De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité

Le centre LGBTI de Touraine et le festival Désir… Désirs proposent trois courts-métrages d’une vingtaine de minutes pour réfléchir à la place des minorités dans la religion.

 

Skyes are not just blue, de Lysandre Cosse-Tremblay, Des thérapies bidon pour guérir l’homosexualité, de Brigitte Noël et La Religion face à l’homosexualité : Être croyant et homosexuel, de Panos. Trois films qui posent la question de la relation complexe des minorités (et des femmes) avec la religion.

Le choix de cette thématique s’explique notamment par le développement actuel des thérapies de conversion qui prétendent guérir l’homosexualité ou l’identité de genre d’une personne par des traitements psychologiques ou médicaux. Mickaël Achard, co-organisateur du festival Désir… Désirs, précise : « Les députés se posent la question de légiférer sur ces pratiques qui viennent des États-Unis et se diffusent en Europe avec de plus en plus d’ampleur. Au niveau européen, les députés ont déjà signalé ces groupes dont les pratiques néfastes peuvent malheureusement mener au suicide. »

Intolérance religieuse

En mars 2018, le Parlement européen a adopté un texte non contraignant appelant les États à les interdire. Des réflexions sont en cours en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. « Tantôt chassées, tantôt jugées, tantôt tolérées, les minorités doivent encore faire face à l’intolérance religieuse. Si des paroisses progressistes et des associations LGBTI religieuses tendent à l’acceptation, demeurent toujours des personnes condamnées à vivre leur foi, cachées. Cependant, minorités et spiritualité religieuse ne sont pas nécessairement incompatibles. »

La projection aura lieu en présence du journaliste et sociologue Frédéric Martel, auteur de « Sodoma : enquête au coeur du Vatican » et de la députée française Laurence Vanceunebrock- Mialon, à l’origine d’un projet de loi contre les thérapies de conversion.

Et on en profite pour rappeler que la prochaine édition du festival ‘Désir… désirs’ aura lieu du 22 au 28 janvier 2020.

Claire Breton


> De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité / Jeudi 12 décembre, à 20 h, aux cinémas Studio, 2 rue des Ursulines à Tours. Tarifs : de 3,5 à 4,5 €.

 

Tours : les pompiers boycottent le discours des élus pour exprimer leur colère

Sur internet, la vidéo est devenue virale : à la fin des célébrations de la Sainte-Barbe, le 7 décembre, les pompiers de Tours ont boycotté le discours des élus pour dénoncer leurs conditions de travail.

Les pompiers tourangeaux crient leur ras-le-bol (photo NR Julien Pruvost)

Les faits 

[Action !] 150 000 vues sur Facebook, 256 000 vues sur un premier compte Twitter, 112 000 vues sur un autre. Des milliers de retweets et de « j’aime »… La vidéo des pompiers tourangeaux boycottant le discours des élus lors de la Sainte-Barbe a fait le buzz sur Twitter. Quarante secondes qui ont fait le tour d’Internet, où l’on voit une trentaine de pompiers ramasser leur casque et quitter la cour, au moment même où le maire Christophe Bouchet débute son discours. Flottement, silence gênant, applaudissements. Sous le regard médusé des élus qui finissent par se disperser. [Coupé !]

Le contexte 

Les pompiers sont en grève depuis maintenant cinq mois. Le malaise est grand et, durant ladite cérémonie de la Sainte-Barbe, le sapeur-pompier Anthony Moreau a dénoncé le manque de moyens en Indre-et-Loire et surtout à Tours. Selon lui, il n’y a que « 82 professionnels pour assurer 11 000 interventions » !

Depuis juin 2019, ils multiplient donc les actions et sont plongés dans une grève administrative. Pour eux, la situation ne peut plus durer. Malgré les multiples demandes, « rien n’a changé » et « il est urgent de donner au SDIS37 les moyens financiers à hauteur des enjeux à défendre »

Les enjeux 

Les missions des pompiers se sont multipliées – on note une hausse de 15 % entre 2008 et 2017 –  leur champ d’intervention ne cesse également de s’élargir. Ils réclament plus de moyens, d’effectifs et de renforts. D’autant que les soldats du feu sont de plus en plus la cible de violences. En 10 ans, en France, le taux d’agressions a augmenté de 213 % d’après l’Observatoire de la délinquance et des réponses pénales. 

Le point de vue 

La situation devient urgente et tirer le signal d’alarme ne semble pas suffisant. Par cette action coup-de-poing (la cérémonie boycottée), les politiques pourraient peut-être enfin réagir.

D’autant que le geste n’a pas été orchestré par les syndicats. Anthony Chauveau, du syndicat Spasdis-CFTC confiait récemment dans la NR : « Cela témoigne du niveau d’exaspération… Les agents ne veulent plus entendre de discours politique, peu importe le parti. Ce n’était pas une attaque directe contre le maire de Tours. Ils auraient agi de la même façon, avec n’importe quel autre élu. » 

Aurélien Germain


Retrouvez également le discours des pompiers dans son intégralité : 

Retrouvez votre Tmv spécial Noël, façon calendrier de l’Avent

Une nouvelle fois, on change les habitudes pour notre numéro spécial Noël. Cette année : un calendrier de l’Avent des bonnes infos !

Eh bien voilà, c’est (re)parti pour un tour. Comme chaque année, début décembre, tmv vous offre un petit numéro un poil particulier. On oublie la maquette habituelle, on oublie les rubriques habituelles et voilà de quoi vous nourrir jusqu’à Noël.

Car pour ce n°356, l’équipe a décidé de vous réaliser une multitude de petits tmv façon calendrier de l’Avent. De quoi se régaler d’infos positives et les grappiller du 4 au 25 décembre. Une page pour une journée, soit 22 mini-tmv avec des bonnes idées de sorties, des bons plans shopping, des petites brèves rigolotes ou pour vous donner le sourire et des actus qui vous accompagneront jusqu’à la venue du Père Noël.

Mais qu’on se rassure, dans cette jolie période qui prépare Noël et les fêtes, il reste toujours un vilain monsieur rabougri et aigri au fin fond des bureaux de la rédaction : j’ai nommé l’astrologue. Qui, forcément, vous a concocté sa petite dose d’horoscope WTF à retrouver en fin de journal. Un cadeau comme un autre, non ?

> A retrouver partout en ville ou en téléchargement sur notre site, rubrique l’hebdo en PDF

 

Bonne lecture ! La rédac’

Horoscope WTF spécial Noël (qui n’a rien à voir avec Noël) du 4 décembre

Parce que Noël approche, l’astrologue est encore de plus mauvaise humeur. Est-ce possible ? Eh bien, oui. La preuve.

Bélier

Amour

Il en faut peu pour être heureux : regardez l’état de votre vie sentimentale.

Gloire

La vérité est difficile à entendre, mais vous n’êtes rien sans l’astrologue de tmv.

Beauté

Vous êtes rayonnant(e) cette semaine ! Non, on déconne.

Taureau

Amour

La personne à votre droite est cocue. Ça pique, ah ouais ?

Gloire

Vous êtes du genre à dire « titine » au lieu de voiture. Bref, vous êtes officiellement un crouton.

Beauté

Excusez-vous d’exister. Z’êtes trop parfait(e) pour ce monde.

Gémeaux

Amour

À la minute où vous lisez ces lignes, 69 000 couples sont en train de s’envoyer en l’air. Fou, non ?

Gloire

Eh bien oui mes chers gnous, on en apprend tous les jours dans tmv. Allez, biz !

Beauté

Elle est sympa votre raie du plombier.

Cancer

Amour

Tant de romantisme en vous que vous avez envie de rouler une pelle à un arc-en-ciel

Gloire

Olala, arrêtez de vous plaindre, on dirait Damien Saez.

Beauté

Vous, on ne vous voit pas de loin. Mais on vous sent de loin.

Lion

Amour

M’en fous.

Gloire

La constellation du James Brown vous rappelle que… WOAAAAAAAAAAA, I Feel good, Ta dada dada dada

Beauté

Vos poils, vos cernes, votre derrière : pas d’doute, vous êtes un panda.

Vierge

Amour

Votre ex est con comme un balai. C’est gratuit et méchant pour les balais, mais ça fait du bien.

Gloire

Vous aimez rester dans l’ombre…

Beauté

… ce qui est tant mieux, parce que ce style vestimentaire, c’est vraiment plus possible.

Balance

Amour

Reconnaître ses torts est signe d’humilité et de force. Vous savez ce qu’il vous reste à faire avec votre ex.

Gloire

Tel le ventilateur, vous brassez de l’air.

Beauté

Gastro prévue ce week-end. Allez kissou !

Scorpion

Amour

Ce n’est pas parce que vous aimez le foot qu’il faut autant simuler hein..

Gloire

Les gens qui disent chocolatine, qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Beauté

Pas de secret : tout se joue à la naissance, hein CLIN D’OEIL.

Sagittaire

Amour

En Amour, vous êtes ce
qu’O-Zone est à la musique.

Gloire

Pensez aux lunettes. De vos toilettes.

Beauté

L’argent n’a pas d’odeur. Mais vous, oui, par contre.

Capricorne

Amour

Les relations amoureuses, c’est comme les crêpes. On foire toujours la première. Allez A+ !

Gloire

Au fond de chaque Capricorne somnole un gros boulet.

Beauté

Vous avez la consistance d’une tartiflette mais malgré tout, vous restez un missile nucléaire de la beauté.

Verseau

Amour

Vous tomberez amoureux/se d’un morse.

Gloire

Vous allez apprendre à communiquer en morse.

Beauté

Vous avez une tête de morse.

Poissons

Amour

Vous allez vous accoupler avec un Sagittaire, un Bélier et un Balance…

Gloire

… Berk, ça en fait du monde du coup !

Beauté

Par chance, vous avez l’élégance d’un poney.

UTBM : Marius Chambre tient le haut du panier

Joueur virevoltant, véritable révélation de l’UTBM, Marius Chambre brille durant les rencontres.

Marius Chambre, de l’UTBM, face à Lorient.

Arrivé cet été en provenance d’Orléans pour occuper le poste de meneur de jeu de l’équipe première de l’UTBM aux côtés des expérimentés Aldo Curti et Gérald Guerrier, Marius Chambre (21 ans ; 1,81 m) se plaît à Tours. Et son temps de jeu ne cesse d’augmenter.

Les blessures de Guerrier et, vendredi soir à Tarbes, de Curti, l’ont propulsé aux manettes de l’équipe. Auteur de 10 points lors de la victoire de son équipe dans le sud-ouest (83-75), le jeune meneur est pour beaucoup dans l’excellente première partie de saison de son équipe, actuellement 5e de Nationale 1.

« J’ai démarré tout petit en région parisienne à Fontenay-le-Fleury avant de jouer en minimes jusqu’en cadet à Versailles. Puis je suis allé à Mulhouse, avant de jouer quelques mois au Canada et à Monaco. » A Orléans, où il fit notamment la connaissance de son futur partenaire de jeu, et ex-limougeaud Aldo Curti, il fit quinze apparitions en équipe première (Pro B), évoluant le plus souvent en Nationale 3 (14,5 pts de moyenne en 2018 et 12,7 pts en 2019) avant de prendre la direction de Tours.

Joueur virevoltant en gros progrès sur le plan collectif, il reconnaît s’intéresser à beaucoup de choses. Ses passions : l’actualité sous toutes ses formes (écologie, politique étrangère), les séries télé et aussi les jeux vidéo. Samedi 30 novembre, il portera la responsabilité de conduire le jeu de l’UTBM contre La Rochelle, dans la salle de Tours-Nord, à Monconseil. Avant d’attaquer les matches retour par un périlleux choc contre Angers, actuel leader du championnat de Nationale 1.

Thierry Mathiot

Basilic & co : pizzas de terroir et artisanales au menu

La franchise Basilic & co vient de s’installer à Tours Nord. Avec elle, ses pizzas de terroir, mettant en valeur les régions françaises. On y a évidemment fait un tour pour la chronique resto…

Vous croyez tout savoir sur la pizza, pâte fine, pâte épaisse, fond tomate ou fond crème ? Eh bien sachez qu’il y a du nouveau sur la planète pizz’ à Tours.

Le credo de Basilic and Co, qui a pris ses quartiers du côté de Monconseil il y a quelques jours seulement, c’est la pizza de terroir, de qualité et composée avec des ingrédients artisanaux français labellisés (bleu du Vercors AOP, mozzarella artisanale française, jambon sec d’Ardèche IGP, chiffonnade de jambon blanc ardéchois, tome des Bauges AOC…). Et le tout fabriqué à la demande devant le client et cuit au feu de bois.

Les régions de France à l’honneur

Laurent Bassi, le fondateur de la franchise a ouvert son premier restaurant en 2004 dans la Drôme et le premier franchisé est né à Nantes en 2014. Depuis, c’est l’explosion. Dès l’année suivante l’enseigne devient la première franchise de pizza à obtenir le label « fait maison » et Basilic and Co devrait atteindre les trente restaurants en France à la fin de cette année.

Celui de Tours est tenu par un duo de choc : Aurélien et Geoffrey, tout sourire au comptoir du restaurant. Alors, de terroir, il est effectivement beaucoup question à la carte. Une série de recettes met les régions de France et d’ailleurs à l’honneur et c’est assez rigolo de se retrouver avec une pizza bourguignonne, tajine, Iraty ou aux quatre fromages des Alpes.

Nous, on a opté pour une savoyarde, avec du Reblochon AOP et une petite fondue d’oignons maison. C’est gourmand et ça fait du bien en ces jours frisquets. La pâte est moelleuse et fondante à souhait et il y a deux tailles au choix, pour satisfaire tous les appétits.

Pour ce qui est de l’ambiance, la salle est assez petite et on sent que la franchise a soigné le décor et n’hésite pas à mettre ses valeurs en avant (protection de l’environnement, produits artisanaux, tout ça…). Service souriant et efficace et on peut se restaurer rapidement si on est pressé. Et si on l’est encore plus, il est naturellement possible de déguster ces petits morceaux de terroirs à emporter ou en livraison.

Matthieu Pays


> Basilic & co, au 42 rue Daniel Mayer, à Tours Nord. Ouvert tous les jours, midi et soir.
> De 9,90 à 11,90 € pour la pizza taille standard et de 11,90 à 14,90 € pour la taille maxi. 4,90 € pour le tiramisu café ou framboise. 10,90 € pour une salade à composer soi-même. Sur place ou à emporter. 

> Contact : sur internet ou au 02 47 44 98 19. 

Compagnie 2si2la : clown un jour, clown toujours

La Compagnie 2si2la joue son dernier spectacle Just like a woman, parallèlement à ses stages de clown pour adultes.

Clémentine Serpereau, de la compagnie 2si2la.

Son fil rouge, c’est le clown. Ce personnage haut en couleurs, joyeux ou triste, né sous les chapiteaux de cirque, a porté, formé et inspiré Clémentine Serpereau. Après deux années au Samovar, l’école de clown de Bagnolet, l’actrice a co-créé la Compagnie 2si2la aujourd’hui basée à Saint-Pierre-des- Corps. C’était en 2008.

Depuis, le clown de théâtre, émancipé de l’univers circassien, s’est installé dans son jeu d’actrice et ses créations teintées de musique et de danse. « Il est toujours un peu présent dans mes spectacles », analyse l’artiste de 38 ans. « On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé, comme une personnalité que l’on interroge, ajoute-t-elle. Le mien a les mêmes caractéristiques depuis 10 ans, même s’il évolue, grandit ; il est très féminin, a un côté bon élève, ne supporte pas la triche, les injustices. Mais c’est aussi une parfaite victime, ce qui n’est pas du tout mon cas dans la vie ! »

« On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé »

Chaque année, Clémentine Serpereau organise des stages de découverte du clown pour adultes, amateurs et professionnels. « Grâce à des jeux, ils trouvent rapidement les traits caractéristiques de leur clown, certains trichent, d’autres dénoncent », sourit-elle.

Just Like a woman, le quatrième spectacle de 2si2la, est l’adaptation d’un texte de Jalie Barcilon, elle-même clown, auteure et metteuse en scène. Le thème de ce duo comédienne/ guitariste ? La maternité et une question : « Qu’est-ce qu’être une femme d’une trentaine d’années aujourd’hui, avec ou sans enfants ? », résume Clémentine Serpereau. Qui jouera des éléments de réponses avec le musicien et compositeur Messaoud Bouzid, dans une mise en scène de Delphine Poudou et Nathalie Pellé.

Flore Mabilleau


> Just Like a woman, à 20 h 30 le 7 décembre au Patronage Laïque La Riche Lamartine à Tours. Tarifs : de 8 à 12 €.

> Stages clown les 18 et 19 janvier et les 8 et 9 février 2020. Tarifs : de 60 à 80 €.

Parlons champignons avec le chef Maximilien Bridier

Le chef du sublime restaurant La Roche Le Roy, Maximilien Bridier, nous a accueillis pour parler champignons et gastronomie. A table !

Maximilien Bridier, du restaurant La Roche Le Roy.

Quand on l’a appelé, il nous a répondu illico : « Venez au restaurant demain matin à 9 heures ! » Le sujet de l’interview nous avait ouvert les portes. Parler de champignons avec Maximilien Bridier ne nous paraissait pourtant pas si évident mais, d’entrée, ses premiers mots allaient nous rassurer.

« Merci d’écrire sur les aliments de saison. La saisonnalité comme la proximité des produits sont les clés de la qualité. » Et d’ajouter : « Les champignons, cela me replonge dans mon enfance à Blois. Avant d’apprendre à les cuisiner auprès de mes maîtres d’apprentissage, je les ai découverts en tant que jeune cueilleur en compagnie de mes grands-parents, de ma mère et de mon père. » Dans le mille !

Le grand (également par la taille) chef du restaurant La Roche Le Roy, au pied de Saint-Avertin, se souvient des paniers remplis de cèpes, de pieds de moutons, de coulemelles ou de trompettes de la mort. « Bien sûr, je ne connais pas tous les champignons mais, comme tout bon cueilleur, je sais qu’il ne faut ramasser que ceux qui nous sont familiers. »

Pour son restaurant, Maximilien Bridier s’approvisionne auprès de vendeurs professionnels, et dans les marchés réservés notamment aux restaurateurs (à Rochecorbon ou Rochepinard). La période des bolets est maintenant passée mais pas de soucis pour lui. « On en a rentré beaucoup cette année, après deux ans plus difficiles. Nous pourrons ainsi en proposer jusque fin décembre. On les a nettoyés, pochés dans de l’huile puis stérilisés. On les conserve ensuite dans cet état dans des chambres froides. »

On se régale…

Le bel automne des champignons n’est pas fini. Restent à venir notamment les trompettes de la mort, si le grand froid ne se met pas à sévir. Actuellement à la carte de La Roche le Roy, Maximilien Bridier et son équipe (15 à 18 personnes) proposent cèpes et pieds de moutons en accompagnement de pluma ibérique. Cette viande de porc espagnol, située dans l’échine noble, voit sa tendreté ainsi décuplée. Et quand le temps des champignons de forêt est passé, ceux de Paris prennent le relais.

« Nous faisons des champignons tournés, explique le chef. Cela nécessite une grosse technique pour les réaliser. Une minute par champignon, soit 1 heure 30 de travail pour 90 spécimens. » Le chef sort alors son téléphone et nous montre la photo du résultat. Les champignons délicatement striés sur le dessus ressemblent à de délicieux macarons.

« Pour ne pas qu’ils noircissent, nous les plongeons dans un jus citronné, évitant ainsi l’oxydation. » Quant à la simple omelette aux champignons, si elle ne figure pas à la carte de ce restaurant de standing, c’est pourtant avec elle que Maximilien Bridier, cette année, a dégusté ses premiers bolets. Comme à la maison !

T.M.

Horoscope WTF du 27 novembre au 3 décembre 2019

On souhaite bonne chance aux Poissons et aux Béliers qui, une fois n’est pas coutume, prennent cher.

Bélier

Amour

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Gloire

Une étude prouve que la
frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Beauté

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Taureau

Amour

Vous êtes solo de la saucisse.

Gloire

Arf, vous voilà bloqué(e) au
péage de l’autoroute du 2nd degré.

Beauté

1 à 5 % de la population est
touché par la polythélie (le fait d’avoir
un 3e téton). Voilà, c’est tout, bisou.

Gémeaux

Amour

Pensez à un plan B plutôt
qu’à un plan Q.

Gloire

La constellation du Mélenchon
vous rappelle que la République,
c’est vous.

Beauté

Au réveil, vous ressemblez
aux machins tout bleus dans le film
Avatar.

Cancer

Amour

Vous êtes un joli papillon,
butinant à peu près toutes les fleurs
qu’il croise.

Gloire

Eh bien… Vous et vos ami(e)s
formez une belle brochette de beaufs !

Beauté

« Quand on gratte, c’est gagnant
à tous les coups » (sponsorisé
par vos boutons)

Lion

Amour

Vous n’allez pas tarder à
vous prendre un vent. Mais un gros,
un bien gros.

Gloire

Roh, mais ouiii, vous êtes un
pauvre bichon, on sait.

Beauté

Vous êtes pas mal. Mais pas
top non plus, ne vous enflammez pas.

Vierge

Amour

Dur, dur mais dites-vous qu’un
jour, il y aura prescription avec votre ex.

Gloire

Vos collègues parlent dans
votre dos. Mais vous avez de belles
fesses, alors ça va.

Beauté

Vous avez l’oeil bovin. C’est
pas très beau.

Balance

Amour

Il serait judicieux d’éditer
un mode d’emploi pour comprendre le
fonctionnement de votre vie sexuelle.

Gloire

Tous à poil ! On avisera après.

Beauté

N’hésitez pas à utiliser un
déodorant. Osez, que diable !

Scorpion

Amour

Vous vous vautrez dans le
stupre et la fornication. Berk.

Gloire

La constellation d’Aya Nakamura
vous conseille de fermer la
porte, car vous avez le pookie dans
l’sas.

Beauté

Votre passion des slips en
cuir fait du mal à votre porte-monnaie.

Sagittaire

Amour

Bouarf, continuez de creuser.
Au point où vous en êtes.

Gloire

La constellation du Boris Eltsine
indique que vous avez 3 grammes
dans chaque œil.

Beauté

Vous êtes sexy. Profitez-en,
on vieillit vite.

Capricorne

Amour

Dites, les margoulins, vous
n’en avez pas marre de faire tourner
les têtes ?

Gloire

Sans vouloir cafter, un drone
vous observe depuis 2 mois et vous
voit tout(e) nu(e) chez vous.

Beauté

Le fait est désormais avéré :
votre nombril est la chose la plus sexy
du monde.

Verseau

Amour

Vous saviez que votre meilleur
ami avait eu des pensées coquines
en pensant à vous hier ?…

Gloire

…Eh ouép, il vous en apprend
des trucs l’astrologue (50 € sur mon
Paypal please).

Beauté

Les peaux mortes, ce tue
l’amour…

Poissons

Amour

Vous foncez dans le mur,
mais après tout pourquoi pas ?

Gloire

Faites du yoga. Ou du gras.
Notre boule de cristal est dégueu, désolé,
on voit rien.

Beauté

Vos photos sur Facebook
nous rappellent que même Photoshop
a ses limites.

Champignons : les rois de la cueillette

Hôtes de nos forêts quand l’humidité automnale est au rendez-vous, bolets, cèpes, pieds de moutons et maintenant trompettes de la mort et autres girolles ravissent les promeneurs et fins gourmets de Touraine. À consommer avec grande attention !

(Photo Adobe Stock)

Le dimanche matin, le Bois des Hâtes de Saint-Avertin est bien connu pour être un terrain de jeu idéal pour les coureurs à pied et les vététistes. Mais depuis trois semaines, une autre catégorie de bipèdes a rejoint les sportifs dominicaux. Panier à la main, ils s’enfoncent dans les sous-bois, le regard panoramique.

Les cueilleurs de champignons, puisqu’il s’agit d’eux, ont investi les lieux. « On a eu des conditions idéales, explique Didier Raas, pharmacien-mycologue, membre de Botamyco 37. Pour qu’il y ait une poussée de champignons, il faut une conjonction de trois chocs : chaud-froid, sec-pluie et jour-nuit. Après l’été qu’on a connu ainsi que la sécheresse, les conditions actuelles sont idéales. »

Didier Raas est un spécialiste-passionné mais également un homme averti des risques induits par cette activité. Et quand on lui rappelle que dans les années 1970-1980, un médecin vosgien, le Dr Bastien, s’était mis en tête de démontrer que l’amanite phalloïde était moins dangereuse pour la santé qu’un hamburger un peu trop gras, il nous arrête tout de suite. « Le professeur Bastien était un original. Certes, il a voulu démontrer qu’en mettant en place des protocoles médicamenteux précis, on pouvait manger des amanites phalloïdes, mais au final il y a laissé un rein, une partie de son foie et il est mort. » Le message est passé !

« On ne peut pas trouver de bolets ou de cèpes dans nos forêts en décembre »

D’autant qu’avec la poussée d’octobre-novembre, les cas d’intoxications ont été multipliés par dix en quinze jours. Alors si les cueilleurs, via Internet, semblent mieux informés que jamais, les accidents ne disparaissent pas pour autant. Jean-Pierre, un de ces amateurs culinaires, rencontré en lisière de bois, y va lui aussi de son anecdote. « Lorsque j’étais enfant, notre voisin nous donnait une partie de sa cueillette mais ma mère ne nous les cuisinait pas avant d’avoir vérifié le lendemain que le voisin était encore bien portant. »

L’histoire fait rire Didier Raas. « Certains symptômes très graves peuvent apparaître jusqu’à douze jours après avoir mangé des champignons. Généralement, les premiers signes sont des nausées, quelques maux de ventre et puis après une accalmie et deux ou trois jours, l’enzyme du champignon attaque le foie et le rein. C’est catastrophique. »

Jean-Pierre et quelques autres en sont pour une belle peur rétroactive. Stéphane Burdin, pharmacien dans le quartier Beaujardin, voit souvent passer dans son officine des cueilleurs venus faire expertiser leur « récolte ». « C’est au cours de la 5e année de nos études que nous apprenons à les connaître. Parfois, les gens viennent me voir, en ayant mélangé par ignorance les comestibles et les toxiques. Résultat, ils me laissent tout. Le conseil à donner consiste à cueillir les champignons qu’on connaît. Et là, c’est sans risque. »

Il y a, bien sûr, un autre moyen plus rassurant de se fournir en champignons de saison. Anne, Loir-etchérienne vivant à Bourré, nous accueille devant son étal au marché des Halles, à Tours (le lendemain, elle sera à Velpeau puis au marché Saint-Paul). Elle ne vend que des champignons et bondit quand on lui parle de notre article : « Expliquez bien aux gens qu’ils ne peuvent pas trouver des bolets ou des cèpes de nos forêts au mois de décembre ou alors c’est qu’il s’agit de champignons venus des pays de l’Est et on ne sait pas où ils ont poussé. »

En effet, car si Louise Lépine, diététicienne à Tours, nous explique que « les champignons sont une excellente source de fibres, mais aussi de protéines végétales, de vitamines B et D », ce sont aussi de véritables aspirateurs à pollution. Tous les garde-fous mis en place, la cueillette suivie d’une dégustation reste toutefois un moment divin. Et gageons que les omelettes de cèpes ou de trompettes de la mort ne sont pas prêts de disparaître de nos assiettes. Ce serait dommage.

Thierry Mathiot

Zébulon le dragon : court-métrage pour enfants

Cette semaine, les cinémas Studio projettent Zébulon le Dragon, un court-métrage pour enfants signé Max Lang et adapté des livres éponymes.

Zébulon est un jeune dragon. Loin de terroriser les alentours, il est surtout très attachant et parfois un peu (beaucoup) maladroit. Voulant devenir le meilleur élève de son école, il va tenter de traverser diverses épreuves et capturer une princesse…

Cette trame est celle de Zébulon le Dragon, un court-métrage qui sort cette semaine dans un anonymat quasi-complet (quelques salles en France à peine, mais 6 séances aux cinémas Studio de Tours).

Adaptée du livre de Julia Donaldson, cette production signée Max Lang se destine clairement aux plus jeunes. Un public qui sera probablement captivé par ce récit, où chaque dragon bien coloré est choupinou et où les touches mignonnettes d’humour nourrissent l’ensemble (en témoigne cette amusante séquence, dans laquelle ils apprennent à rugir).

Construit comme un conte (la narration en arrière-plan), forcément porté par une morale et des valeurs (l’ode à la persévérance), Zébulon le Dragon reste attachant, mais fait bien pâle figure comparé à l’offre pléthorique dans le cinéma d’animation. Celle-ci reste fluide, mais le graphisme sans relief paraît sommaire.
Surtout, la différence de traitement se fait sentir entre des protagonistes pas franchement bien modélisés et des décors et arrières-plans travaillés. Au moins, il y aura de quoi tenir sa marmaille tranquille pendant la petite demi-heure que dure ce court-métrage.

Aurélien Germain


> Court-métrage d’animation (GB), de Max Lang. Durée : 27 minutes.

> Note : 2,5/5 

Déserts médicaux : la Région Centre Val de Loire va embaucher 150 médecins

C’est une première en France. La Région Centre Val-de-Loire a annoncé l’embauche, dans ses propres effectifs, de 150 médecins pour lutter contre la pénurie médicale.

Les faits 

La Région Centre Val-de-Loire a annoncé qu’elle embaucherait, d’ici à 2025, près de 150 médecins dans ses propres effectifs. En les salariant elle-même, elle entend lutter contre la pénurie médicale et les déserts médicaux. Les praticiens travailleront alors dans des centres de santé. 

Le contexte

Cela fait partie des vingt priorités pour « une région 100 % santé », portée par le président de la Région François Bonneau. Ces mesures ont été portées à l’ordre du jour de la séance extraordinaire qui s’est tenue mardi à la faculté de médecine de Tours, entre le Conseil régional et les membres du Conseil économique, social et environnemental du Centre Val-de-Loire (Ceser).

Des décisions qui interviennent dans une période où des zones carencées souffrent du manque de médecins et où ces derniers sont 48 % à refuser de suivre de nouveaux patients dans la Région (1). 

Les enjeux

« L’accès aux soins est une grande cause régionale. Nous ne pouvons pas nous résigner, ni nous contenter de lamentation. Nous devons proposer des solutions (…), aller chercher l’État et le mettre face à ses obligations », a indiqué François Bonneau, dans les colonnes de la Nouvelle République.

Il faut désormais pouvoir accueillir les médecins, notamment les nouveaux, dans des centres de santé. La question d’accès au soin et d’aménagement du territoire est vitale, les secteurs ruraux comme certains secteurs urbains étant touchés par la désertification médicale. 

Le point de vue 

Si des départements ont déjà pris cette initiative, cela reste une première à l’échelle d’une Région en France. Question financement, François Bonneau assure que la mesure n’est pas impossible : la Sécurité sociale reverserait le prix des consultations à la Région (employeur) et le « reste à charge » est estimé à 18 000 € par médecin et par an.

Reste deux points à régler : déjà, créer lesdits centres de santé. Il ne sont que 3 pour le moment et l’on en espère 30 d’ici 2025. Ensuite, reste à convaincre les médecins et voir s’ils joueront le jeu…
Aurélien Germain


(1) L’association de consommateurs UFC Que Choisir s’est penchée sur la question de la santé et a indiqué que 44 % des médecins en France refusaient de prendre de nouveaux patients. En Indre-et-Loire, le taux est de 35 %, mais il est de 48 % en région Centre Val-de-Loire.

La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté

À travers un récit épique et captivant, le nouveau spectacle du collectif NightShot questionne l’hégémonie culturelle américaine.

Mai 2011. Les forces spéciales américaines attaquent Abbottabad au nord du Pakistan pour capturer Ben Laden. Mars 2013, un magazine américain publie l’interview de l’un des soldats de cette opération. C’est le point de départ de la nouvelle création théâtrale du collectif Nightshot.

Composé d’une petite dizaine d’artistes aux talents divers et nombreux, NightShot est un collectif artistique, né de la rencontre entre jeunes comédiens de Tours. Après leurs études au Conservatoire puis dans des écoles nationales de théâtre, ils sont revenus créer ce collectif avec pour objectif de « pratiquer l’art vivant à partir de questions actuelles, générationnelles, intemporelles ».

Adapté d’un roman d’Emmanuel Adely, La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté veut « proposer une expérience immersive dans notre inconscient collectif biberonné à la culture américaine et questionner ce perpétuel paradoxe qui est d’adorer et détester ce pays ». La pièce ne raconte pas la traque telle qu’elle a eu lieu mais « comment nous, les occidentaux, sommes incités à l’imaginer en questionnant les clichés dont nos cerveaux sont encombrés ».

Après le très réussi Nous allons vivre en 2016, cette nouvelle création promet de nous secouer : « Nous voulons proposer un spectacle sensoriel, drôle, angoissant et épidermique, notamment par l’utilisation de références musicales et visuelles des plus populaires, dont ce pays a abreuvé et abreuve encore la planète entière. »


> La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté : Du 21 au 26 novembre. Théâtre Olympia de Tours. / Mise en scène de Clément Bertani et Edouard Bonnet 

> Tarifs : de 9 à 26 €. www.collectifnightshot.com

 

Natation : Sylvie Le Noach-Bozon, mélodie en dos majeur

On a remonté le temps avec Sylvie Le Noach, grande nageuse au parcours impressionnant.

Sylvie Le Noach et Michel Sauger.

Elle a quitté Tours, il y a quelques mois, pour s’installer dans la région nantaise, pas loin de sa fille Alicia (35 ans) et de ses petits-enfants. Elle n’a pourtant pas oublié ce que la Touraine lui a apporté. La remarque vaut également dans l’autre sens. Avec Gilbert Bozon (décédé en 2007), son entraîneur avant de devenir son mari, elle a écrit les plus belles pages de la natation tourangelle.

Prof de sport puis entraîneur, après sa carrière de nageuse, elle occupa durant de nombreuses années la présidence du club des enfants de Neptune. Lorsqu’on lui rappelle les incroyables péripéties de son parcours aquatique, des Jeux de Munich à ceux de Montréal, elle s’esclaffe : « Oh, ne me parlez pas des JO de 1972. J’avais à peine 17 ans. Vous vous rendez compte, je n’avais pas encore disputé de grandes compétitions et on me voyait déjà sur le podium ! »

Spécialiste du dos (100 m et 200 m), Sylvie Le Noach était promise à une trajectoire à la Kiki Caron, vice- championne olympique en 1964. « J’étais trop jeune et je me suis plantée. » L’année suivante, lors des premiers championnats du monde de natation disputés à Belgrade, elle se qualifiait pour la finale du 200 m dos. Enfin lancée.

Jusqu’aux championnats d’Europe à Vienne

« Mais, en tant que nageur, on ne gagnait pas un centime. Alors j’ai poursuivi mes études pour devenir professeur de sport. J’avais pensé faire médecine, mais c’était trop difficile. J’ai fait l’UREPS à Poitiers continuant à m’entraîner six heures par jour, trois heures le matin et trois en soirée. »

Aux championnats d’Europe de Vienne, en 1974, elle remporta sa seule médaille en grande compétition, décrochant le bronze avec le relais 4 x 100 m. nage libre, associée à Guylaine Berger, Chantal Schertz et Claude Mandonnaud. « C’était l’époque où les nageuses de l’Est (RDA, Bulgarie, URSS), boostée par le dopage, monopolisaient les podiums. »

Dans ces conditions, sa 4e place sur 100 m dos et la 5e sur 200 m dos en disent long, trente-cinq plus tard, sur son immense talent. Sa carrière de nageuse pliée, elle se souvient de ces quatre premières années de prof de sports : « J’ai fait trois ans à Amboise et un au lycée Choiseul. Pas des grands souvenirs. »

Compétitrice dans l’âme

Compétitrice dans l’âme, Sylvie Le Noach ne se satisfait pas du sport fait à moitié, de la dilettante. « Je suis parvenue ensuite à intégrer la direction technique nationale, Tours devenant également pôle espoirs de la natation française. Et là je me retrouvée dans mon élément. » Elle a vu arriver et percer de jeunes nageurs pétris de talents comme Christophe Bordeau, Gaëlle Verger, Vincent Hamelin et… Alicia Bozon, sa fille.

« Alicia a arrêté sa carrière au moment où elle commençait à s’entraîner, confie Sylvie Le Noach. J’avais disputé deux JO, son père avait été médaillé à Helsinki (1952) et elle s’était fixée comme objectif de participer elle aussi à des Jeux Olympiques. Ce qu’elle a fait… » A 16 ans, Alicia Bozon disputa la finale des JO de Sydney (2000) avec le relais 4 x 200 m. L’année suivante, elle était finaliste sur 400 m aux mondiaux de Fukuoka. Et puis basta ! « C’était fini alors que cela commençait à peine. Mais mon mari comme moi n’avons pas voulu la forcer… »

Aujourd’hui, Alicia s’est installée dans la région nantaise où un autre élément liquide l’accapare, étant devenue commerciale dans le domaine viticole. Et Sylvie Le Noach passe du temps avec les enfants d’Alicia, se distrait en pratiquant la danse country et le chant chorale, tout en continuant à nager une ou deux fois par semaine. On ne se refait pas à 64 ans.

Thierry Mathiot

La bibliothèque municipale, mémoire sonore de Tours

#VisMaVille Dans cette discothèque-ci, on ne danse pas, on écoute. Avec plus de 7 000 vinyles d’hier et d’aujourd’hui, la bibliothèque municipale de Tours se transforme en mémoire sonore, entre les mains du bibliothécaire Guióm Virantin.

Jeudi après-midi. La bibliothèque centrale de Tours est fermée au public, mais derrière ses portes, une véritable ruche est en mouvement. Tout le monde est sur le pont : mise à jour des catalogues, réunions, accueil de groupes… et même émission de radio !

C’est au micro de Radio Campus Tours que nous retrouvons Guióm Virantin, bibliothécaire en section Musique & Cinéma. Avec lui, direction les coulisses, puisque sur les huit niveaux que compte l’établissement, seuls deux et demi sont ouverts au public. Sur les rayonnages qui nous attendent en réserve, aucun livre.

Et pour cause : Guióm est en charge du fonds de disques vinyles. Sur une étagère, des bombes aérosols : « C’est notre outillage, rudimentaire mais efficace : une brosse en poil de soie, une chamoisine, de l’eau déminéralisée, et ces soufflettes ! On a même investi dans une machine à nettoyer les disques, car si ceux de nos collections sont en général en bon état, ce n’est pas toujours le cas pour les dons. »

7 000 vinyles chouchoutés

Plus de 7 000 vinyles sont ainsi chouchoutés et préservés du temps qui passe. Un travail d’orfèvre qui s’inscrit dans le rôle de conservation de la bibliothèque municipale, gardienne des trésors culturels d’hier. Mais Guióm est aussi un homme de son temps !

Mélomane autodidacte, il maîtrise aussi bien les chants grégoriens que les nouveautés internationales et les sorties tourangelles, via le réseau des bibliothèques Scène Locale 37, branché sur l’actualité des artistes locaux. Rester à l’écoute Côté vinyle, « on achète des disques récents, lorsqu’ils ont été enregistrés ou mixés en analogique, ce qui rend au vinyle tout son intérêt ».

À côté d’un album très recherché de Nino Ferrer, on trouve donc le groupe local Verbal Razors ou le dernier Antibalas, prêts à intégrer la mallette de nouveautés qui navigue chaque mois d’une médiathèque à l’autre. « On essaie aussi de faire vivre nos vinyles avec des expositions de pochettes, et les Rendez-Vous du Mange-Disque : le vinyle devient alors un support pour inciter le public à travailler l’écoute, tout comme un musicien travaille son instrument. »

Bientôt au Conservatoire pour une écoute de vinyles ou sur les ondes de Radio Béton, Guióm est donc comme ses collègues, loin du cliché vieillot du bibliothécaire qui s’encroute : « Notre but est de créer des actions qui parlent aux gens », à l’écoute du public et du monde d’aujourd’hui.

Textes et photos : Maud Martinez

Alice Simpère : la « nettoyeuse » de CleanWalker Tours

Initié en septembre 2018 par le comédien Benjamin Carboni, le mouvement CleanWalker rassemble aujourd’hui des milliers de citoyens. À Tours, le mouvement est né en juillet dernier, à l’initiative d’une jeune étudiante de 21 ans, Alice Simpère. Rencontre.

Comment avez-vous lancé le mouvement Cleanwalker à Tours ?
De mon enfance à la campagne, près de Chartres, j’ai gardé un attachement fort à l’environnement. Arrivée à l’Escem, j’ai rejoint le bureau de l’humanitaire. Nous avons organisé une première Cleanwalk en mars dernier sur les quais de la Loire. Ensuite, deux jeunes m’ont demandé de les aider à en organiser une en juillet. L’événement a eu beaucoup de succès : nous étions soixante personnes réparties sur plusieurs parcours (Vieux-Tours, Sanitas, quais de la Loire). Il n’existait pas encore de cellule tourangelle du mouvement Cleanwalker, alors j’ai décidé de la lancer.

Ramasser des déchets, c’est un nouveau geste citoyen ?
Non, plein de gens le font déjà spontanément dans leur coin. L’idée, c’est de se rassembler. Ensemble, il est plus facile de transporter de lourds déchets comme des pneus. C’est plus convivial, aussi ! Et nous ne sommes jamais de trop : à chaque Cleanwalk, nous ramassons au minimum 5 sacs de déchets de 50 litres. Des prises parfois étonnantes : smartphones, pneus, chariot enfoui dans le sable, skateboard… La Cleanwalk réalisée en bord de Loire fin septembre à La Riche fut la plus impressionnante : des couches de vêtements, matelas, éviers, pots de peinture… C’est une décharge cachée.

Un peu déprimant, non ?
C’est parfois décourageant. Lorsqu’il y a trop de déchets, je les prends en photos et informe Tours Métropole. Sur les quais de Loire, près de la guinguette, nous avons passé des heures à ramasser les mégots de cigarettes. Je ne comprends pas les gens qui prennent la nature pour leur poubelle… Mais au moins, on agit, on se sent impliqué ! Il n’y a pas de petits efforts : tous les gestes comptent. Le slogan du mouvement Cleanwalker, c’est « chacun peut nettoyer sa planète ». Au total, nous avons rassemblé plus de 200 participants : des jeunes, des personnes âgées, plein d’associations… La diversité, c’est important. Nous voulons rendre la cause écologique accessible à tous.

Les jeunes ont-ils un rôle particulier à jouer ?
Bien sûr. Ils doivent se rassembler et montrer le chemin vers une société qui consomme moins et pollue moins. La jeunesse, c’est aussi la positivité : malgré tous ces rapports et ces prévisions qui font froid dans le dos, elle porte l’envie de se battre et de changer les choses.

Propos recueillis par Nathalie Picard


> Infos sur la page Facebook CleanWalker Tours

 

Nicolas Mercier, 16 ans, engagé pour la planète

Portrait de Nicolas Mercier, un jeune homme qui mène son combat pour la planète sur plusieurs fronts.

« C’est le combat de ma vie, alors je le vis à fond. » À 16 ans, Nicolas Mercier est déterminé. Son combat pour la planète, il le mène sur plusieurs fronts. D’abord, dans la rue : le jeune homme est l’un des dix élus au collège de Youth for Climate Tours, l’organe décisionnel du mouvement.

Il se souvient de la manifestation du 15 mars, la plus grosse mobilisation tourangelle des jeunes pour le climat avec 3 000 participants, puis de celles qui ont suivi en mai et septembre. « Nous protestons contre l’inaction politique et le capitalisme. »

Le lycéen, en terminale au lycée Balzac à Tours, agit également dans son établissement scolaire, où il participe à un projet environnement. L’objectif ? Installer des ruches. « Ces actions au lycée sont complémentaires », estime-t-il.

Mais l’adolescent s’engage également chez lui, au quotidien : « Aujourd’hui, je ne mange quasiment plus de viande, et je souhaiterais arrêter totalement. » Le jeune homme a convaincu ses parents d’utiliser des produits ménagers qu’il fabrique lui-même, et avec sa mère, il cultive un potager afin « d’aller vers plus d’autosuffisance ». Loin des clichés sur les jeunes fainéants et insouciants.

 

Tours : la jeunesse en action pour la planète

Face à l’urgence climatique, l’appel de Greta Thunberg a déclenché une mobilisation des jeunes sans précédent. Dans le monde, en France… et à Tours.

(15 mars 2019 à Tours : 3 000 lycéens manifestaient pour le climat)

Et 1, et 2, et 3 degrés ! C’est un crime contre l’humanité ! » À Tours, le 15 mars 2019, 3 000 jeunes en grève scolaire manifestaient pour le climat. Une première à Tours ! L’objectif ? Dénoncer l’inaction des dirigeants politiques.

« L’appel de la militante suédoise Greta Thunberg a déclenché ce mouvement transnational. Les jeunes se reportent sur une personne de leur âge, figure d’apaisement et d’indignation morale », analyse Joël Cabalion, sociologue à l’université de Tours. En août 2018, l’adolescente avait commencé seule devant le Parlement suédois, sa pancarte « grève scolaire pour le climat » à la main.

La première mobilisation tourangelle était organisée par des lycéennes de Grandmont et Notre- Dame-La-Riche au sein du collectif « Pas de printemps silencieux ». Une seconde grève a suivi en mai, puis une troisième en septembre, avec un millier de lycéens et d’étudiants à chaque fois.

(Manifestation d’Extinction Rebellion, le 7 octobre à Tours)

Depuis, le collectif s’est structuré. En août dernier, il a rejoint le mouvement de jeunes Youth for Climate France (YFC) : « Nous sommes engagés pour le climat et l’écologie, contre le capitalisme et toutes les discriminations (racisme, sexisme…) », présente le lycéen Nicolas Mercier, membre de YFC Tours et chargé de la communication. Le mouvement se veut horizontal, sans hiérarchie : un collège tourangeau de 10 jeunes (tous lycéens) est élu tous les trois mois afin de prendre les décisions et d’organiser la vie du groupe.

« Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour l’avenir »

D’autres initiatives sont nées de l’urgence écologique, avec des jeunes en première ligne à Tours. Comme ANV-Cop 21 et ses actions non-violentes (les décrochages de portraits présidentiels par exemple) ou Extinction Rebellion (XR), mouvement de désobéissance civile lancé fin 2018 au Royaume-Uni. « Il faut agir face à l’urgence », résume ChaBou (pseudo), 20 ans, membre d’XR Tours.

Le groupe a manifesté devant la métropole pour dénoncer les subventions à l’aéroport, organisé une marche funèbre devant la mairie ou éteint les enseignes lumineuses de magasins. « Ce sont des mouvements disparates, avec diverses formes de mobilisation (grèves, marches, actes de désobéissance civile…), mais aussi des points communs : l’environnement devient une cause dont s’emparent des jeunes, plutôt urbains, issus des classes supérieures », poursuit Joël Cabalion.

Selon les études du collectif de chercheurs Quantité critique, la jeunesse des classes populaires reste la grande absente. À noter cependant, l’initiative #MaCitéVaBriller, où des jeunes des quartiers se lancent le défi de nettoyer leur cité. À Joué-lès-Tours, l’association Salade tomate union, créée par des jeunes du quartier La Rabière, a relevé le challenge en septembre. Ce nouvel élan profite aussi à des associations historiques, comme la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO Touraine).

Fin septembre, elle lançait son groupe jeunes, avec 57 recrues (90 % d’étudiants). Du jamais vu ! « Cet engouement va nous permettre de démultiplier nos actions », se réjouit Baptiste Boulay, animateur et coordinateur du groupe à la LPO Touraine.

« La pensée politique est en pleine ébullition »

De quoi changer certains regards portés sur la jeunesse ? Assurément, « cela remet en cause une vision individualiste et je-m’en-foutiste des jeunes », pointe Joël Cabalion. Pour autant, certains adultes gardent un avis négatif sur leur mobilisation, n’y voyant qu’une seule motivation : sécher les cours… « Non, nous ne sommes pas une bande d’individus amorphes ! Nous sommes les adultes de demain, concernés et inquiets pour notre avenir. Nous voulons construire le futur dans le respect de la planète. Nous portons des alternatives tournées vers l’écologie et le social. Nous aussi, nous voulons réaliser nos rêves ! Et nous nous en donnerons les moyens », assure Nicolas Mercier à Youth for Climate.

Difficile de dire si ces mouvements changeront la donne. Une chose est sûre : « Ils transforment les individus. D’autant plus les jeunes, dont la pensée politique est en pleine ébullition », précise le sociologue. En tout cas, l’action continue. Lycéens et étudiants se donnent rendez-vous à la fin du mois, le 29 novembre, pour une nouvelle grève mondiale pour le climat.

Texte : Nathalie Picard / Photos : Hugues Le Guellec & Julien Pruvost NR

Horoscope WTF du 20 au 26 novembre 2019

C’est l’heure, c’est dur, voire très difficile à encaisser, mais bref… voilà le retour de l’astrologue tmv et son horoscope presque 100 % vrai.

Bélier

Amour

Dites, c’est vous qu’on a vu(e) sur Canal+, samedi dernier à minuit ?

Gloire

Vous êtes aussi utile qu’une valise sans poignée.

Beauté

Ça nous fait mal de l’avouer, mais force est de constater que vous êtes les plus canons cette semaine.

Taureau

Amour

Eh bien voilà. Vous êtes arrivé(e) à un point où vous n’en avez plus rien à foutre.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous conseille de caaaasseeeer laaa voiiiix.

