Tous accros au Japan Tours Festival

Du 24 au 26 février, la ville accueille le Japan Tours Festnivoalë alu centre Vinci. Un événement annuel qui reste le paradis de la culture manga, asiatique et geek pour les plus de 15 000 visiteurs qui s’y pressent.

DES INVITÉS PRESTIGIEUX

> Rien que sur Facebook, elle comptabilise plus de 85 000 likes. Elle, c’est Maliki. Son blog du même nom cartonne : avec son trait délicieux, elle y dessine et raconte son quotidien, toujours saupoudré d’un humour bien senti. En plus d’illustrer l’affiche de l’édition 2017 du Japan Tours, elle sera présente pendant le festival.
> Lucien Maine. Son nom ne dit peut-être rien aux néophytes, mais il est l’un des invités Golden Moustache, LA chaîne Youtube incontournable. Il sera en conférence le samedi à 13 h, puis en dédicaces. Et « le lendemain avec une surprise », dixit l’organisation.
> NotaBene. C’est devenu un peu notre chouchou, à tmv. Le Youtubeur tourangeau – son petit nom, c’est Benjamin Brillaud – brille avec ses vidéos d’Histoire pour tous. Inutile de vous dire que les fans de vidéos seront aussi aux anges avec la présence de miss Topovaures, Coralie Brillaud.
> C’est la reine du cosplay. On l’appelle Kiilys et elle fut la gagnante du concours cosplay en 2016. Elle sera aussi présidente du jury 2017. Il va falloir impressionner la pro. À vos costumes !
> La doublette Shoji Kawamori et Shinji Aramaki. Le premier est réalisateur de dessins-animés (Visions d’Escaflowne et Macross, c’est lui), tandis que le second a œuvré aussi bien dans Appleseed 2 qu’Albator, Corsaire de l’Espace.

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EXPOSANT, MONTRE-TOI

Ils seront plus d’une trentaine à exposer. Seront notamment présents Zombie of beers (asso d’airsoft tourangelle), Serial Gamer (une websérie sur les jeux vidéo), Belle de coeur (papeterie et accessoires kawaii), Entre le joystick et la bulle (une association dédiée à la culture geek à Tours) ou encore Bureau 21 (vente en ligne de tirages haut de gamme) et All Geek Studio (des vidéastes geeks et tourangeaux dont on vous a déjà parlé)…

PHÉNOMÈNE COSPLAY

De nombreux visiteurs qui se ruent au Japan Tours festival pratiquent le cosplay. Ce mot-valise mélange costume et playing. Comprenez, on s’habille en personnage de fiction.
Découverte dans les années 80 au Japon, la pratique s’est exportée avant d’atterrir en France. Faisant partie intégrante de la culture au Japon, le cosplay est une véritable passion, allant bien plus loin qu’un simple déguisement (il faut notamment s’efforcer de reproduire la gestuelle de son personnage). Bref, un prolongement de son amour pour les animes, mangas ou autres jeux vidéo.

AGENDA_JAPAN

JAPON TRADITION

– C’est une évidence, le festival souhaite mettre en valeur la culture japonaise et ses traditions. Cette année, le pays du Soleil levant sera représenté par Umewaka Monotori. Il est un peu l’invité d’honneur du festival. Exceptionnel, même. Il sera là pour faire découvrir l’art ancestral du Nô, un style traditionnel de théâtre japonais. Maître Umewaka est même détenteur d’un titre décerné par le ministère japonais de la Culture, en tant que « trésor culturel national vivant ». Oui, ça calme.
– Présent aussi, David-Minh Tra, le célèbre voyageur. Il connaît le Japon comme sa poche et a réalisé la série-documentaire à succès « Japon, qui estu ? ». On l’appelle l’expert.
Cyril Coppini est un rakugoka de Nice. Rakugo-quoi ? Pour comprendre, il faut remonter à la mythique période Edo du Japon. Soit plus de 400 ans en arrière. Le rakugo était une discipline littéraire humoristique. Cyril Coppini, lui, est tombé dedans et diffuse cet art en se produisant au Japon et en France. Et à Tours, hop.
– Son livre Fêtes et légendes à Kyoto est sublime : Priscilla Moore, illustratrice franco-britannique, fascinée par le Japon, maîtrise la technique du Nihonga, de la peinture à l’eau aidée par des matériels naturels comme le bois. On estime que le Nihon-ga demande plus d’une dizaine d’années d’études. Autant dire que la venue de Priscilla Moore fait partie des immanquables.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=QORqMe9a1lo[/youtube]

> Japan Tours Festival, les 24, 25 et 26 février, au Vinci, à Tours. De 10 h à 20 h, sauf dimanche jusqu’à 18 h. Tarifs : Pass 1 jour à 12 € en prévente (13 € sur place) ; pass 3 jours à 30 € ; pass VIP à 50 € et gratuit pour les moins de 8 ans.
> Contact : facebook.com/JapanToursFestival / japantoursfestival.com / @JapanTours37 sur Twitter

Jeu vidéo : une passion à fond les manettes

Ce week-end aura lieu à Tours la 2e édition de la Dreamhack, un tournoi e-sport où s’affrontent des milliers de joueurs venus de toute l’Europe. Créé en 1994 par des Suédois, ce circuit international (dont Tours est la seule date française) est une référence mondiale. Tmv en a profité pour rencontrer 4 joueurs tourangeaux.

