Alice Mitard sur la piste aux étoiles

Déterminée et motivée, Alice Mitard l’est assurément. Rencontre avec une championne.

Avec son gabarit de poche (1,56 m ; 47 kg), on aurait pu la deviner acrobate ou funambule, faisant le spectacle dans un cirque, sur la piste. Raté ! C’est sur une autre piste, d’athlétisme celle-là, que la jeune Tourangelle (21 ans) brille depuis une dizaine d’années.

Et si la saison estivale s’est déroulée, pour elle, entre hauts et bas (vice-championne de France espoirs sur 3 000 m steeple ; 14e place sur 1 500 m en élite, quelques semaines plus tard), Alice reste déterminée.

« Même si les mondiaux d’athlé n’ont pas encore eu lieu (Doha, 27 septembre-6 octobre), le travail a repris avec les cross qui se profilent. Je suis encore en espoirs et j’espère de nouveau briller aux championnats de France (titrée en 2018, elle a fini 3e en mars à Vittel) et puis aussi améliorer mon classement aux championnats d’Europe (35e en 2019). La saison dernière n’a pas été décevante, ajoute-t-elle. Avec Guy Recouderc, mon entraîneur à l’A3T, on a modifié des choses. J’ai commencé une nouvelle discipline (3 000 m steeple). J’ai une totale confiance en lui. »

« J’ai besoin de m’ouvrir l’esprit »

Alice Mitard n’est pas seulement une athlète au grand potentiel. Elle poursuit également ses études avec enthousiasme. « J’ai obtenu ma licence en biologie à la Fac de Tours mais cette dernière année a été compliquée pour conjuguer mon cursus avec l’athlé. »

Depuis début septembre, la demi-fondeuse a pris un virage. « J’ai toujours voulu être prof, instit’. Et cette année, j’ai intégré l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), à Fondettes. J’ai besoin de m’ouvrir l’esprit et de me projeter vers d’autres centres d’intérêts. » Ça se comprend, quand on s’entraîne 6 ou 7 fois par semaine…

Thierry Mathiot


LE SOUVENIR
« C’EST TOI LA CHAMPIONNE ? »

« Avant de présenter mon dossier à l’IUFM, j’ai effectué quelques stages d’observation en école primaire, pas loin de chez moi, à Tours », raconte Alice Mitard. Elle était attendue avec curiosité par les jeunes élèves. « Un petit est venu me voir en me disant : “C’est toi la championne ?” », se souvient-elle.

Course à pied : les pros parlent !

François Barreau, 59 ans, ancien athlète de haut niveau, président de FreeRun, section athlétique tourangelle qui truste les podiums nationaux de cross-country, et Rachid Hamdaoui, 44 ans, entraîneur de demi-fond à l’A3T, sont des spécialistes de la course à pied. Par leur expertise, ils éclairent le phénomène jogging et le développement du trail.

(Photo Adobe Stock illustration)

Ils se rejoignent sur un constat : la France n’est pas un pays de culture sportive.
« Ce matin, je discutais avec deux jeunes en BTS, raconte François Barreau, président de Free Run. Ils m’expliquaient que pour venir en cours, il fallait qu’ils se lèvent à 5 heures afin de prendre le train. Ils terminaient tardivement avant de rentrer chez eux. Comment voulez-vous qu’ils fassent du sport ? »

Quand on leur parle du phénomène jogging, de ces 13 millions de Français qui courent, l’analyse des deux athlètes expérimentés diverge cependant. « Avec la course à pied de masse, tout le monde est champion, poursuit Barreau ; mais au niveau des médailles, des records, des compétitions, ce n’est pas brillant. Regardez les performances globales, elles régressent. Je ne fustige pas la course plaisir. Mieux vaut se bouger que de ne rien faire, mais soyons sérieux. Des gens se lancent dans un trail de trente ou quarante kilomètres durant lequel ils vont plus marcher que courir. J’appelle cela de la randonnée. Où est le goût de l’effort, de l’exigence ? »

Rachid Hamdaoui porte un autre regard : « Je suis heureux de voir les gens courir, prendre du plaisir dans une épreuve. Mais intégrer un club d’athlétisme pour faire du demi-fond ou du fond, c’est autre chose. La différence s’appelle l’objectif, la performance. Mais pour ma part, j’estime que le niveau d’exigence de l’entraîneur doit toujours être celui que l’athlète se fixe. Et non pas l’inverse. »

Courir ou réussir ?

Quand on leur rétorque que la performance pour un jogger lambda, au départ en surpoids, est déjà de parvenir à faire un marathon en un peu plus de 5 heures, là encore, l’analyse diverge. « J’ai été un athlète de haut-niveau, explique François Barreau. Courir était, et est toujours une passion. Mais réussir, pour moi, reposait sur une accumulation de petits détails dans ma vie de tous les jours. »

Pour Rachid Hamdaoui, la passerelle entre le jogger, comme vous en voyez tous les jours à Tours, et l’athlète passe par les clubs. « C’est là que vous rencontrerez des entraîneurs qui encadreront vos séances et géreront avec vous votre progression. Mais avant de progresser, il y a beaucoup de travail, c’est vrai. Et tout le monde ne deviendra pas champion. »

(Photo illustration Adobe Stock)

Th.M.


