Librairie Libr’Enfants : des livres pour bien grandir

#VisMaVille Rachel est libraire depuis 11 ans chez Libr’Enfant, la librairie jeunesse de Tours. Un métier qu’elle prend très à cœur.

Enthousiaste, elle est aussi très sérieuse. « Un enfant, si tu lui racontes des histoires, il n’y aura pas de problème pour le faire grandir . C’est le rôle du libraire jeunesse que d’aider l’enfant à développer son autonomie, sa liberté et son sens des responsabilités ».

Sous les anciennes poutres de cette belle librairie du quartier Colbert, Rachel rayonne. Dynamique, espiègle et surtout très impliquée, elle sait qu’on n’est jamais trop petit pour lire.
Pas étonnant vu son parcours : autrefois dyslexique, elle a toujours exercé des métiers liés à l’enfance. Un cheminement atypique mais très cohérent. Maîtrise de psychologie de l’enfant et master de littérature jeunesse pour la théorie, Maison de la presse et médiation socio-culturelle pour la pratique.

Du temps libre pour lire

Deux fois par semaine, c’est la livraison. Rachel et ses collègues réceptionnent les colis, parfois avec un coup de main d’amis de la librairie. Les yeux pétillants, elle précise : « C’est un peu Noël à chaque fois que j’ouvre les cartons de nouveautés ! »
Toute la semaine, elle accueille et conseille les clients en priorité mais elle passe aussi beaucoup de temps devant l’ordinateur (commandes, comptabilité, préparation des animations et de la communication). Parfois, elle quitte la librairie pour intervenir dans les écoles ou les bibliothèques. Mais ce n’est pas tout ! Une fois la journée terminée, environ 80 % de son temps libre consiste à… lire.

Un métier-passion où les moments de grâce font oublier les plus pesants. Comme ce jour où un petit garçon, client régulier, est venu transmettre le goût de la lecture en demandant un livre pour sa petite sœur qui venait de naître.

Surtout, en cette période de rentrée littéraire, Rachel insiste : « il en existe aussi une vraie pour les adolescents ». Parmi toute la production, si elle ne devait garder qu’un seul titre, elle choisirait « Félines » de Stéphane Servant. Un roman coup de poing sur la quête de soi, la différence et la place des femmes dans la société. Preuve que, contrairement aux idées reçues, en littérature jeunesse, les auteurs sont bien vivants.
Textes et photos : Claire Breton


Librairie Libr’Enfant

48 rue Colbert. Tél. 02 47 66 95 90

www.librenfant.fr

Reportage : la rentrée au cœur de la Boîte à livres

Ça sent l’encre, le papier et les rêves, on y trouve des milliers de pages et les espoirs de centaines de romanciers qui espèrent toucher les lecteurs. Née en 1946, La Boîte à livres vit toujours au rythme des rentrées littéraires.

Marie a vu le rayon Art de vivre et Pratique suivre les évolutions de la société.
Marie a vu le rayon Art de vivre et Pratique suivre les évolutions de la société.

Il est 10 h. La grille, rue Nationale, vient de se lever et La Boîte à livres est silencieuse mais à l’arrière du magasin, une demi-tonne de livres a déjà été livrée. Pierre et Manu, les responsables de « l’arrivage », ouvrent chaque carton, les ouvrages sont vérifiés, enregistrés, puis rangés dans des bacs. Chaque libraire a le sien, il y trouve les commandes passées par les clients, les réassorts demandés et les nouveautés livrées par les éditeurs.

Tous les libraires sont passés par l’arrivage. « C’est essentiel », explique Marie-Noëlle qui travaille à la Boîte à livres depuis plus de quinze ans.
Chargée de la communication, elle organise entre autres les rencontres avec les auteurs. Le carnet d’invitations de septembre fait rêver : Gaëlle Nohant, Éric Fottorino, Boualem Sansal, Tiffany Tavernier et Adrien Bosc seront là. La Boîte à livres est considérée par le circuit du livre comme une librairie de niveau 1, les plus importantes. Avec 34 salariés, dont trois apprentis, et un fond de 65 000 titres (120 000 au moment de Noël), elle est dans le top 25 des librairies indépendantes en France. Plusieurs fois par an, les diffuseurs (Hachette, Sodis, Harmonia Mundi…) envoient leurs représentants, catalogues d’éditeurs sous le bras, présenter les nouveautés. À eux de convaincre le libraire d’acheter le dernier Angot ou le nouveau Lévy.

