« WET°, un festival transgénérationnel et novateur »

Le festival WET° revient du 23 au 25 mars. Ce rendez-vous théâtral de la jeune génération et met à l’honneur les artistes émergents. L’un des programmateurs, Théophile Dubus, comédien permanent au Théâtre Olympia, nous plonge dans un bain de jouvence théâtral.

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(c) Cédric Roulliat

Le festival WET°, c’est quoi et pour qui ?
Le Théâtre Olympia s’est demandé ce qu’était la jeunesse au théâtre. Comment un Centre dramatique national (CDN) peut-il accompagner les créations en début de parcours ? De cette réflexion est née l’idée d’un festival de trois jours autour de la notion d’émergence. La programmation est faite par des jeunes permanents, des comédiens du dispositif JTRC (Jeune théâtre en région Centre) assistés de Jacques Vincey, directeur du CDNT. Nous choisissons des artistes en début de parcours. C’est une manière d’inviter un public autre. WET° s’inscrit dans une dynamique autour de la jeune création et des formes contemporaines qui suit les festivals Super Flux et SPOT.

Les pièces du festival WET° paraissent novatrices, voire décalées. Pourquoi ?
Décalées ? Hmm… En fait, il s’agit d’un certain portrait de la génération actuelle du théâtre. C’est peut-être décalé, oui. On croise les médiums. C’est vrai : il est assez difficile de trouver des textes classiques à WET°. Il y a du contemporain, de l’écriture plateau, de l’impro…

Vous êtes un ancien du JTRC. Quel est ce dispositif ?
Le JTRC (Jeune théâtre en région Centre-Val-de-Loire) est un dispositif d’insertion professionnelle unique en France. C’est une troupe permanente en début de parcours. Quand j’y étais, j’ai pu jouer 150 fois dans La Dispute en 2 ans, ou encore Le Marchand de Venise. On peut aussi y animer des ateliers pour les collégiens, on apprend la programmation, l’administratif, on fait vraiment partie d’un théâtre. C’était ma maison !

C’est quoi, justement, être jeune comédien aujourd’hui ?
Oula… (rires) Il faudrait bien plus de deux pages pour le dire ! (Il réfléchit longuement) Avant, il y avait un maître et une école. Maintenant, on doit être performant rapidement, sur des esthétiques parfois opposées. Il faut toujours tout faire vite, vite, vite. Le travail sur WET° est révélateur : je constate des projets d’une « génération » où c’est plus difficile… Mais quand on fait les choses, on sait vraiment pourquoi on les fait ! Et la capacité de rebond est très forte et très belle chez les jeunes artistes désormais. La pratique s’est diversifiée. Le croisement des genres et des médiums est davantage présent. Prenons l’exemple d’« Ultragirl contre Schopenhauer », jouée cette semaine à WET°. Dès le titre, c’est le choc des mondes ! Tout ça donne de la richesse au théâtre.

NEWS_WET_encadré (c) Cédric Roulliat
L’équipe de WET° ( (c) Cédric Roulliat)

Au fait, jusqu’à quel âge est-on « jeune créateur » ?
Très bonne question… L’âge légal n’est pas quelque chose que l’on prend en compte. C’est surtout de savoir où tu en es, où tu veux aller ? Je prends la pièce « Jusqu’ici tout va bien », cette année, à WET°… C’est une écriture de plateau, c’est intelligent et vivant, à l’esthétique rock, mais la distribution est intergénérationnelle. L’âge et la jeunesse ne sont pas liés.

Il y a une étiquette souvent collée – à tort – au théâtre. Celle d’un lieu un peu vieillot qui ne parle pas aux jeunes. Qu’en dites-vous ?
Ma réponse ? Venez au théâtre ! Les personnes peu habituées sont très surprises quand elles en sortent. Certaines pièces n’ont plus du tout cette image vieillotte du théâtre. Dans la programmation de WET°, pas une ne correspond à l’imagerie poussiéreuse.

La solution, c’est de sortir le théâtre hors les murs, comme le fait votre festival ?
Oui et non. C’est plutôt la démarche inverse en fait. C’est important à dire : le CDN est un lieu public. C’est l’argent des gens, leurs impôts. Et il est nécessaire de rappeler que tous ces lieux sont à nous toutes et tous. Cet endroit est à vous ! Alors… venez chez vous !