EN CHIFFRES

35 000
L’estimation du nombre de coureurs en Indre-et-Loire. Une cinquantaine d’épreuves sont organisées chaque année dans le département. 14 % des Français disent avoir déjà envisagé de courir un marathon. 4 % l’ont déjà fait.

850
En millions d’euros, le poids économique du marché du running en France. À elles seules, les chaussures génèrent 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 8,2 millions de paires vendues chaque année en France.

33 %
Un Français sur trois pratique la course à pied, selon une étude réalisée en avril 2018 par Odoxa pour RTL et Groupama. 8 % courent au moins une fois par semaine.

A Tours, avec les passionné(e)s de running

Dimanche 22 septembre, 13 000 coureurs s’aligneront au départ des 10 et 20 km et du marathon de Tours. Les joggers que nous avons rencontrés ont une histoire unique avec la course. Sur route, sur piste ou sur trail. Rencontres.

 

(Photo illustration Adobe Stock)

« Je me suis inscrite sur 10 km alors que j’apprends à peine à courir ! » Gégé – comprenez Géraldine ! -, cheveux courts, petites lunettes, gabarit de poche, amuse le groupe.
On est lundi, 19 h 15, j’ai chaussé mes baskets, enfilé mon short et me voilà sur la piste d’athlétisme du stade des Tourettes (Tours-Nord), au beau milieu de 80 adhérents remontés comme des coucous. Autant de femmes que d’hommes.

Vu le nombre de licenciés, le travail s’effectuera sur deux tranches horaires, par niveau, aptitudes et affinités. Beaucoup ont déjà en tête les objectifs à venir. Le marathon du Medoc pour certains. Pour d’autres, pourquoi pas une échappée vers le triathlon.

La coach, c’est Céline (Degham) et, apparemment, elle est du genre à savoir ce qu’elle veut. « Courir, c’est facile. Bien courir, c’est difficile », lance-t-elle pour mettre tout le monde à l’aise.

Autour du lac de la Bergeonnerie (photo tmv)

Pour cette première, le groupe en entier tourne tranquillement sur la piste avant d’attaquer des allers-retours, montées de genoux, talons-fesses, fentes et accélérations. La couleur est donnée.
JogginTours a pour devise « Je cours pour le plaisir », mais côté entraînement, c’est quand même du sérieux.

Le lendemain, mardi, Les Copains coureurs d’Indre-et-Loire (ACC37) m’ont donné rendez-vous au Bois des Hâtes à 17 h 45. Ça nous fait même pas une journée de récup’ depuis mes aventures aux Tourettes, mais bon, l’info avant tout ! Nous sommes dans le poumon de Saint-Avertin et c’est là que cette association de Notre- Dame d’Oé, créée en 2012, regroupe ses adhérents-joggers.

Fractionné et accélération sont au programme

Autour de William Da Silva et son épouse Marie-Claude, le niveau semble plus hétéroclite que dans un club. Sylvie, Sébastien, Michel, Virginie, Corinne, Jacques sont dans les starts. La trentaine de coureurs a la bonne idée de se scinder entre les costauds et les moins forts. Fractionné et accélération sont au programme. Certains finiront en marchant quand les premiers, revenus à l’entrée du Bois, auront dressé une table… de récupération. Boissons, gâteaux, amandes, cacahuètes et abricots permettent de recharger les batteries.

Le groupe joue les prolongations. Ça discute, ça se raconte, ça rigole. « On s’y sent bien », me dit-on. L’association écume les courses d’Indre-et-Loire mais se projette aussi hors de France.
Le marathon d’Athènes, le 10 novembre est à leur programme. « Grâce à quelques sponsors, des connaissances, nous arrivons à tirer les prix, explique William Da Silva. Les quatre jours en Grèce, vols compris, et dossards nous reviendront à 350-400 euros. »

Entraînement du club Jogg’in Tours, au stade des Tourettes. (photo tmv)

La semaine suivante (il faut bien se reposer un peu…), l’état d’esprit est le même à l’ACIL (association des coureurs d’Indre-et-Loire), que nous retrouvons le mardi, à 17 h 30 au Stade des Fontaines.
Créée en 1984, c’est l’association originelle des coureurs du coin. Aujourd’hui, ils sont une trentaine réunis pour cette rentrée. Jean-Marc Pesson (« 2 h 48’ au marathon… il y a trente ans ») préside aux destinées de l’association et Alain Barral, grand ancien, veille sur ses ouailles.