À l’arrivage, Pierre et Manu vérifient le bon état de chaque livre puis les scannent.
À l’arrivage, Pierre et Manu vérifient le bon état de chaque livre puis les scannent.

Cette année, une centaine de nouveaux romanciers tentent leur chance à l’occasion de la rentrée littéraire. Les éditeurs imposent certains titres, ce sont les « offices ». En fonction des goûts de leur clientèle, les libraires en commandent un certain nombre d’exemplaires : « Amélie Nothomb a ses fidèles, nous en commandons plusieurs dizaines, explique Joël Hafkin, le directeur. Parfois, un livre discret s’envole au bout de quelques semaines grâce au bouche-à-oreille ; ça été le cas pour En attendant Bojangles. Les libraires surveillent les demandes et commanderont alors de nouveaux exemplaires au fur et à mesure. »

Les invendus peuvent être renvoyés au bout de trois mois à un an ; entre temps, le stock mobilise beaucoup de trésorerie et d’énergie. Au rayon jeunesse, Jean-Christophe, représentant pour plusieurs éditeurs, montre à Véronique les nouveautés pour Noël. Sa valise est pleine de « maquettes », des livres-échantillons. Une couverture argentée nous fait de l’oeil. En vingt ans, Véronique a vu le secteur exploser. Trois libraires se partagent d’ailleurs l’espace enfants, qui va du livre en peluche pour les bébés au roman young adult.

« SI ON NE FAIT PAS VIVRE LA LIBRAIRIE, ON MEURT »

L’édition n’échappe pas aux tendances. « Il y a eu la vague des livres de cuisine vegan, des livres de chefs et maintenant, ce sont les ouvrages pratiques pour cuisiner maison vite et bien », explique Marie, responsable du rayon gastronomie, pratique et développement personnel, pour lequel la demande est exponentielle.
Si elle conseille les clients, elle transmet aussi aux représentants les demandes des lecteurs. « Par exemple, les livres de cuisine trop grands ne fonctionnent plus, les gens ont de moins en moins de place pour les stocker. » Au sous-sol, le rayon BD a grandi ; Céline, sa gardienne, lui a greffé les mangas et une sélection uchronie.

Claire, responsable du rayon polar, accroche des notes sur ses livres « coups de coeur ».
Claire, responsable du rayon polar, accroche des notes sur ses livres « coups de coeur ».

Midi. Une dame traverse la librairie au pas de course jusqu’au rayon des polars ; elle profite de sa pause déjeuner pour venir voir les nouveautés. Elle avoue être « droguée aux livres, j’en lis au moins trois par semaine. » Elle ne lit que sur papier, explique avoir besoin de toucher les couvertures, feuilleter les pages, pour faire son choix. « Catherine adore les thrillers, sourit Claire, la responsable du rayon. Comme je n’ai pas le temps de tout lire, elle me donne son avis sur certains romans. »

À l’étage, le petit salon de thé accueille quelques clients le temps de grignoter une quiche maison. Pour résister au géant en ligne, les librairies doivent se montrer imaginatives. Si la venue des auteurs stars fait toujours son effet, elles organisent aussi des ateliers, des débats, participent à des salons spécialisés. Au sous-sol, Michel, qui veille sur le rayon Essais et Histoire, prépare le stand de la librairie pour les Rendez-vous de l’Histoire. La Boîte à livres est aussi présente lors des séminaires gastronomie de l’IEHCA et propose une sélection d’ouvrages d’art au CCCOD.

