Bateau ivre : ohé ohé la grosse rentrée !

C’est aussi la rentrée pour le collectif Ohé du bateau qui prépare la réouverture prochaine du Bateau ivre. On fait le point avec Laurent Polisset, du conseil d’administration.

Le Bateau ivre ouvrira ses portes l’an prochain (Photo archives tmv)

Il y a eu une petite trêve estivale pour le collectif ? Ou vous êtes restés sur le pont ?
Le conseil d’administration ne s’est pas réuni en août, mais début juillet. En revanche, nous avons continué à travailler les dossiers. Il y a tellement de choses à faire ! On attendait la subvention de la Région et de l’agglo signée début juillet. Ensuite, on a refait les budgets provisionnels et estimé la première tranche des travaux qui commenceront à la rentrée. Car on a fini de recevoir les devis des entrepreneurs. Le chantier va démarrer en septembre !

Alors quoi de prévu maintenant ?
On se retrousse les manches ! L’ouverture de la salle doit se faire au premier trimestre 2020, début avril. Bref, ça arrive vite. C’est une grosse rentrée pour nous.

Laurent Polisset de Ohé du bateau (Photo collectif Ohé du bateau)

Vous pouvez enfin souffler ?
Ouais ! (rires) Quand les premiers entrepreneurs mettront les pieds dans la salle, ça fera du bien ! Le collectif s’est tout de même monté à l’hiver 2010…

Les collectivités locales ont mis la main à la poche. Ça vous a surpris ?
Ça faisait neuf ans qu’on les sollicitait avec plein de projets différents. Ça a mis le temps, la Région avait acheté des parts sociales. Mais à force, on est devenus plus crédibles, donc ils sont revenus vers nous car on tenait la route. Bon, il manque encore des fonds puisque nos débuts seront « bruts » : la salle aura 300 places dans un premier temps. Pour la deuxième phase, l’extension permettra une jauge de 600 places et un balcon. C’est donc une belle et vraie enveloppe pour commencer. Mais il nous reste encore pas mal de collectivités à aller voir.

Vous avez déjà les yeux rivés sur la programmation ? Comment cela se passera ?
En fait, il n’y aura pas de programmateur. La programmation viendra des structures culturelles sociétaires. Au début, on aura une grosse partie de location de salle. Et une petite partie qu’on se réserve avec nos labos, où il y aura de tout : danse, théâtre, musique… On pense aussi aux artistes qui nous avaient soutenus à l’époque et sont encore informés aujourd’hui. Une grande partie d’entre eux devraient être là, lors de la semaine d’ouverture en 2020.

> Infos sur ohedubateau.com

Bateau ivre : c’est reparti !

Les travaux vont démarrer au Bateau Ivre. La salle dévoilera bientôt son nouveau visage.

bateau ivre

Carole Lebrun, présidente de la SCIC Ohé, et Franck Mouget, membre fondateur du collectif, ont donné le premier tour de clé pour ouvrir la salle du Bateau Ivre, à Tours. La semaine dernière, la société coopérative d’intérêt collectif a officiellement signé, chez le notaire, le rachat du lieu à la Semivit (ancien propriétaire) pour 270 000 €.
Les travaux, eux, sont estimés à 400 000 €.

Et ils devraient complètement transformer l’endroit. C’est l’architecte Stéphane Martin, qui a par exemple réalisé la Pléiade à La Riche, qui s’occupera de donner un nouveau visage au Bateau Ivre. Sont notamment prévus une réfection du sol, une accessibilité totale aux personnes à mobilité réduite, de nouveaux sièges, une scène modulable…

Décrit par Franck Mouget comme « un lieu de rencontre », le Bateau Ivre nouvelle version possédera une jauge de 600 places et accueillera un café culturel.
Samedi 20 janvier, à 15 h, la salle sera exceptionnellement ouverte pour une vente aux enchères d’oeuvres d’art. Idéal pour se mettre à flots.

