Années Joué: 10 choses que vous ferez pour la première fois

Les Années Joué, c’est plus de 100 spectacles, par 29 compagnies sur 12 lieux de représentation. Nous avons épluché le programme et déniché pour vous dix expériences étonnantes que vous pourrez vivre pour de vrai, pendant les trois jours du festival.

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Ils font bouger et vivre Joué-lès-Tours

Et si on mettait en avant des talents ou des gens qui, chacun à leur niveau, font vivre Joué-lès-Tours ? Évidemment, ils ne sont pas les seuls. Mais voilà une petite sélection de la rédac’.

GUILLAUME BOBINET

Il n’avait que 13 ans quand il a décroché ses premiers prix au Concours des jeunes inventeurs de Monts, avec son sèche-parapluie. Guillaume Bobinet, 17 ans désormais, en a dans la tête : dernièrement, il a de nouveau brillé au Concours. Le Jocondien, lycéen en Terminale S, a créé la gouttière génératrice d’électricité. Grâce à une petite turbine qui tourne grâce à la pression de l’eau, on peut allumer une petite ampoule LED ou recharger un téléphone portable. La classe. Et ça fonctionne parfaitement : Joué-lès-Tours a son Géo Trouvetou.

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HAND ENSEMBLE

Avec Julien Loiseau, Marie- Claude Varvoux a la charge de Hand Ensemble, à Joué-lès- Tours. Une belle activité, où hommes et femmes, qu’ils soient valide ou en situation de handicap, partagent la passion du handball sur le terrain. Le club ne cesse de progresser. Les tournois et journées Hand Ensemble qu’ils organisent sont un carton. Surtout, ces moments offrent un nouveau regard, une nouvelle vision. Marie-Claude Varvoux l’a répété à de nombreuses reprises dans les médias : « Le sport est accessible à tous quand il est adapté. »

THIERRY THEUILLON

Dans l’ancienne école maternelle, on entend sonner les clarinettes, retentir le piano et s’élever les voix. Chef d’orchestre de ce lieu depuis 1999, le directeur Thierry Theuillon garde toute sa modestie face aux nombreuses animations organisées. Le saxophoniste de formation a notamment créé il y a 15 ans le festival Orchestrus, amené la musique actuelle et ouvert l’école à la danse et les scolaires. Pas besoin de télé, « The Voice » existe déjà à Joué-lès-Tours.

GOBEL

On ne va pas en faire tout un plat, mais la ville possède la fine fleur de la fabrication des moules pâtissiers français. Depuis 125 ans, l’entreprise Gobel réalise des moules à charlotte et à bûche en revêtement antiadhésif pour les cuisines des restaurants du monde entier. Elle s’est implantée à Joué-les-Tours en 1919 et emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes, principalement des femmes. L’an dernier, la société a fusionné avec l’entreprise Tellier (Argenteuil), fabricant d’ustensiles de cuisines. Ça donne faim tout ça !
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PIERRE-GUY BICHOT

L’homme a plusieurs casquettes. À Joué-lès-Tours, déjà, il est le directeur de Start’ère. Start’ère, c’est une pépinière d’entreprises, une véritable ruche où plusieurs start-up font carburer leur cerveau. E-stoires, KDN, ou encore Tronatic Studio et Pygmatec y sont installés. À l’époque, Pierre-Guy Bichot nous confiait que c’était l’endroit idéal pour « l’envol des entreprises, un coup de boost au démarrage ». Pierre-Guy chapeaute cette « communauté d’entrepreneurs » à Joué, mais dirige aussi Start’inbox, la pépinière d’entreprises au Sanitas à Tours, ainsi que Mame, dont il accompagnera la croissance et la transformation cette année. Plusieurs casquettes, qu’on vous disait…

CÉLINE AGATHON

Une renaissance… La municipalité de Joué-lès- Tours a décidé de se lancer dans la construction d’un accueil de loisirs neuf et moderne : La Borde. Après un concours en février, c’est le projet de l’architecte Céline Agathon qui a été retenu. Elle qui avait déjà dessiné le bâtiment Crédit Agricole aux 2-Lions s’est maintenant attelée à ce lieu qui devra ravir parents et enfants. Au total, 3 000 m² où Céline Agathon a pensé l’espace en fonction du bien-être des enfants, afin que chacun trouve sa place. Bouger tout en s’épanouissant. L’ouverture est prévue pour l’été 2019.

