Vidéosurveillance : souriez, vous êtes filmés

Tmv a fait une petite balade… sous l’œil des caméras. Levez les yeux, elles sont plutôt nombreuses et pas forcément où on les attend. Visite guidée et paroles de Tourangeaux

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Il paraît que les murs ont des oreilles… mais aussi des yeux. Si, si, regardez un peu à droite, à gauche, les façades des bâtiments. Mais aussi les poteaux, le tramway, les lampadaires. Vidéosurveillance pour les uns, vidéoprotection pour les autres : peu importe la terminologie, le débat a toujours agité Tours. Pendant la campagne des municipales, Serge Babary (lire notre interview ICI) a répété vouloir de nouvelles caméras dans les rues, notamment dans des « zones sensibles ».
Le bas de l’avenue Grammont est plutôt vide, en matière de caméras, à part autour de la Maison d’arrêt de Tours. Arrivée à la place de la Liberté : les petits yeux sont là. Des boules, appelées « caméras Dome », sont posées sur le réseau du tramway et son environnement. Elles sont gérées par Kéolis, un opérateur privé. Vous ne les voyez pas forcément (d’un côté, qui se balade le nez en l’air ?). Mais curez-vous le nez dans la voiture, vous êtes vus. Embrassez goulûment votre dulcinée à l’arrêt Liberté, en attendant le tram, vu aussi !
Un peu plus loin, en plein quartier du Sanitas, la vidéoprotection hérisse le poil de certains habitants. « Il y a des caméras partout ! Au Palais des sports, au Centre de vie… Le Sanitas, c’est Big Brother ! », lance Ibra.
Accompagné de son ami Jonathan, il traîne dans le quartier et fait la moue à chaque caméra. « C’est pas ça qui va arrêter la délinquance. Ceux qui croient le contraire ne réfléchissent pas. Un type qui voudra voler un autre n’aura qu’à le faire un peu plus loin », souffle-t-il, dépité.
Inefficace, donc ? Catherine Lison- Croze, présidente de la Ligue des droits de l’homme Touraine (LDH37), le pense aussi. « Les caméras ne dissuadent pas. J’étais avocate pendant 40 ans et j’ai bien vu que les gens savaient s’adapter aux moyens de dissuasion. La loi oblige à prévenir de la présence des caméras. Donc on ne fait que déplacer le problème. » Avant d’asséner que « ce qui est ciblé, ce sont les couches populaires, les plus pauvres ». Récemment, Jean Germain, à l’origine de la vidéoprotection à Tours, se justifiait en rappelant que « les gens ont le droit de se promener en ville sans être ennuyés ».
« Le Sanitas, c’est le royaume des caméras. Je ne suis pas contre la vidéosurveillance, mais il ne faut pas exagérer… », soupire André, septuagénaire, vivant dans le quartier depuis une dizaine d’années. Trop de caméras, alors ? Non, d’après quelques habitants croisés. Notamment pour deux étudiantes, Marjorie et Leïla, qui estiment pour leur part que « la vidéoprotection a apporté un bénéfice au quartier. Pas seulement pour la sécurité, mais ça a poussé certains à respecter un peu les bâtiments, les gens, la tranquillité de tous… »
La balade continue. Le soleil tape. On se retrouve devant la gare, baignée par le soleil et où l’on peut apercevoir des caméras « boîtes » : de longs boîtiers, les plus répandus, que l’on voit souvent sur les bâtiments publics. Dites-vous que quand vous courez comme un dératé pour attraper votre train, vous êtes filmés ! Idem tout autour des arrêts de l’arrêt gare du tramway.
Une présence qui ne semble pas beaucoup déranger ici : « C’est même plutôt rassurant, surtout sur le parvis de la gare, le soir. Quand on rentre, seule, on a un peu la trouille… », raconte Sarah, 19 ans. « Et je me mets à la place de quelqu’un qui va se faire piquer son portefeuille. Moi, ça m’arrangerait bien que les vidéos aident à retrouver le voleur ! »
La gare oui, mais le tramway… c’est visiblement plus problématique. En apercevant la petite caméra suspendue à l’arrêt, exploitée par Kéolis, Pierrick, Tourangeau de naissance, se sent « épié et pas à l’aise ». Chaque rame compte deux caméras extérieures et huit intérieures. Ces dernières sont indiquées par de petits écriteaux, au-dessus de vos têtes quand vous validez votre ticket. Sans compter celles disposées aux abords, tout le long de la ligne, Joué-lès-Tours y compris. Un système qui avait, par exemple, permis à la police, en novembre dernier, d’éplucher les bandes vidéos et d’arrêter trois femmes coupables de nombreux vols à la tire dans le tramway.