Tous les mardis, le groupe s’entraîne aux Fontaines jusqu’à 20 heures (« La location nous coûte 1,56 euro de l’heure, l’adhésion à 25 euros fait le joint », explique Jean-Marc Pesson), et parfois, il s’en éloigne. Nathalie, Christophe et le groupe se dirigent vers le lac des Peupleraies. Le dimanche, c’est plus long, direction Ballan-Miré, Joué, la côte de l’Épan.
Marathons, trails, 10 et 20 km sont dans le viseur du groupe… et toujours dans la bonne humeur.

Thierry Mathiot

Il va courir 37 semi-marathons en 37 jours !

Le top départ est lancé. Le Tourangeau Tony Lablanche va 37 semi-marathons en 37 jours. Pour la bonne cause !

Photo Facebook Respire 37

Courir 37 semi-marathons… en 37 jours ! Soit près de 780 kilomètres. C’est le défi un peu fou que s’est lancé le Tourangeau Tony Lablanche.

Son pari a débuté le samedi 11 mai et devrait donc l’entraîner jusqu’au 16 juin.

La journée, il travaillera comme si de rien n’était. Mais chaque soir à 18 h (ou 15 h 30 le dimanche), le coureur s’élancera du centre commercial de l’Heure Tranquille, aux Deux-Lions.
C’est également à cet endroit qu’on pourra le retrouver à son arrivée, lorsqu’il aura parcouru ses 21,097 km quotidiens.

Pour préparer son aventure, le sportif s’est entraîné assidûment et a été accompagné en amont par un staff médical.

En réalisant ce défi, il souhaite venir en aide à Magie à l’hôpital. En effet, chacun pourra l’accompagner lors d’une petite boucle de quelques kilomètres, accessible peu importe son niveau.
En achetant un dossard (5 à 7 €), les bénéfices iront ainsi directement à l’association. En piste !

> Aventure à suivre sur facebook.com/respire37tours

 

10 & 20 km de Tours : du nouveau !

Salon du running, parcours des 20 km, marathon en duo… Il y a du nouveau pour la course des 10 & 20 km de Tours.

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Il faudra compter sur bien des nouveautés pour l’édition 2019 des 10 & 20 km de Tours et du marathon qui auront lieu le 22 septembre prochain.

>Tout d’abord, le comité d’organisation a annoncé la présence d’un Salon du running, les 20 et 21 septembre, au Palais des congrès Vinci de Tours. Y seront proposés accessoires, tests d’équipements, conseils bien-être et nutrition. Soixante-dix exposants sont attendus sur 2 500 m2.

>Côté parcours, les 20 km font peau neuve avec un tracé inédit sur deux boucles de 10 km avec passage en ville, en bord de Loire et par l’abbaye de Marmoutier (le parcours des 10 est identique à celui de 2018).
Le marathon, quant à lui, pourra se faire en duo !

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>Le plateau élite ne sera par ailleurs pas renouvelé et pour les trois courses, un euro sera collecté par inscription au profit de l’association Magie à l’hôpital.

>Enfin, la marque Running Loire Valley regroupera désormais les 10 & 20 km, le marathon et la Happy Color.
Près de 13 000 sportives et sportifs sont attendus le 22 septembre. À vos baskets !

Inscriptions sur runningloirevalley.com

Parcours des 10 km / 20 km / marathon (sous réserve de modifications)

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J’ai testé pour vous… le sightjogging ou jogging culturel !

#EPJTMV Le sightjogging est la contraction de sight qui signifie « contempler » et jogging. Il s’agit de tourisme sportif alliant découverte d’un lieu et de son histoire avec le plaisir de la course à pied. S’il est déjà présent dans de nombreuses villes européennes et mondiales, son développement en France est plus timide. À Tours, une offre de sightjogging vient tout juste de voir le jour. 

JournalisteRomancier-Une-2
Le groupe s’est arrêté place Châteauneuf pour quelques commentaires sur la Tour Charlemagne.

Day Running et l’office de Tourisme Tours Val de Loire proposent les « Great Runners ». Ils sont une quinzaine de coureurs Tourangeaux confirmés a avoir été sélectionnés par l’entreprise de coaching fondée par Yosi Goasdoué (champion de France de Semi-Marathon et membre de l’équipe de France), Day Running. Ils se feront votre guide sur chacun des quatre parcours proposés, allant de 5,8 à 7,2 kilomètres. J’ai pour ma part choisi le Tours By Night de 6 kilomètres organisé une fois par mois. Le parcours permet de découvrir le cœur de la ville de Tours et ses lieux emblématiques de nuit. Il emprunte notamment le parcours lumière de la ville lancé le 17 novembre dernier.

Le départ est donné à 19 heures au Backstage, rue Bernard Palissy. Lampe frontale ou pectorale obligatoire. Ce soir là, nous sommes six à découvrir le parcours. Dès notre arrivée, un tour de cou aux couleurs de Great Running Tours nous est offert. Pour cette première sortie de nuit, Grégory sera notre accompagnateur. Yosi supervise. 

