Chroniques culture : de Nickelback à Jack Pote, en passant par le Winteriip et notre sélection BD

L’ALBUM
NICKELBACK – GET ROLLIN’

Instant aveu… On s’était arrêté au Nickelback d’antan, ce temps où « How you remind me » squattait les ondes radio et les méchouilles de Chad Krueger cramaient l’écran de votre vieille téloche décrépite. Bref, en 2001 (coucou le coup de vieux). Alors quelle surprise au moment de mettre ce « Get Rollin’ » dans les esgourdes !

Ce dixième album débute avec « San Quentin », gros riff plombé à l’appui, déroulant un heavy rock bien lourd. Pour le reste ? Nickelback joue la carte du post grunge, balance de la voix éraillée quand il faut, sait pousser les potards. Chaque morceau est pensé pour la radio (la ballade sirupeuse « Those Days », le quasi country « High Time »), c’est du rock US à 100 %.

Alors que l’on trouve ça racoleur ou non, force est de constater que le groupe sait faire taper du pied en rythme et dérouler les chansons efficaces. Pas toujours donné à tout le monde.
Aurélien Germain

LE COFFRET
JACK POTE

Lorsque Jack Pote nous avait quittés, tous ses amis avaient décidé qu’il méritait plus que deux lignes dans la rubrique nécrologie. Alors pour célébrer celui qui fut une icône du rock tourangeau, de Gérard Blanchard aux Reactors puis en solo, ils se sont attelés à lui rendre un bel hommage. Le résultat est un coffret magnifique avec une pochette clin d’œil à Elvis et aux Clash, où l’on retrouve 5 CD, un DVD, un vinyle, un fanzine et plein de goodies.

Il n’en fallait pas moins pour ce fou de musique, cet amoureux des mots, ce rocker dans l’âme qui a illuminé les nuits tourangelles. Repose en paix l’ami, tes potes ne t’oublieront jamais…
H.B.

> Facebook : Les Potes de Jack.

FESTIVAL
LE WINTERIIP APPROCHE !

L’hiver, la sinistrose, le froid… Quoi de mieux que de se réchauffer avec un festival metal hardcore ? Le 17 décembre, le 37e Parallèle accueillera le Winteriip Fest, déclinaison hivernale du fameux Riip Fest.

Pour cette 3e édition, l’orga a mis le paquet à en juger par l’affiche : Verbal Razors, Suicidal Angels et In Other Climes pour la triplette en tête et aussi Pavement Punishment, Ariel Tombale, Projet 86, Lovve et Grand Master Krang. Et, toujours en filigrane, une sensibilisation à la cause environnementale notamment. À ne pas manquer.
A.G.

Dès 15 h. Tarif : 15 à 20 €. Infos : facebook.com/ RIIPFest

https://www.youtube.com/watch?v=Hig5bGfTiZ8

LA SÉLECTION BD

Avec maintenant Kris au scénario et l’inégalable Lambil au dessin, les Tuniques Bleues continuent leur chevauchée avec ce T66 « Irish Melody » (Dupuis). On y retrouve avec plaisir Blutch et Chesterfield aux prises avec des Irlandais : un album joyeux, même très joyeux !

 

Lucky Luke lui non plus ne manque pas d’humour et cet « Arche de Rantanplan » (Dargaud) est un vrai régal. Toujours mis en valeur par le dessin impeccable de Ache, notre cowboy solitaire est pour le coup entouré d’animaux divers et variés, dont un Rantanplan d’anthologie.
On reste dans le western, mais plus classique, avec le prequel de « La jeunesse de Durango » (Soleil), superbe série du genre crée par Yves Swolf. Si celui-ci reste au scénario, c’est Roman Surzhenko qui reprend le dessin de cette trilogie qui ne manque pas de justesse et d’action.

Déjà le tome 17 pour les Sisters ! « Dans tes rêves » (Bamboo) est une réussite de plus pour le duo William Cazenove. En effet, les deux sœurs Marine et Wendy sont une fois de plus en forme quand il s’agit de faire face à des situations toutes plus folles les unes que les autres.

« Ça balance pas mal à Lutèce » (Albert René/Hachette) est le titre du troisième album des aventures solo d’Idéfix, un travail d’équipe où l’on retrouve le dessin d’Etien, mais aussi pas mal des personnages emblématiques de la série mère. Bourré d’humour et de gags bien placés !
H.B.

 

Eric Vasseur, l’agent de collecte tout terrain

#VisMaVille Éric Vasseur est agent de collecte à la métropole de Tours. Un métier loin de la routine, pas tous les jours facile mais qu’il mène, avec son trio, dans la bonne humeur.

8h 30 du matin. Peu à peu, les équipes d’agents de collecte arrivent au dépôt de Tours Nord, situé rue Huygens. C’est l’heure de la pause-café avant de repartir sur la seconde tournée de la journée. Depuis 5 h 45, Eric Vasseur et ses deux coéquipiers sont sur le terrain, après avoir préparé leur camion à 5 h 30.

L’un conduit, les deux autres sont debout accrochés à l’arrière du camion. Ils enchaînent les ramassages de déchets, s’activent, courent, plaisantent parfois entre deux bacs ou échangent quelques mots avec un habitant venu à leur rencontre.

 

Chaque jour, du lundi au vendredi, 10 bennes de 26 tonnes partent du dépôt de Tours Nord, avec chacune sa zone définie. Celle d’Eric Vasseur, Franck Porteboeuf et Richard Marcelline, tous trois agents de collecte de la métropole, anciennement appelés chauffeurs-ripeurs, arpente la zone commerciale du côté de l’hypermarché Auchan, de la zone industrielle et des lotissements de la Milletière.

Sous la pluie, le vent ou le soleil, peu importe les conditions météorologiques, 9 à 10 tonnes sont collectées en moyenne sur ce parcours, avant que les déchets soient amenés au centre d’enfouissement de Sonzay.

 

La journée d’un chauffeur-ripeur se termine vers 12 h 45 en règle générale. Eric Vasseur est, quant à lui, salarié de la métropole depuis juin 2009. Auparavant il exerçait comme chauffeur routier. « Ici les journées ne se ressemblent pas, selon la météo, les gens qu’on rencontre, les obstacles sur la route, ce n’est pas la routine ! Nous avons une tournée type avec des imprévus, des travaux souvent. On s’adapte. »

Une tournée bien rodée par le trio depuis plus d’un an. « On est toujours la même équipe et c’est agréable de travailler avec eux, dans la bonne humeur. » Le teint toujours halé par son travail d’extérieur, il apprécie également de ne pas être enfermé de la journée. « Je me voyais mal travailler dans une usine. »

Eric Vasseur voit son métier comme une manière de « se rendre utile pour les usagers. Nous avons une image de service public à donner ». Même si, parfois, les habitants râlent un peu envers les agents de collecte quand ils ralentissent la circulation. Sur le terrain, on se rend compte de la difficulté de leur mission : grosses voitures mal garées leur laissant peu de passage dans des lieux étroits, vélos et trottinettes circulant sur les trottoirs, il faut être un chauffeur hors pair pour exercer ce métier.

Également, la condition physique est une donnée importante. « C’est sûr qu’il faut avoir une bonne hygiène de vie, conseille Eric Vasseur, qui se lève à 4 h 30 et pratique souvent le VTT à travers le nord de l’agglomération pour se détendre. On n’est pas à l’abri de l’accident, de la blessure. Même si les véhicules sont aujourd’hui automatisés, vous appuyez sur un bouton et le bac se lève tout seul, il faut être en permanence vigilant ».

En moyenne, un agent de collecte parcourt 18 km à pied par jour et collecte 400 bacs à lui tout seul, précise Damien Fraillon, le responsable du dépôt de Tours Nord.

 

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Olanjali : une cuisine de métissage, entre l’Inde et le reste du monde

« De la cuisine maison, métissée et familiale pour les petits et grands moments », c’est le credo d’Olanjali, dans le quartier Blanqui. On y a fait un tour.

Voilà un bien bel endroit où commence à s’écrire une bien belle histoire. Pour décrire un peu la chose, Olanjali, se situe entre le traiteur et le « restaurant à emporter ». Traiteur pour vos événements d’entreprise ou vos petites fêtes privées et restaurant à emporter pour vos déjeuners de semaine ou vos petits plaisirs du week-end.

Pourquoi donc Olanjali ? C’est le nom d’un oiseau coloré qui, comme on peut le lire sur le site internet « vole, plane, marche, grimpe, saute, se suspend. Il attire les regards, libre, il est le symbole de notre cuisine. ». Elles sont deux à faire vivre le lieu.

Très souvent derrière les fourneaux, plus particulièrement en charge des plats salés, il y a Chitra. Elle, c’est la maman. Elle est née en Inde, a grandi au Tchad et est arrivée en Touraine à la fin des années 70. « Depuis toujours je fais la cuisine pour ma famille, pour mes amis. Cela fait partie de ma vie. Et, quand je vais dans un restaurant indien, je ne retrouve jamais les plats que l’on mange à la maison. »

Alors, c’est cela qu’elle a voulu nous proposer, Chitra, le goût véritable de sa tradition culinaire, de la cuisine qu’elle prépare, depuis toujours, pour ses proches.

Tout près d’elle, il y a sa fille, Anousha. Elle, c’est plutôt le sucré, même si les deux femmes aiment aussi travailler ensemble. Elle est Tourangelle de naissance, mais elle a le voyage au cœur. Linguiste, elle a couru le monde, de l’Angleterre au États-Unis, en passant par l’Irlande et l’Allemagne. Elle en a ramené des saveurs et des goûts nouveaux. Après quelques années dans les relations internationales ou à enseigner le français, elle a l’idée de cette reconversion. Un projet culinaire, accessible et ouvert sur le monde, avec sa maman.

Si nous prenons tant de temps à vous raconter toute cette histoire, c’est que c’est bien ce parcours qui fait le goût de ce que l’on mange chez Olanjali. Du métissage culinaire, comme elles disent. Pour nous, ce jour-là, du poulet aux épices et sa semoule aux raisins secs et aux olives. Et, en dessert, un délicieux banoffee (inspiration ramenée de voyage) à la banane et au mascarpone. Pour le goûter, on avait même ajouté un petit cookie qui, à lui seul, valait le voyage.

Chronique : Matthieu Pays / Photo : Facebook OlanJali


> L’addition  : Le plat seul est à 9,50 €, formule Entrée / Plat ou Plat / Dessert pour 13 €. Pour la totale, ce sera 17 €. Et, jeudi, c’est jour végétarien ou végan.
> Au 56 rue Blanqui. La boutique est étroite, on ne peut pas y manger, mais l’accueil est chaleureux.
> Contact : www. olanjali.com, sur Facebook ou sur instagram.com/ olanjali_traiteur

 

Horoscope WTF du 30 novembre au 5 décembre 2022

La fin de l’année approche, l’astrologue est fatigué. Pour la peine, tout le monde prend cher cette semaine dans l’horoscope de tmv.

Bélier

Amour

Semaine difficile, puisque ce
week-end, vous allez

Gloire

Vous serez de mauvaise humeur
tout le week-end. Comme hier. Et avanthier.
Et le mois dernier. Et… bref vous êtes
sacrément relou.

Beauté

Le ministère de la Défense a appelé.
Il aimerait vous récupérer… (parce que
vous êtes un avion de chasse poh poh poh !)

Taureau

Amour

Taureau, ça rime avec « libido à
zéro ». Si ça, c’est pas un hasard hasardeux…

Gloire

Dans la vie, vous êtes l’équivalent
de cette tartine qui tombe du côté beurré
sur le tapis.

Beauté

Conspiration Illuminati ou non,
l’été est terminé et vos aisselles sont pourtant
toujours aussi mouillées.

Gémeaux

Amour

Vous n’avez pas la langue dans
votre poche ! (mais vous la fourrez un peu
trop dans toutes les bouches qui passent)

Gloire

N’oubliez pas cette phrase profonde
de Lauryne dans Loft Story : « Un lama, c’est
comme un kangourou. Sauf que ça crache. »

Beauté

Un contrôleur vous virera du bus
ce week-end. En cause ? Votre amour pour
le cassoulet et ses terribles conséquences.

Cancer

Amour

Vous faites des rêves érotiques
avec Kev Adams. Remettez-vous en question.

Gloire

Force ; est, de constater. que vous ?;?
avez…un gros,,, souci avec la : ponctuation

Beauté

Cessez de ne voir que vos petits défauts. Y a pire : vous pourriez avoir la voix
de Christophe Maé par exemple.

Lion

Amour

Les gens aiment les chiens, mais
faire pipi dans la rue et vous frotter à leur
jambe ne changera rien dans votre cas.

Gloire

Comme le dit le dicton, « Mieux
vaut passer son examen que repasser son
eczéma ». A+ !

Beauté

Fréquentation en hausse dans
votre slip à compter de samedi.

Vierge

Amour

La vie est cruelle. Sentimentalement,
vous êtes une piñata : toujours à vous
faire secouer dans tous les sens.

Gloire

La vie, c’est comme du saumon
périmé : pas toujours rose. A+ !

Beauté

La constellation du Léo Ferré vous
rappelle qu’avec le temps va, tout s’en va. (y
compris votre sex appeal)

Balance

Amour

Vous êtes aux
relations amoureuses ce que Bernard
Henry-Lévy est aux reporters de guerre.

Gloire

Félicitations, vous atteignez
10/10 sur l’échelle du malaise.

Beauté

Vous sentez la ciboulette. Et
c’est dégueulasse.

Scorpion

Amour

Quand ça veut pas, ça veut pas.
Et avec vous, ça veut pas.

Gloire

En raison de l’influence néfaste
de Vénus sur le quadrilatère nord-est, vous
vous ferez attaquer par un caniche. Ce qui
est franchement la honte…

Beauté

… D’autant que vous avez de
surcroît le même poil qu’un caniche.

Sagittaire

Amour

Y a plein de poissons dans votre
aquarium. (oui, on insinue que vous êtes lubriiiiques)

Gloire

Arrêtez de pousser mémé dans les
orties. Elle ne vous a strictement rien fait.

Beauté

L’étoile polaire en alignement avec
Pluton rappelle que le monosourcil revient à
la mode. Rien n’est perdu pour vous.

Capricorne

Amour

On ne veut surtout pas vous pourrir
la semaine, mais n’oubliez pas que votre
ex va potentiellement se reproduire un jour.

Gloire

N’oubliez jamais ce conseil : il ne faut pas faire confiance à un coiffeur chauve.

Beauté

Galipettes, ça rime avec raclette.
Votre mois de décembre sera donc fait de ça !

Verseau

Amour

Le printemps a beau être fini
depuis longtemps, ça ne vous empêche pas
de continuer à butiner absolument partout.

Gloire

Ce qui est pas mal avec vous, c’est
que vous touchez le fond mais vous continuez
à creuser.

Beauté

pOR »uiiiiiitgjpojeuh^’ » »ih’lihlvhilm
jhtùoMUE (désolé mon chat a marché
sur mon clavier)

Poissons

Amour

Vous êtes la moule de l’amour.
Toujours accroché(e) au rocher du Sentiment,
les tempêtes ne vous font pas peur.

Gloire

Vous faites un(e) parfait(e) cénobite.
(et vous allez chercher sur Google ce
que ça veut dire)

Beauté

Evitez de porter un col roulé. Ça
vous fait plutôt ressembler à une Knack qui
dépasse d’un hot dog.


Image de macrovector sur Freepik

Tours : Fréquence réduite pour certaines lignes de bus

Pas assez de conducteurs dans le réseau Fil bleu… Résultat ? Depuis le 28 novembre et jusqu’au 9 janvier, les bus passeront moins fréquemment sur certaines lignes.

Les faits

« Face aux difficultés de ressources de conducteurs, Fil bleu diminue l’offre de transports de certaines lignes à partir du 28 novembre. » L’annonce a été faite dans un communiqué de Keolis Tours, qui gère le réseau de transport dans la Métropole. Pénurie de conducteurs oblige, les conséquences vont donc se faire sentir sur huit lignes de bus qui verront, jusqu’au 9 janvier 2023, leur service amoindri du lundi au vendredi (hors vacances scolaires).

Quelles lignes concernées ?

Les lignes 2, 3, 4, 5, 10, 16, 30 et la C1 sont concernées. Dans le détail, il faut noter que la ligne 2 verra sa fréquence moyenne diminuer très légèrement : toutes les 8 minutes au lieu de 7 min 30 jusqu’à maintenant.

Pour les 3, 4 et 5, les bus ne passeront que toutes les 12 minutes et non toute les 10. Côté ligne 10, il faudra espérer un passage toutes les 20 minutes au lieu de 15.
Service encore plus espacé pour la 16, soit toutes les 30 minutes, et non toutes les 20. Idem pour la ligne 30 qui relie Ballan-Miré au CHU Trousseau.

Quant à la ligne C1, cette citadine parcourant le centre-ville de Tours, elle ne passera que toutes les 45 minutes au lieu des 15 précédentes.

Le contexte

Différents facteurs peuvent expliquer ce manque de personnel qui est d’ailleurs aussi visible dans le transport scolaire. Ce phénomène avait notamment été accentué après le Covid. Il y a également eu de nombreux départs à la retraite. Certains conducteurs ont par ailleurs dû récupérer des services et d’autres ont décidé de changer de poste, en raison des conditions de travail (service tôt le matin ou tard le soir, les dimanches, etc.).

Une situation temporaire

« Cette offre va permettre de fiabiliser le service et de retrouver un bon niveau de ponctualité ». Keolis l’a assuré : la situation ne devrait pas durer. Toutefois, ce n’est qu’au 9 janvier 2023 que la direction espère un retour à la normale. En attendant, elle poursuit ses sessions de recrutements. Des conducteurs qu’il faudra ensuite former. Sept nouveaux sont déjà arrivés.

Aurélien Germain

> Horaires en détail sur filbleu.fr

 

Olivier Giroud, Tourangeau de cœur

La Touraine et le stade de la Vallée du Cher ne sont pas prêts d’oublier le passage de Giroud…

Olivier Giroud vient de passer un cap important dans sa carrière. A l’occasion du premier match des Bleus lors de la Coupe du monde au Qatar, il a inscrit un doublé face à l’Australie. Cela a porté son compteur à 51 réalisations sous le maillot bleu, ce qui le propulse à la première place des buteurs tricolores, à égalité avec Thierry Henry.

« Je n’oublie pas d’où je viens, Le Tours FC est un club qui m’est cher. J’ai gardé plein de bons souvenirs et j’ai gardé contact avec des personnes qui travaillaient au club. » C’est Olivier Giroud qui parlait ainsi, en juin 2021.

La Touraine ne l’a pas oublié non plus

Depuis Clairefontaine, il n’a pas non plus oublié de saluer par un message vidéo l’officialisation de Tours comme camp de base de l’équipe irlandaise lors de la prochaine Coupe du monde de rugby, qui se jouera en France à l’automne prochain.

Si Giroud n’oublie pas d’où il vient, la Touraine, non plus, n’oublie pas et n’est pas prête d’oublier son passage à la Vallée du Cher. En deux saisons, entre 2008 et 2010, la star de l’équipe de France a fait trembler à 38 reprises les filets adverses. C’est également à Tours que l’attaquant a fait la connaissance du défenseur central Laurent Koscielny, qu’il retrouvera plus tard en équipe de France. Deux futurs internationaux dans une équipe de Ligue 2, les recruteurs de l’époque avaient eu du nez…

Texte : Matthieu Pays / Photo : Crédit commons.wikimedia.org

Imagine Dragons en concert au Château de Chambord en 2023

Dans le cadre de Chambord Live, Imagine Dragons sera de passage pour un show qui s’annonce dantesque. On attend 30 000 personnes.

On avait déjà eu Sting au Château de Chambord (pour un show archi-complet) en 2022… Pour sa deuxième édition, Chambord Live organisé avec AZ Prod, vient d’annoncer qu’Imagine Dragons serait en concert le 8 septembre 2023.

La billetterie – qui risque d’être prise d’assaut – ouvrira le 1er décembre à 10 h (sur chambordlive.com). Côté tarifs, comptez 78,50 € pour la fosse debout classique et 133,50 € pour la fosse debout « or ». 30 000 personnes y sont attendues.

Le groupe, qui a enquillé les hits (dont le célèbre « Radioactive ») et remplit les salles du monde entier, ne jouera sur deux dates en France. Chambord donc, mais aussi Paris.

A.G.

Chroniques culture : l’album d’Amari Natura, un nouveau mag’ rap et le dernier Springsteen

Cette semaine, on commence avec un disque bourré de soleil, celui d’Amari Natura, partie d’Amérique du Sud et désormais Tourangelle. On enchaîne avec un tout nouveau magazine 100 % rap, Mosaïque. Et on finit avec le petit kif de Bruce Springsteen !

L’ALBUM

AMARI NATURA – MUÉVETE

Le mois de novembre n’est pas franchement connu pour être le plus gai de l’année. Par chance, voilà un album qui devrait apporter une bonne grosse dose de soleil, de bonne humeur et de « caliente ». Parce qu’aux manettes de ce « Muévete », on retrouve Amari Natura, chanteuse née en Colombie, ayant grandi au Vénézuela, et qui a ramené dans ses valises (elle vit désormais à… Tours !) des compositions péchues et qui sentent bon l’Amérique du sud.

Pour se faire une idée, il faut imaginer un mélange habile entre reggaeton latino, cumbia et de trap. Un résultat qui fait du bien aux oreilles, fait bouger du popotin (le bien nommé « Danser Bonito ») et fait réellement voyager (l’ouverture « La Cumbia Brava »). Amari Natura chante dans sa langue natale et reste tout aussi mélodique lorsqu’elle se lance dans des paroles en français.

Réfugiée en France en 2017, membre de L’Atelier des artistes en exil, activiste pour l’environnement et le droit des femmes, elle raconte à travers « Muévete » sa vie, son parcours, son histoire. Un album à potentiel. Il suffit de jeter une oreille à « Cumbiamba » et son refrain qui s’ancre en tête dès la première écoute ; un véritable single dont le clip a été tourné à Tours pour un résultat (d)étonnant. À l’image de ce disque.

Aurélien Germain

> amarinatura.com et réseaux sociaux @amarinatura


LE MAG

MOSAÏQUE

Juillet 2021, tmv vous faisait part d’un petit nouveau dans le monde des médias : Mosaïque, magazine web 100 % indépendant consacré au rap, lancé par Lise et Thibaud, deux jeunes journalistes passés par l’Ecole publique de journalisme de Tours. Depuis, leur bébé a bien grandi… et pas qu’un peu, puisque le duo tente désormais l’aventure du mag’ papier.

Et c’est carton plein, puisque ce trimestriel (écoresponsable de surcroît) qui veut relancer la presse rap a écoulé tous les exemplaires de son tout premier numéro en… moins d’une heure ! Pour ne pas louper les prochains, restez donc à l’affût sur mosaiquemagazine.fr 

A.G


LE CD

BRUCE SPRINGSTEEN – ONLY THE STRONG SURVIVE

Reprendre des titres de soul et de rhythm’n’blues des années 60-70 ? C’est l’exercice qu’entreprend Bruce Springsteen ici, avec ce « Only the strong survive ». Petite récréation avant sa tournée 2023, le rockeur s’offre un petit plaisir coupable, tant son enthousiasme semble communicatif. Au total donc, quinze covers piochant dans Franck Wilson, The Temptations, ou encore The Four Tops et autres références de la Motown.

Un joli répertoire, porté par une voix rocailleuse, où la technique est mise en avant et où Springsteen semble s’éclater. À 73 ans, il reste le Boss.

A.G

Top 10 : les grands noms tourangeaux de la BD

Ils bullent, ils bullent… Retour sur dix dessinateurs de bande dessinée, des bédéistes bien de chez nous, tout droit issus de Touraine.

TITWANE

Pierre-Antoine Thierry (Titwane pour les bédéphiles) officie dans le genre de plus en plus prisé du reportage dessiné. Et il y excelle ! De la brigade des mineurs au porte-avion Charles de Gaulle en passant par l’Elysée, il croque avec acuité le monde qui nous entoure.

Loisel, posé près d’Amboise

Wow ! Le saviez-vous ? Bon, ça fait un moment déjà que Régis Loisel a élu demeure du côté d’Amboise (2019 exactement), mais on avoue qu’on ne s’en remet toujours pas. Le monsieur est tout de même un des très grands dessinateurs de la BD hexagonale : Peter Pan, La Quête de l’Oiseau du Temps, Magasin Général… Et il reste prolifique, puisqu’il vient de sortir le tome 3 de Un putain de Salopard : Guajeraï (dessins de Loisel et scénario de Pont, éditions Rue de Sèvres).

Turalo alias Eric Dérian

Compère de Larbier sur les albums Blagues belges, il est tout autant dessinateur que scénariste-auteur. Il est même prof, puisqu’il a dirigé un temps l’académie de BD Brassart-Delcourt. Il a encore changé de casquette en devenant responsable d’édition chez Phileas, tout en restant les pieds en Touraine.

Larbier, le papa des Petits Mythos

Vous (ou vos enfants), vous adorez redécouvrir la mythologie gréco-romaine avec les albums des Petits Mythos ? Eh bien leur papa est tourangeau ! Philippe Larbier a plus d’un album à son actif, et plus d’un style sous son crayon. Dessin de presse, Journal de Mickey, et en albums BD la série Ninja (scénarii et dessins) ou Le chevalier de Maison-Blanche (pour le scénario) … Et donc, ces Petits Mythos nés en 2015 dans le cerveau de Cazenove et sous le crayon de Larbier, qu’on ne se lasse pas de feuilleter.

Relom

Passer par Fluide Glacial, ça vous marque un CV et une identité. Depuis, le Tourangeau Relom a ajouté à son talent pour le dessin une belle expérience de scénariste, avec notamment Les veuves électriques dont il signe le scénario alors que Damien Geffroy est au dessin. Et vous savez quoi ? Le 2e tome est sorti l’été dernier !

Crip : sur les pointes

Pointes de stylo ? Ou pointes de danse classique ? Les deux mon capitaine, puisque Crip est le dessinateur de la série d’albums Studio Danse, aux éditions Bamboo. Une aventure qui dure : déjà 13 albums pour les petites héroïnes imaginées par le duo de scénaristes BeKa et ce dessinateur de chez nous.

Antoine Aubin derrière Blake et Mortimer

Reprendre les célèbres Blake & Mortimer ? Pas simple, mais Antoine Aubin relève le défi de se mettre au dessin pour faire vivre les scénarii de Jean Van Hamme depuis La porte d’Orphée. Et pour le tome 29 qui sort ce 25 novembre, c’est Jean-Luc Fromental qui est au scénario, et notre Tourangeau au dessin pour Huit heures à Berlin.

Terreur graphique

Pourquoi ce nom alors qu’il est loin de faire peur ? Installé à deux pas de l’Atelier Pop à Tours, Terreur Graphique a le trait piquant et l’humour noir (à moins que ce ne soit l’inverse ?). Ce qui lui fait peur en ce moment dans les pages de Libé, c’est l’avenir de la planète, le climat, toussa toussa. D’ailleurs on le retrouve dans l’équipe qui a concocté Maroni, album collectif autour du fleuve Maroni, paru cette année aux éditions Futuropolis.

Mayeul Vigouroux

Dans La Manticore, Mayeul Vigouroux nous conte l’histoire d’un roi qui décide de faire passer sa petite fille qui vient de naître pour un garçon, afin de lui éviter le courroux de son épouse misogyne. Une histoire de quête d’identité qui résonne sans nul doute avec le parcours de l’illustratrice.

Simon Hureau

Il n’est pas à Tours mais dans les environs, à la campagne… Et on comprend pourquoi en lisant L’Oasis, publié en 2020 chez Dargaud : il nous y raconte l’aventure de son jardin, pour un grand bain de nature ! Changement de décor avec le plus récent Sermilik, là où naissent les glaces, direction la banquise !

Maud Martinez / Photo ouverture : FreePik

Musée des Beaux-Arts : dans le quotidien de Jessica Degain, conservatrice du patrimoine

#VisMaVille Jessica Degain est conservatrice du patrimoine au musée des Beaux-Arts de Tours. Sous les feux des projecteurs avec le commissariat de l’exposition François Boucher, elle mène un travail de fond sur les œuvres.

2022 est une grande année pour Jessica Degain. La jeune conservatrice du patrimoine, arrivée au musée des Beaux-Arts en mai 2020 après un premier poste au service de la Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles (COARC) de la Ville de Paris, a la charge des deux expositions du musée. Celle d’Antoine Coypel qui a eu lieu début 2022 et depuis début novembre, François Boucher, deux peintres du XVIIIe siècle.

Au départ spécialiste en art indien, Jessica Degain s’est tournée vers l’art du siècle des Lumières, et complète avec le XVIIe et XIXe au Musée des Beaux-Arts. « J’aime beaucoup le siècle des Lumières très riche au niveau artistique, sensuel et élégant. On perçoit très bien ce côté dans l’œuvre de François Boucher, sa proximité avec la nature et son art délicat. »

Cela fait deux ans qu’elle bâtit cette exposition événement, aux côtés de Guillaume Kazerouni, conservateur à Rennes, avec qui elle avait déjà expérimenté une collaboration pour une exposition au Petit Palais. « Le commissariat d’exposition, c’est d’abord proposer une listes d’œuvres en partant des collections du musée et en enrichissant par des prêts extérieurs. On part d’une liste idéale mais on s’adapte car il est difficile d’obtenir tous les prêts souhaités. L’idée est surtout d’avoir une approche originale pour faire avancer la connaissance scientifique. »

Ensuite, vient le temps de l’élaboration du catalogue d’exposition, puis la mise en place de la scénographie. « C’est une étape stimulante qui permet de se projeter dans les espaces, de choisir les couleurs, l’identité visuelle de l’exposition. » Une étape qui se fait en lien avec le personnel du musée et des prestataires extérieurs. « Nous ne sommes pas isolés dans un bureau, c’est un travail d’équipe collectif », souligne Jessica Degain.

La recherche de mécénat fait aussi partie des missions de la commissaire, avec l’aide du service dédié à la Ville de Tours. « Ensuite, il faut faire vivre l’exposition pendant trois mois, la médiation est ici importante, par des cours d’histoire de l’art notamment. »

En dehors du montage des expos, la conservatrice du patrimoine travaille, telle une fourmi, à enrichir les collections du musée. Là aussi un budget est défini. « Depuis deux ans et demi, nous avons acquis un nombre d’œuvres importantes que l’on peut voir aujourd’hui accrochées, comme un De Boulogne et des tableaux de Girardet qui a illustré des paysages de Touraine. »

Enfin, Jessica Degain est également occupée par la restauration, en ayant un rôle de maîtrise d’ouvrage, qui permet de faire découvrir de nouvelles œuvres au public en les faisant tourner dans le musée. Ce dernier possède au total 18 000 œuvres dont 10 à 15 % seulement sont visibles, les réserves étant stockées sur le site de la Camusière à Saint-Avertin.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

On a goûté la cuisine de El Cafecito, au jardin des Prébendes

Vous connaissiez El Cafecito, rue du Grand-Marché ? Mais l’établissement a un petit frère au jardin des Prébendes. On est allé faire un tour pour notre pause du midi et déguster la formule déjeuner.

Un cadre idéal, de la tranquillité, un petit coin de verdure et une pause gourmande pour le midi. Voilà à quoi l’on pourrait résumer El Cafecito. Attention, on ne parle pas ici de l’établissement situé rue du Grand-Marché (testé dans nos pages en 2017 d’ailleurs), mais de celui qui s’est installé cet été à l’entrée du jardin des Prébendes.

La tête pensante est toujours Karla Derenne qui, décidément, a des projets plein la tête et des idées à tout va. Elle s’est installée dans ce joli parc suite à l’appel à projets de la mairie lancé début mai 2022.

Vue sur les Prébendes et formule déjeuner

On arrive donc ce jeudi-là à midi pile – la salle est toute petite, autant dire qu’elle est vite remplie et qu’on vous conseille de réserver si intéressé(e)s – et on découvre un endroit tout mignon. C’est chaleureux, accueillant, avec de grosses lampes en osier, un grand tableau d’une artiste guatémaltèque accroché au mur et des meubles signés La Malfabrique. Installé sur une table haute, on a vue sur le jardin des Prébendes, idéal pour rêvasser en attendant le plat qui arrive assez rapidement.

Cette semaine, c’était d’abord soupe de courge Carat et châtaignes pour commencer. Ça réchauffe, ça fait du bien et on a apprécié la touche de lard fumé et de crème pour parfaire le tout. Pour accompagner, un grilled cheese : des petits pains toastés et grillés fourrés aux trois fromages et patate douce ! Le chef a aussi eu la bonne idée de l’assaisonner de coulis de persil.

À noter que cette formule déjeuner revient à 14,50 € (avec un café ou un thé), mais une troisième assiette est possible (cette semaine, une crème de fenouil au gingembre avec graines de courges et fromage de brebis) pour une note à 19 €. Une pause du midi bien agréable !

Reste évidemment que les amoureux/ ses de café – LA spécialité d’El Cafecito – ne seront pas déçus, puisqu’aux Prébendes aussi tout comme rue du Grand-Marché, on peut en déguster à foison. Du café venu tout droit d’Amérique latine et du Guatemala, torréfié par l’équipe pour une carte plus que fournie.

Chronique : Aurélien Germain / Photo : Facebook El Cafecito + tmv


> L’addition : Menu déjeuner à 3 assiettes (2 plats + 1 dessert) à 19 € avec café ou thé. Formule 2 assiettes à 14,50 €. Brunch le dimanche à 22 €.
> C’est où ? Au jardin des Prébendes, à Tours. El Cafecito se trouve dans la petite maisonnette et il y a également une terrasse. Ouvert tous les jours de 9 h à la fermeture du parc.
> Contact Tél. 07 72 33 59 51 ou par mail à karla@elcafecito.fr + réseaux sociaux, où il poste ses menus chaque semaine : @elcafecitotours sur Facebook et @el_cafecito_tours sur Insta

Horoscope WTF du 23 au 29 novembre 2022

Pas de chance pour les Taureaux cette semaine qui seront le signe le moins aimé de notre astrologue. Mais qui aime bien châtie bien. Ou charrie bien, on ne sait plus.

Bélier

Amour

Un match Tinder avec Jean Lassalle
remettra en question toute votre vie
amoureuse.

Gloire

On vous a déjà dit que ça rendait
sourd. (et avez-vous remarqué comme vous
étiez sourd(e) comme un pot ?)

Beauté

Les auréoles sous les bras, c’est
gênant. Vous en savez quelque chose.

Taureau

Amour

Chaque jour
est un nouvel échec sentimental. Voyez le
positif : au moins, vous êtes constant(e) !

Gloire

Naaan, mais tu comprends,
je suis hypersensiiible… » Non, non, vous
êtes juste hyperchiant(e).

Beauté

Bonne nouvelle tout de
même, puisque Disney vous contactera
pour le rôle de Chewbacca dans le
prochain Star Wars.

Gémeaux

Amour

Vénus et le trigone de l’étoile polaire
éclaircissent votre ciel amoureux. (ça ne
veut rien dire, mais on s’en tape)

Gloire

Il y a deux choses chiantes sur
Terre : discuter avec les Gémeaux et le fait
que gaufre ne s’écrive pas avec deux F.

Beauté

Prenez un suppositoire de second
degré avant de vous coucher, ça vaut mieux.

Cancer

Amour

A force de plonger dans ses yeux,
vous allez boire la tasse. Ne faites jamais
confiance à l’amour.

Gloire

Vous préférez une petite qui fait
rire plutôt qu’une grande qui fait pleurer.
(on parle de votre meilleure amie, TOUT
DOUX LES LUBRIQUES)

Beauté

Vous êtes un soleil, vous êtes extra,
la Beauté incarnée et… oupsi pardon, c’était
destiné aux Poissons, ça.

Lion

Amour

Vous rencontrerez l’amour de
votre vie… qui dira « comme même ». À
vous de voir si vous tentez le coup ou si vous
l’encastrez.

Gloire

Vous avez un peu trop confiance en
vous en ce moment. Calmez-vous et repensez
à tous vos échecs.

Beauté

Une étude lituanienne démontre
que les bons coups ont généralement les cheveux
blonds. A+.

Vierge

Amour

Vous êtes un peu le Didier Raoult
des relations amoureuses : autant adulé que
controversé.

Gloire

La loi de Murphy dit : « S’il existe au moins 2 façons de faire quelque chose et qu’au moins l’une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément
quelqu’un pour emprunter cette voie. » Bah ce quelqu’un, c’est vous.

Beauté

Vous êtes gaulé(e) comme une
chips, mais on vous aime.

Balance

Amour

Jadis, vous étiez vraiment fortiche
sous la couette. Mais c’est fini, les Trente Glorieuses…

Gloire

Ah bah tiens, votre portefeuille est
en récession lui aussi…

Beauté

On n’a plus d’autres vannes sur
l’économie… Alors sachez simplement que
vous êtes le plus beau signe de la Terre.

Scorpion

Amour

Quelqu’un vous adule en secret…
(mais on vous le dira la semaine prochaine,
car là j’ai pas l’temps)

Gloire

Faute de grives, on mange des
merles. Mais vous vous en foutez, vous
bouffez tout.

Beauté

Votre prénom est vraiment laid,
mais vous êtes hyper canon.

Sagittaire

Amour

Les illuminations de Noël en
ville, c’est pour bientôt. Mais la vraie lumière,
c’est vous. Car vous illuminez nos
vies. MOOOOH !

Gloire

Petit papillon deviendra grand.
Mais pour l’instant, vous êtes bloqué(e) au
stade de la larve.

Beauté

Vous êtes daltonien(ne) ou vous
choisissez vraiment ce genre de fringues ?

Capricorne

Amour

Essayez de copuler avec un(e)
Sagittaire. Ils sont souvent seuls, les pauvres…

Gloire

Méfiez-vous du karma. (oui, vous
êtes dans le caca…)

Beauté

Capricorne rime avec Elisabeth
Borne. Ce qui tombe bien, vous avez le même
charisme.

Verseau

Amour

Olala, vous êtes relou, le disque
est rayé, hein…

Gloire

Olala, vous êtes relou, le disque
est rayé, hein…

Beauté

Olala, vous êtes relou, le disque
est rayé, hein…

Poissons

Amour

Baisser le chauffage cet hiver vous
fait peur ? Pas d’inquiétude, quand on connaît
la chaudière que vous êtes.

Gloire

M’en tape.

Beauté

Pour cette partie, z’avez qu’à regarder
ce qu’on disait aux Cancers.

Guide à Tours : l’ABC de la BD !

On n’ira pas jusqu’à dire que dès qu’on soulève un pavé du Vieux-Tours, on y trouve un dessinateur ou un scénariste de BD, mais… Plus on avance dans ce monde de bulles, et plus on est étonné de la profusion d’acteurs du secteur qui sont à Tours. Voici un tout petit aperçu…

A COMME…

Atelier POP

Ici, personne qui bulle : tout le monde est au travail sur son ordinateur, palette graphique et stylet à la main… ou stylo, pour ceux qui travaillent à l’ancienne. L’Atelier POP a été créé au tout début des années 2000, et il en a vu passer, des dessinateurs, dessinatrices, illustratrices, illustrateurs et graphistes en tout genre ! Seul Johann Leroux (alias Ullcer) était là dès le début. Ils travaillent chacun sur leur projet, se donnent des coups de main, et trouvent dans cet espace de coworking (né avant que le mot ne soit à la mode) une alternative pratique au bureau à la maison.

Giovanni Jouzeau (que vous avez vu passer dans nos pages fut un temps !) ajoute : « L’atelier m’a permis aussi d’avoir des conseils et quelques contacts car je sortais tout juste de ma formation. »

Chacun sa spécialité, comme Greg Lofé qui est coloriste, un métier pas si connu mais essentiel : c’est lui qui colore les planches noir & blanc fournies par les dessinateurs de BD ! Envie d’en apprendre plus sur les métiers liés à la BD ? C’est simple : l’équipe de l’Atelier POP est tous les ans au festival À Tours de Bulles ! Y’a plus qu’à patienter ! Et pour suivre leurs actualités, c’est sur Facebook @atelierpopbd

À Tours de Bulles

Le rendez-vous annuel des bédéphiles urbains, qui ne bougent pas leurs fesses jusqu’au festival de BD d’Amboise ou à la journée BD De Langeais (fainéants, va !). À Tours, cela fait maintenant 18 ans que le festival existe. Et pour la 19e édition, qui se déroulera comme d’habitude en septembre, on retrouvera une expo autour de l’album vainqueur de la Tour d’Ivoire 2022 : Lettres perdues, par Jim Bishop, et plein d’autres animations : ateliers dessins, concert-dessiné, conférences, séances de dédicaces… Tout un programme à guetter sur le site du festival www.atoursdebulles.fr.

B COMME…

Bédélire

Une institution pour les bédéphiles ! Rue du commerce, la boutique de BD a tout l’air d’une caverne d’Ali Baba avec ses meubles en bois, ses échelles pour grimper au sommet et ses albums par milliers. S’il existe depuis 1993, ce repaire des fans de bulles a fait parler de lui récemment pour autre chose que le 9e art. Ses cinq salariés ont en effet repris le magasin sous forme de société coopérative. Un format qui leur ressemble, où chacun a son mot à dire !

Et vous savez quoi ? On sait pourquoi on ne trouve pas d’étiquette pour nous guider dans les rayons : c’est pour nous pousser à nous approcher de ces libraires sympas, et profiter de leurs conseils avisés !

> 81 rue du commerce – Facebook @bedelire

La Boîte à bulles

C’est à Saint-Avertin que Vincent Henry a posé ses valises en 2012, après avoir démarré son activité en région parisienne. « J’étais un provincial malheureux à la capitale, tout simplement ! » raconte cet éditeur de bande-dessinée.

Chaque année, avec son équipe, ils sortent une vingtaine de nouveautés. Leur credo ? « La vie réelle, les tranches de vie, avec de la BD documentaire, des témoignages ou des récits intimes qui peuvent pencher vers la fiction. »

Et comme pour un éditeur de roman, l’éditeur de BD mène un travail de fourmi avec ses auteurs : « En tant qu’éditeurs, nous choisissons des projets et les mettons au point en collaboration avec les auteurs, c’est un accompagnement qui peut démarrer dès le storyboard, jusqu’aux détails finaux liés à la publication. »

Lui-même journaliste spécialisé dans ce secteur, Vincent Henry est également scénariste : on lui doit par exemple Les derniers Kalash (en coécriture avec Jean-Yves Loudes, et avec Hubert Maury au dessin), ou Jacques Damour (dessins Gaël Henry).

Avec ses deux casquettes, l’éditeur a des journées bien chargées, qui incluent aussi le suivi des ventes d’ouvrages et la promo des dernières parutions de la Boîte à Bulles : Majnoun et Leïli, chants d’outre-tombe de Yann Damezin, poème graphique rédigé en alexandrins, Prison de Fabrice Rinaudo, Sylvain Dorange et Anne Royan qui nous plonge dans le milieu carcéral, et le plus léger Le Renard, le corbeau et leurs potos de la Tourangelle Véropée.

> À suivre sur www.la-boite-a-bulles.com

Brassart

L’école tourangelle s’est fait un nom dans la formation des illustrateurs et graphistes de talent… Ce qui inclue aussi la BD ! Durant quelques années l’école a même été en partenariat avec l’éditeur Delcourt, c’est dire si elle fait référence en matière d’illustration et de dessin !

C COMME…

COMMERCES

D’autres adresses pour des BD : J’ai les Bulles, rue du Commerce, pour de l’occaz’ et du neuf à petit prix ; la Boîte à Livres qui agrandit sans cesse ses rayons BD, l’Imaginaute côté comics américains, ou le Bibliovore pour quelques secondes mains en très bon état.

Maud Martinez


Retrouvez la suite de notre dossier dans le N°431 de TMV (du 23 au 29/11/2022)

Grande collecte de colis de Noël pour les personnes sans-abri

L’opération reprend cette année ! Main dans la Main 37 organise une grande collecte pour distribuer ensuite des sacs-cadeaux aux personnes précaires et démunis dans la rue.

Les faits

« On remet ça cette année et c’est grâce à vous ! » Un petit emoji, les yeux en cœur, est accolé à cette phrase, postée sur la page Facebook de Main dans la main 37. Et dans la foulée, une tonne de réponses, de partages et de « likes ». L’opération de colis de Noël pour les plus démunis reprend donc, avec toujours ce mot d’ordre : « On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un. »

Pour rappel, le principe est tout simple : il s’agit d’une grande collecte pour aider les personnes précaires qui sont à la rue. Les colis de Noël récoltés sont ensuite distribués directement aux sans-abri, à la période des fêtes. Le succès est tel que Fanny et Marine, à l’origine de la démarche, avaient notamment récolté plus de 4 000 boîtes-cadeaux !

L’an dernier, il y avait de quoi distribuer ! (Photo Facebook Main dans la main 37)

Comment on fait ?

Pour cette quatrième édition, on ne change pas une équipe qui gagne. Les boîtes sont toujours acceptées, mais il est recommandé de prendre un petit sac (c’est moins encombrant et plus utile*), et on y glisse « un truc chaud, un truc bon, un produit cosmétique, un divertissement, un mot doux » et si besoin, un petit plus pour un chien qui reste souvent un bon compagnon pour les personnes sans-abri.

Il faut surtout penser à bien noter si le sac-cadeau est destiné à un homme, une femme, ou un(e) enfant.

Des points de collecte

Main dans la main 37 a cette année agrandi sa liste de points de collecte. On retrouve notamment My French agent, à Tours (boulevard Béranger), O Bistrot Quai à Esvres, l’épicerie Tour’n’Vrac à Descartes, ou encore la société STI à Larçay, le mairie de Montbazon, le centre social de la Vallée Violette à Joué-lès-Tours et bien d’autres. La liste complète est à retrouver sur la page Facebook du collectif.

La collecte a lieu jusqu’au 16 décembre. Tout sera ensuite redistribué aux personnes précaires. Pour qu’elles puissent, au moins l’espace d’un instant, bénéficier d’un peu de douceur et d’humanité à Noël.

Texte : Aurélien Germain / Photo ouverture : archives NR – Julien Pruvost

Main dans la main 37 sur Facebook

(*) Sac avec réduction de 10 % à Decathlon Chambray, partenaire de l’opération

Chroniques culture : une comédie policière, la sélection BD, un morceau ensoleillé et une illustratrice tourangelle

Il y a de quoi faire cette semaine ! Entre un polar rigolo signé Elisabeth Segard, le nouveau morceau de la Tourangelle Leo, un compte Insta fun avec la dessinatrice Manonymousse et notre sélection BD, voici les chroniques culture.

LE LIVRE

UN FUTUR PRESQUE PARFAIT

Elle-même le confie : si on lui avait dit il y a trois ans qu’elle écrirait une série, elle « aurait ri. Très, très fort ». Et pourtant, Elisabeth Segard, journaliste tourangelle le jour à la NR et romancière la nuit (un peu comme Superman, mais en encore plus fort), retrouve son personnage-clé, Violette, dans « Un futur presque parfait » (éditions Calmann-Lévy), suite du déjà très bon « Une certaine idée du Paradis » (lire ICI).

Ses protagonistes, « ils se sont imposés » comme elle le dit. Et quel bonheur, car c’est un plaisir de les retrouver, toujours aussi bien façonnés sous sa plume. Parce que m’dame Segard sait y faire. Elle sait emmener son lecteur, elle sait bidouiller comme il faut ses polars pas glauques du tout, prenant place dans la campagne tourangelle (les références sont multiples).

Dans « Un futur presque parfait », les élections approchent à Mouy-sur-Loire et la maire sortante doit défendre son bilan face aux rivaux. Mais Violette Laguille (la fameuse !), qu’on avait adorée en vieille dame pas franchement commode dans le premier volet, entre dans la danse. Avec, au menu, des bijoux, un coffre-fort, et un candidat assassiné. Un roman qui se dévore rapidement, toujours porté par un sens du rythme difficile à prendre en défaut, et qui sait toujours faire sourire et faire se questionner (bah oui, c’est une comédie policière, oh !).

Aurélien Germain


LA DECOUVERTE

LEO – SUNNY DAY

Léopoldine est une chanteuse et guitariste tourangelle, plus connue sous le nom de Leo sur scène. Pour affronter le froid et l’hiver qui arrivent, l’artiste dégoupille un single intitulé « Sunny Day » qui est désormais disponible sur toutes les plateformes, avec un très joli clip à la clé… qui sent bon l’été !

Donc oui, l’écoute de ce titre est fort agréable : c’est un morceau ensoleillé, tout doux et sucré, dans lequel Leo y distille sa pop aux relents soul. Bien goupillé et composé, Sunny Day se déguste. Les intéressé(e)s pourront découvrir ce projet – solo passé trio depuis peu – sur facebook.com/leoacoustique
A.G.

INSTAGRAM

MANONYMOUSSE, ILLUSTRATRICE

Son petit nom, c’est Manon Ghuzel ; son pseudo, c’est Manonymousse. Et cette illustratrice tourangelle fait vivre son compte Instagram – 1 200 followers et quelques pour le moment – avec dessins humoristiques et strips BD en quatre cases efficaces, le tout réalisé sur iPad (et avec son chat visiblement). Egalement autrice du webtoon « Les Quenottes », Manonymousse possède visiblement une bonne dose de second degré et d’autodérision, ce qui se ressent jusqu’aux légendes de ses postes.
A.G.

> Pour suivre tout ça, direction instagram.com/manonymousse


LA SELECTION BD

Avec la « Gazette désarmée » (Editions i), François Boucq démontre toute l’étendue de son talent. Avec ce format mi- magazine, mi-livre d’illustration, il déploie en effet toute sa palette graphique et navigue entre humour noir, pastiche et absurde. Bluffant !


Lapin Poche N°1 (L’Association) est la nouvelle aventure éditoriale de Lewis Trondheim, entouré d’une vingtaine de dessinateurs (David B, Jousselin, Parrondo…). Au total, 144 pages de strips, de gags et d’histoires courtes savoureuses, dans un format carré façon Pif Poche.

On a déjà dit ici tout le bien que l’on pensait d’Alex W. Inker et son talent pour le noir et blanc… Il monte encore d’un cran avec ce « Colorado train » (Sarbacane) et cette histoire d’ados lancés sur la piste du tueur d’un de leur camarade. C’est chaud et froid à la fois et d’une maîtrise totale.
En matière de surprise, on est resté scotché par « Attachements » (Edition Lapin) d’Alice Bienassis qui nous entraîne avec ce roman graphique en noir et blanc dans le monde du shibari. Au travers de quatre témoignages de cette pratique érotique, elle livre un éclairage sur les questions de pouvoir et interroge sur les limites du plaisir.

« On la trouvait plutôt jolie » (Michel Lafon) est une adaptation réussie du roman de Michel Bussi par Joël Alessandra. Ce dessinateur est sûrement l’un des plus doués de sa génération : mise en scène maîtrisée, formidable travail sur les couleurs à l’aquarelle et récit émouvant.
Hervé Bourit

La cuisine du monde revisitée par Marie Paulay

#VisMaVille Marie Paulay est cheffe, à la tête du restaurant La Petite Cuisine, à Tours. Une table devenue vite réputée avec une cheffe inventive et passionnée.

