N’oubliez pas les paroles : casting à Tours le 25 mars

L’émission de France 2 présentée par Nagui organise un nouveau casting à Tours pour sélectionner ses candidats.

Que les chanteurs en herbe se réjouissent : l’émission « N’oubliez pas les paroles », présentée par Nagui sur France 2, organise un nouveau casting à Tours pour sélectionner ses prochains candidats.

La date ? Mercredi 25 mars. Le lieu ? Pas d’info encore puisque, comme le dit le directeur du casting Anthony Pinto dans La Nouvelle République, « les curieux croient toujours qu’ils peuvent voir Nagui pendant les sélections ».

Une pré-sélection aura d’abord lieu en amont, par téléphone (oui, on essaye quand même de savoir si vous pouvez aligner deux notes). Ensuite, rendez-vous le 25 mars dès 13 h donc, pour la vraie sélection.

A noter que les candidat(e)s devront forcément chanter devant tout le monde… a cappella. Bonne chance !


> Inscriptions : 01 49 17 84 20 ! 🎤

 

> Suivez également l’événement Facebook juste ici !

 

 

Théâtre tentaculaire avec le collectif Le Poulpe

Les huit artistes du Poulpe inventent, à Tours, un théâtre dans lequel ils écrivent et mettent en scène collectivement.

Les huit têtes pensantes du collectif Le Poulpe (photo collectifpoulpe.com)

Le Poulpe ? Comme les huit tentacules de l’animal et les huit mémoires qui s’y logent. « Cela a commencé comme une blague lorsqu’on ne savait pas comment s’appeler et puis c’est resté ! », sourit Maud Terrier, une des huit membres de ce collectif d’acteurs et de compagnies.

Des artistes âgés de 26 à 33 ans qui se sont découverts « des affinités » au Conservatoire de Tours. « Nous avons tous une formation de comédiens, mais nous avons envie d’être un peu partout à la fois », reprend-elle.

Après AD LIB (jusqu’à ce que nous soyons pleinement satisfaits), le collectif peaufine sa deuxième création Good Girl (là-dessus, on est tous d’accord), dont la première aura lieu en mai.(1) Un spectacle dans lequel les artistes s’approprient un fait-divers américain : le meurtre irrésolu de JonBenét Ramsey, mini-miss de 6 ans retrouvée morte dans le sous-sol de sa maison en décembre 1996. Et qui interroge l’appétit pour le sensationnel, les notions de mythe et de vérité.

Créé à huit cerveaux

Un spectacle conçu, une nouvelle fois, à huit cerveaux et âmes, bouleversant les modèles créatifs traditionnels. Ici, pas de metteur en scène qui dirige l’ensemble de la troupe. « Nous faisons tout, tous, et cette envie de coopération et de générosité crée un objet théâtral » rappelle Louise Maurice.

© Marie Pétry

« Mais il est difficile de se diriger quand tout le monde est sur le plateau ! ». Le Poulpe a donc fait appel au comédien Alexandre Le Nours, à la façon d’un « featuring » sur un album, pour apporter un regard extérieur au moment du filage. « Lorsqu’il s’agit de répéter, la collab’ permet de ne travailler que le jeu », analyse Jules Jacquet.

Parallèlement, « il y a aussi des envies artistiques individuelles ou par binômes », ajoute l’artiste. Du Poulpe est donc né, en tout, cinq ensembles artistiques. Trois pièces sont en cours de création, et six autres ont déjà été montées. Dont Love and Money, en résidence à Rouziers-de-Touraine fin février, qui sera jouée du 29 avril au 3 mai au Théâtre de l’Opprimé, à Paris.

Flore Mabilleau

(1) À 20 h 30, le 15 mai, au Centre Culturel de Saint-Pierre-des-Corps. Tarifs : de 9 à 12 €.

Alexandra Dupont, éleveuse de chèvres engagée

#VisMaVille À quelques jours du Salon de l’agriculture, rencontre avec une femme engagée, Alexandra Dupont, qui élève depuis 2011 des chèvres à la ferme des Croq’épines à Nouans-les-Fontaines, dans le sud-est du département.

Lorsqu’Alexandra Dupont nous accueille ce jeudi-là dans sa chèvrerie de Nouans-les-Fontaines, tout ne se déroule pas comme prévu. « S’adapter aux imprévus, c’est ça le métier d’éleveur ! », lance-t-elle tout en remplissant les mangeoires.

Les 43 chèvres se ruent sur la nourriture tandis que la machine à traire collecte leur lait. 11,5 litres ce matin-là, la période creuse… La traite a lieu chaque jour vers 9 h, puis 19 h, pas moins de trois heures de travail pour l’éleveuse, qui enfile ensuite sa blouse de fromagère.

Dans une pièce attenante à la salle de traite, elle filtre le lait cru pour ôter d’éventuels brins de paille, puis ajoute le petit lait et la présure nécessaires à la coagulation. Le lait doit ensuite reposer 36 à 48 heures avant la fabrication des fromages. Mais pour Alexandra Dupont, point de repos : elle sale les tommes, retourne les crottins, démoule les pyramides… « Je gère les urgences les unes après les autres », assure-t-elle en gardant le sourire. Après le fromage, l’administratif. Après l’administratif, les livraisons…

Dans sa campagne tourangelle, la quadragénaire trace son chemin loin des allées du Salon de l’agriculture. Dans son troupeau métissé, les chèvres ont gardé leurs cornes et portent toutes un collier à leur nom : Litchi, Fiesta, Fable…

Dans sa ferme, aucun animal ne partira à l’abattoir

L’éleveuse connaît le parcours de chacune : « À 11 ans, Douchka est la doyenne des laitières. Je l’ai ramenée d’un stage dans une ferme cévenole. » C’était en 2008. Après une formation en agronomie tropicale, une expérience dans une ONG de développement au Mozambique puis divers contrats aidés en France, elle décide de devenir éleveuse : « Je voulais être mon propre patron, avec mes animaux, à la campagne. »

En stage de reconversion, elle n’a pas supporté d’amener les chevreaux chez l’engraisseur. Dans sa ferme, aucun animal ne partira ni chez l’engraisseur, ni à l’abattoir, se dit-elle alors. Pari tenu grâce à la création en 2014 d’un refuge attenant à sa ferme. La relation de l’éleveuse avec ses chèvres se renforce : « des êtres sensibles, curieux et affectueux, avec lesquels je vis au quotidien ». À ceux qui militent pour l’abolition de l’élevage, elle répond que soutenir des fermes familiales et respectueuses des bêtes, ce serait déjà bien : « Les humains et les animaux domestiques évoluent ensemble depuis des millénaires. Nous sommes interdépendants. »

Nathalie Picard


> EN SAVOIR PLUS

Aux petits soins Bienvenue aux boucs castrés, aux chèvres à la retraite et aux éclopés. Depuis 2014, le refuge associatif des Croq’épines accueille tous les animaux de la ferme devenus non productifs. Pour limiter leur nombre, Alexandra Dupont laisse au moins deux à trois ans entre deux gestations (ce qui réduit les naissances de chevreaux mâles) et mise sur une lactation de longue durée. Reste malgré tout 75 bouches à nourrir, ce qui nécessite du temps et de l’argent. Le refuge lance un appel au bénévolat et aux dons. Il est même possible de parrainer une chèvre.

>>> lafermedescroqepines.com

Athlétisme : Agathe Bougouin, un bond en avant

Agathe Bougouin (A3 Tours) a enfin franchi la ligne des 6 mètres au saut en longueur !

L’athlète de l’A3 Tours affichait un grand sourire, dimanche soir, à l’issue des championnats de France espoirs d’athlétisme indoor disputés à Saint-Brieuc. Non seulement, Agathe Bougouin venait d’ajouter une nouvelle médaille nationale à son palmarès en prenant la troisième place mais, de surcroît, en franchissant pour la première fois les 6 m au saut en longueur, elle venait de signer son entrée dans la cour des grandes.

À 20 ans, la native d’Angers qui a grandi à Saint-Nicolas de Bourgueil, pour vivre aujourd’hui à Nantes où elle est étudiante en sociologie, continue de gravir les échelons dans la hiérarchie nationale. Alors qu’elle se présentait en outsider à l’entame du concours, l’athlète licenciée à Tours, nous a sorti un de ses concours dont elle a le secret.

Un record personnel

Comme aux championnats de France juniors, il y a trois ans, ou déjà en espoirs en 2018, elle a signé sa meilleure perf de la saison en grande compétition. Prenant la tête de l’épreuve au 2e essai (5,98 m) en battant de six centimètres son record personnel, elle faisait encore mieux lors de son avant-dernière tentative avec 6,01 m venant se classer derrière Léonie Cambours (6,16 m) et Angelica Berriot (6,05 m).

Désormais 13e performeuse française de la saison, juste derrière Heather Arneton, grand espoir de la discipline en France, Agathe Bougouin vise les championnats de France élite à la fin du mois à Liévin où l’occasion lui sera donnée de briller encore et de démontrer que l’allongement de sa course d’élan (14 à 16 foulées) pourrait l’emmener encore plus loin.

Thierry Mathiot

Bruissements d’Elles : la création féminine se sent pousser des « elles »

Bruissements d’Elles, le festival dédié à la création au féminin, revient ! Au menu ? Événements, expos, rencontres et films dans une dizaine de lieux culturels de Touraine. Rendez-vous du 4 au 25 mars.

POUR LA PETITE HISTOIRE

Et si on remontait le temps ? Retour en 1998. Outre-Atlantique, Les Monologues du Vagin, la pièce écrite par Eve Ensler, s’apprête à conquérir le monde. Pilier du féminisme, cette création impertinente, maline, drôle et sérieuse, donne enfin la parole aux femmes. Et à leur vagin, mot ridiculement tabou depuis des lustres. Le succès est fulgurant. La France succombera également au charme.

Et alors que la pièce secoue la planète, la Touraine bruisse d’un vent de liberté : la création au féminin, elle se retrouvera incarnée dans la foulée par Bruissements d’elles, un festival « né du désir d’affirmation et d’émancipation des femmes œuvrant en tous secteurs de la création ». Plusieurs villes se réunissent autour d’une programmation qui veut mettre en valeur l’histoire des femmes, à travers la musique, la danse, l’humour ou encore le théâtre.
Deux mots d’ordre : qualité et variété. Au service d’un festival féministe (aussi) et féminin (beaucoup).

Vingt-et-une bougies

Cette année, Bruissements d’elles célèbre donc sa 21e édition. Côté organisation, on espère de nouveau un succès : « C’était quasi-complet l’an dernier. Là, nous attendons plus de 4 000 personnes, voire un peu plus, se réjouit Cécile Dujardin, du Point Cédille pour la coordination de la communication. Bruissements d’Elles est devenu un label. Nous n’avons que de très bons retours. Et maintenant, les gens n’hésitent pas à assister à plusieurs spectacles. »

On ne change pas une équipe qui gagne, on continue sur le même principe : chaque structure choisit sa programmation, avec en ligne de mire, faire entendre les femmes artistes. Le tout dans 15 lieux culturels tourangeaux, à travers 10 spectacles, 6 concerts, 4 expositions et 3 séances de cinéma.

Spectacles et théâtre : doublé gagnant

Le choix est cornélien parmi tous les spectacles prévus !

-Le cœur de la rédac’ penche d’abord pour « Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler ! ». Derrière ce titre aux allures de poing levé, l’auteure Christine Delmotte retrace 4 moments-clés de l’Histoire des femmes, des Suffragettes au droit à l’avortement, en passant par la jeune pakistanaise Malala et les Femen ukrainiennes (6 mars à Oésia).

Nous sommes les petites filles des sorcières… (Photo Lara Bongaerts)

-Impossible également de résister à « Un coeur simple » : acclamée par la critique, la pièce de théâtre emmenée par Isabelle Andréani investira les planches de l’Escale, à Saint-Cyr (13 mars). Tirée de Trois Contes, cette nouvelle de Flaubert redessine les relations sociales codées du XIXe siècle, via la figure de la servante Félicité.

Concerts : notre top 3

Dur, dur de choisir parmi les 10 concerts prévus à Bruissements d’elles.
-Mais difficile toutefois de ne pas mettre en lumière Pauline Dupuy qui sera sur la scène de la Grange de Luynes pour Contrebrassens, revisitant avec sa contrebasse les chansons autour des femmes écrites par l’immense Brassens (6 mars).

-En second, plaçons la venue de Suzane à La Parenthèse de Ballan-Miré (14 mars). Nominée aux Victoires de la musique 2020, la « conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro », ainsi qu’elle se définit, devrait faire salle comble.

Mayra Andrade (Photo © Ojoz)

-Enfin, coup de cœur pour Mayra Andrade : c’est l’Espace Malraux qui accueillera la chanteuse capverdienne et son énergie solaire, le temps d’un concert à Joué-lès-Tours (24 mars).

Expos : la preuve par 4

Bruissements d’elles accueillera quatre artistes qui exposeront durant le mois : la peintre Cathy Belle avec ses « Fragments d’elle » à Azay (du 29 février au 21 mars) ; Olivia Rolde et ses peintures tantôt verdoyantes, tantôt brûlantes à La Riche (du 6 au 28 mars) ; la Tourangelle Gil KD et ses superbes oeuvres baignant dans la culture urbaine (du 14 mars au 12 avril à Langeais – voir photo) et la plasticienne et scénographe Danielle Marchal à Luynes (du 11 au 28 mars). Toutes les expos sont gratuites !

Gil KD

Cinéma : Gloire à Agnès Varda

Quoi de mieux, côté cinéma, de rendre hommage à la grande Agnès Varda ? Un an après sa mort, Bruissements d’elles tournera ses thématiques autour des films de cette documentariste accomplie punkette dans l’âme (et dans la coupe de cheveux!). L’ombre de Varda la militante féministe planera au-dessus de La Pléiade avec Visages, Villages (10 mars), de La Grande avec Jacquot de Nantes (12 mars) et à Langeais avec Les Plages d’Agnès (17 mars).

Aurélien Germain

> Du 4 au 25 mars, dans 15 lieux culturels de Tours et son agglo.
> Programme complet, tarifs et billetterie en ligne sur bruissementsdelles.fr > À suivre également : « Festival Bruissements d’elles » sur Facebook

Au Maître Carré : le croque-monsieur revisité

Croqueurs, croqueuses, la rédac de tmv est allée tester pour vous Au Maître Carré, un établissement spécialisé… dans le croque-monsieur.

Un restaurant spécialisé dans le… croque-monsieur ? Tiens donc ! À première vue, c’est l’étonnement qui prime. Pas que le concept nous laisse sceptique, non. Mais la rédac se demandait bien ce qu’il était possible d’en faire.

Très vite, les doutes s’effacent quand on passe le pas de la porte du Maître Carré, à quelques mètres de la place Plum’. Car évidemment, ici, la fine équipe – jeune et dynamique – a fait le choix de retravailler ce plat.

On retrouve ainsi une petite carte qui customise les croques à coup de tomates confites, poulet, parmesan pour le « fermier » par exemple. Ou en y rajoutant thon, béchamel et comté (pour le « pêcheur »), voire de la sauce barbecue avec oignons caramélisés, bacon et cheddar. À noter que le Maître Carré n’a pas oublié les végétarien(ne)s : trois croques différents leur étant consacrés (aubergines, miel, pommes, etc.)

Les présentations faites, on se rue sur le « Savoyard ». Le croque-monsieur arrive sur un plateau de bois. Il est plutôt épais en main. Côté garniture, on est sur de la viande des grisons, tartinée de béchamel qui supporte des pommes de terre et du morbier coulant comme il faut. Bref, bien loin du croque industriel et famélique.

Ketchup à la carotte et légumes des Halles

Le menu permet de l’accompagner avec soupe du moment (à l’heure où vous lirez ces lignes, ce sera normalement butternut), salade ou frites-maison… accompagnées d’un ketchup de carottes (!) qu’on a adoré. Et là encore, du fait-maison.

C’est d’ailleurs un des credo de la maison qui insiste sur cet aspect et sur la provenance des produits. « Tous les légumes viennent du marché des Halles », précise Mathieu, à la tête de l’établissement. Idem du côté du pain, pris à deux pas d’ici, et les bières, locales.

Ajoutez un rapport qualité-prix plus que raisonnable (moins de 10 € le tout) et une plage horaire d’ouverture très large, le Maître Carré nous apparaît comme une chouette adresse. La carte étant appelée à se renouveler régulièrement, la rédac’ se fera un plaisir d’y retourner avant d’aller boire un petit verre à Plum’ !

Aurélien Germain

> 23 rue de la Monnaie. Contact 02 47 61 43 45 ou sur les réseaux sociaux : sur Facebook ou sur instagram

> Ouvert dès 11 h 30 puis jusque tard le soir. Fermeture le lundi et le mardi.

> L’addition Les menus (croque + boisson + accompagnement) oscillent entre 9,50 € pour la taille M et 10, 50 € pour le L. Menu enfant à 6,50 €. Croque-monsieur seul à 6,50 €, dessert à 2,50 € et verre de vin à 3,80 €. Les bières locales sont à 4,50 € la bouteille.

Horoscope WTF du 12 au 18 février 2020

Avant la petite pause des vacances de février de tmv, l’astrologue a tenu à vous faire un dernier cadeau. Un bon petit horoscope, gentil comme il faut. Ou pas.

Bélier

Amour

Le proverbe dit : « mieux vaut séduire que sévir ». Ce qui n’est pas votre cas, sadomaso que vous êtes.

Gloire

Conseil : lisez un autre horoscope. On est bien trop chacal avec vous.

Beauté

Bon sang, cette odeur…

Taureau

Amour

Les 2es décans passeront une sale semaine. Les autres, on s’en fout totalement.

Gloire

Dites-vous bien que, souvent, vous êtes aussi utile que la croûte sur le pain de mie.

Beauté

Vos cheveux brillent, waouw ! Des nouveaux soins ? Non, juste les cheveux gras.

Gémeaux

Amour

Pas de chance, votre libido fait face à l’obsolescence programmée.

Gloire

Le lundi, ça pue. Voilà, de rien pour le super conseil ! Bisou.

Beauté

L’alignement de Vénus et de l’étoile polaire vous offrira une pilosité monstre.

Cancer

Amour

Comme on dit : « on est jamais mieux servis que par soi-même » ! (clin d’oeil coquin, krrkrr)

Gloire

C’est donc ça, la perfection ? Regarder un(e) Cancer dans les yeux. MOOOH !

Beauté

La constellation du Rocco Siffredi vous voit tout(e) nu(e). Et c’est pas joli-joli.

Lion

Amour

Ça fait un peu long pour l’abstinence, non ? ‘Serait p’tet temps d’aller faire un tour au couvent.

Gloire

Vous le saviez, vous, que in meinem Hals steckt ein Schlauch ?

Beauté

Même les pandas sont jaloux de vos cernes.

Vierge

Amour

Vous êtes une vraie bête de sexe !… Ah non, mince, on s’est plantés, c’était pour les Balances.

Gloire

Faut dire, Balance ou Vierge, c’est la même chose, les deux signes sont nazes.

Beauté

MAIS vous sentez bon des trous de nez.

Balance

Amour

Prière de lire l’horoscope des Vierges please.

Gloire

« On apprend de ses erreurs ». Autant dire que vous n’êtes pas sorti(e) de l’auberge…

Beauté

Regardez dans le ciel ! Est-ce un oiseau ? Un avion ? Superman ? Non, c’est l’ego des Balances !

Scorpion

Amour

Arrêtez de courir plusieurs lièvres à la fois. On sait que vous êtes chaud lapin, mais tout de même…

Gloire

Votre avenir est comme vos plans : foireux.

Beauté

Une crise de gaz intempestive vous causera préjudice dans les transports en commun.

Sagittaire

Amour

Tel le ver solitaire, vous êtes bien seul(e).

Gloire

« L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs », disait Kennedy. Ce qui tombe bien, vu que ce n’est absolument pas votre cas, vous qui êtes juste entouré(e) de boulets.

Beauté

C’est bon, on a pigé que vous étiez claustro’ des sous-vêtements.

Capricorne

Amour

Votre slip est comme un concert des Rolling Stones, il affiche toujours complet.

Gloire

D’ailleurs, vous êtes tellement génial(e) qu’avec vous, c’est toujours « saaatisssfaaactioooon » (moh trop choupi, on vous aime un peu)

Beauté

Bon sinon, vous êtes aussi frippé(e) que Keith Richards. (On pouvait pas être sympa jusqu’au bout, mes p’tits gnous.)

Verseau

Amour

Le papillon que vous êtes aimerait bien butiner un peu autre chose que son plaisir solo.

Gloire

Uranus vous prédit un sacré samedi soir. Dommage que vous ne vous en souviendrez pas.

Beauté

Vous avez le charisme d’un ragoût de boeuf.

Poissons

Amour

P’tet. Mais p’tet que pas.

Gloire

Cette semaine, on n’a pas trop envie de se fouler, vous avez vu ? Tidadidadaaa…

Beauté

… Sinon, ça va comment, vous ? Oh bah crotte, l’horoscope est fini. A+ !

Blouses Notes lance un appel aux dons pour aider plus d’enfants malades

Intervenant auprès des enfants malades à l’hôpital, l’association Blouses Notes recherche des donateurs pour étendre son action. Et apporter encore plus de bonheur en musique.

Blouses Notes intervient dans les hôpitaux (Photo archives NR)

Les faits

C’est grâce à eux que, depuis 1998, les petits hospitalisés à Clocheville peuvent un peu sourire, à travers des couloirs où résonne de la musique. Les membres de Blouses Notes interviennent effectivement depuis bien longtemps au CHU, en section pédiatrique, pour apporter un peu de réconfort aux enfants. En animant de tels moments, elle promeut également la pratique musicale auprès du personnel.

L’association vient de lancer un appel : elle recherche actuellement des financements privés de particuliers ou d’entreprises, pour l’aider à développer (et bien sûr continuer) ses actions. Blouses Notes cherche notamment à intervenir une journée supplémentaire auprès des enfants malades de l’hôpital Clocheville, à Tours. Ce qui porterait à cinq, le nombre de venues mensuelles.

Le contexte

Blouses Notes intervient actuellement quatre jours par mois dans les salles de jeux du CHU et dans huit services différents. Mais depuis des années, la situation financière de l’asso est particulièrement fragile. On se souvient, en mai 2018, à quel point son action était menacée (lire notre ancien article).

Mais malgré ce coup de blues, Blouses Notes a tenu bon. En 2020, elle a d’ailleurs accueilli un quatrième musicien, Rémi Bénard, pour compléter l’équipe.

Les enjeux

Il faut financer les 400 heures de présence par an dans les services de l’association. C’est un défi de taille, mais Blouses Notes a souhaité lancer un appel aux dons pour rappeler qu’elle agit directement auprès de 2 000 enfants et familles.

Avec un jour supplémentaire d’intervention, les musiciens pourraient alors passer dans des services encore non-visités jusqu’à présent. Et continuer à distiller leur bonne humeur un peu partout auprès des enfants malades et hospitalisés. Car c’est bien connu : la musique adoucit les mœurs… et les cœurs.

Aurélien Germain

> Pour aider Blouses Notes, les donateurs peuvent se rendre à cette adresse : helloasso.com/associations/blouses-notes

 

Orientation et formation : ils nous racontent leurs études

Retrouvez notre dossier spécial orientation et formation dans le dernier numéro de tmv.

C’est le grand paradoxe de l’orientation : on vous demande de faire des choix qui, potentiellement, peuvent engager toute votre vie, alors que vous êtes dans la période de votre vie où vous avez le moins de certitudes. Alors, bien sûr, pour vous aider, vous demandez des avis aux uns et aux autres.

C’est exactement ce que nous avons fait dans ce bonus que nous avons conçu pour les jeunes en orientation et aussi pour leurs parents qui ne sont pas, en général, les derniers à s’inquiéter pour l’avenir. Et, comme on vous connaît un peu, on s’est dit qu’il valait mieux demander à des jeunes, encore étudiants, de vous raconter, de l’intérieur, les études qu’ils sont en train de suivre.

Médecine, langue, Staps, Droit, Marketing, Clément, Charlotte, Noémie et les autres vous racontent leurs études. En espérant qu’ils vous aideront à faire votre choix.

⇒ DOSSIER SPÉCIAL A TÉLÉCHARGER JUSTE ICI

 

L’artiste Pio croque la vie comme ses dessins

Les galeries d’art tourangelles exposent souvent des noms bien connus dans le milieu mais parfois, aussi, lancent des petits nouveaux, aux parcours singuliers. Pio en fait partie. Autodidacte, le dessin n’est pas son métier mais sa passion. Le jour, elle travaille dans un club de rugby. La nuit, elle dessine. Son trait est frais et réjouissant tout comme sa personne. Rencontre.

Elle est de la nouvelle génération d’artistes, celle qui se lance sur les réseaux sociaux. Instagram et Facebook l’ont fait connaître auprès du public et du monde de l’art tourangeau. Qu’elle s’en souvienne, elle a toujours dessiné. « J’ai fait des arts plastiques au lycée mais je n’ai pas poursuivi car ce n’était pas un métier pour ma mère. »

Aucune frustration pour autant, Pio est du genre positif et si elle s’occupe de comptabilité et de secrétariat au sein de l’US Tours rugby, elle s’épanouit totalement dans ce milieu sportif. « J’ai besoin de voir du monde ».

Une artiste pas seule dans son monde et la tête sur les épaules. La nuit, elle développe son univers créatif et poétique, lorsque sa fille de 7 ans dort enfin. En fait, Pio s’est vraiment remise au dessin il y a deux ans, avec sa fille, qui tente parfois de l’aider sur ses œuvres mais « se voit opposer un refus à son grand désespoir », s’amuse-t-elle, la voix douce. « C’était comme s’il me manquait un truc avant dans ma vie et que j’avais enfin réussi à exploiter mon grain de folie. »

Un stage à l’atelier Célavie et ses premières œuvres se retrouvent sur les murs d’un magasin de tapisserie, SOFA. Puis son frère, musicien, mixait au Citizen, dans le vieux Tours et voilà ses œuvres affichées dans ses lieux d’expos alternatifs.

Prise de risque gagnante

« Et de fil en aiguille, c’est le mélange des rencontres. Pour moi, la Boîte noire est la référence artistique à Tours du point de vue de l’originalité des œuvres et de son large éventail. C’était là que je voulais exposer. J’y traînais souvent pour voir ce qu’il s’y passait et puis, un jour, j’ai osé demander à Agathe comment on faisait pour exposer chez elle. J’y suis allée au coup de poker. »

Une prise de risque gagnante. Elle vient d’y être exposée pour les Petits formats de janvier. Des œuvres « qui tournent toujours autour d’un personnage, avec la thématique de l’enfant, de la femme et de l’oiseau. Je suis dans l’expression intuitive. » Un mélange d’encre de Chine et d’aquarelles « aux textures aériennes ».

Le côté élitiste de l’art ne lui parle pas. « Je suis ouverte et je veux partager mon plaisir. Il y a plein de fois où je me suis baladée dans les galeries et je ne pouvais pas m’offrir les œuvres, trop chères. Je trouve ça dommage. L’art ne doit pas être réservé à une catégorie. » Son parcours singulier le prouve. « Je n’ai pas fait les Beaux-arts, je ne viens pas d’une famille d’artiste, cela ne m’a pas empêchée d’aller vers ça. »

En ce moment, Pio entame une pause dans ses dessins et cherche l’inspiration dans les galeries parisiennes où elle furette ses yeux curieux.

A.D.

> Facebook Pio Pio

> Instagram #artistepio

Horoscope WTF du 5 au 11 février 2020

Cette semaine, bonne chance aux Capricornes qui – une fois n’est pas coutume – prendront cher dans l’horoscope WTF de tmv. Mais on les aime bien, au fond. Parfois…

Bélier

Amour

La constellation d’Evelyne
Dhéliat prédit une vigilance orange
en-dessous de votre ceinture.

Gloire

Vous voulez une blague ?
Quelle est la différence entre un
chauve et une pomme ?…

Beauté

Réponse : les 2, surtout si la
jambe est plus longue.

Taureau

Amour

Pensez à réarmer votre slip.
Ça va être la guerre pour votre libido.

Gloire

Une récente étude indique
que les Taureaux sont les plus sympas
et géniaux de toute la planète…

Beauté

… Mais tout le monde sait
que les études ne racontent que des
conneries, donc bon.

Gémeaux

Amour

Pas top, mais vous mettez
quand même votre pierre à l’orifice
(haha qu’est-ce qu’on s’marre bande
de pervers).

Gloire

Votre mot d’ordre : Pourquoi
faire simple quand on peut faire compliqué
?

Beauté

La gastro, ça fait maigrir.
On dit ça…

Cancer

Amour

Bah dites donc, c’est la fête
du slip en ce moment de votre côté !

Gloire

Vous allez participer à un dîner
de cons. En revanche, on ne sait
pas si vous serez l’hôte ou l’invité(e).

Beauté

Vous avez la peau douce
pour une peau de vache.

Lion

Amour

L’être aimé est bruyant au
lit… mais pas avec vous.

Gloire

Quelle était la probabilité
pour que le fisc opère à un contrôle
fiscal chez vous après avoir lu cet horoscope
?

Beauté

Pas de pot, vous ressemblez
à un œuf.

Vierge

Amour

Le ridicule ne tue pas. Sinon
il aurait déjà défoncé votre ex à coup
de pioche.

Gloire

La nuit ne porte pas conseil,
c’est faux : vous foirez tout ce que
vous entreprendrez.

Beauté

Comme l’a dit un grand
sage : Pleure, tu pisseras moins.

Balance

Amour

Bah, le célibat, c’est cool
aussi. Ça vous muscle le bras droit.

Gloire

Repose en paix, petite dignité
partie trop tôt… Snouf.

Beauté

Tel le lip dub, vous étiez à
la mode il y a 10 ans.

Scorpion

Amour

Filmer vos ébats ne vous
rendra pas meilleur(e) ! (on en sait
quelque chose).

Gloire

C’est pas facile la vie quand
on est aussi parfait(e) que vous, n’estce
pas ?

Beauté

Le spécialiste du mono-sourcil,
c’est vous ! (mais ouiii, vous êtes
beau/belle, blabla tout ça tout ça)

Sagittaire

Amour

Au pieu, on vous surnomme
Pépin le Bref.

Gloire

Noooon, ce n’est pas que
vous êtes toujours en retard. C’est
simplement que vous n’êtes pas spécialement
en avance.

Beauté

Vous êtes aussi délicat(e)
qu’un éléphanteau sous Lexomil dans
un magasin de porcelaine.

Capricorne

Amour

Tiens c’est marrant,
lors de l’orgasme, vous ressemblez
à une merguez en pleine
crise d’épilepsie.

Gloire

Vous êtes partisan du
moindre effort. (allez bim, c’est
gratuit mais je m’en fous)

Beauté

Parfois, le matin, vous
avez l’haleine d’un prof de SVT.

Verseau

Amour

Dire que vous avez le pouvoir
de vous reproduire… C’est relativement
inquiétant.

Gloire

Un slip tout doux, un doigt
dans le nez, des chips : c’est pas ça,
la vraie vie ?

Beauté

Vos cernes sont aussi
grandes que la malle dans laquelle
s’est planqué Carlos Ghosn.

Poissons

Amour

Faites la guerre, pas l’amour.
De toute façon, vous n’êtes pas
doué(e) dans ce domaine.

Gloire

On ne va pas se mentir. La
vie serait bien triste si vous n’existiez
pas.

Beauté

Oulaaaa, ça sent comme
chez mémé par chez vous !

Biga*Ranx, Ludwig von 88, Isha… Aucard de Tours dévoile ses premiers noms

Le festival Aucard de Tours vient d’annoncer ses seize premiers noms. Rendez-vous en juin !

Biga Ranx (Photo Sébastien Multeau)

 

 

 

 

 

 

Le coup d’envoi a commencé ! Le festival Aucard de Tours dévoile les 16 premiers noms de son affiche. Deux grands artistes risquent déjà de plaire à bien du monde : il s’agit des légendaires punks de Ludwig von 88 et du Tourangeau Biga Ranx !

Pour le reste, il faudra compter sur : Macadam Crocodile, Dooz Kawa, le rappeur belge Isha, l’Argentine Catnapp, la Grecque Marina Satti et son groupe Fonès, les Muthoni Dummer Queen venant tout droit du Kenya et le gros son de The Wytches.

Sans oublier la venue de San Salvador (polyphonie tribale), Delgres (blues caribéen), Gargäntua (techno), LVOE (indie rock), Stuffed Foxes (shoegaze), Pineapple (electro pop punk) et New Kidz (rock pour enfants).

Les 16 autres noms, ainsi que la programmation des Apérocks notamment, seront dévoilés d’ici quelques semaines.


> Le festival aura lieu du 9 au 13 juin, à Tours, sur le thème « On va tous crever ! ». Ô joie !

Pass’Sport pour l’emploi : la réinsertion grâce au sport

L’association Pass’Sport pour l’emploi, imaginée notamment par Thierry Marx, va ouvrir sa première antenne régionale en Indre-et-Loire. Objectif ? Réinsérer les personnes dans le monde du travail grâce au sport.

Une antenne ouvrira à Tours. (Crédit photo : sport-pour-l-emploi.com)

Les faits

Le sport, vecteur de performance, d’esprit d’équipe et de bien-être… Et le biais idéal pour réinsérer celles et ceux qui se sont éloignés de l’emploi ou qui sont en dérive scolaire. C’est de cette idée que sont partis Thierry Marx (chef cuisinier) et Benoît Campargue (champion de judo) pour lancer Pass’Sport pour l’emploi.

« Cette école de formation à but social, humain et éducatif permet aux personnes de retrouver un emploi pérenne à l’issue de la formation grâce aux partenariats d’entreprises que nous avons développés », explique l’association. Au menu ? Un programme de 12 semaines avec sport le matin et formation au métier l’après-midi.

L’association a décidé d’implanter une antenne régionale en Indre-et-Loire, à Tours plus précisément, pour cette année 2020. La première promotion devrait voir le jour fin avril. Des entreprises tourangelles ont déjà été retenues comme partenaires, notamment dans le secteur de la sécurité.

Le contexte

Cette implantation de Pass’Sport pour l’emploi à Tours s’est faite suite à un échange avec l’association ID Cités Touraine, comme l’a précisé la directrice de la structure, Lydia Bouchardon, à nos confrères de 37°. À Paris, l’association existe déjà depuis février 2017. Elle a permis à 103 personnes de retrouver un travail en CDI.

Les enjeux

L’antenne régionale veut favoriser le retour à l’emploi en Indre-et-Loire et compte sur son « concept » pour s’adresser à tout le monde. En effet, Pass’Sport pour l’emploi vise toutes les personnes âgées de 18 à 63 ans, des simples jeunes sortis du système scolaire aux moins jeunes éloignés du monde de l’emploi.
Le fait que la formation soit gratuite devrait en outre parler au plus grand nombre. Cette « innovation sociale et solidaire » met en avant son taux de réussite de 100 %.

Le point de vue

L’antenne régionale devrait donc également réussir son pari en Touraine. Lors de la présentation à Tours, le co-fondateur Benoît Campargue a rappelé que les personnes sortant de cette formation au bout de 12 semaines en étaient « transformées » et avaient retrouvé « confiance et collaboration ». La phase de recherche des candidat( e)s va maintenant commencer. Il faudra s’armer de motivation !

Aurélien Germain

On a testé le restaurant Gaspard, à Tours-Nord

Récemment installé au Nord de Tours, Gaspard se lance dans le buffet local et maison, du lundi au vendredi. Sans oublier le brunch le samedi.

Quelques semaines après son ouverture, Gaspard change de formule du midi. Une bonne raison d’aller découvrir ce restaurant se présentant comme un tiers-lieu, à mi-chemin entre l’univers pro et le perso.

Direction Tours-Nord, dans une zone commerciale à deux pas de l’aéroport. Gaspard a vu grand, mais l’ambiance reste cosy. Aux murs, des oeuvres d’artistes locaux, ambiance street-art, un bar à l’entrée, un coin canapé, et sur les tables en formica ou en bois, des assiettes au charme d’autrefois.

Vous l’aurez compris : ici, la déco oscille entre le contemporain et la nostalgie des repas du dimanche chez mamie. Le midi, chacun fait selon ses envies, car du lundi au vendredi, c’est désormais formule unique, avec buffet à volonté.

On va donc rapidement faire un tour du côté des entrées, où quelques charcuteries s’ajoutent à des salades maison. Du classique taboulé jusqu’au plus original quinoa-crevettes, le choix est varié et bien assaisonné. Pour les plats chauds, des recettes de famille côtoient les créations maison. Pas question de se frustrer, vos enquêteurs vont donc tout goûter.

Ce jour-là : samoussas de légumes, boulettes porc-riz sauce tomate, gratin de chou-fleur, hachis parmentier et frites. On ne s’embarrasse pas du dressage de l’assiette (ce n’est pas notre fort), et on déguste ces plats simples et bien cuisinés.

Le personnel réapprovisionne fréquemment le buffet, jamais en panne de nouveautés au fil de la pause-déjeuner (ah ces beignets de poisson, apparus après notre dessert !). Côté desserts justement, nous laissons de côté la belle corbeille de fruits pour profiter des mousses, panacottas et autres cheesecakes revisités.

Une touche sucrée savoureuse pour clôturer un repas copieux et rapide dans une ambiance décontractée, pratique pour une pause-déjeuner qui met du bon et du local dans l’assiette.

Maud Martinez


> L’addition : Prix unique pour formule unique : 16,90 € tous les midis, du lundi au vendredi, de 12 h à 14 h. Boissons en supplément. En soirée, place aux planchettes apéro et burrata pour l’Après-Boulot, de 18 h à 22 h. Brunch le samedi de 11 h à 14 h 30, 25 €/personne (sur réservation).

> C’est où ? 15 rue Arthur Rimbaud à Tours-Nord

> Réservation et renseignements par téléphone : 02 47 63 36 31. Sur les réseaux sociaux : facebook.com/gaspardtours et Instagram 

Laurence, animatrice en Ehpad : « L’oxygène vient du dehors »

Laurence Hémeret, 47 ans, est animatrice à l’Ehpad Korian Le Vençay de Saint-Avertin. Dans cet endroit chic, on se croirait dans un hôtel 5 étoiles. Et si les prestations première classe adoucissent les journées des résidents, Laurence revendique d’apporter de la vie et du dynamisme dans ce cocon feutré.

Après une première vie professionnelle dans l’agroalimentaire, Laurence Hémeret est aujourd’hui animatrice auprès des personnes âgées. « En 2009, je me suis reconvertie en intégrant une école formant directeurs d’Ehpad, animateurs, etc. En alternance chez Korian, j’ai été embauchée à la fin de ce cursus. »

Cinq jours sur sept, du lundi au vendredi, Laurence Hémeret se démultiplie auprès des 90 résidents de Korian Le Vençay à Saint-Avertin. Ne manquant pas l’occasion de les associer aux enfants dans des animations intergénérationnelles (carnaval, chandeleur, chasse aux œufs), de multiplier les sorties (croisière sur la Loire, balades en calèche), et d’inviter chorales, groupes de danse et autres écoles de musique, Laurence a toujours le même credo : « N’oublions jamais que l’oxygène vient du dehors. C’est là qu’il y a la vie. On travaille tout de même avec la fin de vie. C’est particulier. Ça interpelle. C’est dur. On s’attache à des personnes qu’on voit partir, certaines à qui on doit dire au revoir. Je n’aurai pas pu faire cela à 21 ans… »

Dans l’univers feutré et confortable de Korian Le Vençay, elle anime également deux fois par semaine une revue de presse. Des articles de La Nouvelle République sont l’occasion de débats, d’échange de souvenirs, de partage d’expérience entre, ici, un monsieur franco-américain ancien médecin à New York, et une dame de 93 ans dont le mari fut un pionnier de la photographie à Paris.

L’importance du dialogue

Une vingtaine de résidents, souvent à mobilité réduite, sont au rendez-vous. Ingrid Bascoul, 33 ans, directrice de l’établissement, a connu une trajectoire identique à celle de l’animatrice. Infirmière de formation, elle a repris des études universitaires de gestion administrative pour se réorienter.

Elle souligne l’importance du dialogue et de l’écoute dans son travail quotidien. « L’arrivée en Ehpad est vécue comme une forme de deuil pour un résident. Cela ne peut pas se faire sans l’accord de la personne. Pour les hommes, c’est plus facile. Ils trouvent chez nous le confort d’un hôtel. Mais parfois, la décision vient au bout de deux ou trois ans. » La perte de mobilité, l’atténuation des sens et les symptômes de type Alzheimer accélèrent souvent cette prise de décision.

« Avec les personnes atteintes d’Alzheimer, on ne les bouscule jamais. On essaie de nouer une relation de confiance. Si le matin, ils ne veulent pas prendre leur douche, refusent de s’habiller, on ne les force pas. Pour quelqu’un atteint de cette maladie, l’extérieur ou l’inconnu est souvent vécu comme une agression. C’est parfois une des difficultés rencontrées par les familles qui, bien sûr, connaissent bien leur parent pour parfois s’en être beaucoup occupé. Jusqu’à vivre une inversion des rôles. L’arrivée en Ehpad permet à chacun de retrouver sa place », insiste Ingrid Bascoul..

Th. M.

Coiffeuse écolo jusqu’au bout des ongles

#VisMaVille Sylvie François gère le salon de coiffure naturel De la Tête aux Pieds. Un salon où priment les sens humain et écologique… et le caractère bien trempé de Sylvie !

Un silence total règne dans le salon de Sylvie, seuls les bruits de circulation de la rue de la Victoire résonnent. Pas de sèche-cheveux en route, ni de musique entêtante…

Atypique pour un salon de coiffure, l’ambiance est zen et apaisante. La cliente se relaxe sur un lit massant et chauffant tandis que la coiffeuse effectue son shampoing puis un massage crânien. Lumières tamisées et décor cosy, le salon de Sylvie accueille un seul client à la fois. Une relation privilégiée s’établit.

« La cliente se sent à l’aise, il y a un côté très intime. Cela débouche souvent d’ailleurs sur une belle amitié. » Un salon de coiffure pas comme les autres, c’est certain. Le côté humain prime. À l’image de sa gérante, Sylvie, tout sourire et sensible. Elle devine très vite l’état émotionnel de ses clients lorsqu’elle appose ses doigts sur leur tête. « C’est fou, acquiesce une nouvelle cliente, elle a tout de suite vu que j’étais stressée et pourtant je ne le montrais pas du tout. »

Un salon végétal avant la mode

Autre facette de Sylvie, un côté passionné, résolu, et des convictions écologiques ancrées. Le salon, « c’est mon bébé, un vrai choix. J’ai 41 ans de métier. Tout a commencé à Luynes quand j’avais 13 ans, la voisine m’avait amenée chez son coiffeur et ce fut le déclic. Après une vie parisienne, je suis rentrée dans ma Touraine natale et j’ai installé mon concept ici, rue de la Victoire. » Il y a 9 ans.

Le concept ? « Un salon 100 % végétal. » Avant que ce ne soit devenu la mode du bio, Sylvie fut pionnière en la matière. Elle déplore les salons étiquetés bio qui s’installent mais dont les shampoings et couleurs contiennent « du bio surtout boosté par la chimie. Par exemple, les mèches rien qu’à l’argile ça n’existe pas. C’est de l’argile avec des oxydants dedans. En 100 % naturel, il est ainsi plus difficile de faire des couleurs stables, les résultats ne sont pas toujours probants, varient d’un jour à l’autre ».

 

Ses convictions écologiques se traduisent également dans tous ses gestes au quotidien : elle récupère l’eau, remplit les flacons de ses clients avec son shampoing Hairborist, recycle les chutes de cheveux pour des associations qui fabriquent des boudins contre les marées noires…

Elle a d’ailleurs obtenu un Trophée du déchet de la Chambre des métiers pour sa démarche. « Je jette une toute petite poubelle toutes les trois semaines ! L’écologie, c’est inné chez moi. J’ai grandi dans la campagne tourangelle et au sein d’une grande famille, on ne jette pas ! »

Texte et photos : Aurélie Dunouau

Horoscope WTF du 29 janvier au 4 février 2020

Il est de retour ! Après avoir été kidnappé par les étudiants en journalisme, l’astrologue de tmv reprend sa place. Et il n’est pas content, vraiiiment pas content.

Bélier

Amour

fiu »’tu 48»’(ç_(uo’ »iujligujl

Gloire

Pour 1 million d’euros, pourriez-vous couper un pied à votre mère ? Vous avez une heure. #dilemme

Beauté

Votre ventre est un trou noir. Arrêtez de bouffer.

Taureau

Amour

Quelqu’un a un coup de coeur pour vous ? Arf, encore une victime innocente tombée au combat…

Gloire

Aïe. Ça sent le fennec, votre semaine !

Beauté

HAHAHAHA !… Ah ? Comment ça, c’était voulu votre style vestimentaire ? Mince !

Gémeaux

Amour

Belle-maman is coming. And she is going to botte you le cul.

Gloire

Filez à la pharmacie. Il faudrait vous prendre un vaccin pour votre fièvre acheteuse. OUAAAARF

Beauté

Vous n’êtes qu’un petit vermicelle dans ce triste monde.

Cancer

Amour

Votre sex-appeal ne dépend que de votre sexe à pile.

Gloire

La constellation d’Indochine vous rappelle que vous êtes Bob Morane contre tout chacal.

Beauté

Vous vous caresserez la belette.

Lion

Amour

Un jour, un grand philosophe a dit : « Baisse ta culotte, c’est moi qui pilote ! »

Gloire

C’est un fait avéré : vous êtes pleutre…

Beauté

… Bah ouais, c’est gratuit comme attaque, y a quoiii ? Battez-vous, ventre mou !

Vierge

Amour

Faites-vous une petite cure de Blanche-fesse et les 7 mains.

Gloire

Brian is in the kitchen. Allez donc lui péter la tronche à ce petit saligaud.

Beauté

ALERTE ATTENTAT… à la beauté. Car vous êtes vraiment un missile nucléaire, graouuu !

Balance

Amour

Vous êtes un peu comme l’art contemporain. On ne sait pas si on vous aime, mais vous êtes êtes cool à regarder une fois bourré.

Gloire

Telle l’année 2020, vous serez bissextile. Ça ne veut rien dire, mais je m’en fous, je fais ce que je veux. Là par exemple, je rajoute des lignes inutiles pour embêter les personnes qui mettent en page cet horoscope

Beauté

Ah bah, y a pu d’place du coup. Bisou.

Scorpion

Amour

Ni vu, ni cocu !

Gloire

Qui vivra, verra. (hop, encore un bon conseil pourri)

Beauté

Sciatique des cheveux prévue pour cette semaine. (ouais on s’improvise médecin, y a quoiiii ?)

Sagittaire

Amour

Libido grandissante. Vous êtes aussi surexcité(e) qu’un Hanouna sous coke.

Gloire

Comme dirait Jésus, vous avez la classe à Dallas mes loulous.

Beauté

La calvitie vous guette la braguette.

Capricorne

Amour

Votre âme soeur se trouve là, tout près de vous : oui, je parle bien de votre main droite.

Gloire

Mon petit doigt me dit que votre avenir en tant que proctologue est tout tracé.

Beauté

Vos flatulences nocturnes ne font pas peur à l’être aimé.

Verseau

Amour

Vous êtes comme une petite saucisse Knacki : tout(e) rose, qui couine, sue et se tortille quand on la chauffe.

Gloire

Votre meilleur(e) pote a le charisme d’une moule. Changez d’ami.

Beauté

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Par chance, vous êtes un vieux pot.

Poissons

Amour

En réalité, votre père est un cyborg envoyé du futur pour foutre en l’air vos relations.

Gloire

L’étoile du Jacques Dutronc vous rappelle que vous retournez votre veste, toujours du bon côté.

Beauté

Et pan, dans vos dents (jaunes).

Stephen King : le roi de la flippe

Il est le maître du fantastique depuis près d’un demi-siècle. À l’occasion de la sortie de son nouveau roman le 29 janvier (qu’on a pu lire en avant-première pour vous en parler dès à présent !), tmv revient en quelques anecdotes sur Stephen King, 72 ans, toutes ses dents et toujours aussi terrifiant.

Carrie : de la poubelle… au succès !

1972. Stephen Edwin King n’a que 25 ans. Diplômé de l’université, marié, jeune papa, il n’a qu’une idée en tête : devenir écrivain. À ses côtés, sa femme Tabitha. La petite famille a du mal à joindre les deux bouts. King est loin d’être un roi, il envoie des dizaines d’écrits, mais les éditeurs brisent ses rêves et envoient tout valser.

