Coupe du monde féminine de foot : les filles à l’attaque !

Le 7 juin, on sifflera le coup d’envoi de la Coupe du monde féminine de foot. Jusqu’au 7 juillet, les joueuses de 24 pays s’affronteront dans différents stades français.
En voyant une billetterie qui bat son plein, et un engouement croissant, le Mondial version filles ferait-il (enfin) bouger les lignes ?

Kadidiatou Diani. © (Photo archives NR, Julien Pruvost)

LA BILLETTERIE CARTONNE

Exceptés les couacs de la mi-mai (la Fifa ayant décidé de dispatcher les places achetées par des groupes, certain(e)s supporters se retrouvent seul(e)s), on peut dire que la vente des billets a explosé.
Le 7 mai dernier, Brigitte Henriques, vice-présidente du comité d’organisation, annonçait que 765 000 billets sur les 1,3 million disponibles avaient été vendus ! Plusieurs matches affichent complet – notamment celui d’ouverture entre la France et la Corée du Sud – mais de nombreux autres risquent de l’être également d’ici là. Notamment les rencontres avec les États-Unis, les Américaines étant championnes en titre.

ALLEZ LES BLEUES !

Soyons chauvin(e)s ! On compte évidemment sur les Bleues pour ramener une aussi jolie coupe que leurs collègues masculins l’été dernier. Les filles de Corinne Diacre débuteront la compétition par un match face à la Corée du Sud (7 juin, à 21 h, sur TF1 et Canal+).

Charlotte Bilbault. © (Photo NR, Julien Pruvost)

Des noms se distinguent déjà. Par exemple, Sarah Bouhaddi. La gardienne de but, solide, est une des forces de l’équipe. À Lyon, où elle joue habituellement, on la surnomme même Zlatan, puisqu’elle n’hésite pas à jouer en pointe (et marquer !) quand il manque une joueuse à l’entraînement.
Sakina Karchaoui est également attendue au tournant. La défenseure montpelliéraine, hyper active sur les réseaux sociaux, aime gagner les duels et compte déjà 23 sélections à… 23 ans.
Eugénie Le Sommer, quant à elle, a marqué 257 buts en 290 matches avec l’Olympique lyonnais : la conquérante n’a qu’un rêve, « gagner un titre avec l’équipe de France ».
Même désir pour Amandine Henry, la capitaine, qui possède l’un des plus beaux palmarès du foot français. Elle a également sorti un roman illustré à la mi-mai (« Croire en ses rêves ! ») destiné aux jeunes, où elle raconte aux footballeuses en herbe les obstacles qu’elle a dû franchir pour en arriver là.

À QUOI S’ATTENDRE SUR LE TERRAIN ?

Les Bleues devront bien sûr tirer leur épingle du jeu. Un jeu pas facile, puisque certaines équipes ont faim : les Anglaises apparaissent comme des outsiders crédibles, les Canadiennes sont bien placées au classement FIFA.
Et il y a évidemment les États- Unis, l’ogre de la compétition. Les Américaines sont la référence absolue du foot féminin. De quoi les imaginer loin dans l’aventure, d’autant que leur groupe – sauf surprise – ne devrait pas trop les brusquer (Chili, Thaïlande, Suède).

Ce Mondial sera également l’occasion d’assister aux premières participations de l’Écosse, de la Jamaïque, de l’Afrique du Sud et du Chili. Reste à voir si cette Coupe du monde aura aussi des répercussions hors du terrain, notamment sur l’économie du sport féminin en général et son traitement médiatique.

Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues.

IRRÉDUCTIBLES MACHOS ?

Il suffit de faire un tour parmi les commentaires de certains articles abordant le sujet pour s’apercevoir qu’il reste encore des mentalités à changer : « Pseudo-engouement », « aucun intérêt », « elles ne joueront pas aussi bien que les mecs », « pas intéressant »…

Les clichés ont la vie dure et les remarques sexistes perdurent, tandis que les sponsors ne se bousculent pas au portillon et que les inégalités salariales sont toujours criantes. Dans un article de Causette, l’auteur d’Histoire du football féminin en Europe, Xavier Breuil, dézinguait les comportements machistes : « Le foot est, en Europe, le sport le plus populaire qui soit, et donc, par ricochet, un lieu de pouvoir politique. Dans notre inconscient populaire, il est des pratiques réservées aux mâles. Vous voyez beaucoup de femmes à l’Assemblée ? Non. Eh bien, sur un terrain de foot, c’est pareil : la femme n’y a pas sa place. Elles pourront gagner tout ce qu’elles veulent, elles ne suscitent aucune fierté nationale. »
Et si on changeait en 2019 ?

Coupe du monde féminine de foot, du 7 juin au 7 juillet. Diffusions également sur Canal +, TF1, TMC et Canal + sport (pour la majeure partie).
> Finale le dimanche 7 juillet à Lyon, à 17 h. à suivre sur TF1 et Canal +.

Meet the world : foot & handicap

Le tournoi Meet the world arrive à Saint-Cyr-sur-Loire. Objectif ? Changer de regard sur le handicap mental grâce au football.

(Photo archives NR)
(Photo archives NR)

« Changer le regard sur le handicap mental par le sport », voilà dans quoi se sont engagés Special Olympics (organisation sportive) et SKF (fabricant dans la technologie de roulements). Les 31 mars et 1er avril, Saint-Cyr-sur- Loire accueillera le Meet the world, un tournoi national de football à 7, première étape pour la sélection de l’équipe qui partira à la Gothia Cup, en Suède.
Chaque année, cette finale internationale réunit plus de 1 600 équipes de jeunes venus de 80 pays.

Organisé sur le site SKF de Saint-Cyr, ce Meet the world doit rassembler près de 250 sportifs et coaches, venus de toute la France. Un week-end qui veut « contribuer à l’épanouissement social et au développement personnel » des personnes en situation de handicap, grâce à la pratique sportive.
« Car c’est avec le soutien de chacun que nous changerons le regard de tous », souligne Nathalie Dallet-Fevre, directrice générale de Special Olympics France.

> Tournoi le 31 mars, de 9 h 30 à 17 h ; le 1er avril de 9 h à 15 h, 4 rue Henri- Bergson, à Saint-Cyr-sur- Loire.

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Marco Simone : portrait chinois !

Ancien attaquant virevoltant du Milan AC, du PSG ou encore de l’AS Monaco, ex-consultant sportif pour Canal + et l’Equipe Tv, Marco Simone, 47 ans est, depuis l’été dernier, l’entraîneur des bleus du Tours FC. Portait chinois de l’Italien au verbe spontané.

Marco Simone : portrait italien d'un Chinois. Euh non, portrait chinois d'un Italien.
Marco Simone : portrait italien d’un Chinois. Euh non, portrait chinois d’un Italien.

SI TU ÉTAIS UNE ÉQUIPE…

Le Real Madrid ! « Los blancos », j’ai toujours été attiré par les équipes avec des maillots blancs. Et jouer pour une telle équipe, c’est le rêve pour tous les footballeurs. J’aurais aimé porter ce maillot.

SI TU ÉTAIS UN CHANTEUR…

J’aurais aimé avoir la vie de Michael Jackson. C’était un génie !

SI TU ÉTAIS UN BUT…

Franchement, je vais dire mon plus beau but. C’était en 1992. J’étais attaquant au Milan AC avec Van Basten. On jouait contre l’AS Bari. Frank Rijkaard me fait une passe magnifique et je conclus l’action avec un geste technique extraordinaire.

