La Fine Equipe : « On a l’impression d’être guidés vers une autre dimension »

#EPJTMV La tête d’affiche de Quartier Libre, La Fine Équipe, a clôturé le festival en beauté. Rencontre avec Oogo et Blanka, deux membres de ce groupe de beatmakers.

Pouvez-vous commencer par vous présenter, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Oogo : Moi c’est Brigitte et lui, c’est Bardot (rires). Plus sérieusement, on fait partie de La Fine Équipe, un groupe de DJs et beatmakers. Notre dernier album s’appelle 5th season. On a également un label qui s’appelle Nowadays Records et deux studios d’enregistrement.
Blanka : La Fine Équipe, c’est quatre personnes : Oogo ici présent, moi-même Blanka, et les deux qui ne sont pas là c’est Chomsky et Mr Gib.

Vous venez d’horizons musicaux assez variés. Quelles sont vos influences musicales ?

B. : Je dirais plutôt d’horizons assez complémentaires.
O. : La base de notre musique, c’est d’aller chercher plein de styles différents et de les arranger à notre sauce. Mais on a tous cette base de hip-hop américain soul jazz, avec des groupes comme The Roots, Mos Def, Tribe Called Quest. Parmi les artistes récents qu’on aime, il y a Kaytranada et Tyler the Creator. Toute la scène électronique française nous a aussi beaucoup influencés.

Blanka et Oogo sont deux des quatre membres de la Fine Équipe.

Votre dernier album sonne différent. Par exemple, vous vous êtes détachés du sample …

O. : Nos manières de composer sont différentes. Cet album, on l’a vraiment composé à quatre. Il y a beaucoup plus de compositions et de featurings que sur les anciens albums. Les morceaux sont aussi plus longs. Ça nous a donc pris plus de temps.

Pourquoi ce titre, 5th season

O. : La cinquième saison, c’était le mood (humeur, ndlr) général. C’est à propos des changements qu’il peut y avoir aujourd’hui sur la planète. La notion de fin du monde était présente dans nos esprits, comme si on arrivait au bout d’un cycle. D’ailleurs, le clip animé de 5th season avec Fakear est dans cette optique. Ce n’est pas forcément très engagé. C’est de l’ordre du rêve, de l’abstrait.

Le fait que le nom de l’album 5th Season soit une collaboration avec Fakear, c’est le fruit du hasard ?

O. : On était cinq sur le morceau. Chacun a participé à une partie, ce qui donne des phases différentes. Sur chacune d’entre elles, il y a cette connexion avec la planète. On a appelé l’album « la cinquième saison » parce qu’on a l’impression d’être guidés vers une autre dimension. Mais c’est un hasard que le morceau soit en collaboration avec Fakear.

Vous êtes principalement des beatmakers. Ce genre musical a souvent été au second plan, derrière la voix des rappeurs notamment. Aujourd’hui, est-ce que vous remarquez un certain affranchissement des beatmakers ? Je pense notamment à Ikaz Boy qui a sorti un projet en solo la semaine dernière. 

O. : Ikaz, un de mes artistes préférés en France, avait sorti un projet obscur qui s’appelle Brain Fuck, sur notre label il y a quelques années. Le beatmaking en France, il est super présent, surtout à travers les voix. En ce moment, pour moi, les beatmakers sont mis en avant et pourtant ils restent au second plan. Nous les premiers. Au début on a commencé à produire pour des rappeurs. Au bout d’un moment on a voulu produire notre propre son.

La Fine Équipe a conquis le public de Quartier Libre samedi soir.

Vous avez créé votre propre label. C’est important pour vous d’être indépendants ? 

O. : Au-delà du fait d’être indépendants, au départ c’était pour que cette musique puisse exister tout court. Les gens veulent tout faire eux-mêmes, mais ça n’est pas du tout notre délire. On a toujours fait de la radio, fait découvrir des musiques qu’on aimait bien. La démarche, c’était de créer un collectif, produire des artistes qu’on kiffe, et leur donner les moyens de faire ce qu’ils veulent. Il y avait aussi l’envie de proposer en France quelque chose qui n’existait pas.

Cinq années séparent votre dernier album de 5th season. C’est dû au label ?

B. : C’est pas vraiment cinq années parce qu’en 2018, on a sorti Back Burners (à l’occasion des 10 ans du lancement de La Boulangerie, ndlr). Le label et les studios ont été très prenants. C’est marrant que tu dises ça parce que je m’étais fait la remarque. J’ai réalisé qu’on avait rien sorti pendant quatre à cinq ans et ça correspond pile au moment où le label a été lancé. Mais on a jamais lâché La Fine Equipe.
O. : Le label nous a ouvert des perspectives. On a vraiment appris dans les techniques de production, dans les mixs. Je pense qu’il fallait qu’on mûrisse un petit peu. Cet album là, on aurait pas pu le faire il y a cinq ans !

Comment définiriez-vous votre groupe en un seul mot ou en une seule pâtisserie ? 

O. : Une pâtisserie hyper compliquée et chargée (rires). Un mille-feuilles peut-être, ou un gros beignet bien gras.
B. : Un stylo quatre couleurs (rires).

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

Guts : « Je suis un enfant du vinyle »

#EPJTMV En tournée internationale, Guts a enflammé le public du festival Quartier Libre à Tours. On a parlé de vinyles, de GTA V et de philanthropie, avec celui que beaucoup considèrent comme un sampler de génie.

Tu es un pionnier du digging (dénicher), qui consiste à fouiner dans les bacs pour trouver la perle rare. C’est un truc d’amoureux des vinyles. Depuis quelques années leur vente est en plein essor face au CD. Qu’est-ce que ça te fait ce retour en force ?

Guts : Évidemment ça me réjouit. Je suis un enfant du vinyle. Le vinyle c’est une écoute active. C’est un son analogique et, à ma plus grande surprise, j’ai l’impression que toute la génération digitale a envie d’un truc nouveau, une façon différente d’écouter la musique. Je vois plein de jeunes de 20-25 ans qui sont en kiff sur le vinyle. Et nous, avec le label Heavenly Sweetness, on fait systématiquement du vinyle. On essaye de faire en sorte que l’objet soit esthétique, séduisant et qu’il ait surtout un bon son.

Un de tes titres est joué dans les stations de radio virtuelles du jeu vidéo GTA V, l’un des jeux le plus vendu au monde. Comment l’as-tu vécu ?

G. : Très très mal. Non je plaisante (rires). Au début, pour être honnête, j’étais très sceptique. Déjà, je ne suis pas du tout gaming à la base et c’est un jeu qui apparemment est assez violent. De pouvoir associer ma musique à un jeu vidéo violent, je n’ai pas trouvé ça très cohérent. Mais j’ai vu que les développeurs travaillaient avec des grands producteurs et des grands artistes, comme Flying Lotus et Dr. Dre. Moi, je suis dans la radio virtuelle de Gilles Peterson. Dans ce cadre-là, ça me rassurait. J’aime l’idée que des gens attirés par la violence découvrent ma musique, qui est plutôt le contraire, sereine et apaisante.

Malgré sa notoriété, Guts insiste pour ne pas être photographié.

Parlons de ton nouvel album, Philantropiques. Ton amour des musiques africaines, brésiliennes, caribéennes en est à l’origine. Tu te vois plus comme un philanthrope, un amoureux des gens de toute la planète, ou un amoureux des musiques du monde entier ?

G. : C’est un peu les deux, c’est pour ça qu’on a fait le jeu de mot. L’idée, c’est de jouer sur la diversité, sur l’amour bien sûr. Ça fait sens pour moi qui suis connecté à plein de musiques différentes et qui met en avant toutes les couleurs musicales. Le but du jeu est de fédérer les gens. Ça a toujours été ce que j’aime faire, rassembler les gens.

Beaucoup te définissent comme un sampler de génie. Quelle est la recette du bon sample pour toi ?

G. : C’est purement instinctif. C’est vraiment les deux secondes dans un titre qui, pour moi, sont comme une étoile filante. Pendant deux secondes, il y a une magie, quelque chose qui va tout de suite me toucher, m’interpeller et surtout m’inspirer. Ces deux secondes, ça va être cette petite étoile qui va justement m’emmener vers une création et certainement devenir un morceau. Je viens du hip-hop, une musique née avec le sample, le recyclage. Comme on n’avait pas d’argent, c’était un moyen de détourner la musique, de la recycler et d’être créatif.

Tu es depuis peu à la tête d’un label de musique. C’était une suite logique de passer du dénichage de vinyles à celui de nouveaux talents ?

G. : Ça fait complètement sens. Quand tu découvres des disques rares, tu découvres des œuvres et les artistes derrière. Et quand tu œuvres auprès d’un label, tu déniches des talents. C’est dans l’esprit de mon goût de la recherche, de la découverte.

Est-ce que tu connais la ville de Tours et sa région ?

G. : Pour être honnête, je ne connais pas vraiment. Comme on est dans des configurations de tournée, on est toujours de passage. On n’a malheureusement pas le temps de découvrir, de visiter, de discuter avec les locaux. C’est très frustrant pour un voyageur comme moi. Il faudrait une journée off après chaque date. Aujourd’hui, je n’ai même pas eu le temps d’aller fouiner chez les disquaires tourangeaux.

Rémi Carton et Cassandre Riverain.

La Chimba : « On veut partager des moments de live »

#EPJTMV Sonorités sud-américaines, psychédélisme et fiesta s’invitent au festival Quartier Libre de Tours. La Chimba, jeune groupe tourangeau, nous raconte leur musique, leurs projets et leurs envies. Rencontre avec ceux qui veulent faire danser la Touraine.

Vous êtes des habitués de la scène tourangelle, comment vous sentez-vous dans un festival, ici, à Tours ?

Antoine : On est fiers parce qu’on fait l’ouverture de la grande scène. Pour nous c’est vraiment cool de faire ça. On n’est pas originaires de Tours mais on y habite. Le groupe est basé ici et on y répète.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nico : C’est le grand patron Eugène qui nous a tous réunis (rires).
Eugène : C’est surtout grâce à des rencontres de musiciens tourangeaux. On a constitué un groupe ensemble. Par exemple, Mauricio avait un duo avec une amie. Ensemble, ils jonglaient et faisaient de l’art de rue. Je l’ai croisé un jour et ça s’est construit naturellement. Ça fait deux ans maintenant.

Pourquoi avoir choisi « La Chimba » comme nom de groupe ?

E. : La chimba c’est une expression de Colombie qui veut dire « c’est très cool ». Par exemple quand on dit : ¡ Que chimba !, on peut traduire ça par « j’aime ça, c’est cool ». On cherchait un nom qui sonnait bien et ça a matché (sic).

Votre point commun, au départ, c’était la musique sud-américaine ?

E. : Plutôt la musique de manière générale puisqu’on est tous musiciens dans d’autres groupes. C’était surtout l’occasion de monter un autre projet avec une esthétique particulière, dans notre cas, la musique colombienne.

Vous vous inspirez de la cumbia, un style musical colombien qui n’est pas très connu ici. Comment le décririez-vous ?

A. : Il y a plusieurs sortes de cumbia, c’est comme le jazz ou le rock. C’est un monde très vaste. Le style dont on s’inspire le plus c’est la chicha. Ça va vite et c’est électrique. Ça vient en particulier du Pérou. L’univers de la jungle nous plaît beaucoup, ainsi que tout ce qui peut être psychédélique. Ça excite notre imaginaire.

Le groupe s’inspire de la cumbia, une musique sud-américaine.

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers ce style de musique ?

Mauricio : Eugène a des racines colombiennes, comme la cumbia. C’est un mélange de musique africaine et sud-américaine, le tout mélangé à des voix et des percussions. Eugène a importé ça d’Amérique du Sud. Aujourd’hui notre style commence à changer : on mélange la cumbia à du merengue, du ska …
A. : Il y a deux éléments vraiment très forts dans notre musique. La dimension festive et l’aspect psychédélique avec l’idée de voyage, d’exploration. On est un groupe dynamique et on veut partager des moments de live.

Quels sont vos projets à venir ?

M. : Aujourd’hui on va lancer notre première composition sur scène. Notre idée, c’est de poursuivre sur cette voie. On veut continuer à créer notre propre voyage dans la cumbia avec notre style, et à faire danser les gens !

Lise Lacombe et Amel Zaki.

Le groupe tourangeau Raoul Jazz Clan : un mélange entre jazz et slam

#EPJTMV Raoul Jazz Clan c’est « deux cultures brutes qui se rencontrent et créent une forme hybride ». À l’occasion du festival Quartier Libre, les Tourangeaux nous ont fait découvrir leur univers musical.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Vincent : À la base, ça a commencé avec mon projet de fin d’études au conservatoire, en novembre 2016. On s’est rencontrés au Strapontin (un bar à Tours, ndlr) qui diffuse beaucoup de jazz. Et là, je lance à Charlie : « Viens viens viens ! J’suis sûr que t’as plein de trucs à dire. » Il est venu prendre le micro. On a joué quasiment jusqu’à la fermeture. Le bar s’est rempli de nouveau. C’était vraiment LA rencontre. On se revoit quatre jours après. Je lui présente mon idée de projet et direct, ça « matche » à donf (sic). On se dit qu’on jouera la prochaine fois. Après avoir fini de boire le café il me dit : « T’as du temps ? ». De là est né le premier morceau : Aimer. L’histoire est un peu romancée (rires).

Et vous Samuel (basse) et Romain (clavier), comment avez-vous rencontré les autres ?
Samuel : Avec Romain on gravite autour du groupe. J’étais au conservatoire de jazz à Tours où j’ai rencontré Vincent et Romain. Vincent avait besoin d’un bassiste et il a donc pensé à moi.

Comment définiriez-vous votre identité musicale ?
V. : Aujourd’hui on parle de « slam-jazz-hip-hop ».
Charlie : Jazz hip-hop, parce que nous on fait pas forcément de slam. Le slam c’est sans musique, c’est vraiment la rythmique du texte qui importe. Par moment on se laisse aller avec des envolées lyriques. C’est peut-être pour ça qu’on se rapprocherait plus du slam.
V. : Après quand on parle de slam, c’est plutôt pour la poésie que ça évoque.

Est-ce que vous vous sentez proches du rap ?
C. : Dans ma formation, complètement. J’ai fait mes premières armes avec des rappeurs, puis des crews dans la culture hip-hop et un peu de mic (sic) à l’arrache.
Samuel : On écoute nous-mêmes beaucoup de rap. C’est un style qui nous influence à fond.

Avec quels musiciens avez-vous grandi ?
V. : Du Dalida ! (rire général).
S. : Je pense à un truc qui nous a fait kiffer avec Vincent : BadBadNotGood, notamment l’album en collaboration avec Ghostface Killah : Sour Soul. Il mélange vraiment le gros rap ‘ricain (sic) avec des instrus géniales.
C. : Dans le rap français, je suis très influencé par Oxmo Puccino, et le Saïan Supa Crew.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer ce style de musique particulier ?
C. : Deux cultures brutes se rencontrent et créent une forme hybride : la culture de Vincent, très jazz et la mienne avec des textes plus libres. Vincent est affranchi des codes du rap français. Moi, j’en suis plus imprégné. On ne cherche pas à rentrer quelque part, on cherche à faire un son qui nous fait kiffer.

Le groupe a participé à l’édition 2019 du festival Jazz à Vienne.

Vous avez participé au festival Jazz à Vienne, qui a réunit plus de 220 000 festivaliers pendant 16 jours. Une belle expérience ?
V. : Ça fait une belle vitrine. De supers conditions, avec des équipes compétentes. Se retrouver un peu loin de Tours, au soleil, aller tester ce répertoire avec un public de connaisseurs, c’est une belle expérience. On a peut-être des pistes pour des festivals dans ce coin l’an prochain.

Dans quels lieux préférez-vous jouer ?
V. : Chaque lieu a ses spécificités. J’aime bien le bar pour la proximité. Être vraiment avec les gens, contrairement à la scène. L’enjeu est de créer un lien, peu importe le lieu.
S. : Les gens ne savent pas ce qu’ils viennent voir, c’est ça qui est intéressant. Notre objectif est de faire ressentir des émotions, une vraie énergie qu’on transmet à notre public.

Est-ce que vous avez des projets en cours ?
V. : Il y a un clip qui va sortir en avant première sur France 3 Pays-de-la-Loire, le 23 octobre. On aimerait également enregistrer en 2020.

Et pour finir, un mot pour qualifier votre groupe ?
V. : Cactus mon gars ! (rires)
S. : Energisant.

Lucas Bouguet, Lise Lacombe et Amel Zaki.

Vivez le festival Quartier Libre en direct avec les étudiants de l’EPJT

#EPJTMV Le 4 et 5 octobre, des étudiants surmotivés de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) vous feront vivre le festival Quartier Libre de Tours comme si vous étiez.

Les étudiants en master de l’EPJT s’apprêtent à couvrir le festival Quartier Libre à Tours.

C’est avec un enthousiasme non-dissimulé que les étudiants de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) couvriront, pour TMV, le festival multi-culturel et éco-citoyen Quartier Libre, qui aura lieu vendredi 4 et samedi 5 octobre à Tours.

L’occasion pour eux de mettre leur plume à l’épreuve et de vous faire vivre (ou re-vivre) cette 2e édition, grâce à de nombreux reportages et interviews. Cette collaboration inédite est fidèle à l’esprit voulu par l’organisatrice du festival, Marie Petit, qui souhaite « décloisonner le monde étudiant du grand public ».

Les étudiants de l’EPJT ne seront pas les seuls à mettre la main à la pâte, puisque ceux des Beaux-Arts construiront un totem de 6 mètres de haut en plein cœur du festival.

L’équipe d’étudiants journalistes tient à chaleureusement remercier TMV pour la confiance accordée, ainsi que toutes les personnes qui ont permis la réalisation de ce beau projet.


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.

> quartierlibrefestival.com

 

Les étudiants en journalisme partent au Maroc pour Projet Marrakech

Avec Projet Marrakech, les élèves de l’EPJT veulent partir au Maroc pour y réaliser un magazine en ligne.

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Vous aviez déjà eu un aperçu de leur plume dans le numéro du 23 janvier de tmv. Mais bientôt, c’est vers le Maroc que devront s’envoler les étudiant(e)s de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT).

Dans le cadre d’un projet éditorial, ces élèves en deuxième année réaliseront un magazine multimédia – donc 100 % en ligne – sur la jeunesse marocaine. Pour ce faire, ils ont besoin d’aides financières et matérielles.

Les jeunes journalistes ont donc mis en place une cagnotte participative, afin de boucler ce projet.
Des contreparties sont prévues pour chaque participation, allant du petit merci accolé à votre nom dans le magazine en ligne, à la carte postale, en passant par des tote bags ou encore du contenu exclusif… et une chanson !

A l’heure où nous publions cet article, leur cagnotte atteignait 590 € sur les mille escomptés. Il reste encore une trentaine de jours pour les aider.

> A suivre également sur Twitter
> Lien pour la cagnotte : juste ici !

Dans les coulisses de l’Espace Malraux

#EPJTMV L’Espace Malraux regorge de couloirs menant à des loges, à des salles d’archives ou encore à la régie. Visite guidée des coulisses de cette salle. Elles seront d’ailleurs ouvertes au public le dimanche 27 janvier 2019 à 14 h, avec des visites de groupes.

Salle Plisson

La salle Bernard-Plisson est la deuxième salle de l’Espace Malraux. Contrairement à l’auditorium, elle est entièrement modulable. Elle peut accueillir des concerts, des pièces de théâtre ou encore des séminaires. C’est dans cette plus petite salle que sont généralement organisés les spectacles pour le jeune public.
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Patio

C’est ici, entre la cafétéria et l’auditorium que sont organisées les avant-scènes. Avant chaque spectacle, des artistes locaux ou des compagnies en résidence se produisent sur cette petite scène. L’un des enjeux principaux de l’Espace Malraux : s’intégrer dans la vie locale et donc de promouvoir des artistes de la région.
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Scène

L’auditorium principal peut accueillir 1 008 personnes. Avec un plateau de 400 m2, c’est la plus grande salle de théâtre publique du département. À l’origine, cette scène était dédiée à l’opéra. Le sol dans la partie avant est donc amovible pour laisser place à un orchestre dans la fosse. Aujourd’hui, elle n’est plus utilisée et sert d’entrepôt pour le matériel audio. C’est donc à quatre mètres sous la scène qu’est stocké un piano Steinway.
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Passerelles

Tout autour de la scène sont installées trois passerelles à 15, 18 et 20 mètres du sol. Deux passerelles servent pour l’habillage de la scène. C’est avec un système de balancier que les techniciens montent ou descendent les décors. La passerelle électricien permet quant à elle de gérer l’électricité et la lumière sur scène. Plus de 500 projecteurs sont installés dans la salle et « oui, tous sont utilisés » relève le régisseur général.
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Ancienne régie

La vidéo, le son et la lumière étaient gérés depuis une pièce fermée face à la scène, au-dessus du public. Cette pièce, décorée avec des affiches de concerts de 1990, n’est plus utilisée car les magnétos à bandes ont laissé place à des systèmes électroniques plus performants. Pour plus d’aisance, les techniciens son et lumière ont déplacé leurs commodes de travail dans la salle.
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Loges

Derrière la scène se cachent deux petites loges individuelles. Sous l’auditorium, deux espaces servent à la fois de loge ou de studio de répétition. Au total, l’Espace Malraux compte six loges qui peuvent accueillir jusqu’à 150 personnes. Elles sont toutes équipées d’écrans pour surveiller ce qui se déroule en direct sur scène.
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Par Alice Blain et Mathilde Warda

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

TOP 4 : le sexe chez les seniors

#EPJTMV Le festival Désir…Désirs à Tours met en lumière les seniors et leur sexualité. L’occasion de revenir sur quatre œuvres qui traitent du sujet.