Les mois passent dans cet appartement miteux et Stephen King entreprend la rédaction de Carrie, l’histoire d’une ado souffre-douleur dotée de pouvoirs de télékinésie sur fond de maman bigote un tantinet fanatique. Doutant de leur qualité, Stephen King jette les 3 premières pages à la poubelle ! Son épouse récupère son manuscrit, le lit. Une révélation.

Carrie sera adapté au cinéma par Brian de Palma, avec le succès que l’on sait…

Tabitha prend soin de nettoyer les mégots de cigarette qui salissent le futur best-seller. Et encourage son mari à continuer. La suite appartient à l’histoire : le livre est envoyé à Doubleday, l’éditeur accepte, l’avance sur les droits est ridicule… mais quelques mois après, les droits en livre de poche sont vendus. Stephen King, au téléphone avec son éditeur, entend la somme de 4 000 dollars. Mais non. Il s’agit bien de 400 000 $. « Mes jambes ont flanché, je me suis assis par terre », racontera plus tard l’auteur, lors d’un passage à Paris en 2013. « Je voulais acheter un cadeau à ma femme, parce que c’est elle qui avait sauvé ce livre. »
Mais en ce dimanche, seul le drugstore est ouvert. « Du coup, je lui ai pris un sèche-cheveux ! (rires) »

Drogues, alcool et mauvais souvenirs

Stephen King naît le 21 septembre 1947. Deux ans après, son père quitte le domicile… et ne reviendra jamais. À 4 ans, King voit un de ses amis se faire écraser par un train sous ses yeux. Son enfance, il la passe « souvent malheureux et différent », comme il le raconte dans un entretien à Playboy.

Il est gros, pas très agile. Le sport à l’école est une plaie. À l’adolescence, il sent en lui « de la violence, comme si je voulais m’en prendre au monde ». Une rage qu’il contient tandis qu’il griffonne ses premiers écrits, admirateur de Lovecraft.

Mais avec ses premiers succès viendra la déchéance. Ses addictions l’attendent tapies dans l’ombre comme le croque-mitaine : dans les années 60, King carbure au LSD, au peyotl et à la mescaline. Les trips s’enchaînent. Plus tard, il plonge dans la picole. Beaucoup. Et dans la drogue. Beaucoup. L’auteur carbure à la coke (Misery n’est-il pas un livre sur la cocaïne ?). Tapisse le tout avec des médocs. Tout ça, en cachette et pendant huit ans, au point de ne pas se rappeler certains de ses livres. C’est une nouvelle fois sa femme qui le tirera de là et le forcera à tout arrêter.

Mais de quoi a peur Stephen King ?

Stephen King, digne héritier d’Edgar Allan Poe et influencé par Richard Matheson, est un auteur terrifiant. Avec ses intrigues bien ficelées, son sens du détail, de la description (il suffit de lire un huis-clos comme Jessie), des personnages ultra-travaillés, il EST un conteur. L’auteur révèle aussi les peurs et les névroses contemporaines.

Mais le King de la flippe a-t-il la trouille de quelque chose ? « Je ne peux pas dormir sans qu’une lumière soit allumée dans la chambre », a-t-il confié. Oui on sait, ça brise le mythe. Terrifié par l’avion et les choses qui rampent, l’écrivain triskaïdékaphobe est également peu à l’aise avec le chiffre 13. Mais pire que tout ? C’est de la retraite ou de perdre la boule que King a le plus peur !


L’INSTITUT : CHRONIQUE DU NOUVEAU ROMAN DE STEPHEN KING

« Bienvenue à l’Institut. Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus. »
Dans son nouveau roman – à paraître le 29 janvier (éditions Albin Michel) – le lecteur suit Luke, un jeune surdoué kidnappé chez lui par des intrus. Il se réveille à l’Institut, dans une chambre qui ressemble à la sienne… mais qui ne l’est pas du tout. Dans cet établissement, se trouvent d’autres enfants dotés de pouvoirs de télékinésie ou de télépathie. Toute la journée, ils passent des batteries de tests horribles et peuvent gagner des jetons pour se nourrir. La directrice, en attendant, ne cesse de leur promettre qu’ils rentreront bientôt chez eux. Sauf que personne n’a réussi à s’échapper d’ici…

Avec son récit mastoc, Stephen King réunit tous ses thèmes de prédilection en une sorte de best of convoquant tour à tour Charlie ou Ça : il y a cette trame chorale avec des gamins bien particuliers toujours aussi attachants, leur amitié, il y a son obsession de la télékinésie, du paranormal plongé dans le normal, il y a cette méfiance du gouvernement et cette peur de l’injustice.

Au total, 608 pages qui, comme d’habitude, prennent à la gorge. King possède toujours cet art de la description, du récit. Il conte et raconte. Ses monstres à lui sont les adultes. Ce n’est pas de l’horreur bête et méchante, c’est du stress que King nous inflige en intraveineuse, comme à ses petits personnages. L’Institut ne constitue pas un livre-révolution en soi, loin de là, mais un bon cru, à mettre en parallèle avec le contexte actuel et politique des États-Unis…


Dossier réalisé par Aurélien Germain, à retrouver en intégralité dans le numéro 362 de tmv (à télécharger sur tmvtours.fr)

Les Z’Imbert et Moreau : « Les petits colibris de l’écologie musicale »

Le groupe les Z’Imbert et Moreau s’est formé en 1967. Très engagés dans l’éducation des enfants, Françoise Moreau et François Imbert ont également participé aux luttes écologistes.

« Notre engagement pour l’environnement a commencé il y a déjà très longtemps », se remémorent Françoise Moreau et François Imbert. Dans la cuisine, attablés devant la grande baie vitrée qui mène au jardin, ils replongent dans leurs souvenirs.

En plus de cinquante années de carrière, les chanteurs du groupe Les Z’Imbert et Moreau sont toujours restés concernés par les enjeux écologiques. Pionniers dans l’élaboration de chansons dédiées aux enfants, ils ont très vite décidé d’intégrer un de leur combat dans l’élaboration des textes. Leur nouvel album « Magique ! » est sorti le 20 septembre 2019.

« Des chanteurs concernés »

« Le choix de mettre le titre Tout va bien en première place n’est pas anodin. Tout le monde s’emporte contre la petite Greta (Thunberg, Ndlr) alors qu’elle est magnifique à tenir tête à tous ces vieux politiques », explique François. La chanson présente un monde qui ne tourne plus très rond et dont le refrain « Tout va bien », entonné gaiement en chœur par des enfants, accentue l’ironie.

« Nous sommes des chanteurs non plus engagés, mais concernés. Nous avons des petits enfants de 10 et 15 ans qui sont très sensibles à ces questions. » Françoise explique que leurs propres enfants, Jérémie et Corentin, qui sont aussi membres du groupe les Z’Imbert et Moreau, avaient essentiellement des jouets en bois. François se lève pour aller chercher les albums qui sont très utilisés par les enseignants dans les écoles. La pile est impressionnante.

« La lune saigne », en 1976, « La baleine au supermarché » en 2001, « Les éléphants » en 2009, sont autant de titres qui traitent d’enjeux écologiques. « Pierre Rabhi a théorisé cette idée du petit colibri que je reprends un petit peu dans ce que nous faisons. Depuis des années, nous semons des petites choses pour que les enfants et les parents se les approprient », précise François.

La conjoncture environnementale ne laisse pas les Z’Imbert et Moreau très tranquilles. Tous deux m’invitent à les suivre dans le salon où François lance son lecteur vinyle. « Nous allons replonger dans une époque hippie », plaisante-t-il, avant de lancer leur première chanson engagée, sortie en 1970, « Vivre et survivre ».

Tandis que leurs voix, d’une autre époque, entonnent conjointement un pamphlet musical contre les centrales nucléaires, François glisse : « Cette chanson est passée une fois sur France Inter à midi moins deux. La personne qui l’a diffusée a été virée pour cela. C’est un combat de longue durée et tant mieux si ce sont les jeunes qui se mobilisent aujourd’hui. »

Textes : Fabian Lavalade / Photo : Sophie Podevin
Etudiants à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

> www.les-zims.com

 

Redécouvrir la nature avec Couleurs Sauvages

L’association Couleurs Sauvages, basée à La Riche près de Tours, propose des activités pour sensibiliser la Touraine aux grandes problématiques environnementales locales. Des actions et des ateliers sont notamment proposés aux jeunes, jusqu’à 18 ans.

Avec 427 interventions pour sensibiliser plus de 9 200 personnes en 2019, l’association Couleurs Sauvages a mené de nombreuses opérations. Les trois quarts d’entre elles, concernent les jeunes entre 0 et 18 ans.

Créée en 2004, l’association a pour but de valoriser le patrimoine naturel de la région Centre- Val de Loire. Elle organise des animations en pleine nature, tout en soutenant les initiatives écologiques.

« Nous éduquons à l’environnement en stimulant l’imaginaire, le sensoriel et le ludique », explique Nathalie Blanc, éducatrice à l’environnement et coordinatrice de l’association. « Nous aiguisons la sensibilité de ces jeunes à des thèmes comme la faune, la flore, l’eau, l’air, le sol, les énergies, les modes de consommation… ».

Intervenir auprès des scolaires

Le but ? Montrer aux jeunes que la nature est belle et porteuse de bien-être. Positive, l’éducatrice nature estime que beaucoup de jeunes sont très intéressés par la cause environnementale. « On ne peut pas dire qu’ils ne comprennent pas ce qu’il se passe », précise-t-elle. Elle explique avoir rencontré un public « hyper motivé » et « prêt à faire beaucoup pour agir en faveur de la nature ».

Si Couleurs Sauvages intervient souvent dans les écoles primaires et les collèges, elle ne souhaite pas exclure les adultes : « On ne peut pas mettre le sauvetage de la planète seulement sur les épaules des jeunes, c’est l’affaire de tous ».

L’association met ainsi en place des sorties natures, des ateliers et des stages destinés à tout âge. Pour s’organiser et agir efficacement, l’association est présente au sein du réseau régional pour l’éducation à l’environnement : Graine Centre-Val de Loire. Ce regroupement permet aux éducateurs de travailler conjointement et de pouvoir élargir leur champ d’action dans la région. Au niveau local, elle fait également partie du Réseau d’éducation à l’environnement d’Indre-et-Loire (REE 37). Celui-ci regroupe des associations œuvrant pour la cause environnementale dans le département.

« À Tours, la population est en partie sensibilisée, cependant, nous sommes bien conscients que chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses moyens », déclare-t-elle. Ainsi, Couleurs Sauvages tente de rassembler, chaque année, des financements auprès de la région et de la métropole afin de proposer « un maximum d’actions gratuites » en fonction de la demande.


Textes : Rachel Herman et Amel Zaki / étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)
Photo : Association Couleurs Sauvages

Horoscope WTF spécialement écrit (oui encore) par les étudiants en journalisme

#EPJTMV L’astrologue de tmv étant encore en congés dans sa villa aux Seychelles, ce sont les étudiant(e)s de l’Ecole publique de journalisme de Tours qui ont pris la relève. Voici leur horoscope rien qu’à eux !

Bélier

Amour

S’aimer soi-même c’est un
bon début.

Gloire

Vous gagnerez une partie
de fléchettes et ne paierez pas votre
tournée.

Beauté

La seule beauté durable est
la beauté du coeur. Qui a dit que les
Béliers n’étaient pas romantiques ?

Taureau

Amour

Vous pouvez draguer une
fois, vous pouvez draguer deux fois,
Vous pouvez draguer quinze fois…
vous n’avancerez toujours pas.

Gloire

On récolte que ce que l’on
sème. Une courgette, donc.

Beauté

Halte. C’est un début de
calvitie qu’on vous voit-là. Mettez de
l’huile de ricin, ça marche bien.

Gémeaux

Amour

Apollon, vous faites le fanfaron
mais gardez cet adage à l’esprit,
un tu l’as vaut mieux que deux
tu l’auras.

Gloire

Petits chanceux que vous
êtes, Pluton va vous brancher avec
Jimmy Neutron.

Beauté

L’originalité c’est bien. Mais
peut-être pas tous les jours.

Cancer

Amour

Ainsi disait le grand philosophe
Roméo Elvis, « une de perdue,
une de perdue, autant dire les choses
comme elles sont… »

Gloire

Les seuls billets que vous allez
compter sont ceux du Monopoly.

Beauté

Le verdict de Cristina Córdula
: « Ma chérie c’est pas possible.
On va vous préparer psychologiquement
mais ça va être dur. »

Lion

Amour

Fuis-moi je te suis, suis-moi
je te fuis, l’adage ne marche pas quand
on s’appelle Jean-Michel Toutseul.

Gloire

Hier vous étiez Jean-Michel
Torché, aujourd’hui vous serez
Jean-Michel Banqueroute.

Beauté

Conseil de Jean-Michel
Atrobu : Deux demis, deux vomis et
hop au lit.

Vierge

Amour

Pour trouver l’amour
évitez les Lions, les Sagittaires,
les Poissons, … ah bah en fait évitez-
les tous !

Gloire

La routourne va tourner,
mais pas tout-tout de suite.

Beauté

La constellation Cristina
Córdula est de retour, « C’est
pas possible là, vos sourcils c’est
la forêt amazonique. »

Balance

Amour

La constellation de Lomepal
vous indique que dans votre caleçon
c’est plus chaud qu’au Népal.

Gloire

Né pour briller, vous allez
devoir imposer vos idées.

Beauté

Le lever de coude ne fera
pas gonfler vos biscottos.

Scorpion

Amour

Si ça ne marche pas à deux,
essayez à trois !

Gloire

Laissez les emplois fictifs
aux assistants parlementaires.

Beauté

Les jaloux diront Photoshop.

Sagittaire

Amour

Votre mec assure, votre mec
assume, votre mec est pur, il vous
trompe pas, j’en suis sûre…

Gloire

Vous n’êtes pas dans un hémicycle.
Quand vous n’êtes pas là, on
le voit.

Beauté

Miroir, miroir, dis-moi qui
est la plus belle ? Pas encore vous.

Capricorne

Amour

Pas de bol pour vous, les
astres ne sont pas alignés. Vous pourrez
tout tenter, mais il/elle finira par
se barrer.

Gloire

N’est pas Steve Jobs qui veut.

Beauté

Vous regrettez déjà de vous
être fait tatouer le prénom de votre
conjoint(e).

Verseau

Amour

Le légendaire Hervé Bazin
écrivait « une vie sans amour, c’est une
vie sans soleil »

Gloire

Tu sens l’ouragan arriver ?

Beauté

Vous êtes trempés de la tête
aux pieds.

Poissons

Amour

« Femme qui rit à moitié
dans ton lit » : il vous faudra choisir
laquelle.

Gloire

Les brosses à dents se
changent tous les deux mois. À bon
entendeur.

Beauté

Soyons honnête, vous n’êtes
pas au top… Heureusement il vous
reste encore 342 jours pour vous perfectionner
un summer-body de qualité.

Biodivercity, l’apiculture… urbaine !

#EPJTMV La disparition des abeilles est une problématique environnementale préoccupante. Anne Desnos et Laurie Dufrenne sont apicultrices au sein de l’association Biodivercity qui propose des ateliers de sensibilisation à la vie de la ruche.

« Je vous propose d’aller chercher les tenues, nous allons aller sur le rucher. » Ce vendredi 17 janvier, Anne Desnos et Laurie Dufrenne animent le « Club Api » de l’association Biodivercity.

Dans le domaine du Château de Taillé à Fondettes, l’association possèdent sept ruches dont les salariés s’occupent toute l’année. Le « Club Api » se réunit une fois par mois pour former à l’apiculture une poignée de volontaires.

La mission du groupe aujourd’hui : bricolage d’hiver et visite des ruches pour vérifier que les abeilles vont bien. Sur le chemin, Laurie explique : « Pendant la période hivernale, les abeilles sortent peu. Elles sont en période d’hibernation et consomment leurs réserves dans la ruche. »

Ne pas déranger les butineuses

Laurie est apicultrice depuis dix ans. Elle a commencé sa formation sur le terrain en Allemagne, en production biologique de miel. Elle s’est rapidement tournée vers les associations jusqu’à intégrer Biodivercity en 2014. Ce qu’elle aime le plus, surtout dans « ce contexte de difficulté pour l’environnement, c’est sensibiliser et faire connaître le rôle de l’abeille dans l’environnement ».

Concernant les ruches, les deux animatrices insistent sur la nécessité de ne pas déranger les butineuses et de ne pas ouvrir les ruches si ce n’est pas nécessaire. Le parcours d’Anne Desnos jusqu’à l’apiculture est différent. Elle a intégré l’association en 2017 pour un service civique et ne l’a pas quittée depuis. « Je me suis formée sur le tas, à Biodivercity », confie-t-elle.

« J’ai longtemps eu un projet d’animation autour de l’environnement. J’ai un lien très fort avec la nature et il est très important pour moi de le partager pour la protéger. »

Sur le rucher, les deux animatrices expliquent au groupe comment s’assurer que la ruche est en bonne santé. Il faut la peser et vérifier les réserves de nourriture. Les volontaires écoutent attentivement mais toujours dans une ambiance détendue.

Pendant cette séance, aucune n’a eu besoin de nourriture (du sucre) supplémentaire. Les deux animatrices mettent en place une approche douce de l’apiculture. Pour Laurie, « le consentement doit aussi être avec les abeilles. Il faut comprendre les abeilles et ne pas déranger les colonies nerveuses par exemple. » Elle confie, avant de partir, que grâce à ce métier, elle a « appris à avoir une certaine humilité face à l’abeille ».

Texte : Cassandre Riverain / Photos : Jeanne Gerbault, étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)


> En savoir plus sur l’association Biodivercity : www.biodivercity.fr

 

A la Gloriette, les enfants s’interrogent sur l’urgence climatique

Au parc de la Gloriette, des élèves de CM2 sont invités à s’interroger sur les questions liées à l’urgence climatique à travers diverses activités. C’est aussi l’occasion pour ces enfants citadins de sentir et déguster les plantes de saison.

« Vite, vite, vite mon équipe » s’exclame Lucien, 10 ans. Un questionnaire dans une main, un crayon de bois dans l’autre, l’atelier climat commence pour la classe de CM2 de l’école André-Gide. Pendant deux heures, les 25 enfants vont participer à différentes activités.

Au programme, questionnaire sur l’hiver, dégustation de plantes aromatiques et visite de la serre du parc. Ce jeudi 16 janvier, leur terrain de jeu s’étend sur deux parcelles du potager de la Gloriette. Leur mission ? Identifier les plantes, les légumes et les animaux typiques de la saison hivernale. Par groupe de trois, les élèves déambulent en remplissant leur questionnaire.

L’animal phare de la matinée est le ver de terre. Anis le ramasse en premier avant de le montrer fièrement à ses camarades. « Touche, touche, touche ! », dit-il au petit groupe qui s’est formé autour de lui. Intrigués, les enfants tendent timidement leurs mains.

Après vingt minutes, Sophie Legland, l’animatrice de la Gloriette en charge de l’atelier, rassemble les élèves. « Qu’estce que vous avez répondu pour la météo du jour ? » Aussitôt, les mains se lèvent et les réponses fusent. « Froid », « nuageux », « soleil », réagissent les enfants. Sophie Legland leur explique alors que le climat est relativement doux avec une température de 10° C, plus du double de la température moyenne pour la saison.

« Rassembler des enfants d’un milieu urbain autour d’un projet commun lié à l’écologie »

« Regardez, un ver de terre qui marche ! », s’exclame un élève. Une nouvelle fois, le lombric vole la vedette à l’animatrice. Pendant un an, la classe de CM2 va participer à différents ateliers autour du climat. Tantôt dans leur classe, tantôt à la Gloriette. Une initiative de leur enseignant, Stéphane Burel, pour qui « il est intéressant de rassembler des enfants d’un milieu urbain autour d’un projet commun lié à l’écologie ».

Leur vision du réchauffement climatique témoigne de leur vie citadine. Lors de leur deuxième séance en décembre, Sophie Legland a présenté à sa classe plusieurs photos liées au dérèglement du climat : des embouteillages, des radiateurs, des catastrophes naturelles ou encore des panneaux solaires. Instinctivement, la plupart des élèves se sont tournés vers des images de pollution ou de déchets.

Avant les vacances de Noël, Sophie Legland était venue dans la classe des CM2 pour un atelier bouture. Le but était qu’ils se questionnent sur l’effet de serre. La moitié de la classe a réalisé un pot avec un couvercle et l’autre moitié a laissé la plante à l’air libre.

Tous les matins, les élèves suivent le même rituel ; après avoir regardé Arte journal junior, ils observent l’évolution de leurs boutures. « Des élèves jouent les jardiniers dans la classe et s’occupent des plantes tous les jours », précise leur professeur. Il est maintenant l’heure pour les élèves de se rendre dans la serre, pour enfin comprendre ce qu’est ce fameux effet de serre.

Mais avant, petit détour par le potager où une dégustation de plantes aromatiques s’improvise. Devant la lavande, les réactions ne se font pas attendre : « Ça se mange ça ? » Sophie Legland répond par la négative et les invite à sentir la plante. Quelques mètres plus loin, le groupe s’arrête devant un plan de légumes. Ici, l’animatrice leur fait goûter des feuilles de céleri. D’abord sceptique, « ça se mange cru ça ? », demande l’un deux, les enfants se prêtent finalement au jeu. Souriant, ils semblent avoir apprécié.

Avec le froid qui commence à se faire sentir, les enfants sont de plus en plus pressés d’arriver à la serre. Une fois à l’intérieur, ils découvrent l’espace et observent avec attention les différentes plantes qui y poussent. L’animatrice les rassemble devant les plantes aromatiques. Persil, origan, basilic… Les enfants poursuivent leur dégustation.

Avant qu’ils retournent à l’école, Sophie aborde la problématique de l’effet de serre. Les accessoires sont de mises : globe terrestre, saladier, lampe torche et tableau. Les enfants se concentrent et écoutent avec attention. Sophie aborde le parcours des rayons du soleil et des rayons infrarouges avant de demander aux enfants quels sont les gaz à effet de serre. Les réponses sont diverses : CO2, O3, CH4 ou encore N2O. L’animatrice est bluffée.

Le mois prochain, ils se transformeront en petits rats de laboratoires pour comprendre les effets du réchauffement climatique à travers des expériences chimiques.


Enquête : Mélanie Guiraud et Cassandre Riverain / Photos : Jeanne Gerbault
Étudiantes à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

Les Innocents : « Nous voulions retrouver cette complémentarité musicale »

#EPJTMV Les Innocents reviennent avec un sixième album : 6 ½. 22 ans après leur dernier passage à Tours, le groupe de pop français se produira à Joué-lès-Tours le 25 janvier prochain.

Les Innocents seront en concert à l’Espace Malraux, le 25 janvier (Crédit Yann Orhan)

Quatre Victoires de la musique, un Bus d’Acier, un disque de diamant avec Fous à lier (1992)… Les Innocents ont marqué leur génération. Lors de leur séparation en 2000, le groupe comptait quatre membres. Mais en 2013, Jean-Christophe Urbain et Jean-Philippe Nataf (tous deux chanteurs et guitaristes) ont décidé de faire renaître le groupe en revenant cette fois en duo.

« Avec Urbain, nous voulions retrouver cette complémentarité musicale qu’il y a entre nous », raconte Jean-Philippe Nataf, fondateur du groupe en 1982. Depuis leur premier grand succès en 1987 avec le single Jodie, Les Innocents restent fidèles à leurs influences. « Ceux qui nous inspiraient quand nous avions vingt ans nous inspirent encore aujourd’hui. Je pense notamment à Bob Dylan, The Clash ou Paul McCartney. »

« L’industrie musical a évolué »

Celui que l’on surnomme “Jipé” (Jean-Philippe Nataf) confie être aussi un fan de musique moderne : « J’écoute beaucoup de musique brésilienne, éthiopienne et même du rap américain ! » Ils restent, malgré tout, attachés à leur style musical de prédilection avec une direction “pop” anglo-saxonne en langue française.

« L’industrie musicale a évolué : l’offre est incroyable et la musique gratuite. Il n’y a plus la même rareté. Nous voyons le monde avec des yeux de vieux », s’amuse J-P Nataf. Même si tout a changé, eux, ont décidé de faire comme avant : « C’est comme si nous étions des pâtissiers et que nous avions fermé boutique puis rouvert. Tout est pareil, mais nous prenons encore plus de plaisir », raconte-t-il.

Une authenticité qui paye. En 35 ans de carrière, ils ont fidélisé un large public qui ne manque pas l’occasion de venir les écouter pour découvrir leurs nouvelles créations ou se remémorer des souvenirs de jeunesse. « Nous avons accompagné la vie du public dans ses joies et ses tristesses. Nous sommes dans un partage joyeux. Notre musique s’écoute avec les gens que l’on aime ».

Rachel Herman

> A 20 h 30, le 25 janvier. Espace Malraux de Joué-lès-Tours. Tarifs : de 17 € à 34 €. Billetterie : 02 47 53 61 61. Réservez rapidement.

 

Municipales : c’est le top départ !

Alors que les élections municipales approchent, la campagne s’est lancée avec un premier grand débat, mercredi dernier, à Tours.

Le débat a réuni plusieurs candidats aux municipales (Photo Sophie Poidevin)

Les faits

Mercredi 15 janvier à 19 h, s’est tenu au Centre de vie du Sanitas, le premier grand débat des municipales de Tours. Une soirée organisée par cinq étudiants de deuxième année de l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT). La rencontre réunissait quatre candidats au siège de maire : Xavier Dateu (centre-droit), Benoist Pierre (LREM), Emmanuel Denis (EELV – PS – LFI) et Claude Bourdin (C’est au Tour(s) du peuple).

Un seul manquait à l’appel : le maire sortant Christophe Bouchet, justifiant un « problème d’agenda ». Un événement qui a intéressé de nombreux Tourangeaux puisqu’ils étaient près de 200 dans la salle.

Le contexte

Le premier tour des municipales se tiendra le 15 mars prochain. S’ils n’étaient que quatre à débattre mercredi soir, ils sont pour le moment une dizaine à prétendre à la mairie. L’élu succédera à un dernier mandat municipal quelque peu agité. Le débat s’est déroulé dans les règles de l’art : tirage au sort, temps de parole chronométré… Lydia Menez et Léo Juanole, journalistes en formation ont animé la soirée.

Les enjeux

Comme pour chaque débat politique, l’objectif était de confronter les différents candidats aux sujets portant sur le quotidien des Tourangeaux. Quatre thèmes ont été choisis pour animer une discussion parfois enflammée : les mobilités et l’aménagement, la sécurité, la démocratie locale et la métropole. Chacun des candidats a pu donner son avis à propos de la gratuité des transports, du prix du stationnement ou encore des projets municipaux.

Point de vue

Le débat a démarré sur les chapeaux de roue avec la prise de parole inattendue du candidat Mickael Corto, non invité au débat, qui a manifesté son mécontentement. Suite à cela, l’affrontement a démarré avec quelques pointes d’ironie de la part des candidats sur l’absence du maire sortant. Les esprits se sont parfois échauffés autour de la table des invités mais aussi dans le public, sur des sujets de société comme la sécurité, les SDF ou les femmes battues.

Marie Lebrun

Albane De Voort, la jeune championne sur roulettes

#EPJTMV Le roller ? C’est sa passion. Et tout roule pour elle ! Rencontre avec Albane De Voort.

« Un jour, ma mère m’a emmenée au gymnase pour essayer le roller et ça m’a plu », raconte Albane De Voort. Six ans plus tard, à 13 ans, elle est vice-championne de France en slalom classique et vitesse.

« Aller vite ou faire des sauts, ce n’est pas mon truc. Moi j’aime la danse, le côté artistique avec de la musique. J’aime créer mes programmes et les faire en compétition. »

La jeune sportive a débuté dans une section loisirs aux Nordiks de Touraine. Pour atteindre ce niveau, elle s’est entraînée seule : « J’allais dehors, sur des places ou des parkings. J’ai beaucoup travaillé », confie-elle. Le club s’est développé depuis, ce qui permet aujourd’hui à Albane de Voort et ses coéquipiers de participer aux compétitions nationales.

La vice-championne benjamine a même eu sa place dans l’équipe de France en 2017. Malgré son talent, Albane De Voort ne pense pas à la professionnalisation. « Même si ce serait un rêve, ce n’est pas un sport assez connu pour en faire un métier, relativise-t-elle. Mais plus tard, j’aimerais coacher dans un sport de glisse. »

Coline Davy, étudiante à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

Au Tonnelé, les apprentis sont aux commandes !

Le Tonnelé ? C’est le restaurant pédagogique du CFA, à Tours. Vous pensez bien qu’avec un numéro spécial sur la jeunesse, nous nous devions de tester l’établissement…

Ambiance établissement étoilé au Tonnelé, restaurant d’application de la Cité des formations ! Nous sommes accueillis dans une salle spacieuse aux grandes baies vitrées. Les apprentis de deuxième année en CAP hôtellerie accrochent nos vestes sur des cintres.

Nous sommes conduits à notre table par un élève de 18 ans, Yousuf Hussain, notre serveur attitré pour ce vendredi midi. En cuisine, des jeunes également en deuxième année de CAP s’activent. Ce repas constitue une séance de travaux pratiques pour les apprentis. Quarante couverts pour ce midi, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer.

Le serveur nous propose un apéritif. Nous acceptons bien entendu mais sans alcool… Nous sommes en service ! Ce sera un cocktail de jus de fruits. L’entrée arrive peu après : une assiette de poisson fumé présentée harmonieusement et accompagnée d’un petit pain. Le service est souriant et investi. Les jeunes semblent réussir l’exercice pédagogique supervisé par Mickaël Aupère, formateur du CAP hôtellerie.

Nous enchaînons avec le plat principal : filet mignon de porc rôti et légumes du moment. Le filet mignon fait une entrée remarquée. Sur sa tablette roulante, la pièce de viande arrive entière. Yousuf, avec l’aide de son formateur, découpe notre morceau sous nos yeux et dresse l’assiette avec les légumes encore présents dans la sauteuse. Un service en direct !

Les légumes du moment sont des champignons de Paris, une pomme de terre et une sucrine cuite à la poêle. L’heure du dessert sonne. Une part de pithiviers, le nom chic de la galette des rois, nous est servie. « Si vous avez la fève, il faudra porter la couronne. » Nous voilà prévenus. Nous ne l’avons pas. Ouf !

Après un thé, on passe à l’encaissement. Dix-sept euros, menu et extras compris, un vrai bon plan qui vaut le détour. Prévoyez deux heures de déjeuner pour cet entraînement grandeur nature avec des apprentis appliqués.

Lucie Diat, de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)


> Tarifs : De 8,50 € à 11 € pour le service brasserie et de 13,50 € à 19 € pour le service restaurant, composé de trois à cinq plats. Les boissons sont en supplément. Le prix varie selon le niveau d’études des apprentis (CAP, brevet professionnel, mention complémentaire).

> À La Cité des Formations (ex-CFA), 8 allée Roger Lecotte, dans le quartier Les Douets à Tours-Nord.

> Ouvert les midis du mardi au vendredi et les mardi et jeudi soirs. Réservation obligatoire au minimum 48 h à l’avance au 02 47 88 51 00 ou par mail à nathalie.boisgigou@citeformation.com.

 

 

L’horoscope WTF spécialement écrit par les étudiants en journalisme !

#EPJTMV Cette semaine, ce sont les étudiant(e)s en école de journalisme qui prennent le pouvoir… et remplacent l’astrologue de tmv. Voici leur horoscope rien qu’à eux !

Bélier

Amour

Vivre libre c’est aussi vivre seul disait Renaud. Vive la liberté.

Gloire

15 appels manqués de ton banquier. Tu vas prendre cher.

Beauté

Arrête d’exploser tes points noirs, on ne voit que ça et c’est dégueu !

Taureau

Amour

Tu fais défiler tous les profils Tinder, même ceux de tes ex

Gloire

La constellation de la moula te conseille de ne pas revenir et de prendre tes affaires.

Beauté

À Noël, on t’a offert des masques de beauté, des gels douches et du parfum. Pense à prendre soin de toi de temps à autre…

Gémeaux

Amour

À priori, c’est mort. Oublie cette personne, tu ne la mérites pas.

Gloire

10/10 pour le superbe vomi de ta dernière cuite. Arrête de boire.

Beauté

Grâce à toi, on sait que le combo raclette-galette des rois, ce n’est pas top pour la peau.

Cancer

Amour

Une licorne a une vie sexuelle plus torride que la tienne.

Gloire

Tu es comme une musique de film porno, tu es là mais personne ne t’écoute…

Beauté

Si tu es triste, ne baisse pas la tête, ça te fait un double menton, c’est horrible.

Lion

Amour

Une discussion s’imposera entre toi et ton partenaire, mais tu bégaieras et tu auras tort à chaque fois.

Gloire

Si tu vois le verre à moitié vide, verse-le dans un verre plus petit et arrête de nous soûler.

Beauté

Arrête d’accuser le père Noël, tu étais déjà gros avant.

Vierge

Amour

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ton partenaire ne va pas tarder à prendre la porte.

Gloire

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ton patron ne va pas tarder à te faire prendre la porte.

Beauté

Conseil : Prends du temps pour toi. Apprends à te connaître. Car ça commence à se voir sur ton faciès.

Balance

Amour

Tes performances sont au plus bas, pense à aller voir un médecin.

Gloire

Ton boss te guette, t’épie, il y a fort à parier qu’il se jette sur toi au détour d’un couloir et te foute à la porte.

Beauté

Après les fêtes, tu te couvres de boutons, de bourrelets et d’autres prépondérances graisseuses.

Scorpion

Amour

Ton date avec un syndicaliste CGT… Échec. On aurait dit Philippe Martinez !

Gloire

Tu t’essaies à la pole dance. Tu ressembles à la viande du kebab du coin qui rôtit sur la broche.

Beauté

Ton animal totem, le blobfish ou le poisson le plus laid du monde.

Sagittaire

Amour

Tu trouveras les réponses à tes doutes dans une chanson de Britney Spears.

Gloire

Arrête de te plaindre de ne pas avoir assez d’argent et continue à faire la queue pour la soupe populaire en silence.

Beauté

Deux mots : coupe mulet.

Capricorne

Amour

Ton couple est aussi en forme que le Tours F.C.

Gloire

Un matin, tu te réveilles au lit, des questionnements plein la tête. Arrête-toi, tu ne réaliseras jamais tes rêves.

Beauté

Tu glisses sur une peau de banane, tu tombes face contre terre et tu te fracasses le nez habilement.

Verseau

Amour

« L’âme soeur » ne signifie pas forcément que tu la trouveras dans ta famille. Cesse de draguer ta cousine.

Gloire

Ta récente conversion au véganisme te donne le charisme d’un navet. Arrête avant qu’il ne soit trop tard.

Beauté

N’hésite pas à utiliser ton abonnement à la salle de sport.

Poissons

Amour

Ta famille en a marre de découvrir un nouveau partenaire à chaque réveillon.

Gloire

Ton boss veut te découper. Sushi.

Beauté

Qu’attends-tu pour te remettre au sport ? 2021 ?

« C’est un pari risqué de devenir musicien »

#VisMaVille Tours ne manque pas de bars et de salles de concerts pour écouter de la musique. En vous y aventurant, vous pourrez sûrement y croiser Rémy, un jeune bassiste professionnel, qui fait tomber les clichés sur les musiciens bohèmes.

On va faire avec deux amis un concert d’une heure, puis les musiciens présents pourront venir jouer s’ils veulent ! », explique Rémy Rouland en sortant sa contrebasse d’une camionnette.

Ce 8 janvier, le bassiste et contrebassiste intermittent de 23 ans, à l’air timide, reprend les standards de jazz au bar Le Strapontin à Tours. Ce soir, c’est « jam session », une séance d’improvisation musicale. L’ambiance est feutrée, des jeunes côtoient des plus vieux et se détendent autour d’un verre.

Rémy Rouland fait partie des nombreux musiciens très actifs à Tours. Loin de la vie bohème, il renvoie l’image d’un professionnel rigoureux, comme le remarque Jérôme Bonvin, gérant du Strapontin : « Il est très sérieux, on n’a pas besoin de lui courir après. » Originaire du Mans, il découvre la basse à 16 ans dans un groupe de funk. Rémy Rouland arrive à Tours en 2013 pour des études en musicologie.

Sa licence en poche, il souhaite pratiquer davantage. Il entame une formation de bassiste à l’école de musique Jazz à Tours. « J’y ai rencontré beaucoup de musiciens et j’ai commencé à me perfectionner dans le jazz pour devenir professionnel », avoue-t-il.

Ce n’est pourtant pas sans appréhension qu’il s’est lancé. « C’est un pari risqué de devenir musicien. Cela demande beaucoup de travail et le résultat n’est jamais au rendez-vous lorsqu’on débute ». Rémy a pu gagner de l’expérience dans une ville où l’émulation musicale est forte. « Il y a un gros vivier de musiciens à Tours, explique Jérôme Bonvin, avec deux écoles de musique et des salles comme le Petit Faucheux. »

Une aubaine pour les jeunes musiciens, qui peuvent former des groupes, se produire dans plusieurs salles et se perfectionner. « C’est en jouant avec des musiciens différents qu’on se forge, et c’est ce que j’ai trouvé ici », confesse Rémy Rouland. De son point de vue, « Tours est l’une des villes jazz du grand Ouest, avec Nantes et Rennes ».

Que ce soit au Strapontin, au Petit Faucheux ou encore à l’Oxford pub, chaque concert ou jam rassemble une communauté tourangelle de musiciens. « Tout le monde se connaît, il n’y a que des belles personnes à Tours », dit Rémy en souriant. Ce petit monde crée une effervescence qui, selon lui, n’est pas prêt de s’arrêter : « Beaucoup de projets continuent de se mettre en place. Nous sommes des acteurs de la culture, nous avons tous quelque chose à raconter. »

Textes : Victor Dubois-Carriat / Photos : Nathan Filiol et Lucas Bouguet

Mohamed Boumediene, de Chrétiens Migrants : « L’espoir partira seulement quand je serai mort. »

#EPJTMV Dans l’association Chrétiens migrants au cœur du quartier Sanitas, Mohamed Boumediene est devenu indispensable. D’abord aidé par les bénévoles, il s’est ensuite engagé pour soutenir les réfugiés.

Quel a été votre parcours de vie jusqu’en France ?
Mon père était officier de police en Algérie, mais il nous a toujours dit de ne pas entrer dans l’armée ou dans la police. Moi, je n’aimais pas le système corrompu. J’ai reçu des menaces là-bas, et mon pays sortait à peine de la guerre civile. Je suis arrivé en France en 2004.
Je voulais avoir une vie meilleure. Je suis d’abord passé par Reims, puis j’ai été accueilli près de Chinon. En 2012, je suis venu à Tours et mon frère, qui était déjà installé en France, m’a orienté vers l’association. J’ai rencontré Rose-Marie Merceron, la bénévole qui m’a accueilli et, comme elle avait besoin d’aide, je suis resté. J’ai toujours voulu aider les autres, c’est dans ma nature.

Comment se passe votre engagement quotidien au sein de Chrétiens migrants ?
J’accompagne les migrants qui viennent trouver refuge ici. Je sers de traducteur pour remplir des papiers administratifs. L’association avait besoin de quelqu’un qui puisse aider les arabophones qui viennent d’Irak, de Syrie, du Tchad, du Soudan, de Libye ou encore d’Algérie. Je remplis les dossiers de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR), je les accompagne à la préfecture, à l’hôpital…
En contrepartie, je suis logé par l’association, qui met à ma disposition un petit appartement. Je fais aussi la vaisselle. Il y a entre vingt et trente personnes qui sont logées par l’association, parfois des familles entières.

Que pensez-vous de la situation dans votre pays d’origine ? Vous voyez-vous retourner en Algérie ?
J’ai définitivement fait une croix sur l’Algérie. Je n’y retournerai plus. Je suis plus utile ici. J’ai de l’espoir mais je ne sais pas vraiment comment les manifestations vont se terminer.
L’espoir, il partira seulement quand je serai mort. La jeunesse porte les espérances du peuple, mais il faut du temps pour changer ce système. Tant qu’ils manifestent par centaines de milliers, on peut y croire. Après tout, l’Algérie est un pays riche, il faut juste arrêter toute cette corruption.

Bastien David, étudiant à l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT)

Étudiantes, elles luttent pour l’égalité des chances

Emma Fauquembergue et Aurore Desruisseaux, camarades de promo à Sciences Po, ont des idées plein la tête. Le mot « solidarité » ancré en elles.

La réplique que lui a lancé, il y a deux ans et demi alors qu’elle était en terminale L, sa prof du lycée Vaucanson, est encore gravée dans sa mémoire. « Je venais de lui dire que je voulais faire Sciences Po Paris, elle m’a regardé et m’a dit : “ Allons Aurore, sois sérieuse, tu es à Vaucanson. À Tours. Comment veux-tu réussir le concours d’entrée à Sciences Po. ” Je ne lui en veux pas. Elle avait dit, tout haut, ce que les autres profs pensaient tout bas. »

Vous devinez la suite de l’histoire, Aurore Desruisseaux est aujourd’hui en 2e année à Sciences Po Paris. L’an prochain, elle prendra la direction du Caire, Beyrouth ou Amman pour son premier grand stage. Son objectif : travailler dans la diplomatie ou les relations internationales. Mais en attendant, la jeune étudiante de 20 ans, a fait de la lutte pour l’égalité des chances dans les études son cheval de bataille.

Avec Emma Fauquembergue, camarade de promotion à Sciences Po, diplômée (Bac ES) au Lycée Grandmont, elle a créé, l’an passé, l’associa-tion De l’Indre-et-Loire aux Grandes Ecoles. S’appuyant sur trois constats paralysant : le manque d’information sur les grandes écoles, l’autocensure (« Quand on vient de Tours, on ne peut envisager briller ailleurs »), l’enjeu financier (« Aller à Paris, cela coûte trop cher »), elles ont puisé dans leurs relations et les réseaux sociaux pour fédérer au-tour d’elles et s’attaquer aux préjugés.

« J’ai préparé le concours de Sciences Po Paris en moins d’un an. Quant au manque d’argent pour vivre à Paris, il y a des tas de combines. » Les actions de l’association « se concentrent pour l’instant sur l’information en direction des élèves de première. Les deux étudiantes se sont tournées vers les lycées qu’elles ont connus.

« Grâce à des enseignants de Vaucanson, nous avons pu retrouver d’anciens élèves, aujourd’hui ingénieurs. À travers notre association, ils peuvent aujourd’hui conseiller les jeunes sur la voie à suivre, assure Aurore. »

Emma, elle, partira l’an prochain à Brisbane, en Australie. Après avoir pensé se diriger vers le journalisme, elle réfléchit également à une carrière dans le domaine juridique. Formée à la dure école de la natation – elle était licenciée au club des Enfants de Neptune à Tours –, elle sait ce que l’effort signifie. Outre leurs interventions en lycée, lors de forums d’informations, ou comme courroie de transmission mettant en lien les jeunes avec des étudiants des grandes écoles, Aurore et Emma réfléchissent à un autre vecteur de progression : les concours d’éloquence.

« Les études deviennent de plus en plus orales et s’il y a bien une chose qui définit les origines sociales et les freins qui en découlent, c’est la façon de s’expri-mer, expliquent-elles. Lorsqu’on n’a pas eu l’habitude d’entendre des émissions de radio, de débattre en famille sur un sujet, de défendre un point de vue, cela se sent immédiatement. »

Th. M

Pauline, opticienne tourangelle en mission humanitaire

Opticienne depuis plus de quinze ans dans l’agglomération, Pauline Le Moign s’est déjà rendue quatre fois en Afrique pour des missions humanitaires. Rencontre

Cela fait déjà quelques semaines qu’elle est rentrée. Sa clientèle dans le magasin d’opticien qu’elle dirige au centre commercial La Riche Soleil l’a retrouvée avec plaisir. Un mois plus tôt, en novembre, elle avait laissé entendre qu’elle partait en vacances. Aux plus familiers, elle avait évoqué l’Afrique, le Bénin.

Des vacances ? Façon de parler. Car Pauline, jeune femme de 37 ans, sportive, est impliquée dans l’humanitaire avec l’association Afrique Amitié. Pour la quatrième fois depuis 2010, elle est partie avec Michel Brosseau (fondateur) et Nicolas, un autre opticien, durant trois semaines au Bénin, apportant dans ses valises près de 2 000 paires de lunettes récupérées dans les magasins de l’agglomération pour en faire profiter une population pauvre.

Certes le Bénin, pays encastré entre Togo, Burkina Faso, Niger et Nigéria, est stable politiquement et sur les rails du développement mais dès qu’on parle de soin et de santé, le choc est brutal.

Des vacances pour aider

Au-delà de la notion d’aide, qu’est-ce qui peut bien pousser Pauline à donner ainsi 95 % de ses vacances annuelles pour une telle action ? « Un engagement personnel, sans doute mais je ne peux l’affirmer ainsi. Comme toutes les choses que l’on fait naturellement dans la vie, cela s’impose à moi comme une évidence », affirme-t-elle.

Durant le séjour (quinze jours dans la capitale économique, Cotonou, puis une semaine dans une autre ville, Grand Popo), le trio va accueillir quotidienne-ment, de 8 h 30 à 16 h 30 environ (avec une pause déjeuner) une centaine de personnes, effectuant des examens oculaires au bout desquels ils vendront pour une modique somme d’argent une paire de lunettes avec des verres adaptées à la correction nécessaire.

« Nous par-tons avec 2 000 paires récupérées dans des grands bacs à l’entrée des magasins à Tours. C’est d’ailleurs ainsi que j’avais rencontré Michel Brosseau en 2009. Notre premier travail consiste à réparer les lunettes et à monter des verres retravaillés sur une gamme complète de corrections visuelles. Quant au prix à payer, c’est nécessaire afin d’éviter les trafics. Si tout était gratuit, ce serait un risque », explique-t-elle.

« Ne pas faire de déçus »

Sur place, des relais locaux de l’association s’occupent de l’organisation et de la gestion des files d’attente, notamment. « A Cotonou, nous recevions dans la clinique de la police et à Grand Popo, c’était dans une salle municipale. Dans les premiers jours, tout va bien car la population sait que nous sommes là longtemps. En revanche, la dernière semaine, nous devons être plus vigilants dans la gestion de notre stock pour ne pas faire de déçus. »

Parallèlement à cette activité quotidienne, Pauline, Michel et Nicolas ont pu juger des progrès apportés par l’association. « L’argent qu’on récupère est réinvesti dans d’autres actions parfois immédiates. Nous avons ainsi pu acheter des matelas pour un orphelinat et débloquer des fonds afin de payer des bourses d’études jusqu’à la fin de l’année 2020 pour deux jeunes garçons. Si nous ne l’avions pas fait, leur scolarité se serait arrêtée le 31 décembre. Nous avons également rendu visite à Florencia. Une petite fille devenue aveugle lors d’une opération. Le père a abandonné la mère et les deux enfants. L’association paye le transport lui permettant de se rendre au foyer des aveugles », ajoute Pauline.

Lorsqu’à la fin de notre entretien, je lui pose une nouvelle fois la question sur le sens de son engagement,. Dans un sourire, Pauline me dit : « C’est hyper enrichissant. Bien sûr, ce n’est pas banal, mais je ne m’en rends pas compte. Il y a plein de gens qui s’impliquent dans l’humanitaire. »

Thierry Mathiot

Patricia Barber montre la « voix » du jazz

Elle se fait plutôt rare en France. Mais le 23 janvier, c’est bien à Tours que Patricia Barber, pianiste virtuose et voix majeure du jazz, viendra. Pour voir cette musicienne de Chicago, fille de l’ancien saxophoniste de Glenn Miller, direction la salle Thélème !

Patricia Barber (Photo Jimmy Katz)

« C’est l’une des chanteuses de jazz les plus singulières de ces dernières années. » Ces mots sont gravés dans les pages du Los Angeles Times, sous la plume de l’auteur et critique célèbre Don Hackman. La chanteuse en question ? Patricia Barber. Une jazzwoman, une pianiste, une compositrice, une chanteuse.

