#WTF 17 : Il détruit une sculpture en Lego de 13 500 €

Il y a encore de l’insolite, cette semaine, avec un boulet, un Schwarzy poursuivi par un éléphant et un Cyril Hanouna politologue.

(Mr. Zhao / via CCTV)
(Mr. Zhao / via CCTV)

> Nous, on adore les boulets. Surtout celui-là : en Chine, lors d’une expo, un enfant a accidentellement détruit la statue à taille humaine et en Lego d’un personnage du film Zootopie. L’immense figurine avait été terminée une heure plus tôt par Mr Zhao (à gauche sur la photo), un artiste qui y a passé 3 jours et 3 nuits, avec l’équivalent de 13 500 € de pièces Lego.

> En vacances en Afrique du Sud, Arnold Schwarzenegger s’est fait charger par un éléphant, alors qu’il était en voiture durant un safari. L’acteur a filmé la scène et l’a posté sur les réseaux sociaux, avant de philosopher : « Certains d’entre nous ont dû changer de pantalon (…). Prenez-les en photo, mais ne les tuez pas. » (il parlait des éléphants, pas des pantalons, hein).

> Cyril Hanouna ne vote pas (il a promis de s’inscrire sur les listes cette année), mais il a un avis sur la politique. Dans une interview au Point, il a estimé qu’Hollande serait réélu en 2017 « car il a le cul bordé de nouilles (…) et que le personnage n’est pas haï », contrairement à Sarkozy et Juppé que l’animateur ne voit pas « aller au bout ». Merci, Cyril ! Pardon, Baba.

> Après 6 ans de refus de la part d’auto-écoles, Vincent Pourchot a enfin passé son permis. À 24 ans, il est le plus grand sportif français. Le basketteur mesure 2,22 m.

Prix littéraire tmv : un roman pour l’été !

Comme l’an dernier, le prix littéraire tmv revient ! A vous de choisir le romain idéal pour les vacances d’été…

CaptureEt c’est parti pour la deuxième édition de notre prix littéraire tmv, en partenariat avec La Boîte à Livres, le Crédit Mutuel, le Cabinet Vaccaro et Fil bleu. Le but de l’opération ? Désigner notre roman de l’été à nous parmi les romans français parus depuis septembre dernier.

→ COMMENT ÇA MARCHE ?

Nous avons sélectionné pour vous neuf romans qui pourraient avoir leur place dans nos valises estivales. C’est à vous d’en retenir quatre. Pour cela, vous pouvez voter sur le site tmvmag.fr (EN COMMENTAIRE DE CET ARTICLE), sur notre page facebook ou compléter les bulletins de vote qui seront distribués en même temps que tmv cette semaine et les déposer dans l’urne installée à La boîte à Livres.

Vous avez jusqu’au 15 avril pour le faire. C’est, ensuite, le jury qui choisira le lauréat de ce deuxième prix du roman tmv, parmi les quatre ouvrages qui auront obtenu le plus grand nombre de suffrages. Alors, à vous de jouer ! Lisez-en un, lisez-en deux ou toute la sélection et votez pour votre coup de coeur.

Pour mémoire, en 2014, c’est Léonor de Récondo qui avait été primée, pour son roman Pietra Viva, paru aux éditions Sabine Wespieser.

 

 

LES ROMANS SÉLECTIONNÉS

ROMAN1√ Simone et André Schwarz-Bart, L’Ancêtre en Solitude, éditions Seuil
À la Guadeloupe, trois générations de femmes se succèdent depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’aux premières années du XXe siècle. La première, Marie, a été achetée bébé par la veuve d’un planteur. Plus tard, un pauvre blanc la « met en case ». Il finira par l’épouser. Sa fille, Hortensia, est comme sa mère, une étrange petite fille, tentée par la révolte mais prisonnière de sa condition. L’esclavage a été aboli mais rien n’a vraiment changé. Puis vient Mariotte. Un homme qui est peut-être son père, lui raconte l’histoire de son aïeule, la mythique Femme Solitude.
Elle entend aussi parler de négresses qui savent lire et écrire. Mais apprendre les « petites lettres » n’est-ce pas risquer de devenir folle ?  Le réalisme du quotidien est enchanté par l’imagination des trois héroïnes hantées par les sortilèges. La vie est dure. Mais c’est la joie ou du moins l’élan à vivre et à rire qui l’emporte toujours.

