Ô Liban : la cuisine de maman revisitée

 

Si vous voulez faire un petit voyage express et pas cher au Liban, c’est simple, il faut aller rue Colbert. On connaissait le Beyrouth et ses mezze en plateaux à partager, copieux, plein de saveurs et abordables, à grignoter entre copains en terrasse. On connaissait le Sidon et sa cuisine plus cossue et tout aussi goûtue.

Voici que s’ouvre à quelques portes de là, dans la même rue, une nouvelle adresse, Ô Liban, qui hisse la cuisine libanaise un ton encore au-dessus. « Ici, la cuisine vient toujours de la base familiale, de la cuisine de la maman, explique le propriétaire des lieux, mais nous avons voulu fusionner tout cela avec la gastronomie française et aussi avec le repas à la française. »

Ne soyez donc pas surpris, ici, la carte est composée de façon assez classique, entrées, plats et desserts. Pas de plateaux de mezze à l’horizon. Mais des saveurs et aussi des couleurs qui décoiffent. Nous étions deux autour de la (très jolie) table. Madame cumule une entrée (caviar d’aubergine très revisité) et la salade O Pita, fraîche comme une pluie d’été, tandis que Monsieur opte pour un trio de viandes.

Dans l’assiette, trois brochettes toutes mignonnettes et bien épicées, une sauce à base de petits légumes et de jus de viande, un fromage frais, un morceau de Pita relevé et une tombée de pommes de terre bien fondantes. De la fusion, on vous dit.

Au rayon des desserts, on en revient aux fondamentaux avec un assortiment de Baklawa qui vous requinque pour l’après-midi. Question décor, rien à dire, c’est la classe. « On a pensé les couleurs pour qu’elles rappellent les teintes et les ambiances du Liban », détaille notre hôte en nous montrant un ouvrage d’architecture locale. Le lieu, ouvert depuis quelques jours seulement offre une trentaine de couverts pour un déjeuner un peu plaisir ou une soirée fusionnelle !


> Ô Liban 76 rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. 

> Tarifs : 7 à 9 € pour les entrées et salades. Plats cuisinés grimpent à 23, 24 €. Desserts autour de 6 €. 

 

La Bulle Gourmande : salon de thé et resto végétarien

C’est la bonne adresse pour les vegans, végétariens et adeptes du sans-gluten. Récemment installée rue Victor-Hugo, La Bulle Gourmande a déjà ses clients réguliers. On a testé.

Ami(e)s vegans, végétariens et amoureux/ses du sans-gluten, cette chronique est pour vous ! Bon, on vous rassure… les autres peuvent aussi rester. Car ils pourraient bien avoir une surprise (c’est ce qui nous est arrivé) avec La Bulle Gourmande.

Bienvenue donc dans un agréable petit restaurant-salon de thé qui a voulu jouer la carte du 100 % végétal, du bio et du local. Ici, la fine équipe a voulu rester au maximum dans l’idée d’un commerce éthique et éco-responsable.

Ouvert le 12 septembre dernier par Fanny (l’ancienne responsable d’Histoires de Tartes à Joué-lès- Tours), La Bulle Gourmande possède une salle au rez de chaussée, une autre – plus cocooning – à l’étage du dessous. En haut, c’est lumineux comme il faut, doté de teintes blanches et d’une déco épurée rehaussée de quelques plantes. En bas, on reste dans le cosy, mais plus intimiste pour la partie salon de thé.

La carte est modifiée quasiment tous les deux jours maximum. Un bon point qui permet de varier les plaisirs et ne pas tourner en rond. Ce jeudi-là, accueillis et servis avec le sourire et l’amabilité de Justine, on avait le choix de la quiche aux aubergines, courgettes, poivrons et salade de légumes.

Mais on a plutôt opté pour le riz crémeux qui nous faisait de l’oeil. Et qui a tenu toutes ses promesses ! Un plat agrémenté de champignons, de tofu et de pignons de pin et aromates qui satisfera également les « carnistes » (oui, oui, il faut être ouvert d’esprit). C’est doux en bouche, agréable au palais et bien sûr sain pour notre petit corps.

La Bulle Gourmande a également à cœur de travailler avec de vrais produits locaux et bio. Même jusqu’au choix des boissons. Près de 80 % de la carte est également sans-gluten : un choix salutaire, vu l’offre assez pauvre à ce niveau à Tours.

Verdict : La Bulle Gourmande devrait apparaître comme une bonne adresse pour les végétariens, vegans… mais aussi les curieux qui découvriront ici une autre philosophie du manger-sain.

A.G.


 > La Bulle Gourmande. Au 19 rue Victor-Hugo à Tours. Une petite rue dans les environs de la place Jean-Jaurès et de l’Hôtel de ville. Contact : 06 31 48 17 33 ou sur Facebook

> Tarifs : 9,50 € le plat seul. Formule midi à 12,50 € (plat + dessert). Dessert seul à 4 €. 

> Ouvert toute la semaine jusqu’à 18 h 30, sauf mercredi et dimanche. 

 

Swimcross : de sueur et d’eau

Prêt(e) à booster votre cardio ? Tmv est allé découvrir, du côté du Centre aquatique de Tours, le swimcross. Plongez dans le bain avec nous.

Pour faire simple, le swimcross, c’est un grand mix entre des exercices qui se font sur le bord du bassin, type burpies, abdos, squat jump, des exercices qui se font dans l’eau (obstacles à franchir…), de la course à pied et de la nage.

Du crossfit, on garde une certaine philosophie de l’effort, mais pas le côté traumatisant, puisque c’est quand même bien l’élément aquatique qui domine.
« En fait, le concept a été inventé par nous, les maîtres-nageurs pour varier un peu les plaisirs parce que manger du carreau, au bout d’un moment…», s’amuse Grégory, chef de bassin au Centre aquatique du lac.

Et depuis, la pratique fait tranquillement son petit bonhomme de chemin. Ce mercredi soir, ils sont une petite dizaine au rendez-vous, de tous les profils. « Chacun peut enchaîner les ateliers à son rythme, reprend Grégory. Et pas besoin d’être un champion de natation. »

La séance du jour est tout de même assez intense pour tout le monde. Six minutes d’un échauffement qui fait monter le cardio en flèche puis 25 minutes d’un parcours où s’enchaînent les ateliers autour du bassin, une boucle de course dans le Centre aquatique et 50 m de nage. Tout le monde a le temps de valider ses trois passages. On termine par quelques minutes de récup’ dans l’eau, en forme de débriefing et, aux dires des uns et des autres, ça vous fait quand même bien oublier les mojitos de l’été.


PRATIQUE

ours est une des quelques villes en France où l’on peut régulièrement pratiquer le Swimcross. Une séance dédiée a lieu chaque mercredi soir, de 19 h 30 à 20 h 15, dans le bassin de 25 m du Centre aquatique du lac.

À noter qu’un événement avait été organisé au même endroit à l’été 2018. Une centaine de concurrents s’étaient retrouvés sur un parcours qui comprenait une vingtaine d’ateliers, au Centre aquatique et autour du lac. On attend la deuxième édition…
> Renseignements : centre-aquatique- du-lac.fr

Kat’s Coffee : café et poutine québécoise à Tours

C’est la rentrée. L’équipe de tmv continue donc de tester des restaurants pour vous guider. Cette semaine, place au tout nouveau Kat’s Coffee qui propose aussi – ô miracle – une spécialité québécoise : la poutine !

Poutine. Un seul mot, un seul argument qui nous a poussés à franchir la porte du Kat’s Coffee, installé cet été rue du Commerce. Tabarnak oui ! Parce qu’ici, on sert ce fameux plat emblématique de nos amis québécois.

Ni une, ni deux, notre sang de caribou n’a fait qu’un tour : on a donc galopé pour goûter la chose !

La poutine, donc, c’est ce mets composé de frites sur lesquelles est versée une sauce brune typique avec du fromage qui « fait couic-couic » comme on dit là-bas. Les hôtes des lieux, aimables et dynamiques, précisent que leur poutine est faite maison. Les frites, déjà, mais aussi la sauce.
Au Kat’s Coffee, on a fait le choix de la préparer moins épaisse qu’au Québec (c’est bien mieux pour le bidon), mais elle a tout autant de goût. Ouf !

Pour le reste, le cheddar en grain commence à fondre doucement sur l’ensemble lorsqu’arrive l’assiette. Des petits bouts d’oignons rouges et cébette finissent de parfumer le tout. En bouche, c’est du tout-bon et surtout, ça ne pèse pas sur l’estomac.

Bien préparée et toute en saveur, la portion n’est pas bourrative. Les plus gourmands peuvent ajouter un supplément pastrami ou porc effiloché.

Mais loin de se contenter du côté snacking anglo-saxon, le Kat’s Coffee propose aussi une salade du moment joliment composée et bien garnie. C’est ce qu’avaient choisi nos voisines (plus raisonnables que nous !) ce midi-là.

À la carte également, des burgers de pulled pork — de l’épaule de porc effiloché — avec du pain artisanal, mais aussi des soupes, du cidre et une intéressante carte de bières artisanales et locales. À cette sympathique adresse, où le duo de propriétaires a tout fait de A à Z jusqu’au logo du restaurant, il est également possible de déguster du café. C’est la spécialité ici et la sélection devrait ravir les amoureux du breuvage noir ! Qui pourront aussi le déguster le matin, le Kat’s Coffee proposant un petit-déjeuner jusqu’à 11 h 30.

> Kat’s Coffee. Au 63 rue du Commerce, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 18 h. Contact Au 06 50 75 16 19, ou par mail contact@ katscoffee.fr et sur Facebook et Instagram.

> Tarifs : poutine + bière tourangelle, 13,50€ (plat à 8 €, bière à 5,50 €). Salade du moment à 8,50 € sur place (7 € à emporter), sandwich pulled pork à 8 €, petit déj à 7,50 €.

J’ai testé pour vous… le bar à sieste

Après les bars à eau, les bars à chats, les bars à oxygène… Voici le bar à sieste à deux pas de la Place Plum’ et bien sûr, on a voulu tester.

POUR LE TRAVAIL

Je connaissais Centre One pour y avoir fait des séances de cryothérapie et d’autres de boxe. Quand j’ai appris qu’il s’y installait un bar à sieste, j’ai évidemment voulu tester.
Et quand j’ai dit aux gens : « Je peux pas, cet après-midi je vais faire une sieste pour le travail », ils ont trouvé que j’avais un travail cool. De mon côté, je m’inquiétais de devoir dormir entourée d’autres gens, mais le bar venant d’être lancé, j’étais toute seule. Cela dit, il y a de grands rideaux qui séparent les différents lits, situés à l’étage du local de Centre One, à l’abri de la cacophonie de la place et même du bruit du reste de la salle de sport.

LIT CHAUFFANT

Jérémy Ouanna m’installe en me donnant un masque rafraîchissant pour les yeux et un casque sans fil VR diffusant différents morceaux de musique relaxante.

Je choisis les vagues ; j’apprécie la fraîcheur du masque, mais je mets quelques instants à m’adapter au casque car je ne peux pas me coucher sur le côté. Après avoir cessé de gigoter comme une anguille pour trouver la bonne position, j’ai enfin pu apprécier la détente de l’endroit et du moment. Le lit chauffant, le plaid, la cheminée… Pas de petite voix disant « tu pourrais faire le ménage, ou bien cet article, ou encore ceci, ou cela… »

Le fait d’être à distance de mon bureau me permet de me détendre très rapidement et même de m’assoupir au bout d’un moment à écouter les vagues. Tout est bien sûr optionnel : on n’est pas obligé de faire chauffer le matelas, on peut apporter son propre casque et sa musique (ou ne pas en mettre du tout), opter pour un matelas à picots Champ de fleurs… L
e but est de profiter de son moment tranquille dans une bulle cosy et c’est bien ce que je fais. Je suis étonnée de réussir à me détendre dans un lieu public mais l’espace est tellement cocooning et l’équipe aux petits soins (et j’avais visiblement vraiment besoin d’une bonne sieste !) que mes appréhensions se sont évanouies.

ÎLOT DE CALME

Une bonne demi-heure plus tard, Jérémy vient me réveiller. J’ai un peu de mal à me rappeler où je suis et ce que je fais là, mais je pense à lui demander comment il a eu cette idée.
« Quand j’étais pompier de Paris, j’étais adepte de la micro-sieste, m’a avoué l’ancien champion de France de boxe. J’en faisais souvent pour récupérer, car ce n’était pas toujours évident avec le rythme. En attendant le train, je me suis souvent dit que j’aurais payé pour m’isoler du bruit. Et c’est un peu ça Place Plum’ aussi, avec le bruit parfois. Le but est d’offrir un îlot de calme. »
Pari réussi.

Testé par Chloé Chateau

Centre One, 34 rue de la Paix, à Tours. Bar à sieste disponible de 11 h à 17 h, tous les jours d’ouverture. 20 min : 7 € (ou 44 € les 8 séances) ; 30 min : 10 € (ou 64 € les 8 séances) et 1 heure : 14 € (ou 89 € les 8 séances).
> Réservations possibles.

 

Les 3 Écritoires : quelle ambiance !

Il est de ces établissements où sont parfaitement conjugués nourriture et… ambiance. C’est le cas ici, aux 3 Écritoires. On a testé pour vous.

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Un bistrot-brasserie comme on en voit presque plus. Repris par de jeunes propriétaires il y a bientôt un an, ce lieu est le repaire des appétits gargantuesques qui apprécient notamment les produits frais des Halles voisines.

Un établissement resté dans son jus : bar central massif, nappes vichy, plaques de concours agricole sur les murs, affiches anciennes, tresse d’ail…

La suite se passe dans l’assiette. Le midi, pas de formule, mais une ardoise et les suggestions du jour. Des escargots, une salade de chèvre, un duo de foie gras en entrée ; un tartare de deux saumons, des rognons flambés au cognac ou un onglet de veau en plat par exemple.
Mon voisin bien portant, Michel, me montre sa colossale assiette de tartare de bœuf et ses frites maison, « je n’ai pas pris d’entrée », juge-t-il bon de me préciser.

La commande passée, les plats défilent et la pièce de boulevard commence. Michel me décrit le personnel et me vante la bonne cuisine des lieux, alors qu’arrive Michelle et ses mille questions. « L’ingénieur », accoudé au comptoir, se joint à la conversation et nous livre du Jean Gabin dans Un singe en hiver : « Tu vois bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait pas le vin, ce serait l’ivresse ! ».

Entre-temps, le chef est passé dire bonjour aux clients, en partie en terrasse, j’ai passé mon tour pour le sucré mais Michel a succombé au café gourmand et ses desserts maisons. Un expresso, l’addition et le rideau se lève. Quelle ambiance !

> 53 place du Grand Marché, Tours. Entrée autour de 8 €, plat de 15 à 21 €.
> Restauration tous les midis et le soir, à partir du jeudi, bar et planches apéritives. Tél. 02 47 36 97 35.

Loops & Coffee : bagels et donuts au menu

Situé à l’Heure Tranquille, Loops & Coffee propose de manger sur le pouce : au choix, des bagels, des donuts ou encore des smoothies et du café.

Beignets, donuts, cafés, milkshakes, smoothies et bagels : voilà ce qui vous attend si vous avez envie de traîner à l’Heure Tranquille, du côté de Loops & Coffee.

Cet esprit coffee shop américain plaît, visiblement : en 7 ans, près de 50 franchises ont éclos en Espagne, Irlande ou encore au Mexique.
L’an dernier, la marque a tenté de conquérir la France, en s’installant à Brest, Toulouse et Tours.

On a donc testé la chose un midi, alors que les étudiants commençaient déjà à pointer le bout de leur nez au centre commercial. L’intérieur du Loops & Coffee est coloré, bien agencé et lumineux.
Niveau accueil, on a droit à un large sourire et la commande est prise rapidement.

Pour nous, ce sera le bagel au saumon et avocat (5,80 €), tartiné d’un peu de fromage frais, de cheddar et de mâche pour accompagner le tout. Évidemment, ce n’est pas de la grande gastronomie – ce n’est de toute façon pas le concept – mais en bouche, c’est correct et suffisamment garni : donc on valide.
À noter qu’il est également possible de faire son bagel soi-même (5,50 € avec 3 ingrédients au choix).

Bien sûr, pour avoir notre dose de sucre, il fallait qu’on essaye les donuts. Hop, ni une ni deux, nous voilà en mode Homer Simpson avec un donut double choco et un autre fourré à la framboise.
Petite déception toutefois : le glaçage n’était pas franchement exceptionnel et il y avait, ce jour-là, peu de choix. Loops & Coffee apparaît donc comme un établissement qui saura séduire une certaine clientèle, plutôt jeune ou adepte du repas pris sur le pouce ou friand du petit creux du 4 heures.

> Loops & Coffee, à L’Heure Tranquille. Contact : 02 47 72 80 54 et facebook.com/loopsandcoffeefrance
> Tarifs : bagel de 5,50 à 5,80 € ; menus de 6,90 à 9,90 € ; coffee de 1,80 à 3,50 € suivant la taille ; smoothies à 3,90 €. Donuts : 11,90 € la boîte de 6 ou environ 2 € le donut simple.

On a testé le Mei Hao

C’est un des nouveaux venus à deux pas de la place Plumereau. Notre verdict du restaurant asiatique Mei Hao.

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Le bœuf loc lac chez Mei Hao (photo tmv)

Le Tourangeau a probablement dû s’attarder devant le 16 rue Constantine, en passant à l’angle de la rue du Commerce. Alors que l’ancien magasin d’habits Tentation a fermé il y a peu, c’est un restaurant asiatique qui a pris sa place en un temps record (les travaux ont été plus que rapides).

Voilà donc « Mei Hao » que nos recherches ont permis de traduire par « bon et beau » (en fait, on est à peu près sûr de nous à 0,0001 %).
Le Mei Hao joue la carte de la restauration sur place ou à emporter, évitant la facilité du buffet à volonté. Ce que l’établissement aurait pourtant pu faire, vu la salle spacieuse à disposition ! La déco, sobre mais jolie, offre un cachet à l’intérieur très lumineux, bordé de grandes fenêtres donnant directement sur la rue.

Niveau service ce midi-là, peu d’attente. Ça carbure aux fourneaux, par ailleurs à la vue de tous. Les plats arrivent dans de gros bols blancs estampillés Mei Hao. Les portions sont vraiment copieuses et nourrissent son homme.

Au menu, la team tmv a jeté son dévolu sur le boeuf loc lac, un plat qu’on retrouve souvent au Cambodge et au Vietnam. La viande est hyper tendre – elle est sautée au wok – et coupée en cubes : tant mieux, vu notre maîtrise de la baguette avoisinant le 1/20. Le tout est servi sur une ration (trop) conséquente de riz thaï rouge aromatique et quelques légumes qu’on aurait toutefois souhaité plus nombreux.
Le Mei Hao devrait donc amener son lot de curieux et d’habitués, avec son emplacement idéal à deux pas de Plumereau et sa cuisine copieuse et peu chère. Les plats ne dépassent effectivement pas les 10,50 €…

> Mei Hao, 16 rue Constantine à Tours. Contact : 02 47 31 94 03. Sur place ou à emporter. Ouvert tous les jours, midi et soir.
> Tarifs : entrées de 4 à 8 € ; raviolis à 5 € ; plats entre 9,50 € et 10,50 €.

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Un des autres plats du restaurant à la carte.

Les Frangins : le bon plan du midi

Situé à deux pas de la gare, le restaurant Les Frangins propose une jolie cuisine, visuelle, avec des couleurs dans l’assiette.

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Lectrice, lecteur, il se pourrait qu’on vous ait dégotté un vrai bon plan pour votre cantine du midi. Les Frangins, c’est le petit nouveau du quartier gare : située rue Charles-Gille, l’enseigne devrait faire « tilt » aux habitués de la place Châteauneuf !
Car aux manettes, on retrouve de nouveau la famille Ettori qui, après Le Tournesol, l’A Torra et Chez Tonton, change un peu d’air.

Leur nouveau bébé garde l’ambiance bon enfant et relax, et propose une cuisine maison dans un bistrot tradi’ cosy, lumineux (l’emplacement dans un angle de rue et les grandes vitres aident), dans les tons verts.
Ici, c’est la règle de 3 : à la carte, c’est trois entrées, trois plats, trois desserts. Pas plus, c’est de la cuisine maison on vous a dit !

Ce midi-là, le poulet au curry nous faisait de l’œil, mais la drague a bien plus fonctionné avec l’émincé de bœuf. En bouche, c’est tout en saveurs. La viande, tendre et en fines lamelles, repose sur un écrasé de pommes de terre tout doux.
Par-dessus, le chef a disposé ses poivrons bien mijotés qui rajoutent de la couleur et de l’éclat au plat. Une poêlée de courgettes accompagne l’ensemble et il y a ce qu’il faut de sauce onctueuse pour pouvoir « saucer » avec son pain (oui, oui, on fait ça, on assume !).

Ce qu’on a apprécié, c’est cette assiette travaillée et visuelle. Chez Les Frangins, il y a le côté bistrot avec une cuisine simple et sans prétention (ce n’est pas une injure, on se rassure) et, en parallèle, le côté gastronomique avec un aspect esthétique étudié. En fait, tout ce qui faisait déjà le sel de Chez Tonton. Comme quoi, l’art du repas, c’est de famille.

> 33 rue Charles-Gille, à Tours. Contact : 02 47 47 06 50 ou facebook.com/LesFranginsTours
> Tarifs : plat/café à 13,50 € ; entrée/plat ou plat/dessert à 14,90 €. Ouvert le midi du lundi au vendredi.

Àrbol de Vida : l’Argentine dans son assiette

Au beau milieu de la rue Colbert, il est possible de s’envoler pour l’Argentine. On a testé Àrbol de Vida, petit paradis des amateurs d’empanadas.

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Dites, et si on partait en Argentine manger un bout ? Bon, d’accord, c’est un peu loin. Alors à la place, si on filait rue Colbert à Tours ? Histoire de découvrir le sympathique Àrbol de Vida, restaurant argentin où la spécialité est l’empanada.
Ici, on déguste ces petits chaussons farcis en les coupant en deux, puis en mangeant avec les doigts (et ça, on adore !).

Ce vendredi-là, le ciel tout gris tout triste a été illuminé par l’accueil rayonnant de Juan et Pauline. Monsieur (et son accent irrésistible) est argentin ; madame est française, mais a vécu en Amérique latine. Le duo insuffle un côté chaleureux à un endroit déjà très convivial. Entre le canapé, les fauteuils, la grande bibliothèque ou encore ces coussins tout doux, c’est du cocooning à 100 %.

Pour notre planche de 6 empanadas, on a savouré le carne (viande hachée, oeuf dur, épices, coriandres), le délicieux humanita (maïs, sauce crémeuse), le pollo (poulet, épices, poivron) et sa version « picante » (lait de coco, curry et piment) qui nous a débouché le nez. Même plaisir gustatif avec le calabrese (chorizo, fromage) et le jamón y queso (jambon, fromage) ! Une carte alléchante qui peut varier et qui n’oublie pas les végétariens en proposant certains empanadas veggie, à base de brocolis par exemple.
Le tout peut s’accompagner de bières et de vins argentins et mexicains.

Après notre chouette repas du midi, on s’est juré d’y retourner un soir pour y découvrir une autre ambiance. Àrbol de Vida a su toucher notre petit coeur. Bref : muchas gracias ! (oui désolé, on a séché les cours d’espagnol au collège)

> 107 rue Colbert, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir (mardi et mercredi : uniquement le soir). Contact : 09 73 20 12 46 ou facebook.com/arboldevidatours
> Empanadas à 2,80 € l’unité ou 14 € la planche de 6 ; 28 € les 12.

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Le Pressé : plaisir des sandwiches chauds

Il s’est installé il y a peu dans le Vieux Tours. On a fait un tour au Pressé, rue du Change, pour tester ses sandwiches chauds.

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Notre « Mat » que l’on a goûté avec appétit. (Photo tmv)

« Je ne veux pas devenir millionnaire avec mon enseigne. Je veux juste faire plaisir aux gens avec mes sandwiches ! » Nico, à la tête du restaurant Le Pressé, est humble et a toujours le petit mot qui va bien. Il prend un réel plaisir à faire tourner son échoppe rue du Change, ouverte en décembre dernier.

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(Photo Le Pressé)

« Je veux vraiment faire les meilleurs sandwiches », confie-t-il. Vous voyez les paninis tout plats, secs, industriels, où il faut une carte au trésor pour trouver un bout de jambon à l’intérieur ? Eh bien, pas de ça ici ! Le Pressé envoie valser tout ça. Son credo : du sur place et de la cuisine maison.
Même les sauces. Nico y tient. « Même si je fais dans la restauration rapide, j’essaye de proposer des sandwiches plus travaillés et composés. »

La carte, ce jour-là, nous donnait envie à tous les niveaux. Le Gui avec sa coppa, raclette et cornichons ? Le Jeanne avec son mélange de saucisse, compotée d’oignons et moutarde à l’ancienne ? Argh… va plutôt pour le Mat ! Le sandwich, bien chaud et pressé (façon panini, donc), arrive coupé en deux.

Première réaction : le pain est excellent (c’est artisanal et ça vient des Halles), croustillant et un poil doré. À l’intérieur, le cheddar fond sur la roquette et sur le boeuf Black Angus séché et savoureux, coupé en fines lamelles. La sauce à l’échalote au vin rouge se marie parfaitement à l’ensemble préparé avec justesse.
On était pressés avant d’arriver au Pressé. Mais on a finalement pris le temps d’y rester. C’est qu’on a aimé l’endroit, non ?

> Le Pressé, 7 rue du Change à Tours. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Sur place à ou à emporter. Contact : sur Facebook ou Instagram ; 09 72 10 58 84.
> Tarifs : de 5,50 € à 7 € pour les sandwiches chauds. Pressé choco de 1,50 € à 2,50 €. Boissons locales. Eau détox gratuite.

A.G.

On a testé le Zen Bing

#EPJTMV Cette semaine, les étudiants en journalisme ont également testé un restaurant pour tmv. Leur choix ? Le Zen Bing, à deux pas de la Place Plume !

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Envie d’un bon gros goûter en sortant des cours/du taf/de votre lit ? Direction la rue du Commerce, où le restaurant de street-food chinoise Zen Bing s’est installé il y a un mois.

