Chroniques culture #70 (spécial années 80)

[Spécial années ’80] Les chroniques culture changent de couleur cette semaine. On remonte le temps, à l’époque des VHS de Retour vers le futur ou encore de la sortie du mythique Appetite for destruction des Guns N’ Roses !


LE CLIP

MICHAEL JACKSON THRILLER
2 décembre 1983. Minuit. Une bombe est lâchée sur MTV. La chaîne musicale diffuse, en exclusivité, le clip « Thriller ». Treize minutes au compteur. Une folie. À cet instant, Michael Jackson vient de révolutionner le monde du clip musical. Le King of Pop appelle John Landis en pleine nuit pour le tournage.
Connu pour avoir fait ses armes dans Le Loup-garou de Londres, le cinéaste va devoir réaliser une vidéo au budget pharaonique pour l’époque (900 000 dollars). Le reste est passé à la postérité : considéré comme le meilleur clip musical de tous les temps, avec son ambition cinématographique, Thriller est tourné en 35 mm et réunit tous les codes des films d’épouvante (le chanteur, baptisé témoin de Jéhovah, devra d’ailleurs éteindre la polémique, accusé ici d’occultisme).
Passant en boucle, avec ses pas de danse devenus mythiques, Thriller sera édité sur cassette VHS et se vendra à 9,5 millions d’exemplaires. De quoi faire ravaler leur cravate aux producteurs de Michael Jackson qui étaient contre ce clip au départ… A.G.

LE CD
GUNS’N’ROSES – APPETITE FOR DESTRUCTION

On appelle ça un coup de maître… pour un coup d’essai ! En 1987, le groupe Guns ‘N Roses envoie à la face du monde un premier album qui reste, encore de nos jours, une des pierres angulaires du hard rock. À l’époque, la bande à Axl Rose est surtout connue pour son mode de vie (picole, dope et sexe) et ses concerts déjà fous furieux.
Mais avec Appetite for destruction – titre ô combien pertinent pour eux – les Californiens prouvent qu’ils sont aussi d’immenses compositeurs. Dès les premières notes de « Welcome to the jungle » (you’re in the jungle baby, you’re gonna diiiie !), l’auditeur se fait bouffer tout cru. Tout fonctionne : la voix éraillée et criarde d’Axl, l’ossature rythmique béton de Stradlin, la science du solo et des riffs jubilatoires de Slash, ainsi que la paire Mc Kagan/Adler à la section basse/batterie.
Énergie débordante, tubes alignés comme des missiles (« It’s so easy », « Sweet child o’mine » et le monument « Paradise city »), refrains anthologiques, ton provoc’ : les Guns mettront la planète rock à genoux après ce disque. Aujourd’hui, il fait partie des albums les plus vendus au monde, avec plus de 30 millions d’exemplaires. A.G.

LE CLASSIQUE CINÉMA DES 80’s

E.T. 4,5/5
Steven Spielberg a accouché d’une flopée de titres cultes. Mais avec E.T., le cinéaste offre l’une de ses oeuvres les plus poétiques, magnifiques et doucement rêveuses. C’est également ici que l’on trouvera l’une des plus belles partitions du compositeur John Williams. Plaisir pour petits et grands, ce joli conte enchanteur et émouvant (qui n’a pas versé une larme ?) à base d’extra-terrestres a marqué toute une génération.
A.G.

LA CASSETTE VHS

Retour vers le futur
Parce qu’il n’y aura jamais rien de plus classe que d’enfourner une cassette vidéo de Retour vers le futur dans son magnétoscope (quoi ? Vous ne l’avez pas gardé ?!)…
Le film mythique de Robert Zemeckis (sorti en octobre 1985 en France) se re-re-regarde en VHS, histoire de replonger dans cette folle histoire de voyage dans le passé aux côtés de Doc et Marty. Véritable triple sur l’espace-temps, ce « Back to future » jubilatoire, punchy et abouti se savoure encore et encore. De quoi se souvenir qu’à l’époque, un dénommé Louis Skorecki, un critique ciné, écrivait dans Libé que Retour vers le futur était « nul » et « l’un des plus consternants navets qu’ait produits la bande à Spielberg ». Loupé, Louis, loupé.
A.G.

Coup de projecteur sur Toukan Toukän

Le groupe électro-pop Toukan Toukän revient en duo sur le devant de la scène. Les musiciens sont lauréats du dispositif national Fair 2019, une occasion rêvée pour percer dans le monde des musiques actuelles.

