8 millions d’euros, la mairie pourrait décider de déléguer la restauration scolaire à une société privée type Sodexo ou Elior. Mme Darnet-Malaquin ne s’en cache qu’à moitié : « Beaucoup de communes travaillent avec le privé. Dans les cuisines récentes, il n’y a plus de produits bruts travaillés. Aujourd’hui, ça arrive en sachet. Cela permet d’avoir moins de personnel. »

La preuve par l’exemple : pour préparer 8 000 repas, la cuisine de Tours fait travailler environ 45 personnes en production, quand celle de Nancy, confiée à Sodexo, en emploie 10… Selon le Syndicat national de la restauration collective, 51 % des établissements du premier degré dépendent d’une cuisine gérée par une société privée. Une aberration selon la FCPE37 (Fédération des conseils de parents d’élèves) qui craint une baisse de la qualité des repas et une perte de visibilité et de traçabilité.
Pour le moment, seule une « étude de programmation » pour une nouvelle cuisine centrale a été votée au Budget primitif 2016. Sur cette question, comme sur beaucoup d’autres, la mairie a refusé de nous en dire plus mais d’après nos informations, rien n’a encore été lancé pour le moment.

Jeanne Beutter

POINT DE VUE
Emmanuel Denis, conseiller municipal de Tours (EELV)
« L’externalisation rendrait encore plus industrielle la nourriture servie à nos enfants, alors que c’est l’occasion de construire un projet global aux retentissements forts pour tout le territoire : politique d’installation agricole, construction d’une légumerie automatisée qui pourrait servir à toute la restauration collective, etc. Avec 5 ou 6 maraîchers, on pourrait profiter d’une ceinture verte autour de la ville. Demain, ces producteurs seraient à même de fournir une bonne partie de l’alimentation des Tourangeaux. »

>> ENQUÊTE SUR LES CANTINES SCOLAIRES A TOURS. A lire par ici ! <<

Les pompiers en congrès à Tours

Du 21 au 24 septembre, c’est le congrès des pompiers à Tours. Au programme ? Beaucoup de monde, des soldats du feu… et un Président de la République.

pompiers

On ne craint pas l’incendie, cette semaine à Tours : la ville accueille le 123e Congrès national des sapeurs-pompiers. Des animations, des rencontres, un salon et même, un Président de la République : le programme est chargé.
La ville attend 50 000 visiteurs, 2 000 congressistes, 426 exposants et, par ricochet, 20 000 nuitées en hôtellerie. Les curieux/ses pourront découvrir expos de véhicules, conférences, démonstrations en tout genre, gala de foot, ou encore concerts et animations en rapport avec les sapeurs-pompiers.

Un congrès des pompiers qui, par ailleurs, ramène son lot de politiques sur l’échelle : François Hollande est ainsi attendu dans la matinée de samedi, accompagné de la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Outre le président et son acolyte locale, sont aussi attendus Bernard Cazeneuve et Dominique Bussereau. Le ministre de l’Intérieur et le président de l’Assemblée des départements de France devraient être présents jeudi.

> Du 21 au 24 septembre, parc des expos. Village des sapeurs-pompiers en centreville, ainsi que divers événements prévus partout dans Tours.

NB : à noter que les auteurs  de la BD Les Pompiers, Cazenove et Stedo, seront présents pour des séances de dédicace.

 

On a testé le 16 Jean Jau

Depuis la rentrée 2016, on peut compter sur le 16 Jean-Jau… situé place Jean-Jaurès bien sûr. Tmv y a fait un tour.

L’offre dans le secteur étant loin d’être à la hauteur d’une cité réputée pour ses métiers de bouche et la lutte pour obtenir une table en terrasse les jours de soleil étant féroce, la rédaction attendait l’ouverture de ce nouvel établissement avec impatience. Parce que la place Jean Jau’, c’est tout de même le top du spot pour déjeuner entre deux rendez- vous. Pour attendre… on a attendu. Une heure exactement entre le moment où nous avons obtenu la dernière table disponible et celui où le serveur a déposé une entrée devant nous, puis encore une demi-heure pour obtenir nos plats. Du coup, on a demandé le dessert et l’addition en même temps, tant pis pour le café, on l’a pris au bureau.

Pourtant, Le 16 part avec plusieurs bonus : une grande terrasse ensoleillée (mais avec quand même des places à l’ombre, comme ça, y en a pour tous les goûts), une décoration assez soignée et un emplacement stratégique, puisque, comme son nom l’indique, le 16ŸJean Jau est situé place Jean Jaurès. Et surtout, dans l’assiette, que du bon : c’est frais et ça renouvelle la cuisine de brasserie traditionnelle.
En entrée, la salade avocat-pamplemousse-crevette était délicieuse, suivie d’une juliennes de seiches et d’un sauté de courgettes maison. Ma collègue a apprécié son dos de cabillaud poché accompagné d’un risotto crémeux. À 13 € la formule déjeuner, Le 16 offre une bonne adresse. C’est l’endroit parfait pour un dîner en sortant du ciné ou du théâtre, puisqu’ici, on sert après les 21 h 30 réglementaires. Le service au ralenti présente un avantage pour les touristes : ils auront le temps d’admirer la place.
E.S.

Le 16 Jean Jau, 16 place Jean-Jaurès. Bar et restaurant. Menu du jour 11 €s (2°plats) et 13 € (3 plats). Plats à la carte : de 15 à 22 €.
Ouvert tous les jours, de 8 h à minuit. Service toute la journée. Brunch le dimanche. Réservation au 02 47 22 10 72.

Rien ne s’achète, tout s’emprunte !

La ludothèque Mirabeau, créée en 2005, permet aux familles de toute l’agglo d’emprunter des jeux parmi plus de 900 références.

C’est l’une des plus fortes concentrations de jeux de Tours. Mais ici, rien ne se vend, tout s’emprunte : bienvenue à la ludothèque Mirabeau. Au 15 rue Gutenberg, plus de 900 jeux et jouets se tirent la bourre pour s’attirer les faveurs des enfants. Bien sûr, il y a quelques vedettes comme « le Code couleurs, un jeu de reconstitution de figures géométriques colorées sur plaquettes transparentes », observe Myriam Schoenn, la responsable et co-créatrice de la petite structure lancée en septembre 2005.
D’autres best-sellers ? Les célèbres Croque- Carottes ou SOS Ouistiti ou le déguisement de danseuse de flamenco. Un temple du ludique s’adressant principalement aux enfants âgés de 3 à 9 ans. Une spécificité ? « Nous proposons de beaux jeux, de qualité, plutôt que ceux que l’on trouve en supermarché », tient à préciser Myriam Schoenn.

Quarante à cinquante familles sont adhérentes de la ludothèque qui fait partie de l’association Culture et bibliothèque pour tous. Une adhésion de 13 € permet d’emprunter, durant 3 semaines, des jeux pour un coût de 0,50 à 1 € la référence. La structure, qui bénéficie chaque année d’une aide de 600 € de la mairie de Tours et a remporté cette année 1 000 € de subvention exceptionnelle via la Fondation SNCF, souhaiterait attirer de nouveaux bénévoles, notamment pour informatiser son système !

Et pour les assoiffés de jeux, il existe d’autres ludothèques dans l’agglomération, comme celle de la Rotonde, où l’on joue sur place, sans emprunter, le Ludobus qui sillonne tout le département, mais aussi les structures de la Bergeonnerie, de Saint-Avertin ou encore de la Maison des Jeux, en centre ville et Rives du Cher.

Flore Mabilleau

Ludothèque Mirabeau, les mercredis de 15 à 18 h 30 et les jeudis de 16 h 30 à 18 h, ainsi que le 3e samedi du mois de 10 à 12 h.
Samedi 17 septembre, adhésion exceptionnellement à 10 au lieu de 13 €.

Voyage sensoriel dans les vignes

Les 3 et 4 septembre se tiendra la 13e édition de Vignes, vins et randos en Val de Loire. En avant-première, à Rivarennes, Tmv a rencontré l’un des vignerons participant à l’opération.

"La conversion à l'agriculture biologique m'a permis de redécouvrir mes vignes"
« La conversion à l’agriculture biologique m’a permis de redécouvrir mes vignes »

Une route étroite serpente entre deux parcelles de vigne. Le temps est au beau fixe, et pourtant il n’y a personne à la ronde. « C’est le calme avant la tempête, nous éclaire Nicolas Paget, vigneron à Rivarennes sur un domaine de 15 hectares en appellations Azay-le-Rideau, Touraine et Chinon. Passés les travaux d’entretien de la vigne qui se déroulent de mai à juillet, nous observons la véraison, ce moment où le grain change de couleur, aux alentours du 15 août. »
Selon les cépages, le grain vert tourne au rouge ou au jaune. La tempête, elle, est annoncée pour début octobre : cette année, les vendanges seront tardives. En septembre, le vigneron préparera son arrivée : « C’est le moment où nous sortons le matériel, nous nettoyons les fûts et la cave. » L’objectif : être fin prêt pour accueillir la récolte.

Au moment de la véraison, les grains changent de couleur.
Au moment de la véraison, les grains changent de couleur.

À l’intérieur d’un vaste hangar se dressent de hautes cuves en inox dotées d’un système sophistiqué de régulation des températures de fermentation. Dans cet ancien bâtiment d’élevage réhabilité en chai moderne sera réceptionnée la récolte, cueillie à la main par une quinzaine de vendangeurs. Le domaine, dans les mains de la famille depuis cinq générations, est passé progressivement de la polyculture- élevage à la viticulture. Nicolas Paget, lui, exerce le métier de vigneron depuis 15 ans. Il y quelques années, le quadragénaire a choisi d’orienter le domaine en agriculture biologique : « C’est ma contribution personnelle afin d’assurer la pérennité du domaine familial », affirme-t- il. Ce mode de production met en oeuvre des pratiques culturales et d’élevage dans le respect des équilibres naturels. Par exemple, il exclut l’usage des OGM et des produits chimiques de synthèse, comme les herbicides. Pourtant, en viticulture, se passer des herbicides n’est pas une mince affaire : « On passe beaucoup de temps à travailler les sols. Ça a été compliqué, mais aujourd’hui mon vignoble vit, sans être étouffé par d’autres plantes. Il est magnifique », avance le vigneron, non sans une pointe de fierté.
Un cheminement qui donne, aussi, un nouveau sens à sa vie : « Je me suis voué corps et âme à cette reconversion, qui a remis un grain de folie dans mon activité. Au début, c’était dur : je me posais plein de questions, je ne savais pas trop où j’allais. Mais j’en suis ressorti grandi. C’est une véritable renaissance. »

Passion bio

Nicolas Paget l’affirme : il a redécouvert ses terres et sa vigne. Aujourd’hui, il prend le temps de l’observer, de comprendre comment elle fonctionne. Autre élément de satisfaction, la diversité des espèces qui vivent sur l’exploitation : « En bio, on nuit moins à la nature. Un naturaliste réalise des relevés sur mes parcelles. Il y a découvert des libellules très rares. » Le revers de la médaille ? Ses rendements ont un peu baissé et ses coûts de production sont devenus plus importants. En cause, la main d’oeuvre nécessaire à l’entretien des vignes : « Sur un domaine comme le mien, en agriculture conventionnelle, un seul salarié pourrait suffire. Alors qu’en bio, j’en emploie quatre : deux à temps complet et deux à mi-temps. » Tout l’enjeu, alors, consiste à réussir à maîtriser ce nouveau système, af in de proposer des vins à un prix qui reste abordable.