Si le lieu ne permet pas de s’asseoir en intérieur dès que l’on dépasse trois personnes, il est possible de s’installer en terrasse ou de commander à emporter. Les imitations d’Egg Waffle garnis (voir la photo ci-contre) en mousse donnent tout de suite le ton : on n’aura pas faim en sortant d’ici. Pour le plat salé, une seule possibilité : la crêpe traditionnelle chinoise appelée Jian Bing.
À cette base végétarienne, composé d’un œuf, de coriandre, de graines de sésame, d’un beignet croustillant et d’une sauce, peuvent s’ajouter plusieurs garnitures : poulet frit, thon, et poulet ou canard laqué. Un plat qui change de d’habitude mais pas très pratique à manger.

Oubliez l’idée de déguster cette crêpe avec votre « date », sauf si vous trouvez que les miettes dans l’écharpe et les bouts de canard sur le jean, ça ajoute un petit charme. Optez plutôt pour une Egg Waffle. Si l’aspect carton peut vous faire reculer, cette grosse gauffre bullée est en fait assez moelleuse. Plusieurs options pour la déguster : nature, assortie d’un coulis, de toppings, de chantilly ou d’une glace. Le personnel, adorable, peut même vous faire goûter la glace au Yam, un fruit chinois au goût particulier.

Et si une petite soif se fait sentir, vous pouvez commander un smoothie ou un thé. Attention l’eau n’est pas en libre-service, il faut en faire la demande. Au total, comptez 13,50 € pour une crêpe au poulet frit et une Egg Waffle au Nutella. Une bonne adresse surtout pour un quatre heures bien « fat ».

> Zen Bing, 100 rue du Commerce, ouvert du lundi au mercredi de 11 h 30 à 21 h 30 et du jeudi au dimanche de 11 h 30 à 22 h.
> Tarifs : Crêpe traditionnelle : de 6,90 € à 10,50 € Egg Waffle ; de 4,50 € à 6,90 €
> @Zenbingtours sur Facebook

Texte : Elise Gilles

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 321 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Eat Salad : salade sur-mesure

Cette semaine, on a voulu manger léger avant de se préparer aux fêtes de Noël. La chronique resto de Eat Salad, à l’Heure Tranquille.

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Avant les fêtes, c’est la diète ? Ou vous avez au moins envie de manger un peu plus léger ? Alors, direction Eat Salad qui a ouvert en juin dernier sur la place du centre commercial L’Heure Tranquille dans le quartier des Deux-Lions. C’est un des nombreux restaurants de la chaîne de fast-food (Nantes, Paris, Lille, Bordeaux, Toulouse, Anglet, Biscarrosse…) en plein développement.

Le principe ? Manger rapidement mais sainement. À midi, le restaurant est rempli, mais il est aussi possible de commander à emporter toute la journée. Comme au self, on fait la queue.
On choisit d’abord sa « base » de salade (laitue, mâche, mesclun, épinard ou roquette), de pâtes, de riz basmati ou pour les indécis, d’un peu des deux. Ensuite, on choisit parmi la trentaine d’ingrédients proposés quatre ou six éléments.

Je craque pour un fond de basmati/roquette, accompagné de tomates cerises confites, carottes râpées, boules de mozzarella, saumon et un mix de graines. Il faut ensuite choisir une sauce. La serveuse me conseille la ranch, sauce blanche au parmesan ou la miel moutarde plus sucrée-salée. J’opte pour la première. Le menu peut comprendre une boisson classique ou un des jus de fruits, de la citronnade ou du thé glacé maison ; mais aussi un dessert parmi des fruits frais coupés, des pâtisseries ou des fromages blancs gourmands.
On mélange ces ingrédients avec la sauce sous mes yeux et je règle le copieux mélange pour 12,90 €.

Comptez 10,90 € pour une salade de quatre ingrédients avec boisson et dessert. Il est aussi possible de manger chaud ses pâtes ou son riz, avec les mêmes ingrédients et des sauces tomate basilic, curry coco ou encore pesto. Une adresse à garder sous le coude pour les plus pressés.

> Eat Salad, L’Heure Tranquille (à l’entrée principale côté tramway), ouvert tous les jours, de 11 h 30 à 22 h 30.

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On a testé la PlayStation Classic (mini)

Sony a cédé à la mode des rééditions de consoles rétro en version miniature. Depuis le 3 décembre, les nostalgiques peuvent donc rejouer à la PlayStation 1, avec 20 jeux intégrés. On a testé. Notre verdict

TEST PLAYSTATION
(Photo tmv)

Chère lectrice, cher lecteur. Sache d’abord une chose (oui, je me permets de te tutoyer), c’est que je suis faible. Très faible.

En 2016, j’avais déjà craqué en achetant la Super Nintendo classic. La firme avait ressorti sa console culte de 1990 en version mini. Ça s’appelle le rétro-gaming et ça joue sur la nostalgie des trentenaires comme moi parce que « oh boudiou, c’était quand même mieux avant ».
En deux secondes chrono, j’avais ma Super NES et je retombais en extase et en enfance.

En ce mois de décembre, j’ai pris deux résolutions : 1) m’offrir un calendrier de l’Avent à moi-même puisque personne n’y a pensé (honte à vous) ; 2) m’acheter cette fameuse PlayStation classic. Passé ces considérations hautement philosophiques, venons-en donc aux faits. J’ouvre donc mon carton. Réaction 1 : « Aaanw, elle est choupeeette ! » Toute petite, cette mini PS1 est mignonne comme tout (eh, j’ai dit que j’étais faible). La finition est parfaitement réussie. Deux manettes sont proposées et les 20 jeux sont préchargés.
Réaction 2 : je râle (comme souvent). La console fonctionne avec un câble HDMI et un USB, mais les coquinous de Sony n’ont pas inclus l’adaptateur secteur qui va avec l’USB. À 99 € la bestiole (on y reviendra), c’est gênant.

Après moult insultes, je lis sur Internet qu’en fait, un chargeur de smartphone ou de tablette suffit.

Le tout premier GTA : rétro à l'état pur.
Le tout premier GTA : rétro à l’état pur.

Ouf, j’allume la bête et * nostalgie * le logo et le jingle d’intro font leur petit effet. Me revoilà 20 ans en arrière. Un rapide tour des jeux et je retombe, amoureusement, dans le tout premier GTA. Je m’éclate. Idem en rejouant à Destruction Derby et Twisted Metal – deux madeleines de Proust, des nuits blanches entières passées là-dessus avec mon grand frère – et, bien sûr, le mythique Tekken 3. Rah, quel pied ! Plaisir et coup de vieux se mêlent lorsque je lance une partie de Cool Boarders 2 ou encore Ridge Racer 4.

Pour le reste des jeux, on peut retrouver Battle Arena Toshinden, Intelligent Qube, Jumping Flash, Metal Gear Solid, Mr Driller, Oddworld, Rayman, Resident Evil, Revelations : Persona, Super Puzzle Fighter 2, Syphon Filter, Rainbow Six et Wild Arms (sur les 20 proposés, 10 sont multi-joueurs et la quasi-totalité est en anglais).

Alors, très vite, forcément, on tire un peu la tronche, avouons-le : où sont Gran Turismo, Driver ou encore Tomb Raider ? Et Tony Hawk Pro Skater, sérieusement ? Et Silent Hill, rah ! Le choix est discutable. Et comparé à la sélection culte offerte par la mini Super NES, celle de la mini PS1 fait grise mine.
À noter également que, forcément, les choses ont évolué. De nos jours effectivement, Maître Gims vend des disques, tout le monde a un doctorat en géopolitique sur Twitter et nos télés sont plus puissantes qu’en 1999. Il faut donc s’habituer au format 4/3, à avoir du bon pixel sur son écran – le signal vidéo ne va pas au-delà de 720p – et se dire que, parfois, les jeux vidéo, c’est comme Mickey Rourke : ça vieillit pas si bien.

VERDICT À CHAUD

Évidemment, le plaisir est là. Il y a de quoi se taper de bons dimanches de fun et des trips nostalgiques. Mais le fantasme était si grand qu’à l’arrivée, le résultat est mitigé. Sony s’est précipité. D’autant qu’avec un prix de 99,99 €, cela a de quoi picoter… Un bonheur tout de même, mais les puristes resteront sur leur faim.

EN RÉSUMÉ

Les +
Facilité d’utilisation
Le nombre de jeux
Possibilité de sauvegarde en cours de partie
Rah, tout de même, c’était le bon vieux temps !

Les –
Le prix
L’absence de titres incontournables
L’adaptateur USB non-inclus

J’ai testé pour vous… la doundoun danse !

Que faire un dimanche pluvieux à Tours ? De la doundoun danse ! La rédaction a participé fin novembre à un stage organisé par l’association tourangelle Le pied à l’oreille.

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La doundoun danse ? Mais c’est quoi ce truc ?? « C’est pas compliqué, on joue sur un doundoun et en même temps on danse ! Et c’est trop cooool ! », annonce Maeva Frémont, danseuse, percussionniste et organisatrice du stage à l’association Le pied à l’oreille.

Le doundoun, c’est un grand tambour africain au son grave, fait de bois et de peaux reliées par des cordons. L’accessoire indispensable ? Les baguettes pour taper dessus ! À l’origine, la doundoun danse viendrait de Guinée, raconte Maeva Frémont : elle ferait partie des rites initiatiques de passage à l’âge adulte pour les femmes du peuple Baga. Aujourd’hui, c’est une danse mixte. Si, si ! Pourtant, à l’occasion du stage, un seul danseur a répondu présent… pour 18 danseuses.

À vos marques…

La séance commence en douceur. L’échauffement complet – des pieds à la tête – monte progressivement en cardio. Ensuite, nous découvrons le rythme (macru) sur lequel nous allons jouer et danser. D’abord, nous écoutons les trois percussionnistes, David, Olivier et Abdoulaye. Puis nous marquons le rythme avec des pas simples, tout en claquant des mains. Jusque là, tout va bien. doundoun1

Prêts…

Ça y est ! On va enfin taper sur les doundouns. Mais pas n’importe comment : David nous explique comment ne pas les abîmer, ni casser les baguettes. Comme il n’y a pas assez de doundouns, des congas (grand tambour cubain) et des poubelles renversées sont réquisitionnées. Chacun devant son « truc à taper », nous voilà fin prêts. « Ce n’est pas grave si vous ne captez pas tout. L’essentiel est de se faire plaisir ! », insiste Maeva.

Dansez !

Facile, le premier mouvement : les pieds ne bougent pas, il suffit de taper sur le temps avec les baguettes. Bien fort, ça défoule ! « Takalata poum poum ! », scande Maeva. Que signifie ce curieux langage ? Mettre des mots sur les rythmes permet de mieux les retenir. Testé et approuvé.
D’autant qu’au fil de l’après-midi, la chorégraphie se corse : rythmes décalés, pas plus difficiles, enchaînements à retenir… Je comprends mieux pourquoi une pratique de la danse africaine ou des percussions était conseillée pour participer au stage. Heureusement, mes quelques années de danse me permettent de suivre la cadence (#jemelaraconte !).
Mais voilà qu’en plus, il faut se mettre à crier. Scander des « hey ! » au bon moment. « Seule, je crie plus fort que vous tous », lance Maeva, pleine d’énergie. Et c’est vrai. L’après-midi passe très vite. Nous apprenons une dizaine de pas.
Le bilan : beaucoup de plaisir, des courbatures et surtout, l’envie de recommencer.

Testé par Nathalie Picard

> En savoir plus : Le Pied à l’oreille (lepiedaloreille.wixsite.com/danse-africaine) organise de nouveaux ateliers danse parent-enfant et maman-bébé. Samedi 15 décembre à la salle du Petit Morier (81 boulevard Jean-Royer) à Tours. Résa obligatoire : lepiedaloreille@gmail.com. 

> D’autres assos proposent de découvrir danses et percussions africaines sur Tours et environs : Choréa Corps à Saint-Pierre-des-Corps, Courteline et Anoukowadé à Tours, L’Aubrière à Fondettes, Tous ensemble 37 à Joué-lès-Tours…

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Voyage en Ethiopie avec le restaurant Makéda

Rue Colbert, le Makéda est une invitation au voyage, une virée en Ethiopie pour découvrir une gastronomie étonnante. Et ici, on peut manger… avec les doigts !

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« Bienvenue en Éthiopie ! » George nous accueille avec son large sourire, sa délicatesse et son envie de faire découvrir une gastronomie dans la plus pure tradition de son pays, avec sa maman en cuisine. Le Makéda, ouvert en juillet, est un véritable voyage qui nous a ravis au plus haut point.

Ici, on se régale de mets éthiopiens qu’on peut manger… avec les doigts ! Eh oui, c’est l’une des singularités : les plats sont servis accompagnés de galettes de teff, utilisées pour « attraper » la nourriture. Un peu de dextérité nous manque (sous-entendu, on a deux mains gauches à tmv), ce qui fait qu’on a rapidement retrouvé nos bons vieux couverts (sous-entendu bis, on avait aussi envie de garder notre tee-shirt intact !).

Pour notre première fois au Makéda, le choix s’est porté sur le Yefesek de découverte (à choisir en version « normale » ou végétarienne) qui arrive dans un grand panier tressé dans lequel se trouvent sept plats dressés dans des poteries. Et là, c’est l’explosion de saveurs !
On se régale des lentilles pimentées, des épinards, de ce mélange de gingembre, de courgettes au curry. Le bœuf et le poulet, parfaitement cuisinés, sont assez relevés et épicés pour le palais, mais sont atténués par la douceur d’un œuf dur et du fromage blanc. On voyage littéralement dans une gastronomie exotique et délicieuse, le tout dans un décor charmant aux touches africaines, comme ces tissus brodés bordant la table.

La rue Colbert a donc un nouveau venu sur qui il faudra désormais compter pour goûter à la cuisine d’ailleurs !

> Le Makeda, 86 rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au dimanche, midi et soir. Contact : 02 47 47 12 97, makeda-tours.com ou sur Facebook
> Tarifs : formule découverte entre 15,50 et 16,50 €. À la carte, plats entre 10 et 14,50 €. Formule midi à 9,90 €. Plats végétariens possibles

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On a testé le restaurant O&A aux Halles

Situé place des Halles, le O&A appartient à… Olivier Arlot, bien sûr !

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Olivier Arlot qui revient en ville, forcément, ça intrigue nos papilles ! Direction donc le O & A, son restaurant de la place des Halles, impatients de découvrir cette nouvelle carte du chef tourangeau.

La décoration, dans les tons de bois et de bleu foncé à la mode, est simple et élégante, un mélange équilibré d’années 50 et de style bistrot. On apprécie. On apprécie également le service, aimable, vraiment personnalisé, ce qui est rare. La carte présente les entrées (dénommées A), les plats (B) et les desserts (C) accessibles via trois formules et un bel assortiment de vins : Bourgogne mais aussi, plus près de chez nous, Quincy et Sancerre. PAUSE_RESTO_ARLOT_web
On opte pour une pièce de bœuf et ses choux de Bruxelles (oui, on a le goût du défi mais s’ils sont bons, alors, tout le sera). La viande est cuite à point, la sauce délicieuse et les petits choux passent facilement, bravo au chef.

Mon acolyte a choisi de l’agneau en croûte de persil et une tarte au citron. On teste le moelleux au chocolat, autre plat piège des restaurants, il est parfait.

Des plats maîtrisés mais sans surprise et c’est dommage. Avec un verre de vin à 7 euros, on frôle les 40 euros pour un plat, un dessert, un verre et un café, excellents mais ni très copieux ni très surprenants. On regrette que le restaurant ne propose pas une formule du midi, plus en accord avec la carte et la taille des portions.

> O & A, place des Halles, à Tours. Ouvert du lundi au vendredi, plat à 21 euros, formule à 29 ou 36 euros.
> À suivre sur instagram

Spécialités ivoiriennes à L’Akan

Une jolie petite adresse située rue Richelieu, à Tours : on a testé L’Akan et ses spécialités ivoiriennes.

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Ici, à côté de la salière, pas de poivre : c’est du piment qui trône sur la table. Mais dans les plats, ça reste très doux, pas de panique. Décor soigné, accueil chaleureux et plein d’humour, L’Akan est un savant mélange de gastronomies française et ivoirienne avec un seul homme en cuisine : Michaël.

Pourtant, rien ne le destinait à devenir chef. Un master en poche, il travaille comme expert maritime en Côte d’Ivoire jusqu’au jour où il décide de changer de voie. Direction les cuisines de l’école Bocuse à Lyon. Il fait ses armes pendant cinq ans dans les grandes maisons de Touraine avant d’ouvrir ce restaurant de poche.

On picore des éclats de noix de coco caramélisés au gingembre en attendant le plat du jour : un filet de poulet fumé nappé de sauce langoustine, accompagné de tagliatelles de courgette et de riz aux vermicelles et baies roses. Suivra un cake à l’ananas comme je ne réussirai jamais à en faire (alors que bon, un cake, a priori, c’est pas le diable) et sa boule de glace à la vanille, maison, bien sûr.

La carte des vins est courte mais impeccable, le café délicieux (on l’espérait mais c’est tellement rare qu’on le souligne), les produits ultra frais : le chef Michaël a trouvé la bonne recette. L’adresse, encore secrète, ne va pas le rester longtemps… On vous conseille de réserver.

> L’Akan, 20 rue Richelieu, à Tours. Formule le midi plat-dessert à 16,90 €, formule à la carte 34 €. Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 13 h 35 et de 19 h 15 à 21 h 45. Fermé le samedi midi.
> Réservation au 09 87 40 37 07. 

O’BR : burgers d’ici et du monde

Sa spécialité ? Les burgers… d’ici et d’ailleurs. O’BR s’est implanté rue Voltaire. On y a fait un petit tour.

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Décidément, ce 18 rue Voltaire, à Tours, en aura vu passer des établissements ! Il y a eu le Frenchy’s Burger, le Hardwood Burger Bar ou encore le High Five Burger. Désormais, il faut compter sur O’BR, lui aussi expert en… burgers. À croire que l’adresse est prédestinée !

Le restaurant, ouvert début mai 2018, est tenu par deux jeunes hommes accueillants et la déco, bigarrée et vraiment fun, rajoute un sacré charme aux lieux. Si O’BR propose également une carte brasserie sympathique (plat du jour ou encore dos de cabillaud au menu), c’est évidemment vers sa spécialité que la team tmv s’est tournée.
Il y a, par exemple, le choix entre les burgers dits gourmands, qu’ils soient classiques ou plus travaillés – comme le Bresse et son poulet aux céréales, sauce miel et figues – voire du végétarien. L’autre possibilité, c’est de tenter les burgers du monde.

Optons pour le « Mexicain ». Après une courte attente, l’assiette arrive et là… Surprise ! Quelle belle bête ! Ici, on ne rigole pas avec les portions. On passe à l’attaque avec nos couverts (oui, oui, évitons de manger avec les doigts pour cette fois). Le burger est énorme. Il faut dire que notre « Mexicain » se compose de filet de poulet jaune aux épices douces, avocats, guacamole, sauce salsa, gruyère, salade et poivrons rouges à la plancha. Le tout est accompagné d’une salade et de frites fraîches.
C’est donc très copieux, mais le burger est bien travaillé et réfléchi avec beaucoup de saveurs. Au final, une assiette costaude qui affiche un rapport « quantité-prix » plus que raisonnable (13,50 €). De quoi repartir l’estomac plein…

> 18 rue Voltaire, à Tours. Ouvert midi et soir toute la semaine, sauf le mardi. Contact : 06 71 38 07 68 ou facebook.com/restaurantobr
> Tarifs : burgers de 9,50 € à 15,80 €. Service en salle et en terrasse.

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On a testé le Bibovino, rue du Commerce

Ouf, les 10 & 20 km de Tours sont passés. On peut arrêter de se nourrir exclusivement de quinoa et profiter des tartines et des vins en bib de Bibovino !

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Une tartine savoyarde et un verre de vin chez Bibovino. (Photo tmv)

Bibovino, un bar à vin ? Un bar à manger ? Ou un caviste ?

C’est un peu tout ça à la fois. Ici, il est évidemment possible de déguster un verre de vin, celui-ci étant vendu en bib, c’est-à-dire en bag-in-box. Mais c’est aussi l’occasion de s’attabler et se laisser tenter par une planche, une bruschetta ou encore une salade pour accompagner le breuvage.

En ce mercredi ensoleillé, la rédac de tmv s’est installée en terrasse. Un magnifique ciel bleu, certes, mais une petite fraîcheur nous a poussés à goûter à la tartine savoyarde (bon, on s’est tout de suite mis d’accord avec Nadège, l’une des gérantes : « Y a pas d’saison pour la raclette ! » Non mais !).
Outre le bon rapport qualité-prix, les produits sont de qualité, la bruschetta est légère en bouche, le jambon est excellent. On a aussi lorgné sur la 4 saisons (faite d’artichauts grillés, poivrons, champignons des bois et persillade) ou sur les salades du chef qui nous faisaient de l’oeil.

Pour accompagner tout ça, cette formule du midi à 11 € propose des verres de vin découverte. Nadège et Nicolas, les très sympathiques patrons, sont là pour guider dans le choix. Et ils le font bien ! On nous a orientés vers un Mas Lou Faugères tout bonnement succulent, un poil fort en bouche avec ses arômes de fruits rouges. À noter que tous les vins sont sélectionnés par Bruno Quenioux, élu meilleur caviste 2017 par Gault & Millau, et il est possible de les goûter avant…

Et que les récalcitrants au Bib se rassurent, le goût n’en est pas du tout altéré. Parole de Dionysos !

> 84 rue du Commerce. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Contact : 06 75 77 75 73 ou facebook.com/BibovinoToursCommerce
> Tarifs : Formule midi à 11 € (salade ou tartine + un verre de vin découverte + café). À la carte, planches entre 12 et 16 € ; salades XXL entre 10 et 13 € et tartines de 8 à 10 €.

On a testé le Bibi Bistrot

Implanté il y a quelques mois près des Halles, le Bibi Bistrot est déjà bien souvent rempli. Au menu, du fait-maison et du local.

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L’enseigne n’a que quelques mois, pourtant elle a visiblement déjà ses habitué(e)s… Le dénommé Bibi Bistrot s’est implanté rue des Halles, entre deux boutiques, et reçoit sa clientèle dans un décor cosy.

La salle est lumineuse, le nom du restaurant est placardé au mur sous forme de ballons-lettres, tout est joliment décoré et pensé. Les tons blancs et noirs (avec une touche de vert) et le cadre boisé rajoutent un côté chaleureux à l’ensemble. Au premier coup d’oeil, la courte carte est simple mais efficace : de la soupe de concombre et fenouil ou œufs mimosas en entrée aux salades composées et tartes côté plat, elle n’en oublie cependant pas sa spécialité, le croissant salé. « Lui, il sera toujours là ! », nous dit-on lors du service.
Fourré au Sainte-Maure ou encore au jambon, c’est l’originalité de la maison. IMG_1155

Nous, on a opté pour le plat du jour, un hachis parmentier succulent. Classique, certes, mais parfaitement exécuté. C’est tout en saveurs, léger, fondant à souhait, la viande est douce. L’assiette est accompagnée d’une très bonne salade parfumée d’une vinaigrette maison.

Car c’est également l’une des missions de Bibi Bistrot : « On se fournit au marché. Tout est fait maison avec des produits locaux ici, on y tient vraiment. » C’est donc une adresse sympathique. Et qui a envie d’y retourner, surtout pour tester le brunch dominical ? C’est bibi !

> Bibi Bistrot, au 80 rue des Halles. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 20 h et le dimanche de 10 h à 15 h. Sur place ou à emporter. Contacts : 09 87 18 78 78 ou sur Facebook.
> Tarifs : entrée de 3,50 à 4,50 € ; plat de 7 € à 10,50 € ; desserts de 3,50 à 5 €. Formules à 8,50 € ou 12,50 €. Brunch à 18, 90 €.

La Pachanga : ambiance latino

Cette semaine, direction Joué-lès- Tours. La rédac’ a testé le Pachanga, un bar-restaurant latino. Histoire de réchauffer un peu nos petits estomacs pour la rentrée.

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Il y a Paris Plage, mais aussi Tours sur Plage et en quelque sorte, Joué-lès-Tours sur Plage.
Ouvert il y a un an au nord de la ville, la Pachanga est un bar à cocktail et restaurant qui accueille des initiations et des cours de danses latines en soirée. Le sable ? Il se trouve devant l’établissement, à côté d’une terrasse en bois où sont installés des paillottes et des bassins d’eau illuminés la nuit.

Il y a un côté jet-set, surtout quand il y a un DJ, mais en beaucoup plus décontracté. Entre amis ou en famille (les enfants adoooorent le sable), on peut siroter un mojito à l’ombre d’un parasol, sur un transat, alors que la rentrée a déjà commencé.
Un cadre surprenant quand on se trouve en pleine ville, à deux pas de l’arrêt de tram Pont Volant. À côté de cette fausse plage de sable fin, la campagne tourangelle et ses vaches nous rappellent que nous ne sommes pas en Corse.

Pour boire un verre après sa journée de travail, nous vous conseillons un assortiment de tapas, variant selon les saisons. La joyeuse équipe tmv a opté pour un guacamole et des rillettes de thon maison, une assiette de fruits juteux et de fromages, des calamars frits… De quoi grignoter tout en savourant un mojito classico, mangue, passion, framboise, fraise ou royal (avec du champagne).

Et pour manger un repas complet, la carte propose des plats cubains comme le picadillo à la Habana, un mijoté de viande hachée, ou encore un parillada de viande grillée. Comptez en moyenne 14 € pour un plat à la carte. Un espace idéal pour s’évader le temps d’un déjeuner.

> 18 Impasse du Placier, à Joué-lès-Tours. Tél. 09 67 79 24 30. Ouvert du mardi au vendredi, de 12 h à 14h et de 18 h à 2 h, samedi de 18 h à 2 h.
> Mojito à partir de 7 €, tapas à partir de 3 € et formules repas du midi (à partir de 13,90 €) et du soir (à partir de 17,90 €).
> Contact sur leur page Facebook

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10 km de Tours : On a testé pour vous le nouveau parcours

L’équipe de tmv a chaussé ses baskets et a testé pour vous le nouveau parcours des 10 km de Tours. Difficultés, subtilités du tracé, relances… On vous dit tout !