Découverte du patrimoine entre deux foulées

Nous nous lançons timidement et nous engouffrons dans le parking Vinci Gare. Là, c’est le moment où l’on se sent un peu comme Michael Jackson dans le clip de Bad. « Quelqu’un sait qui a réalisé la gare de Tours ? » demande notre guide. Elle s’impose à nous après que nous ayons gravi une à une les marches du parking souterrain. C’est Victor Laloux, célèbre architecte tourangeaux du XIXe siècle est à l’origine du monument. Nous suivons ensuite la rue de Bordeaux jusqu’à nous retrouver face à l’Hôtel de Ville, lui aussi réalisé par Victor Laloux. Une passante est intriguée par la flamme de notre Great Runner. Gregory lui présente alors le concept. « Amusez-vous bien », nous lance-t-elle alors que nous reprenons notre course.

Nous traversons la moitié de la rue Nationale avant de rejoindre la Basilique Saint-Martin puis la Tour Charlemagne. J’apprend que l’on peut monter au sommet de la tour pour contempler un panorama de la ville de Tours et même y prendre un verre. Yosi nous assure qu’il s’agit de l’offre la plus demandée à l’Office de tourisme. « Cela révèle quelque chose de l’esprit tourangeau ! ». Nous arrivons ensuite sur la Place du Grand Marché ou Place du Monstre pour les intimes, puis nous nous perdons un peu dans les jolies petites rues du Vieux Tours avant de rejoindre l’incontournable place Plumereau. Nous longeons quelques temps les bords de Loire en passant sous le mythique pont Wilson. Nous (re)découvrons des endroits comme le jardin De Beaune-Semblançay et profitons des nombreuses et délicieuses odeurs de cuisine de la rue Colbert jusqu’à notre dernière étape, la Cathédrale Saint-Gatien.

JournalisteRomancier-Une-3
La cathédrale Saint-Gatien a été construire sur quatre siècles.

Pour ceux qui n’oseraient pas se lancer, pas d’inquiétude, l’allure est vraiment tranquille. D’ailleurs il est parfois frustrant de piétiner. Nous avons parcouru les 6 kilomètres en tout juste une heure. 20 heures donc, retour au Backstage pour quelques étirements. À la fin de la sortie, chaque coureur a le droit à un petit sac avec, à l’intérieur, une carte présentant des parcours, un cookie diététique et une bouteille d’eau. 

Finalement, rien à voir avec un banal circuit touristique. Ici, l’ambiance est détendue et conviviale. Chaque sortie vous coûtera 15€. Un prix qui me semble juste mais le sera encore plus lorsque les commentaires seront approfondis. Mais les Great Runner sont sur le coup alors préparez vos baskets ! 

Réservation obligatoire, à faire à l’Office de Tourisme de Tours ou directement sur le site greatrunningtours.fr

Chloé Lifante 

Photos : Benjamin Baixeras

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

10 & 20 km de Tours : derniers préparatifs avant le départ

Les 10 km et 20 km de Tours, ainsi que le grand frère marathon, c’est le 23 septembre prochain ! Un peu moins d’un mois avant le jour J, comment aborder sereinement la dernière ligne droite ?

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MOTS D’ORDRE

Le 23 septembre, c’est tout près. Et il arrive à vitesse grand V. Les points essentiels à ne pas oublier pour cette dernière ligne droite ? Entraînement, motivation, alimentation. Et, surtout si vous faites les 20 km ou le marathon, sorties longues et séances de spécifique.

PERSONNALISEZ VOS ENTRAÎNEMENTS

Ça y’est, cela vous a pris sur un coup de tête : en ce 29 août, vous vous décidez à vous inscrire aux 10 km de Tours. À un mois de la chose, ce n’est pas mission impossible. Faites-vous un programme sympa de course à pied où vous prendrez soin d’établir des jours fixes de repos. Greffez-y des sessions d’endurance (vous devez pouvoir tenir la distance sans être essoufflé(e)). La rédaction de tmv a une petite préférence pour les sorties longues du samedi matin.
N’oubliez pas non plus de rajouter des séances de fractionné. Soit, pour du basique, 30 secondes à allure rapide puis 30 secondes de récupération en courant à allure réduite et ce, sur plusieurs séries. C’est l’idéal pour : 1) progresser ; 2) améliorer son souffle et son cardio ; 3) pouvoir courir très vite si belle-maman arrive chez vous par surprise. Quant à l’entraînement pour les 20 km ou le marathon, il est censé avoir commencé depuis belle lurette. Ce n’est pas le cas ? Félicitations, vous êtes dingue.