Il suffit de laisser certains titres caresser vos oreilles, comme « Muse » ou encore sa reprise du « Black magic woman », pour se laisser bercer par le jazz vocal de la musicienne.
Et pour s’apercevoir que sa partition est riche, que Patricia Barber ne s’interdit rien. Emprunte différents chemins, alterne compos originales et « covers », envoûte avec sa voix grave et magnétique. Probablement des réminiscences de ses débuts comme leader d’un trio jazz dans les minuscules clubs chauds de Chicago, là où elle est née.

De Chicago aux grandes scènes

Cette banlieue de Chicago, d’ailleurs, Patricia Barber l’a rapidement dépassée. Les commentaires élogieux ont fait grandir sa réputation. Ses concerts, comme en 1988 au Chicago Jazz Festival, et ses deux premiers albums dans les années 90 ont contribué à son succès.

Elle qui pratique le piano classique depuis ses 6 ans a fait du jazz sa vie. Un dévouement, même. « J’avais cette musique en tête à longueur de journée », aime-t-elle rappeler. Il faut dire qu’avec un père saxophoniste qui a joué avec l’immense Glenn Miller…

A force de travail et de pratique, Patricia Barber a fini par collaborer avec le légendaire Green Mill. Ce club, dont on dit qu’il a d’abord appartenu à un lieutenant d’Al Capone (jetez un œil au décor, on s’y croirait !), est l’un des lieux-clés du jazz. Elle y passe encore, parfois, aujourd’hui.

Mais d’ici quelques jours, c’est ailleurs que Patricia Barber passera. Salle Thélème, à Tours, plus précisément et en formation trio, s’il vous plaît. Co-organisé par le Petit Faucheux, le concert risque bien d’afficher complet, la jazzwoman étant plutôt rare dans nos contrées. L’occasion rêvée d’écouter un jazz précieux et riche, contemporain et chanté, doté de textes finement écrits, parfaitement ciselés. Bref, le jazz, le vrai.

Aurélien Germain


> Vos places à gagner pour le concert de Patricia Barber trio

Envie d’aller écouter ou simplement découvrir le Patricia Barber trio ? Le concert, organisé par le Petit Faucheux, aura lieu salle Thélème, à Tours, le 23 janvier à 20 h 30. À cette occasion, tmv vous fait gagner des places.

Pour participer, envoyez un petit mail à redac@tmvtours.fr (objet : « jeu Patricia Barber ») avec vos noms et prénoms. Un tirage au sort pour désigner les gagnant(e)s sera effectué aux alentours vers le 17 janvier. Bonne chance !

 

 

Gymnastique rythmique : par la grâce de Maëna Millon

Elle apprend vite, très vite. Rencontre avec Maëna Millon, jeune prodige de la gymnastique rythmique.

La jeune Tourangelle, junior prodige de la gymnastique rythmique, est entrée en 2019 dans le grand bain des épreuves seniors. Autant le dire, à seize ans, elle apprend très vite.

Entraînée au Pôle national de gym rythmique à Orléans, sous la houlette d’Isabelle Jean et Snejana Maldenova, Maëna Millon a disputé l’an passé les championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan) dans trois des quatre épreuves de la discipline. Pour engranger de l’expérience.

Engagée pour le ruban, les massues et le cerceau, elle doit à un manque de régularité avec le ballon, cette entame… aux trois-quarts. « J’adore mon sport, confiait-elle il y a quelques semaines. C’est un des rares à pouvoir se pratiquer en musique.

Des médailles à tout va

Derrière un gros travail physique, il permet de véhiculer l’émotion. Avec chaque engin, on peut raconter une histoire. J’évoluerai en 2020 sur une musique bulgare avec le ballon, un morceau d’Oscar Benton pour les massues, et Carmen avec le ruban. » Dans une discipline dominée par les Russes et notamment les sœurs Averina (Dina et Arina) ainsi que les Israéliennes (Linoy Ashram), Maëna Millon sait tout le chemin qui lui reste à accomplir pour rejoindre l’élite mondiale.

Toutefois, ses belles prestations lors des épreuves de Coupe du monde 2019 (Minsk et Tartu) sans oublier ses performances aux championnats de France à Créteil, en avril dernier, où elle a pris la médaille d’argent (2e) au concours général et au cerceau, ainsi que le bronze (3e) au ballon, alors qu’elle rendait quelques années à la plupart de ses adversaires, lui ouvrent de belles perspectives.

Et si le visa olympique pour les JO de Tokyo, début août, ne devrait pas échapper à Kséniya Moustafaeva côté français, d’autres rendez-vous, comme les championnats d’Europe à Kiev, en mai, sont au programme de la Tourangelle… si elle parvient à décrocher son ticket lors des tests à l’Insep, début février.

Thierry Mathiot

Ambiance décontractée à l’auberge de jeunesse de Tours

#EPJTMV L’auberge The People Hostel, ouverte depuis octobre 2019, accueille des touristes du monde entier et met à l’honneur l’univers du cyclisme.

Rencontre avec Émilie Lebreton et Alexandre Giroux, les deux gérants à l’initiative de la nouvelle auberge de jeunesse tourangelle The People Hostel. À peine passé la porte d’entrée, le monde du cyclisme saute aux yeux. L’atmosphère se veut décalée : vélos accrochés aux murs, maillots du Tour de France encadrés… Alexandre Giroux, lui-même cycliste et fan de vélo de route, est à l’origine de la décoration.

Des clients du monde entier  

« On préfère parler d’hostel que d’auberge de jeunesse, notre modèle s’inspire de l’international », confie Émilie Lebreton. Les clients sont de diverses nationalités (Américains, Canadiens, Asiatiques). Contrairement à leurs attentes, les gérants constatent une clientèle assez variée : « Nous pensions recevoir essentiellement des « backpackers », de jeunes baroudeurs parcourant le globe. Finalement, nous accueillons des familles mais aussi des salariés qui viennent travailler à Tours. Le cadre est moins froid qu’un hôtel traditionnel. » Le bâtiment appartient à la mairie de Tours, à qui les deux jeunes gérants versent un loyer chaque mois : « En reprenant la franchise de The People Hostel, nous gardons tout de même une indépendance en ce qui concerne les choix d’agencement et de décoration. »

Alexandre Giroux (à gauche) derrière le comptoir du bar « Étape 84 ». Crédit : Lucas Bouguet.

Le vélo roi de la déco

Émilie Lebreton évoque le partenariat de l’auberge avec des artisans de vélos de route sur-mesure haut de gamme (CYFAC). Situés à trente kilomètres de Tours, ce sont les derniers constructeurs de cadres de vélos artisanaux qui existent encore en France.

Le premier jeudi du mois, c’est afterwork à The People Hostel de 19 h à minuit. Au menu : vin local et bières belges. La carte du restaurant Étape 84 – qui fait référence au numéro de la rue de Grammont – propose principalement des produits faits maison, locaux et régionaux. See you soon !

Laura Alliche et Paul Boyer, étudiants à l’École Publique de Journalisme de Tours (EPJT).

Votre horoscope WTF pour l’année 2020 !

L’horoscope de 2020, avec plein de prédictions super cool et super vraies (si, si, on ne ment pas)

Bélier

Amour

Rappelez-vous de votre première fois… C’était bien, hein ? Ben ça n’arrivera plus jamais.

Gloire

Bon… Pas sûr sûr, mais je crois que vous irez au bout de vos rêves, tout au bout de vos rêves, où la raison s’achève.

Beauté

En 2020, vous vous découvrirez une passion insoupçonnée pour les sous-vêtements en pilou pilou.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Une truie. Car vous avez le même rire.

Taureau

Amour

Cette année, vous vous essayerez à la relation libre. Sauf que votre moitié ne sera pas au courant.

Gloire

Faute avouée… bah faute pas pardonnée, faute avouée qu’on vous dit bande de larves.

Beauté

Votre tête de croque-lardon ne vous apportera pas que des amis cette année.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le ver solitaire, ce formidable animal de compagnie pour petits et grands.

Gémeaux

Amour

En 2020, vous retournerez auprès de votre ex. Puis mariage. Puis nuit de noces pourrie. Puis 3 gosses, dont un qui s’appellera Jean-Eudes et sera fan d’Hanouna. Votre vie est foutue.

Gloire

Telle la vieille clope écrasée, vous renaissez de vos cendres.

Beauté

« Si tu pisses contre le vent, le vent te pissera dessus. » N’oubliez jamais ce chouette adage.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un dromadaire. Car vous êtes un vrai chameau avec les gens.

Cancer

Amour

La constellation de U2 vous rappelle que with or withouuut youuuuuu, ben c’est du pareil au même.

Gloire

C’est avec 4 grammes de champagne dans chaque œil que l’astrologue tmv vous annonce que la fin du monde est prévue pour cette année. Eh ouais, mes gnous !

Beauté

Un tatouage de loup, une couette de lit avec un aigle : vous voilà fins prêts, les Johnny !

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un poney shetland. Car la ressemblance entre sa crinière et votre coupe de cheveux est tout de même quelque peu troublante.

Lion

Amour

Ne vous inquiétez pas, la roue tourne. Et elle va écraser bien salement votre ex.

Gloire

Comme dirait Donald Trump (oui, oui) : « Devenir riche est facile. Rester riche est plus dur. »

Beauté

Jour après jour, année après année, vous avez l’élégance d’un veau marin.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Une mouche. Parce que ça emmerde tout le monde, une mouche. Ça fait bzzbzzz, ça sait pas voler, ça se coince dans les rideaux et c’est pas fichu de sortir alors que la fenêtre est grande ouverte.

Vierge

Amour

Si vous changez 9 lettres à « relation amoureuse », ça fait hippopotame. Dingue, non ?

Gloire

Va p’tet falloir vous bouger un peu au travail. On dirait un emploi fictif là.

Beauté

Rien de neuf à signaler de ce côté-là. Vous resterez LE signe canon, THE beauté de l’univers intergalactique of the world et… (fiou, c’est coton d’être lèche-cul)

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un tamanoir. Que vous achèterez en février prochain. Et que vous appellerez Léon.

Balance

Amour

Surprenez votre partenaire. Mangez un bon cassoulet avant d’aller vous coucher et laissez faire le destin.

Gloire

……………………………………………………… (voilà, vous pouvez écrire ce que vous voulez à ma place, au lieu de râler. Roh, c’est infernal les Balances)

Beauté

Vos fesses tirent la tronche. Va falloir se ressaisir pour 2020 !

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un crocodile. Court sur pattes, mais grande gueule. Bref, tout à fait vous.

Scorpion

Amour

Débarrassez-vous de cette chose superflue qui vous stresse. (on parle de votre partenaire)

Gloire

Vous savez, ça se revend sur Internet, les cadeaux de Noël pourris…

Beauté

Votre carrure de bout de bois devrait malheureusement vous fermer quelques portes cette année.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Aucun. Vous n’aimez pas les animaux car vous êtes sans cœur. L’association animaliste PETA va donc venir vous péter les genoux.

Sagittaire

Amour

Cupidon en a plein la couche de vous et vos conneries. Il laisse tomber, désolé mes petites cailles.

Gloire

Avez-vous remarqué à quel point vous étiez un(e) véritable orchidoclaste ?

Beauté

Oh purée… c’est fait exprès ce look ou…??

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le fameux Urechis unicinctus, appelé communément « poisson-pénis ». Ne nous demandez pas pourquoi.

Capricorne

Amour

Vous avez la libido comme une baraque à frites. Ça va être chaud dans les slips pour 2020, tchikaaaaa !

Gloire

Votre historique Google parle pour vous : vous êtes vraiment un(e) gros(se) dégueulasse.

Beauté

Vous êtes beaucoup trop lent(e) pour ce monde. Mais aussi trop canon. Alors ça passe.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Le hamster. Car comme lui, vous êtes dodu(e), doux/ce, bouffez tout le temps et courez après rien du tout sans raison.

Verseau

Amour

Sachez-le, les jeunes saumons migrent vers l’océan jusqu’à leur maturité sexuelle. (êtes-vous un saumon ?)

Gloire

Vous dormez avec votre solitude. (pfouah, c’est profond, c’est beau)

Beauté

Uranus prédit que vous serez quelque peu patenteux en janvier. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Bah nous non plus.

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un petit panda. Car c’est tout mignon, tout choupi, tout kiki. Bref, tout votre contraire.

Poissons

Amour

La constellation du Jean-Marie Bigard vous prédit que cette année, ça va rentrer comme dans du beurre.

Gloire

Selon nos calculs, vous alignez votre carrière sur celle de Philippe Risoli. Aïe.

Beauté

Attention aux sushis de santé (Poissons / soucis / sushis, ouaaaaaarf z’avez pigé ?)

VOTRE ANIMAL FÉTICHE POUR 2020

Un paon. Car c’est toujours en train de faire le fier, de se la péter, tranquilou bilou làààà, faire des bruits bizarres. Ouais ouais, vous êtes pareils !

Les voitures-radars privées arrivent en région Centre-Val de Loire

C’est parti… Depuis ce début d’année 2020, le Centre-Val de Loire, aux côtés de deux autres régions, fait place au nouveau système des voitures-radars privées. Ça va flasher…

Depuis le 1er janvier 2020, les voitures-radars privées peuvent circuler. (Photo archives NR)

Les faits 

Depuis le 1er janvier 2020, le Centre-Val de Loire fait partie des trois régions (avec la Bretagne et Pays de Loire) qui mettent en place le système de voitures-radars privées. Si jusqu’à présent, ces véhicules banalisés étaient conduits par des gendarmes, ils peuvent désormais être confiés à des sociétés privées.

Au total, 21 voitures sont mises en service dans notre région. Elles pourront circuler 5 à 6 h par jour, avec verbalisation automatique. La marge d’erreur sera légèrement plus élevée que pour les radars automatiques : 10 km/h en-dessous de 100 km/h et 10 % de la vitesse au-dessus de 100 km/h. À noter que vous ne verrez pas de « flash » si vous vous faites prendre… 

Le contexte

Le dispositif avait déjà été initié en Normandie en 2018. Pas du goût de tous, d’ailleurs, puisque la maire de La Caule Sainte-Beuve, Chantal Benoit, avait par exemple tenté de le faire interdire par arrêté municipal (une décision toutefois cassée par le tribunal administratif). Au final, au bout des 9 premiers mois, un premier bilan plus que contesté et mitigé avait été publié.

Les enjeux 

Après ces phases d’expérimentation, le gouvernement souhaite généraliser le dispositif sur tout le territoire. Selon AutoPlus, pourraient aussi être concernés d’ici la fin de l’année : le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine. À terme, 383 voitures banalisées de ce type sillonneront le réseau routier français. 

Le point de vue 

Dénonçant une politique du chiffre, l’association 40 Millions d’automobilistes a pour sa part qualifié ces nouveaux véhicules de « pompes à fric », fustigeant au passage le fait qu’ils soient confiés à des sociétés privées.

L’État assure – évidemment – que ces voitures ne seront pas rémunérées au nombre de PV et qu’elles doivent se limiter à un nombre de kilomètres fixé au préalable… Le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, estime aussi qu’il s’agit là d’un bon moyen de faire baisser le nombre d’accidents et « permettre aux gendarmes et policiers de se concentrer sur des tâches plus intelligentes ». 

Aurélien Germain

En Touraine, une création sur l’artiste Frida Kahlo

La compagnie La Course Folle consacre sa quatrième création à une icône de la peinture : l’artiste mexicaine Frida Kahlo.

Rendez-vous en janvier pour découvrir cette création ! (Photo Marie Pétry)

Après Annie Ernaux, Frida Kahlo. La peintre mexicaine est le coeur du prochain spectacle de La Course Folle, créé d’après les écrits que l’artiste iconique a laissés à la postérité. Une pièce née du désir de Laurence Cordier, directrice artistique de la compagnie tourangelle créée en 2014, « de parler de la puissance du féminin ».

« Au départ, je voulais rendre la puissance émotionnelle des tableaux de Frida Kahlo au théâtre, détaille la metteure en scène. J’ai alors découvert qu’elle était aussi une femme de mots, aux textes très poétiques et aux formules bouleversantes ! ».

Alitée une grande partie de sa vie en raison — notamment — du très grave accident de bus dont elle sera victime dès ses 18 ans, l’artiste passera beaucoup de temps, allongée, à peindre mais aussi à écrire, laissant une correspondance dense ainsi qu’un journal tenu durant les dix dernières années de sa vie, jusqu’à sa mort en 1954.

Pas un biopic

La création de Laurence Cordier, dont le titre Ni les chiens qui boitent, ni les femmes qui pleurent reprend une citation de la peintre, n’est pas un biopic mais vise à raconter « un rapport au monde universel » par le prisme d’une femme complexe, profondément libre, dans sa vie personnelle comme dans son oeuvre. Sur scène, quatre comédiens et comédiennes interprètent Frida et la donnent à voir dans sa relation passionnelle avec le peintre mexicain Diego Rivera, comme dans son processus créatif.

« Le tableau de la vie de Frida Kahlo peut sembler assez noir ; c’est une femme handicapée, trompée, souffrant terriblement physiquement, observe Laurence Cordier. Et pourtant, il n’y a jamais aucun misérabilisme chez elle, elle invente sa vie et illumine la noirceur de ce qui lui arrive ».

Flore Mabilleau


> Ni les chiens qui boitent, ni les femmes qui pleurent, mis en scène par Laurence Cordier le 24 janvier à l’Espace Ligéria de Montlouis-sur-Loire (de 5,30 à 17,80 €) et le 31 janvier à la Pléiade à La Riche (de 8 à 14 €).

 

Plongée dans le quotidien d’une maître-nageuse

#VisMaVille Bérengère Gault est maître-nageuse à la piscine du Mortier de Tours-Nord. Surveiller, apprendre à nager, développer des cours aquatiques… petite plongée dans son quotidien.

25 degrés, du soleil, et des maillots de bain… Non, nous ne sommes pas partis en vacances sous les tropiques mais nous avons simplement rendez-vous à la piscine du Mortier en ce tristounet mois de décembre.

Gris, bleu, vert, jaune, les couleurs extérieures automnales se reflètent dans les trois bassins de la piscine, grâce à l’imposante baie vitrée. Comme « l’impression d’être dehors en étant dedans », observe Bérengère Gault. Ici, les maîtres-nageurs sont un peu hors du temps, en short, T-shirt et claquettes.

10 h 30 à la pendule, les cours battent leur plein. Dans le bassin, Bérengère remue sa joyeuse troupe en aquagym tandis que Jérôme tente de rassurer les récalcitrants en aquaphobie. De son côté, David initie aux premiers gestes de nage à ses élèves du jour. Dans son travail, Bérengère Gault, vive blonde aux grands yeux clairs, « aime transmettre le côté dynamique de l’exercice » et apprécie de tenter de « pousser les limites ».

La surveillance ? « Pas le gros de notre temps »

La dimension sportive du métier représente une motivation importante pour elle qui a toujours nagé. Mais pas que. La base, c’est la surveillance, « mais ce n’est pas le gros de notre temps. Les activités prennent de plus en plus de place. On a au moins deux heures par jour rien qu’avec les scolaires. Et les cours du soir, enfants et adultes pour apprendre à nager ou se perfectionner ».

L’amplitude horaire est vaste, de 8 h à 21 h. Le côté relationnel est important dans ce métier. « On a des habitués, tous les jours à la même heure ; ils nous demandent des nouvelles, nous préviennent quand ils partent en vacances. »

Ce que préfère Bérengère ? « La diversité des publics. L’avantage de travailler avec des enfants le matin et l’après-midi avec des adultes. Cela va de 6 mois aux personnes âgées. Et le plaisir d’apprendre à nager. C’est super sympa de voir un enfant qui part de zéro, réussir à avancer au bout de quelques séances sans matériel. »

Peut-être que ça lui rappelle ses débuts à la piscine du Lude, dans la Sarthe, à quelques kilomètres de Château-La-Vallière, où elle a appris à nager à 6 ans, puis s’est affirmée en club avant d’y prendre son premier poste de maître-nageuse, après des études en sport études au lycée Balzac de Tours puis en STAPS, à Poitiers. Aujourd’hui, Bérengère est éducatrice sportive de la fonction publique territoriale et apprécie sa vie en eaux tourangelles, à l’extérieur et dans le bassin, aux côtés de ses six collègues du Mortier.

Textes et photos : Aurélie Dunouau

Football : les Pogba aux manettes de 48 h pour la Guinée

A la fin du mois, l’événement caritatif 48 h pour la Guinée prendra place au stade de la Vallée du Cher. L’occasion d’y voir de grands noms.

(Photo archives NR – Julien Pruvost)

Dans la famille Pogba, il y a trois footballeurs de grand talent mais aussi de grande générosité. Et lors du dernier week-end de l’année, ils vont nous le prouver à l’occasion d’une belle opération caritative dénommée 48 heures pour la Guinée.

Paul, Matthias et Florentin seront aux manettes des festivités, dont Tours sera le cadre, proposant notamment concert, dîner, vente aux enchères de maillots (le samedi 28 décembre), et match de foot (le dimanche 29 décembre, à partir de 15 h au stade de la Vallée du Cher).

De Grizou à Matuidi

Si Paul Pogba est né il y a 26 ans en région parisienne, ses deux frères Matthias et Florentin (deux jumeaux) ont vu le jour trois ans auparavant à Conakry, en Guinée, pays d’origine de leurs parents, avant que la famille ne rejoigne la France quelques mois plus tard. C’est la raison pour laquelle les deux aînés portent aujourd’hui le maillot de leur pays en sélection, tandis que Paul (69 sélections, 10 buts), milieu de terrain vedette de Manchester United, est un des leaders de l’équipe de France, avec laquelle il est devenu champion du monde en 2018.

La rencontre, toute amicale, dont la recette reviendra à l’association 48 heures pour la Guinée, mettra aux prises une équipe All Star à une sélection guinéenne. De très grands noms du foot français (Antoine Griezmann, Blaise Matuidi, Amandine Henry…) et du foot guinéen (Pascal Feindouno, Titi Camara…) sont annoncés. Matthias Pogba, qui a évolué au Tours FC en 2018, joue actuellement en Espagne. Le prix des places est de 15 à 22,40 €.

Thierry Mathiot

Horoscope WTF du 18 décembre 2019 (jusqu’à… janvier allez)

Et voilà. Ce qui devait arriver, arriva : voici le dernier horoscope de l’année. Promis, l’astrologue de tmv reviendra en janvier 2020 !

Bélier

Amour

Un(e) de perdu(e), ben…
un(e) de perdu(e), et on l’a dans le… !

Gloire

Votre dignité ressemble à
ce vieux slip échoué sur le bord de
la route.

Beauté

Vous êtes aussi appétissant(
e) qu’un cookie tout chaud qui
sort du four.

Taureau

Amour

Jésus vous aime. (lui, au
moins)

Gloire

Marc Dorcel a essayé de
vous joindre. On lui a filé votre
adresse mail, no souci.

Beauté

Dur dur quand on est mou
mou comme vous !

Gémeaux

Amour

Tromper tue. Je sais, ça fout
les boules.

Gloire

Et si vous partiez élever des
poules au Népal au lieu de faire ce
job chiant ?

Beauté

Petit bourrelet deviendra
grand. Eh oui, c’est Noël !

Cancer

Amour

Non, là y a plus rien à faire.
Rabattez-vous sur la bouffe, plutôt.

Gloire

Vous êtes au courant, vous,
que lasciatemiiii cantaaareee, perché
ne sono fieroooo ?

Beauté

Vous n’avez donc aucun
amour-propre ?

Lion

Amour

Vous avez une touche.
(avec votre main droite)

Gloire

Cette semaine, vous excellez
dans tous les domaines, youpi…

Beauté

…ah bah pour la précédente,
on s’est trompé finalement !

Vierge

Amour

Vous êtes le Judas de
l’amour : avec vous, tout n’est que
trahison, cupidité et poil aux pattes.

Gloire

Prenez une tartine de second
degré chaque matin pendant
2 mois.

Beauté

Force est de constater que
vous avez autant de prestance que
Poutine chevauchant un ours.

Balance

Amour

Bon bah, c’est en regardant
votre vie amoureuse qu’on se rend
compte que la nôtre n’est pas si horrible.

Gloire

Vous n’avez pas la langue
dans votre poche…

Beauté

…uniquement dans la
bouche de vos potes. Berk.

Scorpion

Amour

« Le ramollissement du sexe
durcit le coeur », disait Maurice Chapelan.
Voilà voilà.

Gloire

L’important, c’est de participer…
Une belle phrase de loser ça !

Beauté

Adaptez-vous au réchauffement
climatique : baladez-vous à poil.

Sagittaire

Amour

Même une pizza à l’ananas
a plus de chance de trouver grâce
aux yeux de quelqu’un.

Gloire

Bon après, le célibat c’est
cool. Z’êtes pas obligés de fermer la
porte des WC.

Beauté

Nos neurones se liquéfient
devant tant de beauté… POH POH
POOOH. (Pour une fois qu’on est
sympas)

Capricorne

Amour

Vous êtes comme un
meuble Ikea : gonflant à monter
mais bon, quelle satisfaction une
fois qu’on parvient !

Gloire

D’après une étude, les
personnes dormant du côté
droit au lit sont les plus relous.
À bon entendeur…

Beauté

Vos accessoires sadomasochistes
seront du plus bel
effet sous le sapin à Noël.

Verseau

Amour

Que dalle. Et ce, jusqu’à janvier
prochain.

Gloire

Attention… Votre meilleur
ami a le bras long (c’est bien le seul
truc qu’il a de long, d’ailleurs)

Beauté

Eh ouais, un miroir c’est pas
comme Instagram : y a pas d’filtre !

Poissons

Amour

Vous rencontrerez l’être
aimé la veille de Noël. Il s’appellera
Jean-Eudes. Voilà, c’est tout, bisou.

Gloire

La vie est dure. Vous souffrez
désormais de scalaglobophobie.
(Google est votre ami ! Le seul, d’ailleurs
ouarf)

Beauté

Vos écailles sexy et votre
odeur de cabillaud font tourner des
têtes.

On a testé le Blend & Shaker, à Jean-Jaurès

Récemment installé place Jean-Jaurès, juste à côté du Mao, voici venu le Blend & Shaker. Un établissement au design très travaillé. Et quoi de bon dans l’assiette ? Verdict !

« Wow… ça en jette ! » Cette phrase, bien des clients franchissant la porte du Blend & Shaker l’ont prononcée. Il faut dire qu’en entrant ici, le regard se pose vite sur l’immense bar au fond qui en impose tant par sa taille que par ses dizaines et dizaines de bouteilles qui le tapissent. Le tout est éclairé par de multiples lumières donnant un effet orangé du plus bel effet. Effectivement, le Blend & Shaker « a de la gueule » comme dirait Papy Roro !

Pour le reste, ce bar-restaurant, ouvert depuis le 22 novembre, joue la carte du branchouille, du design. La salle est élégante, les couleurs sombres, de jolies lampes suspendues au plafond donnent un beau cachet à l’ensemble. Pas à dire, l’établissement a soigné son look. De quoi donner envie de siroter un cocktail ou l’un des multiples vins (carte fort intéressante au demeurant).

Bon, la beauté extérieure, tout ça tout ça, c’est bien joli. Mais la beauté intérieure ? Qu’est-ce que le Blend & Shaker a dans le ventre ? Pour le savoir, on s’est précipité à midi pile un jeudi – le resto a déjà bon nombre d’adeptes – histoire de tester la carte. Celle-ci compte une dizaine de plats, quelques tartares et salades et des entrées appétissantes (carpaccio de rillons, saumon gravlax…).

Pour les plats, comptez entre 17,90 € (le risotto aux asperges vertes) et 26 € (noix de saint-jacques), pas forcément accessible à toutes les bourses. En revanche, il existe une formule du midi à 18 €. Pour nous, ce sera un dos de cabillaud façon meunière : la pièce de poisson est imposante, la portion généreuse. C’est bien travaillé, charnu et agrémenté d’endives au lard de Colonnata. Et servi avec le sourire et l’amabilité d’une équipe aux petits oignons pour les tablées.

Le Blend & Shaker offre donc une nouvelle proposition à la place Jean-Jaurès qui, désormais, a de quoi satisfaire tous les estomacs et tous les portefeuilles. À vous de choisir !

Aurélien Germain


> Blend & Shaker : 3 avenue de Grammont, place Jean-Jaurès, à Tours. Ouvert 7j./7, midi et soir pour la restauration, et toute la journée pour la partie bar. Possibilité de bruncher le dimanche.

> Contact : 02 47 39 91 99 ou Facebook et Instagram 

> Tarifs :  La formule du jour (plat du jour + café gourmand ou + detox) à 18 €. Plat du jour seul à 14 €. Sinon, à la carte, comptez 8 à 12 € l’entrée ; de 17 à 26 € le plat. Verre de vin à partir de 5 €. Cocktail du moment detox à 7 €.

 

Noël : la recette de Didier Edon (Les Hautes-Roches)

#RecettesDeChef Pour vos fêtes de fin d’année, nous avons demandé à plusieurs chefs tourangeaux de nous proposer une recette de Noël. Voici celle de Didier Edon, des Hautes Roches.

LES SAINT-JACQUES DANS LEUR COQUE, « SOLEIL D’HIVER »

>Le chef : Didier Edon – Les Hautes Roches (*)
Dans la cuisine étoilée de Didier Édon nous avons pu déguster ses saint-jacques « Soleil d’hiver », un vrai festival de saveurs simples et délicieuses. Un mélange terre et mer festif et facilement adaptable selon la saison ou l’occasion.

Ingrédients :
2 à 3 Saint-Jacques par personne
15 cl d’huile d’olive
Fleur de sel, poivre du moulin

Pour le « Soleil d’Hiver » :
1 coing poché au sirop, en dés
1 pomme Golden poêlée, en cubes
50 g de jambon de canard, en dés (magret fumé)
Quelques grains de raisin
2 têtes de Shitaké (champignons) en quartiers
1 tranche de foie gras cuit en cubes
2 poires tapées « réhydratées » dans le vin de Vouvray, en morceaux

Les Saint-Jacques :
Habiller les Saint-Jacques. Les laisser attachées à leur coque, ôter le nerf sur le côté de la noix, bien les nettoyer.
Garnir la coque, autour de la noix, avec les ingrédients du « Soleil d’Hiver » : les dés de pommes poêlés, les cubes de coing, les dés de jambon de canard, les poires tapées, les grains de raisin (Les dés de foie gras seront répartis dans les coquilles au dernier moment.)
Verser un filet d’huile d’olive et 1 petit cube de beurre, saler de quelques grains de fleur de sel, puis poivrer avec un moulin.
Enfourner dans un four chaud (180°C), une à deux minutes, surveiller.
Servir bien chaud en disposant les coquilles Saint-Jacques sur un socle de gros sel légèrement humidifié, pour les maintenir « à plat » dans l’assiette.

On peut, à sa guise, composer sa garniture selon la saison, ses envies et humeurs, une région… Par exemple : Poire / Gorgonzola / Pancetta ; Foie gras (en terrine) / Magrets / un peu de truffe / poire tapée Cocos de Paimpol / Chorizo ; etc.


> Pour retrouver les recettes des autres chefs, c’est en cliquant ICI !

 

Noël : la recette du chef Benoît Pasquier (Saint-Honoré)

#RecettesDeChef Pour vos fêtes de fin d’année, nous avons demandé à plusieurs chefs tourangeaux de nous proposer une recette de Noël. Voici celle de Benoît Pasquier, du Saint-Honoré.

TARTARE DE DORADE ROYALE MARINÉE AUX CHOUX ET NOISETTE

Le chef : Benoît Pasquier – Le Saint-Honoré
La recette que nous propose Benoît Pasquier, chef du St-Honoré, est une entrée fraîche composée uniquement de produits de saison, simple à réaliser et pleine de saveurs. Les noisettes torréfiées et l’huile de noisette lui donnent un côté très gourmand et l’avantage de cette recette, c’est qu’elle convient à tous les budgets, puisque n’importe quel poisson à chair blanche peut faire l’affaire. On peut également la ressortir pour le réveillon du 1er de l’an.

Ingrédients (pour 4 personnes) :
Huile de noisette La Tourangelle
2 filets de dorade royale
200 g de chou-fleur cru
100 g de chou rouge cru
50 g de noisettes grillées, concassées et torréfiées
200 g de chou romanesco cru
Poivre Cubèbe (de Terre Exotique), sel

Préparation :
Commencer par découper les choux en brunoise.
Pour la préparation de la marinade minute : dans un récipient, ajouter de l’huile de noisette et les noisettes préalablement concassées et torréfiées.
Découper les filets de dorade en petits morceaux et les ajouter à la marinade.
Dans un mortier, piler quelques grains de poivre cubèbe, les ajouter sur la dorade et saler.
Pour le dressage : à l’aide d’un emporte- pièce, déposer la brunoise de choux puis le tartare de dorade.

L’astuce de Benoît : Ajouter des fleurs comestibles comme le cosmos, de la bourrache ou encore des fanes de carotte ou de cerfeuil.


> Pour retrouver les recettes des autres chefs, c’est en cliquant ICI ! 

 

Bûches de Noël : le méga-test de la rédac’ (ne nous remerciez pas)

Pour son dossier culinaire de Noël, tmv s’est vraiment donné à fond, jusqu’à sélectionner pour vous les meilleures bûches du coin. Et oui, nous les avons toutes goûtées ! Petit compte-rendu de nos coups de cœur et de celles qui nous ont le plus marquées.

Bigot

Nous avons eu la chance de tester deux des nouveautés de cette année, qui nous ont séduites par leur légèreté et la profondeur des saveurs. La Forêt noire (biscuit brownie, mousse chocolat pure origine Caraïbes 66 % de cacao, mousse blanche — crème pâtissière et chantilly —, coulis griottes, cerises Amarena) nous a conquis notamment grâce à son léger cœur de mousse blanche et, pour ceux qui aiment la cerise mais pas forcément les gâteaux alcoolisés, le goût doux sans être trop prenant de la cerise.

Quant à la bûche Rubis (mousse myrtille, coulis fraise-framboise, ganache montée à la vanille, biscuit Joconde et sablé de Plougastel), elle a fait plusieurs ravis pour son mélange subtil des goûts de fruits rouges avec le cœur à la vanille. À tester absolument, cela vaut vraiment la promenade !
2 rue Nationale (place du Château), à Amboise. 5,30 € par personne.

Chartier

Parce qu’il n’y a pas que les grandes maisons tourangelles très connues, nous avons voulu ajouter une adresse réputée dans l’agglomération. Chez Chartier on aime la pâtisserie généreuse et cela se sent dans la bûche Élégance (mariage d’une mousse chocolat Guanara 70 %, crémeux chocolat lait-caramel et son croustillant praliné, le tout posé sur un biscuit moelleux chocolat) qui a séduit par son côté gourmand.

Amateurs de chocolat corsé, allez-y les yeux fermés !
88 avenue de la République, 37700 Saint- Pierre-des-Corps. 3,95 € la bûche individuelle. 4,40 € par personne pour une grande.

Maison Caffet

Bien que la bûche Merveilleuse (recette emblématique de la maison au praliné et au chocolat) ait plu à l’ensemble de la rédaction, la bûche Lumineuse (noisette, chocolat au lait, caramel Bourbon et notes de citron verts subtiles) a été la vraie agréable surprise de cette dégustation. Impeccable alliance du chocolat et de l’agrume, cette bûche a fait l’unanimité.
Les Halles, à Tours. 5,20 € la bûche individuelle, 42 € la 4-6 parts (généreuses).

Esprit Cacao

Cette année la Mûroise se transforme en bûche pour notre plus grand plaisir (biscuit moelleux au chocolat, compotée « mûroise » — mûre et framboise —, mousse au chocolat et habillage framboise) et nous prouve qu’on peut faire du gourmand et du savoureux sans lactose ni gluten. Le mélange chocolat / fruits rouges est parfaitement équilibré et l’ensemble très léger.
19 bis avenue de Grammont, à Tours. 24 € la bûche 4 parts (généreuses).

Nicolas Léger

La bûche fraîcheur (croustillant praliné noisette, biscuit amande, crémeux citron jaune, compotée cassis et crème légère à la citronnelle) ravira les amateurs de gâteaux aux fruits avec ses arômes frais mais c’est la Forêt noire (biscuit chocolat, crème légère amande, griottes au kirsch, compotée griottes, mousse au chocolat noir de Madagascar) qui nous a le plus plu. Le biscuit aéré donne à l’ensemble une légèreté inattendue.

Attention toutefois, il faut aimer les cerises au kirsch ! Pour les amateurs de goûts plus doux, la Symphonie (craquant noix de pécan, crème brûlée vanille bourbon et mousse chocolat noir 75 %) devrait faire des heureux.
59 place du Grand Marché, à Tours. 4,30 € la bûche individuelle, 6 € la part pour une grande. Forêt noire en taille unique 5-6 parts (généreuses) : 33 €.

Mi-faim Mi-raisin, brasserie-caviste pour pas cher

Situé à deux pas de la gare, rue Marcel-Tribut, le Mi-Faim Mi-Raisin apparaît comme la bonne cantine du midi.

Une brasserie-caviste dans le quartier de la gare, ça vous dit ? Pour pas trop cher ? Avec l’esprit convivial qui va avec ? Normalement, les intéressé(e)s devraient trouver leur bonheur en longeant la rue Marcel-Tribut et en prenant place au Mi-faim mi-raisin.

Cela faisait un bon mois que l’équipe de tmv lorgnait sa page Facebook, l’établissement ayant la bonne et heureuse idée de changer de menu tous les jours. Un gage de qualité et de renouvellement certain. Ce jeudi, on a donc installé notre petit estomac bien au chaud dans le resto : pieds sous la table, menu en face des yeux et conversation avec les sympathiques patrons dont on nous avait vanté la bonhomie (on ne nous avait pas mentis !).

Ici, l’ambiance est bon enfant, côté brasserie de quartier oblige. Les prix sont plus que raisonnables : on ne dépasse pas 20 € pour la formule complète du midi, entrée plat et dessert. Et tout est fait maison, le Mi-faim mi-raisin tient à le rappeler.

Velouté de potimarron et nuage de curcuma

Pour commencer, c’est parti pour un velouté de potimarron bien chaud comme il faut. Tout doux en bouche, avec un nuage de curcuma par-dessus pour relever les saveurs, on vote pour !


Le reste ? On hésitait entre la truffade auvergnate ou les casarecce maison avec endives et noix. Mais le choix s’est porté sur le poulet fermier rôti (une vraie portion qui ne triche pas) accompagné de sa poêlée de navets et haricots verts. Une cuisine traditionnelle et fraîche donc, sans prétention, avec un agréable esprit cantine du midi qu’on aime beaucoup (et option végétarienne possible sur la carte, ne l’oublions pas !).

Tout au plus pourrions-nous dire que les tables de deux à l’entrée sont à notre humble avis un poil serrées. Mais pour le reste, le Mifaim mi-raisin est une adresse sympathique à quelques mètres seulement de la gare, idéal pour passer un bon moment entre amis ou collègues le midi.

Aurélien Germain


> Mi-faim Mi-raisin, au 38 rue Marcel-Tribut, à Tours. Ouvert du lundi au vendredi, le midi. Partie caviste la journée jusqu’à 17 h.

> Contact : sur Facebook, ou mi-faim-mi-raisin. com ou au 02 47 20 49 38.

> Tarifs : 9,90 € pour le plat du jour, sinon 14 € en choisissant le plat et entrée ou dessert. La formule complète, quant à elle, affiche 18 €. 

Le Mi-faim mi-raisin fait également office de caviste. En rab ? Cours d’oenologie et cuisine, afterwork en terrasse et animations et dégustations tous les mois.

 

Le plateau de fromages de Noël de Rodolphe Le Meunier

Meilleur ouvrier de France et Meilleur fromager international en 2007, Rodolphe Le Meunier, reconnu pour son talent et chouchou des Tourangeaux amateurs de bons fromages, nous a reçus dans sa cave d’affinage de La Croix-en-Touraine pour nous présenter son plateau idéal pour Noël.

« C’est un plateau abordable car on peut trouver ces fromages presque partout — les gens ne sont pas obligés de prendre les fromages chez moi, même si je serai ravi de les servir !, nous a expliqué le fromager-affineur. Il met à l’honneur le chèvre de Touraine et il y a de quoi satisfaire tous les palais. Par ailleurs, c’est un plateau équilibré : quel que soit le sens dans lequel on mange les fromages les goûts ne s’effaceront pas les uns, les autres. »
Présentation avec un ordre de dégustation conseillé (mais pas obligatoire, donc).

BÛCHETTE FUMÉE

Il s’agit d’un chèvre de type sainte-maure-de-touraine que Rodolphe Le Meunier fume lui-même dans sa toute nouvelle cave de fumage. Un goût surprenant et auquel on se fait vite avec cette exclusivité de la fromagerie des Halles (5,05 €).

DÉLICE AFFINÉ AU CHABLIS

Un air de fête avec ce fromage de type époisses mais plus doux et sucré grâce à sa méthode d’affinage (8,97 €). COMTÉ DE 30 MOIS Un fromage qui fait généralement l’unanimité. Le fait de le choisir bien affiné permet de garder un plateau bien équilibré (35,64 € / kg).

CRÉMEUX DES CITEAUX AUX TRUFFES

Une tuerie (oui, on se lâche, il n’y a pas d’autres mots). Ce crémeux aux truffes est doux, la truffe se sent bien et nombreux sont les Tourangeaux à l’avoir adopté. Nul doute qu’il sera la star de ces fêtes.

SHROPSHIRE

Un bleu anglais coloré à la graine de rocou. Eh oui ! selon Rodolphe Le Meunier, les British savent faire de très bons fromages, et toc ! Et « leurs bleus d’été sont parfaits au moment des fêtes », ajoute-t-il. (37,70 €/kg).

Horoscope WTF du 11 au 17 décembre 2019

Attention, attention ! Voici l’avant-dernier horoscope de l’année, après une pause bien méritée de l’astrologue aux Seychelles, dans sa villa de luxe, payée par les Tourangeaux.

Bélier

Amour

« Wem nicht zu raten ist,
dem ist auch nicht zu helfen ! » EH
OUAIS !

Gloire

En ce moment, vous êtes
comme l’hiver. Glacial et pénible.

Beauté

Force est de constater que
vous avez une tête à vous enjailler
sur du Patrick Sébastien.

Taureau

Amour

Détendez-vous le string,
z’êtes trop stressé(e) au plumard.

Gloire

Fais de ta vie un rêve et de
tes… Oh merde, on sait plus. Bref,
mangez une tartiflette.

Beauté

Beeh, c’est tout flasque.

Gémeaux

Amour

L’infidélité fait maigrir. Pesez-
vous.

Gloire

On passe sous un tunnel,
faudra vous débrouiller.

Beauté

Suite à une soirée arrosée,
vous vous tatouerez la tête de l’astrologue
de tmv sur la fesse droite.
Pas cool.

Cancer

Amour

Il serait judicieux de lui
offrir des perles de pluie venues de
pays où il ne pleut pas.

Gloire

En parlant de Brel, votre
boss en est une.

Beauté

Le temps de vos cheveux
est révolu. Bientôt, vous serez
chauve.

Lion

Amour

Elle n’est pas hyper passionnante
votre vie, n’est-ce pas ?

Gloire

Petite pensée pour votre dignité
portée disparue.

Beauté

Envie d’avoir un ventre plat
comme l’astrologue ? Faites comme
lui, rentrez le ventre et cessez de respirer
(soyez balèze en apnée)

Vierge

Amour

Le dernier film que vous
avez vu résumera votre vie sexuelle.

Gloire

L’objet à votre gauche représente
l’arme que vous utiliserez
en cas d’invasion zombie.

Beauté

Le dernier plat que vous
avez mangé sera le surnom de ce qui
se trouve dans votre slip.

Balance

Amour

Aujourd’hui, tout le monde
vous aime, vive vous. (trop de gentillesse,
ça prépare une méchanceté)

Gloire

Envie d’un plat au fromage
ce soir ? Ben, regardez entre vos orteils.

Beauté

(et voilààà, celle-là est bien
bien dégueu)

Scorpion

Amour

Vous êtes comme les
chocolats Mon Chéri. On vous
prend uniquement pour faire
plaisir.

Gloire

Bon sang, mais vous
êtes aussi lourdingue que les
chants de Noël dans les rues de
Tours !

Beauté

D’ailleurs, le Père Noël
me dit de vous dire qu’il a bien
reçu votre liste de cadeaux avec
le slip en cuir, le fouet, tout ça.

Sagittaire

Amour

Après analyse, les résultats
sont formels : votre ex a une tête
d’endive.

Gloire

Partez à la pêche aux moules
moules moules. Ça collera avec votre
Q.I d’huître (wooo violeeence)

Beauté

Vous le saviez, vous, que
de Nantes à Montaigu, la digue la
diiigue ?

Capricorne

Amour

Vous êtes aussi fuyant(e)
qu’un pet.

Gloire

Tout irait mieux dans votre
vie si vous offriez des chocolats à
l’astrologue de tmv…

Beauté

Votre derrière est comme
un Doliprane : tout blanc, mais
qu’est-ce que ça fait du bien d’en
avoir sous la main.

Verseau

Amour

Votre coeur est cassé. Faites
comme pour un iPhone, mettez-le
dans du riz.

Gloire

Vous êtes aussi rock’n’roll
qu’une soirée Scrabble/cassoulet.

Beauté

L’expression dit « on est ce
qu’on mange ». Vous êtes donc une
grosse raclette bien coulante.

Poissons

Amour

La constellation d’Harry
Potter vous conseille d’enlever le balai
coincé où-vous-savez.

Gloire

C’est pas juste que les Poissons
soient si cool.

Beauté

Des fois vous êtes canon,
des fois moche. Allez A+ pour
d’autres prédictions astrologiques.

Mets de Noël et vins : les conseils dégustation du vigneron Frédéric Bourillon

Impossible de parler de Noël et de Touraine sans évoquer le vin. Rencontre avec le vigneron Frédéric Bourillon (médaille du mérite agricole en 2018 et en 2019 la médaille du tourisme pour son vin de vouvray), afin qu’il nous donne ses conseils de dégustation mets de Noël/vins.

Une piqûre de rappel qui ne peut faire que du bien pour éviter les impairs !

LES ENTRÉES

Le traditionnel foie gras sera toujours accompagné d’un blanc moelleux, qu’il s’agisse d’un vouvray, d’un montlouis ou d’un touraine sauvignon. On choisira en revanche un blanc demi-sec pour le saumon et les saint-jacques. Un vouvray sec puissant (comme la cuvée Indigène Bourillon-Dorléans de 2009) accompagnera merveille les langoustines, langoustes et homards.

LES PLATS

On suit bien sûr ses goûts mais avec la dinde et autres volailles, on peut choisir un blanc demi-sec puissant si l’on a choisi de piquer la peau de de lamelles de truffe. Sinon, un rouge léger, comme un gamay de Touraine, ou un rouge précoce comme un chinon ou un bourgueil de printemps. Avec les gibiers, rien d’autre qu’un rouge riche, qui ne sera pas annihilé par le goût de la viande, lui-même puissant — par exemple un côt de Touraine (chinon, touraine, cabernet) de six mois à un an minimum.

LES DESSERTS

Au dessert, on repassera au blanc, moelleux ou même pétillant (vouvray, montlouis) pour un peu plus de légèreté.

LES FROMAGES

Là encore, on laisse jouer les préférences de chacun mais Frédéric Bourillon aime partager une règle qui lui réussit assez bien en ce qui concerne les fromages de chèvre de la région : plus il est frais, plus il aura tendance à l’accompagner d’un vin rouge léger ; plus il sera fait, plus le blanc deviendra adapté d’autant plus sec que le fromage aura du coffre.

On garde un blanc demi-sec ou moelleux pour un fromage crémeux à la truffe ou même un fromage bleu doux (pour Fred Bourillon, les tanins du rouge ne vont pas bien « avec les moisis », que ce soit du bleu ou du chèvre, d’ailleurs). Les bries et camemberts sont en revanche toujours accompagnés d’un rouge, chinon ou bourgueil par exemple.

Chloé Chateau

De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité

Le centre LGBTI de Touraine et le festival Désir… Désirs proposent trois courts-métrages d’une vingtaine de minutes pour réfléchir à la place des minorités dans la religion.

 

Skyes are not just blue, de Lysandre Cosse-Tremblay, Des thérapies bidon pour guérir l’homosexualité, de Brigitte Noël et La Religion face à l’homosexualité : Être croyant et homosexuel, de Panos. Trois films qui posent la question de la relation complexe des minorités (et des femmes) avec la religion.

