Noël au pays des châteaux : nos 7 bonnes idées de sorties pour les fêtes

Depuis quelques années, Noël s’invite dans les châteaux de la Loire. Décors merveilleux, lumières inédites, animations… Il n’y a sans doute pas de meilleur moyen d’entrer de plain-pied dans la magie de la fête. Voici une petite sélection de sorties familiales à glisser dans vos journées de décembre…

CUISINER AVEC DAME BERTILLE

C’est l’esprit familier du lieu. Dame Bertille, la cuisinière du château d’Azay-le-Rideau, nous conduit dans les coulisses du château et elle nous parle des goûts et des gourmandises qui ont bien évolué avec les époques. À voir aussi, une très belle exposition de plats gastronomiques réalisés en papier mâché par la plasticienne et cuisinière Véronique Chauvet, qui investit et montre sous un nouveau jour toutes les salles du château.

Les secrets de la gastronomie du XIXe siècle, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 11 h (également, le mardi 21 décembre, à 17 h). Durée : 1 h. Tarifs : 13 € (enfants : 8 €). Visites gourmandes à travers l’évolution du goût et des gourmandises, du 20 au 30 décembre, les lundis, mardis, mercredis et jeudis, à 15 h. Durée : 1 h 30. Tarifs : 14,50 € (enfants : 8 €).


COPIER À LANGEAIS

Nous voici invités dans l’atelier du copiste du château de Langeais. L’univers de la calligraphie est passionnant… Et, guidés par le maître, nous allons réaliser notre carte de vœux personnalisée. Le château propose aussi une balade contée pour les enfants, menée par une comédienne et des illuminations et décorations dans toutes les salles.

L’atelier du copiste, du 21 au 30 décembre, du mardi au jeudi, de 11 h à 14 h et de 15 h à 16 h. Sur réservation, à partir de 7 ans. Balade contée, du 26 au 28 décembre, à 11 h 30, 14 h 30 et 15 h 30. Egalement visite nocturne, le 30 décembre, de 17 h à 20 h.


RENCONTRER LE PÈRE FOUETTARD

C’est qui, en fait le Père Noël et d’où vient-il ? Qui sont ses cousins Saint-Nicolas et Père Fouettard ? Réponse avec l’exposition « Mythes et légendes de Noël », à la forteresse de Chinon. Pendant les vacances scolaires, il y a un atelier contes pour les enfants, tous les jours, à 11 h et une visite guidée de Noël, à 15 h.

Nocturne le 23 décembre, de 17 h à 21 h.

(Photo Christophe Raimbault CD37)

FAIRE LES CONTES À LOCHES

La cité royale de Loches propose de redécouvrir le conte musical de « Pierre et le Loup », de Prokofiev. Une exposition interactive permet de découvrir ce qui se cache derrière chaque instrument.

Lecture du conte, tous les dimanches, du 5 décembre au 2 janvier et les jeudis 23 et 30 décembre, à 11 h et 14 h 30. Nocturne le 29 décembre, de 17 h à 21 h.


VOIR LA NATURE À VILLANDRY

Un Noël en famille, au château de Villandry, avec la nature et les jardins qui s’invitent dans toutes les pièces, voilà ce que vous propose le château (et les jardins) de Villandry cette année. Des fenêtres du château, on redécouvre les jardins, dans le costume d’hiver.

Nocturne le 28 décembre, jusqu’à 20 h.


VOIR NOËL EN BLANC

Les magnifiques salles du château d’Amboise se parent de blanc, dans une scénographie enneigée totalement inédite. Le blanc, c’est la couleur de l’hiver, mais aussi le symbole de la royauté. Une magnifique mise en scène par l’artiste Coline Gaignard.

Visites de Noël avec l’assistante du Père-Noël, les 21, 22, 29 et 30 décembre, à 16 h 30. Spectacle pour enfants « L’heure du conte », le 23 décembre à 15 h et le 27, à 17 h 30. Visite nocturne le 27 décembre, à 19 h. Conte musical « Neige », le 28 décembre, à 15 h.


COMPTER FLEURETTE À CHENONCEAU

Le château de Chenonceau est sans doute le plus féminin et l’un des plus grâcieux du Val de Loire. Sa tradition d’art floral est devenue une de ses spécialités. Pour Noël, ses salles se parent de créations blanches et or, de bouquets somptueux et de sapins enneigés, créés par l’atelier floral du château, dirigé par Jean-François Bouchet, scénographe floral et meilleur ouvrier de France. Somptueux !

Nocturnes les 18 et 22 décembre, jusqu’à 20 h. Atelier de création floral pour les enfants avec les fleuristes de Chenonceau, les 21, 22, 23, 28, 29 et 30 décembre, à 15 h. Visite ludique pour les enfants, les 29 décembre et 5 janvier, à 15 h.


À voir aussi…

• Le « Noël en osier » dans le village de Villaines-les-Rochers.
• Le Noël scintillant et aquatique du Grand aquarium de Touraine, à Amboise.
• Les fééries de Noël, au Clos Lucé, à Amboise, du 1er décembre au 6 janvier, avec des chants de Noël par la maîtrise des Petits Chanteurs du Val de France, le 19 décembre, à 14 h, 15 h et 16 h 30.
• Le village du Père Noël à la forteresse de Montbazon.

Chroniques culture : un guide de la sexualité féministe, l’album de Thé Vanille et Axolot en BD

Au programme cette semaine, un petit guide de la sexualité féministe et épanouie à mettre entre toutes les mains, les curiosités d’Axolot, le disque des Tourangeaux de Thé Vanille, sans oublier la sélection BD du moment.

LE LIVRE

PETIT GUIDE POUR UNE SEXUALITÉ FÉMINISTE ET ÉPANOUIE

Pédagogique, intelligent et essentiel : trois adjectifs qui conviennent parfaitement à ce « Petit guide pour une sexualité féministe et épanouie » (éditions First), signé par l’association Osez le féminisme !.

Ici, on déconstruit les idées reçues, les schémas de pensée. Le collectif aborde tous les sujets, sans tabou : anatomie féminine, relations sexuelles et affectives, univers du porno, mais aussi d’autres thèmes comme le cyber-harcèlement ou encore la culture du viol.

Agrémenté par des illustrations colorées et toujours à propos, ce guide est d’abord destiné aux 14-20 ans, mais les femmes adultes y trouveront aussi grand intérêt, tant l’ouvrage aborde les sexualités au pluriel. « Les Frangines », ces 40 autrices qui ont participé à la rédaction, viennent de livrer un guide à mettre entre toutes les mains.

Aurélien Germain


LE CD

THÉ VANILLE – FIGURE 26

C’est qu’ils nous manquaient, les Thé Vanille ! Et ouf de ouf, voilà que nos chouchous tourangeaux reviennent avec un premier album sous le bras. Avec « Figure 26 », le groupe poursuit sa lancée des très bons EP et off re de nouveau un shoot de pop ultra-vitaminée (mais pas que), comme on aime le répéter, en n’oubliant jamais de varier son propos.

La voix de Nastasia, véritable bonbon tout sucré, fait toujours son effet, tandis que, derrière, Valentin et Théo s’éclatent littéralement (l’efficace et foufou « Fast Cars »). Un long-format qu’on attendait avec impatience, un plaisir.
A.G.


LE COIN BD

AXOLOT – TOME 5

Attention, coup de cœur ! L’auteur et vidéaste Patrick Baud revient pour la cinquième fois en offrant un nouveau tome d’Axolot, du nom de sa chaîne youtube (plus de 618 000 abonné(e)s au compteur), en format BD. Et voilà, de nouveau, une franche réussite !

Portée par le trait de multiples dessinateurs (Lucie Albrecht, Yannick Grossetête, Holly R, etc.), cette bande-dessinée coopérative est bourrée d’anecdotes, toutes plus curieuses et étonnantes les unes que les autres, offrant un panorama de faits insolites, anciens ou récents (une femme qui accouche de lapins, un pilote d’avion aspiré par le cockpit qui a survécu, une chaise maudite et bien d’autres). Drôle, ludique, passionnant.
A.G.


La sélection de la semaine

On continue notre sélection de Noël avec l’immanquable sortie du nouveau Blake et Mortimer « Le dernier Espadon » (éditions Dargaud). Sur un scénario incroyable de Van Hamme, Berserik et Van Dongen brillent grâce à leurs prouesses graphiques !

Le Tome 3 de « L’Espoir malgré tout » (Dupuis) nous ravit une fois de plus. Avec cette suite palpitante et humaniste, Emile Bravo, le papa de Jules, continue de nous faire vibrer aux aventures de notre groom préféré, un Spirou plongé en pleine Seconde Guerre mondiale. Lanfeust de Troy continue, lui, d’étendre son univers pour notre plus grand plaisir. Ce tome 9 « La Forêt Noiseuse » (Soleil) laisse Arleston et Tarquin déployer tout leur talent, jouer avec humour des codes de l’heroic fantasy.

Timothé Le Boucher est sans doute l’auteur le plus doué de sa génération : il le démontre avec ce « 47 Cordes » (Glénat) bluffant d’inventivité. Une belle histoire de métamorphe pleine de fureur et de romantisme. On termine avec une valeur sûre de la BD jeunesse : ce sympathique tome 16 des Sisters, « Cap ou pas cap » (Bamboo), à découvrir pour cet enchaînement de gags signé William et Cazenove.
Hervé Bourit

On a testé La Tratt’ et ses parts de pizza comme à Rome

Ici, on a découvert les parts de pizza rectangulaires avec une pâte aérienne et délicieuse. A découvrir à deux pas de Plumereau.

Quelle erreur de ne pas avoir découvert La Tratt’ plus tôt ! Cela faisait un petit bout de temps qu’on passait sans s’arrêter devant cette petite enseigne du Vieux Tours ouverte durant l’été. Mais ce jeudi, on s’est enfin décidé à découvrir leurs fameuses pizzas romaines… et nous n’avons pas été déçus du voyage !

Déjà, ici, la pizza est proposée en part rectangulaire, le plus souvent à emporter, mais vous pouvez aussi manger sur place. Ensuite, elles sont faites comme à Rome. Oui, de la « pizza romaine al taglio ». Elle est, nous dit-on, plus digeste (c’est vrai), car la fermentation dure de 72 à 96 h. Ce qui donne une pâte très légère (c’est vrai aussi). Toute croustillante, aussi. Au moins là, pas de chichis pour manger la croûte, c’est du tout bon !

Pizza avec saucisse fumée, sainte-maure de Touraine ou encore oignons confits et coppa

Pour le reste, force est de constater qu’on a eu l’eau à la bouche devant le comptoir de La Tratt’ : une dizaine de recettes originales s’étale devant nos yeux ébahis et notre estomac qui crie « gruik gruik ». Il y a la Smoked avec sa saucisse fumée, ses oignons confits et du pont-l’évêque. Mais aussi la Mortelle Adèle (mozza, mortadelle, parmesan, figues séchées) et la Tours & the city avec miel, rillons, pignons et sainte-maure de Touraine.

Optons pour la Montagnarde ! De quoi nous réchauffer avec sa raclette qui fond doucement sur du speck, de la coppa, le tout rehaussé par du paprika. On enchaîne sur une part de Rostello : ce jambon aux herbes italien (le rostello, donc) est coupé généreusement et se dévore sur cette pizza où reposent aussi oignons confits, gros champignons et tomates cerise. Tout est fait maison et ça se sent.

Et on se répète, mais cette pâte aérienne vaut vraiment le coup. L’ensemble est nourrissant et pas pesant. Bien pratique pour manger sur le pouce ou à emporter.

À noter également que La Tratt’ a fait le pari de proposer des pizzas sucrées. Au menu ? Des parts avec mascarpone, fèves de tonka et noisettes, ou encore d’autres avec crème de Bourgueil, pommes, poires et confiture de raisin. Original, qu’on vous disait.

Aurélien Germain


> L’addition : Pizzas classiques ou sucrées : 4,50 € la part (8 € les deux) ; pizzas spéciales : 6 € la part (9 € les deux). En tarif étudiant, comptez un euro de moins la part.

> Au 94 rue du Commerce. Ouvert le mercredi, jeudi, vendredi, midi et soir ; le samedi de midi à minuit et le dimanche de 17 h à 22 h. Fermeture le lundi et mardi. Sur place ou à emporter.


Contact Site web : latratt.eatbu.com Tél. 02 47 64 51 82 ou par mail contact@latratt37.fr
Facebook.com/latratt37 et @latratt37 sur Instagram.

Cindy Vesin, la cordonnière qui redonne une seconde vie au cuir

#VisMaVille À 32 ans, Cindy Vesin est cordonnière à Tours. Son commerce « L’Atelier de la cordonnière » cartonne. Ce qui l’anime : redonner une seconde vie au cuir.

Des chaussures sont posées un peu partout dans l’Atelier de la cordonnière, rue Courteline, à Tours. Depuis son ouverture en mars 2018, les clients affluent pour confier leurs savates à Cindy Vesin et sa petite équipe.

Trois jeunes gens passionnés avec chacun leur spécialité : à Cindy les gros travaux de cordonnerie, à Pierre la maroquinerie et à Muriel la mise en beauté du cuir. De la pose de patins au remplacement des semelles ou plus rarement à la coupe d’une botte en bottine, peu importe l’ampleur de la tâche, Cindy Vesin aime par-dessus tout « voir les gens contents du résultat ».

Cette ancienne commerciale avait besoin de faire quelque chose de ses mains, elle se sentait « bridée dans ses idées ». Voir son père tailleur de pierres lui fait comprendre que sa voie est dans l’artisanat. Un CAP cordonnerie du Campus des métiers de Joué-lès-Tours en poche, la voilà apprentie à Tours en haut de la Tranchée, puis elle travaille à Bordeaux, avant de monter sa propre boutique.

Ce sera un retour aux sources, à Tours dans le quartier de la Victoire, qui n’avait pas de cordonnerie. « Je suis très contente de ce choix, car c’est un quartier qui se redynamise, avec un esprit écologique, axé sur la durabilité des produits. »

Dans le métier de cordonnier, redonner une seconde vie aux chaussures est une évidence. Et ce concept sied à Cindy Vesin. « Je suis une fille de la campagne, on rafistolait tout ce qu’on avait. On achète si vraiment on a besoin, pas autrement. J’ai toujours trouvé bête de jeter des chaussures parce que le talon était usé. Les gens s’imaginent que ça coûte cher mais remplacer un patin, ça coûte 16 euros maximum. »

Dans ce même souci écologique et économique, l’atelier utilise au maximum pour ses cuirs des fi ns de série de marques de maroquinerie ou des cuirs non vendus avec défauts. Cindy Vesin donne aussi des conseils via des tutos sur Facebook et Instagram qu’elle a mis en ligne durant le confinement : apprendre à entretenir et cirer ses chaussures, nettoyer des tennis…

La jeune cordonnière avoue que ce temps passé à la communication, prendre en photos les réparations au fi l des étapes, s’ajoutant à la comptabilité et aux commandes, ne lui laisse que le dimanche comme temps libre. « Heureusement que j’habite à Château-la-Vallière sinon je ne couperais pas. »

Métier passion, il ne faut pas compter ses heures, « cela demande beaucoup de travail à la main ». Pierre acquiesce, lui qui est en train de redonner une seconde jeunesse à un vieux sac en cuir, retrouvé dans un grenier. Une commande passée par un client âgé pour sa femme, qui compte lui faire une surprise. Une attention qui touche les jeunes cordonniers et ajoute encore du sens à leur métier.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF spécial festivités de Noël (ou pas)

Les Grands Chefs Suprêmes qui dirigent tmv ont forcé l’astrologue à pondre une version pour Noël sous peine d’être privé de salaire et de vacances aux Seychelles. Mais il n’en a fait qu’à sa tête et n’a finalement rajouté qu’une ligne concernant le cadeau que vous recevrez sous le sapin. Comme dirait Gandhi : « ça vaut c’que ça vaut, bon horoscope mes p’tits gnous ! »

Bélier

Amour

Vous courez trop de lièvres à
la fois. (C’est bof, mais on sait que vous
avez la dalle)

Gloire

Prenez la décision de n’en prendre
aucune.

Beauté

On parie 50 € que vous allez
choper la gastro le soir du réveillon. Et
en général, nos prédictions sont plutôt
bonnes.

Votre cadeau pour NOël

Un sextoy à
l’effigie de Cyril Hanouna. Pour parfaire
votre collection secrète.

Taureau

Amour

Posez un oeuf sur vos fesses. S’il
se met à cuire, c’est que votre abstinence
n’a que trop duré.

Gloire

Vous n’avez ni amis, ni Curly.

Beauté

Vous vous titillez un peu trop
la moumoute en ce moment.

Votre cadeau pour NOël

Un rouleau
de PQ avec de petites têtes de Donald
Trump imprimées dessus. Faites-en un
usage raisonné.

Gémeaux

Amour

Évitez le cassoulet si vous ne
voulez pas de tsunami sous les draps.

Gloire

Professionnellement, vous êtes
quand même aussi utile que le brevet des
collèges.

Beauté

Vous inquiétez pas. Au final, la
beauté est une denrée périssable donc bon…

Votre cadeau pour NOël

Maiiiis c’est
plutôt VOUS le cadeau ; on devrait tous
avoir un(e) Gémeaux à ses côtés tellement
ces êtres sont faits de perfection.

Cancer

Amour

Le vide intersidéral. Z’avez qu’à
en commander un(e) pour Noël tiens.

Gloire

« L’important, c’est de participer
! » (comme disent les losers)

Beauté

Les gens acceptent tout à fait votre
carrure de coton-tige avec des cheveux.

Votre cadeau pour NOël

Une de ces
affreuses doudounes sans manches ou
des mitaines. Bref, le genre de truc qui
ne sert à rien.

Lion

Amour

Oh, tout vient à point à qui sait
attendre. C’est-à-dire : pas vous.

Gloire

La semaine prochaine, vous allez
vous faire manger par un poney. Je sais,
c’est pourri comme fin, mais que voulez-
vous, ainsi va la vie.

Beauté

Votre beauté est scandaleuse.

Votre cadeau pour NOël

Un boomerang.
Ça ne vous plaira pas et vous essayerez de
le renvoyer, sans succès. (bah oui, c’est un
boomerang, suivez un peu, purée !)

Vierge

Amour

Le sachiez-tu : tous les Sagittaires
vous détestent. (bastoooooooon)

Gloire

La légende raconte que si on prononce
5 fois votre nom devant un miroir,
vous apparaissez tout(e) nu(e). Et ça, c’est
flippant.

Beauté

En changeant 12 lettres à « Vierge »,
ça fait panaris au pied. J’dis ça, j’dis rien.

Votre cadeau pour NOël

Un voyage
avec Bernard-Henri Lévy, Christine & the
queens et Kev Adams. (oui, en fait c’est
un aller simple pour l’Enfer)

Balance

Amour

Tout le monde vous aime et fantasme
sur vous. On lance même petites culottes
et déambulateurs lors de votre passage.

Gloire

Y a du pain sur la planche. Mangez-la.

Beauté

Vous avez un bras plus musclé
que l’autre. On se demande bien pourquoi.

Votre cadeau pour NOël

Un sablier.
Pour regarder le temps qui passe, s’écouler
jusqu’à notre disparition et la fin du monde.
(* je reviens, je vais prendre un Xanax *)

Scorpion

Amour

Mouais, vous êtes un peu comme
un sèche-mains automatique. Ça chauffe
beaucoup au début, mais ça tient pas
longtemps.

Gloire

L’anagramme de Scorpion est
« psorcino ». Ce qui ne veut rien dire.
Comme votre existence

Beauté

(ça vaaaa on déconne. Au moins,
vous êtes canon. Toujours ça d’pris)

Votre cadeau pour NOël

Une place de
concert pour Christophe Maé. L’année
2021 sera vraiment naze jusqu’au bout.

Sagittaire

Amour

Attention, c’est comme pour les
trains : un(e) ex peut en cacher un(e) autre !

Gloire

N’oubliez jamais cet habile conseil
de Platon : « Si tu vois un oeuf moche avec
des poils, c’est sûrement un kiwi. »

Beauté

Vous provoquerez un malotru
en duel. Mais vous perdrez, car vous êtes
gaulé(e) comme un bâtonnet de surimi

Votre cadeau pour NOël

Une boîte de
préservatifs. Parce que ce serait vraiment
dommage de vous reproduire.

Capricorne

Amour

Bravo, vous avez gagné l’Oscar
! Votre jeu d’acteur formidable dans
les relations amoureuses valait bien une
récompense.

Gloire

Qui peut vous battre ? Eh bien à
part Croustibat, on ne sait pas vraiment
et c’est chiant.

Beauté

C’est pas la taille qui compte.
Vous en savez quelque chose.

Votre cadeau pour NOël

Un appareil
auditif. On vous avait bien dit que « ça
rendait sourd » (clin d’oeil lubrique)…

Verseau

Amour

Un(e) de perdu(e), dix de perdu(
e)s. Et ensuite, vous l’avez dans le… !

Gloire

Comme disait William dans
Loft Story : « Un lama, c’est comme un
kangourou. Mais ça crache. »

Beauté

Tant de sex-appeal en vous.
Ça devrait être interdit par la loi.

Votre cadeau pour NOël

Un dîner
en tête à tête avec Jean Castex. Autant
dire que la soirée risque d’être caliente,
graouuuu !

Poissons

Amour

Oublier de se protéger, c’est
dangereux ! Rappelez-vous que c’est
comme ça que votre ex est né(e).

Gloire

Essayez de lécher votre coude
et foutez-nous la paix.

Beauté

Vous avez de petits airs de
Oompa Loompa.

Votre cadeau pour NOël

Rien.
Vous êtes Poissons, vous ne méritez
aucun cadeau, le Père Noël
vous a dans le viseur.

Des bonbons tmv pour aider l’association Les Blouses Roses

Durant tout le mois de décembre, Tmv met en vente des bonbons à la Grande Récré. Tous les fonds seront reversés à l’association Les Blouses Roses.

Si vous avez été attentif/ve lors du dernier numéro, vous avez pu lire dans notre « feel good page » l’annonce de notre Noël solidaire à nous : en effet, tmv a décidé de mettre en vente des boîtes de bonbons avant la sortie de notre numéro 400 (et toutes ses dents), à paraître le 8 décembre.

La bonne nouvelle, c’est qu’en plus de vous remplir le bidon (les friandises sont saveur orange/citron bio), vous pouvez faire une bonne action. Car tous les fonds de ces ventes seront reversés à l’association Les Blouses Roses de Tours qui se mobilise auprès des personnes hospitalisées, en particulier les enfants, et des personnes âgées pour qu’elles soient et se sentent moins seules.

Pourquoi aider les Blouses Roses ?

Bon, on aurait pu vous répondre « parce que l’association porte les mêmes couleurs que tmv »… Maiiis non. La rédaction a décidé d’aider, à son niveau, l’antenne tourangelle des Blouses Roses, car chaque jour, chaque semaine, chaque mois qui passe, les petites mains de ces bénévoles font de grandes choses.

Leur credo ? « Pour que les lieux de soins deviennent également des lieux de vie ! » Ainsi, ils interviennent auprès des enfants à l’hôpital Clocheville, certes, mais apportent aussi réconfort et présence aux personnes âgées. « Grands et petits, ils ont besoin de vous », se plaît à répéter l’association qui rajoute : « Âgés ou malades, notre sourire embellit leur vie. »

Des bonbons et des dons

C’est donc un immense plaisir pour tmv de participer de cette manière. Car les dons, quels qu’ils soient, aident les Blouses Roses de mille et une façons : permettre de rendre visite à plus d’enfants hospitalisés, d’offrir des activités ludiques, de multiplier les animations dans les Ehpad et maisons de retraite, former des bénévoles et faire face aux besoins…

Si vous avez envie de grignoter nos bonbons et faire une bonne action, rendez-vous aux caisses des magasins La Grande Récré, à Tours Nord ou au centre-ville !

Aurélien Germain


> En vente à La Grande Récré Tours Nord et Tours Centre. Prix : 5 €.

 

Actu 37 : du nouveau à Porte de Loire, dépistage VIH, marche blanche et nouvelles mesures Covid

Basic Fit s’installe en haut de la rue Nationale, des actions de sensibilisation au VIH menées à Tours, le retour du masque et une marche pacifique pour Marine.

PORTE DE LOIRE

Du nouveau !

Le haut de la rue Nationale va voir s’implanter une nouvelle enseigne. La salle de sport Basic Fit va s’installer à Porte de Loire, où les hôtels Hilton sont pour le moment bien seuls avec seulement un restaurant de burgers et bagels. Héraclès, propriétaire de ces espaces commerciaux, a encore 3 800 m² de locaux à louer. Trois nouvelles enseignes, dont le nom n’a pas été divulgué, sont prêtes à signer.

Un peu plus bas, l’îlot qui accueille notamment Les Frères Berthom sera détruit entre septembre et décembre 2022, d’après la Nouvelle République. En face, là où se situe le coiffeur Carpy, le bâtiment sera démoli début 2025.


VIH

Dépistage

Le 1er décembre, c’est la Journée internationale de lutte contre le Sida. À cette occasion, différentes actions seront menées à Tours et dans son agglomération. Ce mercredi donc, une journée dépistage est organisée sur le marché du Boulevard Béranger.

Le lendemain, le 2 décembre, une action de sensibilisation est prévue à l’Université de Tours, ainsi que des ateliers consentements. D’autres dépistages gratuits sont également programmés au rez-de-chaussée du bâtiment B1B de l’hôpital Bretonneau, tous les après-midis jusqu’au 5 décembre. Le Planning Familial 37 interviendra aussi dans les bars et discothèques, le 4 décembre.


COVID

On serre la vis

La Préfète Marie Lajus a annoncé de nouvelles mesures pour faire face à la cinquième vague en Indre-et-Loire. Ainsi, par arrêté préfectoral valable jusqu’au 31 décembre, le port du masque est devenu obligatoire dans les cinémas, restaurants et bars (durant les déplacements, mais pas à table), discothèques, stades et salles de gym. Il l’est aussi sur les marchés, brocantes et vide-greniers. Ainsi que dans les marchés de Noël, où le pass sanitaire devient lui aussi obligatoire.

Il n’y aura, en revanche, pas de nouveau centre de vaccination. Le taux d’incidence du département a franchi le seuil des 200 cas pour 100 000 habitants.


ACCIDENT

Marche pour Marine

Une marche blanche et pacifique est prévue le samedi 11 décembre, à 15 h, entre la Place de la Résistance à Tours et le boulevard Winston-Churchill, au niveau du rond-point Saint-Sauveur. C’est là que Marine, une jeune femme de 24 ans, avait été fauchée par une voiture début novembre, avant de décéder peu après à l’hôpital. Le conducteur avait pris la fuite après l’accident, avant de finalement se rendre au commissariat (âgé de 25 ans, il est placé en détention provisoire).

« Nous voulons une marche pacifique, sans casseur ni violence que nous condamnons d’avance », ont déclaré Stéphanie et Herland, les parents de Marine.

Handball : le CTHB à l’assaut de l’Europe

Les Chambraisiennes ont rendez-vous avec Viborg, Váci et Ramnicu Valcea, en janvier et février 2022, lors de la phase de groupes de la Ligue européenne.

 

Ce fut la grosse sensation de cette fin de mois de novembre : les handballeuses de Chambray sont entrées dans le club encore très (trop) fermé des clubs tourangeaux européens.

De fort belle manière, par une victoire à la Fontaine Blanche, puis par une nouvelle victoire à l’extérieur, elles ont éliminé Molde (Norvège) et se sont ouvertes en grand les portes de la phase de poule. Le tirage au sort avait lieu le jeudi 25 novembre.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que puisqu’elles aiment les défis, les joueuses du CTHB ne risquent pas d’être déçues. Les Tourangelles ont, en effet, hérité de la poule la plus relevée de la compétition.

Un plateau de choix

Comme un épouvantail, c’est le nom du club danois de Viborg qui vient en premier à l’esprit. Un très gros palmarès (Ligue des Champions en 2010) et un très gros effectif, habitué à un très gros championnat national. Les Roumaines de Ramnicu Valcea peuvent également impressionner. N’oublions pas qu’elles ont atteint les 1/8es de finale la saison dernière et comptent plusieurs internationales dans leurs rangs. Les Hongroises de Vaci complètent ce plateau de choix.

Pour se qualifier, il faudra terminer à l’une des deux premières places de la poule. Sur le papier, cela relèverait de l’exploit, mais les joueuses de Chambray ont pris l’habitude de ne rien s’interdire. Pour le club, cette première expérience européenne est aussi un moyen de s’étalonner à ce niveau. De ce point de vue une (bonne) surprise, n’est pas totalement à exclure. Réponse en janvier et février 2022.

M.P.

Chroniques culture : SHÆLIN, Arthur H et notre coin lecture et BD

Cette semaine, on écoute le nouvel album d’Arthur H et on découvre la musique des Tourangeaux de SHÆLIN. Pour le reste, faites le plein de BD avec nous !

MUSIQUE

SHÆLIN – ANA HATA

Que de chemin parcouru par SHÆLIN, depuis leur premier EP ! Si, à l’époque, nous parlions déjà de « The Anja » comme d’un « coup d’essai sous forme de réussite », ce « Ana Hata » (deuxième EP tout juste né) enfonce le clou : ultra pro dans ses compos, dans son mixage et sa construction, ce joli disque tout sucré poursuit sa route neo-soul teintée de jazz avec brio.

Le groupe tourangeau offre une musique métissée, où l’accent est mis sur ce bel enchevêtrement de voix. S’en dégage une chaleur et, surtout, une douceur qui donne de la force à un ensemble qui célèbre l’amour et la différence comme richesse.
Aurélien Germain

ARTHUR H – MORT PRÉMATURÉE D’UN CHANTEUR DANS LA FORCE DE L’ÂGE

Arthur H revient avec « Mort prématurée d’un chanteur dans la force de l’âge », mini album 8 titres aux musiques inspirées de la pièce du même nom de Wadji Moawad qu’ils ont d’ailleurs conçue ensemble. Il y jouait le rôle d’un chanteur un peu désespéré qui ne rêvait que de dynamiter le système.

Pari réussi avec cette voix inimitable et ce sens de la formule qu’on lui connaît bien, sur des musique rock et bluesy de l’immense Pascal Humbert. Enrobez tout ça dans une superbe pochette signée Christophe Blain, et voilà un des must de la fin d’année.
Hervé Bourit


LE COIN LECTURE

La sélection BD

C’est Noël avant l’heure, avec la sortie de quelques pépites, comme le magnifique ouvrage « À L’Heure où les dieux dorment encore » (éd. Daniel Maghen) consacré à Cosey. Au total, 304 pages où l’auteur de Jonathan se dévoile comme jamais dans une bande-dessinée, à la croisée entre carnet de route de ses nombreux voyages et journal intime sur les secrets de son art.

Indispensable également, le nouveau Marini, « Noir burlesque » (Dargaud), un superbe roman graphique dans une ambiance polar qui lui va comme un gant. Inspiré des films US des années 50, cette ténébreuse histoire est sublimée par un noir et blanc magistral, rehaussé de quelques touches de couleurs. Bluffant.

Avec le tome 12 d’Alix Senator, « Le disque d’Osiris » (Casterman), Mangin et Demarez signent une des plus belles aventure de ce héros intemporel créé par Jacques Martin. Sa quête de la mystérieuse Atlantide donne lieu à milles péripéties toutes joliment mises en valeur par un dessin que le Maître n’aurait pas renié.
H.B.


BD : NOSTALGIE ?

Deux parutions à noter, cette semaine, poussées par nos héros d’enfance ! On commence avec Largo Winch qui avec le tome 23 « La Frontière de la nuit » (Dupuis), s’envole dans l’espace. Au menu : un pitch savamment dosé, un scénario très tendance de Giacometti et le dessin efficace de Francq qui se livre une fois de plus à de belles prouesses graphiques.

On enchaîne en saluant comme il se doit le retour de « Goldorak » (Kana) avec rien de moins que Dorison au scénario et Bajram, Cossu, Guillo et Sentenac au dessin, qui se sont ligués pour sublimer cette icône. Loin de toute nostalgie, le résultat est vraiment bluffant par sa modernité ; de quoi pleinement savourer cette totale réussite.
H.B.

Jeu concours : tentez de gagner le livre « Le vin, ça se partage », d’Emile Coddens, vigneron star de TikTok

Alerte jeu concours ! Tentez de remporter le livre « Le Vin, ça se partage » signé Emile Coddens.

Il compte bientôt 500 000 abonné(e)s sur son compte TikTok : Emile Coddens est le vigneron star du réseau social et dépoussière l’image du vin et du monde de l’œnologie.

Tmv vous fait gagner l’un des dix exemplaires de son livre « Le vin, ça se partage » (éditions Equateurs) ! Participez en envoyant vos noms, prénoms et coordonnées à redac@tmvtours.fr (objet : concours vin).

Un tirage au sort sera effectué le 9 décembre prochain ! 

 

« Le Sens de la vis » : Paul Huguen donne une seconde vie au bois

#VisMaVille Paul Huguen est concepteur et aménageur de mobiliers en bois, quai Paul-Bert, à Tours. Son entreprise « Le sens de la vis » accompagne aussi les particuliers à l’auto-construction. Avec un principe : du bois local et des palettes recyclées.

Au volant de sa camionnette orange, Paul Huguen part ce matin récupérer des palettes destinées à la benne, chez l’entreprise Epalia, à La Ville-aux- Dames. Depuis sept ans, il recycle des palettes pour leur donner une seconde vie. Entre 200 et 300 par an qui deviendront du mobilier de jardin, que l’on retrouve dans certaines enseignes tourangelles comme le café culturel Cubrik, ou bien qui serviront pour ses ateliers d’apprentissage aux particuliers.

« Il y a un côté pédagogique intéressant, car avec les palettes, qui n’ont pas grande valeur même si j’en récupère en chêne, les gens se mettent moins de pression et peuvent se tromper. » À 34 ans, le jeune concepteur de meubles en bois a cheminé avant de trouver sa voie. Le goût des sciences et du bricolage, des études en chimie et une école d’ingénieurs, un Erasmus au Danemark, puis un premier emploi comme fonctionnaire territorial à la métropole de Lille, chargé de gérer la plateforme du recyclage des déchets.

« J’y ai pris conscience de l’énorme gaspillage des ressources qui étaient détruites et notamment du bois. » Paul Huguen quitte alors son travail et Lille pour Tours, en 2015, avec sa compagne apicultrice. Dans son cabanon tourangeau, il monte ses premiers meubles pour sa famille.

Depuis, il s’est installé quai Paul-Bert en atelier partagé avec une menuisière et un maquettiste argentin. Lorsqu’il ne rabote pas ses palettes, il conçoit et monte, seul ou à l’aide du client, des meubles en bois nobles et locaux, principalement du chêne et du pin douglas.

« Je me fournis le plus localement possible, grâce à une scierie à côté de Loches qui coupe le bois dans un rayon de 150 km, jusqu’en en Sologne ; je refuse de travailler avec du bois exotique ou aggloméré. Pour moi, chaque morceau de bois est unique et travailler le bois local a du sens. »

Et ses clients partagent sa philosophie du bois : depuis trois ans, Paul Huguen vit de son travail, le carnet de commandes est plein pour six mois. À son actif, il a réalisé le nouveau mobilier de la bibliothèque universitaire de Tours et anime, avec une paysagère, un atelier avec les habitants dans le jardin partagé du Sanitas, dont une pergola, projet initié par l’association du quartier Pluriel(le)s. Ouvrez bien les yeux, les créations en bois de Paul Huguen essaiment un peu partout dans la ville de Tours.

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Resto : on a testé Yoïsho !, le comptoir japonais de l’avenue Grammont

Envie d’un onigiri ? Ou d’un taïyaki ? Direction l’avenue Grammont pour découvrir la cuisine japonaise de Philippe et Sachiko.

Il y a un petit air de Japon qui flotte avenue de Grammont ! C’est au numéro 11 que s’est installé Yoïsho !, un comptoir tenu par un couple franco-japonais, Philippe et Sachiko, et qui propose « de la soul food ».

Ici, on prend les plats à emporter, mais pas n’importe quels plats. Pas de sushis ou de makis, non non. Yoïsho ! propose les fameux onigiris, typiques de l’alimentation japonaise et qui sont en fait des boules de riz farcies et enveloppées d’une algue nori. Et il y en a de plusieurs sortes, alors vous pensez bien que la team tmv a laissé son cœur (enfin pardon, son estomac) parler.

Un comptoir japonais avec onigiri et taïyaki

Va pour un « kulo goma » pour commencer : c’est un onigiri basique, un nature seulement relevé par un peu de sel et des graines de sésame. Quant au « shaké », il nous a beaucoup plu : très populaire au pays du Soleil levant, il est réalisé avec un émietté de saumon poêlé. Miam et double miam ! Mine de rien, les onigiris calent vite le ventre.

Alors on a testé un « petit » dernier, le « okaka » qui, outre son nom particulier (oui, certains à la rédaction ont un âge mental avoisinant les 4 ans), marie excellemment le sucré et le salé. Ce mélange de thon séché et râpé, avec de la sauce soja, est vraiment délicieux ! Et ça passe tout seul avec la soupe miso.

Pour parfaire le tout, on vous conseille également les taïyaki, des gâteaux en gaufre et en forme de poisson. Le nôtre était fourré à la crème de vanille, un dessert idéal. Yoïsho ! est donc une enseigne plus que sympathique. Authentique. L’artisanal est le maître-mot. Et les maîtres à bord s’y connaissent : Philippe a passé quinze ans au Japon et voulait partager son expérience culinaire aux Tourangeaux. Son épouse Sachiko, elle, vient même directement de Tokyo. Dans leurs valises, ils ont ramené ce goût pour faire plaisir, pour faire découvrir. Bref, un vrai voyage gustatif vers le Japon, sans bouger du centre de Tours.

Chronique : Aurélien Germain / Photos : Yoïsho!


> L’addition : Pour le salé, comptez entre 3 et 3,50 € pour un onigiri. Côté desserts, tout est à 3 €. Soupe miso à 3 € et thés à 2,50 €. Options vegan.

> C’est où ? Yoïsho ! se trouve au 11 avenue de Grammont, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, à partir de 11 h jusqu’à épuisement des préparations du jour. Fermé le dimanche et le lundi.

> Contact Site : yoisho.fr ; facebook.com/yoishotoursfrance ou @yoisho.france sur Instagram.

Horoscope WTF du 24 au 30 novembre 2021

Qui des Gémeaux ou des Scorpions aura le pire horoscope ? Faites vos jeux en prenant votre dose d’astrologie hebdomadaire.

Bélier

Amour

En ce moment, c’est l’amour flou. Mais vous ne le voyez même pas.

Gloire

Le 29 novembre, c’est la Saint-Saturnin. Voilà, c’est tout. A+ !

Beauté

On ne veut pas balancer, mais votre voisinage s’agace de vos balades nocturnes tout(e) nu(e). (et oui : toute la ville sait désormais que vous adorez être à poil).

Taureau

Amour

Aïe, aïe, aïe… Vous êtes en jachère ou quoi ?

Gloire

Arrêtez de faire toujours les choses à moitié. Moi par exemple, je

Beauté

Enlevez votre dentier, on ne comprend rien quand vous parlez.

Gémeaux

Amour

Vous frétillez de la truffe dès qu’un postérieur passe. Attention, vous êtes en rut et pas franchement difficile.

Gloire

Votre journée est triste, terne et pourrie ? Rassurez-vous, elle le sera encore plus avec cet horoscope !

Beauté

Tel le phoque, vous suez fortement, honk honk !

Cancer

Amour

Oui, oui, oui, votre vie sentimentale va changer et être absooolument fantastique le 33 juin 2041.

Gloire

Bonne nouvelle cette semaine, vous serez embauché(e) comme bras droit de Jamel Debbouze.

Beauté

Vous allez marcher dedans du pied droit… (et c’est bien faiiiiit haha)

Lion

Amour

Vous n’aimez personne. Mais personne ne vous aime non plus. Vous êtes quitte.

Gloire

Vous prendrez au pied de la lettre l’expression « parle à mon cul, ma tête est malade ». Et ce sera très étrange à observer.

Beauté

Changez de coupe. Et de vie. Et d’amis. Et de sexe, tiens.

Vierge

Amour

Grosse tension sexuelle entre vous et Jean-Luc Mélenchon…

Gloire

(… d’ailleurs, la République, c’est LUI ! Et pas vous. Vous, vous n’êtes qu’un lardon).

Beauté

(d’ailleurs [bis], avez-vous déjà remarqué votre étonnante ressemblance physique avec un lardon ?)

Balance

Amour

Votre vie prendra un tout autre tournant, lorsque vous apprendrez que votre ex est en vente sur Le Bon Coin. (pas cher, évidemment).

Gloire

En ce moment, vous êtes aussi motivé(e) qu’une dinde de Noël avant de se faire fourrer.

Beauté

Le summer body, c’est fini ! Place à la raclette party ! OUUIIIII

Scorpion

Amour

Vous êtes relou, mais vous êtes un bon coup. Toujours ça de pris.

Gloire

Votre vie ressemble à un mélange entre un Kamoulox et un article du Gorafi.

Beauté

Très joli sourire de constipé, vous avez l’air vachement à l’aise en ce moment.

Sagittaire

Amour

Rien de bien fou en ce moment, si ce n’est que vous attirez les fétichistes des pieds.

Gloire

Mon dieu, quelle vie insipide qu’est la vôtre…

Beauté

Force est de constater que vous avez une très jolie raie du plombier. (mais votre vie est quand même insipide)

Capricorne

Amour

Vénus forme un trigone avec Uranus. Ce qui veut sûrement signifier quelque chose, mais j’en ai aucune idée. Je suis pas astrologue et j’m’en fous.

Gloire

Vous allez vendre votre âme au diable. Mais bon, vu qu’elle vaut pas grand-chose…

Beauté

Le sachiez-tu ? Les méduses n’ont ni coeur, ni cerveau. (comme vous en fait).

Verseau

Amour

À force de fantasmer sur Jean Castex, ça commence à se voir.

Gloire

Ah ouaiiis, y a pas à dire, vous êtes vraiment aussi efficace et présent(e) qu’un député à l’Assemblée nationale.

Beauté

On vous respecterait davantage si vous visiez mieux aux toilettes. (vous aussi mesdames).

Poissons

Amour

Criez moins fort. On voit très bien que vous trichez.

Gloire

Vous connaissez la blague de la vache qui braque une banque ? Bah c’est une vache qui entre dans une banque et dit « halte, personne ne bouse ». Allez A+ !

Beauté

Cette semaine, on portera plainte contre vous… Pour excès de beauté POH POH POOOOH.

Emile Coddens, vigneron star de TikTok : « Le vin, c’est pour tout le monde ! »

Son compte TikTok compte presque 500 000 abonnés. Ses fans raffolent de ses vidéos où il désacralise le monde du vin, vu de l’intérieur. Second de chai chez Plou & Fils, a 24 ans, il a été classé parmi les 50 meilleurs jeunes vignerons du monde. Et en plus, il vient de sortir un livre (Le vin, ça se partage, chez Équateurs). Rencontre avec Émile Coddens, vigneron à Chargé.

Il est né comment ce compte TikTok (@le.vigneron) qui cartonne actuellement ?

Chez Plou & Fils, je fais souvent des visites. J’avais donc cette habitude de transmettre ma passion et j’ai toujours vu aussi mes oncles le faire. J’adore ça, de voir les yeux des gens ébahis qui comprennent enfin comment on fait du vin ! Puis, le confinement est arrivé : plus de touristes, pas de visites. Je trouvais ça dommage qu’il y ait du raisin, du jus de raisin, plein de belles choses à montrer et qu’on ne puisse pas le faire. Comme il n’y avait pas de vigneron sur TikTok, j’ai eu envie de me lancer. Et tout cela a pris une ampleur assez folle en l’espace de quelques mois !

500 000 abonnés en moins d’un an : comment expliquez-vous ce succès incroyable ?

Je reste moi-même dans mes vidéos, je prends mon téléphone à la main et je me filme, en expliquant simplement les choses. Je pense être assez fun et assez simple. Du coup, ça fonctionne…

Avez-vous le sentiment de dépoussiérer le terroir ?

Oui, sans doute. Mais, en fait, je ne néglige pas du tout le côté terroir. C’est juste que ce n’est pas mon registre. Ce qui compte pour moi, c’est de montrer que le monde du vin est accessible à tous. Le vin, c’est un produit assez cool et qui ressemble à celui qui le produit. Boire du vin, cela suscite des sentiments personnels, souvent liés à des souvenirs ou à des sensations. Je trouvais dommage que des gens aient peur de ça. Parce que, c’est vrai, les gens ont souvent peur de dire des choses sur le vin par crainte de se sentir nuls.

Avec vous, les jeunes vont enfin pouvoir se dire que le vin, c’est aussi pour eux…

C’est vrai que ce que je fais tisse un lien direct entre les jeunes et le vin. Les jeunes se disent parfois que pour boire un bon vin il faut mettre un gros billet et qu’un vin à 5 € sera forcément mauvais. Alors qu’en fait, pas du tout, ça ne marche pas comme ça ! On peut trouver de très bonnes bouteilles à bas prix et de mauvaises bouteilles très chères. Au début, quand on demande aux jeunes qui viennent ici ce qu’ils pensent des vins qu’ils dégustent, ils n’osent pas en parler. Et nous, on leur demande de dire simplement s’ils aiment ou s’ils n’aiment pas. Après, on peut en discuter.

Diriez-vous que les goûts des consommateurs évoluent également ?

Oui, c’est sûr. Il y a 30 ans, le goût Parker faisait la loi à Bordeaux et même un peu ailleurs. Il y avait des stéréotypes sur les rouges qui se sont inscrits dans la tête des gens. Aujourd’hui, les gens aiment bien les vins plus simples. Il faut des vins à la fois faciles à boire tout de suite et qui puissent aussi se déguster dans 10 ans. C’est un véritable enjeu économique pour la filière. Le vin, ce n’est pas quelque chose de vital, c’est un plaisir. Donc, il faut écouter le goût des consommateurs.

Chez les vignerons aussi, la nouvelle génération arrive. Qu’est-ce que cela change sur la façon de faire du vin ?

Dans notre région en particulier, il y a beaucoup de jeunes qui s’installent. Les exploitations se rajeunissent. Chaque génération apporte sa pierre à l’édifice. Mes oncles font du vin d’une façon complètement différente de ce que faisaient leurs père. Moi, j’arrive avec ma petite fougue et mes nouvelles techniques. Ils ne me laissent pas totalement carte blanche mais ils apprennent de cette jeunesse comme moi j’apprends de leur expérience. On a surtout envie de faire des choses plus écologiques, moins énergivores. C’est aussi ce que veulent les nouveaux consommateurs. Chez nous, le passage en bio est pour bientôt.

Propos recueillis par Matthieu Pays / Photos : Cyril Chignot (ouverture), tmv (corps article)


*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

 

Covid, climat, bio, changements : le monde du vin en pleine mutation

Économie, société, climat… Le monde viticole s’adapte aux évolutions du monde actuel, sans négliger la qualité et l’amour du travail bien fait.

Au printemps 2020, les Français étaient confinés. Tous ? Non, d’irréductibles viticulteurs tourangeaux, ne pouvant délaisser leurs ceps trop longtemps, étaient au pied des vignes. En plein air et à distance les uns des autres, ils ne risquaient alors rien pour leur santé mais voulaient préserver celle de leurs vignobles.

Ont-ils bien fait ? La vigne n’a en tous cas pas attendu le déconfinement pour vivre sa vie : 2020 a été à Vouvray le débourrement le plus précoce de l’histoire de l’appellation. Et tout le cycle de vie de la vigne a suivi, avec des vendanges achevées en septembre dans certains domaines, quand elles trainent certaines années jusqu’à la mi-octobre.

Covid : repenser la commercialisation

Mais si les grappes de raisin ont fait fi du Covid pour faire leur petit bonhomme de chemin, les vignerons ne sont pas tous sortis indemnes de cette année 2020 pas comme les autres. « Le Val de Loire est en général bien représenté sur les cartes des restaurants, et certains vins s’exportent bien. La pandémie, avec ses confinements et fermetures, a donc eu un gros impact pour certains viticulteurs qui ont vu chuter leurs ventes. »

Pour Lionel Gosseaume, président d’InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire (de Sancerre à Nantes), le Covid aura donc des effets à long terme sur la santé économique de certaines exploitations viticoles. Toutes ne sont pas dans la même situation, comme le souligne Romain Baillon, conseiller viticulture au GABBTO (Groupement des agriculteurs biologiques et biodynamiques de Touraine) : « Pour nos vignerons qui avaient déjà une clientèle constituée de particuliers, ils s’en sont bien sortis, parfois même mieux que les années précédentes. Alors que pour ceux qui vendaient à l’export ou en hôtellerie-restauration, la situation a été compliquée, il a fallu trouver de nouveaux marchés. »

Quel que soit le profil, l’adaptation est apparue comme le maître-mot du monde viticole. Du côté de Chinon, la tradition a dû s’effacer durant quelques mois, comme le souligne Fabrice Gasnier, président du syndicat des vins de l’AOC : « Chez nous, on a l’habitude de venir au domaine, chez le vigneron, pour acheter ses bouteilles. Les portes sont ouvertes en permanence. Avec le confinement, certains se sont adaptés, ont développé la livraison à domicile par exemple. »

Au domaine du Margalleau, en AOC Vouvray, la famille Pieaux travaille par exemple à la création d’un site web. Valentin Pieaux nous dit pourquoi : « Les neuf mois de fermeture des restaurants ont été compliqués pour nous. Il faut diversifier nos moyens de commercialisation, et réfléchir à comment contrer ce genre de situation, car c’est le monde vers lequel on va. » Un monde qui n’en finit pas de changer… et de se réchauffer.