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PROGRAMME ALLÉGÉ

Cela vaut surtout pour le marathon. Quinze à vingt jours avant le départ, allégez le programme d’entraînement. Votre organisme assimilera correctement l’ensemble de votre préparation.
Pour un semi ou un 20 km, diminuez également le kilométrage. La dernière grosse séance se fera à J-10. Une semaine avant le départ, ce sera la dernière sortie longue. À J-3 et J-2, il est préférable de se reposer et de ne rien faire (sympa, non ?). À J-1, votre corps sera donc prêt à se remettre en route. Un petit footing vous évitera les jambes molles du lendemain pour les 20 km qui vous attendent.

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PENSE-BÊTE

Vous avez votre certificat médical à jour ? Vous avez pensé au retrait du dossard ? Et votre équipement ? Et les horaires à retenir ou les sas de départ s’il y en a ? Des questions toutes bêtes et pratiques, mais auxquelles il faut penser dès maintenant. Et pas à la dernière minute. Ce serait dommage de se rajouter une petite dose de stress à quelques heures du départ…

PASTA PARTY

Parce que c’est un rite immuable pour bon nombre de coureurs : la fameuse pasta party la veille au soir de la course. Nous, on aime. Et on vote pour.

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S-2 : EN MODE CRISTINA CORDULA

Quand votre calendrier indiquera « course dans 2 semaines », commencez à contrôler votre matériel. On vérifie bien que ses chaussures ne sont pas usées, on prépare sa tenue confortable, on regarde si on a une casquette (on se souvient de la chaleur sur les 20 km en 2017…), et pour les marathoniens, tout l’attirail avec mini- gourdes, boissons de récup’ et vaseline à mettre entre les cuisses et sous les bras, surtout s’il fait chaud.

Chaussures, soutien-gorge sportif, maillot, etc. : Ne courez pas avec quelque chose de nouveau le jour de la course ! On ne prépare pas ça la veille. Gardez votre tenue préférée dans laquelle vous êtes si bien. Sinon vous pourriez subir la pire chose au monde (oui, pire que la peste, les pizzas à l’ananas et la guerre), j’ai nommé… le haut qui frotte les tétons ! Des bandes de sparadrap feront l’affaire.

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ÉTUDIEZ LE PARCOURS EN AMONT

Faites un tour sur le site officiel et commencez à zieuter le parcours et ses spécificités si ce n’est pas déjà fait. Même pour un 10 km, ce sera toujours utile. Ainsi, vous pourrez anticiper les relances, voir les passages qui pourraient vous faire défaut ou réfléchir à ce qui pourrait vous faire mal aux pattes. Toujours utile d’établir une sorte de plan mental, afin de voir le meilleur moyen pour dérouler sa course au top et ne pas trop dépenser d’énergie avant le final où tout s’emballe.
Au hasard, la petite cote avant Mirabeau au 7e km pour les 10 km cette année. Qui peut en ralentir certain(e)s et vous faire louper le chrono de vos rêves.

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ET LA TÊTE ? ELLE EST PRÊTE ?

Que ce soit pour un 10 km, un semi ou un marathon, le mental est primordial (surtout pour la deuxième moitié de la course). Reposez votre petite tête ces prochains jours. Il est important de bien dormir, surtout la toute dernière semaine et l’avant-dernière nuit. La veille de la course, essayez de ne pas trop penser à la course qui vous attend.
De toute façon, l’excitation (ou le stress) vous fera probablement passer une sale nuit. Tant pis ! « L’important est de ne pas être en déficit de sommeil général », rappelle à juste titre running-addict.fr

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GUERRIERS DU PETIT-DEJ’

Maman vous l’a assez répété quand vous étiez enfant : le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. Pour ces derniers jours de préparatifs, (re)pensez-y. À celles et ceux qui se bourrent la panse au bacon luisant le matin ou, au contraire, n’avalent même pas un demi-gramme de céréales : stop !
On se met aux vrais petits-dej’, sachant que celui du jour J sera le plus important.

> À la rédac’, par exemple, on est friands des tartines grillées avec du miel, boisson (thé ou jus multivitaminé) et un fruit pour les vitamines. Évidemment, les portions ne seront pas les mêmes pour Jean-Edmond qui va courir un 10 km ou Cunégonde qui va taper un marathon.
> L’idéal, le jour de la course, est de manger 3 h avant le départ. C’est la loi, c’est comme ça. On évite ainsi les perturbations digestives (un petit vomito ou des douleurs gastriques, c’est jamais très classe pour la photo), les essoufflements (le fameux « Argh, j’ai un point de côté » au bout de 0,4 km) ou encore une mise en train laborieuse.

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PAS DE STRESS

Il reste moins d’un mois et votre cœur tambourine ? Re-la-xez-vous. Vous tentez les 20 km mais n’avez jamais parcouru cette distance avant ? Ce n’est pas grave ! Si vous pouvez faire 17 ou 18 km, vous réussirez les 20. Promis. Vous avez peur de finir dernier(e) aux 10 km ? Ce ne sera probablement pas le cas, vous êtes plusieurs milliers à participer. Et même si cela devait arriver, soyez déjà fier(e) de franchir la ligne d’arrivée !