Le choix de cette thématique s’explique notamment par le développement actuel des thérapies de conversion qui prétendent guérir l’homosexualité ou l’identité de genre d’une personne par des traitements psychologiques ou médicaux. Mickaël Achard, co-organisateur du festival Désir… Désirs, précise : « Les députés se posent la question de légiférer sur ces pratiques qui viennent des États-Unis et se diffusent en Europe avec de plus en plus d’ampleur. Au niveau européen, les députés ont déjà signalé ces groupes dont les pratiques néfastes peuvent malheureusement mener au suicide. »

Intolérance religieuse

En mars 2018, le Parlement européen a adopté un texte non contraignant appelant les États à les interdire. Des réflexions sont en cours en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. « Tantôt chassées, tantôt jugées, tantôt tolérées, les minorités doivent encore faire face à l’intolérance religieuse. Si des paroisses progressistes et des associations LGBTI religieuses tendent à l’acceptation, demeurent toujours des personnes condamnées à vivre leur foi, cachées. Cependant, minorités et spiritualité religieuse ne sont pas nécessairement incompatibles. »

La projection aura lieu en présence du journaliste et sociologue Frédéric Martel, auteur de « Sodoma : enquête au coeur du Vatican » et de la députée française Laurence Vanceunebrock- Mialon, à l’origine d’un projet de loi contre les thérapies de conversion.

Et on en profite pour rappeler que la prochaine édition du festival ‘Désir… désirs’ aura lieu du 22 au 28 janvier 2020.

Claire Breton


> De la haine à l’amour, vivre sa foi en tant que minorité / Jeudi 12 décembre, à 20 h, aux cinémas Studio, 2 rue des Ursulines à Tours. Tarifs : de 3,5 à 4,5 €.

 

Retrouvez votre Tmv spécial Noël, façon calendrier de l’Avent

Une nouvelle fois, on change les habitudes pour notre numéro spécial Noël. Cette année : un calendrier de l’Avent des bonnes infos !

Eh bien voilà, c’est (re)parti pour un tour. Comme chaque année, début décembre, tmv vous offre un petit numéro un poil particulier. On oublie la maquette habituelle, on oublie les rubriques habituelles et voilà de quoi vous nourrir jusqu’à Noël.

Car pour ce n°356, l’équipe a décidé de vous réaliser une multitude de petits tmv façon calendrier de l’Avent. De quoi se régaler d’infos positives et les grappiller du 4 au 25 décembre. Une page pour une journée, soit 22 mini-tmv avec des bonnes idées de sorties, des bons plans shopping, des petites brèves rigolotes ou pour vous donner le sourire et des actus qui vous accompagneront jusqu’à la venue du Père Noël.

Mais qu’on se rassure, dans cette jolie période qui prépare Noël et les fêtes, il reste toujours un vilain monsieur rabougri et aigri au fin fond des bureaux de la rédaction : j’ai nommé l’astrologue. Qui, forcément, vous a concocté sa petite dose d’horoscope WTF à retrouver en fin de journal. Un cadeau comme un autre, non ?

> A retrouver partout en ville ou en téléchargement sur notre site, rubrique l’hebdo en PDF

 

Bonne lecture ! La rédac’

Horoscope WTF spécial Noël (qui n’a rien à voir avec Noël) du 4 décembre

Parce que Noël approche, l’astrologue est encore de plus mauvaise humeur. Est-ce possible ? Eh bien, oui. La preuve.

Bélier

Amour

Il en faut peu pour être heureux : regardez l’état de votre vie sentimentale.

Gloire

La vérité est difficile à entendre, mais vous n’êtes rien sans l’astrologue de tmv.

Beauté

Vous êtes rayonnant(e) cette semaine ! Non, on déconne.

Taureau

Amour

La personne à votre droite est cocue. Ça pique, ah ouais ?

Gloire

Vous êtes du genre à dire « titine » au lieu de voiture. Bref, vous êtes officiellement un crouton.

Beauté

Excusez-vous d’exister. Z’êtes trop parfait(e) pour ce monde.

Gémeaux

Amour

À la minute où vous lisez ces lignes, 69 000 couples sont en train de s’envoyer en l’air. Fou, non ?

Gloire

Eh bien oui mes chers gnous, on en apprend tous les jours dans tmv. Allez, biz !

Beauté

Elle est sympa votre raie du plombier.

Cancer

Amour

Tant de romantisme en vous que vous avez envie de rouler une pelle à un arc-en-ciel

Gloire

Olala, arrêtez de vous plaindre, on dirait Damien Saez.

Beauté

Vous, on ne vous voit pas de loin. Mais on vous sent de loin.

Lion

Amour

M’en fous.

Gloire

La constellation du James Brown vous rappelle que… WOAAAAAAAAAAA, I Feel good, Ta dada dada dada

Beauté

Vos poils, vos cernes, votre derrière : pas d’doute, vous êtes un panda.

Vierge

Amour

Votre ex est con comme un balai. C’est gratuit et méchant pour les balais, mais ça fait du bien.

Gloire

Vous aimez rester dans l’ombre…

Beauté

… ce qui est tant mieux, parce que ce style vestimentaire, c’est vraiment plus possible.

Balance

Amour

Reconnaître ses torts est signe d’humilité et de force. Vous savez ce qu’il vous reste à faire avec votre ex.

Gloire

Tel le ventilateur, vous brassez de l’air.

Beauté

Gastro prévue ce week-end. Allez kissou !

Scorpion

Amour

Ce n’est pas parce que vous aimez le foot qu’il faut autant simuler hein..

Gloire

Les gens qui disent chocolatine, qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Beauté

Pas de secret : tout se joue à la naissance, hein CLIN D’OEIL.

Sagittaire

Amour

En Amour, vous êtes ce
qu’O-Zone est à la musique.

Gloire

Pensez aux lunettes. De vos toilettes.

Beauté

L’argent n’a pas d’odeur. Mais vous, oui, par contre.

Capricorne

Amour

Les relations amoureuses, c’est comme les crêpes. On foire toujours la première. Allez A+ !

Gloire

Au fond de chaque Capricorne somnole un gros boulet.

Beauté

Vous avez la consistance d’une tartiflette mais malgré tout, vous restez un missile nucléaire de la beauté.

Verseau

Amour

Vous tomberez amoureux/se d’un morse.

Gloire

Vous allez apprendre à communiquer en morse.

Beauté

Vous avez une tête de morse.

Poissons

Amour

Vous allez vous accoupler avec un Sagittaire, un Bélier et un Balance…

Gloire

… Berk, ça en fait du monde du coup !

Beauté

Par chance, vous avez l’élégance d’un poney.

UTBM : Marius Chambre tient le haut du panier

Joueur virevoltant, véritable révélation de l’UTBM, Marius Chambre brille durant les rencontres.

Marius Chambre, de l’UTBM, face à Lorient.

Arrivé cet été en provenance d’Orléans pour occuper le poste de meneur de jeu de l’équipe première de l’UTBM aux côtés des expérimentés Aldo Curti et Gérald Guerrier, Marius Chambre (21 ans ; 1,81 m) se plaît à Tours. Et son temps de jeu ne cesse d’augmenter.

Les blessures de Guerrier et, vendredi soir à Tarbes, de Curti, l’ont propulsé aux manettes de l’équipe. Auteur de 10 points lors de la victoire de son équipe dans le sud-ouest (83-75), le jeune meneur est pour beaucoup dans l’excellente première partie de saison de son équipe, actuellement 5e de Nationale 1.

« J’ai démarré tout petit en région parisienne à Fontenay-le-Fleury avant de jouer en minimes jusqu’en cadet à Versailles. Puis je suis allé à Mulhouse, avant de jouer quelques mois au Canada et à Monaco. » A Orléans, où il fit notamment la connaissance de son futur partenaire de jeu, et ex-limougeaud Aldo Curti, il fit quinze apparitions en équipe première (Pro B), évoluant le plus souvent en Nationale 3 (14,5 pts de moyenne en 2018 et 12,7 pts en 2019) avant de prendre la direction de Tours.

Joueur virevoltant en gros progrès sur le plan collectif, il reconnaît s’intéresser à beaucoup de choses. Ses passions : l’actualité sous toutes ses formes (écologie, politique étrangère), les séries télé et aussi les jeux vidéo. Samedi 30 novembre, il portera la responsabilité de conduire le jeu de l’UTBM contre La Rochelle, dans la salle de Tours-Nord, à Monconseil. Avant d’attaquer les matches retour par un périlleux choc contre Angers, actuel leader du championnat de Nationale 1.

Thierry Mathiot

Basilic & co : pizzas de terroir et artisanales au menu

La franchise Basilic & co vient de s’installer à Tours Nord. Avec elle, ses pizzas de terroir, mettant en valeur les régions françaises. On y a évidemment fait un tour pour la chronique resto…

Vous croyez tout savoir sur la pizza, pâte fine, pâte épaisse, fond tomate ou fond crème ? Eh bien sachez qu’il y a du nouveau sur la planète pizz’ à Tours.

Le credo de Basilic and Co, qui a pris ses quartiers du côté de Monconseil il y a quelques jours seulement, c’est la pizza de terroir, de qualité et composée avec des ingrédients artisanaux français labellisés (bleu du Vercors AOP, mozzarella artisanale française, jambon sec d’Ardèche IGP, chiffonnade de jambon blanc ardéchois, tome des Bauges AOC…). Et le tout fabriqué à la demande devant le client et cuit au feu de bois.

Les régions de France à l’honneur

Laurent Bassi, le fondateur de la franchise a ouvert son premier restaurant en 2004 dans la Drôme et le premier franchisé est né à Nantes en 2014. Depuis, c’est l’explosion. Dès l’année suivante l’enseigne devient la première franchise de pizza à obtenir le label « fait maison » et Basilic and Co devrait atteindre les trente restaurants en France à la fin de cette année.

Celui de Tours est tenu par un duo de choc : Aurélien et Geoffrey, tout sourire au comptoir du restaurant. Alors, de terroir, il est effectivement beaucoup question à la carte. Une série de recettes met les régions de France et d’ailleurs à l’honneur et c’est assez rigolo de se retrouver avec une pizza bourguignonne, tajine, Iraty ou aux quatre fromages des Alpes.

Nous, on a opté pour une savoyarde, avec du Reblochon AOP et une petite fondue d’oignons maison. C’est gourmand et ça fait du bien en ces jours frisquets. La pâte est moelleuse et fondante à souhait et il y a deux tailles au choix, pour satisfaire tous les appétits.

Pour ce qui est de l’ambiance, la salle est assez petite et on sent que la franchise a soigné le décor et n’hésite pas à mettre ses valeurs en avant (protection de l’environnement, produits artisanaux, tout ça…). Service souriant et efficace et on peut se restaurer rapidement si on est pressé. Et si on l’est encore plus, il est naturellement possible de déguster ces petits morceaux de terroirs à emporter ou en livraison.

Matthieu Pays


> Basilic & co, au 42 rue Daniel Mayer, à Tours Nord. Ouvert tous les jours, midi et soir.
> De 9,90 à 11,90 € pour la pizza taille standard et de 11,90 à 14,90 € pour la taille maxi. 4,90 € pour le tiramisu café ou framboise. 10,90 € pour une salade à composer soi-même. Sur place ou à emporter. 

> Contact : sur internet ou au 02 47 44 98 19. 

Compagnie 2si2la : clown un jour, clown toujours

La Compagnie 2si2la joue son dernier spectacle Just like a woman, parallèlement à ses stages de clown pour adultes.

Clémentine Serpereau, de la compagnie 2si2la.

Son fil rouge, c’est le clown. Ce personnage haut en couleurs, joyeux ou triste, né sous les chapiteaux de cirque, a porté, formé et inspiré Clémentine Serpereau. Après deux années au Samovar, l’école de clown de Bagnolet, l’actrice a co-créé la Compagnie 2si2la aujourd’hui basée à Saint-Pierre-des- Corps. C’était en 2008.

Depuis, le clown de théâtre, émancipé de l’univers circassien, s’est installé dans son jeu d’actrice et ses créations teintées de musique et de danse. « Il est toujours un peu présent dans mes spectacles », analyse l’artiste de 38 ans. « On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé, comme une personnalité que l’on interroge, ajoute-t-elle. Le mien a les mêmes caractéristiques depuis 10 ans, même s’il évolue, grandit ; il est très féminin, a un côté bon élève, ne supporte pas la triche, les injustices. Mais c’est aussi une parfaite victime, ce qui n’est pas du tout mon cas dans la vie ! »

« On a tous un clown en soi, plus ou moins assumé »

Chaque année, Clémentine Serpereau organise des stages de découverte du clown pour adultes, amateurs et professionnels. « Grâce à des jeux, ils trouvent rapidement les traits caractéristiques de leur clown, certains trichent, d’autres dénoncent », sourit-elle.

Just Like a woman, le quatrième spectacle de 2si2la, est l’adaptation d’un texte de Jalie Barcilon, elle-même clown, auteure et metteuse en scène. Le thème de ce duo comédienne/ guitariste ? La maternité et une question : « Qu’est-ce qu’être une femme d’une trentaine d’années aujourd’hui, avec ou sans enfants ? », résume Clémentine Serpereau. Qui jouera des éléments de réponses avec le musicien et compositeur Messaoud Bouzid, dans une mise en scène de Delphine Poudou et Nathalie Pellé.

Flore Mabilleau


> Just Like a woman, à 20 h 30 le 7 décembre au Patronage Laïque La Riche Lamartine à Tours. Tarifs : de 8 à 12 €.

> Stages clown les 18 et 19 janvier et les 8 et 9 février 2020. Tarifs : de 60 à 80 €.

Parlons champignons avec le chef Maximilien Bridier

Le chef du sublime restaurant La Roche Le Roy, Maximilien Bridier, nous a accueillis pour parler champignons et gastronomie. A table !

Maximilien Bridier, du restaurant La Roche Le Roy.

Quand on l’a appelé, il nous a répondu illico : « Venez au restaurant demain matin à 9 heures ! » Le sujet de l’interview nous avait ouvert les portes. Parler de champignons avec Maximilien Bridier ne nous paraissait pourtant pas si évident mais, d’entrée, ses premiers mots allaient nous rassurer.

« Merci d’écrire sur les aliments de saison. La saisonnalité comme la proximité des produits sont les clés de la qualité. » Et d’ajouter : « Les champignons, cela me replonge dans mon enfance à Blois. Avant d’apprendre à les cuisiner auprès de mes maîtres d’apprentissage, je les ai découverts en tant que jeune cueilleur en compagnie de mes grands-parents, de ma mère et de mon père. » Dans le mille !

Le grand (également par la taille) chef du restaurant La Roche Le Roy, au pied de Saint-Avertin, se souvient des paniers remplis de cèpes, de pieds de moutons, de coulemelles ou de trompettes de la mort. « Bien sûr, je ne connais pas tous les champignons mais, comme tout bon cueilleur, je sais qu’il ne faut ramasser que ceux qui nous sont familiers. »

Pour son restaurant, Maximilien Bridier s’approvisionne auprès de vendeurs professionnels, et dans les marchés réservés notamment aux restaurateurs (à Rochecorbon ou Rochepinard). La période des bolets est maintenant passée mais pas de soucis pour lui. « On en a rentré beaucoup cette année, après deux ans plus difficiles. Nous pourrons ainsi en proposer jusque fin décembre. On les a nettoyés, pochés dans de l’huile puis stérilisés. On les conserve ensuite dans cet état dans des chambres froides. »

On se régale…

Le bel automne des champignons n’est pas fini. Restent à venir notamment les trompettes de la mort, si le grand froid ne se met pas à sévir. Actuellement à la carte de La Roche le Roy, Maximilien Bridier et son équipe (15 à 18 personnes) proposent cèpes et pieds de moutons en accompagnement de pluma ibérique. Cette viande de porc espagnol, située dans l’échine noble, voit sa tendreté ainsi décuplée. Et quand le temps des champignons de forêt est passé, ceux de Paris prennent le relais.

« Nous faisons des champignons tournés, explique le chef. Cela nécessite une grosse technique pour les réaliser. Une minute par champignon, soit 1 heure 30 de travail pour 90 spécimens. » Le chef sort alors son téléphone et nous montre la photo du résultat. Les champignons délicatement striés sur le dessus ressemblent à de délicieux macarons.

« Pour ne pas qu’ils noircissent, nous les plongeons dans un jus citronné, évitant ainsi l’oxydation. » Quant à la simple omelette aux champignons, si elle ne figure pas à la carte de ce restaurant de standing, c’est pourtant avec elle que Maximilien Bridier, cette année, a dégusté ses premiers bolets. Comme à la maison !

T.M.

Horoscope WTF du 27 novembre au 3 décembre 2019

On souhaite bonne chance aux Poissons et aux Béliers qui, une fois n’est pas coutume, prennent cher.

Bélier

Amour

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Gloire

Une étude prouve que la
frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Beauté

Une étude prouve que
la frustration sexuelle nous donne
l’impression de lire trois fois la
même chose.

Taureau

Amour

Vous êtes solo de la saucisse.

Gloire

Arf, vous voilà bloqué(e) au
péage de l’autoroute du 2nd degré.

Beauté

1 à 5 % de la population est
touché par la polythélie (le fait d’avoir
un 3e téton). Voilà, c’est tout, bisou.

Gémeaux

Amour

Pensez à un plan B plutôt
qu’à un plan Q.

Gloire

La constellation du Mélenchon
vous rappelle que la République,
c’est vous.

Beauté

Au réveil, vous ressemblez
aux machins tout bleus dans le film
Avatar.

Cancer

Amour

Vous êtes un joli papillon,
butinant à peu près toutes les fleurs
qu’il croise.

Gloire

Eh bien… Vous et vos ami(e)s
formez une belle brochette de beaufs !

Beauté

« Quand on gratte, c’est gagnant
à tous les coups » (sponsorisé
par vos boutons)

Lion

Amour

Vous n’allez pas tarder à
vous prendre un vent. Mais un gros,
un bien gros.

Gloire

Roh, mais ouiii, vous êtes un
pauvre bichon, on sait.

Beauté

Vous êtes pas mal. Mais pas
top non plus, ne vous enflammez pas.

Vierge

Amour

Dur, dur mais dites-vous qu’un
jour, il y aura prescription avec votre ex.

Gloire

Vos collègues parlent dans
votre dos. Mais vous avez de belles
fesses, alors ça va.

Beauté

Vous avez l’oeil bovin. C’est
pas très beau.

Balance

Amour

Il serait judicieux d’éditer
un mode d’emploi pour comprendre le
fonctionnement de votre vie sexuelle.

Gloire

Tous à poil ! On avisera après.

Beauté

N’hésitez pas à utiliser un
déodorant. Osez, que diable !

Scorpion

Amour

Vous vous vautrez dans le
stupre et la fornication. Berk.

Gloire

La constellation d’Aya Nakamura
vous conseille de fermer la
porte, car vous avez le pookie dans
l’sas.

Beauté

Votre passion des slips en
cuir fait du mal à votre porte-monnaie.

Sagittaire

Amour

Bouarf, continuez de creuser.
Au point où vous en êtes.

Gloire

La constellation du Boris Eltsine
indique que vous avez 3 grammes
dans chaque œil.

Beauté

Vous êtes sexy. Profitez-en,
on vieillit vite.

Capricorne

Amour

Dites, les margoulins, vous
n’en avez pas marre de faire tourner
les têtes ?

Gloire

Sans vouloir cafter, un drone
vous observe depuis 2 mois et vous
voit tout(e) nu(e) chez vous.

Beauté

Le fait est désormais avéré :
votre nombril est la chose la plus sexy
du monde.

Verseau

Amour

Vous saviez que votre meilleur
ami avait eu des pensées coquines
en pensant à vous hier ?…

Gloire

…Eh ouép, il vous en apprend
des trucs l’astrologue (50 € sur mon
Paypal please).

Beauté

Les peaux mortes, ce tue
l’amour…

Poissons

Amour

Vous foncez dans le mur,
mais après tout pourquoi pas ?

Gloire

Faites du yoga. Ou du gras.
Notre boule de cristal est dégueu, désolé,
on voit rien.

Beauté

Vos photos sur Facebook
nous rappellent que même Photoshop
a ses limites.

Champignons : les rois de la cueillette

Hôtes de nos forêts quand l’humidité automnale est au rendez-vous, bolets, cèpes, pieds de moutons et maintenant trompettes de la mort et autres girolles ravissent les promeneurs et fins gourmets de Touraine. À consommer avec grande attention !

(Photo Adobe Stock)

Le dimanche matin, le Bois des Hâtes de Saint-Avertin est bien connu pour être un terrain de jeu idéal pour les coureurs à pied et les vététistes. Mais depuis trois semaines, une autre catégorie de bipèdes a rejoint les sportifs dominicaux. Panier à la main, ils s’enfoncent dans les sous-bois, le regard panoramique.

Les cueilleurs de champignons, puisqu’il s’agit d’eux, ont investi les lieux. « On a eu des conditions idéales, explique Didier Raas, pharmacien-mycologue, membre de Botamyco 37. Pour qu’il y ait une poussée de champignons, il faut une conjonction de trois chocs : chaud-froid, sec-pluie et jour-nuit. Après l’été qu’on a connu ainsi que la sécheresse, les conditions actuelles sont idéales. »

Didier Raas est un spécialiste-passionné mais également un homme averti des risques induits par cette activité. Et quand on lui rappelle que dans les années 1970-1980, un médecin vosgien, le Dr Bastien, s’était mis en tête de démontrer que l’amanite phalloïde était moins dangereuse pour la santé qu’un hamburger un peu trop gras, il nous arrête tout de suite. « Le professeur Bastien était un original. Certes, il a voulu démontrer qu’en mettant en place des protocoles médicamenteux précis, on pouvait manger des amanites phalloïdes, mais au final il y a laissé un rein, une partie de son foie et il est mort. » Le message est passé !

« On ne peut pas trouver de bolets ou de cèpes dans nos forêts en décembre »

D’autant qu’avec la poussée d’octobre-novembre, les cas d’intoxications ont été multipliés par dix en quinze jours. Alors si les cueilleurs, via Internet, semblent mieux informés que jamais, les accidents ne disparaissent pas pour autant. Jean-Pierre, un de ces amateurs culinaires, rencontré en lisière de bois, y va lui aussi de son anecdote. « Lorsque j’étais enfant, notre voisin nous donnait une partie de sa cueillette mais ma mère ne nous les cuisinait pas avant d’avoir vérifié le lendemain que le voisin était encore bien portant. »

L’histoire fait rire Didier Raas. « Certains symptômes très graves peuvent apparaître jusqu’à douze jours après avoir mangé des champignons. Généralement, les premiers signes sont des nausées, quelques maux de ventre et puis après une accalmie et deux ou trois jours, l’enzyme du champignon attaque le foie et le rein. C’est catastrophique. »

Jean-Pierre et quelques autres en sont pour une belle peur rétroactive. Stéphane Burdin, pharmacien dans le quartier Beaujardin, voit souvent passer dans son officine des cueilleurs venus faire expertiser leur « récolte ». « C’est au cours de la 5e année de nos études que nous apprenons à les connaître. Parfois, les gens viennent me voir, en ayant mélangé par ignorance les comestibles et les toxiques. Résultat, ils me laissent tout. Le conseil à donner consiste à cueillir les champignons qu’on connaît. Et là, c’est sans risque. »

Il y a, bien sûr, un autre moyen plus rassurant de se fournir en champignons de saison. Anne, Loir-etchérienne vivant à Bourré, nous accueille devant son étal au marché des Halles, à Tours (le lendemain, elle sera à Velpeau puis au marché Saint-Paul). Elle ne vend que des champignons et bondit quand on lui parle de notre article : « Expliquez bien aux gens qu’ils ne peuvent pas trouver des bolets ou des cèpes de nos forêts au mois de décembre ou alors c’est qu’il s’agit de champignons venus des pays de l’Est et on ne sait pas où ils ont poussé. »

En effet, car si Louise Lépine, diététicienne à Tours, nous explique que « les champignons sont une excellente source de fibres, mais aussi de protéines végétales, de vitamines B et D », ce sont aussi de véritables aspirateurs à pollution. Tous les garde-fous mis en place, la cueillette suivie d’une dégustation reste toutefois un moment divin. Et gageons que les omelettes de cèpes ou de trompettes de la mort ne sont pas prêts de disparaître de nos assiettes. Ce serait dommage.

Thierry Mathiot

Zébulon le dragon : court-métrage pour enfants

Cette semaine, les cinémas Studio projettent Zébulon le Dragon, un court-métrage pour enfants signé Max Lang et adapté des livres éponymes.

Zébulon est un jeune dragon. Loin de terroriser les alentours, il est surtout très attachant et parfois un peu (beaucoup) maladroit. Voulant devenir le meilleur élève de son école, il va tenter de traverser diverses épreuves et capturer une princesse…

Cette trame est celle de Zébulon le Dragon, un court-métrage qui sort cette semaine dans un anonymat quasi-complet (quelques salles en France à peine, mais 6 séances aux cinémas Studio de Tours).

Adaptée du livre de Julia Donaldson, cette production signée Max Lang se destine clairement aux plus jeunes. Un public qui sera probablement captivé par ce récit, où chaque dragon bien coloré est choupinou et où les touches mignonnettes d’humour nourrissent l’ensemble (en témoigne cette amusante séquence, dans laquelle ils apprennent à rugir).

Construit comme un conte (la narration en arrière-plan), forcément porté par une morale et des valeurs (l’ode à la persévérance), Zébulon le Dragon reste attachant, mais fait bien pâle figure comparé à l’offre pléthorique dans le cinéma d’animation. Celle-ci reste fluide, mais le graphisme sans relief paraît sommaire.
Surtout, la différence de traitement se fait sentir entre des protagonistes pas franchement bien modélisés et des décors et arrières-plans travaillés. Au moins, il y aura de quoi tenir sa marmaille tranquille pendant la petite demi-heure que dure ce court-métrage.

Aurélien Germain


> Court-métrage d’animation (GB), de Max Lang. Durée : 27 minutes.

> Note : 2,5/5 

Déserts médicaux : la Région Centre Val de Loire va embaucher 150 médecins

C’est une première en France. La Région Centre Val-de-Loire a annoncé l’embauche, dans ses propres effectifs, de 150 médecins pour lutter contre la pénurie médicale.

Les faits 

La Région Centre Val-de-Loire a annoncé qu’elle embaucherait, d’ici à 2025, près de 150 médecins dans ses propres effectifs. En les salariant elle-même, elle entend lutter contre la pénurie médicale et les déserts médicaux. Les praticiens travailleront alors dans des centres de santé. 

Le contexte

Cela fait partie des vingt priorités pour « une région 100 % santé », portée par le président de la Région François Bonneau. Ces mesures ont été portées à l’ordre du jour de la séance extraordinaire qui s’est tenue mardi à la faculté de médecine de Tours, entre le Conseil régional et les membres du Conseil économique, social et environnemental du Centre Val-de-Loire (Ceser).

Des décisions qui interviennent dans une période où des zones carencées souffrent du manque de médecins et où ces derniers sont 48 % à refuser de suivre de nouveaux patients dans la Région (1). 

Les enjeux

« L’accès aux soins est une grande cause régionale. Nous ne pouvons pas nous résigner, ni nous contenter de lamentation. Nous devons proposer des solutions (…), aller chercher l’État et le mettre face à ses obligations », a indiqué François Bonneau, dans les colonnes de la Nouvelle République.

Il faut désormais pouvoir accueillir les médecins, notamment les nouveaux, dans des centres de santé. La question d’accès au soin et d’aménagement du territoire est vitale, les secteurs ruraux comme certains secteurs urbains étant touchés par la désertification médicale. 

Le point de vue 

Si des départements ont déjà pris cette initiative, cela reste une première à l’échelle d’une Région en France. Question financement, François Bonneau assure que la mesure n’est pas impossible : la Sécurité sociale reverserait le prix des consultations à la Région (employeur) et le « reste à charge » est estimé à 18 000 € par médecin et par an.

Reste deux points à régler : déjà, créer lesdits centres de santé. Il ne sont que 3 pour le moment et l’on en espère 30 d’ici 2025. Ensuite, reste à convaincre les médecins et voir s’ils joueront le jeu…
Aurélien Germain


(1) L’association de consommateurs UFC Que Choisir s’est penchée sur la question de la santé et a indiqué que 44 % des médecins en France refusaient de prendre de nouveaux patients. En Indre-et-Loire, le taux est de 35 %, mais il est de 48 % en région Centre Val-de-Loire.

La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté

À travers un récit épique et captivant, le nouveau spectacle du collectif NightShot questionne l’hégémonie culturelle américaine.

Mai 2011. Les forces spéciales américaines attaquent Abbottabad au nord du Pakistan pour capturer Ben Laden. Mars 2013, un magazine américain publie l’interview de l’un des soldats de cette opération. C’est le point de départ de la nouvelle création théâtrale du collectif Nightshot.

Composé d’une petite dizaine d’artistes aux talents divers et nombreux, NightShot est un collectif artistique, né de la rencontre entre jeunes comédiens de Tours. Après leurs études au Conservatoire puis dans des écoles nationales de théâtre, ils sont revenus créer ce collectif avec pour objectif de « pratiquer l’art vivant à partir de questions actuelles, générationnelles, intemporelles ».

Adapté d’un roman d’Emmanuel Adely, La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté veut « proposer une expérience immersive dans notre inconscient collectif biberonné à la culture américaine et questionner ce perpétuel paradoxe qui est d’adorer et détester ce pays ». La pièce ne raconte pas la traque telle qu’elle a eu lieu mais « comment nous, les occidentaux, sommes incités à l’imaginer en questionnant les clichés dont nos cerveaux sont encombrés ».

Après le très réussi Nous allons vivre en 2016, cette nouvelle création promet de nous secouer : « Nous voulons proposer un spectacle sensoriel, drôle, angoissant et épidermique, notamment par l’utilisation de références musicales et visuelles des plus populaires, dont ce pays a abreuvé et abreuve encore la planète entière. »


> La Très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la Terre ait porté : Du 21 au 26 novembre. Théâtre Olympia de Tours. / Mise en scène de Clément Bertani et Edouard Bonnet 

> Tarifs : de 9 à 26 €. www.collectifnightshot.com

 

Natation : Sylvie Le Noach-Bozon, mélodie en dos majeur

On a remonté le temps avec Sylvie Le Noach, grande nageuse au parcours impressionnant.

Sylvie Le Noach et Michel Sauger.

Elle a quitté Tours, il y a quelques mois, pour s’installer dans la région nantaise, pas loin de sa fille Alicia (35 ans) et de ses petits-enfants. Elle n’a pourtant pas oublié ce que la Touraine lui a apporté. La remarque vaut également dans l’autre sens. Avec Gilbert Bozon (décédé en 2007), son entraîneur avant de devenir son mari, elle a écrit les plus belles pages de la natation tourangelle.

Prof de sport puis entraîneur, après sa carrière de nageuse, elle occupa durant de nombreuses années la présidence du club des enfants de Neptune. Lorsqu’on lui rappelle les incroyables péripéties de son parcours aquatique, des Jeux de Munich à ceux de Montréal, elle s’esclaffe : « Oh, ne me parlez pas des JO de 1972. J’avais à peine 17 ans. Vous vous rendez compte, je n’avais pas encore disputé de grandes compétitions et on me voyait déjà sur le podium ! »

Spécialiste du dos (100 m et 200 m), Sylvie Le Noach était promise à une trajectoire à la Kiki Caron, vice- championne olympique en 1964. « J’étais trop jeune et je me suis plantée. » L’année suivante, lors des premiers championnats du monde de natation disputés à Belgrade, elle se qualifiait pour la finale du 200 m dos. Enfin lancée.

Jusqu’aux championnats d’Europe à Vienne

« Mais, en tant que nageur, on ne gagnait pas un centime. Alors j’ai poursuivi mes études pour devenir professeur de sport. J’avais pensé faire médecine, mais c’était trop difficile. J’ai fait l’UREPS à Poitiers continuant à m’entraîner six heures par jour, trois heures le matin et trois en soirée. »

Aux championnats d’Europe de Vienne, en 1974, elle remporta sa seule médaille en grande compétition, décrochant le bronze avec le relais 4 x 100 m. nage libre, associée à Guylaine Berger, Chantal Schertz et Claude Mandonnaud. « C’était l’époque où les nageuses de l’Est (RDA, Bulgarie, URSS), boostée par le dopage, monopolisaient les podiums. »

Dans ces conditions, sa 4e place sur 100 m dos et la 5e sur 200 m dos en disent long, trente-cinq plus tard, sur son immense talent. Sa carrière de nageuse pliée, elle se souvient de ces quatre premières années de prof de sports : « J’ai fait trois ans à Amboise et un au lycée Choiseul. Pas des grands souvenirs. »

Compétitrice dans l’âme

Compétitrice dans l’âme, Sylvie Le Noach ne se satisfait pas du sport fait à moitié, de la dilettante. « Je suis parvenue ensuite à intégrer la direction technique nationale, Tours devenant également pôle espoirs de la natation française. Et là je me retrouvée dans mon élément. » Elle a vu arriver et percer de jeunes nageurs pétris de talents comme Christophe Bordeau, Gaëlle Verger, Vincent Hamelin et… Alicia Bozon, sa fille.

« Alicia a arrêté sa carrière au moment où elle commençait à s’entraîner, confie Sylvie Le Noach. J’avais disputé deux JO, son père avait été médaillé à Helsinki (1952) et elle s’était fixée comme objectif de participer elle aussi à des Jeux Olympiques. Ce qu’elle a fait… » A 16 ans, Alicia Bozon disputa la finale des JO de Sydney (2000) avec le relais 4 x 200 m. L’année suivante, elle était finaliste sur 400 m aux mondiaux de Fukuoka. Et puis basta ! « C’était fini alors que cela commençait à peine. Mais mon mari comme moi n’avons pas voulu la forcer… »

Aujourd’hui, Alicia s’est installée dans la région nantaise où un autre élément liquide l’accapare, étant devenue commerciale dans le domaine viticole. Et Sylvie Le Noach passe du temps avec les enfants d’Alicia, se distrait en pratiquant la danse country et le chant chorale, tout en continuant à nager une ou deux fois par semaine. On ne se refait pas à 64 ans.

Thierry Mathiot

Alice Simpère : la « nettoyeuse » de CleanWalker Tours

Initié en septembre 2018 par le comédien Benjamin Carboni, le mouvement CleanWalker rassemble aujourd’hui des milliers de citoyens. À Tours, le mouvement est né en juillet dernier, à l’initiative d’une jeune étudiante de 21 ans, Alice Simpère. Rencontre.

Comment avez-vous lancé le mouvement Cleanwalker à Tours ?
De mon enfance à la campagne, près de Chartres, j’ai gardé un attachement fort à l’environnement. Arrivée à l’Escem, j’ai rejoint le bureau de l’humanitaire. Nous avons organisé une première Cleanwalk en mars dernier sur les quais de la Loire. Ensuite, deux jeunes m’ont demandé de les aider à en organiser une en juillet. L’événement a eu beaucoup de succès : nous étions soixante personnes réparties sur plusieurs parcours (Vieux-Tours, Sanitas, quais de la Loire). Il n’existait pas encore de cellule tourangelle du mouvement Cleanwalker, alors j’ai décidé de la lancer.

Ramasser des déchets, c’est un nouveau geste citoyen ?
Non, plein de gens le font déjà spontanément dans leur coin. L’idée, c’est de se rassembler. Ensemble, il est plus facile de transporter de lourds déchets comme des pneus. C’est plus convivial, aussi ! Et nous ne sommes jamais de trop : à chaque Cleanwalk, nous ramassons au minimum 5 sacs de déchets de 50 litres. Des prises parfois étonnantes : smartphones, pneus, chariot enfoui dans le sable, skateboard… La Cleanwalk réalisée en bord de Loire fin septembre à La Riche fut la plus impressionnante : des couches de vêtements, matelas, éviers, pots de peinture… C’est une décharge cachée.

Un peu déprimant, non ?
C’est parfois décourageant. Lorsqu’il y a trop de déchets, je les prends en photos et informe Tours Métropole. Sur les quais de Loire, près de la guinguette, nous avons passé des heures à ramasser les mégots de cigarettes. Je ne comprends pas les gens qui prennent la nature pour leur poubelle… Mais au moins, on agit, on se sent impliqué ! Il n’y a pas de petits efforts : tous les gestes comptent. Le slogan du mouvement Cleanwalker, c’est « chacun peut nettoyer sa planète ». Au total, nous avons rassemblé plus de 200 participants : des jeunes, des personnes âgées, plein d’associations… La diversité, c’est important. Nous voulons rendre la cause écologique accessible à tous.

Les jeunes ont-ils un rôle particulier à jouer ?
Bien sûr. Ils doivent se rassembler et montrer le chemin vers une société qui consomme moins et pollue moins. La jeunesse, c’est aussi la positivité : malgré tous ces rapports et ces prévisions qui font froid dans le dos, elle porte l’envie de se battre et de changer les choses.

Propos recueillis par Nathalie Picard


> Infos sur la page Facebook CleanWalker Tours

 

Horoscope WTF du 20 au 26 novembre 2019

C’est l’heure, c’est dur, voire très difficile à encaisser, mais bref… voilà le retour de l’astrologue tmv et son horoscope presque 100 % vrai.

Bélier

Amour

Dites, c’est vous qu’on a vu(e) sur Canal+, samedi dernier à minuit ?

Gloire

Vous êtes aussi utile qu’une valise sans poignée.

Beauté

Ça nous fait mal de l’avouer, mais force est de constater que vous êtes les plus canons cette semaine.

Taureau

Amour

Eh bien voilà. Vous êtes arrivé(e) à un point où vous n’en avez plus rien à foutre.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous conseille de caaaasseeeer laaa voiiiix.

Beauté

Vos flatulences au goût de Tchernobyl ne plaisent guère à votre entourage.

Gémeaux

Amour

Galipette, bistouquette, raclette. Votre programme de dimanche s’annonce fifou.

Gloire

Le diagnostic du docteur Bichon est sans appel : votre ego est bien trop surdimensionné…

Beauté

… Mais bon, c’est de notre faute. L’horoscope tmv est bien trop gentil avec vous.

Cancer

Amour

Comme disait le grand philosophe Tonton David, « chacun sa route, chacun son chemin »… Vous pigez où on veut en venir ?

Gloire

Parler comme Yoda désormais vous devez…

Beauté

… Car la même face fripée vous avez.

Lion

Amour

Arrêtez de faire semblant au lit… ça commence à se voir.

Gloire

On devrait tous avoir un(e) pote Lion dans sa vie…

Beauté

… POUR LUI PÉTER LES DENTS !! MOUAHAHA.

Vierge

Amour

Pour plaire, essayez d’être un peu moins déprimant qu’un lundi.

Gloire

On sait tous que vous aimez dessiner des choses obscènes dans les toilettes des bars.

Beauté

Vous avez la fesse frivole.

Balance

Amour

Promis, on n’est pas en train d’écrire dans 30 000 exemplaires de tmv que vous aimez les fessées.

Gloire

C’est l’histoire d’un pingouin qui respire par les fesses. Un jour, il s’assoit et il meurt. Allez A+.

Beauté

Il faut s’y faire, votre carrure de mortadelle ne fait plus effet.

Scorpion

Amour

Mouais. Beaucoup de transpiration pour pas grand-chose au niveau des galipettes.

Gloire

Netflix va vous contacter et vous proposer de jouer dans sa nouvelle série, La Casa de Popol.

Beauté

Vous sentez le mammouth.

Sagittaire

Amour

Vous êtes l’équivalent d’un crashtest au niveau des relations amoureuses.

Gloire

D’après la constellation de la Sylvie Vartan, ce soir vous serez la plus belle pour aller danser…

Beauté

… Mais pas d’pot, vous dansez aussi bien qu’un cul de jatte sous Lexomil. Bisou.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes aussi jubilatoire qu’un solo de Jimi Hendrix.

Gloire

Vous êtes bien trop gentil(le) pour ce monde. Pas de doute, l’astrologue prédit que vous vous réincarnerez en peluche…

Beauté

… ou en slip pilou-pilou. (mais ça, ce serait la honte)

Verseau

Amour

Vous avez le bonjour de Jacquie et Michel.

Gloire

Qui a besoin d’ennemi quand on a un(e) ami(e) comme vous ?

Beauté

La bigorexie est la dépendance à l’activité physique et sportive. Bref, tout votre contraire. (hop c’est gratos)

Poissons

Amour

Pluton va vous brancher avec un(e) Sagittaire. Lundi. Midi.

Gloire

Alors mes p’tites loutres, ça fait quoi d’avoir l’esprit aussi pervers que l’astrologue de tmv ?

Beauté

Vous êtes aussi sexy qu’un dindonneau. Glouglouglouglou.

Tours : la Ville s’engage en faveur des cirques sans animaux sauvages

A l’initiative du groupe d’opposition mené par Emmanuel Denis, la Ville de Tours a adopté la semaine dernière un vœu d’interdiction des cirques avec animaux sauvages.

Les faits 

La semaine dernière, le débat sur la présence d’animaux sauvages dans les cirques a été inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal. Un vœu porté par Emmanuel Denis et Cécile Jonathan. Les élus tourangeaux ont émis le souhait « d’une réglementation nationale (…) de privilégier les cirques sans animaux » et de« solliciter des contrôles systématiques pour les cirques s’installant sur la commune »

La majorité, emmenée par le maire Christophe Bouchet, a validé la démarche. Elle a toutefois apporté un amendement, indiquant ne « pas avoir l’air de mettre les cirques au pilori » et vouloir encourager « l’émergence d’un cirque nouveau »

Les enjeux 

Le sujet était inévitable pour la Ville, tant il est sensible et fait débat en France. D’autant que Tours organise, chaque année, le Festival international du cirque. D’ailleurs, seuls les animaux domestiques y sont désormais tolérés, alors que ses débuts avaient été marqués par la fronde des militants animalistes de L214. D’après le décompte de Cirques-de-France.fr, 387 communes françaises ont déjà pris position pour des cirques sans animaux. Tours ne pouvait y échapper. 

Le contexte

D’après un sondage OpinionWay commandé par la SPA, 67 % des Français sont défavorables à la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Au niveau national, Paris s’est récemment engagée à ne plus leur donner aucune autorisation d’installation. Plus globalement, 36 pays dans le monde ont déjà adopté une interdiction totale ou partielle des animaux sauvages dans les cirques. 

Le point de vue  

Les partisans du bien-être ont évidemment accueilli la nouvelle avec joie, associations en tête à l’instar de Code Animal ou encore du Collectif Stop Cirque Animaux 37 qui œuvre beaucoup dans le département. Sur les réseaux sociaux, d’autres voix se sont aussi élevées, fustigeant un « effet d’annonce » à quelques mois des municipales, ou critiquant une décision qui irait « à l’encontre de ce que sont les cirques traditionnels ».

Enfin, il convient de préciser que, sur ce sujet, seul le gouvernement peut décider d’une interdiction totale et définitive des cirques avec animaux sauvages via une loi nationale.

Texte : Aurélien Germain

Au cœur du palais du fromage

#VisMaVille Hélène et François Bonnet sont un couple au travail mais aussi à la ville. Depuis quatre ans, ils gèrent ensemble leur boutique Beillevaire, du nom de la fromagerie vendéenne, avec professionnalisme et bonne humeur.

C’est souvent une histoire de famille et de racines locales dans la fromagerie. Couple ou fratrie, les fromagers des Halles tourangelles travaillent en terrain connu. D’où le pari de la maison Beillevaire, implantée en Vendée, qui a choisi deux jeunes Nantais, en 2015, pour reprendre leur enseigne de Tours.

« À l’époque, nous étions le premier couple à travailler chez Beillevaire et ce n’était pas évident de venir de l’extérieur », explique François. Après s’être rencontrés au lycée et une première expérience en vente chacun de leur côté à Nantes, leur envie de travailler ensemble a pris le dessus.

Aujourd’hui, les deux trentenaires ont fière allure derrière leur comptoir aux couleurs vertes et blanches. En deux ans et demi, ils ont redressé la boîte et pris leurs marques. Pourquoi Beillevaire, d’ailleurs ? François lève le voile : « Mes parents habitent à quelques kilomètres de sa ferme de production, en Vendée, et je passais tout le temps devant petit. On a rencontré Pascal Beillevaire et il nous a fait confiance. »

« Le beurre, c’est une tuerie ! »

Propriétaires de leur boutique, ils sont associés à Pascal Beillevaire qui leur prête son nom. « Ce qui nous plaît, enchaîne Hélène, ce sont ses produits. Il connaît personnellement tous ses producteurs. Que du lait cru, des produits fermiers, artisanaux. Nous, on aime depuis toujours manger son fromage et ses yaourts. Le beurre, c’est une tuerie ! »

150 références de fromages s’alignent actuellement dans leur vitrine parsemée de petits détails de décorations inattendues, telles un lapin en peluche, une orchidée… Une boutique à leur image, chaleureuse et vive. Car pour le jeune couple, leur rapport aux clients est « plus que génial ». « Les gens nous racontent leur vie et nous aussi. Ils connaissent nos deux filles qu’ils voient passer à la boutique, après la sortie de l’école. »

Leur organisation est tirée au cordeau, ils se relaient auprès de leurs filles de 5 ans et 21 mois. Ils assurent trouver dans cette vie leur « équilibre et liberté en travaillant ensemble ». Même s’ils ne comptent pas leurs heures et, souvent le midi, grignotent seulement deux bouts de fromage.

Du mardi au dimanche, ils sont sur le pont, ensemble ou en alternance. La mise en place se fait le mardi matin à 5 h 30 et les arrivages de produits frais les mardis et vendredis. En ce moment, les fromages à raclette au goût braisé, fermier ou ail des ours ont beaucoup de succès. Mais le fromage, « ce n’est pas qu’une question de saison », assure François.

Sting en concert au Château de Chambord le 1er juillet 2020 !

Sting débarque au Château de Chambord pour un concert exceptionnel.

Le chanteur Sting sera en concert exceptionnel au Château de Chambord le 1er juillet 2020.

Pour avoir sa place pour ce show organisé par AZ Prod (!), il faudra probablement aller vite. La vente des billets est prévue pour ce mercredi 20 novembre, à 10 h sur www.az-prod.com et www.livenation.fr.

Les membres du Fan Club de Sting auront l’opportunité d’acheter des billets du 18 novembre 10 h au mardi 19 novembre 18 h sur le site www.sting.com.

> Tarifs : De 73 € à 122,50 €. Et sera également disponible à la vente une offre VIP pour vivre une expérience encore plus inoubliable. Ce Pack VIP à 300€ comprend :

> Evenement Facebook : https://www.facebook.com/events/527290304784833/

 

Winnie Baltazar de Almeida fait pétiller Montlouis

C’est une révélation du football : retour sur le parcours de Winnie Baltazar de Almeida, l’homme qui enflamme Montlouis.

À Montlouis, on y croit dur comme fer et on compte sur lui. Révélation du début de championnat de nationale 3, Winnie Baltazar de Almeida a tout juste 20 ans mais ce week-end en Coupe de France, il tentera de propulser l’AS Montlouis au 8e tour.

La tache n’est pas insurmontable pour l’attaquant français, rapide et altruiste, auteur avec son club d’un étonnant début de saison. Il y a trois semaines, ses deux buts avaient terrassé une des grosses cylindrées du Championnat, Vierzon (battu 3-2 en Touraine) et depuis, c’est lui qui assure le spectacle.

Face à la formation normande de l’AF Virois, actuellement 10e de son groupe de Nationale 3 et tenue en échec par Dieppe (1-1), samedi dernier, Winnie, comme tout le monde l’appelle, voudra une nouvelle fois faire parler la poudre et permettre à Montlouis de poursuivre l’aventure en Coupe de France. Cela fait vingt ans que l’équipe n’a pas atteint ce niveau !

Débarqué en Touraine il y a deux saisons pour s’imposer comme meilleur buteur de son équipe en Régionale 1, il avait semblé marquer le pas l’an passé. « J’ai manqué d’assiduité, reconnaissait-il. Mais je me suis reconcentré sur mes objectifs. J’ai le sentiment d’avoir franchi un palier. »

Son entraîneur, Emmanuel Hamon, porte exactement le même diagnostic : « Il a fait de vrais progrès et, dans le jeu, je l’encourage à prendre plus de responsabilités ». Joueur rapide à la frappe puissante et soudaine, Winnie est un véritable poison pour les défenses. Samedi, à 18 heures devant son public, face à l’AF Virois, gageons qu’il sortira le grand jeu.