FLORENT BEAUFILS (alias Morrison, 24 ans)

Image3Florent Beaufils, plus connu sous le pseudo Morrison, est passionné de jeux de cartes et de réflexion depuis qu’il est gamin. Pokémon, Yu-Gi-Oh!, Magic : il n’a échappé à aucune de ces aventures. Depuis deux ans, il s’intéresse sérieusement au jeu vidéo de cartes Hearthstone et c’est tout naturellement que le Tourangeau jouera dans cette catégorie pour la Dreamhack. Néanmoins, Morisson ne fait pas (encore) partie des pros. Après des débuts d’études un peu chaotiques, le jeune homme s’est finalement tourné vers le périscolaire. « Ce n’était pas facile de trouver du travail sans qualification. Mais j’aime encadrer et divertir les gens. »
Pour autant, il n’assure pas un plein temps. « C’est un choix, qui me permet de continuer à améliorer mon niveau de jeu. » Il s’entraîne environ 4 h par jour et à l’approche de tournoi, cela grimpe vite à 8 h voire 12 h. Réaliste, il explique qu’il ne gagne pas sa vie pour l’instant avec le jeu, car son niveau « est correct mais encore insuffisant ».
Pour monter en compétences et en visibilité, il a rejoint une grande structure, CWOL. Staff, défraiement : tout est mis en place pour se professionnaliser. Morrison prévoit aussi d’investir dans du matériel (caméra HD, ordinateur, fond vert, micro…) pour assurer des heures de streaming et développer son audience. « Si un jour j’ai l’opportunité de vivre du jeu vidéo, je la saisirais. C’est un rêve de gosse. »

LA TEAM CONNECTESPORT

Image1C’est bien connu, l’union fait la force. Comme de nombreux joueurs et passionnés de jeux vidéos, l’équipe de Connectesport a compris que pour avancer, se développer, se professionnaliser, il faut se regrouper. Une large partie de cette team est tourangelle, mais considérant les moyens technologiques actuels, des joueurs d’autres villes ont rejoint les rangs. Entraînement en ligne, conseils grâce au logiciel teamspeak, tout est facilité.
Pour la Dreamhack, John, 24 ans, et Dylan 21 ans joueront respectivement à Starcraft et Hearthstone. Pas besoin de constituer des équipes pour ces jeux qui se font en un contre un. Le premier nécessite beaucoup de dextérité et John en sait quelque chose : « J’ai dû freiner mon rythme, mon petit doigt gauche ne supporte plus la cadence », montre-t-il (petit doigt déformé à l’appui) et qui n’a rien d’une blague. Ces structures de e-sport ont un staff impressionnant : community manager, rédacteurs web, ingénieur son… l’équipe recherche même un monteur vidéo et un développeur web.
Pour l’instant, Connectesport fonctionne de manière bénévole, même si personne ne compte ses heures. Leur but ? Se faire une place sur le marché du e-sport et en vivre à terme, aussi bien en valorisant les joueurs qu’en proposant un site internet et des événements autour du gaming. Leur stratégie semble fonctionner : Orange les a démarché pour leur proposer un partenariat.

YSOLINE (alias Yziia, 18 ans)

Image4Le monde du jeu vidéo, Ysoline est tombée dedans quand elle était petite. Grâce à son grand frère. Normal, puisque « déjà tout petit, il jouait aussi avec mon père ! Moi j’étais obligée de finir comme eux », raconte-t-elle. Une passion pour elle, « parce que ça sort de la réalité et divertit. Certains ont la musique ou le cheval, moi j’ai le jeu vidéo comme échappatoire ». Désormais, elle fait partie des orKs. Un nom étrange qui regroupe en fait une « association multigaming ». Un regroupement de fans, ou plutôt « une communauté, une famille », comme le décrit Ysoline. De quoi oublier ses débuts sur console, lorsqu’elle s’en prenait « plein la poire. Des joueurs me disaient : mais pourquoi tu fais pas le ménage, plutôt ? Il n’y a pas trop de filles dans le gaming. Elles n’osent pas trop… »
Un de ses jeux fétiches ? Rainbow Six Siege, « très stratégique ». Quand elle joue, elle est diffusée sur la web TV twitch.tv/yziia. À la manière d’un YouTube, cette plate-forme diffuse ses parties, mais en direct. Elle peut alors parler à des gens du monde entier, casque vissé aux oreilles. Une passion qui lui prend une douzaine d’heures par semaine. « Mais attention, je sors hein ! », rigole Yziia. « On ne reste pas tout le temps enfermés, contrairement à ce qu’on croit… »
Maintenant, elle attend la Dreamhack avec impatience. Comme l’an dernier. De toute façon, elle a déjà son pass VIP depuis bien longtemps…

FABIEN PAGNARD (alias Cafeine, 35 ans) Image2

On est méchant à tmv. C’est qu’on l’a réveillé, Fabien, avec nos questions. Mais forcément, en parlant jeu et jeu vidéo, il a accepté d’y répondre avec plaisir, « avec sa voix de Barry White sorti du lit », comme il dit. Connu sous le pseudo de Cafeine, Fabien joue une à deux heures par jour, « mais gère aussi les pages Facebook, Twitter, a un rôle de community manager pour Hearthstone ». Un jeu qu’il adore, découvert il y a 2 ans (mais mister Cafeine a débuté avec les Magic en 1996 !) et qui compte 50 millions de connectés. « Vous n’imaginez même pas le nombre de gens qui jouent à Hearthstone, c’est dingue. Même des quadras, sur leur pause de midi au boulot. Il faut dire que les règles s’apprennent en 10 minutes… », rappelle Fabien, technicien Telecom dans la vraie vie et connu pour son rôle d’arbitre dans le monde du jeu.
Bref, Hearthstone, c’est son bébé. Et il s’y tient, comme beaucoup d’autres gamers. « C’est difficile d’aller voir ailleurs. Un joueur de volley ne va pas faire un marathon », métaphorise-til. « Moi, par exemple, je suis incapable de jouer à Counterstrike [un jeu de tir, NDLR]. » Lui aussi sera à la Dreamhack cette année. En précisant bien « que c’est une vraie compétition, un vrai tournoi. Le public ‘’lambda’’ ne doit pas s’imaginer venir pour voir des Pikachu. Là, il y a 2 000 mecs qui sont là pour gagner. Ce n’est pas un festival de jeux vidéos ! »