Dans la cave historique du domaine, le vin se bonifie en fût de chêne.
Dans la cave historique du domaine, le vin se bonifie en fût de chêne.

En contrebas du chai moderne, le vigneron nous amène dans la Creuse rue, une voie pittoresque qui s’engouffre dans le tuffeau. Elle descend jusqu’au village d’Armentières situé au niveau de l’Indre. De part et d’autre de la rue, pas moins de 80 caves dépendent des habitations du village. Nous pénétrons dans l’une d’elles par une double porte en chêne qui s’ouvre sur une grange construite contre la paroi de tuffeau. C’est la cave historique du domaine. Au fond, deux galeries sont creusées dans la roche. Des dizaines de fûts de chêne s’y alignent. Loin de toute agitation, cet endroit frais respire la tranquillité : « Ici, on laisse au vin le temps de se bonifier en fût, avant la mise en bouteille », précise Nicolas Paget. Le vin décante longtemps, ce qui permet au vigneron de supprimer l’étape de filtration. L’intérêt ? « Ça évite de déstructurer le vin. En filtrant, on casse l’âme du vin », estime le spécialiste.
Résultat, une belle gamme de vins – rosés, blancs et rouges – sur trois appellations. Mélodie, opus, maestro, jajavanaise… Chaque cuvée porte un nom qui évoque la musique. Et pour cause, Nicolas Paget a longtemps hésité entre deux vocations : le vin ou la musique. Il en reste une invitation à boire son vin en chantant.

Reportage et photos : Nathalie Picard

DRÔLE DE RANDO DANS LES VIGNES

Vignes, vins, randos, c’est déjà de belles balades dans les vignes du Val de Loire. Mais l’événement offre aussi son lot d’animations originales. Comme la découverte des vignes de Nicolas Paget en gyropode tout-terrain, une curieuse machine dotée d’un manche et constituée de deux larges roues reliées par une plate-forme. Cette activité, une journaliste de Tmv l’a testée pour vous. Au péril de sa vie… ou presque ! Jugez plutôt… Coiffée d’un casque et cramponnée au manche, je monte sur la plateforme et tente de trouver l’équilibre en suivant les conseils avisés de Sébastien Trova, organisateur de la randonnée et gérant de la société Gyroway. « Attention, prévient-il. Une chute est vite arrivée si l’on pêche par excès de confiance. » Avancer, freiner, tourner… Sur le parking, je m’exerce à maîtriser l’engin.

Puis, c’est le moment de passer aux choses sérieuses : une balade d’1 h 30 à travers vignes, champs et forêts des coteaux de l’Indre. Au début, tout va bien : on démarre par une route bitumée. En même temps, la balade en pleine nature est le grand intérêt de cette machine tout terrain. Nous voilà donc lancés sur un chemin caillouteux dans la forêt de Chinon.
Lorsqu’une roue de mon gyropode tombe dans un trou, je corrige trop brusquement la direction et me retrouve complètement déséquilibrée. Un pied à droite, un pied à gauche… Je réussis finalement à descendre de l’engin sans chuter. Après cette petite frayeur, nous repartons. Plus loin, nous apercevons un chevreuil à l’orée du bois. Je finis la promenade sans encombre. Et vous livre un conseil avisé : ne forcez pas trop sur la bouteille pendant la randonnée !

Vignes, vins, randos – 3 et 4 septembre 2016 14 randonnées dégustations le long de la vallée de la Loire, de Nantes à Blois, dont 5 en Touraine (Vouvray, Touraine-Mesland, Chinon, Touraine Azay-le-Rideau) Nouveauté 2016 : initiation au yoga du rire sur chaque parcours.
>Inscription en ligne sur vvr-valdeloire.fr

Aurélia Mengin : « Le cinéma est un espace de jeu où tout est possible »

La réalisatrice réunionnaise Aurélia Mengin vient de poser sa caméra en Touraine pour tourner son prochain film. À cette occasion, tmv s’est entretenu avec cette cinéaste passionnante et passionnée.

Aurélia Mengin : le cinéma lui colle à la peau.
Aurélia Mengin : le cinéma lui colle à la peau. (Photo Vincent Mengin)

Pour votre nouveau film, vous avez décidé de tourner pour la première fois en Touraine. Pourquoi ?
C’est vrai que d’habitude, je tourne sur Paris ou à la Réunion. Ça a été compliqué, car j’ai écrit cinq versions de ce long-métrage. Il était d’abord prévu à Munich, avec un casting à 100 % allemand. Je voulais emmener toute mon équipe, mais c’était trop cher. Il y a 3 mois, je me suis dit que ça n’allait pas être possible. Nicolas Luquet qui travaille avec moi depuis 2010 (un Tourangeau interviewé sur tmvtours. fr en février 2016 – NDLR) m’a dit que la Touraine était canon ! Ses grands-parents sont d’anciens vignerons et possèdent un hangar, une petite maison, etc. Il fallait tout vider, mais je me suis dit que c’était top : c’était tout ce que je voulais, car je construis tous mes décors. Sa famille, hyper généreuse, nous a prêté les lieux. On a pu recréer un loft industriel, un bar étrange, une chapelle mystique…

Il y a quelques mois, une annonce avait été diffusée dans tmv pour compléter l’équipe. Vous avez pu trouver ?

Emmanuel Bonami sera de la partie pour le prochain film d'Aurélia Mengin (Photo unifrance)
Emmanuel Bonami sera de la partie pour le prochain film d’Aurélia Mengin (Photo unifrance)

Oh oui ! J’ai rencontré la Tourangelle Sandrine Legrand, une des deux maquilleuses qui a déjà travaillé avec le réalisateur Bertrand Mandico. J’ai aussi trouvé le couple gay qu’il me fallait à Tours, ainsi que mon premier assistant et des enfants du coin. Sans oublier la famille de Nicolas Luquet, M. Georget – « ma bonne fée » – qui m’a beaucoup aidée, la mairie de Chambray qui a accueilli le projet. Celle d’Athée-sur-Cher qui a permis de bloquer les routes durant le tournage. On filmera aussi dans la forêt d’Amboise pour le côté mystique.

L’an dernier, votre film Adam moins Eve était projeté au festival Mauvais Genre de Tours. On y trouvait un côté post-apocalyptique très prononcé. Votre nouveau long sera dans cette veine ?
Pas du tout. Je change constamment. Il y a toujours ce surréalisme, ce côté étrange. Mais je suis forcément influencée par la région où je tourne. Et la Touraine n’est pas très post-apocalyptique ! (rires). Ce film racontera l’histoire d’amour particulière entre un fantôme et une vivante, à travers un road-movie et des personnages atypiques. Il s’appellera Fornacis qui, en latin, signifie « fournaise ». Un hommage à la Réunion (d’où est originaire Aurélia – NDLR). J’ai auto-produit mon film. Je veux garder le pep’s que j’ai en tant qu’artiste. Un jus sans compromis ! Je veux rester une femme libre. Être réalisateur, ce n’est pas être assisté, c’est un métier passionné, il faut la gnaque ! Je ne pleurniche pas quand on ne m’aide pas.

Anna d'Annunzio, vue notamment dans l'Etrange couleur des larmes de ton corps.
Au casting, Anna d’Annunzio, vue notamment dans l’Etrange couleur des larmes de ton corps.

Pour en revenir à Fornacis, quel est le casting ?
Il y aura Philippe Nahon : j’ai écrit un rôle spécialement pour lui. C’est aussi la première fois que je travaille avec Emmanuel Bonami. Je suis curieuse de voir comment l’emmener dans mon univers. C’est un homme étonnant. Doux, alors qu’il joue souvent les méchants. C’est un guerrier au coeur tendre. Enfin, il y a Anna d’Annunzio, vue dans l’Étrange couleur des larmes de ton corps. Elle est sublime, a du charisme, une folie. Elle aime provoquer, titiller. Je pense qu’elle n’a peur de rien, elle possède un instinct animal et lit entre les lignes. Elle est l’enjeu du film. Elle incarne la beauté et le danger sans tomber dans la caricature. J’aime être troublée par les comédiens. Je les aime vraiment.

D’ailleurs que vous faut-il pour choisir vos comédien(ne)s ? Une bonne entente, des « gueules » de cinéma ? Je pense notamment à Jacky Berroyer avec qui vous avez tourné
Des gens que j’aime, avec qui je le sens. Je ne peux pas travailler dans une manipulation étrange, surtout si les scènes sont dures. Moi-même j’étais comédienne et je n’aimais pas souffrir. Après, c’est vrai que mes comédiens ont souvent « une gueule » ! J’ai du mal, je pense, si je ne trouve pas de personnage atypique. Un visage est un voyage. Ma caméra ne voyage pas si j’ai un visage lambda. Je me fiche des acteurs « bankables ». En France, on filme trop les M. et Mme Tout-le-monde. On a aussi un rapport à la femme assez macho : elle doit être belle, effrontée mais pas trop, fragile, à protéger. Je ne veux pas de potiches, j’ai une haute image de la femme.

Votre univers est assez « cru ».Pensez-vous que la création doit avoir des limites, ne pas aller trop loin ?

"Pour être réalisateur, il faut avoir la gnaque" (Photo Vincent Mengin)
Aurélia Mengin : « Pour être réalisateur, il faut avoir la gnaque » (Photo Vincent Mengin)

La création doit être totale et libre. Le cinéma français est dans le formol, globalement. Je n’ai pas de leçons à donner, je ne suis pas moraliste, attention ! Mais je suis activiste. Ma vie est engagée dans un sens différent : le festival Même pas peur que j’ai créé présente des films différents. Je préfère prendre des risques.

C’est votre père qui vous a transmis l’amour du cinéma, non ?
Oui, oui, oui ! J’ai travaillé avec lui dès mes 16 ans. Il était passionné de Buñuel , Dali, Godard… Il m’a emmenée vers ce cinéma-là, celui de la liberté. Le cinéma est un espace de jeu où tout est permis.

Le corps est toujours très présent dans vos films. Pourquoi ?
Oui, il est omniprésent. J’ai un rapport compliqué avec le corps. Je l’aime sans habits, mais je ne m’aime pas trop. Donc j’ai besoin de le filmer. C’est peut-être une forme de thérapie pour moi. Quand je regarde les gens, je les vois profondément. Il y a un rapport bestial mais sans vulgarité. J’aime enlever l’humain de son écorce sociale. Le corps est le miroir et le contre-miroir de l’âme.

Un dernier mot sur votre nouveau film… Une chance qu’il soit projeté à la Réunion au festival Même pas peur ? Ou même à Tours ?
Je ne sais pas. Honnêtement, je n’y pense pas encore. Là, je ne fais que penser au tournage. Je n’y réfléchirai qu’à la fin du mixage son au mois de mars. Pour le moment, l’important est que le 4 septembre, tout soit mis en boîte pour le tournage. Et sans regrets.