(Photo Elisabeth Froment)
(Photo Elisabeth Froment)

DUO

Dans le duo Toukan Toukän, il y a la chanteuse Laure Berneau. Ce qu’elle aime par- dessus tout ? Composer. « J’ai découvert la musique assistée par ordinateur il y a six ans. Il suffit d’un clavier pour créer un orchestre entier », apprécie- t-elle. Son partenaire s’appelle Étienne Faguet. Lui réalise tous les arrangements électroniques. Avec sa formation de batteur, il a le sens du rythme. Et l’électro, il aime ça.

PASSION

La musique ? « À force d’en faire, on devient totalement accro. On ressent des sentiments tellement forts que ça nous obsède. C’est aussi merveilleux que difficile », exprime Laure. Étienne voit la musique comme une passion et un métier exigeant. Inconcevable pour lui d’en faire un job alimentaire. Et Laure d’ajouter : « Comme on vit depuis peu de notre musique, ça nous rend boulimique de travail ! »

EP & CLIP

En 2018, le duo a présenté sa nouvelle identité, avec la sortie de son EP (Vs the Giant Octotune). Leur style ? « Une musique pop, joyeuse, dansante et positive, aux sonorités exotiques, décrivent-ils sans vouloir se coller d’étiquettes. Nous mêlons notre culture pop aux influences qui nous inspirent, comme les percussions indiennes et africaines. » Une invitation au voyage que l’on retrouve dans leur clip sorti en décembre, Mr Boring, à l’univers bien particulier.

PARCOURS

Leur rencontre remonte à dix ans, alors qu’ils étudiaient sur Tours. Ils sont passés par les écoles tourangelles Jazz à Tours ou Tous en scène. Ils étaient ensemble dans des groupes comme Les Hommes de Lola ou Boys in Lilies. Né en 2015, Toukan Toukän était une formation scénique à quatre : un batteur, un guitariste, Laure au chant et Etienne à l’électro. En 2016, le coup de coeur du festival Terres du son leur a donné un coup de boost. Mais après le départ du batteur puis du guitariste, il a fallu reconstruire le projet.

PROPULSION

 Récemment, les deux artistes ont appris une excellente nouvelle : ils sont lauréats de la sélection nationale Fair 2019, un dispositif de soutien au top pour lancer sa carrière dans les musiques actuelles. Avant Toukan Toukän, des musiciens comme Dionysos, Christine and the Queens, Jain et Miossec sont passés par là. Avec un nouvel EP en préparation, l’année 2019 s’annonce prometteuse.

Nathalie Picard

Holding Sand : fais péter les watts !

Un nouvel album en béton armé et de la motivation à revendre. Rencontre avec les musiciens d’Holding Sand.

Holding Sand
Holding Sand.

Ce soir-là, il vente et on gèle. Un temps à ne pas mettre un metalleux dehors. Plutôt à le coincer dans un pub, comme au Mc Cool’s, place Plum’. Trois des cinq membres d’Holding Sand sont là. Enfer et damnation : il n’y en a qu’un qui boit une bière. Le reste tourne au café. On commence à parler electro swing et bal musette, comme ça. Bon, ok, ça commence pas très rock’n’roll. Pas grave, leur musique s’en charge très bien toute seule.

Car Holding Sand, c’est un mélange de rock et de metal. Du « post-hardcore », pour les pointilleux qui ont le doigt branché dans l’ampli. « C’est hybride. Entre mélodique et bourrin. Ça gueule, mais ça chante aussi. Il y a de grosses guitares et du violoncelle ! », décrit Clément, le chanteur. Oui, vous avez bien lu. Sur leur dernier (et excellent) album, A Life Worth Memoirs, le groupe tourangeau s’est acoquiné avec les locales, et toutes douces, Boys in lilies. Un détail, mais cela résume parfaitement Holding Sand : taper là où on ne s’y attend pas. Idem quand on leur parle de la place de leur bassiste Coralie. « Boh, on ne fait même pas la différence. On ne la met pas en avant, juste parce que c’est une fille. Elle peut peut-être souffrir d’un milieu un peu macho, mais c’est une dure. Elle est même plus masculine que nous ! (rires) »

Créé en 2007, le groupe a bourlingué. Enregistrant trois Eps, un album et écumant les scènes. « En 2010, on a tourné comme des malades », sourit Franck, le guitariste. Ils s’enquillent les premières parties de Mass Hysteria, Aqme et même Fishbone ! Les Tourangeaux entrent, en juillet 2014, en studio avec Francis Caste, à Paris. Un producteur célèbre qui transforme les albums en mur du son, façon parpaing dans les dents. « On a enregistré ce deuxième album en 14 jours non-stop. Bon, on a dû faire du couch-surfing chez des inconnus, car on n’avait plus un rond… », rigole Clément.
Leur album, pro jusqu’au bout des cordes, devrait désormais faire des ravages sur les planches. Mais c’est un milieu difficile. « Le souci, ce n’est pas que les programmateurs de la région n’aiment pas le metal. C’est qu’ils n’écoutent même pas. Notre but est de jouer un peu partout. On refuse rarement les dates ! »