Thierry Mathiot

Les nouveaux coiffeurs : encore une petite coupe ?

Du salon cosy au coeur de Tours au rendez-vous express en galeries commerciales, en passant par l’intervention à domicile de votre coiffeuse préférée, se faire (bien) couper les cheveux n’a jamais été aussi facile.

Nelly Dubost a toujours voulu être coiffeuse. « J’aime rendre les gens beaux », nous glisse la propriétaire du salon franchisé Carpy, du centre commercial des Atlantes. Formée à la coiffure à l’âge de 14 ans, selon le cursus classique CAP + BP (brevet professionnel permettant d’ouvrir un salon et d’encadrer une équipe), elle a pendant sept ans managé un ensemble de 17 salons dans toute la France avant de se poser dans la galerie commerciale attenante à l’hypermarché Carrefour en 2015.

« Je ne regrette pas ; c’est la meilleure galerie de la région en nombre de visiteurs. On a une clientèle variée, certes de plus en plus exigeante, mais comme j’adore le relationnel et la coiffure, je suis en plein dans mon élément. »

Dur dur de trouver du personnel

Deux autres coiffeurs cohabitent au centre commercial : les franchisés Fabio Salsa et Franck Provost. Comme pour toutes les autres enseignes mixtes, la clientèle se compose d’un quart d’hommes pour trois quarts de femmes. En ce qui concerne les tarifs, on est ici à 25 euros pour les garçons et 38 euros pour les filles, en moyenne.

Se définissant comme coiffeur visagiste-coloriste, Nelly Dubost travaille avec Aziza, Sandra, Clarisse et Khasa. Et pour elle, le seul bémol tient (comme pour beaucoup d’autres patrons coiffeurs) dans la difficulté à trouver du personnel. « Notre plage d’ouverture va de 9 h 30 à 20 h 30, on travaille le samedi et pas de vacances à Noël. Si l’on ajoute la station debout, cet ensemble d’éléments semble rebuter les jeunes. On a un vrai problème. »

Thomas Petitcollin, actuel gérant et futur propriétaire d’un des cinq salons Joël Sicard (« Les inédits »), 72 bis avenue de Grammont, porte le même diagnostic. Vice-président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) sur le département, il a fait ses armes aux côtés de Brigitte et Joël Sicard, et à 30 ans, il manage, coiffe, forme en CFA et conseille les professionnels.

Le secteur de la barbe

Également barbier, c’est lui qui, au virage des années 2010-2012, a convaincu ses propriétaires de se lancer dans ce nouveau business. Aujourd’hui, il forme son personnel afin de développer le secteur de la barbe. Car, vous l’ignorez peut-être mais, selon tous les coiffeurs rencontrés, trois hommes sur quatre portent aujourd’hui barbe, bouc ou moustache. Un véritable marché.

Manager des salons Authentic Men de Tours (Place de Châteauneuf, rue Charles-Gilles, rue de la Scellerie + deux salons à Chambray et Saint- Cyr), Steeven Laffont Delchet se passionne pour la barbe. Il aurait pu percer dans le monde du foot, évoluant il y a cinq ans en Nationale 3 en Bretagne, mais depuis deux ans et alors qu’il a seulement 24 ans, il impressionne. « Tailler une barbe, réaliser une coupe de cheveux en rapport, j’adore. Le contact manuel à travers le rasoir, la tondeuse, les ciseaux est unique. »

Pour le client, le passage chez Authentic Men revient à 25 euros pour la coupe de cheveux et 21 euros pour la barbe. « Nous ne pouvons pas faire de tarification groupée, et le calcul d’une prestation se fait selon le critère 1 minute = 1 euro. Même si la tendance hipsters s’est calmée ces deux dernières années, l’avenir des barbiers s’annonce prometteur », insiste-t-il.

Thierry Mathiot

Baptiste Trotignon, toutes les musiques dans un piano

Trotignon, c’est du jazz, du classique, de la chanson, des compos et du grand répertoire. C’est une musique sans oeillères, pleine d’énergie et d’envies. Il est à Tours cette semaine pour deux concerts exceptionnels.

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

C’est un des événements culturels de la saison à Tours. Le pianiste et compositeur Baptiste Trotignon pose ses valises pour une résidence exceptionnelle au Grand Théâtre. Pour la faire courte, Baptiste Trotignon, c’est une référence du jazz sans frontières et de l’impro tous azimuts.

Un artiste toujours en mouvement et surtout sans œillères, qui se trouve tout aussi naturellement dans son élément chez Mozart que du côté de la chanson anglo-saxonne.

Évidemment, quand on accueille un artiste à ce point curieux et multiple, il faut s’attendre à une sortie de résidence particulièrement riche. On y verra des créations bien sûr, mais aussi une commande (à découvrir le 12 juin au CCCOD), des concerts du compositeur, des rencontres et des masterclasses.

Trotignon et l’Orchestre symphonique de la Région

Et le premier acte de cette résidence au long cours, c’est cette semaine. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre à 17 h, Baptiste Trotignon retrouvera l’Orchestre symphonique de la Région Centre-Val de Loire, placé sous la direction de Benjamin Pionnier, pour un concert symphonique à son image : dynamique et enlevé !

Baptiste Trotignon en concert (Photo Fabrice Neddam)

On y entendra des pièces d’Offenbach (le Concerto militaire, mais aussi le voyage dans la Lune et des extraits de la Gaité Parisienne) et Hiatus et turbulences, la première pièce symphonique de l’artiste, créée en 2018. « C’est une pièce très dynamique, d’un seul souffle, pleine d’agitations et de turbulences comme je les aime », décrit Baptiste Trotignon.

Improvisation dans la partition

Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout, comme chantait le regretté Bourvil. Mercredi 20 novembre, à 20 h, le pianiste revient sur la scène du Grand Théâtre, en solo cette fois, pour son récital issu de son dernier album You’ve changed. « Cet album raconte une histoire, celle d’une évolution, une transformation intérieure, une sorte de chrysalide. C’est l’album qui me ressemble le plus », explique t-il.

Et ce qui est sûr, c’est que, sur scène, la musique prend une ampleur nouvelle. À chaque concert, l’improvisation vient se mêler à la partition et les grands classiques de la chanson anglo-saxonne ou d’Amérique du sud ou encore les standards du jazz viennent à la rencontre de Bach ou d’autres. Une soirée pour tous et faite de toutes les musiques, pleine de surprises et de mouvement. En un mot comme en cent : à ne pas louper.
Matthieu Pays


> Au programme

-Concerts symphoniques Offenbach et Hiatu et Turbulences. Avec l’orchestre symphonique de la Région Centre Val de Loire. Samedi 16 novembre, à 20 h et dimanche 17 novembre, à 17 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 12,50 à 52 €.
-Récital Piano solo de Baptiste Trotignon. Mercredi 20 novembre, à 20 h, au Grand Théâtre. Tarifs : de 8 à 25 €.

Etape 84 : on a testé le resto de l’auberge de jeunesse

Récemment ouverte, l’auberge de jeunesse à Tours possède aussi une partie bar-restaurant. Forcément, la team tmv y est allée faire un tour.

Cela faisait déjà sept ans que Tours n’avait plus d’auberge de jeunesse. Mais mi-octobre — ô miracle ! — la Ville inaugurait The People Hostel, la nouvelle… auberge de jeunesse (c’est bien, vous suivez). Et pour le plus grand bonheur de cette rubrique – ô miracle, bis – un restaurant a également ouvert en ces lieux.

Ni une, ni deux, la team tmv a voulu tenter la chose. D’autant que le lieu est situé au 84 avenue de Grammont. Un double argument puisque : 1) on retrouve enfin un peu de vie dans ce coin bien tristounet de Tours ; 2) ça n’est pas loin de nos bureaux, « pratique pour des fainéants comme nous », me soufflent mes collègues.

Le resto de l’auberge de jeunesse

Etape 84, son petit nom, c’est donc la partie bar-restaurant de l’auberge de jeunesse. Un menu du jour nous accueille : sardine marinée aux légumes en entrée, suivi d’une brandade de cabillaud et une tarte aux poires en dessert. L’équipe privilégie les produits locaux et français. Et le résultat est plutôt correct ! Servi dans une jolie vaisselle, c’est léger en bouche et le poisson, bien assaisonné, donne ses couleurs au plat.

Tout autour, la déco est sobre mais l’endroit est chaleureux. Surtout, il est lumineux grâce à sa grande baie vitrée donnant sur le jardin. Un petit espace pour enfants trône au fond de la salle pour qui voudrait laisser le petit Jean-Eudes avec ses jouets (oui, on appelle nos enfants comme on veut).

Il y a ici ce côté convivial qui colle parfaitement avec l’esprit de l’auberge de jeunesse. Au final, pas besoin d’être client de l’auberge, n’importe qui peut évidemment manger ou boire un verre à ce bar-restaurant sympathique ouvert à toutes et à tous. Enfin dernière précision, en zieutant la page Facebook d’Etape 84 (by The People Hostel), nous sommes tombés sur des photos alléchantes du brunch qui se tient les vendredis, samedis, dimanches et qui a déjà visiblement du succès. Conseil de tmv : il faudra réserver !

Aurélien Germain


> Etape 84 (By the Hostel People), 84 avenue de Grammont, à Tours. Ouvert 7j./7, midi et soir. Week-end : brunch.

> L’addition : Comptez 16,50 € pour le plat du jour (entrée, plat, dessert) ou 12,50 € en se contentant du plat du jour. Sinon 14,50 € pour entrée+plat ou plat+- dessert. À la carte, on trouve aussi des salad bowls à 11,50 € ou des burgers à 13,50 €. Planches à 12,50 €.

> Contact : 06 28 52 78 74 ou thepeoplehostel. com ainsi que facebook.com/etape84

Coups de feu sur Broadway… près de Tours !

La Musical Company, créée à Tours en 2011, joue sa dernière création, la comédie musicale Coups de feu sur Broadway, jeudi 14 novembre, à Montlouis.

L’esprit de Broadway soufflerait- il en Indre-et-Loire ? Loin de l’effervescence de Manhattan, une troupe d’artistes bénévoles, a créé, à Tours, la Musical Company. Leur credo : la comédie musicale à l’américaine.

« On joue, on chante, on danse sur scène, résume Thomas Lourenço, le président de l’association aux 27 printemps. La musique fait partie intégrante de l’histoire, est intégrée dans les scènes : les couplets chantés racontent autant que des répliques ».

« On joue, on danse, on chante sur scène »

La troupe, composée actuellement de dix comédiens, chanteurs, danseurs et de trois musiciens, a vu le jour en 2011 sous l’impulsion de Thomas Thuillier, alors étudiant à la fac de droit. Aujourd’hui, la Musical Company n’est plus une association étudiante, mais reste toujours un « projet de copains » qui, en plus de leurs activités professionnelles, passent des heures à créer, répéter, construire les décors, etc.

Après avoir joué Chicago ou encore Grease, la troupe s’est lancée dans son septième projet, l’adaptation de Coups de feu sur Broadway. Le pitch de cette histoire tirée d’un film de Woody Allen ? En 1929, à New York, un jeune metteur en scène voit son rêve se réaliser : sa pièce va enfin être produite à Broadway. Mais le producteur est un parrain de la mafia locale, qui exige que sa copine, sans talent, obtienne le rôle principal…

« Nous avons réalisé un gros travail de réécriture et d’adaptation des standards de jazz des années 20, qui sont le cœur du spectacle », décrit Thomas Lourenço. La couleur musicale — de cette reconstitution burlesque des années 20, mêlant comédie satirique et film de gangsters ? « Très très swing ! »

Flore Mabilleau


> Le 14 novembre, à 20 h 30, à l’Espace Ligéria (9 rue de la Croix Blanche, à Montlouis-sur- Loire). Tarifs : de 7,30 à 14,30 €.

 

« À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher »

#VisMaVille Patrick a rejoint la communauté d’Esvres, il y a une dizaine d’années. Il réceptionne, trie, classe et vend des objets donnés. Sa spécialité : les livres. Sa vie : un roman.

Des magasins de Tours-Nord ou Saint-Pierre-des-Corps à celui d’Esvres-sur-Indre, c’est bien de travail dont il s’agit. Si vous déboulez un samedi sur les coups de 14 heures à l’ouverture des magasins d’Emmaüs, le rideau tombe et c’est le grand rush garanti.

À Esvres, du côté des meubles d’occasion, vous tomberez sur Simon, compagnon, plaisanterie en bandoulière et éclats de rire assurés. Un peu plus loin, aux Bibelots, c’est Danièle (une bénévole d’Emmaüs, ancienne de France Télécom) qui bichonne les verres, les vases et belles assiettes.

Pas loin, on retrouve Patrick et Odilon. Ils s’occupent des livres. Autant Odilon, la quarantaine, originaire du Congo Brazzaville, arrivé en France au début des années 2000, est calme et observateur, autant Patrick porte haut l’élégance vestimentaire et le verbe.

Des chemins particuliers

Ces deux-là s’entendent bien. Tôt le matin, lorsque je les ai retrouvés dans un des hangars de la communauté d’Esvres, ils réceptionnaient des kilos de cartons remplis de bouquins. D’un côté, une benne pour évacuer (et recycler) et de l’autre une pile d’ouvrages divers qui seront mis en vente. Patrick connaît son affaire. « Des bouquins, dans ma vie, j’en ai acheté 7 000, 8 000… », assure-t-il.

On imagine déjà le prof de lettres, ou quelque chose dans le genre : « Non, je suis diplômé en droit des affaires ; j’ai été avocat, expert- comptable, haut placé à la Générale des eaux, au crédit foncier. » Une carrière et une vie peu commune. « Aujourd’hui, je suis retraité, malade aussi, Emmaüs m’apporte une sécurité. Comme j’ai tout eu en biens matériels avant, je n’ai pas besoin d’autre chose que ce que je trouve ici. »

À bien y regarder, la cinquantaine de compagnons d’Esvres ont tous des chemins particuliers qui les ont menés ici. Patrick y trouve son compte. Son expertise sur les livres est sa richesse. « Avant 1800, les livres se vendaient en vrac, aux feuillets. Ce sont les acheteurs qui les faisaient relier. Par la suite, tout s’est industrialisé. J’aime moins. »

Dans une remise au chaud, jouxtant le hangar, Patrick et Odilon classent, rangent et donnent un prix à chaque ouvrage. « En moyenne, on vend à un quart du prix neuf. » Sous les beaux livres reliés, j’aperçois une collection complète de la série écrite par George Martin, Game of Thrones. Les cinq tomes, en parfait état, partiront pour le prix d’un seul volume neuf. De retour dans la salle des ventes, Odilon réceptionne les achats tandis que Patrick discute, explique, conseille.

« Depuis le temps, je connais les habitués », insiste-t-il. Mais à côté des collectionneurs, il y a monsieur et madame Tout-le-monde à la recherche d’un titre particulier… L’autre jour, quelqu’un voulait un livre sur la langue bretonne, il est reparti avec la bio souvenir de Michel Drucker. Car comme le dit Patrick : « À Emmaüs, on trouve ce qu’on n’est pas venu chercher ».

Thierry Mathiot


> En règle générale, les dons peuvent être déposés les jours d’ouverture le matin et tous les jours à Esvres. Tél. 0247264325. www.emmaus-touraine. org

 

Horoscope WTF du 13 au 19 novembre 2019

On salue les Cancers qui auront Stéphanie de Monaco dans la tête et les Poissons qui se transforment cette semaine en Schtroumpfs.

Bélier

Amour

On vous surnomme la
chaudière.

Gloire

Continuez de vous
sous-estimer. Vous excellez
dans ce domaine.

Beauté

C’est un fait. Vous êtes
désormais ce que l’on appelle un
croûton.

Taureau

Amour

Comme le dit le proverbe :
une rencontre n’est que le début
d’une séparation. A+ !

Gloire

Vous agissez comme un
spermophile…

Beauté

…et bien sûr, dégoûtants
comme vous êtes, vous avez cru à un
mot salace. Que nenni, mes gnous,
jetez un oeil au dico.

Gémeaux

Amour

C’est pas bien de simuler.

Gloire

Ding ding ding, la constellation
du on vous a pas sonnés vous
rappelle à l’ordre.

Beauté

Vous ressemblez à un carlin
triste et célibataire.

Cancer

Amour

La constellation de Stéphanie
de Monaco vous rappelle que
comme un ouragan qui passait sur
moi l’amour a touuut emportéééé.

Gloire

Vous êtes comme la Danette
: si bon à tout moment de la
journée.

Beauté

Pois chiche le midi, tempête
dans le lit.

Lion

Amour

Vous avez tendance à être
le Balkany de la vie sentimentale.
Bref, un(e) escroc.

Gloire

Poussez mémé dans les orties,
juste pour voir

Beauté

Cette semaine, les gens
n’auront aucune pitié avec votre tête
d’oeuf.

Vierge

Amour

Triste mardi en perspective,
puisque vous serez arrêté(e)
pour attentat à la pudeur.

Gloire

Vous ressemblez à un hamster
dans sa roue. À courir bêtement
après rien du tout.

Beauté

Fatale. (mais juste un peu
et des fois hein)

Balance

Amour

Votre coeur est comme sur
un bateau. Gare à l’amour, ça donne
le dégueulis.

Gloire

Vous avez mauvais goût. (allez
bim, c’est gratuit)

Beauté

Pas de doute, vous êtes un
subtil mélange entre Justin Trudeau
et Justin Bridou.

Scorpion

Amour

Tu veux savoir si ton ex
t’aime toujours ? N’envoie RIEN au
61313.

Gloire

Vous allez marcher dedans,
lundi prochain.

Beauté

La chance vous sourit.
Vous avez des airs de gros lamantin
ronflotant paisiblement sur la plage.

Sagittaire

Amour

Vous faites les sauvages au
lit, alors que vous n’êtes qu’un petit
truc tout tendre en réalité.

Gloire

Hé ho Jeanne d’Arc, personne
vous a causé. Arrêtez d’entendre
des voix.

Beauté

En changeant 9 lettres à
Sagittaire, on obtient « furoncle ».
Coïncidence ?

Capricorne

Amour

C’est dans les vieux pots
qu’on fait les meilleures confitures…
De rien pour le conseil, bisou.

Gloire

Comment vivez-vous votre
passion pour le nudisme ?

Beauté

Vous ne sentez pas très
bon. Mais c’est ce qui fait votre
charme

Verseau

Amour

En amour, vous êtes tel un
aspirateur. Vous ramassez seulement
les miettes.

Gloire

Selon nos prédictions, vous
avez le charisme d’un caillou.

Beauté

Boulet mais canon.

Poissons

Amour

Vous schtroumpfez plutôt
bien quand on vous schtroumpfe la
schtroumpf.

Gloire

Aïe… Il fallait que ça arrive.
Votre schtroumpf menace ce que
vous schtroumpfez.

Beauté

Vos schtroumpfs font palpiter
le schtroumpf.

Countdown : faites attention à vos applis…

Et si une appli de votre téléphone pouvait prédire votre mort, la téléchargeriez-vous ? Le pitch est sympathique, mais malheureusement, Countdown se vautre dans la paresse et n’est qu’un énième film estampillé horreur pas bien méchant…

Et si une appli de votre téléphone vous prédisait combien de temps il vous reste à vivre ? En voilà une chouette idée pour Quinn qui se rend compte (forcément sinon ce n’est pas drôle) qu’il ne lui reste que 2 jours sur Terre…

Ce n’est pas la première fois que le cinéma d’horreur fait appel à la technologie pour décider du destin de ses personnages. Dans Countdown, peu de surprises à l’horizon, cette première réalisation de Justin Dec se contentant de recycler les idées de The Ring version smartphone et se poser comme une bête resucée de Destination Finale.

Sauf que l’on est bien loin des deux films pré-cités. Emmené par une mise en scène hésitante et des acteurs aussi expressifs que des étoiles de mer sous Lexomil, ce Countdown ronflant est aussi excitant qu’un épisode de Derrick sans sous-titres.

Cette énième variation autour du thème de la mort qui poursuit des jeunes n’a même pas le mérite d’apporter un tant soit peu de subtilité (le blabla fadasse sur l’addiction aux téléphones). Et ce n’est pas le trouillomètre qui changera quoique ce soit, Countdown restant dans le chemin balisé des jumpscares classiques et foireux, n’offrant que des moments de « tension » vus et revus. Dommage.

Aurélien Germain


> Horreur/épouvante, de Justin Dec (Etats-Unis). Durée : 1 h 30.
Avec : Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Bateman…

> NOTE : 1,5/5 

 

Handicap : plus de visibilité en entreprise

Changer le regard du monde professionnel, c’est l’un des enjeux de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

(Photo Adobe Stock)

Les faits

Du 18 au 24 novembre, c’est la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Une action coordonnée depuis plus de 20 ans, au niveau national, par LADAPT, une association dont le but est d’accompagner les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours.

Dans ce cadre, entre autres manifestations, Cap Emploi 37 organise un « Vis ma vie » de travailleur en situation de handicap, le 18 novembre, dans ses locaux de Saint-Cyr-sur-Loire. L’idée est de répondre aux questions des personnes qui travaillent avec collègue en situation de handicap, par des ateliers, des jeux et des mises en situation.

Les enjeux

En 2018, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était de 19 % contre 9 % pour le total de la population active. C’est pour lutter contre cette disparité qu’a été créée, en 1997, la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Le réseau des Cap Emploi a été créé en 2000. Leur mission est d’aider les personnes en situation de handicap à se maintenir dans leur emploi ou à intégrer le monde du travail. Une action qui passe, bien sûr, par l’accompagnement des employeurs.

Le contexte

Le marché de l’emploi connaît depuis quelques mois une embellie notable. En Centre Val-de-Loire, le taux de chômage est revenu à 8 % tout juste (contre 8,2 pour l’ensemble de la France). L’Indre-et-Loire fait partie des bons élèves régionaux, avec un taux de chômage de 7,7 %. Le but est que les personnes en situation de handicap ne soient pas les grandes oubliées de ce sursaut.

Le point de vue

« 80 % des handicaps sont invisibles, rendons visibles les compétences. » Le slogan de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées résume bien son enjeu. Benoît Malbran, chargé de mission à Cap Emploi 37, le résume à nos confrères de La Nouvelle République : « Les situations de handicap au travail sont le plus souvent invisibles et les salariés ne sont pas obligés de les signaler ».
1 758 personnes étaient accompagnées par Cap Emploi 37 en décembre 2018 et 491 entrées en emploi ont été enregistrée. À quoi s’ajoutent 45 personnes ayant bénéficié d’une formation.


> Toutes les infos sur capemploi-37.fr et semaine-emploi-handicap. com/ladapt

 

 

Spectacle : manipuler les serpents de Serge

Une digression poétique et savante sur nos amis les reptiles, dans un des lieux les plus atypiques de la culture en Touraine, ça vous dit ?

Les reptiles vous fichent la trouille ? Eh bien vous avez tort, et Serge Rigolet va vous expliquer pourquoi. Tout jeune, il côtoie les serpents qui grouillent sur les coteaux de Saint-Avertin. « On habitait chez eux ». C’est assez logiquement qu’il est devenu chasseur de nuisibles, mais aussi guérisseur. Dans son nouveau spectacle qu’il peaufine depuis trois ans, il mêle mythologie, récit et musique et nous dévoile une autre facette des serpents.

« Dans l’histoire et les religions, le serpent a longtemps été une divinité positive. Les serpents étaient des symboles de santé et de fécondité. À l’inverse de ce que disent nos peurs instinctives, j’associe le serpent au pouvoir de guérison. »

Manipuler les serpents

D’ailleurs, Serge a même chassé des serpents pour l’Institut Pasteur. Son spectacle est aussi une réflexion intime car la manipulation des serpents lui a permis de grandir. « D’un seul coup, j’ai commencé à comprendre que j’avais du pouvoir parce que ça faisait peur. Manipuler les serpents s’apparentait aux rites de passage à l’adolescence. ».

Toujours peur ? Alors c’est le lieu du spectacle qui devrait vous rassurer. Au bout d’un petit chemin de campagne tortueux, ce havre de paix fondé par Serge et animé par une douzaine de bénévoles, reçoit chaque année une quarantaine de spectacles, autant de résidences d’artistes et touche environ 4 000 spectateurs.

Catherine Raynaud, l’autre figure historique de Vaugarni, toujours à l’affût de nouveaux talents à programmer, assiste à plus de 150 spectacles par an « sans jamais se lasser ». Des chiffres qui ne disent pas la chaleur et l’humanité qui font de ce lieu un cocon pour spectateurs et artistes.

Claire Breton


> POUR QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR VOS TÊTES ?

> Samedi 9 novembre, à 20 h 30. Dimanche 10 et lundi 11 novembre, à 16 h 30. Grange théâtre de Vaugarni, à Pont-de-Ruan. Tarifs : de 10 à 13 €.

Marc-Eric Bourque, notre « cousin » hockeyeur

Il vient tout droit de la belle province de Québec, au Canada. Rencontre avec Marc-Eric Bourque, hockeyeur aux Remparts.

La Gaspésie, vous connaissez ? Cette région, située à l’Est du Canada, en bordure du fleuve Saint-Laurent, fait partie du Québec. C’est là-bas que Mar- Eric Bourque a grandi et fait ses premiers pas sur la glace.

Aujourd’hui, à 21 ans, ce hockeyeur au gabarit atypique (1,69 m pour 85 kg) est une des clés de voûte des Remparts de Tours. Débarqué au club, cet été, après avoir été le meilleur défenseur des Titans de Princeville, au Canada, dans une ligue mineure, il s’affirme de match en match.

Car s’il apporte beaucoup par sa rigueur en défense, c’est aussi par la qualité de sa passe qu’il fait briller ses coéquipiers. Le weekend dernier à Marseille, c’est une de ses assistances qui a permis à Carmy-Sarty de marquer alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2). Vainqueur (5-2) sur la glace phocéenne, les Remparts ont engrangé un troisième succès de suite.

« C’était mon but de venir jouer en Europe »

« Avant de débarquer à Tours au mois d’août, j’ai été en contact avec les Remparts durant plusieurs mois. C’était mon but de venir jouer en Europe et comme le club est ambitieux… », explique-t-il. Quand on étudie de près son parcours au Canada, on découvre que malgré son gabarit et une brillante dernière saison, il ne s’est pas fait connaitre par une vraie carrière au plus haut niveau, notamment chez les jeunes.

« C’est peut-être un problème de timing. À un moment donné, il faut être dans le bon wagon. Mais en Europe, je pense qu’il a une vraie carte à jouer », confiait Rodolphe Garnier, le coach tourangeau, à son arrivée en Touraine. Sûr qu’aujourd’hui, personne ne regrette la présence du Québécois car dans un Championnat au long cours, les Remparts auront bien besoin de ce perceur de défense.

Thierry Mathiot

« Il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire »

Parce que l’économie sociale et solidaire prend tout son sens dans les quartiers prioritaires, nous avons rencontré Julien Keruhel, directeur du centre social Pluriel(le)s au Sanitas à Tours. Pour que la rénovation du quartier ne se fasse pas sans ses habitants, l’association co-pilote le projet Sanitas du Futur, présenté dans l’exposition du Cré-sol « C’est quoi l’économie solidaire ? », un événement du mois de l’ESS.

Julien Keruhel

L’économie sociale et solidaire (ESS), ça vous parle ?
Bien sûr. Aujourd’hui, en France, on valorise beaucoup les start-ups, mais à mon avis, il vaudrait mieux s’appuyer sur les acteurs de l’économie sociale et solidaire, créateurs d’emplois non délocalisables, dans une recherche constante d’innovation sociale. Au centre social, même si nous n’en parlons pas chaque jour, nous vivons les principes de l’ESS au quotidien. La vocation sociale est notre ADN et notre gouvernance est vraiment démocratique : l’indépendance de notre conseil d’administration, composé de personnes d’origines et d’âges variés, la plupart issues du quartier, constitue une réelle force.

Parmi vos projets phares, il y a Sanitas du futur…
L’objectif est de redonner aux habitants du pouvoir d’agir. Leur permettre de transformer leur vie, c’est la vocation d’un centre social. Avec près de 9 000 personnes, le quartier le plus pauvre de Tours rassemble le pire comme le meilleur : la solidarité du village et la violence du ghetto. Les habitants, qui subissent méfiance et stéréotypes, sont fatigués des promesses non tenues…

Lorsqu’on organise une réunion publique, la salle est vide. Pourtant, ils ont des choses à dire. Pour leur redonner du pouvoir, du poids sur les décisions publiques, nous devons changer de méthode. Tout le monde — professionnels, élus et habitants — doit s’y mettre ! Le projet, qui rassemble l’association Pih-Poh (le chef de file), le centre social et d’autres partenaires comme des coopérateurs d’Artefacts et le Cré-sol, s’inscrit dans la rénovation du Sanitas.

Comment rencontrez-vous les personnes isolées ou désabusés, celles qui ne fréquentent jamais le centre social ?
Nous allons les voir dans la rue. Nous avons formé 20 bénévoles et 20 professionnels du quartier à l’outil « porteurs de parole ». A partir de questions affichées sur un panneau, ils animent des débats dans l’espace public. Cela passe aussi par les actions de Pih-Poh, qui propose aux habitants des chantiers participatifs de création artistique (autour du textile notamment) dans des lieux de leur vie quotidienne, et par nos « Anim’actions » : pendant l’été et les vacances, le centre social s’installe dans les parcs et les jardins du Sanitas.

Toutes ces actions nous permettent de rencontrer les habitants et de recueillir leurs paroles. Elles ont nourri le dossier que nous venons de déposer dans le cadre de l’appel à projets urbains innovants Devenir Tours. En espérant que cette fois-ci, leurs demandes seront entendues.

Propos recueillis par N. P.

Festival Émergences : le jazz pour tous

De nouveaux artistes, des sons inédits, Émergences, c’est le festival du jazz vivant et c’est pour tout le monde.

Anne Paceo sera au programme du festival.

Émergences, c’est un festival à deux têtes. D’un côté, Le Petit Faucheux, la fameuse salle tourangelle dédiée au jazz sous toutes ses formes et, de l’autre, l’école Jazz à Tours, une référence, elle-aussi. « Nous travaillons toute l’année ensemble, confirme Renaud Baillet, programmateur du Petit Faucheux, mais le festival est vraiment le point d’orgue de notre collaboration. Tout est fait à 50/50, du financement à la programmation. »

Un festival bien né, donc et qui a deux ambitions principales. « L’idée, c’est de programmer des talents émergents, de jeunes artistes issus de la scène locale ou nationale en début de carrière et en qui nous croyons. Mais la volonté, c’est aussi de mettre à l’honneur des formes émergentes de la musique jazz, de nouvelles esthétiques portées, parfois, par de très grands noms qui savent se renouveler. »

Et l’alchimie fonctionne. À ces deux lignes de force, on peut en ajouter une troisième, que l’on sent présente à tout moment : celle de rendre le jazz accessible à tous les publics. « Il arrive encore que le jazz fasse un peu peur à certains. Nous voulons montrer que c’est une musique qui s’adresse à tous. »

C’est la raison pour laquelle, Émergences (qui fête sa majorité cette année avec sa 18e édition) se paye une petite tournée des bars (le barathon) avec des musiciens, pour beaucoup étudiants de Jazz à Tours qui viennent se confronter à un public pas forcément habitué à cette musique. C’est aussi pour cela que le festival investit des lieux nouveaux, comme le musée des Beaux-arts ou le HQ (espace de coworking et pépinière numérique boulevard Béranger) pour des concerts ouverts à tous et gratuits.

« Plus de la moitié des nos rendez-vous sont gratuits, souligne Renaud Baillet et ces formes plus intimistes, pour des spectateurs non-initiés, sont très importantes pour nous. » Émergences, comme tout festival qui se respecte, c’est aussi des temps forts. Citons- en deux. La soirée d’ouverture avec la batteuse Anne Paceo, à La Pléiade de La Riche qui vient d’être sacrée artiste de l’année aux Victoires du Jazz.

« Un jazz teinté de soul, de pop et d’électro, c’est fascinant ! », s’enflamme Renaud Baillet. À noter également, toujours au chapitre ouverture, Alternate Cake, un concert commenté pour le jeune public, le mercredi 13 novembre, à 15 h 30. « On joue et on explique la recette, nous avions beaucoup de demandes des familles. Nous voulions y répondre. »


Au programme

♦Vendredi 8 novembre
Anne Paceo Bright Shadows, à La Pléiade de La Riche, à 20 h 30. De 8 à 25 €. Samedi 9 novembre Soirée West Coast, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Dimanche 10 novembre
Artdeko à l’Hôtel Gouin, à 15 h et 18 h, gratuit. Nosax Noclar, au HQ, à 16 h 30, gratuit.

♦Mardi 12 novembre
Grand ensemble Koa, au Petit Faucheux, à 20 h. De 8 à 16 €.

♦Jeudi 14 novembre
Le Barathon, de 18 h à 22 h, à la grande ourse, le Cubrik, le Shelter et le Balkanic. Gratuit.

♦Vendredi 15 novembre
Sylvain Rifflet Troubadour + Endless, au Petit Faucheux, à 20 h. De 11 à 23 €.

>Programme complet et infos pratiques sur festivalemergences.fr

DéTours des Sciences : alimentation et santé au menu

L’événement scientifique arrive à Tours avec conférences et débats prévus au programme.

L’alimentation, voilà bien un thème qui nous concerne tous et qui est au cœur de bien des débats de société et souvent même à la colonne des faits divers depuis des années. Et si la science avait quelque chose à nous dire pour nous aider à y voir plus clair sur la question ?

C’est tout le pari et tout l’intérêt de ce nouveau rendez-vous tourangeau DéTours des Sciences qui se propose de mettre une thématique à l’honneur chaque année et de créer la rencontre entre des scientifiques pointus, des personnalités de la société civile et le grand public.

Cela se passe à l’amphithéâtre Thélème de la faculté des Tanneurs et c’est totalement gratuit. Sur deux jours, le vaste sujet de l’alimentation sera décliné en quatre thématiques sur une demie-journée chacune. On commence avec les grands défis de l’alimentation, où l’on parle d’eau, d’environnement et de ressources avec, notamment le prix Nobel Jean Jouzel.

Puis, l’après-midi, on se penche sur l’alimentation et la santé, avec des révélations sur nos comportements alimentaires et, aussi, les comportements de notre système digestif. Le samedi matin, on fait le point sur nos peurs alimentaires et le père de l’oenologie moderne, Jacques Puisais, nous raconte d’où vient et ce qu’est le goût du vin.

Et on termine le samedi après-midi avec une passionnante projection sur la table de demain et, entre autres, les fameux insectes qui pourraient la garnir. Le menu est copieux ! La seconde édition de DéTours des Sciences pourrait nous emmener, dans un an, du côté du cerveau et de l’intelligence artificielle…


> Vendredi 8 et samedi 9 novembre, de 9 h à 17 h 30, amphi Thélème de la faculté des Tanneurs. Gratuit et sans inscription.

 

Horoscope WTF du 6 au 12 novembre 2019

Les vacances de la Toussaint sont passées. L’astrologue est de retour. Voici la dose d’horoscope WTF de la semaine !

Bélier

Amour

Bon bah… vous savez ce
qu’on dit des signes cornus… héhé.

Gloire

En changeant 2,9 lettres à
« Bélier », on obtient Strudel. Coïncidence
? Je ne crois pas.

Beauté

Les tétons de l’être aimé ne
vous font nichon ni froid.

Taureau

Amour

Sexuellement, vous êtes un
très bon coup (mais juste pour vousmême).

Gloire

Telle la girafe, vous êtes
dans le coup. (TURBOLOL)

Beauté

Bon, vu que tout tourne autour
du cou(p) ici, sachez que euh…
votre cou est beau. Voilà, A+.

Gémeaux

Amour

Vous pédalez grave dans la
semoule du couscous de la vie amoureuse.

Gloire

Il vous reste 55 jours pour
finir l’année en beauté. (Non, parce
que pour l’instant, ça pue)

Beauté

Porter vos sous-vêtements
par-dessus votre pantalon ferait de vous
un superhéros. Je dis ça, je dis rien.

Cancer

Amour

Tromper tue.

Gloire

La constellation du j’comprends
rien te conseille de tirer la
chevillette et la bobinette cherra.

Beauté

La nuit, vous ressemblez à
un gros lamantin échoué sur la plage.

Lion

Amour

Vous multipliez les
rencards de la rancoeur… (rah la
vache, c’est profond ça)

Gloire

Le ridicule ne tue pas.
Vous seriez mort(e) depuis bien
longtemps sinon.

Beauté

Abracadabra, le moment
est venu de révéler pourquoi
vous portez des slips si
moches.

Vierge

Amour

Vous avez une ouverture
avec la personne qui se trouve sur
votre droite.

Gloire

On est toujours le con d’un
autre. Bisou.

Beauté

Dimanche, votre fétichisme
pour les pieds éclatera au
grand jour.

Balance

Amour

Dans le puits sans fond
de la déchéance amoureuse vous
tombez. (wow)

Gloire

Y a toujours pire dans la vie.
Vous auriez pu vous appeler Kévin
ou Kimberley par exemple.

Beauté

On se répète, mais vous êtes
quand même vachement canon de
dos.

Scorpion

Amour

C’est la salsa du démon
dans votre slip.

Gloire

Vous êtes aussi malin(e) que
ces chanteurs qui beuglent « est-ce
que vous êtes lààà ce soiiir ? »

Beauté

« Les pantalons de jogging
sont un signe de défaite. » (Karl Lagerfeld)

Sagittaire

Amour

Hausse de la libido mais
baisse de l’estime. Pas d’pot mes p’tits
gnous.

Gloire

Olala, détendez-vous, vous
êtes tendu(e) comme un string.

Beauté

Frottez vos lobes contre
l’être aimé.

Capricorne

Amour

Votre moitié raconte n’importe
quoi. Il serait plus judicieux de
nous écouter nous, plutôt.

Gloire

Au boulot, vous faites partie
du FC Feignasse.

Beauté

Vous pétez des paillettes.
Pas de doute, vous êtes une licorne.

Verseau

Amour

L’amour, c’est naze. (A+
pour de nouvelles prédictions)

Gloire

On ne veut pas vous faire un
coup au coeur mais… Jacques Chirac
est mort

Beauté

Marquer son territoire
avec son pipi à votre âge ? Roooh…

Poissons

Amour

Cupidon est en dépression
avec vous

Gloire

Conseil : si vous voyez ce
qu’il faut faire, faites-le. (de rien)

Beauté

On vous surnomme Le Téton
de Feu (The Tétoune of fire, en
anglais).

L’économie sociale et solidaire au service de l’humain

Santé, culture, commerce… Dans tous les secteurs d’activité, l’économie sociale et solidaire propose une nouvelle manière d’entreprendre. Et donc de vivre.

 

Il est 8 heures. Radio Béton vous réveille. Comme tous les matins, la radio associative vous dévoile les bons plans de son agenda culturel local. Au menu du petit déjeuner, lait et beurre de la laiterie de Verneuil, coopérative agricole bien connue des Tourangeaux. Dès 9 heures, vous emmenez votre petite dernière chez le pédiatre sans oublier votre carte de mutuelle. Puis vous filez à la crèche Douce-Lune à Tours, association gérée par des parents.

Ce matin-là, vous accompagnez les petits voir les marionnettes de la compagnie Luciole spectacles. Vous profitez de votre après-midi pour faire réparer votre voiture au garage Solidarauto 37 de Jouélès- Tours, histoire de donner un coup de pouce à cette association permettant à des personnes en difficulté d’acquérir et d’entretenir leur véhicule à des tarifs solidaires. Le soir, vous emmenez votre grande au club de basket. Vous en profitez pour déposer des vêtements à Emmaüs Touraine et récupérer votre panier de légumes bio produits aux Jardins de contrat, support d’insertion professionnelle à Montreuil-en-Touraine. Sacrée journée !

Le point commun de toutes ces organisations ? Ce sont des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Finalement, un peu comme Monsieur Jourdain (le personnage de Molière qui dit de la prose sans le savoir), nous vivons l’ESS au quotidien, sans vraiment nous en rendre compte.

Voilà pourquoi, chaque année en novembre, le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRESS) organise le Mois de l’ESS. Au programme dans la région : 60 événements coordonnés par la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Centre-Val de Loire. Ateliers, projections ou expositions permettent de connaître les initiatives locales et de mieux comprendre ce mouvement.

« On fait tous de l’économie sociale et solidaire sans le savoir »

Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Depuis la loi de 2014, cette manière d’entreprendre est reconnue et mieux définie. Les entreprises de l’ESS se rejoignent autour de 3 principes : une gouvernance démocratique, une lucrativité limité et une utilité sociale. Toutes les associations, mutuelles, coopératives et fondations en font partie, mais aussi certaines sociétés commerciales suivant ces principes.

En Touraine comme ailleurs, les coopératives ont particulièrement le vent en poupe. À Bueil-en-Touraine, l’épicerie coopérative La Chariotte est née au printemps dernier, tandis qu’à Tours, la société coopérative Ohé du bateau prépare la réouverture du Bateau ivre en 2020. « Auparavant, il y avait les méchantes entreprises et les gentilles associations. La loi sort de cette vision manichéenne : ce n’est plus seulement le statut qui compte, mais aussi le projet et les valeurs », décrypte Cyril Carteau, coordinateur du service ESS à ID 37, une association qui accompagne gratuitement les structures de l’ESS dans leurs évolutions.

Des associations tissent des liens entre paysans locaux et consommateurs. Ici, l’Amap de La Grenouillère, née en 2019 dans l’écoquartier Monconseil à Tours-Nord.

L’ESS serait-elle un monde merveilleux ? Non, la loi n’empêche pas les dérives : gouvernance faussement démocratique, salariés précaires… C’est pourquoi certains acteurs vont plus loin avec l’économie solidaire, portée à Tours par le Cré-sol (centre réseau économie solidaire).

« Cette économie naît de la rencontre humaine : des partenaires travaillent ensemble pour avoir un impact fort sur leur territoire. C’est un travail de terrain basé sur la coopération », présente la coordinatrice Alice Oeschner. Elle cite en exemple le projet Sanitas du futur, dont le Crésol a animé les réunions de partenariat. « La coopération prend du temps mais n’est pas une perte de temps. Au contraire, elle est source de sobriété », insiste la coordinatrice.

L’ESS est aussi une réponse aux enjeux écologiques. Face à l’urgence climatique, ses acteurs multiplient les initiatives. Début octobre, par exemple, c’était la semaine nationale des ressourceries. Celle de La Riche, La Charpentière, vient de fêter ses 4 ans et d’agrandir ses locaux. Cette association récupère, répare et valorise des objets apportés par les habitants. Leur donner une seconde vie permet de réduire les déchets, créer des emplois et du lien social. L’humain, encore et toujours.

Nathalie Picard

Audrey Zarif et la passion du tennis de table

La néo-Jocondienne Audrey Zarif possède un fort potentiel. Zoom sur cette joueuse de tennis de table qui a un bel avenir devant elle.

Audrey Zarif (à droite).

Actuellement 49e française et 4e européenne dans sa catégorie d’âge, la néo-jocondienne Audrey Zarif, 21 ans, n’a pas eu beaucoup de temps pour découvrir son nouveau club après un été marqué par les compétitions.

« Avec le TT Joué, j’ai bien l’intention de m’épanouir et surtout de faire de grandes choses. Le maintien, ce sera le minimum. Je pense qu’on peut créer des surprises. C’est un nouveau défi pour le club de parier sur la jeunesse. On sera sûrement les seules à jouer en Pro A, avec trois Françaises dans l’équipe ! », expliquait-elle à son arrivée en Touraine.

Les deux premières journées de championnat (deux défaites) ont confirmé que le TT Joué devrait s’accrocher pour se maintenir dans l’élite nationale. Prochaine rencontre : le 19 novembre contre Lys Lille Métropole.

Un gros potentiel

Sous la houlette de Claude Bard qu’elle connaît bien et en qui elle a une grande confiance, la jeune pongiste est prête à s’éclater et à progresser aux côtés de Sannah Lagsir, – « une grande copine avec qui j’ai disputé les Jeux olympiques de la jeunesse en 2014 » – ainsi qu’avec Nolwenn Fort, rencontrée il y a des années dans les différents stages nationaux.

Quant à la numéro 1 de Joué, Li He, Audrey ne tarit pas d’éloges sur elle. Claude Bart reconnaît à Audrey un gros potentiel, même s’il avoue qu’elle devra d’abord s’enlever la pression qui souvent lui joue des mauvais tours. Dans ce cas, les plus grands rêves pourraient se concrétiser pour elle.

Texte : Thierry Mathiot

Tir à l’arc : physique et mental à toute épreuve

Laurie Lecointre, archère et compétitrice de haut niveau, parle du tir à l’arc.

Le tir à l’arc, c’est vraiment du sport ?
On ne ressort pas en sueur comme après une course d’athlétisme, mais on sent vite les muscles travailler, car il faut de la force et de la coordination, une maîtrise du corps. Et c’est aussi un sport mental. C’est vraiment un sport complet, à tout âge.

Quelles qualités faut-il ?
La concentration et la maîtrise de ses émotions, car on a tout de même une arme entre les mains ! On améliore aussi sa coordination et sa capacité de dissociation, puisque le bras droit et le bras gauche ne réalisent pas les mêmes actions. Et bien sûr on appréhende mieux l’espace.

On s’y met à quel âge ?
La fédération a développé l’accueil des poussins, dès 8 ans (j’ai eu cette chance à Saint-Avertin). Certains clubs sont encore réticents et n’acceptent les enfants qu’à partir de 10 ans. Mais plus on commence tôt, meilleur on sera !

Et pour le matériel et la compétition, on choisit quoi ?
Les clubs prêtent souvent des arcs en bois aux débutants, puis on passera sur un arc plus lourd et puissant, en métal, avec une meilleure précision. La discipline-reine c’est le tir olympique, sur cible à 70 mètres, mais il en existe d’autres : la salle, en hiver, à 18m sur des blasons plus petits. Et tous les parcours, où on se balade d’une cible à l’autre, un peu comme au golf. J’ai découvert cela récemment et j’adore !

Propos recueillis par Maud Martinez

> Les 19 clubs de Touraine : www.tiralarc-37.com

 

« Les projectionnistes sont des travailleurs de l’ombre »

Éric Besnier veille à la bonne diffusion des films aux Studio, depuis 37 ans. La révolution numérique a transformé son métier mais pas modifié sa passion pour le cinéma.

Les ordinateurs ont remplacé les bobines 35 mm. Et pourtant, lorsqu’on entre dans la salle de projection des cinémas Studio, « le cœur du réacteur », comme il dit, Eric Besnier, assis devant son écran, téléphone en main, baigne au milieu du passé.

Certes, les unités centrales informatiques gèrent la diffusion des films dans les sept salles, mais lorsqu’on jette un regard autour de lui, des vestiges du 7e Art l’entourent. Ici, un empilement de bobines vides. À côté, une vieille machine qui servait à découper les films et à les coller pour les enchaîner avec les pubs locales.

« Quand le numérique est arrivé, il y a douze ans, j’ai cru que j’allais perdre mon âme, confiet- il. Mais en six mois, je m’y suis fait. Et puis, il y a encore quelques réalisateurs qui tournent en argentique nous donnant l’occasion d’utiliser l’ancien matériel. »

Eric Besnier a 54 ans. Il se remémore avec passion ses débuts, à 17 ans, dans la salle polyvalente de Charentilly puis au Vox, « un cinéma qui était en haut de la Tranchée, à Tours » ; il raconte avec émotion sa rencontre, en 1981, avec Henri Fontaine, le fondateur des Studio (1963). « Je préparais l’école Louis-Lumière pour être projectionniste. Il m’a dit : ‘’Faites votre formation, je vous embauche en alternance.’’ Et c’était parti. »

Devenu un as de l’informatique

« Via une caméra, je vois s’il y a encore du monde qui fait la queue. Alors j’attends. Pas grave si on prend un peu de retard… » Travailleur de l’ombre, comme il aime à se dépeindre, Eric Besnier raconte l’avant et l’après de l’envers du décor. « De 1981 à 2007 environ, mon boulot a presque toujours été le même. Les distributeurs nous envoyaient les copies chaque semaine. Ça leur coûtait l’équivalent de 1 500 euros par film. Imaginez le prix de 40 ou 50 copies dans toute la France ! »

Un travailleur manuel devenu as de l’informatique Aujourd’hui, pas de collage de bande ni de risque de cassure de film. « Tout est immatériel et ultra protégé. Pour que je puisse avoir le film, il faut que j’entre un certain nombre de codes cryptés qui donnent accès à des clés informatiques. Je récupère alors le film dans une librairie numérique et le charge sur un disque dur. »

De travailleur manuel, le chef projectionniste est devenu un as de l’informatique. « Au début, ce qui m’a le plus manqué, c’est le bruit du film dans le projecteur. Il a quand même fallu que je fasse mon deuil. » Responsable d’une équipe de six projectionnistes travaillant de 9 h à 18 h ou du début d’après-midi jusqu’à minuit, il se définit comme un passionné de cinéma, mais pas un cinéphile. Son genre préféré ? Les péplums. Un titre ? Spartacus de Kubrick (1960). On est aux Studio, tout de même…

Textes et photos :  Thierry Mathiot

 

Les mimes bruyants de la Compagnie Discrète

Le duo de la Compagnie Discrète pratique un mime original, au service d’un nouveau spectacle jeune public, « Sauve mouton ».

