Tours : Reprise de la distribution des masques ce 17 août

A partir de ce lundi 17 août, la Ville de Tours organise une nouvelle campagne de distribution de masques. Parallèlement à cela, s’ouvrent des sites de dépistage (gratuit !).

Et c’est reparti pour un tour ! La Ville de Tours a annoncé qu’elle organisait une nouvelle campagne de distribution de masques gratuits aux habitants. Et ce, à compter de ce lundi 17 août.

Quatre sites municipaux sont donc ouverts pour récupérer son masque :

  • Mairie Centrale (accueil) : Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 13 h et de 14 h à 17 h (sauf vendredi 14 h-16 h 30)
  • Mairie de quartier des Fontaines -Espace Jacques Villeret : Du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30
  • Médiathèque François-Mitterrand : Du mardi au samedi, de 14 h à 18 h
  • Château de Tours : Du mardi au dimanche, de 14 h à 18 h

Il faudra en revanche se munir d’un justificatif de domicile. Les familles doivent être représentées « par une seule personne en possession d’un livret de famille », précise la municipalité.

Des sites pour se faire dépister gratuitement

Par ailleurs, des sites de dépistage Covid-19 sont également, et à compter d’aujourd’hui, installés à Tours :

  • Centre Municipal des Sports : du 17 au 29 août, du lundi au vendredi de 10 h à 17 h
  • Auchan Tours Nord : du 18 au 29 août, du lundi au samedi de 12 h à 19 h
  • Site des Tanneurs de l’Université de Tours : du 20 au 22 août, de 18 h à 22 h
    Ces dépistages sont ouverts à tous, sans rendez-vous et gratuits. Ils sont réalisés par les laboratoires ABO+, Cerballiance et l’équipe du CHU de Tours.

 

Sida : « Faites le test ! »

#EPJTMV La journée mondiale de lutte contre le sida a lieu jeudi 1er décembre. Rencontre avec Jean-François Dailloux, médecin tourangeau impliqué dans la lutte depuis 25 ans. Il a notamment fondé le forum santé et VIH.

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Comment peut-on se faire dépister à Tours ?
En Indre-et-Loire, 850 patients séropositifs sont suivis. En France, environ 6 580 nouvelles personnes sont dépistées comme séropositives, chaque année. L’un des moyens les plus rapides est l’auto-test de dépistage du sida. Il s’adresse aux personnes n’ayant pas franchi le seuil des centres de dépistage ou des laboratoires. Disponible en pharmacie depuis septembre 2015, il reste relativement cher, entre 25 et 28 euros. Toutes les semaines, 2000 de ces tests sont achetés. Mais il existe d’autres moyens pour se faire dépister gratuitement et anonymement. C’est le cas du CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST), à Tours. Les résultats sont disponibles une semaine après, au centre. Dans tous les cas, afin que le résultat soit fiable, il faut attendre trois mois après une exposition à risque. Les médecins généralistes délivrent également des ordonnances pour une prise de sang dans un laboratoire. L’association Aides (Association française de lutte contre le VIH) permet aussi à ceux qui le souhaitent de se faire dépister sans payer et anonymement.

Comment sensibiliser l’opinion publique autour du virus ?
La journée mondiale de lutte contre le sida y contribue. Tous les ans, elle est comme une piqûre de rappel ; c’est comme les vaccins. Aujourd’hui en France, 30 000 personnes seraient séropositives mais l’ignorent. C’est à elles que nous nous adressons. Il faut prendre en compte que la vie des gens change. Ils sont en couple, se séparent. Ils se protègent, ne se protègent plus. Mais une chose est sûre, ils ne peuvent pas ne pas se sentir concernés. Il faudrait trouver une autre manière de communiquer autour du sujet. En diffusant régulièrement des spots préventifs sur internet par exemple. Car je suis persuadé que la meilleure occasion de sensibiliser les gens, c’est de les inciter à se faire dépister.

En quoi le dépistage est primordial dans la lutte contre le sida ?
En 2013, la France est le pays d’Europe où il y avait le plus de tests de dépistage du VIH. Pourtant, le virus persiste d’année en année. Plus les gens iront se faire dépister, plus ils se feront traiter et moins le virus se répandra. Si tout le monde était traité, on assisterait rapidement à son extinction. Selon les experts, en région Centre, 800 à 1000 personnes vivraient avec le VIH sans le savoir. Cela représente un risque de continuer à transmettre la maladie.

Que diriez-vous aux personnes qui ne se sont jamais fait dépister ?
Sautez le pas et allez faire le test. C’est une forme d’engagement. Il faudrait le faire au moins une fois dans sa vie. Certains ne se sentent pas forcément concernés par le problème du VIH, ils disent qu’ils n’ont pas de relations à risque. D’autres ont surtout peur du résultat.

Propos recueillis par Lucie Martin

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]