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Cliquez pour agrandir le parcours

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« Départ : joggeuse du dimanche, c’est la première fois que je participe à une course de 10 km. Imaginer des milliers de participants s’élancer sur le pont Napoléon, c’est effrayant et excitant à la fois ! »
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« On n’est pas dépaysé au départ : les Tanneurs, on connaît. Mais, très vite, on tourne à droite et on plonge dans la nouveauté. Un premier kilomètre qui défile tout seul, sur un pont Napoléon large et roulant. »

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PAULINE
« Quai Paul Bert : Les cinq premiers kilomètres défilent lentement sur le bitume. Une simple ligne droite, sans dénivelé, le long de la Loire. Pour les plus expérimentés, ce sera l’occasion de laisser le peloton derrière et pour les autres, comme moi, c’est un échauffement sans obstacles, si ce n’est les terre-pleins centraux à éviter. »
MATTHIEU
« Les trois kilomètres qui suivent devraient permettre au peloton de s’étirer un peu. Ce n’est pas la partie la plus fun du parcours, mais elle permet de bien caler son allure. Seul le passage sous le pont Wilson peut venir perturber un peu le rythme, mais le clin d’oeil au parcours historique de la course est sympa. »

3
PAULINE
« Marmoutier : Les portes de l’abbaye de Marmoutier sont ouvertes rien que pour nous, c’est impressionnant. On aurait presque envie de s’arrêter pour regarder cette vieille bâtisse. Mais non, non, on continue. On slalome dans les allées de l’Institution Marmoutier, aux allures de campus anglais et déjà, le retour sur le bitume. Fin de la parenthèse historique. »
MATTHIEU
« Avec le virage dans la petite rue Saint-Martin, qui remonte le long de l’Institution Marmoutier, nous entrons dans la deuxième partie du parcours. Très agréable détour devant l’ancienne abbaye de Marmoutier et l’Institution qui se termine avec le ravitaillement du 5e kilomètre. Nous sommes déjà à mi-parcours. »

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« Bord de Loire : Les Tourangeaux reconnaîtront cet endroit. Les chemins des bords de Loire, à l’ombre des arbres, nous ramènent en direction du Pont Mirabeau. On ne voit pas le temps passer, les jambes avancent toutes seules. »
MATTHIEU
« Terrain de jeu de bien des joggeurs tourangeaux, les bords de Loire sont parfaits pour démarrer cette deuxième partie. Le parcours est ombragé et la fraîcheur de l’eau toute proche est la bienvenue. On passe sous le pont de l’autoroute, devant le parc Sainte-Radegonde, puis sous le pont Mirabeau. »

5
PAULINE
« Échangeur du Pont Mirabeau : Attention, c’est LA difficulté de ce parcours. On monte pendant quelques centaines de mètres sur l’échangeur du Pont Mirabeau. Je décélère, je n’ai pas le choix, mais les meilleurs grimpeurs en feront un atout pour mettre de la distance sur leurs concurrents. Rassurez-vous, ça passe vite et ce passage un peu douloureux suivi d’une ligne droite, à plat, avec une très belle vue sur la Loire. »
MATTHIEU
« Sur le plan, le tracé semble un peu compliqué pour aborder le pont Mirabeau, mais en fait, la progression est assez fluide. Attention au virage à gauche un peu raide pour retrouver les quais de Loire (toujours rive nord, donc). Là, on croise les coureurs qui sont en route vers Marmoutier. Puis on prend la rampe qui grimpe un peu sec sur une centaine de mètres. »10km_01

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PAULINE
« Rue Colbert : On continue vers le Vieux Tours, on ne lâche rien, il reste encore un peu plus de deux kilomètres. Rue Nationale, la Basilique Saint-Martin, le Monstre… on aperçoit des lieux incontournables de Tours sur notre passage. Bon, ce jour-là personne ne nous a applaudis, mais j’ose espérer que le public sera nombreux le jour-J pour nous donner l’élan du dernier kilomètre. »
MATTHIEU
« Décidément, ce parcours est vraiment un hommage à la Loire que nous suivons encore, rive sud cette fois-ci. Avant de rejoindre l’arrivée qui se trouve à quelques centaines de mètres tout droit devant nous, il nous reste une petite virée en ville à effectuer, avec de multiples relances. Le public devrait être nombreux pour accompagner ces derniers efforts. Si on en a sous la pédale, c’est le moment de se lâcher. la borne des 8 est passée : on ne calcule plus !»

7
PAULINE
« Tanneurs : Terminééééé !! On imagine passer l’arche, victorieuses et victorieux ! Nous décidons, faute de ligne d’arrivée, d’atteindre la grande roue comme point final de cette course qui aura duré au total – avec les pauses photos – une heure et sept minutes. Une belle sortie matinale, avec des passages qui deviendront sûrement étroits le jour de la course. À refaire le 23 septembre ! »
MATTHIEU
« Final très sympa avec une arrivée qui se profile tout de suite, dès que l’on a passé la place du Grand marché. De la ligne droite, de la nature, de la ville, le parcours est vraiment varié, roulant et l’option rive nord est une excellente idée. Une réussite ! »

Testé par Pauline Phouthonnesy et Matthieu Pays

On a testé la Guinguette de Rochecorbon

La saison des guinguettes est bientôt terminée. On en a profité pour tester celle de Rochecorbon. Du moins, son restaurant. Vous nous connaissez…

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A Tours, on a un monstre (immobile) et un éléphant (empaillé). On a aussi l’une des plus grandes guinguettes de France. Ok, elle n’est pas tout à fait à Tours, puisqu’elle est à Rochecorbon mais ça reste dans la famille. Quand elle a ouvert il y a 20 ans, elle offrait 30 couverts au bord de l’eau. Aujourd’hui, impossible d’y dîner sans avoir réservé.

Le décor nous met tout de suite dans l’ambiance : tables de bois, nappes à pois, grappes de glycine… La spécialité de la maison, c’est le poisson à la plancha et la viande grillée, les frites sont maison et l’andouillette trône à la carte. La carte des vins affiche 100 % de local.

Pour se mettre en bouche, on se partage un chinon rosé, une assiette de petites fritures et une ardoise de la mer : saumon fumé, terrine, rillettes de thon… Suivent les grandes salades, qui tiennent leur promesse : parmi les quatre convives, aucun n’a la place pour avaler un dessert ! Les plats sont simples mais frais et copieux, parfaits pour un dîner entre copains ou en famille, l’addition reste sage. Mention spéciale à la serveuse, souriante et hyper efficace : malgré le nombre de clients, le service est rapide.

On peut aussi s’installer tout au bord de la Loire pour boire un verre les yeux dans l’eau ou venir danser à partir de 19 heures. Salsa, rock, rétro, années 80… le thème varie chaque soir mais le mot d’ordre reste le même : sortez les jupes qui tournent, les talons et les chaussures bien cirées !

> Guinguette de Rochecorbon, quai de la Loire. Ouvert du 1er Mai au 23 Septembre, de 11 h 30 à minuit. Réservations au 02 47 52 54 87.
> Grandes salades : de 11 à 14 €, plats de 14 à 22 €.

On a testé La Rissole

Cette semaine, la rédac a fait un tour à La Rissole, un nouveau venu (depuis la mi-mai 2018) place du Grand Marché à Tours.

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On les connaissait pour leur Bistrot N’Home, situé à l’époque rue de la Serpe.
C’est désormais une nouvelle vie qui commence pour Laëtitia et Guillaume Dallay : place, désormais, à La Rissole, charmant petit établissement de 20 couverts qui a ouvert ses portes le 18 mai place du Grand Marché. Le Monstre peut donc maintenant observer la savoureuse cuisine du chef qui s’affaire à proposer une carte bistronomique.

Preuve en est, ce jeudi, nous nous décidons à tester le filet de canette rôti, accompagné d’un lit d’asperges et de pommes grenailles. Parfaitement cuite, cette viande de canard est pleine de douceur, tendre. Son parfum de gibier est prononcé et elle trempe dans un jus aux griottes qui rehausse le goût de la chair, quand les asperges vertes sont fondantes en bouche.
Accompagné d’un verre de Reuilly (une belle carte des vins), le tout nous revient à 23,50 € pour ce choix à la carte. Mais La Rissole propose aussi une formule express le midi, où tout arrive en même temps sur un plateau ! (Ce jour-là, c’était Vichyssoise de petits pois et hareng, cuisse de poulet à la moutarde et moelleux au chocolat).

Si le restaurant veut varier ses menus au gré des produits de saison, on retient aussi qu’il travaille avec le maximum de producteurs locaux. Un coup d’oeil à leur site internet suffit à s’en convaincre : de l’agneau de Touraine à Artannes au fromage des Halles de Tours en passant par les légumes de Saint-Genouph, La Rissole devrait satisfaire bien des palais.
Et à en voir le nombre déjà élevé d’habitués, c’est bien parti !

> La Rissole, 51 place du Grand Marché à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 49 20 04 ou larissole.fr ou sur facebook

> Tarifs : Formule du midi à 16,50 €. À la carte : entrée + plat ou plat + dessert à 26 € ; entrée + plat + dessert à 32 €.

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On a testé le Balî-Baw (anciennement Baoli)

On le connaissait sous le nom Baôli… Récemment renommé Balî-Baw, on a testé ce sympathique établissement de la rue de la Victoire.

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Jihan Selethi a le sourire. Ouvert il y a deux mois, son restaurant tourne bien à son goût. Désormais renommé Balî-Baw, son nom d’origine était un terme indien « Baoli ». « D’après la signification que j’en avais, c’est un endroit où les personnes de toutes les cultures et de toutes les communautés se rassemblent. C’est ce que je voulais ici, rassembler. »

Ce midi-là, l’ambiance est plutôt calme. Le cadre du restaurant de Jihan Selethi a pourtant son charme : décoration moderne, banquettes et sièges confortables. « Le concept vient de Paris, explique le gérant. C’est ce qu’on appelle du “ fast casual ”. Des produits rapides comme les tacos, les wraps, des pâtes ou des salades, mais servis à l’assiette dans un cadre plus relevé », explique celui qui passe parfois derrière les fourneaux pour préparer ses burgers gourmets, sa spécialité.
Parmi eux, le (très) copieux Mont-Blanc rempli d’un steak du boucher de 150 g, galette de pommes de terre, tranche de bacon grillé, fromage à raclette et sauce fromagère. Le tout servi avec des frites maisons pour 9,90 €. On retrouve aussi le Cocorico avec son escalope panée, le Green pour les végétariens à la sauce curry, mille-feuilles de légumes et galettes de pommes de terre ou le Boucher avec son steak de 150 g, du cheddar, du pastrami et des oignons.

On peut aussi y manger des plats de brasserie. Un aspect qu’il aimerait développer rapidement au détriment du fast-food. On trouve déjà une entrecôte et des plats du jour, ainsi que des desserts faits-maison comme le tiramisu. « Avec l’été qui arrive, nous allons ajouter des wraps au saumon et ajouter des salades de fruits frais », énumère-t-il avec l’envie de faire plaisir.

> Le Balî-Baw, 59 rue de la Victoire, 37000 Tours. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Uniquement le soir le dimanche. Restauration rapide à emporter. Burgers Gourmets, 9,90 €.
> Réservation au 02 47 28 29 60.

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El Paso Kitchen : Joué-lès-Tours à la sauce mexicaine

Cette semaine, on part de Tours pour s’installer, le temps du midi, à Joué-lès-Tours. C’est ici que se trouve El Paso Kitchen qu’on a forcément testé…

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Derrière son comptoir, Jonathan se tient prêt à accueillir les clients. Ce midi-là, l’endroit est très calme. Sur les murs de l’ancienne auto-école transformée en restaurant, des cactus et des sombreros multicolores égayent les lieux.

Des tables hautes et des banquettes, séparées par de grands rideaux, offrent un espace confortable pour manger rapidement. « On travaille beaucoup avec les livraisons », explique le patron d’El Paso Kitchen, ouvert depuis janvier dernier à Joué-lès-Tours.  Ce jeune cuistot a déjà tenté l’expérience El Paso il y a trois ans à Saint-Pierre-des-Corps.
« C’était uniquement en livraison et j’ai été contraint d’arrêter », raconte celui qui raffole de cuisine Thaï mais reste conscient de la forte concurrence à Tours.

Il propose ainsi des plats simples d’inspiration mexicaine,  « parce que c’est coloré et bon. »  On peut ainsi tenter l’incontournable burrito, « avec de la viande fraîche » : du bœuf et de la sauce salsa ou du poulet et du guacamole, avec des légumes (maïs, haricot rouges, oignons), du riz, de la mozzarella et de la sauce cheezy. « Il n’y a pas de friture qui coule du burrito », rassure le chef.

Pour les moins tentés par l’exotisme, le simple Crok’ (pour croque-monsieur) ou le burger noir Billy The Kid suffiront.  Entre amis ou en famille la formule Tacos Duo, uniquement sur place, permet de composer soi-même ses tacos (4 pour 2) avec une base de poulet cuisiné, des légumes et des sauces. En dessert, tentez les Chimichangas banane ou ananas. Une gourmandise réconfortante !

> El Paso Kitchen, 29 bis, av. de la République, Joué-lès-Tours. Sur place, à emporter, en livraison. Réservations au 06 99 75 33 66. Ouvert du mardi au dimanche, de 11 h 45 à 14 h 15 et de 19 h à 22 h 30. Fermé les vendredis et dimanche midis. 
> Menu burrito 10 €, menu burger 9 €, Menu Crok 7,50 €. Menu Duo 19,90 €. 

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Quand Julie Pâtisse : du blog aux fourneaux

On connaissait son blog… Mais Quand Julie Pâtisse, elle se met aussi aux fourneaux. On a testé son atelier-restaurant aux Prébendes.

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Les arbres en fleurs, le soleil qui pointe le bout de son nez… Oui ! Le Printemps est arrivé ! C’est donc au jardin des Prébendes que nous allons profiter de cette belle saison. Depuis maintenant quatre mois, la blogueuse tourangelle Julie a repris avec son frère Xavier le coin restauration situé près de la rue Roger-Salengro.

Chez « Quand Julie pâtisse – l’Atelier », comme le site qui a fait connaître les talents de la jeune femme de 27 ans. On peut grignoter des chouquettes, déguster des plats sur place ou à emporter, ou tout simplement faire une pause-café en terrasse. Le midi, Julie propose des plats du jour variés, changeant au gré des saisons et des envies.

Ce midi, une jolie salade de quinoa avec des pommes, du fromage, des noix et des carottes a ravi nos papilles. Une salade de chèvre et jambon de pays avait l’air tout aussi alléchante, à l’instar de la quiche lorraine ou du croque-monsieur réalisés sur place et avec des produits locaux. Elle prépare également des wraps ou des galettes de sarrasin. En dessert, vous avez l’embarras du choix. Il y a les incontournables, le « Xavier » à la framboise, le nougat de Tours, les crêpes ; et les temporaires, comme le (très) fondant au chocolat ou la panna cotta. RESTO_JULIE (3)

Très bientôt, il sera possible d’y déguster un sorbet ou une crème glacée du Palais des glaces (Tours-Nord) et à mesure que les jours rallongent, l’établissement s’autorisera à fermer un peu plus tard. Julie accueille aussi ses apprentis cuisiniers dans son atelier et son activité traiteur se développe. Le dimanche, ses brunchs sont souvent complets. Pensez à réserver !

> Quand Julie pâtisse, Jardin des Prébendes. Ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h et le dimanche de 11 h à 14 h 30.
> Menus du midi à 7 € et 9 € (avec un dessert). Brunch à 17,50 €.
> Réservations au 02 47 20 14 46. Infos sur la page Facebook

Musée du compagnonnage : le vrai du faux

Désormais caché derrière une palissade en haut de la rue Nationale, le musée du compagnonnage continue d’accueillir des milliers de visiteurs, curieux de découvrir les créations des artisans de tous les corps de métiers et ce, depuis cinquante ans. Petite révision avant visite…

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Il n’y a eu qu’un seul directeur depuis son ouverture.
FAUX.
En 1968, à Pâques, le Tourangeau Roger Lecotté fait revivre le premier musée compagnonnique qui avait existé de 1911 à 1955 au sein du musée des Beaux-Arts. Au fil des années, il sauva de l’oubli des centaines d’objets dans l’ancien dortoir des moines de l’église Saint-Julien. Deux ans après sa mort en 1991, Laurent Bastard, diplômé d’histoire et de droit, baigné dans le monde du compagnonnage depuis l’enfance, reprend le flambeau. Il a animé le musée et l’a grandement ouvert aux familles pendant vingt-cinq ans. Il prendra sa retraite en juillet, qui le succédera ? Mystère.

Gilbert Montagné a visité les expositions.
VRAI.
Le personnel du musée lui a fait toucher certaines oeuvres. D’autres stars sont aussi venues admirer les chefs-d’oeuvre : Mick Jagger, Michel Drucker, le président François Mitterrand lors d’une visite officielle en 1986. Il y a eu aussi le syndicaliste George Seguy et l’actrice et danseuse Leslie Caron.

Les compagnons ont inventé le système des mutuelles.
VRAI.
L’un des objets les plus anciens du musée est un coffre en bois de compagnons ferblantiers de Marseille (1778). À l’époque, les artisans y mettaient une partie de leur salaire pour aider l’un d’entre eux quand il tombait par exemple d’un échafaudage. Ça pouvait aussi servir en cas de grève pour demander l’augmentation des salaires. Les prémices du syndicat dès le XVIIe siècle. La solidarité reste d’ailleurs une des valeurs importantes du compagnonnage.

L’Histoire raconte que les compagnons ont toujours été exemplaires dans leur comportement.
FAUX.
Bien que le compagnonnage ait été inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco en 2010, les compagnons n’ont pas toujours été des enfants de chœur. « Jusqu’au XIXe siècle, les journaux relatent, en France, des faits de violence et des arrestations dans les rues liés à des rixes entre bandes rivales de jeunes compagnons », raconte le directeur du musée Laurent Bastard.

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Il y a une référence à Charlie Hebdo dans le musée.
VRAI.
Peu de personnes la remarquent mais elle est visible sur un vitrail créé en 2017. C’est une allégorie de l’élévation de l’esprit par la méditation et le travail. Le bas de l’oeuvre, symbolisant le mal, reprend le tableau de Picasso « Guernica » et la Une de Charlie Hebdo un an après les attentats, « L’assassin court toujours ». Les oeuvres des compagnons sont remplies de détails, ouvrez l’oeil !

Un compagnon a caché un pistolet dans une clé.
VRAI.
C’est un travail réalisé par deux jeunes de 21 et 23 ans pendant leur Tour de France. L’un d’entre eux à réalisé la clé renfermant le pistolet et l’autre, sur plan et à distance, a réalisé la serrure correspondante.

MUSÉE DU COMPAGNONNAGE > 8, rue Nationale à Tours. Tél. 02 47 21 62 20, www.museecompagnonnage.fr > Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h (du 16 sept. au 15 juin) et tous les jours l’été. Tarifs : 5, 80 €, 4 € (enfants de plus de 12 ans et étudiants, personnes de plus de 65 ans, enseignants). Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et demandeurs d’emploi.
> Dimanche 15 avril, visite thématique pour les 50 ans du musée, à 15 h (1 h 30). Tarif : 5,80 €.

Coin de tranquillité à Brunch et Goût Thé

C’est un salon de thé tranquille et paisible, à deux pas de la rue Nationale. On y boit le thé, évidemment, mais on peut aussi y déjeuner !

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Qu’elle est jolie, cette salle de Brunch et Goût Thé ! L’établissement a opté pour des tons verts, conférant à l’ensemble un esprit champêtre et printanier qui colle à merveille avec le calme paisible du lieu. Un grand miroir aère l’espace et donne de la profondeur à ce petit coin de tranquillité.
Au fond, la déco et l’ambiance à l’ancienne donnent un charme désuet pas désagréable. Un havre de paix, situé dans une rue peu passante… où l’on a bien envie d’y déjeuner !

Si Brunch et Goût Thé est — comme son nom l’indique — un salon de thé, il est possible de s’y arrêter le midi pour un repas. Ce jour-là, la carte proposait notamment un velouté de petit pois ou encore un cake maison au poulet, fourme d’Ambert et noix. Pour nous, ce sera une des salades composées qui nous fait de l’oeil.
Portant des prénoms féminins (il y a eu la salade Emma ou la Olga), elles sont élégantes et joliment présentées. Notre « Manon » était pleine de saveur et tout en fraîcheur grâce à un mélange d’avocat, de tranches de magret, de tomates et champignons, ainsi que deux triangles de fourme d’Ambert pour finir de chatouiller le palais.

Une agréable surprise qui suit une carte appétissante, légère mais idéale si l’on veut surveiller sa ligne. Il est évidemment aussi possible de se régaler avec un choix impressionnant de thés (Casablanca, lune rouge, bouddha bleu, iskandar…) ou de bruncher ! Dernier petit conseil : n’oubliez pas de réserver entre midi. Le salon a visiblement un grand nombre d’habitué(e)s !

> 19 rue Jules-Favre à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 19 h. Contact : 02 47 60 98 46 ou facebook.com/BrunchEtGoutThe
> Salades composées à 9,90 € ; dessert à 3,90 €. Thés 3,90 € environ. Formule petit-déjeuner à 8,50 €. En semaine, petit brunch jusqu’à 11 h (14 €) et grand brunch certains dimanches.

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La Vida Loca : le bar à manger bien sympa

Ce n’est pas tout à fait un restaurant, ce n’est pas tout à fait un bar… C’est un bar à manger ! On a testé La Vida Loca et son ambiance super chouette…

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Avouons-le : depuis son ouverture mi-janvier, la Vida Loca nous faisait de l’oeil. Pensez-vous : un endroit qui respire la sympathie et l’ambiance « à la cool » (les oeuvres accrochées au mur, à l’esprit tattoo, donnent un réel cachet à l’ensemble), avec de la bonne musique, des barmen aussi accueillants que tatoués et une carte réussie avec bières de choix, cocktails et vins bios issus de petites exploitations.
Que demande le peuple ?

Eh bien pas grand-chose de plus si ce n’est un peu de solide pour accompagner le liquide.
Et justement, ça, La Vida Loca l’a bien compris en s’identifiant « bar à manger », à la croisée entre bar, brasserie et restaurant. Alors ici, les plus gourmands peuvent se délecter de ribbs marinés ou de légumes de saison, voire de lasagnes végétariennes avant de se faire un petit mojito cheesecake en dessert (un délice !).

De bons petits plats simples, mais efficaces, avec d’excellents produits… qui se retrouvent aussi sur des planches apéritives bien fournies.
Ce soir-là, pour soutenir notre pinte de Petrus, on a choisi la fournée à 10 € qui présentait, en vrac, saucisson au vin, cake au chorizo, tarte aux légumes, cubes d’emmental frais ou encore petites madeleines au chèvre, tapenade et autres accompagnements.

Essayé et adopté : fraîcheur en bouche, plaisir gustatif, pas de chichis et prix plus que raisonnables, La Vida Loca vise juste et bien pour ses premiers pas. De quoi passer, normalement, une sacrée soirée, comme dirait notre ami Jean-Pierre Foucault (désolé pour la référence).

> 16 rue de la Rôtisserie (à la place de l’ancien Cheyenne Bar). Ouvert de 18 h à 2 h. Contact : 09 86 45 01 20 ou facebook.com/lavidalocatours
> Planches de 5 à 15 €. Sinon, à la carte, entrée/plat ou plat/dessert à 18 €. Menu complet à 23 €.

Un petit tour chez Ted’s Hot Dog

A deux pas de la place Plum’ se trouve Ted’s Hot Dog. Vous l’aurez deviné, ici, le hot dog est roi. Voilà la chronique resto de la semaine !

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Notre petit Jalapenos (petit secret : nous avons aussi testé les nachos et leur cheddar fondu.)

Tours a-t-elle son QG du hot dog ? Spoiler : oui.
Voilà. L’article pourrait se terminer là, mais on nous souffle dans l’oreillette qu’il reste une demi-page à remplir.

Ted’s Hot Dog a donc ouvert à deux pas de la place Plum’ le 1er février. L’hôte des lieux s’appelle Teddy Baulu. Ted met à l’aise de suite. Un petit tutoiement, un sourire large comme un paquebot et une motivation qu’on jalouse en cette fin de semaine. À 27 ans, il a voulu lancer le premier resto de Tours où le hot dog est roi : « Je me suis donc autofinancé, j’ai passé quelques nuits blanches, puis j’ai tout fait à la main pour la déco », retrace cet ancien pilote motocross, montrant la table en chêne découpé et l’avion en ferraille au-dessus de nos têtes.

Pour le reste, il tenait à proposer des produits frais, s’écartant de l’image d’Epinal du hot dog sec et maigrichon des stades. Ici, c’est du costaud rempli ras la saucisse.
On s’est donc délecté d’un Jalapenos : cheddar fondu, bacon de dinde, le tout recouvert de petits cornichons, moutarde au miel et sauce un poil pimentée. On peut même choisir son pain (pour nous, un gratiné) du meilleur ouvrier de France. La saucisse, elle, est parfaitement travaillée : à la volaille, ronde, douce, qui ne s’éventre pas et surtout, pas grasse. « J’ai fait importer une machine spéciale des États- Unis, le Roller Grill. Les saucisses y tournent en continu et la cuisson est idéale. »

C’est donc une bien belle surprise : Ted’s Hot Dog, outre son très sympathique propriétaire, possède de réelles qualités et une carte appétissante (hot dog à la choucroute, à la raclette ou encore sauce relish). Miam !

> 27 rue Constantine. Contact : 06 85 80 30 45 ou sur Facebook. Horaires hiver : du mardi au dimanche, 11 h 30 – 15 h et 17 h – 1 h 30. Horaires été : 7 /7, de 11 h 30 à 2 h.
> Hot dog seul de 4 à 6,50 €. Menu (hot dog classic + nachos + boisson) à 7 €.

J’ai testé pour vous la réalité virtuelle

Prolongement des jeux vidéo, la réalité virtuelle est la nouvelle technologie en vogue. À tel point que des salles de jeux lui sont dédiées et voient le jour un peu partout en France. C’est le cas de Virtual World, installé à Tours-Nord depuis décembre, qui a accueilli tmv pour une immersion totale

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Les gérants de la salle sauront vous guider pour vos premiers pas.

Levez la tête, tournez : vous pouvez regarder où vous voulez », indique Jonathan Loullier, gérant de la salle de jeux Virtual World, une fois après m’avoir installé le casque de réalité virtuelle sur la tête. Pendant quelques minutes, je vais être totalement immergé dans un univers fantastique, grâce à ce boîtier noir fixé devant mes yeux et au casque audio sur mes oreilles.

Il lance le jeu. Je n’entends plus le brouhaha ambiant ni Jonathan Loullier, mais une musique d’aventure. Un décor impressionnant de réalisme s’ouvre à moi. Je peux regarder n’importe où, observer tout ce qu’il se passe. Je suis sur une barque et je découvre un décor phénoménal.
Sur des rochers, à ma droite, un homme travaille sans prêter attention à mon passage. En levant la tête, j’observe un ciel tumultueux. Je peux observer les moindres détails de ma barque, comme les nervures du bois. J’ai envie de toucher ce bois. Mais, malheureusement, je ne peux pas. La barque se dirige vers un puits de lumière.

