Xavier Stubbe : chanson à textes pour enfants

Xavier Stubbe ne fait pas de la chanson pour enfant. Il fait des chansons, pour des enfants, nuance ! Il sort un nouveau et superbe livre CD et sera en concert le 26 juin au Petit Faucheux. Rencontre.

(Photo crédit xavierstubbe.com)

SON TRAVAIL

Ce que je fais, c’est de la chanson à texte pour les enfants. Ils ont des points de vue sur tout et souvent très intéressants. Et puis, ce sont eux qui vont se retrouver, demain, face à tous les problèmes d’aujourd’hui. Et donc, c’est intéressant d’aiguiser leur curiosité, leur réflexion, dès le départ.
Mais, aux concerts, toute la famille est là et les parents peuvent prendre du plaisir aussi avec les chansons, les recevoir à un autre niveau. Et quand elles ouvrent des débats après le spectacle, là, je me régale !

LES NOUVELLES CHANSONS

Il y a toujours quelques chansons très légères, comme Atchoum ou Ils sont où, parce c’est bien qu’il y en ait, mais il y a aussi beaucoup de chansons qui traitent de sujets très actuels. Tata 5G, par exemple, me permet de parler des écrans, en portant l’attention sur une Tata qui est tout le temps connectée, ça permet de dire des choses sans donner trop de leçons…
De nombreux thèmes très dans l’air du temps sont aussi abordés dans En 2050, Tous différents, ou On marche sur la tête, qui a donné son titre à l’album.

Illustration CHARLOTTE VOLTA

LES ILLUSTRATIONS DU LIVRE

Elle sont signées de Charlotte Volta, qui est originaire d’Orléans et qui fait à la fois de l’illustration et de la création de vêtements… J’aime beaucoup sa sensibilité et elle a amené cette touche poétique et féminine qui me plait beaucoup.
Pour les enfants qui sont un peu plus jeunes, ça les ramène à un objet qu’ils connaissent et qui est beau et les illustrations aident à la compréhension. Elles permettent de mieux saisir les paroles, elles incitent à écouter les textes. Chaque planche est une histoire différente.

LA TOURNÉE

On sera trois sur scène, Benoît Lavollée au vibraphone et clavier qui sera dans un « vibravion » avec les claviers cachés dans les ailes. Mathieu Hénault, à la batterie et drum machine et moi au chant et à la guitare et ukulélé. Et le décor nous permettra de rentrer vraiment dans l’univers visuel de l’album.
Sur scène, il y aura, par exemple, une tour de quatre mètres de haut comme sur la pochette de l’album avec quelques fenêtres qui vont s’allumer à certains moments.

AU DÉBUT

J’ai une formation de musicien intervenant à l’école. Je faisais des ateliers pédagogiques de chansons avec les enfants quand la Sacem a lancé le programme La fabrique à chansons. Et, du coup, plutôt que de faire ça dans mon coin, je m’y suis inscrit.
Et j’ai eu la chance de gagner le concours avec les enfants. Je fais encore quelques ateliers dans des classes de la région, mais assez peu en fait, je n’ai pas le temps de participer à plus de un ou deux projets par an. La scène me prend beaucoup de temps : je donne environ 70 concerts par an.

LE TRUC À NE PAS LUI DIRE

Pour les enfants, ça ira bien.

> En concert le 26 juin au Petit Faucheux. Plus d’infos ici ! 

 

Spécial années ’80 : pop culture à tout va

[Numéro spécial années ’80] Musique, télé, cinéma, ou encore objets cultes : la décennie ‘80 était riche en inventions et a marqué toute une génération. Du walkman à Depeche Mode, en passant par Gym Tonic et des chansons inoubliables, on se rappelle « le bon vieux temps »…

ON SE FAIT UNE TOILE ?

En 1980, La Boum crève l’écran et révèle Sophie Marceau au public. Looks, danses (ouais, on maîtrisait le slow à l’époque!), musique et premières amours : tout y est. Cette comédie romantique ado restera 35 semaines à l’affiche ! Quant à la troupe du Splendid, elle monte, monte, monte. En ‘82, sort le film cultissime Le Père Noël est une ordure. Plus de 35 ans après, les télévisions continuent à le diffuser environ 2127 fois chaque Noël. Qui a dit intemporel ?

NEW WAVE ET POP MUSIC

Pendant que Madonna connaît la consécration avec son Like a Virgin en ‘84 – à 26 ans, elle est déjà multimillionnaire – et que David Bowie est à son firmament avec le magique Let’s Dance en ‘83, la new wave devient l’un des genres musicaux les plus populaires.
Depeche Mode balance à la face du monde un Just Can’t get enough qui cartonne. Les premiers succès arrivent aussi pour The Cure et Eurythmics. En France, Taxi Girl et Indochine côtoient les étoiles. La bande à Sirkis finit par s’imposer avec 3, un album qui grimpera à la 2e place du Top 20.

