Tours est-elle (vraiment) une ville de cirque ?

Qu’il soit pratiqué sous un chapiteau étincelant ou dans la rue, le cirque plaît souvent. Mais au-delà des tournées de grandes enseignes accueillies chaque année sur le territoire et du Festival international de la Métropole, quel avenir pour le cirque ?

TMV Cirque Festival

Les plus anciens se souviennent de l’âge d’or du cirque en Indre-et-Loire. C’était au milieu du XXe siècle. De 1933 à 1972, Charles Spiessert, directeur du célèbre cirque Pinder, avait installé ses entrepôts dans son immense propriété de Chanceaux-sur-Choisille. Matériel et véhicules y étaient stockés et bricolés durant les longs mois d’hiver, alors qu’artistes et animaux y répétaient leurs prochains numéros. En début de saison, la troupe commençait immanquablement sa tournée à Tours, en plein centre-ville, place de la gare, attisant la joie et la fierté des habitants.

TMV Cirque Morallès
Lola et Gaston dans leur dernier spectacle « Qui sommes nous-je ? », actuellement en tournée.

C’est sur cette base que la Métropole tourangelle semble fonder son ambition de devenir une référence en la matière, grâce à son Festival International du cirque [qui a connu son lot de polémiques en raison de numéros avec des animaux, NDLR], dont la 2e édition s’est déroulée les 28, 29 et 30 septembre dernier.
« Selon moi, il y a quatre créneaux à développer pour favoriser le rayonnement et l’attractivité de la Touraine, explique Cédric de Oliveira, vice-président en charge des équipements culturels et de la communication de Tours Métropole. Ce sont les arts de la rue, le livre, la musique classique et les arts du cirque. » Et de poursuivre : « Les Tourangeaux ayant été bercés par les années Pinder, l’organisation d’un Festival international de cirque se justifiait. » Soit. Mais qu’en est-il du cirque les 362 autres jours de l’année ?

Certes, le secteur est dynamique sur le territoire. Enseignement et création sont assurés par plusieurs compagnies et familles circassiennes. Mais, comme l’économie de l’ensemble du secteur du spectacle vivant, voire de la culture, celle du cirque se fait raide comme le fil du funambule… La concurrence ne cesse de s’accroître – en France, le nombre d’artistes de cirque est passé de 71 en 1987 à 1107 en 2001 – alors que les aides publiques diminuent et que la diffusion reste limitée. La Famille Morallès, installée à Monthodon depuis 1970, en témoigne.
« Nous étions une compagnie d’une dizaine d’artistes, raconte Didier Mugica, alias Gaston. Aujourd’hui, nous sommes deux et présentons un spectacle dans une forme artistique plus contemporaine. Malheureusement, en Touraine, le cirque nouveau est très peu représenté. On tourne de plus en plus en dehors de la région Centre. C’est regrettable. »

De son côté, le cirque Georget, créé en 1982, fort d’une solide réputation départementale en termes de pédagogie circassienne, confirme. « Nous sommes une entreprise, explique fièrement Christelle Georget. On ne dépend de personne et ça a toujours été comme ça. Malgré tout, la conjoncture est très difficile. Nous ne recevons aucune aide. Ce qui nous sauve, c’est la fidélité de nos spectateurs. Ils reviennent d’année en année pour notre spectacle de Noël car ils apprécient le côté intime de notre petit chapiteau. »

C’EST QUOI CE CIRQUE ?!

Pour la compagnie tourangelle C Koi Ce Cirk, l’année 2018 a été fatale. Alors qu’elle enseignait le cirque à 3 000 enfants dans son école et au sein d’une vingtaine de structures socio-culturelles du département depuis 13 ans, alors qu’elle était débordée de travail et que ses listes d’attente n’en finissaient pas, elle a dû renoncer à son activité pédagogique et licencier ses cinq salariés en juin dernier, faute de moyens.