Propos recueillis par Aurélien Germain

Trailer d’Adam moins Eve, le précédent film d’Aurélia Mengin :

[vimeo]https://vimeo.com/109175668[/vimeo]

Une boîte à outils pour les enfants « dys »

La Dysbox, c’est une mallette tourangelle rassemblant des outils pour faciliter les apprentissages des enfants atteints de troubles « dys ».

dys

Elle ressemble à une simple mallette d’école. Une fois ouverte, c’est une boîte à outils de multiples astuces et solutions pour faciliter les apprentissages des enfants atteints de troubles « dys » : dyslexie, dysphasie, dyspraxie, etc. La Dysbox a été lancée par l’association Dys-Touraine, créée en septembre 2015 par une dizaine de parents tourangeaux.
« Au début, on se rencontrait pour parler des solutions qu’on avait trouvées les unes ou les autres, se souvient Cécile Sommier, secrétaire de la jeune structure. Et puis, on a voulu créer ce qui nous manquait : une boîte contenant toutes les solutions, que nous, les parents mais aussi les instituteurs ou les orthophonistes, avions découvertes. »

Ce qu’on peut dénicher dans la Dysbox ? Des feuilles et des cahiers avec des lignages spéciaux, du papier relief, des règles de lecture, des précis d’orthographe illustrés, des dictées muettes, des jeux comme « Dessine moi un mot », etc. L’association a déjà testé, dans deux écoles, le premier prototype de sa Dysbox.

Prochaine étape : en constituer au moins quatre autres et s’équiper d’un scanner portatif. Un projet désormais possible grâce aux plus de 1 850 € récoltés via l’appel à financement participatif lancé sur la plate-forme Ulule. Une levée de fonds qui va permettre de tester la Dysbox dans différentes écoles et de l’améliorer selon les remarques de ses nouveaux utilisateurs !

Flore Mabilleau

>>Plus d’infos sur dys-touraine.com

>>Contact: dystouraine@gmail.com

Melody Boards : des longboards made in Touraine

Dans son atelier près de Chinon, Mélanie Blanchard a un passe-temps : elle réalise chaque étape de la création d’une planche de longboard, du travail du bois à l’illustration. Résultat : du bricolage, de l’esthétisme, et c’est unique.

Rendez-vous fixé dans une commune paisible, un discret bâtiment dans le fond d’un jardin, une porte bleue qui s’ouvre. Maître des lieux : Mélanie Blanchard, 24 ans, le regard amusé, vêtue d’un tee-shirt, home made. Ici, elle crée de A à Z ses planches « Melody Boards ». Une référence à Melody Nelson, « j’adore Gainsbourg », sourit-elle. Graphiste de formation, elle réalise des décors de restaurant pour une entreprise, alors Melody Boards, c’est surtout pour le plaisir. Retour dans le passé : deux ans plus tôt, Mélanie revient de Paris. Elle souhaite retrouver le calme de sa région d’origine. Une envie de faire du longboard lui prend mais elle n’en a pas sous la main. À quoi bon, elle va le confectionner elle-même.

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Un bel hommage rendu à David Bowie.

Quasiment profane en menuiserie, elle se lance : « J’ai récupéré du bois dans l’atelier de mon père menuisier. » Installée dans l’abri de jardin de sa mère, un coup de ponceuse, de scie sauteuse « et basta », sa première planche a « l’épaisseur d’un steak » mais elle tient la route. Depuis, cette dernière a jauni et demeure dans le fond d’un placard. Mélanie a trouvé un nouveau lieu de création, un petit bâtiment dans son jardin qu’elle a réaménagé entièrement. Et ses techniques de fabrication, elles, ont progressé. Ses cheveux châtain attachés, le visage concentré, son geste est devenu expert et il lui faut désormais trois jours pour finaliser une pièce. « J’ai beaucoup lu de conseils sur les sites, j’ai également beaucoup testé, tels ou tels matériaux, telles ou telles colles. »

Les trois quarts du travail consistent à poncer le bois.
Les trois quarts du travail consistent à poncer le bois.

Au royaume de la bricole, pour sceller ses plis de bois – il en faut entre sept et neuf en fonction des boards – Mélanie utilise une presse conçue par elle-même. Pour donner au bois sa forme, plutôt qu’utiliser un moule en béton qui prendrait trop de place dans son atelier exigu, elle creuse l’intérieur de blocs de polystyrène. On y voit que du feu, le résultat est similaire. Quant au revêtement grip transparent, indispensable pour bien accrocher au longboard, elle a « passé des semaines à chercher le bon matériau ». Mélanie a même testé le verre pilé, avant de trouver l’idéal.
Pour s’améliorer, elle demande également à ses amis rideurs d’essayer ses planches et de lui dire ce qu’ils en pensent. « Je fais des prototypes ; en ce moment, je travaille sur une nouvelle board de descente. » Elle ajoute : « Je suis libre de faire le design que je souhaite, après je respecte les modèles d’usage. Mais j’ai déjà vu des gars créer un skate avec un écran LCD ! Donc, tout est possible. »

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Il y en a pour tous les goûts.

Suspendues au mur de gauche, des planches en érable canadien, en bambou, en chêne massif. « J’ai une préférence pour le travail du chêne, complexe et dont le rendu est très joli avec sa couleur sombre et ses nombreux noeuds. » L’esthétisme justement, c’est tout ce qui fait l’originalité de ses créations. Ancienne étudiante à l’école Brassart de Tours, elle combine son goût pour la bricole avec son appétence pour le dessin. Peinture en hommage à David Bowie, Indien à la tête de mort, hibou avec motifs floraux. Le trait de Mélanie est précis et s’apparente sous de nombreux angles à celui d’un tatoueur. Pour illustrer, Mélanie travaille au posca, au feutre, au stylo bic et à l’acrylique.

Elle réalise également des dessins sur commande. « Les clients me disent ce qu’ils attendent et j’y ajoute ma touche personnelle. » Alors qu’elle a désormais le luxe de pouvoir choisir entre une multitude de planches pour ses promenades, Mélanie conclut, tout sourire : « Si je pouvais en vivre, ça serait formidable. »

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Les planches sont disponibles avec ou sans roues.

>> WWW.MELODYBOARDS.COM

Nitro Circus : cascades et têtes brûlées

C’est une première dans la région : le Nitro Circus – événement mondial de sports extrêmes – débarque à Tours, le 9 juillet. Méconnu dans notre pays, on fait le point sur ce show très très chaud.

Pirouetteuh, cacahuèteuh…

LE NITRO CIRCUS, C’EST QUOI ?

Un rassemblement des plus grandes stars des sports extrêmes de la planète. Bref, THE rendez-vous incontournable pour voir les big boss du FMX (le freestyle motocross, lire ci-contre), du BMX ou encore du skate. Le but est d’enquiller les records, les figures incroyables et les cascades démentes pendant un show de plus de deux heures.

LA FOIRE AUX RECORDS

Le Nitro Circus, c’est un peu l’endroit où l’on donne un grand coup de tête au Guinness Book à force d’exploser les records du monde. En mai dernier, par exemple, Travis Pastrana s’est fendu en Australie d’un Superman double kickflip. Un terme qui ne vous dit probablement rien. Mais imaginez faire un double salto arrière en motocross, tout en tenant uniquement le guidon, le corps parallèle à la moto en imitant la pose du super-héros. Tout de suite, ça calme. En 2014, c’était un autre record : celui du premier backflip à 4 sur une moto ! Sinon, il y a aussi Aaron ‘’Wheelz’’ Fotheringham, vedette de l’handisport extrême. À 18 ans, il a été le premier (le seul ?) à réussir un double salto-arrière en… fauteuil roulant.

I believe I caaan fly

D’OÙ ÇA VIENT ?

C’est Travis Pastrana et ses amis qui ont lancé le Nitro. Mister Pastrana, c’est un des pilliers du motocross freestyle. Le genre de fou furieux qui arrive faire un double backflip (deux saltos arrière) avec sa bécane. Bref, un champion renommé et multi-récompensé qui a d’abord conçu le Nitro Circus comme une émission télé, di¦usée au départ sur Fuel TV puis sur MTV, entre 2006 et 2009. Les casse-cous les plus extrêmes s’y succédaient et les audiences ont tout explosé. L’occasion était trop belle : il fallait transposer cette expérience filmée en réalité. Devant un public. Remplissant les stades et les arenas tout autour de la planète.

TROIS MOMENTS FORTS

Le premier, c’est le Nitro Bomb. En gros, chaque participant (appelez-les « riders » pour ne pas paraître trop à l’ouest) sautera en même temps. Le second, c’est le FMX train, où les riders vont se suivre les uns derrière les autres pour rentrer une figure assez fofolle sur la rampe. Le troisième, c’est le Gigant-a-Ramp : une rampe de 10 mètres de haut, où les têtes brûlées se lanceront avec des… baignoires, des chaises longues, des trottinettes ou même des tricycles et des voitures Barbie.

♦ INFOS PRATIQUES

> Nitro Circus, le samedi 9 juillet, au Parc des expositions. Début du show à 19 h.
Ouverture des portes à 17 h 30.
> Tarifs : de 33 à 99 €.
> Infos et résas auprès d’AZ Prod (02 47 31 15 33 ou az-prod.fr), et autres points de vente habituels.

 

>>>>> POUR LIRE L’INTERVIEW DU FRANÇAIS REMI BIZOUARD, PRÉSENT AU NITRO, C’EST PAR ICI ! <<<<<<<<

L’asso Blouses Notes est en danger

On tire la sonnette d’alarme : l’association Blouses Notes, qui redonne un peu le sourire aux enfants hospitalisés, est en danger.

(Photo d'archives NR) L'association Blouses Notes est en péril.
(Photo d’archives NR) L’association Blouses Notes est en péril.

Blouses Notes a le blues… Cela fait bientôt 20 ans que les musiciens de l’association tourangelle apporte un peu de bonheur dans les chambres des enfants hospitalisés à Clocheville. Sauf qu’après tant de temps, et à l’aube de leur anniversaire, les Blouses Notes sont en péril. Un avenir en danger, dû à un déficit de 11 800 € (un CD a été édité et distribué gratuitement à tous les enfants, ainsi qu’une plaquette de communication)… mais aussi à une baisse des subventions publiques.
Pour la première fois, la recherche d’argent est devenue difficile. Et le budget nécessaire atteint les 30 000 €. Impossible de tenir le rythme et de survivre. Et l’équipe se sent délaissée.

Pour l’instant, l’association ne peut poursuivre son activité que jusqu’à la fin du mois d’octobre. Les Blouses Notes espèrent recueillir des aides pour, au moins, continuer jusqu’à l’an prochain. Que cela vienne de donateurs, de mécènes ou de philanthropes…

> Site de l’asso : blousesnotes.fr

Le Bateau ivre de nouveau à flot !

Ouf, le collectif Ohé du bateau respire enfin. Le Bateau ivre est prêt pour une nouvelle aventure.