Début mars, MobiliCités (portail des transports publics et de la mobilité) expliquait que, suite à une demande de Kéolis Tours, le préfet avait autorisé le transporteur à installer 22 caméras aux abords des stations. Seule condition : l’exploitation des images serait du ressort des pouvoirs publics.
S’appuyant dessus, La Rotative, site collaboratif d’informations locales, s’interrogeait sur la visualisation des images filmées sur la ligne de tramway, plus uniquement réservée aux compétences de la police, mais aussi désormais aux agents de Kéolis. En citant un arrêté préfectoral du 20 décembre 2013, qui faisait disparaître la référence de « visualisation de l’image ». « Celle-ci n’est donc plus réservée aux flics (sic), et les agents de Kéolis pourront passer leurs journées à regarder la ville depuis leurs écrans de vidéosurveillance », écrivait La Rotative. Or, la loi stipule bien que le public doit être informé de la présence de vidéoprotection. Si c’est bien le cas à l’intérieur des rames du tramway, tous les arrêts que nous avons visités ne présentaient pas de panneaux pour l’annoncer.
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Alors pour se reposer un peu, direction les quais, au bord de la Loire. On finirait presque par s’habituer à tous ces petits objectifs. En grignotant votre sandwich, sur les marches de l’Hôtel de ville, vous pouvez voir quelques caméras si vous levez un peu les yeux. Il y a aussi celles collées aux banques le long de la rue Nationale, autour du commissariat rue Marceau ou encore aux lycées René-Descartes et Paul-Louis-Courier.
Il est 15 h et une dizaine de collégiens, 16 ans à tout casser, sirotent des bières. Ça fume aussi (mais chut, il ne faut pas le dire). En attendant, une vingtaine de caméras observe tout ça. Julie, en classe de 3e, en rigole : « Bah, de toute façon, ça ne filme pas, c’est juste pour faire peur ! » Sa copine Sandra rétorque : « Au moins, depuis les caméras, c’est devenu plus calme et tranquille ici. »
Un couple, posé au bord de l’eau à bouquiner, ne se dit « pas dérangé » par cette vidéoprotection le long de la Loire. « Il ne faut pas polémiquer pour rien. Le Tourangeau est parano ! Si on n’a rien à se reprocher, où est le problème ? »
Le problème, pour Catherine Lizon-Croze, présidente de la LDH37, c’est le trio effet-coût-liberté. « La vidéosurveillance est inefficace. En plus, c’est une politique onéreuse dans une période de pénurie et d’économie. Et c’est attentatoire aux libertés individuelles. » Un débat loin d’être tranché. « La vidéosurveillance n’est qu’un outil, il ne faut pas caricaturer. Il faut en ajouter, mais ce n’est qu’un outil. La priorité c’est la prévention », a encore récemment rappelé Serge Babary dans la presse locale.
ALLER PLUS LOIN
tours.sous-surveillance.net
Projet né sur le web, c’est une cartographie participative et collaborative qui recense toutes les caméras de vidéosurveillance de Tours. Construit à la manière d’un Google Maps, ce plan indique aussi le nom de l’opérateur, public ou privé, ainsi que l’endroit précis filmé et l’apparence de la caméra (boîte, Dome…)
LES DÉBUTS C’est au Royaume-Uni que s’est généralisée la vidéosurveillance, suite aux attentats de l’IRA. Il reste d’ailleurs le pays d’Europe le plus « télésurveillé », avec au moins 4,2 millions de caméras installées depuis 1990. Londres, la capitale, est la ville qui en compte le plus.
À TOURS Aujourd’hui, il existe près d’une soixantaine de caméras dites de « vidéoprotection », dans la ville. Une quarantaine surveille les bâtiments communaux. Les enregistrements sont archivés durant un mois et détruits ensuite, sauf si la police demande à les consulter.
OBLIGATIONS Depuis la loi du 21 janvier 1995, le public doit être informé de manière claire et permanente de l’existence d’un système de vidéoprotection. De plus, il faut savoir que chaque citoyen a le droit de demander à la municipalité les images enregistrées le concernant.