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T’as le look, coco !

Changement de décor. Je bascule dans un autre univers, je vole au-dessus de la lave. Là encore, le réalisme de la scène à laquelle j’assiste est stupéfiant. Je ressens presque la chaleur. Les couleurs sont vives, la qualité des graphismes saisissante.

ACTEUR OU SPECTATEUR

Quelques minutes plus tard, la séquence s’achève. On m’enlève le casque, retour à la réalité. Cette courte démonstration de ce que peut être la réalité virtuelle met l’eau à la bouche. Virtual World propose de nombreux jeux où l’on est acteur. Les situations évoluent en fonction de notre comportement. Virtual World dispose de 14 box comme celui-ci. PARTIE2-J'ai testé-3

Depuis quelques semaines, la salle a déménagé pour s’installer avenue Maginot, à Tours-Nord. L’espace s’est agrandi, trois personnes y travaillent. On peut y venir tous les jours, l’après-midi ou en soirée. Il faut compter 10 euros pour 20 minutes de jeu, 20 euros pour une heure. Cette semaine, deux tapis de marche ont été inaugurés. Ils permettent de se déplacer et rendent l’expérience plus immersive. « C’est un pas de plus dans l’univers de la réalité augmentée », conclut Jonathan Loullier.

Testé par Clément Argoud  / Photos : Lorenza Pensa (étudiants à l’EPJT)

>> Pour aller plus loin, notre vidéo sur la réalité virtuelle : 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=9xm17_GOsik[/youtube]

Restaurant : Le B, testé par l’EPJT !

Toujours dans le cadre de la semaine spéciale EPJT, les étudiants de l’Ecole de journalisme s’occupent de la chronique resto avec, aujourd’hui, Le B ! #EPJTMV

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Du frais au prix de l’industriel, c’est par ce slogan que le restaurant B vous invite à découvrir sa carte, dans la zone industrielle du Menneton, au bord du Cher. Le choix est difficile : des salades, des woks, mais surtout une dizaine de burgers qui se veulent raffinés et composés à partir de produits frais.

Le menu à 14,90 € propose un burger, des frites, un dessert et un soda. Le tout nous est apporté en même temps en une dizaine de minutes, sur un plateau, comme au self. Les frites sont servies dans un petit panier, le burger présenté dans une grande assiette carrée.
Nous avons opté pour un Italien, avec une escalope panée, une tranche de bœuf, du pesto et de la mozzarella. Le chef conseille lui le Carnivore, un burger pour les gros mangeurs avec un bon steak haché et du fromage à raclette !

On ne va pas se le cacher non plus : le goût est là mais on n’est pas totalement emballé par notre burger italien… Rien à dire sur la fraîcheur mais il manque ce « p’tit quelque chose » pour rendre ce burger vraiment exceptionnel. Un autre collègue, qui a pris un burger plus classique avec du cheddar, est satisfait de son plat. O

uvert il y a un an, le B est le deuxième restaurant des propriétaires du restaurant-discothèque le New 80, basé à Saint-Pierre des Corps. Le B leur permet de se consacrer à la cuisine dans un cadre sobre et lumineux. Le décor est simple mais on s’y sent bien, on n’étouffe pas. Le soir, les plateaux sont remplacés par des sets de table et l’ambiance du restaurant se veut plus conviviale. Une adresse à retenir dans une zone où l’on trouve peu de restaurants !

François Breton

>Le B, 5 rue du Champ de Tir, Tours. Menu burger, boissons sans alcool et dessert à 14,90 €. Plat du jour le midi. 
> Ouvert du lundi au dimanche, de 12 h à 14 h 30, puis de 19 h à 22 h 30. Fermé le dimanche midi. Tél. 02 47 65 08 16.

Backstage : le resto rock

Un nouveau venu est arrivé rue Palissy ! Accolé au Vinci, le Backstage joue la carte de la musique et du rock. On a testé…

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La « première » de ce nouveau bar-brasserie a eu lieu le jeudi 19 octobre. Le gérant espère que la tournée tourangelle sera la plus longue possible.
Installé le long du Vinci, à sa droite, rue Bernard-Palissy, le Backstage s’est implanté dans une ancienne boutique de vêtements. Les escaliers en bois et les mannequins ont été remplacés par des fauteuils Club en cuir, des flight-cases transformés en tables basses, des guitares au mur et une scène en hauteur dont les instruments semblent encore attendre leurs rockeurs.

D’après le gérant, installé derrière son bar où les pompes à bière sont décorées de micros, ce nouvel endroit souhaite offrir aux spectateurs du Vinci, les coulisses auxquelles ils n’ont pas accès. Ouvert tous les jours, toute la journée, c’est une idée pour déguster un arsenal de planchettes de charcuterie et de fromages (et de légumes) autour d’un verre avant un concert (entre 8 € et 16 €).
Les produits viennent notamment de la Maison Hardouin et de chez Rodolphe Le Meunier. Et pour ceux qui souhaitent un « vrai » repas, le restaurant sert jusqu’à 23 h 45 les soirs de spectacles (22 h en temps normal). L’ardoise simple évolue chaque jour au gré des arrivages. Une entrée à 6 € pour des oeufs durs mayonnaise ou un velouté maison ; une cuisse de canard confite ou un dos de cabillaud à 14,90 €, accompagné de pommes de terre ou d’une purée de panais ; en dessert, un crumble poire pomme ou une crème brûlée à la pistache pour 6 €.

La carte des boissons rappelle même les pochettes des albums d’Iron Maiden ou AC/DC. Seul bémol lors de notre passage à midi, la radio en fond sonore qui passe du Cloclo… Vivement une programmation de concerts dans ce bar !

> Backstage, 75 rue Bernard-Palissy à Tours. Ouvert tous les jours. De 9 h 30 à 1 h, du lundi au samedi et de 10 h à 22 h, le dimanche. Services du déjeuner et du dîner.
> Réservations au 09 73 50 22 67. Infos sur leur page Facebook

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On a testé le Casse-Cailloux

Depuis cet été, le Casse-Cailloux, l’établissement situé rue Jehan-Fouquet, a un nouveau propriétaire.

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En reprenant le Casse-Cailloux cet été, Mathieu Laurendeau et son épouse Élodie s’attaquaient à un gros défi. Mais avec douceur, énergie, et professionnalisme, le jeune couple a réussi à poser ses marques et à convaincre les habitués que le changement était aussi porteur de jolies surprises. Le nom est resté, l’esprit resto de quartier aussi mais la salle a été réchauffée de quelques cadres et d’un grand miroir ; une belle collection de vinyles témoigne d’un intérêt certain des nouveaux propriétaires pour le rock.

L’ardoise est toujours réduite, avec trois ou quatre propositions d’entrées, de plats et de desserts et change au gré des arrivages et de l’envie de Mathieu. Dans l’assiette, des produits frais et des classiques saupoudrés d’un brin de fantaisie : le chef proposait ce midi-là de la beuchelle (on a passé notre tour) et de la terrine de cerf (nettement plus originale que la version au sanglier) qui a séduit notre comparse.
On a failli craquer pour le velouté de cèpes aux éclats de châtaignes mais on a finalement choisi les conchiglionis farcis au céleri et au crabe, dont la fraîcheur nous a conquis.

Côté plat, on a opté pour le T-bone de veau et ses petits légumes de saison, cuit et assaisonné à la perfection. La patronne nous a très gentiment expliqué l’origine de ce nom mystérieux mais on ne vous le dira pas, haha. Mention spéciale pour les desserts : notre co-testeur a savouré un sablé aux myrtilles et au chocolat et nous, on est prêt à revenir juste pour la brioche perdue. Et pour le sourire de la patronne. Et parce que la salle est cosy. Bref, on reviendra (en fait, on y est déjà retourné, héhé). Un seul regret : l’absence de formule midi à prix plus réduit, qui permettrait d’y passer plus souvent.

Elisabeth Segard 

> 26 rue Jehan Fouquet, Tours. Formule 2 plats à 26 €, 3 plats à 31 €, 4 plats à 37 €. Ouvert à 12 h et 19 h 30 tous les jours, sauf le mercredi midi, samedi soir et dimanche.
> Réservations au 02 47 61 60 64.

Shanti Shanti : zen, resto zen

Une chronique resto dans laquelle vous découvrirez un établissement zen au possible… tout en apprenant la signification de l’expression « shanti shanti » !

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La poignée de porte en forme d’éléphant donne un premier indice sur la destination du voyage qui suivra. La musique indienne traditionnelle en est un second. Le troisième se trouve dans la décoration : drapeaux de prières et statuettes hindouistes. Bienvenue au Shanti Shanti.

Ouvert rue Colbert en février dernier, ce café-restaurant est une initiative de deux rappeurs tourangeaux : Cesko et Fysh.
« Ça fait maintenant 15 ans que je fais des allers-retours en Inde, décrit Cesko, bonnet tibétain vissé sur la tête. J’avais dans l’idée de recréer un café de voyageurs avec des produits ramenés de là-bas et des produits de saisons et locaux ». Un lieu propice à la détente. Ce qui tombe bien car « Shanti », signifiant paix en sanskrit, se traduit par « mollo, mollo, vas-y doucement », quand il est répété.

Le duo propose dès 8 h le matin, une ambiance salon de thé, autour d’un café ou d’un chaï (thé indien aux épices) réalisé sur place. Au déjeuner, une formule végétarienne unique est servie. Au menu ce midi, soupe de carottes au cumin, salade de crudités revisitée, samosa aux légumes, shana dhal (purée de pois cassés et de lentilles corail) avec du riz et une pomme au four. Le tout, servi sur un thali, plateau directement ramené de Delhi, avec un lassi traditionnel à la mangue à base de lait fermenté qui ne servira pas ici à apaiser le feu du piment.

Pour ceux qui veulent pousser le voyage jusqu’au bout, une estrade de moquette fournie de coussins colorés et équipée de tables basses a été installée.
En tailleur ou à genou, l’exercice est parfait pour travailler la souplesse et la bonne tenue du dos. Pour les plus raides, des tables, plus classiques sont installées dans la salle le long d’un mur de livres. Pour ouvrir ses chakras et se régaler. Allez, « Namaste ».

Pauline Phouthonnesy

> 107 rue Colbert, Tours. Ouvert de 8 h à 14 h. Menu à 11 €. Ouvert le soir sur réservation de groupe.
> Informations au 09 73 13 58 39 ou sur Facebook

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Embarquons pour l’Embarcadère !

L’Embarcadère (qu’on écrit en fait « 3mbarcadère ») est une sympathique table sur les quais de la Loire. Tmv y a fait un petit tour.

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Authentique et chaleureuse. Deux adjectifs pour qualifier la cuisine du chef de l’3mbarcadère (non, il n’y a pas de fautes, cela s’écrit bien avec un 3 !), qui n’a de marin que le nom. Jean-Christophe Albouy est plus attaché aux valeurs du rugby qu’à la navigation, même s’il est installé en face du ponton des croisières Naviloire depuis 21 ans.
Le Toulousain et sa femme tourangelle Nathalie ont gardé dans son jus le cadre rustique du restaurant : poutres apparentes, crépis blanc et mobilier en bois massif. À l’extérieur, le jardin offre un cadre plus moderne et cosy (surtout l’été !).

Une fois sa bouteille choisie soi-même dans la cave du restaurant, place à la dégustation. Le midi, pour 16 €, on se laisse tenter par la formule complète de l’entrée au dessert. Soit un euro de plus que pour le menu comprenant deux plats.

Ce jour-là, le chef nous invite à une promenade en forêt. Pour commencer, un velouté de légumes « retour du marché » avec sa crème de panais au siphon, un sauté de veau aux saveurs d’automne pour continuer, accompagné de champignons aux quatre épices et une crème de poires tapées.
Et pour terminer, un sablé de fraises mara des bois. C’est simple, mais goûteux et surtout copieux. Ici, beaucoup de produits locaux et transformés sur place comme les rillons et les rillettes. Les cucurbitacées et légumes oubliés sont achetés bio à la Ville-aux-Dames, les épices viennent de Terre Exotique, dont la boutique est située à quelques mètres de là et les fromages viennent du stand du M.O.F. Rodolphe Le Meunier aux halles. Quant à la recette du sablé sans œufs, elle a été livrée au chef par Robert Dause, pâtissier émérite qui a passé la main à Nicolas Léger.

Pour les partageurs, il est aussi possible de prendre un canard de la famille Burgaud. Moment convivialité recherché.

P.P.

> 52 quai de la Loire, Rochecorbon. Ouvert tous les jours, midi et soir jusqu’au 1er octobre. Fermé le dimanche à partir du 8 octobre pour tout l’hiver.
> Réservation au 02 47 52 80 90. Site : restaurantdelembarcadere.fr

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O’Tacos s’est installé dans le Vieux Tours

Créée il y a 10 ans à Grenoble, l’enseigne O’Tacos n’a cessé de croître jusqu’à maintenant. La franchise est désormais installée à Tours.

O'Tacos

On ne va pas se mentir : O’Tacos nous intriguait beaucoup. Créée en 2007 à Grenoble, l’enseigne a connu un développement à vitesse grand V, multipliant les ouvertures partout en France et drainant avec lui une communauté impressionnante. À Tours, la déferlante O’Tacos n’avait pas encore frappé. Puis… un art du teasing, une stratégie digitale béton, des publications sur les réseaux sociaux raflant des centaines de likes et commentaires avant même d’avoir ouvert…
Le 8 juillet, la franchise ouvrait son premier restaurant dans le Vieux Tours. Tmv a donc profité des vacances scolaires pour se poser à sa terrasse.

Passé l’accueil sympathique, on se retrouve devant un grand tableau qui décrypte le concept de la chaîne. Ici, on compose son tacos en 4 étapes : sélection de la taille (de M à XXL), de la viande (texane pepper, mayo, harissa, etc.), puis les extras payants (de l’oeuf au boursin, en passant par les lardons ou champignons).
Les choix sont multiples, mais notre estomac a opté pour une gamme spéciale avec Le Fameux : un tacos gratiné au cheddar (le sport, ce sera pour demain… !), fourré de frites (malheureusement pas faites-maison), de sauce fromagère et de viande hachée qui nous a bien calé le ventre, sans être trop bourratif.

Le résultat reste correct – il s’agit de toute façon de restauration rapide – surtout pour la jeune clientèle qu’il vise. Et boosté par des horaires XXL et des prix abordables, O’Tacos peut visiblement compter sur ses nombreux fidèles.

> O’Tacos, 19 rue de la Rôtisserie. Ouvert 7 jours sur 7, de 11 h à 23 h non-stop (sauf le vendredi et samedi jusqu’à 2 h du matin). Contact : O’Tacos Tours sur Facebook ou o-tacos.fr
> Tarifs : à partir de 5 € pour une taille M / 6 € le L / 9 € le XL et 14 € le XXL. Menu étudiant le midi à 5 € pour un tacos M + une boisson.

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Resto : [R] de Rodolphe Le Meunier

On le connaissait en tant que meilleur ouvrier de France : l’as du fromage, mister Rodolphe Le Meunier, a désormais son restaurant fort sympathique aux Halles. Verdict !

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Fromage, vous avez dit fromage ? On y va ! Si vous en êtes amoureux, c’est par ici que ça se passe : Le [R] vient en effet d’ouvrir près des Halles. On s’y rend en tout confiance : la brasserie-restaurant est gérée par Rodolphe Le Meunier. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est le fromager star de la ville, ancien champion du monde, s’il vous plait ! Après sa boutique sous les Halles, le fromager se consacre également à la restauration.

Espace et mobilier modernes, pierres blanches sur les murs, armature grise anthracite, le décor est chaleureux et chic. On s’installe en terrasse et s’intéresse à la carte (très aguicheuse). Le personnel est sympathique et à l’écoute des clients.
On opte pour un vin blanc, et le menu plat-dessert : émincé de volaille aux champignons et Petit Trôo (fromage au lait de vache), accompagnés de légumes (purée et flan). C’est fin en bouche, la viande est tendre et les accompagnements très onctueux.

Pour les plus gourmands, des frites sont aussi proposées. On a d’ailleurs pu goûter dans l’assiette de l’autre… et on vous conseille le roulé de bœuf au comté.

Vous avez pu le remarquer, le fromage est très présent dans les plats. Et même dans les desserts ! Mais l’assiette de fromages affinés nous tente plus. Du brillat-savarin, très crémeux, de la marotte (un fromage de brebis) et un neufchâtel (un fromage de lait de vache). Pour 16,50 euros, le menu plat/dessert vaut le coup et on repart rassasié. Avec l’envie de revenir manger des desserts sucrés à base de fromage, quand on aura le ventre moins plein.

Philippine David

> Menu plat-dessert avec un verre de Quincy : 20,90 €.
> 5 place Gaston-Paillhou. Ouvert midi et soir, du lundi au samedi. Contact : 02 47 38 68 49 ou facebook.com/R.RodolpheLeMeunier.

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El Cafecito : saveurs du Guatemala

Cela fait plusieurs fois que connaissances, lectrices et lecteurs nous parlent du El Cafecito. Tmv s’y est donc rendu pour tester l’établissement et s’évader au Guatemala quelques instants. Enfin… tout en restant à Tours.

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« Un vent de chaleur latine souffle sur le vieux Tours ! » C’est ainsi que se présente El Cafecito, rue du Grand Marché, qui fait le bonheur des amateurs de café depuis maintenant un an.
Ouvert en mai 2016, cet établissement lumineux et sympathique est un voyage au Guatemala. Une évidence, puisque Karla, la gérante, est originaire du pays. Ici, le charme de l’Amérique centrale imprègne tout, du mur jaune aux photographies du Guatemala qui y sont accrochées, en passant par les petites babioles sur l’étagère, les nappes tressées et colorées ainsi que la musique.

À peine arrivés, nous sommes accueillis par le sourire de Karla qui s’empresse de tout nous expliquer. Une gentillesse sans pareil, un accueil chaleureux et un accent délicieux (on adore). Si dehors, le ciel est gris, à l’intérieur c’est soleil à tous les étages. De quoi nous donner envie de tenter la fajita : fait sur place, le plat est un régal (ah, cette tonne de gruyère fondu et cette sauce relevée comme il faut !).  Image12
Gâteaux au maïs, cheesecakes et cookies sont aussi au menu.

Mais attention, si El Cafecito est devenu une référence à Tours, c’est surtout en matière de café. Les connaisseurs s’accordent à dire que l’établissement propose les meilleurs kawas de la ville.
Experte en la matière, la cobaye qui m’accompagnait (je ne suis pas friand de café : je sais, honte à moi, lancez-moi des cailloux) a trouvé en El Cafecito un paradis, entre frapuccino, capuccino, expresso et autres allongés. Pour permettre aux clients de découvrir constamment de nouvelles saveurs, Karla change tous les mois de types de graines. Mais ce qui ne varie jamais ici, c’est que tous les cafés, sans exception, proviennent directement d’un seul pays uniquement : le Guatemala. Évidemment.

> 43 rue du Grand Marché. Ouvert tous les jours, de 10 h à 19 h. Contact : facebook.com/elcafecitotours
> Formule du midi à 10 € (fajita + cookie + boisson + café), nachos ou fajita à 6,50 €. Cafés de 1,50 à 3,50 €.

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On a testé le (nouveau) Barju !

« Il fallait simplifier. » C’est ce que voulait le chef du Barju. Tmv est donc allé faire un tour au « nouveau » Barju, à Tours.

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Le restaurant n’a pas changé de place ni de propriétaires, mais sa carte et ses prix ont nettement évolué depuis janvier. « Avant on était plus élitiste sur les produits, maintenant on se rapproche plus de la brasserie traditionnelle. Il fallait simplifier », décrit le chef cuisinier Julien Perrodin.
C’est donc dans un décor sobre que les convives viennent désormais manger toute la semaine et jusqu’à 22 h le weekend. Le menu du midi à 21 € change chaque jour et contraste avec l’ancienne carte. « Je peux travailler des produits moins connus, moins chers, comme le chinchard, la vieille, des poissons moins nobles mais très bons. Je m’amuse davantage, c’est une cuisine décomplexée », explique l’ancien cuisinier du chef breton Olivier Roellinger.

Au menu ce midi, filet de lisette qui est un jeune maquereau, sauté d’agneau épicé fondant en bouche et un dessert au choix en vitrine. Là aussi, attendez-vous à plus de simplicité en pâtisserie : crème brûlée, mousse au chocolat… L’air iodé est cependant toujours bien présent au Barju. Le chef continue de se rendre deux fois par semaine dans les criées de Cancale et de Saint-Malo. La daurade laquée au curry rouge et sa purée de patate douce au citron vert, à 22 €, sont un délice de saveurs.

Bientôt, il ramènera des moules du Mont-Saint-Michel et pour les amateurs, il propose des ormeaux sauvages bretons à 49 €, sauf en juillet et août. Enfin, sa cave à vins n’a rien à envier aux grandes tables. Pour les moments du quotidien, comme d’exception.

Pauline Phouthonnesy

> 15 rue du Change à Tours. Ouvert du lundi au samedi, de 12 h à 14 h et de 19 h 30 à 21 h (jusqu’à 22 h les vendredis et samedis) et dimanche de 12 h à 14 h. Menu du midi (entrée, plat, dessert) à 21 € même le week-end, sauf jours fériés.
> Réservations au 02 47 64 91 12.

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Les Pierres Fondues : plaisir de la pierrade

Cela faisait un bout de temps que la rédac lorgnait sur leurs pierrades. On a fait un tour aux Pierres Fondues, à Tours.

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On fond pour ce restaurant. Le jeu de mot est facile, mais tout y est réuni pour faire ramollir les coeurs d’artichauts des gourmands de tmv. Pour une recette réussie aux Pierres Fondues, prenez un joyeux groupe d’amis affamés, ré-ser-vez, et installez-vous dans une ambiance chaleureuse, faite de pierres et poutres apparentes et de banquettes confortables.

Matthieu, maître des lieux, reçoit dans son âtre uniquement le soir, rue Colbert. La carte ravit les carnassiers, mais offre des tartines et des entrées pour les végétariens qui se seraient perdus. Poulet, boeuf ou porc ; nature ou mariné aux épices du monde ; sur pierre à griller ou en fondue, l’offre est alléchante.
Le bœuf aux oignons et épices Tandoori Massala arrive rapidement, accompagné de frites maison, sucrées et dorées, de salade verte et de plusieurs sauces maison préparées par le cuisinier Anthony. Entre vous et votre voisin d’en-face, le serveur pose une pierre brûlante pour y faire griller les morceaux de viandes finement tranchés. Pschhhhtt ! Une fumée se dégage de la carne qui change progressivement de couleur. Ludique et conviviale, l’activité amuse.

Les pièces marinées fondent dans la bouche. Les grands gourmands commandent 250 g au lieu de 150 g et une seconde pierre chaude arrive pour terminer le repas. Un des vins de Loire ou du Sud Ouest, parmi les 80 références, accompagne ce délicieux dîner qui se termine sur une note sucrée : profiteroles ou fondue au chocolat.
On en ressort presque ravis de sentir le graillon sur nos vêtements. Et on attend l’ouverture de la terrasse avec impatience.

> Les Pierres Fondues : 122, rue Colbert à Tours. Ouvert du mardi au dimanche soir, de 19 h à 23 h.
> Plat de pierres fondues classique à 16, 50 € et spécial à 18 €, fondue de viandes à 18 €, entrée et tartines à 7 € et dessert 6,50 €. Réservation au 02 47 05 14 54.

Le Café contemporain : manger au CCC OD

Si vous n’avez toujours pas entendu parler du CCC OD, vous vivez peut-être dans une grotte. Il n’empêche que les réfractaires à l’art contemporain pourront tout de même y aller… pour manger. On a testé le restaurant du CCC OD !

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Bon, déjà, déjeuner au Café contemporain, c’est le bon plan pour pouvoir dire à tout le monde que vous êtes allé au CCC OD alors que vous n’avez pas encore pris le temps d’aller voir les expos (ce qui est bien dommage, hein, ne nous faites pas dire ce qu’on a pas dit…). Ben oui, puisque c’est le resto du lieu, en accès libre et ouvert aux heures d’ouverture du Centre (le premier qui dit musée, il est privé de dessert).
Du coup, on ne s’attarde pas sur le cadre : c’est beau, c’est classe, c’est design et en plus, c’est cocoon.

Le café-resto comporte deux salles, une très lumineuse juste en entrant à droite et une autre, plus cosy, vers la gauche dont une des ouvertures donne sur la nef et ses expos monumentales. Coup d’oeil obligatoire. « Notre métier, avant, explique Julie, qui gère le lieu avec Thomas, c’était Table d’hôtes itinérante. » Comme on lève un sourcil interrogateur, elle détaille : « On arrivait dans un endroit avec tout notre matériel et toute notre déco et on s’installait ».

Et c’est exactement ce qu’ils ont fait au CCC OD, avec bonheur, il faut bien le reconnaître. À la dégustation, une évidence s’impose : le bon plan, il est surtout pour vos papilles. C’est frais, c’est bon, c’est inventif, moderne et sans chichi. Chaque jour, un plat de viande, un de poisson, des salades et des super sandwichs bons-comme là-bas-dis. Nous, on a opté pour le Poke Bowl. Eh oui, c’est la nouvelle food-tendance et elle nous vient de Hawaï, paraît-il. C’est une sorte de salade avec du quinoa, du poisson et tout plein de saveurs super fraîches. Pour finir, un petit cheesecake au cumbawa vraiment très agréable.

Ce qui ne gâche rien, Julie et Thomas proposent un choix de vins au verre très bien vu, notamment en nectars régionaux. Le Café contemporain, pour cassecroûter chic et décontracté, c’est The nouvelle place to be en ville…

> Le café contemporain, à l’étage du CCC OD, en accès libre, aux heures d’ouverture.

Cuisine conviviale au Publick House

Vous passez probablement très souvent devant : le Publick House se trouve à deux pas des Atlantes, avant l’autoroute. On y a fait un tour.

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C’est qu’il nous intriguait, ce Publick House… Des commentaires dithyrambiques sur Tripadvisor et un bouche-à-oreilles qui a fait ses preuves, et pourtant, tmv n’y avait jamais mis les pieds. Peut-être parce que ce restaurant atypique se retrouve coincé entre la rue Édouard-Vaillant et le boulevard Wagner, à deux pas des Atlantes et de l’A10 ? Ou qu’à l’époque, la devanture avait besoin d’un coup de peinture ?
C’est chose faite : désormais, le Publick House affiche une bonne mine avec son nom en grand et en rouge.