DES JOUETS

La peluche Kiki ? Les puces sauteuses ? La Dictée magique ? Le ressort arc-en-ciel ? Le Yoyo ? Les figurines GI Joe ? Les Maîtres de l’univers et leur château des ombres ? Les poupées Barbie ? Les collections de pin’s ou de stickers Panini ? Comme dirait Tonton Jean-Mi, « Ah, on savait s’occuper à l’époque ! ».

LE BOOM DE LA CHANSON FRANÇAISE

Aujourd’hui, ne mentez pas : dans chaque fête, peu importe votre âge et votre génération, on finit avec 3 grammes dans chaque oeil en sautillant sur les Lacs du Connemara (1981).
Nombreux sont les artistes français qui vont colorer les années ‘80 de tubes mémorables. « Born to be alive » de Patrick Hernandez (sortie en ‘79 mais qui va traverser les 80’s… et pas que !), « Un autre monde » (Téléphone), « L’Aziza » (Daniel Balavoine), « Sous les sunlights des tropiques » (Gilbert Montagné), « Quand la musique est bonne » (Jean-Jacques Goldman), « Les Démons de minuit » (Images), « Ouragan » (Stéphanie de Monaco), « C’est la ouate » (Caroline Loeb), « Besoin de rien, envie de toi » (Peter Sloane)… Les années ‘80, années de la chanson française ?

DE STAR WARS À DIRTY DANCING

Durant la décennie, alors que la production hollywoodienne explose et enquille les classiques (lire p. 20-21), la saga Star Wars s’impose définitivement en alignant coup sur coup L’Empire contre-attaque (1980) et Le Retour du Jedi (1983). Mais en 1987, le sensuel Dirty Dancing pulvérise les écrans. Et contamine toute la planète avec Bébé et Johnny, Jennifer Grey et Patrick Swayze. Et que celles et ceux qui n’ont aujourd’hui pas tenté le fameux « porté » se dénoncent.

L’ESPRIT CANAL

Fut un temps, Canal + était LA chaîne à regarder pour se marrer (eh oui). Dans les années ‘80, on parle d’« esprit canal » : les Nuls agitent l’actu, Nulle Part Ailleurs est un coup de pied dans la fourmilière, Gildas et De Caunes forment le meilleur duo de tous les temps, Coluche a carte blanche avec Coluche 1 faux, Jean-Yves Lafesse fait de la caméra cachée pas cachée, Philippe Vandel et Karl Zéro débarquent, tandis que les Guignols de l’info dézinguent la politique. Ju-bi-la-toire.

TOUT DANS LES OREILLES

Quoi de plus classe que de se balader avec un walkman ? Les baladeurs-cassette sortis par Sony s’arrachent comme des petits pains, bientôt rejoints par ceux de Panasonic et Toshiba. Un vrai bonheur (sauf lorsqu’il s’agit de rembobiner sa K7 débinée avec un crayon…).
Pour les fanas de hip-hop (et si on a envie de danser le… smurf !), on se tourne davantage vers le Ghetto-blaster, ce gros poste radiocassette porté à l’épaule. À l’époque, on se collait ces Boombox à l’oreille.

DOROTHÉE

On aurait pu l’appeler la décennie Dorothée : dans les années ‘80, Frédérique Hoschedé (oui, c’est son vrai nom, désolé) s’illustre en chantant des tubes comme Hou la menteuse (1982), Allô allô monsieur l’ordinateur (en ‘85 et 100 000 exemplaires vendus quand même) et remplit les Zénith. En ‘87, elle crée Club Dorothée. Les gamins devant leur télé se goinfreront pendant 10 ans de Bioman, Dragon Ball Z et autres Nicky Larson et Sailor Moon.

METAL POPULAIRE

Sous-genre du metal, le glamrock se jette sur la planète dès le début de la décennie ; Mötley Crüe saignant la planète avec ses tubes et ses excès. Le thrash metal se popularise – aidé par des pointures comme Metallica – tandis qu’Iron Maiden, roi de la nouvelle vague heavy metal, publie 7 albums cultes de ‘80 à ‘88 (plus de 20 millions d’exemplaires vendus pour cette période).
Le metal se popularise auprès du grand public avant de couler dans les années 90, comme tout le monde, englouti par le tsunami du grunge avec Nirvana… Il renaîtra de ses cendres plus tard.

CAMÉSCOPE ET CD

En ‘83, Sony commercialise le premier caméscope au monde. Deux ans plus tard, JVC fait de même mais permet de lire la cassette enregistrée. Du côté de l’audio, le premier CD destiné au public est pressé en août 1982. En octobre, la première platine est vendue au Japon, accompagnée d’un album de Billy Joel. C’est une révolution dans le monde de la musique.
En ‘85, le « Brothers in arms » de Dire Straits – premier album entièrement numérique – contribue à démocratiser le CD. Les ventes s’affolent, le CD vient de tuer (provisoirement) le vinyle.