Beauté

Vos flatulences au goût de Tchernobyl ne plaisent guère à votre entourage.

Gémeaux

Amour

Galipette, bistouquette, raclette. Votre programme de dimanche s’annonce fifou.

Gloire

Le diagnostic du docteur Bichon est sans appel : votre ego est bien trop surdimensionné…

Beauté

… Mais bon, c’est de notre faute. L’horoscope tmv est bien trop gentil avec vous.

Cancer

Amour

Comme disait le grand philosophe Tonton David, « chacun sa route, chacun son chemin »… Vous pigez où on veut en venir ?

Gloire

Parler comme Yoda désormais vous devez…

Beauté

… Car la même face fripée vous avez.

Lion

Amour

Arrêtez de faire semblant au lit… ça commence à se voir.

Gloire

On devrait tous avoir un(e) pote Lion dans sa vie…

Beauté

… POUR LUI PÉTER LES DENTS !! MOUAHAHA.

Vierge

Amour

Pour plaire, essayez d’être un peu moins déprimant qu’un lundi.

Gloire

On sait tous que vous aimez dessiner des choses obscènes dans les toilettes des bars.

Beauté

Vous avez la fesse frivole.

Balance

Amour

Promis, on n’est pas en train d’écrire dans 30 000 exemplaires de tmv que vous aimez les fessées.

Gloire

C’est l’histoire d’un pingouin qui respire par les fesses. Un jour, il s’assoit et il meurt. Allez A+.

Beauté

Il faut s’y faire, votre carrure de mortadelle ne fait plus effet.

Scorpion

Amour

Mouais. Beaucoup de transpiration pour pas grand-chose au niveau des galipettes.

Gloire

Netflix va vous contacter et vous proposer de jouer dans sa nouvelle série, La Casa de Popol.

Beauté

Vous sentez le mammouth.

Sagittaire

Amour

Vous êtes l’équivalent d’un crashtest au niveau des relations amoureuses.

Gloire

D’après la constellation de la Sylvie Vartan, ce soir vous serez la plus belle pour aller danser…

Beauté

… Mais pas d’pot, vous dansez aussi bien qu’un cul de jatte sous Lexomil. Bisou.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes aussi jubilatoire qu’un solo de Jimi Hendrix.

Gloire

Vous êtes bien trop gentil(le) pour ce monde. Pas de doute, l’astrologue prédit que vous vous réincarnerez en peluche…

Beauté

… ou en slip pilou-pilou. (mais ça, ce serait la honte)

Verseau

Amour

Vous avez le bonjour de Jacquie et Michel.

Gloire

Qui a besoin d’ennemi quand on a un(e) ami(e) comme vous ?

Beauté

La bigorexie est la dépendance à l’activité physique et sportive. Bref, tout votre contraire. (hop c’est gratos)

Poissons

Amour

Pluton va vous brancher avec un(e) Sagittaire. Lundi. Midi.

Gloire

Alors mes p’tites loutres, ça fait quoi d’avoir l’esprit aussi pervers que l’astrologue de tmv ?

Beauté

Vous êtes aussi sexy qu’un dindonneau. Glouglouglouglou.

Tours : la Ville s’engage en faveur des cirques sans animaux sauvages

A l’initiative du groupe d’opposition mené par Emmanuel Denis, la Ville de Tours a adopté la semaine dernière un vœu d’interdiction des cirques avec animaux sauvages.

Les faits 

La semaine dernière, le débat sur la présence d’animaux sauvages dans les cirques a été inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal. Un vœu porté par Emmanuel Denis et Cécile Jonathan. Les élus tourangeaux ont émis le souhait « d’une réglementation nationale (…) de privilégier les cirques sans animaux » et de« solliciter des contrôles systématiques pour les cirques s’installant sur la commune »

La majorité, emmenée par le maire Christophe Bouchet, a validé la démarche. Elle a toutefois apporté un amendement, indiquant ne « pas avoir l’air de mettre les cirques au pilori » et vouloir encourager « l’émergence d’un cirque nouveau »

Les enjeux 

Le sujet était inévitable pour la Ville, tant il est sensible et fait débat en France. D’autant que Tours organise, chaque année, le Festival international du cirque. D’ailleurs, seuls les animaux domestiques y sont désormais tolérés, alors que ses débuts avaient été marqués par la fronde des militants animalistes de L214. D’après le décompte de Cirques-de-France.fr, 387 communes françaises ont déjà pris position pour des cirques sans animaux. Tours ne pouvait y échapper. 

Le contexte

D’après un sondage OpinionWay commandé par la SPA, 67 % des Français sont défavorables à la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Au niveau national, Paris s’est récemment engagée à ne plus leur donner aucune autorisation d’installation. Plus globalement, 36 pays dans le monde ont déjà adopté une interdiction totale ou partielle des animaux sauvages dans les cirques. 

Le point de vue  

Les partisans du bien-être ont évidemment accueilli la nouvelle avec joie, associations en tête à l’instar de Code Animal ou encore du Collectif Stop Cirque Animaux 37 qui œuvre beaucoup dans le département. Sur les réseaux sociaux, d’autres voix se sont aussi élevées, fustigeant un « effet d’annonce » à quelques mois des municipales, ou critiquant une décision qui irait « à l’encontre de ce que sont les cirques traditionnels ».

Enfin, il convient de préciser que, sur ce sujet, seul le gouvernement peut décider d’une interdiction totale et définitive des cirques avec animaux sauvages via une loi nationale.

Texte : Aurélien Germain

Sting en concert au Château de Chambord le 1er juillet 2020 !

Sting débarque au Château de Chambord pour un concert exceptionnel.

Le chanteur Sting sera en concert exceptionnel au Château de Chambord le 1er juillet 2020.

Pour avoir sa place pour ce show organisé par AZ Prod (!), il faudra probablement aller vite. La vente des billets est prévue pour ce mercredi 20 novembre, à 10 h sur www.az-prod.com et www.livenation.fr.

Les membres du Fan Club de Sting auront l’opportunité d’acheter des billets du 18 novembre 10 h au mardi 19 novembre 18 h sur le site www.sting.com.

> Tarifs : De 73 € à 122,50 €. Et sera également disponible à la vente une offre VIP pour vivre une expérience encore plus inoubliable. Ce Pack VIP à 300€ comprend :

> Evenement Facebook : https://www.facebook.com/events/527290304784833/

 

Winnie Baltazar de Almeida fait pétiller Montlouis

C’est une révélation du football : retour sur le parcours de Winnie Baltazar de Almeida, l’homme qui enflamme Montlouis.

À Montlouis, on y croit dur comme fer et on compte sur lui. Révélation du début de championnat de nationale 3, Winnie Baltazar de Almeida a tout juste 20 ans mais ce week-end en Coupe de France, il tentera de propulser l’AS Montlouis au 8e tour.

La tache n’est pas insurmontable pour l’attaquant français, rapide et altruiste, auteur avec son club d’un étonnant début de saison. Il y a trois semaines, ses deux buts avaient terrassé une des grosses cylindrées du Championnat, Vierzon (battu 3-2 en Touraine) et depuis, c’est lui qui assure le spectacle.

Face à la formation normande de l’AF Virois, actuellement 10e de son groupe de Nationale 3 et tenue en échec par Dieppe (1-1), samedi dernier, Winnie, comme tout le monde l’appelle, voudra une nouvelle fois faire parler la poudre et permettre à Montlouis de poursuivre l’aventure en Coupe de France. Cela fait vingt ans que l’équipe n’a pas atteint ce niveau !

Débarqué en Touraine il y a deux saisons pour s’imposer comme meilleur buteur de son équipe en Régionale 1, il avait semblé marquer le pas l’an passé. « J’ai manqué d’assiduité, reconnaissait-il. Mais je me suis reconcentré sur mes objectifs. J’ai le sentiment d’avoir franchi un palier. »

Son entraîneur, Emmanuel Hamon, porte exactement le même diagnostic : « Il a fait de vrais progrès et, dans le jeu, je l’encourage à prendre plus de responsabilités ». Joueur rapide à la frappe puissante et soudaine, Winnie est un véritable poison pour les défenses. Samedi, à 18 heures devant son public, face à l’AF Virois, gageons qu’il sortira le grand jeu.

Thierry Mathiot

Les nouveaux coiffeurs : encore une petite coupe ?

Du salon cosy au coeur de Tours au rendez-vous express en galeries commerciales, en passant par l’intervention à domicile de votre coiffeuse préférée, se faire (bien) couper les cheveux n’a jamais été aussi facile.

Nelly Dubost a toujours voulu être coiffeuse. « J’aime rendre les gens beaux », nous glisse la propriétaire du salon franchisé Carpy, du centre commercial des Atlantes. Formée à la coiffure à l’âge de 14 ans, selon le cursus classique CAP + BP (brevet professionnel permettant d’ouvrir un salon et d’encadrer une équipe), elle a pendant sept ans managé un ensemble de 17 salons dans toute la France avant de se poser dans la galerie commerciale attenante à l’hypermarché Carrefour en 2015.

« Je ne regrette pas ; c’est la meilleure galerie de la région en nombre de visiteurs. On a une clientèle variée, certes de plus en plus exigeante, mais comme j’adore le relationnel et la coiffure, je suis en plein dans mon élément. »

Dur dur de trouver du personnel

Deux autres coiffeurs cohabitent au centre commercial : les franchisés Fabio Salsa et Franck Provost. Comme pour toutes les autres enseignes mixtes, la clientèle se compose d’un quart d’hommes pour trois quarts de femmes. En ce qui concerne les tarifs, on est ici à 25 euros pour les garçons et 38 euros pour les filles, en moyenne.

Se définissant comme coiffeur visagiste-coloriste, Nelly Dubost travaille avec Aziza, Sandra, Clarisse et Khasa. Et pour elle, le seul bémol tient (comme pour beaucoup d’autres patrons coiffeurs) dans la difficulté à trouver du personnel. « Notre plage d’ouverture va de 9 h 30 à 20 h 30, on travaille le samedi et pas de vacances à Noël. Si l’on ajoute la station debout, cet ensemble d’éléments semble rebuter les jeunes. On a un vrai problème. »

Thomas Petitcollin, actuel gérant et futur propriétaire d’un des cinq salons Joël Sicard (« Les inédits »), 72 bis avenue de Grammont, porte le même diagnostic. Vice-président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) sur le département, il a fait ses armes aux côtés de Brigitte et Joël Sicard, et à 30 ans, il manage, coiffe, forme en CFA et conseille les professionnels.

Le secteur de la barbe

Également barbier, c’est lui qui, au virage des années 2010-2012, a convaincu ses propriétaires de se lancer dans ce nouveau business. Aujourd’hui, il forme son personnel afin de développer le secteur de la barbe. Car, vous l’ignorez peut-être mais, selon tous les coiffeurs rencontrés, trois hommes sur quatre portent aujourd’hui barbe, bouc ou moustache. Un véritable marché.

Manager des salons Authentic Men de Tours (Place de Châteauneuf, rue Charles-Gilles, rue de la Scellerie + deux salons à Chambray et Saint- Cyr), Steeven Laffont Delchet se passionne pour la barbe. Il aurait pu percer dans le monde du foot, évoluant il y a cinq ans en Nationale 3 en Bretagne, mais depuis deux ans et alors qu’il a seulement 24 ans, il impressionne. « Tailler une barbe, réaliser une coupe de cheveux en rapport, j’adore. Le contact manuel à travers le rasoir, la tondeuse, les ciseaux est unique. »

Pour le client, le passage chez Authentic Men revient à 25 euros pour la coupe de cheveux et 21 euros pour la barbe. « Nous ne pouvons pas faire de tarification groupée, et le calcul d’une prestation se fait selon le critère 1 minute = 1 euro. Même si la tendance hipsters s’est calmée ces deux dernières années, l’avenir des barbiers s’annonce prometteur », insiste-t-il.

Thierry Mathiot

Baptiste Trotignon, toutes les musiques dans un piano

Trotignon, c’est du jazz, du classique, de la chanson, des compos et du grand répertoire. C’est une musique sans oeillères, pleine d’énergie et d’envies. Il est à Tours cette semaine pour deux concerts exceptionnels.

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

C’est un des événements culturels de la saison à Tours. Le pianiste et compositeur Baptiste Trotignon pose ses valises pour une résidence exceptionnelle au Grand Théâtre. Pour la faire courte, Baptiste Trotignon, c’est une référence du jazz sans frontières et de l’impro tous azimuts.

Un artiste toujours en mouvement et surtout sans œillères, qui se trouve tout aussi naturellement dans son élément chez Mozart que du côté de la chanson anglo-saxonne.

Évidemment, quand on accueille un artiste à ce point curieux et multiple, il faut s’attendre à une sortie de résidence particulièrement riche. On y verra des créations bien sûr, mais aussi une commande (à découvrir le 12 juin au CCCOD), des concerts du compositeur, des rencontres et des masterclasses.

Trotignon et l’Orchestre symphonique de la Région

Et le premier acte de cette résidence au long cours, c’est cette semaine. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre à 17 h, Baptiste Trotignon retrouvera l’Orchestre symphonique de la Région Centre-Val de Loire, placé sous la direction de Benjamin Pionnier, pour un concert symphonique à son image : dynamique et enlevé !

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

On y entendra des pièces d’Offenbach (le Concerto militaire, mais aussi le voyage dans la Lune et des extraits de la Gaité Parisienne) et Hiatus et turbulences, la première pièce symphonique de l’artiste, créée en 2018. « C’est une pièce très dynamique, d’un seul souffle, pleine d’agitations et de turbulences comme je les aime », décrit Baptiste Trotignon.

Improvisation dans la partition

Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, comme chantait le regretté Bourvil. Mercredi 20 novembre, à 20 h, le pianiste revient sur la scène du Grand Théâtre, en solo cette fois, pour son récital issu de son dernier album You’ve changed. « Cet album raconte une histoire, celle d’une évolution, une transformation intérieure, une sorte de chrysalide. C’est l’album qui me ressemble le plus », explique t-il.

Et ce qui est sûr, c’est que, sur scène, la musique prend une ampleur nouvelle. À chaque concert, l’improvisation vient se mêler à la partition et les grands classiques de la chanson anglo-saxonne ou d’Amérique du sud ou encore les standards du jazz viennent à la rencontre de Bach ou d’autres. Une soirée pour tous et faite de toutes les musiques, pleine de surprises et de mouvement. En un mot comme en cent : à ne pas louper.
Matthieu Pays


> Au programme

-Concerts symphoniques Offenbach et Hiatu et Turbulences. Avec l’orchestre symphonique de la Région Centre Val de Loire. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre, à 17 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 12,50 à 52 €.
-Récital Piano solo de Baptiste Trotignon. Mercredi 20 novembre, à 20 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 8 à 25 €.

Etape 84 : on a testé le resto de l’auberge de jeunesse

Récemment ouverte, l’auberge de jeunesse à Tours possède aussi une partie bar-restaurant. Forcément, la team tmv y est allée faire un tour.

Cela faisait déjà sept ans que Tours n’avait plus d’auberge de jeunesse. Mais mi-octobre — ô miracle ! — la Ville inaugurait The People Hostel, la nouvelle… auberge de jeunesse (c’est bien, vous suivez). Et pour le plus grand bonheur de cette rubrique – ô miracle, bis – un restaurant a également ouvert en ces lieux.

Ni une, ni deux, la team tmv a voulu tenter la chose. D’autant que le lieu est situé au 84 avenue de Grammont. Un double argument puisque : 1) on retrouve enfin un peu de vie dans ce coin bien tristounet de Tours ; 2) ça n’est pas loin de nos bureaux, « pratique pour des fainéants comme nous », me soufflent mes collègues.

Le resto de l’auberge de jeunesse

Etape 84, son petit nom, c’est donc la partie bar-restaurant de l’auberge de jeunesse. Un menu du jour nous accueille : sardine marinée aux légumes en entrée, suivi d’une brandade de cabillaud et une tarte aux poires en dessert. L’équipe privilégie les produits locaux et français. Et le résultat est plutôt correct ! Servi dans une jolie vaisselle, c’est léger en bouche et le poisson, bien assaisonné, donne ses couleurs au plat.

Tout autour, la déco est sobre mais l’endroit est chaleureux. Surtout, il est lumineux grâce à sa grande baie vitrée donnant sur le jardin. Un petit espace pour enfants trône au fond de la salle pour qui voudrait laisser le petit Jean-Eudes avec ses jouets (oui, on appelle nos enfants comme on veut).

Il y a ici ce côté convivial qui colle parfaitement avec l’esprit de l’auberge de jeunesse. Au final, pas besoin d’être client de l’auberge, n’importe qui peut évidemment manger ou boire un verre à ce bar-restaurant sympathique ouvert à toutes et à tous. Enfin dernière précision, en zieutant la page Facebook d’Etape 84 (by The People Hostel), nous sommes tombés sur des photos alléchantes du brunch qui se tient les vendredis, samedis, dimanches et qui a déjà visiblement du succès. Conseil de tmv : il faudra réserver !

Aurélien Germain


> Etape 84 (By the Hostel People), 84 avenue de Grammont, à Tours. Ouvert 7j./7, midi et soir. Week-end : brunch.

> L’addition : Comptez 16,50 € pour le plat du jour (entrée, plat, dessert) ou 12,50 € en se contentant du plat du jour. Sinon 14,50 € pour entrée+plat ou plat+- dessert. À la carte, on trouve aussi des salad bowls à 11,50 € ou des burgers à 13,50 €. Planches à 12,50 €.

> Contact : 06 28 52 78 74 ou thepeoplehostel. com ainsi que facebook.com/etape84

Coups de feu sur Broadway… près de Tours !

La Musical Company, créée à Tours en 2011, joue sa dernière création, la comédie musicale Coups de feu sur Broadway, jeudi 14 novembre, à Montlouis.

L’esprit de Broadway soufflerait- il en Indre-et-Loire ? Loin de l’effervescence de Manhattan, une troupe d’artistes bénévoles, a créé, à Tours, la Musical Company. Leur credo : la comédie musicale à l’américaine.

« On joue, on chante, on danse sur scène, résume Thomas Lourenço, le président de l’association aux 27 printemps. La musique fait partie intégrante de l’histoire, est intégrée dans les scènes : les couplets chantés racontent autant que des répliques ».

« On joue, on danse, on chante sur scène »

La troupe, composée actuellement de dix comédiens, chanteurs, danseurs et de trois musiciens, a vu le jour en 2011 sous l’impulsion de Thomas Thuillier, alors étudiant à la fac de droit. Aujourd’hui, la Musical Company n’est plus une association étudiante, mais reste toujours un « projet de copains » qui, en plus de leurs activités professionnelles, passent des heures à créer, répéter, construire les décors, etc.

Après avoir joué Chicago ou encore Grease, la troupe s’est lancée dans son septième projet, l’adaptation de Coups de feu sur Broadway. Le pitch de cette histoire tirée d’un film de Woody Allen ? En 1929, à New York, un jeune metteur en scène voit son rêve se réaliser : sa pièce va enfin être produite à Broadway. Mais le producteur est un parrain de la mafia locale, qui exige que sa copine, sans talent, obtienne le rôle principal…

« Nous avons réalisé un gros travail de réécriture et d’adaptation des standards de jazz des années 20, qui sont le cœur du spectacle », décrit Thomas Lourenço. La couleur musicale — de cette reconstitution burlesque des années 20, mêlant comédie satirique et film de gangsters ? « Très très swing ! »

Flore Mabilleau


> Le 14 novembre, à 20 h 30, à l’Espace Ligéria (9 rue de la Croix Blanche, à Montlouis-sur- Loire). Tarifs : de 7,30 à 14,30 €.

 

« À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher »

#VisMaVille Patrick a rejoint la communauté d’Esvres, il y a une dizaine d’années. Il réceptionne, trie, classe et vend des objets donnés. Sa spécialité : les livres. Sa vie : un roman.

Des magasins de Tours-Nord ou Saint-Pierre-des-Corps à celui d’Esvres-sur-Indre, c’est bien de travail dont il s’agit. Si vous déboulez un samedi sur les coups de 14 heures à l’ouverture des magasins d’Emmaüs, le rideau tombe et c’est le grand rush garanti.

À Esvres, du côté des meubles d’occasion, vous tomberez sur Simon, compagnon, plaisanterie en bandoulière et éclats de rire assurés. Un peu plus loin, aux Bibelots, c’est Danièle (une bénévole d’Emmaüs, ancienne de France Télécom) qui bichonne les verres, les vases et belles assiettes.

Pas loin, on retrouve Patrick et Odilon. Ils s’occupent des livres. Autant Odilon, la quarantaine, originaire du Congo Brazzaville, arrivé en France au début des années 2000, est calme et observateur, autant Patrick porte haut l’élégance vestimentaire et le verbe.

Des chemins particuliers

Ces deux-là s’entendent bien. Tôt le matin, lorsque je les ai retrouvés dans un des hangars de la communauté d’Esvres, ils réceptionnaient des kilos de cartons remplis de bouquins. D’un côté, une benne pour évacuer (et recycler) et de l’autre une pile d’ouvrages divers qui seront mis en vente. Patrick connaît son affaire. « Des bouquins, dans ma vie, j’en ai acheté 7 000, 8 000… », assure-t-il.

On imagine déjà le prof de lettres, ou quelque chose dans le genre : « Non, je suis diplômé en droit des affaires ; j’ai été avocat, expert- comptable, haut placé à la Générale des eaux, au crédit foncier. » Une carrière et une vie peu commune. « Aujourd’hui, je suis retraité, malade aussi, Emmaüs m’apporte une sécurité. Comme j’ai tout eu en biens matériels avant, je n’ai pas besoin d’autre chose que ce que je trouve ici. »

À bien y regarder, la cinquantaine de compagnons d’Esvres ont tous des chemins particuliers qui les ont menés ici. Patrick y trouve son compte. Son expertise sur les livres est sa richesse. « Avant 1800, les livres se vendaient en vrac, aux feuillets. Ce sont les acheteurs qui les faisaient relier. Par la suite, tout s’est industrialisé. J’aime moins. »

Dans une remise au chaud, jouxtant le hangar, Patrick et Odilon classent, rangent et donnent un prix à chaque ouvrage. « En moyenne, on vend à un quart du prix neuf. » Sous les beaux livres reliés, j’aperçois une collection complète de la série écrite par George Martin, Game of Thrones. Les cinq tomes, en parfait état, partiront pour le prix d’un seul volume neuf. De retour dans la salle des ventes, Odilon réceptionne les achats tandis que Patrick discute, explique, conseille.

« Depuis le temps, je connais les habitués », insiste-t-il. Mais à côté des collectionneurs, il y a monsieur et madame Tout-le-monde à la recherche d’un titre particulier… L’autre jour, quelqu’un voulait un livre sur la langue bretonne, il est reparti avec la bio souvenir de Michel Drucker. Car comme le dit Patrick : « À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher ».

Thierry Mathiot


> En règle générale, les dons peuvent être déposés les jours d’ouverture le matin et tous les jours à Esvres. Tél. 0247264325. www.emmaus-touraine. org

 

Horoscope WTF du 13 au 19 novembre 2019

On salue les Cancers qui auront Stéphanie de Monaco dans la tête et les Poissons qui se transforment cette semaine en Schtroumpfs.

Bélier

Amour

On vous surnomme la
chaudière.

Gloire

Continuez de vous
sous-estimer. Vous excellez
dans ce domaine.

Beauté

C’est un fait. Vous êtes
désormais ce que l’on appelle un
croûton.

Taureau

Amour

Comme le dit le proverbe :
une rencontre n’est que le début
d’une séparation. A+ !

Gloire

Vous agissez comme un
spermophile…

Beauté

…et bien sûr, dégoûtants
comme vous êtes, vous avez cru à un
mot salace. Que nenni, mes gnous,
jetez un oeil au dico.

Gémeaux

Amour

C’est pas bien de simuler.

Gloire

Ding ding ding, la constellation
du on vous a pas sonnés vous
rappelle à l’ordre.

Beauté

Vous ressemblez à un carlin
triste et célibataire.

Cancer

Amour

La constellation de Stéphanie
de Monaco vous rappelle que
comme un ouragan qui passait sur
moi l’amour a touuut emportéééé.

Gloire

Vous êtes comme la Danette
: si bon à tout moment de la
journée.

Beauté

Pois chiche le midi, tempête
dans le lit.

Lion

Amour

Vous avez tendance à être
le Balkany de la vie sentimentale.
Bref, un(e) escroc.

Gloire

Poussez mémé dans les orties,
juste pour voir

Beauté

Cette semaine, les gens
n’auront aucune pitié avec votre tête
d’oeuf.

Vierge

Amour

Triste mardi en perspective,
puisque vous serez arrêté(e)
pour attentat à la pudeur.

Gloire

Vous ressemblez à un hamster
dans sa roue. À courir bêtement
après rien du tout.

Beauté

Fatale. (mais juste un peu
et des fois hein)

Balance

Amour

Votre coeur est comme sur
un bateau. Gare à l’amour, ça donne
le dégueulis.

Gloire

Vous avez mauvais goût. (allez
bim, c’est gratuit)

Beauté

Pas de doute, vous êtes un
subtil mélange entre Justin Trudeau
et Justin Bridou.

Scorpion

Amour

Tu veux savoir si ton ex
t’aime toujours ? N’envoie RIEN au
61313.

Gloire

Vous allez marcher dedans,
lundi prochain.

Beauté

La chance vous sourit.
Vous avez des airs de gros lamantin
ronflotant paisiblement sur la plage.

Sagittaire

Amour

Vous faites les sauvages au
lit, alors que vous n’êtes qu’un petit
truc tout tendre en réalité.

Gloire

Hé ho Jeanne d’Arc, personne
vous a causé. Arrêtez d’entendre
des voix.

Beauté

En changeant 9 lettres à
Sagittaire, on obtient « furoncle ».
Coïncidence ?

Capricorne

Amour

C’est dans les vieux pots
qu’on fait les meilleures confitures…
De rien pour le conseil, bisou.

Gloire

Comment vivez-vous votre
passion pour le nudisme ?

Beauté

Vous ne sentez pas très
bon. Mais c’est ce qui fait votre
charme

Verseau

Amour

En amour, vous êtes tel un
aspirateur. Vous ramassez seulement
les miettes.

Gloire

Selon nos prédictions, vous
avez le charisme d’un caillou.

Beauté

Boulet mais canon.

Poissons

Amour

Vous schtroumpfez plutôt
bien quand on vous schtroumpfe la
schtroumpf.

Gloire

Aïe… Il fallait que ça arrive.
Votre schtroumpf menace ce que
vous schtroumpfez.

Beauté

Vos schtroumpfs font palpiter
le schtroumpf.

Countdown : faites attention à vos applis…

Et si une appli de votre téléphone pouvait prédire votre mort, la téléchargeriez-vous ? Le pitch est sympathique, mais malheureusement, Countdown se vautre dans la paresse et n’est qu’un énième film estampillé horreur pas bien méchant…

Et si une appli de votre téléphone vous prédisait combien de temps il vous reste à vivre ? En voilà une chouette idée pour Quinn qui se rend compte (forcément sinon ce n’est pas drôle) qu’il ne lui reste que 2 jours sur Terre…

Ce n’est pas la première fois que le cinéma d’horreur fait appel à la technologie pour décider du destin de ses personnages. Dans Countdown, peu de surprises à l’horizon, cette première réalisation de Justin Dec se contentant de recycler les idées de The Ring version smartphone et se poser comme une bête resucée de Destination Finale.

Sauf que l’on est bien loin des deux films pré-cités. Emmené par une mise en scène hésitante et des acteurs aussi expressifs que des étoiles de mer sous Lexomil, ce Countdown ronflant est aussi excitant qu’un épisode de Derrick sans sous-titres.

Cette énième variation autour du thème de la mort qui poursuit des jeunes n’a même pas le mérite d’apporter un tant soit peu de subtilité (le blabla fadasse sur l’addiction aux téléphones). Et ce n’est pas le trouillomètre qui changera quoique ce soit, Countdown restant dans le chemin balisé des jumpscares classiques et foireux, n’offrant que des moments de « tension » vus et revus. Dommage.

Aurélien Germain


> Horreur/épouvante, de Justin Dec (Etats-Unis). Durée : 1 h 30.
Avec : Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Bateman…

> NOTE : 1,5/5 

 

Handicap : plus de visibilité en entreprise

Changer le regard du monde professionnel, c’est l’un des enjeux de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

(Photo Adobe Stock)

Les faits

Du 18 au 24 novembre, c’est la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Une action coordonnée depuis plus de 20 ans, au niveau national, par LADAPT, une association dont le but est d’accompagner les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours.

Dans ce cadre, entre autres manifestations, Cap Emploi 37 organise un « Vis ma vie » de travailleur en situation de handicap, le 18 novembre, dans ses locaux de Saint-Cyr-sur-Loire. L’idée est de répondre aux questions des personnes qui travaillent avec collègue en situation de handicap, par des ateliers, des jeux et des mises en situation.

Les enjeux

En 2018, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était de 19 % contre 9 % pour le total de la population active. C’est pour lutter contre cette disparité qu’a été créée, en 1997, la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Le réseau des Cap Emploi a été créé en 2000. Leur mission est d’aider les personnes en situation de handicap à se maintenir dans leur emploi ou à intégrer le monde du travail. Une action qui passe, bien sûr, par l’accompagnement des employeurs.

Le contexte

Le marché de l’emploi connaît depuis quelques mois une embellie notable. En Centre Val-de-Loire, le taux de chômage est revenu à 8 % tout juste (contre 8,2 pour l’ensemble de la France). L’Indre-et-Loire fait partie des bons élèves régionaux, avec un taux de chômage de 7,7 %. Le but est que les personnes en situation de handicap ne soient pas les grandes oubliées de ce sursaut.

Le point de vue

« 80 % des handicaps sont invisibles, rendons visibles les compétences. » Le slogan de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées résume bien son enjeu. Benoît Malbran, chargé de mission à Cap Emploi 37, le résume à nos confrères de La Nouvelle République : « Les situations de handicap au travail sont le plus souvent invisibles et les salariés ne sont pas obligés de les signaler ».
1 758 personnes étaient accompagnées par Cap Emploi 37 en décembre 2018 et 491 entrées en emploi ont été enregistrée. À quoi s’ajoutent 45 personnes ayant bénéficié d’une formation.


> Toutes les infos sur capemploi-37.fr et semaine-emploi-handicap. com/ladapt

 

 

Nouveau Bac : la foire aux questions

Le nouveau bac change vraiment la donne. Pour y voir plus clair, nous avons choisi de répondre à quelques-unes des questions les plus souvent posées par les lycéens.

C’est vrai que le bac, ce ne sera que du contrôle continu ?

Non. La part du contrôle continu dans le nouveau bac, c’est 40 % de la note. 10 % provient des bulletins de 1ère et de terminale et les 30 % restant viennent d’épreuves de contrôle continu. Chaque lycéen doit passer deux épreuves en première et une en terminale et il peut choisir le moment où il veut les passer, en fonction de son avancée. Ce seront des devoirs ou des exercices sur table, sur le modèle des bacs blancs actuels. Et, pour que tous les lycéens soient égaux, les sujets des épreuves seront choisis dans une liste nationale de sujets, les copies anonymes seront corrigées par d’autres professeurs que les vôtres.

Quelles sont les matières qu’on ne passera plus en épreuves terminales ?

Ce sont l’histoire-géo, les deux langues vivantes, l’enseignement scientifique (grande nouveauté assez contestée de la réforme) et l’enseignement de spécialité que vous aurez décidé d’abandonner en 1re et qui seront évalués dans le cadre du contrôle continu en fin d’année. L’EPS reste évaluée comme actuellement en terminale.

Cette réforme, c’est vraiment la fin des séries ?

Oui, pour les séries L, ES et S. Tous les lycéens en voie générale suivent les mêmes enseignements : français en première, philosophie en terminale, histoire-géographie, enseignement moral et civique, deux langues vivantes, EPS, enseignement scientifique. Puis tous choisissent 3 enseignements de spécialités en 1re (4 h chacun) et deux en terminale (6 h chacun). On peut ajouter une option au cocktail si on le souhaite (3h) et même en prendre un en terminale (dans un liste spécifique), même si on n’en avait pas en première. Du coup, si on a envie, on peut reproduire les anciennes filières avec le jeu des enseignements de spécialités, mais on peut aussi panacher en fonction de son profil et de son projet.

Et pour la voie techno, ça se passe comment ?

Les séries ne changent pas, puisqu’elles ont été repensées il y a peu. La nouveauté, c’est que tous les lycéens suivent désormais les mêmes enseignements communs. Les enseignements de spécialités en 1re puis en terminale changent selon la série choisie.

Finalement, on passera quoi en terminale ?

À la fin de la terminale, il y aura quatre épreuves pour les bacs généraux : deux épreuves de spécialités, une épreuve de philo pour tous et un oral. Tout cela comptant donc pour 60 % de la note. L’épreuve de français en première (écrit et oral) reste inchangée.

C’est quoi cette histoire d’oral final ?

C’est une des grandes nouveautés de la réforme. Cet oral durera 20 minutes et portera sur un projet mené par l’élève depuis la classe de première, en lien avec un de ses enseignements de spécialité de l’élève. L’intérêt est de préparer les lycéens à s’exprimer à l’oral et devant des personnes étrangères. C’est une compétence essentielle dans le monde professionnel.

Est-ce qu’il y aura toujours le principe du rattrapage ?

Oui, bien sûr. Pour obtenir son bac, il faut avoir une moyenne de 10/20 à l’ensemble des épreuves. Si on obtient moins de 8 de moyenne, on est recalé, mais si on obtient entre 8 et 10, on peut aller aux épreuves de rattrapage. Le candidat est interrogé dans les enseignements qui ont fait l’objet d’une épreuve terminale écrite : français, philosophie, et les deux enseignements de spécialité suivis en terminale. Si les notes obtenues à l’oral sont supérieures aux notes initiales obtenues à l’écrit dans ces enseignements, elles s’y substituent et le jury recalcule la note globale à l’examen en tenant compte de la meilleure note dans chaque enseignement. Et voilà !

Et les options, ça sert à quoi ?

À part le latin et le grec qui offrent des possibilités de points bonus coefficient 3 (pour encourager les élèves à étudier les langues anciennes), les options ne donnent plus de bonus. Elles sont intégrées à l’évaluation des bulletins de 1ère et de terminale qui compte pour 10 % de la note globale.

Spectacle : manipuler les serpents de Serge

Une digression poétique et savante sur nos amis les reptiles, dans un des lieux les plus atypiques de la culture en Touraine, ça vous dit ?

Les reptiles vous fichent la trouille ? Eh bien vous avez tort, et Serge Rigolet va vous expliquer pourquoi. Tout jeune, il côtoie les serpents qui grouillent sur les coteaux de Saint-Avertin. « On habitait chez eux ». C’est assez logiquement qu’il est devenu chasseur de nuisibles, mais aussi guérisseur. Dans son nouveau spectacle qu’il peaufine depuis trois ans, il mêle mythologie, récit et musique et nous dévoile une autre facette des serpents.

« Dans l’histoire et les religions, le serpent a longtemps été une divinité positive. Les serpents étaient des symboles de santé et de fécondité. À l’inverse de ce que disent nos peurs instinctives, j’associe le serpent au pouvoir de guérison. »

Manipuler les serpents

D’ailleurs, Serge a même chassé des serpents pour l’Institut Pasteur. Son spectacle est aussi une réflexion intime car la manipulation des serpents lui a permis de grandir. « D’un seul coup, j’ai commencé à comprendre que j’avais du pouvoir parce que ça faisait peur. Manipuler les serpents s’apparentait aux rites de passage à l’adolescence. ».

Toujours peur ? Alors c’est le lieu du spectacle qui devrait vous rassurer. Au bout d’un petit chemin de campagne tortueux, ce havre de paix fondé par Serge et animé par une douzaine de bénévoles, reçoit chaque année une quarantaine de spectacles, autant de résidences d’artistes et touche environ 4 000 spectateurs.

Catherine Raynaud, l’autre figure historique de Vaugarni, toujours à l’affût de nouveaux talents à programmer, assiste à plus de 150 spectacles par an « sans jamais se lasser ». Des chiffres qui ne disent pas la chaleur et l’humanité qui font de ce lieu un cocon pour spectateurs et artistes.

Claire Breton


> POUR QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR VOS TÊTES ?

> Samedi 9 novembre, à 20 h 30. Dimanche 10 et lundi 11 novembre, à 16 h 30. Grange théâtre de Vaugarni, à Pont-de-Ruan. Tarifs : de 10 à 13 €.

Marc-Eric Bourque, notre « cousin » hockeyeur

Il vient tout droit de la belle province de Québec, au Canada. Rencontre avec Marc-Eric Bourque, hockeyeur aux Remparts.

La Gaspésie, vous connaissez ? Cette région, située à l’Est du Canada, en bordure du fleuve Saint-Laurent, fait partie du Québec. C’est là-bas que Mar- Eric Bourque a grandi et fait ses premiers pas sur la glace.

Aujourd’hui, à 21 ans, ce hockeyeur au gabarit atypique (1,69 m pour 85 kg) est une des clés de voûte des Remparts de Tours. Débarqué au club, cet été, après avoir été le meilleur défenseur des Titans de Princeville, au Canada, dans une ligue mineure, il s’affirme de match en match.

Car s’il apporte beaucoup par sa rigueur en défense, c’est aussi par la qualité de sa passe qu’il fait briller ses coéquipiers. Le weekend dernier à Marseille, c’est une de ses assistances qui a permis à Carmy-Sarty de marquer alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2). Vainqueur (5-2) sur la glace phocéenne, les Remparts ont engrangé un troisième succès de suite.

« C’était mon but de venir jouer en Europe »

« Avant de débarquer à Tours au mois d’août, j’ai été en contact avec les Remparts durant plusieurs mois. C’était mon but de venir jouer en Europe et comme le club est ambitieux… », explique-t-il. Quand on étudie de près son parcours au Canada, on découvre que malgré son gabarit et une brillante dernière saison, il ne s’est pas fait connaitre par une vraie carrière au plus haut niveau, notamment chez les jeunes.

« C’est peut-être un problème de timing. À un moment donné, il faut être dans le bon wagon. Mais en Europe, je pense qu’il a une vraie carte à jouer », confiait Rodolphe Garnier, le coach tourangeau, à son arrivée en Touraine. Sûr qu’aujourd’hui, personne ne regrette la présence du Québécois car dans un Championnat au long cours, les Remparts auront bien besoin de ce perceur de défense.

Thierry Mathiot

« Il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire »

Parce que l’économie sociale et solidaire prend tout son sens dans les quartiers prioritaires, nous avons rencontré Julien Keruhel, directeur du centre social Pluriel(le)s au Sanitas à Tours. Pour que la rénovation du quartier ne se fasse pas sans ses habitants, l’association co-pilote le projet Sanitas du Futur, présenté dans l’exposition du Cré-sol « C’est quoi l’économie solidaire ? », un événement du mois de l’ESS.

Julien Keruhel

L’économie sociale et solidaire (ESS), ça vous parle ?
Bien sûr. Aujourd’hui, en France, on valorise beaucoup les start-ups, mais à mon avis, il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire, créateurs d’emplois non délocalisables, dans une recherche constante d’innovation sociale. Au centre social, même si nous n’en parlons pas chaque jour, nous vivons les principes de l’ESS au quotidien. La vocation sociale est notre ADN et notre gouvernance est vraiment démocratique : l’indépendance de notre conseil d’administration, composé de personnes d’origines et d’âges variés, la plupart issues du quartier, constitue une réelle force.

Parmi vos projets phares, il y a Sanitas du futur…
L’objectif est de redonner aux habitants du pouvoir d’agir. Leur permettre de transformer leur vie, c’est la vocation d’un centre social. Avec près de 9 000 personnes, le quartier le plus pauvre de Tours rassemble le pire comme le meilleur : la solidarité du village et la violence du ghetto. Les habitants, qui subissent méfiance et stéréotypes, sont fatigués des promesses non tenues…

Lorsqu’on organise une réunion publique, la salle est vide. Pourtant, ils ont des choses à dire. Pour leur redonner du pouvoir, du poids sur les décisions publiques, nous devons changer de méthode. Tout le monde — professionnels, élus et habitants — doit s’y mettre ! Le projet, qui rassemble l’association Pih-Poh (le chef de file), le centre social et d’autres partenaires comme des coopérateurs d’Artefacts et le Cré-sol, s’inscrit dans la rénovation du Sanitas.

Comment rencontrez-vous les personnes isolées ou désabusés, celles qui ne fréquentent jamais le centre social ?
Nous allons les voir dans la rue. Nous avons formé 20 bénévoles et 20 professionnels du quartier à l’outil « porteurs de parole ». A partir de questions affichées sur un panneau, ils animent des débats dans l’espace public. Cela passe aussi par les actions de Pih-Poh, qui propose aux habitants des chantiers participatifs de création artistique (autour du textile notamment) dans des lieux de leur vie quotidienne, et par nos « Anim’actions » : pendant l’été et les vacances, le centre social s’installe dans les parcs et les jardins du Sanitas.

Toutes ces actions nous permettent de rencontrer les habitants et de recueillir leurs paroles. Elles ont nourri le dossier que nous venons de déposer dans le cadre de l’appel à projets urbains innovants Devenir Tours. En espérant que cette fois-ci, leurs demandes seront entendues.

Propos recueillis par N. P.

Festival Émergences : le jazz pour tous

De nouveaux artistes, des sons inédits, Émergences, c’est le festival du jazz vivant et c’est pour tout le monde.

Anne Paceo sera au programme du festival.

Émergences, c’est un festival à deux têtes. D’un côté, Le Petit Faucheux, la fameuse salle tourangelle dédiée au jazz sous toutes ses formes et, de l’autre, l’école Jazz à Tours, une référence, elle-aussi. « Nous travaillons toute l’année ensemble, confirme Renaud Baillet, programmateur du Petit Faucheux, mais le festival est vraiment le point d’orgue de notre collaboration. Tout est fait à 50/50, du financement à la programmation. »

Un festival bien né, donc et qui a deux ambitions principales. « L’idée, c’est de programmer des talents émergents, de jeunes artistes issus de la scène locale ou nationale en début de carrière et en qui nous croyons. Mais la volonté, c’est aussi de mettre à l’honneur des formes émergentes de la musique jazz, de nouvelles esthétiques portées, parfois, par de très grands noms qui savent se renouveler. »

Et l’alchimie fonctionne. À ces deux lignes de force, on peut en ajouter une troisième, que l’on sent présente à tout moment : celle de rendre le jazz accessible à tous les publics. « Il arrive encore que le jazz fasse un peu peur à certains. Nous voulons montrer que c’est une musique qui s’adresse à tous. »

C’est la raison pour laquelle, Émergences (qui fête sa majorité cette année avec sa 18e édition) se paye une petite tournée des bars (le barathon) avec des musiciens, pour beaucoup étudiants de Jazz à Tours qui viennent se confronter à un public pas forcément habitué à cette musique. C’est aussi pour cela que le festival investit des lieux nouveaux, comme le musée des Beaux-arts ou le HQ (espace de coworking et pépinière numérique boulevard Béranger) pour des concerts ouverts à tous et gratuits.

« Plus de la moitié des nos rendez-vous sont gratuits, souligne Renaud Baillet et ces formes plus intimistes, pour des spectateurs non-initiés, sont très importantes pour nous. » Émergences, comme tout festival qui se respecte, c’est aussi des temps forts. Citons- en deux. La soirée d’ouverture avec la batteuse Anne Paceo, à La Pléiade de La Riche qui vient d’être sacrée artiste de l’année aux Victoires du Jazz.

« Un jazz teinté de soul, de pop et d’électro, c’est fascinant ! », s’enflamme Renaud Baillet. À noter également, toujours au chapitre ouverture, Alternate Cake, un concert commenté pour le jeune public, le mercredi 13 novembre, à 15 h 30. « On joue et on explique la recette, nous avions beaucoup de demandes des familles. Nous voulions y répondre. »


Au programme

♦Vendredi 8 novembre
Anne Paceo Bright Shadows, à La Pléiade de La Riche, à 20 h 30. De 8 à 25 €. Samedi 9 novembre Soirée West Coast, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Dimanche 10 novembre
Artdeko à l’Hôtel Gouin, à 15 h et 18 h, gratuit. Nosax Noclar, au HQ, à 16 h 30, gratuit.

♦Mardi 12 novembre
Grand ensemble Koa, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Jeudi 14 novembre
Le Barathon, de 18 h à 22 h, à la grande ourse, le Cubrik, le Shelter et le Balkanic. Gratuit.

♦Vendredi 15 novembre
Sylvain Rifflet Troubadour + Endless, au Petit Faucheux, à 20 h. De 11 à 23 €.

>Programme complet et infos pratiques sur festivalemergences.fr

Péages : les (trop) chères autoroutes de Touraine

Les liaisons autoroutières Tours-Nancy et Tours-Rouen ont connu une flambée des prix.

Outch ! Visiblement, pour prendre l’autoroute en Touraine, il faut sortir un gros… porte-monnaie ! D’après le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France, la liaison Tours-Rouen est celle qui a le plus augmenté dans la décennie.

Entre 2011 et 2018, le péage sur ce trajet a connu une hausse de tarif de 34%. Soit un prix de passage à 37 € au lieu de 27,60 € il y a quelques années. Une augmentation faramineuse, surtout lorsqu’on la compare avec la hausse moyenne nationale qui est de… 9,5 %.

L’autre point qui pique ? Le trajet Tours-Nancy, facturé 55,80 €, soit 10 € de plus qu’en 2011. Ce tronçon d’autoroute, long de 550 km, a connu une augmentation de 16,98 % : s’il fallait débourser 47,70 € en 2011, il vous en coûte désormais 55,80 €.

Le gouvernement a indiqué qu’une nouvelle hausse (entre 1 et 1,5%) du prix des péages aurait lieu le 1er février prochain.

NB : Chaque année, les sociétés d’autoroutes justifient la hausse du prix des péages par l’inflation, les travaux et les redevances de l’État.

DéTours des Sciences : alimentation et santé au menu

L’événement scientifique arrive à Tours avec conférences et débats prévus au programme.

L’alimentation, voilà bien un thème qui nous concerne tous et qui est au cœur de bien des débats de société et souvent même à la colonne des faits divers depuis des années. Et si la science avait quelque chose à nous dire pour nous aider à y voir plus clair sur la question ?

C’est tout le pari et tout l’intérêt de ce nouveau rendez-vous tourangeau DéTours des Sciences qui se propose de mettre une thématique à l’honneur chaque année et de créer la rencontre entre des scientifiques pointus, des personnalités de la société civile et le grand public.

Cela se passe à l’amphithéâtre Thélème de la faculté des Tanneurs et c’est totalement gratuit. Sur deux jours, le vaste sujet de l’alimentation sera décliné en quatre thématiques sur une demie-journée chacune. On commence avec les grands défis de l’alimentation, où l’on parle d’eau, d’environnement et de ressources avec, notamment le prix Nobel Jean Jouzel.

Puis, l’après-midi, on se penche sur l’alimentation et la santé, avec des révélations sur nos comportements alimentaires et, aussi, les comportements de notre système digestif. Le samedi matin, on fait le point sur nos peurs alimentaires et le père de l’oenologie moderne, Jacques Puisais, nous raconte d’où vient et ce qu’est le goût du vin.

Et on termine le samedi après-midi avec une passionnante projection sur la table de demain et, entre autres, les fameux insectes qui pourraient la garnir. Le menu est copieux ! La seconde édition de DéTours des Sciences pourrait nous emmener, dans un an, du côté du cerveau et de l’intelligence artificielle…


> Vendredi 8 et samedi 9 novembre, de 9 h à 17 h 30, amphi Thélème de la faculté des Tanneurs. Gratuit et sans inscription.

 

Horoscope WTF du 6 au 12 novembre 2019

Les vacances de la Toussaint sont passées. L’astrologue est de retour. Voici la dose d’horoscope WTF de la semaine !

Bélier

Amour

Bon bah… vous savez ce
qu’on dit des signes cornus… héhé.

Gloire

En changeant 2,9 lettres à
« Bélier », on obtient Strudel. Coïncidence
? Je ne crois pas.

Beauté

Les tétons de l’être aimé ne
vous font nichon ni froid.

Taureau

Amour

Sexuellement, vous êtes un
très bon coup (mais juste pour vousmême).

Gloire

Telle la girafe, vous êtes
dans le coup. (TURBOLOL)

Beauté

Bon, vu que tout tourne autour
du cou(p) ici, sachez que euh…
votre cou est beau. Voilà, A+.

Gémeaux

Amour

Vous pédalez grave dans la
semoule du couscous de la vie amoureuse.

Gloire

Il vous reste 55 jours pour
finir l’année en beauté. (Non, parce
que pour l’instant, ça pue)

Beauté

Porter vos sous-vêtements
par-dessus votre pantalon ferait de vous
un superhéros. Je dis ça, je dis rien.

Cancer

Amour

Tromper tue.

Gloire

La constellation du j’comprends
rien te conseille de tirer la
chevillette et la bobinette cherra.

Beauté

La nuit, vous ressemblez à
un gros lamantin échoué sur la plage.

Lion

Amour

Vous multipliez les
rencards de la rancoeur… (rah la
vache, c’est profond ça)

Gloire

Le ridicule ne tue pas.
Vous seriez mort(e) depuis bien
longtemps sinon.

Beauté

Abracadabra, le moment
est venu de révéler pourquoi
vous portez des slips si
moches.