Une fois à l’intérieur, ce qu’on remarque, c’est la décoration. L’ambiance est à la croisée entre le ranch et le chalet de montagne. Des tables et des chaises en bois, des panières à pain et, surtout, un immense bric à brac d’objets divers. Au mur, entre les exemplaires de Pif Gadget, les vieux jouets, et les casseroles, notre regard se plaît à divaguer sur ce décor insolite, rétro mais rigolo.

Côté menu, le Publick House est fier de proposer des produits frais et des frites maison. Ici, justement, c’est comme à la maison. Cuisine simple et bien préparée. Notre faux-filet grillé nous a ravi. Sur l’ardoise, on aurait pu se laisser tenter par l’entrecôte ou la souris d’agneau à la crème d’ail. La carte est petite et fait la part belle aux viandes.
Aux fourneaux, ça carbure et ça sert vite ! Il le faut, car le Publick House ne désemplit pas. Ce jeudi midi-là, il y avait un monde fou (ré-ser-vez !). Mais le service n’a jamais failli. Entre le chef qui vient serrer des mains et demander si tout va bien, le sourire de toute l’équipe et, en salle, Anaïs aussi sympathique qu’énergique, c’était du tout bon. « Cuisine conviviale », est-il écrit sur le menu. On ne saurait dire mieux.

 > 480 rue Édouard-Vaillant. Du lundi au vendredi, de 11 h à 15 h. Le soir, uniquement réservations de groupe. Contact : 02 47 47 09 99.
> Menu à 19,50 € ou entrée+plat à 17 €. Plat du jour à 13,50 €.

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On a testé L’Authentique Fast Good

Nouveau venu dans la rue de la Rôtisserie, l’Authentique Fast Good propose burgers et soupes. On est allé tester. Evidemment !

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C’est une toute nouvelle enseigne qui vient de s’installer rue de la Rôtisserie. Son petit nom ? L’Authentique Fast Good. Après une inauguration remarquée il y a quelques jours (les plats étaient gratuits pour l’occasion !), l’établissement tenu par Antoine Facon a ouvert ses portes le 7 mars.
Au menu ? Burgers et soupes. Mais surtout, un credo dont le boss est plus que fier : « Ici, tous les produits sont locaux ! » De la viande aux boissons, on reste en Touraine et on préfère les petits producteurs du coin. La carte est minimaliste, car l’Authentique fast good privilégie le fait maison.

Notre estomac qui gargouille (oui, on sait, tmv a toujours faim) nous pousse vers un burger de viande. Ici, oubliez le steak haché raplapla. La surprise vient de la préparation du bœuf, coupé en petits bouts. D’ailleurs, la préparation se fait « à partir d’un énorme morceau d’échine, donc bien plus tendre », précise Antoine. Un peu de mâche, de tomme, un soupçon de mayo, le tout accompagné de frites maison : emballé c’est pesé. Et c’est bon !
Côté boisson, on a penché pour une jolie blonde tourangelle qui nous faisait de l’oeil. Elle s’appelle La Salamandre. Une bière locale évidemment.

Chose à noter : outre ses burgers de bœuf, le restaurant en propose à la volaille mais aussi – amis vegans, réjouissez-vous – végétariens. Enfin, côté addition, elle peut paraître un poil élevée, mais la qualité des produits est là. Reste que notre gourmandise nous pousserait bien à retourner à l’Authentique fast good, afin de tester les soupes. Oui, quand même.

> 22 rue de la Rôtisserie, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Après-midi, possibilité de boisson. Sur place ou à emporter. Contact : facebook.com/lauthentiquefastgood.
> Burgers à 10 €, soupes à 8 € ou simple accompagnement à 2,50 €. Formule burger + accompagnement + boisson à 13 € (hors alcool).

Fresh Burritos : le Mexique tranquille

Ça y’est : depuis la mi-janvier, l’enseigne Fresh Burritos s’est installée à l’Heure Tranquille. Inutile de vous dire qu’on y a vite fait un tour…

fresh burritos

Arriba ! Un nouveau resto mexicain à Tours ! Tel Speedy Gonzales, tmv est parti à la découverte de l’enseigne Fresh Burritos qui a ouvert il y a tout juste deux semaines à l’Heure Tranquille.

Il y a déjà du monde au fast-food mexicain… quinze minutes d’attente dans la file, où j’ai le temps de changer six fois d’avis. Le menu à 8,30 €, boisson comprise, est composé d’un plat (burrito, salade, chili ou tacos) et d’accompagnements que l’on choisit directement au comptoir. « Comme chez Subway », explique un étudiant derrière moi. Les trois tacos me font de l’oeil et ça me permet de goûter la base de riz parfumé à la coriandre, les patatas, le poulet et le bœuf marinés. Tout ça avec du guacamole, des tomates et du fromage.
Connaissant les Jalapenos (piment mexicain) j’opte pour la sauce moyennement piquante. À l’aise, j’empoigne finalement la sauce piquante sur la table ! C’est léger, le goût est agréable et les légumes sont frais. Côté déco, c’est simple avec du bois et des murs colorés. Même s’il y a du monde, je trouve facilement une place assise et autour de moi ce midi, autant d’étudiants que de salariés. L’espace d’un instant, je m’imagine un peu au soleil.

Petite déception côté dessert, il faudra se contenter d’un cookie ou de yaourts. Fresh Burritos est la première chaîne de ce type en France. Elle a été créée par un trentenaire calaisien en 2011, qui possède aujourd’hui onze établissements. Allez, au moins ici Trump ne vous mettra pas dehors… Viva Mexico !

Pauline Phouthonessy

>Fresh Burritos, à l’Heure Tranquille, 59 avenue Marcel-Mérieux, à Tours. Contact sur leur page Facebook.
>Menu plat + boisson à 8,30 €, un cookie offert aux étudiants (1 €), extras (nachos, patatas, mini burrito, soupe) pour 2 €. Ouvert 7/7 j, de 10 h à 22 h ; jusqu’à 23 h le vendredi et samedi ; seulement à partir de 18 h le dimanche.

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Petites douceurs aux Gourmands disent

A toute heure de la journée, il est possible de se faire plaisir aux Gourmands disent. Tmv a testé ce salon de thé qui n’oublie pas non plus de proposer des petits plats sympathiques.

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A peine passé la porte, nous sommes accueillies par Lola, la chienne jack russels mascotte du resto. L’ambiance est cosy. On aime le lustre, les toiles colorées, les serviteurs en vitrine remplis de clafoutis aux griottes et de petits cakes. Pour un rendez-vous entre copines, c’est l’endroit parfait. D’ailleurs, la salle est remplie… de femmes ! L’effet salon de thé sûrement.

La carte affichée au tableau noir ne présente que cinq plats. Une cuisine saine avec des propositions qui changent tous les jours. Une soupe de courgettes avec sa salade et du quinoa pour les régimes sans gluten, tourte aux pommes de terre pour les végétariens et cakes au saumon ou au poulet et sarrasin pour les autres. Il y a toujours le choix, quelles que soient ses restrictions. Lasagnes et burgers maisons sont aussi proposés de temps en temps.

Valérie Dormont, propriétaire depuis presque six ans, cuisine tout ellemême et utilise des produits frais et de saison. Inspirée par la culture anglaise et indienne, cette ancienne responsable de production industrielle, manie aussi bien les épices que la confection des cheesecakes framboises-gingembre. D’ailleurs, la carte des desserts fait le double de celle des plats salés. Pour 4 €, c’est dur de ne pas craquer pour la tarte caramela au chocolat et caramel ou pour le crumble pommes- framboises.
La simplicité de la présentation n’enlève rien au goût. Avec « a cup of tea », c’est encore meilleur. Et là, il y a l’embarras du choix. Plus de 50 variétés en vrac sont à découvrir. « Je me fournis au Fil du thé, 15 rue du commerce, à deux pas d’ici », explique Valérie Dormont. On n’a plus faim, mais on reviendrait bien pour le goûter.

Pauline Phouthonnesy

> Les Gourmands Disent, 13 rue Maréchal-Foch à Tours. Plats entre 7 € et 10 €, desserts à 4 €, thés à 3 €.
> Ouvert tous les jours de 8 h 30 à 18 h. Réservation conseillée le midi au 02 47 47 05 71.

Un petit tour au Rendez-vous du Botanique

Nouveau venu, Au Rendez-vous du Botanique porte bien son nom. Installé dans un cadre très agréable, l’établissement-terrasse est un moment d’évasion bienvenu.

au rendez vous du botanique

Il y a l’hôpital Bretonneau, la fac de médecine, les voitures sur le boulevard… et puis, il y a le jardin botanique. Son calme, une bulle de sérénité. C’est dans ce coin de paradis que Richard Plateau a installé son établissement.

De loin, on aperçoit des petits chaises toutes colorées, roses, vertes, oranges. Environnement agréable et chaleureux, comme l’accueil de Richard et Anouck, tout sourire. Le Rendez-vous du Botanique est tout nouveau, tout chaud : il a ouvert le 7 décembre. Et ses premiers pas nous ont laissé une impression très favorable. On s’installe sur cette sympathique terrasse couverte. Les tables sont joliment dressées. La motivation et l’accueil d’Anouck et Richard font plaisir à voir.

Notre choix se tourne vers les gambas à l’ail, accompagnées de légumes au wok et nouilles asiatiques. Cuisson, préparation, qualité des produits et saveurs : tout y est. Le binôme, humble, est aux petits soins. « N’hésitez à nous faire des remarques, positives ou négatives. L’important est de faire plaisir au client et de pouvoir s’améliorer si besoin », souffle Richard qui, en plus de changer la carte tous les jours, a vraiment « la volonté de bien faire ». Image18

De toute façon, cet endroit, c’est son bébé. Un projet qu’il chouchoute depuis le début. Quand la sauce a pris avec la mairie à qui il a soumis son idée, cet ex-hôtelier « reconverti dans la restauration » s’est vu « ravi ». Désormais, il cuisine et offre « une pause gourmande » aux passant(e)s, aux visiteurs du parc ou de l’hôpital. Un instant pour se poser et s’évader. Et c’est réussi.

> 35 boulevard Tonnellé. Fermé le lundi. Ouvert de 9 h à 17 h (hiver) et jusqu’à 19 h l’été. Brunch le dimanche prochainement. aurendezvousdubotanique.net ou facebook.com/aurendezvousdubotanique
> Formule à 11 € (plat, dessert, boisson), formule sandwich à 7 € (entrée ou dessert, sandwich, boisson)… Sur place ou à emporter !

J’ai testé pour vous le yoga du rire

Les séances de yoga du rire se développent dans l’agglomération tourangelle. Notre journaliste a décidé de tester cette surprenante activité au centre socioculturel Gentiana, à Tours-Nord.

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Quèsaco ?

Nouvelle venue, j’ai droit à une présentation de l’activité par Pascale Harlé, la professeure : « Le yoga du rire a été inventé en 1995 par un médecin généraliste indien. Son idée était d’utiliser les bénéfices du rire forcé, qui sont les mêmes que le rire spontané, pour améliorer le bien-être et mieux gérer le stress au quotidien. » Étirements, respirations profondes, exercices de rire…
L’objectif ? Cultiver son espièglerie enfantine. « Les adultes rient beaucoup moins que les enfants », note Pascale Harlé. Prêts pour une séance de poilade ?

LES 4 COMMANDEMENTS

Pas si vite, il faut d’abord connaître ces quelques règles :
– Tes pairs tu respecteras.
– Avec enthousiasme le yoga du rire tu pratiqueras (sous entendu : le ridicule ne tue pas, il n’existe même pas).
-Le contact visuel avec tes pairs tu privilégieras.
– Point tu ne parleras. Me voilà fin prête pour me connecter avec mon enfant intérieur…

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ÉCHAUFFEMENT

« Vous commencez à marcher dans la salle. Quand je dis “ marche ” vous vous arrêtez, et quand je dis “ arrêt ”, vous marchez. Quand je dis “ avant ”, vous reculez, et quand je dis “ arrière ”, vous avancez », annonce l’animatrice d’un air enjoué. Ludique et dynamique, cet échauffement est entrecoupé de « ho, ho, ha, ha, ha », une sorte de cri de ralliement qui marque la fin de chaque exercice. Mon moment préféré ? La récréation : on s’imagine avoir 8 ans et on saute partout dans la cour de récré !

LA PETITE HISTOIRE

Pascale Harlé invente une histoire à chaque séance. Ce soir-là, elle s’intitule « Petits plaisirs d’une journée pas ordinaire ». Un fil conducteur pour les exercices de respiration, de mimes et de rire… Des exercices de rire ? Au début, c’est assez bizarre. Mais les mises en situation et l’enthousiasme de la douzaine de participants me mettent dans l’ambiance.
Et me voilà, au gré des suggestions de l’animatrice, en train de dompter un aspirateur fou ou tituber après avoir trop picolé (pour de faux bien sûr).

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LA MÉDITATION DU RIRE

Là, il ne s’agit plus de se forcer à rire. Nous nous allongeons tous en cercle pour un moment de détente. Mes deux voisins, bidonnés, me communiquent leur fou rire.
Puis, l’animatrice nous invite à nous prélasser dans un transat sur une île déserte, bordée de sables dorés et plantée d’essences exotiques. Après quelques étirements, je repars vidée, dans le bon sens du terme, avec un grand sourire aux lèvres et l’envie de recommencer.

>>EN SAVOIR PLUS
leolagrange-gentiana.org ou Association Envol’émoi : envolemoi123@gmail.com. 

Testé par Nathalie Picard

J’ai testé pour vous le Quidditch

#EPJTMV Mélange de rugby et de handball, le Quidditch , issu de la saga Harry Potter, a envahi le monde du sport. Les Magyars à pintes défendent les couleurs de Tours. Ils ont accueilli tmv pour un entraînement plutôt salissant.

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Règle numéro un, ne jamais lâcher le balai, « sinon tu meurs », sourit Juliette, numéro 394 des Magyars à pintes de Tours. Si l’on s’imagine volant à trente mètres au-dessus du sol, la chute peut en effet être fatale. Pour ce test, dans le parc de la place de Strasbourg, je ne risque pas grand chose… « Aujourd’hui on bosse les plaquages ! Bienvenue à toi Hugo », se moque gentiment Aiko, la coach de l’équipe. Heureusement que Sha, l’une des dirigeante, m’a conseillé de prendre mes crampons. D’habitude, je ne les chausse que pour jouer au foot, mais là, le terrain à l’air d’un no man’s land !

GARE AUX COGNARDS

Après l’échauffement, le Quidditch apparaît. « Faites un cercle, on va travailler les passes », ordonne Aiko. « N’oubliez pas de lancer le cognard au niveau du torse. » Le geste doit être précis, pour éviter de le recevoir en plein visage. Trois cognards sont mis en jeu lors d’un match. Ces balles en plastique permettent d’éliminer temporairement un adversaire, qui, une fois percuté, doit toucher l’un des trois buts de son camp pour revenir en jeu.
Le souaffle, quant à lui, n’est qu’un simple ballon de volley-ball utilisé pour marquer les buts.

LE BALAI… ENTRE LES JAMBES

Ce soir, pas de match, mais des exercices pour assimiler les mécaniques de jeu. Premièrement, les passes en mouvement. Pas si facile avec un balai entre les jambes. Il me faut plusieurs minutes pour me sentir à l’aise. Puis arrive l’heure de passer aux plaquages tant attendus. Du coup, pas de Vif d’or. En match, ce joueur spécial fait son entrée à la dix-huitième minute de jeu. À partir de ce moment, plus de limite de temps. Le Vif d’or doit à tout prix protéger la balle accrochée à son short. Le premier des deux attrapeurs à s’emparer de ladite balle marque trente points et met fin à la partie.

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UNE PELOUSE À L’ANGLAISE

Si le Quidditch ressemble au handball, ce sport emprunte quelques règles au rugby. Du haut de son mètre quatre-vingt- cinq et de ses quatre-vingt-dix kilos, Florian n’a aucun mal à me ceinturer d’une seule main, la seconde étant toujours collée au balai. De mon côté, les premiers essais sont laborieux.  Image11
Toutefois, je commence peu à peu à intégrer le mouvement. Plus l’entrainement avance, plus j’ai l’impression de prendre part à un combat de boue. Mais le balai entre mes jambes me rappelle que c’est effectivement le sport issu de l’oeuvre de J.K Rowling. Fin de séance. En regardant mon reflet dans la vitre de la voiture, la terre qui macule mes vêtements et mon visage me donne un air assez sombre. Parfait, j’aurais adoré être à Serpentard.

TESTÉ PAR :  HUGO NOIRTAULT
PHOTOS  : LAURA BANNIER

[#EPJTMV / Cet article fait partie du numéro 235 de tmv, entièrement réalisé par les étudiant(e)s de 2e année en journalisme de Tours]

Un goût d’Italie au Leonard de Vinci

#EPJTMV Les étudiant(e)s en journalisme ont réalisé le n°235 de tmv en intégralité. Même la chronique restaurant, oui oui. Ils ont décidé de tester le Leonard de Vinci. Verdict.

leonard de vinci

Rien de tel que la chaleur d’un restaurant italien pour se réchauffer en ce pluvieux mois de novembre. Au Léonard De Vinci, on vous accueille avec un petit toast de tapenade et des classiques de la musique transalpine (Vivo per lei, Con te partirò, Ti Amo…) Dans la petite salle, le décor est charmant, rustique et agrémenté de maquettes imaginées par Léonard de Vinci.

Dans l’assiette, c’est un sans-faute : le velouté de potimarron est onctueux à souhait. Le merlan est parfaitement assaisonné, sans être noyé dans la sauce. Les lasagnes aux légumes de saison régaleront vos papilles, qu’elles soient végétariennes ou non. Un véritable opéra ! Et ce n’est que le premier acte… Par appétit ou par gourmandise, on ne peut que vous conseiller de jeter un coup d’oeil à la carte des desserts (maison bien sûr). Trilogie autour du Limoncello, Panna Cotta à la fève de Tonka, l’incontournable Tiramisu, tarte aux pommes caramélisées…

« Choisir c’est renoncer », et devant la carte des desserts, l’expression prend tout son sens. Si la décence nous l’avait permis, nous aurions léché nos assiettes. Sans être oenologue, il est certain que le caractère de la cuvée 2013 du Chianti proposé par la maison vous ravira le palais. Seul bémol, il est vraiment dommage que le restaurant soit si exigu. Mais on se console avec le ballet incessant que nous offrent les deux serveurs et le patron. Chaleureux et ouvert, celui-ci n’hésite pas à échanger avec ses clients. Côté cuisine, c’est copieux, simple, mais raffiné. Certes le restaurant n’est peut être pas accessible à tous les budgets, mais, pour une trentaine d’euros, vous remplirez votre estomac et votre âme d’un peu d’Italie.

Corentin Dionet et Colin Mourlevat

> 19, Rue de la Monnaie, à Tours. Midi et soir, fermé le mardi et le dimanche. Contact : 02 47 61 07 88.

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Sida : « Faites le test ! »

#EPJTMV La journée mondiale de lutte contre le sida a lieu jeudi 1er décembre. Rencontre avec Jean-François Dailloux, médecin tourangeau impliqué dans la lutte depuis 25 ans. Il a notamment fondé le forum santé et VIH.

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Comment peut-on se faire dépister à Tours ?
En Indre-et-Loire, 850 patients séropositifs sont suivis. En France, environ 6 580 nouvelles personnes sont dépistées comme séropositives, chaque année. L’un des moyens les plus rapides est l’auto-test de dépistage du sida. Il s’adresse aux personnes n’ayant pas franchi le seuil des centres de dépistage ou des laboratoires. Disponible en pharmacie depuis septembre 2015, il reste relativement cher, entre 25 et 28 euros. Toutes les semaines, 2000 de ces tests sont achetés. Mais il existe d’autres moyens pour se faire dépister gratuitement et anonymement. C’est le cas du CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST), à Tours. Les résultats sont disponibles une semaine après, au centre. Dans tous les cas, afin que le résultat soit fiable, il faut attendre trois mois après une exposition à risque. Les médecins généralistes délivrent également des ordonnances pour une prise de sang dans un laboratoire. L’association Aides (Association française de lutte contre le VIH) permet aussi à ceux qui le souhaitent de se faire dépister sans payer et anonymement.

Comment sensibiliser l’opinion publique autour du virus ?
La journée mondiale de lutte contre le sida y contribue. Tous les ans, elle est comme une piqûre de rappel ; c’est comme les vaccins. Aujourd’hui en France, 30 000 personnes seraient séropositives mais l’ignorent. C’est à elles que nous nous adressons. Il faut prendre en compte que la vie des gens change. Ils sont en couple, se séparent. Ils se protègent, ne se protègent plus. Mais une chose est sûre, ils ne peuvent pas ne pas se sentir concernés. Il faudrait trouver une autre manière de communiquer autour du sujet. En diffusant régulièrement des spots préventifs sur internet par exemple. Car je suis persuadé que la meilleure occasion de sensibiliser les gens, c’est de les inciter à se faire dépister.

En quoi le dépistage est primordial dans la lutte contre le sida ?
En 2013, la France est le pays d’Europe où il y avait le plus de tests de dépistage du VIH. Pourtant, le virus persiste d’année en année. Plus les gens iront se faire dépister, plus ils se feront traiter et moins le virus se répandra. Si tout le monde était traité, on assisterait rapidement à son extinction. Selon les experts, en région Centre, 800 à 1000 personnes vivraient avec le VIH sans le savoir. Cela représente un risque de continuer à transmettre la maladie.

Que diriez-vous aux personnes qui ne se sont jamais fait dépister ?
Sautez le pas et allez faire le test. C’est une forme d’engagement. Il faudrait le faire au moins une fois dans sa vie. Certains ne se sentent pas forcément concernés par le problème du VIH, ils disent qu’ils n’ont pas de relations à risque. D’autres ont surtout peur du résultat.

Propos recueillis par Lucie Martin

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Un midi au resto de l’association jeunesse et habitat

Insolite. Cette semaine, tmv a testé le restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, où se croisent hommes en costume du conseil départemental, jeunes du foyer, des majeurs protégés sous tutelle et retraités.

Ambiance cafétéria. Proche de la gare et du Vinci, le restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, rue Bernard-Palissy, accueille chaque midi près de 350 personnes et une centaine le soir. Des hommes en costumes du conseil départemental y croisent des jeunes du foyer, des majeurs protégés sous tutelle, des policiers, des étudiants et des retraités vivant dans le quartier.

« C’est un symbole d’ouverture sur la ville et de mixité sociale », explique le directeur général, Claude Garcera. Comme à la cantine, chacun prend son plateau et choisit parmi les entrées ou le buffet de crudités. Pour le dessert il y a aussi du choix, même à la fin du service. Entre le gâteau au chocolat et la tarte aux pommes, mon coeur balance. Et au menu ce midi ? Merlu, boudin noir ou sauté de veau, avec un accompagnement au choix : semoule, frites, gratin de blette… Un plateau complet à 8, 60 €, et il paraît qu’il y a du « rab » pour les affamés. Il faut compter aussi 4 € pour l’adhésion annuelle et rejoindre les 1 800 adhérents. Image4

La salle est spacieuse, colorée et lumineuse. « Je viens depuis 25 ans, me raconte une ancienne employée de la préfecture. C’est bon et il y a du choix. » J’acquiesce en goûtant mon poisson. Le restaurant promet aussi une cuisine maison, où les produits sont transformés sur place par cinq cuisiniers. « Nous travaillons avec une vingtaine de producteurs locaux pour le vin, les fruits et légumes, le fromage… On veut faire vivre le terroir et la gastronomie. »

Pauline Phouthonnesy

> Restaurant de l’association Jeunesse et Habitat, 16, rue Bernard-Palissy, Tours. Adhésion 4 €, menu 8 € environ, selon les plats.
> Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le samedi soir et le dimanche. Services de 11 h 45 à 13 h 45 et de 19 h à 20 h, sauf vendredi, de 19 h 30 à 20 h.
> Réservations au 02 47 60 51 51 pour les groupes et à l’adresse contact@asso-jeunesse-habitat.org

Un petit tour au Vintage Café

En passant rue Marceau, tmv a fait la découverte du Vintage Café. Vous voulez vous y arrêter ? Lisez notre chronique de la semaine.

vintage café

Ça vous est forcément arrivé : vous êtes en train de faire vos petites emplettes en ville (ouh là, là, les courses de Noël arrivent, déjà !) et là, la faim vous prend. Vous n’avez pas envie de vous ruiner ni d’y passer des heures, mais vous voulez bien vous poser au chaud, dans un endroit agréable en mangeant quelque chose de simple et de bon. Eh bien voilà l’adresse qu’il vous faut. Le Vintage, ce n’est pas un restaurant à proprement parler, non, c’est un bar où l’on peut déjeuner. Nuance…

Nadine prépare une idée du jour à partir de ces petites courses à elle aux Halles et, comme elle le dit en avec un sourire qui en dit long : « Quand je ne fais pas moi-même quelque chose, je veux que ce soit bon quand même. » Et c’est comme ça, par exemple, que le client se retrouve avec un petit yaourt fermier, directement venu de chez le producteur local ou une belle assiette gourmande avec tout plein de bonnes choses dedans.

Nous, quand on est venus, on a eu une belle part de lasagnes bien chaudes agrémentée d’une petite salade bien fraîche. Mais on aurait pu aussi opter pour un tartare, une salade ou un sandwich, un hot dog ou un croque monsieur, le tout bien garni également. Dans la clientèle, il y a visiblement pas mal d’habitués (Nadine fait la bise à un client sur deux !) et c’est assez normal car Olivier et Nadine ne sont pas des inconnus dans le quartier. Ils ont, en effet, tenu la barre du B52 pendant une quinzaine d’années et celle du Cinq Sens pendant 6 ans. Aujourd’hui, les oiseaux de nuit ont choisi de revoir le jour avec ce Vintage Café au décor chic et élégant, pause cosy au coeur de la rue Marceau. Cosy, ça veut dire aussi qu’il n’y a pas beaucoup de tables, alors on vient tôt ou on grignote au bar !

> Vintage Café, 24, rue Marceau. Ouvert du mardi au dimanche, de 9 h à 20 h. Tél. 02 47 64 07 80.
> Plat du jour à 10 €, dessert à 4,50 €.

Petite pause midi au Onze

Le Onze est un des établissements de la place de la Résistance. On y a fait un tour, pour une petite pause du midi.

le Onze

Pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge, cette adresse, idéale pour un déjeuner en ville, sera facile à retenir : le Onze, comme le 11 de place de la Résistance à Tours. Derrière les boutiques de la rue Nationale et son agitation, ce n’est pas sur les terrasses encore ensoleillées que je m’installe, mais à l’ombre d’un café-brasserie. Début novembre, c’est un peu juste pour manger en extérieur, j’opte pour l’ambiance bistrot et sa chaleur.

