Alimentation : Que mangerons-nous en 2050 ?

En 2050, la planète devrait compter 9 à 10 milliards d’habitants. En plus d’être serrés comme des sardines, nous allons devoir repenser notre façon de manger, pénurie de ressources oblige.. et histoire de sauver ce qu’il nous reste de planète. Alors dans le futur, de quoi sera faite notre assiette ?

UNE_FUTUR

LES INSECTES

PARDON ?
Ziouf, machine à remonter le temps : avril 2017, l’un des journalistes de tmv rédige un article, pour vos beaux yeux, intitulé : « J’ai testé pour vous… manger des insectes. » Au menu ? Grillons, vers à soie, criquets et petits scorpions. Hormis l’aspect peu ragoûtant de la chose (l’oeil de grillon, c’est croquang’, mais pas gourmang’), c’est étonnamment bon (les scorpions ont un goût de Curly !) et parfois bien assaisonné.
NEWS_BOUFFE_INSECTESMalgré le tabou culturel, l’entomophagie – le fait de manger des insectes donc – représente une bonne alternative à la viande. Le taux de protéines contenu dans ces bestioles serait supérieur à celui de la barbaque que certains chérissent tant, mais aussi celui des volailles ou des oeufs vendus en commerce. C’est aussi une très bonne source de minéraux (fer, zinc…) et d’acides gras oméga 3 et 6.
En outre, une étude publiée par Scientific Reports a découvert que la consommation de grillons permettait une réduction des inflammations dans le corps, grâce à une teneur en chitine et autres fibres bénéfiques à l’équilibre intestinal.

les +
> Solution viable pour nourrir les gens. Deux milliards d’individus en mangent déjà quotidiennement, alors pourquoi pas vous ?
> L’élevage d’insectes a un faible impact environnemental (peu de gaz à effet de serre).
> Ça vous entraînera pour la saison 4383 de Koh Lanta.

les –
> Les influenceurs vont chouiner avec la photo de leur pizza à la tarentule sur Instagram (pas assez de likes, hashtag tristesse)
> Les pattes, ça reste coincé entre les dents.
> Peu calorique, on ne vous conseille pas un grillon avant de taper un marathon.

ALIMENTATION IMPRIMÉE EN 3D

PARDON ?
À Halmstadt, en Suède, une maison de retraite veut tester la… nourriture fabriquée par une imprimante 3D. Il s’agirait de redonner le goût de manger aux personnes qui peuvent avoir du mal à mâcher et avaler. L’objectif ? Obtenir un visuel proche de l’original, mais avec une texture de purée. Ailleurs, les chercheurs s’affairent déjà à ce qui, selon eux, pourrait constituer la super-solution du futur. Une équipe sud-coréenne a d’ailleurs planché sur une imprimante 3D capable d’imprimer de la nourriture ciblant nos besoins nutritionnels, via de microstructures alimentaires.

les +
> De quoi fortement réduire le gaspillage alimentaire.
> On baisse les coûts associés au stockage et au transport.
> Les multiples possibilités créatives : imaginez des pâtes imprimées en forme d’astrologue de tmv… Nous, ça nous fait rêver.

les –
> Techniquement, ce n’est pas si simple. Le processus d’impression prend du temps.
> L’interaction avec les matériaux alimentaires est bien plus complexe.
> On a du mal à imaginer une raclette 3D. Et la raclette, c’est la vie.