ENTRE DEUX ÂGES

Documentaire de Sylvie Banuls. Les hommes et les femmes interrogés dans ce documentaire évoquent leurs désirs et leurs peurs mais se livrent aussi sur leur rapport à leur propre corps et leur nouvelle approche de l’expérience érotique.

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LE BOOK CLUB

Film de Bill Holderman. Un club de lecture, ça peut sembler morne. Sauf qu’ici, le choix s’est porté sur le best-seller 50 Nuances de Grey. En plus de stimuler les esprits des quatre héroïnes, cette lecture va aussi stimuler leur désir…

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LE SEPTIÈME CIEL

Film d’Andreas Dresen. L’amour n’a pas d’âge. Inge, la protagoniste principale du film, va bien le comprendre. Mariée depuis 30 ans au même homme, elle va tomber amoureuse d’un autre, Karl, qui a déjà 76 ans.

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LES SENIORS ET LE SEXE

Livre d’Inès Peyret. Le sujet de la sexualité chez les séniors est traité sous forme pratique et ludique. À travers conseils et illustrations, on suit Raymond et Carla dans leurs besoins amoureux. Et visiblement, ils sont encore nombreux !
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On a testé le Zen Bing

#EPJTMV Cette semaine, les étudiants en journalisme ont également testé un restaurant pour tmv. Leur choix ? Le Zen Bing, à deux pas de la Place Plume !

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Envie d’un bon gros goûter en sortant des cours/du taf/de votre lit ? Direction la rue du Commerce, où le restaurant de street-food chinoise Zen Bing s’est installé il y a un mois.

Si le lieu ne permet pas de s’asseoir en intérieur dès que l’on dépasse trois personnes, il est possible de s’installer en terrasse ou de commander à emporter. Les imitations d’Egg Waffle garnis (voir la photo ci-contre) en mousse donnent tout de suite le ton : on n’aura pas faim en sortant d’ici. Pour le plat salé, une seule possibilité : la crêpe traditionnelle chinoise appelée Jian Bing.
À cette base végétarienne, composé d’un œuf, de coriandre, de graines de sésame, d’un beignet croustillant et d’une sauce, peuvent s’ajouter plusieurs garnitures : poulet frit, thon, et poulet ou canard laqué. Un plat qui change de d’habitude mais pas très pratique à manger.

Oubliez l’idée de déguster cette crêpe avec votre « date », sauf si vous trouvez que les miettes dans l’écharpe et les bouts de canard sur le jean, ça ajoute un petit charme. Optez plutôt pour une Egg Waffle. Si l’aspect carton peut vous faire reculer, cette grosse gauffre bullée est en fait assez moelleuse. Plusieurs options pour la déguster : nature, assortie d’un coulis, de toppings, de chantilly ou d’une glace. Le personnel, adorable, peut même vous faire goûter la glace au Yam, un fruit chinois au goût particulier.

Et si une petite soif se fait sentir, vous pouvez commander un smoothie ou un thé. Attention l’eau n’est pas en libre-service, il faut en faire la demande. Au total, comptez 13,50 € pour une crêpe au poulet frit et une Egg Waffle au Nutella. Une bonne adresse surtout pour un quatre heures bien « fat ».

> Zen Bing, 100 rue du Commerce, ouvert du lundi au mercredi de 11 h 30 à 21 h 30 et du jeudi au dimanche de 11 h 30 à 22 h.
> Tarifs : Crêpe traditionnelle : de 6,90 € à 10,50 € Egg Waffle ; de 4,50 € à 6,90 €
> @Zenbingtours sur Facebook

Texte : Elise Gilles

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L’Espace Malraux fête ses 30 ans !

#EPJTMV Depuis cinq ans, Marie Hindy est la programmatrice de l’espace Malraux. Elle donne le ton à la saison culturelle de la salle.

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Création, diffusion et médiation sont les trois piliers de l’espace Malraux. Comment cela se matérialise ?
Nous programmons des premières, autrement appelé les créations. Cette saison, nous en avons deux dont une qui est montée ici. Je n’ai pas vu ces spectacles avant de les programmer : c’est un engagement pour nous. Nous accueillons aussi des artistes en résidence. Ils peuvent utiliser le plateau ou des salles pour travailler leurs spectacles et les présenter au public. Quant à la médiation, ce sont toutes les actions qui donnent envie aux gens de venir alors qu’ils n’en avaient pas l’idée : des rencontres avec les artistes ou des ateliers de danse par exemple.

Est-ce que votre programmation suit une ligne directrice ?
Je dirais plus un cadre qu’une ligne. L’espace Malraux s’inscrit dans son environnement : c’est la plus grande salle de théâtre publique du département. Elle a été conçue pour des concerts de musique classique, et est particulièrement adaptée aux concerts symphonique et acoustique. C’est un auditorium très ouvert avec un grand plateau très profond. Ces aspects techniques orientent la programmation. Cette salle n’est pas faite pour les spectacles avec beaucoup d’intimité. Par contre, elle est très bien pour le nouveau cirque ou les ballets. Ces paramètres m’obligent à programmer des spectacles très investis sur le plateau et qui remplissent la salle de 1 000 places. En dessous de 400 personnes, la salle semble vide et c’est désagréable pour tout le monde. Nous avons une programmation populaire, mais artistiquement exigeante.

Quelle est la politique de l’espace Malraux ?
La culture est un bien d’intérêt général. Comme dans l’Éducation nationale, on ne rentabilise pas un lycée. Mais la culture a un coût. Notre objectif est de perdre le moins d’argent possible. On est en plein dans la question “à quoi sert le service public ?”. Le rôle de l’Etat est de proposer une forme d’émancipation, une forme d’ouverture sur le monde et donc un accès à la culture pour tous.

Suivez-vous d’autres critères plus subjectifs ?
Il faut trouver un équilibre entre le théâtre, la danse, la musique, le cirque. Je suis assez sensible à la poésie. J’aime beaucoup les grands auteurs contemporains vivants parce que je pense que leurs spectacles parlent de la société dans laquelle on vit. L’histoire et l’affinité qu’on peut avoir avec un artiste ou une compagnie influencent aussi forcément.

Comment diversifiez-vous les publics ?
Les spectacles populaires amènent un public différent. Le public de la culture a du mal à se renouveler. Malgré tout ce que l’on essaie de faire, le combat est toujours en cours. Cette diversité de spectacles permet un mélange et une circulation des publics. D’autant plus que les spectateurs de la danse ne sont pas les mêmes que ceux du théâtre.

Propos recueillis par Mathilde Warda

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Green Book : en route vers les Oscars ?

#EPJTMV Peter Farrelly délaisse la comédie et s’essaye au biopic teinté de drame, sur fond historique, à l’époque des lois ségrégationnistes.

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Entre « Favori aux Oscars » et « accumulation de polémiques », on ne sait pas sur quel pied danser avec Green Book. Pas de panique, les polémiques ne concernent pas le film, mais les propos tenus par un de ses scénaristes et le réalisateur. Alors puisqu’on m’a demandé de parler cinéma, passons.

Inspiré d’une histoire vraie, Green Book embarque le spectateur dans la tournée d’un pianiste virtuose noir, Donald Shirley, joué par Mahershala Ali, et son chauffeur garde du corps italo- américain, Tony Lip, incarné par Viggo Mortensen. Facteur spatio-temporel important : nous sommes en 1962 et les deux hommes partent dans le sud des États-Unis. Tony Lip découvre alors ce que signifient les lois ségrégationnistes alors qu’il a parfois du mal à comprendre pourquoi Donald Shirley refuse de ne pas utiliser les mêmes toilettes que ses hôtes blancs.
À noter que la famille de Don Shirley a accusé le film d’être une « symphonie de mensonges ». Ambiance.

Le récit déroulé par Peter Farrelly semble parfois un peu évident : la rencontre entre deux univers, deux classes sociales différentes qui ne se comprennent pas au début et qui finissent par s’accepter (Vous pourriez dire que je vous ai spoilé le film, mais vous vous attendiez à cette fin, non ? Voilà, c’est ce que je reproche au film). Si vous me permettez la comparaison, c’est un peu Intouchables, le handicap en moins.

Il n’empêche que Green Book possède tout de même son lot de qualités. Les acteurs, notamment, qui font preuve d’intensité dans leur jeu, en particulier Mahershala Ali dans le rôle de Donald Shirley. Green Book est touchant et drôle. Finalement, c’est un film qui s’inscrit très bien dans le contexte américain actuel.

Mathilde Warda

> Drame / Biopic (USA), 2h10, de Peter Farrelly avec Mahershala Ali, Viggo Mortensen et Linda Cardellini.
> NOTE : 3,5/5 

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Marie-Laure Augry : « Une chance et une opportunité »

[Spécial #AssisesDuJournalisme] Journaliste de télévision (TF1, La Cinq, France 3) tout juste retraitée, Marie-Laure Augry a fait partie de la toute première promotion de l’IUT de journalisme de Tours (désormais EPJT). Elle nous raconte ses débuts, il y a cinquante ans.

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Vous avez fait partie de la première promotion de journalistes de l’IUT, de 1968 à 1970. Comment s’est passée votre entrée dans ce nouvel établissement ?
Ça fout un coup de vieux n’est-ce pas ! Il y avait à Tours un IUT d’Information et de Communication et de Documentation. On était une trentaine, je crois, dans le département de journalisme, installés non pas où se trouve l’IUT aujourd’hui, mais à la caserne Meunier, dans des baraquements en bois, chauffés au poêle, près du Château de Tours. C’était sympa, un peu ambiance « Grand Meaulnes ». C’est seulement la deuxième année qu’on a été déplacés dans un bâtiment tout juste construit au Pont Volant. Au départ, nous n’avions rien, aucun matériel audiovisuel à notre disposition, juste une imprimerie. Il y avait quand même une nouveauté : l’enseignement avait tout un versant pratique. Il y avait des journalistes professionnels qui venaient donner des cours, ce qui était la grande nouveauté des IUT.

Comment avez-vous vécu Mai 68 ?
C’était un moment important pour moi. C’était quatre mois avant la rentrée. Les IUT sont le résultat de mai 68, le ministère de l’Éducation nationale avait décidé de créer des cycles courts en prise avec l’entreprise, moins universitaires et plus pratiques.

Quels professionnels sont venus à l’IUT ?
Il y avait un lien très fort avec La Nouvelle République puisque c’était le journal local. Les journalistes de la NR venaient donner des cours et on avait aussi des conférences qui étaient à l’initiative du journal. L’occasion de rencontrer des journalistes de différents horizons, grands reporters ou autres et qui venaient apporter leur témoignage et discuter avec nous. Parfois, ça se terminait par un dîner dans les caves du côté de Vouvray.

Vous avez par la suite travaillé à TF1, puis La Cinq et France 3… Avez-vous été formée à la télévision ?
Non absolument pas. Je savais que tout ce qui pouvait toucher à l’audiovisuel, la radio ou la télévision correspondait plus à mes envies et à mes dispositions que la presse écrite, alors qu’à ce moment-là on arrivait plus facilement à trouver des stages dans les journaux régionaux. Je suis entrée par la toute petite porte. À la maison de la radio d’abord, à l’Interservices Jeunes et j’ai continué à TF1, au desk de politique intérieure dirigé par Joseph Poli. J’ai trié les dépêches pendant un an et demi, deux ans, et seulement après j’ai commencé à faire du reportage.

« Je suis entrée par la toute petite porte »

Que sont devenus vos camarades de promotion ?
Il y avait Alain Texier qui a été pendant très longtemps « LE » réalisateur d’Ushuaïa Nature. Beaucoup d’autres sont partis dans la presse quotidienne régionale.

À l’époque, quels journalistes vous inspiraient ?
Les journalistes de référence qu’on pouvait avoir à ce moment-là, c’était plus la radio, comme Julien Besançon (Europe 1), parce que je n’avais pas la télévision chez moi. C’étaient des grands reporters ou des journalistes comme Françoise Giroud (fondatrice de l’Express).

Que pensez-vous de cette formation avec le recul ?
Ça a été une chance et une opportunité, je ne sais pas si je serais allée passer les concours d’une école parisienne, pas sûr. En commençant, j’avais une base et une ouverture d’esprit qui m’avaient été données par l’IUT.

Aviez-vous imaginé ce que la télévision, alors en noir et blanc, allait devenir ?
C’était difficile de l’imaginer. La première révolution technique, ça a été le passage à la vidéo. Un passage important, pour les journalistes reporters d’images et les monteurs surtout. La révolution aujourd’hui, se situe du côté des gens qui nous écoutent, nous regardent et nous lisent, on ne pouvait pas l’appréhender. Et le tournant a été important lors de l’éclatement des radios FM et l’arrivée d’autres chaînes de télévision. On est quand même restés jusqu’en 1981 avec seulement trois chaînes de télé et quatre radios.

Par la suite, êtes-vous retournée à l’IUT pour enseigner ?
Non, je n’ai jamais été professeur. J’y suis allée une fois pour une conférence, il y a deux-trois ans, et pour les quarante ans.

Que pensez-vous du passage du DUT en Master de journalisme à la rentrée prochaine ?
Ne connaissant pas le contenu de la formation, j’ai du mal à donner mon avis. Ce que je constate c’est que de plus en plus de formation se font à bac +3, bac +4 après une licence et je trouve ça dommage qu’on ne conserve pas les formations en IUT, juste après le bac. Pour accéder à l’école, il faut quand même donner trois ans, où l’on va acquérir un plus haut niveau de culture générale et tous types d’enseignements, mais à mon époque on pouvait entrer par la petite porte. Les IUT permettent une mixité sociale et une diversité des profils.

> L’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) fête ses 50 ans en mars. Plus d’infos sur la formation ICI

Le 27 janvier, Tmv organise Blog In Tours, le Salon du blog !

Réservez votre samedi 27 janvier 2018 ! Tmv organise, au Grand Théâtre, Blog In Tours. C’est un Salon du blog avec des ateliers, des rencontres et des démonstrations… et surtout de la bonne humeur. L’entrée est bien évidemment gratuite !

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Valoriser le dynamisme et la créativité du monde digital local, mettre en lumière les initiatives, la débrouillardise et la curiosité des blogueurs et Youtubeurs tourangeaux, réunir le public autour de l’univers du numérique, telle est la raison d’être de ce nouveau salon Blog’in Tours , organisé par tmv, le samedi 27 janvier 2018 au Grand Théâtre de Tours.

A retenir :

– Rencontres, ateliers et démonstrations avec les 25 blogueurs et Youtubeurs tourangeaux présents

– 4 espaces d’expression : déco/lifestyle, mode/beauté, culture, info/média

– Au Grand Théâtre de Tours, ouvert au grand public, entrée gratuite !

– Le samedi 27 janvier 2018, de 10 h à 18 h

– Evénement accessible aux personnes handicapées

Blog’in Tours , c’est avant tout un lieu et un moment de rencontre entre le grand public et la blogosphère tourangelle. Un lieu, point de convergence vers les initiatives locales, où seront réunis une trentaine de blogueurs et Youtubeurs qui animent et font bouger le web à l’échelle locale.

Un moment où les visiteurs pourront se familiariser avec les 4 univers représentés : déco/lifestyle, mode/beauté, culture, info/média. Blog’in Tours c’est aussi la volonté de donner un espace d’expression aux blogueurs et Youtubeurs locaux qui pourront expliquer leur démarche et leur univers autour d’ateliers pratiques et de démonstrations.
Outre ces ateliers, seront organisés des moments de réflexion et de discussions autour des nouveaux modes de consommation digitale qui changent nos manières de nous informer (blogs, réseau sociaux, Youtube…).

En parallèle, TMV sort, ce mercredi 24 janvier, un numéro spécial, réalisé entièrement par les étudiants de l’Ecole Publique de Journalisme de Tours . Il mettra à l’honneur tout ce qui fait bouger le monde numérique à Tours, sous forme d’interview, de reportages, de tests…dans tous les domaines : économique, loisirs, social, artistique… Ce numéro présentera, en détail, le programme de Blog’in Tours.

>> Retrouvez le programme complet et toutes les informations sur Facebook !! <<

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Cliquez sur la photo pour agrandir le programme.

Horoscope WTF spécial #EPJTMV

Semaine spéciale EPJT oblige, l’astrologue tmv a exceptionnellement laissé sa place aux étudiant(e)s en journalisme de Tours qui vous ont pondu un petit horoscope WTF. Vous avez toujours voulu être une star ? Votre rêve se réalise grâce à eux : découvrez qui vous ressemble et sera votre modèle pour cette semaine. D’avance, désolé. #EPJTMV

Du 17 au 23 janvier 2018

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Bélier / Céline Dion
Amour : Qu’importe la place, qu’importe l’endroit… Vous ne trouverez pas.
Gloire : Votre job vous pèse. Il est temps de sortir la grand’voile.
Beauté : Comme on dit au Québec : tabarnak ! Vous avez l’air d’la chienne à Jacques !

Taureau / George Clooney
Amour : Rendez-vous à la machine à café.
Gloire : L’oscar est à portée de main. Bientôt l’étoile sur le Walk of Fame.
Beauté : Vous avez déjà la classe. What else?

Gémeaux / Angelina Jolie
Amour : Un divorce et ça repart !
Gloire : Au bureau, on vous déroule le tapis rouge.
Beauté : Votre charme opère ; tout le monde veut vous embrasser.

Cancer / Mimie Mathy
Amour : Vous êtes trop immature. Grandissez un peu !
Gloire : Attention à ne pas vous laisser marcher dessus.
Beauté : Malheureusement, claquer des doigts ne changera rien.

Lion / François Hollande
Amour : C’est pas facile facile…
Gloire : Sans commentaire…
Beauté : Bof.

Vierge / Prince Harry
Amour : Vous avez fini trop de bouteilles. Marié(e) dans l’année !
Gloire : Pas de fève, pas de couronne. Encore un coup de Mamie !
Beauté : Vous partez en roux libre.

Balance / Christophe Maé
Amour : Quelqu’un est raide dingue, dingue de vous.
Gloire : Une guitare et un accent provençal, c’est tout ce qu’il vous manque.
Beauté : Vous n’avez pas le style (Pourtant pas hostile).

Scorpion / Cristina Cordula
Amour : Cupidon va prendre soin de vous ma chérie !
Gloire : Cette semaine, la reine du shopping, c’est vous.
Beauté : Le conseil de pro, évitez les « sourçaiiils » trop fins.

Sagittaire / Alain Chabat
Amour : Didier, on ne sent pas le cul des filles… Sauf si c’est elle qui demande.
Gloire : La clef du succès, danser la carioca.
Beauté : RRRrrrr !

Capricorne / Gilbert Montagné
Amour : L’amour rend aveugle askip’.
Gloire : Vous n’allez pas la voir arriver.
Beauté : Le sunlight des tropiques illumine votre teint.

Verseau / Clara Morgane
Amour : Le sentimental, c’est pas votre truc.
Gloire : Jouez au loto, vous gagnerez un iPhone X.
Beauté : Au fond, vous n’êtes pas si moche.

Poisson / Læticia Hallyday
Amour : Courage.
Gloire : Un héritage est en vue.
Beauté : Comme le bon vin, vous vous améliorez avec l’âge.

PAR NOÉ POITEVIN ET MALVINA RAUD

Culture, tendances & web #39

#EPJTMV Il y aura de quoi lire, cette semaine, dans nos chroniques culture ! Entre de la BD et trois livres, on n’a tout de même pas oublié votre dose de musique et de films…

Pause_ECRANS_BD_luckylukeLA BD
LUCKY LUKE, LA TERRE PROMISE
Le cowboy solitaire est de retour en librairie. La Terre promise, publié aux éditions Lucky Comics, est le premier album des aventures de Lucky Luke écrit par Jul, l’auteur de Silex and the City. Magnifiquement dessinée par Achdé, cette bande dessinée nous transporte avec nostalgie dans le Far West et l’humour des albums de Goscinny et Morris. Dans ce tome, sorti le 4 novembre, Lucky Luke accepte d’accompagner, à travers l’Ouest américain, une famille de migrants européens et juifs. Une balade qui ne sera pas de tout repos… L’histoire est vivante et dynamique. Quant au thème du judaïsme, il est abordé avec un humour intelligent.
S.A.

LE DVD PAUSE_ECRANS_DVD
SUICIDE SQUAD
Une fois n’est pas coutume, ce sont les méchants qui ont le beau rôle ! Dans Suicide Squad, une ribambelle de crapules aux pouvoirs hors-normes vont devoir s’allier contre une menace inconnue. Le fameux Joker fait un retour remarqué sur grand écran. Si les critiques étaient divisées à sa sortie, on ne peut que saluer l’initiative de mettre comme héros des sales vilains ! Le DVD sort le 3 décembre. Pour les plus accros à l’univers DC Comics, une version en 3D est même disponible.
M.C-V.