Climat : anticiper les aléas

Ça chauffe ! Ou ça gèle ? Bref : ça bouge ? 2020 a été une année précoce dans tous les vignobles de Touraine, mais 2021 a été marquée par le gel pour plusieurs appellations. Chinon est passé entre les gouttes. Mais chez d’autres, le verdict a été sans appel : plus de la moitié de la récolte tuée dans l’œuf (ou plutôt dans le bourgeon). Et on ne vous parle même pas des risques de mildiou qui ont fait transpirer nos vignerons tout l’été…

Au-delà de la seule récolte 2021, c’est toute une dynamique qui se trouve freinée, comme le rappelle Hervé Denis, le président de la cave des producteurs de Montlouis-sur-Loire (Maison Laudacius) : « Nous avons eu des gels à répétition en 2016, 2017, 2019 et 2021. Les récoltes sont donc irrégulières, il devient compliqué de planifier des investissements. Et avec l’incertitude sur la production, les projets commerciaux que nous avions sont au ralenti. Nous avons trois de retard par rapport à nos ambitions de développement ! ».

La coopérative montlouisienne a même dû contracter un prêt, tout en assurant le paiement mensuel de ses quinze adhérents, pour qui le dicton « l’union fait la force » n’a jamais été autant d’actualité. L’interprofession InterLoire et les syndicats de producteurs veulent anticiper l’accélération de ces changements climatiques, « des questions centrales et stratégiques » selon L. Gosseaume.

Coté commercialisation, une gestion des stocks adaptée pour ne pas reculer sur les nouveaux marchés où les vins de Loire sont concurrencés par d’autres vignobles français ou étrangers. Et côté prévention, une cartographie précise des terroirs pour identifier ceux à risque et le test de nouveaux cépages durant dix ans, plus adaptés à ces conditions climatiques coté prévention, pourraient aider à se préparer à ces changements inéluctables. Sur le terrain, certains cherchent d’autres parades.

Sophie Clair et Romuald Colin, au Chai de Thélème, réfléchissent aussi à la plantation de cépages adaptés à ce nouveau climat. Mais ils misent aussi sur l’ouverture d’un gite axé sur l’œnotourisme pour compléter leur activité.

Et le bio alors ?

Autre évolution à laquelle le monde du vin s’engage : le bio, le respect de l’environnement, et au passage, de notre santé. Là encore, regard sur le futur : d’ici à 2030, 100 % des exploitations viticoles en label environnemental ? C’est l’objectif que se fixe InterLoire. À l’heure actuelle, 50 % des exploitations (pour 30 % des surfaces viticoles) sont inscrites en label Bio, HVE3, Terravitis ou Agriconfiance entre Sancerre et Nantes, en passant par la Touraine. Au GABBTO, on compte aujourd’hui 80 vignerons adhérents, sur les quelques 180 à 200 que compte l’Indre-et-Loire.

Et les chiffres grimpent d’année en année. Les motivations sont multiples : convictions profondes de nouveaux venus, ou motivations économiques face à l’engouement de la clientèle grand public pour les produits labellisés bio. À la cave Laudacius (Montlouis), on évoque ainsi la « pression sociétale » et « l’évolution des demandes pour un respect accru des terroirs et de la nature ».

Mais comme le souligne Romain Baillon, « même si parfois la motivation première est l’intérêt pour la commercialisation, les vignerons qui se forment pour se convertir en bio découvrent tout l’intérêt de ces pratiques et deviennent eux aussi des convaincus ! ». Une chose est sûre : à tmv, on est convaincus que nos vins de Touraine sont partis pour durer, grâce aux efforts déployés par ces professionnels qui ne lâchent pas la grappe tant qu’elle n’est pas mûre à point.

Les jeunes prennent le relais

À Saint-Martin-le-Beau (AOC Montlouis), Céline Avenet a rejoint son père pour créer le GAEC Les Mons Gas. Elle avait pourtant débuté son parcours dans une autre voie : la statistique, dans l’industrie pharmaceutique. Mais après deux ans de vie parisienne, retour au bercail : « J’avais déjà hésité à rejoindre la viticulture, mais j’avais peur que ce soit trop difficile. Finalement ça l’est, un peu tous les jours, mais ça me passionne ! J’adore passer ma vie dehors à chouchouter mes vignes, voir pousser le raisin. Et être en coopérative est enrichissant, il y a de l’entraide, de l’échange. Mon père ne s’attendait pas et il était à la fois heureux qu’une nouvelle génération prenne le relais, mais aussi inquiet pour moi ».

Aujourd’hui, Didier est rassuré car sa fille assure ! À Chançay (AOC Vouvray), Valentin Pieaux a rejoint son père et son oncle au domaine du Margalleau. Pour lui, c’était évident : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, comme Obélix ! Je suis né juste avant les vendanges 1995, date de la création du domaine. J’ai tout de même suivi un BTS à Montpellier, qui m’a permis d’acquérir de l’expérience en Alsace et au Chili avant de revenir ici en 2017 ».

Avec lui, il a ramené un lot de belles idées, dont la fabrication de rosé sec en bouteille dont la première cuvée (2018) s’appelle « L’intronisé ». Et notre nouvel arrivant n’a pas fini d’innover : les trois Pieaux travaillent en effet sur la création d’une nouvelle gamme élevée en fut de chêne, pour monter en gamme et séduire une nouvelle clientèle.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock (ouverture) & archives NR et tmv (corps de l’article)
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.


Festivités de Noël : top départ ce vendredi 26 novembre !

Ce vendredi, la Ville se met en lumière pour entamer les fêtes de Noël. Nouveautés, pass sanitaire, marchés, commerces et manèges : on vous dit tout.

En chiffres

Et c’est parti ! Vendredi 26 novembre, à 18 h, les festivités de Noël débuteront à Tours avec, tout d’abord, la mise en lumière de la Ville. Au total ? Cinq kilomètres de guirlandes de couleur or et blanc ont été installées. La municipalité a fait le choix d’illuminations 100 % led. Consommation électrique estimée ? Près de 3 800 €. Quant à la pose et la dépose, elle a coûté 275 000 €.

Quatre marchés de Noël

Mais ce 26 novembre, c’est également l’ouverture des marchés de Noël. Ils seront installés jusqu’au 2 janvier au centre-ville : boulevard Heurteloup, place de la Résistance et Anatole-France/Porte de Loire. Mais la petite nouveauté, c’est l’arrivée d’un quatrième sur le parvis de la cathédrale qui, contrairement aux autres, n’ouvrira ses portes que du 13 au 26 décembre.

Les quatre marchés de Noël comptabiliseront 71 commerces, majoritairement locaux et artisanaux. L’adjoint au commerce Iman Manzari a précisé que 60 % d’entre eux venaient de Touraine ou de la Région.

Mooon beau sapiiin…

Vous l’avez vu, le fameux grand sapin est arrivé place Jean-Jaurès. Mais d’autres seront installés. Onze quartiers verront venir trois sapins chacuns, dont un que les habitant(e)s sont encouragé(e)s à décorer par eux-mêmes.

De la glace au ciel

Envie de garder les pieds sur terre ? La patinoire fait son retour. Il vous en coûtera 8 € l’entrée. La municipalité a encouragé le propriétaire à récupérer de l’eau de pluie et éviter le moteur de production du froid. La grande roue ne change pas d’emplacement non plus (3 € la place). Mais le sapin magique – ce gros manège pour enfants autrefois près de la gare – déménage et se trouve place de la Résistance.

Et le pass ?

La question qui fâche ! Pour le moment, la Préfecture n’a pas imposé l’obligation du pass sanitaire à l’entrée des marchés de Noël. Mais (il y a toujours un « mais ») il sera exigé si vous vous installez pour boire un verre ou vous restaurer. Et le port du masque sera obligatoire, à l’instar des marchés en plein air.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives tmv

Tours FC : un nouvel élan avec Omar da Fonseca ?

L’ancien joueur, aujourd’hui consultant à la télévision, souhaite évidemment sauver l’avenir du club, en redressement judiciaire.

« Un nouvel élan », voilà à quoi a appelé Omar da Fonseca, lors de la présentation du projet de reprise du Tours FC par la SCIC dont il est le président. Un élan sportif, mais surtout un élan de la ville tout entière derrière son club.

« Moi, en Argentine où j’ai grandi, tous les enfants font du sport. On va au stade pour jouer au foot, mais aussi au volley ou au basket. Et tous les gamins portent soit le maillot de leur club soit celui de la sélection nationale. C’est ce que je veux faire ici, à Tours. »

Sur le plan sportif, l’ancien joueur tourangeau qui a rappelé sa très grande proximité avec la ville, n’a pas promis monts et merveilles. « on ne vise pas la Champions League, mais cette dynamique de groupe nous offre de magnifiques perspectives pour l’avenir », a t-il affirmé.

Les aspects financiers ?

Ludovic Carteault, président de l’association Tours FC a indiqué, de son côté, que si le tribunal de commerce acceptait l’offre de reprise, la DNCG n’aurait pas la possibilité de s’opposer à une montée en N3 obtenue sportivement. Si l’équipe reste sur sa bonne dynamique, c’est donc peut-être à ce niveau que l’aventure pourrait repartir.

Pour ce qui est des aspects financiers, le maire de Tours, Emmanuel Denis, a indiqué qu’en l’état « ce n’est pas le sujet, puisque l’on parle d’un club qui évolue actuellement au niveau régional ». Les promesses de dons des supporters s’élèvent à 100 000 €, une somme que la Ville entend doubler pour soutenir le projet.

Tout cela, naturellement, est suspendu à la décision du tribunal de commerce qui aura à choisir entre le prolongement de la période de redressement, la cession à la SCIC soutenue par Omar da Fonseca ou la liquidation judiciaire pure et simple.

Texte : M.P. / Photo : NR – Julien Pruvost

Quiz : Connaissez-vous vraiment le Vieux-Tours ?

Êtes-vous vraiiiment sûr(e) de vous ? Voilà huit petites questions pour tester vos connaissances sur le centre historique de Tours.

 1. La rue des 3 pucelles fait référence :

A – au passage de Jeanne d’Arc à Tours
B – aux poissons de Loire pêchés à proximité
C – au bar à chicha installé là il y a quelques années

2. Rue des Halles, une partie de la rue est pavée car…

A – les ouvriers ont manqué de pavés pour finir le travail
B – on a voulu symboliser l’emplacement de l’ancienne collégiale Saint-Martin
C – la ville avait voulu piétonniser la rue, puis a changé d’avis

3. Place Plum’, une maison est entière couverte d’ardoises. Pourquoi ?

A – la propriétaire voulait exprimer ainsi le deuil de son défunt mari, parce que noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
B – les propriétaires étaient assez riches pour protéger leurs murs à pans de bois avec les ardoises
C – l’architecte n’avait pas assez d’argent pour rénover les pans de bois, donc on a tout caché

4. Encore place Plum’, pourquoi la façade du nº2 est-elle de travers ?

A – l’architecte qui l’a restaurée a voulu qu’elle soit aussi penchée que les maisons d’à côté
B – les ouvriers avaient trop fréquenté les bars du quartier au moment de travailler
C – elle n’est pas de travers si on penche la tête (ah si, maintenant les cadres de fenêtre sont penchés !)

5. Place Châteauneuf, les balustrades du nº5 rappellent que le bâtiment a été…

A – une fabrique d’épée et gourdins (dieu que certains ont l’esprit mal tourné !)
B – un cabinet d’architecte art-déco spécialisé en rambardes et balcons
C – une ancienne maison close (vous ne prenez pas des vessies pour des lanternes)

6. Sur la place Plumereau, l’Irish Company est en partie installé dans :

A – une ancienne maison close
B – une ancienne mairie
C – une ancienne église

7. La Tour de l’Horloge a une horloge. Mais la Tour Charlemagne porte ce nom car…

A – dire Tour Luitgarde, le nom de son épouse enterrée en-dessous, c’était moins vendeur
B – l’inventeur de l’école est venu sur place consacrer l’édifice au nom des rois de France
C – la collégiale avait été édifiée en l’honneur de l’empereur

8. Puisqu’on est dans les noms : rue et place Châteauneuf, car…

A – la muraille qui entourait ce quartier à l’époque le faisait ressembler à un château
B – il y avait un château à l’emplacement de la place, détruit au XVIIe siècle
C – c’était « chatouneuf » car des jeunes matous rodaient dans toute la ville


Réponses

1/B La pucelle est un poisson qui ressemble à l’alose.

2/B 110 mètres de long tout de même pour cette collégiale effondrée au XVIIIe siècle.

3/B Arrêtons donc les légendes urbaines sur la veuve éplorée !

4/A Merci monsieur Archambault et sa logique toute personnelle.

5/C On ne peut rien vous cacher, petits coquins !

6/C L’église Saint-Pierre-le-Puellier est encore visible depuis la cour, derrière le bar !

7/A Depuis on a essayé de rattraper le coup : la voûte de la tour s’appelle Voûte Luitgarde.

8/A Tout simplement ! Et pour en savoir plus, direction les visites de l’Office de Tourisme.

Chroniques culture : le Cœur Meringue de Stache, un manga sur le harcèlement et Nota Bene passe en cuisine

Semaine en musique avec les albums de Stache et Antoine Wielemans, avant de se faire un instant lecture, entre les recettes de Nota Bene et Gastronogeek, et un manga redoutable.

LE EP

STACHE – COEUR MERINGUE

La biographie de Stache précise que le musicien a été bercé par la chanson française… Pas de doute possible, en effet, dès l’écoute du titre d’ouverture (le très accrocheur « Rien ne va »). Stache maîtrise les mots, offre de très beaux textes, une prose douce sans être doucereuse, toute enveloppée avec sensibilité et authenticité. Emballé dans une pop électro aux accents mélodiques acidulés, l’ensemble fonctionne parfaitement. Et ravira, à coup sûr, les amateurs du genre.
A.G.


LE MANGA

MY CAPRICORN FRIEND

Le sujet de My Capricorn friend est aussi sensible que délicat. Réflexion poignante sur le harcèlement scolaire, ce manga signé Otsuichi et Masaru Miyokawa (éditions Delcourt) débute par la découverte d’un cadavre, un lycéen connu pour brutaliser constamment ses camarades. Mais le doute surgit : son ex-victime est-elle coupable de ce meurtre ? C’est ce que va chercher à savoir Matsuda, un camarade du suspect anciennement harcelé, emmenant ainsi ces 224 pages aux frontières du polar et de l’enquête policière.

Intelligent et efficace, mené par une plume précise, le récit de My Capricorn Friend exploite sa thématique jusqu’au bout. C’est parfois dur, en raison du sujet évoqué, mais toujours bien amené. Court et intense.
A.G.


LE LIVRE

CUISINER L’HISTOIRE

Nos deux Youtubeurs préférés, Nota Bene et Gastronogeek, s’offrent une belle collaboration avec Cuisiner l’histoire (éditions Hachette Heroes), autour de ces trente-cinq recettes inspirées par les plus grands personnages de notre Histoire. Des mayas à Al Capone, en passant par François Ier, cet ouvrage, somptueusement illustré de photos des recettes mais aussi de cartes géographiques, est un pur délice.

D’autant plus qu’il tord aussi le cou à certaines idées reçues et propose une visite gourmande de notre passé. Bon appétit !
H.B.


LE CD

ANTOINE WIELEMANS – VATTETOT

On ne vous fera pas l’injure de vous dire qu’il fut la voix de tête la plus sublime de la pop incandescente de Girls in Hawaï : Antoine Wielemans revient ici en solo avec pas moins de neuf pépites, toutes écrites en français, avec amour. Ici, pas de fioritures ! On se trouve face à une âme à nue, des mélodies terriblement touchantes. D’une poésie à couper le souffle, d’une musicalité stratosphérique, Vattetot est un album sous forme de véritable île au trésor, pour passer l’hiver la tête dans les étoiles.
H.B.

Chroniques culture : le retour de Limp Bizkit, le Comedian Rhapsodie de Thomas VDB et le plein de BD

On part dans les souvenirs bien rock et tourangeaux de Thomas VDB, en passant par le nouvel album de Limp Bizkit, le vinyle de la semaine de Radio Campus Tours et, bien sûr, votre sélection BD de la semaine.

L’ALBUM

LIMP BIZKIT – STILL SUCKS

« Limp Bizkit Still Sucks », soit « Limp Bizkit craint toujours »… Autant dire que le groupe : 1) n’a pas perdu son goût pour l’autodérision, et 2) envoie un doigt d’honneur gigantesque et je-m’en-foutiste avec cet album. Un disque qui, justement, ressemble à un bien beau troll. Au menu ? À peine 32 minutes pour 12 titres, après dix ans d’attente (l’infâme Gold Cobra était sorti en 2011).

Une petite demi-heure qui bouffe à tous les râteliers, allant de la caricature de Nirvana (« Barnacle »), à la balade mièvre (« Don’t change »), en passant par le hip hop (« Snacky Poo »), le metal industriel (« Pill Popper »), jusqu’au Limp Bizkit pur jus (le retour aux sources nü metal de « Dirty Rotten Bizkit »). Bref, un melting-pot foutraque, aux allures de best-of de la carrière du groupe ; un album qu’on adorera détester ou qu’on détestera adorer.
Aurélien Germain

LE LIVRE

COMEDIAN RHAPSODIE

De « rock critic » désillusionné à comique enchanté… Thomas VDB replonge ici dans ses souvenirs, dans sa vie d’avant. Le fan de rock se confie, il fait rire, fait sourire. Les anecdotes qui parsèment Comedian Rhapsodie (éd. Flammarion) sont savoureuses : ce moment de solitude avec le groupe KoRn, sa photo du pantalon de Freddie Mercury, sa plongée dans le journalisme sans un seul diplôme…

Quand il raconte ses années en Touraine, entre Radio Béton et Rodolphe Couthuis, c’est un délice : VDB a la plume incisive, la science du bon mot, le goût pour la réflexion teintée d’humour et de détails incongrus, mais hilarants. Une autobiographie pleine de mélancolie rock’n’roll.
A.G.

LE VINYLE DE LA SEMAINE DE RADIO CAMPUS TOURS

THE SELENITES BAND – BEHIND THE MASK

Derrière le masque de Selenites Band se cache un quintet envoûtant qui entraîne les amoureux de jazz sur les hauts plateaux éthiopiens. La flûte traversière d’Antoine Laloux et le sax’ de Marc Buvry réchauffent un éthiojazz qui a affolé le pays dans les années 70, en même temps que le Derg renversait la vieille monarchie éthiopienne.

Les sons psychédéliques (merci la basse électrique et les effets de Nicolas Dubuc) achèvent de donner à ce vinyle (sorti chez Obi Riddim) un arôme aussi corsé et fruité que le café éthiopien. Pour les assoiffés de folies jazzophoniques.

La sélection BD

Le western n’a jamais été à la mode, il a simplement toujours été là, comme nous le prouve Tiburce Oger, qui avec « Go West » (éd. Grand Angle), s’est offert ce qui se fait de mieux en matière de dessinateurs (Boucq, Rossi, Blanc Dumont…) pour raconter l’Ouest sauvage dans ce sublime album, ultime hommage au genre. Un genre en pleine forme, en témoigne « West Legends » (Soleil), où à travers le personnage légendaire de Wild Bill Hicock, Jarry et Laci s’en donnent à cœur joie en tordant le cou aux clichés. Quant à Caryl Férey et Corentin Rouge, avec leur « Sangoma » (Glénat) situé dans une Afrique du sud incandescente, ils font mouche à tous les coups!

Autre maître du rompol, J.P Manchette, dont les adaptions par Max Cabanès sont toujours un pur régal. C’est encore le cas avec « Morgue Pleine » (Dupuis), où le détective Tarpon en voit de toutes les couleurs. On terminera encore avec un polar, le très sec et magistral « Seul le silence » (Phileas) tiré d’un roman de RJ Ellory revisité par Fabrice Colin et mis en image par un Richard Guérineau au sommet. D’une noirceur absolue, ce drame autour d’un serial killer vous envoûte littéralement.
Hervé Bourit

Le 23 novembre, tous à Grenon pour supporter le TVB face à Toulouse

Le 23 novembre prochain, le TVB affrontera Toulouse. Voici quelques (bonnes) raisons d’aller y faire tour…

Franchement, cela ne devrait pas être trop compliqué de vous convaincre d’aller voir ce TVB – Toulouse, car les arguments massues ne manquent pas. Vous pouvez, par exemple, venir pour voir une personne de l’équipe tenter de faire passer la balle au-dessus du filet lors du coup d’envoi fictif (on ne sait pas encore qui sera désigné !). C’est un classique et ça amuse toujours.

Mais vous pouvez aussi (et surtout) faire le déplacement pour prendre une bonne dose de ferveur et d’enthousiasme collectif. Sans chauvinisme mal placé, le public du TVB, c’est ce qui se fait de mieux. Surtout qu’en ce moment, c’est vraiment spécial. Suite à une série de blessures très handicapantes, le TVB joue actuellement sans pointu majeur.

Pierre Derouillon et le collectif

Catastrophique pour une équipe ordinaire, mais pas pour le TVB qui enchaîne les victoires, et avec la manière ! Poitiers, Nice, Cambrai, Tourcoing, Paris et, ce week-end, Montpellier en ont fait les frais en championnat. Sept matchs joués, sept matchs gagnés et seulement cinq sets perdus en route… Pierre Derouillon a su prendre en main le rôle de pointu et la responsabilité qui va avec, le collectif fait le reste.

Au final, avec du caractère, avec de la solidarité et avec beaucoup de talent, le TVB 2021/2022 sait renverser toutes les montagnes. En face, le 23 novembre, il y aura une bonne équipe de Toulouse, qui pointe à la 7e position au classement. Tout est réuni pour un spectacle total, autant sur le parquet que dans les tribunes. Les enjeux de la soirée : conserver la tête du championnat et, surtout, demeurer invaincu à Grenon, citadelle imprenable du volley français.

Texte : Matthieu Pays / Photo : NR – Julien Pruvost


NB : Tmv sera partenaire de ce match

 

 

Dans l’antre des archives municipales avec Lise Schnel

#VisMaVille Lise Schnel est archiviste. Nous l’avons rencontrée aux archives municipales contemporaines, situées à la mairie de Tours. Elle défend une vision vivante du métier.

Au deuxième sous-sol de la mairie de Tours, ce matin-là, dans la salle des archives municipales, Carole peaufine l’exposition à venir sur les 100 ans du Congrès de Tours(*) tandis que Lise nous a sorti quelques documents valant le coup d’œil : une photo sur plaque de verre, l’album du Lycée de Tours de 1891, des photographies du camp Beaumont lors de la Première Guerre mondiale, des plans rares de projets urbains de la ville ou encore les messages et objets conservés déposés par les Tourangeaux devant l’Hôtel de Ville après les attentats de 2015. Preuve de la diversité des documents municipaux conservés.

Les archives contemporaines rassemblent tous les documents écrits concernant la ville depuis 1945, les photographies, les gravures, mais aussi les documents numérisés historiques. Lise Schnel et ses six collègues archivistes naviguent entre deux lieux, les archives contemporaines de la mairie et les archives historiques situées à la chapelle Saint-Eloi.

Les archives contemporaines sont de loin les plus imposantes avec leur 4 500 mètres linéaires. Il faut dire que tout document administratif y est conservé, selon une procédure bien établie. « Nous sommes un service public, explique Lise Schnel. Nous collectons les archives auprès des services municipaux et leur volume reste croissant malgré la dématérialisation. »

Pour le reste, comment établir ce qui a valeur d’archive pour la ville ? « Nous nous référons aux Archives de France. Mais il y a une part de subjectivité, par exemple lorsque nous conservons les messages déposés après les attentats du Bataclan. Les documents privés, en rapport avec l’histoire de Tours, nous intéressent également. »

Lise Schnel, passionnée d’histoire et par sa Touraine natale, souligne cette part importante de collecte. Pour les particuliers, elle n’hésite pas à les solliciter directement. « Nous avons ici le fonds personnel de Jean Meunier, ancien maire de Tours (1944-47), remis par sa fille Mireille Saint-Cricq. Nous avons aussi des associations qui nous donnent leurs archives comme les Fêtes musicales de Touraine ou des sections sportives. On ne s’interdit rien pour la conservation. »

Egalement, l’archiviste suit de près les évolutions de la société pour ajuster sa sélection. « La veille est constante. Nous évaluons les changements sociétaux pour voir quels documents pourraient être importants à l’avenir et nous les conservons plus longtemps. Comme ceux du service petite enfance. »

La valorisation est une autre facette du métier d’archiviste qu’exerce Lise Schnel depuis 1990 à Tours. Présentation en salle de lecture, montage d’expositions, publication de brochures et d’ouvrages… Décidément, l’archiviste loin d’être enfermée dans des salles poussiéreuses s’ouvre vers le public. « Ici, les archives ne dorment pas », conclut Lise Schnel.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


(*) Grande exposition du centenaire, péristyle de l’Hôtel de Ville de Tours, du 20 novembre au 14 décembre.

Resto : on a testé L’Appart Flexitarien, rue Colbert

Nous avions déjà testé L’Appart Côté Mer : la team tmv a décidé de tester le côté « terre » avec son frère, L’Appart Flexitarien, situé rue Colbert.

Cela faisait un moment que nous l’avions dans notre viseur, celui-là. Il y a peu, nous avions passé un très agréable moment chez son petit frère, rue du Grand Marché qui, lui, regarde côté mer. L’Appart’ Flexitarien, rue Colbert, ouvert depuis le mois de juin, est à l’affiche de notre sortie gourmande de la semaine.

Comme dans tout bistro qui se respecte (et là, on est en bonne compagnie, entre Bourvil, Fernandel et Ray Charles), on affiche la couleur dès l’entrée, sur une ardoise. Ici, on fait dans la cuisine « de bon sens », avec des produits de qualité et surtout de saison et bio le plus souvent possible.

« Les appétits végétariens sont traités avec les mêmes égards »

Tout est fait maison et la carte change toutes les semaines. L’idée, c’est de manger équilibré et de façon raisonnée, sans sacrifier le plaisir, évidemment. Venons-en maintenant à ce mot qui s’affiche fièrement dans le nom du restaurant. Flexitarien… Pour faire simple, ça veut dire que les appétits végétariens sont traités avec les mêmes égards que les autres.

À la carte, en entrée, comme en plat ou en dessert, il y a toujours une ou deux propositions sans protéines animales. Comme ça, chacun fait comme il veut et tout le monde mange des bonnes choses. Car, concept ou pas, c’est quand même le plus important : se faire plaisir et passer un bon moment.

Et là, objectif atteint ! Notre formule méridienne s’est ouverte avec un velouté de champignons délicieusement crémeux, réconfortant à souhait. Puis la saucisse de Toulouse et ses pommes de terre sautées, fondantes comme il faut. Et, pour terminer, une brioche perdue tendrement régressive. Le tout pour 16 € les trois plats (14,50 € en version courte) et agrémenté d’un verre de chinon bio. Elle est pas belle, la vie ?

Chronique : Matthieu Pays / Photos : Tmv (photo d’ouverture) + L’Appart Flexitarien


> L’addition : La formule entrée/ plat/dessert s’affiche à 16 €. On est à 14,50 € avec seulement l’entrée ou seulement le dessert. À la carte, les plats oscillent entre 15 et 17 €. Le verre de vin est entre 5 et 6,50 €.

> C’est où ? L’Appart’ Flexitarien est situé au 105 de la rue Colbert. Il est ouvert tous les jours, sauf le mardi et le mercredi, au déjeuner et au dîner.

Frenchy’s Burger et Le Cubrik : le goût des bonnes choses

TMV est parti à la rencontre de deux établissements : le Frenchy’s Burger installé place du Grand Marché depuis 2017, et le Cubrik, qui a ouvert ses portes rue du Change en 2019. Leur point commun ? Des changements autour du goût des bons produits !

Pionnier du burger tourangeau depuis 2013, Frenchy’s Burger n’entend pas arrêter d’innover. Depuis l’été dernier, Romain Meunier et ses équipes ont testé la « burgernomie » et sa fine cuisine, en parallèle de l’ouverture du SmartFood avec ses burgers de qualité pour les plus petits budgets.

En pleine recherche de la recette parfaite, qui pourrait voir se mélanger les deux services, Romain veut anticiper la fin annoncée des fast-foods : « Le centre-ville se “fast-foodise” depuis deux ans, les restaurants traditionnels tendent à disparaître (avec trois fermetures sur la place par exemple). Mais on ne pourra pas échapper à la fin de ce modèle du fast-food et sa nourriture de mauvaise qualité. Nous sommes déjà dans une phase de transition, de relocalisation de notre consommation, d’évolution de nos habitudes alimentaires. C’est pour cela que nous travaillons depuis toujours avec le souci de l’écologie et des produits locaux. »

Et au passage, le gérant n’oublie pas de prendre en compte le changement des comportements depuis 2020, avec le boom des livraisons : de nouveaux projets en perspective ? Affaire à suivre !

Le Cubrik : paradis du jeu

Ouvert rue du Change en 2019, le Cubrik a profité des périodes de fermeture forcée pour se repenser… ou plutôt revenir à l’essentiel : « Quand on avait présenté notre projet de reprise du restaurant Le Barju pour le transformer en bar à jeux, les banques avaient fini par nous suivre lorsque nous nous étions associés avec deux personnes ayant de l’expérience dans la cuisine et le bar », racontent Sylvain Petitprêtre et François Hotton, les deux gérants.

« Les banquiers misaient sur une activité 70 % restaurant et 30 % bar. Le confinement nous a obligés à nous endetter, mais c’était aussi l’occasion de réfléchir et de revenir aux fondamentaux : être le bar à boire, à manger et à jouer que nous avions imaginé ! ». Ouvert désormais à partir de 16 h tous les jours, avec une cuisine de tapas le soir, le Cubrik se place lui aussi sur l’échiquier des bars et restos où on mange des produits locaux : « On ne tient pas de discours militants, on agit. Notre équipe de cuisine fait tout maison, on valorise nos producteurs locaux y compris pour les boissons. »

Les barmen connaissent leur carte aussi bien que les sommeliers du jeu maîtrisent les dizaines de jeux de société proposés gratuitement sur place.

Texte : Maud Martinez
Photos : Frenchy’s Burger (ouverture)/Maud Martinez

Horoscope WTF du 17 au 23 novembre 2021

Help ! S.O.S ! Au secours ! L’astrologue de tmv est de retour. C’est l’heure de votre dose d’astrologie 100 % vérifiée et véritable.

Bélier

Amour

Le titre du dernier film que vous avez vu résumera votre vie amoureuse du moment.

Gloire

Comme disait Alain Leblay : « Le doute est l’apanage des gens intelligents, les cons n’ont que des certitudes. »

Beauté

(allez pas croire qu’on vous vise avec cette citation…….)

Taureau

Amour

94 % des gens roux fantasment sur vous et imaginent des choses salaces. (source : sondage Ipsos pour tmv)

Gloire

Ah ouais, vous, le second degré, c’est vraiment pas votre pote, hein ?

Beauté

Les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Gémeaux

Amour

Vous recevrez un sextoy dédicacé par Cyril Hanouna en personne. Belle semaine en perspective.

Gloire

Le sachiez-tu ? Il reste 1 200 heures avant le 1er janvier 2022. 1 200 heures encore de cette année pourrie.

Beauté

Votre parfum sent mauvais. L’avantage, c’est qu’on ne peut jamais vous perdre.

Cancer

Amour

Allons, allons… Votre angle droit finira bien par trouver son hypoténuse…

Gloire

« Si on veut être chic, il faut avoir du fric », disait The Mask. Ce qui n’est pas prêt de vous arriver.

Beauté

Même avec votre carrure de poisson pané, vous restez le/la plus canon !

Lion

Amour

Si vous pouviez ne pas vous reproduire, cela arrangerait tout le monde.

Gloire

Un pigeon videra son sphincter sur votre tête. Pas d’bol.

Beauté

Pour le bien-être de la société, on vous rappelle de ne pas lever les bras dans les transports en commun, merci.

Vierge

Amour

Les gens ont envie de sexe. Problème : pas avec vous.

Gloire

N’oubliez jamais ce conseil : si un jour, vous vous sentez intelligent(e), sachez que vous avez tort.

Beauté

Votre carrière de mannequin pour tétons en forme de chorizo prend son élan.

Balance

Amour

Rah la vache, quelle déchéance…

Gloire

C’est fou de se dire que des gens ont choisi d’être amis avec vous. Et volontairement en plus.

Beauté

Les Balances sont les êtres les plus sublimes et fantastiques du monde. Et l’astrologue tmv est Balance. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Scorpion

Amour

Votre ex a le QI d’un trou noir. Ce qui explique peut-être votre situation actuelle.

Gloire

Dans la vie, il y a deux inventions du diable : les carrés SNCF dans les TGV et les Scorpions.

Beauté

Comme le vin, vous vous bonifiez avec l’âge. Et ça partait de loin, vu la piquette que vous étiez.

Sagittaire

Amour

Vous êtes excité(e) comme un morpion au salon des MST.

Gloire

Aucune. Vous êtes Sagittaire.

Beauté

Attention, la constellation d’Eric vous alerte d’une petite crise de zemmouroïdes cette semaine.

Capricorne

Amour

Bah… Carpe Diem ! (traduction : c’est la merde, mais qu’est-ce qu’on y peut)

Gloire

La constellation des Hanson vous rappelle que Mmmbop, ba duba dop Ba du bop, ba duba dop.

Beauté

Une sombre étude russe indique que les Capricornes sont ceux qui possèdent le plus beau boule qui chamboule.

Verseau

Amour

Dans vos relations amoureuses, vous êtes vraiment un(e) orchidoclaste.

Gloire

Et si vous osiez ENFIN faire du twerk en slip kangourou place Jean-Jaurès ?

Beauté

Vos curages de nez intempestifs rendent vos ongles tout dégoûtants. Beh.

Poissons

Amour

Tous les chemins mènent à Rome. Et dans votre lit, visiblement. Krrkrrr

Gloire

Tssssss… Tous ces sites internet lubriques que vous visitez… N’avez-vous point honte ?

Beauté

Vous ressemblez à un kiwi. Mais sans les poils.

Vieux-Tours côté pile, côté face : plongée dans le cœur historique de la ville

Les touristes seraient-ils insensibles aux aléas météo ? Glissée dans une visite de l’office de tourisme incognito (ou presque, puisque je suis la seule à prendre des notes), je constate que la pluie n’arrête pas les visiteurs motivés par la découverte du Vieux-Tours, guidée par Magali. « Tu vois vraiment plein de choses que tu ne verrais pas autrement », glisse un participant à sa bande de copains.

Avouons-le : même pour les Tourangeaux de longue date, l’expérience est instructive. 90 % des centres-villes anciens seraient en réalité des restaurations. Les maisons à pans de bois étaient moins chères à construire que les maisons de pierre (et nous qui pensions qu’elles étaient chics !). Les bâtiments de la cour Ockeghem étaient au XVIIIe siècle une église transformée en écuries pour l’auberge mitoyenne… Et tant d’autres informations !

Nuits d’ivresse

Mais le Vieux-Tours n’est-il pas plus qu’une carte postale pour vacanciers en goguette ? Vous nous répondrez : c’est le quartier des bars et restaurants. Pas faux. Un petit tour dans les rues pavées certains soirs suffit à le vérifier, à tel point que l’affichage public sur la limitation du bruit ne semble pas faire son effet (au grand dam des habitants amateurs de sérénité).

Veille de jour férié. Sur les coups de 23 h, malgré les frimas, les derniers mètres de la rue du Commerce qui mènent à Plumereau sont encore bondés. Même tarif pour la place du Grand Marché ou la rue Châteauneuf. Seule la rue de la Rôtisserie, une fois passés le New Hamac et la Vida Loca, se calme au rythme des terrasses de restaurants qui se plient pour la nuit.

Phare au bout chemin, l’enseigne de la Civette. Un bar-tabac (surtout tabac) qui ne désemplit jamais, même aux heures les plus avancées, sauvant du naufrage les fumeurs en manque de nicotine. « Il ne faudrait mettre que des fêtards dans ce quartier ! ». Attablé au Bombay pour se refaire une santé, Joseph, 18 ans, vit place du grand Marché. Et il assène cette phrase avec l’assentiment de ses trois comparses : « Habiter ici, c’est la vie ! »

Ce sont en tout cas ces jeunes qui font tourner les commerces nocturnes du quartier. Dans la rue des 3 Orfèvres, la discothèque n’est pas encore ouverte, mais la supérette voisine turbine : « Ce sont les clients des bars qui nous font vivre, on travaille surtout entre 19 h et 22 h pour la vente d’alcool », explique Menad derrière son comptoir. « Après 22 h c’est la nourriture, les chips, et les sodas qui accompagneront l’alcool. La clientèle est jeune, mais ça se passe bien, il y a rarement des problèmes. »

Pause. Lecteur ou lectrice de plus de 30 ans, vous venez de prendre un coup de vieux. Pas de panique ! À chaque bar son identité, à chaque coin de rue sa tranche d’âge. Le Canadian pour les concerts de rock et metal, le Strapontin pour le jazz, et des dizaines d’autres à explorer.

Nos divagations nous mènent jusqu’à la place de la Victoire. Dernier bar avant la fin du monde, le Duke y a ouvert ses portes il y a deux mois, à la place de l’Aventure. « L’esprit du bar ? Celui que vous voudrez ! » répond Pascal en souriant. « C’est comme le nom : Duke, certains pensent à Duke Ellington, d’autres à Booba, ou à la traduction française de « The Dude » dans le film The Big Lebowski. »

L’ancien du milieu pétrolier avait quitté la mer pour ouvrir le Shelter, et à soixante-trois ans, avec un nouveau bar, il n’entend pas prendre sa retraite : « Tant que je suis jeune il n’y a pas de raison ! ». Plusieurs générations sirotent des cocktails au son du rock qu’affectionne le patron. L’expérience nous confirme donc que le Vieux-Tours reste the place-to-be de toutes les générations lorsque l’envie de boire un verre se fait sentir.

Jours heureux

7 h, 8 h, 9 h du matin… Nouveau visage pour la vieille ville. Au fil des jours, vous croiserez les employés de la métropole en opération nettoyage ou les livreurs de fût de bières alimentant le quartier. Au Tourangeau comme ailleurs, c’est l’heure du café du matin. Le quartier s’anime petit à petit. La Bicyclerie et l’épicerie Sur la Branche à la Victoire, les concept-store de Châteauneuf, les libraires rue du Commerce…

Le Vieux-Tours diurne redevient l’antique quartier des marchands qui s’agglutinaient à l’époque dans les ruelles et sur les carrois aux alentours de la collégiale Saint-Martin, aimant à pèlerins. Tandis que les étudiants Léa et Guillaume font tourner leur linge à la laverie du Grand Marché, un peu plus loin, le peintre Laurent Vermeersch apprécie la vie de quartier. Rue Eugène Sue, il est « au cœur de la vieille ville mais en périphérie de la zone bruyante ».

L’artiste observe avec plaisir l’évolution du secteur Grand Marché-place de la Victoire : « Il y a de nouveaux commerces, une galerie, des projets avec l’association Victoire en Transition pour le carroi aux herbes… C’est de plus en plus attractif ! ». Quant au vitrailliste Pascal Rieu, il a choisi à dessein ce quartier pour y installer logement et atelier l’an dernier : « Le quartier est animé, c’est un quartier de nuit, mais on le sait quand on le choisit ! ».

C’est cependant en journée que leur association le Quartier des Arts entend faire vibrer la vieille ville (voir encadré). Il faut en arpenter les ruelles pour découvrir les ateliers… et les très bons restaurants cachés entre les pièges à touristes des grandes artères, et les petites rues discrètes, loin du tumulte. Mais à vous de les trouver, car c’est la seule manière de vraiment connaître le Vieux-Tours : l’arpenter en dehors des sentiers battus !

Reportage : Maud Martinez
Photos : ouverture Gérard Proust NR archives / Maud Martinez / Aurélien Germain

Chroniques culture : un nouveau Stephen King, le vinyle de Radio Campus Tours et le plein de BD

LES LIVRES

« APRÈS » – STEPHEN KING

Seuls les morts n’ont pas de secrets… Avec son « Après » (éd. Albin Michel), Stephen King revient aux fondamentaux, avec du surnaturel et du fantastique à tous les étages : il y raconte l’histoire d’un gamin lambda qui a toutefois la particularité de voir les morts. Et de leur parler.

Le dernier roman du maître de l’angoisse est un excellent cru, conté à la première personne, mené pied au plancher, qui bascule dans le registre policier dans sa seconde moitié. Un polar démoniaque riche, efficace, mais beaucoup trop court !
A.G.

 

« FRACTURES » – LAURE DECOURCHELLE

Laure Decourchelle, ex-lauréate du Prix Rock Attitude de Radio Béton, se lance dans le recueil de nouvelles avec « Fractures » (éd. ExAequo). En découlent quatre histoires, véritables chroniques de l’âge adolescent et de la jeunesse, directes et sans chichis. Découverte de l’amour, de l’amitié, de la chair, découverte de la vie tout simplement : Laure Decourchelle offre des textes plutôt sombres, au vocabulaire parfois cru (on sent l’influence de Bukowski), mais aux mots toujours justes, collant à son univers singulier.
A.G.


La sélection BD

Le coup de cœur de la semaine est signé Tardi et Dominique Grange qui, avec « Élise et les Nouveaux Partisans » (éd. Delcourt), livrent un récit romanesque et grave sur les combats de l’après Mai 68. Un chef d’oeuvre pour mieux comprendre la naissance des luttes dans le basculement du monde de l’époque.

On reste dans la romance pure, cette fois avec le très bel ouvrage « Aimer pour deux » (Grand Angle) où Van der Zuiden et Desberg brossent le portrait d’une famille déchirée par la guerre, un récit d’autant plus puissant qu’il puise dans les souvenirs du scénariste. Dans « Dernier Souffle » (Noctambule), le maître du noir et blanc Thierry Martin offre, dans un format à l’italienne, un western crépusculaire. Pour Jancovici et Blain, « Le Monde sans fin » (Dargaud) est pour demain si on ne prend pas conscience que les sources d’énergie de notre planète ne sont pas inépuisables. Un ouvrage à lire d’urgence !

On finit sur une note plus légère avec le « Supergroom » (Dupuis) : Vehlman et Chivard se lâchent pour la deuxième aventure d’un Spirou devenu un super héros envoyé aux Jeux olympiques des super héros !
Hervé Bourit


LE VINYLE DE LA SEMAINE DE RADIO CAMPUS TOURS

MONTPARNASSE MUSIQUE – EP

Nadjib Ben Bella et DJ Aero Manyelo, les deux moitiés de Montparnasse musique, livrent depuis le début de l’automne des morceaux explosifs sur leur premier EP (sorti chez Ben Bella Jazz). Les singles sortent un par un : « Panter » est sorti en mars, « Bitumba », l’entêtant « Sukuma » et « Le Serpent » sont parus cet été, le 29 octobre est sorti « Makonda ».

La recette ? De l’électro au service de rythmes congolais, des choeurs des Kasai Allstars et un clip tourné avec les Shégués, les enfants des rues de Kinshasa, qui figurent aussi sur la (très belle) pochette du vinyle. Chaque titre apporte son lot de vibes afrohouse, de cordes grattées et électrisées pour un son club imparable.


LE CD

PR2B – RAYONS GAMMA

La Berruyère Pauline Rambeau de Baralon (PR2B) sort enfin son premier album après quelques EP prometteurs qui lui ont permis, notamment, de figurer dans la sélection des Inouïs du Printemps de Bourges. Comment d’ailleurs ne pas rester insensible à cet superbe enchevêtrement de chansons, de pop et d’électro sublimé par une voix influencée par Brigitte Fontaine et où l’on sent un fort désir de cinéma, Pauline étant en plus diplômée de la Fémis. Un beau disque à se procurer d’urgence.
H.B.

Dans le quotidien de Maxime Desmay, apprenti et futur chef pâtissier

#VisMaVille À 20 ans, Maxime Desmay poursuit des études de pâtissier. Nous l’avons rencontré en apprentissage chez Nicolas Léger à Tours, la main à la pâte.

Concentré, Maxime Desmay s’empare de la poche à douille et se met à verser des crémeux mangue-passion dans le moule. Ils sont deux apprentis et un ouvrier cet après-midi-là dans le petit local de fabrication de la pâtisserie chocolaterie de Nicolas Léger, dans le centre-ville de Tours. La température monte avec la chaleur des fours, bientôt ce sont des sablés qui en sortiront.

Entre deux préparations, Maxime supervise un autre apprenti en CAP et lui donne des conseils. Car le jeune homme commence à avoir un peu de métier et surtout pas mal de formation. Il est en deuxième année de BTM (Brevet Technique des Métiers) pâtissier-confiseur-glacier-traiteur qui prépare notamment à monter sa propre affaire.

Dans le cahier des charges, « le jour de l’examen, il faut savoir gérer un apprenti et confectionner durant 8 heures entremets, salés, viennoiseries, chocolaterie, pièce montée et notre spécialité », détaille Maxime. Une formation polyvalente où il faut savoir tout faire, des classiques aux gâteaux plus complexes. Dans sa promo du Campus des Métiers et de l’artisanat de Joué-Lès-Tours, ils sont 16 élèves inscrits dans sa spécialité de BTM.

C’est le chocolat qui a amené Maxime à vouloir exercer ce métier, et ce dès le plus jeune âge. « Depuis tout petit, je voulais être chocolatier. Mes parents m’ont poussé à faire ce métier en voyant ma passion. Mon père est mécanicien, mais il fait son propre pain, ses brioches, alors j’ai expérimenté avec lui. »

Après la troisième et un stage dans la boulangerie de son village à côté de Loches, Maxime enchaîne les formations : CAP pâtisserie, CAP boulangerie, mention complémentaire chocolaterie, le tout au Campus des Métiers.

À présent en BTM pâtisserie, équivalent à un niveau bac, il revendique son désir d’éclectisme et de maîtrise des différents mets. Nicolas Léger, son maître d’apprentissage, voit en Maxime « un jeune qui sort du lot, qui aime son métier, comprend et qui en veut. » Il est vrai que Maxime est passionné. S’il travaille habituellement le matin dans son entreprise de 6 h à 13 h et dès 4 h 30 les week-ends, « les après-midi et les week-ends, je m’entraîne ».

Il faut de la motivation pour ce métier, quand les jeunes de son âge se retrouvent pour fêter la fin de semaine, Maxime dort… ou se lève. « J’ai quand même mes week-ends après les cours, ça va », tempère le jeune pâtissier. Qui retient l’alliance de la rigueur et de l’esthétisme dans son métier.

« Ce que j’aime, c’est la minutie, le sens de l’esthétique, inventer de nouveaux mélanges de textures et de saveurs, c’est là qu’on se fait plaisir. » Et chez Nicolas Léger, les apprentis peuvent tester, laisser libre cours à leur créativité… sous l’œil encadrant du chef !

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 10 au 16 novembre 2021

L’astrologue de tmv est de retour de vacances ! C’est l’heure de votre dose d’horoscope complètement wtf…

Bélier

Amour

Vous pensiez tomber sur un grand cru, mais ça ne sera qu’une simple piquette. Désolé.

Gloire

Sans vouloir vous casser le moral, mais cette année, Noël et le 1er de l’an tombent un samedi. Oubliez les jours fériés, kissouuuuu.

Beauté

Ne vous plaignez pas de votre carrure de nem, ça se travaille.

Taureau

Amour

Beh dis donc, vous êtes en rut en ce moment !?

Gloire

Comme disait Jean-Claude Van Damme : « Si tu téléphones à une voyante et qu’elle ne décroche pas avant que ça sonne : raccroche ! ».

Beauté

La constellation de Saturne et de l’étoile polaire vous conseille de porter de nouveau ce string en cuir que vous n’assumez pas.

Gémeaux

Amour

Félicitations, vous êtes tout ce qui est à l’opposé du romantisme.

Gloire

Qui suis-je, où vais-je ? Quel est le secret de la Vie ? Pourquoi Christophe Maé chouine autant et les Gémeaux sont aussi chiants ? Que de questions existentielles sans réponses…

Beauté

Vous murmurez du postérieur. C’est mignon.

Cancer

Amour

La constellation du Mark Zuckerberg vous rappelle que pas grand monde ne vous like en ce moment.

Gloire

Veritas odium parit, obsequium amicos, comme on dit chez moi ! (fallait écouter en cours de latin, mes petites loutres).

Beauté

Votre pilosité de Georges Moustaki fait des ravages.

Lion

Amour

Ah ! Y a moyen avec la personne qui se trouve à votre droite. Krrkrrr !

Gloire

N’oubliez jamais cette info capitale et d’extrême importance :
… Duchmol l’a toute molle.

Beauté

Vous êtes comme Dracula, la palourde et Elizabeth II : immortel(le).

Vierge

Amour

Faites du bien à la planète, recyclez vos ex.

Gloire

(et recyclez vos slips tant qu’à faire).

Beauté

Trouver votre beauté intérieure, c’est comme trouver la sortie d’un Ikea : une galère.

Balance

Amour

Vous n’êtes pas le couteau le plus affûté du tiroir, mais on vous aime quand même. (parfois).

Gloire

Personne ne peut contester que les Balances sont les meilleur(e)s. PERSONNE.

Beauté

Balance rime avec déchéance, décadence et insignifiance. Coïncidence ?