LA PUB : TOUT UN PROGRAMME

À l’opposé de ce qu’elles sont aujourd’hui, les publicités des 80’s n’hésitaient pas à être kitsch, fun (voire limite), bourrées de punchlines. « T’as le ticket chic » de la RATP, « Ovomaltine », l’ami Ricoré, la plus qu’étrange réclame pour « Cachou cachou Lajaunie Lajaunie, han han », le célèbre « Quand y’en a marre, y a Malabar », la garce de la Peugeot 205 et le vieux Léon pour Panzani. De nos jours, certaines pubs de l’époque ne seraient plus autorisées, car taxées de sexisme ou de racisme… Au hasard ? Les Banania et compagnie, la pub couscous Saupiquet et celle du cahier Conquérant (Maghreb et Afrique sont grossièrement caricaturés).

ON FAIT DE LA GYM (TONIC)

On pourrait résumer Gym Tonic seulement à son générique culte. Mais Véronique et Davina ont surtout embelli la télé de 1982 à 1986. Chaque dimanche, dix millions de Français sont scotchés à l’écran. Tiens, pour le plaisir, on se remet le passage de Bernard Tapie en juste au corps rouge, invité dans l’émission.

NES ET PAC-MAN

Un rond jaune avec une bouche, un labyrinthe. Simplissime, mais c’est devenu l’icône des jeux vidéo : Pac-Man, à sa sortie, bouffe tout sur son passage sans laisser de miettes. Quelques années plus tard, la console Nintendo déboule et le succès est mondial. Il s’en vendra plus de 61 millions d’unités, Mario a de quoi avoir le sourire. À ce jour, la « NES » reste la meilleure console du monde dans nos cœurs (si, si, on ne veut rien savoir !).

Quand l’Aubrière va à « Volo »…

Volo, groupe de chanson française qui écume les scènes depuis 2005, animait fin février, son quatrième stage d’écriture de chanson à l’Aubrière de Fondettes, dans le cadre du festival Mot d’hiver. Nous nous sommes glissés parmi les stagiaires et nous avons passé quatre jours avec eux.

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Fredo entre dans la petite remise encombrée qui sert de loge à la salle de l’Aubrière, dans le bourg de Fondettes. Il a le sourire rassurant et un petit regard pour chacun. À l’autre bout de la pièce, son frère Olivier met la main aux derniers préparatifs. « Bon, les amis, on a une grosse moitié de salle, ce soir. » Puis, faisant mine de tenir une guitare entre ses mains : « On a bien les textes, les accords et tout… Le plaisir, c’est le plus important et… Bravo à tous ! »

Des applaudissements fusent et les deux frères Volo prennent dans leurs bras, un par un, les seize participants à ce quatrième stage d’écriture organisé dans le cadre du festival Mots d’hiver. S’en suit une avalanche de câlins entre les stagiaires eux-mêmes. « Bon spectacle ! » « Elle est trop belle, ta chanson », « Fais comme si tu chantais pour un copain ». Il faut faire tomber la tension, tandis que dans la salle, remplie bien plus qu’à moitié en fait, le public prend place tranquillement.

Rien de ce qui sera chanté ce soir n’existait quatre jours plus tôt. Pas la moindre note, pas le premier couplet. Et les artistes du jour, pour la plupart, ne sont pas des professionnels. Tous se sont rencontrés, le mardi même, par un matin plus que frisquet dans la bibliothèque de l’Aubrière. Ils avaient posé des guitares partout, un ukulélé, un accordéon, un violon et même un cajon, drôle de caisse en bois qui imite le son de la batterie. PAUSE_VOLO05
Les frères Volo étaient arrivés tout emmitouflés, tout le monde avait pris un café puis s’était assis un peu au hasard autour d’une grande table en U. L’un après l’autre, ils avaient dit d’où ils venaient, les chansons qu’ils aimaient, comment ils avaient l’habitude d’écrire. Emmanuel avait dit qu’il n’arrivait jamais à finir une chanson, qu’il écrivait des bouts de textes, comme ça. Léo et Tom, les jumeaux du nord avaient expliqué qu’ils jouaient souvent ensemble, qu’ils avaient un petit répertoire déjà, mais qu’ils ne savaient pas trop.

POUVOIR DE LA CRÉATION

Laëtitia avait avoué dans un sourire qu’elle avait commencé la guitare deux mois plus tôt. Il y avait aussi Chloé, Aurore, Caroline, Sandy, David, Elsa, Sandrine, Noémie, Sophie, Aurélien, Audrey… Ils venaient de Tours, de Nantes, de Montpellier, de Clermont-Ferrand… Olivier avait expliqué les règles du jeu : « Souvent, on doit écrire pour quelqu’un d’autre et sur un thème précis. Nous avons donc choisi quatre thèmes : l’amour, le quotidien, le temps qui passe et la mort. Il y a aussi quatre tranches d’âge : 16-25 ans, 25-35 ans, 35-60 ans et 60 ans et plus. Enfin, vous écrirez soit pour un homme soit pour une femme. » Quelques minutes plus tard, chacun était reparti avec ses contraintes à la recherche d’une capricieuse inspiration, quelque part dans la bibliothèque, dans les salles de répétition ou dans la petite maison à l’autre bout de la cour.

