Duck Race : « Les bénéfices seront reversés à trois associations »

Dans un mois, une « Duck Race » qui permettra d’aider trois associations prendra place aux abords du château de Chenonceau. L’un des organisateurs nous en dit plus.

3 QUESTIONS A…
CARL THIERCELIN, PORTEUR DU PROJET

Carl Thiercelin, à gauche.

Qu’est-ce qu’une Duck Race ?
La Duck Race est une course de canards de bain sur le Cher, sorte de tombola, dont les bénéfices seront entièrement reversés à trois associations que nous avons choisies. C’est une idée que nous avons eue à l’occasion d’un des rassemblements de l’association Le Gang. Basée à Amboise, elle rassemble environs 45 responsables d’entreprises, artisans et professions libérales. Le Gang a ainsi pour but d’échanger et de s’entraider, mais aussi de trouver des fonds pour venir en aide aux autres. En plus des trois associations bénéficiaires, entre 1 € et 2 € par ticket seront également remis aux associations qui revendent des canards pour la course.

Comme se déroule cette course originale ?
En collaboration avec les plus de 80 associations partenaires, nous vendons des canards au prix de 5 € chacun, jusqu’au dimanche 9 juin 14 h, jour de l’événement. Juste après, les canards « adoptés » seront jetés d’une fenêtre de la galerie du château de Chenonceau pour parcourir environ 800 m sur le Cher. Les premiers canards qui arriveront au village, installé en aval, à Civray-de-Touraine, feront gagner une quarantaine de lots à leur propriétaire, dont des week-ends insolites, des repas dans des restaurants gastronomiques de la région ou des places pour des parcs d’attractions. Le premier canard qui passera la ligne d’arrivée gagnera quant à lui une voiture ! Toute la journée, il y aura aussi dans ce « village » des animations et un espace restauration et buvette.

Comment adopter un canard ?
Il y a plusieurs options. On peut aller directement sur le site de l’événement et les commander en ligne ou, également sur notre site internet, soutenir une des associations partenaires en choisissant d’adopter 1 à 20 canards. Enfin, un stand devant le château de Chenonceau est ouvert tous les jours. Il ne faut pas traîner car le nombre de canards est limité.

En savoir plus sur les associations soutenues par la Duck Race 

 

Duck Race : des canards qui ont du cœur

Dans un mois, des milliers de canards de bain vont envahir le Cher aux abords du château de Chenonceau. Une « Duck Race » qui permettra d’aider trois associations.

SAUVONS PAULINE

« Sauvons Pauline », c’est le nom de l’association qui soutient une jeune femme atteinte d’une maladie dégénérative nommée syndrome de Rasmussen.
Cette maladie auto-immune et inflammatoire entraîne une atrophie progressive de l’hémisphère gauche du cerveau de Pauline. Cela a pour conséquence « de très nombreuses crises d’épilepsie, jusqu’à 200 par jour, ainsi qu’une paraplégie et la perte, entre autres, de la parole ou de la mémoire à court terme », explique l’association.

Âgée aujourd’hui de 24 ans, Pauline a découvert à l’âge de 20 ans qu’elle était atteinte de cette maladie très rare. Elle était alors en première année de master à l’Espe (École supérieure du professorat et de l’éducation) de Tours. Pauline doit suivre un traitement lourd et onéreux en France et au Canada, « où le 1er cas porteur de cette maladie a été découvert par le Dr Théodore Brown Rasmussen, qui exerçait à l’hôpital neurologique de Montréal », explique son compagnon Théo, qui la soutient au quotidien avec sa famille.

Grâce à une première cagnotte en ligne, Pauline avait ainsi pu suivre un traitement au laser basse intensité au Canada en mai dernier. « Il n’y a que 50 cas répertoriés au monde dont 10 en France. L’argent récolté par la Duck Race permettra de participer à la location de l’appareil laser dont elle a besoin pour ses traitements, qui coûte 600 € par mois », explique Carl Thiercelin, organisateur de la course.

Les abords du château de Chenonceau vont voir quelques canards débarquer !

LA MAISON DES PARENTS

Comme une bulle dans l’hôpital. La Maison des parents de Clocheville a été créée en 1995, en partie grâce aux pièces jaunes (elle a été inaugurée par Bernadette Chirac).

Elle accueille des familles de personnes hospitalisées, dont une majorité de parents, de tous les hôpitaux et cliniques de la région, à des tarifs très modérés fixés en fonction des revenus. « Des gens qui habitent loin peuvent ainsi disposer d’une chambre et d’un espace de restauration sur place », décrivent les bénévoles qui s’occupent de faire tourner cette maison eux-mêmes.
Ils sont ainsi une trentaine à se relayer pour s’occuper de la réception, des chambres et des trois repas servis par jour, une organisation associative unique — avec la Maison des parents d’Orléans — pour ce type d’établissement. Des salariés réalisent toutefois le ménage et la préparation des repas.