ROMAN2√ Jean-Marie Chevrier, Madame, éditions Albin Michel
C’est une étrange éducation que Madame, veuve excentrique et solitaire, s’obstine à donner au fils de ses fermiers dans un lointain domaine menacé par la décadence. Que cherche-t-elle à travers lui ? Quel espoir, quel souvenir, quelle mystérieuse correspondance ?
Curieusement, le garçon accepte tout de cette originale. Avec elle, il habite un autre temps que celui de ses parents et du collège. Un temps hanté par l’ombre de Corentin, l’enfant perdu de Madame. C’est dans ces eaux mêlées que nous entraîne l’écriture secrète, raffinée, et cruelle jusqu’à la fascination de Jean-Marie Chevrier.


√ Nicolas Delesalle, Un parfum d’herbe coupée, éditions PréludesROMAN3

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. » Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d’émotion, d’humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l’enfance ouvre sur une partition universelle.

√ Jean-Marie Blas de Roblès, L’île du point Némo, éditions ZulmaROMAN4
Roman d’aventures total, tourbillonnaire, conquérant, véritable machinerie de l’imaginaire où s’entrecroisent et se percutent tous les codes romanesques, la littérature populaire, entre passé historique et projection dans le futur, nos hantises programmées et nos rêves d’échappées irrépressibles. Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock…).
Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae, tandis que trois pieds droits chaussés de baskets de marque Anankè échouaient sur les côtes écossaises, tout près de son château… Voilà donc Holmes, son majordome et l’aristocratique dandy, bientôt flanqués de Lady MacRae et de sa fille Verity, emportés – pour commencer – dans le Transsibérien à la poursuite de l’insaisissable Enjambeur Nô.

ROMAN5√ Hubert Mingarelli, La route de Beit Zera, éditions Stock
Stepan vit avec sa chienne quelque part en Israël dans une maison isolée près des bois. Il écrit chaque jour à son fils Yankel, forcé de se cacher à l’autre bout du monde. Il raconte ainsi sa vie de solitude et dit son espoir, un jour, de le retrouver. En faisant face à son chagrin, il se souvient de l’époque où il contrôlait les Palestiniens aux postes-frontières, éprouvait de la haine, de la honte ou de la compassion. Depuis quelque temps, un adolescent mystérieux lui rend visite et s’attache peu à peu à la chienne.
Livre de la paternité et de la transmission, il aborde la question de la séparation, celle d’un père et d’un fils mais aussi celle des peuples qui vivent avec les fautes commises par leurs aînés. Et dit, à hauteur d’homme, la vie quotidienne éprouvée par le conflit israélo-palestinien.

ROMAN6√ Serge Joncour, L’écrivain national, éditions Flammarion
Le jour où il arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes  » néoruraux « , Aurélik et Dora, de l’avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l’écrivain, c’est une photo : celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet « écrivain national », comme l’appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d’un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l’espoir de se rapprocher de la magnétique Dora.
Dans une atmosphère très chabrolienne, Serge Joncour déroule une histoire à haute tension : les quelques semaines de tranquillité que promettait ce séjour d’écriture se muent, lentement mais sûrement, en une inquiétante plongée dans nos peurs contemporaines.

√ Julie Bonnie, Mon amour, éditions GrassetROMAN7
Un homme et une femme s’écrivent. Ils s’aiment, elle vient d’accoucher de leur enfant et lui, pianiste, est parti en tournée. Passion amoureuse, fusion maternelle, engagement artistique s’entremêlent et s’entredévorent tandis qu’un autre homme entre en jeu. Au fil des lettres et de l’inéluctable chassé-croisé amoureux, chacun se découvre livré à sa solitude.
Julie Bonnie saisit avec une extrême sensibilité une histoire qui s’écrit autant dans les mots posés sur le papier que dans les marges d’échanges impossibles. Un regard bouleversant sur la fugacité des rencontres, la transmission et la force des silences.

ROMAN8√ Océane Madelaine, D’argile et de feu, éditions des Busclats
Durant des années, j’ai été un point de silence et d’immobilité. Mais ce point s’est mis en marche ce matin. Mes pieds commencent à inventer une ligne. C’est une ligne de fuite. » Ainsi écrit Marie, jeune femme d’aujourd’hui, dans le cahier blanc.
Elle y raconte sa déambulation, sa halte, l’adhérence des pieds sur le sol des chemins, sa rencontre par- delà les siècles avec l’autre Marie, Marie Prat la potière, qui savait transformer la terre dans ses mains et la cuire au feu. En ce 19ème siècle où la poterie était affaire d’hommes, elle inventait des pots et les signait avec insolence « fait par moi ». Et c’est comme si la force vitale de Marie la potière consignée dans le cahier rouge, apprivoisait peu à peu Marie la narratrice hantée par un cauchemar d’incendie. Flamme de vie contre flammes de mort.