Portraits par Julia Mariton & Aurélien Germain

PRATIQUE
>DreamHack, du 14 au 16 mai, au Vinci.
facebook.com/DreamHackFrance ou dreamhack.fr

>Pass 1 jour : 15 € / pass 3 jours : 35 €.

> Pour aller plus loin :
Faites un tour sur facebook.com/groups/GamersOfTours (toute l’actu du jeu vidéo sur Tours)

Merci à All Geek Studio de Tours pour ses infos et ses contacts !

>> N’oubliez pas que tmv vous fait gagner des PASS POUR LA DREAMHACK JUSTE ICI !! <<

Les Topovaures : une vidéaste au top sur Internet

Pour sa journée d’information sur les métiers du numérique, l’Esten recevra Coralie Brillaud, la vidéaste qui réalise Les Topovaures . La chaîne Youtube de la jeune femme propose des vidéos de quelques minutes pour raconter des anecdotes sur l’art ou l’histoire.

Alors, on fait moins l'malin Norman ?
Alors, on fait moins l’malin Norman ?

Ses yeux bleus se posent sur sa tasse de chocolat chaud, sa voix est tranquille, presque timide. Une grande humilité émane d’elle et peu soupçonneraient qu’elle accumule des centaines de milliers de vues sur sa chaîne Youtube, Les Topovaures. Coralie Brillaud a 27 ans, elle est vidéaste et préfère ce terme à celui de Youtubeuse. « Je ne veux pas être rattachée à une seule plateforme », défend-t-elle. Originaire de Paris, elle a élu domicile à Tours depuis trois ans avec son mari et ses deux enfants. « Nous avons eu un vrai coup de cœur ici, nous ne sommes pas près de partir », assure-t-elle. Cela n’est pas toujours pratique pour fréquenter les réseaux professionnels parisiens, mais à peine une heure en TGV, la petite famille trouve des solutions.

Vidéaste, Youtubeuse, c’est quoi exactement ? Encore quelqu’un qui se met face caméra pour nous raconter des tas d’histoires ? Eh bien non. Contrairement à nombre de ses confrères, Coralie ne se met pas en scène dans ses vidéos, elle utilise seulement sa voix pour commenter ses sujets (qu’elle monte d’ailleurs elle-même). Quant à ce qu’elle raconte, ce sont des anecdotes sur l’art ou l’histoire avec, par exemple, les cinq meilleures improvisations au cinéma, les cinq partis politiques les plus improbables, les cinq morts les plus atroces dans les Disney ou encore les cinq lois françaises les plus absurdes. Image12
Du haut de son mètre soixante- dix, la réalisatrice ne manque pas d’imagination. Son projet de créer une chaîne Youtube est né de deux idées : les vidéos sont un format à la mode qui touche facilement les gens et permettent de croiser divertissement et instruction. « J’ai voulu utiliser la vidéo pour montrer que Youtube n’est pas réservé à l’humour, au gaming et à la beauté », ajoute-t-elle. À l’époque, son concept de le construire sous forme de « Top » ne convainc pas ses pairs. Le milieu de la culture et du web le perçoit comme un format trop facile, peu créatif et très commercial. « Moi j’étais convaincue que c’était un excellent moyen d’être pédagogique et synthétique », s’accroche-t-elle. Elle lance son essai le 1er avril 2015, moment où de nombreux blogueurs et youtubeurs publient des vidéos « blagues ». « C’était symbolique, pour montrer que j’avais compris la critique mais en la détournant ».

La chaîne des Topovaures décolle rapidement, parvenant aujourd’hui à la coquette somme de 245 000 abonnés. « On est très fiers d’elle », insiste sa maman, « première fan » dont on voit les yeux briller même à l’autre bout du téléphone. « C’est vrai qu’au début quand elle m’a parlé de son projet, je voyais ça comme un passe-temps, pas comme un vrai travail », confie-t-elle. Mais très vite toute la famille, Coralie incluse, doit bien admettre que le projet prend de l’ampleur et qu’il devient une alternative professionnelle crédible. « Coralie est quelqu’un de très intuitif et je lui ai dit : “ Si tu arrives à faire de ta passion ton métier alors vas y, fonce ” », ajoute Annie.