Pour Joël Hafkin, qui a des idées plein la tête, il faut toujours avancer. « Si on ne fait pas vivre la librairie, on meurt. Pas d’agrandissement pour l’instant, mais nous venons de créer un rayon littérature en langues étrangères et nous préparons deux beaux projets pour 2019. »

Le livre ancien pour les jeunes

Installée à Tours, la librairie de Gaëlle Cambon propose de belles éditions de livres pour enfants.

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Poutres apparentes repeintes en blanc, tuffeau mis à nu et bien éclairé. Au 62 de la rue du Grand Marché, c’est une boutique d’un nouveau genre qui a ouvert en septembre dernier. Celle de Gaëlle Cambon. Depuis 3 ans, cette jeune libraire travaillait à domicile. Spécialisée dans les livres anciens illustrés, elle chinait puis vendait par catalogue et sur les salons.

À la faveur d’un coup de cœur pour cette ancienne échoppe de brocanteur à vendre, dans le vieux Tours, elle décide l’an dernier d’offrir une vitrine à son activité. Suivie par les banques et par son amie Emmanuelle Maïsetti, restauratrice de livres, elle a désormais pignon sur rue. « Nous voulons que cet endroit soit ouvert à tous, et pas seulement aux collectionneurs et aux bibliophiles. » Les enfants sont d’ailleurs les bienvenus. Depuis l’ouverture, Gaëlle Cambon attache une importance particulière à son rayon jeunesse.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. On y trouve de magnifiques maquettes originales à prix d’or, de rares éditions reliées mais aussi de très belles pièces à prix raisonnables et des livres d’occasion à moins de 10 € parmi lesquels se trouvent souvent des albums du Père Castor, des romans de la Bibliothèque rose et verte, des fables de La Fontaine, etc.
Ici, on fouine, on admire, on se laisse guider par la passion et le rire communicatif de Gaëlle Cambon. De quoi trouver des idées de cadeaux de naissance ou d’anniversaire originales, comme d’anciennes affiches d’instituteurs en parfait état, de vieux jeux de papier, des estampes numérotées, etc. Vous l’aurez compris, ici, point de vieille barbe blanche et de binocles au bout du nez, mais plutôt deux jeunes femmes qui ont à coeur de transmettre leur amour de l’objet-livre. A noter également que Gaëlle rachète vos beaux ouvrages anciens, adultes et jeunesse !

Jeanne Beutter

Ambiances de rentrée tourangelle

Quatre lieux, quatre façons de vivre la rentrée : tmv a flâné du Nouvel Olympia à la Caf, en passant par un restaurant et une librairie…

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Rentrée, plat, dessert

>Premiers jours au Martin Bleu
Odeurs de prunes et de vanille, Thierry retire du four ses petits pots de crème au lait de brebis. À quelques mètres du cuisinier du nouveau Martin Bleu, avenue Grammont, son collègue Franck sort du frigo une belle brochette de poissons de Loire qu’il se met à découper en filet. C’est la spécialité du restaurant tenu, d’une main de gastronome, par Florent Martin. Le patron rigole de sa silhouette de rugbyman, sert un café, répond à un coup de fil. Le matin est déjà bien entamé avant le premier service du midi. Ambiance studieuse au Martin Bleu, tout le monde se concentre, l’heure du service approche.
Florent Martin grimpe sur une chaise devant le mur pour inscrire le menu du jour. De ses anciens locaux, le chef tourangeau n’a changé que la déco, plus contemporaine, ambiance bistrot chic. Dans l’assiette, c’est le même topo : poisson d’eau douce frais, produits de qualité, de la région, cuisinés avec passion. Stéphane, le serveur, arrive un peu plus tard. Il commence par s’occuper de la cave, sort ensuite l’aspirateur. Il n’y a pas un grain de poussière sur le sol. Les surfaces sont déjà immaculées.
Après la pause estivale, les visages ne sont pas encore tirés, les gestes toujours automatiques. Le mois d’août a été calme. Les choses sérieuses commencent en septembre. Depuis quelques jours seulement, le restaurant affiche complet. Il va falloir reprendre les horaires effrénés de la restauration, les deux services de la journée. Éprouvante vie d’un restaurant : il faut pouvoir se lever tôt et se coucher tard toute la semaine. Florent Martin n’a pas trop de mal à reprendre le rythme de la rentrée : « Je dis toujours qu’il faut être né dedans, sinon tu ne peux pas tenir. »