Les cours de l’école C Koi Ce Cirk se sont arrêtés en mars 2018. (Photo archives tmv)
L’année 2018 a été fatale pour les cours de l’école C Koi Ce Cirk… (Photo archives tmv)

Pour Ludovic Harel, son fondateur qui poursuit l’activité spectacle de la compagnie, le seul espoir pour faire vivre le cirque en Touraine, c’est de voir naître une vraie volonté politique. « Aujourd’hui, un budget colossal est engagé sur le festival international, pour 3 jours dans l’année. Alors qu’on pourrait créer un vrai lieu de pratique et de proposition artistique, avec les acteurs de terrain, pour une pratique quotidienne. »
Une ambition partagée par Didier Mugica : « Le territoire a besoin de lieux où l’on montre LES arts du cirque. Où l’on pourrait voir des spectacles traditionnels mais aussi d’autres formes plus contemporaines, plus difficiles d’accès. Car il existe un public pour ça. Un public qui s’intéresse plus à l’aspect culturel des choses qu’à la vente de popcorn, à qui on pourrait offrir autre chose que Pinder. »

Cette carte montre le manque des structures labellisées « Pôles nationaux cirque » par le ministère de la Culture. (Source : Ministère de la Culture)
Cette carte montre le manque des structures labellisées « Pôles nationaux cirque » par le ministère de la Culture. (Source : Ministère de la Culture)

Qu’à cela ne tienne. Cédric de Oliveira a l’ambition de « regrouper l’ensemble des compagnies locales au sein d’une infrastructure culturelle dédiée aux arts du cirque. Avec pourquoi pas une grande école internationale. » Malheureusement, l’idée semble traîner dans les tuyaux de l’agglo depuis bientôt 20 ans…

En attendant, les appétences de la Métropole se tournent davantage vers le côté clinquant du cirque. S’il est vrai que les deux éditions du Festival ont attiré 27 000 personnes au total, elles ont bénéficié d’un budget de communication faramineux : 300 000 € pour la première édition, dont 100 000 € pour la seule communication et 50 000 € pour la prestation achetée à l’entreprise privée Imperial Show, qui empoche donc l’ensemble des recettes de la fête.
Une opération sans intérêt selon Emmanuel Denis, conseiller municipal de l’opposition. « Pour se construire une identité, il faut certains ingrédients. Et ça commence par l’implication des acteurs locaux. On a de vraies compagnies de cirques ici. On aurait plus intérêt à capitaliser là-dessus, plutôt que de faire venir un show clé-en-main, qu’on verra ailleurs. »

Comme en Corse, qui accueille chaque année, depuis 8 ans, son Festival International de cirque, organisé par… Imperial Show. Et qui dit même organisateur dit mêmes numéros (à deux exceptions près), même présentateur, même orchestre et même plus grand chapiteau d’Europe…

Enquête : Jeanne Beutter

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Cette affiche représente le manque criant en Touraine.

Un nouveau jour sur Terre : docu chic et magnifique

Proposé par le département Histoire naturelle de la BBC, le documentaire Un Nouveau jour sur Terre est à voir de toute urgence. Visuellement splendide, il montre toute la beauté de la planète et des espèces qui la composent.

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Il y a les documentaires au discours alarmiste. Il y a ceux qui, à l’instar de la série DisneyNature, s’adressent à tout public tout en sensibilisant à la protection des espaces naturels (Blue, dernier en date). Et puis il y a ceux qui font le pari de la contemplation.
Un Nouveau jour sur Terre est de ceux-là : il s’agit ici de montrer, durant une heure et demie, à quel point notre planète est aussi sublime que précieuse.

Proposé par le département Histoire naturelle de la BBC, le docu de Peter Webber et Richard Dale sort 10 ans après le déjà magnifique Un Jour sur Terre (2007). Cette « suite » repousse les limites des frontières (on part même pour la Chine) et de la technique.