Inventer son métier

Pour Coralie, cela avait toujours été compliqué de visualiser quel métier elle exercerait « plus tard ». Passionnée de numérique depuis qu’elle a posé les doigts sur un clavier, elle a fait une section Littéraire tout en gardant une option math pour ne pas abandonner les sciences. Après le bac, elle valide une licence en art et culture à Lille et un master cultures et métiers du web à Marne-la-Vallée. Ses premières expériences professionnelles la conduisent vers la formation pour adultes, lui permettant d’acquérir un autre atout : la pédagogie. Au bout du chemin, un dilemme : comment créer un pont entre toutes ces compétences ? « Depuis des années, j’avais envie de métiers qui fassent le lien entre le numérique et le traditionnel, mais je ne visualisais pas à quoi cela correspondait. Je me rends compte que c’est parce que ces métiers n’existaient pas. Nous sommes en train de les inventer. »
Les métiers du web sont effectivement en pleine expansion, aussi neufs que le secteur qui les abrite. Pour l’instant, force est de constater que ce sont plutôt les hommes qui s’en sont emparés, un constat qui n’a évidemment pas échappé à la jeune femme. Son apparente timidité disparaît d’ailleurs rapidement quand on aborde le sujet, même si le thème lui brûle un peu les lèvres. Pour elle comme pour d’autres, l’envie de faire avancer les choses le dispute souvent aux conséquences catastrophiques d’une mauvaise phrase dans un journal. Elle le reconnaît pourtant : elle a dû affronter la réalité d’un milieu professionnel très masculin et pas toujours enclin à respecter la minorité.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=YkpexUDKVEk[/youtube]

Peu de femmes

Image11Pas plus tard qu’il y a deux semaines, elle assistait à la deuxième édition du salon Neocast, à Strasbourg, qui rassemble environ 70 Youtubeurs. « Nous étions cinq femmes seulement », raconte-t-elle. A l’annonce de la programmation, les critiques avaient fusé sur les réseaux sociaux, s’interrogeant sur les raisons de cette sous-représentation. « Quand j’en ai parlé autour de moi j’ai entendu tout et n’importe quoi, notamment que les femmes n’avaient qu’à augmenter la qualité de leurs chaînes. Ou encore que dans ce cas, nous pourrions aussi bien parler du quota d’handicapés et de noirs qui sont invités, ce à quoi j’ai répondu : oui parlons en aussi ! », s’agace Coralie. Heureusement, certains se sont simplement contentés d’une mauvaise foi absolue : que cinq femmes ? Ils n’avaient « pas remarqué ».
Pour faire évoluer les mentalités, le meilleur moyen est encore la preuve par l’exemple. Coralie continue à développer son projet, même si elle reconnaît que sa seule chaîne Youtube ne lui permet pas d’atteindre un Smic. Ce qui lui permet d’en vivre, ce sont les contrats qu’elle décroche « à côté », grâce à l’audience qu’elle a développé sur le web. « Je ne fais pas de placement de produits, à la fois car j’ai un public jeune et parce que je ne veux pas que Youtube devienne une télé bis. En revanche, je crée des partenariats avec des organismes privés ou publics où il est entendu que j’ai été payée : ce qui est normal puisque c’est mon métier », justifie-t-elle. Un grand musée français vient d’ailleurs de la contacter pour réaliser deux vidéos… tenues secrètes pour l’instant.

> INFOS PRATIQUES
Journée d’information aux métiers du numérique le samedi 7 mai de 10 h à 18 h, à l’Esten (18 rue Bretonneau à Tours)
→ Plus d’infos sur supedition.fr

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Tours : les 10 qui vont faire l’actu culturelle en 2016

Musique, monde du spectacle, du web ou encore cinéma… Cette année, ça va bouger côté culture, au sens large du terme. La rédaction a choisi de mettre en valeur dix Tourangeaux qui, chacun à leur niveau, font bouger Tours dans ce domaine. Ils ne sont, bien sûr, pas les seuls, mais notre petit doigt nous dit que 2016 ne se fera pas sans eux !

1. LVOE
Ne cherchez pas d’erreur, ça s’écrit vraiment comme ça. Le truc à LVOE, c’est le « psychbeatrock », comme ils l’écrivent sur leur page Facebook. Et LVOE, c’est un peu LE groupe à surveiller cette année. Naviguant entre Tours, Paris et la Lune (c’est eux qui le disent, chut !), ces zikos balancent un groove sexy et surtout des tubes en puissance.
Leur premier EP, Misspelling of love, sorti l’été dernier, vous envoie valser du côté des British des 90’s. Et ça fait un bien fou. Tant qu’à faire, réservez votre 11 février : LVOE sera en concert avec Odezenne au Temps Machine. #Bisou.
> facebook.com/LVOEMUSIC ou soundcloud.com/lvoelvoe

2. OLIVIER PAIN
Olivier Pain passe de la photo portrait à celle de mariage, en passant par le reportage humanitaire avec une facilité déconcertante. Surtout, ses clichés sont sincères et humains. La preuve avec sa série sur le camp de réfugiés de Calais, pour le compte de GSF (Gynécologie sans frontières). Un reportage que le Tourangeau continuera fin janvier et en février. Ce qui devrait permettre d’organiser des expos et lever des fonds pour permettre à GSF de continuer à travailler là-bas. Humain, qu’on vous disait.
> olivier-photographie.com

(photo olivier-photographie.com)

3. GARY CONSTANT
Il est comme ça, Gary : capable de dézinguer le dernier Tarantino (pas taper !), comme de se farcir un film de sushis cannibales et de flasher sur une comédie d’espionnage 100% deutsch et délirante. Il revient cette année pour les 10 ans de son bébé, l’excellent festival de ciné qu’il a créé et qu’il préside : Mauvais Genre. Du 24 à 28 mars, il va donc dynamiter le cinéma gnan-gnan et amener une dose de fraîcheur à Tours. Comédie, drame, science-fiction, thriller, bis, avant-premières, Nuit interdite, concerts, expos (les grands maîtres de la BD franco- belge à l’honneur !)… De quoi voir la culture diffƒéremment (et se marrer un bon coup).
> festivalmauvaisgenre.com et sur Facebook