Tour(s)plus / L'agglo bascule aussi

Quid de l’agglo et des dossiers qui vont suivre, après ces municipales ?

Première historique : Tour(s)plus va être dirigée par la droite tourangelle. Depuis sa création en 1999, la communauté d’agglomération n’avait connu que la gouvernance de Jean Germain et des municipalités de gauche majoritaires. Mais la double défaite du maire sortant de Tours et de Philippe Le Breton à Joué-lès-Tours va, mathématiquement, faire basculer Tour(s)plus dans le giron de la droite.
Le changement de municipalité à Ballan-Miré et Fondettes ne fait qu’asseoir cette suprématie déjà esquissée au premier tour des élections par Saint-Cyr et Saint-Avertin.
C’est la première fois en France que les électeurs votaient en même temps pour les conseillers municipaux et communautaires. À Tours, sur les 47 membres communautaires, 32 seraient de droite, laquelle contrôle désormais 11 communes des 19 qui composent Tour(s)plus. Depuis plusieurs années, l’agglomération tourangelle prend de l’importance dans les grands aménagements de l’aire urbaine. Elle gère notamment le réseau de bus et surtout, le tram. Active dans la culture, elle s’occupe de nombreuses salles, notamment Le Temps Machine.
L’arrivée de la droite à sa tête pourrait remettre en cause les futurs grands projets initiés par la présidence de Jean Germain.
Dès maintenant, se pose une première question : qui va prendre la tête de l’agglomération ? Si traditionnellement, c’est le maire de Tours qui devrait diriger Tour(s) plus, ce n’est pas une règle écrite dans le marbre. Serge Babary n’a d’ailleurs pas parlé de l’avenir de l’agglomération lors de sa victoire à Tours. Le nom de Philippe Briand, le président de l’UMP d’Indre-et-Loire, circule depuis le début de la semaine. Le maire de Saint-Cyr, en plus d’avoir été réélu haut la main au premier tour (75 %), est député de la 5e circonscription d’Indre-et-Loire depuis 1997. Proche de Sarkozy, Philippe Briand fait office de leader de l’UMP tourangelle.
B.R.

Philippe Briand, pressenti pour prendre la tête de l’agglomération tourangelle.
Philippe Briand, pressenti pour prendre la tête de l’agglomération
tourangelle.

 

Analyse : Tours vire au bleu

Les municipales 2014 sont terminées. Tours est passée à droite et sera gérée par Serge Babary. Analyse de ce qui l’attend.

(Photo NR Patrice Deschamps)
(Photo NR Patrice Deschamps)

Dimanche soir, Jean Germain, au moment de reconnaître sa défaite, avec une indéniable dignité, avait assuré que l’équipe sortante ne pratiquerait pas la politique des tiroirs vides et de la déchiqueteuse à papier.
Et c’est vrai que nombreux sont les dossiers sur lesquels le maire élu, Serge Babary et son équipe vont avoir à se positionner très rapidement. La question des rythmes scolaires et la grogne qui s’en est suivie à Tours (dont la municipalité sortante avait sans doute sous-estimé la portée) a toutes les chances de revenir sur la table. Il ne pourra pas être question de remettre en cause la loi en elle-même, il faudrait un retour en arrière gouvernemental pour cela, mais l’application du texte, notamment en ce qui concerne les horaires et l’organisation des activités périscolaires, relève de la compétence municipale.
Côté urbanisme, il faudra statuer sur la deuxième ligne de tram, dont on peut présager qu’elle ne sera pas une priorité pour la nouvelle
équipe. Le nouveau maire n’a jamais caché son scepticisme quant à cette réalisation phare de son prédécesseur.
Quid, encore, du vaste projet de réaménagement du haut de la rue Nationale ? Et de l’îlot Vinci ? Et de la cité Mame, destinée par l’équipe Germain à devenir un pôle d’enseignement des arts graphiques ? Pour ce qui est du virage Nascar du Parc Expo, l’affaire semble entendue : il faudra sans doute reboucher les premiers trous du chantier. Issu du monde économique (chef d’entreprise et président de la CCI), Serge Babary aura sans doute à cœur d’envoyer un message fort aux entreprises et aux commerçants de la ville. Enfin, précision importante, apportée dès dimanche soir sur le plateau de TV Tours, par l’intéressée elle-même : Sophie Auconie, 2e de liste, ne sera pas première adjointe à Tours. Elle préfère se concentrer sur sa fonction de députée européenne et, surtout, sur la campagne électorale à venir. Autre joute politique qui s’annonce bien difficile pour la gauche, autant au niveau local que national.
Matthieu Pays
√ 44,06 %
C’est le taux d’abstention relevé pour la ville de Tours, lors du second tour des municipales. Il était de 47,62 % au premier tour.

Municipales : Serge Babary, nouveau maire de Tours

Pour le second tour des municipales, tmv vous livre infos et résultats tout au long de la soirée.

Comme la semaine dernière, tmv suit en direct les municipales 2014. Pour rappel, lors du premier tour, Jean Germain a été égratigné par Serge Babary ; le FN, lui, a percé (cf. notre analyse ICI). Ce dimanche soir, nous connaîtrons le nom du nouveau maire de Tours.
22 h 09 : résultats définitifs >> Babary (Tou(r)s ensemble, 49,76 %) ; Germain (Tours, tout simplement, 41,68 %) ; Godefroy (Tours Bleu Marine, 8,57 %).