Visuellement époustouflant, Un Nouveau jour sur Terre est à couper le souffle : images d’une netteté et d’une résolution fabuleuses, prises de vue extraordinaires (certains ralentis sont proprement hallucinants), tout concorde à en faire un objet graphique tellement fortque le spectateur a le sentiment de vivre les situations au plus près.

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Très cinématique dans son approche (par exemple, la séquence nocturne, digne d’un cinéma fantastique/horreur), le docu offre un spectacle grandiose, magnifié par des ralentis bluffants et nourri par un travail sonore remarquable tant dans les orchestrations que dans les bruitages.

Sans digressions, ni misérabilisme, aucunement moralisateur, Un Nouveau jour sur Terre parvient pourtant à nous faire réfléchir, nous interroger… Et nous ouvrir les yeux pour comprendre. Car devant tant de beauté et de splendeur, il est impossible de ne pas penser aux dangers qui pèsent sur la planète, sur tous ceux qui la composent.

> Documentaire, de Peter Webber et Richard Dale (GB/Chine). Durée : 1 h 34. Commentaire en français : Lambert Wilson.
> NOTE : 4/5

Gilles Martin, artiviste à la Une

Gilles Martin, photographe tourangeau est à l’origine du concept d’artivisme qui consiste à utiliser l’art à des fins militantes. Le mensuel Chasseur d’images de ce mois-ci salue par un dossier exceptionnel à la fois son travail de photographe et son engagement pour la cause animale.

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(Photo Gilles Martin)

Ses photos faisaient la Une de tmv en juin 2016. Gilles Martin, photographe animalier tourangeau et infatigable globe-trotteur nous présentait les images qu’il a faites des gorilles des montagnes au Rwanda, au Congo et en Ouganda pendant plus de dix ans. Mais pas seulement des images pour faire joli. Des images aussi et surtout pour alerter sur la situation de ces grands singes qui pourraient bien avoir disparu à l’état sauvage à l’horizon 2027. C’est à dire demain.

Le mensuel Chasseur d’images (plus gros tirage de la presse photo en Europe) a choisi, ce mois-ci, de consacrer un dossier de treize pages au photographe tourangeau et à son « artivisme » (conjugaison d’art et de militantisme). « Pour ceux qui sont engagés dans la défense des grandes causes, le seul moyen de lutter contre l’indifférence consiste à marquer les esprits avec des actions chocs pour sortir le public de sa torpeur », écrit le mensuel spécialisé.
Et le journal choisit de raconter dans le détail et photos à l’appui l’incroyable campagne de happening que Gilles a menée à l’été 2016, à New York, pour alerter sur la situation des gorilles. NEWS_GILLES MARTIN_Couverture

Une action qui tient à la fois du street art et de l’urbex, cette pratique qui consiste à réaliser des photos dans des lieux abandonnés pour leur redonner sens et vie. On y découvre comment le photographe choisit les endroits de la ville, les coins de rue ou les ponts où il montrera sa photo. Comment il prépare son action en trouvant le bon support, un emballage de téléviseur, un vieux cadre, en le préparant et en le mettant parfaitement au format adapté à sa cible. Puis vient le moment de la pose, du happening.
Ensuite, Gilles se remet dans la peau du photographe et immortalise l’ensemble, avec les mouvements et les lumières de la ville.

Là, un pitbull sous un porche qui semble veiller sur la dépouille d’un gorille, ici un skater qui s’échappe du cadre comme une ombre filante. Le magazine publie même sur une double page, l’image d’un coffre de banque qui semble tout droit sorti d’une grosse production hollywoodienne de l’intérieur duquel un bébé gorille nous contemple avec son regard inquiet. « J’ai vu ce coffre dans une banque abandonnée en pleine ville, raconte Gilles. Et le trésor, bien sûr, c’est le singe… ». Tout est dit.

> Le numéro 402 de Chasseur d’images est disponible en kiosques jusqu’au 10 avril, 5,90 €.

TOP 4 : oh, les sales bêtes !