LES CDs
PAUSE_ECRANS_CD1OLIVIA RUIZ – A NOS CORPS-AIMANTS
Quatre ans après son dernier opus, c’est avec plaisir que nous retrouvons Olivia Ruiz, de retour sur la scène musicale. Son cinquième album, À nos corps-aimants, est dans les bacs depuis le 18 novembre. La chanteuse de 36 ans nous offre douze titres totalement décomplexés, avec une voix toujours aussi douce et envoûtante, qui évoque le plaisir féminin. « On m’a déjà dit que c’est un album pour faire l’amour », s’est exprimée Olivia Ruiz, en interview sur France 2. Dès la première chanson Mon corps, mon amour, la couleur est annoncée : « Pas un credo plus que l’envie, je baise donc je suis », chante-t-elle. Caliente.
S.A.

THE WEEKND – STARBOY
Les mélomanes se souviennent sans doute de ce Canadien à la chevelure totalement hirsute. Mais si ! Il a forcément animé vos soirées avec Can’t feel my face, lors de l’été 2015. Pour cette fin d’année, fini l’extravagance capillaire et le RnB, place à l’électro-pop. Il y a même un (gros) grain de sel français, avec la collaboration de Daft Punk sur deux titres de l’album. The Weeknd a opté pour une atmosphère sonore plus « dark », tout en restant aussi groovy. Quant au clip de False alarm, il est à visionner d’urgence, avec une vue à la première personne digne de GTA !
M.C-V.
PAUSE_ECRANS_CD2

LES LIVRES
ABD AL MALIK – CAMUS, L’ART OU LA RÉVOLTE  PAUSE_ECRANS_LIVRE1
Voici une oeuvre singulière. Le rappeur et écrivain Abd Al-Malik rend hommage à l’auteur de L’Etranger, à travers un ouvrage biographique. Le postulat de départ pourrait être étrange : Abd Al Malik n’a jamais connu Camus de son vivant. Cela n’empêche pas le rappeur d’expliquer l’importance de cette figure littéraire dans sa jeunesse. Camus, découvert à douze ans par Abd Al Malik dans son HLM de Strasbourg, a été la source d’inspiration de sa carrière. Ce livre rend hommage à l’homme de lettres et démontre bien que la volonté de créer permet de dépasser les codes sociaux.
M.C-V.

PAUSE_ECRANS_LIVRE2STEPHEN KING – LE BAZAR DES MAUVAIS RÊVES
Le maître de l’horreur a encore frappé ! Après Fin de ronde publié en juin, Stephen King se replace au premier rang des librairies. Avec un recueil de vingt nouvelles inédites en France, autant dire que ça sera la fête de l’épouvante en cette fin d’année. Une voiture carnivore, un journaliste qui a le pouvoir d’emmener ses lecteurs au terreau rien qu’en écrivant. Pas de doute, King reste le roi du jeu de la peur. On appréciera les brefs textes introductifs avant chaque récit, qui permettent de comprendre la logique d’écriture de l’auteur.
M.C-V.

MICKAËL LAUNAY -LE GRAND ROMAN DES MATHS, DE LA PRÉHISTOIRE À NOS JOURS PAUSE_ECRANS_LIVRE3
Il paraît que la plupart des gens aiment les maths sans le savoir… Dans son dernier essai publié chez Flammarion, Mickaël Launay raconte l’histoire des mathématiques, depuis la préhistoire. Pour lui, elles sont belles, poétiques, surprenantes, jubilatoires et captivantes. Rien que ça. L’auteur s’adresse à ceux « qui n’y ont jamais rien compris », qui sont fâchés avec cette science. L’heure serait-elle enfin à la réconciliation ?
S.A.

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

J’ai testé pour vous le Quidditch

#EPJTMV Mélange de rugby et de handball, le Quidditch , issu de la saga Harry Potter, a envahi le monde du sport. Les Magyars à pintes défendent les couleurs de Tours. Ils ont accueilli tmv pour un entraînement plutôt salissant.

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Règle numéro un, ne jamais lâcher le balai, « sinon tu meurs », sourit Juliette, numéro 394 des Magyars à pintes de Tours. Si l’on s’imagine volant à trente mètres au-dessus du sol, la chute peut en effet être fatale. Pour ce test, dans le parc de la place de Strasbourg, je ne risque pas grand chose… « Aujourd’hui on bosse les plaquages ! Bienvenue à toi Hugo », se moque gentiment Aiko, la coach de l’équipe. Heureusement que Sha, l’une des dirigeante, m’a conseillé de prendre mes crampons. D’habitude, je ne les chausse que pour jouer au foot, mais là, le terrain à l’air d’un no man’s land !

GARE AUX COGNARDS

Après l’échauffement, le Quidditch apparaît. « Faites un cercle, on va travailler les passes », ordonne Aiko. « N’oubliez pas de lancer le cognard au niveau du torse. » Le geste doit être précis, pour éviter de le recevoir en plein visage. Trois cognards sont mis en jeu lors d’un match. Ces balles en plastique permettent d’éliminer temporairement un adversaire, qui, une fois percuté, doit toucher l’un des trois buts de son camp pour revenir en jeu.
Le souaffle, quant à lui, n’est qu’un simple ballon de volley-ball utilisé pour marquer les buts.

LE BALAI… ENTRE LES JAMBES

Ce soir, pas de match, mais des exercices pour assimiler les mécaniques de jeu. Premièrement, les passes en mouvement. Pas si facile avec un balai entre les jambes. Il me faut plusieurs minutes pour me sentir à l’aise. Puis arrive l’heure de passer aux plaquages tant attendus. Du coup, pas de Vif d’or. En match, ce joueur spécial fait son entrée à la dix-huitième minute de jeu. À partir de ce moment, plus de limite de temps. Le Vif d’or doit à tout prix protéger la balle accrochée à son short. Le premier des deux attrapeurs à s’emparer de ladite balle marque trente points et met fin à la partie.

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UNE PELOUSE À L’ANGLAISE

Si le Quidditch ressemble au handball, ce sport emprunte quelques règles au rugby. Du haut de son mètre quatre-vingt- cinq et de ses quatre-vingt-dix kilos, Florian n’a aucun mal à me ceinturer d’une seule main, la seconde étant toujours collée au balai. De mon côté, les premiers essais sont laborieux.  Image11
Toutefois, je commence peu à peu à intégrer le mouvement. Plus l’entrainement avance, plus j’ai l’impression de prendre part à un combat de boue. Mais le balai entre mes jambes me rappelle que c’est effectivement le sport issu de l’oeuvre de J.K Rowling. Fin de séance. En regardant mon reflet dans la vitre de la voiture, la terre qui macule mes vêtements et mon visage me donne un air assez sombre. Parfait, j’aurais adoré être à Serpentard.

TESTÉ PAR :  HUGO NOIRTAULT
PHOTOS  : LAURA BANNIER

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Regard neuf sur le handicap visuel

#EPJTMV Le 3 décembre prochain sera célébrée la Journée internationale des personnes handicapées. L’occasion pour tmv de mettre en relief le quotidien de la dizaine d’étudiants tourangeaux atteints de déficience visuelle.

ÉTUDIER

Image5« C’est perturbant de parler avec quelqu’un que tu ne vois pas. » Une dizaine d’années après avoir subi un décollement de la rétine, accentuant sa déficience visuelle de naissance, Théo Lenoble a encore du mal à « encaisser le choc. » « Le plus dur reste de ne pas pouvoir discerner les visages. Je ne me fie qu’au son », explique-t- il. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de suivre des études supérieures.

À 26 ans, Théo prépare un Master 1 de promotion et de gestion de la santé. Le jeune homme assiste aux cours, en amphi, avec ses camarades. En complément, une personne de la Mission Handicap de l’Université François-Rabelais l’aide à compléter ses prises de notes. Des logiciels intégrés à son ordinateur lui permettent ensuite d’agrandir le texte à l’écran et d’en effectuer une synthèse orale. « Ça m’a facilité la vie, se réjouit-il. Je suis aussi moins fatigué. » En moyenne, un déficient visuel a besoin de trois à quatre fois plus de temps de travail par rapport à un valide. Mais leurs requêtes ne sont pas toujours prises en compte par les professeurs. Théo pointe des problèmes de réception et de lenteur. « Il faut souvent insister pour obtenir les documents sous format informatique. Je pense que nous ne sommes pas assez nombreux pour changer la donne. »
Un constat que partage Damien Remaux, de la Mission Handicap. « Il faut continuer à sensibiliser toute la communauté universitaire. »

RECHERCHER Image3

L’an passé, l’Union nationale des aveugles et déficients visuels a doté la médiathèque de Tours en matériels onéreux, adaptés pour répondre aux attentes des malvoyants. « Tout est intuitif, ergonomique et facile d’utilisation », précise Emmanuelle Jarry, responsable du site François-Mitterrand, place du Beffroi à Tours- Nord.

Dans un espace calme et ouvert sur les rayons de livres et de disques, on trouve un ordinateur avec un clavier aux gros caractères et un logiciel qui lit le texte affiché. Il y aussi un téléagrandisseur, qui permet de zoomer sur tous types de documents, ou encore des loupes numériques et une machine à lire. « Ça ressemble à un scanner. On peut même importer les sons avec une clé USB », détaille Lyse Dumaine, de la médiathèque. « Un étudiant vient souvent avec ses cours pour les écouter », rapporte Frédéric Bachelier. La dotation complète avoisine les 10 000 euros, mais les équipements ne sont pas encore connus de tous. La bibliothèque sonore de Tours propose également, sur demande, une retranscription d’ouvrages et de manuels scolaires. « Tout cela gratuitement, grâce à nos donneurs de voix bénévoles », souligne Catherine Pellerin, présidente.

SE DIVERTIR

Des jeux de société adaptés existent, comme le Scrabble en braille. « Cela requiert de développer le toucher, mais les pièces d’échecs et de dominos par exemple sont facilement reconnaissables », estime Danièle Rénier, bénévole à l’association Valentin Haüy 37. Un Rubik’s Cube en relief est même disposé dans la vitrine des locaux. Aussi, le cinéma CGR des 2 Lions propose l’audiodescription, sur demande préalable. La médiathèque François-Mitterrand dispose d’un fonds de DVD audiodécrits. Les livres parlés et ceux en gros caractères sont de plus en nombreux dans les bibliothèques tourangelles. Ils peuvent être lus par un appareil nommé Victor, disponible en prêt.
« Il permet de reprendre la lecture où l’auditeur s’est arrêté », indique Danièle. La bibliothèque sonore de Tours donne, elle, un accès à plus de 3 500 romans et revues, ainsi qu’à un résumé hebdomadaire du journal La Nouvelle République. Quant à Théo Lenoble, il n’a pas le temps d’écouter des livres mais il aime, comme tout le monde, la musique.

En revanche, il n’est pas fan des sorties nocturnes. « Il y a beaucoup de bruit en soirée donc je dois me concentrer davantage et faire attention à ne pas bousculer les autres. Je ne me sens pas très à l’aise, accorde-t-il. Je profite plus à la maison, ou chez des amis. »

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Image9SE DÉPLACER

On a pour habitude d’associer les malvoyants et les aveugles à leurs chiens guide. « Même si j’ai fait en sorte d’habiter au pied de la fac, je l’emmène partout », reconnaît Théo Lenoble. Leur présence doit être acceptée dans la majorité des lieux ouverts au public. Dans les transports en commun, Danièle Rénier note que « l’accessibilité s’est améliorée depuis quelques années ».

Des bandes de vigilance au sol et des feux sonores, activables via une télécommande, ont été mis en place, spécifiquement dans le centre-ville. Le nom des arrêts de bus et de tramway peuvent être énoncés. « Mais ça reste au bon vouloir des chauffeurs », regrette Théo. Sinon, il existe également des applications GPS, sur smartphone, qui obéissent aux ordres donnés et indiquent la position, « quand il y a de la batterie… » Les récents aménagements posent aussi quelques problèmes de repères. « Même si les élus sont de plus en plus réceptifs, il est parfois dommage de privilégier l’esthétique. Par exemple, il n’y a pas de différence de couleur entre les voies du tram et celles piétonnes de la rue Nationale », assure Danièle.
« Quand je suis allé à la gare après les travaux, je n’avais plus mes repères. Les trottoirs avaient disparu », déplore Théo.

FAIRE DU SPORT

Tennis de table, danse, tandem, voile, torball, tir, musculation, pétanque, équitation… Le club sportif de l’association Valentin Haüy 37 ne manque pas d’activités adaptées aux malvoyants et non-voyants. Parmi elles, le torball est particulièrement apprécié. Voisin du goalball, discipline paralympique, ce sport collectif consiste à s’échanger, trois contre trois, avec les yeux bandés, un ballon muni de grelots. Le but est de l’envoyer dans les filets adverses, en le faisant rouler sous des ficelles tendues. « Un peu comme du volley-ball, avec des joueurs à la fois attaquants et défenseurs », compare le président, Philippe Frelon.

Un sport fédérateur puisque des étudiants, des travailleurs et des retraités, hommes comme femmes, se retrouvent pour un moment d’échange et de partage, chaque mardi soir. « Ça permet de se changer les idées », confie Guylaine, jeune pratiquante depuis mars 2016. Petit plus : la licence du club, qui ouvre à toutes les disciplines, est offerte aux moins de 20 ans.

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> Une exposition photo de Sylvain Renard, Un autre regard sur le handicap visuel, est à découvrir, jusqu’au samedi 3 décembre, à la médiathèque François-Mitterrand.

TEXTE : SIMON BOLLE ET MARCELLIN ROBINE
PHOTOS : MARTIN ESPOSITO ET MARCELLIN ROBINE

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Un goût d’Italie au Leonard de Vinci

#EPJTMV Les étudiant(e)s en journalisme ont réalisé le n°235 de tmv en intégralité. Même la chronique restaurant, oui oui. Ils ont décidé de tester le Leonard de Vinci. Verdict.

leonard de vinci

Rien de tel que la chaleur d’un restaurant italien pour se réchauffer en ce pluvieux mois de novembre. Au Léonard De Vinci, on vous accueille avec un petit toast de tapenade et des classiques de la musique transalpine (Vivo per lei, Con te partirò, Ti Amo…) Dans la petite salle, le décor est charmant, rustique et agrémenté de maquettes imaginées par Léonard de Vinci.

Dans l’assiette, c’est un sans-faute : le velouté de potimarron est onctueux à souhait. Le merlan est parfaitement assaisonné, sans être noyé dans la sauce. Les lasagnes aux légumes de saison régaleront vos papilles, qu’elles soient végétariennes ou non. Un véritable opéra ! Et ce n’est que le premier acte… Par appétit ou par gourmandise, on ne peut que vous conseiller de jeter un coup d’oeil à la carte des desserts (maison bien sûr). Trilogie autour du Limoncello, Panna Cotta à la fève de Tonka, l’incontournable Tiramisu, tarte aux pommes caramélisées…

« Choisir c’est renoncer », et devant la carte des desserts, l’expression prend tout son sens. Si la décence nous l’avait permis, nous aurions léché nos assiettes. Sans être oenologue, il est certain que le caractère de la cuvée 2013 du Chianti proposé par la maison vous ravira le palais. Seul bémol, il est vraiment dommage que le restaurant soit si exigu. Mais on se console avec le ballet incessant que nous offrent les deux serveurs et le patron. Chaleureux et ouvert, celui-ci n’hésite pas à échanger avec ses clients. Côté cuisine, c’est copieux, simple, mais raffiné. Certes le restaurant n’est peut être pas accessible à tous les budgets, mais, pour une trentaine d’euros, vous remplirez votre estomac et votre âme d’un peu d’Italie.

Corentin Dionet et Colin Mourlevat

> 19, Rue de la Monnaie, à Tours. Midi et soir, fermé le mardi et le dimanche. Contact : 02 47 61 07 88.

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Sida : « Faites le test ! »

#EPJTMV La journée mondiale de lutte contre le sida a lieu jeudi 1er décembre. Rencontre avec Jean-François Dailloux, médecin tourangeau impliqué dans la lutte depuis 25 ans. Il a notamment fondé le forum santé et VIH.

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Comment peut-on se faire dépister à Tours ?
En Indre-et-Loire, 850 patients séropositifs sont suivis. En France, environ 6 580 nouvelles personnes sont dépistées comme séropositives, chaque année. L’un des moyens les plus rapides est l’auto-test de dépistage du sida. Il s’adresse aux personnes n’ayant pas franchi le seuil des centres de dépistage ou des laboratoires. Disponible en pharmacie depuis septembre 2015, il reste relativement cher, entre 25 et 28 euros. Toutes les semaines, 2000 de ces tests sont achetés. Mais il existe d’autres moyens pour se faire dépister gratuitement et anonymement. C’est le cas du CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST), à Tours. Les résultats sont disponibles une semaine après, au centre. Dans tous les cas, afin que le résultat soit fiable, il faut attendre trois mois après une exposition à risque. Les médecins généralistes délivrent également des ordonnances pour une prise de sang dans un laboratoire. L’association Aides (Association française de lutte contre le VIH) permet aussi à ceux qui le souhaitent de se faire dépister sans payer et anonymement.

Comment sensibiliser l’opinion publique autour du virus ?
La journée mondiale de lutte contre le sida y contribue. Tous les ans, elle est comme une piqûre de rappel ; c’est comme les vaccins. Aujourd’hui en France, 30 000 personnes seraient séropositives mais l’ignorent. C’est à elles que nous nous adressons. Il faut prendre en compte que la vie des gens change. Ils sont en couple, se séparent. Ils se protègent, ne se protègent plus. Mais une chose est sûre, ils ne peuvent pas ne pas se sentir concernés. Il faudrait trouver une autre manière de communiquer autour du sujet. En diffusant régulièrement des spots préventifs sur internet par exemple. Car je suis persuadé que la meilleure occasion de sensibiliser les gens, c’est de les inciter à se faire dépister.

En quoi le dépistage est primordial dans la lutte contre le sida ?
En 2013, la France est le pays d’Europe où il y avait le plus de tests de dépistage du VIH. Pourtant, le virus persiste d’année en année. Plus les gens iront se faire dépister, plus ils se feront traiter et moins le virus se répandra. Si tout le monde était traité, on assisterait rapidement à son extinction. Selon les experts, en région Centre, 800 à 1000 personnes vivraient avec le VIH sans le savoir. Cela représente un risque de continuer à transmettre la maladie.

Que diriez-vous aux personnes qui ne se sont jamais fait dépister ?
Sautez le pas et allez faire le test. C’est une forme d’engagement. Il faudrait le faire au moins une fois dans sa vie. Certains ne se sentent pas forcément concernés par le problème du VIH, ils disent qu’ils n’ont pas de relations à risque. D’autres ont surtout peur du résultat.

Propos recueillis par Lucie Martin

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Une semaine sans rien dépenser

#EPJTMV « J’achète donc je suis. » C’est le credo de notre société de surconsommation. Et si, pendant 24 h, on disait non ? C’est l’idée de la Journée mondiale sans achat, fêtée chaque 26 novembre. À tmv nous avons décidé de pousser le défi un peu plus loin : une semaine sans dépenser.

sans dépenser

JOUR 1 √

En ouvrant mon frigo d’une main tremblante, je m’aperçois que je ne pourrais pas tenir la semaine. Si je veux respecter mon défi « zéro dépense », sans finir la peau sur les os, je dois m’organiser. Tel un hamster en fin de saison, j’ai quelques (maigres) provisions. Le petit-déjeuner et le déjeuner se déroulent sans incident. Je m’autorise même un goûter.
Mais l’heure fatidique du dîner arrive. Le frigo et les placards crient famine, tout comme moi. Je décide alors de me dépanner chez mes chers voisins. On voit bien ça dans toutes les séries américaines, pourquoi pas à Tours ? Je frappe à la porte de ma voisine de palier. En attendant qu’elle m’ouvre, je répète sans cesse la même phrase dans ma tête : « Bonjour ! J’étais en train de cuisiner quand je me suis rendue compte que j’avais oublié l’ingrédient principal de ma recette… Quelle tête en l’air je suis. » La porte s’ouvre enfin. Je récite mon speech, armée de mon plus beau sourire. J’obtiens un pot de sauce tomate. Bingo.

Chez un second voisin, je récupère du sel qui me servira à rehausser mon repas improvisé. J’arrive enfin chez mon troisième (et dernier) voisin. C’est la scène finale. Je connais mon texte par cœur, désormais. Je n’oublie pas le sourire et le petit air gêné qui va bien. Jackpot ! Je reçois un paquet de pâtes, bio en plus. Je pense déjà au plat que je vais me préparer : une assiette de spaghettis nappés de sauce tomate, avec un léger arôme de gratuité.

JOUR 2 √ Capture

« Un caffè sospeso per favore ! » Rassurez-vous, mes notions d’italien s’arrêtent là. Le caffè sospeso est une tradition de solidarité, venue tout droit de Naples. En France, on appelle ça le café « suspendu » ou « en attente ». Le principe ? Commander un café et en payer deux, un pour soi et un autre pour un client qui en fera la demande. Au Corneille, petit bistrot restaurant de la rue Colbert, le patron a étendu le principe aux repas. « Qu’importe les apparences, si on me demande un café ou un repas suspendu, je dis oui », m’explique Didier, le patron. Bien sûr, le système est d’abord là pour aider les plus démunis.

