Yasser Musanganya rêve des Jeux Paralympiques de Paris

Vous l’avez probablement vu briller aux 10 km de Tours. Rencontre avec Yasser Musanganya.

(Photo NR JULIEN PRUVOST)

On l’avait un peu perdu de vue depuis le début du mois d’août mais, dimanche dernier, à l’occasion des 10-20 km et marathon de Tours, on l’a retrouvé. Yasser Musanganya, actuel membre du pôle espoirs athlétisme handisport de Saint-Cyr, champion du monde des moins de 20 ans sur 200 m en fauteuil, il y a un mois et demi en Suisse, était le parrain des 10 km.

Engagé sur la distance dans l’épreuve paralympique, il s’est classé deuxième. Après l’arrivée, il confiait : « Je me suis bien amusé. C’était une belle course. J’ai géré mon effort, et même si je suis un peu déçu de ne pas m’être imposé, je prends cette deuxième place avec plaisir. »

Mais c’est bien vers un objectif à long terme que l’athlète de 17 ans se tourne désormais : conquérir une médaille aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Son entraîneur à Saint-Cyr, Gwénaël Lanne-Petit l’affirme : « Pour ce rendez-vous, il est bien dans les temps. »

Yasser Musanganya aura alors 22 ans et ce sera, comme il l’espère, son heure. Actuellement classé autour de la cinquantième place mondiale sur 200 m, tous âges confondus, il lui reste cinq années de travail pour s’approcher de son rêve.

Revenu d’un hiver 2017-2018 plutôt hésitant (« J’étais démotivé », lâche-t-il) , il a retrouvé au pôle de Saint-Cyr toutes les conditions pour se relancer. Et ça paye !

Thierry Mathiot

10 km de Tours : On a testé pour vous le nouveau parcours

L’équipe de tmv a chaussé ses baskets et a testé pour vous le nouveau parcours des 10 km de Tours. Difficultés, subtilités du tracé, relances… On vous dit tout !

PARCOURS 10KM-001
Cliquez pour agrandir le parcours

1
PAULINE
« Départ : joggeuse du dimanche, c’est la première fois que je participe à une course de 10 km. Imaginer des milliers de participants s’élancer sur le pont Napoléon, c’est effrayant et excitant à la fois ! »
MATTHIEU
« On n’est pas dépaysé au départ : les Tanneurs, on connaît. Mais, très vite, on tourne à droite et on plonge dans la nouveauté. Un premier kilomètre qui défile tout seul, sur un pont Napoléon large et roulant. »

2
PAULINE
« Quai Paul Bert : Les cinq premiers kilomètres défilent lentement sur le bitume. Une simple ligne droite, sans dénivelé, le long de la Loire. Pour les plus expérimentés, ce sera l’occasion de laisser le peloton derrière et pour les autres, comme moi, c’est un échauffement sans obstacles, si ce n’est les terre-pleins centraux à éviter. »
MATTHIEU
« Les trois kilomètres qui suivent devraient permettre au peloton de s’étirer un peu. Ce n’est pas la partie la plus fun du parcours, mais elle permet de bien caler son allure. Seul le passage sous le pont Wilson peut venir perturber un peu le rythme, mais le clin d’oeil au parcours historique de la course est sympa. »

3
PAULINE
« Marmoutier : Les portes de l’abbaye de Marmoutier sont ouvertes rien que pour nous, c’est impressionnant. On aurait presque envie de s’arrêter pour regarder cette vieille bâtisse. Mais non, non, on continue. On slalome dans les allées de l’Institution Marmoutier, aux allures de campus anglais et déjà, le retour sur le bitume. Fin de la parenthèse historique. »
MATTHIEU
« Avec le virage dans la petite rue Saint-Martin, qui remonte le long de l’Institution Marmoutier, nous entrons dans la deuxième partie du parcours. Très agréable détour devant l’ancienne abbaye de Marmoutier et l’Institution qui se termine avec le ravitaillement du 5e kilomètre. Nous sommes déjà à mi-parcours. »

10 km_02

4
PAULINE
« Bord de Loire : Les Tourangeaux reconnaîtront cet endroit. Les chemins des bords de Loire, à l’ombre des arbres, nous ramènent en direction du Pont Mirabeau. On ne voit pas le temps passer, les jambes avancent toutes seules. »
MATTHIEU
« Terrain de jeu de bien des joggeurs tourangeaux, les bords de Loire sont parfaits pour démarrer cette deuxième partie. Le parcours est ombragé et la fraîcheur de l’eau toute proche est la bienvenue. On passe sous le pont de l’autoroute, devant le parc Sainte-Radegonde, puis sous le pont Mirabeau. »

