Chroniques culture #71

Beaucoup de bandes-dessinées cette semaine, avec une tripotée d’œuvres pour les amoureux d’Histoire ! On a également le EP de Suzane, regardé le DVD L’Ordre des médecins mais aussi le vinyle de Muthoni Drummer Queen.

LE DVD
L’ORDRE DES MÉDECINS

Simon, pneumologue aguerri, côtoie la maladie et la mort constamment. Mais le jour où sa mère est hospitalisée, ses certitudes s’écroulent… Ici, David Roux offre une plongée réussie dans le monde médical (photographie clinique, couleurs froides) mâtinée d’un drame humain et familial bouleversant.
Ce regard sensible et humble est transcendé par la performance sobre mais brillante de Jérémie Renier, à fleur de peau. Film dur mais émouvant, intime mais humain, L’Ordre des médecins reste tout en justesse du début à la fin. Dans sa version DVD, l’éditeur a fourni d’intéressants bonus, entre un entretien avec le réalisateur et des rencontres avec le compositeur de la musique, une philosophe de la médecine et quelques courts-métrages pour compléter le tout.
> Sortie le 4 juin

LES BD
UNE ANNÉE AVEC LES RASPBERRY – T1

On connaissait déjà le trait de Pacco via Instagram, sur lequel le dessinateur poste les aventures de sa famille Raspberry (près de 90 000 abonnés au compteur, tout de même !). Petit plaisir cartonné pour eux : l’auteur sort « Une année avec les Raspberry » (éd.Delcourt), un recueil reprenant 127 gags déjà publiés sur les réseaux, ainsi que 20 inédits.
À travers un univers fun et décalé car anachronique, Pacco esquisse une chronique préhisto-familiale où sont incorporés des éléments de notre société actuelle. Joliment illustré, ce miroir tendre d’une vie de famille lambda (ado en crise, autorité parentale, couple, etc.) mais version Pierrafeu fait sourire, voire parfois rire (la mère est LE personnage qu’on adore). Mais certains gags tombent à plat et quelques pages manquent de teneur. Une bande-dessinée qui, toutefois, apporte distraction et fraîcheur. A.G.

HISTOIRES D’HISTOIRE

On commence avec le magnifique « Le Feu de Thésée » (Humanoïdes associés) pour se balader à Athènes sur les traces du Minotaure, sublimé par le récit de Frissen et superbement illustré par Trifogli.
Avec « Xérès » (Futuropolis), Franck Miller creuse le sillon de son amour pour la Grèce Antique, nous ramenant aux temps de Darius et Alexandre, avec ce trait si particulier et cet art du récit qui vaut autant qu’une révision pour le Bac !
À ce propos, lire « La Princesse de Clèves » (Dargaud), par Claire Bouilhac et Catel Muller, c’est aussi s’offrir un petit bonus ! On passera aussi un peu de temps au Louvre avec « Les Tableaux de l’ombre » (Delcourt), merveilleuse réflexion sur l’art et la célébrité, livrée par un Jean Dytar époustouflant.
Petite pause avec « Six Coups » (Dupuis) d’Anne Claire et Jérôme Jouvray, un western jubilatoire et plein d’humour. Et cerise sur le gâteau, on dégustera « Quand tu viens me voir ? » (L’Association) où Charles Berberian livre ses croquis magnifiques et ses réflexions sensibles sur le temps qui passe et l’amour de ses proches.
Hervé Bourit

LE VINYLE DE LA SEMAINE DE RADIO CAMPUS
MUTHONI DRUMMER QUEEN – SHE

Après un premier album assez discret en 2009, la MC Kenyane frappe fort avec ce second opus. Pour cette sortie, elle s’allie au duo de beatmakers suisse GR! & Hook et la formule cartonne. L’artiste s’accapare avec aisance les codes du hip-hop aussi bien que ceux du dancehall, du R&B et de la rétro soul. Les textes sont conscients et célèbrent la beauté, la force et l’audace des femmes africaines qui sont pour beaucoup de penseurs du continent, l’avenir de celui-ci. On ne sait pas encore si Muthoni Drummer Queen est l’avenir de la scène des musiques urbaines d’Afrique mais ce qui est certain, c’est qu’elle en est le présent et semble l’assumer pleinement.
Julien Abels

ÉVÉNEMENT
EMMANUEL TELLIER AUX STUDIO

Début mars, tmv vous parlait du dernier CD en date du Tourangeau Emmanuel Tellier, La Disparition d’Everett Ruess. Eh bien, bonne nouvelle ! Le film qui accompagne l’album sera présenté le 7 juin, à 19 h 45, aux Cinémas Les Studio à Tours. À la fois film documentaire et collection de chansons, cette histoire part sur les traces d’un personnage hors norme disparu à l’âge de 20 ans dans le désert de l’Utah en 1934. Un récit rare et subtil qui explore les marges et la poussière de l’Amérique de ces années sombres de la Grande dépression.
H.B.

LE EP
SUZANE

Une jeune fille toute seule sur scène qui fait des chorés et qui joue avec ses machines ? On a déjà vu ça ces derniers temps, me direz-vous. Pas facile en effet de trouver une place entre Angèle ou Jain, mais Suzane a définitivement ce petit plus qui fait la différence. Comme on a pu le voir récemment à Bourges, avant de l’apprécier de nouveau à Avoine Zone Groove ou aux Courants à Amboise, la demoiselle emporte tout sur son passage.
Et ce premier EP pose ses chansons électro sous les meilleurs auspices. C’est frais, percutant, drôle et sérieux à la fois. De quoi bien s’incruster dans la tête et donner envie de bouger. Quatre titres, c’est vraiment trop, trop court : vivement la suite !
H.B.

Un tour au marché : Beaujardin le bio (5/6)

(Série 5/6) Depuis 40 ans tout pile, le marché bio s’installe sur une longue allée de la place Beaujardin, à Tours. Certains commerçants sont là depuis le début, d’autres viennent d’arriver, mais tous ont une passion en commun : le sain et le partage.

Il a toute une histoire, le marché bio de Beaujardin. Et, pour la connaître, il suffit de demander à Michel.
Michel, il vend du vin et des légumes (un peu de vin et quelques légumes) tout au début de l’allée réservée au bio, tous les samedis matins, dans ce quartier calme de la ville.

Et ça fait quarante ans que ça dure. « Moi je faisais du vin et ma femme était maraîchère. Et tous les deux en bio, depuis le début », explique-t-il le regard frisotant sous la gapette. « Il y avait des commerçants ambulant bio, mais ils étaient dispersés. Moi à Saint-Paul, un autre à Rabelais, un troisième ailleurs. Alors, les consommateurs nous ont demandé si on ne pouvait pas se réunir pour créer un marché unique et que en bio. »

 

RETOUR EN 1979

Quelques réunions plus tard, la petite troupe, une dizaine de commerçants et les représentants des consommateurs, ont un projet ficelé qu’ils présentent à la mairie. On tergiverse un peu et, finalement, on s’aperçoit que le petit marché du samedi cœur du village de Beaujardin dispose d’une allée vide qui pourrait faire l’affaire. Nous sommes le 16 juin 1979.
« Moi, j’ai raté le premier marché bio ici : j’avais un mariage. Mais dès la semaine suivante, j’étais là ! »

Évidemment, les choses ont bien changé depuis, à commencer par le regard du grand public sur l’activité bio. « À l’époque, on n’était pas des marginaux, mais quasi, quand on faisait du bio ! ». Il est heureux, ça se voit, Michel, que le vent ait ainsi tourné et que le bio soit enfin dans l’air du temps. Il est à la retraite, maintenant et sa production de vin comme celle de légumes a été divisée par cinq. Mais il est toujours là, avec ses tiges d’ail nouveau, ses asperges et son bourgueil 2014. « Moi, mes vignes, elles n’ont jamais vu une goutte de désherbant ! », s’amuse t-il.

Il y en a d’autres, des compagnons de cette époque le long de cette allée où chaque station mérite le détour. Le marchand de pommes d’à-côté, qui fait aussi des patates, des jus de fruits et des confitures. Et puis Bruno, un peu plus loin, qui est jeune, mais qui a repris la place de son oncle qui faisait, lui aussi, partie de la bande du départ. Katia et Alwan, couple d’origine libanaise, vient tous les samedis, ou presque, faire remplir ses bouteilles de lait frais.
« On a une ferme à côté de chez nous, à Joué-lès-Tours, mais il ne sont pas en bio alors, on vient ici depuis presque trente ans. » En face de lui, depuis une trentaine d’années, Jean-Paul fait du pain, avec des farines anciennes, dont certaines viennent de chez Bruno-d’en-face, justement. « Le pain, c’est le dernier aliment auquel on s’est intéressé pour le bio.

Ça a commencé avec le vin, le fromage ensuite, les légumes… Et pourtant, le gluten contenu dans les farines anciennes est beaucoup moins agressif et moins nocif que celui que l’on trouve dans les farines industrielles. Les bactéries mangent les principes actifs et ça change tout dans l’alimentation. »

La preuve qu’il n’en rajoute pas Jean-Paul : il est 10 h et il lui reste deux pain à l’épeautre à vendre sur un étal de trois mètres de long. « Je me suis un peu fait dévaliser, ce matin », confirme t-il. Mais il n’y a pas que des vétérans du bio le samedi à Beaujardin. Magalie et Samuel, éleveurs de porcs et de bovins à Courcoué (Sud-Touraine) ne sont là que depuis un an. Ils font aussi des légumes secs, des farines spéciales et des huiles. Le tout emballé ou, de préférence, en vrac. Leur ferme, la Ti’bio d’aire, commence à se faire un nom dans le milieu.

DU BON ET DU BIO

Claire, également, fait ses premières armes sur le marché Beaujardin depuis le début de l’année. Elle, son credo, c’est la pâtisserie bio. Pour ses oeufs, elle se fournit chez ses voisins de marché, qui sont aussi ses voisins dans la vie, quelque part dans le Loir-et-Cher.

La famille Habert fait de l’élevage de volaille et s’occupe aussi de la transformation des produits. « Tout ce que vous voyez-là, les rillettes, les saucisses, les pâtés, les brochettes, tout sauf le miel, nous le fabriquons nous-mêmes. Et nous maîtrisons aussi toute la chaîne, puisque nous cultivons en bio les aliments de nos bêtes », explique Denis, fils de la maison et patron du jour sur le stand.

Encore un peu plus loin, en face de Michel et de son incollable mémoire, Takayoshi fait frire ses Okonomi Yaki, des galettes de chou aux algues et aux oignons frais de printemps, une recette originaire d’Osaka, comme lui. C’est tout le Japon, parfum en tête, qui s’installe tranquillement sur la place du marché.
Son fiston nous fait goûter ses Daifuku Mochi, un délice au thé vert et à la confiture de haricot rouge. C’est un ancien employé du lycée Konan, le lycée japonais de Saint-Cyr, Takayoshi.

 

« Quand je suis arrivé en France, j’ai voulu fabriquer mon miso, comme je l’ai toujours fait et comme ma grand-mère avant moi. Mais impossible de trouver le koji, ingrédient indispensable de la recette du miso. Alors, je l’ai fabriqué moi-même. » Autant vous dire que si vous cherchez du vrai miso comme au Japon, tout en sachant ce qu’il y a dedans, vous êtes à la bonne adresse. Preuve, s’il en était besoin, que le bon et le bio, ça marche avec tous les aliments et toutes les cuisines.


> Retrouvez les autres épisodes de notre série Un Tour au marché juste ici <

J’ai testé pour vous… le bar à sieste

Après les bars à eau, les bars à chats, les bars à oxygène… Voici le bar à sieste à deux pas de la Place Plum’ et bien sûr, on a voulu tester.

POUR LE TRAVAIL

Je connaissais Centre One pour y avoir fait des séances de cryothérapie et d’autres de boxe. Quand j’ai appris qu’il s’y installait un bar à sieste, j’ai évidemment voulu tester.
Et quand j’ai dit aux gens : « Je peux pas, cet après-midi je vais faire une sieste pour le travail », ils ont trouvé que j’avais un travail cool. De mon côté, je m’inquiétais de devoir dormir entourée d’autres gens, mais le bar venant d’être lancé, j’étais toute seule. Cela dit, il y a de grands rideaux qui séparent les différents lits, situés à l’étage du local de Centre One, à l’abri de la cacophonie de la place et même du bruit du reste de la salle de sport.

LIT CHAUFFANT

Jérémy Ouanna m’installe en me donnant un masque rafraîchissant pour les yeux et un casque sans fil VR diffusant différents morceaux de musique relaxante.

Je choisis les vagues ; j’apprécie la fraîcheur du masque, mais je mets quelques instants à m’adapter au casque car je ne peux pas me coucher sur le côté. Après avoir cessé de gigoter comme une anguille pour trouver la bonne position, j’ai enfin pu apprécier la détente de l’endroit et du moment. Le lit chauffant, le plaid, la cheminée… Pas de petite voix disant « tu pourrais faire le ménage, ou bien cet article, ou encore ceci, ou cela… »

Le fait d’être à distance de mon bureau me permet de me détendre très rapidement et même de m’assoupir au bout d’un moment à écouter les vagues. Tout est bien sûr optionnel : on n’est pas obligé de faire chauffer le matelas, on peut apporter son propre casque et sa musique (ou ne pas en mettre du tout), opter pour un matelas à picots Champ de fleurs… L
e but est de profiter de son moment tranquille dans une bulle cosy et c’est bien ce que je fais. Je suis étonnée de réussir à me détendre dans un lieu public mais l’espace est tellement cocooning et l’équipe aux petits soins (et j’avais visiblement vraiment besoin d’une bonne sieste !) que mes appréhensions se sont évanouies.

ÎLOT DE CALME

Une bonne demi-heure plus tard, Jérémy vient me réveiller. J’ai un peu de mal à me rappeler où je suis et ce que je fais là, mais je pense à lui demander comment il a eu cette idée.
« Quand j’étais pompier de Paris, j’étais adepte de la micro-sieste, m’a avoué l’ancien champion de France de boxe. J’en faisais souvent pour récupérer, car ce n’était pas toujours évident avec le rythme. En attendant le train, je me suis souvent dit que j’aurais payé pour m’isoler du bruit. Et c’est un peu ça Place Plum’ aussi, avec le bruit parfois. Le but est d’offrir un îlot de calme. »
Pari réussi.

Testé par Chloé Chateau

Centre One, 34 rue de la Paix, à Tours. Bar à sieste disponible de 11 h à 17 h, tous les jours d’ouverture. 20 min : 7 € (ou 44 € les 8 séances) ; 30 min : 10 € (ou 64 € les 8 séances) et 1 heure : 14 € (ou 89 € les 8 séances).
> Réservations possibles.

 

Les 3 Écritoires : quelle ambiance !

Il est de ces établissements où sont parfaitement conjugués nourriture et… ambiance. C’est le cas ici, aux 3 Écritoires. On a testé pour vous.

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Un bistrot-brasserie comme on en voit presque plus. Repris par de jeunes propriétaires il y a bientôt un an, ce lieu est le repaire des appétits gargantuesques qui apprécient notamment les produits frais des Halles voisines.

Un établissement resté dans son jus : bar central massif, nappes vichy, plaques de concours agricole sur les murs, affiches anciennes, tresse d’ail…

La suite se passe dans l’assiette. Le midi, pas de formule, mais une ardoise et les suggestions du jour. Des escargots, une salade de chèvre, un duo de foie gras en entrée ; un tartare de deux saumons, des rognons flambés au cognac ou un onglet de veau en plat par exemple.
Mon voisin bien portant, Michel, me montre sa colossale assiette de tartare de bœuf et ses frites maison, « je n’ai pas pris d’entrée », juge-t-il bon de me préciser.

La commande passée, les plats défilent et la pièce de boulevard commence. Michel me décrit le personnel et me vante la bonne cuisine des lieux, alors qu’arrive Michelle et ses mille questions. « L’ingénieur », accoudé au comptoir, se joint à la conversation et nous livre du Jean Gabin dans Un singe en hiver : « Tu vois bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait pas le vin, ce serait l’ivresse ! ».

Entre-temps, le chef est passé dire bonjour aux clients, en partie en terrasse, j’ai passé mon tour pour le sucré mais Michel a succombé au café gourmand et ses desserts maisons. Un expresso, l’addition et le rideau se lève. Quelle ambiance !

> 53 place du Grand Marché, Tours. Entrée autour de 8 €, plat de 15 à 21 €.
> Restauration tous les midis et le soir, à partir du jeudi, bar et planches apéritives. Tél. 02 47 36 97 35.

CCC OD : zigzag dans le noir

La galerie noire du CCCOD accueille une nouvelle exposition. Signée des frères Quistrebert, elle est hypnotique et surprenante, abstraite et vertigineuse. Accrochez vos ceintures !

Florian et Michaël QUISTREBERT

C’est peu de le dire : la nouvelle exposition, qui occupe la galerie noire, au rez-de-chaussée du CCC OD sait se jouer des contrastes.

À droite en entrant, une monumentale fresque vidéo qui se déploie en zigzag (c’est le nom de l’expo) le long d’un mur transformé en paravent. Sur chaque panneau, le même mouvement de pixels hypnotiques qui semblent courir sans fin dans un interminable tunnel, mais dans une couleur différente.

La danse est effrénée, sans issue, et vous agrippe le regard pour un moment. Et, de l’autre côté, des toiles blanches, d’une extrême sobriété. Attention, blanches ne veut pas dire entièrement blanches. En fait, sur le châssis des toiles est appliquée une pâte épaisse, quelque chose entre l’enduit et le plâtre, qui donne du relief et de la matière à l’oeuvre.