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« Bravo à nous tous. Un énorme merci aux 1 700 premiers sociétaires qui ont permis au collectif de devenir propriétaire de la salle de spectacle le Bateau ivre à Tours. L’aventure de la coopérative culturelle SCIC Ohé ne fait que commencer… » Ohé du bateau ne cachait pas sa joie, il y a quelques jours, sur sa page Facebook. La Semivit, propriétaire des murs dont l’actionnaire principal est la mairie, a accepté de vendre la mythique salle pour 270 000 € au collectif.
Un naufrage évité dans ce feuilleton épineux politico-culturel (et qui dure depuis 2010 !).

Mais maintenant, il faudra remettre à flot le navire. Après la signature de l’acte de vente, viendra le temps des travaux et la question de leur financement, ainsi que de la mise en conformité de la salle. Ohé du bateau dispose d’un peu de réserves financières, certes, mais il a aussi une motivation en béton armé et de bonnes idées. Ambitieux, mais pas impossible, donc. D’autant que Le Bateau ivre, incontournable de la vie culturelle tourangelle, a déjà bravé la tempête et n’a pas dit son dernier mot.

[nrm_embed]<blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La Semivit <a href= »https://twitter.com/villedetours »>@villedetours</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/tours?src=hash »>#tours</a> vend le Bateau Ivre au profit d’Ohé du Bateau pour 270 000€ <a href= »https://t.co/sSbZfm54ZP »>pic.twitter.com/sSbZfm54ZP</a></p>&mdash; Marina Lagelle (@marinalagelle) <a href= »https://twitter.com/marinalagelle/status/746267369178284032″>24 juin 2016</a></blockquote> <script async src= »//platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>[/nrm_embed]

Tri des déchets : poubelle la vie

Au cours d’un dîner entre amis posez cette question : est-ce qu’on peut mettre un carton de pizza, un film plastique, des pots de yaourts, etc. dans la poubelle jaune ? Vous aurez probablement autant de réponses que de convives. Comme le centre de tri de Tour(s) Plus vient de s’équiper de nouvelles machines qui trient plus vite, on en a profité pour faire le point avec eux.

Jean-Louis Brasero, coordinateur de Tour(s)Plus chargé d’informer et de sensibiliser le public au tri sur le territoire de l’agglomération tourangelle.
Jean-Louis Brasero, coordinateur de Tour(s)Plus chargé d’informer et de sensibiliser le public au tri sur le territoire de l’agglomération tourangelle.

Honnêtement quand il faut trier on est un peu perdus, pourquoi est-ce si compliqué ?
Les règles ne sont pas les mêmes selon les villes, car les déchetteries ne sont pas toutes équipées de la même façon. Ce que je vais dire ici ne s’applique donc qu’aux communes de Tour(s) Plus. C’est que ces dernières années nous avons eu beaucoup d’évolutions techniques. Des choses qui n’étaient pas possibles, comme mettre un carton de pizza dans la poubelle jaune, le sont aujourd’hui. Le message est parfois difficile à faire passer car les gens avaient plutôt bien intégré les consignes et il n’y a rien de plus compliqué que de désapprendre. Mais globalement, nous n’avons que 10 % d’indésirables sur tout ce que nous recevons.

CaptureIl paraît aussi qu’on peut mettre des boîtes de conserve dans la poubelle jaune, sans les laver. Mais ça va souiller les autres papiers non ?
Les papiers légèrement souillés ne sont plus un problème, on sait les traiter. Évidemment, il ne s’agit pas de laisser un bout de pizza ou quatre raviolis dans les boîtes, il faut les vider correctement, les racler. Mais n’utilisez pas d’eau pour les rincer : c’est aussi du gâchis. S’il vous reste de la place dans le lave vaisselle ou un fond d’eau dans l’évier, oui, pourquoi pas. Outre les évolutions techniques, nous avons aussi eu un changement de comportement des repreneurs*. Avant, ils rechignaient à récupérer les papiers sales, ils voulaient les papiers les plus propres possible pour plus de facilité. Avec le temps, ils ont compris qu’ils perdaient trop de matière en faisant ça et ont élargi les critères.

Ces “repreneurs”, ce sont eux qui s’occupent des déchets une fois que vous les avez triés ?
Oui, ils nous les achètent. Ces matières ont de la valeur parce qu’elles peuvent être utilisées pour refaire des bouteilles en verre, des flacons en plastique, du papier. Cela évite à la fois de les voir se perdre dans la nature et cela économise les matières premières comme le pétrole ou l’eau car, par exemple, produire de la pâte à papier vierge consomme plus d’eau. Et recycler ce n’est pas économiser seulement les matières, c’est économiser l’énergie ! Par exemple, faire chauffer du sable pour le transformer en verre nécessite des degrés bien plus élevés, et donc consomme beaucoup plus d’énergie, que de refondre un verre déjà existant.

Ces matières recyclées, quel genre d’objets donnent-elles après ?
Ce ne seront pas exactement les mêmes produits qu’avant. Par exemple, les bouteilles en verre sont mélangées sans distinction de couleur. Cela signifie que derrière on ne pourra obtenir que des bouteilles vertes, pas transparentes. Ce seront des bouteilles de vin par exemple. Pareil pour les plastiques, ils seront plutôt foncés, noirs. Cela peut servir à des pièces automobiles, des bidons, etc.

À quoi serviront les nouvelles machines qui viennent d’être installées ?
Elles ne nous permettent pas de trier plus de déchets différents mais par contre, on trie plus vite, ce qui nous permet d’éviter que des déchets se détériorent et ne soient plus « triables », comme le carton mouillé par exemple. En tout cas, elles n’ont pas non plus été installées au détriment des emplois, puisque nous avons gardé nos 35 valoristes.

Que voulez-vous dire à ceux qui estiment qu’ils paient déjà assez d’impôts et qui ne veulent pas trier ?
Au-delà du fait de respecter la planète, leur raisonnement ne tient pas la route économiquement. Si les gens trient moins, nous aurons moins de matière à revendre et donc il faudra compenser en augmentant les impôts. Pour l’instant, 90 % de nos recettes viennent des impôts des citoyens et 10 % viennent des déchets que nous revendons. L’idée de « je mets tout la poubelle noire puis ils se débrouilleront » montre que les gens ne savent pas toujours comment ça marche.

Parce qu’il se passe quoi finalement quand on met tout dans la poubelle normale ?
Ces déchets là ne seront pas triés. On ne s’amuse pas à rouvrir tous les sacs de toutes les poubelles pour les trier, c’est impossible. Ces déchets sont perdus. Dans certaines villes ils sont incinérées puis enfouies dans la terre. À Tours, nous n’avons pas d’incinérateur, nous les enfouissons directement. Moins les gens trient, plus il faudra de place pour enfouir ces tonnes de déchets. Et comme chacun le sait, l’espace n’est pas extensible à l’infini !

*entreprises qui rachètent les balles de déchets pour revendre les matières (plastiques, papier, verre…).

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Hellfest 2016 : festival metal monumental

Pour fêter l’arrivée de l’été et se prendre une tonne de gros son en béton armé, tmv s’est de nouveau rendu au Hellfest. Le plus grand festival de metal a de nouveau donné lieu à trois jours de folie, d’amour, de bière en pichets, de tyrolienne folle et de groupes géniaux. Hell yeah !

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L’Enfer est un paradis.

Samedi : HOMMAGE A LEMMY, BIÈRE & PUNK UNIVERSITAIRE

#mode sensationnel ON# Métalleux assoiffés de sang, sacrifice de bébés roux à minuit, Satan, orgies démoniaques. #mode sensationnel OFF#

Voilà, on a votre attention ? Parfait. Même Bernard de la Villardière ne ferait pas mieux. Non, parce qu’on les connaît, les préjugés sur le Hellfest, le metal et compagnie. Nous, en tant que grands fans de metal, on est allé s’enjailler au Hellfest comme chaque année, rendez-vous incontournable de tout fan de metal qui se respecte, THE place to be dans l’année pour tout bon chevelu (les chauves aussi, on vous accepte). Après avoir snobé ce festival pendant des années (mis à part Arte qui rediffuse les concerts !), la majorité des médias traditionnels français font désormais la queue pour obtenir une accréditation et ont enfin compris l’importance de la Bête : 180 000 personnes sur 3 jours (une hausse de 7%), 160 groupes sur six scènes, budget monstre (18 millions de pépettes dont 1,2 millions d’investissements) pour des retombées économiques faramineuses (l’an dernier, le festival a généré plus de 5 millions d’euros) et des festivaliers qui dépensent plus de 21 millions d’euros. Ça vous la coupe ? Tant mieux, car vous n’en aurez pas besoin pour lire notre compte-rendu de deux jours dans l’ambiance extraordinaire du Hellfest.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=nPtIsKfIijc[/youtube]

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Nous voilà donc en route pour Clisson, petit village tout mignon près de Nantes, à l’architecture toscane (on la surnomme Clisson l’italienne. Et hop, 2e fois que ça vous la coupe). 6 600 habitants en temps normal. Multipliée par – euh – beaucoup le temps de trois jours de Hellfest. Ici, la majorité des Clissonnais est ravie d’accueillir autant de viles sataniques mangeurs de bébés : les commerces jubilent, les hôtels idem, les habitants s’inscrivent en nombre pour accueillir les festivaliers dans leur jardin/maison/garage/pour toute la vie (rayez la mention inutile).
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=BONS-zIpjgY[/youtube]

Une fois arrivé sur le site, c’est parti pour l’Enfer. Côté esthétique, imaginez une sorte de Disneyland gigantesque pour métalleux : une grande roue, des bars et des stands en rouille ultra-stylisés, des carcasses de voiture façon Mad Max, un skatepark, des scènes décorées, une forêt surnommée Kingdom of muscadet car elle accueille les vignerons locaux. Et, cette année, une tyrolienne reliant d’un bout à l’autre les deux scènes principales histoire de survoler la masse grouillante, le sourire aux lèvres et filer devant les yeux des groupes.

Côté musique, pensez simplement au meilleur du metal, allant des grosses têtes d’affiches connues comme Black Sabbath (pour leur tournée d’adieu) et Rammstein, aux cultissimes Slayer, Fu Manchu, Korn, Napalm Death et consorts, en passant par les plus obscurs Mgla et With the dead.

Arrivés sur le site, après avoir croisé un paquet de sourires, d’hommes, de femmes et de familles, on zappe vite GLENN HUGHES pour passer devant STRIFE, groupe de hardcore qui tabasse sec dans une Warzone refaite à neuf : cette scène, littéralement transformée en sorte de camp de Guantanamo, est barricadée de barbelés et fait face à une petite colline, derrière laquelle trône, imposante, la statue de 15 m. érigée en l’honneur de mister Lemmy, chanteur de Motörhead décédé en décembre 2015.
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Changement de scène ensuite pour (re)découvrir CATTLE DECAPITATION. Chouette nom, non ? Poétique, tout ça. Les membres de « décapitation de bétail » (ouais, en français, ça le fait moins) balancent la purée deathgrind – un style des plus bourrins qui soient – avec des chansons ultra-rapides dénonçant les maltraitances sur les animaux. Dommage que le début du set soit un poil gâché par un son brouillon. Difficile d’en distinguer toutes les subtilités…

Un tour par la grande scène principale nous permet de voir SIXX A.M (son fondateur était dans Mötley Crüe), dont l’enthousiasme sur les planches fait vraiment plaisir à voir. Du wock’n’woll à 1000 %.