Crédit photo : Horizon©M[Art]ha
Du « mime cartoon » : c’est ainsi qu’Adrien Fournier et Alexandre Finck nomment leur art. Une dénomination incitative destinée, notamment, à ne pas effrayer les programmateurs cultivant « une image figée et poussiéreuse du mime », forcément muet.

Loin du duo plutôt bruyant de la Compagnie Discrète. « Dans nos spectacles, il y a des bruitages, des claquements de portes, décrit Alexandre Finck. Certains disent que ce n’est pas du mime. Pour nous, c’est une forme de mime. »

Les deux acteurs trentenaires se sont rencontrés au Conservatoire de Tours, en 2009, avec, dans leurs mémoires, des Charlie Chaplin, des Jacques Tati ou encore le Baptiste Deburau des « Enfants du Paradis » de Marcel Carné (1945).

« C’est un défi »

« J’étais fan de Michel Courtemanche que je regardais petit à la télévision, ajoute Adrien Fournier. Cette envie de transmettre au-delà de la parole a toujours raisonné en moi ; c’est un défi de raconter une histoire sans paroles et sans textes. »

Après des détours artistiques personnels, le duo s’est reformé en 2014. Depuis, Adrien et Alexandre interviennent en ateliers auprès de scolaires, de professionnels ou encore d’étudiants de l’Université de Tours et ont déjà monté trois spectacles : Le son du silence, Playwar et Horizon.

Les deux acteurs travaillent actuellement à Sauve mouton, leur prochaine création. Dans ce spectacle destiné au jeune public, un bibliothécaire et un lecteur voient des livres prendre vie. Notamment Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry!

Texte : Flore Mabilleau

> Play war, le 30 novembre, à Saint-Branchs.

> Première de Sauve Mouton, le 25 janvier, à la Médiathèque d’Esvres-sur- Indre.

Horoscope du 23 au 29 octobre 2019

Profitez, profitez ! Comme tmv ne paraîtra pas le 30 octobre prochain, on se fait une double-dose de méchanceté dans l’horoscope WTF de tmv !

Bélier

Amour

Les erreurs ça arrive, c’est
pour ça que les crayons ont des
gommes…

Gloire

Tel le pâté, vous êtes impérial(e).

Beauté

Ça va, votre melon est pas
trop lourd à porter ?

Taureau

Amour

On va vous prendre comme
la Bastille.

Gloire

Vous êtes talent-tueuse
BIIIM ! (désolé, ce subtil jeu de mots
ne marche que pour les filles. Désolé
les mecs, A+)

Beauté

L’acné, c’est comme le
whisky : c’est meilleur quand ça a 20
ans d’âge.

Gémeaux

Amour

Dites bonjour au Kinder
Surprise qui sera là dans 9 mois.

Gloire

Quittez votre taf et partez
à dos de poney avec les parents de
l’astrologue tmv.

Beauté

Les fesses, c’est bien. Vos
fesses, c’est mieux.

Cancer

Amour

Salut les Lucky Luke, on est
un peu pressés, à ce que je vois, hm ?

Gloire

Sans vouloir vous faire flipper,
il se peut qu’une caméra soit cachée
dans votre salle de bains.

Beauté

Vous ressemblez de plus en
plus à Elvis. Mais le Elvis en fin de vie

Lion

Amour

Peut-être que l’amour de votre
vie se trouve en Picardie. Ça craint.

Gloire

D’après toutpourlechien.
com, « physiquement, socialement,
mentalement ou de manière olfactive,
le caniche aura besoin de stimulations
régulières et quotidiennes »…

Beauté

… Bref, comme vous. (êtesvous
un caniche ?)

Vierge

Amour

L’étoile de la Lara Fabian
indique que tout, tout, tout est fini
entre nous.

Gloire

D’ailleurs, vous n’avez plus
la force du tout, d’y croire et d’eeespéreeeer.

Beauté

Tout est parfait chez vous.
Sauf l’haleine.

Balance

Amour

Quel bonheur de se dire que
votre ex n’est qu’un petit pet fuyant.

Gloire

Vous êtes aussi increvable
qu’Iggy Pop.

Beauté

Vous êtes au sommet du
firmament du zénith de la beauté-attitude.

Scorpion

Amour

Vos goûts en matière de
relations amoureuses sont plutôt
douteux.

Gloire

Quelle idée d’être Scorpion,
franchement…

Beauté

Sale lundi en perspective.
Vous perdrez votre doigt et ne pourrez
ainsi plus jamais faire d’autostop.

Sagittaire

Amour

Votre vie sentimentale
ressemble à un trip sous LSD.
C’est du n’importe quoi.

Gloire

Tel le yorkshire, tout
ce que vous savez faire, c’est
d’aboyer contre votre ombre.

Beauté

Votre style vestimentaire
et vos goûts musicaux
pousseraient même le monde à
remettre la Tektonik à la mode.

Capricorne

Amour

En amour, vous êtes aussi
insaisissable que Xavier Dupont de
Ligonnès.

Gloire

À force de prendre autant de
place dans le lit, on vous surnomme
le sac à patates

Beauté

Vous donnez autant envie
qu’une raclette.

Verseau

Amour

Roh, c’est pas la taille qui
compte, on a dit.

Gloire

Allez, on répète après moi :
« J’arrêterai de martyriser le stagiaire
de 3e »

Beauté

Vous avez le poil luisant.

Poissons

Amour

Le chaud lapin que vous
êtes aime courir après deux lièvres
à la fois.

Gloire

Tel le bigorneau, vous vous
collez partout où vous allez.

Beauté

La constellation du McDo
vous conseille de venir comme vous
êtes. C’est-à-dire nu(e), bande de gros
dégoûtants.

Cancer du sein : à Tours, accompagnement et bien-être

Au CHRU de Tours, les femmes atteintes de cancer du sein disposent d’un large panel de soins d’accompagnement, des conseils en maquillage à la reconstruction de l’aréole mammaire.

Un visage qui s’éclaire tandis que Virginie applique méticuleusement du vernis rose sur les ongles de sa patiente, lui caressant au passage la main et la réconfortant de ses mots. Virginie Doguet est socio-esthéticienne à l’hôpital de jour de cancérologie de Bretonneau.

Salariée par la Ligue du cancer, son rôle ne se limite pas à prendre soin des mains, des visages et dispenser des conseils en maquillage pour cacher les plaies. « Le dialogue fait partie de mon métier. On est dans le soin du toucher, le bien-être et ainsi les tensions des patients se lâchent, ce sont des moments de confidence. On peut parler de choses superficielles comme d’autres plus graves, la maladie ou la mort. Cela permet de désamorcer les tensions et ensuite, je relaie aux équipes soignantes ou au psychologue. »

La socio-esthétique fait partie du panel des soins d’accompagnement (dits « soins de support » dans le jargon médical), proposés depuis des années, mais en toute confidentialité. « L’arsenal de la prise en charge est très large, mais ce n’est pas toujours su à l’extérieur de l’hôpital », confirme la docteur Marie-Agnès By, oncologue, qui coordonne l’activité en hôpital de jour.

« Et pourtant, c’est important pour nous. Pendant une chimiothérapie, si on constate une perte ou une prise de poids, le patient verra une diététicienne ; une assistante sociale est aussi nécessaire car on oublie souvent l’impact financier d’un arrêt maladie de longue durée, la baisse de revenus liés à l’aide à domicile… Tandis que le psychologue aidera aussi bien la personne que ses proches, le binôme est souvent épuisé ».

Les soins d’accompagnement s’adressent à tous les patients atteints d’un cancer suivis par l’hôpital et sont remboursés par la Sécurité sociale, tout le temps du parcours de soin, pendant et après la maladie. « Il a fallu plusieurs années pour motiver les patients. Ce n’est pas simple et après, les retours sont à 100 % positifs », souligne la docteur Marie-Agnès By.

« L’hôpital Trousseau propose la reconstruction de l’aréole mammaire »

Plus les années passent, plus le nombre d’activités augmente, tant les équipes soignantes sont convaincues des bénéfices sur le bien-être. « L’atelier d’éducation thérapeutique aux médicaments avec infirmier et pharmacien apprend à gérer son traitement à domicile, connaître les interactions médicamenteuses avec les plantes ou compléments alimentaires. L’hypnose permet d’améliorer la tolérance du traitement de la chimiothérapie. On propose aussi de l’art thérapie, des activités sportives adaptées comme du yoga en collaboration avec la Ville, et bientôt de la danse de salon. »

Un espace est dédié à cette palette d’activités, la salle ATOLL, dont les murs sont recouverts de photos invitant au voyage et les larges baies vitrées à l’évasion. À l’hôpital Trousseau, les femmes atteintes du cancer du sein bénéficient d’un soin médical particulier après l’opération chirurgicale, qui laisse des séquelles esthétiques et peut aller jusqu’à l’ablation. C’est pourquoi, depuis dix ans, le CHRU propose la reconstruction de leur aréole mammaire.

Là encore, cette activité médicale s’exerce de manière confidentielle, même certains personnels de l’hôpital de Bretonneau l’ignorent ! Trois infirmières, Dina, Eugénie et Aurélie y sont chargées de la dermopigmentation médicale. Il s’agit d’une technique visant à pigmenter le derme de la peau. Dina Castanheira, qui la pratique depuis huit ans maintenant, explique : « Cela n’a rien à voir avec du tatouage. C’est un acte médical simple, sans anesthésie, à l’aide d’un dermographe et de pigments. On dessine, en collaboration avec la patiente, l’aréole, sa forme puis elle choisit la couleur. On essaie de faire un trompe-l’oeil. »

À raison de deux séances, la nouvelle aréole ainsi formée durera de 4 à 5 ans, ensuite elle s’estompe et il faudra la refaire. « Ça ne fait pas mal », précise, satisfaite du résultat, une patiente, qui en a bénéficié l’année dernière. Surtout, souligne Dina Castanheira « c’est essentiel car ce qui définit la féminité du sein, c’est l’aréole. On a voulu que ce service perdure à l’hôpital, on s’est battus pour que tout le monde y ait ainsi accès. »

Textes : Aurélie Dunouau

Un week-end pour les startup et l’égalité femmes-hommes

Cinquante-quatre heures pour créer une startup sur l’égalité entre les femmes et les hommes ? C’est le défi que propose le concours Startup week-end women.

Les faits

Du 15 au 17 novembre, se tiendra à Mame la première édition en Centre Val de Loire de Startup Week-end Women. En résumé, il s’agit d’un concours de 54 heures pour créer une entreprise sur l’égalité entre femmes et hommes et/ou rendant un service aux femmes répondant à un besoin particulier.

Les équipes seront mixtes. Mais seules les femmes pourront pitcher et raconter leur idée lors de la présentation, le vendredi soir. Suite à ça, les participant( e)s voteront pour les projets qui devront être travaillés le week-end : « Deux nuits et deux jours pour transformer une idée en entreprise. C’est le début de la course contre la montre ! », précise l’organisation.

Les enjeux

« Il s’agit de sensibiliser les participant(e)s à l’entrepreneuriat et aux thématiques de l’égalité entre femmes et hommes », expliquent, dans un communiqué, les organisateurs. Qui rajoutent : « N’oublions pas que rétablir l’égalité entre femmes et hommes, c’est le faire dans tous les domaines (sphère professionnelle et privée). Cela permet de rétablir un équilibre des droits dans tous les domaines. »

Le contexte

Les « Startup week-end » sont des événements créés pour promouvoir l’entrepreneuriat et faire naître des envies de création d’entreprise. Soutenus par le réseau Techstars, ils ont lieu un peu partout dans le monde. Cette édition « femmes » tombet- elle pile au bon moment ?

Encore récemment, Marlène Schiappa a annoncé dans les colonnes de La Voix du Nord que le gouvernement consacrerait en 2020 plus d’un milliard d’euros à l’égalité entre les femmes et les hommes. Soit le double par rapport à 2019 (Ce budget a toutefois créé la polémique, les associations féministes affichant leur scepticisme quant au montant avancé).

Le point de vue

En France, dans le secteur de l’innovation, 10 % des entreprises sont créées par des femmes. L’an dernier, lors de la première édition du Global Startup week-end women, à Paris, près de 2 000 femmes réparties sur 23 villes s’étaient mobilisées. De quoi encourager les initiatives. Un tel événement devrait donc avoir le mérite de casser certaines barrières bien trop tenaces dans le monde de l’entrepreneuriat.

Texte : Aurélien Germain / Photo : Adobe Stock

> Startup week-end Women, du 15 au 17 novembre à Mame, à Tours.

> Inscriptions (payantes) et informations : facebook.com/ SWWomenTours

Le Bibliovore : « La crise du livre, on ne connaît pas »

Valérie et Corentin Halley, ex-profs de lettres en Touraine, sont unis par la passion des livres. Ils ont ouvert depuis un an et demi une librairie bien particulière. Au 104 de la rue Colbert à Tours, Le Bibliovore vous propose pas loin d’un millier d’ouvrages d’occasion et en excellent état. Dans l’arrière-magasin, il y en a trois fois plus. Et tout cela, à petits prix : 3 euros pièce, 10 euros les quatre.

Valérie et Corentin Halley, du Bibliovore.

Quand on franchit la porte du Bibliovore, rue Colbert, on se sent d’emblée dans une librairie. Une vraie. Seule la petite odeur caractéristique du papier ancien nous rappelle que Corentin Halley, ex-prof de lettres et fils de bibliothécaire, a passé beaucoup de temps dans les brocantes après avoir quitté l’Éducation nationale.

Dénicheur de beaux et bons livres, ouvert à tous les genres littéraires, il a surfé dans les années 2000 sur une intuition et aujourd’hui, il a embarqué avec lui son épouse Valérie, dans une aventure passionnante. « Tout est transparent, dit-il. Nous achetons les livres aux particuliers. C’est au poids : 1 kilo, 1 euro. Et nous les revendons 3 euros à l’unité ou 10 euros les quatre. Nous mettons deux conditions à l’achat : que les livres soient en bon état et qu’ils ne soient pas datés, du genre guide des États-Unis de 1986, ou essai politique des années 90. »

Dans les rayons, pas mal de bonnes surprises et des associations originales : Frédéric Beigbeider est à portée de pages du poète Henri Bauchau, et Amélie Nothomb pourrait lever les yeux en direction de Vladimir Nabokov. « Merci d’exister, m’a dit l’autre jour une dame, ajoute Valérie Halley. C’est chouette, non ? »

Ouvert 4 jours par semaine

Durant l’heure et demie pendant laquelle je discutais avec les deux libraires, le magasin n’a pas désempli. Entre un couple venu vendre un sac de livres et reparti avec 7 euros dans la poche, un petit monsieur apportant cinq livres de jeunesse de sa fille (2 euros) et plusieurs acheteurs de tous âges, Le Bibliovore ne fait que des heureux.

Ouvert quatre jours par semaine (mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures), la librairie d’occasion se transforme le dimanche en festival du livre de poche. « J’enlève tous les ouvrages situés au centre du magasin et je les remplace par des Poche, ajoute Corentin. Nous participons aussi au festival des langues et là nous proposons des livres étrangers. »

La proximité, le réseautage grâce à une page facebook suivie par 5 000 fans, l’endroit aussi (« La rue Colbert permet de se garer en voiture pour déposer des livres mais reste largement piétonne ») expliquent aussi le succès grandissant.
« La crise du livre, on ne connaît pas. Nous ne sommes pas dans l’obligation d’exposer un catalogue d’ouvrages proposé par une maison d’édition. Et plus globalement, nous nous rendons compte que beaucoup de gens lisent, des plus jeunes au plus anciens. Je suis même très optimiste », assure Corentin.

Julien Devanne, le marathon man tourangeau

Course après course, Julien Devanne – de l A3 Tours – brille et remporte les médailles.

(Photo archives NR)

Bien sûr son chrono réalisé dimanche à Metz, lors du championnat de France de marathon n’a rien à voir avec les 1 h 59’40’’ du Kényan Kipchoge à Vienne, samedi, ni même avec les 2 h 14’ 4’’ de sa compatriote Kosgei, dimanche, à Chicago. Pour devenir champion de France de marathon, le coureur de l’A3 Tours, Julien Devanne s’est imposé en 2 h 25’’ 37’’. Et ce chrono permet de confirmer qu’il est désormais un des tous meilleurs Français de la spécialité.

À 30 ans, l’athlète lyonnais licencié à l’A3 Tours, via sa section free run, s’est imposé non sans difficulté. « J’ai pris un coup de froid et j’ai commencé à avoir mal au ventre au quinzième kilomètre, explique-t-il. Mais pour être champion de France, il faut se sortir les tripes. »

Autre mésaventure pour le coureur de l’A3T : une erreur d’aiguillage au 6e kilomètre a contraint le groupe de quatre coureurs de tête, dont il faisait partie, à revenir sur ses pas. « On a fait un aller-retour qui nous a fait perdre 1’30’’ », ajoute-t-il. Finie la possibilité d’un bon chrono à l’arrivée.

Bientôt l’équipe de France

Julien Devanne a toutefois montré qu’il était l’homme en forme en ce moment. Vainqueur du championnat de France de semi-marathon, il y a moins d’un mois à Vannes, puis de Paris-Versailles, il y a quelques jours, il portera pour la première fois le maillot de l’équipe de France, dans deux semaines, à l’occasion du challenge méditerranéen de course sur route disputé sur la dure épreuve du Sud-Est, Marseille-Cassis.

Avec un meilleur temps sur 10 km, établi cette année (29’ 39’’) et un record sur semi-marathon en 1 h 4’ 7’’, Julien Devanne aura pour objectif la saison prochaine d’abaisser sa meilleure marque sur les 42,195 km. Sixième meilleur performeur français de la saison (2 h 17’ 21’’, temps réalisé au marathon de Paris, en avril dernier), il vise pour 2020 un chrono sous les 2 h 15’. Mais auparavant ce sont les mondiaux de semi-marathon, en Pologne au mois de mars, qu’il a dans le viseur. Pour y participer, il devra descendre sous les 1 h 4’ afin de décrocher sa sélection..

Ô Liban : la cuisine de maman revisitée

 

Si vous voulez faire un petit voyage express et pas cher au Liban, c’est simple, il faut aller rue Colbert. On connaissait le Beyrouth et ses mezze en plateaux à partager, copieux, plein de saveurs et abordables, à grignoter entre copains en terrasse. On connaissait le Sidon et sa cuisine plus cossue et tout aussi goûtue.

Voici que s’ouvre à quelques portes de là, dans la même rue, une nouvelle adresse, Ô Liban, qui hisse la cuisine libanaise un ton encore au-dessus. « Ici, la cuisine vient toujours de la base familiale, de la cuisine de la maman, explique le propriétaire des lieux, mais nous avons voulu fusionner tout cela avec la gastronomie française et aussi avec le repas à la française. »

Ne soyez donc pas surpris, ici, la carte est composée de façon assez classique, entrées, plats et desserts. Pas de plateaux de mezze à l’horizon. Mais des saveurs et aussi des couleurs qui décoiffent. Nous étions deux autour de la (très jolie) table. Madame cumule une entrée (caviar d’aubergine très revisité) et la salade O Pita, fraîche comme une pluie d’été, tandis que Monsieur opte pour un trio de viandes.

Dans l’assiette, trois brochettes toutes mignonnettes et bien épicées, une sauce à base de petits légumes et de jus de viande, un fromage frais, un morceau de Pita relevé et une tombée de pommes de terre bien fondantes. De la fusion, on vous dit.

Au rayon des desserts, on en revient aux fondamentaux avec un assortiment de Baklawa qui vous requinque pour l’après-midi. Question décor, rien à dire, c’est la classe. « On a pensé les couleurs pour qu’elles rappellent les teintes et les ambiances du Liban », détaille notre hôte en nous montrant un ouvrage d’architecture locale. Le lieu, ouvert depuis quelques jours seulement offre une trentaine de couverts pour un déjeuner un peu plaisir ou une soirée fusionnelle !


> Ô Liban 76 rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. 

> Tarifs : 7 à 9 € pour les entrées et salades. Plats cuisinés grimpent à 23, 24 €. Desserts autour de 6 €. 

 

Ludothèque pour tous : paradis des jeux

#VisMaVille Myriam Schoenn, avec l’aide d’une dizaine de bénévoles, gère la ludothèque pour tous du quartier Mirabeau. Un lieu magique où près de 80 familles empruntent jeux, jouets et déguisements.

La ludothèque pour tous de l’îlot Mirabeau a fait peau neuve. Lorsque l’on pousse la porte du 15 de la rue Gutenberg, une petite odeur de peinture fraîche indique le chemin à suivre pour s’y rendre. À travers les couloirs, on entend les éclats de rire des mômes. Ici on s’amuse.

Une dizaine de mètres, à gauche, après le hall d’entrée, place aux Jeux ! D’emblée, c’est un chêne et un grand sourire qui nous accueillent. Myriam Schoenn, 72 ans, rayonne dans cet univers. 1 200 jeux, jouets ou déguisements sont exposés aux regards des enfants et de leurs parents dans les deux grandes pièces de l’association.

Deux jeunes bénévoles sont également là : Norah, étudiante saoudienne venue à Tours pour perfectionner son français et Angélique, déjà ancienne. Mais au fait, qu’est-ce qui a bien pu conduire Myriam à participer à la création de cette ludothèque, il y a près de quinze ans ? La passion des jeux et des jouets ? Tout faux.

« Cela peut surprendre, mais je n’étais pas une grande spécialiste des jeux, lâche-t-elle. Non, vraiment, c’est le projet global qui m’a intéressée. Créer un lieu de rencontres et de partage en m’appuyant sur mes qualités de gestionnaire et ma passion pour le bénévolat. On a fait une tentative un samedi au jardin Mirabeau en s’appuyant sur le bouche à oreille et cela a tout de suite pris. »

Les mêmes services que dans une médiathèque

Avec l’aide d’Agnès et de l’association Culture et Bibliothèque pour Tous (CBPT), la ludothèque a donc vu le jour. L’affaire de sa vie, aujourd’hui. Presque trois fois par semaine (mardi, mercredi et un samedi matin par mois), Myriam pousse la porte de la ludothèque. Mais de chez elle, à Saint-Cyr, elle garde aussi un œil sur la gestion de la structure, via un logiciel de prêts. « Nous offrons tous les services que l’on peut retrouver dans une médiathèque, par exemple, avec le suivi, la réservation, les retards… Nous avons une mission d’accueil, de conseil, d’écoute aussi. »

Entourée d’une dizaine de bénévoles qui se relaient pour réceptionner les retours de prêts, vérifier qu’il ne manque rien, s’assurer qu’ils sont en bon état, Myriam est bienveillante avec tous. Mais dès que la conversation s’enclenche, on perçoit très vite la femme d’affaires qu’elle a été, la créatrice d’entreprise aussi. Vive dans ses réponses, mais toujours très à l’écoute, elle s’intéresse d’abord à vous. « C’est toute la richesse de sa personnalité », glisse Angélique.

Quand un jeu revient incomplet ou abîmé, la règle est simple : en cas de retard, une amende est demandée et si le jeu est détérioré, il devra être remplacé ou un dédommagement devra être versé. L’argent perçu lors du prêt (1,20 euro par jeu en moyenne) est vite réinvesti. « Dès qu’on a 20 euros, on achète un nouveau jeu, insiste Myriam. On n’est pas là pour faire du profit. On s’approvisionne auprès des magasins de jeu et aussi via Internet, bien sûr. »

Texte & photos : Thierry Mathiot

Spooky Poppies au service du blues rock

Les Tourangeaux de Spooky Poppies sont bien décidés à remuer les terres blues rock des environs. Montez le son, on fait les présentations.

Le groupe tourangeau Spooky Poppies (Photo Pascal Vallee)

C’est dans la nuit que Spooky Poppies a vu le jour. Des soirées enveloppées d’effluves de bière ; des soirs passés sous les notes de Led Zep’, King Gizzard ou des Doors. Aux manettes, Elise et Samuel. Débarquant tout droit de Rochefort-sur-Mer et Clermont-Ferrand, ces deux passionnés arrivent à Tours il y a 5 ans.

De suite, c’est l’alchimie musicale. Le « truc qui fait que ». Paul et Sébastien les rejoignent plus tard, le premier à la basse, l’autre à la batterie. Spooky Poppies a son ossature, c’est un corps complet. Ici, pas de dictateur qui mène le groupe à la baguette. « Au début, j’amenais une ligne de chant tandis que Sam ramenait un riff de guitare, sourit Elise. Mais maintenant, on compose tous ensemble ! »

Un « vrai travail de groupe », confirme Sébastien, pour un résultat singulier. La colonne vertébrale de Spooky Poppies est le blues. Un blues qu’il trempe allègrement dans la marmite du rock. Côté influences, on ressent l’esprit d’un Cream, d’un Free… Et pas mal de Blues Pills, ce qui se sent notamment dans la voix rocailleuse et le timbre d’Elise. « Mais on refuse de rester enfermés dans une case. On se revendique iconoclastes, on ne s’interdit rien », précise bien Samuel.

La sauce a pris. Le groupe s’est retrouvé propulsé au Tremplin Voice of Hell du Hellfest, terminant dans les 10 finalistes. De quoi dégoter un contrat de distribution avec Wiseband et faire son chemin. Jusqu’à fouler, l’été dernier, une des petites scènes de… l’American Tours festival ! « On avait plutôt l’habitude de jouer dans des bars, se marre Elise. Là, autant dire que c’était complètement dingue ! »

Désormais, Spooky Poppies se concentre sur son premier EP, prévu pour novembre. Leur campagne de financement participatif devrait les aider à finaliser la bête. Pour ensuite « enchaîner les concerts », comme ils espèrent. Et ainsi pouvoir propager la bonne parole, celle du rock, celle du blues.

Textes : Aurélien Germain
Photos : Pascal Vallee


> OÙ LES TROUVER ET LES AIDER

-Concernant la campagne de financement participatif pour leur EP : fr.ulule.com/ep-spooky-poppies (vous avez jusqu’à la fin du mois d’octobre)
-Pour suivre le groupe, outre à leur QG La Cabane(!) : facebook.com/spooky.poppies

Angry Birds Copains comme cochons : la critique

Les Angry Birds reviennent au cinéma pour un deuxième volet. Un divertissement efficace pour les enfants mais qui en ennuiera plus d’un(e).

Cela fait déjà trois ans que le premier film Angry Birds – adaptation du jeu vidéo sur smartphone du même nom – est sorti sur nos écrans. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, le délire du lancer d’oiseaux sur les cochons est passé de mode, le temps passe ma bonne dame, tout va trop vite mon bon monsieur.

Était-ce alors judicieux de proposer une suite cinématographique en 2019 ? La question se pose tant ce Angry Birds 2 apparaît comme un gros bonbon (parfois) indigeste et (souvent) futile.

L’ensemble est évidemment bien emballé. Coloré, dopé par un rythme à 100 à l’heure, porté par des protagonistes mignons et rigolos, Angry Birds part dans tous les sens et fait le job en tant que divertissement efficace pour les enfants.

Pour le reste, cette suite n’a malheureusement que peu d’identité et tourne vite en rond, pour cause de flemmardise aggravée. Un peu trop facile, un peu trop plat quand il s’amuse à singer les films d’espionnage, le film de Thurop Van Orman n’a pas les forces nécessaires pour passionner son auditoire jusqu’au bout.

Angry Birds 2 se regarde d’un œil, la main plongée dans le pot de popcorn. Bref, fun mais qu’à moitié.
> Film d’animation, de Thurop Van Orman (États-Unis). Durée : 1 h 37.
> NOTE : 2/5 

Aurélien Germain

Lee Fields : le soulman aux neuf vies

Après un début de carrière dans l’ombre de James Brown, le chanteur américain Lee Fields est finalement dans la lumière, pour un succès mondial sur le tard. Enchaînant les vies tel un chat aguerri, il sera à l’espace Malraux ce vendredi.

 

Comme les chats, Lee Fields a plusieurs vies. Et l’homme semble toujours retomber sur ses pattes. Lorsqu’il se lance comme chanteur de soul music à la fin des années 1960, le succès lui sourit. Il enchaîne les 45 tours, et trace son sillon dans l’ombre de James Brown, auquel on le compare presque toujours.

« Little JB » (le « petit James Brown ») ne résiste pourtant pas aux assauts du disco. Les concerts se font si rare au tournant des années 80 que notre homme se lance dans l’immobilier ! Il chante donc les louanges de maisons à vendre pendant dix ans, en attendant que le vent tourne à nouveau en sa faveur.

La 3e vie du félin Fields se profile à l’horizon 1990, lorsque l’artiste se remet en selle, côté blues. Mais la grande vie, elle, commence à l’aube des années 2000, lorsque les artistes hip-hop et autres DJ s’emparent des trésors du soulman.

Martin Solveig, en 2006, invite l’artiste sur un album et dans ses clips : « Martin m’a demandé de le rejoindre pour chanter certaines chansons, et cela a joué un rôle important dans la suite de ma carrière ! Des gens qui n’avaient sans doute jamais entendu parler de moi m’ont découvert, et je lui en suis redevable. »

 

Depuis, d’autres se sont frottés au talent de Lee Fields, comme le trio néerlandais Kraak & Smaak, le Français Wax Tailor, ou les rappeurs américano- australiens Bliss N Eso. Pour les collaborations « en chair et en os » ou un sample de ses titres, le chanteur s’entoure aujourd’hui d’une équipe qui gère les autorisations de droits d’auteur et autres détails administratifs.

Après avoir collaboré avec les musiciens d’Amy Winehouse ou Sharon Jones, il s’entoure aussi depuis 2009 d’un groupe fidèle, The Expressions. Sur scène, ils sont ainsi une quinzaine autour du chanteur. Choeurs, cordes, et bien sûr des cuivres, pour faire pleuvoir l’amour sur les spectateurs… car avec son récent album It rains love, Lee Fields enchaîne tubes sucrés et morceaux rythmés, tantôt chat d’intérieur, tantôt tigre racé.


> Vendredi 18 octobre 2019. À l’espace Malraux en co-accueil avec le Petit Faucheux. Placement libre, à 20 h 30. Tarifs de 16 à 32 €

 

Le Grand Repas revient en Touraine (et pas que)

Le 17 octobre, place à la nouvelle édition du Grand Repas en Touraine ! Objectif ? Le même menu, le même jour, partagé par tous les citoyens.

Chaque année, Le Grand Repas est un succès (Photo archives NR)

Les faits

Le Grand Repas remet le couvert cette année. Ce rendez-vous gastronomique permet à tout le monde de partager le même menu, à Tours, aux alentours et à Paris, dans plusieurs points de restauration collective. Que ce soient dans les restaurants traditionnels, les maisons de retraite, mais aussi les cantines d’entreprise, les écoles ou les hôpitaux. L’an dernier, près de 130 000 personnes avaient savouré le menu conçu sous la houlette de Rémy Giraud, chef étoilé à Onzain (41).

Le contexte

L’événement était jusqu’alors organisé via la Cité de la Gastronomie de Tours. Changement de gestion oblige, il est désormais repris par une association indépendante (« Le Grand Repas »), créée par… Emmanuel Hervé, ex-président de la Cité ! Il garde donc son « bébé » dans les bras. Tout en s’accompagnant de ses partenaires locaux originels… et de nouveaux venus.

Les enjeux

« Le Grand Repas, c’est avant tout un moment de vivre ensemble », indique l’organisation. Mais le but affiché est également de promouvoir les circuits courts et les produits de saison. Le Grand Repas souhaite en outre lutter contre le gaspillage alimentaire et éduquer au goût. Cette année, le menu sera : Mesclun de chèvre frais aux poires et vinaigrette de framboise. Puis sauté de poulet Label à la Tourangelle, quinoa d’Anjou et ses petits légumes, suivi d’une tarte Tatin aux pommes et faisselle aux herbes fraîches.

Le point de vue

Avec son rendez-vous culinaire, Emmanuel Hervé voit les choses en grand. Pour preuve, cette année, il a décidé d’étendre la couverture sur plusieurs régions françaises. Son Grand Repas se verra donc diffusé exceptionnellement en Charente- Maritime, en Haute-Saône ou encore en Champagne-Ardennes. Le tout, parrainé par Thierry Marx. Un argument et un effet boule de neige qui devraient faire rayonner l’initiative bien au-delà des frontières tourangelles.


> Le 17 octobre 2019. Infos sur legrandrepas.fr

 

Performance dansée d’Anne Perbal au Musée des Beaux-Arts

Anne Perbal propose une performance dansée au musée des Beaux-Arts. Comme une sculpture qui, soudainement, prendrait vie devant les visiteurs.

Ce samedi, une sculpture humaine va s’animer sur le parquet craquant du musée des Beaux-Arts de Tours. Une forme blanche et vaporeuse va se mettre en mouvement, aux sons mystérieux du chant et du violoncelle de Daphne Corregan.

Une forme humaine, drapée dans une longue bâche blanche qu’un ventilateur fera flotter autour d’elle, se jouant de la lumière et du mouvement composera toutes sortes de personnages. Et, comme par enchantement, cette danse répondra aux tableaux sur les murs autant qu’elle s’en nourrira.

« J’aime beaucoup cette conversation entre les différents arts, qui se nourrissent entre eux, explique la chorégraphe et danseuse Anne Perbal. Et je me rends compte que mon travail entre vraiment en résonance avec les lieux de patrimoine comme le musée des Beaux-Arts. Moi, poursuit-elle, je danse sur un mètre carré. C’est comme de la matière qui se met en mouvement. On peut y voir, selon les moments, un corps humain ou un animal ou bien du végétal. Tout mon travail tourne autour de cette notion de métamorphose et de ces infimes différences qui font que nous ne sommes soudainement ni tout à fait les mêmes ni vraiment différents. »

Ce n’est pas la première fois que la danse s’invite en ces lieux chargés d’histoire, mais c’est une première pour Anne Perbal qui avait créé son spectacle au musée des Beaux-Arts d’Orléans. Une première qui répondra à une exposition de photographies réalisée par Isabelle Whyte, en collaboration étroite avec la danseuse. Dialogue des arts, là encore et mystère de la création, toujours.

Matthieu Pays


> Samedi 12 octobre. À 18 h 30, conférence de Jean Raoux : Portrait de Mademoiselle Prévost en bacchante. À 20 h, Performance d’Anne Perbal.

> Tarif : 6 €. Exposition des photos d’Isabelle Whyte, jusqu’au 4 novembre.

Architecte des Bâtiments de France : « Veiller sur la ville et le patrimoine de demain »

#VisMaVille L’Architecte des Bâtiments de France Régis Berge est un gardien des monuments et secteurs patrimoniaux, qui regarde vers l’avenir des villes et villages de Touraine. De chantier en réunion, ses journées ne se ressemblent pas.

Ce matin-là, Régis Berge arpente la rue Nationale avec les services de la municipalité. Mission du jour : valider la couleur des futurs réverbères. La question semble anodine, mais pour l’Architecte des Bâtiments de France arrivé à Tours en juin dernier, il en va de tout l’équilibre visuel de cette artère majeure.

Alors, oui, il est l’homme qui viendra vous taper sur les doigts si vous avez choisi une couleur de volets un peu trop olé-olé au centre de Tours, secteur sauvegardé. Mais avec l’équipe de dix personnes de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine, sa mission ne se niche pas (seulement) dans ces détails : « Notre rôle est de veiller au respect des règles urbaines, qui permettent d’insérer harmonieusement un projet dans la ville. »

Lors de ses rendez-vous avec les municipalités et les maîtres d’oeuvres, publics ou privés, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF, pour les intimes) accompagne donc les projets dès l’étude des plans. « J’aime ce dialogue avec les architectes, au stade de l’avant-projet, pour faire en sorte qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et contribuer à la constitution du patrimoine de demain. »

Chantier des Portes de Loire, plans de rénovation des Halles, réunion pour le choix des sites « d’architecture contemporaine remarquable » à labelliser, où l’on retrouve les grands ensembles des Rives du Cher ou la chapelle Saint-Martin du quartier Monconseil… Notre ABF n’est décidément pas homme du passé, comme le voudrait le cliché. Quand il s’occupe des monuments d’hier, c’est donc les pieds ancrés dans le présent.

On le suit ainsi dans les travées de la cathédrale Saint-Gatien et au cloître de la Psalette, monuments historiques qu’il connaît comme sa poche, puisque l’Unité doit en assurer l’entretien et la sécurité. Là, il se passionne tout autant pour les reliques médiévales que pour les vitraux contemporains, témoins de leur époque. De retour sur le parvis, Régis Berge s’interroge : que deviendra l’ancienne clinique Saint-Gatien ? « Les cyclotouristes ne savent pas où faire leur pause, il n’y a pas de commerces… On peut tout repenser, imaginer un café, des boutiques… pour favoriser un vrai espace de vie. »
Car derrière le bâti, c’est l’humain qui émerge, au cœur du métier.

Textes et photos : Maud Martinez

La Bulle Gourmande : salon de thé et resto végétarien

C’est la bonne adresse pour les vegans, végétariens et adeptes du sans-gluten. Récemment installée rue Victor-Hugo, La Bulle Gourmande a déjà ses clients réguliers. On a testé.

Ami(e)s vegans, végétariens et amoureux/ses du sans-gluten, cette chronique est pour vous ! Bon, on vous rassure… les autres peuvent aussi rester. Car ils pourraient bien avoir une surprise (c’est ce qui nous est arrivé) avec La Bulle Gourmande.

Bienvenue donc dans un agréable petit restaurant-salon de thé qui a voulu jouer la carte du 100 % végétal, du bio et du local. Ici, la fine équipe a voulu rester au maximum dans l’idée d’un commerce éthique et éco-responsable.

Ouvert le 12 septembre dernier par Fanny (l’ancienne responsable d’Histoires de Tartes à Joué-lès- Tours), La Bulle Gourmande possède une salle au rez de chaussée, une autre – plus cocooning – à l’étage du dessous. En haut, c’est lumineux comme il faut, doté de teintes blanches et d’une déco épurée rehaussée de quelques plantes. En bas, on reste dans le cosy, mais plus intimiste pour la partie salon de thé.

La carte est modifiée quasiment tous les deux jours maximum. Un bon point qui permet de varier les plaisirs et ne pas tourner en rond. Ce jeudi-là, accueillis et servis avec le sourire et l’amabilité de Justine, on avait le choix de la quiche aux aubergines, courgettes, poivrons et salade de légumes.

Mais on a plutôt opté pour le riz crémeux qui nous faisait de l’oeil. Et qui a tenu toutes ses promesses ! Un plat agrémenté de champignons, de tofu et de pignons de pin et aromates qui satisfera également les « carnistes » (oui, oui, il faut être ouvert d’esprit). C’est doux en bouche, agréable au palais et bien sûr sain pour notre petit corps.

La Bulle Gourmande a également à cœur de travailler avec de vrais produits locaux et bio. Même jusqu’au choix des boissons. Près de 80 % de la carte est également sans-gluten : un choix salutaire, vu l’offre assez pauvre à ce niveau à Tours.

Verdict : La Bulle Gourmande devrait apparaître comme une bonne adresse pour les végétariens, vegans… mais aussi les curieux qui découvriront ici une autre philosophie du manger-sain.

A.G.


 > La Bulle Gourmande. Au 19 rue Victor-Hugo à Tours. Une petite rue dans les environs de la place Jean-Jaurès et de l’Hôtel de ville. Contact : 06 31 48 17 33 ou sur Facebook

> Tarifs : 9,50 € le plat seul. Formule midi à 12,50 € (plat + dessert). Dessert seul à 4 €. 

> Ouvert toute la semaine jusqu’à 18 h 30, sauf mercredi et dimanche. 

 

Basket : Un café avec les recrues de l’UTBM

Huit joueurs sont arrivés à l’intersaison à l’UTBM. La sauce a pris et les Tourangeaux enchaînent les succès. Et, avant le match de vendredi contre Challans (dont tmv est le parrain), nous vous en présentons quatre d’entre eux, côté coulisses.

ALDO CURTI (32 ans) « Un quartier sympa à Saint-Cyr »

« Je vis dans une maison à Saint- Cyr auparavant occupée par un joueur américain, alors mes voisins doivent se douter que je suis également basketteur. Ou peut-être pas. Je suis plutôt discret. Le quartier est sympa. Dans la vie, j’écoute beaucoup de musique, y compris de la musique classique. Mais quand je m’échauffe avant un match, j’ai des playlists bien précises avec plutôt des musiques anglo- saxonnes. Sur le parquet, nous devons gagner la confiance de notre public et le meilleur arrivera. »

 VINCENT POURCHOT (27 ans) « Avec vue sur le lac de Tours »

« Bien sûr, avec mes 2,22 m, je ne passe pas inaperçu. Et quand nous sommes allés au cinéma CGR des Deux-Lions avec des coéquipiers, on a dû se faire remarquer. Je vis en face du lac de Tours et le coin me plaît beaucoup. Mais en fait, je suis quelqu’un assez famille-famille ; assez tranquille. J’aime regarder les séries comme Game of Thrones ou Breaking Bad. Côté basket, le club a de l’ambition et notre public est près de nous. Nous avons un réel potentiel pour jouer le haut du tableau. »

MARIUS CHAMBRE (21 ans) « Tours, c’est le petit Paris »

« Je suis arrivé le 15 août à Tours et j’ai un appartement dans le quartier des Prébendes. Je m’y plais. Quand j’étais à Orléans, en centre de formation, on m’avait parlé de Tours comme d’un ‘’petit Paris’’. Ça tombe bien car j’ai grandi en région parisienne où vit ma famille. J’aime le mélange de ville commerçante et puis aussi historique. Dans la vie, je m’intéresse à l’actualité, à l’écologie. Mon père travaille à TF1 et ma mère est professeure d’histoire-géo. Ils m’ont inculqué un esprit critique. Sinon, je regarde beaucoup de séries. J’ai adoré ‘’Years and Years’’. »

GÉRALD GUERRIER (25 ans) « Je prends des cours de danse dominicaine »

« Je vis à Tours-Nord, pas loin de notre salle. J’apprécie l’esprit qui règne dans le club et dans l’équipe. Personne ne tire la couverture à lui. Dans la vie, même si je suis fan de beaucoup de sports, j’aime aussi me changer les idées avec d’autres gens et d’autres activités. J’adore danser et une fois par semaine, je prends des cours collectifs de bachata. C’est une danse dominicaine. Cela m’aide à me vider la tête. Je n’ai pas dit que j’étais basketteur à l’UTBM. Pas sûr que les autres danseurs le sachent. J’ai une taille standard, alors… »


> Match de l’UTBM contre Challans, ce vendredi 11 octobre, à 20 h. 

 

Horoscope WTF du 9 au 15 octobre 2019

Vous ne lirez même pas cette accroche. Alors ma foi, passons aux choses sérieuses : voilà l’horoscope de la semaine !

Bélier

Amour

Une cure de Christophe
Maé 3 fois par jour et vous verrez
qu’il y a bien pire que le célibat

Gloire

L’ouverture d’esprit n’est
pas une fracture du crâne.

Beauté

Tu veux mon Sarkozizi, oui
oui oui oui.

Taureau

Amour

En matière de sexualité,
vous manquez d’entraînement. En
piste, mes p’tits gnous !

Gloire

Mais qu’est-ce que j’en sais ?
Cessez de me lire, voyons.

Beauté

Vous avez des airs de Robert
Hue sous Lexomil.

Gémeaux

Amour

Un doute sur sa fidélité ?
Torturez-le/la en lui passant l’intégrale
de Kev Adams en DVD.

Gloire

J’ai une nouvelle difficile à
vous annoncer…

Beauté

… Votre enfant finira journaliste.
Désolé, je sais que c’est dur
à accepter.

Cancer

Amour

Patatras. Vous vous rendrez
compte cette semaine que l’amour
n’existe pas.

Gloire

Et que votre patron est un
Illuminati reptilien macroniste.

Beauté

Et que votre beauté intérieure
ne compte pas. Bref, sale semaine
en perspective.

Lion

Amour

Sous la couette, vous êtes
redoutable tel le guépard et malinx
tel le lynx.

Gloire

Un coup de pied aux fesses
de votre boss et le monde s’en portera
mieux.

Beauté

Rencontres du Troisième
Slip.

Vierge

Amour

C’est ça, vous avez compris
l’intérêt d’aller voir du côté du 3e âge.

Gloire

La malédiction lancée sur
votre génération par l’astrologue de
tmv il y a 600 ans s’achèvera demain.

Beauté

Votre conduit auditif fait
sploutch sploutch.

Balance

Amour

Vous êtes la zone piétonne
de la vie sentimentale.
(tout le monde vous passe dessus
quoi)

Gloire

C’est moche, la vie, sans
un(e) Balance. (non on déconne,
tout doux)

Beauté

Vous voyez, il y a les
gens parfaits comme moi. Et
puis, il y a le reste. Il y a vous.

Scorpion

Amour

Votre vie sentimentale est
aussi passionnante qu’un épisode de
Derrick sans sous-titres.

Gloire

Tristesse. Vous finirez votre
vie en tofu.

Beauté

Franchement, vous nous
rendez dinguedingue dinguedingue
dingue quand vous avez votre poom
poom shoooort.

Sagittaire

Amour

La constellation des Black
Eyed Peas vous indique que you
gotta feeling, whooo ooouh, that tonight’s
gonna be a good night…

Gloire

Bref, vous l’avez compris
ci-dessus : vous avez le derrière en…

Beauté

… FEU ! Graou !

Capricorne

Amour

Moi j’vous aime bien
(même si – défaut ultime – vous êtes
Capricorne).

Gloire

Saturne vous conseille de
vous magner le train et d’arriver à
l’heure pour une fois.

Beauté

Force est de constater que
vous avez le nez le plus mignon de
toute cette foutue planète.

Verseau

Amour

D’après Wikipédia, « la
pêche au saumon est réputée être
sportive ». Seriez-vous un saumon ?

Gloire

On n’a rien sans rien. (voilà,
c’était le conseil débile et inutile du
jour. À+)

Beauté

Vos fesses disent bravo.

Poissons

Amour

Amourette, bistouquette et
tartiflette.

Gloire

Tout le monde a des instants
de faiblesse. Même Rocco. C’est bon,
rassurés ?

Beauté

Les rhododendrons sont
précoces. Sachez-le.

Le Centre LGBTI de Touraine lance un appel aux dons

Suite à la fin des emplois d’avenir et le peu de subventions, le Centre LGBTI de Touraine est contraint d’en appeler à la solidarité. Trois questions au co-président de l’asso, Mickaël Achard.

En 2018, vous avez enregistré 22 % de visites supplémentaires. Pour la 6e année de suite. Comment l’expliquer ?
Par le fait que nous sommes de plus en plus un lieu de refuge. D’ailleurs, il est à noter qu’on voit de nombreux demandeurs d’asile qui ont quitté leur pays en raison de leur transidentité. On fait donc maintenant, exprès, des permanences en anglais.

Le mariage pour tous est désormais ancré dans la société. Mais avez-vous perçu des changements depuis ?
Oui. Avant les manifestations à l’époque, 500 personnes par an passaient à l’asso. Maintenant, c’est 1 600 ! Ce qui pose des problèmes car notre local n’est pas adapté avec ses 40 m² ! Les échanges ne peuvent plus être intimes, on se retrouve parfois à devoir aller discuter sur un banc public. Nous avons demandé un autre local à la mairie, mais n’avons pas eu de réponse.

Quelles sont vos relations avec la Ville ?
Le Centre LGBTI de Touraine doit vivre avec une subvention de 800 € et, donc, ce local trop petit. C’est le strict minimum. Depuis sept ans, on a évolué, on est débordés de travail. Les besoins ont changé. On a donc décidé de faire un appel aux dons (voir ci-dessous – NDLR). C’est pour mener à bien nos projets qui, sinon, risquent de s’arrêter.
Propos recueillis par A.G.