Mais le travail des bénévoles ne s’arrête pas à l’aspect pratique. Ils sont aussi là pour écouter les parents inquiets, rassurer les proches et les encourager dans ces moments difficiles. Au maximum, 60 personnes peuvent être hébergées à la Maison des Parents, réparties dans 30 chambres. Mais il y a en moyenne 45 personnes en continu, pour des durées variables de quelques jours à quelques mois.
Selon sa présidente Chantal Desaguiller, « les dons issus de la Duck Race permettront d’investir pour le fonctionnement de la maison, dans le mobilier ou le remplacement du chauffe-eau par exemple. »

UNE ÉCOLE-CENTRE POUR LES ENFANTS AUTISTES

Le projet de Christophe Villemain, maire de Mosnes, serait d’adosser aux travaux de l’école publique existante un centre pilote pour les enfants autistes.

Afin que chacun des enfants accueillis puisse y découvrir et apprendre des méthodes innovantes pour l’aider à progresser. Parmi les moyens utilisés : la musicothérapie, les contacts avec les animaux dont l’équithérapie ou les jeux avec des couleurs dans l’art-thérapie.
En fonction de sa propre personnalité et de son degré d’autisme, chaque enfant va ainsi pouvoir trouver les techniques qui lui conviennent, mais aussi en éliminer certaines qui ne lui correspondent pas à ce moment-là de sa vie. « Les enfants resteraient un certain temps pour définir ce dont ils ont besoin, une à trois semaines en moyenne », décrit le maire de Mosnes.

Un établissement unique en France qui travaillera en lien avec l’actuel Centre de recherche sur l’autisme de l’hôpital Bretonneau à Tours. Le nouveau bâtiment pourra accueillir 80 enfants dans la partie école primaire publique et 50 enfants autistes jusqu’à 11 ans, de la région et d’ailleurs.
Ce lieu, « mixte » à l’heure des repas et des récréations, aura aussi pour vocation d’aider les parents d’enfants autistes en proposant des formations et des informations sur les diverses méthodes existantes.

Pour financer ce projet, dix concerts dans dix cathédrales et églises ont été donnés dans la région Centre et à Rennes. Les parrains de cette action nommée « Une musique, un sourire » étaient Francis Perrin, qui se bat pour son fils autiste Louis, et l’actrice Véronique Jannot. « Au total, 700.000 enfants en France sont autistes mais seulement 10 % utilisent la bonne méthode d’apprentissage », explique Christophe Villemain, qui a même été contacté par la Nouvelle-Zélande pour un projet similaire.

Le maire (qui ne se représentera pas en 2020), voudrait que les travaux commencent au début de l’année prochaine. Un chantier en bonne voie. « Il manque un million d’euros pour finaliser le projet », précise le porteur de projet ravi d’être soutenu par la Duck Race.

PRATIQUE
Dimanche 9 juin, journée d’animations à Civray-de-Touraine, de 10 h à 17 h. Lâcher de canards à 14 h de la galerie de Chenonceau.
> Plus d’informations sur chenonceau.adopteuncanard.com

⇒ Retrouvez l’interview des organisateurs juste ici !

François Coty, un parfum d’audace

On doit à François Coty des parfums emblématiques mais aussi le château d’Artigny, étonnante folie construite il y a cent ans. Véronique Coty, son arrière-arrière-petite-fille, y a relancé le Prix François-Coty. Rencontre avec l’héritière d’un patrimoine unique.

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Véronique Coty (Photo NR)

Émilie Coppermann a reçu le Prix François-Coty 2018. Personne ne la connaît… alors que ses créations, comme Black XS de Paco Rabanne, ou Play, de Givenchy, sont célèbres.
La parfumerie reste un milieu extrêmement fermé. En France, on a aussi du mal à remercier nos artistes ou ceux qui ont ouvert des voies. Les maisons doivent absolument valoriser ces artistes de l’ombre auxquels ils doivent leurs grands succès. Le Prix François Coty remis lundi dernier au château d’Artigny permet de mettre en lumière mon aïeul mais aussi le talent des parfumeurs d’aujourd’hui.
La Société française des parfumeurs a reçu des jus tous les 15 jours et choisit une dizaine de nominés sur une liste exhaustive de près d’une centaine de parfums. Ces nominés étaient ensuite libres de nous envoyer la création réalisée dans l’année qui leur tenait le plus à cœur, qu’elle ait été commercialisée ou non. Car certaines créations, magnifiques, sont parfois refusées par une marque pour des raisons de stratégie ou de coût.