Vierge

Amour

Vous avez une ouverture
avec la personne qui se trouve sur
votre droite.

Gloire

On est toujours le con d’un
autre. Bisou.

Beauté

Dimanche, votre fétichisme
pour les pieds éclatera au
grand jour.

Balance

Amour

Dans le puits sans fond
de la déchéance amoureuse vous
tombez. (wow)

Gloire

Y a toujours pire dans la vie.
Vous auriez pu vous appeler Kévin
ou Kimberley par exemple.

Beauté

On se répète, mais vous êtes
quand même vachement canon de
dos.

Scorpion

Amour

C’est la salsa du démon
dans votre slip.

Gloire

Vous êtes aussi malin(e) que
ces chanteurs qui beuglent « est-ce
que vous êtes lààà ce soiiir ? »

Beauté

« Les pantalons de jogging
sont un signe de défaite. » (Karl Lagerfeld)

Sagittaire

Amour

Hausse de la libido mais
baisse de l’estime. Pas d’pot mes p’tits
gnous.

Gloire

Olala, détendez-vous, vous
êtes tendu(e) comme un string.

Beauté

Frottez vos lobes contre
l’être aimé.

Capricorne

Amour

Votre moitié raconte n’importe
quoi. Il serait plus judicieux de
nous écouter nous, plutôt.

Gloire

Au boulot, vous faites partie
du FC Feignasse.

Beauté

Vous pétez des paillettes.
Pas de doute, vous êtes une licorne.

Verseau

Amour

L’amour, c’est naze. (A+
pour de nouvelles prédictions)

Gloire

On ne veut pas vous faire un
coup au coeur mais… Jacques Chirac
est mort

Beauté

Marquer son territoire
avec son pipi à votre âge ? Roooh…

Poissons

Amour

Cupidon est en dépression
avec vous

Gloire

Conseil : si vous voyez ce
qu’il faut faire, faites-le. (de rien)

Beauté

On vous surnomme Le Téton
de Feu (The Tétoune of fire, en
anglais).

L’économie sociale et solidaire au service de l’humain

Santé, culture, commerce… Dans tous les secteurs d’activité, l’économie sociale et solidaire propose une nouvelle manière d’entreprendre. Et donc de vivre.

 

Il est 8 heures. Radio Béton vous réveille. Comme tous les matins, la radio associative vous dévoile les bons plans de son agenda culturel local. Au menu du petit déjeuner, lait et beurre de la laiterie de Verneuil, coopérative agricole bien connue des Tourangeaux. Dès 9 heures, vous emmenez votre petite dernière chez le pédiatre sans oublier votre carte de mutuelle. Puis vous filez à la crèche Douce-Lune à Tours, association gérée par des parents.

Ce matin-là, vous accompagnez les petits voir les marionnettes de la compagnie Luciole spectacles. Vous profitez de votre après-midi pour faire réparer votre voiture au garage Solidarauto 37 de Jouélès- Tours, histoire de donner un coup de pouce à cette association permettant à des personnes en difficulté d’acquérir et d’entretenir leur véhicule à des tarifs solidaires. Le soir, vous emmenez votre grande au club de basket. Vous en profitez pour déposer des vêtements à Emmaüs Touraine et récupérer votre panier de légumes bio produits aux Jardins de contrat, support d’insertion professionnelle à Montreuil-en-Touraine. Sacrée journée !

Le point commun de toutes ces organisations ? Ce sont des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Finalement, un peu comme Monsieur Jourdain (le personnage de Molière qui dit de la prose sans le savoir), nous vivons l’ESS au quotidien, sans vraiment nous en rendre compte.

Voilà pourquoi, chaque année en novembre, le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRESS) organise le Mois de l’ESS. Au programme dans la région : 60 événements coordonnés par la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Centre-Val de Loire. Ateliers, projections ou expositions permettent de connaître les initiatives locales et de mieux comprendre ce mouvement.

« On fait tous de l’économie sociale et solidaire sans le savoir »

Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Depuis la loi de 2014, cette manière d’entreprendre est reconnue et mieux définie. Les entreprises de l’ESS se rejoignent autour de 3 principes : une gouvernance démocratique, une lucrativité limité et une utilité sociale. Toutes les associations, mutuelles, coopératives et fondations en font partie, mais aussi certaines sociétés commerciales suivant ces principes.

En Touraine comme ailleurs, les coopératives ont particulièrement le vent en poupe. À Bueil-en-Touraine, l’épicerie coopérative La Chariotte est née au printemps dernier, tandis qu’à Tours, la société coopérative Ohé du bateau prépare la réouverture du Bateau ivre en 2020. « Auparavant, il y avait les méchantes entreprises et les gentilles associations. La loi sort de cette vision manichéenne : ce n’est plus seulement le statut qui compte, mais aussi le projet et les valeurs », décrypte Cyril Carteau, coordinateur du service ESS à ID 37, une association qui accompagne gratuitement les structures de l’ESS dans leurs évolutions.

Des associations tissent des liens entre paysans locaux et consommateurs. Ici, l’Amap de La Grenouillère, née en 2019 dans l’écoquartier Monconseil à Tours-Nord.

L’ESS serait-elle un monde merveilleux ? Non, la loi n’empêche pas les dérives : gouvernance faussement démocratique, salariés précaires… C’est pourquoi certains acteurs vont plus loin avec l’économie solidaire, portée à Tours par le Cré-sol (centre réseau économie solidaire).

« Cette économie naît de la rencontre humaine : des partenaires travaillent ensemble pour avoir un impact fort sur leur territoire. C’est un travail de terrain basé sur la coopération », présente la coordinatrice Alice Oeschner. Elle cite en exemple le projet Sanitas du futur, dont le Crésol a animé les réunions de partenariat. « La coopération prend du temps mais n’est pas une perte de temps. Au contraire, elle est source de sobriété », insiste la coordinatrice.

L’ESS est aussi une réponse aux enjeux écologiques. Face à l’urgence climatique, ses acteurs multiplient les initiatives. Début octobre, par exemple, c’était la semaine nationale des ressourceries. Celle de La Riche, La Charpentière, vient de fêter ses 4 ans et d’agrandir ses locaux. Cette association récupère, répare et valorise des objets apportés par les habitants. Leur donner une seconde vie permet de réduire les déchets, créer des emplois et du lien social. L’humain, encore et toujours.

Nathalie Picard

La Touraine est-elle une terre LGBTI-friendly ?

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une consultation en Indre-et-Loire. La plupart des sondé(e)s indiquent avoir déjà été agressé(e)s. Et le dépôt de plainte reste rare.

Le Centre LGBTI de Touraine a lancé une grande consultation en Indre-et-Loire. (Photo Adobe Stock)

Les faits

Le Centre LGBTI de Touraine a réalisé une consultation auprès de 465 personnes lesbiennes, gay, bi, trans et intersexe sur leur vie et leur ressenti en Touraine. Pour cette enquête, intitulée « Tours et la Touraine, territoire LGBTI-friendly ? », différentes questions étaient posées, telles que : Montrez-vous des gestes d’affection avec votre partenaire dans la rue ? Avezvous déjà été agressé(e) verbalement ou physiquement ? Dissimulez-vous le fait d’être LGBTI ?

Dans l’ensemble, il apparaît que la majorité a été déjà agressée ou moquée, même si 60 % des sondé(e)s estiment se sentir bien en Indre-et-Loire. Autre résultat : sept personnes sur dix considèrent qu’il n’y a pas assez de lieux LGBTI-friendly en Touraine. Pour la moitié d’entre elles, les gestes d’affection sont cachés dans la rue, par peur.

Enfin, il est à noter que 22,4 % des sondé(e)s ont déjà été agressés physiquement, 53,8 % ont été moqués et 55,1 % se sont sentis discriminés. Mais peu portent plainte : la proportion s’élève seulement à 4,3 %.

Les enjeux

Jamais une telle consultation n’avait été lancée ici. Il s’agissait « d’une vraie attente sur la question », comme l’a souligné le co-président de l’association, Mickaël Achard. Le Centre LGBTI de Touraine a invité « la Ville de Tours et les communes du 37 à mettre en oeuvre des politiques en faveur de l’inclusion des LGBTI ».

Le contexte

Le mois dernier, confronté à un manque de moyens flagrant, le Centre LGBTI de Touraine lançait un appel aux dons pour pouvoir survivre et continuer ses actions d’aide et prévention, ainsi que pérenniser l’emploi de sa salariée. La cagnotte en ligne a permis de récolter 6 640 € (sur les 6 000 escomptés), ainsi que 1 400 € directement envoyés à l’asso. Près de 49 000 € de subventions ont été promis par le conseil régional, le conseil départemental et la Dilcrah.

Le point de vue

Cette enquête devrait être renouvelée dans les années à venir. Elle pourrait également permettre aux élu(e)s de mieux cerner le quotidien des personnes LGBTI, que ce soit en ville ou en milieu rural, où cela reste encore plus délicat. Et reste à voir si des politiques en lien avec ces questions seront mises en place…

Aurélien Germain

Audrey Zarif et la passion du tennis de table

La néo-Jocondienne Audrey Zarif possède un fort potentiel. Zoom sur cette joueuse de tennis de table qui a un bel avenir devant elle.

Audrey Zarif (à droite).

Actuellement 49e française et 4e européenne dans sa catégorie d’âge, la néo-jocondienne Audrey Zarif, 21 ans, n’a pas eu beaucoup de temps pour découvrir son nouveau club après un été marqué par les compétitions.

« Avec le TT Joué, j’ai bien l’intention de m’épanouir et surtout de faire de grandes choses. Le maintien, ce sera le minimum. Je pense qu’on peut créer des surprises. C’est un nouveau défi pour le club de parier sur la jeunesse. On sera sûrement les seules à jouer en Pro A, avec trois Françaises dans l’équipe ! », expliquait-elle à son arrivée en Touraine.

Les deux premières journées de championnat (deux défaites) ont confirmé que le TT Joué devrait s’accrocher pour se maintenir dans l’élite nationale. Prochaine rencontre : le 19 novembre contre Lys Lille Métropole.

Un gros potentiel

Sous la houlette de Claude Bard qu’elle connaît bien et en qui elle a une grande confiance, la jeune pongiste est prête à s’éclater et à progresser aux côtés de Sannah Lagsir, – « une grande copine avec qui j’ai disputé les Jeux olympiques de la jeunesse en 2014 » – ainsi qu’avec Nolwenn Fort, rencontrée il y a des années dans les différents stages nationaux.

Quant à la numéro 1 de Joué, Li He, Audrey ne tarit pas d’éloges sur elle. Claude Bart reconnaît à Audrey un gros potentiel, même s’il avoue qu’elle devra d’abord s’enlever la pression qui souvent lui joue des mauvais tours. Dans ce cas, les plus grands rêves pourraient se concrétiser pour elle.

Texte : Thierry Mathiot

« Les projectionnistes sont des travailleurs de l’ombre »

Éric Besnier veille à la bonne diffusion des films aux Studio, depuis 37 ans. La révolution numérique a transformé son métier mais pas modifié sa passion pour le cinéma.

Les ordinateurs ont remplacé les bobines 35 mm. Et pourtant, lorsqu’on entre dans la salle de projection des cinémas Studio, « le cœur du réacteur », comme il dit, Eric Besnier, assis devant son écran, téléphone en main, baigne au milieu du passé.

Certes, les unités centrales informatiques gèrent la diffusion des films dans les sept salles, mais lorsqu’on jette un regard autour de lui, des vestiges du 7e Art l’entourent. Ici, un empilement de bobines vides. À côté, une vieille machine qui servait à découper les films et à les coller pour les enchaîner avec les pubs locales.

« Quand le numérique est arrivé, il y a douze ans, j’ai cru que j’allais perdre mon âme, confiet- il. Mais en six mois, je m’y suis fait. Et puis, il y a encore quelques réalisateurs qui tournent en argentique nous donnant l’occasion d’utiliser l’ancien matériel. »

Eric Besnier a 54 ans. Il se remémore avec passion ses débuts, à 17 ans, dans la salle polyvalente de Charentilly puis au Vox, « un cinéma qui était en haut de la Tranchée, à Tours » ; il raconte avec émotion sa rencontre, en 1981, avec Henri Fontaine, le fondateur des Studio (1963). « Je préparais l’école Louis-Lumière pour être projectionniste. Il m’a dit : ‘’Faites votre formation, je vous embauche en alternance.’’ Et c’était parti. »

Devenu un as de l’informatique

« Via une caméra, je vois s’il y a encore du monde qui fait la queue. Alors j’attends. Pas grave si on prend un peu de retard… » Travailleur de l’ombre, comme il aime à se dépeindre, Eric Besnier raconte l’avant et l’après de l’envers du décor. « De 1981 à 2007 environ, mon boulot a presque toujours été le même. Les distributeurs nous envoyaient les copies chaque semaine. Ça leur coûtait l’équivalent de 1 500 euros par film. Imaginez le prix de 40 ou 50 copies dans toute la France ! »

Un travailleur manuel devenu as de l’informatique Aujourd’hui, pas de collage de bande ni de risque de cassure de film. « Tout est immatériel et ultra protégé. Pour que je puisse avoir le film, il faut que j’entre un certain nombre de codes cryptés qui donnent accès à des clés informatiques. Je récupère alors le film dans une librairie numérique et le charge sur un disque dur. »

De travailleur manuel, le chef projectionniste est devenu un as de l’informatique. « Au début, ce qui m’a le plus manqué, c’est le bruit du film dans le projecteur. Il a quand même fallu que je fasse mon deuil. » Responsable d’une équipe de six projectionnistes travaillant de 9 h à 18 h ou du début d’après-midi jusqu’à minuit, il se définit comme un passionné de cinéma, mais pas un cinéphile. Son genre préféré ? Les péplums. Un titre ? Spartacus de Kubrick (1960). On est aux Studio, tout de même…

Textes et photos :  Thierry Mathiot

 

Steak ‘N Shake : burgers à Saint-Cyr

L’enseigne existe depuis bien longtemps aux Etats-Unis. En Touraine, elle s’est implantée du côté de Saint-Cyr, près du magasin Auchan. On a testé Steak ‘N Shake.

Quand on arrive chez Steak’n Shake, au début, on ne comprend pas. Nous sommes bien dans un fast food. Tous les codes sont là : le guichet pour commander son menu (sandwich, frites et boisson, tout est normal), l’écran où les spécialités s’affichent, le machin vibrant que l’on pose sur le plateau et qui nous prévient quand notre commande est prête.

Oui, mais il y a quand même des petites choses qui attirent notre attention. Un coca en bouteille en verre, comme quand on avait 14 ans que la dame verse dans notre verre, de jolies petites frites, un peu irrégulières et toutes craquantes présentées en cornet…

Et la chose se confirme quand, pour la première fois, on croque à belles dents dans le burger. Nous, c’était une recette avec du guacamole maison. Un vrai goût, quelque chose de puissant et de typé, une surprise. Confirmation sur la frite, maison, elle tient toutes ses promesses. Tout comme le coca qui nous ramène direct 30 ans en arrière (eh oui, ça ne nous rajeunit pas), avant le temps des O-tout.

Sur le tableau numérique, il était précisé que le Milkshake de l’enseigne a reçu la distinction “meilleur milkshake des États-Unis” par un guide gastronomique. Alors, bien sûr, nous, conscience professionnelle oblige : on goûte. Et on fait même plus que goûter. Le dessert est copieux (très) et surtout, fondant à souhait et gourmand en diable.

Pour nous, tout cela est une découverte, mais c’est parce que nous ne sommes pas des habitués de la ligne Paris-San Francisco. Parce que la marque Steak’n Shake, elle existe aux États-Unis depuis plus de 80 ans. Et les valeurs qu’elle véhicule nous parlent. Les produits sont frais et cuisinés sur place, il y a une légumerie avec baie vitrée juste à droite du comptoir. Et si le concept vient d’outre-Atlantique, les produits sont français (la viande, le pain et la glace).

La chaîne comprend aujourd’hui une grosse vingtaine de restaurants en France, dont beaucoup dans le sud du pays. L’adresse de Tours-Nord est la première sous nos latitudes et une vraie découverte.


> Steak ‘N Shake : 243 Boulevard Charles-de-Gaulle, à Saint-Cyr-sur-Loire. Ouvert toute la journée, 7 jours sur 7. Contact :  02 46 99 04 19 ou sur Facebook.

> Tarifs : 12,50 € le menu complet. Ajouter 3,50 € pour le milkshake.

 

Les mimes bruyants de la Compagnie Discrète

Le duo de la Compagnie Discrète pratique un mime original, au service d’un nouveau spectacle jeune public, « Sauve mouton ».

Crédit photo : Horizon©M[Art]ha
Du « mime cartoon » : c’est ainsi qu’Adrien Fournier et Alexandre Finck nomment leur art. Une dénomination incitative destinée, notamment, à ne pas effrayer les programmateurs cultivant « une image figée et poussiéreuse du mime », forcément muet.

Loin du duo plutôt bruyant de la Compagnie Discrète. « Dans nos spectacles, il y a des bruitages, des claquements de portes, décrit Alexandre Finck. Certains disent que ce n’est pas du mime. Pour nous, c’est une forme de mime. »

Les deux acteurs trentenaires se sont rencontrés au Conservatoire de Tours, en 2009, avec, dans leurs mémoires, des Charlie Chaplin, des Jacques Tati ou encore le Baptiste Deburau des « Enfants du Paradis » de Marcel Carné (1945).

« C’est un défi »

« J’étais fan de Michel Courtemanche que je regardais petit à la télévision, ajoute Adrien Fournier. Cette envie de transmettre au-delà de la parole a toujours raisonné en moi ; c’est un défi de raconter une histoire sans paroles et sans textes. »

Après des détours artistiques personnels, le duo s’est reformé en 2014. Depuis, Adrien et Alexandre interviennent en ateliers auprès de scolaires, de professionnels ou encore d’étudiants de l’Université de Tours et ont déjà monté trois spectacles : Le son du silence, Playwar et Horizon.

Les deux acteurs travaillent actuellement à Sauve mouton, leur prochaine création. Dans ce spectacle destiné au jeune public, un bibliothécaire et un lecteur voient des livres prendre vie. Notamment Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry!

Texte : Flore Mabilleau

> Play war, le 30 novembre, à Saint-Branchs.

> Première de Sauve Mouton, le 25 janvier, à la Médiathèque d’Esvres-sur- Indre.

Lutte contre le cancer : les travaux prometteurs de Sanaa Ben Djemaa, 29 ans

À la faculté de pharmacie, à Tours, Sanaa Ben Djemaa fait le pari de poser ses premiers jalons scientifiques en vue d’un traitement pour les cancers du sein de type « triple négatif », les plus agressifs et compliqués à soigner. Elle mène des travaux de recherche complexes mais prometteurs qui s’appuient sur le développement de la technologie des nanovecteurs.

 

Sanaa n’a pas encore passé sa thèse, que déjà ses recherches sont publiées dans des journaux scientifiques. Il faut dire qu’à 29 ans, Sanaa Ben Djemaa, doctorante, ne manque pas d’énergie et d’enthousiasme pour ses travaux.

« Ce cancer est la maladie de l’époque. J’ai eu l’opportunité de venir à Tours pour développer une nouvelle stratégie pas encore utilisée dans la recherche clinique. Cela donne de l’espoir pour traiter le cancer, du moins améliorer son traitement. »

À l’initiative de ce sujet de recherche, le laboratoire EA 6295 Nanomédicaments et Nanosondes de l’Université qui encadre les travaux de Sanaa. La Ligue contre le cancer, la Région Centre-Val de Loire, le Cancéropôle Grand-Ouest ainsi que la bourse d’Université de Sanaa ont permis de financer ce projet.

Elle n’est évidemment pas toute seule à plancher sur le sujet du cancer du sein à Tours, d’autres équipes s’y activent. Elles sont quatre au total. En revanche, sa méthode de recherche est originale. Son approche pluridisciplinaire mêle chimie, biologie et pharmacologie.

Pour résumer, disons qu’il s’agit d’introduire des acides ribonucléiques dits siRNA (les petits ARN interférents qui sont des molécules proches de l’ADN) dans les cellules cancéreuses via des nanovecteurs (cette haute technologie permet de transporter des molécules à l’échelle nanométrique). Le but étant d’inhiber le mécanisme des protéines défectueux et de rétablir l’équilibre physiologique.

Et les résultats ?

Sanaa précise : « L’accumulation des défauts au niveau des gènes peut être une cause des cellules cancéreuses. Le fait d’inhiber ces gènes peut rétablir l’état normal de la cellule. On utilise donc les séquences siRNA comme une molécule thérapeutique. Et notre méthode pour les délivrer dans le corps, ce sont les nanovecteurs qui protègent efficacement, lors de leur transport, les siRNA de la dégradation ».

Là réside sans doute la nouveauté car jusqu’à présent aucune méthode n’a permis d’utiliser efficacement les ARN (siRNA) pour le traitement du cancer. Et les résultats ? « On a testé sur des cultures cellulaires avec succès mais de là à tester sur le corps humain, il reste beaucoup à faire ! ».

Sanaa vient de boucler un travail de trois ans. Dans la recherche, on ne voit pas souvent les effets de son vivant, mais l’essentiel est là : l’espoir pour traiter les cancers du sein les plus lourds de type triple-négatif décuple grâce à des recherches de longue haleine. De Tours aux quatre coins du monde.

A. D.

Horoscope du 23 au 29 octobre 2019

Profitez, profitez ! Comme tmv ne paraîtra pas le 30 octobre prochain, on se fait une double-dose de méchanceté dans l’horoscope WTF de tmv !

Bélier

Amour

Les erreurs ça arrive, c’est
pour ça que les crayons ont des
gommes…

Gloire

Tel le pâté, vous êtes impérial(e).

Beauté

Ça va, votre melon est pas
trop lourd à porter ?

Taureau

Amour

On va vous prendre comme
la Bastille.

Gloire

Vous êtes talent-tueuse
BIIIM ! (désolé, ce subtil jeu de mots
ne marche que pour les filles. Désolé
les mecs, A+)

Beauté

L’acné, c’est comme le
whisky : c’est meilleur quand ça a 20
ans d’âge.

Gémeaux

Amour

Dites bonjour au Kinder
Surprise qui sera là dans 9 mois.

Gloire

Quittez votre taf et partez
à dos de poney avec les parents de
l’astrologue tmv.

Beauté

Les fesses, c’est bien. Vos
fesses, c’est mieux.

Cancer

Amour

Salut les Lucky Luke, on est
un peu pressés, à ce que je vois, hm ?

Gloire

Sans vouloir vous faire flipper,
il se peut qu’une caméra soit cachée
dans votre salle de bains.

Beauté

Vous ressemblez de plus en
plus à Elvis. Mais le Elvis en fin de vie

Lion

Amour

Peut-être que l’amour de votre
vie se trouve en Picardie. Ça craint.

Gloire

D’après toutpourlechien.
com, « physiquement, socialement,
mentalement ou de manière olfactive,
le caniche aura besoin de stimulations
régulières et quotidiennes »…

Beauté

… Bref, comme vous. (êtesvous
un caniche ?)

Vierge

Amour

L’étoile de la Lara Fabian
indique que tout, tout, tout est fini
entre nous.

Gloire

D’ailleurs, vous n’avez plus
la force du tout, d’y croire et d’eeespéreeeer.

Beauté

Tout est parfait chez vous.
Sauf l’haleine.

Balance

Amour

Quel bonheur de se dire que
votre ex n’est qu’un petit pet fuyant.

Gloire

Vous êtes aussi increvable
qu’Iggy Pop.

Beauté

Vous êtes au sommet du
firmament du zénith de la beauté-attitude.

Scorpion

Amour

Vos goûts en matière de
relations amoureuses sont plutôt
douteux.

Gloire

Quelle idée d’être Scorpion,
franchement…

Beauté

Sale lundi en perspective.
Vous perdrez votre doigt et ne pourrez
ainsi plus jamais faire d’autostop.

Sagittaire

Amour

Votre vie sentimentale
ressemble à un trip sous LSD.
C’est du n’importe quoi.

Gloire

Tel le yorkshire, tout
ce que vous savez faire, c’est
d’aboyer contre votre ombre.

Beauté

Votre style vestimentaire
et vos goûts musicaux
pousseraient même le monde à
remettre la Tektonik à la mode.

Capricorne

Amour

En amour, vous êtes aussi
insaisissable que Xavier Dupont de
Ligonnès.

Gloire

À force de prendre autant de
place dans le lit, on vous surnomme
le sac à patates

Beauté

Vous donnez autant envie
qu’une raclette.

Verseau

Amour

Roh, c’est pas la taille qui
compte, on a dit.

Gloire

Allez, on répète après moi :
« J’arrêterai de martyriser le stagiaire
de 3e »

Beauté

Vous avez le poil luisant.

Poissons

Amour

Le chaud lapin que vous
êtes aime courir après deux lièvres
à la fois.

Gloire

Tel le bigorneau, vous vous
collez partout où vous allez.

Beauté

La constellation du McDo
vous conseille de venir comme vous
êtes. C’est-à-dire nu(e), bande de gros
dégoûtants.

Cancer du sein : à Tours, accompagnement et bien-être

Au CHRU de Tours, les femmes atteintes de cancer du sein disposent d’un large panel de soins d’accompagnement, des conseils en maquillage à la reconstruction de l’aréole mammaire.

Un visage qui s’éclaire tandis que Virginie applique méticuleusement du vernis rose sur les ongles de sa patiente, lui caressant au passage la main et la réconfortant de ses mots. Virginie Doguet est socio-esthéticienne à l’hôpital de jour de cancérologie de Bretonneau.

Salariée par la Ligue du cancer, son rôle ne se limite pas à prendre soin des mains, des visages et dispenser des conseils en maquillage pour cacher les plaies. « Le dialogue fait partie de mon métier. On est dans le soin du toucher, le bien-être et ainsi les tensions des patients se lâchent, ce sont des moments de confidence. On peut parler de choses superficielles comme d’autres plus graves, la maladie ou la mort. Cela permet de désamorcer les tensions et ensuite, je relaie aux équipes soignantes ou au psychologue. »

La socio-esthétique fait partie du panel des soins d’accompagnement (dits « soins de support » dans le jargon médical), proposés depuis des années, mais en toute confidentialité. « L’arsenal de la prise en charge est très large, mais ce n’est pas toujours su à l’extérieur de l’hôpital », confirme la docteur Marie-Agnès By, oncologue, qui coordonne l’activité en hôpital de jour.

« Et pourtant, c’est important pour nous. Pendant une chimiothérapie, si on constate une perte ou une prise de poids, le patient verra une diététicienne ; une assistante sociale est aussi nécessaire car on oublie souvent l’impact financier d’un arrêt maladie de longue durée, la baisse de revenus liés à l’aide à domicile… Tandis que le psychologue aidera aussi bien la personne que ses proches, le binôme est souvent épuisé ».

Les soins d’accompagnement s’adressent à tous les patients atteints d’un cancer suivis par l’hôpital et sont remboursés par la Sécurité sociale, tout le temps du parcours de soin, pendant et après la maladie. « Il a fallu plusieurs années pour motiver les patients. Ce n’est pas simple et après, les retours sont à 100 % positifs », souligne la docteur Marie-Agnès By.

« L’hôpital Trousseau propose la reconstruction de l’aréole mammaire »

Plus les années passent, plus le nombre d’activités augmente, tant les équipes soignantes sont convaincues des bénéfices sur le bien-être. « L’atelier d’éducation thérapeutique aux médicaments avec infirmier et pharmacien apprend à gérer son traitement à domicile, connaître les interactions médicamenteuses avec les plantes ou compléments alimentaires. L’hypnose permet d’améliorer la tolérance du traitement de la chimiothérapie. On propose aussi de l’art thérapie, des activités sportives adaptées comme du yoga en collaboration avec la Ville, et bientôt de la danse de salon. »

Un espace est dédié à cette palette d’activités, la salle ATOLL, dont les murs sont recouverts de photos invitant au voyage et les larges baies vitrées à l’évasion. À l’hôpital Trousseau, les femmes atteintes du cancer du sein bénéficient d’un soin médical particulier après l’opération chirurgicale, qui laisse des séquelles esthétiques et peut aller jusqu’à l’ablation. C’est pourquoi, depuis dix ans, le CHRU propose la reconstruction de leur aréole mammaire.

Là encore, cette activité médicale s’exerce de manière confidentielle, même certains personnels de l’hôpital de Bretonneau l’ignorent ! Trois infirmières, Dina, Eugénie et Aurélie y sont chargées de la dermopigmentation médicale. Il s’agit d’une technique visant à pigmenter le derme de la peau. Dina Castanheira, qui la pratique depuis huit ans maintenant, explique : « Cela n’a rien à voir avec du tatouage. C’est un acte médical simple, sans anesthésie, à l’aide d’un dermographe et de pigments. On dessine, en collaboration avec la patiente, l’aréole, sa forme puis elle choisit la couleur. On essaie de faire un trompe-l’oeil. »

À raison de deux séances, la nouvelle aréole ainsi formée durera de 4 à 5 ans, ensuite elle s’estompe et il faudra la refaire. « Ça ne fait pas mal », précise, satisfaite du résultat, une patiente, qui en a bénéficié l’année dernière. Surtout, souligne Dina Castanheira « c’est essentiel car ce qui définit la féminité du sein, c’est l’aréole. On a voulu que ce service perdure à l’hôpital, on s’est battus pour que tout le monde y ait ainsi accès. »

Textes : Aurélie Dunouau

Un week-end pour les startup et l’égalité femmes-hommes

Cinquante-quatre heures pour créer une startup sur l’égalité entre les femmes et les hommes ? C’est le défi que propose le concours Startup week-end women.

Les faits

Du 15 au 17 novembre, se tiendra à Mame la première édition en Centre Val de Loire de Startup Week-end Women. En résumé, il s’agit d’un concours de 54 heures pour créer une entreprise sur l’égalité entre femmes et hommes et/ou rendant un service aux femmes répondant à un besoin particulier.

Les équipes seront mixtes. Mais seules les femmes pourront pitcher et raconter leur idée lors de la présentation, le vendredi soir. Suite à ça, les participant( e)s voteront pour les projets qui devront être travaillés le week-end : « Deux nuits et deux jours pour transformer une idée en entreprise. C’est le début de la course contre la montre ! », précise l’organisation.

Les enjeux

« Il s’agit de sensibiliser les participant(e)s à l’entrepreneuriat et aux thématiques de l’égalité entre femmes et hommes », expliquent, dans un communiqué, les organisateurs. Qui rajoutent : « N’oublions pas que rétablir l’égalité entre femmes et hommes, c’est le faire dans tous les domaines (sphère professionnelle et privée). Cela permet de rétablir un équilibre des droits dans tous les domaines. »

Le contexte

Les « Startup week-end » sont des événements créés pour promouvoir l’entrepreneuriat et faire naître des envies de création d’entreprise. Soutenus par le réseau Techstars, ils ont lieu un peu partout dans le monde. Cette édition « femmes » tombet- elle pile au bon moment ?

Encore récemment, Marlène Schiappa a annoncé dans les colonnes de La Voix du Nord que le gouvernement consacrerait en 2020 plus d’un milliard d’euros à l’égalité entre les femmes et les hommes. Soit le double par rapport à 2019 (Ce budget a toutefois créé la polémique, les associations féministes affichant leur scepticisme quant au montant avancé).

Le point de vue

En France, dans le secteur de l’innovation, 10 % des entreprises sont créées par des femmes. L’an dernier, lors de la première édition du Global Startup week-end women, à Paris, près de 2 000 femmes réparties sur 23 villes s’étaient mobilisées. De quoi encourager les initiatives. Un tel événement devrait donc avoir le mérite de casser certaines barrières bien trop tenaces dans le monde de l’entrepreneuriat.

Texte : Aurélien Germain / Photo : Adobe Stock

> Startup week-end Women, du 15 au 17 novembre à Mame, à Tours.

> Inscriptions (payantes) et informations : facebook.com/ SWWomenTours

Le Bibliovore : « La crise du livre, on ne connaît pas »

Valérie et Corentin Halley, ex-profs de lettres en Touraine, sont unis par la passion des livres. Ils ont ouvert depuis un an et demi une librairie bien particulière. Au 104 de la rue Colbert à Tours, Le Bibliovore vous propose pas loin d’un millier d’ouvrages d’occasion et en excellent état. Dans l’arrière-magasin, il y en a trois fois plus. Et tout cela, à petits prix : 3 euros pièce, 10 euros les quatre.

Valérie et Corentin Halley, du Bibliovore.

Quand on franchit la porte du Bibliovore, rue Colbert, on se sent d’emblée dans une librairie. Une vraie. Seule la petite odeur caractéristique du papier ancien nous rappelle que Corentin Halley, ex-prof de lettres et fils de bibliothécaire, a passé beaucoup de temps dans les brocantes après avoir quitté l’Éducation nationale.

Dénicheur de beaux et bons livres, ouvert à tous les genres littéraires, il a surfé dans les années 2000 sur une intuition et aujourd’hui, il a embarqué avec lui son épouse Valérie, dans une aventure passionnante. « Tout est transparent, dit-il. Nous achetons les livres aux particuliers. C’est au poids : 1 kilo, 1 euro. Et nous les revendons 3 euros à l’unité ou 10 euros les quatre. Nous mettons deux conditions à l’achat : que les livres soient en bon état et qu’ils ne soient pas datés, du genre guide des États-Unis de 1986, ou essai politique des années 90. »

Dans les rayons, pas mal de bonnes surprises et des associations originales : Frédéric Beigbeider est à portée de pages du poète Henri Bauchau, et Amélie Nothomb pourrait lever les yeux en direction de Vladimir Nabokov. « Merci d’exister, m’a dit l’autre jour une dame, ajoute Valérie Halley. C’est chouette, non ? »

Ouvert 4 jours par semaine

Durant l’heure et demie pendant laquelle je discutais avec les deux libraires, le magasin n’a pas désempli. Entre un couple venu vendre un sac de livres et reparti avec 7 euros dans la poche, un petit monsieur apportant cinq livres de jeunesse de sa fille (2 euros) et plusieurs acheteurs de tous âges, Le Bibliovore ne fait que des heureux.

Ouvert quatre jours par semaine (mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures), la librairie d’occasion se transforme le dimanche en festival du livre de poche. « J’enlève tous les ouvrages situés au centre du magasin et je les remplace par des Poche, ajoute Corentin. Nous participons aussi au festival des langues et là nous proposons des livres étrangers. »

La proximité, le réseautage grâce à une page facebook suivie par 5 000 fans, l’endroit aussi (« La rue Colbert permet de se garer en voiture pour déposer des livres mais reste largement piétonne ») expliquent aussi le succès grandissant.
« La crise du livre, on ne connaît pas. Nous ne sommes pas dans l’obligation d’exposer un catalogue d’ouvrages proposé par une maison d’édition. Et plus globalement, nous nous rendons compte que beaucoup de gens lisent, des plus jeunes au plus anciens. Je suis même très optimiste », assure Corentin.

Julien Devanne, le marathon man tourangeau

Course après course, Julien Devanne – de l A3 Tours – brille et remporte les médailles.

(Photo archives NR)

Bien sûr son chrono réalisé dimanche à Metz, lors du championnat de France de marathon n’a rien à voir avec les 1 h 59’40’’ du Kényan Kipchoge à Vienne, samedi, ni même avec les 2 h 14’ 4’’ de sa compatriote Kosgei, dimanche, à Chicago. Pour devenir champion de France de marathon, le coureur de l’A3 Tours, Julien Devanne s’est imposé en 2 h 25’’ 37’’. Et ce chrono permet de confirmer qu’il est désormais un des tous meilleurs Français de la spécialité.

À 30 ans, l’athlète lyonnais licencié à l’A3 Tours, via sa section free run, s’est imposé non sans difficulté. « J’ai pris un coup de froid et j’ai commencé à avoir mal au ventre au quinzième kilomètre, explique-t-il. Mais pour être champion de France, il faut se sortir les tripes. »

Autre mésaventure pour le coureur de l’A3T : une erreur d’aiguillage au 6e kilomètre a contraint le groupe de quatre coureurs de tête, dont il faisait partie, à revenir sur ses pas. « On a fait un aller-retour qui nous a fait perdre 1’30’’ », ajoute-t-il. Finie la possibilité d’un bon chrono à l’arrivée.

Bientôt l’équipe de France

Julien Devanne a toutefois montré qu’il était l’homme en forme en ce moment. Vainqueur du championnat de France de semi-marathon, il y a moins d’un mois à Vannes, puis de Paris-Versailles, il y a quelques jours, il portera pour la première fois le maillot de l’équipe de France, dans deux semaines, à l’occasion du challenge méditerranéen de course sur route disputé sur la dure épreuve du Sud-Est, Marseille-Cassis.

Avec un meilleur temps sur 10 km, établi cette année (29’ 39’’) et un record sur semi-marathon en 1 h 4’ 7’’, Julien Devanne aura pour objectif la saison prochaine d’abaisser sa meilleure marque sur les 42,195 km. Sixième meilleur performeur français de la saison (2 h 17’ 21’’, temps réalisé au marathon de Paris, en avril dernier), il vise pour 2020 un chrono sous les 2 h 15’. Mais auparavant ce sont les mondiaux de semi-marathon, en Pologne au mois de mars, qu’il a dans le viseur. Pour y participer, il devra descendre sous les 1 h 4’ afin de décrocher sa sélection..

Ô Liban : la cuisine de maman revisitée

 

Si vous voulez faire un petit voyage express et pas cher au Liban, c’est simple, il faut aller rue Colbert. On connaissait le Beyrouth et ses mezze en plateaux à partager, copieux, plein de saveurs et abordables, à grignoter entre copains en terrasse. On connaissait le Sidon et sa cuisine plus cossue et tout aussi goûtue.

Voici que s’ouvre à quelques portes de là, dans la même rue, une nouvelle adresse, Ô Liban, qui hisse la cuisine libanaise un ton encore au-dessus. « Ici, la cuisine vient toujours de la base familiale, de la cuisine de la maman, explique le propriétaire des lieux, mais nous avons voulu fusionner tout cela avec la gastronomie française et aussi avec le repas à la française. »

Ne soyez donc pas surpris, ici, la carte est composée de façon assez classique, entrées, plats et desserts. Pas de plateaux de mezze à l’horizon. Mais des saveurs et aussi des couleurs qui décoiffent. Nous étions deux autour de la (très jolie) table. Madame cumule une entrée (caviar d’aubergine très revisité) et la salade O Pita, fraîche comme une pluie d’été, tandis que Monsieur opte pour un trio de viandes.

Dans l’assiette, trois brochettes toutes mignonnettes et bien épicées, une sauce à base de petits légumes et de jus de viande, un fromage frais, un morceau de Pita relevé et une tombée de pommes de terre bien fondantes. De la fusion, on vous dit.

Au rayon des desserts, on en revient aux fondamentaux avec un assortiment de Baklawa qui vous requinque pour l’après-midi. Question décor, rien à dire, c’est la classe. « On a pensé les couleurs pour qu’elles rappellent les teintes et les ambiances du Liban », détaille notre hôte en nous montrant un ouvrage d’architecture locale. Le lieu, ouvert depuis quelques jours seulement offre une trentaine de couverts pour un déjeuner un peu plaisir ou une soirée fusionnelle !


> Ô Liban 76 rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. 

> Tarifs : 7 à 9 € pour les entrées et salades. Plats cuisinés grimpent à 23, 24 €. Desserts autour de 6 €. 

 

Ludothèque pour tous : paradis des jeux

#VisMaVille Myriam Schoenn, avec l’aide d’une dizaine de bénévoles, gère la ludothèque pour tous du quartier Mirabeau. Un lieu magique où près de 80 familles empruntent jeux, jouets et déguisements.

La ludothèque pour tous de l’îlot Mirabeau a fait peau neuve. Lorsque l’on pousse la porte du 15 de la rue Gutenberg, une petite odeur de peinture fraîche indique le chemin à suivre pour s’y rendre. À travers les couloirs, on entend les éclats de rire des mômes. Ici on s’amuse.

Une dizaine de mètres, à gauche, après le hall d’entrée, place aux Jeux ! D’emblée, c’est un chêne et un grand sourire qui nous accueillent. Myriam Schoenn, 72 ans, rayonne dans cet univers. 1 200 jeux, jouets ou déguisements sont exposés aux regards des enfants et de leurs parents dans les deux grandes pièces de l’association.

Deux jeunes bénévoles sont également là : Norah, étudiante saoudienne venue à Tours pour perfectionner son français et Angélique, déjà ancienne. Mais au fait, qu’est-ce qui a bien pu conduire Myriam à participer à la création de cette ludothèque, il y a près de quinze ans ? La passion des jeux et des jouets ? Tout faux.

« Cela peut surprendre, mais je n’étais pas une grande spécialiste des jeux, lâche-t-elle. Non, vraiment, c’est le projet global qui m’a intéressée. Créer un lieu de rencontres et de partage en m’appuyant sur mes qualités de gestionnaire et ma passion pour le bénévolat. On a fait une tentative un samedi au jardin Mirabeau en s’appuyant sur le bouche à oreille et cela a tout de suite pris. »

Les mêmes services que dans une médiathèque

Avec l’aide d’Agnès et de l’association Culture et Bibliothèque pour Tous (CBPT), la ludothèque a donc vu le jour. L’affaire de sa vie, aujourd’hui. Presque trois fois par semaine (mardi, mercredi et un samedi matin par mois), Myriam pousse la porte de la ludothèque. Mais de chez elle, à Saint-Cyr, elle garde aussi un œil sur la gestion de la structure, via un logiciel de prêts. « Nous offrons tous les services que l’on peut retrouver dans une médiathèque, par exemple, avec le suivi, la réservation, les retards… Nous avons une mission d’accueil, de conseil, d’écoute aussi. »

Entourée d’une dizaine de bénévoles qui se relaient pour réceptionner les retours de prêts, vérifier qu’il ne manque rien, s’assurer qu’ils sont en bon état, Myriam est bienveillante avec tous. Mais dès que la conversation s’enclenche, on perçoit très vite la femme d’affaires qu’elle a été, la créatrice d’entreprise aussi. Vive dans ses réponses, mais toujours très à l’écoute, elle s’intéresse d’abord à vous. « C’est toute la richesse de sa personnalité », glisse Angélique.

Quand un jeu revient incomplet ou abîmé, la règle est simple : en cas de retard, une amende est demandée et si le jeu est détérioré, il devra être remplacé ou un dédommagement devra être versé. L’argent perçu lors du prêt (1,20 euro par jeu en moyenne) est vite réinvesti. « Dès qu’on a 20 euros, on achète un nouveau jeu, insiste Myriam. On n’est pas là pour faire du profit. On s’approvisionne auprès des magasins de jeu et aussi via Internet, bien sûr. »

Texte & photos : Thierry Mathiot

Horoscope WTF du 16 au 22 octobre 2019

Cette semaine, allez savoir pourquoi, seuls les Verseaux trouveront grâce aux yeux de l’astrologue. Pour le reste : bonne chance !

Bélier

Amour

L’être aimé se trouve au club de bridge du club Seniors++.

Gloire

On vous rappelle que le Parlement français a interdit la fessée.
À bon entendeur.

Beauté

Certains ont l’auréole au dessus de leur tête. Vous c’est sous les bras. À+ !

Taureau

Amour

Tolstoï disait « tout raisonnement sur l’amour le détruit ». Mais Tolstoï portait des slips blancs. Et je ne fais aucunement confiance à des types qui ont un slip blanc.

Gloire

Gilbert Montagné vous regarde d’un mauvais oeil. Pétez lui la tronche.

Beauté

Votre aérophagie en gêne plus d’un.

Gémeaux

Amour

Fuyez. Il est encore temps.

Gloire

Dans le royaume du twerk, vous régnez en maître.

Beauté

Bientôt un gros bouton sur le front. On vous surnommera le cyclope.

Cancer

Amour

L’amour est un long fleuve tranquille… qui se finit par une méga cascade brutale où tout le monde meurt. Allez À+.

Gloire

Le monde devrait vous vénérer autant que la raclette

Beauté

Faites du vélo tout(e) nu(e).

Lion

Amour

Il serait temps de faire la grève de la main.

Gloire

(pensez-vous qu’il y avait un truc dégoûtant dans ce que j’ai dit ci-dessus ?)

Beauté

Un combat de catch dans la boue vous opposera à Elie Semoun et vous perdrez.

Vierge

Amour

Cette semaine, vous coucherez avec un(e) communiste. Ouép.

Gloire

La constellation du Balavoine vous rappelle que vous n’êtes pas un héros, vos faux pas vous collent à la peau.

Beauté

Vos poignées d’amour sont comme vos convictions politiques. Une fois à gauche, une fois à droite.

Balance

Amour

Vous êtes à la drague ce que Kev Adams est à l’humour.

Gloire

Qui mange de l’ail, ne doit pas faire la bise au travail.

Beauté

Être bon, c’est vachement dur mais être dur, c’est vachement bon. Allez biz.

Scorpion

Amour

Carglass répare, Carglass remplace (votre petit coeur brisé en mille morceaux).

Gloire

Un astéroïde va bientôt nous percuter et le monde mourra. Personne ne le saura à part vous qui lisez l’horoscope des Scorpions.

Beauté

« Morpion dans l’caleçon, Scorpion grognon. » (proverbe euh, disons, hindou allez)

Sagittaire

Amour

Pimentez votre couple. Déguisez-vous en gros burrito.

Gloire

En ce moment au travail, vous marchez sur des œufs…

Beauté

Ce qui est plutôt raccord avec vos mollets de poulet.

Capricorne

Amour

Vous êtes l’équivalent de l’emoji aubergine, krrkrrrr

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Donc sûrement pas vous déjà.

Beauté

C’est donc ça, la perfection ? Admirer un(e) Capricorne.

Verseau

Amour

Votre cœur dit oui mais votre tête dit non.

Gloire

(la vache, c’était profond cet horoscope ! On se croirait dans celui de Top Santé Magazine)

Beauté

On croirait que vos fesses sourient.

Poissons

Amour

Faites un CTRL+ALT+SUPPR de votre vie sentimentale

Gloire

Partez auTutfoupademagueulistan.

Beauté

Votre charisme de barquette de frites n’impressionne pas vos adversaires.

Spooky Poppies au service du blues rock

Les Tourangeaux de Spooky Poppies sont bien décidés à remuer les terres blues rock des environs. Montez le son, on fait les présentations.

Le groupe tourangeau Spooky Poppies (Photo Pascal Vallee)

C’est dans la nuit que Spooky Poppies a vu le jour. Des soirées enveloppées d’effluves de bière ; des soirs passés sous les notes de Led Zep’, King Gizzard ou des Doors. Aux manettes, Elise et Samuel. Débarquant tout droit de Rochefort-sur-Mer et Clermont-Ferrand, ces deux passionnés arrivent à Tours il y a 5 ans.

De suite, c’est l’alchimie musicale. Le « truc qui fait que ». Paul et Sébastien les rejoignent plus tard, le premier à la basse, l’autre à la batterie. Spooky Poppies a son ossature, c’est un corps complet. Ici, pas de dictateur qui mène le groupe à la baguette. « Au début, j’amenais une ligne de chant tandis que Sam ramenait un riff de guitare, sourit Elise. Mais maintenant, on compose tous ensemble ! »

Un « vrai travail de groupe », confirme Sébastien, pour un résultat singulier. La colonne vertébrale de Spooky Poppies est le blues. Un blues qu’il trempe allègrement dans la marmite du rock. Côté influences, on ressent l’esprit d’un Cream, d’un Free… Et pas mal de Blues Pills, ce qui se sent notamment dans la voix rocailleuse et le timbre d’Elise. « Mais on refuse de rester enfermés dans une case. On se revendique iconoclastes, on ne s’interdit rien », précise bien Samuel.

La sauce a pris. Le groupe s’est retrouvé propulsé au Tremplin Voice of Hell du Hellfest, terminant dans les 10 finalistes. De quoi dégoter un contrat de distribution avec Wiseband et faire son chemin. Jusqu’à fouler, l’été dernier, une des petites scènes de… l’American Tours festival ! « On avait plutôt l’habitude de jouer dans des bars, se marre Elise. Là, autant dire que c’était complètement dingue ! »

Désormais, Spooky Poppies se concentre sur son premier EP, prévu pour novembre. Leur campagne de financement participatif devrait les aider à finaliser la bête. Pour ensuite « enchaîner les concerts », comme ils espèrent. Et ainsi pouvoir propager la bonne parole, celle du rock, celle du blues.

Textes : Aurélien Germain
Photos : Pascal Vallee


> OÙ LES TROUVER ET LES AIDER

-Concernant la campagne de financement participatif pour leur EP : fr.ulule.com/ep-spooky-poppies (vous avez jusqu’à la fin du mois d’octobre)
-Pour suivre le groupe, outre à leur QG La Cabane(!) : facebook.com/spooky.poppies

Le « Tours » des bonnes affaires

Acheter, récupérer, échanger, prêter : les moyens de consommation n’ont jamais été aussi divers. Et certains ne manquent pas d’imagination pour trouver ce qu’ils recherchent.

Ceci n’est pas un catalogue ni une liste exhaustive. Non, c’est juste une petite balade dans notre ville, carnet ouvert, stylo à la main, afin de comprendre comment vous vous en sortez pour trouver les meilleurs plans et faire de bonnes affaires.

Vous, les étudiants aux petits budgets et de plus en plus mobilisés dans la lutte contre le gaspillage (alimentaire, vestimentaire) surfez ainsi sur les applications mobiles pour dénicher, même tardivement, un bon repas !