> Point météo : des gouttes, du soleil, des nuages, des gouttes, mais mais… t’arrêtes Evelyne Dhéliat ??

> Point bière : Personne n’a dit qu’il était interdit de boire des binouzes à 15 h. Surtout si c’est servi en pichets !

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15 h 50. Les curieux affluent à la scène Altar. Au bout de quelques minutes, beaucoup déguerpissent et laissent la place aux plus courageux qui assistent, mâchoire décrochée, à AGORAPHOBIC NOSEBLEED. Un groupe qui n’en est qu’à sa sixième prestation live de toute sa carrière. Bref, un moment unique, où ce rouleau compresseur scénique broie le public. Os par os. Tornade de violence rehaussée par une boîte à rythmes démentielle, sur laquelle s’époumonent un gars et une fille déchaînés. Et vlan.

Après une petite pause, on se précipite à ENTOMBED A.D., les rois du death metal suédois. Son gras, groove hallucinant, voix caverneuse de LG Petrov baignée dans la bière, les pionniers envoient uppercut sur uppercut. Nous, perso, on a perdu quelques cervicales.
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Dans la foulée, ARCHGOAT plonge le Hellfest dans son black metal sombre et jouissif, mais un peu trop linéaire sur la durée.
Devant la Main Stage, ça se presse : DISTURBED est prêt à dégainer son gros rock US testostéroné. C’est beau, c’est propre, ça améwicain ouh yeah et ça affole la foule (encore plus lors d’une tripotée de reprises de Rage against the machine et Mötley Crüe). Ça nous donne envie d’aller voir d’autres Ricains, les mythiques BAD RELIGION. Les patrons du punk rock (depuis 1979 !) vont dérouler un set parfait de bout en bout, entre les géniaux Fuck You et Supersonic. Une patate d’enfer, de la musique ensoleillée et un service sécurité débordé par les multiples slammeurs dans la foule. Géant.

Un tour en tyrolienne ?
Un tour en tyrolienne ?

 ♣ Le saviez-vous ? Le chanteur de BAD RELIGION Greg Graffin a beau faire penser à un médecin quand il chante sur scène avec son petit polo et sa calvitie, il est surtout un universitaire renommé pour sa théorie de l’évolution. Il possède aussi deux baccalauréats, une maîtrise en géologie et un doctorat de paléontologie. Dans tes dents.

Les bonnes surprises s’enchaînent ensuite : TERRORIZER fait honneur à son nom, tandis que PRIMORDIAL – devant une foule conquise d’avance – offre l’un des concerts les plus incroyables de la journée, avec sa musique hypnotique et poétique confinant au sublime.

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La statue de Lemmy Kilmister.

> Point météo : une bataille (et pluie) de copeaux de bois a été lancée pendant le concert de Bad Religion. Du grand n’importe quoi complètement fendard.
> Point bière : c’est l’apéro, non ?

Pour finir, on assiste à la patate décochée par TWISTED SISTER. « Après 40 ans de carrière, c’est notre dernière tournée. Et non, on ne va pas faire comme Scorpions ! », se marre Dee Snider, leader culte du groupe de rock’n’roll. Le chanteur de 61 ans et ses tablettes de chocolat (ouais, ça, ça fiche un coup au moral) court partout, enquille les speechs, notamment lorsqu’il arrête le tube « We’re not gonna take it » pour demander à près de 50 000 personnes de faire un doigt d’honneur aux terroristes. Après avoir invité Phil Campbell, guitariste de Motörhead, sur scène pour une reprise qui nous a filé presque la larme à l’œil, Twisted Sister se retire pour laisser place… au fameux feu d’artifice. Après une introduction sous forme de petit film rendant hommage à Lemmy, les premiers feux sont tirés et très vite, se transforment colorent le ciel. Ça pète de tous les côtés, le final est somptueux. Le ciel, noir, se verra ensuite illuminé d’un feu d’artifice reproduisant les lettres « RIP LEMMY », sous un tonnerre d’applaudissements. Magique.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=JIHA3zA9F2M[/youtube]

> Point météo : il fait nuit.
> Point bière : on ne sait plus, mais on a dormi à l’arrière de notre voiture, avec une ceinture dans les côtes.

Dimanche : ALLEMAGNE VINTAGE, SEINS & GROSSES BAFFES MUSICALES

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Un petit coup de Stonebirds de grand matin.

Vous êtes toujours là ? Tant mieux, car nous aussi. Après un réveil difficile et avoir discuté avec une petite mamie de Clisson qui voulait nous inviter à déjeuner (« J’aime tellement quand il y a le Hellfest », a-t-elle dit, toute sourire), retour sur le site. Dès 10 h 30 (eh ouaiiis), on assiste à STONEBIRDS. Première surprise matinale, ces oiseaux Bretons vont proposer une très belle demi-heure de stoner magnifié par des envolées de voix planantes sur de gros riffs pachydermiques.
A 11 h, après avoir mangé un croque-monsieur rachitique à 4 €, place à NIGHTMARE. Les Grenoblois, hyper en forme, envoient un power metal mâtiné de heavy des familles. Maggy, au micro, ne se départit pas de son sourire et essaye de faire bouger un public un peu amorphe (point bière : BEUAAAARGH). « Eh, même si je suis une fille, vous pouvez montrer vos seins hein. Ça fera plaisir à certains ! », balance-t-elle entre deux morceaux.

Une coupe à la mode au Hellfest.
Une coupe à la mode au Hellfest.

Des seins, on n’en verra pas avec les MUNICIPAL WASTE. Œuvrant dans le thrash crossover, les loustics de Virginie provoquent un bazar monstrueux dans la fosse. Ça slamme, ça pogote, ça envoie en l’air des crocodiles gonflables. Trip délicieusement jouissif, la musique des Américains a toutefois le malheur d’être proposée sur la grande scène (on aurait préféré un cadre plus intime) et à une heure plus que matinale (12 h 15, sérieusement ??).
Mais allez, zou, allons prendre une dose de STILLE VOLK. Imaginez un peu la chose : le groupe pyrénéen oscille entre musique occitane, touches médiévales et celtiques, avec un soupçon de paganisme. Aucune guitare saturée, aucune grosse voix beuglarde. Mais la tente où se produit Stille Volk est remplie à ras bord. À l’arrivée, un succès hallucinant, des dizaines de métalleux se lançant dans des danses endiablées et au final, une véritable ovation. Oui, le métalleux a un cœur et une sensibilité. Take that, Christine Boutin !

Pour DEATH ALLEY, le public est bien plus clairsemé. Mais les absents ont toujours tort (c’est maman qui le dit) : les Néerlandais vont envoyer 40 minutes où le riff est roi, inspiré par Led Zep’ et compagnie, vénérant le rock vintage comme il faut avec un son à la limite de la perfection.
Carrément moins vintage, DRAGONFORCE ouvre l’après-midi avec sa musique virtuose et frappadingue (= on masturbe sa guitare très vite et on dégoûte tous les débutants qui se mettent à la guitare). Plus loin, KING DUDE fait tomber une chape de plomb sur le Hellfest. Souffrant d’un horaire peu adapté (14 h 20), King Dude ne parvient pas à nous faire entrer dans son univers pourtant passionnant sur album.

#interlude : on vient de croiser un homme déguisé en Spiderman, un homme déguisé en prêtre bénissant les paninis, une fille lançant du papier-toilette lors de son passage sur la tyrolienne, une autre seins nus filmée par… Le Petit Journal bien sûr.#

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No one is innocent en séance de dédicaces.

15 h 05. Moment révélation. Tmv ne misait pas un kopek sur NO ONE IS INNOCENT. Fouettez-nous sur la place publique, oui, oui. Mais finalement, les Français vont avoiner sévère pendant tout leur set. Emmené par un Kemar surexcité et possédé, le groupe enflamme le Hellfest jusqu’à sa chanson « Charlie » survoltée, dédicacée aux dessinateurs de Charlie Hebdo et aux victimes du Bataclan, avant que le vocaliste hurle de lever le poing « contre tous ces fils de p… de Daech ». Un grand moment.

Rien de tel qu'un bon massage de pied pour se remettre en jambes.
Rien de tel qu’un bon massage de pied pour se remettre en jambes.

BRODEQUIN, avec qui on enchaîne, a de quoi surprendre. Musique ultra-violente, pas de batteur (juste un m’sieur immobile tapotan sur sa boîte à rythme à la vitesse grand V), technicité exceptionnelle et voix d’outre-tombe. Une venue exceptionnelle, mais un concert qui passe de la jouissance hypnotique des premières minutes à une indifférence polie sur la fin. En retournant près des Main Stage, c’est le drame : la venue de GOJIRA, l’un des meilleurs groupes français qui a déjà tourné avec Metallica, rameute tellement de monde que le site est sur-saturé. Impossible de circuler ou de se rapprocher. Le temps d’assister à deux titres pachydermiques, on se décide la mort dans l’âme à laisser nos frenchies (vus déjà 4 fois en live) pour jeter un œil à MGLA. Leur prestation scénique est à la hauteur de leur black metal : froid, misanthrope et sans concession. Les zikos cagoulés déversent quelques missiles du dernier album Exercices in futility, sans aucune interaction avec le public. La scène est plongée dans une sorte de brouillard (la traduction de Mgla en polonais), les guitares sont assassines, le jeu de batterie virtuose. Une grosse claque.
Mais pas autant que celle que va nous infliger KADAVAR. Trois Allemands aux fringues aussi rétro que leur musique. Ça sue le hard rock psyché des 70s par tous les pores, c’est entêtant, hypnotique. Ici, Black Sab’ fornique avec Hawkind et Led Zep’ sans retenue. Kadavar enchaîne les hits, caresse sa basse qui vous tord les tripes. Christoph Lindemann est invisible derrière ses longs cheveux, chante et use de sa six cordes comme un Dieu (qui aurait tout de même pioché dans sa réserve d’herbe). Un concert MO-NU-MEN-TAL, servi par un son gigantesque (tout le contraire des immenses SLAYER dont on aura entendu qu’un duo batterie/guitare, vu que l’ingé-son s’était visiblement endormi ou avait les esgourdes un poil encrassées).

Kadavar, la baffe du week-end.
Kadavar, la baffe du week-end.

On se répète, mais chaque année, le Hellfest tient toutes ses promesses. Se déroulant dans une ambiance de folie jamais vue dans aucun autre festival et bon enfant (n’en déplaise à certaines associations qui essayent tous les ans d’interdire le festival). Pas de débordement ni de problème, de l’avis du maire, des habitants et des commerçants. Nous, on est revenus avec de jolis coups de soleil (coucou, je suis une glace vanille-fraise), des cernes ressemblant à des sacoches, mais surtout des souvenirs plein la tête et un sourire d’enfer. Quand on vous disait, l’an dernier, que le Hellfest c’était le Paradis…

Reportage & photos : Aurélien Germain

>> Merci à Roger, Ben Barbaud et toute l’équipe, ainsi que les bénévoles.
>> Photos vidéos et infos sur la page Facebook du Hellfest ICI !
>> Retrouvez d’autres photos du festival de notre collègue Eric Pollet ICI ou partout sur Internet de toute façon !