ABSTRAIT

C’est de l’abstrait, pas de doute là-dessus, mais de l’abstrait qui s’amuse quand même avec la réalité. « Les toiles sont des variations autour de deux thèmes : une église et une vue marine », expliquent les frères Quistrebert, qui travaillent ensemble depuis 2007 et qui ont conçu cette exposition spécialement pour le CCC OD.

Et, de fait, on perçoit dans ces lignes obliques d’une très grande précision, les voiles et le mât et, plus ou moins haut selon l’angle de vue, la ligne droite de l’horizon. Il y a aussi un côté brut dans les toiles, quelque chose de très assumé, qui rappelle le gros oeuvre dans le BTP, le travail d’encollage du carreleur mais aussi, peut-être, le mouvement du râteau dans un jardin zen.

Mais, nous direz-vous, quel est le lien entre ce mur coloré et ces tableaux blancs ? « Pour nous, il y a le même rapport entre les deux qu’entre, par exemple, une BD et un film d’animation. » La vidéo murale serait donc une sorte de traduction en mouvement de ce qui se lit, en version figée sur la toile. Une traduction en couleur aussi.
Car les frères Quistrebert aiment bien jouer avec les codes classiques de la peinture. Par exemple, en séparant la forme de la couleur ou en imaginant des tableaux lumineux, à proprement parler, en y ajoutant des leds multicolores que des interrupteurs placés au beau milieu de la toile permettent d’allumer et d’éteindre. L’abstraction des frères Quistrebert ne manque pas d’humour donc, et elle manie le second degré avec gourmandise.

Cette exposition a fait plus que s’adapter au lieu qui lui a été proposé. Elle s’est construite à partir de lui. « Toute l’exposition s’est constituée petit à petit, comme un puzzle. Ce qui est intéressant, c’est de se planter plein de fois pour arriver à une proposition qui se tient. »

> EN PRATIQUE
Zigzag, Florian et Michaël Quistrebert, jusqu’au 11 novembre 2019, au CCC OD.

Horoscope WTF du 29 mai au 4 juin 2019

Le temps passe et passe et beaucoup de choses ont changé, comme on chantait fut un temps. En tout cas, l’astrologue, lui, n’a clairement pas changé. La preuve.

Bélier (mais cette semaine,
vous êtes Van Damme)

Amour

« Adam et Eve, j’y
crois plus tu vois. Parce
que je suis pas un idiot :
la pomme, ça peut pas être
mauvais, c’est plein de
pectine. »

Gloire

« Si tu travailles
avec un marteau-piqueur
pendant un tremblement de
terre, désynchronise-toi,
sinon tu travailles pour
rien. »

Beauté

« Si tu téléphones
à une voyante et qu’elle ne
décroche pas avant que ça
sonne : raccroche. »

Taureau

Amour

L’amour, c’est comme
les gosses : c’est chiant.

Gloire

Fermer la bouche en
mangeant, ça vous dirait ? Mh ?

Beauté

Cultivez votre
beauté intérieure. Y a plus
qu’ça à faire de toute façon.

Gémeaux

Amour

Waouw félicitations !
C’est du sérieux avec Mme
Main Droite.

Gloire

Comme on dit, vous
êtes pas le couteau le plus
affûté du tiroir.

Beauté

Frottez bien. Ça
peut peut-être grossir.

Cancer

Amour

Vous avez le slip qui
crie famine.

Gloire

Comme on dit,
les grands esprits se
rencontrent ! (Mais du coup,
on ne vous a pas rencontrés)

Beauté

Votre semaine se
résumera à un seul mot :
bouton.

Lion

Amour

Vu vos relations,
la constellation du Nicolas
Hulot vous désigne pro du
recyclage.

Gloire

L’étoile polaire
vous prend en grippe. Et
c’est bien fait.

Beauté

Vous êtes le/la plus
canon cette semaine. (hop
cadeau !)

Vierge

Amour

Le poulpe possède 9
cerveaux. Il serait judicieux
de lui en demander un pour
votre ex.

Gloire

Vous êtes aussi
passionnant(e) à écouter
qu’un pissenlit…

Beauté

… mais par chance,
vous êtes une belle plante.
AAANW.

Balance

Amour

Eh bien, quelle
libido ! Va falloir installer
un pont-levis à l’entrée de
votre slip.

Gloire

Votre passion qui
consiste à faire du vélo sans
selle n’impressionne guère.

Beauté

Changez de coiffeur.
Non, vraiment.

Scorpion

Amour

Yes no, maybeee, I
don’t knooow, can you repeat
the question ?

Gloire

Tout travail mérite
salaire. Donc vous méritez un
paquet de pognon rien qu’en
sortant du lit

Beauté

Mettez-vous à la
salopette, puisque votre
fantasme est de devenir
fermier(e).

Sagittaire

Amour

Vous serez toujours
sur la 4e marche du podium.
Arf.

Gloire

Votre dégaine de
star du porno vous ouvrira
des portes cette semaine.

Beauté

Remettez-vous au
sport. Vous avez la forme
d’un mollusque.

Capricorne

Amour

L’allégorie de votre
vie amoureuse ? Le jeu Motus,
quand on choisit la boule
noire et qu’on perd tout.

Gloire

Bah alors les
roquets, on est hargneux ?

Beauté

Sympa mais on dirait
que vous avez un chou fleur
dans la bouche quand vous
parlez.

Verseau

Amour

Comme on dit, c’est
pas parce qu’on est au resto
qu’on peut pas regarder le
menu.

Gloire

Commencez à penser
botox.

Beauté

Vous êtes sexy, mais
ça ne va pas durer.

Poissons

Amour

Stéphane Bern vous
aime secrètement.

Gloire

La constellation de
l’unijambiste dit que vous
êtes à côté de vos pompes.

Beauté

Allez, rassurezvous.
Ce n’est pas si grave
de ressembler à Golum au
réveil.

Coupe du monde féminine de foot : les filles à l’attaque !

Le 7 juin, on sifflera le coup d’envoi de la Coupe du monde féminine de foot. Jusqu’au 7 juillet, les joueuses de 24 pays s’affronteront dans différents stades français.
En voyant une billetterie qui bat son plein, et un engouement croissant, le Mondial version filles ferait-il (enfin) bouger les lignes ?

Kadidiatou Diani. © (Photo archives NR, Julien Pruvost)

LA BILLETTERIE CARTONNE

Exceptés les couacs de la mi-mai (la Fifa ayant décidé de dispatcher les places achetées par des groupes, certain(e)s supporters se retrouvent seul(e)s), on peut dire que la vente des billets a explosé.
Le 7 mai dernier, Brigitte Henriques, vice-présidente du comité d’organisation, annonçait que 765 000 billets sur les 1,3 million disponibles avaient été vendus ! Plusieurs matches affichent complet – notamment celui d’ouverture entre la France et la Corée du Sud – mais de nombreux autres risquent de l’être également d’ici là. Notamment les rencontres avec les États-Unis, les Américaines étant championnes en titre.

ALLEZ LES BLEUES !

Soyons chauvin(e)s ! On compte évidemment sur les Bleues pour ramener une aussi jolie coupe que leurs collègues masculins l’été dernier. Les filles de Corinne Diacre débuteront la compétition par un match face à la Corée du Sud (7 juin, à 21 h, sur TF1 et Canal+).

Charlotte Bilbault. © (Photo NR, Julien Pruvost)

Des noms se distinguent déjà. Par exemple, Sarah Bouhaddi. La gardienne de but, solide, est une des forces de l’équipe. À Lyon, où elle joue habituellement, on la surnomme même Zlatan, puisqu’elle n’hésite pas à jouer en pointe (et marquer !) quand il manque une joueuse à l’entraînement.
Sakina Karchaoui est également attendue au tournant. La défenseure montpelliéraine, hyper active sur les réseaux sociaux, aime gagner les duels et compte déjà 23 sélections à… 23 ans.
Eugénie Le Sommer, quant à elle, a marqué 257 buts en 290 matches avec l’Olympique lyonnais : la conquérante n’a qu’un rêve, « gagner un titre avec l’équipe de France ».
Même désir pour Amandine Henry, la capitaine, qui possède l’un des plus beaux palmarès du foot français. Elle a également sorti un roman illustré à la mi-mai (« Croire en ses rêves ! ») destiné aux jeunes, où elle raconte aux footballeuses en herbe les obstacles qu’elle a dû franchir pour en arriver là.

À QUOI S’ATTENDRE SUR LE TERRAIN ?

Les Bleues devront bien sûr tirer leur épingle du jeu. Un jeu pas facile, puisque certaines équipes ont faim : les Anglaises apparaissent comme des outsiders crédibles, les Canadiennes sont bien placées au classement FIFA.
Et il y a évidemment les États- Unis, l’ogre de la compétition. Les Américaines sont la référence absolue du foot féminin. De quoi les imaginer loin dans l’aventure, d’autant que leur groupe – sauf surprise – ne devrait pas trop les brusquer (Chili, Thaïlande, Suède).

Ce Mondial sera également l’occasion d’assister aux premières participations de l’Écosse, de la Jamaïque, de l’Afrique du Sud et du Chili. Reste à voir si cette Coupe du monde aura aussi des répercussions hors du terrain, notamment sur l’économie du sport féminin en général et son traitement médiatique.

Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues.

IRRÉDUCTIBLES MACHOS ?

Il suffit de faire un tour parmi les commentaires de certains articles abordant le sujet pour s’apercevoir qu’il reste encore des mentalités à changer : « Pseudo-engouement », « aucun intérêt », « elles ne joueront pas aussi bien que les mecs », « pas intéressant »…

Les clichés ont la vie dure et les remarques sexistes perdurent, tandis que les sponsors ne se bousculent pas au portillon et que les inégalités salariales sont toujours criantes. Dans un article de Causette, l’auteur d’Histoire du football féminin en Europe, Xavier Breuil, dézinguait les comportements machistes : « Le foot est, en Europe, le sport le plus populaire qui soit, et donc, par ricochet, un lieu de pouvoir politique. Dans notre inconscient populaire, il est des pratiques réservées aux mâles. Vous voyez beaucoup de femmes à l’Assemblée ? Non. Eh bien, sur un terrain de foot, c’est pareil : la femme n’y a pas sa place. Elles pourront gagner tout ce qu’elles veulent, elles ne suscitent aucune fierté nationale. »
Et si on changeait en 2019 ?

Coupe du monde féminine de foot, du 7 juin au 7 juillet. Diffusions également sur Canal +, TF1, TMC et Canal + sport (pour la majeure partie).
> Finale le dimanche 7 juillet à Lyon, à 17 h. à suivre sur TF1 et Canal +.

Venise n’est pas en Italie : Poelvoorde, road trip et caravane

Après le roman et l’adaptation au théâtre, voici la version cinéma de Venise n’est pas en Italie, le succès d’Ivan Calbérac.

Il y avait d’abord eu Venise n’est pas en Italie, le roman. Signé Ivan Calbérac en 2015, ce livre à succès et sympathique comme tout s’était ensuite décliné en pièce de théâtre. Là-encore, un agréable souvenir.
Cette fois, Ivan Calbérac – toujours lui – a choisi de boucler la boucle en proposant une adaptation cinématographique. Le romancier devenu cinéaste repart donc pour un tour avec son oeuvre.

Venise n’est pas en Italie, c’est l’histoire des Chamodot, une famille peu ordinaire car fantasque. Le papa est amoureux de sa caravane, dans laquelle il fait dormir tout le monde. Émile, le fils, grandit et découvre l’amour en flashant sur Pauline, une fille qui va l’inviter à Venise pour les vacances.
Problème ? Les parents décident de l’accompagner… avec leur caravane.

Pitch parfait pour un road-movie familial et initiatique, le film de Calbérac reprend peu ou prou la trame du livre originel. À la différence toutefois qu’il donne ici vie à ses personnages grâce à un Benoît Poelvoorde toujours aussi effervescent, en charmant duo avec Valérie Bonneton (toujours aussi juste).

Pour le reste, le casting fait bien l’affaire avec Helie Tonnat, parfait en gamin désabusé par ses parents « pas normaux », et son lot de personnages secondaires.

Du reste, Calbérac en tire un feel-good movie à la française divertissant et qui sent les vacances (la photographie, chaude et saturée, du chef opérateur Vincent Mathias, y est pour beaucoup).
Venise n’est pas en Italie se croque comme une fantaisie attachante quoiqu’un peu quelconque, charmante quoiqu’un peu légère parfois. Clairement, un film sur la famille à voir en famille.

Comédie, d’Ivan Calbérac (France). Durée : 1 h 35. Avec Benoît Poelevoorde, Valérie Bonneton, Heli Tonnat, Eugène Marcuse…
> NOTE : 3/5

TMV du 29 mai au 4 juin 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/05/TMV_A_20190528_TMV_001_T_Q_0.pdf

La Coupe du monde féminine de foot, c’est dans quelques jours ! A cette occasion, tmv vous propose un dossier sur les enjeux de cette compétition avec une double page 100 % filles ! Pour le reste : la nouvelle expo hypnotique du CCCOD, le 5e épisode de notre série Un tour au marché (à Beaujardin) et l’horoscope de la semaine. On a également testé pour vous… un bar à sieste !

A voté !

JE LES AI VUS À DEUX SUR UN VÉLO, LUI DEVANT, ELLE ACCROCHÉE À LUI, BALANÇANT SES JAMBES EN AVANT COMME SUR UNE BALANÇOIRE. Ils roulaient en zigzaguant un peu et en riant beaucoup, chahutés par les pavés de la rue Colbert. Ils venaient de se casser le nez à l’école primaire Anatole-France où, ils en étaient sûrs, se tenait leur bureau de vote.

Ils faisaient le tour du quartier, à la recherche d’une mystérieuse rue des Jocobins dont ils ignoraient jusqu’à l’existence. Smartphone en main, ils n’avaient pas tardé à revenir sur leurs pas, découvrant que la rue en question se trouvait à deux pas de leur point de départ.

« C’est au gymnase Anatole-France, en fait… » Ils avaient laissé sans l’attacher le vélo à l’entrée du bureau. Lui s’était rendu compte en entrant qu’il avait oublié sa carte d’identité chez lui. Il avait voulu renoncer et elle avait dit, non, vas-y cours, tu as le temps. Il était revenu un peu plus tard, essoufflé mais ravi. Il restait dix minutes avant la fermeture du bureau, on était large. Ils s’étaient demandé comment faire, quels bulletins prendre ?

Les prendre tous ? « Pas écolo, tous ces papiers. » Ils avaient bien ri en entrant chacun dans leur isoloir. Ils s’étaient approchés de leur bureau, un peu intimidés. « Il faut aller où ? », « C’est écrit là, sur ta carte, regarde ! ». Et puis, ils avaient accompli pour la première fois le petit rituel républicain : l’identité, l’enveloppe, la signature. Et le monsieur, avec un petit regard complice avait dit : « A voté ».

Et cela, pour eux, voulait dire : « Est devenu adulte », « Peut faire entendre sa voix ». Rien de moins.

Matthieu Pays

Autrement Dit : le festival autour du handicap

Le Festival autour du handicap, Autrement Dit, fait sa deuxième édition ! Concerts et spectacles accessibles en langue des signes sont prévus. Avec également Michel Jonasz, LEJ et Lofofora à l’affiche.

Philippe Croizon y donnera également une conférence.

« Un festival pas comme les autres, autour du handicap et accessible à tous » : voilà le credo du Festival Autrement Dit qui s’installera à Montlouis-sur- Loire les 1er et 2 juin.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour sa 2e édition, la fine équipe a vu grand !
À l’affiche ? Rien de moins que le trio vocal LEJ et Michel Jonasz ! Sans oublier une tripotée d’autres noms alléchants pour un déroulé éclectique : Lofofora, Collectif 13, Jekyll Wood, ou encore ZBMF avec Manu de Tryo, etc., ainsi que des conférences comme celle de Philippe Croizon.

Adapté à tous, Autrement Dit veut rassembler tout le monde puisque les concerts seront traduits en langue des signes et soustitrés. Une signalétique adaptée sera également installée, tout comme des dispositifs de compensation des handicaps spécifiques.

Quant aux décors et infrastructures, ils ont été réalisés ou réparés par des personnes en situation de handicap.

> Les 1er et 2 juin, à l’Espace Ligéria de Montlouis. Ouvert dès 14 h.
> Tarif : 16 €/jour. En préventes, 14 € ou 26 € le pass 2 jours.

Décennie ’80 : objets portés disparus

[Numéro spécial années ’80] Vous êtes nés après la chute du mur de Berlin ? Alors vous n’avez sûrement pas connu ces objets ni ces habitudes si chers aux plus de 35 ans.

MAIS AUSSI

LES NUMÉROS DE TÉLÉPHONE À 6 ET 8 CHIFFRES
Le 25 octobre 1985, à 23 h, la numérotation téléphonique française est passée à huit chiffres, contre six auparavant en province et sept en Île-de-France. Et c’est seulement dix ans plus tard que sont arrivés numéros à 10 chiffres. Comme les téléphone à cadran et leur écouteur rond, ces « petits » numéros ont disparu.

LES SPEAKERINES ET SPEAKERINS
« Et maintenant, vous savez qu’à 22 h 15 nous avons rendez-vous avec les coureurs du Tour de France, mais en attendant nous allons voir un petit film de Jean-Jacques Cornu qui a pour titre La Couronne de Paris. » C’est un métier qui n’existe plus et qui avait disparu de TF1 et Antenne 2 dès 1993.
Pour la majorité des femmes, elles devaient présenter les programmes de télévision aux téléspectateurs. Elles annonçaient notamment le très attendu « cinéma du dimanche soir ». À cette époque, c’était un moment familial pour regarder un film à la télévision et le seul, si on ne louait pas une VHS et le lecteur au vidéoclub du coin.