> Appel aux dons : https://www.helloasso.com/associations/centre-lgbt-de-touraine/collectes/maintien-des-actions-du-centre-lgbti-de-touraine

 

Vivez le festival Quartier Libre en direct avec les étudiants de l’EPJT

#EPJTMV Le 4 et 5 octobre, des étudiants surmotivés de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) vous feront vivre le festival Quartier Libre de Tours comme si vous étiez.

Les étudiants en master de l’EPJT s’apprêtent à couvrir le festival Quartier Libre à Tours.

C’est avec un enthousiasme non-dissimulé que les étudiants de l’école publique de journalisme de Tours (EPJT) couvriront, pour TMV, le festival multi-culturel et éco-citoyen Quartier Libre, qui aura lieu vendredi 4 et samedi 5 octobre à Tours.

L’occasion pour eux de mettre leur plume à l’épreuve et de vous faire vivre (ou re-vivre) cette 2e édition, grâce à de nombreux reportages et interviews. Cette collaboration inédite est fidèle à l’esprit voulu par l’organisatrice du festival, Marie Petit, qui souhaite « décloisonner le monde étudiant du grand public ».

Les étudiants de l’EPJT ne seront pas les seuls à mettre la main à la pâte, puisque ceux des Beaux-Arts construiront un totem de 6 mètres de haut en plein cœur du festival.

L’équipe d’étudiants journalistes tient à chaleureusement remercier TMV pour la confiance accordée, ainsi que toutes les personnes qui ont permis la réalisation de ce beau projet.


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.

> quartierlibrefestival.com

 

Concerts à tout va avec les Cousto Corp

L’association tourangelle Cousto Corp organise des concerts toute l’année en ville.

Les Cousto Corp Sarah Lajus et Clément Prieur (Photo tmv)

Marinière et bonnet rouge : deux conditions vestimentaires essentielles pour se voir offrir un verre par les Cousto Corp. Quand ? Lors de l’anniversaire de leurs deux printemps, qu’ils ne fêteront pas en fanfare, mais avec la pop psychédélique de Lulu Van Trapp et Las Aves au Temps Machine.

L’association, organisatrice de concerts à Tours – une cinquantaine en deux ans – est gérée par un jeune trio assoiffé de musique et de lives : Sarah Lajus, Garance Malval et Clément Prieur.

« Au début, nous avons monté l’association pour rendre service à des musiciens de Clermont-Ferrand qui cherchaient une date à Tours, se souvient Clément, actuellement barman au Camden et membre du label Another Record. Après la soirée, on y a pris goût, donc on a continué ! ».

Leur credo : l’indie pop, rock ou encore la pop alternative. Le trio de bénévoles fait jouer les artistes au Pale, au Canadian, à la Grande Ourse, etc. « Sur une soirée, on essaie toujours d’avoir un groupe de la scène locale », détaille Sarah, assistante dans une association médico-sociale le jour. Les musiciens sont rémunérés grâce à la participation des bars et aux spectateurs, libres de donner « de 20 centimes à 10 euros, en général », résume Clément.

Les Cousto Corp, ce sont aussi des soirées décalées trustant les bars de la vieille ville : des karaokés de la mort ou rien ne sert de chanter juste ou encore des « mix participatifs » où les pires tubes retrouvent comme par magie un public…

Texte : Flore Mabilleau


> Le 4 octobre à 19 h 45, au Temps Machine, à Joué-lès-Tours. Tarifs : 8-13 €.

 

Horoscope WTF du 2 au 8 octobre 2019

Octobre a débuté. Avec lui, les rhumes, la tristesse, la grisaille. Mais aussi un horoscope plein d’optimisme.

Bélier

Amour

Bah… Soyez en couple avec vous-même, c’est déjà pas mal.

Gloire

Tout vient à point à qui pousse mémé dans les orties.

Beauté

Votre ronflement de tractopelle agace votre entourage.

Taureau

Amour

La constellation du Francky Vincent prédit que tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi.

Gloire

Sauvez la planète. Mangez des gens…

Beauté

… (sauf votre beau-frère. Lui, ‘l’est périmé).

Gémeaux

Amour

Vous avez la braguette qui crie famine.

Gloire

Vous ressemblez à une petite crevette. Une petite crevette toute rose qui se tortille.

Beauté

Félicitations, vous sortez tout droit de l’usine qui fabrique les gens beaux.

Cancer

Amour

Anw, trop choupi, vous aimez papillonner partout en ce moment…

Gloire

… (mais vous êtes une vraie larve ceci dit)

Beauté

Vous êtes aussi délicieux/se que des pâtes carbo. Si, si ma gueule.

Lion

Amour

Le ridicule ne tue pas. La preuve, regardez la tronche de votre ex.

Gloire

Toc, toc, toc. Y a quelqu’un qui frappe à la porte. C’est votre découvert bancaire !

Beauté

Votre corps a la consistance d’une chips.

Vierge

Amour

Personne n’est amoureux/se de vous. Mais au moins, vous avez la santé !

Gloire

Il va se passer un truc le vendredi 18 octobre. Quoi ? Je ne sais pas et je m’en fous complètement.

Beauté

Bouton de fièvre. Jeudi à 8 h 38. Biz.

Balance

Amour

Eh bien cette semaine, je ne vous aime pas. Mais c’est question de goût.

Gloire

Qui peut nier votre statut de super-star ?

Beauté

Vous êtes beau/belle de la tête aux pieds. Enfin, non. Pas des pieds, car ça c’est moche. Vos panards de hobbit là.

Scorpion

Amour

Trompez la mort. Elle au moins, vous avez le droit.

Gloire

Achetez-vous une humilité. Ça peut servir.

Beauté

Odeur délicate sous les aisselles. Bisou.

Sagittaire

Amour

L’être aimé attend un coup de fouet.

Gloire

La constellation du Patrick Sébastien vous rappelle que vous êtes serrés au fond de cette boîte.

Beauté

Votre carrure de Leerdammer n’impressionne guère.

Capricorne

Amour

Vous pourriez offrir une bière à l’astrologue. Ça fait une semaine qu’il est sympa avec vous.

Gloire

N’oubliez pas. Il faut toujours avec les fesses propres avant de la ramener.

Beauté

Comme disent les djeunz, votre regard de braise nous rend merguez.

Verseau

Amour

Oh, l’onanisme c’est cool aussi hein..

Gloire

Méfiez-vous de l’eau qui dort. (prenez une bière)

Beauté

L’achat d’un slip fluorescent est désormais devenu une nécessité.

Poissons

Amour

Votre présence est aussi rafraîchissante que l’autre côté d’un oreiller un soir d’été.

Gloire

Vous écrasez vos adversaires avec vos gros pieds velus.

Beauté

Je profite qu’il me reste 2 % de batterie sur cet ordi pour vous écrire que

Une chercheuse au cœur des abysses

Lauréate de la bourse L’Oréal-Unesco pour les Femmes et la science en 2014, Daniela Zeppilli est chercheuse à l’Ifremer, à Brest et ses travaux sur les nématodes marins sont reconnus dans le monde entier. Rencontre.

(Photo Gilles Martin)

Qu’allez-vous chercher dans les abysses ?
L’idée, c’est d’évaluer la diversité des grands fonds en sachant que plus on descend en profondeur, plus on trouve de petits animaux car il y a moins de nutriments disponibles. Ce sont des êtres vivants minuscules qui sont très peu connus et qui constituent pourtant la majorité des espèces vivantes. Pour vous donner une idée, en 2010, on estimait que l’on avait exploré moins de 1 % des grands fonds. Or, les eaux profondes recouvrent tout de même plus de 60 % de la surface de la planète.
Moi, je suis spécialisée dans un groupe de vers, les nématodes, qui sont les plus abondants dans les grands fonds. Je les répertorie, j’en fais la taxonomie, j’essaie de décrire comment ils interagissent dans l’écosystème, avec les animaux plus grands, mais aussi avec les bactéries.

(Photo Gilles Martin)

Et pourquoi est-ce si important de les répertorier, ces espèces minuscules ?
Parce que ces animaux sont des clés pour des molécules qui ont un grand intérêt pour l’homme. Ils sont capables de s’adapter à toutes les conditions de vie possibles et imaginables et ils connaissent déjà tous les secrets pour guérir de n’importe quelle maladie, de n’importe quel cancer. C’est en les connaissant et en les étudiant que l’on peut arriver à utiliser ces clés. On a un trésor biologique au fond de la mer que je cherche à révéler.

Pourquoi avoir fait appel à un photographe pour illustrer votre travail ?
Ce sont des petits animaux, mais ils sont magnifiques. Je me sens comme Alice au pays des merveilles. Quand je suis au microscope, je rentre dans un monde magnifique et très peu de personnes peuvent partager cette expérience avec moi. Je voulais trouver quelqu’un qui pouvait reproduire ce que je vois quand je regarde dans le microscope et qui soit capable de sortir des images avec une vision artistique et esthétique qui parle au grand public. Je voulais quelqu’un qui puisse me dire, ça c’est beau, ça c’est moche, ça ne me parle pas, ça me parle.

Quelle sont les réactions des personnes qui découvrent ces photos, en général ?
Souvent, les gens pensent que les photos sont des montages, mais non ! Ce sont vraiment ces animaux, ce sont leur tête, on n’a rien modifié.


> Daniela Zeppilli passe au moins 6 semaines par an en mer pour effectuer des prélèvements. Puis, elle étudie ces espèces inconnues, elle en fait la taxonomie et elle cherche les applications utiles pour l’homme notamment dans le domaine médical.

(Photo Gilles Martin)

En direct des abysses

Dans son studio tourangeau, Gilles Martin a photographié des espèces inconnues remontées des abysses par les chercheurs de l’Ifremer. Récit.

(Photo Gilles Martin)

Les photos que vous allez découvrir dans ce dossier ont été prises à Tours, tout en haut d’un immeuble au bord du Cher, dans le studio de Gilles Martin, entre ciel et terre. Certaines aussi (celles qui sont en noir et blanc) sont issues de longues séances entre le photographe et les scientifiques de l’Ifremer, penchés au-dessus d’un microscope électronique à balayage, dans un labo de Brest.

Gilles Martin est un photographe tourangeau, un des noms les plus connus de la photographie animalière, un des seuls, pour dire les choses simplement, qui a réussi à vivre réellement de ce drôle de métier. Mais Gilles a une spécialité, une marque de fabrique.

Depuis toujours, il s’emploie à montrer ce qui se cache dans l’invisible, le très, très petit ou le vraiment caché. Ses images de micro-photographie sur des ailes de papillons ou au plus près des insectes, par exemple, font référence dans le monde entier.

Portrait d’un polychète. (Photo Gilles Martin)

C’est à la suite d’un stage qu’il anime, justement, sur le sujet auprès de photographes désireux de découvrir ce monde inconnu que Gilles Martin est entré dans l’aventure incroyable de Pourquoi pas les Abysses ? Daniela Zeppilli étudie les nématodes, ces tout petits vers qui vivent dans les fonds marins, à toutes les profondeurs, y compris dans les plus sombres abysses et dont on ne connaît encore que 1 % des espèces.

Au microscope, la méiofaune révèle toute sa beauté. (Photo Gilles Martin)

Pour faire comprendre les enjeux de ses recherches au grand public, Daniela avait besoin du regard d’un photographe, quelqu’un capable de montrer le visage de ces espèces qui pourraient bien révolutionner la médecine et ses traitements dans les décennies qui viennent. Ce ne pouvait être que le Tourangeau Gilles Martin.

Des échantillons, jusqu’à 5 000 mètres de fond

« L’Ifremer m’a contacté pour réaliser en exclusivité l’inventaire photographique de la méiofaune et de la macrofaune des abysses (polychètes, nématodes, crustacés, échinodermes, mollusques) prélevés au cours des différentes campagnes du bateau de recherche le “ Pourquoi pas ? ”. Je reçois les espèces à photographier par la poste, explique le photographe. À Tours, je peux photographier les spécimens qui font de 0,5 à 30 mm avec mon propre matériel : un soufflet, un stéréomicroscope Zeiss et un microscope optique. »

Ampharetidae vit aux abords de sources hydrothermales. Ce ver polychète utilise ses tentacules
pour apporter de la nourriture à sa bouche. (Photo Gilles Martin)

Pour les plus petites espèces, dont certaines sont de l’ordre du micron, l’image est réalisée à l’aide d’un microscope électronique à balayage, dans l’un des laboratoires de l’Ifremer de Brest. « Pour faire ressortir les contours et protéger le spécimen, on le recouvre d’abord d’une très fine pellicule d’or. C’est ce que l’on appelle la métallisation. Ensuite, il faut trouver le bon angle de vue et chaque changement demande beaucoup de temps. Enfin, il y a un gros travail, parfois plusieurs heures pour une seule image, en post production. »

Vers Polynoidae (Polychaeta). (Photo Gilles Martin)

Après une première phase de travail de plusieurs mois, Daniela Zeppilli veut aller encore plus loin et elle propose au photographe de s’embarquer avec son équipe à bord du navire le « Pourquoi pas ? » pour une expédition de prélèvements dans les abysses marins entre l’Arctique et la France. Plusieurs semaines de navigation entre Saint-Pierre-et-Miquelon et la rade de Brest. Et encore des centaines de photographies, de reportages, cette fois, qui racontent la vie à bord de ce bateau quasi unique au monde.

Car le « Pourquoi pas ? » n’est pas un bateau comme les autres. Partagé entre l’Ifremer et l’armée, il est équipé pour permettre à des scientifiques de mener leurs recherches océanographiques avec les outils les plus complexes et les plus encombrants.

Vue d’ensemble de la petite faune abyssale (nématodes, polychètes, ostracodes, copépodes, kinorhynches). (Photo Gilles Martin)

À bord, par exemple, le Nautile, un sous-marin de poche digne des meilleurs productions hollywoodiennes, capable de plonger à 6 000 mètres et, ainsi, de couvrir 97 % des fonds marins de la planète. Pour aller chercher les bébêtes qu’elle étudie, Daniela Zeppilli envoie des carottes creuser le sable jusqu’à 5 000 mètres de fond. Imaginez la longueur et la force des câbles, songez à la puissance des poulies qui doivent ramener tout cela à la surface.

Depuis son retour à la terre ferme, Gilles Martin s’attache à faire découvrir le monde insoupçonné des abysses. « Vers l’âge de 15 ans, en traînant chez un bouquiniste, je suis tombé par hasard sur un livre intitulé Sur la piste des bêtes ignorées. Soigneusement couvert avec du papier cristal. C’était un livre de Bernard Heuvelmans, le plus connu des cryptozoologues. Il parlait de créatures mystérieuses, disparues ou inconnues, qui vivaient peut-être encore de nos jours dans des endroits reculés de notre planète. Pendant des années, les livres de Bernard Heuvelmans m’ont fait rêver. » Aujourd’hui, le photographe tourangeau en écrit quelques unes des plus belles pages.

Bactéries : Gammaprotéobactéries. Laboratoire de microscopie en fluorescence de l’ifremer de Brest (Photo Gilles Martin).

Photos : Gilles Martin photographe – tous droits réservés

Retrouvez notre portfolio dans le numéro 348 de tmv ! 

Quartier Libre : un festival multiculturel et éco-citoyen

Les 4 et 5 octobre, c’est Quartier Libre, un festival multiculturel, éco-citoyen… et surtout différent ! Objectif ? La culture pour tous. Entretien avec les organisateurs Marie Petit et Valérian Boucher.

Valérian Boucher et Marie Petit, de l’organisation du festival Quartier Libre (photo tmv)

Quartier Libre, c’est un festival multiculturel et éco-citoyen, c’est ça ?
M.P. : Oui. On voulait mettre en lumière la diversité, le côté intergénérationnel, la culture populaire… Un lieu où tout le monde peut débattre. L’idée, c’est de décloisonner le monde étudiant du grand public et d’oeuvrer pour l’accès à la culture pour tous.

On y trouvera trois « quartiers »…
Oui, c’est un vrai village éphémère. Le premier quartier, c’est celui des associations citoyennes : elles aborderont des thèmes comme la politique, l’environnement, les monnaies libres, la question des migrants… Le deuxième, c’est le coin bien-être. Car on a besoin de se détendre ! (rires) On y trouvera des ateliers sophrologie, yoga… Et enfin l’espace jeux, puisque c’est aussi un festival familial. Au milieu de tout ça, sera construit un totem de 6 mètres de haut par les étudiants des Beaux Arts !

Et côté programmation musicale ?
On a 3 scènes. Avec des groupes comme La Fine équipe, Guts, Muthoni Drummer Queen, Lehmanns Brothers… Il y aura même des conférences gesticulées, du théâtre, et un soundsystem à l’énergie solaire : les festivaliers devront pédaler pour faire de la musique !

 

Quel est l’objectif du festival ?
V.B. : On veut favoriser la rencontre entre le grand public et le monde étudiant. On ouvre le milieu estudiantin aux populations. Mais tout le monde est évidemment le bienvenu.

Quartier Libre tourne autour de la thématique du temps ?
M.P. : On arrête le temps pendant un week-end.
V.B. : Le festival contraste avec les tendances actuelles. On veut proposer des alternatives. On veut également mettre en avant le côté éco-responsable. Quartier Libre est labellisé Ambassadeur Cop21 régionale. Il y aura un parking vélo sécurisé. Si tu viens en vélo, tu auras une surprise ! On n’en dit pas plus… (sourires)
M.P. : 70 % de la pollution d’un festival est dû à l’utilisation des transports pour s’y rendre. Alors là, en plus de montrer que Quartier Libre fait la promotion d’un monde ouvert sur l’autre, on prouve qu’il est aussi propre.

Propos recueillis par Aurélien Germain


> Du 4 au 5 octobre, Parc Sainte-Radegonde à Tours. Pass 1 jour : de 9 à 13 €. Pass 2 jours : de 16 à 22 €.
> quartierlibrefestival.com

Plan du site du festival

« Les Wriggles, c’est une boîte à outils »

Avant leur passage sur les planches tourangelles, on a pu s’entretenir quelques minutes avec les Wriggles. Rencontre !

Les Wriggles © Pidz

Comment expliquer à quelqu’un qui ne connaît pas ce que sont les Wriggles ?
On peut se la jouer Wikipédia : les Wriggles est un groupe de musique français créé en 1995, dissous en 2009 et recomposé en 2018. Bon, mais sinon ?

Les Wriggles, c’est surtout un collectif de cinq artistes qu’il est déjà impossible de mettre dans des cases individuellement, alors ensemble, vous imaginez le casse-tête. Ils sont chanteurs, musiciens, comédiens et plein d’autres choses encore.
Sur scène, ils sont habillés tout en rouge, il n’y a aucun décor, seulement quelques accessoires.

« Les Wriggles, si tu veux, explique Franck d’un air inspiré. C’est une boîte à outils. » Les quatre autres approuvent en dodelinant de la tête. « Pour repartir dans l’aventure, nous nous sommes juste assurés que nous avions bien les bons outils dans la boîte et nous nous sommes mis au travail. avec ce que nous sommes aujourd’hui. »

Pas un revival

Donc, les Wriggles 2018 ne sont pas le revival des Wriggles d’antan, mais un plat d’aujourd’hui cuisiné avec les ingrédients qui ont fait le succès du groupe. Et c’est quoi la recette, alors ?
« Notre vraie marque de fabrique, c’est le contre-pied. On croit qu’on fait une chanson marrante et en fait, une pirouette à la fin et on se retrouve dans quelque chose de pas gai du tout ou l’inverse. Et, quand la chute est trop attendue à la fin, on la met au début. Il arrive même que le public attende tellement le contre-pied qu’on décide de ne pas en faire du tout ! »

Du contrepied à deux bandes, quoi. Mais, du coup, les gars, blague à part, on est repartis pour 20 ans de Wriggles, alors ? Et là, réponse sur le mode : « On suit les consignes du coach, on prend les matchs les uns après les autres et on vise le maintien. »

> Le 14 novembre, au Palais des Congrès de Tours. Tarifs : de 28 à 42 euros.

Yasser Musanganya rêve des Jeux Paralympiques de Paris

Vous l’avez probablement vu briller aux 10 km de Tours. Rencontre avec Yasser Musanganya.

(Photo NR JULIEN PRUVOST)

On l’avait un peu perdu de vue depuis le début du mois d’août mais, dimanche dernier, à l’occasion des 10-20 km et marathon de Tours, on l’a retrouvé. Yasser Musanganya, actuel membre du pôle espoirs athlétisme handisport de Saint-Cyr, champion du monde des moins de 20 ans sur 200 m en fauteuil, il y a un mois et demi en Suisse, était le parrain des 10 km.

Engagé sur la distance dans l’épreuve paralympique, il s’est classé deuxième. Après l’arrivée, il confiait : « Je me suis bien amusé. C’était une belle course. J’ai géré mon effort, et même si je suis un peu déçu de ne pas m’être imposé, je prends cette deuxième place avec plaisir. »

Mais c’est bien vers un objectif à long terme que l’athlète de 17 ans se tourne désormais : conquérir une médaille aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Son entraîneur à Saint-Cyr, Gwénaël Lanne-Petit l’affirme : « Pour ce rendez-vous, il est bien dans les temps. »

Yasser Musanganya aura alors 22 ans et ce sera, comme il l’espère, son heure. Actuellement classé autour de la cinquantième place mondiale sur 200 m, tous âges confondus, il lui reste cinq années de travail pour s’approcher de son rêve.

Revenu d’un hiver 2017-2018 plutôt hésitant (« J’étais démotivé », lâche-t-il) , il a retrouvé au pôle de Saint-Cyr toutes les conditions pour se relancer. Et ça paye !

Thierry Mathiot

Very Bio : le bien-être sous toutes ses formes à Tours

Pour sa 3e édition, le Very Bio élargit sa palette d’exposants et d’activités pour deux journées consacrées au Bio et au Bien-être, les 28 et 29 septembre à Tours.

« Pourquoi Very Bio ? Parce que le salon s’adresse à des personnes qui s’intéressent au bien-être, au sens large du terme : le corps avec les soins variés, les massages, l’alimentation, mais aussi tout ce qui relève du spirituel, et le bien-être chez soi, pour se sentir bien dans son environnement. »
Pour Sophie Ehrhardt, spécialiste de l’organisation intérieure avec sa société Ordolys, participer au salon Bio & Bien-être ces samedi 28 et dimanche 29 septembre allait donc de soi.

Il en va de même pour les 71 exposants réunis ce week-end au Palais des Congrès, pour une 3e édition du salon Very Bio qui s’intéresse au bien-être sous toutes ses formes.

On y retrouve les thématiques incontournables du secteur : un marché bio et gourmand, des spécialistes de santé et soin du corps avec des pratiques classiques comme le shiatsu, les conseils diététiques, la relaxation ou les produits cosmétiques naturels, et d’autres propositions moins courantes (le magnétisme ou la thérapie par les arbres par exemple).

Mais le salon du Bio & du Bien-être voit large. Des associations environnementales, des agences de voyages qui sortent des sentiers battus et des spécialistes mode et déco seront donc également de la partie. Les organisateurs ont aussi prévu quelques nouveautés.

Tout d’abord, un nombre de conférences et ateliers en augmentation, avec près de 30 rendez-vous au cours du week-end. Atelier fabrication de dentifrice, découverte du voyage solidaire, les plantes sauvages dans la santé… Le panel est varié !
S’y ajoutent pour la première fois six « conférences d’experts » : Daniel Ballesteros, Julie Bourges, Au vert avec Lili, Lionel Levy, Slow Cosmétique et Corinne Collin Bellet prendront la parole dans l’auditorium du Palais des Congrès. Si vous cherchiez une sortie sympa qui ne vous fera pas culpabiliser, vous savez donc où vous rendre ce week-end, car c’est bien connu : y’a pas de mal à se faire du bien !

Maud Martinez


> Infos pratiques : sam. 28 et dim. 29 septembre de 10 h à 19 h au Palais des Congrès de Tours. Tarif 3 à 5€/adulte. Gratuit – 16 ans.

> www.verybio.fr

Librairie Libr’Enfants : des livres pour bien grandir

#VisMaVille Rachel est libraire depuis 11 ans chez Libr’Enfant, la librairie jeunesse de Tours. Un métier qu’elle prend très à cœur.

Enthousiaste, elle est aussi très sérieuse. « Un enfant, si tu lui racontes des histoires, il n’y aura pas de problème pour le faire grandir . C’est le rôle du libraire jeunesse que d’aider l’enfant à développer son autonomie, sa liberté et son sens des responsabilités ».

Sous les anciennes poutres de cette belle librairie du quartier Colbert, Rachel rayonne. Dynamique, espiègle et surtout très impliquée, elle sait qu’on n’est jamais trop petit pour lire.
Pas étonnant vu son parcours : autrefois dyslexique, elle a toujours exercé des métiers liés à l’enfance. Un cheminement atypique mais très cohérent. Maîtrise de psychologie de l’enfant et master de littérature jeunesse pour la théorie, Maison de la presse et médiation socio-culturelle pour la pratique.

Du temps libre pour lire

Deux fois par semaine, c’est la livraison. Rachel et ses collègues réceptionnent les colis, parfois avec un coup de main d’amis de la librairie. Les yeux pétillants, elle précise : « C’est un peu Noël à chaque fois que j’ouvre les cartons de nouveautés ! »
Toute la semaine, elle accueille et conseille les clients en priorité mais elle passe aussi beaucoup de temps devant l’ordinateur (commandes, comptabilité, préparation des animations et de la communication). Parfois, elle quitte la librairie pour intervenir dans les écoles ou les bibliothèques. Mais ce n’est pas tout ! Une fois la journée terminée, environ 80 % de son temps libre consiste à… lire.

Un métier-passion où les moments de grâce font oublier les plus pesants. Comme ce jour où un petit garçon, client régulier, est venu transmettre le goût de la lecture en demandant un livre pour sa petite sœur qui venait de naître.

Surtout, en cette période de rentrée littéraire, Rachel insiste : « il en existe aussi une vraie pour les adolescents ». Parmi toute la production, si elle ne devait garder qu’un seul titre, elle choisirait « Félines » de Stéphane Servant. Un roman coup de poing sur la quête de soi, la différence et la place des femmes dans la société. Preuve que, contrairement aux idées reçues, en littérature jeunesse, les auteurs sont bien vivants.
Textes et photos : Claire Breton


Librairie Libr’Enfant

48 rue Colbert. Tél. 02 47 66 95 90

www.librenfant.fr

Le Zempi : de sa chaise à l’assiette, tout est à vendre !

Cette semaine, on a testé le Zempi, à deux pas de l’Opéra de Tours. Ici, on peut manger bien sûr, mais aussi découvrir des expos temporaires et… acheter la déco !

C’est dangereux comme resto. Ben oui, parce que figurez-vous qu’ici, vous pouvez tout acheter. Le siège sur lequel vous êtes confortablement assis, la table basse, la lampe sur le comptoir, les tableaux aux murs, tout.

Car le Zempi, c’est aussi (et surtout) une boutique, domaine de Karine, ancienne cadre en entreprise et passionnée de déco.
Et, comme les objets proposés, c’est le concept, sont des objets en exposition et qui servent tous les jours, ils sont vendus au prix de l’occasion.

Autant le dire d’emblée, côté déco, c’est vraiment très réussi. Des objets de créateurs sont très bien choisis et comme ils sont mis en situation, ça marche évidemment encore mieux.

Mais, ne l’oublions pas, nous sommes dans la page resto de tmv. Donc, côté assiette, ça donne quoi ?
Eh bien, c’est du tout simple. Pas de plats cuisinés (Karine n’a pas l’ambition de détrôner les grandes tables bistronomiques de la place), mais que du très bon.

Les salades sont copieuses (plusieurs clients avouent en fin de repas avoir eu du mal à finir !) et composées avec de savoureux produits, frais et de saison, bien sûr. Quant aux planches (de charcuterie ou de fromage) elles calent les plus gourmands.

Heureusement, à la commande, Karine nous précise que deux planches moyennes pour trois, c’est largement suffisant. Et elle a raison. Du superbe chorizo, un serano goûtu à souhait, deux petits pots de rillettes pour la touche locale, tout est bon. Les fromages sont à l’avenant : parfaits !

Côté boisson, trois bières à la pression, des jus de fruits made in Vergers de la Manse et des vins issus de cépages français, mais produits sous d’autres latitudes. Rien à dire non plus sur l’accueil qui est vraiment attentif et chaleureux.

C’est un peu comme si elle nous invitait à la maison, Karine. Alors, il faut lui laisser le temps de préparer les assiettes, mais comme il y a plein de choses à regarder partout et qu’en plus, elle est adorable, on y passerait la journée.


> Au 38 rue de la Scellerie, à Tours. Ouvert du mercredi au dimanche. Contact : 06 59 64 52 12 ou sur Facebook

> Tarifs : La planche moyenne est à 8 €, la grande à 10 €. Les salades s’affichent à 7,50 €. 

La pollution : danger numéro 1

A quelques jours de la journée sans véhicules motorisés à Tours, ce dimanche, on fait le point avec l’association Lig’Air qui nous parle pollution de l’air.

Carole Flambard est chargée de communication à Lig’Air. L’association créée en France en 1996, effectue depuis 1999 des mesures précises sur l’état de l’air dans notre ville.

« Si globalement, l’état de l’air s’améliore depuis vingt ans sur Tours, explique t-elle, n’allez surtout pas croire que tout va bien. La pollution à cause des particules fines est réelle et, plusieurs jours par an, nous sommes proches voire au-delà des normes recommandées. C’est très simple, si vous me demandez un conseil, je vous dirais qu’il ne faut pas rouler en trottinette ou à vélo aux périodes de pointe des voitures. »

Le constat est clair. Les particules fines, qui adorent voyager, et nous arrivent parfois d’Europe de l’Est, ont une capacité à trouver des terrains propices pour stagner chez nous comme ailleurs. Et n’allez pas croire qu’en hiver, c’est mieux !
« Les anticyclones hivernaux permettent aux particules de se poser et de s’agglomérer », ajoute-t-on à Lig’Air.

Dangereux pour les sportifs aussi

Alors faudrait-il rouler avec des masques sur le nez et la bouche pour se protéger ?
« Nous enregistrons la présence de particules dont la taille est dix ou vingt fois inférieure à celle d’un cheveu, insiste Carole Flambard. Ce sont des poussières qui, lorsqu’elles sont respirées en plein effort par un enfant de moins de sept ans, une personne âgée, ou un sportif, sont très dangereuses. Elles passent très rapidement dans le sang et les organes. Il n’y a pas grand-chose à faire. Pour les éviter, il faut les fuir. »

Quid des épisodes de canicule, comme ceux que nous avons connus cet été ? « Le danger concerne alors l’ozone présent dans l’atmosphère. Sous l’effet de la chaleur, l’ozone s’oxyde et devient un polluant extrêmement dangereux. Un jogger ou un cycliste qui fait un gros effort, un soir vers 19 heures, après une journée de canicule, prend des risques pour sa santé. Picotements aux poumons, larmoiements sont des signes à prendre très au sérieux. »
Th. M.

Horoscope WTF du 25 septembre au 1er octobre 2019

L’automne est là. La tristesse, le ciel gris, les nez bouchés et les feuilles qui tombent aussi vite que notre triste vie s’écoule. Bref, voici l’horoscope WTF de tmv plein d’espoir et d’optimisme.

Bélier

Amour

Mouaif, vous êtes encore plus sceptique que la fosse.

Gloire

C’est dans le pire que vous êtes le/la meilleur(e).

Beauté

Votre cuir chevelu est gras.

Taureau

Amour

Contentez-vous de vos sextos.

Gloire

Comme on dit, faut laisser braire les ânes ! (bon y a un sacré troupeau dans votre entourage, mais bon)

Beauté

Tout irait mieux si vous aviez la coupe de Pascal Obispo.

Gémeaux

Amour

Votre ex, c’est comme de l’herpès. Ça finit toujours par revenir.

Gloire

Vous êtes un peu l’équivalent d’un +4 au Uno. Bref, vous aimez bien casser les krzzkjjjkz.

Beauté

Vaccinez-vous contre la grippe. Et la lèpre. Et la malaria. Et contre Hanouna.

Cancer

Amour

Sur la route de l’amour, vous restez bloqué(e) au feu rouge.

Gloire

Vous entendez le loup, le renard et la belette, vous entendez le loup et le renard chanter…

Beauté

… Donc bon, va falloir arrêter de fumer la moquette hein.

Lion

Amour

Poursuivez vos rêves. De toute façon, on va tous mourir en 2040.

Gloire

La légende raconte que vous êtes l’eau qui jaillit et qué s’appelerio Quézac.

Beauté

Libérez vos poils d’aisselle.

Vierge

Amour

Rolala, vous êtes aussi compliqué(e) qu’une housse de couette à enfiler.

Gloire

L’étoile du Patrick Bruel vous demande qui a le droit, qui a le droiiiit d’faire çaaa ?

Beauté

Souvenez-vous comme vous étiez beau/belle à l’époque.

Balance

Amour

Vous êtes une étoile encore plus brillante que celle de Sirius. AAANW choupi !

Gloire

Ça fait du bien un petit coup de flatterie bien placé, ah ouais ?

Beauté

Une étude très objective dit que les Balances sont les plus canons du monde.

Scorpion

Amour

Vu la situation, la constellation du Jean-Pierre Foucault vous conseille de faire appel à un ami.

Gloire

L’important, c’est de ne pas participer !

Beauté

Moi je vous trouve canon. Mais ce n’est que mon avis.

Sagittaire

Amour

Entre vous et moi, vous êtes trop bien pour être en couple.

Gloire

Sans vouloir balancer, je crois que la jument de Michao s’en repentira.

Beauté

Je sais pas vous, mais moi oui. Surtout le samedi.

Capricorne

Amour

Sous la couette, vous êtes encore plus olé olé qu’un bonobo sous aphrodisiaque.

Gloire

Il est triste de constater que votre investissement financier dans le lancer de nain n’a pas porté ses fruits.

Beauté

Vos fesses filent des papillons dans l’estomac.

Verseau

Amour

Quel sex appeal. Vous faites twerker les cœurs !

Gloire

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Genre 14 h 30 du matin.

Beauté

Prenez soin de votre zigouigoui.

Poissons

Amour

Tant d’attente pour si peu de plaisir : pas de doute, vous êtes le Space Moutain.

Gloire

Pour vivre heureux, vivons cachés (comme votre dignité).

Beauté

Nettoyez-vous le nombril. C’est dégoûtant là-dedans.

Ces Tourangeaux qui ont coupé le moteur

Finie la voiture (trop polluante), adieu les transports en commun (pas assez pratiques). La ligne droite est, pour eux, le plus sûr moyen d’arriver à l’heure ! A quelques jours d’un nouveau dimanche sans voitures à Tours, rencontre avec qui ont lâché les véhicules motorisés.

Oui, j’avoue : je suis arrivé avec des idées toutes faites. Je sais, ce n’est pas terrible… Mais avant de m’y mettre, je me disais que la trottinette électrique c’était surtout pour les bobos voulant faire « djeuns », que le vélo électrique c’était pour les retraités à court de forme, que les hoverboards ne séduisaient que les nostalgiques de Marty McFly (Retour vers le futur, pour ceux qui ne suivent pas) et que le skateboard, c’était casse-gueule.

Car faut vous dire que même quand j’étais jeune et en forme, je n’ai jamais réussi à rester plus de deux minutes sur des rollers sans finir sur le derrière.
En vrai, j’étais mal embarqué.

Mais ça, c’était avant. Avant de rencontrer Dimitri, Valentin, Grégory et Bérénice. Ces quatre-là m’ont raconté comment ils échappaient aux bouchons. C’est simple, ils ont même (re)trouvé le plaisir d’aller au taf ou au lycée.

À chacun, j’ai demandé de me faire la pub pour leur moyen de transport préféré. Et pour les départager, je suis allé voir la police municipale de Tours. Attention, je n’ai pas cafté mais j’ai bien compris que certains faisaient des trucs pas très réglo. Du moins en centre-ville. Dimitri a 28 ans. Il habite à Saint-Cyr et travaille à Tours-Sud, zone commerciale. Vous voyez le trajet : plongée vers le quai Paul-Bert, pont Wilson, rue Nationale, avenue de Grammont, côte de l’Alouette, Route du Grand Sud.

« Ça me fait 12 km en vélo électrique. Quand je prenais la voiture, c’était 20 km par la rocade (sortie Joué, etc.) ou 14 km par l’autoroute avec le péage en plus (90 centimes). Maintenant je mets 28 minutes. Réglé comme du papier à musique. En voiture, je mettais 35 minutes. Avec un vélo normal, c’était 30 minutes mais vous imaginez dans quel état j’arrivais. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais fait 20 minutes de balade à pied pour venir au boulot. Je me suis testé avec un cardio, je ne dépasse pas les 90 pulsations/minute. Du coup, j’arrive hyper zen. »
Les vélos électriques (700-1 700 euros) n’ont pas séduit 338 000 Français en 2018 par hasard.

Sur ma trottinette…

Avec Valentin, je passe à la trottinette. À 32 ans, c’est le type même du grand gaillard qui s’y est mis pour aller au boulot. Deux acheteurs sur trois l’utilisent pour cette raison. Si pour le vélo électrique, hommes et femmes se partagent les achats, la trottinette (100-700 euros), elle, est masculine à 80 %.

« J’ai une autonomie de 25 km avec trois paliers de vitesse (7-8 km/h, 10/15 km/h, 20/25 km/h). C’est assez pour faire mon aller-retour entre Tours et Joué, précise-t-il. J’utilise les pistes cyclables. Je mets un casque mais ce n’est pas obligatoire. J’en ai parlé avec mon assurance. La législation est encore floue. »

Pour Grégory, la quarantaine, spécialiste de longboard (vous savez, ce grand skate rendu célèbre par une pub pour un opérateur télécom montrant trois filles descendant une route au petit matin), sa planche (60-600 euros) est avant tout un moyen de tran… sport.
Mais quand on l’écoute, pas seulement. « On est sept sur Tours à faire du skate de descente. C’est un sport grisant mais très codifié, sécurisé. On peut atteindre 80, voire 100 km/heure. Les protections sont obligatoires (casques, gants). J’utilise aussi mon longboard en balade ; parfois je traverse la ville, la rue Nationale. Normalement on n’a pas le droit de circuler en skate en ville. C’est interdit car l’utilisateur ne fait pas corps avec la planche. Les risques de détérioration du mobilier urbain et de blessures d’autres piétons si le skate vous échappe, sont réels. »

Appelée en renfort pour évoquer la sécurité, la police municipale de Tours valide ce que Grégory nous dit. La rue Nationale, sur les rails, depuis Jean-Jau est interdite à la circulation des skates mais aussi des trottinettes et vélos, qu’ils soient électriques ou pas.
« Il y a une tolérance », me glisse-t-on avant d’ajouter : « On fait de la pédagogie mais certains récalcitrants ont dû être verbalisés… » Bérénice, qui va au collège Rameau, n’a pas entendu parler de cela. À 14 ans, elle utilise un hoverboard, cadeau de Noël, il y a deux ans.

C’était alors à la mode. « J’en ai pris soin, dit-elle. C’est fragile mais comme j’habite dans le quartier Montjoyeux, je l’utilise sur ce court trajet. J’ai vite trouvé ma stabilité. Mon père, lui, n’est pas très à l’aise avec. »
Normal car Bérénice pratique les rollers depuis l’âge six ans. Ça l’aide.
Thierry Mathiot


Un centre-ville sans voitures

> Un mois après avoir tenté l’expérience, Tours remet cela ce dimanche 29 septembre. Et ce sera encore le cas le 27 octobre et le 24 novembre. 19 points de contrôles leur donnent accès au coeur de Tours de 10 heures à 18 h.

Joué-lès-Tours : une prépa pour apprentis

Sibeth Ndiaye a inauguré jeudi une Prépa au campus des métiers de Joué-lès-Tours, destinée à ramener des décrocheurs scolaires vers la voie de l’apprentissage.

Sibeth Ndiaye au CFA de Joué-lès-Tours. (Photo NR Julien Pruvost)

Les faits

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement était ce jeudi à Joué-Lès-Tours, pour inaugurer la Prépa de l’apprentissage au Campus des métiers. Il s’agit d’une filière d’excellence destinée à ceux que l’on appelle les “ni-ni” (les jeunes qui ne sont ni en formation ni dans un emploi).
Un dispositif qui leur permet de se remettre le pied à l’étrier et d’intégrer ensuite une formation en apprentissage qui leur convient vraiment.

Ils ont, par exemple, la possibilité de suivre temporairement, une des 25 formations proposées au Campus des métiers pour valider (ou pas) leur choix et éviter les erreurs d’orientation. Cette formation dure entre une et dix semaines et s’adapte à chaque situation.

Le contexte

Ce projet est une réponse à un appel lancé par le gouvernement pour offrir des solutions à des jeunes sortis du système éducatif. 19 projets ont été retenus, parmi les 150 CFA  au niveau national. En tout, ils offriront 28 000 places à des jeunes décrocheurs.

Les enjeux

Selon une étude publiée par l’Observatoire des inégalités, qui recoupe toutes les autres études, les jeunes sans qualification sont les plus exposés au chômage. Le taux de chômage était de 39,2 % pour cette catégorie en 2017, contre 9,4 % pour l’ensemble de la population.

Les modules proposés travaillent sur la connaissance de l’entreprise et de son environnement, la détection des potentiels du candidat, la consolidation des savoirs de base et les techniques de recherche d’emploi. Certains jeunes engagés dans la Prépa pourront participer à un stage « d’immersion intensif » pris en charge par la championne de Natation Synchronisée, Muriel Hermine et son équipe de coach.

Le point de vue

A nos confrères de France Bleu Touraine, Sibeth Ndiaye a estimé que cette Prépa de l’apprentissage “permet de se reconnecter avec un milieu scolaire de manière adaptée. Cela permet aussi l’apprentissage du français, par exemple. ”
Elle a ajouté : “Cette prépa va permettre de se forger des savoir-être, des savoirs-faire qui permettront de faire réussir ces jeunes une fois qu’ils commenceront l’apprentissage.”

 

« Pour un Christophe Maé, c’est au moins 40 personnes qui suivent la tournée »

Dans le cadre de notre numéro spécial saison culturelle 2019-2020, tmv a interrogé Julien Lavergne, à la tête d’AZ Prod, sur le fonctionnement de la structure et son rôle au sein de la culture tourangelle.

AZ Prod multiplie les spectacles au cours de l’année.

Comment se passe la venue des grosses têtes d’affiche dans une ville comme Tours ?
Dans ce type de cas, c’est-à-dire 20 % de nos dates, nous sommes prestataires pour le compte du producteur national et on s’occupe des relations avec la salle, de la billetterie, de la promo, de la presse… Ensuite, on reçoit la fiche technique et, suivant l’artiste, il faut fournir diverses prestations. Ça va des serviettes à porter dans les loges au restaurant à gérer après le spectacle, en passant par le son, la lumière… Pour un Christophe Maé, c’est au moins 40 personnes qui suivent la tournée. Mais nous, on fournit du personnel local pour aider à monter et démonter, entre 30 et 40 personnes, en général. Un spectacle de variété, ça arrive le matin, ça monte, ça répète l’après-midi, il y a le show le soir et tout est démonté dans la foulée et ça repart le soir même. Quand on a huit semi-remorques et 60 techniciens sur la route, tout doit être optimisé en terme de coût.

Et pour les 80 % restant de vos spectacles ?
On est soit co-producteurs soit producteurs en direct. Le principe, c’est que l’on prend en charge l’aspect logistique et que l’on laisse l’artistique à nos partenaires. Mais quand on est co-producteur d’un spectacle, cela signifie que l’on assume une partie du risque. Donc, on ne prend que les spectacles auxquels on croit.

Avez-vous une action sur les artistes en développement, sur la scène locale ?
Nous avons très peu de lien avec la scène locale. C’est la mission des SMAC et des structures associatives ou liées à des collectivités qui ont des subventions pour cela. Nous, on arrive plutôt après, quand le groupe a été signé par un producteur ou un tourneur. On commence aux jauges de 400 places..

Un gros spectacle, à Tours, c’est combien de spectateurs ?
Le plus gros spectacle en intérieur qui ait eu lieu à Tours, c’est celui que nous avons fait avec les Insus. 15 000 personnes au Grand Hall. Mais c’est quelque chose de vraiment exceptionnel ici. En dehors des passages de Johnny, d’un Stromae, d’un Indochine et un Noah à la grande époque, en quinze ans, on a rarement dépassé les 10 000. En revanche, on peut le noter : Tours est une ville très rock. Les Lenny Kravitz, Deep Purple et autres fonctionnent très bien ici.


> Julien Lavergne est à la tête de la société AZ Prod qu’il a fondée en 2009. La structure basée à Tours organise environ 180 spectacles par an, dans tout le Centre-Ouest de la France.
> Mais, depuis plusieurs années, AZ Prod est également producteur du spectacle du Cadre Noir de Saumur, co-producteur de la tournée Les années 80 et de tournée Age tendre qui va partir sur la route en janvier.
> AZ Prod produit aussi le nouveau spectacle équestre de Mario Luraschi.

 

Le Petit Faucheux : la petite salle qui voit grand

Trente ans que ça dure ! Et l’aventure mâtinée de jazz du Petit Faucheux n’est pas prête de s’arrêter.

(Photo archives NR)

L’aventure du Petit faucheux dure depuis plus de 30 ans. Trente ans de passion pour une musique, le jazz, qui se décline sous bien des formes et bien des couleurs.

Aujourd’hui, la petite salle de la rue Léonard de Vinci fait partie des incontournables du paysage tourangeau, au même titre par exemple, que les cinémas Studio ou de TVB.
Et, comme eux, le Petit Faucheux exporte l’image de la ville bien au-delà de ses frontières. .

« Nous sommes très reconnus au niveau national, confirme Françoise Dupas, directrice du lieu. Comme le Temps Machine, nous avons le label SMAC et sur les 90 établissements qui ont ce label en France, cinq seulement sont spécialisés dans le jazz. Et, parmi ceux-là, Le Petit faucheux est la plus importante en terme de jauge et de public. »

Pas pour une élite

Et cela place naturellement Tours parmi les places fortes du jazz en France. « Quand une tournée européenne se monte pour un artiste international et qu’il y a dix dates en Europe, dont seulement deux en France, très souvent, nous sommes une de ces deux-là. »
La force du label, mais la force de l’histoire et, surtout de la réputation globale de l’endroit. « C’est vrai que nous sommes très attentifs à l’accueil des artistes, cela participe à notre réputation et cela facilite la venue des têtes d’affiche », souligne Françoise Dupas.

Têtes d’affiche dont peuvent profiter des spectateurs tourangeaux qui ne se limitent pas aux seuls amateurs de jazz. « Il est très important pour nous de nous tourner vers d’autres publics, en co-produisant des spectacles avec d’autres, en participant à des festivals, en menant des actions auprès du jeune public et, aussi, en nous transportant dans des lieux où on ne nous attend pas forcément. »

Manière de rappeler que le jazz (mais c’est vrai aussi pour toutes les musiques, finalement) est une expression populaire, aucunement réservée à une élite d’initiés.

Horoscope WTF du 18 au 24 septembre 2019

Vous pensiez échapper à notre astrologue cette semaine ? Pas de chance, il n’est pas en RTT lui au moins ! Hmpf !

Bélier

Amour

Allez taquiner le goujon,
ça nous fera des vacances.

Gloire

Vous allez devenir l’égérie
d’une marque de préservatifs.

Beauté

Cette semaine, vous resterez
vivant(e). Une fois de plus.
Bravo !

Taureau

Amour

Ça ne sert à rien d’accuser
son miroir cassé pour votre malheur
sexuel.

Gloire

Vou ete du janre a penssé
que l’aurthograf s’est pas importan.
Erreure !

Beauté

Bordel de slip, mais qu’estce
que vous êtes magnifiquement
magnifique.

Gémeaux

Amour

Sous la couette, vous n’êtes
jamais mieux servi(e) que par vousmême.

Gloire

Vous allez perdre votre
oreille droite samedi…

Beauté

De toute façon, vous n’entendez
déjà rien. Bah oui, on vous
avait prévenu que hum hum rendait
sourd.

Cancer

Amour

Au lit, vous êtes aussi expressif/
ve qu’un visage de Ryan
Gosling.