Scorpion

Amour

Sentimentalement, vous êtes tel un prout : toujours à fuir et vous échapper discrétos.

Gloire

Sans vous, le monde ne serait rien. (sauf toi, là, qui lis cet horoscope).

Beauté

Arf, j’ai peur de balancer des saloperies, car c’est potentiellement la période anniversaire des Scorpions.

Sagittaire

Amour

Le sexe avec vous est aussi jouissif que percer du papier-bulles.

Gloire

Par contre, vous êtes vraiment de gros relous les Sagittaires. (eh oh, on allait pas être sympa trop longtemps non plus…).

Beauté

Paraît-il qu’il n’y a rien de plus beau que les Sagittaires. (mais c’est totalement faux)

Capricorne

Amour

La vie est si belle quand on a un(e) Capricorne à ses côtés… (vous la sentez venir la vacherie dans le prochain horoscope ?).

Gloire

À la fin de Bambi, sa mère elle meurt. Et vlan dans les dents le spoiler !

Beauté

La moutarde est parfois fine, parfois forte. Comme vous.

Verseau

Amour

Être avec vous fait l’effet d’une dose de tabasco et de gros sel versé sur une plaie béante.

Gloire

Trouvez donc Ornicar et foutez-nous la paix.

Beauté

Franchement, vous êtes plutôt pas mal pour un(e) Verseau.

Poissons

Amour

Boh… de toute façon, l’amour c’est comme les enfants : c’est chiant.

Gloire

Votre historique Google est sale. Très sale.

Beauté

Vous êtes comme une tortue. Lent(e), ridé(e), risquant de mourir en avalant du plastique. (Ça ne veut rien dire, mais on s’en fout, on est payé pour ça).

Réorientation : changer de voie, c’est (toujours) possible !

Difficile d’avoir une vision claire des formations et des métiers quand on sort tout juste du lycée. Lors de ses études, si l’on se rend compte que ses choix ne correspondent pas à ses attentes, pas de panique ! De plus en plus de passerelles et de dispositifs permettent de changer et de trouver sa voie. Et des conseillers sont là pour accompagner cette période délicate.

«Je me rends compte que mon cursus ne correspond absolument pas à mes attentes. Je souhaiterais me réorienter. Est-ce trop tard ? Qu’est-il envisageable ? Je suis en plein questionnement et je vous l’avoue, complètement perdu… » Fin septembre, Mathis lançait cet appel à l’aide sur le forum en ligne du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ).

Jeune bachelier, il avait fait sa rentrée en première année de licence information-communication. Dès la troisième semaine de cours, il a compris que cette formation n’était pas pour lui : « Cette licence est très orientée vers l’art et les musées, or ce qui m’intéresse, c’est l’édition et l’événementiel. Je suis tombé des nues. »

« Un phénomène de masse », c’est ainsi que l’Inspection générale de l’éducation (IGESR) qualifie la réorientation dans l’enseignement supérieur, selon son rapport sur le sujet paru en juin 2020. Elle constate « une augmentation continue du nombre de réorientations », qui concernent « tous les types d’étudiants, quel que soit leur profil scolaire, quelle que soit leur filière de formation ».

Un(e) étudiant(e) sur quatre se réoriente

Ainsi, « plus d’un étudiant bachelier sur quatre se réoriente au cour de ses études, et dans la moitié des cas, c’est entre la première et la deuxième année après le bac (SIES 2018). » Comme Mathis, une bonne partie (38 %) des étudiants qui souhaitent se réorienter se rendent compte que leur cursus ne les intéresse pas. Certains l’ont choisi par défaut, car ils n’ont pas obtenu la formation souhaitée sur Parcoursup.

D’autres l’ont vraiment choisi mais ils s’aperçoivent que le contenu ne correspond pas à ce qu’ils en attendaient. Ce désintérêt concerne la moitié des étudiants en licence, un motif de réorientation loin devant l’échec aux examens (16 %).

Se réorienter, c’est toujours possible !

Nuance tout de même : chez les étudiants en médecine et en classes préparatoires aux grandes écoles, c’est l’inverse. Face à l’afflux de candidats à une réorientation, les universités multiplient les dispositifs. Sur la plateforme Parcoursup, la phase complémentaire s’achève mi-septembre. Ensuite, dès les mois d’octobre-novembre, les étudiants peuvent candidater à une réorientation. À l’issue de la première année, on peut aussi se réorienter via la plateforme Parcoursup. Son calendrier est une contrainte forte à prendre en compte.

Par ailleurs, les étudiants se retrouvent en concurrence avec les jeunes bacheliers. Ils doivent présenter un dossier très sérieux, avec un projet abouti et une bonne lettre de motivation. Parfois, accepter de déménager est la seule solution pour concrétiser un projet de réorientation. La mobilité est un frein important, surtout pour des familles aux ressources limitées. Mais l’anticiper peut permettre de trouver des solutions (demande de bourse, recherche d’un logement en cité universitaire…) et d’ouvrir le champ des possibles.

Mathis, lui, envisage de postuler en BUT information-communication ou en BTS communication à la fin de l’année universitaire, sauf s’il trouve dès le second semestre une autre licence qui lui plaît : « Désormais, je sais qu’il est possible de changer et de trouver sa voie ! »

Texte : Nathalie Picard / Photo : freepick


> EN SAVOIR + : De l’info Pour une écoute et un accompagnement gratuits :
– Services d’information et d’orientation des universités
– Onisep. Echanges par téléphone, tchat ou dans un centre d’information et d’orientation. www.monorientationenligne.fr
– Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ). Mêmes modalités ou dans une structure Info jeunesse. www.cidj.com

 

On a testé le Rose Cornichon : des assiettes gourmandes avec ce que l’on veut dedans

Imaginez-vous dans un resto, devant un comptoir, où se trouvent plein de plats différents. Et que vous avez l’autorisation de goûter… à tout ce que vous voulez ! C’est le concept du Rose Cornichon, un établissement sur lequel l’équipe de tmv a flashé il y a peu.

Déjà, donc, parce que ce principe « d’assiette gourmande avec ce que tu veux dedans », comme le dit l’enseigne, nous paraît vraiment malin. Ensuite parce que le restaurant est tenu par des « Super Nanas » hautes en couleurs qui ne se départissent jamais de leur sourire et de leur sympathie.

Et enfin parce que l’intérieur nous laisse dire que, oui, il est toujours possible d’avoir une déco originale et attrayante sans verser dans le kitsch. Ici, on peut manger à table assis sur sa chaise d’école, dans un fauteuil tout doux ou dans un canapé confortable avec ses jolis coussins. Et on se plaît à zieuter la magnifique peinture street art flashy et colorée au mur ou encore ce gros cornichon en néon et son regard tout mignon.

Une assiette gourmande avec tout ce que l’on veut dedans !

Nous voilà alors, ce midi, à piocher un peu de tout ce qui se trouve au menu (oui, on a faim et on en profite). C’est donc parti pour une petite part de « salade de champipi à la grecque », une autre de quiche lorraine (un pur délice, et c’est un Lorrain de naissance qui vous le dit !), une portion de risotto tout fondant et une autre de mijoté de courge au chorizo. On a également rajouté une part de pizza au fenouil et aux mûres excellente, ainsi que des haricots blancs.

« Tout est fait maison par nos mimines », prévient l’équipe et cette assiette revient à 12,90 €. Gourmand, varié, et au final, un très bon rapport qualité-prix, puisqu’il y a vraiment possibilité de tout goûter, servi raisonnablement par l’équipe. Sans compter un buffet de desserts aussi esthétiques qu’alléchants. On en ressort donc l’estomac bien plein sans que ce soit trop bourratif, avec le sourire aux lèvres. Et l’envie de faire du Rose Cornichon notre cantine du midi.

Chronique : Aurélien Germain / Photos : Rose Cornichon et tmv


> L’addition  : L’assiette du jour (que l’on remplit comme on veut, donc) coûte 12,90 €. Côté desserts, on est sur une moyenne à 3 €

> C’est où ? Direction le 266 boulevard Charles-de-Gaulle, à Saint-Cyr-sur-Loire, à la frontière de Tours Nord. Le Rose Cornichon se situe près du Steak ‘n Shake, à quelques mètres des magasins Lidl et Auchan

> Ouvert de 11 h 30 à 17 h 30, cantine le midi et goûter l’après-midi. Du lundi au samedi. Sur place ou à emporter. Contact Tél. 02 47 63 72 14. Ou sur les réseaux sociaux : facebook.com/rosecornichon et @rosecornichon sur Instagram.


A Noël, des colis « cadeaux » pour les plus démunis

L’an dernier, la collecte de Fanny et Marine avait permis de distribuer 4 000 boîtes-cadeaux de Noël aux personnes précaires dans la rue. Elles remettent ça cette année.

« On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un ! » C’est le mot d’ordre de Fanny et Marine, deux Tourangelles qui, avec « Main dans la main »(1), organisent une grande collecte pour aider les plus précaires dans la rue. Elles distribuent ensuite ces colis de Noël aux sans-abri, à la période des fêtes. Ainsi, l’an dernier, près de 4 000 boîtes avaient été offertes aux démunis, suite à un appel sur les réseaux sociaux.

Mais face à cette charge titanesque et après avoir été vite dépassées, les deux amies ont décidé de se réorganiser. Pour cette troisième édition, « on va se servir du réseau Lidl, avec lequel on travaille au quotidien, pour acheminer les colis sur notre plateforme de Sorigny », indiquent-elles dans La Nouvelle République.

Les colis pourront être déposés dans les enseignes du même nom (à Tours, Joué, Chambray, etc.), mais aussi dans d’autres boutiques de Tours et son agglomération. On peut notamment citer des points de collecte comme Au Tour du vrac (Tours), dans les mairies de Veigné et Montbazon, à O Bistrot Quai (Esvres) et chez Ô P’tit Vrac (Amboise).

Comment ça marche ?

Si les fois précédentes, les gens participaient en déposant des boîtes décorées, il est désormais conseillé d’opter pour un sac à dos (les colis sont encombrants et font des déchets, mais ils resteront acceptés pour les centres d’urgence).

Et pour aider, c’est tout simple : on prend un sac et on y glisse « un truc bon, un truc chaud, un produit cosmétique, un divertissement ». On peut également y mettre un petit cadeau pour un animal et un mot doux ! « Notez bien dessus : enfant ou femme, ou homme, ou chien », précisent Fanny et Marine.

La collecte se déroulera du 24 novembre au 17 décembre. Suivra ensuite la distribution aux personnes sans-abri. Marine et Fanny ont d’ailleurs lancé un appel aux volontaires et aux bénévoles pour les aider à faire les maraudes, stocker et distribuer ces colis. Pour que Noël soit solidaire jusqu’au bout.

Texte : Aurélien Germain / Photos : ouverture NR Julien Pruvost

(1) Main-dans-la-main-37 sur Facebook

 

 

Indre-et-Loire : de nouvelles mesures sanitaires annoncées

Rassemblements, port du masque à l’école, dose de rappel : avec un taux d’incidence qui a remonté dans le département, la Préfecture d’Indre-et-Loire a annoncé de nouvelles mesures.

Le port du masque redevient obligatoire à l’école (Photo archives NR – Julien Pruvost)

« Le taux d’incidence dans le département d’Indre-et-Loire a dépassé le seuil d’alerte de 50/100 000 habitants depuis plus de 10 jours. Il est aujourd’hui de 58/100 000 habitants. » C’est par cette phrase que débute le communiqué de la Préfecture d’Indre-et-Loire qui a, par conséquent, annoncé la réinstauration de certaines mesures.

Rassemblements

Pour commencer, une première mesure sera instaurée à partir de ce lundi 8 novembre : « Les rassemblements de spectateurs debout venus assister à un concert devront respecter une jauge maximale de 75 % de la capacité d’accueil du lieu », prévient la Préfecture. Et ce, que ce soit une salle de spectacle, une salle polyvalente, un chapiteau, etc.

« Cette mesure s’applique notamment aux boîtes de nuit », est-il également indiqué.

Le port du masque à l’école

Comme de nombreux autres départements français, l’Indre-et-Loire est elle aussi concernée par le retour du port du masque pour les enfants (de plus de 6 ans) à l’école primaire dès lundi 8 novembre. Idem pour les activités périscolaires.

Vaccination : dose de rappel

Enfin, les autorités rappellent qu’il est fortement conseillé aux personnes âgées de plus de 65 ans d’effectuer une dose de rappel de vacin (à partir de 6 mois après la dernière injection). Les personnes sévèrement
immunodéprimées peuvent recevoir le rappel à partir de 3 mois après la dernière.

Vacances de la Toussaint : 7 bonnes idées de sorties en famille

Les vacances de la Toussaint, c’est le moment idéal pour s’offrir des petites escapades en famille, pas trop loin de la maison, mais assez quand même pour changer un peu d’air. Nous vous en avons sélectionné quelques unes dont certaines, époque de l’année oblige, vous offriront aussi quelques petits frissons.

Chasse aux bonbons

Vous avez du mal à convaincre vos enfants de visiter les châteaux de la Loire ? Le Rivau a la solution. La chasse aux bonbons d’Halloween, elle n’est QUE pour les enfants. Ils ont une heure pour faire leur razzia. Mais attention, préviennent les organisateurs, certains bonbons pourront être des bonbons pièges ! Et, en plus, ils peuvent venir déguisés (les enfants, pas les bonbons…)

> Les 30, 31 octobre et 1er novembre, au château du Rivau. À partir de 6 ans. 3,50 €/enfant + droit d’entrée au château.

Dans l’automne de Chaumont

Ce sont, déjà, les derniers jours pour découvrir les jardins présentés cette année à Chaumont-sur-Loire, sur le thème du biomimétisme. Et, en plus, pour accompagner la fin de cette saison, l’ensemble du domaine se pare de décors extraordinaires de fleurs et de fruits d’automne. Toute la poésie de la courge et des feuilles mortes.

> Domaine de Chaumont-sur-Loire (41). Tarifs : 19 € (réduit : 12 €).

À LA RENCONTRE DES BÉBÉS PANDAS

Avec tout ça, peut-être que l’information vous a échappé. Deux bébés pandas sont nés au ZooParc de Beauval au début du mois d’août. Les vacances de la Toussaint, c’est le moment pour venir leur faire un petit coucou. Dans la « Galerie des pandas », vous les verrez évoluer sur un grand écran et vous pourrez suivre tous leurs mouvements. Ils sont tellement meuuugnons !

> ZooParc de Beauval, à Saint-Aignan-sur-Cher (41). Tarifs : de 25 à 32 €.

TISSER À LA TOUSSAINT

L’atelier du lissier, au château de Langeais, a été entièrement renouvelé. On a l’impression que l’artisan est juste descendu fumer sa cigarette au pied du donjon et qu’il va revenir dans un moment. Sauf que le lissier, pendant les vacances de la Toussaint, ce sera vous. Une animatrice vous donne les ficelles de cet art ancestral (les ficelles, ah, ah, ah !) et après, c’est à vous de jouer. Vous repartirez même avec votre ouvrage !

> Château de Langeais, du 26 octobre au 4 novembre, du mardi au jeudi, entre 10 h et 13 h puis entre 14 h et 17 h. Durée 1 h, sur réservation. À partir de 7 ans.

UNE SEMAINE EN ENFER

Bon, en enfer, on exagère peut-être un peu. En fait, à l’occasion d’Halloween, le château de Meung-sur-Loire a laissé les clés aux fantômes qui le hantent. Vous croiserez spectres, vampires et sorcières en vous aventurant dans les ténèbres où ils vous donneront des indices pour découvrir le sortilège et la récompense qui va avec. C’est encore mieux si on vient déguisé.

> Château de Meung-sur-Loire, du 26 au 31 octobre, de 14 h à 18 h, en continu. Tarifs : de 6 à 9,50 €.

FAIRE TOURNER LES TABLES

Les vacances de la Toussaint, c’est la dernière occasion de découvrir l’exposition que La maison de la magie de Blois consacre au spiritisme et aux sciences occultes. Elle s’appelle « Esprits fantômes » et elle revient sur tous les aspects de ces pratiques qui nous font frissonner et qui puisent leurs origines dans les civilisations les plus anciennes. Vraiment intéressant et surprenant !

> Esprits fantômes, à la Maison de la Magie de Blois. Tarifs : de 6,50 à 11 €.

Travailler votre curiosité

Les cabinets de curiosités, ce sont des meubles ou des pièces où l’on entreposait des collections d’objets insolites de toutes sortes et de toutes origines. Des planisphères, des globes célestes, des bijoux, des coquillages, mais aussi des représentations d’animaux mystérieux et, parfois, imaginaires. Le Palais Jacques Cœur de Bourges leur consacre une superbe exposition, excellente occasion de redécouvrir à la fois ce lieu et cette très belle ville.

> La chambre des merveilles, Palais Jacques Coeur, à Bourges. Tarifs : 7,50 € (enfants : 3 €).

On a testé La Table de Justine, bistrot tourangeau

Direction la rue des Fusillés, à Tours, pour goûter à la cuisine maison de La Table de Justine.

« Exigez le fait-maison ! » Le message écrit sur l’ardoise qui trône devant La Table de Justine est on ne peut plus clair. C’est l’un des credos de la maison. Situé à deux pas de la Place de la Résistance, le restaurant s’est installé en septembre 2019 et se revendique bistrot tourangeau.

Ici, pas de chichis, c’est du simple, mais c’est bon, copieux et gourmand. Avec des prix doux ! Le midi, l’ensemble entrée-plat revient à 14,90 €. Et pour la totale, entrée-plat-dessert, un billet de 20 suffit. Côté ambiance, on est dans le chaleureux, « à la bonne franquette » (et ce n’est pas péjoratif).

Le patron s’occupe de son client et sait présenter sa (très chouette) cave à coup de conseils avisés, où il n’y a que des vins de Loire comme références. Idem pour les amateurs de bière : celle proposée vient tout droit d’Amboise.

Cuisine maison, simple et efficace

Et dans l’assiette ? Eh bien, on débute notre repas du midi avec un tartare d’avocat et chèvre ; tout frais dans la bouche, avec du bon pain pour accompagner tout ça. Arrive le plat principal : on a opté pour la pièce du boucher. Le morceau arrive avec du gros sel dessus. Miam ! Il y a une sauce à l’échalote dans un petit récipient qui accompagne, mais la viande, tendre et issue de la boucherie Gallais, se suffit à elle même. Avec tout ça, de grosses frites bien dorées et qui calent sacrément l’estomac.

Le reste de la carte proposait aussi une cuisse de canard confite et son écrasé de pommes de terre, des gambas et leur riz pilaf ou encore une grande salade végétarienne. Et au niveau des desserts, café gourmand, tarte tatin, crème brûlée et mousse au chocolat sont au programme. Le tout, donc, pour un rapport qualité/prix plus que raisonnable.

Au final, un restaurant convivial, au service agréable, avec une cuisine maison. Simple, mais efficace.

Aurélien Germain


> L’addition : formule du midi à 19,90 € pour entrée, plat, dessert. Le duo entrée/plat à 14,90 €. Le soir et le samedi, c’est à la carte ! Menu enfant : 12,50 €. 

> La Table de Justine : 6 rue des Fusillés, à Tours. Ouverture : déjeuner du lundi au samedi, de 12 h à 14 h 30 ; dîner du jeudi au samedi, de 19 h à 22 h 30. Fermeture le dimanche. Terrasse en extérieur.

> Contact Tél. 02 47 20 50 60. Ou sur Facebook : @La-Table-de-Justine-Bistrot-Tourangeau

Horoscope WTF du 20 au 26 octobre 2021

Haut les cœurs (ou pas), voici l’heure de l’horoscope WTF de tmv, sauce salée !

Bélier

Amour

Une sombre étude guatémaltèque indique que 78 % de la population ne peut pas piffrer les Béliers.

Gloire

Dur dur, mais vous resterez coincé(e) aux toilettes ce dimanche et tout le monde se moquera de vous. Vous n’avez que ce que vous méritez.

Beauté

Mouette qui pète, galère sur votre tête.

Taureau

Amour

Votre vie amoureuse est aussi éphémère qu’une photo sur Snapchat. C’est triste, mais on s’en tape un peu au final.

Gloire

Le travail, c’est pas la santé. On vous a menti.

Beauté

Il serait désormais judicieux de travailler sur votre rire d’otarie asthmatique.

Gémeaux

Amour

Arf… Y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, n’est-ce pas ?

Gloire

Cette semaine, vous vous lèverez du bon pied. (sauf les unijambistes)

Beauté

Oui, mais que de dos.

Cancer

Amour

Votre libido libidonne salement en ce moment

Gloire

Et si vous preniez un suppositoire de second degré avant d’aller vous coucher ?

Beauté

En avril, ne te découvre pas d’un fil. Ça tombe bien, on est en octobre donc on s’en fout : TOUS À POIL !

Lion

Amour

Une rencontre amoureuse, c’est toujours le début d’une future séparation. Allez A+ !

Gloire

Arrêtez les sextos, c’est franchement plus de votre âge.

Beauté

Félicitations, vous êtes aussi adroit(e) qu’un manchot avec des moufles.

Vierge

Amour

Rime avec Zemmour. Flippant, non ?

Gloire

Dans votre vie professionnelle, vous êtes aussi utile qu’un parlementaire européen.

Beauté

Vous n’êtes pas une bouteille de pinard ; l’âge ne vous bonifie pas du tout.

Balance

Amour

Votre cœur est aussi froid et vide que mon frigo.

Gloire

Changez de métier. De femme ou de mari. Et d’enfants. Changez de vie en fait.

Beauté

Vous avez toujours faim, alors mangez. Mangez tout ce qui passe. Même votre belle-mère, pas d’pitié !

Scorpion

Amour

En ce moment, y a que moi qui vous aime à peu près. Bref, un ratio bien pourri.

Gloire

Vous frôlez la perfection (mais uniquement parce que vous passez à côté de moi héhé)

Beauté

Il y a deux choses génialement géniales sur Terre. La raclette et les Scorpions. AAAANW trop meugnon.

Sagittaire

Amour

Vous vous êtes pris pour un footballeur pour simuler autant ?

Gloire

Le ridicule ne tue pas. Il suffit de jeter un oeil à votre vie pour s’en convaincre.

Beauté

Vous rayonnez autant qu’un poisson à Fukushima. Cœur sur vous.

Capricorne

Amour

D’après l’horoscope du magazine Elle, « climat astral embrouillé pour les couples. Réagissez ! ». Voilà, ça vous apprendra à pas lire notre horoscope à nous.

Gloire

Les 2es décans sont géniaux et iront bien. Les autres, on s’en fout. (tiens, qu’est-ce que je vous disais juste au-dessus !)

Beauté

Aoutch, on pourrait vous apposer un nutri-score E rien qu’en vous analysant.

Verseau

Amour

Smiley triste, smiley qui pleure, smiley qui vomit.

Gloire

Vous êtes du genre à dire « chocolatine », non ? (Auquel cas on ne vous respecte pas)

Beauté

Vous avez la prestance d’un gallinacée, mais c’est pas grave.

Poissons

Amour

Vous avez parfois l’impression d’être un plan B ? Rassurez-vous : vous avez parfaitement raison.

Gloire

La seule personne qui rit à vos blagues, c’est vous. (et c’est déjà pas mal)

Beauté

Un bien joli teint de surimi.

Balade sur la Loire : un fleuve qui vous veut du bien

[Long Format] Un pique-nique en été, un footing pour se décrasser à l’automne, une balade en amoureux en hiver… Les Tourangeaux font leur retour sur les bords de Loire. Mais comment en faire un retour gagnant ? On remonte le fil de l’eau, et de l’histoire, de ce joli fleuve, tout en découvrant son écosystème.

Jusqu’au début du XXe siècle, la Loire tenait une place importante dans la vie des Tourangeaux, mais ils se sont peu à peu coupés du fleuve », explique Bruno Marmiroli, directeur de la Mission Val de Loire. Jusqu’au XIXe siècle, le fleuve était un axe commercial d’envergure nationale : « Il était un grand carrefour marchand, jusque dans les années 1850 où le train est venu le concurrencer, avec la garantie d’un fret qui ne souffrait plus des aléas climatiques.

La Loire était aussi un élément important de la vie quotidienne : on pêchait, on prenait le bac pour traverser d’une rive à l’autre », et on l’observait, car ses variations avaient un impact direct sur la ville et ses habitants. À La Riche, la rue du Port témoigne de ce passé de mariniers, tandis qu’entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, le Quai de la Gare du Canal rappelle l’existence du chemin navigable entre la Loire et le Cher qui séparait alors les deux villes…

L’équipe la Rabouilleuse (Clément, Malou, Faustine).

Lien cassé… bientôt retrouvé ?

Comment la relation des Tourangeaux à leur fleuve a-t-elle changé ? Prenez un désintérêt pour la navigation commerciale, ajoutez une guerre mondiale et ses bombardements, une reconstruction à grande vitesse et le développement d’une France des Trente Glorieuses tournée vers le progrès et l’international, et vous avez votre réponse !

Pour B. Marmiroli, « de 1960 à 2000 la ville s’est développée le long de son fleuve, mais pas avec lui. On construit alors des infrastructures qui coupent la ville du fleuve pour relier les métropoles, en cassant le lien entre le fleuve et les habitants ». De Tours à La Riche, on circule par exemple à grande vitesse en voiture, en oubliant qu’à quelques mètres s’écoule la Loire, rendue difficilement accessible aux quartiers voisins. Mais la reconstruction et le développement des axes autoroutiers comme des immeubles plus proches a un autre impact : on puise alors le sable dans le fleuve pour faire du béton, sans en mesurer les conséquences.

À ne pas confondre avec le ragondin venu d’Amérique du Sud pour perturber l’écosystème local, le castor d’Europe a fait son retour en Touraine dans les années 1950. Un bâtisseur à son aise dans la région ! (Photo MDL37)

Alix Tery-Verbe, de la Maison de la Loire de Montlouis-sur-Loire, dresse un bilan sans appel : on a extrait du lit du fleuve en 40 à 50 ans ce qui avait mis cinq siècles à s’y accumuler. L’eau se retrouve à circuler un peu plus profondément, et sans sable à charrier mais avec la même force qu’avant, provoquant une érosion accrue sur son passage. L’effondrement du pont Wilson en 1976 aurait-il pu être évité sans cette perturbation de l’écosystème ligérien ? Toujours est-il que l’accident a servi d’élément déclencheur pour motiver l’interdiction de l’extraction dans le lit mineur du fleuve.

Un monde à part entière

À la Maison de la Loire de Montlouis, on arpente régulièrement les bords du fleuve avec les visiteurs, à la recherche des traces de castors. Cette espèce emblématique a été réintroduite il y a une cinquantaine d’années dans la région, d’où elle avait disparu au XIXe siècle. Le ragondin s’est fait sa place alors qu’il vient d’Amérique du Sud et n’a pas de prédateur. Sur les îles, les oiseaux viennent se reproduire, tandis que des insectes peuplent le sable… C’est tout un écosystème qui s’épanouit dans et sur le fleuve.

Ce scarabée bleu (pour le mâle, la femelle fait profil bas avec des couleurs plutôt brunes) peuple les rives des cours d’eau. Et à La Ville-aux-Dames, il a donné son nom à une île de Loire : l’île aux Hoplias. (Photo MDL37)

Mais comme tout écosystème, il est fragile : « À chaque fois qu’on rompt l’équilibre, c’est irréversible », commente Bruno Marmiroli. Alix Tery-Verbe renchérit : « Ce sont plein de choses qui s’additionnent et interagissent entre elles. Le risque inondation, par exemple, est lié à l’impact des activités humaines sur tout le bassin versant de la Loire (qui s’étend sur un cinquième du territoire français).

L’enlèvement des haies sur les terres agricoles, l’imperméabilisation des sols avec l’urbanisation, le remblaiement des zones inondables contribuent à ce risque. » Un effet domino, dans lequel l’Homme n’a pas toujours conscience qu’il va déclencher des réactions en cascade ! La ville de Tours et la Métropole travaillent par exemple actuellement sur la situation de la Petite Gironde, un affluent de la Choisille, qui se jette ellemême dans la Loire.

La lycose des sables : Cette petite araignée vit dans les sables, au bord de l’eau. Elle se la joue incognito grâce à son dos rayé de beige, blond et gris. (Photo MDL37)

La Petite Gironde qui parcourt le quartier des Douets déborde souvent, et est polluée. Or, au-delà de ce minuscule cours d’eau, c’est toute la Touraine qui peut être affectée. Attention toutefois : les crues « ordinaires » de la Loire ne sont pas à redouter, au contraire. Elles sont indispensables à l’équilibre du fleuve, en arrachant une partie de la végétation pour laisser ainsi de la place aux oiseaux et à leurs nids, ou en permettant aux poissons de venir frayer tranquillement…

C’est pour faire connaître aux Tourangeaux ces délicates nuances que la Mission Val de Loire mène ses travaux de recherche sur le patrimoine et l’environnement du Val de Loire, et que la Maison de la Loire éduque au quotidien les générations présentes et futures de Tourangeaux… ou de Ligériens ?

Ligériens, habitants du fleuve

Si vous aimez marcher sur les bords de Loire à l’aube, vous les apercevrez peut-être. « C’est le moment où je croise les copains, nous sommes peu nombreux à naviguer sur le fleuve à cette heure, quand on se croise en bateau on discute, et parfois on boit un coup. » Dans son kayak ou sur sa barque, le photographe professionnel Jean-François Souchard en profite bien sûr pour capturer la lumière de l’aurore et la vie du fleuve derrière son objectif.

Qui croise-t-il ? Des bateliers, ou l’un des quatre pêcheurs professionnels d’Indre-et-Loire. Thierry Bouvet est de ceux-là. Comme Jean-François, il a d’ailleurs commencé sa vie d’adulte dans les études de géographie. L’étude du fleuve donne-t-elle envie de s’y plonger ? Pour le pêcheur, c’est un projet d’analyse des faits sociaux autour de la Loire qui l’amène au bord de l’eau, puis bientôt sur le fleuve en 2014. Il y a trouvé son rythme, entre le pont de Saint-Cosme à La Riche et Amboise, pour rester lié à la ville.

Sterne Pierregarrin : Vous la croiserez surtout en été, d’avril à août, puisqu’elle passe l’hiver bien au chaud en Afrique. Elle profite de son séjour dans la région pour se reproduire avant de repartir. (Photo MDL37)

Jean-François Souchard finançait quant à lui sa thèse de géographie en faisant des photos depuis l’eau, « les fesses dans mon kayak ». « C’est la Loire qui m’a fait rester en France », admet celui qui a vécu quelques temps au Québec. Le batelier Clément Sirgue, qui navigue avec l’association La Rabouilleuse depuis une quinzaine d’années, est aussi revenu vers la Loire pour y trouver son bonheur : « J’étais tiraillé entre la terre et la mer. Entre mon parcours dans la gestion de la nature et l’éducation à l’environnement, et mon plaisir de la navigation à la voile en mer. Avec le fleuve, j’ai trouvé une bonne synthèse des deux. Ici, tout commence et tout finit. Toutes les activités du vivant finissent dans le fleuve.».

On pourrait dire qu’Alain aussi finit dans la rivière… du moins il aime à y « naviguer », puisqu’il nous reprend sur le terme « nager » : « La nage est interdite dans la Loire. Comme nous y allons avec des flotteurs, nous sommes considérés comme navigants.». Le Tourangeau âgé de 75 printemps plonge dans l’eau tous les quinze jours environ, avec une bande d’une dizaine de passionnés. Combinaison, palmes, flotteur, et bon gueuleton à l’arrivée, c’est le programme habituel. « Il y a le côté sportif, pendant 2 h on palme, mais on voit aussi des choses assez extraordinaires. Les couleurs, les oiseaux, les lumières, être porté par le courant… c’est que du bonheur ! ».

Clément Sirgue définit ces bateliers, mariniers, pêcheurs, navigants qui parcourent la Loire comme des Ligériens. Les habitants du fleuve. Comme un Tourangeau connaît sa ville, un Ligérien connaît son milieu : « En formant des bateliers avec l’école de la Rabouilleuse, on forme des ambassadeurs et des veilleurs. Ils s’attachent à la Loire, ils la promeuvent, ils la connaissent et savent sur quel banc de sable on peut aller ou non, ils habitent le fleuve, et ils le défendent. »

Les bancs de sable qui bougent, les bîmes qui se créent lorsque le lit s’effondre et que l’eau tourbillonne vers la nappe souterraine, la faune et la flore… « Il faut lire le fleuve car il est très changeant » raconte le batelier, qui compare la navigation à la bourde, ce long bâton qu’on enfonce dans le lit du fleuve pour avancer, à un travail d’équilibre des forces entre l’homme, le bateau et le fleuve.

Retour à l’eau… en douceur

Le directeur et l’équipe de l’association la Rabouilleuse participent au Parlement de Loire, et ont été partie prenante des Assemblées de Loire, avant de naviguer jusqu’à Orléans pour le festival de Loire. Mais Clément Sirgue met en garde : « Le but n’est pas que tous les Tourangeaux et touristes soient sur la Loire, ce serait un désastre écologique. Mais il faut se demander comment on protège ce milieu, et comment on le donne à voir. Il faut accompagner ce retour des gens vers le fleuve. »

La relation des Tourangeaux à leur fleuve est en pleine évolution, mais pour tous les acteurs que nous avons rencontrés, le retour vers la Loire doit s’accompagner d’une véritable éducation qui permettra de retisser un lien équilibré entre le milieu naturel et ses habitants. Objectif : la réintroduction raisonnable et mesurée de l’être humain en milieu ligérien.

Texte : Maud Martinez / Photo d’ouverture : Jean-François Souchard

Deuxième ligne : quel design pour le tramway ?

Elle était déjà à l’œuvre pour la première ligne : l’agence tourangelle RCP a été retenue pour designer les rames et les stations de la deuxième ligne de tramway.

Les faits

C’est désormais officiel. L’agence tourangelle RCP, de Régine Charvet-Pello, a été retenue pour le design des rames et des stations de la future ligne de tramway. C’est déjà elle qui avait été en charge de la première ligne à l’époque.

Wilfried Schwartz, président du Syndicat des mobilités de Touraine (SMT), a par ailleurs précisé que ce design ne serait « pas forcément identique » à celui de la ligne A, mais qu’il resterait évidemment compatible (oubliez donc un tram’ aux couleurs de tmv…). Vingt-deux rames et vingt-sept stations sont concernées.

Le contexte

L’agence RCP a été retenue parmi sept autres candidats. Le montant du marché s’élève à près de 250 000 €. Installé dans le quartier des Deux-Lions, RCP a également été sélectionné pour le métro du Grand Paris, dont le lancement est prévu dans trois ans. L’agence est spécialisée dans les transports publics : les tramways du Mans, d’Angers ou même d’Alger et Constantine, c’est elle aussi !

Les enjeux

Reste désormais à établir le projet culturel du tramway, confié à l’époque à l’artiste Daniel Buren. S’il n’est pas candidat, ou s’il l’est sans être retenu, ses fameuses lignes blanches et noires ne seront pas réutilisées, puisqu’elles sont directement liées à son œuvre. Le projet n’a pas encore été attribué pour le moment. « Il reste encore à définir avec des artistes internationaux », a déclaré Wilfried Schwartz.

Il faudra aussi penser à la végétalisation autour de cette ligne, puisqu’elle doit s’accompagner « d’un véritable projet vert, marqueur identitaire d’un territoire résolument tourné vers son inscription dans un écrin naturel dans lequel tous les modes se retrouvent », promet Tours Métropole. À ce jour, le Syndicat des mobilités de Touraine peut compter sur 80 millions d’euros de subventions (lire tmv n°394).

La mise en service de cette deuxième ligne, qui doit relier Chambray-lès-Tours à La Riche en passant par Tours, est prévue pour 2025.

Texte : Aurélien Germain / Photo : archives NR – Julien Pruvost

Chroniques culture : l’histoire du Temps Machine en livre, du polar, la tonne de BD et le retour de No One Is Innocent

Cette semaine, on lit un tas de BD, de polars et on se refait la Petite histoire du Temps Machine en livre, tout en s’écoutant le dernier album de No One Is Innocent.

LES LIVRES

LA PETITE HISTOIRE DU TEMPS MACHINE

On vous en parlait déjà la semaine dernière : c’est désormais dans nos petites mimines que se trouve le livre « La Petite histoire du Temps Machine » ! Au menu ? 125 pages retraçant toutes les vies de la salle de concert jocondienne qui a fêté ses 10 ans. Il y a un esprit fanzine qui se dégage de l’ouvrage rédigé et dirigé par Adrien Durand.

C’est la photographie d’une époque, mais c’est aussi une formidable machine à remonter le temps, à travers les textes, certes, mais aussi les photos, les affiches et les entretiens. Le tout, posé sur un très beau papier glacé (l’objet « a de la gueule », comme disent les jeunes qu’on n’est plus d’ailleurs) et conclu par des chroniques de disques d’artistes tourangeaux, de Chill Bump à Thé Vanille, en passant par Biga*Ranx et Mesparrow. Vivement le livre des 20 ans !
Aurélien Germain

UN TUEUR SUR MESURE

Un polar qui commence par une scène de braquage pas si ratée que ça, avec des gangsters déguisés en loups le soir d’Halloween : voilà un début prometteur ! Pour la suite, on peut faire confiance (enfin…) à Sam Millar, ancien braqueur qui a concocté la petite merveille de l’année avec « Un tueur sur mesure » (éditions Métailié), récit dans un Belfast sous tension, doté d’une belle écriture.

Il y fait surgir des cohortes de tueurs, des hordes de flics, des membres de la redoutable Fraternité Irlandaise dans une course poursuite haletante. Une pépite d’humour noir et burlesque.
H.B.


LE CD

NO ONE IS INNOCENT – ENNEMIS

Les Français de No one is innocent reviennent avec « Ennemis », un disque qui, une fois de plus avec le groupe, redonnera les lettres de noblesse au rock engagé. Sans prétention aucune, la bande à Kemar serre les dents, dénonce, crache et fait pleuvoir les coups. Le Rassemblement national prend cher, les élites et politiques également ; No One égratigne ceux qui restreignent nos libertés (bref, leurs thèmes de prédilection en somme).

Derrière, ça joue sévère, ça riffe poilu (ouille, « Dobermann », titre d’ouverture à l’effet coup de boule) et ça tape sec sur une rythmique béton. Un album taillé pour la scène, le poing levé. Engagé et enragé.
A.G.


LA SÉLECTION BD

Le coup de cœur de la semaine ira au premier roman graphique de Joseph Kai, « L’Intranquille » (éditions Casterman). L’auteur libanais nous entraîne dans un Beyrouth des artistes et des milieux queer, au cours d’une longue déambulation onirique, où son regard dit toute l’anxiété d’une ville et d’un pays au bord du gouffre. Sensible et poignant.

C’est en Corée que Meralli et Henry nous emmène avec « Kill Annie Wong » (Sarbacane) sur les traces d’une tueuse à gages, fan du Grand Bleu, et d’une cantatrice qui est aussi sa cible. Un essai intriguant et haletant. Avec « Une Histoire populaire de la France » (Delcourt), Lugrin, Xavier et Gaston vous scotchent, le long de ces 256 pages qui commentent l’Histoire de notre pays vue du côté du peuple face aux puissants. Un regard pertinent et décapant.

Encore un chef d’œuvre de Hermann qui revient à la série Bois Maury avec un inédit, « L’Homme à la hache » (Glénat), un épisode plein de bruit et de fureur magnifié par un dessin et des couleurs de très haute tenue. Un peu d’humour pour finir avec « Leconte fait son cinéma » (Dupuis), où Nicoby et Joub dressent un portrait très drôle du réalisateur des Bronzés.
Hervé Bourit


L’EVENEMENT

POLAR SUR LOIRE

La 5e édition de Polar sur Loire se dévoile tout doucement. Celle-ci aura lieu le samedi 27 novembre, salle Ockeghem à Tours, de 10 h à 18 h 30 (entrée libre). Le roman policier sera décliné sous toutes ses formes (thriller, noir, polar, anticipation…). Côté dédicaces, 22 auteurs ligériens seront présents, à l’instar de Pierre Belsoeur, Béatrice Egémar, Denis Soubieux ou encore Nadine Jussic et Jean-Noël Delétang. Une expo de dessins de procès d’assises signée Philippe Delord est aussi au programme, ainsi qu’une table ronde autour du personnage du policier dans le polar.
A.G.


 

Dans le quotidien de Corinne Hamidat, la « vigie » du Sanitas

#VisMaVille Corinne Hamidat est surveillante d’un pâté d’immeubles, dans le quartier du Sanitas, à Tours. Du ménage au relationnel, un métier polyvalent et prenant.

Sous le soleil automnal qui pointe son nez après l’averse, elle retrousse ses manches, enfile ses gants et ramasse aussitôt les débris de meubles qui jonchent le sol au pied d’une barre d’immeubles du Sanitas. Direction « le monstre », le local qui sert de stockage pour les encombrants.

Corinne Hamidat ne compte plus les déchets déversés chaque soir, des « incivilités » qui occupent les surveillants d’immeubles et agents d’entretien de Tours Habitat – le gestionnaire des logements sociaux, une bonne partie de leur matinée.

En tant que surveillante principale d’immeubles, chaque jour de la semaine, depuis sept ans, Corinne Hamidat fait sa ronde du secteur qui s’étale du boulevard Général de Gaulle à l’allée de Moncontour, derrière la gare, bordé par la Rotonde et l’avenue Grammont. À l’embauche, à 7 h 30, après avoir fait le ménage des deux entrées dont elle est chargée, elle s’assure qu’ « il n’y a pas de danger pour les locataires, pas de bris de glace par terre, je vérifie aussi que les ascenseurs ne sont pas en panne, que les portes de hall se ferment bien ».

En chemin, elle interpelle les autres surveillants ainsi que les agents d’entretien et de maintenance qui officient dans le secteur. Corinne a un rôle pivot, chargée de recueillir les informations et de les retransmettre à Tours Habitat. « Il faut aimer le relationnel pour ce métier », pointe la gardienne. En contact avec les autres professionnels mais aussi les locataires, elle assure les états des lieux d’entrée et de sortie.

Le téléphone vissé sur son oreille, elle est régulièrement appelée pour « des changements d’ampoule, des fuites d’eau, une clé perdue ». La surveillante d’immeubles apprécie ces moments d’échange même si « parfois il faut prendre sur soi quand les gens sont agacés, j’attends qu’ils se calment et on parle après ».

Du haut de sa stature imposante, Corinne adoucit les moeurs. Ayant habité auparavant dix ans le quartier, elle connaît bien ses habitants, surtout les personnes âgées, notamment du boulevard de Gaulle, qui ne quitteraient leur logement pour rien au monde. « J’aide les petites mamies à porter leurs affaires quand je les croise à la sortie des courses. »

Pour le reste, il y a du roulement et pas toujours le temps de faire connaissance. Si Corinne Hamidat possède un bureau de gardienne au 12 allée de Luynes, spacieux mais dépouillé, elle n’y passe pas la majeure partie de son temps. « Je ne tiens pas en place, j’aime être sur le terrain et puis il faut que je marche depuis mon infarctus. »

Ses trois grands enfants lui font d’ailleurs la leçon et lui demandent de se ménager, elle qui a du mal à fermer l’oeil lorsqu’elle est d’astreinte les soirs et week-end, de « peur de ne pas entendre le téléphone sonner et ne pas répondre aux locataires. Le bien-être des locataires, c’est mon souci permanent. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Dans le ventre des Halles : plongée dans un quartier gourmand

Cette semaine, tmv commence son tour des quartiers, racontés par les habitants eux-mêmes et les commerçants. Première étape aux Halles.

Les préjugés ont parfois la vie dure, qu’ils soient positifs ou négatifs. Le ventre de Tours, son marché, ses artisans, ses restaurants. Une image parfois bourgeoise, l’impression d’un quartier bien campé sur ses acquis. TMV a voulu gratter un peu la surface de ce vernis, pour découvrir le quartier des Halles du côté de ses commerçants et de ses habitants.

Première étape de notre tour des quartiers de Tours que nous poursuivrons dans les mois qui viennent. Suivez le guide !


POUR RETROUVER NOTRE DOSSIER SPECIAL QUARTIER DES HALLES, CLIQUEZ ICI ! 

(ou direction notre rubrique « hebdo en PDF » pour télécharger le numéro du 13 octobre 2021)

 

Horoscope WTF du 13 au 19 octobre 2021

Retrouvez votre dose d’astrologie 100 % véritable, 100 % vérité, dans l’horoscope WTF de tmv.

Bélier

Amour

Ne faites plus rien avant le mariage. De toute façon, vous devez m’obéir, c’est moi l’astrologue.

Gloire

Telle l’éolienne, vous brassez du vent. Chuuuut, ça vaut mieux

Beauté

Attention, à venir : méga gueule de bois comme Pinocchio.

Taureau

Amour

Oh oh ! Comme on dit chez les beaufs, « y a bientôt une brioche dans le four ! »

Gloire

Terrible nouvelle pour vous cette semaine : quelqu’un vous offrira le livre « Ce que m’ont dit les Français », écrit par Cyril Hanouna et Christophe Barbier.

Beauté

Vous avez le poil soyeux, on est content pour vous.

Gémeaux

Amour

Ooooh pop pop, y a baleineau sous gravillon entre vous et les Balances !

Gloire

Vous n’avez pas encore compris que les chats contrôleront le monde d’ici peu. C’est ce qui causera votre perte.

Beauté

Arrêtez de toucher tous les orifices qui passent à votre portée.

Cancer

Amour

chaque fois que vous repensez à votre ex, un bébé panda meurt. Pensez-y.

Gloire

Il y a des jours, comme ça, où tout va mal. Alors on lit l’horoscope de tmv. Et c’est encore pire.

Beauté

Votre rire de phacochère en rut en agace plus d’un.

Lion

Amour

Je vous aurais bien dévoilé mes prédictions de ce côté là mais vous ne m’aimez pas, alors ça sert à rien

Gloire

On n’est pas bien là, à se moquer de ces gros nazes de Sagittaires, hein ??

Beauté

Vous avez la carrure d’un pissenlit, mais vous êtes une belle plante.

Vierge

Amour

No zob in job, on a dit.

Gloire

Rien n’y fait, vous avez la réactivité d’un lamantin.

Beauté

Vous participerez au prochain Mondial du fromage à Tours en 2022. Et vous vous fondrez parfaitement dans la masse (et dans l’odeur)

Balance

Amour

Arrêtez de chouiner sur votre vie sentimentale, on dirait Christophe Maé.

Gloire

Vous êtes aussi stressant(e) que ce moment où il ne reste plus qu’une feuille de PQ sur le rouleau.

Beauté

RIP petite dignité partie trop tôt <3

Scorpion

Amour

Vous irez sur Google pour vous renseigner sur la durée de l’orgasme du cochon. Et vous pleurerez à chaudes larmes, déçu(e), en apprenant la nouvelle.

Gloire

Un(e) seul(e) Scorpion vous manque et tout est dépeuplé.

Beauté

Vous êtes tellement canon que même vos pieds sont beaux. (et pourtant, c’est dégueu les panards)

Sagittaire

Amour

Vous êtes comme Cupidon. Toujours à vous mêler de la vie sentimentale des autres et toujours à poil

Gloire

Waouw, sacré rire. On dirait un phoque enrhumé

Beauté

Au final, vous êtes un peu comme un donut. Tout rond, sucré, avec un trou.

Capricorne

Amour

Et si vous arrêtiez de les choisir avec un QI de bulot ?

Gloire

Vous allez être enlevé(e) par des extraterrestres qui feront des expériences très sales sur vous. Je sais, c’est toujours con d’apprendre ça dans un horoscope.

Beauté

On veut pas vous mettre mal à l’aise, mais vous avez un mickey dans la narine droite.

Verseau

Amour

Arrêtez de faire des rêves érotiques avec Jean Castex.

Gloire

La réponse à toutes vos questions existentielles se trouve juste à la ligne en-dessous…

Beauté

… Votre ressemblance avec un pruneau est troublante.

Poissons

Amour

Toujours imité(e), jamais égalé(e) ! (aaaanw)

Gloire

Et si vous faisiez comme l’horloge parlante ? La ramener uniquement quand on vous sonne ?

Beauté

Force est de constater que vous étiez pionnier(e), puisque la mode du monosourcil revient.

Volley : Dans la tempête, le TVB démarre bien

Et c’est une bonne nouvelle pour le sport tourangeau !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la victoire du TVB à Poitiers (1-3), ce week-end, a fait du bien au moral. Il était important à plus d’un titre, ce match. D’abord parce qu’il s’agissait de la première rencontre du championnat et qu’il est toujours préférable de débuter par une victoire. Ensuite, parce que Poitiers-Tours, c’est le grand derby du volley et que ces confrontations ont toujours un goût particulier. Mais, surtout, il y avait le contexte de l’avant-saison, qui trottait lourdement dans les têtes tourangelles.

Sportivement, en effet, le TVB ne se présente pas du tout dans la configuration imaginée par le staff. En quelques jours d’octobre, le club a perdu deux de ses joueurs cadres sur blessure. Ce fut d’abord le réceptionneur-attaquant marocain Zouheir El Graoui, victime d’une blessure au pied, qui devrait être absent des parquets pendant plusieurs semaines. Puis, lors d’un match amical du TVB, c’est l’attaquant brésilien Aboubacar Drame qui s’est effondré au sol, victime d’une rupture totale du tendon d’achille droit. Pour lui, la saison est terminée.

Si pour le premier, un joker a été trouvé, en la personne du Tchèque Kamil Baranek, pour le second, aucun remplacement pérenne n’est annoncé pour le moment. Ce scénario, évidemment, rappelle celui de la saison dernière qui avait si mal débuté et que le club entend par-dessus tout effacer lors de cet exercice.