√ François- Henri Désérable, Évariste, éditions GallimardROMAN9
À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l’amour et la mort à l’aube, sur le pré.
C’est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

Trois questions à… Marie de Lassée, Miss Nationale Centre

#EPJTMV. Nous avons rencontré cette jolie Tourangelle de 24 ans, une semaine avant le grand soir. Écharpe autour du cou, elle s’est prise volontiers au jeu de nos questions d’actualité.

EPJTMV
Entretien
Quels sont les sujets d’actualité qui vous intéressent le plus ?
Je me focalise surtout sur l’actualité internationale, en particulier les guerres et les incidents. C’est ce qui me touche le plus donc j’y porte de l’attention.
Qu’est ce qui vous a marqué récemment ?
Les inondations dans le Sud de la France. Cela nous rappelle que l’on peut tout perdre en une seconde. Ça m’atteint d’autant plus que j’ai envie de déménager dans cette belle région.
Quel type de média préférez-vous ? 
Je ne lis pas beaucoup mais quand j’ai le temps je regarde la télévision. Le matin, je suis branchée sur les chaînes d’information en continu. Bon, j’avoue que le midi je regarde TF1, mais de toute façon, il ne se passe pas grand-chose d’intéressant à cette heure-là.
Le test de culture G
Pour finir en beauté (ne voyez là aucun jeu de mot), nous avons soumis Marie de Lassée au même test de culture générale que celui des Miss France.
Actu, politique, économie, histoire ou littérature, la pétillante jeune femme a un peu botté en touche. Mais on ne lui en veut pas, une fille aussi rigolote, ça ne court pas les rues. Voyez un peu par vous-même dans cette vidéo :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=5KQuj2-eJco&index=1&list=UUqDvNe1K6e93hDBdjD86CCw[/youtube]
Pratique
Le couronnement de Miss Nationale 2015 aura lieu le samedi 13 décembre à Arras (62). Pour soutenir votre candidate régionale par sms, vous avez jusqu’au jeudi 11 décembre. Elle compte sur vous !
Marine Sanclemente
Images : Sébastien Guerche

Municipales à Tours : les résultats !

Premier tour des municipales oblige, tmv vous livre les résultats en direct. Suivez-nous sur Twitter, Facebook, et … ici !

Ce dimanche 23 mars, c’est le premier tour des élections municipales. tmv vous propose un direct sur Facebook, Twitter et… ici !
23 h 43 : Vous avez été très nombreux à nous suivre, notamment sur Twitter et notre site. Merci à vous ! Bonne nuit !
23 h 39 : Le taux de participation est de : 52,38 %.
23 h 30 : Le dépouillement est terminé. Voici la capture d’écran du site elections.fr et de tours.fr

Sans titre
Photo DR elections.tours.fr

 
23 h 28 : OUF, les 75 bureaux sont dépouillés !
23 h 24 : 73 bureaux dépouillés… Plus de surprises : les résultats restent sensiblement les mêmes.
23 h 10 : Babary (36,33 %), Germain (27,86 %), Godefroy (12,97 %), Denis (11,32 %) sur les 72 bureaux dépouillés (sur 75)
23 h 08 : « Le gouvernement doit en tirer les conséquences (…) J’invite au rassemblement « , indique Jean Germain, maire sortant à Tours, sur la chaîne TV Tours.
23 h 06 : plus que trois bureaux à dépouiller !
23 h 04 : Jean Germain s’est exprimé sur TV Tours. « Il y a eu 49 % d’abstention. Ils ont voulu manifester leur mécontentement. J’aurais préféré un meilleur score bien sûr (…). On a compris le message. L’intérêt de Tours est de continuer ce qu’on a commencé ensemble. »
23 h : Toujours neuf bureaux en attente de résultats.
22 h 54 : Tmv est solidaire des courageuses et courageux qui dépouillent ce soir et qui doivent avoir vidé les réserves de café ! (George Clooney, si tu nous entends…)
22 h 43 : 66 bureaux dépouillés. Babary (35,26 %), Germain (28,23 %), Godefroy (13,31 %).
22 h 37 : une future triangulaire s’annonce.
22 h 30 : Gilles Godefroy (FN) totalise 13,39 %. Il parle de « retour attendu » et dit qu’il va « se maintenir » (sur TV Tours).
22 h 28 : Il reste encore quelques quartiers à dépouiller… Courage !
22 h 24 : Emmanuel Denis (EELV) sur TV Tours : « Notre objectif est de ne pas laisser la ville à la droite »
22 h 15 : 65 bureaux dépouillés. Résultats provisoires : UMP 35 %, PS 28,4 %, FN (13,38 %)…
22 h 12 : Le dépouillement s’accélère… On ne devrait plus tarder à connaître les résultats.
22 h 09 : le temps passe lentement ? 61 des 75 bureaux tourangeaux ont été dépouillés !
22 h 04 : Poussée du FN à Tours (13,5 %)
22 h 02 : 59 bureaux dépouillés. UMP 34, 85 % et PS 28, 66 %
22 h : 54 bureaux ont été dépouillés (sur 75). Résultats provisoires : Sur 54/75 des bureaux : UMP 33.46, PS : 29.36, FN : 13.85, EELV : 11.13, DIVERS GAUCHE : 8.77
21 h 54 : Résultats provisoires >> Babary 33% // Germain 29 % // Godefroy 13%  // Denis 11% // Bourdin 9%
21 h 50 : les résultats ne sont toujours pas connus. Pour l’instant, seuls 54 bureaux sur 75 % sont dépouillés.
Urne1

