Pas de trêve des confiseurs pour un Noël électrique  

2015 a beau être à peine entamée, voilà que doc pilot est toujours sur le front. Première chronique culture de la nouvelle année !

EZ3kiel en Pleine Lumière

Combat biblique en l’Espace Malraux, trois chevaliers de l’Apocalypse et un savant fou maître du feu pour un concert de métal et lumières, sur des terres où ils sont dieux, où ils ont forgé l’ Anneau. Il tombe du ciel de l’énergie, et moult épées de Jedi saturent l’atmosphère, nous adoubent sous leurs fils, sujets de ce concept où le son est un axe et l’espace un prétexte. Le Dieu Luz n’admet pas l’indécision ; nous tombons pieds et mains liés dans ce combat des étoiles. Sans effort et sans pitié, les trois chevaliers subtilisent nos cœurs de chair, en place y fixent la pointe du cristal de la connaissance et de la déraison. Le savant fou active le minéral et nous sommes UN : l’audience sans partage exprimée d’un des plus beaux concerts de l’année.

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Les Particules élémentaires, Théâtre Olympia

Bon, d’abord il faut le dire, je suis fan de Houellebecq. Il faut le dire aussi, je n’ai pas du tout aimé le film tiré du roman, donc j’arrivais vers “ cette mise en pièce ” avec un a priori négatif… Bonne surprise, ce fut excellent ! Un travail énorme au niveau de l’incarnation des personnages, de la mise en exergue du drame de la condition humaine exaltée par les utopies des seventies et leurs dérives destructrices, de la charge aussi de la filiation toujours omniprésente et finalement si difficile à dépasser pour enfin exister pour le moins pire… Le meilleur restant une illusion de l’instant vite effacée par les circonstances. La mise en scène est d’une sobriété clinquante et multimédiatique, un paradoxe qui renvoie à une expression underground du sujet. On y joue de la musique en live et j’ai pensé au Velvet, à Warhol, à Nico… La chute du propos touche aux fantasmes de Kraftwerk, dans la recherche d’une perfection humaine impossible sans muter vers le robot, la duplication froide et prévisible. Sincèrement, je me demande comment les acteurs peuvent sortir intacts d’un tel travail tant ils sont géniaux, habités, sincères dans leurs dérives et dans leurs chutes.

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Nuit du Blues à la salle Coselia de Mettray

Cool Porter pour débuter la soirée, on rentre direct dans le sujet : le blues, la soul, le rythm and blues, un répertoire de standards devenus patrimoine de l’humanité dansante, d’ Aretha Franklin à Wilson Pickett en passant par Otis Redding avec, en maître de cérémonie, le fascinant Ricky. Une belle introduction à la force tranquille de l’ami Foued, le sexta légendaire passeur d’un blues original bâti en près d’une quarantaine d’années de carrière. Ce type en impose, ce conteur-né a la plume précise et populaire, entouré pour l’occasion par un Top Boogie composé d’une brochette de virtuoses : José Laracelleta à la guitare, Philippe Colas aux claviers, Olivier Carole à la basse… C’est du haut de gamme, l’impression d’entendre étirer les racines vers de l’intime et du spatial sous l’audace des instrumentistes.

Ricky de Cool Porter
Ricky de Cool Porter

Francois Gehan au Carré des arts à Montlouis

La matière première de Francois Gehan est l’humanité. Mais une humanité passée au filtre de situations impossibles ou rêvées, un purgatoire entre la réalité et le nirvana. La vie semble audacieuse pour cette galerie improbable construite dans une peinture très technique, très léchée, avec une attention particulière pour la justesse du trait, la perfection des formes, l’originalité identifiée de la  palette. Tout un ensemble propre à donner la vie à l’inerte, le mouvement aux situations, le verbe à l’inaudible.