MARIE HINDY

Claudia Tagbo, Olivier De Besnoit, Marcus Miller… Si vous ne savez jamais quoi choisir quand vous voyez l’énorme programmation de l’Espace Malraux, c’est à elle qu’il faut dire merci. Marie a vu chacun des spectacles à l’affiche. Elle épluche aussi les revues pour se tenir au courant des dernières actualités. Ça, c’est la partie sympa. Après, elle étudie les propositions des boîtes de prod, parfois insistantes ou peu coopératives, elle prend sa calculatrice, son agenda et essaie de combiner tout ça. Mais si une opportunité se présente, comme ce fut le cas avec Dionysos, elle fonce !
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TT JOUÉ

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(Photo NR Guillaume Souvant)

On aurait pu en citer une en particulier, mais non. Elles le méritent toutes. Les filles du TT Joué sont entrées dans l’Histoire. Les Jocondiennes (pro B dames) ont obtenu le titre de championnes de France de tennis de table. Quatorze rencontres, quatorze victoires. Un Grand Chelem, la classe et le respect. Irina Ciobanu, Li He et Nolwenn Fort ont réalisé un exploit, entraînées par Claude Bard. Autant dire que l’avenir est radieux pour la troupe. Et que l’équipe n’a pas fini de faire rêver Joué-lès-Tours.

YVES MONDON

Le président de la régie de quartier de la Rabière, deuxième quartier prioritaire de la ville, oeuvre avec toute son équipe à l’insertion professionnelle. Depuis sa création en 2004, la régie aide les jeunes, les chômeurs de longue date et les personnes peu diplômées à travers des chantiers d’insertion. Peinture, nettoyage, travaux de bâtiments ou d’entretien des espaces verts… c’est assez diversifié. Proche des habitants, l’association a aussi un appartement pour leur proposer de réaliser des astuces de bricolage ou comment faire des économies d’énergie, afin de les refaire chez soi.

OLIVIER ARLOT

Le BistrO d’Arlot aux Bretonnières est devenu une institution dans ce coin de verdure de la ville. Le chef de la Chancelière, à Montbazon, a repris en 2015 l’hôtel-restaurant du lac pour proposer une cuisine familiale et conviviale (pas gastronomique, mais savoureuse). Donc ici, ce n’est pas la peine de faire un prêt à la banque, et de vous déguiser en pingouin, les prix se veulent raisonnables et l’ambiance décontractée. La formule à 18 € fait carton plein au déjeuner, mieux vaut réserver.
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MARIANA PAJON ET VINCENT PELLUARD

Quel est le point commun entre la Colombie et Joué-les-Tours ? Le BMX, ou plus précisément Mariana Pajon, double championne olympique de cette discipline cycliste spectaculaire.Fiancée à Vincent Pelluard, également champion dans cette discipline, elle est licenciée au BMX club Joué. Ici, elle est peu connue mais dans son pays natal, c’est une star. Ce qui ne l’empêche pas de s’entraîner aux côtés des enfants pour leur dire : « Crois en ton rêve. »
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RÉSOUDRE

« Élémentaire mon cher Watson ! » Grâce à l’association Résoudre, implantée dans le quartier de la Rabière l’informatique est presque devenu une évidence pour certaines personnes en difficulté. Mais pas pour surfer sur le net ou pour consulter l’horoscope tmv, non, pour aider à la recherche d’un emploi. Grâce à des formations en langue et pour réaliser des démarches administratives, l’association aide ainsi plus de 700 personnes chaque année en situation parfois d’extrême précarité.