SI TU ÉTAIS UN JOUEUR…

Diego Maradona ! Lui aussi était un génie. Je suis attiré par les génies. Quand on dit Maradona, tout le monde comprend. C’est l’essence du football.

SI TU ÉTAIS UNE FEMME…

Je ferais l’amour tous les jours ! C’est la vérité ! (rires)

SI TU ÉTAIS UN ENTRAÎNEUR…

Arrigo Sacchi sans hésiter. J’ai eu la chance de le connaître et d’être sous ses ordres. Dans le football, il y a de bons entraîneurs et il y a des génies. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on l’appelait « Le Mage ».

SI TU ÉTAIS UNE OEUVRE D’ART…

L’Ultima Cena de Leonardo Da Vinci..

SI TU ÉTAIS UNE INSULTE…

Porca Puttena ! (putain de merde) Ce n’est pas tellement une insulte. À vrai dire, c’est une expression que l’humoriste italien Lino Banfi utilise beaucoup avec son accent du sud. (rires)

SI TU ÉTAIS UN ANIMAL…

Un cheval avec l’esprit d’un cochon ! (rires)

SI TU ÉTAIS UN LIVRE…

Il y a un livre que je relis souvent. C’est Le portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde. On va dire que c’est le premier bouquin « intellectuel » que j’ai lu et que j’ai terminé… (rires)

SI TU ÉTAIS UN PLAT…

Une île flottante ! Le principe de l’île me parle et j’adore la crème anglaise.

SI TU ÉTAIS UN STADE…

J’aimerais être deux stadesŸ: San Siro et Santiago Bernabéu. Quand tu joues dans ces arènes, tu te sens tout petit.

SI TU ÉTAIS UN CONSULTANT SPORTIF…

J’ai beaucoup aimé travailler avec Didier Roustan. Sa manière de voir les choses, de les interpréter et de les analyser… il sort du cadre traditionnel du journaliste sportif. C’est quelqu’un que j’estime.

Par Hugo Lanoë
Photo : Thomas Chatriot

Gagnez une entrée pour le match du TFC… et faites le coup d’envoi !

Foot : Et si vous gagniez la possibilité de tirer le coup d’envoi du match Tours contre Clermont-Ferrand ?

Le 1er décembre se jouera le match Tours contre Clermont-Ferrand. Comme nous sommes de bonne humeur et partenaires de la rencontre (le stade sera à nos couleurs et il y aura une animation hip-hop en avant-match), nous vous donnons la possibilité de tirer le coup d’envoi avec le TFC ! Bien évidemment, vous bénéficierez aussi d’une entrée au stade pour le match.

Il n’y aura qu’un(e) gagnant(e) !

Pour participer, rien de plus simple : il suffit d’envoyer un mail à redac@tmvtours.fr avec vos noms, prénoms et adresse mail. Si possible, dans l’objet du mail, précisez « jeu concours TFC »
Le ou la gagnant(e) sera tiré(e) au sort.

Bonne chance

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L’équipe tmv

Enfants : Un anniv’ 100 % foot

Tmv a déniché un lieu original pour fêter son anniversaire : le Five. Un hangar aménagé pour le football indoor.

Il est un peu plus de 14 h ce samedi après-midi de septembre au Five. Gabriel et Edouard, deux copains tourangeaux, soufflent leur huitième bougie. Ils ont invité pour l’occasion une dizaine de camarades de classe. Equipés d’une tenue de sport, les petits joueurs sont impatients de pouvoir s’adonner à leur passion favorite durant deux heures. Premier coup de sifflet de l’arbitre (le papa d’Edouard se prend au jeu), la partie commence sur l’un des six terrains sur gazon synthétique mis à disposition par l’établissement. On se croirait chez les pros : Les petits joueurs s’invectivent, se tâclent et crient aux erreurs de l’arbitrage.

« Il faut qu’il y ait au moins un adulte qui encadre, pour éviter tout dérapage », indique Emma, l’une des mamans présentes. « L’objectif est que les enfants passent un bon moment, continue Frédéric, le papa de Gabriel. Cela doit rester un échange sportif , il n’y a pas de perdant ni de gagnant ! » C’est la mi-temps, les jeunes footballeurs reprennent leur souffle. Karl, 7 ans et demi, fan de Benzema, en profite pour suivre le championnat de ligue 1 retransmis sur grand écran. « Ils vont bien dormir ce soir », lance Julie, une autre maman qui assiste à la rencontre depuis le bord du terrain.
La fin du jeu approche… « Le petit plus ? », demande la directrice des lieux, Sandy Levittas, ancienne grande joueuse de football. « Nous proposons une retransmission vidéo du match ! »

Anne-Cécile Cadio

Infos et réservation Formule Anniversaire (comptez un bon mois à l’avance) : le Five, 15 avenue du Danemark à Tours Nord au 02 47 51 62 40.

Plus d’infos sur lefive.fr

Lol sport #3

L’actu sportive de la semaine en deux minutes (et encore !) et vue de manière (un peu) sarcastique. Un tout petit peu…

koBE
TU L’AS DIT !
« Il nous faut juste une pu**** de victoire », du basketteur Kobe Bryant, quintuple champion de NBA avec les Lakers. Black mamba (c’est son surnom) avait du mal à digérer la cinquième défaite de rang de son équipe. Finalement, son équipe s’est imposée face à Charlotte (107 – 92) lors du sixième match de la saison.
ÇA C’EST FAIT !
Le jeune navigateur suisse Nicolas Rolaz est devenu champion du monde d’Optimist à San Isandro (Argentine). Le Vaudois de 15 ans évoluera désormais en 420.
LE TOP
Avec onze marathons par an en 2 h 10 de moyenne, le Japonais Yuki Kawauchi intrigue le petit monde de la course à pied. Celui qui a fini 11e le dernier marathon de New York travaille à plein temps comme fonctionnaire dans un lycée. Pas mal, non ?
LE FLOP
Parce qu’il a voulu passer un week-end à Paris en compagnie de sa petite amie Shanika (et non Nabilla, comme a voulu le faire croire la presse italienne), le footballeur Yann Mvila a loupé l’entraînement du lundi 3 novembre dans son club, l’Inter de Milan et écopé d’une amende.

Brazil 2014 : Le Guidão TMV

Le coup d’envoi de la Coupe du monde sera donné le 12 juin. On vous a concocté un guide d’enfer pour la vivre à fond !