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>> ALLER PLUS LOIN <<
L’interview de Corentin Charbonnier, un Tourangeau anthropologue doctorant, auteur d’une thèse sur le Hellfest comme lieu de pèlerinage à lire sur TMV !

Culture, tendances & web #28

On vous a dégoté deux chouettes albums pour cette série des chroniques culture. Sans oublier de la BD, le DVD de Steve Jobs ou encore Microsoft qui se lance dans la marijuana…

LE DVD
STEVE JOBS
D’abord distribué en exclusivité temporaire sur l’Itunes store (sans rire ?), le film de Danny Boyle, Steve Jobs, est désormais disponible en DVD Blu-ray dans une édition tristement maigrichonne. Les fanatiques du papa d’Apple se contenteront donc du long-métrage seul. À savoir un biopic malin construit en trois actes (tous basés sur les fameuses « key notes » de Jobs), dépeignant parfaitement Steve Jobs comme il était : génie visionnaire mais cruel et au coeur de glace. Dans le rôle principal, un fantastique et terrifiant Michael Fassbender, permettant ainsi au film d’exister sans tomber dans la bête hagiographie.
A.G.

LES CDS
WEAVES – WEAVES PAUSE_ECRANS_CD1
Premier disque pour les Canadiens de Weaves et leur indie rock qui n’hésite pas à lorgner du côté de la noise ou de la pop. Ensoleillé et sautillant, cet album éponyme est une bouffée d’air frais : l’énergie débordante et la voix survitaminée de Jasmyn Burke permettent d’accrocher l’auditeur sans le lâcher. Un résultat magnifié par le mixage confié à Alex Newport (At the Drive in) et le mastering à John Greenham (Death Grips). En revanche, si certains chansons sont clairement des tubes en puissance (Coo Coo au hasard), d’autres ont tendance à tellement jouer la carte de l’étrangeté et des rythmes en désordre, qu’elles en perdent vite de l’intérêt.
A.G.

PAUSE_ECRANS_CD2A VOID – ROSES AS INSIDES
Soyons clair : A Void fait partie de ces (très) jeunes groupes qui ont l’art de séduire, petite torgnole musicale balançant la sauce les potards à fond, sans souci du qu’en dira-t-on. Combo parisien dont la moyenne d’âge se situe autour des 20 ans, A Void transpire l’énergie punk, le je m’en-foutisme grunge, influencé par Nirvana et Sonic Youth. Capable d’alterner les tempos rapides et lents, enquillant voix mélodieuses et cassées (Camille, la chanteuse, offre une chouette performance), offrant un gros son (on aurait d’ailleurs aimé des guitares plus baveuses et sales pour ce genre de musique), A Void présente un premier EP qui donne encore plus envie d’assister à leurs concerts réputés déjantés.
A.G.
> Dispo sur facebook.com/avoidinyou

LE LIVRE PAUSE_ECRANS_LIVRE
COUREURS DE BLUES
Avant de vous lancer dans le marathon de Tours, faites d’abord un détour par ce sympathique Coureurs de blues. Roman signé du Tourangeau Jacques Teyssandier, l’ouvrage relate — à travers la passion de la course à pied — la relation entre une jeune dépressive et un sexagénaire désabusé : amour ou amitié ? Les frontières sont parfois floues. Coureur de blues, dans un style fluide (le livre pourrait se lire d’une traite) sans être linéaire, met tour à tour en valeur la Touraine, les 10 & 20 km de Tours, ainsi que son fameux marathon. Une agréable lecture pour se mettre en jambes avant septembre.
A.G.

PAUSE_ECRANS_BDLA BD
L’INVERSION DE LA COURBE DES SENTIMENTS
Avec près d’une cinquantaine d’album à son actif, Jean-Philippe Peyraud est un auteur talentueux qui compte malgré sa discrétion. Avec cette superbe bédénovella, on tient là un de ses ouvrages qui font date dans la carrière d’un auteur. Il faut dire que ce roman graphique, qui passe du comique au drame, est un véritable tourbillon et un superbe condensé des sentiments amoureux. Dans cette valse sans fin, servie par un graphisme sans faille, cette chronique douce-amère sait rendre comme jamais la vie, celle de tous les jours mais aussi celle dont on rêve au plus profond de soi. Jamais mièvre, jamais gratuit, ce conte moderne à l’écriture subtile est définitivement notre livre de l’été.
Hervé Bourit

TECHNOLOGIE
MICROSOFT ET LE CANNABIS
Récemment légalisée dans certains États, la vente (juteuse) de marijuana aux États-Unis semble intéresser Microsoft. La firme a annoncé s’être alliée à Kind Financial, une start-up californienne, pour bénéficier d’une technologie pouvant suivre précisément les ventes de graines de cannabis aux autorités locales (ce qui empêche par exemple de les écouler au marché noir). Cette plate-forme de Kind Financial était déjà utilisée par les autorités locales et les agences de régulation pour la réglementation et la surveillance des ventes de cannabis.

RADIO
DES AUDIENCES TRUQUÉES ?
Un scandale inédit ? Cinq groupes (Skyrock, NRJ Group, NextRadioTV, Les Indés Radio et Lagardère Active) ont accusé Fun Radio de « pratiques déloyales et frauduleuses » et d’avoir manipulé ses audiences. Récemment, l’animateur- clé de Fun Radio Bruno Guillon a parlé de « manipulation incroyable et absurde ». La station a décidé de porter plainte pour diffamation.

La grogne monte dans les Ehpad

Le personnel de nombreuses maisons de retraite et Ehpad en a plus qu’assez. Les revendications se multiplient.

Plus de quatre semaines… Quatre semaines de lutte et de grogne dans les Ehpad de La Membrolle et Semblançay. Une partie des agents des maisons de retraite du Centre communal d’action sociale (CCAS) multiplient les coups d’action. En grève pour de meilleures conditions de travail, les salarié(e) sont reconduit le mouvement jusqu’au vendredi 24 juin inclus, avant une nouvelle assemblée générale.
Un mouvement qui n’est pas sans en rappeler d’autres : au mois de mai, c’était à l’Ehpad de Joué-lès-Tours. La semaine dernière, les agents des maisons de retraite de la Ville de Tours avaient aussi cessé le travail. Après avoir obtenu des garanties pour l’été, le personnel avait suspendu son action, promettant de faire un point en septembre. La conseillère municipale et vice-présidente du CCAS Marion Nicolay-Cabanne, elle, avait indiqué, dans les colonnes de La Nouvelle République : « Il faut rappeler que le budget est imposé par le conseil départemental et l’Agence régionale de santé. »

Mais en attendant, à Semblançay et La Membrolle, on ne cesse de dénoncer le manque de personnel et les conséquences sur les conditions de vie des résidents. Et les nerfs commencent à lâcher.

C’est l’été au bar Bidule !

L’activité bat son plein au bar Bidule, qui compte 400 adhérents. Rendez-vous dans ses nouveaux locaux et au chalet du parc Sainte-Radegonde.

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Impossible de rater la grande banderole colorée qui marque l’entrée de la maison du bar Bidule, quai Paul-Bert à Tours. D’autant que ce samedi-là, une affiche orange indique également la tenue d’un vide-greniers, spécialement organisé pour les enfants. Dans la cour, chacun se tient fièrement derrière son stand. Comme Solène, 11 ans, qui vend ses vêtements trop petits et ses anciens jouets. Son papa, Pascal, a initié l’événement avec Floriane, une autre bénévole de l’association : « Un vide-greniers pour les enfants, c’est l’occasion de partager et de se sentir responsable », estime-t- il.

À côté de Solène, Fatima vend de petites libellules qu’elle a fabriquées elle-même. « C’est super simple et vite-fait. Il suffit d’un peu de raffia, du fil de fer et des perles », explique-t-elle. D’ailleurs, Fatima a décidé d’organiser ici un atelier pour apprendre aux autres enfants à les fabriquer. Car la maison du bar Bidule est un lieu où tout est possible… ou presque : « L’idée, c’est de lancer des activités qu’on ne pourrait pas forcément réaliser à l’école, à la maison ou au centre de loisirs. Et de créer un espace où adultes et enfants peuvent faire ensemble », souligne Maud, l’une des créatrices de l’association.
Un exemple ? L’atelier de construction de mobilier extérieur avec des palettes, qui vient tout juste de démarrer. Depuis début février, l’installation de l’association dans des locaux spacieux ouvre de nouvelles possibilités : une grande cour extérieure avec un potager, un café ouvert à tous, une salle de créativité, des espaces pour lire ou faire de la musique… Aussi, le bar Bidule vient de prendre ses quartiers d’été au parc Sainte-Radegonde. En tout cas, les enfants adorent.

> Association Bidulbuk et son bar Bidule. 21-22 quai Paul-Bert à Tours. Programme sur assobidulbuk.over-blog.com. Facebook : Bar Bidule.

Nathalie Picard

Fête de la musique : demandez le programme !

Retrouvez notre numéro spécial Fête de la musique ! Le listing des groupes, le plan, ainsi qu’un quiz !

 

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>>>>>> POUR RETROUVER NOTRE NUMÉRO SPÉCIAL FÊTE DE LA MUSIQUE, C’EST EN CLIQUANT ICI !! <<<<<<<

Vous y trouverez le plan de la ville, le listing complet des groupes, ainsi qu’un quiz !

INFOS PRATIQUES

Comme chaque année, diverses mesures ont été prises pour encadrer cette édition de la Fête de la musique. Débutant dans l’aprèsmidi, elle finira à 1 h du matin (contre minuit l’an dernier). Le 21 juin tombera un mardi, donc parfait pour se défouler après le boulot ou après avoir eu votre responsable véreux au téléphone / marché sur un Lego® / appris que belle-maman venait dîner (rayez la mention inutile). Interdiction, bien évidemment, de vendre de l’alcool sur la voie publique. Les ventes ambulantes sont interdites sans autorisation préalable. Les boissons à emporter ou à consommer en terrasse devraient être servies dans des contenants en plastiques (pensez aussi aux containers de tri sélectif pour ne pas faire bobo à mère Nature qui vous aime plutôt fort).

LA DAC CONNAÎT LA MUSIQUE

Avant, c’était la Mact (Maison des associations culturelles de Tours) qui coordonnait l’organisation de la Fête de la musique. Maintenant, son petit nom, c’est la Dac. La Direction des affaires culturelles de la Ville de Tours s’occupe de tout gérer, vous recenser (ce sont eux qui nous donnent le listing des groupes programmés pour qu’on puisse parler de vous et vous écouter). La Dac aide aussi à trouver un emplacement, apporter un soutien logistique et communicationnel.
Bref, si vous n’y avez pas pensé cette année, vous savez ce qu’il vous reste à faire en 2017 ! (contact : 02 47 21 65 14 ou fetedelamusique@ ville-tours.fr)

TRAMWAY

N’oubliez pas : le tramway circulera pendant la Fête de la musique. Non, parce qu’avec autant de décibels dans vos petites oreilles, vous risqueriez d’être inattentif. Attention à vous !