Par Pauline Phouthonnesy et Aurélien Germain

Pierre-Guy Bichot : « Créer des vocations »

Pierre-Guy Bichot est directeur des pépinières d’entreprises de Joué-lès-Tours et Tours-Sanitas. Entretien.

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Vu le nom, Start’ère, c’est une nouvelle ère, un démarrage pour les jeunes patrons ?
Effectivement, c’est en partie cela. Cela sert d’envol pour les entreprises, c’est le coup de boost au démarrage. Les deux pépinières appartiennent à Tour(s)plus. La gestion est accordée au cabinet Interfaces (immobilier d’entreprise, NDLR). En fait, on accompagne dans le démarrage, le développement et l’installation.

C’est quoi, concrètement, une pépinière d’entreprises ?
Il y a trois volets. D’abord, le volet immobilier : avec Start’ère, on offre des tarifs préférentiels pour les jeunes entreprises ou celles en création. Elles sont prises une fois que leur dossier, passé en commission, est accepté. Le second volet, c’est l’accompagnement, le conseil : il y a une plate-forme de veille juridique, fiscale, commerciale, stratégique… Enfin, il y a le volet animation de ces outils, avec des ateliers, la mise en réseau de partenaires, etc.

C’est une ville dans la ville ?
Non, c’est plutôt une communauté d’entrepreneurs et on les incite à se mettre en réseau avec d’autres partenaires locaux, voire nationaux. On les prépare à leur sortie de la pépinière. On ne reste pas ici toute sa vie. Les start-up, ici, peuvent rester quatre ans maximum.

Comment ça se passe, au quotidien ?
Chaque entreprise est autonome. Chacune a accès à ses locaux, 24 h sur 24, sept jours sur sept.

Selon vous, c’est quoi une bonne ou une mauvaise start-up ?
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise start-up ! Il y a juste un porteur de projet et une idée. L’entrepreneur doit se demander de quoi il a besoin côté technique, commercial, gestion, etc. avant de venir ici. Nous, on va regarder le modèle économique, comment il va générer de la valeur et surtout, la pérennité possible de l’entreprise. Certains projets sont refusés, car ils ne sont pas assez solides, il n’y a pas de réel marché et ils ne sont pas assez viables.

Vu l’état du marché du travail, c’est la bonne idée de lancer sa propre entreprise ?
Ici, il y a de nombreux profils : de jeunes sortis de l’école, des entrepreneurs en phase de reconversion, des profils cadre, managers… Les porteurs de projet ne sont pas créatifs par défaut, ils ne sont pas là juste parce que le marché du travail souffre.

Pourquoi se retrouve-t-on avec des pépinières d’entreprises ?
En raison de la volonté de se doter d’outils économiques pour les petites entreprises. Celle de Tours se situe près de l’A10 et de la gare ; celle de Joué à 3 minutes de la sortie du périph’, à 5 minutes de l’A10 et de l’A85. Les deux se trouvent au pied du tramway et ont un espace de coworking… Les pépinières d’entreprises apportent une vraie activité économique. Sur Joué-lès-Tours, aussi ! Ça peut créer des vocations. C’est un accompagnement à la carte.

Joué-lès-Tours : Les entreprises appuient sur le Start’ère

L’appellation semble obscure pour beaucoup : la pépinière d’entreprises Start’ère, à Joué-lès-Tours, est pourtant un véritable lieu d’innovation. Visite guidée d’un endroit rempli de jeunes entrepreneurs et bouillonnant d’idées.

Avec Antoine Lagarde, c’est Game of drones.
Avec Antoine Lagarde, c’est Game of drones.

