On a testé le resto La Gallery : recettes locales dans un… bocal !

A table ! Un nouveau restaurant a ouvert dans l’enceinte du Palais des congrès de Tours. Au menu : des recettes à base de produits locaux servies… dans des bocaux.

Cette semaine, c’est au Palais des congrès de Tours que la rédac’ de tmv a fait un tour. Non pas pour un spectacle, mais pour… déjeuner ! Car depuis la mi-septembre, c’est un bar à manger, lancé et appartenant à Tours Événements, qui a ouvert ses portes dans l’enceinte du bâtiment.

La Gallery a fait le choix du tout local côté boissons (soft, bières et vins), mais aussi, le plus souvent possible, des recettes fraîches à base de produits du Val de Loire dans l’assiette. Enfin, « dans l’assiette »… Pas vraiment, puisqu’ici – surprise ! – on mange dans des… bocaux ! Un choix qui a de quoi étonner, mais qui ne change finalement pas grand-chose à l’affaire, puisque goût et saveur n’en sont pas altérés.

Ce qui est pratique, en outre, c’est que le service se fait donc très rapidement. On choisit au comptoir du bar et le temps de réchauffer les plats élaborés par un traiteur partenaire, tout arrive en un claquement de doigts. Ça va vite, c’est donc astucieux si l’on veut manger vite fait bien fait en étant pressé(e).

Filet de rouget, riz pilaf et coulis de poivron

Ce midi-là, on a testé un excellent tartare aux deux saumons et légumes croquants. C’est bien frais en bouche et suffisamment généreux pour constituer une bonne entrée. En plat principal – pardon, « bocal principal » – c’était un filet de rouget qu’on a pu déguster avec un riz pilaf. Le coulis de poivron assaisonne l’ensemble avec parcimonie.

Un repas agréable, passé dans une salle décorée avec finesse et simplicité : des tons noirs et boisés, une belle cave à vin apparente et un lieu lumineux avec vue sur l’intérieur du Palais des congrès à notre droite, et de la rue Palissy à notre gauche. La Gallery se place donc sur le créneau de la bonne petite cantine du midi.

Et sachant que l’endroit est ouvert jusqu’à 18 h 30 et propose aussi une partie bar, il y a des chances de le voir bien rempli les soirs de spectacles ! l

Aurélien Germain


La Gallery, au 71 rue Bernard-Palissy, à Tours. L’entrée se trouve sur le côté du Palais des congrès Vinci. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h 30.
> L’addition : formule entrée/plat/dessert, à 18,50 €. Les duos entrée/plat ou plat/dessert reviennent à 14 €. Le « bento tourangeau » à partager est à 14,50 €. Côté vins, on affiche le verre à partir de 3,50 € et cela peut grimper à 6 €.
> Contact : lagallery.tours-evenements.com,  facebook.com/lagallery.toursevenements et @lagallery.tours sur Instagram.

« Les Wriggles, c’est une boîte à outils »

Avant leur passage sur les planches tourangelles, on a pu s’entretenir quelques minutes avec les Wriggles. Rencontre !

Les Wriggles © Pidz

Comment expliquer à quelqu’un qui ne connaît pas ce que sont les Wriggles ?
On peut se la jouer Wikipédia : les Wriggles est un groupe de musique français créé en 1995, dissous en 2009 et recomposé en 2018. Bon, mais sinon ?

Les Wriggles, c’est surtout un collectif de cinq artistes qu’il est déjà impossible de mettre dans des cases individuellement, alors ensemble, vous imaginez le casse-tête. Ils sont chanteurs, musiciens, comédiens et plein d’autres choses encore.
Sur scène, ils sont habillés tout en rouge, il n’y a aucun décor, seulement quelques accessoires.