Derrière son comptoir, le patron, qui a repris l’affaire en janvier, nous propose son plat du jour à 6,90 €. « Blanquette de volaille avec son riz, et pour 10 € il y a le dessert au choix », annonce Fabien Tessier. « Demain, ce sera pavé de saumon, pommes de terre et sauce au beurre blanc. On sert tous les midis des produits frais et de saisons, des vins et de la charcuterie de la région. » Image7

Affamée, j’hésite entre les burgers à 10 €. Le service est rapide. Les clients, quelques commerçants du quartier, saluent le patron. Au rezde- chaussée, autour des petites tables rétro, c’est calme et on peut discuter. À l’étage, c’est plus animé, un groupe profite de la grande salle aux banquettes rouges. Ça arrive ! Servi sur une ardoise, le burger du Onze conforte mon choix. Des frites maison accompagnent les pains briochés, tranches de Sainte-Maure et 150 g de viande hachée. On se laissera quand même tenter par un dessert. Tarte aux fruits maison, fondant au chocolat… ce sera finalement une brioche perdue et son coulis de chocolat.
Pour une quinzaine d’euros, je suis largement rassasiée, sans me ruiner. Ça tombe bien, j’ai repéré un petit haut sympa en venant…

P.P.

> Le Onze, 11 place de la Résistance, Tours. Plat du jour à 6,90 € et 10 € avec un dessert. Burger à 10 €. Café ouvert de 8 h 30 à 19 h, restauration uniquement le midi.
> Réservation par téléphone au 09 81 67 77 07.

On a mangé un coup au Court-Circuit

Cette semaine, on a enfin testé le café locavore Le Court-Circuit à Tours !

le court circuit

Si t’es pas écolo, tu peux y aller, et même si t’es pas végétarien. Parce que, au départ, ça peut faire peur la promesse d’un restaurant locavore. Tu verras, c’est très agréable : l’ambiance de Court-Circuit est calme avec son mobilier en palettes recyclées, ses drôles d’abat-jour en pellicule et sa bibliothèque. La nourriture est exclusivement locale : « On fait le marché deux fois par semaine, explique Loïc, un des huit animateurs à se relayer. Ensuite, on fait jouer notre créativité. »

Mon convive du jour du test a choisi de la charcuterie, dont un bon pâté très réussi et pas du tout végétarien. « On se met aux plats d’hiver, continue Loïc. Il y aura des gratins aussi. » Ou une soupe de courge et aneth, savoureuse. Ouvert depuis ce printemps par Jeff, Le Court-Circuit fait son chemin, le bouche-à-oreille marche et l’objectif de faire de la place de la Victoire un lieu de rencontres est déjà rempli, comme le tableau des animations du mois. « Les gens proposent des activités et on se charge de la communication. » Aux beaux jours, il y a deux terrasses. En hiver, on se tient chaud et on discute avec les voisins.

Quant au service, il est super puisque c’est toi qui le fais. Tu as droit à une assiette (et une seule) pour 9 €. La boisson, le dessert et le café, c’est en plus. Au total, une quinzaine d’euros chacun si t’es gourmand. Et je te tutoie depuis le début, parce que Jeff, le patron, fait pareil…

Agnès Aurousseau

> Le Court-Circuit, 16 bis place de la Victoire, Tours. Assiette à 9 €, boissons locales de 2 € à 3,50 € (Gabare acceptée, on peut aussi en acheter !). Wi-fi gratuit.
> Ouvert de 12 h (le service débute à 12 h 30) à 22 h. Réservation au 07 83 02 53 81 ou sur facebook : courtcircuit.tours

On a testé La Plume Blanche

Un petit tour rue du Grand-Marché nous a donné envie de tester le fameux La Plume Blanche. Chronique.

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Le menu est écrit à l’encre bleue, avec de jolies bouclettes. La carte de fidélité aussi est un clin d’oeil : un repas offre un bon point et avec dix bons points, la maison offre un cadeau : un menu enfant, un apéro, un dessert… Sur le mur, un grand tableau noir affiche la météo, écrite à la craie. Bienvenue à La Plume blanche pour un petit voyage dans le temps qui nous ramène sur les bancs de l’école.
Dans l’assiette, pas de sauce à la colle Cléopâtre ni de salade de buvards mais le voyage temporel se poursuit avec la présence d’une beuchelle. Cette potée de ris et rognons de veau accompagnée de champignons et de crème fraîche est une institution de la cuisine tourangelle. Elle remonte à la nuit des temps (au moins au Moyen-Âge) mais s’est faite rare dans les restaurants. Quant au gratin du jour, composé de boudin noir, pommes de terre, bien riche en emmental, il est parfaitement adapté à la saison. Les desserts sont moins typiques : trio de crèmes brûlées ou tarte au citron meringuée maison.

La formule à 20,90 euros reste un peu salée pour les plats proposés. Le restaurant s’approvisionne auprès de fournisseurs locaux et côté vin, il y a bien sûr du régional (comptez 5,50 euros pour un verre de Chinon Vieilles Vignes). Le service est rapide, souriant et l’ambiance à la bonne franquette. Sur le tableau noir, la maison précise : « Soyez gentil, ici travaillent 5 apprentis. » Une façon de rappeler que les clients doivent parfois apprendre l’empathie et eux aussi, être aimables avec le personnel.

>La Plume blanche, 16 rue du Grand Marché à Tours. Ouvert de 12 h à 14 h et de 19 h à 23 h.
>Formule de 14,90 € à 24,90 €. Réservation au 02 47 20 70 15 (le restaurant envoie en plus un SMS de confirmation)

Saveurs rôties : les petits plats dans les grands

Tout nouveau et tout chaud, l’établissement Saveurs Rôties a posé sa rôtisserie/sandwicherie aux Halles. Et c’est une très bonne surprise !

En passant devant le numéro 22 de la place Gaston-Paillhou, difficile de ne pas avoir le ventre qui gargouille. L’odeur de poulet qui en émane est tout simplement irrésistible. Alors vous pensez bien qu’à tmv, l’envie était trop forte. Ni une, ni deux, nous voilà à Saveurs Rôties, une rôtisserie-sandwicherie ouverte début septembre. Et l’établissement a tout pour devenir le repaire des amoureux/ses de viande qui ont envie de manger sur le pouce ou de se poser plus longtemps en passant aux Halles.

Dans un cadre épuré et élégant, Saveurs Rôties propose effectivement de consommer toute sa carte de viandes sur place ou à emporter, en plat ou en sandwiches. L’enseigne, tenue par les jeunes et très sympathiques Guillaume et Arnaud, joue la carte du fait-maison, en rôtissant poulet, canard, cochon, agneau ou encore bœuf.
Avec leurs toques blanches et leur costume noir, les deux amis se relaient en cuisine, essayent d’être aux petits soins malgré le rush (ce midi-là, les clients ont défilé par dizaines !). Dans l’assiette — ou plutôt sur cette étonnante planche en bois — notre choix s’est porté sur le sandwich fermier : le poulet, à la chair tendre et moelleuse, fond dans la bouche et, ô joie, n’est pas sec (pour info, il est élevé en plein air). Pour combler ce casse-croûte et notre estomac, de grosses pommes de terre et une poêlée de délicieux champignons frais se mêlent à la sauce maison crème-moutarde à l’ancienne. Le pain, lui, est au niveau, croustillant comme il faut.

Un concept séduisant, en plus d’une nourriture de qualité. Une adresse agréable !

> 22 place Gaston-Paillhou. Ouvert du mardi au samedi, 11 h – 14 h 30 et 17 h 30 – 21 h. Dimanche, 10 h 30 – 14 h. Contact : 02 47 32 88 04 ou facebook.com/saveursroties
> Sandwiches de 5 à 7 €, viandes rôties en plat de 5 à 18 €… Sur place ou à emporter.

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Assiette et art : voyage autour du monde

Un vrai voyage autour du monde… mais dans l’assiette. Voilà ce que propose l’établissement Assiette et art, merveilleuse découverte en plein centre de Tours.

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Il suffit parfois de marcher quelques mètres pour voyager. Déambuler rue du Grand-Marché pour tomber sur le restaurant « surprise ». Quitter Tours tout en y restant, le temps d’une pause du midi et offrir à ses papilles une escapade gourmande à travers la cuisine du monde. Voilà ce que propose Assiette et art. Découvrir d’autres cultures gastronomiques. Une invitation à travers des plats colorés, relevés, mélangeant les saveurs exotiques et les épices.

Ce jour-là, bien pluvieux comme il faut, on a eu du soleil dans l’assiette. Au menu, petits farcis au confit d’agneau saveurs d’Orient, le tout avec riz madras et sauce yaourt. Un sans-fautes au final puisque, outre sa présentation réfléchie, Assiette et art sait proposer une cuisine élaborée, généreuse et parfumée. Bref, excellente. Et qui, pour ne rien gâcher, change très souvent.
C’est le pari de l’établissement : fonctionner par thème, avec tous les 15 jours, un pays à l’honneur (Congo, Mexique, Espagne, Thaïlande…)

Mais loin de n’être qu’un simple voyage gustatif, Assiette et art est aussi une escapade lyrique et artistique. Il faut dire que Nouri Almohamad, chef des lieux d’une gentillesse et d’une douceur extraordinaires, est un grand musicien. Syrien d’origine, Tourangeau d’adoption, joueur émérite de qanûn, Nouri organise des apéritifs en musique les vendredis et samedis. De quoi profiter encore plus du cadre raffiné et de l’atmosphère de ce restaurant qui propose par ailleurs des expositions dépaysantes. Un voyage, qu’on vous disait…

> 60 rue du Grand Marché. Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le lundi.
Contact : 07 78 21 41 94 et facebook.com/assietteetart

> Tarifs : 14 € le plat du jour. À la carte : entrée + plat ou plat + dessert à 23 €. Menu complet à 29 €. Menu à thème : 32 €.

Le Bistrio : la bonne adresse avenue Grammont

La bonne surprise de la semaine nous vient de l’avenue Grammont (eh oui). Où l’on a pu tester Le Bistrio, un sympathique établissement…

Tout frais et tout chaud : on n’a pas trouvé mieux pour résumer le Bistrio installé avenue de Grammont. Tout chaud, parce qu’il a ouvert ses portes il y a seulement une semaine, tout frais, comme la carte qui change tous les matins. Sur l’ardoise, 3 entrées, 3 plats et 3 desserts. Aux fourneaux, Pierre-Yves compose ses plats selon le marché du jour. « Tout est fait maison, de la chantilly aux poivrons marinés », précise Ingrid qui assure un accueil aux petits oignons.
Ouvrir un restaurant, c’était une aventure qu’elle mûrissait depuis des années avec deux amis. Cet été, les trois associés se sont lancés et se sont installés à la place du 38 bis, bien connu des Tourangeaux. De son ancien métier, l’assistance, Ingrid a gardé une énergie contagieuse.

Le chef, lui aussi reconverti, a fait ses classes au Coin de table et si les produits semblent simples (agneau, filet de lieu), il sait leur apporter de la fantaisie : le filet de lieu, cuit juste comme il faut, est accompagné d’artichauts et de boulgour. L’effiloché d’agneau est servi avec un gratin dauphinois. Mention particulière aux desserts : le tiramisu aux pêches et au coulis de fruits rouges déchirait tout. Pas trop sucré, bien crémeux, il méritait à lui seul le déplacement. Quand aux bouchées au chocolat et à la fleur d’oranger servies avec une chantilly à la menthe fraîche, il fallait oser et c’est aussi réussi que surprenant.
L’autre bonne idée du Bistrio, c’est d’offrir les mêmes prix le soir que le midi : une proposition rare sur l’agglo et qui permet de s’offrir un bon dîner entre amis sans croquer son PEL.

> 38 bis avenue de Grammont. Du lundi au samedi, de 11 h 45 à 14 h 30 et le vendredi et samedi soir à partir de 19 h 15. Réservation : 02 47 05 34 00.
> Plat : 12 €. Menu entrée/plat ou plat/dessert : 16 €. Menu 3 plats à 20 €.
> Leur page Facebook par ICI

Juju sans glut’ : paradis du sans gluten

L’établissement se trouve place de la Résistance (ça ne s’invente pas !) : Juju sans glut’, comme son nom l’indique, oeuvre dans le sans gluten. Une chouette surprise !

Julia est aux petits oignons pour les allergiques au gluten.
Julia est aux petits oignons pour les allergiques au gluten. (Photo tmv)

C’est le seul établissement du genre à Tours. Place de la résistance, en plus. Chez Juju sans glut’, tout est sans gluten. Oubliez l’effet de mode de certain(e)s ; ici, c’est un véritable mode de vie, une façon différente de penser la restauration rapide. Il faut dire que la gérante, Julia Meurdesoif, est elle-même allergique au gluten. Sa petite fille, idem. Alors forcément, ce régime spécial (les conséquences des intolérances sont graves !), elle le connaît sur le bout de la fourchette.

À la rédac’ de tmv, rien de tout ça. Mais il fallait tout de même tester ce joli petit restaurant, ouvert depuis avril 2016. Une agréable salon de thé proposant plats chauds le midi, pâtisseries, cakes salés et sucrés, etc. Passé un accueil fort sympathique, on s’installe en terrasse avec ses tables aux nappes colorées. On commence avec une soupe froide aux carottes blanches et coco. Cette entrée vegan, savoureuse, est fraîche, légère et accompagnée d’un petit pain fait-maison délicieux, moulé en forme de muffin. En plat, le choix se porte sur le croque-monsieur au fromage Brillat savarin crémeux comme il faut. Et là, dézinguons les préjugés : niveau saveurs, il n’y a pas de différence avec les plats gluten !

Juju sans glut’ est donc une table des plus surprenantes à Tours. D’autant que si le sans-gluten est le credo de la maison, la carte propose aussi des plats sans lactose et végétariens. Pour les plus curieux/ses, l’établissement possède aussi une minuscule épicerie gluten free. Les allergiques au gluten trouveront donc leur bonheur. Les autres peuvent déjà oublier leurs a priori… et se régaler.

> 22 place de la Résistance. Tous les jours sauf mercredi et dimanche, de 11 h 45 à 18 h 45. Brunch un dimanche par mois. Contact : 02 47 64 66 64 ou Juju Sans Glut’ sur Facebook. Sur place ou à emporter.
> Menu entrée/plat ou plat/dessert : 10,90 €. Menu 3 plats à 13,90 €.

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Voyage sensoriel dans les vignes

Les 3 et 4 septembre se tiendra la 13e édition de Vignes, vins et randos en Val de Loire. En avant-première, à Rivarennes, Tmv a rencontré l’un des vignerons participant à l’opération.

"La conversion à l'agriculture biologique m'a permis de redécouvrir mes vignes"
« La conversion à l’agriculture biologique m’a permis de redécouvrir mes vignes »

Une route étroite serpente entre deux parcelles de vigne. Le temps est au beau fixe, et pourtant il n’y a personne à la ronde. « C’est le calme avant la tempête, nous éclaire Nicolas Paget, vigneron à Rivarennes sur un domaine de 15 hectares en appellations Azay-le-Rideau, Touraine et Chinon. Passés les travaux d’entretien de la vigne qui se déroulent de mai à juillet, nous observons la véraison, ce moment où le grain change de couleur, aux alentours du 15 août. »
Selon les cépages, le grain vert tourne au rouge ou au jaune. La tempête, elle, est annoncée pour début octobre : cette année, les vendanges seront tardives. En septembre, le vigneron préparera son arrivée : « C’est le moment où nous sortons le matériel, nous nettoyons les fûts et la cave. » L’objectif : être fin prêt pour accueillir la récolte.

Au moment de la véraison, les grains changent de couleur.
Au moment de la véraison, les grains changent de couleur.

À l’intérieur d’un vaste hangar se dressent de hautes cuves en inox dotées d’un système sophistiqué de régulation des températures de fermentation. Dans cet ancien bâtiment d’élevage réhabilité en chai moderne sera réceptionnée la récolte, cueillie à la main par une quinzaine de vendangeurs. Le domaine, dans les mains de la famille depuis cinq générations, est passé progressivement de la polyculture- élevage à la viticulture. Nicolas Paget, lui, exerce le métier de vigneron depuis 15 ans. Il y quelques années, le quadragénaire a choisi d’orienter le domaine en agriculture biologique : « C’est ma contribution personnelle afin d’assurer la pérennité du domaine familial », affirme-t- il. Ce mode de production met en oeuvre des pratiques culturales et d’élevage dans le respect des équilibres naturels. Par exemple, il exclut l’usage des OGM et des produits chimiques de synthèse, comme les herbicides. Pourtant, en viticulture, se passer des herbicides n’est pas une mince affaire : « On passe beaucoup de temps à travailler les sols. Ça a été compliqué, mais aujourd’hui mon vignoble vit, sans être étouffé par d’autres plantes. Il est magnifique », avance le vigneron, non sans une pointe de fierté.
Un cheminement qui donne, aussi, un nouveau sens à sa vie : « Je me suis voué corps et âme à cette reconversion, qui a remis un grain de folie dans mon activité. Au début, c’était dur : je me posais plein de questions, je ne savais pas trop où j’allais. Mais j’en suis ressorti grandi. C’est une véritable renaissance. »

Passion bio

Nicolas Paget l’affirme : il a redécouvert ses terres et sa vigne. Aujourd’hui, il prend le temps de l’observer, de comprendre comment elle fonctionne. Autre élément de satisfaction, la diversité des espèces qui vivent sur l’exploitation : « En bio, on nuit moins à la nature. Un naturaliste réalise des relevés sur mes parcelles. Il y a découvert des libellules très rares. » Le revers de la médaille ? Ses rendements ont un peu baissé et ses coûts de production sont devenus plus importants. En cause, la main d’oeuvre nécessaire à l’entretien des vignes : « Sur un domaine comme le mien, en agriculture conventionnelle, un seul salarié pourrait suffire. Alors qu’en bio, j’en emploie quatre : deux à temps complet et deux à mi-temps. » Tout l’enjeu, alors, consiste à réussir à maîtriser ce nouveau système, af in de proposer des vins à un prix qui reste abordable.

Dans la cave historique du domaine, le vin se bonifie en fût de chêne.
Dans la cave historique du domaine, le vin se bonifie en fût de chêne.

En contrebas du chai moderne, le vigneron nous amène dans la Creuse rue, une voie pittoresque qui s’engouffre dans le tuffeau. Elle descend jusqu’au village d’Armentières situé au niveau de l’Indre. De part et d’autre de la rue, pas moins de 80 caves dépendent des habitations du village. Nous pénétrons dans l’une d’elles par une double porte en chêne qui s’ouvre sur une grange construite contre la paroi de tuffeau. C’est la cave historique du domaine. Au fond, deux galeries sont creusées dans la roche. Des dizaines de fûts de chêne s’y alignent. Loin de toute agitation, cet endroit frais respire la tranquillité : « Ici, on laisse au vin le temps de se bonifier en fût, avant la mise en bouteille », précise Nicolas Paget. Le vin décante longtemps, ce qui permet au vigneron de supprimer l’étape de filtration. L’intérêt ? « Ça évite de déstructurer le vin. En filtrant, on casse l’âme du vin », estime le spécialiste.
Résultat, une belle gamme de vins – rosés, blancs et rouges – sur trois appellations. Mélodie, opus, maestro, jajavanaise… Chaque cuvée porte un nom qui évoque la musique. Et pour cause, Nicolas Paget a longtemps hésité entre deux vocations : le vin ou la musique. Il en reste une invitation à boire son vin en chantant.

Reportage et photos : Nathalie Picard

DRÔLE DE RANDO DANS LES VIGNES

Vignes, vins, randos, c’est déjà de belles balades dans les vignes du Val de Loire. Mais l’événement offre aussi son lot d’animations originales. Comme la découverte des vignes de Nicolas Paget en gyropode tout-terrain, une curieuse machine dotée d’un manche et constituée de deux larges roues reliées par une plate-forme. Cette activité, une journaliste de Tmv l’a testée pour vous. Au péril de sa vie… ou presque ! Jugez plutôt… Coiffée d’un casque et cramponnée au manche, je monte sur la plateforme et tente de trouver l’équilibre en suivant les conseils avisés de Sébastien Trova, organisateur de la randonnée et gérant de la société Gyroway. « Attention, prévient-il. Une chute est vite arrivée si l’on pêche par excès de confiance. » Avancer, freiner, tourner… Sur le parking, je m’exerce à maîtriser l’engin.

Puis, c’est le moment de passer aux choses sérieuses : une balade d’1 h 30 à travers vignes, champs et forêts des coteaux de l’Indre. Au début, tout va bien : on démarre par une route bitumée. En même temps, la balade en pleine nature est le grand intérêt de cette machine tout terrain. Nous voilà donc lancés sur un chemin caillouteux dans la forêt de Chinon.
Lorsqu’une roue de mon gyropode tombe dans un trou, je corrige trop brusquement la direction et me retrouve complètement déséquilibrée. Un pied à droite, un pied à gauche… Je réussis finalement à descendre de l’engin sans chuter. Après cette petite frayeur, nous repartons. Plus loin, nous apercevons un chevreuil à l’orée du bois. Je finis la promenade sans encombre. Et vous livre un conseil avisé : ne forcez pas trop sur la bouteille pendant la randonnée !

Vignes, vins, randos – 3 et 4 septembre 2016 14 randonnées dégustations le long de la vallée de la Loire, de Nantes à Blois, dont 5 en Touraine (Vouvray, Touraine-Mesland, Chinon, Touraine Azay-le-Rideau) Nouveauté 2016 : initiation au yoga du rire sur chaque parcours.
>Inscription en ligne sur vvr-valdeloire.fr

Terre Exotique : des épices à 360 degrés

L’épicerie Terre Exotique, basée à Rochecorbon, permet d’embarquer dans le monde des épices grâce à un casque de réalité virtuelle.

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TERRE EXOTIQUE, C’EST QUOI ?

Une épicerie fine installée à Rochecorbon, spécialisée dans l’épicerie, qui vend 350 produits différents (sel, poivres, condiments…), compte une trentaine de salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 7 millions d’euros. Elle a été créée il y a une quinzaine d’années par Erwann de Kerros, un Breton tombé amoureux de l’Afrique. Avec sa compagne, ils avaient décidé de partir un an, « quelque part » à l’étranger. Finalement, ce sera le Cameroun et ils y resteront quatre ans. Là-bas, Erwann rencontre un avocat qui lui propose de gérer une plantation d’une centaine d’hectares de poivriers dans la vallée de Penja. Il accepte et revient en France quelques années plus tard, prêt à monter sa propre entreprise de distribution.

FILIÈRE COURTE

Grâce à ses voyages et à sa connaissance du terrain, Erwann de Kerros a privilégié les échanges directs, du petit producteur local à sa marque de distribution. Terre exotique a en effet très peu d’intermédiaires. Chaque année, Erwann part à la découverte de nouvelles régions pour ramener de nouveaux produits, tisser de nouveaux partenariats et évidemment suivre les avancées de ses partenaires actuels.

Image9POUR QUI ?

Les épices de qualité seraient- elles réservées à une clientèle chic ? Ce n’est pas le message que cherche à faire passer Terre exotique. « Nous nous adressons avant tout aux passionnés de cuisine et cette clientèle est large », assure Adeline, une collaboratrice de 34 ans. Effectivement dans la boutique on croise à la fois des personnes aisées, en moyenne plus de 40 ans, et des plus jeunes, au look décontracté et qui ont simplement fait le choix de consommer autrement. En plus des particuliers, Terre exotique fournit aussi des restaurants ou des épiceries fines.

LA VIDÉO POUR MIEUX PARTAGER

La grande nouveauté de la marque, c’est son casque de réalité virtuelle à disposition à Rochecorbon. Pour ceux qui auraient loupé cette innovation, il s’agit de lunettes ressemblant à un masque de ski qui permettent de voir à 360° et qui font bouger les images selon les mouvements de l’utilisateur. Elle est très utilisée pour les jeux vidéos. Le rapport avec les épices ? Les remettre dans leur contexte. Terre exotique utilise ce procédé pour ramener des images de ses voyages et de ses producteurs, et ainsi « montrer » à ses clients ce qu’ils font et d’où viennent les produits. Grâce à la vidéo et le 360°, les lunettes nous donnent l’impression d’être réellement ailleurs, en pleine plantation au Cameroun ou dans un local de lavage pour nettoyer des baies ou du poivre.

LA RÉACTION DES CLIENTS

À part les quelques clients réticents à porter le casque pour motif de « décoiffage » ou « maquillage finition panda », les réactions sont positives. « Beaucoup voient le casque posé au milieu des épices et nous demandent ce que c’est. S’ils ont un peu de temps nous leur proposons de regarder des vidéos », explique Michèle, une des collaboratrices de Rochecorbon. Chacun peut ainsi voyager en Afrique quelques minutes, et c’est gratuit !

>> A retrouver sur FACEBOOK JUSTE ICI ! <<

Tacos Tio : fast food made in Mexico

Les beaux jours arrivent et… bon, d’accord, on a voulu se réchauffer en mangeant mexicain. Tacos Tio s’est installé place du Grand Marché à Tours. Voilà la chronique.

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Pas toujours évident de trouver de la (bonne) cuisine mexicaine en France. Comme me le disait récemment un ami américain « ce n’est pas de la nourriture mexicaine ce que vous avez ici ». Habitant de l’Arizona, c’est-à-dire un État frontalier au Mexique, il doit avoir raison. En fait, il a tellement raison qu’il n’est pas le seul à avoir noté cette carence gastronomique sur notre territoire. Du coup, certains s’emparent de l’idée et si vous passez place du Grand marché, vous verrez sans doute Tacos Tio, un fast food qui s’est lancé le défi de proposer les traditionnelles fajitas, buritos, quesadillas et tacos.

À sa tête, Sammy Salhi, jeune entrepreneur de 25 ans qui espère bien franchiser son concept dans les années à venir. Ses origines ? Italiennes. Oui c’est un comble mais comme il le dit si bien : « les pâtes, les pizzas et les risottos sont déjà omniprésents ». Pour élaborer ses plats, il a fait appel à des chefs parisiens, avec qui il a revu les recettes classiques pour les adapter aux envies de ses clients. « Pour l’instant aucun de nos plats n’est très épicé, parce qu’en France, on y est moins habitué », constate-t-il. Depuis cinq mois, sa maman (qui l’aide dans le restaurant) et lui observent ce qui fonctionne ou pas. « Nous avions mis des nachos comme accompagnement mais les clients nous demandaient des frites. Donc nous avons gardé les frites », explique-t-il.