Annulation du contrat de naming

Mais à ces déboires médicaux qui, fort heureusement, n’ont pas eu de conséquences sportives ce week-end, s’ajoute la déconvenue financière liée à l’annulation du contrat de naming signé avec l’enseigne McDonald’s. Pour le TVB, c’est entre 150 000 et 200 000 € de manque à gagner. Une ligne en moins dans le budget du club qui pourrait avoir des conséquences dans les mois qui viennent si la situation n’est pas rétablie au moment de boucler les budgets.

On le sait, seuls les succès sportifs et la cohésion peuvent permettre de surmonter ces coups du sort. Le TVB a su trouver l’un et l’autre, samedi soir, à Poitiers. Une bonne nouvelle pour le sport tourangeau.

Texte : Matthieu Pays / Photo : archives NR

Les Salons de Choiseul feront leur retour les 27 et 28 janvier 2022

C’est officiel : les Salons de Choiseul signent leur retour ! Rendez-vous en janvier 2022 pour une quarantaine de conférences gratuites autour du thème « Le Végétal ».

Les faits

On les avait bien crus disparus à jamais… Mais non ! Tel le phénix, les Salons de Choiseul renaissent de leurs cendres et reviennent pour une septième édition, les 27 et 28 janvier 2022 au lycée Choiseul. Au programme, quarante-cinq conférences – toutes gratuites – pour comprendre le monde. Ouvertes à tou(te)s, elles tourneront cette année autour du thème « Le Végétal » (avec une fantastique affiche clin d’œil à l’artiste Arcimboldo). Elles réuniront géographes, philosophes, journalistes ou encore professeurs et scientifiques « pour échanger, communiquer et débattre », précisent les organisateurs.

Cette manifestation unique en son genre en France (les conférences sont organisées au sein du lycée, avec l’implication des élèves) sera retransmise pour la première fois sur Youtube, grâce à l’école de cinéma Escat, de Tours Nord.

On ne va évidemment pas trop spoiler la future annonce des conférences, mais le public peut déjà s’attendre à en apprendre plus sur « l’affaire des poisons sous Louis XIV », « la reconnaissance juridique et sociale de la criminalité environnementale », « les mots du vin », ou encore se questionner sur le sujet « les plantes sont-elles sensibles ? ».

Le contexte

En 2018, les Salons de Choiseul avaient fait carton plein avec 7 000 spectateurs et 62 conférences. Aux manettes depuis 2012, Sylvie Mercadal et Stéphane Genêt étaient – à juste titre – épuisés par cette organisation titanesque, malgré leur énergie folle. Un repos bien mérité devait avoir lieu, mais Sylvie Mercadal a obtenu sa mutation, tandis que Stéphane Genêt s’est lancé dans l’écriture d’un roman. Puis la crise du Covid est arrivée, annulant de fait l’édition 2020.

C’est finalement leur collègue, Emmanuel Gagnepain, qui, avec sept autres profs, a repris les rênes avec la bénédiction des fondateurs des Salons. Signant par là le retour de l’événement tant attendu pour 2022.

Aurélien Germain


> lessalonsdechoiseul.com et facebook.com/LesSalonsDeChoiseul

 

Chroniques culture : metal maori, le plein de BD et de comics et Le Temps Machine en livre

Il y a de quoi se mettre sous la dent cette semaine, entre le metal groovy et maori des Néo-Zélandais d’Alien Weaponry, un livre célébrant le Temps Machine, ou encore un comics rugueux et de la BD à tout va.

LE CD

ALIEN WEAPONRY – TANGAROA

Prenez une grosse portion de folkore maori, mélangez à un groove metal typique des années 90, ajoutez une pincée de textes traitant d’écologie ou des ravages du colonialisme : et hop, vous voilà avec la mixture signée Alien Weaponry. Sur ce nouvel album Tangaroa, le trio néo-zélandais garde le créneau qu’il occupe (tout seul) et prouve encore son savoir-faire malgré son jeune âge (les loustics n’ont même pas 20 ans !).

Ça tape sévère sur les fûts, les riffs sont simplissimes mais efficaces et puissants. Le chant maori couplé à la démarche artistique finit de faire d’Alien Weaponry un groupe sur qui il faudra compter ces prochaines années.
Aurélien Germain


LA SELECTION BD

Dans « L’Art de Mézières » (éditions Dargaud), ce ne sont pas moins de 240 pages qui sont consacrées à l’auteur de Valerian. Car derrière sa série, pionnière de la SF en France, se cache un des auteurs les plus attachants du 9e Art. Il suffit de se laisser immerger, page après page, dans son univers foisonnant pour découvrir une œuvre d’une richesse insoupçonnée. À travers inédits, croquis, dessins et un entretien passionnant, Jean-Claude Mézières se dévoile comme jamais.

Avec le tome 11 des « Petits Mythos » (Bamboo), le Tourangeau Philippe Larbier et son scénariste Christophe Cazenove régalent une fois de plus en nous entraînant dans une contre-visite de la mythologie grecque pleine d’humour. Fin de la trilogie pour « Le Dernier Atlas » (Dupuis), superbe conclusion à cette série humaniste, écolo et humaine qui fera date.

Avec « Tananarive » (Glénat), le duo Vallée/Eacersall brille via cette histoire de vieillards fantasque et délirante. On finira avec le magnifique « L’Or du temps » (Maghen), où le dessin flamboyant d’Oriol et le scénario malin de Rodolphe nous entraînent dans le Paris fantastique des années 1900.
Hervé Bourit


LE COMICS

RECKLESS

Ed Brubaker et Sean Philipps dégainent du sale avec le tome 1 de Reckless (éditions Delcourt Comics). Ici, c’est un polar poisseux, poussiéreux, qui s’offre au lecteur. L’ambiance sexe, sang et drogue imprègne les 144 pages qui suivent Ethan Reckless, ancien étudiant, dont le job est de « régler les problèmes » à condition d’y mettre le prix. Personnages âpres, flambées de violence : Reckless est un comics rugueux, avec du caractère, et à ne pas mettre entre toutes les mains.
A. G.


LES LIVRES

CLARA YSÉ – MISE À FEU

Encensée lors de sa magnifique prestation cet été aux Francofolies de la Rochelle, la chanteuse Clara Ysé dévoile ici tout son talent d’auteur avec ce premier roman, « Mise à feu » (éditions Grasset). Ce conte cruel de la jeunesse, rempli de rites d’initiation d’une rare poésie, se déploie dans un univers d’une puissance d’évocation phénoménale. On se laisse porter par la force romanesque de cet ouvrage lumineux.
H. B.


LE TEMPS MACHINE EN LIVRE !

Un livre qui retracerait les mille et une vies du Temps Machine ? La salle jocondienne l’a fait ! Pour fêter ses 10 ans comme il se doit, voilà « La Petite histoire du Temps Machine », un ouvrage limité à 500 exemplaires qui vient de sortir. Rédigé et dirigé par Adrien Durand, il « offre la photographie d’une époque » et aborde l’histoire de la salle, sa vision, mais propose aussi des chroniques de disques qui ont marqué la vie du Temps Machine. Carte blanche est également laissée à Terreur Graphique pour nourrir la bête. À dévorer fissa !
A. G

Foot : Omar da Fonseca au secours du Tours FC

Le joueur argentin va s’impliquer dans le projet de reprise, en devenant l’actionnaire principal de la future Société Coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui portera le projet. 

Omar da Fonseca est déjà venu plus d’une fois au secours du club tourangeau mais jusqu’alors, il l’avait toujours fait sur le terrain, par un des coups de patte légendaires dont il avait le secret. La star argentine a, en effet, fait les beaux jours du Tours FC (qui s’appelait FCT à l’époque) quand celui-ci évoluait dans l’élite, au début des années 80.

On a appris en fin de semaine dernière que le joueur argentin, devenu consultant sur BeIN Sport, a décidé de s’impliquer dans le projet de reprise, en devenant l’actionnaire principal de la future Société Coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui portera le projet.

Depuis l’été, et après plusieurs années compliquées financièrement et sur le plan organisationnel, le TFC est placé en redressement judiciaire. Il a été plusieurs fois relégué administrativement, pour se retrouver aujourd’hui en Régional 1, un niveau objectivement indigne de son statut. L’actuel propriétaire du club, Jean-Marc Ettori, a clairement indiqué qu’il n’avait plus l’intention de poursuivre l’aventure.

« C’est hyper-valorisant pour nous »

Le Président délégué du club, Guillaume Barré a déposé le projet de reprise devant le tribunal de commerce mercredi dernier. Il a indiqué que la présence d’Omar da Fonseca dans le projet était une grande nouvelle pour le club. « C’est quelqu’un de charismatique, qui a une notoriété sur le plan national, mais aussi une vraie expérience et une connaissance du football, de ses réseaux, qui sont très importantes pour notre projet. Il va nous apporter tout cela. Il a le potentiel pour amener les projecteurs sur le club, de manière positive. C’est hyper-valorisant pour nous. »

La période d’observation du club s’achève le 25 novembre. À cette date, le tribunal pourra décider de la prolonger de six mois supplémentaires ou acter la reprise par la SCIC. Pour la première fois depuis bien longtemps, la lumière semble apparaître au bout du long tunnel du foot tourangeau.

M. P. / Photo : archives NR

Cancer : l’art-thérapie au service des patient(e)s

#OctobreRose Hypnose, sophrologie, activité physique, mais aussi art-thérapie : les soins prodigués aux patientes souffrant d’un cancer du sein à Tours sont nombreux. Car la guérison se joue au-delà des seules chimios et séances de rayons.

C’est sur un chariot qu’Elodie Larsonneur balade son attirail. Des crayons de couleur, des pinceaux, des palettes, des carnets de croquis, des feutres, et tout un tas de livres. Depuis dix-sept ans, l’art-thérapeute rencontre à l’hôpital Bretonneau les patients. Depuis plusieurs années, c’est en oncologie et hématologie qu’elle fait rouler son matériel d’une chambre à l’autre.

Souvent méconnue, l’art-thérapie fait en effet partie des soins proposés aux patients. C’est sur indication médicale que l’art-thérapeute ira donc à la rencontre d’un ou d’une patiente. « L’art-thérapie est proposée comme soin de support en oncologie, comme d’autres soins que sont la psychologie, l’hypnose, la diététique ou la kinésithérapie », explique élodie Larsonneur.

Pour les malades du cancer, passer par l’art peut être salvateur : « Certains vont arriver à exprimer l’indicible du bouleversement qu’ils traversent ». Et pas besoin d’être un artiste-né ! Tous les livres qui peuplent les étagères de ce chariot coloré sont aussi là pour montrer que l’art peut prendre mille et une formes. Et lorsqu’ils sont alités et voient venir à eux un atelier portatif, les patients laissent finalement tomber leurs barrières habituelles.

Dessin, musique, créativité

Sur le mode du « et finalement pourquoi pas », ils s’expriment par le dessin, ou la musique si cela leur convient mieux. « Les patients retrouvent leur enfant intérieur, ils n’ont plus rien à perdre et prennent plaisir à ces activités, ils découvrent leur créativité, cela stimule leur confiance en eux. Ils sont dans un état de mieux-être qui peut faire oublier la souffrance du quotidien et par exemple faire passer le temps de la chimio », décrit la thérapeute.

Il n’est d’ailleurs pas rare que l’œuvre d’art toute fraîchement créée soit accrochée sur le tableau blanc de la chambre. Elle servira alors de point de départ pour une conversation avec les soignants, qui trouvent ainsi une nouvelle porte d’entrée dans la relation au patient. Si la musique adoucit les mœurs, l’art apaise donc les douleurs…

Texte : Maud Martinez / Photo : Elodie Larsonneur

Pokawa : manger son « poké » hawaïen rue de Bordeaux

Les restaurants servant des « pokés », ce plat typique de la street food hawaïenne, poussent comme des champignons à Tours. Petit tour rue de Bordeaux pour tester Pokawa.

La vague hawaïenne des poke bowls continue de déferler sur Tours ! Pour rappel à celles et ceux qui ne suivent pas au fond de la classe, le « poké », c’est ce fameux plat traditionnel hawaïen (le mot signifie « couper » ou « morceau »), sain et nourrissant ; de la street food healthy avec un bol de riz et la dose de bonnes choses et de nutriments.

Notre ville n’a pas échappé à cette mode, on compte déjà un bon nombre d’enseignes de ce type. Pokawa, lui, s’est installé rue de Bordeaux en mai dernier. Une franchise créée par deux Parisiens, Maxime Buhler et Samuel Carré, en 2017, suite à un voyage au Pérou et qui compte désormais plus de 40 établissements partout en France.

C’est donc parti pour un petit tour à deux pas de la gare. L’intérieur est mignon comme tout. Tout boisé et, au-dessus des tables, de grandes feuilles de palmier. Ambiance cocooning et zen garantie. Pour commander, c’est aux bornes automatiques que ça se passe et uniquement aux bornes. Original, même si certain(e)s pourront se sentir déstabilisés. On navigue dans le menu interactif, on choisit à emporter ou sur place, on opte pour les « poké » signatures ou à composer soi-même.

Pour nous, ce sera un bowl avec riz vinaigré, poulet teriyaki, mangue, avocat, graines de sésame, radis, concombre et edamame. Autant dire que même sur une portion dite « small » (pas si small que ça), il y a de quoi se remplir le ventre. Les quantités sont généreuses (pour 9,90 €, ça nous convient), les produits bons (un poulet bien tendre), et le plat est joli et coloré. Et, surtout, c’est sain.

Les formules permettent également de choisir sa boisson. Certaines classiques et d’autres moins. On a ainsi dégotté une « Poka Beer » fruitée et florale, ou encore une eau pétillante… au CBD ! Quant à la petite sucette en forme de coeur glissée avec notre commande, ça nous a donné envie d’y retourner dire un petit « aloha ».
Aurélien Germain


> Pokawa, au 3 rue de Bordeaux à Tours. Possibilité de manger sur place ou à emporter. Commandes également possibles sur le site internet ou via Ubereats et Deliveroo. Ouvert du lundi au dimanche, de 11 h 30 à 19 h. Contact : pokawa.com ou @pokawaworld sur Instagram

> L’addition : Notre poké signature affichait 9,90 €. Comptez entre 9,90 et 12,90 € pour un poké et de 12,90 € à 14,90 € pour une formule. 

Horoscope WTF du 6 au 12 octobre 2021

Il y a des jours, comme ça, où tout va mal. Alors on lit l’horoscope de tmv. Et c’est encore pire.

.

Bélier

Amour

Au lieu de collectionner
les râteaux, roulez plutôt des pelles.

Gloire

Comme disait ma mère,
« quand on n’a pas de cerveau, il
faut avoir des jambes ». Voilà débrouillez-
vous avec ça, j’ai autre
chose à faire.

Beauté

Non, pas cette semaine.

Taureau

Amour

Avec vous sous la couette, c’est
« Fast & Furious » (tous les épisodes)

Gloire

Ah là, c’est plutôt Les Bronzés
(version Jean-Claude Dusse)

Beauté

Oh bah là, c’est plutôt Shrek
ou les Dents de la mer.

Gémeaux

Amour

Qui se ressemble s’assemble.
Mais parfois, il y a des exceptions…
CLIN D’OEIL CLIN D’OEIL !

Gloire

Et si vous arrêtiez d’aller voir
des gens tout nus sur Internet ? Ça vous
éviterait tous ces virus sur l’ordi.

Beauté

Alors oui, mais seulement les
semaines impaires.

Cancer

Amour

« Fais coooommeuh l’oiseauuu,
ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseauuuu
» (mais Michel Fugain vous a
pas dit que ça s’écrase contre un poteau,
l’oiseau)

Gloire

Arrêtez de mordre le facteur.
Achetez-vous un chien.

Beauté

Pour un(e) Cancer, vous êtes
plutôt pas mal. C’est louche.

Lion

Amour

Un(e) de perdu(e)… bah un(e)
de perdu(e). Arrêtez de vous rassurer
avec des proverbes stupides.

Gloire

Soyez fier(e) de votre parcours !
Si vous en êtes là aujourd’hui, c’est parce
que vous avez triché au bac.

Beauté

Même avec un slip kangourou,
vous restez sexy. Vive vous.

Vierge

Amour

Entre Cyril Hanouna mixé
à Carla Bruni et Eric Zemmour croisé
avec Jennifer Lopez, qui choisiriez-vous
pour une nuit ?

Gloire

(le fait même que vous ayez tenté
de répondre à cette question prouve
que vous êtes taré(e))

Beauté

cf. horoscope des Sagittaires.
Pour vous, c’est la même.

Balance

Amour

Votre vie amoureuse du moment
est comme un zombie : tout pourri.

Gloire

Quelque chose de DINGUE va
vous arriver samedi, 15 h, place Jean-Jaurès.
(que de suspense)

Beauté

Euh. Cette tenue vestimentaire,
c’est vraiment voulu ?

Scorpion

Amour

Une sombre étude lituanienne
prouve que le réchauffement climatique
est dû à la libido brûlante des Scorpions.

Gloire

Les astres sont formels, ils
ont parlé : tout le monde s’en fout des
Scorpions.

Beauté

Pour finir ces prédictions,
rappelez-vous que Scorpion rime avec
George Tron. Déduisez-en ce que vous
voulez, nous ça nous fait flipper.

Sagittaire

Amour

Appuyez sur la pédale de frein
côté cochonneries ; vous n’avez bientôt
plus d’essence.

Gloire

Tel l’unijambiste, vous allez
vous lever du mauvais pied cette semaine.

Beauté

Le nombril sale.

Capricorne

Amour

D’amour il n’y a point. Le
Capricorne se suffit à lui-même. Vous
êtes trop parfait(e) pour le petit peuple.

Gloire

Réincarnez-vous en moule.
C’est cool une moule, ça embête personne,
ça prend le soleil tranquilou une
moule.

Beauté

En changeant 7 lettres à
« Capricorne », on obtient « panaris
au pied ». Flippant, non ?

Verseau

Amour

L’amour de votre vie se trouve
sur 3615 Ulla. U-l-l-a. (oui, vous êtes un
vieux machin de 150 ans d’âge)

Gloire

Jésus vous aime. (et c’est le seul)

Beauté

N’écoutez pas les haters :
continuez à vous balader en slip chez
vous comme vous aimez tant.

Poissons

Amour

Si ça peut vous rassurer, votre
ex ressemble au plan Tinder de Gollum.

Gloire

Waouuuuw, votre vie professionnelle
est aussi passionnante qu’un
épisode version longue de Derrick.

Beauté

Vous illuminez la journée des
gens. (mais c’est seulement parce que
votre front est tout luisant, beeeh)

Vrac, local et bio, le pari d’Anne-Gwénolée Tu et de son épicerie « Sur la branche »

#VisMaVille Anne-Gwénolée Tu est gérante de l’épicerie locale et sans emballage, Sur la Branche, à Tours. Investie dans le zéro-déchet, elle se bat pour participer à une économie plus vertueuse.

Place de la Victoire, ce mercredi après-midi, le magasin ne désemplit pas. Familles, étudiants, retraités… tous passent faire leurs provisions et prendre des nouvelles. « Vous ne fermez pas, rassurez- moi ? » Car Anne-Gwénolée Tu, la gérante et fondatrice de Sur la Branche depuis 2017, traverse une mauvaise passe financière et vient d’en informer ses clients par mail (lire ci-dessous).

L’épicerie locale de quartier prend plus que jamais tout son sens. « Nous étions les premiers à Tours à allier vrac, produits locaux et bio, assure Anne-Gwénolée Tu. Nous sommes investis dans un réseau d’associations zéro déchet, nous aimons conseiller nos clients dans leurs démarches, leur donner des recettes, des astuces et les orienter vers les bonnes personnes. L’idée est d’avoir affaire à des hommes, loin de l’industrie agro-alimentaire. »

Bref plus qu’une épicerie, Anne- Gwénolée participe à la promotion du zéro-déchet et d’une alimentation de qualité au sein des réseaux tourangeaux. Ici les clients amènent leurs bocaux et emballages, ce qui permet de choisir la quantité. Dans le magasin, s’affichent les portraits d’une quarantaine de producteurs locaux, du maraîcher de Saint- Pierre-des-Corps aux huileries de Touraine. « Ce n’est pas juste vendre des pois chiches et des pommes de terre mon métier, je suis allée sur leurs exploitations, on partage une démarche. »

Le déclic s’est produit très jeune. Végétarienne à 18 ans, elle parcourt le monde en faisant du woofing et plonge dans ses intérêts : la nature et l’alimentation. Notamment grâce à son colocataire qui était brasseur. Alors installée en région parisienne, elle évoluait dans le milieu de la librairie de luxe. « Je suis passée de la vente de livres qui coûtait des milliers d’euros à des légumes », sourit la pétillante brunette, aujourd’hui 37 ans.

Un milieu dont il lui est resté la rigueur du travail et le goût de la qualité. Elle monte alors une section de la Ruche qui dit oui dans la brasserie de son ami. Elle découvre aussi Tours et tombe amoureuse de la ville. En 2017 la voilà lancée dans l’aventure Sur la Branche.

« Je voulais une épicerie du quotidien. Il est difficile de ne faire que du local et du bio, mais j’essaie que les produits viennent le plus près possible. 95 % de nos produits sont quand même bio avec des valeurs éthiques. » Ce qui n’est pas bio n’en est pas moins respectueux de l’environnement et local comme le garum du pêcheur Thierry Bouvet. Singularité, l’épicerie propose aussi des casiers de poissons frais deux fois par semaine, grâce au réseau Poiscaille, qu’il suffit de choisir sur internet. Et les paniers bio sont sans engagement.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


Épicerie bio en difficulté

Depuis la crise du Covid, la fréquentation de l’épicerie n’a cessé de décroître. « Nous étions à 1 600 clients par mois avant le Covid, nous sommes à présent à 1 000 clients par mois, cela s’est surtout creusé depuis le printemps dernier. Notre seuil de rentabilité n’est plus atteint », alerte Anne-Gwénolée Tu, la gérante de Sur la Branche. Résultat : – 30 % de chiffre d’affaires. « Si les clients ne reviennent pas et surtout durablement, nous ne pourrons pas continuer. » Elle signale d’autres cas similaires de boutiques indépendantes en difficulté. Le tout récent drive du bons sens à Chambray-lès-Tours vient de fermer ses portes.

> Sur la branche, 2 place de la Victoire, à Tours.

Octobre Rose : face au cancer, l’activité sportive reste essentielle

Octobre Rose est souvent l’occasion de randonnées. Rien d’étonnant à cela : les bienfaits de l’activité physique sont prouvés pour ces malades qui retissent alors un lien avec leur corps… et avec les autres. Les Cher Dames de Loire pagaient par exemple tous les samedis. Pour se prouver qu’il y a une vie après la maladie, et pour s’amuser !

« Ne pas rester entre le lit et le canapé ». L’expression revient aussi bien dans la bouche de Jean-Christophe Bonnin, kinésithérapeute et président de l’association Rose & Blu, que dans les paroles de Pascale Foussard, cofondatrice des Cher Dames de Loire. Pour le professionnel de santé comme pour l’ancienne malade du cancer du sein, l’activité sportive est essentielle dans la vie des patientes, qu’elles soient en cours de traitement, en convalescence ou en rémission.

« On encaisse mieux quand on est un peu actif », raconte Marion, 39 ans aujourd’hui, dont le diagnostic de cancer du sein avait été posé il y a deux ans. A l’époque, la jeune femme se rapproche des services de la Ville de Tours pour participer aux A.P.A, activités physiques adaptées. Pascale avait fait la même démarche un peu plus tôt : « J’ai fait du sport presque tous les jours, ne serait-ce qu’un peu de marche pour aller chercher le pain. Et puis j’ai testé la danse, le Pilates, la gym, le golf, j’ai découvert de nouvelles activités » raconte-t-elle.

 » C’est le fait de bouger qui va effacer cette sensation d’asthénie »

L’accès aux A.P.A est conditionné par un avis médical, et une rencontre avec un éducateur-référent pour cibler les sports qui pourront convenir. « La régularité de la pratique est essentielle, pendant le traitement ou la convalescence », explique Richard Alloncle, référent sport-santé et handicap pour la municipalité.

Depuis le début des années 2010, il est en effet démontré que si la maladie épuise, elle est aussi plus facilement vaincue quand la patiente pratique une activité régulière. Jean-Christophe Bonnin, le kiné, précise : « Paradoxalement, pour gommer l’état de fatigue que ressent le malade, se reposer ne fonctionne pas. C’est le fait de bouger, de s’activer même si on n’en a pas envie, qui va effacer cette sensation d’asthénie. On affronte alors mieux les traitements, et la spirale s’inverse ».

Pascale a par exemple vécu ce retour au sport durant sa maladie comme un défi : avant chaque séance de chimio, faire un peu d’exercice, pour arriver en forme, et repartir moins fatiguée. Puis recommencer. Éviter ainsi la fonte des muscles, prendre moins de médicaments… mais pas seulement. Bien dans son corps… bien dans sa tête Le slogan paraît éculé, mais il prend tout son sens pour les malades du cancer du sein. « J’ai fait de la gym, de l’aquagym, de la marche nordique avec la ville de Tours. Cela me permettait de sortir de chez moi, d’avoir un élément positif à mettre dans mon agenda, et de voir du monde », raconte Marion.

« Le sport, une bouée de sauvetage »

« Le sport, c’était une bouée de sauvetage, une bouffée d’oxygène psychologiquement, ajoute Pascale. On rencontre du monde, on se comprend sans se parler, on n’a pas peur du regard des autres ». Depuis un an, la nouvelle bouée de sauvetage de Marion, ce sont les Cher Dames de Loire, association créée par Pascale et quelques autres. À la façon de vikings affrontant les éléments au rythme du tambour, les adhérentes pagaient.

« Après mes traitements, j’étais très mal en point physiquement et psychologiquement. Tout à coup vous ne voyez plus les blouses blanches, et en même temps vous sortez d’une machine à laver, essorée par les chimios, l’opération, les rayons… J’ai découvert l’association. Pour ma première séance, je n’ai même pas pu finir l’échauffement, j’ai pleuré d’épuisement. Et les regards, les sourires, les étreintes, les paroles des filles m’ont permis de surmonter tout cela ».

Solidarité

En plus de regagner la mobilité de son épaule suite à son opération du sein et d’éviter ainsi les séances de kiné, Marion a pu compter sur les Cher Dames de Loire pour reprendre son corps en main : « Je suis à nouveau en accord avec ce corps qui m’avait trahi en laissant entrer la maladie ». Ana, retraitée diagnostiquée et traitée il y a 8 ans, a rejoint l’équipe il y a tout juste un mois. Attirée par la solidarité entre les membres, elle trouve dans la navigation l’exercice utile pour son problème de lymphome au bras, et une occasion « de ne plus penser au mal, et de prouver qu’on peut faire encore plein de choses malgré ce qui nous est arrivé ».

C’est fort de ces retours d’expérience que les associations comme Cher Dames de Loire, Cancen, Rose and Blu, la Ligue, IETO, et les professionnels de santé tourangeaux unissent donc leurs efforts pour intégrer l’activité physique au suivi des patientes. Et pour elles, voici un prochain défi à relever : le week-end Rose and Blu en juin 2022, qui réunira 200 participants pour des épreuves variées et un seul objectif, profiter de la vie !

Texte : Maud Martinez / Photo : Les Cher Dames de Loire

Critique ciné : « Fatima », de Marco Pontecorvo, ne fait pas de miracle

Le film de Marco Pontecorvo, dans lequel trois jeunes bergers affirment avoir vu la Vierge Marie, sort en salles ce mercredi 6 octobre.

1917, à Fatima, Portugal. Une jeune bergère et ses deux cousins assurent avoir vu la Vierge Marie. Leurs révélations vont toucher les croyants, mais attirer la colère des représentants de l’Église et du gouvernement qui vont alors obliger les trois enfants à se rétracter… tandis que la rumeur de l’apparition se propage dans le pays.

Signé Marco Pontecorvo (fils de l’immense Gillo Montecorvo), Fatima possède un angle de départ plutôt intéressant. Le cinéaste a refusé le premier scénario, « très dogmatique et strictement religieux », le réécrivant pour en proposer une version multi-angles. Pontecorvo n’hésite donc pas, pour parler à une audience plus large, à travailler sur la possibilité du doute et du scepticisme.

Mais cela ne suffit malheureusement pas à sauver Fatima, (trop) long-métrage qui a bien du mal à tenir la route sur ses quasi deux heures ; un étirement inutile pour une « intrigue » si maigrelette. Difficile, également, de ne pas piquer du nez face à ces dialogues sans-fin.

Enlaidi par une photographie jaunâtre et une patine visuelle tristounette au possible, ringardisé par un récit tourné en anglais (alors que l’histoire se passe au début du XXe siècle dans un village pauvre portugais), torpillé par ses flash-back, le film de Pontecorvo s’enlise et provoque un ennui poli. Le miracle n’aura en tout cas pas lieu au cinéma.
Aurélien Germain


> FATIMA 1,5/5. Drame de Marco Pontecorvo. Durée : 1 h 53. Avec Sônia Braga, Harvey Keitel, Joana Ribeiro…

Cantines à Tours : un menu végétarien sera proposé aux élèves

La Ville de Tours proposera des repas végétariens en option dans les cantines de trois écoles après la Toussaint. Une mesure destinée à être étendue en septembre 2022.

Les faits

La Ville de Tours va proposer, au retour des vacances de la Toussaint, des repas végétariens dans trois écoles tourangelles. Elle souhaite ensuite étendre la mesure à toutes les cantines municipales dès la rentrée en septembre 2022. Les trois établissements qui essayeront cette alternative « végé » sont l’école Ferdinand Buisson-Molière et les écoles élémentaires Diderot et Ernest Pérochon. Un test grandeur nature pour voir comment déployer parfaitement ce dispositif à l’ensemble du parc scolaire d’ici quelques mois.

Il est évident que les enfants qui veulent continuer à manger de la viande ou du poisson pourront toujours le faire. L’équipe municipale a simplement précisé qu’ils auront aussi la possibilité de composer un menu végétarien si besoin.

Le contexte

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Denis (qui n’a d’ailleurs pas manqué de le préciser sur son compte Facebook, en partageant l’info). Mais c’est aussi l’une des mesures du Plan alimentation de la Ville. Lors du dernier conseil municipal, l’adjointe à l’alimentation Alice Wanneroy a indiqué que 8 000 repas étaient servis quotidiennement dans les écoles et que l’objectif était d’avoir « une cantine du bien manger, une cantine zéro déchet, une cantine faite ensemble ».

 

Les enjeux

Le but, pour la municipalité, est de diversifier les repas servis quotidiennement aux enfants, et de les améliorer. Un des objectifs du Plan alimentation est aussi de servir 100 % de fruits et légumes bio et locaux en 2025 (sauf les fruits exotiques), ainsi que 50 % de viande locale (au moins) en 2024. Chaque année, la Ville dépense 3,2 millions d’euros pour les achats alimentaires.

Il est également à noter que Tours souhaiterait réduire le volume de déchets. Par exemple, en arrêtant d’utiliser des barquettes jetables en plastique ou en aluminium.

Quant à la nouvelle cuisine centrale, point majeur du Plan alimentation, elle est censée être opérationnelle d’ici la fin de l’année 2024.

Aurélien Germain

A Tours, Isabelle Dimier-Poisson développe un vaccin nasal contre le Covid

Isabelle Dimier-Poisson est enseignante-chercheuse à l’Université de Tours. Des recherches menées depuis vingt ans qui l’amènent aujourd’hui à développer un vaccin nasal contre le Covid-19.

Elle n’en revient toujours pas du tournant pris par sa carrière depuis la médiatisation récente de sa découverte : un vaccin nasal contre le Covid-19 qui empêcherait également sa transmission. Isabelle Dimier-Poisson semble à la fois heureuse et « fière pour son équipe et ses étudiants » mais aussi surprise et un peu gênée de tirer la couverture.

Celle qui a commencé son parcours il y a vingt ans à l’Université de Tours, spécialisée dans l’immunité des muqueuses, dirige une équipe de recherche BioMAP (BioMédicaments AntiParasitaires) labellisée Inrae, à la faculté de pharmacie, sur le site Grandmont. Elle voit aujourd’hui porter les fruits de ses recherches, ce qui l’enchante.

« Pour un chercheur, il y a généralement de la frustration. Vous avez souvent des résultats, vous les publiez dans des revues prestigieuses, vous pouvez obtenir des brevets, mais il reste la frustration de ne pas aller plus loin et de mettre en place le développement, surtout pour des recherches appliquées comme la nôtre. »

Isabelle Dimier-Poisson a commencé par mettre au point un vaccin nasal pour les animaux, utilisé depuis quatre ans dans une dizaine de zoos en France. Aucune mortalité parmi les animaux vaccinés n’a été constatée à ce jour. « Sur cette base, nous sommes partis sur le Sars Covid- 19, en répondant à un appel à projets. La conception est la même mais on est repartis de zéro pour l’étudier. »

Avec son équipe d’une dizaine de chercheurs travaillant sur le projet, elle a ainsi conçu un candidat-vaccin nasal unique à base de protéines. Les fonds sont levés, notamment grâce à une entreprise locale, Recipharm. Isabelle Dimier-Poisson insiste sur ce point. « Notre vaccin sera 100 % français. »

Pour elle, il n’arrive pas trop tard. Au contraire. « Le vaccin fonctionnera comme un rappel annuel et il a une logistique simple d’utilisation, facilement conservable. Et surtout, il ambitionne d’être utilisé par tous dont les pays émergents. »

Depuis sa découverte qui attend d’être validée, Isabelle Dimier-Poisson mène une vie intense. Elle n’en oublie pas moins l’autre facette de son métier : l’enseignement. « J’adore enseigner, les relations avec nos étudiants sont fortes, régulières, ils nous remettent en place, en fait ce sont eux les futurs chercheurs ! ».

Gaie, souriante et accessible, Isabelle Dimier-Poisson se révèle une chef d’équipe inspirante et motivante. Avec toujours « l’envie d’aller plus loin ». Une nouvelle mission de sa vie de chercheuse s’ouvre à elle : codirigeante d’une start-up chargée de lever des fonds pour la future commercialisation de son vaccin.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

(mise à jour) Doni Doni, le festival inter-associatif et solidaire se déroulera finalement au Temps Machine

Doni doni, c’est le nouvel événement solidaire, inter-associatif et festif qui se tiendra à Tours cette semaine.

[MISE A JOUR 1/10 à 16 h 38]

Les organisateurs viennent d’annoncer l’annulation du Doni Doni Festival en plein air à la Gloriette, en raison des prévisions météo (rafales de vent violent et pluie) et du nombre de préventes pour un tel événement dehors. 

Une solution de repli a été trouvée : le Doni Doni Festival aura lieu au Temps Machine, même heure, même date, même programmation ! 


[Article initialement paru]

De la musique ? De la solidarité ? De la fête ? Et si on mélangeait tout ça ? C’est en tout cas ce que va proposer le Doni Doni Festival qui se tiendra à Tours, le 2 octobre.

« On était vraiment hyper frustrés de ne pas pouvoir organiser notre festival Quartier Libre l’an dernier avec la pandémie, retrace Marie Petit, en charge de la communication. Après avoir cogité et répondu à un appel à projets, on a décidé de s’unir avec l’association Les Halles de Rabelais et l’AGET pour porter ensemble ce nouveau festival, Doni Doni. »

La première lutte contre la précarité étudiante et la seconde aide les jeunes étudiants guinéens à s’intégrer à leur arrivée à Tours. Une co-production, donc, dans un principe de solidarité. « On s’est associés, car on a constaté à quel point la crise sanitaire avait beaucoup impacté les étudiants. »

Cet esprit se traduira aussi par des tables rondes et des ateliers post-confinement sur la condition étudiante et l’impact sur les liens sociaux. Une préoccupation au centre de la réflexion des organisateurs. Pour le reste, ça va être musique à tous les étages !

Une transatlantique musicale

« On a fait une grosse transatlantique musicale », image Marie Petit. Au menu ? Un voyage créole, nord-africain, avec un peu d’influences cumbia et jamaïcaines. Sont programmés David Walters, RofoRofo Jazz, Skarra Mucci, Taxi Kebab, Baja Frequencia, Deliii & Koro, sans oublier la fanfare de la Vaginale pour les interplateaux.

Mais au fait, ça veut dire quoi « doni doni » ? Marie Petit s’en amuse : « Cela signifie “doucement doucement’’ en dialecte africain, le dioula. Pour symboliser la reprise progressive du spectacle vivant. » Et que la culture redevienne, enfin, accessible.

Texte : Aurélien Germain / Photo : Facebook Quartier Libre Festival


> Doni Doni Festival, le 2 octobre. De 16 h à 2 h. Tarifs : 10 € (préventes), 12 € (réduit), 15 € (plein). Pass sanitaire. Infos : donidonifestival.com ou facebook.com/Quartierlibrefestival

 

Elle propose des prothèses capillaires aux personnes atteintes de cancer

Nathalie Combes a lancé son entreprise « A Votre Image », spécialisée dans la vente à domicile de perruques médicales et de prothèses capillaires, afin d’aider les personnes atteintes de cancer à se reconstruire.

Nathalie Combes ne coupe pas les cheveux en quatre, au contraire : elle en habille les têtes des malades du cancer. Elle-même passée par les services d’oncologie, elle a aussi accompagné sa fille dans le parcours vers la boule à zéro. Une expérience intime qu’elle met aujourd’hui au service des personnes ayant besoin de prothèses capillaires, en se déplaçant à domicile avec son entreprise À Votre Image.

Qu’est-ce que ces « perruques » ont de spécial ?

Parler de « perruque » peut faire penser à un costume, alors que ce n’est pas du tout le cas. Ce sont des produits de qualité, qui vont s’adapter à la personne. Nous faisons des essais quand la personne malade a encore des cheveux. Et lorsque cette personne le décide, je reviens pour lui raser les cheveux pour que les parties antidérapantes de la prothèse adhèrent bien, et on ajuste le bonnet de cette prothèse à la personne, pour que celle-ci soit à l’aise et ne risque jamais de perdre cette prothèse.

Ce sont des éléments qui coûtent cher ?

La sécurité sociale prend en charge jusqu’à 350 € pour une prothèse et un accessoire textile. Certaines prothèses peuvent coûter jusqu’à 500 € ou plus, notamment si elles sont montées à la main, ou si elles sont faites de cheveux naturels. C’est pour cela que j’ai préféré opter pour du synthétique de très grande qualité, avec une trentaine de possibilités, y compris des cheveux très longs, jusqu’à la taille. Mon but, c’est qu’il y ait un reste à charge zéro pour mes clientes. Je ne suis pas là pour vendre et faire du chiffre, mais pour conseiller et accompagner !

> Plus d’informations sur Facebook A votre image et au 06 66 49 69 78.

 

Resto : on prend le large en testant L’Appart Côté Mer

Attention, voilà un joli poisson qu’on a pris dans nos filets des bons plans de restaurants à Tours ! L’Appart côté mer – son petit nom – est le frère de L’Appart Flexitarien, rue Colbert, les deux établissements ayant le même propriétaire.

Ce jeudi, on était plutôt poisson, alors on a décidé d’aller faire nos gourmands à la version maritime. Direction la rue du Grand Marché pour goûter la cuisine de L’Appart côté mer. Ici, on préfère les producteurs locaux, les vins bios et « les poissons au gré des marées issus d’une pêche responsable ».

Aujourd’hui, il y a le choix entre la formule du midi (18 € pour la totale) ou à la carte. Celle-ci propose notamment un houmous de haricots coco, pickles de salicorne et raifort, ou encore un églefin chimichurri et betteraves. Ça, c’est pour vous faire saliver.

De la crème d’épinard jusqu’au merlu aux herbes

Quant à nous, on se lance dans le trio entrée- plat-dessert du midi. Le prix nous semble plus que correct et, une fois le repas englouti, force est de constater que le rapport qualité-prix est excellent ! Pour commencer, la crème d’épinard : c’est tout doux en bouche ; avec la petite touche de Sainte-maure-de- Touraine en plus, c’est parfait. Le service est rapide et efficace.

Pour preuve, voilà qu’arrive déjà le plat principal. Et là, on a adoré. C’est un merlu aux herbes plein de saveur, justement assaisonné qui chatouille notre palais. Le poisson repose sur un lit de légumes croquants. Une sauce revenue aux herbes avec de la crème complète le tout. C’est une cuisine raffinée et délicate, avec une attention particulière portée à la cuisson.

L’heure du dessert arrive. Pas de gâteau au chocolat aujourd’hui, mais un remplaçant de choix : un carrot cake qui finit de nous convaincre avec son moelleux et son côté épais loin d’être bourratif. Mission accomplie pour L’Appart côté mer qui nous a fait prendre le large comme il fallait. Prochaine étape : tester le petit frère flexitarien, pour rester sur terre.

Aurélien Germain


> L’Appart Côté Mer, 47 rue du Grand Marché à Tours. Contact : 02 47 75 15 88 ou par mail cote-mer@ lappartrestaurant.fr Sur Facebook : @lappartcotemer Horaires Ouvert du mardi au samedi, 12 h – 13 h 30 et 19 h – 21 h 30. Fermé le dimanche et lundi.

> L’addition : formule du midi à 18 € pour entrée/plat/dessert. À la carte, les entrées sont de 7 à 9 € ; les plats entre 17,50 € et 20 € et les desserts à 7,50 €.

Horoscope WTF du 29 septembre au 5 octobre 2021

Les astres sont formels, ils ont parlé : cette semaine, les Balances prennent cher, puisque c’est potentiellement leur anniversaire.

Bélier

Amour

Vous préférez la quantité à la
qualité. Lubriques que vous êtes.

Gloire

Franchement, vous êtes aussi
cool qu’une licorne et qu’un cours
d’aquaponey réunis.

Beauté

Et sinon, fermer la bouche
quand vous mangez, c’est en option ?

Taureau

Amour

Sincèrement, j’en ai aucune
idée et ça m’en touche une sans faire
bouger l’autre.

Gloire

Vous mettez la charrue avant
les oeufs. Ce qui ne veut rien dire. Tout
comme votre triste existence.

Beauté

Aïe, on a vraiment été méchants
sur ce coup-là. Pour nous faire
pardonner, sachez que vous êtes (ah
flûte, on n’a plus de place !)

Gémeaux

Amour

Un étalon n’est pas forcément
le meilleur cheval sur qui miser. Si vous
voyez ce que je veux dire, krrrkrr

Gloire

Vous aimez les morses corses
au torse extorse AAAAAAAAA JE PETE
UN PLOOOOMB !!!

Beauté

Beau rattrapage. C’était pourtant
mal parti à la naissance !

Cancer

Amour

R.A.S (comme depuis des
siècles)

Gloire

Comme dirait Kévin, en 4e B :
« La vi sa crain, sé trow dure. Fuck lé
rajeu ! »

Beauté

La constellation du Fabien
Barthez vous conseille de changer de
coiffeur.

Lion

Amour

C’en est fini pour vous ; les
culottes sont cuites.

Gloire

Vous allez manger un spacecake
et vous rendre compte que votre patron
n’est qu’un gros naze. Quelle vie.

Beauté

Vous ressemblez à un gros
bonbon qui donne mal au bide, mais
qu’on aime quand même manger

Vierge

Amour

M’en fous.

Gloire

Idem.

Beauté

Rien à battre, j’suis un œuf.

Balance

Amour

Trouver le chemin de
votre coeur est aussi compliqué et
chiant que trouver la sortie d’un
magasin Ikea du premier coup.

Gloire

Le Zoo de Beauval a appelé,
ils ont besoin de nouveaux
paresseux.

Beauté

Vous perdez vos poils
sur le canapé. Ce qui agace votre
entourage.

Scorpion

Amour

On sait, on sait, vous êtes
chaud(e) comme une baraque à frites.
Inutile de le rappeler à toute la ville.

Gloire

Obéissez aux Balances. Uniquement
aux Balances. Maintenant !

Beauté

Visage angélique, peau douce,
corps de rêve, nez parfait… Mais fichtre
diantre, comment est-ce possible que les
Scorpions soient aussi canons ?!

Sagittaire

Amour

« Toc, toc » « Qui est là ? »…
« Sam qui ? » « Sam semble mal parti
votre vie amoureuse ! »

Gloire

Qu’est-ce qu’on s’marre dans
cet horoscope, alala…

Beauté

Vous avez un périnée extraordinaire.
(héhé vous ne pensiez pas lire
ça dans un horoscope un jour, hein ?)

Capricorne

Amour

« C’est tellement simple,
l’amouuur ; tellement possible,
l’amouuur » qu’il chantait Daniel Lévi. Bah il s’est bien foutu de nous, le coquin !

Gloire

Vous êtes comme la vache qui
rit : toujours à rire bêtement sans raison…
Pourquoi ?

Beauté

Vous pensiez être à la mode.
Que nenni, les Capricornes sont sapés
comme des rouleaux de papier toilette.

Verseau

Amour

« Naaaan, mais tu comprends,
c’est pas toi, c’est moi, je préfère qu’on
reste amis, tout ça tout çaaaa… »

Gloire

La personne à votre gauche
fantasme secrètement sur vous.

Beauté

Waouw, une bien belle carrure
de sandwich SNCF !

Poissons

Amour

La petite Christine Boutin
que vous avez sur votre épaule vous
juge à chaque pensée lubrique. C’est à
dire souvent.

Gloire

Les grands esprits se rencontrent.
C’est d’ailleurs pour ça qu’on
vous a pas rencontrés.

Beauté

Force est de constater que vous
avez le charisme d’un pâté en croûte.

Tours : les Assises du journalisme pour le climat

À partir de ce mercredi, à Mame, les 14e Assises du journalisme s’interrogent sur le rôle des médias dans l’urgence climatique et sanitaire que nous connaissons actuellement.

Nicolas Hulot sera présent aux Assises du journalisme.

Les faits

Les Assises internationales du Journalisme de Tours mettent cette année au premier plan la question du rôle des médias dans la perception de l’urgence climatique. Trois jours d’ateliers, de débats et de rencontres, sur le site de Mame et à la salle Thélème (site universitaire des Tanneurs). Si les matinées sont plutôt destinées aux très nombreux journalistes qui viendront de toutes les rédactions de France, les après-midis et surtout les soirées seront des occasions de rencontres et de débats passionnants.

Mercredi soir, la venue de Nicolas Hulot, qui participera à un débat public, salle Thélème, marquera un moment fort. Le jeudi, place à la discussion autour du thème « Conjuguer fin du monde et fin du mois », avec Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT et le journaliste Patrick Cohen.

L’éducation aux médias est également au cœur de l’événement et c’est le journaliste militant Hugo Clément qui présidera le jury des prix dédiés à l’éducation aux médias, le mercredi.

Le contexte

Toutes les études d’opinion le montrent : le dérèglement climatique se place désormais tout en haut des préoccupations des Français, loin devant le chômage ou la sécurité. Ces Assises du journalisme se déroulent à sept mois de l’élection présidentielle, au cours de laquelle le dérèglement climatique devrait être un sujet majeur.

Les enjeux Ces Assises ont un double objectif. Tout d’abord, ouvrir une vraie réflexion à l’intérieur des rédactions locales et nationales sur le traitement des sujets environnementaux. Comment les rendre compréhensibles, comment susciter l’intérêt du public et sortir des visions catastrophistes ?

Le deuxième objectif, ensuite, est de créer les conditions d’une prise de conscience plus générale encore dans la population et faire en sorte que le public s’empare vraiment de ces sujets.
M. P.


> Les Assises internationales du journalisme, de mercredi à vendredi, à Mame. Suivies du Salon du livre du journalisme, le samedi après-midi. Tous les ateliers, débats et conférences sont gratuits et en accès libre sur présentation d’un pass sanitaire

 

Aude Fragnaud : De la chimie à la fabrication de savons

#VisMaVille Aude Fragnaud est savonnière, installée chez elle, à Saint-Cyr-sur-Loire. Une reconversion professionnelle avec Sapobel, qu’elle ne regrette pas.

Aude Fragnaud a créé sa petite entreprise, Sapobel, en février 2020 dans le sous-sol de sa maison, à quelques encablures de la place de la Tranchée. Cette ancienne chimiste qui exerça à Paris a déménagé à Saint-Cyr-sur-Loire voilà deux ans et décidé de changer de vie.

Elle installe son atelier à domicile, dans une toute petite pièce aux odeurs douces et parfumées. « J’avais ce projet en tête bien avant le boom du télétravail. Pendant 25 ans, j’ai fait du conseil en propriété industrielle et j’en avais marre de la vie de bureau, de la pression et de la fatigue. Créer des savons m’a donné du sens, c’est un métier manuel valorisant. »

Aude Fragnaud est tombée dans le chaudron du savon un peu par hasard, il y a cinq ans. « J’avais des démangeaisons et des problèmes de peau sèche. Je me suis renseignée et j’ai découvert les savons à froid. Comme j’avais un bagage de chimiste, je me suis lancée d’abord pour la famille et les amis, et ce fut une révélation. J’ai complété par une formation sur la réglementation cosmétique à Limoges, auprès d’un savonnier. »

Le temps de peaufiner ses recettes et les démarches administratives et la voilà lancée. Depuis qu’elle utilise la méthode dite de saponification à froid qui donne des savons surgras et naturels sans pétrochimie, Aude n’a plus de problème de peau sèche. Elle a d’ailleurs conçu sa gamme autour de cinq savons neutres et sept savons parfumés avec des huiles essentielles : argile, aloe vera, huile d’avocat, lait d’avoine, miel, curcuma, citron…

Ses savons sont certifiés bio et slow cosmetic. Ses recettes sont validées par une pharmacienne avec un contrôle obligatoire en toxicologie. Car la fabrication est rigoureuse et prend aussi du temps : les corps gras sont mélangés à de la soude, puis éventuellement avec des huiles essentielles, avec un temps d’attente entre chaque étape.