Alors que je demande timidement un café suspendu, un homme accoudé au comptoir lance un « C’est pour moi ! » Dix minutes plus tard, un généreux plat chaud m’attend, dans une petite barquette à emporter. Je me délecte de ce plat savoureux, le meilleur que j’ai pu manger cette semaine (et, avec du recul, depuis quelques mois). Le patron du Corneille avoue qu’il prépare plus de plats et cafés qu’il n’y en a en attente. Le café suspendu n’est pas encore entré dans les moeurs en France. Et si le 10 décembre prochain on faisait comme les Napolitains qui fêtent la journée du caffè sospeso ? Rendez-vous au Corneille, à L’Instant Ciné ou au New Seven pour offrir un café ou un repas à un inconnu. Un petit geste de générosité qui fait du bien.

JOUR 3 X

Au temps où j’étais une consommatrice aguerrie, j’avais remarqué un grand panier en osier planté au milieu du rayon fruits et légumes du Monoprix. À l’intérieur, des pommes, des oranges, du raisin et des bananes en libre service. Cette opération, valable dans les 250 magasins de l’enseigne depuis septembre dernier, vise à encourager les enfants à manger sain. C’est avec ce doux souvenir en tête que je me rends donc au Monoprix, rue Nationale. Trois jours que je n’ai pas avalé le moindre fruit. Je frise l’overdose de pâtes à l’huile, faute de beurre frais dans mon frigo vide. Rayon fruits et légumes, je feins de m’intéresser aux mandarines bio. À 4,06 euros le kilo, ça sera pour une prochaine fois.

Soudain, le panier à fruits m’apparaît, telle une corne d’abondance. Une petite pancarte indique « Pour les enfants ». Dilemme. Suis-je encore une enfant à 20 ans ? N’ai-je pas dépassé la date limite de péremption ? En même temps, je ne suis pas vraiment adulte… Je décide que je suis une enfant et que, moi aussi, j’ai le droit à ma pomme gratuite. Le « bien manger », c’est à tout âge, non ? Granny Smith à la main, je ressors du magasin, la tête haute. « Madame ? Pouvez-vous venir par ici ? » me lance le vigile. Repérée. Face à son regard accusateur, j’explique, balbutiante, que j’ai emprunté une pomme dans le panier à fruits en libre service. « C’est pour les enfants, madame », me répond le vigile, en insistant bien sur le « madame ».
Je repars bredouille et le ventre grognant. Astuce : si vous vous lancez dans une semaine sans dépense, recrutez vos progénitures pour avoir des trucs gratuits. Ça marche à tous les coups.

Voisins, amis, collègues et même inconnus… Tous ont répondu présents pour m’épauler dans mon expérience : vivre une semaine sans dépenser.
Voisins, amis, collègues et même inconnus… Tous ont répondu présents pour m’épauler dans mon expérience : vivre une semaine sans dépenser.

JOUR 4 √

Alors que je flânais rue Nationale, le regard envieux vers les vitrines décorées aux couleurs de Noël et sur les sacs remplis à ras bord d’emplettes en tout genre, je me suis retrouvée dans un magasin de cosmétiques. Je vous jure, je me suis littéralement fait aspirer par les portes automatiques. Comme un appel irrépressible à la consommation. À peine le seuil de la boutique franchi, un parfum d’interdit me submerge. Non pas celui du dernier gel douche vanillé, mais celui de l’envie, du besoin même, de tout acheter. Afin d’assouvir ma tentation de dégainer ma carte bancaire, je trouve la parade. « Ce fard à paupière est magnifique ! » je m’extasie, à proximité stratégique d’une vendeuse. Ni une ni deux, celle-ci s’approche de moi, flairant la bonne cliente potentielle : « Puis-je vous aider ? »

Je feins un intérêt certain pour ce fard à paupière pailleté qui me fait de l’oeil depuis le début. « Est-ce qu’il m’ira ? » Face à mon hésitation non dissimulée, la vendeuse me propose, un large sourire aux lèvres, de me maquiller. « Je suis là pour ça vous savez », m’explique-t-elle, un pinceau de maquillage entre ses doigts parfaitement manucurés.
Je ressors de la boutique quinze minutes plus tard, arborant un teint plus frais que jamais, des yeux de biche et des mains toute douces (bon, d’accord, j’ai un peu forcé sur les échantillons de crème hydratante). Conseil d’experte : ne pas lésiner sur l’intérêt porté sur le produit en question.

JOUR 5 √

Les dégustations gratuites. Parlons-en. Ce sont nos petits plaisirs inavouables qui permettent de s’en mettre plein la panse, sans dépenser un centime. J’en ai repéré une, au coin de ma rue, organisée régulièrement par une cave à vin. Mais je n’ai jamais osé franchir le cap de l’observation du coin de l’oeil. « C’est maintenant ou jamais » je me répète, le pas décidé. Phase 1 : analyse de l’environnement. Autour de la table, quelques badauds discutent entre deux gorgées de vin, la main piochant nonchalamment dans les assiettes de charcuterie et de fromages. C’est mon jour de chance. Je suis prête à bondir sur la table. « Canalise-toi », lance une petite voix dans ma tête. Furtivement, je jette un coup d’oeil à droite, puis à gauche. Cible isolée, je répète, cible isolée. Plus personne ne rôde devant la table. Je lance alors la phase 2 de mon plan d’attaque. À pas de loup, je me dirige vers la table, feignant de m’intéresser à la provenance du vin exposé.

Alors que l’hôtesse me parle de tanin et d’arôme, je m’empare, mine de rien, d’un verre de rouge. Un verre qui m’ouvre l’appétit. Il est temps de passer à l’ultime étape de mon plan. Je chaparde un morceau de fromage, puis un autre. Impossible de me refréner. J’hésite presque à abandonner mon végétarisme pour profiter des tranches de saucisson qui se battent en duel sur l’assiette en carton. Mais je résiste. Ma faim n’aura pas mon amour pour les bêtes.

Prochaine cible : le marché de Noël et ses dégustations gratuites (le pain d’épice et le vin chaud, c’est 100 % vegan non ?)

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JOUR 6 √

Aujourd’hui, retour au paléolithique (période de la Préhistoire marquée par l’apparition d’une économie de survie, pour ceux qui n’auraient pas suivi leurs cours de CM2). Je troque, non pas un silex contre une peau de bison, mais un service contre un sac de courses et une lessive. Le « service » s’appelle Milo, a 9 mois et pèse 26 kilos. C’est un beau labrador marron à la truffe frétillante et à la gueule barbouillée de bave. Me voilà dog-sitter le temps d’un après-midi. Après une première phase d’observation (« Mais c’est qui celle-là ? Qu’est-ce qu’elle me veut ? »), Milo semble m’adopter.

Deux heures de promenade dans les ruelles et parcs du Vieux Tours plus tard, je rends mon cher compagnon à quatre pattes à sa maîtresse, Carine, patronne du MYAH Café. Les adieux sont un déchirement. Déchirement vite balayé par ma récompense… Carine me tend un sac de linge tout propre et un autre rempli de produits de première nécessité. C’est la première fois de ma vie que je suis aussi heureuse d’avoir un rouleau de papier toilette et une barquette de gnocchis entre les mains.

Pour troquer, rien de plus simple. Il vous suffit d’organiser une troc party entre voisins, collègues ou amis ; ou bien vous rendre sur l’une des nombreuses plateformes d’échange entre particuliers qui se développent sur le Web : GChangeTout, Le comptoir du troc, Troc Légumes, My Troc … À vous de (re)créer la monnaie du lien !

JOUR 7 

Dernier jour, je tiens le bon bout. Seule ombre au tableau, mon frigo est désespérément vide. Ça tombe bien, Carine, la maîtresse de Milo, m’a conseillé d’aller à la Barque, café associatif rue Colbert. Là, Olivier, le patron, m’accueille à bras ouverts. Depuis six mois, il propose un frigo partagé, sous l’initiative de l’association de lutte contre le gaspillage, Disco Soupe. « Au lieu de gaspiller la nourriture, partageons-là ! », peut-on lire sur la porte du petit frigo. « L’idée est de faire profiter aux autres la nourriture que nous ne pouvons pas consommer, explique Olivier. Par exemple, les vacanciers peuvent déposer leurs restes, plutôt que de les laisser périmer chez eux. » Laitue, pain, ananas, tomates, riz, sachets de purée Mousseline®… On y trouve de tout, pour tous. Olivier me tend un cabas, je n’ai plus qu’à me servir, comme à la maison.

Le principe est ludique, convivial et surprenant. Je sors de la Barque, les bras chargés de denrées en tout genre. Et trois ananas à manger. On connaît tous un frigo ou un emplacement autour de nous qui est prêt à accueillir une zone de partage : dans une cantine, dans un hall d’immeuble, au sein d’une association, au travail…
Pour soutenir l’initiative, rendez-vous sur le site de Partage ton frigo. Ce soir, après une semaine « zéro dépense », j’ouvre mon frigo, confiante. J’ai (presque) de quoi attaquer une deuxième semaine. Comme quoi, avant d’être des consommateurs, nous sommes d’abord des producteurs de solidarité.

TEXTE : Sophie Lamberts et Salomé Mesdesirs
PHOTO : Manon Vautrier-Chollet

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Sausage Party : la vie intime (et trash) des saucisses

#EPJTMV Sous ses airs de film d’animation mignon, Sausage Party montre la vie très hot des saucisses. Oui, c’est chaud chaud, mais c’est aussi et surtout réservé à un public averti. Attention, interdit aux enfants !

sausage party

Dans un supermarché américain, les aliments et autres objets exposés en rayon sont vivants. Chaque jour, ils attendent impatiemment d’être embarqués dans un caddie par les humains, qu’ils considèrent comme des dieux. Leur but : sortir de la grande surface et découvrir un nouveau monde. Frank, pauvre saucisse, et Brenda, pain à hot-dog, ont hâte de se rendre dans ce qu’ils appellent un “au-delà” pour pouvoir sortir de leur emballage… et pénétrer l’un dans l’autre. Mais un incident inattendu va petit à petit faire découvrir à Frank la véritable nature des humains. Ce ne sont pas des dieux, mais des monstres affamés !

Dans Sausage Party, les réalisateurs Conrad Vernon et Greg Tiernan nous plongent dans l’univers totalement déjanté d’un supermarché, où cohabitent toutes sortes d’aliments et produits. Une sorte de Toy-Story au scénario encore plus timbré. Les scènes sans rapport les unes avec les autres s’enchaînent, avec un méchant qui n’est autre qu’un flacon de produit hygiénique vaginal.
L’unique instant trépidant du film est l’accident entre deux caddies®, prétexte à une scène de guerre entre humains et produits alimentaires, digne d’un blockbuster américain. Bon, on y retrouve aussi quelques références liées à l’actualité, avec, par exemple, la relation entre un bagel juif et une tortilla musulmane, censée représenter le conflit israélo-palestinien.

Mais hormis cela, Sausage Party ne propose qu’une heure et demie de discours truffés de connotations sexuelles. Une atmosphère crue qui monte en puissance au fur et à mesure et qui se concrétise par un final horriblement barjot. Déconseillé aux moins de 12 ans, compte-tenu des références salaces, ce film d’animation saura néanmoins satisfaire un public averti, familier avec le second (voire le troisième) degré et friand de séries et films comme South Park ou Ted.

Simon Abraham et Medhi Casaurang-Vergez

> Film d’animation de Conrad Vernon et Greg Tiernan (USA). Durée : 1 h 29.
>  NOTE : 2,5/5
> Attention, à réserver à un public AVERTI ! 

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Expo Universelle : Tours s’engage

#EPJTMV. Dans la foulée de la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition universelle de 2025, la Ville de Tours a pris position.

En juin 2015, Tours avait accueilli l'exposition itinérante ExpoFrance 2025.
En juin 2015, Tours avait accueilli l’exposition itinérante ExpoFrance 2025.

Voici une candidature annoncée par François Hollande qui ne fait plus mystère. Il a officialisé la prétention de la France à accueillir l’Exposition universelle en 2025. Objectif : valoriser, aux yeux du monde, les atouts de notre pays, pendant plusieurs mois. Paris serait à l’honneur, ainsi que 12 métropoles, qui pourraient mettre en avant leur patrimoine. La ville de Tours souhaite « être au coeur de cet événement majeur ».

Elle a entamé une réflexion sur ce que la Touraine pourrait apporter aux visiteurs : ses jardins. Pour Myriam Le Souëf, adjointe aux parcs et jardins, mettre en avant ce patrimoine pourrait « être un bonus pour la candidature française et ainsi attirer à Tours, un pourcentage, même faible, du nombre de visiteurs (plusieurs millions, NDLR.) de l’Expo universelle, pour en faire une destination touristique mondiale ».

Reconnus par certains comme la capitale des jardins de la France, Tours et le Val de Loire vont se mobiliser pour proposer un projet innovant, et espérer être l’une des métropoles choisies. Le Bureau international des expositions désignera le pays hôte de cette exposition universelle en novembre 2018.

Simon Abraham

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Qui se cache derrière les tags du Soleil Levant ? (1)

#EPJTMV D’abord un graff puis un autre… Tours regorge de tags représentant des Japonaises. Que symbolisent-ils ? Pourquoi ces endroits ? Qui est l’artiste ? Nous avons décidé de mener l’enquête.

Episode 1 : Des graffs de Japonaises habillent les murs tourangeaux

Il est rare d’être marqué par les graffs du vieux Tours. Mais celui-ci attire l’œil. Une femme asiatique vêtue d’un kimono rouge, égaye les murs bruns des anciens bâtiments. On pourrait même croire que ce graff en recouvre un autre, un peu moins créatif. Puis, on continue sa route, sans trop s’y attarder.

Tags Tanneurs
Cette Japonaise dénudée est taguée près de la fac des Tanneurs, en bord de route, direction La Riche. Photo : Manon Vautier-Chollet

Quelques jours plus tard, on découvre un deuxième graff. Le rapprochement est évident. Le premier, situé près de la place Plumereau, et l’autre, non loin de la fac des Tanneurs, sont réalisés par la même personne. Ça ne fait aucun doute.

Sur le deuxième, la femme est légèrement dénudée. Elle laisse glisser son kimono, imprimé de signes rouges, faisant apparaître son épaule droite. Le regard vers le bas, les cheveux noirs noués et le teint blanc. Elle est synonyme de sensualité. Sous les marronniers du bord de Loire, elle colore un paravent en tôle qui cache les toilettes des hommes. Pourquoi ce graff est-il tagué devant des urinoirs en bord de route ? Pour embellir les lieux ou pour cacher un ancien graff ? La question des emplacements intrigue.

On lance l’enquête, à la recherche d’une signature, une signification. En bas à droite de la création, un signe peu explicite est inscrit au feutre. Possiblement le blase d’un ou d’une artiste de rue.

Tags parking St-Pierre
A Saint-Pierre-des-Corps, sous le pont de la rocade, une autre Japonaise habille un pilier. Photo : Manon Vautier-Chollet

Pour comparer nos deux trouvailles, il faut revenir sur les lieux du premier graff. Mais à la nuit tombée, après une heure de marche autour des cafés et des restaurants qui entourent la place Plumereau, rien. L’investigation reste en suspens. Impossible de le retrouver. Le hasard surprendra peut-être à nouveau.

Un appel sur Facebook s’impose. Très rapidement, la toile réagit : Tours regorge de ces graffs de Japonaises. Il y en a d’autres. L’investigation reprend de plus belle.

Direction Saint-Pierre-des-Corps, sur le parking sous le pont de la rocade. Cette sombre et vaste zone est un lieu de passage pour les voitures. Les piliers du parking sont barbouillés. Niché entre les innombrables graffs d’amateurs, un seul se distingue. Celui de notre graffiteur anonyme. Une femme asiatique, qui regarde vers la gare à droite. Vers le Soleil Levant ? Elle ressemble aux autres, dessinée avec les mêmes couleurs. On distingue aussi une branche noire de cerisier, un coucher de soleil au dessus de sa tête et dans sa main, elle semble tenir un grand bâton noir. Mais cette fois-ci, pas de signature.

Tags président merville
Un autre tag se cache près de la rue du Commerce. Photo : Manon Vautier-Chollet

Plusieurs nouvelles sources indiquent un graff semblable, situé dans la rue perpendiculaire à celle du Commerce, face au Museum d’Histoire naturelle. Elle aussi tient une sorte de bâton noir. Elle regarde à droite. Sa tête est englobée par un soleil flamboyant. Cette fois-ci on retrouve la fameuse signature. Que signifie-t-elle ? CIB, CIG, CGI… Qui se cache derrière ces graffs ? Il reste des réponses et des graffs à trouver. A suivre.

Philippine David et Lénaïg Le Vaillant

Dis-moi comment on fête Noël dans ton pays

#EPJTMV. Ah la magie de Noël ! L’esprit de la fête et du partage… À Tours, ville cosmopolite, les habitants originaires de contrées lointaines fêtent Noël un peu, beaucoup ou pas du tout ! Mélange des gastronomies, des coutumes et des traditions… Petit tour du monde.

Éthiopie, Sahgah, 31 ans. 
« Tous les chrétiens fêtent Noël en Ethiopie, c’est une fête très populaire où l’on invite toute notre famille et  nos voisins. Mais là-­bas, on le célèbre début janvier. Étant installée en France depuis un an, je vais fêter Noël  deux fois cette année : à la date française et à la date éthiopienne. »

Mali, Siaka, 27 ans. 
« À Bamako, on fête Noël entre jeunes. Le 24 au soir, je faisais des soirées dansantes jusqu’au bout de la  nuit. En fait, ça ressemble un peu à votre 31 décembre. Mais quand j’étais petit, je ne faisais rien de particulier  pour Noël. Depuis que je suis dans l’Hexagone, et que j’ai rencontré ma compagne qui est de Tours, je fête  Noël à la française. »

Earth_planetLiban, Rafic, 43 ans. 
« Au Liban, Noël est une fête extraordinaire que toutes les communautés célèbrent. Cela ressemble vraiment  à la France : il y a le sapin, les enfants ouvrent les cadeaux le 24 au soir et on fête Noël en famille avec un  grand repas le 25. »

Arabie Saoudite : Ahmed, 35 ans. 
« En Arabie Saoudite, on ne fête pas Noël mais l’Aïd, en été. On réunit toute la famille, on mange beaucoup  de gâteaux et on s’offre des cadeaux. Comme pour Noël, sauf qu’on ne boit pas. Je suis en France depuis  trois mois et pour Noël, je vais participer aux festivités car j’adore cette fête et cet état d’esprit de partage. »

Lituanie, Solveiga, 26 ans. 
« En Lituanie, Noël est une grande fête. Quelques jours avant le grand jour, on effectue un grand ménage car  tout doit être parfait. On mange 12 plats, un pour chaque mois. C’est une fête très familiale, on laisse une  assiette vide pour les membres de la famille décédés. On doit goûter à tout mais on ne boit pas d’alcool et on  ne mange pas de chocolats. En attendant le Père Noël, on endort les enfants avec du lait au pavot. On aime  aussi faire des prédictions en tirant des pailles : une longue signifie une longue vie, une courte un mariage  prochain. »

Albanie, Andi, 26 ans. 
« En Albanie, je faisais juste un repas en famille le 25. On ne s’offrait pas de cadeau, mais on installait quand  même un sapin en décembre. Dans mon pays, certains ne fêtent pas Noël, alors que les catholiques le fêtent  comme en France. Et puis, il y a des gens, comme ma famille, qui célèbrent Noël sans pour autant que ce soit  une grande fête. Je suis arrivé en France il y a six ans et je ne fais pas Noël, sauf si des amis me proposent  de sortir. »

Corée du Sud, Han Bi, 20 ans. 
« Chez nous, le 25 décembre est un jour férié depuis 1948 car les Américains ont importé cette tradition. Mais  c’est surtout une fête commerciale. En général, on offre des cadeaux aux enfants et on achète une bûche  pour le dessert. Cette année, en France, je partagerai une bûche de Noël avec mes amis. »

Algérie, Kader, 35 ans. 
« Avec ma femme, on fait un mélange de plats algériens et français pour le repas de Noël. L’important, c’est le  métissage. On le fait d’ailleurs toute l’année, car c’est ce que l’on veut transmettre à nos enfants. Noël, c’est  juste l’occasion de rappeler en plus les valeurs de solidarité et de partage. »

Australie, James, 21 ans. 
« En décembre nous fêtons Noël en t­-shirt et à la plage car c’est l’été, c’est un jour férié et la fin de l’année  scolaire. Même s’il fait chaud nous décorons quand même un sapin. Je passe le jour de Noël avec mes  proches. Une année dans la famille du côté maternelle, une autre, du côté paternel. Nous mangeons une  dinde, du pudding, des fruits de mer et… de bons barbecues. Nous nous offrons des cadeaux comme ici, mais  Noël est quand même moins grandiose en Australie. »

Marie, Chili, 21 ans. 
Noël au Chili c’est en plein été, du coup l’ambiance générale est un peu différente. Dans les centres  commerciaux, il y a de la fausse neige, des sapins, des calendriers de l’avent. En revanche, les vitrines sont  remplies de maillots de bains. Et comme en France, les Chiliens fêtent Noël en famille.

Aimie Faconnier, Camille Charpentier et Chloé Marriault

Ze Chantier : qu’on amène papy Bricole !