Le 30 mars, TMC diffuse, à 23 h 10, Piranha 3D. L’occasion de parler de ces films où nos amies les bêtes ont un peu faim d’humain.

ZOMBEAVERS

Zombeavers, ou la contraction de zombie et beavers. En français, des castors zombies. C’est le sujet du film de Jordan Rubin. Entre l’horreur gore et la comédie, Zombeavers est une pépite, 200 % second degré. Stupide, donc jouissif.

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SHARKNADO

La saga des Sharknado est devenue culte. Le pitch est très crédible : une tornade, des requins à l’intérieur et, du coup, les squales qui terrorisent la ville. Enfin, normal. Garantie série Z aux effets spéciaux immondes ! Donc drôles.
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RATS

Une journaliste internée dans un hôpital psychiatrique tient son scoop : dans le sous-sol se cachent des rats… qui ne sont pas franchement Ratatouille, mais plutôt mutants, cannibales et nés d’expériences sur le cerveau humain. Miam.
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PIRANHA

3D Enfin un film qui plaira pour les soirées choupinou en tête à tête. Au menu ? Des donzelles dévêtues, un trouillard timide et des milliers de piranhas foldingues s’apprêtant à dévorer toute la populace. Sea, sex & blood.
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INRA : quand la santé va, tout va !

A l’Inra de Nouzilly, une bonne partie des recherches sont dédiées à la santé animale. Avec en corollaire, l’amélioration de la santé humaine. Explications.

TROIS QUESTIONS À

NEWS_SCIENCE_SCHOULERCATHERINE SCHOULER / CHERCHEUSE À L’UNITÉ MIXTE DE RECHERCHE INFECTIOLOGIE ET SANTÉ PUBLIQUE (INRA – UNIVERSITÉ FRANÇOIS RABELAIS)
Vous travaillez sur la collibacilose aviaire, une maladie fréquente dans les élevages de volailles. Pourriez- vous nous en dire plus ?
Cette maladie est causée par la bactérie E. Coli, hébergée dans l’intestin des oiseaux mais aussi des êtres humains. Certaines souches, chez les volailles, sont à l’origine de maladies osseuses ou de pneumonies. Chez l’homme, E. Coli est la première cause d’infections urinaires. D’où l’intérêt de mieux comprendre cette bactérie.

Quels liens existent-ils entre santé humaine et santé animale ?
Les animaux souffrent de maladies qu’ils peuvent transmettre à l’homme. Par ailleurs, les maladies infectieuses sont traitées, chez l’animal comme chez l’homme, à l’aide d’antibiotiques. Quand certaines bactéries, dans les élevages, deviennent résistantes au traitement, ce nouveau caractère risque de se transmettre à des bactéries qui attaquent l’homme. Justement, un plan national prévoit de réduire de 25 % l’usage des antibiotiques vétérinaires d’ici à 2017.

Développez-vous des alternatives ?
Oui, on utilise par exemple des phages : ce sont des virus qui détruisent les bactéries. Une autre voie s’intéresse à des molécules antimicrobiennes, produites naturellement par l’animal malade. Ce sont des pistes pour de nouveaux médicaments.

>> Au village des sciences, vous pourrez compter des colonies de bactéries, les observer au microscope, extraire l’ADN d’une banane ou vous exercer à manier une pipette

MALADIES INFECTIEUSES : ATTENTION DANGER

Combinaison intégrale, bottes, casque ventilé, respirateur, système sophistiqué de filtration d’air… Non, il ne s’agit pas de Sam Daniels, le héros campé par Dustin Hoffman dans le film catastrophe Alerte !, mais d’un simple mannequin que vous aurez l’occasion d’observer au village des sciences. Pour autant, cet équipement de protection est bien porté par des agents de l’Inra de Nouzilly, à la plate-forme d’infectiologie expérimentale.
L’objectif : étudier des maladies infectieuses ou tester de nouveaux vaccins sur de gros animaux comme la vache, le porc ou le mouton. Puisque certaines sont contagieuses ou transmissibles à l’homme, des mesures de confinement sont nécessaires. Ici, le confinement maximal est de niveau 3 (sur 4), ce qui permet de travailler sur des maladies comme la tuberculose. > Présentation du matériel de confinement et d’un équipement de protection individuel au village des sciences.

