Ephèbe au Printemps de Bourges

La scène tourangelle n’est jamais aussi excitante que quand elle se décide à sortir de la Place Plumereau pour aller conquérir le monde. C’est bien parti pour Ephèbe qui foulera la scène du Printemps de Bourges le 19 avril, comme représentant de la région Centre aux Inouïs.

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À 25 ans, Ephèbe (Axel N. à l’état civil) est déjà un vieux routier de la scène musicale tourangelle. Pensez donc : quand on commence le solfège et l’accordéon à 6 ans du côté de Saint-Martin le Beau, que l’on tâte ensuite de la guitare, du piano et de la basse avant d’intégrer la prestigieuse maîtrise des chœurs d’enfants de l’Opéra de Tours, on est déjà bien rodé.

Vient le temps de l’adolescence, où l’on commence à écrire des chansons dès 14 ans, avant de se lancer dans des groupes de lycée. Pour finalement passer du rock à la pop, après une formation en MAO, et de l’anglais au français, trouvant les mots plus sincères dans la langue de Molière.

Un long parcours, si ce n’est qu’Ephèbe a pris son temps sans se précipiter. Sortant des choses au compte-gouttes, préférant garder ses morceaux au chaud en attendant le grand jour. Un projet où textes, musiques et habillage se déclinent d’abord en solo. Puis en trio avec ses partenaires Joseph et Étienne (de Toukan Toukan), un vieux complice, car à Tours, il dit « ne pas sentir de concurrence mais de l’émulation et de l’entraide entre les groupes ».
Il loue « Aucard, Béton, Terres du Son et surtout, Le Temps Machine, pour l’attention » qu’ils lui ont prêtée et se dit aussi qu’ici, « il y a vraiment un beau vivier d’artistes dans tous les styles musicaux ».

CHALLENGE « INOUÏ »

Derrière, on sent que les choses se structurent avec un management, des gens sur l’image et la vidéo, complément indispensable en 2019…

Même si Ephèbe revendique la musique avant tout. Car il est clair que les Inouïs représentent un sacré challenge, où tout le milieu professionnel en quête de sensations et de nouveautés va venir le scruter. Il reste serein par rapport à tout cela, en ayant préparé un show destiné à montrer tout ce qu’il sait faire, avec des moments de calme, d’autres plus forts.
Seul caprice autorisé ? Un réel travail sur la voix qu’il confesse « bosser à fond » pour l’événement.

Et puis il faut aussi penser à l’après Bourges avec un EP en préparation, des concerts annoncés, des projets vidéos et surtout un ordi rempli à ras bord de chansons… si jamais quelqu’un lui proposait un album ! Bref, Ephèbe le beau gosse devrait en faire vraiment craquer plus d’un, lui qui, dans sa bio, dit se nourrir « aussi bien d’Étienne Daho que de Kanye West ou de Gesaffelstein » et surtout assure vouloir bouffer la vie.
On compte déjà avec impatience les jours qui nous séparent de son concert à Bourges. Car à tmv, on prend les paris tout de suite : Ephèbe ne sera pas éphémère.

Hervé Bourit

> Ephèbe sur Facebook.
> Printemps de Bourges du 16 au 21 avril. 

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