Kick au Buck Mulligan

26 décembre et la venue en solo d’une légende du rock français de la fin des seventies. Kick le leader de Strychnine pour un concert très “ racines ”, collection de reprises passant de Johnny Cash à Elvis, de Robert Johnson à Hank Williams, dans l’esprit et dans le ton, dans le cœur et dans la hargne sous-jacente, celle des musiciens authentiques, de ceux dont la carrière reste vitale et constitutive de l’individu. Précaire aussi dans les moyens offerts, mais toujours à la hauteur de la famille et du mythe. Il y a du Little Bob dans cet artiste, du Alan Jack, du Jack Pote aussi. On sent bien qu’ici, la triche n’est pas de mise et l’on se retrouve face à des vies balancées dans nos gueules de profiteurs de l’instant, hors du temps, hors des modes, hors de la médiocrité et de l’opportunisme. Un grand moment.
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Lunacy chez Les Colettes

Les Colettes, d’abord, une expérience de gestion associative d’un lieu chargé d’histoire, celle de Paul Bert si liée au souvenir d’Alan Jack. Un quartier populaire et un quartier d’artistes… Lunacy, couple et duo de Blésois bâtisseurs d’un concept artistique multimédia ; ils nous installent dans un univers psychédélique au sens freudien du terme, une plongée en apnée dans nos angoisses et nos joies les plus intimes. Cette coldwave rappelle une certaine idée de l’underground initié dans les eighties par des groupes qui surent devenir légendaires tels Dead Can Dance. C’est un voyage, un véhicule pour forcer les portes de la perception, une transe médiumnique dans les yeux extasiés de la chanteuse, la reconstruction de son visage sous l’émotion. Pour des raisons de timing, je n’ai pu voir que six titres de ce concert à la cohérence implacable, servi dans un contexte difficile. Ça s’appelle « aller au charbon » et ils ont assuré le job.

Foued & Patrick Filleul Experience, Arcades Institute

Foued
Foued

Premier concert du Festival Arcades Hivernales et toujours cette idée de la fête et de l’inédit en réunissant à la manière des pop sessions des seventies, deux personnalités incontournables de la région. La force reste dans la forte personnalité des deux artistes, leur capacité à oser le défi, à s’amuser du contact, pour une rencontre au sommet dont on suppose qu’elle pourrait oser la récidive tant elle réjouit le public, le pousse à la faute de s’oublier dans le rythme, les mots, le mélange des cultures et des racines. Une jam créative et récréative, de la création à l’état pur avec audace et sans filet. Julien Cormier à l’harmonica est inépuisable d’inventivité harmonique ; Jack Cigolini fait la synthèse de divers styles en un feu d’artifices de solos à l’inscrire dans la catégorie des plus grands.

Le son de la rentrée : Kommando Shamanik

Chaque semaine, notre chroniqueur Doc Pilot vous parle de ses pépites culturelles locales.