Bateau Ivre : histoire d’un sauvetage en 5 dates

Ce jeudi 16 mars, une assemblée générale se tient pour faire le point sur la situation du Bateau Ivre. En cinq dates, tmv revient sur l’histoire d’un sauvetage.

bateau ivre

1982 : MISE À L’EAU

Gisèle Vallée et Joël Le Breton, couple amoureux de culture, transforment un petit local du quartier Blanqui en salle de spectacle, mais très vite, les fins de soirées au Bateau Ivre, rue Eugène-Durand, dérangent le voisinage. Le navire change alors de port pour s’installer dans l’ancienne salle de cinéma du 146 rue Edouard-Vaillant, en 1987, avec Gisèle à son commandement. La capacité d’accueil est triplée, passant à 300 marins amateurs de musiques et de théâtre.

2010 : AVARIE DE MOTEUR

Les années passent mais les artistes ne se ressemblent pas. En 28 ans, le Bateau Ivre a fait voguer 1 500 groupes et 250 compagnies. On se souviendra du ressac qu’ont provoqué Miossec, Les Wampas, l’As de Trèfle, IAM ou encore Arthur H. En octobre 2010, la salle ferme ses portes mais le collectif Ohé du Bateau ! est créé pour sauver le navire, préparant le départ de sa propriétaire Gisèle Vaillant en décembre. Un total de 130 000 € de promesses de dons est récolté mais cela ne suffi t pas. Un an plus tard, le trois-mâts est racheté par la Société d’économie mixte de la Ville de Tours (Semivit) pour stopper toute velléité des promoteurs. Seul hic, le collectif et la Semivit ne sont pas d’accords sur le prix de la location.

2013 : REMORQUAGE EN MUSIQUE

Une première Distillation Culturelle est organisée gratuitement en octobre 2013. Tout un week-end, des artistes en tout genre donnent une cinquantaine de spectacles devant le Bateau Ivre. La fresque actuelle est réalisée à ce moment-là par 18 plasticiens. La population se mobilise de plus en plus nombreuse à chaque mobilisation et la lutte continue pour trouver un accord avec la Semivit.

2016 : TOUS CAPITAINES DU NAVIRE

La Semivit donne finalement jusqu’au 15 avril 2016 au collectif Ohé du Bateau ! pour racheter la salle à hauteur de 600 000 €. Une première souscription est lancée en février en proposant aux citoyens et entreprises de devenir sociétaires, en achetant une des 6 000 parts de 100 €. Le 24 juin, la Semivit accepte la proposition d’achat de 270.000 € et le 17 octobre le collectif historique Ohé du Bateau ! se transforme en SCIC Oh ! (Société coopérative d’intérêt collectif). Elle est forte de 263 200 € grâce au capital apporté de 1 567 sociétaires et des 100 000 € promis de la Région. Il signe le compromis de vente le 8 décembre dernier.

2017 : UN NOUVEAU NOM ?

La première assemblée générale de la coopérative culturelle SCIC se tient ce jeudi 16 mars, à 18 h 30, à la salle Thélème de la faculté des Tanneurs. À l’ordre du jour un point sur la situation du Bateau Ivre ! (vente, travaux, finances), l’élection de cinq derniers administrateurs de la SCIC Oh ! et le nom de la future salle qui pourrait changer ou rester le même. La réouverture du navire est envisagée fi n 2017, après des travaux de désamiantage, d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite…

Texte : Pauline PHOUTHONNESY / Photo : Hughes LE GUELLEC

Next week : l’actu du 15 au 20 mars

De Tours à Paris, de la journée du sommeil au Bateau Ivre, voilà un bref résumé de ce qui fera l’actu la semaine prochaine.