Salade de cabillaud et crevettes à la mangue, saveurs thaï ; saumon gravlax, anguille de Loire et labneh wasabi ; tataki de bœuf algues wakamées ; omelette japonaise et trompettes : les plats sortent du comptoir selon un ballet parfaitement orchestré entre Marie Paulay, la cheffe de cuisine, et Agathe Aloin, au service.

Depuis cinq ans, elles partagent l’aventure de La Petite Cuisine, rue Voltaire. Marie Paulay a salarié Agathe Aloin après avoir tenté une première expérience dans une Petite Cuisine plus réduite, juste à côté rue Berthelot. Après des études de juriste, elle décide de suivre, à 26 ans, un CAP accéléré en cuisine au lycée Bayet, avec l’idée d’ouvrir des chambres d’hôtes en fin de carrière.

Ce sera finalement l’inverse. Après des stages à l’ONU et au ministère des Affaires étrangères, elle préfère rentrer dans sa Touraine natale. Le droit français ne l’intéressant pas, elle se tourne alors vers sa passion, la cuisine, et ouvre en 2011 son premier restaurant.

Très tôt, la cuisine du monde l’a inspirée. Vers 12 ans, après avoir goûté un bœuf au paprika et à la marjolaine tchèque, elle se met aux fourneaux dans l’intention de reproduire ce plat. Aujourd’hui, elle affectionne la cuisine thaï, japonaise, libanaise… la cuisine du monde en général. « Je m’intéresse aux cultures et la cuisine est un moyen de réunir les gens malgré les différences de religions. J’ai toujours voulu faire quelque chose pour aider les gens », assure la juriste en droit international. « Mon but est de m’approprier la cuisine du monde, d’en comprendre les codes et d’essayer de la sublimer à ma façon. »

Sa soupe miso 100 % locale ou son poulet à l’orientale mélangeant les goûts syrien, libanais et mexicain en sont la preuve. La cheffe prône une cuisine saine et diététique, elle gramme ses quantités en fonction des apports alimentaires et refuse le gaspillage. « C’est pour cela que mes plats contiennent peu de viande et des portions normales. Je préfère resservir les bons mangeurs », explique Marie Paulay.

En cuisine du mercredi au vendredi, midis et soirs, elle organise également des soirées privées et s’occupe le lundi de la comptabilité et de l’administratif, le mardi des courses et de la mise en place pour la semaine.

Sa fonction de cheffe d’entreprise prend de plus en plus de place : elle gère à présent quatre salariés avec, depuis l’année dernière, le Potager contemporain du CCCOD et la restauration du Grand Théâtre pour lesquels elle est associée à Stanislas Roy. Une inclinaison vers des lieux de cultures logique pour elle. « J’ai ainsi accès à la culture, comme je n’ai plus beaucoup de temps libre avec mon travail. » Ce n’est donc pas un hasard si les tableaux d’Aurélia Vissian, installés sur les murs de son restaurant, accompagnent son inspiration de cheffe dans son quotidien.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Jeux de société : les entreprises tourangelles s’y mettent aussi

Il y a bien longtemps que le jeu est sorti du cadre du simple amusement domestique. Au niveau personnel, cette activité permet de recréer des liens, de partager et de découvrir plein de choses. Autant de bénéfices qui peuvent s’avérer très utiles dans d’autres secteurs. Le jeu a donc investi l’univers de la santé et, notamment, de la santé mentale. Mais il s’est aussi installé avec succès dans le monde de l’entreprise. Exemples in vivo avec des expériences tourangelles.

« Lorsqu’on joue, on se laisse aller, on s’oublie et notre personnalité s’exprime. Alors pourquoi ne pas mettre cela au service de l’entreprise ? ». Olivier Chanry, déjà éditeur de jeux historiques avec sa société Asyncron basée à La Riche, a donc lancé un nouveau projet : Team in Vitro. Une offre destinée aux entreprises en mal de bonnes idées pour leurs team-building.

Les premières séances d’afterwork autour du jeu Tchat Box imaginé par Guillaume Gleize et édité par Olivier sont prometteuses : chacun parle de soi, même les timides, et les participants font connaissance en douceur, dans la joie et la bonne humeur.

Pour le chef d’entreprise, les prochaines étapes passeront par l’utilisation des jeux Call Me Cthulhu et Nosferatu, avec un meneur de jeu de l’équipe de Team in Vitro pour rythmer la partie. Et une prestation autour du jeu historique Defcon 1, avec recadrage du scénario par l’auteur pour l’adapter aux problématiques spécifiques identifiées par un psychologue d’entreprise, qui observera la partie !

L’équipe de In Vitro précise : « Il faudra savoir mettre en œuvre et suivre une stratégie de groupe. Chaque équipe sera assistée par un aide de camp permettant d’entrer directement dans le jeu sans connaissance préalable. » (Photo http://www.team-in-vitro.fr)

Au bar à jeux le Cubrik, à Tours, François Hotton et Sylvain Petitprêtre ont aussi en préparation une prestation spéciale pour entreprises : un déjeuner du midi pimenté de parties de jeux de société. Du côté d’Arkham Studio (entreprise mère de l’éditeur Arkham Society), Tristan Boschet a les arguments pour convaincre : le directeur commercial propose aux entreprises des outils attractifs et sur mesure pour de la formation, « avec un meilleur taux de compréhension, de mémorisation et d’adhésion que sur une formation traditionnelle ».

Et dans le cadre d’un événement d’entreprise, le jeu est une option innovante qui permet encore aujourd’hui de se distinguer des concurrents. En plus de ses propositions digitales, Arkham fabrique ainsi des jeux de plateau, livrés clés (et règles) en main au client qui y retrouve une manière agréable de faire passer des messages à ses équipes. Que ce soit pour parler accidents du travail à la Carsat, ou sécurité et datas center chez OVH. Faire passer des messages, servir à cultiver l’esprit d’entreprise…

S’éloigne-t-on de l’essence-même du jeu telle que définie par tonton Larousse ? Une « activité (…) non imposée, ne visant à aucune fin utilitaire, et à laquelle on s’adonne pour se divertir, en tirer un plaisir ? » À vous de nous le dire.

M.M.

On a testé Le Céci’Bon, rue Briçonnet, à deux pas de Plumereau

Une récente adresse est à noter du côté de la place Plumereau. On a donc goûté à la carte travaillée du Céci’Bon, un restaurant aux produits locaux et de saison.

C’est qu’il avait failli passer sous notre radar, ce restaurant ! Il faut dire qu’on n’a pas trop l’habitude de voir trop de changement du côté de la place Plumereau. Pourtant, au mois de juillet dernier, il y a eu du nouveau sur la place historique, à la jonction avec la rue Briçonnet.

Fini, la crêperie Le Be New ; place au Céci’Bon ! Et là, autant vous dire qu’on n’est plus du tout sur le créneau de la galette. Maintenant, c’est cuisine tradi avec produits frais, de saison et locaux (les viandes, par exemple, sont toutes régionales) et belles assiettes joliment présentées.

À la tête de l’établissement, Cécile et Lucas, un duo qui carbure et qui a de l’énergie (et de la bonne humeur) à revendre ! On a d’abord été particulièrement satisfaits de leur bonhomie et de l’accueil. Mais après avoir causé… il fallait bien manger !

Le midi, c’est formule complète à 18 € (ce jour-là, il y avait notamment rillons de Touraine snackés crème de panais et hachis parmentier au tandoori, mais l’ardoise change régulièrement) ou des plats à la carte à 18 €. Avec, comme on aime à tmv, la triplette : un tableau avec 3 entrées, 3 plats, 3 desserts. Gage de qualité et de cuisine minutieuse. C’est vers ce modèle qu’on s’est tourné.

Météo fraîche oblige, on a donc commencé par se réchauffer avec un velouté de potimarron. Onctueux à souhait, avec de chouettes saveurs, car il est composé avec de la faisselle de chèvre frais, quelques touches croquantes et du piment d’Espelette.

Et du côté du plat principal, même plaisir : on s’est lancé dans la dégustation d’un filet mignon de porc Le Roi Rose de Touraine. La viande est excellente, tellement tendre qu’elle se coupe toute seule, à peine le couteau posé. Le Céci’Bon se fournit chez Sylvain Chable, la boucherie du Carrefour Express de la rue Colbert qui a franchement bonne réputation (et maintenant, on confirme !). Et en accompagnement, une purée bien crémeuse et un taboulé de chou-fleur au curry. Sympa comme tout, avec de très bonnes idées de la part d’un jeune chef. Une bonne surprise, une adresse à retenir.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi à 16 € pour entrée/plat ou plat/dessert, et la totale à 18 € pour entrée/plat/dessert. À la carte, comptez 8 € pour les entrées et les desserts et 18 € pour le plat principal.
> C’est où ? Céci’Bon  au 35, rue Briçonnet à Tours (au niveau de la place Plumereau). Ouvert du mardi au samedi, de midi à 14 h et de 19 h à 21 h 30.
> Contact Tél. 09 86 50 81 56, et Le Céci ‘Bon sur Facebook et instagram.com/le_ ceci_bon

 

Horoscope WTF du 16 au 22 novembre 2022

Cette semaine, on tape sur les Verseaux. Mais que les autres ne se réjouissent pas trop vite : c’est également leur fête !

Bélier

Amour

Difficile à croire et pourtant, vous
serez embarqué(e) par un extraterrestre qui
vous fécondera. Comme quoi, la vie parfois…

Gloire

L’avantage dans tout ça, c’est que
vous ferez un tour en soucoupe volante.
Plutôt cool, vu que vous n’êtes déjà même
pas foutu(e) de rouler à vélo.

Beauté

Tatouez-vous cette phrase du
film Dikkenek sur la fesse : « Va t’faire refaire,
alien ! »

Taureau

Amour

Le dernier film que vous avez
vu résumera votre vie sexuelle du moment.

Gloire

Allégorie de votre vie ? Ce moment
où on s’aperçoit qu’il ne reste plus qu’une
feuille de PQ après un poulet au curry.

Beauté

Les gens vous rappelleront
qu’Halloween est fini. Malheur, il s’agit véritablement de votre visage et de vos habits
de tous les jours.

Gémeaux

Amour

Comme les Taureaux ci-dessus
(flemme, désolé)

Gloire

Pas trop le moral cette semaine ?
Pensez aux fêtes et rassurez-vous : Papa Noël
ne va pas oublier votre petit slip en cuir sous
le sapin.

Beauté

Le haut, ça va ; le bas, bonjour
les dégâts !

Cancer

Amour

Que dalle. Et ce, jusqu’en février.

Gloire

Les gens ne méritent pas votre
admirable présence. Vivez seul(e) et nu(e)
sous votre couette en mangeant de la raclette.

Beauté

Quand vous souriez, vous ressemblez
à un béluga.

Lion

Amour

Comme on dit, il faut goûter à
tous les fruits de la corbeille pour savoir
lequel on préfère. (Vous êtes très doué(e)
dans cet exercice)

Gloire

Ne courez pas après vos rêves. Vous êtes trop lent(e) de toute façon.

Beauté

De dos, vous ressemblez à une saucisse.
Mais à une petite saucisse mignonne.

Vierge

Amour

Gros flirt prochainement avec
un(e) Capricorne. Les seuls qui peuvent
vous blairer.

Gloire

Si vous étiez aussi cool que vous le
prétendez, vous arriveriez à dire « La loutre
s’outre sur une poutre » cinq fois d’affilée.

Beauté

Mauvaise nouvelle semaine, vous
sentirez très fort le poney-club de la bouche.

Balance

Amour

Le Balance est comme un tirefesses
au ski. Insaisissable et galère à choper
du premier coup.

Gloire

Votre avenir est bouché. Devenez
charcutier. (AHAHAHAHA triple lol)

Beauté

Rien ne vaut un(e) Balance nu(e).
Surtout vous. Graouuuuu !

Scorpion

Amour

Novembre rime avec antichambre
et gingembre. Débrouillez-vous avec ça.

Gloire

La constellation de l’étoile polaire
et Pluton en astral sud-ouest ne peuvent pas
vous blairer. Attention quand vous sortirez…

Beauté

Bah la beauté, c’est éphémère,
pleurez pas.

Sagittaire (cette semaine, love sur vous)

Amour

Vous êtes comme ce vieux slip
moche préféré : un peu ridicule, mais qu’estce
qu’on vous aime et qu’on tient à vous !

Gloire

À quand une statue à votre effigie
place Jean-Jau ? LE PEUPLE VEUT
SAVOIR !

Beauté

Même Gilbert Montagné vous
trouve superbe.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes aussi
vivace qu’un bout de bois.

Gloire

Le sachiez-tu ? Les Capricornes ont
beau être canons, ils sont les plus hypocrites
du thème astral.

Beauté

Si sexy et pourtant si bête…

Verseau

Amour

Oui, ça irait
mieux sans votre complexe d’Œdipe …

Gloire

Rien de spécial cette semaine.
Tout comme ce mois-ci. Et comme votre
année. Bref, comme votre vie entière en
fin de compte.

Beauté

Qui suis-je ? Quel est le sens
de la vie ? Pourquoi les Gémeaux sententils
autant des pieds ? Toutes ces questions
existentielles sans réponse…

Poissons

Amour

Google est votre ami. C’est le seul
d’ailleurs.

Gloire

Vous parlez en « franglais ». Les
gens vous détestent, donc. Et ils ont bien
raison.

Beauté

Belle semaine, puisque vous faites
des prouts en ré mineur. Et c’est vraiment joli.

La folie des jeux de société à Tours : 1 001 façons de s’amuser

Le monde du jeu de société n’a pas attendu le Covid pour séduire de plus en plus de Français, sur un marché en croissance constante. Plongée dans le monde tourangeau des jeux, où chacun joue sa
partie.

Jeudi soir, Tours centre. Dans les canapés du bar le Jeu du Sort, une bière à la main, Thomas, Kevin et leurs amis viennent de se retrouver. À un moment ou à un autre, c’est sûr, ils sortiront un jeu de société : « On s’est rencontrés grâce aux soirées Loup-Garou du mardi soir, ensuite on s’est aussi retrouvés sur les soirées quiz, et on est devenus amis », raconte Thomas. Certains membres de la bande sont même devenus animateurs de ces parties où les joueurs doivent démasquer parmi eux le(s) loup(s)-garou(s) qui déciment le village.

Pour Fernando, attablé au Cubrik, ce n’est que la deuxième visite dans le bar à jeux de la rue du Change : « J’ai beaucoup aimé l’ambiance la dernière fois, et le fait qu’une personne t’explique les jeux. » Pour ce soir, ce sera Schotten-totten, un affrontement de clans écossais.

Au Cubrik, à Tours, c’est le paradis pour les amoureux de jeux de société ! (Photo archives NR)

« Une personne qui n’aime pas les jeux de société, ça n’existe pas ! C’est juste qu’elle n’a pas encore trouvé le jeu qui lui convient ! ». Et Justine, sommelière des jeux, est justement là pour ça : aiguiller les clients vers un jeu sympa, adapté à leurs envies. Compétitif ou coopératif ? À deux ou à plus ? Pour s’amuser ou pour réfléchir ? Pour un quart d’heure ou une heure ? Ce poste de sommelière des jeux est rare en France (à notre connaissance, seul un bar lillois propose ce service). Mais il apparaît pourtant essentiel, quand on découvre le monde du jeu de société.

Au Cubrik, 540 jeux sont disponibles ; au Jeu du Sort, environ 300 ; dans les boutiques du centre-ville (Sortilèges ou la Règle du Jeu), on tourne autour de 1 500 jeux de société en magasin, tandis qu’à la ludothèque de la Maison des Jeux de Touraine, on en trouve 2 500. Les chiffres donnent le tournis, et ce n’est pas fini ! Chaque année, en France, on dénombre un millier de nouveaux jeux de société !

Et le marché se porte bien : selon l’Union des Editeurs de Jeux de Société (UEJ), le secteur pesait 360 millions d’euros en 2021, avec une croissance de 11 % par rapport à l’année précédente.

Le Covid a-t-il provoqué ce boom ? La tentation de répondre oui est grande, mais pour Guillaume Callot, du magasin spécialisé Autour des Jeux, à Tours Nord, la réponse n’est pas si évidente : « Durant les confinements, les familles ont vite trouvé les limites du numérique ou de la télé. Mais la tendance existait déjà depuis une dizaine d’années : l’envie de se retrouver dans un moment vrai, autour d’une table, en famille ou entre amis. »

Benoît Houivet, de la boutique Sortilèges, remercie aussi les médias (de rien !) qui ont braqué leurs projecteurs sur les jeux et ont contribué à l’effervescence de 2020-2021. Des sites internet comme BoardGameArena (BGA pour les intimes) ont aussi permis à certains de découvrir des jeux pour ensuite venir les acheter en boutique. Verdict : les banquiers qui avaient rechigné à valider et financer le concept du Cubrik comme bar culturel où l’on peut boire, manger et jouer s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui !

Cette profusion de jeux est-elle une bonne chose ? Chez Sortilèges, on a agrandi l’espace de stockage de la boutique. Pour Stéphane Jamin, salarié de la Maison des Jeux de Touraine, cette profusion rend aussi les choix difficiles car on ne peut pas tout acheter. Et pour les auteurs, il est encore plus difficile de se faire une place !

Fabien Riffaud, comme beaucoup d’autres, ne vit pas complètement de ses jeux, malgré de chouettes coréalisations avec Juan Rodriguez comme Les Poilus, Décrocher la Lune, et bientôt Silex and the City. « C’est comme le monde du livre : beaucoup de gens écrivent, mais peu sont publiés, et très peu en vivent ! Ils sont une dizaine à peine en France », commente en souriant l’auteur.

Connaître des éditeurs et participer aux festivals spécialisés, c’est donc la clé pour percer ! Malgré la forte concurrence, de nouveaux projets voient le jour en Touraine, comme le nouvel éditeur de jeux Arkham Society. François Leognany et François Hotton, spécialistes ès jeux de société, éditeront leurs premiers jeux Poucave et Lucky Bastard au printemps prochain, avant de se faire une place sur le marché avec une innovation : un jeu hybride entre jeu de société et jeu de rôle, fin 2023. Pour y jouer, on vous donne donc rendez-vous dans quelques mois dans les boutiques spécialisées, ou les nombreuses ludothèques et associations ludiques de la région !

Maud Martinez / Photos : freepick, adobe stock

Chroniques culture : le plein de musique avec Toukan Toukän, Poppy Club, Tea Steam

Trois groupes tourangeaux à l’honneur cette semaine dans nos chroniques culture, avec les albums de Toukan Toukän, Tea Steam et Poppy Club.

TOUKAN TOUKÄN – SIROCCO

À tmv, on suit les Toukan Toukän depuis une paire d’années. À tel point que lorsqu’on découvre la galette « Sirocco », leur premier album, c’est un peu comme retrouver un ami de toujours. D’ailleurs, d’entrée, c’est la voix si agréable et chaude de Laure qui nous cueille et nous susurre des jolis mots à l’oreille. C’est tout doux, c’est réconfortant comme premier titre. C’en est même étonnant, tant de tranquillité.

Puis avec le second titre, « Disco Dream », c’est le retour de la pop sucrée qui file la banane. Et ça continue avec le très coloré – et bien-nommé – « Colors » qui sautille de partout et colle son refrain entêtant dans la tête comme un gros chewing gum rose fluo accroché dans notre tignasse. Tout le reste est à l’avenant : hyper ensoleillé et qui donne envie de se dandiner.

Et qu’ils soient chantés en français ou en anglais (chouette alternance, d’ailleurs), les titres de ce Sirocco sont impeccablement composés.

Un album en autoproduction qui aura mis 2 ans à naître, parfaitement maîtrisé. Il n’y a pas à dire : ces Tourangeaux savent y faire ! Et enfin, il y a cette pochette. Parce que oui bande de coquinous, si vous dégotez cet album plus que recommandable, vous aurez droit à une bien belle jaquette, avec Etienne et Laure tout nus cachés derrière un zèbre. Alors si ça, c’est pas l’argument ultime…

Aurélien Germain

> Sortie le 18 novembre


POPPY CLUB – HORNY AND VIRGIN

Tout droit venu de Tours, le duo Poppy Club vient de sortir son premier album, le joliment nommé… Horny and virgin ! Ici, place à de la synthpop qui va droit au but et embarque pour un aller sans retour dans les 80s. De quoi ravir les amateurs du genre !

Porté par sa boîte à rythmes, Poppy Club fait voyager avec ses neuf morceaux et si l’ADN est vraiment synthé, il ne s’interdit jamais d’explorer d’autres territoires pour une fraîcheur bienvenue (en témoigne le saxo dans « Splendor in Berlin » et son ambiance vaporeuse). Pour les intéressé(e)s, le disque est également dispo sur Deezer et une date live dans le 37 approche : ce sera le 25/11 à La Bonne Dame.
A.G.

TEA STEAM – OLD BLOSSOM

Tea Steam était passé sous notre radar. C’est donc le moment de vous présenter ces Tourangeaux qui ont accouché, avec « Old Blossom », d’un EP d’indie rock fort bien troussé. Si le groupe est encore tout jeune (il a été formé en janvier 2022), il est déjà bien mature !

Avec six titres et 23 minutes au compteur, Tea Steam a le temps de dérouler ses compositions qui ont un petit goût de pop funk (les lignes de basse – ô miracle bien mise en avant dans le mix – vont dans ce sens), voire de jazz (les montées de voix sur « The Same Fable »). Tea Steam est donc encore tout frais, mais sort une belle carte de visite avec ce disque.
A.G.

Agnès Caillieux, aide à domicile à Tours : « On s’attache forcément aux gens »

#VisMaVille Agnès Caillieux est aide à domicile à Tours. Un métier varié, qui au-delà des courses et du ménage, représente parfois le seul lien social maintenu avec des personnes âgées.

Leurs mains sont serrées et les sourires s’échangent. Les deux Scorpions de signe plaisantent sur leur anniversaire à venir sur un ton enjoué. Mme Deveau fêtera ses 90 ans, Agnès Caillieux ses 59 ans. La seconde est l’aide à domicile de la première depuis qu’elle exerce à l’association d’Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR 37).

Derrière ces quatre années et demi, deux heures passées ensemble les lundis et jeudis, se dessine une complicité évidente. « On s’attache forcément aux gens, je pense à eux même en dehors de mes visites », révèle Agnès Caillieux qui s’est reconvertie après 30 ans à travailler comme gestionnaire de stock à la pharmacie mutualiste.

Elle s’occupe à présent d’une dizaine de personnes, souvent âgées, dans les quartiers de Beaujardin, Bouzignac et de la rue Vaillant, à Tours. De 30 minutes à 2 h 30, le temps consacré aux personnes est flexible selon les besoins. « Cela va de la toilette du matin, à la préparation des repas en passant par le ménage, les courses, bref toutes les tâches qu’on a besoin de faire chez soi », détaille l’aide à domicile.

Au-delà de ces missions bien connues, s’ajoutent des petites choses du quotidien comme changer une ampoule, voir pourquoi la télé ne marche pas, un peu de couture. Agnès peut également accompagner les personnes chez le médecin, au marché, en promenade ou apporter son aide lors de la déclaration d’impôts. Mais c’est surtout le temps passé à créer du lien, à « papoter » comme elle le dit, qui est important.

Agnès a d’ailleurs pris ses habitudes, sur son temps personnel, le mardi midi chez un papy de 94 ans. « Je lui cuisine du poisson, ce qu’il préfère, et partage le repas avec lui. » Car certains sont seuls, d’autres entourés, certains malades, d’autres mieux portants, les situations se révèlent très différentes. Pour Agnès Caillieux, l’essentiel est l’attention portée aux autres. « Ces petites choses qui font plaisir. »

Le tout, avec discernement. « On rentre dans l’intimité des gens, il faut s’adapter à leur environnement. À nous de voir ce qui est faisable et quels sont leurs besoins. » Le métier d’aide à domicile, longtemps cantonné dans les esprits à la femme de ménage fait, depuis la crise du Covid, enfin figure de métier utile. « Tant mieux même s’il n’est toujours pas bien valorisé », assure Agnès Caillieux.

Si elle est passionnée par son métier, elle ne nie pas les difficultés. « Tout n’est pas rose, on voit des choses difficiles, on est souvent confrontés à la mort. Et puis, c’est un métier souvent pénible, le mal de dos, même si aujourd’hui, nous avons du matériel adapté. C’est plus compliqué pour celles qui travaillent en milieu rural et qui ont de la route à faire. »

Elle, de son côté, continue à « s’éclater comme une folle ». Bientôt à la retraite, elle n’envisage pas de couper net pour autant et va poursuivre par des extras à l’ADMR. « Je prendrai toujours de vos nouvelles », dit-elle, rassurante, en se tournant vers Mme Deveau.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

On a testé Chai Max : un coup de cœur !

Il y a des découvertes, comme ça… On est allé faire un tour du côté de la place François-Rabelais. C’est ici que, le midi notamment, Chai Max fait vibrer les papilles…

« Une pépite ! Chai Max est clairement dans notre top 3 des meilleures adresses. » Voilà. On aurait pu s’arrêter là, car ces deux petites phrases sont un parfait résumé du coup de cœur que l’on a eu. Mais avouons que ça fait un peu maigre pour une chronique resto qui doit tenir sur une page (en plus, vous auriez râlé, on vous connaît). Alors voici quelques lignes supplémentaires pour vous faire découvrir, si ce n’est déjà fait, cet établissement situé place Rabelais.

Faisons les présentations : Chai Max, c’est une cave à manger. Un bar à vin. Le midi, c’est bistrot raffiné avec des plats exquis et délicats ; le soir, on passe à la version carte à tapas. À la tête du lieu, Maxime, 27 ans, véritable encyclopédie humaine du vin. L’homme sait raconter ses crus, il vous en parle avec autant d’amour que de précision. Certain(e)s d’entre vous l’ont peut-être croisé à l’Embellie, où il a fait ses armes.

À ses côtés, Danny, tout jeune chef qui maîtrise sa cuisine à la perfection. Non seulement ses assiettes sont belles, mais elles sont aussi travaillées et marient toutes les saveurs.

La preuve ce jeudi-là, où l’on s’est réfugié entre deux grosses averses. À l’intérieur, la salle apporte un côté cosy hyper chaleureux, grâce à des lumières chaudes et tamisées. Les tables sont peu nombreuses, un pan de mur est décoré avec un tas de bouchons de liège entassés, il y a même un petit coin sofa au fond.

La carte change régulièrement, mais pour nous, le doublé entrée-plat a tenu toutes ses promesses et prouvé le talent de ces jeunes restaurateurs. Déjà avec ces ravioles de chèvre frais pour débuter, enveloppées dans un crémeux de carottes bien onctueux, le tout réhaussé de saveurs curry et coco. Gourmand ! Et ensuite, avec ce filet mignon de porc qui arrive en basse température… Il est là, tendre et doux, posé sur une polenta crémeuse. Par-dessus, Maxime verse sous nos yeux un filet de jus de cochon épicé au soja. Un accord par-fait, un pur régal.

On ne se répétera pas en disant que Chai Max est l’une des nos excellentes surprises de l’année. Mini salle pour maxi plaisir : donc réservations plus que conseillées…

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi (entrée+plat ou plat+dessert) à 19,50 €. La totale avec dessert grimpe à 23,50 €. 
> Chai Max, 30 place François-Rabelais. Ouvert du jeudi au lundi, de 11 h 30 à 15 h et de 17 h à minuit. Fermé le mardi et mercredi. Petite terrasse extérieure. Bistrot le midi et bar à tapas le soir. Vins et cocktails également.
> Tél. 02 47 35 26 44 ou par mail : info@chaimax.fr Et sur les réseaux sociaux : instagram.com/chaimax.tours ou sur Facebook.

 

Horoscope WTF du 9 au 15 novembre 2022

Ceci est un horoscope, où tout est vrai. Je répète : où tout est vrai… Ou presque.

Bélier

Amour

Le sachiez-tu ? La punaise de lit
peut s’accoupler jusqu’à 200 fois par jour.
Soit 200 fois plus que vous.

Gloire

La nuit, vous êtes du genre à
dire : « Eh ? Tu dors ? ». BANDE DE RELOUS,
A VOTRE AVIS ?

Beauté

Vous pensiez avoir une belle
voix suave ? Loupé, la constellation du
Christophe Maé vous rappelle qu’elle est
agaçante au possible.

Taureau

Amour

La vie est dure, mais ainsi faite :
vous vous rendrez compte que votre passion
pour l’échangisme doit en fait se faire
à deux.

Gloire

Non, vous n’êtes pas si intelligent(e). Ce sont juste les autres qui sont
encore plus stupides.

Beauté

Vous avez un ÉNOOORME
défaut. C’est celui d’être trop canon pour
ce monde… krrrkrr

Gémeaux

Amour

Ouais, ouais… riez, riez. On
verra si vous rigolerez toujours dans 9
mois…

Gloire

Jour férié le 11 novembre, parfait
pour faire le pont. Sauf qu’avec vous,
c’est carrément un viaduc, feignasse que
vous êtes.

Beauté

Vous pandiculez de manière
bien trop ostentatoire.

Cancer

Amour

La personne à votre droite fantasme
secrètement de vous voir en string
en cuir. #secret

Gloire

Vous pourriez être fort productif/
ve cette semaine. Mais malheureusement,
vous êtes en train de lire cet
horoscope débile.

Beauté

N’oubliez pas que le masque
n’est plus obligatoire. Ce qui était bien
pratique pour cacher vos gros mickey
dans le nez.

Lion

Amour

Votre appétit sexuel n’a aucune
limite. Tout doux, les baraques à frites !

Gloire

En ce moment, vous avez autant
de charisme qu’un caillou. Ce n’est pas très fun de traîner avec vous.

Beauté

Vous avez les panards poilus.
Mais c’est la mode chez les Hobbits.

Vierge

Amour

On appelle ça la famine. Vous
n’avez rien à vous mettre sous la dent.

Gloire

Vous êtes du genre à dire « J’y
go d’agneau » et « Santé… mais pas des
pieds ! ». Bref, les gens vous détestent. Et
ils ont raison.

Beauté

Tel le dauphin, vous faites
flipper.

Balance

Amour

Sinon, vous aviez déjà remarqué
que Balance était le signe le plus génial
de la Terre ?

Gloire

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Tant mieux, puisque vous êtes trop feignasse pour taper un sprint.

Beauté

Vous êtes gaulé(e) comme un
coton-tige. Attention, l’hiver approche.

Scorpion

Amour

Parfois, il faut oser changer de
vie. (mais essayez déjà de changer vos goûts
plus que douteux en matière de relations)

Gloire

N’oubliez pas cette citation-clé
de Van Damme : « La drogue, c’est comme
quand tu close your eyes et que tu traverses
la rue. »

Beauté

Grosse gastro pour tous les
premiers décans, allez c’est cadeau !

Sagittaire

Amour

Oubliez le CDI. L’amour est
éphémère, votre moitié se barrera tôt ou
tard.

Gloire

En intérim, votre bonne humeur
est toujours aussi temporaire.

Beauté

En CDD. Vous êtes sexy maintenant,
mais ça ne durera pas plus de 2 ans.

Capricorne

Amour

#InfoTMV Si vous recevez
autant d’appels lourdingues pour votre
compte CPF, c’est parce que vous avez un
jour plaqué quelqu’un par SMS. (donc bien
fait pour vous)

Gloire

En changeant 43 lettres à Capricorne,
ça fait « manger une raclette avec
l’astrologue de tmv ». Si ça c’est pas bizarre
!!! (magnez-vous de m’inviter)

Beauté

Drôle de semaine, puisque vous
rencontrerez un poney qui vous ressemble
comme deux gouttes d’eau.

Verseau

Amour

Paraît-il que l’amour est dans
le pré. Mais les bouses de vache aussi. Attention
où vous mettez les pieds.

Gloire

Vous n’avez pas trop le moral en
ce moment. Mais si ça peut vous rassurer,
on va bientôt tous mourir.

Beauté

Incroyable mais vrai : votre
carrure se rapproche de celle du Pelochelys
cantorii.

Poissons

Amour

La constellation de la Mylène
Farmer vous rappelle que sans
contrefaçon, vous êtes un jambon.

Gloire

Les bons comptes font les
bons amis ! Dommage, car vous n’avez
ni compte, ni amis.

Beauté

Vous êtes folle de la messe.
(c’est une contrepèterie, hein…)

Economie d’énergie : Tours expérimente l’extinction de l’éclairage public nocturne dans trois quartiers

La semaine prochaine, la Ville de Tours éteindra l’éclairage public dans trois quartiers, entre 1 h et 5 h du matin. Une expérimentation pour réduire la consommation électrique.

Les faits

Crise énergétique, économies, sobriété… À compter du lundi 14 novembre, la Ville de Tours va éteindre l’éclairage public entre 1 h et 5 h du matin, dans trois quartiers : Blanqui, Febvotte et les Douets. Il s’agit pour le moment d’une expérimentation qui doit durer six mois. Celle-ci s’inscrit dans le plan de sobriété énergétique voulu par la municipalité. Plusieurs milliers d’euros devraient ainsi être économisés.

Martin Cohen, adjoint délégué à la transition écologique et énergétique, a précisé que ce test sera aussi l’objet d’une évaluation dans trois mois. À ce moment-là, les habitants concernés seront interrogés et pourront répondre via un questionnaire en ligne « sur les sites de la Ville et de la Métropole ».

Pourquoi ces quartiers ?

La Ville indique : « Ces quartiers ont été choisis en raison du peu d’activité nocturne dans la mesure où ils sont résidentiels. Pour des raisons techniques, car ils sont équipés d’éclairages led qu’il est possible de rallumer à distance en cas d’intervention de secours. » Deuxième raison avancée : le bien-être animal et la protection de la biodiversité. « Notamment pour les jardins partagés de Febvotte et les espaces boisés autour du secteurs des Douets », est-il également souligné.

Le contexte

Jusqu’à présent, la Ville de Tours n’avait pas franchi le pas, contrairement à d’autres communes qui n’ont pas hésité à éteindre la lumière, parfois même dès 23 h et non 1 h du matin. Des voix se sont notamment élevées pour pointer les risques et les craintes (marcher dans le noir tout(e) seul(e) par exemple…). Mais de nombreuses municipalités rappellent que les cambriolages – redoutés – ont lieu à 80 % le jour.

Le média de l’écologie Reporterre note que « d’autres agglomérations pratiquent l’extinction nocturne de longue date, comme Saint-Nazaire depuis 2018 ». D’autres s’y sont mises récemment comme Nevers, Chambéry, Colmar ou encore Saint-Brieuc. Tours a donc rejoint la liste également.

Aurélien Germain

Festival Emergences : le jazz pour toutes et pour tous

Le jazz, une musique élitiste ? Oh que non ! C’est qu’affirme et prouve le festival Emergences à Tours, axé sur un jazz ouvert, vivant et pluriel. C’est parti pour un marathon de cinq jours de concerts.

Emergences, kézako ?

« Ouiii, le jaaaaazz, c’est snooob, c’est élitiiiiste, tout ça tout çaaaa… » Faites bien durer les voyelles, prenez un air pédant et levez les yeux au ciel. Ça y’est, le cliché est en place ! Le jazz, musique tournée vers le passé, beaucoup trop savante, faite pour des vieux intellos moustachus engoncés dans un canapé, un whisky à la main… Avec plus de 100 années d’existence au compteur, ce style musical a toujours ce genre de stéréotypes absurdes lui collant à la peau.

Mais le jazz, c’est loin, très loin d’être ça. Alors depuis plus de 20 ans en Touraine, Le Petit Faucheux et Jazz à Tours s’acoquinent pour dézinguer les poncifs et accoucher d’Emergences, un festival qui, justement, montre que le genre n’a pas dit son dernier mot, qu’il reste toujours aussi vivant, libre et curieux, accessible à toutes et à tous.

Une programmation jeune

C’est l’un des axes intéressants et forts qu’a voulu mettre en place l’équipe d’Emergences pour cette nouvelle édition. « C’est une programmation très ‘’jeune’’ portée sur les nouveaux talents du jazz, dans toute la diversité de ce style “ mutant ” », comme nous l’a indiqué Jérôme Preus, chargé de communication.

Jeunes talents locaux et nationaux s’y croisent, différentes générations se mélangent. Il suffit de constater, par exemple, la venue d’Erik Friedlander, grand habitué de la scène downtown new yorkaise, qui viendra certes avec son quartet, mais donnera aussi une masterclass aux élèves de Jazz à Tours.

Idem pour la carte blanche à Noise Gate, l’association des (anciens mais pas que) élèves de l’école qui organisent quatre concerts dans quatre bars de la ville lors d’un « Barathon ».

Jazz 2.0

Et qui dit mélange des générations, dit mélange des genres. Du jazz tradi ? Il y en a. Du jazz contemplatif ? Aussi. Du jazz un peu fou, voire électro ?… Également ! Notamment le 10 novembre au Bateau ivre, avec Bada-Bada, grosse gifle qui prend ses compos jazzy en impro libre, pour les bidouiller à la sauce… électro ! Casser les clichés, surprendre, encore et toujours.

Et les femmes, dans tout ça ?

Eh bien, les femmes, justement, elles sont bel et bien là ! En force. Pour cette édition, réflexion a été menée sur la place des femmes dans le jazz. À cette occasion, une table-ronde aura lieu le samedi, à la Bibliothèque, autour de ce thème. Mené par Glaire Witch – que les auditrices et auditeurs de Radio Béton connaissent bien – ce débat se focalisera sur les jeunes artistes et laissera la parole aux musiciennes Yohna Lalanne, Coline Busquet, Jasmine Lee et Lina Noui. Elles présenteront d’ailleurs leur création originale et plus qu’audacieuse Mysterium, sur les planches du Petit Faucheux le soir-même.

Et seront suivies, le lendemain, par l’entité Suzanne, portée notamment par Maëlle Desbrosses et Hélène Duret. Le jazz dans tous ses états, qu’on vous disait…

Aurélien Germain / Photos : ouverture René Pierre Allain + deuxième : Laurent Vilarem

> Festival Emergences, du 9 au 13 novembre, à Tours (Au Petit Faucheux, salle Ockeghem, au Bateau ivre, à la bibliothèque centrale et dans les bars). Concerts payants ou gratuits, programmation en détail sur festivalemergences.fr et facebook.com/emergencesfestival

 

Brigitte Giraud, prix Goncourt 2022 et… ancienne lauréate du Prix du roman tmv

Le nom de Brigitte Giraud, qui vient de recevoir le prix Goncourt 2022, dira peut-être quelque chose aux Tourangeaux. En 2018, elle apparaissait effectivement dans nos pages, en remportant le Prix du roman tmv !

De tmv au Goncourt… Oui, bon, on exagère peut-être un poil. Mais tout de même ! Le 3 novembre, c’est Brigitte Giraud qui a reçu le Prix Goncourt 2022 pour son livre « Vivre vite » (éditions Flammarion). Et cette même Brigitte Giraud nous avait déjà tapé dans l’œil quelques années auparavant – en 2018 plus précisément – puisque l’autrice faisait partie des sélectionné(e)s pour notre Prix du roman tmv.

Et cette année-là, après avoir parcouru les 288 pages de « Un loup pour l’homme », une œuvre poignante, c’est la révélation. Le jury, à l’unanimité, souhaite sacrer Brigitte Giraud. Il n’y a pas photo, c’est elle qui sera la lauréate du Prix du roman tmv 2018.

Ses mots nous ont touchés, sa façon d’écrire aussi (nous parlions même de roman quasi-olfactif), son histoire également, celle d’un appelé qui ne voulait pas porter d’arme, celle d’une femme refusant de vivre séparée de son fiancée lors d’une guerre qui ne dit son nom.

La treizième femme à obtenir le Goncourt

Lors de sa venue au CCC OD de Tours pour la remise du prix, le 14 juin 2018, elle nous confiait : « Il m’a fallu plus de vingt ans pour écrire ce livre. J’avais besoin de me sentir les épaules plus larges en tant qu’écrivain pour être sûre de ne pas le gâcher. » À l’époque, la rédaction de tmv avait eu l’impression que Brigitte Giraud irait loin, très loin. Le flair ? Oui ! Et tant pis pour la modestie ! Force est de constater que cette Lyonnaise, native d’Algérie, a su embarquer tout le monde dans son monde, son style et ses récits, que ce soient romans, nouvelles ou bien encore essais.

Désormais, c’est le sacre suprême : le Goncourt. Une superbe distinction. Brigitte Giraud est la treizième femme récompensée depuis sa création il y a 120 ans.

Aurélien Germain

Chroniques culture : Lamb of God dans les oreilles, roman pop et BD dans les mains !

Si vous partez en vacances cet automne, voici une petite sélection pour vous divertir durant le trajet…

LE CD

LAMB OF GOD – OMENS

Sale journée ? Votre boss vous ennuie ? Les bouchons à la station essence vous ont pourri le midi ? Votre petit Jean-Eudes vous casse les pieds à brailler ? Tmv a la solution : enfourner le dernier album de Lamb Of God, pour un défouloir assuré ! La dernière offrande des Américains est – sans surprise – toujours dans la lignée d’un metal groovy et enragé.

Les guitares sont acérées, les riffs démentiels (oh la la ce « Ditch » façon parpaing dans les dents), le chant habité, et le son surpuissant. Sans jamais lever le pied, Lamb Of God déroule ses compos déchaînées et enchaîne les claques. L’auditeur est sonné, mais continue de taper du pied.

Aurélien Germain

LES LIVRES

J’AI CRAQUÉ AU BUREAU

Deuxième fournée pour la collection Romans d’Histoire pop’ (lire tmv n°426) avec, cette fois, « J’ai craqué au bureau. Histoire ébouriffante de Louis Pasteur » (éd. Eyrolles). Le principe de cette collec’ fun et flashy à souhait ne change pas : l’Histoire, la vraie, est respectée, mais c’est totale liberté sur la forme et l’originalité.

Et ici, la Tourangelle Louise Cado s’en donne à cœur joie. Bourré d’humour subtil, porté par une écriture vive et pétillante (vocabulaire anachronique et ton fantaisiste au programme !), ce roman tire le portrait d’un Louis Pasteur rongé par le burn-out, tandis que les incidents se multiplient au labo. Un livre rafraîchissant au possible ; une histoire ébouriffante, pour sûr !
A.G.

LES SENTIERS OBSCURS DE KARACHI

Avec « Les Sentiers obscurs de Karachi » (éditions Metailié), Olivier Truc délaisse les contrées glaciaires de l’Antarctique pour nous entraîner dans un thriller politique captivant entre la France et le Pakistan, autour de pots-de-vin liés à la construction d’un sous-marin. Cela vous rappellera sûrement une certaine actualité…

C’est donc à une reprise totale de cette ténébreuse affaire que se livre Olivier Truc, via une enquête rigoureuse. Le résultat est bluffant et nous plonge dans des arcanes insoupçonnées sans épargner personne. Maîtrisé de bout en bout, ce roman est une réussite.
H.B.

LA SELECTION BD

Avec le tome 3 de « Bella Ciao » (éd. Futuropolis), Baru clôt en beauté cette magnifique saga familiale et politique, de l’immigration italienne en France au siècle dernier. Un héritage sensible et poignant, à l’image de cet auteur autodidacte dont on ne saluera jamais assez l’humanité et l’engagement.
Autre histoire, ce « Hollywoodland » (Fluide Glacial) où Maltaite et Zidrou impressionnent par leur maîtrise du dessin et du scénario. Neuf lettres pour Hollywood, donc neuf histoires pour se plonger dans l’envers du décor.

« Duo » (Glénat), c’est la BD hors norme de l’année, où plus d’une centaine d’artistes venus de tous les horizons se sont confrontés deux par deux à ce projet collaboratif de grande ampleur. Précision : tous les bénéfices iront à l’association Epic qui aide les enfants.
Victor Dixen et Eder Messias sont aussi en duo pour un petit chef d’œuvre avec « Vampyria Inquisition » (Soleil), une histoire de vampires sous le règne de Louis XIV. Magnifique et flamboyante, cette uchronie fantastique, prévue en plusieurs tomes, est un régal.

Pour finir, on n’oublie pas le nouveau « Les Petits Mythos : À Troie, on lâche tout » (Bamboo) pour le plein d’humour avec Cazenove et le Tourangeau Larbier qui cassent les codes de la mythologie.
H.B.

Justine Canales : la Maison des femmes, « c’est un vrai enjeu de santé publique »

#VisMaVille Justine Canales est médecin légiste à l’Institut Médico-légal du CHRU de Tours. À la tête de la Maison des femmes, elle soigne la prise en charge des femmes victimes de violences.

C’est une entrée tout en discrétion, à l’entrée de l’hôpital Bretonneau. À l’image de Justine Canales, à peine 33 ans, et déjà responsable depuis plus d’un an de la Maison des femmes. « C’est un vrai enjeu de santé publique », justifie celle qui porte cette « mission », ferraille avec ses collègues pour trouver les financements permettant d’alimenter cette nouvelle structure.

Elle le confie, si elle a accepté ce portrait, c’est pour mettre en avant son service, pas sa personne.

La Maison des femmes, créée en juin 2021, réunit une équipe pluridisciplinaire pour une prise en charge complète des violences faites aux femmes. Peu à peu, l’équipe se structure : le docteur Canales a débuté seule, puis une sage-femme, une infirmière, une éducatrice pour jeunes enfants, l’ont rejointe. Bientôt deux postes de secrétariat et de psychologue compléteront l’équipe.

« Nous avons un petit budget, heureusement nous nous appuyons sur l’Institut médico-légal du CHU dont nous dépendons et des professionnels partenaires : hospitaliers, permanence juridique de France victime et du CIDFF, ateliers de socio esthétique et de karaté. Ici les femmes trouvent un lieu dédié qui n’existait pas auparavant. C’était le chaînon manquant, nous pouvons même organiser le dépôt de plainte grâce à nos relations avec la police », explique Justine Canales.

À 80 % sur ce poste, la docteure reçoit dans son bureau les victimes pour les premiers rendez-vous. « Je pratique un examen général médico-légal, constate les blessures physiques et psychologiques pour établir un certificat qui pourra servir ensuite à la victime pour faire valoir ses droits, puis on leur propose un parcours de soin adapté à chacune », détaille-t- elle. Tous les types de violences sont ici traités : physiques, psychologiques, sexuelles, mutilations, violences au travail…

La médecine légale a très vite été une discipline évidente pour Justine Canales. À la faculté de médecine de Tours, puis à son internat à La Réunion et au service de médecine légale de Montpellier, elle choisit ce métier utile et concret, qui apporte des réponses juridiques et un aspect thérapeutique pour la victime.

Elle rejoint l’équipe de Pauline-Saint Martin à l’Institut-médico-légal du CHRU de Tours en 2018. « On a l’image cinématographique du métier, mais la médecine légale c’est pratiquer des constatations de blessures sur la demande de la justice à 90 % sur des vivants. Les autopsies sur les morts ne représentent que 10 % de notre activité. C’est une discipline exigeante avec des responsabilités par rapports à nos écrits, et également très riche car à la frontière de la médecine, de la justice, de la toxicologie parfois. »

La jeune femme brune pétillante est également médecin légiste d’astreinte sur toute la région. Motivée et animée, elle ne lâche rien.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

On a testé Le Gopal, restaurant végé et vegan gourmand

Cette semaine, direction Tours Nord, pour découvrir la cuisine du Gopal. Une bien bonne surprise qui devrait ravir les végés et vegans… mais pas que, loin de là !

Il est, comme ça, de bien belles surprises dans la vie d’un journaliste de tmv. La rédaction de la rubrique Resto n’est pas le pire des exercices que nous ayons à notre programme hebdomadaire, c’est un fait. Mais cela peut être franchement un bonheur parfois.

Et ce fut le cas cette semaine, quand nos pas nous ont menés à Gopal, à Tours Nord, un peu après le haut de la Tranchée. Gopal, c’est un restaurant végétarien et vegan. Rien qu’en lisant cela une partie d’entre vous va peut-être partir avoir envie de partir en courant. Vous auriez bien tort. Car dans la valeureuse équipe qui s’est frottée à l’aventure ce midi-là, pas un seul n’était végétarien. Et pourtant, tous sont repartis avec leur carte de fidélité.

L’établissement est tout simple. Quelques tables agréablement disposées, un décor sobre et naturel et un comptoir où l’on vient chercher ses plats. Mais il règne ici une sorte de sérénité bienveillante qui vous met d’emblée en mode pause. Dans les journées de travail effrénées de nos vies modernes, cela fait vraiment du bien…

OK, mais côté assiette, il y a quoi du coup, vu qu’il n’y a ni viande ni poisson ? Eh bien, il y a des saveurs en pagaille. Nous avons goûté les boulettes de légumes et leur sauce tomate. Une vraie surprise dans la texture souple et un régal pour les papilles.

Nous avons aussi osé le curry de légumes, qui s’est avéré vraiment excellent. Le tout servi avec un très bon riz parfumé. Que les mauvaises langues se ravisent : c’est aussi très copieux. Si les testeurs que nous sommes ont été obligés de prendre un dessert (quel métier, quand même…) pour mener au bout leur enquête (on a une conscience professionnelle ou on ne l’a pas), nous aurions très bien pu en rester là. Mais le dessert vaut le coup. Une tarte au citron meringuée, sans œuf et sans crème. C’est différent, évidemment, mais c’est vraiment gourmand !

Quand vous viendrez (car vous viendrez…) testez aussi la limonade maison. À base de menthe fraîche, citron vert et gingembre, c’est une fontaine de fraîcheur ! En plus le lieu est associatif et en plus, c’est sourire et convivialité à tous les repas. Bref, c’est une adresse à retenir pour les midis des Tourangeaux en goguette, qu’ils soient végé… ou pas.

Matthieu Pays


> L’addition Le plat du jour, servi avec ses galettes papadam est à 11,50 €. Le menu Gopal, à 16 €, vous permet de goûter un peu tout. Vous pouvez aussi opter pour une spécialité (lasagne, fougasse…) accompagnée d’une salade pour 13,50 €. Les desserts s’affichent entre 4 et 5,50 €.

> C’est où ? 4, avenue du Mans (arrêt de tram Tranchée). Sur place ou à emporter, de 12 h à 14 h du mardi au samedi (ainsi que le soir le mercredi et vendredi). Fermé dimanche et lundi. Service de livraison par Frères Toque.

> Contact : Facebook et Instagram (le_gopal). Tél. 07 83 65 45 65

 

Horoscope WTF du 19 au 25 octobre 2022

A part pour les Verseaux qui n’auront rien cette semaine (la flemme), voici l’horoscope WTF de tmv pour tous les autres.

Bélier

Amour

Vous voulez savoir si votre
ex pense encore à vous ? Envoyez EX au
61313. (et pleurez des larmes de sang, car
il/elle ne pense PLUS DU TOUT à vous !)

Gloire

« La fuite fait partie du combat. »
Une phrase rassurante pour les losers de
Béliers.

Beauté

Les gens ne vous font pas
confiance à cause de cette tronche de
spatule.