Parallèlement au prix, vous avez créé une exposition consacrée à François Coty.
Une rétrospective me semblait indispensable pour le faire reconnaître du grand public. J’ai pensé à une exposition autour de la ligne parfumée, c’était sa particularité : il créait des parfums puis imaginait autour de chacun des lignes complètes avec des colognes et des cosmétiques. À la fin des années 20, François Coty vendait 100 000 poudres par jour dans le monde.
Il a créé 38 parfums dont une nouvelle famille, les Chypres. Il est mort en 1934 mais il reste une référence, une icône, pour tous les parfumeurs. Nous avons donc réuni près de 300 flacons, poudriers, objets d’archives, coffrets… Le parfumeur Jean Kerléo, fondateur de l’Osmothèque, a reconstitué huit fragrances emblématiques et on peut les sentir. En voyant la taille des flacons, on réalise qu’à l’époque, le parfum était vraiment considéré comme un luxe, un vrai bijou.

Petite, quel rapport aviez-vous avec le travail de votre aïeul ? 

Photo credit association francois coty
Photo credit association francois coty

Mon grand-père, son petit-fils, nous en parlait souvent mais c’était un peu étrange, irréel. Enfant, je ne mesurais pas bien la valeur de cet héritage. Mon grand-père m’impressionnait beaucoup plus : il avait créé la Piste aux étoiles, était ami avec Fernandel et Dali. J’ai voulu reprendre ce travail de mémoire à la suite de mon grand-père et aujourd’hui, je vois à quel point le parcours de François Coty est étonnant.

Il a découvert la parfumerie par hasard, il est devenu milliardaire puis il est mort ruiné en 1934…
Il était hors-norme. Par exemple, il a été élu maire d’Ajaccio mais il n’est pas allé cherché son écharpe… Sa carte de visite était un peu mégalo, il y avait inscrit : François Coty, artiste, industriel, technicien, économiste, financier et sociologue ! C’est parce que la Touraine était le pays des rois que François Coty s’y est installé. Il a décidé d’y construire la réplique d’un château du XVIIIe siècle et il voulait faire sortir le tout-Paris de la capitale. Il y a installé un standard téléphonique international, des frigos pour ranger les manteaux de fourrure des femmes qui venaient à ses soirées.
Mais il avait aussi créé une usine pour embaucher des mutilés de guerre, installé des crèches dans ses usines… c’était un entrepreneur très paternaliste et très humain. Son toupet incroyable vient sans doute de son enfance difficile. Il a perdu sa mère très tôt, puis son père a disparu à la guerre et à l’âge de 14 ans, il a quitté Ajaccio pour Marseille. Et cet enfant pauvre est devenu l’homme le plus riche de France.

On peut dire qu’il a créé les premières collab’ dès les années 20. Un visionnaire ?
Oui, il n’a pas seulement révolutionné le monde de la parfumerie en pensant à utiliser certaines matières premières originales, il a aussi été un précurseur en terme de marketing. Il a pris le nom de sa mère, Coti et changé le i terminal en y pour le rendre plus graphique. En 1910, avouez qu’il fallait y penser !
Il a créé l’échantillon en 1917 pour les militaires qui en ramenaient à leurs petites amies. Il voulait que le luxe soit accessible à tous. Il est le premier à vendre du parfum en grand magasin, il adaptait ses produits pour qu’une ouvrière puisse porter le même parfum qu’une baronne, en imaginant deux types de contenants, l’un bon marché et l’autre luxueux. Il était le premier parfumeur à concevoir des packagings, il a travaillé entre autre avec Lalique, des graveurs, des peintres, des Prix de Rome… Il a su réunir l’art et l’industrie. Ce n’était pas seulement un créateur, c’était aussi un entrepreneur et un bâtisseur.

L’EXPO

LA LIGNE DE VIE PARFUMÉE DE FRANÇOIS COTY
Dédiée à l’univers de François Coty, cette exposition réunit ses plus belles créations ainsi que des archives et des objets personnels. Elle sera accueillie fin 2019 au Musée de Suresnes, lieu historique des créations de François Coty puis chez Bucherer, rue des Capucines à Paris. Elle s’installera au Musée international de la Parfumerie à Grasse courant 2020.
À voir jusqu’au 31 décembre 2018, au Château d’Artigny à Montbazon

Le catalogue de l’exposition, ravissant, a été réalisé par la graphiste Mademoiselle Hazard, avec des contenus de Ghuislaine Picchiottino. Durant tout le mois de décembre, Hervé Guttin le chef cuisinier, propose à la carte du restaurant « L’Origan », un « menu parfumé François Coty ».

Escapade à Jersey : historique et branchée

#EPJTMV. L’île au charme britannique renferme des trésors de patrimoine, et d’adresses incontournables.