LA CIGARETTE PARTOUT
Elle existe toujours, mais dans les années 80, on ne s’inquiétait pas de voir un enfant arborer une cigarette en chocolat à la bouche pour imiter les grands. Et le buraliste avait tout à fait le droit de vendre les paquets colorés aux moins de 18 ans. On pouvait s’en griller une au restaurant, dans les bureaux, dans le train et même dans l’avion ! La première Loi Evin de lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme date seulement de 1991.

L’EMPIRE SOVIÉTIQUE
Les cartes portant la mention URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) à l’endroit actuel de la Russie et des États devenus indépendants, n’ont peut-être pas toutes disparu, mais elles ont au fil du temps été remplacées dans les écoles.

« SALUT LES P’TITS CLOUS ! »
Le son des trompettes sur lequel on avance la tête en rythme, c’est bien celui du Top 50. Marc Toesca était l’animateur de cette émission culte sur Canal + entre 1984 et 1991. Il commençait toujours en disant « Salut les p’tits clous », clin d’oeil aux téléspectateurs qui lui envoyaient des lettres au nom de Marteau Esca.

Années ’80 : dans l’air du temps…

[Numéro spécial années ’80] Dans les années 80, tout était assez différent. La façon de se coiffer, la façon de s’amuser, la façon de manger…

 

 

 

 

Chroniques culture #70 (spécial années 80)

[Spécial années ’80] Les chroniques culture changent de couleur cette semaine. On remonte le temps, à l’époque des VHS de Retour vers le futur ou encore de la sortie du mythique Appetite for destruction des Guns N’ Roses !


LE CLIP

MICHAEL JACKSON THRILLER
2 décembre 1983. Minuit. Une bombe est lâchée sur MTV. La chaîne musicale diffuse, en exclusivité, le clip « Thriller ». Treize minutes au compteur. Une folie. À cet instant, Michael Jackson vient de révolutionner le monde du clip musical. Le King of Pop appelle John Landis en pleine nuit pour le tournage.
Connu pour avoir fait ses armes dans Le Loup-garou de Londres, le cinéaste va devoir réaliser une vidéo au budget pharaonique pour l’époque (900 000 dollars). Le reste est passé à la postérité : considéré comme le meilleur clip musical de tous les temps, avec son ambition cinématographique, Thriller est tourné en 35 mm et réunit tous les codes des films d’épouvante (le chanteur, baptisé témoin de Jéhovah, devra d’ailleurs éteindre la polémique, accusé ici d’occultisme).
Passant en boucle, avec ses pas de danse devenus mythiques, Thriller sera édité sur cassette VHS et se vendra à 9,5 millions d’exemplaires. De quoi faire ravaler leur cravate aux producteurs de Michael Jackson qui étaient contre ce clip au départ… A.G.

LE CD
GUNS’N’ROSES – APPETITE FOR DESTRUCTION

On appelle ça un coup de maître… pour un coup d’essai ! En 1987, le groupe Guns ‘N Roses envoie à la face du monde un premier album qui reste, encore de nos jours, une des pierres angulaires du hard rock. À l’époque, la bande à Axl Rose est surtout connue pour son mode de vie (picole, dope et sexe) et ses concerts déjà fous furieux.
Mais avec Appetite for destruction – titre ô combien pertinent pour eux – les Californiens prouvent qu’ils sont aussi d’immenses compositeurs. Dès les premières notes de « Welcome to the jungle » (you’re in the jungle baby, you’re gonna diiiie !), l’auditeur se fait bouffer tout cru. Tout fonctionne : la voix éraillée et criarde d’Axl, l’ossature rythmique béton de Stradlin, la science du solo et des riffs jubilatoires de Slash, ainsi que la paire Mc Kagan/Adler à la section basse/batterie.
Énergie débordante, tubes alignés comme des missiles (« It’s so easy », « Sweet child o’mine » et le monument « Paradise city »), refrains anthologiques, ton provoc’ : les Guns mettront la planète rock à genoux après ce disque. Aujourd’hui, il fait partie des albums les plus vendus au monde, avec plus de 30 millions d’exemplaires. A.G.

LE CLASSIQUE CINÉMA DES 80’s

E.T. 4,5/5
Steven Spielberg a accouché d’une flopée de titres cultes. Mais avec E.T., le cinéaste offre l’une de ses oeuvres les plus poétiques, magnifiques et doucement rêveuses. C’est également ici que l’on trouvera l’une des plus belles partitions du compositeur John Williams. Plaisir pour petits et grands, ce joli conte enchanteur et émouvant (qui n’a pas versé une larme ?) à base d’extra-terrestres a marqué toute une génération.
A.G.

LA CASSETTE VHS

Retour vers le futur
Parce qu’il n’y aura jamais rien de plus classe que d’enfourner une cassette vidéo de Retour vers le futur dans son magnétoscope (quoi ? Vous ne l’avez pas gardé ?!)…
Le film mythique de Robert Zemeckis (sorti en octobre 1985 en France) se re-re-regarde en VHS, histoire de replonger dans cette folle histoire de voyage dans le passé aux côtés de Doc et Marty. Véritable triple sur l’espace-temps, ce « Back to future » jubilatoire, punchy et abouti se savoure encore et encore. De quoi se souvenir qu’à l’époque, un dénommé Louis Skorecki, un critique ciné, écrivait dans Libé que Retour vers le futur était « nul » et « l’un des plus consternants navets qu’ait produits la bande à Spielberg ». Loupé, Louis, loupé.
A.G.

Loops & Coffee : bagels et donuts au menu

Situé à l’Heure Tranquille, Loops & Coffee propose de manger sur le pouce : au choix, des bagels, des donuts ou encore des smoothies et du café.

Beignets, donuts, cafés, milkshakes, smoothies et bagels : voilà ce qui vous attend si vous avez envie de traîner à l’Heure Tranquille, du côté de Loops & Coffee.

Cet esprit coffee shop américain plaît, visiblement : en 7 ans, près de 50 franchises ont éclos en Espagne, Irlande ou encore au Mexique.
L’an dernier, la marque a tenté de conquérir la France, en s’installant à Brest, Toulouse et Tours.

On a donc testé la chose un midi, alors que les étudiants commençaient déjà à pointer le bout de leur nez au centre commercial. L’intérieur du Loops & Coffee est coloré, bien agencé et lumineux.
Niveau accueil, on a droit à un large sourire et la commande est prise rapidement.

Pour nous, ce sera le bagel au saumon et avocat (5,80 €), tartiné d’un peu de fromage frais, de cheddar et de mâche pour accompagner le tout. Évidemment, ce n’est pas de la grande gastronomie – ce n’est de toute façon pas le concept – mais en bouche, c’est correct et suffisamment garni : donc on valide.
À noter qu’il est également possible de faire son bagel soi-même (5,50 € avec 3 ingrédients au choix).

Bien sûr, pour avoir notre dose de sucre, il fallait qu’on essaye les donuts. Hop, ni une ni deux, nous voilà en mode Homer Simpson avec un donut double choco et un autre fourré à la framboise.
Petite déception toutefois : le glaçage n’était pas franchement exceptionnel et il y avait, ce jour-là, peu de choix. Loops & Coffee apparaît donc comme un établissement qui saura séduire une certaine clientèle, plutôt jeune ou adepte du repas pris sur le pouce ou friand du petit creux du 4 heures.

> Loops & Coffee, à L’Heure Tranquille. Contact : 02 47 72 80 54 et facebook.com/loopsandcoffeefrance
> Tarifs : bagel de 5,50 à 5,80 € ; menus de 6,90 à 9,90 € ; coffee de 1,80 à 3,50 € suivant la taille ; smoothies à 3,90 €. Donuts : 11,90 € la boîte de 6 ou environ 2 € le donut simple.

Spécial années ’80 : pop culture à tout va

[Numéro spécial années ’80] Musique, télé, cinéma, ou encore objets cultes : la décennie ‘80 était riche en inventions et a marqué toute une génération. Du walkman à Depeche Mode, en passant par Gym Tonic et des chansons inoubliables, on se rappelle « le bon vieux temps »…

ON SE FAIT UNE TOILE ?

En 1980, La Boum crève l’écran et révèle Sophie Marceau au public. Looks, danses (ouais, on maîtrisait le slow à l’époque!), musique et premières amours : tout y est. Cette comédie romantique ado restera 35 semaines à l’affiche ! Quant à la troupe du Splendid, elle monte, monte, monte. En ‘82, sort le film cultissime Le Père Noël est une ordure. Plus de 35 ans après, les télévisions continuent à le diffuser environ 2127 fois chaque Noël. Qui a dit intemporel ?

NEW WAVE ET POP MUSIC

Pendant que Madonna connaît la consécration avec son Like a Virgin en ‘84 – à 26 ans, elle est déjà multimillionnaire – et que David Bowie est à son firmament avec le magique Let’s Dance en ‘83, la new wave devient l’un des genres musicaux les plus populaires.
Depeche Mode balance à la face du monde un Just Can’t get enough qui cartonne. Les premiers succès arrivent aussi pour The Cure et Eurythmics. En France, Taxi Girl et Indochine côtoient les étoiles. La bande à Sirkis finit par s’imposer avec 3, un album qui grimpera à la 2e place du Top 20.

DES JOUETS

La peluche Kiki ? Les puces sauteuses ? La Dictée magique ? Le ressort arc-en-ciel ? Le Yoyo ? Les figurines GI Joe ? Les Maîtres de l’univers et leur château des ombres ? Les poupées Barbie ? Les collections de pin’s ou de stickers Panini ? Comme dirait Tonton Jean-Mi, « Ah, on savait s’occuper à l’époque ! ».

LE BOOM DE LA CHANSON FRANÇAISE

Aujourd’hui, ne mentez pas : dans chaque fête, peu importe votre âge et votre génération, on finit avec 3 grammes dans chaque oeil en sautillant sur les Lacs du Connemara (1981).
Nombreux sont les artistes français qui vont colorer les années ‘80 de tubes mémorables. « Born to be alive » de Patrick Hernandez (sortie en ‘79 mais qui va traverser les 80’s… et pas que !), « Un autre monde » (Téléphone), « L’Aziza » (Daniel Balavoine), « Sous les sunlights des tropiques » (Gilbert Montagné), « Quand la musique est bonne » (Jean-Jacques Goldman), « Les Démons de minuit » (Images), « Ouragan » (Stéphanie de Monaco), « C’est la ouate » (Caroline Loeb), « Besoin de rien, envie de toi » (Peter Sloane)… Les années ‘80, années de la chanson française ?

DE STAR WARS À DIRTY DANCING

Durant la décennie, alors que la production hollywoodienne explose et enquille les classiques (lire p. 20-21), la saga Star Wars s’impose définitivement en alignant coup sur coup L’Empire contre-attaque (1980) et Le Retour du Jedi (1983). Mais en 1987, le sensuel Dirty Dancing pulvérise les écrans. Et contamine toute la planète avec Bébé et Johnny, Jennifer Grey et Patrick Swayze. Et que celles et ceux qui n’ont aujourd’hui pas tenté le fameux « porté » se dénoncent.

L’ESPRIT CANAL

Fut un temps, Canal + était LA chaîne à regarder pour se marrer (eh oui). Dans les années ‘80, on parle d’« esprit canal » : les Nuls agitent l’actu, Nulle Part Ailleurs est un coup de pied dans la fourmilière, Gildas et De Caunes forment le meilleur duo de tous les temps, Coluche a carte blanche avec Coluche 1 faux, Jean-Yves Lafesse fait de la caméra cachée pas cachée, Philippe Vandel et Karl Zéro débarquent, tandis que les Guignols de l’info dézinguent la politique. Ju-bi-la-toire.

TOUT DANS LES OREILLES

Quoi de plus classe que de se balader avec un walkman ? Les baladeurs-cassette sortis par Sony s’arrachent comme des petits pains, bientôt rejoints par ceux de Panasonic et Toshiba. Un vrai bonheur (sauf lorsqu’il s’agit de rembobiner sa K7 débinée avec un crayon…).
Pour les fanas de hip-hop (et si on a envie de danser le… smurf !), on se tourne davantage vers le Ghetto-blaster, ce gros poste radiocassette porté à l’épaule. À l’époque, on se collait ces Boombox à l’oreille.

DOROTHÉE

On aurait pu l’appeler la décennie Dorothée : dans les années ‘80, Frédérique Hoschedé (oui, c’est son vrai nom, désolé) s’illustre en chantant des tubes comme Hou la menteuse (1982), Allô allô monsieur l’ordinateur (en ‘85 et 100 000 exemplaires vendus quand même) et remplit les Zénith. En ‘87, elle crée Club Dorothée. Les gamins devant leur télé se goinfreront pendant 10 ans de Bioman, Dragon Ball Z et autres Nicky Larson et Sailor Moon.

METAL POPULAIRE

Sous-genre du metal, le glamrock se jette sur la planète dès le début de la décennie ; Mötley Crüe saignant la planète avec ses tubes et ses excès. Le thrash metal se popularise – aidé par des pointures comme Metallica – tandis qu’Iron Maiden, roi de la nouvelle vague heavy metal, publie 7 albums cultes de ‘80 à ‘88 (plus de 20 millions d’exemplaires vendus pour cette période).
Le metal se popularise auprès du grand public avant de couler dans les années 90, comme tout le monde, englouti par le tsunami du grunge avec Nirvana… Il renaîtra de ses cendres plus tard.

CAMÉSCOPE ET CD

En ‘83, Sony commercialise le premier caméscope au monde. Deux ans plus tard, JVC fait de même mais permet de lire la cassette enregistrée. Du côté de l’audio, le premier CD destiné au public est pressé en août 1982. En octobre, la première platine est vendue au Japon, accompagnée d’un album de Billy Joel. C’est une révolution dans le monde de la musique.
En ‘85, le « Brothers in arms » de Dire Straits – premier album entièrement numérique – contribue à démocratiser le CD. Les ventes s’affolent, le CD vient de tuer (provisoirement) le vinyle.

LA PUB : TOUT UN PROGRAMME

À l’opposé de ce qu’elles sont aujourd’hui, les publicités des 80’s n’hésitaient pas à être kitsch, fun (voire limite), bourrées de punchlines. « T’as le ticket chic » de la RATP, « Ovomaltine », l’ami Ricoré, la plus qu’étrange réclame pour « Cachou cachou Lajaunie Lajaunie, han han », le célèbre « Quand y’en a marre, y a Malabar », la garce de la Peugeot 205 et le vieux Léon pour Panzani. De nos jours, certaines pubs de l’époque ne seraient plus autorisées, car taxées de sexisme ou de racisme… Au hasard ? Les Banania et compagnie, la pub couscous Saupiquet et celle du cahier Conquérant (Maghreb et Afrique sont grossièrement caricaturés).

ON FAIT DE LA GYM (TONIC)

On pourrait résumer Gym Tonic seulement à son générique culte. Mais Véronique et Davina ont surtout embelli la télé de 1982 à 1986. Chaque dimanche, dix millions de Français sont scotchés à l’écran. Tiens, pour le plaisir, on se remet le passage de Bernard Tapie en juste au corps rouge, invité dans l’émission.

NES ET PAC-MAN

Un rond jaune avec une bouche, un labyrinthe. Simplissime, mais c’est devenu l’icône des jeux vidéo : Pac-Man, à sa sortie, bouffe tout sur son passage sans laisser de miettes. Quelques années plus tard, la console Nintendo déboule et le succès est mondial. Il s’en vendra plus de 61 millions d’unités, Mario a de quoi avoir le sourire. À ce jour, la « NES » reste la meilleure console du monde dans nos cœurs (si, si, on ne veut rien savoir !).

Horoscope WTF du 22 au 28 mai 2019

Toutes les bonnes choses ont une fin, sauf les saucisses qui en ont deux. Par chance, l’horoscope n’a pas de fin. Voici votre dose d’astrologie !

Bélier

Amour

Vous êtes à la
drague ce que Kev Adams est
à l’humour.

Gloire

Avec un(e) ami(e)
comme vous, on n’a pas
besoin d’ennemis.

Beauté

Pour une peau de
vache, vous avez une sacrée
peau de pêche.

Taureau

Amour

Serrez les fesses.
La semaine va être difficile.

Gloire

Augmentation de
salaire prévue ! Yiha !

Beauté

…En revanche, on
ne sait pas quand. Hé ho,
faut pas déconner, c’est
l’horoscope de tmv ici, pas
celui de Femme Actuelle.

Gémeaux

Amour

Vous êtes aussi
orgasmique qu’un coton-tige
qui trifouillerait le
conduit auditif.

Gloire

Tel un petit étron,
vous êtes au fond du trou.

Beauté

On vous l’a déjà
dit, mais vous avez le boule
qui chamboule.

Cancer

Amour

Alors ? C’est bien
galère en ce moment, hein ?
Haha.

Gloire

Les voyages forment
la jeunesse. Vous auriez pu
y penser avant. Maintenant,
vous êtes vieux/vieille et
croulant(e).

Beauté

Votre ressemblance
avec une escalope est
troublante.

Lion

Amour

Je pense que vous
devriez partir un jour
sans retour, effacer notre
amour sans se retourner ne
pas regretter, garder les
instants qu’on a volés.

Gloire

Que le meilleur
gagne ! (autant dire, pas
vous)

Beauté

Vous avez la frite
avec votre carrure de Big
Mac.

Vierge

Amour

Adoptez un hamster.
C’est fidèle ça, au moins.

Gloire

Le saviez-vous ?
En changeant 3 lettres à
« Vierge », on obtient
« Purée, comment elle va
schlinguer cette semaine ».

Beauté

Vos fesses vous
feront guili-guili.

Balance

Amour

Des fois, la vie
nous réserve des surprises.
Par exemple, vous ferez
l’amour ce soir et le
lendemain, gastro ! Et hop !

Gloire

Vous empestez
la beauferie par tous
les trous, si je puis me
permettre.

Beauté

Le gras vous
guette. Guettez le gras.

