Six youtubeurs tourangeaux à suivre

Ces six youtubeurs tourangeaux cumulent les milliers de vues et d’abonnés sur la célèbre plateforme vidéo. Histoire, sciences, beauté etc., les domaines sont variés et il y en a pour tous les goûts ! Petite sélection faite par les étudiant(e)s de l’EPJT.

NOTA BENE
BENJAMIN BRILLAUD, 29 ANS

Tout a débuté il y a cinq ans pour la chaîne Youtube de Benjamin, alias Nota Bene. « Il y avait une vague de vulgarisation sur Internet que je ne connaissais pas. » Comme aucune chaîne n’était consacrée à l’Histoire, Benjamin s’est lancé et a dû faire face à un succès inattendu. Avec près de 600 000 abonnés aujourd’hui, il a fait de ses vidéos son travail à temps-plein. « Cela fait plaisir de voir que l’Histoire n’est pas reléguée au second plan. Que mes vidéos ouvrent un débat dans les commentaires. » Aujourd’hui le jeune homme a beaucoup de projets, dont des documentaires diffusés sur Arte. À suivre…
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SCICOS
VICTOR DELALEU, 17 ANS

« J’ai toujours eu un rapport compliqué avec l’école. Au collège, j’étais en échec scolaire. Mais j’ai toujours aimé communiquer avec les gens, faire en sorte qu’ils se posent des questions. » C’est dans cette optique que Victor a créé il y a trois ans la chaîne Youtube Scicos. Avec près de 5 000 abonnés, ce jeune Tourangeau tente de répondre aux questions que les curieux peuvent avoir sur la science, une de ses vieilles passions. Mais Victor ne compte pas s’arrêter là. « Mon but serait de me consacrer entièrement à Youtube. Écrire le matin, tourner l’après-midi et monter le soir. Ce serait magnifique. »
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DAO BEY
PAOLO BEY, 19 ANS

Natif du sud de la France mais Tourangeau d’adoption, Dao Bey veut percer dans le rap. Sur sa chaîne éponyme, il poste ses chansons et clips. Son style : du hip-hop, mais avec une instru diversifiée. « Je veux prouver que le rap, ce n’est pas que niqu** des mères. Si j’ai envie de mettre un rythme salsa pour rapper je le fais. » Depuis cinq ans, Paolo utilise Youtube pour la visibilité que cela lui apporte. Son dernier clip en date, Felicidad a fait plus de mille vues en seulement une semaine.
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DANS MA BOITE
PAULINE RIBEMONT, 31 ANS

Cette jeune maman tourangelle tient une chaîne YouTube en lien avec son blog. Son studio, c’est son salon. Cette chaîne youtube « lifestyle » comme Pauline aime la décrire est une sorte de « médium supplémentaire » qui lui permet de parler de sujets qui lui tiennent à coeur comme elle le fait dans les nombreux articles de son blog. Cuisine, décoration DIY (do it yourself), conseils de maman. Elle partage aussi ses nouveaux achats, ses coups de coeur. « Je discute aussi de thématiques rigolotes », comme sa visite chez une naturopathe qui a été visionnée plus de mille-quatre-cent fois.

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WALID PARLE
WALID HABLE, 19 ANS

« Je fais des vidéos pour faire marrer. » Walid, son truc, c’est l’humour. C’est pour se lancer dans ce monde que l’ancien lycéen de Grandmont a ouvert sa chaîne il y a un peu plus d’un an. « J’adore le théâtre et le stand-up. Mais il n’y a pas beaucoup de scène ouverte à Tours ». Le jeune homme écrit donc ses sketches, les réalise pour ensuite les mettre en ligne. Pour le moment Walid s’essaye à plusieurs styles avant de trouver THE concept qui fera l’identité de ses vidéos. Il espère que Youtube fera office de tremplin et le propulsera sur le devant de la scène.
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MON GRAIN DE FOLIE
ÉMILIE RODRIGUEZ, 38 ANS

L’histoire de cette chaîne beauté a un triste début. Il y a sept ans, Emilie a fait un burn-out. « Je ne m’étais jamais occupée de moi. Quand mes filles sont devenues grandes, je voulais faire quelque chose pour moi. » Mais problème : « aucune femme qui faisait des vidéos beauté ne me ressemblait. Cela m’agaçait. » Alors il y a cinq ans, Emilie a créé son propre blog et ses vidéos. Aujourd’hui, cette autodidacte peut se vanter d’avoir plus de 2 000 abonnés et de recevoir de nombreux commentaires. « C’est incroyable lorsque je reçois des commentaires. Parfois je ne fais pas de vidéo pendant deux jours et quand je reviens, les gens ont l’impression que je suis partie pendant mille ans. »
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Par Manon Brethonnet & Malvina Raud, étudiantes à l’EPJT.