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Il va courir 500 km en moins d’une semaine !

Gregory Richard s’est lancé un défi : celui de courir 500 km en solo et sans assistance, le tout en une semaine. Il veut repousser ses limites et surtout sensibiliser la population à une association de Chambray, Objectifs Mars.

(Photo tmv)
Greg est fin prêt pour le départ ! (Photo tmv)

Le regard de Gregory Richard s’illumine par deux fois. La première, c’est quand il disserte sur la course à pied. La deuxième, c’est quand il parle d’Objectifs Mars.
Une association qui lui tient à cœur et sur laquelle le Tourangeau de 42 ans souhaite mettre un petit coup de projecteur. Pour sensibiliser déjà et rappeler aussi que la vie n’est pas forcément facile pour tout le monde.

Alors, le 6 mai à 5 h du matin, « Greg » se lancera dans une sacrée aventure, en empruntant la Vélodyssée… en courant pour relier Saint- Brévin à Lacanau en une semaine, idéalement en 6 jours et quelques heures. Au total, 500 km à avaler ! Un défi qui semblerait fou à beaucoup. Courageux diront d’autres. Mais Greg n’en est pas à son coup d’essai.
L’an dernier, cet ancien militaire désormais gérant de la boutique de nutrition sportive Nutrinium, rue de Jérusalem à Tours, s’était fait un petit raid… entre Villandry et Saint-Brévin ! En courant bien sûr. 300 km qu’il a parcourus en seulement 80 heures. « Au retour, sur le quai de la gare, je me suis immédiatement mis à penser à un autre challenge. Je feuilletais le guide du Routard et là je me suis dit : tiens, pourquoi ne pas faire 500 km ? ».

Cette course sera pour la bonne cause. « Cette fois, je voulais le faire pour une asso. J’ai pensé à mes amis à Chambray- lès-Tours qui ont deux enfants, Paul et Quentin. Ils sont atteints de la myopathie de Duchenne… » La myopathie de Duchenne ? Une maladie génétique rare. 2 500 personnes sont affectées en France. 99,9 % sont des garçons. L’espérance de vie dépasse rarement les 30 ans. Cette dystrophie musculaire provoque une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles. « Je voulais courir pour eux, pour ces deux frères. Leurs parents ont créé l’association Objectifs Mars (lire ci-dessous) et je souhaite en parler autour de moi », précise Greg.

Greg avait déjà tenté un "petit" 300 km ! (Photo Facebook)
Greg avait déjà tenté un « petit » 300 km ! (Photo Facebook)

Le but de cette asso chambraisienne est, comme le précise leur site, « de rassembler les amis, la famille ainsi que toutes les personnes souhaitant soutenir divers projets pour aider Quentin et Paul à réaliser certains de leurs rêves ». Notamment les emmener à un match du Barca. Une cagnotte a été mise en ligne pour les aider à financer cela. Quand il s’élancera dans sa course, Paul et Quentin devraient d’ailleurs assister au match de leurs idoles au même moment…

Mais Greg ne courra pas uniquement pour Objectifs Mars. « En parallèle, j’ai pensé à un ami qui a perdu sa jambe en Afghanistan. Je le ferai donc aussi pour lui et pour le groupe Amputés de France. Quand je cours, j’ai toujours une pensée pour ceux qui ne peuvent pas le faire. Nous, on a parfois mal lors d’une course… Mais eux, je pense qu’ils aimeraient être à notre place et aussi “ avoir mal ’’… ».

15 KILOS SUR LE DOS

En attendant, Greg voit le jour-J approcher. Il calcule ce dont il aura besoin (même la dose de calories), prépare ses affaires comme on préparerait un voyage aux conditions spartiates. Durant le périple, il portera un sac de 10-15 kg sur le dos. À l’intérieur ? « Un peu de change, de l’eau, à manger, deux batteries externes de téléphone, une bâche et mon duvet. » Côté sommeil, peu de grasses mat’ à l’horizon. « Il faut faire des micro-siestes pour éviter les hallucinations », sourit Greg. Il les fera à la belle étoile. Tout comme il avait fait pour ses 300 km (7 h de dodo en même pas 4 jours !) : « Une fois, j’avais même dormi dans une décharge, se marre-t-il. Là, je pourrai dormir dans la forêt. J’hésite encore à m’octroyer mon unique nuit à l’hôtel en milieu de parcours. J’ai l’impression que ça ne me ferait pas faire le truc à fond… », pense ce modeste et téméraire coureur.

Car du courage, il en faudra pour relever le défi. Sa rude préparation l’y aidera : 5 à 6 séances par semaine, entre 80 et 100 km tous les 7 jours. Du fractionné, du travail de fond. Au début, il partait même chargé comme un mulet pour ses 15 km du matin… et refaisait la même le soir ! Greg confie n’avoir « ni peur ni appréhension. Je sais que je vais réussir ! ».