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Sophie, l’instit’ chantante avait déplié son petit cahier rouge. Elle s’était mise à griffonner en silence, prenant bien soin à ce que personne ne la remarque. Chloé s’était isolée dans la salle du haut, avec sa guitare, son ukulélé et son enregistreur numérique, Sandrine et Sandy avait chaussé leur casque. Caroline avait séché et avait cru ne pas y arriver. Et le miracle avait eu lieu. Quelques heures plus tard, Fredo dans son petit bureau d’où montait par intermittence les accords, peutêtre, du prochain album des Volo et Olivier dans la bibliothèque avaient reçu les premiers débuts, les premières bribes. Ils avaient écouté, ils avaient souri, ils avaient conseillé. Et, le jeudi matin, après plusieurs rendez-vous manqués (pas tout à fait prêts…), tout le monde avait écouté les chansons des autres, autour de la grande table en U.

Et tout le monde avait pris une sacrée claque. On se connaissait mieux déjà, pour avoir partagé des repas, des bouts de moments, des fous rires ou des couplets de Barbara, mais il restait l’intime de la création à découvrir.

CHANSON ET ÉMOTION

Chloé avait fait couler sur les joues de David de belles larmes rondes, Sophie avait ému Sandy et toute la tablée avec son hommage au fils qui n’était jamais venu. Léo l’avait fait rire avec sa visite à l’agence locale des pompes funèbres. Emmanuel avait réussi à finir sa chanson, pour une fois. Et quelle chanson… Tom avait le début d’un morceau. c’était bancal et pas fini, mais Olivier y croyait dur., Puis, au cours de la journée, on avait tout mélangé. Audrey était venue faire les choeurs chez Aurore. Caroline avait posé un violon sur la chanson de Sophie et finalement, non. Elsa avait laissé sa guitare à David et Léo était venu poser trois notes de glockenspiel dessus. Puis, on s’était retrouvés le vendredi midi. Il n’y avait plus de bribes alors. Il y avait des chansons. On leur avait donné des titres, on avait encore gommé quelques petites choses. « Je vais vous embêter un peu avec les textes », avait prévenu Fredo d’emblée.

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Ensuite, tout était allé très vite. La salle de l’Aubrière, où chacun savait qu’il avait un rendez-vous à honorer était devenue le centre du monde. Les techniciens étaient venus : son au top, lumière impec, des conditions de pros. Olivier avait tout bordé. « Tu joues assis ? Debout ? Le pupitre, tu le veux où ? Combien de micros pour les chœurs, sur ton morceau ? »
Ils avaient mis de la fumée sur la scène, tout le monde avait chanté sa chanson, dans les conditions du spectacle. Et puis, on s’était retrouvé là. À se faire des câlins dans la loge, faisant mine de ne pas entendre le murmure du public. « C’est Caro et Sophie qui attaquent », dit Fredo.

Et le noir se fait et le spectacle commence. Une des seules pros de la bande, Caro scotche les spectateurs avec sa jolie morte qui reproche à son compagnon d’avoir bâclé le décor de son enterrement. Des rires, des frissons. Les titres et les applaudissements chaleureux s’enchaînent. À la fin arrive Tom accompagné à la guitare par son frère Léo. Il avait raison d’y croire, à sa chanson en chantier, Olivier. « Youpi, Youpi, j’suis sans abris. Year, year, c’est cool d’être à la rue ! », il swingue l’ironie des temps dans une chorégraphie improbable. Il vit sa chanson. Il emporte tout. Et tout le monde revient saluer. Rideau sur les mots d’hiver. Jusqu’à l’année prochaine, sa nouvelle brassée de stagiaires et son lot de petites perles chantées.

Asaf Avidan : La maladie d’amour

Asaf Avidan sera en concert le 1er avril à Tours. Tmv a interviewé le chanteur à la voix si singulière. Pour parler de sa tournée solo, mais surtout de son inspiration première : l’amour. Enfin plutôt les chagrins d’amour. Bonne Saint-Valentin !

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Asaf Avidan (Crédit Ojoz)

Le téléphone crachote une chanson de Britney Spears en guise d’attente. Le « hey, it’s Britney, bitch » est rapidement coupé par la voix douce et apaisante d’Asaf Avidan lorsqu’il décroche. Dans quelques mois, il reviendra en Touraine. « Je suis déjà venu à Tours. Je dois avouer que je ne me souviens pas forcément de toutes les villes, car j’enchaîne cent concerts par an. Mais c’est toujours un plaisir d’être en France. »
Paris lui donne d’ailleurs « de l’énergie » quand il écrit. C’est là qu’il a en partie composé The Study on falling, son dernier album solo, d’une pureté cristalline, quasi minimaliste, sur lequel sa voix androgyne enveloppe ses tourments amoureux.