credit Sophie
LÉGENDES PRIVÉES DE COUPE
Dans la fabuleuse histoire des Coupes du monde, les meilleurs footballeurs n’ont pas tous eu la chance de jouer le Mondial. La preuve par trois.
GEORGE BEST (IRLANDE DU NORD, 22 MAI 1946 – 25 NOVEMBRE 2005).
bestIl porte bien son nom. Le gars de Belfast est devenu la première « rock star » du ballon rond. Avec tout ce que le statut implique. Le spectacle d’abord, sur la pelouse d’Old Trafford où ses dribbles faisaient échos aux swinging sixties dans le coeur des supporters de Manchester United. Les excès, aussi. « J’ai claqué beaucoup d’argent dans l’alcool, les filles et les voitures. Le reste, je l’ai gaspillé », disait celui que l’on surnomma le cinquième Beatles. Ballon d’or 1968, il est l’idole de Diego Maradona et a été adoubé par Pelé. Oui, mais jamais il n’a disputé une Coupe du monde avec l’Irlande du Nord. Il est mort en 2005, à l’âge de 59 ans. Maigre consolation : l’aéroport de Belfast porte son nom.
ÉRIC CANTONA (FRANCE, 24 MAI 1966).
cantoCantona aime la polémique, les rasoirs Bic et les high-kicks. En France, son génie est occulté par ses sautes d’humeur. Qu’il s’agisse de ses tacles, de sa désinvolture ou lorsqu’il invective le sélectionneur national Henry Michel d’un fleuri « sac à merde » en 1988. Il ne revient en équipe de France que sous l’ère Platini. Mais c’est de l’autre côté de la Manche que Cantona fait étalage de ses talents. Le « frenchie » de Leeds devient King Éric à Manchester United. Parallèlement, en sélection nationale, Cantona bénéficie de la confiance de Gérard Houiller qui en fait le capitaine de l’équipe lors des qualifications pour le Mondial 94. Raté ! La France bute contre la Bulgarie. Il ne reviendra jamais chez les Bleus. La faute à ce coup de pied porté à un supporter de Crystal Palace, le 25 janvier 1995, sanctionné d’une suspension par la fédération anglaise et internationale. Après cinq ans d’une relation tumultueuse avec Manchester United, Éric Cantona prend sa retraite en 1997. Il n’a jamais disputé de Coupe du monde (beach soccer mis à part).
GEORGE WEAH (LIBERIA, 1ER OCTOBRE 1966).
weah« Mister George » a traversé les années 1990 balle au pied. Né dans un pays en guerre, le Libéria, le gamin de Monrovia s’inspire de cassettes vidéo de Pelé. Il débarque en Europe à Monaco, en 1988, sous les ordres d’Arsène Wenger. Rapide, puissant, il devient le « Monsieur but » du Paris Saint-Germain de 1992 à 1995 avant de charmer les tifosi du Milan AC aux côtés des monuments Franco Baresi et Paolo Maldini. En 1996, il parcourt tout le terrain, slalome sept joueurs de Vérone avant de tromper le gardien. La classe ! Georges Weah est le premier et dernier Ballon d’or africain (1995). En dépit de son talent, il n’a jamais emmené la sélection libérienne en phase finale de Coupe du monde. Il s’investit désormais dans la politique dans son pays natal, meurtri par une incessante guerre civile.
 
LE 11 TMV
On s’est mis à rêver de l’équipe idéale… Bizarrement, aucun joueur français ne nous est venu à l’esprit.
Onze TMV
DOSS_11_BUFFONGardien : Gianluigi Buffon (Italie). L’expérience, la classe. Et puis un type qui s’appellerait Jean-Louis Bouffon de ce côté-ci des Alpes, ça en impose.
DOSS_11_ZABALETAArrière droit : Pablo Zabaleta (Argentine). Rugueux, athlétique, rien de mieux pour empêcher les percées latérales. En revanche, il n’est pas à classer parmi les poètes. Mais c’est ça aussi, le foot.
DOSS_11_SYLVADéfenseur central : Thiago Silva (Brésil). Déconcertant d’assurance. Le visage de gamin de 12 ans et une présence physique écoeurante pour l’adversaire. Il anticipe tout. Le meilleur du monde actuellement.
DOSS_11_RAMOSDéfenseur central : Sergio Ramos (Espagne). Champion du monde, champion d’Europe. Vainqueur de la Ligue des champions cette année. Au top. Il surpasse Giorgio Chiellini (Italie) et Mats Hummels (Allemagne) d’un cheveu.
DOSS_11_ALBAArrière gauche : Jordi Alba (Espagne). David Alaba et la sélection autrichienne ne sont pas qualifiés. On prend un quasi homonyme pétri de talent et on mise sur la confusion pour perturber l’adversaire. Astuce !
DOSS_11_touréMilieu défensif : Yaya Touré (Côte d’Ivoire). Le prince du milieu. Un relayeur capable de planter 20 buts en Premier League cette saison, c’est rare. Et le tout sans délaisser ses attributions défensives. Complet.
DOSS_11_vidalMilieu défensif : Arturo Vidal (Chili). Le genre de type capable de courir un semi-marathon après un match. Une endurance incroyable qui lui permet de rester lucide dans les moments décisifs.
DOSS_11_MESSiMilieu offensif droit : Lionel Messi (Argentine). C’est un danger de tous les instants. Quand il touche la balle, Christian Jeanpierre (TF1) éructe des choses incompréhensibles. Le Messi(e) dit-on.
DOSS_11_RONALDOMilieu offensif gauche : Cristiano Ronaldo (Portugal). Les fabricants de gel lui disent merci, les amateurs de gestes techniques aussi. Une machine à gagner. Ballon d’or France Football en 2013.
DOSS_11_SUAREZAttaquant : Luis Suárez (Urugay). Flamboyant, mais surtout rusé et fourbe. En 2013, il avait croqué son adversaire, le défenseur Branislav Ivanović. Et hop, 10 matches de suspension dans la musette.
DOSS_11_PERSIEAttaquant : Robin van Persie (Pays-Bas). Van Persie sort d’une saison difficile avec Man united. Mais comme il fonctionne à l’orgueil et qu’il est infiniment doué, on met un billet sur le retour du Hollandais.
 
SAVOIRS INUTILES
FRÈRES ENNEMIS
Ils sont frères, mais ne jouent pas dans la même équipe. Kevin-Prince et Jérôme Boateng s’affronteront lors de la phase de poule. Le premier évolue avec le maillot du Ghana tandis que le second porte le maillot allemand, comme en 2010. Les deux frères sont nés d’un père commun, mais de mères différentes à 18 mois d’intervalle. Ils s’affrontent le 21 juin.
PRÉNOMS PARTAGÉS
La sélection sud-coréenne a ceci de magnifique que les joueurs ont intérêt à s’appeler par leur patronyme. On y compte 6 Kim et 4 Lee. Même le sélectionneur partage son prénom (Hong) avec un de ses défenseurs. Pratique pour les consignes collectives, moins pour les instructions individuelles.
LA SQUADRA RÉSISTE AUX ALLEMANDS
« Le football est un sport simple. Vingt-deux hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent », avait déclaré l’avant-centre anglais Gary Lineker en 1990. Ce n’est pas faux. Sauf pour les Italiens qui n’ont jamais perdu contre la Mannschaft en match officiel depuis 1962.
MEILLEUR BUTEUR ?
L’Allemand Miroslav Klose pourrait détrôner Ronaldo (Ronaldo Luis Nazario de Lima, pas Cristiano, voyons) du rang de meilleur buteur de la Coupe du monde. Il lui manque un but pour égaler les 15 réalisations du Brésilien. Facile en quatre participations. Cocorico ! Le record du nombre de buts en une seule compétition est toujours détenu par Just Fontaine (13 cacahuètes en 1958). Et il est parti pour durer.
 
LA PLAYLIST AMBIANÇÃO
En attendant le premier match de l’équipe de France ce dimanche 16 juin contre le Honduras, déhanchez vous sur notre sélection d’hymnes du mundial !

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Pour plus d’infos sur la Coupe du Monde, rendez-vous sur le site officiel de la FIFA

Le foot amateur fait sa Coupe du monde !

Le foot amateur fait sa Coupe du monde, c’est le concept original lancé à Montlouis, par le passionné Antoine Burbaud. Et c’est bien plus qu’une compétition sportive.

 

Antoine Burgaud, passionné de football.
Antoine Burgaud, passionné de football.

