L’Echoppe éphémère et ses créateurs se mettent au Click and collect pour Noël

Cela fait douze ans que l’Echoppe éphémère et ses artisans s’installent quelque part à Tours pour mettre en avant la création made in Région Centre. Covid et confinement oblige, la boutique s’est mise au Click and collect.

Cette année, l’Echoppe éphémère doit se mettre au Click and collect (photo Echoppe Ephémère)

C’est devenu, à force, une tradition : depuis plus de douze ans, l’Echoppe éphémère s’installe de mi-novembre à fin décembre dans le centre de Tours. Des artisans locaux y proposent leurs créations, pour que les Tourangeaux trouvent leur bonheur côté cadeaux de Noël originaux et faits en Touraine.

Mais cette année, « l’ouverture au 72 rue Nationale à Tours a été différée pour cause de situation sanitaire », précise la boutique dans un communiqué. « Toutefois, les 27 créateurs de cette session se tiennent près à ouvrir au public dès que ce sera possible et en attendant, ont mis en place un site internet avec un Click & Collect et comptent sur la volonté des Tourangeaux d’acheter ou de s’offrir des cadeaux locaux, originaux et de qualité pour soutenir la création made in Région Centre Val de Loire. »

En furetant sur cette boutique en ligne, on découvre ainsi une composition végétale sous globe, des boucles d’oreilles, des savons, des tableaux, ou encore des collants sérigraphiés et des ardoises en forme de chat…

Pour commander, il suffit cette fois de se rendre sur le site internet (en cliquant juste ici !) et passer commande. Celles-ci sont à retirer les mercredis et samedis de 10 h à 13 h ou sur rendez-vous à la boutique Petites séries, au 5 rue Constantine.

Aucard de Tours : paroles de bénévoles

Billetterie, buvette, cuisines… Entre 150 et 200 petites mains œuvrent pour le festival Aucard de Tours. Tmv laisse la parole à certains d’entre eux.

Marie, aux relations presse

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« Je suis attachée de presse depuis le mois de mai. Je suis dans l’organisation cette année, nous sommes environ 40. Je suis aussi bénévole pour mettre la main à la patte en amont et en aval du festival. Je suis arrivée à Tours, pour mes études, en octobre. Je ne connaissais pas le patrimoine culturel et social d’ici. J’ai été surprise par l’engagement des jeunes. Cette motivation est incroyable. L’expérience Aucard me pousse à rester encore un peu sur Tours. Je n’ai pas envie de partir de cette ville. L’année prochaine, je reviens. Ils m’ont mis dans le bain : maintenant, je veux rester. »

Olivier, à la technique

« J’ai 36 ans et ça fait vingt ans que je viens à Aucard. Au début, je ne voulais pas être bénévole.Image14 Je préférais donner de l’argent pour ce festival qui ne coûte pas très cher. Ça me faisait plaisir. Puis j’ai une amie qui m’a motivé à me lancer. Et j’ai craqué ! J’ai été technicien avec des groupes. Et depuis deux ans, je suis officiellement bénévole pour Radio Béton. Ce festival, c’est que des potes. On se connaît tous, au moins de tête. C’est ça qui me plaît ! »

Fabien, à la buvette

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« C’est la quatrième année que je suis bénévole à Aucard, toujours au bar. Ça faisait une dizaine d’années que j’y pensais, mais je ne le faisais pas. Puis un copain m’a tenté. Je suis passé de l’autre côté de la barrière. J’en avais marre d’être présent en tant que festivalier. Je voulais donner au lieu de recevoir. C’est une grande famille. On prend tous du plaisir à se revoir. L’an passé, on a quand même eu peur que ce soit la dernière édition. On est donc d’autant plus content de se retrouver à nouveau et de voir que ce n’est pas fini. »

Claire, à la billetterie

« Je suis bénévole à Aucard depuis trois ans. J’ai toujours eu envie de réitéreImage9r l’expérience : donner de son temps, de sa personne… Il y a une équipe sympa. Je m’occupe de la billetterie, ainsi que du montage et du démontage. Ça fait une semaine chargée. Là, par exemple, je suis en vacances. Je m’arrange pour caler mes congés au moment du festival, et ainsi être disponible. Avant, je suis venue dix ans en tant que festivalière. »

Odile et Floriane, à la cuisine

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« Je suis bénévole aux cuisines depuis quelques années, et là je suis en train d’équeuter des pois mange-tout. Ils viennent tout droit des producteurs locaux. C’est des grandes quantités car on n’achète aucun plat préparé. Il y a une super ambiance.