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La Baie de Saint-Brélade

Dès que le soleil se pointe, c’est l’endroit idéal pour se détendre sur le sable fin et se baigner en toute tranquillité. Enfin… presque ! Car la plage est aussi le rendez-vous des Jersiais amoureux des sports nautiques. Du canoë-kayak au jet-ski, en passant par le paddle, le canotage et la planche à voile, la Baie de Saint-Brélade respire le dynamisme et les vacances.

Le zoo
Étendu sur plus de huit hectares, le zoo de Jersey, fondé en 1959, préserve de nombreuses espèces en voie de disparition. Situé à l’écart de la ville, il recense 130 variétés d’animaux. Entre deux découvertes, les visiteurs peuvent faire une pause au Firefly café ou au Dodo restaurant.

Les tunnels de guerre et l’hôpital souterrain allemand
Amateurs d’histoire, ce site est pour vous ! Les différentes phases de l’occupation de Jersey par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale sont retracées sur plus d’un kilomètre dans ces tunnels de guerre. Au détour d’une galerie, on tombe même sur un ancien hôpital souterrain allemand (claustrophobes s’abstenir !). On passe facilement la journée entière à revivre les souvenirs conservés dans le patrimoine historique de l’île.

Le château d’Elizabeth
À marée basse, on y accède à pied. Et lorsque l’eau monte, on embarque sur le véhicule amphibie ! Dominant la baie de Saint- Aubin, ses murs renferment des expositions sur les 300 ans d’histoire pendant lesquels le château d’Elizabeth, perché son sur îlot rocheux, a défendu Jersey. Une balade sympa autour de magnifiques édifices.

The Jersey Opera House
En ville, c’est LE théâtre par excellence où se jouent pièces, spectacles et représentations en tous genre. Beaucoup de Britanniques viennent se produire sur la scène du Jersey Opera House. Un lieu bouillonnant de culture qui en régale tous les amateurs.

♦Howard Davis Park
Une parenthèse fleurie au coeur de Saint Hélier, la capitale de Jersey. Le café du parc est idéal pour faire une pause en toute tranquillité, au coeur de l’agitation urbaine. Une magnifique roseraie et un cimetière de guerre donnent au parc d’Howard Davis toute sa singularité. De nombreux concerts de plein air s’y déroulent, un véritable régal en été !


EN BREF 

>>OÙ MANGER, BOIRE PUIS DANSER ?
Royal YachtWatersplash Ce bar-restaurant branché de Saint-Ouen est d’abord apprécié pour sa cuisine, qu’on aime déguster tranquillement en terrasse, face à la mer. Quartier général de nombreux surfeurs, il affiche souvent complet de jour comme de nuit, même lorsqu’il se transforme en nightclub. Réputé pour son ambiance, des DJ renommés du Royaume-Uni y viennent parfois pour jouer quelques sets en live. Un incontournable pour tous les démons de minuit (pardon).

The Royal Yacht Le lieu un peu magique de l’île pour sortir : hôtel branché en plein centre ville, c’est aussi un bar, idéal pour boire un café en journée. Le soir, direction son élégant restaurant pour dîner. Et le vendredi, c’est boîte de nuit : le Royal Yacht branche les spotlights et devient l’un des nightclubs préférés des Jersiais !

NOTRE GUIDE
Catherine
 
 
 
 
 
Catherine est née à Jersey et y a vécu toute son enfance. Après quelques années d’études en France, elle est rentrée vivre sur sa petite île, dont elle adore le côté cocoon, où elle connaît (presque) tout le monde.
 
 

Spécial été – 101 bons plans sur Tours

Vous restez à Tours pendant les vacances ? Et bien, vous avez raison. Même 101 bonnes raisons.

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C’est l’été : pastis, merguez, taboulé. Et surtout, on a envie de s’évader de Tours et de revenir tout bronzé (et pas tout nu, enfin comme vous voulez) et avec plein de choses à raconter à la rentrée. Alors pour tous ceux qui dépriment parce qu’ils ne partent pas : pas d’inquiétude ! Concerts, spectacles de rue, dégustations, visites insolites… Pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres entassé dans une voiture entre la planche de surf du frangin et le parasol pour la grand-mère. Ici, il y en a pour tous les goûts ! TMV se glisse dans votre sac et vous donne 101 raisons de rester en Touraine cet été. Sous le soleil, en terrasse, entre potes ou en famille. C’est l’heure de profiter, histoire de ne pas s’en mordre les doigts quand il fera deux degrés en décembre prochain.
TELECHARGEZ ICI NOTRE NUMERO SPECIAL ETE AVEC 101 BONS PLANS POUR JUILLET/AOÛT
Ah oui, et au fait : Merci du temps que vous passez avec nous, de votre présence et de votre confiance. Bon été à tous et rendez- vous le 28 août pour des sensations fortes !