NOUVEAU SUCCÈS

Davantage de participants ont été recensés cette année. Plus de cinquante formations musicales, une grosse quarantaine d’organisateurs (qui, chacun, proposent des groupes), des nouvelles scènes (quartier Febvotte, Rives du Cher ou encore le concert de la Ville en partenariat avec le Château de la Bourdaisière dans le cadre de l’année France Corée)… Bref, ça va être la fête !

N° D’URGENCE
17 : POLICE 18 OU 112 : POMPIERS ET SECOURS

Gilles Martin : photographe et couteau suisse

Bricoleur et rêveur, le reporter-photographe animalier Gilles Martin, a installé son atelier à Tours, au dernier étage d’un immeuble qui surplombe la ville.

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(Photo Gilles Martin)

Sorte de tour d’ivoire, nid de verre où il entrepose avec soin ses photographies et ses objets fétiches comme un scialytique – éclairage d’hôpital – des années 1960, une table de travail réalisée par ses soins ou encore une bibliothèque remplie d’ouvrages sur la biodiversité. L’univers de Gilles Martin en dit long sur sa personnalité : dynamique, artistique, raffinée. Tout commence lorsque, enfant, il pose un regard curieux sur les animaux sauvages. Dans la cour de son école, il reconstitue des zoos avec des figurines d’animaux.
Quand ses parents font l’achat d’un téléviseur en noir et blanc, il dévore les films animaliers de Frédéric Rossif, les aventures de Christian Zuber et les documentaires du Commandant Cousteau. À onze ans, il décide que, lui aussi, deviendra cinéaste animalier. Adolescent, il emprunte les jumelles de sa grand-mère pour observer les oiseaux. Ses premières armes, il les fait dans la forêt de Villandry : « Avec mes amis, on se levait à 4 h du matin pour aller prendre des clichés de chevreuils. » sourit-il. Depuis Gilles Martin a exploré bien d’autres lieux du monde pour photographier la faune, muni de grands-angles et de téléobjectifs.

En 1992, alors qu’il effectue son métier de prothésiste dentaire, ses images sont repérées par l’agence Gamma. Un élément déclencheur pour Gilles Martin qui décide à 32 ans de se consacrer entièrement à sa passion. Il se souvient : « Je ne m’y attendais absolument pas, c’est un rêve qui se réalisait. » Il a depuis coloré les pages de magazines tels que National Geographic, GEO, Life ou encore Terre Sauvage. Il a également publié de nombreux livres aux éditions de La Martinière. Sans cesse en train de se réinventer, Gilles Martin souhaite « sortir la photographie animalière de son cadre habituel pour lui donner une dimension militante. »

Travailler comme un orfèvre

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(Photo Gilles Martin)

Féru de macrophotographie, il focalise parfois l’objectif de son appareil sur des détails du corps, de la peau, des ailes ou des yeux. En témoigne un grand tableau exposé dans son appartement. De l’art abstrait ? « Non, la photographie d’une roche prise au microscope », s’amuse Gilles Martin. La macrophoto c’est « un travail d’orfèvre ». Sur son écran d’ordinateur, il montre la photographie en gros plan d’une araignée saltique à l’affût et commente, enthousiaste : « ses yeux sont comme des bijoux. » Difficile pour lui de choisir, mais sur le podium de ses animaux favoris figurent : la libellule, la baleine à bosse et le gorille des montagnes.

Sur l’un des murs de son bureau s’étend une immense carte du monde magnétique qui situe chaque espèce. « Je suis allé un peu partout, dans 90 pays au total », confirme le reporter. Prochaine destination ? Pour l’adepte de la cryptozoologie – la science des animaux disparus ou mythiques – ce serait de monter dans la DeLorean du Doc (Retour vers le Futur) pour aller photographier les dinosaures du crétacé. Véritable « couteau suisse », comme il aime à se comparer, Gilles Martin multiplie aujourd’hui les projets : « Je veux réaliser tous mes rêves pour ne rien regretter. » Organisation de stages photographiques, de voyages, d’expositions, Gilles Martin a également lancé cette année trois sites.
Un site éponyme au nom du photographe qui présente son travail et ses projets ; L’Arche photographique pour sensibiliser le grand public à la dégradation de la biodiversité ; et Biospher pictures, une collection de plus de 25 000 photos et vidéos destinées aux professionnels de l’image. Dernier projet en cours : la mise en place d’un atelier/galerie, le Top Floor Studio destiné à exposer ses tirages photographiques, sculptures, collages et installations artistiques auprès de collectionneurs privés, galeristes et musées.

> gilles-martin.com, arche-photographique.org, biospher-pictures.com

2027 : Gare aux gorilles !

Cent trente croix où figure sur chacune la photographie d’un gorille des montagnes, espèce en danger. Avec cette installation créée en 2013 qui reconstitue un cimetière américain, le photographe tourangeau Gilles Martin oriente son travail vers l’artivisme : utiliser l’art pour faire passer des messages. Son happening « 2027 : Mémoires d’un dos argenté » projette le public dans un scénario où il n’y aurait plus de gorille des montagnes.
Objectif : alerter sur un possible futur et « cogner ». Gilles Martin constate : « Explorer cette nouvelle dimension de la photographie m’a permis d’avoir des discussions que je n’avais jamais eues avec mes précédentes expositions. Les personnes qui assistent à l’happening sont très touchées et prêtes à agir pour changer les choses. » Cet été, le photographe se rendra à New York puis à Berlin pour faire des collages. Le street-art est une nouvelle occasion pour lui de mettre sa créativité au service de ses idées. Il confie d’ailleurs : « Aujourd’hui, je me sens plus artiviste que photographe. »

>> Retrouvez l’intégralité du portfolio dans le dernier numéro de tmv (n°216)

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(Photo Gilles Martin)

Raconte-moi une histoire !

Des bénévoles, des professionnels, des passionnés, des lecteurs, des familles. Le tout autour du livre, des livres. C’est ça, Raconte-moi une histoire.

En 2000, à la faveur d’une formation de lecture publique de l’association Livre Passerelle, des professionnels d’horizons divers (de l’action sociale, culturelle, éducative, de la santé, de la petite enfance) se sont unis, aux côtés des membres de l’association, autour d’une envie commune : faire de la lecture publique un outil de soutien à la parentalité et à l’ouverture culturelle dans les quartiers sud de Tours.
Ce réseau de professionnels fédère maintenant l’association Livre Passerelle, Léo Lagrange Tours sud, l’Espace Villeret, les PMI, les assistantes maternelles, les bibliothèques, etc. Depuis 16 ans, il intervient en divers lieux et à différents moments. Mais le temps fort de son action se déroule chaque année, la deuxième semaine de juin, lors de l’événement intitulé Raconte-moi une histoire. Sur les places et dans les squares, à l’espace Villeret ou à l’Ehpad de la Vallée du Cher, des animations ouvertes à tous sont organisées : lecture à voix haute de livres d’enfants, bibliothèque de rue, jeux, spectacles.

« Ce sont de vrais beaux moments que l’on passe avec les familles et que les familles passent entre elles. Ce genre d’événements crée du lien, c’est incontestable », explique Marité Clair, responsable de l’espace Villeret et de la programmation Jeune public de la Ville de Tours. « Pour beaucoup, c’est l’occasion de découvrir le plaisir de la lecture partagée et c’est là notre premier objectif. » L’an dernier, pour fêter ses 15 ans, le réseau a investi dans l’achat de quinze valises ! Transportant chacune six livres, elles passent de famille en famille. La belle idée !

Jeanne Beutter

>> Infos et programme de Raconte-moi une histoire, c’est par ici ! 

Années Joué : l’art à la conquête de la rue

Chaque printemps, le festival Les années Joué accueille des artistes qui prennent plaisir à envahir les rues et à s’approprier la ville. Leur but ? Rendre l’art accessible à ceux qui n’osent pas toujours franchir la porte des lieux traditionnels.

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(Photo Auguste Jarrigeon)

Les arts de la rue, c’est cette idée de donner de la place à la création artistique pour qu’elle s’installe au cœur de l’espace public. Que chacun se réapproprie un parc, un bout de trottoir ou encore une esplanade grâce à des représentations de théâtre, de danse, de musique, de cirque, etc. En France, ce sont plus d’un millier de compagnies et d’artistes qui pratiquent les arts de la rue, un procédé plus accessible que les salles de spectacles classiques. En effet, selon les chiffres de la Fédération des arts de rue, une personne sur trois assiste chaque année à un spectacle de rue, contre seulement une personne sur cinq pour un spectacle de théâtre. Pour cause : les festivals de rue sont souvent gratuits et touchent des publics plus variés. « Pour moi, c’est une revendication de faire de l’art dans la rue, de sorte que n’importe quel passant puisse le voir. C’est là où on touche le plus de profils différents », défend Agathe, membre de la compagnie Fouxfeuxrieux, qui participera aux années Joué dans la catégorie tremplin pour son spectacle Kamin’é. Cette envie de rendre l’art accessible au plus grand nombre, à ceux qui n’ont pas pu, pas pensé ou pas osé franchir les portes des salles de spectacle, s’est largement développée au sein des institutions ces dernières décennies. Des villes comme Aurillac, Sottevillelès- Rouen ou encore Chalon-sur-Saône ont créé leurs propres festivals et sont aujourd’hui parmi les plus grands événements nationaux. Des « saisons » d’art de rue ont aussi vu le jour. « La profession s’est vraiment structurée, ce qui est indispensable pour qu’on puisse en vivre. Mais dans le même temps, cela a enlevé un peu de notre spontanéité créative », regrette Agathe.

Lors de leur passage, les artistes proposent souvent aux villes de mobiliser les habitants et de les faire participer aux spectacles. Le jour J, les artistes rencontrent leur public, créent une proximité. « Ils participent parfois directement au spectacle et ils viennent nous voir plus facilement à la fin de la représentation, nous racontent que eux aussi jouent d’un instrument, etc. », constate Quentin, artiste de rue depuis quatre ans et membre de la Compagnie du Coin qui jouera L’Espérance de St-Coin aux années Joué. Image8

Pour les années Joué, les centres sociaux de la ville ont, par exemple, en amont, créé des ateliers avec les artistes et les habitants pour préparer les lieux du festival, en construisant notamment toute la signalétique. Pour son spectacle de projection audiovisuelle sur des façades d’immeubles, la compagnie komplex kapharnaüm a utilisé des témoignages de Jocondiens. Mis en place il y a dix-neuf ans, le festival de Joué était, à l’origine, une foire. « La Mairie voulait créer un événement transversal à l’ensemble de ses activités, pour que les services travaillent ensemble au moins une fois par an sur un projet commun », explique Sandrine Fouquet, adjointe à la culture de Joué-lès-Tours. Elle a ainsi greffé, petit à petit, des compagnies d’artistes : la compagnie Off était présente dès la première édition et sera là aussi cette année. Tous les premiers week-end de juin le rendez-vous est donné et il accueille aujourd’hui entre 30 000 et 40 000 visiteurs, pour 250 artistes et techniciens.