Comment est né ce projet ?
Je suis membre de l’Affa, l’Association française de foot amateur. J’ai proposé à Éric Thomas, son président, un projet un peu fou. J’ai constaté que les tournois de fin de saison étaient vraiment géniaux, un véritable moment de fraternité. Mais ils se sont un peu vidés de ce côté festif. Alors on a voulu profiter de la Coupe du monde au Brésil. On a imaginé un truc, parlé à Emmanuel Petit (ancien de l’équipe de France de 1998, NDLR), notre ambassadeur. Il nous a soutenus.
Le foot amateur fait sa Coupe du monde, c’est quoi alors ?
Un projet culturel pédagogique. On a attribué un pays qualifié pour la Coupe à chaque équipe de jeunes qui participe. Ils ont 12, 13 ans et viennent de toute la France, de toutes les régions. On a trente-deux équipes au total, dont un club de la Réunion ! Il y a aussi un travail pédagogique autour du pays en question qui mènera à une exposition. On a aussi fait venir une expo photo de trois personnes qui ont fait un voyage autour du monde, en parallèle avec le foot. Il y aura aussi des écrivains, notamment Mustapha Kessous. Manu Petit sera certainement là aussi, d’ailleurs, avec d’autres personnalités. Le journal L’Équipe a aussi dépêché deux journalistes sur place… Et pour le reste, samba, capoeira, restauration…
Comment avez-vous attribué les pays à ces jeunes ?
Par tirage au sort ! Ça a d’ailleurs été un peu… particulier. Un des clubs de Haute-Vienne est voisin de la ville d’Oradour-sur-Glane (tristement connue pour son massacre, NDLR), mais a écopé de l’Allemagne. On était gêné, mais grâce au travail pédagogique exceptionnel qui a suivi, tout est okay !
Grosse machine et gros budget…
D’où le Kiss kiss bank bank (1) qui court jusqu’au 18 juin. C’est un financement participatif qui nous aide pour l’expo et tout le volet culturel uniquement. Pour notre projet, nous avons 100 bénévoles… On a aussi trouvé un équipementier. Les gamins repartiront avec leur maillot par exemple.
On va donc beaucoup plus loin qu’un simple événement sportif…
Tout à fait. Certes, il y a un aspect compétition, mais ce tournoi ne s’adresse pas qu’aux footeux. Là, c’est un moment festif et populaire. C’est comme cela qu’on voit le foot.
Propos recueillis par Aurélien Germain
 
(1)Vous pouvez donner en cliquant sur le lien.
Samedi 21 juin, matches de 14 h 30 à 21 h 30 ; dimanche 22 juin, dès 8 h 30 et finale à 17 h. À Montlouis-sur-Loire. Entrée gratuite.

Le match Fifa 2014 – Billy vs Aly

Deux joueurs du TFC, Aly Coulibaly (U19) et Billy Ketkeophomphone, s’affrontent sur le célèbre jeu vidéo. Résumé et réactions en vidéo.

Le Bayern pour Billy, le Real Madrid pour Aly.
Le Bayern pour Billy, le Real Madrid pour Aly.

Il a l’air décontracté, à la cool. Claquettes aux pieds, Aly Coulibaly est calé au fond du canapé, au centre d’entraînement du Tours FC. « Je suis confiant pour le match, je pronostique une victoire 3-1 », déclare le milieu défensif de l’équipe des U19 (moins de 19 ans). Il ne parle pas de la rencontre du week-end, mais de celle sur Fifa 2014. Le jeune homme a accepté de défier un pro du TFC et adepte du jeu : Billy Ketkeophomphone. « Attention, moi je suis nul », prévient modestement ce dernier en débarquant dans le salon.
L’ailier joue quasiment à l’extérieur. Plusieurs coéquipiers d’Aly sont venus supporter leur poulain. « Il va gagner », assure Bingourou Kamara. Le jeu est culte pour des millions de joueurs. Et touche les premiers intéressés. « Il y en a qui y passent des nuits », balance un U19. Chez les pros, quelques joueurs tâtent régulièrement la manette. « On se fait parfois des soirées avec Christian Kouakou, Julien Cetout, Andy Delort… », raconte Ketkeo. Aly prend le Real Madrid « pour l’attaque ». Ketkeo choisit le Bayern Munich. Il souhaite « conserver le ballon et essayer de passer par les côtés avec Robben et Ribéry ».
« Ca va plus vite sur un terrain »
ça chambre !

D’entrée de match, il applique son plan à la lettre, fait tourner le ballon habilement, percute sur les ailes. Aly ne voit pas le jour. « Billy, c’est un bluffeur », chambre Ibrahim, surpris de voir son pote en difficulté. « On ne voit pas le Aly habituel, il a la pression », complète Bingourou. Au bout de 20 minutes, le joueur des U19 se réveille avec deux frappes non cadrées. À la mi-temps, l’analyse est limpide. « C’est un match fermé, on s’observe », juge Ketkeo.
Ailier chez les pros, il écarte naturellement sur les côtés sur Fifa. « Mais sur console, on tente plus de gestes techniques, des frappes de loin. On a plus le temps. Sur un terrain, ça va plus vite », poursuit-il. Lui, c’est sûr, va plus vite qu’Aly. Suite à un débordement, il ouvre le score à la 70e, grâce à « un but de raccroc » de Ribéry. Aly ne s’en relèvera pas, malgré une grosse occasion dans les arrêts de jeu. « On ne l’entend plus », raille ses potes. Il aimerait une revanche. Saïf, son coéquipier, se charge de le venger, et inflige un 3-0 à Ketkeo en seulement dix minutes.


Les réactions des deux joueurs en vidéo
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Le jeu
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FIFA est une des séries les plus attendues de l’année par les gamers fans de sport. Considérée comme la référence des jeux vidéo de football, la simulation d’EA sports a supplanté son rival PES (édité par Konami) depuis quatre à cinq ans. Fifa est désormais jugé « plus fluide, plus réaliste » comme l’indique Ketkeo. Le mode jeu en ligne est très prisé, multipliant les possibilités de rencontre.
Les équipes fétiches
Pour Aly, c’est le Real Madrid. Il s’est quand même fait chambrer pour avoir aligné Karim Benzema comme titulaire… Billy est plutôt « Bayern, ou Arsenal. Les équipes qui jouent au ballon. Barcelone aussi, mais un peu moins, j’ai plus de mal à jouer avec. ».
Les U19
L’équipe est pour l’instant en tête du groupe C du championnat national des U19, avec 10 victoires en 14 matches. Ils détiennent aussi la meilleure défense (13 buts encaissés seulement).

Chancel Balhoud, jeune pousse du foot us

À 17 ans, le quaterback junior des Pionners de Tours participe aux sélections pour l’équipe de France. Portrait.

Chancel Balhoud dans son nouveau sweat fétiche.
Chancel Balhoud dans son nouveau sweat fétiche.

