J’ai testé pour vous l’équithérapie

Je n’avais pas prévu de monter un jour sur un cheval. C’est désormais chose faite grâce à une séance d’équithérapie, testée pour vous avec Sabrina Baseilhac, thérapeute d’Eki-Libre à Reignac-sur-Indre.

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Premier contact

Je comptais réaliser un reportage sur l’équithérapie (l’utilisation du cheval comme partenaire thérapeutique – NDLR) : assister à une séance, campée derrière mon carnet et mon appareil photo. « Mais pourquoi ne pratiqueriez-vous pas vous-même ? », m’interrogea l’équithérapeute Sabrina Baseilhac (photo ci-dessous). Cette proposition, je ne l’avais pas vue venir. Voilà comment je me suis retrouvée sur un cheval, alors que je n’avais jamais eu le moindre contact avec un équidé – hormis tenir la longe d’un poney en balade avec ma fille, et encore… – et que je n’y tenais pas plus que ça !

Instant zen

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Lorsque j’arrive à Eki-Libre ce matin-là, deux juments se régalent de foin au sommet d’une colline. L’aînée Ivane, au pelage brun, mène la danse du haut de ses 22 ans, suivie de Licorne, plus craintive, avec sa robe blanche tachetée de noire. Sabrina Baseilhac m’accueille avec le sourire. Curieusement, la séance ne débute pas à l’écurie, mais au dojo.
« La rencontre avec le cheval doit nourrir une intention. Les personnes que j’accompagne vivent une grande insatisfaction qui leur donne envie de changer. Nous reconnaissons ces états d’esprits négatifs pour les réduire et les abandonner, et développons le versant positif (joie, amour…) grâce à la méditation », explique la jeune femme, éducatrice spécialisée formée à l’équithérapie. Après une séance de médiation, c’est le moment de rencontrer les chevaux.

Rencontre du 3e type

Sabrina Baseilhac me propose de pénétrer dans l’enclos des juments, toujours en plein repas. Je m’avance, hésitante. Pour moi, elles sont un peu des extra-terrestres : je ne sais pas comment les aborder. Je reste à un ou deux mètres. La thérapeute les attache à un poteau et sort une boîte pleine de brosses et d’élastiques : « Utilisez-les librement. » Faire des tresses africaines à Ivane ? Non, je préfère brosser son pelage brun et me surprends à aimer ce moment. Puis la thérapeute me propose de monter à cru (sans selle) : une fois l’appréhension passée, j’apprécie la chaleur de l’animal, sa douceur, le mouvement de sa respiration…

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Miroir

« La rencontre avec le cheval fait vivre des expériences sensorielles et émotionnelles : de la sérénité lors du brossage, la peur ou la joie au moment de le monter, décrypte Sabrina Baseilhac. Le cheval est un animal hyper-attentif à son environnement, capable de percevoir l’état d’esprit d’une personne et de lui renvoyer en miroir. » L’animal n’est pas un médicament, mais il apaise et facilite la communication.

> Eki-libre. 31 bis Les Pains Bénis à Reignac-sur-Indre (37). 06 95 99 26 34. chevalekilibre@yahoo.fr – eki-libre.e-monsite.com
> Certains centres équestres, comme l’Azelane à Villandry ou les écuries d’Anadé à Montlouis-sur-Loire, accueillent parfois des séances d’équithérapie.
> La société française d’équithérapie répertorie des professionnels : sfequitherapie.free.fr

Testé par Nathalie Picard

Polo vs Cricket

Le polo n’est pas qu’un vêtement et le cricket n’est pas qu’un insecte. Méconnus en France, les deux sports sont très prisés outre-Manche. Laquelle des deux disciplines est la plus abordable pour vous ?

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LE PLUS WESTMINSTER
Le polo est un des sports les plus appréciés de la noblesse outre-Manche. De temps à autre, on aperçoit les Prince William et Harry à la une des tabloids, entre deux matches. Une version light oeuvre à sa démocratisation : le paddock polo, sur un terrain plus petit (150 m de long contre 275 m pour le polo).
Le monde du cricket tient à sa réputation de deuxième sport le plus populaire du monde derrière le foot. Longtemps réservé aux classes sociales les moins favorisées, il a été accaparé au fur et à mesure par la bourgeoisie. Il reste néanmoins très pratiqué dans plusieurs pays du Commonwealth (Inde, Nouvelle-Zélande, Canada).
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LE MOINS COMPLICATED
Au polo, le principe est plutôt simple : deux équipes de quatre joueurs à cheval doivent inscrire le plus de buts possible. « Mais si les règles peuvent être parfois complexes, elles sont souples. Les arbitres s’adaptent en fonction du danger », explique Yann Guillemin, instructeur au Polo Club de Touraine.
Le règlement du cricket est difficile à assimiler pour le néophyte. Pour résumer, les batteurs d’une équipe doivent marquer le plus grand nombre de runs (aller-retour jusqu’à la ligne de leur acolyte), après avoir envoyé la balle le plus loin possible. Soyez patients, les matches peuvent durer plusieurs jours.
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LE PLUS GENTLEMAN
« La 3e mi-temps est la plus intéressante », note avec malice Yann Guillemin. Après un match, se retrouver autour d’une bière (british of course) est apprécié par les joueurs. « Mais sur le terrain, il n’y a pas un esprit fair-play particulier. Tout dépend des personnes, comme dans chaque sport », analyse-t-il.
Au cricket, on est moins peace. Tapez « fight+cricket » sur internet et vous trouverez des belles vidéos d’embrouilles, avec peu de beignes mais quelques lancers de balle sur l’adversaire. C’est le haut niveau, les amateurs sont plus calmes.
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LE MOINS DANGEROUS
« Une fois, j’ai tiré dans la balle, elle a atterri dans la figure d’un adversaire. Il est ressorti avec de multiples fractures », raconte Yann Guillemin. Lourdeur de la balle, chevaux galopant côte à côte, accrochages du maillet (accessoire avec lequel on frappe dans la balle) : bref, le polo, ça déménage !
Le cricket est moins risqué. Les batteurs sont protégés par un casque. Pour, justement, éviter de recevoir la balle en pleine tête. Leurs jambes et leurs avant-bras sont également préservés par des pads. Ils disposent de gants. Les joueurs de champ, moins exposés, n’y ont pas droit.
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LE PLUS ÉPUISANT
« Toutes les parties du corps sont stimulées dans la pratique du polo », note l’ancien joueur, qui recommande aussi de travailler les méninges, le sport étant très tactique. Mais, avouons-le : sur un terrain aussi grand, ce sont surtout les chevaux qui sont épuisés…
Au cricket, un joueur peut passer des heures sans être sollicité. La concentration est la donnée la plus importante car il peut être obligé de se réveiller à tout moment. Il doit être explosif et agile dans ses courses, lancers et plongeons.
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LE MOINS EXPENSIVE
Malgré ses évolutions et ses variantes, le polo reste un sport assez cher. Comptez entre 50 et 70 euros pour une leçon collective d’une heure. «Mais cela reste dans les prix d’une discipline équestre », explique Yann Guillemin.
Une licence annuelle de cricket coûte généralement entre 150 et 200 euros. Ajoutez 50 à 100 euros d’équipement (batte, casque, gants) pour les joueurs qui en ont besoin.
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Score final : 3-3
« Tie » comme disent les British ! À chaque sport son style. Si vous êtes d’une nature concentrée et calme, préférez le cricket ! Pour ceux qui veulent se défouler, osez monter sur le cheval pour une partie de Polo.