Photo capture écran http://elections.tours.fr/
Photo capture écran http://elections.tours.fr/

22 h 05 : Sur 71 bureaux, Babary (49,62 %) ; Germain (41, 97 %) et Godefroy (8,61 %)
21 h 46 : Plus que dix bureaux à dépouiller. Le FN n’a pas franchi la barre des 10 %.
21 h 37 : les résultats définitifs bientôt connus. Sur 62 bureaux, Babary (48,23 %) ; Germain (42,78 %) et Godefroy (8,99 %).
21 h 30 : Joué-les-Tours bascule à droite !
21 h 26 : déclaration de Serge Babary sur TV Tours : « Ce soir, les Tourangeaux expriment leur volonté de changer. »
21 h 22 : « François Mitterrand disait « quand on est dans les sables mouvants, on évite de s’agiter ». C’est ce que je vais faire. » (Jean Germain)
21 h 17 : déclaration de Jean Germain sur TV Tours : « Nous avons perdu cette élection. Je félicite Serge Babary »
« Après cette élection, je vais rentrer dans un certain silence. »
21 h 07 : Tours passe à droite. Jean Germain reconnaît sa défaite.
21 h 04 : 34 bureaux dépouillés et Serge Babary reste en tête (46,84 %).
20 h 56 : les chiffres changent, rechangent et rechangent encore ! Sur 24 bureaux, Babary (45,33 %) ; Germain (44,29 %) et Godefroy (10,38 %).
20 h 50 : pour l’instant, seules 65 voix séparent Jean Germain et Serge Babary.
20 h 42 : 14 bureaux sur 75 : Babary (43,89 %) ; Germain (45, 36 %), Godefroy (10, 75 %)
20 h 33 : 6 bureaux sur 75 : Babary (48,15 %) ; Germain (42,69 %) et Godefroy (9,16 %)
20 h 28 : Chinon passe à droite : Jean-Luc Dupont (« Un nouveau souffle pour Chinon ») 62,47 %, Celine Delagarde (« Chinon 2020 ») 22,75 %, Bernard Sicot (« Ensemble bougeons Chinon ») 14,76 %.
20 h 25 : Et de deux bureaux dépouillés ! Serge Babary reste en tête.
20 h 14 : premier bureau dépouillé : Tou(r)s ensemble 45,04 % ; Tours bleu Marine 10,18 % ; Tours tout simplement 44,18 %. Serge Babary devance donc Jean Germain… d’une voix (177 contre 176).
20 h 10 : Jean-Patrick Gille : « Il y a une interrogation sur le devenir du vote du Front national (…) » et évoque l’idée de « s’être préparé » en cas de défaite (TV Tours)
20 h 05 : Les Verts laissent entendre que Tours basculerait à droite ! (Info de la Nouvelle République)
19 h 44 : D’après La Nouvelle République, sur 12 bureaux (Fontaines + hôtel de ville), soit un peu plus de 12 000 électeurs, la participation s’établit à 59 % contre 54 % dimanche dernier.
19 h 30 : les dépouillements ont commencé. Les résultats tomberont dans la soirée.
18 h : Plus qu’une heure pour voter !
17 h 40 : A 17h, la participation en Indre-et-Loire était de 58,12 %. Une progression, comparé au premier tour.
16 h 30 : visiblement, la pluie fait venir les Tourangeaux dans les bureaux de vote !
N’oubliez pas, vous avez jusqu’à 19 h !
2014-03-30 16.18.27
12 h 40 : à midi, le taux de participation dans le département de l’Indre-et-Loire atteint les 20,87 % (contre 21,50 % au premier tour).
A titre de comparaison, il est de 19,20 % dans le Loir-et-Cher.
Plus généralement en France, à midi, 19,83 % des votants s’étaient rendus aux urnes.
Urne1

Municipales à Tours : Jean sans terre

Le 1er tours des élections, c’est fait. Reste que Jean Germain s’est bien fait égratigner par Barbary et que le FN a percé. Analyse avant le 2e tour.

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Jean Germain ne s’attendait sans doute pas à vivre un entre-deux-tours si incertain. Pour lui, la déconvenue est de taille : avec 27,83 % des voix, le maire sortant est en recul de près de 20 points par rapport à son score de 2008 (46,74 %). Difficile d’y voir un satisfecit de son action. Toute la question, pour lui, est de savoir s’il pourra combler les 9 points de retard qu’il enregistre à l’issue du premier tour sur son adversaire Serge Babary (36,43 %), champion d’une droite à visage uni.
Sur le papier, les choses semblent jouables pour le maire sortant puisque l’addition de toutes les listes de gauche et des Verts (11,3 %) donne un total de 49 % des suffrages. Dans un contexte de triangulaire (le FN est qualifié pour la première fois pour le second tour avec 12,93 % des voix), la majorité relative semble à portée de main. Sauf qu’une addition de pourcentage n’a jamais fait une élection et que les électeurs Verts ou de toute autre couleur n’ont pas l’habitude de suivre aveuglément les consignes qu’on leur donne. Tout dépendra, en fait, de la nature et de la force du désamour qu’ils ressentent pour leur premier magistrat. Arrivé en tête du premier tour, Serge Babary, sans réserve apparente va tenter de surfer sur sa dynamique positive. Tours, que les observateurs s’accordaient à considérer comme imprenable est à portée de main. Cela pourrait en motiver certains.
Reste la question récurrente de nos entre-deux-tours à la française : que vont faire les abstentionnistes du premier tour ? Presque un Tourangeau sur deux ne s’est pas exprimé dimanche. Beaucoup sont restés chez eux car ils considéraient ce scrutin sans enjeu : ce n’est évidemment pas le cas. En se rendant aux urnes, le plus probable est qu’ils amplifient le mouvement de fond de cette élection. Des surprises, alors, ne sont vraiment pas à exclure…
 

Municipales à Tours : les résultats !