Le bâtiment trône rue Mansart. Murs gris, grilles jaunes et de gros carrés rouge pétant. Ce jeudi matin, le soleil inonde le stade Jean-Bouin qui fait face à Start’ère, la pépinière d’entreprises de Joué-lès-Tours. À ses pieds, le tram’ dispose de rares passagers. Un calme qui contraste avec ce petit monde qui bouge à Start’ère. Une trentaine de bureaux modulables, allant de 15 à 50 m2, y abritent les jeunes start-up innovantes de Touraine. « Start’ère, c’est le coup de boost au démarrage. » La formule de Pierre- Guy Bichot claque comme une phrase marketing. Jolie et bien troussée. Mais force est de constater qu’elle vise juste.
Pierre-Guy Bichot est le directeur de la pépinière d’entreprises de Joué-lès-Tours, mais aussi de celle de Tours, au Sanitas. Petite barbe taillée au millimètre, lunettes carrées, poignée de main franche quand il nous accueille. Quand il raconte la genèse de Start’ère (lire notre interview), il triture sa bague, semble ravi de faire découvrir l’endroit. Ravi, aussi, quand on lui fait remarquer que Joué est loin de n’être qu’une banale cité-dortoir. La deuxième ville du département a redoublé d’attractivité depuis que les jeunes entrepreneurs du coin se bousculent pour avoir leurs locaux ici. Dans leur tête, une idée ; dans leur sac, un projet.

LE DRONE TE DONNE DES AILES
Créée par Tour(s) plus et inaugurée en 2012, la pépinière compte trois étages. Ici, ce sont quatorze start-up qui bénéficient d’une aide et d’un accompagnement. Start’ère, comme son nom l’indique, serait donc une aide au démarrage pour les entreprises. Un tremplin ? Antoine Machon confirme. À 26 ans, lui et Antoine Lagarde, même âge, gèrent Drone Contrast. Ce jour-là, ils bidouillent un énorme drone, sur lequel ils essayent de faire tenir une caméra. De loin, la bête fait penser à une grosse araignée. Ces deux ex-ingénieurs, aidés de leurs coéquipiers, travaillent dur. Carburent au RedBull®. Entre deux essais, Antoine Machon prend quelques minutes pour raconter le lancement de leur projet, en mai 2014 : « On était passionnés des drones et c’était aussi la naissance du drone commercial. » Ajoutez à ça « l’envie d’entreprendre » et les deux Antoine se retrouvent ici, à Joué. « On a non seulement trouvé un accompagnement, mais aussi des locaux moins chers. On ne se fait pas écraser par les charges dès le début… » La conception et la fabrication de drones pour le cinéma et la vidéo occupent une grande partie de leur temps. Mais ils forment aussi des gens qui veulent être télépilotes de drones et louent leurs services « à la publicité, l’industrie, le tourisme… On fait aussi des prises de vue thermique ! »

La guitare créée par Atalow : fais péter les watts !
La guitare créée par Atalow : fais péter les watts !

Ce sont leurs drones qui ont survolé le festival Aucard de Tours, l’an dernier. L’initiative avait fait grincer quelques dents : « On entend toujours davantage ceux qui râlent ! Et puis, quand tout le monde a vu les images, ils ont compris qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. On voit l’endroit, mais on ne reconnaît personne. » Quand on lui pose la question de la violation de la vie privée, Antoine réfute en bloc : « Déjà, ce n’est pas un lieu privé. Ensuite, il y a souvent des gens qui ne veulent pas être filmés par un drone, mais qui vont l’être durant tout le festival pendant les concerts, etc. » Le jeune entrepreneur pense que les mentalités bougeront. « Nous, ce n’est pas de l’espionnage, ce sont juste de nouveaux outils. » Drone Contrast se porte bien, d’après son créateur. Même le chiffre d’affaires en ferait rougir certains. « Et on peut même se verser des salaires maintenant. »

EFFETS SPÉCIAUX, COACH ET SILO
Atalow, lui, n’en est peut-être pas encore là. Inutile de connaître son identité ou son âge, il ne le souhaite pas et vous n’aurez que son pseudo. On peut simplement dire qu’Atalow paraît plutôt jeune et surtout, qu’il est bigrement doué. Scotché à son PC, celui qui est arrivé il y a à peine deux semaines, nous montre toutes ses prouesses. Tronatic, studio, c’est le nom de son bébé. Atalow baigne dans la marmite de l’imagerie numérique. Pro de la 3D et des effets spéciaux, il est capable de créer un pot à crayons qu’il fera naître par imprimante 3D… comme il peut réaliser une guitare futuriste ou une cuisine moderne à l’extrême. Dans la vidéo postée sur son site tronatic-studio.com, il montre l’étendue de ses capacités pour les VFX, les effets visuels : une table de salon qui se fait la malle, une explosion qui souffle tout, une voiture ultra-design… « Être ici, c’est une ambiance. Je suis tout nouveau, mais j’ai déjà des potes. Tout le monde est sympa, mais professionnel. Et là… j’ai un bureau ! », se réjouit-il. Idéal pour « concrétiser ses idées ».