« Les Wriggles, si tu veux, explique Franck d’un air inspiré. C’est une boîte à outils. » Les quatre autres approuvent en dodelinant de la tête. « Pour repartir dans l’aventure, nous nous sommes juste assurés que nous avions bien les bons outils dans la boîte et nous nous sommes mis au travail. avec ce que nous sommes aujourd’hui. »

Pas un revival

Donc, les Wriggles 2018 ne sont pas le revival des Wriggles d’antan, mais un plat d’aujourd’hui cuisiné avec les ingrédients qui ont fait le succès du groupe. Et c’est quoi la recette, alors ?
« Notre vraie marque de fabrique, c’est le contre-pied. On croit qu’on fait une chanson marrante et en fait, une pirouette à la fin et on se retrouve dans quelque chose de pas gai du tout ou l’inverse. Et, quand la chute est trop attendue à la fin, on la met au début. Il arrive même que le public attende tellement le contre-pied qu’on décide de ne pas en faire du tout ! »

Du contrepied à deux bandes, quoi. Mais, du coup, les gars, blague à part, on est repartis pour 20 ans de Wriggles, alors ? Et là, réponse sur le mode : « On suit les consignes du coach, on prend les matchs les uns après les autres et on vise le maintien. »

> Le 14 novembre, au Palais des Congrès de Tours. Tarifs : de 28 à 42 euros.

Le centre Vinci fête ses 25 ans

En septembre 1993, les Tourangeaux découvraient le Palais des congrès, alias « le Vinci ». Vingt-cinq ans après, Tours événements lui fête son anniversaire.

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(Photo Julien Pruvost)

EN CHIFFRES

Le Vinci, c’est 3 auditoriums – soit 3050 places – mais aussi 22 salles de réunion, 4 000 m² ouverts à la restauration et aux expositions et plus de 4 000 manifestations accueillies depuis son ouverture. Il aura fallu près de 30 mois pour venir à bout du chantier.

25 ANS D’ÉVÉNEMENTS

Le Vinci a accueilli expositions, festivals, concerts, spectacles et bien d’autres. En 25 ans d’existence, il a vu passer nombre de congrès et du monde… divers et varié ! On peut par exemple citer la Dreamhack, le Japan Tours festival, le Mondial du fromage, mais aussi Jamel Debouzze, Fabrice Luchini, Eric Antoine, l’ancien maire Jean Royer (en 2000, il y avait tenu un discours de… 2 h 30 !), le Tours Vintage Legend ou encore Joan Baez !

RETOUR VERS LE FUTUR

« Le plus gros chantier jamais réalisé en Touraine a ouvert ses portes ce week-end. » Le sur-titre provient du journal Les Échos, le 27 septembre 1993. Dans cet article, le journaliste revient sur « ce vaisseau de verre » qui a « pourtant connu quelques déboires » (en avril 1993, un faux plafond de 200 m² s’écroulait).
« Le bâtiment aura coûté 522 millions de francs, auxquels il convient d’ajouter 180 millions pour le prix des terrains », ajoute-t-il. Si, au début, certains riverains se sont plaints de l’édifice (quelques opposants au projet se baladaient également avec des chasubles « Non au Vinci mangeur d’arbres »), le Vinci est désormais parfaitement intégré dans l’environnement urbain.

METS TA CASQUETTE, JEAN !

On l’appelle « la casquette » : ce bout de toit avancé surplombant légèrement le boulevard Heurteloup sort tout droit de la tête de Jean Nouvel. Architecte reconnu, il a conçu le bâtiment dans son intégralité. Son « vaisseau », il en est toujours fier. L’an dernier, il déclarait à nos confrères de 37° qu’au bout de 25 ans, le bâtiment lui semblait « étonnamment jeune » et se battait encore bien contre le temps. Le Vinci a semble-t-il gardé son impression de modernité désirée par Jean Nouvel.

LA JOURNÉE ANNIVERSAIRE

Samedi 15 septembre, le Vinci ouvrira ses portes au public pour fêter ses 25 ans. Au menu de cette fête géante organisée par Tours Événements ? Une scène ouverte aux acteurs culturels locaux (théâtre, chant, cinéma, danse, musique…) dont certains effectueront également des performances, des expos photos, un espace enfants, un karaoké géant ou encore un jeu de piste.
> Le samedi 15 septembre, de 9 h 45 à 19 h 30. Gratuit.
> Infos et programme complet sur leur site