Scorpion

Amour

Vous êtes comme
votre casier judiciaire :
vierge.

Gloire

(ouais, ouais, ne
mentez pas. L’astrologue
sait tout de vous)

Beauté

Vous avez autant
de dégaine qu’un Allemand en
sandalettes

Sagittaire

Amour

C’est bien beau
d’être une jolie fleur comme
vous. Mais y en a du monde
qui vous butine !

Gloire

Vous salopez la
cuvette. Ça agace votre
entourage.

Beauté

Sortez un peu plus.
Votre teint de pain de mie
n’augure rien de bon.

Capricorne

Amour

Sur l’autoroute de
l’amour, vous êtes bloqué(e)
dans les toilettes glauques
d’une aire de repos.

Gloire

Tant d’études pour
rien, puisque vous finirez
par élever des lamas au
Pérou…

Beauté

Ventre flasque.

Verseau

Amour

Vos pieds odeur
reblochon ne vous aident pas
à plaire.

Gloire

Dimanche, vous
glisserez sur une peau de
banane et vous vous casserez
le coccyx, le col du fémur
et l’index…

Beauté

… Comme quoi, c’est
con la vie, parfois.

Poissons

Amour

Lors de vos ébats
sexuels, il serait judicieux
d’arrêter de vous agiter
comme un chihuahua sous
kétamine

Gloire

Vos idées plaisent
mais ne sont pas retenues,
la faute à votre charisme de
bulot.

Beauté

Vous sentez la
poiscaille jusqu’ici.
Ressaisissez-vous !

Ces événements qui ont marqué les années ’80

[Numéro spécial années ’80] Sport, politique, société… Petite sélection de quelques événements qui ont marqué l’actualité de la décennie 80…

L’ÈRE COLUCHE

Dans les années ‘80, Coluche est partout, sur tous les fronts. À l’affiche de films, raflant aussi un césar, l’humoriste s’illustre surtout en se présentant à la présidentielle de 1981 (avant de retirer sa candidature suite aux menaces) et en créant les Restos du coeur en 1985, malheureusement toujours d’actualité en 2019. Il meurt en 1986 dans un accident de la route.

MORT DE JOHN LENNON

8 décembre 1980. 22 h 52. John Lennon rentre de studio avec son épouse Yoko Ono. Mark David Chapman, un fan obsédé des Beatles, tire 4 balles sur le musicien. L’assassin purge aujourd’hui une peine de prison et demande régulièrement une remise en liberté. Toutes ont été refusées.

TCHERNOBYL

C’est le plus grave accident nucléaire jamais répertorié. Le 26 avril 1986, à 1 h 24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine explose. L’incident est classé au niveau 7, le plus haut qui soit. Devenue ville fantôme, Tchernobyl est paradoxalement devenue une attraction touristique… En 2017, 50 000 personnes s’y sont rendues.

LE SACRE YANNICK NOAH

Cela faisait 37 ans qu’un Français n’avait pas remporté par Roland-Garros. En 1983, Yannick Noah, 23 ans, affronte Mats Wilander devant 17 000 personnes. Et en sort vainqueur… devenant ainsi le chouchou national.

MARIAGE ROYAL

750 millions, c’est le nombre de téléspectateurs qui ont assisté devant leur téléviseur à la diffusion du mariage de la famille royale entre Diana Spencer et le prince Charles, le 29 juillet 1981.

PEINE DE MORT : LE DISCOURS DE BADINTER

Le discours est resté dans les mémoires. L’homme aussi. Le 17 septembre 1981, Robert Badinter, Garde des Sceaux, présente le projet de loi pour l’abolition de la peine de mort en France. Le lendemain, elle est votée à l’Assemblée nationale.

SIDA : LA PANDÉMIE

En janvier 1983, les chercheurs français Françoise Barré-Sinoussi et Jean- Claude Chermann, sous la direction de Luc Montagnier, isolent un nouveau virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida.

GUERRES ET TRAGÉDIES

Car il n’y a pas une décennie sans conflits, les 80’s ont aussi connu leur lot. De 1980 à 1988, guerre Iran-Irak ; guerre des Malouines en 1982 ; attentats en Ulster ; ou encore fin de la guerre du Liban… En 1984, l’Ethiopie se meurt en raison de la famine (400 000 victimes).
Quant à la République populaire de Chine, elle devient tristement célèbre pour sa vague de répressions place Tian’anmen en ‘89. Dans un mois, on commémorera les 30 ans de ce massacre. La Chine a donc décidé de bloquer l’accès à Wikipédia…

MITTERRAND ÉLU

Il est le premier socialiste à occuper le siège présidentiel sous la Ve République. En 1981, François Mitterrand devient le chef de l’État. En ‘86, c’est la première cohabitation. Il nomme Jacques Chirac Premier ministre. Deux ans plus tard, Mitterrand sera réélu face à… Jacques Chirac. Vous connaissez la suite…

LIBÉREZ LES ONDES !

Le début des années 80 est synonyme de libération radiophonique et télévisuelle. Des chaînes TV privées apparaissent (coucou TF1) et en face, c’est l’explosion des radios libres (au hasard, Baudecroux qui fonde « Nouvelle Radio des Jeunes », soit… NRJ !). Les radios pirates sont légalisées et vont transformer le paysage.

ET LE MUR TOMBA

Les photos sont dans toutes les têtes: le 9 novembre 1989, c’est la chute du mur de Berlin, celui-là même qui avait été érigé une nuit d’août 1961. Un symbole de la Guerre Froide s’écroule.

Photo NR archives Patrick Lavaud

TMV du 22 au 28 mai 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/05/TMV_A_20190521_TMV_001_T_Q_0.pdf

Et si on remontait le temps ? Aujourd’hui, tmv inaugure une série de 3 numéros spéciaux répartis sur plusieurs semaines. Premier épisode le 22 mai avec notre édition spéciale années ’80 : replongez dans cette époque à nos côtés, entre culture pop, chansons, objets disparus ou encore ambiance et mode. Même nos rubriques écrans s’y mettent ! Allez Marty, c’est parti.

Blade Runner : un classique des 80’s

A l’occasion de notre numéro spécial années 80, on chronique l’un des films cultes de cette époque : Blade Runner. Ce qui tombe bien, puisque cette petite bombe de Ridley Scott est à voir, cette semaine, lors de la Nuit des cinémas Studio !

Un film exigeant. Profond. Difficile, peut-être. Mais en même temps, un film culte, une oeuvre-clé de la science-fiction.
Blade Runner, c’est tout ça à la fois.

Lorsqu’il atterrit sur les écrans en 1982, il ne fait pas tant l’effet d’une bombe. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard qu’il deviendra classique de la SF. Et du cinéma tout court.

Dans cette dystopie, le spectateur suit un ancien chasseur de primes, un blade runner, rappelé pour traquer les « replicants », des androïdes perfectionnés qui se sont évadés d’un monde extérieur.

De ce postulat, Ridley Scott – qui vient de s’illustrer avec Alien – va accoucher d’un film marquant déjà par son univers visuel. Esthétiquement, Blade Runner est une totale réussite.
Porté par une mise en scène ultra-précise, enveloppé d’une atmosphère sombre, le long-métrage est influencé par le Métropolis de Fritz Lang et mérite vraiment l’appellation de film noir, plus qu’un simple film futuriste. Son atmosphère oppressante, son environnement sombre, sa planète surpeuplée, tout concourt à agripper le cinéphile par la gorge et lui serrer les tripes.

Fascinante car visionnaire (Blade Runner se savoure encore aujourd’hui (*) sans problème), réflexion métaphysique sur l’Homme, bourrée de références religieuses, l’oeuvre de Ridley Scott est mélancolique et viscérale.

Révolutionnaire, Blade Runner l’était déjà il y a 37 ans. Complexe, il l’était aussi. Mais aujourd’hui, en 2019, il n’a rien perdu de sa superbe. Révolutionnaire et complexe, il l’est toujours autant.

Science-fiction (USA). Durée : 1 h 57. De Ridley Scott. Avec : Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young…
> Note : 4/5 


(*) Blade Runner sera diffusé exceptionnellement aux cinémas Studio de Tours, lors de la Nuit des Studio, le 25 mai. Infos sur studiocine.com

Nom de Zeus !

— « MARTY, NOM DE ZEUS ! LE MONDE DE 2019 EST DEVENU UN ENFER ! Si nous ne faisons rien, les réseaux sociaux vont dévorer les cerveaux de vos enfants, les hommes vont assécher la planète et le Tours FC va finir en troisième division de district. Et toi, Marty… »
— « Quoi Doc, qu’est-ce qui m’arrive dans le monde de 2019 ? »
— « Il vaut mieux ne pas le savoir, cela pourrait avoir des conséquences
intergalactiques catastrophiques et conduire à l’implosion de la galaxie. Mais c’est que ce n’est pas beau à voir. Monte dans la machine, nous partons immédiatement !
— « Mais Doc, nous partons où ? »
— « La vraie question est : nous partons quand ? Dans les années 80, Marty, c’est là que tout à commencé. Le premier Mac Classic, le Club Dorothée, les plats lyophilisés, la Golf GTI, Dallas à la télé, le tournant de la rigueur ! Il faut créer un nouvel espace-temps, une réalité alternative, dans laquelle tout cela n’arrive pas. Alors, les algorithmes ne prendront pas le pouvoir et la planète pourra respirer ! »
— « Et pour le Tours FC, doc ? »
— « 1983, Marty, dernier match de la saison à la Vallée du Cher. Il faut absolument empêcher Delio Onnis de quitter le club. Tout part de là ! En voiture, nom de Zeus ! »

Tours FC : et maintenant ?

En faisant un match nul (2-2) face à Cholet, le Tours FC a signé sa relégation sportive.

(Photo Romain Gibier -NR)

Le couperet est finalement tombé vendredi : en ne parvenant qu’à un match nul face à Cholet, le Tours FC est donc relégué en National 2.

Des résultats qui n’ont pas fini de faire réagir. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les supporters qui ont montré leur déception.

Mais le maire de Tours, Christophe Bouchet (également président de l’OM fut un temps), a également parlé, dans les colonnes de la NR, de « cauchemar » et « d’échec total », rappelant que le club n’était « pas bien installé dans son territoire », reprochant à Jean-Marc Ettori sa gestion hors-sol du Tours FC.

Avec cette descente en N2, les Tourangeaux perdraient aussi leur statut pro. Fini, donc, les recettes liées aux droits TV et le centre de formation. Reste à voir désormais comment le club se relèvera.

Et, question sur toutes les lèvres, ce que fera Jean-Marc Ettori ?
Le soir du match, il avait lancé « C’est la fin d’une histoire »… tout en qualifiant ses joueurs de « petits jeunes, de starlettes, de princesses ». Le dernier tacle ?

Un tour au marché : Velpeau (4/6)

(Série 4/6) Cœur d’un quartier réputé pour son esprit village, la place Velpeau accueille deux marchés hebdomadaires. En route pour celui du jeudi, moins connu que son grand frère du dimanche, mais plein de pépites !

L’odeur de poulet rôti flotte jusqu’au bout de la rue de La Fuye et nous signale que les commerçants sont déjà bien installés sur la place Velpeau. Il est 9 h, il pleut et les clients se font rares.

Dans son camion, le fromager en profite pour passer ses commandes : de la mozarella, de la burrata, du saint-nectaire… Les huit sortes de gouda nous font de l’oeil dans sa vitrine.
Blotti sous leur parapluie, un couple de clients vient lui apporter un café.

Pas de doute, les adeptes du marché du jeudi sont des habitués. Des têtes grises, une jeune maman avec sa poussette, qui nous avoue préférer ce jour-là, plus calme que le dimanche matin. Plusieurs commerçants viennent les deux jours.

C’est le cas de Karine, maraîchère à Fondettes. Six matins par semaine, son mari et elle se partagent les marchés, l’après-midi, c’est préparation des cageots et travail à l’exploitation. À 10 h 30, les tables où elle présentait ses premières fraises sont déjà presque vides.
« Des malvina. Ensuite, j’aurai des anabelles jusqu’à fin octobre. » Une cliente soupire, elle en a marre du céleri-rave, Karine rigole : « C’est ça avec les saisons ! Allez, un peu de patience, c’est la fin des légumes d’hiver ! » « On parle beaucoup d’environnement, souligne Aurélien, et les gens qui font leur marché y sont souvent bien plus sensibles. » Il propose la consigne pour ses pots de confiture et les clients les ramènent de bon cœur.

Lui aussi est producteur mais dans le produit laitier. Sa femme a repris la ferme familiale des Grands Villepins, à Montreuil-de- Touraine et il tient les stands : Velpeau le jeudi, Amboise les vendredis et dimanche. Il y vend des fromages (de vache ! Oui, ça existe en Touraine), des yaourts, du beurre fermier et de la crème. Et des confitures maison, pour accompagner le tout.

« Ici, c’est plutôt pour nous faire connaître des Tourangeaux. On vend beaucoup plus à Amboise. » « J’ai vu le marché rétrécir au fil du temps, soupire Eric, le fleuriste. On se serre, pour ne pas laisser de trous mais il y a quelques années, le marché du jeudi allait jusqu’au bout de la place. » Le marché du jeudi garde tout de même de beaux restes. On y trouve un poissonnier, un charcutier, un traiteur asiatique, deux camelots, un fleuriste, sans compter les primeurs, les fromagers… L
’odeur de poulet rôti est couverte par celle des plumes brûlées d’une main experte par le volailler. Le ciel s’est dégagé et la queue s’est allongée devant son camion.
Un étal présente exclusivement des légumes bio. La vendeuse vient du Puy-Notre-Dame, à côté de Saumur, et un peu désolée, explique à un client : « Ce sera la dernière fois la semaine prochaine. Mon patron arrête les marchés de semaine, ça ne rapporte plus assez. »

Son voisin, secoue la tête : les jeunes ne cuisinent plus, c’est pour ça que les marchés souffrent. Le fleuriste, qui travaille depuis toujours sur les marchés, fait tous ceux de la ville, tient chaque samedi un grand stand à l’entrée du marché aux fleurs du boulevard Bérenger, confirme : « Les marchés de semaine ne sont plus adaptés aux horaires des gens. Est-ce qu’on peut trouver un moyen de faire venir les jeunes ? Je ne sais pas. La ville a essayé de lancer un marché le mardi soir aux Deux-Lions mais ça n’a pas pris. Le dimanche, par contre, ça reste une promenade et les gens sont contents d’avoir de l’animation près de chez eux. »

« LE PLACEMENT, ÇA NE SE FAIT PAS N’IMPORTE COMMENT »

Jean-Luc approuve. La semaine, il couvre tout juste ses frais. Alors pourquoi continuer ? « Parce que j’aime ça ! On ne gagne pas beaucoup, mais on est libre, on est solidaire, on se donne toujours le coup de main si un camion tombe en panne ou s’il y a besoin d’aller chercher une bricole. » Il travaillait dans la grande distribution avant de devenir marchand de primeurs. « J’ai aidé un copain qui vendait ses pommes, ça m’a plu et je me suis dit : pourquoi ne pas tenter ? »

Il se lance pour un essai de six mois, renouvelle l’expérience. Dix ans désormais qu’il monte et démonte ses tables et ses grands parasols bleus et blancs sur le goudron. « Le premier hiver, quand tu vends des patates ou des navets, qu’il fait froid, c’est rude, avoue-t-il. Il faut faire venir le client ! C’est plus facile avec les tomates, » dit-il en montrant de jolies tomates-grappes jaunes dénichées au marché de gros.

Dans son petit camion La Cabane Enchantée, Nadège propose des débats, des ateliers de
yoga ou d’éveil sensoriel pour les enfants, les parents et les professionnels de la petite enfance.

Pendant que nous discutons, Louis, le placier-receveur de la Ville, encaisse les paiements. Ils sont huit agents municipaux à se partager ce travail, six jours sur sept, dans les différents quartiers. Et le métier est plus complexe qu’il n’y paraît.
« Le placement, ça ne se fait pas n’importe comment, explique Louis. Les bouchers, c’est dos au soleil, les primeurs, au contraire, face au soleil et les poissonniers, sur l’extérieur, pour permettre l’écoulement de l’eau… »

À 13 h, le marché n’est pas terminé. Si les maraîchers remballent, les employés de la ville arrivent pour nettoyer. « Beaucoup de monde travaille autour du marché, rappelle Louis. Le matin tôt et la veille, la voirie et la police municipale passent pour installer les plots ou dégager les voitures mal garées, le gardien de marché vient tirer les câbles électriques, et après, bien sûr, le service de nettoyage ! En maintenant tous ses marchés, la ville est presque dans du service public. »

Chroniques culture #69

Les derniers albums de Frank Carter & The Rattlesnakes et Bad Religion, ou encore la dose de BD humoristiques : voici les chroniques culture.

LES CD


FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES – END OF SUFFERING

« End of suffering », soit « la fin de la souffrance »… L’écorché vif Frank Carter aurait-il mis ses démons intérieurs entre parenthèses ?
À en croire ce titre et la direction prise pour ce nouvel album, on serait tentés de répondre par l’affirmative ! Car ici, l’ex-chanteur de Gallows semble délaisser le punk brûlant et ravagé des débuts pour offrir un rock plus doux, plus consensuel, voire – et ce n’est pas un gros mot – plus… pop !
Pour ce troisième disque, exit l’urgence : le chanteur tatoué de la tête aux pieds offre une musique plus colorée (autant que sa pochette !) et mélodieuse. Si le côté plus calibré et moins saturé pourra surprendre, force est de constater que Frank Carter est difficile à prendre en défaut au niveau de la voix et de ses compositions finement écrites.
Un regret toutefois : End of suffering paraît en dents de scie (comparez la claque « Tyrant Lizard King » et le très moyen « Supervillain »). L’enfant terrible vient de pondre un album qui risque bien de diviser ses fans !
A.G.