4. CHACHADELILLA
Son vrai nom est Charlotte de Lilla. Chachadelilla pour les intimes (graou). Plus de 3 500 abonnés au compteur pour sa chaîne YouTube, où elle réalise des doublures voix truculentes de jeux vidéos, films et dessins animés. Et en plus, mademoiselle chante à merveille !
Cette Tourangelle de 25 ans à la voix magnifique enquille les succès (227 000 vues pour son doublage de la chanson de la Reine des neiges) et parsème le tout de bonne humeur. Ses talents de graphiste (elle est multi-fonctions) l’ont aussi emmenée sur Mythomen (mytho.mn) : un projet fou de long-métrage d’animation, avec des super-héros, réalisé par Sébastien Périer et 100 % made in France. Bref, si Hollywood repère notre Chacha un jour pour doubler Le Roi Lion 12, tmv a choisi d’être son agent. Si, si.
> chachadelilla.com et @ChachaDeLilla sur Twitter

5. JACQUES VINCEY
Impossible de passer à côté de cette figure de la culture. Le directeur du théâtre Olympia cherche, avec toute son équipe, à s’ouvrir, rendre curieux ceux et celles qui n’iraient pas forcément poser leurs petites fesses au théâtre. En plus de ça, il se pourrait fortement que le CDRT obtienne, à la rentrée 2016-2017, le label centre dramatique national. Une vraie reconnaissance. Et une fierté pour Tours.
> cdrtours.fr

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6. PEPIANG TOUFDY
Infatigable, ce Pepiang. Directeur artistique de l’asso Prod’Cité, il court partout, toujours occupé et fait bouger le monde de la culture tourangelle depuis des années. 2016 sera encore très riche pour lui : une nouvelle édition du festival des cultures urbaines Imag’IN, WantedTV l’émission sur TVTours et surtout la sortie de son Daymane Tours (dont on vous avait parlé dans le N°183), court-métrage tourné en ville. « Et aussi un autre film en cours d’écriture ! », précise mister Toufdy. Rien n’arrête Pepiang on vous dit…
> prod-cite.fr

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7. LIVE UNLIMITED
« On voulait faire quelque chose pour les gens qui souhaitent bouger, s’ouvrir sur les territoires et assister à plein de concerts. Diversité de salles, mais aussi de style musical ! », résume Alban Gautron, de Live Unlimited. Avec Diego Movilla et Grégoire Rist, il a trouvé THE concept : le pass concerts illimités dans la région Centre.
La start-up tourangelle propose de payer un abonnement sans engagement de 25 € par mois pour se faire un tas de concerts, tranquilou, dans diffƒérentes salles partenaires (Le Temps Machine, Le Chato’Do, Espace Malraux, Le Petit Faucheux, L’Astrolabe…). Bref, 800 spectacles sur un an au programme.
D’ailleurs, il se pourrait que tmv vous fasse gagner certains de ces sésames d’ici peu. Genre ICI !
> Live-Unlimited sur Facebook

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8. MARIE-CLAUDE CARAËS
Directrice des Beaux-arts de Tours depuis 2014, elle a dû faire face au déménagement de l’ancienne école, rue Nationale, devenue le futur CCCOD (Centre de création contemporaine Olivier-Debré). À elle, donc, de repenser l’école (et les nouveaux locaux, tant qu’à faire) : pour 2016, elle souhaite mettre l’accent sur l’art contemporain et ouvrir des ateliers publics au plus grand nombre. Bref, l’Art pour tous. L’étape finale étant «d’accueillir dans les étages que l’école n’occupe pas, des start-up et des gens créatifs », comme elle l’a indiqué au magazine de l’agglo.

9. CONNECTESPORT
Les Tourangeaux un peu (beaucoup) geeks vont adorer. Connectesport, un site internet, promeut l’e-Sport à travers des revues de presse, mais aussi des tests et des dossiers sur le jeu-vidéo (avec, en bonus, une web TV toujours à fond dans le gaming et qui recherche d’ailleurs des joueurs intéressés). « La motivation de Connectesport est de devenir un point de référence journalistique dans le domaine du sport électronique de la région », souligne la tête pensante Steven Kukulski. Avec son associé Benjamin Lattron (de publicitemoi), ils souhaitent « acquérir un studio pour nos animateurs de stream ».
> connectesport.com

10. DOROTHY SHOES
L’inclassable artiste tourangelle, qui a fait des études d’art-thérapie, continue de surprendre. En 2015, les grilles de la préfecture avaient été décorées de ses photos, fruit de sa rencontre avec une dizaine de personnes en situation de handicap vivant en Touraine. Celle qui a intégré le studio Hans Lucas expérimente beaucoup.
Jusqu’au 31 mars, sa sublime expo ColèresS Planquées (anagramme de sclérose en plaques, dont Dorothy est atteinte) sera placardée à l’hôpital Salpêtrière de Paris. « J’ai demandé à des femmes de mon entourage de bien vouloir interpréter mes représentations personnelles de cette pathologie lourde, ainsi que chacune de mes peurs liées à ses facteurs dégénérescents », indique la Tourangelle.
> facebook.com/DorothyShoes

> > Et encore, on aurait pu citer : Poncho Prod’, K.Mie Illustratrice, Eric Maravélias et son festival Anonym’us, les All Geek Studio et tant d’autres…

Comment survivre à un dîner Star Wars (quand on n’y connaît que dalle)

Si, comme notre journaliste, vous n’avez pas la moindre idée de qui est Maître Yoda, vous risquez d’endurer mille mortifications au cours des prochaines semaines. De l’horrifié : « Quoi ??? Tu n’as pas vu Star Wars ?! » au méprisant : « Je ne comprends pas comment on peut ne pas s’intéresser à Star Wars », la semaine qui vient risque d’être violente. Heureusement tmv est là…

Captu2rePOUR SAUVER SA PEAU
Si le sujet devient trop pointu, détournez l’attention. Demandez à votre voisin de droite combien il y a de créatures dans la scène mythique de La Cantina. Et combien mesure Dark Vador (pour info, 2,04 m). Et son sabre. S’il rougit, c’est bon.

