Sénatoriales : à droite, toute !

Les trois élus d’Indre-et-Loire au Sénat en 2011 ont été remplacés ce dimanche. De trois PS-PC, on est passé à deux LR et un UDI. La suite logique des dernières élections municipales et départementales qui ont gonflé les bataillons des grands électeurs à droite.

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LA RÈGLE DU JEU

Un sénateur est élu pour six ans. Tous les trois ans, on renouvelle la moitié des élus. Les sénateurs sont élus par de grands électeurs qui sont des élus départementaux. C’est la seule élection en France où le vote est obligatoire. Dans les départements qui élisent trois sénateurs ou plus, l’élection se fait par scrutin de liste, à la proportionnelle.

LES ÉLUS

SERGE BABARY
Âge : 71 ans
Lieu de naissance : Tours
Étiquette : Les Républicains
Son CV : Maire de Tours (depuis 2014). Adjoint au maire de Tours, sous Royer. Conseiller général de Tours-Centre (2001-2008), Président de la CCI (2011-2014). Il a également été chef d’entreprise et secrétaire général départemental de la CGPME.

ISABELLE RAIMOND-PAVERO
Âge : 56 ans
Lieu de naissance : Annecy
Étiquette : Les Républicains
Son CV : Conseillère départementale et vice-présidente en charge du numérique (depuis 2015). Adjointe au maire de Chinon, Jean-Luc Dupont (2014-2015). Elle a d’abord été élue en Rhône- Alpes. Juriste de profession.

PIERRE LOUAULT
Âge : 68 ans
Lieu de naissance : Loches
Étiquette : UDI « Constructif » Son CV : Président de l’Association des maires d’Indre-et-Loire depuis 2008, maire de Chédigny depuis 1977 et conseiller général depuis 2001. Il est premier vice-président du Département. Agriculteur, il est installé dans sa commune de Chédigny.

LES DÉÇUS

MARTINE CHAIGNEAU (LREM)
Ancienne attachée parlementaire de Jean-Jacques Filleul (PS, passé En Marche), elle suit le même chemin que son élu et quitte le PS pour LREM. Mais elle ne lui succédera pas au Palais du Luxembourg, puisqu’avec ses 186 voix, elle échoue pour quelques voix aux portes du Sénat.

LAURENT BAUMEL (PS)
En 2011, ce sont trois sénateurs PS-PC qui avaient été élus au Sénat. L’ancien chef de file des frondeurs espérait sauver au moins un siège. Ce ne sera pas le cas. Pour ce faire, il aurait fallu une unité PS-PC-EELV qui partaient en ordre dispersé : 138 voix pour Baumel, 93 pour Bodin (PC) et 40 pour Deguet (EELV).

CHRISTIAN GATARD (SANS ÉTIQUETTE)
Également ancien de l’écurie du PS départemental, il partait en indépendant à cette bataille sénatoriale. Avec 151 voix, il rate le coche. Mais les voix de ce Macron-compatible ajoutées à celles de la candidate LREM, ça faisait largement un sénateur… Ou une sénatrice.

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