BAD RELIGION – AGE OF UNREASON

Lectrice, lecteur, je ne vais pas te mentir : cela fait bien des années que je me demande ce que Bad Religion bouffe le matin.
Après 40 ans de bons et loyaux services, les vétérans du punk rock californien continuent d’avoir la pêche, la hargne et de balancer les torgnoles, que ce soit sur disque ou sur scène. Ce 17e (!) album ne déroge pas à la règle : il suffit d’enfourner la galette et de prendre son premier titre (1’50’’ au compteur) en pleine tronche comme un TGV pour s’en apercevoir.
Oui, les Ricains protestataires en ont toujours sous la pédale. Oui, la recette est éprouvée mais fonctionne toujours. Oui, Greg Graffin — chanteur et également docteur en biologie et universitaire renommé — balance ses brûlots, toujours dans un esprit contestataire et No Future.
Sous forme de grenade anti-Trump dégoupillée, armé de valeurs d’avancement, interpellant les citoyens, ce « Age of unreason » prouve que les Bad Religion ont toujours le poing levé.
A.G.


LES BD


HUMOUR À FOND !

On commence par « Open Bar » (Delcourt), ce nouvel opus de Fabcaro qui explose littéralement les zygomatiques. C’est fin, décalé, jouissif et tellement en résonance avec notre quotidien que c’en est hallucinant.
Toujours aussi subtil, Binet nous régale avec son 22e tome « Les Bidochons relancent leur couple » (Dargaud) où il y a de quoi rire entre masque au concombre et canard sextoy !
Ambiance western mais humour toujours pour ce « Walter Appleduck »(Dupuis) avec Fabcaro aussi et Fabrice Erre pour des gags avec un cowboy stagiaire complètement déjanté.
Kim Duchateau est quant à lui l’un des plus grands humoristes flamands du moment. Avec sa « Esther » (Fluide Glacial) délurée, cette première parution française mérite attention.
On a aussi adoré la fable écolo « Et nos lendemains seront radieux » (Gallimard BD) où Hervé Bourhis fait rire jaune et voir rouge. Encore plus fort, le « Ni vu, ni lu « (Delcourt) de Jean Christophe Mazurie : Une petite merveille de mécanique jubilatoire à l’excès.
On finira avec « L’Extraordinaire abécédaire de Zoé Marmelade » (Soleil) de Bianco et Pommerpuy, un chef d’oeuvre de plus à porter au crédit de la géniale collection Métamorphose!
H.B.



ECONOMIE

LE MARCHÉ DE LA SVOD EXPLOSE
Le service de vidéo à la demande se porte bien, merci pour lui. Selon le bilan du CNC, en France, ce marché de la SVOD par abonnement a doublé entre 2017 et 2018. Il a même été multiplié par six depuis 2015, pour atteindre 455 millions d’euros l’an dernier.
La majeure partie est évidemment raflée par Netflix. Dans les chiffres, 48 % des internautes déclarant avoir payé pour regarder un film ou une série ont regardé Netflix (48 %), Orange (23,6 %) ou encore MyTF1 VOD (19,5 %). Quant aux taxes mises en place en 2018, elles ont permis de récolter 9,5 millions d’euros. « C’est bien davantage que nos estimations initiales », a déclaré Maxime Boutron, directeur financier du CNC.

Horoscope WTF du 15 au 21 mai 2019

En mai, fais ce qu’il te plaît ! L’astrologue a suivi le proverbe à la lettre : il se lâche dans un horoscope pas piqué des hannetons (oui, oui, on a utilisé cette expression).

Bélier

Amour

Vous êtes l’exempletype
qu’on doit toujours
laisser une 2e chance aux
gens.

Gloire

Comme dirait Sartre,
l’enfer, c’est les autres. Et
Kev Adams.

Beauté

Un duel à l’épée vous
attend samedi. Ouaip, tout
d’suite, ça calme et ça augure
d’une semaine pourrie.

Taureau

Amour

Gémir comme vous
sous la couette devrait être
interdit

Gloire

Telle l’éolienne,
vous brassez du vent.

Beauté

Faites-vous la même
coiffure que Pascal Obispo.

Gémeaux

Amour

Ahaha, vous ne devez
pas avoir beaucoup de fierté
pour sortir avec ce genre de
machin.

Gloire

Et si vous souquiez
les artimuses ?

Beauté

Vos crises de
flatulences dans les transports
en commun en gênent plus d’un.

Cancer

Amour

Pour une fois, on va
essayer d’être sympa avec le
signe Cancer. Alors : vous
allez… euh…

Gloire

… Bon désolé. Quand
ça veut pas, ça veut pas.

Beauté

Mais au final, cet
horoscope minable vous aura
donné une bonne leçon : vous
n’auriez jamais dû être
Cancer, car ce signe craint du
boudin. Bisou.

Lion

Amour

C’est pas fait pour
vous. Taillez votre route,
Biloute

Gloire

Vous aimez les toutes
molles, Duchmol.

Beauté

Vous êtes canon
uniquement la nuit. Ça, c’est
dit, Bouffi !

Vierge

Amour

Moi, je ne vous aime
pas. Mais ça ne regarde que
moi.

Gloire

Psst, on a de
bonnes nouvelles pour
vous. Pour en savoir plus,
envoyez 1 000 dollars en
mandat à l’astrologue
(astrologuepoilaukiki@
tmvtours.fr)

Beauté

(vous l’avez fait ?
Si oui, félicitations, vous
êtes bête)

Balance

Amour

Arrêtez de piocher
dans le réchauffé, vous risquez
l’indigestion.

Gloire

Le saviez-vous ?
Christophe Maé est Balance.
Rien que pour ça, votre signe
c’est la honte.

Beauté

Le matin, dans votre
bouche, ça sent la marée.

Scorpion

Amour

Péché n°11. Ton
horoscope tmv, tu ne liras
point.

Gloire

(bah voilà, vous avez
déjà échoué. Quel échec, ces
Scorpions…)

Beauté

Allez ça passe
pour cette fois. Mais c’est
bien parce que vous restez
diablement sexy malgré vos
sous-vêtements pas beaux.

Sagittaire

Amour

Regardez-vous.
Vous n’êtes que luxure et
déchéance.

Gloire

Comme le dit le
proverbe ivoirien : Fais
plaisir à un ingrat, il te
chiera sur les doigts.

Beauté

Vous feriez quoi
sans moi ? Envoyez « RIEN » au
61313.

Capricorne

Amour

L’astrologue de tmv
connaît tous vos fantasmes.
On va tout balancer mercredi
prochain.

Gloire

Jude Law et Vanessa
Paradis sont Capricorne. Mais
vous n’êtes pas Jude Law
et vous n’êtes pas Vanessa
Paradis.

Beauté

Péter face au vent ne
vous fera pas plus d’air.

Verseau

Amour

Allez, pour une fois,
on vous aime bien cette
semaine.

Gloire

C’est donc vous qu’on
surnomme le chacal ?

Beauté

Vous avez la
réactivité d’un tamanoir sous
Xanax.

Poissons

Amour

On a trouvé votre
amour-propre dans une
brocante. De rien pour
l’info !

Gloire

La maman des
poissons, elle est bien
gentille. Et moi je l’aime
bien avec du citron.

Beauté

Une belle tête
d’Australopithèque !

La Dreamhack : OK, mais c’est quoi ?

Parce qu’il n’est pas forcément facile d’y voir clair ou de tout comprendre quand on est néophyte, tmv vous explique en quelques mots ce qu’est vraiment la DreamHack, ce rendez-vous incontournable qui se tiendra à Tours cette semaine.

(Photo Julien Pruvost)

C’EST QUOI ?

La DreamHack, c’est un rendez- vous pour tout fan de jeux vidéo qui soit. En fait, il s’agit d’un immense événement e-sport. Le e-sport ? Oui, le « sport électronique » : en gros, vous remplacez le ballon de foot par un jeu prévu à cet effet, comme Fortnite ou Counter Strike.
C’est une pratique où des joueurs s’affrontent sur un support électronique, essentiellement le jeu vidéo. À la DreamHack, donc, on peut assister à une sorte de compétition géante, des tournois où des cyber-athlètes se tirent la bourre sur des jeux de plate-forme, de combats, d’aventures, etc. Les Jeux Olympiques du gaming, quoi !

LE WOODSTOCK DU NUMÉRIQUE

À la DreamHack, les organisateurs aiment à rappeler qu’il s’agit d’un endroit où « la passion et le fun que procurent l’eSport jouent un rôle central ». Ce qui fait qu’au fil du temps, cet événement est devenu plus qu’un simple rendez- vous.
Fondée en 1994 dans la cafet’ d’une école suédoise, la DreamHack détient aujourd’hui le record Guinness Book du plus grand festival numérique au monde. À l’international, il y a déjà plusieurs dates prévues, comme à Montréal, Valence, Dallas ou encore Rotterdam. La France compte une étape de cette tournée qu’on appelle DreamHack World Tour : c’est de nouveau à Tours.

DEUX ZONES

À la Dreamhack de Tours, deux zones seront séparées. La « LAN Party » accueillera plus de 1 500 participants pour le plein de compétitions. Dans le Grand Hall, la « DH Open », c’est l’endroit où jouera le gratin des meilleurs joueurs professionnels. Ainsi que la « Dream Expo », où se situeront stands, tests de jeux vidéo en avant-première, partenaires, finales, etc.

JOUEURS… ET VISITEURS !

Le public lambda a tendance à croire que l’événement est réservé aux joueurs pros. Loin de là. Les visiteurs peuvent assister à certaines parties en live, défier la gameuse Kayane (!), tester des jeux vidéo en avant-première, jouer à certains titres lors de sessions, découvrir des stands de constructeurs et éditeurs vidéo, et – nouveauté cette année – participer à un concours de cosplay qualitatif pour la Coupe de France.
Les pass 1 jour (15 €) ou 3 jours (39€) sont disponibles sur dreamhack.com/tours

C’EST NOUVEAU CETTE ANNÉE !

SILVERGEEK : IL N’Y A PAS D’ÂGE
Pour la première fois, la DreamHack accueille le tournoi Silvergeek dédié aux seniors, en partenariat avec la Fondation Macif. Des personnes âgées (parfois de plus de 90 ans) s’affronteront dans le Grand Hall comme leurs petits derniers, pas sur League of Legends quand même, mais sur Wii Sports Bowling.
Comme quoi, il n’y a pas d’âge.

COSPLAY : HAUT EN COULEURS
En parallèle du concours Cosplay Caisse d’Épargne-Loire Centre, qualificatif pour la coupe de France de Cosplay, organisé par Sohei, l’association de la région Centre Cos’Castle sera aussi présente sur le stand, samedi et dimanche pour des animations hautes en couleurs. Le cosplay consiste à incarner des personnages issus de la culture populaire comme les dessins animés, les séries, les films, les bandes dessinées et les jeux vidéo.

> DreamHack : du 17 au 19 mai, au Parc expo de Tours. 
> Retrouvez le programme en détail, les invités et les horaires dans notre numéro spécial, n°334

Le Cubrik : bar et resto culturel

On ne va pas se mentir : on a littéralement a-do-ré le Cubrik, un bar-restaurant culturel (et même plus : un lieu de vie) qui a ouvert il y a peu à deux pas de Plumereau. Notre chronique de la semaine !

Attention, coup de cœur !
Ce chouette endroit nommé Cubrik nous a tapé dans l’oeil ! Ouvert il y a 2 mois, celui qui a remplacé le Barju se définit comme un « bar et restaurant culturel ».

Au programme ? Le midi, service de restauration tradi’ avec, également, options vegan et sans gluten. Le reste de la journée, pâtisseries autour d’un verre et le soir, planchettes, bières artisanales et autres boissons.
Et le culturel dans tout ça ? Eh bien, le Cubrik met à disposition des centaines de jeux, une bibliothèque et organise expos et concerts. Rien que ça.

Pour notre part, on a choisi de glisser les pieds sous la table un jeudi midi. Déjà, mention spéciale à l’accueil tout simplement a-do-ra-ble. Mêlée à la chaleur du lieu (il y a même des Lego® incrustés dans un pilier !), cette hospitalité nous a de suite donné envie de revenir encore et encore.

Dans l’assiette, sur les bons conseils de l’équipe, on a opté pour le steak vegan. Composé d’épices, haricots rouges et champignons shiitaké, il est bourré de saveurs, très parfumé et fait son petit effet au palais.
Le tout est accompagné d’une salade verte avec graines et herbes et de succulentes frites maison et sans gluten (que régal) pour un tarif de 10,50 €.
À noter que la maison insiste pour travailler avec des producteurs locaux.

Bref, aussi bien dans l’assiette que dans sa philosophie, le Cubrik est une excellente surprise. C’est un lieu de vie culturel, une ambiance, un état d’esprit. Lors de son inauguration, il a même accueilli Édouard Baer. Avec pareil homme de goût, on ne sait pas ce qu’il vous faut de plus…

> 15 rue du Change à Tours. Dimanche et lundi de 14 h à 23 h ; mardi – mercredi de 10 h à 23 h ; jeudi, vendredi, samedi de 10 h à 1 h. Contacts : 02 47 64 26 79 ou facebook.com/cubrikcafe
> Formule midi : 15 € (entrée + plat) ou 20 € (entrée + plat + dessert).

FICTION (enfin espérons…)

14 MAI 2039. C’est de son hydro-plateforme amarrée quelque part en mer de Béring et dont la position est un des secrets les mieux gardés du monde, que Mark Zuckerberg a fait ce matin, jour de son 55e anniversaire, une déclaration universelle via les réseaux mondiaux qu’il contrôle.

« C’est avec fierté et un grand bonheur que je proclame aujourd’hui et unilatéralement, la naissance FaceWorld en tant qu’État indépendant », a déclaré le patron, entre autres, de Facebook, Instagram et Whats’App. Cette déclaration vient confirmer une situation de fait, puisque FaceWorld contrôle plus de 90 % de l’activité mondiale sur les réseaux sociaux et que ses revenus échappent très largement à toutes les règles fiscales des pays où l’entreprise est déployée.

Son chiffre d’affaires global, de 6 200 milliards de dollars, place le groupe en troisième position des pays les plus riches du monde. Dans sa déclaration, le dirigeant autoproclamé indique qu’il ne revendique aucune place dans les instances internationales existantes, précisant qu’il ne reconnaît pas leur légitimité et ne soumettra à aucune de leurs injonctions. FaceWorld ne dispose que d’une armée symbolique, mais le nouvel État contrôle de fait l’intégralité de la circulation des informations dans le monde.

Mark Zuckerberg est donc assis sur un puits de pétrole qui ne semble pas prêt de se tarir.

Matthieu Pays

Séduis-moi si tu peux : vent de fraîcheur sur la comédie romantique

Charlize Theron et Seth Rogen forment un duo de choc dans Séduis-moi si tu peux. Le film de Jonathan Levine renouvelle un peu le genre ultra-balisé de la rom-com. Et en plus, c’est drôle !

La filmographie de Jonathan Levine n’a pas franchement marqué les esprits.
Du genre touche-à-tout, il s’est éparpillé entre films de zombies gnan-gnan (Warm Bodies), dramédie (50/50) et thriller d’horreur (Tous les garçons aiment Mandy Lane)…

Cette fois, le cinéaste tente le coup de la comédie romantique avec Séduis-moi si tu peux, s’épaulant pour l’occasion d’un tandem costaud : Seth Rogen et Charlize Theron.

L’histoire ? Un journaliste au chômage se retrouve à collaborer avec la secrétaire d’État briguant la présidence américaine qui, accessoirement, était son ancienne babysitter dont il était amoureux.

La scène d’introduction, hilarante, donne le ton. Ici, il sera difficile de ne pas rire face aux séquences désopilantes. Et ce, même si les vannes taillées au bulldozer et parfois en-dessous de la ceinture (coucou la référence à Mary à tout prix) pourront en rebuter certains.

Mais « Séduis-moi » se sert de ses gags pour contourner un genre habituellement mièvre. Et mieux : sous son vernis de rom-com, le film de Levine se paye surtout le monde politique et son marketing dans une satire assez gratinée.
Il suffit de voir ce président au QI de bulot voulant partir dans le cinéma (qui a dit Trump ?)…

L’autre réussite est que « Séduis-moi » aime ses personnages. L’alchimie parfaite entre les deux (Charlize Theron est irrésistible) s’en ressent.
Et au final, peu importent ses défauts (ses clichés, son dénouement prévisible à des kilomètres, sa longueur abominable), le film est aussi attachant sur la fond que la forme.

Pas de quoi gâcher le plaisir donc, pour une production bien plus rafraîchissante que ses voisines formatées et niaises. Contre toute attente, une comédie romantique qui fait du bien.

Comédie, de Jonathan Levine (USA). Durée : 1 h 56. Avec : Charlize Theron, Seth Rogen, O’Shea Jackson…
> NOTE : 3,5/5 

 

TMV du 15 au 21 mai 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/05/TMV_A_20190514_TMV_001_T_Q_0.pdf

La DreamHack est de retour à Tours ! Retrouvez à cette occasion notre numéro spécial avec le programme, les invités, toutes les infos, des zooms, mais aussi les horaires et ce que vous pourrez y faire, sans oublier le principal : mais en fait, c’est quoi cette DreamHack ??
Pour le reste, c’est souvenirs souvenirs avec le 8e titre de champion de France pour le TVB, mais aussi la suite de notre série au marché, ainsi que Séduis-moi si tu peux au ciné, l’horoscope WTF et un Tourangeau qui va courir 37 semi-marathons en… 37 jours !

TVB : la soirée de rêve !

Vendredi, le TVB a décroché son 8e titre de champion de France face à Chaumont. C’était aussi le dernier match pour Hubert Henno. Une soirée historique, donc. Vous l’avez ratée ? Pas grave, on rembobine et on y retourne.