Premier tour des municipales oblige, tmv vous livre les résultats en direct. Suivez-nous sur Twitter, Facebook, et … ici !

Ce dimanche 23 mars, c’est le premier tour des élections municipales. tmv vous propose un direct sur Facebook, Twitter et… ici !
23 h 43 : Vous avez été très nombreux à nous suivre, notamment sur Twitter et notre site. Merci à vous ! Bonne nuit !
23 h 39 : Le taux de participation est de : 52,38 %.
23 h 30 : Le dépouillement est terminé. Voici la capture d’écran du site elections.fr et de tours.fr

Sans titre
Photo DR elections.tours.fr

 
23 h 28 : OUF, les 75 bureaux sont dépouillés !
23 h 24 : 73 bureaux dépouillés… Plus de surprises : les résultats restent sensiblement les mêmes.
23 h 10 : Babary (36,33 %), Germain (27,86 %), Godefroy (12,97 %), Denis (11,32 %) sur les 72 bureaux dépouillés (sur 75)
23 h 08 : « Le gouvernement doit en tirer les conséquences (…) J’invite au rassemblement « , indique Jean Germain, maire sortant à Tours, sur la chaîne TV Tours.
23 h 06 : plus que trois bureaux à dépouiller !
23 h 04 : Jean Germain s’est exprimé sur TV Tours. « Il y a eu 49 % d’abstention. Ils ont voulu manifester leur mécontentement. J’aurais préféré un meilleur score bien sûr (…). On a compris le message. L’intérêt de Tours est de continuer ce qu’on a commencé ensemble. »
23 h : Toujours neuf bureaux en attente de résultats.
22 h 54 : Tmv est solidaire des courageuses et courageux qui dépouillent ce soir et qui doivent avoir vidé les réserves de café ! (George Clooney, si tu nous entends…)
22 h 43 : 66 bureaux dépouillés. Babary (35,26 %), Germain (28,23 %), Godefroy (13,31 %).
22 h 37 : une future triangulaire s’annonce.
22 h 30 : Gilles Godefroy (FN) totalise 13,39 %. Il parle de « retour attendu » et dit qu’il va « se maintenir » (sur TV Tours).
22 h 28 : Il reste encore quelques quartiers à dépouiller… Courage !
22 h 24 : Emmanuel Denis (EELV) sur TV Tours : « Notre objectif est de ne pas laisser la ville à la droite »
22 h 15 : 65 bureaux dépouillés. Résultats provisoires : UMP 35 %, PS 28,4 %, FN (13,38 %)…
22 h 12 : Le dépouillement s’accélère… On ne devrait plus tarder à connaître les résultats.
22 h 09 : le temps passe lentement ? 61 des 75 bureaux tourangeaux ont été dépouillés !
22 h 04 : Poussée du FN à Tours (13,5 %)
22 h 02 : 59 bureaux dépouillés. UMP 34, 85 % et PS 28, 66 %
22 h : 54 bureaux ont été dépouillés (sur 75). Résultats provisoires : Sur 54/75 des bureaux : UMP 33.46, PS : 29.36, FN : 13.85, EELV : 11.13, DIVERS GAUCHE : 8.77
21 h 54 : Résultats provisoires >> Babary 33% // Germain 29 % // Godefroy 13%  // Denis 11% // Bourdin 9%
21 h 50 : les résultats ne sont toujours pas connus. Pour l’instant, seuls 54 bureaux sur 75 % sont dépouillés.
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Gilles : femme, enfants et (dé)clic

Gilles est chef d’entreprise. A 37 ans, originaire de Lille, il est venu poser sa valise et s’installer avec sa famille à Tours. Un régal, pour lui !

Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. (Photo tmv)
Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. (Photo tmv)

