La CuiZine : bistrot gourmand près du Monstre

Un petit tour place du Grand Marché : à quelques mètres du Monstre, se trouve la CuiZine – oui, oui, avec un Z – qui propose une carte de « bistrot gourmand ». On a testé.

Pour manger un bout près du Monstre, la place du Grand Marché est divisée : y cohabitent désormais fast foods (qui ne cessent d’éclore à droite à gauche) et restaurants traditionnels. C’est vers ces derniers qu’on a préféré se tourner en ce vendredi midi.

Alors que les étudiant(e)s s’arrachaient kebabs et autres tacos, tmv est allé se réfugier dans la petite salle de La CuiZine. L’été dernier, ce resto a remplacé l’ancienne Casa Juna.
Exit les pizzas donc, désormais, place au « bistrot gourmand » comme l’affiche son équipe (qui possède d’ailleurs le Zinc juste en face).

Son credo ? Des plats de saison et des viandes grillées à la cheminée. Dès les premières minutes, on remarque le cadre chaleureux et l’accueil sympathique.

Côté carte, l’oeil se balade entre la « Monstrueuse entrecôte de 500 g. », « le burger de tradition au camembert » ou encore le « navarin de veau et ses légumes printaniers ». Si la formule du midi affiche 12,90 €, les tarifs à la carte oscillent entre 16 et 20 € le plat. On a dégusté la bonne paupiette de porc façon osso-buco, accompagné d’un petit gratin de coquillettes servi dans une mini-marmite à part.
La viande est tendre, bien parfumée, la sauce conséquente sans être bourrative. Une petite salade verte accompagne l’ensemble pour un rendu bien exécuté (et qu’est-ce que ça sentait bon !) au tarif toutefois un peu élevé (18 €).

Avec les beaux jours qui arrivent, La CuiZine devrait faire des heureux. Le restaurant possède en effet une superbe terrasse à l’arrière qu’il vient tout juste d’inaugurer. Idéal pour s’échapper quelques instants du tumulte du vieux Tours.

La CuiZine, 18 place du Grand Marché à Tours. Ouvert du mardi au samedi, midi et soir. Contact : 02 47 26 75 24 ou facebook.com/lacuiZine37
> Tarifs : Formule midi à 12, 90 €. Menu à 19,90 € (entrée+plat ou plat+dessert) et 24,90 € en complet.

 

Des Monstres et Un Zem

Chaque semaine, Doc Pilot sillonne les lieux culturels de la région pour nous rapporter le meilleur.

Simon Proust, le jeune chef d'orchestre de Cartesixte
Simon Proust, le jeune chef d’orchestre de Cartesixte

En pleine écoute du Monster Movie de Can je m’achemine vers le Monstre place du Grand Marché. Cette statue de Xavier Veilhan emblématique de la ville de Tours a été totalement adoptée par les habitants à en faire la place souvent rebaptisée place du Monstre. J’arrive peut- être avant ou après la bataille car il ne s’y passe rien de différent à un vendredi soir classique, une terrasse du Tourangeau blindée, un dj balanceur de bruit sur lequel danser, des enfants grimés et de… l’attente des 300 zombies en déambulation au même moment de Jean-Jaurès à Plumereau… En Arcades Institute lecture du livre de François Bon sur les Rolling Stones par Philippe du Janerand accompagnée d’une comédienne et d’un musicien. La période choisie est celle de l’enregistrement de mon album favori Exile on main Street. Je trouve cette présentation didactique un peu tristoune et en manque d’émotion, face à ma propre expérience et au culte que je porte à ces enregistrements… Retour dans le Vieux à l’issu de la lecture : oué, même en côterie on s’ennuie ferme et les morts vivants ont déjà le maquillage coulant comme un vieux camembert ; dix minutes suffisent à en faire le tour, reste en la nuit l’ivresse…. Burnin de Marley sur les ondes, j’aurais bien aimé ce soir le voir sortir de sa tombe…
Les 20 ans de Tous en Scène
Incroyable, déjà 20 ans d’existence pour Tous en Scène, usine de fabrication de musiciens, plusieurs milliers à ce jour. Trois jours de fiesta pour fêter l’événement, le dernier soir deux groupes habités, d’abord Axis l’accord entre une technique guitaristique toute en finesse et une voix féminime charpentée, un duo performant sans effort, évident et attractif. Et puis Zem, chanteur au début de vie unique mais génétiquement chargé, transcendé par un parcours artistique fécond : un roman et quatre albums. Dans son nouveau groupe trois comparses pas inconnus au bataillon, rien moins que la section rythmique de Océakyl, la meilleure du centre-ouest (ah Mogan Cornebert aux drums et Emeline Fougeray à la basse, pleins d’intelligence, de sensibilité, sans barrières techniques à leur expression), et le guitariste virtuose Yassine au touché dentellien parsemées d’éclairs de violence, peut-être des restes de Black Tears, ce groupe heavy métal dans lequel il officiait dans les nineties. C’est la règle dans ce style, la grande variété internationale, donner à un chanteur habité l’assise musicale brillante sur laquelle exprimer son style et son art, et là ça le fait. On sent bien la marque du destin dans la réunion de ces quatre entités dans un même projet ; ils ont toutes les chances de le réussir… Au retour, le Hendrix Band of gypsies en fond sonore, arrêt au feux du Pont de fil à Paul-Bert, des sons étranges flottent dans l’air ; au passage devant Les Colettes, l’image d’un tromboniste soufflant en dessinant des cercles avec son cuivre… sur le trottoir je crois voir le fantôme d’Alan Jack, la clope au bec.. ce soir c’est Alain Maneval qui est sur les ondes j’aime ça.
Cartesixte à Oesia
Ciel couvert, douce température, derniers instants de l’été indien sur Velpeau, temps idéal pour s’en aller flâner à Oesia écouter du classique. Grande claque avec l’Ensemble Cartesixte pour un programme russe, de Tchaikovsky avec Lucia Barathova au violon solo du concerto à Rimsky Korsakov dans un Capriccio espagnol enlevé, en passant par une Ile des morts de Rachmaninov extraordinaire, habitée, véritable peinture de ce voyage au royaume des âmes en peine, le travail des lumières aidant à s’imaginer sur les eaux noires du Styx. Simon Proust en chef d’orchestre est un maître à 24 ans, une star, un artiste d’exception capable de redonner vie au classique, lui insuffler un souffle nouveau donner du corps et de l’envie en bâtissant une incarnation vivace à l’œuvre et au sujet. Il est aussi un meneur de musiciens hors norme et l’on peut supposer le temps bonifier ce respect et cette rigueur mêlée à la fois du compositeur mais aussi des membres de l’orchestre. A la liste des remerciements exprimés il semble l’institution n’avoir pas pris encore l’ensemble sous son aile, à croire nos officiels réfractaires à la jeunesse, à sa force, à l’évidence d’une capacité à porter la tradition au-delà des circuits poussiéreux dédiés à ces pratiques. Cartesixte représente le futur, l’espoir, la qualité, l’ensemble de ces musiciens, juste nés, livrent une démonstration du « la valeur n’attend pas le nombre des années ».