Salons de Choiseul : mythes et héros débarquent !

Les 16 et 17 novembre, les Salons de Choiseul accueillent de nouveau 50 conférences. Thème de cette année ? Mythes et héros. Les réservations ouvrant cette semaine, Tmv vous propose un petit aperçu des immanquables, entre Star Wars, Harry Potter et les zombies !

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(Crédit Moka Création)

LES ZOMBIES DÉBARQUENT

En juillet, l’immense réalisateur George A. Romero nous quittait. Le papa des zombies avait, à l’époque, nourri son film mythique La Nuit des morts-vivants d’un sous-texte politique acerbe. Bref, une satire sociale plus qu’un simple film d’horreur. Clémentine Hougue, docteure en littéraire comparée et enseignante au Mans, s’est aussi posée la question : Les zombies, des personnages politiques ?, est le thème de la conférence qu’elle fera aux Salons de Choiseul. Et c’est avec elle que la rédac’ a décidé de s’acoquiner pour une carte blanche tmv. On vous en dira davantage un peu plus tard. Et il se pourrait même qu’un de nos numéros en novembre soit envahi de zombies. En attendant, vous pourrez toujours vous consoler avec la reprise de The Walking Dead, le 22 octobre !

LES HABITUÉS

Des Salons de Choiseul sans Benjamin Brillaud et Corentin Charbonnier, c’est comme une raclette sans fromage : c’est triste. Cette année, les deux Tourangeaux sont donc de retour pour nous jouer joli tour : le premier, connu pour sa chaîne YouTube Nota Bene, parlera des inspirations historiques et littéraires de Harry Potter. Le second, docteur en anthropologie et métalleux devant l’Éternel, proposera une conférence sur les constructions des figures mythiques dans le metal, de Motörhead à Behemoth.

LE FLÉAU DE DIEU À CHOISEUL CHOISEUL_ATTILA

Aaah, Attila, roi des Huns, maître de la guerre, chef barbare et sanguinaire, « où il passe, l’herbe trépasse »… Le genre de chef qu’on n’aurait pas forcément envie d’inviter le dimanche midi avec belle-maman. Mais Attila était-il vraiment ce « fléau de Dieu » ? Ou ne serait-il pas père des peuples ? C’est la question que se posera Sylvain Janniard, maître de conférences en Histoire romaine à Tours, lors de cette conférence/carte blanche à l’association pour l’Antiquité tardive.

CHOISEUL_ELASTIQUELES SUPER HÉROS À LA MOULINETTE DE LA PHYSIQUE

D’après les lois de la physique, l’Homme élastique auraitil pu vraiment avoir ce cou et ces fichus bras en chewing gum ? Est-ce vraiment possible de se transformer en Spiderman trop sexy après avoir été mordu par une araignée et embrasser Emma Stone ? Vous avez deux heures. Sinon, il sera aussi possible d’assister à la conférence de Roland Lehoucq, astrophysicien, intitulée « Super les héros ! Physique ordinaire des super héros ». L’intervenant est, d’après les organisateurs, « épatant et hyper spécialiste. Il a une connaissance encyclopédique des super héros ».

T’AS D’BEAUX JEANS, TU SAIS ?

L’intitulé intrigue : « Le bleu de travail, une tenue mythique » Derrière ce thème de conférence se cache le travail de Jérémie Brücker, agrégé d’Histoire et enseignant au lycée Choiseul de Tours, « qui a fait une thèse sur le textile », éclaire Stéphane Genêt, l’un des organisateurs. « En fait, il s’agit d’une conférence autour du jean. C’est donc loin d’être austère ! » Bref, l’histoire d’un vêtement, symbole distinctif des mauvais garçons dans les années 50 mais peut-être devenu « une tenue mythique », comme s’interroge Jérémie Brücker.

VOUS NE PASSEREZ PAAAS !