LA PHRASE CULTE
À sortir à toutes les sauces, et tout le monde croira que vous l’avez vu (on a testé pour vous : on a fait illusion pendant 30 ans) : « Luke, je suis ton père ». Ou l’acmé de L’Empire Contre-attaque, quand le méchant Dark Vador révèle son secret au gentil Jedi Luke. À se demander tout de même si ce n’est pas juste pour éviter de se faire laminer.

POUR JETER UN FROID
Le chiffre à jeter négligemment entre le fromage et la bûche : « On se demande pourquoi l’épisode VII, Le Réveil de la Force, a coûté 200 millions de dollars. Alors qu’il a suffi de 11 millions pour tourner l’épisode IV. »

PRÉFÉREZ LE VINTAGE Capture
Star Wars et La Guerre des étoiles, c’est la même chose mais on ne dit plus La Guerre des Etoiles depuis 1997. Soyez snob, soyez chic : dites « La Guerre des étoiles est la meilleure expression moderne de la lutte entre le bien et le mal. » Là, ils parleront tous ensemble. C’est gagné (again).

POUR CLORE LA DISCUSSION
D’un ton sentencieux ou navré : «Si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi». Comme Dark Vador face à Obi-Wan Kenobi dans La Revanche des Sith (Épisode III). Un vieux poncif, que Georges Lucas a d’ailleurs piqué dans la Bible, évangile de Matthieu.

À ÉVITER
« Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins… Le Maître et son Apprenti… » On a beau la retourner dans tous les sens, la phrase de maître Yoda à Mace Windu dans La Menace fantôme ferait passer n’importe qui pour un faible d’esprit. Sauf si vous êtes vert et mesurez 90 cm.

LE DÉBAT À INITIER
Dark Vador représente le méchant absolu, qui veut dominer le monde, l’Empire, la Galaxie, bref, tout le monde. Mais avant, il était gentil. Jusqu’au jour où il a basculé (du côté obscur de la Force). Et puis il n’arrive pas à tuer son propre fils. Il y aurait donc un petit coeur de chaton qui bat sous cette grande cape noire ?

Une minute sur le web #50

Cette semaine on vous parle en vrac de Tars d’Interstellar, de mondes un peu flous ou encore de Walking dead.

BUZZ_PHOTO

LA PHOTO
Nicolas est un photographe français (de Tours) qui s’amuse à plonger ses figurines préférées dans l’eau. Geek is beautiful. Plus sur samarcq.com

BUZZ_TARS
GEEKOLOGIE
IAIN HEATH
Cet Américain est tellement fan de science fiction qu’il a construit tout seul une réplique du robot Tars du film Interstellar. On avoue que le résultat est bluffant. Surtout que sa maquette coïncide avec la sortie d’un petit documentaire sur la construction de ce robot pour le film.
Iain Heath sur flickr et le mini docu.

LE MOT
SENTAI
En japonais, ça veut dire « escouade ». Mais c’est aussi le terme (à prononcer très vite et avec pas mal d’aigus) pour les séries genre Power Rangers ou Bioman. Alors pourquoi on vous dit ça ? Pas pour vous faire rigoler, non, mais pour vous dire que c’est le 40e anniversaire du Sentai. Génial. Non ?

LETTRES
ET BOLOSS
Vous êtes sûrement tombé sur cette belle vidéo de Jean Rochefort en train de raconter le livre Madame de Bovary façon cour-de-collège-en-2013. Ce sont les génialissimes Boloss des belles lettres qui ont l’idée d’inviter la star française.
Pour voir la vidéo et plus de résumés de livres façon ouèch cousin : bolossdesbelleslettres tumblr.com

 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=16ubmu7qbJc[/youtube]

LA VIDÉO
WALKING DEAD-BIT
Pour ceux qui regrettent que la cinquième saison de Walking Dead soit finie, on vous propose de noyer votre nostalgie dans les vidéos de Ciné Fix : une reconstitution façon vieux jeu vidéo des saisons 1, 2, 3, 4. Très, très fun. ATTENTION SPOILERS !
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4Q301I60KT0[/youtube]

WINDOWS 10
GRATOS
L’ancienne firme de Bill Gates vient d’annoncer qu’elle mettra à disposition (normalement à partir de l’été prochain) le nouveau Windows 10 à tous les propriétaires des versions 7 et 8.1 : et cela gratos. Même si vous avez une version pirate. Pas mal.

BUZZ_JEU

LE JEU
SMALL WORLD

Dans ce jeu de plate-forme, vous êtes une forme un peu confuse qui découvre un monde fait de pixels et de couleurs pastels. Vous n’avez d’autre but que de sauter, avancer et toujours faire reculer la barrière de l’inconnu. Étrangement apaisant.
Sur rathergood.com

 

La Nuit de l'info : pizza, codage et Polytech'

Les étudiants de Polytech’ Tours auront tout une nuit (blanche !) pour réaliser les défis de La Nuit de l’info.