Taureau

Amour

Il y a deux choses infernales la
nuit : une seule narine bouchée et dormir
avec un(e) Taureau et leurs pieds froids
et poilus.

Gloire

Inscription à venir pour une
super colonie entre potes. Ou une coloscopie
entre potes. On sait pas, notre boule
de cristal est super sale.

Beauté

Evidemment que vous êtes
superbe, vous êtes Taureau !

Gémeaux

Amour

Tolstoï disait « Tout raisonnement
sur l’amour le détruit »…

Gloire

… Mais il disait aussi « Chérie,
tu sais où est passé mon slip préféré ? Tu
sais, le noir avec un liseret blanc ». Donc
bon, on s’en fout un peu.

Beauté

N’oubliez pas que le proverbe
dit qu’on a toujours besoin d’un plus petit
que soi pour lui péter la tronche.

Cancer

Amour

Faites un podcast sur vos folies
amoureuses. (qui durera 38 secondes du
coup)

Gloire

L’univers décrétera que vous
passez une trop bonne semaine. Vous
allez donc marcher dedans du pied droit.

Beauté

Paraît-il qu’un visage asymétrique
a du charme… Donc bon…

Lion

Amour

Vous n’allez pas tarder à vous
prendre un vent. Mais un gros, hein, du
genre maxi tornade dans la tronche.

Gloire

Prout discret prévu ce samedi
après-midi dans le tramway. Berk.

Beauté

Vous êtes beau/belle quand vous
réfléchissez… (c’est-à-dire pas souvent)

Vierge

Amour

L’alignement de Pluton et de Vin
Diesel fait de vous un fast & furious au lit.

Gloire

La vie est dure, mais ainsi va la
vie : dimanche, un dindon vous mangera
la main.

Beauté

Vous n’avez pas la langue dans
votre poche. Tant mieux, car ça doit faire
mal.

Balance

Amour

Vous cherchez l’ingrédient secret
de l’Amour… (ben en vrai, ça s’appelle
la thune et un beau fessier)

Gloire

La constellation d’Uranus vous
rappelle que ce mot sonne super bizarre
(et que vous avez l’esprit mal placé).

Beauté

Vous êtes magnifique ; pas
étonnant que vous soyez cacophobe.

Scorpion

Amour

Il y a 2 choses géniales dans
ce monde. La raclette et sortir avec un(e)
Scorpion. (MOOOH)

Gloire

On veut pas vous faire flipper,
mais un chef sur 100 est un sociopathe
en puissance. Et vous ?

Beauté

Vous irez chez le coiffeur et
vos ami(e)s vous diront « haaan ouiii, ça
te va trop bieeen ». Spoiler : c’est faux, ils
s’en contrefoutent de vous.

Sagittaire

Amour

Sagittaire qui rit, à moitié
dans ton lit. Ce qui n’arrive pas souvent,
vu que vous faites toujours la
gueule.

Gloire

Vous auriez pu être un(e)
pilote de course de folie. Mais vous
n’êtes même pas foutu(e) de faire un
démarrage en côte.

Beauté

Grosse fatigue. En ce moment,
vous ressemblez à un rat-taupe
nu au réveil. (oui, oui, allez chercher
sur Google Images)

Capricorne

Amour

La constellation du Nuttea
vous rappelle que vous rendez din-dindin
dingue quand vous avez votre poom
poom shooort.

Gloire

(si vous n’avez pas la référence
ci-dessus, c’est que vous êtes trop vieux.
Ou trop nuls.)

Beauté

L’étoile du Philippe Etchebest
montre que vous avez le rototo facile après
un repas.

Verseau (mais la flemme pour cette semaine)

Amour

Non.

Gloire

Rien.

Beauté

On s’en fout.

Poissons

Amour

Un(e) de perdu(e), dix de perdu(
e). Ensuite la tristesse, la solitude et la
lente et inexorable marche vers une mort
certaine. A+ !

Gloire

Vos collègues parlent dans votre
dos. Mais seul votre postérieur dodu et
tout rose leur répond.

Beauté

C’est dans les vieux pots qu’on
fait les meilleures confitures. Ce qui tombe
bien, puisque vous êtes un vieux pot.

Vacances d’automne : nos idées d’escapades pour tous les goûts

Le prix de l’essence (si vous en trouvez !) n’aide pas à envisager un déplacement en bord de mer. Profitons-en donc pour rester en Touraine ou aux alentours, avec une petite escapade à la journée. Et il y a de quoi faire !

D’après l’Agence Départementale du Tourisme, l’Indre-et-Loire compte pas moins de 2 000 km de voies cyclables (Loire à Vélo, mais pas seulement), et 6 800 km d’itinéraires pour la randonnée pédestre. Si l’envie de flâner ou de pédaler vous prend, vous avez donc de quoi vous occuper ! Idem pour les amateurs d’Histoire et de culture : pas de quoi s’ennuyer avec 34 châteaux, une centaine de caves touristiques, et des villages et villes aux labels variés. Beaulieu-lès-Loches, Luynes et Rochecorbon sont « Petites Cités de Caractère ».

Crissay-sur-Manse, Montrésor et Candes-Saint-Martin sont classés « Plus beaux villages de France », tandis que Chinon, Loches et Tours sont « Villes d’Art et d’Histoire ». Excusez du peu. Mais il y a fort à parier que vous connaissiez déjà tous ces coins et recoins (et si ce n’est pas le cas, c’est l’occasion d’aller les visiter !).

L’équipe tmv s’est donc décarcassée pour vous concocter des escapades sur mesure qui sortent de l’ordinaire, pour du cocooning, des expériences en famille, des alliances nature et gourmandises, ou des visites insolites… Laissez-vous guider !

A retrouver dans notre numéro 428, téléchargeable en cliquant ici !

 

Autisme : Echo, un lieu d’accueil pour rompre l’isolement et créer du lien social

Rue Courteline existe Echo, le groupe d’entraide mutuelle lié aux troubles du spectre de l’autisme à Tours. Un lieu d’accueil chaleureux et forcément de soutien.

C’est quoi ?

Direction le 92, rue Courteline, à Tours. C’est ici qu’a ouvert Echo, « un groupe d’entraide mutuelle (Gem) lié aux troubles du spectre de l’autisme », comme le précise la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH37).

Ce lieu de soutien, d’écoute, a organisé une journée portes ouvertes il y a quelques jours, pour faire découvrir ses locaux, son rôle, et la grande aide qu’il apporte. Car ici peuvent venir personnes majeures, avec ou sans diagnostic médical, et qu’elles soient accompagnées ou autonomes.

Rompre l’isolement

Regarder un film, se reposer, jouer, parler et échanger, ou encore participer à des ateliers… L’espace Echo est avant tout un lieu pour rompre l’isolement. Il suffit de jeter un œil à la page Facebook du lieu (1) pour constater à quel point les animations sont nombreuses. Café-rencontre, bœuf musical, projet vidéo, atelier d’écriture, ou encore petit déjeuner et initiation LSF (langue des signes) étaient notamment au programme du planning d’octobre. Avec, en ligne de mire, créer du lien social.

Comment ça marche

Pour faire fonctionner tout ça, la structure est passée en association au printemps et des animateurs sont présents. Parrainé par les Maisonnées (maisons d’accueil en Touraine pour adultes autistes dont tmv parlait déjà en 2012), ce groupe d’entraide mutuelle qu’est Echo perçoit aussi un financement de l’ARS, l’Agence régionale de santé. De quoi payer par exemple le loyer et les charges.

En chiffres

On estime qu’un enfant sur 150 naît avec un TSA, un trouble du spectre de l’autisme. L’association internationale Autisme Europe, quant à elle, le chiffre à un sur 100. En France, environ 700 000 personnes sont atteintes d’un TSA, résume l’asso principale Volontaires pour les personnes avec autisme.

Aurélien Germain / Photos : archives tmv et NR


(1) facebook.com/GEMTSA37

> Echo, au 92, rue Courteline à Tours. Ouvert du lundi au vendredi de 13 h à 17 h (9 h 30 à 17 h le vendredi). Contact : gemtsa37@gmail.com. Tél. 06 37 35 39 53.

 

Carambol-âge : psychologie et sociologie se penchent sur la question de l’âge

« Si on ne se rebelle pas à l’adolescence, on le fera plus tard. » L’âge, ça pique vraiment ? On a cherché du côté de la sociologie et de la psychologie…

Léa Raimon (cf. photo) est psychologue à Tours, où elle suit des adolescents, enfants et leurs parents. Le « quincado » est-il comme un ado ? « L’adolescence est un moment de changement : changement du corps, et des relations avec l’apparition des premières amours. C’est un âge où on se rebelle, car on s’individualise, on se détache de nos parents. C’est normal. Et si on ne se rebelle pas à l’adolescence, on le fera plus tard ! ».

Résultat, une belle crise de la quarantaine ou de la cinquantaine, avec divorce, achat d’une belle voiture et caprices en série. Les quincados ne sont cependant pas dans une crise passagère, selon celui qui a inventé le terme, Serge Guérin : « Pour résumer, des millions de 45-65 ans, qui ont parfois de grands enfants, voire des petits-enfants, se comportent en jeunes adultes trentenaires ou en joyeux “ jeunes ”. De la tenue au langage, en passant par les loisirs, les sports et les voyages, ou encore leurs relations avec les autres et leur manière de voir le monde, leur mode de vie est bien éloigné de celui de leurs parents au même âge » (Les Quincados, Calmann-Levy).

Et le regard d’autrui ?

Allongement de la durée de vie et recul de l’âge de la retraite n’ont-ils pas participé à cette transformation du mode de vie des quinquas-sexagénaires… et à notre manière de les voir ? Mais qu’on soit un papy dynamique ou non, les chiffres sont là. Ils avancent, les aiguilles de l’horloge tournent, bref, le temps passe, on vieillit.

Pour Léa Raimon, ces jeunes seniors d’aujourd’hui souffrent peut-être du regard d’autrui sur ce point : « Même si ces quincados ne se sentent pas vieillir, la société leur renvoie leur âge. » Or ces quincados, selon Serge Guérin, « veulent un libre arbitre de l’âge, c’est-à-dire décider de ce qui est bon pour eux, de ce qui leur plaît, sans se conforter à une image standardisée en fonction de leur état civil ». Euh… ce serait pas valable pour n’importe qui, à n’importe quel âge, ça ?

On a trouvé un slogan pour un effet anti-âge et liberté garanti, bien meilleur que toutes les crèmes antirides : À bas les normes, et vive la vie !

M.M.

Juliana Bakaman et Sandrine Vrignaud, les bras solidaires de l’université

#VisMaVille Juliana Bakaman et Sandrine Vrignaud sont bénévoles à l’association « Les Bonnes Mines ». À la faculté des Tanneurs, elles mènent des actions concrètes pour redonner le sourire aux étudiants en situation de précarité.

Ce vendredi midi, au premier étage de la faculté des Tanneurs, le frigo est déjà vide. Chantal et Sandrine, bénévoles de l’association Les Bonnes Mines arrivent avec le chariot rempli de nourriture pour le réapprovisionner en prévision des étudiants qui passeraient par-là, le ventre vide : tomates, concombres, courgettes, pêches, champignons et yaourts prêts à consommer, et accessibles à tous, sans justificatif et surtout totalement gratuits.

Depuis le début du mois de septembre, ce frigo solidaire, financé par le Centre Communal d’Action Sociale de la ville de Tours, est géré par l’association « Les Bonnes Mines ». Un collectif aux trente bénévoles né à la faculté des Tanneurs en février 2022 du constat de « la précarité galopante des étudiants. Les malaises vagaux se multipliaient, beaucoup ne mangent pas tous les jours faute de moyens », observe Sandrine Vrignaud, bibliothécaire aux Tanneurs et chargée de communication à l’association.

Elle bénéficie de son expérience dans des associations caritatives telles que « La Table de Jeanne Marie », tout comme Chantal Lefort, la présidente de l’association côté personnel de l’université. Le partenariat est établi avec les associations caritatives et deux boulangers qui font des dons, tout comme les membres de l’université.

L’originalité des « Bonnes Mines » est d’associer à égalité personnel de l’université et étudiants, sans hiérarchie. Juliana Bakaman est la co-présidente, étudiante en 3e année de psychologie. Arrivée de Guyane pour ses études à Tours, elle connaît aussi son lot de difficultés.

La précarité guette nombre d’étudiants, que ce soit au niveau de la nourriture, du logement ou de la santé, surtout depuis la crise du Covid qui les a privés d’emploi. « J’ai toujours voulu m’engager dans une association, participer à une fondation, quelque chose de nouveau. Avec Les Bonnes Mines, on crée du lien social avec les étudiants, ils se sentent considérés, moins seuls. Je le constate certains sont isolés, sans relation sociale, on crée ainsi un premier contact. »

La distribution alimentaire menée trois fois par semaine, avant le déjeuner, tout près de la passerelle des Tanneurs, est un succès. Environ 200 étudiants viennent s’y approvisionner toutes les semaines. Juliana a aussi développé son anglais car les situations difficiles concernent également les étudiants étrangers. « Je suis un peu devenue la traductrice », sourit la pétillante jeune fille qui aimerait devenir plus tard, après son master, psychologue spécialisée pour les enfants et adolescents. Comme une continuité de son attention envers les autres.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

On a testé la « food du moment » de La P’tite Maiz Le Bar

Après la brasserie La P’tite Maiz… le bar La P’tite Maiz ! Et comme on peut y grignoter de chouettes petits plats, on y a fait un tour pour notre chronique resto.

Les amoureux(ses) de bière connaissaient déjà La P’tite Maiz, sympathique brasserie locale lancée par Christophe Le Gall et Quentin Besnard. Mais comme les deux amis ont visiblement soif d’aventure, c’est du côté de la place du Grand Marché qu’ils ont choisi de poser leurs pintes depuis début août, pour une version bar de La P’tite Maiz ! Et un bar où – chronique resto de tmv oblige – il est également possible de manger.

Ce midi ensoleillé, on flâne donc sur cette « nouvelle » place du Monstre, toute belle et reliftée, avant de tomber sur le plat du jour unique de l’établissement. Ni une, ni deux, on ne peut manquer l’occasion (on avait déjà loupé leur poutine à la truffe, à notre plus grand désarroi) et goûter à l’omelette aux cèpes.

Une formule du midi et un galopin !

Aux manettes, c’est Julien Proutière, alias mister julienaubeurre.fr, excellent nom de la cuisine. Tandis que certains journalistes de tmv ont déjà du mal à cuire des pâtes, Julien est diplômé de l’Institut Paul Bocuse Lyon. Rajoutez à ça la présence de Thomas Ballester, l’ancien chef pâtissier de l’Aubépine, pour l’épauler, autant vous dire que c’est confiance aveugle pour tester les lieux.

Le magnum cake est une spécialité des lieux !

À l’intérieur, une équipe chaleureuse qui sait accueillir et mettre à l’aise. On se laisse porter par la playlist diffusée, passant de Franz Ferdinand à Muse et Queens of the stone age, et on tente un galopin de Captain Hopvious pour patienter. Un système de bipeur électronique vous prévient quand votre plat est prêt : on attaque donc l’omelette aux cèpes tamagoyaki.

Bien fondante, avec un accompagnement de nouilles un poil relevé, des accords réussis, une assiette pleine de saveurs : rien à dire, c’est du tout bon. Il y a également un antipasto pour la mise en bouche, une tartine qui fait son effet puisque le pain vient des Blés de demain, une boulangerie sur laquelle on a déjà flashé il y a peu.

Reste à y retourner le soir, où la cuisine se veut différente. Exit le choix unique de la « food du jour », place aux « piques », des tapas servis sous forme de brochettes verticales, dans des créations de la céramiste Léa Caïe. Vivement l’apéro…

Chronique : Aurélien Germain / Photos : tmv (principale) et FB La P’tite Maiz (magnum cake)


> L’addition : à midi, ce jour-là, la formule 1 affichait 12 € pour l’antipasto, le plat et un galopin (ou café). Ou formule 2 à 19 € en rajoutant une boisson et la spécialité « magnum cake ». Suivant le plat, la formule 1 peut aussi monter à 15 €. Tapas entre 4 et 12 € le soir.
> Le bar La P’tite Maiz : 53 place du Grand Marché, à Tours. Ouvert du lundi au samedi, de midi à 2 h du matin. « Food du moment » le midi et « restauration piques apéro » et tapas le soir. Bar à bières.
> Contact : facebook.com/barlaptitemaiz ou instagram.com/barlaptitemaiz Et laptitemaiz.com

***L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération***

Horoscope WTF du 12 au 18 octobre 2022

C’est l’heure d’une bonne dose d’astrologie avec l’horoscope WTF de tmv. Bonne chance à tout le monde, surtout aux Poissons qui sont cette semaine des Schtroumpfs.

Bélier

Amour

Rien dans l’frigo, rien dans l’slip
et rien dans l’cœur. Sale semaine pour vous.

Gloire

Courage, plus que 81 jours avant
2023. Qui sera une année tout aussi pourrie,
soit dit en passant.

Beauté

Donnez-moi un A, donnez-moi
un C, donnez-moi un N, donnez-moi un
É ! Ouaiiis, c’est le retour de l’acné pour
les Béliers !

Taureau

Amour

Qui est-ce qui va avoir une
suuuper semaine trop géniale car c’est
le signe astrologique le plus parfait du
moooonde ? … Eh bah c’est pas vous.

Gloire

Q.I en baisse. Force est de
constater que vous n’êtes pas la truite la
plus oxygénée de la rivière.

Beauté

En avril, ne te découvre pas
d’un fil. Mais on est en octobre, alors on
s’en fout : A POIL LES TAUREAUX !!!

Gémeaux

Amour

Vous êtes l’équivalent du trou
dans une raquette.

Gloire

En changeant 5 lettres à travail,
on obtient rhododendron. COÏNCIDENCE
? JE NE CROIS PAS.

Beauté

Ne complexez pas sur vos poignées
d’amour. Elles servent à vous porter
quand vous êtes bourré(e).

Cancer

Amour

Coucou les Cancers, on n’oublie
pas qu’en amour, vous êtes aussi sincère
qu’un député français. A+ !

Gloire

Petit conseil de bon aloi : « Besser
alt mit ehren, als jung mit schande » !

Beauté

La vache, c’est plus le melon que
vous avez là, c’est carrément la pastèque.

Lion

Amour

Tsss… faire l’amour en chaussettes
à votre âge… Pas trop honte ?

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se
lèvent tôt. Donc pas aux grosses feignasses
comme vous.

Beauté

Cette semaine, vous souffrez
d’éréthisme. (et voilààà, les feignasses vont
aller chercher sur Google)

Vierge

Amour

Il y a de l’eau dans le gaz
avec votre amoureux/se. Par chance,
on n’aura bientôt plus de gaz non plus. Alors ma foi…

Gloire

Sale semaine en perspective,
puisque vous perdrez au bras de fer
contre Jamel Debbouze.

Beauté

Déduisez-en ce que vous
voulez, mais un proverbe camerounais
dit : « Un porc ne dit jamais qu’il a trop
de graisse. »

Balance

Amour

Y a rien qui va dans votre vie
sentimentale. Mais comme d’habitude, « c’est pas votre faaaaute » toussa toussaaaa.

Gloire

Pesticides, pollution, surconsommation…
Pour vous, l’avenir est dans
la raclette !

Beauté

Le temps passe, mais votre
charme reste intact. (pas comme les
Sagittaires. Jetez-leur des cailloux à ces
laiderons)

Scorpion

Amour

Question dilemme : vous préféreriez
embrasser Jean Castex sur la bouche
pendant 5 ans ou avoir le visage de Ribéry
pendant 1 an ?

Gloire

La vie est un long fleuve tranquille.
Sauf pour vous : c’est comme si vous
ramiez avec deux grosses saucisses.

Beauté

Achetez-vous ENFIN un
cache-tétons, par pitié.

Sagittaire

Amour

Votre fruit à vous n’est absolument
pas défendu. Bande de lubriques.

Gloire

Semaine foutue, puisque le
livreur passera vous donner votre colis
important entre lundi 12 h 39 et samedi
8 h 22.

Beauté

Achetez-vous des genoux. Les
vôtres sont moches.

Capricorne

Amour

En secouant fort le mot « étalon
», on obtient « sans talent ». Posez-vous
les bonnes questions.

Gloire

Osez faire ce que personne n’a
jamais osé : poussez enfin cette foutue
mémé dans les orties.

Beauté

Vous êtes magnifique en ce
moment. On dirait que vos fesses nous
sourient.

Verseau

Amour

Certains auraient mieux fait
de rester à l’état de spermatozoïdes. Votre
ex, par exemple.

Gloire

Avec votre carrure du moment,
difficile de ne pas vous comparer à un nem.

Beauté

On vous surnomme Tyrannosaure.
Grande gueule mais petits bras.

Poissons (mais cette semaine, vous êtes Schtroumpf)

Amour

Dimanche, vous allez schtroumpfer
une grosse schtroumpf. Et la vache… !
Ça va schtroumpfer sévère !!!

Gloire

Que dit un schtroumpf quand
il vous schtroumpfe ? …. Schtroumpf !
HAHAHAHA.

Beauté

Votre petit schtroumpf provoque
bien des fantasmes. N’oubliez pas
de le schtroumpfer.

A la recherche des « quincados » : l’âge, c’est dans la tête ?

Et toi, l’âge, ça va ? C’est la question que nous avons posée autour de nous, pour débusquer quinquas qui ne veulent pas vieillir (ces fameux « quincados ») et seniors bien dans leurs baskets.

On s’imagine volontiers Thierry, la cinquantaine bedonnante, moulé dans un jean slim, baskets aux pieds et cheveux gominés, des enfants déjà grands. Marié ou non, Thierry a un regain de vitalité. Il passe quelques soirées devant sa console, rattrapant le temps perdu. Les sorties nocturnes arrosées avec les copains ne sont pas de refus. Bien sûr, le foie ne résiste plus aussi bien qu’avant, et au lieu de rentrer en titubant, il appelle volontiers un taxi.

Lorsque Thierry traine le lendemain, toute la journée en pyjama dans le salon à grignoter des chips dans le canapé, sa femme (ou ses enfants, au choix) lui rappellent qu’il faut qu’il range sa chambre, et qu’un vrai repas, c’est bien aussi. Thierry, un vrai gamin ! Un quincado ?

« Mordre la vie à pleines dents »

Nous n’avons pas rencontré Thierry, mais Valérie. Un profil légèrement différent. 58 ans, célibataire, deux grands enfants dont le petit dernier fait déjà ses études supérieures. « J’assume mon âge, il apparaît même sur mon profil Facebook. Je suis dans une chouette période : quand les enfants sont grands, on retrouve de la liberté, on n’est plus contraint par les vacances scolaires, et on a encore de l’énergie pour profiter de la vie ! ».

Ajoutez à cela une garde-robe colorée (pour Valérie, hors de question de se limiter en se disant « ce n’est pas de mon âge »), 4 à 6 h de fitness par semaine pour garder la forme et se dépenser, et vous obtenez un portrait qui ressemble un peu au « quincado » décrit par Serge Guérin dans son livre Les Quincados paru en 2019 chez Calmann Levy, qui écrivait par exemple « au lieu de se regarder vieillir, ils mordent à pleines dents dans la vie ».

« Je me considère comme une mamie jeune et branchée »

Cela pourrait être le crédo d’Isabelle, retraitée de 65 ans. « Je ne me considère pas comme une senior. Avec des enfants et des petits-enfants, tu ne peux pas te complaire dans un univers trop fermé : j’essaie de rester jeune pour eux, je me considère comme une mamie jeune et branchée. D’ailleurs je n’ai pas l’impression de faire mon âge, et mes deux meilleures amies sont aussi jeunes d’esprit que moi ».

Elle ajoute en riant : « J’ai ma carte SNCF Senior, ça c’est bien pratique, et je sais l’âge que j’ai, mais je ne me sens pas vieille dans l’âme… C’est un fait : je n’attire pas les mémés ! ».

Assumer son âge, mais le vivre comme on l’entend. C’est le discours que l’on retrouve aussi chez Denis, bientôt 60 ans, qui a pourtant des loisirs bien différents de nos deux amatrices de sorties entre amis, de théâtre ou de sport. Toujours enseignant, il attend la retraite pour pouvoir passer encore plus de temps à jardiner, bricoler, lire, jouer de la musique, écrire… et à choyer ses futurs petits-enfants. « Peut-être que je redeviendrai un peu ado quand je serai avec eux ? » se demande-t-il.

Comme Valérie, la cinquantaine ne lui a fait ni chaud ni froid, à la différence du passage à la quarantaine, un peu plus dur à encaisser, avec une prise de recul finalement bénéfique : « On laisse de côté les tracas peu importants, on se concentre sur l’essentiel. »

L’essentiel pour nos quinquas ? La liberté, la joie de vivre, et profiter du temps qu’on a encore devant soi. Que ce soit pour lire un bon bouquin au coin du feu, ou sortir s’enivrer jusqu’à pas d’heure, finalement, quincado ou pas, est-ce que l’important ne serait pas de vivre sans se préoccuper du regard des autres, qu’ils nous considèrent comme des ados attardés ou des seniors encroûtés ?

Maud Martinez


BOOMER OU QUINCADO ?

→Les quincados sont des baby-boomers qui arrivent dans le grand âge en voulant vivre encore et toujours à 100 %. « Prendre de l’âge sans vieillir » serait leur mojo. Mais les baby-boomers, ces gens nés dans l’euphorie de l’après-guerre qui atteignent aujourd’hui la soixantaine sont aussi à l’origine de l’expression « OK Boomer », popularisée par le web.

→Le boomer devient alors celui ou celle qui a une vision conservatrice et planplan des défis sociétaux d’aujourd’hui. Question qui tue : le boomer peut-il être aussi quincado, ou celui-ci est-il forcément branché et connecté à nos enjeux de société ?

Indre-et-Loire : économies sur les illuminations de Noël

Les municipalités d’Indre-et-Loire continuent de cogiter pour réduire leur facture énergétique. Dans le viseur, les illuminations de Noël.

Les faits

Dur, dur d’imaginer un Noël sans guirlandes et illuminations. Mais il va falloir réduire la voilure cette année ! Face à la flambée des prix et la situation actuelle, les municipalités du département réfléchissent aux moyens possibles pour baisser la facture énergétique (lire également tmv n°426), ce qui passera donc aussi par les équipements lumineux.

Ça change à Tours

À Tours par exemple, le choix a été fait d’installer moins de décorations dans l’hyper-centre. Ce qui avait déjà été le cas, comme nous vous le disions la semaine dernière, dès 2020 sans que pas grand monde ne s’en aperçoive. En 2021, un rang sur deux avait été supprimé rue Nationale.

La Ville a également décidé de les allumer un peu plus tard. Cela se fera à la tombée de la nuit, entre 17 h et 17 h 30. Elles brilleront jusqu’à minuit et non 1 h du matin, exception faite du soir de Noël et de Nouvel an. La facture devrait rester salée, mais un peu moindre, d’autant que « la plupart des illuminations sont en Led et consomment peu », a indiqué Martin Cohen, adjoint à la transition écologique et énergétique, dans les colonnes de la NR.

Amboise, Loches et les autres

Tours n’est pas la seule dans ce cas-là. La Ville de Loches a décidé d’allumer ses décorations de Noël le 15 décembre, au lieu de fin novembre. Des illuminations qui seront directement enlevées le 31 décembre. Idem à Ballan-Miré qui retirera tout ça dix jours plus tôt que prévu.

Du côté d’Amboise, les plages-horaires seront quant à elles réduites. À Monts, seuls certains carrefours de la commune seront éclairés.

Consultation citoyenne

À Château-Renault, la mairie a voulu laisser la parole aux habitant(e)s. « La période de Noël devant rester un moment magique, la Ville entend toutefois faire les choses de manière raisonnée », prévient-elle en préambule d’un document posté sur sa page Facebook : il s’agit d’un questionnaire à remplir, une consultation citoyenne concernant les secteurs à illuminer, leur durée, ou encore la période d’éclairage à favoriser.

Aurélien Germain / Photo NR

Nouveaux animaux de compagnie : les conseils du vétérinaire spécialiste François Guiraud

Qui de mieux qu’un vétérinaire pour nous aider à tout savoir des NAC, les « nouveaux animaux de compagnie » ? À Tours, le docteur François Guiraud soigne chiens, chats… et NAC en tous genres, en étant l’un des rares spécialistes en reptiles de la région.

Avant d’acquérir un animal qui sort de l’ordinaire, à quoi faut-il penser ?

Avant toute chose, il ne faut pas céder au coup de cœur. Quelle sera la taille adulte de l’animal ? Quelles installations sont nécessaires ? C’est parfois assez contraignant, et pour certains serpents, il faut non seulement avoir un endroit où l’animal vit, mais aussi développer des élevages de rongeurs ou de grillons en parallèle, pour les nourrir ! Et un reptile est difficile à faire garder. On ne peut pas le mettre en chenil comme un chien, et les amis ou voisins sont parfois réticents à vous remplacer pendant votre absence.

Vous parliez d’installations…

Il faut reconstituer chez vous le biotope naturel de l’animal, son cadre de vie. Or, des reptiles, il y en a partout sur la planète ! Dans des régions désertiques, dans des zones équatoriales humides… Certains sont arboricoles, d’autres vivent au sol… Il faut donc constituer un habitat qui lui convient, avec une température et un taux d’humidité adaptés. Vous ne pouvez pas mettre un reptile arboricole dans un décor de désert australien pour faire joli.

 

 

Et il faut aussi anticiper la taille adulte. Chez certains clients, c’est une chambre entière qui est transformée en terrarium pour un grand serpent. Tout cela est primordial : 80 % des maladies que je vois sont liés à des problèmes d’inadaptation du reptile au milieu dans lequel on le fait vivre.

Et côté réglementation, ça se passe comment ?

Il faut bien se renseigner : pour certains animaux l’identification est obligatoire, ou bien le nombre d’animaux est limité. Pour certains types de serpents il faut aussi passer un certificat de capacité qui contrôle vos connaissances.

Il y a quand même des animaux plus simples à gérer ? Les tortues peut-être ?

Les tortues terrestres peuvent souvent s’autogérer, dans un jardin clos, elles sont quasiment autonomes. Mais attention quand même : il faut les protéger pendant l’hibernation, pour que les rats ne viennent pas les attaquer et les manger par exemple. Certains clients m’ont ramené des carapaces vides au printemps : les rats avaient creusé un tunnel pour passer sous la porte de leur espace grillagé. Quel que soit l’animal, il faut bien le connaître pour pouvoir s’en occuper.

Propos recueillis par Maud Martinez


> Retrouvez l’intégralité de notre dossier sur les nouveaux animaux de compagnie, dans le n°426 de tmv, du 5/10/2022 ou dans notre rubrique « l’hebdo en pdf »

 

Chroniques culture : des romans d’histoire pop’, le plein de BD et de comics, et la série glaçante de Netflix

Cette semaine, on vous a choisi une nouvelle collection géniale, les romans d’histoire pop’ ! On lit également le tome 3 de Reckless et un paquet de BD… sans oublier de regarder la mini-série Dahmer.

LE LIVRE DE LA SEMAINE
MON ENFANCE TOUT FEU TOUT FLAMME

« Dans la collection Romans d’Histoire pop’, on ne vous raconte pas d’histoires. L’Histoire avec un grand H est respectée. (…) Leur forme n’a en revanche rien de sérieux. » Tout est dit dans ces quelques lignes de présentation de la nouvelle collection « Romans d’Histoire pop’ », la dernière bonne idée des éditions Eyrolles.

Ici, le pep’s se retrouve aussi bien dans la forme (couverture des ouvrages flashy et fun, tenue funky, tranche orange qui pète) que dans le fond : on revisite la vie de figures historiques, mais avec fantaisie, humour et intelligence.

On a donc, en toute logique, eu un coup de cœur pour cette collection maline comme tout, dirigée par Elisabeth Segard, et qui propose notamment « Mon enfance tout feu tout flamme », roman sur les premières années de Jeanne d’Arc.

L’auteur Michel Douard se sert d’une écriture actuelle pour nous faire découvrir la célèbre pucelle sous un autre jour. On sourit donc très souvent tout au long de ces 240 pages (qui se lisent en un éclair) : « Mon enfance tout feu tout flamme », verbalement anachronique, offre un réel plaisir de lecture et, surtout, prouve en deux secondes chrono que les biographies historiques peuvent intéresser le plus grand nombre quand elles sont à ce point si bien vulgarisées et sympathiques.

Aurélien Germain

LE COMICS
RECKLESS – TOME 3

Ô joie, ô bonheur ! Voici venu le T3 de « Reckless » (éditions Delcourt), la série poisseuse de Brubaker et Philipps. La saga continue donc, toujours aux côtés d’Ethan Reckless, grand blond dur à cuire et taciturne qui, cette fois, doit enquêter et faire tomber un magnat de l’immobilier de Los Angeles. Une plongée dans l’inconnu qui risque bien de prendre une tournure mortelle…

Le duo offre de nouveau un polar âpre et rugueux, emmené par un récit bien charpenté, un trait épais et une colorimétrie simplement parfaite. La violence est ici un peu moindre, mais l’aspect psychologique prend le dessus : pas de souci, Brubacker et Philipps réussissant ici leur troisième opus avec brio.

A.G.

LA SELECTION BD

L’événement de la semaine, c’est la sortie de « Dernier week-end de janvier » (éd. Casterman), où Bastien Vivès déploie une fois de plus un sens inégalé du récit. Un moment de grâce, magnétique, avec en toile de fond le Festival BD d’Angoulême et une histoire d’amour qui vous émeut.
Avec le Tome 39 de son héros Jeremiah, « Rancune » (Dupuis), Herman prouve de nouveau son talent, avec son art de la mise en scène, sa palette graphique, ses ambiances et la noirceur de son propos qui met à nu l’âme humaine. Un récit post-apocalyptique.
Ce n’est pas mieux avec « Très chers élus » (Delcourt) où Gueguen, Tronchet et Terier se penchent sur 40 ans de financement politique. Après un tel réquisitoire et cette enquête choc, difficile de rapprocher les élites du peuple…

On se détendra avec la série « Valérian vu par… » : Virginie Augustin se confronte, avec « Là ou naissent les histoires » (Dargaud), à l’univers de Mézières et Christin. Ce dernier signe d’ailleurs le scénario de ce nouveau chapitre et son vieux complice y fait une apparition remarquée.
Enfin, on se précipitera sur « Tours » (Petit à Petit), où une foule de dessinateurs tourangeaux se sont alliés pour raconter, de Saint-Martin à la Révolution, l’histoire de notre ville. Passionnant et hyper bien documenté !  Hervé Bourit

LA SERIE
DAHMER

Sorti le 21 septembre dernier sur Netflix, « Dahmer » s’est rapidement hissé en tête des fictions les plus regardées sur la plateforme. Créée par Ryan Murphy – mister American Horror Story – elle retrace le parcours du serialkiller Jeffrey Dahmer, alias le Cannibale du Milwaukee. Mieux, elle est portée à bout de bras par un Evan Peters terrifiant, dont la prestation convaincante est impossible à prendre en défaut.

Précis dans sa reconstitution (l’épisode sur le procès est glaçant de réalisme), « Dahmer » surligne également à quel point la police a failli dans cette affaire. Jamais racoleuse, privilégiant le psychologique, la série prend aux tripes de bout en bout. Littéralement.
A.G.

Dans le quotidien de Maël Fusillier, régisseur son et créateur sonore au Théâtre O

#VisMaVille Maël Fusillier est régisseur son et créateur sonore au Théâtre Olympia de Tours. Un métier qui s’exerce en coulisses mais qui se révèle plus créatif et relationnel qu’on ne l’imagine.

Au deuxième étage de l’imposant bâtiment en verre du Théâtre Olympia, Maël Fusillier prépare son matériel dans la petite remise dédiée : micros, câbles et divers matériels sonores attendent la reprise des représentations.

En ce mois de septembre (période à laquelle est réalisée notre rencontre avec Maël – NDLR), il faut s’assurer que tout fonctionne bien. Prévoir est le maître mot du métier, même s’il faudra faire face aussi aux défaillances inattendues telle une panne de micro !

Premier grand rendez-vous pour le régisseur son : la présentation de saison où il sera en première ligne avec l’accueil d’un groupe de musique dans le hall.

Dans son quotidien, Maël Fusillier, à peine 23 ans, s’occupe principalement de la partie sonore pour le Jeune Théâtre en Région Centre (JTRC), les jeunes comédiens en contrat au théâtre, de l’accueil des techniciens qui accompagnent leurs compagnies venant jouer sur place, et de la création sonore et vidéo sur certaines pièces, comme l’an dernier sur « Grammaire des mammifères », de Jacques Vincey, avec qui il va d’ailleurs partir en tournée.

La création sonore, inventer une partition, une ambiance musicale, ajouter des effets de voix, c’est sa spécificité à laquelle il ajoute de la création vidéo. Tous les régisseurs-son n’ont en effet pas ces compétences. Ce côté créatif qui s’ajoute à la technicité du métier (savoir faire fonctionner une table de mixage, des micros,…), le rapproche des artistes qu’il aime tant.

Car Maël, musicien depuis son plus jeune âge, a su très tôt qu’il serait compliqué d’en faire son métier. « Au collège, je me suis décidé à travailler dans le milieu, mais à côté, car j’avais aussi une appétence pour la technique et le bricolage. » Il débute par la régie son dans une salle de musiques actuelles, à La Rochelle, avant d’atterrir, il y a deux ans, à Tours. Le théâtre est une totale et heureuse découverte pour lui. « J’ai mon mot à dire, on apporte à la création, on échange avec l’équipe, il y a beaucoup de réflexion. Dans la musique, j’avais plus l’impression d’être plus passif, à l’affût le jour du concert. »

Cet échange avec les artistes, Maël le définit comme réciproque. « On dit que la technique est au service des comédiens. Mais le son et la vidéo donnent aussi un contexte aux comédiens qui vont les restituer dans leur jeu. »

Le régisseur voit aussi son rôle comme celui d’un accompagnateur, facilitateur, de par sa place en retrait de la mise en scène. « Au moment des créations – une période intense – je leur apporte un café pour décompresser, je m’assure qu’ils vont bien, cela peut débloquer certaines choses. »

Un travail d’équipe qu’il souhaiterait poursuivre au-delà de son contrat qui s’achève en juin prochain. Intermittent du spectacle, le jeune homme s’imagine travailler pour différentes structures et, pourquoi pas, mêler le théâtre et la musique.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

 

On a testé les burgers aux falafels de Ma Petite Dînette

On connaissait la Dînette, à deux pas de l’Opéra. Voici maintenant Ma Petite Dînette, sa deuxième version, dans la galerie du Grand-Passage.

La Dînette, le fameux restaurant et salon de thé rue Corneille, a une petite soeur ! Son nom ? Ma Petite Dînette. Où vit-elle ? Rue de Bordeaux. Plus précisément, dans la galerie du Grand-Passage. C’est ici que cette mini-version de la Dînette a ouvert ses portes, le 22 juin dernier.

Mini-version, car force est de constater que les lieux sont plutôt exigus – peu de places, mais elles sont prisées ! – on vous le dit donc tout de go : si vous êtes intéressé(e)s, réservations plus que conseillées ! Mais bonne idée, il est également possible de prendre à emporter.

En entrant dans Ma Petite Dînette, tout fleure bon l’esprit cocooning. Les fauteuils sont confortables et les plus chanceux(ses) peuvent se glisser sur cette banquette dotée de gros coussins. La salle, coquette, est lumineuse puisqu’entièrement vitrée. Les tables en bois, agrémentées de serviettes noires et de sets de table verts, font le reste.

On jette un œil à la carte : il y a le choix entre des salades gourmandes (César ou chèvre chaud) et les plats chauds. Au menu notamment, le wrap poulet à la provençale ou les briques de thon rouge et le caviar d’aubergine. Il y a aussi un burger alléchant, avec lard fumé, confit d’oignons et fromage à raclette.

Burger falafel et frites maison

Mais pour changer un peu, on tente l’option végé : le burger… falafel ! La cuisine, au sous-sol, carbure, car les lieux se remplissent vite. Notre assiette arrive rapidement et on peut dire que le burger falafel tient toutes ses promesses. Il est même plutôt copieux et bien garni. Côté accompagnements, il y a un peu de salade, mais également et surtout d’excellentes frites maison qu’on a adorées.

Au final, c’est une agréable surprise. À noter qu’après le déjeuner, l’après-midi, Ma Petite Dînette se transforme en salon de thé. Avec, cette fois au programme, des glaces artisanales, des desserts et pâtisseries maison, des boissons et une sélection de thés Damman Frères et Palais des Thés.

Aurélien Germain


> L’addition : Le burger falafel coûte 14,90 €. Pour le reste du menu, comptez entre 10,90 € (la quiche poulet) et 16,90 € (les briques de thon rouge par exemple). Sinon, les salades gourmandes affichent 16,90 €. 

> C’est où ? Galerie du Grand-Passage, au 18, rue de Bordeaux. Ouvert du mardi au samedi, le midi. L’après-midi, c’est salon de thé ! Sur place ou à emporter. Contact Tél. 02 47 61 22 27. Ou sur facebook.com/mapetitedinette ou par mail : mapetitedinette37@ orange.fr

Horoscope WTF du 5 au 11 octobre 2022

Et c’est reparti pour une petite dose d’astrologie. Toutes les vérités sont bonnes à dire, et elles sont dans l’horoscope de tmv.

Bélier

Amour

Ne perdez pas votre temps
avec les Balances. Ils ne vous aiment que
pour votre pognon et votre postérieur
gracieux.

Gloire

Vous êtes autant respecté(e)
qu’une dinde le soir de Thanksgiving.

Beauté

…………… [écrivez le compliment qui
vous ferait plaisir, vu que vous râlez toujours
que l’horoscope est trop vilain avec
vous]

Taureau

Amour

La frustration sexuelle donne
l’impression de lire trois fois la même
chose.

Gloire

La frustration sexuelle donne
l’impression de lire trois fois la même
chose.

Beauté

La frustration sexuelle donne
l’impression de lire trois fois la même
chose.

Gémeaux

Amour

Sale semaine, parce que tout,
tout, tout est fini entre vous, tout, vous
n’avez plus la force du tout, tout, d’y
croire et d’espééééreeeer.

Gloire

Achetez-vous un Bescherelle et
retenez que les Si n’aiment pas les Rais.

Beauté

Et Lassie n’aime pas votre raie.
Mais ça, c’est une autre histoire.

Cancer

Amour

On dit que les yeux sont le
miroir de l’âme. Chez vous, c’est plutôt
le frigo.

Gloire

La fin du monde est prévue
samedi 12 juin 2039. Mais vous ne vous
en apercevrez pas, puisque vous serez
bourré(e) comme tous les samedis.

Beauté

Grattez-vous les croûtes.

Lion

Amour

Le sachiez-tu ? Victor Hugo
a intitulé son livre « Les Misérables »,
après avoir vu qui étaient les ex des
Lions.

Gloire

En verlan, Lion donne Noil.
Et en changeant une lettre, on obtient
Noël. Soit le jour où vous vous rendrez
compte que, comme tout un chacun,
vous êtes inutile sur Terre

Beauté

Une récente étude lituanienne
montre que sur vos réseaux sociaux,
les « likes » sur vos photos ne sont dus
qu’à vos amis qui connaissent votre ego
fragile.

Vierge

Amour

Sauvez la planète, faites
l’amour à un(e) hippie.

Gloire

Force est de constater que vous
êtes comme le H de hôpital. Vous ne
servez à rien.

Beauté

Il faut savoir rire de tout. Surtout
de votre physique.

Balance

Amour

Une récente étude hongroise
indique que l’infidélité fait grossir. (on
vous laisse passer sur la balance)

Gloire

« Sur la… BALANCE » ! EN
PLUS VOUS ÊTES BALANCE. SAI
RIGAULO HIN KESSKON RIGAUL !

Beauté

Foutu pour foutu, tentez la
p’tite cure de Botox.

Scorpion

Amour

Ouuuuh y a clairement baleineau
sous gravillon avec la personne qui
se trouve à gauche de vous…

Gloire

(de toute façon, vous bouffez
à tous les râteliers. Le Scorpion est lubrique)

Beauté

Et lubrique rime avec « brique ». Ce que vous prendrez
par malchance sur la tête dimanche
prochain. (pas grave, puisqu’esthétiquement, vous  vous rapprochez du parpaing)

Sagittaire

Amour

En amour, vous vous comportez
comme des tourtereaux, mais
vous êtes surtout aussi gonflant(e)
qu’un pigeon.

Gloire

En parlant pigeon, c’est votre
surnom dans la vie professionnelle…

Beauté

… Mais on voulait pas balancer
hein ! (bon ok, c’est la personne
à votre droite qui a commencé à vous
surnommer ainsi)

Capricorne

Amour

Vous êtes à l’amour ce que
la pizza à l’ananas est à la gastronomie.
(ET VLAN DANS LES DENTS)

Gloire

Vous faites les prudes en
société, mais on sait très bien ce
qui se cache dans votre historique
Google…

Beauté

Votre ressemblance avec
Philippe Etchebest se fait de plus en
plus troublante.

Verseau

Amour

Petit complexe d’Oedipe qui
vous empêche d’avancer. Mais on ne
vous en veut pas, vous êtes Verseau.

Gloire

Force est de constater que vous
êtes aussi lent(e) qu’une saison de The
Walking Dead.

Beauté

Pas de chance. L’été n’a pas
changé votre peau de poulet.

Poissons

Amour

Moi au moins, je vous aime. Et
un sur 7,7 milliards, c’est déjà pas mal.

Gloire

Les Poissons sont nuls et n’arriveront
pas répéter 10 fois d’affilée
« l’abeille coule ».

Beauté

Poissons, ça rime avec morpion.
ET COMME DE PAR HASARD,
on a du mal à se débarrasser de vous.

Energie : objectif économies dans le département d’Indre-et-Loire

Un peu partout en Indre-et-Loire, les municipalités se préparent à l’hiver avec, en tête, les pistes possibles pour réduire la facture énergétique.

Les faits

Ce n’est un secret pour personne : les factures énergétiques vont exploser cet hiver. Comme les habitant(e)s, les municipalités aussi prévoient de tout faire pour limiter les dégâts. À Tours par exemple, la Ville ambitionne de faire une économie de 500 000 € sur la facture annuelle. Une obligation, puisque d’après Martin Cohen, adjoint à la Transition écologique et énergétique, « dans le contexte de hausse du prix de l’énergie, nous allons passer de 4,5 millions d’euros en 2019 à 7 millions en 2022 et 10 millions en 2023 ».

Les idées et projets

Pour réduire la facture, il faut donc des idées. Dans le département, à Amboise par exemple, la mairie éteint désormais l’éclairage public, de 23 h à 5 h du matin (sauf 5 axes fréquentés par les piétons). Idem à Fondettes.

En Indre-et-Loire, les piscines ont aussi pris le pli. « La Plage » de Saint-Avertin avait notamment baissé d’un degré la température de son bassin et ce, depuis juin déjà. Tours a fait de même avec ses piscines municipales, mais aussi ses gymnases depuis la rentrée. Elle a aussi acté l’automatisation de l’extinction des ordinateurs et imprimantes raccordés aux réseaux.

Côté éclairage, le fameux « Parcours lumières » sera réduit d’une heure. Quant aux illuminations de Noël, elles seront repensées et un peu moins nombreuses, rue Nationale. « Ce qui avait déjà été le cas l’an dernier et personne ne s’en était aperçu », souligne-t-on du côté de la mairie de Tours.

Mais pas que…

Sauf que ça ne suffira pas. À plus long terme, la Ville de Tours a aussi prévu de ne déclencher la climatisation, l’été prochain, qu’à partir de 28°C et non 26. Elle réfléchit aussi à faire fonctionner moins souvent les fontaines publiques, très énergivores. Surtout, elle envisage de créer une société publique locale d’efficacité énergétique (SPL S2E), une sorte d’outil au service de la transition énergétique.

Même à la fac

Et même l’Université de Tours est concernée par le problème. Le Président et les doyens planchent actuellement sur des pistes de réflexion, tout en souhaitant le moins d’impact possible sur les 30 000 étudiant(e)s. Car la facture d’énergie, elle, s’annonce salée : près de 7 millions d’euros en 2023. Trois fois plus qu’en 2021.

Aurélien Germain

Festival Blagues [à part] : l’humour fait escale à Joué-lès-Tours

Ouf ! Après une longue attente due au Covid et aux restrictions sanitaires, le festival « Blagues [à part] » peut (enfin) présenter sa première édition. Au menu ? Trois têtes d’affiche, les humoristes de demain et des sourires à tous les étages.

Ziouuuf… retour en arrière ! En 2020 plus précisément : cette année-là, l’Espace Malraux, à Joué-lès-Tours, et AZ Prod s’associent pour lancer Blagues [à part], un festival d’humour qui doit se tenir en octobre. Têtes d’affiche et comiques en herbe sont au programme et doivent faire vibrer la Ville pendant trois soirs d’affilée.

Sauf que patatras ! À ce moment-là, durcissement des protocoles sanitaires, passage de l’Indre-et-Loire en « zone rouge » (oui, oui, vous vous souvenez…), jauges et distanciation physique dans les salles de spectacle compliquent l’organisation. Et entraînent l’annulation.

« On veut marquer les esprits »

En 2021, rebelote ! Pendant que l’on se demande quelle est notre narine préférée pour un PCR, le monde de la culture continue de souffrir et de faire avec ce qu’elle a. C’est-à-dire pas grand chose. Impossible donc de présenter une édition dite « normale » (avec restauration notamment), Blagues [à part] préfère alors de nouveau, et la mort dans l’âme, reporter à 2022…

En mai dernier, l’adjointe à la culture de Joué-lès-Tours, Caroline Chalopin, indiquait : « On ne voulait pas lancer une première édition en mode dégradé. On veut marquer les esprits avec un festival voué à se renouveler chaque année. Cette fois, tout est parfait. »

Oui, cette fois, tout est parfait. AZ Prod et l’Espace Malraux ont bétonné ce qui est leur première en Touraine. Les organisateurs se sont fixés sur trois soirs. Trois soirs où vont se succéder trois têtes d’affiche.

D’abord, François-Xavier Demaison le vendredi 7 octobre. Tout juste papa pour la deuxième fois – tmv, premier sur les potins ! – l’humoriste devrait être remonté à bloc et jouera son spectacle « Di(x)vin(s) », dans lequel il croque les personnages de sa vie, notamment son ado qui voudrait nettoyer la planète (« Bah, qu’elle range déjà sa chambre », balance-t-il), ou y raconte ses souvenirs de jeunesse.

Le lendemain, le 8 octobre, place à Verino qui affiche complet quasiment partout avec son « Focus », one-man show incisif qui n’épargne rien ni personne, en ratissant large, de l’écologie à la politique en passant par le racisme. Enfin, le 9 octobre, Alex Vizorek fermera le bal avec « Ad Vitam », où le chroniqueur belge réussit l’exploit de faire rire… avec la mort !