Mythes et héros dans l’oeuvre de Tolkien, c’est le sujet qu’abordera Leo Carruthers, professeur émérite d’études médiévales anglaises. L’écrivain, même s’il a rédigé de nombreux ouvrages comme le Silmarillion ou encore Roverandom, est évidemment surtout connu pour sa bible, Le Seigneur des anneaux. Hobbits de tout poil, Golum en herbe et autres Gandalf barbus, unissez- vous : les places de cette conférence risquent de partir comme des petits pains.

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WONDER WOMAN ET FÉMINISME

Le thème est d’actualité : depuis plusieurs semaines, le réalisateur James Cameron répète à tout va que le film Wonder Woman sorti en 2017 est un recul pour l’image de la femme, quand d’autres le décrivent comme une ode au féminisme. Bref, Wonder Woman est-elle une superhéroïne féministe ? C’est cette question qu’a choisi Xavier Fournier, journaliste, écrivain et scénariste.

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STAR WARS, TU RÉVISERAS CHOISEUL_YODA

Cette année, les fans de l’univers de la Guerre des étoiles devraient être comblés. Les Salons Choiseul ont invité David Lebreton, professeur de philo, qui a travaillé sur la sagesse de Yoda, en tant que mythe contemporain et vertu antique ! Mais aussi Gilles Vervisch, agrégé de philosophie, qui abordera Star Wars comme mythe contemporain. Les deux conférences auront lieu dans une salle rebaptisée pour l’occasion… « salon Maître Yoda ». Trop cool, cela nous trouvons.

ÇA VA ? IMHOTEP, IMHOTEP

L’Égypte Antique aussi avait ses super héros. Bon, ils ne portaient pas leur slip au-dessus du pantalon, mais il n’empêche : le mythe égyptien est l’un des plus vivaces de l’Histoire. Et cette année, c’est la première fois que les Salons accueillent un égyptologue ! Damien Agut, docteur en égyptologie et épigraphiste, sera présent pour discuter de l’Égypte des pharaons sans les mythes.

MAIS ENCORE…

Notre panorama n’est évidemment pas complet. On aurait pu également parler des autres conférences, comme celle de Michel Faucheux qui passera du mythe de Frankenstein à la « robolution » ; d’Emmanuel Blanchard et son « mythe du contrôle des frontières » (vous trouvez que cela fait résonance à l’actualité ? Vous avez raison) ; de Cédric Delaunay et ses légendes du Moyen-Âge ; de Fantomas qui sera abordé par Dominique Kalifa ; ou encore Christian Ingrad qui analysera le mythe de l’Est chez les nazis et de la carte blanche MGEN, emmenée par Julien Duval, à propos du… trou de la Sécu ! Eh oui : ne serait-ce pas un mythe ?

CAGNOTTE : AIDONS LES SALONS !
Chaque année, Sylvie Mercadal et Stéphane Genêt travaillent dur sur l’organisation des Salons de Choiseul. Mais faute de subventions un peu maigres et avec 50 conférences à chaque édition – le tout, accessible gratuitement – cet événement a besoin d’aide pour perdurer. Une cagnotte a donc été lancée. Elle permettra de donner un coup de main au financement des billets de train et chambres d’hôtel des intervenant(e)s, et pour l’impression des affiches et plaquettes. Chacun participe du montant qu’il souhaite !
>>> C’est par ici ! <<< 

> Les Salons de Choiseul, les 16 et 17 novembre au lycée Choiseul de Tours, toute la journée. Gratuit.
> Infos et ouverture de la billetterie le 15 octobre sur lessalonsdechoiseul.wordpress.com ou facebook.com/LesSalonsDeChoiseul

Nota Bene passe de Youtube au papier

Sur YouTube, ses vidéos qui racontent l’Histoire de façon divertissante cartonnent. L’autodidacte Benjamin Brillaud, tête pensante de Nota Bene, passe au papier : le Tourangeau vient de publier son premier livre, Les pires batailles de l’Histoire.

Benjamin Brillaud, de Nota Bene, et son joli tshirt chaton (Photo tmv)
Benjamin Brillaud, de Nota Bene, et son joli tshirt chaton (Photo tmv)

En septembre 2015, vous disiez dans tmv que la meilleure façon d’intéresser les gens à l’Histoire, ce n’était pas en les écrasant de dates mais en racontant histoires et anecdotes. Vous êtes toujours sur la même ligne ?
Oui mais cela se fait toujours en contextualisant. C’est la technique de la carotte : c’est une méthode, mais j’insiste sur le contenu. L’anecdote attrape et emmène l’internaute ou le lecteur vers un horizon plus large. J’ai récemment fait un épisode sur Marignan. Marignan, 1515, oui bon d’accord. Mais quel est le contexte, et contre qui a eu lieu la bataille ?