Car l’homme est aussi écorché que sa voix. Alors Asaf a-t-il peur de l’amour ? Il hésite : « Vous savez, la première fois qu’on nous brise le cœur, on se dit qu’on n’aimera plus jamais. Il y a cette douleur dans la poitrine. Et on retombe amoureux et le coeur se déchire davantage. Et ça se répète, encore et encore. Je ne suis plus tout jeune, j’ai bientôt 38 ans. On m’a brisé le cœur tellement de fois. Alors oui, je suis effrayé par l’amour. Mais tout n’est pas forcément noir ou blanc », relativise le chanteur.
« Je ne crois en rien. Ni en l’Humain, ni en Dieu, ni au capitalisme, ni quoique ce soit. Mais je dois croire à l’amour. Sinon je suis foutu. »

Finalement, ce sentiment n’est-il pas qu’une simple question d’ego ? Le musicien acquiesce. Concède que la question est toutefois « difficile ». Puis rebondit sur le titre de son album : « Avec l’amour, il y a cette idée de chute sans fin. On essaye alors de s’accrocher à n’importe quoi. » L’amour, inséparable de la douleur. L’un ne peut vivre sans l’autre. « La douleur fait partie intégrante du processus. On essaye d’éliminer ça, mais c’est futile. Il ne faut pas la repousser. La souffrance est fondamentale. »

UNE CHUTE SANS FIN

Asaf Avidan (Crédit Ojoz)
Asaf Avidan (Crédit Ojoz)

Pour autant, dur dur de donner des conseils aux déçu(e)s de Cupidon. Tout juste Asaf recommande-t-il « d’essayer d’y voir le positif, sans se concentrer uniquement sur le négatif ». L’homme préfère s’exprimer par la musique, parler de soi et de ses chagrins dans des chansons au titre révélateur comme My Old Pain ou Good Girls are falling apart. Un disque « infiniment personnel », comme il le décrit.
Des paroles délicates pour une plaie ouverte. « C’est toujours douloureux à chanter en concert », admet-il.

Une sorte de thérapie pour celui qui a été touché par le cancer à 21 ans et par « cette horrible chimio ». Du personnel, encore et toujours. « Sur Different Pulses, je chantais déjà : “ Ma vie est comme une blessure que je gratte, pour pouvoir saigner ” ». Des lésions que ses chansons finiront toujours par panser.

Par Aurélien Germain

> Asaf Avidan, le 1er avril au Vinci, à Tours. De 40 à 67 €.

A écouter, My Old Pain :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=BW8WmZa3NSI[/youtube]

Playlist : les chansons qui filent la pêche

On sait, on sait : c’est la rentrée, tout le monde a du mal. Pour commencer 2016 du bon pied, une petite playlist qui vous filera la pêche.

ONE FINE DAY

Cette petite pépite du groupe The Offspring pourrait même donner le sourire à Jean-Pierre Bacri. Refrain entêtant, chanson sautillante, mélodie entraînante : le soleil de la Californie, les bières et les grosses guitares. Que demander de plus ?

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=eFvtLhxmx9U[/youtube]

 

DOWNTOWN

Macklemore & Ryan Lewis enquillent les hits comme un Américain enchaîne les burgers. Avec ce Downtown, Macklemore fait penser à Bruno Mars et Uptown funk (ce jeu de cuivres). Un poil old-school, beat obsédant et groove délicieux. Au top.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=JGhoLcsr8GA[/youtube]

 

DON’T STOP ME NOW

Même la neuroscience l’a dit : cette perle de Queen est LA chanson qui met le plus de bonne humeur au monde. C’est le résultat d’une équation mathématique réalisée par un chercheur. Et perso’, on n’a pas envie de contredire un scientifique.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=HgzGwKwLmgM[/youtube]

 

IN THE SUMMERTIME

Oui, le clip est ridicule et le chanteur possède les rouflaquettes les plus laides de la Terre. Mais ce succès mondial des 70s de Mungo Jerry est irrésistible et génial… Et tant pis si on n’est pas en « summertime », mais toujours en hiver.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=yG0oBPtyNb0[/youtube]

Moriarty, Shampoo Meuchiine, Pherivong & Loizeau : Pas Banal !!

Doc Pilot nous livre chaque semaine ses impressions culturelles. Bon voyage !