#EPJTMV. Pour la chronique resto de cette semaine, ce sont les étudiants de l’Ecole de journalisme qui s’y sont collés. Direction Ze Chantier !

(Photo Victorine Gay)
(Photo Victorine Gay)

« Après Mamie Bigoude, restaurant de la même chaîne, Ze Chantier aurait pu s’appeler Papy Bricole », explique Kevin Bujol. Le gérant a ouvert ce nouvel établissement le 12 novembre dernier, près du centre commercial La Petite Arche, à Tours Nord. Ze Chantier est le petit frère de La Bricole qui existe déjà à Chambray-lès-Tours. Ce bistrot grill, qui propose hamburgers, viandes, et brochettes, mise sur les produits frais. « La carte évolue chaque semestre en fonction des saisons », souligne Kevin Pujol.

Au total, 17 personnes y travaillent, prêts à accueillir au maximum 125 clients en un seul service. Plus que la nourriture, c’est la décoration qui rend cet endroit atypique. Avant même de passer les portes, pots de peinture et plots de chantier accueillent les clients. À l’intérieur de ce grand « chantier », les barils se transforment en chaises, une grue en bois traverse la salle, les murs et les tables noires sont bariolés de gouttes de peintures. Pour les enfants, un large espace est prévu, avec des jeux à base de plots et de casques de chantier. « Attention à vos papilles gustatives », annonce un panneau collé au mur. Mais avec hamburgers au pain léger, frites maison, viandes parfaitement cuites et desserts en tous genres, aucune appréhension à avoir.
« Vous voulez avoir fini de manger pour quelle heure ? », demande en début de repas le serveur. Quelques minutes après avoir fait son choix, voilà que les plats arrivent déjà. Une heure plus tard, dans le laps de temps indiqué, le repas est fini. Le tout avec un service impeccable de la part des serveurs dont l’uniforme, un bleu de travail, rappelle une nouvelle fois que l’on est vraiment dans un chantier.

Jeanne Laudren

> Centre commercial La Petite arche. Réservations au 02 47 78 89 04.
Fermé le dimanche soir.
Comptez 9,90 € pour le plat du jour. Menus entre 13,90 € et 17,90 €

Horoscope wtf du 2 au 8 décembre

#EPJTMV. Il en marre, l’astrologue de tmv. Il s’est envolé pour les Bahamas. En attendant, c’est un des étudiants de l’Ecole de journalisme de Tours qui s’en est chargé. Tremblez, fripons !

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BÉLIER
Amour : Rime avec Zemmour. Lourd.
Gloire : La maison du plus gore est toujours la meilleure. (Signé : Rocco Siffredi).
Beauté : Même sous l’état d’ur gence, vous osez le leggings. Gonflé.

TAUREAU
Amour : Visez la lune, ça ne vous fait pas peur !
Gloire : Qui a la chiasse perd sa place, qui a la pêche la repêche.
Beauté : Comme Zlatan, vous tentez le chignon. N’oubliez pas : vous venez de Dunkerque.

GÉMEAUX
Amour : C’est désormais fini. Gémal à mon cœur.
Gloire : Smiley, pouce en l’air… Vous abusez des gémoticones.
Beauté : Relisez les deux phrases précédentes.

CANCER
Amour : Quand c’est ? Se demande Stromae.
Gloire : Décidément, rien ne t’arrête toi, affirme Stromae.
Beauté : Mais arrête de faire ton innocent, s’agace Stromae.

LION
Amour : Grrrrrrrrrrrrrrrrraou.
Gloire : De toute façon, c’est la lionne qui chasse. Restez tranquille sur le canap’.
Beauté : Faites comme Afida Turner et David Luiz : Osez la crinière !

VIERGE
Amour : Las, vous abandonnez vos 71 copines/copains.
Gloire : Bourré(e), vous voyez la vierge à moitié pleine.
Beauté : Chevelu(e), on vous surnomme Viergecingétorix.

BALANCE
Amour : Il n’y a que les boulons que vous serrez.
Gloire : On vous dit souvent que vous n’avez pas la lumière dans toutes les pièces et vous allez toujours vérifier au premier étage si c’est vrai. Génie.
Beauté : Eau calme.

SCORPION
Amour : Peu à l’aise avec l’espagnol, vous lui lâchez : « Te quemo ».
Gloire :  Vous voulez démis sionner. Mais votre propre chef c’est vous. Séparez-vous à l’amiable.
Beauté : Bonté divine !

SAGITTAIRE
Amour : Vite ! Courez vers votre dulcinée et… Non, pas par là. Eh, attention au trou. Trop tard.
Gloire : Personne ne vous héberge. Sauf Jawad.
Beauté : Tresses, lunettes, grosses bagues. Sean Paul ? Non, Jean-Paul.

CAPRICORNE
Amour : Elle vous en veut. Comme disait Hervé Vilard, « Capri (corne), c’est fini… »
Gloire : Personne ne vous veut. Comme disait Bernard Tapie, « oui monsieur, c’est un complot ! »
Beauté : Faites un vœu. Ouvrez les yeux. Rien n’a changé. Comme disait Zénon de Cition : « La beauté est une courte tyran nie. »

VERSEAU
Amour : Ruoma.
Gloire : Eriolg.
Beauté : Etuaeb.

POISSON
Amour : Aïe ! Vous êtes tombé(e) sur une arête.
Gloire : Attention, requin droit devant !
Beauté : Vos cheveux huileux vous rapprochent davantage de la sardine que du poisson-clown.

 

Horoscope wtf signé Florian Gautier.

Joué-lès-Tours : « Notre regard a changé »

On vous avait déjà parlé de Nouvelles Donnes, un blog sur l ’actualité jocondienne, tenu par des étudiantes à l’École publique de journalisme de Tours (EPJT). Interview bilan avec trois d’entre elles.

(Capture d’écran du blog)

Quels sujets avez-vous abordés ?
Anaëlle Berre : Comme c’est un blog école, on essaye tous les formats. Il y a de beaux portraits, des reportages, comme par exemple à la Rabière après l’affaire Bilal (tué par la police de Joué, NDLR)… On a couvert tous les sujets : social, sécurité, économie.

Le blog est hébergé par lemonde.fr, ont-ils un droit de regard dessus ?
Julia Mariton : Il appartient à ses auteurs. On était libres, aussi bien dans les formats que dans l’écriture.

Désormais, comment percevez-vous Joué ?
Audrey Vairé : Au départ, je ne pensais pas que ce serait excitant, mais au final…
Anaëlle : C’est parce qu’on ne connaissait pas, Joué est dans l’ombre de Tours. Mais il y a beaucoup d’histoires à creuser.
Audrey : Notre regard a changé, on a découvert la ville.
Anaëlle : Mais on a eu du mal avec l’équipe municipale. On les a informés très tôt, mais ils se sont vite fermés avec l’affaire Bilal. Les relations étaient tendues, ils ont fait barrage à l’information. Quand il s’agissait d’être plus communicants, là, ça s’est décoincé sans problème ! Je pense qu’ils n’avaient pas vu qu’on allait vraiment creuser les sujets.

Comment les Jocondiens ont-ils réagi ?
Julia : Sur le blog, on a eu des commentaires concernant le fond des articles, pas sur notre travail. Quand on a rencontré les habitants sur le terrain, beaucoup étaient curieux et intéressés.

Un moment qui vous a marquées ?
Audrey : Lors des cours de français au centre de la Rabière… C’est un bon souvenir, j’ai vu des gens tellement généreux !
Julia : Les départementales, le bilan des municipales… Il y avait ce contact avec les citoyens, avec la mairie, on prenait la température.
Anaëlle : En ayant travaillé sur les municipales, j’ai compris leur mécanisme. Sinon, le cycliste Jean- Pierre Danguillaume : quelqu’un d’extraordinaire.

>jouelestours.blog.lemonde.fr

Le Quartier des Arts fait son P’tit Baz'art

#EPJTMV. Pendant tout le mois de décembre, l’association Quartier des Arts propose quatorze expositions dans des lieux différents du quartier du Grand Marché. Une balade culturelle à la rencontre d’artistes d’ici et d’ailleurs.

En vous baladant dans le Vieux Tours, vous êtes forcément déjà tombé sur un panneau à fond marron indiquant le quartier des artisans. Mais peut-être que vous n’y avez pas prêté attention. Il faut dire qu’ils indiquent souvent des lieux de patrimoine à visiter avec pépé Hippolyte plutôt qu’avec votre bande de potes. Mais si vous vous promenez dans le quartier du Grand Marché, vous vous rendrez compte que derrière l’architecture des siècles passés se trouvent des créateurs bien vivants et ancrés dans le présent.
Quatorze ateliers et lieux d’expositions s’attellent à redonner vie à ce périmètre culturel historique. Regroupés au sein de l’association Quartier des Arts, ces artistes d’aujourd’hui proposent un parcours d’expositions à visiter tout le mois de décembre.

EPJTMV
Mélanie Lusseault est la trésorière de l’association Quartier des Arts. Crédits : Julie Roeser

D’une expo à  une asso
Il y a six ans, les deux artistes Ahncé et Mélanie Lusseault organisaient une exposition intitulée Le P’tit Baz’art de l’atelier Rouge Pistache. Comme les deux jeunes femmes venaient d’intégrer cet atelier très bien situé, elles ont eu la bonne idée d’en faire profiter d’autres créateurs qui n’avaient pas forcément accès à un lieu aussi bien placé. « L’idée était de vider complètement l’atelier et de laisser les murs à d’autres artistes, explique Mélanie Lusseault. Parfois, on a même exposé à douze alors que le lieu ne s’y prête pas vraiment, avec ses 40m² de surface. Ça ressemblait un peu à la caverne d’Ali Baba, chacun avait son petit pan de mur. »
De plus en plus de créateurs voulaient exposer à l’atelier Rouge Pistache et, comme les murs ne sont pas extensibles, elles ont demandé aux ateliers voisins de les rejoindre dans leur démarche. Petit à petit, le mouvement s’est propagé à une dizaine de lieux qui voulaient bien participer à l’événement. Elles organisaient ça une à deux fois par an, « toujours en hiver et puis quelques fois au printemps ».
Face au volume de travail que cela demande, les propriétaires des divers lieux ont décidé de créer un collectif pour mieux s’organiser. « On voulait aussi se fédérer pour avoir un peu plus de poids au sein des institutions », précise Mélanie Lusseault.
Un reconnaissance pour le quartier
Gagner une meilleure visibilité était l’un des objectifs de l’association : faire en sorte que le quartier des artistes et des artisans soit vraiment reconnu au sein de la Ville. « A terme, on voudrait être référencés dans les guides, avoir des plaquettes à l’office de tourisme par exemple », détaille Mélanie Lusseault, trésorière. Des négociations sont également en cours avec la mairie pour obtenir une meilleure signalétique qui permette de reconnaître le quartier. En attendant, les lieux d’expositions du P’tit Baz’art seront reconnaissables par de la moquette de couleur disposée à l’entrée aux horaires d’ouverture.
Le Quartier des Arts ne se pose pas de limites, dans la forme comme dans le style. Ainsi, de l’exposition sur le thème de l’érotisme à La Boite Noire aux sculptures en papier mâché de Gritte en passant par les Petits bijoux de mur d’Alice Deloule, présentés à l’atelier Rouge Pistache, impossible pour le flâneur tourangeau ou le touriste amateur de belles choses de ne pas y trouver son compte.
Jessica Lombardi

Making-of, J-1 : « Hâte de le voir en papier, demain »

#EPJTMV. Demain, votre TMV aura une saveur particulière. Toute la semaine, les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) ont pris les manettes de votre magazine gratuit. Florilège des réactions des 24 rédacteurs à la veille de la sortie de TMV spécial.

EPJTMVÉpisode final.
Romane : C’était à la fois épuisant et excitant de courir à droite, à gauche pour faire des photos. Et quelle fierté de voir son travail publié !
Anne : Merci à Benoît et Aurélien pour cette semaine particulière. J’ai adoré travailler pour TMV, j’aurais voulu que ça dure plus longtemps
Eva : La semaine est passée à toute allure, avec quelques rush et montées d’adrénaline le dernier jour. On en oubliait presque qu’on était dans une salle de cours tellement on était plongés dans l’ambiance d’une vraie rédaction !
Julien : Content d’avoir pu mettre mes papilles au service de TMV ! Je reste à votre disposition si d’autres restaurants sont à tester…
Kévin : Très bonne expérience : c’est la première fois qu’on se retrouve tous en condition de rédaction et, ma foi, on s’en est bien sorti tous ensemble non ? En espérant que les gens, attirés par nos bouilles en couverture, fassent péter le record de TMV lus et qu’il y ait besoin d’un réassort
Clément : Cette semaine à TMV, c’était un peu comme un tour en montagne russe. Sur le coup t’es tellement pris dans le truc que tu t’amuses sans trop penser à autre chose. C’est lorsque tu en sors que tu te dis que c’était vraiment génial et que t’en referais bien un tour…
Brice : On s’est retrouvés pour la première fois dans notre promo sur un projet commun, et c’était cool. Et même si Eva m’embêtait tout le temps pendant que je travaillais, on a accouché d’un beau numéro
Thomas : Ce qui a réellement été bénéfique avec cette semaine TMV c’est qu’on a pu voir l’apport du travail en groupe. On a vu que le boulot de journaliste n’était pas individuel, et ce genre de chose est rarement mis en valeur dans notre formation de tous les jours
Clémence : C’était assez délicat et stressant de prendre les commandes d’un journal déjà bien installé. Mais le résultat en valait la peine ! J’espère que vous apprécierez ce numéro spécial autant que nous avons pris du plaisir à le rédiger !
Fabien : La coupure avec les cours était la bienvenue : quand on fait beaucoup de théorie, passer à la pratique est toujours enrichissant. De plus, le rôle de secrétaire de rédaction, tel une courroie de transmission, est responsabilisant. Même sans le nom publié, on se sent utile.
Solène : C’était court mais intense ! J’espère que les gens liront le TMV avec autant de plaisir que l’on a pris à l’écrire.
Sébastien : Le web pour l’EPJTMV c’était une chouette expérience. On était assez libre et on avait plein d’idées en tête. Je pense qu’on a été l’équipe qui a le plus travaillé. En toute modestie. J’espère qu’on a offert aux Tourangeaux un contenu web intéressant pendant cette semaine #EPJTMV
Lola : Même si j’étais au pôle rédaction sur les pages Agenda et Cinéma, j’ai pu donner un coup de main au pôle web. C’était super de voir les deux tableaux, et stimulant quand on regardait le nombre de visiteurs uniques sur le site grimper chaque jour !
Rodolphe : La collaboration EPJT-TMV ? Une réussite à tout point de vue ! Et si vous appréciez ce numéro un peu particulier, promis, les journalistes en herbe de l’EPJT reprendront (un jour) les commandes du magazine.
Marine S : Une semaine c’était bien trop court mais nous nous souviendrons longtemps de cette expérience très enrichissante
Esteban : La relecture des textes est un exercice « de l’ombre » très intéressant. C’est une sorte de défi : relever les erreurs, rentrer dans le calibrage, affûter les phrases. Ce travail bonifie celui des rédacteurs.
Dah : Anticiper l’actu n’est pas une chose forcément évidente. Alors oui, au début on a un peu « ramé » mais les choses se sont décantées. Et au final, on en a fait plus que ce qu’on aurait imaginé !
Shanel : Gérer une rédaction de 24 journalistes, c’est une sacrée aventure. On a eu des doutes, des surprises, des frayeurs. Mais quand on tient enfin notre numéro dans les mains, on se dit que ça valait vraiment le coup. Merci à Benoît, Aurélien et Matthieu pour cette belle semaine.
Marine B : Une semaine pleine de rebondissements : passer de 32 à 40 pages, mettre (un peu) la pression aux rédacteurs, gérer les problèmes informatiques et, enfin, s’occuper du bouclage dans les locaux de l’hebdo. Mais, tout cela importe peu finalement, le numéro #EPJTMV en valait la peine !
Julie : Dur, dur de suivre plusieurs rédacteurs en même temps. Il fallait jongler entre les rendez-vous de chacun. Mais c’était aussi très enrichissant de pouvoir être sur plusieurs sujets à la fois
Jessica : Passer d’une classe à une rédaction, c’était le top. C’était l’effervescence, les idées qui fusent et beaucoup de rire. Côté culture, j’ai été gâtée, l’exposition en avant-première, comme les vrais.
Manon : La semaine TMV était très intéressante et enrichissante. Cela nous a permis de traiter des sujets que l’on n’aurait pas obligatoirement traité dans un autre cadre. Le tout dans une ambiance légère et agréable. Une réussite.
Tony : Une expérience enrichissante. Car de la recherche des sujets au bouclage, nous avons pu nous confronter aux contraintes de la réalisation d’un hebdomadaire.
Marie : Quelle satisfaction, pour des étudiants en journalisme, de voir sortir ce numéro #EPJTMV, l’aboutissement d’un travail de groupe, le petit bébé transmédia d’une promo riche et variée ! Merci à vous qui nous lisez.
Et pour voir le résultat tant attendu, c’est ici en PDF et dès demain, mercredi 10 décembre, dans vos mains !

« On souhaite que le site devienne une référence »

#EPJTMV Le premier site internet totalement dédié aux étudiants de Tours a vu le jour il y a un peu plus de deux mois. TMV a rencontré pour vous les deux créateurs : Dylan Mas et Alexis Gautron étudiants en deuxième année de Gestion des entreprises et des administrations (GEA) à l’IUT de Tours.

Dylan Mas et Alexis Gautron ont crée le premier site internet destiné aux étudiants de Tours.
Dylan Mas et Alexis Gautron ont crée le premier site internet destiné aux étudiants de Tours.

Vous avez lancé le site internet letudiantdetours.fr le 1er octobre dernier. C’est pour l’instant le seul site qui se consacre aux étudiants tourangeaux. Pourquoi cette initiative ?
Nous avons lancé ce projet pour nos études, dans le cadre des projets tutorés. Nous nous sommes mis dans la peau d’un étudiant qui arrivait à Tours et qui ne connaissait pas la ville. L’idée, c’est de lui proposer tous les bons plans : les coins à visiter de la ville, les sorties qui s’y font ainsi que les principaux évènements, les restaurants, les bars etc. C’est pour cela que nous avons mis en place toutes ces rubriques sur notre site. En plus, nous avons obtenu des partenariats* avec des établissements et des commerçants, ce qui permet aux étudiants de bénéficier de bons de réduction dans les bars, les restaurants et les boîtes de nuit. Tout ce qui nous touche directement.
Comment votre démarche novatrice a-t-elle été perçue ?
Le site a été monté en juin, puis en juillet et en août, nous avons sollicité des commerçants pour les référencer sur notre site. L’idée a beaucoup plu. Le fait que cela vienne d’étudiants a facilité la tâche. Le design du site a également été un facteur déterminant. Proposer des bons de réduction permet de découvrir les différents établissements et le mot d’ordre de ce projet est justement de favoriser la découverte.
Vous avez déjà accompli de nombreuses choses en peu de temps, quelles sont vos prochaines échéances ?
On en a plusieurs. D’abord on va continuer à faire évoluer le design du site et nous allons procéder à une légère réorganisation de celui-ci. Prochainement, on va également proposer des bracelets « letudiantdetours.fr ». Il suffira de les montrer pour obtenir un bon de réduction dans nos établissements partenaires. On souhaite aussi organiser des soirées avec nos partenaires mais sous notre nom, à partir du mois de janvier. Toutes ces idées vont se mettre en place bientôt normalement.
Il est encore un peu tôt pour tirer un bilan, mais le site a-t-il déjà du succès ?
Nous sommes très content de la fréquentation de notre site pour un début. Nous espérons toucher encore plus d’étudiants en continuant de communiquer. On a 2000 amis sur Facebook, plus de 650 fans sur la page et une centaine d’abonnés sur Twitter. Et le site est également optimisé pour mobile, les étudiants peuvent donc y accéder partout et facilement.
C’est une activité qui demande beaucoup de temps et de travail. Que vous a apporté la création de ce site ?
C’est du boulot mais on s’est bien réparti les tâches et nous y avons travaillé durant les vacances d’été. Aujourd’hui ce projet n’est plus seulement scolaire, il nous a permis d’acquérir une expérience professionnelle dans la réalisation du design, d’une campagne marketing et dans la relation avec le client. C’est pour cela qu’on souhaite le pérenniser après nos études et le développer encore plus.
Vous avez déjà un projet en tête ?
Notre idée a été protégée par l’Inpi (l’Institut national de la propriété industrielle). On est plus serein car nous détenons notre concept. Une fois nos études terminées, on aimerait l’étendre à d’autres villes. C’est notre but ultime. Cette année est une année de lancement pour que le site devienne, on l’espère, un site de référence.
Et vous vous êtes lancés dans ce projet en ayant aucune connaissance en informatique ni en graphisme…
Le projet est parti de notre imagination, nous n’avions pas de compétences particulières en terme de réalisation de site internet ni en design. On a quand même pu bénéficier de conseils de la part d’une agence de communication. Ça nous a beaucoup aidé.
(*) IM Valoris, Lykos, Weemove, Artus, Abalone, COM’il se doit, sont les partenaires de letudiantdetours.fr
Dah Magassa

Une habitation dans les bois considérée comme "hors la loi"

#EPJTMV. Nathalie Doumas a construit son propre logement à Saint-Martin-le-Beau. En 2007, elle s’installait à la lisière d’un bois sur son terrain de 5000 m2. Mais depuis 4 ans, elle est en conflit avec la commune qui souhaite voir sa maison disparaître.