À L’HÔPITAL DES ANIMAUX

IRM, scanner et échographe : ces appareils d’imagerie médicale sont installés à la plate-forme Chirurgie et imagerie pour la recherche et l’enseignement (Cire), qui regroupe un bloc opératoire et un service d’imagerie à l’Inra de Nouzilly. Les mêmes qu’à l’hôpital Bretonneau. Et pourtant, ils sont réservés aux animaux de grande taille, comme le mouton ou le porc.
À quoi ça sert ? « Ça permet de réaliser des observations sur des animaux vivants et d’effectuer un suivi dans le temps », répond Yves Tillet, directeur de recherche à l’Inra. Des travaux ont permis de suivre l’évolution d’une maladie des ovaires sur un modèle de brebis. Aussi, la structure est ouverte à des partenaires extérieurs. Des animaux du ZooParc de Beauval sont venus passer des examens : une hyène, un kangourou et même un tigre ! > Visite commentée de la plate-forme Cire (scanner et IRM)

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Nathalie Picard

Il fait le taxi pour… chiens et chats !

Eric Liauté, un Tourangeau, lance Citydog services. Il fera donc le taxi pour les chiens et les chats !

(Photo Citydog services Facebook)
(Photo Citydog services Facebook)

L’initiative est surprenante  (et donc nous plaît) : le  Tourangeau Eric Liauté vient  de lancer CityDog Services.  Soit un taxi animalier, pour  chiens et chats ! Une idée  que cet ancien de la grande  distribution cogitait depuis  longtemps, notamment lorsqu’il a recueilli Horus, un  lévrier errant. Postulat de  base ? Pas facile de l’emmener chez le vétérinaire quand  les horaires de travail ne  sont pas compatibles avec les  siens. Il fallait trouver une  solution.

Une fois sa tonne de certifications – obligatoires – sous  le bras, Eric s’est donc  lancé dans l’aventure… qui va  encore plus loin, puisqu’il  « propose également des  gardes et des visites d’animaux à domicile, jeux et câlins compris » , ainsi que des  promenades d’épanouissement.
Amoureux des animaux (il appartient à l’asso Lévriers  sans frontières), Eric Liauté est donc le pionnier de  ce secteur à Tours. Un projet qui a du chien (ok, elle  était facile) et peut-être  même un futur incontournable ?

> Plus d’infos : citydog-services.fr, facebook.com/city-dogservices
ou par mail :  eric.l@citydog-services.fr

Une minute sur le web #57

Cette semaine, on vous parle d’un tumblr qui rend hommage aux femmes oubliées, d’un miroir dans la jungle, du Kung Fury total wtf et surtout… du soundboard Dikkenek.

Brusk est Lyonnais et c’est un des meilleurs street artists du moment. Il peint sur des murs XXL dans la rue – un art éphémère – et vend ses œuvres en galerie. Unique et plein d’émotions.
> brusk.fr

Photo Brusk
Photo Brusk



TOTAL WTF
KUNG FURY
Des vikings, des dinosaures, du kung-fu, des Nazis débiles et David Hasselhoff : le moyenmétrage Kung Fury (financé par crowdfunding pour 630 000 $) est enfin dispo gratuitement sur internet. En une semaine, cet OVNI déjanté et hilarant, typé années 80, a comptabilisé plus de 12 millions de vues.
Regardez-le intégralement ici :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=bS5P_LAqiVg[/youtube]

ÉTUDE
MUSIQUE ET FIDÉLITÉ
Spotify a publié ses chiffres, concernant les types de musique les plus écoutés sur son service de streaming musical. Et c’est le metal qui arrive (très largement) en tête. Suivent la pop, la folk, talonnées par la country, le rock, le hip-hop, puis le reggae et le jazz. En dernier ? La musique classique et le blues.