Autre étage, autre ambiance. Plus studieuse (quoique… !), la fine équipe d’ESA Coaching se prépare à réaliser une « petite vidéo marketing », sourit Emmanuel Moyer, 38 ans. Dans ce grand bureau lumineux, il y a la co-gérante Agnès Mailhebiau Couzinet, 45 ans, et ses collègues Charles Ouedraogo et Sarah Lesellier, 19 ans. « On ne communique plus comme avant. On ne travaille plus comme avant », pose Emmanuel Moyer. D’où sa start-up qui forme à la posture de coaching, s’adresse à des personnes en poste qui souhaitent évoluer dans leurs fonctions d’encadrant ou d’accompagnateur. « On a créé un cursus de 6 mois pour repartir avec les outils. À la fin, les futurs coachs sont opérationnels. On ne va pas se mentir, la pépinière était attractive niveau loyers. Mais l’endroit crée aussi une émulation, on rencontre de jeunes entrepreneurs », justifie Agnès Mailhebiau Couzinet. « Et on reçoit beaucoup de conseils. Il y a de l’entraide », ajoute Sarah Lesellier.

L’équipe d’ESA Coaching s’entraîne dur.
L’équipe d’ESA Coaching s’entraîne dur.

L’entraide, c’est d’ailleurs le mot qui revient constamment ici. Dans les couloirs, on se croise, on se salue. Les portes sont souvent ouvertes. « Parfois, on mange aussi tous ensemble à la cafèt’, ça aide », souligne Raphaël Autale, le boss de Tekin. Il est arrivé dans ces 25 m2 avec son équipe le 20 avril. Le fondateur de Tekin, entrepreneur quadra auparavant basé sur Tours Nord, travaille avec Pascal Micoud, son collaborateur, 45 ans, avec qui il va fusionner son entreprise. Près de la fenêtre, deux stagiaires pianotent sur l’ordinateur : « Quentin et Pierre ne sont pas là pour faire des photocopies ! », plaisante Raphaël Autale. Ensemble, ils travaillent sur le développement d’objets connectés pour les entreprises. « En ce moment, c’est pour l’agriculture, avec une application qui permet de surveiller son silo à distance. En fait, on amène la technologie pour faciliter le travail. »
L’équipe insiste sur le côté « pratico- pratique » de Start’ère. « Il y a cette proximité avec les entrepreneurs. L’écosystème de la pépinière est propice à l’innovation. » Tekin, lauréat du concours Attract Tours Awards cette année, répète aussi la facilité à s’installer : « Quand j’étais sur Tours Nord, j’ai eu un souci d’Internet. Cela a duré trois mois ! Et je n’ai jamais reçu ma box, d’ailleurs… Ici, tout est beaucoup plus simple. » La visite s’achève. Dans les couloirs, les portes sont toujours ouvertes. Dehors, le soleil brille encore, mais la rue Mansart est toujours aussi calme. Au numéro 27, la fourmilière continue de travailler.

LES PRÉSENTATIONS
Start’ère compte vingt-neuf bureaux tout neuf, répartis sur trois étages colorés. Il y a un secrétariat commun, deux salles de réunion, un espace de coworking, une cafétéria, le tout équipé de la fibre optique pour Internet. Trente-cinq personnes travaillent ici

14 C’est le nombre d’entreprises à la pépinière de Joué-lès-Tours. Outre celles citées dans notre article, figurent aussi Agri NPK, e-stoires, Connect services, International food solution, KDN animation, PLC Centre, Pygmatec, SPS, Technigrain, Antikorp et Tours 2 mains.