Renseigné par une étudiante en psycho, de vingt ans, experte dans ce genre de consommation, je débarque chez Sushi shop, place Jean-Jaurès. Alexandre et Youenn sont aux manettes. L’essentiel du service a été fait. Mais ils savent que dans quelques minutes quelqu’un va débarquer, téléphone en main, l’application Too good to go ouverte, pour récupérer un panier constitué de sushis et makis invendus qui auraient été jetés en fin de soirée.

« Ce panier, vendu 6 ou 7 euros, permet au consommateur de faire une économie de plus de 50 %. Et nous, nous ne jetons plus ou beaucoup moins. C’est une belle opération anti-gaspillage », expliquent-ils. Depuis Paris, Stéphanie, responsable de la communication de Too good to go est ravie : « En France, 8 millions de repas ont été ainsi sauvés et proposés l’an passé. Et en termes de déchets économisés, cela représente plus de 22 000 tonnes de CO2. »

À Tours, d’autres restaurants ou chaînes comme Starbucks coffee surfent également sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram) pour faire profiter des bonnes affaires en fin de service, avec de belles réductions à la clé.

Des habits au marché

L’association Active, engagée dans un programme d’insertion à travers la récupération de vêtements et la revente dans deux magasins de la ville, note également à quel point les jeunes sont de plus en plus mobilisés par les questions éthiques autour du recyclage et de l’anti-gaspillage. Arrivé au 155 rue Edouard-Vaillant, on pourrait se croire dans une boutique de fringues.

« Certes, nous permettons à des gens d’acheter à faible coût mais sachez que très souvent, nos donateurs sont aussi nos consommateurs. Quant aux plus jeunes, ils revendiquent de porter des vêtements en 2e ou 3e main afin que leur achat ait un sens », me dit-on.

 

Poursuivant mon périple, le lendemain, j’arrive au marché de Beaujardin. J’y retrouve Momo, maraîcher et vendeur depuis une dizaine d’années. Il me confirme que, même si ce n’est pas une démarche garantie à tous les coups, il n’hésite pas (comme d’autres commerçants) à donner en fin de matinée, peu de temps avant de remballer, les fruits et légumes, parfois un peu mûrs, qu’il sait ne pas pouvoir vendre. « Je fais cela depuis longtemps et je me rends compte que les gens sont de plus en plus nombreux à venir me voir… »

Si l’alimentaire et le vestimentaire sont deux gros budgets ainsi passés au tamis des bonnes affaires, nous tombons quelques heures plus tard sur Jean-Luc, amoureux, lui, des nourritures spirituelles. Habitué du jardin botanique, il n’est pas là uniquement pour apprécier l’écrin de verdure mais aussi pour récupérer un livre parmi la vingtaine d’ouvrages que compte « la boîte à livres », borne gratuite de livres d’occasion où chacun peut faire son marché.

 

Jean-Luc a récupéré un Comte de Monte-Cristo et promet d’amener un Balzac en échange, la prochaine fois. Ces bornes sont gérées par des associations (Touraine Propre-Livr’libre), des comités de quartier ou des particuliers. Regardez bien autour de vous. Sûr qu’il y en a une pas loin ! Et c’est totalement gratuit

Texte : Thierry Mathiot

Angry Birds Copains comme cochons : la critique

Les Angry Birds reviennent au cinéma pour un deuxième volet. Un divertissement efficace pour les enfants mais qui en ennuiera plus d’un(e).

Cela fait déjà trois ans que le premier film Angry Birds – adaptation du jeu vidéo sur smartphone du même nom – est sorti sur nos écrans. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, le délire du lancer d’oiseaux sur les cochons est passé de mode, le temps passe ma bonne dame, tout va trop vite mon bon monsieur.

Était-ce alors judicieux de proposer une suite cinématographique en 2019 ? La question se pose tant ce Angry Birds 2 apparaît comme un gros bonbon (parfois) indigeste et (souvent) futile.

L’ensemble est évidemment bien emballé. Coloré, dopé par un rythme à 100 à l’heure, porté par des protagonistes mignons et rigolos, Angry Birds part dans tous les sens et fait le job en tant que divertissement efficace pour les enfants.

Pour le reste, cette suite n’a malheureusement que peu d’identité et tourne vite en rond, pour cause de flemmardise aggravée. Un peu trop facile, un peu trop plat quand il s’amuse à singer les films d’espionnage, le film de Thurop Van Orman n’a pas les forces nécessaires pour passionner son auditoire jusqu’au bout.

Angry Birds 2 se regarde d’un œil, la main plongée dans le pot de popcorn. Bref, fun mais qu’à moitié.
> Film d’animation, de Thurop Van Orman (États-Unis). Durée : 1 h 37.
> NOTE : 2/5 

Aurélien Germain

Lee Fields : le soulman aux neuf vies

Après un début de carrière dans l’ombre de James Brown, le chanteur américain Lee Fields est finalement dans la lumière, pour un succès mondial sur le tard. Enchaînant les vies tel un chat aguerri, il sera à l’espace Malraux ce vendredi.

 

Comme les chats, Lee Fields a plusieurs vies. Et l’homme semble toujours retomber sur ses pattes. Lorsqu’il se lance comme chanteur de soul music à la fin des années 1960, le succès lui sourit. Il enchaîne les 45 tours, et trace son sillon dans l’ombre de James Brown, auquel on le compare presque toujours.

« Little JB » (le « petit James Brown ») ne résiste pourtant pas aux assauts du disco. Les concerts se font si rare au tournant des années 80 que notre homme se lance dans l’immobilier ! Il chante donc les louanges de maisons à vendre pendant dix ans, en attendant que le vent tourne à nouveau en sa faveur.

La 3e vie du félin Fields se profile à l’horizon 1990, lorsque l’artiste se remet en selle, côté blues. Mais la grande vie, elle, commence à l’aube des années 2000, lorsque les artistes hip-hop et autres DJ s’emparent des trésors du soulman.

Martin Solveig, en 2006, invite l’artiste sur un album et dans ses clips : « Martin m’a demandé de le rejoindre pour chanter certaines chansons, et cela a joué un rôle important dans la suite de ma carrière ! Des gens qui n’avaient sans doute jamais entendu parler de moi m’ont découvert, et je lui en suis redevable. »

 

Depuis, d’autres se sont frottés au talent de Lee Fields, comme le trio néerlandais Kraak & Smaak, le Français Wax Tailor, ou les rappeurs américano- australiens Bliss N Eso. Pour les collaborations « en chair et en os » ou un sample de ses titres, le chanteur s’entoure aujourd’hui d’une équipe qui gère les autorisations de droits d’auteur et autres détails administratifs.

Après avoir collaboré avec les musiciens d’Amy Winehouse ou Sharon Jones, il s’entoure aussi depuis 2009 d’un groupe fidèle, The Expressions. Sur scène, ils sont ainsi une quinzaine autour du chanteur. Choeurs, cordes, et bien sûr des cuivres, pour faire pleuvoir l’amour sur les spectateurs… car avec son récent album It rains love, Lee Fields enchaîne tubes sucrés et morceaux rythmés, tantôt chat d’intérieur, tantôt tigre racé.


> Vendredi 18 octobre 2019. À l’espace Malraux en co-accueil avec le Petit Faucheux. Placement libre, à 20 h 30. Tarifs de 16 à 32 €

 

Le Grand Repas revient en Touraine (et pas que)

Le 17 octobre, place à la nouvelle édition du Grand Repas en Touraine ! Objectif ? Le même menu, le même jour, partagé par tous les citoyens.

Chaque année, Le Grand Repas est un succès (Photo archives NR)

Les faits

Le Grand Repas remet le couvert cette année. Ce rendez-vous gastronomique permet à tout le monde de partager le même menu, à Tours, aux alentours et à Paris, dans plusieurs points de restauration collective. Que ce soient dans les restaurants traditionnels, les maisons de retraite, mais aussi les cantines d’entreprise, les écoles ou les hôpitaux. L’an dernier, près de 130 000 personnes avaient savouré le menu conçu sous la houlette de Rémy Giraud, chef étoilé à Onzain (41).

Le contexte

L’événement était jusqu’alors organisé via la Cité de la Gastronomie de Tours. Changement de gestion oblige, il est désormais repris par une association indépendante (« Le Grand Repas »), créée par… Emmanuel Hervé, ex-président de la Cité ! Il garde donc son « bébé » dans les bras. Tout en s’accompagnant de ses partenaires locaux originels… et de nouveaux venus.

Les enjeux

« Le Grand Repas, c’est avant tout un moment de vivre ensemble », indique l’organisation. Mais le but affiché est également de promouvoir les circuits courts et les produits de saison. Le Grand Repas souhaite en outre lutter contre le gaspillage alimentaire et éduquer au goût. Cette année, le menu sera : Mesclun de chèvre frais aux poires et vinaigrette de framboise. Puis sauté de poulet Label à la Tourangelle, quinoa d’Anjou et ses petits légumes, suivi d’une tarte Tatin aux pommes et faisselle aux herbes fraîches.

Le point de vue

Avec son rendez-vous culinaire, Emmanuel Hervé voit les choses en grand. Pour preuve, cette année, il a décidé d’étendre la couverture sur plusieurs régions françaises. Son Grand Repas se verra donc diffusé exceptionnellement en Charente- Maritime, en Haute-Saône ou encore en Champagne-Ardennes. Le tout, parrainé par Thierry Marx. Un argument et un effet boule de neige qui devraient faire rayonner l’initiative bien au-delà des frontières tourangelles.


> Le 17 octobre 2019. Infos sur legrandrepas.fr

 

Performance dansée d’Anne Perbal au Musée des Beaux-Arts

Anne Perbal propose une performance dansée au musée des Beaux-Arts. Comme une sculpture qui, soudainement, prendrait vie devant les visiteurs.

Ce samedi, une sculpture humaine va s’animer sur le parquet craquant du musée des Beaux-Arts de Tours. Une forme blanche et vaporeuse va se mettre en mouvement, aux sons mystérieux du chant et du violoncelle de Daphne Corregan.

Une forme humaine, drapée dans une longue bâche blanche qu’un ventilateur fera flotter autour d’elle, se jouant de la lumière et du mouvement composera toutes sortes de personnages. Et, comme par enchantement, cette danse répondra aux tableaux sur les murs autant qu’elle s’en nourrira.

« J’aime beaucoup cette conversation entre les différents arts, qui se nourrissent entre eux, explique la chorégraphe et danseuse Anne Perbal. Et je me rends compte que mon travail entre vraiment en résonance avec les lieux de patrimoine comme le musée des Beaux-Arts. Moi, poursuit-elle, je danse sur un mètre carré. C’est comme de la matière qui se met en mouvement. On peut y voir, selon les moments, un corps humain ou un animal ou bien du végétal. Tout mon travail tourne autour de cette notion de métamorphose et de ces infimes différences qui font que nous ne sommes soudainement ni tout à fait les mêmes ni vraiment différents. »

Ce n’est pas la première fois que la danse s’invite en ces lieux chargés d’histoire, mais c’est une première pour Anne Perbal qui avait créé son spectacle au musée des Beaux-Arts d’Orléans. Une première qui répondra à une exposition de photographies réalisée par Isabelle Whyte, en collaboration étroite avec la danseuse. Dialogue des arts, là encore et mystère de la création, toujours.

Matthieu Pays


> Samedi 12 octobre. À 18 h 30, conférence de Jean Raoux : Portrait de Mademoiselle Prévost en bacchante. À 20 h, Performance d’Anne Perbal.

> Tarif : 6 €. Exposition des photos d’Isabelle Whyte, jusqu’au 4 novembre.

Architecte des Bâtiments de France : « Veiller sur la ville et le patrimoine de demain »

#VisMaVille L’Architecte des Bâtiments de France Régis Berge est un gardien des monuments et secteurs patrimoniaux, qui regarde vers l’avenir des villes et villages de Touraine. De chantier en réunion, ses journées ne se ressemblent pas.

Ce matin-là, Régis Berge arpente la rue Nationale avec les services de la municipalité. Mission du jour : valider la couleur des futurs réverbères. La question semble anodine, mais pour l’Architecte des Bâtiments de France arrivé à Tours en juin dernier, il en va de tout l’équilibre visuel de cette artère majeure.

Alors, oui, il est l’homme qui viendra vous taper sur les doigts si vous avez choisi une couleur de volets un peu trop olé-olé au centre de Tours, secteur sauvegardé. Mais avec l’équipe de dix personnes de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine, sa mission ne se niche pas (seulement) dans ces détails : « Notre rôle est de veiller au respect des règles urbaines, qui permettent d’insérer harmonieusement un projet dans la ville. »

Lors de ses rendez-vous avec les municipalités et les maîtres d’oeuvres, publics ou privés, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF, pour les intimes) accompagne donc les projets dès l’étude des plans. « J’aime ce dialogue avec les architectes, au stade de l’avant-projet, pour faire en sorte qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et contribuer à la constitution du patrimoine de demain. »

Chantier des Portes de Loire, plans de rénovation des Halles, réunion pour le choix des sites « d’architecture contemporaine remarquable » à labelliser, où l’on retrouve les grands ensembles des Rives du Cher ou la chapelle Saint-Martin du quartier Monconseil… Notre ABF n’est décidément pas homme du passé, comme le voudrait le cliché. Quand il s’occupe des monuments d’hier, c’est donc les pieds ancrés dans le présent.

On le suit ainsi dans les travées de la cathédrale Saint-Gatien et au cloître de la Psalette, monuments historiques qu’il connaît comme sa poche, puisque l’Unité doit en assurer l’entretien et la sécurité. Là, il se passionne tout autant pour les reliques médiévales que pour les vitraux contemporains, témoins de leur époque. De retour sur le parvis, Régis Berge s’interroge : que deviendra l’ancienne clinique Saint-Gatien ? « Les cyclotouristes ne savent pas où faire leur pause, il n’y a pas de commerces… On peut tout repenser, imaginer un café, des boutiques… pour favoriser un vrai espace de vie. »
Car derrière le bâti, c’est l’humain qui émerge, au cœur du métier.

Textes et photos : Maud Martinez

La Bulle Gourmande : salon de thé et resto végétarien

C’est la bonne adresse pour les vegans, végétariens et adeptes du sans-gluten. Récemment installée rue Victor-Hugo, La Bulle Gourmande a déjà ses clients réguliers. On a testé.

Ami(e)s vegans, végétariens et amoureux/ses du sans-gluten, cette chronique est pour vous ! Bon, on vous rassure… les autres peuvent aussi rester. Car ils pourraient bien avoir une surprise (c’est ce qui nous est arrivé) avec La Bulle Gourmande.

Bienvenue donc dans un agréable petit restaurant-salon de thé qui a voulu jouer la carte du 100 % végétal, du bio et du local. Ici, la fine équipe a voulu rester au maximum dans l’idée d’un commerce éthique et éco-responsable.

Ouvert le 12 septembre dernier par Fanny (l’ancienne responsable d’Histoires de Tartes à Joué-lès- Tours), La Bulle Gourmande possède une salle au rez de chaussée, une autre – plus cocooning – à l’étage du dessous. En haut, c’est lumineux comme il faut, doté de teintes blanches et d’une déco épurée rehaussée de quelques plantes. En bas, on reste dans le cosy, mais plus intimiste pour la partie salon de thé.

La carte est modifiée quasiment tous les deux jours maximum. Un bon point qui permet de varier les plaisirs et ne pas tourner en rond. Ce jeudi-là, accueillis et servis avec le sourire et l’amabilité de Justine, on avait le choix de la quiche aux aubergines, courgettes, poivrons et salade de légumes.

Mais on a plutôt opté pour le riz crémeux qui nous faisait de l’oeil. Et qui a tenu toutes ses promesses ! Un plat agrémenté de champignons, de tofu et de pignons de pin et aromates qui satisfera également les « carnistes » (oui, oui, il faut être ouvert d’esprit). C’est doux en bouche, agréable au palais et bien sûr sain pour notre petit corps.

La Bulle Gourmande a également à cœur de travailler avec de vrais produits locaux et bio. Même jusqu’au choix des boissons. Près de 80 % de la carte est également sans-gluten : un choix salutaire, vu l’offre assez pauvre à ce niveau à Tours.

Verdict : La Bulle Gourmande devrait apparaître comme une bonne adresse pour les végétariens, vegans… mais aussi les curieux qui découvriront ici une autre philosophie du manger-sain.

A.G.


 > La Bulle Gourmande. Au 19 rue Victor-Hugo à Tours. Une petite rue dans les environs de la place Jean-Jaurès et de l’Hôtel de ville. Contact : 06 31 48 17 33 ou sur Facebook

> Tarifs : 9,50 € le plat seul. Formule midi à 12,50 € (plat + dessert). Dessert seul à 4 €. 

> Ouvert toute la semaine jusqu’à 18 h 30, sauf mercredi et dimanche. 

 

Basket : Un café avec les recrues de l’UTBM

Huit joueurs sont arrivés à l’intersaison à l’UTBM. La sauce a pris et les Tourangeaux enchaînent les succès. Et, avant le match de vendredi contre Challans (dont tmv est le parrain), nous vous en présentons quatre d’entre eux, côté coulisses.

ALDO CURTI (32 ans) « Un quartier sympa à Saint-Cyr »

« Je vis dans une maison à Saint- Cyr auparavant occupée par un joueur américain, alors mes voisins doivent se douter que je suis également basketteur. Ou peut-être pas. Je suis plutôt discret. Le quartier est sympa. Dans la vie, j’écoute beaucoup de musique, y compris de la musique classique. Mais quand je m’échauffe avant un match, j’ai des playlists bien précises avec plutôt des musiques anglo- saxonnes. Sur le parquet, nous devons gagner la confiance de notre public et le meilleur arrivera. »

 VINCENT POURCHOT (27 ans) « Avec vue sur le lac de Tours »

« Bien sûr, avec mes 2,22 m, je ne passe pas inaperçu. Et quand nous sommes allés au cinéma CGR des Deux-Lions avec des coéquipiers, on a dû se faire remarquer. Je vis en face du lac de Tours et le coin me plaît beaucoup. Mais en fait, je suis quelqu’un assez famille-famille ; assez tranquille. J’aime regarder les séries comme Game of Thrones ou Breaking Bad. Côté basket, le club a de l’ambition et notre public est près de nous. Nous avons un réel potentiel pour jouer le haut du tableau. »

MARIUS CHAMBRE (21 ans) « Tours, c’est le petit Paris »

« Je suis arrivé le 15 août à Tours et j’ai un appartement dans le quartier des Prébendes. Je m’y plais. Quand j’étais à Orléans, en centre de formation, on m’avait parlé de Tours comme d’un ‘’petit Paris’’. Ça tombe bien car j’ai grandi en région parisienne où vit ma famille. J’aime le mélange de ville commerçante et puis aussi historique. Dans la vie, je m’intéresse à l’actualité, à l’écologie. Mon père travaille à TF1 et ma mère est professeure d’histoire-géo. Ils m’ont inculqué un esprit critique. Sinon, je regarde beaucoup de séries. J’ai adoré ‘’Years and Years’’. »

GÉRALD GUERRIER (25 ans) « Je prends des cours de danse dominicaine »

« Je vis à Tours-Nord, pas loin de notre salle. J’apprécie l’esprit qui règne dans le club et dans l’équipe. Personne ne tire la couverture à lui. Dans la vie, même si je suis fan de beaucoup de sports, j’aime aussi me changer les idées avec d’autres gens et d’autres activités. J’adore danser et une fois par semaine, je prends des cours collectifs de bachata. C’est une danse dominicaine. Cela m’aide à me vider la tête. Je n’ai pas dit que j’étais basketteur à l’UTBM. Pas sûr que les autres danseurs le sachent. J’ai une taille standard, alors… »


> Match de l’UTBM contre Challans, ce vendredi 11 octobre, à 20 h. 

 

Tours : un bar à chats, temple de la ronron-thérapie

Prendre son thé ou son goûter tout en câlinant un félin qui n’est pas le sien, ce sera possible en fin d’année avec l’ouverture du premier Bar à Chats de Tours.Avec l’aide de la future barmaid Ludivine
Darmon, faisons le point sur ces lieux surprenants.

Un bar. Des chats. Jusque-là, rien de bien compliqué. Et pourtant, l’initiative surprend. En lançant un financement participatif sur la plateforme en ligne kisskissbankbank pour la création d’un bar à chats tourangeau, Ludivine Darmon a ainsi suscité la curiosité des médias et du grand public.

Aujourd’hui, elle rassemble plus de 2 000 personnes sur sa page Facebook Le Bar à Chats, et a dépassé son objectif de financement participatif. Plongée dans les dernières formalités, la jeune femme de 22 ans revient sur cette aventure qui démarre bien : « J’ai toujours été passionnée par les félins et bien sûr les chats, et j’avais l’envie d’entreprendre. J’avais initié le projet en 2018, et je l’ai relancé en mars 2019 pour le mener à bien cet hiver, en ouvrant le bar dans le quartier de la Victoire. »

« On ne dérange pas un chat qui n’a pas envie de se laisser caresser »

Pour cela, Ludivine a d’ores et déjà obtenu son ACACED, l’attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques, obligatoire pour ouvrir un établissement hébergeant des animaux. Ceux-ci seront bien traités, selon des normes déjà éprouvées : une pièce privée pour que les matous soient tranquilles, des étagères et autres recoins où ils peuvent s’amuser ou se poser, et des règles strictes pour les visiteurs. On se lave les mains avant d’entrer, et on ne dérange pas un chat qui n’a pas envie de jouer ou de se laisser caresser. Mais, pour les fans, on pourra en emporter !

« Le bar sera en quelque sorte leur famille d’accueil, puisque je compte y accueillir des chats en recherche d’adoption, via une association. Vaccinés, stérilisés, en bonne santé, ils seront bien traités, et pourront donc être adoptés. »

 

Tous les bars ne font pas ce choix. Créé à Paris en 2013, Le Café des chats, pionnier français en la matière, possède des chats à demeure. L’établissement parisien est ainsi le digne héritier des neko café taiwanais et japonais. Là-bas, le bar à chats permet surtout aux citadins d’assouvir leur envie d’animal de compagnie, frustrée par des appartements trop petits, des règlements de copropriété stricts et un rythme de vie trépidant.

À Tours, avec ou sans adoption, nul doute que la ronron-thérapie tournera à plein régime pour les amateurs de câlineries.
M.M.

Horoscope WTF du 9 au 15 octobre 2019

Vous ne lirez même pas cette accroche. Alors ma foi, passons aux choses sérieuses : voilà l’horoscope de la semaine !

Bélier

Amour

Une cure de Christophe
Maé 3 fois par jour et vous verrez
qu’il y a bien pire que le célibat

Gloire

L’ouverture d’esprit n’est
pas une fracture du crâne.

Beauté

Tu veux mon Sarkozizi, oui
oui oui oui.

Taureau

Amour

En matière de sexualité,
vous manquez d’entraînement. En
piste, mes p’tits gnous !

Gloire

Mais qu’est-ce que j’en sais ?
Cessez de me lire, voyons.

Beauté

Vous avez des airs de Robert
Hue sous Lexomil.

Gémeaux

Amour

Un doute sur sa fidélité ?
Torturez-le/la en lui passant l’intégrale
de Kev Adams en DVD.

Gloire

J’ai une nouvelle difficile à
vous annoncer…

Beauté

… Votre enfant finira journaliste.
Désolé, je sais que c’est dur
à accepter.

Cancer

Amour

Patatras. Vous vous rendrez
compte cette semaine que l’amour
n’existe pas.

Gloire

Et que votre patron est un
Illuminati reptilien macroniste.

Beauté

Et que votre beauté intérieure
ne compte pas. Bref, sale semaine
en perspective.

Lion

Amour

Sous la couette, vous êtes
redoutable tel le guépard et malinx
tel le lynx.

Gloire

Un coup de pied aux fesses
de votre boss et le monde s’en portera
mieux.

Beauté

Rencontres du Troisième
Slip.

Vierge

Amour

C’est ça, vous avez compris
l’intérêt d’aller voir du côté du 3e âge.

Gloire

La malédiction lancée sur
votre génération par l’astrologue de
tmv il y a 600 ans s’achèvera demain.

Beauté

Votre conduit auditif fait
sploutch sploutch.

Balance

Amour

Vous êtes la zone piétonne
de la vie sentimentale.
(tout le monde vous passe dessus
quoi)

Gloire

C’est moche, la vie, sans
un(e) Balance. (non on déconne,
tout doux)

Beauté

Vous voyez, il y a les
gens parfaits comme moi. Et
puis, il y a le reste. Il y a vous.

Scorpion

Amour

Votre vie sentimentale est
aussi passionnante qu’un épisode de
Derrick sans sous-titres.

Gloire

Tristesse. Vous finirez votre
vie en tofu.

Beauté

Franchement, vous nous
rendez dinguedingue dinguedingue
dingue quand vous avez votre poom
poom shoooort.

Sagittaire

Amour

La constellation des Black
Eyed Peas vous indique que you
gotta feeling, whooo ooouh, that tonight’s
gonna be a good night…

Gloire

Bref, vous l’avez compris
ci-dessus : vous avez le derrière en…

Beauté

… FEU ! Graou !

Capricorne

Amour

Moi j’vous aime bien
(même si – défaut ultime – vous êtes
Capricorne).

Gloire

Saturne vous conseille de
vous magner le train et d’arriver à
l’heure pour une fois.

Beauté

Force est de constater que
vous avez le nez le plus mignon de
toute cette foutue planète.

Verseau

Amour

D’après Wikipédia, « la
pêche au saumon est réputée être
sportive ». Seriez-vous un saumon ?

Gloire

On n’a rien sans rien. (voilà,
c’était le conseil débile et inutile du
jour. À+)

Beauté

Vos fesses disent bravo.

Poissons

Amour

Amourette, bistouquette et
tartiflette.

Gloire

Tout le monde a des instants
de faiblesse. Même Rocco. C’est bon,
rassurés ?

Beauté

Les rhododendrons sont
précoces. Sachez-le.

SPA de Luynes : un refuge après l’abandon

Au refuge SPA de Luynes, les journées ne se ressemblent pas, mais suivent un même rythme. Chaque après-midi, les portes s’ouvrent au public, et nous en avons profité. Visite guidée.

La SPA de Luynes recueille (trop) souvent des animaux abandonnés.

« On n’abandonne pas un animal comme on jette une paire de chaussettes ! ». Naïs Venanzi, responsable du refuge SPA de Luynes, laisse échapper un cri du cœur dans l’intimité de son bureau peuplé de chats.

Après un pic d’activité cet été, le refuge héberge à l’heure actuelle environ 80 chiens et 80 chats attendant de trouver leur nouveau maître. Toute une ménagerie choyée par une équipe dévouée : quinze salariés, et une cinquantaine de bénévoles actifs, qui vont et viennent entre les bâtiments cachés au milieu des bois.

Après une matinée consacrée aux tâches administratives, aux soins vétérinaires, aux promenades et au nettoyage des locaux, le refuge a ouvert ses portes au public. Il est 14 h. Les futurs adoptants débarquent à l’improviste.

Mais pour un abandon, il faut obligatoirement prendre rendez-vous : « On n’essaie pas de dissuader le propriétaire, mais on lui donne des conseils de gestion du comportement animal, au cas où cela l’aiderait. »

Ce jour-là, les conseils n’auront pas suffi : après plusieurs entretiens téléphoniques avec l’un des onze agents animaliers, un jeune homme se présente pour abandonner son chien, devenu trop agressif avec celle qui partage sa vie. Il remplit les papiers et s’acquitte de frais de 80 €, avant d’aller pleurer dans sa voiture, à l’abri des regards indiscrets.

« Les chiens nous témoignent un amour incroyable »

Départ en EHPAD, décès, déménagement… Les causes d’abandon au comptoir sont multiples, mais concernent moins de 20 % des pensionnaires à quatre pattes que nous croisons. 80 % proviennent de la fourrière, qui prend en charge durant huit jours les animaux perdus ou abandonnés en pleine nature, avant de les confier à des associations comme la SPA.

« Dans ces cas-là, nous ignorons tout du passé de l’animal : il faut donc apprendre à le connaître, pour l’aider à écrire une nouvelle histoire avec de futurs adoptants », explique la responsable. Dans les couloirs des chenils, sur chaque porte, des ardoises témoignent de cette découverte mutuelle entre l’homme et le chien : « Farceuse. Attention : un peu craintive au début ». « Lanco. Attention aux autres chiens ».

Au fil des jours, bénévoles et salariés prennent note de la personnalité de chaque pensionnaire… et s’y attachent. Pour Emilien, bénévole devenu salarié, la fameuse « tournée de caca » du matin, avec le nettoyage des couvertures et le ramassage des déjections, n’est presque plus une corvée. « Je ne m’attendais pas à vivre ici autant de moments forts, les chiens nous témoignent un amour incroyable, cela rend presque dépendant ! ».

Nicole et Laëtitia seraient donc aussi accros ? La retraitée et la jeune femme sont entourées de chats, comme tous les jours depuis deux ans. Pierre-Martial, étudiant de 20 ans tout juste arrivé dans l’équipe, résistera-t-il à cette drogue des plus douces ? Caresser et faire jouer les chats, sortir les chiens en balade : chaque jour, ils sont une dizaine de bénévoles aux petits soins pour les résidents. Ceux-ci trouveront bientôt de nouveaux maîtres, triés sur le volet.

Car pour adopter une boule de poils, il faut montrer patte blanche. Naïs Venanzi précise : « Nous posons beaucoup de questions : le chat vivra-t-il dedans ou dehors, avec des enfants, des personnes âgées, des allergiques… ? À quel rythme le chien pourra-t-il sortir ? Quelle est la hauteur de la clôture ? Il peut nous arriver de nous déplacer au domicile, et si la famille possède déjà un animal, elle doit l’amener pour que les deux se rencontrent. »

À la manière d’une agence matrimoniale, la SPA tâche ainsi d’accorder les personnalités, pour assurer le succès de l’adoption. Dans l’un des 15 parcs de détente, le coup de foudre est confirmé entre le gros Sam et son futur maître Damien, qui vient chaque semaine depuis un mois. Le croisé labrador attend avec impatience de pouvoir repartir avec ce propriétaire qui n’a d’yeux que pour lui.

Lorsque sonnent 17 h, l’heure de la fermeture, nous rejoignons le parking sous la rumeur des aboiements. Une manière pour ces petites bêtes de signaler qu’elles attendent LA rencontre qui leur changera la vie.
Textes & photos : Maud Martinez


> Animal abandonné : qui contacter ?

Si vous repérez un animal domestique abandonné, le numéro à contacter est celui de votre police municipale, qui se chargera de le récupérer pour le mettre en fourrière. L’identification des animaux de compagnie est obligatoire en France et permettra de retrouver rapidement le propriétaire. Mais s’il ne se manifeste pas dans les huit jours, l’animal sera transféré vers une association comme la SPA.

Le Centre LGBTI de Touraine lance un appel aux dons

Suite à la fin des emplois d’avenir et le peu de subventions, le Centre LGBTI de Touraine est contraint d’en appeler à la solidarité. Trois questions au co-président de l’asso, Mickaël Achard.

En 2018, vous avez enregistré 22 % de visites supplémentaires. Pour la 6e année de suite. Comment l’expliquer ?
Par le fait que nous sommes de plus en plus un lieu de refuge. D’ailleurs, il est à noter qu’on voit de nombreux demandeurs d’asile qui ont quitté leur pays en raison de leur transidentité. On fait donc maintenant, exprès, des permanences en anglais.

Le mariage pour tous est désormais ancré dans la société. Mais avez-vous perçu des changements depuis ?
Oui. Avant les manifestations à l’époque, 500 personnes par an passaient à l’asso. Maintenant, c’est 1 600 ! Ce qui pose des problèmes car notre local n’est pas adapté avec ses 40 m² ! Les échanges ne peuvent plus être intimes, on se retrouve parfois à devoir aller discuter sur un banc public. Nous avons demandé un autre local à la mairie, mais n’avons pas eu de réponse.

Quelles sont vos relations avec la Ville ?
Le Centre LGBTI de Touraine doit vivre avec une subvention de 800 € et, donc, ce local trop petit. C’est le strict minimum. Depuis sept ans, on a évolué, on est débordés de travail. Les besoins ont changé. On a donc décidé de faire un appel aux dons (voir ci-dessous – NDLR). C’est pour mener à bien nos projets qui, sinon, risquent de s’arrêter.
Propos recueillis par A.G.


> Appel aux dons : https://www.helloasso.com/associations/centre-lgbt-de-touraine/collectes/maintien-des-actions-du-centre-lgbti-de-touraine

 

Le festival Quartier Libre en images !

#EPJTMV Dernier épisode dans la couverture du festival Quartier Libre par les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT). Voici les moments forts, en photos, de l’événement tourangeau.
(Photo : Cassandre Riverain)

Le public a enchaîné les pas de danses devant les endiablés Lehmanns Brothers. (Photo : Coline Salmon)
L’artiste Dawal était présent sur le site pour grapher un mur de trois mètre de long. (Photo : Simon Philippe)
L’artiste kenyane Muthoni Drummer Queen a investi la scène avec ses danseurs et accessoires pour le plaisir du public. (Photo : Amel Zaki)
Une semaine en amont du festival, une soirée préchauffe, en partenariat avec la guinguette de Tours, a été organisée. (Photo : Simon Philippe)
Le collectif La Fine Équipe a clôturé le festival avec un set impressionnant. (Photo : Lise Lacombe)

La Fine Equipe : « On a l’impression d’être guidés vers une autre dimension »

#EPJTMV La tête d’affiche de Quartier Libre, La Fine Équipe, a clôturé le festival en beauté. Rencontre avec Oogo et Blanka, deux membres de ce groupe de beatmakers.

Pouvez-vous commencer par vous présenter, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Oogo : Moi c’est Brigitte et lui, c’est Bardot (rires). Plus sérieusement, on fait partie de La Fine Équipe, un groupe de DJs et beatmakers. Notre dernier album s’appelle 5th season. On a également un label qui s’appelle Nowadays Records et deux studios d’enregistrement.
Blanka : La Fine Équipe, c’est quatre personnes : Oogo ici présent, moi-même Blanka, et les deux qui ne sont pas là c’est Chomsky et Mr Gib.

Vous venez d’horizons musicaux assez variés. Quelles sont vos influences musicales ?

B. : Je dirais plutôt d’horizons assez complémentaires.
O. : La base de notre musique, c’est d’aller chercher plein de styles différents et de les arranger à notre sauce. Mais on a tous cette base de hip-hop américain soul jazz, avec des groupes comme The Roots, Mos Def, Tribe Called Quest. Parmi les artistes récents qu’on aime, il y a Kaytranada et Tyler the Creator. Toute la scène électronique française nous a aussi beaucoup influencés.

Blanka et Oogo sont deux des quatre membres de la Fine Équipe.

Votre dernier album sonne différent. Par exemple, vous vous êtes détachés du sample …

O. : Nos manières de composer sont différentes. Cet album, on l’a vraiment composé à quatre. Il y a beaucoup plus de compositions et de featurings que sur les anciens albums. Les morceaux sont aussi plus longs. Ça nous a donc pris plus de temps.

Pourquoi ce titre, 5th season

O. : La cinquième saison, c’était le mood (humeur, ndlr) général. C’est à propos des changements qu’il peut y avoir aujourd’hui sur la planète. La notion de fin du monde était présente dans nos esprits, comme si on arrivait au bout d’un cycle. D’ailleurs, le clip animé de 5th season avec Fakear est dans cette optique. Ce n’est pas forcément très engagé. C’est de l’ordre du rêve, de l’abstrait.

Le fait que le nom de l’album 5th Season soit une collaboration avec Fakear, c’est le fruit du hasard ?

O. : On était cinq sur le morceau. Chacun a participé à une partie, ce qui donne des phases différentes. Sur chacune d’entre elles, il y a cette connexion avec la planète. On a appelé l’album « la cinquième saison » parce qu’on a l’impression d’être guidés vers une autre dimension. Mais c’est un hasard que le morceau soit en collaboration avec Fakear.

Vous êtes principalement des beatmakers. Ce genre musical a souvent été au second plan, derrière la voix des rappeurs notamment. Aujourd’hui, est-ce que vous remarquez un certain affranchissement des beatmakers ? Je pense notamment à Ikaz Boy qui a sorti un projet en solo la semaine dernière. 

O. : Ikaz, un de mes artistes préférés en France, avait sorti un projet obscur qui s’appelle Brain Fuck, sur notre label il y a quelques années. Le beatmaking en France, il est super présent, surtout à travers les voix. En ce moment, pour moi, les beatmakers sont mis en avant et pourtant ils restent au second plan. Nous les premiers. Au début on a commencé à produire pour des rappeurs. Au bout d’un moment on a voulu produire notre propre son.

La Fine Équipe a conquis le public de Quartier Libre samedi soir.

Vous avez créé votre propre label. C’est important pour vous d’être indépendants ? 

O. : Au-delà du fait d’être indépendants, au départ c’était pour que cette musique puisse exister tout court. Les gens veulent tout faire eux-mêmes, mais ça n’est pas du tout notre délire. On a toujours fait de la radio, fait découvrir des musiques qu’on aimait bien. La démarche, c’était de créer un collectif, produire des artistes qu’on kiffe, et leur donner les moyens de faire ce qu’ils veulent. Il y avait aussi l’envie de proposer en France quelque chose qui n’existait pas.

Cinq années séparent votre dernier album de 5th season. C’est dû au label ?

B. : C’est pas vraiment cinq années parce qu’en 2018, on a sorti Back Burners (à l’occasion des 10 ans du lancement de La Boulangerie, ndlr). Le label et les studios ont été très prenants. C’est marrant que tu dises ça parce que je m’étais fait la remarque. J’ai réalisé qu’on avait rien sorti pendant quatre à cinq ans et ça correspond pile au moment où le label a été lancé. Mais on a jamais lâché La Fine Equipe.
O. : Le label nous a ouvert des perspectives. On a vraiment appris dans les techniques de production, dans les mixs. Je pense qu’il fallait qu’on mûrisse un petit peu. Cet album là, on aurait pas pu le faire il y a cinq ans !

Comment définiriez-vous votre groupe en un seul mot ou en une seule pâtisserie ? 

O. : Une pâtisserie hyper compliquée et chargée (rires). Un mille-feuilles peut-être, ou un gros beignet bien gras.
B. : Un stylo quatre couleurs (rires).

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

A Quartier Libre, échanges autour de l’accompagnement des migrants

#EPJTMV Le festival éco-citoyen Quartier Libre offre plus que des concerts. Lors d’une conférence, les festivaliers ont pu échanger avec Coallia et Utopia56, deux associations qui accompagnent des personnes migrantes.

En plus des concerts, trois conférences étaient proposées par le festival Quartier Libre, samedi 4 octobre. Les festivaliers avaient l’occasion de rencontrer des associations étudiantes, de débattre sur la démocratie représentative ou d’échanger sur l’accompagnement des migrants à Tours.

« Le thème des migrants est un sujet très abordé dans l’actualité, mais souvent déformé », explique Christèle, intervenante de la conférence et salariée de Coallia, une association d’accueil et d’accompagnement des personnes migrantes.

« À quoi le mot migrant vous renvoie ? » C’est la question qui a été posée en ouverture de la conférence. « C’est une personne qui recherche la vie qu’il n’a plus la chance d’avoir chez lui », répond l’un des participants. Cette vie, les migrants n’ont pas la chance de la trouver dès leur arrivée dans l’hexagone. Les deux associations présentes œuvrent au quotidien à leur insertion dans la société française.

Les festivaliers échangent avec Marine, bénévole chez Utopia56. « Nourrir, loger, soigner : c’est notre rôle », leur explique t-elle. Avec leur association, Marine et Angelo accompagnent les jeunes qui se voient refuser le statut de mineur. Avant ce verdict sur l’âge, le département se doit d’assurer la sécurité des jeunes. L’Ofpra (Office Français de La Protection des Réfugiés et Apatrides) « a pour fonction de rencontrer les demandeurs d’asile et de définir si oui ou non ils relèvent d’une protection de la France afin d’être reconnu réfugié ».

Marine, Angelo, Christelle et Camille ont animé la conférence sur l’accompagnement des migrants.

Cependant, les participants ont découvert que le département d’Indre-et-Loire a été condamné par le Conseil d’État en janvier 2019, suite à un recours en justice d’Utopia56. Il devra verser des dommages et intérêts pour ne pas avoir assuré la mise à l’abri de mineurs non-accompagnés.

En effet, il appartient aux départements d’assurer la protection de ces jeunes, le temps de reconnaître ou non leurs statuts de mineurs. Lorsque le Conseil départemental manque à sa mission, les associations tourangelles prennent le relais. Marine en vient à penser que « nos actions leur font peur ».

Entraide entre les associations tourangelles

Marine est d’accord avec Camille de Coallia : « Le réseau et la communication entre les associations sont très bien développés à Tours », affirme t-elle. Camille fait partie du service premier accueil des demandeurs d’asiles de Coallia. Elle s’occupe de récolter les récits de vie des migrants pour appuyer leurs dossiers. Elle ne dispose cependant que de deux heures pour échanger avec les demandeurs.

Christèle expose à son tour son travail dans le service du centre d’accueil des demandeurs d’asiles. Elle les prépare pour leurs rendez-vous à l’Ofpra, cruciaux dans l’obtention de la reconnaissance du statut de réfugié. Contrairement à Camille, Christèle peut donc « prendre le temps d’instaurer la confiance dans sa relation avec les migrants ».

Les bénévoles d’Utopia56 estiment « qu'[on] se prend tout dans la gueule », en parlant de la défaillance de l’État à, parfois, assurer sa mission de protection. Quant à Camille et Christèle, elle parviennent à mettre de la distance par rapport aux récits de vie des migrants. « Ça m’arrive de repenser à mes premiers entretiens avec des migrants, mais avec le temps on arrive à s’en détacher », confie Camille en réponse à une question du public. Avant de se quitter, les deux associations nous font part de récits de Guinéens, emprisonnés et torturés sur leurs parcours migratoires.

Une fois de plus, le festival Quartier Libre a prouvé qu’il n’était pas qu’un lieu festif musical, mais aussi un espace de débats et d’échanges.

Lucas Bouguet et Chadi Yahya.

Guts : « Je suis un enfant du vinyle »

#EPJTMV En tournée internationale, Guts a enflammé le public du festival Quartier Libre à Tours. On a parlé de vinyles, de GTA V et de philanthropie, avec celui que beaucoup considèrent comme un sampler de génie.

Tu es un pionnier du digging (dénicher), qui consiste à fouiner dans les bacs pour trouver la perle rare. C’est un truc d’amoureux des vinyles. Depuis quelques années leur vente est en plein essor face au CD. Qu’est-ce que ça te fait ce retour en force ?

Guts : Évidemment ça me réjouit. Je suis un enfant du vinyle. Le vinyle c’est une écoute active. C’est un son analogique et, à ma plus grande surprise, j’ai l’impression que toute la génération digitale a envie d’un truc nouveau, une façon différente d’écouter la musique. Je vois plein de jeunes de 20-25 ans qui sont en kiff sur le vinyle. Et nous, avec le label Heavenly Sweetness, on fait systématiquement du vinyle. On essaye de faire en sorte que l’objet soit esthétique, séduisant et qu’il ait surtout un bon son.

Un de tes titres est joué dans les stations de radio virtuelles du jeu vidéo GTA V, l’un des jeux le plus vendu au monde. Comment l’as-tu vécu ?

G. : Très très mal. Non je plaisante (rires). Au début, pour être honnête, j’étais très sceptique. Déjà, je ne suis pas du tout gaming à la base et c’est un jeu qui apparemment est assez violent. De pouvoir associer ma musique à un jeu vidéo violent, je n’ai pas trouvé ça très cohérent. Mais j’ai vu que les développeurs travaillaient avec des grands producteurs et des grands artistes, comme Flying Lotus et Dr. Dre. Moi, je suis dans la radio virtuelle de Gilles Peterson. Dans ce cadre-là, ça me rassurait. J’aime l’idée que des gens attirés par la violence découvrent ma musique, qui est plutôt le contraire, sereine et apaisante.

Malgré sa notoriété, Guts insiste pour ne pas être photographié.

Parlons de ton nouvel album, Philantropiques. Ton amour des musiques africaines, brésiliennes, caribéennes en est à l’origine. Tu te vois plus comme un philanthrope, un amoureux des gens de toute la planète, ou un amoureux des musiques du monde entier ?

G. : C’est un peu les deux, c’est pour ça qu’on a fait le jeu de mot. L’idée, c’est de jouer sur la diversité, sur l’amour bien sûr. Ça fait sens pour moi qui suis connecté à plein de musiques différentes et qui met en avant toutes les couleurs musicales. Le but du jeu est de fédérer les gens. Ça a toujours été ce que j’aime faire, rassembler les gens.

Beaucoup te définissent comme un sampler de génie. Quelle est la recette du bon sample pour toi ?

G. : C’est purement instinctif. C’est vraiment les deux secondes dans un titre qui, pour moi, sont comme une étoile filante. Pendant deux secondes, il y a une magie, quelque chose qui va tout de suite me toucher, m’interpeller et surtout m’inspirer. Ces deux secondes, ça va être cette petite étoile qui va justement m’emmener vers une création et certainement devenir un morceau. Je viens du hip-hop, une musique née avec le sample, le recyclage. Comme on n’avait pas d’argent, c’était un moyen de détourner la musique, de la recycler et d’être créatif.

Tu es depuis peu à la tête d’un label de musique. C’était une suite logique de passer du dénichage de vinyles à celui de nouveaux talents ?

G. : Ça fait complètement sens. Quand tu découvres des disques rares, tu découvres des œuvres et les artistes derrière. Et quand tu œuvres auprès d’un label, tu déniches des talents. C’est dans l’esprit de mon goût de la recherche, de la découverte.

Est-ce que tu connais la ville de Tours et sa région ?

G. : Pour être honnête, je ne connais pas vraiment. Comme on est dans des configurations de tournée, on est toujours de passage. On n’a malheureusement pas le temps de découvrir, de visiter, de discuter avec les locaux. C’est très frustrant pour un voyageur comme moi. Il faudrait une journée off après chaque date. Aujourd’hui, je n’ai même pas eu le temps d’aller fouiner chez les disquaires tourangeaux.

Rémi Carton et Cassandre Riverain.

La Chimba : « On veut partager des moments de live »

#EPJTMV Sonorités sud-américaines, psychédélisme et fiesta s’invitent au festival Quartier Libre de Tours. La Chimba, jeune groupe tourangeau, nous raconte leur musique, leurs projets et leurs envies. Rencontre avec ceux qui veulent faire danser la Touraine.

Vous êtes des habitués de la scène tourangelle, comment vous sentez-vous dans un festival, ici, à Tours ?

Antoine : On est fiers parce qu’on fait l’ouverture de la grande scène. Pour nous c’est vraiment cool de faire ça. On n’est pas originaires de Tours mais on y habite. Le groupe est basé ici et on y répète.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nico : C’est le grand patron Eugène qui nous a tous réunis (rires).
Eugène : C’est surtout grâce à des rencontres de musiciens tourangeaux. On a constitué un groupe ensemble. Par exemple, Mauricio avait un duo avec une amie. Ensemble, ils jonglaient et faisaient de l’art de rue. Je l’ai croisé un jour et ça s’est construit naturellement. Ça fait deux ans maintenant.

Pourquoi avoir choisi « La Chimba » comme nom de groupe ?

E. : La chimba c’est une expression de Colombie qui veut dire « c’est très cool ». Par exemple quand on dit : ¡ Que chimba !, on peut traduire ça par « j’aime ça, c’est cool ». On cherchait un nom qui sonnait bien et ça a matché (sic).

Votre point commun, au départ, c’était la musique sud-américaine ?

E. : Plutôt la musique de manière générale puisqu’on est tous musiciens dans d’autres groupes. C’était surtout l’occasion de monter un autre projet avec une esthétique particulière, dans notre cas, la musique colombienne.

Vous vous inspirez de la cumbia, un style musical colombien qui n’est pas très connu ici. Comment le décririez-vous ?

A. : Il y a plusieurs sortes de cumbia, c’est comme le jazz ou le rock. C’est un monde très vaste. Le style dont on s’inspire le plus c’est la chicha. Ça va vite et c’est électrique. Ça vient en particulier du Pérou. L’univers de la jungle nous plaît beaucoup, ainsi que tout ce qui peut être psychédélique. Ça excite notre imaginaire.

Le groupe s’inspire de la cumbia, une musique sud-américaine.

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers ce style de musique ?

Mauricio : Eugène a des racines colombiennes, comme la cumbia. C’est un mélange de musique africaine et sud-américaine, le tout mélangé à des voix et des percussions. Eugène a importé ça d’Amérique du Sud. Aujourd’hui notre style commence à changer : on mélange la cumbia à du merengue, du ska …
A. : Il y a deux éléments vraiment très forts dans notre musique. La dimension festive et l’aspect psychédélique avec l’idée de voyage, d’exploration. On est un groupe dynamique et on veut partager des moments de live.

Quels sont vos projets à venir ?

M. : Aujourd’hui on va lancer notre première composition sur scène. Notre idée, c’est de poursuivre sur cette voie. On veut continuer à créer notre propre voyage dans la cumbia avec notre style, et à faire danser les gens !

Lise Lacombe et Amel Zaki.

Le festival Quartier Libre : plus que de la musique !

