Tir à l’arc : physique et mental à toute épreuve

Laurie Lecointre, archère et compétitrice de haut niveau, parle du tir à l’arc.

Le tir à l’arc, c’est vraiment du sport ?
On ne ressort pas en sueur comme après une course d’athlétisme, mais on sent vite les muscles travailler, car il faut de la force et de la coordination, une maîtrise du corps. Et c’est aussi un sport mental. C’est vraiment un sport complet, à tout âge.

Quelles qualités faut-il ?
La concentration et la maîtrise de ses émotions, car on a tout de même une arme entre les mains ! On améliore aussi sa coordination et sa capacité de dissociation, puisque le bras droit et le bras gauche ne réalisent pas les mêmes actions. Et bien sûr on appréhende mieux l’espace.

On s’y met à quel âge ?
La fédération a développé l’accueil des poussins, dès 8 ans (j’ai eu cette chance à Saint-Avertin). Certains clubs sont encore réticents et n’acceptent les enfants qu’à partir de 10 ans. Mais plus on commence tôt, meilleur on sera !

Et pour le matériel et la compétition, on choisit quoi ?
Les clubs prêtent souvent des arcs en bois aux débutants, puis on passera sur un arc plus lourd et puissant, en métal, avec une meilleure précision. La discipline-reine c’est le tir olympique, sur cible à 70 mètres, mais il en existe d’autres : la salle, en hiver, à 18m sur des blasons plus petits. Et tous les parcours, où on se balade d’une cible à l’autre, un peu comme au golf. J’ai découvert cela récemment et j’adore !

Propos recueillis par Maud Martinez

> Les 19 clubs de Touraine : www.tiralarc-37.com

 

Julien Devanne, le marathon man tourangeau

Course après course, Julien Devanne – de l A3 Tours – brille et remporte les médailles.

(Photo archives NR)

Bien sûr son chrono réalisé dimanche à Metz, lors du championnat de France de marathon n’a rien à voir avec les 1 h 59’40’’ du Kényan Kipchoge à Vienne, samedi, ni même avec les 2 h 14’ 4’’ de sa compatriote Kosgei, dimanche, à Chicago. Pour devenir champion de France de marathon, le coureur de l’A3 Tours, Julien Devanne s’est imposé en 2 h 25’’ 37’’. Et ce chrono permet de confirmer qu’il est désormais un des tous meilleurs Français de la spécialité.

À 30 ans, l’athlète lyonnais licencié à l’A3 Tours, via sa section free run, s’est imposé non sans difficulté. « J’ai pris un coup de froid et j’ai commencé à avoir mal au ventre au quinzième kilomètre, explique-t-il. Mais pour être champion de France, il faut se sortir les tripes. »

Autre mésaventure pour le coureur de l’A3T : une erreur d’aiguillage au 6e kilomètre a contraint le groupe de quatre coureurs de tête, dont il faisait partie, à revenir sur ses pas. « On a fait un aller-retour qui nous a fait perdre 1’30’’ », ajoute-t-il. Finie la possibilité d’un bon chrono à l’arrivée.

Bientôt l’équipe de France

Julien Devanne a toutefois montré qu’il était l’homme en forme en ce moment. Vainqueur du championnat de France de semi-marathon, il y a moins d’un mois à Vannes, puis de Paris-Versailles, il y a quelques jours, il portera pour la première fois le maillot de l’équipe de France, dans deux semaines, à l’occasion du challenge méditerranéen de course sur route disputé sur la dure épreuve du Sud-Est, Marseille-Cassis.

Avec un meilleur temps sur 10 km, établi cette année (29’ 39’’) et un record sur semi-marathon en 1 h 4’ 7’’, Julien Devanne aura pour objectif la saison prochaine d’abaisser sa meilleure marque sur les 42,195 km. Sixième meilleur performeur français de la saison (2 h 17’ 21’’, temps réalisé au marathon de Paris, en avril dernier), il vise pour 2020 un chrono sous les 2 h 15’. Mais auparavant ce sont les mondiaux de semi-marathon, en Pologne au mois de mars, qu’il a dans le viseur. Pour y participer, il devra descendre sous les 1 h 4’ afin de décrocher sa sélection..

Costaud et agile grâce au street workout !

Entre gymnastique et musculation, ce nouveau sport fait des émules au lac de Tours où un groupe de mordus a convaincu la municipalité d’investir dans le projet.

Si vous êtes un habitué du lac de la Bergeonnerie, jogger, marcheur, nageur ou cycliste, vous ne pouvez pas les rater.

Les aficionados du street workout sont là tôt le matin, parfois le midi, souvent le soir et même quand il fait très chaud. À côté de la piscine, au grand air, dans un espace qui leur est réservé, ils ont fait installer par la mairie une structure composée de barres fixes, à différentes hauteurs, barres parallèles, espalier et autre banc de musculation, le tout sur un sol rempli de copeaux destinés à amortir les chutes.

Mains gantées pour mieux s’accrocher, ils se soulèvent, bondissent par-dessus les barres, ou enchaînent des figures qui font penser à la gymnastique.

Retour à l’Est

Le street workout (littéralement « entraînement de rue ») semble tout droit sorti des quartiers populaires des grandes villes des États-Unis. Et pourtant, c’est dans les pays de l’Est de l’Europe (Russie, Lituanie, Lettonie) que le sport s’est codifié. Le premier Championnat du monde s’est déroulé à Riga, en 2011.
Et l’an passé, c’est un Français Yohan Bounegab, surnommé « San Gohan », qui est devenu champion du monde.

Originaire de banlieue parisienne, le jeune athlète de 21 ans vit aujourd’hui à Marseille où il fait profiter les mômes de son expérience. Il nous explique comment le street workout a changé sa vie et pourrait bien changer la vôtre !

Pour quelle raison me conseilleriez-vous de me mettre au street workout ?
Yohan Bounegab : c’est un sport, une attitude, un état d’esprit mais avant tout un mix entre gymnastique et musculation. Comme le travail s’effectue au poids du corps, cela permet d’affiner sa taille, de se muscler du haut, tout en gardant une grande agilité. Ce sport trouve ses racines dans les rues des quartiers de New York, où au milieu des années 2000, les jeunes se sont mis à utiliser tout ce qu’ils trouvaient pour s’exercer… comme des bancs, des poteaux et même des jeux pour enfants. Et puis, ça a rebondi presque aussitôt dans les pays de l’Est de l’Europe, où la gymnastique est un sport très développé. À la musculation et à la force, les gymnastes ont ajouté la rapidité et l’agilité, voire l’acrobatie.

Comment cette discipline est-elle arrivée en France ?
Y.B. : il y a dix ans, lors de l’émission télé, La France a un incroyable talent (M6), un groupe d’athlètes s’est produit, faisant une démonstration qui a connu un beau succès, repris sur YouTube. J’étais gamin et je me suis dit : ‘’Je veux faire ça !’’ Je m’y suis mis sérieusement à 16 ans. Il y a deux sortes de street workout : le free style et le street lifting. Le premier, que je pratique, joue sur la force, l’agilité et aussi la musicalité. L’autre privilégie les tractions et le travail au poids du corps.

En cinq ans, vous êtes devenu champion du monde…
Y.B. : ça a été très vite. Je suis d’abord devenu champion de France et, il y a deux ans, lors d’une démonstration en Espagne, on m’a demandé d’affronter le champion du monde en titre, un Russe. Sur une battle de 9 minutes, nous devions enchaîner un maximum de techniques et je l’ai battu. Quelques mois plus tard, je devenais champion du monde à Moscou. Nous étions 20 en lice pour deux minutes de compétition chacun. Cette année, se déroulait une Coupe du monde à Stuttgart (Allemagne) et non un championnat du monde. J’ai pris la 2e place.

Sur quels critères, le classement se forge-t-il ?
Y.B. : les notes tiennent compte de cinq critères : force, agilité, continuité du mouvement, créativité et force. Mais il y a, pour l’heure, deux fédérations qui ont une manière différente de noter. C’est le point qui ne nous a pas permis de finaliser un dossier pour devenir discipline olympique à Paris en 2024. Mais en 2028, j’ai bon espoir que l’on puisse au moins concourir pour devenir discipline olympique.

Tout le monde peut-il pratiquer ?
Y.B. : le street workout, c’est une grande famille. Les classes sociales sont gommées quand je m’entraîne avec le fils du roi de Dubaï. Plein de sportifs d’autres disciplines pratiquent mais, plus banalement, n’importe qui peut venir, hommes et femmes. Une charte oblige au respect, et à l’entraide quand quelqu’un a besoin d’être soulevé ou dirigé.

Th. M.

A Tours, avec les passionné(e)s de running

Dimanche 22 septembre, 13 000 coureurs s’aligneront au départ des 10 et 20 km et du marathon de Tours. Les joggers que nous avons rencontrés ont une histoire unique avec la course. Sur route, sur piste ou sur trail. Rencontres.

 

(Photo illustration Adobe Stock)

« Je me suis inscrite sur 10 km alors que j’apprends à peine à courir ! » Gégé – comprenez Géraldine ! -, cheveux courts, petites lunettes, gabarit de poche, amuse le groupe.
On est lundi, 19 h 15, j’ai chaussé mes baskets, enfilé mon short et me voilà sur la piste d’athlétisme du stade des Tourettes (Tours-Nord), au beau milieu de 80 adhérents remontés comme des coucous. Autant de femmes que d’hommes.

Vu le nombre de licenciés, le travail s’effectuera sur deux tranches horaires, par niveau, aptitudes et affinités. Beaucoup ont déjà en tête les objectifs à venir. Le marathon du Medoc pour certains. Pour d’autres, pourquoi pas une échappée vers le triathlon.

La coach, c’est Céline (Degham) et, apparemment, elle est du genre à savoir ce qu’elle veut. « Courir, c’est facile. Bien courir, c’est difficile », lance-t-elle pour mettre tout le monde à l’aise.

Autour du lac de la Bergeonnerie (photo tmv)

Pour cette première, le groupe en entier tourne tranquillement sur la piste avant d’attaquer des allers-retours, montées de genoux, talons-fesses, fentes et accélérations. La couleur est donnée.
JogginTours a pour devise « Je cours pour le plaisir », mais côté entraînement, c’est quand même du sérieux.

Le lendemain, mardi, Les Copains coureurs d’Indre-et-Loire (ACC37) m’ont donné rendez-vous au Bois des Hâtes à 17 h 45. Ça nous fait même pas une journée de récup’ depuis mes aventures aux Tourettes, mais bon, l’info avant tout ! Nous sommes dans le poumon de Saint-Avertin et c’est là que cette association de Notre- Dame d’Oé, créée en 2012, regroupe ses adhérents-joggers.

Fractionné et accélération sont au programme

Autour de William Da Silva et son épouse Marie-Claude, le niveau semble plus hétéroclite que dans un club. Sylvie, Sébastien, Michel, Virginie, Corinne, Jacques sont dans les starts. La trentaine de coureurs a la bonne idée de se scinder entre les costauds et les moins forts. Fractionné et accélération sont au programme. Certains finiront en marchant quand les premiers, revenus à l’entrée du Bois, auront dressé une table… de récupération. Boissons, gâteaux, amandes, cacahuètes et abricots permettent de recharger les batteries.

Le groupe joue les prolongations. Ça discute, ça se raconte, ça rigole. « On s’y sent bien », me dit-on. L’association écume les courses d’Indre-et-Loire mais se projette aussi hors de France.
Le marathon d’Athènes, le 10 novembre est à leur programme. « Grâce à quelques sponsors, des connaissances, nous arrivons à tirer les prix, explique William Da Silva. Les quatre jours en Grèce, vols compris, et dossards nous reviendront à 350-400 euros. »

Entraînement du club Jogg’in Tours, au stade des Tourettes. (photo tmv)

La semaine suivante (il faut bien se reposer un peu…), l’état d’esprit est le même à l’ACIL (association des coureurs d’Indre-et-Loire), que nous retrouvons le mardi, à 17 h 30 au Stade des Fontaines.
Créée en 1984, c’est l’association originelle des coureurs du coin. Aujourd’hui, ils sont une trentaine réunis pour cette rentrée. Jean-Marc Pesson (« 2 h 48’ au marathon… il y a trente ans ») préside aux destinées de l’association et Alain Barral, grand ancien, veille sur ses ouailles.

Tous les mardis, le groupe s’entraîne aux Fontaines jusqu’à 20 heures (« La location nous coûte 1,56 euro de l’heure, l’adhésion à 25 euros fait le joint », explique Jean-Marc Pesson), et parfois, il s’en éloigne. Nathalie, Christophe et le groupe se dirigent vers le lac des Peupleraies. Le dimanche, c’est plus long, direction Ballan-Miré, Joué, la côte de l’Épan.
Marathons, trails, 10 et 20 km sont dans le viseur du groupe… et toujours dans la bonne humeur.

Thierry Mathiot

Sarah Guyot : un kayak sur orbite olympique

Et si la Tourangelle Sarah Guyot avait les Jeux olympiques en ligne de mire ?

Bien sûr, elle n’est pas encore certaine à 100 % d’être dans un an à Tokyo. Une méforme ou une blessure peut la priver de ses troisièmes Jeux Olympiques, après ceux qu’elle a disputés à Londres (2012) puis Rio (2016).

Mais quelque chose nous dit que la championne de kayak, licenciée depuis 2005 au CKC de Tours, a quasiment son billet d’avion en poche pour le Japon, depuis les championnats du monde de Szeged (Hongrie), il y a quelques jours.

« En terminant deux fois 5e en K2 (avec Manon Hostens) et en K4 (avec Lea Jamelot, Sarah Troël et Manon Hostens), nous avons qualifié les kayaks pour les JO de Tokyo (24 juillet-9 août 2020), confiait-elle au lendemain des épreuves. Il reste maintenant à peaufiner la composition des embarcations. Mais il y a de fortes chances que les sélectionneurs s’appuieront sur les filles qui viennent de s’illustrer. »

De retour à Vaires-sur-Marne, en Ile-de-France, où elle s’entraîne toute l’année avec les meilleurs françaises, Sarah Guyot (28 ans), kinésithérapeute, n’oublie pas la Touraine, où elle a grandi et encore moins ses ambitions à venir.
« Je termine 5e à Rio en K1 200 m, il y a trois ans, alors qu’un podium était possible, se souvient-elle. Je pense que pour l’an prochain, mes meilleures chances reposent sur le K2 500 m. Mais comme au Brésil, ça s’annonce très serré. »

Si elle se refuse pour l’heure, à envisager de disputer les JO de Paris, en 2024 – elle aura alors 33 ans -, elle est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour monter l’an prochain sur le podium olympique.

Thierry Mathiot


SON COEUR, TOUJOURS EN TOURAINE
>>Née le 1er avril 1991 à Vannes (Morbihan), Sarah Guyot s’est ensuite installée avec sa famille à Loches. Son talent naissant l’a propulsée en 2005 vers le club de Tours. Elle garde de cette époque de somptueux souvenirs et des amis fidèles.

Obésité : Ob’in Tours, l’asso qu’il faut

Ob’in Tours vient en aide aux personnes souffrant d’obésité. L’asso vient d’ouvrir un local et collabore avec des restaurants qui proposent des menus adaptés. Émilie Chevallier, présidente, explique.

Emilie Chevallier est présidente d’Ob’in Tours. (Photo NR)

C’est quoi l’association Ob’in Tours ?
C’est le point de rencontre pour les patients souffrant d’obésité et qui ont déjà ou veulent pratiquer une chirurgie bariatrique (réduire la taille de l’estomac – NDLR). Nous organisons des réunions mensuelles avec des professionnels de la santé, des réunions de parcours. L’asso travaille avec des médecins de la clinique de l’Alliance. Car après l’opération, on repart comme un nourrisson, on réapprend à manger.

Vous ouvrez un local ce 4 septembre au 1 allée Jean-Cocteau…
On y trouvera des activités comme la zumba adaptée, avec des intervenants qui connaissent la maladie de l’obésité, de la sophrologie, du Pilates, des groupes de paroles, des cours de cuisine et une permanence.

Pourquoi parlez-vous de « l’effet baguette magique de l’opération » ?
Ce qui nous énerve souvent dans les médias, c’est que l’on montre uniquement l’énorme perte de poids après l’opération, mais on n’aborde pas le côté psychologique très difficile. Tout n’est pas rose, il y a aussi une fatigue immense. Ce n’est pas rien, on se réalimente, on doit se re-sociabiliser. Le chemin mérite d’être fait, mais c’est un sacrifice et une implication personnelle. Il faut prendre de nouveau soin de soi, car on s’était oubliés.

Vous avez mis en place une convention avec des restaurateurs de Tours pour réduire les portions.
Oui, je profite de tmv pour lancer un appel à candidats ! (rires) On a eu l’idée de repas adaptés aux personnes qui ont subi l’opération. On travaille avec des restaurateurs qui ont apposé un sticker sur leur devanture : ils font soit un plat réduit (portion moins 15 à 20 %) et donc moins cher, ou alors ils proposent des doggy bags pour les plats classiques. Il suffit au client de montrer sa carte d’adhérent Ob’in Tours. Pour l’instant, le Quai 37 a fait cette démarche. Là, on signe aussi avec les Bonnes Grillades, Poggio et Gus.

Selon vous, le regard sur l’obésité a-t-il changé ?
Ça reste délicat. Les gens qui n’ont pas été en situation d’obésité ne savent pas ce qu’on peut vivre. Les choses changent doucement, mais il reste de la discrimination, par exemple au travail. Commencer par sensibiliser dès l’école serait déjà bien. L’obésité est une maladie. Cela peut nous arriver à tous.

Propos recueillis par Aurélien Germain

> Infos sur obintours.com ou 06 60 72 99 07.

 

 

Swimcross : de sueur et d’eau

Prêt(e) à booster votre cardio ? Tmv est allé découvrir, du côté du Centre aquatique de Tours, le swimcross. Plongez dans le bain avec nous.

Pour faire simple, le swimcross, c’est un grand mix entre des exercices qui se font sur le bord du bassin, type burpies, abdos, squat jump, des exercices qui se font dans l’eau (obstacles à franchir…), de la course à pied et de la nage.

Du crossfit, on garde une certaine philosophie de l’effort, mais pas le côté traumatisant, puisque c’est quand même bien l’élément aquatique qui domine.
« En fait, le concept a été inventé par nous, les maîtres-nageurs pour varier un peu les plaisirs parce que manger du carreau, au bout d’un moment…», s’amuse Grégory, chef de bassin au Centre aquatique du lac.

Et depuis, la pratique fait tranquillement son petit bonhomme de chemin. Ce mercredi soir, ils sont une petite dizaine au rendez-vous, de tous les profils. « Chacun peut enchaîner les ateliers à son rythme, reprend Grégory. Et pas besoin d’être un champion de natation. »

La séance du jour est tout de même assez intense pour tout le monde. Six minutes d’un échauffement qui fait monter le cardio en flèche puis 25 minutes d’un parcours où s’enchaînent les ateliers autour du bassin, une boucle de course dans le Centre aquatique et 50 m de nage. Tout le monde a le temps de valider ses trois passages. On termine par quelques minutes de récup’ dans l’eau, en forme de débriefing et, aux dires des uns et des autres, ça vous fait quand même bien oublier les mojitos de l’été.


PRATIQUE

ours est une des quelques villes en France où l’on peut régulièrement pratiquer le Swimcross. Une séance dédiée a lieu chaque mercredi soir, de 19 h 30 à 20 h 15, dans le bassin de 25 m du Centre aquatique du lac.

À noter qu’un événement avait été organisé au même endroit à l’été 2018. Une centaine de concurrents s’étaient retrouvés sur un parcours qui comprenait une vingtaine d’ateliers, au Centre aquatique et autour du lac. On attend la deuxième édition…
> Renseignements : centre-aquatique- du-lac.fr

Léa Lecomte : 100 % pur foot

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, Léa Lecomte est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Léa Lecomte, 25 ans, est une vraie meneuse. Normal quand on a grandi dans une famille où le papa, Xavier, footballeur et entraîneur, a écumé tous les terrains de la région.

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, elle est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Au rendez-vous de la rentrée des équipes féminines, la semaine dernière à la vallée du Cher, elle espérait que son club allait profiter de l’engouement né de la dernière Coupe du monde.
« Nous comptions plus de 120 licenciées la saison dernière. Alors oui, on attend encore plus après cette Coupe du monde très médiatisée mais s’il y avait beaucoup de filles devant la télé, cela ne veut pas dire qu’elles vont toutes se transformer en joueuses. »

Le club a pourtant, un nouvel atout dans sa manche : le 10 décembre dernier, il a reçu le label école de foot féminine, niveau Or qui vient récompenser le travail des équipes autour du projet sportif, associatif, éducatif et du projet d’encadrement et de formation. Vital.


Thierry Mathiot

Antoine Heurteux, l’athlète boulanger

Fin août, Antoine Heurteux défendra les couleurs de la France aux 45e Olympiades internationales des métiers, à Kazan. À 21 ans, l’apprenti boulanger tourangeau consacre toute son énergie à la préparation de ces jeux Olympiques. Avec un seul but : monter sur la plus haute marche du podium.

LA GAGNE

« Je vais à Kazan pour devenir champion du monde. Si c’est pour finir 2e ou 3e, autant rester chez moi. » Antoine Heurteux donne tout pour réussir : « Il ne se passe pas une minute sans que je pense au concours, et j’en rêve même la nuit. Je ne vis quasiment que pour ça. J’ai totalement arrêté de boire de l’alcool. Quand je sors avec mes copains, je rentre tôt. C’est beaucoup de sacrifices, mais c’est quoi, deux ou trois ans dans une vie ? »

PRIX

Une fois lancé, le jeune apprenti enchaîne les formations (mentions complémentaires en boulangerie puis en pâtisserie, brevet professionnel) et les distinctions, jusqu’à devenir meilleur apprenti boulanger de France à 19 ans, puis médaille d’or aux Olympiades nationales des métiers à 20 ans. Ce dernier prix lui ouvre les portes des Olympiades internationales de Kazan, où il affrontera 19 boulangers (Chine, Corée, Finlande, Suisse, Japon…). « Pour avancer, j’ai besoin d’être sous pression en permanence. »

DÉCLIC

L’école, ce n’était pas trop son truc. « Au collège, mon professeur d’histoire m’a conseillé l’apprentissage, mais moi, ça ne me disait rien… » Après deux stages en boulangerie, qui ne lui plaisent pas, il entame malgré tout un CAP en apprentissage à la boulangerie Les Gourmets à Saint- Cyr-sur-Loire. « La première année, j’ai failli me faire virer. Je n’appréciais pas que tout le monde me dise quoi faire. Puis un jour, mon patron m’a parlé d’un concours. J’ai eu le déclic. Ça m’a donné envie de me donner à fond. »

INTENSE

Depuis son entrée officielle dans l’équipe de France en mars dernier, le jeune homme suit une formation intensive. Au programme, préparation aux épreuves (viennoiseries, pains, pièces artistiques…) et entraînement physique et mental : « Il faut être capable de réaliser des efforts physiques intenses tout en gardant sa lucidité. Par exemple, on doit enchaîner des séries de 30 secondes de pompes rapides avec 30 s d’enfilage de coquillettes sur un fil. » Le savoir-être compte aussi : « Il faut avoir un comportement exemplaire : ne pas s’énerver, être humble et digne du maillot de l’équipe de France. »

ARTISANAT

Son produit préféré ? Le pain. Plus spécialement, la baguette de tradition française. « J’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans une entreprise artisanale, où tout est fait maison. Mon patron, Frédéric Flu, est mon modèle. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui. Moi aussi, dans quelques années, je transmettrai mon métier et ma passion à des jeunes. »


> En savoir plus : http://www.worldskills-france.org/

Texte : Nathalie Picard

Basket : retrouvez notre supplément spécial UTBM

Dix pages spéciales UTBM sont à découvrir dans le numéro 338 de tmv !

Et pourquoi donc un supplément rien que sur l’UTBM, je vous prie ? Outre le fait que tmv est drôlement fier et content de figurer au nombre des 193 partenaires du club. D’abord et avant tout, parce qu’on a passé une superbe saison à le suivre en N1.

Alors oui, évidemment, ce premier exercice à ce niveau ne s’est pas conclu par une deuxième montée consécutive (quel supplément on vous aurait sorti sinon !) Alors oui, bien sûr, on aurait aimé pouvoir vibrer à Monconseil pour un match de 1/2 finale de play-off mais la rencontre un peu compliquée face à Rueil nous en a privés. Et oui, c’est vrai, il y a eu quelques petits ratés dans le moteur certains soirs à Monconseil ou ailleurs.

Mais nous, ce que nous retenons, c’est le chemin. Pour son entrée en N1, l’UTBM a fait mieux que marquer les esprits. L’équipe, surtout dans une fin de saison tonitruante où elle a enchaîné les succès, a montré qu’il fallait compter avec elle, non seulement qu’elle avait sa place à ce niveau, mais qu’elle était aussi taillée pour grimper encore d’un étage. Elle a pris date. Cette saison, c’est une pierre à l’édifice, une marche solide pour s’appuyer et continuer à construire.

Pourquoi un supplément ? Parce, depuis le début, on aime le projet. Rebâtir une équipe de basket de haut niveau à Tours, pour nous, c’est oui. Et surtout comme ça. Avec ce professionnalisme et cette détermination. L’UTBM, était déjà un grand club, même quand elle évoluait en N2, dans ses structures, dans son fonctionnement, dans son attitude. Tellement portée vers son objectif, la Pro B, le haut niveau, qu’elle se comportait déjà comme si elle y était.

Pourquoi un supplément ? Parce que cet esprit, cette conviction, c’est ce qui renverse les montagnes. Qu’il s’agisse de basket, d’un autre sport ou de tout autre chose. Et nous, on aime bien quand Tours voit les choses en grand.

> Le supplément 10 pages UTBM est à retrouver dans le numéro 338 de tmv. A TÉLÉCHARGER JUSTE ICI

 

Coupe du monde féminine de foot : les filles à l’attaque !

Le 7 juin, on sifflera le coup d’envoi de la Coupe du monde féminine de foot. Jusqu’au 7 juillet, les joueuses de 24 pays s’affronteront dans différents stades français.
En voyant une billetterie qui bat son plein, et un engouement croissant, le Mondial version filles ferait-il (enfin) bouger les lignes ?

Kadidiatou Diani. © (Photo archives NR, Julien Pruvost)

LA BILLETTERIE CARTONNE

Exceptés les couacs de la mi-mai (la Fifa ayant décidé de dispatcher les places achetées par des groupes, certain(e)s supporters se retrouvent seul(e)s), on peut dire que la vente des billets a explosé.
Le 7 mai dernier, Brigitte Henriques, vice-présidente du comité d’organisation, annonçait que 765 000 billets sur les 1,3 million disponibles avaient été vendus ! Plusieurs matches affichent complet – notamment celui d’ouverture entre la France et la Corée du Sud – mais de nombreux autres risquent de l’être également d’ici là. Notamment les rencontres avec les États-Unis, les Américaines étant championnes en titre.

ALLEZ LES BLEUES !

Soyons chauvin(e)s ! On compte évidemment sur les Bleues pour ramener une aussi jolie coupe que leurs collègues masculins l’été dernier. Les filles de Corinne Diacre débuteront la compétition par un match face à la Corée du Sud (7 juin, à 21 h, sur TF1 et Canal+).

Charlotte Bilbault. © (Photo NR, Julien Pruvost)

Des noms se distinguent déjà. Par exemple, Sarah Bouhaddi. La gardienne de but, solide, est une des forces de l’équipe. À Lyon, où elle joue habituellement, on la surnomme même Zlatan, puisqu’elle n’hésite pas à jouer en pointe (et marquer !) quand il manque une joueuse à l’entraînement.
Sakina Karchaoui est également attendue au tournant. La défenseure montpelliéraine, hyper active sur les réseaux sociaux, aime gagner les duels et compte déjà 23 sélections à… 23 ans.
Eugénie Le Sommer, quant à elle, a marqué 257 buts en 290 matches avec l’Olympique lyonnais : la conquérante n’a qu’un rêve, « gagner un titre avec l’équipe de France ».
Même désir pour Amandine Henry, la capitaine, qui possède l’un des plus beaux palmarès du foot français. Elle a également sorti un roman illustré à la mi-mai (« Croire en ses rêves ! ») destiné aux jeunes, où elle raconte aux footballeuses en herbe les obstacles qu’elle a dû franchir pour en arriver là.

À QUOI S’ATTENDRE SUR LE TERRAIN ?

Les Bleues devront bien sûr tirer leur épingle du jeu. Un jeu pas facile, puisque certaines équipes ont faim : les Anglaises apparaissent comme des outsiders crédibles, les Canadiennes sont bien placées au classement FIFA.
Et il y a évidemment les États- Unis, l’ogre de la compétition. Les Américaines sont la référence absolue du foot féminin. De quoi les imaginer loin dans l’aventure, d’autant que leur groupe – sauf surprise – ne devrait pas trop les brusquer (Chili, Thaïlande, Suède).

Ce Mondial sera également l’occasion d’assister aux premières participations de l’Écosse, de la Jamaïque, de l’Afrique du Sud et du Chili. Reste à voir si cette Coupe du monde aura aussi des répercussions hors du terrain, notamment sur l’économie du sport féminin en général et son traitement médiatique.

Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues.

IRRÉDUCTIBLES MACHOS ?

Il suffit de faire un tour parmi les commentaires de certains articles abordant le sujet pour s’apercevoir qu’il reste encore des mentalités à changer : « Pseudo-engouement », « aucun intérêt », « elles ne joueront pas aussi bien que les mecs », « pas intéressant »…

Les clichés ont la vie dure et les remarques sexistes perdurent, tandis que les sponsors ne se bousculent pas au portillon et que les inégalités salariales sont toujours criantes. Dans un article de Causette, l’auteur d’Histoire du football féminin en Europe, Xavier Breuil, dézinguait les comportements machistes : « Le foot est, en Europe, le sport le plus populaire qui soit, et donc, par ricochet, un lieu de pouvoir politique. Dans notre inconscient populaire, il est des pratiques réservées aux mâles. Vous voyez beaucoup de femmes à l’Assemblée ? Non. Eh bien, sur un terrain de foot, c’est pareil : la femme n’y a pas sa place. Elles pourront gagner tout ce qu’elles veulent, elles ne suscitent aucune fierté nationale. »
Et si on changeait en 2019 ?

Coupe du monde féminine de foot, du 7 juin au 7 juillet. Diffusions également sur Canal +, TF1, TMC et Canal + sport (pour la majeure partie).
> Finale le dimanche 7 juillet à Lyon, à 17 h. à suivre sur TF1 et Canal +.

La Dreamhack : OK, mais c’est quoi ?

Parce qu’il n’est pas forcément facile d’y voir clair ou de tout comprendre quand on est néophyte, tmv vous explique en quelques mots ce qu’est vraiment la DreamHack, ce rendez-vous incontournable qui se tiendra à Tours cette semaine.

(Photo Julien Pruvost)

C’EST QUOI ?

La DreamHack, c’est un rendez- vous pour tout fan de jeux vidéo qui soit. En fait, il s’agit d’un immense événement e-sport. Le e-sport ? Oui, le « sport électronique » : en gros, vous remplacez le ballon de foot par un jeu prévu à cet effet, comme Fortnite ou Counter Strike.
C’est une pratique où des joueurs s’affrontent sur un support électronique, essentiellement le jeu vidéo. À la DreamHack, donc, on peut assister à une sorte de compétition géante, des tournois où des cyber-athlètes se tirent la bourre sur des jeux de plate-forme, de combats, d’aventures, etc. Les Jeux Olympiques du gaming, quoi !

LE WOODSTOCK DU NUMÉRIQUE

À la DreamHack, les organisateurs aiment à rappeler qu’il s’agit d’un endroit où « la passion et le fun que procurent l’eSport jouent un rôle central ». Ce qui fait qu’au fil du temps, cet événement est devenu plus qu’un simple rendez- vous.
Fondée en 1994 dans la cafet’ d’une école suédoise, la DreamHack détient aujourd’hui le record Guinness Book du plus grand festival numérique au monde. À l’international, il y a déjà plusieurs dates prévues, comme à Montréal, Valence, Dallas ou encore Rotterdam. La France compte une étape de cette tournée qu’on appelle DreamHack World Tour : c’est de nouveau à Tours.

DEUX ZONES

À la Dreamhack de Tours, deux zones seront séparées. La « LAN Party » accueillera plus de 1 500 participants pour le plein de compétitions. Dans le Grand Hall, la « DH Open », c’est l’endroit où jouera le gratin des meilleurs joueurs professionnels. Ainsi que la « Dream Expo », où se situeront stands, tests de jeux vidéo en avant-première, partenaires, finales, etc.

JOUEURS… ET VISITEURS !

Le public lambda a tendance à croire que l’événement est réservé aux joueurs pros. Loin de là. Les visiteurs peuvent assister à certaines parties en live, défier la gameuse Kayane (!), tester des jeux vidéo en avant-première, jouer à certains titres lors de sessions, découvrir des stands de constructeurs et éditeurs vidéo, et – nouveauté cette année – participer à un concours de cosplay qualitatif pour la Coupe de France.
Les pass 1 jour (15 €) ou 3 jours (39€) sont disponibles sur dreamhack.com/tours

C’EST NOUVEAU CETTE ANNÉE !

SILVERGEEK : IL N’Y A PAS D’ÂGE
Pour la première fois, la DreamHack accueille le tournoi Silvergeek dédié aux seniors, en partenariat avec la Fondation Macif. Des personnes âgées (parfois de plus de 90 ans) s’affronteront dans le Grand Hall comme leurs petits derniers, pas sur League of Legends quand même, mais sur Wii Sports Bowling.
Comme quoi, il n’y a pas d’âge.

COSPLAY : HAUT EN COULEURS
En parallèle du concours Cosplay Caisse d’Épargne-Loire Centre, qualificatif pour la coupe de France de Cosplay, organisé par Sohei, l’association de la région Centre Cos’Castle sera aussi présente sur le stand, samedi et dimanche pour des animations hautes en couleurs. Le cosplay consiste à incarner des personnages issus de la culture populaire comme les dessins animés, les séries, les films, les bandes dessinées et les jeux vidéo.

> DreamHack : du 17 au 19 mai, au Parc expo de Tours. 
> Retrouvez le programme en détail, les invités et les horaires dans notre numéro spécial, n°334

Dans l’armoire aux trophées du TVB

Ce dimanche, tmv est partenaire du match du TVB face à Rennes. Farfouillons ensemble dans la vitrine des récompenses du club. Et il y en a un paquet !

1988 : Champion de Nationale 3

Bon, d’accord, ce n’est pas le plus prestigieux ni le plus récent, mais il est important quand même. Ben oui, parce que ce titre (assez honorifique il faut bien l’admettre puisque la N3 est le plus bas niveau du volley national) couronne la toute première saison du TVB dans sa forme actuelle. Il venait de succéder au Tours Etudiant Club (TEC) dont la section Volley existait depuis 1940 et qui naviguait depuis le début des années 70 entre la Nationale 1 et la Nationale 3. L’heure de la professionnalisation avait sonné, il fallait un club à la hauteur de ses ambitions. Le pari était gagné.

1994 : Champion de France de N1B

Là, déjà, ça commence à causer… Pour vous traduire, la N1B, c’est la Pro B de l’époque. Sept ans après son changement de nom et de statut, le TVB accède à l’élite nationale. Ça vaut à Pascal Foussard (eh oui, déjà !) et à ses coéquipiers la poignée de main émue du maire, Jean Royer.

2003 : Vainqueur de la Coupe de France

Le voilà, le premier titre national du TVB ! Les Tourangeaux, lors de leur troisième finale (battus en 2000 et en 2001 par Paris), écartent le rival régional Poitiers. Les Henno, De Kergret, Sloboda et consort soulèvent la première d’une très longue série de coupes. Ah, au fait, au terme de cette même saison, le TVB termine vice-champion de France et se qualifie pour la Ligue des Champions. What else ?
TVB_2003 - Copie

2004 : Champion de France

Pas de N1, N2 ou N3. Non, champion de France tout court, avec rien ni personne au-dessus ! Elle est belle, celle-là, pile dix ans après son arrivée dans l’élite, le TVB décroche le Graal pour la première fois. Dans l’effectif, un certain Vladimir Nikolov est arrivé et au smash, ça tape dur. Dans un coin de l’armoire, accrochée à cette belle coupe, on remarque une petite médaille en bronze : troisième de la Ligue des Champions. De bon augure…

TVB_2004 - Copie

2005 : Champion d’Europe (et 2e Coupe de France)

C’est la plus belle. La star de la ribambelle de coupes qui trônent dans cette vitrine. En France, seul le Paris Volley a la même (gagnée en 2001). La plupart des autres sont en Russie ou en Italie. Elle place le TVB sur le toit de l’Europe et elle inscrit son sigle pour toujours dans l’histoire de son sport. Elle vaut au club la une du journal L’Équipe et notre gratitude éternelle…

2006 : Vainqueur de la Supercoupe (et 3e Coupe de France)

Tiens, on ne l’avait pas celle-là. Normal, ce n’est que la seconde édition de ce défi entre le champion de France en titre (Cannes, en l’occurrence) et le détenteur de la Coupe de France (Tours, donc…)
TVB_2006 - Copie

2007 : Vice-Champion d’Europe

Elle est en argent, mais elle est européenne. Donc, on l’aime bien aussi, cette petite breloque même si, après avoir battu Moscou à domicile en demi (grâce notamment à un grand Sloboda, photo), on avait espéré une deuxième étoile face aux Allemands de Friedrichshaffen.
TVB_2007 - Copie

2008 : Vainqueur du tournoi de la Ligue

Saveur particulière pour cette coupette gagnée sur trois jours, à la maison. Un titre acquis face à Cannes puis Paris, pour lancer une nouvelle ère du club, avec une équipe grandement renouvelée et un nouvel entraîneur, Éric Ngapeth.