Pas facile de rencontrer Nathalie Doumas. Une fois arrivé à Saint-Martin-le-Beau par la D140, il faut « prendre à gauche au niveau du rond-point où il y a le charpentier, suivre l’usine Pullflex, reprendre à droite, et au troisième rond-point finalement à gauche ». Il faut traverser des champs, des vignes. À droite, un camp de gens du voyage, puis à nouveau des champs. Un bois apparaît. Caché sous les arbres, un circuit de moto-cross. Un dernier embranchement et quelques mètres sur un chemin de terre. Nous y voilà. Nathalie Doumas nous accueille. Finalement, on est loin du bourg de Saint-Martin lorsqu’on arrive chez elle.

Quinze ans dans un camion 

Sur le terrain, dont elle est propriétaire depuis 2004, sont répandus un peu partout des jouets. « Ils sont à mon fils. Il adore la nature et passe sa vie dehors », sourit-elle. Un poulailler, un potager, un chien… Au milieu de ce « grand jardin » trône la « maison, l’habitation, l’abri… On ne sait plus comment l’appeler », soupire-t-elle. C’est en tout cas sa demeure principale. Son logement. Pendant quinze ans, elle a vécu dans un camion. « Je suis saisonnière, mais les employeurs ne peuvent pas toujours me loger », raconte-t-elle. Sa force de travail, Nathalie Doumas l’a exportée partout en France, en Espagne ou en Suisse aussi. Lorsqu’elle a eu l’occasion de se rapprocher définitivement de sa famille, elle n’a pas hésité.

En 2008, une première procédure est lancée contre elle par la municipalité de Saint-Martin. On lui reproche de ne pas avoir eu d’autorisation pour ériger sa demeure sur un terrain non constructible. Les procédures se sont alors succédé. Les poursuites sont d’abord abandonnées en 2010, puis reprennent la même année. Depuis, Nathalie Doumas est sous le coup d’une possible demande de démantèlement de son habitation. Mais la voila arrivée au bout de son marathon juridique : sa vie va basculer le 11 décembre 2014. Mais dans quel sens ? Une attente doublée d’une menace angoissante. « Je n’ai nulle part où aller. J’ai un enfant. Je ne peux pas imaginer qu’ils me mettent à la rue », explique t-elle.

Face à la justice

Vivre à l’écart, dans un logement atypique n’est pas un choix militant. « C’est un choix de vie. Je ne veux pas être cataloguée comme une écolo extrémiste, espère Nathalie Doumas. Je n’emmerde rien, ni personne ». Il y a quelque temps, lorsque l’affaire a commencé, elle est allée à la rencontre de ses voisins. Les plus proches vivent à 150 mètres de chez elle. Elle a obtenu une dizaine d’attestations qui assurent accepter sa présence.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=VYZYWjkD35Y[/youtube]

Une bicoque en bois enfouie en plein cœur de la forêt. C’est en tout cas la première impression visuelle que l’on a de cette fameuse maison, qui cause tant de problèmes à la mairie de Saint-Martin. Nous traversons sa « cuisine d’été » et entrons dans son habitation. La chaleur est saisissante. Chauffée par un poêle à bois, la maison semble tout ignorer de l’hiver que nous entamons. « Lors du terrible hiver 2012, où il a souvent fait en dessous de -15°C, je n’ai eu aucun souci, relate-t-elle. J’ai mis quinze centimètres de paille dans les murs. C’est mieux isolé que la plupart des appartements ou maisons des villes. »

« On m’a d’abord reproché de vivre sur une zone A.O.P de Touraine, or je suis à 200 mètres des premiers rangs de vignes », explique-t-elle. Mais le problème ne semble plus se situer au niveau de la protection des vins de la région. La mairie a pointé du doigt le fait qu’elle vivait sur une zone non constructible. « Je n’ai aucune fondation, mon habitation est comme posée sur le sol », se défend Nathalie Doumas. Elle souhaiterait que la loi Duflot lui vienne en aide. Il y est prévu que les habitats légers soient mieux reconnus. Ou que le PLU (Plan local d’urbanisme) change et que son terrain devienne, une bonne fois pour toute, constructible pour éviter tout malentendu et contentieux juridique.

Une maison construite au fil des années… 

Des photos d’amis, de famille et des décorations sont accrochées aux murs. Au centre, une table en bois et un canapé remplissent l’espace. « Au fil des ans, des choses se sont rajoutées. Les améliorations viennent avec le temps. » Il fallait faire preuve d’ingéniosité pour construire cet habitat à partir de rien et sans compétence. Des murs se sont élevés, des pièces sont apparues. Une cuisine, une chambre, un salon…

Dans la campagne proche de Tours, ils sont plusieurs à avoir construit leur maison. « J’ai une amie pas très loin d’ici qui vit comme moi. Pour l’instant, elle n’est pas inquiétée. Je touche du bois », explique Nathalie Doumas. Sophie Robin, une amie proche et membre de l’association Vélorution, précise de son côté qu’« il y a presque une dizaine de gens qui ont bâti leur logement sans demander l’avis de personne en Touraine. Certains sur des zones non constructibles voir inondables. Ils ne sont pas mis en danger par la justice. Tant mieux. Mais c’est dur pour Nathalie. Elle respecte les lois sans faire de vague mais elle peut théoriquement être mise à la rue. Nous ne sommes pas sur un fait de société mais sur un cas unique, une histoire personnelle qui mérite indulgence et compréhension. » Nathalie Doumas rebondit : « De toute façon, je n’ai pas envie de démonter ce que j’ai construit. »

Mise à jour au 11/12/2014

Suite à la délibération du Tribunal de Tours, l’affaire a été ajournée au 11 septembre 2015. Nathalie Doumas et la mairie de Saint-Martin-le-Beau ont jusqu’à cette date pour trouver un accord. « La justice a été compréhensive », a déclaré Nathalie Doumas. Son défi va être de faire évoluer le plan local d’urbanisme (PLU) en accord avec la commune. Ainsi son logement pourrait être mis en dehors de tout problème juridique et cela définitivement.

Thomas Rideau

Vidéo : Sébastien Guerche

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (5/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde. Pour le dernier épisode de la série, on fait escale dans le plus grand pays d’Asie orientale.

DIRECTION : La Chine

L’ACTIVITÉ : prendre le thé

EPJTMV
Mme Bonneau enseigne notamment l’art du thé à l’Institut chinois.

À toi qui consommes de l’eau chaude à foison, oublie ton sachet Lipton. L’Institut chinois de Touraine propose de prendre un thé à la chinoise. Et on ne parle pas là d’un truc entre mamies avec gâteaux secs à l’appui. Car en Chine, boire des feuilles infusées, c’est sacré.
1538000_783067418396110_5355660738410066654_oSi les Français aiment siroter des grands crus en se délectant de leur « délicieux arômes fruitiers dans la rosée du matin, typique des vins de Bordeaux » (j’invente, je n’aime que le rosé pamp’ marque repère), les Chinois, eux, ont une culture du thé. Si bien que la moindre infusion devient un rituel que certains Chinois (« surtout ceux du sud », explique la prof) respectent quotidiennement.
Car autour du plateau équipé d’un robinet et d’une plaque chauffante, il ne s’agit pas de mettre une simple boule à thé dans une théière. On infuse d’abord le thé une première fois, on le passe à la passoire et … on le jette ! Oui, la première infusion ne se boit pas ! Il faudra attendre la deuxième pour voir nos petites tasses se remplir. On peut déjà oublier les gobelets 50 cl Starbucks, ici on déguste. On ne parle pas de vulgaire pisse-mémé mais bien d’un thé haute qualité. (Mais pas de soucis, on sera resservi au moins cinq fois).
EPJTMVSi un après-midi thé vous intéresse, il suffit d’appeler ou d’envoyer un mail pour réserver pour vous et trois à quatre potes. Et si vous voulez vous plonger encore plus dans la culture chinoise, l’institut propose aussi des cours de langue, de calligraphie et de peintures… Tout pour se sentir dépaysé. On ressort et on est surpris de voir qu’autour de nous, ça parle français, tant qu’on se serait cru à Pékin.
Le b.a-BA du thé
Le thé en chinois se dit 茶 (« chá »), oui, comme un chat, mais ça n’a rien à voir. Et pour remercier quand on vous sert le thé, vous dites 谢谢 (« xièxiè »), merci. Voilà déjà de quoi vous la péter devant vos potes au resto. Reste plus qu’à maîtriser l’accent, ça c’est moins gagné.

Et aussi …

On ne pouvait pas parler Chine sans parler bouffe ! Alors autant partager un coup de coeur : chez Duong, dans le Grand Passage près du Printemps. Si d’extérieur, ce petit traiteur ne paie pas de mine, attendez donc de gouter leurs nouilles. UNE TUERIE ! Ils sont là depuis 1981 et le succès ne s’est jamais démenti. Il y a bien une raison à cela, moi je mise sur leurs nems.
Clément Laré
Photos : Romane Boudier
Lisez aussi ce témoignage d’une Chinoise à Tours.

XiaoMei Huang, une Chinoise à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

XiaoMei Huang, Chinoise, installée à Tours depuis 7 ans.
XiaoMei Huang, Chinoise, installée à Tours depuis 7 ans. Photo : Clément Laré.

De quelle ville êtes vous originaire ?
Je viens d’une petite ville de 50 000 habitants dans la province de Hubei, au centre est de la Chine.
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Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je me suis installée à Tours en 2007 pour le travail. Après avoir rencontré mon mari français en Chine, je l’ai suivi partout, de Paris en Grèce. Mais travailler me manquait trop, alors en 2004, j’ai décidé de m’installer en France et j’ai trouvé un poste de professeur de chinois à Tours.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
À Tours, la vie est paisible. C’est une ville assez petite ou l’ambiance n’est pas stressante. Et puis c’est là que j’ai trouvé un travail stable qui me plaît, et le travail, ça compte beaucoup. J’adore me balader aux bords de Loire, je trouve cela très beau.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
Évidemment, ma famille. En Chine, les enfants restent très proches de leurs parents. Alors je tente d’aller rendre visite aux miens au moins une fois par an.

Baptiste Lecaplain : "J'ai une relation amour/haine avec les poils"

#EPJTMV. Vendredi 12 décembre prochain, il sera à Montlouis-sur-Loire pour l’un des derniers spectacles de sa tournée. Baptiste Lecaplain a répondu à notre interview décalée.

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Photo : Olivier Wavre/Flickr

On a réalisé un dossier sur les Tourangeaux plus célèbres à l’international qu’à Tours (à retrouver dans notre édition de mercredi 10 décembre !). Et vous, vous connaissez un Tourangeau ?
Je sais qu’il y a une très bonne équipe de volley à Tours ! Avec notamment, le seul rasta blanc que je connaisse, un très bon joueur [il parle de Loïc de Kergret, ndlr]. Sinon, j’avoue que je ne connais pas beaucoup de Tourangeaux… Ah si, Olivier Giroud, non ? Quoiqu’il a joué à Tours mais non, il ne doit pas venir de Tours. [Effectivement. Il est né à Chambéry, ndlr.]
Vous êtes plus connu à Paris que dans la Manche ?
L’avantage de la Manche c’est qu’il n’y a pas beaucoup de gens connus. Du coup, forcément, je suis assez connu là-bas. À Paris, la principale star de Basse-Normandie, c’est quand même Michel Drucker ! Moi je dois être en 5e ou 6e position derrière.
Un tour du monde sans bouger de chez soi, ça fait rêver, non ? Si vous pouviez vous téléporter, vous iriez où ?
J’adorerais me téléporter ! Aller en Australie, ça me fait rêver… J’ai l’impression que tout le monde y est parti sauf moi. Mais je crois qu’il y a 23 h d’avion pour y aller, il faut avoir une sacrée réserve de bons films. C’est typiquement le pays où j’aimerais me rendre via téléportation. New York, aussi, ça me fait rêver. Surtout depuis que j’ai fait un film dessus ! C’est une ville de fous. Ça, c’est plus un voyage que j’aimerais faire régulièrement, quotidiennement.
Plutôt pole-dance ou rugby ?
[Rires] Le pole-dance, c’est pas un truc de stripteaseur ça ? Le rugby c’est cool mais c’est vraiment des gars qui font que de prendre des coups, j’ai du mal à suivre. J’ai du mal à voir l’intérêt aussi ! Du coup, je dirais pole-dance mais c’est vraiment bizarre, quand même… Je préfèrerai danser chez Paul.
Mon sport c’est plutôt l’endurance, je cours tous les jours. Et j’ai fait 13 ans de basket.
C’est quoi le dernier concert auquel vous ayez assisté ?
Dimanche 30 novembre, pour Un cadeau pour la vie, l’asso que je parraine avec Kyan Khojandi, on a fait venir Ben Mazue, un chanteur super, et le mythique groupe Elephanz. Deux gros coups de cœur !
Vous aimeriez vivre à la Into the wild, seul dans les bois ?
Jamais de la vie ! J’aime bien avoir mon tél, appeler mes parents à tout moment, recevoir les alertes des résultats du foot… Ce film est ouf : une personne sur trois qui l’a vu dit toujours « je vais faire pareil, vivre seul, dans les bois, en communion avec la nature », mais j’aimerais bien voir le pourcentage des personnes qui osent lâcher leurs smartphones et se couper de tout.
La tendance de l’hiver, c’est la fourrure. Mais vous, vous êtes plutôt pro ou anti-poils ?
J’ai une relation amour/haine avec les poils. J’ai signé une pétition contre l’élevage à fourrure en France. D’un autre côté, je suis pour la démocratisation de Body ’Minute. Mais bon, généralement les mecs n’aiment pas les poils mais font rarement des efforts là-dessus.
Comment faites-vous pour être aussi beau ?
Déjà je ne bois pas, je ne fume pas et je fais du sport. Mes petits secrets beauté persos ! Après, j’aime bien mettre une petite crème hydratante, en ce moment je suis dans les produits australiens écolos et bio de la marque Aesop. Surtout la gamme à la graine de persil ! J’adore dire ça, ça fait un peu bobo.
À quel âge vous avez-arrêté de croire au Père Noël ? 
J’ai su qu’il n’existait pas à 8-9 ans, dans la cour d’école. C’était pas cool mais je l’ai raconté à mon pote juste après. Sur le coup c’est un peu traumatisant. Mais j’ai une sœur qui a quatre ans de moins que moi, je trouvais ça cool dans les années suivantes de lui mentir et de partager le secret avec mes parents. J’espère que ma fille va bien vivre le truc. Peut-être que j’engagerai un comédien pour qu’il se déguise en Père Noël !
Vous êtes Gémeaux. C’est un bon signe astro ?
Je ne sais pas, on me dit souvent que les gémeaux ont des dédoublements de la personnalité, que ce sont des gens difficiles à cerner. Hitler et Pinochet devaient être gémeaux, elle vient d’où sinon cette espèce de malédiction ? Les horoscopes, c’est cool quand ça ne se prend pas au sérieux. [ndlr : ça tombe bien, à TMV, l’horoscope c’est du douzième degré !]
Un petit mot pour mettre fin à cet entretien ?
La phrase de fin de mon spectacle. « Merci encore pour cette soirée si courte… C’était super ! »
Recueilli par Marie Courvasier
Si vous n’avez pas eu le temps de prendre vos places pour le spectacle, vous pouvez toujours retrouver Baptiste sur son site.

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (4/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : l’Afrique

ACTIVITÉ : mixer les influences et danser sans s’arrêter

EPJTMV
Photo : Sébastien Guerche

« Une, deux, trois, quatre, allez on avance ! ». Les corps ondulent, sautent, pivotent. Ce n’est que l’échauffement, mais déjà toutes les parties du corps sont sollicitées. Mouvements d’épaules, de tête, de bassin, de hanches et surtout de fesses, la danse africaine est un condensé d’énergie physique. « Faut se lâcher ! », sourit Célia, 20 ans, la plus jeune danseuse du groupe. Et avoir une bonne condition physique, on vous prévient tout de suite.
Règle de base : on enroule le bassin et les hanches. « On cherche les courbes et les rondeurs, c’est ça la danse africaine ! » Julien Longomba est le responsable artistique de l’association Fogara. Chorégraphe et danseur, avec ses cours de danse africaine, il fait bouger près de 200 personnes chaque semaine, sur les quatre communes de Tours, Bléré, Montlouis et Amboise. Congolais, il a grandi en Europe et confie puiser ses inspirations un peu partout dans le continent africain. Une diversité d’influences, pour une discipline qu’il qualifie de « mix » culturel. Absente des académies de danse et des conservatoires alors que « les bases de la danse africaine sont exploitées par beaucoup de sports modernes : zumba, salsa, danses orientales, capoeira ou même fitness ».
Toutes face au miroir, les danseuses copient les mouvements de leur professeur. L’ensemble est harmonieux et fluide, à la fois doux et dynamique. Vue comme ça, la danse africaine paraît simple. Mais plus tard dans le cours, Julien et ses élèves décomposeront chaque mouvement pour en décortiquer les moindres gestes. On se rend vite compte que rien n’est facile, rien ne va de soi. Même la plus petite vibration du fessier ou ondulation de la hanche a été calculée et apprise.  Ici, on se défoule par la beauté du geste. Il ne s’agit pas de bouger dans tous les sens sans réfléchir aux symboles et significations des mouvements. « Je veux du soleil », « je me lamente pour ceux qui sont partis », chaque geste raconte une histoire. Et lorsque tout le groupe se les approprie, on oublie la technique de la gestuelle pour ne plus voir que la beauté de l’art.
Le sport est physique, tire sur les adducteurs. Les jambes, piliers de tous les mouvements des danseuses, sautillent, piétinent, pivotent et se croisent, sans jamais s’arrêter. De toute façon, difficile de rester immobile et de contenir une soudaine envie de bouger. Les musiques et chorés sélectionnées par Julien réveillent en tout en être humain un irrépressible besoin de suivre le rythme.
« Plus d’agressivité ! », encourage le professeur en tapant dans ses mains. Les athlètes suent et s’essoufflent, rougissantes, mais les visages sont radieux. C’est de la bonne fatigue.
Marie Courvasier
Et puisque des actes parlent plus fort que des mots :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Oj-Ns1xVnbc&list=UUqDvNe1K6e93hDBdjD86CCw[/youtube]

Et aussi… 

Fumeurs aux poumons fatigués et piètres danseurs, ne désespérez pas : l’art africain est divers et varié, à l’image de son continent d’origine. Dans l’agglomération de Tours, Fogara dispense aussi des cours de percussion (à l’année) et des stages ou ateliers ponctuels de sculpture, dessin, écriture et contes traditionnels.
Pour en savoir plus : la page facebook de l’association ; le contact.
Lisez aussi ce témoignage d’une Sénégalaise à Tours

Salimata Diop, une Sénégalaise à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

EPJTMV
Salimata Diop, Sénégalaise, installée à Tours depuis quelques mois.

De quelle ville êtes-vous originaire ? 
Je suis née à Johannesburg, en Afrique du Sud. J’ai déménagé en Australie, puis j’ai habité à Dakar, au Sénégal pendant dix ans, jusqu’à cette année.
afrique
Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je suis à Tours depuis septembre, pour faire des études. Je suis en 1re année à la fac d’éco, aux 2 Lions.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?  
L’ambiance est agréable, très calme. J’aime beaucoup le centre-ville, du côté de la gare, surtout en ce moment avec le marché de Noël. Mais je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour de Tours !
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ? 
Je ne retrouve pas le même rapport avec les gens qu’au Sénégal, il y a plus de distance, moins de chaleur, c’est complètement différent.

Hansel et Gretel : "Mais Mimi, il est 10 h …"

#EPJTMV. « Mais t’avais dit qu’on irait bruncher ! » Chez Hansel et Gretel, en plus de prendre le thé, on peut venir petit-déjeuner. On a testé pour vous.