(Photo Julien Pruvost)

Une heure avant le coup d’envoi, c’est déjà bouillant. Seules les deux tribunes de placement libre sont bien pleines (« premiers arrivés, premiers servis ! », comme le dit une supporter juste derrière moi), mais ça gronde quand même dans les gradins.

Et quand les Intenables, dans la tribune opposée, tentent un petit « Allez, TVB ! » histoire de se mettre en train, c’est une voix profonde et puissante qui répond, un écho multiplié par 100 : « Alleeeez TVB ! ».

Sur le parquet, des types grands comme des allumettes russes s’échauffent et font des trucs incroyables avec leur corps.
« Tu savais qu’on pouvait envoyer son pied au-dessus de sa tête comme ça, toi ? ». « J’sais pas. Jamais essayé. »

Après, ils se mettent à jouer au ballon, mais au pied. Dans les gradins, ça balance : « C’est eux qu’on aurait prendre au TFC, on s’rait peut-être un peu moins dans la mouise ! »
Les minutes s’égrainent, la pression monte. Les journalistes commencent à arriver sur les pupitres réservés, les photographes claquent leurs premières images. Ils s’échauffent un peu, eux-aussi.

Quelques minutes avant le coup d’envoi, ce sont les partenaires qui s’installent dans les tribunes latérales, en provenance du pot d’accueil offert par le club. Puis monsieur le maire, costard sombre et cravate rouge, qui prend sa place.
Tout le monde est là, la télé a ouvert les vannes : le show peut commencer.

La star Hubert Henno

Les applaudissements sont nourris pour accueillir l’équipe de Chaumont. D’un geste de la main, les joueurs saluent la trentaine de supporters qui ont fait le déplacement de la Marne, tout de rouge vêtus.
Mais quand le premier joueur tourangeau revient sur le terrain, c’est un tonnerre, c’est un rugissement, c’est une explosion. On se dit que plus, ce n’est pas possible, mais le deuxième joueur qui arrive, c’est Hubert Henno, figure mythique du club, seul rescapé de l’équipe championne d’Europe en 2006 et qui joue, ce soir, son ultime match, à Tours.

(Photo Julien Pruvost)

Et là, en plus du bruit, c’est un cri scandé qui descend des tribunes : « Hubert ! Hubert ! Hubert ! ». Émouvant. Vient ensuite une Marseillaise intense, qui se termine a cappella. Puis le jeu. Très vite, le TVB fait comprendre à tout le monde qu’il n’y aura pas de suspense, ce soir. La domination est totale.
Sur chaque service qui claque dans le camp de Chaumont une explosion de joie, sur chaque smash, un hurlement, sur chaque block, un soupir admiratif. Les points défilent. Monsieur le maire tombe la veste. La sueur coule, les voix se perdent. Les challenges vidéo n’y changent rien. Pour conclure les sets, la salle entière est debout, tapant en rythme, comme un seul cœur, jusqu’au point final.

La balle de match se joue en réception. C’est, peut-être, le dernier point d’Hubert. Le chant rien que pour lui, reprend. Il touche la balle. Clameur. Le point est perdu mais le match est déjà gagné. 10 points d’avance, tout le monde le sait depuis un moment.

Ensuite, il y a la coupe qui passe de mains en mains, Hubert qui valse dans l’air puis qui enlace monsieur le maire, définitivement passé au tee-shirt blanc et bleu. Il y a le champagne dont on s’arrose, les mines dépitées des joueurs en noir et les sourires lumineux des supporters qui croisent ceux des joueurs.

Merci TVB !

Il va courir 37 semi-marathons en 37 jours !

Le top départ est lancé. Le Tourangeau Tony Lablanche va 37 semi-marathons en 37 jours. Pour la bonne cause !

Photo Facebook Respire 37

Courir 37 semi-marathons… en 37 jours ! Soit près de 780 kilomètres. C’est le défi un peu fou que s’est lancé le Tourangeau Tony Lablanche.

Son pari a débuté le samedi 11 mai et devrait donc l’entraîner jusqu’au 16 juin.

La journée, il travaillera comme si de rien n’était. Mais chaque soir à 18 h (ou 15 h 30 le dimanche), le coureur s’élancera du centre commercial de l’Heure Tranquille, aux Deux-Lions.
C’est également à cet endroit qu’on pourra le retrouver à son arrivée, lorsqu’il aura parcouru ses 21,097 km quotidiens.

Pour préparer son aventure, le sportif s’est entraîné assidûment et a été accompagné en amont par un staff médical.

En réalisant ce défi, il souhaite venir en aide à Magie à l’hôpital. En effet, chacun pourra l’accompagner lors d’une petite boucle de quelques kilomètres, accessible peu importe son niveau.
En achetant un dossard (5 à 7 €), les bénéfices iront ainsi directement à l’association. En piste !

> Aventure à suivre sur facebook.com/respire37tours

 

TOP 4 : Santa Clarita Diet

Netflix a annoncé qu’il n’y aurait pas de 4e saison pour Santa Clarita Diet, délicieuse rom-com zombie. Voici quatre raisons de (re)découvrir la série et la dévorer en un week-end.

POUR L’ASPECT ZOMBIE FRAÎCHEUR

L’histoire ? Une mère de famille agent immobilière apprend qu’elle est une zombie (mais sans l’apparence) et doit gérer, avec sa famille, ses pulsions meurtrières. Bref, quand The Walking Dead rencontre Desperate Housewives.

POUR DREW BARRYMORE

Connue pour son rôle dans E.T., Drew Barrymore porte ici la série à bout de bras. Carburant à la chair humaine (alors qu’elle est vegan dans la vraie vie), l’actrice est aussi drôle que touchante, pétillante et imprévisible.

CAR C’EST DRÔLE !

Farfelue, cocasse, drôle, lunaire et surtout WTF : la série est tout ça à la fois. Dans ce grand n’importe quoi, les situations improbables s’enchaînent. Santa Clarita Diet a le goût d’une sitcom en plus… morbide dirons-nous !

CAR ON EN VEUT… EN-GORE !

Voir du sang et de la tripaille et en rire ? Santa Clarita Diet y parvient. Les amateurs d’hémoglobine trouveront leur bonheur (ça gicle, ça croque, ça déguste). Surtout quand Sheila la zombie dézingue du nazi avec les dents.

Brasserie Madeleine, l’ex-Relais d’Alsace

Vous passez devant environ 2309 fois par semaine : la Brasserie Madeleine a remplacé le Relais d’Alsace, au beau milieu de la rue Nationale. Voici la chronique resto.

Le Relais d’Alsace, devenue Brasserie Madeleine, a conservé sa façade rouge mais à l’intérieur, la salle a pris un bon coup de jeune. Tout a changé et rien n’a changé.

Efficace, bon enfant, une adresse où l’on peut venir en famille, avec les grands-parents ou manger avec des potes en sortant du ciné ou d’un match de foot : à Tours, les restaurants qui servent jusqu’à minuit se comptent toujours sur les doigts de la main.

Alors on est ravis du petit lifting de l’une des dernières brasseries tourangelles, à force de ne voir que des burgers, on finit par rêver d’un oeuf mayo ou d’une assiette de choucroute.

La brasserie propose un menu express du midi. Le plat du jour, un filet de cabillaud en sauce et sa ratatouille, suivi d’un café gourmand, semble une bonne idée pour une pause rapide. Verdict ? La formule est à retenir pour un déjeuner, puisque nous sommes servis en une heure chrono alors que la salle est bien pleine.
Sans être exceptionnel d’originalité, le poisson est tendre et le rapport satiété / prix largement validé, puisqu’à l’heure où nous tapons cet article (17 h 38), la faim ne nous a pas encore rattrapé. Et nous ne sommes pas les seuls : nos voisins de table, un gentil couple de personnes âgées, ont calé à mi-route sur leur choucroute.

Téméraires, ils avaient aussi commandé des profiteroles et ont blêmi en voyant la taille du dessert (trois choux, une montagne de chantilly et une mer de chocolat). « Vous voulez un chou ? » nous ont-ils gentiment proposé. On a décliné, on avait déjà fort à faire avec notre café gourmand.

> Brasserie Madeleine, 48 rue Nationale, à Tours
> Ouvert 7 j / 7, de 11 h 30 jusqu’à minuit.
> Formule du midi plat du jour + dessert à 13,50 €, Formule Relais à 27,90 €, menu enfant à 8,50 €.

Un tour au marché : Amboise (3/6)

(Série 3/6) Au lendemain de la visite présidentielle sur la tombe de Léonard de Vinci, à Amboise, nous sommes allés faire un tour sur le marché de la ville, en bord de Loire. Sur ce marché historique et ombragé, on partage surtout le goût de la proximité et des bonnes choses.

« C’était quand la dernière fois qu’on l’a servi, Léonard de Vinci, y’a pas si longtemps, si ? » Stéphane, hilare, s’amuse comme un gamin derrière son magnifique étal de poissons.

C’est un historique, Stéphane. À douze ans à peine, dans les jambes de son père, il vendait des kilos de moules emballés dans du papier journal. Aujourd’hui, il commence à entrevoir l’âge de la retraite.
« C’est dans quatre ans, mais j’en parle dès maintenant. Il faut au moins ça pour trouver un repreneur… C’est dur comme métier, vous savez… » Stéphane, ancienneté oblige, a eu le droit de choisir son emplacement, parmi les premiers, au moment du déménagement du marché en bord de Loire. Tout comme Gilles, en face de lui, qui vend des volailles, des poulets surtout et des dindes, des chapons et du foie gras en saison.
« Ce sont toutes des bêtes que j’ai élevées et que j’abats spécialement avant chaque marché. »

ll vend un peu en direct, à l’exploitation, Gilles, mais ce qu’il préfère, c’est retrouver ses clients derrière son petit étal vitré dont il peut faire le tour en tendant les deux bras. « Mes parents sont arrivés sur le marché en 1956, moi j’ai repris en 93. » Soixante ans de bouche-à-oreille, y’a pas à dire : ça vous fait une réputation.

De Léonard, décidément, il est beaucoup question. Au détour d’une allée, un petit groupe ironise : « Il est pas enterré à l’église Saint-Florentin, De Vinci. C’est en plein centre-ville, Saint-Florentin ! » Sans doute quelque journaliste parisien un peu pressé et mal informé aura t-il confondu avec la chapelle Saint-Hubert, qui se trouve, elle, dans le château royal. La veille du traditionnel marché, deux présidents, français et italien, sont venus s’incliner sur la célèbre stèle à l’occasion du 500e anniversaire de la mort du génie.
Mais le ciel clair et le vent frais de ce vendredi matin ont tôt fait de balayer cette journée un peu folle où plus âme qui vive n’avait eu le droit d’arpenter à sa guise les pavés de la cité. « Autant le dimanche, les gens viennent pour la balade, ils arrivent de Tours ou de Blois ou de plus loin encore, autant le vendredi, c’est une clientèle locale, qui vient vraiment faire ses courses », explique Jean-Paul, compagnon boulanger qui voue au pain et à ses dérivés une passion communicative. « Je suis dedans depuis mes quinze ans, c’est ma vie ! », résume t-il, philosophe.

Soudain, un papy peu bavard se poste devant l’étal et lance un laconique : « Il m’en faut deux ! ». Pas besoin de précision : Jean-Paul sait deux quoi. Deux belles boules de campagne qui feront la semaine. Mais tout le monde n’a pas eu la chance de rencontrer, comme Jean-Paul, une vocation précoce. Maxime, posté de l’autre côté de l’allée fait partie de ceux qui ont changé de vie.
« Avant, j’étais commercial dans un secteur qui n’avait rien à voir. Mais je m’ennuyais, ça ne me convenait pas. Les gens de la génération d’avant, je crois, voulaient de la reconnaissance sociale, des métiers valorisant, gagner de l’argent. Pour ma génération, c’est très important d’avoir un métier qui ait du sens ».

Hélène et Romain, du Van.

Alors Maxime vend des légumes, bio et locaux pour la plupart. Il déniche des producteurs, il va les rencontrer, voir comment ils travaillent et, quand il tend une botte de carotte à un client sur le marché, ça se voit bien que ce n’est pas seulement une botte de carottes. Du sens, il en a trouvé, merci, ça va.

« IL FAUT AIMER LES GENS POUR FAIRE CE MÉTIER »

Pareil pour Corentin, un peu plus loin. Ancien apprentis dans une exploitation maraîchère de l’Indre, il donne encore le coup de main pour les marchés. « Nous, on est les seuls producteurs, bio, sur le marché d’Amboise. » En cette saison de plantation, on peut venir chercher ses plants ici et participer, du même coup, à la préservation des variétés historiques puisque 35 variétés de tomates et six de basilic sont à portée de main.
Et, de l’autre côté de l’étal, les mêmes variétés, mais prêtes à consommer celles-là. « En ce moment, nous avons les toutes premières courgettes, les mini-carottes et les fenouils nouveaux. »

À les contempler, l’âme du cuisinier se réveille. L’exploitation fournit d’ailleurs plusieurs restaurants gastronomiques de la région. Tous, clients comme commerçants, quand on leur demande ce qu’ils aiment retrouver quand ils viennent ici, chaque vendredi ou chaque dimanche de l’année, répondent d’une seule voix : le contact avec les gens ! « Il faut aimer les autres pour faire ce métier, c’est une chose que l’on a ou que l’on a pas. » résume François, en nous tendant pour qu’on y goûte une fine tranche de filet mignon séché et fumé.

« C’est plus convivial, on peut discuter avec les gens, on peut demander des conseils, des recettes… » confirme Régis bien parti pour remplir à l’en faire craquer son grand tote bag aux couleurs de la Région. « Je me tâtais pour venir ce matin, explique cette dame, un peu fatiguée, devant l’étal de sa fromagerie préférée, mais j’aime tellement vos confitures ! ». What else ?

Let’s Co, le collectif qui veut réveiller le patrimoine

Urbanisme transitoire ? Un terme sociologique barbare qui cache des projets créatifs. Le collectif Let’s Co initie le mouvement à Tours. Trois questions à Clément Pierre, son président.

Qui se cache derrière le collectif Let’s Co ?
J’ai lancé le projet dans le cadre de Pépite (Pôle Etudiant Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entreprenariat de l’université) et l’association compte une vingtaine d’adhérents. Nous avons constaté qu’il y avait de moins en moins d’endroits pour se rencontrer et partager ses savoir-faire.
Parallèlement, nous avons découvert des lieux atypiques, porteurs d’histoires, qui sont vacants parfois pendant des années. Avec Let’s Co, nous voulons les occuper pour animer les quartiers. Nous avons rencontré des jeunes mais aussi des retraités très intéressés par l’idée. Tours a la chance d’avoir la Guinguette l’été mais nous sommes persuadés que notre métropole a un potentiel énorme et que l’on peut aller plus loin.

Par quel biais ?
En initiant des moments culturels et d’échange d’expériences, c’est-à-dire en proposant des ateliers, des conférences, des concerts, des expos mais aussi des ateliers d’artistes ou des bureaux partagés, pour une journée ou plusieurs mois, selon la taille et la disponibilité du lieu. C’est ce qu’on appelle l’urbanisme transitoire.
Dans la même démarche, Let’s Co a répondu à l’appel à projet de la Ville de Tours pour investir le site du Plat d’Étain, qui répond complètement à notre objectif : investir des lieux vacants et y réunir les différents acteurs, les habitants, les collectivités locales, les associations mais aussi les promoteurs immobiliers. C’est triste de laisser sept hectares vides en pleine ville !

Comment est née l’idée d’investir le manoir de la Tour, à Saint-Cyr pour votre première expérience ?
Notre association est domiciliée à Saint-Cyr. Nous avons donc contacté la mairie pour faire connaître notre démarche. Ils nous ont fait confiance et nous ont proposé le manoir.
Les adhérents ont préparé la programmation et vont installer l’endroit pour une journée. C’est notre grande première mais elle réunit nos trois axes : culturel, avec une expo du collectif Park des étudiants des Beaux-Art de Tours et des concerts d’artistes locaux, l’échange d’expérience, Lucie, la blogueuse nantaise de Mes Petits instants qui animera des ateliers DIY pour fabriquer ses pastilles vaisselle ou sa pierre d’argile, et le savoir-faire local avec des ateliers dégustation de vin proposés par le VAN.

PRATIQUE
> Samedi 18 mai, de 11 h à 21 h, au Manoir de la Tour, 26 rue Victor Hugo, à Saint-Cyr-sur-Loire. Entrée gratuite. Ateliers, buvette, food-truck
> Concerts : 14 h 30 – 15 h 30 : The Hightimes (en mode Duo Blues) ; 16 h – 17 h 30 : DJ Christophe Classic Discofunk (Disco Funk) ; 18 h – 20 h : DJ P.93 & Voks de Muse et Ruse (House Oriental)
> Toutes les infos sur la page Facebook : facebook.com/assoletsco

Valentin Meunier : un DJ « happy » !

Valentin Meunier a gagné l’opportunité de monter sur la scène du Happy Festival, événement musical de la Happy Color, devant 5 000 personnes pour un set de 30 minutes. Rencontre avec ce DJ en herbe.

Valentin Meunier n’en est pas tout à fait à son premier essai. Âgé de 25 ans, ce jeune homme de Montbazon a déjà participé à quelques concours de DJ avant de tenter celui de l’événement Happy Color.

Même s’il court régulièrement pour se vider la tête, c’est bien pour se défouler derrière les platines de cette course familiale et colorée, qu’il a participé au tremplin organisé par tmv et l’UCPA (pas le centre de vacances… l’école de DJ de Poitiers).