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Dur le retour du Sud en Touraine, le retour des couleurs violentes au pastel, des chaleurs envahissantes à la fraîcheur ligérienne ; passage à la Guinguette de Saint Avertin pour sa “ dernière ” histoire de se goinfrer de crêpes de la Smalla en guise de médecine. En bande-son Oak Ink, du Jazz intime et classieux dans une formule étrange (drums, harpe, basse), mélange antinature et ciselé pour un trip décalé…
Arrivé trop tôt au Hurricanes Bar pour voir The Roots Addicts, pas le temps d’attendre, l’envie de retrouver “ Le Vieux ”, les glaces à l’angle de place Plum puis le cocktail “ Narbey ” chez… Narbey, mais vite car à minuit l’envie d’écouter en direct la première du retour de Alain Maneval sur France Inter. Son invité, Henri Padovani, le premier guitariste de Police, homme libre ou perdant de l’Histoire ? Je suis heureux du retour de Maneval ; j’ai toujours apprécié ce mec ; ce samedi et ce dimanche il balance de l’incontournable de la fin des seventies et du début des 80’s, la belle époque si féconde, et toutes ses anecdotes à donner du sens à tous les titres…
Au courrier, le dernier album de 49 Swimming Pools et encore une fois la satisfaction canaille de se laisser séduire par un travail orienté vers le beau et l’unique, bâti à l’anglaise, dernière strate d’un triptyque aux accents növo-victoriens emprunt de classe et de romantisme absolu ; pas étonnant que les dames soient folles de ce concept. Trois fois de suite je l’écoute sans m’en lasser ; dommage je ne pourrai pas aller les voir jouer Chez Nello, oui vous avez bien lu Chez Nello : je vous le disais, ils sont étranges et vicieusement aristocrates…. Pour me nettoyer de toute cette beauté je glisse dans la flaque de bière et de sueur mêlées du Slade Alive… Autre album pour la bande-son de cette rentrée : celui de Kommando Shamanik, ethno techno rock, concept totalement dédié au souvenir des indiens d’amérique du nord, au drame du génocide et à l’ultime préservation d’une culture et d’une philosophie, le tout décliné en mantras survitaminés propres à déclencher la transe shamanique, la rencontre avec l’esprit, la danse et l’aliénation du temps aux espaces caoutchouteux dénués de référence. Ce disque est magique dans tous les sens du terme, il est didactique aussi un peu à la manière d’un guide spirituel appuyé sur la tradition mais dispensé avec la technologie musicale du 21e siècle…
Ouverture d’une nouvelle galerie rue Roger Salengro, NoWhite Cube, migration d’un espace initié à Savonnières vers le quartier des Prébendes sur deux étages avec des volumes honorables propres à offrir le recul nécessaire pour apprécier les œuvres ; diverses pratiques et supports à sensation où chacun peut trouver sa préférence, la mienne allant aux baigneuses de Juliette Gassie et aux portraits de famille de Frederic Dumain, mais aussi à la virtualité réaliste de Bertrand Robert et ses personnages d’hypernormalité impudique, à l’autre réalité de Sandrine Gayet, ma curiosité titillée par le travail de Roland Orépük même s’il ne me touche guère au cœur…
Festival Jazz en Touraine à Montlouis sur Loire ou le rendez-vous incontournable de la rentrée avec, en ouverture à Ligéria, le pianiste cubain Roberto Fonseca pour un concert intime à la Keith Jarrett, de longues pièces en solo dans des constructions évolutives mélangeant divers styles et influences. Au final un concert magistral pour un public à l’écoute, ponctués d’instants de joies osant une décontraction conceptuelle basée sur l’idée de nous retrouver « chez Roberto », dans son intimité. Sans lourdeur excessive l’artiste théâtralise sa prestation, la terminant par une suite pianiste haut de gamme avec une reprise de « La Javanaise » en épilogue. Le thème magique de Gainsbourg est repris par l’audience et c’est beau….
La rentrée c’est aussi la présentation de la saison à venir par les structures culturelles ; Marie Hindy programme l’Espace Malraux et c’est bien, car la dame est passionnée, pragmatique, humble et au service de l’optimisation du lieu et des moyens ; du bonheur du public aussi… Mes coups de cœur de ce programme : La Meute et son cirque alternatif et décalé, Ez3kiel bien sûr et la présentation de son nouvel album, « La face cachée de La Lune » ou l’interprétation du chef d’œuvre du Pink Floyd joué en direct. … J’ai vu la tournée Dark side of the Moon en 1973, je suis donc impatient de cette relecture de 2015…
Autre présentation, celle de Saint Avertin au Domaine Allias à Vouvray ( ben oué cette coterie rusée sait recevoir) : des envies et de la gourmandise dans cette programmation : Louis Chedid, Catherine Ringer, Manu l’ex chanteuse de Dolly (là, je bois du petit lait et je ne veux pas rester sage )… Jack le Chien est roi pour « Art. La Bonne Franquette », un weekend dans l’atelier de Brice Auconie pour réunir une vingtaine d’artistes sur le thème de la représentation du héros (Jack !!) : Dominique Spiessert (plus Spiess space ke Jack), Francine Gentilleti (le chien farceur), Alain Bouro (excellent), Clotilde Barcat (un chien de troupeau), François Pagé (Brice et son chien dans quelques années)… Avec le héros modèle qui court de la cave au jardin : joyeux concept entre Boule & Bill et Tintin & Milou….
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A La Belle Rouge soirée Kommando Shamanik, le Powwow Electrik 1… Medecine Groove trio en première partie, du métal en hommage aux hommes rouges avec un dernier morceau envoûtant et un bassiste de force et de technique armé… Puis le Kommandoh Chamanik l’un des groupes majeurs de la nouvelle scène tourangelle, concept autant musical que visuel, venu nous jouer son nouvel album (nous en parlions plus haut), collection de mantras à transes propres à rendre fou le public. Je suis impatient de les voir dans les grands festivals, la réaction devrait être magique sous la messe de ses trois acteurs : un guitariste mêlant la hargne électrique à la peinture cosmique, un homme aux machines (un sorcier devrait-je dire), le shaman Z, colonne vertébrale de l’affaire, et un infatigable joueur de didgeridoo, souffle tribal de l’ensemble : La Terre, le Feu, l’Air… Ils ont un son, un style, un combat, un pouvoir de séduction tel que le public suit et en redemande…
Au retour Maneval sur les ondes désormais la bande-son de la nuit pour ceux qui roulent entre une heure et minuit… Malheur à moi !! En ouvrant la télé au retour et tombant sur Alain Ruquier et ses deux roquets prétentieux, stériles et puants ; heureusement sur une autre chaîne, Amy Winehouse en live… Alors moi aussi j’y pars en live en passant des indiens à l’indienne…. Trop d’adrénaline pour vraiment dormir, le jour arrive dans le « Rocks » de Aerosmith… Retour à Montlouis dans l’ap’ pour le concert de Nina Van Horn, du blues rock bien seventies empreint de soul et de rythm and blues ; Masahiro Todani, le guitariste soliste, est un virtuose habité, le talent boosté par un look scénique de prince de l’électricité… Au soir je tombe à pieds joints dans l’excellent dernier disque de Christiane Grimal, avant de me finir avec « Itaipu » de Philip Glass, acheté sur la brocante Eric Geffroy… enfin l’album de Kommandoh Chamanik pour tomber en phase avec l’été indien.