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À peine avoir franchi le seuil de la porte, l’odeur de gâteau qui sort du four vient titiller nos papilles. Confitures, petits biscuits et sucres d’orge sont apposés ici et là pour rappeler qu’il y avait une confiserie avant le salon de thé. Voltaire, un bouledogue français aux bâillements atypiques, vient nous accueillir. Le service est irréprochable, et Katia Darzacq, la maîtresse de maison, souriante et attentionnée.
Après 20 ans d’enseignement, cette professeur de lettres avait envie d’autre chose. « Avec mon mari Nicolas, le projet mûrissait depuis déjà quelques années. On voulait un endroit familial et chaleureux, comme dans la maison du conte d’Hansel et Gretel ». Un pari réussi, on s’y croirait presque. Quant à l’idée du salon de thé, elle est venue tout naturellement. « Je me suis toujours beaucoup intéressée aux différentes sortes de thé et j’adore faire les gâteaux ! », s’amuse Katia.
Dans ce lieu cosy, pas guindé pour un sou, on déguste les préparations sur des petites tables de jardin. Côté assiette, tout est fait maison. Entre le chocolat à l’ancienne, aussi bon que celui de nos grands-mères (c’est pour la formule, vous voyez ce qu’on veut dire), et les œufs brouillés cuits à la perfection qui nous transportent illico presto Outre-manche, on ne trouve rien à redire…
Au menu
Une formule petit-déjeuner hyper copieuse : des classiques du petit-déjeuner avec pain frais-beurre-confiture, du pain d’épices à tomber par terre et une crêpe beurre-sucre à la douce saveur de fleur d’oranger. Pour vous hydrater, jus d’oranges pressées et boisson chaude à volonté. Oui, oui, tout ça ! Bon on avoue, on a quand même un peu calé à la fin…
On a pris en plus…
Un cake café/noix avec plein de chantilly et un café latte. Toujours en quantité de géant, mais on ne va pas s’en plaindre !
À titre d’information, des brunchs encore plus garnis sont servis le week-end. Dans l’assiette : pancakes, bacon, assiettes de fromage, de charcuterie, et plein d’autres choses pour ravir vos papilles. À bon entendeur…
L’addition
La formule petit-déj à 9,10 €, deux parts énoooormes de cake et un café latte pour 6,70 €. Plus que raisonnable pour un endroit comme celui-ci.
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En pratique
Hansel et Gretel, 107 rue Colbert. C’est ouvert du mercredi au samedi, de 10 h 30 à 19 h 30.
Contact : 02 47 05 58 65, hanseletgretel@orange.fr ou Hansel et Gretel sur Facebook. Le lieu peut seulement accueillir une quinzaine de personnes donc il est préférable de réserver à l’avance (conseil d’amie, ce serait bête d’être frustré).
Marine Sanclemente (article et photos)

Demain, on s’tient la main pour le Bateau Ivre

#EPJTMV. Pourquoi réouvrir le Bateau Ivre ? « Parce que c’est une salle mythique à Tours, les acteurs culturels et les artistes en ont besoin. »

EPJTMVLa diversité culturelle, c’est super important : voilà le discours de Franck Mouget, président de l’association Ohé du Bateau, qui milite pour la réouverture du Bateau. Le but : une salle où l’art et la culture pourraient s’exprimer librement et où les gens pourraient partager un bon moment. Et à des prix abordables (entre 5 et 12 euros).
Pour l’association Ohé du Bateau, les finances ne doivent pas guider l’envie de réouvrir ce lieu. L’utilité sociale doit primer, l’intérêt général pour la ville et son rayonnement. C’est quoi l’important ? « Ce que cela crée comme liens d’humanité. » D’où la chaîne humaine organisée ce samedi 6 décembre par le collectif. L’objectif est de montrer que chacun peut participer à la réouverture, chacun est essentiel à ce que ce soit un lieu de culture et d’art dans sa plus grande diversité. La chaîne, c’est symbolique. Le collectif veut provoquer la volonté du politique. « La municipalité est assez molle sur la question », estime Claude Bourdin, secrétaire adjoint de l’association et candidat aux dernières élections municipales. « Ils sont intéressés par le projet, mais ils ne savent pas par quel bout le prendre », ajoute Franck Mouget. Selon lui, « le bout le plus simple c’est le bout citoyen. Il y a des gens qui veulent faire des choses, pourquoi ne pas les accompagner ». En avril, Christine Beuzelin, adjointe à la culture, déclarait à La Nouvelle République : « Il faut que la culture aille plus vers les gens.» Et c’est exactement ce que veulent les défenseurs du Bateau, ça tombe bien, non ?
EPJTMV« Quand on veut on peut » est la devise qui anime l’ensemble des Tourangeaux derrière le projet de réouverture du Bateau Ivre. « On a envie de prouver qu’on existe, qu’on peut créer du lien. L’argent, il y en a marre de le mettre au centre des activités humaines. C’est la culture qui doit l’être. » La très forte volonté citoyenne, qui existe depuis quatre ans maintenant, n’a qu’une envie : ne plus être dans la démonstration, mais dans l’action. « On veut être dans le lieu et montrer de quoi les citoyens qui défendent la diversité culturelle sont capables, témoigne le président de l’association. Au Bateau Ivre, on veut qu’il y ait de l’humanité, des échanges, du partage, parce que ça manque à Tours. »
Ce samedi 6 décembre, en se tenant la main, les membres du collectif et les citoyens tourangeaux auront à cœur de montrer qu’ils veulent relier le projet de réouverture du Bateau à la mairie. Ce sera ça, d’ailleurs, le trajet de leur chaîne humaine : du 146 rue Edouard-Vaillant à la place Jean-Jaurès et l’Hôtel de Ville. Midi pile au Bateau, et puis, vu le froid, quitte à sortir, autant marcher dans la joie et se tenir la main. « Venez nombreux, on ne sera jamais assez pour défendre ce genre de projet. »
Déroulé des évènements 
Ce samedi 6 décembre. Départ à 12 h du Bateau Ivre, passer par la gare vers 13 h, et arriver à la mairie à 14 h. Tous les 100 mètres environ, des « agitateurs » vous réchaufferont !
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=QOz7sE83TNc[/youtube]
Sébastien Guerche (article + photos)

Manger comme un Gallois : le sticky toffee, la recette !

#EPJTMV. Une petite faim ? On vous l’avait promis, voici la recette du sticky toffee gallois.

1) Les ingrédients (4 personnes) :
* 125 grammes de beurre
* 125 grammes de sucre en poudre
* 125 grammes de dattes dénoyautées
* 125 grammes de farine
*  3 œufs
* 1 cuillère à café de bicarbonate de sodium
* 1 brique de crème liquide
* du sucre roux

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Le sticky toffee, c’ est lourd et calorique. Un régal ! Photo : Beck/Flickr

2 ) La préparation :
Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). On commence par prendre d’un petit bol pour faire fondre le beurre. On transvase le beurre fondu dans un grand récipient et on ajoute le sucre puis les dattes dénoyautées et broyées. Pour broyer les dattes, chacun sa technique. Nous, on a utilisé une fourchette pour en faire une sorte de purée mais un mixeur ou même un fouet devraient sans doute être plus efficace.
Une fois que le beurre, le sucre et les dattes sont mélangés, on ajoute les œufs entiers et on remue pour avoir une pâte qui ressemble à quelque chose (avec une cuillère c’est chaud mais ça passe). On rajoute ensuite le bicarbonate de sodium. On verse notre mixture dans un moule à cake préalablement recouvert de papier sulfurisé pour faciliter le démoulage. Enfourner 50 à 60 minutes.
Attention, là, ça devient technique. Au bout de 15 minutes de cuisson (pas 14 ni 16), on recouvre le gâteau d’aluminium pour ne pas brûler le sticky toffee. Après cette manœuvre, on prépare la crème avec laquelle vous servirez votre chef d’œuvre. Pour ce faire, on verse la crème liquide dans une casserole. On chauffe tout ça en ajoutant le sucre roux sans oublier de remuer jusqu’à obtenir une sauce mi-épaisse et de couleur légèrement rousse.
Plus que quelques minutes à patienter… C’est bon, le gâteau est cuit ! Allez, on sort un joli plat, on met la sauce dans un délicat récipient et le plus important, on appelle ses copains. Oui, car mangez ça seul et vous mourrez d’une crise de diabète le soir-même.
Dernière chose. Toffee en anglais signifie caramel. Pourtant, nulle trace de ce mets sucré dans cette recipe. D’où une petite variante toute simple. En lieu et place de la crème liquide, on met du caramel. De toute façon, on n’est plus à ça près…
Thomas Rideau

Un tour du Monde en une semaine, sans quitter la Touraine (3/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : Royaume-Uni

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, c’est vendredi, et pour fêter le début du week-end on vous a choisi une destination particulière. Pas une, pas deux, pas trois, mais quatre nations à découvrir : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord ! Oui, vous avez bien compris, à la fin de votre lecture, vous aurez donc quatre nouvelles activités dépaysantes à tester. On sait, on vous gâte !

ACTIVITÉ : s’habiller comme un Irlandais

Où trouver un petit morceau d’Irlande à Tours ? Il y a bien sûr un débit de Guinness assez fou tous les soirs dans la rue Colbert ou sur la place Plum’ dans les différents (et tous vraiment chouettes) pubs de la ville. Mais la boisson n’est pas la seule chose qui nous intéresse aujourd’hui. Nous, ce qu’on veut, c’est des pulls de bergers des hautes plaines et du motif tartan (cliché bonjouuur). Et on trouve ça au Comptoir irlandais.

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Photo : Thomas Rideau

Le magasin s’est implanté en ville, au 8, rue Marceau, il y a déjà douze ans. Depuis neuf années, il est géré par le couple Bourdeau. Divisé en trois parties (textile, whisky et alimentaire), le Comptoir permet à tous les Tourangeaux de vivre comme un ami des leprechauns. Un pull des îles d’Aran ? Une bouteille de « red beer » ? Pas de problème. Frappés d’un trèfle ou de tout autre symbole celte, les vêtements, souvent verts, s’accumulent çà et là. Écharpes, manteaux, bonnets, gants, tout ce qu’il faut pour affronter l’hiver comme un vrai Irlandais avec des produits « importés et de qualité ».
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Photo : Thomas Rideau

« La clientèle est bien sûr Tourangelle, mais il nous arrive parfois de recevoir des Anglo-saxons. Souvent, ils viennent au Comptoir irlandais car ils ont des repères avec les produits que nous proposons », précise Johanna Bourdeau. Ne tombons pas dans les idées reçues. Mais sérieusement, quand on évoque l’Irlande, on ne pense pas forcement tout de suite à Van Morrisson ou à Bobby Sands. Prononcez le mot « Irlande » et un flot de voix s’élève pour clamer haut et fort « bière ! ». Le Comptoir irlandais l’a entendu. Des bières comme s’il en pleuvait. Des blondes, brunes, ambrées, blanches (mais ça, c’est pas bon) et même rouges. Des O’hara en passant par les fameuses Guinness ou Kilkenny, le chemin est pavé de bonnes boissons. Tout un rayonnage de whisky est également présent pour les fans de liquide plus écossais.
C’est Noël ! Enfin presque. Et un paquet de bonnes bouteilles ou un pull en laine de mouton, ça ferait beau au pied du sapin, non ?
Thomas Rideau

ACTIVITÉ : vivre comme un Anglais 

Nous somme sur la place de Strasbourg en plein cœur de Tours. De grandes et belles maisons bourgeoises du XVIIe siècle entourent le parc. Parmi elles, la chambre d’hôte Temps Art et Thé. Au mur du 85, rue Desaix, une horloge bloquée indique en permanence 22 h. Lorsqu’on franchit la porte, c’est la Manche que l’on a l’impression de traverser.
Les couleurs, le mobilier, la décoration… Le moindre objet fait appel à notre imaginaire anglo-saxon. Le couple Sterke qui tient cette maison depuis des années n’a rien négligé. Dans les moindres détails on retrouve l’Angleterre. On s’attendrait presque à voir la Queen Elisabeth sortir de la salle de bains.

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Photo : Romane Boudier.

« Il nous arrive de recevoir des Anglo-saxons. L’année dernière, on a eu des Australiens, Canadiens, Américains et bien sûr, des Anglais. Ici, ils peuvent se sentir comme chez eux », affirme Catherine Sterke. « On peut adapter les repas en fonction des régimes de chaque nationalité que nous recevons. On réalise des spécialités anglaises sans problème, par exemple, poursuit Xavier Sterke. Dans leur menu ou durant leur séjour, j’aime bien glisser une petite chose qui leur rappelle leur maison. »
« C’est une maison d’artiste, on a déjà reçu des écrivains qui voulait s’isoler un peu », explique le couple. De toutes les horloges présentes, beaucoup sont bloquées. Le temps est arrêté. « On en a quelques-unes qui fonctionnent quand même », sourit Catherine.
Si elle n’a pas un passé familial tourné vers l’Angleterre, elle est passionnée par le mode de vie de nos chers voisins d’Outre-Manche. Également lieu d’exposition et d’art en général, le Temps Art et Thé est un lieu paisible, British, qui rassemble toutes les idées que l’on peut se faire de l’Angleterre et de ses bons côtés. Tourangeaux, si prendre l’Eurostar ou l’avion ne vous emballe pas plus que ça, la solution pour être dépaysé se trouve à votre porte.
Catherine Sterke : 06.50.72.33.18 / 02.47.61.56.20
Thomas Rideau

ACTIVITÉ : manger comme un Gallois 

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Photo : Beck/Flickr

D’après Xavier Sterke, ancien chef pâtissier dans un palace du Caire, « tout ce qui est gallois n’est jamais très léger ».
Partis de ce principe, les apprentis chef-cuistots que nous sommes ont tenté de vérifier cette affirmation. Au banc d’essai : le sticky toffee, gâteau traditionnel gallois.
Cliquez pour voir la recette fun de Thomas !
 

ACTIVITÉ : conter une histoire tourango-écossaise à vos enfants

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Photo de profil d’Archibald

La vie d’Archi’
Archibald Douglas c’était un p’tit mec bien swagé du 14e siècle, époque de ouf où y’avait même pas le minitel, trop hard jte jure. Le truc de ouf c’est que Archi son bled c’est l’Écosse, genre avec les british et tout, les keums qui picolent en jupes, trop des oufs de la street. Sa meuf c’est Margaret, dite MàägGiih’, une ptite gow bien bonasse d’bonne mif vu que son daron, c’est le roi dl’Écosse. En gros la meuf elle pèze. Et le truc de gros guedin c’est qu’Archi il va mettre la zermi aux rosebeefs avec Charles VII et que comme cadeau encore mieux qu’une rolex dorée genre Kanye West, Charlot il lui offre un titre de Lieutenant Général dla France et l’fait duc (comme Booba trow précurseur) de la Touraine. Le gars posey il règne sur Tours dla rue nat’ à la place plum’, sauf les irréductibles du sanitas qu’ont du pilon dans les nike air ; il impose ouech. Et là today Archi il est enterré à la cathédrale de Tours, ptit T2 trankil au cœur de la street.
Clément Laré
Inspiré de l’excellent tumblr des boloss des Belles Lettres
 

Making-of, J-5 : « Ta blague, c’est dans les carambars ou c’est de la drogue ? »

#EPJTMV. Le mercredi 10 décembre prochain, votre TMV aura une saveur particulière. Toute la semaine, les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) prennent les manettes de votre magazine gratuit.

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Épisode 4.
L’état d’ébullition d’une rédaction quand l’heure fatidique arrive est compliquée à décrire : stress, excitation, fatigue et soulagement. Les derniers papiers finissent dans les boîtes mails pendant que les photos arrivent au compte-goutte. Une fois les recherches, les coups de fil et l’écriture passés, la décontraction guette. Du moins pour les rédacteurs, puisque nos deux courageuses secrétaires de rédactions bûcheront lundi toute la journée.
En témoigne la razzia sur les paquets de Carambar, fraises Tagada et autres oursons en guimauve. Une bien belle habitude prise par Aurélien, superviseur estampillé TMV. Mais ne vous en faites pas, nous pourrons nous regarder dans un miroir. Notre déontologie est intacte. Il faut plus que du sucre pour nous soudoyer. Non mais.
Les papiers multicolores s’amoncellent près du poste de Julien, dont le malheur est de se retrouver trop près des paquets de bonbecs. À cause de ces Carambar, ou grâce, ça dépend du point de vue, certains boute-en-train s’essaient aux blagues. Qu’elles soient bancales ou réussies, on ne peut réprimer un rire. Puis quelques-uns improvisent un one-man show en balançant façon punchline leur blague préférée. Si celle de Kévin est mignonne, Clément fait dans le sale et potache. Une vanne que Patrick Sébastien ne renierait pas.
On peut vous annoncer en exclusivité la Une de mercredi : nous. Autant marquer le coup non ? Souriants, beaux et dynamiques, les photographies ne mentent jamais. À la manière d’un entraineur de foot, on pourra avancer « que le groupe vit bien ». Un cliché de plus.
Mais comme toute photo de groupe, c’était un joyeux boxon. Se figer et sourire occasionne toujours une gêne qui entraîne ce rire nerveux difficilement contrôlable.
Sinon Tony se balade avec une bouteille d’eau vide pendant une heure. La remplir ou la jeter ? Un homme de compromis, un vrai.
Fabien Burgaud
Si vous les aviez manqués :
J-8, la rédaction s’anime ;
J-7, chacun à son poste ;
J-6 : « Et encore, j’ai même pas mis son nom de famille ! »

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (2/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : Cuba

L’ACTIVITÉ : se déhancher sur des rythmes endiablés

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La salsa, ce n’est pas n’importe quoi. Pour progresser, restez concentrés !

Avouez-le, dès qu’on parle de salsa, vous aussi vous imaginez une bomba latina en robe fendue avec une fleur rouge dans les cheveux (ou un beau gosse avec de l’huile sur le torse, c’est selon). Eh bien nous sommes désolés de briser vos rêves, mais la réalité est un peu différente.
Au cours de salsa cubaine, tous les styles sont représentés : des jeunes, des plus vieux, des petits, des grands, des hommes, des femmes… Mais rassurez-vous, le dépaysement est bien présent. « Dilequesi, sombrero, cortico… », dès les premières minutes du cours, ces mots à la sonorité caliente nous transportent illico vers les ruelles de La Havane.
DSC_0132Après un échauffement en ronde, les passes s’enchaînent sur des musiques rythmées et entraînantes. Regards complices et sourires aux lèvres sont au rendez-vous. On notera tout de même quelques gestes maladroits et des hanches parfois un peu coincées (bah oui, il faut bien trouver quelque chose à critiquer quand même). Mais peu importe, ici on n’est pas là pour juger, juste pour s’amuser. Et on n’a même pas peur d’être gnangnan en disant que, malgré le cadre pas franchement sexy, cet endroit respire la joie de vivre et la bonne humeur.
Comme à l’école, il y a les rigolos et les bons élèves. « Ce n’est pas aux filles de guider ! Les mecs, soyez des vrais mecs, l’égalité des sexes ne fonctionne pas en salsa cubaine », s’amuse Felipe, professeur et directeur de l’association Salsa Rica. Au-delà de la danse, il souhaite aussi faire découvrir la culture latino. Un voyage de deux semaines à Cuba est d’ailleurs d’ores et déjà prévu pour la Toussaint 2015. Enfin bon, on dit ça, on dit rien…
Un nouveau cours de débutant ouvrira en janvier. Tous les vendredis, à 20 h, au gymnase de la Rotonde. Rien de mieux pour bouger un peu après les fêtes !
 Le b-a.BA de la salsa cubaine :DSC_0234
Cette danse est un savant mélange de différents styles tels que la rumba et le guaguanco. On y retrouve également des influences africaines, des références au rock, au chacha… Le savoir-faire du danseur repose sur son « savoir-guider », sa maîtrise des passes et la mise en valeur de la danseuse.

Et aussi…

Pour mettre en pratique ce que vous avez appris, plongez-vous dans l’ambiance latino-caribéenne du restaurant Papaye et Chocolat.
Après un repas copieux, vous pourrez faire votre show sur la piste de danse en sirotant un cocktail des îles (ok c’est cliché, promis c’est fini).
Marine Sanclemente
Photos : Romane Boudier
Lisez aussi ce témoignage d’un Cubain à Tours

Si vous l’avez loupé : on a aussi fait escale aux États-Unis !

Yoelis Hernandez, un Cubain à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

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Yoelis Hernandez, cubain, est installé à Tours depuis six ans.

De quelle ville de Cuba êtes-vous originaire ?
Je suis originaire de Baracoa, près de la base navale de Guantánamo.
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Quand et pourquoi êtes-vous venu vous installer à Tours ?
Je suis venu à Tours en 2008. A l’origine, je suis artiste de cirque à Cuba mais je voyageais beaucoup, notamment en France. J’ai trouvé un travail au cabaret Extravagance de Notre-Dame-d’Oé, j’ai donc décidé de venir m’installer en Touraine.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
J’aime tout à Tours ! Je n’ai pas d’endroit de prédilection. J’ai horreur de la routine alors je préfère toujours découvrir de nouveaux endroits.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
Oh là la, beaucoup de choses ! La chaleur, la culture cubaine dans son ensemble, mais surtout, la simplicité des gens. Chez nous, on a pas grand chose mais on donne tout.
 
Lisez aussi le témoignage d’Emma, une Américaine à Tours

Making-of, J-6 : « Et encore, j’ai même pas mis son nom de famille ! »

#EPJTMV. Le mercredi 10 décembre prochain, votre TMV aura une saveur particulière. Toute la semaine, les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) prennent les manettes de votre magazine gratuit.