MERCREDI

Tours. C’est le 15 mars que s’ouvrira la 10e édition des Assises du journalisme. Jusqu’au 17 mars, ateliers, conférences et workshops animeront ce rendez- vous de l’information, ouvert à tout public (rappelons-le !). Un après-midi accueillera aussi le Salon du livre du journalisme, où seront présents de nombreux auteurs, notamment Raphaëlle Bacqué, Claude Sérillon ou encore Edwy Plenel.
 > Du 15 au 17 mars, au centre Vinci. Gratuit. Infos et inscriptions sur journalisme.com
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Fillon. C’est aussi ce même 15 mars que François Fillon (LR) sera convoqué par les juges d’instruction pour être mis en examen dans l’affaire de l’emploi fictif présumé de sa femme, en tant qu’assistante parlementaire et autres joyeusetés. Le 1er mars dernier, lors d’une conférence de presse, il avait indiqué : « Je me rendrai à la convocation. Je ne reconnais pas les faits, je n’ai pas détourné d’argent public. »

JEUDI

Bateau Ivre. Le 16 mars, ce sera la première assemblée générale pour la coopérative culturelle SCIC Ohé ! Le collectif Ohé du Bateau, à l’origine de la renaissance du mythique Bateau Ivre, est actuellement en transition administrative. Tout le monde est convié à cette AG qui aura lieu salle Thélème, à Tours, à 18 h 30.
>Infos sur ohedubateau.com
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VENDREDI

Télé tatouée. Le 17 mars prochain, Yann Barthès, de l’émission Quotidien, présentera le Tattoo Show, une émission spéciale dédiée au tatouage, avec reportages et invités sur le plateau. L’animateur devra même réaliser un classement des célébrités tatouées. > Le 17 mars, sur TF1, à 23 h 15 (après Koh Lanta).

SAMEDI

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(Photo daddu.net)

RrrZZzz. La petite info inutile du jour : le samedi 18 mars, ce sera la Journée mondiale du sommeil (oui, ça existe). D’ailleurs, à cette occasion, des experts de l’INSV (Institut national du sommeil et de la vigilance) s’interrogeront sur le thème : « Dormir seul ou pas ? Quel impact sur le sommeil ? » On espère sincèrement que ces professionnels attireront l’attention sur un problème national : le/ la conjoint(e) qui prend toute la couette pendant la nuit (et qu’est-ce que ça nous agace).

Dernière ligne droite pour sauver le Bateau

Plus que quelques jours pour aider et sauver le Bateau ivre…

C’est la dernière ligne droite. Les membres du collectif Ohé du bateau ont jusqu’au samedi 9 avril pour réunir les 600 000 € qu’ils espéraient, afin de racheter la salle mythique du Bateau ivre. Les jours passent, les soutiens s’accumulent. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les artistes de toute la France qui posent fièrement avec un t-shirt jaune « Reprenons le Bateau ».
Pour l’instant, « pour l’achat du bien, nous en sommes donc à 215 000 € (collectivités locales + sociétaires, NDLR). Nous recevons ces derniers jours de plus en plus de souscriptions de la part des citoyens et d’associations », précise le collectif dans un communiqué. Le dernier happening se produira le 9 avril, pour un « après-midi d’agitation populaire », comme le précise Ohé du bateau.

Tout est donc encore possible pour sauver la vie d’un pan de la culture tourangelle. Le Bateau ivre, ouvert en 1982, avait vu défiler jusqu’en 2010 une tonne d’artistes, comme Noir Désir, Zazie, Louise Attaque ou encore La Mano Negra.

 > Pour aider : rachat.ohedubateau.com

ohe du bateau

Demain, on s’tient la main pour le Bateau Ivre

#EPJTMV. Pourquoi réouvrir le Bateau Ivre ? « Parce que c’est une salle mythique à Tours, les acteurs culturels et les artistes en ont besoin. »

