En 2023, une cuisine centrale commune pour la Ville et le CHRU

Le devenir de la cuisine centrale de la Ville de Tours est enfin connu !

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(Photo archives tmv)

Cela faisait des mois que la discussion se poursuivait : finalement, le projet de mutualisation de la cuisine centrale du CHRU et de la Ville de Tours semble se confirmer ; la municipalité ayant indiqué dans un communiqué qu’elle constituerait un Groupement d’intérêt public (GIP) avec l’hôpital.

Cette unité de production alimentaire ne serait donc pas confiée à un prestataire privé.

La future cuisine centrale devrait voir le jour d’ici à 2023 et serait « construite sur le site de l’Hôpital Trousseau », la Ville de Tours et le CHRU produisant chacun environ 1,5 million de repas par an.

Ce regroupement entre les deux entités « va permettre d’optimiser la gestion des deniers publics en maîtrisant les coûts d’investissement et une partie des coûts de fonctionnement ». La municipalité a promis de de « produire des repas d’un niveau qualitatif élevé » et de poursuivre leur engagement en faveur « des produits locaux et issus de l’agriculture biologique ».

PMG Productions : je produis donc je suis

Tmv a rencontré Julien Couson, le boss de PMG Productions. Axée sur la musique et les films, cette société tourangelle travaille sur des projets d’ampleur à l’étranger, mais aussi et surtout à Tours. Avec la ferme intention de faire bouger la ville.

Julien Couson, de PMG Productions (Photo Brice Goulard)
Julien Couson, de PMG Productions (Photo Brice Goulard)

PMG Productions. Le nom vous parle ? Parce que côté nouveau souffle artistique, c’est par ici qu’il faut chercher. À la tête de PMG, il y a le Tourangeau Julien Couson, 32 ans, dans le monde de la production depuis 7 ans. Un passionné qui a choisi de revenir sur Tours après avoir écumé Paris. Là-bas, il a commencé avec son frère et un associé compositeur de musique de films. Son CV s’y est considérablement étoffé : notamment avec un spectacle coproduit par Claude Lelouch et les Petites Mains Symphoniques, un orchestre pour enfants. Mais Julien a choisi de revenir en Touraine « pour développer des choses », car il a « beaucoup de projets ». Depuis, il ne s’arrête jamais.

Au café Valmy, où on le rencontre, le producteur préfère mettre son portable en silencieux. Le smartphone n’arrête pas de vibrer. Les notifications s’empilent et se succèdent. Comme les projets de Julien, ses idées, ses envies. À Tours, il a une furieuse envie de faire bouger les choses.

L’actu de PMG Prod’ est chargée. Ce 26 novembre à l’Opéra de Tours, Julien fait venir Didier Lockwood, « le plus grand violoniste de jazz actuel », dit-il en souriant. « Le nouveau directeur, Benjamin Pionnier, est quelqu’un de très dynamique. Il m’a libéré un créneau. L’acoustique s’y prête à merveille. » Le 29 avril 2017, ce sera au tour du virtuose Richard Galliano. La musique est l’un deux axes de PMG Productions. Développer des concerts ou encore produire des groupes (Dog Guilty Party, par exemple), c’est le credo.

Mais Julien Couson, qui rappelle qu’un producteur « doit avoir des idées et prendre des risques », oeuvre aussi dans la production de films. Il vient de boucler une série de documentaires sur les plus grands horlogers suisses. « Un monde dingue », selon lui. D’où a découlé l’idée d’un 52 minutes qu’il veut présenter aux télés. « Et j’ai aussi réalisé la production exécutive de la série tourangelle L’Élu. C’est un gros projet. Tout se tourne ici (jusque début décembre, NDLR). On veut mettre le régional en valeur. »

Justement, le local et le régional, c’est son truc. « J’essaye de me recadrer sur Tours. J’ai plein d’idées », s’enthousiasme Julien. Mais pas si facile de se lancer les projets ici… « La ville a des atouts formidables, mais elle a du mal à bouger et reste assez conservatrice. Il y a un jeune vivier d’artistes et réalisateurs fascinant à Tours. Mais on n’a pas forcément les lieux pour s’exprimer. Il manque un déclic. » Son rêve, avec PMG, serait d’ouvrir « un pôle artistique/média pour la musique et le cinéma, ouvert à tous, qui croiserait les cultures ». En attendant, ses nombreux projets le font carburer. Dans quelques jours, le Tourangeau s’envolera pour la Thaïlande, pour y tourner un clip pour Universal Music. « Il s’agit d’un gros groupe electro symphonique. Mais… je ne peux pas encore dire qui c’est », sourit Julien. Inarrêtable, on vous disait.

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