EPJTMV
Épisode 3.
La craie a souffert. Sur le tableau, plus très noir désormais, la couleur se rapproche du gris. Le TMV spécial EJPT prend forme. Sont apposées sur les quarante pages vierges et numérotées les catégories « papilles », « escapades », « la semaine dans le monde », etc. Éclectisme, on vous dit.
Gribouillage, effacement, réécriture : on trouvera presque esthétiques les idées qui s’évaporent et resurgissent. D’un coup de main ou sur un coup de tête, on barre, on réécrit, bref on se rend compte qu’il est compliqué de caler publicités et papiers. Au moins avec un Rubik’s Cube, on est fixé : le casse-tête est annoncé, pas de surprises…
Sinon, les relectures de papiers commencent. Précieux travail à la chaine où chaque maillon est important. Les secrétaires de rédaction entrent enfin en piste. Pas qu’ils soient des clowns, mais travailler en décalé sur plusieurs thèmes différents, cela relève du funambulisme.
On s’étonne de patronymes inhabituels, on se félicite du nombre de pages lues de la veille, on goûte le cake à la banane de Rodolphe, la rédaction grouille. Bonne humeur communicative et sérieux dans le travail, que demande le peuple ?
« Demain 11h ? Je peux pas. 11h30 à la rigueur… ». Les deux photographes ont un agenda de ministre. Appelées à droite, à gauche, nos photo reporters suivent les rédacteurs dans leurs tribulations. Travail de l’ombre qui mérite son éclairage.
Si le rendu papier compte, le contenu web importe tout autant. On nous bassine assez sur la crise de la presse pour ne pas entamer la révolution numérique. Notre team web produit ses propres papiers et assure avec brio la communication. Et affiche un nombre d’heures de présence inégalé puisque leurs doigts pianotent frénétiquement de l’ouverture de la salle le matin à sa fermeture en soirée. Rien que ça. Même sur le net, TMV est là.
Sinon Tony compte faire une « Élise Lucet » en interpellant les élus à la sortie du congrès des maires d’Indre-et-Loire. Journalisme coup de poing.
Fabien Burgaud
Si vous les aviez manqués : J-8, la rédaction s’anime ; J-7, chacun à son poste

On a testé pour vous… la pole dance (vidéo)

#EPJTMV. Rien que pour vous, deux membres de notre équipe de choc sont partis se tortiller autour d’une barre… et c’était pas de la tarte ! Du moins pas aussi bien que celle aux noix de pécan (private joke, vous n’aviez qu’à suivre notre super dossier pour comprendre).

Attention, ce qui va suivre n’est pas à reproduire chez vous. Photo : Sébastien Guerche

L’AVANT

“Terriblement hâte de faire des pirouettes de folie. J’ai déjà l’impression que Britney Spears va prendre possession de mon corps. Sauf que Clément me rappelle que quand elle faisait de la pole dance elle avait 20 kg en trop, le crâne rasé et que c’était pas très chouette. Du coup je suis un peu nerveuse. Mais au fait, on s’habille comment pour la pole dance ? Dans le doute, me voilà partie avec un sac de 5 kg. Qui vivra verra, comme on dit.”

“Grand stress : comment dois-je m’habiller pour le cours. Là, j’ai une vision de moi en mini-short et talons aiguilles, c’est perturbant. Je demande à Marine, elle est aussi perdue que moi. Je tape sur Google « tenue pole dance homme », je tombe sur des types en boxer avec  le corps de Ryan Gosling. Je décide d’embarquer mon jogging et ma fierté et de partir. J’appréhende.”

LE COURS

“Comme tout sport, le cours commence par un échauffement. Abdos et pompes sexy au programme (si, si, ça existe). Déjà K.O au bout de 10 minutes, je sens que la séance va être longue. Après ce petit instant de torture, une paire de hauts talons aux pieds plus tard, on commence enfin. Marie, la professeur, nous montre une figure de base. On oublie les grands écarts en l’air pour l’instant, on va déjà commencer par tourner autour de la barre. À vue de nez rien de très compliqué. À vue de nez seulement en fait. Après quelques tentatives concluantes, la professeur nous propose d’essayer une figure un peu plus compliquée. Adjugé vendu, on est là pour transpirer (enfin pas trop quand même, sinon la barre glisse). Ni une ni deux, je me retrouve la tête en bas, accrochée à la barre par une simple pression de mes chevilles, avec l’étrange sensation que ma tête va s’écraser sur le sol. Définitivement pas très concluant.”
“J’ai l’impression de faire un peu tâche au milieu des deux autres élèves en shorty-brassière. La prof, elle, semble ravie d’avoir un homme dans son cours et me rassure : on oubliera le sexy pour moi. On commence par un échauffement qui, je pense, a été préparé par l’armée. Je me rends vite compte que la pole dance, c’est avant tout du sport. Mes abdos sont en feu. C’est le premier présage que mon manque de musculature va me porter préjudice pour ce cours… Première figure, de simples tours autour de la barre. On tente, on se brûle les mains et les cuisses. J’arrive à un vague quelque chose, même si je ressemble plus à un mec bourré autour d’une barre de tram qu’à une Pussycat Doll. C’est après que les choses se corsent, lorsqu’arrive l’heure de figures complexes au nom de meubles Ikea. Je tente tant bien que mal de me gainer, sans réponse de mes abdos. Je ne parviens ni à soulever mes jambes du sol ni à comprendre comment cela est physiquement possible. C’est un échec.”

L’APRÈS

“Fini la rigolade, j’ai mal à des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je suis passée de Britney Spears à mamie Germaine en moins de 24 heures. Sans oublier les bleus un peu partout sur le corps et les brûlures à l’intérieur des cuisses. Apparemment c’est normal, il faut avoir mal pour progresser. Mais pourtant, j’aurais bien envie d’y retourner moi (maso vous avez dit ?). Bon soyons sérieux un instant, la pole dance est loin d’être aussi facile qu’elle n’en a l’air. Et sans une bonne musculature au départ, difficile de faire des prouesses. Mais l’ambiance est conviviale, la professeur passionnée et on rigole pas mal. Et surtout, on sent que le corps travaille comme jamais. Alors si vous voulez commencer à vous sculpter un corps de rêve tout en vous amusant, foncez, la barre vous attend !”
“Le pire dans cette affaire c’est que mes courbatures ne me font pas simplement mal, elles me rappellent aussi à quel point j’ai été pitoyable. Est-ce que je m’attendais à savoir faire le drapeau à la première séance ? Non. Mais j’aurais au moins aimé réussir le tour de base avec classe. Au moins, cela m’aura fait prendre conscience que je devrais sérieusement me mettre à la muscu (un jour, peut être, pas aujourd’hui, ça me tire, je meurs). Je ne regarderai plus jamais une pole danceuse pareil maintenant que je sais ! Croyez moi, si vous voulez mettre vos muscles à l’essai, tentez la pole dance. Mais si, comme moi, vous êtes démunis de toute masse musculaire, contentez-vous d’onduler sur du Tribal King (vous n’avez pas pu oublier ça !) autour de la barre d’une boîte de nuit. Ça vaut mieux.”
Marine Sanclemente et Clément Laré
Merci à Marie Dunot, professeur à Para Pole Dance
Et puisqu’on comprend mieux en vidéo :
[youtube]http://youtu.be/w4Y0AzieNcQ[/youtube]
Images : Sébastien Guerche

Making-of : J-7, "Allez, ça va le faire…"

#EPJTMV. Le mercredi 10 décembre prochain, votre TMV aura une saveur particulière. Toute la semaine, les étudiants de l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) prennent les manettes de votre magazine gratuit.

Coulisses du numéro spécial #EPJTMV
Episode 2.
Le brouhaha d’hier laisse place à l’accalmie. Chacun arrive à son rythme, la flexibilité du travail de journaliste est un confort. Attention à ne pas en abuser.
En plein milieu de la salle, on rigole des photos d’un shooting dans un magasin de cosmétiques. Jamais moqueur. Mais que voulez-vous, un sujet « Je suis un garçon, voici mes secrets beauté » prête toujours à sourire. Les clichés ont la vie dure.
« Mes doigts puent la clémentine maintenant ! », s’inquiète Marine, qui demandait même de l’aide pour l’éplucher. Elle aura beau proposer ses cookies à toute la rédaction, cette phrase restera.
Même si le niveau sonore est volontairement faible, depuis les extrémités de la salle, on arrive à reconnaître l’agréable « Down by the river ». Fidèle au poste (informatique), le service web reprend en douceur après un (copieux) repas.
Contrairement aux autres rédacteurs, tous partis. À leur décharge, les rendez-vous prennent du temps. N’allez pas croire que l’on allait vous servir un magazine « réchauffé » : le terrain, il n’y a que ça de vrai.
On s’étonne de l’absence prolongée de certains rédacteurs. La feuille de présence, sur le coin du bureau, se remplit lentement, au rythme des allées et venues de chacun. Sinon, Tony s’éternise au téléphone. La chance tourne.
Fabien Burgaud
Si vous l’aviez raté : épisode 1, la rédaction s’anime

Un tour du monde en une semaine, sans quitter la Touraine (1/5)

#EPJTMV. Cette semaine, on change d’air ! Dépaysez-vous sans quitter la Touraine avec notre dossier 100 % web spécial tour du monde.

DIRECTION : États-Unis

L’ACTIVITÉ : encourager les Pionniers 

Football américain avec les Pionniers de Touraine
Photo : Sébastien Guerche

« Good job ! », lance le coach. Vendredi soir, le stade de la Chambrerie n’a plus l’air d’être à Tours Nord mais tout droit installé au coeur des States. C’est comme ça quand l’équipe de football américain des Pionniers de Touraine s’entraîne. Casques, épaulettes, maillots bordeaux et jaunes, tout l’attirail est là. Tant et si bien que quand on entend un « let’s go » fuser sur le terrain, on se croirait dans un teen movie américain.
Alors pour changer d’air et se sentir un peu comme de l’autre côté de l’Atlantique, pourquoi ne pas aller encourager l’une des quatre équipes des Pionniers ?
Pour une ambiance un peu « high school », allez voir jouer les jeunes des équipes U16 et U19.  Si vous préférez supporter les seniors, sachez qu’ils accueilleront, dans l’année, deux imports américains, c’est-à-dire deux joueurs tout droit venus des USA pour booster l’équipe.
De quoi parfaire le dépaysement et oublier qu’à vol d’oiseau, quelque 8110 km nous séparent des Seahawks de Seattle. Pour ceux du fond qui ne suivraient pas : les Seahawks, en plus d’avoir un magnifique blason à tête d’aigle, sont les vainqueurs du dernier Super Bowl. Il va quand même falloir réviser les bases pour espérer se croire outre-Atlantique ! (On n’a jamais dit que c’était facile…)
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Hedk2OWIWHE[/youtube]
“Comment faire pour intégrer l’équipe et pratiquer ce sport dépaysant ?”, nous suppliez-vous. Pas de panique, il n’est jamais trop tard. S’il est préférable de débuter en septembre comme toute l’équipe (mais on aime bien se moquer des retardataires), les Pionniers sont cléments : les inscriptions sont ouvertes toute l’année. Vous pouvez même venir tenter un entraînement, voir si les coups ne vous font pas peur. On ne garantit pas que vous jouiez titulaire pour le début de la saison 2015 ! Ce sera à vous de négocier avec les joueurs de l’équipe.
Les femmes aussi peuvent s’y mettre puisque le club compte une équipe féminine, encore en manque d’effectif pour disputer des matchs, mais qui n’a rien à envier à sa jumelle masculine en termes de motivation et de gagne.
Pour les moins costauds, enfin, on vous conseille plutôt le flag : le football américain, mais sans contact. On veut vous dépayser, pas vous blesser !
Pas de trêve hivernale pour les supporters 
Ils ont les épaules carrées, foncent vers l’action et poussent des feulements virils. Mais les Pionniers de Touraine ne sont pas épargnés par la rude vague de froid de saison. Alors, à vos agendas ! La saison reprend fin janvier, le premier match à Tours sera le 1er février. Juste le temps de vous remettre des fêtes de fin d’année, d’enfiler vos nouveaux gants et bonnets tricotés par Mamie Pierroselyne, d’améliorer votre technique au tartinage de beurre de cacahuète …. Et il sera déjà temps de regagner vos places sur les bancs de supporters.
Si la folie des grands soirs vous effraie ou que vous êtes trop impatient pour attendre janvier, courez vite voir les Pionniers s’entraîner, trois fois par semaine (les lundi, mercredi et vendredi soirs à partir de 20 h 30 au stade de la Chambrerie).  C’est bien connu, les chants de supporters réchauffent corps et esprits.
De toute façon, arrêtons de penser qu’aux États-Unis, le sport ne se joue qu’au printemps, quand la nature renaît et que les oiseaux chantent. Au pays du rêve américain, on connaît aussi les lèvres gercées et les doigts engourdis. Lucky you ! Vous pouvez ressentir tout ça depuis l’Indre-et-Loire.
Le b-a.BA du foot américain :
Comme le rugby, c’est un sport de gagne terrain. L’équipe a 4 tentatives pour franchir 10 yards (une ligne du terrain). Si elle y arrive, elle a de nouveaux 4 tentatives pour avancer, sinon c’est au tour de l’équipe adversaire de tenter de faire de même. Les joueurs l’ont assuré : une fois qu’on a compris ça, on a tout compris !
Clément Laré et Marie Courvasier
Vidéo : Sébastien Guerche

Et aussi…

TOUrS A TABLE propose des cours de cuisine made in US

Si on ne pense pas gastronomie quand on parle États-Unis, c’est un tort ! L’atelier de cuisine TOUrS A TABLE propose régulièrement des recettes made in US. Cheesecakes, cupcakes ou carrément repas complet de Thanksgiving, le temps d’un cours, un chef cuisinier nous plonge dans ses recettes aux saveurs américaines et nous montre ses astuces. Mais on n’est pas là pour un cours théorique : chacun met la main à la pâte et repart avec son repas home-made dans un doggy bag.
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Lisez aussi ce témoignage d’une Américaine à Tours

Escale suivante : Cuba !

Emma Heishman, une Américaine à Tours

#EPJTMV. Ils viennent de loin et se sont installés à Tours. On les a rencontrés, ils nous parlent de cette ville.

Emma Heishman, Américaine, s'est installée à Tours il y a cinq ans.
Emma Heishman, américaine, s’est installée à Tours il y a cinq ans.

De quelle ville des USA êtes-vous originaire ?
Je viens d’un petit village en Pennsylvanie qui s’appelle Boiling Springs.
visual
Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Tours ?
Je suis arrivée il y a cinq ans, pour être assistante d’anglais dans les écoles primaires.
Qu’est-ce que vous préférez à Tours ?
J’aime bien l’esprit de communauté entre les habitants de la ville, les gens sont accueillants et sympathiques. C’est très important quand on arrive d’un pays étranger. Pour moi, le cinéma Les Studios et la guinguette sont deux endroits exceptionnels à Tours.
Qu’est-ce qui vous manque de votre pays d’origine et qu’on ne retrouve pas à Tours ?
La famille et des amis… Mais ils sont toujours contents de venir me voir en France, à Tours !
 
Lisez aussi le témoignage de Yoelis, un Cubain à Tours

Miroir, miroir, qui est le plus beau ?

#EPJTMV. Visage, corps, cheveux, les hommes aussi ont leurs rituels beauté. Apprentis, aventuriers ou passionnés, rencontre avec trois Tourangeaux aux habitudes bien différentes.

Photo : Romane Boudier

Benoît, 35 ans, aventurier passionné 
« Je fais partie des hommes qui aiment prendre soin d’eux, je n’ai pas honte de le dire. En ce qui concerne le corps, je me fais épiler régulièrement et je fais une séance de bronzage en institut chaque semaine. De temps en temps, je m’accorde aussi une manucure mais c’est moins fréquent. Pour le visage, je dois avouer que c’est un peu excessif mais je suis véritablement accro aux cosmétiques ! Sérum anti-âge, crème hydratante, exfoliant, masque… Ma salle de bain ressemble à un magasin. »
Denis, 46 ans, apprenti plein de bonne volonté
« Je n’ai pas de rituel beauté particulier, je me contente du minimum. Ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas mais je suis un peu perdu au milieu de tous les produits qui existent. Le matin, je me lave le visage et les cheveux avec un gel douche classique et je me rase. J’ai aussi une crème hydratante qui me fait un peu tout mais je ne l’utilise pas fréquemment. C’est assez limité mais plutôt efficace. »
Hadrien, 19 ans, courageux mais pas téméraire
« Pour le visage j’utilise simplement une lotion purifiante et une crème hydratante. Quant au corps, je n’ai pas de rituel beauté particulier. J’ai la chance de ne pas être trop poilu donc mon corps n’est pas assujetti à des séances d’épilation intenses. J’aime en revanche que mes sourcils soient bien taillés. Je suis aussi très pointilleux capillairement parlant et ne supporte pas de sortir mal coiffé ! Je prends vraiment soin de mes cheveux et j’y consacre au moins 10 minutes chaque matin.»

→ L’interview de la pro : Nathalie, vendeuse chez Nocibé

Comptez-vous de plus en plus d’hommes parmi vos clients ?
Absolument ! Au début, ils viennent souvent pour accompagner leurs compagnes et repartent avec un produit, un peu contre leur gré. Généralement, une fois qu’ils ont compris l’utilité du produit, ils reviennent tous seuls et veulent découvrir de nouvelles choses. Les packagings sont importants, les hommes ont du mal à se tourner vers des produits trop féminins, c’est compréhensible.
Comment les conseillez-vous ?
Je commence par leurs poser quelques questions afin de savoir ce dont ils ont envie, de savoir quels produits seront les plus appropriés pour eux, selon leur type de peau, leurs habitudes de vie… C’est le plus important. Vendre plusieurs produits à un homme qui n’a jamais pris soin de sa peau est inutile. Il ne va pas changer radicalement du jour au lendemain, il faut y aller progressivement.
Quels conseils donneriez-vous aux novices complets ?
Pour le visage, le plus important est l’hydratation, même pour les peaux grasses. S’il n’y a qu’une seule chose à faire c’est bien ça. Pour les hommes qui se rasent, un baume après rasage est toujours bénéfique. Il empêche l’irritation de la peau et les rougeurs qui s’en suivent. Si le rituel est bien rodé, éventuellement un gommage et/ou un masque une fois par semaine. Pour le corps, le conseil est le même, un lait hydratant suffira largement pour débuter.

BONUS : La recette de grand-mère

Désolé messieurs, vous n’aurez plus d’excuses (mesdames, c’est aussi valable pour vous)… Pas besoin de dépenser des fortunes pour prendre soin de soi, vous pouvez être très beaux avec ce que vous avez dans votre cuisine.
TMV a concocté pour vous un petit masque à l’avocat et au miel qui va vous donner une peau de bébé :

Disclamer : attention à ne pas confondre le masque avec le pot de guacamole dans votre frigo !

Mélanger dans un petit récipient la pulpe d’un avocat (le choisir bien mûr) avec deux cuillères de miel. Mélangez bien jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Tartinez-vous en plein sur la figure et admirez votre joli minois. Vingt minutes plus tard, rincez à l’eau et vous êtes prêts à faire chavirer les cœurs.
Marine Sanclemente

Chronique mode : L'hiver à poil

#EPJTMV. En friperies, magasins de luxe ou enseignes made in Bangladesh, impossible de passer à côté de la fourrure cet hiver. Alors il ne vous reste plus qu’à sauter le pas. Et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, notre photoshoot est là pour vous montrer comment oser le poil avec audace. Prenez note !

IMG_2300
Si la fin justifie les moyens, le froid lui ne justifie en aucun cas un style moyen. Certes, les températures du mois de décembre nous donneraient presque envie de se vêtir uniquement en polaire (j’ai bien dit presque). Pourtant, l’hiver n’est pas une excuse pour stopper toutes tentatives de style. N’en déplaise à ceux qui voudraient justifier une paire de UGG par une température négative (pour les non initiés, les UGG sont ces chaussures/chaussons/crimes contre le bon-goût en mouton retourné à peu près aussi saillantes qu’une paire de charentaises).
Surtout que cette saison, la tendance est du côté des culs gelés puisque le must de l’hiver, c’est la fourrure, prompte à affronter le froid de la toundra comme celui de la rue Nationale un samedi de shopping de Noël. En manteaux, vestes, chapeaux, chaussures, sacs, le poil est omniprésent et est devenu la matière désirable de l’hiver. Tellement qu’on avoue avoir même pensé à dépecer le furet de notre petite soeur pour s’en faire des moufles.
Depuis quelques saisons, la fourrure a fait son grand retour sur les podiums. Fini les manteaux synonymes d’octogénaires de la Côte d’azur ou de milliardaires russes peroxydées ! Les créateurs n’ont plus qu’une obsession : tout donner pour botoxer la peau de bête, la rendre jeune et tendance jusqu’à l’extrême. Tellement que certains frisent le burn-out, à l’image de Jeremy Scott qui a fini par nous sortir une fourrure imprimée Bob l’éponge pour la marque Moschino, rien que ça.
Le fait est que le pari est réussi. Chez Saint Laurent, les manteaux en renard à 14000 balles, imprimés pois, font tellement effet que c’est comme si Hedi Slimane, le créateur, avait tabassé notre Brigitte Bardot intérieure à coup de steak pour nous faire croire qu’on ne pouvait pas survivre sans ses vêtements en carcasse de bestiaux.
Difficile en effet d’oublier BB et ses phoques et de passer à coté du débat éthique que pose la fourrure. Entre pro-animaux et fur-addict, on ne prendra pas parti et on ne déclarera qu’une chose : FAUSSE FOURRURE. Oui mes amis, de la fausse ! Car aujourd’hui, c’est possible. Non, la fausse fourrure ne ressemble plus à des poils d’aisselles et oui, elle est portable et même mieux, elle est devenue FASHION. Tant et si bien que Karl Lagerfeld a même déclaré, en anglais dans le texte : « You cannot fake chic, but you can be chic in fake fur » (Vous ne pouvez pas faire semblant d’être chic, mais vous pouvez être chic en fausse fourrure). Amen !
Clément Laré
En pratique, ça donne ça :
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Photos : Julie Roeser
Remerciements à Mistigriff et Shop Vintage pour les vêtements.