Exclu tmv : une créature d'origine marine dans la Loire

Découverte exceptionnelle ce matin, dans la Loire, à quelques mètres du pont Wilson.

La photo montre bien la présence d'un animal étrange.
La photo montre bien la présence d’un animal étrange.

La découverte de ce mardi a de quoi laisser bouche bée. Aux environs de 7 h 30, ce matin, un pêcheur a aperçu une forme étrange qui zigzaguait dans les eaux de la Loire.
« J’ai d’abord pensé à un gros poisson, mais ses déplacements étaient trop étranges. Je n’avais jamais vu ça. C’est là que j’ai vu un corps spongieux, plein d’écailles noirâtres, et terrifiant émerger », raconte André Pascalin, 64 ans.
L’alerte est donnée rapidement et le pêcheur a le temps de prendre en photo « la chose », comme il la surnomme.
Dépêchée sur place, la gendarmerie a effectué les premières constatations d’usage. Incrédules, ils ont alors immédiatement appelé la brigade cynophile et des enquêteurs du Centre d’études parapsychologiques et des phénomènes inexpliqués (CEPPI).
« Il s’agit vraisemblablement d’une espèce unique au monde », a déclaré le directeur du CEPPI. « Tout porte à croire que nous avons affaire à… une sorte… d’animal qui ressemblerait au monstre Loch Ness », a-t-il déclaré en comité restreint, légèrement balbutiant.
Tmv était sur les lieux et a pu voir le monstre marin de la Loire. D’après nos estimations, il mesurerait environ 17 mètres de long.
Apparemment très farouche, il plonge régulièrement et ne fait surface que pour – semble-t-il – prendre sa respiration.
Le périmètre est bouclé. Pêche et baignade sont bien évidemment interdites jusqu’à nouvel ordre.
« Les contrevenants s’exposent à une amende de 5 000 € et une peine d’emprisonnement », a rappelé la gendarmerie.
Manuel Valls, nouveau premier Ministre, devrait arriver sur les lieux en début d’après-midi.
 

Honnête ce Percy Jackson, la mer des monstres

La suite des aventures de Percy Jackson débarque (enfin) sur nos écrans. Au final, du gavage aux images de synthèse, de l’humour, de l’action, un sous-Harry Potter divertissant pour l’été.