2010 : Champion de France et Coupe de France

Ces deux-là, elles vont ensemble. On ne peut pas les séparer. Parce que c’est un doublé. Coupe-Championnat, les deux titres majeurs au niveau national, dans la même vitrine, la même année. Façon de dire aux autres : « Si vous les voulez, venez les chercher ! »

TVB_2010_COUPE DE FRANCE - Copie

2013-2015 : 8 sur 9

Là encore, c’est un lot. Un lot qui vous pose un club pour toujours : trois doublés Coupe- Championnat d’affilée. Et, pour couronner le tout, deux supercoupes sur trois. Personne n’a fait ça, dans aucun sport collectif. Alors, ces huit coupes, on les place bien au milieu, on enlève la poussière et on s’incline. Chapeau bas, messieurs !

2017 : Champion d’Europe CEV

C’est une Coupe d’Europe, les amis. La deuxième de l’histoire du club. On est content, parce que c’est celle qu’on avait pas, celle qui oppose les vainqueurs de coupe nationale. Paris en a deux et Cannes, une. 2018 : Champion de France Elle est toute neuve, celle-là ! Elle brille encore dans nos cœurs et dans nos yeux. Elle nous rappelle à chaque rencontre qu’en plus de son palmarès incroyable, le TVB est champion de France et qu’il entend bien le rester !

TVB_2017 - Copie

Texte : Matthieu Pays / Photos : Archives NR

Romain Guérineau : « la vie ne s’arrête pas au handicap »

#EPJTMV Romain Guérineau est tétraplégique depuis 2012. Athlète handisport, cet ancien pompier utilise Instagram pour montrer « qu’il n’y a pas de limite ».

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« Je fais du saut en longueur moi aussi ? » Romain Guérineau rentre sur la piste du Stade Guy-Drut à Saint-Cyr, le sourire aux lèvres. L’ambiance est détendue et les blagues vont bon train pendant que les jeunes athlètes du Pôle Espoir athlétisme handisport s’entraînent au saut.

« On est les premiers à faire les cons sur notre handicap, en tout cas dans le monde du handisport. » Malgré le vent glacial, Romain commence son entraînement. La saison n’est pas idéale et les prochains événements sportifs ne sont pas pour bientôt mais « rien ne le freine », explique son entraîneur, Gwenaël Lanne-Petit. Jeune sapeur-pompier depuis ses 12 ans, il est devenu sapeur-pompier professionnel en Haute-Savoie en 2009. Un accident de ski le rend tétraplégique en janvier 2012. Il passe un an en rééducation, où il découvre le monde du handicap. « Au début, il est difficile de tout comprendre, surtout l’administratif. »

En décembre 2013, il reprend le travail au service prévision de sa caserne. Deux ans plus tard, il revient à Tours pour se rapprocher de sa fille de six ans. Son accident a changé son caractère, « mais pas qui je suis ». Il se dit plus ouvert et moins matérialiste.

« IL A UNE GROSSE FORCE DE CARACTÈRE »

Sportif avant son accident, il l’est toujours aujourd’hui. « Mon corps en a besoin, mes jambes surtout. Elles ont des raideurs et se contractent toutes seules. Après une bonne séance, elles sont détendues. ». Il commence rapidement le handbike. À son arrivée à Tours, il se met à l’athlétisme. « Je voulais faire un sport où je changeais de fauteuil comme une personne enfile une tenue de sport », explique Romain. D’abord en loisirs, il participe ensuite à des 100, 200 et 400 mètres sur piste et jusqu’aux dix kilomètres sur route en compétition.

« C’est un vrai moteur pour le club, explique son entraîneur, il arrive avec le sourire et ça détend souvent l’atmosphère. » Les Jeux paralympiques de 2024 ? « Un rêve ultime ». Il reste encore beaucoup de boulot mais son entraîneur est formel : « Il a une grosse force de caractère et se donne les moyens pour y arriver. » Avec cinq entraînements hebdomadaires, son emploi du temps s’organise autour de sa passion. En plus des séances sur piste, il pratique la musculation et le handbike pendant la période estivale.

Romain admet être têtu, un trait de caractère finalement utile pour atteindre ses objectifs. Avec ses quelques milliers d’abonnés sur Instagram, Romain dispose d’une plateforme pour faire passer son message. « Je veux montrer que la vie ne s’arrête pas au handicap, qu’il n’y a pas de limite. » Il utilisait d’abord ce réseau pour communiquer sur le lancement de sa cagnotte Leetchi afin de financer son fauteuil. Au programme de ses posts et stories, beaucoup d’humour et de bonne humeur. « Je rigole beaucoup sur mon handicap, je suis fan d’humour noir. »
Sur le réseau, il peut aider les autres : « Je ne peux pas le faire physiquement alors j’aime pouvoir le faire mentalement. Ça me rappelle mon ancien métier. »

>> Retrouvez Romain sur son compte Instagram ! << 

Textes : Mathilde Warda
Photo : Lucie Rolland

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

J’ai testé pour vous… la doundoun danse !

Que faire un dimanche pluvieux à Tours ? De la doundoun danse ! La rédaction a participé fin novembre à un stage organisé par l’association tourangelle Le pied à l’oreille.

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La doundoun danse ? Mais c’est quoi ce truc ?? « C’est pas compliqué, on joue sur un doundoun et en même temps on danse ! Et c’est trop cooool ! », annonce Maeva Frémont, danseuse, percussionniste et organisatrice du stage à l’association Le pied à l’oreille.

Le doundoun, c’est un grand tambour africain au son grave, fait de bois et de peaux reliées par des cordons. L’accessoire indispensable ? Les baguettes pour taper dessus ! À l’origine, la doundoun danse viendrait de Guinée, raconte Maeva Frémont : elle ferait partie des rites initiatiques de passage à l’âge adulte pour les femmes du peuple Baga. Aujourd’hui, c’est une danse mixte. Si, si ! Pourtant, à l’occasion du stage, un seul danseur a répondu présent… pour 18 danseuses.

À vos marques…

La séance commence en douceur. L’échauffement complet – des pieds à la tête – monte progressivement en cardio. Ensuite, nous découvrons le rythme (macru) sur lequel nous allons jouer et danser. D’abord, nous écoutons les trois percussionnistes, David, Olivier et Abdoulaye. Puis nous marquons le rythme avec des pas simples, tout en claquant des mains. Jusque là, tout va bien. doundoun1

Prêts…

Ça y est ! On va enfin taper sur les doundouns. Mais pas n’importe comment : David nous explique comment ne pas les abîmer, ni casser les baguettes. Comme il n’y a pas assez de doundouns, des congas (grand tambour cubain) et des poubelles renversées sont réquisitionnées. Chacun devant son « truc à taper », nous voilà fin prêts. « Ce n’est pas grave si vous ne captez pas tout. L’essentiel est de se faire plaisir ! », insiste Maeva.

Dansez !

Facile, le premier mouvement : les pieds ne bougent pas, il suffit de taper sur le temps avec les baguettes. Bien fort, ça défoule ! « Takalata poum poum ! », scande Maeva. Que signifie ce curieux langage ? Mettre des mots sur les rythmes permet de mieux les retenir. Testé et approuvé.
D’autant qu’au fil de l’après-midi, la chorégraphie se corse : rythmes décalés, pas plus difficiles, enchaînements à retenir… Je comprends mieux pourquoi une pratique de la danse africaine ou des percussions était conseillée pour participer au stage. Heureusement, mes quelques années de danse me permettent de suivre la cadence (#jemelaraconte !).
Mais voilà qu’en plus, il faut se mettre à crier. Scander des « hey ! » au bon moment. « Seule, je crie plus fort que vous tous », lance Maeva, pleine d’énergie. Et c’est vrai. L’après-midi passe très vite. Nous apprenons une dizaine de pas.
Le bilan : beaucoup de plaisir, des courbatures et surtout, l’envie de recommencer.

Testé par Nathalie Picard

> En savoir plus : Le Pied à l’oreille (lepiedaloreille.wixsite.com/danse-africaine) organise de nouveaux ateliers danse parent-enfant et maman-bébé. Samedi 15 décembre à la salle du Petit Morier (81 boulevard Jean-Royer) à Tours. Résa obligatoire : lepiedaloreille@gmail.com. 

> D’autres assos proposent de découvrir danses et percussions africaines sur Tours et environs : Choréa Corps à Saint-Pierre-des-Corps, Courteline et Anoukowadé à Tours, L’Aubrière à Fondettes, Tous ensemble 37 à Joué-lès-Tours…

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Comment démarrer le sport en douceur ?

Reprendre le sport, voilà notre bonne résolution du mois. Mais par où commencer ? Trois questions à Jérôme Piquet, kiné du TVB.

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Se mettre au sport à la rentrée, c’est une bonne idée ?
Le sport est important. On n’a pas trouvé mieux que l’activité physique pour être en forme : on dort mieux, on mange mieux, on se sent plus léger. Mais quand on veut se remettre au sport, il faut commencer par faire un bilan avec un médecin, un kiné ou une association de sport et santé. Une évaluation sérieuse de l’état de forme prendra en compte quatre points importants : le cardio-respiratoire, la souplesse, la force et les notions d’équilibre.
Il faut ensuite se fixer des objectifs, cohérents avec cet état de santé et se lancer mais au sein d’une structure. Beaucoup de personnes se lancent seules, sans soutien, en particulier pour la course à pied. Mal chaussé, mal échauffé, le coureur se blesse. La récupération est souvent négligée, l’effort mal dosé…

Un conseil valable, quel que soit le sport ?
Oui : se remettre au foot sur un coup de tête avec les copains, sauter sur ses skis une fois par an alors qu’on est sédentaire onze mois et demi sur douze, c’est vraiment risquer de se péter un genou.
La course est le sport vers lequel on se tourne naturellement parce qu’il est facile d’accès mais là aussi, rien ne sert de courir comme un fou une fois par mois, il vaut mieux être régulier et il faut rentrer calmement, s’étirer, s’hydrater, être suivi. Des groupes d’entraînement existent, en course à pied ou en marche nordique, encadrés par des personnes formées par les fédérations ou les associations sport et santé.

Quel sport choisir ?
La première question à se poser est : qu’est-ce que vous aimez ? Il faut surtout choisir un sport qui nous plaise ! On est mieux dans sa tête et dans son corps quand on y trouve du plaisir. C’est essentiel, et encore plus quand on reprend une activité physique après une maladie, un burn out, une prise de poids importante. Être coaché et en groupe permet aussi d’être soutenu et de progresser. Je connais des grands-mères qui se sont réunies pour créer un groupe de gym et ça fonctionne super bien ! On peut aussi se retrouver pour effectuer les parcours sport-santé : on en trouve un à Tours nord, un au lac, c’est gratuit et agréable.

Tours ‘N Man : le triathlon XXL en chiffres

Un triathlon XXL va avoir lieu à Tours, dimanche 10 juin. À cette occasion, tmv revient, en quelques chiffres, sur la course mythique de l’Ironman.

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L’IRONMAN, C’EST QUOI ?

C’est 226 km au total soit…

>3,8 km de nage : ce serait comme faire 76 longueurs dans une piscine olympique. Une promenade de santé pour ces athlètes.

>180 km de vélo : ce qui représente un petit Tours-Chartres à vélo. Par autoroute certes… Sinon vous pouvez faire 7 fois l’aller-retour Tours-Montlouis. Probablement moins dangereux.

>42,2 km (oui, bon, 42,195) : si faire un marathon vous semble déjà insurmontable, imaginez après avoir nagé et pédalé pendant plusieurs heures.

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Tours organise sa première édition du Tours’NMan, un triathlon XXL. Mêmes épreuves, et même distance qu’un Ironman, le label en moins.

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c’est l’âge d’Amaury Lafourcade, triathlète tourangeau. En 2017, il a bouclé son premier Ironman en Italie en 9 h 50’ et 53” s’assurant la première place de sa catégorie 18-24 ans. Une victoire qui lui permet de participer aux championnats deu monde 2018 à Hawaï.

9 286

en kilomètres, c’est, à vol d’oiseau, un peu plus que la distance entre Paris et Los Angeles. En 2015, Ludovic Chorgnon, habitant du Loir-et-Cher, a réalisé l’équivalent de 41 Ironman en 41 jours : 156 km de nage, 7 400 km à vélo et 1 730 km de course à pied. Un record français. Qui dit mieux ?

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1978

le premier Ironman de l’histoire a lieu, en 1978, à Honolulu. Tout est parti d’une bataille d’ego entre amis, un an auparavant. Nageur ? Cycliste ? Coureur ? Qui est le meilleur ? Autant juger sur pièces. John Collins, commandant de l’US Navy, avait participé, 3 ans auparavant, au premier triathlon américain (800 m/8 km/8 km). Avec sa femme Judy, ils décident de combiner les trois courses les plus dures d’Hawaï. Les épreuves que l’on connaît aujourd’hui. « Celui qui finira premier, nous l’appellerons l’Ironman.»

2019

Nice accueillera les championnats du monde de l’Ironman 70,3. Une première en France. Épreuve de 131 km (1,9 km de nage ; 90 km à vélo ; 21,1 km de course)

DÉPART LE 10 JUIN, PARC DES EXPOSITIONS DE TOURS
7 h : départs XXL et relais
8 h 30 : départs L et relais 12 h 35 : arrivée estimée des premiers du L
15 h 05 : arrivée estimée des premiers du XXL
17 h 30-18 h 30 : podiums du L, du XXL et relais
Plus d’infos sur toursnman.com ou sur la page Facebook 

UTBM : retour vers le futur

Tmv sera, ce samedi, le parrain du match de l’UTBM contre Gravenchon, à 20 h, à la halle Monconseil. Pour vous faire comprendre l’importance du basket à Tours (et donc d’être là samedi avec nous !), nous avons pris notre DeLorean pour un voyage dans le temps à couper le souffle. Allez, Doc, en voiture !

UTBM_1976
6 mars 1976

Le Palais des sports est plein à craquer. 4 000 personnes au moins, coude à coude, débout dans les travées et le souffle coupé. Sur le parquet, cinq types en débardeur blanc avec un mammouth imprimé dessus et ce sigle ASPO Tours. Un mec immense s’avance vers la raquette. Un autre gars lui tape sur l’épaule en passant. L’arbitre fait le signe « deux » avec ses doigts. Deux lancers francs. « Dewitt ! Dewitt ! », la foule gronde, prête à exploser. Mais lui n’entend rien. Il pose le ballon sur les cinq phalanges de sa main droite. Soudain, un silence étouffant. Comme un trou noir. D’où je suis, j’entends le bout des doigts frotter le cuir du ballon quand il s’élance.
Divine trajectoire. Pureté de la ligne. Grâce de la courbe. On entend juste une sorte de « scrotch ». La balle vient caresser le filet. Elle ne touche même le cercle. Une fraction de silence encore. Le temps du « pop » du ballon qui rebondit sur le sol et c’est l’explosion. Un cri qui perce tout. Une seule voix et des milliers de gosiers. Le type qui passait s’approche du tireur qui reste comme pétrifié. L’autre l’agrippe par l’épaule. Il le prend dans ses bras et tous les autres mecs en blanc viennent leur sauter dessus.
Un spectateur pleure en me regardant : « On est champions de France, mec ! Champions ! »

22 mars 1980

Même Palais des sports, mais pas de mammouths sur les maillots, cette fois. Juste une curieuse mention : « Biscottes Auga ASPO Tours ». Mais je reconnais le gars des lancers, celui que la foule appelait Dewitt. Toujours aussi grand. Il y a de l’électricité dans l’air. Les gars en face, ils viennent du Mans et ils sont champions de France en titre. Mais aujourd’hui, sur le parquet tourangeau, ils n’en mènent pas large.
Ça percute, ça glisse, ça s’infiltre et les points s’enchaînent. +15 pour les biscottes. Puis ça fond : +2. Et ça se recreuse. Puis un gars surgit de nulle part, dribble et marque : 92-66. Un spectateur pleure en me regardant. « Oui, je sais, je lui dis : On est champions de France ! »

1995

Toujours le Palais des sports. Les gens sont debout et ils crient : « Défense ! Défense ! ». C’est une finale de championnat de France. De Pro B. Je repère le grand type des lancers dans les tribunes. Il se ronge les ongles. Un gars à côté de moi attaque carrément la deuxième phalange : « Tu te rends compte, mec. Ils ont gagné deux fois chez eux. Ils mènent. Il reste moins d’une minute. Si on perd, c’est fini… » Et là, le même « scrotch » que l’autre fois. Un panier qui vient d’on ne sait où et les gars en bleu et blanc passent devant. Et le buzzer buzze.
Et le gars à côté de moi fait un bond jusqu’au plafond : « Deux fois, mec ! Ils l’ont fait deux fois ! ». Deux matchs partout. Il y aura une belle à Besançon, mais je n’ai pas envie de régler mon commutateur temporel pour y aller. Si c’est pour se prendre 4 fautes en un quart d’heure, merci bien.

19 juin 2014

Changement de décor, je me retrouve dans des bureaux. Il y a là des gens en costard et une poignée de journalistes. Un monsieur, l’air jovial et portant col ouvert sa chemise blanche, s’avance vers le micro. Il dit que tout n’a pas été facile et que tout ne se fera pas en un jour, mais que grâce à l’union entre les deux clubs de basket tourangeau (le TBC et le PLLL), une équipe capable de retrouver une place dans l’élite est née. C’est l’acte de naissance de l’UTBM. Le premier objectif, c’est la Nationale 1.
UTBM_2017

3 mai 2017

Le dernier ballon de la saison vient de rebondir sur le parquet de La Rochelle. Ce sont les bleu et blanc qui se sont imposés, 58-64. Sur leur maillot, pas de biscotte, ni de mammouth, mais le logo de Tours Metropole. Un grand type tape dans la main d’un autre grand type. En treize rencontres depuis janvier, c’est la douzième fois qu’ils gagnent. Mais on lit de la déception dans leurs yeux. Ca ne suffira pas à accrocher une place pour les play-off. L’UTBM termine 3e de sa poule après une saison compliquée. Encore un effort, encore une marche à franchir… Ce sera pour la saison prochaine.

(Photo Julien Pruvost)
(Photo Julien Pruvost)

7 avril 2018

Pour voyager dans le temps avec nous, c’est simple : le tram, arrêt Monconseil.
C’est pas cher (tarif unique : 5 € et gratuit pour les moins de 12 ans). Et, pour vous situer, l’UTBM est actuellement troisième de sa poule, à égalité de points avec Angers et à deux points seulement du leader, Vitré. Il reste quatre matches. Il faut les gagner. L’émotion, c’est maintenant !

La 4S, royaume du ping-pong

La 4S est actuellement deuxième du championnat de Pro B de tennis de table. Ce jeudi, les Tourangeaux affrontent Levallois, lanterne rouge du championnat. L’occasion d’une plongée au coeur de ce club mythique du sport tourangeau.

David Rigault
David Rigault, coach de la 4S.

3 QUESTIONS À
DAVID RIGAULT, COACH DE L’ÉQUIPE PREMIÈRE

La Pro A, vous y pensez vraiment ?
Bien sûr qu’on y pense. Mais il faut bien comprendre que la Pro A, c’est une tout autre aventure. C’est un projet global. Notre équipe fanion actuelle, elle s’est construite autour d’un joueur formé au club, Lilian Bardet, qui a été trois fois champion de France en individuel et trois fois en équipe dans les catégories jeunes et que nous voulons accompagner le plus loin et le plus longtemps possible. Pour constituer cette équipe de Pro B et la rendre performante, bien sûr, nous sommes allés chercher d’autres joueurs ailleurs, Michel Martinez ou Grégoire Jean, mais le projet, c’était qu’ils soient impliqués dans la vie du club, ce qui ne se retrouve pas forcément ailleurs.

Impliqués jusqu’à échanger des balles avec les joueurs amateurs ?
Oui, ça arrive souvent. Les matchs ont lieu, le plus souvent, le mardi soir. Les joueurs arrivent le lundi et on passe tous un peu de temps ensemble, pour échanger quelques balles, parler de la stratégie, se préparer. Mais souvent, les joueurs restent le mercredi et viennent donner quelques conseils aux jeunes qui s’entraînent.

Comment repère t-on un jeune prometteur ?
On peut détecter assez vite un jeune qui sera bon. Il y a l’aspect technique, ceux qui savent dès le début jongler avec la balle, la contrôler et ceux aussi qui savent se maîtriser et écouter ce qu’on leur dit. Car dans ce sport, le mental est très important. Les échanges sont très tendus, très courts et on peut très vite sortir d’un match si on s’énerve. Il faut apprendre à perdre et l’accepter. C’est aussi un sport qui exige une grande discipline dans le travail. Après, il y a tout un système de détection qui commence au niveau départemental et dès les benjamins. Ça se passe sous forme de journées, avec des activités le matin et matchs l’après-midi. On retrouve le même principe au niveau régional et national.

GRÉGOIRE JEAN, JOUEUR L’ÉQUIPE DE PRO B
« Le Ping pong, ça sert dans la vie ! »

On fait comment pour devenir joueur de ping pong professionnel ? 4S_JEAN
On travaille ! Pour maîtriser parfaitement un coup, il faut le répéter un million de fois. Moi, je m’entraîne six heures par jour, tous les jours. Et puis, en plus, j’ai un programme physique à base de musculation et de course à pied. Il faut savoir garder une très bonne hygiène de vie aussi, faire attention à ce que l’on mange et ne pas trop faire la fête. Mais pour devenir un bon joueur, il faut surtout beaucoup aimer ça et prendre du plaisir à jouer.

À quel âge avez-vous commencé à jouer ?
J’ai commencé à quatre ans. Mes parents jouaient et mon frère aussi. Au début, je faisais en même temps du foot et j’étais assez bon aussi, mais quand je suis entré dans le groupe France, on m’a demandé de choisir et j’ai choisi le ping. Parce que là, je gagnais !

Un souvenir de votre première compétition ?
J’avais 5 ans. C’était un balbutop départemental, une compétition d’initiation réservée aux enfants de moins de 11 ans, à Prades-le-Lez, à côté de Montpellier où j’habitais. J’ai fini 3e après une défaite cinglante contre mon frère en demi-finale…

Quelles sont les qualités à avoir pour devenir un bon joueur ?
80 % de la performance, au ping pong, elle est dans le mental. Il faut savoir se contrôler, ne pas perdre ses moyens quand on est en difficulté. Il faut savoir écouter les consignes aussi et les appliquer. Ce sont des choses qui sont aussi très utiles dans la vie. D’ailleurs, bien souvent, les bons joueurs de ping sont aussi de bons élèves.

4S_GATIENLES GRANDES HEURES

La 4S a déjà connu les honneurs du plus haut niveau national. Plusieurs fois champion de France par équipe, le club a remporté de nombreux titres nationaux et vu passer dans ses rangs l’élite française de la discipline. En 1984, Jean-Philippe Gatien devient Tourangeau et permet au Club de se classer troisième club de France.
Il partira ensuite pour Levallois, où il restera jusqu’à la fin de sa carrière, en 2004. Gatien reste à ce jour le seul Français sacré champion du monde, en 1993. Lors de cette finale mythique disputée à Götebog, le meilleur joueur français de tous les temps affrontait Jean-Michel Saive, autre gloire du ping-pong européen (il est Belge) et également ancien Tourangeau.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Le principe du ping pong, on connaît : faire en sorte de faire rebondir la balle sur la partie de table adverse en espérant que l’autre joueur ne pourra pas la renvoyer. Un match se joue au meilleur des cinq manches, comme au tennis. Pour gagner une manche, il faut gagner 11 points et avoir deux points d’avance sur son adversaire. Une rencontre de championnat comme celle qui se disputera jeudi contre Levallois, se décompose en cinq matchs. Une rencontre s’arrête dès que l’une des deux équipes a atteint 3 points. On peut donc avoir les scores suivant : 3-0, 3-1 ou 3-2. Et c’est le score qui indique le nombre de points attribués finalement à l’équipe. Pour un 3-2, le vainqueur prend 3 points et le vaincu en récolte quand même 2.
Limpide, non ?

PRO B : GROS ENJEU

Nous jouons, ce jeudi 29 mars, la 13e journée de la Pro B. Face à la lanterne rouge, Levallois, les Tourangeaux doivent s’imposer à domicile. Ainsi, ils resteraient sur le podium avant le sprint final des cinq dernières rencontres. Pour mémoire, le champion de Pro monte directement en Pro A et le vicechampion dispute un barrage contre l’avant-dernier de Pro A.

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TOUT LE MONDE AU PING !

LES BÉBÉS
Eh oui, dès 4 ans, on peut s’initier sous forme de jeux d’adresse, d’équilibre, de mobilité. Ça se passe le samedi matin et ça dure une heure.

LES ENFANTS
Certains découvrent le “ping” (ben oui, c’est comme ça qu’on dit quand on en est) à la suite d’une session scolaire, d’autres parce qu’ils connaissent quelqu’un qui… Les séances ont lieu tous les jours de la semaine avec une grosse pointe le mercredi. Initiation, détection, élite, il y en a pour toutes les raquettes.

EN LOISIR
Pour les adultes qui ont envie de taper la balle, juste pour le plaisir ou un peu en compétition. Deux séances par semaine.

POUR LES COLLÉGIENS MOTIVÉS
Un partenariat avec l’Institution Notre-Dame-la-Riche permet à des collégiens doués et qui veulent faire de la compétition, d’aménager leurs horaires scolaires.

A l’école du Parkour et du freerun

Course, saut et escalade : le parkour est l’art du déplacement en utilisant le mobilier urbain. Une école a ouvert à Saint-Pierredes- Corps et forme les yamakasi de demain.

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Le Parkour ? « C’est se déplacer de la manière la plus efficace et rapide possible d’un point A à un point B », dit Charles Brunet, ici en photo. (Photo instagram.com/haiscorentin)

Le soleil tombe doucement. Saint-Pierre-des- Corps grelotte avec quatre petits degrés en cette fin février. La fraîcheur enveloppe les ateliers de la Morinerie. Dans ce hangar, un couloir où s’alignent des locaux d’artistes. La douce quiétude est troublée par le roulement d’un skateboard qui se dirige vers le fond. Sur sa planche, Martin, jeune ado blond aux petites lunettes, aussi relax qu’un surfeur californien. Passé une porte où est collée une affiche West Coast Academy, il se dirige vers de grands échafaudages.
Dix secondes plus tard, il s’y balance, s’accroche, grimpe avec une aisance et une souplesse déconcertantes, sous l’oeil bienveillant de son mentor, Charles Brunet.

Ce trentenaire tourangeau de l’asso Gravité Zéro/Parkour37, membre de la team West Coast Academy, est un « traceur » pro qui a ouvert, en octobre 2017, une école de parkour, la première de la région. Un sport pour les adeptes de la liberté du corps et du déplacement. De quoi ravir Martin : « Ici, c’est un peu ma deuxième maison », se marre-t-il. « C’est toujours encadré, donc je peux me surpasser. »

L’école compte plus de 200 licenciés, âgés de 9 à 30 ans. (Photo Julien Pruvost)
L’école compte plus de 200 licenciés, âgés de 9 à 30 ans. (Photo Julien Pruvost)

Le cours va commencer. La voix de Charles résonne dans la salle de 400 m². Le cadran à LED au mur affiche 17 h 29 et 58 secondes. « J’avais bien dit que c’était 17 h 30 pétantes », sourit-il. Cet endroit est un rêve devenu réalité. Créé avec trois fois rien : « Après avoir galéré à trouver un lieu, un ami m’a conseillé les ateliers de la Morinerie. Le local n’était pas cher. »
Pour le matériel ? De la récup’ pour les palettes, une structure achetée à Amiens pour les échafaudages et « un grand merci à l’asso de gym de Saint-Pierre qui nous a donné certains tapis et matelas. » Soit un lieu d’entraînement idéal avant d’affronter la rue et son mobilier urbain.

NINJA WARRIOR ET ACROBATIES

Charles Brunet, prof et pro du parkour, pratique depuis 15 ans. Sa chaîne YouTube compte 67 000 abonnés. (Photo instagram.com/haiscorentin)
Charles Brunet, prof et pro du parkour, pratique depuis 15 ans.
Sa chaîne YouTube compte 67 000 abonnés. (Photo instagram.com/haiscorentin)

Tandis que Charles retrace l’histoire, Léonard, en stage ici, est en charge de l’échauffement. Poignets, coudes, genoux, chevilles, cou et nuque : tout y passe. Et c’est parti ! Par petits groupes, les jeunes élèves sautent par-dessus des blocs, s’accrochent à des hauteurs inimaginables, enchaînent roulades, « sauts de chats » et saltos. « Ouais, c’est un peu Ninja Warrior », sourit Charles, avant de charrier un apprenti qui enchaîne les pirouettes au-dessus d’un gros cube en mousse : « Si tu touches l’obstacle, c’est cinq pompes ! »
L’ambiance est bon enfant, la fraîcheur du hangar est oubliée. On s’entraîne dur. Corentin, par exemple, avec ses saltos arrières hallucinants. Il a 17 ans et pratique depuis 7 mois. Comme le prouvent ses figures, sa préférence va au freerun. « C’est une variante qui implique des acrobaties en plus. Le freerun embellit le déplacement en parkour », nuance cet ancien fan de BMX et de trottinette freestyle. Le sourire aux lèvres, engoncé dans son maillot bleu, Corentin triture sa petite barbe et s’amuse de ses débuts, lorsque, tout petit, il « grimpait déjà aux arbres ». Maintenant, c’est sur les murs en ville.
« En fait, je m’adapte aux autres dans la rue. Si quelqu’un n’avance pas devant moi, je me dis tout de suite : tiens, et si je le dépassais plutôt en m’accrochant à ce rebord de fenêtre ? Le parkour me fait découvrir la ville différemment, c’est un deuxième point de vue. Tout se joue au mental… et je n’ai pas peur du béton ! ».

L’heure tourne et c’est déjà bientôt la fin du cours. Subejan, 13 ans, le bonnet enfoncé sur la tête laissant choir ses longs cheveux, continue les figures sans s’arrêter. Trois ans de pratique, mais capable de surmonter n’importe quel obstacle et visiblement à l’aise aussi bien en parkour qu’en freerun.

Seul équipement nécessaire pour pratiquer le parkour ? De bonnes chaussures ! (Photo Julien Pruvost)
Seul équipement nécessaire pour pratiquer le parkour ?
De bonnes chaussures ! (Photo Julien Pruvost)

Les autres élèves s’enflamment, c’est le moment du « floor is lava » [le sol est de la lave, NDLR]. Exercice fendard : interdiction de toucher le sol avec ses pieds. Les bras sont mis à rude épreuve, on saute de bloc en bloc, les chevilles arrêtent les corps, les muscles amortissent les chutes, les pieds ne doivent pas se placer trop haut. « Ça peut être dangereux », souffle Charles. Sous leurs airs de casse-cou, les traceurs sont prudents et font preuve d’une grande maîtrise. Charles est comme un grand frère. Il chapeaute et conseille.

Les étirements indispensables. Ici, avec Subejan, 13 ans. (Photo Aurélien Germain)
Les étirements indispensables. Ici, avec Subejan, 13 ans. (Photo Aurélien Germain)

« Ici, on donne nos expériences et on découvre sa voie. La technique est là, ils travaillent maintenant leur autonomie et leur créativité. » Plus qu’un sport urbain, le parkour est une philosophie. L’association le rappelle d’ailleurs sur sa page internet : « Notre état d’esprit est l’entraide, le partage et la persévérance. » Trois valeurs respectées au pied de la lettre à l’école du parkour.

> En savoir plus : facebook.com/Parkour37000 ou pk37.weebly.com pour les cours et stages

> Vidéos : youtube.com/user/gravitezer0

Reportage : Aurélien Germain

L’équilibre parfait pour un traceur ? Souplesse et puissance. (Photo Aurélien Germain)
L’équilibre parfait pour un traceur ? Souplesse et puissance. (Photo Aurélien Germain)

Handisport : Sébastien Le Meaux va faire 750 km en paddle

Sportif accompli et malvoyant, il avait déjà traversé la Manche. Désormais, Sébastien Le Meaux, de Fondettes, a un nouveau défi : participer à la Yukon River Quest au Canada. La course de paddle la plus extrême au monde avec ses 750 km en autonomie, accompagné d’un binôme. Mais pour cela, il a encore besoin de sponsors ou simplement de votre aide.

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Sébastien Le Meaux (en bleu) en plein entraînement.

Pouvez-vous d’abord présenter l’association Handi vision sport événement dont vous faites partie ?
Je suis le président de cette association que j’ai créée en 2013. Son objectif était d’éclaircir les différences entre sportifs dits valides et handicapés. On veut montrer que l’on est des handisportifs avant d’être handicapés. Le discours habituel – « oh, vous êtes courageux, etc. » – est légitime, mais on préfère la reconnaissance sportive. L’asso intervient à Tours et son agglo, mais aussi partout en France, avec les scolaires, pour dire que le handicap est une différence comme une autre.

Peut-on revenir à vos 17 ans, lorsque vous êtes devenu malvoyant ?
C’est un âge charnière… On passe le bac, on a plein d’espoir… Je baignais dans le sport de haut niveau : rugby, lancer de marteau, judo, etc. Je voulais faire Staps. Mais j’avais quelques soucis avec la lumière. Mon ophtalmo ne trouvait pas ce que j’avais. Et puis à 17 ans, j’ai eu un accident grave de moto. Au réveil, j’étais aveugle. J’avais une maladie génétique en sommeil qui peut se déclencher lors d’un choc psychologique ou physique. Ça m’a détruit la rétine. Je n’avais plus qu’une vision périphérique de l’ordre de 5 à 7 %. J’ai eu besoin de beaucoup de rééducation.

Comment l’avez-vous vécu ?
La première année, on vit mal son handicap. On en veut à la Terre entière, on se sent différent, on croit qu’on ne pourra plus rien faire comme avant et on s’isole. Mais un jour, mon prof de judo est venu me voir et m’a forcé à retourner sur le tatami. Il m’a poussé, a été là pour moi. Le sport m’a sauvé.

Cet été, vous vous attaquerez au plus grand challenge de votre vie avec la Yukon River Quest, la plus grande course de paddle au monde. D’où vient cette idée folle ?
(rires) Avec mon binôme Apehau Tching Piou (son accompagnant valide – NDLR), on a fait plusieurs courses de paddle, dont un ultra marathon l’an dernier qu’on a gagné face aux valides. Tout le monde a alors parlé de la Yukon qu’on ne connaissait pas. En voyant le truc, on s’est dit : quel défi ! Mais ce n’est que sur invitation… On a tenté notre chance avec CV et compagnie et bingo, la réponse est arrivée en novembre. On était sur un nuage…

Votre objectif est de finir les 750 km en 56 h. Quel est l’entraînement ? Image3
Oh, ce matin par exemple, j’ai fait un entraînement de 3 h sur simulateurs, avec du fractionné. Et j’y retourne ce soir ! (rires) J’effectue des sorties toutes les semaines en vélo tandem, ainsi que de la marche rapide la nuit, pendant 3 ou 4 h sur un rythme de 7 km/h. Pas de course, sinon ça me casse ! (rires)

Le plus important, c’est quoi ? Le physique ou le mental ?
Il faut le physique pour la sécurité psychologique. Mais tout se passe dans la tête : quand le corps est mal, la tête doit prendre la relève. Habitué à repousser ses limites, on va plus loin.

Vous tournez à un régime sans sucre, non ?
Oui. J’ai été judoka pendant des années : le régime, ça me connaît ! (rires) Il y a un an et demi, une diététicienne suédoise m’a parlé de ce régime LCHF, un mode alimentaire ancien prisé à l’époque par les Vikings et, là, par les All Blacks. C’est top : 70 % de graisses, comme de l’huile de coco, de l’avocat… Et 30 % de protéines, avec du saumon fumé, etc. Donc pas de pics glycémiques. Plus l’effort est long, plus on a de l’énergie.

Pourra-t-on suivre votre aventure sur les réseaux sociaux ?
Oui, si on a les finances pour partir. Il y aura un caméraman pour filmer la course et un ravitailleur réalisant des lives sur les réseaux.