Il parle beaucoup, ne s’arrête pas. Heureux d’être interviewé, pas impressionné, il remercie sans relâche les Pionniers de Tours, « ils m’aident à progresser, à grandir. » Il possède cette façon de s’exprimer, piquée aux joueurs professionnels télévisés. Chancel Balhoud balance entre la candeur lycéenne et la maturité d’un sportif de haut niveau en devenir. Il commence le football américain par hasard. Dans sa famille, à Bondy, c’est plutôt football tout court. Enfin lui, il dit soccer. « Mon père jouait pour l’équipe nationale du Congo, il me demande toujours pourquoi j’ai choisi le football américain. » Il ne sait pas. « J’ai tout de suite aimé, gros, maigre, petit, tout le monde peut trouver un poste dans une équipe. » Ses débuts, à 14 ans, ce sont aux Flash de La Courneuve, le plus gros club de France. Le débutant commence par le flag, une variante sans tacle du football américain. Très vite, il sait qu’il sera quaterback, un poste clé dans un sport très codifié.
Anglophone ?
Il prononce les mots anglais avec un accent impressionnant. Il n’a jamais mis les pieds de l’autre côté de l’Atlantique, « mais quand tu fais ce sport, tu te dois de bien parler anglais, surtout quand tu rencontres des coaches américains. » L’étoile montante des Pionniers a des chances d’intégrer l’équipe de France junior, mais Chancel Balhoud pense aux autres plutôt que de parler de lui : « Si j’en suis là, c’est grâce à ma famille, mes potes et aux Pionniers. » En seconde, il déménage à Tours sans jamais avoir entendu parler de la ville. Chancel Balhoud tombe sur les Pionniers. « C’était une organisation complètement différente. À La Courneuve, je n’ai jamais rencontré le président du club, aux Pionniers, je le croise presque à chaque entraînement. » C’est comme s’il ne laissait rien au hasard. Avec assurance, il parle de ses années lycée comme d’un chemin logique, qui le mènera au métier qu’il a choisi. Il est sensible au handicap, sait qu’il veut un métier qui mélangerait l’aide aux personnes et le sport. Chancel Balhoud aimerait se lancer dans le football américain, mais hésite encore. Manque de confiance en lui ? « Chancel, c’est un jeune joueur très prometteur, explique Guillaume Goubard des Pionniers de Tours. Mais son pire ennemi, c’est lui. Quand il aura confiance en lui, il deviendra exceptionnel. »
 

Teaser Fifa 2014 : Billy Vs Aly

Billy Ketkeophomphone, l’ailier du TFC, a accepté de se mesurer sur Fifa 2014 à Aly Koulibaly, le jeune milieu défensif de l’équipe des U19 de Tours. Un avant-goût de la rencontre qui paraîtra la semaine prochaine.

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Les visages de Velpeau #2

Quartier bobo, ouvrier, petit village… Velpeau a ses appellations mais il a surtout des habitants qui le font vivre. Même s’ils viennent d’horizons différents, ils ont tous un morceau du quartier en eux.

Gérard, le pilier de quartier

Derrière son bar, il s’active. Sert café sur café, file en cuisine préparer une ou deux copieuses assiettes « frites-DOS_GERARDmerguez ». Et surtout, son nom résonne à chaque instant. Gérard par-ci, Gérard par-là, entre les tintements des tasses des clients. Gérard, c’est l’emblème du Vel’Pot, bar mythique de la place Velpeau. Celui que tout le monde vient saluer, présent six jours sur sept. « Je suis un serveur + », lâche-t-il avec fierté. La patronne, Saâdia, est occupée par son restaurant en face de la place. Alors, elle lui a fait confiance et Gérard a pris du galon sur le terrain. « Je me donne beaucoup pour mon travail », indiquet- il, timide. Pas besoin de le dire, tout le monde le constate. « Il se donne à fond le dimanche, jour de marché et il garde le même rythme le reste de la semaine », raconte Marie-Lise, pharmacienne souvent de passage au bar. Gérard précise qu’il n’aime pas « parler de lui ». Il est là pour écouter. Les doléances, les histoires, les peines et les joies des habitants du quartier. Le quadragénaire croit dans le rôle social du barman. « Il faut être à l’écoute des gens. J’aime ce contact. Je ne pourrais pas travailler dans un cinq étoiles », explique-t-il, mimant le comportement guindé des garçons de cafés luxueux. Le serveur connaît beaucoup de ses habitués. Peu connaissent son histoire. Celui d’un fils d’immigrés portugais, qui a grandi aux Halles et qui est passé par le lycée Albert Bayet. Il n’a aucune formation dans la cuisine, a été préparateur de commandes et bossé à l’usine. En travaillant à Léon de Bruxelles, puis à l’Univers, il a trouvé sa voie. Gérard est désormais à sa place. « Derrière le comptoir, dans un bar de quartier ».
DAVID GREGORIO ET DOMINIQUE OSTY, BAD FOOTBALLEURS
DOS_BAD_VELPEAULes deux compères ont encore le sourire aux lèvres quand on leur parle du match. Celui de l’équipe de France qui se qualifie pour la Coupe du monde en battant l’Ukraine (3-0). « On y croyait tous », sourit David. Ils ont vibré chez Dominique, avec cinq autres joueurs de Bad’Velpeau, l’association sportive qui comporte trois équipes de foot et une section badminton. Des souvenirs de belles rencontres, ils en ont à la pelle, chaque semaine. « L’année dernière, nos deux équipes ont remporté la coupe, sur le même terrain, au même moment », se réjouit Dominique. Leurs équipes jouent en championnat Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). Pas d’entraînement fixe, pas de pression. Les matches de championnat sont organisés dans la semaine. « L’idée, c’est que ça ne prenne pas le pas sur la vie de famille, le week-end », continue Dominique. Un fonctionnement souple se mariant avec l’état d’esprit des gars. Convivial et joyeux. « Nos joueurs sont dans cet esprit cool, sans prise de tête. On ne veut pas de mauvais geste sur le terrain, on ne joue pas la Ligue des champions ! », explique David. L’équipe se compose de « voisins-copains », comme ils aiment se définir. Des recrutements s’opèrent à la sortie de l’école, dans des repas de quartier. « S’il y a quelqu’un qu’on ne connaît pas, on lui demande. Et puis, dans notre équipe, il y a des gars qui n’ont jamais joué au foot ! », poursuit David. Alors, dans cette ambiance, il y a forcément un moment qu’ils apprécient et qui symbolise Bad’Velpeau. Ils se marrent : « la 3e mi-temps ».
Contact : d.osty@wanadoo.fr , dgregorio@free.fr Avis aux fous du volant : la section badminton recrute !
ANNE DÉSIRÉ, JEUNE V.I.O.C.C
Elle n’est pas originaire de Tours mais elle connaît le quartier depuis longtemps. Sa cousine habitait rue de la Fuye. DOS_ANNE_DESIRE«J’allais la voir quand j’étais jeune. Déjà, je le trouvais vivant, j’adorais le marché. L’accessibilité, la proximité de la gare », raconte Anne Désiré en ressassant ses souvenirs. La présidente de l’association V.I.O.C.C a même habité un an ici durant son DUT « Carrières sociales ». Et puis, ses études et sa carrière l’ont amenée à Paris. « Super quand on est célibataire ou en couple sans enfant. Il y a de très bons côtés. Et en même temps, l’aspect métroboulot- dodo est bien réel… », juget- elle, avec recul. Avec son conjoint, ils choisissent de revenir à Tours, en 2005. 50 à 70 maisons visitées, 2 seulement à Velpeau. Et c’est l’une d’elles qu’ils choisissent. « Ça donne l’impression d’être à la campagne alors qu’on est en centre-ville », se réjouit-telle. Attaché à l’engagement associatif, elle saisit l’occasion pour son retour à Velpeau. Elle rejoint V.I.O.C.C, créée cinq ans plus tôt par des jeunes couples ne se retrouvant pas dans les actions du comité de quartier. Batuk, Cinétransat, fête de l’asso : de nouveaux moments de rassemblements s’organisent et V.I.O.C.C retravaille avec le comité de quartier. « On est au service du quartier et des habitants », explique-t-elle. Elle raconte les nombreux repas de rue, les voisins qui se saluent sur la place Velpeau. Anne Désiré conclut : « Un tel dynamisme de l’association est aussi dû à la configuration du quartier. On se croise beaucoup. Il y a une forte relation de voisinage. »
PAULETTE BARRÉ, LA DOYENNE
DOS_PAULETTEElle débite anecdote sur anecdote. Paulette Barré, 93 ans et demi, est intarissable. « Dans la rue Bellanger, où j’habite, il y avait une épicerie. À l’angle, un café », raconte-t-elle, remontant ses souvenirs de Velpeau. Elle vit dans le quartier depuis 1938. Elle l’a même fréquenté avant, en étant scolarisée à l’école des Abeilles, même si elle habitait Saint-Pierre-des-Corps. Paulette Barré peut donc se targuer d’être la mémoire du quartier. Elle se rappelle de sa jeunesse. Une époque dorée. « Tous les ans, on avait une fête sur la place. Il y avait la batterie du patronage laïque, des manèges, des courses de vélo. Et je me souviens m’être esquintée le genou avec une auto-tamponneuse », raconte-t-elle. La doyenne ponctue quelques récits d’un rire franc. Pour, peut-être, exorciser des histoires plus sombres. Paulette Barré retrace la période 1939-1945 d’un ton plus ferme. « Mon mari avait été fait prisonnier. Ici, on crevait de faim. Je prenais mon vélo pour aller me ravitailler à Bossée », explique-t-elle. Elle se souvient, une fois, sur la route de Vouvray. « J’étais à vélo avec une amie. Des tirs de mitraillette ont éclaté, on s’est réfugiées dans un champ », conte Paulette Barré. Son mari rentré après la guerre, elle a repris une vie classique. Elle a toujours aimé le quartier, son marché le dimanche. Elle n’a jamais envisagé de le quitter. Paulette Barré montre avec joie les pièces et trésors de sa maison. Meubles en bois ancien, fine vaisselle impeccablement rangée, mini-jardin. Elle sourit. « Avec tout ça, où voulez-vous que j’aille ? »