5
PAULINE
« Échangeur du Pont Mirabeau : Attention, c’est LA difficulté de ce parcours. On monte pendant quelques centaines de mètres sur l’échangeur du Pont Mirabeau. Je décélère, je n’ai pas le choix, mais les meilleurs grimpeurs en feront un atout pour mettre de la distance sur leurs concurrents. Rassurez-vous, ça passe vite et ce passage un peu douloureux suivi d’une ligne droite, à plat, avec une très belle vue sur la Loire. »
MATTHIEU
« Sur le plan, le tracé semble un peu compliqué pour aborder le pont Mirabeau, mais en fait, la progression est assez fluide. Attention au virage à gauche un peu raide pour retrouver les quais de Loire (toujours rive nord, donc). Là, on croise les coureurs qui sont en route vers Marmoutier. Puis on prend la rampe qui grimpe un peu sec sur une centaine de mètres. »10km_01

6
PAULINE
« Rue Colbert : On continue vers le Vieux Tours, on ne lâche rien, il reste encore un peu plus de deux kilomètres. Rue Nationale, la Basilique Saint-Martin, le Monstre… on aperçoit des lieux incontournables de Tours sur notre passage. Bon, ce jour-là personne ne nous a applaudis, mais j’ose espérer que le public sera nombreux le jour-J pour nous donner l’élan du dernier kilomètre. »
MATTHIEU
« Décidément, ce parcours est vraiment un hommage à la Loire que nous suivons encore, rive sud cette fois-ci. Avant de rejoindre l’arrivée qui se trouve à quelques centaines de mètres tout droit devant nous, il nous reste une petite virée en ville à effectuer, avec de multiples relances. Le public devrait être nombreux pour accompagner ces derniers efforts. Si on en a sous la pédale, c’est le moment de se lâcher. la borne des 8 est passée : on ne calcule plus !»

7
PAULINE
« Tanneurs : Terminééééé !! On imagine passer l’arche, victorieuses et victorieux ! Nous décidons, faute de ligne d’arrivée, d’atteindre la grande roue comme point final de cette course qui aura duré au total – avec les pauses photos – une heure et sept minutes. Une belle sortie matinale, avec des passages qui deviendront sûrement étroits le jour de la course. À refaire le 23 septembre ! »
MATTHIEU
« Final très sympa avec une arrivée qui se profile tout de suite, dès que l’on a passé la place du Grand marché. De la ligne droite, de la nature, de la ville, le parcours est vraiment varié, roulant et l’option rive nord est une excellente idée. Une réussite ! »

Testé par Pauline Phouthonnesy et Matthieu Pays

10 & 20 km de Tours : derniers préparatifs avant le départ

Les 10 km et 20 km de Tours, ainsi que le grand frère marathon, c’est le 23 septembre prochain ! Un peu moins d’un mois avant le jour J, comment aborder sereinement la dernière ligne droite ?

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MOTS D’ORDRE

Le 23 septembre, c’est tout près. Et il arrive à vitesse grand V. Les points essentiels à ne pas oublier pour cette dernière ligne droite ? Entraînement, motivation, alimentation. Et, surtout si vous faites les 20 km ou le marathon, sorties longues et séances de spécifique.

PERSONNALISEZ VOS ENTRAÎNEMENTS

Ça y’est, cela vous a pris sur un coup de tête : en ce 29 août, vous vous décidez à vous inscrire aux 10 km de Tours. À un mois de la chose, ce n’est pas mission impossible. Faites-vous un programme sympa de course à pied où vous prendrez soin d’établir des jours fixes de repos. Greffez-y des sessions d’endurance (vous devez pouvoir tenir la distance sans être essoufflé(e)). La rédaction de tmv a une petite préférence pour les sorties longues du samedi matin.
N’oubliez pas non plus de rajouter des séances de fractionné. Soit, pour du basique, 30 secondes à allure rapide puis 30 secondes de récupération en courant à allure réduite et ce, sur plusieurs séries. C’est l’idéal pour : 1) progresser ; 2) améliorer son souffle et son cardio ; 3) pouvoir courir très vite si belle-maman arrive chez vous par surprise. Quant à l’entraînement pour les 20 km ou le marathon, il est censé avoir commencé depuis belle lurette. Ce n’est pas le cas ? Félicitations, vous êtes dingue.

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PROGRAMME ALLÉGÉ

Cela vaut surtout pour le marathon. Quinze à vingt jours avant le départ, allégez le programme d’entraînement. Votre organisme assimilera correctement l’ensemble de votre préparation.
Pour un semi ou un 20 km, diminuez également le kilométrage. La dernière grosse séance se fera à J-10. Une semaine avant le départ, ce sera la dernière sortie longue. À J-3 et J-2, il est préférable de se reposer et de ne rien faire (sympa, non ?). À J-1, votre corps sera donc prêt à se remettre en route. Un petit footing vous évitera les jambes molles du lendemain pour les 20 km qui vous attendent.