« Je veux que ma fille soit fière de son papa »

C’est vrai que vous aurez un pistolet en raison des ours ?
Oui ! Ils sont présents en raison de la remontée des saumons. On a reçu une formation pour faire fuir les ours. Mais bon, c’est plus rigolo qu’autre chose… ça ne fait pas peur tant qu’on est respectueux de la nature et qu’on les laisse manger tranquillement.

Quelque chose vous fait peur pour cette course ?
Oui complètement : de ne pas partir ! (rires) Là, on recherche des partenaires, c’est le plus gros travail et on y perd de l’énergie. Il faut nous aider. Une campagne de dons a été lancée. On aimerait que des entreprises nous suivent dans l’aventure : on a envoyé 120 mails, mais zéro réponse… J’ai fait tout Tours et Fondettes. Rien. Là, deux sponsors de Tahiti et d’Autriche nous aident pour les vêtements, ce qui fait déjà une grosse économie. Mais imaginez : le prix du vol ALLER Paris-Vancouver nous revient à 4 000 €… juste pour nos planches de paddle ! Sans nous ! Ensuite, on devra faire 2 200 km en van pour aller au point de départ…

Que ressentez-vous en étant le seul participant atteint d’un handicap à la Yukon River Quest ?
Je suis content, car ça ouvrira des portes. Avec Apehau, on veut aller au bout, pour que tout le monde puisse essayer plus tard. Il faut toujours faire nos preuves, alors si ça peut servir à d’autres…

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Vous dormirez un peu ?
Euh… Deux pauses sont obligatoires pour la sécurité, en raison d’une zone dangereuse. Il ne faut pas dormir n’importe où. C’est une pause de 7 h au bout de 300 km. Le reste, on va ramer ! (rires) Il faut qu’on gagne la course.

Je suppose que vous avez aussi un message à diffuser avec un tel défi…
On a besoin de défis pour avancer. On en est capable. Cette course, c’est pour moi, mais aussi ma famille. Je veux que ma fille de 12 ans soit fière de son papa. Il n’y a pas de différence : pour elle, je suis un papa sportif, pas un handicapé.

Propos recueillis par Aurélien Germain
Photos : Julien Pruvost

>> Pour faire un don et aider Sébastien à partir dans de bonnes conditions, c’est PAR ICI ! <<

On a testé pour vous : un cours de sabre laser

À Tours, une poignée de passionnés pratique le sabre laser. Au gymnase Alfred de Vigny, près des rives du Cher, ils réalisent des combats inspirés de la mythique saga Star Wars. Nous avons assisté à une de ces séances. #EPJTMV

Au gymnase Alfred de Vigny, une association propose des cours de sabre laser. TMV est allé combattre pour vous. Crédit : Alizée Touami
Au gymnase Alfred de Vigny, une association propose des cours de sabre laser. TMV est allé combattre pour vous. Crédit : Alizée Touami

« Attention, là je viens de vous trancher le bras! », lance Adrien, l’instructeur, en nous touchant avec son sabre laser. Deux fois par semaine, des apprentis Jedi s’entrainent ici. Aujourd’hui, ils sont cinq, et nous les avons rejoint, dans l’espoir de passer du bon côté de la force. Lorsqu’on évoque des combats de sabre laser, on pourrait imaginer une bande de « geeks » jouant avec des bâtons en prononçant des phrases cultes. Nous sommes pourtant bien loin de ces clichés au LudoSport. Cette franchise, présente dans différents pays à travers le monde, possède six académies en France. Aujourd’hui, le « clan » de Tours compte une quinzaine d’adhérents. Et nous nous y sommes greffés.

Un sport (presque) comme les autres

À peine arrivé au gymnase, c’est déjà l’heure de l’échauffement.

Savoir manier le sabre :c'est la première phase de l'apprentissage, avant de passer au combat. Crédit : Alizée Touami
Savoir manier le sabre :c’est la première phase de l’apprentissage, avant de passer au combat. Crédit : Alizée Touami

Car oui, comme le précise Adrien en commençant à trottiner, « le LudoSport, c’est un sport comme les autres. On s’échauffe et on s’étire avant de commencer bien sûr ». Sans perdre de temps, nous enchaînons avec quelques exercices au sol. Malgré l’ambiance sérieuse, les blagues fusent.
Puis Adrien distribue à chacun des sabres laser. Ils sont éteints. « On ne les allume qu’à la fin de la séance pour les combats, sinon ça résonne et ça fait un bruit d’enfer. » Chaque sabre coûte 380 euros. Un investissement de taille. « Attention, si vous faites tomber le sabre, c’est cinq pompes! », prévient-il en souriant. En effet, si les lames en polycarbonate sont solides, les micros dans le manche sont plus fragiles. 

L’Italie, pionnière du LudoSport

Arrive l’heure des combats. Les combats justement, parlons-en. « Il y a bien des compétitions au niveau national et international, mais ce sont toujours les Italiens qui gagnent », sourit Adrien. Et pour cause, cette discipline est née en Italie il y une dizaine d’années. C’est pourquoi tous les pas (passo et mezzo passo) , les attaques (destro, fendente…) et les défenses (prima, quarta…) sont en italien. Car non, un combat de sabre laser ne consiste pas à bouger son arme dans tous les sens en espérant ne pas être touché. Tout est codifié, chaque pas est millimétré, l’angle du pied doit être placé dans une certaine position… Rien n’est laissé au hasard. Une véritable chorégraphie. Enfin du moins pour les débutants que nous sommes. Après avoir acquis un peu d’expérience, on peut commencer à improviser quelques pas pour surprendre son adversaire.

Il existe de nombreuses techniques, toutes avec une appellation italienne, pour piéger son adversaire. Crédit : Alizée Touami
Il existe de nombreuses techniques, toutes avec une appellation italienne, pour piéger son adversaire. Crédit : Alizée Touami

Pour ce qui est des points en combat, on effectue un « i » quand on touche l’adversaire en dessous des coudes et des genoux. Toucher ces parties du corps, considérées comme des extrémités, ne rapporte pas de point. Le joueur touché doit juste s’écarter une seconde avant de reprendre et risque pendant cette courte période d’encaisser un « o ». On fait un « o » quand on frôle n’importe quelle autre partie du corps avec son sabre. Un point est alors marqué. Seul interdit : la tête et les « parties intimes » (excepté une attaque qui consiste à toucher le haut du crâne).

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Le but n’est pas de frapper fort, ni de faire mal, mais de maîtriser ses coups. « De toute façon, avec un vrai sabre laser, il suffit de toucher quelqu’un pour lui trancher un membre », explique, pragmatique, Adrien.
Pour gagner un combat, un point important : toujours être en mouvement. Ne jamais s’arrêter, et garder ses distances.« Avant j’étais comme vous, nous explique Kevin, je fonçais dans le tas. Après quelques coups, j’ai compris que c’était mieux de rester un peu éloigné de l’adversaire. »

Une passion pas toujours comprise

Il n’est pas toujours facile de justifier cette passion. « Quand je sors du travail et que mes collègues proposent d’aller boire une bière, je refuse en expliquant que j’ai sport. Quand on me demande quel sport je fais, là ça devient plus compliqué », lance Adrien, amer. « Le LudoSport est une excellente manière de mêler sport et passion », justifie Teva, étudiant de 26 ans en dernière année de psychologie.

Chaque séance est ponctuée par un traditionnel rassemblement de sabres. Crédit : Alizée Touami
Chaque séance est ponctuée par un traditionnel rassemblement de sabres. Crédit : Alizée Touami

Une chose nous tracasse cependant. Pourquoi aucune référence à la célèbre saga dans le nom de la discipline ou dans les attaques ? « C’est à cause de Disney. Ils attaquent en justice n’importe quelle personne osant faire une allusion à Star Wars », explique Adrien. « D’ailleurs, on ne sait pas ce que c’est que Star Wars nous, on s’amuse juste avec des bâtons colorés », enchaîne ironiquement un autre.
Mais ce n’est heureusement pas Disney qui arrêtera ces passionnés. Parole de jedi.

 

Pablo Menguy et Valentin Jamin

 

Entrainement le mardi et mercredi, de 20h à 22h. L’inscription à l’année est de 300 euros. Il n’est pas nécessaire d’acheter un sabre, il est fourni à chaque cours. Cours réservés aux plus de 16 ans.

 

FreeFit Concept : le sport sort des salles

Vous les avez peut-être croisés à s’agiter ou à courir dans un parc. La communauté du FreeFit concept grandit à Tours, faisant chaque semaine un peu plus d’adeptes. Mais le Freefit, c’est quoi exactement ?

BONUS FORME FREE FIT

Au gymnase Choiseul, 62 personnes attendent près de leurs tapis. C’est la première fois que ce cours se déroule en salle depuis que le Freefit Concept a été lancé à Tours il y a un an et demi. Damien et Priscilla ont apporté l’idée de Grenoble et monté une association Loi 1901 avec 7 autres amis, pour gérer les inscriptions.

Ce soir, ils sont 6 coachs à encadrer les participants. Une séance de Freefit c’est 1 h 30 de renforcement musculaire, mais aussi des exercices de cardio. En retirant les explications et les pauses, c’est 1 h de travail intensif. D’abord, des échauffements sur place, avant de s’élancer autour du gymnase. Comme au collège, il y en a qui font les malins en sautant pour toucher le panier de basket, et comme au collège, ils n’y arrivent pas tous. Certains s’arrêtent pour dire bonjour, l’ambiance est bon enfant.

« Permettre aux gens de se rencontrer »

Retour au tapis et début des hostilités : des pompes, des squats, des abdos et des exercices pour les biceps, qui ne sont pas oubliés. « It’s the eye of the tiger! », crient les enceintes. À la fin de chaque session, on s’applaudit. Ils sont plusieurs centaines en tout à se retrouver pour faire du sport le lundi, le mercredi et/ ou le vendredi, ou bien pour le « boot camp » du mardi. Le principal attrait de ces séances, c’est qu’elles sont gratuites. « Le but du freefit c’est le sport accessible à tous. On sait tous que le coût d’une salle de sport n’est pas négligeable », explique Yohann Rivault, trésorier de l’association et coach énergique, qui trouve que ces sessions aident également les gens qui ont du mal à sortir à rencontrer des gens.
« On fait aussi des événements hors sport qui sont faits exprès pour ça, pour permettre aux gens de se rencontrer, apprendre à se connaître, venir aux séances ensemble. » Si le concept pose parfois question car les coachs sont souvent des bénévoles amateurs, ces séances tourangelles sont bien encadrées.

BONUS FORME Free Fit 2

It’s the final countdown : les participants doivent signer une décharge avant de se lancer (et bientôt l’inscription gratuite à l’association sera obligatoire) mais les coachs circulent et aident en corrigeant les positions pour éviter les blessures, motivant les troupes au passage.
Certains exercices se font en équipes et une amusante rivalité se met en place entre ceux qui font durer exprès leurs squats et les autres, obligés de tenir un peu plus en position de gainage. Enfin, obligés… Personne ne se force à aller au-delà de ses limites. On sait que si on abuse, on le paiera et d’aucuns n’hésitent pas à faire une pause quand c’est nécessaire. Uptown, funk you up : Magali et Caroline, deux étudiantes de M2 de biologie, viennent se défouler et se remettre en forme. Magali a fait quinze ans de gym avant d’arrêter il y a deux ans.

« Ça marche bien, il y a des résultats assez rapidement », affirme-t-elle. C’est elle qui a convaincu son amie, qui vient pour la première fois. « C’était un peu hard, quand même au début, avoue Caroline. Surtout après trois mois d’été, quand on n’a rien fait, on s’empâte un peu. Ça reprend dur mais ça fait du bien, on le sent. » « L’année dernière on a avait essayé de courir toutes les deux, mais c’était facile de se démotiver. C’est pour ça que le freefit c’est top. Y’a une bonne ambiance, les coaches sont hyper sympas, ça motive », conclut Magali.

CLM

10 & 20 km : comment (bien) se préparer ?

Vous voulez éviter à tout prix les faux-pas avant de vous lancer ? Le Dr Gonzalo Belda, médecin du sport, Yosi Goasdoué, champion de France 2015 du semi-marathon, et Marion & Thomas (qui courent en amateurs), vous confient leurs secrets.

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ENTRAÎNEMENT, PRÉPARATION ET VIEILLES BASKETS

Le Dr Belda, Yosi et Thomas sont unanimes : ce n’est plus le moment de vous esquinter. On court un jour sur deux environ, la distance de la course choisie, en « fragmenté » si on le souhaite (10 km le matin et 10 autres le soir si on court les 20, par exemple). « Il faut créer de la fraîcheur physique », c’est Yosi qui le dit.
Et surtout, ne pas courir la veille de la course. Au mieux vous risquez une mauvaise perf ’, au pire une blessure. Le jour-J, pas la peine de se couvrir de crèmes, qui font juste joli, mais penser plutôt à s’échauffer en venant en courant (pensez à faire quelques accélérations sur le chemin). Et continuer de bouger en arrivant, pour ne pas laisser son corps refroidir. Enfin, avoir de bonnes chaussures.

IL Y A QUOI POUR LE DÎNER ?

Le Dr Belda est formel : il ne sert à rien de révolutionner ses habitudes. Pros et amateurs, toutefois, convergent pour manger plus sainement les derniers jours, comme Marion, et conseillent un bon plat de féculents la veille et le matin de la course.
Mais pas trop tard ! Deux heures avant, c’est le minimum pour le petit-déj’. Pensez aussi à boire beaucoup. De l’eau — les boissons énergétiques n’ont pas la côte. Pour Yosi, « si on a besoin d’un peu de sucre, on peut ajouter un peu de sirop ».

NE PAS RATER SA NUIT

Et la nuit la plus importante, contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est l’avant-veille de la course, révèle Yosi Goasdoué.
L’idéal serait de vous coucher avant minuit vendredi soir et de dormir au moins 8 h. Bon, ce n’est pas une excuse pour faire n’importe quoi le samedi, mais si vous voulez réussir votre course, oubliez vos copains vendredi prochain et rentrez sagement vous coucher.

ON ÉVITE

Là c’est du bon sens, mais comme ça va toujours mieux en le disant : on bannit autant que possible alcool et tabac. On évite de manger trop salé, mais aussi la viande rouge, le sucré et le café. Le lactose et l’acidité sont vos ennemis ces derniers jours : les troubles digestifs prennent souvent les coureurs… après qu’ils sont lancés. Mais on interdit également les chaussures neuves, de courir à jeun et de regarder sa montre quand on court, pour profiter au lieu de stresser.

ET APRÈS ?

Parce que c’est pas tout ça, mais en arrivant on fait quoi ? On marche pendant 5 minutes et on boit de l’eau. Et on mange si on a faim. Ordres du médecin. Penser à s’étirer, et recommencer le lendemain, conseille Yosi (c’est un pro, on vous le rappelle). Quand a Thomas, il a un secret anti-courbatures qu’il utilise même après chaque entraînement : se passer de l’eau gelée sur les jambes après chaque course.

CLM

10 & 20 km de Tours : et qu’ça court !

Dimanche 24 septembre 2017, des milliers de runners vont s’élancer dans les rues de Tours pour les 10 & 20 km… sans oublier le marathon !

Il ne reste plus que deux mois pour s’entraîner aux 10 et 20 km de Tours (ou le marathon pour les plus courageux/ ses !).

Le dimanche 24 septembre, ils seront des milliers à s’élancer dans cette course désormais unanimement reconnue en Touraine.
Si les 10 & 20 km fêtent cette année leurs 35 ans, le Marathon Touraine Loire Valley en sera lui à sa quatrième édition. Côté parcours, les 10 km reviennent cette fois en centre-ville, partant de la place Anatole-France, pour passer par exemple via le boulevard Léon-Boyer, la rue Giraudeau, ou encore l’avenue de Grammont et la place du Grand-Marché.
Les 20 km (course labellisée FFA) n’auront qu’une seule boucle et emprunteront le parcours du marathon.

Une vingtaine de groupes s’occuperont aussi de l’animation musicale et, après l’épreuve, les runners pourront se remplir l’estomac lors d’une paella-party. Les 22 et 23 septembre, un running village sera par ailleurs installé à Tours.

> Tarifs : 17 € pour les 10 & 20 (12 € en tarif réduit) ; 45 € pour le marathon. Inscriptions et parcours complet sur le site internet.

Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)
Parcours des 10 km de Tours (infographie NR)

J’ai testé pour vous… l’atelier d’autoréparation de vélo

Notre journaliste, pas bricolo pour un sou, a décidé de mettre les mains dans le cambouis à l’atelier d’autoréparation de vélo du Collectif cycliste 37.

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Un pneu à plat ? Pas de problème, j’utilise un autre vélo. Mais au bout de quelques mois et trois crevaisons, plus de vélo disponible à la maison. Je décide de prendre les choses en main : facile, il suffit de visionner un tutoriel sur Youtube. Sauf que j’y passe deux heures, réussis tant bien que mal à réparer mon pneu, mais n’arrive pas à remettre la roue arrière. Une vraie partie de plaisir… qui m’incite à franchir la porte du Collectif cycliste 37.

Le diagnostic

J’arrive avec mon vieux vélo. « Vous l’utilisez souvent ? », me demande Xavier Richou, co-président de l’association et responsable du secteur atelier-vente. Oui, je dévale même la Tranchée avec ! « À votre place, j’aurais peur », répond-il en suspendant l’engin à l’aide de crochets. Comment ? Mon vélo adoré serait-il bon à jeter ?
Réponse laconique : « Un vélo n’est jamais foutu. » Pas foutu, mais mal-en-point : pneu crevé, jeu dans l’axe de la roue, dérailleur déréglé, freins grippés… Autour de moi, des adhérents s’affairent sur les 8 postes de travail, aidés de Jean-Bernard, Jean-Luc ou Christian, bénévoles amateurs de mécanique.

Le b.a.-ba du réparateur Image56

Jean-Luc vient me donner un coup de main. « Ici, nous avons plein de matériel à notre disposition. Chaque outil a son utilité. Choisir le bon, c’est la base », m’explique- t-il. Clés plates, clés à laine, pied de dévoilage, pièces détachées récupérées sur des vélos hors-service : l’atelier est bien équipé.
On commence par démonter la chambre à air et la gonfler. Jean-Luc trouve le trou en deux minutes, recherche sans succès l’objet responsable de la crevaison, puis me conseille de marquer l’endroit d’une grande croix « pour qu’il se voit même après grattage ». Ensuite, une délicate opération : la pose de la rustine. Là encore, un précieux conseil : « Il faut étaler la colle au-delà de la rustine pour qu’elle ne se détache pas. »

La minute culturelle

Image58« On trouve plein d’informations sur une roue », m’indique Jean-Luc pendant la pose. Saviez-vous, par exemple, que la pression de gonflage recommandée y est inscrite ? Justement, c’est le moment de pomper. Je gonfle le pneu… qui se dégonfle à nouveau ! Les coupables ? Un second trou juste à côté du premier, puis encore un autre. Ce qui conduira les bénévoles à me proposer une autre chambre à air.
La leçon du jour : attention, un trou peut en cacher un autre. Vient l’heure de ranger ses outils et surtout, de trier ses déchets. Car ici, rien ne se perd : ma vieille chambre à air trouée sera minutieusement découpée pour faire des élastiques.

Nathalie Picard

>> Collectif cycliste 37 16 impasse Nadaud à Tours. 02 47 50 16 34. Atelier d’autoréparation de vélo accessible sur adhésion les lundi et mercredi de 17 h à 20 h, le samedi de 9 h à 12 h. atelier@cc37.org – cc37.org

Gihade Lagmiry : de la boxe aux urgences

Championne de France de boxe anglaise, médecin urgentiste et maman, la Tourangelle Gihade Lagmiry a l’âme d’une combattante et les pieds sur terre.

MAVILLE_BOXEUSE

La jeune femme vient de finir sa garde à Trousseau. Pendant vingt-quatre heures, la médecin du Centre de traitement et de régulation de l’alerte (Certa) de l’Indre-et-Loire a orienté les patients vers un spécialiste, déclenché une ambulance ou rassuré une personne dépressive. Prête à partir sur une intervention vitale à tout instant.
Fatiguée, elle rayonne pourtant ce matin dans son jean et son pull noirs, affichant un large sourire. « J’ai pu dormir une petite heure », se réjouit-elle, le regard direct et bienveillant. « J’ai hâte de rentrer chez moi », ajoute-t-elle. Elle dormira encore un peu, pendant que son fils est chez la nounou, puis partira courir, avant un nouvel entraînement à la salle de boxe ce soir.

Sacrée championne de France de boxe anglaise au Havre en février, la trentenaire n’espérait pas un si beau retour quand elle a repris les gants en septembre. Pourtant, à en croire son parcours, tout ce qu’elle veut vraiment, elle le décroche. « Quand j’étais petite, j’avais toujours mon stéthoscope autour du cou et une petite mallette rouge de médecin », rigole Gihade Lagmiry qui a grandi à Châteaudun en Eure-et-Loire.

Du jeu à la réalité, cette bavarde a déménagé, avec toute sa famille à Tours pour entrer à la Fac de médecine. Gihade Lagmiry arrête alors le hand pour se consacrer à ses études qu’elle réussit brillamment. « Ma mère ne voulait pas que j’aille aux rattrapages… » À 21 ans, elle découvre la boxe thaï avec son frère dans un club de La Riche. « J’ai accroché, pas lui. » André Macé, son entraîneur, se rend compte de ses capacités et l’amène à la boxe française. Poings et pieds alertes, elle remporte un premier titre de championne de France. Mais elle en veut plus et s’attaque à la boxe anglaise. En 2009, elle part avec son futur mari et nouvel entraîneur, Tony Geraldo au club de Chambray-les-Tours.

À coups de direct du droit et d’uppercut, elle remporte trois années de suite le championnat de France et participe au championnat du monde. Parallèlement, allier sport et travail se compliquent en internat de médecine. Une défaite contre une amie, le doute, elle dit stop en 2013 et fait le deuil de sa carrière sportive. Elle continue son bout de chemin entre les Urgences et le Certa, avant de remettre un pied sur le ring en septembre. Juste pour voir. Aujourd’hui, elle hésite entre arrêter le haut niveau car c’est une situation précaire, choisir de passer professionnelle, ou intégrer l’équipe de France pour « tâter l’international ».

Une chose est sûre, elle ne voudrait pas « baisser en performance » dans son métier qui lui procure à la fois l’adrénaline et la polyvalence ; et un sport qui la canalise, la pousse à aller à l’essentiel et lui offre une famille particulière. « Je suis peut-être trop gourmande, on verra ! ».

Portrait par Pauline Phouthonessy

Meet the world : foot & handicap

Le tournoi Meet the world arrive à Saint-Cyr-sur-Loire. Objectif ? Changer de regard sur le handicap mental grâce au football.

(Photo archives NR)
(Photo archives NR)

« Changer le regard sur le handicap mental par le sport », voilà dans quoi se sont engagés Special Olympics (organisation sportive) et SKF (fabricant dans la technologie de roulements). Les 31 mars et 1er avril, Saint-Cyr-sur- Loire accueillera le Meet the world, un tournoi national de football à 7, première étape pour la sélection de l’équipe qui partira à la Gothia Cup, en Suède.
Chaque année, cette finale internationale réunit plus de 1 600 équipes de jeunes venus de 80 pays.

Organisé sur le site SKF de Saint-Cyr, ce Meet the world doit rassembler près de 250 sportifs et coaches, venus de toute la France. Un week-end qui veut « contribuer à l’épanouissement social et au développement personnel » des personnes en situation de handicap, grâce à la pratique sportive.
« Car c’est avec le soutien de chacun que nous changerons le regard de tous », souligne Nathalie Dallet-Fevre, directrice générale de Special Olympics France.

> Tournoi le 31 mars, de 9 h 30 à 17 h ; le 1er avril de 9 h à 15 h, 4 rue Henri- Bergson, à Saint-Cyr-sur- Loire.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=IAhHl3dbt80[/youtube]

Portfolio : Gymnastes, par Olivier Pain

C’est son travail le plus long : le photoreporter tourangeau Olivier Pain nous livre ici son reportage-photos des gymnastes de Saint-Pierre-des-Corps.

Olivier Pain, photoreporter tourangeau, le dit lui-même : « C’est le résultat d’un travail colossal. » Ce travail, c’est son reportage-fleuve sur les gymnastes du club PLSP de Saint-Pierre-des-Corps. « C’est le plus important que j’ai fait, le plus vrai… Celui qui me parle le plus », sourit le photographe, dont vous avez déjà pu suivre les travaux dans tmv.

« Gymnastes », c’est donc une production titanesque, débutée en 2011 et qui continue depuis. Plus de 10 000 clichés (editing fait) qui racontent l’évolution de ces filles entraînées par Olivier Quéro et la présence d’Olivier Pain dans cette véritable famille. « Il y avait une confiance à installer. J’ai appris à me déplacer dans le gymnase. En 6 ans, elles ont appris à me faire confiance. Au début, j’étais presque muet », raconte Olivier Pain.

Il est désormais intégré. D’ailleurs, la plupart des photos présentées ici sont faites au 50 mm : « Je suis très près d’elles. J’aurais pu faire quelque chose de plus graphique, mais là, le côté humain est omniprésent. » Mettre en valeur les performances de ces formidables gymnastes, certes, mais sans oublier la complicité et l’émotion qu’il y a derrière.

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Juin 2014 (Photo Olivier Pain)
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Octobre 2014 (Photo Olivier Pain)
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Mai 2013 (Photo Olivier Pain)
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Janvier 2011 (Photo Olivier Pain)
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Juin 2015 (Photo Olivier Pain)
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Janvier 2015 (Photo Olivier Pain)
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Janvier 2017 (Photo Olivier Pain)
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Mai 2015 (Photo Olivier Pain)
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Février 2015 (Photo Olivier Pain)
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Janvier 2015 (Photo Olivier Pain)
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Avril 2015 (Photo Olivier Pain)

> Pour voir d’autres photos : olivier-photoreportages.com/tag/gymnastes

Photos : Olivier Pain / Texte : Aurélien Germain

Basket : tous derrière l’UTBM !

Tmv est le parrain du match UTBM / Cherbourg, samedi 4 mars à 20 h. Les Tourangeaux sont en grand retour de forme actuellement et le match s’annonce explosif.

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Les règles

1. Le temps tu maîtriseras
Une équipe en attaque dispose de 24 secondes pour tirer. Le ballon doit toucher le cercle pour ouvrir une nouvelle période de 24 secondes. De même, elle doit avoir franchi la moitié du terrain en moins de 8 secondes. Une règle qui évite de « jouer à la baballe » comme parfois dans certains sports et qui donne du rythme au match.

2. En dribble tu avanceras
Pour se déplacer, il faut dribbler. On ne peut faire que deux pas sans dribbler (et seulement si on était en mouvement avant) et, même si les basketteurs sont de grands gaillards avec de longues guibolles, deux pas, ça ne les emmène pas très loin. Quand un joueur a arrêté son dribble, il ne peut le reprendre : il doit passer la balle.

3. Ton adversaire point tu ne toucheras
On n’a pas le droit (en principe) de toucher le joueur adverse. En défense, si on le fait, on écope d’une faute défensive. Au bout de cinq fautes, le joueur doit quitter le terrain (mais il peut être remplacé). Dans les autres phases de jeu, un contact entraîne une faute collective. Au bout de cinq fautes collectives dans un quart-temps, toute faute supplémentaire entraîne deux lancers- francs de pénalité.

4. Le lancer-franc tu comprendras
Une faute commise lors d’une tentative de shoot entraîne des lancers- francs pour l’équipe qui attaque. Un lancer si le panier a été marqué malgré la faute, deux si le panier a été manqué et trois s’il s’agissait d’un tir à trois points et qu’il a été manqué.

5. Dans la raquette, tu feras fissa
Un joueur dont l’équipe est en possession du ballon ne peut s’immobiliser plus de 3 secondes dans la raquette. La raquette est la zone restrictive, signalée par une couleur plus sombre, située entre la ligne des lancers-francs et le panier.

6. Les points tu compteras
Un match est décomposé en quatre quart-temps de 10 minutes chacun, avec une mi-temps de 15 minutes entre entre le 2e et le 3e. Ce sont des minutes effectives : on arrête le chrono à chaque arrêt de jeu. Un panier tiré de l’intérieur de la ligne des 3 points rapporte deux points et trois points au-delà de cette ligne. Le lancer-franc rapporte un point.

UTBM, UNE HISTOIRE, UNE AMBITION

Bon d’accord, ça ne date pas d’hier mais Tours fut, dans les années 70 et 80, une ville référence en terme de basket. À l’égal de l’Asvel ou de Pau-Orthez aujourd’hui. Le club s’appelait l’ASPO et il compte deux titres de champion de France (1976 et 1980). Il fut même vice-champion d’Europe en 1976. Et c’est bien avec ce glorieux passé que l’UTBM entend renouer.
C’est pour cela que les deux clubs de la ville, le PLLL Tours-Basket, qui évoluait en Nationale 2 et Touraine Basket Club (Nationale 3) se sont unis en 2014 pour se donner les moyens de remonter, étape après étape, vers l’élite nationale. Et vous savez quoi ? On sera avec eux sur ce chemin !

LE CHAMPIONNAT, COMMENT CA MARCHE ?

L’UTBM évolue en Nationale 2. Au-dessus, il y a la Nationale 1, qui est l’objectif premier du club. Encore au-dessus, il y a la Pro B, puis, le graal, l’élite, l’eldorado : la Pro A. Le championnat de Nationale 2 est composé de quatre poules régionales comptant chacune 14 équipes. À l’issue d’un championnat en aller-retour, les deux premiers de chaque poule disputent des quarts de finales. Les quatre équipes qualifiées accèdent à la N1 et se retrouvent pour les demies et la finale qui détermine le champion de France de N2.

La victoire rapporte deux points. La défaite rapporte un points et le forfait 0. C’est le ratio entre les paniers marqués et les paniers encaissés qui départage les équipes en égalité de points.

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LES ENJEUX DU MATCH TOURS – CHERBOURG

Après un début de saison difficile, les Tourangeaux sont vraiment entrés dans la course du championnat. Pour preuve, ils ont remporté les quatre matchs retour déjà disputés. Depuis samedi dernier et leur courte mais brillante victoire à Pornic, ils ont remis la main sur la 5e place, devant leur prochain adversaire, Cherbourg. La rencontre entre ces deux prétendants, samedi, est donc essentielle pour rester dans la bonne dynamique et poursuivre la remontée vers le quatuor de tête.

(au fait, sachez-le : Un terrain de basket fait 28 m de long et 15 m de large. Le panier est situé à 3,05 m du sol)

> Samedi 5 mars. Billet en vente sur place dans le hall d’entrée de la Halle Monconseil. L’ouverture se fait à partir de 19 h. Tarif unique : 5 €. Gratuit : enfants de moins de 12 ans

Kids : Génération krav-maga

#EPJTMV Le krav-maga a sa déclinaison pour enfants à Tours. Depuis deux ans, Karine Askar forme, une fois par semaine, les plus petits à cette technique d’auto-défense

krav-maga

« Au secours, au secours ! », crie un enfant sur le tatami du dojo Alphonse-Daudet, avant d’enchaîner une chorégraphie de défense. Tous les mercredis soirs, ce dojo accueille un cours de krav-maga destiné aux enfants. Depuis deux ans, l’O.I.S. Emeth Krav-Maga Tours a mis en place cette section. Les élèves, qui ont entre 6 et 11 ans, s’initient à cette technique de combat venue d’Israël. Ils apprennent à se défendre et à réagir en cas de problème. Le tout en s’amusant et se défoulant.

Ici, pas de réelle mise en situation, mais des scénarios et des jeux. Un système de ceinture a également été mis en place avec plusieurs niveaux de couleurs. « Pour avoir une nouvelle ceinture, nous évaluons leur technique, leur agressivité et leur comportement que ce soit dans le cours, à la maison ou à l’école », explique Karine Askar, qui les encadre. « Par exemple, l’un des nos premiers exercices est d’apprendre un numéro de téléphone et une adresse à donner, s’il y a un souci », raconte-t-elle.
Pour la quinzaine de jeunes présents, le profil est souvent le même : des enfants en manque de confiance, souvent les boucs émissaires de leurs camarades à l’école. « Le krav-maga leur offre plus d’assurance. Et ils savent comment réagir lorsqu’ils sont pris à partie par leurs camarades », se félicite Sylvie, qui assiste avec d’autres parents à l’entraînement de leurs enfants.

La philosophie du cours : apprendre à se défendre, mais pas à attaquer. On est bien loin de la violence qu’on pourrait imaginer pour un sport de combat. « J’incite les parents hésitants à venir assister à un cours. Généralement, ils sont convaincus », précise Karine Askar. Pour preuve, la séance dédiée aux enfants affiche complet.

Texte : Théo Caubel
(Photo : Manon Vautier-Chollet)

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

J’ai testé pour vous le Quidditch

#EPJTMV Mélange de rugby et de handball, le Quidditch , issu de la saga Harry Potter, a envahi le monde du sport. Les Magyars à pintes défendent les couleurs de Tours. Ils ont accueilli tmv pour un entraînement plutôt salissant.

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Règle numéro un, ne jamais lâcher le balai, « sinon tu meurs », sourit Juliette, numéro 394 des Magyars à pintes de Tours. Si l’on s’imagine volant à trente mètres au-dessus du sol, la chute peut en effet être fatale. Pour ce test, dans le parc de la place de Strasbourg, je ne risque pas grand chose… « Aujourd’hui on bosse les plaquages ! Bienvenue à toi Hugo », se moque gentiment Aiko, la coach de l’équipe. Heureusement que Sha, l’une des dirigeante, m’a conseillé de prendre mes crampons. D’habitude, je ne les chausse que pour jouer au foot, mais là, le terrain à l’air d’un no man’s land !

GARE AUX COGNARDS

Après l’échauffement, le Quidditch apparaît. « Faites un cercle, on va travailler les passes », ordonne Aiko. « N’oubliez pas de lancer le cognard au niveau du torse. » Le geste doit être précis, pour éviter de le recevoir en plein visage. Trois cognards sont mis en jeu lors d’un match. Ces balles en plastique permettent d’éliminer temporairement un adversaire, qui, une fois percuté, doit toucher l’un des trois buts de son camp pour revenir en jeu.
Le souaffle, quant à lui, n’est qu’un simple ballon de volley-ball utilisé pour marquer les buts.

LE BALAI… ENTRE LES JAMBES

Ce soir, pas de match, mais des exercices pour assimiler les mécaniques de jeu. Premièrement, les passes en mouvement. Pas si facile avec un balai entre les jambes. Il me faut plusieurs minutes pour me sentir à l’aise. Puis arrive l’heure de passer aux plaquages tant attendus. Du coup, pas de Vif d’or. En match, ce joueur spécial fait son entrée à la dix-huitième minute de jeu. À partir de ce moment, plus de limite de temps. Le Vif d’or doit à tout prix protéger la balle accrochée à son short. Le premier des deux attrapeurs à s’emparer de ladite balle marque trente points et met fin à la partie.

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UNE PELOUSE À L’ANGLAISE

Si le Quidditch ressemble au handball, ce sport emprunte quelques règles au rugby. Du haut de son mètre quatre-vingt- cinq et de ses quatre-vingt-dix kilos, Florian n’a aucun mal à me ceinturer d’une seule main, la seconde étant toujours collée au balai. De mon côté, les premiers essais sont laborieux.  Image11
Toutefois, je commence peu à peu à intégrer le mouvement. Plus l’entrainement avance, plus j’ai l’impression de prendre part à un combat de boue. Mais le balai entre mes jambes me rappelle que c’est effectivement le sport issu de l’oeuvre de J.K Rowling. Fin de séance. En regardant mon reflet dans la vitre de la voiture, la terre qui macule mes vêtements et mon visage me donne un air assez sombre. Parfait, j’aurais adoré être à Serpentard.

TESTÉ PAR :  HUGO NOIRTAULT
PHOTOS  : LAURA BANNIER

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Sport & alimentation : le vrai du faux

Sport & alimentation : et si on faisait le point ?

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MANGER AVANT L’EFFORT N’EST PAS INDISPENSABLE
FAUX. Il est impératif d’avoir suffisamment de ressources énergétiques pour supporter une séance d’entraînement. Sans évanouissement, c’est toujours plus sympa, et cela vous évitera de vous jeter sur la barre chocolatée du distributeur après la séance. Oui, oui, on vous connaît. Mangez toutefois au minimum deux heures avant la pratique pour laisser à l’organisme le temps de digérer. Privilégiez les aliments à index glycémique faible : céréales complètes, légumineuses, fruits, légumes…

S’HYDRATER PENDANT L’EFFORT COUPE LE RYTHME
FAUX. Et archi-faux. C’est au contraire la déshydratation qui rend l’activité difficile et peut être à l’origine d’une mauvaise performance. L’eau permet de drainer les déchets accumulés dans l’organisme pendant l’effort, réduisant ainsi la fatigue musculaire, les crampes et le risque de blessures. Ce n’est pas une raison pour vous jeter sur les boissons sucrées pour autant !