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Rugby : les kids de l'US Joué

On est allé rencontrer les petits du club de rugby l’Us Joué. Petits, oui, mais costauds !


Tous les mercredis après-midi, depuis septembre 2013, par tous les temps, c’est un peu le même rituel au stade Albaladejo, à Joué-lès-Tours. Un ballet de voitures qui déposent un à un de petits Jocondiens en short et crampons. Dix-neuf garçons, âgés de 5 à 7 ans, inscrits dans la toute première section de l’US Joué Rugby. Sur place, deux entraîneurs les attendent avec le sourire : Sébastien Guyon, 27 ans, coordinateur de l’école de rugby au sein du club et Cécile Lemoine, 19 ans, joueuse également. Durant une bonne heure, les deux coaches vont apprendre aux garçonnets les rudiments du ballon ovale. « On aborde le rugby de façon ludique, on essaye de leur faire appréhender l’espace, on joue d’ailleurs beaucoup sur leur motricité », explique Sébastien.
Pas de débordements possibles, l’encadrement reste strict. La priorité reste la sécurité. L’entraînement commence par un échauffement. Puis place au vrai travail durant une vingtaine de minutes, avant un match. La suite, cela reste de l’amusement avec notamment, après les douches, un goûter offert en guise de récompense. Il faut dire que ce n’est pas facile de retenir leur attention plus longtemps : les jeunes rugbymen viennent surtout ici pour se défouler et « retrouver les copains », comme le dit Clément 6 ans et demi, avec son air canaille. Un sport dont l’esprit fait d’ailleurs l’unanimité auprès des parents. Car comme l’indique Sylvie, maman du petit Émilien, « le rugby c’est avant tout un ensemble de valeurs et une grande famille ».

Anne-Cécile Cadio

Plus d’infos sur l’école de rugby de Joué : jouerugby.com

On a testé la boxe avec l'Urban Joué

L’Urban Joué Boxe a eu le plaisir de donner quelques beignes à notre journaliste. C’était sa première fois, il raconte !

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Dans la salle de boxe du gymnase de la Rabière, Malik donne de la voix. La séance d’entraînement de l’Urban Joué Boxe vient à peine de commencer, que, déjà, les corps sont mis à rude épreuve. Après avoir repassé mon bac la semaine dernière, je relève aujourd’hui le défi de tenir le rythme d’une séance de boxe. L’échauffement me paraît interminable. Mais ce n’est que le début. Enfilage des gants. Malik et Hamid, les deux entraîneurs, forment les binômes et donnent leurs premières instructions. J’apprends à faire un direct, un crochet, un uppercut. Ça y est, je suis paré. Les exercices s’enchaînent et, rapidement, je manque de souffle. La tête qui tourne, les bras lourds, je m’efforce de ne pas laisser tomber. J’écoute avec attention les instructions des coachs. « Tiens bien ta garde, tu dois te protéger en permanence, même quand tu portes un coup à l’adversaire ! »
Plus la séance avance et plus mes muscles « pleurent ». Mais je ne lâche pas. Esprit de boxeur oblige, je me dois d’être combatif et de dépasser mes limites. Il est loin le cliché que je me faisais du boxeur violent, qui cogne sans raison. Ici, on boxe avec ses poings, mais surtout avec sa tête et dans un respect total de l’adversaire. La boxe, c’est avant tout des valeurs. Nous sommes à mi-séance, à une heure de la délivrance. Trois minutes d’effort pour une minute de repos, le rythme est soutenu et difficile à tenir. Mobilité, rapidité, puissance, tout y passe. Mes binômes d’entraînement, certainement amusés par mes frappes molles, me donnent des conseils et se font le relais des coachs. Fin des exercices. Je m’assieds quelques instants pour reprendre mes esprits. « Debout !, me lance Malik. Ici on récupère en marchant ! » Je m’exécute et me dirige vers le sac de frappe, où l’exercice consiste à frapper le plus rapidement et le plus fort possible pendant vingt secondes et cela dix fois de suite… S’ensuit une séance d’abdominaux des plus corsées. Souffle coupé et tête en vrac, je me réjouis du clap de fin. « Merci à tous et à demain », lance Malik. Je suis exténué. Et pourtant, j’y retournerais bien.