>>> RETROUVEZ LA PROGRAMMATION DÉCRYPTÉE PAR SES ORGANISATEURS JUSTE ICI <<<

Quel regard portez-vous sur les deux précédentes éditions de WET° ?
C’était top ! (rires) J’étais spectateur lors de la première édition et c’était super. Parce qu’il y a cette dimension de festival effectivement, mais aussi car c’est un moment où il est facile de se rencontrer. J’ai rarement senti ça… C’est un festival à taille humaine et novateur comme vous le disiez. C’est un temps créatif qui implique son spectateur. Désormais en tant qu’organisateur, je vois qu’on propose du « pas-connu ». On peut avoir du nez, ou être un accélérateur dans la carrière de quelqu’un. En tant qu’artiste, tu peux facilement parler de ton travail sachant que le contact humain est plus simple durant WET°.

Le festival veut draguer un public plus jeune, non ?
Oui, mais pas que. Le théâtre est intimidant, la création est mystérieuse. Le regard des jeunes est important. Mais WET° est un festival transgénérationnel. Ce qui est beau, c’est de voir un retraité assis à côté d’une étudiante, assise à côté d’une famille.

UNE_Festival-wetSur Internet, j’ai pu lire que WET° était vu comme un festival de théâtre « impertinent »…
Je suis complètement d’accord ! (enthousiaste) C’est même insolent ! On assume de ne pas toujours faire l’unanimité et c’est ce qui est intéressant. Pendant trois jours, il y a toujours des surprises. Une fois, j’ai même vu Jacques Vincey en tongs, alors bon… ! (rires)

N’avez-vous pas peur parfois que la prise de risque soit trop grande ?
Non, car il s’agit d’une logique de coup de cœur au niveau de la programmation. Sans risque, il n’y a pas de vie. Une émotion naît de ça. Le vrai risque, c’est le choix de la tiédeur. On veut provoquer des réactions.

WET° signifie Weekend Théâtre Olympia. Mais ce nom, c’est aussi pour dire qu’il faut se mouiller ? (la traduction de « wet » en anglais – NDLR)
Complètement ! C’est une invitation à se mouiller, à plonger dans la nouveauté et l’audace. Le slogan de cette édition est « allumez le feu » ! On a pensé en terme de contraste, c’est quelque chose qui brûle d’être découvert.

Propos recueillis par Aurélien Germain

> Du 23 au 25 mars, au Théâtre Olympia/CDNT, La Pléiade, salle Thélème, au Petit Faucheux et au musée des Beaux Arts.
> Réservations, horaires et infos sur cdntours.fr 
> Tarifs : 8 € le spectacle (plein), 5 € (réduit pour moins de 30 ans, étudiants, jeunes de moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, etc.)

Sport lol #19

Du triple backflip en motocross au livre qui secoue la Fifa, il n’y a qu’un pas.

TU L’AS DIT !
« On nous avait promis Julia Roberts, on a eu Mimie Mathy » Vincent Moscato, l’ancien rugbyman, tout en finesse pour commenter le combat de boxe entre Mayweather et Pacquiao. Comme beaucoup, celui qui officie désormais à la radio a été déçu de ce soi-disant « combat du siècle ».

ÇA C’EST FAIT !
Lors du match Welling United – Southport FC, un streaker (= les gens qui courent tout nus devant tout le stade) a débarqué, traversé le terrain pour aller prendre un selfie avec le gardien qui a accepté tout sourire. Bon, faut dire qu’il avait gardé son slip kangourou. Sympa, ce supporter.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=A4M8uaYBFlA[/youtube]

LE TOP
L’Australien Josh Sheehan, 29 ans, est entré dans l’histoire en réussissant le premier triple backflip (c’est-à-dire trois sauts périlleux arrière) en motocross de l’Histoire.
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=WFLwxGB1qFI[/youtube]

LE FLOP
The Ugly Game, c’est le livre qui secoue les grandes instances du foot. Les deux journalistes anglais qui ont publié le brûlot y accusent le président de la Fifa d’avoir arrangé l’attribution du Mondial 2022 au Qatar… documents à l’appui. Oups..