NEWS_BOUFFE_3D

NOURRITURE 2.0

PARDON ?
En voyant le futur (probable) potentiel de tout ça, jeunes geeks et écolos idéalistes ont commencé à réfléchir au marché de la nouvelle nourriture, la new food. Certaines start-up, comme Soylent, ont lancé une boisson composée de l’ensemble des nutriments nécessaires à la survie. Le breuvage inventé par l’ingénieur américain Rob Rhinehart permettrait de remplacer les repas, puisqu’il contient de la farine d’avoine, de la maltodextrine, des protéines de riz et de soja et des fibres. NEWS_BOUFFE_2.0

Au Québec, la PME des Fermes Lufa a mélangé culture en serre sur le toit des immeubles et distribution en circuit court.
Dans la Silicon Valley, JUST INC. (ex-Hampton Creek) a mis au point une mayonnaise sans œuf, juste en transformant des petits pois jaunes (et c’est un carton commercial). La start-up Finless Foods cherche quant à elle à créer du fromage sans lait et du poisson sans pêcher. Habit, en Californie, a élaboré des régimes personnalisés en fonction de l’ADN de chacun ; ces plats sont ensuite livrés chez le client. À Londres, le laboratoire Rocks Lab a développé une technique pour emballer de l’eau dans de petites sphères en gélatine végétale qui seront aussi 100 % biodégradables.
D’autres, enfin, travaillent sur des emballages comestibles pour éviter de détruire encore plus la planète.

les +
> La nourriture du futur est destinée à tous : végétariens, carnivores, flexitariens, etc.
> Encore une solution face à l’élevage intensif !

les –
> Et le plaisir de manger dans tout ça ??
> Possibilité de (trop) déconnecter nos sens
> Parfois (souvent ?), ça n’a pas vraiment de goût
> Devoir encore se farcir des photos de plats (high-tech cette fois) sur Instagram en 2050 ? L’enfer.

LES MICROALGUES

CapturePARDON ?
En octobre dernier, le Salon international de l’alimentation avait déjà mis en avant les microalgues, alternative intéressante concernant le futur de notre alimentation. Se nourrissant de dioxyde de carbone, elles produisent une quantité impressionnante de protéines (50 à 100 fois plus par unité de surface que les sources animales !), de graisses et glucides, le tout sans être polluantes. Ajoutez à ça une excellente teneur en acides gras et, paf, ça fait une bonne santé cardiaque. La Spiruline et Chlorella sont déjà autorisées et peuvent être soit incorporées dans des aliments, soit vendues sous forme de compléments alimentaires. Et il reste encore 30 000 espèces de micro-algues non exploitées !

les +
> On peut même faire de la mayonnaise sans œuf avec des micro-algues. Et avec 60 % de matière grasse en moins. #ventreplat
> Une poignée d’algue spiruline contient autant de calcium que 3 verres de lait et autant de fer que 3 bols d’épinard. C’est Popeye qui va être content.
> Elle nécessite 30 fois moins de surface de culture que le soja par exemple.
> Elles sont consommées depuis la nuit des temps. Et à ce qu’on sache, les Aztèques ne s’en sont jamais plaints.

les –
> En raison de son impressionnante quantité de fer, la spiruline n’est pas franchement conseillée aux personnes souffrant d’hémachromatose (excès de fer dans le sang).
> De très rares personnes sont intolérantes et peuvent être allergiques.

LE STEAK ARTIFICIEL

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PARDON ?
De la viande produite in vitro, à partir de cellules souches, ça vous dit ? Pour certains scientifiques et professionnels, cette piste pourrait nous aider à répondre à l’explosion démographique qui nous attend au coin de la rue. Plusieurs start-up américaines se sont déjà lancées dans l’aventure. En 2013, le scientifique Mark Post avait préparé le premier prototype à Londres : le « Frankenburger » (142 grammes pour 250 000 € tout de même). Créé à partir de cellules souches de vache, il avait la même texture et la même couleur qu’un burger lambda… et plutôt bon goût, parait-il.

les +
> Le nombre de bêtes tuées pour remplir notre assiette pourrait réduire considérablement.
> Vraie solution face à l’empreinte carbone de l’élevage. > Économie de 90 % d’eau par rapport à la production de viande classique.

les –
> Le premier burger synthétique a mis 6 semaines à voir le jour. Un steak bien cuit, ça se mérite !
> Ses concepteurs estiment qu’une commercialisation pourrait se faire d’ici 10 à 20 ans. En espérant donc que la fin du monde ne soit pas passée par là entre temps.
> D’après les études d’acceptabilité menées en France, en Belgique et en Australie, la majorité des consommateurs éprouve une certaine répulsion à la viande artificielle.
> Quid des agriculteurs actuels ?