Mais loin de se contenter de ses trois « stars », les organisateurs du festival ont également souhaité mettre un coup de projecteur sur les artistes de demain. Quatre lauréats feront donc face aux mille personnes prévues chaque soir. Sélectionnés parmi des centaines de candidatures et suite à des auditions en public, Juloze, Cyrielle Knoepfel, Marina Izarra et Mouataz Guermah auront la lourde tâche de chauffer le public.

Un public qui pourra aussi profiter, avant les spectacles, d’un espace restauration, d’un cabaret et de la Ligue d’improvisation de Touraine. De quoi avoir le sourire aux lèvres du début à la fin.

Aurélien Germain


> Du 7 au 9 octobre, à l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours.
Tarifs : 35 € (réduit) ou 38 € (plein) la soirée.
Infos sur www.bap-festival.fr

 

Tours & agglo : Retrouvez notre numéro spécial saison culturelle 2022-2023

Envie de concerts, d’expos, de théâtre ou autres spectacles ? Notre numéro spécial saison culturelle sur Tours et son agglo est sorti !

Et c’est reparti pour un tour ! Comme chaque année, tmv vous propose un numéro spécial, dans lequel la rédaction vous propose un condensé de la saison culturelle à venir, à Tours et son agglo.

Dans nos contrées, les différents programmes s’annoncent plus que riches et variés. C’est un aperçu que l’on vous propose dans ce numéro 425. Vous y retrouverez un résumé (impossible de tout traiter par manque de place évidemment) de ce qui vous attend en Touraine.

Amusez-vous, émerveillez-vous, vibrez. La culture n’est pas qu’essentielle. Elle est vitale.

> A télécharger en cliquant JUSTE ICI ! 

 

 

Horoscope WTF du 21 au 27 septembre 2022

Cette semaine, ce sont les Poissons qui prennent cher dans l’horoscope WTF de tmv. Pourquoi ? Parce que.

Bélier

Amour

Tout finit par une rupture. Allez
A+ !

Gloire

L’alignement de Vénus et de l’étoile
polaire vous rappelle que cela fait 283 jours
que vous n’avez pas eu de bonne idée.

Beauté

Vous allez vous inscrire à la salle
de sport pour cette rentrée. Ce qui n’a aucune
crédibilité, puisque vous n’irez jamais.

Taureau

Amour

Pas d’inquiétude. Tel le kebab, vous
aussi vous trouverez votre broche un jour.

Gloire

« L’art de la réussite consiste à savoir
s’entourer des meilleurs », disait Kennedy. Pas
d’pot, vous n’êtes entouré(e) que de boulets.

Beauté

Votre carrure de panini vous incite
à reprendre le sport.

Gémeaux

Amour

Essayez l’accent belge quand vous
faites l’amour ; ça rajoutera du piment à votre
vie.

Gloire

Vos ennemis essayent de vous mettre
des bâtons dans les roues. Mais tout va bien,
car par chance, vous n’êtes pas une voiture.

Beauté

Gémeaux rime avec « sent le chameau
». Si ça c’est pas une coïncidence…
#NousSachons

Cancer

Amour

La vache, à ce stade, c’est carrément
la famine pour vous !

Gloire

Bonne nouvelle, vos parents gagneront
au loto cette semaine. Mais vous renieront
dans la foulée. Désolé.

Beauté

Maux de tête en ce moment.
Consultez un médecin. (ou arrêtez de picoler)

Lion

Amour

Lors des moments coquins, votre
expressivité de bulot shooté sous Lexomil
vous porte préjudice.

Gloire

Aucune idée et je m’en contrefous 🙂

Beauté

Court sur pattes, crinière épaisse,
pelage fourni : pas de doute, vous êtes un
poney.

Vierge

Amour

Vous allez lui donner les 38 secondes
de sexe les plus folles de sa vie. C’est
bien, on est content pour vous.

Gloire

Pfeuh, les coups bas de vos ennemis
vous glissent dessus…

Beauté

… Ce qui est normal, vu que votre
peau est toute grasse. Beh.

Balance

Amour

La personne à votre droite vous
dira prochainement « Naaaan, mais tu comprends, j’ai peur de te perdre comme ami(e),
notre amitié vaut plus qu’un simple instant
de tentation, tu vois, tout ça… »

Gloire

Si vous avez passé une semaine
pourrie, n’oubliez pas que celle-ci le sera encore
plus.

Beauté

Votre rire de truie vous perdra.

Scorpion

Amour

Ce week-end, coup d’un soir avec
un(e) fan de Christophe Maé. Sinon, rien à
signaler.

Gloire

Regardez dans le ciel ! C’est un
avion ? C’est un oiseau ? C’est Superman ?
Non, c’est la dignité des Scorpions qui s’envole !

Beauté

Vous êtes bien trop sexy pour ce
monde. Laissez un peu de chance aux autres.

Sagittaire

Amour

Votre avenir sentimental est à
l’image de votre transit intestinal : totalement
bouché.

Gloire

Il n’y a que deux inventions du
démon sur Terre : les trottinettes électriques
et les Sagittaires.

Beauté

Par chance, vous êtes la plus belle
personne de toute cette fichue planète. (hop,
bien rattrapé)

Capricorne

Amour

Bonne nouvelle ! Netflix va vous
contacter pour réaliser une série sur votre
vie amoureuse palpitante. Qui n’aura donc
que 3 épisodes.

Gloire

Les Sagittaires vous détestent. Détruisez-
les !

Beauté

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grfhtr 9048

Verseau

Amour

Regardez votre parcours amoureux
et vos ex, et constatez à quel point vous avez
des goûts étranges…

Gloire

La constellation du Macron vous
rappelle qu’il vous suffirait de traverser la rue
pour trouver du boulot.

Beauté

Vos défauts vous vont si bien…
qu’on ne voudrait pour rien au monde les
partager avec vous.

Poissons

Amour

Période de rut pour les Poissons
qui, du coup, choisissent vraiment
n’importe qui comme partenaires. (un
peu comme d’habitude en fait)

Gloire

Force est de constater que vos
références sont davantage Marc Dorcel
que Marc Levy.

Beauté

Vous avez un bras plus musclé
que l’autre. On se demande bien pourquoi,
hin hin hin…

Dans le quotidien des drôles de dames de la cinémathèque

#VisMaVille Agnès Torrens et Elsa Loncle animent la cinémathèque de Tours. Depuis plus de 15 ans, elles nous transmettent leur passion des films de patrimoine.

Le rendez-vous est bien connu des cinéphiles tourangeaux. Tous les lundis soirs, de septembre à juin, les fauteuils sont prisés aux cinémas Studio pour la séance hebdomadaire de la cinémathèque.

L’accueil par le trio de ses salariées, Agnès Torrens sa directrice, Elsa Loncle chargée de communication et Corinne Bellan de la comptabilité et logistique, est aux petits oignons. Un ou deux films du muet aux années 2000 sont diffusés, accompagnés d’une présentation fouillée par Agnès ou Elsa, d’un débat avec la salle, et souvent d’un invité.

 

Depuis 50 ans, la cinémathèque Henri Langlois de Tours a pour mission « d’intéresser les gens à l’histoire du cinéma, leur permettre d’accéder à une culture cinématographique, souligne Agnès Torrens. L’idée est que les jeunes générations puissent découvrir sur grand écran des classiques tandis que les gens qui viennent depuis plusieurs dizaines d’années puissent toujours découvrir un film, être étonnés ».

La programmation concoctée par Agnès Torrens et Elsa Loncle se compose en effet d’un subtil mélange de grands classiques (Ophüls, Lubitsch, Lynch, Pasolini…) et de nouveautés (deux films inuits inédits seront montrés), le tout relié par un fil conducteur, les femmes cinéastes et la question des rapports entre femmes et hommes pour cette saison.

« Nous aurons beaucoup de réalisatrices programmées comme Agnès Varda, Jane Campion, Sofia Coppola… Je suis partie du documentaire de Juliette Klinke qui rend compte de leur présence tant que le cinéma était un art, et qui constate que celle-ci s’est amoindrie lorsqu’il est devenu une industrie. Elle viendra présenter les deux soirées consacrées aux pionnières Lois Weber et Ida Lupino », détaille Agnès Torrens.

La programmation découle d’heures de recherches, d’inspirations, de visionnages, de lectures au fil de l’année et d’une part de hasard aussi. Quant à la logistique, elle est plus simple à présent car les films en 35 mm sont remplacés par le numérique. Un bouleversement dans leur fonctionnement et leurs habitudes. « Les gens ne sont plus habitués à voir une image qui saute ou entendre un craquement ! ».

Outre la construction de la saison, Agnès Torrens s’occupe des partenariats (Studio, médiathèque, musée des Beaux-Arts,…) et de l’accueil des tournages de films avec Elsa. « Nous sommes le guichet unique, nous faisons le relais des cinéastes auprès des services municipaux pour obtenir les autorisations de tournage », explique Elsa Loncle. Toutes deux possèdent en effet « trois ou quatre casquettes différentes. Nous sommes une toute petite équipe et il faut savoir tout faire », relève Agnès.

Gardant intacte leur flamme pour le cinéma et « le plaisir toujours présent d’accueillir notre public le lundi », elles espèrent que les 50 ans marqueront le début d’un nouvel élan car les spectateurs ont eu du mal à retrouver les salles depuis le Covid.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Bon plan du midi : on a testé le Bistrot 22

Situé place Gaston-Paillhou, le Bistrot 22 propose des formules déjeuner le midi et une ambiance davantage planchettes/apéro le soir.

Trois entrées, trois plats, trois desserts. Au Bistrot 22, c’est carte courte, mais efficace ! Et qui change chaque semaine. Installé depuis un an dans le secteur des Halles, à la place de Saveurs Rôties, cet établissement a fait le choix d’une formule déjeuner à moins de 20 € pour le midi et d’une partie apéro- planchettes le soir.

Pour nous, c’est évidemment l’aspect restaurant qui nous intéresse. Ce jeudi- là, on file à midi pile au Bistrot 22. Mais Clara Kalmes, la tête pensante du lieu, est déjà à cent à l’heure. Roses rouges flashy dans les cheveux, elle accueille avec le sourire et la bonne humeur, saluant en même temps les habitué(e)s. Tout autour, de jolies et larges toiles contemporaines décorent la salle, une petite musique latino se joue discrètement en fond.

Côté carte, les beignets de courgette et sauce façon tartare nous font de l’œil. Mais on opte plutôt pour le gaspacho. Servie rapidement, cette entrée apporte de la fraîcheur en bouche. Présentée dans un gros bocal posé sur une ardoise noire, la portion est également composée de petits bouts de feta (fromage grec) bienvenus. Une bonne entrée en matière et de quoi nous mettre en appétit.

Le plat arrive, lui aussi, assez vite. C’est parti pour un filet de daurade à la cuisson idéale. La part de poisson repose sur un lit de petits légumes marinés. La sauce au vin rouge, qu’on a plutôt l’habitude de voir « rouge » justement, avec de la viande, apparaît ici presque mauve. Bonne idée de l’avoir travaillée avec, notamment, de la crème ! « Pour le reste de la préparation, c’est le secret du chef ! », sourit Clara.

Au final, un billet de vingt suffit pour une pause du midi au Bistrot 22. La formule entrée, plat, dessert n’affiche que 18,90 €, ce qui offre un rapport qualité/prix vraiment correct avec du fait-maison. On reste sur des propositions simples – ce qui n’est pas du tout péjoratif – et bien réalisées. De quoi donner envie de revenir un soir, pour une petite planchette ou un apéro entre ami(e)s.

Aurélien Germain

> L’addition : formule du midi à 15,90 € pour entrée+plat ou plat+dessert. La formule complète est à 18,90 €. Suggestions entre 17,50 € (la salade Bistrot 22) et 18,90 € (la sole au beurre citronné).

> Au 22, place Gaston-Paillhou plus précisément. Ouvert lundi et mardi, 10 h – 17 h, et mercredi, jeudi, vendredi, de 10 h à 2 h. Formule déjeuner et cuisine bistrot le midi. Et le soir : cocktails, vins et planchettes apéro.

> Contact Tél. 02 47 61 80 78. Ou facebook.com/bistrot22tours et bistrot22.com

 

Horoscope WTF du 14 au 20 septembre 2022

La terrible épreuve du mercredi : l’heure de l’horoscope WTF à la sauce tmv. Bon courage !

Bélier

Amour

Les Gémeaux vous détestent
(bastooooon !)

Gloire

Le Covid, l’Ukraine, la canicule… et
maintenant, vous qui vous mettez à chanter !
Les malheurs s’enchaînent.

Beauté

Faut toujours garder espoir. Même
à votre âge.

Taureau

Amour

Sale semaine pour les Taureaux
qui se rendront (enfin) compte qu’ils sont le
signe le moins aimé de la planète.

Gloire

On apprend de ses erreurs. Et vous
en faites tellement, ça tombe bien.

Beauté

Vous marchez comme un gnou
sous laxatif. Soyez moins stressé(e).

Gémeaux

Amour

Vous doutez de vos sentiments.
Ce qui est normal avec un cœur de pierre
comme le vôtre.

Gloire

Les années 50 ont téléphoné : elles
aimeraient récupérer votre mentalité.

Beauté

D’après un sondage Ipsos, 78 % des
Tourangeaux estiment que vous êtes gaulé(e)
comme un pouce

Cancer

Amour

Tchou tchouuuu, le petit train du
célibat va arriver en gare !

Gloire

Plaquez tout pour devenir le ragondin
que vous avez toujours rêvé d’être…

Beauté

Parlant ragondin, votre ressemblance
avec ce rongeur de la famille des
Echimyidae est fort troublante.

Lion

Amour

Libido en
berne cette semaine. Heureusement
que vous simulez très bien.

Gloire

On ne sait toujours pas si
vous êtes un génie incompris ou juste
simplement à la ramasse.

Beauté

Incroyable mais vrai. Vous
allez vous réincarner en boudin de porte.

Vierge

Amour

C’est sympa votre fétichisme bizarre,
mais va falloir arrêter de mettre des
doigts dans l’oreille de vos amis, merci.

Gloire

Bon anniversaire aux Vierges qui
fêtent leur anniversaire cette semaine. (même
si on ne vous aime pas trop)

Beauté

Tic, tac, tic, tac… Votre dignité
s’échouera sur un trottoir rue Colbert avant
dimanche.

Balance

Amour

Ne pas avoir de Balance dans sa
vie est aussi douloureux que de se couper le
doigt avec une feuille de papier.

Gloire

Vous allez rencontrer votre double
venu du futur. Il vous annoncera des choses
pas très fifou. (indices : Cyril Hanouna, cravache,
slip kangourou)

Beauté

Oui, mais seulement à l’époque.

Scorpion

Amour

Cupidon vient de démissionner,
il en a marre de vos conneries…

Gloire

Tut tut les rageuuux ! C’est le moment
de se rendre compte que Scorpion est
le meilleur signe (après Balance, bien sûr).

Beauté

Scorpion, ça rime avec constipation.
(bonne chance pour ce week-end)

Sagittaire

Amour

Avez-vous remarqué à quel point
tout le monde vous drague ? Normal, vous
êtes Sagittaire, donc extraordinaire.

Gloire

(mais vous avez aussi un gros paquet
de thunes et de belles fesses, ça aide)

Beauté

Sympa, votre ressemblance avec
un hibou à force de faire la gueule

Capricorne

Amour

Saturne et Vénus prédisent un
bon gros bordel dans votre vie sentimentale

Gloire

Sur l’autoroute du second degré,
vous êtes visiblement resté(e) bloqué(e) au
péage

Beauté

Vos cheveux brillent ! Nouveau
shampoing ? Non, ils sont juste gras.

Verseau

Amour

Vous êtes le sèche-mains de
l’amour. Ça chauffe à fond au début, puis ça
finit au bout de 15 secondes.

Gloire

Gros gros clash prévu avec un(e)
Capricorne (qui, de toute façon, est le pire
signe sur Terre)

Beauté

N’hésitez pas à donner le nom
de la marque de vos valises sous les yeux.

Poissons

Amour

Votre cœur ressemble au frigo
de l’astrologue de tmv : froid et complètement
vide.

Gloire

Actuellement, vous êtes aussi utile
qu’un peigne pour un chauve.

Beauté

« C’est un petit pas pour l’Homme,
mais un grand pas pour l’humanité. » (vous,
quand vous arrêterez enfin de ronfler comme
un porcinet)

Nouvelle place du Grand Marché : un succès monstre ?

Avant, c’était cool, après, c’est encore plus sympa. Quoi ? Le relooking de la place du Grand Marché, alias la place « du Monstre ». Un bon prétexte pour s’y balader et rencontrer celles et ceux qui la font vivre.

Beaucoup d’enfants ont peur du Monstre, y compris mes petits-enfants ! ». N’en déplaise à Gilles, octogénaire qui fait une pause sur l’un des nouveaux bancs, le petit Augustin n’est pas apeuré pour un sou. Il court autour de la statue, pour passer sous ses jambes, puis recommencer. Sa maman Inès le surveille patiemment.

« On n’habite pas très loin, et dès qu’on sort et qu’on passe par ici, il réclame “ Le mon ” ». À bientôt 2 ans, Augustin a donc adopté le Monstre comme la plus marrante des aires de jeux pour petits citadins.

L’adoption n’a pourtant pas été simple. Lors de l’installation de cette statue de Xavier Veilhan, en 2004, certains commerçants de la place s’y étaient même opposés. Nathalie, du restaurant Le Zinc, était de ceux-là : « Je n’étais pas pour, on avait fait une pétition. Mais on s’y est fait. Et maintenant c’est sa place, on le garde ! ».

Christophe, qui a ouvert sa boutique de vêtements pour homme Monsieur Chris en 2012, a une relation ambivalente à ce gros bonhomme. « La statue coupe la place en deux, c’est un peu dommage. Mais c’est peut-être parce qu’elle me tourne le dos que je dis ça ? ». Dans un éclat de rire, le commerçant se satisfait surtout des nouveaux aménagements sur une place qui devient « un outil de travail comme on n’en a jamais eu avant ».

Bien sûr, les commerçants ont souffert des travaux, avec pour la plupart une baisse de leur activité. Et les nouveaux aménagements ne sont pas encore idéaux. L’accès aux véhicules de livraison est ainsi très difficile après 11 h du matin. Or les clients de Clémence qui viennent chercher leurs bouquets de fleurs séchées pour leur mariage dans sa boutique Stand 17, au 17 rue du Grand Marché, n’ont pas forcément des horaires de livreurs professionnels !

Quelques ajustements sont donc encore à faire, pour que la place du Grand Marché tourne rond. Mais badauds et commerçants se réjouissent de cette place désormais plus lumineuse la nuit, plus calme le jour. Certes, les places de stationnement ont disparu, mais Christophe nous invite à vérifier les tarifs du parking souterrain des Halles, à deux pas de là, où il y a toujours des places.

Résultat : dès qu’on reste plus de deux heures dans le quartier, le souterrain devient compétitif par rapport aux parcmètres (5,30 euros pour 3 h en souterrain contre 7 euros pour 2 h 15 en surface d’après les tarifs affichés sur internet).

 

À la sortie de la place, au bar-restaurant La Grande Ourse, les patrons Achille et Bettina profitent aussi de la piétonnisation de la place voisine. Leurs clients en terrasse ne se font plus frôler de près par les voitures. Le petit bonus ? « Sans les voitures garées, on nous voit bien, et de plus loin ! ».

Une place qui bouge !

Derrière ces vitrines mieux mises en valeur, on s’active. Créée en 1902, reprise en 1998 par Julie Chevallier, la Chapellerie Brun réceptionne sa collection d’hiver, et prépare déjà la collection de l’été 2023. Autour de la place, la librairie Le Livre, le bar Le Tourangeau, le Frenchy’s Burger, Milano Pizza ou le kebab Chez Sam sont autant de totems bigarrés, installés ici depuis de nombreuses années. Mais il y a du mouvement !

La boutique Twice upon a time.

La Balade Gourmande a fermé, tout comme l’armurerie-coutellerie. Côté nouveautés ? Le restaurant Les Frérots depuis 2020 et la boulangerie Les Blés de Demain en 2021, ou plus récemment la boutique de seconde main Twice Upon a Time ouverte en avril (avant une deuxième boutique rue Nericault-Destouches en août dernier). Sans oublier la brasserie locale La Ptite Maiz qui a désormais ici son propre bar !

Car la « place du Monstre » vit le jour et la nuit : vêtements, café du matin, pharmacie, boulangerie, restaurants et snacks variés, bars d’ambiance… « C’est une place un peu plus locale, moins touristique que Plumereau. » Guillaume, cogérant du bar Le Gorille, se prend même à rêver : « Il n’y a pas d’association commerçante, mais ça pourrait être sympa, pour organiser des concerts sur la nouvelle place ? ». Chez TMV, on dit OUI !


> Découvrez l’interview exclusive du… Monstre dans le n°424 de tmv (du 14 septembre 2022). Disponible en téléchargement EN CLIQUANT ICI ! 

Le projet de nouveau Centre chorégraphique abandonné, en raison de la hausse des coûts

Le nouveau Centre chorégraphique national ne se fera pas. Face à la hausse des prix des matériaux, le projet de l’architecte Lina Ghotmeh n’est pas tenable financièrement.

Les faits

Le futur chantier du Centre chorégraphique national de Tours avait déjà eu du plomb dans l’aile quand son budget avait été revu à la hausse une première fois. Puis, mi-juillet, les collectivités ont souhaité que le budget du futur centre soit resserré.

Cette fois, l’augmentation exponentielle du coût des matériaux s’est rajoutée à l’équation, tuant le beau (mais cher) projet de l’architecte Lina Ghotmeh (photo de l’article). Le budget initial en 2017, de 15 millions d’euros, était effectivement passé à 23,4 millions d’euros.

Quant au coût de fonctionnement, il était de 1,5 million au début, mais a grimpé à 2,2 millions par an aujourd’hui. Une facture bien plus importante, en raison d’une surface agrandie et des frais en hausse pour tout ce qui concerne l’énergie et l’entretien.

Le contexte

Ce projet de nouveau CCNT s’inscrivait dans le cadre d’un « projet culturel et artistique, porté par Thomas Lebrun et son équipe, ainsi que dans une ambition urbanistique nouvelle pour l’ouest tourangeau, via l’aménagement par la Ville du quartier des casernes Beaumont-Chauveau », précise la municipalité.

Confiée à l’architecte Lina Ghotmeh, donc, cette nouvelle version du Centre chorégraphique prévoyait notamment un équipement à 450 places, un grand studio de 150 places, des loges pour les artistes et un studio pédagogique pour les résidences.

Quel avenir ?

La copie devait donc être revue. Les partenaires financiers ont demandé à Lina Ghotmeh de retravailler un projet qui comprendrait « un bâtiment le plus sobre possible », comme l’a rappelé l’adjoint à la culture, Christophe Dupin. Las ! Même ainsi, le projet ne serait pas tenable financièrement.

Fini donc le plan B, place au plan C : « Il correspond à la sobriété, avec comme solution possible une mutualisation des salles avec d’autres salles, comme Malraux, le Vinci, le nouvel Olympia à envisager avec les partenaires, a précisé Christophe Dupin à la NR. Dans le projet, c’était surtout la salle de diffusion qui coûtait cher. Maintenant, il va falloir travailler soit pour rénover le bâtiment existant, soit investir pour en créer un, sobre. Nous allons chercher des solutions. »
Avant d’indiquer : « Pour moi, le projet est relancé, plutôt qu’arrêté. »

Aurélien Germain / Photo : illustration Lina Ghotmeh – projet initial

Abdelkader Zighem, le boxeur qui a plus d’un coup dans son gant

#VisMaVille Abdelkader Zighem est le directeur sportif du club de boxe de Joué-lès-Tours. Ancien champion international, il vit pleinement son rôle d’éducateur et de faiseur de lien social par le sport.

Abdelkader Zighem n’est pas du genre à tenir en place, à part peut-être sur les rings où il ne peut s’échapper de ses 7 m² de concentration imposée. Sa vie semble à l’image de son flot de paroles : inépuisable. Occupée d’abord par sa passion, la boxe.

Champion du monde de boxe française en 1995 et quadruple champion de France dans les moins de 74 kilos (les super mi-moyens), il est diplômé de l’Insep (l’Institut National du Sport), de la génération des David Douillet et Jamel Bouras.

Après ses titres, le champion revient dans son quartier jocondien où il fonde en 1998 le club « Bouge ton corps à La Rabière ». Les débuts ne sont pas faciles, à enseigner la boxe française dans une ancienne salle de danse, principalement à des filles.

Aujourd’hui, à 54 ans, directeur sportif, entraîneur de kick-boxing dans son club de 80 adhérents dorénavant nommé les Eagles Boxing Club Joué, il vit ce sport en famille (sa femme Fatia est la présidente du club). Pour s’y consacrer ainsi qu’à ses enfants qu’il voulait voir grandir, il a choisi pour gagner sa vie, lui l’éducateur, un poste de veilleur de nuit pour l’association dans laquelle il exerçait, le CAES 37 de Fondettes qui accueille des 10- 18 ans confiés par l’Aide sociale à l’enfance.

Les enfants, c’est aussi ce qui l’anime. Les siens d’abord, mais aussi les autres. En ce moment, il se bat pour accueillir sa nièce algérienne, un bébé atteint de surdité et cherche le financement de son opération d’appareillage qu’il souhaite voir réalisée à Clocheville. « C’est mon objectif et je m’en donne les moyens. »

La boxe, il la voit aussi comme un moyen, celui de créer du lien social. « Quand je vois les mamans qui amènent leurs enfants me demander d’essayer de boxer aussi, ça me rend heureux. Je les vois ensuite, grâce à la boxe, s’ouvrir, prendre confiance en elles, c’est incroyable. » Le cours de boxe éducative pour les ados est d’ailleurs constitué à 70 % de filles. « Elles ne sont plus les mêmes après », assure Abdelkader Zighem.

Avec Nedid Elbaja, fondateur et dirigeant de El Baja Boxing Académy à Tours, il travaille main dans la main pour faire découvrir les bases techniques de la boxe dans les quartiers via Poings Communs 37.

Cet été, ils ont installé des rings gonflables dans les quartiers sensibles d’Amboise, de Saint-Pierre des Corps et de la Riche. Avec comme idée de partager les valeurs de la boxe : respect, écoute et concentration. « C’est là que je m’enrichis, souligne celui que tout le monde appelle Kader. En créant du lien social. » Il n’est pas rare d’ailleurs de le voir improviser en vacances une partie de basket avec son fils et les estivants autour.

Texte : Aurélie Dunouau / Photos : Ficta Effect

Ces Tourangelles et Tourangeaux qui ont réussi hors de nos frontières (2/2)

[2/2] Talents confirmés ou en passe de l’être, en France ou à l’international, ces personnalités ont leurs racines en Touraine mais ont dépassé les frontières de la région.

Sami Nouri
La mode chevillée au corps

On fait un pari : un jour, un film sera consacré à la vie de Sami Nouri. Jugez plutôt : né en 1996 en Afghanistan, il fuit avec sa famille le règne des Talibans pour rejoindre l’Iran, puis l’Europe. Arrivée en Turquie, la famille se sépare. Sami grimpe dans un avion sans avoir où il va atterrir. Ce sera la France, puis Tours, où il est pris en charge et peut entamer sa scolarité au collège Jules-Ferry puis au lycée professionnel François Clouet. Son papa était tailleur, Sami ne l’a pas oublié, et avait même appris à manier la machine à coudre à ses côtés.

Ses talents lui valent de décrocher des stages chez John Galliano et Jean-Paul Gaultier, puis de décrocher un contrat d’apprentissage chez ce dernier. Aujourd’hui, à 26 ans, le jeune homme a sa propre maison de couture à Paris !

Benjamin Brillaud
L’histoire pour les nuls

Ok, on admet : notre sous-titre est un peu désobligeant pour tous les fans de Nota Bene. Mais il faut bien dire que le Tourangeau a l’art et la manière de vulgariser l’Histoire avec un grand H pour nous la rendre passionnante et surprenante, non ?

Avec 2 millions d’abonnés, sa chaîne Youtube reste le fer de lance des activités de Benjamin Brillaud, qui développe aussi avec toute son équipe des podcasts et des émissions sur Twitch, un nouveau livre qui vient de sortir, écrit avec Stéphane Genêt (Tourangeau également) sur les complots et les coups fourrés historiques.

(Photo archives NR Julien Pruvost)

Valérie et Corentin Halley
Jusqu’où ira le Bibliovore ?

 

Au départ présents sur les marchés avec leurs livres d’occasion, Valérie et Corentin Halley ont ensuite ouvert des comptoirs éphémères dans le Vieux-Tours, avant de s’installer durablement rue Colbert. C’était en 2018, au numéro 104. Depuis ils ont déménagé au 91, mais l’idée reste la même : des livres d’occaz qui sont comme neufs, un stock qui se renouvelle constamment, et des sourires et bons conseils au rendez-vous !

La formule marche si bien que Marco à Blois, Virginie à Orléans, Jean-Luc à Poitiers, Sophie à Angers, Joséphine à Limoges et Ambre à Clermont-Ferrand ont ouvert leur propre Bibliovore !

Adam Ounas
International du ballon rond

La nouvelle est toute fraîche : le footballeur né à Chambray, qui a fait ses premières armes au Tours FC, puis au pôle espoir de Châteauroux et au FC Ouest Tourangeau, vient d’être recruté au LOSC. Lille en ligue 1, voilà un beau transfert pour l’ailier qui alterne entre France et étranger : après ses des débuts de pro chez les Girondins, il a passé cinq ans au SSC de Naples (avec quelques incursions à Nice et au Cagliari Calcio, en prêt), sans oublier sa sélection en équipe nationale d’Algérie. À 25 ans, voilà qui promet !

Compagnie Off
Toujours IN !

Elle fait partie du paysage, à tel point qu’on oublie parfois que la Compagnie Off basée à Saint-Pierre-des-Corps est un des projets artistiques tourangeaux qui voyage le plus à l’étranger. Philippe Freslon, fondateur et toujours directeur artistique, est entouré d’une équipe hors pair pour imaginer des spectacles qui font le lien entre l’humain, le grandiose et le public. La parade festive de septembre 2020 rue Nationale, véritable explosion de joie après des mois confinés, c’était eux !

Du Burning Man américain en 2018 aux rues de Galway ou Berlin et Valladolid cet été, pas de doute, les Off sont toujours « In ».

Clara Blachier
Vol direct Québec – Grèce

Point de départ ? Fondettes et son club de basket. Point d’arrivée ? Pour la saison 2022-2023, ce sera la Grèce, à Giannina. Mais entretemps, la joueuse tourangelle a évolué six ans d’affilée sur les terrains québécois de l’UQAM. Une chose est sûre, la température va grimper pour cette étoile des parquets !

Vincent Pelluard
Ça roule

Il est né à Joué-lès-Tours en 1990. C’est dans cette ville qu’on trouve un des plus beaux terrains de BMX et le club qui va avec. Coïncidence ? Le trentenaire est en effet devenu un professionnel du BMX. Installé en Colombie (pays natal de son épouse), il participe à des compétitions nationales et internationales de haut niveau, avec une 4e place à la coupe du monde 2021. Fera-t-il mieux fin septembre ?

Nicolas de Jong
Saisir la balle au bond

Il n’aura pas foulé longtemps les parquets tourangeaux. Ce basketteur de talent a en effet rapidement quitté le Tours Joué Basket pour rejoindre les clubs de Pro A puis Pro B, en faisant aussi un passage par la sélection nationale néerlandaise puisqu’il a la double-nationalité. Vichy, Strasbourg, Antibes, Cholet, Châlons-Reims, et même l’Espagne à Saragosse, et plus récemment à Madrid : le joueur revient cette saison au Boulazac Basket Dordogne où il était passé en 2018-2019.

Chronique resto : on a testé les burgers des Frères Tuck

D’abord implanté à Limoges, Frères Tuck est désormais également à Tours. On a fait un tour rue du Dr Bretonneau pour tester ces burgers des bois.

La quête des bons restaurants continue ! Et cette semaine, l’estomac nous a rappelé qu’un petit burger ne nous ferait pas de mal, histoire de prendre des forces – hum hum – avant les 10 et 20 km de Tours qui approchent…Un mets plutôt commun, surtout dans notre contrée, mais encore faut-il tomber sur du burger, du vrai, du bon.

Une amie nous indique alors de filer rue Bretonneau, pour y découvrir les Frères Tuck et les burgers des bois. Du fameux, nous promet-on. Va donc pour le test !

C’est au numéro 24 que se situe ce nouvel établissement remplaçant le Mai Tai qui a cessé son activité. À l’intérieur, des tables hautes en bois et de la déco artisanale ; à l’extérieur, une terrasse, également en bois. L’accueil, poli, est des plus sympathiques.

Huit burgers et une option végé

Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est la carte. Au menu, huit burgers, dont un du mois. On retrouve par exemple le Cigalin avec cigaline de cochon mariné, tomme de Touraine, salade et granny smith. Ou encore le Ramuntcho (bœuf, crème de chèvre au piment d’espelette, chorizo snacké…) et une version végétarienne avec galettes de panais notamment pour remplacer le steak.

Pour nous, ce sera le California et il nous a enchantés : la viande – du bœuf limousin – est suffisamment épaisse et se laisse porter par une sauce californienne, composée de moutarde, mayonnaise, miel et jus de citron. Avec ça, ce qu’il faut d’avocat, une petite feuille de salade et du cheddar bien fondant. Surtout, le burger est élaboré avec une boule de pain directement réalisée par Les Blés de Demain, la boulangerie à deux pas de là. Une différence de taille, car ce pain est tout simplement excellent.

De toute façon, le restaurant a fait le choix de s’approvisionner en majeure partie dans le coin. Le fromage, par exemple, vient de chez Rodolphe le Meunier… Autant dire : qualité assurée !

Aventure née à Limoges, Frères Tuck est donc maintenant implanté également à Tours. Une nouvelle proposition tout près de la place du Grand-Marché qu’on a beaucoup appréciée et qui devrait ravir les papilles des amateurs de burgers locaux.

Aurélien Germain


> L’addition : entre 11,10 € et 13,40 € le burger. Avec la formule frites ou frites et eau parfumée, le prix monte de quelques euros. Portion de frites : 3,30 € ou à 4,20 € avec du cheddar fondu. Pour notre repas, un burger California + une portion de frites cheddar + une bière LBF IPA = une addition à 20,90 €. Menu enfants est à 8,10 €.

> C’est où ? 24, rue du Dr Bretonneau, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, matin et soir. Sur place ou à emporter.

> Contact Tél. 09 87 34 76 65. Ou « Frères Tuck Tours » sur Facebook et instagram.com/frerestucktours

 

Horoscope WTF du 7 au 13 septembre 2022

Nouvelle semaine, nouvel horoscope et nouvelle dose de prévisions astrologiques 100 % véridiques.

Bélier

Amour

Uranus est
sous l’impulsion de l’étoile polaire en
5e décan. Ce qui signifie que votre semaine
amoureuse sera toute pourrie.

Gloire

L’automne approche. Les
feuilles vont tomber et s’échouer au sol.
Comme votre dignité samedi soir.

Beauté

Quand on vous parle, vous
avez l’expressivité d’un pigeon.

Taureau

Amour

D’après une récente étude, la canicule
de l’été 2022 était en fait due à votre
libido on fire (coucou les baraques à frites)

Gloire

Triste mais vrai, vous êtes du genre
à écrire « comme même » et « ils croivent »

Beauté

Graou, vous êtes tellement mignon(ne) et délicat(e) que vous rotez des
fleurs <3

Gémeaux

Amour

Etonnant mais vrai, vous aurez
l’embarras du choix, puisque tout le monde
vous désire et vous veut.

Gloire

Vous avez foi en l’avenir. Mais
l’avenir n’a pas foi en vous. Bisou.

Beauté

Le sachiez-tu, la vraie citation
de Jean-Paul Sartre dit en réalité : « L’Enfer,
c’est les autres et les Gémeaux. »

Cancer

Amour

Utilisez un moyen de contraception.
Ne faites pas la même erreur que vos
parents.

Gloire

Semaine hyper bof, pour un signe
tout aussi bof.

Beauté

On ne dira rien, mais voici un
indice : dans votre prochaine liste de courses,
il y aura un dentier et des couches.

Lion

Amour

Ô joie, la malédiction aztèque
lancée il y a 900 ans sur vous et votre vie
amoureuse s’arrêtera enfin demain.

Gloire

Lundi, vous filerez un coup de
main à un homme-tronc. Ce qui, du coup,
ne servira à rien.

Beauté

Vous êtes comme une vitre super
bien lavée. Très propre, mais totalement
transparent(e) aux yeux des gens.

Vierge

Amour

Le dernier film vu résumera votre
vie coquine du moment.

Gloire

Tout ce qui ne tue pas rend plus
fort. Pourtant, vous êtes vachement faible.

Beauté

Vous participerez à un concours
de lévriers afghans. Pas surprenant avec votre
poil soyeux.

Balance

Amour

Votre pire ex ressurgira de manière
inopinée. Bon courage !

Gloire

Tout le monde s’en fout de ce que
vous racontez. Mais c’est pour ça qu’on vous
aime.

Beauté

Regardez-vous dans un miroir et
constatez à quel point vous êtes la perfection
incarnée. Et aucun rapport avec le fait que
l’astrologue de tmv soit Balance évidemment.

Scorpion

Amour

L’amour arrive à grands pas. Il/
elle chaussera du 47.

Gloire

Vous deviendrez ami(e) avec un
« bobo », qui a créé sa « start-up », et emmène
sa « trottinette ELECTRIQUE », en « tracances
». (un avant-goût de l’Enfer)

Beauté

Coup de folie pour les Scorpions
qui décideront de se faire un tatouage tribal
dans le bas du dos.

Sagittaire

Amour

Sex appeal pour les 2e décans.
Sexe à pile pour tous les autres.

Gloire

Force est de constater que vous ne
baissez jamais les bras…

Beauté

… Ce qui est bien dommage,
puisque vous sentez fort des aisselles.

Capricorne

Amour

L’amour vient frapper à votre
porte ! Mais vous entendez que dalle, puisque
vous êtes sourd(e) comme un pot.

Gloire

Vous avez du mal à voir la vie en
rose. Ce qui est normal, puisque le monde
est noir, triste, terne et que nous allons tous
bientôt mourir.

Beauté

Pas cette semaine.

Verseau

Amour

Les Verseaux sont les plus fidèles
en amour. De parfaits caniches !

Gloire

Aucune. Et ce, depuis votre naissance.

Beauté

Samedi, la gare de Tours sera évacuée
en raison de la présence d’une bombe.
Mais cette bombe, c’est vous (poooh !)

Poissons

Amour

Si vous étiez un plat, vous seriez
une raclette. Car on a tout le temps envie de
vous. MOOOH !

Gloire

Mauvaise surprise cette semaine.
Vous apprendrez que vos parents vous ont
échangé(e) à la naissance.

Beauté

Un passager vous cédera sa place
dans le bus. Vous êtes donc soit enceinte, soit
tout simplement un vieux croûton.

Ces Tourangelles et Tourangeaux qui ont réussi hors de nos frontières (1/2)

[1/2] Talents confirmés ou en passe de l’être, en France ou à l’international, ces personnalités ont leurs racines en Touraine mais ont dépassé les frontières de la région.

Abderzak Houmi
Danse(s)

Porter le flambeau des danses urbaines sur les scènes de danse contemporaine ? Abderzak Houmi l’a fait, au point de devenir l’un des grands noms en France et à l’étranger de ce mélange entre hip-hop et contemporain. Se jouant des codes, il va jusqu’à modifier la surface sur laquelle ses danseurs posent les pieds, il s’invite à la danse avec des artistes sri-lankais, et nous propose cette année Y’a plus d’saisons, une nouvelle création.

Wilfried Pene
Foot américain… en Amérique

Le club des Pionniers de Touraine a de quoi être fier : ces sportifs tourangeaux non seulement défendent le foot américain en Touraine, mais l’un de leurs joueurs est parti pour les Etats-Unis ! Wilfried Pene a rejoint le pôle France, puis l’équipe du lycée Saint Thomas Moore aux Etats-Unis, avant d’entrer dans l’antichambre de la cour des grands en 2020 avec l’équipe Virginia Tech au sein de la NCAA. Prochaine étape, la NFL, qui est au foot américain ce que la NBA est au basket ?

Vincent Dubois & Jean-Christian Fraiscinet
Star-system rural

Les Bodin’s ont démarré sur les petites scènes de Touraine. La dernière fois que vous les avez vus, ils remplissaient des Zéniths ou cartonnaient sur un écran de cinéma avec leur film Les Bodin’s en Thaïlande. Ça ne les empêche pas de revenir jouer à la ferme, du côté de Descartes, chaque été.

BeatMatazz
L’international au bout des doigts

Avec son projet BeatMatazz, Marco Pillitteri s’installe seul derrière ses machines. L’avantage, c’est qu’au fil du temps il a réduit son barda et ne se balade plus qu’avec une boîte à rythmes et un looper pour lancer en boucle certains des sons qu’il crée au bout de ses dix doigts. Voyager léger, pratique pour aller en Allemagne où il va régulièrement participer à des concours de beatmaking et fingerdrumming, ou proposer des démos.

Mais avant de le retrouver avec un projet mêlant musique et vidéo dans quelques mois, c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faudra aller chercher bientôt : BeatMatazz sera à Los Angeles, dans le cadre d’un appel à projet lancé par l’Institut Français et la région Centre Val de Loire. Le duo dont on rêve ? BeatMatazz x Flying Lotus, of course !

(Photo creditphoto@JulienPoulain)

Zoé Colotis
Comédienne ici, chanteuse ailleurs

Si vous êtes attentifs à l’actu théâtrale locale, vous la verrez improviser sur les rings de Catch-Impro et autres projets. Si vous aimez la musique, vous la reconnaîtrez en chanteuse du groupe Caravan Palace, qui prépare en ce moment un nouvel album. La tournée les amènera sans doute (comme d’habitude) en France, en Europe et aux Etats-Unis.

Double-casquette logique lorsqu’on connaît le parcours de l’artiste, entre cours de clarinette à l’école de musique de Saint-Avertin et cours de théâtre ! Elle se plaît d’ailleurs à mélanger les genres, comme elle l’a fait au Nouvel Atrium le 30 avril dernier avec un concert-conférence sur l’histoire de jazz.

Benoît Cerceau
Serial entrepreneur

Tourangeau, certes, mais ça fait un bout de temps que Benoît Cerceau a foncé vers la Californie. Après son BTS tourisme franco-français, le jeune homme avait envie d’ailleurs… et ça lui réussit ! C’est en effet lui qui se cache derrière la société OnSpot, interlocuteur privilégié des professionnels du voyage et leurs clients. Présent dans 37 destinations à travers le monde, OnSpot prend le relais de l’agence de voyage en étant au service des voyageurs dans le pays d’accueil. Fallait y penser !

L’info par les Tourangeaux

Est-ce grâce à l’EPJT, l’école de journalisme de l’IUT de Tours ? En tout cas, une chose est sûre, la Touraine est terre de journalistes ! La preuve : Nathalie Saint-Cricq est journaliste politique à France 2 (où elle a mené les débats des émissions Elysée 2022 durant la campagne présidentielle). Avant elle, une autre Tourangelle avait rythmé l’actu télévisée : Marie-Laure Augry, passée par l’IUT tourangeau, tout comme JD Beauvallet (les Inrocks) ou Harry Roselmack, qu’on ne présente plus.

(Photo archives NR – Julien Pruvost)

Graines de génie ?

-On se souvient de Benjamin Rimajou, médaille d’or au concours Lépine 2019 pour son invention « Hopoli » qui nous aide à ne plus jouer à Casper le fantôme pour enfiler une housse de couette.
-L’an dernier aussi, la moisson tourangelle côté inventions a été bonne : Kenny-Marcel Nyamugabo a reçu la médaille d’or pour sa smart-bone trieuse de déchets.
-Médaille d’or aussi pour François Beaudoin et son « Easy Chain » qui nous aide à remettre notre chaîne de vélo.
-Et Joséphine Moisson a été récompensée de la médaille de l’Association des inventeurs et fabricants français (AIFF) pour ses produits d’hygiène BIOLAO et notamment son flacon-doseur. Touraine, terre d’inventeurs ?

Textes : Maud Martinez

Indre-et-Loire : Emmaüs propose une remise de 50 % aux étudiant(e)s

Une opération lancée par les centres Emmaüs d’Indre-et-Loire permet aux étudiant(e)s d’obtenir des remises de – 50 % pour cette rentrée. Elle dure encore jusqu’au 11 septembre.

Les faits

Il reste encore quelques jours pour profiter de l’opération spéciale d’Emmaüs, en Indre-et- Loire. En effet, jusqu’au 11 septembre inclus, les étudiant(e)s peuvent bénéficier de remises de 50 % sur les prix pratiqués par l’association.

L’événement se déroule sur l’ensemble des sites Emmaüs du département, c’est-à-dire Auzouer-en-Touraine, Amboise, Chinon, Esvres, Joué-lès-Tours, et Saint-Pierre-des- Corps. Seul le local de Tours-Nord n’est pas concerné, puisqu’il est pour l’instant fermé en raison des travaux et ne rouvrira qu’en décembre.

Comment ça marche ?

Rien de très compliqué… Les jeunes concerné( e)s doivent simplement présenter leur carte étudiante en cours de validité et une pièce d’identité. Les rabais concernent aussi bien des vêtements, que des meubles et du mobilier, ou encore des appareils électroniques. L

es recettes contribuent ensuite aux actions solidaires d’Emmaüs, puisque les ventes permettent de financer les structures d’accueil et d’hébergement notamment.

Le contexte

L’association Emmaüs organise cet événement pour la deuxième année. Une opération qui apparaît plus que nécessaire, dans un contexte de forte inflation et à l’heure où la précarité étudiante se fait de plus en plus grande.

Dans sa récente étude, l’Unef – l’Union nationale des étudiants de France – a indiqué que la vie étudiante avait augmenté de 6,47 % par rapport à l’année dernière, soulignant également que tous les postes de dépenses avaient grimpé en flèche. Une hausse qui représente 428,22 € en plus par an, d’après le syndicat.

Le point de vue

Emma (*), étudiante à la fac des Tanneurs, est venue « chiner » dès le premier jour de l’opération, le 3 septembre. « Les prix avaient déjà explosé après la pandémie. Maintenant, tout est devenu hors de prix. Mon budget ne suit pas… », dit-elle.

À Emmaüs, elle a ainsi pu se trouver un petit meuble Ikea en parfait état et un vieux vélo pour vraiment pas cher : « Il me servira à aller au travail, car j’ai dû prendre un boulot partiel pour tenir les fins de mois. »

Aurélien Germain / Photo : archives NR

(*) Le prénom a été modifié, par souci d’anonymat

Chroniques culture : Heilung côté musique ; BD et monde viking côté lecture

Retour des chroniques culture pour la rentrée avec le dernier disque de Heilung, le plein de BD, mais aussi des livres sur le monde viking et sur… Johnny !

L’ALBUM DE LA SEMAINE

HEILUNG – DRIF

Nouvel album pour le phénomène Heilung qui, avec ce « Drif », a décidé de s’éloigner de ses contrées nordiques habituelles pour proposer un véritable tour des civilisations. Le groupe de dark folk, toujours très chamanique dans son propos musical, navigue ainsi entre le chant guerrier de l’armée romaine (« Urbani »), les souffles de la Mésopotamie (« Marduk »), sans oublier ces voix gutturales typiques de Heilung.

Mélodique à souhait, bourré de rituels, Drif transporte et fait voyager. C’est un travail minutieux (une mélodie a été créée grâce à un système de code spécial utilisant chiffres, runes et lettres latines), toujours aussi riche thématiquement. Avec Drif, Heilung explose de nouveau les frontières.

Aurélien Germain

LES LIVRES

LE MONDE VIKING

Passionnant ouvrage que voilà ! Dans « Le Monde viking » (éd. Tallandier), Lucie Malbos – maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Poitiers – retrace le parcours de quatorze personnalités, hommes et femmes scandinaves qui ont façonné l’histoire viking. À la lecture, on voyage ainsi aux côtés de Rollon, qui a notamment constitué le duché de Normandie, ou encore Erik le Rouge, célèbre explorateur banni d’Islande qui posera ensuite pied au Groenland pour y établir une colonie.

« Le Monde viking » offre ainsi multitude d’informations sur une société bien plus complexe qu’il n’y paraît et tue dans l’œuf l’éternel cliché du viking comme simple pilleur sanguinaire.

A.G.


JOHNNY ET MOI

Hervé Moisan, connu sous le pseudo de HM quand il écrit dans Rock’n’Folk, se livre sans détour sur sa passion sur Johnny Hallyday dans « Johnny et moi » (éd. Camion Blanc), celui qui « malgré ses concessions grand public et ses dérives du côté de la variété » reste pour lui le seul rocker français.

Il le fait d’une manière originale en prenant chacun des concerts qu’il a vu entre 1965 et 2017, pour se livrer à une analyse sociologique et musicale. Un ouvrage touchant par sa forme donc, mais aussi par la passion qu’il dégage. Hervé Bourit

> Hervé Moisan sera sur la scène du Bateau Ivre le 8 septembre pour présenter « Poésies en liberté », un spectacle de poésies mises en scène.

La sélection BD

Nouveau coup de génie, de la part de Lewis Trondheim qui catapulte notre Lapinot préféré dans l’univers d’Astérix ! « Par Toutatis » (éditions L’Association) est donc une « parodix » complètement folle, mais jubilatoire, car ce télescopage est une réussite absolue.
Bonne nouvelle du coté de nos héros, car Spirou reprend lui aussi du service avec « La Mort de Spirou » (Dupuis). Une 56e aventure gérée de main de maître par le trio Abitan, Guerrive et Schwartz.

Avec « L’Ecluse » (Grand Angle), Philippe Pelaez et Gilles Aris livrent un polar bien troussé dans l’esprit d’un Simenon. L’intrigue est bien amenée dans un milieu fluvial et le dessin colle à l’histoire : une des belles surprises de cette rentrée.
Quand l’humour se fait rare, on peut compter sur Libon ! Il nous embarque dans « Un Petit pas pour l’Homme, et un croche-patte pour l’humanité » (Fluide Glacial). Son non-sens et son humour caustique font mouche, comme d’habitude.

On termine avec une découverte, Julia Reynaud, qui avec « Le Bel Alex » (Casterman) offre un premier album doté d’une très belle histoire autour des rapports humains. Un récit sensible et délicat soutenu par une mise en scène originale.

H.B.

Dans le quotidien de Baptiste Dupré, charpentier et éco-constructeur

#VisMaVille Baptiste Dupré est charpentier et éco-constructeur. Avec son entreprise Canopée Ecoconstruction, il construit des maisons en bois, avec une réflexion constante sur les matériaux utilisés.

Devant l’atelier de 327 m₂ de la Morinerie, à Saint-Pierre-des-Corps, un camion se remplit des décors en bois destinés au festival Terres du Son. Les locaux s’alignent dans cet espace dédié aux entreprises et celui de Canopée Ecoconstruction se partage avec un menuisier et un autre éco-constructeur.