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Sport lol #18

Toute l’actu sportive… mais décalée. Cette semaine, Ronaldo a pris cher par une playmate et Amaury Leveaux se lâche.

TU L’AS DIT !
« Personne ne pourra me faire croire que Sugar Ray Robinson et Mohamed Ali sont meilleurs que moi. » Le boxeur Floyd Mayweather fait de nouveau parler de lui. Ce samedi 2 mai, il affrontera Manny Pacquaio pour un des combats les plus attendus de l’Histoire. Tellement attendu qu’une place devant le ring coûte 118 000 $. Tranquilou.

ÇA C’EST FAIT !
Quand le nageur Amaury Leveaux sort un bouquin de souvenirs sur l’envers du décor de la natation, ça s’appelle Sexe, drogue et natation (rien que ça). Extrait ? « Certains d’entre nous ne crachent pas sur un petit rail de temps en temps. Pour d’autres, ce n’est plus un rail, c’est carrément une autoroute. »

LE TOP
200 000 €, c’est le don qu’a fait un anonyme à la petite commune de Frelinghien (Nord) pour financer la future salle des sports. Sans ce coup de pouce, c’était presque peine perdue, en raison de la baisse des dotations.

LE FLOP
Visiblement, Cristiano Ronaldo ne plaît pas à la sublime Daisy Olie, la playmate belge de 23 ans (on est sympas, on vous file son Instagram). Elle a déclaré : « Des joueurs comme lui ne m’attirent pas du tout. C’est le genre d’homme qui a plus de sacoches Vuitton® dans son armoire que sa femme. » Pan.

La Bricole : un resto à devenir marteau !

Les créateurs de Mamie Bigoude proposent un nouveau concept fou : manger au coeur d’un chantier !

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Des plots suspendus, des échafaudages et des pots de peinture qui dégoulinent. Un chantier. Mais le cliquetis des fourchettes sur les assiettes a remplacé le bruit strident du marteau-piqueur. En entrant dans le restaurant La Bricole, géré par Arnaud Deffis, le client en prend plein la vue. « Un concept unique en France », se réjouit Frédérique Deffis, du restaurant.
Les restaurants à thème, elle en connaît un rayon. Créatrice du célèbre Mamie Bigoude, à Tours, elle a remis le couvert avec la Bricole depuis le 29 mai. « On a fait appel à notre décorateur habituel, Michael Duval. Il a un côté loufoque, comme le lieu », rigole-t-elle.
Brochettes sur tournevis
On admire son travail. On suit les lignes de démarcation au sol. Elles amènent à des tables sur lesquelles on observe de grands panneaux de signalisation. Et puis, on s’assoit dans un curieux mais agréable fauteuil-brouette. Les serveurs, avec leur sacoche de bricoleur, apportent des plats à la présentation originale : brochettes plantées sur des tournevis, hamburger dans des boîtes à outils.
Mais qui vient donc manger dans cet univers décalé ? « Le midi, on cible une clientèle de travailleurs de la zone », explique Frédérique. Les gars du chantier de l’avenue de Bordeaux, juste à côté, ne devraient pas être dépaysés. L’idée du restaurant rameute aussi des familles et ravit les enfants. « Ils s’amusent dans le décor du bricolage et adorent les serrures accrochées au mur », continue Frédérique. Un espace, Pom d’amour, leur est dédié et jouxte la Bricole. L’enseigne est ainsi intégrée dans un ensemble plus large, appelé le Carrousel gourmand, qui comprend une troisième entité : un nouveau Mamie Bigoude !
Et pas de panique : un repas vous coûtera moins cher que de retaper votre salon. Une formule entrée+plat ou plat+dessert coûte 13,50 €. Les prix ne devraient pas donc pas vous faire péter un boulon. Alors, foncez vous réparer le ventre !
Chloé Vernon
Rue Gilles-Personne-de-Roberval, 37170 Chambray-lès-Tours. 02.47.37.81.14.


UNE ENTRÉE
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Une petite terrine de porc pour fixer votre appétit.
UN PLAT
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Hamburger dans la boîte à out’s, avec frites maison et fromage de lait cru.
UN DESSERT
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Après ce dur labeur, un galopin façon pain perdu et sa glace caramel au beurre salé.