« Les postes bougent. Ça s’organise selon les besoins, les envies et les capacités de chacun. Tout le monde n’a pas forcément la possibilité de se libérer. Il y a un roulement. On fait à manger pour 250 personnes environ (artistes, techniciens et bénévoles), par soir, et 80 le midi. Il y a deux équipes au niveau alimentaire. Ce que j’aime bien aussi, c’est qu’on voit plein de gens. Je venais en tant que festivalière il y a déjà une vingtaine d’années. J’ai plein d’amis. On est dans un endroit vivant. C’est une semaine à part : vive le rock’n’roll ! »

Brice, au merchandising

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« Ça fait quatre ans que je suis bénévole à Aucard. Je suis présent ici, en tant que festivalier, depuis seize ans. C’est un rendez-vous qui rythme la vie associative tourangelle. C’est une belle aventure. On se marre, c’est convivial, c’est un terrain de rencontres. C’est un petit milieu très soudé et solidaire. Je m’occupe du magasin depuis trois éditions. Ça consiste à rester quelques heures par soir derrière une table et vendre des tee shirts, des sacs, des affiches, des compils, des livres… Beaucoup de curieux se pointent et achètent pour soutenir l’asso. Je suis aidé là par deux p’tits garçons de 10 et 13 ans : Mino et François. La relève est assurée ! »

Propos recueillis par Simon Bolle et Philippine David

Photos : Simon Bolle

À la bonne planchette : l’antre du skate

À la bonne planchette, boutique spécialisée dans le skate-board vient d’ouvrir à Tours. Julien, le patron et son associé Alexis veulent faire de leur magasin un vrai point de rencontre des skaters locaux.

Julien et son associé Alex, les gérants d'A la bonne planchette, montent vos planches de A à Z. (Photo dr)

À la bonne planchette, on y parle skate à la bonne franquette sans tomber dans l’image du skater voyou. Le lieu est avant tout, ce que les adeptes appellent, un skateshop ou boardstore. On y trouve « tout le matériel de skate pour pratiquer et tout ce qui colle à la mode de cette pratique » précise Julien, le gérant. Ce passionné de 26 ans, qui roule en planches depuis dix ans, monte également les boards de A à Z.

Dans la boutique, l’ambiance est conviviale, les gérants très accueillants, certes, mais pas question de tomber dans les travers des traditionnelles boutiques de skate, avoue Julien. « On voulait quelque chose de classe, élégant, donner une autre image du skate, faire changer les mentalités et montrer que les skaters ont quand même du goût. » Dans le magasin, les skates, les roues, les chaussures, les bonnets, les casquettes et les vêtements emplissent docilement l’espace contigu. Sur les murs, s’exposent même des œuvres d’artistes-skaters.

L’idée d’un skateshop trottait dans la tête de Julien depuis déjà six ans. La motivation était là, ne manquait plus que les épaules pour le porter. Il s’est finalement lancé l’an passé et À la bonne planchette a ouvert ses portes le 17 septembre dernier.

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontre. Vendre n’est pas le seul but de Julien. Un shop faisait cruellement défaut à la skate-galaxy tourangelle, selon lui. « Il fallait un souffle nouveau à la sphère skate locale car elle commençait à se perdre un peu. On voulait avant tout créer un lieu de réunion pour passionnés. » D’ailleurs, à la fermeture, le jeune entrepreneur ne s’opposera pas à une petite session de skate entre amis.

 

Les skates and co d’À la bonne planchette 

Clotilde Barcat, créatrice de bijoux

La Tourangelle Clotilde Barcat crée des bijoux intemporels. La base de ses créations : des pièces d’horlogerie classées, nettoyées et prêtes à être montrées en bijoux.

Clotilde Barcat, créatrice de bijoux poétiques et horlogés. (Photo dr)

Clotilde Barcat, nous attend dans son atelier, près de la place de Châteauneuf. Grand sourire, poignée de main, elle se montre tout de suite chaleureuse. Elle pose sagement pour la photo.

Clotilde Barcat nous fait faire, ensuite, le tour du propriétaire, nous montre des boîtes remplies de pièces d’horlogerie. Tout est classé, nettoyé, près à être monté en bijou. Un peu comme une Charly Chaplin moderne, en version miniature, elle utilise les rouages de montres pour créer des bijoux. Colliers, pendentifs, boucles d’oreilles, elle ressuscite des machines oubliées du début du XXe siècle. « J’ai accès à des pièces complexes, souvent très belles mais toujours cachées à l’intérieur des montres. »

Une certaine poésie mécanique se dégage de ses créations et dès qu’elle parle de ses idées et de ses bijoux, ses yeux brillent et son visage s’éclaire. Elle a le soucis du détail, du travail précis et bien réalisé. Un peu comme une horlogère contemporaine qui aurait décidé de démonter les montres au lieu de les réparer.

Quoi, des gateaux au chocolat en résine ? Cette Tourangelle de 33 ans vit de son art depuis huit ans. Après des études à Brassart, elle s’est vite dirigée vers la création d’objets usuels. Elle aime l’art utile et dit avoir formé son regard très jeune avec sa grand-mère. Ce qui caractérise ses créations, c’est avant tout l’idée originale qui fait « tilt ! » Il y a quelques années, elle s’est mise à fabriquer des gâteaux au chocolat hyper réalistes, en résine. Elle est un peu comme ça Clotilde Barcat, elle bouillonne, change de sujet rapidement mais revient toujours par dire qu’elle est passionnée.

La boutique de Clotilde Barcat en détails