« La ronronthérapie peut nous aider »

Anti-stress, accélérateur de cicatrisation osseuse, bienfaits psychologiques… Le ronronnement des chats ferait des merveilles. Véronique Aïache, auteure et spécialiste en ronronthérapie, nous en dit plus dans une interview au poil.

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Vous êtes spécialiste en ronronthérapie. Pouvez-vous expliquer de quoi il s’agit ?
Il y a une phrase qui résume parfaitement cela : c’est l’art de se faire du bien au contact d’un chat. Le mot « ronronthérapie » est inventé, pas officialisé. J’avais par exemple repris ce terme en 2009 pour mon premier ouvrage sur ces chats qui nous guérissent. J’avais baptisé mon livre ainsi, car j’avais lu un article sur un vétérinaire toulousain, Jean-Yves Gauchet, qui s’y intéressait. Il y a une explication scientifique sur le ronronnement, cela procure un impact sur la santé. Le ronronnement, ce sont des ondes sonores et vibrantes que le chat émet s’il est bien ou non – il peut d’ailleurs le faire s’il va mourir.
En tout cas, cela fabrique des hormones du bonheur transmises au cerveau. Quand le chat se sent bien, il ronronne et se sent encore mieux. Au contraire, s’il se sent mal, cela lui permettra de secréter de la sérotonine. Il y a auto-médication. Le chat est son propre médecin. Et ce qui marche sur lui marche sur nous. Quand on entend ses vibrations, notre cerveau libère des hormones. C’est un antistress qui fonctionne, car on a en nous une telle dose de stress… L’humain fabrique alors de la cortisone, a des pics qui vont baisser ensuite de niveau. Au contact du chat, il régule cette cortisone.

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J’ai cru comprendre qu’au départ, vous étiez pourtant plutôt chiens ! Mais l’arrivée d’une certaine Plume a tout changé…
Oui ! (rires) J’ai eu un chien, un petit caniche, pendant 14 ans. L’amour de ma vie. Je n’étais pas sensible aux chats. Je n’aimais pas trop ça au début. Je les trouvais un peu ingrats. Et puis un jour, ma fille en a voulu un pour ses 8 ans en promettant de s’en occuper. Évidemment… j’ai fini par le faire ! (rires) Plume m’a eue. Elle a su s’imposer à moi avec élégance et délicatesse. Je ne pouvais que m’émouvoir devant ses grands yeux verts. J’ai fini par que les chats n’étaient pas si ingrats. Ils sont fascinants, ne se livrent pas d’un bloc. Ils ont une logique, un art de vivre, un mysticisme.

Comment avez-vous effectué vos recherches sur les bienfaits du ronronnement ?
Grâce à Internet, des ouvrages et via une revue de Jean-Yves Gauchet. Je me suis aussi intéressée à une étude américaine qui a constaté qu’à fracture égale, un chat cicatrisait trois fois plus vite qu’un chien. Pourquoi ? À cause de la vibration du ronronnement qui aide à la cicatrisation osseuse ! Une technique qui a été adaptée à des appareils de kinésithérapeute pour les patients. C’est donc intéressant pour les scientifiques. En revanche, on ne sait toujours pas si le ronronnement vient de la gorge ou du nez…

Dans votre livre L’Art de la quiétude (*), vous revenez sur la fascination du chat à travers les âges, notamment chez les Égyptiens. Mais aussi sur sa capacité à se souvenir de l’essentiel, de ne pas s’inquiéter du lendemain, etc. Alors le chat est-il un animal malin ou intelligent ? Voire humain ?
Non, surtout pas humain ! (rires) Aucun animal ne l’est. La question est intéressante, mais difficile… Est-ce de l’intelligence ? Mmh… Peut-être du sens philosophique. Le chat est plus sage qu’intelligent. Je dirais que le chat a une intelligence existentielle.