#EPJTMV Les Tourangeaux se sont donné rendez-vous vendredi 4 octobre au parc Sainte-Radegonde de Tours pour profiter du festival Quartier Libre. De nombreux concerts sont au programme, mais les festivités ne se limitent pas à la musique.

En entrant bracelet au poing, Fabien, habitué des festivals, est intrigué par le totem illuminé, point central de la fête. Alors qu’il écoute la fanfare ambulante La Vaginale de la faculté de médecine de Tours, Fabien n’a pas encore fait son choix parmi les différents quartiers qui s’offrent à lui.

Un peu à l’écart des fêtards, se trouve le quartier général avec diverses associations locales. Installée sous une tente, Clémence résume le travail de son association aux passants. La Ressourcerie La Charpentière fait dans la consommation alternative. Depuis quatre ans, bénévoles et volontaires récupèrent des objets en tout genre pour leur redonner une nouvelle vie.

En face, Jean-Louis et Jackie sont en train de plier bagages alors que la nuit tombe. Tous deux représentent le Réseau Afrique 37, une fédération d’associations tourangelles en lien étroit avec l’Afrique. L’objectif est simple : favoriser les échanges interculturels à travers le festival Plumes d’Afrique, temps de rencontre autour des expressions littéraires et artistiques d’Afrique francophone prévu en novembre 2020.

Les festivaliers découvrent les associations et talents locaux lors du festival Quartier Libre.

Quartier Libre, point de rendez-vous des artistes locaux

Le quartier jeux se trouve de l’autre côté du festival. Mélanie est accroupie pour préparer les jeux proposés par son association Le bus des rêves. Sous une tente colorée, les curieux sont invités à un étrange rituel afin de devenir un super-capant. « Vous n’avez pas votre cape ! », s’exclame-t-elle, la cape étant l’accessoire indispensable des super-capants. « C’est un moyen de se reconnecter au bonheur » résume-t-elle. Seize animateurs du Bus des rêves ont pour mission de divertir les festivaliers. Au programme, jeux en bois, un « Qui-est-ce ? » géant ou encore un espace jonglage, animé par Oscar, un jongleur tourangeau.

D’autres Tourangeaux arpentent la plaine entre deux concerts. Julien, Laure, Marion, Héléna ne viennent pas de loin. Julien ne cache pas son enthousiasme pour la soirée qui débute : « On habite à 200 mètres, la programmation est cool, le prix est plus qu’abordable et on aime bien les festivals ». Pressé, le groupe se dirige vers le chapiteau, pour le concert de La Chimba.

Près de l’entrée, Eser et Etienne profitent de leur soirée avant de donner des couleurs au festival, le lendemain. Habitués à faire du street art, les deux graffeurs vont exprimer leur art sur une planche de trois mètres, visible par tous les festivaliers. En attendant, l’heure est au repérage. Il s’agit de trouver le meilleur spot pour exposer leurs talents.

Les œuvres d’Eser et d’Etienne, mais également les super-capants du Bus des rêves et les nombreuses associations sont à retrouver ce samedi 5 octobre au festival Quartier Libre.

Rémi Carton et Chadi Yahya

Le groupe tourangeau Raoul Jazz Clan : un mélange entre jazz et slam

#EPJTMV Raoul Jazz Clan c’est « deux cultures brutes qui se rencontrent et créent une forme hybride ». À l’occasion du festival Quartier Libre, les Tourangeaux nous ont fait découvrir leur univers musical.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Vincent : À la base, ça a commencé avec mon projet de fin d’études au conservatoire, en novembre 2016. On s’est rencontrés au Strapontin (un bar à Tours, ndlr) qui diffuse beaucoup de jazz. Et là, je lance à Charlie : « Viens viens viens ! J’suis sûr que t’as plein de trucs à dire. » Il est venu prendre le micro. On a joué quasiment jusqu’à la fermeture. Le bar s’est rempli de nouveau. C’était vraiment LA rencontre. On se revoit quatre jours après. Je lui présente mon idée de projet et direct, ça « matche » à donf (sic). On se dit qu’on jouera la prochaine fois. Après avoir fini de boire le café il me dit : « T’as du temps ? ». De là est né le premier morceau : Aimer. L’histoire est un peu romancée (rires).

Et vous Samuel (basse) et Romain (clavier), comment avez-vous rencontré les autres ?
Samuel : Avec Romain on gravite autour du groupe. J’étais au conservatoire de jazz à Tours où j’ai rencontré Vincent et Romain. Vincent avait besoin d’un bassiste et il a donc pensé à moi.

Comment définiriez-vous votre identité musicale ?
V. : Aujourd’hui on parle de « slam-jazz-hip-hop ».
Charlie : Jazz hip-hop, parce que nous on fait pas forcément de slam. Le slam c’est sans musique, c’est vraiment la rythmique du texte qui importe. Par moment on se laisse aller avec des envolées lyriques. C’est peut-être pour ça qu’on se rapprocherait plus du slam.
V. : Après quand on parle de slam, c’est plutôt pour la poésie que ça évoque.

Est-ce que vous vous sentez proches du rap ?
C. : Dans ma formation, complètement. J’ai fait mes premières armes avec des rappeurs, puis des crews dans la culture hip-hop et un peu de mic (sic) à l’arrache.
Samuel : On écoute nous-mêmes beaucoup de rap. C’est un style qui nous influence à fond.

Avec quels musiciens avez-vous grandi ?
V. : Du Dalida ! (rire général).
S. : Je pense à un truc qui nous a fait kiffer avec Vincent : BadBadNotGood, notamment l’album en collaboration avec Ghostface Killah : Sour Soul. Il mélange vraiment le gros rap ‘ricain (sic) avec des instrus géniales.
C. : Dans le rap français, je suis très influencé par Oxmo Puccino, et le Saïan Supa Crew.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer ce style de musique particulier ?
C. : Deux cultures brutes se rencontrent et créent une forme hybride : la culture de Vincent, très jazz et la mienne avec des textes plus libres. Vincent est affranchi des codes du rap français. Moi, j’en suis plus imprégné. On ne cherche pas à rentrer quelque part, on cherche à faire un son qui nous fait kiffer.

Le groupe a participé à l’édition 2019 du festival Jazz à Vienne.

Vous avez participé au festival Jazz à Vienne, qui a réunit plus de 220 000 festivaliers pendant 16 jours. Une belle expérience ?
V. : Ça fait une belle vitrine. De supers conditions, avec des équipes compétentes. Se retrouver un peu loin de Tours, au soleil, aller tester ce répertoire avec un public de connaisseurs, c’est une belle expérience. On a peut-être des pistes pour des festivals dans ce coin l’an prochain.

Dans quels lieux préférez-vous jouer ?
V. : Chaque lieu a ses spécificités. J’aime bien le bar pour la proximité. Être vraiment avec les gens, contrairement à la scène. L’enjeu est de créer un lien, peu importe le lieu.
S. : Les gens ne savent pas ce qu’ils viennent voir, c’est ça qui est intéressant. Notre objectif est de faire ressentir des émotions, une vraie énergie qu’on transmet à notre public.

Est-ce que vous avez des projets en cours ?
V. : Il y a un clip qui va sortir en avant première sur France 3 Pays-de-la-Loire, le 23 octobre. On aimerait également enregistrer en 2020.

Et pour finir, un mot pour qualifier votre groupe ?
V. : Cactus mon gars ! (rires)
S. : Energisant.

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

Vivez le festival Quartier Libre en direct avec les étudiants de l’EPJT

#EPJTMV Le 4 et 5 octobre, des étudiants surmotivés de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) vous feront vivre le festival Quartier Libre de Tours comme si vous étiez.

Les étudiants en master de l’EPJT s’apprêtent à couvrir le festival Quartier Libre à Tours.

C’est avec un enthousiasme non-dissimulé que les étudiants de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) couvriront, pour TMV, le festival multi-culturel et éco-citoyen Quartier Libre, qui aura lieu vendredi 4 et samedi 5 octobre à Tours.

L’occasion pour eux de mettre leur plume à l’épreuve et de vous faire vivre (ou re-vivre) cette 2e édition, grâce à de nombreux reportages et interviews. Cette collaboration inédite est fidèle à l’esprit voulu par l’organisatrice du festival, Marie Petit, qui souhaite « décloisonner le monde étudiant du grand public ».

Les étudiants de l’EPJT ne seront pas les seuls à mettre la main à la pâte, puisque ceux des Beaux-Arts construiront un totem de 6 mètres de haut en plein cœur du festival.

L’équipe d’étudiants journalistes tient à chaleureusement remercier TMV pour la confiance accordée, ainsi que toutes les personnes qui ont permis la réalisation de ce beau projet.


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.

> quartierlibrefestival.com

 

Concerts à tout va avec les Cousto Corp

L’association tourangelle Cousto Corp organise des concerts toute l’année en ville.

Les Cousto Corp Sarah Lajus et Clément Prieur (Photo tmv)

Marinière et bonnet rouge : deux conditions vestimentaires essentielles pour se voir offrir un verre par les Cousto Corp. Quand ? Lors de l’anniversaire de leurs deux printemps, qu’ils ne fêteront pas en fanfare, mais avec la pop psychédélique de Lulu Van Trapp et Las Aves au Temps Machine.

L’association, organisatrice de concerts à Tours – une cinquantaine en deux ans – est gérée par un jeune trio assoiffé de musique et de lives : Sarah Lajus, Garance Malval et Clément Prieur.

« Au début, nous avons monté l’association pour rendre service à des musiciens de Clermont-Ferrand qui cherchaient une date à Tours, se souvient Clément, actuellement barman au Camden et membre du label Another Record. Après la soirée, on y a pris goût, donc on a continué ! ».

Leur credo : l’indie pop, rock ou encore la pop alternative. Le trio de bénévoles fait jouer les artistes au Pale, au Canadian, à la Grande Ourse, etc. « Sur une soirée, on essaie toujours d’avoir un groupe de la scène locale », détaille Sarah, assistante dans une association médico-sociale le jour. Les musiciens sont rémunérés grâce à la participation des bars et aux spectateurs, libres de donner « de 20 centimes à 10 euros, en général », résume Clément.

Les Cousto Corp, ce sont aussi des soirées décalées trustant les bars de la vieille ville : des karaokés de la mort ou rien ne sert de chanter juste ou encore des « mix participatifs » où les pires tubes retrouvent comme par magie un public…

Texte : Flore Mabilleau


> Le 4 octobre à 19 h 45, au Temps Machine, à Joué-lès-Tours. Tarifs : 8-13 €.

 

Horoscope WTF du 2 au 8 octobre 2019

Octobre a débuté. Avec lui, les rhumes, la tristesse, la grisaille. Mais aussi un horoscope plein d’optimisme.

Bélier

Amour

Bah… Soyez en couple avec vous-même, c’est déjà pas mal.

Gloire

Tout vient à point à qui pousse mémé dans les orties.

Beauté

Votre ronflement de tractopelle agace votre entourage.

Taureau

Amour

La constellation du Francky Vincent prédit que tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi.

Gloire

Sauvez la planète. Mangez des gens…

Beauté

… (sauf votre beau-frère. Lui, ‘l’est périmé).

Gémeaux

Amour

Vous avez la braguette qui crie famine.

Gloire

Vous ressemblez à une petite crevette. Une petite crevette toute rose qui se tortille.

Beauté

Félicitations, vous sortez tout droit de l’usine qui fabrique les gens beaux.

Cancer

Amour

Anw, trop choupi, vous aimez papillonner partout en ce moment…

Gloire

… (mais vous êtes une vraie larve ceci dit)

Beauté

Vous êtes aussi délicieux/se que des pâtes carbo. Si, si ma gueule.

Lion

Amour

Le ridicule ne tue pas. La preuve, regardez la tronche de votre ex.

Gloire

Toc, toc, toc. Y a quelqu’un qui frappe à la porte. C’est votre découvert bancaire !

Beauté

Votre corps a la consistance d’une chips.

Vierge

Amour

Personne n’est amoureux/se de vous. Mais au moins, vous avez la santé !

Gloire

Il va se passer un truc le vendredi 18 octobre. Quoi ? Je ne sais pas et je m’en fous complètement.

Beauté

Bouton de fièvre. Jeudi à 8 h 38. Biz.

Balance

Amour

Eh bien cette semaine, je ne vous aime pas. Mais c’est question de goût.

Gloire

Qui peut nier votre statut de super-star ?

Beauté

Vous êtes beau/belle de la tête aux pieds. Enfin, non. Pas des pieds, car ça c’est moche. Vos panards de hobbit là.

Scorpion

Amour

Trompez la mort. Elle au moins, vous avez le droit.

Gloire

Achetez-vous une humilité. Ça peut servir.

Beauté

Odeur délicate sous les aisselles. Bisou.

Sagittaire

Amour

L’être aimé attend un coup de fouet.

Gloire

La constellation du Patrick Sébastien vous rappelle que vous êtes serrés au fond de cette boîte.

Beauté

Votre carrure de Leerdammer n’impressionne guère.

Capricorne

Amour

Vous pourriez offrir une bière à l’astrologue. Ça fait une semaine qu’il est sympa avec vous.

Gloire

N’oubliez pas. Il faut toujours avec les fesses propres avant de la ramener.

Beauté

Comme disent les djeunz, votre regard de braise nous rend merguez.

Verseau

Amour

Oh, l’onanisme c’est cool aussi hein..

Gloire

Méfiez-vous de l’eau qui dort. (prenez une bière)

Beauté

L’achat d’un slip fluorescent est désormais devenu une nécessité.

Poissons

Amour

Votre présence est aussi rafraîchissante que l’autre côté d’un oreiller un soir d’été.

Gloire

Vous écrasez vos adversaires avec vos gros pieds velus.

Beauté

Je profite qu’il me reste 2 % de batterie sur cet ordi pour vous écrire que

Une chercheuse au cœur des abysses

Lauréate de la bourse L’Oréal-Unesco pour les Femmes et la science en 2014, Daniela Zeppilli est chercheuse à l’Ifremer, à Brest et ses travaux sur les nématodes marins sont reconnus dans le monde entier. Rencontre.

(Photo Gilles Martin)

Qu’allez-vous chercher dans les abysses ?
L’idée, c’est d’évaluer la diversité des grands fonds en sachant que plus on descend en profondeur, plus on trouve de petits animaux car il y a moins de nutriments disponibles. Ce sont des êtres vivants minuscules qui sont très peu connus et qui constituent pourtant la majorité des espèces vivantes. Pour vous donner une idée, en 2010, on estimait que l’on avait exploré moins de 1 % des grands fonds. Or, les eaux profondes recouvrent tout de même plus de 60 % de la surface de la planète.
Moi, je suis spécialisée dans un groupe de vers, les nématodes, qui sont les plus abondants dans les grands fonds. Je les répertorie, j’en fais la taxonomie, j’essaie de décrire comment ils interagissent dans l’écosystème, avec les animaux plus grands, mais aussi avec les bactéries.

(Photo Gilles Martin)

Et pourquoi est-ce si important de les répertorier, ces espèces minuscules ?
Parce que ces animaux sont des clés pour des molécules qui ont un grand intérêt pour l’homme. Ils sont capables de s’adapter à toutes les conditions de vie possibles et imaginables et ils connaissent déjà tous les secrets pour guérir de n’importe quelle maladie, de n’importe quel cancer. C’est en les connaissant et en les étudiant que l’on peut arriver à utiliser ces clés. On a un trésor biologique au fond de la mer que je cherche à révéler.

Pourquoi avoir fait appel à un photographe pour illustrer votre travail ?
Ce sont des petits animaux, mais ils sont magnifiques. Je me sens comme Alice au pays des merveilles. Quand je suis au microscope, je rentre dans un monde magnifique et très peu de personnes peuvent partager cette expérience avec moi. Je voulais trouver quelqu’un qui pouvait reproduire ce que je vois quand je regarde dans le microscope et qui soit capable de sortir des images avec une vision artistique et esthétique qui parle au grand public. Je voulais quelqu’un qui puisse me dire, ça c’est beau, ça c’est moche, ça ne me parle pas, ça me parle.

Quelle sont les réactions des personnes qui découvrent ces photos, en général ?
Souvent, les gens pensent que les photos sont des montages, mais non ! Ce sont vraiment ces animaux, ce sont leur tête, on n’a rien modifié.


> Daniela Zeppilli passe au moins 6 semaines par an en mer pour effectuer des prélèvements. Puis, elle étudie ces espèces inconnues, elle en fait la taxonomie et elle cherche les applications utiles pour l’homme notamment dans le domaine médical.

(Photo Gilles Martin)

En direct des abysses

Dans son studio tourangeau, Gilles Martin a photographié des espèces inconnues remontées des abysses par les chercheurs de l’Ifremer. Récit.

(Photo Gilles Martin)

Les photos que vous allez découvrir dans ce dossier ont été prises à Tours, tout en haut d’un immeuble au bord du Cher, dans le studio de Gilles Martin, entre ciel et terre. Certaines aussi (celles qui sont en noir et blanc) sont issues de longues séances entre le photographe et les scientifiques de l’Ifremer, penchés au-dessus d’un microscope électronique à balayage, dans un labo de Brest.

Gilles Martin est un photographe tourangeau, un des noms les plus connus de la photographie animalière, un des seuls, pour dire les choses simplement, qui a réussi à vivre réellement de ce drôle de métier. Mais Gilles a une spécialité, une marque de fabrique.

Depuis toujours, il s’emploie à montrer ce qui se cache dans l’invisible, le très, très petit ou le vraiment caché. Ses images de micro-photographie sur des ailes de papillons ou au plus près des insectes, par exemple, font référence dans le monde entier.

Portrait d’un polychète. (Photo Gilles Martin)

C’est à la suite d’un stage qu’il anime, justement, sur le sujet auprès de photographes désireux de découvrir ce monde inconnu que Gilles Martin est entré dans l’aventure incroyable de Pourquoi pas les Abysses ? Daniela Zeppilli étudie les nématodes, ces tout petits vers qui vivent dans les fonds marins, à toutes les profondeurs, y compris dans les plus sombres abysses et dont on ne connaît encore que 1 % des espèces.

Au microscope, la méiofaune révèle toute sa beauté. (Photo Gilles Martin)

Pour faire comprendre les enjeux de ses recherches au grand public, Daniela avait besoin du regard d’un photographe, quelqu’un capable de montrer le visage de ces espèces qui pourraient bien révolutionner la médecine et ses traitements dans les décennies qui viennent. Ce ne pouvait être que le Tourangeau Gilles Martin.

Des échantillons, jusqu’à 5 000 mètres de fond

« L’Ifremer m’a contacté pour réaliser en exclusivité l’inventaire photographique de la méiofaune et de la macrofaune des abysses (polychètes, nématodes, crustacés, échinodermes, mollusques) prélevés au cours des différentes campagnes du bateau de recherche le “ Pourquoi pas ? ”. Je reçois les espèces à photographier par la poste, explique le photographe. À Tours, je peux photographier les spécimens qui font de 0,5 à 30 mm avec mon propre matériel : un soufflet, un stéréomicroscope Zeiss et un microscope optique. »

Ampharetidae vit aux abords de sources hydrothermales. Ce ver polychète utilise ses tentacules
pour apporter de la nourriture à sa bouche. (Photo Gilles Martin)

Pour les plus petites espèces, dont certaines sont de l’ordre du micron, l’image est réalisée à l’aide d’un microscope électronique à balayage, dans l’un des laboratoires de l’Ifremer de Brest. « Pour faire ressortir les contours et protéger le spécimen, on le recouvre d’abord d’une très fine pellicule d’or. C’est ce que l’on appelle la métallisation. Ensuite, il faut trouver le bon angle de vue et chaque changement demande beaucoup de temps. Enfin, il y a un gros travail, parfois plusieurs heures pour une seule image, en post production. »

Vers Polynoidae (Polychaeta). (Photo Gilles Martin)

Après une première phase de travail de plusieurs mois, Daniela Zeppilli veut aller encore plus loin et elle propose au photographe de s’embarquer avec son équipe à bord du navire le « Pourquoi pas ? » pour une expédition de prélèvements dans les abysses marins entre l’Arctique et la France. Plusieurs semaines de navigation entre Saint-Pierre-et-Miquelon et la rade de Brest. Et encore des centaines de photographies, de reportages, cette fois, qui racontent la vie à bord de ce bateau quasi unique au monde.

Car le « Pourquoi pas ? » n’est pas un bateau comme les autres. Partagé entre l’Ifremer et l’armée, il est équipé pour permettre à des scientifiques de mener leurs recherches océanographiques avec les outils les plus complexes et les plus encombrants.

Vue d’ensemble de la petite faune abyssale (nématodes, polychètes, ostracodes, copépodes, kinorhynches). (Photo Gilles Martin)

À bord, par exemple, le Nautile, un sous-marin de poche digne des meilleurs productions hollywoodiennes, capable de plonger à 6 000 mètres et, ainsi, de couvrir 97 % des fonds marins de la planète. Pour aller chercher les bébêtes qu’elle étudie, Daniela Zeppilli envoie des carottes creuser le sable jusqu’à 5 000 mètres de fond. Imaginez la longueur et la force des câbles, songez à la puissance des poulies qui doivent ramener tout cela à la surface.

Depuis son retour à la terre ferme, Gilles Martin s’attache à faire découvrir le monde insoupçonné des abysses. « Vers l’âge de 15 ans, en traînant chez un bouquiniste, je suis tombé par hasard sur un livre intitulé Sur la piste des bêtes ignorées. Soigneusement couvert avec du papier cristal. C’était un livre de Bernard Heuvelmans, le plus connu des cryptozoologues. Il parlait de créatures mystérieuses, disparues ou inconnues, qui vivaient peut-être encore de nos jours dans des endroits reculés de notre planète. Pendant des années, les livres de Bernard Heuvelmans m’ont fait rêver. » Aujourd’hui, le photographe tourangeau en écrit quelques unes des plus belles pages.

Bactéries : Gammaprotéobactéries. Laboratoire de microscopie en fluorescence de l’ifremer de Brest (Photo Gilles Martin).

Photos : Gilles Martin photographe – tous droits réservés

Retrouvez notre portfolio dans le numéro 348 de tmv ! 

Quartier Libre : un festival multiculturel et éco-citoyen

Les 4 et 5 octobre, c’est Quartier Libre, un festival multiculturel, éco-citoyen… et surtout différent ! Objectif ? La culture pour tous. Entretien avec les organisateurs Marie Petit et Valérian Boucher.

Valérian Boucher et Marie Petit, de l’organisation du festival Quartier Libre (photo tmv)

Quartier Libre, c’est un festival multiculturel et éco-citoyen, c’est ça ?
M.P. : Oui. On voulait mettre en lumière la diversité, le côté intergénérationnel, la culture populaire… Un lieu où tout le monde peut débattre. L’idée, c’est de décloisonner le monde étudiant du grand public et d’oeuvrer pour l’accès à la culture pour tous.

On y trouvera trois « quartiers »…
Oui, c’est un vrai village éphémère. Le premier quartier, c’est celui des associations citoyennes : elles aborderont des thèmes comme la politique, l’environnement, les monnaies libres, la question des migrants… Le deuxième, c’est le coin bien-être. Car on a besoin de se détendre ! (rires) On y trouvera des ateliers sophrologie, yoga… Et enfin l’espace jeux, puisque c’est aussi un festival familial. Au milieu de tout ça, sera construit un totem de 6 mètres de haut par les étudiants des Beaux Arts !

Et côté programmation musicale ?
On a 3 scènes. Avec des groupes comme La Fine équipe, Guts, Muthoni Drummer Queen, Lehmanns Brothers… Il y aura même des conférences gesticulées, du théâtre, et un soundsystem à l’énergie solaire : les festivaliers devront pédaler pour faire de la musique !

 

Quel est l’objectif du festival ?
V.B. : On veut favoriser la rencontre entre le grand public et le monde étudiant. On ouvre le milieu estudiantin aux populations. Mais tout le monde est évidemment le bienvenu.

Quartier Libre tourne autour de la thématique du temps ?
M.P. : On arrête le temps pendant un week-end.
V.B. : Le festival contraste avec les tendances actuelles. On veut proposer des alternatives. On veut également mettre en avant le côté éco-responsable. Quartier Libre est labellisé Ambassadeur Cop21 régionale. Il y aura un parking vélo sécurisé. Si tu viens en vélo, tu auras une surprise ! On n’en dit pas plus… (sourires)
M.P. : 70 % de la pollution d’un festival est dû à l’utilisation des transports pour s’y rendre. Alors là, en plus de montrer que Quartier Libre fait la promotion d’un monde ouvert sur l’autre, on prouve qu’il est aussi propre.

Propos recueillis par Aurélien Germain


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.
> quartierlibrefestival.com

Plan du site du festival

« Les Wriggles, c’est une boîte à outils »

Avant leur passage sur les planches tourangelles, on a pu s’entretenir quelques minutes avec les Wriggles. Rencontre !

Les Wriggles © Pidz

Comment expliquer à quelqu’un qui ne connaît pas ce que sont les Wriggles ?
On peut se la jouer Wikipédia : les Wriggles est un groupe de musique français créé en 1995, dissous en 2009 et recomposé en 2018. Bon, mais sinon ?

Les Wriggles, c’est surtout un collectif de cinq artistes qu’il est déjà impossible de mettre dans des cases individuellement, alors ensemble, vous imaginez le casse-tête. Ils sont chanteurs, musiciens, comédiens et plein d’autres choses encore.
Sur scène, ils sont habillés tout en rouge, il n’y a aucun décor, seulement quelques accessoires.

« Les Wriggles, si tu veux, explique Franck d’un air inspiré. C’est une boîte à outils. » Les quatre autres approuvent en dodelinant de la tête. « Pour repartir dans l’aventure, nous nous sommes juste assurés que nous avions bien les bons outils dans la boîte et nous nous sommes mis au travail. avec ce que nous sommes aujourd’hui. »

Pas un revival

Donc, les Wriggles 2018 ne sont pas le revival des Wriggles d’antan, mais un plat d’aujourd’hui cuisiné avec les ingrédients qui ont fait le succès du groupe. Et c’est quoi la recette, alors ?
« Notre vraie marque de fabrique, c’est le contre-pied. On croit qu’on fait une chanson marrante et en fait, une pirouette à la fin et on se retrouve dans quelque chose de pas gai du tout ou l’inverse. Et, quand la chute est trop attendue à la fin, on la met au début. Il arrive même que le public attende tellement le contre-pied qu’on décide de ne pas en faire du tout ! »

Du contrepied à deux bandes, quoi. Mais, du coup, les gars, blague à part, on est repartis pour 20 ans de Wriggles, alors ? Et là, réponse sur le mode : « On suit les consignes du coach, on prend les matchs les uns après les autres et on vise le maintien. »

> Le 14 novembre, au Palais des Congrès de Tours. Tarifs : de 28 à 42 euros.

Yasser Musanganya rêve des Jeux Paralympiques de Paris

Vous l’avez probablement vu briller aux 10 km de Tours. Rencontre avec Yasser Musanganya.

(Photo NR JULIEN PRUVOST)

On l’avait un peu perdu de vue depuis le début du mois d’août mais, dimanche dernier, à l’occasion des 10-20 km et marathon de Tours, on l’a retrouvé. Yasser Musanganya, actuel membre du pôle espoirs athlétisme handisport de Saint-Cyr, champion du monde des moins de 20 ans sur 200 m en fauteuil, il y a un mois et demi en Suisse, était le parrain des 10 km.

Engagé sur la distance dans l’épreuve paralympique, il s’est classé deuxième. Après l’arrivée, il confiait : « Je me suis bien amusé. C’était une belle course. J’ai géré mon effort, et même si je suis un peu déçu de ne pas m’être imposé, je prends cette deuxième place avec plaisir. »

Mais c’est bien vers un objectif à long terme que l’athlète de 17 ans se tourne désormais : conquérir une médaille aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Son entraîneur à Saint-Cyr, Gwénaël Lanne-Petit l’affirme : « Pour ce rendez-vous, il est bien dans les temps. »

Yasser Musanganya aura alors 22 ans et ce sera, comme il l’espère, son heure. Actuellement classé autour de la cinquantième place mondiale sur 200 m, tous âges confondus, il lui reste cinq années de travail pour s’approcher de son rêve.

Revenu d’un hiver 2017-2018 plutôt hésitant (« J’étais démotivé », lâche-t-il) , il a retrouvé au pôle de Saint-Cyr toutes les conditions pour se relancer. Et ça paye !

Thierry Mathiot

Very Bio : le bien-être sous toutes ses formes à Tours

Pour sa 3e édition, le Very Bio élargit sa palette d’exposants et d’activités pour deux journées consacrées au Bio et au Bien-être, les 28 et 29 septembre à Tours.

« Pourquoi Very Bio ? Parce que le salon s’adresse à des personnes qui s’intéressent au bien-être, au sens large du terme : le corps avec les soins variés, les massages, l’alimentation, mais aussi tout ce qui relève du spirituel, et le bien-être chez soi, pour se sentir bien dans son environnement. »
Pour Sophie Ehrhardt, spécialiste de l’organisation intérieure avec sa société Ordolys, participer au salon Bio & Bien-être ces samedi 28 et dimanche 29 septembre allait donc de soi.

Il en va de même pour les 71 exposants réunis ce week-end au Palais des Congrès, pour une 3e édition du salon Very Bio qui s’intéresse au bien-être sous toutes ses formes.

On y retrouve les thématiques incontournables du secteur : un marché bio et gourmand, des spécialistes de santé et soin du corps avec des pratiques classiques comme le shiatsu, les conseils diététiques, la relaxation ou les produits cosmétiques naturels, et d’autres propositions moins courantes (le magnétisme ou la thérapie par les arbres par exemple).

Mais le salon du Bio & du Bien-être voit large. Des associations environnementales, des agences de voyages qui sortent des sentiers battus et des spécialistes mode et déco seront donc également de la partie. Les organisateurs ont aussi prévu quelques nouveautés.

Tout d’abord, un nombre de conférences et ateliers en augmentation, avec près de 30 rendez-vous au cours du week-end. Atelier fabrication de dentifrice, découverte du voyage solidaire, les plantes sauvages dans la santé… Le panel est varié !
S’y ajoutent pour la première fois six « conférences d’experts » : Daniel Ballesteros, Julie Bourges, Au vert avec Lili, Lionel Levy, Slow Cosmétique et Corinne Collin Bellet prendront la parole dans l’auditorium du Palais des Congrès. Si vous cherchiez une sortie sympa qui ne vous fera pas culpabiliser, vous savez donc où vous rendre ce week-end, car c’est bien connu : y’a pas de mal à se faire du bien !

Maud Martinez


> Infos pratiques : sam. 28 et dim. 29 septembre de 10 h à 19 h au Palais des Congrès de Tours. Tarif 3 à 5€/adulte. Gratuit – 16 ans.

> www.verybio.fr

Librairie Libr’Enfants : des livres pour bien grandir

#VisMaVille Rachel est libraire depuis 11 ans chez Libr’Enfant, la librairie jeunesse de Tours. Un métier qu’elle prend très à cœur.

Enthousiaste, elle est aussi très sérieuse. « Un enfant, si tu lui racontes des histoires, il n’y aura pas de problème pour le faire grandir . C’est le rôle du libraire jeunesse que d’aider l’enfant à développer son autonomie, sa liberté et son sens des responsabilités ».

Sous les anciennes poutres de cette belle librairie du quartier Colbert, Rachel rayonne. Dynamique, espiègle et surtout très impliquée, elle sait qu’on n’est jamais trop petit pour lire.
Pas étonnant vu son parcours : autrefois dyslexique, elle a toujours exercé des métiers liés à l’enfance. Un cheminement atypique mais très cohérent. Maîtrise de psychologie de l’enfant et master de littérature jeunesse pour la théorie, Maison de la presse et médiation socio-culturelle pour la pratique.

Du temps libre pour lire

Deux fois par semaine, c’est la livraison. Rachel et ses collègues réceptionnent les colis, parfois avec un coup de main d’amis de la librairie. Les yeux pétillants, elle précise : « C’est un peu Noël à chaque fois que j’ouvre les cartons de nouveautés ! »
Toute la semaine, elle accueille et conseille les clients en priorité mais elle passe aussi beaucoup de temps devant l’ordinateur (commandes, comptabilité, préparation des animations et de la communication). Parfois, elle quitte la librairie pour intervenir dans les écoles ou les bibliothèques. Mais ce n’est pas tout ! Une fois la journée terminée, environ 80 % de son temps libre consiste à… lire.

Un métier-passion où les moments de grâce font oublier les plus pesants. Comme ce jour où un petit garçon, client régulier, est venu transmettre le goût de la lecture en demandant un livre pour sa petite sœur qui venait de naître.

Surtout, en cette période de rentrée littéraire, Rachel insiste : « il en existe aussi une vraie pour les adolescents ». Parmi toute la production, si elle ne devait garder qu’un seul titre, elle choisirait « Félines » de Stéphane Servant. Un roman coup de poing sur la quête de soi, la différence et la place des femmes dans la société. Preuve que, contrairement aux idées reçues, en littérature jeunesse, les auteurs sont bien vivants.
Textes et photos : Claire Breton


Librairie Libr’Enfant

48 rue Colbert. Tél. 02 47 66 95 90

www.librenfant.fr

Le Zempi : de sa chaise à l’assiette, tout est à vendre !

Cette semaine, on a testé le Zempi, à deux pas de l’Opéra de Tours. Ici, on peut manger bien sûr, mais aussi découvrir des expos temporaires et… acheter la déco !

C’est dangereux comme resto. Ben oui, parce que figurez-vous qu’ici, vous pouvez tout acheter. Le siège sur lequel vous êtes confortablement assis, la table basse, la lampe sur le comptoir, les tableaux aux murs, tout.

Car le Zempi, c’est aussi (et surtout) une boutique, domaine de Karine, ancienne cadre en entreprise et passionnée de déco.
Et, comme les objets proposés, c’est le concept, sont des objets en exposition et qui servent tous les jours, ils sont vendus au prix de l’occasion.

Autant le dire d’emblée, côté déco, c’est vraiment très réussi. Des objets de créateurs sont très bien choisis et comme ils sont mis en situation, ça marche évidemment encore mieux.

Mais, ne l’oublions pas, nous sommes dans la page resto de tmv. Donc, côté assiette, ça donne quoi ?
Eh bien, c’est du tout simple. Pas de plats cuisinés (Karine n’a pas l’ambition de détrôner les grandes tables bistronomiques de la place), mais que du très bon.

Les salades sont copieuses (plusieurs clients avouent en fin de repas avoir eu du mal à finir !) et composées avec de savoureux produits, frais et de saison, bien sûr. Quant aux planches (de charcuterie ou de fromage) elles calent les plus gourmands.

Heureusement, à la commande, Karine nous précise que deux planches moyennes pour trois, c’est largement suffisant. Et elle a raison. Du superbe chorizo, un serano goûtu à souhait, deux petits pots de rillettes pour la touche locale, tout est bon. Les fromages sont à l’avenant : parfaits !

Côté boisson, trois bières à la pression, des jus de fruits made in Vergers de la Manse et des vins issus de cépages français, mais produits sous d’autres latitudes. Rien à dire non plus sur l’accueil qui est vraiment attentif et chaleureux.

C’est un peu comme si elle nous invitait à la maison, Karine. Alors, il faut lui laisser le temps de préparer les assiettes, mais comme il y a plein de choses à regarder partout et qu’en plus, elle est adorable, on y passerait la journée.


> Au 38 rue de la Scellerie, à Tours. Ouvert du mercredi au dimanche. Contact : 06 59 64 52 12 ou sur Facebook

> Tarifs : La planche moyenne est à 8 €, la grande à 10 €. Les salades s’affichent à 7,50 €. 

La pollution : danger numéro 1

A quelques jours de la journée sans véhicules motorisés à Tours, ce dimanche, on fait le point avec l’association Lig’Air qui nous parle pollution de l’air.

Carole Flambard est chargée de communication à Lig’Air. L’association créée en France en 1996, effectue depuis 1999 des mesures précises sur l’état de l’air dans notre ville.

« Si globalement, l’état de l’air s’améliore depuis vingt ans sur Tours, explique t-elle, n’allez surtout pas croire que tout va bien. La pollution à cause des particules fines est réelle et, plusieurs jours par an, nous sommes proches voire au-delà des normes recommandées. C’est très simple, si vous me demandez un conseil, je vous dirais qu’il ne faut pas rouler en trottinette ou à vélo aux périodes de pointe des voitures. »

Le constat est clair. Les particules fines, qui adorent voyager, et nous arrivent parfois d’Europe de l’Est, ont une capacité à trouver des terrains propices pour stagner chez nous comme ailleurs. Et n’allez pas croire qu’en hiver, c’est mieux !
« Les anticyclones hivernaux permettent aux particules de se poser et de s’agglomérer », ajoute-t-on à Lig’Air.

Dangereux pour les sportifs aussi

Alors faudrait-il rouler avec des masques sur le nez et la bouche pour se protéger ?
« Nous enregistrons la présence de particules dont la taille est dix ou vingt fois inférieure à celle d’un cheveu, insiste Carole Flambard. Ce sont des poussières qui, lorsqu’elles sont respirées en plein effort par un enfant de moins de sept ans, une personne âgée, ou un sportif, sont très dangereuses. Elles passent très rapidement dans le sang et les organes. Il n’y a pas grand-chose à faire. Pour les éviter, il faut les fuir. »

Quid des épisodes de canicule, comme ceux que nous avons connus cet été ? « Le danger concerne alors l’ozone présent dans l’atmosphère. Sous l’effet de la chaleur, l’ozone s’oxyde et devient un polluant extrêmement dangereux. Un jogger ou un cycliste qui fait un gros effort, un soir vers 19 heures, après une journée de canicule, prend des risques pour sa santé. Picotements aux poumons, larmoiements sont des signes à prendre très au sérieux. »
Th. M.

Horoscope WTF du 25 septembre au 1er octobre 2019

L’automne est là. La tristesse, le ciel gris, les nez bouchés et les feuilles qui tombent aussi vite que notre triste vie s’écoule. Bref, voici l’horoscope WTF de tmv plein d’espoir et d’optimisme.

Bélier

Amour

Mouaif, vous êtes encore plus sceptique que la fosse.

Gloire

C’est dans le pire que vous êtes le/la meilleur(e).

Beauté

Votre cuir chevelu est gras.

Taureau

Amour

Contentez-vous de vos sextos.

Gloire

Comme on dit, faut laisser braire les ânes ! (bon y a un sacré troupeau dans votre entourage, mais bon)

Beauté

Tout irait mieux si vous aviez la coupe de Pascal Obispo.

Gémeaux

Amour

Votre ex, c’est comme de l’herpès. Ça finit toujours par revenir.

Gloire

Vous êtes un peu l’équivalent d’un +4 au Uno. Bref, vous aimez bien casser les krzzkjjjkz.

Beauté

Vaccinez-vous contre la grippe. Et la lèpre. Et la malaria. Et contre Hanouna.

Cancer

Amour

Sur la route de l’amour, vous restez bloqué(e) au feu rouge.

Gloire

Vous entendez le loup, le renard et la belette, vous entendez le loup et le renard chanter…

Beauté

… Donc bon, va falloir arrêter de fumer la moquette hein.

Lion

Amour

Poursuivez vos rêves. De toute façon, on va tous mourir en 2040.

Gloire

La légende raconte que vous êtes l’eau qui jaillit et qué s’appelerio Quézac.

Beauté

Libérez vos poils d’aisselle.

Vierge

Amour

Rolala, vous êtes aussi compliqué(e) qu’une housse de couette à enfiler.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous demande qui a le droit, qui a le droiiiit d’faire çaaa ?

Beauté

Souvenez-vous comme vous étiez beau/belle à l’époque.

Balance

Amour

Vous êtes une étoile encore plus brillante que celle de Sirius. AAANW choupi !

Gloire

Ça fait du bien un petit coup de flatterie bien placé, ah ouais ?

Beauté

Une étude très objective dit que les Balances sont les plus canons du monde.

Scorpion

Amour

Vu la situation, la constellation du Jean-Pierre Foucault vous conseille de faire appel à un ami.

Gloire

L’important, c’est de ne pas participer !

Beauté

Moi je vous trouve canon. Mais ce n’est que mon avis.

Sagittaire

Amour

Entre vous et moi, vous êtes trop bien pour être en couple.

Gloire

Sans vouloir balancer, je crois que la jument de Michao s’en repentira.

Beauté

Je sais pas vous, mais moi oui. Surtout le samedi.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes encore plus olé olé qu’un bonobo sous aphrodisiaque.

Gloire

Il est triste de constater que votre investissement financier dans le lancer de nain n’a pas porté ses fruits.

Beauté

Vos fesses filent des papillons dans l’estomac.

Verseau

Amour

Quel sex appeal. Vous faites twerker les cœurs !

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Genre 14 h 30 du matin.

Beauté

Prenez soin de votre zigouigoui.

Poissons

Amour

Tant d’attente pour si peu de plaisir : pas de doute, vous êtes le Space Moutain.

Gloire

Pour vivre heureux, vivons cachés (comme votre dignité).

Beauté

Nettoyez-vous le nombril. C’est dégoûtant là-dedans.

Ces Tourangeaux qui ont coupé le moteur

Finie la voiture (trop polluante), adieu les transports en commun (pas assez pratiques). La ligne droite est, pour eux, le plus sûr moyen d’arriver à l’heure ! A quelques jours d’un nouveau dimanche sans voitures à Tours, rencontre avec qui ont lâché les véhicules motorisés.

Oui, j’avoue : je suis arrivé avec des idées toutes faites. Je sais, ce n’est pas terrible… Mais avant de m’y mettre, je me disais que la trottinette électrique c’était surtout pour les bobos voulant faire « djeuns », que le vélo électrique c’était pour les retraités à court de forme, que les hoverboards ne séduisaient que les nostalgiques de Marty McFly (Retour vers le futur, pour ceux qui ne suivent pas) et que le skateboard, c’était casse-gueule.

Car faut vous dire que même quand j’étais jeune et en forme, je n’ai jamais réussi à rester plus de deux minutes sur des rollers sans finir sur le derrière.
En vrai, j’étais mal embarqué.

Mais ça, c’était avant. Avant de rencontrer Dimitri, Valentin, Grégory et Bérénice. Ces quatre-là m’ont raconté comment ils échappaient aux bouchons. C’est simple, ils ont même (re)trouvé le plaisir d’aller au taf ou au lycée.

À chacun, j’ai demandé de me faire la pub pour leur moyen de transport préféré. Et pour les départager, je suis allé voir la police municipale de Tours. Attention, je n’ai pas cafté mais j’ai bien compris que certains faisaient des trucs pas très réglo. Du moins en centre-ville. Dimitri a 28 ans. Il habite à Saint-Cyr et travaille à Tours-Sud, zone commerciale. Vous voyez le trajet : plongée vers le quai Paul-Bert, pont Wilson, rue Nationale, avenue de Grammont, côte de l’Alouette, Route du Grand Sud.

« Ça me fait 12 km en vélo électrique. Quand je prenais la voiture, c’était 20 km par la rocade (sortie Joué, etc.) ou 14 km par l’autoroute avec le péage en plus (90 centimes). Maintenant je mets 28 minutes. Réglé comme du papier à musique. En voiture, je mettais 35 minutes. Avec un vélo normal, c’était 30 minutes mais vous imaginez dans quel état j’arrivais. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais fait 20 minutes de balade à pied pour venir au boulot. Je me suis testé avec un cardio, je ne dépasse pas les 90 pulsations/minute. Du coup, j’arrive hyper zen. »
Les vélos électriques (700-1 700 euros) n’ont pas séduit 338 000 Français en 2018 par hasard.

Sur ma trottinette…

Avec Valentin, je passe à la trottinette. À 32 ans, c’est le type même du grand gaillard qui s’y est mis pour aller au boulot. Deux acheteurs sur trois l’utilisent pour cette raison. Si pour le vélo électrique, hommes et femmes se partagent les achats, la trottinette (100-700 euros), elle, est masculine à 80 %.

« J’ai une autonomie de 25 km avec trois paliers de vitesse (7-8 km/h, 10/15 km/h, 20/25 km/h). C’est assez pour faire mon aller-retour entre Tours et Joué, précise-t-il. J’utilise les pistes cyclables. Je mets un casque mais ce n’est pas obligatoire. J’en ai parlé avec mon assurance. La législation est encore floue. »

Pour Grégory, la quarantaine, spécialiste de longboard (vous savez, ce grand skate rendu célèbre par une pub pour un opérateur télécom montrant trois filles descendant une route au petit matin), sa planche (60-600 euros) est avant tout un moyen de tran… sport.
Mais quand on l’écoute, pas seulement. « On est sept sur Tours à faire du skate de descente. C’est un sport grisant mais très codifié, sécurisé. On peut atteindre 80, voire 100 km/heure. Les protections sont obligatoires (casques, gants). J’utilise aussi mon longboard en balade ; parfois je traverse la ville, la rue Nationale. Normalement on n’a pas le droit de circuler en skate en ville. C’est interdit car l’utilisateur ne fait pas corps avec la planche. Les risques de détérioration du mobilier urbain et de blessures d’autres piétons si le skate vous échappe, sont réels. »

Appelée en renfort pour évoquer la sécurité, la police municipale de Tours valide ce que Grégory nous dit. La rue Nationale, sur les rails, depuis Jean-Jau est interdite à la circulation des skates mais aussi des trottinettes et vélos, qu’ils soient électriques ou pas.
« Il y a une tolérance », me glisse-t-on avant d’ajouter : « On fait de la pédagogie mais certains récalcitrants ont dû être verbalisés… » Bérénice, qui va au collège Rameau, n’a pas entendu parler de cela. À 14 ans, elle utilise un hoverboard, cadeau de Noël, il y a deux ans.

C’était alors à la mode. « J’en ai pris soin, dit-elle. C’est fragile mais comme j’habite dans le quartier Montjoyeux, je l’utilise sur ce court trajet. J’ai vite trouvé ma stabilité. Mon père, lui, n’est pas très à l’aise avec. »
Normal car Bérénice pratique les rollers depuis l’âge six ans. Ça l’aide.
Thierry Mathiot


Un centre-ville sans voitures

> Un mois après avoir tenté l’expérience, Tours remet cela ce dimanche 29 septembre. Et ce sera encore le cas le 27 octobre et le 24 novembre. 19 points de contrôles leur donnent accès au coeur de Tours de 10 heures à 18 h.

Joué-lès-Tours : une prépa pour apprentis

Sibeth Ndiaye a inauguré jeudi une Prépa au campus des métiers de Joué-lès-Tours, destinée à ramener des décrocheurs scolaires vers la voie de l’apprentissage.

Sibeth Ndiaye au CFA de Joué-lès-Tours. (Photo NR Julien Pruvost)

Les faits

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement était ce jeudi à Joué-Lès-Tours, pour inaugurer la Prépa de l’apprentissage au Campus des métiers. Il s’agit d’une filière d’excellence destinée à ceux que l’on appelle les “ni-ni” (les jeunes qui ne sont ni en formation ni dans un emploi).
Un dispositif qui leur permet de se remettre le pied à l’étrier et d’intégrer ensuite une formation en apprentissage qui leur convient vraiment.

Ils ont, par exemple, la possibilité de suivre temporairement, une des 25 formations proposées au Campus des métiers pour valider (ou pas) leur choix et éviter les erreurs d’orientation. Cette formation dure entre une et dix semaines et s’adapte à chaque situation.

Le contexte

Ce projet est une réponse à un appel lancé par le gouvernement pour offrir des solutions à des jeunes sortis du système éducatif. 19 projets ont été retenus, parmi les 150 CFA  au niveau national. En tout, ils offriront 28 000 places à des jeunes décrocheurs.

Les enjeux

Selon une étude publiée par l’Observatoire des inégalités, qui recoupe toutes les autres études, les jeunes sans qualification sont les plus exposés au chômage. Le taux de chômage était de 39,2 % pour cette catégorie en 2017, contre 9,4 % pour l’ensemble de la population.

Les modules proposés travaillent sur la connaissance de l’entreprise et de son environnement, la détection des potentiels du candidat, la consolidation des savoirs de base et les techniques de recherche d’emploi. Certains jeunes engagés dans la Prépa pourront participer à un stage « d’immersion intensif » pris en charge par la championne de Natation Synchronisée, Muriel Hermine et son équipe de coach.

Le point de vue

A nos confrères de France Bleu Touraine, Sibeth Ndiaye a estimé que cette Prépa de l’apprentissage “permet de se reconnecter avec un milieu scolaire de manière adaptée. Cela permet aussi l’apprentissage du français, par exemple. ”
Elle a ajouté : “Cette prépa va permettre de se forger des savoir-être, des savoirs-faire qui permettront de faire réussir ces jeunes une fois qu’ils commenceront l’apprentissage.”

 

« Pour un Christophe Maé, c’est au moins 40 personnes qui suivent la tournée »

Dans le cadre de notre numéro spécial saison culturelle 2019-2020, tmv a interrogé Julien Lavergne, à la tête d’AZ Prod, sur le fonctionnement de la structure et son rôle au sein de la culture tourangelle.

AZ Prod multiplie les spectacles au cours de l’année.