Vous avez lancé Nota Bene en 2014. Deux ans après, voilà un livre. Un passage obligé pour les youtubeurs ?
Non… J’ai écrit ce livre car des éditeurs sont venus me voir. J’ai eu de la chance, car quatre ou cinq se sont montrés intéressés. C’est une chance. Surtout quand on voit à quel point il est difficile de se faire éditer. Cela aurait été bête de laisser passer ça. Et puis c’était un rêve de gosse de faire un bouquin ! Là, c’est un défi. C’est tellement différent d’une vidéo.

Quatre ou cinq éditeurs, c’est bien !
Il ne faut pas se leurrer. Comme je l’ai dit dans une interview à Télérama, ils ont aussi vu le potentiel commercial. Mon défi, c’était de faire le meilleur ouvrage qui soit. Je me suis énormément concentré sur ce livre. J’en suis sorti épuisé !

Dans chaque chapitre, il y a plusieurs parties…
Je voulais dynamiser l’ensemble. Il y a les faits, mais il y a aussi un bout de fiction historique. Un petit passage concret pour nous plonger dans la bataille. On peut greffer ça à l’histoire principale. Il y a aussi « Pendant ce temps-là, dans le monde » : là, j’ai essayé de m’ouvrir.

Les Pires Batailles de l'histoire J’ai d’ailleurs trouvé ça très intéressant. Vous y abordez tout ce qu’il s’est passé dans le monde pendant ce temps. Pourquoi cette réflexion ?
L’Histoire, ce n’est pas que la France. J’avais envie de ça dès le début. D’explorer ! Quand je parle de la bataille à Azincourt : oui, okay, mais… ailleurs ? Qu’est-ce qu’il se passait ? Les batailles sont des « carottes », il faut comprendre ce qu’il se passe avant. Par exemple, concernant la Baie des Cochons, il faut aborder les relations passées entre États- Unis et Cuba.

Pourquoi ce thème des « pires batailles » ?
Au début, il y avait plusieurs projets. Mais celui-là s’inscrivait le mieux en livre. Bon, ça reste un titre, hein… (sourire) Des batailles qui ont mal tourné, il y en a partout, sur tous les continents, sur toutes les périodes. Ce sont des situations dramatiques et parfois « rigolotes » qui peuvent intéresser les gens.

Le livre semble bien plus sérieux que les vidéos YouTube…
Oui. Je n’ai pas voulu faire de la blague pour faire de la blague. Je voulais plus de sérieux et parfois, des situations plus légères quand on les analyse avec le recul. Voir que, derrière ça, il y a du concret, des hommes, une histoire politique, économique…

On peut penser aux chapitres du siège de Courtrai ou du Port de Helder notamment, mais dans tout le livre, vous vous attachez à des faits pas si connus que ça.
Oui, il fallait un mix de batailles connues comme Azincourt ou Marathon et de faits moins connus du public. Je vise un large public. L’ouvrage est léger sur la forme. Les abonnés YouTube vont apprécier, mais les autres aussi. Je ne suis pas historien. J’ai envie de toucher tous les publics et je suis demandeur des retours. Tout ça, c’est un bébé de 10 mois de travail ! Je ne veux pas décevoir, c’est un exercice nouveau pour moi.

En parlant d’historiens, comment réagissent-ils face à l’autodidacte que vous êtes ?
Très bien, généralement. Ils savent que ce ne sont pas des cours, mais que l’objectif est de faire s’intéresser à l’Histoire. Que les gens s’ouvrent… La force de Nota Bene, justement, c’est que je ne suis pas historien.

Le choix des batailles a-t-il été difficile ?
Oh oui. Il y en avait tellement… Et il me fallait beaucoup de sources. J’ai notamment voulu parler de la Bataille de la Falaise rouge, mais il n’y avait pas assez de sources occidentales. Et je ne parle pas vraiment chinois ! (rires) Au départ, il y avait 20 batailles, mais j’en ai gardé 15 pour mieux les développer.