Tobassi, jazz savoureux

Le groupe de musique tourangeau au nom camerounais mitonne un jazz plein d’entrain. Ils seront de passage à Montlouis.

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Quand on les rencontre au pub Le Pale, on hésite à leur demander leurs cartes d’identité. Difficile de croire que la moitié des membres du groupe vient juste d’obtenir son bac. À 18 ans, leur amour, c’est le swing, les rythmes de Richard Bona, Electro Deluxe, Roy Hargrove. Et la liste est loin d’être exhaustive. Jonathan Achille, Louis Chevé-Melzer, Pierre Thomas- Fredon, William Brocherioux et Yohan Fourrier jouaient ensemble au lycée Paul-Louis Courrier. Avec Giovanni Thevenin, ils forment Tobassi en février 2014. Pour Pierre Thomas-Fredon, « Le jazz est une musique si ouverte qu’on peut tout y incorporer. Ici, chacun apporte le son qu’il aime, on compose et on arrange ensemble ». Influences métal, gospel ou classique, le groupe fait infuser les genres avec une facilité étonnante. Tobassi remporte un tremplin en mai puis les organisateurs d u festival Jazz en Touraine leur proposent une scène.
Le succès les a surpris mais il n’y a pas de hasard : Tobassi joue une musique que chacun peut s’approprier. Les notes fondent dans l’oreille et le tempo pétille comme des bulles : un jazz qui se boit comme du Vouvray, (presque) sans fin. La voix de Giovanni Thevenin y est pour beaucoup. « Je ne suis pas un vrai chanteur de jazz, se défend-il. Je viens du gospel. » Les puristes y trouveront peut-être à redire, mais cet été, lors de son premier concert à la guinguette, Tobassi a conquis les Tourangeaux. Les six musiciens sont tombés dans le jazz quand ils étaient petits. S’ils admettent que cette formation particulière est leur « bébé », chacun poursuit des projets personnels. « Même si cela complique l’organisation des répétions, on tient tous à garder une vie indépendante, elle nourrit notre inspiration. Sans ça, on tournerait en rond, on s’enfermerait », explique William Brocherioux. Pas encore d’album et seulement deux morceaux disponibles en ligne : il faut se déplacer pour les écouter. C’est tant mieux : Tobassi est un groupe qui respire avec le public et que l’on peine à imaginer confiné dans un studio.
Le groupe Tobassi sera en concert mercredi 17 septembre, à 19 h 30, sur la scène du Village gourmand de Jazz en Touraine, à Montlouis. Entrée libre.