Qui es-tu Ketkeophomphone ?

Comptant parmi les révélations du début de saison du TFC, l’ailier au nom imprononçable possède une trajectoire complexe.

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Il rigole encore de ce qui circule sur sa page Wikipedia. Sur son identité complète, il est écrit « Vilayphone Ketkeophomphone ». « Mais Vilayphone, c’est n’importe quoi ! Mon prénom est Billy ! », s’exclame le garçon de 23 ans. Son nom est bien l’original. La prononciation s’avère compliquée. À l’image de son parcours, jamais linéaire.
Première étape : intégrer l’Institut national de foot (INF) de Clairefontaine. « Le rêve de tout gamin qui veut faire du foot », dit Billy. Originaire du Val-de-Marne, il évolue dans le petit club de Bussy-Saint- Georges. Autrement dit : un monde d’écart par rapport aux candidats. « Les tests m’ont marqué. Je ne connaissais pas grand-monde dans le milieu », glisse-t-il. Passé les détections, il se souvient de « la difficulté » d’être séparé de sa famille. Son père, ancien chauffeur de taxi, immigré Laotien arrivé il y a une trentaine d’années, avale des kilomètres chaque week-end pour le ramener à la maison. La dernière année, le PSG s’intéresse à lui. « J’ai finalement choisi Strasbourg. Je sais qu’à Paris, c’est compliqué de percer pour les jeunes », confie-t-il.
« A chaque fois qu’il commençait à être bon, il se blessait »
La trajectoire idéale s’étiole doucement. Difficile passage au monde professionnel. « J’aurais aimé percer plus vite. Je voyais mes camarades aller en équipe première », analyse Ketkeo. La récompense intervient en novembre 2009, en Coupe de France. Premier match et premier but. Il joue plus l’année suivante, quand Strasbourg tombe en National. Le club est rétrogradé administrativement en CFA2 (5e division) la saison d’après. « Le président a fait n’importe quoi… Cela m’a poussé à partir ».
Billy subit encore au FC Sion, en Suisse. Six mois sans jouer, il patiente. « Je m’entraînais pour moi », explique-t-il. Quand le TFC débarque en janvier 2012, il « saute sur l’occasion ». À Tours, il est vite freiné. « On savait qu’il était capable. Mais à chaque fois qu’il commençait à être bon, il se blessait », regrette Bernard Blaquart.
Derrière les quatre buts de ce début de saison, Ketkeo cache une douleur personnelle. Celle d’avoir perdu une de ses filles, il y a quelques semaines. « Tous les jours, j’y pense. Et elle me donne de la force », estime-t-il. Stabilisé niveau foot, il espère surtout pouvoir aller au Laos, avec sa famille, d’ici quelques années. « Pour découvrir mes racines ». Il a approché la Fédération pour jouer avec l’équipe nationale. Et se marre : « Il y a eu un malentendu, ils voulaient me faire jouer dans un club ». Une étape qui n’aurait pas détonné dans son parcours.


SON PLAT PRÉFÉRÉ
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« Les plats de ma maman ! J’adore la soupe Khao Pun ». À base de nouilles de riz, du bouillon au lait de coco et des légumes. « Mais bon, je ne sais pas cuisiner laotien. Alors j’en profite quand je vois mes parents ! ».
DANS SES OREILLES
« Au niveau rap français, j’aime bien La Fouine. J’écoute aussi du hip-hop US, avec Wale ou Chris Brown. En ce moment, aussi pas mal Génération Goldman. J’écoute donc de tout. »
SES CHEVEUX
« J’essaye de changer tous les mois. Avoir un truc qu’on ne voit pas tous les jours, qui sort de l’ordinaire. » En ce moment, il arbore une petite touffe sur le crâne, sur des cheveux courts.
UN FILM
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« Cette année, j’ai kiffé Django. Globalement, tous les films de Tarantino, comme Pulp Fiction, ça bouge bien ! »

Le match : beach-soccer vs beach-volley

Vous en avez marre que votre conjoint se prélasse sur le sable. En plus, il a pris une belle bedaine. Motivez-le à faire du Beach-soccer ou beach-volley. Tmv l’aide à choisir.

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Aie ! Allongé sur la plage, vous avez encore été agressé par un ballon. Au lieu de vous énerver, prenez le temps de discuter avec le malotru qui vous l’a envoyé. Est-ce un adepte du beach-soccer ou de beachvolley ? Comment choisir ? tmv vous donne un coup de main.
LE PLUS TECHNIQUE
Ne tentez pas les roulettes de Zizou ou les virgules de Ronaldinho (oui, on est old school à tmv). Vous risquez de perdre le ballon bêtement et de manger du sable. Le beach-soccer demande surtout une maîtrise technique aérienne : contrôle de la poitrine, jeu à une touche, volée.
Pour le beach-volley, il faut être précis. Le terrain est plus petit et il n’y a pas cinq partenaires pour rattraper une manchette ratée, mais un seul. Alors, il vaut mieux s’appliquer sur les gestes basiques, mais rien de bien différent du volley-ball.
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LE PLUS SPECTACULAIRE
Désolé amis bretons, mais le beach-soccer est bien plus attrayant qu’un Guingamp-Rennes. « C’est vraiment spectaculaire, avec un ballon qui touche beaucoup moins le sol qu’au foot », s’enflamme Marcel Girard du club de Véretz, qui organise un tournoi de beach chaque année. Les joueurs n’hésitent pas à taper des ciseaux acrobatiques et marquent plus de buts en un match que Brest en une saison.SPO_MAG_FOOT_1
« Certains arrivent à sauter plus haut que sur un sol dur », s’enthousiasme Élodie Daumain, joueuse de volley à Joué-lès-Tours, qui développe une section beach. Sinon, pas de geste de fou. Les attaques sont rapides, on va droit au but, sans trop de préparation.
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LE PLUS PHYSIQUE
Trois fois 10 minutes. Sur un terrain de 35 x 26 m. De quoi attaquer sévèrement les mollets et les cuisses. « Les muscles s’usent vite sur le sable », relève Marcel Girard. Le risque de blessure est cependant minime : les tacles sont interdits et les torsions des chevilles ou des genoux plus rares sur un tel sol.
Un terrain de volley classique, c’est 9 x 9 m. Celui de beach fait 8 x 8 m. Sauf qu’il y a seulement deux joueurs, au lieu de 6. Crevant. « On fait beaucoup plus d’efforts sur le sable : les déplacements sont plus lents et les reprises d’appui plus difficiles », relève Élodie Daumain.
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LE MOINS COMPLIQUÉ
Jetez votre manuel de foot et habituez-vous aux règles du beach. Tous les coups francs sont directs et les adversaires doivent se tenir à cinq mètres du ballon. Les touches peuvent se faire au pied, et le gardien a le droit de récupérer le SPO_MAG_VOLLEY_1ballon à la main sur une passe en retrait.
Deux légères différences avec le volley-ball. « On doit faire une passe dans l’axe de ses épaules et le ballon ne doit pas tourner sur lui-même lors d’une passe. On privilégie donc les manchettes », explique Élodie Daumain. Sinon, aucune difficulté, le débutant comprend tout !
Score final : 2-2
 