Ensuite, Aude procède à la mise en moule, à la découpe en barres puis en pains de savons et au débavurage (avec des outils fabriqués par son mari). Chaque lot produit neuf kilos de savons. Dans son petit local à la température et hydrométrie réglées de manière constante, Aude se sent bien. « Quand je fabrique des savons, je suis dans ma bulle. »

Elle assure ensuite la commercialisation, une partie : en direct sur les marchés Coty, de Saint-Cyr et Fondettes, ou bien dans des magasins spécialisés, certaines Biocoop, envoi par courrier ou en click and collect chez elle. Je suis ravie car j’ai converti ceux qui utilisaient un savon industriel et qui ne veulent plus revenir en arrière. Même mon fils ado ne veut plus de son gel douche pour aller à la piscine ! ».

Textes et photos : Aurélie Dunouau

« La marche nordique sollicite 80 % des muscles du corps »

La marche nordique est la nouvelle discipline de ce week-end Running Loire Valley, aux côtés des 10 et 20 km ainsi que du marathon. Mais cette pratique sportive n’est pas née d’hier !

Si vous voyez des marcheurs équipés de bâtons avancer à bon rythme, pas de méprise : vous êtes sans doute en présence de pratiquants de la marche nordique. En Indre-et-Loire, on recense pas moins de neuf clubs affiliés à la Fédération française d’athlétisme.

Car la marche nordique est un vrai sport ! Comme son nom l’indique, cette pratique nous vient du Grand Nord, et plus précisément de Finlande, où elle aurait été inventée par les skieurs de fond dès les années 1920-1930.

« La marche nordique a été adaptée du ski de fond, dont on garde l’idée d’utiliser les bâtons comme des propulseurs ». Béatrice Fraysse, responsable de la section marche nordique à l’A3Tours, nous en dit plus : « les bâtons ont l’avantage de permettre de travailler la symétrie, l’équilibre, tout en évitant les flexions intenses du tronc. Grâce à eux, la marche nordique sollicite 80 % des muscles du corps, avec l’utilisation des membres supérieurs, du dos et des jambes. ».

Le planter de bâton !

Mais attention : on n’utilise pas n’importe quels bâtons ! Dis-moi quel bâton tu plantes, et je te dirai ce que tu fais ! Le bâton de marche nordique est en effet le plus léger possible, en carbone, si possible d’un seul tenant pour éviter les vibrations et ainsi protéger les articulations du sportif. Au contraire, le bâton de randonnée pédestre est souvent téléscopique, et forcément robuste (donc plus lourd), pour assurer stabilité et sécurité.

Avec le bon équipement, peut-on s’envoler ? Les marcheurs qui évoluent en championnats de France flirtent avec les 10 km/h. En compétition régionale, il n’est pas rare de voir les champions évoluer à 8 à 9 km/h pour les meilleurs d’entre eux. Mais tout cela suppose un véritable entraînement.

A l’A3T, plusieurs séances sont proposées chaque semaine : l’athlé-fit et son travail de renforcement musculaire et d’endurance orienté vers la pratique de la marche nordique, le circuit training « nordic fit » préconisé par la Fédération, et bien sûr les séances d’initiation et de perfectionnement, préalables aux sorties plus longues chaque week-end.

A l’A3T, ils sont environ 70 chaque année à s’entraîner régulièrement. « L’arrivée de la marche nordique au Running Loire Valley répond à une vraie attente en Touraine ! » se réjouit Béatrice Fraysse. D’autant qu’en plus de la compétition officielle, comptant pour les championnats de France, une course chronométrée permettra aux pratiquants chevronnés de participer. Sur le bord du parcours, des juges n’hésiteront pas à assigner des pénalités aux marcheurs ne respectant pas les règles de l’art.

Et pour nous, simples spectateurs, une chose est sûre : nous ne regarderons plus ces marcheurs à bâtons comme avant !

M. M.

On a testé Le Chien Fou, le nouveau bistrot rue de la Grosse Tour

L’établissement remplace l’ancien Zafferano. Direction Le Chien Fou, récemment ouvert dans le Vieux Tours.

Dans sa recherche constante de bons plans côté restaurants, l’équipe de tmv a choisi cette semaine de faire un tour du côté de la rue de La Grosse Tour. C’est là qu’a ouvert il y a peu Le Chien Fou, tout nouveau venu et remplaçant du Zafferano et ses plus de vingt ans d’existence. L’endroit – 200 m² tout de même ! – a séduit un jeune restaurateur de 23 ans, Jean Poirier.

Jean Poirier, c’est le genre de personnage qu’on a envie d’apprécier de suite. L’homme a le sens du bon mot, le goût pour la petite formule qui fait mouche quand il vous sert ou vous parle de son établissement. Le Chien Fou, c’est son bébé, son bistrot, son resto ; un projet qu’il avait en tête lors de son tour du monde et de ses 18 000 kilomètres à vélo, seul, durant 9 mois (oui, oui).

Filets de maquereau, aubergine rôtie et tombé de poireaux

Bref, trêve de bavardage ! Une fois installés à la terrasse, on jette un oeil à la formule du midi. Celle-ci s’affiche seulement à 16 € pour entrée- plat. On commence par une terrine de cochon. C’est maison, donc c’est bon ! En plus, Jean nous apporte un gros pot dans lequel baignent des pickles (« Il faut les manger, pas tout boire, hein ! ») pour accompagner tout ça. Avec un bon vin puissant et fort en bouche, ça passe tout seul (ici, on sert le vin à la ficelle : on paye au prorata de ce qu’on a consommé).

Côté plat principal, on jette notre dévolu sur les filets de maquereau. C’est grillé comme il faut, l’aubergine rôtie est conséquente et le tombé de poireaux est plein de goût et de saveur. La cuisine tradi du chef Thibault Gobry est généreuse. Seul, ce plat revient à 12 €, ce qui établit un très bon qualité- prix.

Le ventre bien rempli, on fait l’impasse sur le dessert (eh oh, on est censé retourner au travail quand même), mais la carte du soir et l’ambiance chaleureuse de la salle nous font déjà de l’œil pour notre prochain passage. Ne reste plus qu’à souhaiter au Chien Fou réussite… et la même longévité que son prédécesseur.

Aurélien Germain


> L’addition : 16 € pour la formule du midi avec entrée/plat ou plat/ dessert. Le plat seul est à 12 €. La formule complète du midi entrée/plat/dessert s’affiche à 20 €. Le soir, à la carte, les plats oscillent entre 16 et 18 €. Possibilité de viandes à la découpe (côte de boeuf 1,2 kg à 68 € ; entrecôte charolaise à 25 €, etc.)
> C’est où ? Au 7-9 rue de La Grosse Tour, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir.
> lechienfoubistrot. com ; tél. 02 36 97 58 70. Sur les réseaux sociaux : facebook. com/lechienfoubistrot ou instagram.com/ lechienfoubistrot

En Touraine, la biodiversité en danger

En Touraine, la liste rouge des espèces en voie d’extinction ne cesse de s’allonger. Les estimations indiquent que 30 % des espèces régionales seraient menacées.

Les faits

Attention, danger ! Oiseaux, insectes, amphibiens ou encore mollusques : la crise de la biodiversité touche aussi la Touraine. La Société d’études pour la protection et l’aménagement de la nature en Touraine (Sepant) a lancé l’alerte, elle qui contribue à l’inventaire des espèces menacées dans la région Centre-Val de Loire. La liste rouge des espèces en voie d’extinction s’allonge. L’organisme estime que 30 % des espèces régionales sont désormais menacées.

Cité par La Nouvelle République, le chargé de mission biodiversité de la Sepant, Laurent Pallusière, note que « chez les insectes, nous assistons à un déclin majeur ». L’Azuré de la sanguisorbe, un petit papillon de la famille des Lycaenidae, est en danger critique d’extinction dans la vallée du Changeon. Alors que l’espèce faisait déjà l’objet de programmes de biologie de la conservation.

Le quotidien cite également la disparition de la grenouille agile. Tout comme le crapaud sonneur à ventre jaune.

La cause

Elle est malheureusement toute simple, car humaine… Sont responsables : l’artificialisation des terres, la destruction des habitats naturels et les traitements des cultures.

Le contexte

Il y a quelques jours, du 3 au 11 septembre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a organisé son congrès à Marseille. L’objectif était de créer « le plus grand événement mondial jamais organisé sur la biodiversité », le directeur général de l’UICN, le Dr Bruno Oberle, déclarant : « L’heure du changement fondamental, c’est maintenant ». L’engagement a été pris « de protéger et conserver de manière efficace et équitable au moins 30 % des terres et des mers d’ici à 2030 ».

En même temps, le gouvernement français a rendu publics plusieurs projets d’arrêtés ministériels dans le but de permettre de nouveau certaines chasses d’oiseaux dites traditionnelles, malgré la décision du Conseil d’État jugeant ces techniques… illégales.

Aurélien Germain

Horoscope WTF du 22 au 28 septembre 2021

Votre dose hebdomadaire d’astrologie (presque) bidon…

 

Bélier

Amour

Et si vous essayiez plutôt les
seniors ?

Gloire

Le sachiez-tu ? Un conducteur
passe en moyenne 6 mois de sa vie assis
derrière son volant à un feu rouge.
Comme quoi, c’est long et chiant la vie.

Beauté

Des airs de Shrek au réveil.

Taureau

Amour

Vous allez être papa/maman
dans 9 mois. Je sais, ça en fout un coup
comme annonce, surtout dans l’horoscope
de tmv (pis les enfants, c’est nul).

Gloire

Comme disait George Carlin,
« Pensez à quel point les gens sont
stupides en moyenne, et rendez-vous
compte que la moitié d’entre eux sont
encore plus stupides que ça ».

Beauté

Vous avez la carrure d’un
pudding.

Gémeaux

Amour

Le couple, c’est has been. Ce
qu’il vous faut, c’est un trouple.

Gloire

Une appli sur smartphone va être
lancée pour permettre à vos ami(e)s de
retrouver votre dignité les samedis soirs.

Beauté

Arrêtez de vous curer le nez.
(maintenant, toute la Touraine saura
que vous le faites héhé)

Cancer

Amour

Votre vie sera foutue en découvrant
que votre âme sœur vit dans
la Creuse.

Gloire

Si vous pouviez arrêter de
pousser mémé dans les orties… parce
que la pauvre commence à avoir mal
avec vos conneries.

Beauté

Cancer. Déf. : Être sans motivation,
procrastinateur. Synonymes :
glandeur/glandeuse.

Lion

Amour

Votre vie sentimentale se résume
à cette chanson de Police : « I’ll
send an SOS to the world ; I hope that
someone gets my message in a bottle »

Gloire

Comment se passe votre passion
pour les suppositoires ?

Beauté

Vos doigts en forme de
Knacki® donnent faim.

Vierge

Amour

Vous êtes le Xavier Dupont de
Ligonnès de l’amour. Toujours à prendre
la fuite face à vos sentiments.

Gloire

Ce qui est agaçant avec vous,
c’est que vous ne terminez jamais vos

Beauté

Commencez à préparer votre
summer body 2022, parce que bon…

Balance

Amour

Vous faites fondre les coeurs
et les slips. Quel sex appeal !

Gloire

En fait, vous êtes un peu comme
un caniche. Toujours à aboyer après
votre ombre.

Beauté

D’ailleurs, vous avez remarqué
que le verlan de « ombre » est « erbom ».
Ce qui ne veut rien dire en fait.

Scorpion

Amour

Vous êtes à la drague ce que
Jul est à la langue française.

Gloire

Tout est bon dans le cochon. Et
tout est con chez le Scorpion.

Beauté

Ah bah c’est pas la pudeur qui
vous étouffe, vous !

Sagittaire

Amour

L’amour est un long fleuve
tranquille… jusqu’à ce que tout le monde
se noie dedans et meurt. Allez, bisou !

Gloire

Les portes du supermarché vous
respectent tellement qu’elles s’ouvrent
toutes seules devant vous.

Beauté

Couvrez ce sein que je ne
saurais voir… (Non, parce que bon, votre
vieux machin tout rose là… bouarf)

Capricorne

Amour

Laissez-vous tenter par
cette personne qui vous aguiche
sur vos sites internet louches (oui
oui, on sait)

Gloire

Olala vous êtes aussi relou
que mon chef. Et vous n’imaginez
pas à quel point il est relou ! (mais
je crois qu’il ne lit pas l’horoscope)

Beauté

Cette semaine, on vous
surnommera le Troisième OEil en
raison de ce gros bouton sur le front.

Verseau

Amour

Fut un temps, vous étiez un
vrai loup. Mais de loup, vous êtes passé(
e) à caniche.

Gloire

Au final, votre seul défaut est
d’être Verseau.

Beauté

Les gens vous considéreraient
bien mieux si vous vous faisiez tatouer le
visage de l’astrologue sur la fesse droite.
Je dis ça…

Poissons

Amour

Vous avez le fameux flegme
britannique. Mais uniquement sous la
couette… krrkrr

Gloire

Découverte majeure ce jeudi :
vous avez de l’ADN de blobfish. Qui
l’eut crû ?

Beauté

Avec le temps, vous n’avez
pas pris une ride. Mais au moins quinze.

Avant les 10 & 20 km de Tours, paroles de passionné(e)s de running

Le retour du marathon et des 10 et 20 km de Tours ce dimanche 26 septembre est attendu de pied ferme par les fans de course à pied. Avant le départ, certains nous livrent leurs secrets.

Anne 39 ans
Son objectif : les 10 km

« Me dépasser, et profiter de l’ambiance » « C’est une course que j’aime bien, et m’inscrire m’aide à me motiver à courir régulièrement dans les mois qui précèdent ! Je courais quand j’étais ado, et j’ai repris il y a une douzaine d’années avec une copine. La course à pied pour moi, c’est me donner à fond, me dépenser, me surpasser… des sensations que je n’ai pas quand je nage par exemple. »

Sa préparation : « Je cours 10 km, ou alors 6 km en essayant d’aller plus vite ou d’augmenter la difficulté, avec des côtes par exemple. J’aime courir en silence, et j’ai le téléphone pour mesurer la vitesse et la distance. »


Aurélien 29 ans
Son objectif : les 10 km

« J’ai voulu me mettre un défi ! » « Je cours une ou deux fois par semaine, depuis un an environ… Le confinement a aidé je pense, même si je faisais de l’athlétisme quand j’étais plus jeune. Pour moi, courir est un moyen de me libérer un peu l’esprit. Je réfléchis quand même, mais sans tourner en rond. C’est agréable… et important. ».

Sa préparation : « Depuis mon inscription pour cette première participation, je cours sur des distances de plus en plus longues. Je ne suis pas accro aux objets connectés, et pas un pro du fractionné. J’ai juste une vieille montre-chronomètre ! ».


Doriane 36 ans
Son objectif : les 20 km

« Je veux aller au bout, peu importe le temps. Et pourquoi pas aller ensuite vers le marathon ? » « Vingt-cinq ans de football, ça use ! J’ai fini par arrêter il y a trois ans. J’ai alors commencé à courir : il y avait un lien avec le foot. Par contre, je cours seule, alors que jusque là j’avais toujours pratiqué des sports collectifs. Donc je me fixe des objectifs, des challenges… Et ce qui est sympa c’est qu’on peut courir où on veut, quand on veut. Très utile pendant le confinement pour moi qui n’ai pas d’extérieur ! ».

Sa préparation : « J’ai déjà couru les 10 km, je tente les 20 km avec mon propre programme d’entraînement, sans être une pro du running. Deux sorties par semaine, et un peu de fractionné. Tout ça avec de bonnes chaussures, une montre connectée et de l’eau car il faut s’hydrater, le corps est une machine qu’il faut alimenter ! ».


Frédéric 55 ans
Son objectif : le marathon

« Je ne suis pas là pour me mettre la pression, je cours pour me faire plaisir » « Je cours le marathon de Tours depuis qu’il existe, et j’en ai couru 14 au total. Je cours depuis huit ans, depuis que j’ai arrêté le football. Et dans le passé j’étais en sport études, donc on peut dire que je suis sportif depuis longtemps. La course à pied, c’est le plus simple : je chausse mes baskets et c’est parti ! En plus, ça permet de se vider la tête, et d’équilibrer avec les apéros entre copains ! Ça me permet aussi de rester dynamique, ça fait du bien au corps autant qu’à la tête. »

Sa préparation : « Je cours trois fois par semaine, pour 30 à 50 minutes, en musique avec des vieux tubes ou des choses plus actuelles. Cette année j’ai fait des sorties à 22 km, mais est-ce que ce sera bénéfique ? Je fais aussi cette année un peu de pilates. Et je mets des chaussettes de compression le Jour J, pour limiter les douleurs aux mollets. Je ne suis plus tout jeune, on n’est jamais à l’abri d’un souci musculaire. »

Propos recueillis par Maud Martinez


Infos pratiques

> Date limite d’inscription : jeudi 23 septembre à midi. Pas d’inscription au salon du running ni le jour de la course. Rendez-vous sur www.runningloirevalley.com pour vous lancer !
-Tarifs : 10 km – 22 € 20 km – 26 € marathon – 75 €
-Certificat médical et pass sanitaire obligatoires
-Retrait des dossards : 24 et 25 septembre, au Palais des Congrès.

 

La critique ciné de la semaine : Stillwater avec Matt Damon et Camille Cottin

Plongée dans Marseille avec Stillwater, signé Tom McCarthy qui réunit ici Matt Damon et Camille Cottin pour un thriller mâtiné de drame social.

Bill Baker (joué par Matt Damon), un foreur de pétrole du fin fond de l’Oklahoma, débarque à Marseille et s’y installe pour tenter de faire innocenter sa fille, coincée en prison pour un meurtre qu’elle jure ne pas avoir commis. Ne parlant pas un mot de français, l’ouvrier va se lier d’amitié avec Virginie (Camille Cottin) et tenter d’y voir plus clair…

Il y a de tout dans Stillwater : du thriller, du drame familial. Mais aussi de la romance, du film judiciaire. Et c’est bien là ce qui étouffe le dernier film de Tom McCarthy. Car ici, le réalisateur du fantastique Spotlight ne sait pas sur quel pied danser. Coincé le cul entre deux chaises, Stillwater est pétri de fragilité, dont l’équilibre est constamment menacé et maltraité par son excès de verbiage et ses terribles longueurs (2 h 20 au compteur !).

Il n’empêche, Stillwater se voit tout de même porté par un Matt Damon formidable dans son rôle de papa bourru et fermé, redneck chrétien qui pourtant vibre sous sa carapace de gros dur (son duo avec la petite fille est excellent). Idem pour Camille Cottin qui montre ici un jeu tout en nuances.

Reste, aussi, un « protagoniste », celui de Marseille : McCarthy filme superbement la cité phocéenne, des Calanques aux quartiers Nord, en passant par son mélange des cultures. En fait, comme un personnage à part entière.

Aurélien Germain


> STILLWATER 2,5/5
Thriller/Drame, de Tom McCarthy (USA). Durée : 2 h 20.
Avec : Matt Damon, Camille Cottin, Idir Azougli…

 

10, 20 km de Tours, marathon : à chacun sa course !

Les 10 et 20 km de Tours (et le marathon, bien sûr), c’est ce week-end ! Et c’est la dernière ligne droite pour s’inscrire.

Attention, attention, vous n’avez plus que quelques heures pour vous inscrire aux 10, 20 km, au marathon de Tours ou 10 km marche nordique. Les inscriptions seront closes le jeudi 23 septembre à midi. Il ne sera pas possible de s’inscrire sur le salon Running Loire Valley, les 24 et 25 septembre. Et, conformément à la législation sanitaire en vigueur, tous les participants devront présenter un pass sanitaire valide pour prendre le départ.

Bon, ça, c’est dit. Pour ce qui est de la course en elle-même, les 10 km s’élanceront en deux temps. À 9 h 15, c’est le départ pour tous les coureurs qui se sont inscrits sur des temps inférieurs à une heure. Les autres partiront à 10 h. Cela permettra de fluidifier le peloton, chacun à son allure, chacun dans sa course. Pour le parcours, on est dans le déjà presque classique : départ de la place Anatole-France, pont Napoléon, quai Paul Bert, Marmoutier et retour par le Loire à Vélo puis le vieux-Tours. C’est varié, ça passe tout seul.

Parcours en musique

Ça passe d’autant mieux que la programmation musicale en live a été concoctée par Terres du Son et que ça va envoyer sérieux. Les 20 km, lui, partira à 11 h 15 pour sur le parcours du 10 km, mais en version deux boucles.

Pour courir le marathon, il faudra être plus matinal (mais bon, sur un marathon, ce n’est pas de se lever tôt qui fait le plus mal…) puisque le départ sera donné à 8 h, pour une boucle qui commencera sur le parcours des 10 km et qui emmènera ensuite les coureurs jusqu’à Savonnières.

Enfin, la course de marche nordique, grande nouveauté de l’année, partira à 8 h 30 pour un parcours qui fait la part belle à la Loire. On va pouvoir recourir ensemble dans la ville… Enfin !

Matthieu Pays

Retrouvez notre numéro spécial saison culturelle 2021-2022

Comme chaque année, tmv fait paraître un numéro spécial qui retrace la saison culturelle qui vous attend à Tours et son agglo.

« Pas simple… Pas simple de concocter un agenda de la saison culturelle à venir par les temps qui courent. Encore moins simple de la monter ladite saison. Même un “ simple ” spectacle, quand il parvient à se tenir normalement, tient du miraculé. » Voilà ce que nous écrivions, l’an dernier, à la même date, lors de la parution de notre habituel numéro spécial saison culturelle.

365 jours plus tard, nous y revoilà. Le monde de la culture a souffert, terriblement souffert – comme bien d’autres – en raison de ce gros vilain pas beau (on parle d’un certain monsieur Covid) et des tas de restrictions engendrées. Tel le roseau, il a plié. Mais n’a pas rompu. Oh non, loin de là même : les acteurs et actrices du monde culturel reviennent plus forts que jamais. Avec l’envie de défendre leurs couleurs et leurs programmations, leur motivation à toute épreuve et le désir, encore plus grand, de vous proposer, à vous public, une saison 2021-2022 riche et grandiose.

Vous vous en apercevrez en feuilletant ce numéro 390 de tmv, où sont consignés les spectacles et moments à venir. Théâtre, danse, concerts, expos, one-man shows et bien d’autres… Ces quarante pages racontent la saison culturelle qui s’offre à vous ; un agenda forcément non exhaustif mais qui vous donnera un aperçu de ce qui vous attend.

Précipitez-vous dans les salles et dans ces lieux qui font du bien à la tête et au cœur. Parce que cette année plus que jamais, il faudra faire (re)vivre la culture. Et surtout ne pas la laisser tomber.

Téléchargez notre numéro spécial saison culturelle 2021-2022 ICI !


> NB : Malgré le soin apporté à ce numéro, il est évident que tout reste encore soumis aux évolutions de la situation sanitaire et que des modifications sont toujours possibles au cours de l’année.

 

Horoscope WTF du 15 au 21 septembre 2021

Qu’est-ce qu’un Grolar ? Quel est le signe le plus canon de la Terre ? Qui aura un problème de sudation d’aisselles ? Vous le découvrirez en lisant notre horoscope WTF de la semaine !

Bélier

Amour

Vos choix sont étranges, mais
à votre décharge, il/elle paraissait canon
de loin.

Gloire

Je veux pas vous mettre la pression,
mais n’oubliez pas que l’on compte
sur vous pour repeupler la Terre lors
de la fin de la civilisation humaine…

Beauté

(… qui arrivera le 3 septembre
2039 d’ailleurs. Pour info)

Taureau

Amour

Stimulation. Ou simulation.
On n’en sait rien, notre boule de cristal
est toute sale.

Gloire

Apparemment, vous believe que
vous can fly et que vous pouvez touch
the sky. Mais non, vous pouvez vous
écraser lamentablement en faisant ça.

Beauté

Tétons asymétriques cette
semaine.

Gémeaux

Amour

A quoi bon aimer, alors qu’on
va tous mourir d’ici peu à cause de la
fin du monde ?

Gloire

Comme on dit : « La chenille
ne porte pas les lunettes quand elle boit
l’eau. »

Beauté

Cette coupe de cheveux pourrait
être stylée. Mais pas sur vous.

Cancer

Amour

Vous devriez enlever que vous
êtes fétichiste des pieds sur votre bio
Tinder. #conseildami

Gloire

Vous vous présenterez à la
prochaine présidentielle, mais finirez
derrière Jean Lassalle. La honte.

Beauté

Surprise, vous allez finalement
participer au prochain championnat
d’Europe de la coupe mulet !

Lion

Amour

Roh, ça va, on sait que vous êtes
excité(e) comme un acarien au Salon de
la moquette. Mais un peu de retenue.

Gloire

Vous finirez cénobite d’ici peu…

Beauté

(… on suppose que vous avez
eu l’esprit mal tourné sur la phrase
d’avant ?)

Vierge (Parce que c’est potentiellement
votre anniversaire,
alors vlan dans les dents.)

Amour

Moi, je vous aime. Mais
je suis bien le seul.

Gloire

Vous n’aviez pas encore
plus banal comme prénom ? Bon,
ça aurait pu être pire : vous auriez
pu vous appeler Pierre par exemple.

Beauté

Votre sueur senteur bière
vous fait passer incognito rue Colbert.

Balance

Amour

Ça s’en vaaa et ça revient, c’est
fait de petits coups de reins…

Gloire

Les gens devraient vous demander
des autographes tant que vous
êtes encore accessible…

Beauté

On connaît l’âge des coccinelles
en comptant leurs petits points.
Vous, c’est pareil mais en comptant vos
boutons dans le dos. Trop chou.

Scorpion

Amour

La constellation du Jésus vous
rappelle de pardonner à ceux qui vous
ont offensé(e)

Gloire

Envie de pousser votre boss
dans l’escalier ? Faites-le ! Soyons fous
mes p’tits gnous !

Beauté

Vous avez la grosse tête. Et
une grosse tête, c’est moche.

Sagittaire

Amour

… ne rime pas forcément avec
« toujours ». (et vlan dans la tronche)

Gloire

Nan mais franchement… dessiner
des zizis sur la buée des vitres, à
votre âge ? Tsss

Beauté

Il y a deux mystères non-résolus
dans l’existence : 1) y a-t-il une vie
après la mort ? Et 2) quel est le secret de
votre extraordinaire beauté ?

Capricorne

Amour

#instantpotin Pierre Niney
et Mimie Mathy fantasment sur vous.

Gloire

L’étoile de Queen vous rappelle
qu’oh mama mia, mama mia, mama mia
let me go, Beelzebub has a devil put aside
for me, for me, for meeeeeeeeeeeeeeee.

Beauté

Vous êtes mieux de dos.

Verseau

Amour

Au bout d’un moment, faudra
bien vous rendre compte que ça craint
du boudin cette histoire…

Gloire

Vous pensez bien faire, mais
vous faites tout mal. Moralité : n’en foutez
plus une, ça vaut mieux.

Beauté

Aaaah la fameuse beauté intérieure…
vous en connaissez un rayon.

Poissons

Amour

Des nuages assombrissent
votre ciel amoureux. (rah la vache,
c’est poétique)

Gloire

Le saviez-vous ? Le Grolar est
une race rare qui résulte de l’hybridation
entre un ours polaire et un grizzli.
Voilà, comme quoi on dit pas que des
conneries dans cet horoscope.

Beauté

Beeeeh, c’est tout gluant sous
vos aisselles…

Chroniques culture : le metal de Jinjer, dinos philo en BD et « Pitche ta saison »

Des dinosaures qui font de la philo ? Du gros metal complexe et génial ? Le monde de la culture qui pitche sa saison en une minute chrono ? C’est dans nos chroniques culture de la semaine !

MUSIQUE

JINJER – WALLFLOWERS

Les premières secondes de « Call me a symbol », titre d’ouverture du dernier album de Jinjer, donnent le ton : brisures de rythmes, technicité sans faille, voix féminine d’outre-tombe (les cordes vocales de Tatiana Shmaylyuk viennent de l’enfer !)… Les Ukrainiens reviennent en pleine forme avec cette nouvelle offrande qui a la délicatesse d’un bulldozer, condensé de gros metal moderne qui tâche et pète au passage quelques molaires.

Bestial (la montée en puissance de « Disclosure ! »), inattendu (les arrangements difficiles de « Vortex » sur voix claire) et toujours groovy malgré cette technique ahurissante : Jinjer élève encore son niveau de jeu sur ce « Wallflowers » surpuissant (le titre « Colossus » porte bien son nom…). Certes, il faut son temps pour appréhender les compositions parfois alambiquées et complexes du groupe, mais quel plaisir de voir souffler ce vent frais sur la planète metal ! Jinjer – dont la notoriété a explosé ces dernières années – force une fois de plus le respect.
Aurélien Germain


vidéo

LA CULTURE EN 1 MINUTE

Si vous nous suivez depuis un petit bout de temps, vous connaissez notre opération « Pitche ta saison » : chaque année, tmv rencontre les acteurs de la vie culturelle tourangelle et de l’agglo, afin qu’ils résument, face caméra, en une minute chrono, leur saison culturelle à venir. Cette fournée 2021-2022 est désormais dans la boîte !

Pour découvrir tout ça, il suffit de vous connecter sur notre page facebook (facebook. com/tmv.tours) et cliquer sur les vidéos qui vous font envie. CCNT, Théâtre O’, l’Escale, ou encore AZ Prod, Cheyenne Productions, mais aussi les villes de Montbazon, Veigné et bien d’autres ont participé. Bon visionnage !


LE COIN BD

LES PHILOSAURES

Prenez des dinosaures doués de parole, une appétence à la philo de comptoir : vous voilà en possession des « Philosaures », la nouvelle BD signée Marc Dubuisson et Régis Donsimoni, aux éditions Delcourt. Sur une centaine de pages, soit à peu près autant de strips, des dinosaures tout mignons dissertent (« peut-on se sentir petit dans l’univers quand on mesure 30 mètres ? ») et font face aux mêmes interrogations que le commun des mortels.

L’humour ne casse pas trois pattes à un dino, mais il est suffisamment bien dosé pour passer un petit moment tout doux, porté par le joli trait de Donsimoni. Divertissant et pas bête du tout.
A.G.


LECTURE

AGATHA RAISIN

Double dose d’Agatha Raisin, en ce début septembre ! Les tomes 28 et 29 de M.C. Beaton sortent ce mois-ci (éditions Albin Michel) pour retrouver ce personnage à succès, petite quinqua relativement « lourdingue » qui prend malin plaisir à marcher sur les plates-bandes de la police.

La recette est toujours la même pour « Sonnent les cloches » et « Chasse aux sorcières » et les amateurs de romans policiers à la sauce british devraient, une nouvelle fois, finir la lecture le sourire aux lèvres.

Jérôme Boudin, caviste et nez divin de « 22 sur Vins »

#VisMaVille Jérôme Boudin est caviste. Sa boutique 22 sur vins, gérée avec son associé Philippe Faivre, est devenue incontournable pour les amoureux du vin. Retour sur son parcours..

À eux deux, ils cumulent les étoiles. Passés par les meilleurs restaurants gastronomiques, Jérôme Boudin et Philippe Faivre étaient sommeliers avant de monter leur propre affaire. D’ailleurs, ils ne dissocient pas les deux métiers.

« Ce sont les mêmes bases, la même façon de faire pour sélectionner un vin », explique Jérôme Boudin. Lui était sommelier dans le trois étoiles de Marc Meneau et en Angleterre chez Raymond Blanc, avant d’atterrir en Touraine, chez Charles Barrier et au château d’Artigny.

Depuis une dizaine d’années, il croisait régulièrement son compère Philippe Faivre dans des dégustations et l’évidence prit forme : ils partageront, un jour, leur passion ensemble. C’est chose faite en octobre 2013, avec la création de 22 sur vins, rue Néricault-Destouches, à deux pas du commissariat de Tours. Depuis, leur porte est toujours ouverte aux amateurs, aux amis, aux viticulteurs et l’heure de l’apéro n’y est jamais bien définie.

Né dans le milieu de bouche – ses parents avaient un restaurant dans le Loiret -, Jérôme Boudin se voyait plutôt « faire du kayak toute sa vie et profiter du grand air et des grands espaces », mais les gènes l’ont rattrapé. Son frère et sa sœur ont repris la tradition familiale et ont tenu chacun un restaurant. Jérôme était le petit dernier. « Je suis rentré en école hôtelière et mon premier stage dans un restaurant avec une grande cave fut une révélation. Je me suis rappelé que le vin faisait partie de moi, mes parents m’amenaient voir des vignerons quand j’étais jeune. »

 

 

Jérôme Boudin, un caviste qui a du nez !

Son apprentissage dans le Loiret à l’Auberge des templiers et ses 100 000 bouteilles en cave achève de le convaincre. Aujourd’hui, à 22 sur vins, les deux passionnés cumulent entre 1 500 et 1 800 références. Sans compter leur réserve en dessous du magasin. « Il faut qu’on se calme d’ailleurs sur nos rentrées mais on a du mal à dire non si ça nous plaît. On cherche aussi des producteurs de niche. Par exemple, nous avons du gin d’Afrique du Sud, une rareté. Ce qui compte le plus pour nous dans le choix, c’est l’équilibre d’un vin. Et on regarde le tarif ensuite pour voir si nous pouvons le vendre. »

 

Philippe (à gauche sur la photo), l’associé de Jérôme à 22 sur Vins.

La sélection, c’est ce qui définit la personnalité d’une cave. Et pour cela, Jérôme et Philippe courent les salons et les visites dans les régions viticoles. Cette année, ils sont allés chercher de nouvelles pépites dans le Languedoc, en Bourgogne et en Champagne. Lui qui ne tient pas trop en place, ce métier lui va comme un gant. La découverte est permanente. « Parfois, on s’emballe comme des gamins dans un jeu de Lego® », lâche-t-il.

Le sens du contact et la mémoire semblent aussi compter dans ce métier. Un jeune homme, client récent, pousse la porte de la boutique et aussitôt Jérôme l’interpelle. « La dernière fois, vous aviez pris Les Béates et c’était pour un samedi, vous étiez trois pour votre repas. » Le sommelier n’est jamais loin. Sans le costume dans lequel il était peut-être trop bridé. « Ici, je suis chez moi, en phase avec ce que je suis. »

Texte et photos : Aurélie Dunouau


> Retrouvez la sélection coups de cœur de 22 Sur Vins dans la version papier de tmv !

 

L’Aubépine : une escapade gourmande rue Colbert

Vous connaissiez peut-être L’Escapade, rue Colbert : comptez désormais sur un nouveau nom – L’Aubépine – mais une cuisine toujours aussi délicieuse !

C’est une nouvelle enseigne, mais pas tout à fait une nouvelle adresse. En effet, avant L’Aubépine, qui a ouvert ses portes le 8 août, il y avait déjà une bien belle table au 88 de la rue Colbert. Cela s’appelait L’Escapade et nous avons déjà eu l’occasion d’en parler. Mais là, vous l’aurez compris, ce n’est pas le sujet du jour.

L’Aubépine, c’est d’abord un décor élégant et sobre, parfait pour se parler, sans tomber dans le guindé. Le service est très efficace et souriant, bref, on est dans une bonne maison. Le voyage culinaire commence par un petit amuse-bouche, ce qui nous signale tout de suite qu’ici, on est venu aussi pour se faire plaisir.

Décor soigné et des plats au top

Pour nous, ce fut un petit dé de gaspacho bien relevé et un toast de rillette de la mer posé sur un sablé breton. On est déjà en voyage. Ensuite, la formule (qui se lit sur l’écran de notre téléphone) s’affiche en deux ou trois services. Et là, c’est le traquenard. Ben oui, parce que dans ce cas-là, goules sucrées que nous sommes, nous avons tendance à sacrifier l’entrée. Sauf que là, les propositions sont si tentantes et nous promettent tant de fraîcheur, que l’on ne peut se résoudre à les écarter. Du coup, c’est parti pour le gravlax de saumon et les petits pois en gnocchis.

Pour suivre, le poisson se pare de saveurs asiatiques, tandis que le cochon, posé sur son endive braisée rebondit sur le palais. « Ça s’est bien passé ? », demande la dame desservant la table. Vu que les assiettes sont saucées au pain, bien comme il faut, la réponse va de soi. Pour agrémenter tout ça, un petit verre de blanc bien choisi et à prix doux (5 €).

Elément remarquable, à l’Aubépine, le repas ne s’arrête pas au plat principal. En cuisine, en plus du chef, il y a un chef pâtissier qui termine le travail. Raison de plus pour se laisser tenter par une totale ! Promis, on en ressort contenté, mais pas alourdi pour autant. À noter également, que l’Aubépine monte encore d’un cran en soirée. Là, les produits sont plus nobles et les techniques encore plus raffinées. On y reviendra, donc.

Matthieu Pays


> L’addition : La formule entrée / plat s’affiche à 19 €. Si on ajoute le dessert, on arrive à 24 €. Le soir, les deux plats sont à 34 € et 38 € si l’on ajoute le dessert.

> 88 rue Colbert. Fermé les dimanches et lundis. Contact : Tél. 02 47 05 24 81. Site internet : laubepine-tours.fr

Horoscope WTF du 8 au 14 septembre 2021

Il aurait pu rester au lit, à dormir. Mais non, la rédaction de tmv a réveillé l’astrologue pour avoir une petite dose d’horoscope. Résultat : il est tout fâché !

Bélier

Amour

Ce sera l’effervescence dans votre slip après avoir croisé l’amour de votre vie (un(e) Balance bien sûr).

Gloire

Et dire que la chose la plus excitante de votre vie a été de collectionner les magnets de départements dans les paquets de cordon bleu…

Beauté

Roh, z’êtes chou(e). On dirait un nem, la nuit.

Taureau

Amour

LOL.

Gloire

MDR.

Beauté

PTDRRRRRRRRR.

Gémeaux

Amour

Aïe aïe aïe, côté vie sentimentale, la constellation du Rocco Siffredi prédit que c’est dur dur en ce moment.

Gloire

Cela devait arriver : vous êtes désormais nanopabulophobe. (coucou Google)

Beauté

Votre mega libido aura votre peau. Mais ça vous fait bon teint.

Cancer

Amour

Allez sur le dossier « Ex »
> Clic droit > Supprimer. (de rien)

Gloire

Touchez le fond et rebondissez. Ou pas

Beauté

La constellation du Carlos vous conseille de rester touuut nuuuu et tout bronzééé.

Lion

Amour

Vous doutez de sa fidélité ? Torturez-le/la en lui passant l’intégrale de Francis Lalanne.

Gloire

Votre réputation sur Google est foutue. Passez un coup de fil à qui-vous-savez.

Beauté

Bah voilààà, vous avez enfin confiance en vous. Vous allez pouvoir faire l’amour tout(e) nu(e) maintenant.

Vierge

Amour

Faites l’amour, pas la guerre. (avec vous, ça dure moins longtemps)

Gloire

Il va se passer un truc, cette semaine, avec un machin. Et ça vous touchera. Peut-être. (l’astrologie, une science de précision)

Beauté

Rien à redire. Côté beauté, vous êtes parfait(e). (vache, c’est dur de mentir)

Balance

Amour

Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. Pigé, les lubriques ?

Gloire

Vous vous lancerez dans le business du tuning de moto-crottes.

Beauté

Mmmh… sinon, vous avez pensé à l’anti-cernes ? On dit ça comme ça, hein…

Scorpion

Amour

Roh la vaaache, c’est l’chaos là-dedans !!!

Gloire

Merci d’apporter un peu de classe dans ce bas de monde…

Beauté

Vous avez la carrure d’une tranche de pain de mie.

Sagittaire

Amour

Une récente étude hongroise a démontré qu’en additionnant les Q.I. de vos trois derniers ex, on obtenait 45.

Gloire

Rejetez la faute sur un enfant. Ça marche toujours. #conseildami.

Beauté

Le sachiez-tu ? Les Sagittaires ont le plus beau fessier du monde.

Capricorne

Amour

Épisode 12, saison 38 : votre vie sentimentale est toujours un bien beau bordel.

Gloire

Difficile de comprendre pourquoi la Touraine n’a toujours pas érigé de statue en votre honneur…

Beauté

Vous allez relancer la mode du tatouage tribal sur le bas du dos. Le monde entier vous détestera.

Verseau

Amour

« Il n’y a pas d’amour heureux », comme chantait Brassens. Voilà, désolé de plomber l’ambiance comme ça, hein, mais boooon voyez-vouuuus…

Gloire

D’ailleurs, Brassens disait aussi « il n’y a que les imbéciles qui sachent bien faire l’amour ». Votre déduction ? Hin hin…

Beauté

Bon bah Brassens toujours… Comment va votre moustache ? (vous aussi mesdames).

Poissons

Amour

Vous trouverez peut-être quelqu’un de valable lors du 342e confinement…

Gloire

Si le je m’en foutisme était une personne, ce serait vous.

Beauté

Crise d’aérophagie lundi prochain. Allez A + !

Ces Tourangeaux qui ont lâché la voiture au profit du vélo

En mai dernier, ils avaient fait le choix de laisser leur voiture personnelle au garage pour le « Mois sans voiture ». Vélo, bus, autopartage, car ou train : pour la rentrée, ont-ils changé leurs modes de déplacement ?

Si je peux le faire, alors que j’ai la réputation d’être un peu partisan du moindre effort, c’est que tout le monde peut le faire ! ». Brice, participant au Mois sans voiture, se réjouit d’avoir étonné ses proches. « J’ai été agréablement surpris de voir que, si on s’en donne la peine, c’est possible. »

Ce n’était pourtant pas une mince affaire pour les participants, habitués à utiliser leur voiture au quotidien. Heureusement, pour les aider à relever le défi, ils avaient plusieurs options à disposition : abonnement Fil Bleu, tickets de car et train Rémi et billets SNCF, vélos électriques ou classiques Vélociti, accès aux voitures en auto-partage de Citiz. Et pour leur faciliter la vie, le Drive du Bon Sens pouvait livrer leurs courses à domicile, le CC37 et l’Accueil Vélo Rando offraient des conseils, et Décathlon des équipements vélo.

Pas si simple

Au jour le jour, se passer de sa voiture n’a pas été simple. « C’est difficile surtout les cinq premiers jours, il faut remettre ses habitudes en question, mettre le réveil plus tôt pour prendre le bus ou le vélo. Et la météo du mois de mai n’était pas motivante », raconte Séverine, 45 ans, qui vit à La Riche et travaille à l’école d’infirmières, près du pôle santé Vinci de Chambray-lès-Tours.

Pourtant, elle a laissé la voiture pour tester plusieurs options. Le bus pour aller au travail ? Vite écarté à cause de ses deux changements pour 1 h 10 de trajet. Autocar Rémi pour découvrir le marché de Loches, et le train pour flâner au marché d’Amboise ? Validés ! Mais au quotidien, c’est le vélo qui l’emporte : « J’ai dû trouver un itinéraire pour aller de La Riche jusqu’à mon lieu de travail à Chambray. Je passe par Joué-lès- Tours puis le quartier des Perriers, avec un trajet de 14 km, en 35 minutes au lieu de 15 en voiture par la rocade. » Et si elle en parle au présent, c’est qu’elle continue à se rendre au travail avec son vélo à assistance électrique !

À bicyclette…

Parmi les candidats interviewés, aucun doute : la petite reine a séduit. Marine, 20 ans, utilisait déjà le vélo pour sortir le soir. Elle l’a donc pris en journée pour aller de Tours Centre à Tours Nord, pour sa mission de service civique : « C’est un peu plus dur le matin pour se réveiller, mais on prend vite l’habitude, et c’est tellement agréable quand il fait beau ! ».

C’est décidé : pour son contrat en alternance à Orléans, elle mettra son biclou dans le train. À Tours Nord, Sullivan, 22 ans, avait déjà l’habitude de prendre le bus jusqu’à l’IUT pour ses études, ou vers le Auchan Drive où il travaillait. Mais le défi a coïncidé avec un nouvel emploi… à La Riche. « Aller en vélo au travail, je n’y aurais jamais pensé. Ce qui me faisait peur c’était la montée de la Tranchée, mais avec le vélo électrique c’est parfait ! Je mets 20 minutes en vélo, contre 15 en voiture. Aujourd’hui je ne la prends que s’il n’y a pas d’autre option. »

Brice, 30 ans, va lui aussi en vélo des Fontaines jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps où il travaille en 3-8. « Je mettais 10-15 minutes en voiture, j’en mets 20 à 25 en vélo électrique, avec un trajet de 7-8 km que je fais même de nuit, avec un itinéraire que je trouve sécurisé. » Et pour ses répétitions avec son groupe de rock Désinvolts à Mettray, il essaie de covoiturer dès que possible.

Et si on partageait sa voiture ?

À Fondettes, Barbara a tout testé avec ses deux enfants de 7 et 10 ans sous le bras : partir en vacances en Vendée en train, prendre le bus avec Fil Bleu, ou même tenter de visiter Azay-le-Rideau en car Rémi un dimanche (une aventure peu concluante). Elle a aussi ressorti le vélo pour des trajets auxquels elle n’aurait pas pensé.

Mais ce qu’elle retire de cette aventure, c’est l’envie de partager sa voiture : « Avoir une voiture avec un coffre est quand même pratique avec des enfants, ou pour les courses. Mais le défi m’a donné l’idée de louer ma voiture en autopartage, pour partager les frais et réduire mon impact carbone. » Car faire le choix des mobilités douces semble faire autant de bien à la planète qu’au porte-monnaie. Séverine a ainsi fait 80 € d’économies pendant le mois sans voiture, et ce n’est pas fini : son assurance lui propose de passer au tarif « petit rouleur » adapté à ses nouvelles habitudes.

Attention ! Nos participants ne sont pas devenus des militants anti-voiture. Mais l’expérience leur a donné envie de modifier leur mode de vie. En prenant la peine de repenser leur emploi du temps et leurs besoins, ils utilisent beaucoup moins leur véhicule. Et tout le monde est gagnant : en plus de faire du bien à la planète, ils profitent d’un peu de sport au grand air avec le vélo, de temps pour lire dans le bus ou le train, et d’un regain d’énergie avec toutes ces minutes qu’ils ne passent plus derrière le volant.

Texte : Maud Martinez / Photos : Adobe Stock + archives NR

Arrivée des réfugiés afghans à Tours : quel dispositif a été mis en place ?

Quarante réfugiés afghans viennent d’arriver à Tours. Préfecture, municipalité et associations se sont mises d’accord sur le dispositif adopté.

Quarante réfugiés afghans sont arrivés en Touraine. (Photo Adoma/NR)

Les faits

Quarante réfugiés afghans sont arrivés à Tours, la semaine dernière. La Ville s’était en effet portée volontaire pour les accueillir, suite à la situation qu’a récemment connu leur pays d’origine, à savoir la prise du pouvoir par les talibans. Au total, on compte notamment six familles accueillies par les équipes de la Croix Rouge et d’Adoma, un centre d’accueil pour sans-abris. Ils sont pour le moment logés dans les locaux du CTRO, le Centre technique régional omnisports de la Vallée du Cher.

La Préfecture d’Indre-et-Loire a rappelé, à deux reprises, qu’il ne s’agissait là que d’une « mesure temporaire », afin d’évaluer la situation des ressortissants et de proposer « un accompagnement plus durable ».

La Ville de La Riche également s’est proposée pour accueillir une femme afghane. Possédant le statut de réfugiée reconnu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, elle a pu bénéficier d’un logement du parc privé de la Ville. La Riche est effectivement inscrite comme membre du réseau des communes solidaires, lancé par le ministère de l’Intérieur et destiné à apporter une aide dans la politique migratoire française et européenne. Des démarches vont aussi être lancées pour obtenir un visa, afin que la jeune femme puisse rester et obtenir un laissez-passer pour son mari et ses deux enfants restés à Kaboul.

Le contexte

Il y a trois semaines, les talibans prenaient le pouvoir, entraînant alors une fuite en masse des civils. Un peu plus tard, un pont aérien a permis l’évacuation de 123 000 Afghans, hommes et femmes. Rapidement, le maire de Tours, Emmanuel Denis, s’était « fixé l’objectif de recevoir une trentaine de ressortissants afghans », indiquant, face à l’urgence de la situation, qu’il s’agissait là « d’une question d’humanité ».

Les enjeux

Le dispositif mis en place pour l’arrivée de réfugiés afghans en Touraine constitue une sorte « de sas d’orientation » pour eux, d’après la Préfète. Ils pourront ensuite faire valoir leurs droits – d’asile notamment – et voir afin d’être orientés vers les Centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Une cinquantaine sont actuellement disponibles dans le département.

Aurélien Germain

Chroniques culture : American Horror Stories, Sky Rojo, Descendents, Sun Gazol et le plein de BD

Le spin-off d’American Horror Story, la série Sky Rojo, ou encore le plein de BD et de musique : suivez le guide pour la rentrée !

LA SERIE

AMERICAN HORROR STORIES

Un spin-off de la série American Horror Story ? Où chaque épisode raconte une histoire différente ? On signe ! Et globalement, ce petit apparté au goût d’apéro (la saison 10 d’American Horror Story vient de reprendre fin août) a de quoi rassasier le fan de récits glauques. Il y a parfois du bon et du divertissant (le doubleépisode « Rubber Woman », le film maudit de « Drive In » ou encore le final méta au possible)… et du très bébête/ capillotracté (le vu et déjàvu combo femme enceinte/ histoire de démon de « Ba’al »).