« J’aime que ce soit animé. Nous ne sommes que 20 % de notre temps à l’atelier alors c’est pratique de partager ou prêter le local », explique Baptiste Dupré, le cofondateur de Canopée Ecoconstruction avec Christophe Ayguepsarsse. La société s’est formée il y a sept ans, après une reconversion en charpente des deux associés, aux Compagnons du devoir en un an pour Baptiste Dupré.

Cet ancien projectionniste du cinéma associatif de Richelieu, dont il est originaire, avait envie de changer de voie, après avoir tenté l’expérience sur les toits avec son cousin charpentier. « On a une autre vue du monde en haut des toits. J’étais enfermé dans une salle obscure, je suis passé du tout au tout. C’est cet aspect qui m’a plu ainsi que l’enjeu de l’éco-construction. »

Il y trouve très vite du concret, « le côté satisfaisant de voir le travail accompli. Sur le premier chantier, une couverture de bâtiment, j’ai pu me rendre compte du côté esthétique mais aussi utile. La maison est repartie pour 50 ans ! ».

Baptiste Dupré et son associé s’occupent de monter des charpentes, mais aussi des ossatures bois, des aménagements extérieurs que ce soit des bardages, appentis ou terrasses. L’isolation par l’extérieur des maisons représente la seconde facette de leur activité. « Nous utilisons principalement de la laine de bois et de la ouate de cellulose parce que c’est le plus performant et le plus abordable. »

Pour le bois, il s’agit principalement du pin douglas, venu du Jura et de la région Centre, un matériau non traité et bio-sourcé. « On essaie d’être le plus vertueux possible même si la surexploitation actuelle du pin douglas, produit en mono culture, remet aujourd’hui en question son côté écologique. »

Le métier évolue rapidement et les compétences avec. « On travaille de plus en plus avec des matériaux différents pour l’isolation, avec une recherche de performance énergétique. Il faut sans cesse s’adapter aux nouveaux matériaux », souligne Baptiste Dupré. À deux, c’est une toute petite structure.

L’administratif et les devis, compliqués avec la fluctuation du coût des matières premières, prennent un temps important. « Car il faut faire les allers retours entre les fournisseurs et les clients, comprendre d’où ça vient et l’expliquer ensuite au client. » Pédagogue, voilà encore une autre casquette revêtue par Baptiste Dupré.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Foot : c’est la reprise pour le Tours FC !

Une rentrée sur le terrain avec son lot de nouvelles…

C’était dimanche de rentrée, le weekend dernier pour les Ciel et Noir. Une rentrée qui s’est finalement effectuée en National 3. En effet, à la mi-juillet, la commission d’appel de la DNCG confirmait l’accession du club tourangeau à l’échelon supérieur.

En mai, le tribunal de commerce avait validé le plan de redressement du club, dont la dette, estimée à 4 millions d’euros, sera étalée sur dix ans. Enfin de bonnes nouvelles, donc, en provenance de la Vallée du Cher dont les pensionnaires avaient, rappelons-le, survolé leur poule de Régional 1 lors de la saison dernière.

Un même terrain

Autre nouvelle tombée au cœur de l’été, le club tourangeau devrait désormais partager le stade de la Vallée du Cher avec l’équipe de Joué-Lès- Tours, qui évolue, elle, en Régional 1. Les équipes devraient jouer en alternance, un week-end sur deux et disposer des terrains d’entraînement. Une décision qui, on s’en doute, a provoqué la colère du dirigeant tourangeau, Jean-Marc Ettori. Eric Thomas, adjoint au sport de la Ville de Tours répondant que cette décision n’enlevait rien au Tours FC et permettait au club jocondien de se donner les moyens de ses ambitions.

Une décision qui reste cependant à confirmer dans les faits. Côté jeu, le premier acte du championnat pour le club tourangeau se déroulait, donc, ce week-end, à Châteauneuf- sur-Loire, dans le Loiret. Une entame qui fut difficile, mais qui s’est soldée, finalement, par une victoire 1-2.

On le sait : il est toujours important de bien démarrer une saison. Même s’il y a encore du travail à faire dans le jeu, cela permet de se mettre en confiance pour la suite.

M.P. / Photo : NR

Cuisine japonaise près de la gare : on a testé Hokane Ramen

Récemment installé rue Blaise-Pascal, Hokane Ramen a fait du ramen sa spécialité. On a testé pour vous…

* Instant culture générale dans 3, 2, 1… * Le « ramen », qu’est-ce donc ? C’est un plat traditionnel de la cuisine asiatique. Née en Chine, cette recette a été importée au Japon où elle y est fort prisée, réunissant viandes, légumes, et autres assaisonnements, dans un bouillon de nouilles.

Alors que les amoureuses et amoureux de ramen se réjouissent : un petit nouveau situé rue Blaise-Pascal l’a placé au cœur de son menu ! Hokane Ramen, à deux pas de la gare, remplace l’ancien restaurant Parfum Culture, mais continue dans la lignée de la cuisine japonaise. À sa carte donc, le client peut tester l’un des trois ramens proposés : porc braisé, poulet ou l’option végétarienne. Pour nous, ce sera celui au poulet mariné.

En attendant, on se détend dans cette salle toute calme, à l’atmosphère chaleureuse et à la jolie déco asiatique, où sont rangées des dizaines de mangas, rendant le cadre vraiment agréable. Passé l’entrée – notre péché mignon, des brochettes bœuf fromage bien fondantes en bouche – vient alors le ramen.

Ramen, sushis et bento au menu

Et là, surprise : le plat nous paraît gargantuesque. C’est qu’il est profond… et bien rempli, ce bol ! On ne lésine pas sur la quantité, mais on n’en oublie pas la qualité. Car force est de constater que c’est du tout bon côté cuisine. Les nouilles sont faites maison et savoureuses, le poulet reste tendre et baigne dans un bouillon parfumé. Un œuf mollet, un peu de gingembre et du nori – cette algue typique et comestible – complètent le tout.

Avec bol si copieux et recette bien maîtrisée, le rapport qualité/prix nous semble plus que raisonnable.

À noter que le Hokane ne fait pas que des ramens. On retrouve également à la carte son lot de sushis et makis, ainsi que le bento qui est une sorte de « boîte à déjeuner » japonaise. Il est composé de riz nature, d’un oeuf mollet, de trois sushis saumon et de chashu (tofu, viande, etc.) et d’accompagnement (beignet de poulet, tempura crevettes…).

À deux pas de la gare, une nouvelle adresse à noter pour quiconque aime la cuisine du pays du Soleil-Levant.

Chronique : Aurélien Germain


> L’addition : Pour notre repas, nous arrivons à un total de 24,50 € pour une entrée (brochettes bœuf fromage à 5 €), le plat (un ramen à 15,50 €) et une boisson (bière japonaise à 4 €). Au menu, on retrouve également le bento à 19 € (ou 17 € en végétarien), des nouilles à 12 €, ou encore des formules sushis à 13,50 €. Assiettes de riz entre 10 et 13 €. Options végé.

> Au 63, rue Blaise-Pascal, à Tours. Possibilité de livraison sur les plateformes habituelles. Ouvert tous les jours, midi et soir. Contact : 02 47 61 71 02 ou facebook.com/HokaneRamenTours et @hokaneramen sur Instagram.

 

L’horoscope WTF de la rentrée (bref, du 31 août 2022)

D’humeur massacrante à cause de la rentrée ? C’est le moment de prendre sa dose d’astrologie à la sauce tmv !

Bélier

Amour

Dur dur d’être en relation avec
vous. On dirait un couple tout droit sorti de
Confessions Intimes.

Gloire

N’oubliez jamais que les blagues les
plus courtes sont les moins longues.

Beauté

Élu(e) personne la plus sexy de
toute la rue Nationale, le dimanche à 21 h.

Taureau

Amour

Les voies du
Seigneur sont impénétrables, ELLES
AU MOINS.

Gloire

Le sachiez-tu. D’après National
Geographic, la grenouille-taureau s’attaque
à tout ce qui bouge, à condition que
ce soit plus petit qu’elle. Bref, exactement
comme vous.

Beauté

Super chouette, vous allez
être embauché(e) pour jouer dans le film
Flasque & Furious.

Gémeaux

Amour

Pourquoi lire le Gorafi, alors qu’il
suffit de jeter un œil à votre vie sentimentale ?

Gloire

Un artiste de rue vous abordera
cette semaine pour vous dire : « Coucou, tu
veux voir Magritte ? »

Beauté

Vous vous offrirez une séance de
dépressurisation dans un avion, pour faire
péter tous vos points noirs.

Cancer

Amour

Cessez d’accuser votre miroir cassé
pour votre malheur sexuel et remettez-vous
en question.

Gloire

Force est de constater que vous
n’êtes qu’un vieil homoncule. (ah, vous voilà
sur Google, puisque vous ne connaissez pas
ce mot)

Beauté

Un arrêté préfectoral vous imposera
d’acheter un cache-tétons pour le
bien-être de la société.

Lion

Amour

Riez de votre désespoir sentimental.
Il n’y a de toute façon plus que ça à faire.

Gloire

Vous deviendrez l’égérie d’une
marque de préservatifs lors de la prochaine
pleine lune.

Beauté

En parlant de lune, la vôtre est
très mignonne. (clin d’oeil lubrique)

Vierge

Amour

Débarrassez-vous de cette chose
superflue et stressante Et qué s’appelerio votre
partenaire.

Gloire

Elon Musk vous contactera pour
vous envoyer sur Mars. Mais seul(e). Et sans
amis. Comme d’hab, en fait.

Beauté

Les vacances n’ont pas eu l’effet
escompté ; vous êtes gaulé(e) comme un
salami. Ça n’impressionne personne.

Balance

Amour

L’été ne vous réussit pas, vous êtes
lubrique comme un bonobo.

Gloire

Cette semaine, vous resterez vivant(e). Une fois de plus ! Bravo mes petits
mammifères.

Beauté

Harry Potter va vous appeler. Il
aimerait récupérer son balai que vous avez
coincé là où je pense.

Scorpion

Amour

Aaaah, les bonnes « excuses »
des Scorpions… Allez, petite cure de mythoprane,
3 fois par jour.

Gloire

Sympas vos goûts musicaux. On
dirait la Fête de la musique d’un Ehpad.

Beauté

Très joli style vestimentaire en
ce moment. Ça vous donnerait presque l’air
intelligent(e).

Sagittaire

Amour

Votre vie sentimentale ressemble
à un film d’auteur estonien : c’est long, chiant
et il ne se passe rien.

Gloire

C’est un fait : au boulot, vous attirez
les cons. Il suffit de voir les collègues qui
gravitent autour de vous.

Beauté

Faites quelque chose avec vos
dents. Surtout avec une grande gueule
comme la vôtre.

Capricorne

Amour

Impossible de détailler votre semaine.
Voici donc vos mots-clés : cravache,
poney, slip en cuir, mortadelle, Kev Adams.

Gloire

Les gens pensent que vous êtes bête.
Alors que vous êtes simplement vous-même.

Beauté

Les gens pensent que vous êtes
vous-même. Alors que vous êtes simplement
bête.

Verseau

Amour

Vous découvrirez les joies du célibat
d’ici peu : bouffer seul(e), pleurer sur
son triste sort et se gratter les fesses sans
personne qui râle

Gloire

Pas de bol pour vous. Vous apprendrez
dans cet horoscope que vous êtes
la risée du quartier.

Beauté

N’oubliez pas que vous êtes toutes
et tous belles et beaux. Sauf un(e). Mais je
ne dirai pas qui.

Poissons

Amour

Finalement sous la couette, à part
ressembler à un gros lamantin sous Xanax,
vous ne faites pas beaucoup d’efforts.

Gloire

Troublante coïncidence : en changeant
18 lettres à Poissons, on obtient « l’idiot
du village ».

Beauté

Les gens changent de trottoir
quand il vous voient. Posez-vous les bonnes
questions.

Escape Yourself : Nicolas Giroudeau, inventeur d’énigmes et big boss de l’escape game

Nicolas Giroudeau est le président-fondateur de la société Escape Yourself, située à Tours. En moins de sept ans, son entreprise d’escape game (ou jeu d’évasion) est devenue leader en France.

Pour faire ce métier, il faut garder une âme d’enfant ». Nicolas Giroudeau, 41 ans, dit ne pas manquer d’inspiration, avec plusieurs idées de scénarios à la fois. Le fondateur de la société Escape Yourself a certes moins de temps qu’auparavant pour créer, car il est à la tête de vingt salariés, quatre établissements à Tours, Poitiers, Vannes et Lorient ainsi que vingt-cinq franchises en France.

Mais un à deux nouveaux jeux sortent chaque année de son imagination ce qui lui permet de faire tourner sept scénarios d’escape game sur l’ensemble de ses salles. « Je pars d’une feuille blanche, je définis une thématique, par exemple le disco ou Léonard de Vinci. Je réfléchis ensuite à tous les référentiels autour et j’invente un décor, puis des scénarios, des énigmes à résoudre qui s’imposent. Ensuite, je passe la main à des techniciens du décor pour la réalisation même s’il y a souvent un fossé avec mes idées sur leur faisabilité technique. La création de scénarios, c’est vraiment ce qui m’anime », insiste Nicolas Giroudeau.

Quand il a créé sa société en 2015, après avoir découvert le concept à Paris, Nicolas Giroudeau était seul, avec son investissement de 30 000 €. Il faisait tout, même l’animation du jeu. « Très vite, cela a fonctionné et j’ai embauché au bout de trois mois. L’escape game a connu une évolution fulgurante. Il y en avait huit en France en 2015, près de 800 aujourd’hui. »

À Tours, Escape Yourself possède six salles de jeux, rue Léon Boyer : « on a presque toute la rue Boyer », s’amuse-t-il. Pour faire ce métier, il n’existe pas de formation particulière. « J’ai tout appris sur le tas, créer des scénarios comme monter et diriger une entreprise. »

Son expérience passée lui a certainement servi, dans l’informatique et dans l’édition à écrire des livres d’histoire sur Tours. Une formation littéraire couplée à de nombreuses lectures pour ce fan de Tolkien et la pratique des jeux vidéos auront alimenté sa créativité.

Puis, « tout est allé très vite. C’est encore un apprentissage tous les jours dans la gestion, le développement des établissements. Avoir des franchises, ce n’était pas un objectif mais ce sont des joueurs venus d’Angers qui me l’ont demandé. Et ça a été un effet boule de neige dans l’Ouest ».

Aujourd’hui, Escape Yourself est leader sur le marché français avec une prévision de chiffre d’affaires à 1,4 million d’euros pour cette année. Avec un impératif : toujours se renouveler. « La limite de l’escape c’est que l’on ne rejoue pas. C’est stimulant mais économiquement compliqué. »

Toutefois Nicolas Giroudeau ne manque pas de ressources : féru d’histoire, il a également conçu des escape game pour la Ville de Tours, celui de l’abbaye de Marmoutier, et dernier en date celui de la tour Charlemagne où l’on entendra « une voix se murmurer à travers les failles de la tour », nous dévoile-t-il.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Chronique resto : un voyage en Grèce avec la cuisine de Dionysos

Un numéro de tmv spécial été et vacances ? Il fallait bien que notre chronique resto aille aussi en ce sens ! Alors, la rédac’ s’est dit qu’elle allait voyager et partir en Grèce… mais sans bouger de Tours.

Envolons-nous donc du côté de la place Plumereau, avant de bifurquer rue du Dr Bretonneau ! C’est là qu’on a pris notre aller simple pour le pays de Socrate (ou de Nikos Aliagas, c’est selon). Ici, le restaurant Dionysos ravit les papilles de celles et ceux qui ont envie d’une découverte culinaire. Cuisine grecque et tradi à tous les étages, l’établissement joue la carte du fait-maison, que ce soit sur place ou à emporter.

Nous, on choisit de rester dans l’ambiance. On s’installe, pieds sous la table, à jeter un œil au décor bien sympathique. Pour l’entrée, il est évidemment impossible de louper la pita, ce pain grec bien connu. Un délice ! Avec ça, ce sera halloumi, pour une dose de fromage chypriote. Il est grillé au lait de vache, de brebis et de chèvre.

À noter qu’il est aussi possible de tenter des entrées froides, comme le ktipiti (poivron rouge de Florina et yaourt grec) ou le tahini, de la purée de sésame.

Steaks de courgettes, yaourt grec et khoriatiki

Pour la suite, le dépaysement continue ! Elle nous faisait de l’œil, cette nouvelle recette : alors on suit les conseils du chef et on tente le kolokithokeftedes. Très pratique à écrire (*les plaintes pour orthographe grec sont à déposer sur notre boîte mail*), ce plat est populaire sur les îles.

On dévore ces steaks de courgettes pleins de goût et croustillants. Des saveurs encore plus prononcées par l’accompagnement, du yaourt grec et de la khoriatiki, une salade (qu’on aurait toutefois aimé plus conséquente) dans laquelle on retrouve de la féta, des olives de Kalamata, un peu d’huile d’olive, de la tomate et du concombre.

Un bien bon repas donc, passé dans une atmosphère chaleureuse, qui fait voyager. Finalement, seule la pierre de tuffeau de l’établissement nous rappelle que l’on est bien… à Tours et non en Grèce !

Chronique : Aurélien Germain / Photo : Facebook Dionysos


> L’addition : entrées entre 3,50 € et 7 €, sauf la pita à 1,50 €. Plats : comptez 15 € pour le gratin oussaka ou les brochettes. Un papoutsaki (aubergine farcie) revient à 17 €. Les desserts sont à 5 € environ.
> Option végé  (13 et 15 € le plat).
> C’est où ? Au 31, rue du Dr Bretonneau. Ouvert du mardi au samedi, de midi à 14 h et de 19 h à 22 h. Sur place, à emporter click ‘n’ collect (sur dionysostours. fr), livraison.
> Contact : 02 19 03 70 41. Ou sur les réseaux : instagram. com/dionysos. cuisinegrecque et facebook.com/rgdionysos

 

 

Horoscope WTF de l’été 2022 spécial vacances

Pas de sea, ni de sex, ni de sun : pour ces vacances d’été, l’astrologue de tmv vous a concocté un horoscope spécial. Et par chance, personne ne sera épargné. Mais pourquoi est-il si méchaaaant ?

Bélier

Amour

Désespéré(e) comme vous
l’êtes, autant tenter un petit flirt estival
avec un(e) Sagittaire (ouais je
sais, c’est dur).

Gloire

Vous êtes un peu le Penseur
de Rodin. Mais uniquement
quand vous êtes aux toilettes.

Beauté

Force est de constater
que votre ressemblance avec une
Knacki® cet été sera troublante.

L’accessoire de l’été

Une place
de spectacle pour Jean-Marie Bigard.
Votre côté beauf-prout-zizi
n’attend que ça.

 

Taureau

Amour

Arrêtez de faire ces tests de
compatibilité amoureuse avec tel ou
tel signe… Tout le monde sait qu’on
aime les Taureaux juste parce que ce
sont de bons coups.

Gloire

Des fois, la vie, c’est comme
des WC. Il faut savoir tirer la chasse.

Beauté

C’est en regardant vos tenues
vestimentaires qu’on se rappelle que le
ridicule ne tue pas.

L’accessoire de l’été

Une loupe.
Pour chercher votre dignité.

Gémeaux

Amour

Yahouuu bientôt les vacances
d’août : le retour du grand soleil, des
Allemands en short sandalettes et de
votre ex.

Gloire

Tout vous sourit cette semaine
! Même Kim Jong-un. (et soudain,
l’astrologue de tmv disparut de
la planète)

Beauté

Force est de constater qu’au
réveil, vous ressemblez à Michel
Houellebecq.

L’accessoire de l’été

Un rasoir.
Inutile de vous dire pourquoi, Demis
Roussos.

Cancer

Amour

Mois de juillet chaud bouillant,
vos hormones seront en ébullition :
on vous surnommera donc baraque à
frites (comme d’hab, en fait)

Gloire

Une sombre étude lituanienne
affirme que Cancer est le signe astro
sur lequel les pigeons font le plus souvent
caca.

Beauté

Aïe, vos narines ressembleront
à deux puits sans fond. La faute à
vos 38 tests PCR que vous ferez pour
être prêt(e) pour la rentrée.

L’accessoire de l’été

Un string en
cuir. Pour préparer comme il se doit
votre séjour d’été au DONJON.

Lion

Amour

Vous ferez de nombreux
rêves érotiques durant ces vacances. En
cherchant leur signification sur Google,
vous vous rendrez compte que vous
êtes juste taré(e).

Gloire

Vous passerez vos vacances
nu(e), seul(e), à pêcher le saumon sur
un rocher. Et ça, c’est beau

Beauté

Méfiez-vous des Balances. Vos
parents vous remplaceront par l’un(e)
des d’eux, bien plus canon que vous.

L’accessoire de l’été

Un lardon.
Ce qui, esthétiquement, est ce qui se
rapproche le plus de vous.

Vierge

Amour

Saturne entre dans votre
champ astral avec l’étoile polaire. Aucune
idée de ce que ça signifie, mais
vous serez quand même célibataire
en août.

Gloire

Un enfant nul (pléonasme)
vous tiendra tête en répondant
« NAN ! » à tout ce que vous dites. Et
vous n’aurez aucune répartie. Pleurez.

Beauté

Même un panda sous Lexomil
semble plus enjoué que vous.

L’accessoire de l’été

Un poney.
Pour partir nu(e), sur son dos, vers des
contrées faites de fleurs et de paillettes.

Balance

Amour

La CATA totale ! Vous allez
perdre votre boulot, vos cheveux, votre
amour-propre, les gens vous lanceront
des cailloux et… oh non pardon, c’était
pour les Poissons, ça !

Gloire

Les gens aiment beaucoup
parler avec vous. Cela leur permet de
se rendre compte que leur vie n’est pas
aussi pathétique que la vôtre.

Beauté

Vous êtes comme André Rieu.
Vous ne vieillissez pas.

L’accessoire de l’été

Un préservatif,
pour vous protéger. C’est à cause d’imprudents
qu’on se retrouve maintenant
avec des stars de téléréalité.

Scorpion

Amour

Vous devrez choisir entre Julien
Lepers et Christine Boutin pour
passer une nuit. Cruel dilemme.

Gloire

Sur la route des vacances, vous
vous embrouillerez avec un automobiliste
après lui avoir crié « je te conchie,
dindonneau ! ».

Beauté

En changeant 3 lettres à Scorpion,
on obtient « excès de sébum pour
cet été ». Voilou.

L’accessoire de l’été

Un petit fouet.
Parce que ouuuuh vous avez été très
vilain(e)…

Sagittaire

Amour

Vous êtes le Mélenchon des
coquineries : toujours insoumis(e).

Gloire

Si vous arrivez prononcer 5 fois
de suite le mot allemand le plus long
« Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz »,
l’équipe de tmv vous offrira un verre.

Beauté

Sur la plage, on vous confondra
avec de la mie de pain.

L’accessoire de l’été

Un corbeau.
Annonciateur de la fin des temps. (ah
oui, au fait, c’est prévu pour le 28 août,
à 14 h 39)

Capricorne

Amour

Les Capricornes sont cool, doux, aimants et aimés, ils sont parfaits
et majestueux…

Gloire

… AHAHA on déconne, les Capricornes
sont juste comme les autres,
à vouloir un horoscope sympa qui les
flatte, alors qu’ils ne sont rien.

Beauté

Le « summer body » est une
connerie sans nom. Encore un truc inventé
par un Capricorne…

L’accessoire de l’été

Un cache-tétons.
Les vôtres ressemblent à du salami.

Verseau

Amour

L’amour n’attend pas. Ce qui
tombe bien, puisque vous êtes de toute
manière toujours à la bourre.

Gloire

Oh bah l’important, c’est d’y
croire, comme disait je sais plus quel
mec barbu. Disons, euh, Platon.

Beauté

Votre carrure de tranche de
massepain fera quelques jaloux/ses
cet été…

L’accessoire de l’été

Du déodorant.
Car vous n’en avez visiblement toujours
pas compris l’utilité…

Poissons

Amour

Vous aurez des nouvelles de
votre ex qui a un Q.I de poireau. Mais
vous aimez les légumes.

Gloire

Conseil d’ami, ne lisez pas la
partie « Amour » de l’horoscope des
Balances. Kissou.

Beauté

Les Poissons seront les plus
sexy de tout l’été. (on dit ça, car vous
êtes le dernier signe qu’on rédige et on
n’a plus d’idées)

L’accessoire de l’été

Un téton de poche. Car vous allez perdre l’un des
vôtres sur la plage cet été, ce qui est
tout de même assez con.

Actu37 : pas de feu d’artifice au 14-Juillet, baignade interdite à Joué et travaux au giratoire de Saint-Sauveur

L’actu du 37 en 3 minutes chrono : entre le feu d’artifice annulé pour protéger des oiseaux nichés et les travaux du nouveau giratoire à Saint-Sauveur, en passant par les urgences à Amboise et les cyanobactéries aux Bretonnières.

Pas de feu d’artifice pour le 14 Juillet à Tours

Il n’y aura pas de feu d’artifice tiré au-dessus de la Loire pour le 14 Juillet. S’il avait déjà été annulé en 2020 et 2021 pour cause de Covid et restrictions sanitaires, c’est cette fois pour tout autre chose… En effet, la municipalité souhaite préserver la protection des oiseaux : car c’est à cet endroit, sur des bancs de sable, que nichent des sternes naines et pierregarin. Et cet oiseau diurne ne goûte guère aux pétarades du 14-Juillet. Effrayées, elles fuient et ne retrouvent plus leurs petits ensuite.

Ce jour-là, il y aura toutefois un banquet populaire au nord de Tours et un spectacle de feu dans le centre.

JOUÉ-LÈS-TOURS : Baignade interdite

Il s’agit là d’une « mesure préventive pour écarter tout risque », ainsi que le dit la municipalité : à Joué-lès-Tours, le lac des Bretonnières restera fermé à la baignade tout l’été. Et ce, pour la troisième année consécutive. En cause ? Les cyanobactéries, comme très souvent dans certains points d’eaux en Indre-et-Loire. Si, pour l’instant, le taux de ces microorganismes « reste inférieur à la norme, celui-ci ne cesse de progresser », précise la Ville dans un communiqué.

Les cyanobactéries sont nocives pour l’homme, mais aussi pour les animaux ; elles peuvent provoquer troubles digestifs voire nerveux.

Giratoire de SAINT-SAUVEUR : Bientôt les travaux

Les travaux d’aménagement du giratoire de Saint-Sauveur (où s’était produit un accident mortel, le 7 novembre 2021) devraient commencer prochainement. Ils doivent sécuriser les axes piétons et cyclables. La Métropole espère que cela commencera dès la mi-juillet, période estivale durant laquelle le trafic est moindre.

Les travaux devraient durer 2 mois. Il y aura notamment les rétrécissements de voies, en remplaçant les balises par des terre-pleins surélevés et végétalisés, ainsi que neuf plateaux assurant la continuité de circulation des vélos et des piétons. Est aussi prévu un éclairage à leds. Coût total de l’opération : 560 000 €.

AMBOISE : Urgence aux urgences

C’est malheureusement devenu une information « habituelle »… Cet été, et comme d’autres villes en France, les urgences « hors Smur » fermeront une à deux nuits par semaine, à l’hôpital d’Amboise. Tout a été fait pour maintenir les urgences vitales tout au long de l’été et « seule » la ligne urgence donc sera close une quinze de nuits entre juillet et août.

Une casse limitée, grâce à « l’investissement des médecins et soignant(e)s », a précisé Alain Deilgat, chef de service, qui appelle aussi au bon sens des gens, dans les colonnes de la Nouvelle République. À Amboise, trois postes de médecins sont manquants.

Passeports et cartes d’identité : de nouveaux créneaux à Tours

Depuis le 1er juillet, 5 000 rendez-vous supplémentaires ont été mis en place par la Ville pour délivrer passeports et cartes d’identité. Il reste encore des places… Mais cela part (très) vite !

Les faits

C’est bon, c’est parti ! Début juin, la Ville de Tours et la Préfecture avaient annoncé l’ouverture de 5 000 rendez-vous pour délivrer passeports et cartes d’identité, dans une situation à l’époque totalement bouchée. Depuis le 1er juillet donc, 13 guichets – au lieu de 3 – ont été ouverts pour débloquer des créneaux engorgés. Tout le mois, à la mairie de Tours, il est possible d’obtenir un rendez-vous, entre 8 h 30 et 17 h 30 non-stop.

Mais les places sont chères et partent vite. À l’heure où nous imprimons, il restait toutefois encore des créneaux libres à partir du 19 juillet, et surtout, du 25 au 29 juillet, à la mairie de Tours centre. En tentant la mairie du quartier des Fontaines, une petite place était disponible le 9 août, avant un trou jusqu’à fin septembre ! À la mairie annexe de Saint-Symphorien, il n’y a plus rien avant octobre. Idem pour Sainte-Radegonde prise d’assaut jusqu’à fin septembre.

C’est donc bien sur les nouvelles disponibilités de Tours centre qu’il faut miser…

Le contexte

« À Tours-Centre, en s’y prenant le lundi 9 mai, en début d’après-midi, nous obtenions un premier créneau pour le mercredi 3 août. Soit 55 jours d’attente avant de pouvoir faire sa demande de passeport. Pour les mairies annexes, c’était encore pire », écrivions-nous, dans tmv, il y a deux mois. À cette époque, cette situation inédite était liée en grande partie à l’effet de rattrapage, suite à la crise sanitaire. Un bon million de documents officiels n’avait pas été renouvelé, en raison des restrictions de déplacement. Les vacances approchant, c’est peu dire que les services ont vite été débordés !

C’est dans ce contexte que la Ville de Tours avait décidé d’ouvrir ces milliers de rendez-vous sur le mois de juillet. Le tout, grâce à la formation de vingt vacataires, chargés de la réception des démarches. Le premier jour d’ouverture, 234 rendez- vous avaient déjà été pris.

Comment ça marche ?

Il suffit de se rendre sur tours.fr En s’inscrivant sur internet, il n’y a qu’à remplir un formulaire d’identité, puis choisir l’objet de la demande. Ensuite, s’ouvre un tableau des créneaux encore disponibles. Et à ce moment, il faudra cliquer… très vite !

Texte : Aurélien Germain
Photo : NR

Chroniques culture : Nova Twins, la sélection BD, Chabat sur Netflix et Prix Maya

Cette semaine, on se met « Supernova » des Nova Twins dans les oreilles, tout en lisant notre sélection BD, avant de jeter un œil aux lauréat(e)s du Prix Maya à Tours et d’avoir la petite info Netflix sympa…

LE CD

NOVA TWINS – SUPERNOVA

Retour en force du duo Amy Love (guitare) et Georgia South (basse) ! Le duo londonien vient nous mettre une petite claque derrière la nuque avec l’excellent « Supernova », album coup-de-boule qui a le culot de mélanger tous les genres, sans verser dans l’opportunisme musical ou le grand n’importe quoi.

Rap et hip hop, électro, gros rock costaud, tout y passe et les Nova Twins passent tout ça au shaker pour accoucher d’un disque accrocheur au possible, mélodieux et mélodique, rageur et rythmé, tranchant comme une lame de rasoir. Les baffes s’enchaînent (« Toolbox » fera un malheur en live), portées par une basse vrombissante qui remue les tripes. Un album tout en contraste, 100 % réussi.

Aurélien Germain

La sélection BD

On a adoré la nouvelle série d’Eric Stalner, Bertille& Bertille, quiavec « L’ÉtrangeBoule rouge » (éd. Grand Angle) propose un duo iconoclaste entre un policier et un jeune bourgeoise, confrontés à un phénomène paranormal. Le dessin est superbe et le scénario bluffant, avec une résonance à l’actualité.

Avec « Le Serpent à deux têtes » (Soleil), Gani Jakupi démontre l’étendue de son talent en nous emmenant aux prémices de l’histoire de l’Australie avec un récit troublant sur ce qui fait l’identité d’un homme. Un roman graphique saisissant. Henriet et Yann continuent de nous entraîner sur les traces de l’aviatrice Bessie Colman avec ce Black Squaw, dont le T3 « Le Crotoy » (Dupuis) livre une aventure originale entre récit historique et aventure d’aviation.

« BFF » (Delcourt) est un récit complet signé Cadene, Safieddine et Fabre, qui nous plonge aux côtés d’une bande d’amis, où le mensonge et la dissimulation semblent être la règle. Soit 256 pages sur notre société contemporaine, ses affres et ses tourments. On terminera avec le tome 2 d’Idéfix et les Irréductibles, « Les Romains se prennent une gamelle » (Albert René), bourré d’aventures trépidantes, illustrées par Penech et Bastide.

Hervé Bourit

PRIX MAYA  : LES LAURÉATS

Le 18 juin dernier, se tenait à Tours la Vegan Place et avec elle, son prix littéraire animaliste. Le Prix Maya – son petit nom – a sacré Sophie Hénaff, pour le roman « Voix d’extinction » ; Marie Pavlenko et Camille Garoche, pour le livre jeunesse « La Plus belle du monde » ; et Badger pour la BD « Des graines et du boudin ». Le jury était notamment constitué de Camille Silvert, Sophie Wyseur et Audrey Jougla.

A.G.

> facebook.com/prixmaya

NETFLIX : CHABAT ET ASTÉRIX

Ça y est ! Alain Chabat a bouclé l’écriture des cinq épisodes du « Combat des chefs », une mini-série d’animation 3D, adaptée de l’album d’Astérix. Cette production sera diffusée sur Netflix et remet mister Burger Quiz dans la marmite, vingt ans après son cultissime « Mission Cléopâtre ». Pour cette série, Chabat collabore avec Benoît Oullion qui écrivait également les sketchs de Burger Quiz, justement, et Pierre-Alain Bloch, cocréateur de « Avez-vous déjà vu… ? ». Est-ce qu’on attend ça avec impatience ? Oh que oui !

A.G.

Eté 2022 : Notre petit guide des festivals en Touraine

Gros dossier cette semaine, dans notre numéro 420 de tmv : on vous a préparé un bon petit programme des festivals à faire, en Indre-et-Loire, histoire d’apprécier votre été comme il se doit.

Enfin ! Après deux étés quand même assez perturbés, c’est le grand
retour de la vraie saison des festivals. Et l’Indre-et-Loire ne manque pas
de ressources en la matière. Pour tous les goûts et dans toutes sortes
d’endroits, des grandes affiches à la programmation la plus pointue, tout le
monde peut y trouver son bonheur.

Il est temps de retourner flâner au vent de nos festivals et, pour vous y aider, on vous a concocté un petit guide (non-exhaustif) des temps forts de notre été tourangeau.

Découvrez le programme dans notre numéro 420 de tmv, à télécharger JUSTE ICI !

 

On a fait un tour au temple du burger : le Tatoué Toqué

C’est devenu une adresse incontournable à Tours, et plus particulièrement à Tours Nord : on a goûté aux fameux burgers du Tatoué Toqué !

Elle a ouvert ses portes il y a tout juste un an et demi (oui, vous avez bien compté, c’était en plein confinement) et l’adresse fait déjà figure d’institution. On exagère à peine.

Nous arrivons sans réservation et, à la petite mimique de la personne qui nous accueille, nous comprenons que ce n’était pas la meilleure idée du siècle. Coup de chance, il y a tout de même une table pour nous. Il faut dire que l’endroit et surtout son chef Benoît Sanchez, ont pas mal fait parler d’eux, ces derniers temps.

À l’automne 2021, il décrochait le titre de meilleur burger au Sirha de Lyon et décidait, dans la foulée, de partir représenter la France au Mondial du burger, à Dallas. Une aventure finalement contrariée par le Covid et, surtout, par la douane américaine. Tout ça pour dire que nous sommes ici dans ce qui est devenu, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le temple du burger gastronomique à Tours.

Une dizaine de burgers et une carte régulièrement modifiée

À la carte, qui change tous les trois mois, une petite dizaine de burgers auxquels s’ajoute la recette du moment (en vigueur pendant deux semaines). Parmi les intitulés qui fleurent bon les années 80 (on y reviendra…), notre choix se porte sur un Porky te Vas, à l’effiloché de Roi Rose, avec confit d’échalotes, pickles et roquette. Le tout est servi avec une généreuse portion de pomme de terre façon chips et une salade céleri-betterave. Les goûts sont francs, c’est gourmand, original… et copieux.

Benoît Sanchez a travaillé dans de nombreux et excellents restaurants gastronomiques et il compose ses recettes comme on invente un plat. Pour la réalisation, il a la même exigence. Tous les matins, il se lève aux aurores pour confectionner lui-même son pain, préparer ses viandes, ses pickles et ses sauces. Il sélectionne avec soin ses produits, en local autant que possible et de saison, bien sûr.

Pas la place pour un dessert, en ce qui nous concerne, mais le temps pour une petite flânerie dans le restaurant. Benoît est un fan de pop culture et des années 80. Il y a là, des pièces de collection qui agissent sur certains comme de véritables machines à remonter dans le temps. Ah, ces jolis bonbons chimiques dans un présentoir Goldorak…

Matthieu Pays


> L’addition : burgers de 15,50 à 19,90 €. Deux plats de viande dans les mêmes prix et une salade à 14,90 €. Pour les desserts, comptez de 5,20 € pour la glace à 8,50 € pour la tartelette citron nougat.
> C’est où ? Au Centre commercial de l’Horloge (16, rue du Maréchal-Joffre), à Tours Nord. Ouvert le lundi, de 11 h 30 à 14 h et du mercredi au samedi, de 11 h 30 à 14 h, de 18 h 30 à 21 h. Dimanche, de 11 h 30 à 14 h.
> Contact : Tél. 02 34 53 53 39. Sur la page Facebook Le Tatoué Toqué ou le site internet letatouetoque.fr + Instagram Restaurant Le tatoué Toqué

 

Horoscope WTF du 29 juin au 5 juillet 2022

D’après le magazine Voici, Justin Bieber et Barack Obama seraient de grands fans de l’horoscope de tmv. Et on les comprend. Voici votre dose d’astrologie !

Bélier

Amour

Graouuu, vous allez lui donner
les 20 secondes les plus folles de
sa vie…

Gloire

Bon sang, mais quel massacre
quand vous chantez…

Beauté

Chouette semaine en perspective,
tout le monde vous fera des
compliments. Que des hypocrites !

Taureau

Amour

Il n’y a que 2 choses compliquées
dans la vie : trouver la sortie d’un
Ikea du premier coup et comprendre
les Taureaux en amour.

Gloire

C’est l’histoire d’un cheval qui
se fait cambrioler et attend les flics.
Alors il crie « Mais que fait la pouliche
?? » (ouaaaarf)

Beauté

Vous ne sentez pas très bon
dans les transports en commun. Les
gens vous jugent. Et moi aussi.

Gémeaux

Amour

Au moins, vous avez la cote
auprès du 3e âge…

Gloire

Vous, les Gémeaux, vous êtes
quand même exceptionnels. À part toi,
là, qui lis cet horoscope.

Beauté

Votre postérieur a un goût
de reviens-y.

Cancer

Amour

Vous êtes le running-gag de
la vie amoureuse.

Gloire

Force est de constater que vous
êtes en ce moment aussi utile qu’une valise sans poignée.

Beauté

Vous restez bloqué(e) au
stade de l’adolescence. Mais juste pour
les boutons et la voix ridicule.

Lion

Amour

Vous êtes tel le passage piéton
de l’amour : tout le monde vous
marche dessus.

Gloire

Ouaaah, vous faites trop trop
peur ! Vous êtes sûrement ceinture
noire de ping pong.

Beauté

Vous allez prendre une
amende… pour excès de beauté,
OUAATCHAA !

Vierge

Amour

Y a moyen de faire tchikitchiki
avec la personne à votre gauche…

Gloire

« Toujours au mauvais endroit,
au mauvais moment ! » Telle devrait
être votre maxime.

Beauté

Un pigeon vous fera caca sur
la tête. Disons, dimanche vers 17 h 34.
L’astrologie est une science exacte.

Balance

Amour

Comme le dit le proverbe hollandais, « le clou souffre autant
que le trou ». (et ne nous demandez
pas, pourquoi on met ça en rubrique
« amour »)

Gloire

Il faut se rendre compte que vous
dansez aussi bien qu’un homme-tronc

Beauté

Votre potentiel séduction est
décuplé avec l’arrivée des beaux jours (et
surtout des mojitos qui font croire n’importe
quoi à n’importe qui)

Scorpion

Amour

C’est sympa de lire cet horoscope
pour avoir un semblant de vie et qu’on prédise
votre avenir, mais il serait temps de
vous faire des ami(e)s maintenant.

Gloire

Révolution chez les Scorpions
qui vont enfin arrêter de prendre les gens
pour des jambons.

Beauté

Physiquement, vous êtes à la
croisée entre un nem et un wrap.

Sagittaire

Amour

Si on était un oiseau, on ferait
notre nid dans votre cœur. MOOOOH !
(mais on n’est pas des oiseaux, et vous
n’avez pas de cœur)

Gloire

L’herbe est toujours plus verte ailleurs. Ce qui tombe bien, puisque
vous adorez la fumer.

Beauté

Vous êtes un peu comme le
génie de la bouteille. Sauf qu’au lieu
d’en sortir, vous la videz.

Capricorne

Amour

Un panel représentatif
confirme que votre ex est élu(e) « déception
de la décennie ».

Gloire

Le travail, c’est pas la santé.
‘Suffit de voir votre tête.

Beauté

Votre carrière est au point
mort. Votre vie et votre motiv’ aussi.
Par chance, vous avez les plus belles
fesses du monde.

Verseau

Amour

Comptez sur votre hypocrisie.
Vous êtes très doué(e) pour entuber
les gens.

Gloire

Le FBI et la CIA vous observent.
Ils savent les cochoncetés que
vous regardez sur Internet, beeeeh !

Beauté

Oh bah foutu pour foutu, à
ce niveau-là y a plus rien à sauver…

Poissons

Amour

Eh beh,
comme disait Platon, avec vous on
n’a pas l’cul sorti des ronces !

Gloire

La chance ne frappe pas à
votre porte. Ce qui est normal, puisque
chez vous, ça sent mauvais.

Beauté

En ce moment, vous êtes
trop laxiste. Ou laxatif, je sais plus. Dans
tous les cas, vous laissez couler.

Mac-Kenley et Morena, réfugiés haïtiens à la tête de l’atelier de couture de la Table de Jeanne-Marie

#VisMaVille Morena Paulas et Mac-Kenley Darius sont créateurs de mode et bénévoles à la table de Jeanne Marie. Réfugiés haïtiens, ils donnent de leur temps à l’atelier couture.

Ils devaient arriver en Espagne mais le sort en a décidé autrement. Suite à des tests PCR perdus à l’aéroport de Roissy, les voilà réfugiés en France, atterrissant finalement à Tours, chez une connaissance, en décembre 2021. Demandeurs d’asile, ils ont fui Haïti, ses violences et insécurités quotidiennes, menacés dans leur chair pour leurs opinions et pour ce qu’ils sont.

Car Mac-Kenley Darius, 29 ans et Morena Paulas, 25 ans, étaient là-bas des artistes émergents, designers et créateurs de mode reconnus, ayant habillé Miss Universe Haïti en 2021 et participé dernièrement au défilé de mode annuel, « Fortuny », à Grenade, en Espagne.

 

À Tours, ils ont très vite rencontré Damien, bénévole de la table de Jeanne Marie – association qui distribue des repas chauds à ceux qui poussent sa porte, qui les prend sous son aile. Les voilà propulsés à la tête de l’atelier de couture, avec comme défi de réaliser, pour les six ans de l’association, une collection pour un défilé de mode en à peine une semaine.

« Ils ont fait avec ce que l’on avait sous la main, du papier peint, des tissus… Cela les a motivés », assure Damien. La débrouillardise, les deux compères designers connaissent dans leur pays. « On a commencé dans la récupération des vêtements jetés. On récupère les tissus, tout accessoire permettant de créer autre chose ».

Dans le duo, Morena dessine des patrons, ajuste des perles sur des robes, s’occupe de la partie maquillage. Mac-Kenley, peintre et plasticien, a été formé à l’École nationale d’art de Port au Prince. Ensemble, ils ont créé leur collection « Minokan » avec pour but de « mettre en valeur la culture haïtienne vaudou, ses cultures ancestrales, à travers la mode ». Ainsi, des couronnes imposantes tutoient des tenues traditionnelles, flamboyantes, revisitées à travers le prisme des deux créateurs.

Ces derniers mois, réfugiés à Tours, les deux jeunes hommes s’occupent à l’atelier de couture de Jeanne Marie, essayant de ne pas perdre le fil de leur passion. « Nous aimerions faire découvrir notre talent à Tours. Aider les gens qui participent à la table de Jeanne Marie et leur créer des vêtements. Ils nous aident et nous souhaitons les aider aussi. »

En attendant, logés dans des foyers d’hébergement temporaire, Morena et Mac-Kenley apprécient la vie tourangelle paisible. « Nous pouvons marcher dans la rue tranquilles ici. » Soucieux de s’intégrer, ils vont s’inscrire à la faculté des Tanneurs, en langues étrangères et sociologie appliquées pour l’un, et en sciences humaines pour l’autre. Le duo cultivé devrait vite être remarqué.

Aurélie Dunouau

Hellfest 2022 partie 2 : chiffres fous et marathon du metal

Canicule le premier week-end, début sous des trombes d’eau pour le second, avant le retour du soleil ! Mais pas de quoi décourager les festivalier(e)s du Hellfest qui, durant quatre jours supplémentaires, ont pris une nouvelle (grosse) dose de metal. Notre compte-rendu !

Hellfest pluvieux, Hellfest heureux (quand même)

En débarquant de nouveau à Clisson, pour ce deuxième week-end d’affilée du Hellfest, c’est un sublime ciel gris et de magnifiques nuages bien moches qui nous accueillent. Comparé aux 17, 18, 19 juin, la température a chuté de… 20 degrés. Rien que ça. De la canicule qui nous a fait perdre 32 litres de sueur et 10 kg de gras, voici désormais madame Pluie qui s’abat par averses sur le site clissonnais.

Vendredi 24 juin, le jugement est sans appel : la boue aura eu raison de notre première paire de baskets et le soir, nos orteils ressemblent à des Knacki® mouillées. Mais le metal réchauffe.

Des chiffres ahurissants

420 000

Cette 15e édition du Hellfest – on l’a dit – est synonyme de démesure. Sur ces 7 jours, 420 000 festivalier(e)s réuni(e)s pour l’amour du metal (et de la bière, mais chut). Les 350 groupes se répartissent sur 6 scènes, ratissant large en représentant des dizaines de genres musicaux.

Boire un petit coup et manger ? Toujours possible partout sur les dizaines d’hectares du festival.

800 000

Entre 700 000 et 800 000 litres de bière ont été écoulés durant tout ce Hellfest, a estimé Ben Barbaud, big boss du festival. Mais – ô fichtre diantre, malheur ! – c’est 15 % de moins qu’une édition normale, « la faute » à une canicule qui aura poussé les metalleux à préférer l’eau (c’est bien) au breuvage houblonné.

5 000

Le nombre de bénévoles qui ont œuvré tout du long. 3 000 d’entre eux ont même fait les deux week-ends !

900 m2

La taille de la « loge » de Metallica, tête d’affiche de cette 15e édition, d’après le journal Ouest France. En fait, il s’agit surtout d’un mini-village, où s’affaire un staff de 120 personnes, installé exceptionnellement pour ce groupe mythique jamais venu au Hellfest.

300 000

En litres, la quantité de fioul utilisée pour l’ensemble des groupes électrogènes durant cette semaine.

74

C’est l’âge du légendaire ALICE COOPER qui a délivré un concert fun à souhait le vendredi, un spectacle, un vrai de vrai.

Y a pas d’âge pour écouter du metal !

17

En moyenne, le nombre de kilomètres que la team tmv parcourait par jour. (PS : si quelqu’un a une bonne adresse pour les massages de pieds…)

La dose de claques

[Lectrice, lecteur, on te connaît : si tu t’ennuies, tu peux aller en fin d’article pour lire notre baffouille sur la déception de cette édition ou sur le concert magique de Metallica]

Difficile de ne pas trouver son bonheur avec une telle programmation. Celui ou celle qui n’aura rien à trouver à se mettre sous la dent sera condamné à se farcir l’intégrale de Christophe Maé. Une fois de plus, c’était totale régalade.

On retiendra notamment la prestation absolument hallucinante de NINE INCH NAILS. Le groupe de Trent Reznor, que le Hellfest draguait depuis tant d’années, a enfin mis les pieds à Clisson. En mode machine de guerre. Set imparable (« Wish » en deuxième titre, façon pichenette de bûcheron), mur du son qui décolle les plombages, jeu de lumières ultra-réfléchi… La perle noire du metal indus aura mis le Hellfest à genoux.

On attendait de pied ferme, le samedi à 13 h (l’équivalent de 6 h du mat’ quand on est au Hellfest…), HUMANITY’S LAST BREATH. Un nom poétique qui signifie « Le dernier souffle de l’humanité ». Bref, une bonne dose d’optimisme en vue ! Là encore, une bonne baffe des familles, puisque les Suédois ont mis tout le monde d’accord avec leurs rythmiques syncopées et visqueuses, ces guitares sous-accordées plongeant dans les abysses de la noirceur, le tout avec une voix d’outre-tombe qui vous rappelle que oui, la fin du monde est bel et bien pour bientôt.

Humanity’s Last Breath : douceur, poésie et optimisme au Hellfest.

Dans un registre totalement différent, THE RUMJACKS a balancé son punk celtique devant une fosse bouillonnante (coucou, j’ai perdu un pied), riffs sautillants imbibés de Guinness, pour une dose de bonne humeur et un public chauffé à blanc, où l’on a pu dénombrer 12 slammeurs au mètre carré durant tout le show.
Récemment passé par Joué-lès-Tours, IGORRR a pulvérisé la scène malgré un retard de 15 minutes, amputant un set joué à cent à l’heure. Quant à MONKEY 3, le groupe suisse a offert une partition confinant au sublime, avec son stoner psyché sans paroles. Le concert, de toute beauté, s’est fini par l’extatique « Icarus » qui – on l’avoue, moquez-vous – nous a fait couler une larme.

Pas du tout metal, mais diablement superbes, NYTT LAND (du folk nordique très chamanique) et MYRKUR (un set acoustique folk danois) auront permis une bouffée d’air frais pendant ce week-end.

Car avec MIDNIGHT, la température est remontée de quelques degrés : prenez du punk, saupoudrez de speed metal, ajoutez-y trois musiciens encagoulés dont on ne voit pas le visage, et ça donne un concert totalement maboule, finissant sur un public en feu, des cordes de basse arrachées et des types se tapant leurs instruments sur le crâne. Normal.

Midnight, quasi incognito au Hellfest…

Oh, un OVNI !

On ne misait pas grand-chose sur DIRTY SHIRT, mais c’est probablement l’une des prestations les plus remarquées et remarquables de ces dernières années au Hellfest ! Au menu ? Du metal roumain, mâtiné de folklore de Transylvanie, avec 28 (!) personnes sur scène (grosse guitare, flûte, choeurs féminin, violons et autres), pour un joyeux bordel aussi accrocheur que fantasque. En un mot comme en cent : génial.