CONSOMMER DES SUPPLÉMENTS PROTÉINÉS N’EST PAS NÉCESSAIRE POUR SE MUSCLER
VRAI. Pour construire un muscle, il faut le soumettre à des charges pour qu’il se casse et se reconstruise plus fort. Ce n’est pas la viande ou les shakers protéinés qui vont construire les muscles, mais bien l’entraînement. Gardez aussi en tête que pour être au top de sa forme, votre alimentation doit être constituée de 55 à 65 % de glucides, de 15 à 30 % de lipides et de 10 à 15 % de protéines. Les protéines sont donc les éléments dont vous avez le moins besoin en quantité.

AVOIR UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE LE MATIN EST PLUS BÉNÉFIQUE QUE LE SOIR
VRAI. C’est au réveil que la production de cortisol et de dopamine est à son maximum. Le cortisol permet de fournir de l’énergie en rendant les sucres et les graisses de votre corps utilisables. Quant à la dopamine, elle améliore la concentration et la créativité jusqu’à dix heures après la sécrétion. Par ailleurs, on continue à brûler des calories après sa séance, alors autant profiter de ces nombreux avantages au lieu d’aller se coucher´!

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MANQUER DE MAGNÉSIUM EST PLUS FRÉQUENT CHEZ LES SPORTIFS
VRAI. L’activité physique et la transpiration vident les réservoirs en magnésium de l’organisme. Ajoutez à cela une pilule contraceptive et du café, facteurs accélérant le déficit, et vous comprenez que 70 % de la population française en manque ! L’alimentation ne su¤sant pas toujours, une cure d’un mois peut être utile pour remettre les pendules à l’heure. Pensez aussi aux eaux riches en magnésium.

FAIRE DU SPORT PERMET DE MINCIR
VRAI ET FAUX. Si la pratique sportive permet de brûler des calories, elle ne su¤t malheureusement pas pour obtenir la silhouette de Gisele Bündchen, sans une alimentation équilibrée en parallèle. Le muscle ne pèse pas non plus plus lourd que la graisse : un kilo de muscle, c’est un kilo de graisse. C’est la densité qui importe, puisque la graisse est plus volumineuse que le muscle.

BOIRE DES PRODUITS ÉNERGISANTS PERMET D’AMÉLIORER LA PERFORMANCE SPORTIVE
FAUX. La caféine ou la taurine, présentes dans ces boissons riches en sucre, n’ont aucun intérêt nutritionnel pour la performance. Consommées en excès, elles sont susceptibles d’augmenter la tension artérielle et d’avoir des effets néfastes sur le rythme cardiaque. Preuve que tout ne donne pas des ailes… (vous l’avez, la référence). Attention à ne pas confondre avec les boissons énergétiques qui répondent à certains besoins des sportifs, en sels minéraux et vitamines notamment.

Marine Sanclemente

4 000 km à la force des bras

Avez-vous croisé, la semaine dernière, un trentenaire installé sur un curieux vélo ? De passage à Tours, ce Biélorusse handicapé moteur nous a raconté comment il avance sur le chemin de son rêve. Une belle leçon de vie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un sacré coup de pédale. Alexandre Avdevich enfile les kilomètres : pas moins d’une centaine par étape. Et pourtant, il pédale avec les mains. Assis sur un siège noir à quelques centimètres du sol, il garde les jambes allongées tandis que ses bras redoublent d’efforts. Une sacrée performance physique. D’autant que le jeune sportif est parti de Minsk, la capitale de la Biélorussie, le 1er juillet dernier. Et qu’il lui reste, au bas mot, un bon mois de périple. Sa destination ? Porto. C’est là-bas qu’il compte rejoindre l’océan. Et réaliser ainsi son rêve le plus cher. Un rêve qu’il aurait pu croire inaccessible, lui qui est devenu paraplégique en 2011 suite à un terrible accident de moto.
Sa nouvelle condition de personne handicapée l’amène alors à s’interroger : « Je vis à Lida, une ville de 100 000 habitants qui compte 3 000 personnes en fauteuil roulant. Et pourtant, je ne les vois nulle part. En Biélorussie, il est très difficile de se déplacer en fauteuil roulant. Où sont ces gens ? Comment vivent-ils ? »

En 2013, il décide de donner une place à ces invisibles : il crée un centre adapté, avec une salle de sport et une piscine où les personnes en fauteuil peuvent venir s’exercer gratuitement. « Pratiquer chaque jour est indispensable. Le problème, c’est que la rééducation à l’hôpital, très chère, est inaccessible à la majorité des Biélorusses, regrette le trentenaire. Avec une centaine d’euros d’aide par mois, les personnes en fauteuil roulant n’ont pas les moyens de se payer les soins et le matériel nécessaires, comme une voiture, un fauteuil… Pourtant, elles en auraient besoin pour vivre bien. »

Aussi, la plupart ne travaillent pas car l’environnement n’est pas adapté. Et la moindre sortie devient un vrai parcours du combattant. Mais Alexandre Avdevich n’est pas du genre à baisser les bras. Jamais à court d’idées, il décide de donner la parole aux personnes handicapées grâce à sa chaîne YouTube « Invalife ». Il partage l’expérience de ceux qui réussissent à travailler. Il raconte, aussi, comment il a accompagné plusieurs proches dans la réalisation de leur rêve. Faire du quad, aller à un concert de rock, voir un spectacle de cirque…
Pour cet optimiste, rien n’est impossible. « Aujourd’hui, c’est mon rêve que je réalise : rejoindre l’océan à Porto. » Derrière lui flottent les fanions des pays qu’il a déjà traversés : Lituanie, Suède, Pays-Bas, Allemagne… 4 000 kilomètres pour transmettre un message : « Ne te contente pas d’essayer, fais-le ! »

Portrait par Nathalie Picard

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Nitro Circus : cascades et têtes brûlées

C’est une première dans la région : le Nitro Circus – événement mondial de sports extrêmes – débarque à Tours, le 9 juillet. Méconnu dans notre pays, on fait le point sur ce show très très chaud.

Pirouetteuh, cacahuèteuh…

LE NITRO CIRCUS, C’EST QUOI ?

Un rassemblement des plus grandes stars des sports extrêmes de la planète. Bref, THE rendez-vous incontournable pour voir les big boss du FMX (le freestyle motocross, lire ci-contre), du BMX ou encore du skate. Le but est d’enquiller les records, les figures incroyables et les cascades démentes pendant un show de plus de deux heures.

LA FOIRE AUX RECORDS

Le Nitro Circus, c’est un peu l’endroit où l’on donne un grand coup de tête au Guinness Book à force d’exploser les records du monde. En mai dernier, par exemple, Travis Pastrana s’est fendu en Australie d’un Superman double kickflip. Un terme qui ne vous dit probablement rien. Mais imaginez faire un double salto arrière en motocross, tout en tenant uniquement le guidon, le corps parallèle à la moto en imitant la pose du super-héros. Tout de suite, ça calme. En 2014, c’était un autre record : celui du premier backflip à 4 sur une moto ! Sinon, il y a aussi Aaron ‘’Wheelz’’ Fotheringham, vedette de l’handisport extrême. À 18 ans, il a été le premier (le seul ?) à réussir un double salto-arrière en… fauteuil roulant.

I believe I caaan fly

D’OÙ ÇA VIENT ?

C’est Travis Pastrana et ses amis qui ont lancé le Nitro. Mister Pastrana, c’est un des pilliers du motocross freestyle. Le genre de fou furieux qui arrive faire un double backflip (deux saltos arrière) avec sa bécane. Bref, un champion renommé et multi-récompensé qui a d’abord conçu le Nitro Circus comme une émission télé, di¦usée au départ sur Fuel TV puis sur MTV, entre 2006 et 2009. Les casse-cous les plus extrêmes s’y succédaient et les audiences ont tout explosé. L’occasion était trop belle : il fallait transposer cette expérience filmée en réalité. Devant un public. Remplissant les stades et les arenas tout autour de la planète.

TROIS MOMENTS FORTS

Le premier, c’est le Nitro Bomb. En gros, chaque participant (appelez-les « riders » pour ne pas paraître trop à l’ouest) sautera en même temps. Le second, c’est le FMX train, où les riders vont se suivre les uns derrière les autres pour rentrer une figure assez fofolle sur la rampe. Le troisième, c’est le Gigant-a-Ramp : une rampe de 10 mètres de haut, où les têtes brûlées se lanceront avec des… baignoires, des chaises longues, des trottinettes ou même des tricycles et des voitures Barbie.

♦ INFOS PRATIQUES

> Nitro Circus, le samedi 9 juillet, au Parc des expositions. Début du show à 19 h.
Ouverture des portes à 17 h 30.
> Tarifs : de 33 à 99 €.
> Infos et résas auprès d’AZ Prod (02 47 31 15 33 ou az-prod.fr), et autres points de vente habituels.

 

>>>>> POUR LIRE L’INTERVIEW DU FRANÇAIS REMI BIZOUARD, PRÉSENT AU NITRO, C’EST PAR ICI ! <<<<<<<<

Le foot amateur fait son Euro !

Des apprentis footballeurs de 12 et 13 ans, venant de France, d’Allemagne ou d’Italie, vont s’affronter les 18 et 19 juin, dans une réplique de l’Euro, version amateur.

En 2014, il y avait déjà eu « Le football amateur fait sa Coupe du monde »!

« Blois Foot 41 » va représenter la Belgique, l’ « AC Portugal- Tours », la Pologne. Et la France? C’est une team de Truyes qui portera fièrement les couleurs hexagonales. A Montlouis, les 18 et 19 juin prochain, 24 équipes composées de joueurs de 12 à 13 ans, issus de toute la France, et notamment de la Réunion, mais aussi d’Allemagne et d’Italie vont s’affronter lors d’une compétition originale : Le foot amateur fait son Euro. Même nombre d’équipes, mêmes nations représentées, même soif de gagner : le tournoi est une copie conforme de l’Euro 2016 – version jeune, amateur et sur un week-end – porté par l’Association française de football amateur (AFFA), l’AS Montlouis Foot et l’AS Montlouis Omnisports.

« Les matchs ont été tirés au sort comme dans les compétitions internationales », détaille Cassandre Rivrais, chargée de la communication de l’événement. En présence du champion du monde 98 et d’Europe 2000, Emmanuel Petit, parrain de la manifestation, mais aussi des anciens internationaux Jean-Luc Ettori et Dominique Rocheteau. La même compétition qui avait eu lieu en 2014 avait réuni près de 6 000 personnes !
« Cette manifestation, c’est évidemment un tournois sportif, mais c’est aussi un événement culturel et citoyen, reprend Cassandre Rivrais. À côté des matchs, tout un projet pédagogique a été développé et chaque équipe va par exemple devoir répondre à deux quiz dont l’un portant sur le pays qu’il représente. On retrouve également deux expos durant toute le week-end, ainsi qu’un stand littéraire avec une dizaine d’écrivains présents ». Finale prévue dimanche à 16 h 30. Et pour les fanas, la soirée se prolongera avec la diffusion, sur écran géant, du match France-Suisse.

Flore Mabilleau

Marie-Christine Fillou : portrait chinois

SPÉCIAL #SAINTAVERTIN / Son truc à elle, c’est le tennis de table. Avec ses deux participations aux Jeux paralympiques, Marie-Christine Fillou, 54 ans, fait la fierté de Saint-Avertin. Elle vise cette année un 4e titre de championne de France.

SI TU ÉTAIS UNE DEVISE…

Plus vite, plus haut, plus fort.

SI TU ÉTAIS UNE ANNÉE…

2008, mes premiers Jeux à Pékin. C’était fabuleux, j’avais l’impression d’avoir 10 ans. Rien que d’en parler, ça me donne la chair de poule.

SI TU ÉTAIS PRÉSIDENTE DE LA RÉPUBLIQUE…

Je mettrais immédiatement en application la loi handicap de 2005.

SI TU ÉTAIS UN FAIT D’ACTUALITÉ…

Les attentats du 13 novembre. Ça m’a bouleversée, ça aurait pu être mes filles…

SI TU ÉTAIS UN ANIMAL…

Un chat.

SI TU ÉTAIS UN PAYS…

La France, malgré les grèves et tous les problèmes qu’il peut y avoir, on est quand même bien ici !

SI TU ÉTAIS UN OBJET DU QUOTIDIEN…

Une casserole, j’adore cuisiner.

SI TU ÉTAIS UNE CHANSON…

Qui a le droit, de Patrick Bruel.

SI TU ÉTAIS UN PLAT…

Les gaufres, j’en vends 500 au Téléthon tous les ans. Tout le monde me demande la recette mais personne n’y arrive ! Le secret, c’est la cuisson.

SI TU ÉTAIS UNE TECHNOLOGIE…

Tout ce qui tourne autour des neurosciences et qui permettront aux paralysés de remarcher un jour.

SI TU ÉTAIS UN SUPER POUVOIR…

Je mettrais fin aux violences sur les enfants.

SI TU ÉTAIS UN GESTE TECHNIQUE…

La virgule, une sorte de revers à l’envers.

SI TU ÉTAIS UN RITUEL…

J’écoute Tina Arena, Aller plus haut, avant chaque compétition.

SI TU ÉTAIS UN HASHTAG….

#mamyàroulettes !

Par Camille Petit

Sport : le hockey pour les nuls

Les Remparts de Tours bataillent dur pour se qualifier pour les Play-off de D1. Samedi, ils reçoivent Cholet et tmv est parrain de la rencontre. Pour vous remettre à niveau voici deux ou trois choses à savoir pour profiter à fond de ce spectacle décoiffant !

hockey

DEUX OU TROIS TRUCS À SAVOIR

D’abord, c’est bête, mais ne venez pas en débardeur sans manche : on est dans un patinoire, ok, avec de la glace. Donc, il peut faire un peu frais. Quand ça marque pour Tours, le speaker crie « Et il est où le palet ? » et là vous répondez avec le public “Il est au fond des filets”. Lors de la dernière minute, vous vous levez comme tout le monde et vous applaudissez.

PRISON !

Quand on fait une bêtise, au hockey, on va en prison (pour de vrai, c’est un box en plexi sur le bord de la patinoire). En général, c’est deux minutes, mais ça peut être plus. Et quand plusieurs joueurs de la même équipe sont aux fers, ça chauffe pour les copains

LA RÈGLE DE TROIS

Au hockey, il y a trois tierstemps de 20 minutes chacun. Comme au basket, le chrono s’arrête à chaque arrêt de jeu. Donc, pas de temps additionnel. On stoppe tout à la sonnerie, mais pas une seconde avant non plus

ON EN EST OÙ ?

Les Remparts de Tours sont actuellement en D1, ce qui, bizarrement, est l’équivalent de la deuxième division. Au-dessus, il y a la Magnus, la classe, l’élite. À la fin de la saison régulière, il y a deux équipes qui descendent direct en D2, quatre équipes qui se battent pour éviter la relégation (Play-Down) et les huit premiers disputent les Play-Off, pour monter d’un étage. Tours est actuellement 10e et il reste 4 matchs à jouer. C’est chaud, donc…

IL FAUT SAVOIR PATIENTER

Avant le début de la rencontre et entre chaque tiers temps, on refait la glace. Il y a un monsieur qui conduit un gros camion et qui laboure toute la patinoire, méthodiquement, et plein de fois. L’opération dure environ un quart d’heure. Juste le temps d’aller à la buvette. La vie est bien faite, hein, quand même.

LE BUT DU JEU

C’est assez simple, sur le principe. Le but, c’est de faire entrer le palet (une sorte de galette en plastique) dans le but. Le problème, c’est que le but, il est tout petit et protégé par un gars harnaché comme le chevalier qui fait peur dans Game of Thrones. Du coup, il faut être rapide, précis, tenace et un peu malin aussi, des fois…

ÇA CHANGE TOUT LE TEMPS !

Il y a six joueurs de chaque équipe sur la glace, un gardien et cinq autres. Mais, les cinq joueurs « de champ » changent très souvent. Quand vous aurez assisté à un match, vous comprendrez pourquoi… Dans chaque équipe, il y a un cinq majeur avec les meilleurs joueurs, une deuxième ligne, une troisième, une quatrième. Tout le jeu pour les coaches est de regarder quelle ligne l’équipe adverse aligne à un moment donné et de réagir vite, très vite !

hockeyTours- Cholet,
samedi 6 février, à la patinoire.
>à 20 h 30. 11 € (5 € pour les enfants).

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Zyk0r86qu_Q[/youtube]

Sport : les 10 qui vont briller en 2016

Ils souquent, ils tirent, ils sautent, en solo ou en équipe, empilent les titres et font briller leur club. On agite haut nos pompons pour soutenir ces sportifs sur-motivés qui courent tous vers les sommets.

1. SARAH GUYOT
Six courses et six titres : en individuel comme en équipe, la kayakiste de 24 ans a tout cassé aux championnats de France, avant de remporter son premier titre international en mai dernier, devenant championne d’Europe. Sarah Guyot offre au club tourangeau de canoë-kayak les meilleures chances de croquer des médailles aux Jeux olympiques de Rio cet été et aux championnats du monde, en août. Si elle obtient sa place sur le podium, elle pourra dire que 2016 aura été son année.

2. VINCENT PELLUARD
En vous promenant vers la piste des Bretonnières, vous avez peut-être aperçu Vincent Pelluard faisant des voltiges. Le champion de motocross BMX se prépare dur pour Rio. Un entraînement qu’il a pu rendre possible grâce à un appel à financement participatif réussi cet été. Et comme ses fans ont été plus généreux que nécessaire, il a décidé de reverser le surplus à une association d’aide aux enfants défavorisés.

Image103. ÉRIC PEREIRA
C’est pour oublier son handicap qu’éric Pereira s’est mis au tir à l’arc en 2011. Il excelle très vite : en 2013, l’archer du club Le Casas de Saint-Avertin arrive déjà en 5e place au niveau mondial, puis gagne une médaille de bronze de champion d’Europe en équipe. S’il explique que le tir à l’arc lui a permis de se reconstruire, ce sport lui permet aujourd’hui de porter les couleurs de la Touraine aux quatre coins du monde.
> archersstavertinsports.jimdo.fr

4. ALISON LEPIN Image11
À 15 ans, Alison a déjà sauté dans la cour des grands gymnastes. Quatre ans seulement après avoir commencé la barre et la poutre, la gymnaste du club d’Avoine-Beaumont est entrée dans l’équipe de France juniors. Le 3 décembre, au tournoi international de Charleroi, elle remportait sa première médaille d’or aux barres asymétriques. Son défi 2016 : grimper sur le podium des championnats d’Europe et des Jeux olympiques.

Image125. LES COYOTES
Pourquoi ? Parce que l’équipe de baseball de Joué-lès-Tours, née au début des années 1980, est discrète mais s’arrache pour défendre un sport légendaire mais fort méconnu dans nos contrées. Si le hockey a fait son trou chez nous, le baseball peut aussi séduire les foules, non ? On y croit, d’autant plus qu’ils viennent de créer une équipe de softball mixte. Et d’ici deux mois, les Coyotes devront se battre pour conserver leur couronne de champion régional. Go, les Coyotes !
> facebook.com/baseball.club.joue

6. KOUMBA CISSÉ
On aurait pu en citer bien d’autres, des joueuses (épatantes !) du CTHB. Pour ceux qui ne suivent pas, c’est du hand féminin, ça se passe à Chambray et ça s’envole tranquillement vers l’élite. On a choisi Koumba, parce qu’elle a longtemps été blessée juste après son arrivée en Touraine et qu’elle revient peu à peu à fond les ballons. Et puis bon, elle frappe aussi un peu à la porte de l’équipe de France, quand même, quoi…
> chambraytourainehandball.com

Image167. TONY RAMPHORT
Bon, c’est sûr, s’appeler Tony, quand on joue au basket, ça aide ! Non, mais sans rire, le meneur comme tous ces copains de l’UTBM en a sous la pédale. Pour info, l’UTBM, c’est l’union entre le PLLL Tours et le Touraine Basket Club, le but étant de redonner une équipe élite au basket tourangeau. Et c’est plutôt pas mal parti puisque l’équipe pointe en tête de sa poule en Nationale 2.

8. BOB MILLETTE Image15
C’est une figure, l’entraîneur des Remparts, c’est le moins que l’on puisse dire ! On ne reviendra pas sur l’historique : le passé, c’est le passé. Ce que l’on peut dire, c’est que depuis que le bonhomme est à la tête de l’équipe, ça gagne ! “On travaille fort !” qu’il dit avec son bel accent de là-bas. Gros travail physique et tactique pour tout le monde. Résultat : le spectre de la relégation s’éloigne et l’objectif des play-off se rapproche.
> lesrempartsdetours.com

Image139. HARIS BENKEBLA
Il est un peu comme son équipe, le TFC, Haris : généreux et appliqué, mais pas toujours récompensé. Comme elle, il ne cesse de monter en puissance et on miserait bien une poignée de bêtises (c’est des bonbons, hein !) sur ce jeune (21 ans) milieu algérien. Il n’emmènera sans doute pas le TFC en Ligue 1 cette année (ou alors, il va falloir une deuxième partie de saison canoninissime) mais ça n’empêche pas de briller !
> toursfc.fr

10. NATHALIE MAUCLAIRImage14
Pour la faire courte, elle est championne du monde de trail, la licenciée de Free Run / A3 Tours. En août dernier, elle a décroché la lune en remportant l’Ultra Trail Mont-Blanc en 25 heures, 15’ et 33’’. Alors nous, qui bouclons péniblement nos trois tours de lac le dimanche matin, nous disons “chapeau, madame !” et pour les championnats du monde 2016, qui auront lieu en octobre, au Portugal, eh bien on sera avec elle (par la pensée). Voilà.

Par Elisabeth Segard et Matthieu Pays

>> Et aussi : L’archère Laurie Lecointre qui porte les couleurs de Le Casas, la gymnaste Lucie Lepin, la championne paralympique Amélie Le Fur qui court vers Rio…

La vie en yoga

C’est sûr, on ne s’y met pas pour maigrir : avec 330 calories grillées en 1 h 30, le yoga n’est pas là pour faire péter les capitons. Mais il a d’autres atouts. Enquête sur une discipline au final assez méconnue.

A la rédaction, avouons-le, on est plus bière, paillettes, Abba et rock’n’roll que pagne en mousseline de coton et patchouli. Le yoga ? Il nous apparaissait comme une nouvelle lubie Instagram, noyée dans des effluves d’huile essentielle et un déferlement de contorsionnistes en bikini. Et puis, difficile de s’y retrouver entre les termes techniques en sanskrit et les 200 écoles de yoga traditionnel, sans parler des variantes qui fleurissent depuis dix ans : yoga parents-enfants, yoga senior, yoga dynamique, yoga Bikram (pratiqué dans une salle surchauffée à 40 °C), yoga du rire, yoga chinois, yoga en piscine ou dans un hamac (le fly yoga)… autant de fantaisies dans lesquelles on se noie et qui transforment une discipline en phénomène de foire. Le yoga est devenu un marché. Dans les magasins de sport, le rayon tapis et pantalon en jersey progresse de 10 % chaque année. Les tour-opérateurs proposent des croisières aux Caraïbes labellisées yoga, et des gurus sans vergogne comme Bikram Choudhury veulent même déposer des série d’exercices de yoga.

Cette frénésie autour du yoga ne lui fait pas forcément du bien et risque de le réduire à des acrobaties. Ce serait comme réduire l’art de la pâtisserie au cupcake. Yoga signifie « lien », c’est un chemin d’évolution personnelle qui compte huit étapes et les célèbres postures ne sont que l’une d’entre elles. « La première étape, celle du travail sur soi, est la plus difficile », rappelle Sylvain Castagnos. Professeur de yoga, il est presque né en position du lotus : sa mère pratiquait, sa grand-mère aussi. Dans les années 70, ces adeptes passaient pour des OVNIS. En 2015, ils sont plus d’un million en France.
Le Ashtanga Yoga, celui des postures, est le plus pratiqué en Occident mais il existe d’autres formes : le Karma-Yoga, ou yoga de l’action désintéressée, pratiqué dans la vie courante, le Bhakti-Yoga, centré sur la dévotion, le Jñâna- Yoga, ou yoga de la connaissance non discursive.

Comment une discipline aussi vieille que les Pharaons, née sur les rives du Gange, a-t-elle fait son trou sur les bords de Loire ? Au début des années 90, la discipline a profité du culte du corps bien fait, athlétique, fin, et de la quête générale de bien-être. C’est aussi une méthode employée pour s’obliger à débrancher, à oublier la montre ou le smartphone, confirment les enseignants. « De plus en plus de médecins pratiquent le yoga pour se détendre et le conseillent à leurs patients contre le stress, souligne Pascal Ferret, professeur depuis 10 ans. Mais il faut se rappeler que le stress n’est pas une maladie, c’est un symptôme. » Lui a commencé à pratiquer le yoga pendant ses études, jusqu’à se reconvertir comme professeur de yoga. « Le yoga n ’ e s t pas une baguette magique mais je vois des évolutions chez mes élèves. Au fil des mois, des gens qui arrêtent de bégayer, dont la démarche devient plus sûre… » Le yoga aide donc à rééquilibrer physique et psychique. On est bien loin des cabrioles glamour survendues par les starlettes sur Internet.

À Tours, La Maison du yoga propose 24 cours chaque semaine. Ce mercredi soir, 8 élèves débutants enchaînent pendant 1 h 30 les salutations au soleil et la position du chien. Un autre de nos préjugés tombe : on pensait la pratique majoritairement féminine, mais ce soir, le groupe comprend 50 % d’hommes. L’un d’entre eux vient de s’inscrire « parce qu’il a les genoux en compote, ne peut plus faire de sport, même plus de piscine.» C’est son premier cours. Il compte sur le yoga pour garder un peu de forme physique. Comme Christelle, qui pratique depuis un an en complément de la course à pied.
« Les élèves viennent d’abord pour rester en forme, faire un sport doux. Mais au fond, je suis persuadé que tous ont un besoin de réflexion spirituelle », souligne un enseignant. « J’aborde très peu l’aspect religieux en cours car dans nos pays laïcs et matérialistes, la méfiance est vive à l’égard de tout ce qui est teinté de spiritualité », analyse Pascal Ferret. Le yoga tire justement sa force de cette globalité, en faisant travailler le corps, l’esprit et l’âme. Les asanas, ces positions si spectaculaires, ne sont qu’une porte d’entrée vers un mode de vie bien éloigné de notre culture moderne : « Elle s’appuie sur la compétition et le gaspillage, ce qui est préjudiciable non seulement pour les autres créatures mais aussi pour la planète, écrit le spécialiste David Frawley. C’est le contraire de Ahimsa, la non-violence, principe essentiel du yoga. »

Ce principe de non-violence pousse des adeptes du yoga à changer petit à petit de régime alimentaire jusqu’à devenir végétariens. « C’est normal, on devient plus attentif aux autres règnes, animal ou végétal », confirme Pascal Ferret. Malgré les apparences, le yoga n’est pas une discipline solitaire, rappelle Sylvain Castagnos. « Il y a plus d’énergie en groupe, on pratique mieux et plus longtemps. En faisant des exercices seuls, un débutant risque de se faire mal, de tirer trop fort. » Pour vraiment profiter de ses cours, il faut être à l’aise avec le prof et trouver l’horaire qui convient, parce que si vous courrez comme un damné pour être à l’heure, vous perdrez pas mal de zenitude en chemin. Et surtout, comme l’explique joliment Pascal Ferret, « chacun doit trouver la forme de yoga qui correspond à sa forme d’âme ».

>> Retrouvez toutes les salles de sport de Tours et ses alentours dans notre bonus FORME, disponible en téléchargement ICI (numéro du 20 au 26 janvier 2016)

A Joué, les enfants adorent la zumba

La zumba, ce n’est pas que pour les grands. Les cours pour les enfants se multiplient dans l’agglo comme au Centre social de la Vallée Violette, à Joué-lès-Tours.

zumba

Pour trouver le cours de zumba, il suffit de tendre l’oreille. Musique hyper rythmée et consignes enthousiastes d’Emilie Boissinot, qui donne des cours pour enfants au Centre social de la Vallée Violette à Joué-lès-Tours, chaque mercredi après-midi. « Et 1, 2, 3, 4 tapez », lance-t-elle tout en dansant sur Te quiero, la musique d’une chorégraphie que le petit groupe de 7 à 11 ans – quasiment que des filles – a appris.
Ici, pas de ballerines ou de tutu. La zumba se pratique habillé(e) décontracté(e) et en baskets. Ce mélange bondissant d’aérobic, de danse jazz et latine, a happé des millions d’adultes dans le monde. Mais il plaît aussi beaucoup aux enfants et particulièrement aux filles.

C’est d’ailleurs à la demande des familles fréquentant le Centre social que la structure propose, depuis l’année dernière, ce cours. « J’aime bien, ça bouge, c’est collectif et on rigole bien ! », sourit Amina, 9 ans, entre deux sauts. Échauffement, répétition des chorégraphies, l’apprentissage ne se fait pas sans jeux. Le tout sur les tubes qui font un carton chez les pré-ados, du genre Un monde meilleur, de Keen’V, ou encore les titres de la jeune Louane. Un moyen de faire fonctionner ses muscles, tout en faisant travailler sa mémoire.
Pas question cependant d’épuiser les corps. Le cours, entrecoupé de pauses pour boire de l’eau, dure maximum une heure. Et ça suffit, visiblement, pour leur donner le smile.

Flore Mabilleau

A l’école du sabre laser

Les cours rappellent la saga Star Wars, mais c’est avant tout un sport. L’Académie française de combat au sabre-laser accueille les futurs Jedi (mais pas que) à Orléans ou à Paris. Un succès monstre.

« Oh les mecs, on ne pourrait pas se faire un foot plutôt ? »

« Quand j’ai demandé un certificat médical à mon médecin pour pouvoir pratiquer le sabre laser, c ’était rencontre du troisième type ! Un vrai dialogue de sourds… Il n’avait même pas vu Star Wars. » Julien, 28 ans, tient à le rappeler. Le sabre laser, c’est avant tout un sport. Si, si. « C’est un cours d’escrime, mélangé au kendo. Tu transpires quand même ! »
Tout comme une vingtaine d’autres dans son groupe de la Sport Saber League, Julien manie le sabre laser tous les jeudis, de 20 h à 22 h, dans une salle à Orléans. « Il y a certes une majorité d’hommes. Mais on compte aussi un bon tiers de femmes », souligne-t-il. « Et tous les milieux sociaux sont représentés : ouvriers, avocats, journalistes, gendarmes… J’ai aussi connu une mère de famille de 50 ans. Mais la moyenne d’âge est de 30 ans. »

Lui se revendique fièrement comme « geek » et « fan de Star Wars ». Le profil que l’on trouve, selon lui, le plus souvent dans cette école. Non, pardon, dans cette « Académie », comme il tient à le préciser (ne nous faisons pas d’ennemi, un coup de sabre laser dans le bidon est vite arrivé). Adrien Koch Forbin, l’un des cofondateurs de l’Académie du sabre laser en France et issu du rugby, raconte que, que ce soit à Orléans ou à Paris, « c’est un sport hyper cardio. Les instructeurs viennent de l’escrime olympique, de l’aïkido, du rugby, du kendo… Star Wars, c’est une culture. Nous, on fait du combat. Nous sommes en tenue de sport et ce n’est pas du cosplay (un loisir qui consiste à jouer le rôle d’un personnage de manga, de film, etc., NDLR). D’ailleurs, le sabre laser n’appartient pas qu’à La Guerre des étoiles. »

GUERRE ÉPÉE

N’empêche qu’avec son sabre laser, Julien sent quand même la Force monter en lui : « Je n’aurais jamais fait un sport d’épée, si ce n’était pas avec un sabre laser », souligne-t-il. « Quand je me bats, il y a le côté Star Wars qui ressort. Tu te prends pour un Jedi. » Un trip que certain(e) s ne comprennent pas forcément. « Ma grand-mère par exemple », se marre Julien. Mais aussi parfois son entourage. « J’ai l’impression d’être une bête de foire. Ils sont étonnés et posent toutes sortes de questions. Mais dans l’ensemble, les gens sont ouverts d’esprit. » Avant de préciser qu’il n’aborde pas forcément le sujet quand il rencontre une fille. De sabre laser au premier-rendez-vous tu ne parleras pas. C’est comme ça, c’est Yoda qui l’a dit (ou ma mère, je ne sais plus). Et ça évite peut-être un râteau intergalactique.

En attendant, ces sportifs 2.0 d’Orléans (mais aussi Paris et bientôt Cholet !) forment un club. Une communauté, même. Ils manient un sabre laser d’un kilo (acheté 100 € pièce aux États-Unis, chez UltraSabers) pendant deux heures. Combats mixtes au programme. Et ne vous fiez pas aux apparences : « Une petite nana peut te mettre la pâté ! », sourit Julien. Comme les autres apprentis Jedi, il n’en est qu’au niveau 1. On appelle ça « la forme de combat ». La première, Shii Cho, c’est la détermination. C’est la base. Ce n’est pas avec ça que vous mettrez une raclée à Dark Vador. Les autres formes sont appelées Makashi (concentration), Djem So (persévérance) ou encore Juyo (férocité), le 7e et dernier niveau. Le must du must. « En fait, c’est comme au judo quand on passe les ceintures. À l’Académie, ce sont des formes de sabre laser ! », explique Julien.
Et il en a de la chance, Julien… Car au final, il fait tout de même partie des heureux élus. Des rares chanceux qui ont réussi à avoir leur place (225 € l’année à Orléans ; 320 € à Paris). « On a rapidement affiché complet pour l’année », indique Adrien Koch Forbin, encore ravi de l’incroyable succès de la Sport Saber League. Un déferlement d’inscriptions. Quelques mois à peine après son ouverture, en septembre 2015, l’Académie d’Orléans est désormais devenue une machine bien huilée. Pro jusqu’au bout des gants (oui, il faut en porter pour pratiquer le sabre laser, ainsi qu’un masque intégral). Un futur incontournable, même. « On a travaillé pour que ça fonctionne. On a réussi le tour de force de faire accepter le sabre laser comme un vrai sport », se réjouit Adrien Koch Forbin.
Julien, lui, pense sincèrement que cela « va se développer en France ». Avant de remarquer : « En fait, c’est cool, car quant on y pense, je vis le lancement d’un nouveau sport… »

Plus d’informations sur le site officiel de
l’Académie : sportsaberleague.com
Sur Facebook : facebook.com/sportsaberleague

Handball : le rêve bleu de Koumba Cissé

#EPJTMV. A 24 ans, Koumba Cissé a déjà passé la moitié de sa vie sur les terrains de handball. Après son expérience en équipe de France, elle évolue aujourd’hui sous les couleurs de Chambray Touraine Handball (CTHB). Cependant, elle garde toujours en tête l’ambition de porter à nouveau le maillot bleu.

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Koumba Cissé a signé son contrat à Chambray en juillet dernier pour une durée de deux ans. (Photo : Victorine Gay)

« Le club de Chambray vise la montée en Division 1 (D1), dans l’élite », pose d’entrée, enthousiaste, Koumba Cissé, la nouvelle recrue du Chambray Touraine Handball (CTHB). Originaire de Pontoise dans le Val d’Oise (95), elle est issue d’une famille nombreuse, composée de huit sœurs et un frère. Koumba Cissé n’est pas le genre de fille à se prendre la tête. Du haut de ses 1,73 m, un chignon bas fait de petites tresses africaines, elle a toujours le sourire aux lèvres. Bien dans ses baskets, elle est de celles qui, tout en étant concentrée pendant son match, lâche un éclat de rire sur le terrain. Mais comme tous les compétiteurs, elle n’aime pas la défaite.

Koumba commence à toucher la balle à l’âge de 12 ans alors qu’elle est au collège. « Mes sœurs jouaient au handball. J’ai suivi le mouvement », sourit-elle. Et elle n’a jamais décroché. Elle participe rapidement à l’Union nationale du sport scolaire (UNSS). En 2002, elle intègre son premier club de handball à Cergy-Pontoise. Très vite repérée, elle participe à son premier stage jeune au niveau national en 2007 puis entre en sport études à Chartres. Elle poursuit sa passion dans le centre de formation de Fleury en 2009. Elle intègre ensuite plusieurs clubs. D’abord celui de Metz, qu’elle quittera au bout d’un an. Elle revient alors aux sources en intégrant de nouveau le club de Fleury. Le Havre est le dernier club qu’elle ait fréquenté avant de rejoindre l’équipe de Chambray.

Le regard rivé vers le Mondial 2017

« Koumba est la nouvelle étoile montante », glisse un fidèle supporter du CTHB. Il n’est pas difficile de le croire. La jeune joueuse a déjà à son actif 26 sélections en équipe de France. En 2013, lors du mondial en Serbie, Koumba porte le maillot bleu. « Comme tout sportif qui représente son pays, c’était un honneur et un rêve. Je n’en ai retiré que du bon », raconte-t-elle. Une expérience unique par sa cohésion d’équipe également. « Il existait une vraie force dans le groupe. Le Mondial est passé tellement vite, on ne voulait plus se quitter », rit-elle. Une première expérience honorable puisque les filles de l’équipe de France terminent cinquième de la compétition.