Question importante : est-on une énième fois dans un de ces fast food un peu lourd où l’on ressort plus ballonné que satisfait ? Eh bien non. Les tacos par exemple, dans leur formule duo, sont fins et leur taille permet d’y prendre plaisir sans être écoeuré. La viande est fraîche, les sauces réfléchies. Tout n’est évidemment pas maison mais une partie des produits est achetée aux Halles. La famille ne lésine pas sur les quantités et les prix sont plus que corrects.

J. M.

> 23 place du Grand-Marché. Ouvert du lundi au vendredi de 11 h 30 à 15 h, du lundi au mercredi de 18 h à 22 h 30 et le jeudi et vendredi jusqu’à minuit, le samedi de 11 h 30 à minuit en continu et le dimanche de 19 h à 23 h.

>Prix : menus avec plat + boisson + frites entre 6,50 € et 7,80 €.

Pitaya : place à la street food thaï

Tout nouveau, tout chaud (et tout beau) : le Pitaya a ouvert à Tours, un plaisir pour les fanas de street food thaï.

Pitaya

Visiblement, Pitaya était attendu des Tourangeaux ! Le jour de l’ouverture, c’était file d’attente à tout va et terrasse remplie à ras bord. À tmv aussi, on voulait tester la bête. Pitaya par-ci, Pitaya par-là : il faut dire que l’enseigne, lauréate des « Révélations franchise 2016 », fait causer, rend dingue les investisseurs et se multiplie à vitesse grand V (cette jeune franchise bordelaise a fait une quinzaine de bébés à Tours, Paris, La Rochelle…).

Installé stratégiquement rue du Commerce, le restaurant a un style, une identité, une « belle gueule » : l’intérieur est sobre, dans un mélange de tables en bois et de tons noir, gris et or. De jolies lampes suspendues complètent la déco. Ici, c’est bienvenue en Thaïlande. Quoi de plus normal, puisque c’est le credo de Pitaya : de la street food thaï, préparée sous les yeux des clients, au wok, avec des produits frais. Dans l’assiette – enfin, plutôt dans le pot en bambou, pardon – c’est une agréable surprise. Déjà parce que, fidèle au style thaïlandais, Pitaya mélange les notes sucrées, salées, les couleurs et… les épices (on vous prévient de suite : quand ça pique, ça pique VRAIMENT !).
Ensuite, car les portions ont de quoi caler votre petit bidou. On a jeté notre dévolu sur le beef thaï, où les légumes sautés au wok croquent sous la dent, avec un émincé de boeuf préparé tout comme il faut. Le Nua Kao, lui, nous a permis de tester les crevettes et les oignons frits accompagnés d’un riz thaï un poil collé mais très bien assaisonné. Bref, un voyage gustatif sympathique et exotique. On va même se risquer à tenter le thaï et vous dire : Koh hai cha-roen ar-harn !
A. G.

> 102 rue du Commerce. Du lundi au jeudi (12 h – 15 h ; 19 h – 23 h) ; les vendredis et samedis 12 h – 23 h et le dimanche de 17 h – 23 h.
> Sur place ou à emporter. Contact : 02 47 64 49 66 ou facebook.com/PitayaResto.Tours

> Formule plat/boisson entre 10 et 15 €.

Zafferano : le royaume des pâtes

Les amateurs de bonnes pâtes devraient apprécier : on a testé le Zafferano, à Tours.

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Il y a des choses simples, dans la vie. Comme celle-ci, par exemple : quand on veut manger des bonnes pâtes, il faut aller chez Zafferano, rue de la vieille tour. Comme on aime bien vérifier par nous-mêmes les croyances bien acquises pour tout le monde, nous sommes allés aiguiser notre appétit, chez Edoardo. (Et puis aussi, on avait bien envie d’un bon plat de pâtes, tiens…)

Ce qui est bien, dans cette institution du vieux Tours, c’est que le voyage commence dès la porte d’entrée. Edoardo nous reçoit avec une banane toujours aussi moustachue, un air d’opéra et une tartine au saucisson de chez lui. Nous n’avons pas réservé mais nous avons de la chance : il est tôt, les Tourangeaux sont tous en week-end et il reste encore quelques places. Nous nous installons donc sur une petite table juste en face des cuisines : le chef nous a en ligne de mire et nous balance un petit coup de Pavarotti de temps en temps. Mais nous aussi, malins, nous sommes aux premières loges pour observer la vie de la petite équipe.
Évidemment, comme souvent avec les adresses qui ont une paire d’années au compteur, le ballet est rôdé. Les commandes sont traitées dans l’ordre et la méthode, Edoardo met la touche finale et le service est rapide. Et c’est bon. Évidemment, c’est bon : les pâtes sont fraîches, les produits aussi, les saveurs sont archi-maîtrisées. C’est l’expérience (et le sang) qui parle. En plus, la carte des vins est une invitation au voyage puisqu’elle ne propose que des nectars italiens qui restent, pour beaucoup, largement à découvrir. S’il faut mettre un bémol à cette partition bien écrite, c’est au niveau de l’addition. Les pâtes valent vraiment le coup, mais elles s’affichent tout de même à 17 € l’assiette, ce qui nous a paru un peu cher. Mais ne boudons pas notre plaisir, quand on aime, mama mia… On ne compte pas !

> Zafferano, 7 rue de la Grosse Tour.
> Résa conseillée au 02 47 38 90 77.

Les fils à maman : retour en enfance

Aaaah, le petit kif du Babybel, des Kinder, des coquillettes et de la cuisine maison… Les Fils à maman a ouvert sur Tours. On l’a testé !

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La peinture du nouvel établissement est encore fraîche. Entre les gigantesques luminaires accrochés au plafond, la fresque de comics et les chaises d’école old school, le décor est chaleureux et accueillant. La musique donne la pêche et vous aurez du mal à ne pas fredonner en croquant dans votre burger (évitez la chemise blanche du coup). Sans complètement vous spoiler, on vous prévient aussi que vous allez kiffer votre set de table. Le concept du resto ? Retomber en enfance, avec une carte de bistrot classique (cheesburger, salade césar, pièce du boucher avec frites maison) à laquelle ont été ajoutés des plats plus originaux comme des croquettes de Babybel, un tiramisu au Kinder ou un Sablé de Petits Lu au Nutella (avec Chantilly bim bam boum).

Le concept est en vogue en ce moment, comme le prouvent les 16 autres établissements déjà ouverts par la chaîne. Disons le franchement : les produits sont frais et plutôt de qualité (du bon pain ça compte aussi !) et les entrées sont réussies (excepté la salade en décoration, pas assaisonnée). On recommande les nems au chèvre de Sainte-Maure, le tartare de saumon et les croquettes de Babybel.

Par contre le service est encore en train de s’ajuster : attente, plats pas toujours chauds et pas servis en même temps… c’est le début, restons compréhensifs. En revanche, attention aux prix. 10 € pour un plat du midi qui passe entre 15 € et 18 € le soir. Entrées et desserts sont à 3 € le midi (certains avec supplément + 1 € ou 2 €) mais minimum entre 6 € et 8,50 € le soir. En résumé, comptez au moins 16 € le midi (hors boissons) et 28 € le soir. Assez cher pour du bistrot.

> 24 rue du Grand marché à Tours. Ouvert du jeudi au samedi midi et soir, dimanche midi, mardi et mercredi soir. Fermé le lundi. Contact : 02 47 20 50 25
> Leur page Facebook par ICI

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Le 38 Bis : tradition à l’ancienne

Un petit tour sur l’avenue Grammont permet de découvrir le 38 bis. Vous y passez souvent sans vous y arrêter ? Pas de soucis, tmv l’a testé pour vous.

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Le panneau bleu et jaune au-dessus de la vitrine attire l’oeil mais l’adresse est si discrète que beaucoup de tourangeaux ne la connaissent pas. Dans ce petit restaurant, on prend votre manteau dès votre arrivée, les tables ont des nappes en tissu et le chef vient serrer la main à chaque client en fin de service. Le 38 Bis est l’un des derniers « tradi » de Tours. Une équipe minuscule, qui concocte depuis 10 ans une cuisine de saison. Madame Galloyer officie en salle, pendant que son mari règne en cuisine. Chacun, épaulé d’un apprenti, veille calmement sur son domaine.

La carte est d’une simplicité désarmante, offrant deux formules : deux ou trois plats, incluant un verre de vin ou un café. Asperges tièdes, sandre au beurre, filet de cannette… Les assiettes respirent la cuisine de saison. En apportant son foie gras au chutney d’ananas à ma voisine de table, Madame s’excuse du retard du filet de canette « qui cuit ». En réalité, il mijote, il rissole, enfin, il se pomponne, avant d’arriver cuit à la perfection, égaillé d’une sauce au miel, d’une endive douce à souhait et de petites pommes de terre. « Mon mari avait 6 ans quand il a décidé de devenir cuisinier », me confie Madame Galloyer. Il se formera à l’Ecole Médéric, le grand lycée hôtelier de Paris qui exporta des chefs dans tous les palaces du globe.
Et depuis 1969, Monsieur Galloyer oeuvre aux fourneaux. Au 38 Bis, il met un point d’honneur à tout réaliser lui-même, de l’épluchage des légumes à la tarte aux fraises. La petite salle est remplie d’habitués. Ils ne viennent pas pour la décoration, spartiate, mais pour déguster des plats simples exécuté à la perfection. On les comprend. Le café terminé, on quitte le 38 Bis avec une pointe de nostalgie, et l’impression de sortir d’une bulle créée par cette cuisine hors des modes.

>Le 38 Bis, 38 bis avenue de Grammont, à Tours. Ouvert du mardi au samedi, de 12 h à 14 h. Réservation (recommandée !) au 02 47 05 34 00.
> Formule 2 plats : 20,80 €, formule 3 plats : 24,80 €.

Mister Wrap’s : surf et tex mex

On a testé le nouveau venu Mister Wrap’s. Ici, c’est ambiance surf et tex mex. Et en plus, c’est super bon !

Chez Mister Wrap’s, on sait porter le Panama au moins.

Les amateurs de tex mex et de surf sont ravis ! Depuis deux mois, le sympathique Mister Wrap’s fait des heureux rue des Trois-Ecritoires. Calé bien au chaud dans la rue, ce resto façon cuisine rapide s’est lancé dans l’aventure des burritos, nachos ou autres tacos et trucs-qui-finissent- en-os.

Ici, on est à la cool (ou à la coolos, pour reprendre la terminologie). Ce jour-là, les enceintes jouent du Manu Chao. Les murs offrent une ambiance sea (sans sex) and sun, avec palmiers et ciel bleu, une déco surf vintage qu’on adore. Il y a d’ailleurs une planche de surf qui sert de table. Une autre est accrochée fièrement au plafond. Ce sont les bébés d’Olivier Hébert, le big boss des lieux. Revenu du Kenya parce que la situation géopolitique empirait, ce Tourangeau a ouvert Mister Wrap’s. Le concept ? Vous choisissez votre plat (tacos, salade, nachos, burrito, quesadillas), puis votre viande (bœuf, poulet, tofu, etc.) et piochez dans la garniture. « Autant que vous voulez ! Tant qu’on peut fermer le burrito après ! », sourit Olivier Hébert. « Certains disent que c’est un peu comme au Subway, mais je ne suis pas trop d’accord. » Mister Wrap’s joue sur d’autres qualités : viande française, du fait maison et « des produits frais du marché ».

Notre choix s’est porté vers une quesadillas, blindée de fromage, accompagnée de boeuf, concombres, sauce piquante, maïs, haricots rouges, riz et… du cactus ! Dans l’assiette, c’est du tout bon et un sans-fautes. D’autant que les plats vous calent amplement (les portions sont bien consistantes), sans être trop lourds sur le bidon (en résumé, personne n’a dû nous ramener dans une brouette). Mister Wrap’s a tout pour séduire et devenir une adresse au top dans le Vieux Tours.

> 4 rue des Trois-Écritoires. Du mardi au samedi, de 11 h 30 à 15 h et de 18 h à 23 h. facebook.com/misterwraps37 ou 02 47 56 53 66. Sur place ou à emporter.

> 7,50 € pour un plat. Formules entre 8,50 € et 10,50 €.

Parc Futuroscope : le test !

On a fait un tour au Futuroscope, pour tester quelques-unes des nouveautés 2016, mais aussi se refaire les classiques. Entre fun, sensations fortes, spectacles et divertissements intelligents.

Image1Lapins Crétins

Vous le savez, à tmv, on est parfois un peu crétin. Inutile de dire qu’on se réjouissait de faire un tour aux côtés de nos potes, les Lapins crétins. Si le trip ne dure pas très longtemps, le voyage vous fait en revanche parcourir l’Histoire. Préhistoire, Grèce Antique, Far West ou encore les premiers pas sur la Lune… mais sauce Lapins crétins, bien sûr.
C’est stupidement délicieux, très potache (big up les prouts) et joliment réalisé : l’attraction (connue sous le nom La Machine à voyager le temps) est en 5D. Décors mouvants, écran 3D, sièges qui bougent ou encore souffle dans le visage. Les enfants adoreront. Les adultes aussi. Plaisir coupable.

La Vienne Dynamique

Depuis 1994, l’attraction fait office de passage incontournable. Parce que La Vienne Dynamique, c’est un peu le trip local, une façon différente de découvrir les environs de Poitiers. Et surtout continuer à se marrer bêtement devant un arbre qui parle et vous éternue dessus (littéralement), un type qui essaye de sauver son mariage et vous emmène dans une course effrénée. Ça bouge, ça tremble, ça secoue.

 Chocs cosmiques

L’un de nos coups de cœur ! Chocs cosmiques vous installe dans des sièges inclinés, un dôme au-dessus de vos têtes qui vous emmène aux confins de l’univers. Lorànt Deutsch (qui, habituellement, nous agace un tantinet) fait ici la voix-off et nous sidère dans ce voyage intersidéral. C’est admirablement bien expliqué, la narration est parfaite, oscillant entre infos riches et passionnantes, et touches d’humour. Les animations 3D et l’immense écran HD s’occupe du reste. Décrochage de mâchoire. Wow.

Dynamic !

Hop, de nouveau, on se fait une petite séance de « ça remue l’estomac ». Dynamic !, c’est un simulateur qui vous envoie valser dans une course-poursuite avec un drone et des cascades qui, soyons clairs, vous secouent dans tous les sens.

Les Yeux Grands Fermés

Attention, moment marquant ! C’est simple, ici, vous ne verrez rien. Accompagné d’un guide non-voyant, vous marchez dans le noir le plus complet. Par petits groupes, vous vous tenez par les épaules obligatoirement, afin de ne pas vous perdre (qui a dit qu’il fallait y emmener sa belle-mère ?) et naviguez entre le froid polaire des montagnes, les rues bruyantes de New York et les marécages du Bayou. Odeurs et sensations sont décuplées, c’est relativement oppressant, mais subjuguant.
Vingt minutes qui non seulement font réfléchir à la condition des personnes aveugles, mais peuvent aussi les aider : une participation de 5 € est effectivement demandée, pour aider dans l’achat de matériel spécialisé aux personnes non-voyantes.

L’Âge de glace (Nouveauté 2016)

Image4Ah, la fameuse expérience 4D de L’Âge de glace ! Aventure totalement givrée (vous portez même une peau de bête), cette nouveauté 2016 aligne les bons points : jets de boules sur le public (on vous laisse la surprise), fausse neige qui tombe du plafond, 3D gracieuse et profonde sur un écran de 280 m² et sol légèrement tremblant (vous êtes debout)…
C’est amusant et entre le dinosaure qui vous cherche des noises et Sid qui fait l’abruti, les 10 minutes du show passent à une allure folle.

Explorarium (Nouveauté 2016)

On le sait, le Futuroscope a le chic pour divertir, tout en apprenant. C’est aussi le cas avec ce magnifique docu en 3D, dans lequel vous plongez avec Jean-Michel Cousteau dans les fonds marins. Tout y est : explications, bande-son-qui-va-bien, et gros plans qui confinent au sublime. L’attraction est née de la technologie Imax® et la salle abrite un écran hémisphérique de… 900 m² équipé d’un projecteur ultra-puissant !
Peut-être un peu trop, d’ailleurs, car suivant la place où vous vous placez, les images (splendides au demeurant) est parfois difficile à appréhender pour nos petits yeux sur 20 minutes.

Studio 16

La programmation du Studio 16 change et alterne. Ce jour-là, on a eu la chance de tomber sur D-Day, histoire de revivre en 3D le Débarquement en Normandie. Racontées par François Cluzet, ces 43 minutes captivantes de bout en bout est à la fois un fascinant documentaire informatif et un devoir de mémoire obligatoire.   liberté… Un devoir de mémoire, un devoir de reconnaissance.

Arthur 4D

Imaginée par Luc Besson himself, l’attraction est un périple volant de 5 minutes, lors duquel vous embarquez aux côtés d’Arthur et les Minimoys. 3D proprette, simulateur nerveux et quelques séquences bien senties. Toujours agréable !

Danse avec les Robots

À tmv, on est plutôt AC/DC que Martin Solveig, m’voyez ? Mais on a quand même accepté de faire un tour dans le manège qui balance les morceaux du célèbre DJ. En gros, une robot-party, où 10 robots de 7 mètres de haut vont vous balancer à droite, à gauche, tête en bas, tête en l’air. Ça remue carrément les tripes (on s’est fait le niveau max, bien sûr). On a crié (parce que ça fait du bien). On a adoré. Mais on a regretté notre burger au bacon pris le midi.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=_vsJyHRbpCY[/youtube]

Les Mystères du Kube

Pour se reposer un peu, direction le Kube, un spectacle vivant créé par Mu-Events et mélangé avec des images de synthèse. Visuellement, c’est ultra-créatif. Techniquement, c’est étonnant (suspension de foulard au plafond, trampolines incrustés dans la scène). La troupe d’acrobates file le sourire et assure physiquement.

8e continent

Dans la vie, y a des gens malins. Et d’autres, plutôt bêtes. Qui polluent les océans et menacent notre environnement en jetant tous leurs déchets dans la mer. Alors heureusement qu’il y a 8e continent, un jeu rigolo et ludique, pour lequel vous êtes installés sur une sorte de simulateur de scooter. Aux côtés d’une vingtaine de personnes, et armés d’un pisto-laser, vous devez tirer sur les ordures qui flottent dans l’eau pour les dégommer et sauver la planète.
Perso’, on a trouvé ça très drôle à faire et super chouette. On dit ça aussi parce qu’on a fini à la 1re place (vos points sont comptés et affichés à la fin). Ce qui ne nous était pas arrivé depuis la dictée surprise en classe de CM1 avec M.Conti.

Futur, l’Expo

Comme on a bêtement loupé Imagic (spectacle de magie) et Le Monde de l’invisible (nouveauté cette année), direction l’expo du futur. On y découvre 10 expériences marrantes : notamment la cuisine moléculaire, une webcam qui vous vieillit de 20 ans et répond à vos questions et un écran interactif qui vous sert de dressing et de cabine d’essayage. Magique !

La forge aux étoiles (Nouveauté 2016)

Une grosse baffe visuelle pour finir la journée, ça vous dit ? La Forge aux étoiles, c’est le spectacle du soir au Futuroscope. Tout nouveau, tout chaud et surtout tout beau. Cette aquaféerie nocturne a été imaginée et préparée par la compagnie des projets spéciaux du Cirque du soleil, 45 Degrees. Autant dire que le niveau est très élevé.
Contant l’histoire d’un géant tombé de la galaxie et qui veut retourner à la maison, ce sublime moment tout en poésie (et en démesure) est de toute beauté et se déploie sur un immense espace. Lasers, jets d’eau lumineux, projections de personnages sur des murs d’eau, ou encore 2CV qui roule sur l’eau. Spectaculaire.

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>> PARC DU FUTUROSCOPE : prog, détails, horaires et tarifs sur futuroscope.com 

Photos : Parc du Futuroscope

La Fabrique à jus : bar à jus génial

Hein, quoi ? Un bar à jus ? Oui, m’sieurs dames : la Fabrique à jus a souhaité installer un nouveau concept à Tours. Et ça marche du tonnerre.

Nous n’avons pas attendu longtemps avant de tester la nouvelle adresse gourmande de la rue du commerce. C’est ouvert depuis le 7 mars et c’est sympa, parce qu’en ce moment, on y croise tous les copains des patrons qui viennent goûter le menu. Pour nous, déjà, ça commence bien. Dès la porte d’entrée franchie, on est accueillis (par les sourires de Lauren et de Julien, bien sûr), mais aussi par de bonnes odeurs de fruits et de légumes frais.

C’est ça, le concept de la Fabrique à jus : vous regardez le tableau et vous choisissez un jus ou un smoothie et Lauren vous le centrifuge à la demande d’un coup d’un seul. Et, bien sûr, les recettes ont de quoi titiller vos papilles autant que votre imagination. Nous, on a testé un mélange tout vert : concombre, pomme, basilic (l’anti-rouille, ça s’appelle) et franchement, on se serait crus à Chaumont-sur-Loire, au festival des jardins, en train de manger une de leurs glaces au goût incroyable. Si vous voulez déjeuner, no soucy : il y a des sandwichs qui vont bien, avec de jolis mélanges là aussi, comme notre Baltimore (échine, vinaigre balsamique et plein d’autres choses super bonnes).
En dessert, d’excellents muffins ou, par exemple, un cookie chocolat blanc et cramberries qui fond dans la bouche… Dites, au fait, ils ne seraient pas un peu fan des States, ces deux-là ? En tout cas, ils sont du genre qui ont tout compris. À gauche, au dessus de la centrifugeuse de Lauren, un compteur de like qui augmente en direct, comme au Téléthon. En arrivant, il était à 927, en repartant, il affichait 933 (et on a mangé vite !) Pas étonnant : sur leur page, on peut revivre toute l’aventure de leur installation. Sympa. On a liké.

 > La Fabrique à jus, 10 rue du commerce. Du lundi au samedi, de 8 h 30 à 18 h 30.
Menus déj’ de 6 à 9,50 €. Formule p’tit déj de 5,20 € à 6 €. Jus de fruit frais de 4 à 5,50 €. Pas de résa.

Je me suis fait… cryothérapiser !

Trois minutes dans un caisson à – 140°C, ça vous dit ? On a testé l’expérience à Tours et libéré nos endorphines, pour se sentir bieeeen…

« Je vais me faire cryothérapiser ! »

À l’énoncé de cette phrase, mes collègues et mes amis voyaient surtout le potentiel « pique-toi-la-honte » des photos que j’allais ramener de moi. La cryothérapie, c’est le traitement par le froid dans un gros caisson. Une douzaine de centres en France et un seul dans notre région : Cryo-one, à Tours. L’idée vient de Jérémy Ouanna, Tourangeau d’origine, qui m’accueille ce jour-là avec un sourire qui file déjà la patate. À 34 ans, l’homme, plusieurs fois champion en boxe française et anglaise, est aussi passé par la case pompiers de Paris. De quoi 1) rassurer en cas de pépin de santé ; 2) ne pas écrire d’article qui pourrait le vexer (gentil boxeur, gentil).

DSK avec des Crocs®

Jérémy, rejoint par Coralie, récupère la fiche médicale remplie par mon médecin. À 28 ans, je n’ai ni pacemaker, ni asthme, ni antécédent cardio-vasculaire. Ma pression artérielle est OK (Jérémy la vérifie). Je peux donc offrir mon corps d’Apollon (non, je rigole) à Mme Cryothérapie.
Une fois en maillot de bain, j’enfile les gants et chaussettes obligatoires. Au top du style, je n’oublie pas les Crocs® que l’on m’a donnés. Je ressemble à un touriste allemand. Il est l’heure d’enlever mon peignoir — mon côté DSK – et pénétrer dans THE machine. Murs blancs, tableaux de l’artiste Xav, gentillesse des hôtes : tout est fait pour déstresser.

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Posey, à me faire cryothérapisey

– 156°C !

Jérémy est hyper à l’écoute et attentif. Me demande si j’ai des douleurs après mon running (je ne fais pas que boire de la bière, je cours aussi). Ma tête est à l’extérieur du caisson, mais mon corps tout entier baigne dans la fumée d’azote. GNIH ! La température chute ! L’écran indique – 130 puis – 140°C. Je ressens de légers picotements. Mais c’est très agréable. Le froid enveloppe mon corps, mes muscles se relâchent. En fait, je ne me sens même plus. L’impression de flotter. Un air glacé chatouille mes narines. Des frissons me parcourent, mais il ne fait pas si froid. « C’est parce qu’il n’y a aucune humidité, contrairement à l’extérieur », souligne Jérémy.
J’en suis à 2 minutes. La température baisse à – 156°C. Je repense au SMS de mon père, la veille, qui me disait « protège bien la zigounette haha » (oui, mon papa est très bienveillant). Mince, – 150°C, c’est pire que sortir de l’eau de la piscine, non ? (spoiler : en fait non, même pas ! Ouf)

Pas qu’aux sportifs

3 minutes ! Je ressors. Mes poils ont quadruplé de taille et sont tout blancs. En enfilant de nouveau le peignoir, les sensations sont décuplées. Je me sens détendu comme jamais. « Tes jambes vont paraître plus légères quand tu iras courir. » Mais pas de méprise : la cryo est loin de n’être destinée qu’aux sportifs. Surtout pas ! « Je reçois beaucoup de clients qui ont entre 40 et 50 ans. Certains ont de l’arthrose et ça leur fait vraiment du bien. » Les intéressé(e)s viennent aussi lors de douleurs musculaires, de problèmes de peau (eczéma, psoriasis) ou encore d’insomnies. « La cryothérapie élimine les toxines. »
Pour remettre le corps en route, je monte sur le vélo d’intérieur. Toujours zen, quel pied. Seule ma tension a augmenté d’un poil. Rien de plus normal après une séance. En sortant, je me prends une bourrasque de vent et la pluie. Fait froid ! Je jette un oeil à la température extérieure : 8°C. Pfeuh, p’tit joueur.

Coralie et Jérémy, de Cryo-One, deux hôtes adorables.
Coralie et Jérémy, de Cryo-One, deux hôtes chaleureux.

> 156 rue Giraudeau à Tours. cryo-one.fr ou sur Facebook. Réservations au 06 19 24 39 35.
> Tarifs : 39 € la séance (35 € pour un sportif licencié). 32 €/personne pour une séance en duo.
> Possibilité d’analyses corporelles et coaching sportif + salle de boxe. Comités d’entreprise bienvenus.