En coulisse
>La rentrée du Nouvel Olympia
Faux calme dans le hall d’entrée du Nouvel Olympia. Les habitués de la cafétéria ne sont peut-être pas revenus de vacances, mais le théâtre est déjà en ébullition. Abonnements, préparatifs de la nouvelle saison, création artistique… Dans la salle de répétition, nichée en haut du Nouvel Olympia, une dizaine de chanteurs lancent des « ooo » et des « aaa », gesticulent, moulinent leurs bras dans les airs, soufflent fort.
Devant eux, le nouveau dramaturge du Centre dramatique, Vanasay Khamphommala, orchestre cet échauffement à coup de notes de piano avant de les réunir en choeur. Depuis la rentrée, à midi, les employés du théâtre et les acteurs suivent ces répétitions de chant pour la nouvelle création du directeur du Nouvel Olympia. Jacques Vincey souhaite les incorporer à la pièce Yvonne, Princesse de Bourgogne qui se jouera fin septembre. Dans la salle de répétition, les chanteurs ont laissé place aux comédiens d’Yvonne, Princesse de Bourgogne. Commencer, recommencer, essayer, comprendre… les acteurs vivent ce texte de Witold Gombrowicz depuis plus de 10 jours. Plongé dans ses pensées, à chaque fin de scène, Jacques Vincey se lève de sa chaise. Il esquisse quelques pas devant des acteurs attentifs. Il lance finalement une petite phrase pour les faire réagir, les aider à avancer dans leur interprétation, ne les bouscule pas trop. La précision de la pièce se fait dans la recherche de l’intonation juste, de l’intention du jeu. La scène recommence. Les paroles filent. Il reste quatre semaines avant la première représentation de la saison.

Tourner la page des vacances
>Dernière ligne droite à La boîte à livres de l’étranger
Elle traîne des pieds. Souffle à chaque fois que sa mère la rabroue. « Tu aurais pu y penser plus tôt quand même ! » Oui, sauf que cette jeune ado a quelque peu « oublié » qu’il fallait avoir acheté et lu un livre en anglais pour la rentrée (après tout, ce n’est que dans quelques jours…). Alors elle souffle de nouveau. Trop dur la vie. Elle lève les yeux au ciel quand elle voit le nombre de pages. Cent-dix. Berk ! Et tout dans la langue de Shakespeare, sans images. Re-berk !
DOSS_PAP1_LIVRECeci dit, impossible de ne pas trouver son bonheur ici, à la librairie La Boîte à livres de l’étranger, rue du Commerce. Surtout à quelques jours de la rentrée. Les gros cartons continuent d’arriver. « Posez tout ici. » Le livreur, casquette vissée sur le crâne, mâchouille son gros chewing-gum et déverse de nouveaux livres en anglais et en espagnol. Une des dernières salves. Ce qui n’empêche pas une cliente – une prof – de râler quand elle apprend que l’ouvrage qu’elle a commandé n’arrivera que dans quatre jours. « Mais c’est beaucoup trop long ! Comment je vais faire, moi ? », lance-t-elle, agacée.
Au final, dans cette agitation de la rentrée, ce sont plus les clients que les libraires qui transpirent le stress. De loin, on observe ça, en souriant. Tout comme ce jeune homme devant un livre de Stephen Clarke. Ses yeux pétillent en lisant les quatrièmes de couverture. D’après les vendeuses, les oeuvres de cet écrivain britannique s’arrachent. Il se moque allégrement des particularités françaises (« être en grève est le deuxième sport national après la pétanque », écrit-il) et étonnamment, il est davantage prisé par… les Français.