Aurélien Germain

LE GROUPE
Holding Sand se compose de Franck Grison et Cyril Faichaud (guitares), Clément Horvath (chant), Coralie Fumard (basse) et Quentin Dabouis (batterie). Ils joueront aussi à La Belle Rouge, le 24 avril, avec Klone et Beyond the styx. Ainsi qu’à Paris, le 5 mai, au Buzz.
>> facebook.com/holdingsand

SI VOUS ÉTIEZ…
On a joué au questionnaire de Proust avec Holding Sand. Peutêtre qu’on n’aurait pas dû.
Un plat > « Du Mc Do ! C’est lourd, gras, mais plein de saveurs (rires). Et aussi parce qu’on y passe notre temps, quand on tourne. »
Un animal > « Un chaton géant qui lance des lasers avec les yeux. »
Un film > « La Cité de la peur, pour ses blagues pipi-caca. »
Un objet > « L’album d’Holding Sand ! Ou non : un livre de Proust. Non, une madeleine de prout ! (éclat de rire général) »

√ LA CHRONIQUE DE L’ALBUM

A Life worth memoirs – HOLDING SAND

 Sur la pochette du deuxième album des Tourangeaux d’Holding Sand, il y a ce visage. Dur, mais impénétrable. Un regard sombre qui nous fixe. Sombre, cette galette l’est assurément. A Life worth memoirs, concept-album, raconte l’histoire d’un homme imbu de lui-même, allant jusqu’à délaisser ses proches. Malade, il finit par mourir en réalisant que la Terre ne tourne pas autour de lui. Interrogeant sur la valeur de la vie, le disque s’articule autour de trois axes : la vie, la maladie, la mort. Une histoire racontée avec brio (au final, le message est positif) et collant parfaitement aux ambiances instaurées par Holding Sand.
C’est là l’un des gros points forts du groupe : éviter les clichés inhérents à un style ultra-balisé (le post-hardcore), en dégainant des armes étonnantes. Pour preuve ? Des riffs ultra-lourds, inventifs et plombants à la Glassjaw certes (l’influence se fait sentir tout au long), mais aussi des atmosphères rehaussées de trompettes (!) ou encore des violoncelles des excellentes Boys in lilies, combo officiant dans des sphères totalement étrangères au metal d’Holding Sand.
Tour à tour sombre, mélancolique, violent et planant, A Life worth memoirs mêle habilement batterie survitaminée et gros riffs. La basse écrasante et l’excellente production, signée Francis Caste, renforcent les titres les plus bourrins (cette double croche de « Hellbent », boum !). Le travail sur les arrangements – étonnamment réussis et subtils – et les voix élève le disque et réussit à merveille l’exercice pourtant délicat du concept album. Chapeau.

Sortie le 23 février.

√ CLIP : Hell-Bent
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4_bzWeiq5XA[/youtube]

√ DOCUMENTAIRE et STUDIO REPORT : 
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=nOND205a_5A[/youtube]

Rencontre – Dog Guilty Party

À l’occasion de la sortie de leur nouvel EP et de leur clip, nous avons rencontré les quatre rockeurs du groupe Dog Guilty Party dans un café du vieux Tours.

Dog Guilty Party, c’est cinq ans de concerts à Tours et dans la région. Cinq années au cours desquelles le groupe a développé son style, peaufiné son live set et sorti deux EP au format digital. Ces derniers mois, le groupe a accueilli deux nouveaux membres suite au départ de deux de ses musiciens. Un changement qui n’a pas perturbé la dynamique du quartet, qui a sorti au début du mois de mai son troisième EP : I Shot You. Cinq titres, cinq tubes, un travail soigné, enregistré dans des conditions professionnelles. Pour assurer la promotion de cet EP, les quatre tourangeaux ont fait appel à l’association Backstage Prod pour la réalisation de leur premier clip. À découvrir très vite sur internet, mais surtout sur scène ce vendredi 23 mai à la plaine Croix-Chevalier à Blois dans le cadre du festival Mix’Terres ou le 6 juin à l’Hurricane’s Pub de Tours.
On vous laisse avec le film de notre rencontre, le clip et l’EP, histoire de vous convaincre de venir au concert avec nous ce vendredi!
 