C’est un animal souvent perçu comme ingrat ou égoïste… NEWS_CHAT_ENCADRE
Oui, car les gens ne comprennent pas qu’il s’agit surtout d’indépendance. Ce n’est pas de l’ingratitude. S’il est bien, le chat reviendra toujours. S’il sent un conflit dans la maison, il peut partir.

La zoothérapie a ses adeptes. La ronronthérapie peut-elle s’y intégrer ?
Complètement. Par exemple, la zoothérapie fait de plus en plus souvent intervenir des chevaux et des dauphins avec les enfants autistes. Elle est aussi indiquée pour les difficultés mentales. Alors oui, la ronronthérapie peut aider également. Certains services de gériatrie ont mis des chats avec des patients atteints d’Alzheimer. Les félins ont permis de les reconnecter à la réalité et ralentir la maladie, car ils sont doux et calmes.

On parlait du ronronnement comme puissant antistress. Quelles sont ses autres vertus ?
Il y en a tellement… Il suffit de caler sa respiration sur un ronronnement pour lâcher prise. Antistress, cicatrisation osseuse, mais aussi d’autres : en vivant avec un chat, on a 30 % de chances de moins de faire un AVC. Puisque le chat détend et détresse, votre tension artérielle se régule. Le chat boosterait aussi le système immunitaire. On a aussi vu que le ronronnement était perçu par l’enfant in utero : il fera moins de terreurs nocturnes plus tard.

Y a-t-il des races de chat dont le ronronnement apaise plus que d’autres ?
Non. C’est juste que certains chats ronronnent moins que d’autres.

Concernant votre ouvrage L’Art de la quiétude, ce n’est pas qu’un simple ouvrage sur la ronronthérapie et les chats. J’ai trouvé qu’il avait un côté « philo ». Vous êtes d’accord avec ça ?
Oui totalement et merci beaucoup pour votre remarque. C’était mon envie ! Je voulais amener la lecture à un niveau différent, à un degré de réflexion existentielle à travers la figure du chat. Et cela passe par le biais de la philosophie. Il ne fallait pas plomber le contenu pour autant. Je tenais à rester abordable sans diverger constamment.

C’est drôle, car vous parlez de philosophie, un terme qui étymologiquement signifie « amour de la sagesse ». Or vous disiez en début d’interview que le chat, c’est la sagesse…
Mais tout à fait ! La boucle est bouclée. Le chat est un grand sage !

Propos recueillis par Aurélien Germain

> (*) Véronique Aïache sera au magasin Cultura de Tours Nord pour une dédicace, le 24 février de 14 h à 18 h, et présenter son dernier livre L’Art de la quiétude, ces chats qui nous apaisent.

Et si on mangeait des insectes ?

Grillons, criquets, vers à soie et même scorpions : notre journaliste s’est fait un plaisir de déguster ces jolis insectes tout mignons pour l’apéritif. Verdict !

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Prêt pour l’apéro ?

Lectrices et lecteurs magnifiques, je vous aime. Cette parenthèse d’amour et de paillettes n’est pas vaine : pour vous et votre plaisir sadique, j’ai déjà testé me faire cryothérapiser par – 150°C, mais j’ai aussi couru avec des zombies la nuit et vécu sans portable. Un nouvel épisode est aujourd’hui à rajouter dans cette rubrique. J’ai enfin mangé des insectes.