Plein régime
>La CAF enchaîne les rendez-vous
« Les étudiants, ce ne sont pas des lève-tôt », sourit une conseillère. Bonne fille, la Caisse d’allocations familiales a prévu une file spéciale pour les accueillir chaque après-midi. Il est 9 h 15, l’espace d’attente est encore silencieux. Les canapés aux formes design n’incitent pas à la paresse. Les familles commencent à arriver. Des couples à poussettes zigzaguent savamment sur la rampe d’accès. Il y a les jeunes pères qui ont sacrifié leur dernier jour de vacances pour écluser la paperasse familiale avant la rentrée, les mamans, accompagnées contraintes et forcées, de leurs trois enfants.
Un blondinet qui n’a pas remarqué la télé, joue avec le portable de sa mère, une petite fille croque un BN. C’est aussi l’heure de la pause casse-croûte pour une quinquagénaire venue avec son mari et son fils : elle sort un sablé croustillant. On comprend pourquoi la chaîne Gulli est branchée en fond visuel. Le son est coupé mais les cris des enfants offrent un doublage de qualité. Dans les box d’accueil, les rendez- vous s’enchaînent toutes les 10 minutes. Une dame qui vient de prendre son ticket dodeline de la tête : « J’avais rendez-vous à 11 h, ils vont me prendre en retard. » Le gong l’appelle à 10 h 57, la dame se lève, tout étonnée.
11 h : trois bureaux sont ouverts, les techniciens travaillent à plein régime. Le public est reçu seulement sur rendez-vous. « Prendre rendez-vous ! Oh la la », souffle un homme d’une quarantaine d’années. Un peu emprunté, il s’est assis devant l’un des ordinateurs en libre-service. Ceux qui viennent au débotté patientent devant le guichet d’accueil. Pendant que les conseillers orientent les uns et les autres le plus rapidement possible, l’agent de sécurité garde un oeil sur tout le monde. On se demande si les étudiants seront aussi turbulents que les bambins…

Et retrouvez l’interview de François Testu, sur les rythmes à la rentrée ICI

Librairies : fin de Chapitre

Les librairies Chapitre sont en cessation de paiement. Celle des Deux-Lions pourrait donc prochainement fermer.

Chapitre à Tours
Coup dur pour le centre commercial des Deux Lions, la libraire Chapitre installée au centre commercial de l’Heure Tranquille pourrait fermer. Le directeur de la galerie, Fabrice Robert, a déclaré dans la Nouvelle République : « Ça ferait un petit coup, mais on est actuellement dans une bonne dynamique. Mango va ouvrir, un restaurant et une boutique de cosmétiques vont suivre mi-décembre. De plus en plus d’enseignes s’intéressent à nous, en partie grâce au tram. »
Les librairies Chapitre traversent depuis le début de l’année une tempête financière et se sont retrouvées en cessation de paiement devant le tribunal administratif de Paris, la semaine dernière. Lundi, la justice a décidé de placer le groupe sous contrôle judiciaire afin de favoriser la reprise des 53 librairies, qui emploient plus de 1 000 salariés en France.
Pertes
Pas de surprise pour Chapitre qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme en avril dernier. La direction avait annoncé la suppression de 271 postes avant de revenir sur cette annonce et de mettre en vente la totalité de ses librairies. La date butoir, pour la reprise des enseignes, était le 2 décembre. À ce jour, seules quatre librairies ont été rachetées.
Depuis sa création en 2009, le réseau de librairie créé à partir du site internet chapitre.com n’a jamais vraiment fonctionné. En 2011, le groupe a enregistré plus de 20 millions d’euros de pertes et l’année suivante, 17 millions.
« Catastrophe »
À l’origine, les libraires Chapitre devaient refléter ce qui se faisait sur le site internet, notamment la reprise et la vente de livres d’occasion. La marque est la propriété d’Actissia, un géant de la distribution du livre dans l’Hexagone, juste derrière la Fnac, qui possède également France-Loisirs. «
Quelques mois après la disparition de Virgin, c’est la seconde fois en 2013 que des choix ignorant les fondamentaux de la librairie conduisent à la catastrophe », a déclaré le Syndicat national du livre dans un communiqué. La boutique de Tours n’est toujours pas fixée sur son sort et la seule issue serait la reprise de l’enseigne par une autre librairie indépendante.