Il aura fallu pas moins de 3 ans pour voir enfin débarquer la suite des aventures de Percy Jackson sur nos écrans. Le premier volet, Percy Jackson : le voleur de foudre, ayant connu un succès en demi-teinte (comprenez un demi-flop), la Fox avait suspendu la production de son petit frère. Finalement, Percy Jackson : la mer des monstres a quand même fini par être sorti par quelqu’un qui a vraiment le nom de l’emploi : Thor Freudenthal (réalisateur de pas grand-chose, si ce n’est Scavengers et Palace pour chiens… Bah oui !).
Nous revoilà donc à suivre les aventures de Percy Jackson, un demi-dieu (rien que ça) qui a déjà sauvé le monde mais doute fortement de ses capacités. « Et si j’avais eu un coup de pot, en fin de compte ? », se demande-t-il, les sourcils froncés en se grattant la tête.
Mais quand la barrière de protection divine de son petit village est attaquée, il va devoir arrêter de réfléchir et agir en allant chercher la légendaire Toison d’Or qui va tous les sauver.
Ce sous-Harry Potter emmène donc le spectateur dans un périple – ou plutôt une odyssée – dans les eaux mortelles de la Mer des Monstres (forcément, le nom donne moins envie que la Méditerranée). Une aventure divertissante, bourrée d’action et nourrie d’un rythme soutenu, mais qui s’effrite malheureusement rapidement en raison de ses personnages trop lisses.
Logan Lerman (Percy Jackson) et sa tête de premier de la classe est peu expressif ; le personnage de la belle Alexandra Daddario (Annabeth) n’est pas assez exploité ; Brandon T. Jackson (Grover) par contre relève le niveau grâce à son humour et sa pêche.
La Mer des Monstres, s’il n’est pas le film du siècle, est l’occasion de causer mythologie grecque avec un soupçon d’humour toujours bien placé (le personnage de Dionysos est excellent). Plutôt rigolo, le mélange avec cette action constante est donc vraiment agréable.
On regrettera cependant cette orgie d’images de synthèse qui font vivre littéralement le film (il n’y a quasiment que ça) : gavant jusqu’à en vomir. Ce volet de Percy Jackson n’a pas vraiment de saveur dans ses effets spéciaux, si ce n’est par exemple la course en taxi ou l’impressionnant monstre marin. Mais Tyson, le frère cyclope (joué par Douglas Smith), se voit affublé d’un faux œil en synthèse ridicule ; là où une prothèse aurait fait bien plus d’effet que ce trucage à la limite du moisi.
Percy Jackson : la Mer des Monstres* n’a malheureusement pas su utiliser son très gros budget (90 millions de dollars) à bon escient. Mais dopé à un rythme archi-soutenu et quelques traits d’esprit, il reste tout de même divertissant et assez agréable pour cet été.
Aurélien Germain
* le film a été vu en version 2D. Percy Jackson est aussi disponible en 3D.
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Dantesque Pacific Rim

Le blockbuster de l’été pulvérise tout sur son passage. Del Toro signe un rêve de gosse qui nous fait nous-aussi retomber en enfance. Un film « monstrueux » et dantesque.

L’été, c’est chasse gardée de Hollywood dans les salles obscures. Si peu de films d’auteur ou non-américains sortent durant cette période, c’est tout simplement parce que c’est là que sortent les plus gros blockbusters made in USA. Et est-il réellement possible de rivaliser ?
Difficile à y croire en se prenant la déflagration sonore et visuelle de Pacific Rim, le dernier bébé du génial Guillermo Del Toro (réalisateur des Hellboy, Labyrinthe de Pan et autres L’Echine Du Diable, producteur du génial Mamà et L’Orphelinat…)
Pourtant, quoi de plus basique et classique que le scénario de Pacific Rim ? Des créatures monstrueuses venues des entrailles des océans (les kaiju) ont réduit la planète à néant. Seul moyen de les combattre ? Des robots géants pilotés par télépathie, les jaegers. Dit comme ça, il est certain qu’on a l’impression d’avoir davantage affaire à un fantasme de geek boutonneux et prépubère. Mais non.
Pacific Rim est en fait un délice de science-fiction, monstrueusement rythmé : un véritable spectacle devant lequel n’importe quel spectateur retombe en enfance devant une telle magie visuelle ; le tout étant signé ILM (l’équipe ayant signé les effets spéciaux de Jurassic Park, Terminator…)
Avec ses effets spéciaux majestueux (*), le film de Del Toro est une orgie d’explosions, de destructions à grande échelle et de combats hallucinants. Grâce à une photographie parfaite et des mouvements de caméras fluides, le spectateur se retrouve bouche bée devant d’apocalyptiques duels entre des monstres de toute beauté (moitié dinosaure, moitié Godzilla) immenses comme un immeuble de 50 étages et des robots à l’esthétique digne des plus grands films de sci-fi.
Côté oreilles, c’est une rafale sonore quasi jamais-vue (ou plutôt entendue). De quoi exploser le sonotone de papy et vous décrasser les esgourdes à jamais.
Avec 200 millions de dollars de budget, Del Toro réalise son rêve de gosse (un film de monstres japonais) et signe un divertissement efficace, où l’on débranche son cerveau pour en prendre plein la vue et les oreilles (lui-même souhaitait faire « un film léger pour l’été »). En un mot ? DANTESQUE !
Aurélien Germain.
(*) à savoir que nous avons vu la version 2D mais que le film est aussi diffusé en 3D.
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