 
LE BILAN
Match nul serré entre les deux beach ! À vous de décider si vous êtes plus habiles avec vos bras ou vos jambes. Une chose est sûre, à la fin de la partie, vous serez bien fatigués !

Vivez foot, mangez foot !

La saison est terminée. Encore faim de foot ? Foncez à la Salamandre, le restaurant du TFC.

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Ballon, bières et bouffe. Le triptyque rêvé des accrocs du ballon rond prend forme à la Salamandre, le nouveau restaurant du Tours FC, depuis le 2 avril dernier. L’endroit jouxte les terrains des jeunes du centre de formation, visibles depuis l’intérieur grâce à une large baie vitrée. Ici, on joue en Ligue 1 de la restauration.
Le terrain de jeu est propre, coloré. Des fauteuils mauves, verts, associés à des sets de table rayés. Les courbes apparaissent arrondies, comme celles d’un ballon. Élégance. « On a cherché à se démarquer de l’univers foot. Par exemple, il n’y a pas de photos de l’équipe », précise Kathy, serveuse. D’emblée, le client est marqué à la culotte. « On s’adresse à tout le monde. Il y a des dirigeants du club, des partenaires, des parents des jeunes du centre, des membres du tennis club d’Indre-et-Loire situé à côté », résume Kathy. Abordable pour ceux qui ne savent plus trop ce qu’il reste dans leur portefeuille, à l’instar du TFC. La formule de base (12,90 € pour un plat et un dessert) coûte moins cher qu’une place en loge.
Le lien avec le club apparaît également dans le nom de l’enseigne, gérée par le groupe Casino. « La salamandre est présente sur le logo du club et c’est aussi un appareil de cuisine », continue Kathy. Avec de la chance, les fans pourront croiser les joueurs du club, quand ils seront revenus de vacances. « Benjamin Leroy est déjà venu manger », relève la serveuse avec fierté.
Une fois le repas terminé, on peut jouer la troisième mi-temps avec un dernier coup à boire avant de rentrer s’étirer le ventre. Pas d’inquiétude, il n’y aura pas de contrôle antidopage au sein du restaurant, puisque les toilettes sont situées à l’accueil du siège du club, quelques mètres plus loin.
Restaurant-brasserie La Salamandre, 2 rue Ladoumègue à Tours. Du lundi au vendredi, de 11h45 à 14h30. Les soirs et le week-end sur réservation. 02.47.05.24.67.


DANS L’ASSIETTE
UNE ENTRÉE
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Les rondelles chaudes de fromage de chèvre ressemblent à des ballons. Bel échauffement !
UN PLAT
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Une brochette d’onglet de boeuf, avec un joli soufflé de pommes de terre. Superbe lucarne !
UN DESSERT
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Un petit gâteau au chocolat, ça ne vous empêchera pas d’aller sur le terrain le dimanche matin. On ne lâche rien dans les arrêts de jeu.

Le foot US, vous connaissez ?

Touchdowns, yards, quaterbacks. Vous n’y comprenez rien ? Pas de panique, tmv vous explique tout avant la finale des Pionniers
de Touraine.

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Tactique ?
« Idroite38 ! Neardroite 22 ! » Dans les teen movies américains, on voit parfois le Quaterback d’une équipe beugler des suites de chiffres et de mots incompréhensibles à ses coéquipiers. Ces codes sont pourtant essentiels. « Notre sport, c’est comme une partie d’échecs », affirme Fabrice Duplessier, 45 ans, coach des Juniors des Pionniers de Touraine. Courir à un endroit précis, mettre en place des phases millimétrées. Il est indispensable de répéter inlassablement les stratégies aux entraînements ou de les réviser chez soi. Pas forcément facile en France où les joueurs sont amateurs et doivent concilier foot et boulot.
Populaire ?
En plein essor, la discipline compte plus de 20 000 licenciés en France et parvient à attirer de plus en plus de jeunes. « Il existe une fascination pour la culture américaine chez beaucoup de nouveaux », explique Guillaume Goubard, receveur des Pionniers. En mode beer-pong, Jay-Z dans le casque et casquette vissée sur la tête. Est-ce qu’on pousse le bouchon jusqu’aux poms-poms ? « Cela dépend des équipes. Mais attention, le cheerleading est un sport, avec des règles strictes ! Même s’il y a le cliché de filles écervelées dans notre pays », affirme le jeune homme de 25 ans.
Dangereux ?
On ne va pas comparer à la NFL (la ligue américaine). Où les sportifs ont une espérance de vie réduite et des commotions cérébrales à répétition. « Ici, on n’a eu qu’une seule commotion cette année », relativise Fabrice Duplessier. Il y a peu de blessures. Mais souvent, elles font bien mal : luxation, fractures. « C’est un sport de contact, un mec peut arriver après un sprint de 50 mètres. On est donc conscients des dangers. Avec une bonne prévention à l’entraînement et nos protections, on réduit les risques », continue le coach.
On court vraiment ?
Combien d’arrêts de jeu pendant un match ? Innombrables. Idéal pour les pauses pubs aux États-Unis. Agaçant pour le spectateur néophyte. Et les joueurs dans tout ça, est-ce qu’ils se dépensent vraiment ? « C’est sûr qu’on ne va pas tout le temps courir. Mais ce sont des efforts intensifs, il faut être à 100 % sur six secondes », explique Guillaume Goubard. Priorité à l’explosivité. C’est fatiguant aussi. À haut niveau, un poste est même triplé et les effectifs sont pléthoriques. « Il faut savoir gérer ses efforts. Il y a des arrêts de jeu, mais on s’ennuie quand même moins qu’au Baseball », raille Fabrice Duplessier.