CaptureLa Ville n’a pas l’intention de s’arrêter là. « Après la cinquième édition, la question de savoir si on restait amateurs ou si on passait pro a été posée. On a opté pour la seconde option », se souvient Olivier Catin, directeur du festival en charge de la programmation, membre de l’équipe depuis la création du festival. Ce fut la première grande étape. Chaque année, Olivier Catin parcourt la France pour trouver de nouveaux spectacles, de nouveaux talents. « Depuis plusieurs éditions, on sent un réel effort dans la programmation, les troupes ne sont plus seulement locales, elles viennent de tout l’Hexagone et d’ailleurs. Ce n’est pas Aurillac évidemment mais ça pourrait en suivre le chemin », observe Hélène Bourdon, chargée de production pour la Compagnie du Coin. Le service culturel aimerait d’ailleurs développer encore un peu plus l’aspect international, afin que plus de programmateurs nationaux et internationaux viennent repérer les artistes.

Les arts de la rue, un secteur qui se porte bien ? Pas si simple. « Agathe et moi on ne fait effectivement que des arts de rue et nous arrivons à en vivre », explique Thomas, membre de la compagnie Fouxfeuxrieux. « Mais ce n’est jamais évident. Nous sommes dans le même cas que les autres artistes : globalement les contrats sont moins nombreux, des dates sont annulées et les programmations restreintes. Le régime des intermittents est souvent attaqué et le secteur est fragilisé depuis la crise », analyse-t-il. En période de disette, il n’est en effet pas rare que la ligne culture des budgets municipaux affiche quelques ratures. Et l’imaginaire collectif a parfois du mal à évoluer : « Certains croient encore que l’artiste est quelqu’un qui vit d’amour et d’eau fraîche. Nous sommes des professionnels, nous créons des spectacles que nous vendons pour pouvoir en vivre », rappelle Hélène Bourdon. Du côté de Joué-lès-Tours en tout cas, le message est plutôt clair : la mairie a décidé d’augmenter de 50 000€ le budget du festival, pour arriver à la somme totale de 350 000€ dont 210 000 € consacré à l’artistique.

> Festival Les années Joué, du vendredi 3 juin à 18 h 30 jusqu’au dimanche 5 juin à 20 h. Rue de Verdun à Joué-lès-Tours (arrêt de tram Rotière ou Rabière). Entrée gratuite.
> Toute la programmation sur anneesjoue.fr

Marc Sitarz : des rails à la maille

Quel est le rapport entre un poisson-clown, un entrepreneur de Joué-lès-Tours et un tee-shirt ? Le projet Marc Sitarz : une marque de vêtements engagée… avec les poissons.

SON PARCOURS

D’abord ingénieur, « juste parce que j’étais bon en maths et en en sciences », Marc travaille pour de grandes entreprises ferroviaires mais ce métier est loin d’être une passion pour lui. Une expédition en Sibérie lui offre un électro-choc : « J’étais parti tout seul en randonnée et je me suis trouvé face à un ours ! » Ce drôle de rencard, ajouté à d’autres rencontres et à une réflexion personnelle, le poussent à réorienter ses priorités. Il abandonne le train et créé une marque de mode durable.

SON PROJET

Natureally, une ligne de vêtements inspirée par les motifs des animaux menacés de disparition, pour sensibiliser les coquets (et coquettes) à l’écologie, parce que « j’aimerais que mon fils puisse encore les admirer dans 10 ans. » Il a signé un contrat avec trois associations de sauvegarde de ces espèces et s’engage à leur verser 5 % du montant des ventes. La première collection comprend 6 t-shirts, 4 jupes, 3 chemises et 2 robes, et la campagne de financement participatif vient d’être lancée sur Ulule.

SON MENTOR

La nature. « Il n’y a rien de plus esthétique que la nature, c’est une source d’inspiration sans fin et elle a une force d’adaptation extraordinaire. » Plongeur, passionné de voyages et de grands espaces, Marc Sitarz est persuadé que l’environnement est la première cause qui peut faire l’unanimité entre les pays et les cultures.

SA PHILOSOPHIE

« Penser glogal, agir local », un précepte du monde de l’industrie que Marc Sitarz a repris pour créer la marque Natureally. Les vêtements sont dessinés à Paris, Nantes et Joué-lès-Tours, en collaboration avec une styliste, un graphiste et une designeur textile. Ils sont ensuite fabriqués dans un atelier au Portugal. Et Natureally soutient des associations de protection basées en Guyane, au Mozambique et en Corée.

SON AVEU

Il le dit lui-même, il est certainement le pire client qu’une marque puisse rencontrer. Il ne connaissait rien à la mode avant de se lancer mais reste persuadé qu’elle peut être un levier. Et surtout, il refuse de parler écologie en culpabilisant les gens : « Plutôt proposer du beau ! C’est plus constructif, non ? On a tous besoin de beauté. »

Culture, tendances & web #25

Cette semaine, on parle séries, BD et DVD. Du très bon au très mauvais : voilà les chroniques culture et tendances web du moment.

PAUSE_ECRANS_DVDLE DVD
LA 5E VAGUE
Bon, soyons clair, ce 5e Vague – énième adaptation de roman estampillé « young adult » – est à réserver aux fanatiques de la jolie Chloë Grace Moretz ou aux afficionados du genre. Car le film (une ado tente de retrouver son petit frère alors que des envahisseurs s’attaquent à la Terre en vagues successives) a beau commencer par un chouette premier acte façon film catastrophe, il dérive ensuite vers une romance niaise et larmoyante. Il y aura peut-être de quoi se rattraper avec un lot de bonus pas inintéressants, entre scènes coupées, bêtisier ou petites séquences comme les coulisses et un guide de survie. De quoi sauver un film dégoulinant de bons sentiments.
A. G.

LA BD PAUSE_ECRANS_BD
NUAGES ET PLUIE
Ce n’est pas la première fois que le dessinateur Philippe Dupuy et sa compagne et scénariste Loo Hui Phnag collaborent. Mais c’est sans doute le premier ouvrage où leur complicité est d’une telle évidence. Avec cette histoire très sensuelle et très onirique de vampires dans l’Indochine des années 20, ils nous livrent une histoire au rythme hypnotique. Aux côtés de Werner, ancien soldat allemand égaré au Laos qui trouve du travail dans une étrange manufacture, on découvre peu à peu une jeune femme mystérieuse qui ne sort que la nuit… Le reste se déroule dans une ambiance où imaginaire, rêves et fantasmes se télescopent dans une réalité très crue. C’est beau et étrange à la fois !
Hervé Bourit

PAUSE_ECRANS_CD1LE CD
DJ KOZE (PAMPA VOL. 1)
Le producteur allemand DJ Koze se rappelle au bon souvenir des amateurs de musique électronique avec cette compilation d’inédits, signés sur l’un des meilleurs labels allemands du moment, Pampa Records. Les deux CD de ce premier volet présentent des productions des artistes « historiques » du label (comme Rajko Müller, alias Isolée, avec – sans surprise – l’une des meilleures contributions). Parmi les signatures plus récentes mais non moins talentueuses, on retrouve Mount Kimbie, Jamie xx ou encore Gold Panda. Les artistes moins connus ne devraient pas tarder à accéder à la notoriété de leurs glorieux aînés (notamment Acid Pauli). Pour ceux qui pensent que la musique électronique est répétitive et ennuyeuse, c’est l’occasion de changer d’avis !
Jean-Philippe Kempf

À LA TV PAUSE_ECRANS_SERIES
L’ACTU DES SÉRIES
> Norman Reedus (Daryl dans The Walking Dead) a prévenu, dans une interview sur Entertainment weekly radio : « Croyez-moi, quand je vous dis que ça vaut le coup d’attendre. Je pense que la planète entière va probablement exploser, c’est tellement fort ! » La saison 7 est attendue pour l’automne.
> Joaquin Guzman, alias El Chapo le célèbre baron de la drogue mexicain arrêté il y a peu, a tenu à prévenir Netflix et la chaîne History : hors de question de réaliser une série sur son personnage. Sinon, le narcotrafiquant les attaquera en justice.
> La série Limitless n’aura pas de 2e saison. Elle a été annulée par la chaîne CBS.
> Un classement des séries les plus suivies de l’année a été réalisé. En 1re position, on retrouve The Walking Dead, puis Empire, suivi de Game of Thrones en 3e position (étonnant !). Ce top se base sur les 18-49 ans, aux États-Unis, mais en audiences live… qui ne comptabilisent donc pas les rattrapages, les redif et le streaming.

ÉTUDE
SEXISME ET MISOGYNIE
Un think tank britannique a réalisé une étude concernant les insultes sexistes sur Twitter. Il s’avère que 50 % des messages misogynes publiés sur Twitter proviennent… de femmes et la plupart du temps, très jeunes. Un résultat obtenu suite à un travail sur trois semaines qui a passé en revue – grâce à un algorithme – deux insultes fréquemment utilisées, « slut » et « whore » (« sal… » et « pu… ») sur près de 10 000 tweets.

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Pitaya : place à la street food thaï

Tout nouveau, tout chaud (et tout beau) : le Pitaya a ouvert à Tours, un plaisir pour les fanas de street food thaï.

Pitaya

Visiblement, Pitaya était attendu des Tourangeaux ! Le jour de l’ouverture, c’était file d’attente à tout va et terrasse remplie à ras bord. À tmv aussi, on voulait tester la bête. Pitaya par-ci, Pitaya par-là : il faut dire que l’enseigne, lauréate des « Révélations franchise 2016 », fait causer, rend dingue les investisseurs et se multiplie à vitesse grand V (cette jeune franchise bordelaise a fait une quinzaine de bébés à Tours, Paris, La Rochelle…).

Installé stratégiquement rue du Commerce, le restaurant a un style, une identité, une « belle gueule » : l’intérieur est sobre, dans un mélange de tables en bois et de tons noir, gris et or. De jolies lampes suspendues complètent la déco. Ici, c’est bienvenue en Thaïlande. Quoi de plus normal, puisque c’est le credo de Pitaya : de la street food thaï, préparée sous les yeux des clients, au wok, avec des produits frais. Dans l’assiette – enfin, plutôt dans le pot en bambou, pardon – c’est une agréable surprise. Déjà parce que, fidèle au style thaïlandais, Pitaya mélange les notes sucrées, salées, les couleurs et… les épices (on vous prévient de suite : quand ça pique, ça pique VRAIMENT !).
Ensuite, car les portions ont de quoi caler votre petit bidou. On a jeté notre dévolu sur le beef thaï, où les légumes sautés au wok croquent sous la dent, avec un émincé de boeuf préparé tout comme il faut. Le Nua Kao, lui, nous a permis de tester les crevettes et les oignons frits accompagnés d’un riz thaï un poil collé mais très bien assaisonné. Bref, un voyage gustatif sympathique et exotique. On va même se risquer à tenter le thaï et vous dire : Koh hai cha-roen ar-harn !
A. G.

> 102 rue du Commerce. Du lundi au jeudi (12 h – 15 h ; 19 h – 23 h) ; les vendredis et samedis 12 h – 23 h et le dimanche de 17 h – 23 h.
> Sur place ou à emporter. Contact : 02 47 64 49 66 ou facebook.com/PitayaResto.Tours

> Formule plat/boisson entre 10 et 15 €.