SOUNDBOARD
CLAVIER DIKKENEK
On se l’est mis en favori sur l’ordi du bureau depuis deux semaines… et on ne s’en lasse pas. Une page web où il suffit d’appuyer sur une touche de son clavier pour déclencher une des répliques cultes du film Dikkenek. Inutile, débile, mais jouissif.
>Si tu viens de te faire carjacker, file sur dikkenek-le-soundboard.herokuapp.com

(et la vidéo, elle est cadeau 🙂
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=tOLo8XeImVg[/youtube]

DOMMAGE !
CHÈRE POUBELLE…
Elle détenait sans le savoir un des tout premiers ordinateurs Apple, mais… l’a jeté à la déchetterie ! La mystérieuse dame est recherchée par la société de recyclage de la Silicon Valley qui veut partager les recettes, l’ordinateur ayant été acheté 200 000 $ par un collectionneur (qui a bien fait de faire les poubelles ce jour-là).

LA VIDÉO
LE MIROIR DE LA JUNGLE
Xavier Hubert Brierre, photographe français, a voulu observer le comportement des animaux face à un miroir. Il en a donc placé un dans une forêt du Gabon. Gorilles, singes, léopards, confrontés à leur reflet, ont des réactions… inattendues !
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=GaMylwohL14[/youtube]

TUMBLR
FEMMES OUBLIÉES
Anna Marly, Mae Carol, Maya Angelou… Ces noms ne vous disent rien ? Ce sont pourtant des grands noms de l’Histoire, des femmes importantes mais dont on ne parle pas assez ou pas du tout. Un Tumblr a décidé de changer tout ça et présenter toutes ces femmes d’exception.
> À lire sur invisibilisees.tumblr.com
BUZZ_TUMBLR

Une minute sur le web #13

Quand on se balade sur le web, c’est pour vous trouver ces petites pépites et vous permettre de glander 12 minutes au bureau.

LE TUMBLR
CROISONS-LES
Henri Guaino avec la coupe de Christine Boutin… Hollande mixé avec Valls… C’est le genre de croisements sur Photoshop que propose le tumblr de GuillaumeTC, un twittos suivi par plus de 11 000 personnes. Sa devise ? Juste parce que deux têtes valent mieux qu’une seule.
BUZZ_TUMBLR
LE SONDAGE
CORPS PARFAIT
La marque de lingerie Bluebella a réalisé un sondage demandant aux hommes et aux femmes leur définition du corps parfait en se basant sur le physique des célébrités. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que filles et garçons n’envisagent pas le corps idéal de la même façon…
FAIL
PAS DE BOL Sur Twitter, une Néerlandaise de 14 ans a menacé American Airlines, se faisant passer pour « Ibrahim d’Al-Qaïda ». La compagnie a répondu avoir donné son adresse IP au FBI. La gamine a flippé et s’est confondue en excuses durant des dizaines de tweets… Et s’est finalement fait arrêter à son domicile le week-end suivant.
CROWDFUNDING
SAUVEZ TATOOINE !
Save Mos Espa, c’est le projet de financement participatif lancé par le ministère du Tourisme tunisien, pour restaurer Mos Espa, le site de tournage… de Star Wars. Eh oui, la planète Tatooine, c’était là ! Les dons (ils ont besoin de 137 000 €) serviront à restaurer le site en mauvais état.
Infos sur savemosespa.org/blog
PHOTO
INTO THE WILD
Jonathan Griffiths, son truc, c’est de photographier la nature. Pour cette série, il a passé 15 mois dans une réserve canadienne dans le but de capter des animaux sauvages le plus près possible. Il n’a utilisé aucun zoom.
BUZZ_PHOTO
CAMPAGNE
LAST SELFIE WWF
a décidé de collaborer avec le réseau social SnapChat et a lancé une campagne de sensibilisation. L’ONG diffuse donc des « selfies » de dix secondes, mettant en scène une espèce animale en voie d’extinction. Avec ce message : don’t let this be my #lastSelfie (ne laissez pas ce selfie être mon dernier).
BUZZ_SELFIE
BAD BUZZ
COMPAGNIE COQUINE
Sur Twitter, une cliente d’US Airways s’est plainte du retard de son avion. Réponse de la compagnie ? Une photo pornographique d’une femme utilisant sexuellement un avion miniature. Bad buzz total, une tonne de réponses et suppression de la photo une heure après. La compagnie s’est excusée et a plaidé l’erreur de manipulation.