« Je suis très content, j’ai un peu la pression maintenant car je n’ai jamais animé de set en public, mais je travaille en ce moment aux morceaux que je vais choisir, à leur enchaînement, pour que cela corresponde au public. Je vais aussi prendre quelques risques en proposant des choses moins connues et peut-être quelques-unes de mes créations », explique- t-il, un grand sourire aux lèvres.

Fan de la vibe hollandaise

Ce commercial de métier a en effet déjà mixé pour 1,8 million d’auditeurs mais jamais devant un vrai public. « En août dernier j’ai été sélectionné pour mixer en live sur Fun Radio, dans leurs studios à Paris, juste 15 minutes », résume-t-il.
Fan de musique, il s’est essayé plus jeune à la batterie et à la trompette, mais c’est seulement il y a trois ans qu’il s’est vraiment plongé dans le mixage et la production. « Je suis tombé sur une interview de Martin Garrix, un DJ hollandais, qui expliquait comment il créait sa musique sur son ordinateur, avec un logiciel de musique assistée par ordinateur ou MAO », raconte-t-il en sirotant son jus d’abricot.
Depuis, ce fêtard a nettement diminué ses sorties en boîte de nuit et s’est longuement instruit sur internet pour créer ses propres morceaux électro. Il y passe d’ailleurs tout son temps libre, même tard le soir, « je dors environ quatre heures par nuit », avoue-t-il.

Plus qu’enchaîner les tubes pour une soirée, ce que Valentin aime c’est créer ses propres musiques. « En partant de rien, j’ajoute sur mon logiciel différentes pistes pour chaque instrument et la voix, j’arrange chaque son et je règle le tout pour que ça soit harmonieux », décrit ce technicien. Dans sa chambre, plongé dans le noir avec des spots lumineux pour se mettre dans l’ambiance, il mixe des sons électro dont les « boom boom » donnent envie de danser.

Valentin est en effet un grand fan de « la vibe hollandaise », les DJ Lucas and Steeve, Mike Williams, Brooks mais aussi de Kugns, jeune prodige français. Il rêverait un jour de faire, lui aussi, le tour des grands festivals pour mixer ses créations. Il commencera le 19 mai, par le Happy Festival.

Tout savoir sur la Happy Color de Tours : c’est par ICI

 

Horoscope WTF du 8 au 14 mai 2019

Chaque mois de mai, c’est la même : l’astrologue n’est pas autorisé à faire le pont. Alors sa méchanceté vous pousse du viaduc. Bonne chance.

Bélier

Amour

En mai, fessez ce qui
vous plaît.

Gloire

(ah tout d’suite, ça
vous titille hein, bande de
coquinous)

Beauté

Aussi sexy qu’un
Allemand en tong/chaussettes
l’été.

Taureau

Amour

Vendez votre amourpropre
aux enchères. Vous
pourrez p’tet en tirer quelque
chose.

Gloire

C’est pas la taille
qui compte. » (expression
préférée du signe Taureau
depuis 1922)

Beauté

Votre régime
alimentaire de mai prépare
habilement vos bourrelets de
juillet.

Gémeaux

Amour

Sachez une chose.
L’astrologue de tmv vous
aime autant que les Granola.
#mégacompliment

Gloire

Vous ne valez pas
grand-chose. (genre 6,99 €
environ)

Beauté

Beeeerk, vous avez un
gros mickey dans le nez. C’est
dégueu.

Cancer

Amour

Super, votre passion
pour l’échangisme ! Mais ça se
fait à deux, hein.

Gloire

D’ailleurs, le sexe
fait vendre. Vendez le vôtre.

Beauté

Vous faites penser à
Plastic Bertrand sous Lexomil.

Lion

Amour

Hashtag main droite.

Gloire

Vous ne pouvez pas,
vous ne savez pas, mais vous
restez planté(e) là. Les lois
ne font plus les hommes mais
quelques hommes font la loi.
Bah ouais !

Beauté

Quand la marée monte,
vous sentez assez mauvais. Pas
de doute, vous êtes une moule.

Vierge

Amour

Copulez uniquement
avec des Gémeaux.

Gloire

Le 1er mai est passé.
Va falloir vous remettre au
boulot bande de feignasses !

Beauté

La beauté intérieure,
tout ça tout ça… (on se
rassure comme on peut)

Balance

Amour

Chouette, vous pourrez
bientôt ouvrir un magasin de
jardinage vu les râteaux que
vous prenez.

Gloire

Force est de
constater qu’il va falloir
vous laisser zoom zoom zang,
dans votre Benz Benz Benz.

Beauté

Libérez vos poils
d’aisselles.

Scorpion

(vous êtes Scorpion-SNCF cette
semaine)

Amour

Tchou, tchouuuu, le
train pour Libido Land est
parti sans vous. Bisou.

Gloire

Vous êtes aussi utile
qu’un strapontin entre deux
wagons.

Beauté

Votre carrure de
croque-monsieur de wagon-bar
vous incite à faire du sport.

Sagittaire

Amour

Tout miser sur votre
physique, c’est peut-être un
peu audacieux, vous ne croyez
pas ?

Gloire

Olala, vous êtes
aussi fragile qu’une chanson
de Christophe Maé.

Beauté

Vous sentez le nem.

Capricorne

Amour

Sous la couette, il
serait judicieux d’arrêter de
remuer comme une larve.

Gloire

Comme a dit Bob
Marley, « l’argent ne peut pas
acheter la vie ». (bah ouais,
on dit pas que des conneries
ici)

Beauté

C’est un fait : vos
parents sont bien plus beaux
que vous.

Verseau

Amour

Votre coeur est en
chantier. Le tractopelle de
l’amour va venir vous écraser
la tronche.

Gloire

Riez du malheur des
autres, ça fait du bien.

Beauté

Une crise de
flatulences gâchera votre weekend.

Poissons

Amour

On peut tromper 1000
fois une personne…

Gloire

Non, mince. On peut
tromper une personne 1000
fois !

Beauté

Bref, on peut tromper
1000 personnes et… Roh
bordel, je sais plus, vivez
votre vie et voilà.

Duck Race : « Les bénéfices seront reversés à trois associations »

Dans un mois, une « Duck Race » qui permettra d’aider trois associations prendra place aux abords du château de Chenonceau. L’un des organisateurs nous en dit plus.

3 QUESTIONS A…
CARL THIERCELIN, PORTEUR DU PROJET

Carl Thiercelin, à gauche.

Qu’est-ce qu’une Duck Race ?
La Duck Race est une course de canards de bain sur le Cher, sorte de tombola, dont les bénéfices seront entièrement reversés à trois associations que nous avons choisies. C’est une idée que nous avons eue à l’occasion d’un des rassemblements de l’association Le Gang. Basée à Amboise, elle rassemble environs 45 responsables d’entreprises, artisans et professions libérales. Le Gang a ainsi pour but d’échanger et de s’entraider, mais aussi de trouver des fonds pour venir en aide aux autres. En plus des trois associations bénéficiaires, entre 1 € et 2 € par ticket seront également remis aux associations qui revendent des canards pour la course.

Comme se déroule cette course originale ?
En collaboration avec les plus de 80 associations partenaires, nous vendons des canards au prix de 5 € chacun, jusqu’au dimanche 9 juin 14 h, jour de l’événement. Juste après, les canards « adoptés » seront jetés d’une fenêtre de la galerie du château de Chenonceau pour parcourir environ 800 m sur le Cher. Les premiers canards qui arriveront au village, installé en aval, à Civray-de-Touraine, feront gagner une quarantaine de lots à leur propriétaire, dont des week-ends insolites, des repas dans des restaurants gastronomiques de la région ou des places pour des parcs d’attractions. Le premier canard qui passera la ligne d’arrivée gagnera quant à lui une voiture ! Toute la journée, il y aura aussi dans ce « village » des animations et un espace restauration et buvette.

Comment adopter un canard ?
Il y a plusieurs options. On peut aller directement sur le site de l’événement et les commander en ligne ou, également sur notre site internet, soutenir une des associations partenaires en choisissant d’adopter 1 à 20 canards. Enfin, un stand devant le château de Chenonceau est ouvert tous les jours. Il ne faut pas traîner car le nombre de canards est limité.

En savoir plus sur les associations soutenues par la Duck Race 

 

Duck Race : des canards qui ont du cœur

Dans un mois, des milliers de canards de bain vont envahir le Cher aux abords du château de Chenonceau. Une « Duck Race » qui permettra d’aider trois associations.

SAUVONS PAULINE

« Sauvons Pauline », c’est le nom de l’association qui soutient une jeune femme atteinte d’une maladie dégénérative nommée syndrome de Rasmussen.
Cette maladie auto-immune et inflammatoire entraîne une atrophie progressive de l’hémisphère gauche du cerveau de Pauline. Cela a pour conséquence « de très nombreuses crises d’épilepsie, jusqu’à 200 par jour, ainsi qu’une paraplégie et la perte, entre autres, de la parole ou de la mémoire à court terme », explique l’association.

Âgée aujourd’hui de 24 ans, Pauline a découvert à l’âge de 20 ans qu’elle était atteinte de cette maladie très rare. Elle était alors en première année de master à l’Espe (École supérieure du professorat et de l’éducation) de Tours. Pauline doit suivre un traitement lourd et onéreux en France et au Canada, « où le 1er cas porteur de cette maladie a été découvert par le Dr Théodore Brown Rasmussen, qui exerçait à l’hôpital neurologique de Montréal », explique son compagnon Théo, qui la soutient au quotidien avec sa famille.

Grâce à une première cagnotte en ligne, Pauline avait ainsi pu suivre un traitement au laser basse intensité au Canada en mai dernier. « Il n’y a que 50 cas répertoriés au monde dont 10 en France. L’argent récolté par la Duck Race permettra de participer à la location de l’appareil laser dont elle a besoin pour ses traitements, qui coûte 600 € par mois », explique Carl Thiercelin, organisateur de la course.

Les abords du château de Chenonceau vont voir quelques canards débarquer !

LA MAISON DES PARENTS

Comme une bulle dans l’hôpital. La Maison des parents de Clocheville a été créée en 1995, en partie grâce aux pièces jaunes (elle a été inaugurée par Bernadette Chirac).

Elle accueille des familles de personnes hospitalisées, dont une majorité de parents, de tous les hôpitaux et cliniques de la région, à des tarifs très modérés fixés en fonction des revenus. « Des gens qui habitent loin peuvent ainsi disposer d’une chambre et d’un espace de restauration sur place », décrivent les bénévoles qui s’occupent de faire tourner cette maison eux-mêmes.
Ils sont ainsi une trentaine à se relayer pour s’occuper de la réception, des chambres et des trois repas servis par jour, une organisation associative unique — avec la Maison des parents d’Orléans — pour ce type d’établissement. Des salariés réalisent toutefois le ménage et la préparation des repas.

Mais le travail des bénévoles ne s’arrête pas à l’aspect pratique. Ils sont aussi là pour écouter les parents inquiets, rassurer les proches et les encourager dans ces moments difficiles. Au maximum, 60 personnes peuvent être hébergées à la Maison des Parents, réparties dans 30 chambres. Mais il y a en moyenne 45 personnes en continu, pour des durées variables de quelques jours à quelques mois.
Selon sa présidente Chantal Desaguiller, « les dons issus de la Duck Race permettront d’investir pour le fonctionnement de la maison, dans le mobilier ou le remplacement du chauffe-eau par exemple. »

UNE ÉCOLE-CENTRE POUR LES ENFANTS AUTISTES

Le projet de Christophe Villemain, maire de Mosnes, serait d’adosser aux travaux de l’école publique existante un centre pilote pour les enfants autistes.

Afin que chacun des enfants accueillis puisse y découvrir et apprendre des méthodes innovantes pour l’aider à progresser. Parmi les moyens utilisés : la musicothérapie, les contacts avec les animaux dont l’équithérapie ou les jeux avec des couleurs dans l’art-thérapie.
En fonction de sa propre personnalité et de son degré d’autisme, chaque enfant va ainsi pouvoir trouver les techniques qui lui conviennent, mais aussi en éliminer certaines qui ne lui correspondent pas à ce moment-là de sa vie. « Les enfants resteraient un certain temps pour définir ce dont ils ont besoin, une à trois semaines en moyenne », décrit le maire de Mosnes.

Un établissement unique en France qui travaillera en lien avec l’actuel Centre de recherche sur l’autisme de l’hôpital Bretonneau à Tours. Le nouveau bâtiment pourra accueillir 80 enfants dans la partie école primaire publique et 50 enfants autistes jusqu’à 11 ans, de la région et d’ailleurs.
Ce lieu, « mixte » à l’heure des repas et des récréations, aura aussi pour vocation d’aider les parents d’enfants autistes en proposant des formations et des informations sur les diverses méthodes existantes.

Pour financer ce projet, dix concerts dans dix cathédrales et églises ont été donnés dans la région Centre et à Rennes. Les parrains de cette action nommée « Une musique, un sourire » étaient Francis Perrin, qui se bat pour son fils autiste Louis, et l’actrice Véronique Jannot. « Au total, 700.000 enfants en France sont autistes mais seulement 10 % utilisent la bonne méthode d’apprentissage », explique Christophe Villemain, qui a même été contacté par la Nouvelle-Zélande pour un projet similaire.

Le maire (qui ne se représentera pas en 2020), voudrait que les travaux commencent au début de l’année prochaine. Un chantier en bonne voie. « Il manque un million d’euros pour finaliser le projet », précise le porteur de projet ravi d’être soutenu par la Duck Race.

PRATIQUE
Dimanche 9 juin, journée d’animations à Civray-de-Touraine, de 10 h à 17 h. Lâcher de canards à 14 h de la galerie de Chenonceau.
> Plus d’informations sur chenonceau.adopteuncanard.com

⇒ Retrouvez l’interview des organisateurs juste ici !

MERCI FRED

L’AUTRE SOIR, IL Y AVAIT FRED VARGAS À LA GRANDE LIBRAIRIE et ce n’est pas très souvent qu’elle vient à la télévision, Fred Vargas. Ce soir-là, elle n’était pas là pour présenter son dernier Adamsberg. Elle en a vendu cinq millions en dix ans, merci, elle n’a pas besoin de ça. Non, elle était venue pour un essai qu’elle a écrit en urgence absolue, à la suite de l’échec de la Cop 24, en décembre dernier et qui s’intitule L’Humanité en péril. Parce qu’elle est chercheuse, en fait, Fred Vargas. Des années au CNRS, spécialité archéozoologie.

Et, sur le plateau, elle a fait tout ce qu’il ne faut jamais faire à la télé. Elle a monopolisé la parole, elle n’a pas répondu aux questions, elle s’est embrouillée, elle s’est prise au sérieux et, crime absolu à l’ère cathodique, elle n’a pas été très rigolote. C’était pénible à suivre, brouillon, agaçant, même parfois. Mais sincère. Sans formatage. Et c’est pour ça qu’on l’a écoutée. Pour ça, justement, que le message est passé. Enfin. Elle n’était pas venue participer à une émission de télévision.

Elle était venue lancer un cri d’alarme. Sans éléments de langage, mais avec son bagage de femme, d’artiste et de scientifique. L’abbé Pierre, en 1954, en quelques mots de fureur, avait fait changer le regard des Français sur la pauvreté, sur le mal-logement. Fred Vargas, en quelques minutes à la télé, a fait pareil avec l’urgence climatique. Merci Fred.

TMV du 9 au 14 mai 2019

https://tmv.tmvtours.fr/wp-content/uploads/2019/05/TMV_A_20190507_TMV_001_T_Q_0.pdf

Cette semaine, tmv se met en mode coin-coin ! Une Duck Race, course de canards, aura lieu aux abords du château de Chenonceau, afin d’aider trois associations. On vous dit tout. Retrouvez également la suite de notre série sur les marchés tourangeaux, ainsi qu’un zoom sur un collectif qui veut donner un second souffle au patrimoine local. Côté ciné, on a vu l’infernal et infâme Hellboy. Et pour le reste, suivez les conseils de l’astrologue tmv !

Hellboy : quel enfer, cette nouvelle version !

Alors que Del Toro avait brillé lors des premiers épisodes, Neil Marshall signe ici un nouveau Hellboy sans queue ni tête. Un plantage quasi-intégral.

La critique a flingué le film Hellboy version 2019

Dire que ce reboot d’Hellboy a été démoli aux États-Unis, où il est sorti il y a un mois, est un doux euphémisme. Laminée par la critique outre-Atlantique, la nouvelle adaptation du comic book a également été boudée par le public, faisant d’elle un plantage quasi-intégral au box office avec un remboursement qui s’annonce bien mal parti.

Alors que penser de tout ça ? Le retour de la bestiole mi-homme mi-démon promettait d’être plus violent et plus fun que les versions de Guillermo del Toro.
Que ce soit clair : ce Hellboy version 2019 est effectivement bien plus porté sur le gore, le sang et les « fuck » (le film a été classé « Rated-R » chez nos amis américains)… Mais il n’est sûrement pas plus fun, justement, torpillé par une majorité des vannes lourdingues au possible, voire tombant simplement à plat. L’humour ne fonctionne pas vraiment ici et ne sert en rien la chose.

Pas de quoi amadouer le public, donc, qui va devoir endurer pendant deux heures un film aussi maladroit qu’épuisant, emmêlé dans ses erreurs d’écriture, son visuel d’ensemble qui pique les yeux (le numérique frôle l’indigestion et les effets sont parfois laids), le tout ponctué de dialogues stupides ou insipides.

Par chance, dans tout ce gâchis, Neil Marshall offre une belle présence à l’écran à David Harbour (le shériff de Stranger Things, c’était lui) en Hellboy, mais aussi un bestiaire généreux et quelques morceaux rock pour booster le tout.