À TOURS
Fondés en 1987, Les Pionniers de Tours sont en 3e division (appelée Casque d’Argent). Et ils cartonnent cette année ! Ils iront affronter les Dockers de Nantes le dimanche 26 mai en finale de la conférence nord. Une victoire et ils s’ouvriront les  portes de la finale nationale ainsi qu’une montée en 2e division.
https://www.facebook.com/PionniersDeTouraine
RÈGLES
Deux équipes de 11 joueurs. Un match dure 60 minutes (4 x 15 minutes) Vous vous en doutez, il faut marquer plus de points que l’adversaire.
Trois possibilités :
− Le touchdown (6 pts) : le joueur se retrouve avec le ballon dans la zone d’en-but adverse (la dernière partie du terrain avant le poteau). Comme au rugby, il y a transformation ensuite (1 pt). On peut troquer ce coup de pied pour retenter un touchdown à 5 mètres de la zone d’en-but (2 pts)
− Le field goal (3 pts), coup de pied arrêté entre les poteaux.
− Le safety (2 pts) : bloquer un attaquant adverse dans son propre en-but. Très rare. Pour avancer vers l’en-but adverse, une équipe dispose de 4 tentatives pour progresser de 10 yards (9 mètres). Une tentative s’achève quand un joueur se fait plaquer. Un ballon par terre = une tentative perdue et on recommence.
Si on franchit les 10 yards en 4 tentatives, on en a 4 nouvelles pour les 10 yards suivants et ainsi de suite (le terrain mesure 100 yards). L’adversaire récupère la possession si les 10 yards ne sont pas franchis ou s’il intercepte directement le ballon. Ça a l’air simple comme ça, non ?

Sport et haut-niveau tuent la jeunesse ?

Enquête sur la jeunesse tourangelle qui pratique un sport de haut-niveau.

Les jeunes du centre de formation du TFC s'entraînent au moins trois heures tous les jours.

 

Au bout de la piste de saut, il y a la queue. Margot*, 11 ans, hésite à s’élancer. Marc Chirilcenco, l’un des entraîneurs du club de gymnastique d’Avoine, a placé des barres en métal pour l’obliger à allonger ses foulées. Lucie, 13 ans, tente de rassurer sa copine. « Calme-toi, ne stresse pas. Tu vas y arriver. Moi, j’adore ! » Gymnaste depuis ses quatre ans, Lucie a vaincu ce type de peur depuis bien longtemps. Elle consulte régulièrement un relaxologue pour mieux gérer son stress en compétition.

Aujourd’hui, Lucie fait partie des gymnastes françaises en devenir. « Je m’entraîne pour les JO, mais si je vais déjà aux champion-nats d’Europe ou du monde, je serais satisfaite. » Pour y arriver, elle s’entraîne 28 heures par semaine. Au collège d’Avoine, comme tous les jeunes sportifs de haut niveau, elle a des horaires aménagés. Elle finit les cours chaque jour à 15 heures pour ensuite filer au gymnase et enchaîner avec ses cinq heures d’entraînement. Sans compter les compétitions le week-end.

« Faut-il sacrifier à ce point son enfance et son adolescence ? J’ai parfois l’impression qu’ils ressemblent à des oies que l’on gave. » Le constat de Laurence Dejardin est dur. Entraîneuse au Tennis Club de Tours, elle côtoie régulièrement des jeunes à fort potentiel. « Au tennis, les gamins de 10 ou 11 ans doivent s’entraîner entre 5 et 6 heures par jour, continue-t-elle. Ils sont souvent repérés au niveau fédéral à cet âge-là. Les sponsors les gâtent. Les parents, eux, les poussent à fond. Au point, parfois, de donner l’impression de vivre par procuration. »

Prendre de la hauteur

Heureusement, ce n’est pas le cas de tous les jeunes sportifs de haut niveau. Certains arrivent quand même à prendre un minimum de recul. Bernard Blaquart est directeur du nouveau centre de formation du Tours Football club. Il entraîne aussi les U19, une équipe composée d’adolescents de 17 et 18 ans. « Vous voyez ces trois-là, ils sont en terminale S, explique-t-il au bord du terrain. Ils se tirent la bourre au football comme en cours. C’est à celui qui décrochera la mention très bien ! Je les encourage tous à avoir une bonne formation au cas où ça ne marche pas. » Il faut dire que la compétition est élevée. Surtout en football. Chaque année, le TFC intègre dix prétendants à son centre de formation. Pendant cinq ans, un joueur peut se faire congédier à n’importe quel moment. à la fin, seuls un ou deux accéderont aux bancs de l’équipe professionnelle.

Et ceux qui n'y arrivent pas au niveau pro ? Ils continuent quand même.

Mais alors, et ceux qui n’ont pas le niveau ? Réponse avec Emmanuel Caquet, entraîneur au Pôle espoir de Basket de Tours : « La plupart continuent à vivre leur passion dans un petit club à côté de leurs études. Même s’ils n’atteindront jamais la Pro A, ils arrivent à gagner 1 000 ou 1 500 € dans une équipe de Nationale. Le problème, pour ceux-là, c’est qu’ils arrêtent souvent d’aller en cours et se retrouvent à 25 ans sans formation ni travail. » Joey Coulon, 17 ans, a été brutalement stoppé dans son ascension au centre de formation du TFC qu’il a été obligé de quitter (voir ci-contre). Blessé au genou, il a été arrêté pendant un an. Il se rappelle les pa-rents qui, dès 10 ans, veulent que leurs enfants soient repérés. Plus le niveau augmente et « plus, les barrières de l’amitié tombent ». Malgré tout, Joey Coulon, va tenter, cet été, les sélections pour intégrer l’équipe des Chamois niortais. Depuis tout petit il baigne dans cette ambiance compétitive où il faut avoir « la rage » pour y arriver. « Jusqu’à mes 20 ans, je vais tout tenter pour rentrer dans un grand club, explique-t-il des étoiles dans les yeux. Pour y arriver, il faut aimer la concurrence, se dépasser, courir jusqu’à l’évanouissement. Moi, j’adore ça. » * Son prénom a été changé.

 

Lire l’interview de Peter Ziedler, l’entraîneur de l’équipe pro du Tours Football Club.

 

 

Zeidler, chef d’orchestre du TFC

Ancien prof de français, ex-entraîneur adjoint d’Hoffenheim, Peter Zeidler est le coach du Tours FC depuis le début de la saison. Rencontre.

Ancien prof de français, ex-entraîneur adjoint d’Hoffenheim, Peter Zeidler est le coach du Tours FC. Rencontre.

(Photo dr)

Vous avez été prof pendant vingt ans. Entraîner une équipe de foot, est-ce si différent ?

 Entraîner une équipe professionnelle, ce n’est pas très loin d’un projet éducatif. Les joueurs comme les élèves, sont jugés chaque semaine. Il y a la vie du groupe. C’est un aspect essentiel et qui me plaît. Par exemple, il faut faire avec le problème de la concurrence, la gestion des remplaçants.

Vous sortez aussi d’une aventure sportive insolite à Hoffenheim…

Oui, j’étais entraîneur-adjoint à Hoffenheim, je dirigeais les séances. Derrière nous, il y avait un milliardaire qui avait grandi dans ce petit village de 3 500 habitants, qui y avait joué au foot et qui avait décidé d’investir dans l’équipe locale. Il l’a dotée d’un centre d’entraînement qui est peut-être le plus moderne d’Europe et même d’un stade ! Je suis arrivé quand l’équipe était en D 2. J’avais fait le choix, avant d’y aller, de quitter la fonction publique et mon poste d’enseignant de français et d’éducation physique, ce qui n’était pas forcément un choix facile. Puis, nous sommes très vite montés en Bundesliga. Nous avons été champions d’automne et nous rêvions d’Europe. C’était vraiment un rêve que je réalisais.

À Tours, comment gérez-vous la pression ?

On le sait bien : on gagne le vendredi, ce que l’on fait, c’est super ; on perd, c’est nul. La pression
existe toujours mais, pour moi, elle est positive, elle me motive. En fait, je trouve ici ce que je n’avais pas à l’Hoffenheim. Moi, ce qui m’intéresse, c’est la construction de quelque chose, le projet humain et sportif.

Si vous deviez donner trois mots pour vous définir, quels seraient-ils ?

La passion, l’enthousiasme et le plaisir.

Dans le salon de Peter Zeidler