Nivek : portrait d'un serial-rappeur

Ce rappeur tourangeau cartonne et participe au radio crochet de France Inter, On a les moyens de vous faire chanter.

(Photo Charline Adzuar)
(Photo Charline Adzuar)

Il est 9 h 45, Nivek ouvre la porte de son appartement, le teint blanc. « Je crois que je suis malade. » Combatif, il avale quelques gorgées de café, accepte de faire l’interview malgré tout. Il s’occupe de tout, n’a pas de manager pour lui dire de se reposer. « J’aime cette indépendance. »

Dans quelques heures, Nivek doit se rendre à France Inter pour enregistrer deux morceaux. Il vient d’être sélectionné pour l’émission On a les moyens de nous faire chanter. Nivek, son pseudo commence à se partager un peu partout, comme une traînée de poudre. Dans ses chansons, il balance avec violence et verve des phrases écrites à coups de couteau. «
Moins pourave que les propos de Florent Pagny, je fais de la chanson française avec charisme. » Nivek ne renie pas ses influences hétéroclites. Il en rigole : « Petit, j’ai longtemps cru que Léo Ferré était mon grand-père, à cause de toutes les photos que ma mère avait accrochées. » Dans son enfance, chez lui, les vinyles de Brel, de Brassens ou des Talking heads tournent à plein régime. Le rap est venu après. « J’écoutais NTM au collège, parce que mes potes écoutaient l’album en boucle. Je n’ai compris que quelques années plus tard l’importance du travail de certains groupes comme I AM. » Pour Nivek, comme le jazz ou la musique classique, le rap est une musique élitiste, « il faut prendre le temps, connaître, comprendre, avant de pouvoir apprécier . »

Paradoxe de sa musique, sa façon d’être ne reflète en rien la violence de ses textes. Plus gendre idéal un peu hipster que caïd façon Booba : « Je fais du rap inconscient, pour ne pas m’enfermer dans un style particulier. J’écoute beaucoup de rock, de chanson française aussi. Je n’ai aucune règle dans mes morceaux. » Aujourd’hui installé à Tours, avant le passage à Montpellier pour les études, il a grandi à Saint-Pierre-de s-Corps. Une adolescence bercée entre cascades façon Yamakasi et expérimentation hip-hop. « Je crois que, oui, j’ai une certaine fierté aujourd’hui, je travaille à Radio Béton, ma musique fonctionne : c’était mon rêve quand j’étais gamin. Je l’ai atteint. Après ? Aucune idée. »
Benoît Renaudin

√ LE CONCERT
Nivek jouera à la salle Ligéria de Montlouis le vendredi 21 février, pour la soirée Coud’boost organisée par Tous en scène. Vous aurez aussi l’occasion d’écouter un autre super groupe montant : Waloobeach CONSORTIUM. À partir de 20 h 30. Tarifs : de 3 à 12 €

√ ENTRE NOUS
Kévin Araujo (c’est son vrai nom) vous livre quelques-uns de ses péchés mignons.
SA SÉRIE
« Les Sopranos, pour moi, c’est culte. Ça me rappelle mes années à Montpellier quand je passais des week-ends tout seul à me mater des séries. »