Mais blessée en mai dernier, elle n’a pas été appelée pour le Mondial qui débute le 5 décembre au Danemark. Cela ne l’empêche pas de penser d’ores et déjà à l’après-Mondial. « Je vais continuer de travailler et de me battre pour retrouver le maillot bleu. » Une envie confirmée par Linda Pradel, une des coéquipières de Chambray : « elle est déterminée. Quand elle veut quelque chose, elle fait tout pour l’obtenir. Malgré sa blessure, elle est toujours là. C’est un modèle. » Son palmarès ne s’arrête pas là. Elle rafle le titre de championne de France en 2011 avec le club de Metz et celui de la Coupe de la ligue en 2011. Avec Fleury, elle remporte deux titres supplémentaires : vainqueur de la Coupe de France en 2014 et finaliste de la Coupe de la ligue. Elle a aussi remporté le titre de championne d’Europe jeune en France en 2007.

Un début de carrière loin d’être négligeable pour cette jeune joueuse. Mais qui ne lui monte pas à la tête pour autant. Koumba Cissé reste terre à terre. « Je sais que je ne pourrai pas jouer au handball toute ma vie », glisse-t-elle. C’est pour cela qu’elle a toujours voulu concilier le sport de haut niveau et les études. Elle est actuellement en M1 de Management international, par correspondance, avec l’IAE de Poitiers. « La formation classique s’accompagne d’un stage à l’étranger pour 6 mois. Avec le handball, je ne pouvais pas le réaliser. J’ai donc choisi l’enseignement à distance où aucun stage n’est demandé. »

Douce dans la vie, agressive sur le terrain

« Le milieu du handball est un tout petit monde où l’on se connaît tous ». Ses coéquipières de jeu, qui sont aussi devenues ses amies, décrivent Koumba de la même manière. Meneuse et agressive sur le terrain, douce et sage dans la vie de tous les jours. « Les finales que j’ai pu jouer ont un goût particulier, notamment en équipe en France. Il y a une telle joie à ce moment-là. Cela crée forcément des liens », explique la jeune femme. Même si certains passages sont difficiles dans la carrière de haut niveau, la jeune handballeuse relativise. « Quand on se blesse, ce n’est jamais évident mais on fait avec. Il y a plus grave dans la vie. »

Le handball s’avère être bien plus que sa passion. C’est aussi sa force. « On apprend à vivre en équipe, à être autonome et ce dès le plus jeune âge, à être combative et avoir de l’orgueil. Toutes ces choses servent dans la vie de tous les jours. » Dans sa vie quotidienne d’ailleurs, elle aime « toucher à tout », confie Linda Pradel. « Un jour, on rentrait de déplacement. C’était pendant notre première année de D1 à Fleury. Ce jour-là, nous sommes rentrés à 4-5 h du matin. Le lendemain, je n’arrivais pas à avoir de ses nouvelles. J’étais paniquée, rigole avec le recul Laura Kamdop, amie et ancienne coéquipière de Koumba Cissé. Finalement, Koumba, s’était simplement endormie jusqu’à 19 h. »

Apolline Merle

Portrait chinois : TVB, l’amour du jeu

TMV parraine le derby contre Poitiers ce samedi. Une fête en bleu et rose, donc ! L’occasion de passer le TVB, fleuron du sport tourangeau, à la moulinette de notre portrait chinois.

TVB

SI C’ÉTAIT UNE CHANSON

We are the champions, évidemment. Vu que les joueurs du TVB sont, cette saison, en course pour leur 5e titre consécutif de champion de France. What else…

SI C’ÉTAIT UNE VILLE D’EUROPE

Belgorod. Et oui, c’est dans cette charmante bourgade de Russie que le TVB a conquis son titre de champion d’Europe en 2005 en s’imposant en finale face à Salonique.

SI C’ÉTAIT UN MOYEN DE TRANSPORT

Une 4L. Celle de Loïc de Kergret, bien sûr ! Le plus jamaïcain des Bretons tourangeaux, qui fut le passeur emblématique du TVB jusqu’en 2011.

SI C’ÉTAIT UN CHIFFRE

25. Le but étant de l’atteindre avant ceux d’en face (et avec deux points d’avance)…

SI C’ÉTAIT UN ANIMAL

Je sais pas… Un kangourou, ça saute haut un Kangourou.

SI C’ÉTAIT UN SURNOM

Int’nable. C’est le nom d’un de leurs clubs de supporters. Mais le surnom va bien à l’équipe aussi…

SI C’ÉTAIT UNE DATE

1940, parce que c’est son année de naissance, au TVB, fondé par des étudiants.

SI C’ÉTAIT UNE COULEUR

Le bleu. Pourquoi le bleu ?

SI C’ÉTAIT UNE BOISSON

Le champagne, qu’on le boivent à la bouteille (avec modération, hum…) ou qu’on en arrose les copains.

SI C’ÉTAIT UNE IMAGE

Une étoile. Le TVB est le club masculin le plus titré de France : 19 titres (6 de champions de France, 9 Coupes de France, 3 Super coupes et une Ligue des Champions)

SI C’ÉTAIT UN LIEU À TOURS

La salle Grenon, évidemment. La grande salle du Palais des sports de Tours où se jouent les matchs et les entraînements. Elle porte le nom d’un ancien conseiller municipal de la ville.

SI C’ÉTAIT UN FILM

La vie devant soi, car le meilleur est toujours le prochain titre !

>>>TVB – POITIERS
SAMEDI 21 NOVEMBRE, SALLE GRENON, À 19 H 30.

Morgan Bourc’his : à couper le souffle

Pas d’homme-poisson qui tienne, il affirme être un terrien avant toute chose. Et pourtant, à 90 mètres sous les mers, il dit avoir envie de tout, sauf de respirer. Lui, c’est Morgan Bourc’his, l’un des plus grands apnéistes du monde. Et vous savez quoi ? Ses premières brasses, c’est à Joué-lès-Tours qu’il les a nagées.

Morgan Bourc'his
Morgan Bourc’his, l’homme qui avait la classe même avec un bonnet de bain.

SA BIO

— Né en 1978, Morgan Bourc’his a passé son enfance en Touraine. Après avoir barboté quelques années à la piscine municipale Jean Bouin, c’est d’abord sur les terrains de basket qu’il se distingue. Il part ensuite faire ses études de Staps (sciences du sport) à Poitiers, où il ressent le besoin de retourner sous l’eau, au sein d’un club de plongée cette fois. En parallèle, dans le cadre de ses études, il travaille sur la physiologie cardio- vasculaire de l’homme en apnée. Il devient alors son propre sujet d’expérience. En 2000, face à l’appel du large, il quitte Poitiers pour Marseille.

SA BOUFFÉE D’AIR FRAIS

— « J’habite à Marseille, à côté des calanques. C’est un endroit préservé, encore sauvage, dans lequel on retrouve la puissance des éléments. Ma bouffée d’oxygène, c’est une balade à pieds, un tour en bateau ou une plongée dans cet environnement. J’entretiens avec ce petit bout de terre un rapport puissant et viscéral. »

SA PHILOSOPHIE

— « Plonger, c’est faire un voyage intérieur. On se retrouve dans un milieu hostile, voire inquiétant. Mais quand je descends, mon corps s’adapte et j’ai envie de tout, sauf de respirer. Je m’y sens bien, je vis des instants grisants. J’éprouve un certain apaisement, je me retrouve avec moi-même. Mais je plonge aussi pour profiter de l’environnement marin. Je suis sensible à sa faune et à sa flore, menacées par la pollution actuelle des fonds. »

SON PALMARÈS

— 2005 : première sélection en équipe de France 2008 : champion du monde par équipe avec Guillaume Néry et Christian Maldamé
2012 : recordman d’Europe en poids constant sans palmes (– 88 mètres)
2013 : champion du monde en poids constant sans palmes
2015 : disqualification lors de la remise en jeu de son titre de champion du monde (protocole de sortie dépassé de deux secondes)

SA MADELEINE DE PROUST TOURANGELLE

— « Je reviens environ deux fois par an en Touraine pour voir mes parents. Aujourd’hui, je ne pourrais plus habiter dans un endroit loin de la mer, mais quand je rentre, j’aime me balader avec eux dans la campagne tourangelle, du côté de Loches ou d’Azay-le-Rideau. À l’époque, ils avaient une maison du côté de Manthelan. J’apprécie tout particulièrement le sud du département, qui a beaucoup marqué mon enfance. »

SES CAPACITÉS PHYSIQUES HORS-NORMES

— Morgan Bourc’his assure être un autodidacte. Ses entraînements lui ont permis d’adapter son corps à la pratique de l’apnée. Il peut ainsi stocker jusqu’à 10 litres d’air dans ses poumons (environ 5 litres pour le commun des mortels). Spécialiste de la brasse, il a également acquis des techniques qui lui permettent d’être économe dans ses mouvements. En raison de ces capacités physiques hors-normes, l’apnéiste est devenu un sujet d’études et d’expérimentations scientifiques.

"Il va faire tout noir !"
« Il va faire tout noir ! »

Portrait par Camille Petit

Sport lol #31

L’actu sport et insolite de la semaine, avec cette fois-ci, un spectateur légèrement imprudent et une grosse boulette en live.

TU L’AS DIT !

« Je lui ai dit que c’était un guignol et qu’il n’allait pas durer longtemps dans le monde du football. » Jean-Michel Aulas, président de l’OM, en parlant de Vincent Labrune de l’OL. Des propos qui font suite aux agressions dont a été victime Mathieu Valbuena, ancien Marseillais désormais Lyonnais, lors du match opposant les deux équipes dimanche soir.

ÇA C’EST FAIT !

On ne sait pas trop s’il voulait avoir une jolie photo mais au Grand Prix de Singapour, un jeune type en bermuda s’est incrusté sur la piste. Tranquilou, dans un virage où les pilotes arrivent à 280 km/h. Bref, pas du tout dangereux.

LE TOP

263 mètres ! C’est la longueur qu’a parcourue le Letton David Dudelis, sur son BMX, en… nose manual. Soit une figure qui consiste à rouler en équilibre uniquement sur sa roue avant.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=HlmcxPjKJZo[/youtube]

LE FLOP

La mannequin et – surtout – journaliste sportive Alejandra Buitrago a fait une petite boulette. Lorsqu’on lui a demandé en direct qui était son footballeur préféré, elle a répondu : « Lionel Messi, car il est Colombien évidemment ! » (Messi est Argentin, NDLR). Pauvre Alejandra…)

J’ai couru mon premier marathon

À 50 ans, Xavier a choisi de courir son premier marathon sous les couleurs de tmv. Il boucle le parcours en 3 h 50 et avec le sourire. La clé de la réussite, selon lui : la préparation ! Moments choisis…

AVANT LE DÉPART
J’ai été très rigoureux dans ma préparation. J’ai dû adapter ma vie pour caser les quatre entraînements hebdomadaires. Et j’ai fait attention à ne plus trop faire la fête… LE DÉPART Je pars plutôt confiant. J’ai suivi ma préparation à la virgule près. Mais bon, comme c’est mon premier marathon, il y a quand même une vraie part d’inconnu. Et puis, j’entends des choses autour de moi, dans le sas de départ : le mur des 30, tout ça. Ça fait un peu peur… Et puis arrive la musique, le départ, quelque chose monte en moi : c’est parti ! LE

10E KILOMÈTRE
Dans les 10 premiers kilomètres, j’essaie de me caler. Je suis les meneurs d’allure, mais j’ai l’impression qu’ils vont un peu plus vite que l’allure prévue. Alors, je cherche les 5’20’’ au kilo qui doivent m’emmener à mon objectif de 3 h 45. Ça me prend quelques kilomètres, mais je me cale.

marathonLE 28E KILOMÈTRE
28 kilomètres, c’était mon max à l’entraînement. Quand je passe la borne du 28, je plonge dans l’inconnu, je commence à appréhender un peu. J’appréhende un peu le mur des 30 mais, finalement, il passe sans trop de douleur. Je commence à voir pas mal de gens qui s’arrêtent, pris de crampes, qui coincent vraiment. Je me dis, peut-être que c’est bientôt mon tour !

LE 35E KILOMÈTRE
Là, ca devient vraiment plus difficile. Surtout au niveau des jambes. Le cardio, ça va mais les jambes se raidissent. La douleur est là. Heureusement, le public m’aide. C’est ce qui est grisant dans un marathon : ce public qui te transporte et qui te permet de surmonter les moments compliqués.

LE 38E KILOMÈTRE
« À mon avis, c’est gagné », c’est ce que je me dis intérieurement. Je cours un peu mécaniquement, j’oublie la douleur. C’est vraiment au niveau de la tête que ça se passe. C’est la tête qui m’emmène. Et puis, je n’étais pas seul dans ce marathon et la présence de mes compagnons de course m’aide beaucoup.

LE 41E KILOMÈTRE
Le public à l’arrivée est incroyable ! Je me retrouve comme à l’arrivée du Tour de France. C’est serré, il n’y a plus que mon passage à travers la foule, tout le monde crie mon nom. C’est vraiment enivrant. Ça me transporte.

ET APRES ? MARATHON 05

Je suis heureux, très heureux d’avoir réalisé cette performance. On est beaucoup de marathoniens, mais en faire partie, c’est un aboutissement. Les heures d’entraînement, tous les sacrifices, je ne les ai pas faits pour rien. L’entraînement me paraît, a posteriori, plus dur que la course elle-même, mais tellement essentiel.

Sport lol #30

L’actu sportive vue d’un autre œil, avec de la boxe, des footballeurs dans le métro et un sportif plaqué au sol.

TU L’AS DIT !

« Voilà pourquoi je veux un nouveau combat. Un avec du fair-play. » C’est ce qu’a déclaré le boxeur Manny Pacquiao. Il réclame une vengeance contre Floyd Mayweather (souvenez- vous, le fameux « combat du siècle » qui a fait pchit). En effet, un magazine américain, le SB Nation, a révélé que Mayweather avait reçu une solution vitaminée en intraveineuse avant de monter sur le ring.

ÇA C’EST FAIT !

Les Girondins de Bordeaux, qui devaient affronter le PSG, se sont rendus au Parc des Princes… en métro, suite à une panne de leur bus. Tout ça pour faire un match nul, en plus.

[nrm_embed]<blockquote class= »twitter-tweet » lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Bus en panne le métro vient au secours de <a href= »https://twitter.com/girondins »>@girondins</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/girondins?src=hash »>#girondins</a> <a href= »http://t.co/m6ACUrbImm »>pic.twitter.com/m6ACUrbImm</a></p>&mdash; GOLD (@GOLDFM) <a href= »https://twitter.com/GOLDFM/status/642300494891872256″>11 Septembre 2015</a></blockquote> <script async src= »//platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>[/nrm_embed]

 

LE TOP

Bon, on ne s’en lasse pas (ou si, un peu) : Novak Djokovic est une nouvelle fois victorieux à l’US Open. Il remporte son dixième titre du Grand Chelem et a assommé Federer en 3 h 20.

LE FLOP

James Blake, l’ancien joueur pro de tennis, attendait tranquilou devant son hôtel, lorsqu’un policier en civil l’a plaqué vigoureusement au sol et l’a menotté. Il l’avait confondu avec un suspect recherché dans une affaire de vols d’identité. La police de New York a fait son mea culpa. Blake, lui, ne décolère pas.

Sport lol #29

Toute l’actu sportive vue d’un autre oeil, avec, cette semaine, un super Loïc Bruni et la polémique Lewis Hamilton.

TU L’AS DIT !

« Si je gagne trop d’argent ? Je dirais que non ! » Tony Parker, dans un entretien au Parisien. « C’est une question d’offre et de demande : si on nous donne ces salaires, c’est parce que les gens payent le prix pour nous voir jouer », a ajouté le basketteur aux 16 millions d’euros par an.

ÇA C’EST FAIT !

Une étude conduite par un site de rencontres indique que 79 % des femmes fantasment sur les joueurs de tennis pendant l’US Open. En première position, Novak Djokovic (28 %), suivi de près par Nadal. Bon dernier ? Grigor Dimitrov, avec 1 %.

LE TOP

Loïc Bruni a remporté, dimanche, l’épreuve de descente des championnats du monde de VTT, en Andorre. Piste très difficile, sur laquelle de nombreux riders ont chuté : c’est qui le patrooon ?

LE FLOP

Le pilote de F1 Lewis Hamilton s’est excusé, en marge du Grand Prix d’Italie, pour avoir gardé sa casquette et ses écouteurs lors d’une minute de silence dédiée au pilote Justin Wilson, décédé en course. Étrillé sur les réseaux sociaux, Hamilton a dit : « J’étais trop concentré, je pensais que nous étions en train de prendre une photo. »

Sport lol #28

On repart du bon pied avec notre séquence sport vue d’un autre œil. Ronaldo et sa statue de lui-même ou encore une dispute à coup de boule de pétanque dans la tête. Miam.

TU L’AS DIT !

« Je ne pensais pas que les micros capteraient ce que j’ai dit (…). Je ne le referai pas, mais je ne dirais pas que je me sens gêné de ce que j’ai fait », a déclaré le tennisman Nick Kyrgios au journal The Observer. Il était interrogé sur ses propos polémiques début août, lorsqu’il avait dit à son adversaire Wawrinka (qui n’a pas entendu) : « Kokkinakis (un autre joueur australien) a b… ta copine mec, désolé de te le dire ! »

ÇA C’EST FAIT !

27 500 € : c’est la somme déboursée par Cristiano Ronaldo pour s’acheter… une statue en cire de lui-même. Voilà, voilà...

Ronaldo

LE TOP

Vous avez dû voir cette scène en boucle sur le Net : un caméraman chinois qui renverse Usain Bolt avec son Segway®. Song Tao, pour se faire pardonner, a finalement décidé d’offrir un petit bracelet en guise d’excuses au champion, en direct à la télé. Trop choupinou !

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LE FLOP

Rah, les boules… Lors d’un concours de pétanque à Queyssac (24), une violente dispute a éclaté entre deux joueurs. Ni une ni deux, un sexagénaire a frappé son adversaire avec une boule de pétanque. Il a été hospitalisé.

Rentrée 2015 : laissez-vous guider !

Et voilà, c’est reparti pour un tour. Pour ce début de mois de septembre, on a voulu vous aider. Histoire d’aborder la rentrée de façon pratique et d’avoir quelques bons plans sous le coude…

Faire son agenda concerts

Oxmo Puccino revient à Tours, en acoustique.

Vous allez être servis, oh que oui. Outre le Mfest qui débarque ce weekend à Rouziers (lire page 20), Tours ne sera pas avare en concerts. Côté Temps Machine, la saison s’ouvrira avec The Apartments et 49 Swimming pools (25 septembre), avant d’enchaîner avec Laetitia Sheriff (26 septembre), BigFlo & Oli (3 octobre) ou encore Sophie Hunger (5 octobre), St Lô (8 octobre) et la super chouette Philémone (22 octobre).
Le Vinci, lui, enquillera les concerts en octobre : Hubert Félix Thiéfaine le 11, Francis Cabrel les 12 et 13, Brigitte le 14, Juliette Gréco le 15 et l’immense guitariste Joe Bonamossa le 17.
Sans oublier Lilith Duo au Petit Faucheux (22 septembre), le grand Oxmo Puccino à l’Opéra de Tours en trio et en concert acoustique (20 octobre) et un paquet d’autres dont on vous parlera dans tmv…

Vive la course

Boh allez, pas de chichis : dimanche 20 septembre, c’est parti pour les 10 et 20 km de Tours, mais aussi le marathon. Idéal pour prendre la rentrée du bon pied (oh oh, que c’est rigolo ce jeu de mots), parce que : 1) ça fait faire du sport ; 2) ça éliminera les 9 000 calories que vous avez prises par jour pendant les vacances ; 3) c’est bon pour la santé ; 4) tmv vous fait gagner des dossards (lire notre numéro 180, pages 14-15).

De l impro comme un pro...
De l impro comme un pro…

S’essayer à l’impro

La compagnie La Clef continue son bout de chemin. Régulièrement, ces fanas de l’improvisation organisent de super-shows, des catch-impro. Comprenez, une tripotée de foldingues qui montent sur un ring et improvisent des scènes avec les indications données en direct par un public chaud bouillant. Cette année, c’est reparti pour un tour (un de ces catch-impro a d’ailleurs lieu le 9 octobre, à Chambray). Il est possible de découvrir ce monde bizarroïde de l’improvisation, puisque la compagnie vous offre un cours d’essai. À l’heure où nous imprimons, celui du 24 septembre est complet, mais il reste des places pour une séance gratuite le mardi 29 septembre, de 19 h 30 à 21 h 30. La séance est encadrée par un professionnel et vous pourrez vous inscrire aux ateliers annuels à l’issue de ce cours. Pour les intéressé(e)s, les cours sont prévus les lundis, mercredis, jeudis, suivant votre niveau et le tarif à l’année est de 270 € + 10 € d’adhésion à l’asso.
>>Faites donc un tour sur compagnielaclef.fr pour plus d’infos. Compagnie La Clef, 02 47 41 14 71 ou contact@laclef.fr

Arrêter de chouiner sur son célibat (et foncer)

On vous la fait courte : Aperocelib. Gneh, kesskidit ? Oui, Aperocelib, un concept destiné aux célibataires, créé et basé à Tours, qui permet de se retrouver par petits groupes de 6 à 10 personnes autour d’un apéro. Pour cela, il suffit de s’inscrire sur le site aperocelib.com et choisir de participer à la rencontre la plus proche de chez soi grâce à un agenda en ligne. Quelques jours avant le jour-J (et votre dose de stress, bande de coquin(e)s), vous recevrez le lieu de rendez-vous et les prénoms des participant(e)s. Les premiers aperocelib devraient avoir lieu fin septembre. Il suffit de fouiner sur le site ou liker la page sur Facebook.

Un bon supporter, tu seras…

« Allô ? Je suis au match, là, tu me vois ? »

Et une bonne supportrice aussi, bien entendu. Parce qu’une rentrée sans sport, c’est comme une raclette sans fromage, allez par exemple au stade pour crier tout votre amour (ou crier tout court) au TFC. Rien qu’en septembre, il y a de quoi faire. Les Tourangeaux affronteront Bourg-en-Bresse à domicile, le 11 et l’USCL le 22. Notre petit doigt nous dit qu’il faudra aussi encourager les excellents du TVB et les Remparts, parce qu’il va y avoir du sacré spectacle !

S’inscrire pour voter

Bon, on sait. Dit comme ça, c’est pas très sexy. Mais pour pouvoir voter aux régionales des 6 et 13 décembre prochains, vous devez être inscrits sur les listes électorales. Et les demandes sont possibles jusqu’au 30 septembre.

Une rentrée sportive

Les inscriptions aux activités sportives municipales ont ouvert fin août. C’est le moment de faire son choix entre natation, fitness, musculation, zumba ou encore parcours santé : c’est la nouveauté de la rentrée. Une formule pour les seniors et personnes suivies en cancérologie. Toutes les infos sur tours.fr

Protéger son vélo

Chaque année, près de 800 vols de vélo sont signalés au commissariat de Tours. Avec une grosse partie entre avril et octobre. Il vous reste donc encore deux mois pour investir dans un super-cadenas- de-la-mort-qui-tue. Histoire d’éviter d’arriver en retard au travail/lycée/collège/fac, tout en sueur parce que « désolé m’sieur, on m’a volé mon vélo ».

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur mon appli…

Rester « Tours-connecté »

Que vous soyez d’ici ou que vous ne vous soyez arrivés à Tours que depuis quelques jours (rassurez-vous, on vous aime aussi), il est toujours pratique d’avoir quelques applis sur son smartphone.
> Tours Monuments Tracker : cette appli gratuite (IOS et Android) permet de découvrir les monuments de la ville. Une fois téléchargée, elle vous avertit automatiquement dès que vous passez à proximité d’un site qui vaut le coup d’oeil. À la clé, infos sur l’Histoire, les architectes, l’époque ou encore des anecdotes et l’itinéraire pour s’y rendre.
> Pirates de Loire : gratuite aussi (IOS et Android), elle permet de découvrir le patrimoine historique et naturel de la Touraine, grâce à une… chasse au trésor. Au programme, des énigmes proposées sur plus de 80 sites du département. À chaque bonne réponse, une clé ; au bout d’un certain nombre de clés, un cadeau. Yaaaaargh ! (c’est le cri d’un pirate, hein)
> Tours in my pocket : les habitués de Twitter le connaissent sous le nom intime de Timp. Téléchargeable gratuitement sur tout support, elle recense tous les flux d’information concernant la ville, de tmv à 37 Degrés, en passant par La Nouvelle République et TV Tours. Et permet aussi d’écouter les radios du coin, comme Radio Béton ou encore France Bleu Touraine.
> Géovélo Touraine : l’appli pour cyclistes. Quarante-quatre boucles et circuits à découvrir en deuxroues, ainsi que le calcul et le guidage d’itinéraire sur Tours et en Touraine. En selle, Marcel !
> Tmv Tours : oui, instant auto-flatterie. Dispo sous IOS et Android, elle est gratuite et permet d’accéder à un agenda culturel, nos bons plans resto ou encore l’actu de la ville et des critiques ciné. N’hésitez pas, non plus, à liker notre page Facebook et suivre notre compte Twitter @tmvmag. Et restez connectés sur notre site tmvtours.fr (waouw, on a changé d’adresse mais ça ne change rien pour vous). Si avec ça, vous n’êtes pas prêts à aborder la rentrée…

Râler contre la politique (oui, mais avec des arguments)

« Quoi, Serge Babary a dit ça ? Oui, mais Jean-Patrick Gille a répondu ça ! Pfeuh, n’importe quoi ! » En cas de joute verbale sur la politique à Tours avec vos ami(e) s, il vous reste une arme ultime : la vidéo du conseil municipal. Celui-ci est retransmis en direct sur le site tours.fr et peut être visionné de nouveau en différé, avec compte-rendu à l’appui. Après, à vous de voir si vous avez envie de vous farcir cinq heures de conseil municipal sur votre ordinateur. Chacun ses occupations après tout…

Parents co-accompagnateurs

Ceci n est pas un plan pour perdre ses enfants…

Sympa, l’idée. Hopways est un réseau de parents co-accompagnateurs des enfants aux activités. En gros, vous mutualisez les trajets. Exemple ? Vous devez emmener votre chère petite tête blonde, Philastère (bah quoi, on l’appelle comme on veut notre gamin !), au judo à 17 h le samedi. Vous vous rendez compte que les parents de la petite Cunégonde (eux aussi font ce qu’ils veulent, roh) font de même. S’ils sont d’accord pour accompagner les deux, vous vous contactez, vous rencontrez et ensuite co-accompagnez. La ligne de conduite de hopways.com tient en quatre points : gain de temps, écologie, économie, convivialité. La première mise en relation est gratuite. Il faut ensuite compter 10 € pour cinq mises en relations et 60 € pour l’année.
Des trajets sont déjà disponibles à Tours et ses environs.

Par ici le bon numéro

Vous cherchez une infrastructure de la ville de Tours ? Le numéro de Touraine Logement ? L’adresse du square Sourdillon ? Au lieu d’écumer le Net à chaque fois, le site de la Ville répertorie tout sur une cartographie hyper précise. C’est par ici ! 

Se remuer sur Imag’in

Pour se faire une bonne rentrée musicale, Pépiang Toufdy et l’association Prod’Cité reviennent avec leur festival Imag’in. Deux jours de concert, de danse, de battles de hip-hop ou encore de projections. Avec, notam-ment, des pointures comme Chill Bump, Tobassi et Kad Krizz. Autant dire que ça va bouger au Sanitas et que tmv en reparlera dans son prochain numéro à paraître le 9 septembre. Festival Imag’in, place Saint-Paul, les 11 et 12 septembre. Gratuit.

Préparer sa saison au CCNT

Perso’, on trouve cela super chouette. Le public est invité au Centre chorégraphique national de Tours les 17, 18 et 19 septembre à 19 h. C’est là que le CCNT dévoilera le programme de cette nouvelle saison. L’occasion, aussi, de découvrir Density 21.5, solo de Carolyn Carlson, qu’elle vient de transmettre à Isida Micani, l’une de ses interprètes. En plus de ça, toute l’équipe du CCNT sera là pour boire un coup avec vous et discuter à propos de la nouvelle programmation. Plus d’infos sur ccntours.com

Tenter le bus

… Pour aller à Paris. Ceux qui trouvent le train trop cher ou ont peur du covoiturage (si, si, ça existe !), il est désormais possible de faire Tours- Paris en autocar. Suite à la loi Macron, la ligne Isilines, par exemple, permet de relier la capitale pour des tarifs relativement bas : comptez 10 à 15 €. Le bus vous emmène directement à Paris, Porte de Bagnolet – précision importante puisque le lieu se situe à l’extrême-Est de la ville – en un peu plus de 3 h. Sans les bouchons. D’autres destinations au départ de Tours sont possibles : Niort, Lyon, Angers, Toulouse ou encore Rennes. Informations sur isilines.fr

On peut aussi préciser que le spécialiste du voyage, GoEuro, vient de publier une carte interactive de tout le réseau de bus des différentes compagnies en France. Idéal pour faire son choix (bah oui, il faut bien comparer ! ). Pour y jeter un coup d’oeil, c’est par ICI 

Riche en assos !

La date est proche, alors autant vous en parler maintenant. Ce 5 septembre, c’est le Forum des associations à La Riche. Parce que déjà, il n’y a pas que le centre de Tours dans la vie, et qu’en plus, c’est l’occasion de faire son choix parmi un paquet d’asso’ qui seront présentes. Bref, c’est le moment de s’inscrire, d’autant que cette année, le Forum se fera dans un gymnase. Autant dire qu’on attend du monde… En plus, si vous remplissez votre gros bidon à la buvette, les bénéfices sont reversés au Fonds de participation des habitants.
>>Samedi 5 septembre, de 10 h à 18 h, au gymnase Jean-Marie- Bialy, à La Riche.

Romain Stampers sera là le 13 septembre. Un homme qui ne regarde personne de haut.

Rencontrer les acteurs du sport tourangeau

Ne mentez pas : avouez, vous avez passé vos vacances vautrés dans un hamac à boire des mojitos et manger des chips. Hop, remettez-vous à niveau : dimanche 13 septembre, ce sont les Sport’ ouvertes (hé hé, ils essaient de nous battre niveau jeu de mots honteux). Une question : quel sport choisir cette année ? La Ville met en place un touuuut graaaand stand, avec possibilité de rencontrer les 143 associations sportives tourangelles, poser des questions aux dirigeants ou athlètes et surtout essayer les disciplines ! Idéal pour savoir que, avec vos 10 kg tout mouillé, vous allez peut-être vous prendre une sacrée dérouillée au karaté ou que vous serez peut-être le futur Mauresmo. Ou pas.
Sans compter qu’un tas d’animations égayeront votre petit dimanche tristounet : 100 m2 de tatamis avec démonstrations, show nautique avec Romain Stampers, double champion du monde, de la moto volante (la drogue, c’est mal), des baptêmes de jet ski, ou encore promenades en poney. Entre midi, vous pourrez même vous mesurer aux joueurs du TVB (envoyez-nous des vidéos, on ne rigolera pas, promis). Et pour tonton Marcel qui viendra en touriste avec sa banane et les chaussettes/sandales, il y aura même une buvette et des grillades. Ouf, sauvé !
>>Dimanche 13 septembre, de 11 h à 19 h, au pôle nautique du Cher. Entrée libre. Parking des foires gratuit, avec navette gratuite toutes les 20 minutes pour aller jusqu’au site.

Sport lol #26

Voir l’actu sportive d’un autre œil, c’est ce qu’on vous propose. Cette semaine, scandale dans le foot danois et selfie mignon.

TU L’AS DIT !
« Pas le résultat qu’on espérait, mais j’ai rencontré le meilleur joueur du monde et c’était un sentiment génial de jouer contre lui. » C’est le commentaire du Jamaïcain Deshorn Brown qui accompagne son selfie avec Messi posté sur Instagram. À la fin du match de Copa America, Brown a dégainé son portable pour une photo souvenir avec la superstar argentine. So cute.

ÇA C’EST FAIT !
Les footballeuses danoises de Brondly ont scandalisé leur pays. En cause : un cliché de Theresa Nielsen célébrant la victoire en buvant au goulot d’une bouteille de bière, trophées entre ses cuisses et entourée par trois de ses coéquipières… les fesses à l’air.

LE TOP
Maria Vadeeva, 16 ans, toutes ses dents : 22 points, 7 rebonds et 2 passes décisives en seulement 19 minutes. Ça fait beaucoup de chiffres mais quand on aime on ne compte pas. La Russie s’est découvert une nouvelle future star du basket.

LE FLOP
Neymar a écopé de 4 matchs de suspension dans le cadre de la Copa America. Il avait été exclu de son match contre la Colombie pour une altercation avec des joueurs. Monsieur a ensuite attendu l’arbitre dans les couloirs pour l’insulter. La classe… ou pas.

Sport lol #25

Chaque semaine, on vous fait le compte-rend de l’actu sport… vue d’un autre œil.

TU L’AS DIT !
ir_thumb« Il s’agit d’une pathétique tentative de diffamation », a déclaré l’agent d’Irina Shayk, 29 ans et ex de Ronaldo. Le journal El Mundo avait affirmé que cette mannequin, désormais en couple avec l’acteur Bradley Cooper, avait eu une aventure avec Sepp Blatter, 79 ans (mmh graou), président démissionnaire de la Fifa. Pfff, de toute façon, c’est l’intérieur qui compte !

ÇA C’EST FAIT !
Aux X-Games, à Austin (Texas), Cotton Satterfield a tout pulvérisé à l’épreuve de BMX. Classé 7e jusqu’à son dernier run, il a finalement réussi à placer un double flair : une figure rare et difficile, consistant à faire un double salto arrière combiné avec un 180°. Résultat, 90.33 points et une médaille d’or. Et vlan.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=oAuhSTrQn3E[/youtube]

LE TOP
Et hop, Stan Wawrinka ajoute son nom au palmarès de Roland-Garros. Le Suisse a remporté le tournoi en triomphant du numéro un mondial, Djokovic. Et en déjouant tous les pronostics, aussi.

LE FLOP
Lors de la finale de la Ligue des champions remportée par le Barça, Neymar, fervent croyant, a célébré la victoire en arborant un bandeau « 100 % Jesus ». Pas du goût des internautes qui se sont enflammés sur Twitter, criant au prosélytisme religieux.

Sport lol #23

Cette semaine, le PSG rattrapé par une histoire polémique de tweets et un Federer grognon.

TU L’AS DIT !
« Hier déjà, à l’entraînement, des gamins sont arrivés sur le court pour prendre une photo avec moi. Et aujourd’hui encore… Ce genre de choses ne doit pas arriver à Roland-Garros. » Roger Federer est remonté depuis qu’un ado a fait irruption pour faire un selfie avec lui. La star a démoli le service sécu’ du tournoi et rappelé l’incident Monica Seles, poignardée en plein match en 1993.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Sm0wxQ3PJh8[/youtube]

Mory Diaw : ses tweets n’ont pas plu à certains…

ÇA C’EST FAIT !
Des tweets embarrassants, sexuels, vulgaires ou insultants, écrits par des jeunes joueurs du PSG en 2012 ont refait surface. Face à la polémique, le PSG a dit qu’ils avaient été piratés. Difficile à avaler pour les twittos qui ont rappelé qu’Internet avait simplement beaucoup de mémoire…

LE TOP
Le magazine SportsPro a publié son classement annuel des sportifs les plus « bankables ». Cette année, c’est Eugénie Bouchard, la Canadienne de 21 ans, tenniswoman renommée. Vous croyez qu’elle accepte les selfies, elle ?

LE FLOP
L’Université LeTourneau, au Texas, a un nouveau code de conduite. Désormais, les athlètes homosexuels ne pourront plus s’afficher en public, ni se prononcer ouvertement pour le mariage gay. Sinon ? Expulsion de l’équipe.

Sport lol #22

Le meilleur et le pire du sport international.

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TU L’AS DIT !

« Ils ont confisqué nos équipements et des disques durs et nous ont conduits dans leur quartier général. » Ce sont les mots de Mark Loeb après son arrestation au Qatar. Ce journaliste économique à la BBC filmait les conditions des expatriés qui travaillent sur le chantier du Mondial 2022.

ÇA C’EST FAIT !
Coup de com’ pour Airbnb qui propose un logement dans le centre de Rio de Janeiro. Et pas n’importe lequel. Il s’agit d’une chambre dans le stade Maracana la nuit du 30 au 31 mai, soir du plus grand derby de la ville opposant Flamengo à Fluminense.

LE TOP
Shaquille O’Neal a fait le tour du web il y a quelques semaines en tombant de tout son long sur un plateau télé, en direct. L’ancien pivot d’Orlando, bon joueur, a lancé un concours de détournement sur son compte Twitter, avec à la clé 500 dollars à gagner.