Moriarty au Temps Machine
Moriarty au Temps Machine

Iris le nouvel album de Shampoo Meuchiine est une petite merveille et l’aboutissement du travail de trois maîtres en leurs instruments, curieux et passionnés au point de repousser les limites de la facilité sans tomber dans le stérile ennui d’une expérimentation facile. Cedric Piromalli est aux claviers ( responsable aussi du beau design), Pascal Maupeu que je situe au croisement entre Marc Ribot et Robert Fripp, est aux guitares et Bertrand Hurault aux drums. On plane bien dans cet univers assez surréaliste mais toujours harmonique, un peu comme dans un film où l’on ne comprendrait pas tout, nous obligeant à privilégier l’animal au cérébral pour jouir de toute sa substance. Fabien Tessier des 49 Swimmming Pools est à l’enregistrement et au mixage, et ça s’entend… Autre Cd bien sympa, celui de Jo Dahan, Ma Langue aux anglais à sortir en mai ; l’ex Casse Pieds, Wampas et Mano Negra pourrait bien toucher le jackpot avec un album de chanson rock (le terme est bâtard mais c’est pourtant le mieux adapté), collection de possibles standards nourris de cette effronterie canaille qui fait tant défaut à la plupart des nouveaux dans le style, bien au dessus du dernier Aubert et de son alibi littéraire à deux balles… Le regretté Olive dans le lecteur pour un Retour à l’envoyeur, un Banal et un Monde animal, en route pour le Temps Machine pour le concert de Moriarty, le Dark Dark Dark européen.
[nrm_embed]<iframe frameborder= »0″ width= »480″ height= »270″ src= »//www.dailymotion.com/embed/video/x162r5o » allowfullscreen></iframe><br /><a href= »http://www.dailymotion.com/video/x162r5o_mama-festival-2013-live-moriarty_music » target= »_blank »>MaMA Festival 2013 – live Moriarty</a> <i>par <a href= »http://www.dailymotion.com/orangemusique » target= »_blank »>orangemusique</a></i>[/nrm_embed]
Ces néobeatniks voyagent dans un temps où Kerouac et Ginsberg inventaient l’underground et dans les bases de ceux qui transformeraient le folk en rock psyché (Airplane, Byrds, Dead), mais dans les années 10 du nouveau siècle il ne reste que la beauté idéalisée d’un style désormais sans danger pour le système ; il suffit d’en jouir sans se poser de question, et les passages unplugged sont de purs et audacieux chef d’œuvre… Au retour dans la TV un live de Bob Marley, la tournée que j’ai eu la chance de voir sur scène à Paris en 1976/77, je ne me souvenais pas qu’ils jouaient Jamming si vite par rapport au disque. J’enchaîne sur Otis Redding à Monterey : c’est pas jeune mais ça dégage ; la dernière fois où j’ai croisé son guitariste Steve Cropper, backstage en Avoine Zone Blues, ça m’a filé le frisson… Cette année je ne suis pas allé au Printemps de Bourges, rien ne me semblant justifier le voyage (le Detroit de Cantat me tentait fort mais il sera en TDS), et puis j’ai déjà la tête et l’envie dans Aucard de Tours, Terres du Son et le Potager électronique… La glycine blanche n’en finit plus de laisser s’effondrer sa beauté ; t’as dans l’air comme un parfum d’amour : je m’en saoule avec en fond sonore le Tropical Hot Dog Night de Captain Beefheart… Pierre Fuentes m’invite voir Yamato à l’Espace Nobuyoshi, Le Japon en Touraine, entre expos, performances et mal du pays : l’endroit est magnifique, l’ambiance un peu plastique et le propos précieux. A Langeais, à La Douve, belle expo de Jean Pierre Loizeau et de Philippe Phérivong ; étrange de voir des univers si identifiés cohabiter sans combat : la force des œuvres et du talent doit en être la cause ; les baigneurs de Loizeau dans leur bleu horizon donnent du bonheur et de la joie…
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=IM6MEb2xnLk[/youtube]
Samedi soir sur Arte, saga Tina Turner : j’aime ma reine !! Rue Colbert, Elisabeth Daveau propose un travail hyperréaliste et très technique… En début de soirée j’adore aller traîner à La Fête Foraine pour le mélange des odeurs huileuses et sucrées, celui du son aussi : il évolue en marchant, passe d’un tempo à l’autre, d’une usine à l’autre, d’une accroche de bateleur à l’autre, d’un bruit de métal à un autre bruit de métal. De 12 à 14 ans j’y ai claqué tout mon argent de poche et je pense qu’il m’en est venu le goût de jouer des synthés pour retrouver des sons et m’activer un temps dans l’Indus ; le goût du spectacle vivant aussi, le populaire et le frimeur : le goût du Rock.
 

Nivek : portrait d'un serial-rappeur

Ce rappeur tourangeau cartonne et participe au radio crochet de France Inter, On a les moyens de vous faire chanter.