Comment se passe la venue des grosses têtes d’affiche dans une ville comme Tours ?
Dans ce type de cas, c’est-à-dire 20 % de nos dates, nous sommes prestataires pour le compte du producteur national et on s’occupe des relations avec la salle, de la billetterie, de la promo, de la presse… Ensuite, on reçoit la fiche technique et, suivant l’artiste, il faut fournir diverses prestations. Ça va des serviettes à porter dans les loges au restaurant à gérer après le spectacle, en passant par le son, la lumière… Pour un Christophe Maé, c’est au moins 40 personnes qui suivent la tournée. Mais nous, on fournit du personnel local pour aider à monter et démonter, entre 30 et 40 personnes, en général. Un spectacle de variété, ça arrive le matin, ça monte, ça répète l’après-midi, il y a le show le soir et tout est démonté dans la foulée et ça repart le soir même. Quand on a huit semi-remorques et 60 techniciens sur la route, tout doit être optimisé en terme de coût.

Et pour les 80 % restant de vos spectacles ?
On est soit co-producteurs soit producteurs en direct. Le principe, c’est que l’on prend en charge l’aspect logistique et que l’on laisse l’artistique à nos partenaires. Mais quand on est co-producteur d’un spectacle, cela signifie que l’on assume une partie du risque. Donc, on ne prend que les spectacles auxquels on croit.

Avez-vous une action sur les artistes en développement, sur la scène locale ?
Nous avons très peu de lien avec la scène locale. C’est la mission des SMAC et des structures associatives ou liées à des collectivités qui ont des subventions pour cela. Nous, on arrive plutôt après, quand le groupe a été signé par un producteur ou un tourneur. On commence aux jauges de 400 places..

Un gros spectacle, à Tours, c’est combien de spectateurs ?
Le plus gros spectacle en intérieur qui ait eu lieu à Tours, c’est celui que nous avons fait avec les Insus. 15 000 personnes au Grand Hall. Mais c’est quelque chose de vraiment exceptionnel ici. En dehors des passages de Johnny, d’un Stromae, d’un Indochine et un Noah à la grande époque, en quinze ans, on a rarement dépassé les 10 000. En revanche, on peut le noter : Tours est une ville très rock. Les Lenny Kravitz, Deep Purple et autres fonctionnent très bien ici.


> Julien Lavergne est à la tête de la société AZ Prod qu’il a fondée en 2009. La structure basée à Tours organise environ 180 spectacles par an, dans tout le Centre-Ouest de la France.
> Mais, depuis plusieurs années, AZ Prod est également producteur du spectacle du Cadre Noir de Saumur, co-producteur de la tournée Les années 80 et de tournée Age tendre qui va partir sur la route en janvier.
> AZ Prod produit aussi le nouveau spectacle équestre de Mario Luraschi.

 

Le Petit Faucheux : la petite salle qui voit grand

Trente ans que ça dure ! Et l’aventure mâtinée de jazz du Petit Faucheux n’est pas prête de s’arrêter.

(Photo archives NR)

L’aventure du Petit faucheux dure depuis plus de 30 ans. Trente ans de passion pour une musique, le jazz, qui se décline sous bien des formes et bien des couleurs.

Aujourd’hui, la petite salle de la rue Léonard de Vinci fait partie des incontournables du paysage tourangeau, au même titre par exemple, que les cinémas Studio ou de TVB.
Et, comme eux, le Petit Faucheux exporte l’image de la ville bien au-delà de ses frontières. .

« Nous sommes très reconnus au niveau national, confirme Françoise Dupas, directrice du lieu. Comme le Temps Machine, nous avons le label SMAC et sur les 90 établissements qui ont ce label en France, cinq seulement sont spécialisés dans le jazz. Et, parmi ceux-là, Le Petit faucheux est la plus importante en terme de jauge et de public. »

Pas pour une élite

Et cela place naturellement Tours parmi les places fortes du jazz en France. « Quand une tournée européenne se monte pour un artiste international et qu’il y a dix dates en Europe, dont seulement deux en France, très souvent, nous sommes une de ces deux-là. »
La force du label, mais la force de l’histoire et, surtout de la réputation globale de l’endroit. « C’est vrai que nous sommes très attentifs à l’accueil des artistes, cela participe à notre réputation et cela facilite la venue des têtes d’affiche », souligne Françoise Dupas.

Têtes d’affiche dont peuvent profiter des spectateurs tourangeaux qui ne se limitent pas aux seuls amateurs de jazz. « Il est très important pour nous de nous tourner vers d’autres publics, en co-produisant des spectacles avec d’autres, en participant à des festivals, en menant des actions auprès du jeune public et, aussi, en nous transportant dans des lieux où on ne nous attend pas forcément. »

Manière de rappeler que le jazz (mais c’est vrai aussi pour toutes les musiques, finalement) est une expression populaire, aucunement réservée à une élite d’initiés.

Horoscope WTF du 18 au 24 septembre 2019

Vous pensiez échapper à notre astrologue cette semaine ? Pas de chance, il n’est pas en RTT lui au moins ! Hmpf !

Bélier

Amour

Allez taquiner le goujon,
ça nous fera des vacances.

Gloire

Vous allez devenir l’égérie
d’une marque de préservatifs.

Beauté

Cette semaine, vous resterez
vivant(e). Une fois de plus.
Bravo !

Taureau

Amour

Ça ne sert à rien d’accuser
son miroir cassé pour votre malheur
sexuel.

Gloire

Vou ete du janre a penssé
que l’aurthograf s’est pas importan.
Erreure !

Beauté

Bordel de slip, mais qu’estce
que vous êtes magnifiquement
magnifique.

Gémeaux

Amour

Sous la couette, vous n’êtes
jamais mieux servi(e) que par vousmême.

Gloire

Vous allez perdre votre
oreille droite samedi…

Beauté

De toute façon, vous n’entendez
déjà rien. Bah oui, on vous
avait prévenu que hum hum rendait
sourd.

Cancer

Amour

Au lit, vous êtes aussi expressif/
ve qu’un visage de Ryan
Gosling.

Gloire

Tout irait mieux si vous appeliez
votre enfant Hypolite.

Beauté

#astuce pour votre prochain
régime > tentez la gastro.

Lion

Amour

Votre vie amoureuse ressemble
à un bouquin de Marc Lévy.

Gloire

(PS : c’était pas trop un
compliment hein)

Beauté

Méfiez-vous des gens laids.

Vierge

Amour

Votre patrimoine génétique
vous incite à ne pas vous
reproduire. Please.

Gloire

Chez vous, il va falloir
élargir la porte d’entrée. Votre
tête ne passe plus.

Beauté

Vous pétez le feu. Attention
à la diarrhée.

Balance

Amour

Votre moitié raconte
n’importe quoi. Il faut plutôt écouter
l’astrologue de tmv.

Gloire

Répétez « six slips chics »
très vite 10 fois d’affilée.

Beauté

Des fois, vous êtes beau/
belle. Ce qui en soit est déjà pas
mal.

Scorpion

Amour

Votre solitude vous pousse
à faire des « air bisous ». Et du air
sex.

Gloire

La constellation du Johnny
Hallyday vous rappelle que noir,
c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

Beauté

Une bien belle tête de poney
Shetland, vous !

Sagittaire

Amour

Vous êtes le fantasme vivant
pour tout être humain.

Gloire

Snif, snif… Vous sentez ? Ça
sent la semaine qui pue ça.

Beauté

Hashtag hémorroïdes.

Capricorne

Amour

Chacun fait en son âme et
conscience. (c’était le conseil inutile
du jour, bisou)

Gloire

Votre personnage préféré
de série va mourir. Vous serez triste.

Beauté

Physiquement parlant,
vous êtes à la croisée entre le sushi
et la patate.

Verseau

Amour

« Nan, mais tu comprends,
je préfère qu’on reste amis… »

Gloire

29 mai 2020. Retenez cette
date, c’est le jour de la Fête des voisins.

Beauté

Il vous reste du temps pour
qu’ils vous apprécient, car pour l’instant,
c’est franchement pas ça désolé
(surtout le voisin du dessus).

Poissons

Amour

Faites la grève du sexe et
obtenez touuut ce que vous voulez
mouahaha !

Gloire

Bon sang, mais c’est bien
sûr !

Beauté

Le monde a besoin de vous.
Faites un don de sperme ou d’ovocyte.

A Tours, la culture sans frontières

Et si on vous disait que la culture à Tours est en train de devenir un exemple au niveau national ? Eh oui, les complicités qui se tissent ici entre les acteurs en font une ville unique.

(Photo NR / Julien Pruvost)

« Une autre chanson… Oui, vous madame ! » Thomas Lebrun est planté au milieu d’une scène improvisée dans une des salles du musée des Beaux-arts.
Les spectateurs-visiteurs ont une liste de titres entre les mains et ils lancent leurs propositions à la volée. Quand un morceau est choisi, un des danseurs de la troupe s’élance et improvise sur la musique. Des danseurs contemporains, dans un musée d’art classique, devant des spectateurs de hasard : cherchez l’erreur !

Mais cet improbable brassage est tout, sauf une erreur, sauf un hasard. « Il y a quelque chose d’assez unique, je crois, qui s’est mis en place depuis quelques années à Tours, savoure Françoise Dupas, directrice du Petit Faucheux, salle mythique du jazz s’il en est. Les lieux et les artistes collaborent ensemble et s’ouvrent les uns aux autres de façon très facile. »

Des « complicités »

Car Thomas Lebrun, charismatique directeur du Centre Chorégraphique National, ne fait pas exception. Benjamin Pionnier et Jacques Vincey, qui président respectivement aux destinées du Grand Théâtre et du Théâtre Olympia ne sont pas en reste.
« Jacques a fait sa première mise en scène d’opéra l’an dernier au Grand Théâtre mais l’an prochain, il vient comme comédien, comme résident, détaille Benjamin Pionnier. Cette année également, le chœur va participer à des spectacles dans la saison du théâtre Olympia. »

La liste de ces « complicités » entre ces deux lieux phares de la culture tourangelle est longue comme le bras. Et elles ne datent pas d’hier. « Il y a eu un alignement de planètes il y a quelques années quand plusieurs personnes sont arrivées en même temps à la tête de structures importantes, avec la même vision. Des gens qui avaient envie de travailler ensemble et qui n’avaient pas le goût du pré carré », se souvient Benjamin Pionnier.

Mais lui comme beaucoup d’autres le soulignent : tout cela n’aurait pas été possible sans une réelle volonté politique. « Dès 2015, c’était dans le projet de la Ville et de l’adjointe à la culture, Christine Beuzelin que de créer cette synergie, ces passerelles entre les lieux et les esthétiques. »
Tout cela, bien sûr, pour renouveler les publics et les propositions, mais aussi pour faire rayonner la ville sur le plan culturel, au-delà de ses frontières. « Elle est connue dans le milieu professionnel, cette ouverture. Tours est donnée en exemple pour cela », assure le directeur de l’Opéra.

La naissance du CCCOD, en mars 2017, est venue sceller cette nouvelle donne. Car, dès le début, dès les premières prises de parole de son directeur Alain-Julien Laferrière, le ton était donné : le centre d’art sera un carrefour, une agora où tous les artistes de la ville, comme ceux venus de beaucoup plus loin, pourront se retrouver.
Et, de fait, depuis sa création, le CCCOD multiplie les collaborations et ne perd jamais une occasion d’ouvrir ses portes à d’autres publics.

Des gens qui ont envie de travailler ensemble

« Avant, on avait peur qu’en se mélangeant avec les autres, on perde son public, analyse Benjamin Pionnier. Un public, c’était un peu une chasse gardée. Aujourd’hui, la consommation culturelle c’est “ Je vais voir le spectacle qui me donne envie et s’il y a un lien entre deux arts, c’est encore mieux ” ».

Voilà pourquoi une chanteuse de rock comme Claire Diterzi a pu passer une année en résidence au Grand Théâtre, aventure conclue par un concert de ses chansons en version symphonique, avec le chef à la baguette et le choeur de l’Opéra sur scène.
Voilà comment les affiches du Petit Faucheux se délocalisent à Thélème ou à Malraux quand elles sont trop alléchantes, comme ce fut le cas avec Brad Mehldau en mai dernier. Et font souvent salles combles.

À Tours, la culture ouvre les fenêtres à tous les étages. Un exemple ? Autour de la programmation pointue concoctée par Marie Hindy cette saison à Malraux, viendront s’ajouter plusieurs soirées plus « grand public » : Bigard dans son show d’adieu en novembre ou le tribute à Goldman en mars 2020. « Mais Marie, moi et les autres, on fait le même métier ! insiste Julien Lavergne, le patron d’AZ Prod, qui produit ces spectacles dans la région. Notre boulot, c’est de mettre des artistes en relation avec un public. »

Il n’y a pas de bon ou de mauvais public, ni d’art a priori plus respectable qu’un autre. Pour l’avoir compris et le mettre en pratique, la culture tourangelle est en train de franchir un vrai palier. Et ce n’est que justice.

Photo NR/Guillaume Souvant

Docuférence : L’innovation fait son show

Un documentaire et un conférencier qui se répondent en direct, une forme innovante pour parler d’innovation et prolonger l’esprit de Léonard. Explication avec Karl Baumé, consultant et animateur de la Docuférence.

Comment est née cette idée d’une docuférence sur l’innovation ?
L’idée a germé dans la tête d’Anne Prat la présidente, entre autres, de Pôle Nord Entreprises. Elle a vu les 500 ans de la mort de Léonard comme une occasion de s’adresser aux entreprises en leur montrant ce qu’un homme comme Léonard était capable de faire d’un point de vue artistique, bien sûr, mais aussi d’un point de vue entrepreneurial et sur le plan de l’innovation.
L’idée était de montrer aux entreprises qu’elles avaient toutes les capacités, aujourd’hui, pour innover.

Innover, est-ce la seule chance pour les entreprises de s’en sortir ?
L’innovation est un levier indispensable. L’accélération des changements autour de nous, très liés au numérique, fait qu’il n’y a plus de période de stabilité pour les entreprises. Elles sont prises dans un tourbillon d’avancées qu’elles maîtrisent plus ou moins et c’est encore plus vrai pour les PME. Mais l’innovation fait souvent peur. On voit les désagréments que cela va engendrer mais on ne voit pas immédiatement ni la finalité ni les gains que l’on va en tirer à terme.

Ce que dit cette docuférence, c’est que l’innovateur, il est peut-être déjà dans nos équipes et qu’il faut le faire émerger…
On part, nous, du principe que nous sommes tous, à notre niveau, des Léonard. On a tous une compétence, une qualité particulière. Le schéma habituel dans une entreprise, c’est que celui ou celle qui dirige est légitime parce qu’il sait. La plupart des chefs d’entreprise que nous rencontrons sont, à la base, des super-spécialistes de leur métier.
Les compétences complémentaires, on peut aller les chercher à l’extérieur, mais aussi dans l’équipe et de manière insoupçonnée. Kévin, le petit stagiaire, c’est peut-être un champion des réseaux sociaux !

Quels sont les freins à l’innovation ?
On se met nous-mêmes nos œillères en se disant, “je fais ce que je sais faire” ou “on a toujours fait comme ça” ou encore “je n’en suis pas capable”. On entretient cette croyance limitante parce qu’on est pris dans le quotidien et que l’on a souvent le nez dans le guidon.
On n’a pas le temps de prendre cette respiration nécessaire pour se dire “où est-ce que j’emmène mon équipe ?” Si on ne se permet pas de rêver et d’être curieux, on passe à côté de l’innovation.

Propos recueillis par Matthieu Pays


> Docuférence, le 25 septembre, à L’Escale, Saint-Cyr-sur-Loire, 18 h 30, suivie d’un cocktail. 21 € (gratuit pour les étudiants)

Costaud et agile grâce au street workout !

Entre gymnastique et musculation, ce nouveau sport fait des émules au lac de Tours où un groupe de mordus a convaincu la municipalité d’investir dans le projet.

Si vous êtes un habitué du lac de la Bergeonnerie, jogger, marcheur, nageur ou cycliste, vous ne pouvez pas les rater.

Les aficionados du street workout sont là tôt le matin, parfois le midi, souvent le soir et même quand il fait très chaud. À côté de la piscine, au grand air, dans un espace qui leur est réservé, ils ont fait installer par la mairie une structure composée de barres fixes, à différentes hauteurs, barres parallèles, espalier et autre banc de musculation, le tout sur un sol rempli de copeaux destinés à amortir les chutes.

Mains gantées pour mieux s’accrocher, ils se soulèvent, bondissent par-dessus les barres, ou enchaînent des figures qui font penser à la gymnastique.

Retour à l’Est

Le street workout (littéralement « entraînement de rue ») semble tout droit sorti des quartiers populaires des grandes villes des États-Unis. Et pourtant, c’est dans les pays de l’Est de l’Europe (Russie, Lituanie, Lettonie) que le sport s’est codifié. Le premier Championnat du monde s’est déroulé à Riga, en 2011.
Et l’an passé, c’est un Français Yohan Bounegab, surnommé « San Gohan », qui est devenu champion du monde.

Originaire de banlieue parisienne, le jeune athlète de 21 ans vit aujourd’hui à Marseille où il fait profiter les mômes de son expérience. Il nous explique comment le street workout a changé sa vie et pourrait bien changer la vôtre !

Pour quelle raison me conseilleriez-vous de me mettre au street workout ?
Yohan Bounegab : c’est un sport, une attitude, un état d’esprit mais avant tout un mix entre gymnastique et musculation. Comme le travail s’effectue au poids du corps, cela permet d’affiner sa taille, de se muscler du haut, tout en gardant une grande agilité. Ce sport trouve ses racines dans les rues des quartiers de New York, où au milieu des années 2000, les jeunes se sont mis à utiliser tout ce qu’ils trouvaient pour s’exercer… comme des bancs, des poteaux et même des jeux pour enfants. Et puis, ça a rebondi presque aussitôt dans les pays de l’Est de l’Europe, où la gymnastique est un sport très développé. À la musculation et à la force, les gymnastes ont ajouté la rapidité et l’agilité, voire l’acrobatie.

Comment cette discipline est-elle arrivée en France ?
Y.B. : il y a dix ans, lors de l’émission télé, La France a un incroyable talent (M6), un groupe d’athlètes s’est produit, faisant une démonstration qui a connu un beau succès, repris sur YouTube. J’étais gamin et je me suis dit : ‘’Je veux faire ça !’’ Je m’y suis mis sérieusement à 16 ans. Il y a deux sortes de street workout : le free style et le street lifting. Le premier, que je pratique, joue sur la force, l’agilité et aussi la musicalité. L’autre privilégie les tractions et le travail au poids du corps.

En cinq ans, vous êtes devenu champion du monde…
Y.B. : ça a été très vite. Je suis d’abord devenu champion de France et, il y a deux ans, lors d’une démonstration en Espagne, on m’a demandé d’affronter le champion du monde en titre, un Russe. Sur une battle de 9 minutes, nous devions enchaîner un maximum de techniques et je l’ai battu. Quelques mois plus tard, je devenais champion du monde à Moscou. Nous étions 20 en lice pour deux minutes de compétition chacun. Cette année, se déroulait une Coupe du monde à Stuttgart (Allemagne) et non un championnat du monde. J’ai pris la 2e place.

Sur quels critères, le classement se forge-t-il ?
Y.B. : les notes tiennent compte de cinq critères : force, agilité, continuité du mouvement, créativité et force. Mais il y a, pour l’heure, deux fédérations qui ont une manière différente de noter. C’est le point qui ne nous a pas permis de finaliser un dossier pour devenir discipline olympique à Paris en 2024. Mais en 2028, j’ai bon espoir que l’on puisse au moins concourir pour devenir discipline olympique.

Tout le monde peut-il pratiquer ?
Y.B. : le street workout, c’est une grande famille. Les classes sociales sont gommées quand je m’entraîne avec le fils du roi de Dubaï. Plein de sportifs d’autres disciplines pratiquent mais, plus banalement, n’importe qui peut venir, hommes et femmes. Une charte oblige au respect, et à l’entraide quand quelqu’un a besoin d’être soulevé ou dirigé.

Th. M.

Alice Mitard sur la piste aux étoiles

Déterminée et motivée, Alice Mitard l’est assurément. Rencontre avec une championne.

Avec son gabarit de poche (1,56 m ; 47 kg), on aurait pu la deviner acrobate ou funambule, faisant le spectacle dans un cirque, sur la piste. Raté ! C’est sur une autre piste, d’athlétisme celle-là, que la jeune Tourangelle (21 ans) brille depuis une dizaine d’années.

Et si la saison estivale s’est déroulée, pour elle, entre hauts et bas (vice-championne de France espoirs sur 3 000 m steeple ; 14e place sur 1 500 m en élite, quelques semaines plus tard), Alice reste déterminée.

« Même si les mondiaux d’athlé n’ont pas encore eu lieu (Doha, 27 septembre-6 octobre), le travail a repris avec les cross qui se profilent. Je suis encore en espoirs et j’espère de nouveau briller aux championnats de France (titrée en 2018, elle a fini 3e en mars à Vittel) et puis aussi améliorer mon classement aux championnats d’Europe (35e en 2019). La saison dernière n’a pas été décevante, ajoute-t-elle. Avec Guy Recouderc, mon entraîneur à l’A3T, on a modifié des choses. J’ai commencé une nouvelle discipline (3 000 m steeple). J’ai une totale confiance en lui. »

« J’ai besoin de m’ouvrir l’esprit »

Alice Mitard n’est pas seulement une athlète au grand potentiel. Elle poursuit également ses études avec enthousiasme. « J’ai obtenu ma licence en biologie à la Fac de Tours mais cette dernière année a été compliquée pour conjuguer mon cursus avec l’athlé. »

Depuis début septembre, la demi-fondeuse a pris un virage. « J’ai toujours voulu être prof, instit’. Et cette année, j’ai intégré l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), à Fondettes. J’ai besoin de m’ouvrir l’esprit et de me projeter vers d’autres centres d’intérêts. » Ça se comprend, quand on s’entraîne 6 ou 7 fois par semaine…

Thierry Mathiot


LE SOUVENIR
« C’EST TOI LA CHAMPIONNE ? »

« Avant de présenter mon dossier à l’IUFM, j’ai effectué quelques stages d’observation en école primaire, pas loin de chez moi, à Tours », raconte Alice Mitard. Elle était attendue avec curiosité par les jeunes élèves. « Un petit est venu me voir en me disant : “C’est toi la championne ?” », se souvient-elle.

Buddhalicious : du sain dans le bowl

Cette semaine, l’équipe de tmv a fait un tour près de la rue de Bordeaux, au niveau de la galerie. C’est ici que se terre Buddhalicious, un nouveau venu qui propose des Buddha Bowls équilibrés.

Manger sur le pouce, c’est bien. Manger sur le pouce mais sainement, c’est mieux ! De plus en plus d’établissements de ce type adoptent ce credo.
C’est aussi le cas du Buddhalicious qui a trouvé un petit emplacement dans la galerie du Grand Passage, rue de Bordeaux, depuis juin.

Ici, Tony, un jeune entrepreneur de 29 ans, a décidé d’ouvrir son restaurant sous le thème des Buddha Bowls : au menu, des plats à emporter à la composition raisonnée et saine, aux apports nutritionnels équilibrés.
Le tout, servi dans de gros bols kraft, avec couverts écolos en rab (et un bon point, un !).

On a donc tenté le bowl composé de saumon fumé, tomates, olives, coleslaw, concombres, carottes et d’excellents avocats (oui, à tmv on est des amoureux transits de ce fruit !).
On sent que l’intérêt nutritionnel est là et, surtout, la portion est suffisamment conséquente pour nous faire du bien en ce midi ensoleillé. On a également comblé notre formule avec une très bonne salade de melon et fraises en guise de dessert.

Du fait-maison avec, au final, une note de 12 € boisson comprise. Le Buddhalicious devrait donc trouver ses adeptes de nourriture équilibrée. Le bol !
A. G


> Buddhalicious, au 18 rue de Bordeaux, à Tours (dans la galerie du Grand Passage). Ouvert du lundi au vendredi, de 11 h 30 à 14 h 30.
> Comptez 12 € pour la formule du midi qui comprend un bowl, une boisson et un dessert. Vente à emporter et plats végétariens et vegan possibles.

> Contact :  06 38 21 44 06, ou sur les réseaux sociaux :  sur Facebook.

 

Pompier : « Aucune intervention n’est à prendre à la légère »

#VisMaVille Jérôme Virton, 33 ans, fait partie des 80 sapeurs-pompiers professionnels de la caserne de Tours-centre. Des sauveteurs polyvalents qui s’entraînent tous les jours pour porter secours rapidement et en toutes circonstances.

À peine sorti de son appartement, il enfourche la rampe qui le mène en moins d’une minute trois étages plus bas.
Il est 7 h 30. Au rez-de-chaussée de la caserne, Jérôme Virton, pompier professionnel, commence sa garde par un rassemblement avec les membres de son équipe. « Une grande famille », sourit-il.

Des hommes, quasi exclusivement, portant l’uniforme réglementaire bleu marine et rouge, réunis pour 12 ou 24 heures, c’est selon.
Premier rituel de la journée ? Vérifier minutieusement le matériel avant de débuter, une demi-heure plus tard, l’entraînement physique obligatoire : 1 h 30 le matin, 45 minutes le soir, a minima. De quoi forger des muscles capables de soulever, entre autres, l’appareil respiratoire lourd de 15 kg, indispensable pour intervenir sur les incendies.

Entre ces séances de sport, il y aura aussi, forcément, des exercices de manœuvre (accident de la route, arrêt cardiaque, etc.) pour répéter inlassablement les gestes qui sauvent.
« Sauf intervention », nuance le pompier de 33 ans, volontaire durant 11 ans et professionnel depuis 2010.

30 à 40 fois par jour

Et elles sont nombreuses. Les 80 pros de la caserne de Tours, à l’organisation paramilitaire, sortent 30 à 40 fois par jour, bipés par un petit boîtier individuel qu’ils ne quittent jamais durant leur garde.
« Nous sommes capables de répondre très rapidement, 24 h sur 24, répète le caporal chef d’équipe. Aucune intervention n’est à prendre à la légère. On a toujours une petite appréhension, mais notre formation nous a permis d’acquérir des automatismes. Et puis, nous travaillons toujours en équipe ; il y a beaucoup de cohésion entre nous. »

Contrairement aux idées reçues, les incendies ne concernent que 7 % de leurs sorties, contre 8 % pour les accidents de la voie publique et 78 % pour les « secours à la personne » (malaises, hémorragies, etc.).
Mais les pompiers sont de plus en plus appelés « pour tout et n’importe quoi », regrette Jérôme Virton. Qui, outre la caractéristique de concevoir des formations pour ses pairs, a aussi une spécialité : le trentenaire fait partie « du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux ».

Traduction : Jérôme Virton est formé pour intervenir et coordonner des interventions en hauteur (grues, montagnes, etc.) ou en profondeur (fossés, ravins, etc.). Comme par exemple pour sauver cette personne âgée tombée au fond d’un puits sec de 20 mètres de fond. Sa devise, qu’il partage avec tous les pompiers professionnels : « Courage et dévouement ».

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Flore Mabilleau

Horoscope WTF du 11 au 17 septembre 2019

C’est parti pour une petite dose d’astrologie 100 % authentique !

Bélier

Amour

Vous vous dirigez vers l’amour les yeux fermés…

Gloire

… Du coup, vous vous taperez un poteau.

Beauté

Votre oeil bovin plaît à l’être aimé.

Taureau

Amour

Quelle lubricité ! Vous êtes de vrais bonobos.

Gloire

Samedi, vous rencontrerez un gnou. Qui s’appelle Léon. C’est fou, votre vie.

Beauté

Y a un truc magique qui s’appelle dentifrice. Je dis ça…

Gémeaux

Amour

Force est de constater que votre coeur est comme mon frigo : sombre, vide et gelé.

Gloire

Force est de constater que votre âme est comme mon placard : rognée par les termites et sentant la pizza.

Beauté

Force est de… Bon stop. Vive les Gémeaux (sauf toi qui lis cet horoscope).

Cancer

Amour

Tout laisse à croire que vu son physique, votre ex n’a pas été fini par ses parents.

Gloire

Mais haut les coeurs ! Le Cancer est le signe le plus cool, chanceux et majestueux.

Beauté

La vie, c’est comme vos tétons : c’est pas toujours rose.

Lion

Amour

Bon sang, quel enfer. Vous êtes aussi fiable qu’une livraison Chronopost.

Gloire

Vous êtes comme la SNCF, à être constamment en retard, à encombrer les voies et à percuter un chevreuil.

Beauté

La constellation Edithus Piafus vous rappelle que non, rien de rien, vous ne regrettez rien. Si ce n’est votre infâme coupe de cheveux.

Vierge

Amour

Vous séduisez surtout votre main droite.

Gloire

Certains ont la madeleine de Proust. Vous, c’est la madeleine de prout.

Beauté

Allez, A+ pour de superbes prédictions astrologiques !

Balance

Amour

Votre amour mièvre dégouline comme un camembert coulant au soleil.

Gloire

Comme le dit le dicton, « au mois de septembre, le feignant peut aller se pendre ».

Beauté

(c’est sympa, l’horoscope de tmv hein ? On lole, on positive, on s’enjaille)

Scorpion

Amour

Aussi vide que le Grand Canyon.

Gloire

Chute de popularité à prévoir. Mais pas grave, regardez l’astrologue de tmv : personne ne l’aime et pourtant…

Beauté

Berk, vous êtes tout(e) gluant(e)…

Sagittaire

Amour

Vous avez du potentiel niveau séduction. Du potentiel seulement.

Gloire

Un dicton dit « en septembre, le raisin ou la figue pendent »…

Beauté

… Mais « en septembre, les tétons du Sagittaire pendent » (ça, on l’a inventé).

Capricorne

Amour

Vous êtes une machine à distribuer du plaisir sous la couette.

Gloire

Tapez un mawashi-geri dans la tronche de votre patron.

Beauté

Oubliez pas votre suppositoire de second degré à 20 h.

Verseau

Amour

Certains croient au Père Noël ; vous croyez en l’amour. C’est pareil.

Gloire

Dring, dring ! C’est votre amour-propre qui vient de téléphoner, il est parti en année sabbatique.

Beauté

Vous avez des airs de Jet Li croisé avec Mireille Matthieu.

Poissons

Amour

Vous aimez titiller le pissenlit.

Gloire

Prochaine épreuve des J.O. : supporter les Poissons plus de 2 jours consécutifs.

Beauté

Attention, les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Course à pied : les pros parlent !

François Barreau, 59 ans, ancien athlète de haut niveau, président de FreeRun, section athlétique tourangelle qui truste les podiums nationaux de cross-country, et Rachid Hamdaoui, 44 ans, entraîneur de demi-fond à l’A3T, sont des spécialistes de la course à pied. Par leur expertise, ils éclairent le phénomène jogging et le développement du trail.

(Photo Adobe Stock illustration)

Ils se rejoignent sur un constat : la France n’est pas un pays de culture sportive.
« Ce matin, je discutais avec deux jeunes en BTS, raconte François Barreau, président de Free Run. Ils m’expliquaient que pour venir en cours, il fallait qu’ils se lèvent à 5 heures afin de prendre le train. Ils terminaient tardivement avant de rentrer chez eux. Comment voulez-vous qu’ils fassent du sport ? »

Quand on leur parle du phénomène jogging, de ces 13 millions de Français qui courent, l’analyse des deux athlètes expérimentés diverge cependant. « Avec la course à pied de masse, tout le monde est champion, poursuit Barreau ; mais au niveau des médailles, des records, des compétitions, ce n’est pas brillant. Regardez les performances globales, elles régressent. Je ne fustige pas la course plaisir. Mieux vaut se bouger que de ne rien faire, mais soyons sérieux. Des gens se lancent dans un trail de trente ou quarante kilomètres durant lequel ils vont plus marcher que courir. J’appelle cela de la randonnée. Où est le goût de l’effort, de l’exigence ? »

Rachid Hamdaoui porte un autre regard : « Je suis heureux de voir les gens courir, prendre du plaisir dans une épreuve. Mais intégrer un club d’athlétisme pour faire du demi-fond ou du fond, c’est autre chose. La différence s’appelle l’objectif, la performance. Mais pour ma part, j’estime que le niveau d’exigence de l’entraîneur doit toujours être celui que l’athlète se fixe. Et non pas l’inverse. »

Courir ou réussir ?

Quand on leur rétorque que la performance pour un jogger lambda, au départ en surpoids, est déjà de parvenir à faire un marathon en un peu plus de 5 heures, là encore, l’analyse diverge. « J’ai été un athlète de haut-niveau, explique François Barreau. Courir était, et est toujours une passion. Mais réussir, pour moi, reposait sur une accumulation de petits détails dans ma vie de tous les jours. »

Pour Rachid Hamdaoui, la passerelle entre le jogger, comme vous en voyez tous les jours à Tours, et l’athlète passe par les clubs. « C’est là que vous rencontrerez des entraîneurs qui encadreront vos séances et géreront avec vous votre progression. Mais avant de progresser, il y a beaucoup de travail, c’est vrai. Et tout le monde ne deviendra pas champion. »

(Photo illustration Adobe Stock)

Th.M.


EN CHIFFRES

35 000
L’estimation du nombre de coureurs en Indre-et-Loire. Une cinquantaine d’épreuves sont organisées chaque année dans le département. 14 % des Français disent avoir déjà envisagé de courir un marathon. 4 % l’ont déjà fait.

850
En millions d’euros, le poids économique du marché du running en France. À elles seules, les chaussures génèrent 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 8,2 millions de paires vendues chaque année en France.

33 %
Un Français sur trois pratique la course à pied, selon une étude réalisée en avril 2018 par Odoxa pour RTL et Groupama. 8 % courent au moins une fois par semaine.

A Tours, avec les passionné(e)s de running

Dimanche 22 septembre, 13 000 coureurs s’aligneront au départ des 10 et 20 km et du marathon de Tours. Les joggers que nous avons rencontrés ont une histoire unique avec la course. Sur route, sur piste ou sur trail. Rencontres.

 

(Photo illustration Adobe Stock)

« Je me suis inscrite sur 10 km alors que j’apprends à peine à courir ! » Gégé – comprenez Géraldine ! -, cheveux courts, petites lunettes, gabarit de poche, amuse le groupe.
On est lundi, 19 h 15, j’ai chaussé mes baskets, enfilé mon short et me voilà sur la piste d’athlétisme du stade des Tourettes (Tours-Nord), au beau milieu de 80 adhérents remontés comme des coucous. Autant de femmes que d’hommes.

Vu le nombre de licenciés, le travail s’effectuera sur deux tranches horaires, par niveau, aptitudes et affinités. Beaucoup ont déjà en tête les objectifs à venir. Le marathon du Medoc pour certains. Pour d’autres, pourquoi pas une échappée vers le triathlon.

La coach, c’est Céline (Degham) et, apparemment, elle est du genre à savoir ce qu’elle veut. « Courir, c’est facile. Bien courir, c’est difficile », lance-t-elle pour mettre tout le monde à l’aise.

Autour du lac de la Bergeonnerie (photo tmv)

Pour cette première, le groupe en entier tourne tranquillement sur la piste avant d’attaquer des allers-retours, montées de genoux, talons-fesses, fentes et accélérations. La couleur est donnée.
JogginTours a pour devise « Je cours pour le plaisir », mais côté entraînement, c’est quand même du sérieux.

Le lendemain, mardi, Les Copains coureurs d’Indre-et-Loire (ACC37) m’ont donné rendez-vous au Bois des Hâtes à 17 h 45. Ça nous fait même pas une journée de récup’ depuis mes aventures aux Tourettes, mais bon, l’info avant tout ! Nous sommes dans le poumon de Saint-Avertin et c’est là que cette association de Notre- Dame d’Oé, créée en 2012, regroupe ses adhérents-joggers.

Fractionné et accélération sont au programme

Autour de William Da Silva et son épouse Marie-Claude, le niveau semble plus hétéroclite que dans un club. Sylvie, Sébastien, Michel, Virginie, Corinne, Jacques sont dans les starts. La trentaine de coureurs a la bonne idée de se scinder entre les costauds et les moins forts. Fractionné et accélération sont au programme. Certains finiront en marchant quand les premiers, revenus à l’entrée du Bois, auront dressé une table… de récupération. Boissons, gâteaux, amandes, cacahuètes et abricots permettent de recharger les batteries.

Le groupe joue les prolongations. Ça discute, ça se raconte, ça rigole. « On s’y sent bien », me dit-on. L’association écume les courses d’Indre-et-Loire mais se projette aussi hors de France.
Le marathon d’Athènes, le 10 novembre est à leur programme. « Grâce à quelques sponsors, des connaissances, nous arrivons à tirer les prix, explique William Da Silva. Les quatre jours en Grèce, vols compris, et dossards nous reviendront à 350-400 euros. »

Entraînement du club Jogg’in Tours, au stade des Tourettes. (photo tmv)

La semaine suivante (il faut bien se reposer un peu…), l’état d’esprit est le même à l’ACIL (association des coureurs d’Indre-et-Loire), que nous retrouvons le mardi, à 17 h 30 au Stade des Fontaines.
Créée en 1984, c’est l’association originelle des coureurs du coin. Aujourd’hui, ils sont une trentaine réunis pour cette rentrée. Jean-Marc Pesson (« 2 h 48’ au marathon… il y a trente ans ») préside aux destinées de l’association et Alain Barral, grand ancien, veille sur ses ouailles.

Tous les mardis, le groupe s’entraîne aux Fontaines jusqu’à 20 heures (« La location nous coûte 1,56 euro de l’heure, l’adhésion à 25 euros fait le joint », explique Jean-Marc Pesson), et parfois, il s’en éloigne. Nathalie, Christophe et le groupe se dirigent vers le lac des Peupleraies. Le dimanche, c’est plus long, direction Ballan-Miré, Joué, la côte de l’Épan.
Marathons, trails, 10 et 20 km sont dans le viseur du groupe… et toujours dans la bonne humeur.

Thierry Mathiot

Le Tour Vibration revient place Anatole-France

Huit artistes dont Keen’V et Amel Bent donneront un concert gratuit à Tours le samedi 14 septembre, comme nous l’explique Jean-Eric Valli, créateur du Tour Vibration.

« Je suis sûr que tu es celle que j’ai toujours attendue, chante Keen’V, alias Kevin Bonnet. J’aurais aimé te dire des mots que tu n’as jamais entendus ».
C’est avec ces romantiques paroles que débute « Rien qu’une fois », titre aux 88 millions de vues sur Youtube…

Cet artiste français, que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait – à peu de choses près – le regretté Charles Aznavour, va enflammer la place Anatole-France, le 14 septembre prochain, en bonne compagnie. La philosophie d’Amel Bent, les vocalises de LEJ, la douceur folk de Cocoon, la jeune pop de Lenni-Kim seront de la partie, tout comme Ken Carlter, Elephanz ou encore Holseek.

12 000 personnes à Tours

En tout, huit artistes programmés dans le cadre du Tour Vibration – du nom de la radio organisatrice – Yep’s, une tournée exceptionnelle de 5 concerts gratuits, dans 5 villes de la région.
« L’idée, c’est de permettre à tous les spectateurs et notamment à nos auditeurs de rencontrer en direct les artistes qui, pour une bonne part, font la programmation de notre radio », explique Jean-Eric Valli, Président du Groupe 1981, à la tête de 10 radios, dont Vibration et ses 243 000 auditeurs quotidiens. L’année dernière, 100 000 spectateurs se sont pressés lors de ces concerts gratuits, dont 12 000 personnes à Tours.

« Nous avons commencé il y a 5 ans avec 57 000 spectateurs, c’est donc une évolution très positive », ajoute Jean-Eric Valli. En tout, 39 artistes vont se partager l’affiche. Les adorateurs de Clara Luciani devront migrer à Châteauroux le 24 septembre, ceux de Soprano, à Blois, le 26 septembre, tandis que les accros à Black M ou Mika, pourront se donner rendez-vous à Orléans, le 28 septembre. Entre autres.

Flore Mabilleau


> Concert gratuit le 14 septembre, à 21 h, place Anatole France, à Tours.

En route pour le petit-déj’ gratuit à l’école

Le premier petit-déjeuner gratuit a été servi aux maternelles de l’école Marie-Curie, au Sanitas. Un dispositif pédagogique qui devrait être déployé ailleurs.

(Photo illustration Adobe Stock)

Les faits

En fin de semaine dernière, les grandes sections de la maternelle Marie-Curie ont pu dévorer un petit-déjeuner… gratuit à l’école ! Au menu ? Chocolat chaud, prunes, baguette viennoise. De quoi tenir jusqu’à midi. Ce sera désormais le cas une fois par semaine pour ces petit(e)s élèves de l’établissement situé au Sanitas.

Le contexte

Marie-Curie est pour le moment la seule école concernée en Indre-et-Loire. Mais d’autres devraient suivre les prochains mois. En effet, ce dispositif « Petit-déjeuner gratuit » devrait être déployé dans les écoles dites Rep et Rep+, volontaires dans le cadre du Plan pauvreté annoncé par le gouvernement.
À l’échelle locale, l’initiative a été lancée par la direction académique et la Ville de Tours.

Les enjeux

Familles qui manquent de temps, moyens financiers plus faibles, pas l’habitude… Les raisons sont nombreuses et le petit-déjeuner passe, de fait, souvent à la trappe.
Ce dispositif doit amener les enfants à commencer la journée avec un repas complet. Une enveloppe de 262 000 € a été allouée. Le but est également de proposer un petit- déjeuner équilibré. Le tout, accompagné d’un projet éducatif, comme l’éducation au goût par exemple.

Le point de vue

On estime que 15 % des enfants arrivent en cours le ventre vide dans les quartiers défavorisés. L’initiative du petit-déjeuner gratuit a donc tout d’une bonne idée, afin d’aider enfants et parents. C’est aussi l’occasion d’attaquer la journée sans manque et sans l’estomac dans les talons.
Vers la Toussaint, un bilan devrait être dressé. Suivant les conclusions, l’école Marie-Curie pourrait alors augmenter le nombre de ces petits-déjeuners hebdomadaires servis par la cuisine centrale de Tours.
D’autres écoles et d’autres villes pourraient également s’y essayer (Joué-lès- Tours, Saint-Pierre-des-Corps, etc.) et développer ce concept dans leurs zones prioritaires.

A.G.

Théâtre Olympia : le retour de Marivaux

Avec L’Île des Esclaves, Jacques Vincey, directeur du Théâtre Olympia, met de nouveau en scène un texte de Marivaux.

(Photo crédit Marie Pétry)

D’un côté, le désir et l’infidélité dans La Dispute ; de l’autre, l’asservissement et la domination dans L’Île des esclaves. Deux textes de Marivaux (1688-1763) que Jacques Vincey a décidé de mettre en scène à trois années d’intervalle.

« Ces deux textes courts, en un acte, sont des prétextes à traiter une question philosophique par le biais de la fiction, déroule le metteur en scène. À chaque fois, Marivaux installe les personnages dans une utopie : avec La Dispute, dans un lieu hors du monde où les gens ont grandi sans contact les uns avec les autres et qui pose la question de l’inné et de l’acquis ; avec L’Île des esclaves, dans un endroit où les esclaves ont pris le pouvoir et où l’on assiste à un inversement des rôles. »

Lancement de saison

Dans cette dernière création qui lance la saison 2019-2020 du Théâtre Olympia (mais qui a tourné en version foraine dans des établissements de février à juin), quatre naufragés, deux maîtres et deux esclaves débarquent sur une île étrange où les dominants deviennent serviteurs et où les asservis se transforment en patrons.
Sauf que le personnage d’Arlequin, devenu maître, refuse in fine la reproduction de ce système millénaire.

« Cette attitude interroge le fonctionnement de notre monde et amorce un nouveau récit, ouvrant la voie à d’autres possibles, à de nouveaux rapports entre les uns et les autres », analyse Jacques Vincey. Un texte porté par les cinq comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire (JTRC), qui, dans un épilogue ou un prologue de la pièce, vont s’exprimer à la première personne sur ces rapports de domination…


> L’Île aux esclaves, à partir du 25 septembre au Théâtre Olympia. 

Texte : Flore Mabilleau

Sarah Guyot : un kayak sur orbite olympique

Et si la Tourangelle Sarah Guyot avait les Jeux olympiques en ligne de mire ?

Bien sûr, elle n’est pas encore certaine à 100 % d’être dans un an à Tokyo. Une méforme ou une blessure peut la priver de ses troisièmes Jeux Olympiques, après ceux qu’elle a disputés à Londres (2012) puis Rio (2016).

Mais quelque chose nous dit que la championne de kayak, licenciée depuis 2005 au CKC de Tours, a quasiment son billet d’avion en poche pour le Japon, depuis les championnats du monde de Szeged (Hongrie), il y a quelques jours.

« En terminant deux fois 5e en K2 (avec Manon Hostens) et en K4 (avec Lea Jamelot, Sarah Troël et Manon Hostens), nous avons qualifié les kayaks pour les JO de Tokyo (24 juillet-9 août 2020), confiait-elle au lendemain des épreuves. Il reste maintenant à peaufiner la composition des embarcations. Mais il y a de fortes chances que les sélectionneurs s’appuieront sur les filles qui viennent de s’illustrer. »

De retour à Vaires-sur-Marne, en Ile-de-France, où elle s’entraîne toute l’année avec les meilleurs françaises, Sarah Guyot (28 ans), kinésithérapeute, n’oublie pas la Touraine, où elle a grandi et encore moins ses ambitions à venir.
« Je termine 5e à Rio en K1 200 m, il y a trois ans, alors qu’un podium était possible, se souvient-elle. Je pense que pour l’an prochain, mes meilleures chances reposent sur le K2 500 m. Mais comme au Brésil, ça s’annonce très serré. »

Si elle se refuse pour l’heure, à envisager de disputer les JO de Paris, en 2024 – elle aura alors 33 ans -, elle est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour monter l’an prochain sur le podium olympique.

Thierry Mathiot


SON COEUR, TOUJOURS EN TOURAINE
>>Née le 1er avril 1991 à Vannes (Morbihan), Sarah Guyot s’est ensuite installée avec sa famille à Loches. Son talent naissant l’a propulsée en 2005 vers le club de Tours. Elle garde de cette époque de somptueux souvenirs et des amis fidèles.

Livreur Uber Eats : « Les gens nous appellent quand c’est galère de sortir »

#VisMaVille Depuis cet été, Nima* travaille pour la plateforme Uber Eats en tant que livreur de repas à domicile. L’objectif pour cet étudiant sportif ? Augmenter ses revenus en pédalant, même si l’été, les commandes se font plutôt rares.

Assis sur une marche, dans une ruelle du Vieux Tours, Nima* attend sa commande aux côtés d’une dizaine d’autres livreurs.
Baskets aux pieds, vélo prêt à démarrer, le jeune homme âgé d’à peine 20 ans, prend son mal en patience, son téléphone portable incrusté dans la main.

C’est ce smartphone qui lui indiquera le restaurant où il devra, ni une ni deux, aller chercher un repas pour ensuite le livrer.

Cet été, cet étudiant des Tanneurs a débuté son travail pour Uber Eats. Boursier, animateur durant les vacances, ce sportif positif a trouvé grâce à ce job le moyen « de se faire un billet à tout moment ».
Contrairement à nombre de ses collègues, pour qui la livraison à domicile est un travail vital, à l’année, parfois 7 jours sur 7, c’est un plus pour Nima. « J’ai créé mon statut d’auto- entrepreneur, je travaille pour Uber Eats quand j’ai le temps », explique-t-il simplement.

« Pour être livreur, il faut un bon vélo ; moi, on m’en a prêté un, tout comme le sac Uber Eats, pour lequel j’aurais dû laisser une caution de 120 €. Je suis en mode dépannage ! » plaisante-til. En un clic, une fois connecté, le jeune homme est géolocalisé et peut dès lors être sollicité à tout moment.

Ou pas. Car les temps d’attente pour ces travailleurs précaires, dont le nombre augmente, sont parfois très longs. « Les gens nous appellent plutôt quand c’est galère de sortir, analyse Nima. Comme par exemple, en hiver, lorsqu’il fait trop froid ou qu’il pleut… ».
Sans compter que l’algorithme qui dispatche les commandes à ces coursiers reste un vrai mystère. « Si je ne me connecte pas durant deux jours, mes commandes baissent » souffle d’ailleurs l’un d’entre eux.

Ses horaires ? « En attendant la rentrée, je travaille de 11 à 14 heures et le soir de 19 h à minuit, détaille-t-il. Si cela marche bien, je peux continuer jusqu’à 2 heures. Si cela ne marche pas, je peux rentrer vers 22 heures ». Chaque course lui rapporte en moyenne 5 €, soit 2,50 € minimum par commande, à quoi s’ajoutent 1,30 € par kilomètre parcouru (aller) et 1 € à la livraison.
« Une soirée, je n’ai eu que des commandes en haut de la Tranchée, se souvient-il. À la fin, j’ai poussé mon vélo. Je n’en pouvais plus. »

Les mauvais jours, les commandes et le nombre d’euros gagnés se comptent sur les doigts d’une main.

*Le prénom a été modifié

Flore Mabilleau

Le Bon Temps : resto tradi comme chez mamie

Le Bon Temps a remplacé le 5G à deux pas de Jean-Jaurès. Maintenant, c’est resto tradi et cuisine de grand-mère au menu !

« Quiii veut de la cuisine de grand-mère, quiii veut ? » Celles et ceux qui ont levé la main doivent déjà connaître Le Bon Temps, situé à deux pas de la place Jean-Jaurès.
Cet établissement remplace l’ancien 5G dont on avait également parlé en ces pages.

Le Bon Temps, quant à lui, a changé de carte et d’esprit. Le credo ? « Faire revivre une cuisine oubliée, une cuisine traditionnelle, celle que nos grands-mères savaient faire avec trois fois rien. » Bref, de la popote comme chez mamie avec des plats simples. Et surtout, à petit prix. Car ici, le menu ne s’affiche que très rarement au-dessus de 12 € (lire ci-dessous). On reste dans la « modestie », tant dans l’assiette qu’au niveau des tarifs.