Gloire

Tout irait mieux si vous appeliez
votre enfant Hypolite.

Beauté

#astuce pour votre prochain
régime > tentez la gastro.

Lion

Amour

Votre vie amoureuse ressemble
à un bouquin de Marc Lévy.

Gloire

(PS : c’était pas trop un
compliment hein)

Beauté

Méfiez-vous des gens laids.

Vierge

Amour

Votre patrimoine génétique
vous incite à ne pas vous
reproduire. Please.

Gloire

Chez vous, il va falloir
élargir la porte d’entrée. Votre
tête ne passe plus.

Beauté

Vous pétez le feu. Attention
à la diarrhée.

Balance

Amour

Votre moitié raconte
n’importe quoi. Il faut plutôt écouter
l’astrologue de tmv.

Gloire

Répétez « six slips chics »
très vite 10 fois d’affilée.

Beauté

Des fois, vous êtes beau/
belle. Ce qui en soit est déjà pas
mal.

Scorpion

Amour

Votre solitude vous pousse
à faire des « air bisous ». Et du air
sex.

Gloire

La constellation du Johnny
Hallyday vous rappelle que noir,
c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

Beauté

Une bien belle tête de poney
Shetland, vous !

Sagittaire

Amour

Vous êtes le fantasme vivant
pour tout être humain.

Gloire

Snif, snif… Vous sentez ? Ça
sent la semaine qui pue ça.

Beauté

Hashtag hémorroïdes.

Capricorne

Amour

Chacun fait en son âme et
conscience. (c’était le conseil inutile
du jour, bisou)

Gloire

Votre personnage préféré
de série va mourir. Vous serez triste.

Beauté

Physiquement parlant,
vous êtes à la croisée entre le sushi
et la patate.

Verseau

Amour

« Nan, mais tu comprends,
je préfère qu’on reste amis… »

Gloire

29 mai 2020. Retenez cette
date, c’est le jour de la Fête des voisins.

Beauté

Il vous reste du temps pour
qu’ils vous apprécient, car pour l’instant,
c’est franchement pas ça désolé
(surtout le voisin du dessus).

Poissons

Amour

Faites la grève du sexe et
obtenez touuut ce que vous voulez
mouahaha !

Gloire

Bon sang, mais c’est bien
sûr !

Beauté

Le monde a besoin de vous.
Faites un don de sperme ou d’ovocyte.

A Tours, la culture sans frontières

Et si on vous disait que la culture à Tours est en train de devenir un exemple au niveau national ? Eh oui, les complicités qui se tissent ici entre les acteurs en font une ville unique.

(Photo NR / Julien Pruvost)

« Une autre chanson… Oui, vous madame ! » Thomas Lebrun est planté au milieu d’une scène improvisée dans une des salles du musée des Beaux-arts.
Les spectateurs-visiteurs ont une liste de titres entre les mains et ils lancent leurs propositions à la volée. Quand un morceau est choisi, un des danseurs de la troupe s’élance et improvise sur la musique. Des danseurs contemporains, dans un musée d’art classique, devant des spectateurs de hasard : cherchez l’erreur !

Mais cet improbable brassage est tout, sauf une erreur, sauf un hasard. « Il y a quelque chose d’assez unique, je crois, qui s’est mis en place depuis quelques années à Tours, savoure Françoise Dupas, directrice du Petit Faucheux, salle mythique du jazz s’il en est. Les lieux et les artistes collaborent ensemble et s’ouvrent les uns aux autres de façon très facile. »

Des « complicités »

Car Thomas Lebrun, charismatique directeur du Centre Chorégraphique National, ne fait pas exception. Benjamin Pionnier et Jacques Vincey, qui président respectivement aux destinées du Grand Théâtre et du Théâtre Olympia ne sont pas en reste.
« Jacques a fait sa première mise en scène d’opéra l’an dernier au Grand Théâtre mais l’an prochain, il vient comme comédien, comme résident, détaille Benjamin Pionnier. Cette année également, le chœur va participer à des spectacles dans la saison du théâtre Olympia. »

La liste de ces « complicités » entre ces deux lieux phares de la culture tourangelle est longue comme le bras. Et elles ne datent pas d’hier. « Il y a eu un alignement de planètes il y a quelques années quand plusieurs personnes sont arrivées en même temps à la tête de structures importantes, avec la même vision. Des gens qui avaient envie de travailler ensemble et qui n’avaient pas le goût du pré carré », se souvient Benjamin Pionnier.

Mais lui comme beaucoup d’autres le soulignent : tout cela n’aurait pas été possible sans une réelle volonté politique. « Dès 2015, c’était dans le projet de la Ville et de l’adjointe à la culture, Christine Beuzelin que de créer cette synergie, ces passerelles entre les lieux et les esthétiques. »
Tout cela, bien sûr, pour renouveler les publics et les propositions, mais aussi pour faire rayonner la ville sur le plan culturel, au-delà de ses frontières. « Elle est connue dans le milieu professionnel, cette ouverture. Tours est donnée en exemple pour cela », assure le directeur de l’Opéra.

La naissance du CCCOD, en mars 2017, est venue sceller cette nouvelle donne. Car, dès le début, dès les premières prises de parole de son directeur Alain-Julien Laferrière, le ton était donné : le centre d’art sera un carrefour, une agora où tous les artistes de la ville, comme ceux venus de beaucoup plus loin, pourront se retrouver.
Et, de fait, depuis sa création, le CCCOD multiplie les collaborations et ne perd jamais une occasion d’ouvrir ses portes à d’autres publics.

Des gens qui ont envie de travailler ensemble

« Avant, on avait peur qu’en se mélangeant avec les autres, on perde son public, analyse Benjamin Pionnier. Un public, c’était un peu une chasse gardée. Aujourd’hui, la consommation culturelle c’est “ Je vais voir le spectacle qui me donne envie et s’il y a un lien entre deux arts, c’est encore mieux ” ».

Voilà pourquoi une chanteuse de rock comme Claire Diterzi a pu passer une année en résidence au Grand Théâtre, aventure conclue par un concert de ses chansons en version symphonique, avec le chef à la baguette et le choeur de l’Opéra sur scène.
Voilà comment les affiches du Petit Faucheux se délocalisent à Thélème ou à Malraux quand elles sont trop alléchantes, comme ce fut le cas avec Brad Mehldau en mai dernier. Et font souvent salles combles.

À Tours, la culture ouvre les fenêtres à tous les étages. Un exemple ? Autour de la programmation pointue concoctée par Marie Hindy cette saison à Malraux, viendront s’ajouter plusieurs soirées plus « grand public » : Bigard dans son show d’adieu en novembre ou le tribute à Goldman en mars 2020. « Mais Marie, moi et les autres, on fait le même métier ! insiste Julien Lavergne, le patron d’AZ Prod, qui produit ces spectacles dans la région. Notre boulot, c’est de mettre des artistes en relation avec un public. »

Il n’y a pas de bon ou de mauvais public, ni d’art a priori plus respectable qu’un autre. Pour l’avoir compris et le mettre en pratique, la culture tourangelle est en train de franchir un vrai palier. Et ce n’est que justice.

Photo NR/Guillaume Souvant

Costaud et agile grâce au street workout !

Entre gymnastique et musculation, ce nouveau sport fait des émules au lac de Tours où un groupe de mordus a convaincu la municipalité d’investir dans le projet.

Si vous êtes un habitué du lac de la Bergeonnerie, jogger, marcheur, nageur ou cycliste, vous ne pouvez pas les rater.

Les aficionados du street workout sont là tôt le matin, parfois le midi, souvent le soir et même quand il fait très chaud. À côté de la piscine, au grand air, dans un espace qui leur est réservé, ils ont fait installer par la mairie une structure composée de barres fixes, à différentes hauteurs, barres parallèles, espalier et autre banc de musculation, le tout sur un sol rempli de copeaux destinés à amortir les chutes.

Mains gantées pour mieux s’accrocher, ils se soulèvent, bondissent par-dessus les barres, ou enchaînent des figures qui font penser à la gymnastique.

Retour à l’Est

Le street workout (littéralement « entraînement de rue ») semble tout droit sorti des quartiers populaires des grandes villes des États-Unis. Et pourtant, c’est dans les pays de l’Est de l’Europe (Russie, Lituanie, Lettonie) que le sport s’est codifié. Le premier Championnat du monde s’est déroulé à Riga, en 2011.
Et l’an passé, c’est un Français Yohan Bounegab, surnommé « San Gohan », qui est devenu champion du monde.

Originaire de banlieue parisienne, le jeune athlète de 21 ans vit aujourd’hui à Marseille où il fait profiter les mômes de son expérience. Il nous explique comment le street workout a changé sa vie et pourrait bien changer la vôtre !

Pour quelle raison me conseilleriez-vous de me mettre au street workout ?
Yohan Bounegab : c’est un sport, une attitude, un état d’esprit mais avant tout un mix entre gymnastique et musculation. Comme le travail s’effectue au poids du corps, cela permet d’affiner sa taille, de se muscler du haut, tout en gardant une grande agilité. Ce sport trouve ses racines dans les rues des quartiers de New York, où au milieu des années 2000, les jeunes se sont mis à utiliser tout ce qu’ils trouvaient pour s’exercer… comme des bancs, des poteaux et même des jeux pour enfants. Et puis, ça a rebondi presque aussitôt dans les pays de l’Est de l’Europe, où la gymnastique est un sport très développé. À la musculation et à la force, les gymnastes ont ajouté la rapidité et l’agilité, voire l’acrobatie.

Comment cette discipline est-elle arrivée en France ?
Y.B. : il y a dix ans, lors de l’émission télé, La France a un incroyable talent (M6), un groupe d’athlètes s’est produit, faisant une démonstration qui a connu un beau succès, repris sur YouTube. J’étais gamin et je me suis dit : ‘’Je veux faire ça !’’ Je m’y suis mis sérieusement à 16 ans. Il y a deux sortes de street workout : le free style et le street lifting. Le premier, que je pratique, joue sur la force, l’agilité et aussi la musicalité. L’autre privilégie les tractions et le travail au poids du corps.

En cinq ans, vous êtes devenu champion du monde…
Y.B. : ça a été très vite. Je suis d’abord devenu champion de France et, il y a deux ans, lors d’une démonstration en Espagne, on m’a demandé d’affronter le champion du monde en titre, un Russe. Sur une battle de 9 minutes, nous devions enchaîner un maximum de techniques et je l’ai battu. Quelques mois plus tard, je devenais champion du monde à Moscou. Nous étions 20 en lice pour deux minutes de compétition chacun. Cette année, se déroulait une Coupe du monde à Stuttgart (Allemagne) et non un championnat du monde. J’ai pris la 2e place.

Sur quels critères, le classement se forge-t-il ?
Y.B. : les notes tiennent compte de cinq critères : force, agilité, continuité du mouvement, créativité et force. Mais il y a, pour l’heure, deux fédérations qui ont une manière différente de noter. C’est le point qui ne nous a pas permis de finaliser un dossier pour devenir discipline olympique à Paris en 2024. Mais en 2028, j’ai bon espoir que l’on puisse au moins concourir pour devenir discipline olympique.

Tout le monde peut-il pratiquer ?
Y.B. : le street workout, c’est une grande famille. Les classes sociales sont gommées quand je m’entraîne avec le fils du roi de Dubaï. Plein de sportifs d’autres disciplines pratiquent mais, plus banalement, n’importe qui peut venir, hommes et femmes. Une charte oblige au respect, et à l’entraide quand quelqu’un a besoin d’être soulevé ou dirigé.

Th. M.

Pompier : « Aucune intervention n’est à prendre à la légère »

#VisMaVille Jérôme Virton, 33 ans, fait partie des 80 sapeurs-pompiers professionnels de la caserne de Tours-centre. Des sauveteurs polyvalents qui s’entraînent tous les jours pour porter secours rapidement et en toutes circonstances.

À peine sorti de son appartement, il enfourche la rampe qui le mène en moins d’une minute trois étages plus bas.
Il est 7 h 30. Au rez-de-chaussée de la caserne, Jérôme Virton, pompier professionnel, commence sa garde par un rassemblement avec les membres de son équipe. « Une grande famille », sourit-il.

Des hommes, quasi exclusivement, portant l’uniforme réglementaire bleu marine et rouge, réunis pour 12 ou 24 heures, c’est selon.
Premier rituel de la journée ? Vérifier minutieusement le matériel avant de débuter, une demi-heure plus tard, l’entraînement physique obligatoire : 1 h 30 le matin, 45 minutes le soir, a minima. De quoi forger des muscles capables de soulever, entre autres, l’appareil respiratoire lourd de 15 kg, indispensable pour intervenir sur les incendies.

Entre ces séances de sport, il y aura aussi, forcément, des exercices de manœuvre (accident de la route, arrêt cardiaque, etc.) pour répéter inlassablement les gestes qui sauvent.
« Sauf intervention », nuance le pompier de 33 ans, volontaire durant 11 ans et professionnel depuis 2010.

30 à 40 fois par jour

Et elles sont nombreuses. Les 80 pros de la caserne de Tours, à l’organisation paramilitaire, sortent 30 à 40 fois par jour, bipés par un petit boîtier individuel qu’ils ne quittent jamais durant leur garde.
« Nous sommes capables de répondre très rapidement, 24 h sur 24, répète le caporal chef d’équipe. Aucune intervention n’est à prendre à la légère. On a toujours une petite appréhension, mais notre formation nous a permis d’acquérir des automatismes. Et puis, nous travaillons toujours en équipe ; il y a beaucoup de cohésion entre nous. »

Contrairement aux idées reçues, les incendies ne concernent que 7 % de leurs sorties, contre 8 % pour les accidents de la voie publique et 78 % pour les « secours à la personne » (malaises, hémorragies, etc.).
Mais les pompiers sont de plus en plus appelés « pour tout et n’importe quoi », regrette Jérôme Virton. Qui, outre la caractéristique de concevoir des formations pour ses pairs, a aussi une spécialité : le trentenaire fait partie « du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux ».

Traduction : Jérôme Virton est formé pour intervenir et coordonner des interventions en hauteur (grues, montagnes, etc.) ou en profondeur (fossés, ravins, etc.). Comme par exemple pour sauver cette personne âgée tombée au fond d’un puits sec de 20 mètres de fond. Sa devise, qu’il partage avec tous les pompiers professionnels : « Courage et dévouement ».

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Flore Mabilleau

Horoscope WTF du 11 au 17 septembre 2019

C’est parti pour une petite dose d’astrologie 100 % authentique !

Bélier

Amour

Vous vous dirigez vers l’amour les yeux fermés…

Gloire

… Du coup, vous vous taperez un poteau.

Beauté

Votre oeil bovin plaît à l’être aimé.

Taureau

Amour

Quelle lubricité ! Vous êtes de vrais bonobos.

Gloire

Samedi, vous rencontrerez un gnou. Qui s’appelle Léon. C’est fou, votre vie.

Beauté

Y a un truc magique qui s’appelle dentifrice. Je dis ça…

Gémeaux

Amour

Force est de constater que votre coeur est comme mon frigo : sombre, vide et gelé.

Gloire

Force est de constater que votre âme est comme mon placard : rognée par les termites et sentant la pizza.

Beauté

Force est de… Bon stop. Vive les Gémeaux (sauf toi qui lis cet horoscope).

Cancer

Amour

Tout laisse à croire que vu son physique, votre ex n’a pas été fini par ses parents.

Gloire

Mais haut les coeurs ! Le Cancer est le signe le plus cool, chanceux et majestueux.

Beauté

La vie, c’est comme vos tétons : c’est pas toujours rose.

Lion

Amour

Bon sang, quel enfer. Vous êtes aussi fiable qu’une livraison Chronopost.

Gloire

Vous êtes comme la SNCF, à être constamment en retard, à encombrer les voies et à percuter un chevreuil.

Beauté

La constellation Edithus Piafus vous rappelle que non, rien de rien, vous ne regrettez rien. Si ce n’est votre infâme coupe de cheveux.

Vierge

Amour

Vous séduisez surtout votre main droite.

Gloire

Certains ont la madeleine de Proust. Vous, c’est la madeleine de prout.

Beauté

Allez, A+ pour de superbes prédictions astrologiques !

Balance

Amour

Votre amour mièvre dégouline comme un camembert coulant au soleil.

Gloire

Comme le dit le dicton, « au mois de septembre, le feignant peut aller se pendre ».

Beauté

(c’est sympa, l’horoscope de tmv hein ? On lole, on positive, on s’enjaille)

Scorpion

Amour

Aussi vide que le Grand Canyon.

Gloire

Chute de popularité à prévoir. Mais pas grave, regardez l’astrologue de tmv : personne ne l’aime et pourtant…

Beauté

Berk, vous êtes tout(e) gluant(e)…

Sagittaire

Amour

Vous avez du potentiel niveau séduction. Du potentiel seulement.

Gloire

Un dicton dit « en septembre, le raisin ou la figue pendent »…

Beauté

… Mais « en septembre, les tétons du Sagittaire pendent » (ça, on l’a inventé).

Capricorne

Amour

Vous êtes une machine à distribuer du plaisir sous la couette.

Gloire

Tapez un mawashi-geri dans la tronche de votre patron.

Beauté

Oubliez pas votre suppositoire de second degré à 20 h.

Verseau

Amour

Certains croient au Père Noël ; vous croyez en l’amour. C’est pareil.

Gloire

Dring, dring ! C’est votre amour-propre qui vient de téléphoner, il est parti en année sabbatique.

Beauté

Vous avez des airs de Jet Li croisé avec Mireille Matthieu.

Poissons

Amour

Vous aimez titiller le pissenlit.

Gloire

Prochaine épreuve des J.O. : supporter les Poissons plus de 2 jours consécutifs.

Beauté

Attention, les chauves se moquent de votre coupe de cheveux.

Course à pied : les pros parlent !

François Barreau, 59 ans, ancien athlète de haut niveau, président de FreeRun, section athlétique tourangelle qui truste les podiums nationaux de cross-country, et Rachid Hamdaoui, 44 ans, entraîneur de demi-fond à l’A3T, sont des spécialistes de la course à pied. Par leur expertise, ils éclairent le phénomène jogging et le développement du trail.

(Photo Adobe Stock illustration)

Ils se rejoignent sur un constat : la France n’est pas un pays de culture sportive.
« Ce matin, je discutais avec deux jeunes en BTS, raconte François Barreau, président de Free Run. Ils m’expliquaient que pour venir en cours, il fallait qu’ils se lèvent à 5 heures afin de prendre le train. Ils terminaient tardivement avant de rentrer chez eux. Comment voulez-vous qu’ils fassent du sport ? »

Quand on leur parle du phénomène jogging, de ces 13 millions de Français qui courent, l’analyse des deux athlètes expérimentés diverge cependant. « Avec la course à pied de masse, tout le monde est champion, poursuit Barreau ; mais au niveau des médailles, des records, des compétitions, ce n’est pas brillant. Regardez les performances globales, elles régressent. Je ne fustige pas la course plaisir. Mieux vaut se bouger que de ne rien faire, mais soyons sérieux. Des gens se lancent dans un trail de trente ou quarante kilomètres durant lequel ils vont plus marcher que courir. J’appelle cela de la randonnée. Où est le goût de l’effort, de l’exigence ? »

Rachid Hamdaoui porte un autre regard : « Je suis heureux de voir les gens courir, prendre du plaisir dans une épreuve. Mais intégrer un club d’athlétisme pour faire du demi-fond ou du fond, c’est autre chose. La différence s’appelle l’objectif, la performance. Mais pour ma part, j’estime que le niveau d’exigence de l’entraîneur doit toujours être celui que l’athlète se fixe. Et non pas l’inverse. »

Courir ou réussir ?

Quand on leur rétorque que la performance pour un jogger lambda, au départ en surpoids, est déjà de parvenir à faire un marathon en un peu plus de 5 heures, là encore, l’analyse diverge. « J’ai été un athlète de haut-niveau, explique François Barreau. Courir était, et est toujours une passion. Mais réussir, pour moi, reposait sur une accumulation de petits détails dans ma vie de tous les jours. »

Pour Rachid Hamdaoui, la passerelle entre le jogger, comme vous en voyez tous les jours à Tours, et l’athlète passe par les clubs. « C’est là que vous rencontrerez des entraîneurs qui encadreront vos séances et géreront avec vous votre progression. Mais avant de progresser, il y a beaucoup de travail, c’est vrai. Et tout le monde ne deviendra pas champion. »

(Photo illustration Adobe Stock)

Th.M.


EN CHIFFRES

35 000
L’estimation du nombre de coureurs en Indre-et-Loire. Une cinquantaine d’épreuves sont organisées chaque année dans le département. 14 % des Français disent avoir déjà envisagé de courir un marathon. 4 % l’ont déjà fait.

850
En millions d’euros, le poids économique du marché du running en France. À elles seules, les chaussures génèrent 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 8,2 millions de paires vendues chaque année en France.

33 %
Un Français sur trois pratique la course à pied, selon une étude réalisée en avril 2018 par Odoxa pour RTL et Groupama. 8 % courent au moins une fois par semaine.

A Tours, avec les passionné(e)s de running

Dimanche 22 septembre, 13 000 coureurs s’aligneront au départ des 10 et 20 km et du marathon de Tours. Les joggers que nous avons rencontrés ont une histoire unique avec la course. Sur route, sur piste ou sur trail. Rencontres.

 

(Photo illustration Adobe Stock)

« Je me suis inscrite sur 10 km alors que j’apprends à peine à courir ! » Gégé – comprenez Géraldine ! -, cheveux courts, petites lunettes, gabarit de poche, amuse le groupe.
On est lundi, 19 h 15, j’ai chaussé mes baskets, enfilé mon short et me voilà sur la piste d’athlétisme du stade des Tourettes (Tours-Nord), au beau milieu de 80 adhérents remontés comme des coucous. Autant de femmes que d’hommes.

Vu le nombre de licenciés, le travail s’effectuera sur deux tranches horaires, par niveau, aptitudes et affinités. Beaucoup ont déjà en tête les objectifs à venir. Le marathon du Medoc pour certains. Pour d’autres, pourquoi pas une échappée vers le triathlon.

La coach, c’est Céline (Degham) et, apparemment, elle est du genre à savoir ce qu’elle veut. « Courir, c’est facile. Bien courir, c’est difficile », lance-t-elle pour mettre tout le monde à l’aise.

Autour du lac de la Bergeonnerie (photo tmv)

Pour cette première, le groupe en entier tourne tranquillement sur la piste avant d’attaquer des allers-retours, montées de genoux, talons-fesses, fentes et accélérations. La couleur est donnée.
JogginTours a pour devise « Je cours pour le plaisir », mais côté entraînement, c’est quand même du sérieux.

Le lendemain, mardi, Les Copains coureurs d’Indre-et-Loire (ACC37) m’ont donné rendez-vous au Bois des Hâtes à 17 h 45. Ça nous fait même pas une journée de récup’ depuis mes aventures aux Tourettes, mais bon, l’info avant tout ! Nous sommes dans le poumon de Saint-Avertin et c’est là que cette association de Notre- Dame d’Oé, créée en 2012, regroupe ses adhérents-joggers.

Fractionné et accélération sont au programme

Autour de William Da Silva et son épouse Marie-Claude, le niveau semble plus hétéroclite que dans un club. Sylvie, Sébastien, Michel, Virginie, Corinne, Jacques sont dans les starts. La trentaine de coureurs a la bonne idée de se scinder entre les costauds et les moins forts. Fractionné et accélération sont au programme. Certains finiront en marchant quand les premiers, revenus à l’entrée du Bois, auront dressé une table… de récupération. Boissons, gâteaux, amandes, cacahuètes et abricots permettent de recharger les batteries.

Le groupe joue les prolongations. Ça discute, ça se raconte, ça rigole. « On s’y sent bien », me dit-on. L’association écume les courses d’Indre-et-Loire mais se projette aussi hors de France.
Le marathon d’Athènes, le 10 novembre est à leur programme. « Grâce à quelques sponsors, des connaissances, nous arrivons à tirer les prix, explique William Da Silva. Les quatre jours en Grèce, vols compris, et dossards nous reviendront à 350-400 euros. »

Entraînement du club Jogg’in Tours, au stade des Tourettes. (photo tmv)

La semaine suivante (il faut bien se reposer un peu…), l’état d’esprit est le même à l’ACIL (association des coureurs d’Indre-et-Loire), que nous retrouvons le mardi, à 17 h 30 au Stade des Fontaines.
Créée en 1984, c’est l’association originelle des coureurs du coin. Aujourd’hui, ils sont une trentaine réunis pour cette rentrée. Jean-Marc Pesson (« 2 h 48’ au marathon… il y a trente ans ») préside aux destinées de l’association et Alain Barral, grand ancien, veille sur ses ouailles.

Tous les mardis, le groupe s’entraîne aux Fontaines jusqu’à 20 heures (« La location nous coûte 1,56 euro de l’heure, l’adhésion à 25 euros fait le joint », explique Jean-Marc Pesson), et parfois, il s’en éloigne. Nathalie, Christophe et le groupe se dirigent vers le lac des Peupleraies. Le dimanche, c’est plus long, direction Ballan-Miré, Joué, la côte de l’Épan.
Marathons, trails, 10 et 20 km sont dans le viseur du groupe… et toujours dans la bonne humeur.

Thierry Mathiot

Le Tour Vibration revient place Anatole-France

Huit artistes dont Keen’V et Amel Bent donneront un concert gratuit à Tours le samedi 14 septembre, comme nous l’explique Jean-Eric Valli, créateur du Tour Vibration.

« Je suis sûr que tu es celle que j’ai toujours attendue, chante Keen’V, alias Kevin Bonnet. J’aurais aimé te dire des mots que tu n’as jamais entendus ».
C’est avec ces romantiques paroles que débute « Rien qu’une fois », titre aux 88 millions de vues sur Youtube…

Cet artiste français, que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaître, comme le chantait – à peu de choses près – le regretté Charles Aznavour, va enflammer la place Anatole-France, le 14 septembre prochain, en bonne compagnie. La philosophie d’Amel Bent, les vocalises de LEJ, la douceur folk de Cocoon, la jeune pop de Lenni-Kim seront de la partie, tout comme Ken Carlter, Elephanz ou encore Holseek.

12 000 personnes à Tours

En tout, huit artistes programmés dans le cadre du Tour Vibration – du nom de la radio organisatrice – Yep’s, une tournée exceptionnelle de 5 concerts gratuits, dans 5 villes de la région.
« L’idée, c’est de permettre à tous les spectateurs et notamment à nos auditeurs de rencontrer en direct les artistes qui, pour une bonne part, font la programmation de notre radio », explique Jean-Eric Valli, Président du Groupe 1981, à la tête de 10 radios, dont Vibration et ses 243 000 auditeurs quotidiens. L’année dernière, 100 000 spectateurs se sont pressés lors de ces concerts gratuits, dont 12 000 personnes à Tours.

« Nous avons commencé il y a 5 ans avec 57 000 spectateurs, c’est donc une évolution très positive », ajoute Jean-Eric Valli. En tout, 39 artistes vont se partager l’affiche. Les adorateurs de Clara Luciani devront migrer à Châteauroux le 24 septembre, ceux de Soprano, à Blois, le 26 septembre, tandis que les accros à Black M ou Mika, pourront se donner rendez-vous à Orléans, le 28 septembre. Entre autres.

Flore Mabilleau


> Concert gratuit le 14 septembre, à 21 h, place Anatole France, à Tours.

Théâtre Olympia : le retour de Marivaux

Avec L’Île des Esclaves, Jacques Vincey, directeur du Théâtre Olympia, met de nouveau en scène un texte de Marivaux.

(Photo crédit Marie Pétry)

D’un côté, le désir et l’infidélité dans La Dispute ; de l’autre, l’asservissement et la domination dans L’Île des esclaves. Deux textes de Marivaux (1688-1763) que Jacques Vincey a décidé de mettre en scène à trois années d’intervalle.

« Ces deux textes courts, en un acte, sont des prétextes à traiter une question philosophique par le biais de la fiction, déroule le metteur en scène. À chaque fois, Marivaux installe les personnages dans une utopie : avec La Dispute, dans un lieu hors du monde où les gens ont grandi sans contact les uns avec les autres et qui pose la question de l’inné et de l’acquis ; avec L’Île des esclaves, dans un endroit où les esclaves ont pris le pouvoir et où l’on assiste à un inversement des rôles. »

Lancement de saison

Dans cette dernière création qui lance la saison 2019-2020 du Théâtre Olympia (mais qui a tourné en version foraine dans des établissements de février à juin), quatre naufragés, deux maîtres et deux esclaves débarquent sur une île étrange où les dominants deviennent serviteurs et où les asservis se transforment en patrons.
Sauf que le personnage d’Arlequin, devenu maître, refuse in fine la reproduction de ce système millénaire.

« Cette attitude interroge le fonctionnement de notre monde et amorce un nouveau récit, ouvrant la voie à d’autres possibles, à de nouveaux rapports entre les uns et les autres », analyse Jacques Vincey. Un texte porté par les cinq comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire (JTRC), qui, dans un épilogue ou un prologue de la pièce, vont s’exprimer à la première personne sur ces rapports de domination…


> L’Île aux esclaves, à partir du 25 septembre au Théâtre Olympia. 

Texte : Flore Mabilleau

Livreur Uber Eats : « Les gens nous appellent quand c’est galère de sortir »

#VisMaVille Depuis cet été, Nima* travaille pour la plateforme Uber Eats en tant que livreur de repas à domicile. L’objectif pour cet étudiant sportif ? Augmenter ses revenus en pédalant, même si l’été, les commandes se font plutôt rares.

Assis sur une marche, dans une ruelle du Vieux Tours, Nima* attend sa commande aux côtés d’une dizaine d’autres livreurs.
Baskets aux pieds, vélo prêt à démarrer, le jeune homme âgé d’à peine 20 ans, prend son mal en patience, son téléphone portable incrusté dans la main.

C’est ce smartphone qui lui indiquera le restaurant où il devra, ni une ni deux, aller chercher un repas pour ensuite le livrer.

Cet été, cet étudiant des Tanneurs a débuté son travail pour Uber Eats. Boursier, animateur durant les vacances, ce sportif positif a trouvé grâce à ce job le moyen « de se faire un billet à tout moment ».
Contrairement à nombre de ses collègues, pour qui la livraison à domicile est un travail vital, à l’année, parfois 7 jours sur 7, c’est un plus pour Nima. « J’ai créé mon statut d’auto- entrepreneur, je travaille pour Uber Eats quand j’ai le temps », explique-t-il simplement.

« Pour être livreur, il faut un bon vélo ; moi, on m’en a prêté un, tout comme le sac Uber Eats, pour lequel j’aurais dû laisser une caution de 120 €. Je suis en mode dépannage ! » plaisante-til. En un clic, une fois connecté, le jeune homme est géolocalisé et peut dès lors être sollicité à tout moment.

Ou pas. Car les temps d’attente pour ces travailleurs précaires, dont le nombre augmente, sont parfois très longs. « Les gens nous appellent plutôt quand c’est galère de sortir, analyse Nima. Comme par exemple, en hiver, lorsqu’il fait trop froid ou qu’il pleut… ».
Sans compter que l’algorithme qui dispatche les commandes à ces coursiers reste un vrai mystère. « Si je ne me connecte pas durant deux jours, mes commandes baissent » souffle d’ailleurs l’un d’entre eux.

Ses horaires ? « En attendant la rentrée, je travaille de 11 à 14 heures et le soir de 19 h à minuit, détaille-t-il. Si cela marche bien, je peux continuer jusqu’à 2 heures. Si cela ne marche pas, je peux rentrer vers 22 heures ». Chaque course lui rapporte en moyenne 5 €, soit 2,50 € minimum par commande, à quoi s’ajoutent 1,30 € par kilomètre parcouru (aller) et 1 € à la livraison.
« Une soirée, je n’ai eu que des commandes en haut de la Tranchée, se souvient-il. À la fin, j’ai poussé mon vélo. Je n’en pouvais plus. »

Les mauvais jours, les commandes et le nombre d’euros gagnés se comptent sur les doigts d’une main.

*Le prénom a été modifié

Flore Mabilleau

Chroniques : BD de la rentrée, DVD et Mindhunter de retour

On se délecte d’une tripotée de BD pour la rentrée, ainsi que du retour de la série Mindhunter et notre DVD de la semaine : Le Parc des merveilles.

LA SÉLECTION BD
Pour la rentrée, on se délecte de deux perles relevées cet été ! Avec D’Anya (éditions Rue de Sèvres), Vera Brosgol signe un premier album attachant et un récit fantastique qui évoque avec sensibilité la difficile période de l’adolescence.
Encore un tome 1, cette fois avec Le Masque aux milles larmes (Dargaud) : Chauvel et Ali nous font frissonner en suivant les pas d’une jeune femme dans un Japon médiéval hallucinant.
V-Girls (Soleil) est la nouvelle série trépidante de Pecau et Ukropina qui mêle délicieusement fantastique, Histoire, espionnage et supers héroïnes. Nouvelle série également avec Le Maître des îles (Glénat), où Mezzomo et Piatzszek nous entraîne aux Antilles en 1846 avec une adolescente qui n’a pas froid aux yeux.
Terminons avec la géniale adaptation du Nez de cuir (Futuropolis), signée Dufaux et Jacquemin, pour ce magnifique hommage à l’œuvre de Jean de la Varende.
H.B.

LA SERIE
MINDHUNTER
Elle était attendue de pied ferme : la saison 2 de Mindhunter, la série-thriller sur les origines du profilage, est revenue sur Netflix. De travail sur le psychisme des serial-killers, il en est toujours question (Manson et Berkowitz donnent des sueurs froides). Mindhunter saison 2 voit sa mise en scène mieux travaillée et sa construction gagner en puissance. Monstrueux, saisissant et immanquable.
A.G.

LE DVD
LE PARC DES MERVEILLES
S’il est certain que ce Parc des merveilles n’a pas la classe d’un Pixar, il reste un film d’animation correct et follement poétique. Ici, June, une jeune fille gentiment allumée, atterrit dans le parc d’animation qu’elle a inventé. Relativement fun, n’hésitant pas à aborder des thématiques adultes, cette production est pétrie de bonnes intentions malgré ses maladresses (ces allégories peu subtiles). Touchant.
A.G.

Horoscope WTF du 3 au 10 septembre 2019

Quoi de mieux, pour accompagner votre rentrée, qu’une petite dose d’astrologie 100 % véritable ?

Bélier

Amour

Félicitations, vous avez
touché le fond mais vous continuez
à creuser.

Gloire

Avoir Christophe Maé
comme modèle de réussite ne
vous mènera à rien.

Beauté

Il faut s’y faire, vous
ressemblez à un blob fish
lorsque vous râlez.

Taureau

Amour

Vous avez l’embarras du
choix, puisque tout le monde vous
désire, vous veut, vous GNAAAH.

Gloire

Les chauves vous veulent
du bien.

Beauté

Le gras, c’est la vie.

Gémeaux

Amour

L’être aimé vous aime surtout
de dos. (normal, vous avez de
belles fesses)

Gloire

La constellation du Gilbert
Montagné vous voit un avenir radieux.
Ça vaut c’que ça vaut.

Beauté

Les belles fesses, on a dit !
LES BELLES FESSES !

Cancer

Amour

Votre envie de chair fraîche
et votre libido en feu auront votre
peau.

Gloire

Personne ne vous écoute.
Mais c’est pour ça qu’on vous aime.

Beauté

Le saviez-vous ? Le vrai
nom de Julien Lepers est Ronan Gerval
Lepers. Ouaip, ça calme.

Lion

Amour

« C’est quand on touche le
fond qu’on rebondit » (parole de culde-
jatte)

Gloire

Vous n’avez visiblement pas
été vendu(e) avec du second degré.

Beauté

Des airs de bébé lamantin.

Vierge

Amour

Douchez-vous avec les
larmes de votre ex. POH POH
POOOH.

Gloire

On se sent toujours moins
bête en vous parlant.

Beauté

Les Vierges sont beaux
comme le jour. Surtout la nuit.

Balance

Amour

La libido aussi grosse
qu’une Berlingo.

Gloire

Prenez le destin du monde
en mains. Seuls les Balances sont
parfaits pour ce rôle.

Beauté

Les Balances sont également
les plus canons. On ne dit pas
ça parce que l’astrologue est Balance,
hein.

Scorpion

Amour

Oubliez pas, on n’est toujours
l’ex de quelqu’un. Allez bisou !

Gloire

Votre avenir est comme
toutes les photos que vous prenez :
flou.

Beauté

L’anti-cernes est votre ami.

Sagittaire

Amour

L’ivresse vous presse quand
on vous caresse les fesses. (roh, c’est
beau)

Gloire

Eh ouaip mes gnous, l’astrologue
est poétique. Et vous aime.
Allez cadeau.

Beauté

En revanche, vos airs de
morse quand vous êtes en rut, c’est
plus possible.

Capricorne

Amour

L’étoile du Stevie Wonder prédit que I just caaalled to say I love youuu.

Gloire

Rah, ça fait du bien un peu
d’amour dans ce monde de brutes et
dans votre triste vie.

Beauté

Votre dignité s’est échouée
telle une tong sur l’autoroute.

Verseau

Amour

Finis les tabous ! Désormais,
vous ferez l’amour tout(e)
nu(e) !

Gloire

N’écoutez pas les gens, gardez
intacte votre passion du naturisme.

Beauté

Comment ne pas avoir la
classe quand on sort avec un(e) Verseau
?

Poissons

Amour

Trempez-la dans l’huile,
trempez-la dans l’eau, ça fera un escargot
tout chaud. Et ça pimentera
votre vie coquine.

Gloire

Quoi de mieux que de traîner
avec des Poissons, les best of the
world ?

Beauté

Votre dégaine laisse à penser
que vous jouerez dans le prochain
Walking Dead.

TGV Tours-Paris en 1 h : la promesse impossible ?

Le trajet Tours-Paris en TGV et en une heure, c’est de l’histoire ancienne et cela ne facilite pas la vie des usagers. Mais la sécurité n’est-elle pas à ce prix ?

Sabine, 42 ans, a attaché son vélo devant la gare de Saint-Pierre-des- Corps. Pas d’inquiétude. Son train, « celui de 7 h 54 », arrive dans un quart d’heure. Sur la voie numéro 2, elle patiente comme une bonne centaine d’autres personnes. Souriante.

On est lundi matin, fin août, les vacances sont déjà loin et pour elle le train-train quotidien a repris depuis un mois.
Un mois ? En fait, il dure depuis huit ans. Sabine fait partie des 1 300 « banlieusards parisiens » vivant à Tours ou tout près et qui, chaque jour, effectuent matin et soir le trajet aller-retour entre Saint- Pierre-des-Corps et la capitale.

« Nous vivions près de Paris. Je suis venue à Tours parce que mon conjoint était muté. Au moment de décider, on avait noté qu’il y avait de nombreux TGV, chaque jour, en circulation ; qu’ils mettaient moins d’une heure. Et puis mon travail dans un cabinet d’avocats est proche de la gare d’arrivée, quartier Montparnasse. »
En fin d’après-midi, Sabine « attrape » le TGV de 17 h 26 pour rentrer au bercail. « À l’aller, en ce moment, comme il y a des travaux, je mets 1 h 12 et au retour, j’arrive à 18 h 39. Même durée à peu près. Le temps de récupérer mon vélo et je suis à la maison avant 19 h 30. En théorie… »

« Loin de l’eldorado promis »

Car c’est bien là le hic pour Sabine, un peu fataliste, ou Romain, 38 ans, cadre bancaire, beaucoup moins « philosophe » et habitué de la ligne TGV. « On est loin de l’eldorado promis, il y a une dizaine d’années, insiste-t-il. Il fait chaud, les trains ralentissent ; il fait froid, les trains ralentissent aussi. Novembre arrive, et ce sont les chevreuils qui viennent percuter les trains. Le TGV s’arrête une demi-heure. Et parfois, on stoppe parce c’est le TGV précédent qui a un pépin. L’accumulation des retards me stresse à l’aller. Quant au retour, c’est parfois une vraie galère. Vous espérez être chez vous pour 20 heures, et vous rentrez à 22 heures. La soirée est finie surtout quand on se lève un peu après 5 heures, le lendemain matin pour chopper le TGV de 6 h 20 et repartir travailler. »

La SNCF ne se défile pas devant la réalité de l’allongement des trajets entre Saint-Pierre-des-Corps et Paris. Si la durée actuelle dépasse allègrement 1 heure (de 1 h 02 à 1 h 15 suivant les TGV), c’est à cause de travaux sur les aiguillages à Dangeau (118 km de Paris).
Ils dureront jusqu’en octobre. Après, un train sera en mesure d’effectuer le trajet en 57 minutes (9 h 02). Mais dès que le TGV effectue un arrêt près de Vendôme, le temps de voyage s’accroît.

Pour ce qui concerne l’accumulation des retards, la SNCF affiche là aussi des statistiques efficaces : 90 % (environ) de trains à l’heure entre Tours et Paris. La comparaison des chiffres avec d’autres lignes, notamment dans le sud-est, plaide en faveur de ces résultats.

Et pourtant, comme l’a relevé l’association des usagers de la ligne Tours-Paris : « Si l’on se base sur certains trains du matin et ceux du soir au retour, la ponctualité diminue énormément. » La SNCF, qui avait misé toute une campagne de communication sur la ponctualité de ses trains, au début des années 2000, a changé d’optique, comprenant qu’il suffisait d’un retard mal vécu par un usager pour brouiller le message publicitaire. Me Alexis Lepage, avocat à Joué-lès-Tours, a potassé le sujet des retards et des compensations insuffisantes.

Compensations insuffisantes

« La SNCF ne reconnaît contractuellement que deux obligations lorsqu’elle vous vend un billet, explique-t-il, celle de vous acheminer à votre gare de destination et celle de vous transporter en sécurité. En revanche, rien sur le respect du temps de trajet et des conséquences pour vous en cas de retard. Certes, elle a mis en place un barème de remboursement partiel en fonction de sa responsabilité, mais à aucun moment elle ne prend en compte les conséquences (nuit d’hôtel, autre billet à acheter) et les préjudices (avion raté, entretien professionnel annulé, etc.) que peut vous faire subir un retard. »

Sécurité et ponctualité ne sont jamais mis en balance dans l’échelle des responsabilités et des métiers à la SNCF. Comme le confie un conducteur de TGV :
« Mon devoir est de vous transporter en toute sécurité à votre gare d’arrivée. Nous avons des procédures de vitesses très précises. Un TGV lancé à 300 km/h et qui doit passer à 160 km/h pour une raison extérieure (un choc, la météo, etc.) va perdre beaucoup de temps. Entre Saint-Pierre et Paris, nous sommes à vitesse maximum. Dès qu’on ralentit, cela se répercute sur votre heure d’arrivée. » Inéluctable.

> Lire les explications d’un conducteur de TGV juste ici ! 


Texte : Thierry Mathiot / Photos : Adobe stock

Retards et trains bloqués : tout s’explique

Un conducteur de TGV explique les raisons des retards ou les conséquences d’un train bloqué sur la voie.

Le rôle des conducteurs de TGV est essentiel car de leur jugement peut dépendre les fluctuations du voyage. En dehors bien sûr des pannes qui peuvent advenir et qui stoppent le train.

« Sur le trajet entre Saint-Pierre et Paris, le TGV est à flux tendu, analyse l’un d’entre eux. Les procédures de vitesse sont établies de façon à arriver à l’heure prévue. Le moindre changement a des conséquences. À Paris, un régulateur m’envoie des informations pour éventuellement faire baisser ma vitesse, en cas de ralentissement ou d’arrêt du train précédent. Cela passe par l’ordinateur. Il n’est pas obligé de me donner toutes les informations circonstancielles. Le contrôleur, en revanche, lui, est informé par un autre canal de façon à prévenir les passagers. Je suis moi-même en contact avec lui. »

Le conducteur s’appuie aussi sur son propre jugement. En cas de choc avec un animal, par exemple, il réduit la vitesse du TGV (de 300 km/h à 160 ou 80 km/h). Un bruit anormal après-coup l’oblige à s’arrêter. Il doit aller voir l’état de la rame. Si tout va bien, il repart mais faire toutes les manipulations de démarrage prend une dizaine de minutes.

« On nous parle souvent des trains bloqués à cause d’un autre qui est tombé en panne. Nous devons respecter une distance de sécurité de 12 km entre chaque TGV. Cela explique les retards en cascade. Mais, il n’y a rien d’autre à faire. » En cas d’intempérie, les caténaires, ces fils électriques chargés d’alimenter le TGV en électricité, sont vulnérables. La chaleur, la neige, le froid et le givre sont des menaces.

« Quand il neige, un TGV circule tôt le matin à vide pour ouvrir la voie et nettoyer les caténaires. C’est le train traceur ou train balai. Il ne dépasse pas 220 km/h. » En cas de collision humaine, l’intervention des forces de l’ordre et de la justice est nécessaire. Une procédure raccourcie existe mais elle entraîne un retard minimum de trois heures.
Plus anecdotique mais cause de retard, la SNCF a noté la recrudescence d’actes de vandalisme sous la forme de détérioration des grillages près des voies.

Th. M.


> EN CHIFFRES

615 ⇒En euros, le coût mensuel d’un abonnement en 2e classe pour voyager en TGV entre Saint-Pierredes- Corps et Paris. Les tarifs sont dégressifs pour les 2e et 3e années.

19 ⇒Le nombre de trains qui circulent au départ de Saint-Pierre-des- Corps pour se rendre à Paris, le lundi, 14 TGV et 5 TER. Le TER rejoint Paris-Austerlitz entre 2 h 03 et 2 h 25 et il est souvent bondé.

4 000 ⇒Le nombre de personnes vivant à Tours ou sa périphérie se rendant à Paris pour travailler dont 1 300 qui effectuent l’aller-retour chaque jour.

Léa Lecomte : 100 % pur foot

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, Léa Lecomte est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Léa Lecomte, 25 ans, est une vraie meneuse. Normal quand on a grandi dans une famille où le papa, Xavier, footballeur et entraîneur, a écumé tous les terrains de la région.

Membre du club de Tours FC association, en tant que joueuse de l’équipe féminine de Régionale 1, elle est également animatrice et encadre les jeunes pousses jusqu’à 15 ans.

Au rendez-vous de la rentrée des équipes féminines, la semaine dernière à la vallée du Cher, elle espérait que son club allait profiter de l’engouement né de la dernière Coupe du monde.
« Nous comptions plus de 120 licenciées la saison dernière. Alors oui, on attend encore plus après cette Coupe du monde très médiatisée mais s’il y avait beaucoup de filles devant la télé, cela ne veut pas dire qu’elles vont toutes se transformer en joueuses. »

Le club a pourtant, un nouvel atout dans sa manche : le 10 décembre dernier, il a reçu le label école de foot féminine, niveau Or qui vient récompenser le travail des équipes autour du projet sportif, associatif, éducatif et du projet d’encadrement et de formation. Vital.


Thierry Mathiot

Beaux-arts : « C’est un endroit assez magique »

#VisMaVille Son métier pourrait se résumer en trois verbes : « conserver, étudier et exposer » les œuvres d’art dont il a la charge. François Blanchetière est conservateur du patrimoine au musée des Beaux-arts de Tours.

François Blanchetière est conservateur du musée des Beaux-arts de Tours depuis 2017

Le bureau de François Blanchetière se niche dans la partie gallo-romaine du musée des Beaux-arts de Tours.
Après onze années passées au musée Rodin, à Paris, le conservateur du patrimoine s’est installé, en janvier 2017, dans l’ancien palais des Archevêques, au pied de la cathédrale de Tours. Tout près des chefs-d’oeuvre : ici un petit Rembrandt, là un Rubens, pour les noms les plus connus du XVIIe.

« Un endroit assez magique, confesse-t-il. C’est un lieu que je découvre encore et qui continue de m’éblouir. »
Le bâtiment, aux origines antiques, conserve de sa superbe même s’il accuse le poids des ans. « C’est un des derniers grands musées de France à ne pas avoir été rénové », regrette-t-il.

Le travail de François Blanchetière ? À 42 ans, ce spécialiste de l’histoire de l’art est responsable de l’ensemble des sculptures, ainsi que des collections modernes et contemporaines (XIX-XXIe siècle) du musée, abritant quelques joyaux, comme une peinture de Delacroix, une Diane chasseresse de Jean-Antoine Houdon ou un Balzac drapé d’Auguste Rodin.

Ce multi diplômé (également multi tâches) doit s’assurer que les œuvres d’art souffrent le moins