Et la palme de la déception revient à…

Tu l’attendais, ce moment, où tmv crache son fiel. C’est pourtant avec douleur que l’on écrit ça, car la déception 2022 aura été… GUNS ‘N ROSES. Le groupe mythique de notre adolescence, ce par quoi tout a commencé, « THE truc à voir une fois dans sa vie » comme dirait mamie Guiguitte. D’autant qu’il s’agissait de la formation originale… Las. Si Duff et Slash ont été impériaux, Axl Rose a rendu ces 2 h 30 (interminables) de concert douloureuses, avec un chant aux fraises et des envolées façon canard ramolli coincé dans une porte.

Evidemment, des « Welcome to the jungle » et « Live & let die » sont toujours un orgasme auditif… Mais rien n’y fait, difficile d’entrer dans ce set aux allures de jam entre potes (pourquoi caser une reprise d’ACDC en… 4e morceau ??), desservi par un son brouillon sur certains titres. Bref, on pleure des larmes de sang. Tristesse.

Metallica, en maître sur le Hellfest

Dimanche 26 juin, dernier jour. Plus de guibolles, plus de panards, le corps suintant la bière et les lingettes pour bébé (on n’avait que ça pour se nettoyer, désolé) : mais pas l’temps de niaiser, car c’est à ce moment-là que METALLICA devait marquer le Hellfest au fer rouge. Le groupe légendaire est attendu depuis des années et des années. Ce Graal, Ben Barbaud le convoitait depuis bien longtemps, alors que tous les groupes cultes (Iron Maiden, Kiss et compagnie) sont déjà passés sur les terres clissonnaises.

À ce moment-là, le site est en ébullition. Blindé. Trop. L’orga’ a fait venir de nombreux invités et des milliers de personnes ont acheté un pass 1 jour juste pour le groupe. La circulation se fait centimètre par centimètre et il y a BEAUCOUP trop de monde. Un enfer.

Mais quand l’intro d’Ennio Morricone se fait entendre, tant pis, c’est l’excitation qui reprend le dessus. Les Californiens débarquent enfin à Clisson. Mastodonte musical (plus de 150 millions d’albums vendus dans le monde, dont un « Black Album » à 30 millions…), METALLICA dicte sa loi. Triplé « Whiplash », « Creeping Death », « Enter Sandman » pour débuter (« Bon, on a joué les plus connues, qu’est-ce qu’on peut faire maintenant ? », sourit James Hetfield), petites surprises au menu (« No Leaf Clover » ou le plutôt mal-aimé « Dirty Window »), l’incontournable ballade « Nothing Else Matters » reprise en choeur par 60 000 personnes, ou encore un « Damage Inc. » orgasmique en fin de set…

En deux heures, METALLICA aura prouvé son statut de « star » (même si l’on regrette un petit manque de mise en scène). La preuve, même le ciel s’est illuminé pour lui, avec un feu d’artifice grandiose et XXL pour clôturer cette 15e édition.
Rendez-vous les 16, 17 et 18 juin 2023 pour un retour en Enfer.

Texte, photos et vidéos : Aurélien Germain

Le handicap au travail en 3 questions

Mon entreprise est-elle obligée d’embaucher des travailleurs handicapés ? Puis-je demander à mon entreprise des aménagements liés à mon handicap ? Entreprise adaptée : qu’est-ce que c’est ? On fait le point dans tmv, à l’occasion de notre dossier spécial sur le handicap au travail.

Mon entreprise est-elle obligée d’embaucher des travailleurs handicapés ?

Toute entreprise de plus de 20 salariés a pour obligation d’avoir 6 % de son effectif reconnu comme travailleurs handicapés. Si le quota n’est pas respecté, l’entreprise passe à la caisse, et verse à l’État une contribution OETH (Obligation d’emploi de travailleurs handicapés). L’argent servira à l’insertion des travailleurs handicapés.

Sous-traiter certaines tâches à des ESAT est un moyen de réduire le montant de cette taxe. Cependant, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent déclarer leurs travailleurs handicapés auprès du ministère du Travail. But du jeu ? Motiver les entreprises à mener une politique inclusive en termes de handicap au travail.

Puis-je demander à mon entreprise des aménagements liés à mon handicap ?

Non seulement je peux, mais l’entreprise est obligée d’adapter mon poste à mon handicap, si j’ai bien la reconnaissance de ma qualité de travailleur handicapé, délivrée par la Maison départementale des personnes handicapées. Si vous aimez les sigles, on parle donc de la RQTH donnée par la MDPH. CQFD !

Bon, ne poussons pas le bouchon trop loin : le toboggan pour accéder à votre bureau, hors de question. Les aménagements doivent être « nécessaires et appropriés », selon la loi. Fauteuil, rampe d’accès, recours à un interprète en langue des signes française… C’est à voir en concertation avec votre employeur, la médecine du travail ou des professionnels de l’ergonomie par exemple. Et pour tout cela, le chef d’entreprise peut solliciter un financement spécifique.

Entreprise adaptée : qu’est-ce que c’est ?

Attention ! À ne pas confondre avec un ESAT ! L’Établissement et Service d’Aide par le Travail relève du Code de l’action sociale, et en partie du Code du travail. L’entreprise adaptée est quant à elle une entreprise du milieu ordinaire.

Donc la référence, c’est le Code du travail, comme pour toutes les autres entreprises. La seule différence, c’est la proportion d’employés reconnus en situation de handicap, l’adaptation des tâches réalisées, et les aides dont bénéficie l’entreprise pour l’emploi de personnes handicapées. En Touraine, vous en connaissez peut-être certaines : le centre d’appel Handicall Tours, Socia 3 et ses services comptables, ou l’entreprise multi-services ANRH, entre autres.

Texte : Maud Martinez / Photo ouverture : archives NR ESAT de Montlouis Photo Hugues Le Guellec

Canelle Penot, la pro de l’animation périscolaire : « Un métier toujours prenant »

#VisMaVille Canelle Penot est animatrice périscolaire. À Tours, elle jongle entre différentes écoles et l’association Courteline pour un métier prenant mais précaire.

Ce mercredi, autour de la table basse à hauteur d’enfant, Canelle Penot lance une partie de « La Chasse aux monstres » avec une poignée de petits de grande section maternelle, inscrits à l’accueil de loisirs du centre Courteline. Très vite, la quasi-totalité des autres enfants la rejoignent, attirés par ce qu’elle raconte, et sa voix à la fois grave et chaleureuse.

C’est ainsi que l’animatrice périscolaire aime son métier. « Utiliser et réinterpréter des jeux classiques pour leur apprendre des choses, comme leur raconter des histoires, les faire rire, réagir, fabriquer des objets qui a priori ne servent à rien… »

La pédagogie de l’animatrice s’appuie sur l’émerveillement et l’imaginaire des enfants qu’elle apprécie tant pour « leur inculquer des savoirs de base, sans stress, sans devoirs à rendre à la fin. Ainsi, en ce moment, on travaille sur l’espace et les planètes. Pour les mettre dans l’ambiance, je me suis mise, pendant le temps calme, à dessiner un ciel étoilé et ça les a intrigués ».

Canelle Penot voit son métier comme « jamais rébarbatif, toujours prenant », elle qui jongle entre l’accueil du midi dans des écoles de Tours, les fins d’après-midis dans l’aide aux devoirs et l’accompagnement des enfants et parents en difficulté à George Sand et Paul Racault, et l’accueil de loisirs à Courteline le mercredi ainsi que certaines vacances scolaires.

« J’adore cette diversité, avec des niveaux d’enfants différents et c’est aussi enrichissant pour eux d’avoir des animateurs avec leurs propres compétences. »

Mais Canelle Penot ne cache pas les revers de la médaille : l’épuisement parfois et la précarité. Car le rythme est décousu. Un animateur peut faire des journées de 7 h 30 à 18 h 30, parsemées de pauses, avec au final un contrat de 24 heures par semaine, comme celui de Canelle. Les contrats des 49 animateurs périscolaires actuels de Courteline oscillent entre 4 et 28 heures.

La tendance est à la professionnalisation du métier alors que certains le voient encore comme un job d’étudiants qui, en réalité, viennent plutôt en renfort lors des vacances scolaires. Le profil de Canelle Penot, 39 ans, arrivée à l’animation il y a 7 ans en reconversion, n’est en fait pas banal. Diplômée en librairie et histoire de l’art, elle a exercé différents métiers avant de pousser la porte de Courteline en 2015. Elle qui voulait être bibliothécaire s’est découverte dans ce métier.

« Au début je ne savais pas trop où j’allais mais je me suis rendue compte très vite que j’aimais ce travail et l’évolution que cela permet, de l’animation à la direction. » Aujourd’hui, la jeune femme ambitionne de passer son BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), de faire ainsi plus d’heures, pour parvenir peut-être à un temps plein, combinant animation pure et direction. Elle cite en exemple le parcours du directeur actuel de Courteline, Romain Ménage, qui a démarré ici-même en étant… animateur.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

 

Cantine du midi, brunch, afterwork… On a mangé chez Paula, près de la gare

Depuis peu, le quartier de la gare compte un nouveau-venu. Paula a ouvert ses portes rue Charles-Gille : on y est allé pour découvrir leur cuisine du midi.

Ah, ce n’est pas peu dire qu’il y a de quoi faire chez le nouveau-venu de la rue Charles-Gille ! Visez un peu les propositions de Paula : le midi en semaine ? C’est cantine. L’après-midi ? C’est coffee shop. Le week-end ? Brunch. Et pour finir, l’établissement propose aussi des afterworks le jeudi et vendredi. Rien que ça !

On avait déjà un oeil sur l’ouverture de Paula qui avait commencé à faire son teasing sur les réseaux sociaux. Céline et Maxime, les gérants, ont repris le lieu précédemment occupé par Les Frangins. Céline a « toujours eu envie d’ouvrir son propre commerce » et Maxime « est un passionné de cuisine », racontait le couple dans sa campagne de financement Ulule. Résultat : voilà un bel endroit qui a plusieurs cordes à son arc.

De la salade grecque au bun cheddar pastrami

Pour notre part, on a voulu tester la partie restauration (puisque c’est l’esprit de cette rubrique, c’est bien, vous suivez au fond !). Va donc pour un mardi midi, où l’on s’installe sur la petite terrasse au soleil. Avant ça, il faut commander directement au comptoir et prendre son petit plateau comme à la cantine. Pas commun, mais sympa. On a même pu étrenner le système de bipeur/ vibreur qui vous alerte quand le plat est prêt.

Aux fourneaux, Maxime et Alexis s’affairent déjà. On commence par une salade grecque, histoire de prendre un peu de fraîcheur et goûter à de la bonne feta. Ensuite, place au bun cheddar pastrami : c’est du tout bon et très costaud (niveau viande fumée, il y a des étages !), donc on sait qu’on sera rassasiés. Une fine tranche de tomate, de la salade et un peu de sauce complètent le bun. Et pour accompagner l’assiette, une bonne portion de coleslaw. L’ensemble entrée/plat nous revient à 16,50 €, sans compter la bière IPA locale – toutes les boissons sont d’ici – à 5,50 €(*).

Un bon départ, donc, pour Paula qui n’a pourtant que quelques jours d’existence. Une première impression positive qui nous a évidemment donné envie de revenir un dimanche… pour le brunch bien sûr.

Aurélien Germain

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération


> L’addition  : ce midi-là, les deux entrées étaient à 3,50 € pour la salade et 4 € pour l’assiette de charcuterie. Côté plat, 10 € pour les lasagnes et 13 € pour le bun cheddar qu’on a pris. Niveau desserts, comptez entre 3 et 4 € ; de quoi s’en tirer avec un billet de 20 pour un repas complet.

> PAULA, au 33, rue Charles- Gille. Ouvert mardi et mercredi de 8 h à 18 h ; jeudi et vendredi de 8 h à 21 h ; samedi 10 h – 18 h et dimanche 11 h – 16 h. Sur place ou à emporter. Brunch le week-end. Tél. 02 47 61 98 84 ou sur facebook.com/PaulaToursCafe et instagram.com/paulatours_

Horoscope WTF du 22 au 28 juin 2022

Pourquoi ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Toutes ces questions hautement philosophiques ne trouveront pas réponse dans notre horoscope wtf.

Bélier

Amour

C’est cool, les échecs s’enchaînent,
mais vous gardez espoir.

Gloire

Comme disait la philosophe
Afida Turner dans l’émission Carré
VIIIP : « Vous êtes vraiment des never
been washed up ».

Beauté

Aaaaaaah, une bonne tête de
vainqueur, ces Béliers !

Taureau

Amour

Pas besoin de flinguer son
empreinte carbone cet été pour partir
en vacances, on voyage suffisamment
avec vous sous la couette.

Gloire

A cœur vaillant, rien d’impossible.
Mais vous n’êtes pas vaillant et
vous n’avez pas de cœur.

Beauté

La vie est pleine d’imprévus.
Aujourd’hui, tout va bien et demain,
un poney vous mangera le bras. C’est
con, la vie.

Gémeaux

Amour

Yahouuuuu, vous voilà sur l’autoroute
du bonheur. Mais la semaine prochaine,
vous serez sur la départementale
de la dépression.

Gloire

Les 2e décans seront sponsorisés
par Pigeon Gratuit.

Beauté

Arrêtez de gonfler les gens, vous
êtes Impératrice Chichis.

Cancer

Amour

Délicate semaine, lorsque vous
vous apercevrez que vous êtes le fantasme
ultime de tout votre entourage

Gloire

Cancer / symbole du crabe / vous
êtes une pince. COÏNCIDENCE ?

Beauté

Une bien belle carrure de mollusque
; ce qui collera parfaitement à vos
vacances à la plage.

Lion

Amour

La constellation de la Christine
Boutin vous conseille de vous calmer au
niveau des pensées lubriques.

Gloire

Vos ami(e)s sont ridicules. Heureusement
que vous êtes là pour remonter
le niveau.

Beauté

Le sachiez-tu ? Le poulpe possède
9 cerveaux. C’est 9 de plus que vous.

Vierge

Amour

Votre fantasme caché de vous
déguiser en lardon pendant l’acte ne
rassure pas l’être aimé.

Gloire

Ouvrez une cagnotte Leetchi. Pour
vous acheter un peu de dignité.

Beauté

Vous vous prenez pour Mike
Tyson, mais vous ressemblez davantage
à Elie Semoun.

Balance

Amour

Les, gens, qui, voient, des,
virgules, entre, chaque, mot, ne, font,
pas, assez, l’amour.

Gloire

Cette semaine, on fête les Alban,
Audrey, Prosper et Jean-Baptiste. Que des
bons prénoms de loser !

Beauté

(Votre prénom aussi est moche,
mais vous êtes sexy)

Scorpion

Amour

Bientôt les
vacances d’été, l’occasion idéale de
piquer une tête dans la piscine du
célibat. Bisou les Scorpions !

Gloire

Alors ? Comment vont vos
ami(e)s imaginaires en ce moment ?

Beauté

Vous êtes le dindon de
la farce. D’ailleurs, regardez bien,
vous avez aussi le même cou qu’un
dindon.

Sagittaire

Amour

Pimentez votre vie sexuelle.
Parlez-lui en allemand pendant les
préliminaires.

Gloire

A-à-à la queue leu-leu, touuut le
monde s’éclaaaaate… Sauf vous, car vous
êtes juste chiant(e).

Beauté

Ooooh, regardez, un rouleau
de printemps avec des bras ! Ah non, c’est
vous…

Capricorne

Amour

Personne ne vous aime. Mais
boooon, tant qu’on a la santé, comme on
dit !

Gloire

Ne baissez pas les bras. Il vous
reste tant de personnes à décevoir.

Beauté

Épidémie de conjonctivite en
Touraine : normal, vous êtes tellement
canon qu’on se crame la rétine en vous
matant

Verseau

Amour

Vous vous sentez seul(e) ? Pas de
souci : une semaine bien pourrie va vous
accompagner !

Gloire

Grosse surprise cette semaine,
puisque vous apprendrez que vous allez
êtreparent. UnKinderSurprisevousattend.

Beauté

Même Ryan Gosling a un visage
plus expressif que vous.

Poissons

Amour

Vous allez faire un beau voyage,
cet été… UN VOYAGE DANS LA FRIENDZONE.

Gloire

Votre vie professionnelle est
comme la série InspecteurDerrick. Longue
et monotone.

Beauté

Incroyable, mais vrai : vous ressemblez
à un mérou.

Handicap : accompagner grâce au travail

L’ouverture du Café joyeux, à Tours, a mis en lumière l’emploi des personnes en situation de handicap. Dans l’ombre, les personnes handicapées n’ont pas attendu ce café pour travailler, comme c’est le cas dans les ESAT, Établissements et Services d’Aide par le Travail. Envie d’en savoir plus ?

Vendredi. Tout le monde s’affaire. On passe le balai, et on déplace les meubles pour accueillir le public. L’ESAT Les Vallées, à Luynes, a en effet choisi d’ouvrir ses portes au public le mardi 21 juin : « l’événement s’adresse aux personnes handicapées et à leurs proches intéressés par notre structure, bien sûr. Mais nous avons aussi déposé des dépliants dans les boîtes aux lettres du quartier, où les voisins ne savent pas toujours ce que nous faisons ici », explique Aline Palleschi, directrice adjointe de la structure.

Et la publication récente du livre-enquête Handicap à vendre par le journaliste Thibault Petit, pour dénoncer l’exploitation à bas coût des travailleurs et le filtrage en fonction de la productivité des candidats, n’est pas faite pour arranger les choses : « Bien sûr, les réalités décrites existent malheureusement dans certains ESAT, mais pas ici. Il faut bien comprendre qu’un ESAT n’est pas une entreprise, c’est un établissement médico-social. Mais nous avons conscience du risque de glissement », complète Aline Palleschi.

À Luynes, dans les ateliers « conditionnement », on fabrique des caissettes en bois pour des fromages de chèvre, on assemble boulons et pièces de plastique, on fabrique des boîtes de toutes sortes. Un peu plus loin, des ordinateurs servent aux prestations de saisie informatique. À l’atelier « espaces verts », on prend l’air : pour des entreprises ou chez des particuliers, l’équipe entretient les arbustes, pelouses et autres massifs de fleurs. D’autres travailleurs interviennent aussi pour du nettoyage de voiture 100% écologique (sans eau ni produits chimiques).

« Mais on n’est pas là pour faire du chiffre ! Le travail est un support à l’accompagnement des personnes que nous accueillons. » François est moniteur, et suit une douzaine de travailleurs dans leurs parcours respectifs. Avec ses collègues, ils créent des modes d’emploi illustrés, découpent les missions en tâches successives, ou adaptent les gabarits par exemple.

« On est là pour adapter le travail aux capacités de chacun, et pour valoriser leurs compétences. On se questionne en permanence : est-ce que la personne se sent bien dans son travail ? Je ne suis pas sûr que des employeurs du milieu ordinaire se posent ce genre de questions pour leurs salariés ! ». En témoigne la variété des temps de travail (partiels, mi-temps, temps plein), ou cet écran situé dans le deuxième atelier, qui diffuse chaque matin une vidéo de la kiné pour un échauffement physique avant d’attaquer la journée.

Moniteurs, assistante sociale, psychologue, kinésithérapeute… Ils sont en effet une vingtaine de salariés pour encadrer et accompagner une centaine de travailleurs. « C’est un métier riche, où l’humain a toute sa place. En dix ans passés ici, j’ai vu aussi comment évoluait la société, et notre défi est que l’ESAT évolue aussi. Ce sont des enjeux liés à la citoyenneté, » commente François.

Travailleurs extra-ordinaires

Manuela, 40 ans, est arrivée il y a dix jours. « Dans la restauration rapide, mon statut de travailleuse handicapée n’était pas pris en compte. L’aggravation de mes problèmes de dos m’a motivée à me tourner vers les ESAT, car je ne veux pas rester chez moi sans travailler. Ici, on travaille à son rythme, et après quatre ans sans emploi, je me remets dans le bain. » Son but : retourner dans ce qu’on appelle ici « le milieu ordinaire ».

Comme Manuela, de plus en plus de personnes arrivent à l’ESAT après un passage dans le monde des travailleurs lambda : « Historiquement, nos établissements accueillaient des personnes avec déficience intellectuelle, issues des IME (Instituts Médico-Éducatifs). Mais depuis la loi de 2005, le handicap psychique et social est aussi reconnu, et les parcours sont donc de plus en plus divers », ajoute Aline Palleschi.

L’ESAT est pour certains une simple étape après un monde ordinaire qui les a abîmés, où ils ne trouvent plus leur place ; pour d’autres, c’est un aboutissement. L’équipe y accompagne donc chacun vers son projet, qui signifie parfois aller travailler seul au sein d’une entreprise extérieure… toujours sous le regard vigilant et bienveillant des moniteurs, anges-gardiens de ces travailleurs qui ne sont pas sous nos yeux, mais qui n’en ont pas moins l’air joyeux.

Maud Martinez

Hellfest et canicule : un samedi dans les flammes du festival

Grand retour du Hellfest après la (trop) longue période de restrictions sanitaires ! Le premier week-end (il y a deux éditions en une cette année) aura été chaud, très chaud, plongeant les festivaliers dans la marmite de la canicule. Récit d’une journée dans les chaleurs de l’enfer, pour une édition de tous les records.

420 000 personnes sur 7 jours, 350 groupes et parkings géants

[Instant introduction]

Les métalleux de tout poil l’attendaient avec impatience : cette quinzième édition – anniversaire – du Hellfest se devait d’être grandiose, après 2 ans d’annulation pour cause de Covid et restrictions. Autant dire que Ben Barbaud, big boss du festival, a vu les choses en grand : pour 2022, place à deux éditions réparties sur… SEPT jours ! Au menu ? Plus de 350 groupes, répartis sur deux maxi week-ends gros comme un kebab post-soirée, sur 6 scènes, avec comme point d’orgue la venue de Metallica pour clore l’événement.
On ne vous parle même pas des 420 000 personnes attendues sur cette « 2 éditions en une ».

Pour faire face à l’afflux et éviter le stationnement sauvage dans la paisible bourgade de Clisson (à peine 7 000 habitants habituellement), les organisateurs ont ouvert deux parkings, dont l’un de 35 hectares (l’un des plus grands de France)… qui ont pourtant été rapidement complets dès le vendredi. Résultat : un troisième parking géant ouvrira pour le week-end prochain.

Des chiffres vertigineux qui risquent d’exploser un record devenu mythique au Hellfest : celui du nombre de bières ! Lors de la dernière édition, 440 000 litres de binouze avaient été écoulés. Nul doute que cette double ration de festival devrait faire augmenter la dose…

Chercher de l’ombre : deuxième activité après les concerts au Hellfest.

Sue, sue donc !

On ne va pas vous mentir : ce week-end au Hellfest aura été l’un des plus difficiles en 10 ans de pèlerinage pour notre part. Si le vendredi fut atrocement chaud, c’est le samedi que les flammes de l’enfer ont littéralement léché le site du festival.

Avec pareille météo, le Hellfest n’aura jamais aussi bien porté son nom…

Les 40°C ont été dépassés. Pour le ressenti, on devait plutôt être sur du 666°C. Une fournaise, une vraie. Et ce, dès le matin, les 33°C étant déjà largement de mise. De quoi nous mettre direct dans l’ambiance pour le concert de BRUTAL SPHINCTER (amis de la poésie, bonjour), du grindcore gruik gruik bien gras, fun et stupide, mais parfaitement maîtrisé. Idem du côté de AKTARUM, du folk metal – eux revendiquent l’étiquette « troll metal » – qui a mis l’ambiance dans une fosse déjà bouillante.

Bref, à midi, on avait déjà perdu environ 328 litres de sueur et 2 kg de gras par conséquent.

800 malaises

Le bonheur des brumisateurs géants, commandés en dernière minute…

Coup de chaud ! Alors que le vendredi avait déjà fait quelques victimes (rien de grave, on vous rassure) de l’écrasante chaleur, la canicule a envoyé 800 festivalier(e)s chez les secours, d’après un décompte samedi à  19 h.

Par chance, brumisateurs géants et murs d’eau ont été installés sur le site. Tout comme nos amis pompiers qui auront sauvé la vie de bien des gens dans le public, en les arrosant à coup de lance à canon (11 000 litres d’eau dans le gosier).

Les murs d’eau – ou « arches » – ont sauvé bien des festivalier(e)s…

Oui, mais côté musique ?

Ouais, c’est vrai ça ? Non, parce que malgré les températures infernales (qui, on vous le rappelle, ne sont pas du tout normales pour la saison…), la caliente était aussi et surtout sur scène. A ce petit jeu, les cultissimes SEPULTURA ont gagné haut la main. Pionniers du thrash metal brésilien, le groupe formé en 1984 a déboulé sur scène avec un « Arise » joué pied au plancher, transformant la scène Altar en folie totale et rajoutant quelques degrés supplémentaires (on en avait besoin, c’est vrai). Et on ne vous parle même pas du final composé de Refuse/Resist, Ratamahatta, Roots Bloody Roots. Outch.

Et ce ne sont pas les Norvégiens de KAMPFAR qui ont fait retomber la température non plus, avec leur black metal pourtant froid comme une forêt de Bergen. Dolk, le chanteur, fait le show à lui tout seul, nom du groupe tatoué sur le ventre, vêtu de son éternel perfecto et éructant dans le micro. Derrière, c’est riff guerrier sur riff guerrier, et ça tabasse à la double pédale.

« Tmv, c’est quiiii l’astrolooooogue stupide de ton journaaaal ? » (Aktarum, combo belge de passage le samedi)

Petite surprise, plutôt agréable, du côté de la scène principale où l’on avait loupé l’info de l’annulation des Dead Daisies (la chaleur nous a fait perdre quelques neurones)… mais remplacé par SOLDIER SIDE, un groupe de reprises de System of a down qui, malgré quelques erreurs de jeu et quelques fausses notes (personne n’est parfait, surtout pas nous), retranscrivent très fidèlement la musique des Arméniens. « On espère que vous n’êtes pas trop déçus de tomber finalement sur le System of a down de Wish ! », balancera même le frontman (on salue la vanne). Visiblement non, vu l’ambiance dans la foule ! Des classiques bien défendus et un retour dans le temps aussi agréable qu’une pizza 4 fromages : avouons, on a aimé !

Un petit mot également sur STEEL PANTHER : le groupe qui parodie le heavy metal des années 80 débarque sur scène à 19 h 25, heure à laquelle nous avons perdu 390 litres de sueur supplémentaires (à ce stade, notre ressemblance avec un phoque échoué est frappante).
Le show des Californiens, c’est 2398 vannes en-dessous de la ceinture, un humour « prout-nichons-braguette » beauf et millième degré, mais le public réagit au mélange hard rock et glam, maîtrisé il faut le dire (Satchel, sous les délires, manie très clairement la guitare, technicité y compris). Le tout, avec une énergie contagieuse. Reste que les bonhommes de Hollywood gagneraient à mieux répartir leur set, entre humour et musique (Sauf quand il s’agit, comme ce jour-là, de singer Ozzy Osbourne face à un public hilare. Là, avouons qu’on a BEAUCOUP ri).

Pour le reste de ce samedi, si EINHERJER n’a provoqué chez nous qu’un ennui poli (on est sympas, hein ? Les euphémismes, tout ça), ME & THAT MAN nous a mis la petite claque blues qui va bien (en vrai, c’est de la dark country, mais chut) avec son lot d’hymnes (« Blues & Cocaine » qui a fait chanter tout le chapiteau). Le leader, Nergal, connu aussi pour son groupe de black metal polonais satanique BEHEMOTH (bah ouais, on sait se diversifier dans le metal), a du charisme à revendre et tourne au muscadet alors qu’il fait environ 593049°C. Normal.
Enfin, RIVAL SONS prouve encore à quel point Jay Buchanan est l’un des meilleurs chanteurs du circuit (cette voix, bon sang, cette voix !). On appelle ça une claque.

La Préfecture avait conseillé de boire de l’eau, plutôt que de la bière.

Quand les vikings débarquent

« Le Hellfest, gngngn, de toute façon, c’est que du metal. » Eh bien oui, mais non. La preuve encore cette année, puisqu’un des concerts qui aura le plus dégagé d’intensité en ce samedi aura été celui de SKÁLD. Racontant les vikings et leurs poèmes, utilisant le chant des scaldes et du vieux norrois, à la frontière de la transe chamanique, le groupe, possédé sur scène via ce qu’il appelle des « chants », aura atomisé la scène Temple qui, pour le coup, aura parfaitement porté son nom.

Et ô miracle, c’est à ce moment-là, 23 h passées, que la température baisse et le vent arrive. Un signe de Thor, pour sûr…

Un petit mot pour l’Ukraine…

Impossible de ne pas faire une parenthèse sur un concert qui, certes, n’a pas eu lieu le samedi, mais le dimanche : JINJER a débarqué sur la Mainstage face à parterre surblindé. Il faut dire que les Ukrainiens, menés par l’hallucinante Tatiana Shmayluk, étaient attendus de pied ferme. Leur dernière tournée a été annulée, afin que le groupe prenne soin de sa famille durant la guerre.

Résultat : un show en béton armé et une foule solidaire, arborant drapeaux ukrainiens et même casquettes aux couleurs du pays. Classe, vraiment.

Texte et photos : Aurélien Germain (excepté photo Jinjer : capture écran Arte Concert)


> TMV retourne au Hellfest lors de la partie 2 de cette édition 2022. On vous ramène encore un compte-rendu en bonne et due forme à notre retour. Une fois qu’on aura dormi plus de 23 minutes d’affilée.

 

Indre-et-Loire : le député Charles Fournier (Nupes) remporte la 1re circonscription

#Législatives Du changement dans la première circonscription, où l’écologiste Charles Fournier a battu le député sortant, macroniste de la première heure, Philippe Chalumeau. Dans les autres circonscriptions, la majorité présidentielle résiste.

Les faits

On appelle ça un coup de tonnerre local. Lors du deuxième tour des législatives, le député sortant Philippe Chalumeau (Renaissance – Ensemble) a été battu par l’écolo Charles Fournier (Nupes). Le premier a obtenu 46,49 % des voix, contre 53,51 % pour le second.

Le résultat est on ne peut plus symbolique : Philippe Chalumeau fut en effet le premier « Marcheur » du département, en 2017. La majorité présidentielle perd donc Tours, la première circonscription.

C’est qui ?

Né le 10 mars 1968 à Romorantin, Charles Fournier (à gauche sur la photo) a été, très jeune, plongé dans le milieu associatif, comme salarié et aussi comme bénévole. Il a beaucoup œuvré, notamment, dans l’éducation populaire. Ce proche d’Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble, était entré en politique à 30 ans, comme candidat aux régionales, à Tours (liste « Urgence sociale »). Il avait adhéré aux Verts en 2000, et avait été élu conseiller régional Europe Écologie Les Verts en 2010.

Et ailleurs ?

Si la victoire de la première circonscription par la Nupes est un vrai camouflet pour les macronistes, ils gagnent toutefois les quatre autres. Les candidats de la coalition Ensemble arrivent en tête ailleurs.

Dans la 2e circonscription, le député sortant Daniel Labaronne est réélu face à l’insoumise Christelle Gobert (54,71 % des suffrages contre 45,29 %).

Dans la 3e circonscription, Henri Alfandri (parti Horizons, de l’ex-Premier ministre Édouard Philippe) s’est imposé avec 57,16 % des voix, face à Roxane Sirven (Nupes) et ses 42,84 %. Au premier tour, la surprise avait été de taille, puisque Sophie Métadier avait été éliminée directement.

Coup de chaud en revanche dans la 4e circonscription. La macroniste Fabienne Colboc a certes remporté le deuxième tour… mais de seulement 400 petites voix. Face au socialiste Laurent Baumel (49,48 %), elle fait 50,52 %.

Enfin, la majorité présidentielle gardera également la main sur la 5e circonscription, puisque Sabine Thillaye a finalement battu Ambre Louisin, du Rassemblement national.

Texte : Aurélien Germain  / Photo : NR – Hugues Le Guellec

Chroniques culture : l’album de Birdstone, les Stones sur Arte et le coin lecture

Cette semaine, on écoute l’énorme album des Birdstone, avant de passer au live mythique des Rolling Stones disponible sur Arte, puis de se calmer en lisant Les Maisons vides et Sublimation – Mœurs Musicales.

LE CD

BIRDSTONE – LOSS

Qu’on l’attendait de pied ferme, ce deuxième méfait de Birdstone ! Et disons le de suite : « Loss » est une claque. Une belle. Concentré abrasif de blues rock psyché, le disque de ce trio est impressionnant. On pense tour à tour à un Rival Sons qui copulerait avec Graveyard, le tout saupoudré d’un soupçon de Led Zep’. Côté influences, on a vu pire !

Mais Birdstone les digère habilement et a sa propre personnalité, n’hésite pas à partir en stoner grassouillet, aidé par une basse démente (Edwige à la 4-cordes fait des miracles), avant de balancer un gros riff sabbathien en diable. Dernier argument pour ne pas passer à côté : jetez une oreille (même les deux) sur « Madness », véritable tube qui ne quittera plus votre cervelle. Une claque, qu’on vous disait.

Chronique : Aurélien Germain / Photo ouverture : Guillaume Guérin

LES ROMANS

LES MAISONS VIDES

C’est elle qui a reçu le Prix du roman tmv, pour cette édition 2022 (lire tmv n°417 JUSTE ICI) : Laurine Thizy, 31 ans, est une autrice sur qui il faudra compter ces prochaines années. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire Les Maisons vides (éditions de l’Olivier), son premier roman justement. On y suit Gabrielle, enfant puis jeune fille, une gymnaste attachante et taiseuse. Dans ses poumons ? Des « araignées ».

Elle grandit, s’affranchit, lutte. L’univers de Laurine Thizy est singulier ; la construction du roman, pas commune (l’alternance passé/présent, le narrateur mystérieux…). Puis le puzzle se met en place. Ce livre sur le silence bouleverse, accroche le lecteur, il parle des familles qui se taisent, il parle des secrets. Les Maisons vides est d’une douce poésie, il est porté par une très belle écriture, délicate. Et puis, vient la fin. Un uppercut, un twist final véritablement. De quoi donner une couleur très cinématographique à l’ensemble. Un premier roman plus que réussi.

A.G.

SUBLIMATION – MŒURS MUSICALES

Quel meilleur timing pour parler de ce premier roman de Jessica Apirene que… maintenant ? Dans notre numéro spécial Fête de la musique ? C’est en effet ce 21 juin que paraît Sublimation – Mœurs musicales, une œuvre rendant hommage à la musique. Publié en autoédition, Sublimation raconte un monde devenu stérile, depuis qu’un pesticide étrange a ravagé la planète. Le peuple des Hommes, musiciens dans l’âme, est en voie d’extinction ; ils ne devront compter que sur Pia l’Impitoyable, la dernière… des femmes.

L’autrice, ex-ingénieure qui vit désormais à Noisay, décortique le rapport étroit entre les humains et l’art. Un récit bercé sur le lit de la dystopie. De quoi passionner les amateurs du genre.

A.G.

> instagram.com/jessica.apirene.auteure

VIDEO

ARTE ROCK’N’ROLL

Arte continue de régaler ! Régulièrement encensée pour proposer des concerts en intégrale sur sa chaîne Youtube, la chaîne vient de mettre en ligne, sur son flux Youtube, un live mythique : celui des Rolling Stones, en 2006, sur la plage de Copacabana. Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood et Charlie Watts écrasent la scène de leur puissance.

La set list, aux allures de bestof géant, est monstrueuse (« Brown Sugar », « Start me up », « Sympathy for the devil », « Midnight Rambler ») et en face, une toute petite – que dis-je, minuscule – foule : 1,5 million de personnes.

A.G.

Dispo jusqu’au 12 septembre sur Youtube ARTE Concerts.

On a goûté à la cuisine du Matchi, à deux pas de la gare

#ChroniqueResto Le quartier gare revit avec, ces derniers mois, de nouvelles adresses ouvertes. Cette semaine, on est donc allé tester le Matchi, remplaçant de l’ancien Rest’O Quai.

Et une nouvelle adresse dans le secteur de la gare, une ! Ouvert à la mi-mars, le Matchi remplace un établissement bien connu des Tourangeaux dans ce coin-là, le Rest’O Quai. Au 24, rue Edouard-Vaillant, Matchi compte déjà visiblement quelques habitués, d’autant qu’à quelques pas de là, on trouve la SNCF, ou encore les bureaux de la CAF et de la CPAM. Une cantine du midi toute trouvée !

Nous voilà donc en direction de la gare : arrivés devant, l’établissement semble tout petit, mais à l’intérieur, on trouve une belle et grande salle toute en longueur. La déco est sobre, mais moderne et chaleureuse. Surtout, au fond, on trouve une terrasse intérieure très agréable et donc à l’écart du bruit de la rue et de sa circulation. On y fonce direct.

Le service est efficace d’entrée de jeu. Pour la carte, elle change régulièrement. L’ardoise présente un deux entrées, deux plats, trois desserts. Au top. Le prix nous fait tilt, puisqu’un plat seul revient à moins de 10 euros (9,90 € précisément) ! Et un billet de 20 suffit pour la totale entrée, plat, dessert. Une formule à 18,90 €, ce n’est pas cher.

Le repas débute par une crème de courgettes au cumin (l’autre choix était une tartine au chorizo, betterave et parmesan, bien tentant aussi), servie vite. Portion correcte, du goût et du tout-doux en bouche et dans le gosier, ça démarre bien. Pour la suite, le tartare de veau et caviar d’aubergine fait face au dos de cabillaud. Mais c’est le poisson qu’on choisit.

Là encore, la bonne portion est respectée et le chef est généreux sur la sauce (ah, on a rendu l’assiette toute propre !). Pour accompagner le tout, c’est tatin de pomme de terre agata et munster, ce qui passe tout seul. Que du fait maison et un rapport qualité-prix qu’on a trouvé excellent, puisque un duo entrée+plat ne revient qu’à 14,90 €.

Un repas qui s’est très bien déroulé, donc : prix abordables, carte restreinte, petits plats sympathiques, pour un restaurant-bistrot qui l’est tout autant.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi, pour entrée plat dessert à 18,90 €. Plat seul : 9,90 €. Le duo (entrée/plat ou plat/ dessert) affiche 14,90 €.
> C’est où ? Le Matchi se trouve au 24, rue Edouard- Vaillant. Ouvert le midi, du lundi au samedi, et le soir du jeudi au samedi. Fermé le dimanche.
> Contact Tél. 09 86 20 30 60 ou sur les réseaux sociaux : @matchirestaurant sur Instagram et facebook.com/Matchirestaurant

 

Horoscope WTF du 15 au 21 juin 2022

Comme chaque mercredi, voici votre dose d’astrologie. Un horoscope garanti 100 % vérités. (bon ok, presque)

Bélier

Amour

Vous êtes tel un canard sans
tête, courant droit dans le mur.

Gloire

Bien des années après, il
s’avère que vous êtes toujours en train
de chercher Ornicar. Sans l’avoir jamais
trouvé (boulet).

Beauté

Météo France prévoit qu’il
fera très chaud cet été. (normal, quand
on vous regarde oh oh)

Taureau

Amour

On ne toucherait
même pas votre ex avec un
bâton. Et pourtant, c’est votre ex.
Posez-vous les bonnes questions,
gnurf.

Gloire

COMME DE PAR HASARD,
quand on change 328 lettres
à Taureau, ça fait Illuminati poil au
kiki. COMME DE PAR HASARD !

Beauté

Taureau/rototo, c’est du
pareil au même. Débrouillez-vous
avec ça.

Gémeaux

Amour

Soyez la baguette de pain des
relations : contentez-vous des miettes.

Gloire

Dimanche, vous serez attaqué(
e) par un lynx. Ce qui est tout de
même plutôt con en Touraine.

Beauté

Vous êtes plutôt canon pour
quelqu’un qui n’a pas inventé la poudre.

Cancer

Amour

Vous êtes la Élise Lucet de
l’amour : toujours à fouiner et chercher
la m…

Gloire

Après le pipi sous la douche,
vous sauverez la planète en prenant
votre douche à plusieurs. C’est bien.

Beauté

Vous faites la bouche en culde-
poule sur les photos. Mais ça ne vous
rend pas plus joli(e), vous savez ?

Lion

Amour

On dit pas que vous avez
chaud aux fesses, on dit juste qu’on
pourrait faire cuire un oeuf d’autruche
sur votre postérieur.

Gloire

Aucune, vous concernant.

Beauté

Votre petit slip en cuir, une
virée au donjon hot : zoupla, votre
week-end s’annonce caliente !

Vierge

Amour

Vous êtes constant(e) dans l’inconstance.
Et ça, c’est beau.

Gloire

La constellation du Patrick Sébastien
vous voit très haut placé(e) sur l’échelle
de la beaufitude.

Beauté

Que de sex appeal ! Dommage
que vous soyez Vierge, ça casse tout.

Balance

Amour

Vos goûts douteux et votre
désespoir vous pousseront à avoir une
amourette rapide avec un(e) Sagittaire.

Gloire

Le monde irait bien mieux si vous
mangiez des bébés les soirs de pleine lune,
mais booon, forcément vous n’écoutez jamais
cet horoscope. Retournez lire celui de
Femme Actuelle, tiens

Beauté

Fou mais vrai : vous sentez
l’endive au jambon.

Scorpion

Amour

Arrêtez de croquer dans le fruit
défendu. Y en a qui sont morts pour moins
que ça.

Gloire

Sans amis, vous finirez seul(e)
avec vos chats…

Beauté

… Puis ces chats vous mangeront.
Quelle fin bête et triste. A+ pour
une nouvelle dose d’optimisme !

Sagittaire

Amour

Au lit, on vous surnomme
« la girafe ». Car vous êtes un bon cou.
OUAAAAARF.

Gloire

Vous pensez toujours bien faire.
C’est chouette, mais arrêtez de faire tout
court, en fait.

Beauté

L’été approche, mais vous
avez le teint d’un Doliprane. La carrure
également, ceci dit.

Capricorne

Amour

Simuler, à votre âge ? Rooooh…

Gloire

Personne n’ose vous le dire, à part
moi : mais vous chantez faux.

Beauté

Votre caboche est comme
vos poches : vide. (allez vlan, celle-là
elle est méchante, mais je fais ce que
je veux, je suis payé pour)

Verseau

Amour

N’oubliez pas que tout finit toujours
par une rupture ou la mort. Bisou !

Gloire

grprgi’à) »(àç$ gio’u(ç»)’à-)_
rà(ç)_ »’(

Beauté

Oups désolé pour au-dessus,
mon chat a marché sur mon clavier.

Poissons

Amour

Si vous arrivez répéter 10 fois
de suite « Ce chat se sèche au chaud sans
chichis », votre vie amoureuse sera géniale. Sinon, tant pis, vous allez en BAVER !

Gloire

Un test de QI prouvera que vous
n’êtes pas le pingouin qui glisse le plus loin
sur la banquise.

Beauté

Une fois de plus, le mystère
est total avec vous, puisque vous sentez
le basilic.

Dans le quotidien de Jessy Gerin, conservatrice-restauratrice de tableaux

#VisMaVille Jessy Gerin est conservatrice-restauratrice de tableaux et d’objets d’art en bois. Elle vient tout juste de s’installer dans le quartier des arts à Tours, ajoutant à sa palette le métier de copiste.

Un atelier de restauration de tableaux ouvert en pleine rue, ce n’est pas si courant. En général, le conservateur-restaurateur d’œuvres d’art recherche le calme propice à la concentration. Jessy Gerin, qui a connu pendant quatre ans l’effervescence du château de Chenonceau où elle s’occupait des collections et des restaurations en public, se trouvait au contraire trop isolée dans son atelier-domicile de Francueil.

Alors, quand elle a su que le local de la Boîte Noire, rue du Grand Marché à Tours, se libérait, elle a sauté sur l’occasion. Dans cet espace, le public peut se rendre compte de son double métier : restauratrice et copiste de tableaux.

Des toiles inspirées de Rubens, Rembrandt, Vermeer et Picasso s’y côtoient sous sa signature. Jessy Gerin aime tout peindre, « sauf les paysages et le contemporain », selon différentes techniques, découlant des époques, de la cire, à la tempera à l’œuf, en passant par l’huile. Quant à la restauration, « les techniques évoluent beaucoup, explique la jeune femme trentenaire. Elles deviennent très chimiques, comme le solvant appliqué en gel, le travail de plus en plus fréquent avec le PH pour mesurer la réaction de l’œuvre. Il faut régulièrement se former ».

Jessy Gerin voit sa mission de restauratrice comme celui d’une passeuse d’œuvres d’art. « Ce qui m’intéresse, c’est leur sauvetage. Je suis dans la peau du médecin et dans la transmission. On nous amène quelque chose qui est détérioré et notre objectif est de le rendre sain et lisible pendant des années. Que ce soit une œuvre de famille ou une œuvre classée, c’est du patrimoine que l’on transmet selon la même importance. »

Et si ce métier demande une maîtrise totale du geste, l’erreur est toutefois permise. « Dans le code déontologique, tout ce qu’on fait doit être stable dans le temps et réversible. Heureusement il existe des produits qui permettent de reprendre son geste si on était pas dans un bon jour », sourit celle qui maîtrise également la basse dans un groupe de musiciens professionnels.

Jessy Gerin fait ce métier depuis dix ans, après s’être essayée à la coiffure dans les salons de ses parents, en région parisienne. « Ce n’était pas pour moi. Je peignais et dessinais depuis toute petite, c’était ma voie. J’ai repris des études dans une école spécialisée pour cinq ans. » C’est le château de Chenonceau qui lui commande son premier chantier qui la fait venir en Touraine qu’elle n’a pas quittée depuis.

Son activité de conservation-restauration l’occupe en grande partie même si elle compte désormais se consacrer plus à la copie, en ouvrant aussi son atelier à des cours en septembre. « J’ai commencé par enseigner la copie, j’ai envie de m’y replonger. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Sport régional : des mesures face à la hausse des incivilités et violences

Les incivilités se font de plus en plus fréquentes dans les Districts de football de la région. La Ligue Centre-Val de Loire a donc validé deux projets…

La semaine dernière, un joueur de l’équipe réserve de Montbazon a été roué de coups et un arbitre menacé de mort, à la fin d’un match de 4e division de district. Des événements qui, malheureusement, sont de plus en plus fréquents sur les stades, dans le département comme ailleurs.

Cette hausse des incivilités, la Ligue régionale sait la chiffrer. « Le nombre de dossiers au niveau régional a augmenté de 6,21 % par rapport à la dernière saison pleine », détaillait le président Teixeira, lors de l’Assemblée générale, la semaine dernière.

C’est pour lutter contre ce fléau que deux mesures fortes ont été adoptées. La première, c’est la licence à point, qui existe déjà au niveau départemental en Indre-et- Loire (comme dans six autres départements de France). Le principe, c’est que chaque incivilité constatée chez un joueur entraîne une perte de points sur sa licence, exactement comme pour le permis de conduire. Pour récupérer ses points, il faut un an sans aucune sanction ou un stage. Un joueur qui n’a plus de points sur sa licence se voit suspendu pour une saison complète.

À noter tout de même que cela ne change rien pour les incivilités ou les violences contre les arbitres ou les adversaires, puisqu’elles sont déjà sanctionnées en mois de suspension et que le barème est beaucoup plus lourd depuis cette année.

Les jeunes pas épargnés

L’autre mesure, c’est l’attribution de points bonus (trois maximum) en Régional pour les équipes qui font montre de fair play. Cette mesure incitative vient compléter les retraits de points qui existent déjà pour les équipes coupables de mauvais comportements.

Les incivilités, malheureusement, concernent aussi de plus en plus les catégories de jeunes, notamment de la part de certains parents. Des panneaux de sensibilisation seront donc installés dans 350 stades de club de la région avec des U7, U9 et U13. « Une idée née dans notre région et qui devrait être reprise par la FFF au niveau national », souligne Antonio Teixeira.

M.P.

Chroniques culture : Villa Royale, une tonne de BD et la Touraine à l’honneur

Il y a de quoi lire, cette semaine, entre Villa Royale (ayant concouru au Prix du roman tmv), des livres 100 % tourangeaux et le plein de bandes-dessinées.

LES LIVRES

VILLA ROYALE

L’ouvrage était arrivé sur la seconde marche du podium, lors de la délibération du Prix du roman tmv cette année : il fallait donc bien toucher un mot sur ce sublime « Villa Royale » (éditions Gallimard) ! Signé Emmanuelle Fournier-Lorentz, ce premier roman très cinématographique suit les errances d’une fratrie, une famille soudée et fusionnelle, mais décapitée depuis la disparition de la figure paternelle.

Le papa s’est donné la mort ; le deuil impossible imprègne chaque page et prend aux tripes. L’autrice tourangelle écrit avec un style fluide, de beaux mots, sait rendre ses personnages attachants (la sœur cynique qu’on adore, un frère rebelle, un autre surdoué bizarroïde, une maman fatiguée et paumée). Il y a de l’amour, de la tristesse, de l’osmose, dans « Villa Royale ». Mélancolique, mais magnifique.

Aurélien Germain

JE NE DIRAI PAS LE MOT

En juin dernier, Madeleine Assas recevait le Prix du roman tmv, édition 2021, pour « The Doorman ». Un an après, voilà que l’autrice nous revient par surprise avec « Je ne dirai pas le mot » (éditions Actes sud junior), première incursion en littérature jeunesse. On y découvre, à travers un texte très court mais percutant, le monologue intérieur et les interrogations d’une jeune ado amoureuse pour la première fois. Des frissons, des désirs, des émois, un corps et un cœur chamboulés.

Ça se lit d’une traite, d’un souffle, voire à voix haute. Les jeunes lecteurs devraient s’y retrouver (et les plus âgés, se rappeler).

A.G.

La Touraine à l’honneur…

Deux publications, ce mois-ci, issues directement de Touraine ! D’abord, « Baraque à frites » (éd. In8), signé du (très) prolifique Jérémy Bouquin. Le Tourangeau y raconte l’histoire de Julien, un trentenaire autiste, tenant une baraque à frites avec Maman, et de Mike, un ami de la famille, jusqu’à ce que Maman, un beau matin, ne se lève pas…

Autre sortie, celle de « Meurtre en Touraine : l’assassin est un flic » (Geste éditions) de Gilles Martin qui retrouve son personnage fétiche, Josselin Maroni, dans un polar mêlant commissariat de Tours, coronavirus et meurtre du fils d’un industriel de la région…. l A. G.

L’ESPACE BD

La sélection de la semaine

Le must de la semaine, c’est bien sur le final de « L’Espoir malgré tout » tome 4 (éd. Dupuis), où Émile Bravo offre une conclusion magistrale à son Spirou sous l’Occupation. Un monument de narration, plein de nuance et de subtilité : à lire… de toute urgence !
Autre conclusion, celle de la saga « Aquarica » (Rue de Sèvres) : ce T2 voit la reprise de l’aventure par François Schuiten suite au décès de son ami Benoît Sokal. Là encore, un récit fantasmagorique comme les aimaient ces deux géants du 9e Art… La reprise des aventures du Scorpion par Luigi Critone, avec toujours Stéphane Desberg au scénario, confirme via ce T14 « La Tombe d’un Dieu » (Dargaud) que le choix était judicieux pour succéder à Marini. Des séquences époustouflantes, des femmes fatales et des destins brisés : le cocktail est détonant.