INSTANT SHOPPING

Jiminis, multivore, insecteo… Sur Internet, de nombreux sites proposent des insectes comestibles. Alternative à la viande, l’entomophagie (= le fait de manger des insectes et, accessoirement, un joli mot à placer au Scrabble) a la cote. Je passe une commande sur insectescomestibles.fr. Le choix est immense, du plus soft (des petits vers) au plus extrême (des tarentules).
Pour moi, ce sera un paquet de scorpions dorés (9,90 €), une barre protéinée aux grillons et chocolat (3,20 €) et un duo apéritif (16,90 €), avec une boîte de criquets à l’ail et un mélange surprise-découverte. Youhou. À Tours, plusieurs enseignes vendent des insectes comestibles. Un appel sur Twitter et déjà, des lecteurs m’indiquent les bons plans (lire ci-contre). Je reviens avec des grillons à l’oignon sous le bras. Miam.

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Ouloulou, quel choix appétissant.

KOH LANTA, C’EST MOI (ou pas)

Y a pas à dire, un scorpion, ça vous requinque.

Mardi, 19 h. Mon plat d’insectes et moi, la joie. J’envoie quelques photos à mes amis (oui, j’ai besoin de réconfort). Les réponses alternent entre le « C’est dégueu, m’envoie plus des trucs comme ça » et « Tu verras, c’est bon ». La notice explicative est censée rassurer sur la préparation des insectes. « Ils sont d’abord congelés 48 h. Le froid les endort, puis les tue. » Ils sont ensuite triés, bouillis, puis déshydratés et assaisonnés. Avant de finir dans mon gosier, ils se trouvaient dans un élevage et ont été nourris avec herbes, fruits, légumes et feuillages. Ouf. Je reste 20 minutes à regarder bêtement mon assiette, l’oeil bovin.

Visuellement et psychologiquement, ce n’est pas facile. Je fais moins le malin. Mais ma fierté (surdimensionnée comme chez tous les mâles, je sais) ne doit pas en prendre un coup. De toute façon, il faut bien que j’écrive cet article. Le doigt tremblant, j’attrape un ver à soie et le porte à ma bouche en fermant les yeux. Il a un goût d’herbe et de chips low cost. Pas foufou…

Contrairement aux courtilières (je vous laisse le plaisir de chercher sur Internet) bien agréables pour le palais. Je m’octroie une pause avec les petits criquets à l’oignon. On jurerait des petits gâteaux apéritifs. En revanche, j’ai du mal face aux grillons de 5 cm. Leurs gros yeux noirs me fixent. Je décide de les gober d’un coup, en mâchant à peine. Croquang mais pas gourmang.

EN PINCER POUR LES SCORPIONS

Vient le moment fatidique : les petits scorpions dorés de Mandchourie. Le nom en jette, je sais. Mais pour mettre la bête en bouche, c’est une autre paire de manches. J’ouvre le sachet, l’odeur est infâme. Je me croirai à la ferme ou dans ma chambre, quand j’étais ado. Je saute le pas et là… oh ! Le goût ressemble à un mélange de cacahuète, de Curly et de bacon. Bon, mais très salé. Après cet apéro singulier, je suis satisfait et rassasié. Je souris. Oups, j’ai une patte coincée entre les dents.

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>> Petit guide pratique des insectes comestibles

 

OÙ TROUVER DES INSECTES COMESTIBLES À TOURS ?
Vous pouvez déjà filer au Palais des épices, situé aux Halles. À la caisse, Emna n’a pas semblé surprise de ma demande : « Oh, tout est comestible ! » Un petit rayon propose criquets et grillons, aux différentes saveurs. Les minuscules grillons à l’oignon/sauce barbecue sont très bons (9,90 € la boîte). Un détour par Nature et découvertes et j’y ai trouvé des vers molitor (6,90 €). Il ne restait plus que ça, en raison d’une rupture de stock. D’après le magasin, « c’est souvent comme ça. Ces insectes comestibles sont victimes de leur succès, c’est un carton à l’apéro ! » La Boutique Cafés, avenue de Grammont, en propose aussi.