Mais ce n’est rien de très suffisant pour sauver ce Hellboy grotesque du désastre dans lequel il se noie et qui, en plus de toujours souffrir de la comparaison avec Del Toro, fait office de déception totale vu le matériau de base. Un véritable enfer…


> Fantastique (USA). Durée : 2 h 01. De Neil Marshall. Avec : David Harbour, Milla Jovovich, Ian McShane…
> NOTE : 1,5/5 

Env’Air : Une appli pour mieux respirer

L’application a été mise en place par un kinésithérapeute et l’association L’Espace du souffle à Tours.

Il y avait le partenaire minceur, il y a maintenant le partenaire respiration Env’Air.

Son objectif ? Encourager la pratique sportive régulière chez des patients atteints de pathologies chroniques respiratoires, en fonction de la pollution de l’environnement.
Ces activités sont essentielles pour ces personnes qui ne respirent pas toujours facilement.

Mise en place par le kinésithérapeuthe Matthieu Brémond avec l’association L’Espace du souffle de Tours, cette application croise ainsi les données de qualité de l’air collectée par la Région et l’état de santé du patient, afin qu’il puisse choisir le moment, le lieu et l’intensité de l’effort de ses sorties.

Les réponses au questionnaire d’auto-évaluation peuvent aussi permettre un suivi plus précis de la personne et le signalement de tout signe préoccupant. « Il aura fallu quatre ans de travail, dont une année de test », décrit La Nouvelle République, pour terminer cet outil gratuit.

> Application Env’Air : envair.fr

Tours made in Japan

Depuis le 1er mai, le Japon est entré dans une nouvelle ère (Reiwa), comme à chaque fois qu’un nouvel empereur arrive sur le trône non pas de fer, mais de chrysanthème. Alors, nous, à tmv, le temps d’une semaine, on se met à l’heure du pays de Soleil levant.

POUR MANGER

Nobuki
Juste en face de la préfecture, le restaurant propose une cuisine japonaise fraîche et originale, le Japon en version gastronomique avec une carte volontairement réduite. L’endroit est un havre de zenitude et de raffinement. Tous les midis, une formule bento du jour avec soupe miso et crudités ou, pour les gourmands, le bol de sashimi, vol direct et sans escale vers Tokyo. Autour de 20 € à midi. Le soir, le vendredi uniquement.
3, rue Buffon. Tél. 02 47 05 79 79

(Photo archive tmv)

Parfum culture
Ici, vous n’êtes pas dans un restaurant, mais dans un restaurant- culturel. Vous dégustez les plats de la chef Céline Martin, d’origine taïwanaise, entouré de livres en japonais et vous pouvez assister à tout plein de soirées à thème. Dépaysant et délicieux !
63, rue Blaise Pascal. Tél. 02 47 05 13 66

Zen
De vrais sushis, préparés dans la plus pure tradition japonaise, des brochettes fines et gourmandes, Zen, c’est LE sushi bar de Tours. Comptez de 15 à 20 € par personne. Ouvert au déjeuner et au dîner, sauf dimanche et lundi.
27, rue Blaise Pascal. Tél. 02 47 66 70 84

CULTURE MANGA

Azu Manga
Comme son nom l’indique, c’est le temple du manga à Tours (ils ont aussi un magasin à Angers), neuf ou d’occasion. Grand choix également de figurines et de posters. Pour aller plus loin, vous y trouverez des guides de voyage au Japon et des romans traduits, ainsi que des mangas pour les petits. Mais aussi un coin cuisine si vous voulez passer aux fourneaux nippons. Un temple, on vous dit, un temple…
20, rue du commerce. Tél. 02 47 05 87 13

Le Japan Tours Festival
Des rencontres autour du manga avec des dessinateurs et trices, mais aussi des moments pour découvrir les traditions et la culture nippone, démonstrations de création de parfums traditionnels ou concerts, par exemple. Sans oublier le tournoi e-sport. Au Japan Festival, ça geeke à tout va ! Le tout dans une ambiance dingue avec des gens transformés en personnages de manga ou de films (le cosplay, ça s’appelle) qui se promènent partout dans le parc des expos.
Chaque année, fin février.

(Photo NR Julien Pruvost)

DES ASSOS

Amitié Saint-Cyr Japon
Il y avait une fois, dans un pays lointain, un lycée qui s’appelait Konan et qui avait décidé d’ouvrir un établissement en Touraine, à Saint-Cyr-sur-Loire, pour les enfants de familles japonaises expatriées en France. Pendant plus de vingt ans, les enfants et les parents japonais ont vécu aux côtés des habitants de cette paisible commune et des liens forts se sont créées entre eux.
Au fil des ans, ils furent plus de 600 élèves à étudier en bord de Loire. Las, le lycée finit par fermer ses portes, un triste jour de 2013. Mais comme l’histoire ne pouvait pas s’arrêter là, une association fut créée pour faire perdurer ces liens étroits et fraternels entre la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et le Japon. Le lycée, en partant, a offert son dojo de 800 m2 à la commune et plusieurs Japonais de Konan sont restés en Touraine.
Très vite, des ateliers se sont mis en place pour découvrir la civilisation japonaise, la calligraphie, l’ikébana, l’origami ou la cuisine japonaise. Des fêtes japonaises ont été organisées, des rencontres, des conférences. Bref, Amitié Saint-Cyr-Japon est devenu un lieu d’échanges et de découverte du Japon assez unique en son genre.
Leur site:  www.amitiestcyrjapon.com

Hinodé
Hinodé, en japonais, ça signifie « lever du soleil ». Comme on peut s’en douter, le but de cette association qui est un des organisateurs du Japan Tours Festival, c’est de promouvoir la culture japonaise. Elle propose à ses adhérents des cours de japonais, de calligraphie japonaise par une maître japonaise, d’ikébana (art floral), d’origami, de dessin manga, de sumié (technique de dessin japonaise) et, bien sûr, de cuisine. Tout, donc, pour plonger la tête la première dans l’ère Reiwa !
Infos : hinode-tours.fr


C’EST QUOI CETTE HISTOIRE D’ÈRE ?

Eh oui, depuis l’an 645, le Japon change d’ère régulièrement. Au début, ça pouvait être à la suite d’une guerre ou d’un événement majeur, aujourd’hui, c’est à chaque fois qu’un nouvel empereur arrive.

Or, justement, Akihito, 85 ans, qui règne depuis 1989 a décidé de céder la place à son fils Naruhito. Le nom de la nouvelle ère, Reiwa, était attendu avec une ferveur incroyable par tout un peuple et a été révélé début avril.
Il se compose comme c’est l’usage, de deux idéogrammes et signifie, selon les interprétations « douceur propice » ou « Harmonie ordonnée ».

Chroniques culture #68

De la musique avec Shaelin, de la BD ou encore un livre autour des châteaux de la Loire : voici les chroniques culture !

LE LIVRE BD
GUIDE DES CHÂTEAUX DE LA LOIRE
Mine de rien, c’est bientôt le moment de préparer ses vacances ou les pont du mois de mai ! Et l’avantage, avec ce petit guide très bien fait, c’est qu’il mélange Histoire, culture et BD sous la houlette de Julien Moca et d’Alexandrine Cortez. Résultat : 160 pages pour découvrir 25 lieux majeurs de l’Histoire de France avec un support visuel extrêmement plaisant. À l’intérieur se trouvent plans, repères, anecdotes et bonnes adresses, illustrés par une iconographie riche.
NB : Pour aller un peu plus loin, on retrouve dans le même collection (éditions Petit à petit) le petit frère avec un ouvrage dans le même esprit, mais sur la Corse cette fois-ci.
H.B.

LE LIVRE
LA FAUX ET L’IVRAIE

L’ex-compagne du musicien Tonino di Nalli, Viviane, responsable d’une Scop agraire en Anjou, est retrouvée assassinée dans sa maison. Un policier pas très sympathique est chargé de l’enquête. Mais en creusant un peu, toutes sortes de secrets remontent à la surface : les relations (pas si sereines) entre les membres de la Scop, les magouilles d’un gros semencier et le passé de certains habitants du village.
Écrit à quatre mains, dont celles du Tourangeau Denis Soubieux, La faux et l’ivraie est un roman policier qui dépeint à la perfection le quotidien d’un milieu rural aigre-doux. Idéaux, petites jalousies et gros intérêts forment un tableau ultra réaliste qui ne réussira pourtant pas à nous dégoûter du vert et du grand air.
E.S.
> Monique Debruxelles et Denis Soubieux, éd. Le lys bleu, 238 p., 19,20 €

LE EP
SHÆLIN – THE AJNA

Spiritualité, interculturalité et métissage sont les trois maîtres mots de SHÆLIN, un groupe tourangeau qui nous avait déjà tapé dans l’oeil l’an dernier avec deux singles maîtrisés et prometteurs. Le coup d’essai se transforme en réussite avec The Anja, un EP « feel good » à souhait, ensoleillé, où neo-soul, RnB et jazz (voire hip hop sur « Baby I need to know ») s’entremêlent pour un rendu énergique, sensuel et chaleureux. Les voix, mélangées, donnent beaucoup d’épaisseur et de force aux compositions. Une musique aussi douce qu’envoûtante, un petit album qui devrait en faire voyager plus d’un(e).
A.G.

LES BD

Le nouveau Timothé Le Boucher, « Le Patient » (Glénat), tient toutes les promesses, ce jeune auteur étant déjà passé maître dans l’art du suspense et de la narration. 296 pages de pur délice qui le propulsent dans le firmament de la planète BD.
Avec « Un putain de salopard » (Rue de Sèvres), le duo Régis Loisel au scénario et Olivier Pont au dessin nous livre une belle histoire d’aventure dans la jungle amazonienne avec ce qu’il faut d’OEdipe pour maintenir le suspense jusqu’au tome 2 !
François Morel et Pascal Rabaté s’y sont mis à deux aussi pour concocter « C’est aujourd’hui que je vous aime » (Les Arènes ). On y retrouve cette ambiance nostalgique et pleine d’humour subtil que l’on adore tant chez eux, dans une histoire d’amour délicate et bien troussée.
On a toujours eu une tendresse particulière pour l’oeuvre de Didier Tronchet qui, avec ce « Robinson père et fils » (Delcourt), offre l’un de ses ouvrages les plus personnels sur sa relation filiale, une tranche de vie savoureuse et tendre.
Pour finir, dans « Bug » (Casterman), Enki Bilal livre un final époustouflant, avec un dessin toujours aussi stratosphérique et une histoire âpre prenant aux tripes jusqu’à la dernière ligne.
Hervé Bourit

LES CD
LES LOUANGES – LA NUIT EST UNE PANTHÈRE

Retour aux Inouïs du Printemps de Bourges : on découvre alors Vincent Roberge, alias Les Louanges, en plein aprèsmidi et on s’en prend plein la figure. Quand l’album se glisse sur la platine tard le soir, la claque est la même. Un exploit dû a des textes incroyables en anglais, français et québécois mélangés, dans un tournis verbal d’une poésie flamboyante. Ça crie, ça hurle, ça murmure, ça pleure, ça rit : c’est beau tout simplement. En fond, une musique puissante, un chef-d’oeuvre d’équilibre entre pop, chanson,électro, funk et glam. Rien ne lasse ; rien ne laisse l’auditeur au bord du sillon. Ça creuse le cerveau écoute après écoute et on lévite littéralement.
H.B.

PALACIO – D’UN OCÉAN À L’AUTRE

Présenté en ouverture du festival Jazz or Jazz d’Orléans, l’album du trio Palacio est une pépite portée par le saxophoniste Jean-Jacques Ruhlmann, le violoncelliste Alain Grange et le guitariste Oliviers Cahours. Trois musiciens d’exception réunis autour des compositions de Jean-Jacques Ruhlmann. Passionné de jazz ? Vous allez savourer cette polyphonie raffinée qui fait la part belle aux cordes et offre un souffle latino trop rare dans ce genre. Allergique au jazz ? Impossible de rester insensible à la perfection du jeu de ces trois musiciens. Et vous pourriez même devenir accro.
E.S.

LE DVD
PREMIÈRES VACANCES

Marion et Ben, deux trentenaires que tout oppose, décident de partir en vacances ensemble après s’être rencontrés sur Tinder. Le film de Patrick Cassir se la joue anti-comédie romantique ici, en dégainant des cartouches façon Very Bad Trip à la française, sous le soleil de Bulgarie. Quelques séquences font bien rire et le duo principal fait mouche (une Camille Chamoux électrique et un excellent Jonathan Cohen en grincheux psychorigide), tout comme le comique de situation. Mais entre un ensemble un peu trop convenu et une mise en scène maladroite, Premières Vacances n’est finalement pas si piquant qu’espéré. Pour sa sortie DVD, l’éditeur y a glissé un entretien avec le réalisateur et le tandem de deux acteurs tellement « cool » !
> Sortie le 8 mai
A.G.

Un tour au marché : les Halles (2/6)

(Série 2/6) Comme la semaine passée, tmv a pris son panier (et son parapluie) pour continuer à sillonner les marchés de Touraine à la rencontre de ses habitués et de ses commerçants. Pour cette seconde virée, mercredi, direction le carreau des Halles. Moment gourmand pendant lequel les marchands nous ont livré leurs astuces de cuisine

Les marchés se suivent mais ne se ressemblent pas. Après Strasbourg sous un grand soleil, tmv se lance dans les nombreuses allées du Carreau des Halles.

Ce mercredi matin, il fait gris, les doudounes et les parapluies sont de sortie, tout comme les mamies et les papys. Situé en plein centre-ville, l’un des plus vieux marchés de Tours – mis en place en 1833 – se trouve à proximité des bijoux de notre patrimoine. Si on lève les yeux au-dessus des tonnelles, on peut par exemple apercevoir la coupole de la basilique Saint-Martin et l’on reste toujours un peu admiratif devant les tours de l’Horloge et Charlemagne. Les habitués sauront nous confier que « le mercredi il y a moins de monde que le samedi, quand il y a aussi des musiciens », mais au moins, on peut circuler et s’arrêter pour discuter dans ces allées serrées.

À deux pas des Halles Centrales et de ses produits d’exception, les producteurs locaux et revendeurs en tout genre du Carreau complètent cette offre en proposant notamment beaucoup de fruits et légumes. Entre les étals, le pas y est un peu plus pressé que pendant les vacances, de jeunes actifs croisent les plus anciens. Quelques restaurateurs ou traiteurs du coin viennent également « voir les nouveautés » et passent leurs commandes aux maraîchers.

C’ÉTAIT MIEUX AVANT ?

« Je suis là tous les mercredis et les samedis, depuis 40 ans, raconte un client devant des volailles de Saint-Patern-de- Racan. Avant, j’étais traiteur à Tours et je venais chercher mes légumes ici. Maintenant, je continue à m’y promener pour moi et pour le côté convivial de l’endroit. Mais l’ambiance n’est plus la même. C’était dans le temps plus chaleureux, on achetait du pain et du fromage et on le mangeait à plusieurs au café du coin avant de rentrer. Aujourd’hui, les rapports sont plus froids, les gens ne se connaissent pas et beaucoup de petits commerçants ont dû fermer avec l’évolution des normes d’hygiène : certains ne pouvaient pas se payer de vitrine réfrigérée. » Et c’est aussi soudainement qu’il est arrivé, que ce monsieur grisonnant repartira, téléphone au bout du bras.

Pour continuer dans le « c’était mieux avant », je m’adresse à une productrice de légumes, le dos courbé par le poids des années, présente au marché du carreau des Halles depuis 1974, soit 45 ans !
« Les gens ne consomment plus pareil, voilà, voilà. Avant, ils venaient acheter en quantité, de grosses bottes de poireaux par exemple. Maintenant, c’est un ou deux pour la soupe. Mais on s’adapte, je continue à venir, je suis installée à moins de 10 km d’ici, j’aime le contact avec les gens, voilà, voilà… », répond-elle souriante et muette sur son nom. Il est déjà 11 h 15, les primeurs ne chôment pas devant des clients qui attendent, dans la grisaille, les clémentines du Portugal ou le premier melon de l’année qui réchaufferont leur journée. Pas vraiment le temps de discuter avec tmv cette fois-ci, le client d’abord.

SE BALADER ET SE DONNER FAIM

De toute façon, la star ici, c’est le produit. Et en ce moment, les vedettes des étals, ce sont les asperges ! Blanches, vertes ou violettes, elles nous en font voir de toutes les couleurs.
Elles sont arrivées il y a environ trois semaines, un peu en avance, et termineront leur tournée locale mi-juin. Ici, un maraîcher conseille de consommer les vertes en plat chaud, en accompagnement d’une omelette ; et les blanches, en entrée, tiède ou froide. Là, Frédéric insiste sur l’importance d’éplucher les asperges blanches et violettes et de séparer la tête du corps pour la cuisson.

« Les asperges violettes sont plus sucrées. On peut faire revenir les têtes avec un peu d’ail et une noix de beurre à la poêle, puis cuire le corps dans l’eau bouillante salée vingt minutes. Servies avec une vinaigrette assaisonnée au safran, c’est top », explique-t-il en faisant saliver à côté de lui, Coralie, revendeuse d’asperges de Loudun (Vienne). « Les asperges vertes on ne les épluche pas. Au four, avec un filet d’huile de tournesol et du parmesan au dernier moment, c’est un régal pour accompagner viande ou poisson », explique de son côté le responsable de la SARL de Rigny à Descartes.
Il sert ainsi sur le marché des chefs cuisiniers comme Jacky Dallais de La Promenade au Petit-Pressigny ou encore Le Rond de Serviette à Tours. Et en dessert, la fromagère Claire Breton propose – juste après le fromage de chèvre, sa salade et quelques noix – de la faisselle. Ce lait caillé de chèvre accompagne très bien les premières fraises avec un soupçon de sucre. « La faisselle peut aussi se manger en entrée avec des radis et des fines herbes », ajoute-t-elle.

Finalement, cuisinier confirmé ou simple gourmand, sur ce marché, personne n’est laissé sur le Carreau !