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=IiF2rqCctW4[/youtube]
Le premier clip de Dog Guilty Party a été réalisé par l’association tourangelle Backstage Prod.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=XkUa1bkpD08[/youtube]
L’EP « I Shot You » du groupe est disponible à l’écoute sur Soundcloud.

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Retrouvez toute l’actualité du groupe sur sa page Facebook.

Sur le web : une minute sur le net

Tout ce qui buzze et nourrit Internet : voilà nos pépites glanées sur le net…

David LaFerriere est le père le plus connu du web. Ce super daddy dessine des illustrations sur les sachets plastiques des sandwiches de son fils depuis plus de cinq ans pour égayer son déjeuner. C’est mignon tout plein et son Flickr recense tous ses dessins. Plus sur www.flickr.com/photos/dlaferriere/
BUZZ_PHOTOSANDWICH
LE JEU
LES SIMPSON EN LEGO
« D’oh ! Pinaise ! », les Simpson débarqueront cette année façon Lego. La société danoise a annoncé l’arrivée d’une boîte de jeu pour 2014 contenant… 2 523 pièces ! La maison, la voiture rose, Flanders et son barbecue ou encore la tête de vainqueur d’Homer : les premiers visuels sont un délice.
BUZZ_SIMPSON
BAD BUZZ
NUMERICABLE PÈTE UN CABLE
« Téléchargez aussi vite que votre femme change d’avis ». La dernière pub de Numericable a vite enflammé les réseaux sociaux. Jugée sexiste, elle a créé un bad buzz total. L’opérateur a ensuite divulgué la suite de sa campagne avec un « Téléchargez aussi vite que votre mari oublie ses promesses ». Ouf…
AUTODÉRISION
JAMES BLUNT LE ROI
Sur Twitter, James Blunt a décidé de se la jouer autodérision et ironie avec ses détracteurs. Exemple ? Au twittos qui lui écrit « Chaque fois que @JamesBlunt ouvre la bouche, j’ai envie de la lui casser », le chanteur répond « Content que tu ne soies pas mon dentiste ». Le reste se savoure sur son compte…
LE CLIP
SALUT C’EST COOL
C’est probablement la vidéo la plus cool du net, avec en guest star un danseur hors du commun et sa nuque longue, la paire de jean années 1980 taille haute et la grosse techno qui fait mal. Attention potentiel hype. Voir la vidéo et écouter d’autres chansons du groupe : www.salutcestcool.com
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DvYKEGzByBw[/youtube]
NEXT BIG THING
FLIPAGRAM
Snpachat et Bitstrips, déjà finis ? Place au nouveau avec Flipagram. Une nouvelle application pour créer un diaporama de photos (tirées de votre Facebook ou Instagram) sur fond de musique et bien sûr, tout partager sur les réseaux sociaux. L’appli est déjà dans le top téléchargement de l’App Store.
LE TUMBLR
HA HA HA…
Que dit Batman quand il ne sait pas répondre à une question ? (Joker !) Que dit un radar amoureux ? (J’ai flashé sur elle !) Qu’est-ce qu’une baguette qui a perdu son chemin ? (Du pain perdu) Ces blagues sont tirées du très kikou lol bonjourcarambar.tumblr.com
INSOLITE RÉGIME
MC DO
Un prof américain de biologie n’a consommé que des produits du célèbre fast food pendant trois mois pour une leçon de diététique. Résultat, il a perdu 17 kilos, tout en diminuant son taux de cholestérol. En choisissant bien ses menus, il n’a pas dépassé les 2 000 calories par jour et a complété le tout avec 45 minutes de marche.

Vidéo surprise

En arrivant à la rédaction, nous avons découvert une surprise hallucinante sur Facebook… Nous vous laissons découvrir.

C'est une bombe ce clip, une surprise que nous avons reçue par le mystérieux Fritz.
C’est une bombe ce clip, une surprise que nous avons reçue par le mystérieux Fritz.

Quelle n’a pas été notre surprise en nous connectant ce matin sur Facebook. Un certain Fritz tmv nous demandait en ami. Jusqu’à-là, rien d’incroyable. Mais la vidéo proposée par ce nouveau camarade nous a laissé par terre… On s’est d’abord frotté les yeux : des éléphants roses avec des t-shirts tmv et des guitares roses en train de chanter « I love tmv » version rock’n roll ? Impossible.
Puis après deux ou trois cafés, ils étaient encore là. Alors, on a un peu rougi.
On vous fait donc partager la création de ce mystérieux Fritz, alias Razorbak. Il nous a fait ce cadeau, et on ne sait ni qui il est, ni s’il va nous demander une rançon. Mais on l’aime bien.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=UG4yQRNT9nY[/youtube]