Tête de veau sauce Gribiche, poitrine de veau ou encore saumon au four se disputent la carte. Pour nous, ce sera le faux-filet sauce au bleu, accompagné de pommes de terre.
Tout est servi dans une vaisselle de maison de campagne. C’est rétro et authentique. Pas de chichis, pas de prétention : ce n’est pas le but ici. On reste dans le fait-maison grâce au chef Léo Margueritat.

Tout est servi avec le sourire par une chouette équipe et, en ce vendredi ensoleillé, avec rapidité. En dégustant notre plat en terrasse, on jette un œil par la vitre pour regarder la salle du Bon Temps : tables bistrot, beaucoup de blanc et de luminosité.
C’est l’ambiance à l’ancienne, collant parfaitement à ce style d’établissement qu’on appelle « bouillon ». De quoi changer un peu et apporter quelque chose de différent à la place Jean-Jau.

En sortant de table, on se dit qu’on a mangé correctement, que la portion était suffisante pour un déjeuner du midi rapide et, surtout, que le rapport qualité-prix est difficilement mis en défaut. Un restaurant sympa et tout en simplicité qui devrait apparaître comme une cantine du midi adéquate pour les amateurs de cuisine basique et traditionnelle.


> Le Bon Temps, 5 avenue de Grammont, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de midi à 14 h et de 19 h à 22 h.
> Contact 02 47 20 58 48 ou sur restaurantlebontemps.fr / contact@restaurantlebontemps.fr / ou sur Facebook

> Tarifs : Ce jour-là, en prenant le faux-filet et une pinte de bière (*attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé), nous avons eu une addition à 19 €. Soit 12,50 € pour le plat et 6,50 € pour la boisson. Pour le reste de la carte, les plats oscillent entre 7,90 € (la saucisse fumée poelée) et 12,50 € (la dorade grillée) avec une moyenne de 8,50 € (coq au vin, côte de porc…). Les entrées vont de 1 € à 5,90 € et comptez moins de 3 € pour un dessert ou du fromage. 

Aurélien Germain

Horoscope WTF du 3 au 10 septembre 2019

Quoi de mieux, pour accompagner votre rentrée, qu’une petite dose d’astrologie 100 % véritable ?

Bélier

Amour

Félicitations, vous avez
touché le fond mais vous continuez
à creuser.

Gloire

Avoir Christophe Maé
comme modèle de réussite ne
vous mènera à rien.

Beauté

Il faut s’y faire, vous
ressemblez à un blob fish
lorsque vous râlez.

Taureau

Amour

Vous avez l’embarras du
choix, puisque tout le monde vous
désire, vous veut, vous GNAAAH.

Gloire

Les chauves vous veulent
du bien.

Beauté

Le gras, c’est la vie.

Gémeaux

Amour

L’être aimé vous aime surtout
de dos. (normal, vous avez de
belles fesses)

Gloire

La constellation du Gilbert
Montagné vous voit un avenir radieux.
Ça vaut c’que ça vaut.

Beauté

Les belles fesses, on a dit !
LES BELLES FESSES !

Cancer

Amour

Votre envie de chair fraîche
et votre libido en feu auront votre
peau.

Gloire

Personne ne vous écoute.
Mais c’est pour ça qu’on vous aime.

Beauté

Le saviez-vous ? Le vrai
nom de Julien Lepers est Ronan Gerval
Lepers. Ouaip, ça calme.

Lion

Amour

« C’est quand on touche le
fond qu’on rebondit » (parole de culde-
jatte)

Gloire

Vous n’avez visiblement pas
été vendu(e) avec du second degré.

Beauté

Des airs de bébé lamantin.

Vierge

Amour

Douchez-vous avec les
larmes de votre ex. POH POH
POOOH.

Gloire

On se sent toujours moins
bête en vous parlant.

Beauté

Les Vierges sont beaux
comme le jour. Surtout la nuit.

Balance

Amour

La libido aussi grosse
qu’une Berlingo.

Gloire

Prenez le destin du monde
en mains. Seuls les Balances sont
parfaits pour ce rôle.

Beauté

Les Balances sont également
les plus canons. On ne dit pas
ça parce que l’astrologue est Balance,
hein.

Scorpion

Amour

Oubliez pas, on n’est toujours
l’ex de quelqu’un. Allez bisou !

Gloire

Votre avenir est comme
toutes les photos que vous prenez :
flou.

Beauté

L’anti-cernes est votre ami.

Sagittaire

Amour

L’ivresse vous presse quand
on vous caresse les fesses. (roh, c’est
beau)

Gloire

Eh ouaip mes gnous, l’astrologue
est poétique. Et vous aime.
Allez cadeau.

Beauté

En revanche, vos airs de
morse quand vous êtes en rut, c’est
plus possible.

Capricorne

Amour

L’étoile du Stevie Wonder prédit que I just caaalled to say I love youuu.

Gloire

Rah, ça fait du bien un peu
d’amour dans ce monde de brutes et
dans votre triste vie.

Beauté

Votre dignité s’est échouée
telle une tong sur l’autoroute.

Verseau

Amour

Finis les tabous ! Désormais,
vous ferez l’amour tout(e)
nu(e) !

Gloire

N’écoutez pas les gens, gardez
intacte votre passion du naturisme.

Beauté

Comment ne pas avoir la
classe quand on sort avec un(e) Verseau
?

Poissons

Amour

Trempez-la dans l’huile,
trempez-la dans l’eau, ça fera un escargot
tout chaud. Et ça pimentera
votre vie coquine.

Gloire

Quoi de mieux que de traîner
avec des Poissons, les best of the
world ?

Beauté

Votre dégaine laisse à penser
que vous jouerez dans le prochain
Walking Dead.

TGV Tours-Paris en 1 h : la promesse impossible ?

Le trajet Tours-Paris en TGV et en une heure, c’est de l’histoire ancienne et cela ne facilite pas la vie des usagers. Mais la sécurité n’est-elle pas à ce prix ?

Sabine, 42 ans, a attaché son vélo devant la gare de Saint-Pierre-des- Corps. Pas d’inquiétude. Son train, « celui de 7 h 54 », arrive dans un quart d’heure. Sur la voie numéro 2, elle patiente comme une bonne centaine d’autres personnes. Souriante.

On est lundi matin, fin août, les vacances sont déjà loin et pour elle le train-train quotidien a repris depuis un mois.
Un mois ? En fait, il dure depuis huit ans. Sabine fait partie des 1 300 « banlieusards parisiens » vivant à Tours ou tout près et qui, chaque jour, effectuent matin et soir le trajet aller-retour entre Saint- Pierre-des-Corps et la capitale.

« Nous vivions près de Paris. Je suis venue à Tours parce que mon conjoint était muté. Au moment de décider, on avait noté qu’il y avait de nombreux TGV, chaque jour, en circulation ; qu’ils mettaient moins d’une heure. Et puis mon travail dans un cabinet d’avocats est proche de la gare d’arrivée, quartier Montparnasse. »
En fin d’après-midi, Sabine « attrape » le TGV de 17 h 26 pour rentrer au bercail. « À l’aller, en ce moment, comme il y a des travaux, je mets 1 h 12 et au retour, j’arrive à 18 h 39. Même durée à peu près. Le temps de récupérer mon vélo et je suis à la maison avant 19 h 30. En théorie… »

« Loin de l’eldorado promis »

Car c’est bien là le hic pour Sabine, un peu fataliste, ou Romain, 38 ans, cadre bancaire, beaucoup moins « philosophe » et habitué de la ligne TGV. « On est loin de l’eldorado promis, il y a une dizaine d’années, insiste-t-il. Il fait chaud, les trains ralentissent ; il fait froid, les trains ralentissent aussi. Novembre arrive, et ce sont les chevreuils qui viennent percuter les trains. Le TGV s’arrête une demi-heure. Et parfois, on stoppe parce c’est le TGV précédent qui a un pépin. L’accumulation des retards me stresse à l’aller. Quant au retour, c’est parfois une vraie galère. Vous espérez être chez vous pour 20 heures, et vous rentrez à 22 heures. La soirée est finie surtout quand on se lève un peu après 5 heures, le lendemain matin pour chopper le TGV de 6 h 20 et repartir travailler. »

La SNCF ne se défile pas devant la réalité de l’allongement des trajets entre Saint-Pierre-des-Corps et Paris. Si la durée actuelle dépasse allègrement 1 heure (de 1 h 02 à 1 h 15 suivant les TGV), c’est à cause de travaux sur les aiguillages à Dangeau (118 km de Paris).
Ils dureront jusqu’en octobre. Après, un train sera en mesure d’effectuer le trajet en 57 minutes (9 h 02). Mais dès que le TGV effectue un arrêt près de Vendôme, le temps de voyage s’accroît.

Pour ce qui concerne l’accumulation des retards, la SNCF affiche là aussi des statistiques efficaces : 90 % (environ) de trains à l’heure entre Tours et Paris. La comparaison des chiffres avec d’autres lignes, notamment dans le sud-est, plaide en faveur de ces résultats.

Et pourtant, comme l’a relevé l’association des usagers de la ligne Tours-Paris : « Si l’on se base sur certains trains du matin et ceux du soir au retour, la ponctualité diminue énormément. » La SNCF, qui avait misé toute une campagne de communication sur la ponctualité de ses trains, au début des années 2000, a changé d’optique, comprenant qu’il suffisait d’un retard mal vécu par un usager pour brouiller le message publicitaire. Me Alexis Lepage, avocat à Joué-lès-Tours, a potassé le sujet des retards et des compensations insuffisantes.

Compensations insuffisantes

« La SNCF ne reconnaît contractuellement que deux obligations lorsqu’elle vous vend un billet, explique-t-il, celle de vous acheminer à votre gare de destination et celle de vous transporter en sécurité. En revanche, rien sur le respect du temps de trajet et des conséquences pour vous en cas de retard. Certes, elle a mis en place un barème de remboursement partiel en fonction de sa responsabilité, mais à aucun moment elle ne prend en compte les conséquences (nuit d’hôtel, autre billet à acheter) et les préjudices (avion raté, entretien professionnel annulé, etc.) que peut vous faire subir un retard. »

Sécurité et ponctualité ne sont jamais mis en balance dans l’échelle des responsabilités et des métiers à la SNCF. Comme le confie un conducteur de TGV :
« Mon devoir est de vous transporter en toute sécurité à votre gare d’arrivée. Nous avons des procédures de vitesses très précises. Un TGV lancé à 300 km/h et qui doit passer à 160 km/h pour une raison extérieure (un choc, la météo, etc.) va perdre beaucoup de temps. Entre Saint-Pierre et Paris, nous sommes à vitesse maximum. Dès qu’on ralentit, cela se répercute sur votre heure d’arrivée. » Inéluctable.

> Lire les explications d’un conducteur de TGV juste ici ! 


Texte : Thierry Mathiot / Photos : Adobe stock

Retards et trains bloqués : tout s’explique

Un conducteur de TGV explique les raisons des retards ou les conséquences d’un train bloqué sur la voie.

Le rôle des conducteurs de TGV est essentiel car de leur jugement peut dépendre les fluctuations du voyage. En dehors bien sûr des pannes qui peuvent advenir et qui stoppent le train.

« Sur le trajet entre Saint-Pierre et Paris, le TGV est à flux tendu, analyse l’un d’entre eux. Les procédures de vitesse sont établies de façon à arriver à l’heure prévue. Le moindre changement a des conséquences. À Paris, un régulateur m’envoie des informations pour éventuellement faire baisser ma vitesse, en cas de ralentissement ou d’arrêt du train précédent. Cela passe par l’ordinateur. Il n’est pas obligé de me donner toutes les informations circonstancielles. Le contrôleur, en revanche, lui, est informé par un autre canal de façon à prévenir les passagers. Je suis moi-même en contact avec lui. »

Le conducteur s’appuie aussi sur son propre jugement. En cas de choc avec un animal, par exemple, il réduit la vitesse du TGV (de 300 km/h à 160 ou 80 km/h). Un bruit anormal après-coup l’oblige à s’arrêter. Il doit aller voir l’état de la rame. Si tout va bien, il repart mais faire toutes les manipulations de démarrage prend une dizaine de minutes.

« On nous parle souvent des trains bloqués à cause d’un autre qui est tombé en panne. Nous devons respecter une distance de sécurité de 12 km entre chaque TGV. Cela explique les retards en cascade. Mais, il n’y a rien d’autre à faire. » En cas d’intempérie, les caténaires, ces fils électriques chargés d’alimenter le TGV en électricité, sont vulnérables. La chaleur, la neige, le froid et le givre sont des menaces.

« Quand il neige, un TGV circule tôt le matin à vide pour ouvrir la voie et nettoyer les caténaires. C’est le train traceur ou train balai. Il ne dépasse pas 220 km/h. » En cas de collision humaine, l’intervention des forces de l’ordre et de la justice est nécessaire. Une procédure raccourcie existe mais elle entraîne un retard minimum de trois heures.
Plus anecdotique mais cause de retard, la SNCF a noté la recrudescence d’actes de vandalisme sous la forme de détérioration des grillages près des voies.

Th. M.


> EN CHIFFRES

615 ⇒En euros, le coût mensuel d’un abonnement en 2e classe pour voyager en TGV entre Saint-Pierredes- Corps et Paris. Les tarifs sont dégressifs pour les 2e et 3e années.

19 ⇒Le nombre de trains qui circulent au départ de Saint-Pierre-des- Corps pour se rendre à Paris, le lundi, 14 TGV et 5 TER. Le TER rejoint Paris-Austerlitz entre 2 h 03 et 2 h 25 et il est souvent bondé.

4 000 ⇒Le nombre de personnes vivant à Tours ou sa périphérie se rendant à Paris pour travailler dont 1 300 qui effectuent l’aller-retour chaque jour.

Apollo 11 : documentaire fabuleux et immersif

On revit les premiers pas de l’Homme sur la Lune avec le documentaire Apollo 11, une réussite de bout en bout. Attention, il ne sera diffusé en salles que du 4 au 8 septembre !

Un documentaire, sans voix off. Un documentaire, mais surtout une virée aux côtés des astronautes de la mission Apollo 11 et du centre de contrôle. Pour un voyage sublime vers la Lune et les premiers pas de l’Homme.

Disons-le de suite, ce docu signé Todd Douglas Miller est à couper le souffle. Il fera office, et pour longtemps, de témoignage incontournable.

Apollo 11 se distingue notamment des autres films par sa réalisation à partir d’images 70 mm inédites. Miller les a restaurées et leur offre une seconde vie. Et le résultat est prodigieux.
Les couleurs riches, les contrastes saisissants et d’une profondeur inouïe permettent aux détails de se révéler.

Spectaculaire de À à Z (la séquence de l’alunissage est si forte que notre cœur palpite comme devant le plus stressant des thrillers !), boosté par un travail sonore admirable, il laisse aussi les discussions internes à la NASA servir de narration. Le tout est enrobé d’une partition musicale splendide.
Une construction tellement réussie qu’elle offre une alchimie folle à la relation image/son.

Avec le choc esthétique provoqué et cette expérience viscérale, Apollo 11 est un documentaire qui vous envoie en orbite. Fabuleux.

Aurélien Germain


> Documentaire (USA) de Todd Douglas Miller. Durée : 1 h 33.
> Attention, au cinéma du 4 au 8 septembre uniquement !

Obésité : Ob’in Tours, l’asso qu’il faut

Ob’in Tours vient en aide aux personnes souffrant d’obésité. L’asso vient d’ouvrir un local et collabore avec des restaurants qui proposent des menus adaptés. Émilie Chevallier, présidente, explique.

Emilie Chevallier est présidente d’Ob’in Tours. (Photo NR)

C’est quoi l’association Ob’in Tours ?
C’est le point de rencontre pour les patients souffrant d’obésité et qui ont déjà ou veulent pratiquer une chirurgie bariatrique (réduire la taille de l’estomac – NDLR). Nous organisons des réunions mensuelles avec des professionnels de la santé, des réunions de parcours. L’asso travaille avec des médecins de la clinique de l’Alliance. Car après l’opération, on repart comme un nourrisson, on réapprend à manger.

Vous ouvrez un local ce 4 septembre au 1 allée Jean-Cocteau…
On y trouvera des activités comme la zumba adaptée, avec des intervenants qui connaissent la maladie de l’obésité, de la sophrologie, du Pilates, des groupes de paroles, des cours de cuisine et une permanence.

Pourquoi parlez-vous de « l’effet baguette magique de l’opération » ?
Ce qui nous énerve souvent dans les médias, c’est que l’on montre uniquement l’énorme perte de poids après l’opération, mais on n’aborde pas le côté psychologique très difficile. Tout n’est pas rose, il y a aussi une fatigue immense. Ce n’est pas rien, on se réalimente, on doit se re-sociabiliser. Le chemin mérite d’être fait, mais c’est un sacrifice et une implication personnelle. Il faut prendre de nouveau soin de soi, car on s’était oubliés.

Vous avez mis en place une convention avec des restaurateurs de Tours pour réduire les portions.
Oui, je profite de tmv pour lancer un appel à candidats ! (rires) On a eu l’idée de repas adaptés aux personnes qui ont subi l’opération. On travaille avec des restaurateurs qui ont apposé un sticker sur leur devanture : ils font soit un plat réduit (portion moins 15 à 20 %) et donc moins cher, ou alors ils proposent des doggy bags pour les plats classiques. Il suffit au client de montrer sa carte d’adhérent Ob’in Tours. Pour l’instant, le Quai 37 a fait cette démarche. Là, on signe aussi avec les Bonnes Grillades, Poggio et Gus.

Selon vous, le regard sur l’obésité a-t-il changé ?
Ça reste délicat. Les gens qui n’ont pas été en situation d’obésité ne savent pas ce qu’on peut vivre. Les choses changent doucement, mais il reste de la discrimination, par exemple au travail. Commencer par sensibiliser dès l’école serait déjà bien. L’obésité est une maladie. Cela peut nous arriver à tous.

Propos recueillis par Aurélien Germain

> Infos sur obintours.com ou 06 60 72 99 07.

 

 

Swimcross : de sueur et d’eau

Prêt(e) à booster votre cardio ? Tmv est allé découvrir, du côté du Centre aquatique de Tours, le swimcross. Plongez dans le bain avec nous.

Pour faire simple, le swimcross, c’est un grand mix entre des exercices qui se font sur le bord du bassin, type burpies, abdos, squat jump, des exercices qui se font dans l’eau (obstacles à franchir…), de la course à pied et de la nage.

Du crossfit, on garde une certaine philosophie de l’effort, mais pas le côté traumatisant, puisque c’est quand même bien l’élément aquatique qui domine.
« En fait, le concept a été inventé par nous, les maîtres-nageurs pour varier un peu les plaisirs parce que manger du carreau, au bout d’un moment…», s’amuse Grégory, chef de bassin au Centre aquatique du lac.

Et depuis, la pratique fait tranquillement son petit bonhomme de chemin. Ce mercredi soir, ils sont une petite dizaine au rendez-vous, de tous les profils. « Chacun peut enchaîner les ateliers à son rythme, reprend Grégory. Et pas besoin d’être un champion de natation. »

La séance du jour est tout de même assez intense pour tout le monde. Six minutes d’un échauffement qui fait monter le cardio en flèche puis 25 minutes d’un parcours où s’enchaînent les ateliers autour du bassin, une boucle de course dans le Centre aquatique et 50 m de nage. Tout le monde a le temps de valider ses trois passages. On termine par quelques minutes de récup’ dans l’eau, en forme de débriefing et, aux dires des uns et des autres, ça vous fait quand même bien oublier les mojitos de l’été.


PRATIQUE

ours est une des quelques villes en France où l’on peut régulièrement pratiquer le Swimcross. Une séance dédiée a lieu chaque mercredi soir, de 19 h 30 à 20 h 15, dans le bassin de 25 m du Centre aquatique du lac.

À noter qu’un événement avait été organisé au même endroit à l’été 2018. Une centaine de concurrents s’étaient retrouvés sur un parcours qui comprenait une vingtaine d’ateliers, au Centre aquatique et autour du lac. On attend la deuxième édition…
> Renseignements : centre-aquatique- du-lac.fr

Léa Lecomte : 100 % pur foot

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, Léa Lecomte est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Léa Lecomte, 25 ans, est une vraie meneuse. Normal quand on a grandi dans une famille où le papa, Xavier, footballeur et entraîneur, a écumé tous les terrains de la région.

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, elle est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Au rendez-vous de la rentrée des équipes féminines, la semaine dernière à la vallée du Cher, elle espérait que son club allait profiter de l’engouement né de la dernière Coupe du monde.
« Nous comptions plus de 120 licenciées la saison dernière. Alors oui, on attend encore plus après cette Coupe du monde très médiatisée mais s’il y avait beaucoup de filles devant la télé, cela ne veut pas dire qu’elles vont toutes se transformer en joueuses. »

Le club a pourtant, un nouvel atout dans sa manche : le 10 décembre dernier, il a reçu le label école de foot féminine, niveau Or qui vient récompenser le travail des équipes autour du projet sportif, associatif, éducatif et du projet d’encadrement et de formation. Vital.


Thierry Mathiot

Bac : moins d’épreuves, mais pas moins de stress

Nouveau bac, nouvelle configuration. Mais pas de quoi enlever la dose de stress qui va avec…

Le bac 2021 auquel seront confrontés les élèves entrant cette année en première aura une configuration inédite. Quatre épreuves, comptant pour 60 % de la note finale, seront organisées en juin : la philosophie et deux spécialités à l’écrit et un grand oral de 20 minutes adossé aux spécialités.

« On voit rapidement où est le bénéfice, indique un enseignant tourangeau. Quatre épreuves au lieu de dix aujourd’hui, la différence en terme de coût financier a certainement été quantifiée. Mais ce n’est plus le même bac qu’aujourd’hui… »
Les 40 % complémentaires de la note seront obtenus par le contrôle continu et les notes du livret scolaire… « Là encore, insistent les enseignants, il est une nouvelle fois question d’économie. Les établissements savent organiser des bacs blancs plusieurs fois dans l’année. Les professeurs sont mobilisés. On s’arrange, pas de soucis. Le contrôle continu, on sait faire pour pas cher. »

Une autre enseignante de Tours s’interroge toutefois : « Je ne suis pas certaine que les contrôles continus auront la même valeur selon les établissements. Ma crainte est que, à l’avenir, des bacs obtenus dans certains lycées soient survalorisés par rapport à d’autres. Un contrôle continu reflète toujours le niveau d’une classe. »

L’ombre de Parcoursup

Et si, se demandent certains, derrière la grande réforme des lycées et du bac, on retrouvait la plateforme Parcoursup destinée à répondre aux vœux des élèves pour leur « placement » dans le supérieur ?
« Il est clair et pertinent d’envisager qu’en fonction des spécialités choisies en seconde et première, Parcoursup soit en mesure de faire des projections sur les besoins à venir, constate un enseignant tourangeau. Et là, on inverserait totalement l’utilité de Parcoursup. Les lycées deviendraient des flux d’élèves et Parcoursup indiquerait vers quelle spécialité il faut envoyer nos jeunes. »

Au-delà d’une analyse « orwellienne » de la réforme des lycées, le Snesup.FSU, syndicat enseignant et la FCPE, association de parents d’élèves, ont, à plusieurs reprises, interpellé le ministre pour lui faire part de leur inquiétude face à l’accroissement du stress des élèves et des familles à partir de la seconde.

« Il ne faudrait pas que les années lycées deviennent les années galères d’un choix d’avenir raté ou réussi pour un choix de spécialités quand on a 15 ans », indique un parent d’élève. Les enseignants, inquiets du stress grandissant de leurs jeunes élèves, tirent eux-aussi la sonnette d’alarme.

Texte : Thierry Mathiot

Beaux-arts : « C’est un endroit assez magique »

#VisMaVille Son métier pourrait se résumer en trois verbes : « conserver, étudier et exposer » les œuvres d’art dont il a la charge. François Blanchetière est conservateur du patrimoine au musée des Beaux-arts de Tours.

François Blanchetière est conservateur du musée des Beaux-arts de Tours depuis 2017

Le bureau de François Blanchetière se niche dans la partie gallo-romaine du musée des Beaux-arts de Tours.
Après onze années passées au musée Rodin, à Paris, le conservateur du patrimoine s’est installé, en janvier 2017, dans l’ancien palais des Archevêques, au pied de la cathédrale de Tours. Tout près des chefs-d’oeuvre : ici un petit Rembrandt, là un Rubens, pour les noms les plus connus du XVIIe.

« Un endroit assez magique, confesse-t-il. C’est un lieu que je découvre encore et qui continue de m’éblouir. »
Le bâtiment, aux origines antiques, conserve de sa superbe même s’il accuse le poids des ans. « C’est un des derniers grands musées de France à ne pas avoir été rénové », regrette-t-il.

Le travail de François Blanchetière ? À 42 ans, ce spécialiste de l’histoire de l’art est responsable de l’ensemble des sculptures, ainsi que des collections modernes et contemporaines (XIX-XXIe siècle) du musée, abritant quelques joyaux, comme une peinture de Delacroix, une Diane chasseresse de Jean-Antoine Houdon ou un Balzac drapé d’Auguste Rodin.

Ce multi diplômé (également multi tâches) doit s’assurer que les œuvres d’art souffrent le moins possible des blessures du temps ; il supervise leur restauration, les étudie afin de découvrir « d’où elles viennent, ce qu’elles racontent » et les donne à voir, via des expositions permanentes ou temporaires. Il lui arrive même de les accompagner à l’étranger. L’année dernière, il a ainsi suivi son Delacroix jusqu’à New York.

Après Balzac, Olivier Debré

La recherche, « c’est le coeur de métier », celui pour lequel ce passionné s’affaire dans les réserves, étudie des documents, scrute des archives, à Tours mais aussi ailleurs. Un temps un peu trop court à son goût. La vie d’un conservateur se passe aussi, plus prosaïquement, derrière un ordinateur, à répondre à des mails, à manager, à participer à des réunions (programmation, budget, etc.) ou encore à animer des visites.

Le conservateur a ainsi aimé commenter l’exposition « Monumental Balzac » dont il est le commissaire et qu’il a fait découvrir au public une vingtaine de fois. À l’automne 2020, c’est à Olivier Debré qu’il consacrera ses discours. François Blanchetière travaille actuellement à une exposition consacrée au peintre, à l’occasion du centenaire de sa naissance.


Texte et photos : Flore Mabilleau

Réforme du bac : le grand chamboule-tout

Branle-bas de combat dans les lycées tourangeaux où, le 2 septembre, la réforme aboutissant en 2021 à l’instauration d’un nouveau bac, enclenche la première ! Finies les séries S, ES, L… sauf pour les élèves de terminale, cette année. Place aux spécialités. Ça grince chez les profs et ça cogite dur dans les familles. Explications.

« C’est comme si on avait pris toutes les matières des séries S, ES, L, qu’on en avait modulé les horaires, puis ajouté deux ou trois autres disciplines, comme le numérique. Tout cela mis dans un grand sac, on aurait ensuite proposé aux élèves de se construire un parcours scolaire à la carte, en fonction de quelques critères, façon règle du jeu. À l’arrivée, un même bac pour tous. Bonjour le progrès ! Bonjour la pédagogie ! »

La réaction de ce professeur d’un lycée tourangeau d’enseignement général, pour aussi radicale qu’elle puisse paraître, témoigne d’un profond désarroi et de grandes craintes dans le corps enseignant à quelques jours de la rentrée des classes.
Alors, complètement révolutionnaire et casse-tête cette réforme qui verra, cette année, les élèves de première essuyer les plâtres du nouveau dispositif ?

 

L’inquiétude est également de mise dans les familles. Gabriel, 16 ans, élève au lycée Grandmont, a déjà goûté, l’an passé en seconde, au petit jeu du choix des spécialités qui feront désormais le sel du bac.
« Mes parents avaient des références claires avec les séries ES, L, S. Mais là, on nous a demandé de choisir trois spécialités que je devrais suivre en première parmi une douzaine proposée. Ça a été compliqué de faire un choix, alors avec mon père, on a décidé que je ferai des maths, parce qu’il faut faire des maths, et puis j’ai pris histoire-géo et sciences de la vie et de la terre pour varier le plus. »

« Usine à gaz »

Ce que Gabriel ne précise pas, c’est qu’avant la fin de l’année scolaire, il devra décider d’abandonner en terminale une de ces spécialités, tout en ayant été noté dessus dans le cadre du contrôle continu comptant pour le nouveau bac 2021.
« On voit déjà l’étendue de l’usine à gaz qu’on nous a concoctée », insiste un autre enseignant de Tours. Qu’ils soient professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT), de physique-chimie, d’histoire-géo ou de lettres, une très grande majorité des enseignants ont, à travers les syndicats ou par leur propre voix, fait part de leur inquiétude sur la déstabilisation complète du dispositif pédagogique que risque d’engendrer, selon eux, cette réforme.

La retenue des copies du bac a été, en juin dernier, une des manifestations fortes de la contestation. La déstructuration du modèle de la classe telle qu’elle existait jusqu’à maintenant avec les séries — « Sur un groupe de 35 élèves, dix feront physique-chimie, pendant que cinq autres iront en spécialité numérique, dix autres en Littérature étrangère, etc. Quelle pagaille ! », constate un autre prof —, mais aussi la mise en concurrence des matières-spécialités auprès des élèves, insécurise le corps enseignant.

« Coup d’arrêt à l’hégémonie des maths »

« Cette réforme avait pour but de ne plus faire la part belle à la filière S. Son but était de mettre un coup d’arrêt à l’hégémonie des maths. Résultat : dans mon lycée 90 % des élèves ont choisi les maths en spécialité. Et c’est bien normal, ça les sécurise », poursuit, désabusé, cet enseignant de SVT qui craint aussi d’avoir moins d’heures de cours si les élèves se détournent de sa matière, ou alors de devoir se dédoubler dans plusieurs établissements.

Destinée à limiter les échecs des étudiants dans le supérieur, en projetant les élèves dès la seconde vers leur devenir, la réforme des lycées et du bac porte également, selon les observateurs et les syndicats d’enseignants, la patte du pouvoir politique en place.
« C’est un changement de monde, insiste un professeur tourangeau de physique-chimie. Les proviseurs vont devenir des chefs d’entreprise, les élèves des utilisateurs et les enseignants seront des coachs, des managers. On me demande de faire de l’orientation pour les élèves mais ce n’est pas mon métier ! Je suis devenu professeur pour transmettre un savoir et pas pour devenir manager d’un groupe de jeunes. »

Dans tous les lycées tourangeaux, la tension a été palpable entre les hiérarchies administratives, tenues à un droit de réserve compréhensible, les profs inquiets et les familles dans le doute. Certains profs veulent toutefois être optimistes. Attendre que les choses se mettent en place. Car pour beaucoup, une réforme était nécessaire.

Une enseignante en lettres qui constatait que la liberté laissée aux enseignants de choisir les œuvres, support de leurs cours, engendrait de réelles inégalités entre les élèves lors du bac, regrette que le nouveau dispositif, au lieu de sélectionner un nombre moyen d’oeuvres littéraires en première, ait limité à trois les ouvrages par thème d’études.
« On passe de tout, et parfois n’importe quoi, à très peu et très dur. Ainsi, parmi les œuvres proposées au bac de première à des élèves qui ne sont, en majorité, pas littéraires, on trouve pour juin prochain une oeuvre de Marguerite Yourcenar que j’ai moi-même étudiée en classe supérieur d’hypokhâgne à la Sorbonne. »

Le constat est hélas le même pour les mathématiques, où désormais, seul l’ancien niveau de S sera au programme. Peu de chances donc pour les futurs économistes branchés, littéraires un peu lunaires ou humanistes bien-pensants de parvenir à conserver les maths jusqu’en terminale !


Texte : Thierry Mathiot / Photos Adobe Stock – Phovoir

Horoscope WTF du 28 août au 3 septembre 2019

« IL » est de retour. Revoilà l’astrologue de tmv après de loooongues vacances dans sa villa en or située dans un quelconque paradis fiscal. La dose d’horoscope, c’est par ici !

Bélier

Amour

Coucouuuuu ! Alors, l’astrologue
vous a manqués mes p’tits
gnous ?

Gloire

Oh ! Regardez sur votre
droite. Y a votre ego qui se barre…

Beauté

Voilà, c’est tout. À la semaine
prochaine pour d’autres prédictions
astrologiques moisies.

Taureau

Amour

Copulez avec un(e) communiste.

Gloire

Et si vous vous lanciez dans
le tuning de motocrotte ?

Beauté

Z’êtes sûrs que ça va ? Vous
êtes pâle comme une fesse.

Gémeaux

Amour

En amour, vous êtes
l’équivalent d’une touillette
pour le café : parfois utile, toujours
fragile.

Gloire

C’est un fait, votre air
de pigeon ne vous attire que des
ennuis en société.

Beauté

Finalement, de loin,
vous ressemblez à une galette-
saucisse.

Cancer

Amour

Votre ultime preuve
d’amour ? Percer les points noirs de
l’être aimé

Gloire

Cette semaine, vous vous
engueulerez avec votre boss. Et vos
amis. Et votre oncle. Et le boucher.
Et mamie. Bref, semaine pourrie.

Beauté

Demain, les pompiers
viendront vous désincarcérer de
votre slip.

Lion

Amour

Votre passion libidineuse
pour Stéphane Bern commence à inquiéter
votre entourage.

Gloire

Tout le monde sait que
votre vie professionnelle se barre en
cacahuète. Sauf vous.

Beauté

En parlant cacahuète,
faites le plein de Curly vu que vous
n’avez pas d’amis.

Vierge

Amour

La constellation de la
Christine Boutin prédit que vous
vous marierez avec votre cousin(e).

Gloire

Au boulot, vous prenez racine…

Beauté

… Normal, avec votre
tronche de vieille branche. OUARF.

Balance

Amour

Chaque jour qu’un(e) Balance
fait l’amour, un bébé phoque
meurt dans le monde.

Gloire

La constellation de Diam’s
rappelle qu’alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne, nan nan c’est
pas l’école qui nous a dicté nos codes.

Beauté

Vous sentez bizarre.

Scorpion

Amour

Aimer, c’est tout partager.
Même ses croûtes de pizza fourrées
au fromage.

Gloire

L’avenir appartient à ceux
qui croivent que le Bescherelle c’est
pas utile.

Beauté

Vous étiez plus sexy en
juin.

Sagittaire

Amour

Tout le monde connaît vos
délires louches sous la couette.

Gloire

Vous saviez que Plastic
Bertrand était mort ? Il s’est assis sur
un radiateur et il a fondu. (allez A+
pour de nouvelles blagues)

Beauté

Le charisme d’un lardon.

Capricorne

Amour

Vous avez un faible pour
les seniors.

Gloire

Ma boule de cristal est un
peu sale, mais apparemment vous
mangerez des canaris cette semaine…

Beauté

Ou des panaris. À vous de
choisir, camarade !

Verseau

Amour

On vous rappelle qu’il est
interdit de garder vos chaussettes
pendant l’acte…

Gloire

… (ouais ouais, faites pas les
innocents hein)

Beauté

Votre corps parfait ne
laisse pas les Poissons indifférents.

Poissons

Amour

Mmh, c’est plutôt tendancieux
avec les Verseaux. Graou !

Gloire

Le néant.

Beauté

Voulzy me dit que vous
avez un truc qui vous colle encore au
coeur et au corps. (et c’est dégueulasse)

Kat’s Coffee : café et poutine québécoise à Tours

C’est la rentrée. L’équipe de tmv continue donc de tester des restaurants pour vous guider. Cette semaine, place au tout nouveau Kat’s Coffee qui propose aussi – ô miracle – une spécialité québécoise : la poutine !

Poutine. Un seul mot, un seul argument qui nous a poussés à franchir la porte du Kat’s Coffee, installé cet été rue du Commerce. Tabarnak oui ! Parce qu’ici, on sert ce fameux plat emblématique de nos amis québécois.

Ni une, ni deux, notre sang de caribou n’a fait qu’un tour : on a donc galopé pour goûter la chose !

La poutine, donc, c’est ce mets composé de frites sur lesquelles est versée une sauce brune typique avec du fromage qui « fait couic-couic » comme on dit là-bas. Les hôtes des lieux, aimables et dynamiques, précisent que leur poutine est faite maison. Les frites, déjà, mais aussi la sauce.
Au Kat’s Coffee, on a fait le choix de la préparer moins épaisse qu’au Québec (c’est bien mieux pour le bidon), mais elle a tout autant de goût. Ouf !

Pour le reste, le cheddar en grain commence à fondre doucement sur l’ensemble lorsqu’arrive l’assiette. Des petits bouts d’oignons rouges et cébette finissent de parfumer le tout. En bouche, c’est du tout-bon et surtout, ça ne pèse pas sur l’estomac.

Bien préparée et toute en saveur, la portion n’est pas bourrative. Les plus gourmands peuvent ajouter un supplément pastrami ou porc effiloché.

Mais loin de se contenter du côté snacking anglo-saxon, le Kat’s Coffee propose aussi une salade du moment joliment composée et bien garnie. C’est ce qu’avaient choisi nos voisines (plus raisonnables que nous !) ce midi-là.

À la carte également, des burgers de pulled pork — de l’épaule de porc effiloché — avec du pain artisanal, mais aussi des soupes, du cidre et une intéressante carte de bières artisanales et locales. À cette sympathique adresse, où le duo de propriétaires a tout fait de A à Z jusqu’au logo du restaurant, il est également possible de déguster du café. C’est la spécialité ici et la sélection devrait ravir les amoureux du breuvage noir ! Qui pourront aussi le déguster le matin, le Kat’s Coffee proposant un petit-déjeuner jusqu’à 11 h 30.

> Kat’s Coffee. Au 63 rue du Commerce, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 18 h. Contact Au 06 50 75 16 19, ou par mail contact@ katscoffee.fr et sur Facebook et Instagram.

> Tarifs : poutine + bière tourangelle, 13,50€ (plat à 8 €, bière à 5,50 €). Salade du moment à 8,50 € sur place (7 € à emporter), sandwich pulled pork à 8 €, petit déj à 7,50 €.

Bateau ivre : ohé ohé la grosse rentrée !

C’est aussi la rentrée pour le collectif Ohé du bateau qui prépare la réouverture prochaine du Bateau ivre. On fait le point avec Laurent Polisset, du conseil d’administration.

Le Bateau ivre ouvrira ses portes l’an prochain (Photo archives tmv)

Il y a eu une petite trêve estivale pour le collectif ? Ou vous êtes restés sur le pont ?
Le conseil d’administration ne s’est pas réuni en août, mais début juillet. En revanche, nous avons continué à travailler les dossiers. Il y a tellement de choses à faire ! On attendait la subvention de la Région et de l’agglo signée début juillet. Ensuite, on a refait les budgets provisionnels et estimé la première tranche des travaux qui commenceront à la rentrée. Car on a fini de recevoir les devis des entrepreneurs. Le chantier va démarrer en septembre !

Alors quoi de prévu maintenant ?
On se retrousse les manches ! L’ouverture de la salle doit se faire au premier trimestre 2020, début avril. Bref, ça arrive vite. C’est une grosse rentrée pour nous.

Laurent Polisset de Ohé du bateau (Photo collectif Ohé du bateau)

Vous pouvez enfin souffler ?
Ouais ! (rires) Quand les premiers entrepreneurs mettront les pieds dans la salle, ça fera du bien ! Le collectif s’est tout de même monté à l’hiver 2010…

Les collectivités locales ont mis la main à la poche. Ça vous a surpris ?
Ça faisait neuf ans qu’on les sollicitait avec plein de projets différents. Ça a mis le temps, la Région avait acheté des parts sociales. Mais à force, on est devenus plus crédibles, donc ils sont revenus vers nous car on tenait la route. Bon, il manque encore des fonds puisque nos débuts seront « bruts » : la salle aura 300 places dans un premier temps. Pour la deuxième phase, l’extension permettra une jauge de 600 places et un balcon. C’est donc une belle et vraie enveloppe pour commencer. Mais il nous reste encore pas mal de collectivités à aller voir.

Vous avez déjà les yeux rivés sur la programmation ? Comment cela se passera ?
En fait, il n’y aura pas de programmateur. La programmation viendra des structures culturelles sociétaires. Au début, on aura une grosse partie de location de salle. Et une petite partie qu’on se réserve avec nos labos, où il y aura de tout : danse, théâtre, musique… On pense aussi aux artistes qui nous avaient soutenus à l’époque et sont encore informés aujourd’hui. Une grande partie d’entre eux devraient être là, lors de la semaine d’ouverture en 2020.

> Infos sur ohedubateau.com

Dimanche sans voitures à Tours : l’expérience de retour le mois prochain

Dimanche, il était interdit d’utiliser son véhicule dans le centre-ville. Objectif : place à la mobilité douce. L’expérience va se reproduire ces trois prochains mois.

Les faits

Pas de voitures dans le centre-ville de Tours ! C’était la réalité dimanche 25 août, où, à part ceux des résidents, aucun véhicule motorisé ne pouvait circuler dans le périmètre. Le but était d’inciter à la mobilité douce : vélo, trottinette, marche, etc. Les transports en commun étaient autorisés.

Le contexte

L’initiative a été lancée par le Collectif cycliste 37. Soutenue par la municipalité, elle s’inscrit dans le dispositif Envies de Loire, ce concours d’idées lancé dans la métropole auquel chacun pouvait participer. L’expérience devrait aussi s’inscrire dans le cadre du Plan Vélo qui est, lui, toutefois encore dans les cartons.

Les enjeux

Récemment, l’adjoint en charge de l’écologie urbaine Yves Massot déclarait dans les colonnes de la NR : « Cette mesure fait partie de 10 propositions que nous sommes en train de mettre en place pour lutter contre la pollution en ville. »
Bref, mieux respirer et offrir un centre-ville apaisé et plus silencieux. Le Collectif cycliste 37 a, quant à lui, souligné que cette journée devait servir de test pour démontrer qu’un centre-ville sans voitures est possible.

Le point de vue

Ce dimanche à vélo a finalement été très calme. En cause, notamment, une chaleur étouffante qui n’a pas forcément donné envie de se balader dehors. Mais nous avons pu constater que de nombreux Tourangeaux n’étaient pas au courant de l’initiative.
Idem du côté de la place Plumereau, où certains commerçants n’en avaient pas du tout entendu parler.

Ceci dit, il était étonnant et agréable d’arpenter des rues sans moteur qui tourne. Au début, certains avaient même du mal à traverser sans regarder ou s’éloigner des trottoirs. La majorité des habitant(e)s rencontrés étaient ravis de la démarche.
D’autres nous ont également confié y voir un « coup de comm’ » pour « faire plaisir aux écolos » à quelques mois des municipales.
Quant au maire Christophe Bouchet, il s’est réjoui de cette occasion de redécouvrir Tours « sous un nouveau jour ».


> Prochaines éditions du centre sans voitures : dimanches 29 septembre, 27 octobre et 24 novembre.

 

 

Tmv Tours change de look !

Qui dit rentrée dit nouvelle formule. Tmv Tours s’offre un petit relifting et change de visage.

Eh bien voilà, c’est fait. On a tout changé dans tmv !

Au début, ça fait bizarre, un peu comme quand on emménage dans un nouvel appartement mais, en même temps, ça fait drôlement du bien.

Alors, pour résumer (mais vous verrez tout ça par vous-mêmes), nous vous offrons deux nouveaux rendez-vous chaque semaine : un dossier sur un sujet fort de l’actualité et Vis ma ville, le quotidien d’un Tourangeau en texte et en images.

Mais il y a aussi la Feel Good Page, qui vous offrira 5 minutes de fraîcheur dans ce monde de brutes et Ma ville en sport qui vous permettra de ne rien louper des exploits des équipes tourangelles et de suivre toutes les tendances du sport loisir.
Dans chaque rubrique, un invité, la lumière à tous les étages et tout le confort moderne !

Bienvenue chez vous et bonne lecture !
RENDEZ-VOUS LE 28 AOÛT POUR DÉCOUVRIR TOUT CELA. 

(et retrouvez-nous toujours sur tmvtours.fr juste ici et sur nos réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête)

 

Horoscope WTF spécial vacances d’été !

Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin (sauf les saucisses qui en ont deux, mais soit). Voici le dernier horoscope de la saison ! L’astrologue reviendra fin août pour le numéro de rentrée. Ouf !

Bélier

Côté love

Les 2e décans plongeront
dans l’immense piscine du célibat.
Pour les autres, on sait pas et on
s’en fout.

Côté flex

Vous jacassez comme un
goéland. Ça attire les mouettes et
ça agace.

la citation a retenir

« Même
si ton iPhone explose à cause de
la batterie / C’est la merde, ne
confonds pas Siri et la Syrie. »
(La Fouine, rappeur et visiblement
amateur de géopolitique et de
téléphonie)

L’accessoire des vacances

Un Denis
Brognart de poche. Ça peut toujours
servir.

Taureau

Côté love

On a un truc super
méchant qui nous vient en tête.
Mais on a décidé de se taire et de
vous épargner pour une fois. Gloire
à l’astrologue tmv, il est notre
Seigneur.

Côté flex

Vous serez enfin à
l’heure à tous vos rendez-vous
professionnels. Mais pas d’bol, vous
êtes en congés.

la citation a retenir

« Le borgne
n’a qu’un oeil mais pleure quand
même. » (proverbe bantou qu’on aime
beaucoup)

L’accessoire des vacances

Absolument aucun. Vous vivrez nu(e)
tout l’été, dévoilant votre corps de
rêve à la Terre entière.

Gémeaux

Côté love

Ce sera caliente cet
été : la Macarena dans votre slip !

Côté flex

Ces vacances seront bien
délicates pour vous. En cause ?
Votre sueur abondante, rapprochant
votre odeur de celle du gnou.

la citation a retenir

« Vrei să
pleci dar, nu mă, nu mă iei, nu mă,
nu mă iei. » (O-Zone, monument de la
musique classique)

L’accessoire des vacances

Des
lunettes de soleil. Afin de ne pas
être ébloui(e) par la beauté de
l’astrologue de tmv.

Cancer

Côté love

Courage, le bout du
tunnel est bientôt là. Ensuite, vous
tomberez juste dans le ravin mais
bon…

Côté flex

Votre corps flétri ne
supporte plus trop le soleil.
Le meilleur moyen est de rester
seul(e), dans votre grotte. Comme à
votre habitude, bande d’ermites.

la citation a retenir

« Un grain
de maïs a toujours tort devant une
poule. » (proverbe du Bénin)

L’accessoire des vacances

Une
boîte de préservatifs. Mais
uniquement pour faire des ballons.
(oui désolé, cet été, vous ne serez
que de gros gamins et n’aurez aucune
vie sexuelle)

Lion

Côté love

Votre ex reviendra au
galop, sur un poney Shetland, le
sourire Colgate et le corps huilé.
Arriverez-vous à résister à la
tentation cet été ?

Côté flex

Aïe. Le sport et vous, ça
fait deux. Résultat : sur la plage,
on vous confondra avec un mollusque.
Pas de chance.

la citation a retenir

« Vous êtes
vraiment des never been washed up. »
(Afida Turner, dans l’émission Carré
VIIIP. Rien de plus à ajouter.)

L’accessoire des vacances

Une bouteille de Cointreau. Car
Cointreau n’en faut (ouaaaaaaaarf)

Vierge

Côté love

La constellation du
nudiste nous indique que vous serez
plutôt porté(e) sur la braguette cet
été.

Côté flex

Telle la poule, ça roule
pour votre boule (ça ne veut rien
dire, mais ça rime donc c’est cool)

la citation a retenir

« Ce qui ne tue pas rend plus fort. Ou
handicapé. » (Booba, rappeur et
philosophe à ses heures perdues)

L’accessoire des vacances

Une fiole
de vodka. Pour oublier vos malheurs
et le fait que vous détestez
secrètement tous les mioches de
cette planète.

Balance

Côté love

La constellation de la
musique-rétro-qui-reste-dans-la-tête
vous rappelle que c’est l’amour à la
plage, aou-cha-cha-cha.

Côté flex

Non, vous ne transpirez
pas. Vous luisez, nuance.

la citation a retenir

« Kikoo les
potos. Qui veut du pain et du vin ?
J’en ai plein. » (Jésus, homme à
tout faire)

L’accessoire des vacances

Un
arrosoir. Pour arroser votre ego qui
ne cesse de grandir.

Scorpion

Côté love

Peu importe votre
sexualité, vous flirterez avec José,
66 ans, tatouage d’aigle sur le bras
et pilier du PMU de Saint-Léger-les-
Domart.

Côté flex

Même avec le cheveu gras,
vous aurez la classe.

la citation a retenir

« Je suis
têtue comme une moule. » (Daniella,
une lumière dans Secret Story 3)

L’accessoire des vacances

Un
déambulateur. Eh ouais, on vieillit,
hein ?!

Sagittaire

Côté love

Les vacances, c’est fait
pour les rencontres ! Vous allez
ainsi enfin rencontrer votre dignité.

Côté flex

Vos tétons aux
allures de rondelles de chorizo
impressionneront bien du monde cet
été.

la citation a retenir

« Tire mon doigt. » (Emmanuel Macron, en
reconversion cet été)

L’accessoire des vacances

Un sac
de courses Ikea. Pour vous fabriquer
un maillot de bain.