Gilles : femme, enfants et (dé)clic

Gilles est chef d’entreprise. A 37 ans, originaire de Lille, il est venu poser sa valise et s’installer avec sa famille à Tours. Un régal, pour lui !

Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. (Photo tmv)
Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. (Photo tmv)

Gilles Foine, 37 ans, arrive pile à l’heure au rendez-vous. Petite chemise rayée à manches courtes, cheveux rasés et une poigne franche. Ravi à l’idée de participer à notre série de portraits. Avant de venir, il a potassé les tmv, retenu plein de choses. Raconte pourquoi il a aimé à toute allure. « Je vis à cent à l’heure », lance-t-il.
Derrière ses lunettes bleues un peu rondes, ses yeux bleu-gris sont rieurs. Originaire de Lille, « tombé amoureux d’une Rouennaise », il a fait quelques pas à Orléans, où le couple ne s’est pas vraiment épanoui (« on ne s’est fait presque aucune connaissance »).
Il est arrivé à Tours il y a sept ans. « La ville nous a plu direct ! », dit-il avec un sourire. « C’est une autre mentalité ici. C’est un petit Lille. »
C’est aussi à Tours qu’il a créé sa propre société, plus exactement à Joué. « Pour faire simple, je vends des services d’informatique aux entreprises. On propose d’être l’informaticien de la boîte. »
On sent de la fierté quand il raconte son travail. Ravi d’avoir réussi, « alors que les études n’étaient pas trop mon truc ! ». D’avoir « osé », un mot qui revient souvent dans sa bouche. Osé, « parce qu’on n’apprend pas à être dirigeant à l’école ». Osé surtout grâce à Caroline, son épouse, sa « magnifique femme », comme Gilles Foine le dit. « Elle a été le déclic pour que je crée mon entreprise. »
Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. « J’ai quatre filles et un gars ! » Quand il en parle, ce papa a des étoiles dans les yeux. Lui qui vit près de la place de la Liberté souhaiterait trouver une maison plus grande à Tours (« Mais c’est cher… »), toujours avec cette idée de les rendre heureux. Pas si facile de concilier vie de famille et travail prenant : « On se laisse vite embarquer par la boîte, mais je suis très famille », répète-t-il. Le
Centre des jeunes dirigeants (CJD, une association nationale apolitique qui possède aussi une antenne à Tours) lui a finalement permis de ne pas perdre pied et « de grandir ». « Cette asso aide à organiser son temps, faire attention à ses salariés, à sa famille, au temps pour soi… Ça m’a aidé en tant que père de famille et chef d’entreprise ! »
En fait, avec Gilles Foine, l’habit ne fait pas le moine : il a une boîte d’informatique, mais n’est pas le stéréotype du geek ; il est patron, mais loin d’être le grand stressé vissé à son smartphone qui ne jure que par le métro-boulot-dodo… « C’est tellement sympa ici. Je m’y sens bien, je cours au bord du Cher… Je suis même moins speed en voiture depuis que je vis à Tours ! » Il souhaiterait juste la gratuité des transports. « Ça serait révolutionnaire ! Je suis conscient que c’est un grand changement, mais ça serait bien pour la ville. Je n’ai pas de prétention politique, mais j’aime l’action, quand ça roule. Vous voyez, tout le monde ne s’intéresse plus qu’aux faits divers… La vie économique ne passionne pas beaucoup, mais c’est le moteur. »
Aurélien Germain