Avec « Au nom de la République » (Soleil), Bartoll et Guzman démarrent une série policière dont le T1 « Mission Bosphore » narre l’élimination des ennemis de la France par une mystérieuse cellule, dans le contexte post-attentats de 2015. Un récit âpre et glaçant sur une des faces cachées de la lutte contre le terrorisme.
On terminera avec une note plus légère, le T15 de « Donjon Monsters » (Delcourt), où Sfar, Trondheim et Juanungo s’en donnent une fois de plus à coeur joie avec cet esprit toujours déjanté. Une série devenue mythique !

Hervé Bourit

UNE FAMILLE ÉPATANTE

Deux parents heureux, oui… mais débordés ! Rajoutez trois enfants dans l’équation, ainsi qu’un gros matou débonnaire, et voilà « Une famille épatante », chronique familiale tendre et drôle (tome 1 aux éditions Soleil) que d’aucuns avaient déjà pu découvrir dans Femme Actuelle. Sophie Ruffieux, avec un trait réaliste et beaucoup de couleurs, croque tous les petits travers et les situations d’un couple et de leurs marmots, avec ce qu’il faut d’humour et de douceur.

Ça ne révolutionne en rien un thème déjà traité de nombreuses fois, mais c’est suffisamment divertissant pour passer un bon moment.

A.G.

Garance Duplan, étudiante et championne de rugby

#VisMaVille Garance Duplan joue depuis dix ans à l’US Joué Rugby. Avec son tempérament de battante, la jeune femme participe à l’accession de son club au haut niveau.

Elles ne sont pas professionnelles mais les féminines de l’US Joué Rugby évoluent déjà à un très bon niveau. Une saison en Fédérale 1 qui vient de se conclure par une accession en Elite 2, le deuxième échelon national, après leur victoire en championnat de France ce week-end.

C’est toute la fierté de Garance Duplan, elle qui a déjà été championne de France de sa catégorie en rugby à 7. Celle qui joue en 2e ligne, numéro 5, attrape les ballons en touche, les gratte, bataille aussi rude en mêlée et dans les plaquages.

Si elle s’est tournée vers ce sport à 16 ans, intégrant l’US Joué déjà, c’est parce qu’elle avait envie « d’un sport de combat et d’équipe ». Dans le club jocondien, elle a trouvé son équilibre sportif et ses meilleures amies. Garance Duplan se souvient « qu’à l’époque, on s’appelait les Panthères de Touraine. On a démarré à 7, aujourd’hui on constitue une vraie équipe. Ce n’était pas facile, car le rugby féminin n’avait pas la même place qu’aujourd’hui. Depuis quelques années, ça s’est bien développé au club, nous avons chaque année de nouvelles joueuses. »

À l’instar du rugby féminin en France qui commence à attirer l’œil des médias, avec en ligne de mire la coupe du monde cet automne en Nouvelle-Zélande. Mais pour la jeune femme, les préjugés demeurent. « Bien souvent, le rugby ce n’est pas encore pour les filles ! ». Chez les Duplan, originaires de l’Ile Bouchard, ce n’était pas le cas : les deux filles jouaient au rugby tandis que le frère de Garance pratiquait la danse.

Si le rugby occupe une grande place dans sa vie, Garance, 26 ans, est d’abord étudiante en master de commerce, en alternance dans une enseigne sportive. Elle enchaîne donc ses journées de travail avec l’entraînement le soir, deux à trois fois par semaine, ainsi que la salle de sport deux fois par semaine. « Cela demande beaucoup d’efforts. »

Mais elle se sent récompensée par le niveau atteint cette année par l’équipe. « Sur la fin de saison, on commence enfin à se trouver sur le terrain, c’est un travail de longue haleine pour parvenir à comprendre et anticiper les comportements individuels des autres joueuses sur le terrain. »

À la rentrée, Garance Duplan aura terminé ses études. Elle continuera le rugby de haut niveau, pas de doute là-dessus. Quant à son avenir professionnel ? « Il reste à tracer, je suis ouverte aux opportunités », avoue celle qui possède une seconde passion : la décoration et la friperie de seconde main. « Je passe tout mon temps libre et mon salaire d’étudiante dans les ressourceries », sourit-elle. Une fille bien dans sa vie et dans ses crampons tout usés qui devront encore tenir pour la finale tant attendue.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Laurine Thizy, lauréate du Prix tmv : « Les Maisons vides, c’est un roman sur le silence »

Elle vient tout juste de remporter le Prix du roman tmv : Laurine Thizy offre, avec Les Maisons vides, une œuvre coup-de-poing. À 31 ans, elle nous parle des secrets de famille, de silence, d’écriture, et bien sûr de son magnifique premier roman.

Félicitations pour ce Prix ! Passons d’abord aux présentations et pouvez-vous nous dire comment vous en êtes venue à l’écriture ?

Je suis doctorante en sociologie, j’enseigne aussi à l’Université. Je donne des cours à Lyon 2. Quant à l’écriture, elle a toujours été là. À 10 ans, je voulais vivre de ça, mais je ne le disais pas, par peur qu’on se moque. Puis j’ai rédigé quelques nouvelles, envoyées à des concours. Le roman me faisait peur, mais j’ai fini par me lancer.

Accoucher d’un premier roman paraît insurmontable, vertigineux…

C’est terrifiant ! (rires) Ce qui fait peur, c’est que je savais que c’était indispensable. Je n’avais pas le droit d’échouer, c’était la seule chose que je ne pouvais pas rater : il fallait aller au bout. Dans les moments difficiles, je me disais que ma construction était trop ambitieuse. « Pourquoi j’ai fait ça ? Pourquoi il y a tous ces personnages ? Etc. » J’ai beaucoup douté, mais un très bon ami m’a justement dit que si je doutais autant, c’est que le résultat serait très bien.

Combien de temps a pris l’écriture ?

Entre trois et cinq ans, c’est dur à quantifier. Le prologue a été écrit en 2017, l’envoi à l’éditeur en mars 2020, et il a été accepté à l’été 2020. Mon éditrice souhaitait faire la rentrée littéraire. J’ai donc pris le temps de retravailler un peu, même si c’est un texte que j’avais en tête depuis longtemps. J’ai retrouvé une note d’intention de 2013 qui partait déjà en ce sens !

Dans Les Maisons vides, il y a une certaine mélancolie, une sorte de poésie sombre mais douce. Un peu comme l’âge adolescent en fait. Comment vous avez imaginé ce personnage de Gabrielle qui y contribue beaucoup ?

J’étais mélancolique quand j’étais ado. Comme beaucoup. Mais grandir, c’est ne pas laisser cette mélancolie nous envahir. Pour moi, le passé était plus gai que le présent. Là, je voulais un personnage adolescent qui soit universel dans son entêtement, sans crise de nerfs, car il n’y a ici pas de caprices. Mais elle s’oppose avec une rage contenue.

Gabrielle apparaît comme une taiseuse. Avec sa coach, son flirt, son amoureux, sa famille… La notion de « silence » imprègne le livre, non ?

Alors ça, ça me fait vraiment plaisir que vous me disiez ça ! (hum hum, le journaliste rougit – NDLR) C’est un roman sur le silence, oui. Un roman sur le début et la fin de la vie. Je parle des secrets de famille, quand on se parle de tout sauf de l’important. Ici, chacun a du mal à parler.

Pendant les premières pages, on ne sait pas trop qui raconte. Il y a aussi cette structure en flashback, alternant passé et présent, il y a les passages sur les clowns… Déstabilisant, puis tout se met en place et on se retrouve happés, littéralement. Vous vouliez éviter la facilité d’une structure commune ?

C’est vrai que c’est risqué, mais j’adore les constructions narratives surprenantes. Je ne voulais évidemment pas ennuyer ou perdre le lecteur, il fallait que ça ait un sens, qu’il se cogne à l’incompréhension, qu’on sente que quelque chose se trame… C’est souvent ce qui arrive dans la vie : quand on sent que quelqu’un a un lourd secret, mais qu’on ne sait pas trop tant le tabou est verrouillé. Cette construction était nécessaire, car le personnage de Gabrielle est farouche.

Votre écriture est très belle. Certaines phrases sont marquantes (ce « têtard remuant en passe de devenir une minuscule poupée » pour décrire le fœtus), tout est fluide. Comment décririez-vous votre style ?

Ouh, c’est très dur ! (rires) Je ne me sens pas encore assez « grande » pour dire que j’ai un style. Mais côté inspirations, on trouve Duras bien sûr pour son extériorité ; Kundera pour sa distance avec les personnages, ou Albert Cohen pour les envolées amples.

Les Maisons vides finit sur un uppercut, comme un twist au cinéma. On ne dévoilera évidemment rien aux lecteurs ! Mais saviez-vous dès le départ quel chemin vous alliez prendre ?

Je savais où j’allais, mais pas par quel chemin ! Je tenais à ce que le lecteur, en refermant le roman, se dise : « Oh bon sang, il faut que je relise tout depuis le début ! » (rires) Un peu comme dans Fight Club, Shutter Island ou Le 6e Sens au cinéma. Mon livre est très cinématographique en fait. J’ai des images quand je mets en mots. Concernant les chapitres avec les clowns, je jouais parfois la scène dans ma tête, à mimer les yeux fermés… jusqu’à ce que quelqu’un rentre dans la pièce et me demande ce que je fais ! (rires)

Tout du long, on a aussi cette notion de mutation du corps, qui change, évolue. En même temps, un de vos domaines de recherche en tant que doctorante est la sociologie du genre, du corps et de la sexualité. Tout est lié ? Ce thème est central chez vous ?

Oui ! Ça m’intéresse, c’est évident, et il y a une cohérence, mais c’est étrange et difficile de dire d’où ça vient. On peut expliquer plein de choses avec le corps. Un corps est vulnérable. C’est votre premier roman.

Quelles ont été les difficultés pour l’écrire ?

Le projet semblait compliqué au début. J’avais peur de perdre mon lecteur, je ne savais pas comment raconter un personnage. Il fallait que j’apprenne à faire la différence entre l’histoire et le récit, et comment faire passer le temps. C’est toujours dur de savoir quoi raconter et qu’est-ce qu’on ne raconte pas. Je suis universitaire de formation, donc très analytique. Là, pour un roman, on mélange des couleurs pour en faire un dessin.

Propos recueillis par Aurélien Germain / (Photo Patrice Normand /éditions de l’Olivier)

> Les Maisons vides, de Laurine Thizy (éditions de l’Olivier). 272 pages.

 

Balzac Burger : du fait-maison et du gourmand

L’adresse est bien connue des amateurs de burgers : situé rue de la Rôtisserie, Balzac Burger émoustille les papilles avec son fait-maison. On y a fait un petit tour…

« 100 % tourangeau, 100 % fait maison, 100 % gourmand. » Le credo du restaurant Balzac Burger est fièrement affiché sur leur page Facebook. Vrai ou faux ? Spoiler (désolé, aucun suspense) : c’est bien vrai.

Ce mercredi-là, c’est qu’on avait envie d’un bon burger, un vrai de vrai, pas le genre de casse-croûte où un steak famélique se bat en duel avec deux tranches de pain. Et notre petit doigt nous a dit que dans cet établissement rue de la Rôtisserie, on était plutôt sur de la portion généreuse.

Ni une, ni deux, nous voilà donc à passer commande à Balzac Burger. L’ambiance est à la cool. Les producteurs sont inscrits au-dessus du comptoir. Côté carte, il y a évidemment le Honoré avec son poulet fermier, AOP Saint-Maure de Touraine et bacon de dinde grillé. Ou encore le Lys, et son steak de seitan bio de Nouzilly avec cheddar végétal, mayo maison vegan et oignons frits. Et quatre autres jolis bébés.

Pain aux graines bio, sauce maison, frites de patate douce…

Alors oui, le choix est limité, mais c’est tant mieux. Pour nous, impossible de résister au Chateaubriand : quand la bête arrive, c’est du tout bon. Le pain aux graines est bio, tout comme le bœuf qui débarque tout droit des Halles de Tours. Un peu de salade et de sauce burger maison pour accompagner le tout et, surtout, le mélange AOP Tomme de Savoie + conflit d’oignons aux pommes qui fait toute la différence.

Étonnamment, le burger se tient très bien, ça ne déborde pas de partout et l’ensemble cale bien l’estomac. Avec tout ça, des frites de patate douce pour changer un peu des éternelles frites lambda. Et preuve qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise, c’est que même les desserts sont maison (cookie et mousse au chocolat), tout comme le thé glacé (excellent, d’ailleurs).

On est donc loin de la fast-food et même si l’adresse est bien connue des Tourangeaux amateurs de burgers, elle reste nettement recommandable. D’autant que, depuis quelques jours, l’enseigne a la bonne idée de proposer une planche avec nuggets maison, seitan artisanal de Nouzilly, frites et sauces. De quoi donner envie de passer un coup de fil à Balzac pour un petit apéro

Chronique : Aurélien Germain / Photos : Burger Balzac


> L’addition :  Une formule classique affiche 14,95 € pour un burger au choix + frites (+1,50 € si frites de patate douce) ou 16,95 € pour la gourmande avec boisson. Burgers seuls sont entre 12,50 € et 12,95 €. Planchette apéro : 10,50 €.

> C’est où ? 22, rue de la Rôtisserie, à Tours. Ouvert tous les jours, de 11 h à 14 h et de 18 h à 22 h. Samedi et dimanche en continu. Contact Tél. 02 19 03 40 61 ou sur les réseaux sociaux : @Balzac Burger sur Facebook et instagram.com/balzacburger

 

Horoscope WTF du 8 au 14 juin 2022

Un malheur n’arrive jamais seul : si votre semaine était difficile jusqu’à maintenant, elle le sera encore plus avec notre dose d’astrologie.

Bélier

Amour

Il y a deux mystères sur Terre :
comment les pharmaciens arrivent à
lire les ordonnances et comment les
Béliers peuvent être aussi parfait(e)s ?

Gloire

Comme l’a dit si bien dit
Franck Ribéry : « On dirait que c’était
comme si y avait rien changé hier. »

Beauté

TOUS A POIL ! (surtout vous)

Taureau

Amour

L’être aimé, c’est comme un
soutif. On n’a pas forcément envie de
se le coltiner toute la journée.

Gloire

Who does le malin, falls in
the ravin.

Beauté

On se moque, on se moque,
mais les Taureaux sont quand même les
personnes les plus canon de la planète.

Gémeaux

Amour

Force est de constater que
votre envie de percer les boutons blancs
de l’être aimé fait de vous un(e) véritable
psychopathe.

Gloire

Vous restez là, les bras ballants,
le slip au vent. Bougez-vous !

Beauté

Ah, ces copieurs… Les gens
font toujours tout comme vous. Mais
en mieux.

Cancer

Amour

Écoutez votre ventre plutôt
que votre cœur. C’est plus prudent.

Gloire

Votre seul neurone est parti
en vacances cette semaine.

Beauté

Vous ne cassez pas trois pattes
à un canard. Fort heureusement, je n’ai
jamais vu de canard à trois pattes.

Lion

Amour

Pour trouver l’amour, travaillez
sur vous et vos émotions. Conseil
d’ami ! (mais par chance, je ne suis pas
votre ami. Et heureusement, d’ailleurs)

Gloire

L’argent ne fait pas le bonheur.
Tant mieux, puisque vous n’en avez pas.

Beauté

Ouiiii bon… peut-être qu’en
cherchant bien, de dos, dans le noir, les
bras levés, tout ça tout ça…

Vierge

Amour

C’est pas la taille qui compte.
Et heureusement pour vous dans la vie.

Gloire

La vérité sort toujours de la
bouche des enfants. (Alors cassez-leur
les genoux a ces petits malins !!!)

Beauté

Le sachiez-tu ? Les flatulences
des Vierges se font en ré mineur.

Balance

Amour

N’accusez pas la voiture du
réchauffement climatique. Vous êtes
seul(e) responsable en ayant si chaud
aux fesses.

Gloire

La vie, c’est comme une boîte
de chocolats. On tombe toujours sur le
plus dégueu à la liqueur.

Beauté

Malédiction ! Les beaux jours
reviennent, vous ne pourrez donc plus
cacher ces auréoles sous les bras.

Scorpion

Amour

Vous êtes bien trop lubrique
en ce moment. LA FRANCE A PEUR !

Gloire

Riez du malheur des autres.
Ça fait du bien.

Beauté

Mettez-vous à l’allemand,
achetez des sandales et des chaussettes
et barrez-vous aux Canaries.
#bonplanpourlété

Sagittaire

Amour

Au jeu de
l’amour, vous reculez de 3 cases.
Bisou !

Gloire

Le sachiez-tu ? Les serial-
killers sont la plupart du temps
Sagittaires. (et c’est vrai. Autant dire
qu’on a zéro confiance en vous)

Beauté

Votre tête de croque-lardon
incite vos amis à la méfiance.

Capricorne

Amour

Pluton prédit une amourette
avec un(e) Verseau. Ce qui prouve que
vous n’avez aucun goût.

Gloire

Ce week-end, vous perdrez
un bras de fer contre Élie Semoun. Les
gens se moqueront de vous.

Beauté

Dure semaine pour les Capricornes
qui apprendront dans l’horoscope
que personne n’aime leur coupe
de cheveux.

Verseau

Amour

Marathon du sexe ce dimanche
! Mais en solo.

Gloire

La constellation du Darmanin
vous rappelle que vous mentez très mal.

Beauté

Votre entourage se plaint.
Selon lui, vous êtes aussi expressif/
ve qu’une poutre. (mais on veut pas
balancer)

Poissons

Amour

L’étoile d’Amel Bent vous dit
que viser la lune, ça ne vous fait pas
peur. (mais en parlant de lune, vous
ne visez que la raie)

Gloire

La personne à votre gauche
est celle qui vous aidera lors de l’apocalypse
zombie. Celle en face rêve de
vous faire un kilikili salace.

Beauté

Vous vieillissez. Et ça se voit.

Aucard de Tours : départ de folie pour le festival

Aucard a-t-il manqué au public tourangeau ? Oui, oui et trois fois oui ! La Gloriette était noire de monde, hier, pour le retour du festival. Un bonheur.

« On n’est pas bien là ? » Ce n’est pas peu dire que le thème de cette année à Aucard est bien choisi ! Hier, à l’ouverture du festival tourangeau, on a pu constater à quel point il n’y avait pas tromperie sur la marchandise.

Pourquoi ? Parce que la Gloriette était blindée (ah, il fallait avoir de la patience pour acheter ses tickets-boissons !). Parce que chaque festivalier(e) semblait heureux/se d’être là. Parce que des sourire en veux-tu en voilà, il y en avait à foison. Parce que c’était jouissif de revenir remuer du popotin à Aucard qui avait semble-t-il plus que manqué aux Tourangeaux ! (on vous rappelle que les pass 5 jours se sont arrachés) Parce que l’ambiance, à la fois « chill » et festive, était de mise. Et enfin parce que sur scène, c’était le feu.

Il suffit de voir comment ont commencé les hostilités, avec le rock pachydermique de Birdstone (photo d’ouverture). Si vous aviez des aigreurs d’estomac, la basse vrombissante et hallucinante de puissance d’Edwige s’occupait de vous retourner le bidon ! Une entrée en matière des plus dignes, croisement entre Rival Sons et Royal Blood, mâtiné d’un blues vintage délicieux et, parfois sans crier gare, un gros riff sanglant façon Black Sabbath.

A la rédac, on a aussi eu un petit faible pour les General Elektriks qui ont mis le feu à la Gloriette (le chanteur/claviériste a dû perdre 320 litres de sueur à sauter ainsi) et aux vétérans de Burning Heads qui ont rappelé par A+B (et par des pogos endiablés) comment devait se faire le punk rock.

Le festival se poursuit aujourd’hui avec notamment Aloïse Sauvage, Princesse Näpalm, Sheldon ou encore Monsieur H. Les autres jours, on n’oubliera pas de jeter un œil à Ez3kiel, Thelmaa, Lynks, Svinkels, avant un samedi – dernier jour – aux côtés de Hugo TSR, The Schizophonics et Necxo… Entre autres !


> Jusqu’au 11 juin, à la Gloriette. Il ne reste plus que quelques pass 1 soirée ! https://aucard-tours.com

 

Circuits courts, la conso façon produits locaux : nos bons plans

Envie de consommer local, mais sans savoir comment ? Vous pouvez aller au marché, faire la tournée des fermes ou fréquenter votre épicerie locale préférée… Et aussi suivre nos bons plans !

MAGASINS DE PRODUCTEURS

AVENTURES COLLECTIVES POUR FAIRE VIVRE NOS CAMPAGNES

La Ferme du Mûrier a ouvert à Saint-Cyr-sur-Loire en novembre 2021. C’est le magasin de producteurs le plus récent sur la métropole, où La Charrette à Chambray-lès-Tours et Tours de Fermes à Joué-lès-Tours fonctionnaient déjà sur le même principe. Lequel ? Des producteurs locaux s’associent pour créer leur propre magasin ! À Saint-Cyr, ils sont 14 associés (dont 11 qui assurent des permanences au magasin).

Pour Odile Canon, éleveuse de moutons à la Ferme de Touchelion, « l’aventure collective est passionnante, même si cela prend du temps. Et cela nous permet de vendre nos produits en direct, sans obliger les clients à se déplacer de ferme en ferme ». Les avantages sont finalement nombreux pour les clients comme pour les fermiers tourangeaux : « En faisant disparaître un intermédiaire entre nous et le consommateur, la rémunération est plus juste, et nous sommes plus sereins car on a un débouché assuré, à prix contrôlé. Cela peut permettre de développer nos activités et d’embaucher des salariés sur nos fermes. »

Au magasin aussi, des emplois ont été créés, avec une directrice, deux employés polyvalents, un traiteur, un boucher et une gestionnaire. Dans les rayons, 70 % des produits proviennent des fermes associées. Le reste est choisi en local (sauf pour des produits qui ne poussent pas chez nous, bien sûr), avec rencontre des producteurs et visite des fermes, afin de proposer de la qualité aux clients. Une clientèle qui se développe petit à petit, et que les producteurs souhaitent convaincre autour d’arguments simples : « Acheter ici, c’est soutenir le territoire, des familles entières qui font vivre nos campagnes. »

PANIER DE TOURAINE

DU LOCAL SUR LE WEB !

Depuis 2015, Christophe Marquis ouvre les portes de son garage du quartier des Prébendes deux fois par semaine. Aucune voiture n’en sort. À la place, des fruits et légumes, du fromage, des viandes ou des glaces rejoignent les paniers des clients qui ont pris le temps de commande en ligne leurs courses, avant de venir les chercher les jeudis et vendredis, ou de se faire livrer à domicile.

« En bons Parisiens, quand nous venions en Touraine avec ma conjointe, nous faisions le tour des fermes pour ramener de bonnes choses. Quand nous avons emménagé ici, les systèmes des AMAP ou Ruche qui dit Oui ne nous convenaient pas. Convaincu qu’il fallait aller vers le web, j’ai donc rencontré des producteurs, pour sonder les possibilités, et eux aussi avaient envie d’être présents sur internet, sans avoir le temps ou les moyens de le faire. C’est comme ça que Panier de Touraine est né : une plateforme de vente en ligne, alimentée par des producteurs locaux, et je m’occupe des ventes, des livraisons, du marketing, de la logistique ».

Cinq producteurs en 2015, une quarantaine aujourd’hui, et une centaine de clients chaque semaine : Panier de Touraine a ses habitués, retraités soucieux de leur santé, jeunes adeptes du circuit court ou familles du quartier. Les rejoindrez-vous ? Commande jusqu’au mardi soir chaque semaine sur www.panierdetouraine.fr

Et au supermarché ?

Prononcez le mot « circuit court », et dans certains esprits surgissent des images de bobos et autres hippies armés de paniers en osier qui font le tour des fermes ou des magasins spécialisés pour se nourrir en produits locaux. Mais faut-il forcément sortir des circuits classiques de la grande distribution pour consommer local ? « On travaille avec des producteurs locaux depuis très longtemps ! ».

Lionel Perrone, directeur du Auchan Tours Nord, n’hésite pas une seconde : « Nous avons une soixantaine de produits locaux en rayon aujourd’hui, des salades de Saint-Genouph, des charcuteries Hardouin, des bières locales… Il y a de tout ! ».

Chez Système U, le local a aussi toute sa place : « On fait ça depuis toujours, c’est dans l’ADN de la coopérative Système U », explique Stéphane Guillou, patron du Super U Chinon. Ce sont bien sûr les vins locaux qui tiennent là-bas la première place côté produits locaux. Mais ce n’est pas tout : « Crèmerie, charcuterie, fruits et légumes, miel, biscuits, farines… On a une vingtaine de fournisseurs autour de chez nous, chez qui nous achetons en direct. Mais les approvisionnements via la coopérative permettent aussi de miser sur du local : notre entrepôt de Savignyen- Véron (qui fournit les magasins U dans les départements 36, 37, 18, 41, 45 et 49) s’approvisionne dans la région. »

Pour les deux dirigeants, les réalités sont les mêmes, avec une vraie liberté dans le choix des produits qu’ils peuvent commercialiser, même si les produits locaux représentent une petite part du chiffre d’affaires et du nombre de produits en rayon. Tantôt des producteurs viennent à eux, désireux de commercialiser leurs produits en grande ou moyenne surface. Tantôt ce sont les enseignes qui partent à la recherche de nouveautés, pour répondre aux attentes de la clientèle.

Côté prix, Lionel Perrone explique ne pas négocier de la même manière qu’avec les grossistes, tout en essayant de conjuguer prix juste pour le producteur, et attractif pour le consommateur. Vient-on cependant en supermarché pour consommer local ? « Une partie notre clientèle est sensible au manger local, mais il existe aussi d’autres circuits pour cela. Et peut-être que nous ne faisons pas assez savoir que l’on peut trouver du local en supermarché ? » s’interroge S. Guillou. Les lecteurs TMV le sauront désormais !

Textes : Maud Martinez / Photos : M.M + Adobe Stock

Grippe : une découverte-clé grâce à des chercheurs tourangeaux

Des chercheurs de l’Inserm, de l’Université de Tours et du CHRU ont mis en évidence l’utilité d’une molécule qui s’annonce prometteuse pour lutter contre la grippe. Et bientôt un futur traitement innovant ?

Les faits

« Succinate » Ce petit nom, c’est celui d’un métabolite – une molécule – qui pourrait bien changer la donne en ce qui concerne la lutte contre la grippe. Et une découverte vient d’avoir lieu à Tours, plus précisément par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université et du CHRU : c’est au Centre d’étude des pathologies respiratoires de Tours que des scientifiques ont montré que ledit succinate, habituellement présent dans notre organisme, avait une action antivirale et anti-inflammatoire face à la grippe.

Les résultats des travaux de Mustapha Si-Tahar, directeur de recherche à l’Inserm, et ses collègues ont été publiés dans le EMBO Journal, éminent bimensuel spécialisé dans la biologie moléculaire.

Les travaux

Pour résumer la chose simplement, les scientifiques ont découvert que chez des souris grippées, un métabolite (le succinate, donc) s’accumule dans les poumons. Il en va de même chez les patients humains atteints de pneumonie grippale.

En exposant des cellules de l’épithélium pulmonaire au succinate, cette molécule a une action antivirale. Et elle bloque la multiplication du virus grippal.

Autre découverte : quand on expose des souris au virus de la grippe, la réception de succinate par voie nasale assure une meilleure protection contre l’infection. Conclusion de Mustapha Si-Tahar, interrogé notamment par La Nouvelle République et Science & vie : « Le succinate a sauvé nos souris de la grippe ; il a donc le potentiel pour sauver les patients ! »

Le contexte

La grippe, effacée par son collègue Covid- 19, continue de toucher, en moyenne et chaque année, entre 2 et 6 millions de Français(es). Chez les plus fragiles, elle peut être mortelle. On estime à 12 000 le nombre de morts par an en France.

Et maintenant ?

Ces résultats prometteurs et cette découverte fondamentale sont une perspective intéressante : elles compléteraient déjà les traitements actuels. Il faut désormais mener d’autres travaux sur le potentiel thérapeutique du succinate. L’Agence nationale de la recherche vient ainsi d’allouer 600 000 € à l’équipe de chercheurs, accompagnés de partenaires, qui y travailleront ces quatre prochaines années.

Texte : Aurélien Germain / Photo : NR J.Pruvost

Tours d’Horizons : le CCNT entre dans la danse !

Envie de remuer ? De laisser la danse vous envahir ? Le festival qui met à l’honneur toutes les chorégraphies revient à Tours, grâce au CCNT. D’autres lieux accueilleront également les spectacles.

C’est parti ! Le festival Tours d’Horizons, bien connu des Tourangelles et Tourangeaux (et autres amoureux de la danse), a débuté. Depuis le 3 juin, et jusqu’au 18, l’art chorégraphique se laisse découvrir au CCNT et dans d’autres lieux, à l’instar du Prieuré Saint-Cosme par exemple.

Le Centre chorégraphique tourangeau rappelle que son festival, « accompagné par de nombreuses scènes de Tours et du territoire, est l’occasion de voyager et de découvrir l’étendue de la richesse de l’art chorégraphique d’aujourd’hui ».

Et il y a de quoi faire ! Alors que, ce soir et demain soir, est notamment mis en place un atelier chorégraphique et, en guise de bonus, Emmanuelle Gorda dansant De douces métamorphoses… de Thomas Lebrun, le reste du programme s’annonce chargé.

Au hasard ? La coproduction CCNT avec la chorégraphe et danseuse Cécile Loyer, mercredi 8 juin, pour Villes de papier, tournant autour du thème des migrants (la danse n’est-elle pas l’un des témoins de notre temps ?) ; la venue exceptionnelle de la Japonaise Kaori Ito pour « Je danse parce que je me méfie des mots » en présence de son père, à La Pléiade.

Coup de cœur, également, à la présence, sur la scène du Théâtre Olympia, de l’artiste associé Emmanuel Eggermont pour « All over Nymphéas » le 11 juin (on retrouvera également l’homme le 15 juin, mais au CCNT cette fois-ci), ou encore pour « Premier Présent » de Carole Perdereau le 13 juin au CCNT (une nouvelle création s’inspirant d’une peinture de… Magritte !)

Le festival a, aussi, eu la bonne idée de clôturer son édition sur Let’s Dance, un bal rock… interactif ! Bérénice Legrand et DJ Moulinex devraient s’occuper de faire remuer tout ce beau monde, à coup de Rolling Stones, Janis Joplin et autres David Bowie. Et tout le monde (même nos deux pieds gauches, promis) pourra s’y mettre et danser toute la nuit. Ou presque !

A .G / Photo ouverture : Frédéric Iovino, photo Kaori Ito :  Grégory Batardon


PASS FESTIVAL
3 SPECTACLES : 8 € LA PLACE
5 SPECTACLES : 7 € LA PLACE
7 SPECTACLES ET + : 6 € LA PLACE
 
RÉSERVATIONS
02 18 75 12 12 – billetterie@ccntours.com

Actu37 : gros travaux à Tours, premier bus au gaz et du nouveau pour le permis de conduire

Un condensé de l’actu tourangelle en 5 minutes chrono : cette semaine, travaux à Edouard-Vaillant, une plateforme d’inscription internet pour le permis de conduire, les nouveaux bus Fil bleu et des supérettes nocturnes pas franchement ravies du dernier arrêté pris par la Ville et la Préfecture…

TRAVAUX

Attention, perturbations

Ça coince et ça va continuer de coincer du côté de la rue Edouard-Vaillant. En effet, depuis le 30 mai, Tours Métropole rénove les réseaux d’eau potable et d’eaux usées dans ce secteur. Les travaux doivent courir jusqu’au 5 août, entraînant de fait la fermeture à la circulation de la rue Edouard-Vaillant, entre le rond-point de la Rotonde et la rue Jolivet.

Si piétons et vélos peuvent toujours continuer à passer, de nombreuses lignes de bus ont donc été déviées : les lignes 3, 4, 14, 15, 19, 60, 63, 74 et 83 sont impactées.

En 2021 déjà, un chantier avait coupé la rue durant 4 mois pour rabaisser la chaussée sous le pont SNCF.

ALCOOL

L’arrêté passe mal

Un arrêté a été pris par la Ville de Tours et la Préfecture pour interdire la vente d’alcool dans les épiceries nocturnes du Vieux- Tours/quartier Colbert/avenue Grammont, entre 22 h et 6 h du matin, cet été jusqu’au 15 octobre (lire juste ICI).

Cette mesure, censée réduire les nuisances, n’est pas vraiment bien reçue par les supérettes concernées. Ces dernières rappellent notamment faire une bonne partie de leur chiffre d’affaires avec ces ventes de nuit. Certains arguent même « qu’on tape encore sur les petits commerçants » quand d’autres jugent la mesure contre-productive, puisque seuls certains secteurs sont concernés

TRANSPORTS

Premier bus au gaz NATUREL

La semaine dernière, le premier bus au gaz naturel acheté par la Métropole a été présenté au dépôt Fil Bleu, à Saint-Pierre-des- Corps. Ces nouveaux véhicules (relire tmv n°406, JUSTE ICI), composant une flotte de 45 bus, seront plus écologiques et sont prévus pour être moins polluants et bruyants. Coût total de l’achat ? 21 millions d’euros, dont 5 pour la station de compression.

Les 15 premiers bus doivent entrer en service à la fin de l’année. Ils auront une autonomie de 450 km avec un plein et se « rechargeront » chaque nuit au dépôt. Ces bus auront aussi un nouveau design et quelques nouveautés, comme par exemple des prises USB.

PERMIS

Des rdv sur le web

Nouveauté du côté du permis de conduire en Indre-et-Loire. À compter du 1er juillet, un service permettra aux candidat(e)s « de réserver en ligne leur date de passage à l’épreuve pratique », a annoncé la Préfecture dans un communiqué. Ajoutant : « Ce dispositif est fondé sur les principes de liberté et de responsabilisation du candidat et de son formateur. » Il était jusque-là « réservé aux écoles de conduite de 38 départements du sud de la France ».

Pour s’inscrire sur ce système intitulé Rdv Permis, les Tourangelles et Tourangeaux pourront soit donner mandat à leur école de conduite, soit créer leur compte eux-mêmes.

 

A.G.

Arsène Kouakou, l’épicier du soleil, de la Côte d’Ivoire à Tours

#VisMaVille Arsène Kouakou, 26 ans, est le gérant de Konu, l’épicerie du soleil. Ce jeune commerçant veut mettre en lumière les produits exotiques, inspirés des saveurs de son enfance, en Côte d’Ivoire.

Rue Constantine, à Tours, une nouvelle devanture attire l’œil des passants, près de la fac des Tanneurs : celle de Konu, l’épicerie du soleil. Son gérant, Arsène Kouakou, a fait le choix de s’installer il y a 9 mois en plein centre-ville pour se démarquer des épiceries du monde de quartiers, plutôt tournées vers les communautés.

« Je souhaitais m’ouvrir à tous, partager, faire découvrir les produits exotiques que l’on ne connaît pas forcément, au plus grand nombre de personnes, dans une boutique lumineuse et aux rayons aérés. »

Et ça marche, puisque les étudiants et les habitants d’à côté s’arrêtent volontiers. Sur les étagères, se côtoient des produits essentiellement venus d’Afrique et des Antilles mais aussi d’Asie et d’Amérique latine : du baobab, du manioc, du taro, du gombo, de la pulpe d’açaï, de l’igname…

Arsène Kouakou a également sélectionné des produits moins connus comme la bouillie de mil du Mali, le netetou « qui vient du Sénégal et que l’on utilise dans la confection du plat traditionnel, le tierboudien ».

De prime abord discret et réservé, Arsène Kouakou devient intarissable lorsqu’il parle de ses produits, de leurs bienfaits à leurs usages en cuisine. Par exemple, « le fonio est la plus vieille céréale d’Afrique, nous révèle-t-il. Cela ressemble au sorgho, avec la consistance du sable ». Ce qu’il aime mijoter par-dessus tout ? L’attiéké alloco qui correspond à un couscous au manioc et du mafé accompagné d’un jus de bissap (à base de fleur d’hibiscus).

« Certains produits sont rares et nous allons les chercher directement auprès des producteurs, grâce à mon frère qui est grossiste en région parisienne et fait les allers-retours ainsi qu’à mes contacts locaux. » Arsène Kouakou compte d’ailleurs travailler encore plus étroitement avec des producteurs du Sénégal, de Côte d’Ivoire et de Madagascar pour renforcer les circuits courts et développer sa propre marque, Konu. On trouvera notamment du chocolat ivoirien, une rareté.

 

La Côte d’Ivoire est le pays d’origine d’Arsène Kouakou, arrivé en France lorsqu’il avait une dizaine d’années pour rejoindre son grand frère, suite au décès de sa mère qui l’élevait seule. Sa maman tenait une boutique de cosmétiques en Côte d’Ivoire et cela ne semble pas un hasard dans le fait d’ouvrir une épicerie pour Arsène Kouakou. « Je la suivais partout, dans sa cuisine, dans son magasin, j’ai le souvenir du beurre de karité frais. »

Ouvrir cette boutique représentait donc plus qu’un pari professionnel pour ce diplômé de commerce : un retour aux sources, à la famille. « Cela me tenait à coeur », avoue-il sobrement.

Texte et photos : Aurélie Dunouau


> L’info en + 

Selon Arsène Kouakou, « Konu » signifie « bienvenue » dans un dialecte du Zimbabwe.

Un midi chez Babette, le restaurant de l’hôtel Hilton Garden Inn

Direction le haut de la rue Nationale, ce midi : on a testé le restaurant Babette, l’établissement de l’hôtel Hilton.

Lectrice, lecteur de tmv, vous savez pertinemment à quel point les deux hôtels Hilton en haut de la rue Nationale ont fait causer à l’époque. Mais à tmv, on est davantage calé en gastronomie qu’en architecture. Pas de débat sur les bâtiments, donc, mais plutôt sur ce qui se cache à l’intérieur : une bien jolie surprise !

Son petit nom, c’est Babette, le restaurant du Hilton Garden Inn, côté ouest. À peine arrivés, on a déjà un faible pour la terrasse hyper agréable. Ouverte depuis peu, elle voit des tables ombragées par les arbres et d’autres au soleil pour qui aime la dose de vitamine D. Il y a également des canapés confortables, des petits fauteuils à bascule pour faire la sieste postprandiale et, au-dessus de nos têtes, des lignées de lampions. L’endroit est des plus sympathiques, pour peu que vous fassiez l’impasse sur la route passant un peu plus loin évidemment.

Pour l’intérieur, c’est une salle sobre, lumineuse, élégante, et épurée façon scandinave.

Formule à 23 € et terrasse sympathique

La carte est tentante (volaille fermière de Racan, eryngii snacké, ou encore le tataki de thon au radis noir), mais tentons l’ardoise du jour. Un choix entre 2 entrées, 2 plats et 3 desserts, parfait. D’autant que cette formule affiche 23 € pour la complète et 19 € pour entrée + plat.

Une fois la trombine au soleil, nous voilà alléchés par le velouté d’épinard qui arrive. Il est servi dans un bocal, et y reposent croûtons, émietté et crème fraîche. En bouche, c’est du tout bon et la portion est plus que généreuse !

C’est qu’on aurait peur d’avoir l’estomac vite calé, mais le plat qui suit est plus léger. L’onglet de bœuf est servi en émincé ; ça passe tout seul. Surtout, il est trempé dans une sauce huître qui, clairement, émoustille les papilles. C’est savoureux. La viande, d’origine française, est tendre et fond en bouche. L’accompagnement se fait à base de crémeux de carotte, deux carottes rôties bien croquantes et un chou pak choï.

Si ce n’est le service que l’on a trouvé un tout petit long (rien de grave et rattrapé par une équipe attentionnée), Babette nous a fait bonne impression, aussi bien par sa cuisine qu’avec sa terrasse au top. De quoi donner envie de tester leur brunch du dimanche…

Aurélien Germain


> L’addition : L’ardoise du jour est à 19 € (entrée/plat ou plat/dessert) ou à 23 € la totale (idem le soir) ; possibilité d’un plat seul à 16 €. À la carte, une dizaine d’euros pour les entrées et de 19 à 24 € le plat. Pour les brunches du dimanche, 29 € (gratuit pour les moins de 6 ans).

> C’est où ? Au 1, place Anatole- France à Tours, à l’angle de l’hôtel Hilton. Ouvert 7 j/ 7, midi et soir. Brunch le dimanche, de midi à 14 h 30. 

> Contact Tél. 02 42 67 02 82. Site : babetteconceptstore.com ou facebook.com/babetteconceptstore.tours et @babette_ conceptstore sur Instagram.

Horoscope WTF du 1er au 7 juin 2022

Cette semaine, découvrez quel est le signe le plus canon du monde. Et quand arrivera la fin du monde (oui, rien que ça).

Bélier

Amour

Pluton revient dans votre
champ astral. Et votre ex aussi, pas
d’chance mes p’tits gnous.

Gloire

Vous êtes une pierre qui roule
mais n’amasse pas mousse. Dur dur.

Beauté

Votre prénom n’est pas beau.
Changez le.

Taureau

Amour

L’amour avec un(e) Taureau,
c’est comme un marathon : faut tenir
tout du long ! #conseilsexo

Gloire

Du caca restera toujours du
caca, même emballé dans un papier
cadeau. #philosophie #penséemaline

Beauté

Personne ne vous arrive à la
cheville. (à part vos chaussettes)

Gémeaux

Amour

Olala tellement relou en
amour que même un chauve s’arracherait
les cheveux avec vous.

Gloire

Arrêtez de compter sur
moi pour prévoir votre avenir. Je
n’aime pas les Gémeaux.

Beauté

N’oubliez pas cette formidable
invention et qué s’appelerio
« déodorant ».

Cancer

Amour

Sans vouloir vous péter votre
journée, mais Cancer, ça rime avec célibataire.
COÏNCIDENCE.

Gloire

R.A.S. (non en vrai, c’est juste
qu’on sait pas quoi dire, car on s’en fout)

Beauté

Aérophagie + gros bouton sur
le front. Désolé, c’est pas votre semaine.

Lion

Amour

Votre partenaire va enfin se
confier à vous. Pas d’bol, vous vous en
foutrez complètement.

Gloire

Ouais, c’est « show must go
home » pour vous, sorry.

Beauté

Vous aimez les poneys et
votre chambre ressemble à une écurie.
Déduisez-en ce que vous voulez.

Vierge

Amour

Un proverbe célèbre dit « il
faut se quitter souvent pour s’aimer
toujours ». Débrouillez-vous avec ça.
(et flippez un peu)

Gloire

Commencez à acheter des actions
dans le vaccin contre la variole
du singe. #conseildami

Beauté

Force est de constater que
vous ressemblez étonnamment au célèbre
grumpy cat d’Internet.

Balance

Amour

L’amour, c’est comme les slips.
Des fois, ça pique. A+ !

Gloire

Le premier objet que vous
voyez sera votre arme durant la prochaine
attaque zombie.

Beauté

Arrêtez d’être mochophobe.
Même si on comprend qu’une telle perfection
comme vous ait les yeux qui
piquent face à cette plèbe.

Scorpion

Amour

Votre hypoténuse aurait bien
besoin de son angle droit…

Gloire

La fin du monde est prévue
pour le 23 juillet 2035. Et seuls les Scorpions
lisant cet horoscope le sauront.
C’est con.

Beauté

Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi
les Scorpions sentent bizarre des
aisselles ? Tant de questions existentielles
sans réponse.

Sagittaire

Amour

Votre coeur est fermé à
double-tour. Et personne n’a la clé
(mais personne ne la cherche non plus)

Gloire

Non, la vie n’est pas un long
fleuve tranquille. À la fin, y a un gros
tsunami et on meurt tous. Bisou.

Beauté

Super, vous n’avez pas d’idées
noires. (normal, vous n’avez pas d’idées
tout court)

Capricorne

Amour

L’amour, c’est comme les
toilettes. Parfois, il faut savoir tirer la
chasse. (de rien pour le conseil)

Gloire

Faites-vous un gros kif : volez
le ballon d’un enfant qui ne vous a rien
fait. (les enfants, c’est nul)

Beauté

Votre ressemblance avec un
kiwi est troublante.

Verseau

Amour

L’orgasme du cochon dure 30
min. (vous savez en quoi vous réincarner
maintenant)

Gloire

Vous vous achèterez un livre
de cuisine, mais n’y trouverez pas la
recette du bonheur. Normal, la vie est
triste, morne, inutile.

Beauté

Vous avez le poil rebelle. Brossez-
moi ces fichues aisselles !

Poissons

Amour

Vous êtes un peu le pangolin
des temps modernes. Mal-aimé(e), incompris(
e), alors que vous n’avez rien
fait.

Gloire

Si vous êtes triste et déprimé(
e), n’oubliez pas que les daltoniens
non plus ne voient pas la vie en rose.

Beauté

Votre empreinte carbone est
catastrophique. Mais normal : vous êtes
un avion de chasse. POH POH.

Vadrouille : voir la Ville de Tours… d’en haut

Aujourd’hui, on prend de la hauteur dans tmv ! Comment trouver le meilleur point de vue à Tours ? On a essayé… À vous de nous dire si on y est arrivé !

Notre première pensée va à la Tour Charlemagne : depuis qu’elle a rouvert ses marches au public en 2016, elle offre une expérience hors-norme aux touristes désireux de découvrir Tours d’un autre œil. Cinquante-six mètres de hauteur, et 248 marches. L’ascension est déconseillée aux personnes en mauvaise forme.

Après deux ans de Covid et d’arrêt du sport, nous grimpons donc à nos risques et périls jusqu’en haut de la tour, sous laquelle gît Luitgarde, épouse de Charlemagne (qui lui, donne son nom à la tour, merci les misogynes des siècles passés). Nous optons pour la visite-apéro, car « après l’effort, le réconfort ». Essoufflé, mais revigoré par l’air pur des hauteurs, pas de doute : le panorama vaut le détour.

Contrat rempli ? Non. Telle une Tina Arena cherchant toujours à « Alleeer plus hauuut », direction la Cathédrale Saint-Gatien et ses tours de 68 et 69 mètres. Malheureusement, l’accès est interdit au public, et seuls les services de sécurité ou les ouvriers intervenant sur l’entretien du bâtiment peuvent grimper. Nous rangeons donc notre robe d’Esmeralda (à moins que ce ne soit notre bosse de Quasimodo). Cap sur le quartier Verdun, car là-bas, un autre promontoire nous nargue.

Avec son teint rougeaud et son horloge, la tour de la caserne des pompiers promet une belle grimpette et une belle vue. Le soldat du feu qui nous reçoit n’hésite pas longtemps : « C’est une tour qui servait à sécher les tuyaux, à l’époque où ceux-ci étaient en toile. » Et ils sont hissés par un système de treuil. Donc on n’y grimpe pas, en tout cas pas jusqu’en haut. Retour à la case départ…

… Ou presque ! En sortant sur le boulevard Wagner, deux grands immeubles nous font les yeux doux. Au sud du carrefour de Verdun, encadrant l’avenue Grammont, ces bâtisses construites en 1966 sont hautes de 23 étages. Et elles pourraient bien être les tours les plus hautes du centre-ville ! La tour Lumière bâtie aux Deux-Lions en 2015 ne fait « que » 16 étages. Au Sanitas, la championne culmine à 21 étages, et du côté des quartiers des Rives du Cher ou des Fontaines, on grimpe au maximum jusqu’à 19.

Devant l’interphone comme une poule devant un couteau, le journalisme d’investigation local se révèle trépidant. Sonner au hasard, ou attendre qu’un habitant entre pour se glisser à l’intérieur ? Ce sera l’option 2, et le bouton 23 dans l’ascenseur.

Au dernier étage, Claude, retraitée qui vit là depuis à peine plus d’un an, nous reçoit gentiment. « L’immeuble est un peu vieux, il faudrait que je fasse réparer certains volets » s’excuse-t-elle en poussant la lourde porte-fenêtre qui mène au balcon. Claude a une vue… sur le Cher. Il aurait fallu prendre l’autre ascenseur pour atterrir au Nord et voir le centre-ville historique. Mais chez Claude, le panorama est magnifique aussi. La rivière navigue entre les barres d’immeuble dont la blancheur contraste avec l’horizon verdoyant.

Pour Claude « c’est l’emplacement idéal, j’ai les bus en bas de l’immeuble, et je suis tranquille. La chaleur est moins forte qu’en bas, près du bitume. Et lorsqu’il y a des feux d’artifice, mes petits-enfants courent d’une fenêtre à l’autre pour tout voir ! ». Claude tutoie donc les cieux au quotidien, avec l’horizon le plus dégagé qui existe en ville.

Direction le ciel !

Les cieux… Et si on s’envolait ? Direction le Tours Aéroclub, à Tours Nord. Dominique Janssens, vice-président de l’association, nous donne toutes les infos : l’altitude minimale pour survoler Tours est de 5 500 pieds (soit quasiment 1,7 kilomètre), avec l’autorisation de la tour de contrôle. « Mais à cette altitude, vous ne voyez pas grand-chose. Si c’est pour faire du tourisme, ça ne vaut pas le coup, il vaut mieux aller voler du côté des châteaux de la Loire où vous pouvez vous approcher un peu plus ! ».

Retour en centre-ville. Pour nous cultiver l’esprit, la bibliothèque universitaire des Tanneurs et la Bibliothèque Centrale sont au rendez-vous. Au dernier étage de chacune, on profite d’une belle vue aussi, à condition qu’un événement (conférence, colloque, soutenance de thèse ou remise du Prix du roman tmv en juin !) y soit organisé pour nous permettre d’y accéder !

La fatigue se fait sentir après ces pérégrinations de plus ou moins haute volée. Ça tombe bien, il nous restait un endroit à explorer : la suite panoramique du tout nouvel hôtel Hilton Garden Inn, sur la place Anatole France, avec vue sur la Loire. Reste à négocier la note de frais pour achever cette mission très spéciale…

Texte : Maud Martinez / Photos : JC Coutand (ouverture), Maud Martinez et NR-Julien Pruvost (article)

Années Joué : le grand retour, du 3 au 5 juin

Ouf, ouf et trois fois ouf ! Les Années Joué, véritable fête populaire et artistique, revient sous son format classique après des derniers temps troublés par le Covid.

Les faits

L’événement Les Années Joué revient, en grande forme, à compter du 3 juin. Ce moment festif, torpillé comme tout le monde par l’épidémie et la situation sanitaire les deux dernières années, se tiendra jusqu’au 5 juin avec, au menu, musique, cirque, théâtre, arts urbains, danse… Le tout, pour une soixantaine de spectacles, vingt-cinq compagnies (de la région et d’Europe), sans oublier une vingtaine de restaurateurs présents et un village gastronomique.