Capricorne

Côté love

Inspirez-vous de la
punaise de lit, cet insecte capable
de copuler jusqu’à 200 fois par jour
avec n’importe qui.

Côté flex

Décidément, vous n’avez
vraiment pas de tête. Mais voyez le
bon côté des choses : du coup, pas
de torticolis !

la citation a retenir

« Les Bâtons
de Berger Mini possèdent un vrai
sens de la fête et sauront apporter
sourires et éclats de rire à vos
apéritifs. » (en fait, on a un
paquet de saucissons sous le nez en
écrivant l’horoscope)

L’accessoire des vacances

Une cloche autour du coup. Pour coller
parfaitement avec votre regard
bovin.

Verseau

Côté love

Votre situation
amoureuse pour cet été vous fait
rire. De désespoir.

Côté flex

Vous êtes aussi
compliqué(e) que la conjugaison du
verbe « moudre » à l’imparfait du
subjonctif.

la citation a retenir

« Mélancolique, c’est quand on a bu
et après on cuve ? » (Vivian, Secret
Story 8 et peut-être ami de Bernard
Pivot)

L’accessoire des vacances

Un ami
végétarien, pour vous dire à quel
point vous envoyez du steak.

Poissons

Côté love

Bah alors du coup, pas
grand-chose pour ces vacances, car
vous avez un charisme de caillou.

Côté flex

Vous faites flipper, comme
le dauphin.

la citation a retenir

« Inconnu, inconnu, inconnu, tu ne sers à rien
comme un brocoli. » (Niska, rappeur
gourmand)

L’accessoire des vacances

Un pistolet à eau. Pour refroidir vos
ardeurs et éteindre un peu votre
libido. Tchika, tchikaaaa.

Tmv sort son numéro spécial été pour les vacances

C’est l’heure de la trêve estivale. Tmv s’absente quelques semaines et vous propose un numéro spécial pour tenir durant ces vacances.

Voici donc venu le temps de notre petite pause estivale.

Une fois de plus, vous avez été au rendez-vous, le mercredi, à prendre votre tmv sous le bras et piocher à droite à gauche, un horoscope, un reportage, une interview ou une critique ciné.

Mais Tmv va maintenant enfiler son maillot et ses tongs (sans les chaussettes, pitié) pour quelques semaines de repos, avant de revenir à la rentrée. Bien sûr, nous n’allons pas vous laisser comme ça, seul(e)s et fébriles, la main tremblante : pour ce numéro estival, voilà donc sept mini-tmv à grignoter tout au long des vacances jusqu’à notre retour, avec un paquet de bonnes idées et de sorties à faire si vous restez à Tours ou dans les alentours… et bien entendu, un horoscope plein de soleil en fin de journal.

Bel été à toutes et à tous et excellentes vacances !

Rendez-vous le 28 août !

>> Pour télécharger le numéro spécial été, c’est par là ! <<

Antoine Heurteux, l’athlète boulanger

Fin août, Antoine Heurteux défendra les couleurs de la France aux 45e Olympiades internationales des métiers, à Kazan. À 21 ans, l’apprenti boulanger tourangeau consacre toute son énergie à la préparation de ces jeux Olympiques. Avec un seul but : monter sur la plus haute marche du podium.

LA GAGNE

« Je vais à Kazan pour devenir champion du monde. Si c’est pour finir 2e ou 3e, autant rester chez moi. » Antoine Heurteux donne tout pour réussir : « Il ne se passe pas une minute sans que je pense au concours, et j’en rêve même la nuit. Je ne vis quasiment que pour ça. J’ai totalement arrêté de boire de l’alcool. Quand je sors avec mes copains, je rentre tôt. C’est beaucoup de sacrifices, mais c’est quoi, deux ou trois ans dans une vie ? »

PRIX

Une fois lancé, le jeune apprenti enchaîne les formations (mentions complémentaires en boulangerie puis en pâtisserie, brevet professionnel) et les distinctions, jusqu’à devenir meilleur apprenti boulanger de France à 19 ans, puis médaille d’or aux Olympiades nationales des métiers à 20 ans. Ce dernier prix lui ouvre les portes des Olympiades internationales de Kazan, où il affrontera 19 boulangers (Chine, Corée, Finlande, Suisse, Japon…). « Pour avancer, j’ai besoin d’être sous pression en permanence. »

DÉCLIC

L’école, ce n’était pas trop son truc. « Au collège, mon professeur d’histoire m’a conseillé l’apprentissage, mais moi, ça ne me disait rien… » Après deux stages en boulangerie, qui ne lui plaisent pas, il entame malgré tout un CAP en apprentissage à la boulangerie Les Gourmets à Saint- Cyr-sur-Loire. « La première année, j’ai failli me faire virer. Je n’appréciais pas que tout le monde me dise quoi faire. Puis un jour, mon patron m’a parlé d’un concours. J’ai eu le déclic. Ça m’a donné envie de me donner à fond. »

INTENSE

Depuis son entrée officielle dans l’équipe de France en mars dernier, le jeune homme suit une formation intensive. Au programme, préparation aux épreuves (viennoiseries, pains, pièces artistiques…) et entraînement physique et mental : « Il faut être capable de réaliser des efforts physiques intenses tout en gardant sa lucidité. Par exemple, on doit enchaîner des séries de 30 secondes de pompes rapides avec 30 s d’enfilage de coquillettes sur un fil. » Le savoir-être compte aussi : « Il faut avoir un comportement exemplaire : ne pas s’énerver, être humble et digne du maillot de l’équipe de France. »

ARTISANAT

Son produit préféré ? Le pain. Plus spécialement, la baguette de tradition française. « J’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans une entreprise artisanale, où tout est fait maison. Mon patron, Frédéric Flu, est mon modèle. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui. Moi aussi, dans quelques années, je transmettrai mon métier et ma passion à des jeunes. »


> En savoir plus : http://www.worldskills-france.org/

Texte : Nathalie Picard

A Tours, l’Orchestre prend l’air !

L’orchestre de la région Centre investit la Place de la Résistance, le 5 juillet à 20 h 30, pour un concert gratuit et festif, en plein air. Décryptage avec Benjamin Pionnier, l’homme à la baguette.

Benjamin Pionnier

C’est quoi, cette histoire de concert en plein air ?
C’est l’orchestre au complet avec un répertoire grand public et de grands classiques, des tubes et beaucoup de belles musiques de films. Pour citer ce qu’on adore : Star Wars, Pirates des Caraïbes, l’Âge de glace… Il y a aussi des musiques du répertoire classique, comme l’ouverture du Barbier de Séville et on terminera avec de la musique d’Amérique du sud pour danser un peu. Le tout joué par l’orchestre symphonique, en live. Une vraie fête, quoi !

Jouer dehors, avec du bruit et des gens qui s’arrêtent et repartent, ça ne vous gêne pas ?
Aller à la rencontre des publics, c’est notre mission. Il faut revenir à cette base première de la musique qui est le partage. La musique, c’est aussi un vrai spectacle populaire. C’est la fin du XIXe et le début du XXe siècle qui ont institutionnalisé le concert dit sérieux, mais le concert a toujours été une fête et un moment de rencontre entre une oeuvre et le public.
À la création de la 5e symphonie de Beethoven, par exemple, on n’entendait plus l’oeuvre. Il y avait ceux qui criaient parce qu’ils adoraient et ceux qui criaient parce qu’ils détestaient. C’est comme quand on applaudit après un solo à l’opéra : ça ne me dérange pas du tout. On applaudit quand on a envie, quand on apprécie. C’était quelque chose de fréquent au XIXe, d’applaudir au milieu des œuvres pour manifester son plaisir.

Et mélanger les répertoires, comme ça, ce n’est pas un peu péché ?
Il ne faut pas croire que c’est parce que c’est de la musique de film que c’est de la moins bonne musique. Au contraire, c’est de la musique géniale qui est super bien écrite pour l’orchestre.
John Williams, c’est un compositeur et un orchestrateur de génie. C’est de la musique contemporaine qui s’inscrit vraiment dans la continuité des grands classiques qui ont, d’ailleurs, aussi souvent servi la musique de film. Cela fait partie de notre répertoire, il ne faut pas cloisonner. La saison qui vient de s’écouler était justement dans cet esprit de grande ouverture avec les concerts Charlie Chaplin, avec les suites de John Williams pour Harry Potter, des concerts thématiques ouverts à tous…

Un concert en plein air, avec des tubes, c’est un format rock, ça !
Quand l’orchestre se déplace, c’est un gros camion plein à craquer, comme pour un groupe de rock, mais la console de son en moins ! Et vous savez, les musiques actuelles dérivent toutes des musiques classiques.
Tout cela, c’est des strates et c’est une histoire. Ce n’est pas parce qu’on est fan de rock, qu’on aime le slam ou le rap qu’on doit tirer une croix sur ce qui s’est fait avant. Au XVIIIe siècle, quand on écoutait de la musique contemporaine, on écoutait du Mozart, parce que c’était un improvisateur de génie. Baptiste Trotignon qui est en résidence chez nous l’an prochain, on va venir l’écouter pour les mêmes raisons. C’est la même chose, à une autre époque.

Céramiste jusqu’au bout des doigts

Objets détournés, vases enluminés, tasses décorées. La céramique est désormais dans toutes les maisons. À Tours, Catherine Azoulai fait partie de ces rares artisans qui travaillent encore la terre.

Le modelage est la toute premières étape à suivre pour la fabrication d’une pièce.

Dans son petit atelier situé quai Paul Bert, sur les bords de la Loire, Catherine Azoulai forme, déforme, sèche, peint et décore. Elle est céramiste.
Vêtue de son tablier badigeonné de terre et entourée de ses créations, la jeune femme garde un peu de la magie de cet artisanat ancestral.

Quand elle parle de son art, ses yeux pétillent : « J’ai toujours su au fond de moi que je voulais faire quelque chose de manuel, un métier créatif ».
Pourtant, la jeune étudiante qu’elle était ne semblait pas destinée à la céramique. Loin des tours de potiers, des fours et de son tablier, c’est d’abord sur les bancs de Panthéon-Assas qu’elle va étudier le droit. Il s’en suivra une thèse. Un parcours brillant, peut-être un peu trop.

La céramiste confectionne aussi des objets classiques. Ici, un vase de style Renaissance.

« J’ai été très bonne à l’école, alors forcément, mes parents m’ont poussée à entreprendre de longues études ». Quelques problèmes pour trouver du travail, un mari qui doit s’installer à Florence, il n’en fallait pas plus à Catherine Azoulai pour changer de vie.
Le destin fait que la ville de Toscane est réputée pour son artisanat, « des milliers d’étudiants s’y rendent pour cela ». Elle découvre l’art céramique et rencontre surtout Romano Pampaloni, un vieil artisan. Durant cinq années, l’Italien va lui apprendre cette technique.

L’artisane utilise des outils plus précis pour donner à sa pièce une forme précise.

DES PIÈCES UNIQUES

Penchée sur son tour de potier, l’artisane modèle son futur vase à sa guise. Ses mains glissent sur la pièce, la terre virevolte au rythme des tours. Le vase prend de la hauteur, puis elle le fait redescendre.
Un peu comme une magicienne. Son regard est fixe. Sans doute se rappelle-telle les gestes appris, quelques années plus tôt, en Italie.

D’ailleurs, le pays n’est jamais très loin : « J’y retourne tous les ans et mes deux enfants sont nés là-bas ». Même si elle parle d’une voix détachée, on décrypte un respect immense pour sa discipline. Et pour cause. Même après cinq ans d’apprentissage et « des heures de labeur », Catherine Azoulai n’a pas fini de découvrir certaines facettes de son métier.
« J’apprends tous les jours. Je ne considère pas ma formation terminée. Il faut apprendre à maîtriser la matière ». Elle raconte avec amusement cet après-midi où, fière du travail qu’elle avait accompli, un petit oubli avait causé la perte entière de sa pièce.

« UN ART EXIGEANT »

Les minutes passent et la conversation prend une autre dimension. Les détails s’accumulent et on se rend compte de la difficulté et de l’engagement personnel que demandent le métier.

L’artisane se remémore, avec nostalgie, une phrase prononcée par son vieux professeur : « La céramique, c’est comme le mariage. Il ne suffit pas de confectionner l’objet. Il y a aussi l’après ». L’après, c’est tout un travail de surveillance et d’attente.
« Le séchage. Il faut que la pièce soit à un certain niveau pour ne pas qu’elle sèche trop vite. C’est un art exigeant », affirme-t-elle.

Catherine Azoulai applique minutieusement les gestes qu’elle a appris pendant sa formation en Italie.

La fabrication d’une pièce suit des étapes bien précises. D’abord, le modelage. Autrement dit, le travail de la terre. « Je le fais souvent en deux fois. J’y reviens le lendemain après avoir pris un peu de recul sur ce que j’ai envie de faire » précise-t-elle. Ensuite, vient le séchage, qui peut durer parfois trois semaines.
Quand la pièce est bien sèche, elle est cuite une première fois. L’objet est émaillé, puis repassé au four. Pour finir, la décoration, plus ou moins longue selon les motifs.

Toutes ces étapes, Catherine Azoulai les réalise avec la plus grande minutie. Dans la boutique, les objets sont presque tous de style « art-déco ». Beaucoup de couleurs, des motifs soignés… « C’est la grande mode », précise l’artisane. Mais elle confectionne aujourd’hui des pièces plus classiques, une sorte de retour aux sources : « Je fabrique des vases du style Renaissance. Cela me fait du bien de renouer avec mes racines italienne. Là-bas, tout est resté très classique ».

Quand on lui demande d’essayer de définir la céramique, les mots ne viennent pas. Sur l’appellation d’« art » ou « artisanat », Catherine Azoulai est plus sûre d’elle : « La qualification d’artisanat me va très bien. ll y a une dimension créative indéniable mais aussi un côté très technique », explique-t-elle.
Son discours est fort, ses créations sont raffinées. Pourtant, elle ne se considère pas comme une artiste. « Il y a quelque chose de plus intimidant quand on se met dans la catégorie d’artiste parce que l’on se dit que l’on doit donner un message. Moi je ne me pose pas cette question du message, je crée pour créer. » La différence est peut-être là.

Artiste ou artisane, finalement peu importe, le travail est là, pour le plaisir des yeux.

Emmanuel Haddek / Photos : Ulysse Potet

Horoscope du 3 au 9 juillet 2019

C’est l’avant-dernier horoscope de la saison, avant des vacances bien méritées. Profitez de cette dose de gentillesse avant l’horoscope spécial congés d’été la semaine prochaine… !

Bélier

Amour

Vous êtes aussi sensuel(le) qu’un
éléphant de mer.

Gloire

Les bons comptes font les bons
amis. Mais vous n’avez ni compte, ni amis.

Beauté

Votre sourire ravageur illumine
les journées de chacun. (flippant, tant de
gentillesse de la part de l’astrologue
non ?)

Taureau

Amour

Tous les chemins mènent à Rome. Et
dans votre lit.

Gloire

Arrêtez d’écouter les conseils de
vos meilleurs amis. Vous allez droit dans
le mur (et ça fait mal)

Beauté

D’ailleurs les murs ont des
oreilles (et plus propres que les vôtres).

Gémeaux

Amour

Avant vous, le soleil n’existait
pas. (c’est vous notre soleil, AAANW
choupi)

Gloire

Le réchauffement climatique vous
poussera à vous installer sur la banquise
parmi les vôtres : c’est-à-dire les
phoques.

Beauté

Pour le bien-être de tous, ne
portez pas de tongs cet été. Pitié.

Cancer

Amour

Chaos et néant rythmeront votre vie
sentimentale aujourd’hui.

Gloire

Le parti communiste a besoin de
vous.

Beauté

On m’indique dans l’oreillette
qu’on vous confondra avec une bouée de
sauvetage cet été.

Lion

Amour

Des rumeurs en ville prétendent que
vous êtes un bon coup.

Gloire

Dites… ? Vous pensez sincèrement
que les gens aiment votre musique ?

Beauté

Vous sentez comme un ado.

Vierge

Amour

Anarchy in the U.K (et dans votre
slip)

Gloire

D’ailleurs, le punk n’est pas
mort. Il suffit de voir votre compte en
banque.

Beauté

Vous serez le/la plus canon
pendant ces vacances d’été. Allez hop,
cadeau de l’astrologue !

Balance

Amour

Pour exciter votre partenaire,
parlez allemand pendant l’acte.

Gloire

Vous vouerez un culte soudain au
cassoulet.

Beauté

Faites un haka. Nu(e). Dans la
rue. Pourquoi ? Car je l’ai décidé.

Scorpion

Amour

Vous ne contrôlez plus votre
libido. Vous le savez, ça ?

Gloire

Pensez-y : Pierre qui mousse
n’amasse pas boule.

Beauté

Votre dégaine de loukoum ne vous
portera pas chance ces vacances.

Sagittaire

Amour

Va falloir remettre le pied à
l’étrier, maintenant. Allez, hue les
étalons !

Gloire

Une soudaine passion pour le
cyclo-nudisme.

Beauté

Il est temps de bronzer. Topless,
bien sûr. (les mecs, vous aussi)

Capricorne

Amour

Christine Boutin et Cyril Hanouna
vous aiment secrètement.

Gloire

La Grande Ourse croit en vous,
petit ours.

Beauté

Vous avez des cernes énormes. On
dirait un panda.

Verseau

Amour

La légende dit que l’imposture va
se concrétiser ce week-end… Hmpf

Gloire

La constellation du Johnny
Hallyday exige qu’on vous donne l’envie
d’avoir envie.

Beauté

« Bois un thé et arrête de faire
chier » (citation de Barack Obama, le
2/04/2008, à 13 h 37).

Poissons

Amour

Vous n’avez lu que l’horoscope dans
tmv aujourd’hui ?

Gloire

Si oui, vous serez frappé(e) de
malheur sexuel pour toute la semaine.

Beauté

Une étude dit qu’être beau/belle
rend plus drôle. Pas de chance pour vous !
Haha.

Le RIIP Fest revient : le hardcore casse les clichés

Le Riip Fest revient pour faire la part belle au hardcore, un genre musical méconnu. Le festival promeut des valeurs environnementales et le respect d’autrui. Sans
langue de bois, Émile, vice-président et programmateur, casse les préjugés.

Au néophyte, comment décririez-vous le hardcore et ses valeurs ?
Le hardcore est né du mouvement punk. C’est une musique puissante, violente, intègre, dansante. Ça a du sens. Derrière le bruit, il y a une âme. Victor Hugo disait : La musique, c’est du bruit qui pense. Eh bien, le hardcore, c’est du bruit qui pense. En fait, c’est une branche proche du hip hop, aussi bien dans les codes et la danse.

Précisons quand même aux lecteurs qu’on n’y danse pas la valse non plus ! (rires)
Oui, bien sûr ! (rires) C’est un peu plus impressionnant que la danse de salon. Ce n’est pas du lindy hop évidemment.

Le Riip Fest fêtera ses 5 ans en juillet. En regardant dans le rétro, que voyez-vous ?
Pas mal de choses. Une belle évolution et des retours on ne peut plus gratifiants. On a découvert un public et un public nous a découverts. De quoi donner envie d’aller plus loin. Bref, de belles rencontres et de fortes chaleurs ! (rires) Evidemment, il y a eu des années plus fastes que d’autres, mais il y a eu un bel élan et du soutien. La preuve lors de notre 3e édition : le même jour, à Terres du Son, il y avait Gojira en face (célèbre groupe de metal français – NDLR). C’était dur, mais on a été aidés, notre post Facebook partagé même à l’étranger et 2 000 € de dons nous sont parvenus !

Le but premier du festival, c’est de soutenir la scène locale voire régionale ?
Oui ! On a environ un cinquième, un quart de programmation locale et régionale sur notre affiche. C’est important. Un festival, c’est aussi pour mettre en avant des petites pépites qui ne demandent qu’à se développer.

Vous avez une particularité : celle de sensibiliser à la cause environnementale…
Cela a toujours été une belle valeur de notre festival. Notre équipe de sécurité – je n’aime pas trop ce terme, car tout se passe toujours bien ! (rires) – fait des maraudes pour sensibiliser le public au tri des déchets notamment. Des poubelles spéciales sont mises en place pour tout ce qui est verre, tout-venant, carton… On était conscients de cet enjeu bien avant le succès d’Europe Ecologie ! Et c’est un message souvent véhiculé dans le metal et hardcore. C’est important de sensibiliser, d’autant que nous sommes nombreux dans l’équipe de l’association à être travailleurs sociaux. De quoi permettre aussi de véhiculer une autre image, loin des stéréotypes difficiles à faire tomber : on nous voit encore comme des égorgeurs de chèvre ou des hooligans.

Le Riip Fest, c’est aussi pour casser les préjugés donc ?
Complètement. Venez partager avec nous ! C’est un moment interculturel et intergénérationnel. Beaucoup de gens sont bourrés de préjugés. Les médias n’aident pas, ils désinforment plus qu’ils n’informent. Alors que nombreuses sont les personnes nous ayant dit : « Mais qu’est-ce qu’ils sont bien éduqués et polis, les festivaliers ! »

Vous dites vouloir sensibiliser « au droit à la différence et au respect d’autrui ». 
Le droit à la différence passe par la diversité des genres musicaux qui ne sont pas à la radio. En France, on prône le droit à la liberté, mais encore faut-il avoir vraiment le choix. Combien de métalleux sont associés à des exclus sociaux à cause de leur look atypique ? Moi, ça m’interroge en tant qu’éducateur spécialisé ! Arrêtons d’avoir peur de l’autre et de la différence. On peut être percé et tatoué et être intégré. En 2018, un mec en costard est arrivé au Riip Fest. J’ai eu peur que ce soit un inspecteur de la SACEM ! (rires) En fait, il sortait simplement du travail et aimait la musique hardcore !

Le hardcore est connu pour ses préceptes vegan et végétariens. Ça vous touche au Riip Fest ?
Oh je le vois de très près, je suis végétarien depuis 8 ans. Il y a effectivement une restauration végé au Riip Fest. Les festivaliers aiment nos produits végétariens, car ils sont faits et préparés par des végétariens. On fait aussi du vegan, mais c’est important de laisser le choix, donc il y a aussi de la viande. Mais… il y aura aussi des hot dog vegan (sourires). Un omnivore pourra goûter aux deux extrêmes. Ce n’est pas un effet de mode chez nous.

Comment ça se passe avec la municipalité et les élus locaux ?
Bien. On est tolérés par les élus. On a un soutien matériel. Ce qui est déjà, en soi, de la tolérance. Donc respect. On aimerait des gestes plus importants, bien sûr, mais ça demande du temps et de l’échange. La salle Oésia nous a bien accueillis. On est tranquilles. À l’époque, on était à l’Espace Gentiana à Tours. C’est fini, mais on aimerait faire un « Winter Riip » là-bas, un festival pour l’hiver.

Vous vous positionnez comment vis-à-vis des médias régionaux ? Le hardcore est mis de côté, non ?
Sincèrement, on est même ignorés. Les gens ne savent pas qu’on existe ! C’est le prolongement du fait qu’il n’existe pas de culture rock en France. Donc pourquoi il y en aurait pour le hardcore ? On est comme des Gaulois à se battre contre les Romains.

Ça vous énerve ?
Oui complètement. Je suis arrivé à Tours en 2002. A l’époque, ça bougeait, il y avait des concerts punk dans divers endroits. Là, c’est compliqué. C’est inquiétant quand on sait les pressions sur les lieux de diffusion.

Au Riip Fest, quel est le public ?
Je dirais que c’est du 20-40 ans. Les hommes sont plus importants, mais il y a aussi pas mal de femmes. Bien plus qu’on ne le pense ! D’ailleurs, à chaque fois, elles disent que tout se passe à merveille ici. Elles n’ont aucun souci, même si elles sont en mini-short et brassière. Et c’est malheureusement loin d’être la même chose ailleurs… Sinon, deux tiers du public est extérieur à la Région Centre.

Parlons chiffres… Quel est le budget du festival ? Et à combien on évalue les cachets ?
Le budget est de 20 000 €. Tout fonctionne grâce aux festivaliers, puisqu’on n’a pas de subventions. Au niveau du cachet, un groupe situé en bas de l’affiche sera surtout défrayé. Mais pour un gros artiste, il faut compter trois zéros.

Parfois, vous vous sentez seuls avec l’asso et le festival vis-à-vis des politiques culturelles de Tours et son agglo ?
Oh oui. S’il n’y a pas, dans la politique locale, une personne indirectement passionnée, il n’y a aucune chance qu’on soit soutenus. On se bat contre des courants d’air. La tâche est dense, mais pas impossible.

Propos recueillis par Aurélien Germain / Photos : Maxime Hillairaud 


> RIIP FEST, les 12 et 13 juillet, salle Oésia à Notre-Dame d’Oé. Tarifs : Pass 2 jours : 30 € (résa) ou de 20 à 25 € la journée (résa). Site internet /  Event Faceboook 
> Avec Nasty, Back Down, Arkangel, Brutality Will Prevail, Verbal Kint et bien d’autres.

Fermeture de classe : Le collège Léonard de Vinci se mobilise

Une classe de 6e doit être supprimée au collège Vinci à Tours. Les enseignants protestent.

Collège Léonard de Vinci / Google Maps

Lundi 1er juillet au matin, devant le collège Léonard de Vinci à Tours, une vingtaine d’enseignants et de parents d’élèves se sont rassemblés.

Ils protestaient contre la fermeture d’une classe de 6e prévue à la rentrée prochaine de septembre. Un courrier a été transmis à l’inspection d’académie d’Indre-et- Loire, rappelant l’inquiétude grandissante quant au projet de fermeture d’une des 5 classes actuelles par le rectorat.

Dans les colonnes de la NR, Didier Jalans, prof d’histoire-géographie, a indiqué : « Si l’académie maintient son projet, nous aurions des effectifs supérieurs à 30 élèves par classe, avec plusieurs traducteurs ou accompagnants (AESH) dans des salles qui ne sont pas prévues pour cela. »
Le collège accueille effectivement de nombreux élèves sourds ou malentendants.

Un représentant du rectorat devait recevoir les parents et enseignants en colère, mardi 2 juillet.

[MISE A JOUR 04/07/2019 : Les enseignants ont finalement obtenu gain de cause. Le directeur académique renonce à fermer une des 5 classes

Yesterday : le monde sans les Beatles

Imaginez un monde dans lequel les Beatles… n’auraient jamais existé ? C’est ce que propose Danny Boyle dans son dernier film, Yesterday, en salles dès le 3 juillet.

Jack Malik mène une vie tout à fait banale dans un petit village du Sud de l’Angleterre. Il vit encore chez ses parents et travaille dans un supermarché.
A priori, le personnage ne fait pas rêver. Sa seule échappatoire : la musique.

Avec sa manager et amie, il enchaîne les concerts dans les piano-bars, sans grand succès. Une coupure de courant plonge le monde entier dans le noir pendant 12 secondes.
Le temps pour Jack Malik de se faire percuter par un bus. À son réveil, rien ne semble avoir changé, à un détail près : plus personne ne connaît l’existence des Beatles. Le jeune chanteur va en profiter et s’approprier tous leurs succès. Vient alors la gloire, mais jusqu’à quand ?

Dans ce scénario un peu fou, on peine un peu à s’y retrouver. D’autant plus qu’au fur et à mesure du film, on se rend compte que les Beatles ne sont pas les seuls à n’avoir jamais existé dans ce « deuxième monde ».
Plus de cigarettes, ni de Coca- Cola, ou encore d’Harry Potter. Une critique de la société de consommation de la part du géant Danny Boyle ?

La surprise du côté loufoque de l’histoire passée, le long-métrage se tient finalement très bien. On est tantôt amusé par le personnage de Jack Malik, interprété par Himesh Patel, hors de ses pompes du début à la fin. Tantôt ému par Ellie Appleton (formidable Lily James) qui en pince depuis pas mal de temps pour le chanteur devenu rock-star.
A noter, l’apparition d’Ed Sheeran (qui joue son propre rôle) dans une bonne partie du film.

Finalement, on s’en serait peut-être passé, la faute à son jeu un peu forcé. Les vrais héros du film restent les Beatles, omniprésents par le biais de leurs chansons. L’hommage à ce groupe mythique passe en filigrane, tout en douceur.
Et c’est ce qui montre que Danny Boyle a ici, encore une fois, réussi son pari.

Emmanuel Haddek

> Comédie / musical (Angleterre), de Danny Boyle. Durée : 1 h 57. Avec : Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon.

> NOTE : 3/5 

Années 2000 : une décennie d’actu

[Spécial années 2000] Retour sur les événements marquants des années 2000, une décennie pas forcément réjouissante. Bon, il y a quand même eu quelques trucs sympas (merci à Barack et à l’euro).

LES TOURS S’EFFONDRENT

Une journée d’horreur. Le 11 septembre 2001, deux avions percutent les tours jumelles du World Trade Center, dans le quartier de Manhattan à New York. Quelques heures plus tard, elles s’effondrent et le monde entier avec elles. Cet attentat, qui a fait au moins 3 000 morts, sera revendiqué par Al-Qaïda.
La réaction du président George W. Bush est quasi immédiate. En 2003, il envoie ses armées en Irak combattre le dictateur Saddam Hussein. Il sera abattu en 2006.

POUTINE ARRIVE

Vladimir Poutine, ancien membre du KGB, devient président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 en récoltant 52 % des voix, succédant à Boris Eltsine. Le début d’un règne, que dis-je, d’une ère Poutine, puisque 19 ans après, il est toujours là. Après avoir laissé la place à Dmitri Medvedev le temps d’un mandat, il a été réélu en 2012 et en est aujourd’hui à son troisième mandat. Sans aucun opposant sérieux.

FIN DE SERVICE

Établi depuis 1789 (rien que ça), le service militaire fait ses adieux aux français en 2001 grâce à Jacques Chirac. Finis les tests physiques et les levées de drapeaux à 6 h du mat’. Quoique, pas totalement.
Dix-huit ans après, Emmanuel Macron lance l’une de ses promesses de campagne : le service national universel. Et à première vue, ce service militaire 2.0 ne semble pas si éloigné de son ancêtre, esprit (ultra) patriotique et uniformes sont au rendez-vous.

GROSSES CHALEURS

En France et en Europe, l’été 2003 a été marqué par un épisode de canicule encore jamais vu. Dans l’Hexagone, le bilan est lourd. En deux semaines, 20 000 personnes sont décédées. Les températures ont pu atteindre jusqu’à 44° dans certaines villes (!).

L’ÉCLAIR BOLT

Du jamais vu sur une piste d’athlétisme. Aux mondiaux de Berlin en 2009, Usain Bolt, sprinter jamaïcain, va entrer dans l’histoire le temps de deux courses. D’abord, sur la finale du 100 m. Bolt pulvérise son propre record établi lors de JO de Berlin, un an plus tôt : 9’’58. Sur le 200 m, il arrive en tête : 19’’19. Son propre record battu. Encore.

COUP DE BOULE

9 juillet 2006, Berlin, finale de Coupe du monde de football. Alors que Zinedine Zidane et Marco Materazzi sont les deux héros du match, ayant inscrit un but chacun, les deux joueurs s’écharpent sur la pelouse. Jusque là, rien de grave. Mais après avoir été insulté par l’Italien, Zidane fait volte face et lui inflige un coup de tête au niveau du thorax. Le geste, qui sera évidemment sanctionné d’un carton rouge, restera dans les mémoires.

« OUI » AU QUINQUENNAT

En 2000, Jacques Chirac avait appelé les Français aux urnes pour qu’ils approuvent ou non le passage au mandat présidentiel de 5 ans. Et ils se sont prononcés : 79 % ont répondu « oui ». Le quinquennat entrera donc en vigueur à l’occasion des présidentielles de 2002 et est venu remplacer le septennat, le mandat de 7 ans (au cas où).

LE CONCORDE TOMBE

C’est l’une des plus grande catastrophe aérienne que la France ait connue. Le 25 juillet 2000, un concorde d’Air France se prépare à s’envoler pour New York. Mais quelques secondes après avoir décollé de Roissy Charles-de-Gaulle, l’appareil prend feu et vient s’écraser sur un hôtel. Les 113 personnes présentes dans l’avion sont mortes sur le coup, ainsi que 4 membres du personnel de l’hôtel. Cet accident signera le coup d’arrêt du modèle Concorde.

MONNAIE EUROPÉENNE

Après avoir été mis en place par le biais du traité de Maastricht, cette fois, ça y est : l’euro est là ! Les billets et pièces de monnaie en euros sont mis en circulation en 2002. En voyant certains de nos aînés qui convertissent, encore aujourd’hui, à peu près tous les prix en francs, on imagine bien l’ampleur de l’événement. Désormais, dix-neuf pays utilisent cette monnaie, devenue quasi universelle en Europe.

« YES, WE CAN »

Il est sans aucun doute l’un des personnage qui aura le plus marqué les années 2000. En 2009, Barack Obama devient le 44e président des États-Unis d’Amérique, succédant à Georges W. Bush. De ses deux mandats, on retiendra l’apaisement des relations avec Cuba, ses prises de position contre les armes à feu, son combat contre Daech en Syrie et la reconnaissance sur tout le territoire américain du mariage entre personnes du même sexe.
Des actions exemplaires qui lui vaudront le Prix nobel de la paix en 2009. Rien que ça.

C’EST LA CRISE !

Décidément, pas très réjouissant ce début de siècle… En 2008, Lehman Brothers, alors 4e banque d’affaire mondiale, fait faillite et entraîne dans sa chute les grandes places financières mondiales. C’est la crise des subprimes, la plus grave que le monde ait connu depuis 1929 et le fameux Black Thursday.

ILS NOUS ONT QUITTÉS

Le monde du spectacle perd deux de ses figures : le chanteur Charles Trenet et l’actrice Marie Trintignant, tuée par les coups de son compagnon, Bertrand Cantat.
On se souvient aussi de la mort de Yasser Arafat, activiste palestinien, décédé alors qu’il s’était réfugié en France. Le monde religieux, lui aussi, a été ébranlé par la mort du pape Jean-Paul II en 2005. Son successeur sera Benoît XVI. Enfin, en 2007, la France perd une figure, empreinte de solidarité et d’humanité : l’Abbé Pierre. C’est à cet homme que l’on doit notamment la création d’Emmaüs.

 

Dans l’ambiance des années 2000

[Spécial années 2000] Une époque marquée par moult bouleversements, où les emos se plaignaient sur Skyblog, où l’on portait une jupe sur son pantalon et où l’on pouvait enfin regarder des vidéos de chat sur Youtube. Ambiance, ambiance.

QUELLE MODE !

Jupes sur pantalon, top monobretelle ou triangle, jean taille basse, piercing au nombril apparent et string qui dépasse : les années 2000 ont vu passer un peu tout et n’importe quoi. Impossible d’oublier, également, la folie des casquettes Von Dutch (qui, soit dit en passant, coûtaient un bras), le tee-shirt Playboy, la mode des pantacourts, lunettes à verres colorés, sac baguette et jogging à velours ou une cravate pour les filles si on veut se la jouer Avril Lavigne.
La mode étant un éternel recommencement, c’est également en 2000 qu’on a vu de nouveau arriver les pantalons pattes d’eph.

ET LÀ, C’EST LE DRAME…

Les années 2000 auront enfanté deux monstres : le tatouage tribal au creux des reins et la Tecktonik. Il n’y a rien d’autre à dire, c’est suffisamment douloureux de l’écrire.

ENFANCE HEUREUSE

Souvenirs, souvenirs : les ados écoutaient de la musique sur leur MP3, écrivaient dans leur carnet Diddl, planquaient leurs dizaines de CD dans un étui, jouaient aux cartes Pokémon, avant de filer devant la trilogie du samedi sur M6 et s’enfiler des Charmed, Smallville et compagnie. La petite sœur squattait Adibou sur l’ordi alors que le petit frère redécouvrait les joies du yo-yo plus moderne et stylisé. De quoi s’occuper avant de sortir avec ses… chaussures à roulettes !

SKYBLOG (HONTEUX)

On y raconte sa vie, on s’y dévoile avant tous les autres réseaux sociaux et les « trolls » d’Internet existent déjà pour commenter vos publications et vous insulter anonymement : en 2002, Skyblog est une révolution dans les espaces de libre expression.
Près de 20 ans après, Skyblog fait maintenant office d’archives de la honte. Remontez le temps, vous aurez une chance de retrouver une photo de vous en 2004, quand vous étiez un emo à méchouille, maquillage noir et dépressif.

TECHNOLOGIE

Dans les années 2000, on achète des CD (si, si, on vous jure). Voire… des CD deux titres, car ces singles s’arrachent. On peut même les écouter sur l’ordinateur : les PC sont devenus plus puissants, l’ADSL se vulgarise et Internet est plus rapide. Le wi-fi se généralise, tout comme les cartes SD et le téléchargement illégal. En 2007, le premier iPhone arrive sur le marché et dans les salons, on s’équipe de la TNT dès 2005.

ÇA ROULE

Le skate poursuit son ascension dans les années 2000, boosté par le succès des jeux Tony Hawk Pro Sk8er. Et forcément, il faut avoir le style qui va avec : les riders portent de gros baggys avec de si grandes poches qu’on peut y cacher un pack de 12. Le caleçon doit être visible et on rajoute un teeshirt floqué d’un logo de marque de skate ; ça colle parfaitement à son sac à dos Eastpak pour aller en cours. Et aux pattes ? Les Vans, incontournables ou de gros paquebots comme les Etnies. Les filles, quant à elles, chaussent les fameuses Buffalo à flammes !

ON VA TOUS MOURIR

Oui, parce qu’à l’époque, on pensait que la fin du monde allait tous nous décimer. Loupé.

WIKIPÉDIA, SAUVE-MOI

Les collégiens et lycéens des années 2000 (et les autres aussi) ont vu Dieu arriver sur Terre le 15 janvier 2001 : c’est la naissance de… Wikipédia (bruit de foule en délire). Wiki le sauveur, Wiki le tout-puissant. Wiki le copier-coller pour nos exposés en classe.

DE MYSPACE À MSN

L’être humain va découvrir qu’il est capable de se faire des amis virtuels et de parler à des gens sans les voir. Tandis que Facebook grimpe (lire pages précédentes), Twitter fait son nid.
En face, on se connecte sur Myspace pour écouter de la musique, montrer sa trombine et discuter avec la planète entière. On se branche aussi à Tubededentifrice pour noter le physique des gens (et draguer un max). La communication changera définitivement en 2005 avec MSN et son Windows live messenger : on tchate toute la nuit avec sa bande de potes (et on les « wizz » pour les agacer), on s’envoie des photos, on branche sa cam… En 2009, plus de 330 millions d’utilisateurs sont actifs.

YOUTUBE ET DAILYMOTION

En 2005, Youtube apparaît le jour de la Saint-Valentin. Lancé par trois ex-employés de Paypal, il est un joli cadeau pour les amoureux de vidéos qui vont désormais pouvoir en poster ou en visionner gratuitement.
La première mise en ligne se fera le 23 avril, à 20 h 27, avec l’un des fondateurs, Jawed Karim, commentant sa visite au zoo de San Diego. En 2009, un milliard de vidéos sont vues chaque jour. Son pendant français, Dailymotion, souvent relégué au second plan, est également apparu en 2005. Un mois après Youtube !

 

Café du Printemps : manger devant les sacs à main

Au magasin Printemps, on peut certes faire du shopping… Mais on peut également manger ! On a testé leur Café.

Ce midi, nous nous sommes rendus rue de Bordeaux à Tours, dans la galerie Printemps. Pas pour y faire du shopping mais bien pour y manger. Depuis novembre, la célèbre enseigne a ouvert un café, où l’on peut simplement s’octroyer une pâtisserie entre deux emplettes, ou carrément faire son déjeuner.

À l’entrée du magasin, un panneau indique la présence d’un restaurant. À l’intérieur, des valises, des chaussures, mais pas plus d’indications sur le café. Un peu déconcertant.
Après quelques instants de doute, on finit par trouver. « Tu vas tout droit et tu tournes à droite, juste après les sacs à main », indique une cliente à son amie qui, elle aussi, rencontrait quelques difficultés pour se repérer.

La déco est à l’image de la marque, soignée. Au comptoir, la serveuse, souriante, nous invite à faire directement notre choix. Elle prévient d’emblée : « Ici, tout est fait maison ». Les quiches, accompagnées de salade verte, sont à 9,90 €, tout comme les brushettas. Sinon, comptez 12,90 € pour l’assiette gourmande, le choix évident du jour : gaspacho, tartine au thon, salade de choux façon vietnamienne, et gougère. Alléchant.

L’espace ouvert sur les rayons de la galerie est un peu surprenant. Finalement, on s’y habitue vite. Manger au milieu des talons Gucci et des sacs à main Longchamp, le rêve. Moins de dix minutes d’attente et l’assiette gourmande arrive. Bien présentée. Un régal, les produits frais, cuisinés sur place, font la différence. Mention spéciale à la salade de choux.

Côté quantité, il y a juste ce qu’il faut pour une pause du midi et, si besoin, on peut se rattraper avec les pâtisseries, qui ont l’air tout aussi bonnes.

Emmanuel Haddek

> 24 Rue de Bordeaux à Tours. Du lundi au jeudi, 11 h-17 h 30. Vendredi & samedi, 11 h-18 h 30. Tarifs : plats de 9,90 € à 12,90 €
> Sur place ou à emporter. Contact : 02 47 31 32 32. Instagram : lecafe_printemps.

Hellfest 2019 : un marathon d’enfer

« On est bénis des Dieux… » Ben Barbaud, le big boss du Hellfest, avait le sourire pour cette nouvelle édition ensoleillée et caliente du festival ! Plus de 180 000 personnes sur 3 jours très chauds, 156 groupes, du metal et de la bonne humeur : le Hellfest a encore brillé pour sa 14e édition. On y était. Instant souvenirs après avoir peu dormi…

Un tour sous le mur d’eau pour se rafraîchir ! (photo tmv)

1) Encore des records

> Moins de 2 heures. C’est le temps qu’il aura fallu pour écouler les 55 000 pass 3 jours, lors de leur mise en vente.

> 25 millions d’euros : le budget du Hellfest (toujours organisé par une association de loi 1901!). C’est le plus gros de France.

> 215 € : le prix d’un pass 3 jours.

> 27 millions d’euros : le chiffre d’affaires du Hellfest

> 70 : le nombre de nationalités présentes lors du festival

Dragon n’est pas une nationalité (photo tmv)

> 7 500 : la population de Clisson, la ville accueillant le Hellfest. Ben Barbaud, directeur du festival, a rappelé :   » Il n’y a plus un habitant qui n’aime pas les festivaliers alors qu’il y a 14 ans, il n’y avait pas grand nombre à nous pifrer. Il y a une vraie histoire d’amour entre les Clissonnais et les festivaliers.  »

> 15 000 litres : la consommation de muscadet durant les 3 jours

> 400 000 litres de bière écoulés l’an dernier. Va-t-on casser le record en 2019 ? Vivement les chiffres…

(Photo tmv)

2) La polémique Manowar

(Manowar a laissé des traces… Photo tmv)

Ce n’est qu’un Manorevoir… Le vendredi, MANOWAR, la tête d’affiche, a tout simplement quitté le site du festival le jour même, à quelques heures de son show. Bim. La nouvelle a refroidi de nombreux festivaliers, dont certains qui venaient spécialement… d’Amérique du Sud !

Pas contents mais connus pour être des divas, les slips en cuir (on parle de Manowar hein) sont restés flous quant aux raisons, laissant croire que l’organisation les avait empêchés de proposer l’énorme show qu’ils avaient promis (Rammstein, Iron Maiden ou Aerosmith n’ont pourtant jamais râlé les années précédentes, mais soit). Le directeur du Hellfest, quant à lui, est resté tout aussi flou, parlant de désaccords contractuels.

Désormais, Manowar se fait allumer sur les réseaux sociaux et les rumeurs courent de partout : le groupe aurait voulu faire ses balances avec une chorale sur un horaire déjà pris, ou dépasser la limite sonore autorisée en France, il aurait râlé à propos de la taille de la scène…
Au final, l’histoire se réglera probablement au tribunal. Rock ‘n’ roll…

3) Le « Disneyland » des metalleux : plein les yeux !

Espace restauration (Photo tmv)

Visuellement, il est impossible de ne pas être subjugué par les infrastructures magnifiques du Hellfest.
Imaginez la chose : sur une vingtaine d’hectares, trônent six scènes différentes, une grande roue, une statue géante en l’honneur de Lemmy de Motörhead, une horloge géante (ainsi qu’une main gigantesque faisant le signe du metal), une forêt « muscadet », ou encore un hélicoptère crashé dans un espace pour se rafraîchir et un espace VIP/Presse avec fontaine de faux sang et bar en ossature…

Aussi dingue que sublime, aussi grandiloquent qu’hallucinant : un travail d’orfèvre !

On vous a déjà parlé des murs d’eau géants ! (Photo tmv)

4) Pouvoir aux « vieux » !

On ne va pas se mentir, les vieux groupes en ont encore sous la pédale. Cette année, on s’est pris une bien bonne claque avec KISS – sur qui on ne misait pas un kopek – et leur concert ahurissant. Potards poussés au max, les amplis du Bisou ont craché sec. Et la bande à Gene Simmons a fait le show : débauche d’effets visuels, confettis, vomi de faux sang, pyrotechnie et… survol de la foule en tyrolienne !

Et les autres « anciens » n’ont pas démérité : ZZ TOP a fait pousser la barbe des festivaliers en une heure chrono, le temps de balancer ses tubes jouissifs. Quant à LYNYRD SKYNYRD, il a fait ses adieux devant une foule impressionnante. Le rock sudiste du gang floridien n’a rien perdu de sa superbe. Surtout quand il envoie un « Simple Man » beau à pleurer ou un « Sweet Home Alabama » ! Et que dire de ce rappel qu’on n’attendait pas (le groupe ayant dépassé son créneau) constitué de « Free Bird » et son solo mythique : ju-bi-la-toi-re. Après avoir entendu ce titre en live, croyez-moi que l’auteur de ces lignes peut mourir tranquille !

5) Les adieux

Slayer sur scène. Un goût d’enfer. (Photo tmv)

L’édition 2019 du Hellfest a également été marquée par le dernier concert des Américains de SLAYER. Les rois incontestés du thrash metal signaient là leur ultime passage français, pour cette tournée d’adieux. Set list monstrueuse (« Disciple », « Season in the abyss », « Hell Awaits », « Gemini », « Evil has no boundaries », « Angel of death », etc.), hargne dingue, concert brutal à souhait, scène envahie par une immense toile aux couleurs de l’Enfer et des rideaux de flammes…

Slayer a offert l’un de ses meilleurs concerts et tire sa révérence de manière sublime.

Slayer ? C’était le feu. (Photo tmv)

6) Ultra Vomit : la France brille (et rit)

Le Hellfest avait choisi cette année de mettre en place un vendredi spécial scène française sur la Mainstage. De KLONE à MASS HYSTERIA en passant par les énormes GOJIRA. Mais c’est ULTRA VOMIT qui, une nouvelle fois, a enflammé les milliers de métalleux. Jouant à domicile, les Nantais ont balancé leur metal parodique hilarant, dévoilant une Maïté peinturlurée en chanteuse de black metal, faisant venir une chorale gospel et un Jésus en maillot de foot qui distribue des hosties derrière une scène où apparaît un immense logo Jésus, façon ACDC. Sans oublier, bien sûr, la venue d’un faux Calogero (sur leur titre « Calojira ») qui aura berné tout le monde !

(Capture d’écran Arte concert / Ultra Vomit)

7) Metal maori et alerte aux fous

Dimanche, 10 h 30 du matin, la tête enfarinée, l’oeil bovin et l’haleine chargée de relents de la bière de la veille, on se dirige vers la Mainstage pour jeter une oreille sur ALIEN WEAPONRY. Bon, le nom est laid, le logo tout autant. Et pourtant sur scène, ces Néo-Zélandais vont mettre la torgnole matinale grâce à du metal maori ! Sur de gros riffs rappelant les Soulfly et Sepultura époque « Roots », les jeunôts alternent des chants maoris, traditionnels ou metal. Chouette !

Dans la foulée, on a assisté à INSANITY ALERT. Sur scène, ces Tyroliens (oui, oui) sont déchaînés. Oeuvrant dans le thrash crossover, les riffs s’enchaînent, rapides et véloces, tranchants et imbibés de bière et d’herbe qui fait rire. Heavy Kevy, le chanteur, balance vanne sur vanne et semble complètement torché alors qu’il n’est qu’onze heures du mat’. Dégaînant une pancarte avec la photo de David Guetta, il hurle « Pourquoi David Guetta est encore vivant ?? ». Derrière, sont diffusés des messages comme « Je m’appelle Mireille ». Pourquoi ? On ne sait pas. Mais les Autrichiens ont filé le sourire à tout le monde ce matin-là.

(Photo tmv)

8) Folie, émotion et vikings

Qui d’autre a-t-on vu ? Les tarés de PUNISH YOURSELF (prenez de la grosse techno hardcore et mélangez avec un mur du son punk et metal), le « super-groupe » DEADLAND RITUAL (avec le bassiste de Black Sabbath !), ou encore l’instant émotion avec EAGLES OF DEATH METAL. Le groupe connu pour les tristes raisons que l’on sait, était de retour sur les terres françaises après avoir été banni suite aux paroles polémiques du chanteur après l’attentat. Le Californien arborait cette fois un badge « Life for Paris », du nom de l’asso des victimes et s’est fendu d’un « je vous aime » en français.