Il est donc fin prêt. À quelques jours du grand départ, il a réduit la cadence. Quelques douleurs aux pattes se font sentir. Le corps se réveille. Mais peu importe : « Musculairement, c’est mécanique. Le corps sécrète beaucoup de choses, il s’adapte. C’est une machine. »
Le reste se joue au mental. « Psychologiquement, il faut des objectifs. Je dois atteindre un point où il faut que je me dépasse, même si je ne suis pas bien. Il faut trouver des motivations. Moi par exemple, c’est le lever du jour. Il n’y a rien de plus beau. Ce sont des moments qui paraissent anodins, mais sont importants. Ça me booste. » Greg laisse son regard divaguer. Il semble pensif. Sourit de nouveau en triturant sa grosse montre connectée. Puis résume : « Le sport, c’est une école de la vie. Ça amène des joies, des peines, des questions, ça implique de bosser pour obtenir des résultats. Avec cette course de 500 km, je me cherche, c’est un travail sur soi-même. Je me mesure à moi-même en fait. »

>Pour suivre ses aventures lors de son périple : c’est par ici sur Facebook !

11183466_596763540466189_2652742824689870957_n>>OBJECTIFS MARS, L’ASSO POUR PAUL ET QUENTIN

Joyeux anniversaire Paul et Quentin ! Fin mars, les deux garçons ont fêté leurs 18 (pour Paul) et 14 ans (pour Quentin). Ces deux passionnés de foot sont atteints de la myopathie de Duchenne (lire texte ci-contre). C’est pour cela que leurs parents ont lancé Objectifs Mars, une association loi 1901, qui souhaite rassembler amis, famille et intéressés souhaitant les aider à réaliser leurs rêves, que ce soient des voyages, des loisirs ou de simples sorties.
Objectif affiché ? « Embellir leur vie et parsemer leur quotidien de plus de plaisirs », explique l’association. Au fil du temps, diverses actions ont pu être mises en place : ces passionnés de sport que sont Paul et Quentin ont ainsi pu donner le coup d’envoi à une rencontre de basket avec l’UTBM ou encore été emmenés aux 10 et 20 km de Tours ! Pour celles et ceux qui voudraient aider ou se renseigner sur Objectifs Mars, n’hésitez pas à suivre les deux liens ci-dessous :

> objectifsmars.jimdo.com
> facebook.com/objectifsmars

10 & 20 km : comment (bien) se préparer ?

Vous voulez éviter à tout prix les faux-pas avant de vous lancer ? Le Dr Gonzalo Belda, médecin du sport, Yosi Goasdoué, champion de France 2015 du semi-marathon, et Marion & Thomas (qui courent en amateurs), vous confient leurs secrets.

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ENTRAÎNEMENT, PRÉPARATION ET VIEILLES BASKETS

Le Dr Belda, Yosi et Thomas sont unanimes : ce n’est plus le moment de vous esquinter. On court un jour sur deux environ, la distance de la course choisie, en « fragmenté » si on le souhaite (10 km le matin et 10 autres le soir si on court les 20, par exemple). « Il faut créer de la fraîcheur physique », c’est Yosi qui le dit.
Et surtout, ne pas courir la veille de la course. Au mieux vous risquez une mauvaise perf ’, au pire une blessure. Le jour-J, pas la peine de se couvrir de crèmes, qui font juste joli, mais penser plutôt à s’échauffer en venant en courant (pensez à faire quelques accélérations sur le chemin). Et continuer de bouger en arrivant, pour ne pas laisser son corps refroidir. Enfin, avoir de bonnes chaussures.

IL Y A QUOI POUR LE DÎNER ?

Le Dr Belda est formel : il ne sert à rien de révolutionner ses habitudes. Pros et amateurs, toutefois, convergent pour manger plus sainement les derniers jours, comme Marion, et conseillent un bon plat de féculents la veille et le matin de la course.
Mais pas trop tard ! Deux heures avant, c’est le minimum pour le petit-déj’. Pensez aussi à boire beaucoup. De l’eau — les boissons énergétiques n’ont pas la côte. Pour Yosi, « si on a besoin d’un peu de sucre, on peut ajouter un peu de sirop ».

NE PAS RATER SA NUIT

Et la nuit la plus importante, contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est l’avant-veille de la course, révèle Yosi Goasdoué.
L’idéal serait de vous coucher avant minuit vendredi soir et de dormir au moins 8 h. Bon, ce n’est pas une excuse pour faire n’importe quoi le samedi, mais si vous voulez réussir votre course, oubliez vos copains vendredi prochain et rentrez sagement vous coucher.