EPJTMVLa diversité culturelle, c’est super important : voilà le discours de Franck Mouget, président de l’association Ohé du Bateau, qui milite pour la réouverture du Bateau. Le but : une salle où l’art et la culture pourraient s’exprimer librement et où les gens pourraient partager un bon moment. Et à des prix abordables (entre 5 et 12 euros).
Pour l’association Ohé du Bateau, les finances ne doivent pas guider l’envie de réouvrir ce lieu. L’utilité sociale doit primer, l’intérêt général pour la ville et son rayonnement. C’est quoi l’important ? « Ce que cela crée comme liens d’humanité. » D’où la chaîne humaine organisée ce samedi 6 décembre par le collectif. L’objectif est de montrer que chacun peut participer à la réouverture, chacun est essentiel à ce que ce soit un lieu de culture et d’art dans sa plus grande diversité. La chaîne, c’est symbolique. Le collectif veut provoquer la volonté du politique. « La municipalité est assez molle sur la question », estime Claude Bourdin, secrétaire adjoint de l’association et candidat aux dernières élections municipales. « Ils sont intéressés par le projet, mais ils ne savent pas par quel bout le prendre », ajoute Franck Mouget. Selon lui, « le bout le plus simple c’est le bout citoyen. Il y a des gens qui veulent faire des choses, pourquoi ne pas les accompagner ». En avril, Christine Beuzelin, adjointe à la culture, déclarait à La Nouvelle République : « Il faut que la culture aille plus vers les gens.» Et c’est exactement ce que veulent les défenseurs du Bateau, ça tombe bien, non ?
EPJTMV« Quand on veut on peut » est la devise qui anime l’ensemble des Tourangeaux derrière le projet de réouverture du Bateau Ivre. « On a envie de prouver qu’on existe, qu’on peut créer du lien. L’argent, il y en a marre de le mettre au centre des activités humaines. C’est la culture qui doit l’être. » La très forte volonté citoyenne, qui existe depuis quatre ans maintenant, n’a qu’une envie : ne plus être dans la démonstration, mais dans l’action. « On veut être dans le lieu et montrer de quoi les citoyens qui défendent la diversité culturelle sont capables, témoigne le président de l’association. Au Bateau Ivre, on veut qu’il y ait de l’humanité, des échanges, du partage, parce que ça manque à Tours. »
Ce samedi 6 décembre, en se tenant la main, les membres du collectif et les citoyens tourangeaux auront à cœur de montrer qu’ils veulent relier le projet de réouverture du Bateau à la mairie. Ce sera ça, d’ailleurs, le trajet de leur chaîne humaine : du 146 rue Edouard-Vaillant à la place Jean-Jaurès et l’Hôtel de Ville. Midi pile au Bateau, et puis, vu le froid, quitte à sortir, autant marcher dans la joie et se tenir la main. « Venez nombreux, on ne sera jamais assez pour défendre ce genre de projet. »
Déroulé des évènements 
Ce samedi 6 décembre. Départ à 12 h du Bateau Ivre, passer par la gare vers 13 h, et arriver à la mairie à 14 h. Tous les 100 mètres environ, des « agitateurs » vous réchaufferont !
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=QOz7sE83TNc[/youtube]
Sébastien Guerche (article + photos)

Le bateau ivre refait surface

Le collectif ohé du bateau lance la Distillerie culturelle pour remettre le navire à flots.

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Ohé du bateau ne lâche rien. Le 12 et 13 octobre, le collectif tourangeau organise un grand weekend événement pour montrer que son projet de reprise du Bateau ivre est possible sur le plan culturel. Concert de musiques amplifiées, baroque, classique, plasticiens, théâtre : tout le monde devrait s’y retrouver pendant ces deux jours. Une scène devrait être installée en face de l’ancienne salle de concert.
Le Collectif a même eu l’accord d’utiliser la scène du Bateau. « En mars dernier, la proposition de la mairie pour la location du Bateau ivre a été un vrai coup dur pour nous, Christophe Dupin, membre du collectif. 5 000 € de loyer alors que nous en demandions maximum 1000 par mois pour être viable économiquement, c’est clairement un désengagement politique. Après avoir réfléchi ensemble, nous avons décidé de continuer. Nous avons alors créé la Distillerie culturelle. »
L’idée est simple : il n’existe aucun lieu culturel transdisciplinaire sur Tours. La Distillerie deviendrait un pole pour toutes les compagnies de théâtre, les groupes de musique, d’artistes qui veulent émerger dans le milieu culturel local mais qui n’en ont pas les moyens. « Nous avons constitué des laboratoires, explique Christophe Dupin. Tout le monde peut en faire partie, associations comme citoyens. Dans ces labos, nous réfléchissons à la programmation et la gestion de la Distillerie. »
Le projet de la Distillerie : ohedubateau.com