Marc-Antoine Lainé

PRATIQUE
Les entraînements se déroulent à la salle du lundi au samedi. Les séances commencent de manière collective puis les boxeurs sont répartis en groupes de niveau. Le club ambitionne d’ajouter une séance spécialement dédiée aux femmes le lundi. Pour plus d’infos sur le club, ou pour essayer la boxe le temps d’une séance, n’hésitez pas à contacter Malik Mesbah au 06 71 63 76 31.

Relais Jocondien : Le plaisir fait maison

On a testé le Relais Jocondien, une adresse très typique de Joué. Ambiance.

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A dix minutes à pied du centre-ville de Joué-lès- Tours, le Relais Jocondien ne paie pas de mine. Sous ses airs de restaurant routier perdu dans la campagne ardéchoise, l’enseigne jocondienne séduit par sa convivialité et son fait maison. Sitôt installés, la patronne s’occupe de nous, nous raconte quelques anecdotes sur son restaurant, prend notre commande, en glissant un : « Prenez plutôt les patates sautées, elles sont faites maison ! ». Mais d’abord, direction le buffet de hors-d’œuvre. Les yeux plus gros que le ventre, nous remplissons copieusement notre assiette d’entrées en tous genres. Crudités et charcuterie partagent l’assiette avec les œufs mayonnaise. À table ! La quantité et la qualité sont au rendez-vous, faisant du restaurant jocondien la cantine idéale pour les personnes travaillant dans les alentours.
Les entrepreneurs, salariés et commerçants de la ville s’y retrouvent dans une ambiance conviviale, où chacun prend le temps de savourer la pause méridienne. Le plat arrive. « Entrecôte grillée accompagnée de ses pommes de terre sautées ». Visuellement, c’est copieux, peut être trop après le buffet que nous venons de liquider. Encore une fois, le goût séduit. Notre estomac peine à suivre. « Celui qui ne termine pas l’assiette, paye le café à la patronne ! » Nous sommes prévenus. Sans trop forcer, nous rendons l’assiette vide. Reste le dessert. Quelque chose de léger s’impose. Parmi les huit choix, nous optons pour l’île flottante, encore une fois maison, qui s’avère parfaite en guise d’épilogue d’un repas copieux et bon. L’addition s’avère très correcte au vu du repas servi, nous partons satisfaits, le ventre bien rempli et avec les amitiés de la patronne. Installés rue de Chantepie depuis plus de vingt-six ans, elle et son mari ne semblent en tout cas pas prêts à mettre la clé sous la porte !
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Vous nous direz, une île flottante, ça n’a rien d’exceptionnel. Mais, comme le reste des plats et des desserts proposés à la carte du Relais Jocondien, elle est faite maison. Et ça, ça fait toute la différence. À la fois copieuse et légère, elle sera idéale pour faire la transition entre votre entrecôte et votre digestion !
L’ADDITION
Si vous optez, comme nous, pour le menu complet, comprenant le buffet de hors d’oeuvre à volonté, un plat à la carte (une dizaine de choix) et un dessert, vous déjeunerez pour moins de 15 €. En rajoutant les boissons et le café, vous aurez mangé copieusement pour une vingtaine d’euros, midi comme soir.
EN PRATIQUE
Le Relais Jocondien, 29 rue de Chantepie. 02 47 67 15 31 (réservation fortement recommandée). Ouvert du lundi au vendredi, de 11 h 15 à 14 h le midi et de 18 h 30 à 21 h le soir.

La rédac' de tmv à Joué

On s’est enfin installés dans la ville.