Ah, un volume 2 alors ?
Pourquoi pas ? Là, je vais plutôt me reconcentrer sur mes vidéos, sur Nota Bene. J’en suis à 418 000 abonnés, ça a beaucoup augmenté. Certains formats de vidéos engrangent 200 à 300 000 vues.

L’an dernier, vous disiez que Nota Bene, c’était « votre bébé, votre vie, votre métier ». Vous en vivez ?
Oui. Grâce à la pub, mais aussi au financement participatif et surtout, je développe des relations avec les institutions pour des partenariats. Nota Bene

Vous allez participer aux Salons de Choiseul bientôt. Qu’est-ce qui nous attend ?
Euuuh (rires)… J’ai tellement de choses en ce moment ! (il fouille son portable) Ah oui, c’est le vendredi 18 ! Je vais parler de Youtube et l’essor de la culture populaire auprès des jeunes. Il y a de plus en plus de jeunes sur la création de programmes. De nos jours, beaucoup d’entre eux se disent que la physique ou l’Histoire, c’est cool, ils se déplacent aux conférences, etc. Il y a un renouveau de la culture populaire sur le web. L’accès à la culture est hyper important.

Nota Bene, un livre, le succès…Et maintenant ?
Mon planning est bouclé jusqu’à l’an prochain, je souhaite que ça continue. Il y aura aussi le festival d’Histoire à Montbazon que j’organise les 22 et 23 juillet. J’adore ça. Il y a de gros projets de web documentaire en cours, d’ici mi-2017. J’ai hâte !

> Rencontre et dédicace à La Boîte à livres le 14 novembre, à 19 h 30.

> Conférence aux Salons de Choiseul, le 18 novembre à 14 h 30 (inscriptions sur lessalonsdechoiseul.wordpress.com)

> La chronique du livre Les Pires batailles de l’Histoire, à retrouver ICI.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=ejr4n9a33gc[/youtube]

Nota Bene : l’Histoire façon YouTube

Rencontre avec Ben, créateur de la chaîne YouTube Nota Bene, où il enseigne l’Histoire de façon légère et compréhensible. Ses vidéos cartonnent et cet habitant de Tours sera au Salon du livre numérique samedi !

Ben est le créateur de la chaîne Nota Bene.
Ben est le créateur de la chaîne Nota Bene.

« Pour moi, l’Histoire n’est pas une matière chiante, loin de là. La meilleure façon d’intéresser les gens, ce n’est pas en les écrasant de dates, c’est en racontant des anecdotes et des histoires… » Ça, c’est le credo de Benjamin Brillaud. Ben, pour les intimes. Vous l’avez sûrement vu sur le Net. Grosse barbe, yeux bleus clairs, tee-shirts geeks, Ben fait le bonheur des internautes avec sa chaîne YouTube Nota Bene : « Une émission de vulgarisation de l’Histoire avec un grand H. » Tout y passe: les expéditions maritimes, les anniversaires au Moyen Âge, ou encore des questions comme Les Gaulois avaient-ils des pompiers ? Un objectif, faire découvrir l’Histoire de façon légère… et compréhensible.

Ben, ex-Parisien de 27 ans installé à Tours depuis trois ans, voit maintenant ses compteurs s’affoler. 180 000 abonnés par mois suivent ses vidéos. Certains de ses « hits », comme les morts insolites des rois, comptabilisent déjà 145 000 vues. Pourtant, Nota Bene n’existe que depuis un an.
Lancé alors qu’il était au chômage. Ben commence ses vidéos pour « passer le temps ». Maintenant, c’est un rendez-vous. Il fait des tonnes de recherches. « Sur Internet, Google Books, des livres numérisés, des encyclopédies numériques… », indique-t-il. Le reste, c’est deux, trois jours d’écriture sur un sujet, une demi-journée pour la recherche d’illustration et avoir « un script bétonné ». Il n’a plus qu’à se filmer dans son salon, puis monter sa vidéo qui durera entre 10 et 20 minutes. « Et je ne suis pas prêt de m’arrêter, c’est ma vie, mon salaire, ma crédibilité. »
Il sera d’ailleurs présent au Salon du livre numérique, samedi 12 à 14 h 30, pour parler de l’édition sur YouTube. Parce que, comme le dit Ben, « il n’y a pas que des vidéos de chat sur cette plateforme ! ».

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=83E4gDRgPqE[/youtube]