Reste qu’avec American Horror Stories, Murphy et Falchuk parviennent tout de même à enfermer le spectateur dans leur univers toujours aussi bizarroïde et tordu. Pour les heureux détenteurs d’un compte Disney+, la série y sera rediffusée à partir du 8 septembre.
A.G.

A REVOIR

SKY ROJO- Saison 2

Il n’aurait pas fallu attendre bien longtemps pour voir débarquer la saison 2 de Sky Rojo. La série estampillée Netflix joue donc les prolongations, en suivant encore et toujours un trio de prostituées bien décidées à échapper à leurs assaillants et à leurs proxénètes. Pied au plancher, la production d’Álex Pina et Esther Martinez Lobato déborde toujours autant d’énergie.

La deuxième fournée est dans la continuité de la première, multiplie les rebondissements (trop ?), joue la carte de la surenchère et continue à dézinguer à tout va. Découpage efficace, rythme nerveux et folie à tous les étages : si l’on prend toujours du plaisir à suivre les aventures rocambolesques de Coral, Wendy et Gina, force est de constater, toutefois, que Sky Rojo a perdu un peu de son charme en tournant un peu en rond, sans trop prendre de risques.
A.G.

LE CLIP

SUN GAZOL– COME

C’est qu’il était passé sous notre petit nez, ce clip des Sun Gazol ! Sortie cet été et tournée par Charlie Roquebert, la (bien jolie) vidéo du titre « Come », extrait de l’album Nick Alvani, vous permettra de (re)découvrir la musique de ce groupe d’indie pop tourangeau. Évoquant un mélange entre un Radiohead et un Half Moon Run en plus contemplatif, Sun Gazol transporte l’auditeur dans son univers sonore toujours planant, jamais lénifiant.
A.G.
> facebook.com/sungazol

LE CD

DESCENDENTS – 9TH & WALNUT

Dix-huit morceaux pour vingt-cinq minutes de musique… Le moins que l’on puisse dire, c’est que Descendents va droit au but ! Ici sur « 9th & Walnut », pas de chichis, pas de fioritures, le groupe de punk rock américain a taillé dans le gras et viré tout superflu. Les vétérans ont beau avoir 40 ans de carrière au compteur, ils savent encore envoyer la sauce (« Crepe Suzette », « You Make Me Sick » ou encore « Grudge »), même en se basant, comme sur ce disque, sur leurs premières démos inédites des débuts.

On remonte donc le temps (oui, oui, de 1977 à 1980), en se prenant une petite claque au passage, et en savourant comme il se doit ces hymnes et rythmes « surf », trempés dans le soleil californien. Et la nostalgie…
A.G.

La sélection BD

Lewis Trondheim est un génie et son tome 7 de Lapinot Tome 7 est un chef d’œuvre. Dans « Midi à quatorze heures » (éditions L’Association), il nous entraîne dans une histoire où se mêlent art contemporain, projet d’assassinat du Président et histoires de famille !
On reste dans le registre de l’humour, marseillais cette fois, avec le T28 de Léo Loden, « Carmina Burrata » (Soleil), où Carru-re et Nicoloff régalent – avé l’accent – dans un polar bien troussé dans le milieu de l’opéra.
Avec « A Pink Story » (Casterman), Kate Charlesworth sublime en 320 pages l’histoire LGBTQI des années 50 à nos jours. Une somme de recherches et un récit poignant et édifiant.

Jouvray et Cognet nous livrent quant à eux un portrait fidèle de « Bob Denard » (Glénat), mercenaire flamboyant et controversé, dans une page sombre de notre Histoire.
Comme aurait pu l’être « La Solution Pacifique » (Delcourt) dans laquelle Makyo, Cresy et Casalanguida reviennent sur l’art de la paix en Nouvelle Calédonie, à la veille d’un autre référendum décisif. Une bonne rentrée en BD !
H.B.

 

On a testé L’AuTours des palombes, le nouveau resto de l’avenue Grammont

A quelques mètres de la place Jean-Jaurès, a ouvert, le 15 juillet dernier, L’AuTours des palombes. Voilà la chronique resto de la semaine !

Et un petit nouveau, un ! C’est à la mi-juillet qu’a ouvert le restaurant L’AuTours des palombes, avenue Grammont à Tours. Remplaçant une ancienne crêperie, cet établissement « familial », ainsi qu’il se définit, propose « une carte très variée composée de recettes provenant de différentes régions du monde, préparées avec des produits frais et locaux ».

Un midi ensoleillé (si, si, je vous jure, ça a existé cet été), on a donc posé nos pieds sous la table pour vérifier tout ça. Un coup d’oeil à la carte, il n’y a que trois entrées, trois plats et deux desserts. Un bon point, donc, car gage de qualité.

Empanadas aux légumes de saison et Sainte Maure de Touraine

Au niveau des entrées, il est possible de rester simple (une assiette de charcuterie/fromage) ou tenter la polpette d’aubergines, crème de poivron ou les accras de bonite. Nous, c’est bien simple : on a tout de suite flashé sur l’un des plats, les empanadas aux légumes de saison et Sainte Maure de Touraine !

La promesse de départ est tenue, à savoir mélanger les saveurs de « différentes régions du monde ». Car la combinaison de légumes croquants et bien frais, d’un fromage tourangeau et de ce chausson farci typique de la cuisine tradi espagnole et latine passe tout seul ! Au service (bien agréable au passage), on nous conseille d’accompagner les deux empanadas avec le contenant de notre bol : des dés de tomates, oignons, piments légers et petites fleurs. Idéal pour ajouter de nouveaux arômes au plat.

À noter que le reste de la carte offrait soit le tartare de bœuf coupé au couteau, pistaches, gingembre confit et frites de panisse ; soit une salade fraîcheur avec tomates, taboulé de petit épeautre et mozzarella. Enfin côté dessert, on vous laisse saliver avec la tarte aux myrtilles façon cheesecake ou la ganache de chocolat, coulis de fruit et crème mascarpone…

Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le lundi, L’AuTours des palombes se pose donc comme une nouvelle table non-négligeable dans le secteur de Jean-Jaurès.

Aurélien Germain


> L’addition :20 € (plat à 16 € + bière bouteille locale à 4 €). Le midi, il est possible de prendre la formule plat+dessert à 19 €. Comptez 4 € pour l’entrée et 6 € pour le dessert.
Le menu du soir (entrée, plat, dessert) est à 32 €. Sinon, à la carte, une dizaine d’euros pour l’entrée et des plats allant de 16 à 18 € seuls.
> Adresse : 17 avenue de Grammont. Ouvert du mardi au dimanche, midi et soir.
> Contact : Tél. : 02 47 20 52 65 ou facebook.com/lautoursdespalombes ou kidimao37@gmail.com

 

Dans le quotidien d’Aude Girardeau, bibliothécaire à la médiathèque de Joué-lès-Tours

#VisMaVille Aude Girardeau est bibliothécaire, coordinatrice des publics enfants à la médiathèque de Joué-lès-Tours. Un métier venu sur le tard qui l’enchante aujourd’hui.

Nichée au bord du parc de la Rabière, la médiathèque de Joué offre d’emblée une ambiance apaisée. De par son cadre verdoyant, ses rangées de livres appétissantes, sa taille accessible, mais aussi la bonne humeur de son équipe. Aude Girardeau n’est pas la dernière à plaisanter et à détendre l’atmosphère. « Tu as oublié de rendre Mortelle Adèle. Mais ce n’est pas grave, je vais te le prolonger, tu vas pouvoir en profiter pendant tes vacances. » Voilà la petite fille rassurée qui repart avec sa pile d’ouvrages et de magazines pour passer l’été.

Aude Girardeau fait partie des dernières recrues de l’équipe, en poste depuis presque deux ans. Sa directrice Christine Rico souligne « son profil atypique ». Aude est contractuelle, elle n’a pas eu le fameux concours d’assistant de conservation du patrimoine et des bibliothécaires (ACPB) qui permet généralement d’exercer le métier. Mais son expérience et son savoir-faire ont fait la différence.

Diplômée en art du spectacle, elle se voyait plutôt comédienne ou metteuse en scène. Elle a d’abord exercé dans le milieu associatif : la Boîte vocale où elle s’occupait des actions de formation des demandeurs d’emploi, puis à la Ligue de l’enseignement où elle se chargeait de la quinzaine du livre jeunesse. « C’était une période où j’ai eu mes enfants et fait mes armes sur la littérature jeunesse. »

Ce qui lui plaît dans ce secteur ? « La créativité, l’imaginaire développé par les auteurs avec de toutes petites choses, tout comme pour le spectacle jeune public, et la variété des histoires, des écritures, des illustrations… Des histoires qui nous bousculent et nous émerveillent. »

Aude Girardeau apprécie surtout le contact avec les enfants et les animations développées par la médiathèque en partenariat avec le service petite enfance de la Ville et les établissements scolaires. Derrière son guichet aux emprunts et aux retours, elle ne manque pas une occasion de donner ses conseils au jeune public. Mais ce qui est moins visible dans le métier de bibliothécaire, c’est l’activité déployée lorsque ses portes sont fermées. Souvent le jeudi matin, les bibliothécaires se réunissent pour discuter et choisir les nouveaux documents.

En secteur jeunesse, ils sont cinq et travaillent en partenariat avec les librairies de Tours, Libr’enfants et Bédélire, qui leur proposent une sélection. « Nous achetons 1 200 livres cette année, en comptant les renouvellements des livres abîmés, une centaine de DVD et 50 CD. » La bibliothécaire est aussi chargée de passer les commandes, de saisir les nouveautés dans la base de données, de cataloguer, mettre les étiquettes. Ensuite, mettre en rayon et ranger ! « Les mercredis et samedis soirs, nous avons un gros travail de rangement des mangas qui sont dispersés un peu partout », sourit Aude.

Une activité de tri permanente dans la réserve et, avec les tout-petits, les renouvellements sont plus nombreux. « On se retrouve vite avec des livres cartonnés en lambeaux ; soit on renouvelle, soit on désélectionne. » Ce travail de fourmi, les bibliothécaires l’assurent au quotidien.

Textes et photos : Aurélie Dunouau


Les 40 ans de la médiathèque

La médiathèque de Joué-lès- Tours est en plein renouvellement : depuis cette année, elle est désormais gratuite pour tous les publics et tend à élargir ses horaires d’ouverture. Le mobilier est également renouvelé. Il faut dire qu’elle commence à prendre un peu d’âge puisqu’elle souffle ses 40 bougies cette année !

Les festivités démarrent à la rentrée. Une exposition retraçant l’histoire de la médiathèque sera visible à partir de mi-septembre. Une visite guidée aura lieu le 18 septembre pour les journées du patrimoine. Et l’équipe de la médiathèque nous annonce une belle journée festive le 27 novembre avec de nombreuses surprises.
> mediatheque.jouelestours.fr

Dans un mois, ouvrira La Comédie de Tours, le nouveau théâtre dédié à l’humour

Le 7 octobre, « La Comédie de Tours » ouvrira ses portes rue Michelet, à Tours. Un théâtre-salle de spectacle essentiellement dédié à l’humour.

Ce n’est pas si souvent que l’on annonce, dans nos colonnes, l’ouverture d’un nouveau lieu culturel. Et pourtant, à partir du 7 octobre, il faudra compter sur un petit nouveau en plein centre de Tours. C’est ici que débutera l’aventure du théâtre privé « La Comédie de Tours ». Au menu ? De la comédie et de l’humour principalement !

La salle de spectacle a pris ses quartiers rue Michelet, à la place de l’ancien magasin Thevenet Music. Soit une surface de 650 m² avec jauge de 270 places assises, une salle « accessible aux PMR », précise-t-on.

De Booder à François-Xavier Demaison

À la tête de La Comédie de Tours, on retrouve Christophe Desaint-Denis (ex-administrateur du théâtre Le Paris, à Avignon, qui a aussi travaillé avec Les Chevaliers du Fiel) et ses deux associés Julien Sigalas et Yoann Combronde qui ont fait leurs armes dans les salles grenobloises et messines. À l’époque, Christophe Desaint-Denis disait déjà espérer que La Comédie de Tours « se fasse une place importante dans le tissu des théâtres et lieux culturels tourangeaux ».

Pour ce faire, la programmation a déjà été dégainée : on a notamment repéré à l’affiche l’ouverture avec « 20 ans après » (le 7 octobre, donc), la venue de l’humoriste Booder (10/10), la comédie Célibataires (à partir du 27/10), le théâtre musical Mon Brel Préféré (9/11), ou encore François-Xavier Demaison (1er et 2/12), Redouanne Harjane (29/12), Donel Jack’sman (22/01/2022) et Élodie Poux (19/05/2022)… De quoi reprendre la saison culturelle avec le sourire.

Aurélien Germain


SPECTACLES ENFANTS ET ATELIERS…

La Comédie de Tours souhaite également se diversifier avec une programmation jeune public (La Petite Sorcière, Le Coffre Magique de Noël et Le Flocon magique sont déjà prévus d’octobre à décembre), mais aussi des ateliers théâtre et/ou chant. Il sera aussi possible de réserver la salle pour des séminaires par exemple.
> La Comédie de Tours, au 39 rue Michelet. Infos : comediedetours.fr

 

 

Horoscope WTF du 1er au 7 septembre 2021

Réjouissez-vous (ou pas !) : l’astrologue est de retour ! Voici l’horoscope WTF de la rentrée, à la sauce tmv !

Bélier

Amour

Vous êtes une moule accrochée au rocher des souvenirs. Gare à la vague de l’ex qui va vous dézinguer la tronche.

Gloire

Que le meilleur gagne ! (donc sûrement pas vous)

Beauté

Faites gaffe, votre date de péremption approche.

Taureau

Amour

Désolé, mais ce sera plat jusqu’à la date de la 329e dose de vaccin obligatoire. Donc le 3 février 2031.

Gloire

Olala, mais qu’est-ce que j’en sais moi ? Je suis pas astrologue en vrai !

Beauté

Ah, les peaux mortes, ce tue-l’amour… (clin d’œil)

Gémeaux

Amour

En amour aussi, tous les chemins mènent à Rome. Mais vous avez visiblement décidé de faire un détour par Strasbourg.

Gloire

Sur l’échelle de la rébellion, vous êtes au niveau Bernard-Henri Lévy.

Beauté

Oui, mais seulement le jeudi.

Cancer

Amour

Tout le monde a bien compris que votre fantasme caché était de prendre une douche avec Jean Castex.

Gloire

Votre pote Balance a des délires louches et des idées pas claires avec vous.

Beauté

L’été se finit, votre carrure de strudel revient.

Lion

Amour

Selon toute vraisemblance, les étoiles vous prédisent une aventure d’un soir avec Nagui.

Gloire

Qu’est-ce qui fait vendre et fait plaisir ? Le sexe et la pizza. Inventez un concept.

Beauté

Avec la fin du masque obligatoire, on est bien contents de revoir votre joli sourire, mais pensez à enlever ce vilain bout de salade entre vos dents.

Vierge

Amour

Saturne et l’étoile polaire sont dans votre champ astral. (aucune idée de ce que ça veut dire, mais ça fait chouette à écrire dans un horoscope)

Gloire

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Chez vous, il y a des vagues, un tsunami, une eau pourrie et des castors qui défoncent votre barque

Beauté

Vous n’avez toujours pas vu que vos tétons n’étaient pas heureux sur votre corps ?

Balance

Amour

Les gens vous prennent pour un pigeon. Et ils ont bien raison.

Gloire

Au final… qui nous dit que ce n’est pas vous, le/la patient(e) zéro du Covid ? Hein ?!

Beauté

Bon sang de diantre de fichtre dieu, comment est-ce possible d’être aussi magnifique que vous ?

Scorpion

Amour

Tout vient à poil à qui sait attendre.

Gloire

Deux choses sont flippantes sur cette planète : 1) le Covid ; 2) filer un micro à un(e) Scorpion pour un karaoké.

Beauté

Les sous-vêtements en septembre, c’est futile. #conseildami

Sagittaire

Amour

Mouais. Sans vouloir faire ma mauvaise langue, là, c’est surtout 50 nuances de beurk.

Gloire

Un corps de rêve pour un coeur de pierre : pas de doute, vous êtes bien Sagittaire.

Beauté

Votre petite pilosité de bison, là, c’est trop mignon !

Capricorne

Amour

Avec vous, c’est comme le vaccin : c’est surtout la deuxième dose qui vaut le coup. #beauf

Gloire

Votre ancienne sextape refera subitement surface et vous deviendrez multi-millionnaire.

Beauté

D’après la constellation du Dr Raoult, vous êtes immunisé(e) contre le virus de la laideur. Les Capricornes sont beaucoup trop canons.

Verseau

Amour

Ivre, vous allez le/la demander en mariage.

Gloire

Si tout va mal dans votre vie en ce moment, n’oubliez jamais qu’il y a toujours pire : vous auriez pu être Sagittaire par exemple.

Beauté

« Un de perdu, dix de retrouvés. » Mais ça ne vaut clairement pas pour vos cheveux.

Poissons

Amour

Fichtre dieu, une vie sentimentale aussi insipide que la soupe de ma tata Mireille. Dur…

Gloire

Gardez plutôt votre langue dans votre poche, plutôt que de la fourrer dans toutes les bouches qui passent.

Beauté

Erreur fatale ce mois-ci lorsque votre chirurgien esthétique se plantera et vous fera ressembler à Éric Zemmour.

Bien préparer sa rentrée : les conseils d’un relaxologue et coach sportif

Jocelyn Neau est sophrologue-relaxologue, masseur bien-être et sportif, énergéticien et coach sportif à Tours. Un cocktail de spécialités parfait pour préparer la rentrée !

Les personnes que vous recevez ont-elles des besoins liés à la rentrée ?

Cette année, je remarque que les gens sont fatigués avant de commencer, ils ne se sont pas ressourcés, pour différentes raisons. Avec le Covid, les confinements, les couvre-feux, le télétravail…, nos vies ont beaucoup changé, heureusement l’être humain est capable de s’adapter. Mais cela a causé de la fatigue, et aussi de la frustration qui peut se muer en colère.

Comment gérer ou éviter cette fatigue et cette colère ?

La colère est un signal d’alarme, elle surgit quand un événement dans ma vie ne correspond pas à mes valeurs. Soit je libère cette colère sur les autres car j’ai du mal à m’écouter et à penser à moi. Soit je me connais, et je sais comment la libérer : le sport, la relaxation, la sophrologie, la cuisine, le chant, l’écriture…, toutes ces activités qui nous placent dans l’instant présent sont idéales.

Quels sont vos conseils pour bien aborder cette rentrée ?

Ne reprenez pas vos activités sur un rythme trop intense : si je dépasse mes limites, je me fatigue, je m’épuise au risque d’avoir des pépins de santé. Si vous aimez la course à pied par exemple, commencez par 10 minutes, puis 15, 20… L’effort et sa durée doivent être progressifs. Vous retrouvez ainsi la sensation de plaisir et vous continuerez plus volontiers. Au contraire, si vous faites une grosse séance qui vous amène courbatures et douleurs, vous aurez envie d’arrêter.

Et pour cette rentrée, je m’autorise aussi à prendre du temps pour moi. Prendre un bain, lire, méditer à l’aide d’une vidéo youtube, marcher, me passer une crème ou m’auto-masser (car le meilleur massage est celui qui fait du bien, pas besoin d’être un pro !)… Je m’accorde du temps !

Enfin, pensez à ce qu’on appelle « l’entraînement fantôme » : bien dormir, bien se nourrir et s’hydrater, prendre soin de son mental c’est aussi important que l’entraînement physique. Et ça fait toute la différence !

Et face au Covid, que faire ?

Il faut prendre conscience que je perds mon temps et mon énergie à vouloir agir sur quelque chose que je ne peux pas maîtriser, comme la pandémie. Cela ne veut pas dire que je suis dans la passivité, c’est l’occasion de prendre le temps d’observer ou de se poser des questions. Face à un événement sur lequel on n’a pas de prise (un décès, une perte d’emploi, le Covid…) demandons-nous « qu’est-ce que j’en fais ? ». Cela nous sort du négatif et nous pousse à l’action !

Propos recueillis par Maud Martinez / Photos : Thibault THOMAS / Atoutpict’

La braderie de Tours aura lieu le 5 septembre… mais avec pass sanitaire

L’annonce a été faite aujourd’hui, mardi 24 août, par la municipalité. Professionnels et visiteurs devront toutefois être munis de leur pass sanitaire pour profiter de la braderie. Le masque sera obligatoire.

C’est donc désormais officiel et c’est la mairie de Tours qui l’a annoncé ce mardi 24 août : la braderie aura bien lieu le dimanche 5 septembre, de 8 h 30 à 19 h. En revanche, précise la municipalité, « elle sera soumise au pass sanitaire – pour les professionnels comme pour les visiteurs – et au port du masque obligatoire ».

Quant aux riverains, ils pourront accéder normalement à leur domicile « sous présentation d’un justificatif ».

Pour rappel, le pass sanitaire est valide si :
> certificat de vaccination complet
> ou test PCR/antigénique négatif de moins de 72 h
> ou certificat de rétablissement du Covid (au moins 11 jours et moins de 6 mois)

La Ville de Tours prévoit également d’installer deux points de dépistage antigénique.

Voici le plan des secteurs concernés par le pass sanitaire :

(Plan : crédit ville de Tours / photo ouverture : archives NR)

Jeux Paralympiques de Tokyo : ces trois athlètes qui représenteront l’Indre-et-Loire

La cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques de Tokyo s’ouvre aujourd’hui, mardi 24 août ! La Touraine y sera représentée par de grands athlètes, du saut en longueur au tir à l’arc en passant par le tennis de table.

Typhaine Soldé, Eric Pereira, Clément Berthier… Retenez bien ces noms, car ils risquent bien de briller au Japon, où s’ouvrent aujourd’hui les Jeux Paralympiques de Tokyo !

Ces trois athlètes handisport vont effectivement représenter les couleurs de Tours et de la Touraine durant la compétition. La première, Typhaine Soldé (saut en longueur), va vivre ses premiers Jeux à 19 ans seulement. La jeune Tourangelle tentera d’y battre son record de 4,84 m. réalisé à Dubaï en février, en catégorie T64, amputée tibiale. De quoi suivre la trace de sa consœur et championne paralympique du Loir-et-Cher, Marie-Amélie Le Fur, qui sera aussi à Tokyo.

Tennis de table, saut en longueur et tir à l’arc

Un poil plus âgé que Typhaine Soldé, le Jocondien Clément Berthier, 21 ans, participera lui aussi à ses premiers Jeux Paralympiques. Ce jeune pongiste amputé fémoral classe 8 s’entraîne au TT Joué-lès-Tours depuis un an.  Décrit comme « une force tranquille » par son entraîneur Claude Bard, il participera aussi à l’épreuve par équipes à partir du 31 août.

Enfin, Eric Pereira, quant à lui, fera tout pour représenter fièrement le Club des archers de Saint-Avertin. Pour le sexagénaire (paraplégique incomplet), spécialiste de l’arc à la poulie, ce sont déjà ses deuxièmes Jeux paralympiques ! Touché par le Covid en février dernier, l’athlète s’est remis d’aplomb et s’est dit maintenant prêt et confiant.

Les XVIe Jeux Paralympiques se déroulent du 24 août au 5 septembre à Tokyo. Cérémonie d’ouverture aujourd’hui à 13 h.


Photos : archives NR + Julien Pruvost + Claude Bard

Marathon, 10 & 20 km de Tours : rendez-vous le 26 septembre !

Plus que quelques mois pour s’entraîner et s’inscrire aux 10 & 20 km de Tours (à moins que vous vous lanciez dans le marathon !). Nouveautés, parcours, tarifs : suivez le guide.

UN NOUVEAU PARCOURS POUR LE MARATHON

« La grande nouveauté de cette édition 2021, c’est le parcours du marathon qui se renouvelle », indique Christophe Chinette, président du Comité d’organisation. « Les dix premiers kilomètres seront les mêmes que la course des 10 km, ce qui offrira une belle balade dans la ville de Tours. Ensuite, on file vers Rabelais et Giraudeau puis on rattrape la Loire à Vélo (le long du Cher, donc) jusqu’au moulin de Ballan. Là, c’est le point de relais pour le marathon-duo, dont ce sera la seconde édition. On poursuit jusqu’à Savonnières puis on revient de l’autre côté du Cher, par Saint-Genouph. Un superbe parcours qui ne quitte pas le bord de l’eau ! Si le soleil est de la partie, ce sera superbe ! »

LA MARCHE NORDIQUE DÉBARQUE

« C’est l’autre grande nouveauté de l’édition 2021. Pour la première fois, les amateurs pourront se lancer sur un 10 km de marche nordique. Le départ sera donné de la place Anatole-France en direction du pont Napoléon. Un petit tour de l’île Simon puis on part le long de la Loire en direction de Saint-Cyr. Attention, la montée vers le parc de la Perraudière risque de creuser les écarts. On pousse jusqu’au pont du périphérique, puis retour vers le pont Napoléon que l’on dépasse pour rejoindre le pont de fil. Et de là, arrivée sur l’île Aucard. Bâtons obligatoires pour cette course pour laquelle nous attendons environ 500 marcheurs. Il faut savoir que la région est très active sur le plan de la marche nordique et l’objectif pour nous est d’obtenir le label FFA très rapidement. »

LE VIRAGE ÉCOLO

« Nous travaillons énormément sur l’impact environnemental de notre événement. Nous sommes dans une démarche pour respecter la charte des 15 engagements éco-responsables mise en place par le ministère des sports et le WWF. C’est une charte qui comprend des engagements de types sociétaux, sur lesquels nous sommes déjà très avancés. Sur la parité femme-homme, par exemple, nous sommes déjà une des seules courses en France qui donne les mêmes dotations aux podiums femmes et aux podiums hommes. Nous avons toujours, également, proposé une course handisport. Sur l’aspect environnemental, nous prenons un virage très fort et nous réfléchissons aux moyens de réduire l’impact environnemental sur tous les aspects de la course : les déchets, les ravitaillements, les maillots, les sacs, les accès à la course… »

Les tarifs

Marathon :

  • 70€ jusqu’au 31 août 2021 [65 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 75€ jusqu’au 23 septembre 2021 [70 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

10 km :

  • 20€ jusqu’au 31 août 2021 [18 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 22€ jusqu’au 23 septembre 2021 [20 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

20 km :

  • 24€ jusqu’au 31 août 2021 [22 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA] 
  • 26€ jusqu’au 23 septembre 2021 [24 € pour étudiants, demandeurs d’emploi, licenciés FFA]

Le salon du running

Pour tester les nouveaux équipements, pour recevoir des conseils de nutrition, pour assister à des tables-rondes sur le running ou tout simplement pour venir chercher votre dossard, rendez-vous au Salon Running Loire Valley, au Palais des Congrès de Tours, les 24 et 25 septembre.

> En cas d’annulation pour des raisons de crise sanitaire, l’organisateur proposera aux coureurs inscrits le report de l’inscription sur la course de l’année suivante, en 2022 ou son remboursement à 100 %.

 

Chroniques culture : Mosaïque le mag rap, un prix animaliste, le retour de Tom Morello et le plein de BD

Pour bien aborder l’été, la rédac de tmv vous présente un média 100 % rap et indépendant, le nouveau disque du guitariste de Rage Against The Machine, le vinyle du mois de Radio Campus, les résultats du Prix Maya et, bien sûr, une grosse dose de BD. Pour des vacances pleines de culture !

MEDIA

MOSAÏQUE, LE MAG RAP

C’est qu’on les avait à l’œil les loustics ! Eux, ce sont Lise Lacombe et Thibaud Hue, jeunes journalistes passés par l’École publique de journalisme de Tours (EPJT) qu’on avait connus lors d’un numéro spécial de tmv. Désormais, il faut compter sur eux avec Mosaïque, leur petit bébé. Un mag’ web 100 % indépendant, 200 % rap.

Ici, Slimka côtoie Médine ; là, on interviewe Sean, avant de dévoiler la playlist du mois ou encore de chroniquer l’album de Khali. Mosaïque fait office de véritable petite pépite pour quiconque a le rap qui coule dans ses veines. Cerise sur le gâteau : les formats longs sont légion, permettant un traitement exhaustif et passionnant des sujets et des artistes. Filez-y !
Aurélien Germain

> lnk.bio/mosaiquefr

LE EP

THE CATASTROPHISTS

Tom Morello va bien et ne s’ennuie pas du tout, merci pour lui ! Coincé comme beaucoup par la pandémie, le guitariste de Rage Against The Machine s’est acoquiné avec les Bloody Beetroots pour sortir un EP collaboratif, où les gros riffs heavy rock fréquentent les nappes électro. Alors certes, la tambouille a de quoi surprendre, mais force est de constater que le groove de sieur Morello est dévastateur (« The Devil’s infantry »). Derrière, les Pussy Riot ou encore Ana Tijoux assurent un beau mélange des genres, porté par un son lourd et une production massive. À découvrir !
A.G.

LE VINYLE DU MOIS DE RADIO CAMPUS

Pat Kalla et le Super Mojo – Hymne à la vie On connaissait Pat Kalla ambianceur funk du duo Voilaaa avec le producteur et DJ lyonnais Bruno Patchworks. Le voici qui troque la musique électro pour une orchestration caribéenne et makossa pour nous proposer cet « Hymne à la vie » bienvenu, un album pour accompagner votre été. Pat Kalla, qui a grandi avec les musiques camerounaises, reprend à son compte les rythmes makossa tout au long de cet album qui redonne le goût des pistes de danse et vous emmène dans les nuits des maquis de Douala ou Yaoundé (au Cameroun, un maquis est un restaurant populaire où l’on peut manger debout et danser). Un album où le groove très funky de Pat Kalla et le makossa se conjuguent parfaitement aux sonorités brésiliennes et caribéennes.
Sébastien
>Sorti chez Pura Vida Sounds / Heavenly Sweetness

LITTERATURE

PRIX MAYA ET CAUSE ANIMALE

Comme chaque année à Tours, le Prix Maya (premier prix littéraire animaliste de France) a récompensé des ouvrages servant la cause animale. Alors, quels sont les lauréats de cette édition 2021 ? Il s’agit de « Mama Red » (Bren McClain), sacré meilleur roman animaliste ; « Milagro – Sea Shepherd » (Guillaume Mazurage) pour la meilleure BD et « Oust, du balai » (Vincent Dhuicque) comme meilleur ouvrage. Le jury était exclusivement composé de personnalités investies dans la cause animale, à l’instar de Yolaine de La Bigne, fondatrice de l’Université d’été de l’animal, par exemple.
A.G.

L’été des BD

Commençons avec l’épatant « Mon album Platini » (Delcourt), où Sylvain Venayre et le dessinateur ex-tourangeau Christopher nous font revivre avec émotion la demi-finale France-Allemagne de 1982, entre foot et digressions sur le temps qui passe. Avec « Fausses pistes » (Grand Angle), Bruno Duhamel alterne des allers retours entre présent et passé, avec duel de Tombstone, fake news et culte des armes à feu au menu. Après le western, un très bon récit de vampires avec « Sideshow » (Soleil) : Corbeyran et Despujol nous lâchent dans une série noire aux frontières du réel. Ambiance freaks garantie !

Passionnante également, la dernière collection « Affaires d’état » (Glénat), où une pléiade d’auteurs nous plonge dans la Guerre froide et dans les coulisses du Jihad notamment. À la manoeuvre, l’excellent Philippe Richelle et des dessinateurs de talent : Penet, Wachs et Buscaglia. On finira sur la réédition d’un chef d’œuvre pionnier du roman graphique, « Stuck Rubber Baby » (Casterman) dans lequel Howard Cruse pose les bases d’un récit sensible sur la lutte des droits civiques aux États-Unis.
Hervé Bourit

Idées resto : on mange quoi aujourd’hui ?

Nombreux sont les restaurants que l’on n’a pas pu tester cesser en raison de la situation sanitaire. Voici quelques idées de nouveaux (ou récents) établissements pour se remplir l’estomac !

Vous savez quoi ? Pour ce dernier numéro avant notre trêve estivale, on va vous révéler un petit secret de fabrication de cette rubrique « resto » ! À la rédac de tmv, trône un joli tableau sur lequel on inscrit tous les (nombreux) restaurants qu’il nous reste à tester et à chroniquer (toujours anonymement, d’ailleurs, pour ne pas biaiser la teneur de l’article).

Sauf que là, force est de constater qu’il commence à être diablement rempli, en raison de ces longs mois passés sans le plaisir de pouvoir mettre les pieds sous la table et se faire un déjeuner. Exceptionnellement, voici quelques établissements qu’on essayera prochainement de visiter, qu’ils soient tout nouveaux ou relativement récents.

La team tmv compte donc bien se rendre rue du Grand Marché, goûter aux poissons de L’Appart Côté Mer (et faire coucou à son petit frère – car même propriétaire – L’Appart Flexitarien, rue Colbert). Pour le reste, on a repéré Le Tatoué Toqué, rue Maréchal-Joffre, et ses burgers gourmets en circuit court ; la cuisine tradi grecque de Dyonisos (rue du Dr Bretonneau) ; les falafels et pitas de La Tayelett (rue Châteauneuf) ; le resto éphémère Streat Art (lire p.5) ; le bistrot tourangeau La Table de Jeanne (rue des Fusillés) ; les poke bowls de Pokeyo (rue du Change).

Sans oublier le comptoir japonais Yoïsho (avenue Grammont), ou encore le mix bière / croque-monsieur originaux du Croque-Bedaine (au bout de la rue Colbert). Et de nombreux autres ! De quoi vous donner quelques idées pour vous remplir l’estomac durant l’été…


> Retrouvez également notre rubrique CHRONIQUE RESTO en cliquant ici !

 

Dans les rues de Tours, Annabelle Tourne est la guide-conférencière du street art

#VisMaVille Annabelle Tourne est guide-conférencière. De l’époque gallo-romaine à l’art de rue, cette guide multicarte décrypte la ville sous tous ses aspects.

Rendez-vous est pris devant le parking Gambetta, rue Étienne-Pallu, entre les Galeries Lafayettes et le Monoprix. Dans ce parking souterrain, les œuvres commandées d’Hazul, Chanoir, Emyr, Mr Dheo, Inconito, Mr Plume ou encore Dominique Spiessert se côtoient dans un joyeux mélange de couleurs et d’inspirations.

Un lundi par mois depuis le mois de mai, Annabelle Tourne fait découvrir les créations de street art aux touristes et aux Tourangeaux. Une visite nouvelle proposée par l’Office de tourisme de Tours qu’elle peaufine depuis deux ans.

« J’ai découvert le street art à Lisbonne et cela m’a donné envie de le faire partager à Tours. Les mosaïques de l’artiste orléanais Mifamosa nichées dans les rues de la ville ont été mon second déclencheur. » Dans le Vieux Tours, elle met en valeur les œuvres parfois cachées, comme ces coquillages moulés sur les seins de l’artiste intra Larue. Ou plus visibles et poétiques, comme les pochoirs à la bombe des Filles du vent de Gil KD.

Annabelle Tourne apporte une vraie plus-value à ces visites car, souvent, elle parvient à échanger au préalable avec ces artistes invisibles pour connaître leurs intentions. « C’est l’avantage de cet art vivant. Je fais aussi régulièrement des repérages, les yeux toujours en éveil, car certaines œuvres disparaissent avec le nettoyage et d’autres naissent de cet art illégal. »

Au cours du parcours d’une heure trente, nous aurons croisé les créations d’une quinzaine d’artistes, qu’ils soient tourangeaux ou internationaux, pour une visite ludique. Annabelle Tourne apprécie cette nouvelle facette de son métier et les échanges avec son public qui se demande bien ce qu’a voulu représenter l’artiste.

Guide-conférencier reste une profession méconnue. « Pour les gens, je suis dans un château et je tourne en boucle mon discours. En fait, c’est un métier très diversifié et je bouge tout le temps. J’ai trois employeurs pour qui je propose des visites très différentes, l’Office de tourisme, le service patrimoine de la ville et l’institut de Touraine avec qui je fais des excursions dans la région et au-delà, jusqu’à Poitiers et Angers. »

Annabelle n’aimait pas l’histoire scolaire mais voulait travailler dans les langues, dehors et voir du monde. Elle entame donc des études en langues et tourisme après son bac et devient guide-conférencière. Ils sont 4 000 en France à posséder la carte professionnelle obligatoire, une dizaine à Tours.

À avoir particulièrement souffert aussi de la crise sanitaire car avec leur statut hybride, ils n’ont eu aucune ressource et certains sont restés sur le carreau. Annabelle, 30 ans de métier, est heureuse de reprendre peu à peu son activité depuis le mois de mai, même si « c’est en douceur pour le moment ». Elle a dû aussi composer et faire des petits boulots en attendant : de l’accueil en Ehpad et la cantine le midi à Savonnières, où elle habite et court juste après sa visite sur le street art. Une touche-à-tout, décidément.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Touraine : nos 36 idées de sorties et bons plans pour les vacances et l’été

Pour passer un bel été, suivez nos conseils, nos bonnes idées et nos idées d’escapades. Du 100 % Touraine !

Pas envie de rester coincé(e) sur une plage dans le Sud avec des enfants qui crient et vous jettent du sable dessus ? Pas envie de partir en crise de nerfs pour savoir quoi faire et où partir en vacances ?
Et si on restait en Touraine ? Tmv vous propose une grosse trentaine de bonnes idées d’escapades pour apprécier notre belle région.

Retrouvez-les dans notre dossier spécial, paru dans le dernier numéro de tmv.

A télécharger sans modération ICI ! 

 

 

 

 

 

 

 

Printemps de Bourges 2021 : compte-rendu d’une édition pas comme les autres !

Le Printemps de Bourges a finalement pu se tenir fin juin ! Tmv y a fait un petit tour pour vous raconter tout ça…

La 45e édition du Printemps de Bourges, qui devait avoir lieu en mai, a été reportée du 22 au 27 juin.
© Graphisme Printemps de Bourges

Alors oui,  disons-le de suite : cela faisait bizarre de se retrouver à Bourges en plein mois de juin sous le soleil pour le Printemps de Bourges ! On saluera donc l’exploit de toutes les équipes d’avoir proposé un tel événement avec ce stop & go hallucinant que toutes les équipes de festivals ont dû subir ces derniers mois.

Oui, cela faisait bizarre de quitter le dernier concert à 22h , de se retrouver dans une ville non pas morte, mais sans musique à chaque coin de rue, les bars et restaurants ayant été contraints d’annuler tout le Off. Exit aussi les marchands du temple le long des rues du festival. Sans compter la « merguez street » désespérément vide… Seul le village 3Demain le Printemps3 avec ses stands sympas et la 3Live Zone3 avec retransmission de concerts, mettaient un peu de baume au cœur des Berruyers et des rares visiteurs (dixit mon hôtelier).

Il restait juste à se retrouver en plein fête foraine pour finir sa soirée entre grand huit et barbe à papa au milieu d’une foule dense et compacte, mais là on n’était plus à un paradoxe près !

De Jean-Louis Aubert à Achile

Heureusement, il y eu des centaines de moments de grâce, dont d’abord tous ces artistes qui – sans exception – retrouvaient le plaisir de remonter enfin sur scène et dont beaucoup avaient du mal à cacher leur émotion.

Des moments intenses, comme le concert de Jean-Louis AUBERT, le premier jour qui, à peine remis de problèmes cardiaques, a mis tout le monde debout dès le premier morceaux malgré la présence de gel, de masques et d’un public qui aurait dû rester assis sur ces chaises (on n’était pas non plus à une incongruité près).

Des moments sublimes aussi, comme le show de PRUDENCE, l’ex-chanteuse de THE DO, la performance incroyable de S+C+A+R+R+, la grâce de PETIT PRINCE, la fraîcheur de VIDEOCLUB et la suavité de l’IMPERATRICE.
Coté groupes locaux, on a adoré le show des Orléanais de GARGÄNTUA, seul représentant de la Région Centre. Un groupe entre grand guignol et dadaïsme, dont l’aspect subversif et la causticité ont fait craquer tout le monde. On notera également la prestation d’ACHILE, un Tourangeau pur jus qui, avec ses chansons pop bien troussées, nous a fait tendre l’oreille. Si son set a manqué encore un peu de peps, on sent un vrai talent déjà adoubé par  Oxmo PUCCINO (il va donc y avoir beaucoup de monde à ses talons !).

Un talent « inouï » !

Deux artistes qui étaient donc dans la sélection des Inouïs (les ex-Découvertes) dont le niveau monte d’année en année. On en veut pour preuve les prestations éclatantes de ceux qui furent couronnées cette année comme ANNEL et ses chansons décalées, VIKKENN et son électro survitaminé ou EKKO et son hip hop racé. Il restera à y rajouter nos propres coups de cœur comme LE JUICE et son trap dantesque et sa fascinante chanteuse, les rythmes balkaniques déments de LADANIVA, le punk rock déjanté et imparable du congolais LOVA LOVA et la suavité toute brésilienne de JOAO SELVA.

A côté de ce dispositif, signalons une belle initiative que celle de FRENCH VIP, monté par la Sacem et ses partenaires, qui nous ont permis de nous glisser dans un tout petit lieu avec une mini scène (10 chaises et 5 tables). On y a dégusté notamment la pop de DYNAH, le jazz très SADE de la sublime Léonie BARBOT, le rock de la Chartraine ALICE ANIMAL et les chansons très « Noir Dez » des Bretons de CRANCRE. Quatre belles surprises.

Cerise sur le gâteau de cette édition : ce moment magique que fut la récréation du « Dummy » de PORTISHEAD dans la Cathédrale Saint-Etienne. Un lieu magique que Uelé LAMORE Et Ian WAGNER ont orchestré avec talent et sur lequel Lou DOILLON, Malik DJOUDI, Victor SOLF, Sandra NKAKE et la sublime SILLY BOY BLUES sont venus poser leurs voix célestes. Soixante minutes de pur bonheur inoubliable pour dire à quel point ce 45e Printemps fut un pari gagné, un challenge incroyable et une sacrée réussite au final.

Rendez-vous du 19 au 24 avril 2022 pour remettre ça !

Hervé Bourit

Silence ! On donne la parole aux femmes à l’Ecomusée du Véron

Interroger, questionner, traiter la question de la place de la parole et du silence des femmes : c’est ce que fait l’écomusée du Véron en accueillant la grande exposition « Chut… Femmes, silence & parole ». La parole, justement, Marie Joselon, responsable des publics, la prend pour tout vous dire de cette expo.

Pour nos lectrices et lecteurs qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez- vous nous présenter un peu l’écomusée du Véron ?

L’écomusée se situe à Savigny-en-Véron, à une dizaine de kilomètres de Chinon et à une cinquantaine de Tours. C’est un musée un peu particulier, un « musée de société » : il vise à parler de l’humain. Nous sommes pluridisciplinaires. Notre établissement aborde l’humain de la Préhistoire à nos jours, il accueille aussi des œuvres de divers continents. L’idée, c’est de ne pas rester enfermé sur notre territoire. On fait le lien entre les cultures et les époques, en se projetant vers demain.

Abordons « Chut… Femmes, silence & parole » : d’où est venue l’idée ? Pourquoi cette exposition ?

Parce qu’à l’écomusée, on a notre petit trésor… C’est une amulette en argent qui figure une femme, portant deux doigts sur sa bouche et son autre main recouvrant ses fesses. C’était une sorte de porte-bonheur pendant l’époque gallo-romaine – on pouvait le retrouver dans les maisons – qui a été retrouvé à Savigny, tout près de notre musée. Il n’y en a qu’une dizaine en Europe. C’est très rare. La posture est énigmatique : silence ? Silence du repli sur soi ? L’expo est née de cet objet. Ces statuettes sont appelées « pseudo Angerona », d’abord associées au nom de cette déesse romaine du silence. Cette exposition aborde aussi la place de la femme et de la libération de la parole. Nous sommes un musée de société, il était donc logique d’en parler.

On commence donc l’expo par cette pièce ?

Oui, on débute avec cette amulette. Puis, on déroule un discours autour de la femme et du silence. De tout temps, les femmes sont liées à la notion de silence. Pas forcément subi, attention ! Il y a aussi le côté sacré, le recueillement, etc. Il n’est pas question de victimiser les femmes ; même si le silence est subi, la Femme a quelque chose à dire. On voit aussi comment on va arriver dans l’histoire à des artistes femmes. Par exemple, Niki de Saint Phalle qui a libéré la parole des femmes, elle a été transgressive. Il y a aussi George Sand qui a changé de nom pour pouvoir écrire. L’expo a un côté militant.

On parle régulièrement – et encore plus maintenant – de l’égalité femmes hommes. Est-ce que le fait de s’intéresser aux femmes et au lien qu’elles entretiennent avec le silence s’incorpore dans votre thématique ?

Oui, forcément. C’est une question que l’on traite beaucoup, notamment avec le public scolaire qui vient nous voir : comment vit-on ensemble ? Pourquoi le silence est important ? À quoi ça sert ?

Est-ce que vous pouvez me parler de quelques œuvres qui sont présentées ? Que vous aimez particulièrement ou que vous jugez important de mentionner ?

On a des œuvres majeures, comme le bronze de Rodin, « Le Cri », une sculpture expressive de femme qui crie, il y a une notion de souffrance. Pas loin, il y a la toile d’Aurélie Nemours, « Structure du silence », une abstraction géométrique. À Savigny, on aime surprendre notre public ! (rires) Il y a aussi des statuettes féminines du Néolithique, polychromes, de Syrie. Une vraie chance. Ou encore des poupées de fécondité du Cameroun, un cadeau coloré venant de tribu et qui était porté par les petites filles. Tout ça a rapport à la question des civilisations, des différences culturelles, sans regard faussé.

En fait, cette expo couvre une très large période !

De la Préhistoire à la période contemporaine, en 2008 ! Les œuvres viennent de France, d’Égypte, du Cameroun, etc. On a même un dessin de Picasso, « Femme aux cheveux verts ». Intéressant, lorsqu’on connaît le rapport particulier à la femme qu’avait cet artiste. Tout ça est le fruit d’un partenariat avec les musées nationaux, sauf notre amulette, et de collectionneurs privés. Chut présente une soixantaine de pièces.

Avez-vous un « public type » ? L’expo s’adresse aussi aux enfants ?

Aucun public type… Il y a des spécialistes, mais aussi un public très familial, un lien que l’on cultive beaucoup d’ailleurs. Tout à l’heure, j’ai aussi eu des élèves de grande section ! Cela permet de s’interroger, de travailler sur la question de l’émotion.

Petite question concernant l’écomusée. Il devait fusionner avec le Musée du Carroi à Chinon, n’est-ce pas ?

Oui, c’est fait, c’est bon. Nous avons maintenant une équipe et une directrice communes. Le même regard sera porté lors de nos expositions. Le même état d’esprit régnera. Au passage, le Musée du Carroi accueille en ce moment « Fabuleux animaux », une expo sur la symbolique des animaux, et Dominique Bailly, avec « Sculpture, paysage, promenade ».

Propos recueillis par Aurélien Germain
Photos : Musées CC-CVL


> Ecomusée du Véron, 80 route de Candes, à Savigny-en-Véron.
Contact : 02 47 58 09 05. Cet été, ouverture tous les jours, de 10 h à 19 h.
Tarifs : 4 € (plein),
2,50 € (enfants, étudiants, demandeurs d’emploi, etc.), gratuit jusqu’à 5 ans.
> Expo « Chut… femmes, silence & parole » jusqu’au mois de novembre.

 

Tours Métropole : après l’imbroglio, démission officielle de Wilfried Schwartz

Crise politique à Tours Métropole. Après avoir annoncé sa démission, Wilfried Schwartz, président de Tours Métropole, est finalement resté en poste. Avant de re-démissionner. Deux candidats sont en lice pour lui succéder : Emmanuel Denis et Frédéric Augis.

Les faits

Y a-t-il un pilote dans l’avion ? C’est en tout cas ce que beaucoup se sont demandé, vu la situation plus que confuse entretenue récemment à Tours Métropole !

Petit rappel des faits : fin juin, coup de tonnerre lorsque le président de Tours Métropole Val de Loire, Wilfried Schwartz, indique vouloir mettre un terme à son mandat, commencé en juillet 2020, pour se consacrer à son poste de conseiller départemental. L’annonce est faite dans un courrier électronique adressé aux élus. Cette démission se fait sur fond de vives tensions avec les agents (on parle de « management brutal ») et d’une plainte pour « violences volontaires » de la part de son directeur de cabinet, faits que Wilfried Schwartz conteste.

Mais quelques jours plus tard, surprise : on apprend que le président de Tours Métropole restera… Wilfried Schwartz. Et ce, jusqu’à septembre. Une absence de consensus, des élus gênés, un imbroglio total… La décision aurait été prise pour que la Métropole puisse continuer de tourner durant les vacances.

Pas de quoi faire sourire les syndicats qui décident donc d’envoyer une lettre ou- verte aux élus, le week-end dernier, leur demandant de « protéger leurs effectifs » en « prenant leurs responsabilités », tout mettant « de côté leurs ambitions personnelles ». Les représentants syndicaux tapent également sur les doigts, en rappelant « le climat délétère » qui règne.

On attendait donc beaucoup de la réunion du bureau exécutif qui s’est tenue ce lundi 5 juillet. Mais ce jour-là, re-surprise, puisque dans la foulée et « dans l’intérêt de l’apaisement de la politique de la Métropole », Wilfried Schwartz a finalement confirmé… sa démission immédiate !