Gilles Foine, 37 ans, arrive pile à l’heure au rendez-vous. Petite chemise rayée à manches courtes, cheveux rasés et une poigne franche. Ravi à l’idée de participer à notre série de portraits. Avant de venir, il a potassé les tmv, retenu plein de choses. Raconte pourquoi il a aimé à toute allure. « Je vis à cent à l’heure », lance-t-il.
Derrière ses lunettes bleues un peu rondes, ses yeux bleu-gris sont rieurs. Originaire de Lille, « tombé amoureux d’une Rouennaise », il a fait quelques pas à Orléans, où le couple ne s’est pas vraiment épanoui (« on ne s’est fait presque aucune connaissance »).
Il est arrivé à Tours il y a sept ans. « La ville nous a plu direct ! », dit-il avec un sourire. « C’est une autre mentalité ici. C’est un petit Lille. »
C’est aussi à Tours qu’il a créé sa propre société, plus exactement à Joué. « Pour faire simple, je vends des services d’informatique aux entreprises. On propose d’être l’informaticien de la boîte. »
On sent de la fierté quand il raconte son travail. Ravi d’avoir réussi, « alors que les études n’étaient pas trop mon truc ! ». D’avoir « osé », un mot qui revient souvent dans sa bouche. Osé, « parce qu’on n’apprend pas à être dirigeant à l’école ». Osé surtout grâce à Caroline, son épouse, sa « magnifique femme », comme Gilles Foine le dit. « Elle a été le déclic pour que je crée mon entreprise. »
Si sa société et ses quatre salariés sont importants, sa famille passe avant tout. « J’ai quatre filles et un gars ! » Quand il en parle, ce papa a des étoiles dans les yeux. Lui qui vit près de la place de la Liberté souhaiterait trouver une maison plus grande à Tours (« Mais c’est cher… »), toujours avec cette idée de les rendre heureux. Pas si facile de concilier vie de famille et travail prenant : « On se laisse vite embarquer par la boîte, mais je suis très famille », répète-t-il. Le
Centre des jeunes dirigeants (CJD, une association nationale apolitique qui possède aussi une antenne à Tours) lui a finalement permis de ne pas perdre pied et « de grandir ». « Cette asso aide à organiser son temps, faire attention à ses salariés, à sa famille, au temps pour soi… Ça m’a aidé en tant que père de famille et chef d’entreprise ! »
En fait, avec Gilles Foine, l’habit ne fait pas le moine : il a une boîte d’informatique, mais n’est pas le stéréotype du geek ; il est patron, mais loin d’être le grand stressé vissé à son smartphone qui ne jure que par le métro-boulot-dodo… « C’est tellement sympa ici. Je m’y sens bien, je cours au bord du Cher… Je suis même moins speed en voiture depuis que je vis à Tours ! » Il souhaiterait juste la gratuité des transports. « Ça serait révolutionnaire ! Je suis conscient que c’est un grand changement, mais ça serait bien pour la ville. Je n’ai pas de prétention politique, mais j’aime l’action, quand ça roule. Vous voyez, tout le monde ne s’intéresse plus qu’aux faits divers… La vie économique ne passionne pas beaucoup, mais c’est le moteur. »
Aurélien Germain
 

Jaïlys : citoyenne du monde

À peine 24 ans, mais Jaïlys Jimenez a déjà vécu à Tours, Londres, Lyon ou encore Sydney… Et quitte à tout plaquer, elle y retournerait sans problème.

Jaïlys a la bougeotte : « C'est difficile au niveau des amis ou pour un petit copain. Mais ce n'est pas frustrant. » (Photo tmv)
Jaïlys a la bougeotte : « C’est difficile au niveau des amis ou pour un petit copain. Mais ce n’est pas frustrant. » (Photo tmv)

Dans un Irish pub, place Plumereau, Jaïlys Jimenez engage tout de suite la discussion avec le gérant. Tout en anglais. Accent londonien classy et conversation à bâtons rompus. Normal, cette jeune femme de 24 ans, née à Chambray, a fait de l’Angleterre son deuxième chez-soi. Elle y a vécu et travaillé comme fille au pair plusieurs fois. « Je gagnais 400 € par mois, mais j’étais nourrie, logée, blanchie. J’ai adoré, car j’y étais super libre. Ici, je me fais suivre dans la rue par des gens bizarres… Là-bas, même à 5 h du matin, je n’avais pas peur. Je m’habillais comme je voulais ! »

Jaïlys Jimenez a le regard pétillant. De petites boules blanches en guise de boucles d’oreilles. Un visage calme et doux. Elle se rappelle avec plaisir ses multiples allers-retours entre Tours et le monde. Un déclic qui a eu lieu après son bac à 17 ans.
Arrivée à la fac des Tanneurs, elle se trouve confrontée aux manifestations anti-CPE : « Plein de gens ne voulaient rien faire. Il y avait des grèves, des blocus pendant quatre mois. Je me suis dit : je suis là, je m’embête et je ne peux pas aller en cours. Alors je suis partie en Angleterre pendant trois mois et demi. »
À son retour, rien n’a changé : « La fac était de nouveau en grève, mais pour autre chose cette fois-ci. Et ma filière ne me plaisait pas… » Alors elle repart outre-Manche pour cinq mois, avant de poser ses valises à Lyon.