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Tous nos journalistes sont sur place pour vous concocter un numéro spécial Joué d’ici le 4 juin. Certains sont dans une caravane sur la place de la Mairie, d’autres au Temps Machine. Si vous voulez nous rencontrer, discuter avec nous, dénoncer une bonne initiative ou simplement nous parler d’une découverte à faire sur Joué : venez !!
Si vous êtes du genre timide, il reste le mail : redac@tmvmag.fr
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Festival du Grand Bourreau : l'art à la ferme

C’était mieux avant, c’est un festoche de cirque et d’arts de la rue, mais dans la campagne de Joué-lès-Tours.

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Le festival devait coïncider avec une bonne nouvelle : l’achat de la ferme du Grand-Boureau par les compagnies d’arts de rue 100 issues et Rouages. « Finalement, on ne l’achète pas », regrette Valo Hollenstein de 100 issues. Les pourparlers sont au point mort. « Notre interlocuteur à la mairie de Joué-lès-Tours (avant le renouvellement de l’équipe municipale, NDLR) nous a dit que la Ville ne souhaitait plus vendre. » Parallèlement, la rumeur de l’installation d’un centre de tri de déchets à proximité avait refroidi les circassiens. Mais pour chasser l’amertume, les artistes de rue ont décidé de maintenir l’événement du weekend prochain (lire ci-contre). Le Grand Bourreau c’était mieux avant (aucun rapport avec Francis Cabrel) était conçu comme le début d’une nouvelle ère pour les acquéreurs potentiels. « On voulait marquer le coup. »
Finalement, le festival célèbrera ce lieu de création alternatif. Un havre de verdure — situé à 500 mètres de l’A85 — où cohabitent groupes de rock, troupes de théâtre, artistes de rue et… ateliers municipaux. L’avenir du lieu n’est pas tranché. « On a envie de rester, assure Valo. Mais on étudie aussi de nouvelles options. » Un espoir persiste : « Il faudra voir avec le nouveau maire. » Pour l’heure, Valo et ses joyeux camarades ont à coeur de révéler le potentiel du Grand-Bourreau. Ils mettent tout en oeuvre pour réussir cette première édition du festival. « Entre les artistes et l’organisation, tout le monde est bénévole. Soit près de 100 personnes. » Parmi eux, les douze Italiens de Magda clan. « Nous les avons invités en résidence en mars, explique le directeur artistique de 100 issues. Ils nous aident et nous prêtent leur chapiteau. » Un second chapiteau le rejoindra. « L’un pour les spectacles, l’autre pour les concerts. » « On attend 450 spectateurs samedi », sourit Valo, confiant. « Le dimanche devait être plus calme, mais des concerts se sont greffés au programme », constatent les bénévoles en prenant la mesure de la tâche qui les attend. Si l’aventure est couronnée de succès, la compagnie projette de rééditer l’expérience. Prochain édition espérée en 2015.
 
>>Le programme
Om Taf, par le cirque Rouages.
L’histoire d’un employé de bureau que les vicissitudes du quotidien mènent à la folie. Vendredi 25 avril, 20 h. > La Mailloche. Un jeu de force pour baltringues. Vendredi et samedi.
Vodka, par 100 issues.
Une version punk-rock de L’Ours de Tchékhov ou comment un créancier tombe sous le charme d’une veuve éplorée. Samedi 26 avril, 22 h.
Sfumato, cabaret indocile du cirque Rouages.
La magie du cirque mise en mouvement, en acrobatie, en chant et en musique. Dimanche 27 avril, 16 h.
>>Mais aussi…
Des concerts, du théâtre, du cirque, un spectacle jeune public, un tournoi de belote, de la pétanque (tu tires ou tu pointes ?), de la restauration (miam miam) et des rafraîchissements (glou glou).
>>Pratique
Vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 avril. Au Grand-Bourreau, route de Monts, à Joué-lès-Tours. Suivre le fléchage « chapiteau Escales ». Pass trois jours : 15 €/20 €. Ou, à la journée : vendredi, 6 €/10 € ; samedi, 8 €/12 € et dimanche 6 €/10 €. 06 98 57 88 75. Plus d’infos par ici !