Les enjeux

Les élus en ont donc pris acte. Reste à voir, désormais, qui prendra la tête de la Métro- pole et succédera à Wilfried Schwartz. Pour l’heure, deux noms circulent : celui d’Emmanuel Denis, maire de Tours, et Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours. L’élection du nouveau président de Tours Métropole devrait avoir lieu le dimanche 11 juillet ou le lundi 13. Clôturant ainsi des derniers jours ubuesques.

A.G.

Volley : le TVB s’appellera désormais le « McDonald’s Tours Volley Ball »

Cela s’appelle le « naming ». Le Tours Volley Ball (TVB) s’est associé pour 3 ans à l’un de ses partenaires privilégiés. Le club tourangeau s’appellera donc désormais le « McDonald’s Tours Volley Ball ».

A peine dévoilé, le nouveau nom du Tours Volley Ball fait déjà causer sur les réseaux. Pour les trois prochaines saisons, le TVB s’appellera désormais le « McDonald’s Tours Volley Ball ». C’est une première en France, dans le domaine du volley masculin.

Le club tourangeau devient donc, à partir d’aujourd’hui, le premier club français à adopter le « naming », c’est-à-dire d’associer son nom à une entreprise partenaire. Une pratique qui se développe de plus en plus hors de nos frontières, notamment en Europe.

« Avoir une stature au niveau européen »

« C’est un moment historique pour notre équipe professionnelle. Cela doit permettre au club d’avoir plus de lisibilité, de crédibilité et une stature au niveau européen », a ainsi déclaré Bruno Poilpré, le président du club, à la Nouvelle République. Avant d’ajouter : « McDonald’s est un partenaire fidèle et important pour le club, et les intérêts sportifs et philosophiques de l’entreprise se sont rejoints. Au travers de ce naming, le club souhaite également toucher une population plus jeune. » 

L’objectif du TVB est également d’augmenter son budget. Ces dernières saisons, celui-ci était évalué à 2,5 millions d’euros environ.

« On n’a pas vendu notre âme au diable »

Si le montant du partenariat n’a pas été dévoilé (clause de contrat oblige), le gérant de la vingtaine d’établissements McDo en Touraine, Bernard Simmenauer, s’est réjoui de ce nouveau nom. Pour lui, cela avait « du sens » d’accompagner le club. Il prévoit « d’utiliser les restaurants comme un relai national pour promouvoir les matchs ».

Bruno Poilpré a tenu à dire : « On n’a pas vendu notre âme au diable. » Quant à Pascal Foussard, directeur général du TVB, il rappelle que le club « a toujours été avant-gardiste, afin de demeurer au plus haut niveau. Pour continuer à avancer, il faut être imaginatif et créatif ».

 

Tour de France : top départ de Tours le 1er juillet !

Rendez-vous le 1er juillet prochain pour voir le peloton s’élancer de la place Anatole-France, à Tours. Mais attention, des perturbations sont également à prévoir côté circulation et stationnement.

Le Tour de France approche ! (Photo archives NR)

La dernière fois, c’était en 2013, autant dire que l’événement est d’importance : pour la neuvième fois de son histoire, le Tour de France s’offre un départ de la ville de Tours, le 1er juillet. À 13 h 50, la caravane s’élancera de la place Anatole-France et prendra la route de Châteauroux pour une des étapes les plus courtes de cette édition.

Côté sportif, il n’y a pas de grande surprise à attendre de cette sixième étape. Les 161 km du parcours ne présentent pas de difficulté et devraient se terminer par une arrivée au sprint dans la capitale du Berry. Les réelles festivités et aussi les premières empoignades devraient commencer deux jours plus tard, le samedi 3 juillet, avec l’étape reliant Oyonnax au Grand-Bornand.

Un rayonnement à l’extérieur

En revanche, l’image sera belle pour la ville et la région. Les coureurs passeront, en effet, par quelques-uns des grands sites touristiques du Val de Loire : la curieuse pagode de Chanteloup, d’abord, puis Chenonceaux, Thésée- la-Romaine, le ZooParc de Beauval et le château de Valençay. Le Tour de France restant un des événements sportifs les plus suivis dans le monde, cette journée a de quoi booster la reprise du tourisme ligérien.

Plus encore et au-delà du strict aspect sportif, la municipalité a décidé de se servir de cet événement pour favoriser l’utilisation du vélo comme moyen de transport intra-muros aussi souvent que possible. Dès 9 h, des animations seront organisées devant la bibliothèque centrale, pour attendre l’heure du départ. Laquelle bibliothèque accueillera, jusqu’au 17 juillet, une exposition de photos et de dessins d’enfants sur le thème du vélo.

Et n’oublions pas que, la veille, les femmes de « Donnons des ailes au vélo », qui parcourent les étapes du Tour de France un jour avant la compétition officielle, seront sur la ligne de départ, à 9 h.
Matthieu Pays


> Attention, perturbations

Le 1er juillet, le peloton du Tour de France partira de la place Anatole-France à Tours pour relier Châteauroux. Ce qui va forcément entraîner des complications. Dès le 29 juin, le stationnement sera interdit sur les quais de Loire (dès le matin), place Anatole France et jusqu’au pont de Fil (18 h). Le 30 juin, la rue des Tanneurs et le pont Wilson s’y rajoutent dans la journée ainsi que, le soir, le début de l’interdiction de stationnement boulevard Preuilly.
Le 1er juillet, restrictions le long des quais Paul-Bert et Marmoutier, avenue Malraux et pont Mirabeau. Ce jour-là, le tram ne circulera pas entre la gare et Choiseul jusqu’à 17 h.

> Retrouvez une cartographie des perturbations de circulation sur https://www.tours.fr/services-infos-pratiques/770-tour-de-france-2021.htm

Chroniques culture : Nirvana toujours au top, le plein de BD et un projet-expo féministe

Nouvelle dose de culture avec le plein de bandes dessinées pour cet été, mais aussi un retour en arrière avec Nirvana (qui continue de cartonner) et un projet expo féministe pour vous faire découvrir d’illustres inconnues !

MUSIQUE

NIRVANA TOUJOURS AU TOP

Alors que Nevermind, l’album mythique de Nirvana, fêtera en septembre ses 30 ans (bim, le coup de vieux !), le magazine Forbes nous apprend que le disque a aussi dépassé les 522 semaines au Billboard 200, classement des 200 meilleures ventes sur le territoire américain, toutes catégories musicales confondues. « Au total, l’album Nevermind est resté pendant 10 ans dans ce classement, un exploit ! », est-il dit.

Autre exploit, celui de la maison de vente californienne Julien’s Auctions : le 13 juin, elle a vendu aux enchères une autocaricature dessinée par Kurt Cobain pour… 280 000 dollars ! Une somme trente fois supérieure à son estimation.
A.G.

La sélection BD

L’été, c’est le plein de bandes dessinées

La température monte avec deux albums cette semaine : avec son « Sweet Jayne Mansfield » (éditions Glénat) Roberto Baldazanni livre l’anatomie d’une sex symbol et icône planétaire qui fit tourner bien des têtes. Chaud, chaud également, « Une Femme Fidèle » (La Musardine), d’Axel, magnifique récit à ne pas mettre entre toutes les mains cependant. « Impact » (Casterman) est, lui, un polar impeccable signé Rochier et Deloupy qui devrait très vite trouver un support cinématographique.
Dans « Histoire du nationalisme corse » (Dargaud), Hélène Durant et Benjamin Adès retracent toutes les déchirures de la Corse avec efficacité et équité. Pour « Contrapaso » (Dupuis), Térésa Valero revient sur la terrible oppression de la dictature franquiste durant 152 pages sous forme d’enquête haletante au dessin sublime.

Et puis on vous dit « À l’Année prochaine » (Auzou BD), bel ouvrage de Philippon et Sauge, histoire de passer de belles vacances avec cette bande d’ados attachants au possible.
Hervé Bourit

LE PROJET

ILLUSTRES INCONNUES

Clémentine Rubio est à l’origine d’ « Illustres inconnues ». 
© Photo NR

Le collectif Osez le féminisme 37 souhaite mettre en lumière des femmes d’Indre-et-Loire disparues et/ou oubliées et qui méritent d’être connues. Ce projet, intitulé « Illustres inconnues », est dans les tuyaux depuis maintenant un an. Trente profils ont été retenus : ils feront l’objet d’une expo itinérante avec des portraits grandeur nature.

C’est l’illustratrice tourangelle Audrey Silva qui s’en chargera, afin de faire découvrir ces femmes (scientifiques, politiques, artistes…) au grand public. Ce projet pourrait être présenté en septembre, lors des Journées du matrimoine. Le collectif féministe recherche partenaires financiers et villes où exposer.
A.G.

 

Printemps de Bourges, Francos, Yzeures N Rock, Midi Minuit… un été festivalier

Ouf ! Cet été, même si tout ne sera pas encore parfait, on pourra quand même s’enjailler un peu en festival.

Souvenirs souvenirs de l’édition 2019 de Terres du Son, à Monts (Photo archives tmv – Laure Colmant)

A l’heure où vous lirez ces lignes, le Printemps de Bourges battra son plein jusqu’au dimanche 27 juin. Outre quelques belles têtes d’affiches dont le génial HERVE, la fabuleuse LALA &CE ou les très attendus VIDEOCLUB, on fera notre miel avec les Inouïs/Découvertes. L’occasion de voir nos petits chouchous LE JUICE, LOVA LOVA ou les Orléanais de GARGUANTUA qui représenteront la Région Centre cet année.

 

On se délectera aussi des créations uniques du Printemps dont celle autour du groupe culte PORTISHEAD, dont le trip hop fera se relever les anges à la Cathédrale de Bourges. On n’oubliera pas de déambuler dans la ville, où différentes propositions permettront de vivre un Printemps en plein été. >Pour tout le reste : www.printemspdebourges.com


Second festival sur notre liste : les Francos de La Rochelle, avec des jauges remaniées également et un protocole sanitaire strict, mais surtout une envie de ne pas baisser les bras. Aux très belles soirées annoncées avec des têtes d’affiches comme MAGENTA, Ben MAZUE, ou ROVER, on saluera une fois de plus le travail remarquable de repérage et d’accompagnement du Chantier des Francos.

Entre JOHNNY JANE, Clara YSE et la Berruyère PR2B, on ne saura pas encore une fois où donner de la tête et des oreilles. Sans oublier aussi de belles soirées sur le port, à la Sirène, (la SMAC du coin) et de nombreuses animations à consulter sur www.francofolies.com


Et bien sûr, « last but not least » : on n’oublie pas non plus de se faire un été local avec Terres du Son à Monts et sa version intitulée « Midi Minuit » spécialement pour cette année 2021 un peu particulière : profitez de ces cinq soirées d’enfer les 9, 10, 11, 13 et 14 juillet avec entres autres IAM, STACHE ou encore Sébastien TELLIER. Cerise sur le gâteau : on pourra rester debout !

Musique toujours, où l’on va filer à YZEURES N ROCK les 6, 7 et 8 août avec envie pour aller voir PLK ou 47 Ter. Et en concert debout de nouveau, siouplaît !

Enfin, on fera obligatoirement un détour aux Années Joué qui deviennent « L’été des années Joué », du 8 au 18 juillet, avec notamment les Marseillais de Générik Vapeur. Bref, du théâtre de rue à tous les étages : c’est beau, c’est génial et c’est gratuit !

Hervé BOURIT

Chroniques culture : le tatouage en BD, la pop metal de Pop Evil, un clip contre le cancer et un gros bout de Hellfest

De la musique au programme cette semaine avec l’annonce folle d’un double Hellfest et l’album de Pop Evil. Mais on découvre aussi le monde du tatouage avec une BD reportage !

LA BD

Lever l’encre

Formidable ouvrage, que ce « Lever l’encre » paru aux éditions Delcourt ! Signées Cookie Kalkhair (qu’on avait d’abord connu avec son « Pénis de table »), ces 128 pages forment un magnifique carnet de voyages qui emmène à travers la planète tattoo. Ici, on part le sourire aux lèvres, l’humour est présent mais finement distillé. Et on embarque dans un trip qui fait découvrir les différents styles de tatouage, du tradi japonais au old school en passant par le minimaliste.

La BD, sous forme de reportage à la colorimétrie assez particulière, a également le mérite de fourmiller d’infos sur les façons de piquer et d’anecdotes sympas (grâce à une loi, la Navy avait interdit les tatouages obscènes, poussant de nombreux jeunes appelés à se tatouer des pin-up aguicheuses pour y échapper…). Un immanquable pour qui veut lever « l’encre ».
Aurélien Germain

 

LE CD

POP EVIL – VERSATILE

Cette rubrique a beau s’intituler « on aime », on ne saurait trop dire si le dernier-né de Pop Evil a droit à cette étiquette… Au moins, avec titre pareil, l’album « Versatile » porte bien son nom ! Pop Evil propose un gros rock musclé, mâtiné de pop (comprenez : des refrains accrocheurs) qui bouffe un peu à tous les râteliers.

On passe ainsi du meilleur au pire : de l’énergique et très bon « Let the chaos reign » (oh ce passage heavy délicieux !), à l’atrocité de « Raise your flag »… Un album schizophrène, qui souffle le chaud et le froid, sans trop savoir où il va, mais qui retombe toujours sur ses pieds. Captivant ou racoleur, au choix.
A.G.

L’ANNONCE

DEUX HELLFEST EN UN !

Les metalleux de tout poil vivaient dans la tristesse absolue avec deux Hellfest consécutifs annulés (Covid oblige) ? Qu’ils secouent leur tignasse avec joie : le festival a annoncé un petit cadeau pour son 15e anniversaire. Ce sera « extended edition » en 2022. Soit sept jours de metal (du 17 au 19 juin et du 23 au 26), avec pas moins de… 350 groupes !

Et, cerise sur le gâteau, la venue tant espérée des mastodontes de Metallica pour clôturer la bête. Comme chaque année, tmv devrait être de la partie et notre journaliste vous fera un joli compte-rendu à son retour. Du moins s’il survit.
A.G.

LE CLIP

PATIENTS CONTRE LE CANCER

Marie Maquin est actuellement suivie par le service pneumologie du CHRU de Tours. Elle a récemment participé avec 13 membres du Réseau national Patients en réseau à un sympathique clip, plein de bonne humeur et d’espoir qui a déjà récolté plus de 6 400 vues en un mois. Pour jeter un œil à ce clip pétillant, tapez « Pour un souffle de vie – Clip officiel » sur Youtube !
A.G.

On a testé Le Kiosk, le restaurant éphémère aux Beaux-arts

Installé dans le jardin du Musée des Beaux-arts, Le Kiosk est un restaurant éphémère, prévu de rester là jusqu’à la mi-septembre. Il fallait forcément que l’équipe de tmv aille y faire un petit tour…

 

C’est l’un des bons plans de cet été : le Kiosk est un restaurant éphémère qui vient de poser ses valises… dans le jardin du Musée des Beaux-arts ! Cette initiative de la Ville est toute récente. Le Kiosk n’a ouvert que le 15 juin dernier, mais il compte déjà ses adeptes. Autant vous dire que les quelques tables (une vingtaine de couverts au total) sont prises d’assaut les beaux jours. Ce qui n’est pas étonnant, puisque d’une part, le cadre est on ne peut plus plaisant, et d’autre part, cet espace de restauration ne restera que jusqu’au 15 septembre.

Direction les Beaux-arts, donc ! Dans la structure couleur vert olive, Hervé Aubin et son fils Siméon s’affairent. Le papa a lâché sa carrière dans l’informatique il y a quelques années pour se lancer dans la cuisine ; il sort de l’École de la seconde chance de Thierry Marx. Le fiston est à Sciences Po Lille (« mais mon cœur est à Tours ! », lance-t-il aux clients) ; il aide son père et c’est lui qui, de bien bonne humeur, prend notre commande.

Place aux produits de Touraine

Il y a un duo de silure à la carte, mais on opte plutôt pour le curry vert de poulet, riz, brocolis et lamelles de carottes. Pour nous faire patienter, Hervé offre un sablé de parmesan avec mousse de roquette au top. On se repose tranquillement sous les arbres du jardin, sirotant un jus de pommes des Vergers de la Manse. Parce qu’ici, c’est produits de Touraine à tous les étages !

La petite famille à la tête du Kiosk travaille ses plats et a l’envie de la cuisine bien faite. C’est frais et gourmand, et nos voisin(e)s sont tout autant séduit(e)s. On a aussi aimé le fait de débarrasser soi-même sa table (oui, oui), car tout est trié. Et si l’on prend à emporter, c’est du recyclable !

Le Kiosk est donc une idée charmante dans un cadre qui l’est tout autant. De quoi nous donner envie d’y retourner en début de soirée pour les planchettes et assiettes de dégustation, avant un passage au prochain spectacle Son et lumières ?

Aurélien Germain


>Le Kiosk, resto éphémère au jardin des Beaux-arts jusqu’au 15 septembre.
L’addition : formules entrée/ plat ou plat/dessert à 12,90 €. Ou 15,90 € avec dessert. Glaces de 2,50 à 5,50 €. Café gourmand : 4,50 €.
> Possibilité de manger sur place ou prendre à emporter. Plats le midi, gourmandises l’après-midi et assiettes de dégustation en soirée, à partir de 18 h.
> Ouvert tous les jours. De 11 h à 20 h 30 (ou du moins jusqu’à la fermeture du jardin quand il y aura le spectacle Son et lumières Les Nuits Renaissance).

> Contact instagram.com/ le_kiosk_ ou par téléphone : 06 08 71 91 90 ou lekiosktours.com

Sandrine Abello, cheffe du Chœur de l’Opéra de Tours : « Il y a autant de musique que d’humain dans mon métier »

#VisMaVille Sandrine Abello est à la tête du Choeur de l’Opéra de Tours qui compte treize chanteurs permanents. Rencontre avec une mélomane pianiste entraînante par son enthousiasme.

Devant la scène du Grand Théâtre de Tours, elle sautille, s’anime, ses bras donnent le tempo. À l’instar du chef d’orchestre qui dirige les musiciens, la cheffe de chœur dirige les musiciens du chœur.

Nous sommes en pleine répétition du spectacle qui se tiendra le soir même. Les Indes Galantes et Hippolyte et Aricie, de Jean-Philippe Rameau sont au menu. « La couleur est très belle, continuez comme cela, on frôlait la perfection. » En tenue décontractée, jean et baskets blanches, derrière son pupitre, Sandrine Abello, distille ses conseils et derniers réglages aux chanteurs, veillant à l’homogénéité des voix et aux nuances. « Ne forcez pas la voix, tout est dans la souplesse et la tranquillité. Après, il faudra y aller. »

Être cheffe de chœur, c’est comme « un entraîneur sportif. Mon rôle est de préparer musicalement le chœur. Il faut que ce soit nickel pour le concert et quand le chef d’orchestre prendra le relais. » Car le jour J, pour un opéra, Sandrine Abello écoutera dans le public.

Avant cela, de multiples répétitions, selon un rythme rigoureux (deux fois par jour cinq jours par semaine minimum), se déroulent entre les premières répétitions par pupitre (les femmes, les hommes, les aigus, les graves) les scènes-piano, les italiennes, les scènes-orchestre et la générale. La plupart du temps, le chœur travaille entre lui, sans l’orchestre ou les solistes.

Treize chanteurs permanents et un pianiste, Vincent Lansiaux, forment le Chœur du Grand Théâtre de Tours auxquels s’ajoutent parfois des intermittents. Soit un des plus petits effectifs de France mais une équipe soudée que Sandrine Abello dit avoir plaisir à diriger. « On apprend beaucoup avec l’échange humain, il faut savoir écouter. Être cheffe de chœur, c’est du management aussi, ne pas être trop raide. Il y a autant de musique que d’humain dans mon métier. »

La cheffe d’origine nîmoise est arrivée là un peu par hasard. Études de piano, conservatoire, elle s’est mise à accompagner le chœur avec son instrument à Avignon. Au gré des concours, elle est devenue cheffe de chant auprès de solistes puis de chœur à Nantes, à l’Opéra national du Rhin enfin à Tours depuis 2018. « Je ne suis pas chanteuse mais musicienne. Je ne donne donc pas de conseils techniques aux musiciens qui sont des professionnels et maîtrisent leur sujet à la perfection, mais je les guide sur une interprétation. Je veille à la qualité musicale ainsi que scénique lorsque ce sont des opéras. »

Sandrine Abello affectionne particulièrement le répertoire lyrique, les opéras classiques. En dehors de son temps au Grand Théâtre, elle se branche sur du jazz, son autre passion. « Je viens de découvrir Chet Baker, c’est extraordinaire. »
Aurélie Dunouau

Cinéma : la Touraine, une terre de tournage

Bien dotée en salles de ciné, la Touraine est également terre d’accueil de tournages. À Ciclic, l’agence régionale pour le livre, l’image et la culture numérique, Pierre Dallois, responsable image, gère l’accompagnement des productions.

Mauvaise Graines a été tourné en Indre-et-Loire (© Jean-Philippe BALTEL – FTV – MORGANE PRODUCTION)

Qu’est-ce que les producteurs viennent chercher dans la région ?

On a de beaux atouts : des offres clés en main proposées par Ciclic et ses partenaires, par exemple des réductions sur les trains Corail ou des accords avec des structures d’hébergement et de restauration. Nous travaillons main dans la main avec les collectivités, comme Tours Métropole ou la Ville de Tours, l’agence régionale Dev’Up ou les offices de tourisme pour proposer cet accompagnement et attirer les productions dans la région.

Il y a un vrai travail de prospection pour promouvoir notre région. En plus, nous sommes proches de Paris, et on a un patrimoine exceptionnel, qui séduit beaucoup les étrangers. Sans compter notre studio d’animation où des films naissent chaque année.

Les tournages sont nombreux en Touraine ?

En temps normal, on accueille une quinzaine de tournages avec Ciclic, ce qui représente entre 3 000 et 3 500 jours de travail pour les techniciens, les comédiens et les figurants de région Centre. En 2019, on a par exemple eu un long-métrage, six courts-métrages et trois projets de fictions télé. En 2020, la France a été réactive, les tournages ont repris dès le mois de mai, les assureurs ont été rassurés par le fonds de garantie du CNC, c’était un vrai atout, notamment par rapport à l’étranger.

Malgré le Covid, on était à 3 300 jours de travail. Nous sommes allés chercher des fictions télé, qui sont les formats qui « rapportent » le plus : les productions sont plus riches, donc ces projets rémunèrent mieux et engendrent plus de dépenses sur le territoire.

Il y a donc des retombées économiques importantes ?

Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte : si nous soutenons financièrement le projet ou non avec notre fonds d’aides, et son budget global. Pour la fiction télé, « Ce que veut Pauline » qui s’est tourné en 2021, pour 1 € dépensé pour aider le projet, on génère 8 € de retombées sur le territoire. Pour un film comme « L’invitation », de Fred Grivois, autre projet télé, on est à 1 € pour 5 €.

Des projets internationaux comme « Serpent Queen » (série américaine produite par Lionsgate Television), nous n’apportons pas d’aide financière, donc c’est forcément encore plus de retombées ! D’autant que cela participera à la promotion de la région à l’international, avec un impact sur le long terme sur le tourisme. Un tournage c’est de l’emploi, de l’activité économique et du rayonnement !

Horoscope WTF du 23 juin au 6 juillet 2021

Bélier

Amour

Vous n’avez donc vraiment aucun goût ?

Gloire

Au lieu de vous plaindre, vendez des photos de vos pieds sur Twitter et devenez riche.

Beauté

Selon une sombre étude de l’astrologue de tmv, les Béliers
ne deviennent matures qu’à l’âge de 74 ans. Dur.

Taureau

Amour

L’amour est aveugle. Gilbert Montagné aussi. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Gloire

La curiosité est un vilain défaut… Mais vous en avez tellement d’autres que bon…

Beauté

De faux airs de Francis Lalanne.

Gémeaux

Amour

Non, rien de rien, vous ne regrettez rieeen… (et heureusement, car vous enchaînez les conneries)

Gloire

Sachez-le,
les Gémeaux ne sont que de taquins orchidoclastes.

Beauté

C’est fini le confinement !
Plus d’excuse pour (re)travailler vos abdos Kro !

Cancer

Amour

D’après nos prédictions, cette semaine vous serez célibataire ou en couple… (aaah, c’est cool l’astrologie, hein ?)

Gloire

Votre humour est un croisement entre celui de Kev Adams et de Cyril Hanouna.

Beauté

Même en sandales/chaussettes, vous auriez la classe. Oui, les Cancers ont TOUJOURS la classe.

Lion

Amour

Alerte tsunami dans votre libido ! L’été sera caliente, aoutchi tchiki tchiki !

Gloire

N’oubliez jamais ce conseil précieux qui vous sauvera de bien des situations : « Tire la chevillette, la bobinette cherra » (Kass-dédi Charles Perrault !)

Beauté

Votre pilosité prononcée fait de vous un bouc émissaire parfait.

Vierge

Amour

N’oubliez pas que dans la vie, seules deux choses sont inutiles. La pizza hawaïenne et votre ex.

Gloire

Vous savez que vous êtes magnifique et fantastique ? 🙂

Beauté

(ah non, mince ! Il était pour les Balances, ce compliment. Désolé)

Balance

Amour

Tout le monde aime les Balances, les Balances sont fantastiques, les Balances sont des êtres exceptionnels et sont les meilleur(e)s amant(e)s…

Gloire

… Que de compliments, hein ? Avec tout ça, comme on dit dans le milieu, vous aurez la raie bien lustrée !

Beauté

[cf. lire horoscope des Vierges]

Scorpion

Amour

Vous êtes son Titanic, il/elle est votre iceberg. Bonjour le naufrage.

Gloire

Comme disait souvent Victor Hugo : « Wesh les potos, bien ou bien la famille ? »

Beauté

Vous sentez la ciboulette. Et c’est vraiment tout ce qu’on a à dire à votre propos.

Sagittaire

Amour

Vous savez, parfois il faut savoir renoncer
tant qu’il est encore temps…

Gloire

N’oubliez jamais que la vie n’est qu’une suite d’amères déceptions. Voilà A+ pour d’autres conseils
positifs !

Beauté

Il/elle se léchera les lèvres devant vous. Tentative de séduction ? Non, juste un bouton de fièvre.

Capricorne

Amour

Vous êtes la cerise sur le clafoutis de l’amour, vous êtes extraordinaire, vous êtes… pfff en fait, c’est dur d’être faux-cul

Gloire

Ce qui fait vendre, c’est le sexe et les faits-divers glauques. Choisissez votre camp

Beauté

Telle la gazelle, vous gambadez gaiement, postérieur tendu.

Verseau

Amour

Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation…

Gloire

Beh alors les Jacquouille, on n’est plus au Moyen Âge ! Va falloir évoluer un petit peu.

Beauté

Vous avez le moral dans les chaussettes… Et pas d’bol : elles puent.

Poissons

Amour

Non bah alors là désolé, mais même Cupidon a démissionné…

Gloire

La loi de l’emmerdement maximal, ça vient de vous, non ?

Beauté

Oula oulaaaa, ça sent comme chez mémé par chez vous. Un peu de tenue, que diable.

Madeleine Assas, lauréate du Prix du roman tmv : « New York est une ville inspirante et aspirante »

Madeleine Assas a remporté l’édition 2021 du Prix du roman tmv ! On en a donc profité pour passer un petit coup de fil à l’autrice qui, en direct d’Arles, nous a parlé de son premier roman Le Doorman et de sa plongée dans New York. Le tout, avec le sens des jolies phrases.

Pour nos lectrices et lecteurs qui ne connaissent pas encore votre roman Le Doorman, comment le résumeriez-vous en quelques phrases ?

Question difficile ! (rires) C’est une tranche de vie sur une quarantaine d’années, du début des années 60 à 2003, c’est la vie d’une ville, la vie d’un immigré algérien d’origine juive qui part sans attache à New York. Il exerce le métier de « doorman », portier d’immeuble, ce qui est typique dans cette ville. Il est présent et, en même temps, invisible par sa discrétion. Il y a la verticalité de l’immeuble où il travaille et l’horizontalité des promenades et de ses pérégrinations. On le suit arpenter cette ville en perpétuelle mutation. C’est un voyage, une ville et une vie.

Le Doorman, c’est une belle plongée dans un New York hétéroclite. Pourquoi avoir choisi cette ville comme terrain de jeu pour votre roman ?

Au départ, je voulais écrire sur une ville qui me fascine, que j’adore et qui me révulse. J’ai donc choisi New York. La première fois qu’on va là-bas, on croit la connaître, en raison de notre culture littéraire, cinématographique… J’en avais déjà une image ; j’ai été touchée par ce qui fait de cette ville une vieille ville, les fantômes d’une vieille Europe. Ce n’est pas une ville historique, mais il y a des millions d’histoires. C’est la ville des exilés par excellence. Un endroit de chaos mais, au milieu, on peut y faire sa vie.

Dans une présentation sur Youtube, vous parlez de « roman géographique ». Quelle a été votre approche ? Vous avez pris des notes durant vos voyages ?

Je n’ai pas fait un travail de journaliste ! (rires) Je n’ai pas pris de notes là-bas, car New York s’est incorporée en moi. J’y suis allée plusieurs fois et voulais écrire dessus. Adopter le regard d’un homme dans la géographie d’une ville qui change sans cesse. Je voulais évoquer certains lieux. Je n’ai pas fait de structure de départ, cela est venu par la suite. Petit à petit, j’ai fait évoluer Ray, le personnage, car les lieux suscitent chez chacun une cartographie intime. J’ai fini par faire un plan chronologique et géographique par la suite. Les lieux m’ont inspirée quand j’y étais. New York est inspirante et aspirante.

Ray est un portier européen, il marche, il vit dans la ville qui ne dort jamais. Mais finalement, n’est-ce pas avant tout un roman sur la solitude ?

Oui, bien sûr. C’est la solitude au milieu de la multitude. Car il y a une multitude de solitudes, à New York ! C’est une course à la vie là-bas. Ray est seul. Mais quand on est seul, on reçoit les choses plus intensément. Pourquoi un portier, justement, comme personnage principal ? Je voulais quelqu’un venant d’un milieu social modeste. Il fallait un observateur et quelque chose d’intemporel et de « désuet ». Cela permet une traversée dans le temps. Tous les gens qui exercent ce genre de métiers sont les petites fourmis qui font marcher la ville.

Vous êtes comédienne (télé, cinéma, courts-métrages…). Comment on en vient à l’écriture d’un roman ?

Je suis dans les textes et j’ai toujours aimé écrire. Je faisais des petites histoires qui restaient dans mes tiroirs. Mon passé dans le théâtre fait que j’aime raconter. Je n’ai pas l’impression d’un hiatus entre les deux activités. En étant comédien, on est toujours entourés… Dans l’écriture, on est dans la solitude réjouissante, la liberté. La phrase de Barthes me parle : « J’écris parce que j’ai lu. »

C’est votre premier roman. Quelles ont été les difficultés pour l’écriture ?

Le temps de maturation a été très long, j’ai eu les premières idées il y a 10-12 ans. J’imagine que chaque livre a sa propre fabrication et sa vie. Mais l’écriture s’est passée harmonieusement. J’étais confiante, car je voulais raconter cette histoire ! Même si le manuscrit était resté dans les tiroirs, tant pis, il fallait que j’écrive. Là, j’essaye de préparer mon second roman, ce n’est plus pareil.

Je trouve que c’est un roman d’atmosphère, contemplatif, plutôt qu’un roman d’intrigue. Comment abordez-vous vos descriptions très fouillées ?

C’est vrai, c’est de l’observation, de la sensation. J’ai fermé les yeux, j’avais comme une caméra en moi, je revoyais les images. C’était très visuel pour moi ; je voyais les choses que j’ai gardées visuellement. Je me prenais par la main et me laissais aller. La maturation a aidé cela. Visuellement, j’étais comme dans un état d’improvisation et me laissais guider. New York est une ville qui vous marque. À chaque fois. Elle est toujours en transformation.

Selon vous, à qui s’adresserait votre roman ?

C’est dur de répondre ! (rires) Écoutez, c’est sûr que si l’on aime New York, c’est un livre sympa à offrir ! (rires) Attention, ce n’est pas un guide de voyage, bien sûr ! Mais j’aimerais que les gens l’apprécient pour l’écriture. Je souhaite que le roman vous touche…

> Le Doorman, de Madeleine Assas. Paru aux éditions Actes Sud


Propos recueillis par Aurélien Germain
Photo ouverture : crédit Carole Parodi
Retrouvez les romans qui étaient en compétition en retrouvant notre article du 20 mai 2021 ICI

Salles de cinéma : comment se passe leur reprise ?

Fini, les plateformes et le streaming : retour au ciné pour le clap de reprise ! Et pour accompagner la reprise, nous avons fait le tour des salles pour leur demander : alors, comment ça va ?

11 heures du matin, rue des Ursulines. Une fois n’est pas coutume, les portes des cinémas Studio sont déjà ouvertes, et des cinéphiles matinaux sont au rendez-vous. « Nous avons ajouté ces séances pour compenser l’absence de séance de 21 h avec le couvre-feu, et pour étaler nos séances dans la journée afin d’éviter les files d’attente et les croisements entre spectateurs », expliquent le directeur Philippe Lecocq et la présidente Catherine Melet.

Face aux mesures sanitaires, à chacun sa solution ! Terrasse extérieure aux Deux- Lions pour favoriser l’achat de friandises, vente du popcorn à emporter, vente des places en ligne pour éviter les contacts et risques de contamination…

« La situation est totalement différente »

Mais une chose est sûre : la réouverture des salles obscures le 19 mai dernier a été une bonne surprise. Des clients plus sereins qu’en 2020 n’ont pas hésité à franchir les portes des cinémas. Aux Studio, entre le 19 mai et le 9 juin, les films à l’affiche ont totalisé 13 000 entrées. Un peu moins que les années précédentes, mais un beau résultat. Au CGR Deux-Lions, « la première semaine a été supérieure à nos attentes » pour le directeur Pierre Crétet. « Dès le mercredi, puis avec un week-end prolongé de Pentecôte où le climat était mitigé, nous avons eu une belle fréquentation, proportionnellement plus forte qu’en 2019 à la même période ».

Mehdi Belhadj, directeur du CGR Tours Centre, dresse le même constat : « Nous avons été très surpris, comme tous nos confrères, je crois ! Nous avons enregistré une hausse de 17 % du nombre d’entrées par rapport à 2019, alors même qu’on était en jauge à 35 % avec un couvre-feu à 21 h. La situation est donc totalement différente de la reprise de mai 2020, beaucoup plus timide ».

Ciné-Loire, installé depuis 2018 à Tours- Nord, a aussi eu une belle reprise : « Je m’attendais à beaucoup moins pour ce redémarrage. Bien sûr, c’est plus faible que les années passées, mais les conditions sont telles qu’il ne faut pas se comparer avec une année “normale” », explique Julien Marignier, directeur du complexe. La limitation à 35 % de remplissage des salles valable jusqu’au 9 juin n’a donc pas empêché une reprise plus favorable qu’en mai 2020.

Certaines séances ont toutefois affiché complet. Au CGR Deux-Lions, on a parfois dû refuser des spectateurs, tandis qu’aux Studio, les cinéphiles se sont alors reportés sur d’autres films qui ont bénéficié de cet effet « le film que je voulais voir est complet, mais puisque je suis là, autant en profiter ».

Les concurrents : le soleil et la bière en terrasse

Bien sûr, tout n’est pas rose. Le 9 juin, la fréquentation des salles obscures a décru le jour même aux Studio, et toute la semaine dans les autres multiplexes. La faute au retour des bières fraîches en terrasse, au soleil. Les semaines qui viennent s’annoncent tout de même prometteuses. La Fête du cinéma, qui aura lieu pour la première fois du mercredi au dimanche (30 juin- 4 juillet), permettra aux spectateurs de profiter de toutes leurs séances à 4 €. Aux Deux-Lions, on fera ensuite comme d’habitude la part belle aux grosses productions.

Et de ce coté, l’été sera bien doté : après Conjuring qui a connu un beau succès dès le mois de juin, on attend Black Widow, Fast and Furious 9, Kaamelott, OSS117 ou Les Croods 2 pour le public familial. Ciné Loire au nord annonce aussi de grosses sorties en Imax et une programmation grand public et familiale. Après avoir surfé sur la reprise d’ADN, Adieu les cons ou Mandibules, les Studio frémissent à l’annonce des sorties du festival de Cannes. On accueillera sur les écrans durant l’été les derniers Verhoeven, Carax, Hansen-Love et bien d’autres. Quant aux avant-premières et rencontres de réalisateurs, dans tous nos cinémas locaux, l’été est d’ordinaire calme.

Il faut faire revenir le public

Le programme événementiel devrait donc retrouver son rythme de croisière en septembre. « Les gens vont préférer partir en vacances et s’aérer, c’est en septembre qu’on pourra juger de la reprise », précise M. Belhadj. La rentrée, un moment-clé pour tous : « C’est le défi à relever ! Nous avons tous eu des aides de l’État, qui vont disparaître. Il faut donc réussir à faire revenir le public, qui entre temps a pris d’autres habitudes », explique Catherine Melet, présidente des Studio. Même si le cinéma associatif reste prudent, en ayant réussi à préserver sa trésorerie, il se donne jusqu’en 2023 pour revenir à la normale tranquillement.

Côté finances, CGR et Ciné Loire ont la chance de s’adosser à de grands groupes. Sans communiquer leurs pertes, les directeurs semblent sereins. Avec quatre multiplexes, des dizaines de films à l’affiche chaque semaine pour une agglomération de 300 000 habitants, Tours a la chance d’être une ville très bien dotée en cinés, alors pour les aider, profitons-en !

Texte : Maud Martinez
Photos : Adobe Stock

Elections départementales et régionales : et maintenant ?

Le double scrutin des régionales et départementales a été marqué par une abstention abyssale et un manque d’intérêt évident. Qu’en sera-t-il dimanche prochain ?

Les faits

Abstention record, manque d’assesseurs, deux scrutins en une journée, complexité de la chose… Ces élections régionales et départementales resteront dans les mémoires. Ou pas !

Dimanche 20 juin, pour le premier tour, 47,7 millions d’électeurs français étaient appelés à voter pour un double rendez-vous électoral qui n’a pas franchement motivé les foules. Ne serait-ce qu’à l’échelle de notre département, le taux de participation a été de 30,8 % en Indre-et-Loire, d’après les chiffres fournis par la Préfecture. Au niveau national, le taux d’abstention est de 67,2 %.

Côté résultats, en Région Centre, c’est le président sortant François Bonneau qui est arrivé en tête (24,7 %) au premier tour. Déjouant les sondages, le socialiste devance ainsi Aleksandar Nikoli du Rassemblement national (22,5 %). Derrière, on retrouve les listes de Nicolas Forissier (LR-UDI, 18,9 %), Marc Fesneau (LREM, 16,6 %) et Charles Fournier (EELV, 10,5 %). Pour François Bonneau, « l’élection se jouera dimanche prochain ». Mais même en tête, il rappelle que le RN « est en embuscade. C’est pourquoi j’appelle au rassemblement le plus large autour du projet et des valeurs que nous défendons ». Une fusion avec la liste écologiste a été annoncée lundi. Quant à Marc Fesneau, il maintient sa liste.

Mais ce second tour reste flou en raison du jeu des alliances et, de nouveau, de l’éventualité d’une abstention considérable dimanche 27 juin.

Les enjeux

Tout le monde ne connaît pas forcément les enjeux d’une telle élection qui peut paraître fouillis. La Région a toutefois des compétences bien spécifiques. Elle s’occupe du développement économique (les aides aux entreprises par exemple), social et touristique de son territoire, mais aussi du logement, de la gestion des lycées ou encore des TER, du transport scolaire et des aéroports (le conseil départemental, lui, gère les routes départementales, entretient et équipe les collèges, possède une compétence sociale).

Cocasse, lorsque l’on sait que la campagne s’est beaucoup jouée sur les questions de sécurité notamment, qui n’est pas une compétence directe de la Région…

A.G.

Tours : la Fête de la musique se fera… assis, sur 3 « sites extérieurs fermés », avec réservation conseillée

Port du masque, trois sites extérieurs fermés pour les concerts, réservation fortement conseillée, déambulations publiques seront interdites… La Fête de la musique 2021 s’annonce légèrement étrange.

Un peu partout en France, la Fête de la musique 2021 risque de rester dans les mémoires… ou pas ! On savait déjà qu’elle serait plus que particulière, compte-tenu du protocole sanitaire imposé par le gouvernement (pas de concerts dans la rue, ni dans les bars, couvre-feu etc.), à tel point que certaines villes ont décidé de l’annuler.

A Tours toutefois, la Fête de la musique aura quand même lieu et la municipalité a dû conjuguer avec les impératifs et « faire avec » (l’intention est louable). On apprend ainsi qu’après « une édition 100 % numérique en 2020, la Fête de la musique sera à nouveau différente cette année », comme l’a annoncé la Ville dans un communiqué.

Réservations sur tours.fr

Pas de déambulations publiques, donc. La Ville de Tours va donc mettre en  place « trois sites extérieurs fermés et sécurisés, avec protocole sanitaire de rigueur et configuration assise ». Au menu ? Des concerts à Tours Sud, Tours Centre et Tours Nord, et tout le monde rentré chez soi et au dodo à 23 h.

A noter également que, si l’accès aux concerts est bien évidemment gratuit, il est fortement conseillé de… réserver ! « Ces trois sites disposent d’une capacité d’accueil limitée », argumente la Ville. Il faudra donc se rendre en amont sur tours.fr pour les réservations.

Enfin, il faudra vous rappeler que toute sortie est définitive. Et que le port du masque sera obligatoire.

Le programme

TOURS SUD : Jardin des Saules | Granges Collières

– 18 h-18 h 45 : Les frères Dubz (musique des Balkans)
– 19 h 15-20 h 15 : Saan (pop)
– 20 h 45-21 h 45 : Scratchophone Orchestra (électro swing festif)

TOURS CENTRE : Esplanade du Château de Tours

– 18 h-18 h 45 : Moonback stage (rock fusion)
– 19 h 05-19 h 50 : Ineige (pop)
– 20 h 10-20 h 55 : Myosotis (pop)
– 21 h 15-22 h : Orpheum Black (rock progressif)

TOURS NORD : Parc Colbert | La Source

– Prestations de pianistes amateurs ou confirmés / intermèdes
musicaux
– Propositions musicales en continu de 18 h à 21 h 30

 

Entraide Scolaire Amicale : quand les seniors jouent les tuteurs

#SolidaritéIntergénérationnelle [5/5] Les bénévoles de l’Entraide Scolaire Amicale se rendent au domicile d’un élève d’Indre-et-Loire pour l’aider. De jolis liens se créent ainsi.

Chaque semaine, 400 bénévoles de l’Entraide Scolaire Amicale se rendent chacun au domicile d’un élève d’Indre-et-Loire. Plus de la moitié de ces bénévoles sont des retraités. Du CP à la terminale, environ 400 jeunes sont donc accompagnés par cette escouade de bons samaritains, pour un soutien scolaire pas comme les autres, accessible à des familles qui n’ont pas beaucoup de moyens. L’association organise aussi des sorties culturelles en groupe.

Mais l’essentiel de l’activité, c’est cette heure hebdomadaire que chaque duo passe à travailler, à revoir les cours de la semaine… et même à envisager l’avenir, comme Antoine, responsable pour le département 37 et bénévole depuis 2011, et la jeune Sadia, qu’il accompagne depuis déjà quatre ans.

ANTOINE, 74 ANS

« Avant de prendre ma retraite, un ami m’avait dit “quand on est retraité on ne sert plus à rien”. Et j’avais conscience que j’avais eu de la chance : j’ai grandi dans une famille modeste, mais mes parents me soutenaient, me faisaient travailler à l’école, ce qui m’a permis de bien m’en sortir. En prenant ma retraite j’ai donc voulu renvoyer l’ascenseur, en aidant des jeunes, tout en étant utile. Je ne sais pas qui aide qui au final… ?

Après une carrière d’ingénieur dans l’aéronautique, j’aide surtout des lycéens en maths et en physique, et je me retrouve à répondre à des questions de philo ou de sciences éco ! Certains jeunes que j’ai accompagnés continuent à me donner des nouvelles, tous ont des belles histoires… Sadia vient d’être acceptée en fac de droit car elle souhaite devenir notaire, je suis heureux ! »

Sadia, élève de terminale

« Antoine me suit depuis que je suis en 3e. Il m’a beaucoup aidée, il y a vraiment eu un avant et un après. Ma moyenne a augmenté. Il m’a permis d’aimer les cours, de bien comprendre les consignes avant de répondre… Il corrige ce que je fais, il me parle de mes erreurs. Il m’aide à progresser ».


> Pour devenir bénévole ou obtenir des renseignements sur l’antenne de l’Entraide Scolaire Amicale proche de chez vous, rendez-vous sur https://www.entraidescolaireamicale.org/

 

Ensemble2générations : la coloc’ inattendue et intergénérationnelle

#SolidaritéIntergénérationnelle [4/5] Chacun n’est plus « jeune » ou « âgé » mais devient une personne ! Cette citation de Typhaine de Penfentenyo résume à merveille l’état d’esprit de toutes les actions de solidarité intergénérationnelle. Cette dernière est la fondatrice d’ensemble2générations, une association de cohabitation intergénérationnelle, qui dispose de 41 agences en France dont celle de Tours.

CHRISTINE MARCHAND, RESPONSABLE DE L’AGENCE ENSEMBLE2GÉNÉRATIONS À TOURS.

« Ce fut une année assez particulière, comme vous pouvez vous en douter, à cause du confinement, il y a eu beaucoup moins de cohabitations puisqu’une partie des seniors a préféré s’isoler. C’est pourquoi nous avons fait en sorte de respecter le mieux possible les gestes barrières pour ceux qui sont restés, et ainsi éviter toute transmission du virus.

La cohabitation intergénérationnelle est vraiment une source de solidarité, beaucoup d’étudiants décident de prolonger pour prendre soin des seniors et par ailleurs, quasiment la totalité des étudiants restent en contact téléphonique avec leur cohabitant

Lucie Mahy, étudiante en prépa et cohabitante à ensemble2générations.

« Lorsque j’ai été prise en prépa à Tours, je me suis renseignée sur l’association ensemble2générations, puisque les logements étudiants étaient relativement chers. J’ai pu passer un entretien avec Mme Madrid, qui est devenue par la suite, ma cohabitante et désormais bien plus, c’est un peu ma deuxième mamie. Lorsque je l’ai rencontrée pour la première fois, il y avait un peu de gêne, on ne sait pas quoi se dire.

Et depuis, le feeling est incroyable, on passe des heures à parler de tout et de rien, et c’est ce que je recherchais, je ne voulais surtout pas être seule dans mon appartement du matin au soir. Franchement c’est une expérience super enrichissante, l’année prochaine je serai encore aux côtés de Madame Madrid. Je ne peux que conseiller aux gens qui aiment l’aide à la personne de vivre ce que j’ai vécu, car c’est vraiment une routine qui responsabilise et qui aide encore plus à devenir sociable et à l’écoute des autres. »


> Pour en savoir plus :
https://ensemble2generations.fr/

 

Les Petits Frères des Pauvres jouent la seconde famille

#SolidaritéIntergénérationnelle [3/5] L’association Les Petits Frères des Pauvres accompagne les personnes qui vivent seules et qui sont en situation de précarité, âgées de plus de 60 ans.

« Nous accompagnons les personnes qui vivent seules et sont en situation de précarité, âgées de plus de 60 ans, même si la moyenne d’âge de nos bénéficiaires est plutôt autour de 80 ans. »

Luc Bonnefond, responsable d’équipe, détaille avec plaisir les activités proposées par les Petits Frères des Pauvres : séjours de vacances, journées à la campagne, repas de Noël… et les visites à domicile, cœur de l’activité des quelque 70 bénévoles de tous âges. 40 % de ces Tourangeaux qui donnent de leur temps ont moins de 35 ans et nombreux sont ceux qui sont encore dans la vie active et consacrent quelques heures par mois à « apporter un peu de soleil, d’amitié, de joie et de lien social » aux personnes visitées.

« Rompre la solitude »

Virginie, 38 ans, est bénévole depuis un peu plus d’un an : « Chacun fait selon ses disponibilités, pour être en lien avec au moins une personne âgée et rompre sa solitude. En ce qui me concerne, j’appelle les deux personnes dont je m’occupe une fois par semaine, et la semaine suivante je leur rends visite à domicile. Cela peut durer une heure, ou un après-midi entier, tout dépend des envies ! Mais on s’attache vite et cette action, si elle est faite avec le coeur, n’est pas un poids, bien au contraire ! C’est gratifiant ! ».

Nicole, 71 ans, reçoit donc chez elle Virginie et parfois Georges, autre bénévole : « Ils me tiennent compagnie car je n’ai plus mes frères et sœurs et pas d’enfants. On joue au triomino, on discute, on se balade s’il fait beau. Même si je fais du dessin ou de l’ordinateur, ça me fait très plaisir de les voir. » Pour Georges, 55 ans et en invalidité, donner de son temps est une évidence : « Je ne travaille pas donc j’ai du temps pour mes petites vieilles ! (Georges est un sacré blagueur, parole d’intervieweur !). Elle sait s’occuper, la petite Nicole, mais on s’amuse bien quand je viens ! Si j’avais encore mes parents, je serais bien content que des plus jeunes viennent s’occuper d’eux, alors je le fais pour les autres ».


> Pour en savoir plus sur l’association : www.petitsfreresdespauvres.fr et par téléphone : 02 47 37 91 70.