La Nuit de l'info
Lors de la première édition, il y avait 202 étudiants participants. L’an dernier, ils étaient 2 853. (Photo C.Line Design)

 
 

Des étudiants, des défis, du web et une seule nuit. C’est le pari un peu foufou de la Nuit de l’info, une compétition nationale organisée depuis 2007. Une sorte de grande aventure collective réunissant des étudiants d’école informatique de toute la France et à laquelle Polytech Tours participe pour la première fois, cette année.
« C’est quelque chose qui prend de l’ampleur et on trouvait l’idée sympa », indique Yannick Kergosien, 30 ans. Cet enseignant- chercheur à Polytech Tours chapeautera la compétition avec ses collègues Carl Esswein et Jorge Mendoza. Le 4 décembre sonnera le début de la Nuit de l’info, à 16 h 36 pile et s’achèvera le lendemain, à 8 h 04. Précis, non ? « Ce sont les horaires de coucher et lever du soleil », répond Yannick Kergosien.

Partout en France – et donc à Tours – les étudiants seront regroupés en équipes. Les défis, lancés par des entreprises partenaires, tomberont d’un coup : développer une appli, un programme web, une interface ergonomique, etc. Et c’est parti pour une nuit blanche à faire carburer ses méninges et son savoir. « Bref, on va prévoir les pizzas et le café ! », lance Yannick Kergosien, en riant.
Au-delà de l’aspect purement fun et bon enfant, la Nuit de l’info pourrait aussi permettre de jolis débouchés pour les participants. « Bien sûr, ça a des incidences. À Tours par exemple, l’entreprise Umanis se prête au jeu et verra de quoi ils sont capables. Il y a aussi des groupes, comme IBM. C’est une bonne chose pour les étudiants. Il y a certes une récompense pour les gagnants à la fin, mais ça fait aussi une ligne en plus sur le CV. Et ça fait connaître les entreprises qui recrutent des ingénieurs. »

Pour l’instant, Polytech Tours a déjà réuni onze équipes, soit 77 étudiants pour la Nuit de l’info. Et compte bien remporter les défis.

Une minute sur le web #35

Allez, viens, on est bien : prenez deux minutes pour traîner dans les méandres du web.

On avait déjà parlé de Javier Pérez : ce créatif détournait les objets du quotidien pour en faire des dessins superbes. En ce moment, il utilise ses mains pour faire vivre des personnages. Plus sur instagram.com/cintascotch
BUZZ_PHOTO BIS

LE TUMBLR
ARTINFILM.ORG
C’est un super projet : répertorier toutes les formes d’art présentes dans les films depuis la nuit des temps. Ça va, pour l’instant, de la Cène dans Bad boys 2 (2003) à une peinture de Van Gogh dans Wall-E (2008). Il y en a déjà des centaines de mises en ligne.

LOL
TEAM UNICORN
Cette équipe de graphistes américains est spécialisée dans le détournement WTF de séries ou de mème. Leur dernier fait d’arme : ils ont imaginé le profil Facebook des personnages de la série télé Game of Thrones. Plus sur teampwnicorn.com
BUZZ_UNICORN

LA PHRASE
« Les SMS conduisent à partager des pensées, des émotions, des désirs ou des fantasmes qui auraient pu rester lettre morte. » Une phrase tirée de l’enquête de Joëlle Menrath pour la Fédération française des télécoms. Le reste de son enquête sur les individus connectés : fftelecoms.org

PHOTOSHOP
RETOUCHE EXTRÊME
Quand un Japonais ouvre une chaîne youtube pour montrer son level de retouche sur Photoshop, ça donne Justin Bieber qui se transforme en femme ou encore Angelina Jolie version asiatique. Plus sur youtube.com/user/realretouch

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=YTIolxzNJ_A&list=UU-vIouFPtH4eBTSmp98_QfA[/youtube]

VINTAGE
GEEK MUSIQUE
Le développeur Jordan Eldredge (@captbaritone sur Twitter) s’est amusé à recréer le mythique lecteur audio Winamp et le diffuser en html 5 sur une page web. Mais si ! Vous savez, ce truc tout vert avec plein de pixels et des lumières qui clignotaient ? Essayez-le sur jordaneldredge.com
BUZZ_WINAMP

ANNIVERSAIRE
HAPPY BIRTHDAY FIREFOX !
Le navigateur web fête ses 10 ans. Développé par des milliers de développeurs bénévoles, 20 % des internautes l’utilisent dans le monde. Aux dernières nouvelles, Firefox se serait associé au réseau Tor pour améliorer la confidentialité de la navigation lorsqu’on l’utilise. Malin comme un panda roux.

Mini-geek et code informatique

Ils ont entre 6 et 14 ans, mais maîtrisent déjà le code informatique à la cantine numérique.

Mini-geek
Coder quand on est jeune, c’est possible.

En cette fin octobre, le soleil brille. Pourtant, Nicolas, un trentenaire, et Pierrick, son fils âgé de 12 ans, sont bien pressés de s’enfermer dans les locaux de la Cantine numérique, dans le quartier du Sanitas. Ils vivent leur premier coding goûter : des ateliers gratuits pour se familiariser, de manière ludique, à l’univers du code.