LE FLOP
Dean Potter, un des maîtres du base jump, est décédé à 43 ans lors d’un saut en wingsuit (qui permet de planer longtemps dans les airs) dans le parc national Yosémite aux USA.

La ville comme terrain de sport

Le Parkour est l’une des disciplines les plus connues : retour sur des sports de rue, où seules l’inventivité et la créativité comptent. Ah, et le mobilier urbain !

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La France avait découvert cela avec le film Yamakasi. C’était en 2001. Plus de deux millions de personnes se sont précipitées dans les salles. Le film d’Ariel Zeitoun suivait une bande de jeunes banlieusards, hyperactifs et surdoués dans leur discipline : l’art du déplacement. Escaladant les immeubles, sautant de toit en toit…
Maintenant, on appelle ça le Parkour. Une discipline qui vivotait toutefois incognito dès 1998, avec les Français David Belle et Sébastien Foucan. Désormais, le phénomène compte des milliers d’adeptes. Les sports dits urbains fleurissent. Tous appartiennent aux cultures urbaines, « développées suite à l’arrivée du hip-hop aux États-Unis, dans les années 1980. Adaptation et créativité sont les mots-clefs », comme le rappelle la Toulousaine Marianne Bel-Auricombe, spécialiste du sujet. « L’idée, c’est de s’adapter à la ville, tout en se la réappropriant. De façon un peu barbare, c’est ce que l’on appelle la flexibilité cognitive. » À tmv, les mots barbares, on va les oublier. Et simplement mettre un coup de projecteur sur ces pratiques, sur ces disciplines. Un zoom sur de véritables athlètes qui prouvent qu’on n’a pas forcément besoin d’une salle de sport : le mobilier urbain suffit.

 

>>> Retrouvez ICI le portrait de Charles Brunet, adepte du Parkour à Tours <<<

 

Le saviez-vous ?

> Les sports urbains sont souvent des marques commerciales.

doss> Sculpter son corps en plein air, tout en s’éclatant et en se distrayant : non, ce n’est pas du parkour, mais les Body Art athlètes de rue. Vous les avez peut-être vus dans l’émission La France a un incroyable talent, sur M6 (ils étaient en finale). Ce body art, c’est « la combinaison de mouvements de musculation rythmés et l’utilisation des éléments de rue (…) : un art à part entière », comme le définit le site officiel de l’asso athletesderue.com

> Imaginez une longboard. Imaginez un type qui fait le poirier dessus. Ça s’appelle un handstand et c’est une figure assez difficile à tenir. Pas pour Sam Tartamella visiblement : en 1996, âgé de 41 ans, ce skateboarder a tenu sur une distance de 687,33 mètres ! Il a obtenu le record du monde du plus long handstand.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Gb1JfP1CAx8[/youtube]

> Imaginez un skateboard. Imaginez un type dessus qui saute avec (non, non, on ne se répète pas). Ça s’appelle un ollie, la figure de base en planche à roulette. Bernd Tratting, un Autrichien, a voulu pousser un peu plus loin. Enfin… plus haut. En 2013, il a pété les records : au sol, il a réussi à sauter en skate au-dessus d’une barre de 115,2 cm.

> Yamakasi est un mot d’origine zaïroise qui signifie, en Lingala, « esprit fort, corps fort et homme fort ».

> David Belle, pionnier du parkour qui a consacré sa vie au développement de cette discipline, a tourné dans le film Banlieue 13. Mais il a aussi fait des vidéos promos pour Tina Turner, IAM, ainsi que des pubs pour la BBC, Nissan et Nike.

> L’utilisation détournée du mobilier urbain n’est pas illégale. À condition qu’elle respecte les principes de base : pas de dégradations, ni de mise en danger d’autrui, etc.

Le sport urbain se tape l’affiche : télé, ciné…

DOSS_HOMMEARAIGNEELa légende de l’homme araignée
Non, on ne vous parle pas de Spiderman (qui somme toute aurait toute sa place ici, parce que respect quoi !). Dans ce DVD consacré à Alain Robert, on le découvre pratiquant son loisir préféré. Quand il s’ennuie, le Français grimpe sur des immeubles. Sans baudrier. Sans cordes. Sans rien, en fait. Rassurez-vous : il n’est pas (encore) tombé.

Yamakasi DOSS_yamakasi
C’est un peu le film qui a tout déclenché, en tout cas en France. Ce long-métrage français d’Ariel Zeitoun, sorti en 2001, suit sept jeunes pratiquant l’art du déplacement. En gros, un petit les imite, tombe, doit se faire opérer, y’a pas d’argent, les Yamakasi vont en trouver, et même qu’ils vont escalader des murs pour ça. On a la cassette à la maison, si ça vous dit.

DOSS_GENERATIONYAMAKASIGénération Yamakasi
Le film Yamakasi a tellement cartonné que le Parkour est devenu un vrai phénomène de société. Du coup, un docu a été consacré à ces types qui ne tiennent pas en place. Mark Daniels y raconte avant tout l’histoire de certains fondateurs des Yamakasi, et le pourquoi du comment ils s’épanouissent dans cette pratique en béton (mouahah.)

Casino RoyaleDOSS_casino royale
Dans une scène de ce James Bond, ce beau gosse de 007 poursuit un méchant dur à suivre, tant il multiplie les sauts, entrechats et autres acrobaties propres aux pratiquants de parkour. Et même si Daniel Craig est vachement moins doué que le terroriste, il finit quand même par l’attraper. Évidemment, hein.

DOSS_frank medranoFrank Medrano
Tapez Frank Medrano, sur Google. N’ayez pas peur, ce ne sont que des muscles. On peut trouver ça too much (nannnn, vraiment ?), n’empêche que le type est la légende vivante du street workout : 3,2 millions de personnes le suivent sur sa page Facebook.

Catwoman DOSS_Catwoman
En fait, on soupçonne les Yamakasi d’avoir voulu copier Catwoman, la sensualité en moins. La fille, quand même, elle grimpe les murs tel un félin, limite à la verticale, et sans suer en plus. Y’a pas à dire, Batman il fait gros lourdaud à côté.

DOSS_tracersTracers
Ce film sorti fait la part belle au parkour. On vous fait le résumé : Cam tombe amoureux de Nikki, membre d’un gang qui utilise le parkour pour mener ses activités illégales. Mais Cam est un gentil, au fond, et lorsqu’il se laisse entraîner dans l’histoire, ça va sentir mauvais pour lui.

New Girl DOSS_new girl
Dans une scène de la très bonne série américaine New Girl, le fantasque Schmidt se prend pour un parkourman de l’extrême. Dans son salon (déjà, là, il y a un problème dans le choix du lieu), Schmidt nous fait une glorieuse démonstration avant de conclure par « Parkour !! ». So funny !

DOSS_Dogtown and Z-boysDogtown and Z-boys
Difficile de parler de sports urbains sans évoquer le skate-board. Ce docu américain de Stacy Peralta revient sur les Zéphyrs Boys, des jeunes du quartier pauvre de Venice en Californie, qui ont d’abord commencé à squatter les piscines vides pour y skater tranquille avant d’investir la ville.

 

Les autres pratiques à tester

Outre le parkour, il existe une multitude de sports que l’on peut pratiquer en bas de chez soi. Il suffit d’un peu d’imagination et la ville se transforme en immense terrain de jeu. Tour d’horizon de ces sports urbains encore méconnus.


La Slackline : une sangle, deux ancrages et go !

La slackline ou slack se pratique en milieu naturel ou urbain. Le principe ? Sur une sangle — appelée slackline — tendue entre deux ancrages (tels que des arbres, des poteaux, points d’ancrage d’escalade…) le slackeur progresse en équilibre (sans chuter si possible). La discipline de la slackline se divise en plusieurs branches : la longline (longue distance), jumpline (les pratiquants font des figures aériennes), la blindline (les yeux bandés) ou encore la highline (généralement entre deux falaises). À vous de laisser libre cours à votre imagination.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=-DMUwDGMD18[/youtube]

Le Street Workout : la muscu en plein air
À mi-chemin entre la gymnastique suédoise et la musculation, le street workout mélange des figures de force, de souplesse et d’équilibre. La discipline se pratique en plein air. Dans les parcs, les jardins, selon leur inspiration ses adeptes utilisent barres, mobiliers urbains et les infrastructures spécialement dédiées au Street Workout. Ces dernières années, le sport a gagné en popularité et séduit de plus en plus de sportifs.

Le speedminton : trois sports en un
Le Speedminton vous connaissez ? C’est un mix de trois sports majeurs : tennis, badminton et squash. Il peut se pratiquer sur tous les terrains, même les plus inattendus. Toits d’immeubles, piscine vide, en haute montagne et même de nuit, le speedminton n’impose pas de limites à l’inventivité de ses pratiquants. Côté matériel, pas besoin de filet. Il suffit d’une raquette et d’un volant (plus lourd que celui utilisé pour le badminton) et la partie peut commencer.

L’urban trail : la course dénaturée
Urban et trail, par définition ces deux termes sont contradictoires. Le trail est une course à pied qui se pratique en milieu naturel, loin des paysages gris et bétonnés des grandes agglomérations. Mais certains audacieux ont tenté le pari d’organiser des trails en ville avec les moyens du bord pour apporter de la difficulté. Et ça marche ! En témoigne, le succès de l’Urban trail de Lyon qui est actuellement le plus en vogue en France.

Parkour à Tours : « On voit l’espace en 3 D »

Charles Brunet a 28 ans et vit à Joué-lès-Tours. Il pratique le parkour depuis une dizaine d’années. Totalement accro !

« Le Parkour, c’est être adepte de la liberté du corps » (Charles Brunet). (Photo Mary Saphy – instagram.com/marysph)
« Le Parkour, c’est être adepte de la liberté du corps »
(Charles Brunet). (Photo Mary Saphy – instagram.com/marysph)

Tee-shirt rouge, cheveux courts et visage anguleux, Charles Brunet arrive avec sa compagne et sa petite fille âgée de 3 mois. Poignée de main franche, virile. Ses paumes sont égratignées, quelques éraflures strient ses bras et ses coudes. Charles est adepte du parkour, « cette façon de se déplacer d’un point A à un point B, de la manière la plus efficace possible et le plus rapidement » (retrouvez notre dossier ICI). C’est ainsi qu’il décrit cette discipline qu’il pratique depuis onze ans. Il l’a découverte lorsqu’il était en BEP, après un reportage. « Avec un pote, on a commencé par des acrobaties sur le béton, puis on a vu des vidéos sur YouTube avec David Belle. » La référence ultime ! L’un des pionniers du parkour, le maître.

Charles, qui passait son temps à grimper dans les arbres quand il était enfant, devient vite accro. Maintenant, il escalade tout, peut se retrouver sur un toit en quelques secondes, sauter entre deux murs, franchir n’importe quel obstacle. Peu importe sa tenue, en jogging ou en jean. Pour cela, cet ancien prof de kung fu s’entraîne dur. « C’est une discipline très rigoureuse. Musculation, technique et mental : ce sont les trois piliers », glisse-t-il.
Oubliez le terme de casse-cou, il n’aime pas ça. Charles ne s’est jamais rien cassé. « Le plus gore, c’est quand je me suis ouvert la main sur une poutre. Notre hantise ? Une entorse. » Ok, soit. « Mais tous les sauts sont risqués. »

Pour décrire l’esprit de ce sport, on emploie le terme de famille. Charles acquiesce. « On est tous potes, tous soudés. L’entraide est très importante. » À Tours, Charles et sa West Coast Family (sa « team », comme il l’appelle) adorent traîner du côté d’Anatole- France. Son coup de coeur ? La place Velpeau : « Parce qu’il y a plein de murs dans tous les sens ! »
Malgré 11 ans de pratique, il continue à découvrir de nouveaux endroits. Un moyen de voir la ville différemment, aussi. Quand il marche dans la rue, lui regarde en l’air : « Grâce au parkour, on voit la nature et l’espace en 3D. » Le reste du temps, il s’occupe aussi de Parkour 37, l’association où il entraîne des jeunes. Salle Vallée Violette à Joué, il inculque aux intéressé(e)s le goût de l’effort et la rigueur. « Et un échauffement un peu hard ! », concèdet- il, en rigolant. Dans le coin, il y a une trentaine de vrais actifs, mais plus de 250 personnes s’y sont essayées. Dès 12 ans, on vient le voir pour se frotter au Parkour. « On n’a besoin de rien, il n’y a aucune excuse. Il faut juste de la motivation. »

Aurélien Germain

>>Infos et vidéos sur wcfparkour.com ou sur Facebook 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=T74gdZ7KLhY[/youtube]

Sport lol #19

Du triple backflip en motocross au livre qui secoue la Fifa, il n’y a qu’un pas.

TU L’AS DIT !
« On nous avait promis Julia Roberts, on a eu Mimie Mathy » Vincent Moscato, l’ancien rugbyman, tout en finesse pour commenter le combat de boxe entre Mayweather et Pacquiao. Comme beaucoup, celui qui officie désormais à la radio a été déçu de ce soi-disant « combat du siècle ».

ÇA C’EST FAIT !
Lors du match Welling United – Southport FC, un streaker (= les gens qui courent tout nus devant tout le stade) a débarqué, traversé le terrain pour aller prendre un selfie avec le gardien qui a accepté tout sourire. Bon, faut dire qu’il avait gardé son slip kangourou. Sympa, ce supporter.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=A4M8uaYBFlA[/youtube]

LE TOP
L’Australien Josh Sheehan, 29 ans, est entré dans l’histoire en réussissant le premier triple backflip (c’est-à-dire trois sauts périlleux arrière) en motocross de l’Histoire.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=WFLwxGB1qFI[/youtube]

LE FLOP
The Ugly Game, c’est le livre qui secoue les grandes instances du foot. Les deux journalistes anglais qui ont publié le brûlot y accusent le président de la Fifa d’avoir arrangé l’attribution du Mondial 2022 au Qatar… documents à l’appui. Oups..

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Sport lol #18

Toute l’actu sportive… mais décalée. Cette semaine, Ronaldo a pris cher par une playmate et Amaury Leveaux se lâche.

TU L’AS DIT !
« Personne ne pourra me faire croire que Sugar Ray Robinson et Mohamed Ali sont meilleurs que moi. » Le boxeur Floyd Mayweather fait de nouveau parler de lui. Ce samedi 2 mai, il affrontera Manny Pacquaio pour un des combats les plus attendus de l’Histoire. Tellement attendu qu’une place devant le ring coûte 118 000 $. Tranquilou.

ÇA C’EST FAIT !
Quand le nageur Amaury Leveaux sort un bouquin de souvenirs sur l’envers du décor de la natation, ça s’appelle Sexe, drogue et natation (rien que ça). Extrait ? « Certains d’entre nous ne crachent pas sur un petit rail de temps en temps. Pour d’autres, ce n’est plus un rail, c’est carrément une autoroute. »

LE TOP
200 000 €, c’est le don qu’a fait un anonyme à la petite commune de Frelinghien (Nord) pour financer la future salle des sports. Sans ce coup de pouce, c’était presque peine perdue, en raison de la baisse des dotations.

LE FLOP
Visiblement, Cristiano Ronaldo ne plaît pas à la sublime Daisy Olie, la playmate belge de 23 ans (on est sympas, on vous file son Instagram). Elle a déclaré : « Des joueurs comme lui ne m’attirent pas du tout. C’est le genre d’homme qui a plus de sacoches Vuitton® dans son armoire que sa femme. » Pan.

Sport lol #17

Nous, on aime voir l’actu sport d’un autre oeil. On cause #vismonsport cette semaine, ainsi qu’un Yohan Mollo qui devrait justement aller mollo sur la moquette…

TU L’AS DIT !
« Yohan Mollo est fan de Yohan Mollo. Je suis égocentrique et je l’assume. » Phrase de… Yohan Mollo, le footballeur, dans le JDD. L’attaquant de Saint-Étienne a aussi des gènes de Van Damme. « Mes muscles, c’est comme une deuxième personne à l’intérieur de moi. Mon inconscient est philosophe. », a-t-il dit.

ÇA C’EST FAIT !
Brooklyn, le fils de David Beckham, est tout fier de son million de followers sur Instagram. Du coup, l’ado a posté une vidéo pour se la jouer. C’était sans compter sur son père qui s’incruste furtivement pour préciser que lui a 52 millions de followers.

LE TOP
Philippe Croizon, nageur amputé des quatre membres, a lancé #vismonsport sur YouTube : un webdoc’ composé de quatre épisodes de 5 minutes, où des sportifs handisport rencontrent des jeunes venus s’entraîner. Épaulé par Harmonie mutuelle, il veut montrer des valeurs de solidarité et de dépassement de soi.

LE FLOP
Les choupinets rebelles du PSG boycottent toujours Canal+ en refusant de répondre à leurs questions… sauf lors du match face à Barcelone. Ils étaient obligés par l’UEFA, puisque c’était la Ligue des champions. Eh ouaip !
Zlatan PSG

Sport lol #16

Toute l’actu de la semaine côté sport, vue d’un autre œil.

TU L’AS DIT !
« C’est un des plus grands combats de tous les temps ! » Ken Hershman, directeur de HBO sports qui va diffuser le duel de boxe Mayweather-Pacquiao, le 2 mai, à Las Vegas. Invaincu en 47 combats, Floyd Mayweather est surnommé « Money ». Il touchera 150 millions de dollars pour monter sur le ring. Bon, après, on n’a pas trop envie de l’embêter avec ça, hein…

ÇA C’EST FAIT !
Le site de rencontres extra-conjugales Gleeden a demandé aux femmes mariées avec quel joueur du PSG ou de l’OM elles aimeraient avoir une aventure coquinette. Sur les 9 885 réponses, l’avantage va à Salvatore Sirigu (PSG) et Romain Alessandrini (OM).

LE TOP
Mieko Nagaoka, on te kiffe ! Cette mamie japonaise nageuse de 100 ans a bouclé sa course de 1 500 mètres (compétition nage libre). Elle l’a réussi en 1 h 15 min et 54 sec en dos crawlé.

Mieko Nagaoka (CCTV)
Mieko Nagaoka (CCTV)

LE FLOP
Grenade, c’est la petite équipe pépère. Un peu trop puisqu’elle s’est pris neuf buts, face au Real Madrid (il y avait déjà 7-0 à la mi-temps). Bon, les joueurs de Grenade ont pu avoir l’honneur sauf en inscrivant un petit but (9-1, c’est plus classe que 9-0).

Sport lol #15

Le sport, oui, mais pas que…

ballon d'or

TU L’AS DIT !
« Je n’ai aucun respect pour lui, c’est une ordure. Un jour, il s’est dirigé vers ma femme et lui a demandé comment c’était possible d’avoir épousé quelqu’un comme moi. » Hristo Stoichkov, Ballon d’Or 1994, pas content contre Louis Van Gaal. Et un peu vexé visiblement.

ÇA C’EST FAIT !
L’US Sanxay a beau être un club de 5e division départementale, il enflamme la planète foot. La raison de tout ça ? Leur nouveau sponsor. Oh, trois fois rien… Il s’agit juste d’un club libertin qui finance désormais leurs maillots. Leur slogan désormais ? « On échange tout, sauf nos maillots. » Merci qui ?

LE TOP
400 000 dollars, c’est ce qu’ont remporté les membres de l’équipe Denial pour le championnat du monde 2015 de Call of Duty, à Los Angeles. D’après Activision, c’est « le plus grand événement e-sport (sport électronique) sur console ». Le deuxième a remporté 200 000 dollars. Ça passe…

LE FLOP
C’est signé Gourcuff, l’homme aux 645 jours d’absence (lol ?). Le meneur de jeu de l’OL s’est de nouveau blessé pour la 239029e fois. Tout seul, en plus. Le site parodique Le Gorafi a titré : Yoann Gourcuff obligé de jouer avec un maillot portant la mention « attention fragile ».

Sport lol #14

La semaine sportive… vue d’un autre œil.

TU L’AS DIT !
« Non » C’est la seule réponse donnée par l’entraîneur Marcelo Bielsa quand des journalistes lui ont demandé, le week-end dernier : « Est-ce que votre avenir à Marseille dépendra des résultats d’ici la fin de saison ? » Pas de langue de bois dans le foot.

ÇA C’EST FAIT !
L’école polytechnique de Lille accueillait un concours d’un nouveau genre : celui du meilleur pilote d’avion en papier. Et le champion de cette étape française (c’est un championnat du monde) c’est Mehdi Alamié, avec une performance à 25 mètres. Chapeau.

LE TOP
Le numéro un mondial au classement ATP, Novak Djokovic, vient de remporter son 50e titre au Masters 1000 d’Indian Wells. Il a battu Roger Federer en finale (6-3, 6-7, 6-2) et a déclaré : « Je sens que je suis au pic de ma carrière. » Rappelons que Novak Djokovic a 27 ans.

LE FLOP
Le capitaine habituel du FC Séville, Fernando Navarro, tranquille, a uriné dans un gobelet en plein match contre Elche. Planqué derrière une serviette, le joueur de foot pointe par cette action son assiduité sur le banc : pas le temps d’aller aux toilettes. Classe.

Sport lol #13

Ok, vous n’aimez pas le sport, mais ça n’empêche pas de se marrer.

rooney

TU L’AS DIT !
« Ça s’est passé dans ma maison, ce n’est pas public. Je ne sais pas comment cela se retrouve en première page d’un journal national. » Wayne Rooney, l’attaquant de Manchester United, a improvisé un combat de boxe dans sa cuisine avec un pote. Il a été mis KO et les tabloïds anglais se régalent de la vidéo.

ÇA C’EST FAIT !

Décidément, Dubaï rafle toutes les Coupes du monde… Celle d’Ultimate Frisbee sur sable avait lieu la semaine dernière. La France est revenue avec quelques victoires mais n’a pas su tenir son rang et se classe 9e en Open, 5e en Master open et 4e en Grand Master Open.

LE TOP
Les joueurs du PSG ont fait une contre-vidéo, parodiant celle, condamnée, des supporters de Chelsea. Ici, ils repoussent le joueur John Terry hors du métro en criant « Ici, c’est Paris ! » Le PSG a battu le club anglais en quart de finale de la Ligue des Champions.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=EIx2vXiHnAQ[/youtube]

LE FLOP
Ola, THE star qu’on n’a pas le droit de critiquer : après la défaite contre Bordeaux, Zlatan a pété sa petite pile. « Je n’ai jamais vu un arbitre aussi nul dans ce pays de merde ! » et autres amabilités, comme « fucking asshole » (traduction : « vilain fripon »). Planète foot en émoi, tout le monde s’empare de l’affaire (politiques compris), syndicat des arbitres outré… Ibra s’est depuis excusé.

Sport lol #12

L’actu sportive vue… d’un autre œil ! De Beckham à Tony Parker, en passant par une vieille marque bien sexiste…

TU L’AS DIT !
« On est face à une boucherie qui ne dit pas son nom. » C’est ce qu’a dit Pierre Ballester, auteur de Rugby à charges, l’enquête choc. Son ouvrage, qui fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie, accuse le monde du rugby d’être victime d’un dopage organisé depuis longtemps.

ÇA C’EST FAIT !
David Beckham ne fait que poser en slip blanc. À la base, il est aussi footballeur (je crois). Dans une interview au Daily Telegraph, on apprend que la star, avant de jouer notamment à Manchester United, avait été prêtée au petit club de Preston North End. Le Spice Boy touchait alors 540 € par semaine…

Ça, c'est cadeau pour vous...
Ça, c’est cadeau pour vous…

LE TOP
32 points en 30 minutes. Bim. Le basketteur Tony Parker, meneur français des San Antonio Spurs et qui mange des Kinder Bueno à ses heures perdues (avec un air simplet), a réussi la meilleure prestation de la saison, face à Chicago.

LE FLOP
Salvo, une marque de sport indonésienne, voulait se la jouer originale… Sur leurs habits, l’étiquette comprenant les instructions de lavage disait : « Donne cet habit à ta femme. C’est son job. » Bien sexiste (et pourri), Salvo ne s’est d’abord pas excusée. Puis a rétropédalé lors de la Journée de la femme.

Sport lol #11

Et si on se boxait en jouant aux échecs ? Bah si, c’est possible !

TU L’AS DIT !
« Le plus haut niveau est cruel. » Ce sont les mots de Philippe Saint-André le lendemain de la défaite des Bleus face à l’Irlande. Oui, il n’est vraiment pas sympa du tout du tout le haut niveau avec les Français. Méchant haut niveau, vilain.

ÇA C’EST FAIT !
Le championnat du monde de chess-boxing débutera à Berlin le 18 avril prochain. On vous le dit tout de suite : réservez vos places à l’avance. Ce sport, qui mélange combat de boxe et partie d’échecs, a été inventé par Enki Bilal dans sa BD Froid équateur. C’est l’Allemand Lepe Rubingh qui a lancé dans la réalité ce nouveau sport, en 2003.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=43Wcbd0dJpQ[/youtube]

LE TOP
Le cricket aurait des vertus diplomatiques : les premiers ministres de l’Inde et du Pakistan ont renoué le dialogue, inexistant depuis 6 mois, alors que les deux équipes nationales s’affrontaient lors des championnats du monde de cricket, en Australie. C’est finalement l’Inde qui a remporté le match de dimanche dernier (300 runs contre 224).

LE FLOP
Des scores comme celui-là, ce n’est pas tous les jours : le Bayern de Munich a remporté son match contre Hambourg sur le score de 8-0 en Bundesligua, le week-end dernier. Aïe…

Chessboxing (Photo DR)
Chessboxing (Photo DR)

Lol sport #10

Trois minutes de lol et de bêtises sportives… Si, si, ça existe.

Ukraine

TU L’AS DIT !
« Pep Guardiola est une merde en tant qu’homme, mais c’est un grand entraîneur. » Mino Raiola, l’agent de Zlatan, a quelques mots doux quand il parle du coach actuel du Bayern (qui dirigea jadis Ibrahimovic).

ÇA C’EST FAIT !
Tranquilou, le défenseur Oleh Makarov : en plein match, ce joueur ukrainien de 2e division a répondu… à son portable. Il l’avait planqué dans son short, mais ça n’a étonné personne. Ah, et pour info, il joue au FC Enerhiya Nova Kokhovka. Voilà, voilà.
http://www.dailymotion.com/video/x2fdfkh

LE TOP
Oh yeah ! Les New England Patriots ont remporté le 49e SuperBowl face aux Seattle Sea- Hawks, 28 à 24. La team de Tom Brady (un des meilleurs quarterbacks de l’Histoire et le mieux payé du monde) a brillé dans ce superbe match suivi par 115 millions de téléspectateurs américains. Avec une petite baston à la fin. Normal.
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LE FLOP
Des violences ont éclaté samedi à Brazzaville, après la victoire de la République démocratique du Congo, face au Congo (oui il y a deux équipes), en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations. Au programme, affrontements, pillages et arrestations…

Sport lol #9

Toute l’actu sport lol et sarcastique de la semaine !

TU L’AS DIT !
« Après ces matchs, on aura une meilleure vision de la tendance. » Ce sont les mots de Mats Hummels, l’international allemand qui joue avec Dortmund en Bundesliga. C’est sûr que, sauf à posséder le pouvoir de lire l’avenir, il faut jouer avant de connaître le score…

ÇA C’EST FAIT !
Après la 8e journée du championnat de France de kin-ball, c’est Rennes qui tient le haut du panier avec 53 points à son actif. Elle domine Nantes et Angers… Le kin-ball ? Vous ne voyez pas ? Sérieux ? Mais si, c’est ce sport avec une boule géante et des règles bizarres qui nous vient du Canada !

LE TOP
L’équipe de France de handball : les Bleus font pour l’instant un sans faute dans ce Mondial 2015. Et on dit tout fort ce que tout le monde pense tout bas : ils mériteraient plus de visibilité (à quand tout le mondial sur le service public ?).

LE FLOP
Le footballeur Cristiano Ronaldo a fait le tour du web : déguisé (bon, il portait seulement une moustache…), il a surpris un jeune enfant en lui tendant un ballon. Sauf qu’à voir la réaction du petit, pas forcément euphorique, on est en droit de se demander s’il ne préférait pas Messi.

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Sport lol #8

En deux minutes (même pas !), toute l’actu sportive de la semaine.

TU L’AS DIT !
« Prendre, consommer, jeter et ne rien donner surtout. DSK aurait pu être footballeur. Le foot et la baise, c’est pareil. » Une phrase du livre Je Suis le footballeur masqué. Un pavé dans la mare sur les coulisses du foot qui va éclabousser le monde de la L1. Le JDD pense que derrière l’auteur anonyme, se cache Édouard Cissé.

ÇA C’EST FAIT !
« J’ai été mordu par un crocodile », a dit Robben, joueur au Bayern de Munich à un journaliste qui lui demandait d’où venait son bandage à la main. Sauf que c’était une blague (humour mordant). Sauf que ça a été repris par plein de médias. Sauf que les journalistes n’avaient pas vu le second degré.

LE TOP
Le Comité national olympique et sportif français a récupéré le droit d’utiliser le slogan « Allez les Bleus ». En 1997, un particulier opportuniste avait acquis les droits. Depuis, il se faisait un paquet d’argent grâce à ça.

LE FLOP
Un souci avec les représentantes dans le sport de haut niveau ? Une seule femme figure parmi les 40 sportifs préférés des Français, d’après un classement de l’Équipe magazine. Il s’agit de Jeannie Longo (13e place).

Robben
Le fake de Robben a inspiré quelques internautes…

Tours : les quinze qui vont faire 2015

2014, c’était chouette, mais maintenant il faut passer à la vitesse supérieure. Nouvelle année, nouveaux projets et tmv s’est penché sur les quinze qui pourraient bien faire parler d’eux prochainement.

POURQUOI CE SUJET ? Parce que nous adorons mettre en avant des talents locaux dans tmv. Peu importe si ces personnalités soient connues ou anonymes, pour nous, le plus important c’est d’encourager des initiatives citoyennes et innovantes qui font bouger la ville.
 
 

BIGA*RANX, musicien

Biga*Ranx
Biga*Ranx

C’est qui ? Le jeune prodige du mélange reggae et hip hop. Gabriel Piotrowski de son vrai nom, né le 27 septembre 1988 à Tours, amoureux de la Jamaïque et qui enquille les succès et les scènes.
Pourquoi il fera 2015 ? Parce que tout lui réussit. À tel point que ce musicien d’une gentillesse rare, qui a commencé à l’âge de 14 ans, va se produire à… l’Olympia (Paris) le 14 mars. Eh ouais, rien que ça ! Une façon bien costaude de promouvoir son nouvel album, Night Bird, qui sortira au printemps. Big up !

RÉGIS OLIVIER, entrepreneur

Régis Olivier
Régis Olivier

C’est qui ? Le directeur général d’Axess Vision Technology, entreprise à Saint-Pierre-des-Corps au top de l’innovation avec leurs endoscopes jetables : un matériel écartant tout risque de contamination croisée et de transmission de bactéries résistantes entre patients (on vous la fait courte).
Pourquoi il fera 2015 ? La PME prévoit neuf recrutements cette année et une production de 15 000 endoscopes. Ils ont aussi signé un contrat avec le CHU de Rennes, habilité à recevoir des malades touchés par Ebola.

LAZY COMPANY, la série

C’est qui ? Une série explosive, écrite par Alexandre Bodin et Alexandre Philip, et made in Touraine. Le pitch ? 6 juin 1944, 700 navires de guerre, 156 000 hommes et quatre guignols, limite abrutis (bon ok, c’est pareil) qui vont changer le cours de l’Histoire.
Pourquoi ils feront 2015 ? Le tournage de la délirante troisième saison a débuté dans nos contrées. Aurélia Poirier, actrice tourangelle au visage d’ange, y tient toujours un rôle. Diffusion prévue à partir du 31 mars sur OCS City.

MYLÈNE GONCALVES, hockeyeuse

Mylène Goncalves
Mylène Goncalves

C’est qui ? Cette Tourangelle formée aux Remparts de Tours fait partie de l’équipe de France de hockey sur glace. C’est une des égéries de la discipline.
Pourquoi elle fera 2015 ? L’équipe de France jouera cette année la Coupe du monde à Rouen, en avril, et des joueuses comme elle pourraient faire la différence. Depuis quelques années, la priorité de la Ligue française est que la discipline soit de plus en plus pratiquée par les femmes. Mylène Goncalves pourrait bien réussir à monter une équipe féminine à Tours un jour.

DOSS_LEGENDE2BISIN A FRACTION, le groupe

C’est qui ? Quatre musiciens de l’école tourangelle Tous en scène qui ont créé leur groupe et font péter les watts. Le résultat, un mélange hybride entre pop progressive, touches de folk, mâtiné de reggae. Et c’est techniquement irréprochable.
Pourquoi ils feront 2015 ? Car Pierre, Cédric, Yohan et Kiefer ont eu la bonne idée de s’inscrire au tremplin musical parisien, le Fallenfest. Le 24 janvier, ils seront donc en finale à… la Cigale. Boum ! De quoi leur ouvrir toutes les portes pour cette année.

FRÉDÉRIC MESSIREJEAN, citoyen responsable

C’est qui ? Un Tourangeau qui veut faire bouger les choses et agir avec son collectif Tourangeau pour une énergie citoyenne.
Pourquoi il fera 2015 ? Parce que son projet est top : une coopérative de production d’énergie photovoltaïque sur la toiture d’un bâtiment public de l’agglomération. Pour que cette idée de panneaux solaires sur toits devienne réalité, il lui faut des financeurs. Ce n’est que le début de l’aventure, mais les intéressés peuvent le contacter sur fred.messirejean@gmail.com

DR ÉTIENNE OLIVRY, médecin nostalgique

Etienne Olivry
Dr Etienne Olivry

C’est qui ? Il a écumé le monde de la médecine et de la communication médicale pendant 27 ans. Désormais, il est artiste et carbure aux bonnes idées.
Pourquoi il fera 2015 ? Le Dr Olivry a décidé de faire renaître La Gouazette médicale des années 80 en version numérique sur tablette. Pour la résurrection de ce journal culte des facs de médecine, à l’humour absurde façon Fluide Glacial, il recherche 4 000 € et fait appel au financement participatif (direction kisskissbankbank.com : vous avez jusqu’à la fin du mois).

ZAYNA, HÉLÈNE ET LOISE, étudiantes à l’IUT de Tours

C’est qui ? Pour leur projet tuteuré en gestion, elles ont proposé au Fun lab de Tours d’accueillir un repair café. Le principe : vous venez avec un objet cassé et des professionnels vous apprennent à le réparer bénévolement pour lutter contre l’obsolescence programmée.
Pourquoi elles feront 2015 ? Parce que leur initiative va se pérenniser. Après une première séance samedi dernier, les trois étudiantes souhaitent que ce Repair café au Fun lab soit durable, comme la démarche qu’elles défendent.

DOSS_ MENANTNATHALIE ET FRÉDÉRIQUE MENANT, artistes

C’est qui ? Nathalie et Frédérique, deux soeurs, se sont installées en décembre dernier à l’Arcades institute. La première pour réaliser ses Mues, des moulages en plâtre de morceaux de corps de femmes. La deuxième, derrière la caméra, pour filmer cette superbe résidence.
Pourquoi elles feront 2015 ? Parce que leur travail, qui sera exposé en février prochain à l’Arcades Institute, va vous bouleverser. Et qu’elles se sont mises de mèche avec l’association Joséphine pour la beauté des femmes qui fêtera ses 3 ans cette année.

PAULINE BOURSE, metteuse en scène

C’est qui ? Diplômée de Nanterre en mise en scène, elle s’est imposée comme la valeur montante du théâtre tourangeau. Après avoir adapté Voyage au bout de la nuit de Céline, elle promeut un théâtre politique, intelligent et interdisciplinaire.
Pourquoi elle fera 2015 ? Pauline Bourse a été nommée à la tête du Théâtre universitaire de Tours en septembre 2014. Après une série de conférences et d’invitations, elle prépare une création sur l’oeuvre de Bertolt Brecht avec sa troupe pour avril prochain.

ALLASANE TOURÉ, footballeur

Allasane Touré
Allasane Touré (Photo P. Deschamps)

C’est qui ? Ce défenseur central formé à Lens a dû travailler comme un dingue pour s’imposer dans cette équipe de Ligue 1. Après avoir rompu son contrat avec l’AFC Astra Giurgu (Roumanie) au bout d’un mois, il cherche une certaine stabilité et des challenges sportifs. Il va être servi avec le TFC.
Pourquoi il fera 2015 ? Parce que le défenseur pourrait apporter cette touche athlétique supplémentaire au TFC, celle qui fait la différence. Polyvalent, il fait partie de ces joueurs qui travaillent dur pour mériter une victoire.

Mathieu Giua
Mathieu Giua

MATHIEU GIUA, journaliste

C’est qui ? Blogueur actif, prof d’histoire, écrivain (si, si, tout ça), Mathieu Guia a déjà pas mal baroudé en terre tourangelle. En septembre dernier, il a fondé 37 °, le premier pure player d’informations générales et locales à Tours.
Pourquoi il fera 2015 ? Parce que lancer un média sur le web, de nos jours, c’est un challenge compliqué et qui met du temps à se développer. Franchir la barre d’un an d’existence pour 37°, ce serait la preuve que la pluralité des médias à Tours est bien vivace.