Pour cette 25e édition, mobilisant de nombreux bénévoles et 150 agents de la Ville, la municipalité a choisi le thème « Alors on danse ! ».

Le contexte

En 2020, les Années Joué avaient été purement et simplement annulées, comme tous les autres événements. En 2021, il avait dû s’adapter, toujours en raison de la crise sanitaire. 2022 est la bonne : le festival reviendra sous son format original.

« Nous voulions remettre la machine en route et elle n’est pas en rouillée », confiait Caroline Chopin, adjointe à la culture, à la Nouvelle République, mi-mai. La Ville espère la même fréquentation qu’en 2019, soit 50 000 personnes.

Du nouveau

Nouveauté cette année, un peu de rab’ avec des soirées supplémentaires prévues au Temps Machine. La salle jocondienne fera venir des DJ’s jusqu’à 2 heures du matin. Une aire de détente, pour parents et enfants, est également mise en place. Sans oublier le village gastronomique (lire ci-dessus)…

Ce sera aussi le baptême du feu pour la compagnie Carabosse et leur parcours pyrotechnique en bas du parc de la Rabière. Tout comme la compagnie Oposito qui participera pour la première fois à l’événement. Avec quarante années d’existence au compteur, elle « dirige un centre international des arts de la rue », a précisé le directeur du festival, Olivier Catin. Leurs trois éléphants mécaniques déambuleront dans les rues le samedi soir. Il s’agit « du gros spectacle de cette 25e édition ».

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – J.Pruvost


> Années Joué, du 3 au 5 juin, à Joué-lès- Tours. Gratuit. Toute la programmation en détail sur anneesjoue.fr ou sur la page Facebook de l’événement.

 

Howard Hinton Sevens : la fête du rugby à 7

Ce week-end, Tours a vibré avec le Howard Hinton Sevens, un tournoi de rugby à 7… qu’on vous explique ici.

Le stade de la Vallée du Cher, d’ordinaire temple du ballon rond, est presque entièrement voué au rugby quand vient le mois de mai. La semaine dernière, nous vous parlions du challenge Lamarre, qui mettait aux prises 1 200 jeunes joueurs venus de toute la France.

Ce week-end, c’est le rugby à 7 qui prenait ses quartiers en bord de Cher, pour le Howard Hinton Sevens. Le tournoi tourangeau, créé en 1997, en hommage à un ancien joueur de l’UST disparu à l’âge de 33 ans, est devenu une référence en France et même en Europe.

Rugby à 7, kézako ?

Tout d’abord, le rugby à 7, c’est quoi ? Eh bien, c’est comme du rugby à 15, mais il n’y a que sept joueurs dans chaque équipe. Le terrain et les principales règles sont les mêmes. A noter quand même que les temps de jeu ne sont pas identiques : 7 minutes par période à 7, contre 40 à 15. Dans cette variante du rugby née en Ecosse à la fin du XIXe siècle, les lignes sont beaucoup plus étirées et les essais plus fréquents.

Enfin, pour clore la leçon de choses, le rugby à 7 est une discipline olympique depuis les Jeux de 2016.

Ce dimanche, à Tours, la finale féminine opposait deux équipes françaises. L’une venue du Pays Basque (Euskadi) et l’autre de région parisienne (Rugan’s). Et ce sont les Franciliennes qui se sont facilement imposées (36-5). Signalons au passage, puisque les résultats de l’élite suscitent souvent des vocations, que l’équipe de France féminine a été sacrée vice-championne olympique, lors des jeux de Tokyo.

Chez les garçons, la finale opposait les Scavengers, également de la région parisienne, à l’équipe Germany Development, dont il est inutile de préciser la nationalité. Et ce sont les Allemands, en pleine préparation pour une qualification en coupe du monde (en Afrique du sud, en septembre 2022) qui se sont imposés (12-24). Un beau tournoi, une belle organisation et de belles finales qui clôturaient trois jours sous le soleil, pour faire connaître et aimer, une discipline en plein développement.

M.P. / photo : NR – J.Pruvost

Dans le quotidien de Véronique Mathis, la « gardienne » du CDI

#VisMaVille Véronique Mathis est professeur-documentaliste au collège Anatole-France, à Tours. Une vocation pour celle qui anime de nombreux projets autour de la lecture.

Il est 13 h 55, la sonnerie retentit dans tout le collège Anatole-France mais il ne s’agit pas d’une reprise des cours classique. Elle signe le début du quart d’heure lecture. Dans chaque classe, les 500 élèves se plongent dans leur bouquin pour quinze minutes silencieuses. Tel un sas de décompression.

Cette initiative du collège Anatole-France, tout comme la boîte à livres installée dans la cour, démontre la place accordée à l’apprentissage de la lecture, ce qui fait le bonheur de sa professeur-documentaliste, Véronique Mathis.

Depuis 13 ans, elle est celle qui accueille les collégiens au CDI pendant la pause méridienne, les heures de permanence et lors des ateliers pédagogiques dédiés. « Les élèves aimeraient bien que le CDI soit ouvert de 7 h 30 à 18 h non-stop mais ce n’est pas possible », sourit-elle.

Car l’emploi du temps de notre professeur- documentaliste est aussi rythmé par un gros travail administratif : l’inventaire, la gestion des prêts (« il faut courir derrière les élèves pour les prêts en retard ! »), le rangement des documents, les achats de livres…

Côté pédagogique, elle participe également, avec ses collègues professeurs, aux cours interdisciplinaires, travaille avec les élèves sur leur « parcours avenir », anime le club lecture qui regroupe une quinzaine de petits lecteurs fidèles. « C’est passionnant dans ce collège car nous menons beaucoup de projets. Regardez l’exposition sur les femmes célèbres faite par les élèves ! Ils viennent beaucoup au CDI pour leurs recherches documentaires, ils me demandent des conseils, notamment au niveau informatique. Mon but c’est de les rendre autonomes pour qu’ils sachent faire des recherches dans n’importe quelle médiathèque. »

Véronique Mathis a su qu’elle serait professeur-documentaliste dès qu’elle a franchi la porte du CDI de son lycée à Amboise. Elle enchaîne ensuite par un diplôme de documentation à l’IUT de Tours, une licence en langues étrangères appliquées et le CAPES en 1990, sésame indispensable pour entrer dans la profession.

Elle a choisi d’exercer en collège parce que « ce n’est pas le même rapport avec les élèves qu’au lycée. Il y a encore tout à faire au niveau lecture, on peut encore raccrocher ceux qui en ont besoin ».

Véronique Mathis s’occupe des groupes de soutien à la lecture ainsi que de l’apprentissage par les élèves allophones (des sessions d’une heure par semaine). En fin d’année, ces groupes iront faire la lecture devant des maternelles, « une façon de les valoriser ». Pour les plus à l’aise avec la lecture, Véronique Mathis leur partage ses coups de cœur. « Dès la 5e, je commence à connaître leurs goûts. Au niveau de l’achat des livres, j’évite les BD et mangas qu’ils trouvent facilement ailleurs. Je mets la priorité sur les collections vendues en librairies indépendantes. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

On a testé IT Trattoria, resto italien de l’Heure Tranquille

Petit détour aux Deux-Lions cette semaine pour notre chronique resto. On a fait un tour en Italie, chez IT Trattoria.

IT Trattoria entre dans la catégorie de ce que l’on pourrait appeler les concept-restos. C’est évidemment une dénomination que l’on vient d’inventer, mais elle dit bien ce qu’elle veut dire. En résumé, quand vous passez la porte, vous entrez vraiment dans un autre monde.

Cela passe d’abord par le décor, évidemment, qui est spécialement soigné ici avec tout un tas de détails qui rappellent l’Italie. À commencer par le bar Aperitivo qui nous accueille à notre arrivée.

Mais, au-delà de ça, c’est une ambiance. On parle fort, on s’interpelle et on se croise, comme dans les trattorias de Rome ou de Milan. Concept aussi dans le déroulement du repas. Ici, on se dirige d’abord vers la caisse pour passer sa commande. Ensuite, on prend son petit bipeur et on va s’installer où on veut. Quand ça sonne, on va chercher son plat. Côté carte, les choses sont assez simples.

Les pizzas et les pâtes se taillent la part du lion. À première vue, pas de surprise, les recettes sont traditionnelles (ne cherchez pas l’hawaïenne pâte épaisse). Mais cette apparente simplicité cache, en fait, des plats très bien faits, avec d’excellents produits.

Et quand c’est bon, ce n’est pas la peine d’en rajouter. La pâte de notre pizza, une Prosciutto e Bufala de belle dimension, est fine et légère. La tomate dégage ses arômes puissants, tout comme le jambon et la mozzarella, tous deux venus de là-bas. Les pâtes, que l’on reluque chez nos voisins de table, sont fraîches et copieuses.

Ici, on le comprend très vite, c’est la cuisine qui est au centre de l’espace. La petite cohorte de cuisiniers travaille devant nous et prépare les plats à la demande. C’est là que tous les clients viennent chercher leur commande. Sourire et convivialité garantis. Là aussi que sont préparés les desserts qui garnissent le très joli comptoir de sucrerie parfaitement ordonnées. Nous optons pour une tarte au citron meringuée. Elle n’est pas trop sucrée et n’a pas oublié sa petite touche de croquant. Parfait pour finir en beauté.

Matthieu Pays


> L’addition : Pour une belle pizza, comptez entre 10 et 14 €. Les pâtes sont dans la même fourchette, tout comme les salades. Les desserts s’affichent à 5,50 €.

> C’est où ? Dans la galerie de l’Heure Tranquille, aux Deux-Lions.
> Contact Tél. 02 47 39 65 86. Plats à emporter. Wi-fi en libre accès. Ouvert tous les jours, midi et soir. Site : it-trattoria.com

Horoscope WTF du 25 au 31 mai 2022

En mai, fais ce qu’il te plaît. Mais c’est bientôt la fin du mois. Alors on continue jusqu’au bout à être méchants avec TOUS les signes. Pas d’pitié !

Bélier

Amour

« C’est pas
toi, c’est moiii, blablabla
». Olala que vous êtes relou…

Gloire

Fantastique nouvelle, vous
allez acheter une maison avec une
chambre d’amis ! … Mais vous n’avez
pas d’amis.

Beauté

Tout fout l’camp dans
votre vie. Même vos cheveux.

Taureau

Amour

Au fond, on vous aime. Mais
vraiment et seulement au fond.

Gloire

N’écoutez pas les gens, vous
êtes parfait(e). Ces méchants ne méritent
qu’une gastro fulgurante dans un
embouteillage.

Beauté

Force est de constater que
vous êtes aussi sexy qu’un petit grain
de beauté sur une fesse blanche.

Gémeaux

Amour

Vous êtes à l’amour ce que
Christophe Maé est à la chanson. Un
enfer.

Gloire

Vous êtes juste bon(ne) à faire
l’amour et dormir. Quelle vie.

Beauté

En ces temps de grandes chaleurs,
Météo France vous rappelle de ne pas lever les bras dans les transports
en commun. (Par pitié)

Cancer

Amour

Les soldes, c’est dans un mois !
L’occasion rêvée de reprendre contact
avec votre ex.

Gloire

Pas de doute, vous êtes aussi
agaçant(e) qu’une chanson de Kyo.

Beauté

Si vous avez lu cet horoscope,
un maxi bouton vous poussera au milieu
du front. (eh ouais, ça vous apprendra
à lire les conneries de tmv)

Lion

Amour

Vous galérez autant qu’un
ours polaire dans le désert.

Gloire

Si vous n’avez pas confiance
en vous, repensez à Anne Hidalgo à
l’élection présidentielle. #astuce

Beauté

Rototos en cascade ce dimanche.
Bon courage à votre entourage
!

Vierge

Amour

Le proverbe populaire dit
« Avant d’être capable de recevoir, il
faut savoir donner ». Ce qui ne vous
ressemble pas du tout en matière de
zigouigoui sous la couette.

Gloire

Profitez de vos derniers instants
de liberté. Vous ferez moins les
malins quand les Balances seront les rois du monde.

Beauté

Force est de constater que
vous avez la dégaine d’un Allemand
en vacances aux Canaries.

Balance

Amour

Alors ? Ça fait quoi d’être le
fantasme vivant de tous les êtres de
cette maudite planète ?

Gloire

(petit conseil : lisez la partie
« gloire » de l’horoscope des Vierges)

Beauté

La constellation du Patrick
Juvet vous conseille une petite cure
de Botox.

Scorpion

Amour

Aussi vide que mon frigo.

Gloire

En inversant 2 lettres à Scorpion,
ça fait Scoripon. Comme le nom
de l’extraterrestre qui va vous enlever
et vous féconder artificiellement. (oui,
encore lui)

Beauté

Vous avez les tétons qui virevoltent.
C’est mignon.

Sagittaire

Amour

Tel Pierre Perret, vous savez
vraiment tout, tout, tout sur le zizi.

Gloire

La roue tourne, oui. Mais vous
concernant, pas dans le bon sens.

Beauté

Vous êtes mi-ange, mi-démon,
mi-molette.

Capricorne

Amour

Vous coucherez avec Pascal
Obispo avant de finir avec Pascal au
bistrot. Dure semaine.

Gloire

La constellation du Patrick
Bruel vous rappelle que qui a le droiiit,
qui a le droiiiiiiit d’faiire çaaaaa ?

Beauté

Sous vos bras, ça sent comme
chez mémé.

Verseau

Amour

MST en mai, mois de juin
gâché !

Gloire

Aaaanw la vie ne vous laisse
jamais tranquille, hein ? Mes pauvres
petits gnous…

Beauté

France 2 vous contactera
pour remplacer Père Fouras dans Fort
Boyard. Pas de doute, vous vieillissez
vraiment.

Poissons

Amour

En amour, vous êtes exceptionnel(
le), le must du must, la cerise
sur le gâteau, la saucisse sur la choucroute.

Gloire

Une bonne semaine en perspective
: votre sextape avec Francis
Lalanne et Dorothée fera un carton et
vous deviendrez riche.

Beauté

Concernant vos fringues, on
vous rappelle qu’il y a une différence
entre originalité et mauvais goût.

Entre les étals, paroles de marchands tourangeaux

Cette semaine, tmv s’est baladé dans les allées des marchés tourangeaux pour un dossier spécial. On en a profité pour discuter et mieux connaître trois commerçants que vous voyez probablement souvent… Rudy, Thierry et Flavian nous racontent leur quotidien.

Thierry Savattier : « Être honnête avec les clients »

Au hasard des allées du marché Velpeau, on croise Thierry Savattier, derrière un étal très bien pourvu en fruits et légumes appétissants. Thierry n’est pas maraîcher : « Un producteur fait pousser les légumes, le commerçant comme moi est là pour les vendre, faire les deux c’est compliqué. »

Depuis trente-six ans, l’habitant d’Esvres-sur-Indre sélectionne donc ses fruits et légumes aux halles de gros de Rochepinard, en privilégiant les producteurs locaux, avant de les mettre en valeur sur un stand bien garni. Et pour Thierry, le principe est simple : « être honnête avec les clients, c’est essentiel ! S’ils trouvent du brocolis français sur les étals en ce moment, avant la mi-mai, c’est qu’on se moque d’eux, car ce n’est pas la saison ici. » Pour les melons par exemple, Thierry indique à ses clientes du jour qu’il n’y en a pas beaucoup en ce moment, pour cause de période charnière entre les cultures sous serre et les cultures pleine-terre.

 

Au fil de la conversation, Thierry nous indique qu’il est vice-président de l’association des Commerçants des Marchés de Touraine, forte d’environ 160 adhérents. Et s’il a le sourire pour servir ses clients du jeudi matin, le commerçant est tout de même préoccupé : « Le Covid avait ramené la clientèle vers les marchés, mais ça s’est un peu tassé. Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je vais bientôt prendre ma retraite, comme beaucoup d’autres, mais on n’arrive pas à trouver de repreneurs ! Toute une génération va partir en même temps, et on ne sait pas ce qui va se passer pour les marchés ».

La vie de marchand ambulant n’est pas toujours simple. Les horaires, notamment : Thierry et ses collègues travaillent les weekends, et l’installation de la marchandise se fait parfois dès 5 h 30 du matin. Il a transmis ce goût du commerce au grand air à sa fille et son gendre (respectivement fromagère et poissonnier). Si le contact avec la clientèle et la vie ambulante vous attirent, c’est peut-être le moment de songer à vous lancer comme commerçant sur les marchés !

Flavian Chauvin : « L’ambiance des marchés me manquait »

Boucher-charcutier, Flavian Chauvin fait partie des commerçants du marché Blanqui, qui reprend vie depuis qu’il a lieu le vendredi après-midi. « En peu de temps j’ai trouvé une clientèle ici, de vrais habitués qui viennent depuis le début. » Passé par la case « salarié en boutique », Flavien n’avait qu’une hâte : reprendre un camion et parcourir les marchés pour y proposer ses viandes.

C’est ce qu’il fait depuis septembre 2021 avec O Billot des Saveurs, allant de Montbazon à Saint-Avertin en passant par Monts, Joué-lès-Tours et Tours (Beaujardin et Blanqui). « J’aime l’ambiance, ce n’est pas la même vente, pas le même contact avec les clients, et d’un marché à l’autre on ne voit pas les mêmes clientèles, c’est toujours différent. »

Rudy Coignard : « J’ai opté pour un coffee-shop ambulant »

« J’ai travaillé dans la sécurité, et avant de finir en burn-out j’ai voulu me reconvertir, avec l’idée d’un coffee-shop. Mais je n’ai pas été soutenu dans mon projet pour ouvrir un lieu fixe. J’ai donc opté pour un coffee-shop ambulant. » Derrière son comptoir, Rudy nous sert donc des cafés (bien sûr), mais aussi des thés savoureux et des boissons fraîches. On s’installe sur les tabourets, devant le food-truck devenu « coffee-truck », façon café du commerce mais dans les allées du marché, ou on emporte son breuvage un peu plus loin.

Depuis son camion, Rudy voit défiler les clients : « C’est à Heurteloup que je me suis fait connaître. J’y sers quelques étudiants, et les personnes sur le chemin du travail. À Velpeau il y a plus de monde, mais c’est une clientèle de quartier ». Également présent à Athée-sur-Cher, Amboise, Monts et Véretz, et bientôt sur les bords du Cher à Azay-sur-Cher pendant l’été, le trentenaire a en tout cas trouvé ses marques, et commerçants ou chalands ont pris chez lui leurs habitudes.

Textes et photos : Maud Martinez
Photo illustration : NR Thierry Roulliaud

Cuisine du monde à Tours : « elle y est largement représentée »

Kilien Stengel est auteur gastronomique et enseignant-chercheur à l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA), situé à Tours. Cet ancien restaurateur, spécialiste du culinaire, du vin et de l’alimentation, nous décrypte les spécificités et évolutions de la gastronomie du monde à Tours.

Quelle est la place de la cuisine du monde à Tours ?

Elle y est largement représentée. Il est simplement dommage qu’il n’y ait aucune mise en lumière de cette diversité culturelle. S’y mélangent les établissements traditionnels, de qualité, avec des établissements marketings qui ne transmettent pas une identité culturelle. Il faudrait que l’on arrive à créer, sur la place de Tours, un réseau de restaurants traditionnels étrangers, qui transmettraient leurs spécialités culinaires et participeraient ainsi à l’offre touristique.

Existe-t-il à Tours des particularités dans la présence de cuisines du monde ?

On peut penser à la cuisine coréenne, discrète, mais qui était réputée avec le Vanne, plus que les enseignes de certains restaurants asiatiques qui ne représentent peut-être pas toujours la sincérité et la diversité de la cuisine qui existe dans chaque pays en Asie et non dans sa globalité. Les restaurants africains qui émergent à Tours sont aussi sympathiques et font aussi vivre leur cuisine par pays et sans la franciser : la Côte d’Ivoire pour l’Akan, Makeda et Karamara pour l’Éthiopie.

Constate-t-on des évolutions ces dernières années dans la présence des cuisines du monde à Tours ?

On constate des vagues plus que des effets de mode. Nous avons actuellement des offres de qualité autour des restaurants libanais, assez traditionalistes, avec une communauté très présente à Tours. Nous avions eu le Portugal mais le Douro a fermé et reste La Bonne Assiette. L’offre japonaise a considérablement augmenté. Le chef franco-japonais du Nobuki avait le monopole il y a quelques années.

Depuis, une vague d’enseignes comme Oshi Moshi est arrivée sur la ville. De l’autre côté, certains restaurants traditionnels ont disparu comme la cuisine maghrébine (Le Palmier, La Maison Berbère) qui étaient réputée à Tours. Le couscous était un temps l’un des plats préférés des Français, mais les goûts évoluent.

Qu’en est-il d’une « cuisine européenne » ?

C’est une question que je me pose. Existe-t-il à Tours une offre globale de cuisine européenne, comme nous parlons de cuisine asiatique ou africaine ? En tout cas, là-bas, ils parlent de « cuisine européenne ». Mais est-ce qu’on ne fonctionne pas plutôt par spécialité ? En Italie, les restaurants sont connus pour leurs pizzas ou pâtes, en Grèce pour ses rouleaux de vigne. Également, comment sont représentés les Outremers chez nous, leur cuisine est-elle considérée comme européenne, française ou pas ?

Horoscope WTF du 18 au 24 mai 2022

Bélier

Amour

Ne vous reproduisez pas. Ne
gâchez pas la potentielle vie de futurs
êtres humains.

Gloire

Comme disait Socrate : « Wesh
bande de larves, du nerf pour la semaine
»

Beauté

Les murs ont des oreilles.
Par chance, ils ne vous entendront
pas, puisqu’on ne comprend jamais
rien quand vous parlez.

Taureau

Amour

Un sentiment qui a l’air cool ?
Mais qui n’est pas pour vous, vu que
vous avez un coeur de pierre.

Gloire

Arrêtez de dessiner des zizis
partout, bande de gamins…

Beauté

Vous êtes encore plus désirable
qu’une pizza pepperoni.

Gémeaux

Amour

Les Gémeaux sont une
énigme. Mais les énigmes, c’est chiant.
Donc les Gémeaux sont chiant(e)s.

Gloire

Votre travail portera enfin ses
fruits ! Mais ils seront pourris.

Beauté

Deux d’tension, lent(e), toujours
à pioncer ou à bouffer la bouche
ouverte : vous êtes un koala.

Cancer

Amour

L’étoile du Nikos Aliagas vous
conseille de tenter l’amour libre. (et si
c’est Nikos qui le dit…)

Gloire

Vous vous sentez seul(e) en ce
moment ? Les embrouilles vont venir
vous tenir compagnie d’ici peu.

Beauté

N’oubliez pas d’aérer. Pas
pour le Covid, mais pour votre od…
enfin… bref.

Lion

Amour

Vous avez envie de redonner
du piquant à votre vie sexuelle. Aspergez
votre amant(e) de tabasco.

Gloire

C’est à cause de gens comme
vous que la France va mal.

Beauté

Troublante ressemblance avec une éponge. Vous êtes tout(e) mou(e)
du dessous, mais vous grattez du dos.

Vierge

Amour

Vous êtes condamné(e) à faire
l’amour uniquement à des Sagittaires.
Quel enfer.

Gloire

Vous vous achèterez un Jamel
Debbouze de poche. Et ça vous coûtera
un bras.

Beauté

Si on change 3 lettres à Vierge
et qu’on en enlève 7, on obtient « biscotte
». Comme votre carrure. Étonnant,
non ?

Balance

Amour

Balance : déf. Signe astrologique
relou qui ne prend jamais de
décision. Synonyme : gêne, malaise,
« olala pas eux »

Gloire

Courage, plus que 2 semaines
et il ne vous restera que
6 mois pour finir cette année et
en commencer une autre qui sera
encore plus pourrie.

Beauté

Un couple de poissons
rouges va vous adopter. Normal,
vous avez la même mémoire.

Scorpion

Amour

Comme quoi, on est peu de
choses… Regardez, je suis 100 fois plus
génial que vous par exemple.

Gloire

Vous voyez toujours le verre à
moitié vide. Normal, puisque vous êtes
toujours complètement plein.

Beauté

C’est difficile d’être vous.
Vous êtes tellement superbe.

Sagittaire

Amour

Confessez-vous. À ce niveau-
là de cochonneries, c’est plus
humain.

Gloire

Euh… lisez l’horoscope des
Vierges, tiens…

Beauté

Sagittaire, ça rime avec claque
sur le derrière. Et comme en mai, fesse
ce qu’il te plaît : COÏNCIDENCE ? JE
NE CROIS PAS.

Capricorne

Amour

Quand ça veut pas, ça veut
pas. Même les acteurs X ont leur instant
de faiblesse.

Gloire

Les idées fusent dans votre
esprit. Dommage que ce ne soient pas
les bonnes.

Beauté

Chouette semaine, vous
gagnerez plein de choses. Deux kilos
notamment.

Verseau

Amour

Les plus courtes sont les
meilleures, vous savez… (on parle des
relations.

Gloire

Abandonnez vos ami(e)s sur
l’autoroute. Ils ne vous aiment pas, de
toute façon.

Beauté

Si vous vous sentez serré(e)
dans votre pantalon, ce n’est pas votre
ventre. Juste vos chevilles.

Poissons

Amour

Élu « signe le plus chaud
comme une baraque à frites » depuis
1948.

Gloire

Poissons, ça rime avec « zéro
ambition » et « fesses de triton ». Vous
en déduirez ce que vous voulez.

Beauté

Force est de constater que
vous ressemblez à un saumon. Mbop
mbop.

Et si on faisait un petit tour(s) du monde culinaire ?

Nous vous proposons un tour des cuisines du monde sur la place tourangelle, très subjectif, non exhaustif, mais gourmand !

Rien qu’à Tours, il y aurait au moins 80 restaurants et boutiques proposant des produits étrangers, selon le recensement de la CCI Touraine. Alors, par où commencer ?

L’Europe, tiens. Et à tout seigneur tout honneur : l’Espagne, puisqu’on sort tout juste de la Foire et que les sangrias nous inspirent encore. Et si on allait prolonger du côté d’El Pintxo, rue Colbert, bar à tapas tenu par un Tourangeau qui importe ses produits d’Espagne ! Ou bien à la boutique Iberic’Halles ou encore Capricho Diaro, rue Nationale, qui en plus de ses jambons bellota propose de très bons pasteis de natas.

Le Portugal justement, présent à Tours avec sa communauté, n’aurait plus qu’un digne représentant parmi ses tables, La Bonne Assiette, rue Courteline, toujours garnie des travailleurs du coin les midis et franchement bien sympathique (ah, le poulet grillé et la morue !).

Traversons la Méditerranée, direction l’Italie. L’offre est dantesque à Tours mais retenons Gusto, à Plumereau, avec son chef venu des Pouilles et à deux pas de la gare, Mi faim Mi raisin, avec Cesare, son chef mi anglais mi italien originaire de Toscane. Au menu de cette trattoria, une cuisine authentique avec la pasta faite maison. Les pizzas de Chez Pia sont également réputées, avec la pâte sortie du four et mozzarella di buffala, presque comme à Naples.

D’ailleurs pour les bons produits italiens, une adresse incontournable : l’épicerie-traiteur Cas’Al Dente, aux Halles. Valérie, sa propriétaire, se rend régulièrement en Italie faire le tour des producteurs et retrouver ses racines. Pays voisin par-delà l’Adriatique : la Grèce. Dionysos vient de reprendre le flambeau du Mille-Pattes, dans le vieux Tours, et ses épopées culinaires sont déjà célèbres dans les enceintes de la ville.

Reprenons notre croisière culinaire vers le Liban. Une des gastronomies les mieux représentées dans notre ville, avec la rue Colbert, qui pourrait être un jour rebaptisée rue de Beyrouth. Un restaurant portant ce nom y trouve place ainsi que Le Sidon, La Bekaa, Au Liban, et non loin le Zein. Des restaurants dans la pure tradition libanaise, pris d’assaut par les connaisseurs.

Direction l’Asie !

La frontière passée (mais toujours dans la même rue Colbert) posons nos valises en Syrie, où le restaurant Alep est tenu par un couple adorable et propose une cuisine sans chichis mais savoureuse. Toujours en Asie, vaste continent culinaire, la Russie, avec son bout européen, a son épicerie typique place de la liberté, nommée Masha. Les nans et currys indiens se dégustent dans la rue Colbert (décidément multiculturelle en termes de spécialités culinaires), avec le Surya et Le palais du Raja.

En street food courue, l’Asie compte le chinois Mei Wei, dans le vieux Tours, dont on ressort avec l’odeur des mets sur soi. Des pépites culinaires qu’on trouve nulle part ailleurs se nichent avenue de Grammont chez Star d’Asie , et une nouvelle adresse plus confidentielle et spécialisée dans le Japon, Kulila, dans le quartier Paul Bert.

Au pays du Soleil levant, la cuisine raffinée du Nobuki est un incontournable ainsi que les sushis et le tiramisu au thé matcha du Zen, à côté de la gare. On aimerait bien continuer le voyage en Asie car il reste nombre de cuisines nationales à découvrir dans la ville, mais il est temps de reprendre la mer. Côté Océanie, à vrai dire, on a pas trouvé grand chose. Peut-on classer la chaîne des Poke-Bowl qui fleurissent aux quatre coins de Tours dans cette catégorie ? Cette cuisine inspirée d’Hawaï avec ses bols fraicheurs « healthy » mêlant un peu de tout a ses adeptes.

 

En Amérique latine, deux adresses à visiter : Papaye et chocolat à Tours-Nord pour le Pérou et Saveurs du Brésil qui vient de s’installer dans le quartier Velpeau. On avoue ne pas bien connaître ce continent mais on compte sur vous pour y traîner vos papilles.

En revanche, toujours côté exotique et plus spécialement en Afrique, une toute nouvelle épicerie vaut le détour : Konu, l’épicerie du soleil, rue Constantine qui propose des produits africains et antillais, parfois méconnus. Les saveurs des îles sont représentées depuis longtemps par le restaurant Bœuf à Boss situé rue Edouard-Vaillant dont le chef cuisine sur le bout des doigts les standards malgaches et réunionnais.

L’Afrique est d’ailleurs peut-être en train de devenir le top en matière de découverte culinaire à Tours. L’Akan et sa cuisine de Côte d’Ivoire, le Makeda et Karamara pour l’Ethiopie ont pris leurs galons gastronomiques auprès des curieux tourangeaux.

Et si on terminait cette balade autour du monde tout simplement par un dessert ? Avec de bonnes pâtisseries orientales, à déguster à la Maison Rabel de Tours Nord, en face de la médiathèque, ou bien à picorer dans le quartier du Sanitas, sur le marché Saint-Paul.

Texte : Maud Martinez
Photos : Freepik et archives tmv


> Certains de ces restaurants ont été testés dans notre rubrique « chronique resto ». N’hésitez pas à les rechercher en cliquant ICI ! 

 

Grève des éboueurs : les poubelles de la colère

Les trottoirs de la ville sont envahis par les poubelles. La faute à un conflit entre les agents métropolitains et municipaux et leurs employeurs à propos de congés.

Les faits

Les agents métropolitains et municipaux de Tours sont en grève depuis le 5 mai. À l’origine de cette grogne, la suppression annoncée de 1 à 5 jours de congés d’ancienneté (selon les cas). La Ville de Tours et la Métropole expliquent qu’elles sont obligées de les supprimer suite à l’adoption d’une loi, en 2019, sur le temps de travail.

Le maire de Tours, Emmanuel Denis, avait proposé l’instauration, en compensation, de deux jours supplémentaires de RTT et le paiement des 3e et 4e jours. Une proposition rejetée par les syndicats qui entendent élargir les revendications sur la question des salaires.

Ils réclament une augmentation de 300 € mensuels et une prime annuelle de 1 500 €. « Ces congés d’ancienneté ont été instaurés en 1983 par Jean Royer car les agents étaient mal payés », rappelle Koffi Ghyamphy, secrétaire général CGT des agents municipaux de Tours et du CCAS. « On est fatigués, on sort de la pandémie où les agents ont été très sollicités, on mérite ces congés ! »

Le contexte

Depuis le déclenchement de cette grève, les poubelles ne sont plus ramassées dans les villes de l’agglomération et les détritus commencent à envahir les trottoirs des 22 communes de la métropole. De même, les employés de la propreté urbaine ayant rejoint le mouvement à partir du 10 mai, les trottoirs et les marchés ne sont plus nettoyés.

Les diverses rencontres entre les collectivités et les syndicats se sont soldées par des échecs. Depuis 11 mai, la situation semble même assez figée.

Pour la Métropole, le blocage des dépôts qui rend impossible le ramassage des poubelles rend également impossible les négociations. « On est sur quelque chose contraire au code du travail », explique Maria Lépine, vice-présidente de la Métropole en charge notamment des ressources humaines. Pour assurer l’hygiène dans les secteurs les plus sensibles (foire de Tours, centre-ville de Tours), la Métropole a annoncé faire appel de façon ponctuelle à des prestataires.

Vers une solution ?

Vendredi 13 mai, les premières avancées ont été enregistrées. La Métropole a proposé une augmentation de salaire de 120 € mensuel, mais a refusé d’évoquer la possibilité d’une prime annuelle. Les discussions devraient s’intensifier, au cours de cette semaine qui promet d’être une des plus chaudes du printemps.

Texte : Matthieu Pays / Photo : A.G.

Ukraine : Anna Sushchenko, le récit d’une fuite épique

Directrice d’une agence de mannequinat avant la guerre, Anna Sushchenko, réfugiée ukrainienne de 39 ans, est venue témoigner auprès de lycéens de la spécialité sciences politiques du lycée Grandmont la semaine dernière. Les bombes au réveil, le départ précipité en voiture, les arrêts à cause du rationnement de carburant, récit d’une fuite épique.

Dans un poignant témoignage, Anna raconte son premier contact avec la guerre : le matin du 24 février, vers 5 h, elle et ses enfants sont réveillés par les premières explosions dans leur ville de Zaporijia, au sud-est du pays. C’est le début du conflit russo-ukrainien.

Sous le choc, après avoir regroupé à la hâte ses affaires, elle décide de prendre la route le plus vite possible en direction de l’ouest du pays. « J’ai pris mes enfants, le chat, et tout ce qui était important a tenu dans un sac », se souvient-elle. Oubliés les jouets, mis de côté les vêtements inutiles… Anna remplit la voiture, mais le trajet vers la frontière hongroise est difficile.

Comme elle n’est pas la seule à fuir, les autoroutes sont embouteillées, et l’essence est rationnée. « Nous n’avions pas plus de dix litres de carburant par véhicule. On a mis trois jours pour un voyage qui se fait en une journée habituellement », dit-elle. Elle explique avoir vécu une période très angoissante dans la voiture. Elle écoute en boucle les informations relatant les nouvelles avancées russes : les villes bombardées, la pression sur Kiev la capitale, les viols dans le nord du pays…

Au début du conflit, les Russes prévoyaient que l’offensive durerait trois jours. Le conflit dure toujours. Anna doit laisser derrière elle son mari et son beau-fils, âgé de 19 ans, tous les deux sont interdits de quitter le pays. Et finalement le chat, terrorisé par le voyage en voiture, est resté à la maison.

« Mes enfants ne seront plus jamais les mêmes »

Une fois arrivée dans une zone plus sûre, à Berehovo, près des frontières hongroise et polonaise, elle prend contact avec différentes organisations d’aide humanitaire. Elle est alors chargée de diverses tâches : « j’ai fabriqué des gilets pare-balles pour la Défense territoriale, par exemple ».

Elle est alors approchée par le média français Brut, pour qui elle réalisera des images diffusées sur Instagram. Après quelques semaines à participer à l’effort de guerre, elle décide de venir en France. Tout se passe très rapidement. À la frontière, elle ne rencontre aucun problème. « La solidarité a pris le pas sur les contrôles des passeports. Les premiers jours, certains passaient sans montrer leurs papiers », témoigne-t-elle.

Aujourd’hui, Anna vit à Tours avec ses deux enfants dans une famille d’accueil. « Je ne sais pas de quoi demain sera fait. La guerre a tout changé, mes enfants ne seront plus jamais les mêmes. On me propose de reprendre mon métier ici, en France ou en Europe. Mais je vis au jour le jour. Je veux aider mon pays ».

En attendant de retourner en Ukraine, dès que la situation s’améliorera, Anna veut témoigner, et continuer à aider la résistance de son pays. « Tous les médias occidentaux présents en Ukraine le constatent, assure-t-elle. Notre population résiste, nous nous organisons, nous vaincrons ».

Texte : Alexandre Butruille et Alexandre Volte, lycéens de Première, au lycée Grandmont.

Eric Pasquier, du château Gaudrelle : le viticulteur bio

#VisMaVille Éric Pasquier est le propriétaire du Château Gaudrelle, en appellation Vouvray. Après des années en conventionnel, son domaine s’est converti en agriculture biologique et entame une nouvelle étape : le passage en biodynamie.

Eric Pasquier n’est pas né dans le vin, il y est venu sur le tard. Après vingt ans passés à vendre des fromages sur les marchés de Tours, il commence à donner un coup de main à Alexandre Monmousseau en 2008, connu pour ses vouvray.

Pendant dix ans, il dirigera une partie de son domaine, le château Gaudrelle, installé sur les quais de Loire, à Rochecorbon. En 2020, il rachète les parts et vole désormais de ses propres ailes, à 60 ans. S’il n’est pas vigneron de formation et s’occupe plutôt de la direction, gestion et partie commerciale de l’entreprise, « une équipe engagée, attachée au domaine » l’épaule au quotidien.

En premier lieu, Cyril Nenin, son maître de chai et chef de culture. Six autres salariés complètent son attelage, dont son jeune fils Émile, destiné à reprendre le domaine. Son autre fils, Robin, s’il ne travaille pas directement dans le vin, participe à les faire découvrir dans son restaurant de Tours, Chez Gaster.

Tous trois sont fondus de vin nature. Le déclic s’est produit pour Éric Pasquier en 2014. L’équipe ne reconnaît pas ses vins lors d’une dégustation à l’aveugle. Le breuvage est jugé sans défaut, sans expression. Tout ce que n’aime pas Éric Pasquier. « Moi j’aime l’expression, que ça vive, que le vin donne des émotions. Je ne voulais pas d’un vin neutre. »

Il décide alors de changer ses méthodes et passe progressivement au bio, transition qui s’est achevée l’année dernière. Les 20 hectares du domaine sont désormais travaillés à la main « grappe par grappe » dont deux hectares au cheval, avec le moins d’intrants possibles. « C’était une période pas facile car il est difficile de passer au bio, il faut du temps et apprendre. »

Les deux dernières années marquées par le gel et la grêle ont été catastrophiques. « L’an dernier, il n’y avait quasiment pas de récoltes. J’ai pleuré dans les vignes, ça prend à la gorge », avoue-t-il du haut de sa stature imposante. Éric Pasquier ne se décourage pas pour autant et, convaincu de la qualité accrue de ses vins en bio, tente d’aller plus loin.

Le domaine entame son chemin vers la biodynamie, qui demande de la rigueur pour appliquer ses principes : préparations spécifiques, dynamisation des vignes en travaillant avec les principes actifs, respect du calendrier lunaire…

« Faut pas se louper, mais les vins sont encore meilleurs quand ils sont réussis. Je m’intéresse aussi à la géobiologie qui prend en compte les différentes vibrations de l’environnement qui agissent sur les vignes, la fermentation dans les barriques… je pense qu’on pourrait encore améliorer les choses. » Éric Pasquier aime tout ce qui vibre, et son vin d’abord.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Street food indienne : on a testé le Taj

Du côté de la rue du Commerce, s’est implanté le Taj, lancé par Thomas Dessassis. Il montre ici son amour pour la nourriture indienne.

Et une nouvelle enseigne, une ! Le 9 mars dernier, le Taj ouvrait ses portes rue du Commerce, à Tours. Au menu ? De la cuisine indienne à la sauce street food, un créneau pas forcément très exploité à Tours. Derrière le concept et ce restaurant, on retrouve une tête plus que connue dans les contrées tourangelles, celle de Thomas Dessassis.

Lui et sa famille sont adossés au nom Newlita, à Jean-Jaurès par exemple. Mais aussi au premier Starbucks de Tours, aux ex-Quick, à Burger King… Et Thomas Dessassis, c’est aussi et enfin le fondateur de Poke & Bowl, également rue du Commerce. Bref, autant dire que le jeune entrepreneur sait ce qu’il fait et comment ça fonctionne !

Carte courte et street food indienne revisitée

Pour cette nouvelle aventure, le Tourangeau – qui a découvert Calcutta à l’époque – s’est associé à Kamal Debnath. L’équipe est rodée, ça se voit, et au service, c’est du tout bon, avec sourire à foison

. Dans l’assiette, Taj a fait le pari d’une carte courte : menu avec trois salades ou des « rolls » en entrée, trois plats au choix pour la suite et la possibilité de composer son plat indien soi-même. Quand les cartes ne sont pas à rallonge, c’est souvent gage de qualité. On aime !

Après une rapide installation en terrasse, on commence par se délecter d’un naan (au fromage bien sûr, eh oh !) qui ravit nos papilles. Impossible de passer à côté de cette galette de pain typique.

Pour le reste, on a choisi de goûter le poulet tandoori. Les émincés reposent dans un bol et sa sauce ; c’est très légèrement épicé, mais tout doux en bouche. La viande, marinée, est tendre et fondante. Avec tout ça, une bonne grosse portion de riz sauté à l’indienne, avec de petits légumes. Les saveurs, prononcées, s’en dégagent. C’est vraiment parfumé ! Et pour le prix (12,50 € le plat), c’est plus qu’honnête, puisque l’ensemble est copieux et suffit à bien caler l’estomac.

À noter enfin qu’il est possible à Taj de manger en terrasse extérieure ou à l’intérieur, mais aussi de prendre à emporter ou de se faire livrer. Une bonne découverte !

Chronique : Aurélien Germain


> L’addition : Pour le plat, la boisson et un naan fromage, le total est de 17,10 €. Pour le reste, comptez entre 3 et 7 € pour les taj rolls (suivant le nombre), 7,50 € pour une salade ou des falafels. À la carte, les plats complets sont entre 6,50 € pour le taj kebab, 10,90 € pour le biryani et 12,50 € le poulet tandoori ou l’assiette à composer soi-même.

> C’est où ? Au 9 bis, rue du Commerce. Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le dimanche uniquement le soir. Sur place, à emporter et en livraison. > Contact Tél. 02 47 60 91 48 ou sur les réseaux sociaux : instagram. com/tajtours_restau et TAJ Tours sur Facebook.

Horoscope WTF du 11 au 17 mai 2022

Pas l’temps d’niaiser ! C’est l’heure de l’horoscope et de votre dose d’astrologie à la sauce tmv…

Bélier

Amour

Vous ne savez toujours pas
comment on fait les bébés. Mais la personne
à votre droite va vous montrer

Gloire

« On a toujours besoin
d’un(e) pote Bélier pour se foutre de
sa tronche. » (Socrate)

Beauté

Votre chiffre fétiche de la
semaine ? 6. Comme le nombre de
boutons qui vont venir faire coucou
à votre front.

Taureau

Amour

C’est potentiellement la période-
anniversaire des Taureaux. Si le
vôtre tombe cette semaine, on vous
aime. Les autres, on s’en fout.

Gloire

Votre surnom « P’tit poil » n’est
pas usurpé. Coeur sur vous nonobstant.

Beauté

Ouais ouaiiis, on sait que
vous avez un beau popotin. Arrêtez
de frimer…

Gémeaux

Amour

Votre ex est, ce qu’on appelle
dans le jardon, l’ahuri(e) de la bourgade,
le simplet du village. Vous avez bien fait.

Gloire

Arrêtez de vous plaindre si
votre vie est naze. Ça pourrait être pire.
Vous pourriez vivre à Limoges.

Beauté

Vous ressemblez à un canard.
Mais chauve.

Cancer

Amour

Votre vie amoureuse sera
extraordinaire. Sauf si vous êtes né(e)
entre le 22 juin et le 22 juillet.

Gloire

Comme on dit souvent : « Die
Feder ist mächtiger als das Schwert. »
HAHAHAHA !

Beauté

Vous allez embaucher et vous
entraîner avec un coach. Un coach en
raclette.

Lion

Amour

Eeeeh bééé… C’est l’hôpital
qui se fout de la charité de la grandmère
qu’on pousse dans les orties, là.

Gloire

La constellation de Oasis vous
rappelle que Today is gonna be the
day that they’re gonna throw it back
to yoooooooouuuu.

Beauté

Cette semaine, on souhaite
courage à vos WC !

Vierge

Amour

À l’image du
Titanic : un naufrage.

Gloire

L’erreur est humaine. Mais
vous êtes un poney, alors ça ne vous
concerne pas.

Beauté

Ce n’est pas votre avenir
qui brille. C’est juste votre front.

Balance

Amour

C’est en observant vos ex
qu’on a effectivement le droit de douter
de vos goûts.

Gloire

Félicitations, vous avez passé
votre doctorat de langue de bois avec
brio.

Beauté

Ce mois-ci, vous recevrez le
Melon d’Or 2022. Bravo !

Scorpion

Amour

Le mot qui accompagnera
votre semaine sentimentale est « grosse
poisse ». Voilààà bisou bisou !

Gloire

Le sachiez-tu ? Le 26 juillet
tombera un mardi. Flippant, non ?

Beauté

Contre toute attente, on vous
trouvera cette semaine une ressemblance
avec Jean Lassalle.

Sagittaire

Amour

Il ne se passe plus grand-chose
en ce moment. Faites une bonne grosse
tartine avec votre frustration.

Gloire

Vous retrouverez votre amourpropre
au service des objets trouvés
de la mairie.

Beauté

Non, vous ne pétez jamais.
Vous murmurez dans votre slip, nuance.

Capricorne

Amour

Force est de constater que
vous êtes plus proche de l’animal de
compagnie que de l’amoureux/se rêvé(
e)

Gloire

Les erreurs, c’est comme les
prouts. Tout le monde en fait.

Beauté

Une étude sri-lankaise affirme
qu’être beau ou belle rend drôle. Pas
de chance pour vous.

Verseau

Amour

Bonne nouvelle ce week-end :
vous réaliserez enfin votre fantasme de
faire l’amour dans des rillettes.

Gloire

Ahaha, vous êtes vraiment une
imposture !

Beauté

Une sombre étude affirme que
si l’on scanne les Verseaux sur Yuka,
leur nutri-score est E.

Poissons

Amour

Vous n’avez lu que l’horoscope
dans tmv aujourd’hui, n’est-ce pas ?…

Gloire

…Eh bien si oui, vous serez
frappé(e) de malheur sexuel pendant
15 jours. Et hop !

Beauté

Poissons rime avec « perfection
». Coïncidence ? Je ne crois pas !

L’esport : c’est du sérieux en Touraine !

Équipes sportives qui créent leur avatar esport, joueurs professionnels, chargés de communication… L’esport a le vent en poupe en Touraine, et c’est du sérieux.

En mars dernier, La Parenthèse de Ballan-Miré affichait complet pour ses trois tournois d’esport avec récompenses à la clé, durant les Gaming Days. Les personnels avaient dû tirer au sort les 96 joueurs, parmi 350 candidats. Un joueur a même fait le déplacement d’Orléans. « Il y a assez peu de tournois grand public en France, ce qui peut expliquer ce succès », nous dit Victor Simon, référent numérique de la médiathèque, qui organisera désormais un tournoi par trimestre.

Un succès peu étonnant lorsqu’on jette un œil aux résultats du baromètre Esport 2021, commandé par l’association France esports : 19 % des internautes de plus de quinze ans seraient spectateurs ou joueurs d’esports, soit plus de 9 millions de Français. Parmi eux, 1,6 million de personnes seraient joueuses d’esport en amateur.

Pas question d’être affalé au fond du canapé pour papoter avec les copains par jeu interposé : on parle là des joueurs qui s’inscrivent à des compétitions, avec confrontation et classement final.

Quand le sport rencontre l’esport

Au club de hockey-sur-glace des Remparts de Tours, certains joueurs sont éparpillés aux quatre coins de la France. Ils sont hockeyeurs… virtuels. « Nous sommes neuf, et nous participons à la ECL (European Championship League) en équipe de six, ce qui nous permet de nous relayer selon nos disponibilités », explique Geoffrey Baratto, gardien des eRemparts, et chargé de communication de l’équipe.

Des entraînements hebdomadaires pour mettre en place des réflexes de jeu et des combinaisons, des périodes intensives à raison de deux ou trois soirs par semaine durant les phases de championnat ECL…

« Je vous assure qu’après une soirée de matchs, on est épuisés physiquement et mentalement ! » raconte le joueur. Et encore, il joue en amateur : « les joueurs pros ont souvent un programme alimentaire, un entraînement mental et physique, une discipline de fer ».

Pour Sylvain Taillandier, qui gère la communication du club des Remparts, l’esport est une opportunité : « bien sûr que l’esport est un sport ! C’est une question qu’on ne se posera plus dans quelques années. Et pour le club, c’est un axe de développement comme un autre, au même titre que l’équipe féminine ou le handisport. Avec les eRemparts, seule la glace est virtuelle ».

Notoriété, nouveaux publics, partenariats… Les avantages sont nombreux pour le club tourangeau, dont l’équipe esport joue déjà sa troisième saison en ECL, et accède pour la deuxième fois aux play-offs. Un beau succès, et peut-être une montée en division « Lite » (on n’a pas tout suivi sur les divisions – notre côté nuls en maths -, mais apparemment c’est très bien). Ces ehockeyeurs ne sont pas rémunérés. Ce n’est pas le cas des joueurs professionnels de Solary, arrivés en Touraine en 2018 après avoir découvert la ville lors des DreamHack. Ces tournois gigantesques au Vinci ou au Parc Expo ont fait briller la Touraine à l’international.

Déclencheur ou conséquence, une chose est sûre, ces événements ont révélé le potentiel local. « Il existe une vraie économie de l’esport en Touraine, et la CCI cherche à sensibiliser les acteurs économiques à ce sujet depuis 2018 », explique Magali Aveline, responsable esport et divertissement numérique à la CCI. Solary, WSC, Breakflip, Malorian, Connectesport, Need for seat, ESL… Ces noms d’entreprises, c’est peut-être du chinois pour vous, mais pour les pros du domaine, ça veut dire beaucoup !

Dernière nouveauté en date, la création d’une formation « chargé de communication esport » au Cefim. Quatorze étudiants l’ont suivie l’an dernier, et continuent l’aventure avec leur association OneShot. Pour Noémie Chamblet, jeune diplômée, « l’esport se structure en France depuis une vingtaine d’années, il y a donc tout à créer ! Le secteur n’est pas normé comme d’autres, on peut innover, avoir une vraie liberté en communication ».

Eh oui ! Autour des gamers toute une galaxie de métiers se met en place ! « L’esport ne fait plus sourire aujourd’hui, et la Touraine fait partie des régions qui se mobilisent pour développer le secteur », complète Magali Aveline. Autour du jeu, c’est du sérieux !

Texte : Maud Martinez / Photos : archives NR Julien Pruvost / Guillaume Souvant / Dreamhack Tours