« J’aime bouger. J’aimerais vivre partout ! », lance-t-elle, toute sourire, en triturant une de ses mèches. Elle aime tellement cela qu’elle est partie habiter huit mois à Sydney, en Australie, pour ses études. « J’étais en coloc’ avec cinq personnes. C’était trop bien… » On imagine qu’il y a dû avoir de grosses fêtes… « Euh, il y en a eu des pas mal, oui ! », dit-elle, hilare.
En août 2013, elle est retournée vivre à Tours. « Je me réhabitue petit à petit à la ville. Je l’ai quittée à un moment où elle me faisait peur. Je me la réapproprie. » Une trêve bienvenue pour sa maman… «Elle pleurait à chaque fois que je partais ! »

Après un petit job dans la garde d’enfants, elle travaille désormais dans les bureaux de la SNCF. Une façon de rester dans le monde du voyage. Elle est en remplacement, mais son « but ultime » serait de devenir traductrice littéraire ou cinématographique. Tout en continuant de parcourir le monde. Chose qu’elle conseille à tous et à toutes de faire. « Les voyages m’ont permis d’être super ouverte d’esprit, accueillante… Et pas critiquer quelqu’un juste parce qu’il a les cheveux verts ! Partir fait du bien », explique celle qui a, en fait, passé plus de temps à l’étranger qu’à Tours ces sept dernières années.

Au final, on se demande même si sa bougeotte ne vient pas de son enfance. « C’est vrai que, petite, j’ai pas mal bougé autour de Tours » : Saint-Cyr, Tours Nord, Chambray, Veigné, Loches, Joué et bien d’autres… À chaque fois, changer d’école, changer d’amis… Idem pour ses multiples escapades d’aujourd’hui. Mais qu’elle ne regrette aucunement. D’ailleurs, elle part en week-end à Londres, fin mars. « Car ça me manque ! Je ne suis jamais resté plus de sept mois à un même endroit… »
Aurélien Germain

>> Vous voulez lire plus de portraits de Tourangeaux pour notre série Vos municipales 2014 ?

Alexandra : Un parcours de santé

À 37 ans, cette jeune maman a préféré prendre deux années sabbatiques plutôt que de continuer à s’esquinter la santé.

Alexandra Bielkin a décidé de se lancer dans une nouvelle activité (dans la santé) : « Je n’en dis pas plus, mais 2014, c’est vraiment mon année ! » (Photo tmv)
Alexandra Bielkin a décidé de se lancer dans une nouvelle activité (dans la santé) : « Je n’en dis pas plus, mais 2014, c’est vraiment mon année ! »
(Photo tmv)

Mince, mes lentilles ! » Alexandra Bielkin se précipite dans sa cuisine éteindre le feu et sauver ce qui reste dans la casserole. « Je crois que c’est loupé », rigole la trentenaire. Elle parle avec un débit sacrément élevé, ne s’arrête presque pas pour respirer.
Assise dans son salon, Alexandra Bielkin explique avec passion son métier qu’elle n’exerce plus en ce moment. « J’avais un cabinet de podologie à Montoire, dans le Loir-et-Cher. Pendant 10 ans, j’ai développé ma pratique. À la fin, j’habitais à Tours. Pendant un an, je parcourais 80 kilomètres par jour. Ma clientèle est devenue de plus en plus importante. Je faisais de gros horaires. Mon cabinet est devenu très rentable. Et puis j’ai craqué. » Burn-out.
Elle se trouve à ce moment-là en Inde, lors de son voyage annuel en novembre. « Quand je suis revenue, impossible de reprendre. J’ai revendu le cabinet. »
Alexandra Bielkin parle de santé avec passion. Animée, elle explique sa démarche : « Alternative, parallèle… Tous ces termes sont connotés. Non, je proposais une autre démarche. J’ai très vite arrêté de faire les soins pour me concentrer sur la posturologie. » Depuis deux ans, elle ne travaille plus. Sa fille Ava est au centre de sa vie. « J’ai vécu ma maternité avec beaucoup de plaisir. Contrairement à certaines femmes qui ont des enfants plus jeunes, je ne l’ai pas subie. »
Depuis la naissance d’Ava, c’est une habituée du café-poussette de la rue Colbert, Sa Majesté des couches. « Je crois que je suis officiellement devenue la meilleure cliente ! » Devenir mère au foyer, ça ne lui fait pas vraiment peur. « J’en rigole, parce que je suis bien plus. Ce soir, j’ai une soirée entre filles, je trouve ça excellent. »
Cette ancienne bosseuse de l’extrême avoue quand même que les femmes ont toujours un prix à payer quand il s’agit de carrière et de maternité. « Ce n’est pas un hasard si je suis tombée enceinte pendant cette première année sabbatique. » Alexandra Bielkin prend cette période de pause comme un moyen de diriger sa vie dans le sens qu’elle a maintenant choisi. Travailler sur elle-même. « J’ai trop écouté ce qu’il fallait faire. À 20 ans, je me suis orientée vers la podologie en me disant pourquoi pas ? C’est fini, je choisis mon propre chemin désormais. »
Elle a des projets, ne veut pas trop en parler pour le moment. La jeune maman a quand même l’idée de rester dans le domaine de la santé. « Je me suis confrontée pendant des années aux failles de notre système de santé. J’ai essayé de remettre le patient au centre du parcours de soin, de lui faire comprendre que prendre des médicaments n’était pas forcément une solution, surtout sans savoir pourquoi. »
Une diode du baby phone, posé sur la table, se met à clignoter. Ava a fini sa sieste. Alexandra Bielkin l’installe sur ses genoux. Avec ses cheveux blonds et son regard rieur, le bébé aux grands yeux bleus et au sourire d’ange regarde la tasse de thé posée devant elle avec beaucoup de curiosité. « Je suis très étonnée, elle est déjà super indépendante. J’ai beaucoup profité des premiers moments avec elle, j’ai vraiment envie qu’elle soit bien dans sa peau plus tard, qu’elle grandisse avec bonheur. »
Benoît Renaudin
>> Vous voulez lire plus de portraits de Tourangeaux pour notre série Vos municipales 2014 ?