GUILLAUME METAYER, blogueur

C’est qui ? L’auteur du magnifique blog reugny-neuille.blogspot.fr, consacré à la Touraine du terroir. Nourri d’une collection de photos d’époque, d’archives ou actuelles, il raconte la vie de Reugny et Neuillé-le-Lierre. Et il n’a que… 19 ans !
Pourquoi il fera 2015 ? Car son travail fouillé (de véritable chercheur !) force le respect. Il a aussi édité son premier ouvrage : L’Histoire de Reugny et de Neuillé-le-Lierre. Les 230 exemplaires ayant été vendus rapidement, il s’apprête à rééditer son livre.

DIY BIO, étudiants biodouilleurs

C’est qui ? Un groupe d’étudiants qui, depuis un an, tente de faire émerger le mouvement Do It Yourself dans les facs de science de Tours. Leur but ? Rendre abordable la biochimie, la chimie-organique ou encore les biotechnologies, pour que le grand public et les étudiants s’emparent des sciences sans se prendre la tête.
Pourquoi ils feront 2015 ? Après une animation à la Guinguette et une réunion, ils mûrissent le projet depuis déjà un bout de temps : cette année devrait être celle des projets.

PATRICK SAVIDAN, philosophe

Patrick Savidan
Patrick Savidan

C’est qui ? Fondateur et président de l’Observatoire des inégalités, ce philosophe propose une pensée en s’attaquant au concret. Un de ses bébés : la justice sociale.
Pourquoi il fera 2015 ? Parce qu’il offre une pensée intelligible et intelligente sur l’intégration en France et sur l’égalité des chances. Et après ce qui s’est passé à Charlie Hebdo, nous allons avoir besoin de l’aide de penseurs comme Patrick Savidan. Alors, un conseil ? Lisez son livre Le Multiculturalisme (collection Que sais-je).

MAIS ENCORE
>>>On aurait pu citer Gary Constant (festival Mauvais Genre, 9e édition en avril), Jack Jouan (7e édition de Tours tattoo, convention tatouage à Tours), l’asso Tours Capitale club (ouvrir des bibliothèques dans les centres d’hébergement d’urgence)…

Par Aurélien Germain et Benoît Renaudin

Sport lol #7

En deux minutes, toute l’actu sportive inutile de la semaine.

cycle-racers
TU L’AS DIT !

« C’est vraiment une chute bête. » Le quintuple champion du monde de VTT Julien Absalon s’est fracturé la clavicule en participant à un cyclo-cross, en Lorraine. Bah oui, c’est triste. Mais des chutes « intelligentes » en cyclisme, on ne connaît pas. Ou alors on dit : « Chut ! »
ÇA C’EST FAIT !
Avec 1 236 points, l’Allemand Cornelius Döll, 26 ans, conserve sa place de numéro 1 mondial de Headis. Le Headis consiste à s’échanger un ballon de football avec la tête sur une table de pingpong. Nos voisins d’outre- Rhin en sont friands.
LE TOP
À 15 ans et 3 mois, Victor Mopsus devient le plus jeune joueur de basket à avoir foulé un parquet de Pro A. C’était mardi 9 décembre, lors du déplacement de son équipe, Chalon, à Limoges.
LE FLOP
La lanterne rouge de Série A, Parme, perd un point. La Ligue italienne de football refuse d’être prise pour un jambon (de Parme). Elle a décidé de sanctionner le club en raison du retard dans le versement des salaires et des taxes ad hoc. Et toc.

Sport lol #6

En deux minutes, toute l’actu sportive inutile de la semaine.

Nicolas BAtum
TU L’AS DIT !
« Quand j’hésite, je me fais engueuler ! » Nicolas Batum est en difficulté sur les tirs à trois points depuis plusieurs matchs. Mais l’ailier des Bleus et de Portland peut compter sur le soutien de ses coéquipiers. Nous, entre compassion et indifférence, on hésite. Ne nous engueulez pas.
ÇA C’EST FAIT !
Spiderman, le vrai (si si !), est entré sur la pelouse lors d’un match de Manchester City à Sunderland, en Premier League. Les super-pouvoirs de l’homme araignée n’ont pas suffi pour éloigner le service de sécurité. La vidéo a fait le tour de la toile. Voilà voilà…
LE TOP
Olivier Giroud a vu sa prestation saluée par son entraîneur Arsène Wenger, au micro de la BBC, après la victoire d’Arsenal sur Soupthamton. Le frenchy (toujours bien coiffé) a bien retrouvé sa place parmi les Gunners. C’est qui le patron ?
LE FLOP
Le footballeur italien Mario Balotelli a partagé une private joke, ouvertement raciste, sur son compte Instagram, qui n’a pas fait rire tout le monde. Le joueur de Liverpool est accusé de racisme et d’antisémitisme. Il risque cinq matchs de suspension. Ce n’est pas une blague.
 

Le retour en force de la trottinette

La voiture en ville, une galère. Il reste un espoir : la trottinette.

Trottinette
A Tours, on roule pour la trottinette. (Photo Eva Deniel)

Fini, le cliché de la trottinette pour les enfants. Aujourd’hui, de plus en plus d’actifs s’y mettent. Parce que c’est pratique, économique, écologique et plein d’autres avantages en « ique ». L’accessoire bariolé à l’effigie des héros de dessins animés se décline aujourd’hui en de nombreuses versions urbaines au design élégant et sportif.

Sylvie, 49 ans et demi, est une adepte de la trottinette depuis une dizaine d’années. « En ville, c’est le top ! Elle est pliable et légère, je l’emmène dans les magasins sans problème. »  La trottinette (ou « patinette », pour les nostalgiques des années 90) est pratique, c’est un fait. Bonus : elle permet de garder la forme. A deux conditions, selon Emmanuel Ferrer, kinésithérapeute. Tout d’abord, éviter le syndrome du « tennisman qui ne travaille qu’un seul bras » en « alternant sa jambe d’appui ». Un conseil validé par Sylvie, qui a déjà constaté « jusqu’à deux centimètres de différence entre chaque genou ! »

Autre recommandation du docteur, réservée aux plus motivés : pour un effet positif visible sur notre corps, 45 minutes de pratique quotidienne sont nécessaires. Pfiou ! Les adultes semblent s’être donné le mot pour adopter la trotti dans les rues de Tours, mais l’usage reste encore associé aux enfants. Chez Decathlon, malgré un franc succès de la trottinette tous les ans, seuls 25 % sont achetés par des adultes.  Alors, qu’est-ce qui vous retient encore d’acheter la vôtre ? Trentenaires, quadragénaires, quinquagénaires et tutti quanti : pour 2015, c’est le moment de sauter le pas ! Enfin, de rouler quoi.
Sinon, vous pouvez aussi vous entraîner pour rivaliser avec ça :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=t-8kHQy2owY[/youtube]

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (4/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : l’Afrique

ACTIVITÉ : mixer les influences et danser sans s’arrêter

EPJTMV
Photo : Sébastien Guerche

« Une, deux, trois, quatre, allez on avance ! ». Les corps ondulent, sautent, pivotent. Ce n’est que l’échauffement, mais déjà toutes les parties du corps sont sollicitées. Mouvements d’épaules, de tête, de bassin, de hanches et surtout de fesses, la danse africaine est un condensé d’énergie physique. « Faut se lâcher ! », sourit Célia, 20 ans, la plus jeune danseuse du groupe. Et avoir une bonne condition physique, on vous prévient tout de suite.
Règle de base : on enroule le bassin et les hanches. « On cherche les courbes et les rondeurs, c’est ça la danse africaine ! » Julien Longomba est le responsable artistique de l’association Fogara. Chorégraphe et danseur, avec ses cours de danse africaine, il fait bouger près de 200 personnes chaque semaine, sur les quatre communes de Tours, Bléré, Montlouis et Amboise. Congolais, il a grandi en Europe et confie puiser ses inspirations un peu partout dans le continent africain. Une diversité d’influences, pour une discipline qu’il qualifie de « mix » culturel. Absente des académies de danse et des conservatoires alors que « les bases de la danse africaine sont exploitées par beaucoup de sports modernes : zumba, salsa, danses orientales, capoeira ou même fitness ».
Toutes face au miroir, les danseuses copient les mouvements de leur professeur. L’ensemble est harmonieux et fluide, à la fois doux et dynamique. Vue comme ça, la danse africaine paraît simple. Mais plus tard dans le cours, Julien et ses élèves décomposeront chaque mouvement pour en décortiquer les moindres gestes. On se rend vite compte que rien n’est facile, rien ne va de soi. Même la plus petite vibration du fessier ou ondulation de la hanche a été calculée et apprise.  Ici, on se défoule par la beauté du geste. Il ne s’agit pas de bouger dans tous les sens sans réfléchir aux symboles et significations des mouvements. « Je veux du soleil », « je me lamente pour ceux qui sont partis », chaque geste raconte une histoire. Et lorsque tout le groupe se les approprie, on oublie la technique de la gestuelle pour ne plus voir que la beauté de l’art.
Le sport est physique, tire sur les adducteurs. Les jambes, piliers de tous les mouvements des danseuses, sautillent, piétinent, pivotent et se croisent, sans jamais s’arrêter. De toute façon, difficile de rester immobile et de contenir une soudaine envie de bouger. Les musiques et chorés sélectionnées par Julien réveillent en tout en être humain un irrépressible besoin de suivre le rythme.
« Plus d’agressivité ! », encourage le professeur en tapant dans ses mains. Les athlètes suent et s’essoufflent, rougissantes, mais les visages sont radieux. C’est de la bonne fatigue.
Marie Courvasier
Et puisque des actes parlent plus fort que des mots :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Oj-Ns1xVnbc&list=UUqDvNe1K6e93hDBdjD86CCw[/youtube]

Et aussi… 

Fumeurs aux poumons fatigués et piètres danseurs, ne désespérez pas : l’art africain est divers et varié, à l’image de son continent d’origine. Dans l’agglomération de Tours, Fogara dispense aussi des cours de percussion (à l’année) et des stages ou ateliers ponctuels de sculpture, dessin, écriture et contes traditionnels.
Pour en savoir plus : la page facebook de l’association ; le contact.
Lisez aussi ce témoignage d’une Sénégalaise à Tours

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (2/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : Cuba

L’ACTIVITÉ : se déhancher sur des rythmes endiablés

EPJTMV
La salsa, ce n’est pas n’importe quoi. Pour progresser, restez concentrés !

Avouez-le, dès qu’on parle de salsa, vous aussi vous imaginez une bomba latina en robe fendue avec une fleur rouge dans les cheveux (ou un beau gosse avec de l’huile sur le torse, c’est selon). Eh bien nous sommes désolés de briser vos rêves, mais la réalité est un peu différente.
Au cours de salsa cubaine, tous les styles sont représentés : des jeunes, des plus vieux, des petits, des grands, des hommes, des femmes… Mais rassurez-vous, le dépaysement est bien présent. « Dilequesi, sombrero, cortico… », dès les premières minutes du cours, ces mots à la sonorité caliente nous transportent illico vers les ruelles de La Havane.
DSC_0132Après un échauffement en ronde, les passes s’enchaînent sur des musiques rythmées et entraînantes. Regards complices et sourires aux lèvres sont au rendez-vous. On notera tout de même quelques gestes maladroits et des hanches parfois un peu coincées (bah oui, il faut bien trouver quelque chose à critiquer quand même). Mais peu importe, ici on n’est pas là pour juger, juste pour s’amuser. Et on n’a même pas peur d’être gnangnan en disant que, malgré le cadre pas franchement sexy, cet endroit respire la joie de vivre et la bonne humeur.
Comme à l’école, il y a les rigolos et les bons élèves. « Ce n’est pas aux filles de guider ! Les mecs, soyez des vrais mecs, l’égalité des sexes ne fonctionne pas en salsa cubaine », s’amuse Felipe, professeur et directeur de l’association Salsa Rica. Au-delà de la danse, il souhaite aussi faire découvrir la culture latino. Un voyage de deux semaines à Cuba est d’ailleurs d’ores et déjà prévu pour la Toussaint 2015. Enfin bon, on dit ça, on dit rien…
Un nouveau cours de débutant ouvrira en janvier. Tous les vendredis, à 20 h, au gymnase de la Rotonde. Rien de mieux pour bouger un peu après les fêtes !
 Le b-a.BA de la salsa cubaine :DSC_0234
Cette danse est un savant mélange de différents styles tels que la rumba et le guaguanco. On y retrouve également des influences africaines, des références au rock, au chacha… Le savoir-faire du danseur repose sur son « savoir-guider », sa maîtrise des passes et la mise en valeur de la danseuse.

Et aussi…

Pour mettre en pratique ce que vous avez appris, plongez-vous dans l’ambiance latino-caribéenne du restaurant Papaye et Chocolat.
Après un repas copieux, vous pourrez faire votre show sur la piste de danse en sirotant un cocktail des îles (ok c’est cliché, promis c’est fini).
Marine Sanclemente
Photos : Romane Boudier
Lisez aussi ce témoignage d’un Cubain à Tours

Si vous l’avez loupé : on a aussi fait escale aux États-Unis !

On a testé pour vous… la pole dance (vidéo)

#EPJTMV. Rien que pour vous, deux membres de notre équipe de choc sont partis se tortiller autour d’une barre… et c’était pas de la tarte ! Du moins pas aussi bien que celle aux noix de pécan (private joke, vous n’aviez qu’à suivre notre super dossier pour comprendre).

Attention, ce qui va suivre n’est pas à reproduire chez vous. Photo : Sébastien Guerche

L’AVANT

“Terriblement hâte de faire des pirouettes de folie. J’ai déjà l’impression que Britney Spears va prendre possession de mon corps. Sauf que Clément me rappelle que quand elle faisait de la pole dance elle avait 20 kg en trop, le crâne rasé et que c’était pas très chouette. Du coup je suis un peu nerveuse. Mais au fait, on s’habille comment pour la pole dance ? Dans le doute, me voilà partie avec un sac de 5 kg. Qui vivra verra, comme on dit.”

“Grand stress : comment dois-je m’habiller pour le cours. Là, j’ai une vision de moi en mini-short et talons aiguilles, c’est perturbant. Je demande à Marine, elle est aussi perdue que moi. Je tape sur Google « tenue pole dance homme », je tombe sur des types en boxer avec  le corps de Ryan Gosling. Je décide d’embarquer mon jogging et ma fierté et de partir. J’appréhende.”

LE COURS

“Comme tout sport, le cours commence par un échauffement. Abdos et pompes sexy au programme (si, si, ça existe). Déjà K.O au bout de 10 minutes, je sens que la séance va être longue. Après ce petit instant de torture, une paire de hauts talons aux pieds plus tard, on commence enfin. Marie, la professeur, nous montre une figure de base. On oublie les grands écarts en l’air pour l’instant, on va déjà commencer par tourner autour de la barre. À vue de nez rien de très compliqué. À vue de nez seulement en fait. Après quelques tentatives concluantes, la professeur nous propose d’essayer une figure un peu plus compliquée. Adjugé vendu, on est là pour transpirer (enfin pas trop quand même, sinon la barre glisse). Ni une ni deux, je me retrouve la tête en bas, accrochée à la barre par une simple pression de mes chevilles, avec l’étrange sensation que ma tête va s’écraser sur le sol. Définitivement pas très concluant.”
“J’ai l’impression de faire un peu tâche au milieu des deux autres élèves en shorty-brassière. La prof, elle, semble ravie d’avoir un homme dans son cours et me rassure : on oubliera le sexy pour moi. On commence par un échauffement qui, je pense, a été préparé par l’armée. Je me rends vite compte que la pole dance, c’est avant tout du sport. Mes abdos sont en feu. C’est le premier présage que mon manque de musculature va me porter préjudice pour ce cours… Première figure, de simples tours autour de la barre. On tente, on se brûle les mains et les cuisses. J’arrive à un vague quelque chose, même si je ressemble plus à un mec bourré autour d’une barre de tram qu’à une Pussycat Doll. C’est après que les choses se corsent, lorsqu’arrive l’heure de figures complexes au nom de meubles Ikea. Je tente tant bien que mal de me gainer, sans réponse de mes abdos. Je ne parviens ni à soulever mes jambes du sol ni à comprendre comment cela est physiquement possible. C’est un échec.”

L’APRÈS

“Fini la rigolade, j’ai mal à des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je suis passée de Britney Spears à mamie Germaine en moins de 24 heures. Sans oublier les bleus un peu partout sur le corps et les brûlures à l’intérieur des cuisses. Apparemment c’est normal, il faut avoir mal pour progresser. Mais pourtant, j’aurais bien envie d’y retourner moi (maso vous avez dit ?). Bon soyons sérieux un instant, la pole dance est loin d’être aussi facile qu’elle n’en a l’air. Et sans une bonne musculature au départ, difficile de faire des prouesses. Mais l’ambiance est conviviale, la professeur passionnée et on rigole pas mal. Et surtout, on sent que le corps travaille comme jamais. Alors si vous voulez commencer à vous sculpter un corps de rêve tout en vous amusant, foncez, la barre vous attend !”
“Le pire dans cette affaire c’est que mes courbatures ne me font pas simplement mal, elles me rappellent aussi à quel point j’ai été pitoyable. Est-ce que je m’attendais à savoir faire le drapeau à la première séance ? Non. Mais j’aurais au moins aimé réussir le tour de base avec classe. Au moins, cela m’aura fait prendre conscience que je devrais sérieusement me mettre à la muscu (un jour, peut être, pas aujourd’hui, ça me tire, je meurs). Je ne regarderai plus jamais une pole danceuse pareil maintenant que je sais ! Croyez moi, si vous voulez mettre vos muscles à l’essai, tentez la pole dance. Mais si, comme moi, vous êtes démunis de toute masse musculaire, contentez-vous d’onduler sur du Tribal King (vous n’avez pas pu oublier ça !) autour de la barre d’une boîte de nuit. Ça vaut mieux.”
Marine Sanclemente et Clément Laré
Merci à Marie Dunot, professeur à Para Pole Dance
Et puisqu’on comprend mieux en vidéo :
[youtube]http://youtu.be/w4Y0AzieNcQ[/youtube]
Images : Sébastien Guerche

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (1/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : États-Unis

L’ACTIVITÉ : encourager les Pionniers 

Football américain avec les Pionniers de Touraine
Photo : Sébastien Guerche

« Good job ! », lance le coach. Vendredi soir, le stade de la Chambrerie n’a plus l’air d’être à Tours Nord mais tout droit installé au coeur des States. C’est comme ça quand l’équipe de football américain des Pionniers de Touraine s’entraîne. Casques, épaulettes, maillots bordeaux et jaunes, tout l’attirail est là. Tant et si bien que quand on entend un « let’s go » fuser sur le terrain, on se croirait dans un teen movie américain.
Alors pour changer d’air et se sentir un peu comme de l’autre côté de l’Atlantique, pourquoi ne pas aller encourager l’une des quatre équipes des Pionniers ?
Pour une ambiance un peu « high school », allez voir jouer les jeunes des équipes U16 et U19.  Si vous préférez supporter les seniors, sachez qu’ils accueilleront, dans l’année, deux imports américains, c’est-à-dire deux joueurs tout droit venus des USA pour booster l’équipe.
De quoi parfaire le dépaysement et oublier qu’à vol d’oiseau, quelque 8110 km nous séparent des Seahawks de Seattle. Pour ceux du fond qui ne suivraient pas : les Seahawks, en plus d’avoir un magnifique blason à tête d’aigle, sont les vainqueurs du dernier Super Bowl. Il va quand même falloir réviser les bases pour espérer se croire outre-Atlantique ! (On n’a jamais dit que c’était facile…)
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Hedk2OWIWHE[/youtube]
“Comment faire pour intégrer l’équipe et pratiquer ce sport dépaysant ?”, nous suppliez-vous. Pas de panique, il n’est jamais trop tard. S’il est préférable de débuter en septembre comme toute l’équipe (mais on aime bien se moquer des retardataires), les Pionniers sont cléments : les inscriptions sont ouvertes toute l’année. Vous pouvez même venir tenter un entraînement, voir si les coups ne vous font pas peur. On ne garantit pas que vous jouiez titulaire pour le début de la saison 2015 ! Ce sera à vous de négocier avec les joueurs de l’équipe.
Les femmes aussi peuvent s’y mettre puisque le club compte une équipe féminine, encore en manque d’effectif pour disputer des matchs, mais qui n’a rien à envier à sa jumelle masculine en termes de motivation et de gagne.
Pour les moins costauds, enfin, on vous conseille plutôt le flag : le football américain, mais sans contact. On veut vous dépayser, pas vous blesser !
Pas de trêve hivernale pour les supporters 
Ils ont les épaules carrées, foncent vers l’action et poussent des feulements virils. Mais les Pionniers de Touraine ne sont pas épargnés par la rude vague de froid de saison. Alors, à vos agendas ! La saison reprend fin janvier, le premier match à Tours sera le 1er février. Juste le temps de vous remettre des fêtes de fin d’année, d’enfiler vos nouveaux gants et bonnets tricotés par Mamie Pierroselyne, d’améliorer votre technique au tartinage de beurre de cacahuète …. Et il sera déjà temps de regagner vos places sur les bancs de supporters.
Si la folie des grands soirs vous effraie ou que vous êtes trop impatient pour attendre janvier, courez vite voir les Pionniers s’entraîner, trois fois par semaine (les lundi, mercredi et vendredi soirs à partir de 20 h 30 au stade de la Chambrerie).  C’est bien connu, les chants de supporters réchauffent corps et esprits.
De toute façon, arrêtons de penser qu’aux États-Unis, le sport ne se joue qu’au printemps, quand la nature renaît et que les oiseaux chantent. Au pays du rêve américain, on connaît aussi les lèvres gercées et les doigts engourdis. Lucky you ! Vous pouvez ressentir tout ça depuis l’Indre-et-Loire.
Le b-a.BA du foot américain :
Comme le rugby, c’est un sport de gagne terrain. L’équipe a 4 tentatives pour franchir 10 yards (une ligne du terrain). Si elle y arrive, elle a de nouveaux 4 tentatives pour avancer, sinon c’est au tour de l’équipe adversaire de tenter de faire de même. Les joueurs l’ont assuré : une fois qu’on a compris ça, on a tout compris !
Clément Laré et Marie Courvasier
Vidéo : Sébastien Guerche

Et aussi…

TOUrS A TABLE propose des cours de cuisine made in US

Si on ne pense pas gastronomie quand on parle États-Unis, c’est un tort ! L’atelier de cuisine TOUrS A TABLE propose régulièrement des recettes made in US. Cheesecakes, cupcakes ou carrément repas complet de Thanksgiving, le temps d’un cours, un chef cuisinier nous plonge dans ses recettes aux saveurs américaines et nous montre ses astuces. Mais on n’est pas là pour un cours théorique : chacun met la main à la pâte et repart avec son repas home-made dans un doggy bag.
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Lisez aussi ce témoignage d’une Américaine à Tours

Escale suivante : Cuba !

La slackline sur un fil

Deux poteaux, une sangle, de la patience : c’est tout ce qu’il faut pour jouer les funambules des villes.

slackline
(Photo CC Arne List)

Il suffit d’une sangle en polyester de 7 à 15 mètres de long, d’une attache, de deux longes et deux points d’ancrage solides : réverbères, arbres, poteaux… La slackline séduira ceux qui aiment le plein air et se fixer des défis personnels et surtout, elle permet de s’amuser tout en travaillant la souplesse et l’équilibre. Au rayon des sports qui vident la tête, la cote de la slackline est en hausse.
La slackline, ou pratique de la corde lâche, nous vient de Californie. Les adeptes débutent avec une sangle élastique d’une dizaine de mètres et plus ou moins large tendue à 30 ou 40 centimètres du sol. Il faut ensuite parcourir toute la longueur de la sangle souple. La slackline, c’est donc beaucoup de funambulisme (mais sans le balancier), un peu du sens de l’escalade et toute la créativité du surf : elle fait travailler la concentration tout en laissant la porte ouverte à une grande fantaisie.

C’est aussi une aide pour reprendre confiance en soi, puisque chaque progrès est visible et assez impressionnant. Une fois l’équilibre acquis, la pratique est très libre. Au début, on imagine bien qu’il s’agit surtout de rester debout et de poser un pied devant l’autre. La sangle permet également d’être un support à toutes les figures imaginables : vous pouvez parcourir toute la longueur à cloche-pied si ça vous chante, en exécutant des sauts arrière ou en faisant des claquettes (mais ça demande un peu d’entraînement). Avec son matériel très léger, la slackline peut se pratiquer à peu près partout. Une corde, deux arbres et voilà une alternative amusante à la natation ou la course à pied et une bonne façon de se détendre la veille d’un examen.

Stelda

Lol sport #4

En deux minutes toute l’actu sportive inutile de la semaine.

christian-jeanpierre
TU L’AS DIT !
« Cinq minutes de temps additionnel, c’est une bonne nouvelle ! », de Christian Jeanpierre, à l’issue du temps réglementaire de France-Albanie, vendredi 14 novembre. Bah ! Vu le niveau du match, on s’en serait passé.
ÇA C’EST FAIT !
Le vice-champion du monde 2011 d’haltérophilie et troisième des derniers championnats d’Europe, Benjamin Hennequin a fini onzième des derniers championnats du monde au Kazakhstan de la catégorie 85 kg. Déception.
LE TOP
En test-match, le XV de France l’a emporté face à l’Australie au Stade de France, samedi (29- 26). Jamais à l’abri, puis réduit à 14 dans les cinq dernières minutes, les Bleus ont tenu.
LE FLOP
Au basket, les U17 de promotion masculine de BC Saint-Polois ont pris une dérouillée en recevant le Sporting club Aubinois. Le score ? 3 à 250. Aïe.

Lol sport #3

L’actu sportive de la semaine en deux minutes (et encore !) et vue de manière (un peu) sarcastique. Un tout petit peu…

koBE
TU L’AS DIT !
« Il nous faut juste une pu**** de victoire », du basketteur Kobe Bryant, quintuple champion de NBA avec les Lakers. Black mamba (c’est son surnom) avait du mal à digérer la cinquième défaite de rang de son équipe. Finalement, son équipe s’est imposée face à Charlotte (107 – 92) lors du sixième match de la saison.
ÇA C’EST FAIT !
Le jeune navigateur suisse Nicolas Rolaz est devenu champion du monde d’Optimist à San Isandro (Argentine). Le Vaudois de 15 ans évoluera désormais en 420.
LE TOP
Avec onze marathons par an en 2 h 10 de moyenne, le Japonais Yuki Kawauchi intrigue le petit monde de la course à pied. Celui qui a fini 11e le dernier marathon de New York travaille à plein temps comme fonctionnaire dans un lycée. Pas mal, non ?
LE FLOP
Parce qu’il a voulu passer un week-end à Paris en compagnie de sa petite amie Shanika (et non Nabilla, comme a voulu le faire croire la presse italienne), le footballeur Yann Mvila a loupé l’entraînement du lundi 3 novembre dans son club, l’Inter de Milan et écopé d’une amende.

Lol sport #2

L’actu sportive de la semaine en deux minutes (et encore !) et vue de manière (un peu) sarcastique. Un tout petit peu…

TU L’AS DIT !
« La F1, c’est du business, du gros business. » La déclaration de Christine Bianchi, mère du pilote de Formule 1 Jules Bianchi, accidenté lors du Grand Prix du Japon, laisse planer le doute. D’autant qu’elle a été formulée après que le correspondant RTL au Japon lui a demandé si elle était obligée de se taire.

ÇA C’EST FAIT !
Le Brésilien Gabriel Medina est passé à côté du sacre le week-end dernier. Le leader au classement de surf n’a pas réussi à s’imposer à Peniche au Portugal. Son dauphin, Kelly Slater, s’est lui aussi loupé. Rendez-vous au Pipeline du North shore d’Hawaii.

LE TOP
Quatre buts (et un penalty manqué) font de Sergio Kun Agüero le meilleur buteur de l’histoire de Manchester City. Une performance face à Tottenham, l’équipe d’Hugo Lloris. À City, l’Argentin surclasse désormais son compatriote Tévez, parti à la Juve.

Sergio Kun Aguero screen Images (25)

LE FLOP
La mise en vente des billets pour la finale de Coupe Davis de tennis n’aura duré qu’une heure. Les fans sont en colère. La Fédération aurait vendu 7000 places seulement pour le rendez-vous de novembre à Lille plutôt que les 24 000 annoncés. Au marché noir, les places se négocient jusqu’à plus de 1000 €.

Lol sport #1

Nouvelle rubrique : l’actu sportive de la semaine en deux minutes et vue de manière (un peu) sarcastique.

Hidekichi Miyazaki centenaire
TU L’AS DIT !
« Chaque bouchée, je la mastique 30 fois avant de l’avaler. »
C’est le conseil santé de Hidekichi Miyazaki, le centenaire nippon le plus rapide du monde sur 100 mètres (29’83’’). Donc pour être rapide, il faut prendre son temps… à table.
ÇA C’EST FAIT !
Le FC Mumbai s’est lourdement incliné face à l’Atlético de Kolkata (3-0) lors de la journée d’ouverture de la Super League, le nouveau championnat de football indien où évoluent désormais Del Piero, Trezeguet, Pirès et Anelka.
LE TOP
Les rugbymen de l’Union Bordeaux-Bègles font peur aux grosses équipes du Top 14. Après Clermont, Les Girondins ont « émasculé » Castres, le vice-champion de France. Le score : 59-7.
LE FLOP
United passions, vous connaissez ? C’est le film qui porte en triomphe la Fifa (la Fédération internationale de football). Au générique, on y retrouve Gérard Depardieu et Tim Roth. Le tout pour une bagatelle de 24 millions d’euros. Oui, mais c’est un flop. Les recettes générées par ce long-métrage sont évaluées à 160 000 € (dont 115 000 € en Russie).

On a (presque) testé le body combat

Vous voulez vous muscler et vous défouler sur les pistes de discothèques ? On a (presque) testé le body combat.

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Jeudi soir, 20 heures. Dans la grande salle de Moving, c’est ambiance boîte de nuit. Musique à fond, lumières colorées qui valsent. Sur l’estrade, le coach anime la séance comme un vrai show man, le micro plaqué à la joue. « Un ! On bloque ! Deux ! On engage ! » Les participants lèvent le coude, engagent dans le vide, mais c’est le but : le body combat, c’est du sport de combat, mais pour de faux. Mais la bande son, calibrée à la seconde, est là pour entraîner son monde. « Les morceaux sont choisis pour faire évoluer le rythme cardio », m’explique Aurélien, entraîneur sportif depuis 12 ans.

Je vois une majorité de femmes, entre 20 et 40 ans, et trois hommes. Eux aussi y mettent tout leur coeur. Ils sautillent les 8 premières minutes, enchaînent les balancements. À 20 h 18, tout le monde cogne en rythme : bras droit, jambe gauche… Quatre participants sont en nage, une dizaine franchement décoiffés.
La musique couvre la voix du coach. « Il n’y a aucun risque de blessure, assure Aurélien. Les enchaînements sont calculés pour monter en puissance et en vitesse. » Si le body combat séduit les femmes, c’est qu’il défoule sans être violent. Il utilise des mouvements de karaté, de kick boxing ou de taekwondo mais n’exige aucun entraînement : le débutant va s’amuser autant qu’un confirmé. Et une séance de 55 minutes grille 650 calories.

Seul impératif pour pratiquer : une bonne condition cardiaque. Devant la salle, je discute avec Isabelle. Elle pratique depuis 7 ans, 3 fois par semaine. « C’est rigolo, ça muscle et il y a une bonne ambiance. On se connaît tous. » J’ai oublié mon jogging. Je reviendrai vérifier : le body combat, c’est entraînant. Ou est-ce Welcome to the jungle remixé ?

Stelda

Le foot amateur fait sa Coupe du monde !

Le foot amateur fait sa Coupe du monde, c’est le concept original lancé à Montlouis, par le passionné Antoine Burbaud. Et c’est bien plus qu’une compétition sportive.

 

Antoine Burgaud, passionné de football.
Antoine Burgaud, passionné de football.

Comment est né ce projet ?
Je suis membre de l’Affa, l’Association française de foot amateur. J’ai proposé à Éric Thomas, son président, un projet un peu fou. J’ai constaté que les tournois de fin de saison étaient vraiment géniaux, un véritable moment de fraternité. Mais ils se sont un peu vidés de ce côté festif. Alors on a voulu profiter de la Coupe du monde au Brésil. On a imaginé un truc, parlé à Emmanuel Petit (ancien de l’équipe de France de 1998, NDLR), notre ambassadeur. Il nous a soutenus.
Le foot amateur fait sa Coupe du monde, c’est quoi alors ?
Un projet culturel pédagogique. On a attribué un pays qualifié pour la Coupe à chaque équipe de jeunes qui participe. Ils ont 12, 13 ans et viennent de toute la France, de toutes les régions. On a trente-deux équipes au total, dont un club de la Réunion ! Il y a aussi un travail pédagogique autour du pays en question qui mènera à une exposition. On a aussi fait venir une expo photo de trois personnes qui ont fait un voyage autour du monde, en parallèle avec le foot. Il y aura aussi des écrivains, notamment Mustapha Kessous. Manu Petit sera certainement là aussi, d’ailleurs, avec d’autres personnalités. Le journal L’Équipe a aussi dépêché deux journalistes sur place… Et pour le reste, samba, capoeira, restauration…
Comment avez-vous attribué les pays à ces jeunes ?
Par tirage au sort ! Ça a d’ailleurs été un peu… particulier. Un des clubs de Haute-Vienne est voisin de la ville d’Oradour-sur-Glane (tristement connue pour son massacre, NDLR), mais a écopé de l’Allemagne. On était gêné, mais grâce au travail pédagogique exceptionnel qui a suivi, tout est okay !
Grosse machine et gros budget…
D’où le Kiss kiss bank bank (1) qui court jusqu’au 18 juin. C’est un financement participatif qui nous aide pour l’expo et tout le volet culturel uniquement. Pour notre projet, nous avons 100 bénévoles… On a aussi trouvé un équipementier. Les gamins repartiront avec leur maillot par exemple.
On va donc beaucoup plus loin qu’un simple événement sportif…
Tout à fait. Certes, il y a un aspect compétition, mais ce tournoi ne s’adresse pas qu’aux footeux. Là, c’est un moment festif et populaire. C’est comme cela qu’on voit le foot.
Propos recueillis par Aurélien Germain
 
(1)Vous pouvez donner en cliquant sur le lien.
Samedi 21 juin, matches de 14 h 30 à 21 h 30 ; dimanche 22 juin, dès 8 h 30 et finale à 17 h. À Montlouis-sur-Loire. Entrée gratuite.

Chancel Balhoud, jeune pousse du foot us

À 17 ans, le quaterback junior des Pionners de Tours participe aux sélections pour l’équipe de France. Portrait.

Chancel Balhoud dans son nouveau sweat fétiche.
Chancel Balhoud dans son nouveau sweat fétiche.

Il parle beaucoup, ne s’arrête pas. Heureux d’être interviewé, pas impressionné, il remercie sans relâche les Pionniers de Tours, « ils m’aident à progresser, à grandir. » Il possède cette façon de s’exprimer, piquée aux joueurs professionnels télévisés. Chancel Balhoud balance entre la candeur lycéenne et la maturité d’un sportif de haut niveau en devenir. Il commence le football américain par hasard. Dans sa famille, à Bondy, c’est plutôt football tout court. Enfin lui, il dit soccer. « Mon père jouait pour l’équipe nationale du Congo, il me demande toujours pourquoi j’ai choisi le football américain. » Il ne sait pas. « J’ai tout de suite aimé, gros, maigre, petit, tout le monde peut trouver un poste dans une équipe. » Ses débuts, à 14 ans, ce sont aux Flash de La Courneuve, le plus gros club de France. Le débutant commence par le flag, une variante sans tacle du football américain. Très vite, il sait qu’il sera quaterback, un poste clé dans un sport très codifié.
Anglophone ?
Il prononce les mots anglais avec un accent impressionnant. Il n’a jamais mis les pieds de l’autre côté de l’Atlantique, « mais quand tu fais ce sport, tu te dois de bien parler anglais, surtout quand tu rencontres des coaches américains. » L’étoile montante des Pionniers a des chances d’intégrer l’équipe de France junior, mais Chancel Balhoud pense aux autres plutôt que de parler de lui : « Si j’en suis là, c’est grâce à ma famille, mes potes et aux Pionniers. » En seconde, il déménage à Tours sans jamais avoir entendu parler de la ville. Chancel Balhoud tombe sur les Pionniers. « C’était une organisation complètement différente. À La Courneuve, je n’ai jamais rencontré le président du club, aux Pionniers, je le croise presque à chaque entraînement. » C’est comme s’il ne laissait rien au hasard. Avec assurance, il parle de ses années lycée comme d’un chemin logique, qui le mènera au métier qu’il a choisi. Il est sensible au handicap, sait qu’il veut un métier qui mélangerait l’aide aux personnes et le sport. Chancel Balhoud aimerait se lancer dans le football américain, mais hésite encore. Manque de confiance en lui ? « Chancel, c’est un jeune joueur très prometteur, explique Guillaume Goubard des Pionniers de Tours. Mais son pire ennemi, c’est lui. Quand il aura confiance en lui, il deviendra exceptionnel. »
 

Dix étapes pour devenir haltérophile

Vous en avez marre qu’on vous surnomme « gringalet » ? Envie de soulever de la fonte ? Tmv vous aide à démarrer l’haltérophilie. Prêt ? poussez… musclez !