 

Chroniques culture : de Thé Vanille à Rover, en passant par le plein de lecture

Envie d’un bon bouquin en terrasse au soleil ? Ou de se dégourdir les oreilles en se dandinant ? La rédac de tmv a tout ce qu’il vous faut !

LE CLIP

THÉ VANILLE – THE FLOWER FIX

Ce qui est pratique, avec les Tourangeaux de Thé Vanille, c’est qu’on sait qu’ils arriveront toujours à nous filer la pêche. Encore plus quand les loustics nous apportent sur un plateau leur tout nouveau clip. C’est le cas avec « The Flower Fix », petit shoot de pop ultra-vitaminée et colorée qui fait du bien au coeur et au corps. C’est floral, psyché, fun et tout doux ; et Thé Vanille n’a rien perdu de sa maîtrise pour proposer des titres efficaces et sources de bonne humeur. De quoi attendre tranquillement leur album prévu pour octobre 2021. Et – pitiéééé – le retour des concerts !
A.G.

LE LIVRE

SI FRAGILES ET SI FORTS

Le jour, elle est journaliste à la NR ; la nuit, elle se transforme en romancière hyperactive. Elle, c’est Elisabeth Segard, notre estimée consoeur (on ne dit pas ça le couteau sous la gorge, promis) qui vient de sortir son troisième roman, Si Fragiles et si forts (éd. Eyrolles). Et cet ouvrage est, une nouvelle fois, à l’image de sa génitrice : bourré d’esprit feel good.

C’est une quête initiatique, mais aussi une chasse au trésor autour de Napoléon. C’est une galerie de personnages attachants et hauts en couleurs. C’est une plume qui fait voir l’Empereur sous un autre jour. C’est une virée aux Invalides sous couvert d’un rêve de gosse. Bref, c’est encore un roman qui fait du bien.
On aurait presque envie, pour résumer, de copier l’avis d’Eric Giacometti apposé sur le bandeau rouge : « Haletant et émouvant. Ce livre est un bijou ». Oups, eh bien c’est fait…
A.G.

LES BD

BADNEWS

Le porno, un univers tabou ? Pas pour Davy Mourier ! L’auteur connu pour « La Petite mort » mène cette fois l’enquête sur cet univers chaud chaud, en déclinant l’esprit de son émission BadNews sur YouTube façon BD. Des dessins coquinous dans les grottes à la Préhistoire aux comptes Onlyfans d’aujourd’hui, Mourier dresse un panorama complet dans ce « Badnews – l’histoire du porn » (éd.Delcourt).

C’est bien documenté, souvent drôle, parfois triste (la réalité de l’envers du décor…) et bourré d’anecdotes (on ne se remet pas de John Kellogg, inventeur des céréales, qui voyait la masturbation comme un fléau pire que la peste…). Le tout est emballé dans un petit format poche : pratique pour une petite BD un poil lubrique !
A.G.

LA SÉLECTION BD

Le trop discret mais talentueux Jean-Claude Denis revient avec un superbe ouvrage, « Reliefs de l’ Ancien Monde » (éditions Futuropolis). Son trait délicat, son humour pince-sans-rire, sa vision du monde traversent une fois de plus ces histoires courtes, comme autant de contes modernes géniaux. Cette légèreté grave, on la retrouve aussi dans la très belle histoire « Alicia » (Rue de Sèvres), où Eileen Hofer et Mayalen Goust retracent le destin incroyable de la danseuse étoile cubaine Alicia Alonso.
On repasse dans le registre de l’humour (vert !) avec « Les Veuves électriques » (Delcourt), conte acide sur le militantisme écologiste, de Geoffroy et du Tourangeau Relom. Et le dernier « Titeuf » (Glénat), où Zep s’en donne à cœur joie dans une revue de détail écolo lors d’un camp de vacances pas piqué des hannetons !
Et pour finir, on n’oublie pas « Les Sisters : spécial jeux vidéos » (Bamboo), de Cazenove et William, une BD aussi hilarante que ludique, à mettre entre toutes les mains !
H.B.

 

LE CD

ROVER – EISKELLER

Avec ce troisième album, Timothée Reigner nous livre une expérience qui – on le sent bien dès les premières notes – l’a marqué profondément. Enregistrés dans une ancienne cave à glace (« Eiskeiler » en allemand) reconvertie en club de boxe clandestin, ces 13 morceaux sont comme autant de diamants façonnés par la voix unique de notre grand nounours. Rassurez-vous, ce décor de Pôle Nord est d’une intensité et d’une chaleur extrême, car les contraires s’attirent et Rover est, sur ce disque, tout simplement incandescent.
H.B.

Rugby : l’US Tours monte d’un cran

Le club tourangeau courait après cette montée. C’est désormais chose faite !

« Il était 18 h, jeudi, lorsque j’ai reçu un appel de la Fédération française de rugby m’indiquant que notre dossier d’accession en Fédérale 2 était accepté. Nous étions en cinquième place parmi les meilleurs clubs de Fédérale 3 français et il m’a fallu aller voir le mail de confirmation pour officialiser cette montée. »

C’est Benoît Sebillet, le président de l’US Tours, qui parle. Depuis la saison 2015-2016 où il a quitté ce niveau, mais plus encore depuis deux ans, le club court après une montée. Cette saison, elle semblait à bout de crampons, mais le vilain virus est venu stopper un championnat pourtant bien engagé avec six victoires en six matchs disputés.

Heureusement, un réaménagement du championnat et des défections d’autres équipes ont rendu justice au club tourangeau. C’est un moment important pour le rugby tourangeau qui, en dépit des difficultés, a su garder le cap et le soutien des collectivités territoriales et de ses nombreux partenaires privés.

Au crédit du club, en plus d’une gestion saine, une action déterminée au cœur de la ville en direction des jeunes. Sur le plan sportif, évidemment, cette montée en Fédérale 2 impose à l’UST un recrutement adapté. L’équipe dirigée par Pascal Sassi et Sébastien Velez a entamé sa montée en puissance, avec l’arrivée de plusieurs recrues.

« Il nous faudra neuf première ligne pour tenir la maille », a prévenu Pascal Sassi. Le défi de la Fédérale 2 est de taille mais il n’en est pas de plus stimulants !

M. P.

En Selle Marcelle : des balades en triporteur pour sortir les personnes âgées de l’isolement

#SolidaritéIntergénérationnelle [2/5] Des amis tourangeaux ont lancé « En Selle Marcelle » : cette asso propose des balades en triporteur pour les personnes âgées.

En selle Marcelle : ça roule pour les personnes âgées ! Fini le fauteuil roulant ou le déambulateur, bonjour le triporteur ? En tout cas, vous devriez voir bientôt des personnes âgées se balader sur ces engins, grâce à des bénévoles aux bons mollets dans les rues de la Membrolle, Joué-lès-Tours, Chambray…

A l’origine de ce projet, on trouve six amis motivés pour apporter un peu de contact humain et de plein-air aux résidents de plusieurs Ehpad de l’agglomération tourangelle. « On s’est mis en contact avec d’autres associations qui mènent déjà ces actions dans d’autres villes : Happy-Syklett dans le Morbihan, Ami Cyclette à Morlaix qui nous ont conseillées. Le but des balades, ce n’est pas faire des dizaines de kilomètres, c’est avant tout favoriser un moment d’échange entre bénévole et résident d’Ehpad », explique Pauline Guillemin, membre de l’association En Selle Marcelle.

Lauréate du budget participatif du conseil départemental 2020, l’association devrait recevoir ces premiers triporteurs à assistance électrique courant juin. Si les personnes âgées intéressées ne manquent pas, il reste des places de cyclistes à pourvoir.

Avis aux amateurs de balades en deux-roues et de rencontres forcément enrichissantes !


> Suivez le projet sur leur page Facebook en cliquant juste ici ! 

 

Johana Boktor, l’architecte du patrimoine

#VisMaVille Johana Boktor et son mari Benoît Moreau sont architectes à Tours. Leur petite entreprise s’appuie sur la réhabilitation du patrimoine. Avec talent et humilité.

Il a fallu convaincre Johana Boktor pour réaliser cet article. Pourquoi elle plutôt qu’un ou une autre ? Sa modestie réelle n’empêche pas qu’à 39 ans, elle a déjà réalisé d’importants projets architecturaux comme le hall du musée Guimet. Elle planche en ce moment sur la rénovation du bâtiment historique de la Chambre de Commerce et d’Industrie et sur la nouvelle entrée du musée du Compagnonnage. Benoît Moreau n’est pas en reste avec la façade de la bibliothèque de Tours.

Un couple complémentaire qui s’est associé à leur arrivée en Touraine, en 2016. Lui est « technique, la tête chercheuse des pathologies du bâtiment », elle est « créative et part de l’identité du lieu pour la prolonger dans sa réalisation ». Ce qui relie le duo d’architectes qui s’est rencontré sur les bancs de l’école d’archi à Paris, c’est leur enclin pour la réhabilitation de l’ancien, et tout particulièrement du patrimoine.

Diplômés de l’Ecole de Chaillot qui délivre une spécialisation complémentaire en patrimoine en deux ans, ils travaillent en grande partie sur les monuments historiques. Ce n’est pas un hasard s’ils se sont installés près du couvent des Capucins, à Tours-Nord, sur un ancien terrain divisé en parcelles appartenant jadis à l’ordre des Frères mineurs. Ils y ont construit et expérimenté leur maison bioclimatique, vitrine de ce qu’ils font et de ce qu’ils sont. Murs épais isolés, nombreuses fenêtres pour des ventilations naturelles et croisées, luminosité, grande pièce de vie traversante : ils prônent le confort des usages et la simplicité des volumes.

Leur maison abrite leur bureau à l’étage. C’est là qu’ils reçoivent leurs clients. Des particuliers mais aussi des collectivités locales. Parfois, leurs garçons de 6 et 8 ans débarquent en pleine réunion pour récupérer des crayons de couleur. L’ambiance est familiale. Qu’elle s’en souvienne, Johana a toujours voulu être architecte, voyant son père s’épanouir dans le métier. Petite, elle bricolait des meubles pour ses poupées.

Après le bac, l’école d’architecture s’est donc imposée. Naturellement. A Paris, elle était salariée pour une agence de logements. « C’était passionnant, il y a le côté pratique que j’adore, toucher et comprendre l’usage de chaque pièce, matériau. »

Aujourd’hui Johana Boktor garde, dans son métier, ce goût du fonctionnel et y ajoute sa touche personnelle, créative. « Je m’inspire de l’ancien pour reproduire une atmosphère. L’idée est de réhabiliter ou construire des extensions en partant de l’essence du lieu, souvent chargé d’histoire. » La meilleure récompense pour elle, qui parvient tout juste à se définir architecte ? « Susciter de l’émotion dans la réponse qu’on a su apporter au client. »

Textes et photos : Aurélie Dunouau


> L’Indre-et-Loire compte une dizaine d’architectes spécialisés dans le patrimoine. Sachant que le département compte 867 édifices bénéficiant de cette protection au titre de monuments historiques, les chantiers en perspective ne manquent pas.

 

Horoscope WTF du 9 au 15 juin 2021

Pas de chance pour les Poissons, les Vierges ou les Capricornes cette semaine. Ils prendront cher dans l’horoscope WTF de tmv, tout comme les Sagittaires à qui on offre une séance de rattrapage gratuite. De rien.

Bélier

Amour

L’astrologie, ce n’est pas toujours
que des bonnes nouvelles. Alors
on vous annonce que vous allez avoir
un mioche (et pas très beau en plus)
d’ici peu. Allez, bisou.

Gloire

Vous êtes l’acteur de votre
propre malheur. (roh, la vache, c’est beau et profond !)

Beauté

Vous avez le cuir chevelu gras

Taureau

Amour

Difficile de trouver l’âme soeur
quand on n’a pas d’âme, n’est-ce pas ?

Gloire

Aïe. Votre avenir paraît aussi
fade et déprimant qu’un film avec Kev
Adams.

Beauté

Par un étrange concours
de circonstances, une personne sera
attirée par votre corps en forme de
madeleine.

Gémeaux

Amour

Olala, mais faites ce que vous
voulez. Qu’est-ce que j’en ai à faire, moi
? Je ne suis qu’un astrologue sous-payé
moi, vous savez…

Gloire

Mouais. Foutu pour foutu,
autant nous envoyer un petit chèque
à la rédac’ de tmv. Merci, biz !

Beauté

Force est de constater que
vous avez la même dégaine qu’un
lombric.

Cancer

Amour

Vos hormones vous jouent des
tours. Du calme, les baraques à frites !

Gloire

N’oubliez jamais cette citation
si intelligente de Lauryne, dans Loft
Story 2 : « Un lama, c’est comme un
kangourou. Sauf que ça crache. »

Beauté

Avec l’âge, vous allez ressembler
à un croisement entre Philippe
Etchebest et Geneviève de Fontenay.

Lion

Amour

HAHAHAHA, non mais
quelle mascarade !

Gloire

Il va falloir se ressaisir ; les gens
vous trouvent aussi agaçant(e) qu’une
housse de couette à enfiler.

Beauté

Si vous croyiez vraiment à
l’égalité hommes/femmes, vous échangeriez
vos sous-vêtements avec l’être
aimé, mais bon… on veut pas vous
mettre la pression…

Vierge

Amour

Sur l’autoroute de la coquinerie,
vous en avez des kilomètres au
compteur !

Gloire

Vous ne comprenez pas grandchose
à ce qu’il se passe dans votre vie
en ce moment. Mais nous non plus,
alors on s’en fout un peu.

Beauté

Vos amis disent de vous que
vous avez des airs d’Eddy Mitchell. Mais
je ne veux surtout pas les balancer. Pas
mon genre, non non.

Balance

Amour

Vous aurez un coup d’un soir
avec Jean Lassalle. Be ready !

Gloire

Vous avez le je-m’en-foutisme
un peu trop facile, ces derniers temps…

Beauté

L’astrologue de tmv tenait
à vous faire part de ses condoléances
pour votre dignité retrouvée échouée
en soirée.

Scorpion

Amour

Baaaaah… C’est pas si mal
d’être célibataire, non ?…

Gloire

… et sans amis. Et sans argent
non plus. Ni espoir…

Beauté

… Mais bon, tout n’est pas
perdu. Vous auriez pu être Capricorne
ou fan de Christophe Maé, par exemple

Sagittaire

Amour

La constellation de
Kaamelott rappelle qu’avec vous,
« c’est systématiquement débile,
mais toujours inattendu ».

Gloire

L’avenir appartient à ceux
qui se lèvent tôt. Autant dire, sûrement
pas vous !

Beauté

Petit bouton sur votre
front deviendra grand.

Capricorne

Amour

Votre vie sentimentale est à
l’image du cerveau d’un candidat de
téléréalité : vide.

Gloire

Tout vient à point à qui sait
attendre. (En gros, attendez qu’un pigeon
fasse les choses à votre place)

Beauté

Un jour, va p’tet falloir l’assumer
cette passion pour les slips en
cuir, non ?

Verseau

Amour

Tel les Lego®, vous avez tendance
à vous emboîter plutôt facilement,
héhéhé…

Gloire

Chantez « I want to break
freeee » au boulot. Freddie Mercury
est en vous. (enfin, pas trop en vous
non plus hein)

Beauté

Parfois, vous sentez comme
un ado en fin de journée.

Poissons

Amour

Vous déciderez de vous mettre
en relation libre. Mais visiblement,
votre partenaire n’est pas au courant.

Gloire

Le 13 juin tombe un dimanche.
Déduisez-en ce que vous voulez, mais
nous on trouve ça flippant.

Beauté

Arrêtez de vous mentir à
vous-même, votre fétichisme des
coudes vous rattrape.

Les Ecrivains chez Gonzague Saint Bris : les premiers noms dévoilés pour l’édition 2021

D’Alex Lutz à Vanessa Springora, en passant par Boris Cyrulnik et Chloé Mons, l’événement, qui a remplacé La Forêt des Livres, a annoncé ses premier(e)s invité(e)s. L’édition 2021 des Ecrivains Chez Gonzague Saint Bris aura lieu le 29 août prochain. A vous les séances de dédicaces !

Vanessa Springora a publié « Le Consentement ». Elle sera présente pour cette édition 2021. (Photo Éditions Grasset / Jean-François Paga)

L’édition précédente avait été annulée pour cause de Covid. Mais cette fois, c’est la bonne : l’événement Les Ecrivains chez Gonzague Saint Bris (le successeur de La Forêt des livres, depuis le décès de son fondateur) reviendra le 29 août prochain, à Chanceaux-près-Loches.

L’équipe organisatrice a donc annoncé les noms de ses premiers invité(e)s ! Côté têtes d’affiche, il faudra compter sur la venue d’Anne Parillaud (pour son dernier roman, « Les Abusés »), Vanessa Springora (pour « Le Consentement », livre qui avait fait grand bruit en abordant la relation d’emprise de l’écrivain Gabriel Matzneff alors que l’autrice n’était qu’une adolescente) et Valérie Perrin (son dernier roman, « Trois »).

Gérard Jugnot, Alex Lutz, William Sheller, Eric Naulleau, Chloé Mons, Line Papin…

Cette manifestation – qui, on le rappelle, est gratuite – a également prévu de nombreux autres venues. Ainsi, seront présent(e)s Boris Cyrulnik, Line Papin, Antoine Duléry, Alex Lutz, Xavier de Moulins, William Sheller, Eric Naulleau, Nathalie Saint-Cricq, Macha Méril, mais aussi Dominique Bona, Gérard Jugnot, Irène Frain, Benjamin Castaldi, Emilie Besse, Jean-Marie Rouard, Chloé Mons, Agnès Michaux, Adélaïde de Clermont-Tonnerre et même… le chanteur Cali !

« Nous sommes heureux et fiers de pouvoir présenter une très belle affiche pour cette nouvelle édition, sur laquelle nous avons beaucoup travaillé depuis des mois », a déclaré Christian Panvert, co-organisateur de l’événement, dans les colonnes de La Nouvelle République. 

Le public est donc attendu le dernier dimanche du mois d’août. Si l’équipe insiste sur le fait que tout sera organisé dans le respect des normes, il est encore trop tôt pour dire si une jauge sera imposée et s’il y aura un sens de circulation des visiteurs.

Petite Enfance : neuf établissements fermés à Tours en raison d’une grève

En raison d’un mouvement national, certaines crèches et haltes garderies resteront portes closes ce jeudi 3 juin à Tours.

Neuf établissements sont concernés par la grève de demain. (Photo archives NR)

Attention parents, vous allez devoir vous organiser demain ! Jeudi 3 juin, en raison d’un mouvement de grève national, neuf établissements de petite enfance seront fermés, prévient la Ville de Tours.

Cela concerne une partie des crèches, haltes garderies et multi-accueils. Le mouvement est porté par le collectif Pas de bébé à la consigne, mécontent de la réforme gouvernementale des lieux d’accueil.

Voici les établissements concernés par la grève, ce jeudi

– Multi-accueil Leccia

– Crèche collective Grécourt

– Multi-accueil Toulouse-Lautrec

– Multi-accueil Tanneurs,

– Crèche collective Fontaines

– Crèche collective Heurteloup

– Halte-garderie Rochepinard

– Halte-garderie Fontaines

– Multi-accueil Europe

Chroniques culture : Sexify sur Netflix, la découverte musicale Orpheum Black, et le plein de BD et de lecture

Cette semaine, on vous propose de découvrir les Orléanais d’Orpheum Black, un petit tour coquin sur Netflix avec la série Sexify et une grosse dose de lecture entre le plein de BD et une dystopie gastronomique !

SUR NETFLIX

SEXIFY

On la surnomme la cousine polonaise de Sex Education : Sexify est une série fun et légère, gentiment transgressive (imaginez l’accueil dans son pays d’origine ultraconservateur…), abordant le sexe sans tabou. Une jeune femme, Natalia, accompagnée de ses amies étudiantes, doit réaliser une appli sexuelle pour mieux comprendre l’orgasme féminin.

Dopée par un excellent casting, pertinente et bienveillante, Sexify est une réussite sympathique. Et a le mérite d’explorer le plaisir et la sexualité des jeunes femmes adultes, sans que cela soit forcément lié à la gente masculine. À bon entendeur…
Aurélien Germain


MUSIQUE

ORPHEUM BLACK

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Orpheum Black attache beaucoup d’importance à ses clips, en témoigne celui du single Unsaid Forever ! Esthétique léchée, couleurs et tons réfléchis, tout est bien pensé dans cette vidéo de 6 minutes qui offre une belle carte de visite au groupe.

Ces jeunes Orléanais proposent un rock mélodique, une musique cinématique (jetez une oreille sur « Together & alone ») où les voix mixtes se mêlent, où les ambiances peuvent parfois se faire plus planantes (le break de « Strangest dream ») ; de quoi plaire aux amoureux d’Anathema, influence que l’on a retrouvée ici. Après avoir gagné le Coup de Boost de Tous en scène et en attente de la sortie de l’album en septembre, il va falloir garder un œil sur Orpheum Black.
A.G.
> facebook.com/OrpheumBlack

 


LES LIVRES

GROSSOPHOBIA

« Jusqu’à quel point laisseriez-vous le gouvernement prendre soin de votre santé ? » Qu’elle est délicieuse, cette dystopie gastronomique, signée Chloé Chateau ! Dans Grossophobia (autoédition/ Bad Book Club), l’autrice et journaliste tourangelle nous sert un monde dans lequel le Président de la République a décidé de faire voter une loi assignant à résidence les personnes en surpoids. Lucrèce, une écrivaine, s’en réjouit… mais un peu trop vite ! Roman original, atypique, mené par une jolie plume, Grossophobia est aussi drôle que grinçant. Et se dévore comme il se doit. Miam !
A.G.

RIEN À PERDRE

Et voilà le premier roman traduit en français de Roberto Montana, auteur uruguayen exilé à Buenos Aires ! Dans Rien à perdre (éditions Métailié), l’auteur nous plonge avec délice dans un Big Lebowski à la sauce sud-américaine. Soit l’histoire de trois anciens copains de lycée qui se retrouvent des années plus tard et qui se lancent dans un road trip d’anthologie, pour une ode à l’amitié et à la vie, truculente et bardée de dialogues désopilants. Une sacrée révélation.
Hervé Bourit


LES BD DE LA SEMAINE

On commence avec une bonne nouvelle : le retour de la célèbre collection au format si particulier, « Patte de mouche » (éditions L’Association) qui nous livre 8 nouveautés, dont rien de moins que quatre inédits de Lewis Trondheim, trimballant Richard, un de ses personnages fétiches de la série Lapinot, dans d’invraisemblables et hilarantes situations.

Très drôle aussi, le « Petits Mythos » (Bamboo) du Tourangeau Philippe Larbier, avec Daniel Cazenove au scénario, qui revisite la mythologie nordique. Côté musique, Laxton, Illidge et Tahu se sont mis à trois pour nous livrer « Minneapolis » (Humanoïdes Associés), un hymne à la musique funk et dans le très bien vu « Sold out » (Soleil), Phil Castaza nous embarque dans une histoire touchante de papys rockers.

Une note un peu plus grave pour finir, avec le magnifique « Lucha » (La Boîte à Bulles), de Justine Brabant et Annick Kamgang, chronique d’une révolution sans armes au Congo. Une histoire oubliée vu d’ici, mais qui mérite bien ce témoignage indispensable.
H.B.

 

François Pérona, le sourire et l’accueil du CCCOD

#VisMaVille Jean-François Pérona est chargé d’accueil au centre de création contemporaine Olivier Debré de Tours. Rencontre avec cette figure du lieu.

Les habitués du musée d’art contemporain connaissent forcément Jean-François Pérona. Au CCC rue Marcel-Tribut puis désormais au CCCOD en plein coeur de ville, il en est un des visages historiques. Depuis 2005, il est au service du public, ce qui en fait le plus ancien de l’équipe.

Au milieu des sept autres jeunes personnes qui s’occupent des visiteurs, il apporte son expérience et son savoir-faire. Car avant tout, Jean-François Pérona a le don de recevoir et de vous mettre à l’aise comme si vous entriez dans sa propre maison. Avec tact, il vous ouvre la porte de son univers professionnel, celui de l’art contemporain.

Un univers auquel il n’était toutefois pas destiné, lui qui n’a pas fait d’études d’art ou d’histoire. Ce Normand d’origine, débarqué à Tours dans les années 80 pour ses études, a travaillé dans le commerce, un temps caissier chez Mammouth. Déjà, le contact avec le public l’attire, « j’étais moins doué pour vendre », concède-t-il. Seule incartade avec le milieu des artistes avant son entrée au musée : sa participation à l’organisation niveau régie d’une grande expo en 2000 avec Jeff Koons entre autres.

Car s’il est amateur d’art sans être spécialiste, « c’est un hasard si j’y travaille aujourd’hui après avoir répondu à une annonce du CCC. Je devais rester un an, j’ai manifesté l’envie de rester et j’y suis encore », explique Jean-François Pérona. Rue Marcel-Tribut, il n’était pas rare de le voir quitter l’entrée pour faire visiter les expositions.

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Avec la nouvelle dimension du centre d’art, il reste attaché au public et à la billetterie, mais il n’est pas pour autant bloqué derrière le comptoir. Car il ne tient pas en place, Jean-François. Quand il n’y a pas trop de monde, il apprécie de se promener au milieu des expositions ou de dispenser quelques informations aux visiteurs, « même si je ne suis pas capable de faire le travail des médiateurs et conférenciers ».

Bavard lorsqu’il tient sa place au musée, il sait toutefois s’adapter au public. « Je reconnais les personnes qu’il ne faut pas aller embêter ou bien les jeunes pressés qui n’aiment pas trop les longs discours », tempère-t-il. « Mon travail, c’est orienter, recevoir, être attentif aux caractères de chacun et à ce qui se passe. Le public ici est bienveillant et détendu. Notre idée est d’accueillir simplement. »

D’un public d’habitués rue Marcel-Tribut, il est passé à un panel plus large, jeunes et touristes inclus. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. « L’esprit d’accueil demeure l’âme du CCCOD. » En dehors de son temps au musée, Jean-François Pérona aime voir des comédies au cinéma, quelques spectacles de danse.

Mais son côté casanier prend vite le dessus. « En fait timide dans la vie privée », il n’aime rien tant que cultiver son petit bout de potager et se plonger sur les chaînes youtube des agriculteurs stars. Ce qui lui rappelle le rapport à la terre de ses aïeux dans l’Orne.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

On a testé le bar à salades Green is better

Composer sa salade soi-même : c’est le principe de Green is better, établissement franchisé implanté dans le centre de Tours qui veut aussi jouer sur une démarche écoresponsable.

Des salades sur mesure et recettes signature, des bols chauds maison, des smoothies minute, des açaï bowls, des desserts à l’ancienne. » Voilà la promesse affichée par Green is better, concept de restauration de bar à salades et franchise qui a déjà essaimé un peu partout en France (Paris, Marseille, Vannes, Nice ou encore Clermont-Ferrand notamment).

À Tours, l’établissement s’est installé il y a quelques mois et de bons échos nous étaient déjà parvenus aux oreilles. Direction la rue du Commerce, donc, pour une petite pause déjeuner saine et healthy !

Des salades à composer soi-même

À l’intérieur, beaucoup d’espace, pas de fioritures dans cette salle lumineuse. On tombe nez à nez avec un large comptoir d’ingrédients et le sourire de notre charmante hôte qui nous explique le concept. On commence donc d’abord par choisir son plat : salade iceberg, mâche, riz, pâtes ou encore lentilles corail sont au programme. À cela s’ajoute la garniture. On hésite, on hésite (les produits sont variés et nombreux !), mais on tente l’assemblage pois chiche, avocat, jambon de parme et poivrons en lamelle. Ne reste que l’assaisonnement (pour nous, ce sera évidemment sauce moutarde miel !). Bref, un vrai bar à salades comme on aime.

C’est frais en bouche, appétissant. Et même si on tique quelque peu sur, par exemple, la présence un peu précoce en mai d’ingrédients comme la tomate, le concept nous a bien plu. D’autant que la plupart des produits sont locaux, que les salades sont servies dans des bols kraft ronds et que l’on vous demande avant si vous avez besoin de couverts ou non. Preuve en est que la franchise ne néglige pas sa philosophie éthique et écolo.

Reste désormais à refaire un petit tour pour y tester les mousses au chocolat faites maison qui nous faisaient de l’œil et surtout tester d’autres compositions de salades. Histoire de manger équilibré ; c’est qu’on a un summer body à préparer, non mais !
A.G.


> C’est où ?
Green is better se trouve en plein centre, au 24, rue du Commerce à Tours. L’établissement est ouvert à partir de 11 h, tous les jours.
> L’addition
Pour notre salade à composer soi-même, nous avons déboursé 9,40 €. Comptez également 4,50 € pour une soupe ou des wraps, et 3,40 € pour les desserts. Il existe des formules à 12,90 € (salade, ingrédients, boisson, dessert) et 11,40 € (salade, ingrédients, boisson ou dessert).
> Contact
Tél. : 07 55 95 05 82 ou 02 47 61 20 81 ou par mail
tourscentre@greenisbetter.fr
Sur internet, directement sur greenisbetter.fr et @Greenisbetter Tours sur Facebook

Horoscope WTF du 26 mai au 1er juin 2021

Chaque semaine, c’est l’heure de l’horoscope, le vrai de vrai, là où tout ce qui est dit est vrai. Normal : l’astrologue de tmv ne se trompe jamais. Ou presque.

Bélier

Amour

Booon, si vraiiiment vous êtes désespéré(e), vous pouvez sortir avec un(e) Gémeaux ou un(e) Scorpion.

Gloire

Bélier, ça rime avec « procrastiner ». COMME DE PAR HASARD.

Beauté

Être et avoir été. Pas facile, mais vous gardez la foi. (la vache, c’est profond ce qu’on dit pour vous tailler en fait).

Taureau

Amour

Ciel dégagé pour les 2e décans. Pour tout le reste, ça pue sévère !

Gloire

Vous êtes souple, mais il va falloir penser à arrêter de vous regarder le nombril.

Beauté

Vous êtes sexy comme un kiwi. Mais en moins poilu(e).

Gémeaux

Amour

Être en couple avec un(e) Gémeaux, c’est comme le saucisson. On sait qu’au fond, c’est pas très sain, mais on y retourne toujours la bave aux lèvres.

Gloire

Votre prochain achat, une ceinture de chasteté, étonnera fortement vos proches. Soyez sincère avec eux.

Beauté

Vous êtes plutôt agile pour un petit marcassin !

Cancer

Amour

Qu’est-ce qui déçoit le plus souvent entre l’amour et la pizza ? Bon bah voilà, déduisez-en ce que vous voulez.

Gloire

Comme on dit, il reste des trous dans la raquette. Vous en faites partie

Beauté

N’oubliez jamais cette citation de Jean-Claude Van Damme qui pourra vous servir cette semaine : « Une noisette, j’la casse entre mes fesses, tu vois. »

Lion

Amour

3, 2, 1… Friendzoooooone !

Gloire

N’oubliez jamais que… les produits laitiers sont vos amis pour la vie. (j’espère que vous l’avez en tête maintenant)

Beauté

Votre carrure de beignet à la pomme vous incite à retrouver le chemin de la salle de sport.

Vierge

Amour

Vous ferez un rêve érotique avec Cyril Hanouna. Ce qui va remettre en question toute votre vie amoureuse et intime.

Gloire

Murmurer à l’oreille des chevaux ne fait pas de vous le prochain Robert Redford, mais quelqu’un qui a visiblement un peu trop fumé la moquette.

Beauté

Vous sentez aussi bon qu’un bon bœuf bourguignon.

Balance

Amour

Moulé(e) dans votre maillot de bain, vous trouverez l’amour lors d’un cours d’aquaponey cet été.

Gloire

Quand vous parlez, on dirait Christophe Maé qui chante. Et c’est excessivement énervant

Beauté

Une queue vous poussera en bas du dos suite à votre injection d’AstraZeneca. Mais tout est ok, rassurez-vous.

Scorpion

Amour

Arf… Y a pas grand-chose à s’mettre sous la dent, n’est-ce pas ?

Gloire

Sage conseil pour les Scorpions : Si vous avez envie de jeter l’éponge, ne le faites pas et gardez-la avec vous, parce que c’est dégueulasse, une éponge.

Beauté

Vous avez de grosses joues. Mais ce qui est bien pratique pour planquer la bouffe que vous volez à droite à gauche.

Sagittaire

Amour

L’être aimé vous aurait bien offert des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas, mais bon… c’est une vrai brêle en romantisme. (ouaip, des fois on est subtil)

Gloire

« Ôtez-vous les doigts du séant, si vous voulez avancer dans la vie rapidement », comme le disait… euh un type chauve.

Beauté

Raaaaah, mais c’est criminel d’être aussi canon ! Vous êtes parfait(e) !

Capricorne

Amour

Retournement de situation. Vous allez finalement coucher avec Jean Lassalle cette semaine.

Gloire

Vous faites des strikes avec les gens chauves. C’est vraiment pas cool.

Beauté

Votre physique de gastéropode ne plaît pas franchement à l’être aimé.

Verseau

Amour

Avec vous, c’est comme avec un sèche-mains. Ça ne dure pas longtemps, mais qu’est-ce que ça fait du bien.

Gloire

La constellation du David Guetta vous invite à écouter de la musique en levant les bras comme un(e) abruti(e).

Beauté

Investissez dans le marché du slip à fourrure. C’est porteur (et ça vous irait très bien au passage)

Poissons

Amour

Tel le ver, vous êtes solitaire.

Gloire

L’étoile du Balavoine vous rappelle que vous n’avez pas choisi de vivre ici, entre la soumission, la peur ou l’abandon.

Beauté

Vous vous mettrez à sniffer de la harissa pour compenser votre forme physique de mollusque.

« Notre corps a perdu l’habitude, il oublie un peu trop vite nos séances de sport »

Les salles de sport et les gymnases nous rouvrent leurs portes le 9 juin, yeah ! Mais avant de nous lancer à corps perdu dans la reprise du sport, pour le plaisir de retrouver les copains sur le terrain de hand ou de suer à grosses gouttes en salle de fitness, nous sommes allés demander conseil à Caroline Demey, coach sportive au Studio Sport, rue Giraudeau à Tours. Pour éviter l’entorse, on suit ses conseils…

Pour ceux qui n’ont pas fait de sport ces derniers mois, que faut-il travailler en premier pour une reprise en toute sécurité ?

La sangle abdominale et le dos, car c’est ce qui ressort beaucoup au quotidien dans nos coachings privés. La perte de tonus musculaire peut entraîner des douleurs dorsales, il faut donc regainer tout cela pour l’éviter.

À quel rythme peut-on reprendre une activité physique ?

Il ne faut pas reprendre au même rythme qu’avant la fermeture des salles, surtout si vous n’avez rien fait depuis octobre. Votre corps a perdu l’habitude, il est un peu ingrat, il oublie un peu trop vite nos séances de sport ! Il faut donc repartir en douceur pour ne pas traumatiser le corps, et éviter les blessures. Vous pouvez par exemple prévoir deux ou trois séances par semaine comme vous le faisiez avant, mais en étant raisonnable sur la durée : si vous passiez 3 h dans une salle de fitness, commencez avec 1 h par exemple.

Est-il trop tard pour travailler notre summer body ?

Je ne vais pas vous mentir, au risque de vous faire passer une mauvaise journée : si vous voulez sculpter votre corps, perdre 15 kg et montrer vos tablettes de chocolat cet été, on oublie ! À moins que vous ne soyez prêts à un régime alimentaire et des entraînements hyper stricts ? Mais après cette période pleine de restrictions qu’on a vécue, est-ce que ça vaut la peine ? Mieux vaut reprendre tranquillement votre activité physique pour être en bonne santé, et ne pas vous blesser avant les vacances ou la rentrée de septembre.

On vise donc le « body de rentrée » ?

Disons que vous pouvez utiliser ce mois de juin et l’été pour prendre le temps de vous réadapter à l’activité physique, la réintroduire dans votre planning de vie privée, car on a perdu l’habitude ! Cela vous laisse le temps de relancer la machine, et ça évitera la cohue dans les salles de sport qui vous accueilleront sans doute sur réservation, toujours dans le respect des distanciations et des normes sanitaires.

Avant la reprise, le monde du sport dans les starting blocks

Dans les clubs sportifs de l’agglo, bénévoles et salariés retiennent leur souffle en bâtissant de nouveaux plannings d’entraînement. En juin, leur vie va pouvoir reprendre (presque) comme avant.

Pour certains, le rythme des activités ne s’était pas vraiment ralenti. Les cavaliers et cavalières avaient par exemple le combo parfait : plein air + sport individuel. De quoi être autorisés à pratiquer l’équitation dans le respect des conditions sanitaires et des couvre-feu.

Hormis les quelques semaines de confinement, durant lesquelles seuls les propriétaires de chevaux pouvaient venir promener leurs animaux, les presque 200 licenciés des Nouvelles Écuries des Carneaux de Ballan-Miré ont donc poursuivi leurs activités comme si de rien n’était, ou presque : pas de compétition en vue. Sur place, Hélène Lumet ne s’en inquiète pas, puisque « les licenciés se sont entraînés durant toute cette période pour préparer la reprise. Aucun souci de motivation, au contraire, tout le monde n’attendait que cela ! ».

 

Mais sport en extérieur ne rime pas toujours avec activité « normale ». La preuve ? Les rameurs de l’Aviron Tours Métropole rongent leur frein (ou leurs rames) depuis plusieurs mois déjà. Si vous vous baladez au bord du Cher, vous nous direz : « Je les ai vus naviguer ! ». Certes, mais en solo ! Or Jules Bellard, rameur et chargé de développement du club, rappelle que « l’aviron est un sport collectif, et c’est tout l’intérêt de notre pratique ! ».

Les quelque 170 adhérents du club ne sont donc pas tout à fait rassasiés. « Nous n’avons pas énormément de bateaux individuels, donc on a mis en place un système de réservation. Pour les entraînements physiques, nous avons sorti les barres ou les poids à l’extérieur. Au final, le rythme des entraînements a peu baissé pour notre quarantaine de compétiteurs qui vient encore 7 ou 8 fois par semaine. Mais la motivation a été parfois dure à trouver ».

Motivés ?

Même constat au SAS football avec ses 22 équipes (mineurs et adultes) : « Je crois que nous avons perdu en cours d’année presque la moitié de nos adhérents, démotivés par ces changements », regrette Jean-Claude Martins, président du club saint-avertinois. Les équipes loisirs ou certains seniors qui venaient surtout pour les matchs sont au vestiaire depuis octobre… Enfin non ! Pas de vestiaire autorisé ! On ne les voit donc plus au club.

Il faut dire que l’entraînement « covid » ne motive pas les forcenés de la compèt’ : « Avec les règles sanitaires, on est sur de l’individuel. On travaille par atelier, conduite de ballon, frappe au but, passes à distance… Mais pas de phases de jeu ni d’opposition, il nous manque l’aspect sport collectif ! ». Pour garder le lien avec les sportifs, les clubs ont donc rivalisé d’ingéniosité.

Pour l’aviron, c’était visio de renforcement musculaire, et rendez-vous pour du roller, du vélo ou de la course à pied, histoire de garder la forme, l’esprit d’équipe et la motivation en attendant le retour du collectif et des compétitions. Au Joué Volleyball, même politique : trouver des plans B pour maintenir le lien et l’envie. Zumba, course d’orientation, tchoukball (on vous laisse chercher ce que c’est), et bien sûr du beach-volley au lac des Bretonnières, en nombre de participants limités. Avec ses équipes-phares en pré-nationale féminine et en départementale masculine, et le futur collectif créé avec les clubs de Saint-Cyr et Saint-Avertin, la reprise se doit d’être efficace pour le JVB !

Mais elle ne le sera sans doute pas tout de suite : « Il faudra mettre les bouchées doubles à la fin août, pour récupérer notre niveau physique pour les compétitions d’octobre, explique Morgane Mercier, joueuse et présidente du club. Même si on peut reprendre en salle, c’est sans contact et avec un nombre de participants limité. Donc un ballon par personne, beaucoup d’exercices techniques en attendant le 30 juin et un retour à une pratique plus libre. Cet été, on proposera donc à nos adhérents des créneaux d’entraînement en intérieur, pour qu’ils puissent enfin jouer ! »

 

Comme le JVB, d’autres clubs bousculent leurs habitudes estivales pour retrouver leurs adhérents et les fidéliser. Au SAS Football, l’annulation du traditionnel tournoi de l’Ascension a fait mal au coeur des aficionados. Pour compenser, plusieurs matchs amicaux sont programmés en juin. « Avec le retour des entraînements les soirs de semaine et ces matchs, on espère voir revenir nos joueurs vers leur sport favori ! ».

Retrouver la condition physique, mais surtout retisser le lien social et humain du sport, créer de nouveaux rendez-vous et miser sur une reprise 100 % normale à la rentrée 2021 : vos clubs sont dans les starting-blocks pour ce mois de juin de tous les possibles !

Textes : Maud Martinez
Photos : Freepik & archives NR

Prix du roman tmv : les livres en compétition

Pour cette nouvelle édition du Prix du Roman, tmv a choisi de ne sélectionner que quatre premiers romans d’auteurs et autrices qui, à n’en pas douter, risquent de faire du bruit d’ici peu. Rendez-vous en juin pour la délibération !

Danse avec la foudre

Jérémy Bracone, éditions L’Iconoclaste, 276 p.

Il était une fois une bande de joyeux ouvriers, artistes de la débrouille. L’un d’eux, Figuette, est marié à une jeune femme aussi irrésistible que fantasque, Moïra. Mais, comme dans tous les contes cruels, la foudre frappe : Moïra se fait la belle et Figuette se retrouve seul avec leur petite Zoé. L’usine menace de fermer, les grandes vacances approchent, l’argent manque…

Alors Figuette tente l’impossible pour enchanter les jours gris. Et reconquérir sa muse. Jérémy Bracone raconte aussi le Nord ouvrier, les usines, le souvenir de la mine et des anciens « rouges », la solidarité, les cœurs gros comme ça. La souffrance et la misère sont-elles plus douces en poésie ? Ce roman écrit au présent, pétri de détails et d’humanité, nous incite à penser que oui.

Le Doorman

Madeleine Assas, éditions Actes sud, 384 p.

C’est un homme vêtu d’un costume noir à boutons dorés. Un étranger devenu le portier d’un immeuble de Park Avenue puis, avec le temps, le complice discret de plusieurs dizaines de résidents qui comme lui sont un jour venus d’ailleurs.

À New York depuis 1965, ce personnage poétique et solitaire est aussi un contemplatif qui arpente à travers ce livre et au fil de quatre décennies l’incomparable mégapole. Humble, la plupart du temps invisible, il est fidèle en amitié, prudent en amour et parfois mélancolique alors que la ville change autour de lui et que l’urbanisme érode les communautés de fraternité. Le Doorman ouvre des portes monumentales sur le monde extérieur, observe, écoute, avec empathie et intégrité ceux qui les franchissent. Jusqu’au jour où il part pour une autre ville.

Grand Platinum

Anthony van den Bossche, éditions Seuil, 160 p.

Louise a fondé une petite agence de communication. Elle est jeune et démarre une brillante carrière, malgré les aléas du métier, liés en particulier à son fantasque et principal client, un célèbre designer, Stan. Elle doit aussi jongler avec les fantasmes déconcertants de son amant, Vincent. Mais elle a autre chose en tête : des carpes. De splendides carpes japonaises, des Koï. Celles que son père, récemment décédé, avait réunies au cours de sa vie, en une improbable collection dispersée dans plusieurs plans d’eau de Paris.

Avec son frère, elle doit ainsi assumer un étrange et précieux héritage. Un roman plein de fantaisie, de personnages attachants, qui présente les choses de la vie sous un jour inédit.

Toni tout court

Shane Haddad, éditions POL, 160 p.

C’est l’histoire de Toni. Elle se lève un matin, s’habille, déjeune, ferme la porte et s’en va pour la journée. La journée de son anniversaire et d’un match de foot. Le match de son équipe, la sienne, celle qu’elle aime. Ce soir, c’est match et toute la journée est une attente. Toute la journée est une projection de son entrée dans le stade, son entrée dans la tribune où déjà les supporters chantent son arrivée.

C’est dans cette tribune remplie d’hommes qu’elle trouvera sinon une place, du moins un espace où vivre pour un temps. Parce que la tribune est à la fois un espace qui n’imagine pas une présence féminine et à la fois un espace hétérogène, multiple, indéfinissable. C’est pour cela que Toni est un personnage qui ne veut pas se définir.


> Le jury, également composé de trois lecteurs de tmv, se réunira en juin. Un grand merci à nos partenaires : Crédit Mutuel, La Boîte à livres, Oceania – L’Univers et Fil Bleu !

 

On a testé les « poke bowl » de PokeMoon, à deux pas de la gare

Un nouvel établissement a ouvert à quelques mètres de la gare de Tours. Vous pensez bien qu’on a fait goûter à notre estomac le fameux plat traditionnel hawaïen de chez PokeMoon.

Poke poke. Qui est là ? Un nouveau restaurant spécialisé dans les « poke bowl » qui font fureur en France en ce moment et la « hawaïan street food » ! Installé malgré lui en pleine crise sanitaire, PokeMoon a pris ses quartiers rue Charles-Gille à quelques mètres de la gare de Tours. Ici, on peut donc essayer ces fameux poke, un plat traditionnel hawaïen sain et nourrissant. Un bol bien garni, coloré, source de nutriments, avec le côté healthy qui va bien.

Lorsque nous avons testé cette enseigne, Covid oblige, c’est l’option à emporter / livraison que nous avons privilégiée à ce moment-là. C’est donc parti pour glisser notre nez chez PokeMoon. Aux cuisines, trois jeunes femmes s’affairent : ça découpe, ça cuisine et la bonne humeur est là.

Pour notre commande à emporter, on a voulu composer notre bowl nous-mêmes plutôt qu’un bowl signature. L’équipe est là pour nous guider, il faut choisir une base, une protéine, cinq légumes ou fruits, une sauce et un topping (une petite garniture). Pour nous, ce sera du riz complet, sur lequel s’ajoutent une sauce soja sucrée, de l’avocat, des radis, du saumon, des oignons frits et des algues wakamé.

Ce qui est sûr, c’est que la portion est généreuse ! Copieux, ce bowl (on a pourtant pris la taille normale, pas le XL) nous a tenu le ventre toute la journée. La sauce avococo à base de lait de coco est un peu trop consistante, mais elle rajoute un plus à l’ensemble. Le plat est équilibré, exotique, sympathique. Bon, avouons qu’esthétiquement parlant, notre bowl était un peu chamboulé en arrivant au bureau, mais on ne marche visiblement pas droit !

Déjà implantée à Bordeaux et Talence, l’enseigne PokeMoon se retrouve donc désormais aussi dans les rues tourangelles. Une adresse à retenir pour celles et ceux qui souhaiteraient un repas sain et généreux en furetant dans le quartier de la gare.


L’addition

Notre poke bowl à composer soi-même revient à 9,90 €. Mais il est possible de prendre des bowls signatures, comme par exemple le Green Island avec poulet mariné, fèves edamame, algues wakamé, mélange de sésames et avocat. Comptez entre 10 et 12 € en général.
Il existe aussi des formules avec boisson et petit dessert, de 13 à 16 € environ. Salade wakamon à 4 € et possibilité de petits bowls sucrés à 3 €.

C’est où ?

PokeMoon se trouve au 24 rue Charles-Gilles, à Tours. @PokeMoon street food sur Insta et Facebook

Horoscope WTF du 19 au 25 mai 2021

Ô joie ! Les terrasses rouvrent et l’astrologue de tmv se déconfine (comme de par hasard). Voici le retour de l’horoscope WTF de tmv !

Bélier

Amour

Rien à faire, vous êtes aussi coincé(e) qu’un bateau Evergreen dans le canal de Suez.

Gloire

Victor Hugo disait « le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre »…

Beauté

… Mais Victor Hugo portait des slips blancs. Et je ne fais pas du tout confiance aux types qui portent un slip blanc.

Taureau

Amour

En amour, la fuite est votre meilleure amie.

Gloire

Patrick Bruel est Taureau. Voilà, c’est tout. J’ai pensé que vous aimeriez apprendre cette information vitale.

Beauté

C’est marrant, vous êtes Taureau et vous avez le regard bovin. Comme quoi…

Gémeaux

Amour

Explosez les points noirs de l’être aimé. ÇA, c’est l’amour véritable, bon sang !

Gloire

Vous pestez comme un caniche en rut. Cela agace votre entourage.

Beauté

Attention à la sagination. (« kesskeçaveutdiiir », coucouuu, Google est votre ami)

Cancer

Amour

Vous procurez autant de plaisir et de bonheur qu’un roulage de pelle à un arc-en-ciel.

Gloire

Il faut remercier la crise du Covid : pour la première fois, vous ne martyrisez pas un pauvre petit stagiaire de 3e qui ne vous a rien fait.

Beauté

Si ça ne bouge pas, mange le !

Lion

Amour

Quelques conflits à l’horizon pour les natifs en couple. Saturne pourrait en effet fausser vos relations avec votre conjoint, voire vous conduire à lui faire de petits mensonges…

Gloire

… Bon, on déconne. On a piqué ce vrai horoscope sur un site. En fait, c’est chiant l’astrologie, hein ?

Beauté

Votre idée de bronzer nu(e) sur la place Jean-Jaurès ne vous attirera que des ennuis. (voilà, c’est mieux à notre sauce)

Vierge

Amour

C’est la vie ! (ouais on s’est pas foulé. Mais on n’aime pas beaucou