Savant du rêve

Tourangeau et jeune chercheur doctorant, Anthony Guihur veut faire bouger les mentalités sur sa profession et casser les préjugés.

« Je ne suis pas un savant fou ! On est comme tout le monde. On a même Facebook ! », lance Anthony Guihur, avec un petit rire. Ce Tourangeau de 29 ans est chercheur et ce stéréotype du savant fou dans son labo lui colle à la peau. Tout comme celui de « l’éternel étudiant ». Des préjugés qu’il veut briser.
Barbe de trois jours, regard profond, des airs de Jim Carrey… Anthony Guihur balade un bac + 8 sous le bras. Un jeune doctorant chercheur en biologie végétale à Tours ultra motivé lancé dans l’aventure après avoir testé des études en mathématiques – « mais pas mon truc ! » – puis en informatique (idée aussi avortée).
C’est sa licence en biologie qui l’a lancé à 20 ans. En master, il s’est spécialisé en biotechnologie végétale. « Je passe ma thèse en avril. Je stresse un peu, oui… » Mais ne l’appelez surtout pas « thésard : rien que le suffixe -ard, c’est déjà péjoratif. »
Lui désire vraiment casser l’image « de ces chercheurs dans leur tour d’ivoire ». Il sort, fait du sport, boit des verres au centre-ville. « Comme tout le monde ! »

Voix toujours posée, mains immobiles, Anthony Guihur raconte son quotidien avec plaisir. Une vie de tous les jours « mal connue de tous ». « Je me réveille vers 7 h 30. De 9 h à midi, je pratique des expérimentations dans un laboratoire. »
Ses yeux pétillent quand il parle de la pervenche de Madagascar, une plante sur laquelle il travaille en ce moment, dont certaines molécules peuvent être efficaces contre le cancer. « On ne sait jamais quand on termine ! On revient aussi souvent le weekend », reprend le chercheur. « De toute façon, c’est un métier de passion. »

Comme beaucoup de gens mettent les chercheurs dans une bulle (« qu’on a du mal à percer ! »), il s’est lancé dans le parcours associatif. Sa deuxième maison. En plus d’être élu au conseil scientifique de l’université François-Rabelais, il a été président de l’Association des doctorants de Tours (Adoct), durant deux années consécutives. « Cela me permet d’exposer le métier de doctorant, beaucoup trop dans l’ombre. On essaye d’abattre les cloisons avec le grand public. » En projet, un « Nobel des lycéens » qui évalueront les travaux vulgarisés par les chercheurs eux-mêmes. « Parce que les mentalités ne bougent pas », soupire- t-il.

Pourtant, il est un salarié comme tout le monde. Avec une paie et des galères. Selon lui, la concurrence des grandes écoles fait du mal et « après le doctorat, c’est un problème… » Parce que la France est « le pays d’Europe où il y a le plus de chômage pour notre catégorie » : 10 % d’inactifs, alors que les chercheurs représentent 2 % de la population française. Alors beaucoup partent à l’étranger.
« À Tours, il y a une pépinière de 800 chercheurs. Pourquoi ne pas valoriser ça ? Au lieu de nous laisser partir en Angleterre… » Si c’était à refaire ? « Tout pareil ! Sauf que je serais allé en grande école. » A-t-il l’impression d’avoir perdu huit ans de sa jeunesse ? Il hésite. Puis se reprend : « Quand je vois mes amis, ils ont une petite amie, une maison… Nous, c’est sûr que c’est plus difficile pour la vie personnelle et familiale. J’ai fait beaucoup de concessions. Mais je me suis enrichi d’une autre manière. »
Aurélien Germain
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L’an dernier, l’association d’Anthony a organisé un concert « pour montrer qu’on ne fait pas que chercher ! » (Photo tmv)
L’an dernier, l’association d’Anthony a organisé un concert « pour montrer qu’on ne fait pas que chercher ! » (Photo tmv)