(Photo Charline Adzuar)
(Photo Charline Adzuar)

Il est 9 h 45, Nivek ouvre la porte de son appartement, le teint blanc. « Je crois que je suis malade. » Combatif, il avale quelques gorgées de café, accepte de faire l’interview malgré tout. Il s’occupe de tout, n’a pas de manager pour lui dire de se reposer. « J’aime cette indépendance. »

Dans quelques heures, Nivek doit se rendre à France Inter pour enregistrer deux morceaux. Il vient d’être sélectionné pour l’émission On a les moyens de nous faire chanter. Nivek, son pseudo commence à se partager un peu partout, comme une traînée de poudre. Dans ses chansons, il balance avec violence et verve des phrases écrites à coups de couteau. «
Moins pourave que les propos de Florent Pagny, je fais de la chanson française avec charisme. » Nivek ne renie pas ses influences hétéroclites. Il en rigole : « Petit, j’ai longtemps cru que Léo Ferré était mon grand-père, à cause de toutes les photos que ma mère avait accrochées. » Dans son enfance, chez lui, les vinyles de Brel, de Brassens ou des Talking heads tournent à plein régime. Le rap est venu après. « J’écoutais NTM au collège, parce que mes potes écoutaient l’album en boucle. Je n’ai compris que quelques années plus tard l’importance du travail de certains groupes comme I AM. » Pour Nivek, comme le jazz ou la musique classique, le rap est une musique élitiste, « il faut prendre le temps, connaître, comprendre, avant de pouvoir apprécier . »

Paradoxe de sa musique, sa façon d’être ne reflète en rien la violence de ses textes. Plus gendre idéal un peu hipster que caïd façon Booba : « Je fais du rap inconscient, pour ne pas m’enfermer dans un style particulier. J’écoute beaucoup de rock, de chanson française aussi. Je n’ai aucune règle dans mes morceaux. » Aujourd’hui installé à Tours, avant le passage à Montpellier pour les études, il a grandi à Saint-Pierre-de s-Corps. Une adolescence bercée entre cascades façon Yamakasi et expérimentation hip-hop. « Je crois que, oui, j’ai une certaine fierté aujourd’hui, je travaille à Radio Béton, ma musique fonctionne : c’était mon rêve quand j’étais gamin. Je l’ai atteint. Après ? Aucune idée. »
Benoît Renaudin

√ LE CONCERT
Nivek jouera à la salle Ligéria de Montlouis le vendredi 21 février, pour la soirée Coud’boost organisée par Tous en scène. Vous aurez aussi l’occasion d’écouter un autre super groupe montant : Waloobeach CONSORTIUM. À partir de 20 h 30. Tarifs : de 3 à 12 €

√ ENTRE NOUS
Kévin Araujo (c’est son vrai nom) vous livre quelques-uns de ses péchés mignons.
SA SÉRIE
« Les Sopranos, pour moi, c’est culte. Ça me rappelle mes années à Montpellier quand je passais des week-ends tout seul à me mater des séries. »

SON PLAT
« Les beignets de morue de ma grand-mère, le plat typique portugais. Mais à chaque fois, j’attends Noël avec impatience pour en manger. »

MUSIQUE
« Ma dernière grosse claque musicale ? Ce sont les Von Pariahs, quand j’ai reçu leur album à Radio Béton, j’ai halluciné. »

UN LIVRE
« En ce moment, je suis en train de lire Baltimore (de David Simon, le créateur de la série tv The Wire, NDLR). Je n’ai pas envie de le finir, alors je lis seulement quelques pages à chaque fois, ça fait un an que ça dure ! »

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iP5uoSu8leE[/youtube]

FÊTE DE LA MUSIQUE 2013 : TOUT LE PROGRAMME A TOURS

Où aller ? Qui écouter ? C’est quand ? Qui suis-je ? Tant de questions existentielles pour la Fête de la musique 2013 à Tours. Mais Tmv vous sert de guide. Suivez-nous !

Tmv a répertorié une cinquantaine de lieux et scènes à Tours et aux alentours, pour cette édition de la Fête de la musique. Au programme, plus d’une soixantaine de groupes. Vous n’avez qu’à piocher dans le genre ou la section qui vous intéresse et vous référer au plan ci-dessous et cliquer dessus pour l’avoir en taille réelle… Bonne Fête de la musique à tous et toutes !
POP ROCK METAL
CHANSON
HIP-HOP/REGGAE
ELECTRO
MUSIQUE JAZZ CLASSIQUE ET VOIX
DIVERS ET HORS TOURS
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Le maire a pris quelques mesures pour encadrer cette édition de la Fête de la musique : Elle aura lieu de midi à 1 h du matin. Interdiction de vendre de l’alcool sur la voie publique. Les ventes ambulantes sont interdites sans autorisation préalable. Les boissons à emporter ou à consommer en terrasse doivent être servies dans des contenants en plastique.
Pour une fête propre, merci d’utiliser les containers de tri sélectif. Par ailleurs, des bacs pour le verre usé seront installés en ville, notamment place Plumereau.

Attention, le tramway effectuera des essais jusqu’à 20 h ! Soyez prudents…
Postes de secours : places des Halles, Anatole-France, de la Résistance, des Carmes et des Turones.
PLAN FETE ZIK

CHANSON : Fête de la musique 2013, le programme à Tours

Votre truc, c’est la chanson, la voix et les voix… Allez suivez la mélodie, voilà le programme.