SON PLAT
« Les beignets de morue de ma grand-mère, le plat typique portugais. Mais à chaque fois, j’attends Noël avec impatience pour en manger. »

MUSIQUE
« Ma dernière grosse claque musicale ? Ce sont les Von Pariahs, quand j’ai reçu leur album à Radio Béton, j’ai halluciné. »

UN LIVRE
« En ce moment, je suis en train de lire Baltimore (de David Simon, le créateur de la série tv The Wire, NDLR). Je n’ai pas envie de le finir, alors je lis seulement quelques pages à chaque fois, ça fait un an que ça dure ! »

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Les grappes n'ont pas résisté

Les violents orages ont dévasté une grande partie du domaine de Vouvray. Les vignerons témoignent.

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« Un massacre complet. » C’est avec anxiété que Gérard Guertin, vigneron à Vouvray, a fait le tour de ses parcelles. La grêle, qui s’est abattue ce matin vers 5 h 50, a anéanti la majorité de ses vignes. Il décrit le paysage qui s’étend sous ses yeux : « Quand on regarde les vignes, on se croirait en hiver. Il n’y a plus rien alors que tout était vert. Les grêlons étaient gros comme des œufs de poule, je n’avais jamais vu ça. Il y a bien eu de la grêle en 1982, mais ce n’étaient que des billes. Cette fois, même ma voiture a des traces d’impact. »

Selon le vigneron, l’orage a suivi la vallée de la Brenne, en remontant vers le Nord. Si les communes de Montlouis et de Rochecorbon ont globalement été épargnées, celles de Vernou et de Reugny ont en revanche été particulièrement touchées : « C’est simple, tout est détruit, toutes les grappes sont par terre. Pour nous, la vendange est faite, se désespère un vigneron de Reugny, une petite commune au nord de Vernou. C’est rageant parce qu’on a déjà souffert du gel l’année dernière. »

« Augmenter les prix, ce n’est pas la solution »

Le syndicat des vignerons de l’appellation Vouvray estime que deux tiers du domaine ont été atteints et 10% complètement détruits. Mais pour les vignerons, il reste difficile, pour l’instant, de déterminer la surface touchée. En effet, certaines grappes sont restées accrochées mais peuvent tomber dans les prochains jours ou pourrir sur place, aggravant encore le bilan. Seule solution pour les vignerons : étendre de la bouillie bordelaise, un mélange de chaux et de cuivre, chargée en oligo-éléments et utilisée pour ses vertus cicatrisantes.

Faut-il pour autant s’attendre à une flambée des prix de la cuvée 2013 ? Pas si sûr. « Augmenter les prix, ce n’est pas la solution, surtout dans le contexte économique actuel, défend Alain Blateau, vigneron à Vouvray. De toute façon, cela ne suffirait pas à compenser nos pertes. On va essayer de tenir le coup jusqu’à l’année prochaine. On aime notre métier, donc on n’abandonne pas aussi facilement. »

Laura Buratti

(Photo : Patrice Deschamps, NR)
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Fans de Cosplay à Montlouis

Le concours de Cosplay est une des grandes attractions du festival Manga-sur-Loire qui a lieu à Montlouis, ce week-end. Ben oui, mais le Cosplay, cekoidon ? Réponse avec Justine, alias Ayuko.

Cosplay à Montlouis
Cliquez sur la photo pour voir Ayuko

Le concours de Cosplay, c’est la tête d’affiche. Mais Manga-sur-Loire c’est aussi des expos, des dessinateurs et de la cuisine japonaise. Le samedi 16 février, vous pourrez vous mesurer sur Just Dance, écouter des contes d’Asie et lire des tonnes de mangas.
Le facebook d’Ayuko : facebook.com/AyukoCosplay
Toutes les infos sur le festival de Montlouis sur wmaker.net/mangamontlouis