Nicolas est informaticien. Il a entendu parler de ces séances par des collègues. Elles sont organisées une fois par mois le samedi après-midi par Palo Altours, une association chargée de promouvoir le numérique. Il a décidé d’y emmener son fils qui ne jure que par les ordinateurs à la maison. Dans une grande salle lumineuse, une cinquantaine de mini-geeks âgés de 6 à 14 ans sont déjà installés devant des PC.
La séance démarre par quelques mots d’accueil de Jean-Lou Lebars, le coordinateur. Il présente aux participants un logiciel adapté, qui a comme héros une mascotte baptisée Scratch. Durant deux heures, aidés par leurs parents, les enfants vont tenter de créer un petit programme informatique. Pierrick, le casque sur les oreilles, semble se débrouiller : il vient de donner vie à un personnage, un plongeur qui doit échapper à un requin. Une animation qu’il est fier de montrer à son papa. « C’est notre moment à nous », explique Nicolas.
Les coding goûters ont également un véritable but pédagogique. « Ce n’est pas vraiment un cours d’informatique. Cela permet plutôt aux enfants de développer leur imaginaire et leurs réflexes logiques », indique Jean-Lou.

>>Plus d’informations sur paloaltours.org

BUZZ : Quand la musique est geek…

Bzzz bzzz fait le buzz. En plus de ça, Fête de la musique oblige, c’est un buzz spécial musique. On vous gâte, non ?

LA BIBLE DES GUITARISTES
C’est décidé, cet été vous comptez bien draguer sur la plage avec votre guitare mais, malheureusement, les trois p r emi è r e s notes de « Jeux interdits » que vous jouez péniblement ne suffiront pas. Pas de panique, GuitarToolkit est l’application qu’il vous faut. Plus de 2millions d’accords sont recensés, on y trouve également un accordeur chromatique. Encore plus fort, la fonction Chord permet d’identifier l’accord que vous êtes en train de jouer. L’application fonctionne également pour la basse, le banjo et l’ukulélé. 8,99€ sur iOS.
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STUDIO DANS LA POCHE
Vous êtes du genre ultra créatif ? Dès que vous avez une idée de compo il faut que vous l’enregistriez sur le champ ? Ça tombe bien, plusieurs applis proposent d’avoir un véritable studio d’enregistrement dans la poche. La plus connue d’entre elles, c’est Garage Band. Une dizaine d’instruments virtuels sont disponibles pour donner vie à vos idées les plus géniales. On peut superposer jusqu’à 8 pistes simultanément en y ajoutant toutes sortes de réglages et d’effets. Un must pour les musiciens. 4,49€ sur iOS.
 
MIXER COMME UN VRAI DJ
Vous vous sentez une âme de David Guetta ? Vous rêvez de faire danser la foule sur des rythmes effrénés ? Penchez-vous du côté de ADJ Pro. Une application qui transforme votre smartphone ou votre tablette en une console de DJ complète. ADJ Pro récupère les fichiers musicaux et permet de nombreuses fonctionnalités : mixage, effets, synchronisation, tempos, jingles, battements, etc. Le tout parfaitement adapté pour un usage tactile. Le kit idéal pour créer des tubes et devenir le roi des dance-floors. 4,78€ sur Android.
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Un petit vert ?

Numéro special British oblige forcément à tester un pub. On est allé à l’Atelier.

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Un espace intimiste. Des tables en bois. La musique des Dubliners en fond sonore. « On voulait vraiment cette ambiance, c’est ce qui nous plaît », explique Cédric, derrière son comptoir. À 29 ans, il a repris l’établissement en septembre 2012, avec son associé Nicolas, d’un an son aîné. Convivialité et proximité reviennent dans la bouche du jeune homme.
L’Atelier n’est pas qu’un lieu de passage. Cédric souhaite mettre les clients à l’aise, leur faire aimer l’atmosphère anglo-saxonne. Et qu’ils reviennent. Comme si on était dans un recoin paumé du Conemara, où le pub est l’endroit où tous les habitants se retrouvent.
Les deux compères ont aussi apporté leur patte. Le côté geek de Cédric, avec un poster de Super Mario remixé à la bière. Un saxo et une guitare au plafond pour son pote, branché musique. Mais l’Irlande n’est jamais loin. On lève la tête et on aperçoit des vieilles bouteilles de Guinness ou de Jameson. Et bien sûr, le ballon ovale a sa place, comme le dit Cédric, un passionné : « On peut venir tranquillement voir les matches ici. Gueuler un bon coup avec une bière à la main ». Avec le quinze du Trèfle et les Bleus aux deux dernières places du Tournoi des 6 nations cette année, il y avait de quoi crier. Les fans ont pu noyer leur chagrin dans la boisson : la pinte la moins chère est à 3,50 euros.
Les habitués accoudés au bar, les âmes de passage se retrouvent à l’étage. Plus de tables et de banquettes pour faire la fête. « On peut privatiser le haut pour des anniversaires ou des grandes occasions si on nous le demande », poursuit Cédric. Avant de venir, pas besoin de réviser votre vocabulaire. Il est précisé à l’entrée qu’à l’Atelier, « on parle anglais avec un accent très français » !
Chloé Vernon
L’atelier, 20 rue de Châteauneuf. Du mardi au samedi, jusqu’à 2 h du matin. Tel : 09.82.57.49.12.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.


AU COMPTOIR
UNE BIÈRE
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Une pinte de Grimbergen, une blonde bien rafraîchissante l’été. 5,60 €.
UNE AUTRE BIÈRE
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Une obligation dans un pub irlandais : la Guinness. La pinte est à 5,50 €.
LES FLÉCHETTES
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Après ces deux pintes, une partie de « darts » (gratos) s’impose ! Visez droit, sinon vous risquez d’atteindre les clients qui sortent des toilettes, juste à côté.