Il était une forêt : fable écolo touffue

Il était une forêt, un documentaire dans lequel un botaniste nous raconte les forêts tropicales. Un film patrimonial poétique, militant et surprenant.

CINE CHOIX 1
Faire d’un arbre le héros d’un film, le pari était osé. Mais c’était compter sans le grand talent du réalisateur de La Marche de l’empereur, loin d’être un manchot dans le domaine du documentaire. Dans Il était une forêt, Luc Jacquet embarque le spectateur dans les forêts tropicales, où il imprime sur pellicule l’épanouissement des arbres géants, leurs liens avec les plantes, les animaux, les insectes…
Il était une forêt est une réussite de bout en bout, alors que le pari technique était quasi impossible : comment être intéressant en filmant une forêt — immobile — alors que le cinéma est l’art du mouvement ? Comment réaliser pareil documentaire sur les arbres — verticaux — alors que l’image cinématographique est par définition horizontale ? Pour tout cela, le réalisateur s’est mis au service de Francis Hallé, botaniste spécialisé dans l’étude des forêts tropicales.
Jamais moralisateur
En immersion dans cet univers très vert, les deux écolos ont souhaité le faire partager au public, les forêts étant vouées à la disparition si l’Homme continue ses ravages. Car loin de n’être qu’un simple documentaire, Il était une forêt est aussi un film militant. Il suffit de voir cette triste scène d’arbres décapités, où le commentaire souligne à quel point l’être humain peut détruire en quelques minutes ce que la nature a mis des siècles à construire.
Mais jamais moralisateur, le discours se distille habilement dans certains plans, laissant au spectateur un message écolo, loin d’être pompeux. Le seul petit regret concerne une utilisation parfois abusive des images de synthèse, brisant un peu la beauté visuelle de l’ensemble, même si on comprend bien que ce procédé était obligatoire pour retracer sept siècles de croissance des arbres, des racines à la cime.
Son impressionnant
Pour le reste, filmé au Pérou ou encore au Gabon, le documentaire présente des images époustouflantes, magiques (cette séquence sous la pluie, splendide). Certains gros plans sont stupéfiants. Le tout, magnifié par un impressionnant travail sur le son (craquement des troncs, animaux qui mâchouillent des feuilles…), une jolie musique et narrration par la voix de Michel Papineschi, voix française de Robin Williams.
Avec des vues aériennes ou des plongées dans les tréfonds de la forêt, Luc Jacquet filme avec soin et une parfaite maîtrise cette vie invisible, sauvage, touchante, du microscopique au macroscopique. Ici, les arbres sont géants, il y a des « méchants » (parasites, insectes destructeurs) et des gentils (les fourmis), et des animaux somptueux (grenouille bleue et papillons multicolores), faisant d’Il était une forêt un véritable conte, comme son nom l’indique. Une très belle surprise.
Note : 3 étoiles (TOPissime)
Fiche technique – Il était une forêt. Documentaire de Luc Jacquet. France. Durée : 1 h 18. Scénario : Luc Jacquet, d’après une idée originale de Francis Hallé. Distributeur : The Walt Disney Company.