ON ÉVITE

Là c’est du bon sens, mais comme ça va toujours mieux en le disant : on bannit autant que possible alcool et tabac. On évite de manger trop salé, mais aussi la viande rouge, le sucré et le café. Le lactose et l’acidité sont vos ennemis ces derniers jours : les troubles digestifs prennent souvent les coureurs… après qu’ils sont lancés. Mais on interdit également les chaussures neuves, de courir à jeun et de regarder sa montre quand on court, pour profiter au lieu de stresser.

ET APRÈS ?

Parce que c’est pas tout ça, mais en arrivant on fait quoi ? On marche pendant 5 minutes et on boit de l’eau. Et on mange si on a faim. Ordres du médecin. Penser à s’étirer, et recommencer le lendemain, conseille Yosi (c’est un pro, on vous le rappelle). Quand a Thomas, il a un secret anti-courbatures qu’il utilise même après chaque entraînement : se passer de l’eau gelée sur les jambes après chaque course.

CLM

J’ai testé : courir, poursuivi par des zombies

Pour le bien-être de l’humanité (et en cas d’apocalypse), notre journaliste s’est essayé au running avec des zombies à ses trousses. Il a téléchargé l’appli Zombies, run ! et chaussé ses baskets. Cours, Forrest, beuaaargh…

L’appli Zombies, run ! est dispo sur iOS et Android

Elle vous indique les objets que vous collectez durant la course.
Elle vous indique les objets que vous
collectez durant la course.

Ne croyez pas que je me sois porté volontaire pour cette expérience de Zombie, run !, l’appli qui te fait courir, avec des zombies aux fesses. Ce sont mes charmants collègues qui m’ont désigné d’un seul et même doigt vengeur. Je me suis mis au running cet été. Je cours. Sans but précis (à part éviter un bidon à bière). Avec cette appli, je me suis dit que je pouvais sauver le monde… et booster mon cardio.

ZOMBIE VS ZOMBIES

Ni une, ni deux, on télécharge la bête. Elle est en free-to-play. Comprenez : l’appli est gratuite, mais il faudra raquer pour acheter des options, d’autres missions et objets… L’histoire de Zombies, run ! est simple : vous êtes Runner 5, balancé près d’une base de survivants de l’apocalypse zombie. Vous remplissez des missions en courant.
Pas de chance, le jour-J, pour le test, je suis malade comme un chien. Mon nez coule comme les chutes du Niagara (cette phrase est sponsorisée par Arthur Rimbaud), mes yeux sont à moitié collés, j’ai mal à la gorge et les mots qui sortent de ma bouche pâteuse ressemblent à des grognements tout droit sortis du public des Chiffres et des lettres. Bref, The Walking Dead, c’est moi. L’amour du travail (mon chef me lit…) me pousse tout de même à enfiler mes baskets. Go !

BIP-BIP QUI TUE

L’intro se joue dans mes écouteurs. Au milieu de deux, trois explosions, une voix en anglais me raconte qu’il faut que je fasse super gaffe, car des zombies sont tout autour de moi. Je commence tout doux.
Je n’ai fait que 400 mètres et voilà qu’un bip-bip retentit dans mes oreilles. Le volume de ma musique diminue. « Alert, zombies detected », me sort la voix. Bof, m’est égal… Bip bip bip bip, ça s’accélère ! On me dit que les morts-vivants sont à 50 m derrière moi. Je me retourne brusquement. Une mamie, surprise, sursaute et me regarde. Du coup, je me mets à courir plus vite. Jusqu’à « les » semer. Ouf, réussi. Ma playlist se relance au son d’un romantique Cannibal Corpse.

Notre journaliste a mangé trop de tripes pour son trip.
Notre journaliste a mangé trop de tripes pour son trip.

COUREZ !

Sur 4 km, j’ai perdu plusieurs « items », des objets qui vous servent parfois à distraire les zombies ou sauver le monde (perso, il paraît que j’ai perdu un pantalon. Ne fantasmez pas trop mesdames). Là, après être passé pour un parano au lac de la Bergeonnerie, à me retourner à chaque grognement zombiesque, la voix s’excite : on vient de me donner un paquet « plus important que ma vie elle-même ». Bah, merci, sympa ! Je ne sais pas ce qu’il y a dedans, mais je suis obligé de courir plus vite. Eh, oh, j’ai quand même le destin du monde entre mes mains. Enfin, entre mes pieds.
Du coup, je tape un sprint. Les « bip bip bip » me poursuivent, les cadavres ambulants aussi. « Mais, mais… ils sont rapides ! COUREZ », beugle la voix. À force d’enchaîner les accélérations, je fatigue et je me marre en même temps. J’ai l’air ridicule, mais je suis coupé du monde. L’appli m’indique que j’ai effectué plus de 7 000 pas. J’ai couru 8 km en 45 min. Brûlé 498 calories. Pas terrible, mais l’appli peut motiver les plus réfractaires.
Je retourne chez moi, toujours aux aguets. Tours, compte sur moi si survient la fin du monde. Je serai là pour te protéger des zombies.