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1 – sortir des clichés
Bon, d’accord, quand on parle de culturisme, vous vient en tête Stalone en train de gueuler « Adrienne ». Vous n’avez pas envie de ressembler à ça. On vous comprend. L’haltérophilie, ce n’est pas que des gros mecs pleins de testostérone qui s’injectent du Synthol pour faire gonfler leurs biceps enduits d’huile. Les culturistes, ce sont aussi des gens avec un petit coeur qui bat (certes, très fort).
2 – s’habituer au justaucorps
Oui, vous savez, le truc moulant, qui gratte, aussi sexy qu’un col roulé des années 90. Eh bien, c’est la tenue indispensable pour soulever des haltères de 100 kilos. Vérifiez que vos partenaires d’entraînement aiment les poils, sinon, passez un petit coup sous les aisselles.
3 – Acheter de nouveaux vêtements
Oubliez votre t-shirt blanc, taille S, col V, que vous arborez fièrement sur la plage l’été venu. Après avoir pris quelques muscles, vous risquez de ne pas rentrer dedans et d’étouffer. Ou de passer pour quelqu’un qui vole les vêtements de ses gamins. Alors, donnez un coup de neuf à votre garde-robe.
4 – Ne pas confondre craie et talc
Pour soulever la barre, vous avez le droit d’utiliser de la craie. Attention, le talc n’est pas autorisé, laissez-le aux bébés. Et si on ne veut pas se salir les mains ? À moins d’avoir des mains en peau de lézard, la barre va glisser et retomber sur vos pieds. Si vous ne nous croyez pas, prenez un cobaye (au hasard, un mec du Medef) et dites-lui d’essayer.
5 – suivre un peu
Devenez incollable sur les champions d’haltérophilie. Ça tombe bien, les championnats du monde se déroulent à Paris les 15 et 16 novembre. Soit vous avez le budget pour aller y assister au gymnase Élisabeth dans le XIVe arrondissement, soit vous le suivez sur lequipe.fr
6 – se remettre en question
Vous êtes comme tout le monde, vous avez vos petits complexes. Pas assez de fesses, ventre qui sort un peu trop : à l’approche des fêtes, vous redoutez le régime foie gras/pétillant/dinde aux marrons. L’haltérophilie, c’est un bon moyen de se sculpter sa silhouette et de reprendre un peu l’exercice. Surtout quand ça fait 5 ans que vous n’avez pas bougé de votre bureau.
7 – se culturer
Une fois que l’on devient supercostaud, la tentation est grande de devenir encore plus costaud. Alors on vous conseille de jeter un oeil sur l’excellent documentaire Bigger Stronger Faster. Sur le modèle de Super Size Me, vous n’aurez plus envie de regarder le foot américain et de vous piquer pour faire grossir vos petits muscles. Plus d’infos sur biggerstrongerfastermovie. com
8 – se désaltérer
Si vous n’avez pas compris, passez-nous un coup de fil.
9 – Acheter des revues
Quand on démarre dans un sport, il vaut mieux se documenter. Certes, cet article de tmv devrait vous aider, mais pour être au top du top, achetez Flex magazine ou Muscles et Fitness. Chez votre libraire, ces doses de lecture sont placées tout en haut. On vous connaît, ne déviez pas trop du regard, vous risquez de tomber sur de toutes autres lectures.
10 – Faire un essai
Bon, maintenant, vous avez les bases pour vous lancer. Mais avant d’aller crâner sur Instagram en gonflant vos muscles, le plus simple, c’est d’aller au club de l’US Tours. Vous aurez un bon aperçu de l’ambiance. Leur salle se trouve près du boulevard tonnellé. Plus d’infos au 02 47 37 88 94.

Roller derby, comme sur des roulettes

À la découverte des Silly geez de Tours et d’un sport qui détonne par son sens tactique, sa castagne et aussi son folklore.

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Elle hurle une série de chiffres. « 3 ! 4 ! ». Stoppe ses coéquipières, qui étaient lancées sur la piste. « On va changer de tactique », annonce Cindy, capitaine des Silly Geez, l’équipe de roller derby de Tours. Elle sourit. « Il y a pas mal de personnes qui pensent qu’on est juste des filles qui se bousculent sur des patins. Mais il y a une grande part de stratégie », confie-t-elle.

Le roller derby dépote auprès de nombreuses Tourangelles depuis deux ans. Elles sont une trentaine en ce début de saison. À s’étaler sur le parquet. Se marrer à chaque pause. Transpirer au gré des accélérations. Il n’y a pas à en douter : « C’est du sport ! », s’exclame Anne-Lise, en enfilant une genouillère.

En témoigne un début de séance assez physique. Abdos, gainage et même saute-mouton. Cléor, qui dirige l’exercice, explique : « On fait monter le cardio. Et puis chauffer des muscles spécifiques : les cuisses, une bonne partie du dos ». Avant d’aller au charbon. Sport de contact, le roller derby peut parfois laisser des traces. Casque sur la tête et patins accrochés aux pattes, Cécile observe pourtant l’entraînement depuis le banc. « L’an dernier, en jouant, j’ai eu le droit aux ligaments croisés du genou et aussi une belle entorse », raconte-t-elle, voulant rester prudente ce soir.

Ambiance girly, voire « harpie »

Toutes assurent pourtant qu’il n’y a, en général, pas de gros bobos. Des bleus sur les cuisses et les côtes, plus souvent. « Pour mon premier match, j’avoue que j’avais un peu peur. Mais une fois sur la piste, on prend une grosse bouffée d’adrénaline, avec la vitesse, les contacts », révèle Anne.roulettes

Une intensité louée, mais pas autant que l’esprit du roller derby. « L’ambiance girly, voire un peu harpie », décrit Cécile. Les nouvelles sont affectueusement appelées « Fresh meat » (viande fraîche). Chaque joueuse a un surnom et choisit son numéro. Exemple : Cindy, alias Cissy Spankette sur le terrain, porte le numéro 85b. Un folklore dissimulant une certaine solidarité. Les rencontres n’étant pas inscrites dans un championnat, c’est le système D qui prévaut. « On s’entraide avec l’équipe adverse, qui vient souvent de loin. Elles dorment chez nous, on bouffe ensemble », poursuit Cécile. Et conclut son attrait pour le roller derby : « quand on est ici, on change un peu de peau ».

 


DES RECRUES
Les Silly Geez cherchent du monde. Hommes, femmes, sur patins, sans patins, pour arbitrer, encadrer, jouer. Il y a de la place pour tous. Une équipe masculine de roller derby se crée à Tours cette année. Infos sur thesillygeez@live.fr Entraînements mardi (20 h- 22 h), et vendredi (18 h 30-20 h), au gymnase ronsard.

LE BUT DU JEU
Autour d’une piste ovale, deux équipes de cinq s’affrontent sur des patins. La jammeuse, une dans chaque camp, doit dépasser le pack, composé de « bloqueuses », sans se faire jeter au sol ou en dehors du terrain de jeu. Si elle réussit, elle marque des points.

LE FILM
BLISS
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Ellen Page (Juno) joue le rôle d’une jeune fille s’épanouissant et trouvant sa personnalité grâce au roller derby. Parfait pour découvrir l’univers de ce sport.

L’ÉQUIPEMENT
Il faut impérativement des patins de type « quads » (4 roues non alignées), protège-genoux, protègecoudes, protège-poignets, un protège-dents et un casque. « On s’en tire entre 250 et 300 euros pour du matériel neuf », dit Cécile, lineup manager de l’équipe.

Les hobbies insolites de la rentrée

C’est le moment idéal pour commencer une nouvelle activité. Et c’est encore plus rigolo si l’on décide de sortir des sentiers battus ! Tour d’horizon de quelques pratiques insolites…

1. La canne de combat
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Vous vous imaginez Sherlock Holmes en train de mettre une raclée à Moriarty, avec son chapeau haut de forme, la cape au vent. Ce n’est pas tout à fait ça, mais presque. Vous gardez l’esprit gentilhomme mais vous remplacez l’accoutrement XIXe siècle par un kimono rembourré, un masque d’escrime et des gants. Depuis 2011, il existe un club de canne de combat sur Tours. En plus d’être super classe (vous vous battez avec une canne quand même !), c’est extrêmement physique : vous travaillez tous les muscles du corps et des deux côtés puisque vous pouvez tenir la canne à gauche comme à droite. C’est Vincent Chaigneau qui a introduit ce nouveau sport en Indre-et-Loire : « Vous pouvez commencer la canne à partir de 8 ans. C’est également un sport de combat mixte, les femmes sont souvent de redoutables adversaires. »
 Notre avis : Si vous avez toujours voulu avoir la classe et que vous adorez vraiment l’objet canne, n’hésitez pas, vous avez trouvé votre nouveau sport. En plus, c’est chic en soirée de dire que vous faites de la canne de combat.
Infos pratiques : Reprise des entraînements le jeudi 19, de 20 h à 21 h 30. Toutes les infos sur canne-combat-tours.fr
2. La course de lévriers
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Sa moustache frétille quand ses chiens bondissent vers lui, en quête d’un câlin. Jacky Chaffin, agent de bibliothèque universitaire dans le civil, est une des figures de la course de lévriers en Indre-et-Loire. Il raconte la « convivialité sur les cynodromes », le « brassage social, avec des gens de tous les niveaux » et « l’adrénaline » quand il voit Dubaye, un de ses protégés, s’élancer sur la piste. Passionné, il essaye d’entraîner ses chiens tous les jours, avec une marche fractionnée ou une marche au trot autour du lac de Joué-lès-Tours. « Les joggeurs trouvent un compagnon idéal avec un lévrier », dit-il. Il faut quand même avoir quelques sous de côté. Acheter un whippet (une race courante) coûte entre 600 et 700 euros. Et il faut ajouter le budget croquettes. Jacky les importe du Royaume-Uni, pour 200 euros par an environ.
Notre avis : Parfait pour les amateurs de vitesse et d’animaux. S’occuper d’un lévrier prend du temps et un poil d’argent, mais le plaisir est intense quand on observe l’évolution de son chien. « Ils rendent beaucoup d’affection », dit Jacky avec le sourire.
Informations pratiques : Club du lévrier de sport de Touraine, 6 rue du Puits Berthet – 37 Preuilly-sur-Claise. Tél : 02 47 94 59 31
3. Les jeux de société
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On ne vous parle pas des jeux de carte ni du traditionnel et vieillot Monopoly. La pratique des jeux de société peut devenir un véritable hobby auquel vous allez adorer vous adonner régulièrement. Il paraît que c’est bon pour les méninges et pour la sociabilité. « Et puis c’est ludique, populaire », ajoute Olivier Chaillot, le président de l’association de la Maison des jeux. Justement, chaque jeudi soir vous pouvez jouer dans leur magnifique local de la rue Toulouse- Lautrec. Tout le monde est le bienvenu, débutants comme accros. Seul ou avec des potes, vous serez accueillis « à bras ouverts ». Et vite, ça peut devenir une passion. Puisque tous les mois sortent de nouveaux jeux de sociétés, vous ne vous ennuierez jamais et découvrirez des mondes et des règles à chaque fois différents.
Notre avis : Le côté geek qui joue à Warhammer, c’est un gros cliché qu’il faut s’enlever de la tête. Tous ceux que l’on a rencontrés à la Maison des jeux de Tours sont très sociables, franchement hyper sympas et prêts à vous faire découvrir le merveilleux monde des jeux de société.
Infos pratiques : Tous les jeudis soir, initiations aux jeux mais il y a également des permanences pour venir en emprunter. Plus d’infos sur mdjt.org
4. Ultimate
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« Bon, les gars, qui passe handler ? Qui est middle ? ». Les termes anglais se succèdent et Carl écoute. Attentif, mais un peu paumé face à ces mots inconnus. « J’ai vu une vidéo sur internet, et j’ai eu envie d’essayer », dit-il timidement. Les piliers des OUF (l’Olympique Ultimate Freezbee de Joué-lès-Tours) le mettent à l’aise rapidement. Aldo, crâne dégarni masqué par une casquette, explique les schémas tactiques. La règle est simple : attraper le disque dans la zone d’en-but adverse. Résultat : des accélérations brusques, des appels, contre-appels et une dose de dextérité. Le tout dans la bonne humeur de fin d’été. « C’est convivial, et il y a un bon esprit, notamment grâce à l’autoarbitrage », loue Dik, autre nouveau. Et à la fin de la séance, Carl tire la langue. « Ça dépote ! », dit le grand gaillard, pourtant affûté. Fabrice, un des responsables, conclut : « Les gens viennent chercher un sport original, et sont agréablement surpris par la dépense d’énergie. »
Notre avis : Ludique, décalé, ouvert à tous (petits, grands, hommes, femmes), l’Ultimate est une belle découverte. N’allez pas dire que c’est un sport de plage. On galope, transpire et le lendemain, les courbatures sont bien là.
Infos pratiques : Entraînements lundi et jeudi (19 h/21 h), samedi (10 h/11 h 30, pour les juniors à partir de 10 ans) au stade des Bercelleries. Tournoi d’initiation sur ce même stade le samedi 14 septembre, à 14 h. Renseignements : Fabrice au 06 88 08 91 83.
5. La couture
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Oui, ce n’est pas évident, mais la couture peut vite devenir une passion. « J’ai beaucoup de jeunes mamans qui viennent à mes ateliers, constate Lydie Assas, une créatrice tourangelle. Elles craquent souvent dans une brocante et s’achètent une belle machine à coudre. Sauf qu’elles ne savent pas s’en servir. Je leur apprends à mettre le fil et les techniques de base pour, par exemple, créer un bavoir. » Si vous êtes du genre manuel, c’est un passe-temps qui peut vite devenir addictif. Porte-monnaie, sac-à-main, jupes : quand vous savez coudre, il n’y a que votre imagination et votre envie pour vous freiner. Et non messieurs, ce n’est pas une activité réservée aux femmes. Vous aussi, vous pouvez vous prendre au jeu de la couture. « Après, avec un peu d’entraînement, vous pouvez vous mettre à faire des rideaux, des oreillers et même des fauteuils », s’enthousiasme Lydie Assas. Bonne alternative à la peinture ou autres activités artistiques, la couture est vraiment abordable.
Notre avis : Passés les a priori, la couture, c’est fun, ça fait économiser et ça en jette quand vous dites que vous savez vous servir d’une machine à coudre. Après, vous allez avoir tous vos potes qui vont vouloir des ourlets, mais bon…
Infos pratiques : Il existe de nombreux ateliers de couture sur Tours. Celui de Lydie Assas est pas mal puisqu’elle fait de l’initiation. La contacter à la boutique Alchimies Poétiques au 02 34 53 42 22.
6. La boule de fort
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Il les range dans son précieux coffret en bois. Et les montre avec fierté. « Elles sont belles », sourit Jacky Campagné, membre de la société de boule de fort La Rescapée, à La Rouchouze (Langeais). Un sport traditionnel en Anjou et ses frontières (et donc en Indre-et-Loire). Jacky, 75 ans, entouré de ses deux comparses, Pierre et Mireille, explique la base : « La boule est déséquilibrée par un poids latéral, le côté “ fort ” ». Le but : comme à la pétanque, se rapprocher le plus près du maître, l’équivalent du cochonnet. Sauf que la boule met au moins 30 secondes à arriver à l’autre bout du terrain recouvert de plastique verni et en forme de gouttière. « Il faut être très patient », reconnaît-il. Les trois membres notent un regain d’intérêt, avec des touristes curieux. Jacky invite aussi les habitants du coin à venir essayer un jeu « pour toute la famille ».
Notre avis : Le sport le plus confortable du monde, puisque les pantoufles sont obligatoires, afin de ne pas abîmer le terrain. Et le plus cérébral : en buvant un coup avec les anciens, vous apprendrez plein d’anecdotes ou de légendes sur la région.
Infos pratiques : À Tours : Le cercle du Soleil Levant. 85, rue d’Estienne-d’Orves. 02 47 51 32 50. Pour aller voir Jacky à la Rescapée : 1 route des Gaudinières, 37130 La Rouchouze. 02 47 51 32 50.
7.L’origami et autres japonaiseries
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Les cheveux longs qui descendent jusqu’au ventre, des motifs de fleurs de cerisiers sur la robe. Impossible de se tromper : Reiko vient du Japon. Arrivée en 1997, l’artiste peintre a créé l’association Hinodé il y a trois ans. « Avec des amis français qui aiment le Japon, j’avais envie de faire reconnaître notre culture », ditelle timidement. Au programme : cours de japonais, de calligraphie, origami, d’art floral (ikebana), sculpture de personnages de manga. Et tout le monde peut s’y coller. « Par exemple, la pratique de l’origami est très utile pour les personnes âgées et les enfants, avec l’entretien des mains », raconte Reiko. Elle met en avant le côté « zen et concentré » d’une culture fascinante.
Notre avis : Les JO de Tokyo, c’est dans sept ans. Commencez à vous préparer !
Infos pratiques : Inscriptions le mercredi 11 septembre, de 15 h à 17 h, à l’Institut de Touraine, salle B22. Http://hinodedetours. blogspot.com et hinodedetours@gmail.com

Agenda : la rentrée des petits

Chaque année, c’est la même rengaine : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pendant leur temps libre ? Tmv vous aide à gérer leur planning… s’ils ont fini leurs devoirs, bien sûr !

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Ça y est, c’est lancé. Après avoir ramassé tout le sable que les gamins ont mis dans la voiture, il faut déjà les ramener à l’école. Et chaque année, c’est la même rengaine : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pendant leur temps libre ? Tmv vous aide à gérer leur planning… s’ils ont fini leurs devoirs, bien sûr !
Lundi : piscine
Il ne s’agit pas d’en faire le futur Michael Phelps ou la prochaine Manaudou. Juste d’apprendre les bases, être à l’aise dans l’eau. Puis pour les plus grands de se perfectionner Comme chaque année, les cours de natation vont ravir les mômes. Le lundi, les cours sont possibles pour les 6-13 ans aux piscines Bozon, Tourettes ou Mortier. Pour les plus petits, des sessions bébé-nageur ont lieu le samedi. Plus de renseignements au 37 rue galpin-Thiou. www.tours.fr ou au 02.47.70.86.20
Mardi : console
Ils ont bien le droit de temps à autre. Parfois ils en abusent, mais s’ils ont fini leurs devoirs, pourquoi ne pas leur laisser une petite session jeux vidéo ? Des chercheurs européens ont mené une étude il y a deux ans et ont trouvé que les joueurs réguliers (de 1 h 30 à 2 h 30) auraient une meilleure capacité d’attention et de concentration. Et les enfants sont beaucoup moins passifs que devant une télé !
Mercredi : contes
Des histoires et des rêves enchantés. Des contes sont narrés pour émerveiller les enfants dans les bibliothèques. Il sera facile de les endormir quand ils rentreront. Sauf si vous voulez y aller avec eux, et là, c’est vous qui risquez d’en redemander. Des lectures sont organisées aussi le samedi. le programme complet sur www.bm-tours.fr
Jeudi : lire Tmv 
Votre journal préféré est sorti la veille. De nouvelles rubriques, des sujets sérieux ou décalés, parfait pour lui faire pratiquer la lecture ! Et en plus il est joli à regarder, avec des belles images. Mais, c’est addictif, et attention à ce que votre enfant ne lise pas tmv en cours, ce serait bête d’enchaîner les punitions dès le début de l’année.
Vendredi : un tour à la guinguette
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Jusqu’au 22 septembre, la guinguette est ouverte ! Avec elle, son lot de concerts, d’animations… Profitez avec vos enfants de l’espace qui leur est réservé. La Maison des jeux de Touraine organise régulièrement des initiations à plusieurs jeux de société grâce à la Cabane à jeux. Les gamins remuent leurs méninges, au soleil, avec les dés dans une main et le soda dans l’autre. Plus d’infos sur www.tours.fr
Dimanche : Rigoler avec Fritz
Tout le mois de septembre, Fritz est mis à l’honneur au Musée des Beaux-Arts avec un parcours-jeu qui s’appuie sur les planches de Tours de piste. Oui, Tours de Piste, la bande dessinée d’Amélie Clément que vous avez pu admirer dans tmv toute la saison dernière. Les enfants, de 3 à 12 ans selon les sessions, s’initient au dessin tout en visitant le musée. les dimanches 8 et 29 septembre. Aussi le mercredi 11 septembre. Réservation au 02 47 05 68 73 .

Le match : beach-soccer vs beach-volley

Vous en avez marre que votre conjoint se prélasse sur le sable. En plus, il a pris une belle bedaine. Motivez-le à faire du Beach-soccer ou beach-volley. Tmv l’aide à choisir.

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Aie ! Allongé sur la plage, vous avez encore été agressé par un ballon. Au lieu de vous énerver, prenez le temps de discuter avec le malotru qui vous l’a envoyé. Est-ce un adepte du beach-soccer ou de beachvolley ? Comment choisir ? tmv vous donne un coup de main.
LE PLUS TECHNIQUE
Ne tentez pas les roulettes de Zizou ou les virgules de Ronaldinho (oui, on est old school à tmv). Vous risquez de perdre le ballon bêtement et de manger du sable. Le beach-soccer demande surtout une maîtrise technique aérienne : contrôle de la poitrine, jeu à une touche, volée.
Pour le beach-volley, il faut être précis. Le terrain est plus petit et il n’y a pas cinq partenaires pour rattraper une manchette ratée, mais un seul. Alors, il vaut mieux s’appliquer sur les gestes basiques, mais rien de bien différent du volley-ball.
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LE PLUS SPECTACULAIRE
Désolé amis bretons, mais le beach-soccer est bien plus attrayant qu’un Guingamp-Rennes. « C’est vraiment spectaculaire, avec un ballon qui touche beaucoup moins le sol qu’au foot », s’enflamme Marcel Girard du club de Véretz, qui organise un tournoi de beach chaque année. Les joueurs n’hésitent pas à taper des ciseaux acrobatiques et marquent plus de buts en un match que Brest en une saison.SPO_MAG_FOOT_1
« Certains arrivent à sauter plus haut que sur un sol dur », s’enthousiasme Élodie Daumain, joueuse de volley à Joué-lès-Tours, qui développe une section beach. Sinon, pas de geste de fou. Les attaques sont rapides, on va droit au but, sans trop de préparation.
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LE PLUS PHYSIQUE
Trois fois 10 minutes. Sur un terrain de 35 x 26 m. De quoi attaquer sévèrement les mollets et les cuisses. « Les muscles s’usent vite sur le sable », relève Marcel Girard. Le risque de blessure est cependant minime : les tacles sont interdits et les torsions des chevilles ou des genoux plus rares sur un tel sol.
Un terrain de volley classique, c’est 9 x 9 m. Celui de beach fait 8 x 8 m. Sauf qu’il y a seulement deux joueurs, au lieu de 6. Crevant. « On fait beaucoup plus d’efforts sur le sable : les déplacements sont plus lents et les reprises d’appui plus difficiles », relève Élodie Daumain.
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LE MOINS COMPLIQUÉ
Jetez votre manuel de foot et habituez-vous aux règles du beach. Tous les coups francs sont directs et les adversaires doivent se tenir à cinq mètres du ballon. Les touches peuvent se faire au pied, et le gardien a le droit de récupérer le SPO_MAG_VOLLEY_1ballon à la main sur une passe en retrait.
Deux légères différences avec le volley-ball. « On doit faire une passe dans l’axe de ses épaules et le ballon ne doit pas tourner sur lui-même lors d’une passe. On privilégie donc les manchettes », explique Élodie Daumain. Sinon, aucune difficulté, le débutant comprend tout !
Score final : 2-2
 
 
LE BILAN
Match nul serré entre les deux beach ! À vous de décider si vous êtes plus habiles avec vos bras ou vos jambes. Une chose est sûre, à la fin de la partie, vous serez bien fatigués !

Où rouler en Touraine ?

Le Tour de France commence et vous avez envie de tâter le guidon. Voici des parcours pour rouleurs et grimpeurs.

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Le parcours du maillot blanc
L’itinéraire tranquille. Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête et dont les cuisses ou mollets ne sont pas encore au point. Pour Arthur Goumon, coureur au Guidon chalettois, c’est un parcours « de récupération ». Situé au nord de l’Indre-et-Loire, 26 kilomètres au total. Il démarre de chez lui, à Sonzay. Il roule jusqu’à Neuillé-Pont-Pierre, puis redescend direction Pernay et bifurque vers Souvigné avant de rentrer au bercail. « Ce n’est pas trop vallonné, même s’il y a quelques petites côtes », explique-t-il.
Le parcours du maillot à pois
Vous rêvez d’imiter Marco Pantani dans l’ascension du plateau de Beilles ? Commencez par attaquer la côte du Haut-Montas, la plus longue du département (2 km). « Elle est assez dure, elle nous permet de travailler notre force », juge Arthur Goumon. Pour atteindre le Haut-Montas, un parcours conseillé : aller de Saint-Paterne- Racan jusqu’aux Hermites, puis redescendre vers Marray et entamer la montée.
Le parcours du maillot vert
Pour rouler dans la nature. Au calme, à côté des châteaux. Le cycliste du Guidon chalettois aime beaucoup emprunter les routes menant à Villandry. Au sein de cette dernière, il s’enthousiasme sur les « 700 mètres de pavé ». Ce n’est pas le Paris-Roubaix, mais c’est déjà pas mal. Une belle boucle de 50 km est possible en partant de Tours, en passant par Savonnières, Villandry donc, avant de remonter à Langeais et de revenir sur la ville.
Le parcours du maillot jaune
On vous prévient, le parcours est costaud. Arthur Goumon le tente à partir de chez lui. Il descend vers Tours, jusqu’à Azay-sur-Cher. Puis remonte jusqu’à Monnaie pour aller à Fondettes et enfin, retourne chez lui. Un itinéraire varié, avec du plat et des légères montées. Après ça, vous aurez bien le droit de vous mettre dans le canapé, de poser les pieds sur la table basse et de regarder le Tour à la télé.
GV


NOTRE GUIDE
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À 19 ans, Arthur Goumon est un espoir du cyclisme en région Centre. Il a remporté cette année le circuit du Pays de Craon et a terminé 5e du Grand Prix de Tours. Le coureur du Guidon chalettois attend avec impatience le dernier gros rendez-vous de la saison : le Paris-Tours.
SES CONSEILS
« Regarder les prévisions météo pour partir avec le vent contraire. En position défavorable, c’est vraiment plus dur au début, mais cela permet d’avoir une deuxième partie et un retour plus facile. Mentalement, ça joue. Boire aussi un bidon d’eau toutes les heures est important. Et aussi, ne pas oublier de manger des fruits. Il faut du sucre pour éviter la petite fringale. »
QUEL VÉLO ?
Bien sûr, un vélo de route est plus adapté à des longues distances. Plus facile pour rouler, grimper. « Pour ceux qui font des trajets de 30 à 50 km, on peut tenter le VTC (vélo tout chemin), assez léger également », explique

Notre série sport au bureau : la course de chaises !

Allez, à d’autres : on le sait que vous avez déjà essayé de filer comme l’éclair sur votre chaise de bureau. TMV vous explique les règles pour en faire une discipline olympique… Attention, le boss derrière vous !

LE PRINCIPE :
Si, si, avouez-le, vous l’avez tous fait ! Vous savez, la course de chaises roulantes, « premier arrivé à la machine à café a gagné » qui se finit avec les participants affalés en face de la photocopieuse. Cette semaine, tmv vous propose de passer du mode amateur à la catégorie professionnelle. Vous pourrez ainsi réellement défier vos collègues et, pourquoi pas, organiser un championnat inter-services… Les roulettes vont chauffer, les planchers aussi, 3, 2, 1, … Top départ !
REALISATION DU JEU :
On ne vous conseillera qu’une seule chose, soyez vigilants vis-à-vis de vos supérieurs hiérarchiques. Même si ces derniers ont souvent pratiqué la course de chaises dans leur jeunesse, ils ont – pour beaucoup – perdu une certaine tolérance vis-à-vis de ce sport pourtant si populaire. Les responsabilités, sans doute. Ainsi, il est plus prudent de programmer les épreuves entre 12 h et 14 h. C’est l’heure des déjeuners de travail. Et après le repas ? Sincèrement, on ne vous le conseille pas ! Sinon, attention, c’est un sport assez technique car les chaises et leurs quatre roulettes suivent souvent des courses erratiques qu’il est difficile de maîtriser…
POUR VARIER LES PLAISIRS :
Saviez-vous qu’il existe des compétitions officielles de courses de chaises de bureau ? La principale a lieu tous les ans à Bad König-Zell, en Allemagne. Là-bas, on ne rigole pas, car nos amis d’outre-Rhin en ont fait un véritable sport. La course est réservée aux professionnels qui ont suivi un bon entraînement. Le vainqueur de l’édition 2011, le Luxembourgeois Pierre Feller, a pulvérisé le record mondial. Il a dévalé les 200 mètres du tracé en 26’95, soit une moyenne de 35 km/h. N’essayez pas tout de suite de l’imiter ou alors, la rédaction de tmv se dégage de toute responsabilité en cas d’accident.
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MATERIEL NECESSAIRE
Pour ce jeu, rien de plus simple. Il vous suffit d’avoir un bureau, une chaise à roulettes, et roulez jeunesse ! On vous conseillera les modèles de chaises simples, sans grand dossier d’appui, de manière à mieux maîtriser sa trajectoire et de réduire la prise au vent. Eh oui, l’aérodynamisme, ça joue ! Assurez-vous auparavant que toutes les roulettes de votre chaise fonctionnent. Si l’une d’elles bloque, la partie risque d’être faussée.

A vos marques...
A vos marques…

REGLE
Tout va dépendre de votre espace de travail. Pour les plus chanceux, qui disposent d’un open space avec de larges couloirs, vous pourrez faire une course en ligne. Pour les autres, dont l’espace est moins généreux, vous ferez des courses individuelles au chrono. Course en ligne : c’est très simple. Délimitez une ligne de départ et une ligne d’arrivée (distante d’au moins 10mètres). Placez-vous sur la première (minimum deux joueurs), et le premier arrivé a gagné. Course au chrono : pareil, il faut délimiter une ligne de départ et d’arrivée. Chaque coureur devra parcourir cette distance en un minimum de temps. Le plus rapide gagne. Pour être précis, l’arrivée est validée dès que la première roulette de la chaise franchit la ligne.
 
Vous aussi, jouez et envoyez nous vos photos sur notre page Facebook !

Badminton. Les as du volant se retrouvent à Tours

Le gratin du badminton français se retrouve à Tours pour la finale du Top 12. Le sport, c’est aussi beau à regarder !

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Le badminton, on en a tous fait un jour pour le fun ! C’est d’ailleurs le 2e sport le plus pratiqué au monde, après le football. Mais, êtes-vous déjà allés voir une compétition de haut niveau de ce sport peu médiatisé ? Là, la technique est tout autre et c’est vraiment sympa à voir. Occasion à ne pas rater, la finale des Championnats de France par équipes se dispute à Tours les 3 et 4 mai prochains au Palais des Sports. Suivez le guide !
 
Le Top 12, kesako ?
Tours et le CESTours badminton accueillent la finale du Top 12, sorte de Ligue 1 du badminton. Durant la saison, les douze meilleurs clubs français se sont affrontés en deux poules de 6, durant 10 journées, selon un mode de rencontre aller/retour. À la fin de ces dix journées, les deux premiers clubs de chaque poule sont qualifiés pour la phase finale.
 
La phase finale, mode d’emploi
Les deux demi-finales se jouent le vendredi 3, en après-midi, à partir de 14 h 30. Le 1er de la Poule 1 affronte le 2e de la poule 2 et le 2e de la poule 1 se frotte au 1er de la poule 2. Le lendemain, place aux finales. La petite finale pour la place de 3e a lieu le matin à 11 h 30, et la grande finale au terme de laquelle sera connu le champion de France, l’après-midi, dès 15 h 30. Quatre clubs sont donc qualifiés. Il s’agit, cette année, d’Issy-les- Moulineaux BC, Aix Université Club Badminton, Strasbourg ASPTT et BC Chambly Oise.
 
Et comment on joue ?
Les équipes sont mixtes et chaque match se joue en 21 points gagnants, au meilleur des trois sets. Le vainqueur de la rencontre est le premier club qui remporte cinq matchs. Huit matchs sont initialement prévus, avec : 2 simple dames, 2 simple hommes, un double hommes, un double dames, et deux double mixte. Le premier club qui remporte cinq matchs est déclaré vainqueur et la rencontre est stoppée. Si, au terme des huit matchs, les deux équipes sont à égalité quatre partout, alors se joue le mixte en or. Ce 9e match est décisif, c’est un peu le but en or !
 
Le vainqueur, il gagne quoi ?
Le club victorieux obtient le titre de champion de France des clubs. Mais ce n’est pas tout ! Le vainqueur aura le droit de participer à la Coupe d’Europe des clubs la saison prochaine ! Plus d’infos : http://www.top12.ffbad.org/

Course à pied : les bons spots à Tours

Le printemps est là, c’est l’occasion de se remettre au sport ! On vous indique les bons endroits pour courir. 3, 2, 1… Partez !

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EN FRACTIONNÉ
 
À quoi ça sert ?
À améliorer ses capacités physiologiques (musculaires ou cardiaques) ; travailler sa technique de course (on améliore la foulée) et progresser en testant sa capacité à mener à son terme une séance éprouvante. Où pratiquer ? Le must reste une piste d’athlétisme de 400 m ou un parcours étalonné. À Tours, vous pouvez aller faire votre séance de fractionné au stade de Grandmont, sur l’avenue de Bordeaux. Le fractionné consistant en une répétition d’efforts sur des distances et à des intensités programmées, c’est le pied. Idem pour les temps de récupération. Il y a aussi la piste de Saint- Avertin, derrière le lycée Jules- Romain avec ses 400 m de longueur en terre. Sinon, le parc Sainte-Radegonde, bord de Loire côté nord, c’est bien aussi.
 
EN ENDURANCE
 
À quoi ça sert ?
Indispensable pour le semi-fond et le fond (le semi ou le marathon), l’endurance permet d’améliorer la circulation sanguine et d’augmenter le volume du coeur. Pas la peine de filer comme une fusée ; le but, c’est de courir longtemps, de plus en plus longtemps, à allure constante. Où pratiquer ? Le tour du lac de la Bergeonnerie avec ses 2,3 km sans difficulté est le plus couru (ah, ah, ah !) des runneurs tourangeaux. Si vous passez par les hauteurs et les jardins ouvriers, il passe à 3 km. Vous pouvez aussi faire un crochet par le parc Honoré-de-Balzac tout près de là, et continuer sur la promenade de Florence. Ou filer le long de la Loire à vélo, en direction de Ballan et Savonnières. Ou suivre votre instinct…
 
FAIRE DES CÔTES
 
À quoi ça sert ?
À renforcer les muscles des membres inférieurs et développer ses capacités cardiovasculaire. Pfiou ! Où pratiquer ? Le bon plan, c’est d’aller sur le bord de Loire jusqu’à Rochecorbon, puis traverser la levée et monter le coteau au niveau de la lanterne de Rochecorbon. Ça monte fort, on vous prévient, mais on est entouré de vignes ! Après, vous pouvez toujours vous faire les pieds et vous essouffler en montant la Tranchée. Mais avouez que question paysage, c’est moins bien.
 
 
 


À NE PAS MANQUER
 
Le marathon d’Azay-le-Rideau
Bon, d’accord, c’est un marathon, donc 42,195 km à avaler. Pas donné à tout le monde. Mais il y a la bise à la princesse au château d’Azay, alors… Et si la distance vous effraye, il existe aussi la Pomme-Poire avec ses 11 km. Dimanche 28 avril. Inscription : marathonazaylerideau. fr
 
Les 10 / 20 km de Tours
Incontournable pour les sportifs tourangeaux, cette course est classée parmi les dix plus grandes sur route de l’Hexagone. Née en 1982, elle fêtera sa 31e édition le 22 septembre 2013. Sans compter qu’en plus de cela, il est possible de s’inscrire pour les courses Open handisport et des jeunes. Restez connectés sur nrco.lanouvelle republique.fr/dossiers/20km !
 
Les Foulées du tram
C’est tout nouveau (forcément !) et ça se passe à Joué-lès- Tours, le 15 juin. Cette course affiche un petit 10 km au compteur. Ça devrait être roulant. Parfait pour vous tester sur cette distance explosive ! Info sur le site de Joué Running 37.