On a testé l’étoile La Roche Le Roy !

Eh oui, tmv a enfin testé le grand restaurant étoilé La Roche Le Roy. Un établissement à la hauteur de sa réputation !

Il nous aura fallu du temps avant de vous proposer cette chronique. Il faut dire qu’on ne va pas manger dans ce sublime manoir, symbole de la gastronomie tourangelle, tous les midis. Mais maintenant que le pas est franchi, que le dîner est passé, disons-le tout de go : La Roche Le Roy est un véritable et extraordinaire voyage culinaire… et mérite vraiment d’être testé au moins une fois !

Alors certes, l’établissement est étoilé et les prix sont à l’avenant (ceci dit, les menus « affaires » sont à 35 € le midi). Mais une fois les couverts portés à la bouche, la magie opère. Le chef Alain Couturier propose une belle cuisine réalisée avec soin et maîtrise. Par exemple, cette délicieuse petite crème brûlée de foie gras en amuse-bouche. Mieux encore : le dos de sandre rôti et sa croûte de pain d’épices. Sur sa fondue de poireaux, le poisson fond dans la bouche. C’est exquis et on en redemande. Idem pour le dessert, un soufflé chaud à l’orange et son granité Grand Marnier. Tout y est préparé et présenté avec goût.

Au-delà de cette cuisine raffinée, c’est aussi et surtout l’accueil qui est exceptionnel. Le service est parfait et toujours dans le bon ton. Loin d’être familier, mais surtout pas trop guindé. L’équipe, généreuse, est aux petits soins, sans être trop envahissante. Que ce soient le maître d’hôtel Stéphane Benoît (par ailleurs sommelier d’exception) ou Marilyn, l’épouse d’Alain Couturier, les attentions se font toujours dans la bonne humeur et l’élégance. Ajoutez à cela une magnifique carte des vins (un sans-fautes côté références) et un cadre tout aussi remarquable… Bref, une très belle table et un excellent moment.

> La Roche Le Roy, 55 route de Saint-Avertin. Du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 27 22 00 ou larocheleroy.com
> Tarifs : comptez de 60 à 75 € pour un menu. Menu du midi à 35 €.

Tours : notre guide des bars à vin et cavistes

Tmv s’est essayé à un petit exercice : vous proposer un guide des cavistes et bars à vin de Tours et des alentours. Histoire de faire votre choix et de savoir où manger, où boire et surtout… où profiter !

Vin guide

Vous cherchez un Fixin 1er Cru Clos du chapitre 2004 ou vous venez de découvrir le mot tanin. Dans tous les cas, vous cherchez de bonnes bouteilles et le sourire qui va avec, assorti, parfois, d’une petite tartine de rillettes. Parce que le vin, c’est une tradition, un savoir-faire et que, mine de rien, un bon conseil donné avec amour par un pro, ça fout la pâté à tous les guides d’oenologie du monde.
On a donc décidé de vous concocter un mini guide tourangeau du vin, avec quelques conseils et surtout, les adresses des cavistes et des bars à vin (en essayant de n’oublier personne). Et n’oubliez pas : comme dans la chanson de Nirvana : allez-y comme vous êtes. Le vin, c’est tout sauf une science exacte. On a le droit d’aimer ou pas, de le préférer blanc plutôt que rouge, de le déguster tout seul ou avec du fromage. Le vin, c’est de l’amour ! Le reste n’est que littérature.

Nota Bene : Zéro. Aussi étonnant que cela paraisse, c’est le nombre de verres ingérés à la rédaction pendant le bouclage de ce dossier. On a compensé avec les tasses de café (25) et les sodas plus ou moins vitaminés (4).

>> POUR RETROUVER NOTRE GUIDE DES BARS A VIN ET CAVISTES, TÉLÉCHARGEZ NOTRE NUMÉRO EN PDF (à partir de la page 7) ! <<

 

>> POUR RETROUVER NOS CONSEILS VIN & DÉGUSTATION, C’EST PAR ICI ! <<

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Les Blancs Manteaux : le bon plan rue Colbert

Connu et reconnu pour son brunch du dimanche, Les Blancs Manteaux est aussi une parfaite adresse lors du midi, en plein centre-ville.

« Venez comme vous êtes, mais vous serez mieux qu’ailleurs. » Voilà ce que le restaurant Les Blancs Manteaux a rédigé dans sa présentation Facebook. De quoi suffisamment nous intriguer, pour ramener nos petits derrières gelés (il faisait très froid, ce jeudi, oui) dans cette ancienne armurerie du début de la rue Colbert.
Ouvert début 2015, Les Blancs Manteaux est le bon plan du midi pour les habitués du centre-ville, les couples et les amis : une formule au prix plus que raisonnable, un cadre intimiste (petite salle, quelques tables, des poutres apparentes, petite lumière tamisée) et des gérants sympathiques et chaleureux.

Ici, oubliez les cartes à rallonge ! Cuisine fraîche et « fait-maison seulement », comme l’indique la petite ardoise. Un bon point. Dans l’assiette, nos papilles ont frémi avec les frites (maison, donc), dorées et croustillantes… qu’on a adoré tremper dans la délicieuse sauce forestière qui accompagnait notre suprême de volaille. Dans le verre, un Minervois fort en bouche complétait le tout : le bon point ira d’ailleurs à cette carte des vins, belle et complète. On nous a même, vu notre hésitation, fait goûter deux domaines pour mieux nous décider !

Même si la présence d’un gentil toutou (bien élevé et adorable, soit) en salle pourrait en rebuter certain(e)s, on ne peut que trop vous conseiller de faire un tour aux Blancs Manteaux. Et pourquoi pas tester, un dimanche, leur brunch qui fait un tabac. Conseil : réservez avant !

 > Les Blancs Manteaux, ouvert midi et soir, tous les jours sauf le mardi. 27 rue Colbert à Tours. Possibilité de brunch le dimanche dès midi.
Contact : facebook. com/lesblancsmanteaux37 ou 02 47 61 62 44.

> Formule du midi à 11,90 € (entrée-plat ou plat-dessert) ou 14,90 € (entrée-plat- dessert). À la carte, comptez de 12 à 21 € pour un plat. Brunch à 14,90 €.

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A Joué, les enfants adorent la zumba

La zumba, ce n’est pas que pour les grands. Les cours pour les enfants se multiplient dans l’agglo comme au Centre social de la Vallée Violette, à Joué-lès-Tours.

zumba

Pour trouver le cours de zumba, il suffit de tendre l’oreille. Musique hyper rythmée et consignes enthousiastes d’Emilie Boissinot, qui donne des cours pour enfants au Centre social de la Vallée Violette à Joué-lès-Tours, chaque mercredi après-midi. « Et 1, 2, 3, 4 tapez », lance-t-elle tout en dansant sur Te quiero, la musique d’une chorégraphie que le petit groupe de 7 à 11 ans – quasiment que des filles – a appris.
Ici, pas de ballerines ou de tutu. La zumba se pratique habillé(e) décontracté(e) et en baskets. Ce mélange bondissant d’aérobic, de danse jazz et latine, a happé des millions d’adultes dans le monde. Mais il plaît aussi beaucoup aux enfants et particulièrement aux filles.

C’est d’ailleurs à la demande des familles fréquentant le Centre social que la structure propose, depuis l’année dernière, ce cours. « J’aime bien, ça bouge, c’est collectif et on rigole bien ! », sourit Amina, 9 ans, entre deux sauts. Échauffement, répétition des chorégraphies, l’apprentissage ne se fait pas sans jeux. Le tout sur les tubes qui font un carton chez les pré-ados, du genre Un monde meilleur, de Keen’V, ou encore les titres de la jeune Louane. Un moyen de faire fonctionner ses muscles, tout en faisant travailler sa mémoire.
Pas question cependant d’épuiser les corps. Le cours, entrecoupé de pauses pour boire de l’eau, dure maximum une heure. Et ça suffit, visiblement, pour leur donner le smile.

Flore Mabilleau

Désir des Mets : fais ton propre sandwich

Cette semaine, on a voulu tester le Désir des Mets, rue Colbert. Et ô miracle, on s’est trouvé des talents de cuistot en faisant notre propre sandwich. Bon ok, on rigole : on y est pour pas grand chose… Snif.

« À essayer : au Désir des mets rue Colbert. Original et sympa. » Hop, voilà le mail que l’on a reçu d’un lecteur. Mystère, mystère. Comme nous ne connaissions pas ce petit établissement ouvert il y a un an et demi, niché au fond de la rue Colbert, ni une, ni deux, nous voilà à passer le pas de la porte sous le « bonjour » enjoué de la boss des lieux.

Elle, c’est Amélie. Elle a écumé tous les restos possible. En cuisine, en salle, dans la restauration rapide tout comme celle de luxe, « j’ai tout fait ! », rigole-t-elle. Et un jour, elle a voulu se lancer dans l’aventure toute seule. « J’ai souhaité commencer petit. J’ai donc lancé ma sandwicherie Désir des mets. Je ne voulais surtout pas de tout industriel. Je favorise au maximum les produits frais et le local dès que possible. Mon fromage, par exemple, vient d’un petit producteur du coin. » À l’intérieur, les murs vert pomme sautent aux yeux. Le mobilier marron se fond parfaitement au décor. Désir des mets transpire la gaieté.
Le côté fun, c’est qu’il est possible de composer son sandwich soi-même. Avec ce système, compris dans la formule gourmet (lire ci-dessous), c’est zéro limite pour le nombre d’ingrédients ! On a donc tenté rillons, mayo faite maison, concombre, emmental, maïs et champignons crus (appelez-le le tmv-dwich, tiens !). Du tout bon, préparé avec soin par Amélie, avec des produits savoureux. Et comme la vitrine change tous les trimestres — « pour ne pas lasser le client » — ça nous a donné envie d’y retourner. Une surprise et l’adresse idéale pour manger sur le pouce.

> Désir des mets, au 134 rue Colbert. Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 15 h. Dès le mois de mars, du lundi au samedi, de 7 h 30 à 18 h 30.
Infos : desirdesmets.fr ou 02 34 53 12 84.
> Formule gourmet (avec dessert+boisson) à 8 €. Sandwich+boisson à 5,20 €. Pour les petits-déj : 1,30 € le café et 0,90 € le pain au chocolat.

Le Corneille : ambiance et plats suspendus

Dans la rue Colbert, il y a un petit établissement hyper sympa : le Corneille. Non seulement, on y mange bien… mais il pratique aussi la politique du « plat suspendu ».

Les tables sont un peu serrées mais l’ambiance est si bon enfant que ça donne plutôt envie de taper la causette aux voisins. De toute façon, personne ne fait la fine bouche, assis sur les petites chaises de bistrot ou debout au comptoir, il y a foule. À midi et quart, le restaurant est complet, on a vu une vingtaine de personnes entrer et ressortir faute de place. « Un établissement qui ne marche pas, c’est qu’il y a un truc qui cloche, explique Didier, qui a racheté Le Corneille il y a 3 ans. Soit c’est trop cher, soit l’emplacement n’est pas bon… »
Alors avec ses formules raisonnables et sa cuisine maison, le petit restaurant qui fait l’angle de la rue Colbert a tout pour devenir un point de rencontre. On y mange le midi à la bonne franquette, dans une ambiance de bistrot de quartier. La décoration, un peu éclectique, mélange des gravures anciennes et des guirlandes de Noël. Comme à la maison. Au menu ce vendredi ? OEuf cocotte, velouté de petits pois à la menthe ou poisson au chou fleur. Tout est maison, comme la tarte Tatin servie avec sa boule de glace et sa chantilly.

EXIT_RESTO_2Derrière le comptoir, le patron a noté sur une ardoise « plats suspendus : 3 ». Plat suspendu ? Où ça ? Au plafond, au mur ? Non, comme le « café suspendu », le plat suspendu est payé à l’avance par un client. Il sera ensuite servi à un autre, qui n’aurait pas les moyens de manger au resto (voire, souvent, de manger tout court). L’initiative, originale à Tours, semble naturelle à Didier et bien suivie par ses clients. Ici, le mot chaleur humaine est pris au pied de la lettre.

> 49 rue Colbert, à Tours. Réservation conseillée au 02 47 66 72 55.
Ouvert tous les midis, du lundi au samedi de 12 h à 14 h. Possibilité de privatisation le soir.
Formule plat du jour + entrée ou dessert : 12,90 €, formule complète : 15 €. Plat du jour : 8,90 €.

L’Ardoise : nouvelle vie pour vos papilles

Faites donc un petit tour rue Berthelot. On y trouve L’Ardoise, un établissement bien connu des habitués et dont les propriétaires ne vous seront sûrement pas inconnus…

l'ardoise

Un immense bouquet d’amaryllis lie de vin posé sur le comptoir réchauffe l’atmosphère et la gentillesse de la patronne est communicative pendant que le patron concocte en cuisine ses plats du jour. Didier et Nadine Darry ne sont pas rangés des fourneaux. Après avoir créé le restaurant Les Saveurs il y a 10 ans, puis Les Papilles gourmandes, les propriétaires ont posé leurs valises à l’Ardoise il y a 18 mois. « La vente des Papilles gourmandes s’est fait très, très vite, nous avons été les premiers surpris. Comme mon mari avait toujours la flamme, nous avons cherché un nouvel établissement. »

L’Ardoise, déjà bien connue dans le quartier, entame, avec succès, une deuxième vie. Malheur à celui qui ne réserve pas : à midi, les habitués se bousculent dans ce petit restaurant niché entre la CCI et la rue Nationale. Le cadre dépouillé invite à se concentrer sur son assiette, une bonne idée quand on voit ce qu’il y a dedans. « La formule du midi change tous les jours, précise la patronne et la carte à peu près toutes les six semaines. » Le chef est réputé pour ses poissons. Comme j’ai l’esprit de contradiction, je choisis de la viande.
Mon compagnon de table engloutit en deux coups de fourchette une escalope de veau aux pleurottes. À le voir lécher son assiette, j’en regrette presque d’avoir testé le tartare préparé (et coupé au couteau, comme dans toute bonne maison qui se respecte). Je me venge au dessert, avec un riz au lait et au caramel au beurre salé. Gargantuesque mais trop bon pour se résoudre à en abandonner un seul grain au chat.

>>4 rue Berthelot, à Tours.
Ouvert tous les midis, du lundi au samedi de 12 h à 14 h et les jeudi et vendredi soirs.
Réservation conseillée au 02 47 05 69 14.
Menu du midi à 16 € ou 19 €. Le soir, menu à 28 €.

Ze Chantier : qu’on amène papy Bricole !

#EPJTMV. Pour la chronique resto de cette semaine, ce sont les étudiants de l’Ecole de journalisme qui s’y sont collés. Direction Ze Chantier !

(Photo Victorine Gay)
(Photo Victorine Gay)

« Après Mamie Bigoude, restaurant de la même chaîne, Ze Chantier aurait pu s’appeler Papy Bricole », explique Kevin Bujol. Le gérant a ouvert ce nouvel établissement le 12 novembre dernier, près du centre commercial La Petite Arche, à Tours Nord. Ze Chantier est le petit frère de La Bricole qui existe déjà à Chambray-lès-Tours. Ce bistrot grill, qui propose hamburgers, viandes, et brochettes, mise sur les produits frais. « La carte évolue chaque semestre en fonction des saisons », souligne Kevin Pujol.

Au total, 17 personnes y travaillent, prêts à accueillir au maximum 125 clients en un seul service. Plus que la nourriture, c’est la décoration qui rend cet endroit atypique. Avant même de passer les portes, pots de peinture et plots de chantier accueillent les clients. À l’intérieur de ce grand « chantier », les barils se transforment en chaises, une grue en bois traverse la salle, les murs et les tables noires sont bariolés de gouttes de peintures. Pour les enfants, un large espace est prévu, avec des jeux à base de plots et de casques de chantier. « Attention à vos papilles gustatives », annonce un panneau collé au mur. Mais avec hamburgers au pain léger, frites maison, viandes parfaitement cuites et desserts en tous genres, aucune appréhension à avoir.
« Vous voulez avoir fini de manger pour quelle heure ? », demande en début de repas le serveur. Quelques minutes après avoir fait son choix, voilà que les plats arrivent déjà. Une heure plus tard, dans le laps de temps indiqué, le repas est fini. Le tout avec un service impeccable de la part des serveurs dont l’uniforme, un bleu de travail, rappelle une nouvelle fois que l’on est vraiment dans un chantier.

Jeanne Laudren

> Centre commercial La Petite arche. Réservations au 02 47 78 89 04.
Fermé le dimanche soir.
Comptez 9,90 € pour le plat du jour. Menus entre 13,90 € et 17,90 €

Upper Burger : eat me, I’m famous

Ultra connu à Bordeaux, Upper Burger débarque maintenant à Tours. Il fallait bien que l’on teste !

Ça sent encore le vernis frais et le bois neuf : l’Upper Burger a ouvert ses portes il y a moins de deux semaines. Si la déco blanche et rouge, dans un style un peu scandinave, fait craindre une cuisine standardisée, on comprend vite qu’Upper Burger n’a rien à voir avec une chaîne, encore moins un fast food.
Devant nous, deux clients sont un peu déboussolés. Le patron leur explique gentiment le concept : les burgers sont confectionnés à la commande, à eux de choisir ce qu’ils mettent dedans. La carte accrochée au-dessus du comptoir propose des burgers de base (steak ou poulet, avec cheese ou bacon, ou, soyons fou, les deux) à customiser de légumes frais ou grillés, de pickles et d’une sauce. La maison en propose sept. Y a plus qu’à choisir. Et c’est dur. « C’est de la cuisine rapide mais les clients doivent savoir qu’ils peuvent attendre 10 minutes avant de passer leur commande, explique Pierre- Jean, le gérant, puisqu’on ne sert que du sur-mesure. »

Upper Burger est né à Bordeaux en 2012. Pas encore une chaîne, mais le resto de Tours est déjà le troisième à ouvrir. On le doit à Pierre-Jean, un Tourangeau qui a tenu à l’importer place Plum’ : « Les créateurs d’Upper sont des amis et je trouvais que ça manquait à Tours. Ce qui cartonne le plus, c’est les steaks végétariens et les frites à la sauce cheddar. On la fait nous-même. » Nous, on vous recommande la sauce Upper au piment d’Espelette, une vraie tuerie qui relègue la sauce barbecue au rang de bouillie pour les chats. Outre la fraîcheur des ingrédients préparés chaque matin et ses frites maison découpées avec amour, l’Upper burger se distingue par un pain délicieux, fabriqué par un boulanger tourangeau selon une recette maison sans doute aussi bien gardée que celle du Pepsi. Et rien que pour ça, on a envie d’y retourner. La bonne idée en plus ? La petite lingette rince-doigts offerte. La street food, c’est bon, mais ça graisse. Et pas que les fesses.

27 rue du Change, à Tours.

Ouvert du lundi au dimanche, de 12 h à 15 h et de 19 h à 22 h 30. Tél. 02 46 10 44 20.
Burger à partir de 8 €. Menu burger + frites + boisson : 11 à 13 €. Menu kid à 8,50 €.

#COP21 : J’ai testé pour vous… manger local !

On continue les initiatives locales dans le cadre de la COP21. Cette semaine, on a vu que manger 100 % local, c’était possible… mais pas si facile que cela. La preuve.

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Aujourd’hui, mon petit déjeuner risque d’être light. Voire déprimant. Sauf erreur de ma part, le thé, le café et les oranges « made in Touraine » n’ont pas encore été inventés. Je compte me rattraper au déjeuner : courgettes et oignons sautés achetés à un maraîcher de Saint-Genouph, présent sur le carreau des Halles, accompagné d’un oeuf tout pareil. Je l’avoue, j’ai mis du sel et du cumin dans ma tambouille… Manque un bout de fromage, un petit chèvre produit à Avon-les-Roches.
Une pomme empruntée à un collègue habitant à la Celle-Saint-Avant, et mon premier vrai déjeuner 100 % local est réussi ! Problème, j’ai besoin d’une huile locale pour le soir même afin d’accompagner ma salade de chou rouge/pommes/chèvre. Direction le Biocoop où je trouve une huile de Colza produite à Nouans-les-Fontaines. Ouf !

JOUR 2

Mon petit déjeuner laisse toujours à désirer. Pas grave, je vais me rattraper ce midi. J’irais bien acheter directement à la ferme, attendre le rendez-vous d’une Amap ou commander par internet (par exemple sur panierdetouraine.fr) mais je n’ai pas envie de me compliquer la vie. Direction un magasins de producteurs. Il y a la Charrette des producteurs, mais j’opte pour Tours de fermes à Joué-les-Tours, le paradis du tout local. Des fromages, des crèmes, des yaourts, des fruits et légumes, de l’épicerie, des viandes made in Touraine rassemblés en un seul lieu.
Ça change mon déjeuner : un pâté de volaille de Betz-le-Château, des saucisses de canard de Mouzay avec des carottes de Saint-Genouph, et cerise sur le gâteau, j’ai même dégoté une boulangerie tourangelle qui fabrique son pain avec de la farine locale.

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Enfin un petit déjeuner digne de ce nom ! Un délicieux jus de pomme des Vergers de Fontenay, un yaourt de chèvre sucré de Dolus-le-Sec, du pain de ma boulangère locale, du beurre de la laiterie de Verneuil. J’avoue que l’absence de thé ou de café commence à être un peu pesante. Et quelle préparation! Quand on veut manger local, impossible d’improviser, de manger un sandwich au débotté.
Manger local, signifie regarder toutes les étiquettes, tout le temps. Mes collègues me proposent un chinois, raté pour moi. Mais j’ai tout ce qu’il faut. Je me suis cuisiné un petit salé, avec des lentilles de Manthelan, oui, oui !

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Manger local, c’est se mettre, forcément, aux fourneaux. Difficile de trouver des plats tout prêts « made in Touraine ». J’ai pourtant dégoté une soupe courgette/pistou produite à Saint-Genouph. Une tranche de jambon de Vautournon et l’affaire est dans le sac. Ce soir, j’ai mangé local sans cuisiner. Une gageure.

JOUR 5

C’est le dernier jour de mon challenge. Petit problème, je suis invitée chez mes parents. Je me vois mal leur imposer le « made in Touraine », eux qui mangent essentiellement « made in Loir-et-Cher ».
Saison oblige, ma mère a préparé des coquilles Saint Jacques. J’aimerais dire que je regrette, que je n’aurais jamais dû baisser si vite les bras. Mais rien à faire, rien de rien, c’était tellement délicieux… Avec une pointe de safran, produite localement s’il vous plaît!

Testé par Flore Mabilleau

Retrouvez chaque semaine dans tmv des initiatives locales dans notre rubrique COP21.

J’ai testé : courir, poursuivi par des zombies

Pour le bien-être de l’humanité (et en cas d’apocalypse), notre journaliste s’est essayé au running avec des zombies à ses trousses. Il a téléchargé l’appli Zombies, run ! et chaussé ses baskets. Cours, Forrest, beuaaargh…

L’appli Zombies, run ! est dispo sur iOS et Android

Elle vous indique les objets que vous collectez durant la course.
Elle vous indique les objets que vous
collectez durant la course.

Ne croyez pas que je me sois porté volontaire pour cette expérience de Zombie, run !, l’appli qui te fait courir, avec des zombies aux fesses. Ce sont mes charmants collègues qui m’ont désigné d’un seul et même doigt vengeur. Je me suis mis au running cet été. Je cours. Sans but précis (à part éviter un bidon à bière). Avec cette appli, je me suis dit que je pouvais sauver le monde… et booster mon cardio.

ZOMBIE VS ZOMBIES

Ni une, ni deux, on télécharge la bête. Elle est en free-to-play. Comprenez : l’appli est gratuite, mais il faudra raquer pour acheter des options, d’autres missions et objets… L’histoire de Zombies, run ! est simple : vous êtes Runner 5, balancé près d’une base de survivants de l’apocalypse zombie. Vous remplissez des missions en courant.
Pas de chance, le jour-J, pour le test, je suis malade comme un chien. Mon nez coule comme les chutes du Niagara (cette phrase est sponsorisée par Arthur Rimbaud), mes yeux sont à moitié collés, j’ai mal à la gorge et les mots qui sortent de ma bouche pâteuse ressemblent à des grognements tout droit sortis du public des Chiffres et des lettres. Bref, The Walking Dead, c’est moi. L’amour du travail (mon chef me lit…) me pousse tout de même à enfiler mes baskets. Go !

BIP-BIP QUI TUE

L’intro se joue dans mes écouteurs. Au milieu de deux, trois explosions, une voix en anglais me raconte qu’il faut que je fasse super gaffe, car des zombies sont tout autour de moi. Je commence tout doux.
Je n’ai fait que 400 mètres et voilà qu’un bip-bip retentit dans mes oreilles. Le volume de ma musique diminue. « Alert, zombies detected », me sort la voix. Bof, m’est égal… Bip bip bip bip, ça s’accélère ! On me dit que les morts-vivants sont à 50 m derrière moi. Je me retourne brusquement. Une mamie, surprise, sursaute et me regarde. Du coup, je me mets à courir plus vite. Jusqu’à « les » semer. Ouf, réussi. Ma playlist se relance au son d’un romantique Cannibal Corpse.

Notre journaliste a mangé trop de tripes pour son trip.
Notre journaliste a mangé trop de tripes pour son trip.

COUREZ !

Sur 4 km, j’ai perdu plusieurs « items », des objets qui vous servent parfois à distraire les zombies ou sauver le monde (perso, il paraît que j’ai perdu un pantalon. Ne fantasmez pas trop mesdames). Là, après être passé pour un parano au lac de la Bergeonnerie, à me retourner à chaque grognement zombiesque, la voix s’excite : on vient de me donner un paquet « plus important que ma vie elle-même ». Bah, merci, sympa ! Je ne sais pas ce qu’il y a dedans, mais je suis obligé de courir plus vite. Eh, oh, j’ai quand même le destin du monde entre mes mains. Enfin, entre mes pieds.
Du coup, je tape un sprint. Les « bip bip bip » me poursuivent, les cadavres ambulants aussi. « Mais, mais… ils sont rapides ! COUREZ », beugle la voix. À force d’enchaîner les accélérations, je fatigue et je me marre en même temps. J’ai l’air ridicule, mais je suis coupé du monde. L’appli m’indique que j’ai effectué plus de 7 000 pas. J’ai couru 8 km en 45 min. Brûlé 498 calories. Pas terrible, mais l’appli peut motiver les plus réfractaires.
Je retourne chez moi, toujours aux aguets. Tours, compte sur moi si survient la fin du monde. Je serai là pour te protéger des zombies.