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PENSE-BÊTE

Vous avez votre certificat médical à jour ? Vous avez pensé au retrait du dossard ? Et votre équipement ? Et les horaires à retenir ou les sas de départ s’il y en a ? Des questions toutes bêtes et pratiques, mais auxquelles il faut penser dès maintenant. Et pas à la dernière minute. Ce serait dommage de se rajouter une petite dose de stress à quelques heures du départ…

PASTA PARTY

Parce que c’est un rite immuable pour bon nombre de coureurs : la fameuse pasta party la veille au soir de la course. Nous, on aime. Et on vote pour.

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S-2 : EN MODE CRISTINA CORDULA

Quand votre calendrier indiquera « course dans 2 semaines », commencez à contrôler votre matériel. On vérifie bien que ses chaussures ne sont pas usées, on prépare sa tenue confortable, on regarde si on a une casquette (on se souvient de la chaleur sur les 20 km en 2017…), et pour les marathoniens, tout l’attirail avec mini- gourdes, boissons de récup’ et vaseline à mettre entre les cuisses et sous les bras, surtout s’il fait chaud.

Chaussures, soutien-gorge sportif, maillot, etc. : Ne courez pas avec quelque chose de nouveau le jour de la course ! On ne prépare pas ça la veille. Gardez votre tenue préférée dans laquelle vous êtes si bien. Sinon vous pourriez subir la pire chose au monde (oui, pire que la peste, les pizzas à l’ananas et la guerre), j’ai nommé… le haut qui frotte les tétons ! Des bandes de sparadrap feront l’affaire.

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ÉTUDIEZ LE PARCOURS EN AMONT

Faites un tour sur le site officiel et commencez à zieuter le parcours et ses spécificités si ce n’est pas déjà fait. Même pour un 10 km, ce sera toujours utile. Ainsi, vous pourrez anticiper les relances, voir les passages qui pourraient vous faire défaut ou réfléchir à ce qui pourrait vous faire mal aux pattes. Toujours utile d’établir une sorte de plan mental, afin de voir le meilleur moyen pour dérouler sa course au top et ne pas trop dépenser d’énergie avant le final où tout s’emballe.
Au hasard, la petite cote avant Mirabeau au 7e km pour les 10 km cette année. Qui peut en ralentir certain(e)s et vous faire louper le chrono de vos rêves.

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ET LA TÊTE ? ELLE EST PRÊTE ?

Que ce soit pour un 10 km, un semi ou un marathon, le mental est primordial (surtout pour la deuxième moitié de la course). Reposez votre petite tête ces prochains jours. Il est important de bien dormir, surtout la toute dernière semaine et l’avant-dernière nuit. La veille de la course, essayez de ne pas trop penser à la course qui vous attend.
De toute façon, l’excitation (ou le stress) vous fera probablement passer une sale nuit. Tant pis ! « L’important est de ne pas être en déficit de sommeil général », rappelle à juste titre running-addict.fr

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GUERRIERS DU PETIT-DEJ’

Maman vous l’a assez répété quand vous étiez enfant : le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. Pour ces derniers jours de préparatifs, (re)pensez-y. À celles et ceux qui se bourrent la panse au bacon luisant le matin ou, au contraire, n’avalent même pas un demi-gramme de céréales : stop !
On se met aux vrais petits-dej’, sachant que celui du jour J sera le plus important.

> À la rédac’, par exemple, on est friands des tartines grillées avec du miel, boisson (thé ou jus multivitaminé) et un fruit pour les vitamines. Évidemment, les portions ne seront pas les mêmes pour Jean-Edmond qui va courir un 10 km ou Cunégonde qui va taper un marathon.
> L’idéal, le jour de la course, est de manger 3 h avant le départ. C’est la loi, c’est comme ça. On évite ainsi les perturbations digestives (un petit vomito ou des douleurs gastriques, c’est jamais très classe pour la photo), les essoufflements (le fameux « Argh, j’ai un point de côté » au bout de 0,4 km) ou encore une mise en train laborieuse.

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PAS DE STRESS

Il reste moins d’un mois et votre cœur tambourine ? Re-la-xez-vous. Vous tentez les 20 km mais n’avez jamais parcouru cette distance avant ? Ce n’est pas grave ! Si vous pouvez faire 17 ou 18 km, vous réussirez les 20. Promis. Vous avez peur de finir dernier(e) aux 10 km ? Ce ne sera probablement pas le cas, vous êtes plusieurs milliers à participer. Et même si cela devait arriver, soyez déjà fier(e) de franchir la ligne d’arrivée !

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