17. AVEC MA GUITARE « J’ai toujours voulu retranscrire mes idées dans la musique. » Le jeune Théo Verhelst, compositeur- interprète, sait où il va. Il promène sa voix sur des ballades, simplement accompagné d’une guitare. Et plutôt deux fois qu’une, le guitariste se produira d’abord Placis Michel-Conaut, à 17 h 30 et quai Paul-Bert, avec l’école Tous en Scène, à 19 h.
18. UN AIR BRETON Deux jeunes musiciens d’inspiration celtique et de la scène française, ça vous dit ? Eh bien, nous oui ! Les Korrigan’S brassent large, entre Debout Sur Le Zinc, Thomas Fersen ou encore Tri Yann et Naheulband. En plus, ils sont Tourangeaux et la place Picou les accueille pendant une heure, à partir de 21 h.
19. MUSIQUE ET CINÉMA La cour des cinémas Studio fait aussi sa petite Fête de la musique. Déjà avec Des Croches et des Etoiles, sept musiciens trimballant leurs instruments dans une musique folklo et toute en mélodie, avec flûtes, harpe, trompettes ou encore violons. Accompagneront aussi Noush, avec ses saveurs piano-voix. À partir de 19 h !
20.UN TOUR AU BISTROT Dominique Copy a beau être seul avec son orgue électrique, il joue tous les styles de musique : classique, rock, musette et ballades. En plus de cela, il ne s’arrête jamais. La preuve, il sera en représentation de 19 h à 22 h 30. Direction la rue Charles-Gille, au Bistro Rossini.
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21.COUP DE COEUR ET VOIX EN OR / AU PALE – À PARTIR DE 18 H
BOYS IN LILIES
Interview express de Nastasia, l’une des chanteuses.
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Comment définir le groupe ?
C’est hyper compliqué. Nous sommes trois filles, un garçon. Les filles (Marylou, Laure et Nastasia) composent et chacune a son style : un côté RnB soul, l’autre pop électro et enfin mélancolique trip-hop. Le terme de « dream pop » colle bien.
Pourquoi Boys In Lilies ?
On voulait du paradoxal : on s’attend à voir des hommes et… non ! Lilies, qui signifie lys, cela a un côté féminin. On peut traduire ça par Garçons dans les lys ou Garçons faits de lys. Et ça a une sonorité douce.
Et votre rencontre ?
J’ai rencontré Laure (de Jazz à Tours) à une soirée. On a écouté nos sons respectifs et commencé par des impros piano-guitare une fois par semaine. Puis on a monté un groupe. Laure était en cours avec Marylou (violoncelliste) qui est venue après. Kevin, un scratcheur, nous a rejointes. Et il y a aussi ceux qu’on ne voit pas en concert, deux « hommes de l’ombre »… www.boysinlilies.com
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22.JEUNES TALENTS PLACIS MICHEL-CONAUT – À PARTIR DE 16 H 30
PHÉNOMÈNE PHILÉMONE
Dans la vraie vie, elle s’appelle Fanny. Étudiante en psycho et en théâtre, elle devient Philémone quand elle monte sur scène. Voix douce et timide, mais vite ironique quand elle croque les petites choses de la vie dans ses chansons, notamment les délicieuses « L’imbécile » ou « Je te quitte ». Accompagnée par le guitariste Cédric, elle fait partager ses textes empreints d’une poésie simple et parfois mélancolique, mais toujours juste et qui risque de parler à beaucoup de monde ! Pour que l’après-midi soit tout en chanson, le Placis Michel- Conaut accueille aussi The Black Fireflies (rock/folk), Eugénie Koestinger (voix suave et mélodieuse sur fond de guitare acoustique), Théo Verhelst (lire ci-dessus) et JJ Bear (des mélodies imparables folk, avec un chant gracieux). Pour en écouter davantage : http://www.noomiz.com/philemone
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DOS_CHANSON_SAYAH
Pierre Sayah

23.SALVADOR EST LÀ Le Chambraisien Pierre Sayah, c’est le sourire d’Henri Salvador (lui-même se dit être son fils spirituel) et le mélange entre chanson française et rythmes latinos et bossa-nova. Au menu du concert de ce crooner de chez nous, reprises et compositions, à partir de 19 h, devant le café-restaurant New Sept, au Sanitas.
24.LES Z’ENFANTS La musique, c’est aussi pour les enfants ! Alors, en passant à l’hôpital Clocheville, tout au long de la journée, ils pourront se dégourdir les oreilles. Avec déjà, Blouse Notes et leurs chansons pour enfants. Une formation née en 1997 pour sensibiliser le personnel soignant à la pratique musicale en pédiatrie. Mais aussi avec la Compagnie 100 voix, des lectures de contes mis en musique.