RICHE EN PROTÉINES !
Le taux de protéines contenu dans nos amis insectes serait supérieur à celui des végétaux, viandes, oeufs et volailles vendus en commerce. Soit de 45 à 75 % du poids sec. D’où l’alternative à la viande que représente la consommation des petites bestioles. Les insectes comestibles sont aussi de très bonnes sources de minéraux (fer, zinc, magnésium, etc.) et d’acides gras oméga 3 et 6. PAUSE_TEST3

UN ENJEU POUR L’ALIMENTATION
C’est un fait : la population mondiale ne cesse d’augmenter. Les besoins alimentaires aussi. C’est pour cela que de plus en plus de professionnels se posent la question de la nutrition via les insectes. D’aucuns estiment qu’il s’agit d’une solution viable pour nourrir les gens (d’ici 2050, on devrait être 9 milliards). Les intérêts environnementaux sont aussi mis en valeur : l’élevage d’insectes a un faible impact environnemental. Des chercheurs néerlandais ont ainsi démontré qu’un élevage de grillons et de criquets produisait bien moins de gaz polluants que les élevages porcins et bovins. Peu de gaz à effet de serre, c’est ce qu’on recherche, non ?

VRAIMENT COMESTIBLES ?
Évidemment, n’allez pas vous faire un petit festin à la Gloriette en mangeant deux, trois fourmis, accompagnées de larves. À l’état sauvage, les insectes peuvent être porteurs de parasites, voire toxiques. Ici, on parle d’insectes comestibles et donc préparés (sans oublier la réglementation qui est imposée à la vente). Ce n’est pas un aliment dangereux mais, comme pour les fruits de mer par exemple, il peut exister des allergies. « Il existe aussi un risque pour les enfants de moins de 3 ans qui pourraient ne pas croquer l’insecte », précise le site Insectéo. De nombreux pays consomment depuis bien longtemps des insectes. La Thaïlande en est l’exemple parfait. En France, il faudrait juste casser la barrière culturelle. Pas toujours évident visiblement

La slackline sur un fil

Deux poteaux, une sangle, de la patience : c’est tout ce qu’il faut pour jouer les funambules des villes.

slackline
(Photo CC Arne List)

Il suffit d’une sangle en polyester de 7 à 15 mètres de long, d’une attache, de deux longes et deux points d’ancrage solides : réverbères, arbres, poteaux… La slackline séduira ceux qui aiment le plein air et se fixer des défis personnels et surtout, elle permet de s’amuser tout en travaillant la souplesse et l’équilibre. Au rayon des sports qui vident la tête, la cote de la slackline est en hausse.
La slackline, ou pratique de la corde lâche, nous vient de Californie. Les adeptes débutent avec une sangle élastique d’une dizaine de mètres et plus ou moins large tendue à 30 ou 40 centimètres du sol. Il faut ensuite parcourir toute la longueur de la sangle souple. La slackline, c’est donc beaucoup de funambulisme (mais sans le balancier), un peu du sens de l’escalade et toute la créativité du surf : elle fait travailler la concentration tout en laissant la porte ouverte à une grande fantaisie.

C’est aussi une aide pour reprendre confiance en soi, puisque chaque progrès est visible et assez impressionnant. Une fois l’équilibre acquis, la pratique est très libre. Au début, on imagine bien qu’il s’agit surtout de rester debout et de poser un pied devant l’autre. La sangle permet également d’être un support à toutes les figures imaginables : vous pouvez parcourir toute la longueur à cloche-pied si ça vous chante, en exécutant des sauts arrière ou en faisant des claquettes (mais ça demande un peu d’entraînement). Avec son matériel très léger, la slackline peut se pratiquer à peu près partout. Une corde, deux arbres et voilà une alternative amusante à la natation ou la course à pied et une bonne façon de se détendre la veille d’un examen.

Stelda